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Newtown Parkway / Astrablast, du BBC Micro sur vinyle en 2018

Cette semaine, un programme sur vinyle assez récent : il date de 2018. Il se trouve sur le disque Newtown Parkway / Astrablast de Soundhog et est prévu pour le BBC Micro B.

L’article est en ligne sur le site de Canard PC Hardware, mais certains disques des années 80 et 90 contiennent des données pour d’anciens ordinateurs. Pas de vraies pistes de données, mais des informations encodées directement dans la partie audio. Je vous mets des liens vers les précédents sujets.

Camouflage (ZX81)
Camouflage (mais en mieux) (ZX81)
Över Tid Och Rum (Atari 8 bits)
Everybody Loves Urusei Yatsura (ZX Spectrum)
Peace and love, inc. (texte caché)
Inner City Unit (ZX Spectrum)
Plastic Raygun (ZX Spectrum)
Aural Quest (ZX Spectrum)
Kissing The Pink (BBC Micro B)
The Bermuda Triangle (Tarbell)
Brainfuel 2 (ZX Spectrum)
So Long America (NEC PC-8001)
Tu Dammi La Metà (MSX)
XL·1 (ZX Spectrum)
Talk To Me (ZX81, ZX Spectrum, BBC Micro, Apple II)
David El Gnomo (ZX Spectrum)
Glamour Screen$ (ZX Spectrum)
Bál Az Operában (ZX Spectrum)

Il faut noter que la pochette n’indique pas explicitement qu’il y a des données, mais qu’un des feuillets livré avec le disque, un 7 pouces, montre le code nécessaire au lancement du logiciel. Et c’est évidemment indiqué sur Discogs.


En bas à droite

La récupération n’a pas été évidente. Au premier essai, j’ai lu le disque à 33 tpm au lieu de 45 tpm. Au second essai, impossible de récupérer les données, même en amplifiant. Au troisième essai, je suis passé par l’entrée microphone de la carte son, plutôt que l’entrée ligne, et j’ai eu (presque) tout. Petite explication : ma platine a une sortie USB mais le niveau est franchement faible. J’utilise donc une carte son USB Creative qui a une entrée ligne et une entrée microphone. Mais généralement, le volume de l’entrée ligne est un peu faible, et le micro… trop amplifié, sans réglages possibles. Ici, c’est le micro qui a fonctionné. Le principal problème, outre le volume, venait de la piste : les données se trouvent sur une seconde spirale, séparée de la première, et elle était visiblement aux limites de la platine. Dès que je plaçais le bras dessus, elle tentait de revenir au début. Mais en tentant plusieurs fois, j’ai réussi à aller au bon endroit et enregistrer.

Pour les données, j’ai triché un peu : après quelques essais, j’avais un fichier audio avec plusieurs blocs du programme (mais pas tous) et un autre avec plusieurs blocs du programme… mais pas tous. Et avec les deux enregistrements, j’avais toutes les données. J’ai donc ouvert les fichiers UEF avec un éditeur hexadécimal pour copier les blocs d’un fichier à un autre. La structure d’un UEF est bien standardisée et les blocs bien visibles. Ce petit hack a parfaitement fonctionné : j’ai pu charger le logiciel dans un émulateur.

Pas tous les blocs


Un peu de hack

Il s’agit juste d’une image fixe avec un peu d’audio et un texte qui défile, le tout pour le BBC Micro B.

Un prototype de carte mère de Pippin dans ma collection

Il y a quelques mois, je montrais des images d’une carte mère de Pippin en vente au Japon, manifestement un prototype. J’avais acheté la carte en question et j’ai enfin pris le temps de faire des photos et de tester.

Comme je l’avais expliqué, elle n’a pas la même référence : AP2705-02 (1995) contre 820-0971-92 (1996) sur une console du commerce. Et il manque pas mal de puces : pas de puce Zilog, pas de RAM, pas de mémoire flash. Une fois branchée à une alimentation, ça démarre techniquement (un lecteur de CD-ROM est alimenté par exemple) mais c’est tout. Je n’ai pas d’image, que ce soit en VGA ou en composite, ni… rien. J’ai tenté avec plusieurs ROMs, en installant des extensions de RAM (oui, sans RAM, ça ne pouvait pas réellement démarrer) mais sans succès.

Le prototype


Il manque quelques puces ici


Et ici aussi


Idem sur l’arrière : pas de RAM


La version commerciale


Quelques puces de plus (il en manque aussi sur la finale)


Idem ici.

Créer une clé USB d’installation de macOS sur un Mac M1

En préparant mon projet d’installations de macOS, je suis tombé sur un souci : impossible de créer une clé d’installation d’un macOS pour Intel (ici Mojave) avec la ligne de commande createinstallmedia. Les explications données sur le site d’Apple ne fonctionnent qu’avec macOS Big Sur.

Le Terminal affiche en effet zsh: killed.

La raison ? Visiblement, macOS sur un Mac M1 attend vraiment un fichier exécutable signé et validé correctement et le programme d’Apple ne l’est pas. La solution ? Signer l’exécutable avec la commande suivante. Mettez le bon chemin vers le fichier, généralement /Applications/Install\ macOS\ Catalina.app/Contents/Resources/ avec le bon nom d’OS.

codesign -s - -f createinstallmedia

Ensuite, la commande devrait fonctionner pour créer une clé USB d’installation pour un Mac Intel.

Un prototype d’Apple Watch un peu particulier

On continue avec les prototypes pour l’été, avec cette fois une Apple Watch, mais dans un format… particulier. Cette version vue sur Twitter est en effet un modèle de test avant même le format “montre”.

Si vous avez lu Designed by Apple in California, vous avez déjà vu cette montre. C’est une sorte de version éclatée, pour les tests, avec l’écran, les capteurs, une alimentation, etc.

Vu dans un livre




Un prototype d’iPad avec l’OS de test

Vu sur Twitter (encore), un prototype d’iPad de sixième génération avec l’OS de test.

Il possède pas mal de marquage divers (donc certains au feutre) et l’OS de test permet visiblement le debug en JTAG. Les prototypes sont finalement assez rares sur des machines d’entrée de gamme comme cet iPad, on voit plus souvent les modèles un peu haut de gamme.




Un prototype d’iPod avec “Tetris” installé

Vu sur Twitter (le tweet a été supprimé, mais il est encore sur archive.org). Ce modèle DVT-3 est particulier parce qu’il intègre un jeu connu absent des versions commerciales : Tetris.

La capture montre Block0 (probablement Brick), Chopper (Parachute), Klondike (Solitaire) et Stacker, qui est un clone de Tetris.

DVT-3


OS bêta


Des jeux inattendus


Stacker, aka Tetris

Bál Az Operában, un jeu sur un vinyle… d’une façon particulière

Je continue avec mes jeux sur vinyle, avec cette fois Bál Az Operában de KFT (un groupe hongrois). Il est un peu particulier (comme tous, certes) parce que le jeu n’est pas sur le vinyle mais sur la pochette. En effet, il y a un listing pour ZX Spectrum, à recopier.

L’article est en ligne sur le site de Canard PC Hardware, mais certains disques des années 80 et 90 contiennent des données pour d’anciens ordinateurs. Pas de vraies pistes de données, mais des informations encodées directement dans la partie audio. Je vous mets des liens vers les précédents sujets.

Camouflage (ZX81)
Camouflage (mais en mieux) (ZX81)
Över Tid Och Rum (Atari 8 bits)
Everybody Loves Urusei Yatsura (ZX Spectrum)
Peace and love, inc. (texte caché)
Inner City Unit (ZX Spectrum)
Plastic Raygun (ZX Spectrum)
Aural Quest (ZX Spectrum)
Kissing The Pink (BBC Micro B)
The Bermuda Triangle (Tarbell)
Brainfuel 2 (ZX Spectrum)
So Long America (NEC PC-8001)
Tu Dammi La Metà (MSX)
XL·1 (ZX Spectrum)
Talk To Me (ZX81, ZX Spectrum, BBC Micro, Apple II)
David El Gnomo (ZX Spectrum)
Glamour Screen$ (ZX Spectrum)

Il n’est présent que sur la pochette du vinyle, et j’ai mis les images dans le bon sens (et le bon ordre). Ensuite… j’ai tenté recopié le listing. Bon, j’ai aussi testé avec une version déjà encodée en TZX. Si vous avez la patience de copier le texte, il suffit d’utiliser BAS2TAP et un émulateur. Et j’ai évidemment tenté les OCR, mais ça passe assez mal sur ce genre de code. Pour tout dire, j’ai recopié le listing, je ne vois pas d’erreurs (et il n’y a pas de soucis de syntaxe) mais j’ai une erreur assez rapidement, donc il y a probablement une faute dans les blocs de DATA du code.

Face A


Face B







Et ça donne quoi ? Une sorte de labyrinthe aléatoire, dans lequel il faut déplacer une rose entre les coeurs. Dans le premier tableau, il faut monter avec A, descendre avec W et avancer avec L, pour aller d’un côté à l’autre de l’écran. Dans la seconde variante, la rose garde sa direction : au lieu d’être immobile, elle va monter (par cran) jusqu’à ce que la touche de descente (ou celle pour avancer) soit pressée. Ensuite, elle garde la direction. Il faut donc un (tout petit peu) plus d’adresse pour terminer. Ensuite, on a les crédits.



De System 7.1 à macOS 10.13 (High Sierra) avec le même SSD sans formater : l’upgrade de la mort

Il y a longtemps, en regardant une vidéo d’un gars qui mettait à jour les OS Microsoft de DOS à Windows 8.1 dans une machine virtuelle, je me suis posé une question : et avec les OS d’Apple ?

La question n’est pas si évidente. Faire des mises à jour des différents Mac OS X pour Mac Intel, ça va, il y a des machines qui acceptent de Mac OS X Tiger à OS X El Capitan. Mais je voulais remonter plus loin. Pour tout dire, je suis passé de System 7.1 à macOS High Sierra (10.13)… en gardant le même disque dur (enfin, SSD). On va commencer pa la vidéo (version raccourcie, la complète dure 18 heures 30). Dans cette version de la vidéo, les copies avec barre de progression sont accélérées 20x et j’ai enlevé les passages avec les mises à jour intermédiaires de Mac OS X. La version complète est un peu longue pour YouTube malheureusement.

Un peu de chiffres

Alors, j’ai eu besoin de 7 Mac, 1 disquette, 7 CD-R inutilisables, 13 CD-R, 2 DVD-R (et quelques disques que je possédais). J’ai installé successivement System 7.1.2, System 7.5, Mac OS 7.6, Mac OS 8.0, Mac OS 8.1, Mac OS 8.5, Mac OS 8.6, Mac OS 9.0, Mac OS 9.1, Mac OS 9.2, Mac OS X 10.0, Mac OS X 10.1, Mac OS X 10.2, Mac OS X 10.3, Mac OS X 10.4, Mac OS X 10.5, Mac OS X 10.6, OS X 10.7, OS X 10.8, OS X 10.9, OS X 10.10., OS X 10.11, macOS 10.12 et macOS 10.13. C’est aussi 350 Go d’images disques, ISO et rush.

Avant de détailler étape par étape, il y a des remarques plus générales. Premièrement, j’ai utilisé un SSD M.2 (SATA) avec des adaptateurs. Il est utilisable en PATA avec un adaptateur 2,5 pouces, en SATA avec un simple adaptateur, dans un MacBook Air, etc. Deuxièmement, j’ai essayé de choisir des Mac qui acceptent plusieurs versions de l’OS pour simplifier les choses. Je suis parti du Performa 630 parce que c’est le plus vieux de mes Mac qui possède une interface ATA. Il doit être possible de partir d’un Mac encore plus vieux avec un adaptateur SCSI vers ATA (puis vers SATA) mais je n’en avais pas sous la main, ni de quoi capturer la sortie vidéo. Pour la capture, justement, j’ai enregistré directement la sortie VGA – puis HDMI – avec une carte d’acquisition (et j’ai dû faire certaines étapes plusieurs fois à cause de ça), ce qui explique dans certains cas les soucis de contraste : la carte ne se cale pas toujours sur les bonnes valeurs. Enfin, j’ai fait une image disque entre chaque étape, pour éviter de tout recommencer en cas de problème. Et c’est important : j’ai dû plusieurs fois repartir de l’étape précédente, on va le voir.

M.2 vers PATA vers PATA


M.2 en SATA

Enfin, pour des raisons pratiques, j’ai installé les OS avec une configuration minimale (donc pas de logiciels en plus, etc.) avec – pour les OS classic – l’option pour démarrer sur tous les Mac. J’ai aussi dû utiliser deux utilitaires, je vais y revenir, parce que sans bidouiller un peu, la manipulation ne fonctionne pas. Pour Mac OS X, j’ai installé la version de base dans tous les cas, avant de forcer la dernière mise à jour en combo (depuis le disque dur, elles ne sont plus disponibles en mise à jour automatique dans tous les cas). Pour les mêmes raisons pratiques, pour gagner un peu de temps et de place, je suis parti sur des OS en anglais, donc sans la VF (même quand elle existe).

Vous vous demandez peut-être pourquoi je ne suis pas allé plus loin que High Sierra ? Pour une bonne raison : l’APFS. On va le voir, j’ai commencé en HFS (standard) et à un moment, j’ai converti la partition HFS en HFS+ avec un outil de chez Alsoft. Et cet outil a une particularité, que je n’ai découvert qu’après l’installation de High Sierra : il réduit la taille des blocs de la partition HFS+ à 512 octets. Ce n’est pas réellement un souci… sauf au moment de convertir la partition en APFS. En effet, l’APFS a une taille minimale de 4 096 octets pour les blocs. En clair, il est impossible de convertir la partition et donc d’installer macOS Mojave. J’aurais évidemment pu cloner le SSD ou formater le disque, mais je m’étais fixé une chose : mettre à jour sans tout effacer.

1 : System 7.1.2 sur Performa 630

Alors, la première étape a été compliquée. Je suis parti sur un Performa 630 avec les disques d’origine. Premièrement, il a fallu trouver une copie de l’OS d’origine avec une ISO bootable, ce qui n’est pas si évident. Le lecteur de CD d’origine (un 4x) est assez lent mais je n’ai pas pu le remplacer par un Plextor 32x que j’avais en stock : le pilote de base de l’OS ne le reconnaît pas.

J’ai dû effectuer cette étape (et quelques suivantes) plusieurs fois, parce qu’au départ, j’avais partitionné le SSD depuis un macOS récent. Mais malheureusement, dans ce cas là, il devient impossible de mettre à jour les « hard disk driver » (en gros, un morceau de partition qui permet à Mac OS de démarrer). J’ai donc dû recommencer en formatant et partitionnant depuis une disquette de démarrage de Mac OS 8.1.

Parlons partition, du coup. Pour toute la partie 68K et PowerPC, il faut partitionner en Apple Partition Map (APM). La partition principale a été formatée en HFS (Mac OS Standard) avec une capacité de 2 Go, même si le SSD a une capacité de 32 Go. La raison ? System 7.1.2 ne supporte pas le HFS+ (qui date de Mac OS 8.1) et pas plus de 2 Go pour la capacité. La limite réelle est en réalité à 2 To, mais elle nécessite un Macintosh en PowerPC (et PCI) et un OS plus récent.

Petit truc aussi, vu qu’il y a des coupes : j’ai enlevé les messages indiquant que le Mac n’est pas à la bonne heure. Comme la pile était vide, l’heure n’était pas la bonne.

2,3,4,5 : System 7.5, Mac OS 7.6, Mac OS 8.0, Mac OS 8.1 sur Performa 630

Pour les différentes versions de l’OS, rien à dire de spécial. J’ai installé System 7.5, Mac OS 7.6 (le premier Mac OS), Mac OS 8.0 et Mac 8.1 sur le Performa 630, à base de 68040. Je n’ai pas eu de soucis particuliers, ça prend juste un peu de temps avec un lecteur de CD-ROM 4x. A ce moment, la question du changement de Mac est arrivée : Mac OS 8.1 est la dernière version qui démarre sur un Macintosh à base de 68K.

5 bis : Mac OS 8.1 sur Power Mac G3 Beige

Premier changement de machine. J’ai déplacé le SSD dans un Power Mac G3 Beige et… ça n’a pas démarré. J’ai donc démarré sur la disquette de boot de Mac OS 8.1, mis à jour les hard disk driver et Mac OS 8.1 a démarré.

6,7,8,9,10 : Mac OS 8.5, 8.6, 9.0, 9.1, Mac OS 9.2.1 sur Power Mac G3 Beige

L’installation elle-même n’a pas posé de soucis. Par contre, j’ai eu pas mal de soucis : je n’avais pas les CD originaux et les ISO trouvées sur le Net n’étaient pas toutes utilisables. Dans certains cas, je ne pouvais pas démarrer, dans d’autres le disque était illisible. J’ai cru à un problème de CD-R (j’ai dû racheter un boîte), de graveur ou de lecteur, mais non : certaines ISO ne fonctionnaient pas, c’est tout. A noter que j’ai passé les versions 9.0.4 et 9.2.2 pour éviter que ce soit vraiment trop long.

Une ISO daubée

10 bis : Passer en HFS+ sur Power Mac G3 Beige

La première bidouille intervient ici. Jusqu’à maintenant, j’ai utilisé un SSD formaté en HFS (Mac OS standard) mais Mac OS X nécessite un disque formaté en HFS+ (Mac OS étendu). Apple ne propose pas d’outils pour passer du HFS au HFS+, mais Alsoft, oui. J’ai donc gravé un CD-R avec PlusMaker et j’ai passé la partition du HFS au HFS+. Je l’explique plus haut, et je ne l’avais pas vu, le logiciel force la taille des blocs sur une valeur inhabituelle (512 octets) pour gagner de la place et c’est un problème… beaucoup plus tard.

Il faut simplement booter du CD, effectuer le conversion… et c’est tout. C’est assez simple.

11 : Mac OS X 10.0 sur Power Mac G3 Bleu

J’ai ensuite tenté Mac OS X dans sa première version (10.0) sur le Power Mac G3 Beige. Sans succès. Le premier CD gravé n’a pas fonctionné, donc j’ai sorti une version originale. Après une installation bien trop longue (plusieurs heures), l’OS n’a jamais voulu démarrer. J’ai donc sorti le SSD pour le placer dans un Power Mac G3 Bleu. Mac OS 9.2.1 n’a pas voulu démarrer – visiblement la conversion en HFS+ a modifié des choses qui empêchent le changement de machine – mais j’ai démarré sur le CD de Mac OS X et installé l’OS sur le Power Mac G3 Bleu. Une fois l’installation effectuée, j’ai installé la mise à jour combo 10.0.4. A noter que c’est la seule installation qui affiche l’intro de Mac OS X.

Ça ne démarre pas.

12 : Mac OS X 10.1 sur Power Mac G3 Bleu

Là aussi, ça n’a pas été une partie de plaisir. Je me suis retrouvé avec un kernel panic à la fin de l’installation et au moment de l’installation de la 10.1.5 (combo). Au passage, comme je ne l’ai pas mis dans la vidéo, l’installation de la 10.1.5 n’est pas possible directement : il faut installer une mise à jour de sécurité, puis une mise à jour de l’installeur. En regardant l’erreur, j’ai trouvé directement le problème. C’est IOATAFamily qui plantait, donc le SSD… donc le contrôleur Ultra DMA. Le Power Mac G3 a été vendu avec un contrôleur instable, un problème corrigé matériellement dans la seconde révision. La seule solution, dans mon cas, a été de mettre le SSD sur la seconde prise ATA (dédiée au lecteur optique), gérée par le chipset et plus lente. Une fois la mise à jour effectuée, j’ai tenté Mac OS X 10.2 mais sans succès : la machine plantait. Je suis donc passé sur un Mac sans bug.

Oups.

13,14 : Mac OS X 10.2 et 10.3 sur Power Mac G4 Digital Audio

Pour Mac OS X 10.2 et 10.3, rien de spécial. J’ai mis le SSD dans le G4, Mac OS X 10.1 a démarré, j’ai mis à jour en 10.2 (avec le CD), puis en 10.2.8, puis en 10.3 (avec le CD) et enfin en 10.3.9. A part le fait que j’ai dû recommencer une installation parce que j’avais raté mon enregistrement, il n’y a rien à dire.

14 bis : étendre la partition HFS+

Si vous avez suivi, j’installe Mac OS sur une partition de 2 Go, formatée (ou plutôt convertie) en HFS+. Pourquoi 2 Go ? Parce que le System 7.1 ne pouvait pas gérer plus. Pourquoi ne pas avoir étendu la partition avant ? Parce qu’Apple ne le permet pas. Enfin, plus exactement, il n’est possible d’étendre une partition sans tout effacer qu’à partir de Mac OS X 10.4.4 (si le disque est partitionné en GUID) et Mac OS X 10.5 (pour les disques formatés en APM). J’espérais aller jusqu’à Mac OS X 10.5 sans devoir étendre, mais non : impossible d’installer Mac OS X 10.4 sur mon SSD de 2 Go. En fait, visiblement, l’OS installe plus de choses – notamment le sous-système BSD – ce qui nécessite mécaniquement plus de place.

Pas assez de place.

La solution ? iPartition. Ce programme a été offert par ses développeurs, et il permet d’étendre une partition sans l’effacer, même en APM et avec les hard disk driver de Mac OS 9. J’avais prévu le coup : le SSD avait été partitionné en laissant l’espace au-delà de 2 Go vide. Pour éviter les soucis plus tard, j’ai simplement étendu la partition de 2 à 16 Go, de quoi installer Mac OS X 10.4 et 10.5. Le fonctionnement est simple : un CD de démarrage permet de redimensionner, et il suffit d’avoir une machine qui supporte Mac OS X 10.4.

La bonne nouvelle ? Je n’ai rien perdu.

15 : Mac OS X 10.4 sur Power Mac G4 Digital Audio

Une fois la partition étendue, rien de spécial. J’ai pu démarrer sur une copie de Mac OS X 10.4 (sur un DVD+R) et installer Mac OS X 10.4. J’ai mis à jour en 10.4.11 avec les fichiers déjà téléchargés, mais Apple propose encore les mises à jour pour Mac OS X Tiger dans l’outil de l’OS, au pire.

16 : Mac OS X 10.5 sur Mac mini G4

Un peu plus compliqué, le passage à Leopard. Le Power Mac G4 n’acceptait pas Leopard et j’avais besoin d’un Mac avec une sortie VGA (et évidemment compatible). J’avais la flemme de sortir un G5, donc le Mac mini G4. Première étape, installer le SSD : rien de compliqué, le Mac mini a un emplacement 2,5 pouces PATA, comme mon adaptateur. Seconde étape, un lecteur optique : mon mini G4 me servait uniquement pour des tests et son lecteur (mort il y a un moment) avait été enlevé. Le premier lecteur n’a jamais réussi à démarrer avec le DVD de Leopard, donc j’ai installé un second.

Truc très énervant, l’installeur vérifie le disque, ce qui prend du temps mais est nécessaire. Pendant un premier essai, j’ai perdu l’image et j’ai pensé à un souci… mais non. Le Mac était juste passé en veille. On le voit dans la vidéo, avec un changement de colorimétrie : la carte d’acquisition n’a pas retrouvé les mêmes réglages. Ensuite, l’installation a été assez longue : Mac OS X 10.5 est un système universel nettement plus lourd que les précédents. Ce n’est pas le seul (il existe une version universelle de Mac OS X Tiger) mais du coup, l’OS prend plus de place, tout comme les mises à jour. L’installation de la 10.5.8 a pris pas mal de temps, aussi.

Dans tous les cas, ça a fonctionné et c’était le dernier OS à installer sur PowerPC. Lors de cette étape, mon SSD a connu deux architectures (68K et PowerPC) et va passer sur une troisième.

16 (bis) : Mac OS X 10.5 sur Mac mini 2009

Le passage d’un Mac PowerPC à un Mac Intel n’est pas si évident, mais avec Mac OS X Leopard et les bonnes machines, ça marche. Premier point : les PowerPC attendent généralement un disque partitionné en APM (Apple Partition Map), les Mac Intel un disque partitionné en GUID Partition Table (GPT). En pratique, c’est un peu plus compliqué : certains PowerPC peuvent démarrer sur du GPT (ils sont rares, j’en reparlerais), et une bonne partie des Mac Intel peut démarrer sur de l’APM. Sur ce point, c’est assez logique : c’était nécessaire pour pouvoir utiliser le même DVD pour Leopard sur les deux architectures.

De façon concrète, le Mac OS X 10.5 installé sur un Mac mini G4 (en APM) démarre sur mon Mac mini 2009. Mais pour installer Snow Leopard (ou tous les OS suivants) il faut passer en GPT. La conversion d’un schéma de partitionnement à un autre n’est pas une évidence et il y a très peu d’outils capables de le faire sans tout effacer (ce que je ne voulais pas). Mais iPartition (rendu gratuit par ses développeurs) le fait. Il faut donc installer le programme et ensuite créer un média de démarrage. C’est une fonction du programme : elle nécessite un disque qui permet de démarrer sur le Mac – ici Snow Leopard – et un DVD vierge. Le programme va créer un DVD de démarrage contenant iPartition, qui démarre automatiquement.

Cette partie m’a demandé pas mal d’essais, et pas mal de manipulations. Donc, dans l’ordre, il faut : supprimer le HFS Wrapper de la partition de démarrage (il s’agit d’un bout de partition qui permet de gérer le passage HFS à HFS+), changer le schéma de partition d’APM (Apple) à GUID, déplacer les données de la partition pour qu’elle démarre au bloc 409640 (si jamais vous manquez de placer, il faut la réduire). Cette étape prend du temps, attention. Attention, l’image est coupée dans la vidéo car la carte d’acquisition a décidé de passer en 640 x 480 sans raisons. Ensuite, il faut ajouter une partition, avec quelques paramètres : le type doit être EFI System Partition, le nom EFI, la taille As large as possible (200 Mio en réalité) et la position au début du disque (Beginning of disk). Pourquoi ? Parce que Mac OS X 10.6 a besoin d’une partition EFI, à un endroit précis. Enfin, il faut se rendre dans les propriétés de cette partition et fixer le bloc de départ à 40 (ouf).

Enfin, pour terminer, j’ai dû démarrer sur une clé USB d’OS Lion pour effectuer quelques modifications. Pourquoi Lion ? Parce qu’avec Snow Leopard, ça n’a pas marché. Une fois la clé démarré, il faut aller dans l’onglet Partition, l’étendre au maximum (qu’OS X fasse ses manipulations), avant de se rendre sur l’onglet First Aid et choisir Repair Disk. Dans ce cas, OS X devrait avoir remis les partitions dans un état utilisable par Mac OS X Snow Leopard. Dans le cas contraire, vous aurez des erreurs comme les deux que l’illustre ici.

Une erreur


Une seconde erreur.

17 : Mac OS X 10.6 sur Mac mini 2009

En dehors des changements nécessaires, le passage à Snow Leopard est simple. Et contrairement aux autres Mac OS X, il n’est pas nécessaire de démarrer du disque : l’installeur se lance directement depuis Mac OS X (ici Leopard) et redémarre après plusieurs minutes. C’est aussi le dernier OS vendu sur un DVD (même s’il existe des variantes sur clé USB). Enfin, c’est aussi un des rares Mac OS X qui affiche son intro’ (en vidéo).

18 : OS X 10.7 sur Mac mini 2009

Pour OS X Lion, c’est ma dernière installation à partir d’un média physique. J’ai en effet utilisé ma clé USB d’OS X Lion. Comme pour les précédents Mac OS X, j’ai ensuite installé la mise à jour combo (10.7.5 ici). On commence à sentir les limites des mon SSD (assez lent en écriture).

19 : OS X 10.8 sur Mac mini 2009

Pour OS X Mountain Lion, deux choses. Premièrement, la vidéo d’installation était… bizarre. La carte d’acquisition ne s’était pas calée sur une définition standard et je suis passé sur une carte d’acquisition HDMI (en 1080p). Deuxièmement, je n’ai pas récupéré un fichier d’installation récent, mais une copie que j’avais dans mes archives, qui n’aime visiblement pas 2021 : j’ai dû passer en 2012 pour effectuer l’installation. L’installeur était assez récent et intégrait OS X 10.8.5.

Un problème d’image.


Un problème de date.

20 : OS X 10.9 sur Mac mini 2009

Pour Mavericks, rien de spécial, à part que j’ai dû remettre la date sur une valeur récente (mon installeur devait être plus récent). L’installation redémarre comme les autres, mais pas nécessairement au même moment. Comme pour Mountain Lion, j’avais choisi un installeur qui intégrait déjà la dernière version (10.9.5). Par contre, c’est assez long.

21 : OS X 10.10 sur Mac mini 2009

Yosemite s’installe aussi comme un charme, et directement la version 10.10.5. La seule chose à noter, c’est que le compteur qui indique le temps est complètement à l’ouest : les 18 minutes annoncées durent pas loin de 90 minutes.

22 : OS X 10.11 sur Mac mini 2009

El Capitan a posé plus de soucis… mais c’est de ma faute. Comme pour d’autres, mon installeur était un peu ancien et a bloqué par rapport à la date. Mais pour El Capitan, la vérification se fait visiblement au milieu de l’installation. J’aurais pu changer la date quand j’ai eu le message, mais c’est moins sympa pour la vidéo. J’ai donc recommencé après une restauration de plus à l’étape précédente. Une fois la date changée, ça a fonctionné, mais lentement. Le passage de 25 à 7 minutes prend par exemple 1 heure et 47 minutes… Comme pour les autres, l’installeur est ç jour : pas besoin de mettre les mises à jours intermédiaires.

Encore un souci de date.

Il s’agit du dernier OS que mon vénérable Mac mini supporte, je suis donc passé sur un autre Mac pour la suite.

23 : macOS 10.12 sur MacBook Air 2012

Dans le MacBook Air, j’ai un adaptateur pour installer directement le SSD M.2 à la place du SSD d’origine. Comme pour les autres, l’installation est assez lente mais tout se passe correctement. La seule chose à noter vient de la capture : la définition varie un peu parce que le MacBook Air utilise parfois sa définition native sur la sortie vidéo que j’utilise pour capturer.

24 : macOS 10.13 sur MacBook Air 2012

Mon installeur de macOS High Sierra a posé plus de soucis. La vérification prenait plusieurs minutes avant d’afficher une erreur, et changer la date pose des soucis avec les macOS récents. J’ai donc téléchargé un installeur récent (je passe cette partie dans la vidéo). Et… le tout a planté. High Sierra m’a indiqué une erreur avant de redémarrer en boucle avec un kernel panic. Même chose au second essai. La solution ? Installer macOS High Sierra en HFS+, sans passer en APFS, en ligne de commande. Visiblement, la façon de partitionner mon SSD posait des soucis lors du passage en APFS.

Toujours la date

25 : macOS 10.14 sur MacBook Air 2012

Alors, je n’avais pas identifié le problème d’APFS avant, donc j’ai tenté Mojave.

Avec Mojave, je suis tombé sur un problème que je n’attendais pas : le manque de place. En effet, l’installeur (présent sur le SSD) m’a indiqu” qu’il manquait… 70 Mo. Le SSD fait 32 Go (à peu près) et l’installation elle-même environ 12 Go. Avec les 6 Go de l’installeur, il n’y avait pas assez de place. La solution, bête et méchante ? Copie l’installeur sur une clé USB pour lancer l’installation… sans succès. Vu l’espace libre nécessaire (quelques dizaines de Mo), j’ai triché : j’ai supprimé le System Folder de Mac OS 9 et une partie des applications encore présentes (plus exactement, je l’ai mis sur une clé USB, avant de le récupérer à la fin).

Manque de place.

Et donc c’est ici que j’ai dû arrêter. Après de longs essais de conversions en APFS, de passage en mode verbose et de recherches sur Internet, je me suis rendu compte avec la commande qui suit que la taille des blocs de mon système de fichiers était de 512 octets et que l’APFS impose une taille minimale de 4 096 octets. Comme je ne voulais pas formater ni cloner, mais uniquement mettre à jour, j’ai arrêté ici.

diskutil info /dev/diskx|grep "Block Size"

Le résultat

Alors, ça donne quoi ? Un macOS High Sierra avec un disque dur qui s’appelle MacOS7, formaté en HFS+. On trouve à la racine des dossiers comme Applications (Mac OS 9) ou System Folder. Il y a aussi pas mal de logs divers, un dossier Desktop avec un raccourci vers Sherlock sur le bureau, etc. Assez bizarrement, Internet Explorer est resté dans le Dock (en version PowerPC, donc inutilisable, évidemment), tout comme une icône qui renvoie vers Sherlock.

Internet Explorer dans le Dock


Un System Folder


Des logs d’install

Les captures

J’ai aussi pris des captures d’écran de la page A propos de chaque OS installé, donc voici les images.

System 7.1


System 7.5


Mac OS 7.6


Mac OS 8


Mac OS 8.1


Mac OS 8.5


Mac OS 8.6


Mac OS 9


Mac OS 9.1


Mac OS 9.2


Mac OS X 10.0


Mac OS X 10.1


Mac OS X 10.2


Mac OS X 10.3


Mac OS X 10.4


Mac OS X 10.5


Mac OS X 10.6


OS X 10.7


OS X 10.8


OS X 10.9


OS X 10.10


OS X 10.11


macOS 10.12


macOS 10.13

Un prototype de Pippin avec son lecteur de disquettes

Vu sur eBay, un prototype de Pippin avec son lecteur de disquettes. Le prix est (vraiment) trop élevé pour moi, avec pratiquement 2 000 $ (sans les taxes) mais c’est intéressant à voir.

Commençons par la console : elle n’a pas de marquage sur l’arrière, et les informations sur la face avant (PowerPC et Atmark) sont des stickers, alors que c’est gravé dans les versions finales. Sous la console, on voit bien qu’il s’agit d’une console Power Player, c’est-à-dire le modèle de test de Bandai. Elle est probablement équipée d’une ROM qui permet de démarrer sur un périphérique externe.

On voit les stickers sur l’avant


Pas de marquage


Power Player

La manette est proche de la version finale, mais là aussi sans marquage. La zone est présente (au-dessus du trackball) mais vide.

Pas de marquage

Enfin, le lecteur de disquettes. Il est visiblement dans un plastique plus smooth (classique dans les prototypes) avec un mécanisme de rétention dans un plastique différent. Et encore une fois, il n’y a pas de marquage.

Pas de marquage


Des prototypes de bracelets d’Apple Watch

Vu sur Twitter, deux prototypes de bracelets d’Apple Watch, des modèles nylon tissé.

On voit qu’il s’agit de prototypes à cause du marquage sur les attaches, un tire vers le rose, l’autre vers le vert. Pour ceux qui veulent trouver le modèle exact, il existe un (énorme) fichier avec toutes les références sorties.



Un prototype d’iPhone X totalement noir

Vu sur Twitter, un prototype d’iPhone X dans un noir bien plus sombre que le smartphone qu’on a pu voir, le « Jet Black ».

Selon Giulio Zompetti, il a probablement été abandonné parce que la couleur empêche de bien voir le marquage et la .



Glamour Screen$ de Schmoof : un programme ZX Spectrum sur un CD

Sur l’album The Glamour de Schmoof, il y a une piste nommée Glamour Screen$. Et elle contient un programme pour ZX Spectrum.

L’article est en ligne sur le site de Canard PC Hardware, mais certains disques des années 80 et 90 contiennent des données pour d’anciens ordinateurs. Pas de vraies pistes de données, mais des informations encodées directement dans la partie audio. Je vous mets des liens vers les précédents sujets.

Camouflage (ZX81)
Camouflage (mais en mieux) (ZX81)
Över Tid Och Rum (Atari 8 bits)
Everybody Loves Urusei Yatsura (ZX Spectrum)
Peace and love, inc. (texte caché)
Inner City Unit (ZX Spectrum)
Plastic Raygun (ZX Spectrum)
Aural Quest (ZX Spectrum)
Kissing The Pink (BBC Micro B)
The Bermuda Triangle (Tarbell)
Brainfuel 2 (ZX Spectrum)
So Long America (NEC PC-8001)
Tu Dammi La Metà (MSX)
XL·1 (ZX Spectrum)
Talk To Me (ZX81, ZX Spectrum, BBC Micro, Apple II)
David El Gnomo (ZX Spectrum)

Alors, ce n’est pas un vinyle, le disque date de 2007 et n’existe qu’en CD (et sur Apple Music, la partie software doit être récupérable). L’avantage du CD est évident : La conversion du WAV (issu du CD) en TZX (c’est-à-dire un fichier utilisable dans un émulateur) ne pose pas de soucis. Il y a peu de chances d’avoir des erreurs…

Le programme fait 32 ko et est basique : une image de la pochette de l’album au chargement, ensuite le logo du groupe avec une petite animation. Comme l’émulateur charge le truc trop vite en mode “rapide”, j’ai enregistré à vitesse normale (donc près de 3 minutes pour charger, et on se plaignait des jeux sur CD…) avant d’accélérer un peu. Petite astuce expliquée dans le livret : il faut presser espace pour arrêter une animation (on se retrouve devant un écran noir) et presser enter pour lancer la suivante. Pour les animations, elles tournent en boucle, donc j’ai mis juste la boucle principale avec le morceau en fond, pour éviter une vidéo de 45 minutes qui se répète.

La version ZX Spectrum


En clair, ce n’est pas le plus plus compliqué à récupérer vu qu’il n’existe qu’en CD. Mais comme il est finalement assez récent, c’est sympathique.

Un prototype de Macintosh LC (presque) en version finale

Vu sur Reddit, un prototype dans un état très proche de la version finale. Il s’agit d’une carte mère de Macintosh LC.

Les conversations sous le post sont intéressantes, mais en gros la machine n’a pas de marquage (il n’a pas mis de photos) et les puces pour la ROM sont des EEPROM (programmables) et pas des ROM (qui ne peuvent pas être modifiées). On peut voir aussi que puces sont étiquetées FC (pour Final Candidate ?) et qu’il y a un bouton rouge au milieu. Il n’est pas rare sur les machines de production (même s’il n’est pas généralisé) et sert ici à effectuer un reset PRAM.

Un prototype de clavier avec une touche Spotlight

Comme la semaine dernière, je mets un peu plus de prototypes pour vider les brouillons, et parce que je préparer un truc un peu long. Aujourd’hui, un prototype de clavier.

Vu sur Twitter, il s’agit d’un prototype d’un clavier finalement assez rare : le modèle aluminium de 2007 en variante compacte et filaire. La version complète et la version Bluetooth sont bien plus courantes, et il a été essentiellement proposé en standard sur les iMac.

Il y a pas mal de différences sur le marquage : ctrl au lieu de control, une  au lieu de command, home, page et end sur les flèches et des fonctions différentes sur les touches de fonction, dont une touche pour Spotlight.


Mac ou Pippin ? Picture Book of Mission School Uniform (R ’96)

Cette semaine, je (re)teste un jeu Pippin… mais sur Mac. Une partie des titres de la console d’Apple et Bandai fonctionne en effet sur les deux plateformes. Il s’agit ici de Picture Book of Mission School Uniform (R ’96).

La version « Mac » est comme souvent la même que la version Pippin, avec le même défaut : les menus sont très clairs. Pour le reste, ça fonctionne sur un Mac avec un OS en anglais et l’image ne prend qu’une fenêtre en 640 x 480. Assez bizarrement, le bureau reste visible derrière, alors que dans la majorité des cas, on a juste un fond coloré pour le cacher, la première capture le montre.

L’icône donne le ton


On voit le bureau derrière



C’est un peu court, mais il n’y a vraiment rien d’intéressant à dire sur la version Mac.

Deux prototypes du premier iPhone

Vu sur Twitter il y a quelques mois, des prototypes du premier iPhone. Je profite des vacances pour mettre des sujets un peu anciens qui traînaient dans ma liste.

On voit notamment l’interface “iPod” des débuts, et – dixit l’auteur – le bouton silencieux avait plusieurs positions à l’époque.

Un prototype d’iPhone XS Max

Vu sur Twitter il y a quelques mois, un prototype d’iPhone XS Max.

Petit truc sur la photo, l’interface de restauration n’a pas encore été adaptée à la définition de l’appareil : elle utilise la définition de l’iPhone X et ne prend donc qu’une partie de l’écran.

Le grand angle du DSC-FX77

Le FX77, c’est un appareil photo assez pratique (à son époque) avec un mode selfie, du Bluetooth, un format atypique mais efficace, etc. Mais il avait un défaut : l’absence de zoom. Et Sony avait eu la drôle d’idée de sortir une solution qui ressemble à du bricolage : le VCL-07FE.

Pourquoi je parle d’un accessoire d’un vieil appareil photo ? Parce que le concept m’a un peu étonné et j’en ai acheté un. Mais aussi parce que dans le genre « Truc mal pensé », ça se pose bien.

L’accessoire


0,75x

Mais c’est quoi ? Une sorte de “surobjectif” qui se place sur la partie rotative du FX77, qui propose une lentille (visiblement en plastique) qui va faire office de grand angle (0,75x). Déjà, ça ne règle pas l’absence de zoom, vu que c’est un grand angle qui va déformer. Mais surtout, c’est très mal pensé. Premier point : une fois l’accessoire en place, on ne peut plus fermer l’appareil. Le concept même du FX77, c’est que la partie contenant l’objectif peut pivoter pour l’éteindre, et avec l’accessoire… ce n’est pas possible. Deuxièmement, la qualité d’image est perfectible (merci la lentille basique). Déjà que l’appareil n’est pas le meilleur pour la balance des blancs et le focus, avec le grand angle, on voit directement les différences sans changer de position.

Fermé


Ouvert


Avec l’accessoire

Sans


Avec


Sans


Avec

Enfin, autre truc très con, l’accessoire est visible dans le viseur optique. Alors, c’est un viseur basique mais il a l’avantage d’être proche de l’objectif (ce n’est pas toujours le cas sur les compacts de l’époque) mais avec l’accessoire… on a un morceau de plastique dedans. C’est vraiment complètement con.

On voit bien la partie en plastique dans le coin

En clair, c’est un accessoire pas très utile, pas très efficace et qui rend l’appareil moins pratique. Un joli combo.

Les DSD Disc, du DSD sur un DVD

En plus des « SACD-R » dont je parlais hier, il existe une seconde solution pour mettre des fichiers issus d’un Super Audio CD sur un DVD : le DSD Disc.

Le DSD Disc est un format Sony, et vous aurez d’abord besoin d’une chose : des fichiers en DSD. Le conteneur doit être celui de Sony, le dsf. Si vous avez des fichiers en dff (le conteneur de Philips), c’est le moment de soit repartir de l’ISO, soit de simplement changer de conteneur (il existe des programmes pour ça). Dans l’absolu, ça reste assez proche, la principale différence est la présence de métadonnées en dsf, pour le nom des pistes par exemple.

La structure d’un DSD Disc est bien expliquée dans ce document et elle est simple. Il faut un dossier DSD_DISC à la racine du DVD (formaté en UDF), avec ensuite un dossier par album, qui contient les fichiers dsf. Un DSD Disc ne peut visiblement contenir que des fichiers en stéréo (pas de 5.1) avec une fréquence d’échantillonnage de 2.8224 MHz, celle des Super Audio CD. On appelle parfois aussi ça du DSD64.

La structure

Il est possible de mettre un fichier de playlist, avec une structure basique. Il doit s’agir d’un fichier texte avec une extension ddp. La première ligne commence par un #, les autres listent les fichiers avec une nomenclature UNIX (donc sans lettre de lecteur). Je vous mets l’exemple de la doc’.

#Playlist Album1.ddp
./Album1/Song1_1.dsf
./Album2/Song1_2.dsf
[EOF]

Du coup, j’ai créé un disque avec Burn et la bonne structure. Je suis parti sur des noms de fichiers basiques, et une playlist, avant de graver le tout.

Et ça donne quoi ?

Sur mes deux lecteurs de Blu-ray compatibles Super Audio CD, ça ne fonctionne pas. Ils voient le disque comme un DVD de données et ne veulent pas lire les fichiers.

Nope.


Non.

Sur une PlayStation 3 (un modèle qui ne lit pas les Super Audio CD), ça marche : l’interface montre un « Disque DSD » et le contenu est lisible. Mieux, c’est même utilisable en HDMI, mais la console convertit évidemment en PCM à la lecture.

Ça marche


On voit bien les pistes

Plus largement, il faut aller dans le manuel, c’est souvent indiqué explicitement comme avec le SCD-XE800 de Sony. Et avec les appareils de Sony, le mieux est de tester.

Entire 700km Summer Games Torch Journey by Extreme Athletes Live Streamed Over Twitch Using TVU Solutions

MOUNTAIN VIEW, CA – July 6, 2021 – TVU Networks, a market and technology leader in cloud and IP-based live video solutions, announced that the extreme athletes and influencers Alex Roca and Valenti Sanjuan live streamed their entire 700-kilometer tandem bike ride to deliver the Summer Games torch using the TVU Nano Router and TVU ...

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Les SACD-R : un Super Audio CD sur DVD

Il y a de nombreuses années, j’expliquais comment ripper un Super Audio CD avec un lecteur de Blu-ray Sony. Et j’expliquais que le fichier ISO obtenu pouvait être gravé sur un DVD-R (ou +R). Du coup, presque trois ans plus tard, j’en reparle.

Techniquement, un Super Audio CD est un DVD. Il a la même capacité (4,7 Go), utilise les mêmes longueurs d’onde pour le laser, etc. Il y a quelques différences pratiques, comme un débit minimal un peu plus élevé (~16 Mb/s contre ~11 Mb/s en 1x) et le fait qu’il existe des disques hybrides avec une couche “CD” en plus du “SACD”, mais la technologie de base reste la même. En réalité, ce qui différencie essentiellement un Super Audio CD d’un DVD, c’est la protection, avec notamment un système qui module la largeur de la piste, un truc qui ne fonctionne pas sur les lecteurs de DVD classiques.

J’en arrive au sujet : si vous avez un fichier ISO issu d’un SACD, il est possible de le graver sur un DVD (-R ou +R) pour obtenir l’équivalent d’un Super Audio CD sans protection. Les protections physiques et logicielles sont absentes, mais le disque offre la même qualité sonore que la version classique. Alors, oui, je vois déjà certains m’expliquer que la tolérance n’est pas la même et autres différences, mais soyons clairs : je n’entends déjà pas réellement la différence entre la partie CD et la partie SACD d’un disque en temps normal et ce sont les mêmes fichiers qui sont gravés sur le disque.

Mais est-ce que ça fonctionne ? Oui… et non. En fait, comme dit plus haut, techniquement il n’y a pas réellement de différences et elles dépendent plus du lecteur que du média. Mais les majors n’étaient évidemment pas très contentes que les utilisateurs puissent copier les onéreux SACD avec de simples DVD vierges. En pratique, la compatibilité n’est pas totalement assurée. Ça fonctionne sur certains lecteurs, ça ne fonctionne pas du tout sur d’autres (par exemple les PlayStation 3) et c’est compliqué pour une partie. Compliqué ? Oui, parce que sur les appareils dont le firmware peut être mis à jour, les marques ont tenté de bloquer les SACD-R (le petit nom de cette bidouille). C’est le cas d’un de mes lecteurs : le BDP-S490 (Sony) est incompatible avec un firmware à jour. Une mise à jour a en effet cassé la compatibilité, alors que ça fonctionnait au départ. Il faut le firmware M12.R.0430 (au plus) et mon lecteur était en M12.R.0510.

Pour tester, j’ai donc prise deux fichiers ISO de Super Audio CD, un récupéré honteusement sur le Net il y a quelques années (Thriller) et un second issue de mes essais. Comme dit juste avant, ça fonctionne directement avec un BDP-S370 mais pas avec un BDP-S490. Attention, ça ne change rien au problème de la sortie audio : vous ne pourrez pas sortir le flux audio sans un décodeur adapté en face.

Sur le S370


Idem


Pas de DSD en HDMI

Downgrader le BDP-S490

Truc intéressant, il est possible de downgrader le lecteur vers une version plus ancienne du firmware, compatible. Vous trouverez le tutoriel là, mais ça reste assez simple. Attention, vous aurez besoin de Windows et d’un CD-R (oui, c’est un peu low-tech), donc d’un graveur. J’ai utilisé le programme (Windows) fourni et j’ai gardé une copie (c’est disponible sur le site de Sony) du firmware déjà en place. Pour le nouveau firmware, le site FTP de Sony () ne répond plus, mais on peut trouver facilement le fichier UPDATA_M12R0430.ZIP et il est compatible avec le BDP-S490 et le S590 (identique, il a uniquement du Wi-Fi en plus).

Un firmware “récent”


Ca ne marche pas


Nope


Niet

Dans le programme Windows, il faut ouvrir le firmware (après avoir fait une copie) et mettre des valeurs pour la date et le numéro de version. Les valeurs doivent être supérieures à celles du firmware installé, mais je vous conseille de juste incrémenter un peu : si un jour vous voulez repartir vers le dernier firmware, ce sera plus simple. Du coup, j’ai mis 511 et une date en 2021. Le programme va ensuite ouvrir une fenêtre en ligne de commande et modifier les fichiers.


La (presque) dernière étape va être de graver un CD-R avec les deux fichiers. Il faut le graver en UDF, je vous conseille Burn pour ça, c’est une GUI pour la gravure de disques sous macOS. Il suffit de choisir DVD (UDF) et c’est tout.

C’est simple.

Maintenant, il suffit de mettre le disque dans le lecteur, il va proposer de mettre à jour, ce qui peut prendre un peu de temps.

MAJ

Une fois que c’est fait, magie : les SACD-R fonctionnent. Le lecteur indique bien qu’il est en M12.R.0430 donc il est toujours possible de repasser sur la version la plus récente (même via le Net, si ça fonctionne encore).

Un “vieux” firmware


Ça marche.

Un prototype de BIOS pour une GeForce Mac

Dans les trucs parfois bizarres qu’on peut voir, il y a par exemple ce prototype de BIOS pour une GeForce 4 MX pour Mac, vu sur Reddit.

Visiblement, la personne a acheté un écran avec une carte graphique en bonus (une GeForce 4 MX pour Mac) et la ROM (le BIOS) est en version bêta, avec un message explicite dans les informations système de Mac OS X : 2026 prerelase (DO NOT SHIP). Je n’ai pas de carte pour la flasher, mais si ça intéresse quelqu’un, j’avais récupéré la ROM en question.

Le message


La carte, qui semble assez classique

Let’s Play Apple Pippin : Picture Book of Mission School Uniform (R ’96)

Je continue avec quelques tests en vidéo de « jeux » pour la Pippin d’Apple et Bandai. Cette semaine, Picture Book of Mission School Uniform (R ’96).

Je mets jeux entre guillemets parce que ce titre est un peu particulier : ce n’est pas un jeu. C’est une sorte de base de données sur les uniformes des lycéennes japonaises, avec la possibilité de les déshabiller (pour changer les vêtements) et des quiz. C’est assez bizarre comme concept pour les occidentaux, et c’est (pour moi) un peu malaisant (oui, je sais, ce mot n’existe probablement pas). Techniquement, rien de spécial : ça utilise le trackball de la manette, il n’y a pas beaucoup d’animations, un peu de musique de fond, et le lecteur de CD-ROM tourne pas mal pour les accès. J’ai eu un souci de contraste, les menus sont très clairs (surtout au début), mais ça vient peut-être du VGA ou tout simplement du fait que c’est un titre japonais et qu’il n’a pas été adapté aux appareils occidentaux. En NTSC, la gestion du noir au Japon est un peu différente des Etats-Unis donc ça peut poser des soucis.

La pochette





Le code caché dans Hack d’Information Society

Ce n’est pas un vinyle, mais un CD du début des années 90. Dans l’album Hack de Information Society (bon, il existe en vinyle, mais j’ai le CD…) il y a une piste qui commence par un numéro de téléphone (ou un truc dans le genre, nous allons le voir).


Je vous mets la piste ici, mais donc la piste 8 (Hard Currency) commence par une séquence DTMF assez rapide. Le DTMF (Dual-Tone Multi-Frequency signaling) est utilisé pour la signalisation, c’est ce qu’on utilise dans la téléphonie classique pour le numéro, par exemple. J’ai commencé par des logiciels pour smartphones, sans trop de succès. En fait, c’est un peu trop rapide dans le morceau. Puis j’ai tenté avec DTMF decoder, un logiciel open source sous Linux. Lors de mes premiers essais, je n’ai pas eu de succès : le numéro obtenu était trop court : 05541225653. Pourquoi trop court ? Parce qu’il y a 21 impulsions au début.

21 impulsions

Après avoir cherché un peu, je suis tombé sur une personne qui avait tenté de trouver (aussi) la signification. Avec son code Python, il a obtenu 705422365412258966653. J’ai donc bidouillé un peu le fichier en augmentant le temps entre les impulsions et en amplifiant un peu, et je suis tombé sur le même résultat (ou presque) : 702422365412258966653 (un 2 au lieu d’un 5). Les deux sont assez proches dans l’encodage DTMF, donc ça peut arriver. En augmentant un peu la longueur des impulsions manuellement, je tombe par contre bien sur un 5. Du coup, donc, le « numéro » au début de la piste est bien le 705422365412258966653. Ce n’est de façon évidente pas un numéro de téléphone (c’est trop long) et je ne sais absolument pas à quoi ça correspond.

J’ai essayé de décoder ce qui suit avec minimodem, mais comme la musique est jouée par dessus, c’est un peu compliqué. La capture montre qu’il y a peut-être des trucs, mais je ne sais pas du tout ce que c’est.

La partie “modem”

Comme le groupe est visiblement encore en activité, j’ai tout de même posé la question… et j’ai eu une réponse (après la publication, j’ai ajouté cette partie).

Hi Pierre! No, the DTMF tones are just random. I punched a bunch of numbers on a speakerphone I had. :)

Oui, c’est aléatoire et ce que j’ai fait n’a servi à rien.

Mac OS X Lion et Mountain Lion deviennent gratuits

Les pages ou j’explique comment récupérer d’anciens OS sont assez populaires, et Apple vient d’ajouter deux OS : Lion et Mountain Lion. Le point étonnant vienr du fait que les deux OS étaient payants… et qu’ils sont toujours en vente (ici et ).

Les deux pages rejoignent donc celle-ci qui contient des liens vers Mac OS X (ou OS X, macOS, etc.) Yosemite (10.10), El Capitan (10.11), Sierra (10.12), High Sierra (10.13), Mojave (10.14) et Catalina (10.15).

Dans tous les cas, ce sont des package d’installation : vous aurez donc besoin d’un Mac fonctionnel pour installer l’OS (s’il est compatible) et les fichiers ne sont pas utilisables directement pour créer une clé USB d’installation, même s’il est possible d’extraire les fichiers nécessaires. N’espérez pas installer Lion sur un Mac qui a été livré avec une version ultérieure, par exemple, mais ça permet au moins de l’installer sur un Mac un peu vieux si vous n’avez pas acheté l’OS à l’époque pour une raison ou une autre. Lion et Mountain Lion font un peu plus de 4 Go. Et enfin, pour rappel, ça reste une mauvaise idée de revenir sur un vieil OS pour un usage normal, sauf si vous n’avez vraiment pas le choix : les navigateurs compatibles sont anciens et les failles de sécurité pas nécessairement corrigées. Vous risquez vraiment d’avoir des soucis pour un usage quotidien en 2021.

Dernier point, enfin, les certificats de sécurité des package sont expirés mais ça ne pose a priori pas de soucis pour installer l’OS (dans le pire des cas, il faut changer la date).

Un prototype d’Apple Watch avec un « Smart Connector »

Vu sur Twitter, un prototype d’Apple Watch (Serie 3) avec un truc un peu particulier : un « Smart Connector ».

La montre possède en effet, en plus du connecteur de diagnostic, deux points de chaque côté qui servent – selon celui qui a posté – à connecter des bracelets intelligents. Il indique qu’il s’agit de l’équivalent du Smart Connector de l’iPad, utilisé pour certains accessoires. Les rumeurs sur des bracelets intelligents sont régulières, notamment pour intégrer une batterie d’appoint.

Désactiver la luminosité automatique sur les téléviseurs Samsung

J’ai un nouveau téléviseur, un modèle assez basique de chez Samsung, et en dehors de la lenteur de Tizen, un truc m’a énervé : le téléviseur change de luminosité en fonction de la scène. Sur un fond sombre, il la diminue (par exemple quand le générique de fin défile) mais si on passe sur le menu (ou des réglages), la luminosité augmente. C’est assez vite énervant et les menus classiques ne permettent pas de changer ça. Mais il y a une solution.

La méthode a fonctionné pour un modèle de 2021 (AU7105) mais elle fonctionne aussi sur les précédents avec quelques limites. Le premier prérequis, un peu relou : il faut une télécommande complète. Mon modèle est arrivé avec une version « allégée » (moderne) mais du coup, il n’y a pas toutes les touches. Ça doit fonctionner avec une télécommande universelle mais comme j’avais encore la télécommande de mon ancien téléviseur Samsung, c’était le plus simple.

La vieille télécommande (sale), obligatoire

• Je vais le montrer en vidéo, mais la première chose à faire est d’entrer dans le menu service. Il faut éteindre le téléviseur et tenter une des deux commandes. Le code dépend du modèle.

Info -> Menu -> Mute -> Power
ou
Mute -> 1 -> 8 -> 2 -> Power

Normalement, le téléviseur s’allume avec un menu de réglage.

• Il faut ensuite se rendre dans SVC -> Other Settings -> CAL Data Restore. Un menu apparaît en parlant d’USB, mais ce n’est pas grave.

• Ensuite, un menu Advanced est apparu en bas du menu principal. Il faut se rendre dessus et presser le bouton Volume + pendant 5 à 7 secondes (sur la télécommande d’origine) : de nouveaux menus apparaîtront. Si vous avez un téléviseur d’avant 2020, il faut presser 0000 (quatre fois 0).

• Maintenant il faut aller dans Picture_2D puis dans SubSetting. Il faut mettre les valeurs PWM à 100 dans tous les cas (ou en tout cas à la même valeur) pour éviter les variations de luminosité. Dans ma vidéo, ils sont déjà à 100 parce que j’ai fait la vidéo après avoir modifié les valeurs. Certaines valeurs sont déjà à 100, c’est normal.

• Enfin, il suffit d’éteindre le téléviseur pour quitter le menu. Attention, les paramètres d’images risquent de revenir aux valeurs par défaut (j’ai dû repasser de Dynamique à FilmMaker).

Je n’ai pas filmé le résultat tout simplement parce que quand je filme, ça à tendance à amplifier les différences. Donc il y a juste la méthode pour désactiver ça.

Mais on vient de faire quoi ?

Mettre PWM au maximum oblige le rétroéclairage à être au maximum en permanence. Ça évite les changements de luminosité inopportun mais vous risquez d’avoir du glow dans certains cas. Typiquement, spécialement sur un téléviseur d’entrée de gamme, un halo peut apparaître autour des zones lumineuses sur fond noir. Et évidemment, le téléviseur va consommer un peu plus en moyenne. Je préfère le glow aux changements, c’est un choix. Je vous conseille quand même de noter les valeurs initiales pour revenir au comportement de base.

Certains disent qu’une mise à jour du téléviseur remet les valeurs à zéro, je n’en ai pas encore eu.

L’audio spatial avant Apple Music : les CD en Dolby Pro Logic

Je ne suis pas un grand fan de l’audio spatial, je trouve – et c’est le cas avec Apple Music – que c’est artificiel dans la grande majorité des cas, un simple gimmick qui a permis à un ingénieur du son de jouer un peu (même si j’avoue que dans certains rares cas, c’est assez immersif). Mais l’arrivée dans Apple Music n’est pas une première : l’industrie tente depuis de longues années de faire passer ce changement pour une innovation.

Il y a eu les Super Audio CD, les DVD Audio, le Blu-ray Pure Audio, les CD DTS et même des CD en Dolby Surround. L’exemple du jour, c’est un CD en Dolby Pro Logic.

Soyons clairs sur un point : toutes les technologies citées ont un défaut en commun : il faut vraiment un ensemble de haut-parleurs adaptés. Sans un kit 5.1 bien placé, c’est inutile. L’audio spatial d’Apple a du coup un avantage évident : les algorithmes modernes permettent de simuler de façon assez convaincante les différents haut-parleurs, au moins dans un casque. Sur une barre de son ou des HomePods (pour rester chez Apple), c’est nettement plus perfectible par exemple. Apple arrive donc avec une offre large qui vise les gens qui écoutent la musique au casque (une bonne partie de ses clients, je pense) et sans surcoût, donc ça peut marcher. Ou se planter comme la 3D dans les téléviseurs.

Maintenant, parlons Dolby Pro Logic. Cette technologie est une évolution du Dolby Surround et elle repose sur la même technique : il n’y a techniquement que deux canaux, mais les informations destinées à la voie centrale et aux voies arrières (en mono) sont encodées dans l’audio. En simplifiant, les fréquences sont placées en phase avec des formules précises qui permettent de définir la destination de l’audio. La technique est simple, mais a évidemment des défauts : on ne peut pas séparer facilement les canaux et les technologies avec des canaux séparés sont bien plus efficaces. Il y a plusieurs évolutions, avec par exemple le Pro Logic, Pro Logic IIx, etc. Le principal défaut, je vais l’expliquer, c’est qu’il n’y a pas de solutions simples pour déterminer si un flux stéréo contient du Pro Logic (ou du Surround).

Pour tester, j’ai donc un CD Audio qui contient de l’audio en Dolby Pro Logic (essentiellement du classique). C’est un CD stéréo classique, que vous pouvez écouter sur n’importe quel appareil. Mais si vous avez un décodeur adapté, le positionnement est normalement assez bon. Du coup, j’ai sorti une carte son dotée d’un décodeur Pro Logic, une FireWave. Je l’explique juste avant, il n’y a pas de solution pour détecter la présence du Dolby Pro Logic, il faut donc l’activer manuellement et (surtout) bien choisir le mode movie. Dans la majorité des décodeurs, vous aurez en effet le choix entre movie (qui part du principe que vous écoutez un film en Dolby Pro Logic) et music, qui va utiliser le DSP pour essayer de (mal) spatialiser le son. Sur le CD en Dolby Pro Logic, il faut donc forcer le mode movie. En pratique, on peut activer le décodage sur n’importe quelle source, mais ça donne un résultat… bizarre. Souvent, le DSP va essayer de récupérer les informations sur de l’audio qui n’a pas été prévu pour, donc vous obtiendrez quelque chose de bizarre, des artefacts audio, etc.

Il faut bien choisir le mode movie

Pour montrer le résultat, j’ai mis ~1 minute d’une piste qui était sur l’ordinateur de test. Ensuite, les différents canaux d’un des morceaux du CD (avant, arrière, centre).

Un CD pas prévu pour

Front

Rear

Center

Est-ce que c’est efficace ? Sur un CD encodé spécifiquement en Dolby Pro Logic, oui, dans un sens : on a une spatialisation propre, sans artefacts sur les enceintes arrières. Mais ça reste assez léger : la voie centrale est essentiellement la combinaison des deux voies latérales et les voies arrières sont en mono avec une bande passante réduite (et pour les basses, c’est juste un filtre qui coupe). Forcément, l’audio spatial moderne, à base de Dolby Atmos et de positionnement des objets dans l’espace, est bien plus efficace.

Un jeu sur vinyle : David El Gnomo (David le Gnome)

Vous vous souvenez de David le Gnome ? Ce dessin animé espagnol des années 80 a eu l’honneur d’un jeu vidéo sur vinyle (et sur cassette) dans la bande originale de la série (en Espagne). On peut regarder la série sur YouTube pour ceux que ça intéresse.

L’article est bientôt en ligne sur le site de Canard PC Hardware, mais certains disques des années 80 et 90 contiennent des données pour d’anciens ordinateurs. Pas de vraies pistes de données, mais des informations encodées directement dans la partie audio. Je vous mets des liens vers les précédents sujets.

Camouflage (ZX81)
Camouflage (mais en mieux) (ZX81)
Över Tid Och Rum (Atari 8 bits)
Everybody Loves Urusei Yatsura (ZX Spectrum)
Peace and love, inc. (texte caché)
Inner City Unit (ZX Spectrum)
Plastic Raygun (ZX Spectrum)
Aural Quest (ZX Spectrum)
Kissing The Pink (BBC Micro B)
The Bermuda Triangle (Tarbell)
Brainfuel 2 (ZX Spectrum)
So Long America (NEC PC-8001)
Tu Dammi La Metà (MSX)
XL·1 (ZX Spectrum)
Talk To Me (ZX81, ZX Spectrum, BBC Micro, Apple II)

j’ai d’abord acheté le vinyle… et je n’ai pas réussi à le convertir. Je ne sais pas si ça vient de son état (il y a une rayure), du fait que le fichier est assez long, ou de ma manière de faire, mais sur ce disque, je n’ai absolument pas réussi. C’est étonnant dans le sens ou les programmes pour ZX Spectrum passent souvent assez facilement (j’ai eu les deux derniers du premier coup, ou presque). Du coup, je me suis rabattu sur la cassette. Après un simple passage en mono, le fichier a été créé du premier coup et c’est a priori le même que sur le vinyle (en tout cas, la partie audio a la même longueur). Il y a un peu plus de 4 minutes d’audio pour environ 48 ko de données. Pour l’archivage, la possibilité de passer par une cassette est un avantage : le média est plus fiable dans le temps que le vinyle.

La pochette du vinyle


La cassette


Avec le mode d’emploi

La partie compliquée, ici, a été de jouer. Le mode d’emploi est en espagnol, mais – surtout – le ZX Spectrum est un peu bizarre sur le clavier. L’émulation de l’interface joystick Kempston marche mal avec Fuse (ou je ne comprends pas son fonctionnement) et les raccourcis clavier sont pensés pour le clavier du ZX Spectrum, assez différents des claviers modernes. La solution, avec Fuse sous macOS, a été de mapper les touches sur les boutons d’une vieille manette pour recréer une croix directionnelle. En théorie, on peut passer sur un “vrai” joystick mais le programme semble utiliser les axes des sticks analogiques et ça fonctionne mal.

La config des touches


J’ai utilisé A, B, X et Y comme croix

Le jeu est un puzzle : il faut reconstruire l’image en déplaçant les blocs. C’est loin d’être évident, j’ai passé un certain temps (accéléré ici) pour le faire. Et je ne parle même pas des sons du ZX Spectrum. Pour vous épargner les bruits dignes des 8 bits (Oh, WAIT !), je n’ai mis la boucle qu’une seule fois.

Avant le chargement (l’émulateur va trop vite pour le voir)


Au lancement


C’est réussi !


Un autre tableau

Le dongle qui jailbreak la Pippin

C’est un truc dont j’avais parlé il y a longtemps et que je cherche depuis un lustre : il existe un dongle ADB qui permet de jailbreaker la Pippin.

La Pippin a une protection sur ses disques, qui empêche les utilisateurs de créer leurs propres CD. Elle n’empêche pas la copie, mais bien les homebrew. Le premier truc à savoir, c’est qu’il existe plusieurs techniques pour passer outre. La première, c’est une console avec la ROM 1.3 ou avec la ROM bêta : les deux ROM en question ne vérifient pas les disques. La seconde, c’est le CD de jailbreak KickStart, qui permet de démarrer un titre sans protection sur un Pippin en ROM 1.0 ou 1.2. Et la dernière, c’est le dongle de développement.



Il s’agit d’un dongle ADB MicroGuard Plus, proposé aux développeurs dans les années 90. A l’époque, on utilisait pas mal les clés physiques pour protéger les programmes, comme chez Adobe, chez Quark, etc. Visuellement, c’est un modèle assez classique (j’en ai un identique dans une boîte) mais évidemment il contient (probablement) un identifiant précis. Le branchement sur un Pippin nécessite un adaptateur P-ADB vers ADB (femelle) et il peut soit être mis dans le second port de la console, soit dans le principal. La solution la plus simple pour éviter les câbles supplémentaires et de brancher une manette en ADB directement sur le dongle.

J’ai essayé quelques titres sans protections sur plusieurs Pippin. Pour les jeux, il y a la bêta de Movioke (j’en parlerais un jour), The Journeyman Project : Pegasus Prime, Playtime in the Park ou Histoires d’Urologie. Le dongle est inutile avec les ROM 1.3 et bêta (logique) et il ne fonctionne pas sur ma Pippin en ROM 1.0. Mais avec une console en ROM 1.2, il permet bien de démarrer les titres qui – sans le dongle – sont éjectés directement.

Du coup, je n’ai pas tellement de choses à dire de plus : il permet de lancer les CD sans protections. Je ne suis pas assez calé pour comprendre exactement ce qui fait sous la capot, malheureusement. Et vu la rareté de ce dongle, le CD KickStart est plus intéressant. Et j’imagine que comme le mien a le nombre 971 sur le dessous, il ne doit pas en exister des milliers.

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