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Home Assistant Amber : un centre de domotique sous Raspberry Pi

Home Assistant Amber est une solution matérielle, assez aboutie tant sur l’électronique que le design, conçue pour faire tourner Home Assistant. Une solution logicielle gratuite et Open Source destinée à toutes les plateformes informatiques du marché. Vous pouvez installer Home Assistant sous Linux, Windows ou un MacOS, vous pouvez l’installer sur une carte de développement et même sur un vieux PC qui traine au fond d’un tiroir. Cela va fonctionner dans la plupart des cas. Et cela devrait fonctionner avec… à peu près tout type de matériel domotique. Des Hue de Philips en passant par les solutions Amazon, Ikea, Google, HomeKit, ZWave, Sonos, Plex….

Home Assistant Amber

Et Home Assistant est un outil assez merveilleux. Loin des solutions généralement proposées par les constructeurs de matériels domotiques. Quatre pauvres icônes placées de manière plus ou moins logiques et des schémas de fonctionnement vous faisant naviguer de sous menus  en sous menus pour avoir accès aux informations essentielles. Non, la solution proposée ici passe par un serveur en ligne qui sera hébergé sur la machine de votre choix. Elle profite ainsi d’un cadre de développement très pointu qui permet des fantaisies graphiques appréciables. On est loin, très loin des univers dessinés à la hache par les constructeurs classiques.

Home Assistant Amber

Tout est clair, autant dans l’énoncé des fonctions activées que dans leur visualisation. La programmation de scénarios, la consommation d’énergie, les éléments actifs ou non, les états et heures de déclenchement des différents appareils,; tout est lisible, simple et bien construit. Home Assistant étant hébergé et connecté, il est également possible d’y accéder de manière sécurisée depuis une connexion externe et sur tout type d’appareil : PC, smartphone, tablette…

 

Home Assistant Amber

Mais là où la solution Home Assistant Amber va se démarquer, c’est dans son approche matérielle. Non seulement la carte est assez originale d’un point de vue design mais surtout elle propose une connectique et des fonctionnalités adaptées à sa mission domotique. Elle a également le bon goût de fonctionner de manière totalement passive. C’est sur Crowd Supply1 que le projet est mis en avant. Avec un financement qui devrait amener la solution à être livrée pour la fin Juin 2022.

Home Assistant Amber est une carte mère acceptant comme cerveau un Raspberry Pi Compute Module 4. Une fois installé sur la solution, c’est le SoC du Pi qui prendra les commandes et gérera l’intendance logicielle de l’ensemble. Au passage la carte propose un port M.2 2280 PCIe x1 NVMe pour un stockage supplémentaire ou pour ajouter une solution type Google Coral AI. La carte propose également une connectique très complète.

Home Assistant Amber

Premier point intéressant qui distingue cette solution d’un PC lambda, la présence d’un module Zigbee 3 Silicon Labs MGM210P, le protocole sans fil massivement employé en domotique pour communiquer avec différents appareils. Le système est également d’ores et déjà compatible avec OpenThread et Matter, la nouvelle norme domotique, afin de rendre l’ensemble utilisable avec les principaux services de reconnaissance vocale d’Amazon, Apple et de Google. Une assurance de fiabilité, de sécurité et de compatibilité assez intéressante pour ce produit. Le module Silicon Labs pourra être mis à jour logiciellement.

Home Assistant Amber

D’un point de vue connectique plus matériel, la carte propose deux ports USB 2.0 Type-A, un USB 2.0 Type-C, un Ethernet Gigabit PoE et un jack  audio 3.5 mm stéréo. L’alimentation de l’ensemble se fera au travers d’un jack classique via une alimentation 12 Volts et 2 Ampères. Un choix intéressant car il permettra d’ajouter facilement une solution d’onduleur sous la forme d’une petite batterie entre le secteur et la carte.

Home Assistant Amber

La carte Home Assistant Amber accueillera également une horloge avec sa propre batterie CR2032 pour éviter que votre console domotique ne se remette à 00h00 en cas de coupure de courant. Sous son capot en polycarbonate transparent, on pourra également distinguer trois LEDs d’information rouge (stockage), jaune (état de la solution) et verte (alimentation) pour signaler les éventuels problèmes de fonctionnement ou de communication de l’ensemble. Deux boutons rouge et bleu seront accessibles facilement depuis l’extérieur du châssis. Un dissipateur sera fourni avec le kit pour venir couvrir la solution Raspberry Pi de manière passive. 

J’aime beaucoup l’aspect global de l’ensemble qui a, en plus, le bon goût de ne pas être énorme. 12.3 cm de côté, 3.6 cm d’épaisseur, l’engin est suffisamment mignon pour être exposé dans un coin ou caché près d’un tableau électrique, par exemple. 

Home Assistant Amber

La solution débute son financement avec un premier investissement de 99$ (+20$ de port et la TVA) pour la carte accompagnée d’une alimentation, cette version existe avec ou sans PoE. Pour 50$ de plus, la version supérieure est peut être plus intéressante puisqu’elle est livrée pré-assemblée avec une carte RPi 2/16 Go et son dissipateur. Prête à l’emploi, il suffira de la brancher pour profiter de ses fonctionnalités. Attention cependant, cette solution ne propose pas de PoE, ce qui peut être inutile si vous avez un routeur embarquant cette option.

Cela faisait longtemps qu’une solution domotique de ce genre ne m’avait pas autant enthousiasmée. L’équipe en charge de son développement est importante et semble dynamique, Home Assistant est une excellente solution sur laquelle s’appuyer, les composants et les choix techniques sont excellents. La plateforme est promise à un bel avenir à mon sens et vaut le coup de s’y pencher. Si vous avez comme objectif de construire (ou de reconstruire) une solution domotique, c’est clairement un produit à surveiller.

Pour plus d’infos, la page du projet sur Crowd Supply.

Home Assistant Amber : un centre de domotique sous Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2021.

MutantC v4 : un PC mobile sous Raspberry Pi

Mais le fait que la recette existe depuis un moment n’enlève rien au MutantC. Chaque constructeur de ces machines développe ses solutions et sa propre recette pour parvenir à ses fins. Il est toujours intéressant de voir comment les divers problèmes soulevés par ce genre de construction arrive a être solutionné.

Avec un design Open Hardware, le MutantC V4 se veut être une solution facile a reproduire pour que chacun puisse fabriquer une machine de ce type. Les créateurs de ce projet ont d’ailleurs développé une version “lite” de l’appareil qui est plus simple et moins coûteuse a fabriquer.

MutantC

Le MutantC est avant tout construit autour d’une carte de développement. Les Raspberry Pi sont employées par défaut mais toutes les solutions de ce format peuvent être employées. Autre atout de ce dispositif, la possibilité de choisir entre différentes diagonales d’écrans. Le projet peut être construit avec des dalles de 2.8, 3.5 et 4 pouces suivant ses besoins et son budget.

MutantC

Trois éléments indispensables doivent être impérativement achetés pour pouvoir monter le projet. Il s’agit de PCB fait sur mesures pour connecter les différentes parties entre elles. Rien de véritablement problématique cependant, le coût total de ces cartes est de 15$ environ, frais de port compris. Encore moins si on en achète en lot dans le cadre d’un projet scolaire ou via un fablab. Il vous sera également possible de modifier ces éléments pour les adapter à différents usages, l’ensemble des schémas est disponible gratuitement. 

MutantC

Le MutantC propose une ribambelle de possibilités. Outre son clavier et ses 20 broches de développement, l’engin embarque une horloge avec sa batterie, un système de vibration haptique, un capteur de luminosité, un transmetteur infrarouge et… la possibilité de profiter des ports de votre carte de développement. Les sorties USB, HDMI et Ethernet sont accessibles.

MutantC

L’alimentation est assurée par un système de batterie exploitant des cellules 18650 classiques offrant environ 8 heures d’autonomie. Le châssis est imprimable en 3D avec des fichiers disponibles sur Thingiverse. Les fichiers pour Fusion360 sont également disponibles.

MutantC

Un guide de montage complet est disponible sur Instructables. Un suivi de l’aventure du MutantC est également possible sur MutantC.GitLab.io. Enfin, si le copeur vous en dit, vous pouvez aider le créateur du projet en faisant un petit don ici.

MutantC v4 : un PC mobile sous Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2021.

Uptime.Lab prépare une lame de serveur 1U pour Raspberry Pi CM4

Cette lame de serveur, on l’a déjà croisée par le passé lorsque je vous parlais de ce Compute Module 4 de Raspberry Pi qui embarquait désormais 128 Go de stockage eMMC après un changement de son module de stockage d’origine. En fin de billet, je vous signalais l’existence de ce projet

Il a depuis avancé et les derniers prototypes de cette lame de serveur signée Uptime.Lab sont de plus en plus proches du stade final. Jeef Geerling, qui publie la vidéo ci-dessus, a reçu des prototypes de dernière génération montés à la main avant l’étape de production qui sera bientôt lancée. il en profite pour faire un premier retour sur  ce projet.

L’idée est de pouvoir intégrer jsuqu’à 16 lames sur un rack 1U dans une armoire de serveur. Ce qui nous donne 64 coeurs ARM accompagnés de 128 Go de mémoire vive maximum avec des Compute Module 4 8Go et jusqu’à 16 To de stockage PCIe NVMe. Pas mal pour un ensemble somme toute relativement compact. Ce Cluster de Raspberry Pi aura des usages variés et si il ne sera pas forcément des plus efficaces, il offre tout de même une belle approche de ce type de technologie, de sa gestion et de sa maintenance dans un espace des plus réduits. 

Compute Blade Ivan Kuleshov

La lame est assez impressionnante avec pas mal de choses intéressantes à bord : gestion d’une alimentation POE+ pour prendre en charge le stockage PCIe NVMe. Puce TPM 2.0, sortie HDMI et USB pour du débug, Ethernet Gigabit, support de Bootloader et bien d’autres choses. La solution peut piloter une ventilation externe en cas de besoin.

Uptime.lab indique que la solution est bientôt mûre, prête pour… un financement participatif sur Kickstarter. Pour le moment, pas beaucoup d’informations concernant cette campagne mais il est possible de s’inscrire pour être tenu au courant de son arrivée. Vous pouvez également compter sur moi puisque je relaierai sans doute ce projet.

Le site d’Uptime.Lab est également intéressant à visiter puisqu’il propose de nombreuses idées et des solutions pour fabriquer tout type de serveurs non conventionnels. Beaucoup d’entre elles sont libres de droit comme celle du Raspberry Pi Server Mark III qui propose une autre approche du même problème avec une solution allant jusqu’à 14 Raspberry Pi classiques et autant de baies 2.5″.

 

Uptime.Lab prépare une lame de serveur 1U pour Raspberry Pi CM4 © MiniMachines.net. 2021.

Fenix Pi : Youtube en plein écran sur Raspberry PI 4

Les cartes de développement Raspberry Pi 4 ne sont pas des monstres de décompression vidéo, surtout en streaming où elles se retrouvent souvent confrontées à des ralentissements. La distribution Fenix Pi, basée sur Raspberry Pi OS et utilisant KDE semble avoir trouvé les ingrédients secrets pour y parvenir.

Fenix Pi promet l’utilisation de Youtube en FullHD plein écran sur une carte Raspberry Pi 4 dans des conditions tout à fait respectables… Quelques images qui sauteront de temps en temps mais rien de vraiment insurmontable. Les tests ont été faits sur une Raspberry Pi 4 en 8Go dans des réglages standard. Tous les usages classiques de la carte sont accessibles avec une pleine et entière exploitation des broches et des connecteurs disponibles. Il est également possible d’installer Fenix Pi sur une clé USB ou un SSD au besoin… 

On retrouvera installé par défaut les applications classiques de la carte pour le multimédia comme Kodi ou VLC mais aussi Konqerer comme navigateur, Ecosia comme moteur de recherche et même RetroPie pour pouvoir lancer des jeux en émulation. 

Reste à savoir si ce genre de distribution est vraiment adapté à ces usages ou si il faut considérer Fenix Pi comme une solution de dépannage ? On pourra sans doute se créer une clé de démarrage Fenix Pi sur une clé USB avec un accès plus efficace à Youtube pour un usage “sur le pouce” de ce genre d’installation. Ce qui permettra de transformer toute installation de RPi4 en une solution multimédia/arcade assez complète. Si la clé USB embarque, en prime, quelques vidéos, on aura un vrai petit magnétoscope de poche.

Fenix Pi est disponible en suivant ce lien. Le version “Lite” est suffisante pour tous les usages évoqués.

Fenix Pi : Youtube en plein écran sur Raspberry PI 4 © MiniMachines.net. 2021.

Transformer un Raspberry Pi CM4 en clé TV ?

MBS, pour Magic Blue Smoke, présente son projet sur Hackaday. Il s’agit d’une idée assez simple à la base mais avec beaucoup d’usages possibles. En adaptant un Raspberry Pi CM4 et en modifiant sa sortie HDMI au format classique, il est possible de transformer celui-ci en Clé TV.

Raspberry Pi CM4

L’idée est simple mais séduisante, avec un tel dispositif dans la poche, accompagné d’un chargeur USB Type-C, on pourra connecter l’objet facilement sur un téléviseur pour de multiples usages. La lecture de films ou de musique ou le visionnage de photos stockées sur le lecteur de cartes MicroSDXC du dispositif via une solution comme Kodi. Ou éventuellement un accès à des contenus en streaming.

Raspberry Pi CM4

Mais c’est également la possibilité de lancer de nombreux programmes sur le pouce ou même de jouer en émulation avec un ordinateur facile à transporter et à connecter en voyage. L’idée, ici, est donc de construire une carte qui acceptera les Raspberry Pi CM4 et proposera le connecteur HDMI plein format, un connecteur USB Type-C pour l’alimentation et deux port USB 2.0 Type-A pour connecter clavier et souris ou une paire de manettes au besoin.

Raspberry Pi CM4

Deux modèles sont présentés, le premier est ultraplat avec un dissipateur assez fin et des ports USB à plat sur le PCB sauf le port USB Type-C qui est monté à la verticale (et qui m’inquiète un peu). Le second est plus épais avec un dissipateur plus massif et, cette fois-ci, la disposition inverse. Les port USB Type-A sont soudés en hauteur et le port USB Type-C est à plat. Peut être que le premier modèle sera adapté à une solution multimédia alors que le second pourra prendre en charge des opérations plus gourmandes avec un dissipateur plus massif… Un dissipateur qui laisse apparaitre des emplacements pour visser un éventuel ventilateur.

Aucune idée de prix de cette Clé TV ou d’éventuelle date de commercialisation, MBS ne détaille rien de la sorte sur sa présentation qui reste aussi brumeuse que son pseudo. 

Transformer un Raspberry Pi CM4 en clé TV ? © MiniMachines.net. 2021.

PiSugar S : de l’énergie pour votre Raspberry Pi

Est-ce que le PiSugar S va résoudre ce mystère ? Cela fait des années que le problème se pose, des années que des solutions sont proposées et à chaque fois que j’en parle, j’ai un commentaire qui surgit en calmant mes ardeurs. Non, il n’existe toujours pas de solutions d’alimentation sur batterie pour Raspberry Pi qui soit parfaitement fiable et efficace. 

PiSugar S

La PiSugar S ainsi que la version Pro sont des solutions prévues et optimisées pour cette tâche : alimenter un circuit Raspberry Pi. Elles respectent les tensions nécessaires et proposent une interface adaptée ainsi que quelques petits services supplémentaires. Ces circuits peuvent réguler une source non stable comme un panneau solaire ou une éolienne chargée de fournir du courant à une station météo, par exemple. Cela les transforme également en onduleur, offrant à votre montage une autonomie de quelques heures en cas de coupures de courant.

Les PiSugar fournissant à votre Pi l’information d’une coupure d’alimentation, il est possible d’imaginer des systèmes d’extinction automatique et des messages alertant la personnes en charge de la maintenance du dispositif pour signaler la coupure. Mieux, la solution peut proposer une fonction de redémarrage automatique à la reprise de sa propre alimentation. En cas de coupure de courant, le Pi Sugar va donc continuer à alimenter un montage le temps qu’il s’éteigne correctement puis, à la reprise de son alimentation, va relancer le dispositif.

PiSugar S

La PiSugar S S est proposée à 28$ et embarque une batterie 1200 mAh. De quoi offrir 6 heures d’autonomie à une Raspberry Pi Zero W et son module Wifi. La solution fournit du 5 Volts et 2 Ampères en sortie et s’alimente via un port MicroUSB.

PiSugar S

La carte s’installe par dessus la Zero en reprenant son format et la batterie en elle même vient coiffer le tout pour un montage global restant des plus compacts.

PiSugar S

La PiSugar S Pro est adaptée aux cartes Raspberry Pi 3 et 4 classiques avec cette fois-ci une batterie de 5000 mAh capable de délivrer du 5 Volts et 3 Ampères en entrée comme en sortie. De quoi tenir 8 à 10 heures en autonomie totale suivant les indications du fabricant.

PiSugar S

Elle est équipée de ports USB Type-C et MicroUSB. Vendue 29.99$, elle s’adapte elle aussi aux broches des cartes de la fondation. 

Les disponibilités des cartes semblent pour le moment assez compliquées. Le modèle S est déjà en rupture tandis que le modèle Pro semble toujours en stock.

Source : CNX Software

PiSugar S : de l’énergie pour votre Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2021.

Un Raspberry Pi Compute Module 4 en 128 Go de stockage eMMC ?

Est-ce qu’il est possible de troquer les modules eMMC de base pour d’autres afin de gonfler le stockage embarqué dans sa solution ? C’est ce qu’a voulu savoir un utilisateur nommé Ivan Kuleshov. Et il y est parvenu.

Raspberry Pi Compute Module 4 128 Go

La carte avec le nouveau module installé

Ingénieur système et électronicien, probablement très bien équipé, Ivan a réussi à dessouder les modules de base de son Raspberry Pi Compute Module 4 et a les remplacer par d’autres. Un pistolet à air chaud a permis de retirer les composants en place sans dommage et à installer une solution 128 Go eMMC signée Toshiba. Un changement qui permet à la solution plus de choses mais qui offre en plus une vitesse largement supérieure en terme de transfert de données.

Raspberry Pi Compute Module 4 128 Go

Le Compute Module est protégé de la chaleur avec un adhésif adapté

Le module tourne entre 80 Mo/s en lecture et 70 Mo/s en en écriture, bien mieux que les transferts de cartes MicroSDXC d’une Raspberry classique limités par le recours à un USB 2.0 pour dialoguer avec le système. A priori, le module employé est un Toshiba THGBMHT0C8LBAIG, compatible physiquement avec la carte, même si Ivan ne précise pas exactement de quel composant il s’agit.

Raspberry Pi Compute Module 4 128 Go

Les connecteurs du modules mis à nu

Ce que je retiens de cette expérience est double. D’abord que le choix de la fondation d’un module est limité par une volonté de conserver des prix accessibles. Un Raspberry Pi Compute Module 4  pourrait très bien sortir en 64 ou 128 Go en plus des versions classiques.

CM4

Les tarifs de la solution suivant leur équipement en mémoire et en eMMC

Mais cela aurait un effet pervers sur l’ensemble de la gamme d’un point de vue tarif. On l’a vu par le passé, les modèles entrée de gamme sont souvent moins bien stockés et pas forcément aussi bien positionnés par rapport au prix public annoncé par la fondation. Les marchands privilégiant les modèles les plus haut de gamme dans leurs catalogues.

Raspberry Pi Compute Module 4

Autre point intéressant, il est possible de “ressusciter” une solution de ce type qui aurait un défaut de composant eMMC. Si vous avez un projet avec un Raspberry Pi Compute Module 4, et probablement avec les précédents modèles également, et que le module eMMC est hors service pour une raison ou une autre, cela peut valoir le coup de tenter l’expérience d’un changement de puce. Bien sur, le matériel nécessaire n’est pas forcément dans vos tiroirs, mais si il ne s’agit que d’un pistolet à air chaud et d’un peu de flux de soudure, cela peut se trouver.

Compute Blade Ivan Kuleshov

Pourquoi ce changement ? Si j’en juge par le tweet épinglé d’Ivan Kuleshov, celui-ci développe actuellement une lame de serveur autour d’un de ces modules. Le passage de 32 à 128 Go de stockage peut avoir beaucoup de sens pour cette activité même si son projet en cours permet de profiter d’autres stockages : lecteur de cartes SDXC et port M.2 22110 PCIe NVMe.

Source : Tom’s Hardware

Un Raspberry Pi Compute Module 4 en 128 Go de stockage eMMC ? © MiniMachines.net. 2021.

Le microcontrôleur Raspberry Pi RP2040 dispo à 1 dollar

L’arrivée du Raspberry Pi Pico sous RP2040 a été une explosion. Dès sa sortie, des tonnes de solutions l’employant ont été annoncées. Des fabricants variés, de Pimonori à Arduino, ont indiqué travailler à la création de solutions équipées de cette puce. Le gros point fort du RP2040 étant la stabilité annoncée par la fondation. Le prix de la puce en elle même n’entrant pas vraiment en ligne de compte avec un déploiement clairement orienté vers les particuliers.

Raspberry Pi Pico

Le Raspberry Pi Pico

Aujourd’hui, les choses évoluent, la fondation annonce sur son blog que la RP2040 est désormais disponible à l’achat à 1$. La petite puce toute seule va pouvoir être achetée par des industriels aussi bien que des particuliers, pour être intégrée dans tout type de montage ayant besoin d’un micro contrôleur. Elle est disponible au format QFN56 dans un format minuscule de 7 x 7 mm. Ces dernières années, de nombreux sites permettant de fabriquer ses propres circuits imprimés pour une bouchée de pain sont apparus sur la toile et un électronicien en herbe peut commander en quelques clics des cartes qui seront livrées dans la foulée par courrier. 

2021-06-02 12_39_01Le Raspberry RP2040

Avec l’arrivée de RP2040 à 1$ pièce, il n’est pas difficile de prédire le second bang de la montée en puissance de la plateforme. Les usages sont infinis et ce type de microcontrôleur devrait connaitre un succès incroyable chez tous les hobbyistes. On peut tout construire avec ce type de puce et on devrait voir des tonnes de documentations et produits l’exploitant. Aussi bien des solutions amusantes pour piloter divers projets que des créations destinées à remplacer des produits existants qui tombent en panne. Le RP2040 va permettre de construire et de reconstruire des tonnes de choses à l’avenir grâce à cette disponibilité particulière.

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D’un point de vue technique, la puce ne change pas. C’est la même que celle de la solution RP2040. Il s’agit d’un SoC gravé en 40 nanomètres avec deux coeurs ARM Cortex-M0+ à 133 MHz et 264 Ko de mémoire flash, ce qui est énorme, une Arduino Léonardo par exemple, n’embarque que 32 Ko de stockage, cela permet énormément de choses d’un point de vue programmation.

Raspberry Pi Pico

La puce dispose d’un USB 1.1, d’un UART et de quelques entrées et sorties programmables. Tout ce que peux faire un Pi Pico sera accessible à cette solution pour peu que vous la câbliez correctement.

RP2040

Le packaging des puces sur rouleau

Vous voulez construire une fusée et savoir où elle va se poser avec une estimation en direct par rapport à son comportement une fois son parachute déployé ? Cela existe déjà avec un Pi Pico. Vous voulez construire un streamdeck ou un clavier sur mesures, le RP2040 pourra être directement intégré au PCB nécessaire.

De nombreux projets amateurs vont pouvoir  être “industrialisés”. C’est une bien grand mot mais un électronicien qui développe, par exemple, une carte capable de piloter des servo-moteurs via un système LIDAR pour l’intégrer à une voiture radio commandée ou un type qui propose un circuit capable de remplacer l’électronique de toute une gamme de lave-vaisselles problématiques, celui là pourra faire réaliser 50 ou 100 PCB et les proposer à la vente avec les RP2040 préinstallés ou à clipser sur un support. Les industriels vont également pouvoir s’emparer du produit et proposer des solutions plus ouvertes et programmables.

Cette petite puce n’a pas fini de faire parler d’elle.

Le microcontrôleur Raspberry Pi RP2040 dispo à 1 dollar © MiniMachines.net. 2021.

PICOmputer : un ordinateur de poche au design très original

Le Raspberry Pi Pico et son microcontrôleur RP2040 ont créé une véritable poussée de fièvre chez les développeurs. Les symptômes sont un peu toujours les mêmes avec un gros enthousiasme, des heures d’insomnie et beaucoup de courbatures à force de se plier en deux sur  son fer à souder. Le PICOmputer est un bon exemple des séquelles de cette maladie.

PICOmputer

L’engin m’a immédiatement fait penser à des machines comme les Epson PX-4 avec leur design tout plat et leur clavier intégré. Evidemment, le nouveau venu est beaucoup plus frustre mais il est également beaucoup, beaucoup moins cher.

Proposé comme un kit à 8€ sur Tindie (avec plus beaucoup de pièces en stock) le PICOmputer est un PCB sur lequel on devra connecter un Pi Pico et une série de composants variés. Autrement dit, il faudra jouer du fer à souder. Notamment avec les 37 interrupteurs dispersés sur la carte qui jouent le rôle de  touches pour le clavier et un écran au choix parmi les modèles recommandés. Une plaque de protection viendra ensuite coincer le tout en sandwich pour protéger les différents éléments et indiquer les utilisations des boutons.

Une fois votre montage effectué, vous vous retrouverez avec une solution proposant un écran IPS en 240 x 240 pixels, un haut parleur, quelques broches GPIO et un lecteur de cartes MicroSD. Le tout dans un format de 10 cm de large sur 6.5 cm de haut et 8 mm d’épaisseur.

PICOmputer

Un petit bug sur le PCB oblige a souder un câble au travers du circuit…

Je trouve le résultat assez intéressant et l’expérience amusante. Même si la soudure de certains composants doit être quelque peu fastidieuse – encore que cela puisse être très formateur – le PICOmputer est une solution originale. Les schémas et autres éléments techniques sont tous disponibles sur GitHub et, si le coeur vous en dit, vous pourrez donc exploiter cette base pour développer votre propre version de l’appareil. L’adapter à vos besoins dans une solution vraiment sur-mesures.

Source CNX Software

PICOmputer : un ordinateur de poche au design très original © MiniMachines.net. 2021.

Offrez vous un PDP-11 pour une fraction de son prix d’origine

C’est une jolie réduction qui est proposée avec ce PiDP-11. Le kit est proposé à 244.56€ et devrait être proposé ce 28 Mai prochain. Si on le compare au 20 000$ demandés en 1970 pour le premier PDP-11 et au gain de place réalisé, c’est une sacrée bonne affaire1.

PiDP-11

Le Kit est composé d’un panneau avant, d’interrupteurs, de divers connecteurs, potentiomètres et LEDs et d’un caisson. Le tout reprenant à l’identique mais en plus petit (6:10e) le format de l’interface de l’antique machine.

PiDP-11

Au terme d’un bon paquet de soudures et après avoir connecté le tout à un Raspberry Pi piloté par un logiciel qui reprend en tout point le système du PDP-11, votre PiDP-11 se comportera à l’identique. Vous pourrez effectuer tous les calculs de la même manière que les ingénieurs de l’époque,  Le système UNIX embarqué réagira de la même façon avec, en bonus, plus de vitesse dans les traitements.

PiDP-11

La carte Raspberry Pi sera en effet non seulement plus rapide mais elle sera entourée de composants dont les ingénieurs de l’époque ne pouvaient pas rêver. La vidéo ci-dessous détaille plusieurs éléments et montre les “composants” autour de la machine d’origine. Avec en particulier un véritable coffre fort sur roulette qui sert de stockage de… 67 mégaoctets.

L’intérêt du dispositif, outre la grosse économie d’investissement et la place gagnée, c’est de bien comprendre l’énorme bond en avant de l’informatique ces 50 dernières années tout en découvrant les systèmes UNIX de l’époque. 

PiDP-11

Et puis, avouez, avoir un Raspberry Pi qui a cette tête là, c’est quand même autre chose qu’un petit boitier en plastoc tout moche. En changeant la carte MicroSDXC, on peut tout à fat retrouver un système différent pour d’autres usages du système.

Le Kit sera disponible sur Tindie. Il est dessiné et suivi par Obsolescence Guaranteed qui propose tous les éléments nécessaires au PiPD-11 : Documentation d’origine, documentation de montage, images, logiciels et mode d’emploi de l’appareil sur ses pages.

Offrez vous un PDP-11 pour une fraction de son prix d’origine © MiniMachines.net. 2021.

Raspberry Pi POE+ HAT : un PoE à la hauteur ?

C’est la première promesse faite par la fondation, le nouveau Raspberry Pi PoE+ HAT est censé fonctionner en dégageant moins de chaleur grâce à une nette amélioration de son design. Ces extensions permettent d’alimenter les cartes via un câble Ethernet qui transporte donc données et énergie pour faire fonctionner l’ensemble. Un outil merveilleux si on cherche une solution réseau que l’on veut utiliser avec le moins de câble possible pour aller la cacher dans un coin1.

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Le premier HAT PoE de la fondation.

Le premier HAT était en effet souvent assez chaud et, pire encore, avait tendance à déclencher sa ventilation de manière intempestive même lorsque le SoC n’était pas sollicité. Un premier bruit problématique pour un engin de ce type, l’usage de Raspberry Pi pour piloter des solutions réseau étant assez répandu, la possibilité de l’alimenter en PoE était gâchée par ce bourdonnement intempestif et incontrôlable. Pire encore, la solution était régulièrement critiquée pour un effet de Coil Whine assez gênant. La carte émettait un sifflement à l’extinction de la carte Raspberry Pi… Le genre de bruit qui rend totalement fou car on a du mal à l’identifier.

Enfin, le plus gros souci peut être d’un simple point de vue technique, le premier HAT PoE perdait souvent l’alimentation des connexions USB des cartes Raspberry Pi. Du moins sur certains modèles et sur les périphériques gourmands comme les disques durs mécaniques. En gros, sur certaines Raspberry Pi, vous colliez un disque dur et alimentiez le tout en PoE via le HAT et vous aviez toutes les chances de ne plus le voir au bout d’un moment… Gênant quand le projet était de cacher le tout à un endroit plus ou moins inaccessible. La Fondation a, bien entendu, tenté de remédier au souci en améliorant son dispositif dans le temps.

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Le Raspberry Pi PoE+ HAT proposera plus de puissance avec un passage de la norme 802.3af à la norme 802.3at. Cela signifie un passage de 15.4 Watts à 2.5 Ampères à une solution 25.5 Watts à 5 Ampères, toujours en 5 Volts. De quoi suffire aux besoin d’une Raspberry Pi 4b et d’un disque USB externe par exemple.

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D’autres améliorations techniques permettent à la solution de fonctionner en dégageant moins de chaleur. Un nouveau redresseur Microchip PD70224ILQ plus efficace est intégré. Un transformateur “Planar2” emballé dans un noyau de ferrite et non plus la solution précédente qui était parfois un peu inquiétante à la longue à force de chauffer.

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Une jolie image FLIR qui montre les points chauds de la nouvelle extension

Le nouveau Raspberry Pi PoE+ HAT corrigerait donc tout cela une fois pour toutes en proposant le même tarif que l’ancien modèle. Par contre, il ne sera pas disponible avant le mois de Juin. La fondation a l’habitude d’annoncer des produits en même temps que leur mise à disposition sur le marché. Ce n’est pas le cas ici et c’est lié aux problématiques d’approvisionnement actuelles de composants. L’ancien modèle reste en production et la transition devrait se faire en douceur.

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L’ancien Transformateur du PoE HAT

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Le nouveau Transformateur “Planar”

Très populaire, l’actuel HAT se vend énormément auprès des industriels qui y voient une excellente solution dans certains métiers. Imaginez devoir alimenter un écran destiné à informer le public, un seul câble Ethernet à tirer en plus de l’alimentation de l’écran, une carte Raspberry Pi avec le HAT cachée dans un faux plafond, un câble HDMI qui relie la carte à l’écran et le tour est joué.

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Une bonne nouvelle, donc, qu’il faudra confirmer par des essais. Les changements vont en tout cas dans le bon sens et la fondation n’en profite pas pour augmenter ses tarifs.

Pour plus d’infos sur les soucis du premier PoE des Raspberry Pi, je vous invite à lire le Jounaldulapin qui résume tous les soucis relevés.
Pour plus d’info sur le nouveau Raspberry Pi PoE+ HAT, le site de la fondation.

Raspberry Pi POE+ HAT : un PoE à la hauteur ? © MiniMachines.net. 2021.

Phineas Case, le châssis 100% alu qui double le prix de votre Raspberry Pi

Le boitier proposé par Desalvo devrait intéresser les pros qui emploient des cartes Raspberry Pi dans des conditions extrêmes. Si, dans l’absolu, les promesses faites par le Phineas Case sont celles obtenues par des solutions bien moins chères sur le marché, la solution proposée correspond sans doute à un usage plus exigeant que les solutions classiques.

PHINEAS CASE FOR RASPBERRY PI 4

A 69.96$, ce boitier Phineas Case pour Raspberry Pi 4B propose un impressionnant travail de l’aluminium. Taillé dans un bloc de métal, l’objet développe pas moins de 547 cm² de surface d’échange avec l’air. Un résultat impressionnant pour une solution de 7.5 cm sur 10 pour 4.4 cm d’épaisseur. Le boitier  promet que la solution Raspberry Pi ne dépassera jamais les 50°C même en poussant son SoC à 2 GHz.

PHINEAS CASE FOR RASPBERRY PI 4

L’objet permet de retrouver l’ensemble des connecteurs de la carte ainsi que son lecteur de cartes MicroSDXC. Un espace réservé pour glisser une nappe afin d’avoir accès aux GPIO est également disponible. Un ensemble de solutions variées comprenant une solution pour attacher le boitier à un rail DIN ou une série de trous au format M4 pour accrocher le boitier.

PHINEAS CASE FOR RASPBERRY PI 4

Le châssis laisse apparaitre deux LEDs témoins pour l’activité et la tension de la carte. Aucune mention d’une éventuelle annulation des performances du circuit Wifi/Bluetooth intégré au Raspberry Pi 4. Le Phineas Case doit, comme la majorité des boitiers en métal, faire un écran assez efficace contre les réseaux sans fil. Il est possible que ce modèle, comme les autres, rende l’usage du sans fil anecdotique voir impossible. 

PHINEAS CASE FOR RASPBERRY PI 4

Bref, un très joli boitier qu’il faudra accepter de payer aussi cher qu’une carte Raspberry Pi 4b haut de gamme.. Ce qui en fait un produit finalement réservé aux personnes ayant absolument besoin d’une stabilité en overclocking. Un profil assez atypique pour ma part car le choix d’acheter un produit que l’on va pousser en permanence dans ses retranchements est forcément un mauvais choix.

PHINEAS CASE FOR RASPBERRY PI 4

Reste la possibilité d’un acheteur qui craque totalement pour l’esthétique particulière du Phineas Case. Et là, j’avoue, il est très réussi. Posé sur un bureau, l’objet devient alors une curiosité. Le premier “PC, presse-papier et chauffage d’appoint” du marché.

Phineas Case, le châssis 100% alu qui double le prix de votre Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2021.

MirkoPC : embarquer un Raspberry Pi CM4 dans un PC

Mirek est un développeur Polonais qui voulait retrouver les capacités d’un Raspebrry Pi 4 dans un format plus traditionnel. Ce genre de solution s’explique en général par le besoin d’une connectique plus importante ou l’ajout de composants que le format de la carte de base ne peut pas prendre en compte. Il a donc décidé de concevoir le MirkoPC. Une carte mère capable d’accueillir un Raspberry Pi Compute Module 4.

MirkoPC

La carte MirkoPC mesure 10 sur 10 cm de côté et propose une véritable armada de connecteurs. Outre le support pour le Compute Module on retrouve un port M.2 2242 / 2280 compatible PCIe NVMe qui permettra de connecter un SSD rapide. Un premier point qui explique pour beaucoup le choix de ce type de carte. Le stockage M.2 étant de plus en plus performant et de moins en moins cher, y recourir est devenu une excellente solution.

MirkoPC

La carte permet également de profiter d’un lecteur de MicroSDXC pour ajouter un stockage plus habituel au Raspberry Pi, un stockage qui permettra d’ajouter facilement de quoi accumuler des informations en masse pour pas trop cher sans encombrer les ports USB de la carte. 
Ports USB qui sont en 2.0 et au nombre de quatre entourés par un port Ethernet Gigabit, deux ports HDMI 2.0, un au format de base et l’autre en Micro-HDMI, un port jack audio combo 3.5 mm classique et un port USB Type-C pour l’alimentation 5V/3A de la solution.

MirkoPC

La MirkoPC propose évidemment les broches du format Raspberry Pi ainsi que deux MIPI CSI-2 pour brancher deux capteurs vidéo et deux MIPI DSI pour deux affichages externes. Mais comme le format le permet et que certains éléments sont fort utiles pour profiter au mieux de sa Pi, Mirek a également ajouté quelques petites choses supplémentaires sur la carte.

MirkoPC

Cela commence par un DAC pour proposer une meilleure qualité audio avec une solution capable de gérer du 32-bit/384 kHz associée à un ampli pour casque. Le son perçu par l’utilisateur de la solution devrait être bien meilleur que celui sortant d’une Raspberry Pi de base. Autant en terme de puissance que de rendu. La MirkoPC embarque également une pile et une horloge pour garder votre système à l’heure. Un capteur infrarouge est également présent pour piloter l’ensemble à la télécommande ainsi qu’une alimentation pour un ventilateur de boitier. La carte propose également des LEDs témoin d’activité, du Bluetooth 5 BLE et un module Wifi5 évidemment.

La carte est toujours en développement et des exemplaires de tests sont envoyés à droite et à gauche pour relever des bugs ou suggérer des améliorations. A terme, Mirek devrait lancer un financement participatif pour proposer la carte au public. Si vous voulez suggérer des idées ou suivre le développement du projet, n’hésitez pas a le suivre sur Hackaday.

MirkoPC : embarquer un Raspberry Pi CM4 dans un PC © MiniMachines.net. 2021.

Yayagram : une machine pour dialoguer entre générations

Yayagram est une invention @mrcatacroquer qui souhaitait permettre à sa grand mère de mieux communiquer, notamment avec ses petits et arrière petits enfants. Yaya signifie mamie en Castillan et Gram rappelle l’usage de l’application Telegram. Un nom qui colle très bien à la solution proposée.

Yayagram

La Yaya de notre héros est un peu dure d’oreille, il faut dire qu’à 96 ans elle n’est pas toute jeune. Comme les mouvements de personnes sont compliqués en ce moment, elle ne peut pas beaucoup voir ses petits et arrière petits enfants. Elle a également du mal à discuter au téléphone. La solution ? Le Yayagram.

Yayagram

L’objet a deux usages : d’abord il permet d’envoyer des messages vocaux via l’application Telegram en appuyant juste sur un bouton. Le destinataire reçoit un message de Yaya et peut l’écouter facilement. La grand mère peut ensuite recevoir des messages par la même plateforme et la machine va les imprimer pour les rendre lisibles.

Yayagram

Pour éviter d’avoir une interface complexe afin de choisir le destinataire des messages, Yaya a juste besoin de choisir celui-ci de la même manière que le faisaient les opératrices du téléphone à une époque. On met en relation un destinataire en enfichant le bon câble dans le bon support jack. Quand on regarde le plateau du Yayagram, on aperçoit une rangée de ports jacks avec, à coté, des prénoms imprimés à la Dymo. 

Ce choix, outre son aspect logique et très lisible, permet d’éviter le recours à un clavier ou une surface tactile quelconque, c’est bien plus adapté à une personne âgée qu’un écran capacitif. L’idée est excellente et on pourrait utiliser d’autres solutions de ce genre pour bien des machines. Si le câble pose problème, le recours à un sélecteur rotatif est envisageable. Ou même un potentiomètre à glissière pour placer une flèche devant le nom de la personne  avec qui on veut communiquer.

Quoi qu’il en soit, l’idée du câble qui met en contact Yaya avec un de ses petits enfants est bien trouvée. Le processus est simple, on sélectionne la personne à qui on veut envoyer le message en branchant le câble, on appuie sur le bouton et on le maintien pendant qu’on parle dans le micro pour enregistrer son message. Dès que le bouton est relâché, le message vocal est dirigé vers la personne qui pourra l’écouter sur son smartphone.

Yayagram

Pour la réponse ? C’est simple, celle-ci s’imprime simplement sur une petite imprimante thermique qui peut prendre en charge aussi bien le texte que de petites images. Cela permet d’être lisible et dépasse le problème d’audition et garde une trace de tous les messages reçus. Autant de souvenirs quand il s’agit d’un petit portrait d’un de ses petits enfants.

Prototype Yayagram

Trois petites LEDs sont visibles pour mieux comprendre ce que fait le Yayagram : Une première indique l’alimentation de l’appareil, la seconde qu’il est bien connecté à Telegram et la troisième s’illumine pendant qu’on enregistre un message. L’ensemble est programmé en Python et les LEDs comme les jacks sont reliés au GPIO de la cartes Raspberry Pi. Le microphone est un modèle USB entrée de gamme suffisant pour cet usage.

Le gros point positif de cette invention est qu’elle permet de dépasser la barrière physique classique. L’interface contourne les problèmes de surdité et même ceux liés à l’arthrite ou autres tremblements. Les messages sont lisibles et ils peuvent être conservés. Il serait possible d’améliorer ce point en choisissant une autre imprimante en cas de problème de vue ou en basculant sur un écran plus grand à fort contraste mais pour sa Yaya à lui, notre créateur a sans doute choisi la meilleure solution.

Prototype Yayagram

Ce que je trouve génial également, c’est que le dispositif permet à une personne âgée d’entamer la conversation. Et non pas de répondre simplement à un coup de fil ou un appel. Si un anniversaire, un passage de diplôme, un entretien d’embauche, une fête ou un autre évènement tire une petite sonnette d’alarme chez sa Yaya, il est simple de brancher le jack au bon endroit et de dire un petit mot gentil du bout des lèvres. Cela fera assurément plaisir à son interlocuteur qui se fera alors une joie de laisser un petit message. Dans l’autre sens, une pensée ou un souvenir de sa grand mère poussera sans doute à écrire un petit message ou à partager une image facilement sans autre formalisme.

Notre héros prévoit de publier son projet en détail sur Instructables bientôt avec l’ensemble de son code source sur Github. Si cela peut vous donner des idées… Je trouve le projet excellent pour plein d’usages. Pour toutes les Yaya du monde, bien sûr, mais également pour certaines personnes souffrant de maladies chroniques. Pour pallier à certains handicaps et, pourquoi pas, pour certains métiers. 

Merci à Annso pour la trouvaille !

Yayagram : une machine pour dialoguer entre générations © MiniMachines.net. 2021.

Jon Bot Jovi : le Robot sous Raspberry Pi qui joue à Guitar Hero

Jon Bot Jovi est une création du vidéaste Nick O’Hara qui n’a honteusement que 508 abonnés sur sa chaine Youtube. Ce talentueux garçon a programmé un robot pour jouer à sa place à Guitar Hero et rafler tous les meilleurs scores.

Est-ce que faire jouer un robot à sa place est la meilleure façon de s’amuser ? Je ne suis pas sûr. Mais, passé un certain âge, être le plus agile ou le plus rapide sur une guitare-jouet en plastique ne fait plus vraiment rêver. Il reste alors à trouver d’autres façons de jouer. Celle de Nick est un peu différente, il s’agit de trouver une solution pour qu’un robot prenne sa place comme pseudo-guitariste.

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Et cela passe par une solution d’intelligence Artificielle qui va repérer à l’écran les notes qui défilent et actionner en conséquence les différents boutons de la guitare. Nick utilise pour cette partie une solution Raspberry Pi 4 qui va ensuite déclencher le différentes actions à mener sur la guitare. Bien entendu, il aurait surement été possible de demander à la Pi de déclencher directement les circuits des boutons pour faire jouer Jon Bot Jovi. Mais cela aurait manqué de panache. La solution trouvée a donc été de laisser la guitare intacte et de construire une interface analogique pour remplacer les doigts du joueur.

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Le relais

Cela se traduit par un relais qui pilote des solénoïdes qui vont pianoter les touches adéquates. Les solénoïdes sont des petits électroaimants montés sur un axe qui vont déplacer une tige de métal lorsqu’ils sont alimentés en courant.

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Un solénoïde qui déclenche un bouton de la guitare

L’électro aimant entrant alors en fonction. Lorsque le courant est coupé, le magnétisme s’arrête et un petit ressort remet alors la tige dans sa position initiale. Ce va et vient permet de pianoter des touches rapidement et précisément.

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Le système est donc à la fois complexe – il faut reconnaitre la touche à appuyer en lisant l’écran – et simple – appuyer sur la touche adaptée au bon moment. Le résultat est évidemment excellent. C’est encore un assez joli projet à développer en classe ou en fablab : il mêle un aspect ludique, de l’électronique et une bonne partie de programmation avec le pilotage et l’entrainement d’une IA.

N’hésitez pas à laisser un mot sous la vidéo de Nick, par exemple pour l’enjoindre à partager ses sources dans un but éducatif !

Grand merci Shikiryu pour la trouvaille.

Jon Bot Jovi : le Robot sous Raspberry Pi qui joue à Guitar Hero © MiniMachines.net. 2021.

Seeed reTerminal : un écran tactile 5″ pour Raspberry PI CM4

Le reTerminal de Seeed propose de faire tourner un système Linux sur un écran 720p de 5 pouces de diagonale de type IPS. Jusque là rien que de très traditionnel puisque ce type de dispositif est courant depuis quelques années. Là où le reTerminal se distingue, c’est par son côté modulaire. 

reTerminal

Piloté par un Ubuntu, un Raspberry Pi OS ou toute distribution linux adaptée, l’écran profite d’une solution en 4 Go de mémoire vive et 32 Go de eMMC de base. L’idée de cet engin n’est pas de se transformer en une énième solution mobile classique mais plutôt, comme son nom l’indique, de se mettre au services d’autres appareils en se transformant en terminal. Piloter un système externe, un service domotique, des objets connectés, une machine outil ou tout type de solutions généralement débarrassée d’écran et d’interface de saisie.

reTerminal

C’est pour cela que le reTerminal n’embarque pas de batterie mais s’alimente via un port USB, l’idée est de le connecter à la machine à piloter pour transférer données et énergie. Reste que l’objet est prévu pour accueillir des extensions de manière modulaire. Chose qui permettra sans doute d’ajouter des accessoires comme une batterie à l’engin un jour ou l’autre. 

reTerminal

Par défaut, le reTerminal propose du Wifi5, une connexion Ethernet avec PoE, du Bluetooth 5.0 et différents capteurs de lumière comme un accéléromètre. Il propose également une horloge pour programmer des évènements et les accessoires modulaires lui ouvrent la voie à des fonctions comme des enceintes, un microphone, un capteur photo ou encore un module 4/5G.

reTerminal

L’appareil pourra également communiquer en utilisant les protocoles LoRa et ZigBee.  On retrouve également les éléments classiques des Raspberry Pi, à savoir deux ports USB 2.0, le port USB Type-C d’alimentation et une sortie MicroHDMI.

reTerminal

Les 40 broches d’extension sont accessibles et l’engin embarque une fonction de chiffrement interne. Le tout disposé dans un châssis robuste mesurant 14 cm de large sur 9.5 cm de profondeur et 2.1 cm d’épaisseur. L’engin dispose de support M4 pour pouvoir être fixé à d’autres appareils facilement.

reTerminal

Vous voyez la tablette utilisée dans les films de SF des années 80 pour piloter toute partie de vaisseau spatial ? C’est ce qui ressemble le plus au reTerminal. Un écran mobile que l’on connecte quand on en a besoin pour piloter tel ou tel appareil à bord.

Le reTerminal est annoncé à 195$ avec un Raspberry Pi CM4 4/32Go intégré, pour plus d’infos vous pouvez aller faire un tour sur sa fiche produit.
Source : CNX-Software

Seeed reTerminal : un écran tactile 5″ pour Raspberry PI CM4 © MiniMachines.net. 2021.

Un Microscopique PC de jeu sous Raspberry Pi

Le projet en lui même n’est pas très intéressant ou du moins déjà-vu. Mais ce Microscopique PC a un intérêt indéniable, il montre l’effet impressionnant qu’ont désormais les accessoires liés au monde du gaming sur le public.

Présenter ce Microscopique PC sans les ventilateurs (inutiles) et les LEDs (toutes aussi inutiles) et vous aurez un mini boitier comme nous en avons tant vus. Enlever les parois latérales en plexiglas, la façade en nid d’abeille et vous aurez un boitier lambda aux mêmes capacités qu’un autre boitier de Raspberry Pi. Mais avec l’apparat du “gaming”, les LEDs, les fibres optiques illuminées par les LEDs témoins de la carte, les ventilos et tout le tintouin, on a l’impression d’un vrai PC de jeu grand format.

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La vidéo n’en est pas moins intéressante et son auteur, Michael Pick, montre en détail comment il parvient à construire ce rendu global à coup d’artifices. La jouabilité est évidemment assurée par des fonctions de streaming et non pas par la carte. Ce qui permet d’aller taquiner des jeux puissants au travers de l’application Parsec ou de lancer des jeux pilotés par la Pi comme Minecraft.

Je trouve intéressant cette approche inversée de la célèbre fable “Le Roi est nu”. Cette histoire où personne n’ose dire au roi que finalement ses couturiers ne lui confectionnent rien et qu’il se balade à poil pour fort cher. Avec ce montage, c’est l’inverse, on rajoute plein de LEDs et de paillettes au costume du Miniboitier classique et on transforme totalement l’aspect du châssis. Rendant presque crédibles ses performances…

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Si, dans le cas de ce Microscopique PC, c’est très mignon, il est intéressant de s’interroger sur les solutions prêtes à l’emploi délivrées en magasin. Je vois tourner pas mal de publicités pour des machines ma foi très classiques juste affublées de LEDs et de ventilos au travers d’un boitier estampillé “gaming” mais n’ayant en réalité que des performances très habituelles. Coller un tas d’artifices colorés ou assurer une ventilation d’Airbus autour d’une solution entrée de gamme ne transforme pas d’un coup de baguette magique un PC moyen de gamme en machine de gamer. 

Cette mauvaise pratique, surtout visible sur les PC très très grand public, fait également des ravages dans les annonces d’occasion. De nombreux margoulins semblent acheter les boitiers les plus extravagants – et les moins chers – possibles pour y déverser une ancienne configuration. De quoi permettre d’en racheter une nouvelle dans un boitier un peu plus sobre. Coller des LEDs en photo et Gamer dans le titre semblant assurer des vues sur leur annonce même si, au final, il ne s’agit que d’un vieux PC démodé incapable de taquiner autre chose que du 720P.

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Faites donc attention à vous, rappelez vous de cette mignonne petite vidéo. L’habit ne fait pas le PC Gaming.

Un Microscopique PC de jeu sous Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2021.

En Bref : lisez vos disquettes depuis un Raspberry Pi

La Raspberry Pi Floppy Controller Board est une carte qui permet de prendre le contrôle de plusieurs types de lecteurs de disquettes. Une solution que Scott M. Baker a développée et partage sur son site pour que tout le monde puisse en profiter.

L’ensemble des ressources nécessaires pour parvenir à créer cette interface est partagé sur une page dédiée du site de Scott. Les schémas et informations indispensables pour créer votre propre interface autour de différents lecteurs de disquettes sont totalement documentés. Vous pourrez lire, formater et écrire aussi bien des disquettes de 360 Kb que 1.44 Mo.

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La carte proposée se présente sous forme de HAT facile à intégrer à une Raspberry Pi 4 Model B. Alors, je vous vois venir, qui voudrait s’encombrer d’un lecteur de disquettes sur une carte de ce type ? Quel intérêt peut avoir ce média quand on dispose de clés USB qui dépassent de très loin les capacités de ces outils ?

La réponse est finalement assez simple, la très grande majorité des utilisateurs n’aura que faire d’un lecteur de disquettes. Mais il existe probablement une toute petite partie de la population qui verra cette possibilité d’un très bon oeil. Je pense surtout à ceux qui n’ont plus aucune solution pour lire de vieilles disquettes et certains totalement coincés avec des systèmes allergiques aux solutions classiques. Je pense notamment aux propriétaires de certains matériels assez anciens qui se retrouvent souvent bloqués avec des solutions logicielles ingérables. Des outils professionnels, des synthétiseurs, des instruments de laboratoire… Des disquettes illisibles sur des PC classiques qui doivent forcément passer par des machines très anciennes et très encombrantes. Je me demande si ceux là pourraient profiter d’un Raspberry Pi et de ce petit HAT pour retrouver une solution de dialogue avec leurs instruments. Il doit y avoir  d’autres utilisateurs coincés dans des technologies des années 80-90 qui pourraient voir d’un très bon oeil ce développement. Si des outils se développent pour pouvoir copier secteur par secteur des disquettes en images avant de réinjecter ces images sur de nouveaux supports, je connais certains utilisateurs qui seraient ravis.

Merci à @Kled pour l’info.

En Bref : lisez vos disquettes depuis un Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2021.

All-In-One Pi, un écran pour intégrer un Raspberry Pi Compute Module 4

Après le Pi 400 de la fondation qui intègre dans un clavier l’ensemble des composants logiques d’un ordinateur basé sur le Raspberry Pi 4, voici le All-In-One Pi de Chipsee. Une solution d’écran qui permet de transformer le Compute Module 4 en ordinateur intégré.

All-in-One Pi

Cet engin n’est cependant pas une solution grand public, au contraire du Pi 400, le All-In-One Pi AIO-CM4-101 est pensé pour une utilisation industrielle. L’engin n’a en effet pas beaucoup de sens pour un particulier. Son plus gros défaut vient de son affichage lui même, l’écran 10.1″ propose une dalle tactile capacitive limitée à du 1280 x 800 pixels. Une définition suffisante pour piloter un affichage de contrôle ou d’interface de machine mais un peu légère pour l’usage classique d’un système d’exploitation destiné au surf, à la programmation ou au multimédia. Le recours à une solution plus classique avec un Pi dans un boitier ou un Pi 400 connecté à l’écran de son choix a plus de sens pour un particulier.

All-in-One Pi

L’engin reprend les composants classiques et la connectique de ces cartes. Ajoutant au passage, directement dans l’écran, une paire d’enceintes stéréo, un micro, un jack audio 3.5 mm et même une webcam frontale. Pour le reste, on retrouve la connectique habituelle avec un  port Ethernet Gigabit, un mini USB accompagné de deux ports USB 2.0, le lecteur de cartes microSDXC et un port série RS-232. Le All-In-One Pi  propose évidemment du WiFi 5 et du Bluetooth 5 auquel il ajoute le support du protocole Zigbee. On comprend bien l’idée derrière cette solution, il s’agit d’interfacer un poste de travail qui pilotera typiquement une machine outil : Presse offset, CNC ou autre. Des menus simples présentés sur l’écran tactile via des  boutons pour piloter des machines.

All-in-One Pi

La version 10.1″ propose pour 329$ un Raspberry Pi Compute Module 4 avec 2 Go de mémoire vive et 16 Go de stockage de base. Mais vous pourrez installer tout type de cartes compatibles de la fondation et donc aller vers des solutions avec 8 Go de RAM et 32 Go de stockage. L’écran peut s’installer de différentes manières et se positionner aussi bien sur son pied de base, en mode “grosse tablette” ou en VESA sur un bras extérieur.

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A noter que des modèles en 13.3, 15.6 et même 17.3 pouces semblent à l’étude et que les  définitions devraient évoluer sur  ces diagonales. Peut être que ces modèles auront plus de sens pour des particuliers si ils conservent leur aspect tactile. Même si, personnellement, je pense que l’utilisation d’un écran indépendant, tactile ou non, est un meilleur investissement pour un particulier avec une carte de ce type. Cela offre beaucoup plus de possibilités d’évolution.

Source : LinuxGizmos

All-In-One Pi, un écran pour intégrer un Raspberry Pi Compute Module 4 © MiniMachines.net. 2021.

Le secret de l’utilitaire Raspberry Pi Imager 1.6

Une interface simple, un usage logique en quelques clics. La volonté de Raspberry Pi Imager 1.6 ne change pas et la fondation a travaillé à conserver cette utilisation accessible à tous les niveaux d’utilisateurs.

Raspberry Pi Imager 1.6

Une interface avec 3 boutons à cliquer, voilà qui est on ne peut plus simple à utiliser. On peut laisser quelqu’un l’employer sans soucis en lui donnant quelques indications griffonnées sur un bout de papier ou aider une personne au téléphone sans s’arracher les cheveux en lui indiquant où et quoi cliquer. C’est parfait pour l’usage demandé.

Pourtant… Pourtant la version précédente de Raspberry Pi Imager 1.6 manquait de fonctionnalités pour les utilisateurs experts. Ceux cherchant à résoudre des problèmes un peu plus complexes que la simple création d’images basiques devaient passer par un autre outil pour parvenir à leurs fins. C’est désormais de l’histoire ancienne puisque la version 1.6 de l’utilitaire ajoute une panoplie de fonctions supplémentaires accessibles via un raccourci clavier. En appuyant sur les touches Ctrl, Shift et X simultanément, l’application ouvre un menu plus complet à destination des “experts”.

Raspberry Pi Imager 1.6

Cela permet de régler quelques “détails” comme mettre en place le SSH avec un mot de passe au choix directement avant l’installation. Un détail qui permettra de piloter la  fin de l’installation à distance de nombreuses cartes.

Raspberry Pi Imager 1.6

Mais également à configurer d’office le réseau Wifi et son mot de passe. Ce qui peut être TRES pratique pour éviter de donner le mot de passe en clair à tout le monde.

Raspberry Pi Imager 1.6

On pourra également modifier la localisation du système en choisissant son fuseau horaire et le type de disposition clavier préféré1 L’ensemble de ces choix pourra être effectué pour une session unique mais pourra également être configuré une fois pour toutes afin de garder, par exemple, les mêmes réglages de connexion sans fil.

Je ne sais pas si ce sont les usages demandés le plus couramment par les utilisateurs mais on sent bien une volonté de faciliter la vie de ceux qui installent des Raspberry Pi en batterie pour des plus jeunes, des scolaires ou autres fablabs.

Le logiciel est disponible – évidemment gratuitement, en suivant ce lien.

Le secret de l’utilitaire Raspberry Pi Imager 1.6 © MiniMachines.net. 2021.

Un NAS Ubuntu Server sous Raspberry Pi dans un rack

Ce n’est pas le premier guide du genre et vous trouverez pas mal de ressources de ce type en ligne assez facilement. Ce qui démarque celui-ci des autres est lié au format choisi pour l’intégrer, un rack 1U de 19″ classique des armoires serveur mais également l’emploi d’Ubuntu Server 20.xx LTS pour Raspberry Pi. 

Raspi NAS

Le montage matériel se fait donc dans un rack vide, probablement récupéré d’une ancienne salle mise à jour et qui, au lieu d’être balancé au recyclage, trouve une nouvelle vie. Le format est parfait pour l’usage avec une aération assez complète, pas mal de place pour les différents composants et un châssis solide pour l’ensemble. Ce qui m’a également intéressé sur ce projet, c’est l’attention portée à des petits détails comme ces patins pour absorber les vibrations des disques durs afin d’éviter qu’ils ne propagent du bruit dans le châssis. Une simple équerre de métal tordue, des bouts de caoutchouc et des entretoises et voilà les unités de stockages désolidarisées du reste du rack.

Raspi NAS

La gestion de l’alimentation générale est également intéressante et bien documentée. Non seulement tout a été prévu pour alimenter les disques dans la machine mais également pour tenir dans le format imposé par le châssis tout en utilisant des relais pour alimenter, au besoin, des ventilateurs en fonction de la température détectée par la carte Raspberry Pi. Les ventilateurs tournant normalement en 24 volts étant assez assez bruyants, ils sont au passage réduits à 20 volts. Le choix de conserver les ventilateurs d’origine posent question puisque ceux-ci ne savent pas s’adapter en vitesse en fonction des relevés. Peut être que le choix de modèles pilotables plus finement serait plus pertinent dans ce type de montage. Cela doit dépendre fortement de l’endroit où vous comptez stocker votre NAS.

Raspi NAS

La seconde partie récapitule toute l’installation logicielle du projet. De manière très détaillée, de la création de la carte MicroSD du système Ubuntu Server à l’emploi de celui-ci en passant par des étapes de sécurité et la  gestion du refroidissement automatique des disques par les ventilateurs via l’action des relais… tout est extrêmement bien indiqué. Le montage du système RAID, la création des utilisateurs et de leurs répertoires, absolument toutes les étapes sont documentées.

Bref, un projet comme beaucoup d’autres mais qui est mené avec une vraie volonté pédagogique pour vous accompagner jusqu’au bout sans vous abandonner en cours de route. Si vous n’avez pas de rack sous la main, celui-ci n’est qu’accessoire dans la totalité de ce guide. Les parties logicielles peuivent être adaptées mais toute la partie materielle n’attend que vos idées pour être mise en place.

A  découvrir sur hackster.io

 

Un NAS Ubuntu Server sous Raspberry Pi dans un rack © MiniMachines.net. 2021.

Oratek Tofu : une Carrier Board pour Raspberry Pi Compute Module 4

L’idée du Raspberry Pi Compute Module 4 est de proposer une solution compatible avec les création de la fondation mais que l’on peut intégrer dans le support technique de son choix. Certains profiteront de la petite taille de la carte pour en faire une solution très compacte. D’autres préfèreront une intégration sur une solution leur offrant plus de possibilités connectiques. C’est cette seconde voie qu’explore la Oratek Tofu.

Oratek TOFU

La carte est une “Carrier Board”, une solution qui va disposer du connecteur nécessaire pour accueillir la Raspberry Pi Compute Module 4 et lui proposer la connectique correspondant à divers besoins. 

Oratek TOFU

La Oratek Tofu propose dans un encombrement réduit de 9 centimètres sur 9 tout ce qu’il faut pour intégrer le Compute Module  dans une solution industrielle. La carte embarque, pour commencer, les 40 broches classiques du monde des Raspberry Pi mais également un port M.2 2242 PCIe NVMe, un port RJ45  Gigabit Ethernet avec prise en charge du PoE, une sortie vidéo au format HDMI, trois ports USB Ttpe-A et un port USB Type-C. Un lecteur de  cartes MicroSD sera également accessible via la carte ainsi que des port MIPI CSI et DSI pour connecter un affichage ou une camera. 

Oratek TOFU

Un port SIM pour utiliser les fonctions 4G de la Oratek Tofu sera également disponible si vous décidez d’utiliser le port M.2 2242 pour intégrer ce type de service. Enfin, on pourra alimenter la carte de quatre manières distinctes : avec le PoE du port RJ45, mais également grâce à deux solutions implantées sur la carte. Un connecteur 4 broches et un port jack accepteront des entrées de 7.5 à 28 volts. Enfin, il sera possible d’alimenter la solution avec le port USB Type-C mais, dans ce dernier cas, il ne sera pas possible d’utiliser le port M.2 intégré.

Clairement orientée vers des usages pro, la Oratek Tofu est annoncée pour une centaine de dollars aux US.

Source : Tom’s Hardware

Oratek Tofu : une Carrier Board pour Raspberry Pi Compute Module 4 © MiniMachines.net. 2021.

Cherry Pi V7 : un clone de la Orange Pi à moins de 14€

Le clone d’un clone ? La Cherry Pi V7 est en effet un dérivé de la Orange Pi, elle même largement inspirée des cartes Raspberry Pi/ Mais au contraire de beaucoup de solutions de ce type, la Orange Pi a su développer son propre petit écosystème et rassembler une belle communauté d’utilisateurs. Ce qui a sans doute donné l’idée de créer cette nouvelle carte de développement.

Cherry Pi V7

La Cherry Pi V7 est basée sur le même SoC AllWinner H3, un quadruple coeur Cortex-A7 épaulé par un chipset graphique ARM Mali-400MP2. Une solution bien supportée par de nombreuses distributions et assez performante pour de multiples usages. La carte embarque de 512 Mo à 1 Go de mémoire vive en DDR3 et utilise un lecteur de cartes MicroSDXC pour stocker les données. A noter qu’une option permettant d’ajouter 8 Go de stockage eMMC est également disponible.

Cherry Pi V7

La connectique est classique avec un port HDMI1.4 et une sortie audio cachant également une prise AV. Un microphone est également intégré directement sur la carte. On retrouve un port Ethernet 10/100 classique et la carte propose également la possibilité d’ajouter un chipset Wifi4 RTL8189, au besoin. Trois ports USB 2.0 sont présents en plus d’un port MicroUSB OTG. Un Mipi-CSI pour brancher une webcam est disponible et la carte propose les 40 broches classiques de ce type de produit. Un capteur infrarouge est présent, mais également des boutons de démarrage et un reset  en  plus de LEDs témoins d’activité de la carte. La Cherry Pi V7 mesure 8.5 par 5.5 centimètres et s’alimente par un port USB Type-C en 5 Volts et 2 Ampères.

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Le gros intérêt de cette carte est dans son clonage assumé de la Orange Pi. Des utilisateurs ont en effet pu l’essayer et confirmé que les images et montages créés pour les cartes Orange Pi sont compatibles avec cette nouvelle venue. Reste que les tarifs ne sont pas forcément à son avantage. Là ou la Orange Pi de base est proposée à 14.65€ en version basique avec 1 Go de DDR3 et sans stockage… la Cherry Pi V7 est un peu plus chère avec un prix de 15.55€. Seule la version avec 512 Mo de mémoire est moins chère à 13.87€ seulement.

Le modèle le plus performant, avec 8 Go de eMMC et le module Wifi4 intégré est proposé à 23.71€ contre 21.47€ pour la version Orange Pi PC Plus. La seule grosse différence dans ces tarifs vient de la possibilité de commander des Cherry Pi V7 en masse quand les prix des Orange Pi concernent des samples qui ne cumulent pas les frais de port…

Source : CNX Software

Cherry Pi V7 : un clone de la Orange Pi à moins de 14€ © MiniMachines.net. 2021.

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