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Engineering Emmy Awards : and the winner is…

Par : Shadows

Le 21 octobre se tiendra l’édition 2021 des Engineering Emmy Awards. La cérémonie, analogue aux Sci-Tech Academy Awards des Oscars mais pour le petit écran, récompense chaque année les personnes et entités qui ont apporté des contributions techniques dans le domaine de la télévision.

Cette année, aux côtés de CEDAR Studio (solution de restauration audio et suppression de bruit) et des systèmes d’éclairage SkyPanels proposés par la marque ARRI, des simulateurs de foules et moteurs de rendu seront primés.

Les foules, reines des séries

Ces dernières années, les simulations de foules deviennent un outil incontournable pour les séries à grand spectacle. The Walking Dead, Game of Thrones, Once Upon a Time en sont de bons exemples.

C’est donc très logiquement que l’éditeur de logiciels Golaem (photo d’en-tête) va être primé. Un prix qui intervient alors que l’outil a récemment soufflé 10 bougies, et que la version 8 approche à grands pas.
Golaem Crowd a notamment été employé sur les séries Game of Thrones, Love, Death & Robots, Jack Ryan, The Walking Dead, Lego City Adventures (un projet évoqué dans notre interview du studio Circus, pages 3 et 4), Watchmen, Lost in Space, The Expanse, Versailles, …

L’outil Massive sera lui aussi primé. Cette solution a été employée entre autres sur Game of Thromes, Fear The Waliing Dead.

Les moteurs de rendu, toujours indispensables

Outre la simulation de foules, les Engineering Emmy Awards récompenseront aussi le rendu, avec deux produits : Arnold et son système d’illumination globale, ainsi que V-Ray de Chaos. Le choix des lauréats repose en partie sur leur popularité dans les studios.

Les 73emes Engineering Emmy Awards seront remis le 21 octobre à Los Angeles.

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Interview – Comment RISE a noyé Miami pour le film Reminiscence

Par : Shadows

Récemment sorti en salles, le film Reminiscence est le premier long-métrage de Lisa Joy, connue pour son travail sur la série Westworld.
Le film met en scène Nick Bannister (Hugh Jackman), un homme qui aide ses clients à explorer leur passé. L’histoire se déroule dans un futur proche, au coeur de la ville de Miami en partie recouverte par les eaux suite à la montée du niveau des mers.

Le studio RISE était en charge de nombreux effets visuels, dont ceux d’une impressionnante séquence d’ouverture qui montre la ville et son environnement. Un travail très délicat en raison de la durée du plan et de la présence de simulations d’eau.

Florian Gellinger, cofondateur de RISE et producteur VFX, fut le superviseur VFX du projet. Il a bien voulu revenir en notre compagnie sur les principaux défis techniques et artistiques du film.

3DVF : Rise a fait un travail impressionnant pour le film Reminiscence de Lisa Joy. Le studio a truqué plus de 120 plans avec beaucoup d’eau (dont une ville de Miami à moitié engloutie), des anguilles, des trains, des doublures numériques…
Pour commencer, quelques mots sur votre collaboration avec Lisa Joy et le Production VFX Supervisor Bruce Jones ?

Florian Gellinger – RISE : Bruce est un collaborateur fantastique – toujours de bonne humeur, toujours plein de bonnes suggestions qu’il complète avec des références.
Il avait déjà établi la géographie de l’univers du film avec Lisa, la réalisatrice, et Howard Cummings, le production designer, avant que nous ne commencions à construire ce monde. Lisa Joy a un très bon goût en architecture, en art (contemporain) et elle était une très bonne source d’inspiration stylistique. Comme vous pouvez le voir à partir de son travail sur Westworld, elle est très précise et sait comment retranscrire chaque page de script en quelque chose de visuellement impressionnant, avec l’atmosphère adaptée.

Image extraite de la séquence d’ouverture – full CG
© 2021 Warner Bros. Entertainment Inc. All Rights Reserved

3DVF : Quelle était la taille de l’équipe, et combien de temps le studio RISE a-t-il travaillé sur ce film ?

Nous avons débuté le travail sur Reminiscence quand le Covid a frappé en mars 2020. Le tournage a heureusement été bouclé quelques semaines plus tôt en février et nous étions très occupés à mettre en place le télétravail de quasiment toutes les 120 personnes de notre équipe, en quelques jours et avec l’aide de nos excellents départements IT, pipeline et RH.
Nous avons bouclé le projet en octobre 2020, après environ 8 mois de production.

Image extraite de la séquence d’ouverture – full CG
© 2021 Warner Bros. Entertainment Inc. All Rights Reserved

3DVF : Florian, vous travaillez d’habitude en tant que producteur VFX, mais vous avez décidé d’intervenir en tant que Superviseur VFX pour ce film. Pourquoi ce choix ?

Il n’y avait personne d’autre disponible…. Je blague, évidemment.
La plupart des projets étaient reportés en raison du Covid et les tournages ne pouvaient pas reprendre avant août, après un examen approfondi des risques. Certains de nos superviseurs étaient occupés sur des projets qui étaient quasi suspendus mais continuaient à avancer. Je suis parti du principe que Reminiscence serait assez simple et direct par rapport à la manière dont nous approchons les environnements – mais j’avais tort.
Pour revenir à votre question, je pensais que ce serait plus facile pour moi de gérer les deux postes plutôt que de parler à un producteur. Au final, notre production manager superstar, Anne Barger, m’a aidé à vérifier la partie administrative et à m’en sortir avec les informations financières et de production.

Image extraite de la séquence d’ouverture – full CG
© 2021 Warner Bros. Entertainment Inc. All Rights Reserved

3DVF : Le plan d’ouverture du film est sans doute le plus complexe de tout le film : 2 minutes 16 secondes, full 3D (jusqu’à ce que la caméra arrive devant Hugh Jackman), une ville complète, de la simulation d’océan et d’eau. Sans compter que la lumière change, puisque le soleil est animé en timelapse.
Comment avez-vous approché une tâche aussi massive, d’un point de vue artistique ?

Nous avons commencé à regarder des cartes de Miami et Miami Beach, en essayant de catégoriser les bâtiments d’une part en assets que nous pourrions recréer de façon procédurale et d’autre part les assets qu’il nous faudrait créer à partir de rien. Pour les bâtiments procéduraux notre build lead Niklas Roth a choisi les éléments individuels que nous devions créer.
Une fois la carte peuplée de nos assets « hero » et de bâtiments procéduraux, nous avons fait du set dressing procédural en ajoutant climatisations, tentes, lits de jour [NDLR : dans le film, la vie est principalement nocturne], ponts suspendus entre les bâtiments, etc, afin de générer plus de diversité visuelle.
Notre superviseur 3D Matthias Winkler et notre superviseur FX Andreas Giesen ont demandé à leurs équipes d’une part de subdiviser la scène pour la rendre plus facile à gérer, d’autre part d’ajouter des simulations FLIP pour les vagues s’écrasant sur les immeubles. La scène gigantesque était maintenue et mise à jour par le fantastique Bernhard Esperester qui a aussi mis en place des maps HDR cubiques pour toutes les fenêtres des appartements, destinées à être recadrées pour coller la position de la caméra afin de donner un sentiment de profondeur derrière les fenêtres et rideaux.
Nos animateurs ont ajouté trains, bateaux, petites embarcations, mouettes afin de donner vie à la ville, des FX permettant de créer des traînées d’écume derrière chaque véhicule évoluant dans l’eau.
A l’aide de Cryptomatte, notre compositeur et couteau suisse Michael Lankes a allumé les sources lumineuses sur les bâtiments une fois le soleil couché et a assemblé la ville à l’aide de centaines de calques et IDs. Toujours sur le timelapse de la séquence et la journée qui s’écoule en accéléré, nous avons utilisé un sky dome HDR et l’avons retimé jusqu’à obtenir le résultat voulu.
Le soleil 3D a ensuite été animé pour coller à la position du soleil dans le ciel HDR. Dans la seconde moitié du plan, la caméra plonge vers la ville par-dessus un barrage qui retient l’océan Atlantique, puis arrive dans une rue de Miami Brickell [Un quartier de la ville, NDLR]. Nous avons recréé tout l’environnement de la rue à partir du shoot, en 3D, afin d’avoir plus de contrôle sur la manière dont la caméra allait ralentir avant de s’arrêter sur une carte à jouer flottant dans de l’eau dans la ruelle. Enfin, Bannister (Hugh Jackman) ramasse la carte, son reflet dans l’eau étant obscurci afin de garder la révélation de son identité pour le moment où la caméra s’oriente vers le haut.
Cette partie du plan a été assemblée au compositing par Jonathan Weber et Roy Hoes, en ré-intégrant les extras que nous avions dû rotoscoper et re-projeter afin de conserver un côté temps réel alors que la caméra se déplace encore à grande vitesse.
Je ne saurais dire combien d’artistes ont contribué à ce seul plan, mais au final tout le monde dans l’équipe a sans doute travaillé dessus à un moment donné.
Le plus délicat à gérer sur ce plan et sa durée était qu’il était impossible de tricher. On peut voir quasiment voir la toute fin du plan dès les premières frames. Rien de passait opportunément devant l’écran pour nous permettre de découper la scène et passer d’un rendu à l’autre. Les simulations FLIP devaient durer plus de 1000 frames car elles étaient dans le cadre durant toute cette durée.

Image extraite de la séquence d’ouverture – full CG
© 2021 Warner Bros. Entertainment Inc. All Rights Reserved
Image extraite de la séquence d’ouverture – full CG
© 2021 Warner Bros. Entertainment Inc. All Rights Reserved

3DVF : A-t-il été difficile de créer l’effet de timelapse ? Non seulement il fallait ajuster le ciel, mais il était aussi impératif de gérer les lumières de la ville.

Comme le timelapse affectait uniquement l’heure du jour, le reste de la scène évoluant en temps réel, nous avons seulement eu besoin de gérer un éclairage TRES dynamique et l’éclairage artificiel qui entre en jeu quand le soleil disparaît.
Ca a aussi des conséquences sur les niveaux d’exposition au compositing, puisque 16h n’est pas enregistré de la même manière par une caméra physique que 19h.
Les personnes et véhicules en timelapse auraient enlevé une partie de l’élégance et de la majesté du plan, le rendant plus saccadé. Adopter un parti pris temps réel/de déroulement normal du temps avec tout ce mouvement était un choix artistique conscient.

Image extraite de la séquence d’ouverture – full CG
© 2021 Warner Bros. Entertainment Inc. All Rights Reserved

3DVF : Pouvez-vous revenir sur les difficultés techniques liées à ce plan d’ouverture ? Les simulations et problèmes de cache ont sans doute été assez délicats à gérer ?

Oui, la longueur du plan et le fait que la caméra suive un axe unique nous ont clairement causé quelques migraines. Voir tout ce qui s’apprête à passer près de la caméra à partir de la frame 300, puis continuer pour encore un millier de frames, a rendu ce plan très difficile. D’habitude on aurait un nuage qui passe dans le cadre, un bâtiment, un oiseau, quelque chose pour masquer rapidement la vue. Mais ici nous devions ajouter des bâtiments, de l’eau dont le niveau de détail devait « passer » visuellement lorsque la caméra s’en rapprocherait, même lorsque ces éléments étaient encore lointains.

Les besoins en mémoire ont représenté, en gros, la moitié du travail et consistait à subdiviser les blocs d’immeubles pour rendre le tout plus gérable. En 3D, la géométrie n’est plus un problème.

Le Coconut Club – avant ajout des effets visuels
© 2021 Warner Bros. Entertainment Inc. All Rights Reserved
Le Coconut Club – après ajout des effets visuels
© 2021 Warner Bros. Entertainment Inc. All Rights Reserved

Comme tout le monde travaille avec des meshes fortement tessellés issus de ZBrush ou de scans LiDAR, ce n’est pas quelque chose de nouveau. Mais si vous rajoutez les reflets, les caches de simulation et quelques milliers de lights, ça devient un problème.

Page suivante : avenir des outils techniques, anguilles, doublures numériques, Covid.

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Infinity – New malleable subject matter by UE

Infinity – New malleable subject matter by UE
Ending tonight, after a week of live streaming, is the latest in the series of artworks by Universal Everything (UE) that feature 3D humans shrouded in digital costumes. Titled 'Infinity', the new work is a live stream, always reshaping and evolving from one character to the next, generating an average of 3,180 unique characters per hour with a total of 50,000+ variations over the last week, stream live on YouTube, only for a few more hours!

Maya : Autodesk met à jour Bifrost

Par : Shadows

Image d’en-tête : Lee Griggs.

Autodesk met à jour Bifrost : le plugin physique pour Maya passe en version 2.3.

La mise à jour propose plusieurs améliorations qui facilitent l’usage de l’outil et étendent ses fonctions. Il devient par exemple possible d’utiliser des sliders pour ajuster interactivement certaines valeurs, et donc itérer plus rapidement. En outre, les problèmes de graphe lors du renommage de fichiers externes sont mieux gérés.
Les artistes pourront par ailleurs utiliser fields et arrays pour diriger les paramètres de simulation.
Les améliorations portent aussi sur le solveur Aero (utilisé pour les simulations gazeuses) avec un workflow post-simulation simplifié. La simulation de cloth avec MPM propose de meilleures performances et une stabilité en hausse.
On notera aussi un meilleur support Alembic et OpenVDB. Enfin, les Terminals (une alternative aux nodes d’export pour créer de la géométrie prête au rendu) sortent de beta et sont prêts pour un usage en production.

Bifrost 2.3 est compatible Maya 2019 et supérieur. On trouvera plus de détails sur toutes ces avancées chez Autodesk.

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RGBFAQ – From Bell Labs to synthetic datasets and the new ‘technical debt’

RGBFAQ – From Bell Labs to synthetic datasets and the <i>new</i> ‘technical debt’
Latest in the series of video essays by an artist and researcher Alan Warburton, is 'RGBFAQ', tracing the trajectory of computer graphics from WW2 to Bell Labs in the 1960s, from the visual effects studios of the 1990s to the GPU-assisted algorithms of the latest machine learning models.

SOLE – Artificial sun by Quiet Ensemble

SOLE – Artificial sun by Quiet Ensemble
Created by Quiet Ensemble, 'SOLE' is a 360 degree video-mapping that, thanks to the use of 49 video projectors, simulates the movement of the sun around the inside the hall of the Salone degli Incanti in Trieste.

object blue & TSVI: Thought Experiment – Organic to electronic evolutionary processes

object blue & TSVI: Thought Experiment – Organic to electronic evolutionary processes
Created by Matteo Zamagni, this video speculates the shift from organic to electronic evolutionary processes. Cybernetic organisms, partly made of organic structures and part electronic components respond to their environment in a variety of ways at an ever-increasing speed.
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