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Vallourec installe le premier composant sous pression imprimé en 3D pour Total

Après un an de collaboration, les groupes français Vallourec et Total ont installé avec succès le tout premier waterbushing imprimé en 3D en mer du Nord. Élément clé dans le secteur du forage pétrolier et gazier, le waterbushing permet de…

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Hiperbaric combine pressage isostatique à chaud (HIP) et fabrication additive

L’entreprise espagnole Hiperbaric a conclu une alliance de collaboration industrielle en R&D avec Aenium, une société d’ingénierie spécialisée dans les technologies de fabrication additive. Hiperbaric est un leader mondial du HPP (high pressure processing), une technologie de conservation des aliments…

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Les tendances du marché de l’emploi dans l’impression 3D en 2021

Alors que de nombreux secteurs ont fortement été impactés par la crise sanitaire durant l’année 2020, le domaine de la fabrication additive a poursuivi sa croissance. Les entreprises ont davantage confiance en la technologie et continuent d’investir afin de poursuivre…

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La fabrication additive, plus mature que jamais, s’impose chez les industriels

Pour la 7ème année consécutive, le service d’impression Sculpteo publie son étude, The State of 3D Printing, qui met en lumière les utilisateurs de la fabrication additive à travers le monde. Cette année, le rapport est un peu différent car…

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International Sales Team Appoints Charlie Day as Global Partner Manager

Queensland, Australia, 19 April 2021 – International Sales Team (IST), a worldwide network of highly experienced broadcast and media industry sales professionals for hire, has announced the addition of Charlie Day as IST Global Partner Manager. IST is a new concept in global broadcast sales team hire, reimagined as outsourced, locally savvy sales representatives as ...

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La SNCF évalue et qualifie ses pièces de rechange imprimées en 3D grâce à 3YOURMIND

Acteur historique du secteur ferroviaire, la SNCF officialise l’utilisation du logiciel développé par 3YOURMIND et particulièrement la fonctionnalité du Digital Qualified Inventory. Grâce à cet outil, le groupe devrait être en mesure d’identifier et d’évaluer plus efficacement les pièces de…

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Le Parcours d’Ascension, un accompagnement continu pour maitriser l’impression 3D FFF

Depuis six ans, Alsima accompagne les industries dans leur ascension technologique vers la fabrication additive. Sa volonté est de leur permettre d’intégrer l’impression 3D dans les meilleures conditions, puis d’en exploiter son potentiel. L’entreprise française travaille avec plus de 300…

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IGO3D accompagne les industriels dans le déploiement de la fabrication additive

Le groupe allemand Schammer Maschinenbau GmbH conçoit des solutions pour différents secteurs industriels depuis 50 ans, spécialisé notamment dans la fabrication de prototypes et pièces finies pour des machines de production traditionnelles. Il a récemment misé sur la fabrication additive…

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Les entreprises françaises sont plus nombreuses à avoir adopté l’impression 3D

Le fabricant Ultimaker réalise chaque année une étude mondiale qui analyse les usages de la fabrication additive, son adoption mais aussi sa compréhension et les défis auxquels sont confrontés les utilisateurs des imprimantes 3D de la marque. The 3D Printing…

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3D Factory Incubator affirme son succès après deux années d’existence

Au début du mois de mars, le 3D Factory Incubator a fêté ses deux ans. Il s’agit du premier incubateur européen de haute technologie dans le domaine de l’impression 3D, qui promeut les initiatives et les projets les plus prometteurs…

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International Sales Team Launches Global Broadcast Sales Service

Queensland, Australia, 24 March 2021 – International Sales Team (IST), a worldwide network of highly experienced broadcast and media industry sales professionals for hire and deployment, has been launched. According to IST Director Darren Frearson, a highly experienced senior broadcast sales professional with more than 40 years’ experience, “We’re all familiar with the concept and ...

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Participez au sondage sur l’impression 3D médicale en France

Après le succès de l’événement virtuel ADDITIV médical France, premier salon dédié à l’impression 3D médicale, 3Dnatives organise, en collaboration avec France Additive et l’INP Toulouse, un sondage national auprès des acteurs français de la fabrication additive dans le domaine…

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SSD : des prix en augmentation face à une pénurie de contrôleurs

Beaucoup de nouveaux modèles ont été annoncés depuis le début de l’année et de nombreuses baisses de tarifs ont marqué la période des fêtes ainsi que les soldes sur les SSD. On a pu trouver des modèles à des prix plancher et cela quelque soit la technologie employée et dans presque toutes les capacités.

Mais cette évolution du format SSD devrait connaitre des turbulences assez fortes dès le second trimestre 2021. Les fabricants vont avoir du mal à suivre la demande actuelle faute de composants. Une des nombreuses conséquences liées aux problèmes de productions provoqués par la pandémie mais pas seulement. Le cabinet d’analyse TrendForce alerte sur la situation et révise ses estimations de prix à la hausse pour les mois à venir. Le stockage “client”, les modèles fournis par les fabricants aux assembleurs pour qu’ils les intègrent sur leurs machines, devrait être particulièrement impacté.

La demande ne faiblissant pas et de nombreuses entreprises estimant que leurs futurs achats doivent anticiper un éventuel confinement, beaucoup d’achats traditionnels de postes fixes se transforment en achat de machines portables. Autant de postes qui basculent d’un stockage mécanique 2.5″ ou 3.5″ à un SSD. Augmentant mécaniquement la pression sur les volumes à produire. Les mémoires NAND mais également les contrôleurs sont donc soumis à un énorme volume couvrant la totalité de la production actuelle. Ce simple état fait que les prix vont logiquement repartir à la hausse.

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Les choses risquent d’empirer également à cause de pénuries notables en contrôleurs. Les puces qui prennent en charge la gestion des modules de stockage NAND. Celles-ci sont directement impactées par la pandémie qui pose d’énormes soucis de production aux différents fabricants. TrendForce estime que les conséquences de cette demande constante et les tarifs des SSD clients vont grimper de 3 à 8% sur le second trimestre. 

L’Usine de Samsung à Austin

Mais la pandémie n’est pas le seul élément qui impactera les tarifs. TrendForce estime, par exemple, que l’usine de Samsung à Austin au Texas a durablement souffert de la tempête qui a paralysé l’état ce premier trimestre. Entre les soucis d’approvisionnement électrique et un personnel incapable de se déplacer, la société qui fabrique de nombreux composants SSD a un retard énorme sur son calendrier de production. Aujourd’hui encore, après plusieurs jours de fermeture complète, l’énorme complexe ne tourne toujours pas à 100% de ses capacités.

Samsung y produit en particulier des contrôleurs de SSD. Pour ses produits évidemment mais également pour de nombreux partenaires. Les solutions utilisant des modules NAND 128 couches devraient être les plus affectés. Un état qui devrait pousser la problématique encore plus loin avec un impact fort sur le troisième trimestre 2021. Cette fois ci pour les solutions professionnelles. Les estimations pour le second trimestre sont catégoriques. D’une baisse de prix de 5% anticipée en fin d’année dernière sur ce segment, le marché pourrait connaitre, au contraire, une augmentation de prix de 5%.

SSD : des prix en augmentation face à une pénurie de contrôleurs © MiniMachines.net. 2021.

Framework : un portable aux composants facilement remplaçables

Framework c’est une idée assez ancienne, celle d’un ordinateur portable libéré de sa contrainte d’intégration. Une machine qui calquerait son évolutivité sur celle des PC de bureau. 

Framework

Le Framework

Cette idée d’un portable évolutif existe depuis toujours, comme un fantasme qui traverse les générations depuis que les premiers engins mobiles existent. Il y a eu une certaine apothéose à une époque, un moment où les portables étaient moins fins et moins légers qu’aujourd’hui mais qui proposaient en contre partie un accès plus complet à leurs composants. On pouvait changer leur stockage, leur mémoire vive, parfois leur processeurs. La batterie était amovible par défaut et d’autres composants pouvaient être modifiés également. Aujourd’hui il est très rare de trouver des machines dont le stockage ou la carte Wifi ne sont pas montés sur des ports M.2 amovibles. Mais beaucoup de composants sont totalement inaccessibles car soudés directement sur la carte mère.

Framework

C’est le cas de plus en plus souvent de la mémoire vive qui est totalement ou en partie soudée sur le même circuit que le processeur. La partie graphique externe l’est également même si il existe des technologies pour dissocier cet élément du reste des composants avec le MXM notamment. Les mémoires sont depuis toujours montées sur des barrettes et leur intégration inamovible est surtout liée à une volonté de finesse des fabricants. Volonté qui répond apparemment à des sondages auprès du public qui plébiscite ce type de design.

Evidemment ce type de sondage pose souvent la question de manière biaisée ou incomplète. On demande au public si il préfère une machine plus fine et plus légère ou un engin plus épais et un peu plus lourd. Ce a quoi le public répond invariablement que, bien sûr, il préfère finesse et légèreté. Jamais on lui explique les conséquences de ce choix. Que sa batterie finira par mourir au bout d’un un nombre de cycles déjà connu lors de la vente et que la finesse de l’engin empêchera de la remplacer. Condamnant un investissement de plusieurs centaines d’euros à une durée de vie limitée d’office. Jamais on ne dit non plus que la finesse de l’engin obligera a se balader avec des dongles ou extensions pour connecter ses accessoires.

Acer Swift 7 2018

Le Acer Swift 7 : ultraportable et ultrafin. 9 mm d’épaisseur en 2018

C’est donc dans l’air du temps. On veut de la finesse alors on accepte de ne plus pouvoir changer le stockage sans avoir a retirer 40 vis, de ne pas pouvoir ôter la batterie collée au châssis ou de ne pas avoir la possibilité de mettre à jour sa mémoire vive. 

Framework se pose donc comme un héro, une solution indépendante des circuits classiques qui propose un portable d’un autre genre. Un engin fin mais capable de faire évoluer ses composants. Une idée séduisante d’un point de vue investissement mais également en tant que personne se sentant responsable de la gestion de ses déchets. Avec un portable parfaitement fonctionnel mais dont la batterie ne tient plus la charge, c’est généralement tout une machine qui est remplacée. Pouvoir y remédier serait un point très positif d’un simple point de vue écologique.

Framework

Framework propose une vision, une alternative. Avec un ultrabook de 13.5 pouces en 2256 x 1504 pixels affichant en 3:2, son portable est intéressant a découvrir. Le châssis est constitué d’aluminium en bonne partie recyclé. Il intègre un processeur Intel Tiger Lake avec un maximum de 64 Go de mémoire vive et jusqu’à 4 To de stockage SSD en PCIe NVMe. Une webcam 720p sera intégrée, promettant une fluidité de 60 images par seconde à l’utilisation et que l’on pourra cacher derrière un œilleton de sécurité. Avec 15.85 mm d’épaisseur et 1.3 Kilo cet engin proposera une batterie de 55 Wh. Bref, ce n’est pas un monstre boursouflé et lourd mais pourtant une solution qui pourra évoluer en bonne partie. 

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Framework promet l’accessibilité à de nombreux postes : la batterie pour commencer mais également l’écran, le clavier, la carte mère, la carte Wifi/Bluetooth, le stockage et la mémoire vive. L’idée étant de pouvoir acheter un clavier neuf si le premier est défectueux au bout de quelques années. Même chose pour l’écran ou la batterie qui vieillit. Certains composants du châssis seront également accessibles pour un remplacement simple même par un particulier.

L’idée de changer de carte mère est encore plus atypique. Cela veut dire que le propriétaire d’un Framework acheté en 2021 pourrait acheter une nouvelle carte en 2025 pour mettre à jour sa machine. Avec un nouveau processeur, un nouveau chipset et un circuit graphique à jour, c’est clairement un nouveau portable que l’on finira par obtenir.

Mais ce n’est pas tout. Plusieurs modules d’extensions pourront permettre de personnaliser sa connectique. On modifiera ainsi des éléments qui semblent bien être des ports d’extension intégrés auquel on pourra connecter différents connecteurs. Des ports avec des prises USB type-C ou USB Type-A, du HDMI, du DisplayPort, un lecteur de carte MicroSDXC ou une prise casque.

Framework

Bref des éléments propriétaires sur lesquels on pourra connecter un module contenant le convertisseur de son choix. Il sera ainsi possible de choisir de ne pas intégrer de port HDMI mais de le remplacer par un DisplayPort. Un module de stockage sera également accessible et on pourra enlever un port USB pour le remplacer par un module proposant plus d’espace.

Framework

Framework veut faire de ce type de modules un nouveau format, proposant ainsi à des industriels tiers de fabriquer les leurs que la marque se chargera ensuite de distribuer via son site. De telle sorte que si une entreprise veut, par exemple, produire un module de capture vidéo, il serait facilement accessible au public.

Framework

Tout ce qui est accessible à une extension USB 3.0 serait a priori intégrable dans ce type de module. Framework travaille par exemple à une extension permettant de profiter d’un port Ethernet Gigabit.

Framework

Framework : de la théorie à la pratique

Reste de grands défis pour Framework. Sur le papier l’idée est séduisante mais elle a beaucoup problèmes a résoudre pour être viable. Il faut d’abord convaincre le public, et ce ne sera pas facile.

Si les particuliers peuvent voir dans ce type de projet une solution intéressante, le nombre de personnes susceptibles de profiter de ces évolution est très limité. Peu, très peu, de particuliers n’ayant qu’une petite trappe a ouvrir pour changer un stockage ou de la mémoire vive il y a encore quelques années ne prenaient la peine de le faire. Installer une barrette de mémoire vive est un jeu d’enfant mais la plupart des gens s’arrêtent à l’étape d’avant. Non pas le moment où l’on cherche comment intégrer de la mémoire mais plutôt comment trouver le composant compatible avec sa machine. Evidemment La société derrière Framework aura tout intérêt à lister les composants compatibles et même à les distribuer. Restera alors a passer à la seconde étape, commander le produit et l’installer soi même. Et ce n’est pas gagné.

Minimachines.net

Le Compute Card d’Intel, un produit abandonné en 2019 qui permettait une évolution facile des portables

De nombreuses tentatives de ce genre on déjà été tentées, de la part de sociétés nouvelles ou de géants bien établis dans différents domaines. Le constat qui est fait est quasiment toujours le même, l’industrie n’a aucun intérêt a suivre ce type de mouvement et la société qui lance son produit se retrouve vite très isolée. Sans materiel compatible autre que celui qu’elle produit. C’est la grande différence entre le marché PC classique des tours de bureau et celui des portables. Si le premier dispose d’une véritable armada de produits tous compatibles les uns avec les autres c’est parce qu’il s’est construit entièrement sur cette idée de compatibilité. Le marché portable a fait totalement marche arrière. Les rares normes communes entre les marques de portables ne concernent que des éléments déjà interchangeables chez les concurrents : mémoire vive, stockage et cartes M.2 comme les modules Wifi/Bluetooth. On remarque au passage que ces éléments sont également intégrés dans le monde des PC de bureaux…

MXM Nvidia Tesla

Un module graphique MXM Nvidia Tesla

Il n’y a pas de norme comme le ATX ou le ITX pour les cartes mères dans le monde du portable et tout le monde fait sa solution à sa sauce. Il pourrait y avoir une norme de circuit graphique comme le MXM mais cela sous entends un retour à des machines plus épaisses. Et cela ne serait intéressant que si de nombreuses marques productrices de portables se penchaient sur le sujet en proposant une extension MXM car cela amènerait de nouveaux constructeurs a proposer ce type de modules. Ce n’est clairement pas le cas.

Pour la batterie, même à l’époque où toutes les solutions étaient amovibles, jamais les constructeurs ne se sont entendus pour les rendre inter-compatibles entre marques. Au contraire, chacun y allait de sa solution propriétaire tant au niveau de l’accroche physique que des connecteurs. Pas de raison que le marché gagne en sagesse  aujourd’hui.

Framework

Si on fait le bilan du Framework face à une machine concurrente

Mettons le projet Framework face à une solution commerciale standard. Qu’apportera t-elle de plus ? La possibilité de choisir sa connectique et donc de doubler par exemple ses sorties jack audio ou de rajouter un port HDMI. C’est un atout mais il faut bien avouer qu’il est maigre face à ce que propose le marché en terme de solutions externes. Un simple hub USB Type-C ou Thunderbolt peut apporter l’ensemble des ports supplémentaires proposés par Framework. Ce sera certes moins bien intégré mais avec l’avantage d’être compatible avec tout type de machine et non pas dépendant d’un format qui enfermera l’utilisateur chez un nouveau constructeur. 

C’est également une possibilité qui subit l’érosion concurrentielle. Le tarif de ces hub USB Type-C ou Thunderbolt fluctue et n’est pas lié au bon vouloir d’une seule société. Les options pour Framework étant distribuées par une seule marque et sur un seul site, elle ne seront pas soumises à la même concurrence. Elles resteront plus chères que les solutions concurrentes.

Framework

Le module de stockage du Framework

Ajouter une option de stockage ? C’est un plus mais cela peut se compenser par la possibilité d’ajouter une simple clé USB. A demeure avec un modèle ultra compact sur un port USB ou de manière classique en l’ajoutant en cas de besoin. Le recours à des cartes SD est également une solution sur certains portables pour étendre le stockage, leur prix s’est écroulé et leurs débits sont en hausse.

Reste les options de remplacement des composants internes qui sont une promesse réellement intéressante. Pouvoir changer sa carte mère c’est l’assurance de retrouver un meilleur niveau de performances avec un processeur plus puissant, un chipset adapté et un circuit graphique au niveau. Un remplacement au bout d’un temps d’amortissement serait sans doute un énorme plus. Mais cela pose plusieurs questions épineuses pour la solution Framework.

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Quelle garantie aura l’acheteur de voir une carte mère compatible avec son materiel au bout de 3 ans, 5 ans ou 10 ans ? La grande question est la pérennité de Framework. Car si la société se lance en 2021, sa clientèle sera faible le temps de se faire connaitre. Et comme je me doute que les tarifs proposés par la société ne seront pas donnés1 la base de client ne devrait pas être énorme. 

Au bout de combien de temps ces clients vont “repasser à la caisse” et acheter une nouvelle carte mère pour leur portable Framework ? 3 ans ? 5 ans ? 8 ans ? Et pendant ce temps, comment Framework va t-elle prouver l’intérêt de son concept ? Qu’est ce que la société va gagner avec la vente d’un portable à son lancement et une carte mère 5 ou 8 ans plus tard ? Quelle sera sa rentabilité ? A quels tarifs sera t-elle obligé de vendre ses accessoires pour fonctionner ? Peut t-on faire confiance à une société comme Framework sur une période aussi longue en informatique ?

Lenovo Flex 14 2014Le Lenovo Flex 14 : un portable innovant de 2014

Autre soucis majeur, l’évolution des formats, des standards et des tarifs. Si le concept des ports interchangeables permet de résoudre le soucis lié aux changements de formats. D’anticiper l’apparition d’un nouveau type de port par exemple, cela ne permet pas de voir à long terme à quoi vont ressembler les portables de 2025 ou de 2030. Il est très difficile de voir aujourd’hui quelles évolutions majeures vont arriver sur le secteur dans le futur mais les évolutions depuis les 5 ou 10 dernières années en arrière laissent entrevoir le chemin parcouru. Est-ce que aujourd’hui vous auriez envie d’un portable d’il y a 5 ans ? D’il y a 8 ou 10 ans ? Il est fort possible que de nombreux bouleversements arrivent dans les années qui viennent tant au niveau esthétique que materiel. Des bouleversements majeurs maintenant que la course à la performance et au rendement des processeurs et relancée. Avec AMD dans la bataille, Intel qui doit réagir et ARM qui montre ses capacités au travers des solutions d’Apple… Le marché va entrer en ébullition. Et cela passera sans doute par l’apparition non seulement de nouveaux formats mais également de nouvelles extensions. De nouvelles possibilités. Autant d’éléments que Framework ni personne, ne peut anticiper à 3 ou 5 ans. Or tout le principe de Framework c’est de vous promettre une durabilité sur ce type de période.

Le concept de Framework c’est, d’une certaine mesure, le pari d’un immobilisme technique. Le pari d’une machine qui ressemblera en 2025 ou 2028 à celles d’aujourd’hui. C’est un enfermement dans les propositions de la marque également, sans bénéficier des avantages des concurrents. Un choix qui peut se comprendre mais qui est loin de l’opportunisme qui caractérise souvent les meilleurs achats informatiques. Si dans 5 ans la carte mère compatible avec votre PC Framework est proposée à un tarif représentant 50% du prix d’un portable neuf chez un concurrent en promotion. Si votre portable lui même commence a donner des signes de fatigue au niveau de sa batterie, de sa charnière et de son écran. Si les modules amovibles de la connectique commencent a avoir du jeu… Allez vous décider de repartir pour 5 années de plus avec cet investissement déjà un peu bancal et sans aucune garantie ou achèterez vous un portable neuf ?

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L’idée de Framework est intéressante mais ne va pas dans le bon sens

Framework c’est une bonne idée, une idée logique, celle du monde des PC de bureau. Malheureusement elle n’a aucune place dans le monde très concurrentiel des portables et ultraportables d’aujourd’hui. Si l’idée était a développer il faudrait que cela se fasse au travers d’un consortium de marques comme c’est le cas pour le Wifi, l’USB ou le Bluetooth. Un “pot commun” où toutes les marques pourraient piocher des idées a développer.

Et cela ne se fera jamais pour des raisons simples. La première étant que rendre son portable compatible avec les composants de ses concurrents équivaudrait a développer des machines pour ses concurrents. Acheter un portable haut de gamme d’un côté puis le mettre à jour avec des produits moins chers chez une autre constructeur dans la durée c’est un bon moyen de ne pas faire d’affaires. C’est également un bon moyen de ne pas vendre de nouveaux portables.

Evidemment il est rageant de voir des machines parfaitement viables partir à la déchetterie parce qu’un écran est cassé ou qu’une batterie ne tient plus la route. Mais le problème n’est pas vraiment lié à la possibilité d’obtenir les pièces détachées. Il est surtout dû au fait que de nombreux constructeurs ne se soucient pas vraiment de la réparabilité de leurs produits.

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Changer de la mémoire ou un stockage est un jeu d’enfant aujourd’hui mais, paradoxalement, ce n’est plus accessible

Et on touche là du doigt un problème évoqué au début de ce billet. Il y a quelques années en arrière, lorsque les machines ne jouaient pas à la course à la finesse esthétique, il était possible de faire beaucoup de choses dans un ordinateur portable. Changer facilement toute la carte mère, ajouter ou enlever des stockages autrement plus encombrants que les SSD M.2 d’aujourd’hui, modifier la mémoire vive… La batterie était externe et non collée à l’intérieur et il y avait beaucoup de place pour les différents connecteurs sur les tranches des châssis. Aujourd’hui on souffre d’un défaut lié à la finesse extrême des machines et, justement, à une volonté de contrôle des constructeurs.

Certains produits sont pointés du doigt pour leur côté irréparable. Leur ouverture est synonyme de destruction et certaines marques estiment que l’ensemble des ressources constituant un ordinateur portable sont parfaitement jetables. C’est un constat amer mais c’est un élément totalement ancré dans nos habitudes de consommation aujourd’hui. Le marketing a poussé vers des designs qui ne sont pas compatibles avec l’accessibilité. Il ne tient qu’aux constructeurs de faire marche arrière et de proposer des produits plus évolutifs. Pas forcément des monstres de 3 cm d’épaisseur pour autant, un ingénieur spécialisé dans ce type de développement me confiait qu’en passant un portable actuel de 17 mm à un équivalent en 20 mm d’épaisseur on pourrait retrouver non seulement une énorme latitude d’évolution mais également une bien meilleure connectique. Sans parler de l’emploi d’éléments plus solides au niveau des charnières et des matériaux pour faire durer l’ensemble. 

Framework

Framework ne fait que répéter le problème actuel en contournant une partie de ses conséquence avec des gadgets. Proposer des connecteurs amovibles reste ce que j’appelle un gadget. Pourquoi ne pas faire la promesse d’un portable vraiment ultra solide avec plus de connecteurs tout simplement ? Pourquoi ne pas proposer un portable avec une large trappe pour changer stockage et mémoire vive d’un simple coup de tournevis ? Pourquoi ne pas proposer un portable avec une batterie amovible externe ? Ou un modèle permettant d’accéder à sa carte mère en ôtant quelques vis ?

Framework tourne autour du pot, proposant un engin qui à les mêmes défauts que ses concurrents tout en ajoutant un peu de magie technologique pour compenser. Surtout, la marque fait une promesse dans le futur en n’ayant aucune garantie de pouvoir la tenir. Et, si la Framework y parvenait, ce serait sûrement à des tarifs de “seconde main” difficiles a mettre en concurrence face aux machines neuves.

Framework : un portable aux composants facilement remplaçables © MiniMachines.net. 2021.

Le 3D Print Congress & Exhibition 2021 est annulé, un rendez-vous à Paris est annoncé

On se demande tous quand est-ce qu’on pourra enfin arpenter les allées d’un salon, aller à la rencontre des exposants, toucher des pièces, découvrir les dernières innovations…Malheureusement, il faudra attendre encore un peu : le célèbre salon professionnel français 3D…

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3D Hubs et Protolabs veulent créer la plus grande offre de fabrication au monde

En janvier dernier, le service d’impression 3D Protolabs annonçait le rachat du service de fabrication en ligne 3D Hubs. Lancé en 2013, ce dernier a connu de nombreuses évolutions au cours des dernières années, en commençant par proposer une plate-forme…

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LG va rendre WebOS accessible aux autres fabricants de téléviseurs

Si vous êtes fabricant de téléviseur aujourd’hui, vous pouvez pour quelques euros, ajouter un SoC, de la mémoire vive et du stockage de manière à proposer des fonctions avancées à votre écran. Entre autres choses, lui permettre d’aller piocher sur les services de streaming, d’ajouter des fonctions ludiques et de programmer des systèmes d’alerte ou d’enregistrement de vos programmes.

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Pour y parvenir, vous pouvez utiliser un système Android ou un dérivé comme la proposition d’Amazon avec ses FireTV. Vous pouvez également pousser un système développé par vos soins directement sur votre machine. Bientôt, il sera également possible d’utiliser WebOS. La solution de LG va en effet être proposée aux constructeurs de téléviseurs concurrents. La marque indique avoir déjà signé des accords avec une vingtaine de partenaires différents et prévoit d’agrandir cette liste dans le futur. Et cela semble assez logique, ce genre de négociation ne coute pas cher à la signature. Une marque ne va payer l’emploi de WebOS que si et seulement si elle intégre effectivement le logiciel dans sa gamme de produits. Une toute petite somme pour chaque téléviseur sorti d’usine.

WebOS

Dès lors, tous les partenaires de LG auront sans doute trois choix tiers pour intégrer un système complet dans leurs téléviseurs : AndroidTV qu’il faudra négocier avec Google, FireTV d’Amazon ou WebOS à signer avec LG. Le gros avantage pour ces trois solutions étant de laisser leurs développeurs externes gérer les mises à jour techniques et logicielles. Si Youtube, Netflix, PrimeVideo ou Disney font évoluer leurs applications, ce sont les ingénieurs en charge d’Android, de FireTV et de WebOS qui auront pour tâche d’adapter le système, de corriger les bugs et de le mettre à jour en cas de failles ou d’autres problèmes. Même chose pour les services de streaming de jeux comme GeForce Now ou Stadia par exemple, le fait de payer une licence offre de gros avantages en terme de coût de développement tout en rassurant le client sur la compatibilité de l’offre dans le temps.

WebOS

Economiquement, les constructeurs tiers voient arriver un nouvel acteur, ce qui permettra de mieux négocier le coût des licences en faisant jouer la concurrence… LG pouvant jouer sur la corde du prix pour attirer à lui des marques face à Android et Google. La marque garde en effet sous le coude un petit avantage technique. Les partenaires signant pour WebOS auront droit à la version 5.0 du système à son lancement et cela même si LG lui même distribuera la version 6.0 sur ses propres téléviseurs. Une avance technique qui permettra à la marque de conserver un avantage stratégique face à ses concurrents.

Pour LG, le fait que plus de téléviseurs soient vendus avec son OS aura également des effets bénéfiques, stratégiquement parlant. Avec quelques millions d’unités en plus sur le marché, capables de souscrire un abonnement à un service comme Netflix ou autre, WebOS sera sans doute mieux traité en terme de développement. Le coût de son entretien logiciel, la paye de ses développeurs, sera également diluée dans la masse des nouvelles unités vendues.

LG va rendre WebOS accessible aux autres fabricants de téléviseurs © MiniMachines.net. 2021.

Nvidia va limiter les capacités de ses RTX 3060 pour protéger les joueurs

Les GeForce RTX 3060 devraient sortir officiellement dans quelques jours et apporter au marché des minimachines de bureau un excellent processeur graphique pour la plupart des usages. Reste une ombre au tableau, la machine Nvidia est, comme la plupart des fabricants de composants aujourd’hui, quelque peu grippée.

Cartes graphiques dans une ferme de minage

Entre les soucis liés à l’approvisionnement des composants et la demande qui a été phénoménale, Nvidia a bien du mal à tenir la cadence réclamée par ses clients. Mais comme si cela ne suffisait pas, un troisième élément vient rendre la situation encore plus catastrophique. Les “mineurs” de monnaies électroniques piochent largement dans les stocks des cartes graphiques destinées aux joueurs pour mettre en place leurs outils de minage. Achetant des lots complets de cartes graphiques directement à la source, chez des grossistes ou des revendeurs, ils participent à la raréfaction de ces produits.

Palit GeForce RTX 3060 StormX

Pour lutter contre ce dernier phénomène, Nvidia a décidé de limiter volontairement ses cartes graphiques GeForce RTX 3060 en divisant de moitié la capacité de calcul des cartes pour miner de l’Ethereum. Le pilote Nvidia détectera ce type d’usage et abaissera automatiquement les capacités des cartes de moitié dans ces usages. Cela n’affectera pas les autres utilisations des RTX 3060. Autrement dit, si vous achetez une de ces cartes avec l’intention de jouer, cela n’aura pas d’impact. Mais si vous voulez vous en servir pour générer des gains avec des monnaies virtuelles, la rentabilité globale de votre solution sera très mauvaise.

Ce choix répond à une demande très forte de la clientèle historique de Nvidia qui a du mal à accepter que les rares cartes disponibles soient vendues à des prix de plus en plus élevés. Devenant ainsi inaccessibles à beaucoup de joueurs et uniquement “rentables” pour les mineurs de cryptomonnaies qui pourront de leur côté finir par les rembourser dans la durée. 

Nvidia CMP

En parallèle de cette limitation, Nvidia va proposer des circuits clairement orientés vers ces pratiques de calculs pour les monnaies virtuelles avec une nouvelle gamme de processeurs baptisés CMP pour Cryptocurrency Mining Processor. Ces circuits qui visent expressément la monnaie virtuelle Ethereum, offriront le meilleur ratio de calcul pour cet usage tout en évitant les fonctions graphiques qui leurs sont inutiles. La solution CMP, sera également plus compacte et plus facilement intégrable. De quoi également mieux rentabiliser l’espace nécessaire à ce genre de solution. Un produit plus logique et plus vite amortissable  pour les mineurs qui pourront augmenter la densité de leurs capacités de calcul.

CMP

Ce choix devrait orienter le marché de façon plus logique. En se tournant vers les solutions CMP, les mineurs laisseront les cartes graphiques grand public aux joueurs. Nvidia pourra également adresser sa production de manière plus efficace en prévoyant des volumes adaptés pour les deux divisions. Comme la mesure est entièrement logicielle, il est possible que Nvidia redonne la totalité des capacités de son GeForce RTX 3060 à terme via une simple mise à jour de pilote. Il est également possible que les CMP deviennent une destination de production à part avec des distributeurs spécifiques et de nouveaux designs adaptés à ce type d’usage. On peut imaginer les partenaires de Nvidia se pencher sur ces puces pour réaliser des montages intégrant des solutions facilement emboitables avec une excellente dissipation.

Autre point notable, la fin de l’emploi de cartes graphiques commerciales pour ce genre d’usage devrait permettre de freiner les phénomènes de reventes de vieilles cartes graphiques juste rebadgées de manière cosmétique sur le marché. De nombreux circuits graphiques ayant déjà eu une vie trop bien remplie dans une ferme de minage se retrouvent ensuite intégrés dans des machines commerciales sans aucune information quand à leur première vie.

GeForce RTX 3060

Il est difficile d’imaginer la gravité de la situation actuelle du marché des composants et cet épisode est un bon exemple pour tenter de le comprendre. Pour qu’une marque comme Nvidia soit obligée de saborder sa propre production en limitant les performances de ses puces afin de ne pas subir une énième vague de mécontentement suite à l’indisponibilité immédiate de son produit. C’est vraiment un révélateur du véritable chaos de la production globale des semi conducteurs en ce moment dans le monde. Une situation qui ne va pas vraiment en s’arrangeant et qui pourrait déborder jusqu’à la fin de l’année 2021. Le choix de Nvidia de limiter cette carte pourrait solutionner la situation pendant quelques temps mais ne réglera évidemment pas l’ensemble de la problématique. 

Cette idée de créer un filtre d’usages logiciel pour éviter la disparition trop rapide des cartes du catalogue des marchands n’est pas mauvaise. Est-ce que cela sera suffisant ? Au vu des échos de l’ensemble de l’industrie concernant le manque global de puces, cela semble difficile à imaginer. Il est probable que la RTX 3060, comme ses grandes soeurs, soit sujette à des pénuries chroniques pour encore un bon moment. Mais cela montre au moins que Nvidia tente d’y faire quelque chose. 

Nvidia va limiter les capacités de ses RTX 3060 pour protéger les joueurs © MiniMachines.net. 2021.

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Pas de NUC Panther Canyon pour l’Europe

Pas de NUC 11 Performance, aka de NUC Panther Canyon, pour le marché européen, pas plus pour les US. Ces machines ne seront disponibles qu’en Asie Pacifique a confirmé Intel a Anandtech.

NUC 11 Panther Canyon

Le NUC Panther Canyon

Les NUC Panther Canyon sont des minimachines équipées de processeurs Tiger Lake Core i3-1115G4, Core i5-1135G7 et Core i7-1165G7. Cette nouvelle minimachine annoncée au CES 2021 n’aura donc pas un début de carrière flamboyant avec une disponibilité limitée. Le nombre de machines produites est, semble t-il, insuffisant pour adresser tous les marchés et Intel a donc préféré en limiter la distribution.

Cela est dû a de nombreux problèmes rencontrés par le marché informatique actuel. La pandémie de COVID 19 qui a paralysé à plusieurs reprises des pans entiers de l’industrie électronique a fini par y laisser des traces assez profondes. De nombreux composants sont toujours problématiques à trouver. Rendant la production de certaines solutions très complexe. Intel confirme que le souci de production n’est pas lié à ses propres puces mais à des composants tiers indispensables. Un point important à saisir pour comprendre l’étendue de la problématique dont souffre actuellement le marché. Un état qui est parti pour durer.

On le savait déjà avec les cartes graphiques de dernière génération comme les RTX 30×0 de Nvidia qui subissent des soucis de stocks catastrophiques depuis la fin de l’année dernière. Ou les consoles PS5 de Sony qui sont un autre exemple de ces soucis de disponibilités. Intel n’est pas plus épargné que les autres constructeurs. D’autres marques pourraient être affectées dans les prochains mois et les livraisons de nombreux produits se révéleront sans doute complexes.

NUC 11 Panther Canyon

Il n’y a pas de bon scénario pour ce genre de problématique

Pour Intel, la réaction de limiter la distribution des NUC Panther Canyon à un territoire donné est probablement le choix le “moins pire”. Beaucoup de clients ne vont, bien sûr, pas comprendre cette décision et auraient préféré avoir une chance hypothétique d’acheter la machine. Je dis bien hypothétique car la dilution d’un objet produit à peu d’exemplaires dans un marché plus grand de plusieurs centaines de millions de clients potentiels aurait probablement rendu ces chances bien maigres. Non seulement ouvrir à de plus grands marché rend les machines inaccessibles mais cela ouvre d’autres problèmes.

Les professionnels qui achètent ce type d’engin par lots pour équiper des bureaux ne pourraient pas accepter d’être livré à 50 ou 60% de leur demande. Ce qui rendrait les ventes encore plus compliquées. Et surtout, les particuliers n’accepteraient probablement pas l’inévitable surcout provoqué par la raréfaction du produit. Au final, tout le monde serait perdant.

RTX 3080

Intel a fait un choix qui a le mérite d’être clair, un luxe que ne peuvent pas se permettre des marques comme Nvidia ou Sony, par exemple. Impossible de sortir une console Next Gen ou une gamme de cartes graphiques sur une unique région sans déclencher une guerre de tranchées en ligne. Les deux ont préféré lancer leurs produits au niveau mondial tout en sachant très bien que leur rareté allait poser un souci à très court terme. Mais sans réelle autre alternative possible. La rareté des solutions a entrainé une attention particulière sur les cartes et les consoles qui a poussé les gens à s’équiper plus vite que ce qui était anticipé. Si vous conjuguez cela avec des pénuries globales de différents composants, pourtant parfois très basiques, vous vous retrouvez avec un sac de nœuds impossible à défaire.

Si vous limitez la distribution de votre produit à un marché unique. Les clients non ciblés ne vont pas comprendre et ne seront pas contents. Si vous distribuez à l’international, vous manquerez forcément de stock et les clients ne seront pas non plus satisfaits…

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Le NUC Intel Phantom Canyon sous Core i7-1165G7 et RTX 2060.

L’Europe devra donc se contenter de solutions comme le NUC11 Pro Tiger Canyon et le NUC11 Enthusiast Phantom Canyon. Il est possible que les NUC Panther Canyon finissent par  débarquer chez nous mais cela reste peu probable. La production de ces machines, si elle devait être trop retardée, serait problématique. La fenêtre de distribution serait trop courte pour être rentable entre leur lancement Européen et l’annonce de leur remplaçant.

Pas de NUC Panther Canyon pour l’Europe © MiniMachines.net. 2021.

Stadia ferme ses studios et devient un service

Avec Stadia, Google avait deux ambitions : devenir un tuyau par lequel les gens pourraient retrouver la puissance nécessaire pour piloter des jeux gourmands sur n’importe quel type de machine. Mais également devenir un acteur du monde du jeu vidéo en développant ses propres licences. La moitié de ces ambitions vient de découvrir l’étagère poussiéreuse où Google range ses projets avortés.

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Stadia continue d’exister et le service de streaming de jeu perdure, il se range simplement au niveau de certains de ses concurrents en ne promettant non pas des jeux issus de ses propres studios mais simplement un moyen technique d’accéder à une machine distante qui exécutera les titres d’un tiers. Au même titre que le service GeForce Now de Nvidia par exemple.

Moins de deux ans après l’annonce de la création d’un studio interne, ce dernier est donc fermé. Aucun titre n’est sorti de cette entité, pas plus de ses succursales ni des sociétés rachetées par Google comme Typhoon Studios. Les employés de ces sociétés seront recasés sur d’autres projets sauf ceux désirant partir. Jade Raymond, la productrice charismatique qui chapeautait le Stadia Games and Entertainment Studio, annonce ainsi s’envoler pour de nouvelles aventures, laissant une chance à son impressionnant CV de gonfler encore un peu.

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Ce choix de Google n’est pas étonnant

Ce qui a été étonnant, c’est la volonté de créer des jeux pour le moteur de recherche, pas de fermer son studio. Les aventures “productives” de Google sont mauvaises, ce n’est pas nouveau. La marque a dans son ADN un véritable don pour développer des moyens de relier les choses, mais n’arrive que rarement à concrétiser des productions internes. Son moteur de recherche permet de mettre en relation l’internaute et le contenu en ligne, Android est une plateforme entre contenus, terminaux et utilisateurs, tout comme Chrome et ChromeOS… Mais rares sont ses propres créations à dépasser cette idée de tuyau entre un contenu fabriqué par d’autres et un usage.

Pour développer des jeux aujourd’hui, il faut des investissements colossaux. Et Google n’a aucune vocation à les faire. Pas plus que la marque ne développe de contenus vidéo ou autres, contrairement à d’autres GAFAM comme Apple ou Amazon. Son unique objectif réel est de permettre de mettre en relation le contenu avec l’utilisateur pour toucher un pourcentage des interactions entre les deux ou en profiter pour afficher de la publicité, et cela Stadia continuera de le faire.

Google n’a pas de console en propre, pas de matériel dédié à cet usage mis à part une maigre manette. Aucune obligation de fournir du contenu exclusif finalement. Son offre de “tuyau” peut totalement exister sans développements en exclusivité. C’est ce que propose Nvidia depuis le début de son projet pour, justement, ne pas se retrouver en tant que juge et partie dans l’équation.

En n’étant plus un concurrent des studios comme Electronic Arts ou Ubisoft, Stadia pourra se considérer comme un outil à un seul tranchant.

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Stadia va devoir revoir son modèle économique

Stadia ne disparait pas et les abonnés au service pourront continuer à en profiter. Pour le moment. Comme le montre l’illustration ci-dessus publiée en Juin 2019, le souci est dans le modèle économique de Stadia qui pousse à louer les jeux plutôt qu’a en être propriétaire. Lorsque vous utilisez Stadia Pro pour acheter un jeu et que vous voulez résilier votre abonnement, vous pouvez continuer à lancer votre titre avec l’offre Stadia Basic. une offre limitée à l’usage avec un contenu en FullHD. Autrement dit vous n’êtes pas propriétaire du jeu.

C’est probablement le plus gros frein du modèle économique de Google. Un joueur qui veut lancer un jeu doit d’abord le racheter via la plateforme… même si il le possède déjà par ailleurs. un contre-pied total à l’offre de Nvidia qui reste désengagé de cette partie de la tractation, se bornant simplement à fournir un moyen d’accès au jeu contre un paiement mensuel mais sans chercher à vous le vendre.

Acheter un jeu PC à 60€ via Stadia en Février 2021 semble être un très mauvais pari et si Google ne change pas sa politique, je ne donne pas cher de la peau de ce service à moyen terme. Mais si l’offre change pour devenir un abonnement permettant d’accéder à des jeux vendus sur d’autres plateformes, jeux qui pourraient s’installer également en local, cela pourrait changer.

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Stadia poursuit donc sa route en tant que service

Les utilisateurs de Stadia sont rares pour le moment, on ne connait pas les chiffres exacts mais les statistiques d’utilisation du service ne semblent pas avoir un énorme impact. Google annonce vouloir se focaliser sur le portage de nouveaux jeux de studios tiers sur la plateforme afin d’élargir son offre. Exactement ce que fait un Nvidia avec GeForce Now depuis des années avec l’annonce chaque semaine du support de nouveaux jeux, récents ou anciens. Atteindre une taille critique semble indispensable pour le système. Avec peu d’utilisateurs, les studios ne verront sans doute pas l’intérêt d’ajouter l’offre à leur dispositif. Cela représente beaucoup de contraintes pour peu d’impact.

En changeant de modèle économique, les avantages de Stadia pourraient faire mouche dans le futur. Même si la pente semble difficile à remonter pour Google. Les offres d’intégration entre le streaming de jeu et le streaming de vidéo de Youtube sont, par exemple, toujours invisibles alors que cela aurait été peut être le moyen le plus efficace de trouver de nouveaux clients. La possibilité promise par Stadia de permettre à un joueur de rentrer dans une partie en direct, via son service, en se connectant sur le stream d’un Youtubeur même si il n’a pas installé le jeu est un énorme avantage qui n’a pas été exploité mais qui pourrait séduire.

C’est probablement cette voie qui va être choisie par Google. Faire disparaitre la mention Stadia de l’offre ou la faire apparaitre de manière secondaire. On pourrait voir, par exemple, une solution Electronic Arts totalement intégrée à Youtube ou à d’autres sites, permettant de lancer une partie de NBA ou FIFA en direct. Stadia ne serait plus alors qu’une simple plateforme qui pourrait être liée à une plateforme de chat ou un forum par exemple… A Electronic Arts de payer les frais de Stadia en reportant l’abonnement sur ses clients

De grands studios pourraient se servir de Stadia pour gagner en indépendance vis à vis des plateformes de jeux console. De plus petits éditeurs pourraient également y voir un moyen de fournir ce genre de service à leurs clients à moindre frais.

Stadia ferme ses studios et devient un service © MiniMachines.net. 2021.

2020 : une bonne année pour les PC, excellente pour les Chromebooks

C’est l’analyste Canalys qui publie ces chiffres des expéditions de PC 2020 et les compare à ceux de 2019. Plusieurs éléments sont directement lisibles et en particulier une hausse de 17% de l’ensemble des machines produites avec un total de 458.2 millions d’ordinateurs sortis d’usine sur l’année.

canalys

Il faut bien noter un pic important de cette croissance sur le dernier trimestre de 2020 selon Canalys. Une combinaison liant les besoins d’équipement liés à la période avec celui d’une fin d’année et des achats “plaisir” qui y sont liés. Beaucoup de familles se sont rééquipées d’un ordinateur pour la maison en remplaçant peut être un peu plus tôt que prévu les machines en place. Beaucoup de salariés ont choisi de mettre leur outil à neuf pour le télétravail et pas mal de gens ont également décidé d’offrir un PC à leurs enfants plutôt qu’une console -introuvable – ou un jouet. Les périodes de confinement où tout le monde a du partager un unique ordinateur pour travailler et faire ses devoirs a sans doute laissé des traces. Suffisamment pour essayer de faire en sorte que tout le monde puisse se connecter facilement “au cas ou”. Ces éléments ressortent très clairement des interrogations que j’ai pu avoir sur la période. De nombreux mails et autant de retours de la part de professionnels qui identifiaient ce type de profils dans leurs ventes. 

Canalys

Et en détaillant ces chiffres on distingue clairement deux grands vainqueurs pour cette fin d’année : les Chromebooks et les tablettes. Deux éléments qui corroborent des achats de “connexion” et de “loisir” en plus de répondre à un profil produit en adéquation avec les fêtes. 

Tablettes Q4 2020 Canalys

Apple s’en sort admirablement bien sur le segment tablettes avec 19.6 des 52.8 millions des solutions expédiées sur  ce seul quatrième trimestre 2020. La marque devance Samsung avec 9.9 millions d’unités puis Amazon à 6.5 millions. Lenovo (5.6 millions) et Huawei (3.5 millions) clôturent ce classement du top des expéditions. On note une évolution  importante des chiffres par rapport à 2019. Si Huawei chute de 24% à cause des sanctions américaines, Apple croit de 40%, Samsung de 41%, Amazon de 54% et Lenovo de 125% !1

Chromebooks Q4 2020 Canalys

L’autre marché qui montre un vrai boom en terme d’expéditions est celui des Chromebooks pour Canalys. On notait déjà cette tendance au troisième trimestre 2020. Si le nombre d’unité reste assez faible face aux PC “classiques”, les chiffres de croissance sont absolument étonnants. HP est numéro un avec 3.5 millions de Chromebooks expédiés au quatrième trimestre 2020 contre 1.1 à la même période en 2019. Soit une augmentation de 235%. Lenovo passe de 0.2 à 2.8 millions soit une croissance de 1766%. Dell de 0.3 à 1.5 (+317%). Acer de 0.8 à 1.4 (+76%) et Samsung de 0.1 à 1 million (+630%). Au total, ce sont 11.2 millions de Chromebooks sortis d’usine sur la période avec une augmentation globale des ventes de 287%.

On imagine bien que la solution Chromebook a été choisie par de nombreux étudiants, lycéens et collégiens pour se connecter à distance. Des entreprises ont également choisi cette méthode pour équiper des salariés en télétravail. Préférant une machine plus orientée web et moins “distrayante” que d’autres. L’avantage de ChromeOS étant également dans une maintenance plus facile à distance qu’un PC classique sous Windows. 

Q4 2020 Canalys

Q4 2020

Q4 2020 Canalys

2020

Au global, puisque l’analyste accumule tablettes et Chromebooks dans le même groupe que les PC traditionnel, Canalys annonce un palmarès assez classique et un total de 143.7 millions de PC expédiés sur cette fin d’année 2020. Lenovo est devant avec 20% de parts de marché devant Apple avec 18%, HP à 13% puis Dell (11%) et Samsung (8%). Dell résiste bien au quatrième trimestre après une année difficile face au COVID qui avait bien entamé ses ventes en entreprise.

Ces bons chiffres ne doivent pas cacher une réalité qui risque d’être déroutante en 2021. Beaucoup des achats effectués en 2020 l’ont été en anticipation de besoins futurs et j’ai peur que le mouvement ne suive pas, ou s’inverse, cette année. En ajoutant la problématique des disponibilités sur de nombreux composants et le fait que beaucoup des prix se sont envolés ces dernières semaines, une baisse importante des expédition pourrait sanctionner cette euphorie.

2020 : une bonne année pour les PC, excellente pour les Chromebooks © MiniMachines.net. 2021.

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