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Amazon Prime Video’s “Making Their Mark” Shot With Blackmagic Cameras

Fremont, CA – August 26, 2021 – Blackmagic Design today announced that “Making Their Mark,” the hit Amazon Prime Video series that gives viewers access into the Australian Football League’s top teams, was shot using Blackmagic URSA Mini Pro 4.6K G2 and Pocket Cinema Camera 6K digital cinema cameras by Melbourne’s JamTV. Color correction for the ...

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Amazon annonce la fin du sans fil pour ses anciennes Kindle

Le douloureux supplément demandé par Amazon pour ses Kindle cellulaires pourrait poser quelques aigreurs d’estomacs à certains de ses clients. Aux USA, suite aux changement d’infrastructure réseau des différents opérateurs, les liseuses devraient perdre la possibilité de se connecter sans fil autrement qu’en Wifi.

Amazon annonce la fin du sans fil pour ses anciennes Kindle

Certaines liseuses, distribuées par Amazon uniquement avec de la 2G et sans Wifi, ne pourront plus du tout se connecter à Internet. Elles devront se contenter d’une connexion filaire, en USB, pour récupérer de nouveaux livres. Celles proposant du Wifi pourront toujours se connecter via ce moyen mais cela enlève une partie de la “magie” du produit.

Et ne croyez pas que cette annonce ne concerne que les Kindles les plus anciennes, certaines sont plutôt récentes. La liste est assez large en réalité.

Amazon annonce la fin du sans fil pour ses anciennes Kindle

Tous les modèles avec de la 4G devraient continuer a fonctionner sans soucis mais les appareils plus anciens proposant de la 3G ne pourront plus profiter de ces réseaux très prochainement. La Kindle Keyboard de troisième génération, la Kindle Touch de quatrième génération, les Kindle Paperwhite de 5e, 6e et 7e génération, la Kindle Voyage de septième génération) et la Kindle Oasis de 8e génération ne pourront plus charger de nouveaux livres qu’en Wifi.

Evidemment les livres déjà en place ne disparaitront pas mais ils ont intérêt à être bons car ils ne pourront plus être mis à jour autrement qu’en mode filaire. Je ne sais pas si un tel scénario pourrait être envisagé en France ou si une retro compatibilité est toujours envisagée chez nos opérateurs.

Le choix d’une Kindle cellulaire est souvent dicté par la simplicité d’utilisation qu’elle propose. Amazon assumant dans son prix de vente la possibilité de se connecter à son store pour pouvoir télécharger des documents, livres ou magazines, sans se soucier de problèmes techniques. Je doute que Mémé Michu a qui on a offert une liseuse se passionne d’un coup pour l’usage de câbles pour mettre à jour son journal au quotidien.

Source : The Verge

Amazon annonce la fin du sans fil pour ses anciennes Kindle © MiniMachines.net. 2021.

Open 3D Engine, nouveau moteur de jeu issu de Lumberyard

Par : Shadows

Amazon Web Services annonce le moteur de jeu Open 3D Engine, successeur de Lumberyard. Ce dernier était lui-même dérivé du fameux CryEngine.

Open 3D Engine, O3DE pour les intimes, est présenté comme un moteur capable de gérer des jeux AAA, multiplateforme et open source (licence Apache 2.0). Il s’inscrit dans l’initiative Open 3D Foundation de la Linux Foundation.

Amazon insiste sur le fait qu’O3DE ne se résume pas à « Lumberyard en open-source », même si certains éléments ont été repris. Le nouveau moteur se veut modulaire et propose des améliorations variées : nouveau système prefab, nouveau système de build, interface extensible, nouvelles fonctionnalités cloud et réseau, performances améliorées… Sans compter un nouveau système de rendu PBR qui supporte rendu forward+ et deferred, avec support du raytracing et de l’illumination globale.

On trouvera plus de détails techniques sur la page de l’annonce ; le site officiel O3DE vous donnera également accès à de nombreux éléments, dont la Developer Preview du moteur.

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Installer un radar chez vous pour que les GAFAM puissent vous suivre ?

L’idée d’un état surveillant de manière totalitaire tous vos faits et gestes a fait long feu, pourquoi confier à des fonctionnaires ce qu’une IA fera parfaitement pour moins cher ? Le dernier Google Nest Hub propose un radar intégré. Un engin prévu pour, depuis votre table de nuit, surveiller votre sommeil.

Le Google Nest Hub enregistre vos mouvements grâce à un radar mais également votre toux et vos éternuements avec un micro. L’engin analyse probablement vos ronflements également. Google insiste clairement sur le fait que cette première génération de produits employant ce type de radar n’envoie aucune donnée en ligne et analyse votre sommeil en local. Une promesse qui ne concerne que cette génération et qui pourrait changer dans le futur, pour votre bien.

L’idée est t-elle bonne ? Pas vraiment. Les tests effectués outre Atlantique montrent un intérêt plus que discutable de cette technologie avec une surveillance du sommeil médiocre. Elle libère juste l’utilisateur de devoir garder à son poignet un dispositif comme une montre ou un bracelet connecté. La mauvaise qualité des mesures pouvant être imputée à un manque de remontées d’informations permettant d’affiner l’IA nécessaire à cette analyse, justement. En remontant vos données, Google pourrait donner à manger à son Intelligence Artificielle et améliorer grandement ses capacités.

La solution de Google utilise un capteur Soli longue portée, capable de mesurer finement tous les mouvements

Est-ce que le fait que la mesure soit pour le moment médiocre dans des conditions d’analyses locales, cela va empêcher Amazon de proposer la même technologie sur un de ses produits dans le futur ? Pas du tout. Le géant annonce vouloir lui aussi surveiller votre sommeil avec un radar installé dans ses prochains produits. 

Bloomberg indique avoir relevé une demande de la part d’Amazon à la FCC pour le laisser implémenter cette technologie de surveillance du sommeil avec un module en 60 GHz. Pas d’infos sur le futur produit si ce n’est qu’il s’agit d’un engin “statique” à l’instar de la solution de Google proposant la même technologie. On pose l’engin à côté de son lit et il mesure votre activité nocturne. Je pourrais même dire vos activités nocturnes. 

Et c’est souvent comme cela que les géants de l’industrie procèdent, par petites touches. Pour mieux faire passer l’idée qu’ils ont derrière la tête. Il y a quelques années encore personne n’aurait consciemment installé un micro chez soi et encore moins une caméra. Mais la séduction de l’objet, la promesse de ne pas s’en servir pour vous espionner et le “garde fou” d’un bouton physique permettant de “désactiver” l’appareil, sont autant d’éléments qui finissent par faire craquer les gens. A l’usure.

Google Nest Hub

Et si le Radaring était le nouvel Orwelling ?

Le Google Nest Hub propose un résultat de surveillance du sommeil médiocre et il est possible que la solution d’Amazon soit meilleure. Elle devrait en tout cas être assez fine puisque le produit parle de possibilité de piloter le service en question avec des gestes. Ce qui est, il faut bien l’avouer, très inquiétant.

Dans le sens le plus basique, le plus strict, d’une utilisation la plus sage. Laisser un appareil de ce type ayant le pouvoir d’enregistrer votre voix, vos ronflements ou le rythme de votre respiration est déjà problématique. Mais le laisser également libre pour certains de vous filmer et ou de suivre vos mouvements devient délirant. On sait que, de génération en génération, Amazon et Google intègrent de plus  en plus de technologies et ce qui était optionnel ou local dans une première génération pourra devenir intégré et connecté dans la suivante. Sans être trop paranoïaque, on sait que le but de ces sociétés n’est pas de conserver vos données au chaud sans rien en faire. Une compagnie d’assurance santé sera ravie de faire correspondre un profil parfaitement identifié à des données de surveillance du sommeil. Histoire d’adapter ses polices en conséquence.

Google Nest Hub

Mais c’est également une approche totalement monstrueuse en terme de surveillance tout court, piloter un appareil avec des mouvements suppose la reconnaissance de vos bras et de votre corps. Si on peut faire coïncider ces mouvements à une vidéo et du son cela donne un mouchard capable d’une surveillance parfaite de vos faits et gestes dans votre foyer ou votre entreprise. Une solution qui saura non seulement enregistrer ces informations mais pourra également les trier et en tirer les informations les plus pertinentes.

La police Américaine n’hésite plus désormais à demander à Amazon et Google des données enregistrées en continu par ces dispositifs afin de savoir exactement ce qu’il s’est passé avant un crime. Certains avocats de la défense se servent également de ces informations pour innocenter leurs clients. On n’a pas encore eu le cas d’une demande de vidéo de ce type mais le recours à ces éléments audio a vraiment explosé aux US. Cela se compte en milliers de procédures et devient une ressource de scène de crime au même titre que d’autres éléments comme le relevé d’empreintes ou l’interrogation de témoins.

Ces données enregistrées existent donc et on imagine que la  surveillance radar de ces dispositifs se fera sur le même principe de tout enregistrer pour être performant. Quitte à avoir beaucoup d’informations secondaires en trop. Cet avenir là est assez terrible, celui où des gens installent consciemment un dispositif d’écoute, de surveillance vidéo et même de surveillance de mouvements, au profit de sociétés dont le but est clairement de collecter des données pour les revendre aux plus offrants, me fait même assez peur. Mais c’est dans la possibilité que cette solution offrirait à un état totalitaire pour surveiller ses habitants que la technologie est la pire. Si un appareil sait réagir aux mots clés “Ok Google” ou “Alexa” pour se mettre en phase d’écoute, rien pourrait empêcher une programmation pour se concentrer sur d’autres mots clés. Et enclencher une surveillance pointue de ses citoyens au nom d’un opposant politique, d’une idéologie ou d’un lieu de manifestation.

Installer un radar chez vous pour que les GAFAM puissent vous suivre ? © MiniMachines.net. 2021.

Amazon détruit toujours autant de produits invendus

50% des produits détruits par Amazon sont neufs, même pas déballés. L’autre moitié concerne des produits retournés par des consommateurs ayant changé d’avis. Un reportage d’ITV News montre l’ampleur des dégâts écologiques et économiques provoqués par Amazon, un mouvement qui semble accélérer et devenir fou.

Ce sont les Prime Day, des promos par milliers que je relaie d’ailleurs bien volontiers. Des prix très intéressants et un service souvent impeccable font de cet évènement un incontournable pour les membres Amazon Prime. De mon côté, je ne m’en cache pas, l’affiliation générée par les ventes de ces deux journées sert de poumon au fonctionnement du site. Mais il ne faut pas pour autant perdre de vue certains côtés sombres de la plateforme. 

Amazon gâche, ce n’est pas nouveau. J’ai publié un billet sur le sujet en Janvier 2019, lorsque M6 avait filmé les pratiques de la marque qui détruisait des produits neufs dans ses entrepôts français. Je concluais de manière assez claire ce billet : si Amazon détruit des produits pourtant parfaitement neufs et exploitables c’est parce la logique économique le décide ainsi. Il est plus rentable pour Amazon de détruire des milliers d’euros de valeur marchande que de les donner, les recycler ou simplement les stocker jusqu’à ce qu’ils se vendent. Comme la rentabilité est la pièce maitresse de notre société et que l’impact écologique de cette destruction n’est pas pris en compte, il n’y a aucune raison que cela change. Même si c’est absurde, même si c’est immoral.

Aujourd’hui, nouveau reportage au Royaume Uni avec exactement les mêmes pratiques. Des centaines de milliers de produits sont systématiquement détruits par la plateforme chaque semaine, des millions chaque année. La moitié sont totalement neufs, juste invendus. L’autre moitié sont des retours clients que la plateforme n’a pas réussi à redistribuer. Le reportage tourné dans l’entrepôt Amazon de Dunfermline en Ecosse montre que des téléviseurs, des ordinateurs portables, des tablettes, des drones, des casques audio, des disques, des centaines de produits dont des milliers de masques chirurgicaux sont détruits.

Amazon

La raison est toujours la même et ne changera pas. Pas plus en 2019 qu’en 2021 en tout cas. Stocker ces produits a un coût et si personne n’en veut, il faut faire de la place. Il est plus rentable de les détruire pour renouveler le stock que de conserver ce stock. Aussi tout part, dans le meilleur des cas, au recyclage et dans le pire, à la décharge.

Les questions habituelles sont toujours  les mêmes : ne serait-ce pas mieux de redistribuer ces biens vers des organismes permettant d’équiper des gens n’ayant pas les moyens d’acheter ces produits ? Vers des écoles ? Des organismes publics ? D’un point de vue moral et écologique, c’est l’évidence. Extraire des matières premières, utiliser de l’énergie pour les transformer en écran de télé géant, le transporter sur de longues distances pour finir par l’enfouir dans le sol à l’autre bout de la planète est absolument absurde. Mais économiquement… Donner une télé 75″ au lieu de la détruire, c’est réduire la valeur de toutes les télés. Donner des masques chirurgicaux, c’est en vendre moins. Donner des ordinateurs, c’est perdre de l’argent sur les ventes des autres machines. 

Amazon

Et le don a un coût qui peut être plus élevé que la destruction. Il faut trier, emballer, transporter, gérer… Il est souvent bien plus économique de tout balancer en vrac dans une grosse benne, à charge ensuite à l’entreprise de recyclage de gérer tout cela à ses frais.

Comme ITV News le remarque, rien dans la loi n’interdit cette pratique. Pas plus en Ecosse qu’en France. Pas plus en 2019 qu’en 2021. Certains produits sont bien redistribués à des organismes gratuitement, Amazon essaye de revendre les produits déballés en sacrifiant ses marges au maximum1avec des promotions sur les produits remballés. 

Est-ce que c’est moral ? Non. Ecologique ? Non plus. Mais économiquement, c’est, semble t-il, la seule marche à suivre pour gagner plus d’argent encore… ou pour ne pas en perdre. Et tant que la situation écologique n’aura pas suffisamment basculé vers un monde invivable, où ce genre de pratique sera considérée de la même manière qu’on appréhende les crimes aujourd’hui, cela ne changera pas.

La seule réponse à ce genre de pratique ne peut être que politique. Amazon est encore pointé du doigt ici mais cette situation se retrouve partout dans la grande distribution. En 2019, je m’étonnais de lire les mots de la secrétaire d’état à la transition écologique qui prétendait être choquée par les images de M6. Le moindre tour du côté des poubelles d’une grande surface dresse pourtant le même portrait. Les entrepôts des grands magasins de VPC Français procèdent de la même manière. C’est la seule logique économique qui compte et elle ne se pose pas trop de questions morales ou écologiques. 

Amazon

La Loi évolue en France mais ne va quasi rien changer

Du reste, qu’ont fait les politiques depuis le reportage de M6 en 2019 pour lutter contre ce type de pratique en France ? Pas grand chose. Amazon travaille vraisemblablement de la même manière aujourd’hui et personne n’y trouve rien à y redire. Je suppose que les contrôles pour faire entrer une caméra cachée se sont améliorés, c’est peut être le seul vrai bouleversement qu’aura provoqué le reportage de M6. Reportage que je n’ai pas réussi a retrouver en ligne aujourd’hui…

La “loi économie circulaire” est censée améliorer la situation. Mise en chantier en Juin 2019, elle veut interdire la destruction des produits invendus non-alimentaires. La mesure veut encourager le don en faveur des associations. Mais se contentera tout à fait d’un recyclage qui est… encouragé. Le législateur veut également que les industriels gèrent mieux leurs stocks pour éviter toute surproduction. Cette mesure doit entrer en vigueur le 31 décembre 2021 pour les produits REP (responsabilité élargie du producteur) et au 31 décembre 2023 pour les autres produits.

Amazon

En pratique pour Amazon et les places de marché, que va changer cette loi ? Rien.

La marque sera responsable au 31 décembre 2021 des produits “Amazon”, ceux-là même qu’elle conserve le plus longtemps et parvient à écouler en promotion. La précédente génération de Kindle ou le Fire TV Stick à prix cassé trouvent toujours preneur. Les produits Amazon Basics resteront un peu plus longtemps sur une étagère avant que la nouvelle gamme les remplace. Amazon sera aux petits soins pour ses produits à la fin de l’année comme elle l’est déjà maintenant. Les produits importés par des marques ayant pignon sur rue en France comme Apple, Asus ou HP seront également mieux traités, comprenez “recyclés” et non plus “détruits”.

Mais pour toutes les autres marques, tous les trucs vendus en place de marché ? Rien ne changera avant la fin de l’année 2023. Des millions d’autres produits seront encore détruits légalement sans problèmes.

Et au premier janvier 2024 alors ? Pas grand chose de mieux. Les produits partiront au recyclage au lieu de partir à la benne. Cela revient quasiment au même pour beaucoup de ces invendus. Pour certaines sociétés spécialisées, le recyclage consistera à remettre les objets dans un bateau pour qu’il retraverse le globe avant de polluer un pays pauvre. Bouclant ainsi la boucle de notre logique économique. 

D’ici 2023, Amazon aura peut être acheté une société de recyclage dans chaque pays où la marque est implantée. Rajoutant alors un service supplémentaire à sa chaine logistique : vente, stock, promotion, distribution et destruction des produits de ses partenaires. En imaginant que 100% des produits neufs ou à peine déballés détruits en France soient recyclés, quel service on aura rendu à la planète ? Aucun, il aurait mieux valu ne pas les produire à la base. C’est une des autres idées de la loi mais elle ne s’applique pas aux géants du eCommerce qui fonctionnent en place de marché. “Mieux gérer ses stocks” ? Pour une entreprise qui envoie une palette de produits électroniques noname depuis la Chine vers la France pour une distribution locale ? Cela ne veut rien dire.

L’illustration de ce billet est un meme bien connu mais on oublie souvent de citer son auteur : KC Green

Amazon détruit toujours autant de produits invendus © MiniMachines.net. 2021.

Amazon met la main sur les studios MGM (James Bond, Robocop, Stargate…)

Par : Shadows

Amazon annonce la signature d’un accord avec la MGM (Metro Goldwyn Mayer), le célèbre studio de cinéma. La transaction s’élève à 8,45 milliards de dollars, soit un peu moins de 7 milliards d’euros.

Si la MGM intéresse Amazon, c’est avant tout pour ses licences juteuses et son potentiel pour Amazon Prime : la MGM détient les droits de plus de 4000 films et 17 000 séries TV dont une bonne partie de la saga James Bond (y compris le futur Mourir peut attendre), Robocop, Ben Hur, Le Silence des Agneaux, Stargate, Thelma & Louise, Les 7 mercenaires, La Panthère Rose, les série Fargo, Vikings, The Handmaid’s Tale

Le communiqué souligne l’importance de cette collection, véritable caverne d’Ali Baba qui complètera à merveille le catalogue actuel d’Amazon. Le groupe évoque également sa volonté de « réinventer et développer » les propriétés intellectuelles du catalogue, avec l’aide de la MGM : on peut donc s’attendre à des suites, reboots, projets dérivés.

Cette annonce est évidemment majeure. Amazon frappe ici un grand coup dans la guerre des services de streaming, et montre une fois de plus sa capacité à ouvrir son portefeuille pour devancer ses rivaux. Rappelons que le groupe a aussi investi 465 millions de dollars dans une série Le Seigneur des Anneaux, et a par ailleurs mis la main sur des droits de diffusion de la NFL (football américain).

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Disparition d’Aukey et Tacklife… Amazon et la guerre des étoiles

Les avis sur les sites marchands, c’est l’équivalent du bouche à oreille dans la vraie vie. La bonne adresse que l’on se refile entre amis, le restaurant qu’on a déniché par hasard, la petite boutique cachée en fond de cour ou le bon plan du moment. C’est le genre d’info qui vaut de l’or et le monde de la publicité le sait bien. Le nombre de spots TV qui mettent en scène ces confidences ou de spots radio qui font parler deux personnes qui s’échangent une adresse en sont de bons exemples.


Bref, cette idée de l’avis d’un tiers, d’une personne plus que d’un marchand, c’est un point essentiel dans la transformation vers l’achat. Un point que les sites de eCommerce ont voulu proposer à leurs clients. Sollicitant au passage de toutes les manières possibles les acheteurs pour qu’ils livrent leur expérience. Et on a vu fleurir des la fin des années 90 les avis en commentaires de fiches produits, derrière les descriptions des marques et les fiches techniques.

Il est facile de comprendre pourquoi : les avis clients ont deux gros avantages. Ils laissent ce sentiment de confiance quand l’information est donnée d’un client à un autre client et non pas par une marque. Une sorte d’égal à égal comme ce type qui vous dit au rayon bricolage de ne pas prendre tel produit mais plutôt celui d’à côté. Parce qu’il a testé les deux et le second est beaucoup mieux. Mais surtout cela permet de profiter d’un conseil venant de quelqu’un qui a vraiment testé le produit. Quelqu’un capable de voir ses défauts réels ainsi que ses qualités. Au contraire des gens qui écrivent les fiches techniques en se basant sur les informations du fabricant. Les internautes voient des détails pratiques qui échappent totalement aux rédacteurs. 

Cette apparition des avis produits a immédiatement entrainé bien des dérives. De la plus classique qui consiste à classer les avis par ordre décroissant et non pas par ordre chronologique, privilégiant ainsi sur la première page les avis “5 étoiles” tout en rendant invisibles les avis négatifs. A la traditionnelle “technique”, née en même temps que la publication de ces témoignages, de censure. On ne publie que les avis positifs, les messages trop problématiques sont simplement ignorés par l’équipe de modération du marchand. La création du format “Avis client” a été biaisée dès le départ.

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La dérive des faux avis : de l’artisanat des débuts au modèle industriel actuel

Très vite, les marchands, comme les marques, ont compris le bénéfice qu’il y aurait à publier des avis positifs à la place de leurs clients. Je me souviens des débuts de cette dérive avec presque une certaine nostalgie. Les avis rédigés par les marques sur leurs produits étaient souvent dithyrambiques. On avait là une prose qui ne laissait aucun doute sur la rédaction par une équipe de communicants même si le message était signé par Marlène78 ou Jean-Mich44. D’autres copiaient-collaient le même avis, sous différents noms, sur toute leur gamme et sur tous les produits. Cela vous parait un peu gros ? Rappelez vous qu’en 2020 on surprenait toujours des adresses IP en provenance de l’Assemblée Nationale qui viennent caviarder des pages Wikipédia d’hommes politiques.

Publier un avis, quand c’était bien fait, pouvait avoir un gros impact sur les ventes. Au début des années 2000, j’étais payé – entre autres – pour donner mon avis et faire des tests de produits chez mes employeurs. Pas de manière détournée, de manière très clairement indiquée, je publiais des photos et des textes intégrés à la manière d’un blog au sein du site de vente où je travaillais. En général, ce type de test augmentait le volume de ventes de manière spectaculaire. Cela permettait également de faire découvrir des nouveaux produits ou des marques totalement inconnues. Evidemment, cela impliquait de me verser un salaire car on ne fait pas ce genre de test aussi facilement que l’on fait un copié collé de fiche produit.

Grande a été ma surprise un jour au début des années 2000 de découvrir chez un concurrent un de mes tests ré-écrit en grande partie et publié sous le pseudo d’un inconnu comme un avis client. Contacté le site de vente m’a assuré qu’il s’agissait d’un client et pas de son fait. Je ne saurai jamais qui a publié ceci, la marque en question n’ayant pas d’antenne en France, mes doutes étaient assez dirigés contre le marchand. 

Je me suis alors penché sur les avis de nombreux sites pour découvrir à quel point le fond de certaines pages web était déjà bien marécageux. Faux avis, mauvaises traductions de tests en anglais intégrés comme des témoignages client, texte sans queue ni tête pour juste donner 5 étoiles… Les marchands et les marques avaient déjà bien compris l’intérêt de mettre en avant les étoiles et de cacher les avis correspondants. Ou celui de choisir un avis très positif à pousser en avant et à le placer entre guillemets.

C’était mignon, très artisanal et cela avait probablement autant d’impact que le vendeur de bagnoles qui vous prend par l’épaule en vous expliquant que cette vieille carrosserie rouillée, c’est l’affaire du siècle. Ces avis bidons étaient tellement grossièrement trafiqués que presque personne ne pouvait les prendre pour argent comptant.

droit de rétractation

Et puis les marques ont compris. Bidonner des pseudos témoignages de cette manière ne servait a rien. Pire, cela les desservait plus qu’autre chose. Je me souviens en avoir parlé avec une marque qui m’expliquait avoir arrêté ce genre de pratiques. Pourquoi ? Pas par état d’âme mais pour des raisons très simples. Si les ventes augmentaient bel et bien sur certaines campagnes de faux avis, cela avait des impacts négatifs sur le moyen et le long terme. 

D’abord parce qu’en France les “recettes américaines” ne fonctionnaient pas. La mode du faux avis étant d’abord apparue aux US où le eCommerce s’était très vite développé. Petite différence toutefois entre les US et la France, le droit de rétractation en VPC n’existe pas là bas. Si vous publiez un avis délirant sur un produit finalement très quelconque aux US et que quelqu’un l’achète, une fois reçu il n’aura aucun moyen légal de forcer le marchand à le reprendre. Beaucoup de sites proposent aujourd’hui un droit de rétractation outre Atlantique mais, à l’époque, ce n’était pas du tout le cas. En France, les acheteurs qui découvraient un produit qui ne correspondait pas à ce qu’ils espéraient pouvaient, sans problème, forcer le marchand à le reprendre.

Ensuite parce que ces pratiques grossières agissaient comme un repoussoir auprès des gens avisés. Quand en bas de page on découvre un avis qui semble directement issu d’un brainstorming de communicants caché sous un prénom bidon, on fait moins confiance dans le produit, dans la marque. On se dit que cette publicité déguisée est un piètre moyen de duper le consommateur. 

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Cela aurait pu donc en rester là mais, comme souvent, des gens ont imaginé des moyens pour se glisser dans l’interstice entre la marque et le marchand. Des gens qui se sont dit que créer de faux avis c’était un vrai travail. Un vrai travail qui pouvait générer de l’argent. Et voilà comment est née l’industrie du faux avis en ligne.

De gros malins se sont mis à faire écrire des avis bidons en masse, contre de l’argent, pour promouvoir des produits. Des avis qu’il fallait payer mais qui ressemblaient beaucoup plus à quelque chose de naturel. Si au départ l’idée a été de recruter des gens pour “faire” amateur. Il a très vite été bien plus rentable de faire travailler monsieur ou madame tout le monde pour un résultat tout aussi efficace et bien moins coûteux.

Ces intermédiaires se sont donc mis à recruter, par différents moyens, des internautes lambda pour leur proposer de laisser leur avis – positif ou négatif – sur des produits. Certains de ces sites demandaient en effet d’écrire des avis négatifs sur des produits concurrents. Une armée d’internautes a été mise marche pour aller remplir les avis de centaines de sites à travers la planète. Grâce à des VPN et des guides techniques, des listes de mots clés, ils ont réussi à intervenir sur des milliers de produits dans toutes les langues. Avec un résultat bien plus “naturel” : des fautes d’orthographe, de grammaire, des phrases sans queue ni tête mais un message global allant dans le sens voulu par la marque. Des avis parfois impossibles à identifier comme bidonnés.

Difficile pour un marchand de faire la part du vrai et du faux quand un pseudo identifié comme habitant à Paris, d’après son IP, écrit un message pertinent techniquement sur un produit. Lui mettant 5 étoiles au passage. Le même auteur pouvant repasser le lendemain sur le même produit pour laisser un autre message positif signé d’un autre pseudo venant du Loir et Cher. Remonter la note d’un produit, le faire apparaitre comme le meilleur de la liste ou créer une foule de gens ravis de leurs achats ne prenant ainsi que quelques jours. Difficile également de refuser les avis positifs sur des produits que l’on vend quand on sait qu’ils vont participer à leur succès commercial.

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L’arrivée des “clients vérifiés”

La parade trouvée par les marchands pour lutter contre ces faux avis a été la création d’une nouvelle catégorie de clients.Les “vérifiés”. Les marchands ont mis  en avant le fait que le commentaire d’un internaute était effectué suite à l’achat du produit et non pas venu de nulle part. Cette “vérification” étant au moins la certitude que la personne écrivant le message avait bien acheté l’article en question. Un détail pas anodin du tout pour le futur client qui trouvait souvent là une réponse à des questions simples comme la qualité générale du produit, ses matériaux et son usage.

Si cela a été une parade pendant un bon moment, cela a ouvert également une belle boite de Pandore. Celle permettant simplement aux marques de communiquer directement avec la personne qui pouvait émettre un avis vérifié. Les intermédiaires ont pour beaucoup disparu et les marques ont simplement décidé de prendre les choses en main en glissant dans leurs colis des message invitant les internautes à laisser leur avis en ligne. Jusque là pas de soucis, c’est de bonne guerre. Mais au bout d’un moment, la pratique a dérivé vers autre chose. 

Proposer un remboursement, un bon d’achat ou un produit de son choix gratuitement contre un avis a été la conséquence de ces avis vérifiés. Je vous en ai déjà parlé en 2020 avec cette histoire de boite à clé contenant une offre de remboursement de 10$ en échange d’un avis positif. C’est exactement cette même méthode qui a été déployée en masse par les marques.

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Suivant les produits et leur valeur, suivant la concurrence déjà présente chez le marchand qui va écouler le stock, le constructeur glisse 10, 100, 1000 petites cartes génériques indiquant la méthode pour obtenir un bon d’achat ou un remboursement de quelques euros en échange d’un avis positif. L’internaute reçoit ainsi un produit à 25€ avec la possibilité de se faire rembourser 5 ou 10€ via Paypal ou en bon d’achat en échange de 5 minutes de son temps. Il suffit de retourner sur le site du marchand, après quelques jours, de s’identifier pour écrire un “avis vérifié” en mettant le maximum d’étoiles et en expliquant combien on est ravi de son achat. Publier le tout, prendre une capture d’écran et envoyer l’ensemble à l’adresse email indiquée. Derrière, on recevra son remboursement sous forme de code ou de paiement via Paypal. 

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L’internaute lisant les avis sous un produit ayant fait l’objet de ce type de campagne découvrira alors des “avis vérifiés” avec toutes les qualités recherchées : ils seront réellement écrits par des internautes, donneront le bon nombre d’étoiles, décriront vaguement l’objet tout en disant combien il est formidable avec tout l’amateurisme voulu. Tout cela en échange d’un bien maigre salaire et d’un détail qui ne reste évidemment pas inexploité.

Car en répondant à ce type de demande, l’internaute donne son nom et un email valide. Afin de recevoir sa “récompense”, il est bien obligé de s’authentifier d’une manière ou d’une autre. Les marques ont évidemment rapidement compris le bénéfice qu’ils pouvaient tirer de ce type de données. Repérer les participants les plus doués et les plus enthousiastes à ce type de tractations et leur proposer de recommencer, en direct.

La marque propose alors par email à un internaute qui a acheté un premier produit et reçu un bon d’achat contre un avis positif si il veut en tester un autre. Ce test se fera en échange d’un autre avis positif et le testeur pourra être remboursé à 100% de son produit. La marque peut en effet générer un code promo qui permet d’offrir l’objet directement à l’internaute. Celui-ci “achète” donc le produit avec un code promo unique, le reçoit et, si il veut pouvoir bénéficier d’autres largesses de la marque, laisse un avis toujours aussi vérifié et toujours aussi positif. 5 minutes de travail en échange d’un cadeau High-Tech, c’est rentable. Surtout quand la marque propose de “tester” une nouveauté toutes les semaines.

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Le “grand ménage” d’Amazon

Si Amazon a décidé de suspendre quelques marques de son catalogue en Europe et aux US, c’est parce qu’un cabinet d’analystes a mis la main sur un listing de ces internautes “partenaires”. Il y a toujours un gros malin qui se dit que regrouper les infos dans un fichier est très utile. Un gros malin incapable de sécuriser ses données et qui laisse un jour fuiter emails, noms et prénoms, pays et sites sur lesquels les internautes peuvent laisser leur avis. Le gros malin en question ayant eu l’excellente idée de mettre dans le même fichier les données glanées ça et là concernant plusieurs marques. 

Cette base de données s’est retrouvée dans la nature avant de tomber sous la loupe d’un cabinet d’expert en sécurité : Safety Detectives. Ceux-ci l’ont bien évidemment épluchée et mis à jour la redondance de certaines marques : Aukey, Mpow ou Tacklife. Avec ces éléments à charge, Amazon n’avait pas le choix que de faire le ménage en supprimant purement et simplement les magasins de ces revendeurs. Des centaines de produits ont donc instantanément disparu des pages du site. A la surprise de nombreux internautes faisant confiance à ces marques. 

A Amazon d’expliquer ensuite sa politique. Il lui importe de lutter contre les faux avis pour protéger ses clients. Préservant les “avis authentiques” des avis manipulés afin de conserver un équilibre dans son système. Aukey, Mpow et Tacklife sont donc les grands perdants de cette histoire, en essayant d’acheter les internautes pour publier des faux avis, les voilà privés de leur principal canal de distribution tout en écopant de la lourde peine de se voir exposés au public comme des fraudeurs…

Contactés par mes soins, Tacklife comme Aukey se veulent rassurants. Les deux marques indiquent être en train de résoudre le problème. Est-ce que cela va passer par un engagement de la part des marques à ne plus recourir à ce genre de pratiques ? Un contrôle accru d’Amazon qui a tout le loisir d’ouvrir des produits pour vérifier la présence de ces fameuses cartes cadeau incitant à laisser de faux avis positif ? Un retour à la normale progressif avec une période de probation ne laissant aux marques incriminées que la possibilité d’apparaitre au travers de vendeurs tiers ? Les possibilités sont nombreuses. Elle ne résoudront cependant pas le problèmes des faux avis.

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Ne pas se faire prendre

Car la principale faiblesse du système a été le gros malin qui a permis la fuite de la base de données. Sans cet évènement, le business du faux avis aurait pu continuer un moment pour ces marques. A vrai dire, il continue comme à l’accoutumée pour des dizaines de marques sur Amazon. Cette “recette” de la petite carte glissée dans les produits pour générer des bonnes notes est quasiment enseignée comme une pratique normale chez beaucoup de revendeurs de produits noname.

Dans le listing immense des produits vendus en eCommerce via des places de marché ou chez Amazon, le nombre de solutions proposant ce type de remboursement est tout simplement énorme. Pour le lancement d’un produit ou pour augmenter sa visibilité, les marques n’hésitent pas à utiliser ce canal qui reste bien moins cher qu’une campagne de publicité traditionnelle.

Quelle solution pour Amazon ? Ouvrir les boites parait impossible pour le marchand. Trop de travail, trop d’impact sur la vitesse du traitement des commandes, trop lourd à gérer. Créer une brigade anti-fraude pourrait avoir du sens. Afin de surveiller des produits en cas d’apparition d’un grand nombre de “5 étoiles” en un temps très court sur une nouveauté… Mais ce serait comme chercher une aiguille dans une botte d’aiguilles.

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L’impossible visibilité d’Amazon

Il n’ y a pas de solution miracle pour lutter contre ces faux avis. Tout comme il n’y a pas de solution miracle pour une marque de se différencier des autres sur un site comme Amazon. La recherche du mot clé “Webcam” donne un nombre hallucinant de résultats : 30 000 références indique le site. Des dizaines de produits s’étalent sur plusieurs pages.  Comment faire pour se démarquer ? Payer ou ruser.

Payer, c’est s’offrir la tête de gondole avec une présentation sponsorisée mise en avant par le site. Les produits proposés ressemblent aux autres mais ils sont en tête de liste et restent ainsi bien visibles. L’autre solution consiste à être un des produits “Amazon Choice” mis en avant par le site. Pour obtenir ce précieux label, il faut respecter certaines règles précises comme proposer son produit sous le label Amazon Prime, avoir de belles photos et une description travaillée de son offre et… avoir de bonnes notes ainsi qu’un faible taux de retour. 

Dernières solutions, jouer sur le tarif en mettant des promotions en avant qui vont démarquer vos offres d’un bandeau de couleur… Ou avoir un bon nombre d’étoiles à mettre en avant. Si vous cumulez ces éléments ensemble, vous pouvez toucher le gros lot en explosant vos ventes. Vous voyez le problème ? La mécanique interne d’Amazon incite les marques à obtenir le plus de notes positives possibles. Et donc à tout faire pour les avoir. 

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Comment croire qu’une webcam “noname” a pu obtenir 1526 évaluations avec 62% de 5 étoiles et 24% de 4 étoiles en une seule année de commercialisation ? Cela fait 4.18 évaluations par jour sur une année complète. Etonnant pour un produit totalement inconnu au bataillon. Encore plus étonnant quand on lit dans ces avis que les deux principales caractéristiques de l’objet, à savoir une capture en FullHD et une gestion autofocus, ne sont tout simplement pas disponibles sur le produit qui se contente d’un HD classique et d’une focale fixe… Ce produit suspicieux a tout de même droit au label Amazon Choice.

Pourquoi Aukey ou Tacklife ont t-il joué à ce petit jeu ?

C’est la question que j’ai le plus lu ces derniers jours en ligne. Des acheteurs de produits de ces marques satisfait de leur achat et qui se demandent pourquoi diable des marques  reconnues comme Aukey ou Tacklife ont eu recours à ces méthodes plus que douteuses ?

La réponse est double. D’abord, parce que sans jouer à ce petit jeu, ces internautes n’auraient probablement jamais entendu parler de ces marques. A leur arrivée sur le marché, elles n’avaient absolument aucune visibilité. Et elles seraient restées dans cet état, comme beaucoup d’autres, dans les profondeurs des listings des Marketplace. Pour se faire connaitre face à des solutions portées par des logos connus comme Logitech ou Microsoft pour Aukey et des produits de bricolage comme Bosch, Black et Decker et les marques de GSB pour Tacklife, il fallait trouver une solution. La première consistant à s’offrir une campagne de publicité nationale sur le long terme pour asseoir leur image. Ce qui est long et très couteux, entrainant une hausse évidente du prix des produits. La seconde étant de se faufiler dans les avis clients pour se faire connaitre. Pour remonter dans les listings.

Parce que cela fonctionne et que cela coûte moins cher qu’une campagne de publicité traditionnelle, ces marques ont donc commencé leur carrière en boostant leur image de cette manière… Puis continué à utiliser la méthode pour le lancement de nouveaux produits, pour gagner la course des premières place des catalogues.

Est-ce mal ? Assurément ! Est-ce idiot sur le long terme ? Je pense que oui. Est-ce logique au vu du fonctionnement actuel des marketplace en général et d’Amazon en particulier ? Et bien oui, c’est tout à fait logique. Car les algorithmes d’Amazon lui même sont très sensibles à ces avis.

Le risque était grand de poursuivre ces méthodes et les marques auraient plutôt dû chercher des alternatives pour continuer à consolider leur image. Le mal est fait aujourd’hui et si Amazon n’a en rien réglé son problème insoluble de la chasse aux faux avis, les marques pratiquant ce “sport” savent désormais ce qu’elles risquent.

Doit t-on encore se fier aux avis en ligne ?

C’est la conclusion de ce billet particulier. Est-ce encore pertinent de se fier aux avis des internautes en ligne ? Je n’ai pas envie de dire non car dans certains cas les éléments que l’on peut lire sur ces quelques lignes sont vraiment essentiels. Mais il faut savoir également lire entre les lignes. Se poser quelques questions est parfois nécessaire avant de décider de faire confiance à un internaute qui a laissé 5 étoiles à un produit.

-Faire un petit tour sur les profils des internautes permet de lire leurs éventuels autres avis et vérifier si l’enthousiasme rencontré est partagé sur 140 commentaires différents et des secteurs variés. Un tel engouement à partager son avis sur tout et n’importe quoi est souvent le signe d’une rémunération.

-Le vocabulaire employé est également un bon indice. Certaines marques exigeant l’emploi de mots clés spécifiques pour recevoir son remboursement, on peut repérer l’usage de ces mots dans de nombreux avis “5 étoiles”.

-Regarder également le nombre d’avis d’un produit par rapport aux concurrents. Si le ratio est de 10 pour 1, sur un produit noname, on peut se poser des questions sur cet engouement a partager des “5 étoiles” en masse.

-Pensez enfin à regarder les avis “3 étoiles” et non pas que ceux mis en avant par la plateforme. Ces avis “moyens” donnent souvent un retour plus exact des différents aspects des produits. Leurs points forts mais également leurs points faibles. 

A propos d’Aukey et de Tacklife en particulier.

Je connais bien les deux marques pour travailler depuis longtemps avec elles. Un autre moyen de se faire connaitre des internautes étant de rentrer en contact avec des blogs ou des “influenceurs”. Depuis des années, donc, je suis en contact avec ces marques qui me proposent régulièrement des codes promos que je partage avec vous dans les bons plans et sur MisterMatos

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Mon dernier achat d’un produit Aukey date du 2 mai…

J’ai acheté beaucoup de leurs produits, et quand je dis acheter, c’est acheter pour de vrai, plein pot, avec mes sous. Afin de les tester ou simplement parce que le rapport qualité/performances/prix me convenait. Je n’ai que rarement été déçu et souvent pour des raisons particulières. Telle Webcam qui fonctionnait correctement mais qui affichait un très grand angle qui ne me convenait pas. Telle autre parfaitement compatible avec Octoprint pour répondre à la question d’un lecteur, tel clavier mécanique pratique et agréable mais très bruyant… Ces achats me permettent de donner un avis, positif ou négatif, sur les produits. 

Jamais Aukey ou Tacklife ne m’on demandé un test avec un avis particulier. J’ai toujours été franc sur mon approche du marché et du refus de toute publicité. Elles ont toujours respecté mes choix. La situation actuelle me désole car j’aime beaucoup ces marques pour leur bon rapport qualité prix global. Mais qui triche avec les règles encourt une sanction, c’est dans la pure logique des choses et je soutiens à ce niveau la décision d’Amazon qui doit lutter contre ces faux avis.

Je profite tout de même de cette aventure pour vous poser la question, chers lecteurs, de la pertinence de tests rapides de ce type de produits ? Seriez vous partant pour que je teste des produits un peu plus éloignés des machines habituelles sur un format peut être court et amusant, mélangeant texte et vidéo ? Une rapide prise en main d’un produit comme un casque, un chargeur, une batterie ou une webcam afin que vous puissiez faire… votre propre avis ?

Disparition d’Aukey et Tacklife… Amazon et la guerre des étoiles © MiniMachines.net. 2021.

Amazon lance Nimble Studio : toujours plus de cloud

Par : Shadows

Déjà bien implanté dans le secteur de la création numérique avec ses services cloud (AWS – Amazon Web Services), Amazon dévoile Amazon Nimble Studio.

Le concept : un pipeline de création de contenu entièrement dans le cloud, en utilisant bien évidemment les serveurs Amazon pour le stockage des données, leur traitement et le rendu final. La promesse est également celle d’une infrastructure pouvant s’adapter aux besoins d’une équipe qu’elle soit située sur un site ou en des lieux multiples, et de faciliter l’intégration de nouveaux membres au sein d’une équipe, même en travail distant.

L’initiative bénéficie de partenariats multiples : Blackmagic Design, Foundry, Chaos, NVidia, SideFX, Qumulo ou encore Wacom.

Le site officiel permet d’en savoir plus. Vous trouverez aussi ci-dessous des vidéos de présentation.

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SoftAtHome Joins the Alexa Solution Provider Network

SoftAtHome announced that the company is joining the Alexa Solution Provider network. Since SoftAtHome has a vast experience enabling voice control on various devices, running RDK, Android or Linux OS, the company is delighted to offer its expertise and support for Alexa devices and skills within the Alexa solution Provider network.

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Net Insight AB’s Sye Business Divested To Amazon

  Net Insight AB has closed the transaction to divest Sye, its consumer streaming business, to Amazon (NASDAQ:AMZN) for approximately SEK 350 million in cash. The transaction is effective from today and will remain effective this April at the 2020 NAB Show.     Last December, Net Insight AB signed an agreement to divest the ...

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NativeWaves Uses the AWS Cloud Portfolio To Deliver A Multiview Experience To Austrian MotoGP Viewers

Par : whitenoise

Fans watching live broadcasts of MotoGP races in Austria have been given an exclusive opportunity to personalise their viewing experience thanks to pioneering broadcast technology developed by Austrian solutions provider NativeWaves GmBH. NativeWaves collaborated with Red Bull Media House to debut this exciting innovation at the Austrian MotoGP in Spielberg. Fans watching broadcast coverage on ...

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Statmux Is Now Available On AWS Elemental MediaLive

  As an Amazon Web Services company, AWS Elemental MediaLive combines deep video expertise with the power and scale of the cloud to provide users with nimble/flexible software-based video processing and delivery solutions. AWS Elemental MediaLive allows for customers to adequately harness the elasticity of the cloud when necessary with on-demand and with pay as ...

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