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#TALK3D : Rencontre avec Terry Wohlers, figure emblématique du Wohlers Report

Si vous suivez l’actualité de la fabrication additive, vous avez sans aucun doute déjà entendu parler du Wohlers Report, une étude publiée chaque année par Wohlers Associates qui fait partie de l’organisation ASTM International depuis novembre dernier. Rapport de référence…

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Les applications les plus étonnantes du Formnext 2021

Lors de notre passage au Formnext 2021, nous avons eu l’occasion de découvrir les dernières nouveautés des acteurs de la fabrication additive. Innovations, machines grand format, nouvelles méthodes de post-traitement, nombreuses sont les entreprises à avoir surpris les visiteurs. Bien…

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TOP 5 des vidéos de la semaine : visite d’une maison imprimée en 3D

Cette semaine, on vous propose une visite d’une maison imprimée en 3D ! Située à Austin, dans le Texas, elle a été construite par la célèbre entreprise ICON à l’aide son imprimante Vulcan. Ensuite, découvrez les meilleurs applications du Formnext…

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La OneXPlayer AMD montre ses muscles en vidéo

Il s’agit d’un prototype pris en main et filmé par Project-SBC sur Youtube. On découvre un engin en tout point identique à la version Intel mais équipé d’une puce AMD Ryzen.

La première vidéo fait le point entre la version Intel et la version AMD de la console mobile. La grande majorité des éléments sont identiques. Ports – hormis l’absence de Thundeerbolt sur la version AMD évidemment -, écran et contrôleurs sont les mêmes. Un élément qui change vraiment la donne vient d’une plus grande compatibilité avec certains jeux du côté d’AMD du fait de pilotes optimisés pour cela. Un « retard » qu’Intel travaille cependant et il est possible que ces titres qui ne fonctionnent pas aujourd’hui avec les puces Core soient un jour accessibles à la version Tiger Lake.

A noter qu’il s’agit pour beaucoup de titres triple A très gourmands en terme de qualité graphique et parfois pas vraiment adapté à ce format de console. Jouer à un FPS exigeant sur deux mini joysticks n’est pas une bonne idée. D’autant qu’il n’y a pas d’aide à la visée sur les versions PC. Autre souci de ces jeux, leur gourmandise en performances qui ne colle pas forcément très bien avec le côté portable des engins. Pour beaucoup, ces jeux laisseront un fil à la patte de la console.

Le bouton Turbo qui change la fréquence d’horloge sur le processeur Intel modifie également des éléments sur le processeur AMD afin d’augmenter dans les deux cas les performances de la machine.

On note un recours « technique  » au fusil à pompe pour compenser le manque de précision accordé par l’interface de jeu

Cette vidéo de Call of Duty Cold War sur la console est assez impressionnant même si il faut bien se rendre compte des concessions faites par le vidéaste pour arriver à ce résultat. Il s’agit ici de trouver le point le plus juste entre autonomie et performances et cela passe par des sacrifices.

Le premier et le plus important selon moi, est la  définition du jeu. Il est affiché en 1280 x 800 pixels en détails « bas ». C’est peu. Vraiment peu si on considère que l’écran embarqué est un 2560 x 1600 pixels. Et c’est un des problèmes que l’on rencontre de manière récurrente avec ce type d’engin. Les spécifications matérielles sont extraordinaires et proposer un affichage 8.4″ de ce calibre produit vraiment une très belle image avec 358 ppp à l’écran… Mais pour quoi faire ? On ne va pas taper de devoirs ou de code sur la console ? Pas plus que de faire de la retouche d’images ou du montage ? Proposer ces définitions ultra élevées ne sert donc finalement à rien, à part faire joli sur la fiche technique si le joueur doit baisser la définition à ce point. Un élément qui valide totalement la stratégie de Valve de rester cantonné à du 1280 x 800 pixels sur son écran 7″

Si One Netbook envoie des modèles Beta à ce vidéaste, c’est pour la bonne raison de son expertise technique. Il sera à même de trouver les meilleurs réglages techniques pour proposer un équilibrage suivant différents profils. Des meilleures performances en mode « secteur » à des choix techniques pour jouer plus d’une heure trente en mode batterie.

Dernière vidéo, une comparaison de performances entre les versions Intel Core i7-1165G7 et la version AMD Ryzen 7 5700U sur le même jeu Call Of Duty Warzone. L’intérêt de cette vidéo est de montrer l’impact sur les performances des réglages des processeurs. Les variations sont importantes avec des puces qui passent de 14 à 30 watts de TDP sur la solution AMD et de 18 à 28 watts sur la version Intel. L’emploi de technologies d’upscaling dynamique est également exploré.

La OneXPlayer AMD montre ses muscles en vidéo © MiniMachines.net. 2021.

#TALK3D : Rencontre avec Didier Fonta, Directeur Général de Pollen AM

Fondée en septembre 2013 après deux années de recherche et développement, la société française Pollen AM développe des solutions d’impression 3D industrielles. Ses imprimantes 3D sont aujourd’hui compatibles avec des granulés utilisés dans l’industrie manufacturière, que ce soit du plastique,…

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TOP 5 des vidéos de la semaine : les métaux amorphes

Cette semaine, on vous propose de découvrir les métaux amorphes. Le fabricant d’imprimantes 3D Trumpf a notamment développé une imprimante 3D compatible avec ces matériaux, qui sont à la fois très résistants mais aussi élastiques. Ensuite, 3Dnatives vous ramène au…

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TOP 5 des vidéos de la semaine : l’impression 3D au service de la sécurité des employés…

Cette semaine, on vous propose de découvrir comment ERIKS utilise l’impression 3D pour concevoir de l’outillage sur-mesure : celui-ci permet notamment de protéger ses collaborateurs. Vous pourrez également en savoir plus sur toutes les caractéristiques de la machine Desktop Metal…

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Valve montre comment changer le SSD de son Steam Deck

C’est une des premières questions qui ont été posées lors de la présentation de la console de jeu-PC de Valve : Comment changer le SSD de son Steam Deck ? Comment augmenter la capacité de sa console le jour où les SSD M2 2230 seront disponibles en nombre, en haute capacité et à bon prix.

comment changer le SSD de son Steam Deck

La console se présente ainsi une fois les vis de la carcasse enlevées.

La réponse est donc assez simple, elle se passe en vidéo et montre, au passage, comment changer les sticks de la machine en cas de besoin. A noter au passage que Valve ne vous encourage vraiment pas à le faire. Vous en avez parfaitement le droit mais la marque met en garde sur les risques liés à ce type d’opération. En cas de dommages matériels, vous n’aurez pas de garantie.

comment changer le SSD de son Steam Deck

Le SSD est caché derrière une protection en aluminium, il suffit d’ôter quelques vis.

Rien de sorcier et donc une bonne nouvelle pour ceux qui envisagent à terme de remplacer le stockage d’origine par une autre capacité. J’apprécie tout particulièrement la méthode de Valve qui, au lieu de dire simplement qu’ils n’encouragent personne à le faire, montre au contraire que c’est possible. Et le montre en détail histoire d’éviter que tout le monde fasse n’importe quoi et abîme les machines.

Loin de la politique de l’autruche qui consiste à ne pas voir les questions des clients et à les infantiliser, la marque partage intelligemment les connaissances nécessaires pour ne pas faire de bêtises et assumer ses choix.

Valve montre comment changer le SSD de son Steam Deck © MiniMachines.net. 2021.

TOP 5 des vidéos de la semaine : Velo3D et la solution Sapphire System

Cette semaine, découvrez la solution de fabrication additive métal Sapphire System de l’entreprise américaine Velo3D ! Notamment conçu pour les secteurs de l’aérospatial et de l’automobile, Sapphire System permet de fabriquer des pièces aux géométries complexes. Retrouvez également le Lab…

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Beelink SER 3750H : un MiniPC plus aéré et évolutif

Mise à jour du 11/11/2021 : Le Beelink SER 3750H est en baisse. Le modèle 8/256 Go est à 394.52€ TTC avec le code NNNMINIMACHINES16. Le modèle 16/512 Go est à 481.02€ TTC avec le code NNNMINIMACHINES17. Les deux machines sont en approche vers le stock Allemand de la marque et si vous les précommandez, ils partiront de ce stock dès leur  arrivée.

 

Billet original du 27/09/2021 : Le Beelink SER 3750H se présente comme un MiniPC compact assez classique avec 11.3 cm de large pour 12.6 cm de profondeur et 4 cm d’épaisseur. Son châssis diffère un peu des productions habituelles de la marque avec une aération sur les côtés mais  aussi sur le dessus du châssis.

Beelink SER 3750H

Ce choix s’explique par l’équipement du Beelink SER 3750H qui, comme son nom l’indique, embarque un processeur Ryzen 7 3750H de la gamme . une puce 4 coeurs et 8 Threads cadencée de 2.3 à 4 GHz accompagnée par un circuit graphique Radeon RX Vega 10.

Beelink SER 3750H

Un processeur qui annonce un RDP de 35 watts assez difficile à dissiper et qui explique assez simplement le choix de ce boitier plus aéré. Beelink fait appel à un système de dissipation classique de machine portable, un dispositif d’ailettes refroidies par un ventilateur en extraction. 

Beelink SER 3750H

Autour du processeur, le Beelink proposera 8 Go de mémoire vive en DDR4 2400, deux slots SoDIMM permettront de faire évoluer ce poste tout comme il sera possible de changer le SSD PCIe NVMe X4 au format M.2 2280 ou d’ajouter un stockage 2.5″ SATA facilement. Des solutions en 256 / 512 Go de SSD par défaut, via le port M.2, seront disponibles à la vente.

Beelink SER 3750H

La connectique, enfin, est assez bonne avec en face avant deux ports USB 3.0, un USB 3.1 Type-Cun port jack audio combo et le bouton de démarrage de l’engin. Sur la partie arrière, on retrouve deux autres ports USB 3.0, un Ethernet Gigabit, deux HDMI 2.0 et l’alimentation jack de la machine. Le Beelink SER 3750H est censé savoir piloter trois affichages en simultané, ce qui nous indique que le port USB Type-C devrait prendre en charge un affichage DisplayPort mais la marque ne communique pas ce détail explicitement. A noter la présence d’un étrange module réseau puisque la machine semble compatible Wifi 5 et Bluetooth 4.0, d’après sa fiche technique. Un appareillage très daté et qui ne se justifie plus sur ce type de machine puisque les solutions plus évoluées sont au même prix chez les grossistes. Il est possible qu’il s’agisse d’une erreur sur la fiche technique.

Beelink SER 3750H

A noter enfin que les systèmes d’exploitation Linux, Windows 10 et Windows 11 seront pris en charge par la machine. Pour le moment, pas de disponibilités mais un aperçu du tarif de celle-ci. Comptez 417€ pour la version de base de cet engin en 8/256 Go et 493€ pour le modèle 16/512 Go. Ces tarifs sont élevés comme c’est souvent le cas avec les prix publics donnés par les constructeurs. Il arrive très souvent que les prix dévissent très rapidement une fois chez les revendeurs. 

Beelink SER 3750H : un MiniPC plus aéré et évolutif © MiniMachines.net. 2021.

TOP 5 des vidéos de la semaine : Ford mise sur l’impression 3D grand format…

Cette semaine, découvrez comment Ford utilise l’impression 3D grand format et pourquoi elle lui a fait économiser plus de 90% de délai de fabrication ! Vous pourrez aussi en savoir plus sur le projet français FACT qui s’intéresse à la…

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Boox Nova Air : la liseuse / tablette E Ink 7.8″ est désormais dispo

La Boox Nova Air est désormais au catalogue d’Amazon à 349€. Particularité de cet engin sous écran E Ink de 7.8″ de diagonale ? Elle embarque un système Android 10 et permet une manipulation au stylet en plus des mouvements capacitifs habituels. 

Boox Nova Air

Compatible avec les formats de fichiers les plus standards comme l’epub, les .doc, les mobi, les RTF ou les PDF. Les fichiers image seront ris en, compte et l’engin pourra aussi lire les fichiers audio en MP3 ou Wav grâce à ses enceintes intégrées. JE suppose qu’il sera possible de lire des BD numérisées  oudes partitions sur cet engin avec les applications adéquates sous Android. 

Boox Nova Air

Le moteur Android de la tablette permettra également d’ajouter des applications supplémentaires sur les 32 Go de stockage embarqués. Parmi les points forts de cet engin, la possibilité de dessiner ou d’écrire sur l’écran en encre numérique avec 4096 niveaux de pression, d’utiliser des outils d’annotation ou de saisie complets et de profiter d’un système d’OCR qui convertira vos notes manuscrites en texte exploitable. La liseuse est également capable de synthétiser une voix qui lira les documents que vous lui soumettez. 

Boox Nova Air

Livrée avec son stylet magnétique, pesant 235 grammes et d’une épaisseur de 6.3 mm la liseuse se veut être un outil du quotidien aussi bien pour lire, annoter ou prendre des notes. Compatible Google Play, elle permettra en outre d’accéder à tous les outils compatibles Android. 

Boox Nova Air

Livrée avec un stylet magnétique, la Boox Nova Air mesure 19.4 cm de haut pour 13.65 cm de large et 6.3 mm d’épaisseur pour 235 grammes. Son écran 1872 x 1404 pixels Carta offre 300 points par pouce de densité de pixels et bénéficie d’un rétroéclairage complet pour une lecture possible dans une ambiance sombre. Elle est pilotée par un SoC ARM huit coeur non détaillé, 3 Go de mémoire vive et profite d’un Wifi4 et de Bluetooht 5.0.

Boox Nova Air : la liseuse / tablette E Ink 7.8″ est désormais dispo © MiniMachines.net. 2021.

Xiaomi Smart Glasses : faire moins bien c’est mieux ?

Si les Xiaomi Smart Glasses sont encore un prototype et qu’aucune date de sortie n’a fuité, l’approche de la marque dans la conception de ces lunettes connectées est assez originale. Loin des solutions déjà sorties comme les Google Glass ou des produits comme les Hololens de Microsoft, la marque chinoise ne cherche pas à proposer un produit de science fiction mais plutôt un engin qui aura une vocation commerciale.

Xiaomi Smart Glasses

Les lunettes de Xiaomi, proposent une interface assez simple avec des choix qu’on devine économiques. Sur un seul des verres des lunettes, on retrouvera un écran microLED qui viendra épauler un smartphone mais également fonctionner de manière autonome.

Xiaomi Smart Glasses

Les usages ne sont pas liés à des choses incroyables comme de la Réalité Virtuelle ou de nouvelles possibilités de jeu, les Xiaomi Smart Glasses proposeront des fonctions utilisables par tout un chacun. Les exemples sont simples, l’écran intégré remontera des informations comme le nom d’une personne qui vous appelle pour pouvoir décrocher un appel facilement. Les notifications à l’écran seront gérées par une application pour pouvoir faire le tri entre les éléments importants et le reste, histoire de ne pas lire tous les intitulés d’emails ou l’ensemble des notifications de vos réseaux sociaux, par exemple. 

Xiaomi Smart Glasses

Mais les lunettes proposeront également des fonctions autonomes comme la possibilité de prendre des photos grâce à la caméra embarquée, de suivre un itinéraire programmé à l’avance  qui sera indiqué en surimpression de votre parcours. Vous pourrez également utiliser un mode de traduction d’un texte filmé par le capteur embarqué. Des éléments qui seront pris en charge par une puce ARM quadri coeur directement intégrée à l’objet. 

Xiaomi Smart Glasses

Deux micros sont intégrés pour capturer vos ordres ou passer des appels et des petites enceintes permettront d’écouter un interlocuteur. La marque promet même une traduction automatique en temps réel de vos interlocuteurs en engageant un mode particulier en ce sens.

Xiaomi Smart Glasses

L’affichage sera monochrome et Xiaomi a choisi délibérément des teintes de vert pour proposer un affichage qui ressemblera aux solutions “tête haute” des pilotes. Le recours à cette technologie permet d’augmenter très fortement la luminosité de l’image sans avoir à recourir à un verre trop épais. L’écran microLED s’intègre dans une dalle de quelques millimètres d’épaisseur et ne donne pas à l’ensemble un aspect trop futuriste. Il sera, par contre, impossible de marier cette technologie avec des verres ayant une correction.

Xiaomi Smart Glasses

Avec un poids de 51 grammes, les Xiaomi Smart Glasses proposeront une webcam 5 mégapixels, un modem Wifi et du Bluetooth. Le système embarqué semble être basé sur Android et ce dernier point semble designer le talon d’Achille de l’appareil. Difficile de voir comment un engin aussi fin et léger pourra offrir une autonomie importante sous Android avec les usages cités.

Sans date de sortie ni de tarif, il est encore assez difficile de déterminer la réalité de ce produit. Si il sortira vraiment un jour ou si, comme pour beaucoup d’autres, il restera cantonné à des usagers triés sur le volet. Mais avec une ambition moins élevée concernant le rendu et des usages plus évidents, les Xiaomi Smart Glasses ont peut être plus de chances d’être un jour commercialisées. Et à un tarif plus proche de ce qu’un particulier normal, ayant un tant soit peu la tête sur les épaules, serait capable d’investir dans ce genre de gadget.

Xiaomi Smart Glasses : faire moins bien c’est mieux ? © MiniMachines.net. 2021.

Le Minisforum HX90 sous le feu des critiques

Et pourtant, ente l’annonce et la réalité il semble y avoir tout un monde de différence. Le constructeur annonçait en effet avoir mis les petits plats dans les grands avec des éléments assez prometteurs. L’emploi d’un châssis en, fibre de carbone par exemple, ou l’utilisation d’un matériau thermique “Liquid Metal” pour assurer le contact entre le processeur et le dissipateur de l’engin.

En pratique cependant, il n’en est rien. Le boitier du Minisforum HX90 est en plastique qui imite la fibre de carbone et il n’y a point de “métal liquide” jouant ce rôle à bord de l’appareil… Deux vidéos en viennent aux même conclusion à propos de ce MiniPC. Deux chaines Youtube ont eu droit à des modèles de test et ont pu détailler la configuration embarquée. Avec le même témoignage pour les deux engins. 

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  • L’absence de fibre de carbone est évidente et cela ressemble donc fortement à de la publicité mensongère. Quand on achète un engin de ce type avec ce genre de description, on peut s’attendre a recevoir une solution assez haut de gamme. Le fait de ne pas proposer de fibre de carbone mais du plastique imitant cette fibre c’est du même acabit que de vous vendre un canapé en cuir alors qu’il s’agit de plastique imitation cuir. Les tarifs de production ne sont pas du tout les mêmes.

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  • Il n’y a point de “métal liquide” entre le processeur et le dissipateur. La convection se fait de manière calssique avec de la pâte thermique classique… Par contre Gamers Nexus fait l’horrible constat qu’une bonne partie de ce métal liquide se retrouve dans le châssis sous forme de micro gouttelettes. Particularités de ce matériau ? Il est liquide et il est conducteur d’électricité. Autrement dit, ce sont des gouttes qui vont migrer durant la vie du produit et éventuellement venir faire un court circuit entre des composants… Ce qui est vraiment problématique.

Le prix de l’engin est élevé et on peut s’attendre à un materiel qui correspond bien à la description de sa fiche technique quand on investit au minimum 530€ dans une version barebone et jusqu’à 767€ dans le modèle 32/512 Go… Le fait de proposer ces éléments, du moins sur la fiche technique, est clairement une manière de faire passer la pilule d’un prix premium.

Des pratiques étonnantes

Un coup de fer à souder sur la “fibre de carbone” du boitier réussi sans mal a faire comprendre qu’il ne s’agit là que d’un décor en plastique. De l’ornement qui ne va avoir aucun intérêt d’un point de vue thermique. Et c’est d’ailleurs une assez mauvaise conception du matériau que de le mettre en avant pour sa conductivité thermique. Non seulement la fibre de carbone est moins conductrice qu’un simple morceau d’aluminium classique, mais cette conductivité dépend beaucoup du type de fibre utilisée et de sa mise en œuvre. Le gros intérêt de ce matériau étant sa résistance à la chaleur (et aux chocs) et non pas sa capacité à la dissiper. Il est beaucoup plus rentable d’un point de vue dissipation d’utiliser un panneau en aluminium que de proposer une solution en fibre de carbone incluse dans du plastique. Par contre d’un point de vue marketing et économique, il est sans aucun doute plus efficace et rentable de parler de fibre de carbone et d’employer du plastique classique.

Employer ce “métal liquide” est un processus complexe que la marque n’a pas su maitriser. Il est plus que vraisemblable que Minisforum fasse appel à une société tierce pour assembler ses machines. La marque se contentant de les dessiner avant qu’une  usine ne prenne le relais dans leur assemblage. Assemblage complexifié par l’emploi de ce procédé de refroidissement réservé en général aux grandes marques. Dont certaines d’entre elles ont d’ailleurs souffert au lancement de gammes de portables qui n’arrivaient pas a employer facilement ce “métal liquide”. On comprend donc qu’entre la théorie de l’idée marketing “on va employer du métal liquide” à la pratique du sous traitant qui se retrouve face au produit pour la première fois, il y a eu un léger hoquet.

Le plus étonnant dans cette histoire c’est que la machine se comporte bien sans avoir besoin de ces éléments. Le châssis en plastique gagnerait évidemment a devenir un châssis en aluminium. Et le dispositif de dissipation serait sans doute plus efficace avec ce fameux métal liquide mais au vu des tests la machine se comporte correctement sans. 

Minisforum HX90

Pourquoi ?

Pourquoi la marque a t-elle envoyé des Minisforum HX90 à des testeurs spécialisés sachant très bien qu’ils allaient découvrir le pot aux roses ? C’est la grande question que tout le monde devrait se poser. Evidemment les testeurs en question sont des vidéastes qui épluchent les machines qu’ils reçoivent et il était certain qu’ils allaient ouvrir les appareils pour les examiner en détail.

Je n’ai pas  de réponse a proprement parler pour cette question du pourquoi… mais je crois dans un premier temps que la marque a confondu “testeurs” et “influenceurs”. Si les premiers vont se faire un malin plaisir a aller explorer les entrailles d ‘une machine pour chercher chaque petite bête dont est friand leur public. Les autres vont réciter un script rédigé par la marque et applaudir là où on leur dira d’applaudir puisqu’ils ne savent en général pas de quoi ils parlent. Confondre les deux espèces peut être délicat d’un point de vue image.

Ensuite, cela n’est vraiment pas la première fois que je constate ce genre de différence entre la promesse d’une marque et la mise en pratique. Cela se passe en général pour une simple raison. La volonté de l’équipe qui détermine les composants des machines, le haut de la pyramide dans l’organigramme de l’entreprise, se heurte à la pratique de l’assemblage. Avec une très mauvaise communication entre les différents étages.

Minisforum HX90

En clair, les sociétés qui ont accepté la mise en œuvre du produit, son assemblage, ont dit oui parce qu’elles disent toujours oui. Même quand elles n’ont pas les compétences demandées. Espérant secrètement qu’un petit miracle leur permettra de venir à bout de la tâche de manière fluide. Quand la marque a demandé des samples, elles ont donné des samples fabriqués “au mieux” de leurs compétences d’alors. Et quand elles se sont rendu compte que la fibre de carbone était impossible a injecter dans le plastique et qu’elle était de toutes de façons inutile, elles ont probablement décidé de la remplacer par cette imitation fibre… 

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Et quand l’usine d’assemblage s’est retrouvée face au problème du “métal liquide” et après avoir compris que non, ils ne savaient pas faire pour le moment, il ont tout de même assemblé les engins… sans autre forme de remontée technique. Evidemment pour Minisforum, le fait de modifier la fiche de présentation de la machine, qui pour rappel, n’est toujours pas en vente, ne les a pas effleurés. Aujourd’hui encore la présence de fibre de carbone est vantée sur le site du constructeur.

Parce qu’entre le moment ou les exemplaires sont partis vers les sites de tests et la mise en vente des produits finaux il va y avoir du temps. Temps qui sera mis a profit pour améliorer le produit et le processus de mise en œuvre de l’ensemble. Et la marque vient d’ailleurs de sortir un peu dans l’urgence une vidéo pour montrer que l’assemblage de l’engin est désormais maitrisé. La mise en œuvre du “métal liquide” est désormais maitrisée. 

Alors évidemment cette vidéo ne répond pas au problème de la fibre de carbone… mais elle donne une idée plus exacte de l’engin qui sera expédié aux clients de la marque.

Pour conclure sur ce Hx90 particulier et sur les samples en général

Les samples envoyés à la presse en avance ne sont pas et ne seront jamais des machines commerciales. Il peut s’agir de modèle “optimisés” pour refléter de meilleures performances en overclockant des composants qui vont réduire la durée de vie de l’objet mais qui tiendront le temps des tests. Il peut également s’agir de solution comme ce HX90 qui sont finalement des ébauches du produit final. Se baser sur ce type de machines pour se décider à l’achat est donc toujours problématique.

Le fait que cela soit un sample n’excuse en rien la marque concernant ses affirmations un peu étranges comme la présence de fibre de carbone, mais cela explique pourquoi les engins sont si différents entre eux. Il faudra suivre la fin de l’aventure et le début de commercialisation du HX90 pour se forger un véritable avis. Si le fait de ne pas inclure de fibre de carbone pouvait amener çà une baisse de tarif, ce serait par exemple une assez bonne nouvelle.

PS : Et je me réjouit de n’avoir pas relevé ces éléments dans la présentation du produit. Je commence a avoir un peu d’expérience avec ces sociétés…

Le Minisforum HX90 sous le feu des critiques © MiniMachines.net. 2021.

TOP 5 des vidéos de la semaine : impression 3D et construction

Cette semaine, on vous présente la dernière vidéo de 3Dnatives dédiée à l’impression 3D et à la construction ! Pour en savoir plus sur ce domaine de plus en plus populaire, nous avons examiné de plus près certaines des maisons…

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TOP 5 des vidéos de la semaine : HandsOnMetrology et la numérisation 3D

Cette semaine, on vous présente la dernière vidéo de HandsOnMetrology, qui grâce à des sprays de numérisation 3D, arrive à scanner des surfaces difficiles, tels que des pare-brises. Ensuite, découvrez les robots Atlas fabriqués par Boston Dynamics. Équipés de composants…

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Un Mini Mac réalisé avec une carte Latte Panda

Les cartes mères Latte Panda sont des solutions construites autour d’un processeur basse consommation qui embarquent dans un encombrement minimaliste tout les éléments nécessaires à la construction d’un PC… ou d’un Mac. Le fait que la Latte Panda Alpha ait choisi un processeur Intel Core M3-8100Y également employé dans certains MacBook a permis à beaucoup d’utilisateurs de profiter de MacOS sur de leurs Hackintosh.

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Des guides pour transformer la Latte Panda en Hackintosh ont donc fleuri et le choix de cette carte particulière fait donc sens dans ce montage. Ici ce Mini Mac est finalement un engin sous Windows et c’est vraiment dommage que le vidéaste n’ait pas poussé son idée jusqu’au bout. Le montage est somme toute assez simple. On assemble quelques composants dans les éléments imprimés en 3D, on branche et c’est fini.

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Ce n’est probablement pas la solution la moins chère ni la plus performante du marché mais ce type d’intégration montre a quel point il est facile désormais de concevoir un PC facile a embarquer. Sans chercher forcément a imiter un Mini Mac, il est possible d’intégrer un PC de ce type absolument partout : tableau de bord, cadre photo, mobilier… Tout cela sans avoir un engin totalement dépassé en terme de performances. 

Les cartes Latte Panda Alpha se négocient à 389$ HT en importation en version 8Go avec un port M.2 2242 PCIe NVMe pour le stockage.

Un Mini Mac réalisé avec une carte Latte Panda © MiniMachines.net. 2021.

MutantC v4 : un PC mobile sous Raspberry Pi

Mais le fait que la recette existe depuis un moment n’enlève rien au MutantC. Chaque constructeur de ces machines développe ses solutions et sa propre recette pour parvenir à ses fins. Il est toujours intéressant de voir comment les divers problèmes soulevés par ce genre de construction arrive a être solutionné.

Avec un design Open Hardware, le MutantC V4 se veut être une solution facile a reproduire pour que chacun puisse fabriquer une machine de ce type. Les créateurs de ce projet ont d’ailleurs développé une version “lite” de l’appareil qui est plus simple et moins coûteuse a fabriquer.

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Le MutantC est avant tout construit autour d’une carte de développement. Les Raspberry Pi sont employées par défaut mais toutes les solutions de ce format peuvent être employées. Autre atout de ce dispositif, la possibilité de choisir entre différentes diagonales d’écrans. Le projet peut être construit avec des dalles de 2.8, 3.5 et 4 pouces suivant ses besoins et son budget.

MutantC

Trois éléments indispensables doivent être impérativement achetés pour pouvoir monter le projet. Il s’agit de PCB fait sur mesures pour connecter les différentes parties entre elles. Rien de véritablement problématique cependant, le coût total de ces cartes est de 15$ environ, frais de port compris. Encore moins si on en achète en lot dans le cadre d’un projet scolaire ou via un fablab. Il vous sera également possible de modifier ces éléments pour les adapter à différents usages, l’ensemble des schémas est disponible gratuitement. 

MutantC

Le MutantC propose une ribambelle de possibilités. Outre son clavier et ses 20 broches de développement, l’engin embarque une horloge avec sa batterie, un système de vibration haptique, un capteur de luminosité, un transmetteur infrarouge et… la possibilité de profiter des ports de votre carte de développement. Les sorties USB, HDMI et Ethernet sont accessibles.

MutantC

L’alimentation est assurée par un système de batterie exploitant des cellules 18650 classiques offrant environ 8 heures d’autonomie. Le châssis est imprimable en 3D avec des fichiers disponibles sur Thingiverse. Les fichiers pour Fusion360 sont également disponibles.

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Un guide de montage complet est disponible sur Instructables. Un suivi de l’aventure du MutantC est également possible sur MutantC.GitLab.io. Enfin, si le copeur vous en dit, vous pouvez aider le créateur du projet en faisant un petit don ici.

MutantC v4 : un PC mobile sous Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2021.

Powkiddy A20 : la console Android passe au Amlogic S905D3

La console Powkiddy A20 embarque un système d’exploitation Android 9 piloté par une solution Amlogic S905D3. Une solution pas très connue du grand public mais pourtant très populaire puisqu’il s’agit de la puce embarquée dans les Chromecast avec fonction Google TV.

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Le SoC embarqué dans la Powkiddy A20 est un quadruple coeur ARM Cortex-A55 basse consommation dont la fréquence est de 1.9 GHz avec un circuit graphique Mali-G31 MP2. Associé à ce SoC, 2 Go de mémoire vive et 8 Go de stockage de base pour le système. Les jeux étant stockés sur une carte MicroSDXC compatible avec les cartes de 256 Go.

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On retrouve un design classique pour ce type de console avec 6 boutons en façade, 3 boutons pour piloter le système, une croix directionnelle et un mini joystick analogique. Deux gâchettes sont également positionnées sur la partie arrière de la console. Une approche quasi identique de la PowKiddy A19 aka la SupRetro ci-dessus mais sans certains raffinements.

La Powkiddy A20 propose un écran IPS de 3.5″ de diagonale affichant en 640 x 480 pixels. La batterie 3000 mAh ne donne pas le détail de son autonomie qui doit fortement dépendre de l’activité demandée. La solution propose du Bluetooth, un Wifi4, un port USB Type-C, une prise jack audio 2.5 mm et une sortie HDMI pour piloter un écran externe.

18 émulateurs sont livrés avec l’engin, des solutions permettant de jouer à des titres Nintendo64, PSP, GameBoy, NEoGeo et autres en plus d’un support de Mame. Pour le moment, la disponibilité annoncée est pour la mi Septembre mais aucun tarif n’a encore fuité.

Powkiddy A20 : la console Android passe au Amlogic S905D3 © MiniMachines.net. 2021.

TOP 5 des vidéos de la semaine : des fixations de snowboard imprimées en 3D

Cette semaine, on vous emmène du côté du Colorado, où les fixations de snowboard imprimées en 3D par Stratasys et le studio de design Slicelab ont été testées avec succès ! Ensuite, découvrez TRUSTTO, une startup qui utilise l’impression 3D…

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Regardez le 4ème épisode de Good Morning 3D !

Le quatrième épisode de Good Morning 3D, l’émission de 3Dnatives dédiée à de la fabrication additive, est enfin disponible ! Il aborde cette fois-ci la thématique de l’impression 3D en masse, après avoir couvert le prototypage rapide, la production de…

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TOP 5 vidéos de la semaine : impression 3D et nucléaire…

Cette semaine, découvrez comment l’impression 3D impacte le secteur du nucléaire : l’ORNL a imprimé en 3D plusieurs composants installés avec succès dans une centrale. Vous pourrez aussi vous envoler pour Mars avec le nouveau projet de la NASA et…

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TOP 5 des vidéos de la semaine : Bastion Cycles et l’impression 3D…

Cette semaine, découvrez comment le fabricant de vélos Bastion Cycles utilise l’impression 3D métal pour concevoir certains composants de ses vélos. C’est une méthode qui lui permet de personnaliser les deux roues et d’imaginer des solutions encore plus performantes. On…

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Uptime.Lab prépare une lame de serveur 1U pour Raspberry Pi CM4

Cette lame de serveur, on l’a déjà croisée par le passé lorsque je vous parlais de ce Compute Module 4 de Raspberry Pi qui embarquait désormais 128 Go de stockage eMMC après un changement de son module de stockage d’origine. En fin de billet, je vous signalais l’existence de ce projet

Il a depuis avancé et les derniers prototypes de cette lame de serveur signée Uptime.Lab sont de plus en plus proches du stade final. Jeef Geerling, qui publie la vidéo ci-dessus, a reçu des prototypes de dernière génération montés à la main avant l’étape de production qui sera bientôt lancée. il en profite pour faire un premier retour sur  ce projet.

L’idée est de pouvoir intégrer jsuqu’à 16 lames sur un rack 1U dans une armoire de serveur. Ce qui nous donne 64 coeurs ARM accompagnés de 128 Go de mémoire vive maximum avec des Compute Module 4 8Go et jusqu’à 16 To de stockage PCIe NVMe. Pas mal pour un ensemble somme toute relativement compact. Ce Cluster de Raspberry Pi aura des usages variés et si il ne sera pas forcément des plus efficaces, il offre tout de même une belle approche de ce type de technologie, de sa gestion et de sa maintenance dans un espace des plus réduits. 

Compute Blade Ivan Kuleshov

La lame est assez impressionnante avec pas mal de choses intéressantes à bord : gestion d’une alimentation POE+ pour prendre en charge le stockage PCIe NVMe. Puce TPM 2.0, sortie HDMI et USB pour du débug, Ethernet Gigabit, support de Bootloader et bien d’autres choses. La solution peut piloter une ventilation externe en cas de besoin.

Uptime.lab indique que la solution est bientôt mûre, prête pour… un financement participatif sur Kickstarter. Pour le moment, pas beaucoup d’informations concernant cette campagne mais il est possible de s’inscrire pour être tenu au courant de son arrivée. Vous pouvez également compter sur moi puisque je relaierai sans doute ce projet.

Le site d’Uptime.Lab est également intéressant à visiter puisqu’il propose de nombreuses idées et des solutions pour fabriquer tout type de serveurs non conventionnels. Beaucoup d’entre elles sont libres de droit comme celle du Raspberry Pi Server Mark III qui propose une autre approche du même problème avec une solution allant jusqu’à 14 Raspberry Pi classiques et autant de baies 2.5″.

 

Uptime.Lab prépare une lame de serveur 1U pour Raspberry Pi CM4 © MiniMachines.net. 2021.

Découvrez le 1er épisode de Good Morning 3D !

Le premier épisode de Good Morning 3D, la nouvelle émission de 3Dnatives dédiée aux grandes tendances de la fabrication additive, est disponible ! Lors de chaque émission, des experts du monde de l’impression 3D viendront vous présenter leurs travaux et…

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TOP 5 des vidéos de la semaine : Stratos, le nouveau logiciel de BCN3D

Cette semaine, découvrez le dernier logiciel de BCN3D baptisé Stratos ! D’après le fabricant espagnol, ce slicer permet aux utilisateurs de gagner du temps, tout en réalisant des impressions 3D de qualité. Ensuite, 3Dnatives vous présente son dernier webinaire, dédié…

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3DPrintColorizer : Imprimer en 3D et en couleur avec une imprimante classique

L’idée de 3dprintcolorizer est à la fois simple et complexe, il s’agit non pas de multiplier les filaments colorés pour imprimer chaque couche avec une couleur différente comme ce que propose certaines imprimantes 3D. Non, l’idée est d’utiliser une imprimante standard, ici une Creality Ender 3, et de lui ajouter une fonction de coloration d’un filament unique blanc ou transparent.

3dprintcolorizer laisse votre imprimante déposer une couche de filament basique et neutre, avant de changer de mode pour passer en coloration. La buse remonte chercher un marqueur pour le disposer dans un support accroché à côté de la partie impression. L’imprimante redescend ensuite pour aller colorer directement le filament imprimé dans la teinte voulue. Le résultat est une impression classique marquée étage par étage dans la coloration programmée en amont dans Cura.3DPrintColorizer

Le résultat n’est pas parfait mais c’est assez étonnant de simplicité et d’intelligence. Le nombre de couleurs peut être assez grand au vu du procédé employé et surtout on pourra changer de coloris facilement suivant les sujets à imprimer.

3DPrintColorizer

Les gros défauts de 3dprintcolorizer sont évidents. D’abord cela empêche tout traitement de surface de l’objet après impression. Pas de passage au papier de verre ou de lissage quelconque. Pas possible non plus de venir corriger des éléments facilement. D’autre part, cela double la durée d’impression d’un objet… ce qui pose la question de la pertinence même du processus. Aura t-on un résultat similaire plus rapidement en dessinant directement au feutre sur l’objet à la fin de l’impression ? Avec peut être plus de créativité et de possibilités en nombre de couleurs ? 

C’est en tout cas un projet assez impressionnant d’un point de vue code. Pas mal de soucis ont du être réglés pour proposer ce projet. Les codes de déplacements de l’imprimante doivent prendre en charge la collecte et la dépose du marqueur, le déplacement autour de l’objet pour venir dessiner dessus a dû être également un défi intéressant à relever. Je me demande si d’autres outils pourraient être imaginés avec le même processus. Pour, par exemple, poncer la surface imprimée directement après la pose avec un outil multifonction par exemple.

3DPrintColorizer

Le processus pour adapter votre imprimante 3D en mode 3dprintcolorizer est disponible sur Github. Des fichiers STL nécessaires pour imprimer les supports de marqueurs. La partie d’étalonnage et de réglage est détaillée ainsi que toute la solution logicielle basée sur une extension à Cura pour prendre en charge les couleurs.

Merci à ToitaGL pour le lien sur Reddit.

3DPrintColorizer : Imprimer en 3D et en couleur avec une imprimante classique © MiniMachines.net. 2021.

TOP 5 des vidéos de la semaine : une nouvelle pièce métal XXL ?

Cette semaine, découvrez le nouveau challenge que s’est lancé IREPA LASER : l’impression 3D d’une pièce métallique XXL, le tout pour un secteur…original. On vous présentera également la poudre Bluesint PA12 de Materialise et son impact sur l’environnement : elle…

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TOP 5 des vidéos de la semaine : l’utilisation de l’impression 3D par MCE Metrology

Cette semaine, découvrez comment la MCE Metrology, une entreprise spécialisée dans les machines de mesure tridimensionnelle, utilise l’impression 3D. Grâce aux machines proposées par BCN3D, la société a pu accroître sa production et économiser d’importantes sommes d’argent. Ensuite, nous vous…

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Cyberdeck RA01 : le mélange subtil entre design et électronique

Le Cyberdeck RA01 est né de plusieurs partis pris, des choix assumés de la part de leur auteur qui les voit comme un manifeste et un cadre d’expression artistique. L’objet refuse des poncifs actuels de ce type de matériel et se plonge dans une culture réellement cyberpunk à plusieurs niveaux.

Cyberdeck RA01

Le Cyberdeck RA01 fait partie d’une longue lignée de réflexions de designers autour du concept de périphérique de contrôle portable. Une culture née bien avant l’avènement de l’écran tactile et pour qui la seule manière de dialoguer avec un outil informatique est dans le clavier. Une culture qui a percé au cinéma, dans la bande dessinée et dans beaucoup d’œuvres de science fiction. Avec des échos suffisamment forts pour marquer les esprits de plusieurs générations de gamins un peu rêveurs projetant dans ces outils hybrides leurs propres fantasmes. L’avenir leur a donné tort et plus qu’une année 2000 finalement aussi décevante que son bug, le manque de fantaisie et le design ultraminimaliste du tout smartphone a fait fondre l’espoir d’un présent plus chatoyant.

Le Cyberdeck RA01 est un contrepoint, un exercice et un défouloir. Un moyen de faire coller le futur projeté il y a plusieurs années dans notre maintenant. Un moyen de concrétiser un fantasme et des idées de design. Un projet qui profite de limitations assez fortes de la part de son créateur. Le recours à du matériel basique, sans impression 3D mais en exploitant des produits existant uniquement. Profiter d’un écran en longueur collant avec le format du clavier, éviter les outils tactiles et intégrer une poignée pour rendre l’objet plus pratique.

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Au final, ce clavier étrange doit permettre de créer des contenus interactifs, d’écrire, de piloter es installation audio vidéo et de programmer. Un listing que ne renieraient pas les habitant d’une foule de vaisseaux imaginaires hantant les espaces vides de la littérature de science fiction.

Cyberdeck RA01

Pour résoudre son fantasme, l’auteur poursuit un esprit très proche de la vision d’une humanité récupérant les vestiges de son passé. Pas de création d’objet ou de matérialisation d’une coque avec une imprimante. Pas de conception de carte électronique. L’idée est de recycler et d’improviser. Certains produits sont ainsi dénichés via des petites annonces et sont assemblés à d’autres achetés en ligne. Une bandoulière ajustable avec un scratch provenant d’un sac. Des éléments issus du catalogue classique de l’armée, une alimentation constituée de batteries 18650 et d’un module 52Pi permet de fournir l’énergie nécessaire au système.

Cyberdeck RA01

La partie clavier est un Vortex Core 40% mécanique choisi avec des Keycaps neutres. Le pointeur est dirigé à l’écran avec une solution maison combinant des boutons et un joystick analogique récupéré sur une console PSP de Sony. Le tout est relié à une solution Arduino Micro. Le Cyberdeck RA01 propose un lecteur de cartes, un port USB 3.0 , une sortie HDMI pour se relier à un écran externe et, bien sur, un port Ethernet. Seule connexion possible dans le futur d’il y a 40 ans et plus…

Cyberdeck RA01Cette prise Ethernet… mamama

Pour l’affichage, le recours à une solution IPS 1920 x 480 pixels tout en longueur faisait sens. Celui-ci est alimenté en USB et relié en MiniHDMI à la carte Pi via une nappe plate au lieu d’un câble. Une solution audio est également intégrée, connectée via les broches du Raspberry Pi. Un petit potentiomètre permettant d’en régler le volume facilement et de rajouter un bouton au design global de l’engin. 

Cyberdeck RA01

L’ensemble représente un joyeux foutoir à faire tenir dans un espace des plus réduits. Tellement réduit que plusieurs idées ont du être abandonnées au passage comme une carte NFC, une molette de défilement, des boutons d’arcade et même un mécanisme pour faire rentrer les câbles dans le clavier à la manière d’un câble d’aspirateur.

Cyberdeck RA01

Il ne restait plus qu’a intégrer le tout dans un châssis construit à partir d’un châssis de Commodore 64 et d’autres morceaux d’ABS collés entre eux avec de la superglue. Une fois le montage fait et sécurisé, la coque a été bouchée avec un matériau pour colmater les trous et mieux définir le design global de l’engin. Passée au papier de verre jusqu’au 240 et peint de plusieurs couches de peinture primaire puis du noir mat et vernis.

Cyberdeck RA01

Le résultat est l’antithèse du smartphone. Le Cyberdeck RA01 est un engin encombrant et non tactile, proposant une interface fonctionnelle qui ne nécessite pas de la regarder pour être utilisée. La solution propose un vrai parti pris esthétique et ne pourra pas être confondue avec un autre objet. C’est une création unique et si l’auteur nous donne sa recette, aucune autre ne pourra exactement lui ressembler. 

Le Cyberdeck RA01 pourra encore subir d’éventuelles modifications à l’avenir avec une amélioration de son système d’alimentation, diverses modifications techniques et structurelles et l’ajout d’une solution pour retrouver les broches de la Raspberry Pi afin de les exploiter. L’auteur semble vivre son projet avec une passion étonnante. Il sait donc sans doute que comme tous les produits du futur qu’il a choisis, sa création restera un chantier en perpétuelle évolution.

Je suis admiratif.

Merci à Alexis pour l’info.

Cyberdeck RA01 : le mélange subtil entre design et électronique © MiniMachines.net. 2021.

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