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MirkoPC : embarquer un Raspberry Pi CM4 dans un PC

Mirek est un développeur Polonais qui voulait retrouver les capacités d’un Raspebrry Pi 4 dans un format plus traditionnel. Ce genre de solution s’explique en général par le besoin d’une connectique plus importante ou l’ajout de composants que le format de la carte de base ne peut pas prendre en compte. Il a donc décidé de concevoir le MirkoPC. Une carte mère capable d’accueillir un Raspberry Pi Compute Module 4.

MirkoPC

La carte MirkoPC mesure 10 sur 10 cm de côté et propose une véritable armada de connecteurs. Outre le support pour le Compute Module on retrouve un port M.2 2242 / 2280 compatible PCIe NVMe qui permettra de connecter un SSD rapide. Un premier point qui explique pour beaucoup le choix de ce type de carte. Le stockage M.2 étant de plus en plus performant et de moins en moins cher, y recourir est devenu une excellente solution.

MirkoPC

La carte permet également de profiter d’un lecteur de MicroSDXC pour ajouter un stockage plus habituel au Raspberry Pi, un stockage qui permettra d’ajouter facilement de quoi accumuler des informations en masse pour pas trop cher sans encombrer les ports USB de la carte. 
Ports USB qui sont en 2.0 et au nombre de quatre entourés par un port Ethernet Gigabit, deux ports HDMI 2.0, un au format de base et l’autre en Micro-HDMI, un port jack audio combo 3.5 mm classique et un port USB Type-C pour l’alimentation 5V/3A de la solution.

MirkoPC

La MirkoPC propose évidemment les broches du format Raspberry Pi ainsi que deux MIPI CSI-2 pour brancher deux capteurs vidéo et deux MIPI DSI pour deux affichages externes. Mais comme le format le permet et que certains éléments sont fort utiles pour profiter au mieux de sa Pi, Mirek a également ajouté quelques petites choses supplémentaires sur la carte.

MirkoPC

Cela commence par un DAC pour proposer une meilleure qualité audio avec une solution capable de gérer du 32-bit/384 kHz associée à un ampli pour casque. Le son perçu par l’utilisateur de la solution devrait être bien meilleur que celui sortant d’une Raspberry Pi de base. Autant en terme de puissance que de rendu. La MirkoPC embarque également une pile et une horloge pour garder votre système à l’heure. Un capteur infrarouge est également présent pour piloter l’ensemble à la télécommande ainsi qu’une alimentation pour un ventilateur de boitier. La carte propose également des LEDs témoin d’activité, du Bluetooth 5 BLE et un module Wifi5 évidemment.

La carte est toujours en développement et des exemplaires de tests sont envoyés à droite et à gauche pour relever des bugs ou suggérer des améliorations. A terme, Mirek devrait lancer un financement participatif pour proposer la carte au public. Si vous voulez suggérer des idées ou suivre le développement du projet, n’hésitez pas a le suivre sur Hackaday.

MirkoPC : embarquer un Raspberry Pi CM4 dans un PC © MiniMachines.net. 2021.

Yayagram : une machine pour dialoguer entre générations

Yayagram est une invention @mrcatacroquer qui souhaitait permettre à sa grand mère de mieux communiquer, notamment avec ses petits et arrière petits enfants. Yaya signifie mamie en Castillan et Gram rappelle l’usage de l’application Telegram. Un nom qui colle très bien à la solution proposée.

Yayagram

La Yaya de notre héros est un peu dure d’oreille, il faut dire qu’à 96 ans elle n’est pas toute jeune. Comme les mouvements de personnes sont compliqués en ce moment, elle ne peut pas beaucoup voir ses petits et arrière petits enfants. Elle a également du mal à discuter au téléphone. La solution ? Le Yayagram.

Yayagram

L’objet a deux usages : d’abord il permet d’envoyer des messages vocaux via l’application Telegram en appuyant juste sur un bouton. Le destinataire reçoit un message de Yaya et peut l’écouter facilement. La grand mère peut ensuite recevoir des messages par la même plateforme et la machine va les imprimer pour les rendre lisibles.

Yayagram

Pour éviter d’avoir une interface complexe afin de choisir le destinataire des messages, Yaya a juste besoin de choisir celui-ci de la même manière que le faisaient les opératrices du téléphone à une époque. On met en relation un destinataire en enfichant le bon câble dans le bon support jack. Quand on regarde le plateau du Yayagram, on aperçoit une rangée de ports jacks avec, à coté, des prénoms imprimés à la Dymo. 

Ce choix, outre son aspect logique et très lisible, permet d’éviter le recours à un clavier ou une surface tactile quelconque, c’est bien plus adapté à une personne âgée qu’un écran capacitif. L’idée est excellente et on pourrait utiliser d’autres solutions de ce genre pour bien des machines. Si le câble pose problème, le recours à un sélecteur rotatif est envisageable. Ou même un potentiomètre à glissière pour placer une flèche devant le nom de la personne  avec qui on veut communiquer.

Quoi qu’il en soit, l’idée du câble qui met en contact Yaya avec un de ses petits enfants est bien trouvée. Le processus est simple, on sélectionne la personne à qui on veut envoyer le message en branchant le câble, on appuie sur le bouton et on le maintien pendant qu’on parle dans le micro pour enregistrer son message. Dès que le bouton est relâché, le message vocal est dirigé vers la personne qui pourra l’écouter sur son smartphone.

Yayagram

Pour la réponse ? C’est simple, celle-ci s’imprime simplement sur une petite imprimante thermique qui peut prendre en charge aussi bien le texte que de petites images. Cela permet d’être lisible et dépasse le problème d’audition et garde une trace de tous les messages reçus. Autant de souvenirs quand il s’agit d’un petit portrait d’un de ses petits enfants.

Prototype Yayagram

Trois petites LEDs sont visibles pour mieux comprendre ce que fait le Yayagram : Une première indique l’alimentation de l’appareil, la seconde qu’il est bien connecté à Telegram et la troisième s’illumine pendant qu’on enregistre un message. L’ensemble est programmé en Python et les LEDs comme les jacks sont reliés au GPIO de la cartes Raspberry Pi. Le microphone est un modèle USB entrée de gamme suffisant pour cet usage.

Le gros point positif de cette invention est qu’elle permet de dépasser la barrière physique classique. L’interface contourne les problèmes de surdité et même ceux liés à l’arthrite ou autres tremblements. Les messages sont lisibles et ils peuvent être conservés. Il serait possible d’améliorer ce point en choisissant une autre imprimante en cas de problème de vue ou en basculant sur un écran plus grand à fort contraste mais pour sa Yaya à lui, notre créateur a sans doute choisi la meilleure solution.

Prototype Yayagram

Ce que je trouve génial également, c’est que le dispositif permet à une personne âgée d’entamer la conversation. Et non pas de répondre simplement à un coup de fil ou un appel. Si un anniversaire, un passage de diplôme, un entretien d’embauche, une fête ou un autre évènement tire une petite sonnette d’alarme chez sa Yaya, il est simple de brancher le jack au bon endroit et de dire un petit mot gentil du bout des lèvres. Cela fera assurément plaisir à son interlocuteur qui se fera alors une joie de laisser un petit message. Dans l’autre sens, une pensée ou un souvenir de sa grand mère poussera sans doute à écrire un petit message ou à partager une image facilement sans autre formalisme.

Notre héros prévoit de publier son projet en détail sur Instructables bientôt avec l’ensemble de son code source sur Github. Si cela peut vous donner des idées… Je trouve le projet excellent pour plein d’usages. Pour toutes les Yaya du monde, bien sûr, mais également pour certaines personnes souffrant de maladies chroniques. Pour pallier à certains handicaps et, pourquoi pas, pour certains métiers. 

Merci à Annso pour la trouvaille !

Yayagram : une machine pour dialoguer entre générations © MiniMachines.net. 2021.

Jon Bot Jovi : le Robot sous Raspberry Pi qui joue à Guitar Hero

Jon Bot Jovi est une création du vidéaste Nick O’Hara qui n’a honteusement que 508 abonnés sur sa chaine Youtube. Ce talentueux garçon a programmé un robot pour jouer à sa place à Guitar Hero et rafler tous les meilleurs scores.

Est-ce que faire jouer un robot à sa place est la meilleure façon de s’amuser ? Je ne suis pas sûr. Mais, passé un certain âge, être le plus agile ou le plus rapide sur une guitare-jouet en plastique ne fait plus vraiment rêver. Il reste alors à trouver d’autres façons de jouer. Celle de Nick est un peu différente, il s’agit de trouver une solution pour qu’un robot prenne sa place comme pseudo-guitariste.

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Et cela passe par une solution d’intelligence Artificielle qui va repérer à l’écran les notes qui défilent et actionner en conséquence les différents boutons de la guitare. Nick utilise pour cette partie une solution Raspberry Pi 4 qui va ensuite déclencher le différentes actions à mener sur la guitare. Bien entendu, il aurait surement été possible de demander à la Pi de déclencher directement les circuits des boutons pour faire jouer Jon Bot Jovi. Mais cela aurait manqué de panache. La solution trouvée a donc été de laisser la guitare intacte et de construire une interface analogique pour remplacer les doigts du joueur.

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Le relais

Cela se traduit par un relais qui pilote des solénoïdes qui vont pianoter les touches adéquates. Les solénoïdes sont des petits électroaimants montés sur un axe qui vont déplacer une tige de métal lorsqu’ils sont alimentés en courant.

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Un solénoïde qui déclenche un bouton de la guitare

L’électro aimant entrant alors en fonction. Lorsque le courant est coupé, le magnétisme s’arrête et un petit ressort remet alors la tige dans sa position initiale. Ce va et vient permet de pianoter des touches rapidement et précisément.

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Le système est donc à la fois complexe – il faut reconnaitre la touche à appuyer en lisant l’écran – et simple – appuyer sur la touche adaptée au bon moment. Le résultat est évidemment excellent. C’est encore un assez joli projet à développer en classe ou en fablab : il mêle un aspect ludique, de l’électronique et une bonne partie de programmation avec le pilotage et l’entrainement d’une IA.

N’hésitez pas à laisser un mot sous la vidéo de Nick, par exemple pour l’enjoindre à partager ses sources dans un but éducatif !

Grand merci Shikiryu pour la trouvaille.

Jon Bot Jovi : le Robot sous Raspberry Pi qui joue à Guitar Hero © MiniMachines.net. 2021.

Seeed reTerminal : un écran tactile 5″ pour Raspberry PI CM4

Le reTerminal de Seeed propose de faire tourner un système Linux sur un écran 720p de 5 pouces de diagonale de type IPS. Jusque là rien que de très traditionnel puisque ce type de dispositif est courant depuis quelques années. Là où le reTerminal se distingue, c’est par son côté modulaire. 

reTerminal

Piloté par un Ubuntu, un Raspberry Pi OS ou toute distribution linux adaptée, l’écran profite d’une solution en 4 Go de mémoire vive et 32 Go de eMMC de base. L’idée de cet engin n’est pas de se transformer en une énième solution mobile classique mais plutôt, comme son nom l’indique, de se mettre au services d’autres appareils en se transformant en terminal. Piloter un système externe, un service domotique, des objets connectés, une machine outil ou tout type de solutions généralement débarrassée d’écran et d’interface de saisie.

reTerminal

C’est pour cela que le reTerminal n’embarque pas de batterie mais s’alimente via un port USB, l’idée est de le connecter à la machine à piloter pour transférer données et énergie. Reste que l’objet est prévu pour accueillir des extensions de manière modulaire. Chose qui permettra sans doute d’ajouter des accessoires comme une batterie à l’engin un jour ou l’autre. 

reTerminal

Par défaut, le reTerminal propose du Wifi5, une connexion Ethernet avec PoE, du Bluetooth 5.0 et différents capteurs de lumière comme un accéléromètre. Il propose également une horloge pour programmer des évènements et les accessoires modulaires lui ouvrent la voie à des fonctions comme des enceintes, un microphone, un capteur photo ou encore un module 4/5G.

reTerminal

L’appareil pourra également communiquer en utilisant les protocoles LoRa et ZigBee.  On retrouve également les éléments classiques des Raspberry Pi, à savoir deux ports USB 2.0, le port USB Type-C d’alimentation et une sortie MicroHDMI.

reTerminal

Les 40 broches d’extension sont accessibles et l’engin embarque une fonction de chiffrement interne. Le tout disposé dans un châssis robuste mesurant 14 cm de large sur 9.5 cm de profondeur et 2.1 cm d’épaisseur. L’engin dispose de support M4 pour pouvoir être fixé à d’autres appareils facilement.

reTerminal

Vous voyez la tablette utilisée dans les films de SF des années 80 pour piloter toute partie de vaisseau spatial ? C’est ce qui ressemble le plus au reTerminal. Un écran mobile que l’on connecte quand on en a besoin pour piloter tel ou tel appareil à bord.

Le reTerminal est annoncé à 195$ avec un Raspberry Pi CM4 4/32Go intégré, pour plus d’infos vous pouvez aller faire un tour sur sa fiche produit.
Source : CNX-Software

Seeed reTerminal : un écran tactile 5″ pour Raspberry PI CM4 © MiniMachines.net. 2021.

Un Microscopique PC de jeu sous Raspberry Pi

Le projet en lui même n’est pas très intéressant ou du moins déjà-vu. Mais ce Microscopique PC a un intérêt indéniable, il montre l’effet impressionnant qu’ont désormais les accessoires liés au monde du gaming sur le public.

Présenter ce Microscopique PC sans les ventilateurs (inutiles) et les LEDs (toutes aussi inutiles) et vous aurez un mini boitier comme nous en avons tant vus. Enlever les parois latérales en plexiglas, la façade en nid d’abeille et vous aurez un boitier lambda aux mêmes capacités qu’un autre boitier de Raspberry Pi. Mais avec l’apparat du “gaming”, les LEDs, les fibres optiques illuminées par les LEDs témoins de la carte, les ventilos et tout le tintouin, on a l’impression d’un vrai PC de jeu grand format.

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La vidéo n’en est pas moins intéressante et son auteur, Michael Pick, montre en détail comment il parvient à construire ce rendu global à coup d’artifices. La jouabilité est évidemment assurée par des fonctions de streaming et non pas par la carte. Ce qui permet d’aller taquiner des jeux puissants au travers de l’application Parsec ou de lancer des jeux pilotés par la Pi comme Minecraft.

Je trouve intéressant cette approche inversée de la célèbre fable “Le Roi est nu”. Cette histoire où personne n’ose dire au roi que finalement ses couturiers ne lui confectionnent rien et qu’il se balade à poil pour fort cher. Avec ce montage, c’est l’inverse, on rajoute plein de LEDs et de paillettes au costume du Miniboitier classique et on transforme totalement l’aspect du châssis. Rendant presque crédibles ses performances…

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Si, dans le cas de ce Microscopique PC, c’est très mignon, il est intéressant de s’interroger sur les solutions prêtes à l’emploi délivrées en magasin. Je vois tourner pas mal de publicités pour des machines ma foi très classiques juste affublées de LEDs et de ventilos au travers d’un boitier estampillé “gaming” mais n’ayant en réalité que des performances très habituelles. Coller un tas d’artifices colorés ou assurer une ventilation d’Airbus autour d’une solution entrée de gamme ne transforme pas d’un coup de baguette magique un PC moyen de gamme en machine de gamer. 

Cette mauvaise pratique, surtout visible sur les PC très très grand public, fait également des ravages dans les annonces d’occasion. De nombreux margoulins semblent acheter les boitiers les plus extravagants – et les moins chers – possibles pour y déverser une ancienne configuration. De quoi permettre d’en racheter une nouvelle dans un boitier un peu plus sobre. Coller des LEDs en photo et Gamer dans le titre semblant assurer des vues sur leur annonce même si, au final, il ne s’agit que d’un vieux PC démodé incapable de taquiner autre chose que du 720P.

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Faites donc attention à vous, rappelez vous de cette mignonne petite vidéo. L’habit ne fait pas le PC Gaming.

Un Microscopique PC de jeu sous Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2021.

En Bref : lisez vos disquettes depuis un Raspberry Pi

La Raspberry Pi Floppy Controller Board est une carte qui permet de prendre le contrôle de plusieurs types de lecteurs de disquettes. Une solution que Scott M. Baker a développée et partage sur son site pour que tout le monde puisse en profiter.

L’ensemble des ressources nécessaires pour parvenir à créer cette interface est partagé sur une page dédiée du site de Scott. Les schémas et informations indispensables pour créer votre propre interface autour de différents lecteurs de disquettes sont totalement documentés. Vous pourrez lire, formater et écrire aussi bien des disquettes de 360 Kb que 1.44 Mo.

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La carte proposée se présente sous forme de HAT facile à intégrer à une Raspberry Pi 4 Model B. Alors, je vous vois venir, qui voudrait s’encombrer d’un lecteur de disquettes sur une carte de ce type ? Quel intérêt peut avoir ce média quand on dispose de clés USB qui dépassent de très loin les capacités de ces outils ?

La réponse est finalement assez simple, la très grande majorité des utilisateurs n’aura que faire d’un lecteur de disquettes. Mais il existe probablement une toute petite partie de la population qui verra cette possibilité d’un très bon oeil. Je pense surtout à ceux qui n’ont plus aucune solution pour lire de vieilles disquettes et certains totalement coincés avec des systèmes allergiques aux solutions classiques. Je pense notamment aux propriétaires de certains matériels assez anciens qui se retrouvent souvent bloqués avec des solutions logicielles ingérables. Des outils professionnels, des synthétiseurs, des instruments de laboratoire… Des disquettes illisibles sur des PC classiques qui doivent forcément passer par des machines très anciennes et très encombrantes. Je me demande si ceux là pourraient profiter d’un Raspberry Pi et de ce petit HAT pour retrouver une solution de dialogue avec leurs instruments. Il doit y avoir  d’autres utilisateurs coincés dans des technologies des années 80-90 qui pourraient voir d’un très bon oeil ce développement. Si des outils se développent pour pouvoir copier secteur par secteur des disquettes en images avant de réinjecter ces images sur de nouveaux supports, je connais certains utilisateurs qui seraient ravis.

Merci à @Kled pour l’info.

En Bref : lisez vos disquettes depuis un Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2021.

All-In-One Pi, un écran pour intégrer un Raspberry Pi Compute Module 4

Après le Pi 400 de la fondation qui intègre dans un clavier l’ensemble des composants logiques d’un ordinateur basé sur le Raspberry Pi 4, voici le All-In-One Pi de Chipsee. Une solution d’écran qui permet de transformer le Compute Module 4 en ordinateur intégré.

All-in-One Pi

Cet engin n’est cependant pas une solution grand public, au contraire du Pi 400, le All-In-One Pi AIO-CM4-101 est pensé pour une utilisation industrielle. L’engin n’a en effet pas beaucoup de sens pour un particulier. Son plus gros défaut vient de son affichage lui même, l’écran 10.1″ propose une dalle tactile capacitive limitée à du 1280 x 800 pixels. Une définition suffisante pour piloter un affichage de contrôle ou d’interface de machine mais un peu légère pour l’usage classique d’un système d’exploitation destiné au surf, à la programmation ou au multimédia. Le recours à une solution plus classique avec un Pi dans un boitier ou un Pi 400 connecté à l’écran de son choix a plus de sens pour un particulier.

All-in-One Pi

L’engin reprend les composants classiques et la connectique de ces cartes. Ajoutant au passage, directement dans l’écran, une paire d’enceintes stéréo, un micro, un jack audio 3.5 mm et même une webcam frontale. Pour le reste, on retrouve la connectique habituelle avec un  port Ethernet Gigabit, un mini USB accompagné de deux ports USB 2.0, le lecteur de cartes microSDXC et un port série RS-232. Le All-In-One Pi  propose évidemment du WiFi 5 et du Bluetooth 5 auquel il ajoute le support du protocole Zigbee. On comprend bien l’idée derrière cette solution, il s’agit d’interfacer un poste de travail qui pilotera typiquement une machine outil : Presse offset, CNC ou autre. Des menus simples présentés sur l’écran tactile via des  boutons pour piloter des machines.

All-in-One Pi

La version 10.1″ propose pour 329$ un Raspberry Pi Compute Module 4 avec 2 Go de mémoire vive et 16 Go de stockage de base. Mais vous pourrez installer tout type de cartes compatibles de la fondation et donc aller vers des solutions avec 8 Go de RAM et 32 Go de stockage. L’écran peut s’installer de différentes manières et se positionner aussi bien sur son pied de base, en mode “grosse tablette” ou en VESA sur un bras extérieur.

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A noter que des modèles en 13.3, 15.6 et même 17.3 pouces semblent à l’étude et que les  définitions devraient évoluer sur  ces diagonales. Peut être que ces modèles auront plus de sens pour des particuliers si ils conservent leur aspect tactile. Même si, personnellement, je pense que l’utilisation d’un écran indépendant, tactile ou non, est un meilleur investissement pour un particulier avec une carte de ce type. Cela offre beaucoup plus de possibilités d’évolution.

Source : LinuxGizmos

All-In-One Pi, un écran pour intégrer un Raspberry Pi Compute Module 4 © MiniMachines.net. 2021.

Le secret de l’utilitaire Raspberry Pi Imager 1.6

Une interface simple, un usage logique en quelques clics. La volonté de Raspberry Pi Imager 1.6 ne change pas et la fondation a travaillé à conserver cette utilisation accessible à tous les niveaux d’utilisateurs.

Raspberry Pi Imager 1.6

Une interface avec 3 boutons à cliquer, voilà qui est on ne peut plus simple à utiliser. On peut laisser quelqu’un l’employer sans soucis en lui donnant quelques indications griffonnées sur un bout de papier ou aider une personne au téléphone sans s’arracher les cheveux en lui indiquant où et quoi cliquer. C’est parfait pour l’usage demandé.

Pourtant… Pourtant la version précédente de Raspberry Pi Imager 1.6 manquait de fonctionnalités pour les utilisateurs experts. Ceux cherchant à résoudre des problèmes un peu plus complexes que la simple création d’images basiques devaient passer par un autre outil pour parvenir à leurs fins. C’est désormais de l’histoire ancienne puisque la version 1.6 de l’utilitaire ajoute une panoplie de fonctions supplémentaires accessibles via un raccourci clavier. En appuyant sur les touches Ctrl, Shift et X simultanément, l’application ouvre un menu plus complet à destination des “experts”.

Raspberry Pi Imager 1.6

Cela permet de régler quelques “détails” comme mettre en place le SSH avec un mot de passe au choix directement avant l’installation. Un détail qui permettra de piloter la  fin de l’installation à distance de nombreuses cartes.

Raspberry Pi Imager 1.6

Mais également à configurer d’office le réseau Wifi et son mot de passe. Ce qui peut être TRES pratique pour éviter de donner le mot de passe en clair à tout le monde.

Raspberry Pi Imager 1.6

On pourra également modifier la localisation du système en choisissant son fuseau horaire et le type de disposition clavier préféré1 L’ensemble de ces choix pourra être effectué pour une session unique mais pourra également être configuré une fois pour toutes afin de garder, par exemple, les mêmes réglages de connexion sans fil.

Je ne sais pas si ce sont les usages demandés le plus couramment par les utilisateurs mais on sent bien une volonté de faciliter la vie de ceux qui installent des Raspberry Pi en batterie pour des plus jeunes, des scolaires ou autres fablabs.

Le logiciel est disponible – évidemment gratuitement, en suivant ce lien.

Le secret de l’utilitaire Raspberry Pi Imager 1.6 © MiniMachines.net. 2021.

Un NAS Ubuntu Server sous Raspberry Pi dans un rack

Ce n’est pas le premier guide du genre et vous trouverez pas mal de ressources de ce type en ligne assez facilement. Ce qui démarque celui-ci des autres est lié au format choisi pour l’intégrer, un rack 1U de 19″ classique des armoires serveur mais également l’emploi d’Ubuntu Server 20.xx LTS pour Raspberry Pi. 

Raspi NAS

Le montage matériel se fait donc dans un rack vide, probablement récupéré d’une ancienne salle mise à jour et qui, au lieu d’être balancé au recyclage, trouve une nouvelle vie. Le format est parfait pour l’usage avec une aération assez complète, pas mal de place pour les différents composants et un châssis solide pour l’ensemble. Ce qui m’a également intéressé sur ce projet, c’est l’attention portée à des petits détails comme ces patins pour absorber les vibrations des disques durs afin d’éviter qu’ils ne propagent du bruit dans le châssis. Une simple équerre de métal tordue, des bouts de caoutchouc et des entretoises et voilà les unités de stockages désolidarisées du reste du rack.

Raspi NAS

La gestion de l’alimentation générale est également intéressante et bien documentée. Non seulement tout a été prévu pour alimenter les disques dans la machine mais également pour tenir dans le format imposé par le châssis tout en utilisant des relais pour alimenter, au besoin, des ventilateurs en fonction de la température détectée par la carte Raspberry Pi. Les ventilateurs tournant normalement en 24 volts étant assez assez bruyants, ils sont au passage réduits à 20 volts. Le choix de conserver les ventilateurs d’origine posent question puisque ceux-ci ne savent pas s’adapter en vitesse en fonction des relevés. Peut être que le choix de modèles pilotables plus finement serait plus pertinent dans ce type de montage. Cela doit dépendre fortement de l’endroit où vous comptez stocker votre NAS.

Raspi NAS

La seconde partie récapitule toute l’installation logicielle du projet. De manière très détaillée, de la création de la carte MicroSD du système Ubuntu Server à l’emploi de celui-ci en passant par des étapes de sécurité et la  gestion du refroidissement automatique des disques par les ventilateurs via l’action des relais… tout est extrêmement bien indiqué. Le montage du système RAID, la création des utilisateurs et de leurs répertoires, absolument toutes les étapes sont documentées.

Bref, un projet comme beaucoup d’autres mais qui est mené avec une vraie volonté pédagogique pour vous accompagner jusqu’au bout sans vous abandonner en cours de route. Si vous n’avez pas de rack sous la main, celui-ci n’est qu’accessoire dans la totalité de ce guide. Les parties logicielles peuivent être adaptées mais toute la partie materielle n’attend que vos idées pour être mise en place.

A  découvrir sur hackster.io

 

Un NAS Ubuntu Server sous Raspberry Pi dans un rack © MiniMachines.net. 2021.

Oratek Tofu : une Carrier Board pour Raspberry Pi Compute Module 4

L’idée du Raspberry Pi Compute Module 4 est de proposer une solution compatible avec les création de la fondation mais que l’on peut intégrer dans le support technique de son choix. Certains profiteront de la petite taille de la carte pour en faire une solution très compacte. D’autres préfèreront une intégration sur une solution leur offrant plus de possibilités connectiques. C’est cette seconde voie qu’explore la Oratek Tofu.

Oratek TOFU

La carte est une “Carrier Board”, une solution qui va disposer du connecteur nécessaire pour accueillir la Raspberry Pi Compute Module 4 et lui proposer la connectique correspondant à divers besoins. 

Oratek TOFU

La Oratek Tofu propose dans un encombrement réduit de 9 centimètres sur 9 tout ce qu’il faut pour intégrer le Compute Module  dans une solution industrielle. La carte embarque, pour commencer, les 40 broches classiques du monde des Raspberry Pi mais également un port M.2 2242 PCIe NVMe, un port RJ45  Gigabit Ethernet avec prise en charge du PoE, une sortie vidéo au format HDMI, trois ports USB Ttpe-A et un port USB Type-C. Un lecteur de  cartes MicroSD sera également accessible via la carte ainsi que des port MIPI CSI et DSI pour connecter un affichage ou une camera. 

Oratek TOFU

Un port SIM pour utiliser les fonctions 4G de la Oratek Tofu sera également disponible si vous décidez d’utiliser le port M.2 2242 pour intégrer ce type de service. Enfin, on pourra alimenter la carte de quatre manières distinctes : avec le PoE du port RJ45, mais également grâce à deux solutions implantées sur la carte. Un connecteur 4 broches et un port jack accepteront des entrées de 7.5 à 28 volts. Enfin, il sera possible d’alimenter la solution avec le port USB Type-C mais, dans ce dernier cas, il ne sera pas possible d’utiliser le port M.2 intégré.

Clairement orientée vers des usages pro, la Oratek Tofu est annoncée pour une centaine de dollars aux US.

Source : Tom’s Hardware

Oratek Tofu : une Carrier Board pour Raspberry Pi Compute Module 4 © MiniMachines.net. 2021.

Cherry Pi V7 : un clone de la Orange Pi à moins de 14€

Le clone d’un clone ? La Cherry Pi V7 est en effet un dérivé de la Orange Pi, elle même largement inspirée des cartes Raspberry Pi/ Mais au contraire de beaucoup de solutions de ce type, la Orange Pi a su développer son propre petit écosystème et rassembler une belle communauté d’utilisateurs. Ce qui a sans doute donné l’idée de créer cette nouvelle carte de développement.

Cherry Pi V7

La Cherry Pi V7 est basée sur le même SoC AllWinner H3, un quadruple coeur Cortex-A7 épaulé par un chipset graphique ARM Mali-400MP2. Une solution bien supportée par de nombreuses distributions et assez performante pour de multiples usages. La carte embarque de 512 Mo à 1 Go de mémoire vive en DDR3 et utilise un lecteur de cartes MicroSDXC pour stocker les données. A noter qu’une option permettant d’ajouter 8 Go de stockage eMMC est également disponible.

Cherry Pi V7

La connectique est classique avec un port HDMI1.4 et une sortie audio cachant également une prise AV. Un microphone est également intégré directement sur la carte. On retrouve un port Ethernet 10/100 classique et la carte propose également la possibilité d’ajouter un chipset Wifi4 RTL8189, au besoin. Trois ports USB 2.0 sont présents en plus d’un port MicroUSB OTG. Un Mipi-CSI pour brancher une webcam est disponible et la carte propose les 40 broches classiques de ce type de produit. Un capteur infrarouge est présent, mais également des boutons de démarrage et un reset  en  plus de LEDs témoins d’activité de la carte. La Cherry Pi V7 mesure 8.5 par 5.5 centimètres et s’alimente par un port USB Type-C en 5 Volts et 2 Ampères.

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Le gros intérêt de cette carte est dans son clonage assumé de la Orange Pi. Des utilisateurs ont en effet pu l’essayer et confirmé que les images et montages créés pour les cartes Orange Pi sont compatibles avec cette nouvelle venue. Reste que les tarifs ne sont pas forcément à son avantage. Là ou la Orange Pi de base est proposée à 14.65€ en version basique avec 1 Go de DDR3 et sans stockage… la Cherry Pi V7 est un peu plus chère avec un prix de 15.55€. Seule la version avec 512 Mo de mémoire est moins chère à 13.87€ seulement.

Le modèle le plus performant, avec 8 Go de eMMC et le module Wifi4 intégré est proposé à 23.71€ contre 21.47€ pour la version Orange Pi PC Plus. La seule grosse différence dans ces tarifs vient de la possibilité de commander des Cherry Pi V7 en masse quand les prix des Orange Pi concernent des samples qui ne cumulent pas les frais de port…

Source : CNX Software

Cherry Pi V7 : un clone de la Orange Pi à moins de 14€ © MiniMachines.net. 2021.

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