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Un scanner de View-master piloté par Arduino

Beaucoup, beaucoup de disques View-Master ont été édités. Chacun d’eux racontait une petite histoire en images avec de petites vignettes en stéréoscopie pour donner un effet 3D. Associé au départ à un petit texte de légende puis plus tard à un format audio, mono, ces histoires servaient parfois d’accompagnement à un livre.

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Disney en a publié beaucoup, d’autres éditeurs ont décliné le concept à toutes les sauces.  Notamment sous forme de souvenirs avec des prises de vues de monuments célèbres. Les appareils de lecture étant passifs, ils ne coutaient pas bien cher et on pouvait ainsi se procurer des disques View-Master assez facilement sur tous les sujets.

Je n’ai pas de nostalgie particulière autour de l’objet mais apparemment d’autres en ont et c’est le cas de Jason Altice qui propose une méthode permettant de scanner ses View-masters afin de les préserver mais également de les partager. Son invention, mélangeant impression 3D et Arduino couplé à une webcam, est assez remarquable. Elle est finement complexe, très intelligemment construite et montre tout un panel de savoir faire. De la création et modélisation en 3D en passant par la programmation Arduino et la réalisation d’un logiciel de traitement des images. Car le but avoué de cette capture des vignettes des petits disques de carton, c’est leur sauvegarde dans un format vidéo. Des films que l’on pourra ensuite garder pour soi ou, comme le fait l’inventeur du procédé, partager sur Youtube ou ailleurs.

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Car avec un simple Google Cardboard, il est possible de profiter de ces petits films en retrouvant l’effet stéréoscopique d’origine directement en les lisant a traver ce type de  casque sur son smartphone.

Jason Altice explique tout le procédé et publie toutes les infos nécessaires sur Github. On retrouve les fichiers STL à imprimer, le code nécessaire à la carte Arduino Nano et le logiciel servant a gérer les clichés pour récupérer les images avant de les transformer en vidéo.

Je me doute que ce projet n’attirera pas les foules, personne ne va tenter de le reproduire “en vrai”. Mais je le trouve particulièrement intéressant parce qu’il illustre bien la qualité des outils mis à notre disposition aujourd’hui pour parvenir à maitriser la plus exigeante et spécialisée de nos lubies. Le View-ReMaster est un OVNI dans son genre, mais un OVNI que jamais personne ne proposera commercialement. Cela en fait un outil parfait et unique. Une sorte d’exemple qui montre la qualité de ce qu’un particulier – doué – peut produire aujourd’hui tout seul avec finalement assez peu de moyens.

Un scanner de View-master piloté par Arduino © MiniMachines.net. 2021.

Yayagram : une machine pour dialoguer entre générations

Yayagram est une invention @mrcatacroquer qui souhaitait permettre à sa grand mère de mieux communiquer, notamment avec ses petits et arrière petits enfants. Yaya signifie mamie en Castillan et Gram rappelle l’usage de l’application Telegram. Un nom qui colle très bien à la solution proposée.

Yayagram

La Yaya de notre héros est un peu dure d’oreille, il faut dire qu’à 96 ans elle n’est pas toute jeune. Comme les mouvements de personnes sont compliqués en ce moment, elle ne peut pas beaucoup voir ses petits et arrière petits enfants. Elle a également du mal à discuter au téléphone. La solution ? Le Yayagram.

Yayagram

L’objet a deux usages : d’abord il permet d’envoyer des messages vocaux via l’application Telegram en appuyant juste sur un bouton. Le destinataire reçoit un message de Yaya et peut l’écouter facilement. La grand mère peut ensuite recevoir des messages par la même plateforme et la machine va les imprimer pour les rendre lisibles.

Yayagram

Pour éviter d’avoir une interface complexe afin de choisir le destinataire des messages, Yaya a juste besoin de choisir celui-ci de la même manière que le faisaient les opératrices du téléphone à une époque. On met en relation un destinataire en enfichant le bon câble dans le bon support jack. Quand on regarde le plateau du Yayagram, on aperçoit une rangée de ports jacks avec, à coté, des prénoms imprimés à la Dymo. 

Ce choix, outre son aspect logique et très lisible, permet d’éviter le recours à un clavier ou une surface tactile quelconque, c’est bien plus adapté à une personne âgée qu’un écran capacitif. L’idée est excellente et on pourrait utiliser d’autres solutions de ce genre pour bien des machines. Si le câble pose problème, le recours à un sélecteur rotatif est envisageable. Ou même un potentiomètre à glissière pour placer une flèche devant le nom de la personne  avec qui on veut communiquer.

Quoi qu’il en soit, l’idée du câble qui met en contact Yaya avec un de ses petits enfants est bien trouvée. Le processus est simple, on sélectionne la personne à qui on veut envoyer le message en branchant le câble, on appuie sur le bouton et on le maintien pendant qu’on parle dans le micro pour enregistrer son message. Dès que le bouton est relâché, le message vocal est dirigé vers la personne qui pourra l’écouter sur son smartphone.

Yayagram

Pour la réponse ? C’est simple, celle-ci s’imprime simplement sur une petite imprimante thermique qui peut prendre en charge aussi bien le texte que de petites images. Cela permet d’être lisible et dépasse le problème d’audition et garde une trace de tous les messages reçus. Autant de souvenirs quand il s’agit d’un petit portrait d’un de ses petits enfants.

Prototype Yayagram

Trois petites LEDs sont visibles pour mieux comprendre ce que fait le Yayagram : Une première indique l’alimentation de l’appareil, la seconde qu’il est bien connecté à Telegram et la troisième s’illumine pendant qu’on enregistre un message. L’ensemble est programmé en Python et les LEDs comme les jacks sont reliés au GPIO de la cartes Raspberry Pi. Le microphone est un modèle USB entrée de gamme suffisant pour cet usage.

Le gros point positif de cette invention est qu’elle permet de dépasser la barrière physique classique. L’interface contourne les problèmes de surdité et même ceux liés à l’arthrite ou autres tremblements. Les messages sont lisibles et ils peuvent être conservés. Il serait possible d’améliorer ce point en choisissant une autre imprimante en cas de problème de vue ou en basculant sur un écran plus grand à fort contraste mais pour sa Yaya à lui, notre créateur a sans doute choisi la meilleure solution.

Prototype Yayagram

Ce que je trouve génial également, c’est que le dispositif permet à une personne âgée d’entamer la conversation. Et non pas de répondre simplement à un coup de fil ou un appel. Si un anniversaire, un passage de diplôme, un entretien d’embauche, une fête ou un autre évènement tire une petite sonnette d’alarme chez sa Yaya, il est simple de brancher le jack au bon endroit et de dire un petit mot gentil du bout des lèvres. Cela fera assurément plaisir à son interlocuteur qui se fera alors une joie de laisser un petit message. Dans l’autre sens, une pensée ou un souvenir de sa grand mère poussera sans doute à écrire un petit message ou à partager une image facilement sans autre formalisme.

Notre héros prévoit de publier son projet en détail sur Instructables bientôt avec l’ensemble de son code source sur Github. Si cela peut vous donner des idées… Je trouve le projet excellent pour plein d’usages. Pour toutes les Yaya du monde, bien sûr, mais également pour certaines personnes souffrant de maladies chroniques. Pour pallier à certains handicaps et, pourquoi pas, pour certains métiers. 

Merci à Annso pour la trouvaille !

Yayagram : une machine pour dialoguer entre générations © MiniMachines.net. 2021.

Jon Bot Jovi : le Robot sous Raspberry Pi qui joue à Guitar Hero

Jon Bot Jovi est une création du vidéaste Nick O’Hara qui n’a honteusement que 508 abonnés sur sa chaine Youtube. Ce talentueux garçon a programmé un robot pour jouer à sa place à Guitar Hero et rafler tous les meilleurs scores.

Est-ce que faire jouer un robot à sa place est la meilleure façon de s’amuser ? Je ne suis pas sûr. Mais, passé un certain âge, être le plus agile ou le plus rapide sur une guitare-jouet en plastique ne fait plus vraiment rêver. Il reste alors à trouver d’autres façons de jouer. Celle de Nick est un peu différente, il s’agit de trouver une solution pour qu’un robot prenne sa place comme pseudo-guitariste.

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Et cela passe par une solution d’intelligence Artificielle qui va repérer à l’écran les notes qui défilent et actionner en conséquence les différents boutons de la guitare. Nick utilise pour cette partie une solution Raspberry Pi 4 qui va ensuite déclencher le différentes actions à mener sur la guitare. Bien entendu, il aurait surement été possible de demander à la Pi de déclencher directement les circuits des boutons pour faire jouer Jon Bot Jovi. Mais cela aurait manqué de panache. La solution trouvée a donc été de laisser la guitare intacte et de construire une interface analogique pour remplacer les doigts du joueur.

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Le relais

Cela se traduit par un relais qui pilote des solénoïdes qui vont pianoter les touches adéquates. Les solénoïdes sont des petits électroaimants montés sur un axe qui vont déplacer une tige de métal lorsqu’ils sont alimentés en courant.

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Un solénoïde qui déclenche un bouton de la guitare

L’électro aimant entrant alors en fonction. Lorsque le courant est coupé, le magnétisme s’arrête et un petit ressort remet alors la tige dans sa position initiale. Ce va et vient permet de pianoter des touches rapidement et précisément.

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Le système est donc à la fois complexe – il faut reconnaitre la touche à appuyer en lisant l’écran – et simple – appuyer sur la touche adaptée au bon moment. Le résultat est évidemment excellent. C’est encore un assez joli projet à développer en classe ou en fablab : il mêle un aspect ludique, de l’électronique et une bonne partie de programmation avec le pilotage et l’entrainement d’une IA.

N’hésitez pas à laisser un mot sous la vidéo de Nick, par exemple pour l’enjoindre à partager ses sources dans un but éducatif !

Grand merci Shikiryu pour la trouvaille.

Jon Bot Jovi : le Robot sous Raspberry Pi qui joue à Guitar Hero © MiniMachines.net. 2021.

Une enceinte Bluetooh ferrofluide aux propriétés hypnotiques

Oubliez vos plugins WinAmp, vos Lava-Lamp et vos enceintes à LED, ce montage d’une enceinte Bluetooth ferrofluide propose un rendu visuel de vos musiques préférées dans un format que vous n’avez encore jamais vu.

Ce montage publié sur Hackaday n’est clairement pas à la portée de tout le monde, tout simplement parce que créer un ferrofluide de ce type, aussi réactif, n’est pas forcément des plus faciles. L’intégrer dans un récipient l’est encore moins.

Pour le reste, l’idée est aussi simple que géniale, demander à un module dédié de transmettre certains signaux vers un électro aimant qui fera réagir le fluide en fonction de la musique.

Enceinte Bluetooth Ferrofluide

Ajoutez à cela la création d’une enceinte sur mesures, l’intégration d’un module Bluetooth pour capter le son et le retransmettre, quelques LEDs pour faire bonne mesure et vous aurez cette magnifique solution devant laquelle on peu rester hypnotisé un bon moment avant que le chat la renverse. Le chantier est toujours en cours de développement et nous devrions avoir plus d’informations sur les différents éléments utilisés dans le futur.

J’aime beaucoup l’idée générale même si j’aurais probablement mis un peu plus de soin sur la partie sonore de la création. Quitte à créer un objet original dans le genre, autant qu’il sonne du mieux possible. La page présente un système audio des plus basiques sur ce poste. Mais il s’agit encore d’un prototype, il est possible qu’une très belle solution soit construite au final.

A suivre donc.

Pour en savoir plus sur les Ferrofluides : la page Wikipedia consacrée au sujet.

Une enceinte Bluetooh ferrofluide aux propriétés hypnotiques © MiniMachines.net. 2021.

Anycubic Wash & Cure Plus, une énorme machine à laver les impressions résine

Deux étapes sont indispensables après une impression 3D en résine. Finaliser son modèle en le nettoyant puis le durcir grâce à des rayons UV. Il existe plein de méthodes pour y parvenir, la plus évidente étant de sortir l’huile de coude pour nettoyer et de profiter du soleil pour ses UV. La plus simple est de confier le sale boulot à une solution automatisée. C’est là qu’un engin comme la Anycubic Wash & Cure Plus entre en jeu.

L’engin mesure 49 cm de haut pour 29 cm de large et 27 cm de profondeur, cet encombrement permet d’intégrer des objets en résine de grande taille avec une capacité différente pour chaque usage de l’objet. La Anycubic Wash & Cure Plus accepte donc des impressions 3D de 19.2 x 12 x 24.5 cm en mode nettoyage et des objets entrant dans une zone de 19 cm de diamètre sur 24.5 cm de haut pour une exposition aux UV sur 360°.

Anycubic Wash & Cure Plus

Des dimensions qui s’expliquent assez simplement, elles correspondent aux imprimantes résines avec un écran de 8.9″ proposés par la marque. Cette machine est donc simplement pensée pour accompagner une solution existante pour tout ceux qui cherchent à gagner en productivité avec de type d’engin. Les particuliers pourront y trouver leur compte mais il semble évident qu’un passionné, un amateur éclairé ou un pro y trouvera plus d’utilité. Si vous êtes un maquettiste, par exemple, et que vous faites des séries d’objets ou de pièces en résine et que votre passion ne consiste pas à les nettoyer à la brosse à dent ou les passer à la lampe UV de manucure, l’emploi d’une solution de nettoyage semi automatisée a du sens. Si votre usage d’une imprimante 3D à résine est plus lié à des dépannages ou des créations de loin en loin, ce n’est absolument pas la machine qu’il vous faut.

Anycubic Wash & Cure Plus

L’étape de nettoyage consistera à immerger votre objet dans un bac en plastique que vous aurez rempli d’alcool isopropylique. La base de l’appareil entrainera au travers du bac grâce à un moteur manipulant un aimant un élément présent en bas du bac qui génèrera un vortex circulant au travers de votre pièce en résine. Un système que bien des laborantins connaissent pour mélanger des compositions chimiques.

La seconde étape consistera à remplacer le bac par un support retenant votre pièce nettoyée et séchée pour la durcir aux UV. Les 20 LEDs permettront de couvrir la totalité de la surface des objets, un support reflétant les UVs placé au pied du dispositif permettra de toucher votre création par en dessous. Le moteur agira alors plus simplement pour faire tourner la pièce sur elle même. Une simple molette de selection permettra de déterminer la durée des différents traitements.

Proposée en précommande à 169$ à partir du 15 Avril prochain, 1000 machines seront vendues à ce tarif de 142€ environ. Une fois ce stock passé, le prix remontera au tarif standard de l’engin soit 249$ ou 210€. Ce n’est pas le prix le plus élevé pour ce type de machine… à condition d’en avoir réellement l’utilité. 

Anycubic Wash & Cure Plus, une énorme machine à laver les impressions résine © MiniMachines.net. 2021.

Un Microscopique PC de jeu sous Raspberry Pi

Le projet en lui même n’est pas très intéressant ou du moins déjà-vu. Mais ce Microscopique PC a un intérêt indéniable, il montre l’effet impressionnant qu’ont désormais les accessoires liés au monde du gaming sur le public.

Présenter ce Microscopique PC sans les ventilateurs (inutiles) et les LEDs (toutes aussi inutiles) et vous aurez un mini boitier comme nous en avons tant vus. Enlever les parois latérales en plexiglas, la façade en nid d’abeille et vous aurez un boitier lambda aux mêmes capacités qu’un autre boitier de Raspberry Pi. Mais avec l’apparat du “gaming”, les LEDs, les fibres optiques illuminées par les LEDs témoins de la carte, les ventilos et tout le tintouin, on a l’impression d’un vrai PC de jeu grand format.

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La vidéo n’en est pas moins intéressante et son auteur, Michael Pick, montre en détail comment il parvient à construire ce rendu global à coup d’artifices. La jouabilité est évidemment assurée par des fonctions de streaming et non pas par la carte. Ce qui permet d’aller taquiner des jeux puissants au travers de l’application Parsec ou de lancer des jeux pilotés par la Pi comme Minecraft.

Je trouve intéressant cette approche inversée de la célèbre fable “Le Roi est nu”. Cette histoire où personne n’ose dire au roi que finalement ses couturiers ne lui confectionnent rien et qu’il se balade à poil pour fort cher. Avec ce montage, c’est l’inverse, on rajoute plein de LEDs et de paillettes au costume du Miniboitier classique et on transforme totalement l’aspect du châssis. Rendant presque crédibles ses performances…

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Si, dans le cas de ce Microscopique PC, c’est très mignon, il est intéressant de s’interroger sur les solutions prêtes à l’emploi délivrées en magasin. Je vois tourner pas mal de publicités pour des machines ma foi très classiques juste affublées de LEDs et de ventilos au travers d’un boitier estampillé “gaming” mais n’ayant en réalité que des performances très habituelles. Coller un tas d’artifices colorés ou assurer une ventilation d’Airbus autour d’une solution entrée de gamme ne transforme pas d’un coup de baguette magique un PC moyen de gamme en machine de gamer. 

Cette mauvaise pratique, surtout visible sur les PC très très grand public, fait également des ravages dans les annonces d’occasion. De nombreux margoulins semblent acheter les boitiers les plus extravagants – et les moins chers – possibles pour y déverser une ancienne configuration. De quoi permettre d’en racheter une nouvelle dans un boitier un peu plus sobre. Coller des LEDs en photo et Gamer dans le titre semblant assurer des vues sur leur annonce même si, au final, il ne s’agit que d’un vieux PC démodé incapable de taquiner autre chose que du 720P.

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Faites donc attention à vous, rappelez vous de cette mignonne petite vidéo. L’habit ne fait pas le PC Gaming.

Un Microscopique PC de jeu sous Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2021.

Le nez artificiel de SmartNanotubes Technologies débute son financement

SmartNanotubes Technologies est une société Allemande qui développe des capteurs d’odeurs grâce à une technologie qui lui est propre. Ces capteurs relèvent différents parfums et arrivent à déterminer de quoi ils sont censés provenir en se servant d’une base de données alimentée par des milliers d’utilisateurs.

SmartNanotubes

L’idée de ce financement participatif est assez vertueuse. En même temps que SmartNanotubes propose des outils pour “sentir” l’environnement, elle met en commun les odeurs de tous les appareils. Chaque parfum documenté est mis en commun pour qu’un autre puisse en profiter. Ainsi, si vous faites renifler une orange à votre détecteur et que vous identifiez cette odeur comme un agrume, un autre utilisateur pourra profiter de cette détection. De la même façon, une fois  qu’un autre utilisateur aura fait reniflé de l’Acétone à son appareil, votre nez artificiel sera en mesure de le reconnaitre.

SmartNanotubes

Quatre éléments sont proposés par SmartNanotubes Technologies.

Le coeur de l’invention de la société est le Smell iX16, un système de languettes mesurant 22 x 8 mm pour un poids de 1 gramme et qui ne consomme que 1 μW. Il est composé de 16 éléments utilisant des nano matériaux capables de détecter des gaz. Ils sont capables de fonctionner de 0 à 40°C. Cet élément est inutilisable pour un particulier, il est destiné aux industriels afin de les  intégrer dans leurs propres designs.

La Carte Smell Board iX16x4 est une solution compacte de 15.7 cm sur 4. Elle pèse 45 grammes et consomme 0.28 Watt. La solution embarque 4 détecteurs Smell iX16 capables de détecter une odeur sur 64 canaux toutes les 1.8 seconde. Elle transmet ses signaux via un signal ASCII et assure une compatibilité Arduino et Raspberry Pi.

Le Smell Inspector est une version autonome de la carte Smell Board iX16x4. C’est un détecteur compact et prêt à l’emploi qui mesure 16.6 cm de long pour 6.4 cm de large et 3.1 cm d’épaisseur. Il pèse 130 grammes et consomme 0.28 Watts. Il permet de commencer à renifler votre environnement immédiatement.

SmartNanotubes

Le Smell Annotator est la partie logicielle du projet, il s’agit d’une IA qui analyse les résultats relevés par les capteurs pour reconnaitre les odeurs. Il propose une vision graphique de chaque relevé sous Windows et Linux.

Des versions logicielles pour Android et iOS sont en cours de développement. Cette partie logicielle exporte ses relevés au format CSV et permet des sauvegardes et des chargements des données passées pour enregistrer ou comparer différents relevés.

SmartNanotubes

Les tarifs du financement participatif ne sont pas donnés, comptez 269€ pour un kit comprenant un Smell Inspector et un accès au logiciel Smell Annotator. La cible de SmartNanotubes Technologies n’est pas spécialement le grand public mais, comme promis lors de la présentation de cet étrange appareil, je fais un suivi de sa sortie en financement participatif. Mais pour un FabLab ou un projet vraiment particulier, la possibilité d’interfacer un appareil comme un Arduino ou un Raspberry Pi est assez intéressante pour plein d’usages.

Pour plus d’informations, retrouvez leur page KickStarter.

Le nez artificiel de SmartNanotubes Technologies débute son financement © MiniMachines.net. 2021.

Et si le RP2040 libérait nos claviers ?

Le RP2040 est un SoC assez classique, il s’agit d’un ARM Cortex-M0+ double coeur qui n’a pas grand chose de neuf par rapport aux autres composants du genre… mais, comme je vous le disais lors de la présentation du Raspberry Pi Pico, c’est ce composant qui devrait le plus faire parler de lui.

Raspberry Pi Pico

De nombreux constructeurs se sont déjà penchés sur cette solution RP2040 en travaillant en amont avec la fondation pour annoncer, dès la sortie du Pi Pico, leurs propres solutions de développement. On a ainsi de grands noms de ce petit monde au travail : Arduino, Adafruit, Pimoroni, Sparkfun… Autant d’entités qui sont des serial-développeurs dans leurs genre avec un bouillonnement de projets et d’idées sans cesse renouvelé.

Raspberry Pi Pico rp2040

Et le RP2040 les séduit, probablement parce que ce petit composant leur offre une documentation complète et un prix très accessible d’un côté mais également parce que ces marques savent déjà que le petit SoC va être massivement décortiqué, optimisé et programmé. Le RP2040 va sans aucun doute être adopté par une communauté de milliers d’utilisateurs enthousiastes. Une plateforme rêvée pour monter de nouveaux projets. Et cela pourrait avoir plus de conséquences que de faire sourire un développeur chevronné penché sur son fer à souder au fond de son garage. A terme, les retombées de ce que cette puce RP2040 pourrait apporter au marché informatique sont bien plus grandes.

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J’en veux pour signe ce petit pavé mécanique signé Pimoroni qui embarque le même coeur RP2040 que le Pi Pico. Le Keybow 2040 est le dernier né d’une longue suite de solutions développée par le site. Et le premier à utiliser un SoC RP2040 comme base de programmation. 

Keybow2040 RP2040

La gamme Keybow existe depuis un moment et ces claviers étaient, à l’origine, conçus pour lancer des commandes macro au travers d’un Raspberry Pi Zéro. Vous appuyez sur une touche précise et cela lance, par exemple, une commande complexe sur votre logiciel préféré. Cela peut également afficher un smiley ou alors réaliser une sauvegarde de votre fichier et une copie de celui-ci sur un stockage secondaire. Evidemment, on pouvait piloter n’importe quel projet profitant d’un clavier avec ce type de dispositif. De la centrale domotique au logiciel de montage vidéo.

Source : @sandymacdonald

Le KeyBow 2040 veut offrir à l’utilisateur la possibilité de profiter de son SoC intégré. Ce qui permettra de dialoguer directement via le protocole USB. Ce genre de solution existe évidemment déjà avec certains microcontrôleurs Atmega, par exemple. Mais la force de la nouvelle solution est liée à son ouverture et sa communauté.

Keybow2040 RP2040

Le Keybow 2040 sera alimenté et connecté par une unique prise USB Type-C. Il proposera un support de 4 x 4 touches compatibles avec les mécaniques Cherry MX et embarquera des LEDs RGB pilotées par un driver IS31FL3731 PWM. Chaque touche pourra donc bénéficier d’un éclairage de couleur spécifique et programmable. De quoi construire, par exemple, un système de pilotage précis affichant l’état de votre configuration. Une action lancée pourrait facilement changer la couleur de la touche pressée. La faire passer du vert au rouge, par exemple, ou la faire clignoter en orange pour signaler un état d’attente.

Keybow2040 RP2040

Le code employé sera celui du RP2040, c’est à dire du MicroPython ou du C/C++. Pimoroni prépare des bibliothèques de gestion sur mesures, sachant que pour le moment les solutions d’émulations de clavier de la puce sont signées en CircuitPython par Adafruit. L’objet devrait être mis en vente pour 50£ à la fin du mois.

Le RP2040 au secours de la petite industrie ?

Si le Keybow 2040 n’intéressera qu’une petite partie de la population, la solution développée pourrait bénéficier à tout le monde. Tout simplement parce qu’elle pourrait très rapidement déborder dans l’industrie. Les grands constructeurs de claviers ne seront sans doute pas intéressés par ce type de solution. Ils préfèrent, en général, développer des produits propriétaires et se font la guerre entre marques en ajoutant leurs pilotes, leur format de connexion et autres solutions permettant de contrôler leur matériel et enfermer leurs clients. Il suffit de voir le nombre de solutions de gestion RGB pour s’en convaincre.

QMK RP2040

Par contre, il existe toute une industrie alternative, généralement pilotée par de petites équipes de passionnés, qui développent des solutions plus spécifiques et qui jouent au contraire sur un aspect communautaire pour exister. C’est le cas de QMK par exemple qui développe des outils pour reprogrammer les firmwares des claviers. Cette communauté permet à tout un chacun de trouver des solutions de claviers sur mesures basées en général sur un circuit électronique commun programmable par tous. L’intérêt pour eux est évident, les efforts de toute la communauté profitent à tout le monde. Pour eux, passer au RP2040 permettrait d’ouvrir encore plus largement la programmation tout en la rendant plus facile. La communauté QMK a d’ailleurs déjà commencé à s’intéresser au RP2040 comme le montre cette image au dessus péchée sur Reddit.

Et les concepteurs de claviers ne sont pas les seuls à pouvoir profiter de ce système. De nombreux outils fonctionnant grâce à des microcontrôleurs ARM classiques pourraient bénéficier de programmations communautaires facilitée par l’ouverture proposée par la fondation et son Pi Pico. Tous les objets programmables du quotidien ou ceux jouant sur des programmes intégrés : de la cafetière électrique en passant par la machine à laver ou le micro-ondes. Tous ces produits qui déclenchent des programmes généralement choisis et intégrés par les constructeurs pourraient être accessibles à l’utilisateur. Demander à son micro-onde de réchauffer un plat de telle ou telle façon, non pas grâce à un code complexe mais juste en empilant des blocs avec des valeurs différentes. Et sauvegarder le tout dans une mémoire adaptée. Idem pour les programmes de son lave vaisselle, de son lave linge… De toutes les machines programmées que nous utilisons au quotidien.

J’aimerais beaucoup que des constructeurs proposent des solutions plus ouvertes, plus libres et programmables, des objets qui nous entourent.

 

Et si le RP2040 libérait nos claviers ? © MiniMachines.net. 2021.

Lisperati1000 : un terminal de programmation mobile

Le Lisperati1000 est un engin dédié à une tâche assez simple, la programmation en LISP. Si vous ne connaissez pas LISP, c’est normal, il s’agit d’une vieille famille de langage de programmation puisque la première version date de 1958. Il semble encore utilisé dans certains milieux et si le sujet vous intéresse vous pouvez allez jeter un oeil à sa page Wikipedia qui sera surement plus complète que tout ce que je pourrais vous en dire puisque je me suis levé sans connaitre LIPS…

Lisperati1000

Le Lisperati1000 emploie un Raspberry Pi zéro ce qui en fait un engin très ouvert. Si son auteur, Conrad Barski, l’a orienté vers LISP, il  serait possible de l’utiliser pour n’importe quel autre langage de programmation ou d’en faire une machine à écrire de nouvelle génération.

L’engin est réduit à la plus simple expression d’un outil informatique, comme un bon vieux terminal : Un écran, un clavier et une interface pour les relier. Pour que l’objet soit moins encombrant, le clavier choisi est un 40% seulement. Un format qui représente donc 40% de la taille “standard” d’un clavier. Développé sur 4 rangées avec des switches Cherry Brown pour une frappe confortable.

Lisperati1000

Au dessus du clavier, un écran particulier lui aussi puisqu’il s’agit d’un de ces modèles en IPS, très étiré en largeur en 1920 x 480 pixels en 8.8″ de diagonale. Ce format “UltraWide” n’est pas problématique au vu de la destination de l’engin. Pour de la programmation, cela peut largement faire l’affaire. On se souvient d’autres formats de machines à écrire qui présentaient des affichages de 2 ou 3 lignes sans que cela ne pose problème. La mise en page du texte étant réalisée ensuite via une autre solution. Le Lisperati1000 fait tourner une version Lite de Raspberry Pi OS qui démarre un Terminal suffisant pour lancer un éditeur. Une formule très limitée en usage donc mais parfaitement compatible avec d’autres.

Le tout est alimenté par trois batteries 18650 de 2200 mAh chacune alimentée via un PowerBoost 1000C d’Adafruit. L’ensemble donne une certaine autonomie à la machine.  Le Lisperati1000 est assemblé dans un châssis imprimé en 3D en PETG mais Barski pense développer une série avec un châssis en aluminium pour répondre à la demande née de la présentation de son projet sur Twitter.

Il prévoit également de livrer ses sources logicielles et matérielles pour que chacun puisse imprimer sa propre version du projet.

Raspberry Pi Zero W

2021 est aussi magnifique

Ce Lisperati1000 montre que nous sommes arrivés à une époque où l’on peut trouver toutes les pièces nécessaires à la fabrication de ce type de projet. C’était déjà le cas il y a quelques années encore mais c’est devenue réellement simple et accessible. Quand j’ai commencé à trainer sur AliExpress, là où on peut trouver ce type d’écran particulier, il fallait débourser des sommes assez élevées et surtout, en général, acheter plusieurs modèles du même écran en lot. Désormais, on a de la concurrence sur ces produits et il est facile de trouver l’élément que l’on cherche, à la pièce, et de se faire livrer le tout en 15 jours.

Il est également possible d’imprimer le châssis de son choix en quelques heures avec des imprimantes 3D qui sont à des tarifs comparables à ceux d’une bonne imprimante laser. On peut trouver une carte Raspberry Pi pour une bouchée de pain, choisir le type de support de touche que l’on désire et dessiner soit même le clavier de son choix.

Si il n’y avait pas d’autres nouvelles inquiétantes pour nos démocraties, des virus qui se baladent et une planète qui est en train de nous faire comprendre que nous sommes indésirables à sa surface… On pourrait trouver que notre monde à quelque chose de vraiment magique.

Source : Hackster.io

Lisperati1000 : un terminal de programmation mobile © MiniMachines.net. 2021.

Arduboy Nano : la plus petite console portable du monde

Kevin Bates a fabriqué la Arduboy Nano pour son propre plaisir, ce développeur de consoles mobiles depuis des années ne pense pas sérieusement à la commercialiser pour le moment. Particulièrement inconfortable et difficile à maitriser, la nano console fait partie de cette grande famille d’objets qui montrent que l’important dans ce genre de développement n’est pas forcément le résultat mais le chemin parcouru pour parvenir à leur construction.

Arduboy Nano

Comme les châteaux de cartes ou de sable ou autres accumulations de dominos que l’on va faire tomber en quelques instants. La fabrication d’un Arduboy Nano est un bon moyen de se tester soi même et l’occasion d’apprendre. Ici l’engin est tellement minuscule qu’il a fallu développer des trésors d’ingéniosité pour parvenir à sa réalisation. 
Arduboy Nano

La console Arduboy Nano mesure 26 mm de haut et propose un microscopique écran OLED de 0.49 pouces qui affiche 64 pixels de large pour 32 pixels de haut. Elle est pilotée par un microcontroleur ATmega 32u4 que le développeur connait bien puisqu’il s’agit du même que celui employé dans sa console commerciale. Ce qui permet au passage de profiter des mêmes jeux. Les bip-bip émis par l’objet sont retransmis par un petit système piézoélectrique de 15 mm de diamètre. Une microscopique batterie LiPo de 25 mAh offre à l ‘engin environ une heure d’autonomie.

Arduboy Nano

La coque a été imprimée en 3D

Evidemment, au vu de la taille des deux boutons de contrôle et de la croix directionnelle, la jouabilité sera limitée. Mais, accroché à un porte clé, au fond de sa poche, pour patienter dans une longue file d’attente sans sortir son gros smartphone… pourquoi pas.

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Cette console se situe donc entre la Arduboy de base qui mesure 8.5 cm de haut pour 5.4 cm de large et 5.9 mm d’épaisseur et la Arduboy Mini présentée en 2019 et son écran OLED de 0.96″.

Arduiboy Nano

Ce qui me fascine dans ce genre de réalisation, ce sont les progrès fait en matière de développement électronique depuis quelques années. Chacun peut désormais se pencher sur le sujet et faire construire des produits électroniques complexes en passant par un prestataire extérieur. L’accès aux composants s’est fortement démocratisé et ce genre de production n’est plus si extraordinaire que cela. Je ne veux pas dire que le travail effectué n’est pas remarquable, simplement qu’il est de plus en plus fréquent de croiser des particuliers capables de mener à bien ce genre de projet.

Je ne crois pas trop à la Arduboy Nano comme en un produit commercial en tant que tel mais la démarche est vraiment à saluer.

Pour en savoir plus, rendez vous sur cette page.

Arduboy Nano : la plus petite console portable du monde © MiniMachines.net. 2021.

Une Gameboy Color Steampunk en vidéo

Mariage d’électronique et de laiton, la Gameboy Color Steampunk est en réalité une solution construite à partir d’une base de solution Odroid Go. Jiri l’a intégré sur un base métallique pour lui donner plus de cachet. Evitant au passage le recours à des connexions classiques en préférant des liaisons rigides faites de métal solide. L’ensemble donne un aspect très particulier à la console.

Gameboy Color Steampunk

Le montage de l’ensemble, que ce soit au niveau des supports et entretoises qui portent les différents composants comme de l’électronique et de ses raccords, est assez fou. Le boulot que cela représente est impressionnant et le résultat remarquable.

Gameboy Color Steampunk

Je trouve l’idée de recourir à du laiton soudé pour construire le châssis, les supports et les différents éléments qui portent les boutons excellente.

Gameboy Color Steampunk

Mais le rendu des différentes petites barres de laiton qui se croisent et se chevauchent pour connecter les différents éléments entre eux est le clou du spectacle. Cela donne cette impression “fouillis organisé” si chère aux productions de ce type. Le travail que cela représente tant au niveau soudure que d’anticipation des différents circuits pour ne pas rendre l’ensemble illisible est, là encore, phénoménal. 

Gameboy Color Steampunk

L’enthousiasme de Jiri Praus fait plaisir à voir et sa Gameboy Color Steampunk est une vraie réussite, je n’ose pas imaginer la déception si, à l’allumage, il se rendait compte qu’une de ses soudures si spéciales posait problème. Démonter sa console avec ce système serait probablement un véritable casse tête.

L’ensemble des ressources nécessaires à la réalisation de ce projet est partagée par Jiri sur sa page Patreon

Merci à mon gars Turbo pour l’info !

Une Gameboy Color Steampunk en vidéo © MiniMachines.net. 2021.

Une boite de médicaments contre le Parkinson imprimée en 3D

L’histoire illustre l’évolution permise par internet et l’impression 3D ces dernières années pour la conception d’objets et le travail collaboratif. Elle commence par un réseau social, TikTok, où un homme, Jimmy Choi, présente ses exploits quotidiens.

@jcfoxninja

@slidismode inspired rollout. He did it first. I wanted to try. Using #fitness to raise #parkinsons #awareness #fitover40 #core #plank

♬ Ruff Ryders’ Anthem (Re-Recorded / Remastered) – DMX

Jimmy Choi n’est pas le gars que l’on croise tous les jours dans la rue, il est balaise. C’est le genre de type qui fait des pompes au petit déj, soulève de la fonte ou fait des exercice que la musculature moyenne n’arrive pas à suivre. Je suis pas un grand fan de ce réseau social, je ne suis pas non plus un accroc à la muscu mais le petit extrait que j’ai pu voir me donne une idée des prouesses du bonhomme.

Et Jimmy Choi a une autre particularité, une double. Il est atteint de la maladie de Parkinson. Et ça se voit. Cela se voit dans ses vidéos où dès qu’il relâche son énorme force musculaire, on peut voir son corps agité de tremblements. Et cela se voit également car contrairement à beaucoup d’autres “vedettes” de réseaux sociaux, il ne filme pas que les côtés “glamour” de sa vie. Il montre également son quotidien, celui qu’il partage avec la maladie. Et ça me renforce encore à penser que ce gars là est vraiment balaise.

Dans son combat quotidien contre Parkinson, il se trouve une épreuve aussi douloureuse qu’idiote et pourtant quotidienne. Celle de la prise de médicaments contre les effets de la maladie. De petites pilules ridicules que notre héros a bien du mal à attraper comme il le montre dans une de ses vidéos. Révélant ainsi, fin Décembre, une fragilité à laquelle on ne se serait pas douté de prime abord. Et la fragilité, ça peut également déplacer des montagnes.

Internet et l’impression 3D peuvent rendre le monde meilleur

Car cette vidéo remue. Voir un colosse au mains d’argile a quelque chose de touchant et si Jimmy Choi se livre ainsi, c’est pour partager le quotidien des malades de Parkinson et montrer la lutte de tous les jours qu’ils doivent mener face à la maladie. Le résultat est toutefois assez inattendu. Un groupe de personnes se mobilise et décide de faire ce qu’elles peuvent pour leur héros.

Et la vidéo finit par atterrir sous les yeux d’un dénommé Brian Alldridge. Un type qui n’a aucune expérience en design d’objet. Je veux dire, aucune expérience professionnelle. Lui, son truc c’est plutôt la vidéo et il a donc plus une formation graphique qu’autre chose. Il n’empêche, si il ne dispose d’une imprimante 3D, il  est tellement remué qu’il décide de commencer à concevoir une boite pour faciliter la prise des médicaments de Choi.

Sans avoir jamais rien conçu en 3D auparavant, il se met au boulot. Comme il manque d’expérience et qu’il doit se former à Fusion3601, il commence par réaliser un croquis de son idée de base. Croquis qu’il partage dans son propre réseau social. Ce croquis, visible ci-dessus, montre son idée de départ : une base rotative qui permet de séparer une seule pilule du reste du lot et de la faire circuler ensuite jusqu’à une ouverture où elle pourra chuter dans le creux d’une main ou directement dans la bouche. Sobre, efficace et suffisamment simple pour que cela soit réalisable en impression 3D.

Parkinson

Il publie son schéma sur TikTok avec un appel à sa communauté pour trouver des solutions techniques afin d’améliorer et de produire la boite. Et la communauté suit, en masse. Après des milliers de vues, sa vidéo pousse un certains nombre de personne à se manifester. Soit pour aider à sa conception, soit pour en imprimer des exemplaires. Le prototype n’est pourtant pas encore fonctionnel, la base ne tourne pas et  les pièces s’assemblent mal. Je vous l’ai dit, Alldridge en est à ses débuts.

Ce n’est pas grave, l’idée circule et de nombreuses personnes avec plus d’expérience se sont déjà mises au boulot. Un internaute fabrique un prototype qu’il peaufine au papier de verre afin de vérifier la validité du design de l’objet. Il y parvient et attire encore plus l’attention sur le projet. D’autres personnes l’améliorent, règlent les divers problèmes posés par l’impression 3D, rendent la boite résistante aux projections d’eau et petit à petit améliorent l’idée de départ. 

Parkinson

Aujourd’hui, la boite en est à la version 5.0, elle continue d’être améliorée. Chaque prototype a été envoyé à Jimmy Choi pour recueillir précieusement son avis et ses remarques. Lui même a été assez enthousiaste dès le départ, indiquant que non seulement l’objet lui a facilité la vie et fait gagner beaucoup de temps mais également qu’il a permis de réduire fortement sa frustration et son anxiété. Le stress aggravant les effets de Parkinson, la petite bouteille est clairement salvatrice. Elle permet non seulement une prise en main facilitée mais évite de s’angoisser de peur de renverser l’ensemble de ses pilules sur le sol.

@hungryengineer

You guys are awesome! #fundraiser #parkinson #parkinsons #3dprinting #3dprinter #3dprinted #diy #michaeljfoxfoundation @brianalldridge @jcfoxninja

♬ Changes (2015 Remaster) – David Bowie

Un ingénieur en mécanique  du nom de David Exler s’est ensuite mis à fabriquer et à vendre des boites sur Etsy. Non pas pour se faire de l’argent de poche mais pour satisfaire la  demande de personne voulant une de ces boites et n’ayant pas les capacités à en imprimer une. A chaque achat, les 5$ de marge dégagés sont envoyés à la Fondation Michael J. Fox pour lutter contre le Parkinson. Bien d’autres continuent d’imprimer des boites mais le plan a encore évolué.

Alldridge veut maintenant breveter son idée de base de boite. Elle aidera les malades atteints de Parkinson et, peut être, d’autres sujets à différentes maladies. Le projet global consistera à laisser les internautes imprimer des boite au besoin, sans royalties. Tout particulier ayant besoin d’une de ces boites pourra en imprimer une lui même, sans aucun frais, à condition qu’il ne cherche pas à en tirer profit. Juste en téléchargeant le fichier 3D final quand il sera accessible. Alldridge a été totalement ahuri par le nombre de personnes l’ayant contacté pour essayer de breveter la boite à sa place pour pouvoir le vendre en masse afin de gagner de l’argent. Le fait que le design soit accessible à tous et qu’il ait été construit de manière commune ne semble pas empêcher certains d’y voir une potentielle source de gain facile. Pour lui cependant, l’important est de laisser l’objet en accès libre, facile et peu cher à imprimer.

Pas d’en faire une machine à cash. Le brevet sur le projet devrait empêcher ce type de manoeuvre.

@brianalldridge

Update on the pill bottle project. A huge thank you to everyone who has poured so many hours into this. #science #3dprinting #parkinsonsdisease

♬ So Fine – Trees and Lucy

Tout, dans cette histoire, est intéressant. On savait déjà que les “makers” étaient capables de se mobiliser du mieux qu’ils pouvaient pour des causes communes. Le nombre de simples particuliers ayant décidé d’imprimer des milliers de visières de protection pour le personnel hospitalier pour lutter contre la COVID nous avait déjà montré cette force. Ce genre de projet est tout  aussi significatif. Un groupe de personnes qui ne se connaissent pas et qui œuvrent pour en aider une autre. Des malades qui subissent en général des designs peu adaptés ou des versions de produits sur-mesures brevetées et hors de prix. Internet a ici permis de lier des personnes différentes dans le même élan commun, le même objectif. Un bien qui, parce qu’il a été réalisé par un groupe de personne  sans but commercial derrière, a permis d’en tirer un objet libre et répétable à l’envie.

C’est un excellent exemple de fonctionnement vertueux d’Internet, un exemple qui va dans le sens de son objectif premier. Le partage d’information et la mise en commun des réflexions de chacun.

Source : TheVerge

Une boite de médicaments contre le Parkinson imprimée en 3D © MiniMachines.net. 2021.

YARH.IO Micro 2 : un Raspberry Pi mobile à construire soi même

Le Yarh.io Micro 2 est disponible via deux moyens totalement différents. vous pouvez tout d’abord vous l’offrir en le payant rubis sur l’ongle avec un paiement de 630$ à ses créateurs. Mais vous pouvez également télécharger tous les éléments nécessaires à sa création, imprimer les éléments en 3D, choisir et assembler les composants de votre choix et le construire vous même.

YARH.IO Micro 2

Le Yarh.io Micro 2 mesure 12.3 cm de haut pour 11.6 cm de large et 2.7 cm d’épaisseur. L’objet est construit grâce à des fichiers imprimés en 3D qui enferment un Raspberry Pi 3 B+.

YARH.IO Micro 2

Carte qu’il faudra un peu charcuter pour la faire entrer dans le châssis. Le port Ethernet est ainsi dessoudé, de même que des ports USB. Le Yarh.io Micro 2 embarque une batterie 3500 mAh qui sert à alimenter la carte et son écran. Il s’agit d’un très classique HyperPixel de Pimoroni qui offre une petite diagonale de 4 pouces via une technologie IPS. La définition est maigre avec du 800 x 480 pixels mais l’affichage est tactile avec une surcouche capacitive. La dalle permettra d’utiliser divers programmes directement en le manipulant et remplacera donc une souris. En dessous de l’écran, on retrouve un petit clavier Bluetooth noname qui pilotera totalement votre système.

YARH.IO Micro 2

En plus de ces éléments, un système de surveillance de l’autonomie de la batterie est intégré, il permet de ne pas être pris au dépourvu en mobilité. Une pile permet également d’alimenter une horloge indépendante pour conserver l’heure et la date toujours à jour sur votre Pi.

YARH.IO Micro 2

A l’achat, le projet Yarh.io Micro 2 me semble difficile à considérer. Pour la même somme, on pourra trouver des engins autrement plus efficaces et pratiques dans le commerce. Mais le fait que l’ensemble des ressources, guide de montage, fichiers à imprimer et codes variés, soient disponibles en ligne, peut vraiment donner des idées. Il sera possible de modifier ces fichiers pour les ajuster finement à vos besoins. Troquer le minuscule clavier QWERTY pour un modèle à votre convenance. Agrandir le format pour ajouter un petit trackball ou autre. 

La base du projet Yarh.io Micro 2 est parfaite pour expérimenter et adapter une carte de développement à vos besoins techniques. En mobilité, de poste en poste ou comme une station murale, par exemple.

 

YARH.IO Micro 2 : un Raspberry Pi mobile à construire soi même © MiniMachines.net. 2021.

Smell iX16 : un capteur d’odeurs pour Raspberry Pi et Arduino

Développé par la société Allemande SmartNanotubes Technologies, le Smell iX16 est un capteur d’odeurs au même titre qu’il existe des capteurs de fumée ou de divers gaz. Ce Smell iX16 est conçu pour fonctionner avec une solution programmable comme un Raspberry Pi qui lui donnera des possibilités élaborées. Il peut également travailler avec une solution de Microcontrôleur comme un Arduino, un smartphone ou un ordinateur classique.

Les capteurs du Smell iX16

Ce “nez” est assez fin, assez pour prendre en compte différents parfums industriels : l’ammoniaque, le monoxyde d’hydrogène, la phosphine, le dioxyde de Carbone, l’éthanol ou l’acétone pour n’en citer que quelques uns. Mais surtout, il peut parfaitement identifier des odeurs plus “naturelles” que l’on va retrouver dans une cuisine comme le chocolat, le vin, la vodka, le thé, le café, la viande, la banane ou le poisson. De quoi construire des scénarios rocambolesques avec un Raspberry Pi. Après tout, la webcam a été inventée par un duo d’universitaires à Cambridge en 1991 avec en tête l’idée d’éviter de se déplacer si la cafetière du département informatique était vide. Avec le Smell iX16, ils auraient pu également détecter l’arrivée de café frais…

Smell iX16

Probablement autant à visée industrielle que pour l’IoT, ce nez d’appoint aura tout son intérêt dans des zones où certaines odeurs n’ont pas lieu d’être. Dans des chaines d’emballage automatisées pour détecter la fuite d’un produit. Dans des lieux dangereux à la recherche de parfums indésirables signalant un futur danger. C’est à mon sens une excellente solution couplée avec un système capable de piloter efficacement une intelligence artificielle comme les cartes de développement Jetson de Nvidia. On imagine un tel nez dans le suivi de certaines activités mais également pour détecter des choses normalement parfaitement indétectables : odeurs de moisissure ou de fermentation. Détection de parfums suspects ou, au contraire, de fragrances agréables. Détecter la présence de parfums signalant une pollution de l’air due à des matériaux de construction indécelable par nos narines ou le tout début du cycle de pollinisation d’une fleur par exemple. 

Smell Inspector

Le Smell Inspector servira à alimenter la base de données de la marque.

Smell Inspector

A l’intérieur, des capteurs Smell iX16

Le Smell iX16 est censé sortir le mois prochain en février sur Kickstarter, ce qui aura un double effet positif pour son développement. D’abord parce que cela permettra de finaliser la fabrication de l’objet, ensuite parce que cela permettra, à terme, de collecter des centaines de parfums différents pour sa base de données. La société cherche en effet un millier de participants qui recevront un capteur et un kit de développement leur permettant d’accéder à l’Intelligence Artificielle du dispositif ainsi qu’un accès à une base de données.

Attention, l’objet ne sera pas donné. Le prix public du produit est annoncé à 389€ et devrait être proposé à 249€ lors de sa campagne de financement participatif. Une broutille pour un projet industriel mais un investissement un peu plus douloureux si vos ne comptez que développer un listing des aliments présents dans votre frigo !

Smell iX16

Aucun tarif n’a été annoncé mais les usages potentiels pourraient être intéressants à suivre suivant les capacités réelles de l’objet. SmartNanotubes Technologies promet que sa solution est plus sensible, plus compacte et moins gourmande qu’un capteur de gaz classique. Elle pourrait également s’avérer peu onéreuse à produire si elle était fabriquée à grande échelle.

Smell iX16 : un capteur d’odeurs pour Raspberry Pi et Arduino © MiniMachines.net. 2021.

EtcherPro, un accessoire pour gérer 16 cartes MicroSDXC à la fois

Balena Etcher, c’est un des multiples logiciels de création d’images système du marché. Avec pour lui le gros avantage d’être efficace, multi plateformes et simple d’utilisation. Beaucoup d’utilisateurs de solutions Raspberry Pi et consorts utilisent Etcher pour cela, la même interface simplissime sous Linux, MacOS ou Windows c’est évidemment pratique pour s’y retrouver et faire des tutos.

Etcher

Balena Etcher

Mais ce que propose ce logiciel, c’est une solution artisanale de gestion de cartes, une solution grand public. Les professionnels qui vont vouloir préparer 10, 15, 30 clé USB ou plus ne vont pas passer toute leur journée à répéter la même opération en boucle. Pour eux, il existe le Balena EtcherPro. Un accessoire qui permet de piloter le flashage de 16 éléments à la fois.

EtcherPro

L’objet propose 16 ensembles de ports avec à chaque fois un lecteur de cartes SDXC, un lecteur de cartes MicroSDXC et un port USB 3.0 Type-A. De telle sorte que vous pouvez connecter 16 clés USB et injecter dessus la même image système d’un coup. De quoi grandement accélérer les procédures d’installation pour un professionnel. Que ce soit un distributeur de produits  ou plus simplement un gestionnaire informatique voulant rapidement déployer une mise à jour sur le terrain sur des postes non connectés. Cela peut également servir à des personnes préparant des tonnes de clés USB de communication avec de la documentation ou de la publicité. 

EtcherPro

L’appareil dispose d’un écran de 7 pouces de diagonale qui reprend le logiciel maison avec une interface tactile. Il est piloté par BalenaOS, une distribution Linux conçue sur mesure pour cet usage. Le Balena EtcherPro propose une connexion Ethernet Gigabit et Wifi5, de telle sorte qu’il pourra aller chercher sur un réseau local l’image système dont vous avez besoin pour l’injecter directement dans vos supports. Mais le système pourra également télécharger automatiquement les images système des distributions voulues de manière autonome. Vous indiquez quelle distribution Linux vous souhaitez, vous lancez l’opération et quelques minutes plus tard vous avez de 1 à 16 clé USB prêtes à l’emploi…

EtcherPro

Le EtcherPro peut également recopier l’image d’une source insérée dans le premier port : Vous glissez la carte préparée avec amour de l’image système que vous voulez copiez et la voilà clonée automatiquement sur les 15 autres supports. La vitesse d’écriture maximale est 52 MB/s en usage partagé, elle peut monter à 200 MB/s en usage unique, lorsque vous ne flashez qu’une seule carte ou clé USB.

EtcherPro

Ce poste EtcherPro se pilote aussi facilement que le logiciel du même nom et permet donc de créer en quelques minutes un lot de 16 supports identiques. Balena prévoit une mise à jour logicielle qui permettra de piloter jusqu’à 10 EtcherPro via Ethernet. Une solution clairement pensée pour les industriels. Avec ce dispositif, il sera donc possible de créer 160 images identiques dans le même temps que pour une seule. Ceux qui ont déjà préparé ce type de cartes en série savent combien le temps est long quand on a devant soit une pile de 30 clés USB à préparer de cette manière avec un simple PC.

Le prix pour ce joujou sera élevé, comptez 990$ pièce. Un investissement très rentable si vous payez votre responsable informatique à un salaire correct et que vous le laissez régulièrement moisir devant un PC à changer une clé USB ou un lecteur de cartes toutes les 5 minutes pendant des heures…

Pour plus d’infos, vous pouvez vous connecter à la page dédiée dans la boutique de Balena.

EtcherPro, un accessoire pour gérer 16 cartes MicroSDXC à la fois © MiniMachines.net. 2021.

Yes, you can now play DOOM on a XDJ-RX2

Par : Dan White
DOOM on XDJ-RX2

Well, this wasn’t exactly the type of hack that we thought someone might do to DJ gear, but we’re here for it. In a video uploaded to YouTube by a guy named Andy, or TheRasteri, you can see the original DOOM running directly on a Pioneer DJ XDJ-RX2 standalone. Pretty amazing: More Details The entire […]

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