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Aufero Laser 1 : une graveuse laser compacte et mobile

Beaucoup d’artisans m’ont contacté suite au dernier billet sur la Ortur Laser Master Pro 2. Leur problème est, en règle générale, qu’ils ne veulent pas spécialement réaliser une gravure à part entière mais plutôt marquer un objet, une réalisation ou un meuble. C’est pour ces ces usages que la Aufero Laser 1 a été pensée par le même fabricant.

La Aufero Laser 1 reprend un design déjà vu. L’idée consiste a déplacer une tête laser sur un axe de base lui même tenu sur un axe secondaire. Le résultat est évidemment plus compact qu’une solution constitue d’un cadre complet. Ce qui permet de déplacer plus facilement l’ensemble pour le poser, par exemple, sur un meuble, pour le signer facilement.

Aufero Laser 1

La contrepartie de ces choix est évidemment l’impossibilité de proposer une surface de gravure aussi grande. Le cadre d’une solution plus encombrante permet de porter le laser lus loin, on voit bien dans la photo ci-dessus que le fait de tenir un laser en porte à faux oblige a limiter la longueur du bras qui va le manipuler. De ce fait la surface réellement accessible au faisceau laser est de 180 x 180 mm. Loin des 400 x 400 mm d’une solution comme la Ortur Laser Master Pro 2 par exemple. 

Aufero Laser 1

Suivant les besoins, différentes têtes laser sont disponibles autour de ce modèle. La solution entrée de gamme est une LU2-2 7W en 1000-1600 mW optique pour une gravure en surface. Un premier module surtout utile pour marquer des matériaux très simplement, la LU2-4 SF en  4500-5500 mW à focale courte qui va proposer une gravure plus en profondeur et qui sera adaptée à un marquage de meubles en bois par exemple.

Aufero Laser 1

On pourra ensuite les poncer légèrement avant de les protéger. La tête suivante est une LU2-LF avec la même puissance mais pensée pour la découpe de matériaux avec une focale plus longue. Elle sera plus adaptée à cet exercice sans toutefois prétendre a des résultats extraordinaires : carton, papier, bois fin, la Aufero Laser 1 n’est pas spécialement calibrée pour de la découpe de matériaux. Cette tête laser sera par contre parfaite pour un marquage en profondeur avec toujours en tête le fait que la zone supérieur de l’objet marqué pourrait être brûlée. 

Les focales des lasers sont fixes, il faut donc utiliser la petite gauge livrée avec l’engin pour les régler à la bonne distance de la surface a graver. L’opération est simple et, au contraire des focales a régler directement sur le laser, peut s’effectuer dans toutes les conditions de luminosité. Cela permet notamment de régler la focale précisément sur des objets en relief facilement  avec une plus grande amplitude que les solutions en format cadre. On pourra lancer une production d’objets a graver en surélevant la Aufero Laser 1 sur un support et en positionnant ensuite l’objet à la bonne place et à la hauteur correcte avec des cales.

Les trois têtes profitent d’une jupe de protection des yeux contre la lumière du laser. Comme d’habitude cela n’empêchera pas de porter des lunettes de protection pour éviter tout problème avec le laser. Une paire est livrée avec la graveuse, d’autres modèles peuvent être commandés au besoin, tous les lasers sont en 445±5 nm, la formule calssique de ce type de materiel, il faudra donc utiliser des lunettes pour cette longueur d’ondes.

D’un point de vue plus technique, le montage est simple puisque la graveuse est livrée en kit pré-monté. Seule la tête et livrée à part, il suffit de la fixer sur son support de bras et de connecter les câbles d’alimentation et de mise à la terre. Une fois cela fait, la graveuse est prête a être utilisée. Comme d’habitude le pilotage est fait depuis un PC via  un logiciel de gravure type LaserGRBL sous Windows ou Lightburn linux ou MacOS. La carte mère OLM-PRO-V1.2 fonctionne en 32 Bits avec un ESP32MCU et propose un port USB classique sur lequel on pourra brancher le câble fourni. Ces câbles, typique des imprimantes, sont trouvables en grande longueur et on pourra donc séparer l’ordinateur de contrôle de la graveuse pour une utilisation en atelier.

Aufero Laser 1

Plusieurs éléments de protection sont intégrés au système avec par exemple une coupure automatique en cas de mouvement de la machine pour ne pas continuer a graver un objet désaxé. Une utilisation du laser sur un point fixe pendant trop longtemps coupera également son alimentation pour éviter un départ de feu. Enfin en cas de coupure de signal depuis le PC de contrôle, l’alimentation des différents sera également coupée.

La machine est livrée avec des plaques de contreplaqué fin, une plaque d’acrylique et une autre en aluminium anodisé pour pouvoir faire quelques tests avant de se jeter dans le grand bain. Pour faire joujou avec ce type de machine depuis un moment maintenant je vous conseillerais de faire plus de tests que cela, de récupérer quelques supports a graver pour vous familiariser avec les différents logiciels. Si vous avez en tête un usage « pro », il est indispensable de tester le matériau a graver avant d’entamer vos objets afin de trouver les bons réglages. Le laser pouvant marquer de manière considérablement différentes diverses essences de bois ou de cuir par exemple. Comme d’habitude, renseignez vous précisément sur le matériau a graver avant de vous lancer, certains ont des interactions nocives avec le laser. Dans tous les cas faites votre gravure dans un lieu convenablement aéré et méfiez vous des fumées.

D’un point de vue tarif, la Aufero Laser 1 s’achète en dessous des 200€ directement chez le fabricant avec le laser 1000-1600 mW de base. Les versions avec  laser 4500-5500 mW sont situées sous les 300€.

Aufero Laser 1 : une graveuse laser compacte et mobile © MiniMachines.net. 2021.

Indie Artists: Here’s how to make your new release stand out

Par : Angel Bali

Releasing music is forever enchanting and brings about joy, excitement, and deep satisfaction. But it does come with price and efforts, often planned out a year in advance if not longer (for example, Frank Wiedemann as part of Howling took 5 years to work with his partner to make an album).  It goes without saying […]

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Valve montre comment changer le SSD de son Steam Deck

C’est une des premières questions qui ont été posées lors de la présentation de la console de jeu-PC de Valve : Comment changer le SSD de son Steam Deck ? Comment augmenter la capacité de sa console le jour où les SSD M2 2230 seront disponibles en nombre, en haute capacité et à bon prix.

comment changer le SSD de son Steam Deck

La console se présente ainsi une fois les vis de la carcasse enlevées.

La réponse est donc assez simple, elle se passe en vidéo et montre, au passage, comment changer les sticks de la machine en cas de besoin. A noter au passage que Valve ne vous encourage vraiment pas à le faire. Vous en avez parfaitement le droit mais la marque met en garde sur les risques liés à ce type d’opération. En cas de dommages matériels, vous n’aurez pas de garantie.

comment changer le SSD de son Steam Deck

Le SSD est caché derrière une protection en aluminium, il suffit d’ôter quelques vis.

Rien de sorcier et donc une bonne nouvelle pour ceux qui envisagent à terme de remplacer le stockage d’origine par une autre capacité. J’apprécie tout particulièrement la méthode de Valve qui, au lieu de dire simplement qu’ils n’encouragent personne à le faire, montre au contraire que c’est possible. Et le montre en détail histoire d’éviter que tout le monde fasse n’importe quoi et abîme les machines.

Loin de la politique de l’autruche qui consiste à ne pas voir les questions des clients et à les infantiliser, la marque partage intelligemment les connaissances nécessaires pour ne pas faire de bêtises et assumer ses choix.

Valve montre comment changer le SSD de son Steam Deck © MiniMachines.net. 2021.

Preparing for any DJ gig: 9 tips from the DJTT community

No matter what size, type, or genre of performing DJ you may be, let’s agree on one thing we have in common – some kind of pre-gig prep. So, we got curious – especially now that so many artists are returning to IRL shows and DJ booths for the first time post-lockdown. How long had it been […]

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Un Mini Mac réalisé avec une carte Latte Panda

Les cartes mères Latte Panda sont des solutions construites autour d’un processeur basse consommation qui embarquent dans un encombrement minimaliste tout les éléments nécessaires à la construction d’un PC… ou d’un Mac. Le fait que la Latte Panda Alpha ait choisi un processeur Intel Core M3-8100Y également employé dans certains MacBook a permis à beaucoup d’utilisateurs de profiter de MacOS sur de leurs Hackintosh.

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Des guides pour transformer la Latte Panda en Hackintosh ont donc fleuri et le choix de cette carte particulière fait donc sens dans ce montage. Ici ce Mini Mac est finalement un engin sous Windows et c’est vraiment dommage que le vidéaste n’ait pas poussé son idée jusqu’au bout. Le montage est somme toute assez simple. On assemble quelques composants dans les éléments imprimés en 3D, on branche et c’est fini.

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Ce n’est probablement pas la solution la moins chère ni la plus performante du marché mais ce type d’intégration montre a quel point il est facile désormais de concevoir un PC facile a embarquer. Sans chercher forcément a imiter un Mini Mac, il est possible d’intégrer un PC de ce type absolument partout : tableau de bord, cadre photo, mobilier… Tout cela sans avoir un engin totalement dépassé en terme de performances. 

Les cartes Latte Panda Alpha se négocient à 389$ HT en importation en version 8Go avec un port M.2 2242 PCIe NVMe pour le stockage.

Un Mini Mac réalisé avec une carte Latte Panda © MiniMachines.net. 2021.

MutantC v4 : un PC mobile sous Raspberry Pi

Mais le fait que la recette existe depuis un moment n’enlève rien au MutantC. Chaque constructeur de ces machines développe ses solutions et sa propre recette pour parvenir à ses fins. Il est toujours intéressant de voir comment les divers problèmes soulevés par ce genre de construction arrive a être solutionné.

Avec un design Open Hardware, le MutantC V4 se veut être une solution facile a reproduire pour que chacun puisse fabriquer une machine de ce type. Les créateurs de ce projet ont d’ailleurs développé une version “lite” de l’appareil qui est plus simple et moins coûteuse a fabriquer.

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Le MutantC est avant tout construit autour d’une carte de développement. Les Raspberry Pi sont employées par défaut mais toutes les solutions de ce format peuvent être employées. Autre atout de ce dispositif, la possibilité de choisir entre différentes diagonales d’écrans. Le projet peut être construit avec des dalles de 2.8, 3.5 et 4 pouces suivant ses besoins et son budget.

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Trois éléments indispensables doivent être impérativement achetés pour pouvoir monter le projet. Il s’agit de PCB fait sur mesures pour connecter les différentes parties entre elles. Rien de véritablement problématique cependant, le coût total de ces cartes est de 15$ environ, frais de port compris. Encore moins si on en achète en lot dans le cadre d’un projet scolaire ou via un fablab. Il vous sera également possible de modifier ces éléments pour les adapter à différents usages, l’ensemble des schémas est disponible gratuitement. 

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Le MutantC propose une ribambelle de possibilités. Outre son clavier et ses 20 broches de développement, l’engin embarque une horloge avec sa batterie, un système de vibration haptique, un capteur de luminosité, un transmetteur infrarouge et… la possibilité de profiter des ports de votre carte de développement. Les sorties USB, HDMI et Ethernet sont accessibles.

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L’alimentation est assurée par un système de batterie exploitant des cellules 18650 classiques offrant environ 8 heures d’autonomie. Le châssis est imprimable en 3D avec des fichiers disponibles sur Thingiverse. Les fichiers pour Fusion360 sont également disponibles.

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Un guide de montage complet est disponible sur Instructables. Un suivi de l’aventure du MutantC est également possible sur MutantC.GitLab.io. Enfin, si le copeur vous en dit, vous pouvez aider le créateur du projet en faisant un petit don ici.

MutantC v4 : un PC mobile sous Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2021.

TEST : Anycubic Vyper : une excellente imprimante 3D (MAJ PROMO!)

Mise à jour : La Anycubic Vyper est disponible à moins de 270€ en promo chez Geekbuying en suivant ce lien c’est une sacrée baisse par rapport à son prix de sortie autour des 450€ ! Elle est également désormais en vente en France chez Amazon qui la propose en promotion autour des 400€. Je suis toujours aussi satisfait de cet engin après 5 mois d’utilisation intensive.

4 impressions faites ces derniers jours avec l’engin, il s’agit d’impressions « brutes de décoffrage » sans post traitement telles que je les récupère sur le plateau de la Vyper.

Billet original du 23/08/2021 : La Anycubic Vyper est un pari assez intéressant de la part du constructeur. Car si il est connu pour ses imprimantes à résine, il l’est beaucoup moins en terme d’imprimantes à filament. Les technologies étant totalement différentes dans leur approche, Anycubic a encore tout à prouver sur ce marché.

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Ce n’est pourtant pas la première imprimante du genre proposée par le fabricant mais sur un secteur aussi concurrentiel, les précédentes avaient plus de mal à être visibles que les modèles à résine proposés par la marque. Ces derniers sont bien identifiés par les utilisateurs. Du coup, Anycubic a décidé de frapper un grand coup avec la Vyper. En proposant un produit complet, bien maitrisé et efficace tout en étant facile d’accès. Cela a évidemment un coût mais à plus ou moins 350€, on est encore dans une gamme de machines abordables. La marque aurait pu sans doute baisser le tarif de l’objet en rognant sur ses capacités, elle a préféré viser la qualité et les services au lieu de s’orienter vers le prix le plus bas possible.

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Il existe déjà des imprimantes 3D à des tarifs très très accessible avec lesquelles il est difficile de lutter aujourd’hui. Les solutions comme la Longer LK4 Pro, que l’on trouve régulièrement à moins de 150€ par exemple, sont imbattables question rapport qualité prix. Mais pour une bonne partie du public, l’impression 3D rime avec complexité. J’ai rencontré beaucoup d’utilisateurs qui ne veulent pas sauter le pas face à la complexité supposée de ces engins. Pour beaucoup, l’aventure de l’impression 3D parait insurmontable pour la simple et bonne raison que l’utilisation est souvent jugée encore trop compliquée, trop hasardeuse ou tout simplement trop chronophage. La Longer citée ci-dessus est, par exemple, une excellente imprimante mais peut être pas la plus simple à manœuvrer pour débuter l’impression 3D. Elle demandera de l’implication et du temps d’apprentissage.

Il existe à l’autre bout du spectre d’excellentes imprimantes 3D à la fiabilité reconnue comme les productions de Prusa, d’Ultimaker ou les solutions d’EmotionTech. Des imprimantes robustes et efficaces qui ne nécessitent que très peu de maintenance une fois correctement réglées. Le problème étant que leurs prix sont sans commune mesure avec les autres, elles coûtent en général assez cher.

Entre ces deux options ? Pas grand chose qui réussit à réunir, à mon sens, un bon équilibre de qualités pour un prix abordable. Et c’est cette cible que vise la Anycubic Vyper. Une solution qui propose un bon équilibre entre praticité, simplicité de montage, d’entretien et d’usage sans pour autant être trop onéreuse à l’achat.

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Les accessoires bien calés dans la mousse.

Déballage et montage

La Anycubic Vyper et livrée dans un imposant et solide carton très bien protégé de mousses diverses. A l’intérieur, on découvre un ensemble d’accessoires soigneusement enfermés dans des emplacements découpés : un bras support de bobine de filament, quelques vis, un ensemble d’accessoires (spatule, lecteur de cartes SD USB, carte SD, deux buses de rechange, du filament de test, des câbles USB et secteur, un écran et une documentation. 

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Sous un second étage de mousse, on découvre la potence qui porte la buse d’impression. Elle est pré-montée et assemblée. Un ensemble de câbles va de la buse vers la base et il faut donc faire attention en ôtant l’ensemble du carton. La mousse est coupée – on le voit ici en haut au centre – pour permettre de libérer la potence sans détacher le câble. J’ai donc soulevé l’ensemble, dégagé la mousse puis posé la potence contre le bord du carton.

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La structure basse de l’imprimante 3D est située au fond du colis, toujours bien entourée par des protections qui la couvrent de toutes parts. C’est l’élément le plus lourd de la machine. Pour dégager le reste, il « suffit » de soulever la structure et de pousser la mousse tout en tenant l’autre morceau. Une fois la base dégagée, on laisse faire la gravité et le carton finit par tomber. On porte alors l’imprimante en main.

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En posant la potence debout à côté de la base, on a fini de dégager l’ensemble et on peut commencer le montage. Mais, avant, on va faire un petit inventaire des composants.

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Dans cette structure basse pour commencer, un élément en plastique avec un bouton sert de tiroir où sont positionnés divers outils classiques du monde de l’impression 3D.

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Une petite pince coupante, indispensable pour couper le filament de vos impressions et qui va être utile pour le montage de la Anycubic Vyper, une tige pour déboucher la buse en cas de soucis dans un tube en acrylique, deux petites clés hexagonales pour démonter la buse et ajuster le plateau et des clés Allen de diverses tailles.

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On retrouve également l’écran couleur de 4.3″ de diagonale qu’il faudra assembler au châssis.

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Le bras qui porte le  filament qu’il faudra assembler dans le bon sens.

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Un petit guide de montage et un ensemble d’accessoires. Vis, spatule, câble USB, buses, serre-fils, clé USB de lecture de cartes SD, carte SD et un morceau de filament PLA pour test.

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Le montage est très simple puisque l’imprimante ne demandera qu’une seule opération un peu délicate pour être exploitable. L’assemblage de la potence sur la base n’est pas spécialement compliqué mais le poids des éléments fait qu’il peut être nécessaire de réaliser l’opération à deux. Il faut, bien sûr, monter la potence dans le bon sens, la buse doit être orientée du côté où le support du plateau est proéminent, côté où on retrouve également le tiroir. A droite, il y a 3 nappes et deux seulement à gauche.

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On repère ensuite les vis les plus longues avec leurs petites bagues, que l’on va insérer dans le bas du châssis avec la plus grosse clé Allen.

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 Je m’en suis sorti tout seul en basculant la base sur le côté pour positionner la potence bien en face de la base. Il est ensuite facile de venir fixer les vis dans leurs supports. Le serrage doit être ferme mais pas trop important. Il faut bien tenir la potence mais ne pas écraser le filetage des supports. On termine donc pas une pression un peu plus forte sans excès.

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Au passage, je vous  encourage à donner un petit tour de clé à chaque vis que vous verrez sur la machine. J’ai trouvé le montage un peu lâche… Resserrer l’ensemble ne fera pas de mal. Une fois les deux arbres bien arrimés, vous pouvez reposer la Vyper sur ses pattes.

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Reste l’écran à positionner en façade avec les trois vis restantes, ce qui n’est pas sorcier. On se servira de la seconde clé Allen pour venir visser les vis dans les trous pratiqués en façade et on enclenchera la nappe dans son support. Un détrompeur vous empêchera de monter cette dernière à l’envers.

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L’opération consistant à fixer le support de bras en l’enclenchant sur un des supports en métal ne prendra que quelques secondes et viendra le moment où il faudra fixer les 4 câbles restants.

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Rien de vraiment sorcier puisque chaque câble est identifié avec une petite étiquette et que les connecteurs sont munis de détrompeurs. Impossible de se rater puisqu’en réalité les longueurs de câbles n’autorisent pas un mauvais branchement.

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Sur la partie haute, il y a ensuite un câble noir à brancher. Là encore des détrompeurs empêchent toute erreur. Vous en profiterez pour faire le tour de tous les autres câbles et vérifier qu’ils soient bien enfoncés dans leurs supports.

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Le tube permettant au filament de circuler jusqu’à la buse doit également être mis en place mais, là encore, c’est d’une simplicité enfantine.

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On le positionne devant l’embout en cuivre avec une bague de plastique noir et on pousse tant qu’on peut pousser. Au bout de quelques centimètres, le tube se bloque. En quelques minutes, le tour et joué et… c’est tout pour la partie assemblage !

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Attention, par contre, à bien couper les serre-fils positionnés pour empêcher les mouvements des pièces de la Vyper pendant le transport. Vous devez en avoir 4 coupés sur votre bureau à la fin du montage : Buse, plateau et un pour chaque bras de la potence.

Il m’a fallu en tout et pour tout 20 minutes pour déballer assembler la Anycubic Vyper, j’en aurais probablement mis 5 de moins avec l’aide d’une personne pour la première phase. Un néophyte ne devrait pas mettre beaucoup plus de temps pour y arriver tant l’assemblage est simple et logique. Les progrès réalisés ces dernières années question montage sont ici parfaitement optimisés.

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La phase suivante concerne les réglages de base de l’imprimante. Pas de panique, rien de compliqué. Il faut juste vérifier que les courroies qui assurent la transmission des mouvements vers la buse d’impression soient correctement tendues. Pour se faire, Anycubic emploie une méthode très simple. Des petits trous indiquant le positionnement d’une clé Allen sont visibles sur la carrosserie de l’engin.

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On tourne dans le sens des aiguilles d’une montre avec l’avant dernière plus petite clé pour tendre la courroie. Dans l’autre pour la détendre. Une fois votre courroie bien réglée, elle ne doit pas balloter mais rester tendue, votre imprimante est prête à l’emploi.

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Sur mon modèle, une seule courroie avait besoin d’être tendue. Suivant les aléas de votre livraison, il est possible que vous n’en ayez aucune ou que toutes aient besoin d’un petit ajustement. Il est également possible que le plateau de la Vyper nécessite un réglage de ses roulements si vous sentez un petit frottement lorsque vous le manipulez ou si celui-ci présente un léger jeu. Là encore rien de sorcier, au dessus des roulements un petit écrou en métal doit juste être ajusté d’un quart ou d’un demi tour avec une des clés hexagonales pour offrir un mouvement parfaitement fluide et un plateau stable.

L’ensemble de ces opérations prendra moins d’une demie heure et reste à la portée de tout le monde.

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Mise en route

Dernière étape importante avant de mettre en marche l’imprimante, vérifier si celle-ci est bien connectée en 230 volts grâce au sélectionneur de courant rouge situé proche du connecteur d’alimentation. Normalement les produits à destination des pays européens doivent être positionnées avec un 230 V bien visible mais si ce n’est pas le cas, vous devrez le faire glisser vers la gauche jusqu’à bien lire cette mention.

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Une fois cela fait, vous pourrez brancher le câble secteur dans la prise tripolaire puis allumer l’imprimante. Votre écran de démarrage va s’illuminer. Après un petit temps d’attente et une animation sur l’affichage, l’imprimante est prête l’emploi.

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Je vous conseille de faire un petit tour dans les menus de l’engin et de les lire avant de lancer quelque opération que ce soit. Se familiariser avec l’interface est important pour prendre ses repères. Les menus sont lisibles et clairs, l’ergonomie générale est excellente mais l’ensemble de l’affichage est en Anglais. Si cela ne pose pas forcément de gros problèmes puisque les termes « system », « print » ou « prepare » ne sont pas des plus compliqués à traduire. Il faudra néanmoins peut être se munir d’un outil pour traduire certains éléments même si, en matière d’impression 3D, on apprend vite à jargonner dans un vocabulaire pratique.

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Ainsi les termes « Preheat » ou « Levelling » sont presque internationaux. On va « leveller » pour mettre à niveau l’imprimante et lancer un « Preheat » pour la préchauffer. Pas vraiment compliqué même si j’ai proposé à la marque mes services pour l’aider à traduire les menus en Français.

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Le « Levelling » est une opération importante et largement facilitée par cette imprimante. L’objectif de cette « mise à niveau » étant de positionner le plateau de manière à ce que la tête d’impression puisse déposer du filament fondu parfaitement à plat. Si le plateau est penché, la couche de matériau ne va pas pouvoir être déposée convenablement. Il faut impérativement que la buse soit parfaitement alignée au plateau.

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Normalement, cette opération est assez technique, il faut positionner la buse au plus proche du plateau et ajuster celui-ci pour qu’il vienne pratiquement coller la partie la plus basse de la buse qui délivre le filament fondu. Ce n’est pas toujours très simple et c’est surtout une opération qu’il faut répéter régulièrement pour être sûr de la qualité  de son impression.

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La buse vient « tâter » la hauteur du plateau automatiquement

Sur la Anycubic Vyper, cette opération est automatisée. L’imprimante va lancer un protocole de détection de la surface et, grâce à un petit capteur intégré à la buse, se positionner au mieux sur 16 points repartis sur le plateau pour assurer un nivelage de qualité. L’imprimante ne modifiera pas la hauteur du plateau mais adaptera le positionnement de la buse en hauteur pour compenser en temps réel les éventuelles disparités de niveau. Je vous conseille d’ailleurs, au passage, de faire une rapide vérification du niveau de l’endroit où vous poserez votre imprimante ainsi que de celle-ci avant toute opération. Histoire de partir sur des bases saines.

A noter que le début de l’opération de nivellement est assez déconcertant. Une phase de « Probing » dure quelques minutes sans que l’imprimante ne donne le moindre signe de vie. Prenez votre mal en patience, au bout d’un moment la machine s’anime et le « Levelling » démarre. Comptez entre 5 et 7 minutes pour terminer l’opération.

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On peut ensuite sortir un filament et le positionner sur le support. Si vous utilisez le filament livré avec l’imprimante, vérifiez qu’il soit bien sous vide et ne l’utilisez pas si ce n’est pas le cas. Les filaments sont sensibles à l’humidité et vieillissent. Dans tous les cas, faites attention à ne pas l’emmêler. Positionnez la bobine de manière à ce que le brin arrive par le dessus et faites le glisser vers le bloc noir situé en face. Il s’agit du détecteur de fin de filament qui arrêtera l’engin si votre impression 3D nécessite plus de matériau que ce qui était disponible.

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Traversez le puis venez insérer le filament dans l’extrudeur. Il s’agit du boitier translucide qui suit, on y rentre par un petit tube blanc et on ressort directement vers la buse. Un petit levier permet d’éloigner les roues qui vont entrainer le filament l’une de l’autre afin de pouvoir glisser le filament de votre choix. Quand vous sentez une résistance en poussant le filament que vous voyez descendre à travers le tube, c’est que vous êtes arrivés en bout de course et vous pouvez relâcher le levier.

Le menu de « préparation » de l’imprimante permet de gérer le filament de manière efficace à la fois pour le positionner parfaitement derrière la buse prêt à l’emploi mais également pour le retirer facilement. N’hésitez donc pas à utiliser celui-ci pour ces opérations, il est très efficace.

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La carte SD livrée contient un fichier à imprimer. Un exemple de ce que la Anycubic Vyper est capable de faire. Il est très important d’utiliser ce fichier comme témoin de bon fonctionnement de votre imprimante. Même si vous êtes impatient d’imprimer un objet personnel ou plus utile. Ce fichier est en effet parfaitement adapté à l’imprimante et a fait ses preuves chez le constructeur. Il vous montrera donc de quoi votre imprimante est capable et, dans le pire des cas, signalera un éventuel défaut technique de votre modèle. Si ce fichier s’imprime mal, alors cela veut dire qu’il y a soit un souci de réglage, soit un souci de montage, soit un souci matériel. Dans tous les cas, ne jetez pas le modèle imprimé même si il est inachevé ou défectueux. La simple vue de l’état de votre impression pourra permettre de vous guider pour résoudre votre problème.

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Votre impression s’est bien passée ? Merveilleux, votre Anycubic Vyper est prête

La suite de cette histoire, c’est à vous de l’écrire. Vous allez devoir dompter l’imprimante pour qu’elle vous délivre le meilleur de ce qu’elle peut faire. Ce ne sera pas forcément aussi simple qu’avec une imprimante papier classique mais les atouts de ce modèle sont nombreux. 

Avec un port USB et un lecteur de cartes SD, la solution peut travailler de manière autonome ou en étant branchée à un PC. Je vous conseille franchement de dédier une petite carte SD à son usage, elle n’a pas besoin d’être performante ni d’une grosse capacité. Une vielle carte de quelques giga-octets suffit. Vous écrirez dessus vos fichiers à imprimer et les appellerez ensuite via le menu de l’écran tactile. Cela évitera de laisser une machine allumée pendant les longues heures d’impression avec  tous les aléas liés à une mise à jour, un plantage ou autre. 

Pour le reste j’ai adoré la Anycubic Vyper qui propose de nombreux points agréables à l’usage : 

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Le plateau d’impression chauffant, par exemple, est couvert par une « feuille » métallique souple et aimantée. Elle se positionne sur la surface de l’imprimante et propose un « grain » adapté à l’accroche des filaments pour assurer une bonne tenue de votre objet pendant son impression. Mais une fois l’impression terminée, pas besoin de se battre avec une spatule pour la décrocher. On retire le plateau, on le plie et l’objet se décroche tout seul. C’est très pratique à l’usage.

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Le « grain » provoqué par le plateau

Attention toutefois à deux éléments. D’abord le plateau peut monter jusqu’à 110°C, ce qui n’est pas anodin. En fin d’impression le plateau est encore très chaud et il faut donc veiller à ne pas vous bruler. Enfin, la partie amovible est très texturée et si vous recherchez quelque chose de plus neutre et lisse dans la réalisation de vos objets, cela ne sera pas forcément parfait. Je vous conseille donc, dans ce cas là, de positionner un plaque de verre ou un miroir de 24.5 par 24.5 cm à la place du plateau magnétique. Il suffira de lancer un Levelling automatique pour que la Vyper s’ajuste à ce nouveau paramètre. Et ne pas oublier de le refaire en remettant le plateau d’origine.

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La buse est facile d’accès tout en étant protégée par un capot en plastique. Cela n’a l’air de rien mais si vous avez des enfants susceptibles de manipuler l’engin ou simplement de trainer dans son entourage, c’est un point très positif. Savoir que la buse qui est capable de monter à 260°C ne pourra pas être touchée facilement par de petites mains est un vrai bon point pour l’engin. Ce capot peut s’enlever et la buse être changée facilement avec la clé fournie.

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A côté de la buse, on découvre par ailleurs une petite LED blanche qui vient éclairer la zone d’impression. C’est un gadget pas désagréable puisque cela permet de bien voir si l’opération se déroule correctement. Cela n’empêche pas de sortir une petite lampe à LED de temps en temps mais évite d’avoir à le faire tout le temps pour juste vérifier que « tout va bien ».

Les enregistrements audio sont fait directement au dessus de l’imprimante, le bruit produit parait donc beaucoup plus fort que le bruit réellement provoqué par la machine.

Les Drivers TMC 2209 intégrés à l’imprimante sont également un gros plus. Il s’agit de composants qui guident les moteurs de la Vyper. Lui proposant un fonctionnement fluide et précis, sans à coup. Cela a deux énormes avantages : le premier étant dans la qualité des impressions produites. La finesse des mouvements a en effet tendance à lisser de manière spectaculaire les surfaces des objets imprimés. Certains effets de strie, de moiré ou de rayures, disparaissent totalement sur les imprimantes ainsi équipées. Cela évite de nombreux « rattrapages » à la peinture ou au papier de verre.

Les enregistrements audio sont faits directement au dessus de l’imprimante, le bruit produit parait donc beaucoup plus fort que le bruit réellement provoqué par la machine.

Mais, c’est également un atout d’un point de vue silence. La présence de ces drivers permet à la solution de mouvoir la buse sur ses axes sans générer de nuisances liées à des accélérations ou des mouvements latéraux ou diagonaux. Sur une imprimante classique, chacun de ces mouvements produit un son différent, ce qui donne une sorte de concert de bruits variés et répétitifs auxquels il est difficile de s’habituer. Sur les imprimantes équipées de ces drivers modernes, ces nuisances sont beaucoup moins audibles, voire carrément étouffées. Ce qui est un vrai point positif à l’usage.

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Les ventilateurs sous la machine.

Attention, cela ne veut pas dire que votre imprimante ne génèrera pas de bruit. Les ventilateurs choisis sont bruyants et leur nombre fait de l’imprimante un engin qui occasionnera une certaine fatigue auditive à l’usage. Mais, le bruit de la ventilation est continu, régulier et toujours sur le même note. Le genre de bruit que l’on peut facilement étouffer en positionnant l’imprimante dans un local comme un atelier ou un garage par exemple. En séparant le bruit de la ventilation par une simple porte et un mur, on le réduit drastiquement. Au contraire des bruits de mouvements variés liés au déplacement de la buse. En glissant l’imprimante dans une pièce ou un meuble dédié, vous pourrez donc fortement limiter sa nuisance sonore1

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Enfin, le bruit généré par la Anycubic Vyper étant lié aux ventilateurs de sa buse et de son alimentation, ils peuvent être combattus assez facilement. Avec un casque anti bruit passif qui étouffe très bien ce type d’ondes, avec un casque audio avec une réduction de bruit active. Ou… en changeant les ventilateurs pour des modèles plus discrets. Cela réclame un certain budget mais cela change en général complètement la donne. 

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Sur ma Vyper, on retrouve trois ventilateurs différents dans le châssis : un 80 x 80 x 10 en 24 Volts (Model YDH8015C24F) et deux 40 x 40 x 10 24V (Model YBH4010C24). Ce ne sont assurément pas les références les plus discrètes du marché. La tête d’impression embarque deux 40 x 40 x 10 24V (Model YDM4010C24). Attention, si les  formats sont identiques sur toutes les Vyper, les modèles peuvent varier.

Il existe des ventilateurs très efficaces et beaucoup plus silencieux chez Noctua par exemple mais cela demandera un budget supplémentaire. Vous pouvez également ajouter simplement une petite résistance en amont de l’alimentation de chaque ventilateur pour diminuer sa vitesse et donc son bruit. Attention toutefois à ne pas jouer avec ces paramètres sans prendre conscience que vos modifications annuleront toute garantie et que trop baisser la ventilation des composants peut avoir des effets fâcheux sur l’usage de l’imprimante. A réserver aux experts donc.

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Un détail TRES agréable à l’usage, est lié au fait que l’imprimante se met en stase après une impression. Quand votre objet est terminé, la buse coupe sa température et se positionne en hauteur. Le plateau arrête de chauffer également et très rapidement les ventilateurs s’arrêtent. Vous ne laissez pas l’imprimante continuer de consommer du courant et faire du bruit pour rien. Cela parait être un détail mais pour certains utilisateurs c’est un gros atout pour l’utilisation de ce type d’engin au quotidien. On peut arriver au même résultat sur d’autres imprimantes 3D mais cela demande des modifications importantes et un peu de bricolage électronique. 

J’ai testé les différents éléments proposés par l’imprimante en simulant deux pannes. La première en coupant le courant de la multiprise qui alimentait la Vyper pendant une impression. Puis en le réactivant quelques dizaines de minutes plus tard. L’écran de contrôle vous demande si vous voulez poursuivre là où en était votre objet 3D. Si vous répondez positivement, l’imprimante se remet en température et reprend là où elle en était. Cela ne fonctionne pas toujours parfaitement et laisse en général quelques traces sur l’objet mais rien que l’on ne puisse récupérer avec du papier de verre, de la peinture et un peu de patience.

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Deuxième option, très classique sur les imprimantes modernes, la reprise en fin de filament. L’unité qui détecte la fin du filament alerte l’imprimante qui se met en pause et vous signale en bip-bippant de manière irritante, qu’il y a un soucis qui demande votre attention. Le changement de filament se fait de manière aisée puisqu’il est accessible directement avant l’extrudeur. On appuie sur le petit levier, on tire et on récupère son bout de fil plastique en un tournemain. Une fois le  changement effectué avec une nouvelle bobine, l’imprimante se remet à température et reprend son travail.

Troisième possibilité offerte par la Vyper, une impression théorique à 100 mm/s… Qui fonctionne mais qui ne propose pas des résultats extraordinaires niveau qualité. On peut imprimer un prototype à cette vitesse mais on ne gagnera finalement pas énormément de temps par rapport à une impression 3D à 80 mm/s bien plus propre.

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Une imprimante assez jeune mais déjà une belle communauté

La Anycubic Vyper est récente, elle a été lancée cette année et la marque a eu une assez bonne idée pour établir une bonne base d’utilisateurs. D’abord elle en a envoyé  à différents testeurs spécialisés pour avoir des retours sur le produit. Cela lui a permis non seulement de la faire connaitre mais également de procéder immédiatement à des ajustements techniques et logiciels. Ensuite elle a proposé l’engin à un prix plus abordable pour son lancement. 3000 machines ont été ainsi précommandées en quelques heures au tarif de 299$ au lieu des 320$ actuellement. Là encore cela a commencé immédiatement a construire une belle communauté d’utilisateurs.

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Le résultat de cette campagne de communication a été d’attirer pas mal de regards et de commencer a créer des groupes autour de son usage. En quelques jours on a ainsi pu découvrir de nombreuses personnes proposant des fichiers de configuration optimisés pour Cura, le logiciel de préparation des impression 3D utilisé par Anycubic. Ces fichiers, partagés, commentés et testés ont permis de commencer a créer des profils adaptés à différents usages de l’imprimante. J’en ai testé plusieurs dont un particulièrement efficace proposé par le vidéaste Allemand Mpox et on commence a trouver des solutions parfaite pour un filament PLA générique. Anycubic livre un fichier de profil pour Cura sur la carte SD livrée avec la machine, celui-ci est fonctionnel mais peut ­être amélioré. 

Autre élément déjà fonctionnel, l’exploitation de la Vyper avec Octoprint, je ne me suis pas encore penché sur le sujet mais j’ai trouvé plusieurs guides pour piloter l’imprimante 3D avec une carte Raspberry Pi et cela semble parfaitement fonctionner. Celui de Sam Prentice ci dessus est par exemple assez complet et documenté.

En conclusion ?

J’adore la Anycubic Vyper ! J’ai déjà beaucoup (trop) d’imprimantes 3D et j’utilise en général la Alfawise U30 Pro qui me rend toujours de bons et loyaux services après plusieurs années d’usage. Je la combine souvent avec la Longer L4K Pro2 qui est le meilleur rapport qualité prix actuellement à mon sens en terme d’impression 3D. Mais j’avoue que si je me sers aujourd’hui sans soucis de ces imprimantes c’est parce que j’ai passé pas mal d’années à les dompter. Sans compter le temps passé a découvrir d’autres modèles auparavant.

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Du filament vert coule de ma Vyper à la toute première impression : il s’agit du test effectué par Anycubic sur chaque imprimante avant expédition. Très rapidement, le filament de test blanc le remplace.

J’avoue ne pas vouloir retrouver les erreurs de débutant que j’ai connu à mes débuts dans l’impression 3D. Les heures passées a attendre pour rien, les erreurs de code, de prise en main, les buses qui se bouchent ou les filaments qui se bloquent. Je lance volontiers une impression sur mes imprimantes classiques mais je dois avouer que je les délaisse un peu depuis que j’ai reçu la Vyper. Non pas par masochisme de recommencer a tâtonner pour trouver les meilleurs réglages mais bien parce que je suis content de ne plus avoir a réajuster régulièrement la hauteur du plateau de la machine.

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Je suis heureux de manipuler une carte SD que je peux insérer en façade dans un vrai lecteur de cartes à ressort. Ja n’ai pas a me battre avec une MicroSDXC a tenter de glisser derrière l’imprimante dans un slot sans retour. J’apprécie le double extrudeur qui ne patine pas, la facilité de réglage des courroies, le montage hyper simple et la manipulation de l’engin…

La Anycubic Vyper ne fait pas de compromis de qualité ou de services. La marque n’a pas tenté de proposer un produit abordable en rognant sur des options utile mais propose plutôt le schéma inverse. Celui d’une imprimante solide qui vous débarrasse d’une bonne partie des soucis liés à ce type de machine. L’impression 3D est ici plus proche de ce que l’on connait avec l’impression papier même si les défis ne sont pas les mêmes.

Anycubic Vyper

Et j’avoue que j’apprécie beaucoup cela. Le fait que chaque euro investi dans l’engin soit vite rentabilisé en temps gagné. En migraine évitée et en vraie productivité. La Anycubic Vyper coche toutes les cases d’un bon modèle d’imprimante 3D conçue pour durer et être réellement utilisée. Pas un caprice duquel on va se lasser rapidement à cause de l’investissement en temps nécessaire pour être maitrisé.

Sa communauté grandit, ses utilisateurs semblent tous ravis et cela qu’il s’agisse de personnes expérimentées comme de parfait néophytes. Et pour cela, je trouve que la marque a réussi son pari.

La Anycubic Viper est  disponible directement chez Anycubic à 349$ HT en Asie mais vous devrez ajouter les taxes et 60$ de port soit 409$ ou 344€. Avec 20% de TVA en prime on arrive à 412€ TTC environ (et d’éventuels frais de dédouanement).

Vous pouvez enfin la commander Sur Amazon France à 409.99€ TTC.

TEST : Anycubic Vyper : une excellente imprimante 3D (MAJ PROMO!) © MiniMachines.net. 2021.

Transformer un Raspberry Pi CM4 en clé TV ?

MBS, pour Magic Blue Smoke, présente son projet sur Hackaday. Il s’agit d’une idée assez simple à la base mais avec beaucoup d’usages possibles. En adaptant un Raspberry Pi CM4 et en modifiant sa sortie HDMI au format classique, il est possible de transformer celui-ci en Clé TV.

Raspberry Pi CM4

L’idée est simple mais séduisante, avec un tel dispositif dans la poche, accompagné d’un chargeur USB Type-C, on pourra connecter l’objet facilement sur un téléviseur pour de multiples usages. La lecture de films ou de musique ou le visionnage de photos stockées sur le lecteur de cartes MicroSDXC du dispositif via une solution comme Kodi. Ou éventuellement un accès à des contenus en streaming.

Raspberry Pi CM4

Mais c’est également la possibilité de lancer de nombreux programmes sur le pouce ou même de jouer en émulation avec un ordinateur facile à transporter et à connecter en voyage. L’idée, ici, est donc de construire une carte qui acceptera les Raspberry Pi CM4 et proposera le connecteur HDMI plein format, un connecteur USB Type-C pour l’alimentation et deux port USB 2.0 Type-A pour connecter clavier et souris ou une paire de manettes au besoin.

Raspberry Pi CM4

Deux modèles sont présentés, le premier est ultraplat avec un dissipateur assez fin et des ports USB à plat sur le PCB sauf le port USB Type-C qui est monté à la verticale (et qui m’inquiète un peu). Le second est plus épais avec un dissipateur plus massif et, cette fois-ci, la disposition inverse. Les port USB Type-A sont soudés en hauteur et le port USB Type-C est à plat. Peut être que le premier modèle sera adapté à une solution multimédia alors que le second pourra prendre en charge des opérations plus gourmandes avec un dissipateur plus massif… Un dissipateur qui laisse apparaitre des emplacements pour visser un éventuel ventilateur.

Aucune idée de prix de cette Clé TV ou d’éventuelle date de commercialisation, MBS ne détaille rien de la sorte sur sa présentation qui reste aussi brumeuse que son pseudo. 

Transformer un Raspberry Pi CM4 en clé TV ? © MiniMachines.net. 2021.

3DPrintColorizer : Imprimer en 3D et en couleur avec une imprimante classique

L’idée de 3dprintcolorizer est à la fois simple et complexe, il s’agit non pas de multiplier les filaments colorés pour imprimer chaque couche avec une couleur différente comme ce que propose certaines imprimantes 3D. Non, l’idée est d’utiliser une imprimante standard, ici une Creality Ender 3, et de lui ajouter une fonction de coloration d’un filament unique blanc ou transparent.

3dprintcolorizer laisse votre imprimante déposer une couche de filament basique et neutre, avant de changer de mode pour passer en coloration. La buse remonte chercher un marqueur pour le disposer dans un support accroché à côté de la partie impression. L’imprimante redescend ensuite pour aller colorer directement le filament imprimé dans la teinte voulue. Le résultat est une impression classique marquée étage par étage dans la coloration programmée en amont dans Cura.3DPrintColorizer

Le résultat n’est pas parfait mais c’est assez étonnant de simplicité et d’intelligence. Le nombre de couleurs peut être assez grand au vu du procédé employé et surtout on pourra changer de coloris facilement suivant les sujets à imprimer.

3DPrintColorizer

Les gros défauts de 3dprintcolorizer sont évidents. D’abord cela empêche tout traitement de surface de l’objet après impression. Pas de passage au papier de verre ou de lissage quelconque. Pas possible non plus de venir corriger des éléments facilement. D’autre part, cela double la durée d’impression d’un objet… ce qui pose la question de la pertinence même du processus. Aura t-on un résultat similaire plus rapidement en dessinant directement au feutre sur l’objet à la fin de l’impression ? Avec peut être plus de créativité et de possibilités en nombre de couleurs ? 

C’est en tout cas un projet assez impressionnant d’un point de vue code. Pas mal de soucis ont du être réglés pour proposer ce projet. Les codes de déplacements de l’imprimante doivent prendre en charge la collecte et la dépose du marqueur, le déplacement autour de l’objet pour venir dessiner dessus a dû être également un défi intéressant à relever. Je me demande si d’autres outils pourraient être imaginés avec le même processus. Pour, par exemple, poncer la surface imprimée directement après la pose avec un outil multifonction par exemple.

3DPrintColorizer

Le processus pour adapter votre imprimante 3D en mode 3dprintcolorizer est disponible sur Github. Des fichiers STL nécessaires pour imprimer les supports de marqueurs. La partie d’étalonnage et de réglage est détaillée ainsi que toute la solution logicielle basée sur une extension à Cura pour prendre en charge les couleurs.

Merci à ToitaGL pour le lien sur Reddit.

3DPrintColorizer : Imprimer en 3D et en couleur avec une imprimante classique © MiniMachines.net. 2021.

Four Transitions – The (unstoppable) passing of time on the half a century of technological advancement

Four Transitions – The (unstoppable) passing of time on the half a century of technological advancement
Created by Jürg Lehni for the collection of HeK – House of electronic Arts in Basel, 'Four Transitions' is an artwork about the passing of time. Together, four displays work in tandem to unveil the current time, with each unit taking one minute to compose one numeral, deploying visual compositions and choreographies that correspond to the nature and character of each technology.

Un UMPC MacOS bricolé dans un garage

Il y a toujours du bon a prendre de ce genre de vidéo, même si en 8 minutes à peine on n’a évidemment que le condensé le plus succinct des efforts nécessaires à la réalisation d’un tel projet. Construire un UMPC MacOS de ce format est une idée un peu étrange mais a vrai dire, l’engin pourrait abriter aussi bien un Windows qu’une distribution Linux, ChromeOS ou même Android. Le choix de Big Sur correspond probablement aux envies de son créateur. Et la réalisation menée ici est très réussie. 

Un UMPC MacOS bricolé dans un garage

Avec une carte LattePanda Alpha dans sa version qui propose un Core M3-8100Y avec 8 Go de mémoire vive et un SSD M.2 240 Go SATA embarqués. Ce petit UMPC MacOS propose une solution complète avec clavier, pavé tactile, flèches de navigation, écran 5.5″ OLED tactile, carte wifi et batterie. Le tout est intégré dans un boitier imprimé en 3D. Une partie d’électronique a été construite sur mesures pour adapter l’ensemble.

Un UMPC MacOS bricolé dans un garage

Un beau travail d’intégration et d’adaptation qui exploite tout le potentiel de la carte LattePanda qui propose une vaste série de broches compatibles Arduino pour piloter les différents montages et en particuliers les ventilateurs nécessaires au refroidissement de l’ensemble.

Un UMPC MacOS bricolé dans un garage

Un détail me plait beaucoup dans cette réalisation, son absence de moyens extravagants. On voit de plus en plus de montages ayant recours à des technologies très avancées, de l’impression 3D haut de gamme, de la CNC de métaux et la réalisation de circuits imprimés professionnels. Ici tout est fait avec des solutions maison, c’est vraiment une machine de garage qui est assemblée avec une imprimante à filament basique.

Un UMPC MacOS bricolé dans un garage

Les montages électroniques sont soudés sur des platines de développement standard, les composants sembles récupérés de divers circuits recyclés. Je n’ai rien contre les montages les plus léchés proposés par des génies du bricolage ayant des moyens semble t-il illimités. La réalisation finale de ce Mac aurait sans doute gagné quelques millimètres d’épaisseur en utilisant des solutions plus pro et plus onéreuses. Mais arriver à ce niveau de réalisation avec des moyens aussi simples donne tout de même un petit vent de fraicheur.

Un UMPC MacOS bricolé dans un garage

Le clavier de l’appareil est récyclé d’une solution portable

Au final j’aime beaucoup cette réalisation qui ne détruit rien mais qui recycle beaucoup. La carte mère LattePanda est intacte et pourra éventuellement servir à d’autres bricolages. Le résultat est amusant même si je ne suis pas persuadé que MacOS Big Sur soit le système d’exploitation parfait pour un UMPC mais comme le fait le concepteur de la machine lui même, il est toujours possible de le  connecter à un écran plus grand et de s’en servir comme une sorte d’unité centrale plus classique.UMPC MAC

Un dernier mot ? La vidéo dure 8 minutes et ne montre que le côté brillant du projet. D’après les emails que je reçois régulièrement, cela a quelque chose d’intimidant de voir des gens “parfaits” sur Youtube dans ce genre de vidéo. Les plus jeunes sont semble t-il angoissés devant tant de réussite alors qu’ils se retrouvent de leur côté devant des projets qui ont bien du mal a aboutir, des impressions 3D qui durent des heures avant de s’apercevoir qu’elles ne sont pas à la bonne taille et autres problèmes de programmation variés. Rassurez vous ! Ce que le Youtubeur ne montre pas ici, c’est sa sueur et ses échecs. Tous les bricoleurs, aussi brillants qu’ils puissent paraitre dans leurs vidéos, se retrouvent face à des échecs. Des erreurs bêtes, du temps perdu et des moments de découragement. Ce n’est simplement pas très “cinématographique”. Proposer une vidéo qui montre des échecs n’est pas vraiment adapté à ce type de contenu. Non seulement cela n’est pas encourageant mais cela peut également orienter les gens dans un mauvaise voie.

Personne ne construit ce genre de projet sans se planter quelques fois ni avoir envie de tout abandonner au milieu. Persévérez, apprenez, poursuivez votre projet. Il n’y a pas d’échec dans votre apprentissage tant que chaque étape vous sert de leçon pour mieux avancer. Les vidéos DIY vous donnent probablement une fausse image de la réalité du terrain mais prenez les pour ce qu’elles sont, des guides destinés a vous inspirer. Pas des recettes ni des modèles, juste des solutions.

Sources : Reddit via Liliputing

Un UMPC MacOS bricolé dans un garage © MiniMachines.net. 2021.

TapLock : un antivol pour vélo sous Arduino

TapLock n’est donc pas un antivol. Enfin si, mais au même titre que les solutions physiques, il n’empêchera pas un voleur déterminé à remplir son sombre office. Il pourra par contre faire réfléchir le voleur opportuniste et vous aider à retrouver votre vélo.

L’idée de TapLock est assez simple. Un petit boitier contenant une carte Arduino Nano BLE Sense pour détecter les vibrations et les mouvements et réagir en conséquence. Le petit accéléromètre embarqué dans la carte et son module Bluetooth pour proposer des fonctions inédites. L’usage basique de l’engin est assez simple. Une fois arrivé à son point de destination on peut enclencher son alarme en tapotant contre TapLock ou à proximité de celui-ci un code enregistré au préalable.  L’accéléromètre détectera les vibrations engendrées et le temps entre celles-ci pour enclencher ou désactiver l’alarme quand le bon code sera exécuté. Si un utilisateur s’empare de votre vélo quand celui-ci n’est pas “désarmé”, alors les vibrations déclencheront l’alarme embarquée.

Pour ce poste, la solution retenue est assez sobre avec un simple signal auditif mais avec une solution Arduino à bord, on peut imaginer beaucoup de choses sur un vélo. Du “bip bip” classique jusqu’aux flashs lumineux en passant, pourquoi pas, à des petites décharges impulsionnelles du types de celles d’une clôture électrifiée dans les poignées du vélo… On peut également imaginer un système qui bloquerait les freins où un cadenas intégré au cadre qui viendrait bloquer la roue arrière de la machine. 

TapLock

Une application profite du module Bluetooth BLE pour apporter la possibilité d’activer ou désactiver le TapLock à distance, avec cette fonction, il sera possible d’enregistrer le lieu où vous avez activé votre alarme. On pourrait imaginer l’ajout d’une fonction GPS pour tracer le vélo à distance et même la charge de l’ensemble de ces fonctions avec une petite dynamo ?

Le site Hackster.io présente le projet en détail avec toutes les subtilités de son intégration. Il revient en particulier sur l’utilisation du Machine Learning nécessaire pour que le dispositif apprenne à reconnaitre les codes tapotés par l’utilisateur. Le code comme les éléments à imprimer en 3D sont disponibles et peuvent être adaptés suivant vos envies.

TapLock : un antivol pour vélo sous Arduino © MiniMachines.net. 2021.

Un scanner de View-master piloté par Arduino

Beaucoup, beaucoup de disques View-Master ont été édités. Chacun d’eux racontait une petite histoire en images avec de petites vignettes en stéréoscopie pour donner un effet 3D. Associé au départ à un petit texte de légende puis plus tard à un format audio, mono, ces histoires servaient parfois d’accompagnement à un livre.

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Disney en a publié beaucoup, d’autres éditeurs ont décliné le concept à toutes les sauces.  Notamment sous forme de souvenirs avec des prises de vues de monuments célèbres. Les appareils de lecture étant passifs, ils ne coutaient pas bien cher et on pouvait ainsi se procurer des disques View-Master assez facilement sur tous les sujets.

Je n’ai pas de nostalgie particulière autour de l’objet mais apparemment d’autres en ont et c’est le cas de Jason Altice qui propose une méthode permettant de scanner ses View-masters afin de les préserver mais également de les partager. Son invention, mélangeant impression 3D et Arduino couplé à une webcam, est assez remarquable. Elle est finement complexe, très intelligemment construite et montre tout un panel de savoir faire. De la création et modélisation en 3D en passant par la programmation Arduino et la réalisation d’un logiciel de traitement des images. Car le but avoué de cette capture des vignettes des petits disques de carton, c’est leur sauvegarde dans un format vidéo. Des films que l’on pourra ensuite garder pour soi ou, comme le fait l’inventeur du procédé, partager sur Youtube ou ailleurs.

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Car avec un simple Google Cardboard, il est possible de profiter de ces petits films en retrouvant l’effet stéréoscopique d’origine directement en les lisant a traver ce type de  casque sur son smartphone.

Jason Altice explique tout le procédé et publie toutes les infos nécessaires sur Github. On retrouve les fichiers STL à imprimer, le code nécessaire à la carte Arduino Nano et le logiciel servant a gérer les clichés pour récupérer les images avant de les transformer en vidéo.

Je me doute que ce projet n’attirera pas les foules, personne ne va tenter de le reproduire “en vrai”. Mais je le trouve particulièrement intéressant parce qu’il illustre bien la qualité des outils mis à notre disposition aujourd’hui pour parvenir à maitriser la plus exigeante et spécialisée de nos lubies. Le View-ReMaster est un OVNI dans son genre, mais un OVNI que jamais personne ne proposera commercialement. Cela en fait un outil parfait et unique. Une sorte d’exemple qui montre la qualité de ce qu’un particulier – doué – peut produire aujourd’hui tout seul avec finalement assez peu de moyens.

Un scanner de View-master piloté par Arduino © MiniMachines.net. 2021.

Yayagram : une machine pour dialoguer entre générations

Yayagram est une invention @mrcatacroquer qui souhaitait permettre à sa grand mère de mieux communiquer, notamment avec ses petits et arrière petits enfants. Yaya signifie mamie en Castillan et Gram rappelle l’usage de l’application Telegram. Un nom qui colle très bien à la solution proposée.

Yayagram

La Yaya de notre héros est un peu dure d’oreille, il faut dire qu’à 96 ans elle n’est pas toute jeune. Comme les mouvements de personnes sont compliqués en ce moment, elle ne peut pas beaucoup voir ses petits et arrière petits enfants. Elle a également du mal à discuter au téléphone. La solution ? Le Yayagram.

Yayagram

L’objet a deux usages : d’abord il permet d’envoyer des messages vocaux via l’application Telegram en appuyant juste sur un bouton. Le destinataire reçoit un message de Yaya et peut l’écouter facilement. La grand mère peut ensuite recevoir des messages par la même plateforme et la machine va les imprimer pour les rendre lisibles.

Yayagram

Pour éviter d’avoir une interface complexe afin de choisir le destinataire des messages, Yaya a juste besoin de choisir celui-ci de la même manière que le faisaient les opératrices du téléphone à une époque. On met en relation un destinataire en enfichant le bon câble dans le bon support jack. Quand on regarde le plateau du Yayagram, on aperçoit une rangée de ports jacks avec, à coté, des prénoms imprimés à la Dymo. 

Ce choix, outre son aspect logique et très lisible, permet d’éviter le recours à un clavier ou une surface tactile quelconque, c’est bien plus adapté à une personne âgée qu’un écran capacitif. L’idée est excellente et on pourrait utiliser d’autres solutions de ce genre pour bien des machines. Si le câble pose problème, le recours à un sélecteur rotatif est envisageable. Ou même un potentiomètre à glissière pour placer une flèche devant le nom de la personne  avec qui on veut communiquer.

Quoi qu’il en soit, l’idée du câble qui met en contact Yaya avec un de ses petits enfants est bien trouvée. Le processus est simple, on sélectionne la personne à qui on veut envoyer le message en branchant le câble, on appuie sur le bouton et on le maintien pendant qu’on parle dans le micro pour enregistrer son message. Dès que le bouton est relâché, le message vocal est dirigé vers la personne qui pourra l’écouter sur son smartphone.

Yayagram

Pour la réponse ? C’est simple, celle-ci s’imprime simplement sur une petite imprimante thermique qui peut prendre en charge aussi bien le texte que de petites images. Cela permet d’être lisible et dépasse le problème d’audition et garde une trace de tous les messages reçus. Autant de souvenirs quand il s’agit d’un petit portrait d’un de ses petits enfants.

Prototype Yayagram

Trois petites LEDs sont visibles pour mieux comprendre ce que fait le Yayagram : Une première indique l’alimentation de l’appareil, la seconde qu’il est bien connecté à Telegram et la troisième s’illumine pendant qu’on enregistre un message. L’ensemble est programmé en Python et les LEDs comme les jacks sont reliés au GPIO de la cartes Raspberry Pi. Le microphone est un modèle USB entrée de gamme suffisant pour cet usage.

Le gros point positif de cette invention est qu’elle permet de dépasser la barrière physique classique. L’interface contourne les problèmes de surdité et même ceux liés à l’arthrite ou autres tremblements. Les messages sont lisibles et ils peuvent être conservés. Il serait possible d’améliorer ce point en choisissant une autre imprimante en cas de problème de vue ou en basculant sur un écran plus grand à fort contraste mais pour sa Yaya à lui, notre créateur a sans doute choisi la meilleure solution.

Prototype Yayagram

Ce que je trouve génial également, c’est que le dispositif permet à une personne âgée d’entamer la conversation. Et non pas de répondre simplement à un coup de fil ou un appel. Si un anniversaire, un passage de diplôme, un entretien d’embauche, une fête ou un autre évènement tire une petite sonnette d’alarme chez sa Yaya, il est simple de brancher le jack au bon endroit et de dire un petit mot gentil du bout des lèvres. Cela fera assurément plaisir à son interlocuteur qui se fera alors une joie de laisser un petit message. Dans l’autre sens, une pensée ou un souvenir de sa grand mère poussera sans doute à écrire un petit message ou à partager une image facilement sans autre formalisme.

Notre héros prévoit de publier son projet en détail sur Instructables bientôt avec l’ensemble de son code source sur Github. Si cela peut vous donner des idées… Je trouve le projet excellent pour plein d’usages. Pour toutes les Yaya du monde, bien sûr, mais également pour certaines personnes souffrant de maladies chroniques. Pour pallier à certains handicaps et, pourquoi pas, pour certains métiers. 

Merci à Annso pour la trouvaille !

Yayagram : une machine pour dialoguer entre générations © MiniMachines.net. 2021.

Jon Bot Jovi : le Robot sous Raspberry Pi qui joue à Guitar Hero

Jon Bot Jovi est une création du vidéaste Nick O’Hara qui n’a honteusement que 508 abonnés sur sa chaine Youtube. Ce talentueux garçon a programmé un robot pour jouer à sa place à Guitar Hero et rafler tous les meilleurs scores.

Est-ce que faire jouer un robot à sa place est la meilleure façon de s’amuser ? Je ne suis pas sûr. Mais, passé un certain âge, être le plus agile ou le plus rapide sur une guitare-jouet en plastique ne fait plus vraiment rêver. Il reste alors à trouver d’autres façons de jouer. Celle de Nick est un peu différente, il s’agit de trouver une solution pour qu’un robot prenne sa place comme pseudo-guitariste.

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Et cela passe par une solution d’intelligence Artificielle qui va repérer à l’écran les notes qui défilent et actionner en conséquence les différents boutons de la guitare. Nick utilise pour cette partie une solution Raspberry Pi 4 qui va ensuite déclencher le différentes actions à mener sur la guitare. Bien entendu, il aurait surement été possible de demander à la Pi de déclencher directement les circuits des boutons pour faire jouer Jon Bot Jovi. Mais cela aurait manqué de panache. La solution trouvée a donc été de laisser la guitare intacte et de construire une interface analogique pour remplacer les doigts du joueur.

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Le relais

Cela se traduit par un relais qui pilote des solénoïdes qui vont pianoter les touches adéquates. Les solénoïdes sont des petits électroaimants montés sur un axe qui vont déplacer une tige de métal lorsqu’ils sont alimentés en courant.

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Un solénoïde qui déclenche un bouton de la guitare

L’électro aimant entrant alors en fonction. Lorsque le courant est coupé, le magnétisme s’arrête et un petit ressort remet alors la tige dans sa position initiale. Ce va et vient permet de pianoter des touches rapidement et précisément.

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Le système est donc à la fois complexe – il faut reconnaitre la touche à appuyer en lisant l’écran – et simple – appuyer sur la touche adaptée au bon moment. Le résultat est évidemment excellent. C’est encore un assez joli projet à développer en classe ou en fablab : il mêle un aspect ludique, de l’électronique et une bonne partie de programmation avec le pilotage et l’entrainement d’une IA.

N’hésitez pas à laisser un mot sous la vidéo de Nick, par exemple pour l’enjoindre à partager ses sources dans un but éducatif !

Grand merci Shikiryu pour la trouvaille.

Jon Bot Jovi : le Robot sous Raspberry Pi qui joue à Guitar Hero © MiniMachines.net. 2021.

Une enceinte Bluetooh ferrofluide aux propriétés hypnotiques

Oubliez vos plugins WinAmp, vos Lava-Lamp et vos enceintes à LED, ce montage d’une enceinte Bluetooth ferrofluide propose un rendu visuel de vos musiques préférées dans un format que vous n’avez encore jamais vu.

Ce montage publié sur Hackaday n’est clairement pas à la portée de tout le monde, tout simplement parce que créer un ferrofluide de ce type, aussi réactif, n’est pas forcément des plus faciles. L’intégrer dans un récipient l’est encore moins.

Pour le reste, l’idée est aussi simple que géniale, demander à un module dédié de transmettre certains signaux vers un électro aimant qui fera réagir le fluide en fonction de la musique.

Enceinte Bluetooth Ferrofluide

Ajoutez à cela la création d’une enceinte sur mesures, l’intégration d’un module Bluetooth pour capter le son et le retransmettre, quelques LEDs pour faire bonne mesure et vous aurez cette magnifique solution devant laquelle on peu rester hypnotisé un bon moment avant que le chat la renverse. Le chantier est toujours en cours de développement et nous devrions avoir plus d’informations sur les différents éléments utilisés dans le futur.

J’aime beaucoup l’idée générale même si j’aurais probablement mis un peu plus de soin sur la partie sonore de la création. Quitte à créer un objet original dans le genre, autant qu’il sonne du mieux possible. La page présente un système audio des plus basiques sur ce poste. Mais il s’agit encore d’un prototype, il est possible qu’une très belle solution soit construite au final.

A suivre donc.

Pour en savoir plus sur les Ferrofluides : la page Wikipedia consacrée au sujet.

Une enceinte Bluetooh ferrofluide aux propriétés hypnotiques © MiniMachines.net. 2021.

Anycubic Wash & Cure Plus, une énorme machine à laver les impressions résine

Deux étapes sont indispensables après une impression 3D en résine. Finaliser son modèle en le nettoyant puis le durcir grâce à des rayons UV. Il existe plein de méthodes pour y parvenir, la plus évidente étant de sortir l’huile de coude pour nettoyer et de profiter du soleil pour ses UV. La plus simple est de confier le sale boulot à une solution automatisée. C’est là qu’un engin comme la Anycubic Wash & Cure Plus entre en jeu.

L’engin mesure 49 cm de haut pour 29 cm de large et 27 cm de profondeur, cet encombrement permet d’intégrer des objets en résine de grande taille avec une capacité différente pour chaque usage de l’objet. La Anycubic Wash & Cure Plus accepte donc des impressions 3D de 19.2 x 12 x 24.5 cm en mode nettoyage et des objets entrant dans une zone de 19 cm de diamètre sur 24.5 cm de haut pour une exposition aux UV sur 360°.

Anycubic Wash & Cure Plus

Des dimensions qui s’expliquent assez simplement, elles correspondent aux imprimantes résines avec un écran de 8.9″ proposés par la marque. Cette machine est donc simplement pensée pour accompagner une solution existante pour tout ceux qui cherchent à gagner en productivité avec de type d’engin. Les particuliers pourront y trouver leur compte mais il semble évident qu’un passionné, un amateur éclairé ou un pro y trouvera plus d’utilité. Si vous êtes un maquettiste, par exemple, et que vous faites des séries d’objets ou de pièces en résine et que votre passion ne consiste pas à les nettoyer à la brosse à dent ou les passer à la lampe UV de manucure, l’emploi d’une solution de nettoyage semi automatisée a du sens. Si votre usage d’une imprimante 3D à résine est plus lié à des dépannages ou des créations de loin en loin, ce n’est absolument pas la machine qu’il vous faut.

Anycubic Wash & Cure Plus

L’étape de nettoyage consistera à immerger votre objet dans un bac en plastique que vous aurez rempli d’alcool isopropylique. La base de l’appareil entrainera au travers du bac grâce à un moteur manipulant un aimant un élément présent en bas du bac qui génèrera un vortex circulant au travers de votre pièce en résine. Un système que bien des laborantins connaissent pour mélanger des compositions chimiques.

La seconde étape consistera à remplacer le bac par un support retenant votre pièce nettoyée et séchée pour la durcir aux UV. Les 20 LEDs permettront de couvrir la totalité de la surface des objets, un support reflétant les UVs placé au pied du dispositif permettra de toucher votre création par en dessous. Le moteur agira alors plus simplement pour faire tourner la pièce sur elle même. Une simple molette de selection permettra de déterminer la durée des différents traitements.

Proposée en précommande à 169$ à partir du 15 Avril prochain, 1000 machines seront vendues à ce tarif de 142€ environ. Une fois ce stock passé, le prix remontera au tarif standard de l’engin soit 249$ ou 210€. Ce n’est pas le prix le plus élevé pour ce type de machine… à condition d’en avoir réellement l’utilité. 

Anycubic Wash & Cure Plus, une énorme machine à laver les impressions résine © MiniMachines.net. 2021.

Un Microscopique PC de jeu sous Raspberry Pi

Le projet en lui même n’est pas très intéressant ou du moins déjà-vu. Mais ce Microscopique PC a un intérêt indéniable, il montre l’effet impressionnant qu’ont désormais les accessoires liés au monde du gaming sur le public.

Présenter ce Microscopique PC sans les ventilateurs (inutiles) et les LEDs (toutes aussi inutiles) et vous aurez un mini boitier comme nous en avons tant vus. Enlever les parois latérales en plexiglas, la façade en nid d’abeille et vous aurez un boitier lambda aux mêmes capacités qu’un autre boitier de Raspberry Pi. Mais avec l’apparat du “gaming”, les LEDs, les fibres optiques illuminées par les LEDs témoins de la carte, les ventilos et tout le tintouin, on a l’impression d’un vrai PC de jeu grand format.

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La vidéo n’en est pas moins intéressante et son auteur, Michael Pick, montre en détail comment il parvient à construire ce rendu global à coup d’artifices. La jouabilité est évidemment assurée par des fonctions de streaming et non pas par la carte. Ce qui permet d’aller taquiner des jeux puissants au travers de l’application Parsec ou de lancer des jeux pilotés par la Pi comme Minecraft.

Je trouve intéressant cette approche inversée de la célèbre fable “Le Roi est nu”. Cette histoire où personne n’ose dire au roi que finalement ses couturiers ne lui confectionnent rien et qu’il se balade à poil pour fort cher. Avec ce montage, c’est l’inverse, on rajoute plein de LEDs et de paillettes au costume du Miniboitier classique et on transforme totalement l’aspect du châssis. Rendant presque crédibles ses performances…

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Si, dans le cas de ce Microscopique PC, c’est très mignon, il est intéressant de s’interroger sur les solutions prêtes à l’emploi délivrées en magasin. Je vois tourner pas mal de publicités pour des machines ma foi très classiques juste affublées de LEDs et de ventilos au travers d’un boitier estampillé “gaming” mais n’ayant en réalité que des performances très habituelles. Coller un tas d’artifices colorés ou assurer une ventilation d’Airbus autour d’une solution entrée de gamme ne transforme pas d’un coup de baguette magique un PC moyen de gamme en machine de gamer. 

Cette mauvaise pratique, surtout visible sur les PC très très grand public, fait également des ravages dans les annonces d’occasion. De nombreux margoulins semblent acheter les boitiers les plus extravagants – et les moins chers – possibles pour y déverser une ancienne configuration. De quoi permettre d’en racheter une nouvelle dans un boitier un peu plus sobre. Coller des LEDs en photo et Gamer dans le titre semblant assurer des vues sur leur annonce même si, au final, il ne s’agit que d’un vieux PC démodé incapable de taquiner autre chose que du 720P.

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Faites donc attention à vous, rappelez vous de cette mignonne petite vidéo. L’habit ne fait pas le PC Gaming.

Un Microscopique PC de jeu sous Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2021.

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