Collanews

🔒
❌ À propos de FreshRSS
Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.
À partir d’avant-hierVos flux RSS

Des Clé PC « T6 Pro » sous Celeron J4125 en import

Mise à jour : un clone de ce produit est apparu à 159.90€ sur Amazon me signale Adrien. Un bon prix pour cet engin avec une livraison assurée depuis la France.

Billet original : Les noms sont parfois différents mais les clés sont quasi identiques ou 100% semblables. Toutes sont munies d’un Celeron J4125 et proposent un design classique et des fonctionnalités similaires. La T6 Pro est la plus intéressante du lot.

T6 Pro

Le seul gros intérêt de ce type de Clé PC est leur format « de poche ». Avec des mensurations largement plus compactes qu’un smartphone moderne, les outils peuvent se glisser non seulement dans un bagage mais également se cacher n’importe où. Les dernières que j’ai vues étaient employées dans des bornes interactives a destination du public sur  un salon. Les clé étaient simplement accrochées à des montants en aluminium qui portaient la cabine et servaient de dissipateur thermique. Une solution minimaliste mais largement assez efficace pour le rôle demandé.

Mele PCG02 GLK

La solution fanless de MeLE

Les nouvelles venues sont donc équipées d’un Celeron J4125, tout comme l’était la solution développée par MeLE l’année dernière avec ce même processeur. Par contre, elles ne sont pas passives comme la solution de MeLE, elles embarquent un petit ventilateur en plus d’un dissipateur en aluminium.   La T6 Pro est proposée à moins de 170€ en 6Go/128Go sous Linux ou sous Windows (même tarif mais avec un Wifi inopérant sous Linux…) mais il faudra ajouter presque 28€ de frais de port pour l’obtenir. Un autre modèle identique, proposé par une autre boutique dans les mêmes confitions est disponible en suivant ce lien. La marque Vontar propose également la sienne mais plus chère à presque 190€ et avec plus de 30€ de frais de port… D’autres modèles doivent être disponibles sur AliExpress mais aucun ne semble financièrement plus intéressants que ceux là.

T6 Pro

Toutes ces solutions sont refroidies activement même si il doit être possible de les rendre passives, le Celeron J4125 dégage 10 watts pour faire tourner ses 4 coeurs oscillant de 2 à 2.7 GHz et son circuit graphique Intel HD 600. Le processeur propose 4 Mo de mémoire cache et peut effectuer un assez important nombre de tâches. Tout ce qui est bureautique et surf pour commencer. Avec les 6 Go de mémoire vive présents dans ces clés, il sera possible de lancer des outils bureautique en multitâche sans trop de soucis, de surfer confortablement et de lancer tout type de média sans problèmes : photo, musique ou vidéo, la solution pourra décoder la quasi totalité des formats du marché. Le rôle souvent attribué à ces clé étant de piloter des affichages numériques. Soit ponctuels en se connectant à un vidéoprojecteur pour diffuser des éléments appuyant une présentation, soit plus statique sous la forme de vidéo ou d’infos en continu. Le stockage est confié à un module eMMC de 128 Go.

T6 Pro

Le T6 Pro embarque une connectique classique, avec deux ports USB 3.0, une sortie HDMI 2.0 et un port Ethernet Gigabit. Le module Wifi embarqué est un Wifi5 avec un module Bluetooth 4.2. L’alimentation se fait via un jack et un chargeur fourni. Pas de port jack audio, pas de lecteur MicroSDXC.

Je ne suis plus très fan de ce format aujourd’hui mais pour de l’intégration dans divers projets, c’est la solution la plus compacte du marché avec un gros éventail de possibilités et d’usages. Reste que si vous avez la place une machine un peu plus imposante mais très compacte comme un MiniPC plus classique offre plus de possibilités à l’usage et peut être un fonctionnement plus pérenne. En espérant tout de même que des modèles de clé PC évoluent vers des puces Jasper Lake très bientôt. Certains utilisateurs ayant un réel intérêt dans ce type de format.

Source : AndroidPC.es

Des Clé PC « T6 Pro » sous Celeron J4125 en import © MiniMachines.net. 2021.

Une feuille de route détaille le futur des puces Intel Alder Lake-P et M

Le monde des processeurs hybrides est proche pour Intel, la gamme Alder Lake est sur le point d’amorcer sa commercialisation. L’idée pour le fondeur est de multiplier les cœurs de types différents au sein d’un même processeur pour adapter ses performances et sa consommation en fonction des besoins de l’utilisateur.

Prévus d’ici la fin de l’année, les processeurs Alder Lake Mobile devraient proposer des solutions mobiles déployant jusqu’à 14 cœurs et 20 threads dans des montages assez intéressants. Les Alder Lake-M et Alder Lake-P devraient remplacer les séries U et H classiques très rapidement. Vous noterez ici que je parle au conditionnel et cela pour deux raisons importantes. D’abord, il ne s’agit pas d’une communication officielle de la part d’Intel, ce qui pousse à rester prudent. Mais, ensuite, parce que la situation économique et technique actuelle du marché pourrait rebattre les cartes et retarder le marché.

En Février, nous apprenions qu’au moins une des puces Intel Alder Lake-P développerait une architecture hybride composée de 14 cœurs, 20 threads, une fréquence de base de 8500 MHz et une fréquence maximale de 4.69 GHz. Elle embarquerait 24 Mo de mémoire cache L3 et un circuit graphique développant 96 unités d’exécution pouvant atteindre 1.15 GHz en fréquence.

alder-lake-roadmap

La feuille de route présentée ici complète ces informations avec de nouveaux détails sur les deux gammes de puces qui mélangeront des cœurs hautes performances sous architecture Golden Cove qui vient à la suite de l’actuelle solution Willow Cove présente dans les processeurs de onzième génération Tiger Lake. Les cœurs plus efficaces seront des solutions Gracemont, une suite à l’architecture Tremont que l’on trouve dans les processeurs Intel Celeron et Pentium Jasper Lake.

On découvre ainsi que les Alder Lake-P, les puces les plus gourmandes avec 12 à 45 watts de TDP, pourront mélanger 6 cœurs hautes performances avec 8 cœurs plus légers. Ils embarqueront des circuits graphiques Intel Xe avec 96 EU, prendront en charge le Thunderbolt 4 nativement ainsi que la DDR5, le PCIe Gen5 et le Wifi 6e. Ils devraient être disponibles en théorie pour le quatrième trimestre.

Les Alder Lake-M sont prévus pour le tout début de l’année prochaine avec une consommation située entre 7 et 12 watts. Ils proposeront 10 cœurs composés de 2 solutions hautes performances et 8 autres moins gourmandes. Toujours sous architecture graphique Intel Xe avec 96 EU; toujours compatibles Thunderbolt 4 et Wifi6e, ils ne seront compatibles qu’en PCIe Gen4.

Sans hyperthreading, les cœurs Gracemont seront capables d’exécuter des tâches peu gourmandes avec une meilleure efficacité qu’en demandant à un coeur Golden Cove sous cadencé. Relever ses emails, lire un MP3 ou autre tâche peu complexe, sera possible avec un minimum de dépense énergétique. L’activation de tous les cœurs pourra, au contraire, effectuer des tâches lourdes de concert.

Difficile de savoir, pour le moment, où se situeront ces puces en terme de puissance et d’usages. Notamment, comment ils se positionnent face aux solutions Tiger Lake en terme de consommation et de résultats. Si Intel réussit son pari de ménager l’autonomie globale des machines tout en proposant un niveau de résultat satisfaisant, ces processeurs marqueront un tournant important dans la stratégie d’Intel pour les machines mobiles.

Sources : VideoCardz et Wccftech

Une feuille de route détaille le futur des puces Intel Alder Lake-P et M © MiniMachines.net. 2021.

BleuJour présente sa carte mère Kubb BJ1 Made In France à l’ITPartner

L’ITPartners a ouvert ses portes hier, ce salon réservé aux professionnels de l’informatique était l’occasion pour BleuJour de dévoiler l’ensemble de sa gamme mais également ses nouveautés. Et, la marque avait quelque chose d’unique sur son stand : une carte mère de PC conçue et assemblée en France baptisée BJ1.

BleuJour, on s’en souvient pour ses créations originales, les Kubb et autres designs originaux, le Wave, l’Octo, le Move… Des MiniPC conçus et fabriqués autour de solutions Intel NUC variées puis assemblés dans des boitiers artisanaux. Si les critiques furent nombreuses autour de la marque à ses débuts, notamment à cause d’un positionnement tarifaire élevé imposé par les choix esthétiques faits autour des boitiers, le résultat est là. Depuis 7 ans que BleuJour lance ses produits, la marque est toujours debout et semble en pleine forme.

Et la nouvelle étape qu’elle est en train de franchir est assez intéressante. Pour améliorer sa production et répondre à des problématiques spécifiques en tant qu’assembleur, BleuJour a décidé de concevoir de A à Z une carte mère pour les solutions Elements d’Intel. Ceux-là même qui sont employés dans sa gamme Wave avec une carte mère Intel.

BleuJour Kubb BJ1

Présentés sur le salon, les tout derniers prototypes de cette carte sont finalisés et la production en série devrait commencer sous peu. La carte reprend le format d’une carte classique de NUC mais se déploie de manière très différente. On retrouve d’abord le slot sur lequel la solution Elements, au second plan à gauche, viendra s’enficher. Cette solution permet à la carte de faire fi des problèmes techniques liés aux chipsets, à la mémoire, au processeur ainsi qu’aux soucis de Wifi. Tout cela est intégré dans le module Elements et prêt à l’emploi. Cela permet à un MiniPC d’un format unique de profiter de toute une gamme de processeurs. Des Tiger Lake allant du Core i3 au Core i7 avec de 8 à 16 Go de mémoire vive et des solutions réseau Intel Wifi6 et Bluetooth 5.1.

BleuJour Kubb BJ1

Tout cela s’intègre donc sur le côté pile de cette carte mère qui a été conçue et qui est assemblée en France. La BJ1 remplacera donc la formule de base vendue par Intel et baptisée Assembly Element sur le modèle Wave. Un ajustement parfait de la carte pour correspondre aux solutions de BleuJour et, en particulier, de son produit phare, le Kubb.

BleuJour Kubb BJ1

Côté face, on découvre la connectique et les différents ports de la solution avec quelques éléments particulièrement bien trouvés. Le recul et l’expérience de la marque ayant dicté quelques aménagements maison pour faciliter les opérations de montage et de maintenance de l’ensemble.

On retrouve évidemment deux ports M.2 2280 au format PCIe NVMe pour embarquer deux éléments de stockage. Une solution qui permettra aux futurs Kubb  de proposer non seulement une belle réactivité mais également suffisamment de capacité pour la plupart des tâches.

BleuJour Kubb BJ1

Le petit connecteur doré tout en bas de la carte mère est un LVDS permettant de connecter facilement un écran via une nappe, parfait pour les intégrations tierces. Deux ports USB sont également brochés sur la carte pour rajouter des éléments supplémentaires. On remarque que cette carte BJ1 est un prototype final avec un petit montage de fils qui apparait entre ses slots M.2. Les versions finales auront, bien évidemment, corrigé ce défaut.

BleuJour Kubb BJ1

Sur le côté de la carte, on distingue1 des petits connecteurs noirs disposés en ligne. Il s’agit de la solution trouvée par la marque pour assembler simplement et efficacement ses machines en série mais également faciliter le suivi des engins.

BleuJour Kubb BJ1

Sur ce modèle de la carte présenté dans un châssis bas de Kubb de cette nouvelle génération, on peut voir que toute la connectique arrière est reliée via des nappes à ce format. L’assembleur n’aura donc qu’a les enficher sur le côté du dispositif pour connecter le panneau et ainsi assurer l’ensemble des besoins connectiques.

kubb_gamme015

Le gros intérêt du dispositif est dans la possibilité de profiter de la spécificité des produits de la marque. BleuJour réalise des châssis classiques en métal mais également du sur mesures. Du vrai sur mesures, à savoir des châssis autour de coloris spécifiques ou aux couleurs précises d’une marque voir avec une peinture réalisée exceptionnellement représentant un motif, un évènement ou autre. Sur cette image par exemple, le Kubb brillant en bas à gauche est réalisée exclusivement pour Sony et vendu uniquement au Japon.

BleuJour Kubb Bois BleuJour Kubb Bois BleuJour Kubb Bois BleuJour Kubb Bois BleuJour Kubb Bois

D’autres finitions comme les modèles « bois » sont disponibles aux acheteurs. Des solutions aux prix élevés mais uniques qui ont fait l’image de la marque et que BleuJour veut évidemment conserver.

BleuJour Kubb BJ1

Et c’est là tout l’intérêt de ce dispositif de connecteurs qui vont permettre d’adapter la connectique à toutes les contraintes. Si un client veut un boitier sur mesures avec un minimum de ports, cela ne posera aucun problème de ne pas les connecter et de les cacher au moment de la réalisation du boitier. Si, au contraire, il veut des connecteurs en plus ou placés différemment, le constructeur pourra s’adapter. Ajouter un port série, de l’USB, déplacer des connecteurs vers une autre face ou imaginer des solutions variées.

BleuJour Kubb BJ1

Sur le dessous de l’engin, la solution Elements est refroidie activement par un dissipateur adapté coiffé d’un ventilateur qui travaille en extraction. Au dessus, les connecteurs sur mesures. Un technicien peut changer la carte Element, changer un SSD ou changer totalement le boitiers en quelques minutes avec cette solution.

BleuJour Kubb BJ1

La base connectique est toujours la même, évidemment, avec les ports habituels comme les 4 USB 3.0, un port Ethernet Gigabit, , une prise d’alimentation jack et le choix de deux Mini DisplayPort pour éviter la taxe HDMI… Mais le reste des boutons et connecteurs, qui ne sont pas soudés à la carte mère, peuvent être placés n’importe où. Des ports antennes qui peuvent disparaitre au bouton de démarrage placé ailleurs en passant par le jack ou les ports USB 2.0… Tout peut être adapté en fonction des besoins de l’utilisateur.

BleuJour présente donc, ici, sa vision pour l’avenir avec une carte mère qui répond parfaitement à ses besoins. C’est exactement ce que veut Intel pour cette gamme de produit, que des industriels se penchent sur le format Elements et construisent une solution adaptée à leurs besoins. Qu’il s’agisse d’un boitier de ce format, d’un produit fanless comme le Wave, d’un portable ou d’un All-In-One, le but du jeu est d’imaginer des PC différents en se débarrassant des contraintes liées aux éléments de base.

Intel veut qu’on considère l’ensemble processeur/chipset/mémoire au même titre qu’un SSD. Et BleuJour montre très bien ici dans quelle mesure cela peut l’aider à commercialiser des produits sur-mesures.

BleuJour présente sa carte mère Kubb BJ1 Made In France à l’ITPartner © MiniMachines.net. 2021.

Les Intel Alder Lake-T en fuite et en détails ?

Toute la gamme Intel Alder Lake-T semble avoir fuité sur le site FanlessTech. Une série complète de processeurs qui ont pour point commun leur faible TDP : 35 watts. Des puces « T » très appréciées des constructeurs qui les intègrent dans leurs solutions les plus compactes mais qui a tendance à rester à leur usage exclusif. Rares sont les processeurs de ce type à être disponible sur le marché classique. Mais peut être que cela pourrait changer dans le futur.

Alder Lake-T

On retrouve donc 7 processeurs Alder Lake-T dans cette nouvelle gamme qui pourrait fonctionner de manière passive ou dans un châssis ultracompact sans trop de difficultés.

 CoeursThreadsFréquence MaxCache L3GFXTDP
Core i3-12100T4+084.1 GHz12 MoUHD Graphics 73035W
Core i3-12300T4+084.1 GHz12 MoUHD Graphics 73035W
Core i5-12400T6+0124.1 GHz18 MoUHD Graphics 73035W
Core i5-12500T6+0124.1 GHz18 MoUHD Graphics 77035W
Core i5-12600T6+0124.1 GHz18 MoUHD Graphics 77035W
Core i7-12700T8+4204.1 GHz25 MoUHD Graphics 77035W
Core i9-12900T8+8244.1 GHz30 MoUHD Graphics 77035W

On commence par deux Core i3 : Les i3-12100T et i3-12300T sont des quadruples coeurs avec 8 Threads et 12 Mo de cache. Ils grimperont respectivement à 4.1 et 4.2 GHz en mode Turbo et embarqueront des circuits graphiques Intel UHD 730. Deux puces entrée de gamme qui semblent suffisamment puissantes pour de nombreux usages.

Trois Core i5 prennent la suite avec le Core i5-12400T qui est un 6 coeurs et 12 Threads épaulé par 18 Mo de mémoire cache et capable de monter à 4,2 GHz. Une puce elle aussi équipée du circuit Intel UHD Graphics 730. Le Core i5-12500T qui fonctionne de la même manière mais passe à 4,4 GHz et embarque un Intel UHD Graphics 770. Enfin, le Core i5-12600T identique au précédent mais un peu plus véloce avec une fréquence Turbo de 4.6 GHz.

Un seul Core i7 est répertorié pour le moment avec le Core i7-12700T qui change un peu d’architecture puisque cette puce est un 12 coeurs. Elle est constituée de 8 coeurs Golden Cove haute performances et 4 coeurs Gracemont. Ces derniers coeurs ne développant pas d’HyperThreading, on se retrouve avec un nombre de coeurs logiques différents de nos habitudes.. Les 8 coeurs Golden Cove développant 16 Threads en Hyper Threading auxquels s’ajoutent les 4 Threads Gracemont. Soit un total de 20 Threads. La mémoire cache L3 grimpe à 25 Mo et la fréquence d’horloge max est de 4.7 GHz et le circuit embarqué est un Intel UHD Graphics 770.

Enfin le Core i9-12900T est taillé sur le même modèle mais propose 8 coeurs Golden Cove et 8 coeurs Gracemont. Avec la même logique de 16 Threads associés à 8 threads pour un total de 24 Threads. La mémoire cache atteint le chiffre respectable de 30 Mo et la fréquence monte à 4.9 GHz. Le circuit graphique est le même.

Alder Lake-T

Une série de puces Alder Lake-T très intéressante donc puisque ces solutions seront sans doute capables de venir à bout de la très grande majorité des tâches pour un TDP très faible de 35 watts. De quoi imaginer et construire des solutions vraiment performantes et efficaces dans des designs des plus compacts. Ces puces seront accessibles aux constructeurs en début d’année prochaine et pourront être déclinées en d’autres modèles par la suite.

Le gain en performance, à consommation et TDP égal, des coeurs Golden Cove est évalué à un peu moins de 20% par rapport aux solutions Cypress Cove des puces Rocket Lake. Le gros point fort de ces solutions étant la possibilité pour le système de jongler entre les différentes architectures avec des coeurs Gracemont pouvant être très peu gourmands en énergie pour les tâches les plus légères ou la mise en marche de l’ensemble des ressources de chaque coeur pour les calculs les plus lourds. De quoi imaginer des systèmes assez souples à l’usage et peu gourmands en énergie. Le fait que la nouvelle architecture propose la prise en charge de la mémoire DDR5 (en plus de la DDR4) et du PCIe 5.0, on a ici une très belle base de travail sur ce segment de consommation de 35 watts.

Les Intel Alder Lake-T en fuite et en détails ? © MiniMachines.net. 2021.

Hundreds of Hours of Underwater Footage Digitized With Cintel Scanner for “Playing With Sharks”

Fremont, CA – September 9, 2021 – Blackmagic Design today announced the global hit documentary “Playing With Sharks: The Valerie Taylor Story” used Cintel Scanner C-Drive HDR to digitize hundreds of hours of archival footage shot of and by the famous underwater naturalist and filmmaker Valerie Taylor. The film, produced and originated by WildBear Entertainments, ...

The post Hundreds of Hours of Underwater Footage Digitized With Cintel Scanner for “Playing With Sharks” appeared first on Broadcast Beat - Broadcast, Motion Picture & Post Production Industry News and Information.

Intel NUC P14E : un portable piloté par une carte Compute Element

Le Intel NUC P14E, c’est une machine à l’apparence classique même si sa dalle 13.9″ n’est pas des plus habituelle. L’engin affiche en 3000 x 2000 pixels via une dalle IPS affichant une luminosité de 400 nits. Une dalle tactile avec une colorimétrie contrôlée 100% Adobe sRGB. Un écran 3:2 parfait donc, enchâssé dans un corps en aluminium monobloc usiné. L’ensemble pèse 1.5 Kilo, mesure 30.36 cm sur 22.94 cm de profondeur et 1.65 cm d’épaisseur. L’engin présente les fonctions habituelles d’un portable classique avec une connectique très complète et un design assez neutre.

Minimachines-09-2021

Ce qui change la donne, c’est le moteur de cet engin. Intel a recours à une carte Compute Element pour fournir au NUC P14E son processeur et sa mémoire vive. Ces cartes, dont je vous parlais il y a peu avec le test du Wave de BleuJour, sont des modules intégrant processeur, chipset, wifi et mémoire vive. Un bloc de la taille d’une carte de crédit en plus épais qui va pouvoir jouer ce rôle complet de “coeur” de la machine. Le stockage est, quant à lui, laissé à part via des slots M.2 plus classiques.

Minimachines-09-2021

Qu’est-ce que cela veut dire pour ce portable ? Simplement que l’on pourra le faire évoluer en fonction de ses besoins. Passer d’un Celeron à un Core i7 vPro. D’un Core i3 entrée de gamme avec un Intel UHD à un Core i7 avec Iris Xe pour piloter l’affichage. Cela très simplement en retirant quelques vis pour remplacer le coeur de la machine. La mémoire vive évoluera également en fonction, de 4 à 16 Go de DDR4 en double canal directement intégré en LPDDR4-4266 dans le module Compute Element. Le stockage sera confié à un slot M.2 2280 PCIe NVMe qui acceptera le SSD De votre choix. 

NUC P14E

Ici en version Core i7, l’engin se comporte de manière tout à fait habituelle, sans aucune différence technique avec un portable plus traditionnel. Le châssis prend  en charge la dissipation de la carte Compute Element. On remarque la barre au dessus du pavé tactile qui offre trois actions distinctes. 

NUC P14E

Autour de cette solution, l’Intel NUC P14E offrira ce que l’on peut attendre d’un portable en 2021. La connectique comporte un HDMI 2.0b, un DisplayPort 1.4a et un Thunderbolt 4 Type-C permettant ainsi de multiples affichages.

NUC P14E

Deux ports USB 3.2 Gen2 Type-A, un jack audio combiné et un Ethernet Gigabit dans un format déployable sont également présents. Un module Wifi6 Intel AX201 qui proposera du Bluetooth 5.1 est intégré au Compute Element.

Minimachines-09-2021

 

On retrouve des fonctionnalités avancées avec un lecteur d’empreintes digitales, un système de micro pour assistant vocal, un clavier à membrane avec rétro éclairage et disponible en AZERTY et un large pavé tactile en verre. La batterie est une 77 WHr avec une charge rapide assurée en USB Type-C par un bloc 65 watts. 

Minimachines-09-2021

L’idée soutenue par ce modèle est donc de pouvoir acheter une coque qui proposera un bon écran, un clavier et tout l’attirail de fonctionnalités demandées à une machine moderne mais de pouvoir le faire évoluer au gré des sorties processeur. C’est également un moyen simple d’assurer à l’engin une disponibilité maximale. En cas de casse, de panne ou de problème technique, l’utilisateur pourra basculer sa carte Compute Element d’un NUC P14E à un autre en quelques minutes. Il sera même envisageable de transformer un poste fixe en ordinateur portable complet en quelques coups de tournevis. Au sein d’un service informatique complet, avec des centaines ou des milliers de postes, la possibilité offerte par le dispositif de pouvoir changer un portable ayant une panne de clavier, d’écran ou de quoi que ce soit d’autre par un modèle identiques en 5 petites minutes est également un grand plus. Réparer la machine problématique en atelier sera plus facile et moins contraignant. La personne ayant eu un portable en panne pouvant reprendre ses activités immédiatement.

Intel NUC P14E

Quand Intel sortira une carte Compute Element de douzième génération pour remplacer les actuelles, il sera également possible de faire évoluer sa machine rapidement et sans contraintes, tout en recyclant l’actuelle dans un MiniPC ou un autre engin de ce type. 

Intel NUC P14E : un portable piloté par une carte Compute Element © MiniMachines.net. 2021.

BleuJour Wave : une vague de calme sur votre bureau

BleuJour continue de développer ses châssis sur mesures avec le Wave. La marque qui s’est fait connaitre avec le Kubb, poursuit un travail en collaboration avec Intel et ses différentes solutions NUC. Le BleuJour Wave est un petit PC qui réunit trois éléments importants. Une belle compacité pour commencer, un fonctionnement toujours totalement inaudible et une construction pensée pour une maintenance facilitée. Associés à un design original, ces éléments font de cet engin un OVNI sur le marché PC actuel.

BleuJour Wave

BleuJour Wave, un MiniPC solide, massif et lourd

Il reste peu de place pour une marque  comme BleuJour sur le marché PC. Entre les assembleurs classiques qui proposent des configurations sur mesures à leurs clients et les grandes marques aux PC fabriqués par milliers d’exemplaires, l’assembleur français tente de trouver une alternative avec une solution qui mêle composants industriels et artisanat. Le premier MiniPC de la marque, le Kubb avait fait appel à un châssis artisanal pour proposer un design original et même du sur-mesure suivant les goûts de ses clients autour des cartes mères des MiniPC NUC d’Intel. Une idée qui a plutôt bien fonctionné et poussé la marque à explorer de nouveaux territoires. Le dernier projet en date de la marque est le Wave, un engin qui profite toujours d’un châssis original construit par BleuJour.

BleuJour Wave

Premier constat, l’objet est dense, très dense, avec un poids de 1.38 kilo dans un encombrement plutôt réduit, le poids de la machine s’impose. Le Wave mesure 17 centimètres de large sur 12 de profondeur pour une épaisseur maximale de 6 centimètres. La sensation de poids est vraiment impressionnante quand on prend l’objet en main. D’autant que le matériau retenu est, en soi, assez léger. Le châssis du BleuJour Wave est entièrement construit en aluminium massif anodisé en noir. 

BleuJour Wave

Le boitier contourne ainsi le problème du refroidissement passif de la manière la plus intelligente. Au lieu de créer un dissipateur classique en métal et de l’enfermer dans un châssis secondaire, il profite de la totalité de la masse d’aluminium disponible pour proposer une sculpture originale qui donne son nom au produit. Les ailettes qui transportent la chaleur des composants de l’engin et permettent leur dissipation créent une vague de métal. Largement espacées, elles évitent également que l’on soit tenté de poser quelque chose sur le châssis, ce qui est souvent problématique sur les solutions sans ventilation.

BleuJour Wave

Le résultat est original et la finition absolument parfaite. L’objet se posera sur un bureau d’où il ne bougera plus, arrimé à sa surface grâce à un ensemble de patins anti-dérapants. L’aspect global est à la fois sobre et impressionnant, cette masse d’aluminium noir attrape assez bien les reflets de lumière sur sa vague et les marques des ombres créées par les ailettes.

BleuJour Wave

Si l’engin ne sera pas du goût de tout le monde, il aura le mérite de proposer autre chose que les boitiers habituels ainsi qu’une finition impeccable.

BleuJour Wave

Une connectique complète perce les côtés du boitier. Sur le bord le plus étroit, celui censé représenter l’avant de la machine si on considère le côté où se situent les antennes Wifi comme l’arrière, on trouve une façade uniquement percée par un bouton de démarrage illuminé par une LED. Un éclairage sobre et bienvenu qui signale la mise en marche de la machine. Un détail important sur ce type d’engin car jamais aucun bruit ne vient nous indiquer que la machine est sous tension.

BleuJour Wave

A droite, la signature WAVE est lisible avec juste à côté le port Kensington Lock qui permet d’arrimer l’ensemble. Il est tout à fait possible d’utiliser ce côté de la machine comme face avant, surtout si vous n’utilisez pas de solution Anti-Vol, le relief du bouton étant suffisamment prononcé pour le sentir au toucher sans avoir besoin de le voir.

BleuJour Wave

A gauche, le positionnement de deux prises USB 2.0 permettra de brancher clavier et souris facilement, plus loin une première prise HDMI 2.0a plein format se reliera à un écran. Ce positionnement organise logiquement la place du Wave sur votre bureau. A droite d’un moniteur dans une configuration en double écran mais n’empêche absolument pas son usage avec d’autres géographies.

BleuJour Wave

A l’arrière, enfin, on retrouve donc les deux antennes du module Intel 9560 embarqué. Cette solution proposera un Wifi5 très classique et un module Bluetooth 5.0. L’utilisateur pourra également compter sur un port Ethernet Gigabit pour se connecter au réseau. Quatre ports USB 3.1 Gen2 Type-A et un second port HDMI 2.0a sont également disponibles. Pas de port USB type-C ? Non, cela est dû au choix de construction de cet engin, à ses composants.

BleuJour Wave

A l’intérieur de la vague

Car le BleuJour Wave est construit autour d’une plateforme particulière, la solution Intel NUC Compute Elements. Il s’agit d’un composant unique, au format “carte de crédit”, qui embarque l’ensemble de la partie logique de la machine. Ce format propriétaire se connecte ensuite sur une carte mère grâce à un support type SoDIMM. L’idée est logique pour le fabricant tout comme elle a du sens pour un professionnel qui cherche à équiper un site. 

BleuJour Wave

Pour BleuJour, c’est la possibilité d’intégrer au gré des besoins de ses clients toute une panoplie de processeurs en exploitant le même châssis. Celui-ci se situe d’ailleurs à cheval entre deux générations de puces. Plusieurs processeurs étaient disponibles avec la 8eme Gen d’Intel : Le Pentium Gold 5405U, les Core i3-8145U, Core i5-8265U et enfin Core i5-8365U. Toutes ces puces étaient livrées avec de 4 à 8 Gigaoctets de mémoire vive intégrée à la plateforme. Sur l’entrée de gamme, le modèle Pentium, un module de stockage eMMC de 64 Go était par ailleurs intégré par défaut.

La seconde génération de cette plateforme permet de choisir entre cinq puces Intel Tiger Lake. De nouveaux processeurs sont donc accessibles à ce format avec les Core i3-1115G4, Core i5-1135G7, Core i5-1145G7 et les Core i7-1165G7 et Core i7-1185G7. Pour un professionnel, c’est la possibilité d’une mise à jour facile et hyper rapide puisqu’il ne faut que changer la carte Compute Element pour passer d’un Core i3-1115G4 à un Core i7-1185G7 compatible vPro. Cette seconde génération est plus musclée en mémoire vive avec 8 à 16 Go de LPDDR4x suivant les processeurs.

BleuJour Wave

L’élément Compute Element au format carte est intégré à l’engin au travers d’une solution NUC Assembly Element, une plateforme qui permet de profiter de la connectique nécessaire à la machine mais également de la faire évoluer en lui ajoutant un SSD PCIe NVMe. Le SSD placé sous l’engin est en contact direct avec le métal du boitier grâce à un léger relief et un pad thermique.

Aucun de ces deux produits n’est évidemment fabriqué par BleuJour, au même titre qu’aucun PC assemblé en France n’a de composant fabriqué par les assembleurs français. C’est Intel qui construit ces composants. La marque a conçu et fabriqué le boitier en accord avec Intel pour proposer une solution dimensionnée pour encaisser la chaleur dégagée par l’ensemble. Le principal intérêt est évidemment de proposer une plateforme qui pourra accueillir différents niveaux de performances. La solution pouvant facilement être adaptée aux besoins de chaque client et même évoluer dans la durée.

BleuJour Wave

Si la mémoire est fixe, intégrée directement au Compute Element, il est tout de même possible d’intervenir sur le SSD M.2 2280 PCIe NVMe. L’emplacement est facilement accessible en retirant six vis sous le boitier. Le reste de l’engin est classique mais ne pourra pas évoluer. Le système de caloduc étant relié par de la pate thermique au boitier, j’avoue que je n’ai pas eu le coeur de poursuivre plus avant mes investigations de ce côté.

Pour le client final, cette solution c’est l’assurance d’un traitement en SAV très rapide. La prise en charge de l’engin consistant en tout et pour tout à manipuler 2 composants sur le châssis au grand maximum. Une immobilisation minimale, voire pas d’immobilisation du tout puisqu’un modèle sera dépanné sur place par un technicien, en quelques minutes. BleuJour garanti l’ensemble 3 ans, profitant de la garantie d’Intel sur son matériel, le risque de panne sur la partie boitier du Wave étant… minime.

BleuJour Wave

Les clients possibles de ce genre de machine sont avant tout des professionnels et leur approche de l’informatique n’est pas celle du grand public. Avoir un BleuJour Wave sur son bureau est un vrai luxe pour un particulier, il peut tout à fait se comprendre, mais il faudra accepter de penser différemment son investissement informatique. Avec ces engins, on ne choisit pas le meilleur ratio de performances par euro dépensé mais le luxe et le confort d’une machine presque invisible, originale et surtout absolument inaudible.

D’un point de vue performances, l’engin ne sera donc jamais au niveau d’une solution classique du même prix, c’est une évidence. Les utilisateurs ne seront pas à la recherche d’une même expérience. Cela n’empêche pas le Wave de répondre correctement aux tâches les plus courantes. Je ne conseillerais tout de même pas cet engin en version 4 Go pour les usages classiques et certaines applications métiers comme les logiciels de comptabilité, d’assurance ou de professions médicales seront à la peine avec si peu de mémoire vive. Les modèles 8 Go sont, par contre, tout à fait capables de mener à bien ce type de tâches. Je suppose qu’Intel s’est bien rendu compte de cette problématique avec sa nouvelle génération de NUC Elements Tiger Lake qui embarquent désormais de 8 à 16 Go de LPDDR4X. Ceux-là permettront tout type d’usages non multimédia, toujours en silence.

BleuJour Wave

BleuJour et nuit

Car c’est là le gros point fort de cet engin, sur ma version de test en Core i3-8145U avec 4 Go de mémoire vive et 256 Go de stockage SSD PCIe NVMe Plextor, je n’ai pas grand chose à reprocher au fonctionnement de l’engin. Je ne suis certes plus habitué à un modèle d’ordinateur ne disposant que de 4 Go de mémoire vive, d’autant qu’elle est ici partagée avec la solution graphique Intel intégrée. Cela est légèrement handicapant quand on est, comme moi, assez boulimique en multitâche et en onglets ouverts sur son navigateur. J’aurais choisi une version en, au moins, 8 Go si j’avais du investir dans ce type de machine. Mais mon usage n’est pas forcément la cible de cette machine. 

BleuJour Wave

La dissipation du SSD est assurée par le panneau inférieur de la machine

Les versions NUC 8 en 4 Go ont d’ailleurs disparu avec la nouvelle génération. Ils correspondaient à des usages basiques comme un PC de caisse, une machine de consultation, un engin destiné à un hall d’accueil. Les versions 8 Go sont très probablement plus souples et offrent plus de liberté d’usage. C’est typiquement du PC d’entreprise pour des postes de bureautique. Avec le gros avantage que l’on peut travailler avec toute la journée sans la moindre fatigue liée au bruit.

BleuJour Wave

Le module Compute Element est connecté au châssis via ce bloc d’aluminium couvert d’un autre pad thermique

Le MiniPC peut littéralement être posé sur une table de nuit et on pourra sombrer dans un sommeil réparateur sans être dérangé le moins du monde. Cela en fait un engin aux possibilités  intéressantes. Il pourra trôner dans un espace partagé, un bureau improvisé au salon et même dans une bibliothèque. C’est également la machine idéale pour une personne ayant des besoins en calcul limités mais qui reste assis à un bureau à côté d’un PC toute la journée. Pas mal de professions libérales sont à la recherche de ce type d’outils, des gens qui pilotent des solutions informatiques d’accompagnement de leur métier mais qui ne veulent pas forcément une bête de course ni un engin trop encombrant. C’est également un PC de choix pour des intérieurs aux profils particuliers : chambres d’hôtels, locations et autres engins en pseudo libre service. Avec une accroche à un meuble et un design aussi massif, l’engin est parfait pour ce genre de rôle.

BleuJour Wave

Un système simple et efficace

J’ajoute tout de même qu’il est possible de mener où vous voulez la plupart des outils logiciels modernes avec ce type de machine. Je sais que le matraquage classique consistant à dézinguer les puces entrée de gamme est la règle mais avec ce type d’engin en Core i3, malgré ce que le marché vous raconte, vous pourrez presque tout faire. Le presque étant à considérer dans un usage non professionnel pour les fonctions les plus gourmandes. Il est possible de faire de la retouche d’images pour le web sous Affinity Photo ou Photoshop, cela ne sera simplement pas possible d’être aussi efficace que sur une solution plus musclée. Vous pourrez manipuler des textes, des feuilles de calcul, des PDF et des objets complexes. Cela demandera seulement plus de patience que sur une machine moderne. La quantité de mémoire vive est un goulet d’étranglement pour ces usages spécifiques mais n’empêche en rien l’utilisation des logiciels les plus complexes.

Question jeu, mis à part les titres les plus anciens, il sera impossible de trouver un vrai confort d’affichage avec cette machine. Elle n’est de toutes façons pas faite pour cela. Parmi les titres essayés, j’ai pu lister une panoplie de jeux classiques : CS, Torchlight II, Diablo III,  League Of Legends, Team Fortress II, Batman Arkham Asylum, Burnout Paradise… Tous ces titres fonctionnent sans problèmes en 720p en réglant les détails plus ou moins haut. Une session d’une bonne heure de Diablo III ne fera jamais dépasser les 43°C la température de la coque en métal de la machine. Il est évident que la nouvelle version du Wave en Gen 11 avec 8 Go de ram sera beaucoup plus à l’aise sur ces tâches même si elle ne sera toujours pas vraiment calibrée pour cela.

BleuJour Wave

Dans une pièce à 21°C, la température la plus haute relevée à été celle d’un rendu 1080P d’une vidéo montée sous DaVinci Resolve avec quelques retouches colorimétriques. Un rendu qui a duré une bonne heure et qui s’est passé sans problèmes. Montant le châssis à 51°C maximum et le processeur à 87°C ce qui est… très raisonnable. La puce n’entre jamais en Throttling et Intel l’a conçue pour fonctionner sans soucis jusqu’à 100°C.

Derniers essais, l’ajout d’un DAC USB à l’engin pour sortir un signal audio propre en numérique vers un ampli et des enceintes studio. Le rendu est agréable, sans n’avoir plus de valeur qu’un autre MiniPC si ce n’est le fonctionnement totalement passif de celui-ci. L’air de rien, les puces Intel de ces générations savent parfaitement prendre en charge tout type de média et le BleuJour Wave peut facilement se transformer en une solution de lecture de vidéos et de musique très efficace et toujours aussi silencieuse.

BleuJour Wave

Et ça fonctionne, la marque a su trouver son public avec ses propositions originales. Pas les moins chères du marché, pas les plus rentables en terme de performances mais  une alternative. Comme pour le Kubb qui penchait du côté esthétique, le Wave s’intéresse à une autre vision du marché, celui d’une proposition extrêmement confortable pour l’oreille. Son design n’est pas spécialement passe partout mais restera plus agréable à l’oeil qu’une solution tour classique. 

BleuJour Wave

C’est, à mon sens, la machine parfaite pour certaines professions, celles qui reçoivent du public mais qui veulent éviter de couper leur relation avec celui-ci. Médecins, dentistes, avocats, assureurs et métier de services pour qui la relation avec le public est primordiale. Avoir un PC qui ne fait pas de bruit qui n’occupe que peu d’espace associé à un écran sur un pied amovible. Un MiniPC qui propose tout de même la possibilité de lancer des applications assez lourdes, c’est un vrai service quand on doit regarder son patient ou son client droit dans les yeux.

Au final, cet engin est une belle surprise. Probablement pas la machine de monsieur tout le monde, la plupart des utilisateurs recherchent avant tout un certain niveau de performances par rapport au prix engagé. C’est néanmoins un engin original et évolutif. Capable de répondre à des exigences différentes en terme d’esthétique et de confort d’utilisation. Une solution qui allie un très bon confort d’utilisation à une esthétique originale.

Vous trouverez tout le détail de la gamme sur la page officielle de BleuJour

Le configurateur de BleuJour Wave Gen 11 est disponible en suivant ce lien. Comptez 650€ pour un modèle entrée de gamme.

BleuJour Wave : une vague de calme sur votre bureau © MiniMachines.net. 2021.

Intel NUC X15 : un 15.6″ gaming Core i7-11800H et RTX 3070

Après le NUC M15, voici le NUC X15, toujours un portable de 15.6″, toujours une machine de jeu, mais une solution plus musclée que la précédente.

Le NUC X15 “King County” est un engin assez classique sur le marché, sa principale différence avec les solutions proposées par les marques traditionnelles vient de son mode de commercialisation. Au contraire des PC de bureau, le NUC X15 ne sera pas commercialisé directement par Intel. Il est destiné au marché OEM et sera ensuite revendu par des marques qui apposeront dessus leurs logos.

Tiger Lake-H

Deux modèles sont attendus avec un modèle de base sous Core i5-11400H et un modèle plus haut de gamme sous Core i7-11800H. Deux puces très performantes qu’Intel met en avant lui même comme les puces idéales pour les machines de jeu mobiles auprès de ses partenaires constructeurs. Avec 45 watts de TDP, ces puces déploient des performances considérables pour jouer mais également pour des tâches plus classiques de calcul.

Associés à des chipsets graphiques Nvidia GeForce RTX 3060 et 3070 pour piloter les écrans 15.6″ en 240 Hz pour la version FullHD ou en QHD 144 Hz pour le modèle le plus haut de gamme.

Deux slots de mémoire vive DDR4 SoDIMM permettront de faire évoluer la mémoire jusqu’à 64 Go. Si je doute qu’aucun vendeur de ce NUC X15 ne propose cette option, elle sera possible en ouvrant la machine et en faisant la mise à jour vous même. Deux slots M.2 2280 PCIe NVMe seront également disponibles pour d’autres évolutions.

La connectique serait assez vaste avec des ports HDMI 2.0b, DisplayPort 1.4b et un Thunderbolt 4 pour les sorties vidéo. On n’a pas le détail des autres connecteurs mais je suppose que l’ensemble tournera autour d’USB 3.0 Type-C, d’Ethernet Gigabit et autres connecteurs standards. Un module Intel Wifi 6 et Bluetooth 5.1 sera également présent.

Enfin, les fioritures gamings classiques seront bien présentes avec un clavier rétroéclairé par des LEDs RGB ainsi que diverses décorations lumineuses… du “plus bel effet”. Un sticker THX laisse croire également à une gestion du son spatialisée.

Difficile de savoir  qui se penchera sur le berceau de cette proposition en France parmi les partenaires d’Intel, pour le moment. La marque Millenium avait répondu présent pour la commercialisation du NUC M15. Peut être que la marque sera intéressée par une mise à jour.

Source : Winfuture

Intel NUC X15 : un 15.6″ gaming Core i7-11800H et RTX 3070 © MiniMachines.net. 2021.

Face à NVIDIA/AMD, des cartes graphiques Intel Arc dès 2022

Par : Shadows

Intel annonce Arc, sa future gamme de GPU grand public destiné au secteur gaming. Si Intel n’est évidemment pas un novice dans le secteur des puces graphiques, le géant s’attaque ici frontalement au marché jusqu’ici contrôlé par NVIDIA et AMD.

Concrètement, la première génération de cartes (nom de code Alchemist) s’appuiera sur l’architecture DG2.
Dans la vidéo de présentation visible plus bas, Intel évoque le support de différentes techniques : mesh shading, variable rate shading, upscaling vidéo par IA, raytracing temps réel, sur-échantillonnage accéléré par IA (ce qui pourrait être un équivalent du DLSS de NVIDIA).

Une annonce, peu d’informations : rendez-vous dans quelques mois

Du côté des performances, rien à se mettre sous la dent : les quelques images capturées en jeu disponibles ne permettent évidemment pas de se faire une idée réelle du framerate, et Intel évite soigneusement les benchmarks à ce stade.

Il faudra en fait patienter quelques mois avant d’en savoir plus, le lancement des premières cartes (pour ordinateurs portables et tours) devant se faire début 2022.

En tous cas, Intel compte bien s’implanter dans la durée : la vidéo annonce déjà plusieurs générations de GPUs. Après la première génération, Alchemist, viendront ainsi Battlemage, Celestial et Druid.

Quid des pénuries ?

Un dernier mot, pour finir, sur LE problème majeur actuel du marché GPU : les pénuries. Celles-ci ne semblent pas destinées à se résorber totalement avant plusieurs mois, et pourraient donc perdurer au moins jusqu’au lancement des GPU Intel Arc. Il est cependant illusoire de croire qu’Intel va permettre de changer la donne : les pénuries de semiconducteurs touchent l’ensemble du marché, et Intel puisera dans les mêmes ressources (fournisseurs, composants) que celles utilisées par NVIDIA et AMD. Pas de quoi chambouler le déséquilibre entre offre et demande, donc.

L’article Face à NVIDIA/AMD, des cartes graphiques Intel Arc dès 2022 est apparu en premier sur 3DVF.

Intel NUC 12 Enthusiast : Alder Lake et circuit graphique externe

On ne sait pas encore quelle puce Intel va appeller à la rescousse pour épauler ses puces Core Alder Lake dans ce nouveau NUC 12 Enthusiast dont le nom de code serait “Serpent Canyon”. La personne qui a publié l’image suggère que la carte en question est une Nvidia RTX30. Mais on n’est pas au bout de nos surprises. Peut être qu’Intel considérera ses propres puces graphiques comme des solutions plus adaptées à cette machine  ? Une solution Intel Xe de type DG2 serait parfaite pour cet engin.

NUC 12 Enthusiast

Le NUC 12 Enthusiast aura donc droit à une puce Intel Alder Lake déclinée en 3 versions : Un Core i5 et  deux Core i17 avec aucune info sur les versions de ces processeur. Détail important par contre, le montant de la mémoire GDDR6 dédiée au circuit graphique. La version i5 aura 8 Go de mémoire dédiée et les deux version i7 seront respectivement équipées de 12 et 16 Go.

Pour le reste, le slide indique la présence d’un support double SoDIMM classique du format NUC avec une compatibilité DDR43200 en double canal pour un maximum de 64 Go de mémoire vive.

Le stockage sera composé de deux slots M.2 2280 PCIe X4 Gen4 NVMe et un troisième slot M.2 2280 PCIe X4 Gen3 NVMe également compatible avec le format SATA. L’engin pourra également proposer une compatibilité Optane. Intel fait donc l’impasse d’une baie d’extension 2.5″ pour ne proposer que des SSD au format M.2. 

La connectique est intéressante avec deux ports Thunderbolt 4 en façade et au dos de l’appareil. Deux ports USB 3.1 Gen2 devant le NUC, quatre de l’autre côté accompagnés de deux brochages USB 2.0 implantés sur la carte. Un lecteur de cartes SDXC avec prise en charge de l’UHS-II pour des débits élevés est également présent.

Des prises HDMI et DisplayPort seront proposées en plus des solutions Thunderbolt pour afficher des signaux vidéo et du son. Un jack combinant casque et micro sera présent face à l’utilisateur tandis qu’une sortie jack classique sera disponible au dos de l’appareil. Sortie compatible S/PDIF via un adaptateur optique classique. Quatre microphones seront également présents avec une compatibilité Alexa pour utiliser un assistant virtuel. Un petit capteur infrarouge sera toujours présent pour piloter le NUC 12 Enthusiast à la télécommande. La connexion au réseau se fera au travers d’une solution Wifi6E Intel proposant également du Bluetooth 5.0 ainsi qu’un port Ethernet 2.5 GB.

2021-08-08 00_00_11

On ne connait pas encore les dimensions de l’engin, juste que son châssis sera composé de métal et de plastique et qu’il proposera un pied pour le poser à la verticale ainsi qu’une coque remplaçable à travers laquelle on pourra voir des LEDs RGB. L’utilisateur pourra donc adapter un logo de son choix à la solution ou… le faire totalement disparaitre..

NUC 11 Phantom Canyon

Le NUC 11 Phantom Canyon

Le format global est également différent de nos habitudes. Plus anguleux et largement aéré, il est sans conteste plus volumineux que le boitier classique de la gamme mais semble assez proche du modèle précédent dans ses volumes. Une adaptation toujours logique pour un engin qui propose des solutions graphiques plus haut de gamme en interne. Le NUC 11 Phantom Canyon ci-dessus, de génération précédente, mesure 22.1 cm de haut pour 14.2 cm de profondeur et 4.2 cm de largeur. Il est vraisemblable que ce nouveau NUC 12 Enthusiast reprenne à peu de choses près les mêmes dimensions.

Source : Liliputing

Intel NUC 12 Enthusiast : Alder Lake et circuit graphique externe © MiniMachines.net. 2021.

DGene Opens Volumetric Capture Stage

AI specialist’s new Louisiana facility features technology for creating 3D holograms of people and objects.   LOS ANGELES—DGene, a Silicon Valley and Shanghai-based developer of AI technology and solutions, has opened a research and development and production facility in Baton Rouge, Louisiana. The centerpiece of the new site is a 900-square-foot volumetric capture stage that ...

The post DGene Opens Volumetric Capture Stage appeared first on Broadcast Beat - Broadcast, Motion Picture & Post Production Industry News and Information.

SilverStone Vital 4 : un boitier pour le NUC Element H

Le NUC Element H, c’est le format actuel des PC compacts et hautes performances d’Intel. Le SilverStone Vital 4 se positionne donc comme une alternative assez intéressante sur ce marché encore assez fermé

L’idée du Vital 4 se résume à son accessibilité, le boitier a été pensé pour permettre de venir fouiner facilement dans ses entrailles et faciliter le montage comme la maintenance de cet engin. La façade et le haut du châssis sont solidaires et on peut basculer l’ensemble vers l’avant comme la cabine d’un camion pour accéder à son moteur.

SilverStone Vital 4

L’opération permet de manipuler la carte The Element sur sa base ou d’accéder à une éventuelle carte graphique mais également de pouvoir positionner des éléments de stockage facilement. La carte de base, montée au fond du boitier, est propriétaire et dépend de la machine. Elle est un peu plus grande que celle d’Intel et permet au châssis de proposer des fonctionnalités que n’ont pas les boitiers officiels.

SilverStone Vital 4

On retrouve ainsi un port PCI-E x8 et à ses côtés un emplacement M.2 2280 PCIe NVMe. Le SSD M.2 viendra se glisser sous la carte graphique. Une baie 2.5″ est également présente et permettra d’ajouter un SSD ou un disque mécanique coincé entre la carte Intel et une éventuelle carte graphique.

SilverStone Vital 4

Il faudra donc choisir une solution peu épaisse tout en évitant de prendre un stockage qui chauffe trop. Les ingénieurs de SilverStone ont réussi à ne pas bloquer la ventilation de la carte The Element mais il n’empêche que le sandwich de l’ensemble reste assez serré.

SilverStone Vital 4

Le boitier Vital 4 est un peu plus grand que le modèle d’origine d’Intel, avec 35.43 mm de long pour 14.1 cm de large et 20.6 cm de haut, il permettra d’installer tout type de carte graphique, y compris des modèles de 321 mm de long comme les RTX 3090 Founders Edition ou les AMD RX 6000 Series. Pour alimenter le tout, on retrouvera une solution 700 watts 80 Plus Gold qui devrait faire face aux solutions graphiques les plus exigeantes.

Cerise sur le gâteau, le châssis propose en façade, en plus des ports et connecteurs de la carte d’Intel et de l’éventuelle carte graphique à l’arrière, deux ports USB 3.1 Gen2, un port jack audio 3.5 mm casque et micro et surtout, surtout, un bienvenu lecteur de cartes SDXC. Un élément trop souvent oublié dans les châssis et qui est toujours pratique si vous faites de la photo numérique ou une autre utilisation de ce type de cartes externe. L’ensemble est refroidi par deux ventilateurs de 120 mm situés au dessus des composants et pilotés par le système, les côtés du châssis sont, quant à eux, largement aérés et protégés par une grille anti poussière.

Le timing de sortie de ce Vital 4 peut sembler étrange mais il n’est pas inintéressant. A l’annonce des NUC 9 Extreme et de leur écosystème, quelques constructeurs avaient immédiatement répondu présent. C’est le cas de Cooler Master qui avait proposé son NC100, de BleuJour ou d’Akasa avec les Venom et les Turing. Point commun de toutes ces annonces ? Elles ont eu lieu en 2020. 

2021-08-04 14_03_37

Le format The Element avec ici une carte NUC 9

Un SilverStone Vital 4 annoncé en 2021, à quelques encablures de la commercialisation des NUC 11 de nouvelle génération parait donc assez anachronique mais il faut prendre en compte la logique d’Intel dans cette distribution. La sortie des NUC 11 n’arrête pas la commercialisation des NUC 9 et les cartes The Element resteront compatibles entre les machines.

NUC 11Le format The Element avec ici une carte NUC 11

Le Silverstone Vital 4 pourra donc accueillir aussi bien un NUC 9 qu’un NUC 11 et a probablement été prévu pour cela.

Il faut également comprendre la logique particulière de cette offre qu’est le NUC The Element. Si Intel vise clairement les joueurs avec ces engins au design “gaming” avec des têtes de mort stylisées sur ses cartes, le public visé est plus large que l’utilisateur particulier qui installe ce genre de PC sur son bureau. Beaucoup d’industriels se sont emparés du format qu’ils jugent parfait pour leur usage car il offre une évolution simple et pratique puisque tout le coeur de l’engin est situé sur une carte unique.

2021-08-04 14_07_57

Cette presse offset embarque de nombreux PC qui ne sont pas intégrés sous la forme de boitiers classiques

Il suffit d’acheter ou de concevoir une base d’accueil pour la carte The Element et de l’intégrer dans sa solution industrielle pour pouvoir assurer une maintenance complète de l’engin en quelques minutes tout en concevant une intégration parfaitement adaptée aux diverses exigences du produit. 

Le SilversStone Vital 4 se positionne donc entre les deux profils, si il peut parfaitement servir à un particulier qui veut pouvoir ajouter tout type de carte graphique à son NUC 9 ou 11, il est également adapté à une solution industrielle qui pourra évoluer dans la durée. Soit en intégrant l’ensemble du boitier, soit en le positionnant en dehors de la solution quand c’est possible. Le fait de faciliter la maintenance du système étant un atout important dans un usage technique.

Pas de prix ni de date de disponibilité plus précises.

Source : SilverStone

SilverStone Vital 4 : un boitier pour le NUC Element H © MiniMachines.net. 2021.

Le Thunderbolt 5 pourrait supporter des transferts de 80 Gbps

C’est Anandtech qui est tombé dessus, dans l’un des 4 clichés publiés sur Twitter et provenant d’une des unités d’Intel Israël, on retrouve une mention technique assez intéressante qui est décrite comme une connexion “80 G PHY Technology”. Un système permettant de faire circuler 80 Gbps sur un port USB Type-C. Une solution exploitant une technologie nouvelle de modulation “PAM-3”.

Thunderbolt 5

Cela ressemble fortement à une description du futur Thunderbolt 5 et de ses capacités. Intel serait en train de mettre en place une toute nouvelle méthode de gestion et de transfert de données permettant au nouveau format d’être deux fois plus performant que le Thunderbolt 4 actuel.

Day 1 with the @intel Israel team in the books. Great views…incredible opp to see @GetThunderbolt innovation …a validation lab tour and time with the team…can’t wait to see what tomorrow brings! pic.twitter.com/GKOddA6TNi

— Gregory M Bryant (@gregorymbryant) August 1, 2021

Le nouveau Tweet “Damage control” sans la 4e photo

Cela n’est pas une communication officielle, évidemment, et aucune information n’a été dévoilée par Intel. Pas de date de sortie, pas de confirmation ou autres détails concernant ces évolutions. On se doute juste que ce gain en puissance de transfert ne se fera pas au détriment des autres éléments du format et que le Thunderbolt 5 sera toujours aussi capable en terme de flux vidéo, de transport d’énergie et de datas. Le passage de 40 à 80 Gbps permettant simplement une communication plus importante et l’usage de solutions externes encore plus performantes.

On imagine qu’une chaîne USB Type-C Thunderbolt dans le futur pourra offrir à un engin portable la possibilité de se connecter à une ribambelle d’écrans, d’accélérateurs graphiques et d’accessoires en tous genres en branchant un simple câble USB Type-C. Sans contrainte de débit particulière.

Le Thunderbolt 5 pourrait supporter des transferts de 80 Gbps © MiniMachines.net. 2021.

En 2024, Intel ne parlera plus de nanomètres

“Intel 7” à la place de l’appellation “Enhanced SuperFin” ? “Intel 25A” ? Pardon ? C’est pourtant bien Intel qui a vulgarisé le concept de finesse de gravure auprès du grand public, fort de ses technologies, le fondeur a mis en avant sa capacité à produire des puces toujours plus fines et toujours plus denses en transistors. Un moyen presque simple de faire comprendre aux consommateurs comment choisir ses processeurs. Plus c’est fin, plus c’est bien. Ou du moins, plus on peut mettre de transistors dedans. Plus c’est fin, plus c’est performant ?

Il faut dire qu’au début de ce marketing de la course à la finesse, il y avait de la marge. Les premiers Pentiums étaient gravés en 800 nanomètres et à l’époque, personne ne jugeait utile de parler de ces éléments techniques. 800 nanomètres c’était déjà un exploit mais cela ne faisait rêver personne. Avec l’apparition de l’architecture Core gravée en 65 nanomètres en 2006 puis en 45 nanomètres en 2008, Intel commence tout juste à évoquer ce point qui reste très technique et très peu évoqué au grand public.

Ce bon vieux Mark Bohr nous explique en 2011 que 22 nm c’est tip-top

Les premiers Core i de la famille Nehalem sont également gravés en 45 nanomètres et c’est avec Westmere qui passe à 32 nanomètres qu’on entend réellement parler pour la première fois de la “finesse” de gravure des processeurs. Ensuite c’est la course. Sandy Bridge passe de 32 à 22 nanomètres… et ainsi de suite. La finesse de gravure est devenu un sujet de spécialistes et, au fil du temps, un moyen simple de suivre les performances techniques des fondeurs.

Evidemment, ne s’intéresser qu’à la finesse de gravure d’un processeur c’est un peu comme décrire la qualité d’un tableau en ne regardant uniquement qu’un millimètre carré de la toile à la loupe sans s’intéresser au reste. C’est la partie simple à comprendre : 32 c’est plus petit que 45 donc c’est mieux.

2021-07-27 13_32_42

Hit the road Pat

Ce que n’avait pas prévu Intel alors c’est que la concurrence soit un jour capable de le dépasser en tant que fondeur et que des sociétés tierces, offrant leurs services à tout le monde, soient capable de le doubler sur la finesse de gravure. Depuis lors, Intel fait son possible pour sortir du pétrin dans lequel il s’est mis. D’abord maladroitement à l’époque de Brian Krzanich, ex PDG écarté. Puis plus intelligemment avec Bob Swan pour une transition en douceur qui a permis à Intel de sortir ses puces Tiger Lake et de booster ses compétences graphiques avec l’Intel Xe. Et, plus récemment, avec un retour aux sources. Le choix du dernier PDG en date, Pat Gelsinger, montre un coup de gouvernail intéressant dans le voyage du cargo Intel. Recrutements importants, changements stratégiques et bouleversement des équipes. Le nouveau PDG semble savoir où il va, comment y aller et avec quelles ressources y parvenir. Si on n’a pas encore une trace réelle de ses résultats, il a au moins déjà une méthode et, semble t-il, une vision pour Intel.

Il faut dire qu’il est temps de manœuvrer  pour remettre le concepteur et graveur de puces sur le bon chemin. La concurrence n’a pas fait qu’accélérer et si le rival de toujours qu’est AMD a su reprendre largement du poil de la bête, ce sont surtout de nouveaux concurrents qui sont venus dans la course : ARM est désormais présent sur des terrains de jeu historiques. L’architecture RISC-V prend également de l’ampleur et pourrait finir par faire un peu d’ombre. Pour certains secteurs le problème n’est plus de choisir le meilleur processeur x86, il est de choisir vers quelle architecture se tourner.

Pour redorer son blason face à un AMD qui propose des Ryzen “7 nanomètres” et Apple qui embarque des puces ARM “5 nanomètres” Intel n’a que du 10 nanomètres à proposer. “Que” ? Oui, que même si en réalité les choses sont un peu plus compliquées que cela. Le 10 nanomètres d’Intel est finalement très proche en terme de densité de transistors des 7 nanomètres de TSMC qui grave pour AMD. Le souci vient du fait d’avoir travaillé son marketing pendant des années d’une certaine manière sans avoir eu d’autres recours que des chiffres : finesse de gravure, nombre de coeurs ou Gigahertz. Difficile de renier sa logique quand on l’a proposée aux consommateurs pendant si longtemps.

2021-07-27 13_22_11

Une solution pour se sortir de ce mauvais pas ? Changer son approche marketing. En clair, ne plus parler de nanomètres.

Pour la sortie des puces Alder Lake, qui seront gravées en 10 nanomètres, le fondeur utilisera un processus de gravure baptisé “Intel 7”. Exit le “Enhanced SuperFin 10 nm” qui devait être employé pour décrire le process. “Intel 7” est plus dans l’air du temps. Pour justifier un tel changement d’appellation, Intel indique que les évolutions constantes de ses méthodes de gravures, leur optimisation, permettent de meilleures performances qui ne sont pas reflétées par les anciennes appellations. Le passage du “SuperFin 10 nm” au “Enhanced SuperFin 10 nm” assure ainsi une amélioration notable de 10 à 15% de performance par watt. Sans que cela ne se retrouve vraiment dans le nom du processus. 

Le fondeur veut que le nom “Intel 7” reflète mieux la capacité réelle de ses architectures, notamment face à la concurrence. Qu’elles soient plus lisibles pour les consommateurs. Evidemment cela permet également de faire penser que le 10 nanomètres optimisé d’Intel équivaut à du 7 nanomètres de ses concurrents en tant que finesse de gravure. Chose qui n’est pas forcément si insensée d’ailleurs.

2021-07-27 13_19_58

La suite des évènements est alors logique. En éloignant le marketing de la réalité technique, Intel va faire évoluer ses puces vers des dénominations toujours plus petites. En 2022 Intel prévoit de sortir des puces Meteor Lake gravées en 7 nanomètres qui utiliseront l’appellation “Intel 4”. Viendra ensuite une évolution et optimisation du noeud de gravure en 7 nanomètres qui devrait apporter 18% de performances par Watt aux puces “Intel 4” et qui sera alors baptisé “Intel 3″… Evidemment cela sera accompagné d’autres changements de processus : passage aux gravures EUV pour Extreme Ultraviolet Lithography, optimisation générale et intégration de nouvelles solutions. Ce ne sera pas toujours la même puce juste gravée plus finement.

C’est donc cette évolution globale qu’Intel veut renommer pour ne plus avoir à se référer uniquement à la finesse de gravure pour décrire son processus. Conscient que cela lui porte préjudice avec des concurrents plus en avant sur ce poste, le fondeur veut également pouvoir englober et refléter ses autres capacités d’innovation.

2021-07-27 13_31_16

Et après “Intel 3” ? Le fondeur va rapidement manquer de chiffres non ? 

Le fondeur ne va pas passer ensuite à “Intel 2” ou “Intel 1″… Pour continuer dans sa logique de séparation de performances du processus de gravure, la solution va être de passer de l’appellation “Intel 3” à… “Intel 20A”. Avec un A comme Ångström. Le joli nom d’une unité de mesure de 0.1 nanomètre. Le choix de basculer vers une appellation ne se référant plus aux mètres mais à une unité incomparable, est une belle trouvaille marketing. On comprend très bien qu’un Ångström est équivalent à 0.1 nanomètre, Intel aurait également pu appeller son process “Intel 100P” pour avoir de la marge de manoeuvre d’évolution en se référant aux Picomètres… Mais cela permet de comparer facilement les processus entre eux avec des maths simples. En dégageant l’appellation marketing de la réalité tangible, Intel a plus de latitudes pour faire comprendre sa stratégie.

Car l’arrivée du processus “Intel 25A” prévue pour 2024 ne sera pas liée à une finesse de gravure mais à une toute nouvelle approche de la part du fondeur. L’architecture globale des transistors évoluera vers RibbonFET et l’interconnexion entre ceux-ci sera assurée par PowerVIA, des nouveautés encore assez énigmatiques pour le moment. 

L’idée est donc bien de faire disparaitre cette course au nanomètres pour se concentrer sur le résultat global proposé par les puces. Une approche qui a du sens pour Intel désormais qu’il n’est plus leader de cette course. Mais une approche qui n’est pas inintéressante non plus. Le problème de cette focalisation sur des chiffres est qu’ils ne reflètent pas forcément le meilleur choix pour l’utilisateur.

Si demain une marque de processeur débarquait avec une solution x86 gravée en 5 nanomètres promettant 32 coeurs et 64 threads avec une fréquence de base de 3 GHz et un Turbo de 5 GHz, avec le marketing actuel ? Le processeur serait sous tous les projecteurs et apparaitrait comme une innovation extraordinaire. Mais si en se penchant sur la puce on découvrait finalement que chaque coeur ne proposerait que 10 transistors et que les performances globales étaient catastrophiques ? C’est un peu le problèmes des fiches de spécifications techniques, elles ne reflètent finalement que des processus et non pas des résultats.

2021-07-27 13_35_30

Dernier point de cette présentation d’Intel ? L’ouverture de ses usines vers d’autres marques qui est confirmée avec un premier client intéressant : Qualcomm. 

Dire que Qualcomm joue sur tous les tableaux est un euphémisme. Concurrent d’Intel avec son partenariat Microsoft pour pousser ses puces vers des solutions Windows 10, il serait amusant de voir un jour un processeur Qualcomm, gravé par Intel, venir prendre place dans un PC sous Windows.

Cela ne pose pas de soucis à la branche fonderie d’Intel qui compte bien proposer ses services sans états d’âme. Les solutions de gravure et les optimisations maison seront bien disponibles pour ses rivaux et Qualcomm compte bien profiter de la technologie “Intel 20A” et de la nouvelle architecture… Tout comme d’autres concepteurs de puces qui semblent intéressés par le processus. 2024 c’est demain pour ces sociétés, concevoir des puces en utilisant une nouvelle architecture n’est pas l’affaire de quelques mois. Les tractations qui ont lieu en ce moment se reflèteront réellement sur le marché d’ici quelques années. 

Intel d’ailleurs ne compte pas s’arrêter là, la marque planche déjà sur la suite avec l’énigmatique processus déjà baptisé “Intel 18A”.

En 2024, Intel ne parlera plus de nanomètres © MiniMachines.net. 2021.

Densitron announces new partnership with leading ICT manufacturer GUDE Systems GmbH

Crawley, UK, 12 July 2021 – Densitron, the global leader in innovative Human Machine Interaction (HMI) and display technology, has announced the formation of a new partnership with ICT equipment manufacturer GUDE Systems GmbH. Based in Cologne, GUDE has a distinguished three-decade history in the design and production of power distribution units (PDUs), remote monitoring ...

The post Densitron announces new partnership with leading ICT manufacturer GUDE Systems GmbH appeared first on Broadcast Beat - Broadcast, Motion Picture & Post Production Industry News and Information.

Trois clichés du NUC 11 Extreme d’Intel

Difficile de se faire une idée des dimensions exactes du NUC 11 Extreme aka le “Beast Canyon” d’Intel. L’engin équipé des puces Intel Tiger Lake-H annonce un encombrement de 8 litres, soit 8 briques de lait disposées deux par deux les unes à côté des autres… mais c’est toujours délicat de se représenter exactement ce que cela occupe comme espace sur un bureau.

Beast Canyon

Des trois clichés publiés sur Twitter par Yann Fichant montrent la différence entre un Ghost Canyon, le précédent NUC d’Intel sous carte Compute Element avec le nouveaux Beast Canyon qui emploie également ce type de carte. La différence se fait surtout sentir dans la profondeur du nouveau dispositif puisque ce nouveau venu permet d’embarquer des cartes graphiques pleine taille pour accompagner la puce. Légèrement moins haut donc et carrément plus profond, le boitier propose l’espace nécessaire pour glisser une carte graphique AMD ou Nvidia de dernière génération sans contrainte d’espace.

Beast Canyon

La partie arrière nous dévoile le même principe de fonctionnement de carte Compute Element avec une connectique toute intégrée à la carte à gauche et celle de la partie graphique à droite. On note la prise d’alimentation intégrée en haut du Beast Canyon et les aérations importantes sur le dessus de l’engin comme sur les côtés. On note que le Beast Canyon est légèrement plus large que son aîné.

Beast Canyon

Enfin, en face avant, le boitier montre une sobriété intéressante, le dessin lumineux reprenant la forme de tête de mort NUC proposée par des LEDs est parfaitement invisible sous la coque plastique. Un détail qui rassurera certains utilisateurs peu désireux de ce genre de décor sur leurs solutions de travail.

Je note surtout que le boitier propose un format qu’il sera difficile de rendre plus compact tout en acceptant des cartes graphiques pleine taille. Dans la profondeur d’un bureau, posé sur un caisson par exemple, le boitier Beast Canyon ne devrait pas poser de soucis d’encombrement. Il proposera des performances haut de gamme tout en restant très discret.

Trois clichés du NUC 11 Extreme d’Intel © MiniMachines.net. 2021.

Intel pousse vers la sortie de nombreuses puces mobiles

Avec un Core Lakefield annoncé comme en fin de vie, c’est la première fois qu’une puce de onzième génération cesse d’être commercialisée par Intel. Aux côtés de puces de dixième génération Comet Lake-U et Ice Lake-U qui ont déjà roulé leur bosse, les Lakefield lancées il y a tout juste un an font figure de nouveaux nés.

2021-07-07 14_24_58

Vous vous souvenez du i7-1065G7, le haut de gamme de… 2020

Ces annonces d’Intel ne signifient pas grand chose techniquement parlant. Les puces listées sont en général remplacées avant que le couperet de cette “EOL” ou “End Of Life” ne tombe. Des versions plus optimisées les remplacent, avec des dénomination très proches, et sont vendues au même prix. Il serait en effet ridicule pour Intel de continuer à produire un processeur Ice Lake moins rapide et moins efficient qu’un Tiger Lake placé sur le même segment et vendu au même prix. A vrai dire, les constructeurs de portables sont en général les premiers à réagir sur ces évolutions. Les premiers à remplacer une puce par une autre pour gagner en performances et redonner un peu de lustre à des machines déjà sorties en mettant en avant ces nouveautés.

Reste que pour certains constructeurs, notamment ceux qui visent le marché pro, il est important de pouvoir anticiper leurs volumes pour leurs clients. Vendre une flotte de quelques milliers de pièces d’un ordinateur portable à un grand groupe s’anticipe à l’avance et ce genre d’annonce permet de gérer un calendrier d’achat comme de vente.

Asus ZenBook S UX393

Un des dernier Zenbook sorti, tardivement, sous Core i7-1065G7 chez Asus

Il s’agit donc pour Intel d’informer ses partenaires, ici des fabricants de portables, de ne plus employer ces puces dans le futur. De préférer passer commande de solutions de remplacement. A noter d’ailleurs que cette classification EOL ne signifie pas forcément la fin immédiate de la commercialisation des puces. C’est même très rarement le cas. Certains des processeurs listés ici ne seront plus disponibles à l’achat qu’en Avril 2022. Ce qui laisse un peu de temps pour se retourner. 
Si un constructeur s’est engagé à fournir 2000 machines avec un des composants listés comme en fin de vie par Intel, il sera possible de le livrer sans soucis pendant quelques trimestres encore.

D’un point de vue grand public, le remplacement des machines actuelles encore en Gen 10 d’Intel est déjà presque terminé. Il n’y a guère que sur le marché du gaming que l’on trouve encore des puces de cette génération, les nouveaux ultraportables sont tous passés sous Tiger Lake.

2021-07-07 14_24_30

Le plus intéressant dans cette annonce est sans doute la disparition de cette puce Lakefield. Elles ne sont pas nombreuses les solutions de cette gamme à être sorties sur le marché. Deux processeurs ont été commercialisés, le Core i5-L16G7 et le Core i3-L13G4. Tous deux définitivement arrêtés par Intel désormais. Techniquement, il n’y a eu qu’un seul produit réellement commercialisé avec un Lakefield, le Samsung Galaxy Book S. Un ultraportable vendu sur un marché limité qui employait le Core i5-L16G7 et qui ne s’est pas très bien vendu.

2019-01-08 12_12_14-minimachines.net

Intel a, de toutes façons, décidé de tirer le tapis sous les pieds de cette génération de puces. Première à employer une technologie Hybride Foveros reprise dans le futur Alder Lake qui devrait sortir d’ici la fin de l’année. De là à considérer Lakefield comme un prototype grandeur nature et  Samsung un cobaye volontaire…

Je crois surtout qu’Intel est en train de changer, poussé par la concurrence d’AMD. Son changement de PDG, ses remaniements intensifs en interne et sa remise en ordre de marche trahissent une prise de conscience urgente de la réalité du marché aujourd’hui. De l’Intel de 2019, qui annonçait une plateforme unificatrice en mobilité avec Project Athena et un format de puce Lakefield révolutionnaire, il ne reste aujourd’hui plus rien en l’état. Project Athena a été remplacé par Intel EVO, histoire d’effacer les traces de Lakefield. Cette génération de processeurs sera bientôt remplacée par un Alder Lake beaucoup, beaucoup plus prometteur.

2019-01-08 12_21_33-minimachines.net

C’est un truc que je répète souvent dans mes billets. Les technologies proposées, ou annoncées, ne sont pas à considérer dans le vide. Quand une marque comme Qualcomm annonce un SoC capable de rivaliser avec les solutions M1 d’Apple pour 2022, il ne faut pas oublier qu’Apple ne va pas se croiser les bras jusqu’à l’année prochaine. La marque prépare déjà le remplaçant du futur remplaçant du M1. Les puces se projettent longtemps à l’avance et les calendriers jouent sur 5 à 10 ans dans l’avenir. Un Soc ARM signé Qualcomm en 2022 au niveau d’une puce ARM signée Apple sortie 2020, ce n’est pas forcément une très bonne nouvelle.

2019-01-08 12_32_28-minimachines.net

Ce qui est arrivé à Lakefield est assez simple. C’est ce qui arrive quand on se fait jeter dans une eau tiède et qu’il fait très chaud dehors. La température du bain parait très froide1. Quand la nouvelle génération de puces hybride est sortie il y a un an, les solutions concurrentes chez AMD avaient déjà drôlement réchauffé la température extérieure. Poussant Intel lui même à augmenter les performances et les services de ses propres processeurs concurrents à Lakefield. La température globale étant plus élevée, le bain proposé est apparu comme bien frais tout d’un coup. Les constructeurs ont donc boudé la solution, lui préférant des puces plus classiques.

Ce qui pouvait avoir du sens en 2019 sur un marché un peu moins concurrentiel, en avait moins en 2020 avec des solutions Intel et AMD beaucoup plus performantes et efficaces. Un constat qui a laissé la proposition Lakefield de côté, jugée finalement trop peu intéressante par les constructeurs. 

Constructeurs qui avaient pourtant tous prêté allégeance au fondeur à travers le Project Athena… Et qui retrouveront sans doute la foi avec Alder Lake et le Project Evo initié avec Tiger Lake.

Source : Computer Base

Intel pousse vers la sortie de nombreuses puces mobiles © MiniMachines.net. 2021.

ASRock iBox-6000 et NUC Box-6000 : des MiniPC Intel Elkhart Lake

C’est un Celeron J6412 qui va équiper les deux premières minimachines de la nouvelle gamme d’ASRock. Une puce Elkhart Lake dont on entend très peu parler pour le moment… Si les puces Gemini Lake ont subit les effets secondaires de la migraine d’Intel sur ses chaines de productions haut de gamme, reléguant leur production en second plan pour continuer a fournir les modèles les plus performants et rentables… Elkhart Lake a bien du mal a démarrer. Leur commercialisation a débuté en Septembre 2020 et pour le moment on ne peut pas dire que le marché croule sous les solutions de ce type.

Intel a bien anticipé ses propres éventuels soucis techniques avec cette nouvelle gamme qui peut être gravée aussi bien en 10 qu’en 14 nanomètres, la marque n’a cependant pas forcément pu prévoir tous les problèmes liés au contexte sanitaire et aux soucis de l’industrie a proposer des catalogues de composants vraiment disponibles. Les constructeurs privilégiant face à la pénurie les modèles les plus rentables face aux solutions plus entrée de gamme.

ASRock lance tout de même deux nouveaux MiniPC et une carte mère intégrée, probablement parce qu’ils s’agit également de solutions pro de la branche industrielle de la marque, basés sur la gamme Elkhart Lake. Les deux minimachines emploient pour ce lancement la même puce Celeron J6412 mais sont assez différents.

iBOX-J6412

Le premier, baptisé iBOX-J6412 , est une solution industrielle dépourvue de toute ventilation mesurant 13.5 cm de large pour 11 cm de profondeur et 4.45 cm d’épaisseur. Une machine qui pourra être déclinée dans diverses versions de processeurs avec des Pentium J6426 (10W TDP), mais aussi les Atom x6211E (6W), Atom x6413E (9W) et Atom x6425E (12W). L’engin sort néanmoins pour le moment sous Celeron J6412. Un processeur quadruple coeur Tremont cadencé de 2 à 2.6 GHz avec 1.5 Mo de cache et 16 Unités d’Execution UHD pour un TDP de 10 watts.

iBOX-J6412

Le système propose deux slots SoDIMM en DDR4 3200 pour un maximum de 32 Go de mémoire vie ainsi que deux stockages distincts. Le premiers avec un port M.2 2280 compatible PCIe NVMe et SATA 3.0. Le second grâce à une baie 2.5″ SATA 3 classique.

iBOX-J6412

Le iBOX-J6412 propose une connectique complète avec un HDMI 2.0b et un DisplayPort 1.4 pour deux signaux vidéo simultanés. Deux ports Ethernet Gigabit sont présents sous une solution RTL8111G. Un slot M.2 2230 permettra d’ajouter une éventuelle solution Wifi et on retrouve deux ports USB 3.2 Gen2 Type-A accompagné de deux ports USB 3.2 Gen2 Type-C et de deux ports USB 2.0 sur la machine. Un jack audio combo est également présent sur la face avant.

Petite nouveauté que l’on doit à l’annonce de Windows 11 par Microsoft, le constructeur présente la puce TPM 2.0 intégrée à la carte mère, en l’occurrence une Infineon SLB9670VQ2.0. Un détail obscur pour la plupart des consommateurs mais qui assurera une transition de Windows 10 à Windows 11 sans soucis.

ASRock NUC Box-J6412

Le ASRock NUC Box-J6412 reprend la même architecture mais dans un boitier plus compact et plus grand public que l’on connait déjà. Celui ci ne mesure plus que  11 cm de large pour 11.75 cm de profondeur et 4.78 cm d’épaisseur. La grosse nuance venant de la présence d’un ventilateur sur ce modèle, qui aidera à dissiper les 10 watts de TDP de la puce Celeron embarquée. D’autres processeurs sont prévus pour cet engin : le Celeron N6210 en 6.5 watts de TDP, le Pentium J6426 avec 10 watts de TDP et le Pentium N6415  en 6.5 watts.

ASRock NUC Box-J6412

Pour le reste c’est un copié collé quasi parfait de la précédente version : Deux slots de mémoire vive SoDIMM DDR4 pour un maximum de 32 Go embarqué. Un port M.2 2280 compatible SATA 3.0 et PCIe NVMe. Un emplacement 2.5″ pour un stockage SATA 3.0 supplémentaire et un port M.2 2230 pour une carte Wifi.

 

ASRock NUC Box-J6412

Une seule vraie nuance technique mis à part le basculement du fanless au ventilé, la connectique est totalement identique mis à part l’absence d’un port USB 2.0 Type-A qui disparait de la face avant de l’engin. Son brochage est par contre toujours présent en interne.

ASRock NUC 6000

Et pour cause, les deux engins sont basés sur la même carte mère ASRock NUC 6000 qui sera également distribuée par la marque mais pas forcément avec les mêmes puces. On retrouvera celle-ci équipée de solutions Celeron J6412, Celeron N6210, Pentium J6426 et Pentium N6415. La carte ne sera pas proposée en version Atom par exemple. Elle reprendra le format des cartes mères Intel NUC en 10.4 cm de large pour 10.2 cm de profondeur.

2021-07-05 11_16_35

Un tableau reprend le détail des différentes puces employées dans ces produits. On comprend ici que la marque ne s’adresse pas aux même public dans ces déclinaisons. Les solutions NUC Box 6000 visent le grand public avec des machines compactes et plus agréables à l’oeil. Les versions iBox dénuées de ventilation sont prévues pour des solutions clairement professionnelles. La carte mère servira a répondre à des besoins d’intégration industriels. Chaque version disposant d’une gamme de processeurs adaptée à ses différents besoins.

Source : CNX Software

ASRock iBox-6000 et NUC Box-6000 : des MiniPC Intel Elkhart Lake © MiniMachines.net. 2021.

Intel lance deux nouveaux Core Tiger Lake-H35

Si les Intel Core Tiger Lake-H 8 coeurs ont attiré à eux les projecteurs avec leur positionnement intéressant en terme de performances par rapport à leur consommation, il existe une seconde gamme de puces annoncée en Janvier qui fonctionne un peu moins rapidement mais dont les compétences et le TDP sont particulièrement intéressants : les Tiger Lake-H35.

Core H35

Avec un fonctionnement sur 4 coeurs et 8 Threads, ces puces proposent un TDP plus bas puisqu’il démarre à 28 watts pour monter à 35 watts au maximum. C’est là que débutent les versions “H” qui proposent eux 8 cœurs et 16 Threads. Une différence majeure puisque les Tiger Lake H35 pourront intégrer des machines beaucoup plus menues que les “H” qui ont besoin de plus d’espace pour dissiper la chaleur qu’ils dégagent.

 Coeurs / ThreadsFréquences baseTurboCacheTDP
Core i7-11390H4 / 82.9 GHz – 3.4 GHz5 GHz12 Mo28W – 35W
Core i7-11375H4 / 83 GHz / 3.3 GHz5 GHz12 Mo28W – 35W
Core i7-11370H4 / 83 GHz / 3.3 GHz4.8 GHz12 Mo28W – 35W
Core i5-11320H4 / 82.5 GHz / 3.2 GHz4.5 GHz8 Mo28W – 35W
Core i5-11300H4 / 82.6 GHz / 3.1 GHz4.4 GHz8 Mo28W – 35W

En Janvier, Intel annonçait trois premières puces dans cette gamme, les Core i5-11300H, Core i7-11370H et Core i7-11375H. Le fondeur annonce donc deux nouvelles versions avec le Core i5-11320H et le Core i7-11390H. Deux optimisations des modèles précédents qui réussissent à embarquer plus de performances dans le même TDP.

Le Core i7-11390H propose ainsi la même architecture que le i7-11375H avec un circuit graphique Intel Iris Xe avec toujours 96 EU mais un peu plus rapide à 1.4 GHz contre 1.35 GHz pour le modèle précédent. Même chose pour le Core-11320H qui gagne 0.5 Ghz de plus sur son circuit graphique Intel. Toutes ces puces pourront employer de la DDR4-3200 ou de la LPDDR4x-4266.

Core H35

Rien de vraiment nouveau donc, mais une gamme qui s’étoffe et probablement le résultat d’une meilleure maitrise des processus de gravure d’Intel pour cette technologie 10 nanos SuperFin. On devrait voir débarquer ces  Tiger Lake-H35 dans diverses solutions ultramobiles d’ici la fin de l’année. Ce sont, à mon sens, les puces ayant le plus gros potentiel dans cette gamme de TDP chez Intel pour des solutions ultraportables et économes. Tant niveau performances par rapport à leur consommation que du point de vue services avec l’ensemble des fonctions annexes que la plateforme propose : Wifi6, Thunderbolt 4, PCIe Gen 4 et synergies avec les chipsets graphiques Nvidia. Il me tarde d’en avoir un sous la main. 

Intel lance deux nouveaux Core Tiger Lake-H35 © MiniMachines.net. 2021.

Beelink GTI11 : un nouveau MiniPC sous Tiger Lake Core i5-1135G7

Après le Minisforum TL50, c’est au tour du Beelink GTI11 d’embarquer un processeur Intel Core i5-1135G7 “Tiger Lake” au sein d’un MiniPC. La marque Beelink va lancer son produit via un financement participatif sous Indiegogo avant de proposer l’engin dans les canaux de distributions habituels.

Tiger Lake

On n’a donc pas encore tout les détails de la machine mais seulement ses grandes lignes. La puce Intel proposera 4 coeurs et 8 threads dans des fréquences de 2.4 à 4.2 GHz avec un TDP de 28 watts  et 8 Mo de mémoire cache. Elle embarquera également un circuit graphique Intel Xe très performant avec 80 Unités d’Execution et une fréquence maximale de 1.30 GHz. Cette puce intégrée dans de plus en plus de solutions de ce type, se comporte extrêmement bien dans ce genre de format. Elle est performante, rapide, propose un circuit graphique solide et ne dégage que peu de chaleur en fonctionnement. C’est un excellent support pour une nouvelle génération de minimachines grand public. Des engins capables de piloter aussi bien des jeux 3D que de lire des vidéos UltraHD et même 8K, le circuit graphique Intel Xe propose également un support très stable d’affichages multiples. D’un point de vue calcul, la puce est performante et peut venir à bout de la très grande majorité des tâches classiques et même des travaux un peu appuyés comme la retouche photo ou le montage vidéo.

Pour accompagner cette solution,  on retrouvera deux emplacements SoDIMM DDR4-2666 pour un maximum de 64 Go de stockage et un emplacement SSD M.2 2280 NVMe PCIe x4. De quoi se construire un engin performant et complet dans un encombrement qui, à en croire la photo d’illustration de Beelink, semble toujours aussi compact.

Beelink GTI11

Beelink GTI11 (INTEL 2021)

La machine devrait être déclinée en plusieurs versions de mémoire vive et de stockage et peut être même en barebone. Elle proposera un module Wifi6 accompagné de Bluetooth 5.x et une connectique encore floue mais dont les grandes lignes sont assez intéressantes avec un USB Type-C qui peut laisser entendre la présence d’un port Thunderbolt, de multiples ports USB 3.0, deux ports Ethernet 2.5G pilotés par une solution Intel et au moins une sortie vidéo HDMI 2.0 pour un affichage UltraHD HDR à 60 FPS.

Beelink GT-R

Beelink GT-R (AMD 2020)

Le Beelink GTI11 se pose comme une réponse au modèle Beelink GT-R lancé en 2020 qui fonctionnait grâce à une puce AMD Ryzen 5 3550H. On retrouve le même format de boitier et un tour sur le billet de ce produit nous montre les possibilités de ce type d’encombrement. Si l’unique image de la machine laisse croire à un châssis des plus compact, il semble être identique à celui de la version GT-R qui mesurait 16.8 cm de large pour 12 cm de profondeur et 3.9 cm d’épaisseur.

Beelink GT-R

Beelink GT-R (AMD 2020)

Au dos de ce Beelink GT-R, on découvre toutes les possibilités offertes par ce type de châssis. Il est fort probable que le nouveau Beelink GTI11 emploie le même genre de connectique et propose donc les même services. Je n’en mettrais pas ma fibre à couper pour le moment mais cela me semble logique de la part de la marque.

Enfin, l’engin sera compatible VESA pour être monté facilement au dos d’un écran. Comme d’habitude, je vous encourage à résister aux sirènes du financement participatif sur Indiegogo. Le Beelink GTI11 devant probablement être distribué dans la foulée dans les boutiques habituelles sensiblement au même prix voir moins cher au gré des promos. Sans les soucis liés au financement participatif et avec une livraison probablement aussi rapide.

Beelink GTI11 : un nouveau MiniPC sous Tiger Lake Core i5-1135G7 © MiniMachines.net. 2021.

Intel propose 2 milliards de dollars pour acquérir SiFive

Intel proposerait 2 milliards de dollars pour faire l’acquisition de SiFive. Le même montant engagé il y a 2 ans pour acquérir Habana Labs et intégrer ses capacités d’apprentissage pour Intelligence Artificielle. Tout n’est pas joué pour Intel qui peut essuyer un refus de la Start-up qui travaille au développement de solutions autour de l’architecture RISC-V. Celle-ci pourrait choisir une approche moins prédatrice en préférant lever des fonds.

RISC-V

RISC-V est une architecture complète, libre et indépendante. Cette ISA est pilotée par une fondation Suisse et développée par différentes marques qui n’ont pas de royalties à payer pour pouvoir la produire. SiFive fait partie de ces sociétés qui se sont penchées sur le berceau de RISC-V et qui commencent à voir les premiers éléments de leurs efforts porter leurs fruits. Spécialisée dans le développement de solutions pour des tiers autour de RISC-V, SiFive travaille pour le moment à la conception de puces sur mesures pour d’autres acteurs tout en développant sa propre gamme de silicium.

Intel aimerait beaucoup acquérir cette société et l’intégrer en son sein, elle fait pour cela une offre estimée à plus de 2 milliards de dollars. Pas mal pour une architecture et une société encore qualifiée d’immature par certains professionnels il y a seulement un an. SiFive est en effet le fruit d’une collaboration de chercheurs et la société ne brille pas particulièrement par le montant de son chiffre d’affaires. Ce qui compte pour ce type de société c’est son futur, celui qui pourrait amener des sociétés à bouleverser un marché en trouvant la puce sur mesures adaptée à son usage.

On l’a déjà vécu avec RISC-V. Xiaomi a intégré une solution de ce type dans ses fameux Mi Band au lieu de choisir une solution ARM plus classique. Et cela a été un vrai bouleversement pour le marché. En n’ayant pas à payer de royalties sur les ventes des puces ARM, Xiaomi a pu créer un produit au tarif hyper concurrentiel tout en proposant une offre complète et très autonome. Les Mi Band sont ainsi devenus les bracelets les plus vendus au monde et ont balayé la plupart de leurs concurrents entrée de gamme et même beaucoup de produits plus haut de gamme qui ne faisaient finalement pas beaucoup mieux qu’eux. 

Western Digital est un des investisseur de SiFive.

Ce genre de bouleversement de marché pourrait avoir lieu dans d’autres secteurs, aussi bien automobile que serveur en passant par la création de puces spécifiques comme celles équipant les solutions de stockage. Là où le nombre d’unités et la pertinence de l’offre pour chaque milliwatt dépensé compte. On imagine l’impact d’un tel bouleversement avec le monde ARM. Pour Western  digital par exemple, le basculement vers des puces RISC-V signifie non seulement la création de solutions parfaitement adaptées à l’usage demandé pour piloter ses éléments de stockage mais également la fin du gros chèque de royalties versé à ARM en fonction du nombre d’unités de stockage vendues. 

En rachetant SiFive, Intel rachèterait une expertise et un pied déjà bien engagé dans la porte de ce marché. La marque y voit une solution à faire fructifier mais probablement également une manière de contrer efficacement ARM sur différents secteurs. La possibilité de voir Nvidia racheter ARM étant également une drôle d’épée de Damoclès au dessus de la tête d’Intel sur des activités spécifiques comme le monde des serveurs.

Un élément qu’Intel, et son nouveau directeur/ingénieur Pat Gelsinger, ont probablement envie de pouvoir appréhender de manière sereine. RISC-BV pouvant servir d’assurance et d’amortisseur à toute transition du secteur.

2021-06-11 14_23_20

SiFive pas forcément intéressé par ce rachat

SiFive ne serait pas forcément ravi de la tournure de cette offre. La Start-UP préfèrerait peut être garder une certaine indépendance et avoir recours à des investisseurs avec des levées de fonds. Cela lui permettrait de continuer d’avancer peut être plus lentement mais vers le chemin tracé par ses concepteurs. La marque pourrait également avoir reçu des offres différentes de concurrents d’Intel. SiFive pourrait faire le pari de peser plus, beaucoup plus, d’ici quelques années.

Difficile de se prononcer sur ce poste, les dirigeants de SiFive qui accepteraient l’offre se verraient probablement devenir multi millionnaires tout en profitant d’un accès à des technologies et des services d’Intel très intéressants pour accélérer leur cadence et leur calendrier. D’autres acteurs sont également à prendre en ligne de compte. Plusieurs industriels et fonds d’investissements ont déjà investi dans le capital de SiFive pour le moment sans grand retour financier. L’aubaine d’un rachat pouvant infléchir sur les choix de la société.

Intel Capital est déjà partenaire de SiFive mais au même titre que Qualcomm, Samsung, Nvidia, Marvell, Google et bien d’autres qui ont également en tête une solution de repli de l’appétit d’ARM. Les forces en présence vont probablement avoir quelques jolies discussions dans les semaines qui viennent.

Source : Bloomberg

Intel propose 2 milliards de dollars pour acquérir SiFive © MiniMachines.net. 2021.

Intel NUC Beast Canyon : Premiers PC de bureau en 10 nanomètres

Annoncé lors du Computex 2021, le NUC Beast Canyon emploie le système de carte Compute Element de la marque afin de pouvoir évoluer facilement. Une première image des entrailles de l’engin nous montre la solution dans toute son… envergure.

NUC 11 Extreme

Le NUC Beast Canyon est l’offre haut de  gamme de la marque en terme de performances orientées jeu. L’engin est capable d’embarquer une carte graphique plein format ainsi que des éléments secondaires de stockage. Il tient dans un format 8 litres, ce qui en fait un châssis plus conséquent que son prédécesseur.

 Coeurs/ThreadsFréquencesTDPCacheEU
Core i9-11900KB8/163.3/4.90 GHz65 W24 Mo32
Core i7-11700B8/163.2/4.80 GHz65 W24 Mo32
Core i5-115006/122.7/4.6 GHz65 W12 Mo32
Core i3-11100B4/83.6/4.4 GHz65 W12 Mo16

Point important de cette offre, les cartes Compute Element de cette gamme pourront accueillir les toutes nouvelles puces Intel Tiger Lake Core i9-11900KB mais également  des solutions Core i3-11100B, Core i5-11500B et Core i7-11700B. Ces processeurs “B” qu’Intel lance en toute discrétion sont très intéressants. Outre le modèle “i9 KB” qui est particulier avec des fonctions avancées notamment pour l’overclocking, les autres ressemblent à des déclinaisons de processeurs de bureaux sur des sockets mobiles de type BGA. Ce sont les premiers processeurs Intel de bureaux en 10 nanomètres du marché.

Intel NUC Hades Canyon

Le NUC Hades Canyon sous Kaby Lake-G

Ce n’est pas la première fois qu’Intel propose des puces particulières pour un de ses NUC Gaming. On se souvient de la chimère qu’étaient les processeurs Intel Kaby Lake-G, ces puces mélangeant un processeur Intel avec un circuit graphique Radeon. Une solution de temporisation le temps que les équipes d’Intel se remettent au niveau de l’offre d’AMD avec leur Gen12. Solution qui n’a pas duré longtemps et qui a été intégrée dans le NUC Hades Canyon pour son lancement. Est-ce que ces puces “B” seront intégrées dans d’autres machines ? Ce serait une excellente nouvelle car leur rapport performances / TDP semble excellent pour construire des solutions compactes aujourd’hui. Et cela malgré leur socket FCBGA1787 qui les réserve à des machines non évolutives.

On n’a pas encore plus d’informations sur la fiche technique de ces Beast Canyon et comment ils seront livrés en barebone ni à quel prix. Mais nul doute, au vu des processeurs choisis, qu’il ne s’agira pas de solutions entrée de gamme d’un point de vue tarif. Le ratio performances/encombrement sera, dans tous les cas, assez spectaculaire.

Intel NUC Beast Canyon : Premiers PC de bureau en 10 nanomètres © MiniMachines.net. 2021.

Intel annonce le NUC Beast Canyon ou NUC 11 Extreme

La gamme Next Unit of Computing s’agrandit encore, avec un nouveau format plus proche du grille pain que de la petite pile de boitier de CD. Le NUC 11 Extreme est le successeur du Ghost Canyon ou NUC 9 Extreme. Il embarquera une puce Intel Tiger Lake-H et pourra prendre en charge les circuits graphiques externes classiques.

NUC 11 Extreme

C’est un des points les plus importants mis en avant par le fondeur. Le boitier est certes plus large qu’auparavant avec un encombrement de 8 litres mais il est désormais capable de prendre en charge des cartes graphiques de taille standard, même dans les formats les plus longs. Une différence majeure avec le NUC 9 Extreme qui devait limiter sa compatibilité avec les modèles les plus longs du marché. Modèles qui ont tendance à prendre de plus en plus de volume avec les dernières générations de puces graphiques.

Evidemment, cela jouera en sa défaveur d’un point de vue compacité, le NUC 11 Extreme est plus haut, plus large et plus profond que les modèles classiques et même que les modèles gaming de la marque. Cette branche particulière de la gamme NUC répond sans aucun doute à des demandes spécifiques du marché. La clientèle d’Intel sur ce segment étant attachée à une recherche de performances sans trop de compromis.

NUC Ghost Canyon

Le NUC 9 Extreme

La machine emploie toutefois la plateforme Intel NUC Compute Element, ces cartes d’extensions qui contiennent la partie “logique” de l’engin. Processeur soudé à un PCB particulier mais composants secondaires sur sockets et slots. Il est donc possible, voir  très probable, que les propriétaires de solutions NUC 9 puissent faire évoluer leur machine en NUC 11 Extreme.

On n’a pas encore le détail officiel de tous les processeurs accessibles à ces nouvelles solutions, les Tiger Lake-H sont assez variés et il est possible qu’Intel vise large sur ces gammes pour répondre à toutes les demandes. On sait déjà que les puces Intel Core i5, i7 et i9 seront de la partie, de précédentes fuites sur le kit “Driver Bay” qui l’équipe nous laissent entrevoir des engins très complets.

NUC 11 Extreme

Deux slots SoDIMM permettront d’embarquer un maximum de 64 Go de RAM en DDR4-3200. Trois slots M.2 seront disponibles avec un 2280 PCIe NVMe X4 Gen4 et deux slots M.2 2280 NVMe PCIe X4 Gen3 également compatible SATA. Des foncions RAID-0 et RAID-1 seront possibles sur ces SSD qui pourront également embarquer des solutions Intel Optane. L’engin proposera une sortie HDMI 2.0b par défaut, en plus des sorties d’une éventuelle carte graphique indépendante et pourra également compter sur deux ports Thunderbolt 4 qui lui permettront de piloter 3 affichages UltraHD par défaut. 

Suivant les modèles de NUC 11 Extreme, la machine embarquera un Ethernet de 2.5 ou de 10 Gb associé à un Wifi6 Intel AX210 proposant églament du Bluetooth 5.0. Et 6 ports USB 3.1 Gen2 Type-A seront disponibles à l’arrière de la carte et deux ports USB 2.0 et deux USB 3.1 seront disponibles sous format broche sur le NUC Compute Element. On les voit en façade de l’image avec un lecteur de cartes SDXC. 

En compagnie d’une solution graphique externe classique, ces puces devraient faire un excellent travail. Le gros avantage en ce moment de ces solutions “évolutives” étant de pouvoir recycler des cartes plus anciennes en attendant des jours meilleurs sur ce marché.

Dernier détail, Intel a intégré une façade avec des LEDs RGB illuminant son logo “Tête de mort” habituel. Les personnes allergiques à ce type d’affichage pourront tout simplement désactiver l’éclairage pour le voir disparaitre.

Intel annonce le NUC Beast Canyon ou NUC 11 Extreme © MiniMachines.net. 2021.

Core i7-1195G7 et Core i5-1155G7 : deux nouveaux venus chez Intel

Les Core i7-1195G7 et i5-1155G7 profitent du lancement du Computex 2021 pour faire leur apparition au catalogue d’Intel. Ce sont deux puces qui se situent au dessus des propositions précédentes d’Intel. Le Core i5 coiffe le i5-35G7 et le Core i7 passe au dessus de l’actuel 1185-G7 tout en proposant les mêmes bases d’architecture.

Tiger Lake

Cela ressemble donc fortement à des optimisations de processus qui ont permis à Intel de proposer des puces plus hautes en fréquence. Le Core i7-1195G7 est un 4 coeurs et 8 threads fonctionnant de 12 à 28 watts avec une fréquence de base de 2.9 GHz et un boost atteignant le 5 GHz. Il proposera 96 Unités d’Execution à une fréquence maximale de 1.4 GHz et un cache de 12 Mo. Le précédent Core i7-1185G7 propose les mêmes éléments mais ses fréquences vont de 3 à 4.8 GHz pour les coeurs processeur et 1.35 GHz pour la partie graphique Intel Iris Xe.

2021-05-31 14_43_58

Le nouveau Core i5-1154G7 est toujours un 4 coeurs et 8 threads avec le même TDP mais sa fréquence de base est de 2.5 GHz avec un Boost à 4.5 GHz. Son circuit graphique passe à 1.35 GHz. C’est là aussi de légers gains face à la solution précédente qui fonctionnait qui tourne de 2.4 à 4.2 GHz avec un circuit graphique à 1.3 GHz.

2021-05-31 14_25_54

Rien de très innovant donc mais une sympathique évolution des puces qui “promet” de rivaliser avec les solutions 15 watts d’AMD sur  certains postes. Une analyse qu’il faut tempérer par l’enthousiasme sans borne d’Intel à propos de ses puces mais un progrès net par rapport à des solutions comme le Ryzen 7 5800U en 8 coeurs et 16 Threads. On voit également dans l’annonce d’Intel au sujet de son Core i7-1195G7 un gros focus sur la création de contenu avec la mise en avant de ses fonctions d’Intelligence Artificielle et dans le traitement vidéo avec  Intel QuickSync.

Intel Core i7-1195G7

Mais aussi dans le jeu vidéo avec une sélection de titres mettant en avant les qualités des puces Intel. A noter cependant que la marque précise que les plateformes peuvent varier et qu’il est fort possible que certains scores moins flatteurs aient été écartés de cette présentation pour laisser le Core i7 tout à son avantage.

EVO Tiger Lake

Intel mise toujours sur une proposition globale

Les nouveaux venus seront toujours au coeur de la stratégie EVO du fondeur. Chaque acheteur d’un des nombreux ultraportables attendus autour de ces puces, plus de 60 modèles sont attendus pour les vacances chez les principaux fabricants mondiaux que sont Acer, Asus, Lenovo, HP et MSI, pourra compter sur des déploiements dans des plateformes EVO. ce qui signifie une enveloppe de services complets avec la présence de Thunderbolt 4, une autonomie mesurée et autres spécificités comme la biométrie ou la connectivité en Wifi6.

Intel 5G 5000

Intel ajoute d’ailleurs une nouvelle solution de connexion sans fil avec son modem Intel 5G 5000. Une carte M.2 qui offrira une compatibilité avec l’ensemble des réseaux 5G mondiaux1.  Cette nouvelle carte est une vraie touche à tout puisqu’elle annonce une compatibilité totale avec le monde Windows mais également avec Linux et ChromeOS. C’est également un des premiers résultats du travail mené en commun avec Mediatek. Intel n’est en effet pas le fabricant de cette solution ni son développeur. Il ne fait que coller son nom dessus tout en proposant ses technologies et son expertise. Mediatek fabrique donc la partie logicielle de cette offre et le module en lui même est construit  par le Chinois Fibocom.

La carte permettra sans doute de fabriquer plus simplement des machines connectées, capable d’accrocher aussi bien des réseaux 5G que 4G et disposant d’une fonction eSIM. 

Elle permettra également à Intel de disposer d’une solution peu chère à intégrer dans son offre. Le fabricant qui veut construire un ultraportable proposant un bon rapport services/prix aura le choix entre la plateforme Intel qui n’aura pas forcément a rougir devant les performances d’AMD mais qui embarquera d’office des fonctions comme du Thunderbolt 4.0, du Wifi6, devra assumer une autonomie minimale et, pour quelques dollars de plus dans l’équation, proposera de la 5G en plus du reste. Un argument solide sur des engins pensés pour la mobilité avant tout et non pas forcément pour la performance brute.

Core i7-1195G7 et Core i5-1155G7 : deux nouveaux venus chez Intel © MiniMachines.net. 2021.

Intel Optane H20 : Cache et stockage sur le même support M.2

Optane H20

L’Intel Optane H20 est une évolution du concept d’Intel existant depuis 2017. La marque présentait à ses début une mémoire cache très rapide capable d’accélérer un disque mécanique. L’idée étant de bénéficier de performances largement supérieures à ce que pouvait délivrer ce type de dispositif tout en conservant les capacités plus importantes des disques. L’Optane H20 est désormais une solution “tout-en-un” proposant aussi bien le stockage et la mémoire cache.

Optane H20

L’idée est de proposer un “Super SSD” mélangeant les deux technologies maitrisées par Intel. D’un côté de la mémoire cache et persistante hyper rapide Optane et de l’autre un SSD QLC NAND qui propose une grosse capacité dans un minimum d’espace. Les deux ensembles de composants étant intégrés sur le même support M.2 2280 PCIe NVMe avec leurs gestionnaires respectifs. Sur un portable, par exemple, mais également au sein de MiniPC comme les NUC, un seul composant permettra de profiter d’un stockage système avec un excellent rapport performance / encombrement.

Optane H20

Deux formules d’Optane H20 vont être proposées au public. Toutes deux avec 32 Go de mémoire cache assemblée à 512 Go ou 1 To de stockage QLC. Ce type de solution permettra de conjuguer d’excellents débits en PCIe 3.0X4 avec une capacité confortable. Le tout monté sur un SSD dont les composants ne seront présents que sur une seule face. Ce qui permettra l’intégration du dispositif dans des machines très fines.

Il nous manque pour le moment les informations concernant les tarifs de ces solutions, c’est le point clé qui déterminera leur intérêt face à un SSD “classique”. La distribution devrait commencer vers la fin du mois de juin prochain et nous saurons à ce moment comment seront placées ces solutions Optane H20 vis à vis de la concurrence.

Source : Intel

Intel Optane H20 : Cache et stockage sur le même support M.2 © MiniMachines.net. 2021.

Tiger Lake-H : 5 nouveaux processeurs pour le jeu et la création mobile

Lancés en Janvier, les trois premiers processeurs Intel Tiger Lake-H établissaient une consommation située entre 12 et 35 watts pour des machines clairement calibrées de manière à ménager une excellente autonomie et un bon niveau de performances. Ces 5 nouvelles puces vont proposer un nouveau niveau de performances au détriment de l’autonomie globale des machines.

Core-H

Fini le 12 watts qui passe à 35 watts au besoin, ces Tiger Lake-H sous architecture Willow Cove consomment plus mais délivrent des performances plus élevées. De 35 à 65 watts, les 5 puces se résument dans un tableau de plus en plus compliqué à lire. Il faut retenir que leur TDP de base est de 45 watts  et qu’il est possible de le baisser à 35 watts de manière dynamique. On trouvera ainsi le moyen d’ajuster les dépenses en énergie suivant les besoins de l’utilisateur en fonction de son utilisation.

Tiger Lake-H

L’entrée de gamme est un Core i5-11260H avec 6 cœurs et 12 threads. Sa fréquence de base est de 2.6 GHz, 2.1 Hz à 35 watts de TDP,  mais il pourra monter à 4.4 GHz sur 2 cœurs et à 4 GHz sur tous ses cœurs. Il proposera un cache de 12 Mo. Le Core i5-11400H utilise la même architecture de cœurs et de cache mais monte un poil plus haut. 100 MHz en plus en fréquence sur tous les postes.

Le Core i7-11800H passe à 8 cœurs et 16 threads avec une fréquence de base de 2.4 GHz, 1.9 GHz à 35 watts, 4.6 GHz sur 2 cœurs et 4.2 GHz sur tous les cœurs. Son cache double avec 24 Mo. Le Core i9-11900H assume lui 2.5 GHz en fréquence de base, 2.1 GHz à 35 Watts, 4.9 GHz sur 2 cœurs, 4.4 GHz sur ses 8 cœurs.

Enfin le Core i9-11980HK pousse plus loin la même combinaison avec 2.6 GHz de fréquence de base, 3.3 GHz à 35 watts de TDP, 5 GHz sur 2 cœurs et 4.5 GHz sur ses 8 cœurs. Il embarque également 24 Mo de cache et consommera jusqu’à 65 Watts de TDP.

Tiger Lake-H

Tout cela devrait amener une évolution de performance d’environ 19% par rapport aux puces équivalentes en Comet Lake-H tout en profitant du circuit Intel Xe de la onzième génération, la prise en charge du Thunderbolt 4, le Wifi 6E et le PCIe Gen 4. Bref une base solide pour construire des machines efficaces et performantes. Le marché ne s’y est d’ailleurs pas trompé et la majorité des grandes marques ont répondu à l’appel. Annonçant au passage plus de 80 modèles différents qui devraient commencer leur commercialisation d’ici quelques jours.

Tiger Lake-H

A quoi peut t-on s’attendre avec cette gamme Tiger Lake-H ? Des portables de jeu et des machines créatives toujours plus portables et légères, une excellente connectique, des services évolués et toujours plus de performances. Au menu, on notera la possibilité de piloter des écrans allant jusqu’à 360 Hz1 mais également un bémol technique.

Tiger Lake-H

Afin d’économiser quelques watts de TDP au profit de la partie calcul, Intel a décidé de réduire la voilure sur la partie graphique de sa puce. Le chipset graphique Intel Xe est donc limité à 32 EU ce qui est paradoxalement beaucoup moins qu’un Core i7-1165G7 moins puissant qui en dénombre pas moins de 96. Sa fréquence de base sera de 350 MHz et il pourra monter à 1.45 Ghz.

Tiger Lake-H

La raison est somme toute logique, ces Core sont pensés pour fonctionner avec un circuit graphique externe, qu’il soit signé par AMD ou Nvidia, pour fonctionner. Intel le sait et le prend en compte afin d’offrir de meilleurs résultats aux joueurs comme aux créateurs. On ne profitera du circuit graphique Intel Xe que sur son bureau pour les tâches basiques et le multimédia et dans ces usages précis, les 32 Executions Units sont bien suffisantes. Et ce, même si l’on doit piloter plusieurs écrans en UltraHD.

On va attendre de voir ce que vont nous proposer les constructeurs avec ces nouveaux processeurs. Un point sensible est désormais clairement mis en avant par Intel. Celui d’un ensemble très soutenu de performances et de fonctionnalités. Si la marque a pendant longtemps joué sur la corde sensible de la performance et du Mégahertz, la puissance des nouveaux processeurs AMD Ryzen a mis à bas cette stratégie de communication. Intel joue donc sur les services au maximum : promesse de Wifi rapide, de mémoire cache Optane, de Thunderbolt  et autres fonctionnalités annexes. Des éléments qu’AMD a du mal à proposer puisque beaucoup de choses sont verrouillées par Intel. Et des éléments qui peuvent faire mouche chez certains clients pour qui le meilleur score aux benchmarks n’est pas l’Alpha et l’Omega. Pouvoir profiter d’un débit et de connectique efficaces au quotidien sur un portable avec un seul port Thunderbolt vaut probablement autant qu’un podium en performances brutes dans un benchmark.

Tiger Lake-H : 5 nouveaux processeurs pour le jeu et la création mobile © MiniMachines.net. 2021.

Le circuit graphique Intel DG2 au coeur des portables en 2021 ?

Intel DG2, la prochaine génération de solution graphique du fondeur, commence à laisser des traces sur la toile. Le site Igor’s Lab indique que le futur de ce circuit graphique pourrait se conjuguer au cours de l’année.

Les premiers ordinateurs portables équipés de puces Intel DG2 seraient prévus pour la fin de l’année. Des machines qui additionneraient les processeurs Intel Alder Lake-P à ces nouveaux circuits au travers d’une connexion PCIe 4.0 x12. Une solution qui fonctionnerait donc à la manière d’un circuit graphique externe mais avec une association directe entre le processeur et le circuit graphique.Intel DG2

Si je ne m’attend pas à un monstre de performances par rapport aux solutions les plus haut de gamme actuellement sur le marché et à venir, on peut imaginer, par contre, une solution économiquement intéressante. On ne sera pas au niveau des puces les plus rapides des concurrents mais on pourrait découvrir des solutions en concurrence des circuits entrée de gamme des GTX de Nvidia, par exemple. Avec le gros avantage d’être une solution “prêt à porter” d’Intel. La marque dessinant une carte mère proposant un agencement de ses circuits, afin d’en tirer le meilleur parti. Les constructeurs pouvant alors s’emparer de ces plans pour proposer leurs propres machines. Cette étape facilitée, associée à l’achat de puces 100% Intel, permettrait de baisser le prix global d’un engin. Si l’Intel DG2 propose des performances équivalentes à celles d’un circuit GTX, on pourrait donc y trouver un intérêt économique.

Les solutions les plus légères de cette nouvelle gamme devraient embarquer 4 Go de mémoire vive dédiée et 128 unités d’exécution mais le modèle le plus évolué pourrait profiter de 16 Go de mémoire vive dédiée et 512 EU. Evidemment, les fréquences des différents modèles d’Intel DG2 évolueraient en fonction des modèles.

Le site détaille 5 modèles différents de manière poussée :

https://www.igorslab.de/

On remarque tout de même une consommation assez élevée avec 100 watts de TDP pour les puces les plus évoluées. Les solutions les plus entrée de gamme n’ont pas encore livré tous leurs secrets.

Le circuit graphique Intel DG2 au coeur des portables en 2021 ? © MiniMachines.net. 2021.

❌