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Une carte slotRadio sur un BlackBerry (ou pas)

J’ai parlé récemment des cartes Sandisk slotRadio, un format audio bizarre. Pour résumer, Sandisk vendait des cartes microSD qui contenaient de l’audio sous forme de playlist, sans possibilité de choisir le morceau à écouter. Et avec une compatibilité (très) limitée : quelques lecteurs… et des BlackBerry.

Je partais de loin : je ne connais pas bien les BlackBerry, ma compagne en a eu un à une époque et c’est à peu près tout. Et donc Sandisk avait sorti une application pour les BlackBerry, qui permet d’accéder à une carte slotRadio. La société vendait aussi des cartes slotRadio+, qui contenaient de la musique (comme les versions classiques) mais aussi 4 Go d’espace de stockage pour le smartphone.

Oui, j’ai acheté un BlackBerry pour ça

Mon principal problème a été de trouver comment fonctionne une application pour BlackBerry. Pour essayer de faire simple, il y a un fichier .jad qui est une sorte de plan, qui contient la liste des fichiers nécessaires à l’application, les .cod. Après quelques recherches, d’abord sur archive.org, je me rends compte qu’il y a plusieurs applications (en fonction du modèle) et – surtout – que les applications sont encore en ligne. C’est peut-être ce qui m’a le plus étonné : slotRadio a été arrêté en 2012, les BlackBerry sont morts et enterrés (au moins sous la forme originale) et le programme de Sandisk est toujours là.

De fait, il faut se rendre à cette adresse et (en théorie) il est possible d’installer l’application. Mais ça n’a pas marché. Je mets le lien pour un Curve 8530, il y en a d’autres, il faut juste modifier le numéro dans l’URL.

http://mp3support.sandisk.com/SlotRadio/mobile/Verizon/BlackBerry/8530/slotRadio.jad

En réalité, il faut d’abord télécharger le .jad, l’ouvrir avec un éditeur et vérifier combien il y a de .cod. J’ai été bloqué pendant un moment par un truc complètement con (de ma part) : j’ai téléchargé les fichiers slotRadio-1.cob, slotRadio-2.cob (etc., il y en a 11 ici) mais pas le premier, le slotRadio.cob. Oui, j’avais oublié qu’en informatique on commence souvent à zéro (ici, sans numéro, donc).

Une fois les fichiers récupérés, l’installation est triviale : on copie le tout sur la carte microSD (.jad et .cob), on lance l’explorateur de fichiers du BlackBerry et on installe le programme. Pour faire les captures, il y a l’indispensable BBSAK (sous Windows).






A ce moment, j’avais réussi à installer l’application. Le texte qui précède est court, mais ça m’a pris l’équivalent d’une bonne demi-journée de recherches, je pense. Et là, je me suis rendu compte que l’application pour BlackBerry n’accepte que les cartes slotRadio+. La page en anglais n’est plus disponible, mais en gros les cartes slotRadio classiques fonctionnent uniquement dans les lecteurs Sandisk (physiques). Les cartes slotRadio+ (pour BlackBerry), elles, fonctionnent dans les BlackBerry et les lecteurs physiques. Du coup, j’ai un message d’erreur sur le BlackBerry.

Ca ne veut pas

Je ne suis pas allé plus loin, parce que je n’ai tout simplement pas de carte slotRadio+ (et je n’ai pas trouvé de cartes en vente). Mais maintenant, je sais comment installer une application sur un BlackBerry.

Let’s Play Apple Pippin : Shock Wave

Comme nous sommes plus ou moins confinés, j’en profite pour tester quelques jeux Pippin en vidéo, ce que j’avais fait il y a un moment. Cette semaine, Shock Wave, parfois appelé Shockwave Assault.

Shock Wave est un jeu sorti initialement sur la plateforme 3DO en 1994, par Electronic Arts. Il s’agit d’un shoot en 3D, qui use (et abuse) des vidéos en FMV (Full Motion Video). La version Pippin est en théorie uniquement compatible avec la console (j’en reparlerais) mais fonctionne sur Mac en pratique, et – surtout – propose des options très « Mac ». En réalité, c’est un des rares jeux qui propose des options : on peut choisir le nombre de couleurs (milliers – 16 bits -, 256 ou niveaux de gris), la taille de la fenêtre (et les détails) ainsi que quelques options liées au rendu. C’est particulier dans le sens ou le jeu est prévu pour la Pippin (et pas le Mac) donc en théorie ça ne sert à rien. On le verra surtout dans la vidéo, les réglages de base réduisent les performances : le jeu rame énormément et ça ne simplifie pas le gameplay. La seconde partie de la vidéo (vers 15:00) est avec les détails bas et en 256 couleurs et c’est nettement plus fluide.

Les options

L’autre truc, c’est que le jeu propose de sauver et permet même (enfin, semble permettre) de changer le nom du joueur. Mais il n’y a pas de clavier virtuel et j’ai tenté de brancher le clavier officiel de la console ou un clavier ADB sans succès.

Le nom du joueur

Pour le reste, c’est de la 3D pas accélérée du tout du milieu des années nonante, avec des vidéos pas géniales (mais en 480p) d’acteurs américains doublés en japonais. La fenêtre de jeu n’est pas énorme, c’est lent, saccadé et pas très maniable.

La jaquette


Le menu


Un extrait d’une vidéo


Le jeu

Le titre travaille en plein écran et utilise la manette, ce qui est déjà pas mal… mais aussi un souci. Parce que si le trackball de la console est passable, la croix directionnelle est assez horrible à l’usage. Pour les vidéos, on peut trouver le cast sur IMDB. Et donc pour résumer tout ce que j’ai écrit, c’est joli, mais c’est tout.

La manette DualSense de la PlayStation 5 avec iOS 14.5 : vibrations et gyroscope

J’avais parlé de la manette de la PlayStation 5 (la DualSense) quand elle était sortie. Depuis, Apple a ajouté le support dans iOS (à partir de 14.5) et macOS (11.3).

Elle vaut toujours 70 € (les liens financent le blog), se charge en USB-C (câble non fourni) et se connecte en Bluetooth. Pour la relier à un appareil Apple, c’est simple : il faut presser le bouton PlayStation et le bouton de partage (celui à gauche du pavé tactile) pendant quelques secondes. La manette va clignoter et apparaître dans les périphériques Bluetooth.

La manette

La manette fonctionne comme une manette MFi classique, mais elle ajoute tout de même le support des vibrations. C’est une des nouveautés d’iOS 14 : on peut utiliser les vibrations des manettes des consoles, ainsi que le gyroscope (sur les manettes Sony) et même régler la couleur des LED. Du coup, j’ai essayé de trouver des trucs compatibles.

Premièrement, il y a une démo de chez Apple, Playing Haptics on Game Controllers. C’est assez basique, mais fonctionnel. Sur la manette Sony, le « Hit » sur la droite est bizarrement moins fort qu’à gauche.

L’outil Apple

Dans la vidéo d’Apple, il y a Fox 2 (merci @ggete) qui a été modifié pour gérer ça… mais la version disponible chez Apple n’est pas à jour.

Fox 2 n’est pas à jour


Il contrôle la caméra avec le gyroscope

Dans les jeux récents, il y a The Pathless (Apple Arcade). Les vibrations sont assez correctes, on perd certains trucs disponibles sur PlayStation 5, mais ça demeure très bien.

The Pathless

Dans Pocket Rogues: Ultimate (payant), ça doit fonctionner mais je n’ai rien, malgré l’option présente dans les menus. Ca ne fonctionne pas non plus avec une manette DualShock 4, d’ailleurs.

Enfin, Rush Rally 3 (payant). Le jeu prend en charge les vibrations, mais c’est un peu aléatoire. Dans mes premiers essais, je n’avais pas de vibrations avec la DualSense, puis j’ai testé avec la manette de Xbox Series… et ça a fonctionné. Et en rejumelant la manette Sony, les vibrations sont apparues.

Rush Rally 3

Techniquement, iOS supporte aussi normalement le gyroscope de la manette, mais je n’ai pas trouvé d’exemple, en dehors de la vidéo d’Apple.

Passer rapidement de la Xbox à un appareil iOS avec la manette Xbox

Si vous avez une manette Xbox Series (55 €) reliée à un appareil iOS et à une Xbox Series, vous avee peut-être envie de passer rapidement d’un appareil à un autre. Et un responsable de chez Micosoft a donné la solution, simple et rapide.

Si vous êtes sur un appareil iOS, il suffit de presser deux fois le bouton de synchro à l’arrière pour que la manette se connecte à la Xbox (si elle est éteinte, ça va l’allumer).

Le bouton en question

Si vous êtes sur la Xbox, par contre, il faut presser le bouton une ou deux secondes pour forcer le passage sur le dernier appareil jumelé (iPhone, iPad, etc.).

Merci à Colin pour les tests. Attention, ça ne fonctionne que pour passer du mode Xbox au mode Bluetooth. Donc si vous avez un PC avec l’adaptateur sans-fil dédié (qui utilise la même technologie que la Xbox), ça ne fonctionne pas.

La manette Xbox Series X avec iOS 14.5 : vibrations (et batterie USB-C)

Comme pour la manette DualSense de la PlayStation 5, Apple a ajouté la prise en charge de la manette des Xbox Series dans iOS 14.5 et macOS 11.3. J’avais déjà parlé de la manette, mais c’est le moment d’y revenir.

Bon, petit résumé. La manette de Xbox Series est une version (un peu) améliorée de la manette de Xbox One. Elle tient mieux en main, il y a des grips, de l’USB-C, etc. Pour jumeler la manette, en Bluetooth, c’est super simple : il suffit de presser le bouton de synchro placé à l’arrière pendant quelques secondes. Sous iOS (et macOS), elle est reconnue comme un contrôleur compatible et rien à dire, ça fonctionne. Avec iOS 14, Apple avait aussi ajouté le support des vibrations et du gyroscope, et on a évidemment les premières mais pas le second (Microsoft n’aime pas ça). Elle a l’avantage d’être vendu un peu moins cher que les autres, on la trouve facilement pour 55 €.

La manette

Avant de passer à des essais pratiques, un petit truc : Microsoft vend sa manette sans câble USB-C… et avec des piles. Microsoft a une solution, mais c’est en option et introuvable (j’ai attendu un moment) : le kit Play & Charge. Quand il est disponible (rarement), il vaut 23 € et propose une batterie qui se place dans la manette – qui a des broches exprès pour elle – et un câble USB. Il a l’avantage d’être très long (c’est pratique) mais le souci d’être en USB-C d’un côté (la manette) et en USB classique de l’autre. Si vous avez un Mac ou un chargeur USB-C, c’est un peu gênant.

La batterie (on voit la prise dans l’emplacement)

Mise à jour obligatoire

Quand j’ai essayé de la jumeler, c’était assez erratique. Dans les réglages d’iOS, j’ai vu qu’un message me proposait de mettre à jour, et il faut évidemment une console ou un PC. Assez bizarrement, la manette n’a pas été reconnue par ma machine virtuelle Windows 10 et j’ai donc dû sortir un vrai PC, installer l’application Accessoires Xbox (sur le magasin en ligne de Microsoft) et mettre à jour la manette. Ensuite, c’était bon.

iOS prévient


Mise à jour en cours

Dans les jeux, une fois la manette à jour, rien à dire. Ca fonctionne bien et les rares jeux compatibles avec les vibrations (The Pathless sur Apple Arcade ou Rush Rally 3 par exemple) fonctionnent bien. C’est un peu plus rugueux que sur la DualSense de la PlayStation 5 mais les vibrations sont aussi plus fortes.

Rush Rally 3


The Pathless

Un clip « BBC Micro » pour un morceau sur un vinyle

Encore un programme sur un vieux disque des années 80 ? Oui, encore une fois. Cette fois, c’est un clip de Kissing The Pink, pour l’ordinateur BBC Micro B.

Je risque d’en parler plusieurs fois (et on devrait le voir dans un prochain Canard PC Hardware), certains disques des années 80 et 90 contiennent des données pour d’anciens ordinateurs. Pas de vraies pistes de données, mais des informations encodées directement dans la partie audio. Je vous mets des liens vers les précédents sujets.

Camouflage (ZX81)
Camouflage (mais en mieux) (ZX81)
Över Tid Och Rum (Atari 8 bits)
Everybody Loves Urusei Yatsura (ZX Spectrum)
Peace and love, inc. (texte caché)
Inner City Unit (ZX Spectrum)
Plastic Raygun (ZX Spectrum)
Aural Quest (ZX Spectrum)

le BBC Micro B, c’est quoi ? Une série d’ordinateurs de chez Acorn (la société qui a créé le jeu d’instructions ARM) lancée dans les années ’80, et qui visait l’éducation. Il y avait plusieurs modèles (A et B) et pour la petite histoire, c’est cette gamme qui a donné le nom des différents cartes Raspberry Pi. Le BBC Micro B avait un CPU classique (un 6502) et 32 ko de RAM. Il a eu un certain succès au Royaume-Uni et le programme présent sur le vinyle vise donc cette machine.

Le programme se trouve sur l’album The Other Side Of Heaven de Kissing The Pink, dans certaines versions. Pour simplifier les choses (et comme ce n’est pas rare), j’ai commandé la cassette au départ, plutôt que le vinyle. Normalement, avec un lecteur USB, une cassette donne un résultat plus fiable qu’un vinyle pour ce genre de choses. J’ai ensuite acheté le vinyle, je vais expliquer pourquoi.

Le manuel, un peu succinct

Après avoir enregistré le contenu (assez long, environ 7 minutes de données), je suis tombé sur un couac : comment ça marche un BBC Micro B ? J’ai un peu cherché, mais les émulateurs n’acceptent généralement pas le WAV directement, il faut du UEF (un format maison, si j’ai bien compris). Je vous passe les détails de la recherche, mais ce qui marche c’est le programme MakeUEF (v2.3) de Fraser Ross. Je suis passé sous Windows pour la conversion, mais la ligne de commande est simple. Attention, il faut bien utiliser la version “Am” pour charger un WAV. La seule contrainte à prendre en compte, c’est que le programme attend un fichier audio en mono, 8 bits et 44 kHz. Je travaille toujours en mono pour ce genre de choses, mais le 8 bits est plus inhabituel.

MakeUEMAm -i Nom_Du_WAV -p -c

Pas d’erreurs

Ensuite, vous obtiendrez un fichier .uef à charger dans un émulateur.

La partie suivante est un peu compliquée aussi, en tout cas si vous aimez Mac OS X. L’émulateur qui est visiblement celui de référence (BeebEm) existe pour Mac, mais il n’est pas 64 bits et la version de base ne fonctionne pas sur des OS récents. Il faut bien prendre le .dmg donné dans cette page (et utilise macOS Mojave au mieux). Il faut le régler sur le BBC Micro B de base, avec une vitesse de lecture rapide pour la bande et surtout taper quelques commandes avant. Honnêtement, je ne connais pas du tout le BBC Micro B, j’ai juste utilisé les commandes de cette vidéo.

*tape
page=&e00
chain "heaven"

Enfin, le programme doit être joué en même temps que la musique. J’ai donc enregistré le morceau présent sur la cassette audio, pour un petit montage. Mais le morceau est visiblement un remix, donc il n’est pas synchronisé du tout… Du coup, ma première vidéo utilise la version de la cassette, la seconde celle du vinyle. Pour information, Discogs indique 3:54 pour le morceau, mais sur la cassette il fait plutôt ~6:40. Sur le vinyle, j’ai la durée attendu : environ 6:10. Vous trouverez deux versions nettement mieux synchronisées sur YouTube. Une jouée dans un émulateur, une seconde visiblement jouée sur un vrai BBC Micro B. Attention, toutes les versions du vinyle ne contiennent pas le morceau : il faut le 12 pouces.

Les erreurs visuelles à l’écran, c’est normal


Synchronisons la musique


Un petit extrait

La version cassette, mal synchronisée.

La version vinyle, un peu mieux synchronisée.

Partage son écran via iMessage

Récemment, je suis tombé sur une colle : comment prendre la main facilement sur le Mac d’une autre personne pour regarder son écran ? Rien de bizarre ou autre, je devais travailler avec un collègue et vérifier ce qui faisait. Les applications de messagerie le font, mais je n’avais pas envie d’installer Zoom (ou autre). La solution ? Le Partage d’écran de macOS… et iMessage.

J’utilise le Partage d’écran chez moi, mais pour prendre la main sur des Mac visibles sur mon réseau. Et Apple a ajouté une option dans iMessage qui permet de prendre la main sur un Mac d’une autre personne facilement. Et le premier truc à savoir, pas besoin d’aller activer le partage dans les préférences. C’est important : on a souvent besoin de ce genre de trucs avec des gens qui ne connaissent pas bien l’informatique, qui n’ont pas le programme nécessaire, etc. Ici, tout est intégré et simple.

Pour lancer la demande, c’est simple : il suffit de cliquer sur le nom du contact dans iMessage. Vous aurez deux options si la personne est sur Mac : Inviter à partager mon écran et Demander à partager l’écran. Dans les deux cas, la demande va afficher une notification sur le Mac distant, avec la possibilité d’accepter ou de refuser. Et ensuite, le Partage d’écran de macOS se lancera. C’est utilisable sur une ligne VDSL correct (~30 Mb/s en download, 5 Mb/s en upload), un peu lent en ADSL classique (si vous êtes réduit à 1 Mb/s en upload) et il vaut mieux évidemment du (très) haut débit pour un truc fluide. Il existe probablement des systèmes plus efficaces, mais l’avantage ici c’est que tout est intégré à macOS. J’ai caviardé pas mal les captures, parce que j’avais la flemme de faire deux comptes iMessage juste pour quelques images…

La demande


Une notif


Les options


La demande

Big Sur m’a cassé mon réseau Ethernet 10 Gb/s

Chez moi, j’ai un morceau de mon réseau en Ethernet 10 Gb/s. Et c’est une plaie. Pendant un temps (et c’est toujours le cas sur un de mes Mac), impossible d’utiliser AirPlay 2 en Ethernet. Cette fois, la mise à jour 11.3 de Big Sur a rendu inutilisable ma carte.

Petit résumé simple : depuis pas mal de temps (la sortie de l’iMac Pro, en fait), Apple supporte les cartes à base d’Aquantia AQC107. C’est logique : quand Apple met du 10 Gb/s dans un iMac, un Mac Pro ou même un Mac mini (le modèle M1 a enfin l’option), c’est la puce choisie. A la maison, j’en ai une fournie avec une carte mère MSI, qui utilise la bonne puce, le design de référence et qui marchait sur mon Mac mini M1 (et pas sur mon MacBook Pro, d’ailleurs) avec macOS Big Sur. Mais avec la mise à jour 11.3, je me suis rendu compte que la carte n’était plus reconnue. L’identifiant (0x1d6a, 0xd107) est bien dans les pilotes… mais rien. Le pilote ne charge pas. En cherchant, je me suis rendu compte que certains avaient le problème sur Reddit, mais qu’une connaissance équipée d’un Sonnet n’avait pas de soucis.

Les cartes sont proches

J’ai donc démonté mon boîtier Thunderbolt (la plaie) et installé une Sonnet (même puce, même design, identifiant PCI différent – 0x1d6a, 0x87b1 -) et… ça marche. C’est un petit peu énervant de se retrouver avec une carte qui ne marche plus du jour au lendemain, surtout que j’utilise habituellement les deux… Et pour l’utilisateur, c’est un peu un problème d’ailleurs : une carte noname avec la bonne puce vaut 100 €, l’option chez Apple monte à 115 € (ce qui est bizarrement finalement assez correct) et la version Sonnet (identique physiquement) vaut 155 €. Et ne craquez pas pour une Asus et sa robe rouge : la marque a fait un truc qui la rend incompatible avec macOS.

Marche pas


Marche


C’est bon, 10 Gb/s

Une Pippin de développement (Power Player) sur eBay

Un truc assez rare sur eBay : une Pippin de développement. Ce n’est pas réellement un prototype, mais un modèle qui servait à développer les jeux. Elle contient probablement (sans que ce soit certain) une ROM qui permet de démarrage sur un disque dur.

Dans les différences avec une Pippin classique, en dehors des quelques stickers, on peut noter l’absence de marquage sur la face avant (pas de logo Pippin, PowerPC, etc.) et sur l’arrière (pas de numéro de produit). La console, fournie sans manette, est par contre équipée d’une nappe SCSI. Bon, c’est quand même cher.




Imprimer en A4 sur une Image Writer II

J’ai une ImageWriter II depuis un moment, je l’avais fait fonctionner sous Mavericks, en couleur ou en LocalTalk. Mais il me manquait un truc pourtant pratique : un sheet feeder, qui permet d’utiliser du papier classique.

Par défaut, elle utilise du papier listing, et c’est un peu vite énervant. Avec l’adaptateur pour le papier classique (en A4), c’est quand même beaucoup plus simple. J’en ai trouvé un (après quelques années) et j’ai donc testé. Le mode d’emploi est en ligne mais en gros il faut enlever le capot de l’imprimante, placer le sheet feeder au-dessus de la prise (bleue) qui permet de le commander et l’installer.


Dans les trucs à savoir, l’imprimante risque de faire une erreur (la LED rouge clignotante) si vous démarrez sans le capot. Et j’avais un souci avec la mienne, réglé avec un sujet de forum : il faut utiliser le bon capot. En fait, il existe plusieurs imprimantes, qui varient notamment selon la couleur. Et le plus simple est de mettre le capot qui a la couleur de l’imprimante. Dans mon cas, j’avais une imprimante beige/jeune, et un capot grisâtre, et ça posait des soucis. Il y a en effet une petite différence sur les capteurs, il y en a deux dans un cas, et un seul dans l’autre. On voit assez bien sur les photos que l’imprimante n’a pas la même couleur que le boîtier pour les feuilles, d’ailleurs.

On voit bien les différences

L’étape suivante a été de tester. Je ne l’ai pas installée, j’ai juste tenté un self test. Il faut presser form feed (et le garder enfoncé), presser le bouton d’allumage (et le garder enfoncé), relâcher form feed et enfin relâcher le bouton d’allumage. Si tout se passe bien (donc avec des galets en bon état, pas comme moi), la feuille va entrer et l’imprimante va sortir une page de test. J’ai essayé avec un ruban noir et un second en couleur.

Couleur


Noir

Je vous conseille, si jamais vous avez l’idée de faire la même chose, de garder les pièces (comme les capots) pour passer sur du papier listing en cas de besoin.

Aural Quest, un jeux vidéo ZX Spectrum sur un album de musique

On continue avec les programmes cachés dans de vieux albums. Cette fois, c’est Aural Quest, caché sur certaines versions de la cassette d’un album.

Je risque d’en parler plusieurs fois (et on devrait le voir dans un prochain Canard PC Hardware), certains disques des années 80 et 90 contiennent des données pour d’anciens ordinateurs. Pas de vraies pistes de données, mais des informations encodées directement dans la partie audio. Je vous mets des liens vers les précédents sujets.

Camouflage (ZX81)
Camouflage (mais en mieux) (ZX81)
Över Tid Och Rum (Atari 8 bits)
Everybody Loves Urusei Yatsura (ZX Spectrum)
Peace and love, inc. (texte caché)
Inner City Unit (ZX Spectrum)
Plastic Raygun (ZX Spectrum)

L’album en question est Aural Sculpture de The Stranglers. Le jeu (ou plutôt les jeux) se trouvent uniquement sur la version cassette, et uniquement dans certaines éditions. Je me suis fait avoir au départ en commandant une cassette d’origine française, et le jeu n’y est pas. Seon Discogs, il existe quatre éditions, en 1984 et 1987.


Le jeu lui-même est un jeu d’aventure textuel, parfois un peu compliqué. Vous êtes le manager du groupe et il faut taper les bonnes commandes pour avancer. Je vous propose un petit résumé rapide avec les bonnes phrases dans la suite. J’ai toujours un peu de mal avec les jeux qui font mourir le personnage régulièrement, et rien que la première chose à faire, la solution logique implique la mort…

Il existe plusieurs versions de ce jeu, commençons par celle issue de la cassette 40-26220 (pochette noire). Je pensais que ce serait assez simple avec mon lecteur de cassettes USB mais lors de mes premiers essais, ce n’était pas concluant. Je n’arrivais en effet pas à charger le fichier dans l’émulateur (Fuse). Après quelques recherches, je suis tombé sur un script python capable de transformer un fichier WAV en fichier “cassette” avec une bonne correction d’erreurs, ce qui m’a évité les corrections manuelles. Une fois TZXWAV installé, j’ai utilisé cette commande pour générer le fichier. Elle permet de bien gérer les erreurs et d’afficher les problèmes éventuels. Ce n’est pas très rapide mais ça fonctionne.

tzxwav -o AuralQuest.tzx AuralQuest.wav -v -tlow -Thigh -lshort

A noter, on le voit dans la vidéo, que le programme commence par une introduction audio des créateurs. La première vidéo montre juste le chargement du jeu. La seconde, j’ai utilisé un walktrough pour le finir. Le message d’introduction dure environ 45 secondes, le chargement a été accéléré 8x pour rendre ça supportable.

L’ouverture


Le premier écran

Il existe visiblement une seconde version du jeu (sûrement en fonction de l’édition) mais je n’ai pas (encore) trouvé la bonne cassette.

Un prototype de PowerBook G3 Kanga sur eBay

Vu sur eBay, un prototype de PowerBook G3 Kanga. Ce type de PowerBook G3 est un peu particulier : il reprend le design et la carte mère du PowerBook 3400c avec simplement (ou presque) un CPU plus rapide. Ce choix le rend incompatible avec Mac OS X (officiellement).

Ce qui est assez bizarre, c’est que le vendeur a proposé ce modèle avec des photos du Mac allumé (on voit le Finder qui sourit) dans une première annonce avant de le remettre en vente sans les images en question.

Il s’allume


DVT


Un Ethernet rouge



Dans la seconde, on a le même Mac… mais sans l’écran (et en achat direct). On voit aussi que la touche Caps Lock est bloquée, d’ailleurs.

Il s’allume plus ?


Caps Lock bloqué

L’Apple Presentation System, un produit Apple pas vraiment Apple

Dans les années 90, afficher l’image d’un ordinateur sur un téléviseur ou un magnétoscope n’était pas simple. Les téléviseurs n’avaient évidemment pas de VGA, le HDMI n’existait pas et les sorties TV restaient assez rares. Apple a donc lancé l’Apple Presentation System.

C’est un produit particulier dans un sens : il a une boîte Apple, il est compatible avec les appareils d’Apple, mais ce n’est pas un produit Apple. A l’intérieur, on trouve un Focus L•TV Portable Pro, avec la documentation Focus, les pilotes Focus, etc.

La boîte Apple


Le contenu Focus


Le boîtier


Les réglages et sorties vidéo


Les prises DA15


Ce câble a un sens

Mais c’est quoi exactement ? Il s’agit d’un boîtier qui fait office de sortie TV. Il propose une entrée DA15 (Apple), une sortie DA15 (toujours Apple) et deux sorties, composite et S-Video. Il permet donc de convertir le RGB des sorties Apple vers un signal vidéo classique, compréhensible par un téléviseur ou un magnétoscope. Il existe deux versions, une pour les pays qui utilisent le NTSC et une pour les pays en PAL (en gros l’Europe sauf la France). Quand j’ai essayé le mien, sans réglages, c’était… bof. Mais en lisant le manuel, je me suis rendu compte qu’il y a quelques réglages. On peut gérer le niveau vidéo (c’est important), régler la stabilité de l’image et tenter d’améliorer l’image. Il y a aussi la possibilité de gérer l’overscan, mais c’est évidemment inutile en PAL : le boîtier sort du 640 x 480 issu du Macintosh, dans une fenêtre en 720 x 576 dans nos contrées. C’est surtout important en NTSC, si le téléviseur coupe. Pour se donner une idée, quelques captures : le Mac directement, du composite et du S-Video (dans une carte de capture) avant les réglages, les mêmes après.

Une capture directe


Composite


S-Video


Composite


S-Video

J’ai aussi fait une petite vidéo pour montrer ce que ça donne. Même après quelques réglages, ça reste assez moyen en PAL, c’est un peu flou et il faut jouer avec les switchs pour éviter le scintillement, spécialement sur un vrai téléviseur cathodique. A gauche, vous avez l’image en S-Video, à droite l’image capturée directement sur la sortie vidéo avec une carte d’acquisition.

En dehors du fait que ce n’est pas réellement un produit Apple, donc, ça reste un peu limité. C’était probablement efficace à l’époque pour enregistrer en VHS ou mettre l’image sur un grand téléviseur, mais en 2021, il y a des solutions nettement plus efficaces pour capturer l’image d’un Mac, même vieux. A noter que les pilotes sont disponibles là (je n’ai pas eu la disquette) et que les FAQ Apple sont encore en ligne.

Arte se lance dans la HbbTV avec Arte.tv (canal 77)

Il y a quelques jours, une nouvelle chaîne est arrivée sur la TNT. Arte.tv est en effet diffusé sur le canal 77. Enfin, plus ou moins.

Ce qu’Arte lance (pour six mois, au moins) c’est une chaîne HbbTV. Et le HbbTV, c’est un concept un peu particulier, souvent mal compris et mal expliqué. Et ce ne sont pas les articles de la presse généraliste qui vont me contredire.

HbbTV ?

Le HbbTV (Hybrid Broadcast Broadband TV), c’est quoi ? Je vais résumer (et c’est un peu réducteur), mais l’idée est de proposer une sorte de télétexte amélioré, ou un site web sur un téléviseur. C’est une solution hybride, comme son nom l’indique, qui va utiliser une diffusion classique (ici en hertzien) couplée à des données. Elles peuvent arriver en broadcast (le premier b) ou en broadband (le second b). Pour schématiser rapidement, dans le premier cas, les données sont les mêmes pour tout le monde et arrivent par les airs (en hertzien), dans le second, elles sont téléchargées à la demande. En HbbTV, on travaille avec une norme dérivée du HTML classique, mais adapté aux téléviseurs, avec notamment quelques contraintes sur les possibilités et les performances. Dans le premier cas, on peut afficher des données vaguement interactive (le télétexte amélioré, donc) dans le second, un site accessible depuis le téléviseur, comme une offre de replay… ou Arte.tv.

Le HbbTV n’est pas nouveau, c’est utilisé depuis quelques années de façon assez erratique, mais la solution d’Arte est un peu particulière. En effet, ici, rien ne passe en broadcast de ce que j’ai pu voir. On travaille en broadband en permanence, pour simplement donner un accès au site Arte.tv. La compatibilité reste finalement assez limitée : il faut un téléviseur compatible (en gros, s’il est sorti après 2012, ça doit passer), connecté à Internet (c’est obligatoire et mal compris) et capable d’aller chercher les infos. Chez moi, mon (vieux) téléviseur n’est pas compatible et mes essais avec des logiciels sur ordinateur se sont soldés par des échecs. EyeTV ne supporte pas ça, et avec DVB Viewer (et son plug-in payant), je n’ai pas réussi à avoir un résultat. Avec les appareils incompatibles, c’est assez perturbant : chez moi, le canal 77 n’affiche rien. Juste une image noire et c’est tout.

Là, je vais donner mon avis : ça n’a aucun intérêt en 2021. Qu’on soit bien clair : pour que le service Arte.tv fonctionne, il faut un téléviseur pas trop vieux et connecté à Internet. Qui va donner accès à une version assez lente (les téléviseurs ont rarement des CPU rapides) du site Arte.tv. Celui que vous pouvez utiliser sur votre Mac (PC), votre tablette, votre Box (Orange et Free, bientôt les autres), votre Apple TV, votre boîtier Android ou votre Smart TV (Samsung, LG, Panasonic, Philips, Sony, Toshiba et Grundig). C’est un peu le problème, surtout en France : l’idée est bonne dans l’absolu, mais donne accès à un truc que tout le monde (ou presque) peut déjà recevoir.

Comment tester ?

Je suis allée sur le site dédié d’Arte pour chercher. Mais mon téléviseur est trop vieux, et mes logiciels (comme dit plus haut) ne fonctionnent pas en HbbTV. La solution ? Un émulateur. J’ai utilisé HybridTVViewer pour Firefox, qui affiche les boutons nécessaires et quelques options. La seconde étape a été de trouver l’adresse du portail et ce n’est pas si simple. En gros, j’ai enregistré le flux du canal 77 et je suis passé par un analyseur de fichiers .ts (Pandora). Je vous passe les détails, mais j’ai trouvé l’adresse : http://www.arte.tv/static/smartTV-portailHbbTVFR/current/index.xhtml?pf=prod&lang=fr. Et avec Firefox et l’émulateur (il en existe pour Chrome, etc.), on obtient l’interface. C’est bien la même que sur les téléviseurs, de ce que j’ai pu voir. Ce n’est pas totalement fonctionnel, mais ça montre à peu près ce que ça donne.

Un écran noir


L’adresse dans le code






J’ai ensuite testé avec RedOrbit HbbTV Emulator, une extension Chrome qui permet de charger un site HbbTV et voici une petite vidéo. Tout se contrôle au clavier (ou à la télécommande), c’est assez efficace.

Si je trouve un système avec lequel je peux enregistrer le tout sur un vrai téléviseur, j’en reparlerais. A noter que Salto doit arriver de la même façon sur la TNT (avec les mêmes limites).

Plastic Raygun, un jeu ZX Spectrum caché dans un vinyle de 1998

On continue avec les jeux cachés dans des disques vinyles. Cette fois, on va parler de Plastic Raygun, un jeu pour le ZX Spectrum présent dans un vinyle de 1998.

Je risque d’en parler plusieurs fois (et on devrait le voir dans un prochain Canard PC Hardware), certains disques des années 80 et 90 contiennent des données pour d’anciens ordinateurs. Pas de vraies pistes de données, mais des informations encodées directement dans la partie audio. Je vous mets des liens vers les précédents sujets.

Camouflage (ZX81)
Camouflage (mais en mieux) (ZX81)
Över Tid Och Rum (Atari 8 bits)
Everybody Loves Urusei Yatsura (ZX Spectrum)
Peace and love, inc. (texte caché)
Inner City Unit (ZX Spectrum)

Le Spectrum EP est un disque sorti en 1998 sous le label Plastic Raygun, et qui contient trois morceaux et un jeu pour le ZX Spectrum. Le jeu lui-même était proposé sur un site web qui n’est plus disponible (et visiblement pas enregistré sur archives.org) mais il est trouvable sur un site d’archives de jeux ZX Spectrum. Ce n’est pas la même version que sur le vinyle, l’auteur explique bien que la version vinyle est moins complète pour des raisons de capacités. Il avait été proposé à la CSSCGC2000 (Comp.Sys.Sinclair Crap Games Competition 2000), une sorte de compétition de mauvais jeux.

La récupération n’a pas été simple. J’ai d’abord tenté différents outils pour enregistrer le disque et lancer le WAV directement ou le convertir en .tzx (le format généralement utilisé pour les programmes de ZX Spectrum). Mais après de nombreux essais en tentant de corriger les erreurs du vinyle, j’ai tenté une seconde solution : acheter un second disque. Il est courant et pas très cher, donc ce n’était pas un souci ici. Et entre la commande et l’arrivé, je suis tombé sur un script en python vraiment très efficace pour les enregistrements ZX Spectrum.

tzxwav -o PlasticRaygin.tzx -v -tlow -Thigh -lshort Enregistrement.wav

Des erreurs


Des erreurs, mais à un autre endroit


On déplace un bloc


Ca marche

Avec le premier vinyle, le début de l’enregistrement était valable, mais pas la seconde partie. Avec le second vinyle… le contraire. Comme les programmes sur ZX Spectrum sont divisés en blocs bien visibles dans l’enregistrement, j’ai simplement remplacé le bloc avec des erreurs dans un des enregistrements par un bloc sans erreurs venant de l’autre. Et une fois le tout exporté en WAV, ça a fonctionné : le script a réussi à convertir mon fichier. Il est un peu plus efficace que l’émulateur Fuse, d’ailleurs : dans le même cas, Fuse n’accepte pas le fichier WAV et génère des erreurs sur certains blocs. Une fois le fichier TZX obtenu, j’ai lancé le jeu. Il m’a fallu quelques minutes avant de comprendre les touches utilisées (6 pour aller à gauche, 7 pour aller à droite et 0 pour tirer) et encore un peu de temps pour me rendre compte que c’est plus simple avec la rangé de chiffres (sur le pavé numérique, la touche pour aller à droite est à gauche…). Puis j’ai enregistré une petite partie pour montrer ce que donne le jeu. Si la ROM vous intéresse, elle est là.

Le site n’existe plus




Les démos sur le CD Pippin de Mac Fan

Il y a un certain temps, je parlais d’un CD pour Pippin fourni avec un magazine japonais. Un truc m’avais étonné : il démarrait sur la démo d’un jeu Pippin (Victorian Park) mais le CD contenait un tas de dossiers avec plusieurs autres démos.

Les démos en question fonctionnent sur Mac, mais je me suis posé une question : et sur Pippin ? Après quelques essais, j’ai tenté. Pour ça, j’ai d’abord essayé avec une Pippin classique, Kickstart et un disque dur contenant une copie de Tuscon. Mais j’ai eu un souci d’ADB et surtout, impossible de lire le CD. Je ne sais pas exactement si c’est le fait d’alimenter le HDD par une autre source que la Pippin qui déconne (c’est ce que je pense), mais impossible de faire fonctionner la Pippin de façon stable. J’ai donc tenté avec ma seconde Pippin dotée d’une nappe SCSI, un prototype qui démarre directement sur un disque dur.

Les noms des démos en japonais

Ensuite, j’ai lancé les démos dans l’ordre. Attention, le CD contient des noms de fichiers avec un encodage japonais et à l’époque, Unicode n’était pas encore utilisé. Donc les noms des dossiers (et les caractères dans certaines démos) sont faux, et affichent n’importe quoi. J’ai mis une capture du Finder juste avant, une fois le CD inséré dans une machine avec un Mac OS japonais. Dans les trucs à savoir, certaines démos fonctionnent mal (il y en a une qui plante la machine), et plusieurs quittent directement quand on presse un bouton de la manette de la Pippin.

Les démos, dans l’ordre : Music Island 1 (Pierre et le loup), vers 4:20, un truc que je ne connais pas, vers 6:10, With Open Eyes. Vers 6:50, c’est Chibikko Club. Vers 8:15, aucune idée de ce que c’est. A 10:10, c’est 1995.1.17: The Great Hanshin Earthquake. A 11:00, c’est Randoseru Shougakkou 1-Nensei. Vers 11:50, une démonstration des outils livrés avec la console. A 12:38, Circus. Et à 14:20, un truc qui plante la Pippin. A 14:30, Franky Online (livré avec la console). A 16:00, Tetsuman Gaiden. A 18:14, un truc qui s’appelle Kenji, jamais sorti. A 20:50, L-Zone. A 24:00, Orgotto, un jeu jamais sorti. A 27:00, Puzzland, jamais sorti (encore). SeeSawC (1) vers 29:00, qui plante. Tarot Mistery juste après (29:45). Un truc que je connais pas vers 31:45 (probablement Welcome to Minakata Kumagusu Mandala Hall). Music Island 3 (Les 4 saisons) à 33:45, Music Island 4 (Le carnaval des animaux) à 36:00. Et enfin Music Island 2 (Casse-noisette) à 40:00.

Je mets quelques captures, mais je proposerais probablement des vidéos pour ces titres là un jour.

Une démo plante la Pippin

Un truc que je connais pas.


Un autre truc que je ne connais pas.


Kenji (jamais sorti).


Orgotto


Puzzland


Welcome to Minakata Kumagusu Mandala Hall (je crois)

Un prototype d’iPad avec deux connecteurs

Vu sur Twitter, un iPad de première génératioon avec deux connecteurs 30 broches (docks).

Ce n’est pas nouveau : on en parle depuis des années. Mais là, il indique que le second port fonctionne, au moins pour la charge.



Pour la petite histoire, j’avais acheté la pièce nécessaire (référence 820-2535-01) en 2016 mais je ne l’ai jamais reçue et le vendeur est tombé en faillite depuis et n’existe plus. Mais si vous regardez sur le démontage d’iFixit dans l’étape 9, le connecteur pour le second connecteur dock est présent. On voit bien en comparant avec l’image de ce post que la place est disponible.

iFixit


Un prototype

Mon échec avec une carte Avid

De temps en temps, je dois l’avouer, je me plante. J’ai une idée, je veux tester un truc… et je n’y arrive pas. Et là, parfois, j’en ai un peu marre. Donc parlons de cette carte Avid.

La carte Avid en question (M4561LL) a été livrée dans quelques Mac par Apple directement dans les années 90. En format PCI, elle se connectait à l’entrée vidéo des Mac et permettait de mieux gérer certains codecs, avec notamment une prise en charge matérielle du MJPEG. Le MJPEG est un codec assez classique et assez basique : chaque image est encodée en JPEG, ce qui donne une qualité correcte (en fonction de la compression) et rend le décodage assez simple, même sur des machines peu puissantes. Mais l’encodage, lui, peut être franchement lent (et les fichiers assez gros). Elle possède aussi deux sorties vidéo (pas d’entrées) en composite et S-Video, a priori de meilleure qualité que celles des Mac (qui n’en avaient pas tous).

Les puces Zoran gèrent a priori la compression, la puce BT la vidéo.


Deux sorties

Mon premier problème, il y a longtemps, a été que la carte se connecte avec une nappe 60 broches au système vidéo des Mac. Je n’avais pas de nappes de cette taille et la première que j’ai commandé à été perdue dans les limbes d’eBay. Le temps d’attendre, d’en recommander, etc. j’avais pris 3 mois dans la vue. Une fois la nappe reçue, j’ai installé la carte dans un Power Mac G3 avec une carte Personality de type Wings, qui a une entrée 60 broches.

La nappe acheté exprès, vers la carte du G3

Puis j’ai tenté rapidement avec Avid Video Shop, que je pensais lié à la carte (et dont j’avais le CD)… avant de me rendre compte que la carte attend Avid Cinema. Et qu’Avid Cinema n’est pas (plus) sur Macintosh Garden. J’ai cherché, mais il a visiblement été supprimé il y a quelques années, et impossible de trouver la version 1.5, visiblement nécessaire avec un Power Mac G3.

Donc pour le moment, sauf si quelqu’un a une copie, je suis bloqué. J’ai une carte mais pas de quoi l’utiliser. C’est dommage, j’avais même sorti un Blu-ray avec une sortie composite pour tester l’encodage…

Le Dolby AC-4, la future TNT et l’Ultra HD

Vous l’avez peut-être vu, les évolution de la télévision d’un point de vue technique m’intéressent. On a eu le passage au « tout HD » il y a environ 5 ans, et la prochaine évolution va être le passage en Ultra HD.

Un peu de contexte, je parle ici de la TNT en tant que diffusion hertzienne, pas la TNT au sens large (c’est-à-dire les chaînes linéaires historiques). En France, la diffusion numérique a été lancée en plusieurs phases. Elle a été lancée en 2005 en SD (en MPEG2), améliorée dès 2008 (passage en HD) avec une couverture nationale vers 2012 (en H.264) et « réduite » en 2016, avec la (presque) suppression des chaînes SD. Chaque évolution a amenée des différences techniques, des soucis des compatibilités, etc. Pour la HD, par exemple, la France a choisi un codec audio un peu particulier, l’E-AC-3. Cette amélioration du Dolby Digital (Dolby Digital Plus) offre une meilleure efficacité que l’AC-3, mais a posé (et pose encore) des soucis de compatibilité. Ils venaient de deux points précis : premièrement, certains récepteurs TNT étaient livrés avec un vieux logiciel, incapables de lire le codec audio. Même chose, un vieux téléviseur ou un vieux décodeur externe ont pu avoir des soucis de décodage. Le second point est plus gênant : l’E-AC-3 est un codec propriétaire et dans certains cas, le constructeur ne voulait pas payer la licence. C’est par exemple le cas sur certains logiciels iPhone : tant qu’Apple n’a pas payé la licence AC-3, il était impossible de le faire sans prendre une licence (payante).

De jolies images en Full HD

La première question à se poser, avant même d’aller sur le sujet de l’AC-4, vient de la pertinence de développer de la TNT en Ultra HD. J’avais écrit pas mal de trucs (même dans Canard PC Hardware) sur le passage en HD en 2016, et déjà à l’époque, la part de la réception hertzienne était assez faible. Il y a 5 ans, les utilisateurs utilisaient majoritairement la télévision sur IP pour regarder la télévision. Je ne pense pas – et je suis un utilisateur de la TNT – que le passage en Ultra HD soit pertinent, en réalité. Il va impliquer un coût élevé pour le déploiement, un coût élevé pour les utilisateurs et il n’y a pas réellement de demande. Pour le premier point, c’est logique : il faut émettre en DVB-T2, en double, et installer de nouveaux équipements. Pour les utilisateurs, on est sur le même principe : il faut soit un téléviseur assez récent (compatible DVB-T2, au moins) ou un décodeur externe. Et la demande, c’est un peu particulier : qui veut vraiment voir de la télé-réalité, des jeux TV ou le journal en Ultra HD ? Je prends ces exemples pour une bonne raison : il s’agit de choses qui ne se retrouvent pas sur les plateformes de streaming (ou de façon marginale). Je ne crois pas que le film du dimanche soir de TF1 en 4K soit vraiment un argument valable, dans le sens ou le film en question est disponible dans tous les cas depuis des mois en location (ou physique) et que la semaine suivante, il est probablement sur Netflix.

Ou en Ultra HD

Sinon, pour info, ça va faire 7 ans que la TNT en Ultra HD (et en DVB-T2) est en test en France. Les contraintes techniques sont connues, les choix à faire aussi, ce n’est pas quelque chose qui a été discuté rapidement sur un coin de table, donc.

Passons à l’AC-4, donc. Actuellement (avril 2021), les canaux de tests en Ultra HD émettent en AC-4 pour l’audio, et ce codec pose de gros soucis de compatibilité. Quand je dis gros soucis, c’est gentil : en réalité une bonne partie des téléviseurs du marché n’arrive tout simplement pas à décoder le son. Tout comme les logiciels sur ordinateurs (VLC ne le fait pas, FFMPEG va seulement bientôt le faire, etc.). Même si on va voir chez Dolby, qui fait évidemment du lobbying pour son codec propriétaire, on voit que 2/3 des téléviseurs livrés est compatible AC-4. Pas 2/3 des téléviseurs du marché, 2/3 des téléviseurs vendus en 2021, ce qui est vraiment faible en fait.

Ce qui est un peu embêtant, c’est que le communiqué de TDF (qui émet) semble sous-entendre que la TNT en Ultra HD utilisera bien l’AC-4 comme codec, en mettant en avant des avantages un peu fallacieux. Parce que le choix de la langue ne dépend évidemment pas de l’AC-4, ni la gestion du 5.1. En réalité, l’AC3 classique (utilisé un temps) et l’E-AC-3 (utilisé actuellement) le permettent, mais les chaînes de TV diffusent très rarement en 5.1 (probablement jamais en 2021, à ma connaissance). De même, Dolby met évidemment en avant l’Atmos, mais outre le fait que le taux d’équipement est assez faible, l’Atmos peut de toute façon être transmis en parallèle de l’E-AC-3 (c’est le cas dans les solutions de streaming).

Son en AC-4

Le passage en Ultra HD, s’il s’effectue un jour, ne devrait pas voir le jour avant 2024 et on peut espérer que d’ici là, les téléviseurs seront tous compatibles, mais ce n’est pas certain. C’est en route actuellement pour une bonne raison, liée à la mondialisation (comme quoi…) : comme les téléviseurs se basent sur des plateformes communes dans le monde entier, le fait que l’ATSC 3.0 (la norme de diffusion américaine) utilise l’AC-4 implique que les téléviseurs modernes le décodent généralement.

Reste qu’à mon sens, le choix de l’AC-4 n’est que le résultat d’un lobbying de Dolby, couplé à la manie française de choisir des normes spécifiques. C’était un choix vaguement justifiable dans les années 60 quand le SECAM a été poussé, pour des raisons nationalistes, mais ça ne l’est pas en 2021. A l’époque, les téléviseurs étaient faits en France pour le marché français, mais le monde a changé. Imposer des normes peu utilisées ou propriétaires (comme l’E-AC-3, d’ailleurs) n’amène pas grand chose d’intéressant au point de vue technique, et un renouvellement forcé pour les utilisateurs.

Je terminerais par un point : la diffusion hertzienne est peu utilisée, et les réponses classiques pour justifier de la garder citent généralement le second téléviseur dans une maison, les résidences secondaires et les personnes qui vivent à la campagne avec des connexions à Internet lentes. Pourtant, les deux premiers sont plutôt à passer dans les défauts du passage en Ultra HD : il y a peu de chances que les téléviseurs en question puissent recevoir la norme, ils sont statistiquement moins récents que les autres et probablement incompatibles. Pour le dernier point, je veux bien l’entendre, mais on peut espérer que le problème sera réglé en 2024, ou tout du moins se dire que l’argent mis dans un passage en Ultra HD pourrait être mieux investis en étant investis dans une amélioration des infrastructures.

Son en AC-4

Terminons par quelques essais. Dixit Silicon Dust, à l’origine des HD HomeRun, les téléviseurs récents supportent l’AC-4 (de ce que j’ai pu voir sur Twitter, c’est le cas) tout comme évidemment leurs applications. Globalement, une compatibilité ATSC 3.0 pour le tuner implique la prise en charge du codec. Les extraits fournis par @slayerpapillon et @RomainHeuillard (merci à eux) ne fonctionnent malheureusement pas dans mes logiciels, mais certains appareils devraient quand même les lire avec l’audio. Au moins, MediaInfo indique bien le contenu.

Le chargeur à induction qui stérilise de Belkin, ça vaut quoi ?

Dans Canard PC Hardware 48 (il est en kiosque, achetez-le !), je teste rapidement un produit qui me semblait intéressant au départ : un chargeur à induction Belkin qui peut stériliser un appareil.

On peut le trouver pour environ 70 € et si vous avez déjà un chargeur USB-C correct (18 W, USB-C, PD), il vaut environ 50 €. Il se présente sous la forme d’une boîte, avec une zone de charge sur le dessus, et une chambre interne (178 x 94 x 14 mm) dans laquelle on peut placer un smartphone ou des clés. Ou une vieille télécommande d’Apple TV quand on regarde les images presse de la marque. De façon plus pragmatique, un iPhone 11 entre sans soucis, mais pas une paire de lunettes par exemple.




La version presse, avec une vieille télécommande

La partie désinfection passe par six LED internes. Il y a deux LED UV-C et quatre LED UV-A, qui ne s’activent que quand la chambre est fermée (ou presque). On peut voir une lumière violette quand on entrouvre le tout, ce qui indique que les LED émettent aussi dans la lumière visible, ce qui semble un peu étonnant. Normalement, les UV-A (et encore plus les UV-C) sont invisibles. Une pression sur le bouton lance un cycle de 3 minutes, une seconde un cycle de 10 minutes et une troisième coupe le tout. La question que je me suis posé dans le magazine est logique : est-ce que ça sert à quelque chose ? Juste pour illustrer, d’ailleurs, j’ai mis une webcam assez fine dans la chambre, pour regarder de l’intérieur ce que ça donne : les deux LED latérales (de chaque côté) émettent de la lumière bien visible, la centrale, reconnaissable à son cerclage métallique, émet des UV-C que la webcam voit un peu (c’est possible que ce soit un effet de bord d’un capteur basique).

Avant. La LED de gauche est UV-A, celle de droite UV-C (elle est entourée de métal, parce que les UV-C altèrent le plastique)


Celle de gauche brille fort (dans le visible), celle du centre est visible avec la webcam.

Revenons à l’efficacité. De ce que j’ai trouvé comme information, l’efficacité est maximale vers une longueur d’onde de 250 nm (253,7 nm exactement) et ça peut même servir à effacer des EPROM. Et le Belkin ? Et bien la fiche technique n’indique pas la longueur d’onde, ni le site d’ailleurs. J’ai contacté le service presse, qui m’a indiqué ceci : entre 270 et 280 nm pour les LED UV-C et entre 390 et 410 nm pour les LED UV-A. Clairement, on est à la limite des UV-C (entre 100 et 280 nm) et pas vraiment dans la zone ou c’est totalement efficace. Idem pour les UV-A, on est dans la fourchette haute, et même en dehors (au delà de 400 nm, on est dans la vision humaine). Est-ce que ça rend le produit inefficace ? Aucune idée, je ne suis pas biologiste. De ce que j’ai pu lire, les UV-C sont dans l’absolu germicide, mais la fréquence la plus efficace est vers 250 nm, donc, et on en est loin ici. Et comme je n’ai aucun moyen de vérifier si les LED tuent les germes, c’est un peu compliqué de donner un avis. Dans le pire des cas, ça fait un placebo intéressant, dans le meilleur des cas, une exposition de 10 minutes devrait flinguer tout ce qui se trouve sur votre smartphone.

Sinon, les LED consomment assez peu : environ 0,15 A en 5 V, soit aux environs de 0,75 W.

lLe chargeur

Et le chargeur Qi, il donne quoi ? Ben c’est du classique Qi, avec 10 W au maximum quand on suit la norme et 7,5 W pour les iPhone selon Belkin. J’ai mesuré environ 5 W avec un petit adaptateur USB-C sur un iPhone 11, donc un peu en-dessous de la valeur annoncée, mais ça peut venir du fait que mon iPhone n’était pas totalement vide (vers 40 % de charge). Et il est resté sur une tension de 5 V (je ne sais pas si le chargeur doit passer sur une tension supérieure). C’est un chargeur classique, il est un peu encombrant mais au moins on ne risque pas de mal placer le téléphone : il suffit de le centrer proprement sur la boîte.

Un jeu Columbo pour l’Apple Newton

Sur eBay, je suis tombé récemment sur un jeu un peu étonnant : un jeu Columbo (l’inspecteur) pour l’Apple Newton. Il était distribué sous la forme d’une carte mémoire en format PCMCIA, ce qui est pour le moins inhabituel.

J’avais déjà parlé il y a quelques années des logiciels distribués sous la forme d’une carte PCMCIA pour les Newton. Et avec mon jeu, je suis tombé sur le même problème : mon Newton (un MessagePad 110) a visiblement un souci avec son lecteur. J’ai donc essayé sur un eMate 300 et c’est passé. Comme en 2017, j’ai galéré pour faire des captures, mais cette fois, je vais l’expliquer (pour mon moi du futur). C’est en théorie possible avec Newton Connection mais chez moi, c’est vraiment instable. Il faut un Mac récent (mais pas trop, en gros un Intel sous Sierra au moins), un adaptateur USB vers série (genre un Keyspan) et espérer que ça fonctionne. Comme c’était instable, je suis passé sous Mac OS 9 avec le Newton Toolkit d’Apple. Il faut l’installer, envoyer un package sur le Newton, et ensuite on peut faire une capture. Ca prend environ 15 secondes par capture (donc on oublie les trucs qui bougent) et les images arrivent dans le presse-papiers de Mac OS.

Il y un cigare sur la boîte. C’est Columbo, forcément.


Shot with DXO ONE Camera

Mais parlons du jeu, donc. J’ai la version allemande (« Columbos Krimi-Stunde ») mais il existe une version en anglais (« Columbo’s Mystery Capers »). Le fonctionnement est assez simple : le jeu propose un tas d’enquêtes (une quarantaine) qui se présente sous la forme d’un dessin un peu cartoon. On doit ensuite taper avec le stylet pour zoomer/obtenir des indices, et ensuite déterminer qui a commis le crime en fonction des indices. Mon allemand n’a jamais été bon, et je suis vraiment très rouillé (je n’ai plus parlé depuis une bonne quinzaine d’année) et donc j’ai eu un peu de mal à tester. Je vous mets quelques captures effectuées sur un eMate 300 pour vous donner une idée de ce que ça donne. La première est dans le format de l’eMate pour vous montrer que ce n’est pas adapté, les suivantes sont recadrées. Bon, forcément, vous vous rendez compte que l’argument « Columbo » sert uniquement à vendre, ça ne ressemble pas à une enquête de l’inspecteur… Je n’ai aucune idée du prix à l’époque, mais vu que le jeu était distribué sur une carte PCMCIA, je suppose que c’était assez élevé.

Quand on insère la carte


Dans la liste


Le jeu ne prend pas tout l’écran du eMate. Ici, la liste des enquêtes.


L’intro


On doit chercher les indices






Différentes solutions possibles

Comme je voulais quand même comprendre un peu plus, j’ai ensuite lancé un émulateur. Le plus efficace semble être Einstein. Vous aurez besoin de la ROM d’un Newton (avec l’OS), que vous pouvez télécharger sur Internet en cherchant récupérer sur votre Newton. Pour le jeu, pas besoin de pirater ou de chercher la carte (plutôt rare) : une démo existe.

Trois enquêtes dans la démo


L’intro (en anglais)


On cherche


Les indices



Qui est l’assassin ?

Sur le coup, donc, c’est un rien décevant (bon, déjà, c’est en allemand, j’espérais un logiciel en plusieurs langues). C’est surtout un jeu sur une enquête, sans réel rapport avec Columbo (en tout cas, je n’ai rien vu). Mais c’est intéressant de voir qu’il existe des jeux vendus sur des cartes de ce type, en 1993.

16 To, une limite concrète du HFS+… dans certains cas

Pour le boulot, j’ai récupéré un disque dur de 18 To (oui, c’est beaucoup). Et je me suis posé une question : il se passe quoi quand l’OS ne supporte pas cette capacité ?

J’en parle pour une bonne raison : avant Leopard 10.5.3, la limite pratique en HFS+ (pas la théorique) était de 16 To. La limite théorique (qui est a priori la pratique) est d’environ 8 Eo (1 Eo, exaoctets, c’est 1 000 000 de To). Plus exactement, 8 Eio, en fait : c’est 2^63 – 2^31 octets, soit 9 223 372 034 707 292 160 octets (9,2 Eo du coup).

18 To

La pratique, elle, dépend de l’OS. Selon Apple, donc, c’est 2 To (probablement Tio) jusqu’à Mac OS X 10.1.5 (inclus). 8 To (idem) avec Mac OS Jaguar (10.2) et 16 To avec Mac OS X Panther, Tiger et Leopard (10.3, 10.4 et 10.5). Avec la mise à jour 10.5.3 de Leopard, la valeur pratique rejoint la valeur théorique : 8 Eio.

Mais ça donne quoi ?

Sous Tiger, c’est assez simple : il apparaît comme un disque dur de 2 To. C’est un souci classique quand l’OS (ou le contrôleur) a une limite en capacité : on se retrouve avec la capacité réelle moins la capacité maximale de l’OS/du contrôleur. Donc ici ~2 To (18 To – 16 To).

Mac OS X Tiger voit seulement 2 To

Sous Leopard, il affiche bien une capacité de 18 To. Attention, Leopard comptait encore avec une erreur d’unités. Il affiche donc 16,4 To au lieu de 18 To (la vraie valeur) ou 16,4 Tio (dans une autre unité).

Mac OS X Leopard voit bien l’ensemble du disque

Sur un Mac plus récent (à partir de Snow Leopard), la valeur affichée est bien celle qui suit le SI (Système International), c’est-à-dire 18 To.

Je ne peux pas vous montrer directement comment Tiger réagit si on formate le disque, pour une raison idiote : impossible de formater le disque, il est peut-être arrivé défectueux.

Un jeu de plus à trouver : la « Big Box » de Gokigen Mama no Omakase Diary

La semaine dernière, j’expliquais que je découvrais régulièrement des jeux pour la Pippin. Et le soir même, j’en ai trouvé un que je ne connaissais pas. Ou plus exactement, une version que je ne connaissais pas.

En me promenant sur Twitter, je suis tombé sur ce message qui montre des jeux en Big Box. Et qu’est-ce que je vois en haut à gauche ? Une Big Box pour Gokigen Mama no Omakase Diary. Ce jeux livré avec une disquette, je l’ai pour la Pippin, il fonctionne sur Mac, mais je n’avais jamais vu la Big Box. Encore un titre à ajouter dans la recherche du full set, donc.

La photo


La boite, un peu zoomée

WD Black² : l’hybride SSD/HDD sur un Mac

Il y a de longues (longues) années, j’avais essayé un produit intéressant : un disque dur hybride, qui intégrait un SSD. Le WD Black² n’était pas une sorte de compromis comme pas mal de SSHD de l’époque, qui utilisaient quelques Go de mémoire flash comme mémoire cache. Non, il intégrait réellement un SSD classique (120 Go) et un HDD (1 To). Mais à l’époque, il n’était pas compatible avec Mac OS X.

Je l’avais testé fin 2013 et WD a attendu plusieurs mois (juillet 2014) pour proposer une compatibilité avec Mac OS X (je ne l’avais plus à l’époque, c’était un prêt). Le fonctionnement, même si le « disque » contient deux périphériques, est un peu particulier. Par défaut, l’OS risque de ne voir que le SSD, qui a une capacité de 120 Go. Il est basé sur un contrôleur JMicron de l’époque (667H) et ce n’est pas le plus rapide du monde. S’il est bien SATA 6 Gb/s, il ne dépasse pas 400 Mo/s en lecture, une limite commune aux modèles de l’époque. En écriture, il reste lent (environ 140 Mo/s). Le disque dur, lui, est un WD Blue de 1 To, qui tourne à 5 400 tpm, rien de fou.

Il est joli



J’avais testé sous Mac OS X sans succès à l’époque. Comme c’est expliqué sur ce post, WD utilisait une technique bizarre : des commandes envoyées au disque permettaient de le configurer comme unique « disque » de ~1120 Go (HDD + SSD) avec deux volumes distincts, un pour le SSD et un pour le HDD. La compatibilité Mac OS X officielle fonctionne de cette façon : l’OS voit un seul disque. La marque avait tout de même bien fait les choses : l’outil (on en parle dans la suite) permet de créer soit deux volumes séparés, soit un Fusion Drive directement.

Testons

J’ai pris un vieux MacBook (2008) pour tester. Ce n’est pas forcément la machine la plus adaptée, vu qu’il n’est que SATA 3 Gb/s, mais la machine était équipée d’un vieux SSD de 120 Go et elle a du SATA. Le WD Black² n’est en effet pas adapté aux ordinateurs récents (surtout les Mac) qui abandonnent peu à peu cette interface.

La première étape va être d’installer le WD Black² en interne. Il faut donc prévoir de quoi démarrer le disque d’origine en externe (WD livrait un adaptateur USB à l’époque) ainsi qu’une clé USB. Il faut deux outils disponibles sur le site de la marque : la mise à jour de firmware et les outils de configuration. La procédure est bien expliquée sur le site de WD, même si les captures datent un peu (c’est ou l’évolution visuelle de macOS en quelques années).

Les outils d’initialisation

Première étape, donc, démarrer Mac OS X (ici El Capitan) en externe, en USB 2.0. Il faut ensuite restaurer la mise à jour de firmware (qui fonctionne sous Linux) avec l’Utilitaire de disques sur la clé USB et démarrer dessus. C’est bien expliqué dans le PDF, je ne vais pas détailler. Une fois l’image sur la clé USB, il faut démarrer dessus (le volume s’appelle EFI Boot) et laisser la mise à jour s’effectuer. Ca démarre sous Linux avec pleins de textes, il faut accepter la licence et attendre quelques minutes que la mise à jour s’effectue, vers la version 01.01A02. Quand il a terminé, le Mac s’éteint.

Mise à jour en cours

Ensuite, il faut encore démarrer Mac OS X en externe et lancer le script d’initialisation (WD Black2 Dual Drive Initialize). Il va configurer le disque et (encore) redémarrer le Mac.

Pour tester, j’ai d’abord essayer de créer une double partition, avec le script Create Dual Drive Volumes. On se retrouve avec un volume HDD de 1 To et un volume SSD de 120 Go, avec les bonnes performances. Sur le MacBook de 2008, environ 130 Mo en écriture et 250 Mo/s en lecture sur le SSD (la limite du SATA 3 Gb/s) et 110 Mo/s sur le disque dur.




Deux volumes


Deux volumes


Les performances du SSD


Celles du HDD

Puis j’ai lancé le second script, qui va créer un Fusion Drive (Create Core Storage Volume). La, on se retrouve avec un volume de 1,12 To, combinés. On a les performances du SSD (une partie du temps) avec la capacité de l’ensemble.


Un seul volume


Un seul volume

La dernière étape va être de réinstaller Mac OS X sur le WD Black² et on touche à un souci de la solution : on perd la partition de restauration. Il faut démarrer sur la partition de restauration du disque d’origine (toujours en externe) et restaurer Mac OS X sur le WD Black². Mais pour éviter de casser le partitionnement très spécifique du WD Black², on ne peut restaurer que Mac OS X. Et sur un MacBook de 2008, c’est un souci en cas de problème : sur ce modèle, impossible de démarrer sur l’EFI. Il faut donc bien prévoir de soit garder le disque d’origine, soit avoir une clé USB avec les données nécessaires pour démarrer et tout recréer.

Mac OS X restauré

En dehors du fait que le WD Black² demandait quelques manipulations pour être fonctionnel (il doit aussi être initialisé sous Windows), son principal problème – même à l’époque – était son prix. Il valait environ 300 $ quand un SSD de 120 Go couplé à un disque dur de 1 To se négociait autour de 150 $. En 2021, la question ne se pose même plus : on trouve des SSD de 1 To à moins de 100 € en SATA. Le seul intérêt pratique, au moins en 2013/2014, c’était que le disque ne nécessitait qu’un seul emplacement SATA, ce qui le rendait intéressant dans les PC portables. Actuellement, avec les SSD en barrette, ce n’est plus un souci : en entrée de gamme, on a souvent une baie 2,5 pouces et du M.2, pour mettre un SSD d’entrée de gamme de 250 ou 500 Go, avec un HDD. Le WD Black² est surtout une curiosité ancrée dans son époque, et c’est déjà pas mal.

Une manette de Sega Saturn sur PC

En début de semaine, je parlais d’une carte PowerVR qui n’est pas une carte PowerVR. Parce qu’il s’agit en fait d’une carte d’interface pour brancher des manettes Saturn (deux) sur un PC.

Mon principal problème, au départ, c’est que je n’avais pas les pilotes originaux. La carte IF-SEGA2/PCI fonctionne en théorie avec les Windows de la famille 9x, et c’est tout. Mais je n’ai pas trouvé le pilote d’origine chez IO-DATA et je n’ai pas eu de disquettes avec ma carte.

La carte


Les prises pour des manettes de Saturn


La manette Saturn

Mais il existe une alternative : des bidouilleurs japonais proposent des pilotes pour la version PCI qui fonctionnent avec Windows 2000, XP (en 32 bits) et même avec des OS plus récents, comme Windows 7, 8 et 10 en 64 bits. Ce n’est pas si évident à utiliser : mes PC récents n’ont évidemment pas de PCI et je n’ai pas d’adaptateur PCI-Express vers PCI (ça marche selon eux). Mais avec une manette de Saturn (et pas en USB), ça fonctionne sous Windows XP. Du coup, j’ai réinstallé un PC exprès.

La carte reconnue



La manette

J’ai pu tester, vérifier que ça fonctionne et même jouer à Virtua Cop 2. La prochaine étape, c’est tenter le pistolet… et de trouver les pilotes originaux.

A la manette, c’est bof

A noter que ce n’est pas la seule solution pour utiliser une manette de Saturn sur PC : les cartes Nvidia à base de NV1 proposent parfois aussi cette option.

Prototype : un écran portable pour la Pippin

Assez régulièrement, je vois des gens qui pensent que Bandai avait sorti un écran portable pour la Pippin, dans les années 90. C’est assez logique : la tablette slah clavier ressemble à un PC portable. Mais jusqu’à maintenant, ça ressemblait à une sorte de blague. Puis je suis tombé sur ce prototype pour la Pippin @World américaine, daté d’avril 1996.

Cette version noire de la tablette possède en effet un écran à la place de la tablette, qui se branche en VGA sur la console. Je l’ai essayé, et les angles de vue sont évidemment mauvais et (surtout) c’est très sombre. C’est assez logique : en 1996, les écrans LCD étaient vraiment assez moyens, et je suppose que Bandai a abandonné l’idée de proposer un écran portable de qualité pour sa console et a décidé de rester sur l’idée de la tablette graphique. Le côté rigolo, c’est que comme il s’agit d’un écran VGA, on peut le brancher à un PC (ici sous Windows 7 en bêta, vous aurez reconnu le fond d’écran). En tout cas, c’est un prototype intéressant que je vous propose ici, je pense que c’est intéressant à montrer. Puis j’imagine que si ce produit était sorti, il aurait vraiment été très cher, alors que la console elle-même était déjà plus onéreuse.

La tablette écran


La tablette écran


La tablette écran


On peut même brancher un PC sous Windows, en VGA

La tablette date d’avril 1996, avec les stickers classiques des prototypes

Un jeu ZX81 “caché” dans un vinyle

On continue avec les programmes cachés dans de l’audio. Cette fois, je reviens sur un disque que j’avais déjà présenté : Camouflage.

Je risque d’en parler plusieurs fois (et on devrait le voir dans un prochain Canard PC Hardware), certains disques des années 80 et 90 contiennent des données pour d’anciens ordinateurs. Pas de vraies pistes de données, mais des informations encodées directement dans la partie audio. Je vous mets des liens vers les précédents sujets.

Camouflage (ZX81)
Över Tid Och Rum (Atari 8 bits)
Everybody Loves Urusei Yatsura (ZX Spectrum)
Peace and love, inc. (texte caché)
Inner City Unit (ZX Spectrum)

Pour Camouflage de Chris Sievey, les données ne sont pas cachées : il est bien indiqué sur la pochette que les trois programmes pour ZX81 (un ordinateur du début des années 80) sont présents. Dans mon premier article, il y a environ 5 ans, j’expliquais que je n’étais pas arrivé à récupérer les données. Cette fois, j’ai persévéré.

La pochette

Première chose, il faut bien nettoyer le vinyle. Deuxième chose, je suis passé d’une platine basique (un modèle ION) à un modèle Sony un rien plus évolué (PS-LX300USB). Troisième chose, j’ai enregistré directement en mono (c’est important) avec une carte son USB plus efficace que l’USB de la platine. Avec tout ça, j’ai pu extraire sans erreurs le premier programme (Camouflage, une sorte de clip pour le titre principal du disque) et la version pour ZX81 1 ko de Flying Train (le troisième programme). Pour le second fichier, c’était plus… fastidieux.

Une analyse manuelle

La solution, c’est de charger le fichier WAV dans Audacity et de corriger manuellement. Pour essayer de faire simple : avec le ZX81, un 0 est codé avec 4 pulsations, un 1 est codé avec 9 pulsations, et il y a un blanc entre chaque groupe. C’est mieux expliqué là, mais l’idée est de chercher visuellement les erreurs, les endroits ou la lecture peut sembler compliquée. Je suis passé par un programme qui s’appelle ZX81 Tape Converter (en Java) et j’ai corrigé tous les endroits qui semblaient ambigus. Attention, il vaut mieux faire une modification, tester, puis ensuite la valider.

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L’analyse du programme (il indique l’échantillon)


Une zone ambigue


Une zone à corriger

Du coup, j’ai passé le fichier en revue (~3 minutes) pour chercher les erreurs et faire un copier/coller d’une zone valable à la place. Heureusement, l’enregistrement était à peu près valable et j’ai dû modifier très peu de zones. Une fois les modifications effectuées dans le .wav, j’ai pu extraire des fichiers .p utilisables dans un émulateur avec ZX81 Tape Converter. je vous mets les trois fichiers ici.

Dernier petit souci, quand j’ai voulu synchroniser la piste audio avec l’image pour la vidéo, j’ai trouvé la chanson lente… avant de me rendre compte que si les données étaient enregistrées à 33 tpm, la musique, elle, devait être lue à 45 tpm. Pour la vidéo, j’ai joué un peu sur la vitesse de lecture pour synchroniser la vidéo et la musique, mais ce n’est pas parfait vers la fin, désolé.

On commence par Flying Train en version ZX81 1 ko, très basique. Dans cette version, il faut presser V pour descendre, et poser l’avion sur le train.

La seconde, c’est Flying Train en version ZX81 16 ko, avec une petite intro et une explication. C’est assez compliqué, mais le principe est le même : on doit descendre (avec V) ou tomber (avec C).

La troisième, c’est Camouflage, une sorte de clip interactif. J’ai synchronisé la musique (à peu près).

Une carte graphique PowerVR… qui n’est pas une carte graphique PowerVR

Aujourd’hui, un petit sujet qui en amènera d’autres. Je vais vous parler de la carte IF-SEGA2/PCI, une carte qui possède une puce PowerVR… mais qui n’est pas une carte PowerVR.

Ça peut sembler un peu idiot dit comme ça. Et pourtant. La carte IF-SEGA2 (en version PCI) intègre une puce de chez NEC de type PowerVR PCX2 (en tout cas, les programmes voient la carte comme ça) mais il ne s’agit pas d’une carte graphique. C’est en fait une carte d’extension PCI qui sert à brancher des manettes de Sega Saturn sur un PC. La carte possède deux prises et elle gère même (avec quelques accessoires optionnels) les pistolets de la console. Au départ, je devais parler de sa première fonction, mais je n’ai pas les pilotes originaux de la carte (et je ne les trouve pas).

La carte

Revenons à la carte. IO-DATA a proposé plusieurs versions : deux en ISA, deux en PCI et une pour les PC japonais (PC-98 de chez NEC). Dans chaque variante PCI et ISA, il existe une version L (sans prise en charge du pistolet) et une version complète fournie avec le nécessaire. De ce que j’ai compris, la puce PowerVR sert en fait uniquement de pont PCI vers ISA pour le contrôleur qui va gérer les manettes. IO-DATA a vendu les cartes avec une version spécifique de Virtua Cop 2, et il existe un pack (optionnel) avec un pistolet et une version adaptée de House of the Dead. Enfin, il existe deux cartes graphiques IO-DATA qui se connectent directement à la carte pour éviter d’utiliser une carte fille pour le pistolet.

La puce PowerVR


Un connecteur pour l’extension liée au pistolet


Les prises pour des manettes de Saturn

Le côté intéressant de la chose, c’est que la carte intègre donc une puce PowerVR, mais sans mémoire. Et du coup, les programmes qui essayent d’utiliser la carte n’aiment vraiment pas ça. Elle est reconnue par les jeux (et par Windows) comme une carte PowerVR PCX2, mais tout plante évidemment directement. Les pilotes ne reconnaissent pas la carte directement, et en forçant le pilote, Windows 98 plante directement au démarrage. De même, la démo du premier Tomb Raider (compatible PowerVR) détecte bien une carte PowerVR PCX2 mais plante lamentablement au lancement. D’ailleurs, la page du produit (en japonais) indique bien que si vous avez une carte 3D PowerVR (ce qu’IO-DATA vendait), il faut utiliser la variante ISA de la carte.

L’installation détecte une carte PCX2


Windows voit une PCX2


Tomb Raider voit une PCX2


Mais ça plante évidemment lamentablement

Quand ça ne plante pas directement, on a ça.

Si je trouve les pilotes originaux, on parlera de la fonction principale de la carte.

Comme chaque année, Apple n’aime pas le changement d’heure

Je n’ai pas compté le nombre de posts sur le changement d’heure ici, mais comme chaque année, il y a des trucs qui déconnent. Cette année, j’ai trouvé un petit bug dans Rappel (sous macOS Big Sur).

Si j’essaye de mettre un rappel en écrivant l’heure directement (genre « demain 15:00 »), il me propose « demain 14:00 ». Par contre, si je mets « lundi 15:00 », il me propose bien « demain 15:00 » (oui, j’écris le dimanche. Je me demande vraiment qui code ce genre de choses…

Pas bien


Bien

MAJ : comme chaque année, le problème s’est corrigé le lendemain.

L’Apple Bandai Pippin Atmark a 25 ans

Il y a 25 ans, le 28 mars 1996, Bandai lançait sa console de jeu en partenariat avec Apple : la Pippin Atmark.

Forcément, si vous venez ici, vous êtes au courant : j’ai une fascination un peu perverse pour cette console. J’ai écrit un eBook, un long article chez des amateurs de jeux rétro, un autre chez un excellent site sur Apple, et je parle chaque semaine de la console depuis un moment. Ça a vraiment commencé en 2016 (enfin, plus exactement pour Noël 2015, mais je n’ai pas retrouvé la date exacte) même si j’avais acheté une manette un peu avant.

Depuis, j’ai une collection d’une petite soixantaine de jeux (un peu plus avec les disques issus de bundle, par exemple, ainsi que les démos de magazines), plusieurs consoles (dont un prototype et une version américaine), des tas d’accessoires – lecteur de disquettes, extensions de mémoire, etc. – et pas mal de documentation. Je cherche toujours un tas de jeux (en gros, le nombre de disques dépasse la centaine) et j’en découvre encore de temps en temps. J’ai même enregistré pas mal de parties (parfois avec ma tête) parce que les jeux vidéo sont fait pour être joués. Et si vous allez dans la catégorie Pippin du site, vous verrez qu’il y a des choses à dire.

Je me suis demandé ce que je devais faire pour cet anniversaire, mais certains projets ont été abandonnés parce que je manque évidemment de temps, d’autre devront attendre. Je compte bien un jour remettre à plat les pages Wikipedia, et aussi améliorer le livre électronique qui est en vente. Il date un peu et certaines informations sont erronées, ou datées. C’est un peu mon principal problème avec cette console : une bonne partie des informations disponibles sur le Net est fausse. Elles viennent soit de traductions erronées, soit d’anecdotes ou d’articles peu documentés. Rien que pour la date de lancement, on trouve encore des sites qui parlent de 1995, et pour une bonne raison : Wikipedia a indiqué cette date (et l’indique encore dans certains pays). Et par les joies des référencement croisés (tel site indique que c’est 1995, tel autre se met à jour en fonction, etc.), certaines informations restent fausses.

Dans tous les cas, avec le temps, j’ai réussi à apprécier la console et certains de ses jeux, et je ne suis pas le seul. Vous trouverez un excellent Wiki sur la console, un hacker qui a réussi à débrider la console ou des gens qui – comme moi – s’amusent avec la consoles (ici et ).

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