Collanews

🔒
❌ À propos de FreshRSS
Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.
À partir d’avant-hierVos flux RSS

Intel propose 2 milliards de dollars pour acquérir SiFive

Intel proposerait 2 milliards de dollars pour faire l’acquisition de SiFive. Le même montant engagé il y a 2 ans pour acquérir Habana Labs et intégrer ses capacités d’apprentissage pour Intelligence Artificielle. Tout n’est pas joué pour Intel qui peut essuyer un refus de la Start-up qui travaille au développement de solutions autour de l’architecture RISC-V. Celle-ci pourrait choisir une approche moins prédatrice en préférant lever des fonds.

RISC-V

RISC-V est une architecture complète, libre et indépendante. Cette ISA est pilotée par une fondation Suisse et développée par différentes marques qui n’ont pas de royalties a payer pour pouvoir la produire. SiFive fait partie de ces sociétés qui se sont penchées sur le berceau de RISC-V et qui commencent a voir les premiers éléments de leurs efforts porter leurs fruits. Spécialisée dans le développement de solutions pour des tiers autour de RISC-V, SiFive travaille pour le moment à la conception de puces sur mesures pour d’autres acteurs tout en développant sa propre gamme de silicium.

Intel aimerait beaucoup acquérir cette société et l’intégrer en son sein, elle fait pour cela une offre estimée à plus de 2 milliards de dollars. Pas mal pour une architecture et une société encore qualifiée d’immature par certains professionnels il y a seulement un an. SiFive est en effet le fruit d’une collaboration de chercheurs et la société ne brille pas particulièrement par le montant de son chiffre d’affaire. Ce qui compte pour ce type de société c’est son futur, celui qui pourrait amener des sociétés a bouleverser un marché en trouvant la puce sur mesures adaptée à son usage.

On l’a déjà vécu avec RISC-V. Xiaomi a intégré une solution de ce type dans ses fameux Mi Band au lieu de choisir une solution ARM plus classique. Et cela a été un vrai bouleversement pour le marché. En n’ayant pas a payer de royalties sur les ventes des puces ARM, Xiaomi a pu créer un produit au tarif hyper concurrentiel tout en proposant une offre complète et très autonome. Les Mi Band sont ainsi devenus les bracelets les plus vendus au monde et ont balayé la plupart de leurs concurrents entrée de gamme et même beaucoup de produits plus haut de gamme qui ne faisaient finalement pas beaucoup mieux qu’eux. 

Western Digital est un des investisseur de SiFive.

Ce genre de bouleversement de marché pourrait avoir lieu dans d’autres secteurs, aussi bien automobile que serveur en passant par la création de puces spécifiques comme celles équipant les solutions de stockage. Là où le nombre d’unités et la pertinence de l’offre pour chaque milliwatt dépensé compte. On imagine l’impact d’un tel bouleversement avec le monde ARM. Pour Western  digital par exemple, le basculement vers des puces RISC-V signifie non seulement la création de solution parfaitement adaptée à l’usage demandé pour piloter ses éléments de stockage mais également la fin du gros chèque de royalties versé à ARM en fonction du nombre d’unités de stockage vendues. 

En rachetant SiFive Intel rachèterait une expertise et un pied déjà bien engagé dans la porte de ce marché. La marque y voit une solution a faire fructifier mais probablement également une manière de contrer efficacement ARM sur différents secteurs. La possibilité de voir Nvidia racheter ARM étant également une drôle d’épée de Damoclès au dessus de la tête d’Intel sur des activités spécifiques comme le monde des serveurs.

Un élément qu’Intel, et son nouveau directeur/ingénieur Pat Gelsinger, ont probablement envie de pouvoir appréhender de manière sereine. RISC-BV pouvant servir d’assurance et d’amortisseur à toute transition du secteur.

2021-06-11 14_23_20

SiFive pas forcément intéressé par ce rachat

SiFive ne serait pas forcément ravi de la tournure de cette offre. La Start-UP préfèrerait peut être garder une certaine indépendance et avoir recours à des investisseurs avec des levées de fond. Cela lui permettrait de continuer d’avancer peut être plus lentement mais vers le chemin tracé par ses concepteurs. La marque pourrait également avoir reçu des offres différentes de concurrents d’Intel. SiFive pourrait faire le pari de peser plus, beaucoup plus, d’ici quelques années.

Difficile de ce prononcer sur ce poste, les dirigeants de SiFive qui accepteraient l’offre se verraient probablement devenir multi millionnaires tout en profitant d’un accès à des technologies et des services d’Intel très intéressant pour accélérer leur cadence et leur calendrier. D’autres acteurs dont également a prendre en ligne de compte. Plusieurs industriels et fond d’investissements ont déjà investit dans le capital de SiFive pour le moment sans grand retour financier. L’aubaine d’un rachat pouvant infléchir sur les choix de la société.

Intel Capital est déjà partenaire de SiFive mais au même titre que Qualcomm, Samsung, Nvidia, Marvell, Google et bien d’autres qui ont également en tête une solution de repli de l’appétit d’ARM. Les forces en présence vont probablement avoir quelques jolies discussions dans les semaines qui viennent.

Source : Bloomberg

Intel propose 2 milliards de dollars pour acquérir SiFive © MiniMachines.net. 2021.

Topton V320 : un MiniPC sous Core i7-1165G7 Tiger Lake-U

Après le très intéressant netbook  Topton L4 en 7″, la marque annonce le Topton V320. Un MiniPC complet ou vendu en barebone qui a la particularité d’embarquer des puces assez rares sur ce marché.

Topton V320

On retrouve, par exemple, une processeur Intel Tiger Lake-U Core i7 1165G7, le processeur que l’on retrouve dans les NUC Panther Canyon. Une solution 4 coeurs et 8 threads avec 12 Mo de cache et un fréquence maximale de 4.7 GHz. C’est également une puce qui propose un circuit graphique Intel Xe avec 96 EU dans un fonctionnement très raisonnable de 12 à 28 watts de TDP. Parfait pour une intégration dans un MiniPC.

Mais le Topton V320 peut également embarquer d’autres processeurs, plus musclés mais également plus difficiles à dissiper. On retrouve ainsi des puces Comet Lake-H assez intéressantes comme les Core i7-10870H et Core i9-10885H. Ce qui n’est pas vraiment une nouveauté puisque la marque présentait un engin équipé de cette génération de puces en septembre 2020. Mais ces puces proposent un niveau de performances très élevé au sein d’un MiniPC de ce type.

Topton V320

Le Core i9-10885H est plus gourmand avec un TDP de 45 watts mais c’est une solution huit coeurs et seize threads cadencée de 2.4 à 5.3 GHz avec 16 Mo de mémoire cache. Une puce qui embarque un circuit Intel UHD Graphics 630 moins performante que le circuit Intel Xe du Core Tiger Lake-U. Cette version aura un meilleur rendement en calcul mais ne sera pas forcément aussi à l’aise que la première solution en affichage 3D.

Vendu en Barebone, le Topton V320 est plutôt accessible. Le modèle Tiger Lake-U sans mémoire ni stockage est ainsi vendu à 381.97€. Pas mal pour un engin de ce calibre même si il faut prendre en compte le coût des équipements secondaires. La version Core i9-10885H est tout juste sous les 400€… Là encore c’est un prix assez intéressant. 

Topton V320

D’un point de vue mémoire, l’engin propose deux slots SoDIMM en DDR4 pour embarquer jusqu’à 64 Go de ram en double canal. Le stockage est, quant à lui, déployé sur deux emplacements M.2 2280. On remarque que le dissipateur et le ventilateur sont assez imposants et qu’ils semblent attachés via un système  qui traverse la carte mère. Une bonne nouvelle pour qui voudrait intégrer ce genre de solution dans un autre châssis ou une borne d’arcade par exemple. On pourra facilement adapter un dissipateur encore plus massif sur l’ensemble.

Topton V320

Le premier est exclusivement dédié aux SSD NVMe PCIe 3.0 X4 tandis que le second pourra accueillir au choix un NVMe ou un SATA 3.0. Un troisième emplacement M.2 au format 2230 permettra d’équiper la machine avec la carte Wifi de son choix, des antennes internes sont livrées. 

topton v320

La connectique de l’engin est très bonne avec en façade quatre ports USB 3.0 en plus de deux jacks audio casque et micro séparés et du bouton de démarrage de l’engin. Au dos de l’appareil, on retrouve deux sorties vidéo avec un DiplayPort et un HDMI, deux ports Ethernet Gigabit RTL8111 pour piloter deux réseaux indépendants et deux autres ports USB 3.0. Pas de Thunderbolt malheureusement, ni de lecteur de cartes SD mais un ensemble assez confortable pour une solution de 13.7 cm de profondeur sur 15 cm de largeur et 6 cm d’épaisseur.

Le Topton V320 sera capable de gérer des fonctions réseau assez avancées comme le Wake On Lan ou le PXE. Il est également possible de le positionner en VESA derrière un écran grâce à des vis fournies avec l’appareil. 

Topton V320

L’engin est également distribué en format Barebone avec de 8 à 32 Go de DDR4 et de 256 Go à 1 To de stockage interne. L’ensemble des différents modèles et versions proposées de ce Topton V320 est trop long pour que je vous les liste. Au passage, vous remarquerez que certaines options sont “doubles”, avec deux processeurs listés dans la même option. C’est assez classique dans ce type de distribution. Le fabricant1 assemblant des cartes mères au fur et à mesure que ses disponibilités lui permettent. En indiquant Core i9-10880H et Core i9-10885H dans la même option, il s’offre ainsi la possibilité d’assembler des machines avec une puce de son choix suivant ses disponibilités.

Cela est lié au fait que ce genre de constructeur n’achète pas en direct auprès d’Intel ou de grossistes officiels mais plutôt par lot chez des grossistes plus petits qui n’ont pas forcément des lots qui se suivent. Le constructeur arrive en général sans soucis à trouver les puces qu’il cherche, mais, si il a la possibilité d’assembler 100 cartes avec un panachage de puces, c’est plus simple pour lui de fonctionner de cette façon. Si vous tenez absolument à une référence précise, il vaut mieux le demander lors de votre commande pour éviter les déconvenues. Le vendeur prendra peut être un peu plus de temps pour vous livrer mais ne fera partir que la référence que vous voulez.

Ce Topton V320 est intéressant, je ne connais pas beaucoup de références présentant ce niveau de performances dans cette compacité. La connectique est correcte même si elle manque de certaines particularités de Tiger Lake comme le Thunderbolt. C’est un engin qui, accompagné d’un bon montant de mémoire et de stockage, pourra permettre tous les usages d’un PC moderne. Du jeu au montage vidéo en passant par les travaux les plus gourmands en calcul.

Vous trouverez l’offre AliExpress en suivant ce lien.

Source : AndroidPC.es

 

Topton V320 : un MiniPC sous Core i7-1165G7 Tiger Lake-U © MiniMachines.net. 2021.

Wine 6.0.1 pousse les applications Windows sur les puces Apple M1

Wine 6.0.1 n’est toujours pas un émulateur mais cette application permet de faire tourner le code de Windows sur des distributions Linux depuis un long moment maintenant. Cela n’est pas toujours sans conséquences sur la fluidité ou la rapidité des applications mais, dans certains cas, c’est un moyen de basculer tout son système sous Linux  en gardant juste une ou deux applications particulières indispensables, issues du monde Microsoft.

Cette nouvelle version Wine 6.0.1 propose désormais la possibilité de faire tourner ces applications sur des Mac M1, ce qui peut être le dernier garde fou avant un basculement total sur cette nouvelle plateforme pour certains. Cette évolution est liée au travail de CodeWeavers qui propose une version particulière de Wine64 avec un support technique. Destinée aux entreprises, cette solution est commerciale mais son code a pu aboutir jusqu’à la version libre de Wine et donc profiter à l’ensemble de la communauté. CodeWeavers fonctionnant non pas grâce aux licences mais avec le support proposé aux entreprises que ses développeurs accompagnent.

Car cette solution ne sera pas parfaite et certaines applications ne seront pas exploitables. Des limitations techniques existent, le site WineHS les liste pour que les utilisateurs puissent se rendre compte d’éventuelles incompatibilités. Certains jeux et applications déjà bien supportées par Wine seront pris en charge sans soucis. La version 6.0.1 de Wine en profite au passage pour corriger des bugs, améliorer sa traduction et sa documentation et optimiser sa gestion de certaines applications.

Si on imagine assez mal une entreprise confier à Wine le fonctionnement total de ses applications métiers, cette évolution vers le monde Apple et ses puces M1 augure tout de même cette possibilité de temporisation le temps de développer de nouveaux logiciels ou de trouver leur équivalent sous MacOS ou Linux.

Source : Phoronix.

 

 

Wine 6.0.1 pousse les applications Windows sur les puces Apple M1 © MiniMachines.net. 2021.

La Playdate montre le bout de sa manivelle

La Playdate on en parlait il y a tout juste 2 ans sur le blog. La console annoncée en mai 2019 sortait des sentiers battus avec une proposition des plus originales. L’intégration dans son design d’une manivelle.

Playdate

Si l’idée d’une manivelle a l’air idiote de prime abord, c’est pour moi un coup de génie. Non pas parce que cela révolutionne le monde du jeu vidéo mais tout simplement parce que cette simple idée donne un axe pour les développeurs. Un point de base pour révolutionner son approche du jeu vidéo. Panic, qui va sortir la Playdate, a eu cette simple intuition de se dire qu’en proposant une alternative pour interagir dans un jeu, ils pourraient dépasser les limites techniques dont la solution devra se contenter.

La Playdate n’est en effet pas au niveau d’une solution Nintendo par exemple,  son petit écran monochrome n’offre que du noir, comme celui d’une Gameboy d’origine. Mesurant 2.7″ de diagonale il affiche un maigre 400 x 240 pixels quand des smartphones dépassent aujourd’hui largement le FullHD sur des écrans autrement plus grands. Panic savait donc que sur le simple terrain des spécifications, sa solution ne serait pas au niveau.

Playdate

Pour contourner ce problème, l’équipe a eu donc une idée un peu folle. Changer simplement l’approche de la manipulation des jeux. La manette va proposer une interaction nouvelle et de nombreux développeurs ont été séduits par cette idée. Beaucoup de développeurs indépendants n’ont pas vu cette proposition comme une contrainte mais comme un nouveau territoire à explorer et la console sera vendue avec une très belle liste de jeux non seulement nouveaux mais également rafraichissants. Pour s’en convaincre, vous pouvez regarder la vidéo ci-dessus à partir de 9 minutes et vous verrez un aperçu de l’univers des jeux de cette solution.

Playdate

L’acheteur de la Playdate sera donc récompensé par de nouveaux jeux chaque semaine. Et Panic insiste sur ce point, l’acheteur recevra ses jeux comme des petites surprises hebdomadaires. Des cadeaux qui seront dévoilés au fur et à mesure des téléchargements poussés via le Wifi de la console. Le propriétaire d’une Playdate pourra accéder à deux nouveaux titres chaque semaine jusqu’à obtenir une vingtaine de jeux dans cette première saison. Un contenu original et créé sur mesures qui sera mis à jour régulièrement avec de vraies nouveautés pensées pour ce nouveau format de console. 

Playdate Pulp

Ce premier jet devrait donner une certaine impulsion à l’univers de la Playdate et Panic a annoncé la création d’un kit de développement en ligne baptisé Pulp. Gratuit, accessible à tous, il permettra de créer des jeux compatibles avec la console. Offrant à chaque développeur l’opportunité  de travailler autour de ce concept sans que l’on sache pour le moment comment fonctionnera l’écosystème global de l’objet.

Tous les titres n’emploieront pas forcément la manivelle, certains se contenteront de l’interface classique proposée par la solution. Une croix directionnelle et deux boutons, des outils simples pour un univers simple. D’autres prendront en compte l’accéléromètre sur 3 axes intégré à la machine.

PlayDate

Cette simplicité fait partie du concept de base de cet objet qui mesure 7.4 cm de large sur 7.9 cm de haut et 9 mm d’épaisseur. Un objet qui pourra être pris en main facilement et conservé sur soi pour être sorti à tout moment. La Playdate se connectera en Wifi pour faire ses mises à jour et ses téléchargements, proposera du Bluetooth pour transférer ses signaux à un casque facilement sans passer par sa prise casque.

Playdate

Une prise USB Type-C permettra de recharger sa batterie facilement, Panic annonçant une autonomie de 8 heures en jeu et 14 heures en veille avec sa fonction horloge active.

PlayDate

Une station d’accueil originale sera proposée en option, elle rappellera les vieux postes de télé ou les radio-réveils des années 70. Sa fonction sera surtout de proposer un son plus ample via une intégration d’enceinte Bluetooth pour jouer en mode sédentaire. Une application sur mesure baptisée Poolsuite FM permettra en outre de lire de la musique avec la console. Elle proposera également une fonction de recharge sans fil. Magnétisée sur sa face avant, la petite console se met en charge automatiquement lorsque elle est accrochée à la station via des  aimants puissants. Une bonne façon de ne pas emporter votre console déchargée. Sans autres fonctionnalités particulières, elle ne sera pas vraiment indispensable sinon pour parfaire le look de la console.

Playdate

Panic annonce que cet objet est le premier accessoire de la Playdate, suggérant au passage l’arrivée d’une galaxie d’autres solutions autour de la console. Un second élément est déjà prévu, une protection pour l’écran de l’engin annoncé à 29$.

Panic annonce le lancement des précommandes pour le 21 Juin et une livraison cette année des objets. Le prix annoncé est de 179$, un tarif qu’il faudra convertir en euros (150 environ) sans oublier d’ajouter des taxes et d’éventuels frais de port. Une note assez salée, donc, pour un objet clairement particulier mais l’assurance d’une finition et d’un design exemplaire. La marque s’est associée à Teenage Enginering qui développe des produits brillamment aboutis depuis des années. Mais une opportunité d’obtenir un engin original et de pouvoir développer dessus. Une solution qui n’est pas produite en masse comme le sont les consoles classiques et un catalogue de jeu assez important et totalement original. Des arguments qui ne visent probablement pas la majorité des joueurs mais une petite niche de collectionneurs et d’amoureux de ce type d’objet aussi bizarre que passionnant.

Source : play.date

La Playdate montre le bout de sa manivelle © MiniMachines.net. 2021.

3 nouvelles tablettes MatePad sous HarmonyOS chez Huawei

Huawei lance trois nouvelles tablettes sans le soutien de Google. L’ancien partenaire est devenu persona non grata des entreprises Américaines, accusé d’être trop proche de l’armée et du gouvernement Chinois. 

Les MatePad 11, MatePad Pro 10.8″ et MatePad Pro 12.6″ vont donc être lancées en Chine et en Europe… sous HarmonyOS, le système “Maison” de Huawei. De gros guillemets à Maison puisqu’il s’agit d’une version d’Android grandement remaniée par Huawei avec une interface et des services développés par la marque. On n’aura pas accès au Google Store mais à un magasin maison.

Ce choix est déjà problématique dans les pays Européens, moins en  Chine où des services différents jouent le rôle de Gmail ou de Youtube par exemple. Mais en France et dans le reste de l’Europe, une des grandes forces du système de Google vient de ses synergies. On ne pourra plus faire cohabiter aussi facilement un smartphone Android avec une tablette HarmonyOS. Les utilisateurs du navigateur Chrome n’auront plus non plus les mêmes avantages.

Paradoxalement, deux de ces tablettes embarquent des puces Qualcomm qui sont censées être indisponibles pour la marque. Il est étrange de voir ce passe droit appliqué ici, comme si le gouvernement US autorisait le commerce avec la marque suivant les avantages économiques que cela procure à ses marques. Ce mouvement de Huawei est donc soit une temporisation dans l’espoir d’une nouvelle évaluation de son cas par les autorités US, soit une approche très pragmatique du terrain. Une manière conciliante de continuer à travailler malgré la tonne de poutres glissées habilement dans ses roues. Il est également possible que Huawei soit dans l’incapacité de produire facilement ses propres SoC en ce moment, la production de ce type de puce n’est pas brillante en ce moment.

Huawei MatePad Pro 12.6″

Huawei MatePad Pro 12.6″

On retrouve ici une tablette 12.6 pouces avec un affichage OLED en 2560 x 1600 pixels en 60 Hz. Un bel écran donc qui proposera une prise en charge du HDR10 et surtout d’une colorimétrie très travaillée. La dalle annonce en effet une colorimétrie 100% NTSC et surtout 100% DCI-P3. De quoi afficher de belles images et profiter d’une chaîne de gestion de couleurs complète.

A son bord, un SoC Kirin 9000E de Huawei accompagné de 8 Go de mémoire vive et 256 Go de stockage interne. La tablette est très classique avec un port USB Type-C permettant une recharge en 40 watts de sa grosse batterie 10 000 mAh. A noter également que ce modèle dispose d’une fonction de recharge sans fil en 27 watts.

Huawei MatePad Pro 12.6″

Pour le reste, on retrouve un port jack audio combo 3.5 mm et quatre capteurs embarqués ! En frontal, un module 8 mégapixels est présent tandis qu’au dos de l’appareil Huawei a choisi d’intégrer un premier capteur 13 Mégapixels, un second en grand angle en 8 MP et enfin, un troisième capteur offrant une mesure de profondeur généralement utile pour les portraits. C’est un équipement assez rare sur ce type d’engin de grande diagonale mais l’usage de ces tablettes pour filmer ou photographier semble être largement entré dans les mœurs désormais.

Dernier point intéressant de cet engin, la présence de 4 microphones pour vous enregistrer et dialoguer avec une correction de bruit ambiant et la gestion de la détection vocale pour piloter un éventuel assistant. Un atout pour la vidéo conférence puisqu’avec le capteur frontal en 8 MP, cette Huawei MatePad Pro 12.6″devrait être bien plus efficace qu’une webcam d’ordinateur portable classique. La partie sonore est également très bien pourvue avec pas moins de huit haut-parleurs disséminés autour du châssis, dans un système audio signé par Harman Kardon. La tablette sera livrée nue mais des accessoires optionnels pourront l’équiper utilement : un clavier/ cover et un stylet actif pour de la prise de note ou du dessin.

Vendue  en Chine dès demain, la tablette sera commercialisée à partir de 4999 Yuans soir 640 €. 

Huawei MatePad Pro 10.8″

La version inférieure, la MatePad Pro 10.8″ est une solution quasi identique mais de diagonale inférieure. Sa dalle passe à 120 Hz mais bascule en IPS. On retrouve un SoC Snapdragon 870 de Qualcomm avec toujours 8 Go de mémoire vive et 128 Go de stockage. La batterie tombe à un respectable 7250 mAh. Ce modèle est annoncé à 3799 Yuans soit environ 490€ en version de base sans clavier ni stylet.

Huawei MatePad 11

Enfin, la MatePad 11 proposera un écran 11 pouces, toujours en IPS 2560 x 1600 pixels avec encore un rafraichissement de 120 Hz et une colorimétrie 100% DCI-P3. Son prix officiel Européen a été dévoilé avec un tarif public de 399€ chez nous. On retrouve ici un SoC Qualcomm Snapdragon 865+ avec 4 à 6 Go de mémoire vive et de 64 à 128 Go de stockage embarqué. Un lecteur de cartes MicroSDXC sera également présent pour étendre cette capacité de base.

On retrouve une disposition de capteurs plus classique avec deux objectifs. Un en 13 Mégapixels au dos de la tablette, un autre en 8 Mégapixels en façade. La batterie reste une 7250 mAh qui se rechargera via un port USB Type-C en 22.5W. Quatre haut-parleurs sont de la partie sur cet engin, de quoi proposer un rendu sonore puissant et peut être enveloppant même si Huawei ne précise pas de technologie de ce type.

Harmony OS

Difficile de voir à terme l’impact de ces modèles sous HarmonyOS pour les utilisateurs. Difficile même de voir si le logiciel est une vraie réponse de Huawei ou si il s’agit juste d’une solution d’intimidation de sa part. La menace la plus sérieuse pour Google est celle d’un basculement massif de produits vers HarmonyOS via des mises à jour. Le constructeur a en effet annoncé vouloir basculer plus de 100 smartphones et tablettes récents sous son propre système en remplacement de la solution native de Google. Un manque à gagner énorme pour le moteur de recherche car ces produits ont été massivement achetés ces dernières années par des millions d’utilisateurs en Asie et ailleurs. Cette transition massive devant se dérouler jusqu’en 2022, elle pourrait donner non seulement du poids à Huawei pour attirer des développeurs sur HarmonyOS mais aurait également un impact sur les services de Google.

Harmony OS

Huawei joue donc la montre avec la possibilité de réagir de manière différente suivant les scénarios qui se présentent. Si le gouvernement US rétro pédale et autorise à nouveau une collaboration avec Google. La marque pourra reprendre ses activités passées tout en continuant de travailler sur HarmonyOS. Si ce n’est pas le cas, il sera possible de récupérer un beau parc de machines employant la solution.

Harmony OS

Huawei met d’ailleurs les petits plats dans les grands en annonçant des nouveautés intéressantes et originales dans son système. La possibilité d’utiliser ces tablettes comme les écrans secondaire d’un PC sous Windows par exemple devient une fonction native de l’OS. Cette fonction, en plus d’un mode multi tâche permettant d’afficher jusqu’à 4 programmes en même temps à l’écran ou de lancer plusieurs fois la même application en parallèle. De quoi se différencier suffisamment des solutions de Google ?

3 nouvelles tablettes MatePad sous HarmonyOS chez Huawei © MiniMachines.net. 2021.

BlitzWolf BW-MPC1 : Banggood se met aux MiniPC

Banggood exploite la marque depuis un moment déjà et le BlitzWolf BW-MPC1 est son premier MiniPC. Si le vendeur distribue des dizaines de produits sous cette étiquette, c’est son premier pas dans cette gamme particulière de produits. Et ce n’est pas un sans fautes.

BlitzWolf BW-MPC1

Le BlitzWolf BW-MPC1 est un engin classique, très classique. Comme pour les autres produits sous cette marque, il est fabriqué par un tiers et “rebrandé” par le vendeur dans un second temps. C’est le cas d’énormément de MiniPC de ce type que nous croisons sur Minimachines. L’opération consistant à choisir sur catalogue un design, des caractéristiques et à recevoir ensuite votre produit avec les différents éléments demandés prêt à être revendu.

L’engin embarque donc un Celeron J4125, une puce que l’on retrouve dans pas mal de machines ces derniers temps. Il s’agit d’un processeur Gemini Lake Refresh sur 4 coeurs et autant de threads, fonctionnant de 2 à 2.7 GHz et qui embarque 4 Mo de cache. La puce fonctionne dans un TDP assez faible de 10 watts mais je doute que l’engin soit dénué de ventilation. Le Celeron embarque un circuit graphique UHD 600 avec 12 Unités d’Exécution. Il prendra en charge une décompression matérielle des formats vidéos UltraHD en H.264 et H.265. 

BlitzWolf BW-MPC1

Associé à ce processeur, on retrouve 8 Go de mémoire vive LPDDR4 et donc soudée à la carte mère ainsi que 128 Go de eMMC non évolutifs. Un port mSATA et une baie 2.5″ au même format sont également présents pour faire évoluer l’engin en stockage.

BlitzWolf BW-MPC1

La connectique du BlitzWolf BW-MPC1 est très classique avec deux ports USB 3.0, deux ports USB 2.0, un lecteur de cartes MicroSD, des sorties VGA et HDMI 1.4,  une prise casque audio jack 3.5 mm combo, un port Ethernet Gigabit et un module Wifi5 et Bluetooth 5.0.

BlitzWolf BW-MPC1

L’engin mesure 13.9 cm de large comme de profondeur et 3.9 cm d’épaisseur. Lancé en précommande à 190€ environ, c’est une solution qui ne brille pas vraiment par ses composants ou ses fonctionnalités. Les choix de Banggood sont très classiques et rien ne vient vraiment faire pencher la balance pour ce produit en particulier.

Mele Quieter2

Si on met cette machine en face d’un MeLE Quieter2, on n’a aucun avantage à pencher du côté du Blitzwolf. Le processeur est le même, la mémoire vive est identique et les deux engins embarquent un montant de stockage eMMC soudé à leur carte mère. Mais MeLE a su profiter de la puce au faible TDP pour concevoir un engin dépourvu de toute ventilation dans un format plus compact. Il est vendu pour une dizaine d’euros de plus mais propose également la possibilité d’intégrer un stockage M.2 2280 en NVMe ou en SATA et non pas un mSATA devenu rare et paradoxalement plus cher que les solutions NVMe plus performantes et plus courantes. Enfin, la connectique du MeLE est meilleure avec quatre ports USB 3.0, deux HDMI 2.0 et une alimentation en USB Type-C. Seul point pour lequel le nouveau venu est meilleur ? La connectique sans fil du MeLE Quieter2 est en Wifi4 et Bluetooth 4.0…

Pas intéressant le BlitzWolf BW-MPC1 alors ? Pas à ce tarif en tout cas quand il a des concurrents comme le MeLE pour 10€ de plus. Peut être qu’avec une promotion, il sera toujours temps de se pencher sur ce produit. Si vous avez un module mSATA de belle capacité qui traine dans un tiroir, c’est peut être également une solution intéressante pour le recycler. Sinon, à ce prix, il vaut mieux passer son tour.

Georges nous signale en commentaire que grâce au coupon BGBWMPC1 le produit tombe à 140€ frais de port compris. Une différence de prix qui peut changer la donne.

BlitzWolf BW-MPC1 : Banggood se met aux MiniPC © MiniMachines.net. 2021.

Intel NUC Beast Canyon : Premiers PC de bureau en 10 nanomètres

Annoncé lors du Computex 2021, le NUC Beast Canyon emploie le système de carte Compute Element de la marque afin de pouvoir évoluer facilement. Une première image des entrailles de l’engin nous montre la solution dans toute son… envergure.

NUC 11 Extreme

Le NUC Beast Canyon est l’offre haut de  gamme de la marque en terme de performances orientées jeu. L’engin est capable d’embarquer une carte graphique plein format ainsi que des éléments secondaires de stockage. Il tient dans un format 8 litres, ce qui en fait un châssis plus conséquent que son prédécesseur.

 Coeurs/ThreadsFréquencesTDPCacheEU
Core i9-11900KB8/163.3/4.90 GHz65 W24 Mo32
Core i7-11700B8/163.2/4.80 GHz65 W24 Mo32
Core i5-115006/122.7/4.6 GHz65 W12 Mo32
Core i3-11100B4/83.6/4.4 GHz65 W12 Mo16

Point important de cette offre, les cartes Compute Element de cette gamme pourront accueillir les toutes nouvelles puces Intel Tiger Lake Core i9-11900KB mais également  des solutions Core i3-11100B, Core i5-11500B et Core i7-11700B. Ces processeurs “B” qu’Intel lance en toute discrétion sont très intéressants. Outre le modèle “i9 KB” qui est particulier avec des fonctions avancées notamment pour l’overclocking, les autres ressemblent à des déclinaisons de processeurs de bureaux sur des sockets mobiles de type BGA. Ce sont les premiers processeurs Intel de bureaux en 10 nanomètres du marché.

Intel NUC Hades Canyon

Le NUC Hades Canyon sous Kaby Lake-G

Ce n’est pas la première fois qu’Intel propose des puces particulières pour un de ses NUC Gaming. On se souvient de la chimère qu’étaient les processeurs Intel Kaby Lake-G, ces puces mélangeant un processeur Intel avec un circuit graphique Radeon. Une solution de temporisation le temps que les équipes d’Intel se remettent au niveau de l’offre d’AMD avec leur Gen12. Solution qui n’a pas duré longtemps et qui a été intégrée dans le NUC Hades Canyon pour son lancement. Est-ce que ces puces “B” seront intégrées dans d’autres machines ? Ce serait une excellente nouvelle car leur rapport performances / TDP semble excellent pour construire des solutions compactes aujourd’hui. Et cela malgré leur socket FCBGA1787 qui les réserve à des machines non évolutives.

On n’a pas encore plus d’informations sur la fiche technique de ces Beast Canyon et comment ils seront livrés en barebone ni à quel prix. Mais nul doute, au vu des processeurs choisis, qu’il ne s’agira pas de solutions entrée de gamme d’un point de vue tarif. Le ratio performances/encombrement sera, dans tous les cas, assez spectaculaire.

Intel NUC Beast Canyon : Premiers PC de bureau en 10 nanomètres © MiniMachines.net. 2021.

Google pousse Stadia sur la -Chromecast with Google TV et la Nvidia Shield

Google Stadia évolue avec un lancement programmé le 23 Juin prochain sur les Chromecast with Google TV. Le système de streaming de jeu de Google ne pouvant plus compter sur la solution Chromecast Ultra qui, si elle est toujours vendue en Europe chez les détaillants, n’est plus fabriquée par la marque.

stadia

Google met l’accent sur son offre Chromecast with Google TV avec cette apparition de l’offre Stadia qui viendra compléter ses services. L’objet pourra donc servir de solution de streaming classique avec la prise en charge de vidéos et de musique et une utilisation de sa télécommande. Mais il pourra également afficher des jeux en streaming que l’on pilotera avec la manette officielle Stadia ou des solutions sans fil compatibles.

Stadia

La solution sera également désormais compatible avec plus de produits Android TV. Et, parmi eux, une belle brochette de machines dont on a parlé sur ces pages : Nvidia Shield TV classiques et Pro, Xiaomi Mi box de générations 3 et 4, beaucoup de téléviseurs connectés de grandes marques et probablement une série d’autres produits du genre. Il est fort possible que des petits malins apportent les éléments nécessaires à une exploitation du service à des TV Box plus exotiques au travers de hacks divers et variés. Tous ne proposeront probablement pas du stream de jeu en UltraHD mais beaucoup pourraient afficher les titres en FullHD.

2021-06-08 16_31_00

Ce sera probablement un coup de fouet pour le service, une plus grande base de clients potentiels devrait lui apporter plus de visibilité. C’est également un changement majeur dans son approche qui sera moins liée aux produits de Google mais, au contraire, plus transparent et ouvert sur le parc existant. A noter que cela pourrait également être fatal pour le service si le succès du service est contrecarré par une réponse hésitante de la part de Google. Si les serveurs ne tiennent pas la charge face  à l’arrivée de quelques millions d’utilisateurs voulant tester le service pro gratuit pendant le premier mois par exemple…

La Chromecast with Google TV et sa télécommande est disponible à 69.98€.

Google pousse Stadia sur la -Chromecast with Google TV et la Nvidia Shield © MiniMachines.net. 2021.

ASRock X300TM-ITX : du Thin Mini-ITX sous AMD Ryzen

Les cartes Thin Mini-ITX sont en effet généralement réservées aux puces d’Intel mais la ASRock X300TM-ITX a fait un autre choix en embarquant un socket AM4 et un chipset AMD X300 pour recevoir des puces Ryzen 2000, 3000 et 4000 dans la limite d’un TDP de 65 watts.

ASRock X300TM-ITX

Une limite à prendre au sérieux car, en général, les solutions de ce format n’ont pas beaucoup de place pour respirer et embarquer un processeur au TDP plus haut pourrait poser de sérieux problèmes à votre plateforme. A noter d’ailleurs que la carte prendre en charge les solutions de refroidissement Intel. Un choix qui n’est pas dû au hasard puisque la majorité des solutions qui embarquent des cartes mères de ce type, comme les All-In-One, sont livrées avec un système de dissipation particulier pour des sockets Intel. ASRock contourne donc ici le problème de manière intéressante.

ASRock X300TM-ITX

Il sera donc possible de prendre un engin assez ancien et de lui donner un coup de jeune avec une carte de ce type. Par exemple en intégrant un AMD Ryzen 4000 et en glissant 64 Go de DDR4 sur les deux slots de mémoire SoDIMM intégré à la carte mère. L’ajout d’un stockage M.2 2280 PCIe NVMe ou SATA 3.0  pouvant renvoyer dans les cordes la grande majorité des rares solutions Thin Mini-ITX classiques. Un port SATA 3.0 est également visible pour connecter une solution 2.5 ou 3.5″ facilement.

ASRock X300TM-ITX

Il faudra également jeter un oeil à la connectique de votre machine, notamment si votre solution qui accueille la carte a besoin de boucler certains connecteurs. La ASRock X300TM-ITX propose de nombreux ports avec trois USB 3.1 Gen1 Type-A et deux ports de USB 3.1 Gen 1 Type-C. Deux ports jack audio séparés sont disponibles pour brancher casque et micro, deux ports HDMI 2.1 sur le panneau arrière ainsi que sur le côté pour un déploiement HDMI supplémentaire utile pour certains engins employant ce type de carte. L’engin pourra, au final, piloter 3 affichages grâce à la présence d’un connecteur LVDS nécessaire aux All-In-One.

ASRock X300TM-ITX

On retrouve également des brochages pour deux ports USB 2.0, un port série, un Ethernet Gigabit Realtek RTL8111GR avec pise en charge du Wake On Lan et du PXE. Un port M.2 2230 permettra d’ajouter la carte Wifi de son choix. Divers connecteurs permettront de piloter les éventuelles interfaces lors d’une intégration dans l’écran : luminosité, enceintes, boutons et ventilation. 

Bref une solution parfaite pour remettre à jour un engin Thin Mini-ITX anicien ou pour une intégration dans un boitier récent le plus compact possible tout en profitant des fonctions avancées de ces générations de puces AMD : la présence d’un chipset vidéo Vega avec possibilité de partager jusqu’à 16 Go de mémoire pour la vidéo, de la DDR4 en 64 Go maximum, une prise en charge des formats de SSD modernes et beaucoup d’autres choses encore.

Tout juste annoncée, la carte ASRock X300TM-ITX n’a pas encore de tarif ni de réelle date de disponibilité sur le marché.

ASRock X300TM-ITX : du Thin Mini-ITX sous AMD Ryzen © MiniMachines.net. 2021.

Project Valhalla : une console Android performante à 199$

Le vidéaste Taki Udon a pu prendre en main une nouvelle console de jeu Android baptisée du nom de code Project Valhalla et pilotée par un Snapdragon “haut de gamme” de la série 800. C’est du moins ainsi que l’engin est décrit dans sa vidéo. L’objet propose une dalle de 5.99″  affichant en 1080p. Il devrait être proposé à un prix de 199$.

2021-06-08 12_52_06

Un prix qu’il faut prendre avec pincettes, moufles et toute la tenue anti incendie habituelle puisqu’il ‘agit de financement participatif et d’Indiegogo en particulier. Il est donc tout à fait possible que ce tarif ne concerne que 3 machines qu’il faudra commander entre 3H13 et3H18 un mardi de pleine lune un peu plus tard cette année. Le reste des consoles étant ensuite proposé à un tarif plus raisonnable, ce prix alléchant étant uniquement là pour contribuer à la publicité du produit. Il s’agira de la version classique de la console, une solution “Pro” sera également lancée à 240$ durant cette phase de financement.

Project Valhalla n’en demeure pas moins intéressant et au fil des vidéos publiées à son sujet on découvre un engin assez complet. Outre la puce Qualcomm Snapdragon 8xx censée être employée dans l’engin, on retrouve une dalle 5.99″ tactile en FullHD 60 ou 90 Hz qui semble bien être en IPS. De 4 à 8 Go de mémoire vive et de 64 à 128 Go de stockage suivant les versions classiques ou Pro. A noter que toutes les machines disposeront d’un lecteur de cartes MicroSD et d’une batterie 5000 mAh identiques.

On retrouve une interface classique avec un double mini Joystick, des boutons ABXY et une croix directionnelle mais également des gâchettes sur le dessus de l’engin et des boutons à l’arrière. Un système de mapping des touches de chaque jeu permet de faire correspondre les entrées tactiles vers les boutons physiques de la console.

Pas beaucoup plus d’informations pour le moment mais la console semble en bonne voie. J’espère juste que le passage par la case Indiegogo ne sera pas une mauvaise surprise et que l’engin finira par atterrir dans les rayons de quelques marchands. Au vu de la qualité de fabrication des prototypes proposés, je suppose que la société derrière Project Valhalla a quelques compétences en matière de développement matériel et technique. On peut donc espérer le meilleur pour cet engin.

Project Valhalla : une console Android performante à 199$ © MiniMachines.net. 2021.

Topton L4 : un netbook 7″ sous Celeron J3455 à 250€

Le Topton L4 se distingue par son prix, son encombrement et son équipement. Pour le moment, ce marché particulier est divisé en 2 catégories. Des solutions qui emploient des processeurs Atom Bay Trail lancés entre 2013 et 2014 et qui commencent à dater. Ou des machines avec des puces haut de gamme qui sont souvent proposées à des tarifs très élevés comme c’est le cas avec les engins de One Netbook par exemple.

Topton L4

Le Topton L4 se présente comme une alternative avec une puce Celeron J3455. Le processeur n’est pas des plus récents non plus avec une sortie en 2016 mais cela reste un quadruple coeur et quadruple thread cadencé de 1.5 à 2.3 GHz et profitant d’un circuit Intel HD 500 avec 2 Mo de cache. La puce fait 10 watts de TDP et peut piloter 8 Go de mémoire vive.

Topton L4

Cela tombe bien, c’est ce que le Topton L4 embarque par défaut. Il est décliné en de multiples versions de 32 Go à 1 To de stockage grâce à un SSD M.2 2280 SATA. Ce dernier point est intéressant car cela veut dire que pour l’achat d’un modèle de base à 250€ en version 8/32Go on pourra sans trop de difficulté le faire évoluer vers une version de plus grande capacité facilement. L’engin est livré sous Windows 10 mais on ne sait pas si il sera activé par défaut. Avec 32 Go de stockage, ce n’est clairement pas un système à conserver, mais sis vous dégotez un SSD de plus grande capacité au fond d’un tiroir cela peut s’envisager. La plateforme Celeron J3455 ne devrait pas poser de soucis sous Linux mais on ne sait pas quels ingrédients sont employés autour : puces wifi, son, webcam et autres composants peuvent être un peu délicats à passer sous Linux… Ou les dernières versions de votre système favori peut les gérer sans soucis.

Topton L4

Mais cela ne gomme pas le reste de ses défauts, et ils sont nombreux : l’écran 7″ pour commencer est un maigre 1024 x 600 pixels de définition. C’est peu, surtout en 2021. Cela conviendra parfaitement à certains usages mais pour surfer par exemple, c’est très court, surtout en hauteur. Vous pourrez sans soucis utiliser un traitement de texte ou piloter des applications variées mais le parcours de contenu, notamment sur le web, sera sujet à de nombreuses phases de défilement. Pour vous donner une idée, de nombreuses publicités en ligne aujourd’hui font 350 pixels de haut… Plus de la moitié de l’écran. 

Topton L4

Cet écran est également tactile, capacitif avec un support de stylet actif pour 2048 niveaux de pression, ce qui ne vous autorisera pour autant pas vraiment la possibilité de dessiner puisque l’écran ne s’ouvre pas totalement. Sa charnière bloque assez vite et cela ne me parait pas être la solution la plus ergonomique pour prendre des notes avec un stylet. La page ne précise pas la technologie employée pour l’écran, pas de mention d’IPS ce qui signifie en général une dalle TN. Mais j’ai demandé au vendeur qui m’a confirmé l’emploi d’une dalle IPS. Il faut dire qu’aujourd’hui les dalles TN tactiles sont rares et doivent être difficiles à trouver, je ne suis donc vraiment pas surpris de la technologie employée.

Topton L4

Pourquoi parler du Topton L4 alors? Parce que hormis ces points compliqués, l’engin est intéressant, notamment pour certains usages. Il propose une connectique assez complète avec deux ports USB Type-A en USB 2.0 et USB 3.0, une sortie vidéo MiniHDMI, une prise jack audio 3.5 mm, un lecteur de cartes MicroSD et un jack pour alimenter sa batterie. Il embarque un module Wifi5 qui propose du Bluetooth 4.0 et dispose même d’une webcam 2 mégapixels.

Topton L4

Sa batterie est une 3000 mAh avec 38 Wh annoncés, la page web ne précise aucune autonomie d’usage. Le poids de l’engin est de 650 grammes grâce à une coque usinée en aluminium et non pas un recours au plastique. Le Topton L4 mesure 18.5 cm de large et 14.1 cm de profondeur pour 2 cm d’épaisseur. Il embarque un petit clavier QWERTY et une sorte de reprise du Trackpoint des Thinkpad. Le petit point rouge permettant de piloter une souris, deux boutons de clic étant disponibles juste en dessous. Pas idéal pour tous les usages mais pratique quand on ne veut pas sortir de souris sans fil ni recourir au tactile de l’écran.

Topton L4

Dernier point, le clavier est indiqué QWERTY avec la possibilité d’une gravure au laser d’une seconde disposition pour avoir un AZERTY par exemple. Cette option est proposée pour 10 $ et permettra d’ajouter une disposition AZERTY sous les lettres du QWERTY de base. Une solution alternative aux stickers à coller sur les touches. J’ai interrogé le vendeur pour plus d’informations à ce sujet et il m’a confirmé que la gravure en AZERTY est bien disponible.

Topton L4

Un Topton L4 pour quoi faire ? Si vous êtes arrivés ici dans ce billet, c’est que la machine vous intéresse un petit peu. Et je pense que malgré ses défauts cet engin est effectivement assez équipé pour certains usages. Son prix est suffisamment contenu pour sauter le pas contrairement à beaucoup de machines de ce marché particulier. L’engin ne sera pas adapté pour le web classique ni pour la saisie à outrance, avec son petit clavier, il ne sera franchement pas aussi confortable qu’un engin un peu plus grand.

Topton L4

Mais il sera suffisant pour certains usages, pour dépanner des serveurs, pour piloter certaines applications métier. Pour faire de la vidéo conférence en tout lieu, avec sa webcam ou une solution externe à brancher en USB. Pour piloter une imprimante 3D, regarder un film  ou faire du rétro gaming sur son petit écran ou sur un écran externe en HDMI. Pour lancer de la musique ou pour tous les usages classiques d’un portable aujourd’hui mais dans une version de 650 grammes qui tient dans un sac à dos lorsque vous partez en vacances ou en déplacement.

ProcesseurCores/ThreadsFréquencesCache L2TDP
Celeron N50954/42/2.9 GHz4 Mo15W
Pentium Silver N60054/42/3.3 GHz4 Mo10W
Celeron N51054/42/2.8 GHz4 Mo10W
Celeron N45052/22/2.9 GHz4 Mo10W
Pentium Silver N60004/41.1/3.1 GHz4 Mo6W
Celeron N51004/41.1/2.8 GHz4 Mo6W
Celeron N45002/21.1/2.8 GHz4 Mo6W

Le recours à un Celeron J3455 peut se comprendre, la puce ne doit plus couter bien cher et le TopTon L4 se permet d’être positionné à 250€ en version 32Go, 276€ en version 64 Go et 294€ en version 128 Go. Evidemment, on aurait aimé une gamme plus récente comme un Jasper Lake pour le même TDP. Un Celeron N5095  ou même un Celeron N5100 en 6 watts auraient été parfaits. Qui sait, cela arrivera peut être si ce Topton L4 rencontre du succès ?

Ce qui me fait plaisir avec ce Topton L4, c’est qu’il s’agit d’un nouveau produit. Il n’est pas exempt de défauts mais peut être qu’il interrogera certains fabricants sur l’opportunité de proposer un engin un peu plus musclé pour un poil plus cher ? Disons 400€ pour un engin avec une puce plus récente, un port M.2 2280 NVMe/SATA et un écran IPS de plus grande densité par exemple ?

Vous pouvez retrouver le Topton L4 sur AliExpress en suivant ce lien.

Source : Liliputing

 

Topton L4 : un netbook 7″ sous Celeron J3455 à 250€ © MiniMachines.net. 2021.

TapLock : un antivol pour vélo sous Arduino

TapLock n’est donc pas un antivol. Enfin si, mais au même titre que les solutions physiques, il n’empêchera pas un voleur déterminé à remplir son sombre office. Il pourra par contre faire réfléchir le voleur opportuniste et vous aider à retrouver votre vélo.

L’idée de TapLock est assez simple. Un petit boitier contenant une carte Arduino Nano BLE Sense pour détecter les vibrations et les mouvements et réagir en conséquence. Le petit accéléromètre embarqué dans la carte et son module Bluetooth pour proposer des fonctions inédites. L’usage basique de l’engin est assez simple. Une fois arrivé à son point de destination on peut enclencher son alarme en tapotant contre TapLock ou à proximité de celui-ci un code enregistré au préalable.  L’accéléromètre détectera les vibrations engendrées et le temps entre celles-ci pour enclencher ou désactiver l’alarme quand le bon code sera exécuté. Si un utilisateur s’empare de votre vélo quand celui-ci n’est pas “désarmé”, alors les vibrations déclencheront l’alarme embarquée.

Pour ce poste, la solution retenue est assez sobre avec un simple signal auditif mais avec une solution Arduino à bord, on peut imaginer beaucoup de choses sur un vélo. Du “bip bip” classique jusqu’aux flashs lumineux en passant, pourquoi pas, à des petites décharges impulsionnelles du types de celles d’une clôture électrifiée dans les poignées du vélo… On peut également imaginer un système qui bloquerait les freins où un cadenas intégré au cadre qui viendrait bloquer la roue arrière de la machine. 

TapLock

Une application profite du module Bluetooth BLE pour apporter la possibilité d’activer ou désactiver le TapLock à distance, avec cette fonction, il sera possible d’enregistrer le lieu où vous avez activé votre alarme. On pourrait imaginer l’ajout d’une fonction GPS pour tracer le vélo à distance et même la charge de l’ensemble de ces fonctions avec une petite dynamo ?

Le site Hackster.io présente le projet en détail avec toutes les subtilités de son intégration. Il revient en particulier sur l’utilisation du Machine Learning nécessaire pour que le dispositif apprenne à reconnaitre les codes tapotés par l’utilisateur. Le code comme les éléments à imprimer en 3D sont disponibles et peuvent être adaptés suivant vos envies.

TapLock : un antivol pour vélo sous Arduino © MiniMachines.net. 2021.

Taito Egret II Mini : une solution d’arcade compacte et originale

Taito a laissé passer la vague de la console nostalgique. La Egret II Mini est bien une borne pour les nostalgique mais elle est très différente des consoles éditées en versions Mini ces dernières années. Consoles commercialisées parfois dans des conditions très limites en terme de finition ou de développement. 

Egret II Mini

La Egret II Mini est une solution différente de ces consoles, au lieu d’injecter des titres dans un matériel entrée de gamme, parfois limite pour faire tourner les jeux choisis comme sur la PlayStation Classic par exemple, la marque a réfléchi à proposer un engin au matériel très travaillé. Il faut dire que Taito prend à coeur de proposer à ses jeux un écran de qualité. Son public Japonais local ne s’attend pas à autre chose de la marque, pas moins que ses fans internationaux.

Et quoi de mieux pour plaire au fan que de mettre les petits plats dans les grands avec une solution originale et  adaptée à un usage arcade bien pensé ? La Taito Egret II Mini met donc l’accent sur le matériel, cette solution qui sera mise en vente au Japon en Mars de l’année prochaine pour 170$ propose ainsi des fonctions inédites.

2021-06-07 12_42_49

Pour correspondre aux différents jeux disponibles chez Taito, l’écran 5″ 4:3 de la borne pourra tourner sur lui même pour devenir un écran 3:4. Passer d’un mode portrait à un mode paysage. Cette opération manuelle devra être faite lorsque vous lancerez un titre nécessitant une orientation différente pour retrouver un matériel adapté à votre jeu.

Egret II Mini

Si la borne proposera un dispositif Joystick / boutons arcade très classique, elle acceptera également des manettes externes au format USB. Vous pourrez donc jouer à plusieurs en connectant jusqu’à 2 manettes de votre choix. Taito proposera 3 manettes arcade grand format1 différentes dont une proposant un trackball et un bouton rotatif adaptée à des jeux comme Arkanoid par exemple. Les tarifs de ces manettes seront respectivement de 110$ pour la solution trackpad, 80$ pour la version arcade et 30$ pour le paddle. Des Bundles complets seront également mis en vente.

Egret II Mini Egret II Mini

La borne sera à alimenter par un USB Type-C via un adaptateur externe 5V 2A et 10 watts non fourni. A noter que si l’écran 5″ n’est pas suffisant quand vous recevez des amis, la solution pourra déployer son signal vidéo sur un écran externe en HDMI. Aucun système n’est cependant prévu pour pouvoir mettre votre écran de télé en format portrait… Un lecteur de cartes SDXC est également visible et l’engin pourra accepter un casque audio pour des sessions d’arcade en solo.

Livrée avec 40 jeux par défaut dont Space Invaders, Lunar Rescue, Qix, Elevator Action, Chack’n Pop, Bubble Bobble, Rastan Saga, Rainbow Islands Extra, New Zealand Story, Don Doko Don, Violence Fight, Cadash, Liquid Kids, Metal Black, Kaiser Knuckle, la machine pourra accueillir d’autres titres grâce à des cartes SD qui seront livrées avec les paddles. La manette avec trackball sera ainsi livrée avec des titres utilisant ce support.

La Egret II Mini mesurera 15.5 cm de large pour 20 cm de profondeur et 20.9 cm de haut sans compter le petit support destiné à recevoir une carte présentant un petit guide du jeu actuellement en marche. Taito vise les collectionneurs, et ce genre de petite attention devrait faire son petit effet chez certains fans de la marque. Cela donnera également peut être des idées  à certains bricoleurs ?

Taito Egret II Mini : une solution d’arcade compacte et originale © MiniMachines.net. 2021.

ReServer : un mini serveur/NAS sous Intel Tiger Lake

Seeed Studio présente le ReServer, un MiniPC un peu particulier puisque celui-ci ne se présente pas comme une solution classique mais comme une solution serveur et un NAS à la fois. La machine est construite autour d’un processeur Intel Tiger Lake-U Core i3-115G4 pour le moment mais devrait être déclinée en version Core i5 et Core i71 les mois prochains.

ReServer

L’idée du ReServer est d’employer dans un produit fini une des cartes Odyssey x86 V2, une des solutions que la marque fabrique et commercialise depuis quelques années. Des cartes qui mélangent sur un même PCB un processeur x86 et un microcontrôleur.  Autour du Tiger Lake, ici, on retrouve donc une solution ARM Cortex-M0+ ATSAMD21G18. Les deux coexistent et dialoguent sur le même composant.

ReServer

Leur cohabitation permet de proposer des fonctions intéressantes à ce produit : le ReServer est capable aussi bien de proposer les fonctions d’un MiniPC mais pourra également piloter des outils externes comme des capteurs, les gérer et envoyer les résultats obtenus en ligne. L’ensemble peut, bien entendu, servir de serveur de fichiers, héberger des services et même se comporter comme un NAS. Un produit intéressant quand on le juge sur ses dimensions et l’ensemble des services qu’il propose. Avec 13.4 cm de large pour 12.4 cm de profondeur et 23.3 cm d’épaisseur, le ReServeur est très compact. Ce qui ne l’empêche pas d’embarquer des puces Intel Core mobile de dernière génération et toute une panoplie de services.

ReServer

Il est livré par défaut avec 8 Go de mémoire vive DDR4 et 256 Go de stockage NVMe sur un slot M.2 2280 mais propose également deux baies 3.5″ SATA 3.0 pour étendre les capacités de stockage de l’engin avec des solutions 3.5″ ou 2.5″. Le fonctionnement de la machine nécessite l’emploi d’une ventilation active mais le serveur profite également d’un design pensé pour dissiper passivement beaucoup de la chaleur que ses composants génèrent. Il est donc moins bruyant que des solutions classiques de ce type.

ReServer

Mais surtout, il propose une excellente connectique qui permettra de le déployer facilement et de manière très complète à divers réseaux. L’engin propose pour commencer un double port Ethernet en 2.5 Gigabit. Il profite également d’une solution Wifi6 et Bluetooth 5.0 sur  un slot M.2 2230 occupé par un Intel AX201. Enfin, on pourra ajouter des composants pour le rendre compatible avec un réseau 5G2 et même proposer une connexion LoRa pour piloter des capteurs de proximité.

Le reste de la connectique est plus classique une sortie HDMI 2.0b, un DisplayPort 1.4a, un USB 3.0 et un ou deux USB 2.0 suivant les modèles. On retrouve également un port Série RS-232/422/485, une sortie vidéo LVDS et 28 broches Arduino. Les modèles en Core i5 et Core i7 seront également pourvus de solutions Thunderbolt et proposeront du PCIe 3.0 X4. 

ReServer

Prévu pour fonctionner 24H24 et 7J/7 sans discontinuer, le ReServer est parfait pour déployer facilement et de manière très compacte une solution mobile. Ou comme solution de dépannage, par exemple. C’est un produit que la marque pense pouvoir déployer dans de pettes entreprises comme pour piloter des solutions industrielles, dans la robotique ou même dans l’agriculture. On imagine un de ces ReServer récupérer les données d’une bardée de capteurs LoRa disposés sur un prototype installé sur site pour mesurer le fonctionnement global d’un projet et distribuer les résultats sur le cloud après l’analyse et le traitement des différents signaux.

ReServer

C’est clairement un produit de niche et je doute que ce genre de machine soit vraiment grand public. Mais l’idée est intéressante et je suppose que Seeed a analysé les usages les plus courants de ses cartes Odyssey pour construire cet engin. 

Question tarifs, le ReServer Core i3-1115G4 en 8/256 Go est proposé à 649$. La version 16 / 512 Go est à 749$. Les versions Core i5 et Core i5 devraient être mises en précommande respectivement à la fin Aout et à la mi-Septembre.

ReServer : un mini serveur/NAS sous Intel Tiger Lake © MiniMachines.net. 2021.

La Atari VCS sort aujourd’hui aux US à partir de 300$

Le premier nom du projet a été AtariBox, un concept en 3D lancé en Juillet 2017 qui a eu de nombreuses péripéties au fil des années. Après de nombreux changements dans son équipe, une modification radicale de sa plateforme et de son design, la solution va faire son apparition chez les magasins partenaires de la marque.

Le 15 Juin prochain, il sera possible d’acheter la console aux US chez des revendeurs prestigieux comme Game Stop, Best Buy ou Micro Center. La version entrée de gamme de la VCS sera commercialisée à 300$ mais sera livrée nue, sans manettes.

Pour ce tarif, on aura donc droit à une solution AMD Ryzen Embedded R1606G avec un Radeon Vega 3, 8 Go de mémoire vive et 32 Go de stockage eMMC. Elements que l’on pourra faire évoluer en ouvrant le châssis de l’engin en suivant la vidéo ci-dessus. L’accès au stockage M.2 SATA est facile, le changement de mémoire vive nécessite par contre d’opérer l’engin à coeur ouvert. A noter que je ne pense pas que ce changement soit vraiment utile contrairement à l’ajout de stockage. A moins d’employer une solution externe en USB 3.1. La solution pourra prendre en charge différents usages qui iront de la lecture de vidéos UltraHD au jeu en streaming ou en local. L’engin n’est pas vraiment un foudre de guerre aujourd’hui et beaucoup de solutions concurrentes sont sorties depuis présentant un meilleur rapport performances prix. 

2018-05-31 15_49_23-minimachines.net

Je reste encore et toujours persuadé que la marque a eu les yeux plus gros que le ventre avec ce financement participatif. sans aucune expérience en électronique, les équipes d’Atari ont tenté un pari difficile et malgré un financement participatif conséquent, ils ont manqué tous leurs engagements. Atari ne semble pas fier de son aventure d’ailleurs. Sa page Medium qui relatait les étapes de la  construction de l’engin a été largement nettoyée. Certains liens qui, avec du recul, mettait le nez de l’équipe dirigeante dans le fond de la litière de son incompétence sur le sujet, ont été effacés

Encore une fois, et cela pourrait servir d’exemple à ce type de sociétés dont le métier est de vendre des licences et non pas de concevoir des produits techniques, il vaut mieux s’en tenir à son savoir faire ou s’associer à des partenaires sérieux et ne pas oublier de les payer si on veut fabriquer un produit dans le monde réel. 

2021-06-04 13_37_23

Je me demande, au final, si Atari gagnera vraiment de l’argent sur les ventes de ces consoles ? Et si oui combien ? Je pense que la marque gagnera beaucoup plus sur les ventes de ses manettes de jeu et en particulier de son modèle Retro qui illustre ce billet. Je reste toujours persuadé que la création d’un boitier classique reprenant les codes des consoles d’origine de la marque, confiée à un partenaire reconnu comme Cooler Maser, aurait eu plus de succès et généré plus de retombées financières pour la marque. En proposant un design officiel Atari pour créer un boitier de salon au format Mini-ITX ou même pour les cartes Raspberry Pi avec une image système de Pi OS payante parce que livrée avec un émulateur et une licence de leurs jeux par exemple, les risques encourus auraient été bien moindres, la livraison plus rapide et l’image de la marque moins, beaucoup moins, écornée.

Car c’est maintenant que le sort de la Atari VCS va véritablement se jouer. Même si les ventes en magasin sont bonnes, ce dont je ne suis pas sûr, il faudrait vraiment d’excellents chiffres pour que la marque remette en marche une production de ces engins. Si la console n’est plus produite alors le développement logiciel autour de celle-ci s’arrêtera probablement assez rapidement. Laissant les propriétaires de la VCS avec une machine qui n’aura plus vraiment pour elle… que son look.

Les nostalgiques pur jus qui voudraient s’offrir une dose d’anciens jeux de la console pouvant le faire pour moins de 2€ avec l’Atari Vault et ses 100 titres disponibles sous Steam. Le seul vrai bonus proposé par la solution aujourd’hui, c’est bien son design.

La Atari VCS sort aujourd’hui aux US à partir de 300$ © MiniMachines.net. 2021.

Samsung Galaxy Book Go : un 14″ sous Windows et Snapdragon 7c

On l’a vu avec l’annonce des Snapdragon 7C Gen2, la prochaine étape pour les machines ARM équipées de Windows, c’est une démocratisation de leurs tarifs. Pour le moment, les machines proposées sous ce système ne sont en général pas très brillantes niveau performances par rapport à leurs homologues sous puces x86. Acheter un engin aux performances entrée de gamme pour les programmes courants, ceux qui nécessitent une émulation d’ARM, au prix d’un engin très performant.. Ca ne fait rêver personne.

Galaxy Book Go

La solution ? Proposer des machines plus abordables. Le Samsung Galaxy Book Go semble vouloir être le fer de lance de cette nouvelle voie. La machine emploie le nouveau Qualcomm Snapdragon 7c Gen 2 et débutera sa carrière avec des modèles à partir de 349$. 

Le profil qui se dessine avec cette solution est donc une alternative intéressante. L’engin fera tourner un Windows pour ARM avec probablement des performances semblables à celles d’un engin sous Celeron Intel. La différence majeure pourrait être l’autonomie de l’engin qui dépasserait probablement celle d’une machine classique. Autre point clé, la possibilité de profiter d’une connexion 4G qui est plus que rare nativement sur une machine de type Celeron. 

Galaxy Book Go

Le portable affichera via une dalle IPS de 14 pouces de diagonale avec une définition classique en FullHD. Il emploiera de la mémoire LPDDR4X en 4 ou 8 Go soudée à la carte mère et n’offrira pas plus de possibilité de mise à jour de son stockage puisqu’il s’agira d’une solution eUFS en 64 ou 128 Go. Sa batterie sera une 42.3 Wh proposant une autonomie pour toute la journée, comprendre entre 10 et 12 heures d’autonomie, et l’engin emploiera un chargeur USB Type-C de 25 watts.

Galaxy Book Go

Avec des dimensions très correctes, 32.29 cm de large pour 22.48 cm de profondeur et 14.9 mm d’épaisseur seulement, le Galaxy Book Go proposera une charnière avec une ouverture à plat. L’engin proposera une belle panoplie d’accessoires avec une gestion Dolby Atmos, une webcam 720p, un micro, deux ports USB Type-C, un USB 2.0 Type-A1, un lecteur de cartes MicroSDXC et un jack audio combo. Sa connexion au réseau se fera au travers d’un module Wifi5 et Bluetooth 5.0. Un drôle de choix sur ce poste qui s’explique par l’emploi du Snapdragon 7C Gen2 qui embarque nativement ces technologies.

Je reste encore et toujours circonspect face à ce type de solution ARM sous Windows. On n’a aucune idée du niveau de performances de cette solution avec les applications natives et j’imagine que celles proposées en émulation ne devraient pas être brillantes.

Samsung Galaxy Book Go : un 14″ sous Windows et Snapdragon 7c © MiniMachines.net. 2021.

Le prochain Exynos de Samsung proposera un circuit graphique AMD

Lisa Su, PDG d’AMD, a profité du Computex 2021 pour faire l’annonce de la sortie prochaine d’un SoC Samsung Exynos équipé de l’architecture RDNA2 d’AMD. L’architecture en place dans les solutions graphiques Radeon actuelles.

AMD RDNA2 Exynos

AMD is partnering with Samsung on its next generation Exynos SoC, which will feature custom AMD RDNA 2 architecture-based graphics IP that brings raytracing and variable rate shading capabilities to flagship mobile devices.

Cela va faire un concurrent de poids face aux solutions Mali d’ARM et surtout aux puces de Qualcomm qui profitent d’une solution Adreno, anagramme de Radeon, qui ne sont rien d’autre que les licences Imageon rachetées par la marque à AMD lorsque, en 2009, ce dernier cherchait désespérément des liquidités pour garder la tête hors de l’eau.

Les prochains Samsung Exynos auront donc des puces aux capacités évoluées avec, par exemple, un accès à des fonctions 3D de Ray-Tracing et des systèmes de gestion d’ombres de nouvelle génération. De quoi proposer une meilleure qualité graphique aux jeux et applications 3D en tirant partie. Apple a fait des choix similaires avec son SoC M1 qui propose également une gestion de lancer de rayon, un gros plus pour un rendu réaliste dans les jeux qui, si il est câblé et programmé correctement, ne devrait pas être aussi gourmand en énergie que cela.

Pas de détail sur le calendrier de sortie de cette puce ni sur les développements qui en découleront. Est-ce que Samsung va faire basculer tout son haut de gamme vers ces solutions ? Garder les circuits Mali pour le reste ? Est-ce que les puces auront droit de cité dans des appareils mobiles comme les tablettes et les smartphones ou seront-ils réservés aux solutions PC sous ARM de la marque ? Est-ce que le support graphique de ces fonctions pourrait aider Windows à mieux tourner sous ARM ? 

Le prochain Exynos de Samsung proposera un circuit graphique AMD © MiniMachines.net. 2021.

3D V-Cache, AMD va booster ses processeurs avec plus de mémoire

AMD l’annonce lors du Computex, d’ici la fin de l’année, une partie de sa gamme de processeurs aura droit à encore plus de mémoire cache. Cette mémoire est déjà une des différences majeures des puces Ryzen face aux Core d’Intel. AMD veut enfoncer le clou avec une proposition originale : 3D V-Cache.

L’idée d’AMD est de rajouter une mémoire supplémentaire à ses puces, par dessus le processeur lui même. Empilée sur son die. Sur un prototype de Ryzen 9 5900X basé sur la génération actuelle de l’architecture Zen 3 de la marque, AMD a ainsi ajouté 64 Mo de cache L3 supplémentaire. Et les résultats sont intéressants. Si la puce ne change pas d’aspect, les performances sont clairement en hausse.

3D V-Cache

En moyenne, le bénéfice serait une puissance un gain de 15% de performances supplémentaire en 1080P dans les jeux sans que l’on ait pour le moment tous les détails de la manière dont ces calculs sont réalisés. Il faut dire qu’il s’agit d’un prototype du processeur et qu’il est difficile de communiquer de manière plus précise. Ce genre de gain ne s’obtient aujourd’hui en général qu’en changeant totalement d’architecture, on arrive rarement à ce genre de scénario avec une simple optimisation. AMD pourrait ainsi proposer jusqu’à 192 Mo de mémoire cache sur une nouvelle génération de puces Zen3 haut de gamme. Les puces conservant évidemment le  cache résident dans leur architecture de base. Les modèles 12 coeurs comme le Ryzen 9 5900X et ses 70Mo de cache et 16 cœurs comme le  Ryzen 9 5950X et ses 72 Mo de cache proposeraient des montants astronomiques de mémoire embarqués. Bien entendu, les prochaines générations de processeurs pourraient également en bénéficier.

La latence serait identique entre le cache initial et celui rajouté par dessus le processeur ? L’ensemble serait unifié en un unique et énorme cache L3 mais beaucoup de questions restent sans réponses sur le fonctionnement global de la solution.

3D V-Cache

AMD joue à 3D V-Cache-cache

La stratégie d’AMD joue beaucoup sur le cache depuis l’avènement des architectures Zen. Plus généreuse qu’Intel sur ces postes, la marque implique cette mémoire pour améliorer les performances de ses productions. Zen a beaucoup progressé en cache au fur et à mesures de ses développements et les technologies RDNA 2 ont également profité de ces largesses. C’est une solution assez intelligente de la part d’AMD car elle permet de proposer des gains en performances en temporisant la nécessité d’une coûteuse nouvelle architecture. Un petit pas de côté qui ressemble aux solutions d’Intel lorsque le fondeur optimisait son processus avant de changer d’architecture. Garder son architecture en place le plus longtemps possible, maintenant que le retard avec la “concurrence” a été comblé, il s’agit d’économiser ses coûts de R&D. En gardant la sortie nécessaire d’une nouvelle architecture le plus longtemps possible dans les cartons, AMD amorti les  coûts de celle déjà en place.

3D V-Cache

Les techniques mises en place par TSMC pour ajouter ce type de mémoire par dessus le processeur sont clairement intéressantes pour AMD. La couverture du processeur lui même par un matériau aussi transparent thermiquement que le silicium ne devrait pas poser de problème de TDP. AMD comble le manque de couverture du die par un substrat de silicone “vide” pour ne pas créer de relief sur la puce et permettre un contact parfait avec le système de refroidissement employé. L’image d’illustration ci dessus montrant, à dessein, l’ajout d’un module de SRAM de 6x 6 mm à gauche du die. 

Reste un détail, si la  guerre des chiffres est un argument séduisant pour le grand public, pouvoir annoncer des montants de cache énormes face à un Intel qui reste bien plus sobre sur ce poste, cela n’aura pas forcément un impact sur tous les usages d’un PC.

Est-ce que le jeu en vaut la chandelle ? L’impact sur les performances ne semble entrer en ligne de compte que pour le jeu. Combien couteront ces mégas de 3D V-Cache supplémentaires ? Combien coutera leur production, quel impact chez le fondeur partenaire ? Et surtout sur le prix final pour les acheteurs de ces versions dopées à la mémoire cache ? Est-ce que cela aura également des conséquences en terme de compatibilité avec les cartes mères ? Faudra t-il de nouveaux BIOS ? Si physiquement les puces seront les mêmes, la connexion entre le cache et le processeur se faisant dans l’ajout d’une couche sur un die spécifique, des problèmes de retro compatibilité peuvent exister. Soit parce que des cartes ne vont pas prendre en compte cette nouveauté, soit parce qu’elles n’arriveront pas à identifier les puces.

AMD indique qu’aucune optimisation particulière ne sera nécessaire d’un point de vue logiciel. Mais peut être que les matériels devront attendre une mise à jour.

3D V-Cache, AMD va booster ses processeurs avec plus de mémoire © MiniMachines.net. 2021.

Asus lance ses Chromebox fanless Comet Lake de 399 à 999$…

Difficile de comprendre comment Asus positionne ces engins au premier abord, les nouvelles Chromebox de la marque ont beaucoup d’atouts, à commencer par un fonctionnement totalement passif malgré l’emploi de puces assez performantes. Mais cela n’illustre pas vraiment pourquoi la machine la plus haut de gamme arrive à afficher un tarif de 999$. Ce qui explique certains de mes commentaires passés. La réponse vient du fait que les engins sont proposés non pas pour les particuliers mais pour les pros et sont équipés de solutions ChromeOS Entreprise. Des versions de ChromeOS particulières qui permettent de gérer une flotte de machines de manière très poussée et qui sont vendues bien plus chères que la solution ChromeOS de base proposée au grand public. 

Quatre modèles sont proposés dans cette gamme, tous sous ChromeOS dans la gamme Entreprise d’Asus. L’idée étant de pouvoir orchestrer et gérer aussi facilement un parc de 100 ou de 2000 machines. Ces machines sont chères car elles sont censées être très rentables à moyen et long terme. Pas de soucis techniques, les engins n’ont aucune pièce mécanique. Pas de soucis logiciels, un administrateur peut réinstaller 5000 postes d’un coup, dans leur configuration d’origine en quelques clics et à distance. L’idée de ce système est donc d’économiser de l’argent au long cours, après installation. Une vision du monde qui ne correspond pas à un usage de particulier qui n’achète que rarement des flottes de PC.

La carte mère de cette ChromeBox propose un slot M.2 2280 PCIe NVMe et deux support SoDIMM DDR4-3200. L’entrée de gamme sera confiée à un Celeron 5205U accompagné de 8 Go de mémoire vive et 32 Go de stockage eMMC pour le prix public de 399$. Vient ensuite un gros bon en avant tarifaire avec, pour 629$ un Core i3-10110U toujours en  8 Go de DDR4 mais qui passe à 128 Go de SSD. Le modèle d’après emploie un Core i5-10210U avec 8 Go de ram et 256 Go de SSD pour 765$ et enfin le modèle haut de gamme passe au Core i7-10510U avec 16 Go de ram et 256 Go de SSD. Cette dernière Chromebox est positionnée à 999$.

Proposer une solution à ce prix au vu des performances de la machine semble étrange au premier abord, un particulier peut avoir bien plus de performances avec une machine classique pour le même tarif. Je suppose qu’Asus ne se lance pas au hasard et que cela correspond à un marché auquel la marque répond. Mais on a du mal à voir l’intérêt de cet équipement à ce niveau tarifaire sous ChromeOS avec le point de vue d’un usager lambda.

Je trouve néanmoins le boitier et la proposition intéressants. Paradoxalement, l’engin serait probablement moins cher en version Windows 10 ou sous Linux. Avec la possibilité d’embarquer des puces développant 15 watts de TDP, ces Chromebox pourraient devenir des minimachines classiques très intéressantes. 

Source : FanlessTech

Asus lance ses Chromebox fanless Comet Lake de 399 à 999$… © MiniMachines.net. 2021.

ASRock DeskMini Max : un MiniPC Ryzen de presque 10 litres

Tout juste moins de 10 litres, le format du ASRock DeskMini Max est de 9.94 litres, ce  nouveau venu n’emploie plus le format STX mais revient à un conventionnel Mini-ITX. Un format que l’on retrouve dans beaucoup de solutions compactes aujourd’hui. C’est ce qui explique l’augmentation par 3 du volume de la machine.

2021-06-03 11_26_59

Est-ce la fin du Mini-STX ? Je ne pense pas, les machines de ce calibre ont toujours leurs afficionados. Mais le marché est le marché et après Intel qui annonce des NUC 8 litres capables d’accueillir des cartes graphiques PCI x16 pleine taille, c’est au tour d’ASRock de proposer sa solution.

Le MiniPC ASRock DeskMini Max mesure donc 16.8 cm de large pour 26.8 cm de profondeur et 22 cm de hauteur. Ce n’est clairement pas un monstre mais son volume change beaucoup par rapport aux précédents modèles1. Difficile d’oublier un tel volume et on ne pourra plus le cacher aussi facilement qu’un MiniPC classique. La solution passe souvent par une intégration sous un bureau pour ne plus l’avoir sous les yeux et éviter au passage d’être gêné par ses nuisances.

Car l’engin sera puissant. Avec une alimentation  de 500 watts 80+ Bronze, il est prévu pour encaisser des puces AMD Ryzen 5000 pouvant délivrer un TDP de 105 watts. La carte Mini-ITX propose un socket AM4 que vous pourrez équiper du processeur de votre choix. Son chipset AMD X300 lui ouvre la porte à énormément de possibilités dans la limite de ce TDP.

DeskMini H470

Le format DeskMini standard

A la différence du NUC 11 Extreme qui propose également une solution plus volumineuse, l’engin n’embarquera pas de cartes graphiques externes pleine taille mais sera limité aux modèles de 20 cm de profondeur. Il offrira, par contre, une grande facilité d’accès à ses composants. La marque signalant que l’installation de l’engin, vendu en barebone, sera une affaire de minutes. Pas moins de 4 slots de DDR4 seront disponibles et le petit monstre encaissera jusqu’à 128 Go de mémoire vive. Trois solutions de stockage seront proposées avec un M.2 2280 PCIe 3.0 X4 pour un SSD ultra rapide et deux emplacements SATA 2.5″. Un second port M.2 2230 permettra d’installer une carte externe, typiquement un module Wifi de son choix. Plus étonnant, le ASRock DeskMini Max offrira la possibilité d’embarquer une unité optique 5.25″… Est-ce que la marque veut le positionner dans les salons comme une machine de jeu capable de lire et de graver des DVD et des BluRay ? Dans tous les cas, l’emploi de cette option condamnera la machine à ne pas utiliser de carte graphique standard, les deux éléments occupant le même espace. Est-ce que le recours à une solution graphique Low Profile sera possible ? Difficile à dire.

La connectique, outre celle apportée par la carte graphique supplémentaire, est composée de trois sorties vidéo : Un DisplayPort, un HDMI, un VGA, un USB 3.2 Gen 1 au format Type-C, quatre ports USB 3.2 Gen 2 Type-A et quatre USB 2.0. On retrouve également un port Ethernet Gigabit, un port jack audio combo et une sortie audio pour alimenter une solution amplifiée.

Pas de date de disponibilité ni de tarif pour le moment, l’engin ressemble beaucoup à une solution Mini-ITX classique et je ne suis pas sûr qu’il soit mieux accueilli qu’une solution classique en pièces détachées. A moins  qu’ASRock propose un engin réellement intéressant dans son format Barebone ou que la finition soit exemplaire, j’ai du mal à trouver ce que le DeskMini Max apporte de plus au marché.

Source : Liliputing 

ASRock DeskMini Max : un MiniPC Ryzen de presque 10 litres © MiniMachines.net. 2021.

Gigabyte annonce des Brix 5000U sous Ryzen Zen3 pour la fin de l’année

La Gamme de Gigabyte Brix est une des plus anciennes du marché des MiniPC, la marque propose des solutions depuis 2013. A l’époque, déjà, elle innovait en proposant un produit allant plus loin que les NUC puisqu’elle n’hésitait pas à embarquer des processeurs Core du i3 au i7 alors qu’Intel ne dépassait pas les Core i5 dans ses propres MiniPC. Cette volonté de proposer des solutions tirant partie de toutes les ressources disponibles à sa disposition, la marque la renouvelle avec l’annonce de minimachines Brix 5000U sous processeur AMD Cezanne d’ici la fin de l’année. 

Brix

Les AMD Ryzen retenus proposeront des solutions allant jusqu’aux modèles 8 coeurs et 16 threads en Zen 3 avec un circuit graphique Radeon Vega embarqué. De quoi construire des MiniPC performants et efficaces, d’autant qu’ils seront très bien épaulés.

Les Brix 5000U proposeront en effet de quoi monter jusqu’à 64 Go de DDR4-3200 grâce à deux slots de mémoire SODIMM. Un slot M.2 2280 NVMe PCIe 3.0 X4 sera également de la partie pour monter un SSD très rapide. Comme souvent avec ce type de machine, elles seront divisées en deux gammes. La première ne proposera qu’un stockage sous forme d’un slot M.2 pour un encombrement de 13.9 cm de large sur 13.4 cm de profondeur et 4.4 cm d’épaisseur. L’autre, légèrement plus épaisse, proposera un emplacement 2.5″ SATA supplémentaire.

BrixLa version ave emplacement 2.5″

A l’intérieur de l’engin, un second slot M.2 embarquera une solution Wifi6E et Bluetooth 5. Le reste de la connectique est très impressionnant avec la possibilité de piloter jusqu’à 4 affichages en simultané. Deux ports HDMI sont visibles en plus d’un Mini DisplayPort et d’un port USB Type-C avec prise en charge vidéo. Un second port USB Type-C non détaillé est également de la partie entouré par 5 ports USB 3.2 Type-A et un port jack audio 3.5 mm.

BrixLa version M.2 uniquement 

Enfin, un port Ethernet 2.5 Gigabit sera présent en plus de possibilités d’extensions supplémentaires offertes par la marque. Il sera par exemple possible de profiter d’un port série RS-232, d’un second port Ethernet ou de rajouter 2 slots M.2 2280 supplémentaires à l’engin. 

Comme d’autres marques, Gigabyte vise deux marchés différents avec une seule machine en jouant sur ces options “sur mesures”. Cela permet de limiter les coûts de développement et d’optimiser les tarifs. Un Brix 5000U de ce type peut aussi bien intéresser un particulier qui recherche une minimachine performante et efficace qu’une entreprise qui cherche à proposer des solutions d’affichage numérique. 

Brix

Gigabyte promet un Brix 5000U très silencieux en veiller et relativement peu bruyant au maximum de ses capacités

Prometteur, cet engin sera proposé au quatrième trimestre à des tarifs encore inconnus. Difficile, en ce moment, de se prononcer sur les dates et les prix pour les constructeurs. Les pénuries de  composants sont toujours présentes et certains éléments fluctuent fortement d’une semaine sur l’autre. Nous devrions avoir plus d’informations d’ici la rentrée scolaire, je suppose…

Gigabyte annonce des Brix 5000U sous Ryzen Zen3 pour la fin de l’année © MiniMachines.net. 2021.

ECS Liva Q3 Plus : un minuscule PC sous Ryzen V1605B

Je plaisante évidemment et je ne devrais pas parce que ce n’est pas si drôle finalement. Le ECS Liva Q3 Plus utilise bien un processeur AMD Ryzen Embedded mais c’est son seul rapport avec la console mobile qui a annoncé la fin de son aventure il y a quinze jours

ECS LIVA

Non, le ECS Liva Q3 Plus fait partie d’une désormais assez grande famille de machines ultra compactes que la marque propose depuis 2014. Je désespérais de voir les puces Ryzen Embedded V1000 débarquer dans un produit grand public et c’est désormais chose faite. Evidemment, la solution de ECS ne sera pas aussi commune que les propositions d’un Asus ou un Acer sur le marché mais cela reste une belle avancée après les années de silence autour de ces pourtant excellentes solutions d’AMD.

2021-06-03 00_18_11

Des comparaisons subtiles de performances : face à un Core i5-7200U

Ne croyez pas que les puces Embedded V1000 soient un échec pour autant, AMD en vend pas mal mais leur destination est quasi entièrement tournée vers le monde industriel. Aucune vraie création à vocation commerciale traditionnelle n’a été recensée par mes attentives petites antennes jusqu’à aujourd’hui. 

Le ECS Liva Q3 va donc réparer cette injustice en proposant deux APU AMD de cette gamme. Le R1505G d’une part, une puce un poil moins intéressante pour un usage de MiniPC. Et le surprenant Ryzen Embedded V1605B de l’autre. Pourquoi surprenant ? Parce que la puce développe dans un TDP de 15 watts d’assez belles performances. 

Accompagné par 4 à 8 Go de mémoire vice en DDR4-2400 et de 64 à 128 Go de stockage eMMC installés et soudés, ce processeur délivrera de solides performances multimédia. J’en veux pour preuve cette démo de la Smach Z justement, qui montrait les capacités de la petite puce sous divers jeux. Avec un lecteur de cartes MicroSDXC pouvant accueillir des solutions jusqu’à 1To, la minimachine allie extrême compacité et performances dans ce tout petit boitier.

L’objet mesure 7.3 cm de large comme de profondeur pour 5.3 cm d’épaisseur, suffisamment de place pour proposer une sortie HDMI 2.0, un Mini DisplayPort 1.4, un port Ethernet, deux USB 3.2 Gen 2 Type-A et un USB 2.0. Le ECS Liva Q3 est alimenté en 12V et 3A.

Pas de date, pas de prix non plus. Cette annonce de la marque lors du Computex 2021 sera sans doute suivie de quelques détails supplémentaires. C’est un engin assez intéressant pour des usages multimédia et de jeu. La faible quantité de stockage et le recours à un eMMC n’est évidemment pas une bonne nouvelle pour des titres PC récents mais avec un bon prix, cet engin pourrait être une excellente machine de retrogaming, de streaming ludique et de lecture audio/vidéo à coller sous un téléviseur.

 

ECS Liva Q3 Plus : un minuscule PC sous Ryzen V1605B © MiniMachines.net. 2021.

AMD Advantage : la plateforme bonus de la marque

Nvidia a lancé Max-Q, Intel a son Project Evo, AMD a désormais l’AMD Advantage. L’idée est toujours la même, à mi chemin entre opération marketing et enveloppe technique, proposer un repère permettant au client d’être sûr de ce qu’il achète.

L’AMD Advantage mélange d’ailleurs un peu des deux autres projets de ce type, AMD a pris chez Nvdia comme chez Intel, ce qui est logique puisque la marque propose et des processeurs et des circuits graphiques. 

La plateforme propose un minimum garanti pour le client d’une solution AMD : un certain niveau d’autonomie, une garantie de qualité d’affichage, des normes de chauffe ou de réactivité. L’idée est toujours la même, espérer que cela serve de repère au client final pour qu’il repère et choisisse cette plateforme plutôt qu’une autre et cela avant même de s’intéresser à une marque spécifique. Intel a été un des pionniers de ce genre de développement technico/marketing en informatique mobile avec la plateforme Centrino au début des années 2000. Promue par une énorme campagne publicitaire en partenariat avec différentes marques, Centrino a assuré à Intel une visibilité énorme sur le marché. En magasin, cela s’est traduit par une arrivée massive de clients qui voulaient avant tout “un portable Centrino”. L’étiquette avait un effet rassurant et déclenchait l’achat, ce qui était tout l’objectif de la création de ce label.

En 2021, l’AMD Advantage jouera le même rôle, l’idée étant de compter que l’expertise partagée par les sites web ou le  “copain-qui-s’y-connait” et qui va dire “prenez telle ou telle plateforme” quand on lui posera la question de qu’est ce qu’il faut acheter ?

2021-06-02 13_50_48

La grosse différence entre AMD Advantage et la plateforme technique EVO d’Intel, c’est la très claire spécialisation d’AMD vers les machines de jeu. L’ensemble des éléments garantis par la solution concernent le loisir et non pas d’autres postes. Cela a quelques effets de bord sur l’ensemble de la machine mais la cible est clairement le “gamer”. Tous les postes classiques d’un PC mobile sont pris en compte : son affichage bien sûr, mais également sa réactivité, sa connectique, sa chauffe, sa puissance, son autonomie, le bruit qu’il génère et ses composants.

2021-06-02 13_51_18

Premier point, la plateforme est 100% AMD. Pour  obtenir le label, il faut avoir un processeur et une solution graphique de la marque et utiliser ses pilotes. Il n’est pas possible d’avoir une solution Nvidia qui soit compatible avec le label. C’est à la fois la force et la faiblesse d’AMD sur ce poste. La force car la marque va pouvoir proposer un ensemble qu’il maitrisera de bout en bout, ce qui permettra des optimisations maitrisées. La faiblesse parce que Intel et Nvidia vont pouvoir joindre toutes leurs forces dans la bataille. Des forces techniques en faisant coexister la solution technique EVO avec Max-Q. Et des forces marketing en juxtaposant leurs campagnes de pub.

D’un point de vue technique, AMD avance déjà que la conjugaison des différents éléments donne d’excellents résultats. Une plateforme Ryzen + Radeon RX 6000M donnera de meilleures performances qu’une plateforme Intel + Radeon RX 6000M. La technologie AMD Smartshift permettant de trouver le meilleur résultat possible dans l’emploi des deux puces AMD. L’emploi du système Smart Access Memory fonctionne de la même manière avec une synergie des différents composants de la marque. Au final, ce sont des performances en plus pour l’utilisateur qui sont garanties par la plateforme.

2021-06-02 13_51_42

D’autres points techniques sont soulevés avec, en particulier, un accent mis sur l’affichage. On retrouve l’évidente technologie Freesync de la marque mais également des garanties de rafraichissement, de latence, de luminosité, de technologie de dalle et même de garanties colorimétriques.

2021-06-02 13_51_55

AMD Advantage garantit également d’autres postes. Certains sont des évidences comme l’emploi d’un stockage de type SSD PCIe NVMe. On imagine mal une machine gaming haut de gamme en 2021 qui sorte en SATA… D’autres sont des promesses plus intéressantes comme une garantie d’efficacité du refroidissement. Le clavier des machines ne devant, par exemple, jamais dépasser les 40°C en jeu, du moins sur les touches ZQSD… Autre point, une garantie de 10 heures d’autonomie sur batterie mais attention, uniquement en lecture vidéo et non pas en lançant un jeu 3D exigeant…

Au final, AMD Advantage annonce des éléments intéressants pour les joueurs : la garantie d’une plateforme capable de proposer une excellente jouabilité, de bons affichages, une réactivité convaincante et d’autres éléments techniques. Mais c’est clairement plus une boussole pour l’acheteur qu’un élément qui révolutionnera leur expérience. Depuis quelques trimestres déjà, les machines susceptibles de recevoir les solution Radeon RX 6000M, sont pourvues de composants au niveau. On a déjà parlé du SSD NVMe qui est devenu la norme mais d’autres postes sont également de plus en plus communs comme les écrans à haut rafraichissement ou les dalles proposant une colorimétrie calibrée en usine.

La grosse difficulté pour AMD sur cette plateforme technique face à Intel et son EVO est son manque de services extérieurs au duo processeur/circuit graphique. Là où Intel promet des éléments comme le Thunderbolt, le Wifi6 et bientôt de la 5G… En plus des fonctions graphiques proposées par le Max-Q de Nvidia, AMD a bien du mal à trouver des alternatives.

AMD Advantage : la plateforme bonus de la marque © MiniMachines.net. 2021.

Le microcontrôleur Raspberry Pi RP2040 dispo à 1 dollar

L’arrivée du Raspberry Pi Pico sous RP2040 a été une explosion. Dès sa sortie, des tonnes de solutions l’employant ont été annoncées. Des fabricants variés, de Pimonori à Arduino, ont indiqué travailler à la création de solutions équipées de cette puce. Le gros point fort du RP2040 étant la stabilité annoncée par la fondation. Le prix de la puce en elle même n’entrant pas vraiment en ligne de compte avec un déploiement clairement orienté vers les particuliers.

Raspberry Pi Pico

Le Raspberry Pi Pico

Aujourd’hui, les choses évoluent, la fondation annonce sur son blog que la RP2040 est désormais disponible à l’achat à 1$. La petite puce toute seule va pouvoir être achetée par des industriels aussi bien que des particuliers, pour être intégrée dans tout type de montage ayant besoin d’un micro contrôleur. Elle est disponible au format QFN56 dans un format minuscule de 7 x 7 mm. Ces dernières années, de nombreux sites permettant de fabriquer ses propres circuits imprimés pour une bouchée de pain sont apparus sur la toile et un électronicien en herbe peut commander en quelques clics des cartes qui seront livrées dans la foulée par courrier. 

2021-06-02 12_39_01Le Raspberry RP2040

Avec l’arrivée de RP2040 à 1$ pièce, il n’est pas difficile de prédire le second bang de la montée en puissance de la plateforme. Les usages sont infinis et ce type de microcontrôleur devrait connaitre un succès incroyable chez tous les hobbyistes. On peut tout construire avec ce type de puce et on devrait voir des tonnes de documentations et produits l’exploitant. Aussi bien des solutions amusantes pour piloter divers projets que des créations destinées à remplacer des produits existants qui tombent en panne. Le RP2040 va permettre de construire et de reconstruire des tonnes de choses à l’avenir grâce à cette disponibilité particulière.

2021-06-02 12_35_37

D’un point de vue technique, la puce ne change pas. C’est la même que celle de la solution RP2040. Il s’agit d’un SoC gravé en 40 nanomètres avec deux coeurs ARM Cortex-M0+ à 133 MHz et 264 Ko de mémoire flash, ce qui est énorme, une Arduino Léonardo par exemple, n’embarque que 32 Ko de stockage, cela permet énormément de choses d’un point de vue programmation.

Raspberry Pi Pico

La puce dispose d’un USB 1.1, d’un UART et de quelques entrées et sorties programmables. Tout ce que peux faire un Pi Pico sera accessible à cette solution pour peu que vous la câbliez correctement.

RP2040

Le packaging des puces sur rouleau

Vous voulez construire une fusée et savoir où elle va se poser avec une estimation en direct par rapport à son comportement une fois son parachute déployé ? Cela existe déjà avec un Pi Pico. Vous voulez construire un streamdeck ou un clavier sur mesures, le RP2040 pourra être directement intégré au PCB nécessaire.

De nombreux projets amateurs vont pouvoir  être “industrialisés”. C’est une bien grand mot mais un électronicien qui développe, par exemple, une carte capable de piloter des servo-moteurs via un système LIDAR pour l’intégrer à une voiture radio commandée ou un type qui propose un circuit capable de remplacer l’électronique de toute une gamme de lave-vaisselles problématiques, celui là pourra faire réaliser 50 ou 100 PCB et les proposer à la vente avec les RP2040 préinstallés ou à clipser sur un support. Les industriels vont également pouvoir s’emparer du produit et proposer des solutions plus ouvertes et programmables.

Cette petite puce n’a pas fini de faire parler d’elle.

Le microcontrôleur Raspberry Pi RP2040 dispo à 1 dollar © MiniMachines.net. 2021.

AMD Radeon RX 6000M : enfin du RDNA 2 mobile

La nouvelle gamme de circuit graphique d’AMD se veut autrement plus puissante que la précédente. La marque annonce que les premiers portables de ses partenaires qui profiteront des Radeon RX 6000M sous RDNA 2 seront jusqu’à 1.5 fois plus performants que les modèles précédents. Un joli bond en avant pour un secteur qui ne connait pas la crise. Le rendement des machines, leur efficacité, serait 1.77 fois plus performant.

Radeon RX 6000M

Si le marché des cartes graphiques est très problématique en ce moment avec des pénuries massives et des prix qui se sont envolés. Celui des ordinateurs portables gaming est paradoxalement moins impacté. Le secteur reste en croissance et l’arrivée de nouvelles solutions Radeon RX 6000M devrait encore le fluidifier.

Radeon RX 6000M

Disponible dès ce mois ci, la première gamme de portables Radeon RX 6000M devrait être signée par Lenovo, Asus, HP et MSI. Trois premières solutions Radeon RX 6000M sont annoncées. Les machines visées ne seront, à priori, pas des ultraportables au vu des consommations demandées par les puces. 

2021-06-01 20_34_32

Première puce de la gamme, le modèle Radeon RX 6800M proposera 40 Compute Units, 12 Go de GDDR6, une fréquence de 2300 MHz pour… 145 Watts de TDP et une interface mémoire de 192-bit pour 96 Mo d’Infinity Cache. C’est clairement un modèle très haut de gamme dont les tarifs devraient être élevés. Son intégration ne concernera pas, à priori, les portables milieu de gamme mais des machines très performantes et sans concessions sur aucun poste.

2021-06-01 20_34_43

La promesse d’AMD est semblable à celle d’un Nvidia lors de la sortie des RTX 30×0. La Radeon RX 6800M promet du jeu en 1440p en toute fluidité. Evidemment, il faut faire attention aux petits détails de la présentation de ce tableau. Si AMD intitule celui-ci “Time for an upgrade”, c’est parce que les chiffres annoncés sont ceux d’un PC portable de 2019 sous la précédente génération de puces Nvidia : les RTX 2070. Cela met un peu de perspectives sur le gain véritablement obtenu.

2021-06-01 20_34_52

Cela dit, les performances annoncées en jeu sont excellentes avec des titres récents tous au dessus des 130 images par seconde en 1440P avec tous les détails graphiques au maximum. 

2021-06-01 20_35_02

Face à une gamme Nvidia plus récente, les performances sont moins flatteuses mais restent excellentes. On appréciera les colonnes trois et quatre qui présentent un résultat inférieur aux RTX 3080 sous la forme d’un tableau que l’on pourrait qualifier de très avantageux graphiquement parlant.

2021-06-01 20_35_15

Un point important, on y reviendra plus bas, est la performance déployée en mobilité par les puces d’AMD. La gamme Radeon RX 6000M promet une meilleure performance en jeu mobile. Cela se retrouve avec ce tableau qui montre que le modèle haut de gamme d’AMD écrase le modèle haut de gamme Nvidia sur cet usage. Mais je ne sais pas si c’est vraiment un point positif au final.

Radeon RX 6000M

La puce suivante est la Radeon RX 6700M avec 36 Compute Units, 10 Go de GDDR6, une fréquence de 2300 MHz pour 135 Watts de TDP et une interface mémoire 160-bit avec 80 Mo d’Infinity Cache.

Elle promet la même chose que la 6800M dans une moindre qualité graphique. Si le 1440P est tenu, les détails graphiques sont un cran en dessous avec un réglage sur “High” et non plus sur “Max”. Le reste des fonctions annoncées est identique.

Radeon RX 6000M
L’entrée de gamme sera le Radeon RX 6600M, une solution qui embarquera pas moins de 28 Compute Units associés à 8 Go de GDDR6. Sa fréquence de jeu sera de 2177 MHz pour un TDP de… 100 watts. La puce tournera sur une interface mémoire 128-bit avec 32 Mo d’Infinity Cache.

On passe ici au FullHD jouable tous détails à fond, avec des résultats un peu moins glorieux sur certains titres mais toujours jouables sans aucun soucis.

Cette puce sera capable d’encaisser les demandes des derniers jeux les plus gourmands du marché en FullHD tous détails à fond. AMD la compare à la RTX 3060 et, effectivement, elle devrait se positionner sur le même créneau de machines. 

Radeon RX 6000M

Les caractéristiques de ces trois puces sont impressionnantes et les TDP… très élevés. AMD annonce que ces puces proposent un meilleur rendement que les précédentes solutions de la marque. La série Radeon RX 6000M pourra offrir les mêmes performances que l’ancienne génération en consommant 43% de ressources en moins.  Un élément rassurant mais qu’il faut mettre en perspective des usages réels des machines. Ce que veut dire AMD par ce gain en rendement, c’est qu’un utilisateur qui emploie une solution graphique RDNA de première génération et qui obtient un affichage en FullHD à 100 images par seconde pour 100 Watts de TDP, celui là pourrait, dans le même jeu, ne consommer que 57 watts pour le même résultat en RDNA 2.

Sur le papier, c’est absolument formidable mais en pratique je doute que l’utilisateur le vive de la même façon. Qui va limiter exprès son processeur graphique pour consommer moins d’énergie ? Ce serait évidemment la bonne démarche mais je doute que beaucoup d’utilisateurs mettent les mains dans le cambouis pour limiter volontairement les performances de leurs puces. La carte RDNA 2 restera donc à 100 watts de TDP, affichera plus d’images par seconde, proposera plus de détails graphiques et donnera plus de satisfaction au joueur pour toujours la même autonomie.

C’est ce qui me fait peur avec le tableau sur la meilleure performance en mobilité annoncé par la puce face à Nvidia. Si cette meilleure performance en mobilité est aussi visible, le tableau est clairement à l’avantage d’AMD, c’est peut être parce que la marque ne fait aucun contrôle de la dépense énergétique de sa puce. En mobilité, je préfère un titre juste fluide et jouable à un titre qui tournera à 150 images/seconde avec tous détails à fond. Je préfère que le système ne dépense pas un watts de superflu quitte à limiter le nombre d’image/seconde à un chiffre optimal. Quitte à oublier un lissage ou un anti crénelage quelconque. Je suis sur une batterie et si je veux pouvoir jouer plus d’une demie heure, je préfère que ma carte graphique et mon processeur limitent clairement leurs dépenses énergétiques plutôt que de m’afficher plus d’images. Il faudra donc tester les puces en situation pour voir d’où vient cette suprématie de performances en mobilité. Je pense qu’il n’y a pas de miracles et qui dit performances dans ce milieu dit dépenses en watts.

Les solutions Radeon RX 6000M apporteront évidemment les bénéfices de l’architecture d’AMD avec une gestion du Ray Tracing, le Smart Access Memory et la technologie Smartshift qui optimisera au mieux le TDP des engins en concertation avec la puce AMD embarquée. En laissant faire le système, AMD assure un excellent rendement des portables équipés avec une optimisation très équilibrée des différents composants en mode batterie. Une promesse qu’on a bien entendu envie de croire mais qu’il faudra juger sur pièces… tout comme le comportement de ces engins en terme de refroidissement. 

La série de slides présentant les performances des puces est à prendre avec tout le recul habituel. AMD mélangeant habilement différentes générations de puces Nvidia concurrentes au fur et à mesure que les slides s’enchainent. Dans l’absolu, le message est clair : AMD est aussi bon, voir au dessus de ce que Nvidia propose. En pratique, il faudra voir si ces annonces sont réelles et surtout si le jeu en vaut la chandelle. Si AMD est plus pertinent que Nvidia sur une machine mobile tous postes confondus, aussi bien en terme de performances brutes que d’autonomie, de bruit et de chaleur dégagée.

AMD Radeon RX 6000M : enfin du RDNA 2 mobile © MiniMachines.net. 2021.

Acer SpatialLabs : un écran stéréoscopique qui fonctionne

Cela fait des années qu’on me propose de tester des solutions d’affichage stéréoscopique, des solutions permettant de voir en relief. Le nouveau portable Acer ConceptD embarque une technologie SpatialLabs qui le propose. Assez dubitatif au départ, j’ai vraimenté été soufflé par le résultat. C’est le premier écran de ce type qui a vraiment fonctionné avec mon cerveau. Sans provoquer de gène ou de malaise, nativement et naturellement. Et c’est hyper impressionnant.

Des écrans multiples couches, des solutions avec des lunettes, des écrans pyramidaux, des dalles qu’il fallait regarder bien en face sans bouger d’un millimètre, des solutions 3D natives qui affichaient des “hologrammes” délavés… Des solutions d’affichage 3D, j’en ai vu défiler des dizaines au fil des années. Des prototypes de toutes tailles qui visaient aussi bien les pros que les particuliers. Et jamais, jamais cela ne m’a paru vraiment convaincant. Trop contraignant, trop compliqué, trop gros ou tout simplement non fonctionnel. La dernière techno en date dans ce sens, c’est le Spatial Reality Display de Sony sorti en 2020 et illustré ci-dessus. Et c’est pas vraiment quelque chose de très exploitable. L’écran de 15.6″ seul coûte 6650$, demande une distance de visionnage précise et pèse seul 4.9 Kg. Il reprend peu ou prou la même techno que la solution d’Acer.

Ce nouveau prototype de ConceptD avec affichage SpatialLabs est très différent des solutions plus anciennes. C’est efficace, intégrable dans un portable standard, cela fonctionne sans accessoires et c’est vraiment, vraiment impressionnant. Le principe même de son fonctionnement rend le partage de cette impression 3D impossible. Je ne peux pas photographier son écran et retranscrire ce qu’il provoque sur ma vision. Pour tenter d’expliquer comment cela fonctionne, il va falloir fouiller un peu vos souvenirs.

2021-06-01 14_10_22

Source : fr.science-questions.org

Vous vous souvenez des petites cartes à collectionner imprimées avec un léger relief ondulé qui permettait, quand on les faisait bouger légèrement, de faire défiler des images animées ? Ces cartes comportaient sur leur relief une impression différente et, suivant leur orientation, elles frappaient l’oeil tour à tour. Créant cette impression d’animation.

2021-06-01 14_10_41Source : fr.science-questions.org

Cette impression utilise un principe de feuille lenticulaire qui va permettre de proposer une image différente suivant l’angle d’observation. C’est simple et pas cher à fabriquer, votre oeil perçoit par ce simple “tour” optique une image différente suivant l’angle de la carte. Un bout de plastique, une impression unique et le tour est joué.

Sur un écran de PC, c’est un poil plus compliqué. Impossible de positionner un écran avec une lentille en épaisseur par dessus l’image et même si on faisait une telle concession sur la dalle cela ne donnerait qu’un affichage limité sans poser forcément de relief dans l’image. Le gros avantage de l’affichage d’un écran, c’est qu’il est capable d’afficher plusieurs images par seconde. 

2021-06-01 13_55_40

 

La solution trouvée par Acer et SpatialLabs sur ce portable ConceptD est donc différente. Si l’idée de base est la même, proposer une image différente suivant l’orientation de votre vision, le fonctionnement est autrement complexe. Dans le haut de l’écran, un système de tracking est intégré. Il identifie votre visage1 puis vos yeux afin d’adapter l’affichage en conséquence. Sur la dalle, on retrouve une technologie UltraHD tout à fait classique recouverte d’une lentille à cristaux liquides. C’est l’ensemble des deux éléments qui permet de proposer cette impression stéréoscopique. Votre regard dicte l’affichage des données en temps réel. Si vous déplacez votre tête sur le côté, le logiciel ajuste l’affichage tout en modifiant la lentille pour adapter chaque image à un rendu 3D. A un rythme très rapide, une triangulation est opérée par rapport à vos yeux et l’image projetée ensuite correspond exactement à ce que vous êtes censé voir pour avoir cette immersion 3D stéréoscopique.

SpatialLabs

Cela demande évidemment beaucoup de ressources en terme de calcul car il faut fabriquer l’image 3D en temps réel pour tenir compte du positionnement exact de l’utilisateur. A l’intérieur de ce prototype de ConceptD, on retrouve donc un équipement haut de gamme Intel avec une solution Nvidia Quadro en charge des calculs de rendu.

SpatialLabs

Le résultat de tout ce processus est véritablement bluffant. Loin des rendus médiocres proposées par les télé 3D ou les solutions des prototypes passés. Les images sortent de l’écran. Un astronaute flotte littéralement au dessus du clavier et le cerveau gobe ce tour de passe passe de manière dynamique. Les impressions de profondeurs sont très étonnantes et chaque démonstration proposée par Acer enfonce le clou.

Une petite séance “cinéma” avec un film qui vient vous bousculer et des personnages qu’on s’attend à voir surgir du cadre. Une logiciel de rendu en temps réel qui permet de se déplacer dans un appartement avec une vraie impression de profondeur. Un objet que l’on peut déplacer, examiner, zoomer avec cette étrange impression qu’il est physiquement présent devant vous. La qualité des textures et le rendu en temps réel des ombrages étant encore plus convaincant que d’habitude. Le plus étonnant étant une session de jeu dans un FPS où on peut lever la tête pour voir par dessus l’épaule de la personne devant soit afin d’identifier les dangers et même voir l’arme qu’il utilise. On lève la tête et on observe ce que l’autre personnage a devant lui ou dans les mains, on baisse la tête et on se remet “à couvert” derrière son dos. C’est vraiment bluffant.

Ce ConceptD est pour le moment un prototype et l’engin ne sera pas grand public. Les ressources nécessaires et l’implantation de la technologie SpatialLabs sont hors de prix pour un particulier. Mais, pour un pro, c’est un élément très intéressant pour le futur. Un designer pourra véritablement voir son produit sortir de l’écran sous ses yeux. Evaluer la pertinence d’un changement d’épaisseur, de forme et même de couleur sur l’ensemble de sa création. Le gros avantage étant de ne pas a avoir à chausser de lunettes pour profiter de cette expérience. Le lancement du logiciel SpatialLabs suffit à basculer la machine en mode “3D” sans aucun équipement. Un architecte peut ainsi proposer une vision stéréoscopique de son projet à la volée à ses clients qui vont pouvoir se déplacer dedans avec une vraie sensation d’espace et de profondeur. Le logiciel de SpatialLabs est capable de prendre en charge des rendus en temps réel dans les logiciels de création 3D les plus connus du marché : Fusion 360, Maya, Unreal Engine et bien d’autres sont ainsi nativement supportés. Un clic permet de basculer d’un rendu de conception à un objet qui flotte dans l’espace.

SpatialLabs

Evidemment ce type de solution ne fonctionnera pas sur un téléviseur, je doute même de sa pertinence sur un écran trop grand. Le logiciel demande trop de ressources et reste mono utilisateur. Mais c’est la première fois que je vois réellement quelque chose de convaincant de ce genre.

Acer semble y croire, la société a racheté la startup SpatialLabs après des années de financement et de collaboration. Elle intègre désormais ses technologies dans son univers dédié à la création qu’est ConceptD. Nul doute qu’une telle spécialisation d’un ordinateur portable sera chère et orientée pro mais sans aucune concurrence, elle pourrait amener Acer à trouver ses marques sur de nouveaux marchés.

Si jamais on vous propose un jour d’essayer cette technologie, n’hésitez pas, c’est vraiment une expérience étonnante.

Acer SpatialLabs : un écran stéréoscopique qui fonctionne © MiniMachines.net. 2021.

Samsung Galaxy Tab S7 FE : une tablette Android 12.4″ sous Snapdragon 750G

Avec la Galaxy Tab S7 FE Samsung met les petits plats dans les grands. La belle diagonale de 12.4″ de l’engin affiche une dalle IPS en 2560 x 1600 pixels pilotée par un SoC ARM Snapdragon 750G de Qualcomm épaulé par 4 Go de mémoire vive et 64 Go de stockage. Problème, une page web du site Allemand de Samsung la proposait à un prix public de 649€. 

Galaxy Tab S7 FE

La page a depuis été retirée du site, il faut dire que la Galaxy Tab S7 FE n’a pas été officiellement annoncée par Samsung. Ce positionnement tarifaire place cependant la nouvelle venue au dessus de la Galaxy Tab S7 de 11″ avec un affichage plus efficace, plus de mémoire, de stockage et un SoC plus rapide. Il est donc possible que le vrai lancement révise son prix quelque peu à la baisse.

Galaxy Tab S7 FE

Ce qui serait une excellente nouvelle car la Galaxy Tab S7 FE est très intéressante dans son fonctionnement. elle est livrée avec un clavier-cover et un stylet S-Pen actif qui ouvrent beaucoup d’usages différents autour de cette grande diagonale.

Galaxy Tab S7 FE

On retrouve à son bord un double capteur avec une solution 8 mégapixels au dos  proposant un autofocus et un 5 Mégapixels à focale fixe en façade. Un lecteur de cartes MicroSDXC compatible avec les solutions de 1 To est disponible ainsi qu’un USB 3.2 Gen1 Type-C. La solution propose un module Wifi5 et du Bluetooth 4.01, un GPS ainsi qu’une solution 4G et 5G intégrée. 

L’autonomie annoncée est de 13 heures en lecture vidéo et 12 heures en surf que ce soit en Wifi ou en 4G. La batterie 10090 mAh intégrée par Samsung apportant suffisamment d’énergie au dispositif pour tenir toute une journée classique.

Source : WinFuture, xda-developers et Liliputing

Samsung Galaxy Tab S7 FE : une tablette Android 12.4″ sous Snapdragon 750G © MiniMachines.net. 2021.

Intel annonce le NUC Beast Canyon ou NUC 11 Extreme

La gamme Next Unit of Computing s’agrandit encore, avec un nouveau format plus proche du grille pain que de la petite pile de boitier de CD. Le NUC 11 Extreme est le successeur du Ghost Canyon ou NUC 9 Extreme. Il embarquera une puce Intel Tiger Lake-H et pourra prendre en charge les circuits graphiques externes classiques.

NUC 11 Extreme

C’est un des points les plus importants mis en avant par le fondeur. Le boitier est certes plus large qu’auparavant avec un encombrement de 8 litres mais il est désormais capable de prendre en charge des cartes graphiques de taille standard, même dans les formats les plus longs. Une différence majeure avec le NUC 9 Extreme qui devait limiter sa compatibilité avec les modèles les plus longs du marché. Modèles qui ont tendance à prendre de plus en plus de volume avec les dernières générations de puces graphiques.

Evidemment, cela jouera en sa défaveur d’un point de vue compacité, le NUC 11 Extreme est plus haut, plus large et plus profond que les modèles classiques et même que les modèles gaming de la marque. Cette branche particulière de la gamme NUC répond sans aucun doute à des demandes spécifiques du marché. La clientèle d’Intel sur ce segment étant attachée à une recherche de performances sans trop de compromis.

NUC Ghost Canyon

Le NUC 9 Extreme

La machine emploie toutefois la plateforme Intel NUC Compute Element, ces cartes d’extensions qui contiennent la partie “logique” de l’engin. Processeur soudé à un PCB particulier mais composants secondaires sur sockets et slots. Il est donc possible, voir  très probable, que les propriétaires de solutions NUC 9 puissent faire évoluer leur machine en NUC 11 Extreme.

On n’a pas encore le détail officiel de tous les processeurs accessibles à ces nouvelles solutions, les Tiger Lake-H sont assez variés et il est possible qu’Intel vise large sur ces gammes pour répondre à toutes les demandes. On sait déjà que les puces Intel Core i5, i7 et i9 seront de la partie, de précédentes fuites sur le kit “Driver Bay” qui l’équipe nous laissent entrevoir des engins très complets.

NUC 11 Extreme

Deux slots SoDIMM permettront d’embarquer un maximum de 64 Go de RAM en DDR4-3200. Trois slots M.2 seront disponibles avec un 2280 PCIe NVMe X4 Gen4 et deux slots M.2 2280 NVMe PCIe X4 Gen3 également compatible SATA. Des foncions RAID-0 et RAID-1 seront possibles sur ces SSD qui pourront également embarquer des solutions Intel Optane. L’engin proposera une sortie HDMI 2.0b par défaut, en plus des sorties d’une éventuelle carte graphique indépendante et pourra également compter sur deux ports Thunderbolt 4 qui lui permettront de piloter 3 affichages UltraHD par défaut. 

Suivant les modèles de NUC 11 Extreme, la machine embarquera un Ethernet de 2.5 ou de 10 Gb associé à un Wifi6 Intel AX210 proposant églament du Bluetooth 5.0. Et 6 ports USB 3.1 Gen2 Type-A seront disponibles à l’arrière de la carte et deux ports USB 2.0 et deux USB 3.1 seront disponibles sous format broche sur le NUC Compute Element. On les voit en façade de l’image avec un lecteur de cartes SDXC. 

En compagnie d’une solution graphique externe classique, ces puces devraient faire un excellent travail. Le gros avantage en ce moment de ces solutions “évolutives” étant de pouvoir recycler des cartes plus anciennes en attendant des jours meilleurs sur ce marché.

Dernier détail, Intel a intégré une façade avec des LEDs RGB illuminant son logo “Tête de mort” habituel. Les personnes allergiques à ce type d’affichage pourront tout simplement désactiver l’éclairage pour le voir disparaitre.

Intel annonce le NUC Beast Canyon ou NUC 11 Extreme © MiniMachines.net. 2021.

Core i7-1195G7 et Core i5-1155G7 : deux nouveaux venus chez Intel

Les Core i7-1195G7 et i5-1155G7 profitent du lancement du Computex 2021 pour faire leur apparition au catalogue d’Intel. Ce sont deux puces qui se situent au dessus des propositions précédentes d’Intel. Le Core i5 coiffe le i5-35G7 et le Core i7 passe au dessus de l’actuel 1185-G7 tout en proposant les mêmes bases d’architecture.

Tiger Lake

Cela ressemble donc fortement à des optimisations de processus qui ont permis à Intel de proposer des puces plus hautes en fréquence. Le Core i7-1195G7 est un 4 coeurs et 8 threads fonctionnant de 12 à 28 watts avec une fréquence de base de 2.9 GHz et un boost atteignant le 5 GHz. Il proposera 96 Unités d’Execution à une fréquence maximale de 1.4 GHz et un cache de 12 Mo. Le précédent Core i7-1185G7 propose les mêmes éléments mais ses fréquences vont de 3 à 4.8 GHz pour les coeurs processeur et 1.35 GHz pour la partie graphique Intel Iris Xe.

2021-05-31 14_43_58

Le nouveau Core i5-1154G7 est toujours un 4 coeurs et 8 threads avec le même TDP mais sa fréquence de base est de 2.5 GHz avec un Boost à 4.5 GHz. Son circuit graphique passe à 1.35 GHz. C’est là aussi de légers gains face à la solution précédente qui fonctionnait qui tourne de 2.4 à 4.2 GHz avec un circuit graphique à 1.3 GHz.

2021-05-31 14_25_54

Rien de très innovant donc mais une sympathique évolution des puces qui “promet” de rivaliser avec les solutions 15 watts d’AMD sur  certains postes. Une analyse qu’il faut tempérer par l’enthousiasme sans borne d’Intel à propos de ses puces mais un progrès net par rapport à des solutions comme le Ryzen 7 5800U en 8 coeurs et 16 Threads. On voit également dans l’annonce d’Intel au sujet de son Core i7-1195G7 un gros focus sur la création de contenu avec la mise en avant de ses fonctions d’Intelligence Artificielle et dans le traitement vidéo avec  Intel QuickSync.

Intel Core i7-1195G7

Mais aussi dans le jeu vidéo avec une sélection de titres mettant en avant les qualités des puces Intel. A noter cependant que la marque précise que les plateformes peuvent varier et qu’il est fort possible que certains scores moins flatteurs aient été écartés de cette présentation pour laisser le Core i7 tout à son avantage.

EVO Tiger Lake

Intel mise toujours sur une proposition globale

Les nouveaux venus seront toujours au coeur de la stratégie EVO du fondeur. Chaque acheteur d’un des nombreux ultraportables attendus autour de ces puces, plus de 60 modèles sont attendus pour les vacances chez les principaux fabricants mondiaux que sont Acer, Asus, Lenovo, HP et MSI, pourra compter sur des déploiements dans des plateformes EVO. ce qui signifie une enveloppe de services complets avec la présence de Thunderbolt 4, une autonomie mesurée et autres spécificités comme la biométrie ou la connectivité en Wifi6.

Intel 5G 5000

Intel ajoute d’ailleurs une nouvelle solution de connexion sans fil avec son modem Intel 5G 5000. Une carte M.2 qui offrira une compatibilité avec l’ensemble des réseaux 5G mondiaux1.  Cette nouvelle carte est une vraie touche à tout puisqu’elle annonce une compatibilité totale avec le monde Windows mais également avec Linux et ChromeOS. C’est également un des premiers résultats du travail mené en commun avec Mediatek. Intel n’est en effet pas le fabricant de cette solution ni son développeur. Il ne fait que coller son nom dessus tout en proposant ses technologies et son expertise. Mediatek fabrique donc la partie logicielle de cette offre et le module en lui même est construit  par le Chinois Fibocom.

La carte permettra sans doute de fabriquer plus simplement des machines connectées, capable d’accrocher aussi bien des réseaux 5G que 4G et disposant d’une fonction eSIM. 

Elle permettra également à Intel de disposer d’une solution peu chère à intégrer dans son offre. Le fabricant qui veut construire un ultraportable proposant un bon rapport services/prix aura le choix entre la plateforme Intel qui n’aura pas forcément a rougir devant les performances d’AMD mais qui embarquera d’office des fonctions comme du Thunderbolt 4.0, du Wifi6, devra assumer une autonomie minimale et, pour quelques dollars de plus dans l’équation, proposera de la 5G en plus du reste. Un argument solide sur des engins pensés pour la mobilité avant tout et non pas forcément pour la performance brute.

Core i7-1195G7 et Core i5-1155G7 : deux nouveaux venus chez Intel © MiniMachines.net. 2021.

❌