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Circuito.io : le site qui prépare vos montages électroniques

Envie de construire un petit circuit pour piloter un relais, une LED RGB ou un capteur quelconque avec un Arduino ? Besoin d’un schéma et du code pour utiliser un Raspberry Pi 3 qui piloterait un Servo ? Circuito.io est l’outil qu’il vous faut.

En trois clics je sais comment brancher les éléments à mon Arduino

Circuito.io est un site web, gratuit, qui liste différents contrôleurs (Raspberry Pi, cartes Arduino, ESP32 et autres composants ATMega) et qui vous permet d’éviter la gymnastique de schéma du câblage des accessoires les plus courants.

Classés en différents onglets on retrouve les « inputs » qui peuvent être des inclinomètres, des capteurs tactiles ou autres baromètres) et des « outputs » qui regroupent des affichages LEDs, des moteurs et autres composants qui vont réagir en fonction des entrées et des programmes choisis. D’autres composants peuvent être additionnés à cet ensemble pour communiquer ou signaler des éléments et enfin un onglet concerne l’alimentation de tout ce petit monde.

Minimachines-09-2022

Tout en additionnant simplement les éléments à votre projet, Circuito.io met en scène votre idée, son câblage au propre et commence même a rédiger votre code en intégrant les librairies et en désignant les broches utilisées sur votre schéma. Il vous permet de le télécharger au format Zip pour vous prémâcher le boulot.

Tout cela en quelques clics et en ligne, sans rien n’avoir a installer sur votre machine. Si au final Circuit.io ne fera pas de vous un génie de l’électronique, il pourra vous aider a prototyper de manière simple et claire un projet. Cela peut être également très utile si on vous demande de l’aide pour un schéma basique comme allumer un bandeau de LEDs RGB avec un encodeur rotatif par exemple. Circuito.Io me fera penser a ajouter 3 Mosfets à ma liste de commande.

Des schémas d’exemples de projets sont disponibles sur leur blog et on trouve même la possibilité de leur demander d’implémenter des composants manquants. Bref c’est un ensemble assez didactique et plutôt clair qui permet notamment de créer des supports assez formateurs pour les néophytes.

Circuito.io : le site qui prépare vos montages électroniques © MiniMachines.net. 2022.

Sockfish : Tricher aux échecs avec un Pi dans la chaussure

Tricher aux échecs a toujours été une grande passion de joueurs, pas pour la triche en elle même mais à cause du défi d’imagination nécessaire pour y parvenir. De nombreux systèmes, plus ou moins subtils, ont été essayés. Du plus ridicule au plus aventureux. Sockfich est un mélange des genres assez original qui emploie un Raspberry Pi Zéro.

 

Pourquoi Sockfish ? Parce qu’un des outils Open Source les plus puissant disponible s’appelle Stockfish et que le fait que l’auteur de ce bricolage, James Stanley, 
ait décider d’intégrer le dispositif dans sa chaussure a naturellement transformé ce nom en Sockfish. Les « socks » étant elles aussi glissées dans des chaussures, le mot est apparu tout seul.

Le montage actuel est plus un « proof of concept » qu’un véritable prototype.

L’idée est donc d’intégrer le programme d’échec dans un Raspberry Pi Zéro et de communiquer avec lui, de manière discrète, avec les pieds. Un moteur permet d’avoir un retour haptique des impulsions envoyée via des capteurs de force à résistance.

La pression du pied permet donc d’envoyer un signal qui, lorsqu’il est pris en compte par le système, émet une vibration. Avec deux capteurs par chaussure on peut donner au programme le coup de son adversaire assez facilement au programme. Le retour de celui-ci est transmit par les moteurs qui vont vibrer selon un code pour donner la formule à jouer : quelle pièce sur quelle case.

Cela ne va pas sans un long apprentissage évidemment et malgré cela les parties décrites par James sont assez chaotique. Une erreur de retour des coups joués menant le programme a mal interpréter l’état du plateau et proposant un coup illégal. Ce qui pousse ensuite le tricheur a se retrouver seul aux commandes. Après quelques partie le pot aux roses est révélé et la lumière sur les bizarreries de jeu de l’auteur sont mise en lumière.

Le dispositif est assez malin, l’alimentation est fournie par une batterie qui reste dans la poche du pantalon de James et qui va alimenter la carte. Un cheminement de câble relie également les chaussures l’une a l’autre. Les moteurs et capteurs sont intégrés au bout de chaque chaussure dans un support en en TPU Flexible imprimé en 3D. Si l’idée parait un peu saugrenue, tricher aux échecs étant évidemment à la fois une mauvaise idée et une mauvaise pratique, je trouve le défi intéressant. L’idée d’un ordre en aller/retour avec ce duo de capteurs et de moteurs pourrait également servir à d’autres tâches.

James envisage de pousser l’expérience plus loin avec une batterie dans chaque chaussure et une communication radio de l’une a l’autre pour ne pas ressembler à un espion des années 80, couvert de fil et suant à grosses gouttes qu’on découvre son truc…

Source : Incoherency merci à Renaud pour l’info.

 

Sockfish : Tricher aux échecs avec un Pi dans la chaussure © MiniMachines.net. 2022.

Un Raspberry Pi 400 transformé en terminal portable

L’idée est simple, ajouter un écran adapté à la largeur du Raspberry Pi 400 et de son clavier de manière a disposer d’une solution « tout en un ». La partie logicielle pour adapter le système Linux à la définition particulière de ce type d’écran, du 380 x 1480 pixels, est détaillée sur le billet de Sasaki.

Il s’agit comme d’habitude de modifier le fichier config.txt de Raspberry Pi OS sur la carte MicroSD du système. Il faut ensuite demander à Raspberry Pi OS d’afficher en mode vertical dans les paramètres et, si votre écran est tactile, d’effectuer également cette opération pour la partie capacitive afin de pouvoir faire de nouveau correspondre les deux éléments. 

Les bouts d’aluminium pour déterminer l’angle de l’écran

La connexion physique entre le MiniPC et l’écran est plus ardue, Sasaki a utilisé des plaques d’aluminium de 1 mm d’épaisseur coupée et plié à la main afin de soutenir l’écran pour déterminer le bon angle et vérifier la possibilité d’une accroche de ce type. Puis il est passé par un service de découpe de tôle professionnel pour adapter un support plus complet créé sur Fusion 360. Il est également possible de faire un modèle soit même en aluminium plié ou d’utiliser une imprimante 3D classique et de renforcer certains éléments en ajoutant des tiges métalliques pendant une pause de l’impression. La tôle est ensuite vissée (boulonnée ?) au travers du plastique du châssis du Pi 400.

Un prototype en carton

La tôle d’acier réalisée par une entreprise à partir du fichier 3D

Le résultat est assez sympathique. L’engin n’est évidemment pas autonome, il n’a pas de batterie et nécessite donc un câble pour fonctionner. L’affichage est vraiment particulier également, tous les usages d’un 320 x 1480 pixels ne sont pas forcément pour tout le monde. 

Mais cela transforme le Raspberry Pi 400 en un terminal complet ou une sorte de machine a écrire assez amusante. Ne reste plus qu’a envisager un système de charnière, un écran un poil plus haut et une batterie pour obtenir un netbook.

Un Raspberry Pi 400 transformé en terminal portable © MiniMachines.net. 2022.

Auralock : une serrure connectée biométrique sur Raspberry Pi

L’ambition d’Auralock est de servir de clé pour l’ouverture de vos portes en utilisant un Raspberry Pi pour vous identifier. Le système étant basé sur une reconnaissance de votre visage pour déclencher ou non l’ouverture d’une serrure. 

Il s’agit d’un projet par Dillon McCardell qui consiste donc a proposer une serrure Open Source basée sur la reconnaissance faciale. On peut lui faire déclencher l’ouverture d’une porte facilement mais toute autre action peut être mise en œuvre une fois le ou les visages identifiés.

Auralock agit de manière assez classique, une webcam capture l’image d’une personne qui se présente face à la porte et, après analyse de celui-ci, décide ou non de tirer un loquet pour permettre l’ouverture. Une application mobile permet également de jouer avec le mécanisme en pilotant la carte Raspberry Pi qui sert de cerveau à l’ensemble.

Cette application est aussi l’œuvre de McCardell et ne fonctionne que sur Android. Elle permet de régler finement l’usage de la serrure. C’est elle qui gérera les visages à identifier, le temps entre l’ouverture du loquet et sa fermeture automatique. On pourra également définir des plages horaires ou la reconnaissance faciale ne sera plus nécessaire pour entrer mais la simple présence d’un visage suffira à déclencher l’ouverture. C’est aussi cette application qui permettra d’accéder aux visages qui se seront présentés à la porte.

Le coeur du dispositif est une carte Raspberry Pi qui contrôle un HAT prenant en charge un servo moteur ainsi que quelques autres composants. L’emploi d’un module caméra de 12 MP assurera une image bien définie et un capteur magnétique de l’état d’ouverture ou de fermeture de la porte… pour ne pas enclencher le loquet lorsqu’elle est encore ouverte. Le projet emploie un circuit imprimé créé sur mesures et reste enfermé dans un boitier imprimé en 3D qui comprend également le mécanisme de la serrure.

La partie logicielle est très intéressante, elle s’appuie sur une base de données Firebase pour la  communication entre l’application et la carte Raspberry Pi. L’ensemble permet de fermer, d’ouvrir, de capturer des images de la caméras et d’avoir un listing de toutes les ouvertures à heures précises. Auralock est un projet intéressant car très bien documenté par son auteur. Il permettrait des développements assez variés autour de cette idée de reconnaissance faciale. 

On peut imaginer un accès à des pièces mais également avec de simples relais, la mise en œuvre de matériels plus ou moins dangereux uniquement pour des utilisateurs identifiés. L’authentification d’un enfant ouvrant droit par exemple à l’emploi d’une imprimante 3D et d’une scie à chantourner dans un Fablab mais ni à un tour à métaux ni à une graveuse laser. Il y a ici moyen de construire beaucoup d’usages suivant les besoins de chacun.

A découvrir sur le site de Dillon McCardell

Auralock : une serrure connectée biométrique sur Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2022.

La Raspberry Pi Router Board transforme un Raspberry Pi CM4 en routeur

Seeed Studio annonce le lancement de la Raspberry Pi Router Board. Une carte de développement construite spécifiquement pour piloter un routeur autour d’un Raspberry Pi Compute Module 4.  Avec deux ports Ethernet Gigabit et un support PoE via un HAT. La solution peut accueillir le module de la fondation et profiter de celui-ci en proposant des fonctions assez intéressantes de gestion.

On note la présence, par exemple, d’un petit écran OLED de 0.91″ qui permettra de diffuser des informations techniques. Outre l’état de la solution, on peut imaginer des informations défilantes sur l’état du réseau. Une sortie HDMI et deux ports USB 2.0 permettront une exploitation classique en tant que MiniPC ou TV-Box. Cela autorisera également le branchement de stockage externe même si la vitesse proposée ne sera pas rapide. La carte propose également un lecteur de cartes MicroSDXC qui offrira la possibilité de changer facilement de système. Cela ouvre également la possibilité d’une exploitation de CM4 sans stockage eMMC.

Les 40 broches GPIO sont également disponibles, elles seront nécessaires à une exploitation d’un HAT PoE mais autoriseront aussi des usages classiques de carte de développement. Un petit connecteur offrira la possibilité d’alimenter un ventilateur 5 volts avec un contrôle de sa vitesse pilotable via Raspberry Pi OS nativement. La carte mesure 14.6 sur 8 cm et s’alimente via un port USB Type-C en 5V et 3A. 

La Raspberry Pi Router Board offrira la possibilité d’exploiter pleinement la distribution Linux spécialisée OpenWrt.  Mais il sera également possible d’intégrer Raspberry OS, Ubuntu Server et autres systèmes classiques des cartes Raspberry Pi. Proposée à 54.90$ la carte est actuellement distribuée directement par Seeed Studio.

La Raspberry Pi Router Board transforme un Raspberry Pi CM4 en routeur © MiniMachines.net. 2022.

Compact3566 : un clone de Pi sous Rockchip RK3566

Le format de la compact3566 est sans équivoque, les créateurs de la carte ont travaillé sûrement très dur pour proposer une solution absolument identique dans son format et sa connectique à celle de la fondation Raspberry Pi.

Ports USB et connecteur Ethernet identiques, même port HDMI et brochage, tout dans la compact3566 est semblable physiquement à une Raspberry Pi 3. On retrouve donc également le port HDMI plein format et le jack sur le côté de la carte, l’alimentation en MicroUSB et évidemment des dimensions de 85 x 55 mm correspondant à celles de la carte originale. Il est difficile de savoir si la carte pourra accepter la totalité des boitiers et autres extensions créées pour les Pi3, mais je suppose qu’une majorité d’entre eux sera facilement adaptable puisque l’on retrouve tout de même de nombreuses correspondances.

Ce qui ne correspond pas c’est la puce embarquée, on retrouve un SoC Rockchip RK3566, une solution ARM quadri coeur Cortex-A55 et un Mali-G52 et un petit NPU à 0.8 TOPS. La carte embarquera jusqu’à 8 Go de mémoire vive LPDDR4 et de 8 à 128 Go de stockage eMMC pour l’épauler. Un slot M.2 SATA III est également disponible pour ajouter du stockage en plus du lecteur de cartes MicroSDXC très classique. A noter que les positionnements de puces ne sont pas identiques par rapport aux Pi. Ce qui veut dire que si vous utilisez un châssis avec un système de refroidissement des composants intégrés il est possible que cela ne puisse pas fonctionner.

Pour le reste la solution est très complète avec trois ports USB 2.0 Type-A dont un OTG, un USB 3.0, un Ethernet Gigabit piloté par un circuit Realtek RTL8211F-CG, un MicroUSB pour l’alimentation 5V/2A, un HDMI 2.0 plein format, un jack audio 3.5 mm, et des connecteurs MIPI CSI et DSI.

La partie sans fil est confiée à un module Wi-Fi5 et du Bluetooth 4.2. A noter la présence de deux LEDs et d’une batterie bouton classique pour alimenter son horloge interne. Un micro intégré est également visible sous la carte.

La marque qui commercialise cette Compact3566 s’appelle Boardcon, rien a voir avec Broadcom qui fabrique les puces des Pi originales… La carte est annoncée comme supportant Android 11 et Debian 10 et son mode de commercialisation est encore bafouillant. Disons que le fabricant ne vise probablement pas les particuliers mais plutôt les industriels coincés par les pénuries de Raspberry Pi 3 et à la recherche d’une solution pour continuer a travailler. Aussi il faut d’abord contacter Boardcon pour obtenir un devis et acheter la carte à un prix… inconnu.

Source : CNX-Software

Compact3566 : un clone de Pi sous Rockchip RK3566 © MiniMachines.net. 2022.

DEBIX Model A : une carte de développement sous NXP i.MX 8M

La carte DEBIX Model A est un clone du format Raspberry Pi classique créé par Polihex. On retrouve une carte de 85 x 56 mm et une connectique placée sur le côté et l’arrière. L’ensemble est assaisonné de broches, de beaucoup de broches.

Mais la grosse différence entre un Raspberry Pi et cette DEBIX Model A vient du changement de SoC. Au lieu d’une puce Broadcom, la carte emploie un NXP i.MX 8M Plus. Une solution quadruple coeur ARM Cortex-A53 qui propose en particulier un NPU dédié aux calculs d’IA avec 2.3 TOPS de performance. La puce embarque également deux USP pour piloter des capteurs photo ou vidéo et 2 MIPI CSI.

Des éléments qui vont permettre à la carte de piloter des applications de reconnaissance visuelle assez facilement et avec de bons résultats. C’est d’ailleurs vers l’IoT et l’industrie que le projet a été construit.

La DEBIX Model A proposera 2, 6 ou 6 Go de mémoire vive LPDDR4X et sera livré sans stockage interne ou avec des solutions eMMC de 8 à 64 Go. Un lecteur de cartes MicrosDXC sera également au rendez-vous pour étendre le stockage.

La connectique est assez complète avec 4 ports USB 3.0 Type-A et un port Ethernet Gigabit proposant un support POE.

Un port USB 2.0 Type-C et un USB Type-C dédié à l’alimentation de la machine. Un jack audio combo 3.5 mm est également présent. 

Une double série de broches est présente avec des fonctions intéressantes : les 40 broches habituelles proposant les GPIO classiques sont là mais on retrouve également des fonctions intéressantes sur la seconde série. Comme le précise le schéma de la puce NXI, le SoC sait gérer deux Ethernet Gigabit et on en retrouve donc un second sur les broches accompagné d’une sortie LVDS. 

La carte est proposée à 110£ sur le site okdo.com en version 2Go de ram… Décidemment, le temps des projets DIY autour d’une Raspi Like que l’on lancait sur un coup de tête parce qu’on avait juste une idée… est bien passé.

source : LinuxGizmos

DEBIX Model A : une carte de développement sous NXP i.MX 8M © MiniMachines.net. 2022.

Un sous-marin semi autonome piloté par un Raspberry Pi

La chaine Youtube Brick Experiment Channel présentait un montage original ce Week End avec un sous-marin radio contrôlé équipé d’une carte Raspberrty Pi Zero 2 W.

Ce montage est assez étonnant, il utilise des Lego pour assurer non seulement la propulsion du système mais également sa direction et sa plongée. Une grosse seringue de cuisine est utilisée pour servir de ballast. La flottabilité quasi nulle du sous-marin est assurée par un chargement d’un poids correspondant au volume d’air embarqué dans sa coque et la seringue, en aspirant de l’eau dans la seringue la flottabilité devient négative. En la repoussant hors du vaisseau, la flottabilité redevient neutre ou positive et le sous-marin change de profondeur. Ce système permet de proposer une gestion très fine de la profondeur à atteindre. Paramètre indispensable pour la suite du projet tout entier.

Le reste est plus classique, la coque est un cylindre de matière plastique translucide scellée dans laquelle est enfermée le corps de la machine : Un moteur servira à actionner l’hélice de propulsion et un second moteur fera tourner une plus petite hélice qui dirigera le sous-marin en allant dans un sens ou dans l’autre pour le faire tourner. Détail intéressant, pour éviter toute entrée d’eau dans le vaisseau une fois sous l’eau, la transmission des moteurs est assurée par des engrenages entrainés par des aimants néodymes au travers de la paroi de la coque. Il n’y a pas de trou pour laisser passer l’arbre d’entrainement. Cela aurait été trop dangereux pour les composants internes de laisser un tel risque de fuite avec un objet en rotation au travers d’un joint quelconque. Le fait d’utiliser des aimants assure une bien meilleure étanchéité. 

La carte Raspberry Pi zéro 2 W est intégrée au dispositif avec plusieurs usages, elle est en charge de la gestion de la profondeur du sous-marin avec la présence d’un détecteur de pression qui se connecte à 4 broches de la carte pour estimer la pression de l’eau et, par là même, la profondeur du sous-marin. Pour ajouter un peu plus de finesse à ce contrôle, la solution embarque également un laser qui va mesurer la distance avec le fond de l’eau.

C’est une solution retenue parce que, malgré ses désavantages, elle est plus exploitable qu’un système de sonar beaucoup plus complexe. Ainsi un module placé contre la coque transparente du vaisseau peu le traverser et pointer la distance avec le fond. A condition que l’eau ne soit pas trouble, évidemment. Là encore, le module laser est connecté et lu par la carte Raspberry Pi. La détection possible qu’à 50 cm du fond, au delà la lecture des données est impossible.

Ces deux éléments permettent à la carte Raspberry Pi de piloter la seringue qui va assurer le réglage de la flottabilité de l’ensemble automatiquement. On pourra ainsi déterminer une profondeur de voyage à « -10 cm » et la conserver. Mais cela permet surtout de changer la profondeur de l’engin quand le fond se rapproche.

Le reste du sous-marin est contrôlé de manière plus classique avec une simple radio-commande qui va gérer les hélices de propulsion et de direction. Le résultat est étonnant, après un test en piscine, un voyage de 200 mètres dans une rivière est effectué. Une caméra embarquée permet de voir ce que le sous-marin a croisé pendant son périple avec évidemment une prise de vue 

Tout le projet est documenté en détail. Les modules de détection retenus, les tâtonnements autour de ceux-ci et le code employé pour piloter la carte Raspberry Pi. Un site web est disponible avec l’ensemble de ces éléments.

Un sous-marin semi autonome piloté par un Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2022.

Creoqode Lyra+ : une console qui abrite un Raspberry Pi CM4

L’effervescence autour du format console semble avoir donné des idées et la Creoqode Lyra+ est un bon exemple de cet effet de bord. Il s’agit d’une console construite autour d’un écran central, entouré de joysticks et de boutons mais qui emploie une carte Raspberry Pi CM4 comme moteur.

Autour d’un écran 7 pouces QLED IPS tactile, la Creoqode Lyra+ propose une interface de jeu très classique avec mini joysticks, croix directionnelle et boutons de contrôle. Au dessus des gâchettes et en dessous de la connectique. A l’intérieur de l’objet, des enceintes et des petits moteurs de vibration pour des retours en jeu… On est en terrain connu.

Sauf qu’au lieu de piloter tout cela avec un processeur classique, la petite console propose un connecteur pour accepter un Raspberry Pi Compute Module 4. Ce qui permettra non pas de lancer Windows ou Steam OS mais de piloter des outils d’émulation et de retro gaming. 

Certes le système sera moins performant qu’une console qui embarque un Ryzen 7 6800U puisque son SoC Broadcom BCM2711 et ses 4 Go de mémoire vive embarqués ne seront pas du tout aussi rapides ni capables d’autant de prouesses graphiques. Mais la solution est plus ouverte, elle pourra évoluer et changer à l’avenir de SoC pour une autre solution. Elle autorisera aussi des supports logiciels intéressants. Et son module Wi-Fi 5 et Bluetooth 5.0 pourra même évoluer dans le futur.

Reste qu’on voit ici les limites du genre, devant un objet aussi spécialisé que la console de jeu, l’intérêt de ce type de produit s’efface par rapport à l’objectif de base qui est de… jouer. Si la Creoqode Lyra+ offre quelques avantages, elle ne saura pas être aussi efficace qu’une solution plus musclée. D’autant que les Steam Deck de valve sont également d’excellents supports pour l’émulation de titres anciens.

La console est proposée en deux versions avec un modèle pré-assemblé en usine et livré prêt à jouer. LA seconde est proposée en kit a monter soit même. Rien de sorcier, aucune soudure n’est requise. Il s’agit surtout d’emboiter des éléments et de connecter diverses pièces entre elles.?

Peut être faudrait-il quelque chose en plus à cette machine, une connectique particulière permettant de piloter différents appareils ou de connecter des éléments au brochage traditionnel des Pi. De quoi transformer facilement l’objet en console de pilotage d’une unité robotique par exemple. En l’état je vois bien le potentiel optimal de la console mais sans en voir de réel avantage par rapport à la concurrence.

La première Lyra était plus au format PSP que Switch

L’équipe en charge de cette Creoqode Lyra+ en est à son deuxième essai puisqu’une précédente machine, plus timide, a été lancée en 2020. La nouvelle est mieux lotie avec un plus grand écran et une batterie de 6000 mAh. Elle profitera également d’un lecteur de cartes MicroSDXC, d’une sortie HDMI pour piloter un grand écran et proposera une fonction de streaming originale.

C’est d’ailleurs en ce sens qu’elle est proposée, les développeurs ayant bien conscience qu’il leur est impossible de lutter face aux solutions x86 actuelles en terme de performances. La Creoqode Lyra+ pour être employée comme une manette pour PC ou consoles Next Gen. L’affichage des titres joués sera déportés sur l’écran de la console et on pourra donc laisser son PC dan sa chambre et, sur le même réseau Wi-Fi, jouer avec depuis son salon. Les système de streaming de jeu type GeForceNow, Stadia et consorts devraient également être supportés.

Reste qu’à 299£ HT bientôt en financement participatif sur KickStarter et 459£ HT (640€ TTC) en vente directe après la campagne, l’objet est difficilement justifiable aujourd’hui. Le projet est excellent mais il s’est fait rattraper en quelques trimestres par une armée de machines concurrentes beaucoup plus efficaces et aux tarifs entrée de gamme inférieurs. 

Pour plus d’info vous pouvez visiter la page dédiée de la console.

Creoqode Lyra+ : une console qui abrite un Raspberry Pi CM4 © MiniMachines.net. 2022.

Raspberry Pi Pico W : un microcontrôleur Wi-Fi à 6$

Le Raspberry Pi Pico W est un microcontrôleur, un de ces composants qui, comme les solutions Arduino, permet de piloter des éléments électroniques externes pour réaliser toutes sortes de montages. 

Le Raspberry Pi Pico est sorti il y a un peu plus d’un an et a très rapidement bouleversé le marché des microcontrôleur avec une adoption massive de nombreux acteurs du segment. La version W qui nous est présentée ici ne change pas la recette d’origine mais comble donc une lacune largement remontée par les utilisateurs. 

L’absence de connexion Wi-Fi était en effet un gros manque sur la première solution. Beaucoup de montages électroniques confiés à ce type de solution se doivent d’être connectés. Il existe une foule de montages possibles qui n’ont pas besoin de connexion au réseau et pour cela le SoC RP2040 de la fondation est parfait. Mais le format d’un microcontrôleur Wi-Fi est beaucoup plus logique pour le grand public.

Créer des objets qui vont pouvoir transmettre des données, informer de leur état ou de leur analyse de l’environnement et réagir en conséquence est la solution la plus adaptée pour correspondre à tous les scénarios de projets. C’est de ce constat qu’est donc né le Raspberry Pi Pico W. Une version Wi-Fi proposée à 6$ contre les 4$ de la version de base. 

Encore une fois c’est une sortie surprise de la part de la fondation qui n’avait pas donné d’indices quand à cette apparition presque Juilletiste. Cela offre de perspectives assez larges de montage et d’évolution. De l’IoT pour les masses avec un produit abordable et efficace, documenté et détaillé, programmable aussi bien en C qu’en MicroPython. Cette idée n’est d’ailleurs pas nouvelle puisque dans la droite ligne de la sortie des RP2040 plusieurs constructeurs avaient proposé leurs propres montages avec un module Wi-Fi.

Sur la forme la solution ne diffère pas énormément. Le PCB conserve les mêmes dimensions de 5.1 cm de long sur 2.1 cm de large avec une alimentation MicroUSB 1.1 qui servira également a transférer des données. Le SoC est le même, il s’agit d’un RP2040 ARM Cortex M0+ double coeur cadencé à 133 MHz associé à 264 Ko de SRAM. Le stockage est toujours de 2 Mo de mémoire flash. La partie réseau est confiée à un circuit Infineon CYW43439 Wi-Fi4 2.4 GHz qui emploiera une antenne interne sans connectique SMA. La puce Infineon est elle même connectée au SoC ARM via SPI. 

Les 40 broches GPIO sont exactement identiques au modèle de 2021 et le Raspberry Pi Pico W pourra donc sans aucun soucis le remplacer sur un ancien montage pour le connecter en Wi-Fi. Le nouveau venu se positionne donc en nette concurrence face aux solutions ESP8266 et ESP32.

Il permettra peu ou prou les mêmes choses à ce détail près que si la solution Infineon retenue propose bien une fonction Bluetooth, elle n’est pour le moment pas implémentée… La Fondation précise qu’elle pourrait le faire dans le futur sans engagement particulier. Temporaire ou définitif, ce manque pourrait être problématique pour certains projets.

Le gros point fort de cette solution est dans la très bonne réception du format et du RP2040. Il va être possible d’employer une foule de connecteurs, capteurs et autres outils directement avec ces cartes. Certains montages employant aujourd’hui des solutions Raspberry Pi complètes pourront être énormément simplifiées et remonter les mêmes données  sans avoir a se soucier d’un système d’exploitation complet, sans peur d’un plantage quelconque ou d’une panne de courant et pour une consommation vraiment plus basse. La solution propose une température de fonctionnement très large qui va de -20°C à +70°C. 

Mon premier projet sera probablement une interface de contrôle domotique dans un format télécommande.

Raspberry Pi Pico : microcontrôleur surprise

 

Raspberry Pi Pico W : un microcontrôleur Wi-Fi à 6$ © MiniMachines.net. 2022.

Un ampli guitare à la sauce Raspberry Pi

Face à un ampli guitare hors service David Silverman n’a pas vu un problème mais plutôt l’opportunité de développer une solution « maison ». Un hack exploitant une Raspberry Pi pour piloter les divers effets attendus d’un de ces amplificateurs.

Cet ampli guitare piloté par un Raspberry Pi est intégré dans le châssis d’une ancienne solution hors service. A l’aide d’un Raspberry Pi 3B+ monté au dos de l’appareil et attaché à un Header servant à piloter les entrées et sorties sonores, la carte réagit aux réglages de divers potentiomètres positionnés sur le haut du châssis.

Cela permet d’ajuster les effets classiques de ce genre d’objet : délai, distorsion, treble, reverb, echo… Le tout est piloté par la carte Raspberry Pi en temps réel.

Certaines librairies Python employées sont intéressantes et notamment Pyo d’Olivier Bélanger. Cette librairie permet de faire réagir le son en temps réel par la carte Raspberry Pi suivant les réglages des divers potentiomètres. Libre, cette librairie Pyo est documentée sur le site AjaxSoundStudio. Une très complète présentation de la librairie est faite en Français en suivant ce lien. Le code développé et documenté par David Silverman est disponible sur Github.

La carte n’a pas besoin de périphériques pour fonctionner mais des reports connectiques ont été montés à l’arrière de l’ampli guitare. On retrouve donc des ports HDMI, Ethernet et USB au cas où il serait nécessaire de brancher un écran, un clavier et une souris pour piloter l’appareil. 

Le montage est un peu « touffu » mais il est composé de manière assez simple. Tout en bas, on retrouve la carte Raspberry Pi surmontée d’une solution audio qui va gérer les entrées et les sorties. L’amplification elle-même est gérée par une solution un peu plus costaud signée Fosi Audio et le speaker est celui d’origine de l’ampli.

Tout en haut de ce montage, on retrouve une « Breakout Board » qui va permettre de piloter les LEDs témoins d’activité de la carte qui se retrouvent sur la face avant et supérieure de l’ampli vers les GPIO du Pi. Les différents potentiomètres sont gérés au travers d’une carte secondaire pour transformer leur signal analogique en signal numérique et ainsi être analysés par la carte. Un couple d’alimentations permet de gérer les divers besoins de la solution : cartes et ampli.

Encore un projet sympathique à mener en solo ou au sein d’un Fablab par exemple.

Un ampli guitare à la sauce Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2022.

CrowPi L : une nouvelle solution portable autour d’un Raspberry Pi

Le CrowPi L est un petit ordinateur portable d’apparence très classique mais qui, du haut de ses 11.6 pouces de diagonale, n’est que l’écrin d’une carte de développement Raspberry Pi 4 Model B. 

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Il y a probablement eu un léger moment de flottement particulièrement problématique durant les mois de confinement. Pendant que la production de composants était à l’arrêt, menant au chaos dans les lignes d’assemblage et de production et à la flambée des prix que l’on connait aujourd’hui sur les cartes Raspberry Pi. Pendant ce même temps il me semble que des ingénieurs en électronique ont eu tout le loisir de réfléchir à des solutions novatrices au lieu de rester chez eux a tourner en rond, coincés par le confinement. Résultat des courses on découvre des solutions hyper intéressantes comme ce CrowPi L aujourd’hui.

Minimachines-06-2022 

L’idée de base n’est pas nouvelle, construire un portable classique mais n’en garder que les éléments externes comme le clavier, l’écran, la batterie, le pavé tactile ou les haut parleur. Puis, à l’intérieur, aménager un espace pour pouvoir glisser une carte Raspberry Pi en lieu et place de « cerveau ». C’est à vrai dire la troisième itération d’une même équipe qui avait déjà lancé les CrowPi 1 et 2 par le passé. Mais, grosse nuance, le CrowPi L n’est plus lancé en financement participatif comme ses prédécesseurs mais disponible directement à l’achat et une distribution qui démarrera début juillet. 

Le nouveau CrowPi L vise le grand public tout en proposant des solutions éducatives avec des cours  de programmation a destination des débutants. Des cours pour apprendre a programmer un jeu, une introduction au python puis des cours pour piloter des éléments externes livrés dans un kit.

Proposé à 203$ pièce sur Elecrow il est livré sans sa carte de développement ce qui pousse son prix actuel à un niveau assez élevé et inattendu. Pour commander une carte avec le kit il faudra compter 150$ de plus quand elle devrait en couter 40…

Pour ce tarif on a néanmoins un engin assez sympathique avec pour commencer un écran 11.6″ malheureusement en 1366 x 768 pixels. Même si il s’agit d’une dalle IPS aux angles larges, le recours à une solution FullHD n’aurait sans doute pas été un luxe superflu sur une diagonale de ce type. On retrouve un clavier – QWERTY – et un pavé tactile, une batterie de 5000 mAh offrant environ 3 heures d’utilisation, une webcam de 2 mégapixels, des enceintes stéréo et un jack audio 3.5 mm. La carte Raspberry Pi devra être montée par vos soins et un ventilateur viendra aider a compenser toute éventuelle chauffe. 

En option, un kit d’extension permettra de profiter des fameuses 40 broches de la carte Raspberry Pi pour des montages externes. L’équipe de Crowpi propose une solution baptisée  Crowtail Starter Kit à 51$ qui comporte divers éléments externes : capteurs d’humidité, à effet Hall, de lumière, boutons, LEDs, capteur infrarouge, petit écran LCD , moteur, servo et d’autres accessoires afin de développer des outils.

A découvrir sur Elecrow

CrowPi L : une nouvelle solution portable autour d’un Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2022.

ShaRPiKeebo : un kit pour créer un PC Raspberry Pi de poche (Maj)

Mise à jour du 13/07/2022 : Excellente nouvelle, le ShaRPiKeebo est désormais disponible en Europe. Un nouveau composant et un aménagement du circuit d’origine permettent de marquer le produit à la norme CE. Il sera donc possible de passer commande depuis la France, Belgique et ailleurs en Europe. Autre bonne nouvelle, un boitier sera livré gratuitement avec chaque kit ! D’autres détails techniques sont indiqués en suivant ce lien.

Billet d’origine du 13/06/2022 : Le ShaRPiKeebo est une création proposée en financement participatif sur Crowd Supply, le très apprécié site de Crowdfunding spécialisé dans les développements électroniques. Son auteur ne nous est pas inconnu puisqu’il s’agit de @Sulfuroid aka Philip Cadic que l’on avait croisé autour du projet SnapOnAir.

 

Son nouveau projet est donc le ShaRPiKeebo, un accessoire tout en un destiné à compléter le Raspberry Pi Zero 2 W en lui fournissant un clavier et un affichage en plus d’une alimentation. L’idée est de retrouver une interface complète pour pouvoir se servir de la petite carte de développement comme cerveau pour différentes tâches. Le tout dans un encombrement des plus restreints puisque l’ensemble ne mesure que 11 cm de haut pour 6 cm de large et 1.5 cm d’épaisseur.

Proposé à 150$ pièce, le ShaRPiKeebo est bourré de bonnes idées. A commencer par son affichage qui est un écran de 2.7″ de diagonale qui a la particularité d’être lisible en plein soleil. Une solution signée par Sharp qui propose 400 x 240 pixels suffisante pour afficher des interfaces assez complexes.

Le clavier est… particulier mais très complet. La solution emploie de petits boutons poussoirs momentanés dont la lisibilité est assurée par un marquage de chaque touche sur le PCB. Ce ne sera pas la solution la plus confortable du monde mais un système à apprivoiser par vous même. Cela dit, rien ne vous empêche de construire ou d’imprimer de petites touches à coller sur ce dispositif vous même. 56 boutons sont disponibles accompagnés de touches exploitables avec deux croix directionnelles situées sous l’écran. Le dispositif ne propose pas de quoi piloter un curseur avec un pointeur optique mais avec ce type d’affichage, la solution n’est pas vraiment adaptée à une interface graphique. A noter que le clavier peut permettre de piloter une autre machine une fois l’objet relié à celle-ci. On pourra donc sortir de sa poche son appareil et brancher un câble pour piloter un serveur ou un autre appareil en vadrouille très simplement.

Quatre LEDs sont également disponibles, parfaitement programmables en utilisant des outils C++ ou Python. On pourra donc lancer des commandes et être prévenu de l’état d’une tâche par un clignotement particulier, par exemple.

L’alimentation est assurée par l’ajout d’une batterie externe, un connecteur est prévu sur le dispositif et une prise USB Type-C permet de la recharger. L’autonomie n’est pas folle  avec en gros une correspondance de 1000 mAh pour 1 heure d’autonomie. Donc, au mieux, 6 heures avec une solution 6000 mAh.  Détail important, le ShaRPiKeebo propose une solution de communication radio longue portée en 433 MHz pour pouvoir dialoguer avec d’autres appareils même sans accès à du Wifi ou de la 3/4/5G.

D’un poste à l’autre, des informations peuvent être échangées en direct avec ce type de dispositif avec une portée de 1 Km en terrain dégagé. On pourra donc créer une interface de chat et dialoguer d’un poste à l’autre de manière totalement indépendante de toute infrastructure. Des solutions 4G ou 5G peuvent être également ajoutées à la machine tout comme un module GPS au besoin.

Quels usages peut t-on avoir de ce dispositif : la page en propose plusieurs mais évidemment la liste est loin d’être exhaustive. Les plus évidents sont le jeu et la gestion de serveurs en SSH puisque l’interface s’y prête. De nombreux jeux anciens qui se contentent de quelques pixels peuvent fonctionner sur ce type d’outil. Des jeux d’arcade anciens comme Tetris ou autres. Mais on peut imaginer beaucoup d’autres choses. A commencer par utiliser l’ensemble comme dispositif de contrôle d’un montage quelconque : robotique, domotique, outils… Le dispositif peut se transformer en cerveau temporaire pour de nombreux projets. L’exploitation du module Wifi du Raspberry Pi peut également en faire un engin de communication, de chat, de test de sécurité ou autre. 

L’exemple mis en avant est celui d’une solution de poche pour piloter des outils Linux et notamment des serveurs. Il existe des terminaux logiciels sur smartphone qui permettent la même chose mais on peut imaginer un intérêt à limiter les accès à des produits physiques de ce type pour des raisons de sécurité. 

Un des points forts du projet est qu’il est totalement OpenSource, tant sur le plan matériel que logiciel et donc chacun pourra l’adapter à sa sauce. Mais le gros point faible du dispositif est qu’il n’est pas aux normes européennes. Il n’est pas CE et, par conséquent, il sera impossible d’en commander depuis la France ou toute l’Europe… Il reste possible de se faire expédier l’objet via un redistributeur classique qui prendra en charge votre colis et vous le renverra en rance dans la foulée mais Crowdsupply n’acceptera pas d’adresse Française.

ShaRPiKeebo : un kit pour créer un PC Raspberry Pi de poche (Maj) © MiniMachines.net. 2022.

Vilros PiDock 400 : transformez votre Pi 400 en ultraportable

Proposé à 239.99$, le PiDock 400 permet de glisser un clavier-PC Raspberry Pi 400 au sein d’un dispositif qui le transformera en ultraportable 13.3″. 

L’idée est simple, le dock prévoit un espace adapté au format du Pi-400 et dans lequel le clavier sera déposé. Une fois en place et connecté au dock, il pourra bénéficier de presque toutes les interfaces et des fonctions d’un portable classique : Ecran, connecteurs et pavé tactile. 

La connexion se fait au dos de l’appareil, sous la charnière de l’écran on retrouve un simple espace qui va permettre de connecter facilement les différents éléments entre eux. On branche les câbles livrés au PiDock 400 dans l’espace situé sous le clavier puis on les fait circuler vers l’arrière de du dock. 3 câbles sont nécessaires : Un premier reliera le pavé tactile, le second l’affichage et le dernier l’alimentation du Raspberry Pi 400.

Il ne restera plus qu’a brancher l’alimentation fournie au dock pour démarrer la machine. A noter que par défaut elle ne peut donc s’utiliser qu’en mode sédentaire. Aucune batterie interne n’a été prévue. Il s’agit plus de ranger le clavier de la fondation dans un objet tout-en-un que de retrouver une solution vraiment exploitable en extérieur même si on peut imaginer acheter une batterie externe.

L’affichage de 13.3 pouces proposera une dalle FullHD classique et le châssis proposera un jack audio en plus lié à la sortie HDMI exploitée pour l’écran. Le reste de la connectique du clavier de base sera toujours accessible.

Est-ce que c’est plus pertinent qu’une solution plus classique composée d’une souris externe et d’un écran mobile ? Je n’en suis pas sûr mais la démarche est originale.

A retrouver sur le site de Vilros.

Merci à Madwill de l’info

Vilros PiDock 400 : transformez votre Pi 400 en ultraportable © MiniMachines.net. 2022.

Un rack 19″ pour votre Raspberry Pi ?

Imprimé en 3D, ce rack 19″ permet de monter une carte de développement au format Raspberry Pi 4 et de l’accompagner d’un petit écran LCD de contrôle. Parfait pour un montage dans une armoire quelconque ou autre assemblage de ce type.

La solution déployée ici utilise le fameux outil Pi-Hole pour divers usages. Un guide de configuration tirant partie du petit écran est proposé sur Github et l’écran lui même est une solution OLED de 1.3″ très classique que l’on trouve partout pour quelques euros. Un document PDF indique comment le relier à un Raspberry Pi 3 ou 4.

Il n’est pas nécessaire d’utiliser l’écran et vous pouvez parfaitement faire sans mais ce dernier vous donnera rapidement des statistiques d’usages de votre réseau. Le rack 19″ lui même est divisé en deux parties pour pouvoir être imprimé facilement sur la majorité des imprimantes 3D du marché. Il vous faudra également un peu de quincaillerie standard dont des vis en acier M2 et M4 pour effectuer le montage du rack et la fixation de la carte et de l’écran.

Une version secondaire, proposant un emplacement 2.5″ pour monter un stockage SATA est également disponible dans les fichiers de téléchargement. Bref un petit projet bien construit et simple d’accès pour enfin monter sa carte Raspberry Pi correctement au lieu de la laisser trainer à côté de son routeur…

Evidemment le format rack 19″ n’est pas obligatoire et vous pouvez parfaitement retrousser vos manches pour adapter ce type de solution dans un format à votre convenance : Boitier, support VESA ou autre. L’important étant de profiter des élemtns de configuration et pourquoi pas de tirer partie de la présence de ce petit écran qu ine vous coûtera qu’une poignée d’euros.

Tous les détails sont rassemblés sur cette page.

Pi-Hole, un serveur DNS sur Raspberry Pi pour se débarrasser de la pub

Un rack 19″ pour votre Raspberry Pi ? © MiniMachines.net. 2022.

Turing Pi 2 Cluster Computer : une carte pour construire un Cluster

Le Turing Pi 2 n’est pas une solution très classique puisque pour en tirer partie, il vous faudra passer à la caisse et investir dans une à quatre autres machines. Mais cela reste un engin intéressant pour créer un cluster de solutions type SBC comme les Raspberry Pi Compute Module 4, les Jetson Nvidia ou une future solution maison, baptisée Turing TK1, fonctionnant sous Rockchip RK3588. Cette dernière n’a pas été spécifiquement dévoilée et on n’a aucune idée de sa date de sortie ni de son tarif.

L’idée derrière cette Turing Pi 2 est donc de pouvoir expérimenter avec un serveur abordable, peu gourmand en énergie et capable de faire tourner des applications variées allant du serveur aux solution d’IA ou tout autre expérimentation de ce type.

C’est également une superbe « maquette » fonctionnelle pour apprendre à maitriser les mécanismes d’un serveur classique. L’utilisation de l’ensemble avec les Raspberry Pi et  Turing RK1 permettra une utilisation classique tandis que les cartes Nvidia Jetson Nano, Jetson TX2 NX et Jetson Xavier NX seront explicitement dédiées aux applications d’IA et de machine learning.

A noter qu’il sera possible de mixer les modules, ce qui veut dire qu’il sera possible de brancher 4 cartes identiques ou de faire fonctionner deux paires différentes avec par exemple deux Compute Module RPI4 et un ou deux Nvidia Jetson pour apporter des fonctions d’IA.

On retrouve sur le Turing Pi 2 deux slots mini PCIe pour ajouter des cartes accessoires, deux ports SATA 3.0, un MIPI-DSI pour piloter un écran, les traditionnelles 40 broches GPIO et une connectique assez importante avec un port HDMI, deux Ethernet Gigabit, deux USB 3.0 et deux brochages pour en ajouter deux supplémentaires. Un Micro USB OTG et un second pour flasher la carte et un lecteur de cartes SIM.

Le financement participatif est vraiment là pour aider le développement et la finalisation de la carte et l’équipe n’en fait pas mystère. Proposée à 219$ dans ces confitions, elle sera finalement commercialisée à 239$ en direct une fois la carte produite. Si vous soutenez le projet, c’est avant tout pour le voir aboutir plus que pour faire une vraie économie.

Turing Pi 2 Cluster Computer : une carte pour construire un Cluster © MiniMachines.net. 2022.

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