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Transformer un Raspberry Pi CM4 en clé TV ?

MBS, pour Magic Blue Smoke, présente son projet sur Hackaday. Il s’agit d’une idée assez simple à la base mais avec beaucoup d’usages possibles. En adaptant un Raspberry Pi CM4 et en modifiant sa sortie HDMI au format classique, il est possible de transformer celui-ci en Clé TV.

Raspberry Pi CM4

L’idée est simple mais séduisante, avec un tel dispositif dans la poche, accompagné d’un chargeur USB Type-C, on pourra connecter l’objet facilement sur un téléviseur pour de multiples usages. La lecture de films ou de musique ou le visionnage de photos stockées sur le lecteur de cartes MicroSDXC du dispositif via une solution comme Kodi. Ou éventuellement un accès à des contenus en streaming.

Raspberry Pi CM4

Mais c’est également la possibilité de lancer de nombreux programmes sur le pouce ou même de jouer en émulation avec un ordinateur facile à transporter et à connecter en voyage. L’idée, ici, est donc de construire une carte qui acceptera les Raspberry Pi CM4 et proposera le connecteur HDMI plein format, un connecteur USB Type-C pour l’alimentation et deux port USB 2.0 Type-A pour connecter clavier et souris ou une paire de manettes au besoin.

Raspberry Pi CM4

Deux modèles sont présentés, le premier est ultraplat avec un dissipateur assez fin et des ports USB à plat sur le PCB sauf le port USB Type-C qui est monté à la verticale (et qui m’inquiète un peu). Le second est plus épais avec un dissipateur plus massif et, cette fois-ci, la disposition inverse. Les port USB Type-A sont soudés en hauteur et le port USB Type-C est à plat. Peut être que le premier modèle sera adapté à une solution multimédia alors que le second pourra prendre en charge des opérations plus gourmandes avec un dissipateur plus massif… Un dissipateur qui laisse apparaitre des emplacements pour visser un éventuel ventilateur.

Aucune idée de prix de cette Clé TV ou d’éventuelle date de commercialisation, MBS ne détaille rien de la sorte sur sa présentation qui reste aussi brumeuse que son pseudo. 

Transformer un Raspberry Pi CM4 en clé TV ? © MiniMachines.net. 2021.

3DPrintColorizer : Imprimer en 3D et en couleur avec une imprimante classique

L’idée de 3dprintcolorizer est à la fois simple et complexe, il s’agit non pas de multiplier les filaments colorés pour imprimer chaque couche avec une couleur différente comme ce que propose certaines imprimantes 3D. Non, l’idée est d’utiliser une imprimante standard, ici une Creality Ender 3, et de lui ajouter une fonction de coloration d’un filament unique blanc ou transparent.

3dprintcolorizer laisse votre imprimante déposer une couche de filament basique et neutre, avant de changer de mode pour passer en coloration. La buse remonte chercher un marqueur pour le disposer dans un support accroché à côté de la partie impression. L’imprimante redescend ensuite pour aller colorer directement le filament imprimé dans la teinte voulue. Le résultat est une impression classique marquée étage par étage dans la coloration programmée en amont dans Cura.3DPrintColorizer

Le résultat n’est pas parfait mais c’est assez étonnant de simplicité et d’intelligence. Le nombre de couleurs peut être assez grand au vu du procédé employé et surtout on pourra changer de coloris facilement suivant les sujets à imprimer.

3DPrintColorizer

Les gros défauts de 3dprintcolorizer sont évidents. D’abord cela empêche tout traitement de surface de l’objet après impression. Pas de passage au papier de verre ou de lissage quelconque. Pas possible non plus de venir corriger des éléments facilement. D’autre part, cela double la durée d’impression d’un objet… ce qui pose la question de la pertinence même du processus. Aura t-on un résultat similaire plus rapidement en dessinant directement au feutre sur l’objet à la fin de l’impression ? Avec peut être plus de créativité et de possibilités en nombre de couleurs ? 

C’est en tout cas un projet assez impressionnant d’un point de vue code. Pas mal de soucis ont du être réglés pour proposer ce projet. Les codes de déplacements de l’imprimante doivent prendre en charge la collecte et la dépose du marqueur, le déplacement autour de l’objet pour venir dessiner dessus a dû être également un défi intéressant à relever. Je me demande si d’autres outils pourraient être imaginés avec le même processus. Pour, par exemple, poncer la surface imprimée directement après la pose avec un outil multifonction par exemple.

3DPrintColorizer

Le processus pour adapter votre imprimante 3D en mode 3dprintcolorizer est disponible sur Github. Des fichiers STL nécessaires pour imprimer les supports de marqueurs. La partie d’étalonnage et de réglage est détaillée ainsi que toute la solution logicielle basée sur une extension à Cura pour prendre en charge les couleurs.

Merci à ToitaGL pour le lien sur Reddit.

3DPrintColorizer : Imprimer en 3D et en couleur avec une imprimante classique © MiniMachines.net. 2021.

Four Transitions – The (unstoppable) passing of time on the half a century of technological advancement

Four Transitions – The (unstoppable) passing of time on the half a century of technological advancement
Created by Jürg Lehni for the collection of HeK – House of electronic Arts in Basel, 'Four Transitions' is an artwork about the passing of time. Together, four displays work in tandem to unveil the current time, with each unit taking one minute to compose one numeral, deploying visual compositions and choreographies that correspond to the nature and character of each technology.

Un UMPC MacOS bricolé dans un garage

Il y a toujours du bon a prendre de ce genre de vidéo, même si en 8 minutes à peine on n’a évidemment que le condensé le plus succinct des efforts nécessaires à la réalisation d’un tel projet. Construire un UMPC MacOS de ce format est une idée un peu étrange mais a vrai dire, l’engin pourrait abriter aussi bien un Windows qu’une distribution Linux, ChromeOS ou même Android. Le choix de Big Sur correspond probablement aux envies de son créateur. Et la réalisation menée ici est très réussie. 

Un UMPC MacOS bricolé dans un garage

Avec une carte LattePanda Alpha dans sa version qui propose un Core M3-8100Y avec 8 Go de mémoire vive et un SSD M.2 240 Go SATA embarqués. Ce petit UMPC MacOS propose une solution complète avec clavier, pavé tactile, flèches de navigation, écran 5.5″ OLED tactile, carte wifi et batterie. Le tout est intégré dans un boitier imprimé en 3D. Une partie d’électronique a été construite sur mesures pour adapter l’ensemble.

Un UMPC MacOS bricolé dans un garage

Un beau travail d’intégration et d’adaptation qui exploite tout le potentiel de la carte LattePanda qui propose une vaste série de broches compatibles Arduino pour piloter les différents montages et en particuliers les ventilateurs nécessaires au refroidissement de l’ensemble.

Un UMPC MacOS bricolé dans un garage

Un détail me plait beaucoup dans cette réalisation, son absence de moyens extravagants. On voit de plus en plus de montages ayant recours à des technologies très avancées, de l’impression 3D haut de gamme, de la CNC de métaux et la réalisation de circuits imprimés professionnels. Ici tout est fait avec des solutions maison, c’est vraiment une machine de garage qui est assemblée avec une imprimante à filament basique.

Un UMPC MacOS bricolé dans un garage

Les montages électroniques sont soudés sur des platines de développement standard, les composants sembles récupérés de divers circuits recyclés. Je n’ai rien contre les montages les plus léchés proposés par des génies du bricolage ayant des moyens semble t-il illimités. La réalisation finale de ce Mac aurait sans doute gagné quelques millimètres d’épaisseur en utilisant des solutions plus pro et plus onéreuses. Mais arriver à ce niveau de réalisation avec des moyens aussi simples donne tout de même un petit vent de fraicheur.

Un UMPC MacOS bricolé dans un garage

Le clavier de l’appareil est récyclé d’une solution portable

Au final j’aime beaucoup cette réalisation qui ne détruit rien mais qui recycle beaucoup. La carte mère LattePanda est intacte et pourra éventuellement servir à d’autres bricolages. Le résultat est amusant même si je ne suis pas persuadé que MacOS Big Sur soit le système d’exploitation parfait pour un UMPC mais comme le fait le concepteur de la machine lui même, il est toujours possible de le  connecter à un écran plus grand et de s’en servir comme une sorte d’unité centrale plus classique.UMPC MAC

Un dernier mot ? La vidéo dure 8 minutes et ne montre que le côté brillant du projet. D’après les emails que je reçois régulièrement, cela a quelque chose d’intimidant de voir des gens “parfaits” sur Youtube dans ce genre de vidéo. Les plus jeunes sont semble t-il angoissés devant tant de réussite alors qu’ils se retrouvent de leur côté devant des projets qui ont bien du mal a aboutir, des impressions 3D qui durent des heures avant de s’apercevoir qu’elles ne sont pas à la bonne taille et autres problèmes de programmation variés. Rassurez vous ! Ce que le Youtubeur ne montre pas ici, c’est sa sueur et ses échecs. Tous les bricoleurs, aussi brillants qu’ils puissent paraitre dans leurs vidéos, se retrouvent face à des échecs. Des erreurs bêtes, du temps perdu et des moments de découragement. Ce n’est simplement pas très “cinématographique”. Proposer une vidéo qui montre des échecs n’est pas vraiment adapté à ce type de contenu. Non seulement cela n’est pas encourageant mais cela peut également orienter les gens dans un mauvaise voie.

Personne ne construit ce genre de projet sans se planter quelques fois ni avoir envie de tout abandonner au milieu. Persévérez, apprenez, poursuivez votre projet. Il n’y a pas d’échec dans votre apprentissage tant que chaque étape vous sert de leçon pour mieux avancer. Les vidéos DIY vous donnent probablement une fausse image de la réalité du terrain mais prenez les pour ce qu’elles sont, des guides destinés a vous inspirer. Pas des recettes ni des modèles, juste des solutions.

Sources : Reddit via Liliputing

Un UMPC MacOS bricolé dans un garage © MiniMachines.net. 2021.

TapLock : un antivol pour vélo sous Arduino

TapLock n’est donc pas un antivol. Enfin si, mais au même titre que les solutions physiques, il n’empêchera pas un voleur déterminé à remplir son sombre office. Il pourra par contre faire réfléchir le voleur opportuniste et vous aider à retrouver votre vélo.

L’idée de TapLock est assez simple. Un petit boitier contenant une carte Arduino Nano BLE Sense pour détecter les vibrations et les mouvements et réagir en conséquence. Le petit accéléromètre embarqué dans la carte et son module Bluetooth pour proposer des fonctions inédites. L’usage basique de l’engin est assez simple. Une fois arrivé à son point de destination on peut enclencher son alarme en tapotant contre TapLock ou à proximité de celui-ci un code enregistré au préalable.  L’accéléromètre détectera les vibrations engendrées et le temps entre celles-ci pour enclencher ou désactiver l’alarme quand le bon code sera exécuté. Si un utilisateur s’empare de votre vélo quand celui-ci n’est pas “désarmé”, alors les vibrations déclencheront l’alarme embarquée.

Pour ce poste, la solution retenue est assez sobre avec un simple signal auditif mais avec une solution Arduino à bord, on peut imaginer beaucoup de choses sur un vélo. Du “bip bip” classique jusqu’aux flashs lumineux en passant, pourquoi pas, à des petites décharges impulsionnelles du types de celles d’une clôture électrifiée dans les poignées du vélo… On peut également imaginer un système qui bloquerait les freins où un cadenas intégré au cadre qui viendrait bloquer la roue arrière de la machine. 

TapLock

Une application profite du module Bluetooth BLE pour apporter la possibilité d’activer ou désactiver le TapLock à distance, avec cette fonction, il sera possible d’enregistrer le lieu où vous avez activé votre alarme. On pourrait imaginer l’ajout d’une fonction GPS pour tracer le vélo à distance et même la charge de l’ensemble de ces fonctions avec une petite dynamo ?

Le site Hackster.io présente le projet en détail avec toutes les subtilités de son intégration. Il revient en particulier sur l’utilisation du Machine Learning nécessaire pour que le dispositif apprenne à reconnaitre les codes tapotés par l’utilisateur. Le code comme les éléments à imprimer en 3D sont disponibles et peuvent être adaptés suivant vos envies.

TapLock : un antivol pour vélo sous Arduino © MiniMachines.net. 2021.

Un scanner de View-master piloté par Arduino

Beaucoup, beaucoup de disques View-Master ont été édités. Chacun d’eux racontait une petite histoire en images avec de petites vignettes en stéréoscopie pour donner un effet 3D. Associé au départ à un petit texte de légende puis plus tard à un format audio, mono, ces histoires servaient parfois d’accompagnement à un livre.

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Disney en a publié beaucoup, d’autres éditeurs ont décliné le concept à toutes les sauces.  Notamment sous forme de souvenirs avec des prises de vues de monuments célèbres. Les appareils de lecture étant passifs, ils ne coutaient pas bien cher et on pouvait ainsi se procurer des disques View-Master assez facilement sur tous les sujets.

Je n’ai pas de nostalgie particulière autour de l’objet mais apparemment d’autres en ont et c’est le cas de Jason Altice qui propose une méthode permettant de scanner ses View-masters afin de les préserver mais également de les partager. Son invention, mélangeant impression 3D et Arduino couplé à une webcam, est assez remarquable. Elle est finement complexe, très intelligemment construite et montre tout un panel de savoir faire. De la création et modélisation en 3D en passant par la programmation Arduino et la réalisation d’un logiciel de traitement des images. Car le but avoué de cette capture des vignettes des petits disques de carton, c’est leur sauvegarde dans un format vidéo. Des films que l’on pourra ensuite garder pour soi ou, comme le fait l’inventeur du procédé, partager sur Youtube ou ailleurs.

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Car avec un simple Google Cardboard, il est possible de profiter de ces petits films en retrouvant l’effet stéréoscopique d’origine directement en les lisant a traver ce type de  casque sur son smartphone.

Jason Altice explique tout le procédé et publie toutes les infos nécessaires sur Github. On retrouve les fichiers STL à imprimer, le code nécessaire à la carte Arduino Nano et le logiciel servant a gérer les clichés pour récupérer les images avant de les transformer en vidéo.

Je me doute que ce projet n’attirera pas les foules, personne ne va tenter de le reproduire “en vrai”. Mais je le trouve particulièrement intéressant parce qu’il illustre bien la qualité des outils mis à notre disposition aujourd’hui pour parvenir à maitriser la plus exigeante et spécialisée de nos lubies. Le View-ReMaster est un OVNI dans son genre, mais un OVNI que jamais personne ne proposera commercialement. Cela en fait un outil parfait et unique. Une sorte d’exemple qui montre la qualité de ce qu’un particulier – doué – peut produire aujourd’hui tout seul avec finalement assez peu de moyens.

Un scanner de View-master piloté par Arduino © MiniMachines.net. 2021.

Yayagram : une machine pour dialoguer entre générations

Yayagram est une invention @mrcatacroquer qui souhaitait permettre à sa grand mère de mieux communiquer, notamment avec ses petits et arrière petits enfants. Yaya signifie mamie en Castillan et Gram rappelle l’usage de l’application Telegram. Un nom qui colle très bien à la solution proposée.

Yayagram

La Yaya de notre héros est un peu dure d’oreille, il faut dire qu’à 96 ans elle n’est pas toute jeune. Comme les mouvements de personnes sont compliqués en ce moment, elle ne peut pas beaucoup voir ses petits et arrière petits enfants. Elle a également du mal à discuter au téléphone. La solution ? Le Yayagram.

Yayagram

L’objet a deux usages : d’abord il permet d’envoyer des messages vocaux via l’application Telegram en appuyant juste sur un bouton. Le destinataire reçoit un message de Yaya et peut l’écouter facilement. La grand mère peut ensuite recevoir des messages par la même plateforme et la machine va les imprimer pour les rendre lisibles.

Yayagram

Pour éviter d’avoir une interface complexe afin de choisir le destinataire des messages, Yaya a juste besoin de choisir celui-ci de la même manière que le faisaient les opératrices du téléphone à une époque. On met en relation un destinataire en enfichant le bon câble dans le bon support jack. Quand on regarde le plateau du Yayagram, on aperçoit une rangée de ports jacks avec, à coté, des prénoms imprimés à la Dymo. 

Ce choix, outre son aspect logique et très lisible, permet d’éviter le recours à un clavier ou une surface tactile quelconque, c’est bien plus adapté à une personne âgée qu’un écran capacitif. L’idée est excellente et on pourrait utiliser d’autres solutions de ce genre pour bien des machines. Si le câble pose problème, le recours à un sélecteur rotatif est envisageable. Ou même un potentiomètre à glissière pour placer une flèche devant le nom de la personne  avec qui on veut communiquer.

Quoi qu’il en soit, l’idée du câble qui met en contact Yaya avec un de ses petits enfants est bien trouvée. Le processus est simple, on sélectionne la personne à qui on veut envoyer le message en branchant le câble, on appuie sur le bouton et on le maintien pendant qu’on parle dans le micro pour enregistrer son message. Dès que le bouton est relâché, le message vocal est dirigé vers la personne qui pourra l’écouter sur son smartphone.

Yayagram

Pour la réponse ? C’est simple, celle-ci s’imprime simplement sur une petite imprimante thermique qui peut prendre en charge aussi bien le texte que de petites images. Cela permet d’être lisible et dépasse le problème d’audition et garde une trace de tous les messages reçus. Autant de souvenirs quand il s’agit d’un petit portrait d’un de ses petits enfants.

Prototype Yayagram

Trois petites LEDs sont visibles pour mieux comprendre ce que fait le Yayagram : Une première indique l’alimentation de l’appareil, la seconde qu’il est bien connecté à Telegram et la troisième s’illumine pendant qu’on enregistre un message. L’ensemble est programmé en Python et les LEDs comme les jacks sont reliés au GPIO de la cartes Raspberry Pi. Le microphone est un modèle USB entrée de gamme suffisant pour cet usage.

Le gros point positif de cette invention est qu’elle permet de dépasser la barrière physique classique. L’interface contourne les problèmes de surdité et même ceux liés à l’arthrite ou autres tremblements. Les messages sont lisibles et ils peuvent être conservés. Il serait possible d’améliorer ce point en choisissant une autre imprimante en cas de problème de vue ou en basculant sur un écran plus grand à fort contraste mais pour sa Yaya à lui, notre créateur a sans doute choisi la meilleure solution.

Prototype Yayagram

Ce que je trouve génial également, c’est que le dispositif permet à une personne âgée d’entamer la conversation. Et non pas de répondre simplement à un coup de fil ou un appel. Si un anniversaire, un passage de diplôme, un entretien d’embauche, une fête ou un autre évènement tire une petite sonnette d’alarme chez sa Yaya, il est simple de brancher le jack au bon endroit et de dire un petit mot gentil du bout des lèvres. Cela fera assurément plaisir à son interlocuteur qui se fera alors une joie de laisser un petit message. Dans l’autre sens, une pensée ou un souvenir de sa grand mère poussera sans doute à écrire un petit message ou à partager une image facilement sans autre formalisme.

Notre héros prévoit de publier son projet en détail sur Instructables bientôt avec l’ensemble de son code source sur Github. Si cela peut vous donner des idées… Je trouve le projet excellent pour plein d’usages. Pour toutes les Yaya du monde, bien sûr, mais également pour certaines personnes souffrant de maladies chroniques. Pour pallier à certains handicaps et, pourquoi pas, pour certains métiers. 

Merci à Annso pour la trouvaille !

Yayagram : une machine pour dialoguer entre générations © MiniMachines.net. 2021.

Jon Bot Jovi : le Robot sous Raspberry Pi qui joue à Guitar Hero

Jon Bot Jovi est une création du vidéaste Nick O’Hara qui n’a honteusement que 508 abonnés sur sa chaine Youtube. Ce talentueux garçon a programmé un robot pour jouer à sa place à Guitar Hero et rafler tous les meilleurs scores.

Est-ce que faire jouer un robot à sa place est la meilleure façon de s’amuser ? Je ne suis pas sûr. Mais, passé un certain âge, être le plus agile ou le plus rapide sur une guitare-jouet en plastique ne fait plus vraiment rêver. Il reste alors à trouver d’autres façons de jouer. Celle de Nick est un peu différente, il s’agit de trouver une solution pour qu’un robot prenne sa place comme pseudo-guitariste.

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Et cela passe par une solution d’intelligence Artificielle qui va repérer à l’écran les notes qui défilent et actionner en conséquence les différents boutons de la guitare. Nick utilise pour cette partie une solution Raspberry Pi 4 qui va ensuite déclencher le différentes actions à mener sur la guitare. Bien entendu, il aurait surement été possible de demander à la Pi de déclencher directement les circuits des boutons pour faire jouer Jon Bot Jovi. Mais cela aurait manqué de panache. La solution trouvée a donc été de laisser la guitare intacte et de construire une interface analogique pour remplacer les doigts du joueur.

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Le relais

Cela se traduit par un relais qui pilote des solénoïdes qui vont pianoter les touches adéquates. Les solénoïdes sont des petits électroaimants montés sur un axe qui vont déplacer une tige de métal lorsqu’ils sont alimentés en courant.

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Un solénoïde qui déclenche un bouton de la guitare

L’électro aimant entrant alors en fonction. Lorsque le courant est coupé, le magnétisme s’arrête et un petit ressort remet alors la tige dans sa position initiale. Ce va et vient permet de pianoter des touches rapidement et précisément.

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Le système est donc à la fois complexe – il faut reconnaitre la touche à appuyer en lisant l’écran – et simple – appuyer sur la touche adaptée au bon moment. Le résultat est évidemment excellent. C’est encore un assez joli projet à développer en classe ou en fablab : il mêle un aspect ludique, de l’électronique et une bonne partie de programmation avec le pilotage et l’entrainement d’une IA.

N’hésitez pas à laisser un mot sous la vidéo de Nick, par exemple pour l’enjoindre à partager ses sources dans un but éducatif !

Grand merci Shikiryu pour la trouvaille.

Jon Bot Jovi : le Robot sous Raspberry Pi qui joue à Guitar Hero © MiniMachines.net. 2021.

Une enceinte Bluetooh ferrofluide aux propriétés hypnotiques

Oubliez vos plugins WinAmp, vos Lava-Lamp et vos enceintes à LED, ce montage d’une enceinte Bluetooth ferrofluide propose un rendu visuel de vos musiques préférées dans un format que vous n’avez encore jamais vu.

Ce montage publié sur Hackaday n’est clairement pas à la portée de tout le monde, tout simplement parce que créer un ferrofluide de ce type, aussi réactif, n’est pas forcément des plus faciles. L’intégrer dans un récipient l’est encore moins.

Pour le reste, l’idée est aussi simple que géniale, demander à un module dédié de transmettre certains signaux vers un électro aimant qui fera réagir le fluide en fonction de la musique.

Enceinte Bluetooth Ferrofluide

Ajoutez à cela la création d’une enceinte sur mesures, l’intégration d’un module Bluetooth pour capter le son et le retransmettre, quelques LEDs pour faire bonne mesure et vous aurez cette magnifique solution devant laquelle on peu rester hypnotisé un bon moment avant que le chat la renverse. Le chantier est toujours en cours de développement et nous devrions avoir plus d’informations sur les différents éléments utilisés dans le futur.

J’aime beaucoup l’idée générale même si j’aurais probablement mis un peu plus de soin sur la partie sonore de la création. Quitte à créer un objet original dans le genre, autant qu’il sonne du mieux possible. La page présente un système audio des plus basiques sur ce poste. Mais il s’agit encore d’un prototype, il est possible qu’une très belle solution soit construite au final.

A suivre donc.

Pour en savoir plus sur les Ferrofluides : la page Wikipedia consacrée au sujet.

Une enceinte Bluetooh ferrofluide aux propriétés hypnotiques © MiniMachines.net. 2021.

Anycubic Wash & Cure Plus, une énorme machine à laver les impressions résine

Deux étapes sont indispensables après une impression 3D en résine. Finaliser son modèle en le nettoyant puis le durcir grâce à des rayons UV. Il existe plein de méthodes pour y parvenir, la plus évidente étant de sortir l’huile de coude pour nettoyer et de profiter du soleil pour ses UV. La plus simple est de confier le sale boulot à une solution automatisée. C’est là qu’un engin comme la Anycubic Wash & Cure Plus entre en jeu.

L’engin mesure 49 cm de haut pour 29 cm de large et 27 cm de profondeur, cet encombrement permet d’intégrer des objets en résine de grande taille avec une capacité différente pour chaque usage de l’objet. La Anycubic Wash & Cure Plus accepte donc des impressions 3D de 19.2 x 12 x 24.5 cm en mode nettoyage et des objets entrant dans une zone de 19 cm de diamètre sur 24.5 cm de haut pour une exposition aux UV sur 360°.

Anycubic Wash & Cure Plus

Des dimensions qui s’expliquent assez simplement, elles correspondent aux imprimantes résines avec un écran de 8.9″ proposés par la marque. Cette machine est donc simplement pensée pour accompagner une solution existante pour tout ceux qui cherchent à gagner en productivité avec de type d’engin. Les particuliers pourront y trouver leur compte mais il semble évident qu’un passionné, un amateur éclairé ou un pro y trouvera plus d’utilité. Si vous êtes un maquettiste, par exemple, et que vous faites des séries d’objets ou de pièces en résine et que votre passion ne consiste pas à les nettoyer à la brosse à dent ou les passer à la lampe UV de manucure, l’emploi d’une solution de nettoyage semi automatisée a du sens. Si votre usage d’une imprimante 3D à résine est plus lié à des dépannages ou des créations de loin en loin, ce n’est absolument pas la machine qu’il vous faut.

Anycubic Wash & Cure Plus

L’étape de nettoyage consistera à immerger votre objet dans un bac en plastique que vous aurez rempli d’alcool isopropylique. La base de l’appareil entrainera au travers du bac grâce à un moteur manipulant un aimant un élément présent en bas du bac qui génèrera un vortex circulant au travers de votre pièce en résine. Un système que bien des laborantins connaissent pour mélanger des compositions chimiques.

La seconde étape consistera à remplacer le bac par un support retenant votre pièce nettoyée et séchée pour la durcir aux UV. Les 20 LEDs permettront de couvrir la totalité de la surface des objets, un support reflétant les UVs placé au pied du dispositif permettra de toucher votre création par en dessous. Le moteur agira alors plus simplement pour faire tourner la pièce sur elle même. Une simple molette de selection permettra de déterminer la durée des différents traitements.

Proposée en précommande à 169$ à partir du 15 Avril prochain, 1000 machines seront vendues à ce tarif de 142€ environ. Une fois ce stock passé, le prix remontera au tarif standard de l’engin soit 249$ ou 210€. Ce n’est pas le prix le plus élevé pour ce type de machine… à condition d’en avoir réellement l’utilité. 

Anycubic Wash & Cure Plus, une énorme machine à laver les impressions résine © MiniMachines.net. 2021.

Un Microscopique PC de jeu sous Raspberry Pi

Le projet en lui même n’est pas très intéressant ou du moins déjà-vu. Mais ce Microscopique PC a un intérêt indéniable, il montre l’effet impressionnant qu’ont désormais les accessoires liés au monde du gaming sur le public.

Présenter ce Microscopique PC sans les ventilateurs (inutiles) et les LEDs (toutes aussi inutiles) et vous aurez un mini boitier comme nous en avons tant vus. Enlever les parois latérales en plexiglas, la façade en nid d’abeille et vous aurez un boitier lambda aux mêmes capacités qu’un autre boitier de Raspberry Pi. Mais avec l’apparat du “gaming”, les LEDs, les fibres optiques illuminées par les LEDs témoins de la carte, les ventilos et tout le tintouin, on a l’impression d’un vrai PC de jeu grand format.

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La vidéo n’en est pas moins intéressante et son auteur, Michael Pick, montre en détail comment il parvient à construire ce rendu global à coup d’artifices. La jouabilité est évidemment assurée par des fonctions de streaming et non pas par la carte. Ce qui permet d’aller taquiner des jeux puissants au travers de l’application Parsec ou de lancer des jeux pilotés par la Pi comme Minecraft.

Je trouve intéressant cette approche inversée de la célèbre fable “Le Roi est nu”. Cette histoire où personne n’ose dire au roi que finalement ses couturiers ne lui confectionnent rien et qu’il se balade à poil pour fort cher. Avec ce montage, c’est l’inverse, on rajoute plein de LEDs et de paillettes au costume du Miniboitier classique et on transforme totalement l’aspect du châssis. Rendant presque crédibles ses performances…

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Si, dans le cas de ce Microscopique PC, c’est très mignon, il est intéressant de s’interroger sur les solutions prêtes à l’emploi délivrées en magasin. Je vois tourner pas mal de publicités pour des machines ma foi très classiques juste affublées de LEDs et de ventilos au travers d’un boitier estampillé “gaming” mais n’ayant en réalité que des performances très habituelles. Coller un tas d’artifices colorés ou assurer une ventilation d’Airbus autour d’une solution entrée de gamme ne transforme pas d’un coup de baguette magique un PC moyen de gamme en machine de gamer. 

Cette mauvaise pratique, surtout visible sur les PC très très grand public, fait également des ravages dans les annonces d’occasion. De nombreux margoulins semblent acheter les boitiers les plus extravagants – et les moins chers – possibles pour y déverser une ancienne configuration. De quoi permettre d’en racheter une nouvelle dans un boitier un peu plus sobre. Coller des LEDs en photo et Gamer dans le titre semblant assurer des vues sur leur annonce même si, au final, il ne s’agit que d’un vieux PC démodé incapable de taquiner autre chose que du 720P.

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Faites donc attention à vous, rappelez vous de cette mignonne petite vidéo. L’habit ne fait pas le PC Gaming.

Un Microscopique PC de jeu sous Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2021.

Yes, you can now play DOOM on a XDJ-RX2

Par : Dan White
DOOM on XDJ-RX2

Well, this wasn’t exactly the type of hack that we thought someone might do to DJ gear, but we’re here for it. In a video uploaded to YouTube by a guy named Andy, or TheRasteri, you can see the original DOOM running directly on a Pioneer DJ XDJ-RX2 standalone. Pretty amazing: More Details The entire […]

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