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Turing Pi 2 Cluster Computer : une carte pour construire un Cluster

Le Turing Pi 2 n’est pas une solution très classique puisque pour en tirer partie, il vous faudra passer à la caisse et investir dans une à quatre autres machines. Mais cela reste un engin intéressant pour créer un cluster de solutions type SBC comme les Raspberry Pi Compute Module 4, les Jetson Nvidia ou une future solution maison, baptisée Turing TK1, fonctionnant sous Rockchip RK3588. Cette dernière n’a pas été spécifiquement dévoilée et on n’a aucune idée de sa date de sortie ni de son tarif.

L’idée derrière cette Turing Pi 2 est donc de pouvoir expérimenter avec un serveur abordable, peu gourmand en énergie et capable de faire tourner des applications variées allant du serveur aux solution d’IA ou tout autre expérimentation de ce type.

C’est également une superbe « maquette » fonctionnelle pour apprendre à maitriser les mécanismes d’un serveur classique. L’utilisation de l’ensemble avec les Raspberry Pi et  Turing RK1 permettra une utilisation classique tandis que les cartes Nvidia Jetson Nano, Jetson TX2 NX et Jetson Xavier NX seront explicitement dédiées aux applications d’IA et de machine learning.

A noter qu’il sera possible de mixer les modules, ce qui veut dire qu’il sera possible de brancher 4 cartes identiques ou de faire fonctionner deux paires différentes avec par exemple deux Compute Module RPI4 et un ou deux Nvidia Jetson pour apporter des fonctions d’IA.

On retrouve sur le Turing Pi 2 deux slots mini PCIe pour ajouter des cartes accessoires, deux ports SATA 3.0, un MIPI-DSI pour piloter un écran, les traditionnelles 40 broches GPIO et une connectique assez importante avec un port HDMI, deux Ethernet Gigabit, deux USB 3.0 et deux brochages pour en ajouter deux supplémentaires. Un Micro USB OTG et un second pour flasher la carte et un lecteur de cartes SIM.

Le financement participatif est vraiment là pour aider le développement et la finalisation de la carte et l’équipe n’en fait pas mystère. Proposée à 219$ dans ces confitions, elle sera finalement commercialisée à 239$ en direct une fois la carte produite. Si vous soutenez le projet, c’est avant tout pour le voir aboutir plus que pour faire une vraie économie.

Turing Pi 2 Cluster Computer : une carte pour construire un Cluster © MiniMachines.net. 2022.

Chonky Palmtop : un PC portable au look ravageur

Difficile de faire plus étrange et fascinant que ce Chonky Palmtop1. Dans le genre objet original, le petit ordinateur dénotera même à une convention cyberpunk. Fabriqué autour d’un Raspberry Pi 4, l’étrange machine fait partie de cette nouvelle vague de solutions fabriquées par des passionnés et qui cherche à sortir des sentiers battus.

Si la première vague de créations autour des cartes Pi a surtout cherché à imiter des portables traditionnels, ce Chonky Plamtop comme d’autres avant lui cherche désormais à s’en éloigner. On a eu quelques merveilles ces derniers temps avec le Joopyter Personal Terminal, le WalnutPi tout en largeur ou le Penkesu Computer hyper compact. Ce nouveau projet propose une approche encore différente avec cette fois-ci l’ajout d’un clavier séparé signé Corne Keyboard. Une solution 42 touches prisée de certains utilisateurs pour l’ergonomie particulière qu’il propose et notamment pour la langue Japonaise.

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Il s’agit d’une redéfinition complète du clavier classique avec, non seulement, une approche ergonomique différente mais également une réflexion complète autour de la philosophie de frappe. L’engin ne propose pas une intégration de type AZERTY ou QWERTY mais une disposition dite Miryoku QMK avec des touches proposant du QWFPB. Un clavier qui se contente de deux fois 5 colonnes sur 3 rangées et de deux groupes de 3 touches spécialement dédiées à un usage avec les pouces des deux mains. Le genre de clavier qui demande un apprentissage important mais qui permet une très bonne productivité une fois totalement maitrisé.

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Le clavier pilote un Raspberry Pi 4 en version 4 Go de mémoire vive et le tout alimente un écran IPS de 7 pouces en 1024 x 600 tactile.  Une série de batteries internes alimentent le tout au travers de composants qui répartissent les besoins en courant pour le Pi et l’écran.

So much Chonky

Un petit bouton permet de voir l’état de charge de la batterie interne au travers de trois afficheurs à segments. Un hub USB est intégré à l’ensemble pour augmenter la connectique et le tout est intégré dans un châssis imprimé en 3D. Un module de connexion spécifique a été rajouté pour pouvoir recharger l’ensemble plus facilement.

Le tout peut se replier et rappelle les systèmes de clavier Papillon de certains ThinkPad comme le 701. On dépliera l’écran puis le clavier pour pouvoir l’utiliser.

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L’auteur de cette création, Daniel Norris, arrive à l’employer pour différents usages avec plus ou moins de bonheur. Les griefs ne sont pas liés au format particulier de l’engin mais plutôt aux capacités du Raspberry Pi 4 et de l’écran. L’usage en plein écran est ainsi assez agréable notamment via des solutions en ligne au travers d’un navigateur. Les usages de terminal et de web sont évidemment appréciés. 

first-boot

J’ai bien conscience que ce genre d’objet n’est pas fait pour tout le monde mais je me réjouis de voir à quel point l’informatique moderne peut permettre de créer ce type de machine. Entre l’impression 3D, la création 3D, les composants comme le Raspberry Pi et les pièces détachées à portée d’un petit clic. Avec le partage d’informations détaillées par les créateurs également, ce genre de caprice technique qu’est le Chonky Palmtop est désormais accessible à tout un chacun.

Vous trouverez plein d’informations sur l’objet et sa construction sur sa page Gitlab.

Chonky Palmtop : un PC portable au look ravageur © MiniMachines.net. 2022.

Digital Toy Camera : de la photo Open source

Modeste, Volzo, alias Christopher Getschmann l’est certainement. L’auteur de ce projet a baptisé son invention « Digital Toy Camera »… mais en réalité c’est un énorme travail qui a été accompli ici. Et pas du tout un jouet…

Le constat de départ est que la photo numérique est souvent… barbante. La prise de décision se fait en aval, à grand coup de filtres et de retouches. Le travail de terrain, sur le vif, est finalement quasi secondaire pour beaucoup de monde. Les règles de cadrage mais aussi tout les effets sur la lumière sont finalement relégués au second plan. Résultat, le travail consiste a appuyer sur un bouton et a le faire de manière frénétique puisque la notion de pellicule également disparu.

Beaucoup d’appareils photo argentiques amateurs sont nés de ce constat. Des hobbyistes de tous poils ont développé des solutions variées mais quasiment toutes emploient un système analogique. Du bon vieux film et un obturateur classique. Les capteurs numériques étant très complexes a utiliser. 

Bref, la photographie numérique a perdu beaucoup des choses qui rendaient excitante la photo argentique. Elle en a évidemment gagné d’autres mais l’idée de base du développement de ce Digital Toy Camera est de retrouver un mélange des capacités des deux univers. C’est ce qu’a fait Volzo avec ce projet. Créer quelque chose d’hybride qui reprend les possibilités de la photo argentique d’un côté et les avantages du numérique de l’autre. Une idée rendue possible par l’emploi d’une Raspberry Pi Zero et d’un capteur Caméra V1 5 Mégapixels proposé par la fondation. Le modèle OV5647. Le tout alimenté par une simple batterie 18650 amovible et une petite carte servant d’interface entre la batterie et le Pi Zero.. Du déjà vu me direz vous ? Mais cet appareil photo va un peu plus loin que ce simple usage.

Le tout est intégré dans un châssis imprimé en 3D avec une façade en bois pour un des appareil, ou en plastique pour un autre. Les possibilités sont variées. L’appareil permet par exemple de changer d’objectif pour choisir entre différentes lentilles que l’on trouve dans le commerce qui se posent directement sur le capteur : Grand angle, mini-zoom ou autres focales exotiques. Cela permet différentes approches amusantes de la photo. Chaque lentille est insérée sur un support en plastique où des aimants néodyme sont été intégrés. De manière a pouvoir changer facilement de lentille sur le terrain.

La visée du Digital Toy Camera se fait au travers de deux solutions différentes. La première emploie un minuscule écran LCD carré en 240 x 240 pixels.

La seconde emploie un œilleton issus d’un système de lentilles de vision nocturne qui offre du 640 x 480 pixels et une visée plus proche de l’appareil photo classique.

Le tout donne un appareil au design singulier et à l’approche très originale puisque l’engin propose des fonctions impossibles sur les appareils photos numériques classiques.

Pourquoi en effet ne pas profiter de cet objectif amovible pour proposer des fonctions inhabituelles ? Cette option permet de déplacer la lentille de 1 cm en hauteur (ou en largeur) afin d’accentuer des verticales ou de jouer sur le vignettage d’un cliché. On peut ainsi avoir un centre net et des côtés plus flous ou distordus.

Envie de jouer sur la mise au point ? Cette autre vignette permettra de jouer sur ce poste afin de faire rendre flou un premier plan ou d’accentuer un détail.

La solution Tilt permettra d’adapter une lentille permettant de faire des Tilt-Shift particulièrement savoureux pour des timelapses. Et tout cela avec le même appareil de base et des ajouts qui se font à la volée grâce à des éléments magnétiques…

Une photo Tilt-Shift

Tout ce travail autour du Digital Toy Camera est offert au public de manière documentée et travaillée sur les pages de Christopher Getschmann. Les éléments techniques sont proposés sur Github. Le tout est distribué sous licence CC BY. Libre a vous de modifier ou d’adapter ces éléments techniques pour en faire votre propre projet mais en respectant la citation du travail d’origine de l’auteur. C’est encore, à mon avis, un super projet pour un fablab ou un développement technique dans un cadre scolaire. De nombreux éléments sont mis en œuvre : De l’électronique et de la programmation bien entendu mais aussi de l’optique et des processus d’adaptation industrielle. Le tout pouvant permettre en plus une approche didactique des licences CC BY auprès du public.

Digital Toy Camera : de la photo Open source © MiniMachines.net. 2022.

Cooler Master Pi Case 40 V2 : une mise à jour attendue

Le Pi Case 40 V2 est une mise à jour d’un modèle précédent, avec la correction d’un « petit » défaut qui le rendait souvent totalement inexploitable. Une preuve qu’on peut être une grosse structure et faire des erreurs de débutant quand on confie un projet à une équipe pas assez intéressée par son sujet.

Je vous raconte brièvement l’aventure du Pi Case 40 premier du nom, c’est assez édifiant. En 2020, Cooler Master annonce un boitier pour carte Raspberry Pi. Enthousiasme de ma part car la marque est réputée pour son savoir faire en terme de châssis. La promesse faite est bonne, proposer une dissipation passive, un accès aux différents connecteurs facilité mais également une bonne protection à la carte elle même. Mieux encore, un bouton programmable permettra d’interagir facilement avec la carte et une application de suivi de  température permettra de surveiller le comportement de son installation.

Les GPIO du Raspberry Pi

Je suis emballé alors par la solution et je contacte Cooler Master pour tester ce premier boitier. Je reçois celui-ci et il est parfait pour plein d’usages… Mais il y a un défaut de taille autour de ce produit. Un truc énorme. Je ne comprend pas comment la marque a pu laisser passer une boulette pareille. Sur le côté du boitier on retrouve une trappe d’accès permettant de retrouver les différentes broches GPIO de la carte. Ces broches, reprises par un adaptateur fourni par Cooler Master, son inversées par rapport aux brochage initial du Raspberry Pi 4. La broche 1 en 3.3 volts se retrouve être la broche 2 en 5 Volts et inversement. La broche 39 censée être une terre devient la broche 21 de la carte… Vous imaginez le problème. Brancher un connecteur sur ces GPIO et piloter un HAT externe devient impossible, voir dangereux pour le HAT. Il faut revoir ses circuits pour inverser chaque connecteur… L’adaptateur de Cooler Master n’a pas été pensé correctement… Et c’est un peu une douche froide.

2022 arrive et le Pi Case 40 V2 débarque avec le même châssis, les mêmes excellentes idées de base mais une correction de ce problème de brochage largement remonté par la communauté. Le nouveau petit boitier est désormais parfaitement adapté à son usage et Cooler Master propose même une nappe souple pour connecter directement un HAT à la carte. Le bon schéma de câblage des différentes broches est repris directement sur le châssis et il n’est donc plus possible de faire d’erreurs. 

On découvre donc un boitier sans défaut : sa structure en aluminium est hyper solide et enferme votre système dans un environnement blindé. C’est particulièrement utile si vous devez utiliser un Pi en déplacement. Il résistera également sans soucis à un environnement difficile. 

Autre point fort de ce châssis en métal, des protubérances extrudées d’aluminium qui viennent parfaitement coiffer le SoC de la carte et augmenter la surface de dissipation. En pratique sur le V1 doté du même système, le comportement des Pi est absolument exemplaire. Une chauffe standard avec aucune baisse de régime à l’usage. Le travail fait par cette solution de dissipation est juste parfait.

Avec un système de montage sur un socle, il est possible de fixer l’appareil sur un meuble ou un mur sans soucis tout comme il est possible de l’accrocher facilement derrière un écran de PC. Cela donne une solution non seulement solide mais également bien protégée et inaudible. Si vous avez besoin d’un boitier de Raspberry Pi 4 dans un atelier, le fait que ce modèle n’attire pas la poussière puisque sans ventilation, est vraiment un atout. Cooler Master met à la disposition du public les fichiers CAO du boitier de manière Open Source est également un point positif. Il sera possible de concevoir un élément de châssis parfaitement adapté à un usage précis.

Le bouton programmable est toujours présent et servira soit a démarrer et éteindre la machine, soit  a lancer l’opération que vous souhaitez. Des scénarios de base sont disponible mais il est possible de lancer un script automatiquement via une simple pression ou d’ouvrir, par exemple, une page web. Le programme Pi Tool permet de suivre les températures de sa carte via une interface graphique. Il s’installe en quelques secondes sous Raspberry Pi OS avec une simple ligne de code a pianoter dans le terminal et indique alors la température du SoC, sa fréquence, la mémoire vive utilisée et la charge du système. C’est également Pi Tool qui vous permettra de reprogrammer le bouton pour effectuer des tâches précises. L’outil est publié sur Github pour pouvoir être adapté à différents usages. 

Cela devient une solution parfaite pour certaines utilisations. Je pense surtout aux Pi qui sont embarquées dans des  Le boitier mesure 9.6 cm de large pour 6.82 cm de profondeur et 2.73 cm d’épaisseur. Annoncé depuis Septembre 2021, ce nouveau Pi Case 40 V2 devrait désormais débarquer au même tarif public que l’ancien modèle soit 25€ environ. En attendant le Pi Case 40 premier du nom est bradé à moins de 17€… Et il sera parfait si vous n’avez pas besoin de ses 40 broches avec un HAT.

Cooler Master Pi Case 40 V2 : une mise à jour attendue © MiniMachines.net. 2022.

Raspberry Pad 5 : un support pour Raspberry Pi CM4 avec écran tactile

Les solutions développées autour des Compute Module de la fondation sont de plus en plus nombreuses, le Raspberry Pad 5 est un très bon exemple de leur intérêt.

L’idée de base de ce Raspberry Pad 5 de BigTreeTech est de proposer une plateforme technique à la carte de développement CM4 de la fondation, une solution de contrôle précise et documentée. Avec un écran tactile de 5 pouces IPS en  800 x 480 pixels et une ribambelle de ports, l’ensemble a été pensé pour piloter divers appareils avec comme première idée en tête de devenir un support de référence pour Imprimante 3D.

On pourra construire énormément de chose avec cet ensemble, une centrale domotique, un lecteur de contenus multimédia, un cadre photo intelligent ou tout autre objet de ce type. Mais l’intérêt le plus évident par rapport à une solution RPI classique est de piloter des outils externes.

Imprimante 3D, CNC, graveuse laser, pour peu que le firmware de la machine a piloter soit documenté convenablement, il sera possible de l’interfacer avec le Raspberry Pad 5. L’ensemble mesure 12.1 cm de large pour 7.59 cm de haut et propose une série de ports pour communiquer avec l’extérieur. On retrouve ainsi les 40 broches et le MIPI-CSI habituel des cartes de la fondation mais également un lecteur de cartes MicroSD, un Ethernet, une sortie vidéo HDMI, trois ports USB 2.0 et un USB Type-C. Ce dernier permettra d’alimenter la carte mais également de dialoguer et de flasher le système.

La carte propose également une horloge interne et un support de pile classique CR1220. Le tout est proposé à 99$ pièce, de quoi connecter une imprimante 3D et la piloter de manière précise et fiable en s’adressant directement à sa carte mère.

La marque Bigtreetech propose en effet des cartes de contrôle pour imprimantes 3D compatibles avec le Raspberry Pad 5. Une solution qui permettra de piloter de nombreux usages qui iront du contrôle à distance à la surveillance fine des impressions. L’appel de profils variés ou de réglages précis suivant des scénarios complexes pour l’impression de différents filaments. On peut imaginer une imprimante qui se calibrerait de manière totalement différente si il s’agit d’imprimer des supports ne nécessitant pas une grande précision mais plutôt de la vitesse d’un côté ou un filament souple délicat a manipuler avec des températures précises de l’autre. Une fois le scénario enregistré, la machine se réglerait à la façon d’un appareil ménager moderne.

La Voron V0

La marque met en avant l’imprimante 3D Voron V0 qui semble parfaitement adaptée à ces composants. Voron Design est un groupe d’internautes qui conçoivent et partagent tous les éléments pour assembler sa propre imprimante 3D de manière libre et documentée. Le projet, démarré en 2015 est désormais bien établi avec plusieurs outils disponibles : imprimantes mais également graveuses laser et composants techniques comme des extrudeurs.

Tous ces éléments ne sortent pas de nulle part et il faut une base technique pour fabriquer l’imprimante : une buse de chauffe, une carte mère, une alimentation etc. Tout est finement documenté sur le site de Voron Design et Bigtreetech s’insère ici comme une nouvelle ressource compatible avec ce type de solution.

Bien sûr on peut imaginer beaucoup d’autres usages de la solution avec notamment une exploitation en centrale domotique où le petit écran de contrôle permettrait de piloter différents appareils et scénario facilement. Reste juste un petit soucis, le prix et la disponibilité des Compute Module 4 qui n’est toujours pas au beau fixe. 

Raspberry Pad 5 : un support pour Raspberry Pi CM4 avec écran tactile © MiniMachines.net. 2022.

Joopyter Personal Terminal : une autre rétromachine sous Raspberry Pi

Décidemment, j’aime bien ce que font les bricolo-RaspberryPistes en ce moment. Après le Penkesu Computer en février dernier, ce Joopyter Personal Terminal reprend l’idée d’associer une carte de la fondation à un petit clavier pour concevoir un engin au design original.

Faire rimer originalité et rétro parait toujours un peu osé mais dans le cas du Joopyter Personal Terminal, cela fonctionne pourtant très bien. L’auteur de cette réalisation a en effet eu la bonne idée de proposer une série d’images inspirées des vieilles publicités que l’on trouvait dans les magazines dans les années 70-80. Une mise en valeur originale et amusante qui rajoute du relief à la machine.

Il faut se souvenir de cette époque où l’on voyait des bonhommes moustachus, avec de grosses cravates et des vestes en velours côtelées, faire semblant de trouver agréable le fait de se balader avec une énorme valise de 20 kilos transportant un ordinateur hors de prix et sensible aux chocs. En replongeant son Joopiter dans cette époque tout en jouant sur son côté pratique, c’est un pied de nez assez amusant à l’histoire de l’informatique qui est proposé.

Le châssis a été imprimé avec un filament jaune bien choisi car il rappelle le fameux beige de beaucoup de machines de l’époque. Non pas comme il était à l’époque mais plutôt comme il a jauni depuis. De nombreux PC des années 70/80 sont aujourd’hui de cette couleur. 

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L’idée de base du Joopiter c’est une charnière, assez imposante, qui relie le cœur de la machine à son clavier. Un clavier ortholinéaire assez proche de ce que proposait le Penkeshu d’ailleurs.

Repliée, cette charnière se transforme en poignée pour tenir l’appareil. Ouverte, elle révèle une disposition proche de celle d’un terminal avec en haut un petit écran 2.8″ 320 x 240 16 bits à gauche et une imprimante thermique à droite. Quelques machines assez anciennes proposaient ce type de dispositif avec une imprimante embarquée.

A l’intérieur du châssis, on retrouve une grosse batterie Anker PowerCore 15 600 Mah qui est, elle aussi, intégrée au châssis imprimé en 3D.

Le résultat fait mouche même si on doute de l’efficacité réelle de ce Joopyter : L’objet est amusant, il sera capable de piloter un terminal sans soucis, d’imprimer des notes, de jouer de la musique et… de décorer votre bureau…

La réalisation est détaillée sur une page Github dédiée au projet proposée par Giant-Tronic avec de nombreux éléments disponibles. Des conseils pour le pilotage du clavier sur mesures, des infos techniques et même les fichiers CAD pour le boitier.

Penkesu Computer : un netbook au coeur de Raspberry Pi Zero 2 W

source : Hackaday

Joopyter Personal Terminal : une autre rétromachine sous Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2022.

La fondation Raspberry Pi embauche un nouveau magicien

Le Wizard de la fondation Raspberry Pi change ! Cette étape de démarrage de base de Raspberry Pi OS qui permet de configurer étape par étape les divers réglages du système, a été mis à jour avec un nouveau passage obligatoire. La création d’un identifiant et d’un mot de passe. Fini l’utilisateur par défaut « pi », il faudra créer un nom d’utilisateur dès les premières étapes de l’installation et choisir un mot de passe associé. Il ne sera plus possible de passer outre cette étape en l’annulant.

Un choix logique puisque de nombreux utilisateurs de ces solutions ne changeaient pas forcément le nom et le mot de passe par défaut de cet utilisateur de base avant de relier leur carte au réseau. Faisant des RPi installées dans ces conditions des cibles de choix pour des attaques en ligne. Avec l’identifiant et le mot de passe installés par défaut, un serveur piloté par quelqu’un de mal intentionné peut scanner des dizaines de milliers d’adresses IP chaque jour et tenter, de manière peu subtile mais efficace, d’y pénétrer en utilisant ce sésame public. Le risque étant d’en retirer des informations, d’implanter des outils malveillants ou de s’en servir comme base arrière pour des attaques variées comme des DDOS par exemple.

On remplacera donc « pi » par autre chose comme : Gandalf. Et le mot de passe « raspberry » par défaut par « S4r0um4n3_3st_p4s_c**l » par exemple.

Avec ce nouveau fonctionnement, en forçant obligatoirement l’utilisation d’un nom d’utilisateur et d’un mot de passe, les risques de se retrouver face à ce type d’attaque baissent drastiquement. 

A noter que les développeurs de Raspberry Pi OS prennent en compte le fait que beaucoup d’utilisateurs utilisent des périphériques Bluetooth pour piloter leur machine. Ces périphériques sont donc pris en compte dans le nouveau système en amont et il ne sera plus nécessaire de brancher au préalable un clavier ou une souris USB pour ensuite connecter un outil Bluetooth. Une fonctionnalité qui sera disponible nativement sur les Raspberry Pi 3 et 4 mais également avec les cartes plus anciennes munies d’un adaptateur USB-Bluetooth compatible.

Le reste de cette étape ne change pas beaucoup, certaines améliorations ont été portées comme le réglage en temps réel de l’affichage. A la fin de l’opération, une fois tous les  réglages techniques de connexion, de langues et autres effectués, le système redémarre et demande obligatoirement à s’identifier. Même la version de Raspberry Pi OS Lite, qui ne possède pas ces réglages de base, demandera une identification via la création d’un nouveau compte. 

Pour les déploiements de solutions sans écrans, la dernière version du Raspberry Pi Imager permettra de créer en amont un utilisateur et un mot de passe qui seront directement implantés dans la  configuration du système et permettra une prise en charge via réseau sans passer par la case du Wizard. Il sera également possible de glisser un fichier userconf contenant vos noms d’utilisateur et mot de passe à la racine de la carte.

Et pour les systèmes déjà installés exploitant toujours ce bon vieil utilisateur « pi » ?

Si la situation d’une éventuelle carte Raspberry Pi déjà en place tournant toujours sur le nom d’utilisateur et le mot de passe par défaut vous inquiète,  il est assez facile d’y remédier. La fondation a prévu la procédure qui est assez simple. Commencez par faire une mise à jour du système avec la ligne de commande suivante pianotée dans le terminal de votre session :

sudo apt update

sudo apt full-upgrade

Puis inscrivez à la suite  
sudo rename-user

Le système vous proposera de redémarrer puis vous invitera à créer un nouveau nom d’utilisateur et un mot de passe à la place du fameux « pi » et redémarrera à nouveau en vous demandant de vous identifier avec ces nouveaux éléments… Ce qui pourra éventuellement poser un petit souci. Certains programmes ont été codés en dur pour pointer vers un répertoire /home/pi qui ne correspond plus à votre nom d’utilisateur. Il faudra y remédier manuellement en les modifiant ou les désinstaller avant de les réinstaller avec votre nouvel identifiant en place.

Les nouvelles images de Raspberry Pi OS sont disponibles ici. Les infos détaillées quant à ce changement sont lisibles à cette adresse.

Raspberry Pi OS passe à Bullseye, le nouveau système Debian

La fondation Raspberry Pi embauche un nouveau magicien © MiniMachines.net. 2022.

ZX Spectrum Pi Cassette : un PC dans un format… particulier

Le ZX Spectrum Pi Cassette est une idée amusante. Celle de rassembler dans un format cassette la totalité du cerveau d’un ZX Spectrum grâce à l’émulation proposée par un Raspberry Pi Zero W.

Une idée qui est venue un peu par hasard à Stuart qui avait envie de bricoler pendant le confinement. Il a donc commencé par assembler divers projets, histoire de se jeter dans le grand bain, puis a décidé de tenter plusieurs expériences… Sans prendre de mesures ni autres notes techniques sur ses choix, il a décidé d’assembler ce projet de PC dans une cassette.

C’est la partie la plus intéressante de son projet relatée par MagPi. « Se jeter à l’eau », tester et expérimenter au maximum. Ne pas hésiter à faire des erreurs pour apprendre. On ne risque vraiment pas grand chose à faire joujou avec ces engins. L’accident le plus grave qui pourrait vous arriver est une petite cloque faite par mégarde avec un fer à souder trop chaud. Le matériel ne risque pas grand chose, l’auteur précise même avoir pas mal malmené ses Raspberry Pi sans jamais parvenir à les rendre inaptes à la tâche.

Stuart se voit lui même comme un Hackeur du dimanche, quelqu’un qui n’a pas beaucoup d’expérience mais qui a juste envie de faire des trucs. Sans schémas compliqués ni préparation, à l’instinct et en piochant dans des objets qui l’entourent. Sa seule précaution, un modèle en papier pour vérifier que tout rentrera bien dans le boitier de la cassette. La carte Raspberry Pi est collée à une feuille de métal lui servant de dissipateur. Un élément découpé et poli avec les moyens du bord.

Cette image nous montre que quelques supports de broches ont été sacrifiées pour que la Pi Zero W se loge dans l’espace disponible. Rien de grave puisqu’ils n’étaient pas utile dans cet usage. Des aménagements ont été faits dans le plastique pour laisser passer les ports nécessaires. Des ports USB, un port vidéo Cinch, la connectique de la carte et un port jack.

Essayez de faire des trucs vous même, vous verrez c’est rigolo et « ça vient » tout seul.

Source : MagPi

ZX Spectrum Pi Cassette : un PC dans un format… particulier © MiniMachines.net. 2022.

Raspberry Pi Compute Module 4S : un changement de format

Le Raspberry Pi Compute Module 4S reprend exactement le même SoC que le RPi4 ou le RPi CM4 mais l’intègre dans un format de type SoDIMM pour une intégration et une évolution plus facile.

2019-01-28 15_57_26-minimachines.netLe Compute Module 3 sorti en 2019

La version 3 de ce Compute Module avait déjà cette forme et c’est avec la version 4 que la fondation a décidé de changer de format pour intégrer plus de fonctionnalités à l’ensemble. On a ainsi perdu cette solution qui ressemblait à une barrette de mémoire mais gagné un SoC plus puissant et des fonctionnalités avancées comme la gestion de plusieurs sorties vidéo, le PCI Express ou la présence d’un Ethernet au format Gigabit.

Le Compute Module 4 a abandonné le format SoDIMM en 2020

Cette « concession » faite au format est désormais en partie réparée avec la sortie du Compute Module 4S qui reprend donc ce format original en SoDIMM 200 broches et en gardant un maximum des possibilités offertes par la nouvelle génération. On retrouve par exemple le même SoC Broadcom BCM2711 ARM 4 coeurs Cortex-A72 à 1.5 GHz que les Raspberry Pi 4. Il sera donc, à priori, possible de changer le cœur d’une solution utilisant ce format pour passer d’une génération de puce à l’autre.

Le RevPi Connect de Revolution Pi emploie un format Compute Module en SoDIMM

Pas encore officialisé par la fondation, on connait déjà tous les détails entourant ce nouveau Compute Module 4S grâce à une page du site de Revolution Pi. Le recours à ce format SoDIMM obligeait la fondation à faire des choix techniques. Avec moins de connecteurs, les éléments de dialogues sont moins importants. Ainsi la nouvelle solution fait l’impasse sur le PCIe, l’USB 3.0 est également aux abonnés absents et l’Ethernet limité à 350 Mbit/s. La carte n’embarque pas non plus de de module Wifi et Bluetooth. C’est typiquement une solution qui servira de cerveau à un produit industriel effectuant des tâches répétitives de manière autonome.

Il sera, par exemple, parfait pour de l’affichage numérique avec un SoC plus rapide capable de diffuser des contenus en très haute définition, sa mémoire plus rapide et sa prise en charge du HDMI 2.0a pilotera sans soucis un écran en UltraHD. 

Ce changement répond à plusieurs logiques. C’est d’abord une solution comblant les attentes des nombreux partenaires utilisant ce type de cartes dans leurs produits. On imagine l’attrait de ce type de module pour une société qui peut, en quelques minutes, remplacer tout le « cerveau » d’un produit par un autre plus rapide en calcul. Les particuliers montant des projets avec un Compute Module 3+ seront également ravis de découvrir cette possibilité et les autres gains techniques qui vont l’entourer. 

Un PC Industriel basé sur le Compute Module 3

C’est également une solution intéressante pour la fondation qui a bien du mal a faire face à la demande de ses partenaires en ce moment. Entre les différentes crises d’approvisionnement que nous connaissons et une demande de plus en plus forte de la part d’industriels, les Compute Module sont devenus des alliés précieux de nombreux secteurs industriels. Il faut prendre en compte les 10 ans de la première carte Raspberry Pi pour entrevoir la future force industrielle de la plate forme. 10 ans ce sont des élèves de collège qui découvrent la carte et sa programmation et qui passent le lycée avant d’intégrer une école d’ingénieur ou de programmeur . Des gens désormais présents sur le marché du travail. 10 ans c’est suffisamment d’anniversaires et d’évolutions du format pour que de nombreux industriels aient désormais une totale confiance en la fondation et en ses produits. Que leurs employés maitrisent son langage, ses systèmes tout comme ses forces et ses faiblesses. C’est assez long pour que tout le monde se dise qu’intégrer des Raspberry Pi ne posera pas de soucis de disponibilité dans 10 années de plus. De nombreux produits du quotidien font désormais appel à des carte Compute Module pour fonctionner. Parce que d’un point de vue industriel c’est simple, c’est souple et cela permet une implantation rapide et facile de toute la partie logique d’un projet. A l’avenir la demande de ce type de carte devrait exploser.

Eben Upton l’indiquait lui même il y a quelques jours, la demande de ses produits a largement augmenté depuis 2021 malgré la hausse des cartes. Retrouver le, format SoDIMM permettra non seulement d’intéresser les usagers du format dans des constructions passées mais également de nouveaux acteurs. C’est également une solution pour la fondation qui explique avoir beaucoup moins de mal a obtenir une puce de Raspberry Pi 4 en 28 nanomètres aujourd’hui que l’ancien SoC BCM2837B0 en 40 nano des Raspberry Pi 3. Basculer une partie de la production sous ce nouveau format soulagerait donc une part de cette forte demande.

Sources : Jeff Gerling et Liliputing

Raspberry Pi Compute Module 4S : un changement de format © MiniMachines.net. 2022.

Open Mower : un robot tondeuse automatique sous Raspberry Pi

Open Mower, c’est un projet de robot tondeuse OpenSource. Car oui, ce type de robot existe, comme les robots aspirateurs avec lesquels ils partagent une bonne partie de leur ADN. Ces engins sont très liés à leur fabricant qui ne voit pas pourquoi il partagerait avec d’autres ses recherches en terme de développements techniques ou la maigre intelligence des cerveaux électroniques de ses engins. Le résultat est là, grâce à un effort d’étanchéité maximal entre les différentes firmes qui proposent ce genre de produit, aucun partage de ressource n’a été proposé. Toutes ces machines sont donc assez uniformément stupides.

La carte mère de base d’un robot tondeuse commercial

Le principe d’un robot tondeuse, c’est de parcourir votre jardin en long et en large très régulièrement et de laisser les quelques millimètres de gazon qu’il va découper, retomber au sol, où la faune et la flore se chargeront de faire le ménage. Il faut donc lui expliquer comment agir de manière autonome. Cela passe par la définition de zones et, en général, par une opération de création de frontières en enterrant un câble magnétique qui sera détecté comme un mur invisible par le petit robot. La carte mère embarquée détecte le champ magnétique et fait faire demi tour au robot. Certains optimisent le déplacement de tonte, d’autres fonctionnent comme les premiers aspirateurs autonomes en se baladant aléatoirement tous les jours si vous n’aimez vraiment pas vos voisins. Bref, ces engins ne sont pas vraiment intelligents à moins de les payer assez cher.

Les fonctions d’un robot commercial classique : jour et programme de tonte. Vous remarquerez le détecteur de pluie.

Au contraire des aspirateurs qui peuvent compter sur des murs et du mobilier pour s’orienter, les tondeuses autonomes n’ont pas assez de repères pour fonctionner efficacement avec un système type LIDAR. Pas plus que l’engin ne sait détecter où termine la pelouse et où commence la plantation de fraisiers… Si un capteur magnétique ne détecte pas bien la barrière pour une raison où une autre, cela mènera votre engin à transformer votre potager en soupe de légumes.

Open Mower veut faire table rase de ces solutions basiques et ouvrir le cerveau des tondeuses à l’expérimentation. Clemens Elflein, papa du projet, a donc tout juste lancé une page Github reprenant en détail le fruit d’un an de travail de recherche et de développement autour d’un robot tondeuse autonome. Un projet totalement Open Source et Open Hardware que tout un chacun pourra améliorer et faire évoluer suivant différentes solutions et usages. Contrairement aux solutions commerciales classiques, celui-ci se base sur une détection de positionnement par GPS et un apprentissage manuel du terrain. Apprentissage qui pourra être modifié au fil du temps sans avoir à déterrer la fameuse « barrière invisible »…

On commence donc par promener sa tondeuse comme un toutou électronique et faire le tour du jardin en la pilotant avec une manette de jeu. Puis, une fois la zone « apprise », on peut laisser la machine travailler. Eviter des zones, passer d’un mode « tonte » à un mode « déplacement pour aller d’un gazon à un autre. Et revenir se charger au bon endroit. Et ? C’est tout. Une fois l’apprentissage fait, les coordonnées du terrain établies au GPS, la machine va travailler toute seule. Pilotée par un Raspberry Pi qui lui servira de cerveau pour optimiser son parcours et analyser son autonomie.

Le châssis retenu est celui d’un Yard Force Classic 500 qui coute 390€ environ

Le travail mené est impressionnant. La partie tondeuse est laissée à un fabricant industriel, plusieurs modèles sont compatibles. Ce choix s’explique par la complexité des contraintes de ce type d’appareil : moteurs puissants pour la partie tonte comme pour les roues, batterie suffisante pour tenir plus de 10 minutes, carcasse du châssis, étanchéité, sécurité et roues efficaces… Autant d’éléments difficiles à maitriser pour un particulier.

Open Mower se concentre donc sur la partie déplacement et intelligence de l’objet avec une carte mère fabriquée sur mesure qui prend en charge les différents moteurs embarqués grâce à une combinaison de Raspberry Pi 4 et de Raspberry Pi Pico. La partie GPS est assurée par une carte Ardusimple RTK très précise.  Il sera probablement possible, à terme, de dresser une liste assez vaste de robots-tondeuses compatibles. D’autant que d’après Clemens de nombreux engins vendus sous des marques différentes sont finalement des solutions totalement identiques proposées avec un châssis habillé différemment. Un des objectifs de base de ce projet étant, au final, de positionner l’engin final dans une frange basse de la moyenne des tarifs de ce type de produit tout en restant assez fiable pour ne pas demander de maintenance après l’assemblage de l’engin.

Le but pour Clemens étant que tout le monde puisse acheter la carte mère Open Mower, brancher les différents éléments dessus comme le RPi4 et lancer son robot dans son jardin. 

A noter que, si une pelouse bien entretenue est évidemment agréable et permet de profiter à plein de son jardin, garder une petite zone d’herbes folles où la faune et la flore locale pourront se réfugier, est facilement faisable avec ce type d’appareil. Et c’est une assez bonne idée pour tenter de conserver une petite biodiversité.

Pour plus d’informations, vous pouvez lire le Blog de Clemens, parcourir sa page Github et joindre son Discord pour avoir plus d’informations.

Open Mower : un robot tondeuse automatique sous Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2022.

Fabriquer un boitier de Raspberry Pi avec une graveuse laser

Michael Klements publie une vidéo qui montre comment il utilise une graveuse laser, une AtomStack X7, pour graver du contreplaqué assez fin et créer des boitiers pour ses Raspberry Pi. Au delà de l’approche spécifique de la création d’une solution sur mesures pour la petite carte de développement, cela montre également l’usage possible de ce type de solution.

On a déjà parlé des graveuses laser et de leur usage. Ces engins sont es outils assez impressionnants, assez dangereux de par les brûlures et les incendies qu’ils peuvent causer en plus des risques posés pour la vue, mais très utiles et efficaces pour découper divers matériaux. Un bon exemple est proposé ici avec la création de ces petits boitiers pour cartes de développement.

La création de ces solution passe du logiciel de conception, ici avec Inkscape, à la découpe puis à l’assemblage de manière très souple et cela peut permettre la création d’objets variés comme la personnalisation de temps d’autres en ne cherchant pas a découper mais à simplement marquer ou graver leur surface.

A noter que la vidéo présente la Atomstak X7 comme une graveuse laser « 40 watts », ce qui est la puissance électrique de la machine mais pas sa puissance optique. Un tour de passe-passe dont sont friands les fabricants de ces engins qui peuvent ainsi jouer des « muscles » sur les fiches techniques. Le laser embarqué est en réalité un module allant de 5 à 5.5 watts qui profite d’une verrerie concentrant sa focale au maximum. Un laser 40 watts demande un autre système de refroidissement qu’un petit ventilateur de 2.5 cm de côté.

C’est en tout cas un bon exemple des usages de ce type de machine. Avec un peu de peinture et un ventilateur RGB on a un petit boitier original et probablement très efficace en terme de ventilation.

Michael Klements ne propose pas de lien vers ses fichiers mais les dimensions des Raspberry Pi étant connues et bien documentées, il est facile d’utiliser un logiciel vectoriel pour fabriquer son propre petit boitier.

Fabriquer un boitier de Raspberry Pi avec une graveuse laser © MiniMachines.net. 2022.

PiSquare, une extension pour contrôler vos HAT sans fil

Créé par la société SB Component, PiSquare promet de  connecter de multiples extensions de type HAT à un seul Raspberry Pi. Mieux encore, elle passera pas une solution sans fil pour y parvenir.

Disponible en financement participatif sur KickStarter, PiSquare se contrôle depuis un Raspberry Pi classique et de la même manière que celui-ci. Il ne demandera donc pas de modification de code d’éventuelles routines déjà en fonction. Il permet de connecter autant de HAT que vous le souhaitez à une seule source et servira même de solution de contrôle autonome depuis un smartphone, par exemple.

La solution est basée sur une architecture RP2040 associée à un ESO8266 pour sa partie sans fil. Elle est alimentée via un port USB Type-C qui permettra également de la programmer. Une mémoire flash de 16 Mo sera intégrée directement sur la solution pour suivre vos routines et chaque carte proposera un petit écran OLED 0.91 pouces pour suivre son éventuel état.

Les 40 broches GPIO des cartes Rasperry Pi de base sont évidemment reprises et un bouton Reset permettra de relancer les deux  systèmes embarqués indépendamment l’un de l’autre.

Plusieurs scénarios de déploiement sont envisageables. D’un système de base où une Raspberry Pi devient « Serveur » et les PiSquare connectées à différents HAT se transforment en clients avec une liaison passant par un routeur. Ou d’un PiSquare prenant la place de ce serveur à la place d’un Raspberry Pi. Mais l’ensemble des cartes peut également être piloté directement via un smartphone avec toujours cette liaison particulière des 40 broches du format HAT.

On imagine déjà l’intérêt de cet outil pour les utilisations domotiques, par exemple. Une seule carte Raspberry Pi pouvant permettre de piloter une installation très étendue disposée dans plusieurs pièces différentes. La solution est d’autant plus intéressante qu’en cas de panne, ou de bug logiciel, l’ensemble des usages pilotés par le système resteront accessibles via une simple application sur smartphone. Les volets roulants, alarmes, pilotages lumineux ou autres pouvant alors être enclenchés d’une manière alternative.

Le prix d’un PiSquare est de 11€ en financement participatif mais pour 54€ vous pouvez en financer 5 unités d’un coup. La livraison est prévue pour le mois de Juin prochain.

PiSquare, une extension pour contrôler vos HAT sans fil © MiniMachines.net. 2022.

Un Mini Flipper semi virtuel sous Raspberry Pi et Arduino

Le flipper, la sensation de la lourde bille d’acier qui roule sur son plateau, les boutons qui manœuvrent les petits leviers dans un claquement sec. Les lumières qui s’allument et les scores qui défilent. Un univers particulier et absolument impossible a reproduire de manière virtuelle… même si certains semblent s’y essayer.

C’est le cas de Chris Dale qui propose non pas une copie mais une alternative qui, si elle n’est pas au niveau des sensations d’un vrai flipper de salle d’arcade, à le bon gout d’essayer des choses nouvelles et d’employer un duo Raspberry Pi et Arduino Uno.

Le mini flipper est construit dans une planche de contreplaqué découpée au laser et embarque des éléments embarqués rappeler les sensations d’un véritable flipper. Les boutons de contrôle bien sur, qui apportent un toucher indispensable à ce genre de simulation. Ils sont ici améliorés grâce à l’emploi d’un solénoïde qui renvoie une réponse physique au joueur.

Le tableau des scores emploie des panneau LED Matrix pour faire défiler les informations de manière plus lumineuse. C’est le module Arduino qui est en charge de cette partie en plus du dialogue des différents boutons qui sont ensuite envoyés vers la carte Raspebrry Pi.

Le tableau du flipper est affiché sur un écran de 7 pouces classique. C’est l’écrin d’un jeu original puisque celui-ci a été également développé par Chris. Cela permet de piloter le tableau des scores mais également d’imaginer des ajouts au concept de base. Des solénoïdes pourraient venir frapper le châssis du flipper pour quel ‘on puisse sentir la bille virtuelle faire claquer des cibles. Le poids des différents éléments pourrait également être rendu. Même le parcours de la bille d’acier pourrait être simulé en faisant tourner une bille d’acier sur le fond du flipper en fonction de la vélocité de la bille virtuelle1

Le tout est alimenté par un petit bloc en 5 volts qui se charge de l’ensemble des postes : Raspberry Pi, enceintes, panneaux LED… La partie Arduino comme l’écran sont directement alimentés en USB par la carte Pi. 

Vous pourrez retrouver plein de détails sur son site et la page Github dédiée au projet.

Un Mini Flipper semi virtuel sous Raspberry Pi et Arduino © MiniMachines.net. 2022.

Retro Lite CM4 : une console sous Raspberry Pi CM4

Il aura fallu un an de travail pour que la console mobile Retro Lite CM4 voie le jour. Un an de travail acharné d’un certain StoneEdge pour un résultat impressionnant. Difficile de voir dans cet engin une production artisanale. Au premier abord, on pourrait croire à une fabrication industrielle.

La coque est en aluminium anodisé, un travail rare et exemplaire en terme de qualité malgré une fabrication maison. Les boutons et autres éléments annexes sont réalisés en impression résine, tout semble provenir d’une chaine de production classique.

Construite autour d’un écran de 5.5″ IPS, la Retro Lite CM4 est pilotée par un Compute Module 4 qui lui sert de moteur pour afficher ses jeux via RetroPie et Emulation Station. Le rendu global est absolument incroyable et on découvre une solution non seulement compacte et portable mais d’une ergonomie qui semble tout à fait aboutie. Boutons, joysticks et gâchettes permettent de piloter des jeux. Port jack audio, lecteur de cartes MicroSDXC, sortie HDMI, ports USB Type-C avec Power Delivery et enceintes stéréo amplifiées… Tout est présent et parfaitement bien intégré.

Evidemment, la fluidité est au rendez vous pour les jeux émulés embarqués sur la carte mémoire. Le duo RetroPie et CM4 fonctionnant parfaitement ensemble.

Mais le plus bluffant est sans doute le travail interne puisque la carte mère qui accueille le Compute Module 4 est également une fabrication réalisée expressément pour cette Retro Lite CM4. Elle permet de connecter la carte mais également un module Arduino qui traduit les signaux d’entrées des boutons et gâchettes pour la solution Raspberry Pï. Elle a également été pensée pour piloter à la fois la batterie et sa charge mais également venir coiffer le SoC du CM4 d’un dissipateur en cuivre fabriqué également spécifiquement pour la solution.

Vous noterez, au passage, le souci constant du détail avec des éléments estampillés au nom de la console.

L’interface logicielle est également parfaitement maitrisée

La prise HDMI en action

Je suis ébaubi par tant de compétences et de savoir faire. La Retro Lite CM4 est un nouveau pas en avant dans la réalisation de ce genre de produits sur mesures. La solution est non seulement légère et efficace mais également parfaitement documentée par son auteur sur le forum de la fondation. Une vraie mine d’or d’informations techniques et de conseils.

Chapeau bas.

Retro Lite CM4 : une console sous Raspberry Pi CM4 © MiniMachines.net. 2022.

WalnutPi : le plus beau PC Raspberry Pi de l’année ?

Le travail mené sur ce WalnutPi1 est juste incroyable. Autant du côté ébénisterie qu’intégration. Si le format de la machine est étrange, il n’en reste pas moins parfaitement fonctionnel.

Dans cet long boitier en bois se cache un PC complet. Construit autour d’une carte Raspberry Pi 4b, le WalnutPi abrite tout ce qu’il faut pour fonctionner. Ecran, clavier, enceintes et connectique. A première vue, il ressemble à ces jolies boites qui abritent des queues de billard mais c’est bel et bien un MiniPC. 

L’idée de base est venue suite à une énorme promotion sur un écran tout en largeur. Comme on dit souvent c’est l’occasion qui fait le larron et l’auteur de cet incroyable montage a sauté dessus ne sachant pas encore trop quoi en faire. Mais c’est cet écran particulier qui décidera du format de l’ensemble. Assisté de quelques outils à main et de planches de noyer, de bois de rose et d’érable pour les incrustations, le travail de création du WalnutPi n’est ensuite qu’arrangements avec les contraintes posées par l’écran.

La partie centrale révèle une petite charnière qui libère un clavier sur le devant de la machine. Une solution bien intégrée qui fonctionne en Bluetooth et se connecte directement à la carte tout en fournissant une zone tactile. On devine également les enceintes situées sur les côtés pour un rendu stéréo ainsi que des ouïes d’aération sur la partie avant. La chaleur dégagée ne semble pas être un problème à l’usage.

A l’intérieur, outre la carte Raspberry Pi, on retrouve un petit ampli audio pour aider la solution à proposer un son puissant. Il y a une webcam qui est intégrée sur la charnière sous l’écran et un microphone. Le boitier renferme également une batterie 30 000 mAh pour alimenter le Pi.

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La connectique comprend un port USB pour alimenter la batterie et une petite fente pour changer la carte MicroSDXC du Pi. Des boutons permettent de régler le volume sonore et d’ajuster la luminosité de l’écran. Je n’ai pas vu de port HDMI ou de jack audio et ce n’est pas mentionné par l’auteur.

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Sous l’engin, une petite fenêtre permet de voir les deux LEDs de charge de la batterie pour connaitre l’autonomie à disposition dans la machine. L’ensemble pèse 1.75 Kilos et propose 6 heures d’utilisation continue. 

Le WalnutPi mesure 33 cm de large pour 11 de profondeur et 6 cm d’épaisseur. Son écran particulier affiche en 1920 x 515 ce qui ne sera pas l’idéal pour tous les usages. Un simple film 720p ne pourra pas être affiché correctement. L’idée est plutôt de pouvoir juxtaposer des fenêtres les unes à côté des autres. 

Je trouve la réalisation proprement magnifique. L’auteur indique un budget global de 250$ et une vingtaine d’heures de travail… Ce qui est fort peu pour un résultat aussi abouti. Si vous voulez poser des questions ou féliciter  l’auteur, sa publication est sur Reddit.

WalnutPi : le plus beau PC Raspberry Pi de l’année ? © MiniMachines.net. 2022.

Dickson Industries SQ1 : un boitier élégant et silencieux pour RPI

Le Dickson Industries SQ1 est la dernière production du constructeur canadien. Construit à partir de l’assemblage de plusieurs pièces, il vient entourer une carte Raspberry Pi 4B en lui fournissant non seulement un abri design mais également un refroidissement totalement passif.

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Boitier blanc surmonté d’une extrusion de métal noir mat, le châssis du Dickson Industries SQ1 est d’une sobriété exemplaire. Assez pour transformer l’objet « geek » qu’est un Raspberry Pi en une solution pouvant trôner sur un bureau, à côté d’une chaine Hifi ou d’un téléviseur. L’idée est classique : le contour de l’objet est imprimé en 3D avec un rendu blanc mat réhaussé par des inserts noirs servant à le maintenir en place. Au dessus un petit dissipateur tout en hauteur réalisé en aluminium anodisé va servir à encaisser les watts du SoC de la carte. Des pieds en caoutchouc serviront à éviter que l’ensemble dérive n’importe où. 

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Cet aspect très esthétique n’est évidemment visible que sur une face de l’objet. De l’autre côté, on retrouve la ribambelle de ports de la carte. Un espace permettant d’accéder au lecteur de cartes MicroSDXC est également dégagé.

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J’avoue être partagé sur ce genre de design. Si il est assez sympathique, je ne suis pas sûr qu’il vaille le coup d’y investir les 49$ Canadiens demandés justement parce que tout l’aspect esthétique ne sera visible que dans des conditions très particulières suivant un angle précis. Avec un Raspberry Pi, la meilleure solution est à mon sens de rendre l’objet totalement invisible quand il s’agit d’en profiter comme lecteur multimédia. Caché dans un boitier, bien à l’abri de la poussière, il se fera oublier et gardera ainsi toute sa magie.

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Le Dickson Industries FR1

Pour un usage de bureau, la solution se doit d’être la plus accessible et pratique possible afin de profiter des broches de la carte. A moins de vouloir en faire un MiniPC, l’ouverture proposée par le Dickson Industries SQ1 me semble être assez limitée. A noter que la marque propose, pour 33$ Canadiens, un dissipateur FR1  assez impressionnant pour les Raspberry Pi 4B. Une solution qui semble correspondre à une solution idéale pour profiter des fonctions uniques des Raspberry Pi.

Source : Fanlesstech

Dickson Industries SQ1 : un boitier élégant et silencieux pour RPI © MiniMachines.net. 2022.

Clustered-Pi Zero : un assemblage original basé sur le Cray-1

Avoir un Cray-1 n’était pas donné à toute entreprise en 1976, ce genre d’engin coûtait une véritable fortune. Par son prix d’achat bien entendu mais également parce que l’infrastructure qui le justifiait était également fort chère. Les salaires des gens qui allaient s’en occuper étaient élevés. Un ensemble de facteurs qui expliquait pourquoi Cray – comme certains de ses concurrents – travaillaient beaucoup le design de leurs produits. Quitte à payer un engin de ce type très cher, autant qu’il soit plus esthétique qu’un meuble en métal, pour qu’on puisse l’exposer quelque part. Histoire de montrer à la fois sa modernité et son pouvoir.

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Un Cray 1-S/2200 à la NASA en 1982

Aujourd’hui, les serveurs sont légions et si les superordinateurs sont toujours produits avec un certain sens esthétique, leur format est celui permettant un mélange optimisé entre densité des composants, facilité d’accès et optimisation du refroidissement. L’efficacité est le premier facteur quand une vraie recherche esthétique était encore à l’agenda de Cray Research dans les  années 70.

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Le vidéaste Kevin McAleer a créé une sorte de clone du Cray-1, la plus emblématique de ces machines. Des « lames » de miniserveur accueillent désormais des cartes Raspberry Pi Zero. Pas moins de 12 cartes sont ainsi assemblées en formant un cluster. 6 cartes Zero 2s et 6 cartes Zero 1.2s travaillent de concert quand le Clustered-Pi Zero est complet. 

La vidéo est intéressante car elle détaille le pourquoi de ce projet. Car, oui, l’intérêt d’un cluster de Pi n’est pas forcément évident. Un engin comme le Clustered-Pi Zero est assez onéreux aujourd’hui et n’apporte pas grand chose en terme de puissance de calcul. Il offre, par contre, la possibilité de faire des choses difficiles à réaliser pour un simple particulier. Comme, par exemple, apprendre à piloter un… Cluster. L’air de rien, c’est une pratique assez difficile à simuler et pas forcément simple à mettre en place avec des machines traditionnelles. C’est également généralement assez encombrant. Mais la solution Clustered-Pi Zero permet aussi de manipuler des données et de les visualiser.  La solution permet également d’héberger un serveur web, de comprendre le fonctionnement de ce type de structure et même de piloter de la domotique. 

Le design original est lié au format de l’objet. Il faut 12 « lames » de Pi Zero pour boucler le tour complet de l’engin et on retrouve la logique du Cray dans le sens ou chaque « lame » permet un accès facilité à ses composants. Chaque lame peut être imprimée séparément et contient tout  ce qu’il faut pour piloter une carte de A à Z.

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Comme vous pouvez le voir dans la vidéo, la puissance proposée par le Cray-1 de 1976 est sans commune mesure avec celui du Clustered-Pi Zero. A l’échelle de l’histoire informatique, on parle d’un dinosaure en parlant du Cray et il est logique que les chiffres soient si éloignés. Les technologies permettant de proposer de la mémoire vive aux machines d’alors étaient très différentes de celles d’aujourd’hui. La densité du nombre de transistors, la fréquence de ceux-ci, la gourmandise énergétique de ces machines étaient très éloignées de ce que proposent les processeurs modernes. On parle de TeraFlops en 2022 pour des produits destinés aux particuliers comme les consoles de jeu. Le Cray-1 culminait à 160 MegaFlops. Pour rappel, le Cray-1 était commercialisé pour environ 8 millions de dollars en 1977. Ce qui rapporté aux prix d’aujourd’hui, en comptant l’inflation, donne quelque chose comme 37.4 millions de dollars d’investissement.

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Si le projet vous intéresse, vous pourrez en lire plus sur le site dédié : Clustered-Pi. Où vous trouverez les fichiers à imprimer pour construire votre propre machine, par exemple. Vous noterez au passage que si vous accédez à ce site, il est parfois un peu lent mais il est auto-hébergé sur un Clustered-Pi et non pas sur un serveur dans une salle blanche. Sa bande passante est donc limitée. Kevin McAleer a également publié une série de vidéos sur son projet où il détaille des usages de la solution.

Clustered-Pi Zero : un assemblage original basé sur le Cray-1 © MiniMachines.net. 2022.

Nécromantech : un Raspberry Pi pour faire revivre un Macintosh SE/30

Après avoir fait l’acquisition d’une coque vide de Macintosh SE/30 sur Ebay, un internaute s’est mis en tête de l’habiter d’une solution Raspberry Pi 4. De quoi construire un nouveau cerveau à cet engin qui reste une icône dans l’histoire du design informatique.

Le petit bloc de plastique du Macintosh Classic, avec son écran 9″ intégré, a eu un impact fort et durable sur l’informatique. Efficace, compact, plutôt malin et bien construit, l’engin a trôné pendant longtemps sur le bureau de nombreux utilisateurs qui lui trouvaient assez de qualités pour le faire durer encore et encore. Le premier modèle, lancé en 1984, a été suivi de beaucoup d’autres qui reprenaient tous ce même châssis iconique.

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Beaucoup de ces machines ont fini dans des déchetteries, concassées et vaguement recyclées, elles ont été détruites parce que l’époque était un peu folle et que personne ne voyait l’intérêt de conserver ces engins technologiquement dépassés et vendus en quantités industrielles. Aujourd’hui c’est autre chose, non pas que le monde soit moins fou mais les mœurs ont changé et une partie du public retrouve de l’appétit pour les designs si particuliers des premiers pas de l’informatique personnelle.

MajorWahoobies sur Reddit en fait partie et son amour pour ce type de design lui a fait acheter une coque vide de Macintosh SE/30 sur Ebay, dans l’optique de l’habiter avec un système plus récent. Le choix a été vite porté sur un Raspberry Pi 4, un modèle « deluxe » puisqu’en 8 Go. Les tarifs de ces cartes ont tellement augmenté ces derniers mois que cela signe toute l’opération d’encore plus de passion. Ce choix d’une Raspberry Pi haut de gamme est nécessaire par les ambitions derrière cette « restauration ». L’idée est de faire tourner une distribution Linux Xubuntu maquillée en macOS Big Sur.

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La carte Pi est intégrée à un boitier Argon One M.2 dont on a déjà parlé et il est relié à un SSD de 1 To. L’écran de remplacement est un peu plus dégourdi que celui d’origine. Le tube cathodique d’origine affichait en 512 x 342 pixels et il a été remplacé par un écran LG de 9.7″ en 2048 x 1536 pixels. Positionné pour coller au mieux à l’espace disponible laissé par la carcasse. Le système a été ajusté logiciellement pour ne pas prendre en compte les quelques 0.7″ qui « dépassent » du cadre. Un hub USB alimente l’écran ainsi que divers accessoires. Plus d’infos sont disponibles sur la page Reddit du projet

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Bon, j’avoue, je ne suis pas vraiment fan de l’intégration qui consiste à jeter en vrac les divers composants du projet dans le châssis. Laisser pendouiller la carte contrôleur de l’écran. Poser le boitier Argon au fond du boitier et ne pas prendre soin des câbles qui vivent leur vie au milieu de l’ensemble. Mais peut être est-ce là une étape intermédiaire avant le recours à des solutions plus stables. Un simple paquet de serre-fils et un solide ruban adhésif double face pourraient bien arranger la situation. Mais l’idée est séduisante et le rendu final assez sympathique.

Nécromantech : un Raspberry Pi pour faire revivre un Macintosh SE/30 © MiniMachines.net. 2022.

Bricoler sa voiture pour se souvenir de mettre le clignotant ?

Marc a peut être des difficultés avec le code de la route mais il a un solide sens de l’humour. Son idée de coupler des inclinomètres à des Arduino qui communiquent ensuite avec un Raspberry Pi pour déterminer quand le volant tourne sans avoir au préalable mis le clignotant en marche est excellente.


Le plus drôle étant sans conteste le moment où son oubli lui provoque un sursaut ou un petit sourire suivant que sa voiture le gronde ou le félicite. Marc fait des Mathématiques, il vit au Luxembourg, ce qui explique sa maitrise des langues. Avec de l’anglais, de l’allemand et du français en poche, il programme et construit des choses diverses. Cette très bonne vidéo est un bon exemple de sa pratique. Il n’a, par contre, pas publié de véritable guide sur comment il a construit son « aide à la conduite » personnalisée. Il précise juste sous sa vidéo le matériel employé et les langages utilisés.

N’hésitez donc pas à lui laisser un petit commentaire d’encouragement, un petit pouce et à vous abonner à sa chaine pour qu’il poursuive sa brillante carrière de vidéaste en plus de celle de mathématicien. Et qu’il améliore sa pratique en tant que conducteur !

Et merci à Sebi pour l’info :)

Bricoler sa voiture pour se souvenir de mettre le clignotant ? © MiniMachines.net. 2022.

Un radio cassette NFC sous Raspberry Pi

Je suis toujours fasciné par ces montages qui mêlent audio et Raspberry Pi, encore plus quand ils sont bien intégrés dans des objets du quotidien comme ici. Le projet porté Waymonster sur Reddit est très abouti, documenté et intéressant. Il pourrait servir à de nombreuses personnes et notamment à des gens âgés ou, une fois adapté, à des gens ayant des soucis avec la mobilité fine ou du mal à piloter des interfaces numériques.

La vidéo est courte mais explique bien comment fonctionne le lecteur radio cassette NFC. Un Raspberry Pi caché à l’intérieur du boitier et connecté à un capteur NFC RC522 dispose d’une carte MicroSDXC qui embarque un gros paquet d’albums en musique numérique. Lors de l’approche d’une carte comportant un identifiant NFC unique, le Pi va chercher à quel album cet identifiant correspond et lance l’album en question au travers d’un pré-ampli spécialisé pour Raspberry Pi vers un amplificateur externe. Dans un seul boitier cassette on peut donc ranger un paquet de cartes et se retrouver avec des discographies complètes dans un espace réduit.

Un capteur NFC pour Pi ne coute que quelques euros

Avantage majeur, si l’auteur a voulu conserver le format K7 pour des raisons esthétiques, on peut très bien imaginer des tonnes de formats différents. Avec, par exemple, un lecteur NFC intégré dans une table basse de manière parfaitement invisible. Les « supports » NFC peuvent également avoir d’autres formes. Pour des personnes souffrant de handicap moteur, on peut imaginer des formats plus adaptés et une interface ne demandant pas systématiquement de passer par du numérique. Pour une intégration plus générale, ce type de système peut se lier à un ensemble domotique complet avec des cartes d’ambiance. Cartes qui vont déclencher un panel d’évènements programmés comme l’ouverture de volets roulants, lumières, musique etc.

Le principe de ce radio cassette NFC est simple et plutôt bien documenté par l’auteur sur une page Github qui explique le code employé et liste les divers éléments nécessaires à la réalisation du projet.

Un autre truc me fascine, c’est le manque de soin dans leur présentation des gens capables de ce genre de montage. Leur projet a du leur prendre pas mal d’heures et a nécessité du développement, de l’assemblage autant mécanique qu’électronique mais… ils ne consacrent finalement pas beaucoup de temps à la présentation du résultat fini. Une vidéo filmée à la verticale mais pas de photos du résultat final. Un plan élaboré sur Fritzing pour les composants, un listing, des infos techniques mais pas la moindre image auto-glorifiante pour la qualité du rendu de l’objet. Comme si l’aboutissement de ce projet chronophage n’était pas important. Comme si, une fois le Puzzle fini, on s’empressait de le remettre dans sa boite. Pas de temps à perdre avant de passer à un autre montage… 

Un radio cassette NFC sous Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2022.

Seattle Crime Cams – Long-distance disaster tourism

Seattle Crime Cams – Long-distance disaster tourism
Created by Dries Depoorter and currently exhibited at the New Media Gallery, 'Seattle Crime Cams' questions the sense of citizens responsibility in the age where technology has enabled us to participate globally.

Raspberry Pi : 10 ans, 46 millions de cartes et un bel avenir

Quarante six millions de Raspberry Pi vendues en 10 ans, l’air de rien c’est un bon rythme de croisière pour une solution absolument en dehors de toutes les normes informatiques connue. Un produit certes vendu à bas prix mais proposé sans grosse campagne de publicité autre que le bouche a oreille, sans véritable infrastructure de vente au départ et surtout dans une logique totalement a rebrousse poil du marché informatique actuel.

Le 29 février 2012 a démarré officiellement la carrière commerciale des Raspberry Pi. Ces ordinateurs proposés sous un format de carte unique, vendus à un prix des plus abordable et ouvertes sur le monde. Pas encore nés Ils étaient déjà très attendus par le public. Un public de niche, de connaisseurs, mais un public fébrile face aux promesses du produit. Dans l’attente d’une solution de ce type depuis fort longtemps. L’équipe de Raspberry Pi n’avait pas encore de carte à proposer que des dizaines de milliers de personnes avaient déjà téléchargé le système d’exploitation Linux, bricolé autour d’une distribution Debian, mis à disposition sur le site de la fondation.

L’attente était tellement palpable que le jour où les cartes ont enfin été disponibles, l’offre n’a pas suffit a couvrir la demande. Le premier lot de cartes était maigre. quelques milliers d’unités seulement avaient été livrées suite à la commande de la fondation. Il en aurait fallut 10 000, 50 000, 100 000… Les premiers mois la popularité de la carte a été grandissante, fulgurante. Les chiffres ont été vite, très vite. A une époque je fêtais ces micro anniversaires sur le blog. Racontant le premier million de Raspberry Pi vendues et leur impact déjà puissant. Puis les 5 premiers millions, les 10, les 20 et c’est devenu rapidement ennuyeux. Aujourd’hui, à 46 millions d’unités vendues, j’ai bien envie d’applaudir mais plus vraiment la force d’aligner les bougies. Il y en a trop.

caméra thermique à base de Raspberry Pi

2012 a été le coup d’envoi de l’aventure avec de premiers modèles qui ont montré que cette idée d’une carte-PC ouverte, programmable et pouvant dialoguer avec l’extérieur était une vraie attente du public. En février 2015 sort le Raspberry Pi 2, qui ne durera pas longtemps puisqu’il sera remplacé par le Pi 3 en mars 2018. Mais cette année d’existence pour la seconde version fera toute la différence. C’est le début de l’ouverture au grand public. L’arrivée d’un SoC Broadcom Cortex A7 sur 4 coeurs avec plus de performances et surtout le début d’une nouvelle phase d’approche. Celle des tutos. Je me souviens de l’effervescence incroyable de la toile autour des Raspberry Pi alors. On trouvait tous les jours de nouveaux guides pour faire des choses originales avec cet ordinateur de poche. Des trucs vus et revus aujourd’hui mais qui paraissaient alors totalement incroyables. Et le mieux ? C’est qu’on pouvait suivre le tuto à la lettre, glisser sa carte mémoire dans l’appareil, relier quelques fils sur les broches de son Pi et voir sa création exister : appareils photo, piratebox, lecteur multimédia, ordinateur d’appoint, solutions domotiques. Au petit matin en prenant son café on voyait une nouvelle idée émerger avec une Pi. Une idée proposée à tous, que l’on pouvait copier, modifier, faire évoluer.

Un vieux lecteur VHS portable magnifiquement détourné par une Raspberry Pi

Un lecteur audio construit sur une base de Raspberry Pi, toujours aussi séduisant

Toutes les idées n’étaient pas bonnes, la carte n’était pas assez musclée pour faire vraiment ce qu’elle prétendait pouvoir faire dans certains tutos mais… on avait les mains dans le cambouis, on testait, essayait, tripatouillait autant de câbles que de lignes de commandes. Avec une certaine ferveur, de la passion, de l’énervement également. Mais sans la crainte de casser son précieux PC. La solution fonctionnant sur un stockage externe, il était facile de toujours retomber sur ses pieds.

Cet engin d’un format brut était alors parfaitement justifié. Un truc qu’on pouvait visser partout et qui se transformait en n’importe quoi. Les autres développements de la solution ont persisté dans cette idée d’une carte abordable, toujours plus performante, avec des fonctionnalités finalement incroyables au regard de son tarif. 

Et le grand public s’est emparé du Pi à cette époque, parfois juste comme un outil, d’autres fois comme une expérience. Certains n’en voulaient que pour le  transformer en jukebox numérique. D’autres avaient a peine terminé un projet qu’ils en lançaient un autre… D’autres collectionnaient les cartes et les réalisations. Et en quelques années, avec le Pi3 puis le 4 ont vu l’idée de base de la fondation devenir de plus en plus connus et reconnus.

Et que dire des autres cartes nées dans le sillage de cette solution ? Des constructeurs se sont penchés sur des projets concurrents. Ont retroussé leurs manches et ont imaginés des alternatives autour d’autres SoC avec d’autres idées. Des développements en tous genre, dans plein de formats sont nés. Des millions de machines fonctionnent aujourd’hui à travers le monde grâce à des Pi ou des cartes du même tonneau. Des industriels ont d’ailleurs pris le relais des amateurs en intégrant les solutions de la fondation au sein de produits commerciaux tout ce qu’il y a de plus classiques.

Mais l’impact le plus fort n’est sans doute pas encore arrivé. Ce sera sans conteste celui provoqué par la carte sur le cerveau de millions d’utilisateurs, en particulier des plus jeunes. Le fait d’avoir un ordinateur a bidouiller, a programmer, a faire interagir avec le monde et piloté par une distribution libre et malléable. Le même impact que celui provoqué par le BBC Micro, l’ordinateur que la BBC a distribué aux élèves anglais dans les années 80 et dont je vous parlais lors de l’arrivée de la carte Micro:bit en 2015. Les Raspberry Pi ont ouvert la voie à des millions de développeurs en herbe, de futurs hackers, recycleurs, ingénieurs et autres programmeurs qui auront découvert ce monde après un investissement de quelques dizaines d’euros dans une petite carte verte… Eben upton est lui même un enfant de ce BBC Micro, même si le sien a été acheté d’occasion quand il avait… 9 ans.

Comme beaucoup d’icônes, le Pi a une carrière au cinéma…

En 10 ans ce projet destiné à encombrer les bureaux de geeks est devenu un produit aussi utile qu’emblématique, une icône. Une icône dans la tourmente aujourd’hui suite aux diverses pénuries qui secouent le marché. Eben Upton revient sur le problème du manque de composants qui affectent la livraison de Raspberry Pi dans une interview donnée à The Inquirer, Upton c’est le papa de la fondation aujourd’hui et il indique que l’impact est très clair sur les livraisons de cartes. La fondation livre un demi million de Raspberry Pi par mois. Mais il y a environ un à deux millions de Pi en retard par rapport aux besoins du public. Sans qu’il sache très bien quand la situation redeviendra plus stable à nouveau.

Une situation d’autant plus frustrante que la fondation reste une fondation et son ambition n’est pas de faire de bénéfices sur les cartes de la même manière qu’une société classique. L’inflation rencontrée autour des Raspberry Pi n’est donc absolument pas de son fait.

Autre point abordé et particulièrement intéressant, la possibilité de passer à une solution RISC-V pour le futur. Il va sans dire qu’un Raspberry Pi 5 sortira un jour mais pourrait t-il être sous RISC-V ? Pas pour le moment indique Upton, ce n’est pas prévu. Il est impossible pour la fondation de prendre une licence RISC-V pour le moment, et aucune puce disponible aujourd’hui est aussi performante que ce que propose un Raspebrry Pi 4. Mais on peut « espérer dans le futur » un mouvement vers cette architecture de SoC.

Paradoxalement l’arrivée d’un tel produit à l’horizon 2030 a baissé suite à la fin de l’aventure du rachat d’ARM par Nvidia. Upton explique que si le rachat avait eu lieu, de nombreux acteurs du marché se seraient tournés vers la solution RISC-V pour avoir une porte de sortie d’avec ARM à moyen et long terme. Cette migration aurait permis d’accélérer grandement les développement autour de cette nouvelle architecture. Comme le rachat d’ARM par Nvidia n’a pas abouti, l’écosystème va rester tel quel. Réduisant la chance de voir un Pi RISC-V de 20 à 10% d’ici 2030…

Bref, Raspberry Pi a 10 ans, et c’est une aventure incroyable à laquelle nous avons pu assister. Une aventure qui continuera, je l’espère, pendant longtemps.

Raspberry Pi : 10 ans, 46 millions de cartes et un bel avenir © MiniMachines.net. 2022.

Le prix des Raspberry Pi flambent suite aux pénuries de composants

On trouve désormais des Raspberry Pi 4 en version 4Go et au delà des 200€ en boutique… Bien loin des tarifs préconisés par la fondation. Le prix des Raspberry Pi suit un mouvement ascendant ces derniers mois suite au manque de disponibilité des cartes chez les grossistes. Un problème particulièrement visible en Europe où certaines boutiques ont multiplié le tarif d’origine des cartes. Passant de 50 à 60€ recommandés par la fondation à 150 ou 200€ pièce.

Raspberry Pi 4

Certains comparateurs de prix permettent de voir clairement à quel point la situation est dramatique puisqu’on peut trouver des pics ahurissants sur certaines versions. Ainsi la Raspberry Pi 4 8 Go a été listée jusqu’à 150€ la semaine dernière. Une hausse qui n’a pas duré mais qui laisse toute même la carte a plus de 100€ aujourd’hui. Les modèles de Raspberry Pi 4 en 4 Go atteignent souvent les 90€ en magasin. Assez loin encore une fois du prix recommandé par la fondation.

Pour rappel le prix de base de ces modèles est assez simple : ils ont été lancés à 35$ (38€) en 1 Go de mémoire vive DDR4, 45$ (49€) pour la version 2 Go et 55$ (59€) pour le modèle 4 Go. La version 8 Go est apparue après à un tarif de 75$ (85€). Mais la fondation a baissé le tarif de la version 2 Go assez rapidement au prix de la version 1 Go pour coller avec les prix des composants. On pouvait donc trouver des modèles Pi 4 2 Go à 35$/38€ en début d’année 2020…

Le manque de composants impacte donc le début de la chaine de production et le reste des maillons font gonfler la note finale étape par étape. La faible production entraine des achats de grossistes en baisse qui répercutent les couts vers les revendeurs. En fin de chaine, le prix explose littéralement et enlève beaucoup de leur intérêt pour un particulier. Certaines sociétés ayant intégré les cartes dans leurs composants de base pour fabriquer leurs produits, ils sont obligés de casser leur tirelire et d’acheter les cartes quoi qu’il en coûte pur continuer à proposer services et matériels. Cet achat constant et à tous les tarifs continue à peser sur les disponibilités et n’impose aucune baisse de prix aux différents maillons de leur commercialisation.

Certains modèles sont également plus difficiles à trouver en ce moment. Des sites spécialisés dans leur commerce comme Kubii.fr ne listent plus les modèles 8 et 4 Go, la version 2 Go est à 52.90€ et la 1 Go a logiquement disparu. Sur Amazon France, le modèle 4 Go est listé à 169.90€ et la version 8Go à 175€

Certains espèrent clairement gagner une petite fortune en proposant des cartes 4 Go à des tarifs totalement délirants…

Une situation qui a tendance à durer et à s’amplifier, on risque de retrouver ce problème pendant encore quelques temps et cet effet sur les composants a déjà eu un impact sur d’autres fabricants de cartes de développement. Avec moins d’effet cependant, beaucoup de marques comme Hardkernel, Odroid, OrangePi, FriendlyELEC et autres ayant la bonne idée de vendre leurs solutions en direct. Ce qui évite l’effet de domino sur les tarifs imposé par le circuit des différents acteurs.

Source : CNX-Software

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