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Test : Maskmaker, une nouvelle réussite pour le studio Innerspace VR

Par : Shadows

En 2019, Innerspace VR lançait A Fisherman Tale, jeu d’énigmes en réalité virtuelle qui connut un joli succès critique et commercial.

Il y a quelques semaines, nous avions interviewé l’équipe autour de son nouveau jeu, Maskmaker. Celui-ci est désormais sorti, et nous avons pu le tester (grâce à une clé fournie par le studio). Ce nouveau titre a-t-il su nous séduire ? La réponse dans cet article.

Le test a été effectué sur un casque Oculus Quest, en mode Oculus Link.

Maskmaker : concept et scénario

Maskmaker est un jeu d’aventure qui vous place dans la peau d’un apprenti créateur de masques, dans un mystérieux atelier. Ces masques ne sont pas ordinaires : les porter permet d’explorer des mondes variés, d’un village suspendu dans une forêt à un territoire gelé, en passant par un archipel paradisiaque. Plus précisément porter un masque vous place dans la peau d’un habitant de ces différents univers : c’est en sautant de personnage en personnage que vous pourrez visiter en profondeur les différents mondes, y résoudre des énigmes, collecter des ingrédients et découvrir les enjeux de votre quête.

Artefacts et mélanges de peinture vous permettront de créer des masques de plus en plus complexes, que vous collectionnerez en progressant.

Un univers riche et esthétique

Disons-le sans attendre : graphiquement, Maskmaker est une réussite. Les niveaux (conçus en VR sous Gravity Sketch) nous proposent des univers à la fois très variés et cohérents entre eux, grâce à une direction artistique maîtrisée. Chacun des 6 mondes à visiter possède sa propre identité, avec des inspirations parfois manifestes (Himalaya pour le niveau en montagne, par exemple), d’autres plus subtiles. Marais, forêt, mines, zone aride où la maîtrise de l’eau est cruciale, plage paradisiaque : la diversité de ces environnements permet d’éviter la monotonie dans laquelle on aurait facilement pu tomber avec sa boucle de gameplay de base, qui consiste à découvrir un nouveau modèle de masque en observant un habitant d’un des mondes, rechercher les ingrédients associés en résolvant des énigmes si nécessaire, fabriquer le masque.

Les ingrédients des masques sont eux-mêmes assez divers : cornes, perles, coraux, minéraux, plantes… Autant d’élements que vous récolterez au fil du jeu, et que vous combinerez ensuite à vos masques dans l’atelier qui sert de hub central.

Toujours sur le plan esthétique, et sans trop en dire, quelques séquences de danse (créées via de la motion capture) sont de toute beauté.

Un scénario plus intelligent qu’il n’y paraît

Les premiers pas dans le jeu permettent rapidement de poser quelques personnages centraux et de vous donner une idée de ce qui s’est passé avant votre arrivée : un créateur de masques, les habitants de mondes variés désormais figés, des entités qui révèlent la part d’ombre du créateur de masques…
Si le tout laisse initialement craindre une conclusion assez manichéenne, le jeu a l’intelligence de dépasser une simple vision binaire. Nous n’en dirons pas plus afin de ne pas vous gâcher la découverte du scénario.

Une utilisation intelligente de la VR

Innerspace VR n’en est pas à son coup d’essai en réalité virtuelle, et cela se ressent. L’équipe a pris soin de proposer des actions variées qui tirent parti des spécificités de la VR.

Ainsi, la précision du matériel actuel sera pleinement exploitée quand il s’agira de peindre des détails sur vos masques, d’assembler des éléments, ou de résoudre des énigmes à l’aide de mécanismes divers : ici une manivelle, là une potion à préparer, plus loin encore la posture d’une statue à imiter.

Les actions sont donc variées, logiques (il suffira de faire le geste d’enfiler un masque pour l’utiliser, de l’enlever pour cesser son action), et renouvellent l’expérience.

Certes, les adeptes de jeux de réflexion pourront rester frustrés par une difficulté toute relative, mais nous sommes au font plutôt ici dans un jeu d’exploration et d’aventure que dans un titre ardu à la Myst. La narration vient nous aider en cas de difficulté, en suggérant plus ou moins explicitement des pistes. Parfois un peu trop rapidement à notre goût, d’ailleurs : le sentiment d’être pris par la main est un peu trop présent.

Au fond, Maskmaker ne cherche pas tant à faire travailler vos neurones que vos yeux et votre coeur, qu’il s’agisse de mélanger des couleurs puis de peindre avec soin votre futur masque, de vous émerveiller face à un vaste paysage, de réparer un mécanisme depuis longtemps délaissé, d’admirer la végétation qui oscille sous le vent.

Des ponts actionnés par des manivelles, un ascenseur au loin, une végétation stylisée : un des paysages typiques de Maskmaker.

Toujours en ce qui concerne les mécanismes de jeu, on appréciera l’idée d’une coopération avec soi-même : les masques permettant d’incarner divers personnages d’un même monde, il devient en effet possible de combiner les actions. Par exemple, entrer dans le corps d’un personnage pour réparer un mécanisme qui fera fonctionner un téléphérique qui est accessible par un autre personnage, dans lequel vous vous plongerez ensuite en changeant de masque.
Il vous faudra donc souvent jongler avec les masques pour résoudre une énigme en plusieurs actions successives.

Un exemple de « coopération en solo » : en incarnant un des personnages, on dépose un objet utile dans un panier accroché à une corde, que l’on enverra à portée d’un autre personnage dans lequel on se glissera ensuite.

Quid de l’accessibilité et de l’optimisation ?

L’accessibilité est un point important en jeu vidéo, et plus encore en réalité virtuelle. Innerspace VR propose ici différents paramètres et modes pour faciliter l’usage du titre :

  • audio disponible en français, anglais, possibilité d’activer des sous-titres dans les deux langues ;
  • déplacement au choix par petits sauts ou en déplacement fluide ; dans ce second mode, afin de limiter les risques de cinétose, un vignettage est appliqué par défaut ; il est ajustable et désactivable selon votre sensibilité. Le passage d’un mode de déplacement à l’autre peut se faire à tout moment. En pratique nous avons d’ailleurs utilisé les deux approches selon que nous souhaitions nous déplacer rapidement ou non. Divers paramètres sont proposés comme le contrôle de la direction du déplacement fluide via mouvements de la tête ou de la main ;
  • possibilité de couper les vibrations ;
  • deux modes disponibles pour porter un objet : maintien (on reste en appui sur un bouton pour tenir un objet en main) ou bascule (un appui pour tenir, un second pour relâcher) ;
  • possibilité de jouer en mode assis.

L’équipe a donc pensé à de nombreux éléments. Deux points noirs néanmoins.
D’une part, avec un Oculus Quest (connecté en Oculus Link), l’usage de la longue-vue, un des outils du jeu, est peu agréable : en zoomant, la vue tremble et rend plus difficile l’observation. On aurait aimé que le jeu stabilise artificiellement notre point de vue.
Par ailleurs, comme la couleur joue un rôle central dans la création des masques, et en l’absence d’alternative dans les options de jeu (symboles, hachures…), nous ne pouvons pas conseiller le jeu aux daltoniens.

Enfin, en ce qui concerne les performances, le jeu tourne sans problème en qualité « haute » avec une antique GeForce 980 TI. Vous ne devriez donc pas avoir de soucis, quelque soit votre configuration.

Conclusion

Beau et envoûtant, Maskmaker est un titre à ne pas manquer en ce début 2021 malgré ses quelques petits défauts. Disponible sur Steam, PSVR, Oculus Rift, Viveport pour une vingtaine d’euros, il vous procurera environ 5h de plaisir immersif. Une durée de vie équilibrée, qui permet de faire durer le plaisir sans arriver au stade de la lassitude, d’autant que la montée en complexité des énigmes permet d’avoir un réel sentiment de progression.

Notre seul vrai regret, au final : nous aurions aimé plus de lore, d’éléments qui ne soient pas liés à la quête principale et nous permettent juste d’en savoir plus sur les mondes explorés, que ce soit via des textes ou des objets divers. Mais cela aurait évidemment nécessité une masse de travail bien plus massive, et donc un budget -et un tarif- en forte hausse.

Poétique, intelligent et esthétiquement réussi, Maskmaker est un titre que nous vous recommandons.

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BODY (UN)MUTE: 28–29 May 2020 ONLINE


ONLINE, 28 – 29 May 2020

BODY (UN)MUTE: A two-day online festival that looks into the rituals of dancing and masking in times of social distancing.


As we slide into the new normal or la nueva normalidad it is inevitable that the AV world will experience a considerable amount of visibility during the pandemic as technology plays an important part in everything that we do. A surge of online events, meetings and live streams now fill up our diaries like they are going out of fashion and meeting up with your mates down the pub for a pint after work is so 2019.

Enter the evolution of user generated entertainment platforms like Twitch, which now boasts 17.5 million average daily visitors. Resident Advisor has invented its own virtual island Streamland where all virtual events that have been successfully submitted to RA exist. And MelodyVR brings the artist even closer to the fan through some very high spec virtual reality streaming experiences. Did somebody say Zoom quiz? 

The drive for innovation and exploration in the world of audiovisual art and culture is again on the rise, opening up in new forms. Which leads me onto the question about interdisciplinary artists and institutions who challenge the status quo and dare to oppose the mainstream. Where are they and what is their artistic response to the pandemic? 

I give you BODY (UN)MUTE. A two-day online festival curated by Bogomir Doringer hosted by ICK Dans Amsterdam that looks into the rituals of dancing and masking in times of social distancing. The audiovisual event will deliver a programme of workshops, talks and performances from all corners of new media, dance and conceptual art. But how can these rituals take place in an online space?

Photo courtesy of BODY (UN)MUTE: Ania Nowak_performance: To the Aching Parts!

“Technology has been around forever, but most people are not familiar with the basics of streaming. Porn channels and video gaming platforms are way ahead of time and up until now artists haven’t really engaged with it, which makes it harder to get a certain quality that produces something more than just a Zoom call. I have been following the ritual of masking since 9/11 with my project Faceless – Re-inventing Privacy Through Subversive Media Strategies. What is the role of this in contemporary times? BODY (UN)MUTE is a physical representation of Faceless and my art exhibition Dance Of Urgency, which explores how dance and ritual rise in times of personal and collective crises, and how it can empower individuals and groups. In amongst a global pandemic both these ideas live together and that is why I want to explore this space with new media artists”

– Bogomir Doringer

Jeremy Bailey

Some highlights come in the form of Famous New Media Artist Jeremy Bailey who wants you to join his Augmented Reality Makeover Party where step-by-step you can learn how to perfect your own Augmented Reality (AR) digital mask and alter ego. Transgress and queer-up your identity, become a drag unicorn or whatever else you can imagine! 

BODY (UN)MUTE
Jeremy Bailey: Augmented Reality Makeover Party

Rosa Menkman

Rosa Menkman, an art theorist and visual artist specialising in glitch art and resolution theory, will screen her work Pique Nique pour les Inconnues :: The CHORUS VERSION (2019-2020). The video looks at various unknown women whose images are linked to the history of image processing. While these women seem to be able to prolong their existence for as long as the (digital) realms will copy and reuse them, most of them have lost their name and identity.

Photo courtesy of BODY (UN)MUTE: Rosa Menkman performing Pique Nique pour les Inconnues The CHORUS VERSION

Keren Rosenberg

Live performance comes in the form of Keren Rosenberg and Nicola Cavalazzi, who will present an audiovisual art installation which explores our social obsession in self-exposure through the use of modern technology. Together they will question what it means to perform in front of a camera – where does the body finish and the screen start? 

Photo courtesty of BODY (UN)MUTE: Keren Rosenberg performing Emotional Porn – Exhibition of the Self

Dr. Kelina Gotman

Dr. Kelina Gotman talks about how Choreomania, the manic crave for dance, is not just a bi-product of lockdown. Choreographer Emio Greco will elaborate on the Pizzica, a dance from his native ground in Puglia that was danced to heal yourself from the bite of a poisonous spider. And Shanghai Radio will close the two day event giving us an insight into how creativity, music and online streaming kept the Chinese creative community connected during the lockdown. 

In a reaction to the pandemic tickets for the event are based on the principles of donation, which provides the public freedom to support the hard work and dedication from all the artists involved.

Let the body unmute. 

BODY (UN)MUTE in collaboration with ICK Dans Amsterdam
Online Tickets available through the event website.

Website

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