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Rome By Night, la vidéo interative sur vinyle en 1984

Rome By Night, des Italiens de Dhuo, date de 1984. Et ce vinyle contient un programme pour ZX Spectrum sur sa face B.

Au lieu de vous mettre tous les articles précédents à chaque fois, je vous renvoie vers la page dédiée, elle explique ce que je fais avec les vinyles et liste toutes les pages qui contiennent les programmes, les explications, etc.

 

La pochette montre explicitement qu’il y a un programme sur le disque, et l’arrière indique comment le lancer.


La partie technique a été (très) simple. J’ai nettoyé le disque, testé avec mon premier enregistrement, corrigé un point et ça a fonctionné. Efficace. Le programme s’est lancé directement dans l’émulateur et c’est une sorte de vidéo interactive, synchronisée avec la musique de la face A du disque. J’ai mis la vidéo sur YouTube, mais ce n’est pas exclus qu’elle se retrouve sans musique un jour. La bonne nouvelle, c’est que la synchronisation avec la musique est plutôt bonne, sans décalage. Du coup, je n’ai pas grand chose à dire : ça a fonctionné rapidement, j’ai bien aimé la musique, c’est efficace.

Il y a une vidéo enregistrée sur un vrai ZX Spectrum qui montre aussi un bout d’animation quand le programme charge (je passe généralement cette partie avec le chargement rapide de l’émulateur).

Petit test : la manette Nintendo 64 pour Nintendo Switch Online

Il y a quelques mois, j’ai testé les manettes NES modernes de Nintendo, vendues pour le service Switch Online. Et donc cette fois, je vous propose un petit test de la manette Nintendo 64, sortie pour le même service.

Nintendo propose des émulateurs (de mauvais émulateurs, spécialement pour la Nintendo 64) avec des jeux dans son abonnement. L’offre de base propose des jeux NES et Super NES, l’offre avancée (plus onéreuse) ajoute des jeux Nintendo 64 et Mega Drive. Et pour accompagner le tout, Nintendo propose des manettes NES (60 € les deux), Super NES (30 €) et Nintendo 64 (50 €). La manette de la Mega Drive (de Sega) devrait suivre.

La manette

Dans tous les cas, il s’agit de reproductions modernes, donc avec quelques différences. L’idée de Nintendo est d’offrir quelque chose de (très) proche physiquement mais avec des fonctions modernes. Sur les manettes NES, on gagnait du Bluetooth, une charge idiote à travers la Switch et quelques boutons (L et R) sur la tranche. Sur la manette de Nintendo 64, c’est un peu la même chose. On gagne donc du Bluetooth, une prise USB-C pour la charge et trois boutons dédiés à la Switch. Il y a le bouton Home, le bouton de capture d’écran et un ZR très mal placé. Ce dernier mérite quelques explications. La console possède en effet deux gâchettes (ZL et ZR) mais la manette de Nintendo 64 n’en a qu’une, placée au centre. Nintendo a donc placé un minuscule bouton qui fait office de gâchette en haut de la console.

Un faut emplacement pour Pak et quelques boutons en plus

Pour des raisons logiques, la manette n’a pas d’emplacement pour les « Pak ». Celui destiné à la sauvegarde est en théorie émulé par les jeux via la mémoire de la console, celui qui servait pour les vibrations (Rumble) est directement intégré dans la manette et le Transfer Pak (pour les jeux Game Boy) est évidemment absent. Dans l’ensemble, la manette est vraiment proche de l’originale mais le poids n’est pas réellement le même. Je l’ai mesurée avec une balance basique à 200 grammes, et Internet me disait 300 grammes pour l’originale (ce qui me semblait beaucoup) mais mon collègue a pesé la sienne, qui est un poil plus légère (188 grammes). Dans les trucs à noter, la manette est livrée avec un câble USB-C vers USB-A, ce qui me casse les pieds. Pour Nintendo, il va servir à connecter la manette au dock de la console (pour charger) et elle peut aussi être chargée via le chargeur de la console elle-même. Au passage, si vous branchez la manette en USB, elle devrait s’appairer directement à la console.

Est-ce que la nouvelle manette peut remplacer les Joy-Con ou une manette Switch Pro ? Oui… et non. Oui parce qu’elle fonctionne comme une manette classique. Non, parce qu’elle n’a pas tous les boutons. La manette de Nintendo 64 n’a qu’un seul stick analogique et donc les jeux qui utilisent celui de droite risquent de ne pas aimer.

Sur la Switch

Sur la console, ça fonctionne bien avec les jeux Nintendo 64, forcément. Mais aussi avec l’anthologie Super Mario 3D All-Stars, qui a été mis à jour récemment pour en profiter. Bon, je ne vais pas tester l’émulateur de Nintendo ici, mais ça reste assez mauvais. Pour tout dire, si vous aimez Super Mario 64, la version de l’anthologie est (vraiment) meilleure que celle du service, ne serait-ce que visuellement. Mais ce n’est pas le sujet ici. Globalement, ça marche et vous aurez les sensations de l’époque, c’est déjà ça. Le seul truc bizarre, c’est que le Super Mario 64 de l’anthologie est la version Shindou mais que la manette ne vibre pas (ça vibre bien avec les Joy-Con).

Sur un Mac

Forcément, je ne pouvais pas passer à côté de ça. Est-ce que la manette marche sur Mac ? Oui. Il suffit de presser le bouton de syncro quelques secondes et elle va être vue par macOS. Tous les boutons fonctionnent (attention, le stick n’est pas cliquable) et la croix directionnelle est vue comme un hatswitch en HID. Attention, comme souvent on a une compatibilité HID (le standard) mais pas MFi : ça ne fonctionne pas avec iOS. Le seul défaut que j’ai vu, c’est que les valeurs renvoyées par le stick analogique bougent. Pour faire simple, on a une valeur analogique stockée sur 16 bits (65 535 valeurs en théorie) et le centre est aux alentours de la moitié, mais les valeurs varient un peu en permanence. Je ne sais pas si c’est normal ou si les programmes filtrent les données, mais c’est visible alors que le stick lui-même ne bouge pas.

En Bluetooth


Les valeurs du stick bougent


Ca marche

Autre problème bizarre, elle ne fonctionne pas en USB. Elle est bien vue comme un périphérique HID, mais les boutons ne répondent pas dans ce mode.

Aucun retour en USB

Le seul vrai défaut, parce qu’il y en a un : elle n’est plus disponible. J’ai précommandé la mienne un peu avant la sortie, mais depuis la manette n’est plus disponible et Nintendo indique qu’il n’y aura probablement pas de stock avant 2022. Et au passage, c’est lié, il faut être abonné Nintendo Switch Online pour pouvoir commander la manette.

Le problème des cartes SD de 4 Go

C’est un peu une coïncidence, mais comme j’ai eu un tas de cartes mémoire, je tombe un peu dans la nostalgie de mon (très) vieux site, et je parle pas mal de cartes mémoire. Après la Thin SD et la MMC de 256 Mo, parlons d’une carte SD de 4 Go.

Si vous avez déjà dû utiliser des cartes SD, vous avez peut-être remarqué qu’il y a différentes versions de la norme. Les cartes SD jusqu’à 2 Go, les cartes SDHC de 4 à 32 Go, les SDXC de 32 Go à 2 To et les cartes SDUC au-delà. Mais il existe quelques exemples de cartes qui ne sont pas exactement dans la norme, comme les cartes SD (sans le HC) de 4 Go. Et j’ai trouvé une carte de 4 Go Transcend.

Une SD (sans HC) de 4 Go

C’est quoi le problème avec les cartes SD de 4 Go ? Techniquement, ça doit fonctionner: l’adressage est sur 32 bits, soit une limite de 4 Go. Mais dans la norme d’origine, les cartes contiennent une petite zone qui indique la capacité sous la forme de deux valeurs. Il y a le nombre de clusters, et ensuite le nombre de blocs par cluster. La première valeur peut atteindre 4 096, la seconde 512. Et il y a une troisième valeur qui est implicite : le nombre d’octets par bloc, qui est de 512. Dans la norme originale, on a donc une capacité maximale de 1 Go (4096 x 512 x 512). Il y a eu assez rapidement une mise à jour de la norme (1.01) qui amène la possibilité d’indiquer 1 024 ou 2 048 octets par bloc (donc 2 ou 4 Go au maximum) mais – car il y a un mais – la capacité maximale, en suivant strictement la norme, est réduite à 2 Go.

Pourquoi 2 Go ? Pour des raisons pratiques. Dans la norme d’origine, le système de fichiers officiel est FAT16, qui a une capacité maximale de 2 Go. Techniquement, là aussi, on peut aller au-delà (j’en parle plus bas) mais pour éviter les problèmes, la limite des cartes SD a été calée sur cette valeur de 2 Go. Et si un appareil a une lecture très stricte de la norme, les cartes SD de 4 Go n’existent pas. Il faut en effet passer sur le standard SDHC pour cette capacité. En SDHC, la capacité varie de 4 Go à 32 Go, avec un formatage en FAT32. Pour la norme suivante (SDXC), le système de fichiers imposé est l’exFAT (même si en pratique on peut faire du FAT32 jusqu’à 2 To).

Le second problème est logique et vient du système de fichiers, donc. Pour gérer une capacité de 4 Go, il faut dans la majorité des cas passer en FAT32 (un système de fichiers apparu avec Windows 95 dans une mise à jour), alors que pas mal de vieux appareils (même entre 1995 et 2000) ne prennent en charge que la classique FAT16. Plus exactement, il est possible de formater un volume de 4 Go en FAT16, mais la compatibilité est assez faible. Cette possibilité est apparue avec Windows NT, mais les OS de la famille 9x (et une bonne partie des périphériques limités à FAT16) ne prennent pas en charge cette possibilité. Techniquement, la majorité des vieux systèmes acceptent de formater une carte avec des clusters de 32 ko, soit 2 Go au total (65 535 clusters de 32 ko), mais Windows NT (et quelques appareils) acceptent de travailler avec des clusters de 64 ko (ce qui permet d’atteindre le double). Le seul défaut, plus visible sur un disque dur qu’une carte mémoire, c’est que chaque fichier nécessite au moins un cluster, donc 64 ko. Même s’il ne contient qu’un octet. Là aussi, ça va dépendre de la façon d’interpréter la norme : formater en FAT16 avec des clusters de 64 ko, ce n’est pas totalement dans la norme, donc parfois ça ne passe pas et parfois… ça passe.

Question OS, j’ai essayé de formater manuellement en FAT16 avec macOS, il n’a pas accepté. Ni Windows XP en ligne de commande. Mais Windows 2000 (via l’interface) a accepté. macOS, une fois la carte formatée, l’accepte sans soucis.

Windows XP ne veut pas formater en FAT16


Windows 2000 accepte


C’est bon


macOS accepte

Petit test

Les cartes SD de 4 Go, donc, permettent de stocker 4 Go avec des appareils qui n’acceptent pas les cartes SDHC. A une époque, c’était un choix intéressant pour des appareils photo, mais la compatibilité était assez aléatoire. Comme expliqué plus haut, deux problèmes se posent. D’abord, il faut que l’appareil accepte les cartes de 4 Go dans l’absolu. Ensuite, il faut qu’il accepte un système de fichiers qui permet d’atteindre 4 Go. Il y a deux possibilités classiques : FAT32 ou FAT16. La première solution est la plus simple, et pas mal d’appareils acceptent ce choix. La seconde va dépendre de l’implémentation du système de fichiers.

J’ai d’abord essayé avec trois lecteurs de cartes SD, sans soucis particuliers. Deux trucs noname bas de gamme, un lecteur de cartes Transcend USB 3.0 assez rapide. La carte est lue, pas de soucis.

Sur des appareils photo un peu ancien, c’est différent. J’en ai pas mal à cause d’un récent dossier de Canard PC Hardware, d’ailleurs. Sur trois modèles, ça passe directement, que la carte soit formatée en FAT16 ou en FAT32. Il s’agit d’un truc noname Silvecrest, d’un vieux Samsung S750 et d’un Sony HX60 (assez récent par rapport aux autres). Dans un vieux Panasonic (FS-42) la carte passe en FAT32 mais pas en FAT16 : il indique une erreur. Et dans un vieux Kodak (Z740), le comportement varie. Quand elle est formatée en FAT32, il ne bronche pas mais ne permet pas l’écriture (il y a des – – – – rouge). Quand elle est formatée en FAT16, il propose de formater. Et attention, plus l’appareil sera vieux, plus les chances d’avoir une erreur sont élevées…



En réalité, si vous êtes certains que l’appareil est compatible, ça permet d’utiliser une carte de 4 Go dans un appareil limité à 2 Go officiellement s’il ne prend pas en compte la norme SDHC. Et dans certains cas (rares), c’est intéressant. Au passage, les cartes se trouvent assez facilement sur eBay pour pas trop cher.

Hacker une D-VHS comme en 2002

Je suis le premier média qui a permis de proposer de la HD au grand public. Je suis le premier média qui a proposé une copie de Terminator en Full HD. Je suis protégé avec un DRM relou. Je suis… je suis…

Si vous avez répondu HD DVD ou Blu-ray, vous avez perdu. Je vais parler des D-VHS (bon, c’est dans le titre) et plus exactement des D-Theater, préenregistrées. Bon, je résume rapidement, mais il y a un sujet plus complet ici. Une D-VHS, donc, stocke de la vidéo en haute définition (720p ou 1080i) sur une cassette VHS. Pas exactement la même que celle des années 70, mais presque : le format physique est le même. Et en 2002, une version préenregistrée avec des films en HD sort, sous le nom D-Theater. Une D-Theater nécessite un lecteur spécifique (compatible avec les DRM), et propose de la vidéo en HD (1080i dans tous les cas) en MPEG2, avec un assez gros débit (de l’ordre de ~26 Mb/s constant). Les cassettes contiennent aussi de l’audio en 5.1 (en plus du PCM), notamment. Le format n’a pas été un gros succès, et il y a assez peu de films sortis (166 selon cette liste, mais elle contient pas mal de trucs de démo). Les D-Theater offrent malgré tout une bonne qualité pour la vidéo (surtout pour un format qui a presque 20 ans) et les versions D-Theater sont parfois recherchées parce que les master ne sont pas les mêmes qu’en Blu-ray, avec généralement moins de corrections et une image « plus pellicule ». Et parfois, certains films n’existent qu’en D-Theater en HD (comme True Lies).

Deux D-Theater

Les D-Theater ont deux protections. La première, c’est un codage pour la région, et la majorité des films est en Région 1 (USA), sauf a priori un seul, qui est 1/2/3. C’est important dans mon cas : j’ai un lecteur japonais (c’est vraiment plus simple à trouver qu’un américain) qui n’accepte pas les cassettes en Région 1 (et je n’ai pas trouvé de solution). La seconde, c’est le DTCP, un chiffrement qui empêche la lecture sur un appareil incompatible et (surtout) la copie en numérique.

Hacker le DRM

Le DRM est normalement assez solide, et il y a peu d’information sur la possibilité de passer outre. Mais comme on trouve en cherchant un peu des copies des films qui proviennent manifestement directement de la cassette (gros fichiers encodés en MPEG2 avec le débit attendu), je me suis dit il y a longtemps que c’était possible. En cherchant dans les tréfonds du Net, j’avais trouvé qu’il était possible de récupérer le flux sans protections en passant par un Samsung SIR-T165, qui est un décodeur HD. Je m’explique : pendant un temps, au début des années 2000, la liaison entre les appareils pour la HD s’effectuait en FireWire. Les décodeurs des opérateurs US avaient une prise FireWire et le flux était transmis en numérique, directement au téléviseur (oui, il y a des téléviseur avec une entrée FireWire) ou à un enregistreur D-VHS. De même, on pouvait transférer les flux (sans protections) vers un Mac, par exemple. Le T165 est donc un appareil qui intègre un tuner numérique mais aussi des prises FireWire, et qui accepte le DRM des D-Theater. L’appareil a une sortie DVI, peut contrôleur directement un deck D-VHS, etc. Après de longues années de recherches (littéralement), j’en trouve un à un prix correct et… ça ne fonctionne pas. Il ne casse pas le DRM. Après d’autres recherches, je comprends : il faut en fait le modifier pour installer une carte qui va permettre d’obtenir le flux sans compression.

Le deck



Le T165


Le deck


Le T165 (moddé)

Là, je tombe sur une vieille page (pas mise à jour depuis 2009) qui explique comment ça fonctionne. Je contacte tout de même la personne (parce que pourquoi pas) et j’ai une réponse. Mieux, comme la carte n’a plus réellement d’intérêt depuis un moment, il me propose de l’envoyer gracieusement (contre les frais de port) depuis le Japon (oui, mon bilan carbone est déplorable). En voyant la carte en photo, j’espérais m’en tirer (il faut souder le tout) mais une fois reçue, impossible : c’était largement au-delà de mon skill. Heureusement, Gilles a pu m’aider. Et elle fait quoi cette carte ? Elle permet d’intercepter le flux dans le décodeur, sans la protection. Elle est reliée à divers composants du décodeur et proposer une prise USB. Avec un pilote (sous Windows) et un petit logiciel, il est donc possible de dumper le contenu d’une cassette.

La carte


Shot with DXO ONE Camera


La prise USB ajoutée

Côté pratique, il faut donc un deck D-VHS compatible D-Theater (check), un Samsung T165 modifié (check) et un vieux Windows. Pourquoi vieux ? Parce que le pilote n’est pas signé et que Windows 10 est relou avec ça (même si ce n’est pas impossible). J’ai utilisé une machine virtuelle sous Windows 7 pour ça, après avoir eu quelques problèmes avec une sous Windows XP (un processus plantait l’enregistrement périodiquement). Il faut prévoir un peu de place, aussi : le débit est de ~26 Mb/s (3,25 Mo/s environ) donc c’est assez large. Ma seule DTheater lisible (One from the Heart de Coppola) dure 107 minutes et le fichier fait pas loin de 19 Go.

Un pilote pas signé


Le programme de dump

D’un point de vue technique, j’ai eu quelques soucis au début, avec d’un coup un débit qui passait à 0, des erreurs, etc. Mais en m’approchant de l’appareil, j’ai compris : il surchauffait clairement. Le Samsung SIR-T165 était clairement vraiment très chaud (probablement parce qu’il récupérait le flux, le décodait, etc.) et plantait. J’ai donc bricolé un refroidissement basique (un simple ventilateur de PC alimenté en externe) et j’ai pu enregistrer toute la cassette.

Oui, c’est un peu le bordel

En pratique, j’ai une liste de fichiers TS (j’ai enregistré en plusieurs fois) avec (donc) une image en 1080i (~4:3 avec des bandes noires) à 22,9 Mb/s (constant) en MPEG2, deux pistes audio (AC3 5.1 à 576 kb/s, MP2 à 320 kb/s) et des sous-titres. La qualité est bonne pour un film du début des années 80, surtout pour un master HD qui date du début des années 2000. Au passage (parce que je me suis posé la question), le ratio est le bon : le film a été tourné en 1:37:1 à l’époque. Point intéressant, le master est a priori le même que pour le Blu-ray (de 2012) qui – lui – a eu une mauvaise note. On voit quand même franchement les défauts de la pellicule dans certains cas, mais compte tenu de l’époque, c’est OK.

La capture du Blu-ray (d’un site)


La mienne




Une image recadrée


J’ai un seul film à montrer, et pour une bonne raison, donc : mon enregistreur D-VHS ne lit pas les films D-Theater en Région 1. Je n’ai donc pas pu dumper ma copie d’Alien : l’appareil affiche un message d’erreur et ne lit même pas la cassette. Mais si un jour je trouve un modèle américain, je tenterais (mais c’est vraiment très cher).

The Bop Won’t Stop, du ZX Spectrum sur cassette mais pas sur vinyle

L’album The Bop Won’t Stop de Shakin’ Stevens contient, dans sa version sur cassette, un jeu. Il s’agit de The Shaky Game, comme l’indique la pochette.

Au lieu de vous mettre tous les articles précédents à chaque fois, je vous renvoie vers la page dédiée, elle explique ce que je fais avec les vinyles et liste toutes les pages qui contiennent les programmes, les explications, etc.

 

Il y a un point intéressant à traiter sur ce jeu. SI vous cherchez sur Internet, vous tomberez sur des pages qui indiquent que le titre se trouve sur la cassette de The Bop Won’t Stop (c’est le cas) mais aussi (souvent) d’autres qui indiquent que le jeu est aussi sur le vinyle This Ole House, sur la face B du single. Sauf que c’est faux (enfin, de ce que j’ai pu voir). Premièrement, je n’ai vu aucune preuve de la présence de ce jeu sur le vinyle. Ce n’est pas une preuve dans l’absolu, mais pour pratiquement tous les trucs que j’ai présenté, j’avais trouvé des images avant. Deuxièmement, le single en question date de 1981, alors que le ZX Spectrum est sorti en 1982 et que l’album qui contient le jeu date de 1983. Donc de ce que j’ai pu vérifier, il n’existe pas sur vinyle et uniquement sur cassette. J’ai aussi vérifié s’il n’était pas sorti sur l’album The Ole House, mais il date de 1980 (donc encore avant) et les quelques rééditions tardives n’indiquent pas la présence du jeu.

La pochette et son bandeau


Le “manuel”


Il y a une petite intro avant les données


Une pub pour le jeu (qui vient de là : https://spectrumcomputing.co.uk/entry/4437/ZX-Spectrum/The_Shaky_Game)

Sinon, la version vinyle de l’album The Bop Won’t Stop indique bien la présence du jeu… sur la version cassette.

La pochette du vinyle indique que le jeu existe

Et le jeu, donc ? Alors, j’ai eu un peu de mal à récupérer les données, même en utilisant les scripts généralement efficaces du premier coup sur les cassettes. Ici, j’ai une bonne dizaine d’essais et quatre enregistrements différents avant d’obtenir un fichier sans erreurs. Le jeu lui-même est horrible. Réellement. C’est une sorte de labyrinthe idiot dans lequel il faut éviter les véhicules en changeant de voie au bon moment, pour se rendre au centre. Il m’a fallu un moment avant de comprendre le premier truc : il faut vraiment garder la touche enfoncée pour passer d’une voie à une autre, pas juste presser la touche rapidement. Et – surtout – c’est effroyablement répétitif : les ennemis se déplacent de façon prédéfinie. Vous n’allez pas entraîner vos réflexes ou tenter de vous améliorer en trouvant la meilleure technique, juste essayer de se souvenir du pattern et de l’ordre des mouvements. Et du coup, il n’y a pas d’indices : c’est du pur die and retry. Qui plus est, le son est (vraiment) énervant, vous allez le voir dans la vidéo.

Les instructions


La difficulté 1 est… tendue


Le jeu


Vous avez perdu

La montre « TV » de LAKS et Bwin

Vous vous souvenez des montres TV ? Vous savez, dans les années 80, certains imaginaient des montres avec un écran, capable de recevoir la TV. Et, enfant, on rêvait de regarder TF1 sur un truc plus petit qu’un timbre, mais au poignet (ou pas) ! Et bien LAKS (un fabricant de montre autrichien) et Bwin ont proposé une montre TV en 2008. Mais pas sous la forme que vous pensez.

En fait, la montre sert uniquement de tuner DVB-T. Comment j’ai découvert cette montre ? En deux fois, assez bizarrement. Récemment, en regardant ce que supportait EyeTV 3 (et la montre est dans la liste). Mais j’avais déjà parlé de cette montre, dans mon ancien boulot. Je l’avais complètement oublié, parce que je faisais 10 news par jour (et que c’était il y a 13 ans…).

La montre

Mais donc la montre de LAKS et Bwin (un site de pari sportif) date de 2008 et part sur un concept un peu bizarre. C’est une montre sportive, assez classique, qui intègre un tuner DVB-T. Un écran ? Non. La possibilité d’écouter la TV ? Non plus. C’est juste un tuner TNT intégré dans une montre. Je cherche encore l’intérêt, à base de « On est en camping, on n’a rien à faire le soir, mais heureusement j’ai mon PC portable, ma montre, un câble USB et l’antenne avec moi ». Le concept me paraît vraiment idiot (et me semblait idiot en 2008) parce que même à l’époque, il existait des tuners compacts.


L’USB


La prise antenne

Du coup, j’ai trouvé la version Bwin de la montre (LAKS a sorti sa propre version, a priori identique techniquement). Elle propose une prise USB (mini B) femelle et était livrée avec un câble classique. Dans la boîte, il y a aussi une petite antenne classique, avec un connecteur coaxial compact, mais pas d’adaptateur pour les prises domestiques. Un truc m’a un peu surpris : la montre reçue ne tournait plus, mais je n’ai pas vu de pile. En enlevant la plaque arrière, je suis tombé directement sur la partie tuner (avec une puce DiBcom) et pas de pile. Elle est peut-être derrière, elle se charge peut-être en USB, mais je n’ai pas trouvé d’infos dans le manuel et je ne suis pas allé plus loin dans le démontage.

Pas de pile en accès direct

Question logiciel, la montre arrive avec un CD qui contient un programme pour Windows (LAKS TV, probablement un truc OEM quelconque) et EyeTV Lite pour Mac OS X. La version Lite de EyeTV est généralement liée à un appareil précis et propose moins de fonctions, c’est tout. En pratique, elle fonctionne avec EyeTV 3 mais pas avec la version 4 (donc pas sur un Mac moderne). Le principal problème a été de capter la TV. En fait, le choix de la minuscule antenne est assez peu efficace en France : la TNT vise plutôt les antennes placées sur les toits et les paramètres choisis rendent la réception difficile. Et chez moi, impossible de capter une chaîne. Mais en utilisant un adaptateur vers une prise antenne classique, pas de soucis : le tuner a bien trouvé les chaînes. Mais comme la France utilise toujours le DVB-T en 2021, on peut sans soucis regarder la TNT HD avec la montre si le programme est capable de décoder le H.264 (c’est le cas de EyeTV 3, pas forcément de la version Lite livrée avec).

Il faut l’antenne, inutile


Avec EyeTV


Elle est reconnue

Il faut enfin noter que LAKS a proposé des montres de geeks plus intéressantes à l’époque : un modèle clé USB avec 32 Mo à 2 Go de stockage (pourquoi pas), une version lecteur MP3 (512 Mo) et un modèle pour payer avec sa montre (oui, c’était moderne).

Décoder l’image d’un vidéophone Sony

Il y a quelques mois, Matthew Taylor de Techmoan (je vous encourage à aller regarder si vous ne connaissez pas) a publié une vidéo sur un produit Sony un peu spécial : un vidéophone des années 80, le Sony PCT-15.

Le produit en lui-même ne m’a pas marqué, c’est une sorte de boîtier avec une caméra et un écran cathodique (monochrome) qui pouvait transférer (et recevoir) des images. On est évidemment assez loin de FaceTime : l’appareil transmettait des images par modem, et pas de la vidéo. Une simple image basse définition nécessitait plusieurs secondes par transfert et donc vous vous doutez bien que ça n’a pas été un succès. Mais c’est ce point qui m’a fait réagir : vers 12 minutes, Matt propose la version audio du transfert. Et quand j’ai entendu le son, j’ai pensé que c’était modulé comme les vinyles et les cassettes audio que je traite régulièrement ici depuis quelques mois. J’ai donc mis ça dans un coin (dans un brouillon) pour plus tard.

Un peu après, il a d’ailleurs mis en ligne un extrait sans la compression YouTube (plus exactement, le même extrait). Et il y a quelques semaines, je me suis dit « Et si j’essayais de décoder ça ? ». Je ne suis pas le premier, Dmitrii Eliuseev a fait un post Medium quelques jours après la publication, je suis aussi tombé sur un message de Zerosquare dans un forum, ainsi qu’un post rapide sur un blog.

Le plus intéressant pour commencer les essais était évidemment le post de Dmitrii, mais avec deux bémols. Premièrement, il y a quelques points ou il extrapole pas mal. Deuxièmement, surtout, son image ne semblait pas très fidèle (elle est inversée sur les couleurs, par exemple). Celle de Zerosquare, par contre, était a priori plus fidèle au résultat à l’écran. Mais Zerosquare (qui m’a répondu et m’a aidé, merci à lui) n’avait pas codé quelque chose, il a utilisé The Gimp en important l’image, une méthode qui fonctionne mais n’est pas très pratique.

L’image de Dmitrii (inversée, de façon évidente)


L’image de Zerosquare


L’image originale

Je vais vous passer les deux dimanches après-midi à essayer de comprendre le code, pour essayer d’aller à l’essentiel. Premièrement, truc basique, j’ai effacé les silences avant et après les données avec Audacity. C’est probablement possible en Python aussi, mais un simple filtre Tronquer le silence est plus rapide.

Un coup de filtre

La structure comprend 400 ms avec un signal qui sert a priori à indiquer une transmission, suivi de 400 ms de pause. On peut donc s’en passer pour l’image. Ensuite il y environ 200 ms de données qui servent a priori à calibrer le niveau. Puis il y a les données. J’ai eu un peu de mal à comprendre, mais grâce à Zerosquare, j’ai à peu près capté. Le signal utilise une fréquence de ~1 748 Hz et chaque période représente un pixel, modulé en amplitude. Pourquoi ~1 748 ? C’est la fréquence classique d’une porteuse NTSC (3.579545 MHz) divisée par 2^11. L’intérêt de cette fréquence est probablement de réutiliser le quartz d’un téléviseur, par exemple. Il n’y a pas vraiment de synchro, par contre : dans le cas de l’image de Techmoan, qui est transmise en mode Quick, on a simplement tous les pixels transmis séquentiellement. La bonne nouvelle, c’est qu’on a la définition de l’image : 96 x 100. Plus concrètement, le code Python va obtenir l’enveloppe du signal (les valeurs de la modulation en amplitude, si j’ai bien compris) et les placer dans une image dans la bonne définition. Pour le niveau du signal, j’ai considéré que le signal au début sert à indiquer la valeur maximale, donc je l’utilise pour calibrer l’image avec un signal 8 bits (255 valeurs).

Le code Python est vraiment perfectible (je ne suis pas développeur) mais ça semble fonctionner sur les deux exemples que j’ai avec une image qui garde les mêmes valeurs. Le truc, c’est que j’ai deux fois la même image : une récupérée directement dans la vidéo YouTube, l’autre fournie, mais c’est le même code. J’ai même dû mettre une valeur en dur dans le code, pour une raison idiote : j’utilisais des divisions entières à pleins d’endroits et la valeur de 1 748 Hz est une approximation. Comme je connais mal Python, j’ai fait le calcul à la main pour obtenir une valeur correcte (au passage, l’approximation de Dmitrii est proche). Dans tous les cas, j’obtiens une image assez propre qui a l’air correcte.

Ma version, un peu plus claire

La prochaine étape va être de trouver un (ou deux) Sony PCT-15 et d’essayer le code avec d’autres images, ainsi qu’avec la version Normal, en 160 x 100. Avec un peu de chances, les quelques trucs que j’ai essayé de déduire sont corrects.

J’ai mis le code sur GitHub, mais ça nécessiterait vraiment qu’un développeur passe dessus.

Les joies des cartes MMC de 256 Mo

En testant la carte Thin SD la semaine dernière, je me suis rendu compte d’une chose : je n’avais pas parlé du problème des MMC de grande capacité.

Dans les cartes mémoire de la première génération (SD, MMC, Memory Stick, etc.), la capacité est un souci. Dans les Smart Media, il fallait un support explicite, dans les Memory Stick, la première génération se limite à 128 Mo et Sony a sorti un truc bizarre pour essayer de passer outre, dans les SD, les variantes de 4 Go posaient des soucis (je mets un lien vers mon vieux site), etc. Et dans les MMC, donc, les lecteurs supportent généralement les cartes jusqu’à 64 Mo (et souvent 128 Mo) et au-delà, c’est assez… aléatoire.

Pour tester, j’ai pris une carte de 256 Mo (il existe aussi des cartes de 512 Mo) et trois appareils qui n’acceptent que les cartes MMC. Sur le lecteur FlashPath (un lecteur de cartes MMC en format disquette), j’avais déjà essayé : ça ne fonctionne pas. Mac OS donne une erreur avec cette carte spécifiquement. Sur le lecteur de cartes en bus parallèle, qui lit d’ailleurs ma carte Thin SD, ça fonctionne mais pas tout le temps. Plus exactement, la carte de 256 Mo formatée depuis un ordinateur classique (sous Windows XP) ne fonctionnait pas mais en (re)formatant depuis le lecteur (et probablement avec un agencement spécifique), ça marche… presque. En fait, je vois la carte mais je ne peux pas copier de données (j’avais déjà eu le problème avec une MMC Plus). Et avec le lecteur MP3 de Sony Ericsson, c’est encore pire : il détecte bien une carte (plutôt une bonne nouvelle) mais indique une erreur de système de fichiers.

L’erreur en question

Je n’ai pas trouvé la raison exacte des problèmes liés aux « grandes » capacités, mais les cartes de 256 Mo posent pas mal de soucis, et dans les vieux forums, la question de la compatibilité avec les cartes MMC de cette capacité (spécialement chez Nokia, qui a pas mal utilisé la norme) sont nombreuses. Sur un lecteur Transcend moderne, la carte ne pose absolument aucun problème par contre. Dans tous les cas, pour les rares appareils qui demandent une carte MMC, pensez à rester sur une capacité faible si la compatibilité n’est pas explicite.

SubtitleNEXT attracts attention in Europe at APTRAD and Languages and Media conferences

Par : RadianceC

Studios take a keen interest in SubtitleNEXT’s performance-leading Live Subtitling capabilities         In response to audience requests following these recent successful events, the team at SubtitleNEXT will be holding a series of technology “SubtitleNEXT Friday Workshops” as of mid-October onwards, to demonstrate how to create subtitles from scratch or from source. The ...

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Grâce à l’IA, l’expérience du stade depuis votre canapé

Par : Shadows

Depuis plusieurs années, des projets visent à améliorer l’immersion au sein des matches sportifs, en permettant aux spectateurs d’observer le terrain sous tous les angles.

De nombreux projets, une mise en place complexe

Dès 2017, nous vous avions par exemple parlé de Free Viewpoint Video System, un projet de Canon. Intel a lancé une initiative similaire avec True View. Dans les deux cas, l’idée est de disposer une armée de caméras autour du terrain, afin de générer de la vidéo volumétrique qui peut ensuite être observée sous tous les angles.

Dans le même esprit, Unity vient de dévoiler Metacast, qui utilise là aussi de la vidéo volumétrique.

Outre le fait de proposer de nouvelles images aux téléspectateurs, ces techniques peuvent avoir d’autres applications : VR, analyse de stratégie d’équipe, optimisation des performances sportives, arbitrage, etc.

Toutes ces annonces sont prometteuses, mais elles ont plusieurs défauts, comme la nécessité de devoir utiliser un ensemble complexe de caméras synchronisées. Le volume de données à traiter pose aussi question, d’autant que le temps réel est indispensable pour ce marché.

L’IA, une alternative ?

C’est ici qu’intervient un projet de R&D de l’ingénieur en vision informatique Guillaume Chican, qui propose une alternative beaucoup moins contraignante : n’utiliser qu’une seule caméra, et laisser le deep learning faire le reste.

Guillaume Chican (que nous avions déjà eu l’occasion de croiser durant Laval Virtual 2017, sur un tout autre projet) nous explique que dans son approche, le deep learning est utilisé à la fois pour la capture de la géométrie et le rendu des joueurs. Dans la vidéo de démonstration ci-dessous, qui alterne prises de vue réelles et survols du match générés par son approche, seul le terrain est créé avec du rendu 3D classique. Les joueurs sont entièrement confiés au machine learning.

Si la méthode n’a pour le moment été testée que sur du football, elle se déclinerait sans difficulté sur d’autres sports comme le basket, le tennis. En revanche, des disciplines comme le rugby poseront sans doute des défis, certaines manœuvres comme les mêlées représentant des cas très spécifiques qui demanderont probablement un développement dédié.
La technique n’est pas encore temps réel, mais Guillaume Chican y travaille. Un autre axe d’amélioration étant de proposer un rendu de meilleure qualité.

En termes d’usages, cette approche pourrait comme les propositions d’Intel, Canon et Unity être utilisée pour proposer de nouvelles images aux spectateurs, avec des analyses de matches, des retours sur une action précise, ou encore la possibilité, en temps réel, de changer de point de vue (un peu à la manière d’un jeu vidéo). En revanche, comme le rendu neural implique que l’image est générée de toutes pièces, un usage en arbitrage serait sans doute exclu.

Guillaume Chican souligne que combinée à un dispositif de réalité augmentée ou virtuelle, sa technique permettrait aux fans de reproduire l’expérience du stade grâce à une loge virtuelle, entre amis.

A noter enfin : puisque le système ne nécessite pas de matériel lourd, on peut imaginer un déploiement moins coûteux et plus facile. De quoi, peut-être, et dans un futur plus ou moins lointain, rendre cette technique accessible à davantage d’équipes, au sport amateur ou encore au secteur de l’éducation…
Pour le moment, nous n’en sommes évidemment pas là.

Pour en savoir plus

Pour toute question, Guillaume Chican peut être contacté sur LinkedIn.

L’article Grâce à l’IA, l’expérience du stade depuis votre canapé est apparu en premier sur 3DVF.

Sony MDS-PC3 & PCLK-MN20 : relier un MiniDisc à un PC

Si on parlait MiniDisc ? Avant l’arrivée des NetMD, Sony a proposé pas mal de solutions différentes pour connecter un lecteur à un ordinateur. Et aujourd’hui, je vous montre un des kits en question.

La liste d’abord, que vous trouverez sur l’indispensable MiniDisc.org.

• D’abord, Sony a sorti des trucs basiques. Il y les kits PCLK-LSA1 et LSA2. Rien d’intéressant : il s’agit de câbles FireWire livrés avec le logiciel nécessaire pour contrôler un enregistreur LISSA (j’en parlerais un jour). Ensuite, le PCLK-U5. Là aussi, c’est sans intérêt : c’est une carte son USB avec une sortie optique.

• La seconde génération (kits PCLK-MD1 et MD2) permet de commander les appareils. D’un côté, vous trouverez une prise série à relier à un PC (ou un Mac), de l’autre un boîtier avec une prise jack. Elle va servir pour le connecteur (et le protocole) Control A1. C’est une technologie qui permet de synchroniser des lecteurs de CD et des enregistreurs MiniDisc, mais aussi – du coup – de commander les appareils. La partie matérielle des kits est la même, seul le logiciel évolue.

• La troisième génération est un peu différente, avec les PCLK-PX1, PX2 et PX3. Comme le précédent, les boîtiers sont identiques, la partie logicielle change. Dans tous les cas, on a une prise série côté PC et une prise mini DIN 6 (PC Link) côté lecteur. Attention, ça ressemble à du PS/2 (et certains enregistreurs acceptent les claviers) mais ce n’est pas du PS/2.

• Enfin, le sujet (ouf), les kits PCLK-MN10, MN10A et MN20. Comme les autres, les trois kits contiennent le même boîtier : un appareil avec d’un côté une prise USB (B) et de l’autre une prise mini DIN 6 (PC Link). Petite différence, aussi, deux prises audio. Il y a une sortie optique (pour envoyer le son dans un enregistreur avec une entrée) et une sortie analogique classique.

L’adaptateur (avec de l’USB B)


Sorties audio et prises mini DIN 6

J’ai donc un kit PC, mais aussi un enregistreur de MiniDisc compatible, le MDS-PC3. C’est un modèle assez compact, doté d’une alimentation externe et d’une connectique plutôt large. On a en effet une sortie casque, des entrées et sorties lignes, des entrées et sorties numériques (optiques) et la fameuse prise PC Link. D’ailleurs, Jonathan en a parlé ici pour une petite réparation, et j’ai d’ailleurs fait la même chose sur le mien.

L’enregistreur


Sa connectique

Ça marche comment ?

La partie audio est totalement standardisée : n’importe quel OS (macOS ici) peut envoyer le son dessus, les deux sorties sont synchronisées. La partie qui permet de commander le lecteur, elle, ne l’est pas. Il faut passer par le logiciel M-Crew de Sony. C’est essentiellement sur ce point que les kits diffèrent, en fonction des versions du logiciel. Jonathan en parle ici, l’ensemble fonctionne sous Windows XP. Il faut utiliser le pilote pour Windows 2000 (présent sur le CD) et ça suffit. Pour le programme, attention : il existe pas mal de version de M-Crew et – comme pour beaucoup de logiciels de l’époque – la localisation n’est pas automatique. Il existe donc des variantes J (Japon) et des versions E (English). Si vous tentez la première, n’espérez pas quelque chose d’utilisable : vous aurez au mieux des caractères plus ou moins aléatoires.

Le pilote Windows 2000 marche sous XP


La version japonaise affiche n’importe quoi


M-crew

Le programme offre une interface un peu inhabituelle, avec juste un bandeau par défaut, mais il permet de gérer le lecteur de MiniDisc (lecture, enregistrements, etc.), de nommer les pistes – toujours pratique -, de lire des CD et d’envoyer du contenu de l’ordinateur à l’enregistreur. C’est en temps réel, mais sans pertes liées au transfert : la liaison est numérique si votre enregistreur possède l’entrée idoine (c’est le cas du MDS-PC). J’ai utilisé la version 1.05E, mais il existe une version 2.01E. Dans mon cas, elle demande un fichier DLL, qui semble pourtant être présent (après, une réinstallation, ça a fonctionné).

Au lancement, juste une barre en haut

La logique est quand même assez particulière, avec un fonctionnement qui peut autant dérouter qu’un Sonic Stage, soyez prévenus. Je n’ai pas réussi à transférer depuis un CD (ce qui doit être possible), mais depuis un MP3, ça a marché. Il faut simplement activer l’enregistrement (avec le bouton Record) puis glisser les fichiers. Une sorte d’animation peu visible s’enclenche et l’enregistreur lui-même indique qu’il enregistre, mais l’ensemble est quand même assez instable (j’ai tenté dans une machine virtuelle). En fait, la logique est surtout la même qu’un véritable enregistreur de MiniDisc, ce n’est pas du tout automatisé comme OpenMG ou Sonic Stage : il faut lancer l’enregistreur (bouton REC), activer la lecture (l’enregistrement, en fait) sur l’enregistreur MiniDisc et la lecture du côté de la source. Et ensuite il va enregistrer en temps réel. Qui plus est, quand la connexion est lancée, l’enregistreur ne répond pas sur ses commandes physiques.

Le contenu d’un MiniDisc préenregistré


Quand on quitte, il propose d’éteindre l’appareil


La fenêtre d’enregistrement

En pratique, le réel intérêt du kit ne va pas être de commander le lecteur ni de gérer les enregistrements, deux choses assez fastidieuses, mais bien de titrer et trier facilement les pistes. Parce qu’enregistrer, c’est possible depuis le lecteur, et une simple sortie optique suffit. Mais titrer avec l’interface de l’enregistreur, c’est… compliqué (même avec la télécommande), mais avec le PC c’est simple et rapide.

Sinon, question protocole, les version avec le connecteur PC Link utilisent a priori le même protocole que les anciens modèles, seule la prise change. Sur cette page, il semble expliquer que les versions séries (avec le même connecteur) sont assez proches, mais que le principal problème est la partie logicielle.

Le premier jeu vidéo sur LaserDisc, en 1981 sur Apple II

Si vous connaissez un peu les jeux vidéo, à la question « Quel est le premier jeu sur LaserDisc ? », la réponse sera probablement Dragon’s Lair. Mais il date de 1983, et Astron Belt (par exemple) est de 1982. Et Quarter Horse, une sorte de jeux de pari interactif, est même un peu plus ancien. Mais la bonne réponse, en réalité, est Adventures in Videoland, en 1981.

Vous le ne connaissez pas ? C’est normal. C’est un programme paru dans le magazine Creative Computing en janvier 1982 (et donc sorti en pratique en 1981), dont l’auteur est David Lubar. A l’époque, c’était un listing en BASIC, mais il a été réédité en 1984 et est aussi visiblement sorti sur disquettes. Le programme pour Apple II dépendait d’un film précis, Rollercoaster (Le Toboggan de la mort en France).

On va commencer par le contexte et les choix techniques. La version d’origine du programme date de la fin d’année 1981 – le magazine a été envoyé aux abonnés en décembre – et utilisait du matériel un peu particulier. Il fallait en effet un Apple II (assez courant), une carte Omniscan de chez Aurora (275 $ en 1981, environ 830 $ actuels) et un lecteur de LaserDisc précis, le Pioneer VP-1000. Il valait 750 $ (~2 250 $ en 2021). La carte n’est pas une interface série mais un truc bien plus rudimentaire : l’équivalent d’une télécommande filaire. En gros, le programme (et donc la carte) envoyait les mêmes commandes qu’une télécommande pour passer d’un endroit à un autre. Malin. Enfin, il faut évidemment le DiscoVision du film. C’est une édition CAV (ce qui permet les arrêts sur image) assez ancienne, et mon exemplaire a assez mal vieilli, on va en reparler. Du coup, la seconde édition du film ne convient pas : elle est en CLV. Dans les trucs sympas, le disque possède une Dead Side. Après nettoyage, c’est la première face du DiscoVision de L’Homme des Hautes Plaines (High Plains Drifter).


Seule la face 1 du disque 1 va servir

Pour tout dire, ça semble un peu impossible de faire fonctionner le programme en 2021 : trouver la carte et le bon lecteur en bon état, c’est du domaine de l’impossible. Mais il y a une solution. Kay Savetz a en effet modifié le programme pour qu’il fonctionne avec du matériel (un peu) plus moderne et a mis le tout en ligne. Il y a en fait quatre versions. L’originale, donc, une seconde qui a été livrée sur disquette avec visiblement quelques différences et deux variantes plus simples à mettre en place. La première nécessite toujours le LaserDisc, mais passe par une connexion série vers un lecteur Pioneer équipé. La seconde nécessite un lecteur de DVD de la même marque avec une interface série (DVD-V8000). Dans les deux cas, il faut toujours un Apple II.

Mon montage

Premièrement, le lecteur. J’ai un Pioneer LD-V2600 équipé d’une interface série, que j’avais utilisé pour les LaserDisc Apple. C’est un modèle NTSC assez basique mais qui se contrôle en série. Pour le disque, j’ai juste acheté le DiscoVision. Il a un peu souffert du temps (le fameux rot) mais il fonctionne. Pour information, le jeu n’utilise que la première face du premier disque. Et pour l’Apple II, j’ai triché. J’ai pris ma carte Apple IIe pour Mac. Avec le Floppy Emu bien configuré, j’ai pu charger l’image de disquette fournie. Attention, il faut le câble pour la carte Apple IIe et le bon firmware pour le Floppy Emu.

Je vous mets aussi cette petite vidéo qui montre le montage avec de vrais écrans. J’aurais bien fait le jeu directement dessus, mais le truc, c’est que mon écran cathodique Apple fonctionne à 67 Hz, donc c’est une plaie pour le synchroniser correctement quand on filme (je ne suis pas équipé).

La configuration de l’Apple IIe a été un peu plus compliquée. Pour charger le programme, rien de spécial : il suffit de taper LOAD ROLLERCOASTER-2018 puis RUN.

La partie tendue, ça a été la connexion série. En effet, j’ai dû mettre un adaptateur Mini DIN 8 vers série (DE9) puis un adaptateur DE9 vers DA15. Et ensuite, il a fallu configurer l’Apple IIe. Après pas mal d’essais, j’ai mis une carte série dans le Slot 2, configurée pour communiquer à 4 800 bauds avec le lecteur (le débit par défaut). Attention, il faut forcer manuellement le débit dans l’interface d’Apple, et par défaut la carte est configurée pour communiquer à 1 200 ou 2 400 bauds avec un modem.

Avec le bon programme et une liaison série fonctionnelle, tout marche. Attention, il faut lancer le disque (avec Play) avant de commencer, sinon le lecteur ne réagit pas.

Le jeu

Du coup, j’ai fait une vidéo qui utilise les infos de la vidéo de Kay Savetz. C’est juste une sorte de solution, enregistrée en capturant l’image de la carte Apple IIe (ce qui explique que l’image n’est pas verte) et la sortie du lecteur de LaserDisc (en composite sur ce modèle). J’ai eu un peu de mal à synchroniser le tout, parce que j’ai dû enregistrer séparément.

Alors, d’un point de vue ludique, ça reste assez basique. C’est du textuel standard, avec des trucs à deviner (et sans indices, parfois). Le LaserDisc ajoute quand même une touche sympa : on a des images fixes (merci le CAV) et de petits extraits. Franchement, l’auteur a réussi un truc sympa en piochant dans environ 24 minutes de vidéo (la première face du premier disque). Question pratique, en tout cas sur la version “2018”, c’est un peu lent. On tape une commande, le programme envoie la commande en mode série, le lecteur réagit, cherche la bonne frame, etc. J’ai un peu ajusté dans la vidéo, mais en vrai, on a quand même un petit décalage. le seul point un peu dommage c’est que les images ne changent pas à chaque fois. Dans certains cas, l’animation se déclenche, dans d’autres on reste sur l’image précédente. Dans la vidéo, vous verrez probablement quelques faux raccords, aussi, parce que j’ai parfois fait de fausses manipulations.

Dans cette seconde vidéo, il y a quelques exemples qui montrent la meilleure façon de perdre.

Aller plus loin

Si vous avez d’essayer sans un Apple II ou sans lecteur de LaserDisc, il y a une solution : une personne a mis le code en ligne dans un interpréteur Javascript avec de la vidéo en HTML5. Il y a une vidéo de présentation et un peu d’explications techniques ici. Kay Savetz a aussi fait une présentation dans une convention, la vidéo est là, la présentation elle-même est ici.

Emettre la TV mobile en 1Seg vers un Mac

Vous connaissez le 1Seg ? Probablement pas. Cette norme de télévision japonaise (utilisée aussi en Amérique du Sud) permet de diffuser de la télévision pour les appareils mobiles, et j’ai un jour décidé d’essayer de diffuser (et capter) cette norme. Avec plus ou moins de succès.

Le développement de ce sujet est assez long, parce que j’ai eu cette idée il y a très longtemps en regardant ce que EyeTV (un programme pour Mac que j’aime bien) supportait. Au fil du temps, j’ai testé pas mal de choses (on va en parler) et je suis arrivé à un résultat montrable. Mais pas exactement ce que je voulais. Durant l’année, j’ai essayé de faire fonctionner un point précis sans réussir, j’ai un peu abandonné, laissé le tout sur le côté. Puis comme je trie mes brouillons et que je ne trouve pas de solution, j’ai décidé de le publier en l’état. Il va manquer certains points, pour une raison idiote : j’ai généré certains trucs il y a plusieurs mois sans réellement noter tout ce que je faisais…

1Seg, c’est quoi ?

Pour expliquer le 1Seg, il faut d’abord comprendre comment marche la télévision. Au 20e siècle, la diffusion passait par des normes analogiques, qui différaient selon les territoires, avec essentiellement trois choix (qui pouvaient varier de façon mineure). Le PAL en Europe (sauf la France), le SECAM en France et dans quelques pays de l’Est, le NTSC aux Etats-Unis et au Japon (notamment). Au 21e siècle, on est passé en numérique, avec un petit changement : d’un côté un standard pour la diffusion elle-même, de l’autres les données qui passent dedans. Pour les données, le fonctionnement est à peu près le même partout : on a commencé par de la SD en MPEG2 (comme les DVD) avant de passer sur de la HD en H.264. Il y a quelques exceptions (certains pays utilisent le H.265 pour la HD, d’autres le H.254 en SD, etc.) et les choix pour l’audio peuvent varier, mais dans l’ensemble on part sur les mêmes technologies. Mais pour la diffusion, c’est différent.

Premièrement, il existe plusieurs normes, en fonction des territoires. Les pays européens utilisent essentiellement les normes DVB, les Etats-Unis l’ATSC et le Japon, ainsi que les pays sud-américains, l’ISDB. L’idée dans tous les cas reste la même : diffuser un flux numérique avec un débit de plusieurs mégabits/s pour mettre de la vidéo en MPEG (au sens large) dedans. Il y a ensuite des variations en fonction du type de diffusion. En Europe, on trouve les DVB-T pour le terrestre (hertzien), très populaire en France, le DVB-C pour le câble (en Belgique, par exemple), le DVB-S pour le satellite, etc.

On en arrive au 1Seg, qui est une variante de l’ISDB-T (la version hertzienne, donc). D’un point de vue pratique, en ISDB-T, un canal est divisé en 13 segments et la vidéo (SD ou HD) en prend 12. Et le treizième ? C’est le fameux 1Seg (1 segment). Et ce segment contient de la vidéo, tout comme les autres, mais avec une qualité évidemment bien plus faible. Du coup, on a décidé de l’utiliser pour la TV mobile. Le flux offre à peu près 400 kb/s, ce qui ne permet pas de miracles. Au Japon, la vidéo est en MPEG2 en 320 x 240 à 15 fps, et l’audio en HE-AAC. Dans les pays d’Amérique du Sud, la diffusion reste en 320 x 240, mais en H.264 à 30 fps (le codec est un peu plus efficace). Le résultat n’est pas fou, mais la norme est prévue pour une bonne réception en mobilité. Et il existe des périphériques dédiés : voitures, téléphones et consoles (je vais y revenir). De ce que j’ai compris, le Japon a diffusé pendant un temps exactement la même chose que le canal principal (Full Seg) mais ce n’est plus obligatoire depuis un moment.

Recevoir un flux 1Seg

Le choix de base, c’est un téléphone ou un récepteur dédié, mais c’est assez rare au Japon, et les vieux téléphones sont parfois compliqués à faire fonctionner. Mais il existe d’autres solution, et pour commencer je suis parti sur des accessoires de console. Le premier est un tuner 1Seg pour la PSP de Sony (PSP-S310). C’est un accessoire officiel qui se branche sur le port USB de la console (comme la caméra) et permet de recevoir la TV mobile. Il nécessite une console de la seconde génération (PSP 2000, parfois nommée Slim) et – surtout – une console japonaise.

Le tuner


Sur une PSP 3000

Pour être clair, j’ai l’accessoire en question, mais je n’ai pas réussi à capter de la vidéo, j’expliquerais pourquoi dans la suite. Je ne vais pas détailler la méthode mais si vous avez – comme moi – une PSP européenne, il faut la hacker. De cette façon, il sera possible de changer le pays de la console pour faire reconnaître le tuner TV. Rien de bien compliqué, il suffit de suivre les tutos qui se trouvent sur le Net.

Nintendo a proposé la même chose pour les Nintendo DS, avec un tuner qui se branche directement dans le port cartouche. Comme pour la PSP, je n’ai pas réussi à capter la vidéo, mais il fonctionner directement sur une console européenne, même si l’interface reste en japonais. Rien de spécial à dire dessus, c’est assez gros avec deux antennes mais l’interface est efficace grâce aux deux écrans.

Le tuner (on voit bien le connecteur cartouche)


Sur une console de première génération

Ma troisième solution, c’est EyeTV. Le logiciel d’Elgato supporte en effet pas mal de tuners différents et quelques modèles prennent en charge le 1Seg. Les versions mobiles, notamment, supportent la norme. Et la variante Android (en microUSB) est compatible avec les Mac avec un simple câble microUSB femelle vers USB-A (mâle). Mais même chose, après quelques essais : impossible d’obtenir une image, même si le tuner est bien vu comme un modèle 1Seg. Je me suis donc tourné vers un autre tuner, le Logitec (sans le h) LDT-1S302U. Ce modèle japonais fonctionne bien au Brésil, et aussi chez moi, et a surtout l’avantage d’être directement compatible avec EyeTV.

La version mobile Lightning


La version mobile Android, en microUSB et utilisable sur Mac


Le tuner de Logitec

Emettre en 1Seg

On en arrive à la partie compliquée, l’émission. La partie software, d’abord. J’ai utilisé gr-isdbt, un logiciel développé par des gens très sympas (j’ai pu discuter un peu avec eux par mail, et ils sont sur Twitter). C’est open source, bien documenté, et ça permet d’émettre un flux ISDB-T (et dans mon cas, plus précisément 1Seg) en utilisant GNU Radio, sous Linux. J’ai eu un peu de mal à l’installer – il faut notamment une ancienne version d’Ubuntu, ça ne fonctionnait pas sur une version 20/21, j’ai une 18.04 en machine virtuelle – et je ne suis pas du tout familier avec ce genre d’outils.

Comme expliqué plus haut, j’ai travaillé par itération, en testant des trucs, et je n’ai pas gardé toutes les étapes et lignes de commandes tapées. Après, GNU Radio fonctionne par blocs, et je pense qu’une personne motivée peut comprendre comment ça fonctionne à peu près (je l’ai fait).

Une partie du graph’ GNU Radio

Si le sujet vous intéresse, le projet a un site, qui propose quelques fichiers et explications. Il est par exemple possible de transmettre par webcam, vers un téléviseur compatible, avec un émetteur hacké depuis un adaptateur USB 3.0 vers VGA, de recevoir en RTL-SDR, etc. Il y a même une vidéo qui présente le projet.

La seconde partie logicelle, qui m’a un peu bloqué, c’est la vidéo. Pour émettre, il faut un fichier TS qui contient la vidéo, l’audio et des données multiplexées. Ces dernières contiennent les paramètres, notamment utilisés par les tuners. Pour la vidéo, je suis parti de Big Buck Bunny, en limitant le débit manuellement et en mettant les bons paramètres. En pratique, avec EyeTV au moins, ce n’est pas trop strict. Du MPEG2 ou du H.264 à bas débit et avec une fréquence d’image standard va passer. Le problème principal est de bien limiter le débit maximal : dans un fichier classique, on peut travailler avec un bitrate variable, mais pour de la diffusion c’est évidemment impossible. Il faut donc bien limiter le débit maximal. Pour l’audio, passer par un Mac a un avantage : l’encodeur HE-AAC d’Apple fonctionne bien, alors que celui de FFMPEG est buggé. Je vais vous mettre un fichier pour vous donner une idée, mais forcément du MPEG2 à bas débit et avec une définition plutôt basse ne donne pas des résultats impressionnants.

Maintenant, pourquoi est-ce que ça bloque ? Techniquement, le tuner ISDB attend visiblement une table qui contient les données présentes dans le flux vidéo, et notamment tout ce qui est lié au 1Seg. Et je n’ai pas réussi à générer une table totalement valide. Et malheureusement, le seul fichier TS issu d’une varie diffusion que j’ai trouvé n’est pas totalement valide non plus. Le fichier en question semble indiquer qu’il n’y a pas de vidéo (alors que le flux vidéo est bien présent), ce qui pose des soucis. Les deux consoles détectent bien un canal quand j’utilise le fichier TS en question mais n’affichent rien, et quand j’utilise un fichier TS que j’ai fait moi-même… le canal n’est pas détecté. Le problème est malheureusement largement au-delà de mes compétences, et je n’ai pas réussi à faire un fichier hybride contenant les bonnes données.

Vous vous demandez peut-être pourquoi ça fonctionne avec EyeTV alors, et bien… je n’en sais rien. Je suppose, sans convictions, que EyeTV (ou le tuner lui-même) est plus souple et moins stricte. Dans la pratique, ce que j’envoie fonctionne parfaitement avec EyeTV et le tuner Logitec (mais pas l’Elgato, d’ailleurs) mais pas avec la PSP ou avec la Nintendo DS.

Enfin, la partie hardware. Pour émettre, il n’y a pas des milliers de solutions. Les auteurs du logiciel utilisent un appareil assez cher (hors de portée de ce blog, en tout cas pour un article comme ça) et au départ, je voulais utiliser un adaptateur USB vers VGA bidouillé, mais ma commande eBay n’est jamais arrivée. Finalement, j’ai craqué pour un HackRF chinois, moins onéreux que le vrai modèle (trouvé en promotion pour ~70 $ sur Aliexpress). C’est un petit appareil qui peut émettre dans une large gamme de fréquences et qui fonctionne assez bien dans mon cas, même si j’ai dû acheter une de leurs antennes pour un résultat optimal. Pour mon usage, la version chinoise suffit amplement, même si je sais parfaitement que le modèle d’origine est probablement (un peu) plus efficace et mieux fini.

Le HackRF

Le résultat

Franchement, le post est beaucoup trop long, donc j’ai fait une petite vidéo pour montrer ce que ça donne. L’émetteur est une machine virtuelle Ubuntu sur un MacBook Pro 2017, le récepteur un MacBook Air sous Mojave (pour lancer EyeTV en version 3). On voit bien que la vidéo de Big Buck Bunny fonctionne bien, même si la qualité de l’image est évidemment assez faible. Il faut bien comprendre que l’ensemble est plutôt prévu pour être reçu sur des appareils avec un petit écran (3 ou 4 pouces) du milieu des années 2000 : les attentes ne sont pas les mêmes qu’en 2021 ou le moindre smartphone a un écran de 6 pouces qui du 1080p.

Material Jetting VS Binder Jetting : quel procédé choisir ?

Si les procédés de fabrication additive sont nombreux, certains se ressemblent sur certains points : matériaux utilisés, source de chaleur employée, tête d’impression, etc. On pense par exemple au Material Jetting et au Binder Jetting qui consistent à jeter, projeter…

Cover-VS-final

nxtedition announces its membership to the DPP

Broadcast specialist nxtedition today announces that it has taken up membership of the DPP, the media industry’s business network which connects companies from the whole media supply chain to share knowledge, solve problems and create business opportunities. The DPP has more than 400 members from across the broadcast production chain, including start-ups and major global brands. The organisation’s recommended practices have been adopted across the ...

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Pliant Technologies Releases 4-Wire Adapter for MicroCom XR

4-Wire I/O and Two-Way Radio Interface Enhances System’s Flexibility AUBURN, AL, SEPTEMBER 20, 2021 — Offering a solution to enhance the flexibility of its MicroCom XR wireless intercom system, Pliant Technologies announces the new 4-Wire I/O Interface and Two-Way Radio Headset Adapter (PAC-MC4W-IO). Designed with MicroCom XR wireless intercom customers’ workflows in mind, this small-but-mighty ...

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Un programme ZX Spectrum dans une vidéo YouTube

Aujourd’hui, c’est un peu spécial. Je ne vais pas parler d’un programme pour ordinosaure issu d’un vinyle, mais bien d’un programme trouvé dans une vidéo YouTube.

Il vient d’une vidéo qui m’a (re)lancé sur le sujet il y a quelques mois : celle du Nostalgia Nerd sur les programmes cachés dans les vinyles (oui, je sais, vinyle n’est pas le mot adapté). En fait, j’avais parlé de Camouflage il y a longtemps, mais en 2021 je me suis relancé dans cette histoire avec pas mal d’exemples.

A la fin de la vidéo, il y a environ 90 secondes de programme et – évidemment – c’est du ZX Spectrum. Probablement parce qu’il est anglais, mais aussi parce que c’était un ordinateur très populaire à son épique. La récupération est assez simple : il suffit de trouver un programme qui permet de récupérer la vidéo en local, et ensuite de couper l’audio. Le résultat est un programme d’une dizaine de kilooctets qui affiche juste une image liée à la chaîne YouTube. Rien de bien excitant, mais il fallait y penser.

Petit test : les manettes NES pour Nintendo Switch Online

Cet été, Nintendo a fait une promo intéressante : les manettes NES pour Nintendo Switch étaient à -50 %, soit 35 € (avec l’envoi) pour deux manettes. Du coup, j’en ai profité.

Pour ceux qui ne le savent pas, Nintendo propose un service (Switch Online, 20 €/an) qui offre quelques fonctions intéressantes et un accès à pas mal de jeux rétro dans la console. Pour le moment, la liste comprend pas mal de jeux NES et Super NES, et les rumeurs parlent de jeux Game Boy pour bientôt. Et pour accompagner les jeux, la marque propose donc des manettes. Il y a un pack avec une manette de Super NES (30 €) et un second avec deux manettes de NES (60 € en temps normal, donc).

Les deux manettes

Je vais commencer par le principal défaut : la charge. Les manettes ne se chargent pas directement en USB-C comme la console (ou comme la version Super NES, d’ailleurs) mais comme des Joy-Con. Donc pour charger les manettes, il faut les insérer dans la console, à la place des Joy-Con, ce qui n’est pas très pratique. Point lié, les deux manettes ne sont donc pas identiques : il y a une manette gauche et une manette droite, avec des connecteurs inversés.

En charge, on n’est pas loin de « La Magic Mouse par le dessous »


Elles sont différentes

Une fois les manettes insérées, elles sont jumelées et fonctionnent comme des Joy-Con. Il y a des choses bien faites : la croix est bien orientée quand la manette est dans la console, par exemple (autrement dit, si vous mettez la manette de gauche, pressez la croix vers le haut va déplacer le curseur à droite). En réalité, les manettes sont reconnues par les jeux comme des Joy-Con, mais incomplets : pas de sticks analogiques, pas assez de boutons, etc. Pour cette raison, Nintendo indique que les manettes sont uniquement compatibles avec les jeux NES. A l’usage, c’est efficace et bien construit (j’ai eu des manettes NES en chinoisium, et la différence est flagrante) mais vu le prix, la question ne se posait pas. La latence en Bluetooth est par contre visible. Je ne suis vraiment pas un hardcore gamer, mais sur un Mario ou Kirby, on sent l’inertie, la latence. Ce n’est pas horrible et c’est probablement parce que j’ai joué aux versions d’origines (je suis vieux) mais c’est notable.

La manette apparaît dans la liste


On ne peut pas réassigner les boutons

Sur un Mac

La partie amusante, c’est sur un Mac. Parce que oui, ça fonctionne, comme sur tous les appareils avec du Bluetooth qui supportent le protocole HID. Il suffit de presser le bouton sync quelques secondes pour que la manette soit visible et la jumeler. Mais l’assignation des boutons peut tout de même poser des soucis. Premièrement, la croix directionelle est vue comme un hatswitch, et tous les programmes ne permettent pas de relier les directions à ce dispositif (Open Emu le permet). Dans pas mal de cas, les logiciels attendent en effet des axes X et Y, absents. Deuxièmement, la numérotation est bizarre : A et B sont 1 et 2, Start et Select sont 4 et 5 et les boutons L et R (absents des vraies manettes, mais utilisés pour les menus sur Switch) sont 9 et 10. Si votre émulateur/programme ne permet de gérer tous les boutons, ça peut poser des soucis.

Ça s’ajoute sans soucis


Quelques boutons, mais pas d’axes



Open Emu permet de gérer le tout

Televisão de Moçambique goes on-air with Shotoku SmartPeds

Televisão de Moçambique goes on-air with Shotoku SmartPeds National public broadcaster upgrades to robotic system Sunbury-on-Thames, UK – September 8, 2021 — Shotoku, the well-established leader in manual and robotic camera support and virtual reality tracking, has announced that Televisão de Moçambique (Television of Mozambique) has gone on-air with a robotically controlled camera configuration comprised ...

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Sony Mavica : les appareils photo qui enregistraient sur des CD

Au début des années 2000, Sony a eu une idée saugrenue : proposer un appareil photo qui stocke les données sur des CD. Il rejoint mon Agfa qui écrit sur des Iomega PocketZip (Clik!) et mon modèle qui utilise des disquettes LS-120 (Panasonic).

Le MVC-CD300 n’est pas le premier des Mavica à base de CD, ni même le premier Mavica – la gamme comprend des modèles qui utilisent des disquettes ou des Video Floppy, comme mon Kyocera ou mes Canon ION. Pour la qualité de l’image, disons qu’on est devant un appareil de 2001, ce n’est pas extraordinaire donc. Je ne vais m’étendre dessus, ce n’est pas la partie intéressante. De même, l’appareil contenait quelques photos sur un CD-RW, mais il faudra attendre le prochain Canard PC Hardware pour plus de détails.


L’appareil

Pour le stockage, assez bizarrement, il utilise des disques de 156 Mo, ce qui est une valeur plutôt faible. Les anciens CD de 8 cm que j’ai utilisé avaient une capacité supérieure. Le MVC-CD300 a tout de même une particularité dans la gamme : c’est la première génération qui utilise des CD-RW (donc réinscriptibles). Le CD1000, par exemple, ne gère que les CD-R. Après le CD300, Sony a sorti deux générations de plus (2002 et 2003). Pour la capacité, donc, Sony utilise des disques des 156 Mo. Généralement, les disques de 8 cm (3 pouces) ont pourtant une capacité de 185 Mo (équivalent 74 minutes) ou 210 Mo (équivalent 80 minutes). Avec mon RipGo, j’avais des CD-R de 201 Mo.

156 Mo


Le lecteur


Avec un CD-RW

Parlons prix. Dans cet article de DPReview, on voit les prix d’époque de 2001 : vers 80 $ (à la grosse louche) les 50 disques (CD-R), vers 140 $ pour 100, donc on va dire vers 1,5 $ le disque de 156 Mo. Nettement moins que les cartes de l’époque, donc, même si les cartes étaient réinscriptibles. Pour se donner une idée, chez Sony et à la même époque (août 2001), une Memory Stick de 128 Mo valait 150 $. En gros, les CD valaient 100x moins (à la grosse louche).

Un CD-R et un CD-RW


Un adaptateur fourni avec pour les CD 12 cm

La gestion des CD est quand même bien particulière : les disques doivent être initialisés, finalisés (pour une lecture dans un lecteur standard) et la compatibilité, à l’époque, n’était pas extraordinaire. Premièrement, les CD de 8 cm posent toujours des soucis. Certaines lecteurs slot-in acceptent les disques, mais ce n’est pas systématique et si Sony livrait un adaptateur pour les lecteurs de ce type, je vous conseille vraiment de plutôt trouver un lecteur avec un moyeu central (et donc à tiroir, probablement). Deuxièmement, l’appareil de Sony ne grave évidemment pas les CD en une seule fois : il travaille par paquets, avec un système de fichiers UDF. C’est un choix qui pose pleins de soucis, tant lors de l’utilisation de l’appareil que pour la lecture sur un PC. Typiquement, on ne peut pas effacer n’importe quel image sans faire tourner (beaucoup) le disque, le changement de taille ou la rotation nécessite de la place sur le disque (une copie est ajoutée, et rendue invisible) et la finalisation nécessite quelques Mo sur le disque. La finalisation ? Oui, parce que comme les disques utilisent l’UDF (en version 1.5) avec une VAT (Virtual Allocation Table), certains OS ne peuvent pas lire les disques. L’idée est de créer plusieurs tables d’allocations : quand un fichier est effacé, une nouvelle table est ajoutée, qui indique qu’il l’est. Prenons Mac OS X (oui, je reste dans la ligne éditoriale) : il faut attendre Mac OS X 10.4.11 pour que les disques des appareils Mavica soient lus correctement, et c’est documenté chez Apple. Il existait des solutions, mais il a fallu attendre un moment pour que ça fonctionne sans bugs. Plus largement, la gestion de l’UDF est toujours un peu compliquée, en fonction des OS.

macOS voit mal la capacité


Pleins de sessions avec ISOBuster


L’appareil est techniquement un graveur externe en USB.

Mais comment ça marche ?

A l’usage, c’est assez compliqué. J’ai d’abord testé avec un CD-RW de 156 Mo, fourni avec et qui contenait des photos, lisibles sur un ordinateur. Dans l’appareil, bizarrement, le CD-RW est bien reconnu, mais les photos invisibles. j’ai donc pris d’autres clichés, finalisés le disque (c’est globalement nécessaire) et mis le CD dans un lecteur externe à tiroir (oui, sur Mac avec les slot-in, c’est une mauvaise idée). Et bizarrement, je n’ai vu que mes clichés récents. Idem sous Windows, mais attention : avec ISOBuster (sous Windows), on peut voir toutes les sessions et donc les images effacées si le disque n’a pas été complètement réinitialisé.

L’interface montre le CD-RW


Finalisation


On peut voir les anciens clichés

Ensuite, avec un CD-R achetés sur eBay. C’est un Dysan de 193 Mo (une capacité un peu bizarre) acheté vraiment pas cher. L’appareil m’indique d’utiliser des CD Mavica au démarrage, et probablement à raison : j’ai tenté de prendre des clichés et de les relire… sans succès. macOS voit des fichiers JPEG en double et illisible. Bizarrement, dans l’appareil et sous Windows 7, ils sont lisibles. Aucune idée de la raison, mais ça fonctionne mal. Bonne nouvelle, on peut continuer à prendre des photos même avec un CD-R finalisés, mais on perd ~13 Mo à chaque fois. Question temps, l’initialisation prend une quinzaine de secondes, la finalisation environ 1 minutes et 20 secondes. Un passage dans ISOBuster (sous Windows) montre que la structure comprend pas mal de sessions et de pistes, ce qui permet de récupérer les données.

Il détecte les CD qui ne viennent pas de Sony


Initialisation


Sans finalisation, c’est illisible.


Avec, macOS n’aime pas


Windows 7 voit bien les images


Et la structure UDF est visible

La conclusion ? C’est un appareil amusant d’un point de vue historique, qui tentait une voie intéressante. Mais les défauts sont quand même rédhibitoires : c’est assez gros, bruyant, avec pa mal de contraintes pratiques à l’usage, comme l’obligation de le déposer (et idéalement de le brancher) pour finaliser. Et les choix fait sur la gestion des données, notamment sur l’UDF, limitent bien la compatibilité et peuvent poser des soucis. Qui plus est, c’est la seconde génération que j’ai ici, capable de travailler sur des CD-RW (donc réinscriptibles) alors que les premiers modèles se limitaient aux CD-R. Après cet interlude, certaines marques ont tenté la même chose dans les caméscopes (avec des DVD et même des Blu-ray) mais ça reste quand même une solution qui amène pas mal de contraintes par rapport à un disque dur ou une carte mémoire.

Quelques (autres) essais avec des Super VHS commerciales

Il y a quelques années, j’avais parlé de S-VHS commerciales, avec deux exemples américains. Depuis, j’ai trouvé un magnétoscope S-VHS français (et c’est pratique) et deux S-VHS commerciales intéressantes.

J’avais expliqué le principe des S-VHS, mais pour résumer, la bande passante dédiée à la luminance (l’image elle-même) passe de 3,4 à 5,4 MHz, ou de l’équivalent de 240 lignes à environ 420. Typiquement, sur du NTSC, on a (presque) les 480 lignes du signal complet et on se rapproche d’un LaserDisc. Par contre, à la différence de ces derniers, la chrominance (les couleurs) et la luminance (l’image) sont séparés et généralement transmis à travers une prise S-Video.

Dans la pratique, les magnétoscopes S-VHS restent rares et, de façon assez logique, les cassettes préenregistrées le sont aussi. Il y a les quelques cassettes S-VHS de Super Source Video au Etats-Unis (j’en ai deux), et c’est à peu près tout. Mais avec un peu de recherches, j’en ai trouvé deux autres. La première, j’en avais parlé : il s’agit de la S-VHS de Point Break en version allemande (Gefährliche Brandung). Cette S-VHS PAL était en fait livrée avec des magnétoscopes JVC et c’est bien visible sur la cassette elle-même, aux couleurs de JVC. J’ai acheté la VHS française (SECAM) du même film pour comparer, et il n’y a pas photos, même sur des images fixes après acquisition.

Les deux cassettes


La S-VHS allemande


Une cassette JVC

Première différence entre la S-VHS (qui est une sorte de cassette promotionnelle) et la VHS française en SECAM, les pubs. 7 minutes de publicités avant le film, une jolie vidéo sur le LaserDisc à la fin. La seconde, assez bizarrement, c’est 5 bonnes minutes de différence, ce qui implique probablement un montage un peu différent. Pour la qualité, c’est flagrant. La cassette SECAM française est vraiment un cran en-dessous, c’est flou par rapport à la S-VHS. Les captures le montrent, et c’est extrêmement visible sur la netteté et sur les textes. En mouvement, c’est aussi flagrant, mais plutôt sur un cathodique (et YouTube ne me laisse pas uploader facilement des extraits de films).

VHS


S-VHS











La seconde cassette, c’est Akira. C’est une S-VHS japonaise trouvée sur l’équivalent du Bon Coin local il y a un moment. Je n’ai pas trop trouvé d’informations sur cette version, mais un site japonais en parle : elle a été éditée par Bandai Home Video pour la sortie du film dans d’autres territoires en 1989, donc a priori c’est la même version que la version sortie en France. Le numéro de la cassette (BSES-001) semble indiquer que c’est la première (et peut-être dernière) S-VHS de Bandai. La cassette n’est pas dans un état parfait : j’ai quelques moment ou je perds l’image au début.

Deux VHS, un DVD


La S-VHS japonaise


La S-VHS

Là aussi, j’ai comparé à une VHS française (SECAM) et un vieux DVD français, et la cassette S-VHS offre une image vraiment sympathique. C’est vraiment plus détaillé que la cassette SECAM française, et c’est très visible sur la capture de la moto : le texte est lisible. Le DVD est évidemment un cran au-dessus, mais le master n’est pas le même (c’est visible sur certaines images). Là encore, pour l’époque, le gain est intéressant. Je n’ai pas de LaserDisc pour comparer, mais la S-VHS doit donner à peu près le même résultat.

S-VHS


VHS


DVD


S-VHS


VHS


DVD


S-VHS


VHS


DVD


S-VHS


VHS


DVD


S-VHS


VHS


DVD


S-VHS (en japonais)


VHS (en japonais)


DVD (en anglais)

La conclusion, c’est que les S-VHS permettent un gain bien visible en qualité, et que ça reste dommage que ce type de cassette soit vraiment rare. Bon, il faut aussi prendre en compte que je compare du PAL et du NTSC à du SECAM pour des raisons pratiques, et que la norme française donne des résultats très moyens en VHS dans l’absolu (moins bon que du PAL ou du NTSC, justement).

Les erreurs (presque) corrigées d’Aliens

J’aime bien Alien (et plus particulièrement Aliens), et si vous me suivez, vous le savez probablement. Et récemment, j’ai découvert un truc rigolo dans le film : une tête de technicien dans le champ. J’ai donc sorti les DVD et Blu-ray pour vérifier ça. Et au passage, pour parler des erreurs corrigées.

Parce qu’il n’y a pas que Lucas qui corrige ses films : dans l’édition Blu-ray (2010), Cameron a corrigé quelques erreurs. Le côté bizarre de la chose, c’est que dans les DVD livrés avec le coffret Blu-ray, les erreurs ne sont pas corrigés, donc le master est probablement plus ancien. J’aurais bien sorti les VHS, LaserDisc and co. mais en fait, les erreurs sont présentes dans les DVD (et donc avant aussi).

Commençons par les erreurs, du coup. Dans une scène qui se passe vers 1:32 (Blu-ray), Ripley essaye de casser une vitre avec une chaise. Et avant le Blu-ray, les traces de l’impact sont déjà présents. On peut supposer que la scène a été tournée une seconde fois.

On voit les marques (à gauche)


Toujours les marques


Ripley tape le 1er coup, il y a deux marques


Ripley tape le second coup, il n’y a plus qu’une marque

Dans le Blu-ray, c’est effacé numériquement.

Pas de marques.


Pas de marques lors du premier essai.


Une marque lors du second.

La seconde erreur corrigé est plus subtile et pourtant plus visible. Ripley assemble une arme à partir d’un fusil et d’un lance-flamme. Et dans les versions avant le Blu-ray, elle le fait dans le mauvais ordre. Elle prend un lance-flamme, dépose un fusil, prend un fusil, dépose un lance-flamme.

Lance-flammes


Fusil


Fusil


Lance-flammes

L’ordre est corrigé dans le Blu-ray, et visiblement aussi dans de vieilles éditions DVD (mais pas les plus récentes, allez comprendre).

Fusil


Fusil


Lance-flammes


Lance-flammes

La dernière est plus un effet spécial un peu raté. Quand Bishop arrête Newt à la fin, on voit que l’acteur est dans un trou.

Dans le Blu-ray, c’est corrigé.

Et donc la dernière erreur, vue dans une vidéo YouTube, c’est qu’il y a une tête dans le champ. C’est dans l’édition spéciale du film (la version longue), quand le véhicule des marines se déplace, il y a la tête d’un technicien dans le ciel (vers 52 minutes). C’est paradoxalement plus visible en Blu-ray qu’en DVD, à cause de la définition et aussi parce que le Blu-ray a été corrigé sur les couleurs et il est moins sombre dans certains cas.

C’est très visible en Blu-ray (en haut à gauche)


Un peu moins en DVD, en fait.

Cutting Edge Innovators Join 5G VISTA Live Entertainment Consortium

5G VISTA – – has welcomed a further four cutting-edge tech organisations to drive the project from proof of concept to live stadium application. The DCMS-funded project demonstrates how enhanced interactive viewing experiences can be delivered direct to devices, using 5G broadcast technology at live entertainment venues. The existing consortium, made up of Digital Catapult, ...

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Innovation Made in India

20 years ago, India attracted companies from around the world seeking a cost-effective base for operations that did not need to be in customer proximity. Today, the country is attracting attention because of its own huge population base, one of the youngest, most diverse and internet-savvy in the...

Pliant Technologies’ CrewCom Enhances Production Workflow for Auburn Community Church

Simple-to-operate and Easy to Set-up, CrewCom Proves Reliable for In-person and Live-stream Services AUBURN, AL, AUGUST 24, 2021 — Founded by a group of families committed to doing church differently, Auburn Community Church (ACC) is a non-denominational worship center that hosts both in-person and live-stream services for a diverse congregation. The church recently upgraded to ...

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What Fun !, du BASICODE sur un vinyle

En cherchant d’autres disques avec des données informatiques, je suis tombé sur Let’s Get Digital de What Fun!, un groupe hollandais. Et j’ai bloqué un peu avant de faire fonctionner le programme.

Une page de résumé est en ligne, mais certains disques des années 80 et 90 contiennent des données pour d’anciens ordinateurs. Pas de vraies pistes de données, mais des informations encodées directement dans la partie audio. Je vous mets des liens vers les précédents sujets.

Camouflage (ZX81)
Camouflage (mais en mieux) (ZX81)
Över Tid Och Rum (Atari 8 bits)
Everybody Loves Urusei Yatsura (ZX Spectrum)
Peace and love, inc. (texte caché)
Inner City Unit (ZX Spectrum)
Plastic Raygun (ZX Spectrum)
Aural Quest (ZX Spectrum)
Kissing The Pink (BBC Micro B)
The Bermuda Triangle (Tarbell)
Brainfuel 2 (ZX Spectrum)
So Long America (NEC PC-8001)
Tu Dammi La Metà (MSX)
XL·1 (ZX Spectrum)
Talk To Me (ZX81, ZX Spectrum, BBC Micro, Apple II)
David El Gnomo (ZX Spectrum)
Glamour Screen$ (ZX Spectrum)
Bál Az Operában (ZX Spectrum)
Newtown Parkway / Astrablast (BBC Micro B)
Zero Day (Commodore 64)
Black Mirror: Bandersnatch (ZX Spectrum)
Don’t Be Afraid (texte caché)

Lors de mes premiers essais, j’ai considéré que ce que disait le texte trouvé sur YouTube était vrai, c’est-à-dire qu’il s’agissait d’un programme pour ZX Spectrum. Mais après quelques essais infructueux, j’ai regardé la pochette et j’ai lu « This record contains a computer programme in N.O.S. BASICODE. ». Une recherche Wikipedia plus tard, j’ai appris que le BASICODE est une sorte de BASIC standardisé utilisé aux Pays-Bas, et qu’il permet de lancer des programmes sur différents ordinateurs. La méthode pour le décoder est même disponible sur la page et passe par Minimodem, que j’avais déjà utilisé. j’ai donc passé mes enregistrements à la moulinette pour décoder le tout.

La pochette annonce la couleur (en bas)

Le résultat était remplis d’erreurs (corrigibles manuellement) lors de mes premiers essais, mais je me suis rendu compte qu’en filtrant les fréquences (filtre passe-bas à 5 000 Hz, passe-haut à 300 Hz), le résultat était pratiquement parfait (juste une ligne mal encodée). De plus, il existe des sites qui affichent le code (avec une erreur sur une ligne, d’ailleurs, et il faut corriger les "). Je mets le code en fin d’article, au pire.

La question suivante a été « comment exécuter le code ? ». En théorie, la solution passe par l’interpréteur du BASICODE, éventuellement dans un émulateur. C’est possible, une personne l’a fait sur un Amstrad CPC. En pratique, c’est franchement compliqué. Il faut charger l’interpréteur et ensuite essayer de charger les données une fois ce dernier lancé. Je ne maîtrise pas assez les ordinosaures pour ça, mais ça reste possible et on peut trouver le code pour pas mal d’appareils de l’époque, de l’Apple II au Commodore 64 en passant par les ZX81 et ZX Spectrum (et d’autres). La seconde solution, choisie, c’est un interpréteur de BASICODE moderne. Il en existe un qui est open source et utilisable en ligne (il est en Javascript). En pratique, le résultat est mitigé de base : il est beaucoup trop rapide et je n’ai pas réussi à le ralentir dans des paramètres permettant de voir réellement l’animation. La première partie de la vidéo montre le résultat avec les réglages par défaut. Pour la seconde, je l’ai ralenti au minimum et j’ai adapté un peu les boucles du code pour que ce soit utilisable, puis j’ai accéléré un peu le tout pour quelque chose de fluide et qui s’approche du résultat sur un véritable ordinateur de l’époque. Sans tricher un peu, il s’exécute en moins de 10 secondes dans l’interpréteur. La version modifié montre bien les animations sans être trop longue, en jouant un peu sur la vitesse de lecture.

Le code

1000 A=100:GOTO20
1010 WF$="WHAT FUN!"
1020 LG$="Let's get DIGITAL"
1030 WL$=WF$+" "+LG$+"."
1040 GOSUB100:PRINTWF$;" ";WF$
1050 OH=20:OV=13:VE=5
1060 OH=OH+1:HO=OH:GOSUB110:GOSUB120:IFHO=OH THEN1060
1070 HO=10
1080 OV=OV+1:VE=OV:GOSUB110:GOSUB120:IFVE=OV THEN1080
1090 OH=OH-1:OV=OV-1
1100 SP$=" "
1110 SP$=SP$+SP$:SP$=LEFT$(SP$,OH)
1120 GOSUB100
2000 FORC=1 TOOV-2 STEP2
2010 PRINTTAB(INT(C*OH/OV));"*"
2020 PRINTTAB(INT((OH-17)/2));LG$
2030 NEXTC
2040 FORI=1 TO5000:NEXTI
3000 GOSUB100
3010 FORP=1 TOINT(OV/7)
3020 FORQ=0 TO6
3030 TQ=1+INT((OH-19)*Q/7)
3040 IFQ=5 THENBH=TQ
3050 PRINTTAB(TQ);WF$;" ";WF$
3060 NEXTQ
3070 NEXTP
3080 NR=INT(OH/6)
4000 FORL=1 TO350
4010 GOSUB260:HO=INT(OH*RV)
4020 GOSUB260:VE=INT(OV*RV):IFVE=OV THENVE=VE-1
4030 GOSUB260:RN=1+INT(NR*RV)
4040 IFL>150 THENRN=OH
4050 IFHO+RN>OH THENRN=OH-HO
4060 IFVE5 THEN4080
4070 IFHO=BH THEN4090
4080 GOSUB110:PRINTLEFT$(SP$,RN);
4090 NEXTL
5000 IM=2*(OH+OV)-3:I0=1
5010 FORI=0 TOIM
5020 IFI28 THENI0=1
5080 NEXTI
5090 FORI=1 TO5000:NEXTI
5100 RUN
30000 REM LET'S GET DIGITAL
30010 REM
30020 REM EEN PROGRAMMA VAN
30030 REM HAN VOET
30040 REM EN
30050 REM JACK HAUBRICH

Rohde & Schwarz and Pixel Power boost sales resources

Ben Lloyd and Alexandre Rouly each bring 15 years industry experience  Rohde & Schwarz and Pixel Power have appointed two new sales executives to cover their complete media technology portfolio for broadcasters and post production, from ingest through to playout. Ben Lloyd, based in the UK, takes over the UK and Nordic region and Alexandre Rouly, based in ...

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