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4 jours pour tester les outils de production virtuelle d’Unreal Engine

Par : Shadows

Le collectif Bullitt et Epic Games ont récemment mis en place un test concret des outils VFX in-camera faisant partie des fonctionnalités de production virtuelle du futur Unreal Engine 4.27.

L’idée était de se placer dans une situation concrète proche des conditions classiques de production.

Le tout a été filmé sur le plateau LED de NantStudios, à Los Angeles, et l’équipe a été en mesure « de produire des pixels finalisés en tout juste quatre jours », annonce fièrement Epic Games.

Voici le résultat : un petit court-métrage avec acteurs, véhicule, et un mix de décors réels et viruels.

Au niveau technique, le projet s’est appuyé sur Level Snapshots (qui permet de matcher facilement les prises précédentes lorsque l’on revient sur un décor ou éclairage déjà utilisés), des outils d’interface pour un contrôle du système depuis un ordinateur portable ou une tablette, et la gestion colorimétrique OpenColorIO.

Des détails supplémentaires sont disponibles dans la vidéo ci-dessous et au sein d’un article dédié.

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Shinsen : un samuraï en fuite (court Isart Digital)

Par : Shadows

Omayla Arciniega, Emeline Cordier, Paola Gentil, Fanny Le Fur, Morgane Périer, Aurélien Schmitt, Cécile Zwiller présentent leur court de fin d’études à Isart Digital : Shinsen.

Shinsen raconte l’histoire d’un samouraï, au début de l’ère Edo, fuyant le champ de bataille. Affamé et épuisé, il mange les offrandes destinées à une statue abandonnée au milieu de la forêt. Victime d’une étrange vision, il reprend sa fuite.

Sound Design : Quentin Adoue / Johan Becart / Adrien Dautel / Valentin d’Aubuisson / Thilo Goluza / Pablo Gomez / Maxime Hoareau / Adrien Sesé

En termes de character design, le samouraï ne reprend pas forcément les clichés du genre. Un choix qui s’explique, nous a indiqué l’équipe du film, par le scénario et la volonté de représenter le personnage principal comme un déserteur, une victime de la guerre, à l’opposé des codes classiquement associés aux samouraïs.

La statue, elle, devait incarner une présence forte, une puissance, et avoir une apparence à la fois sublime et effrayante. Le design s’inspire de plusieurs divinités et figures bouddhistes et japonaises.
Bien entendu, ce personnage a demandé un gros travail puisqu’il évolue au cours du film et dispose de multiples membres mobiles. L’équipe a notamment travaillé sur l’automatisation de certains éléments, sur la création de modules de rig pouvant être réutilisés : de quoi par exemple faciliter la gestion des bras.
Si un test de personnage unique avec un rig multifonctions avait été fait en préproduction, l’approche adoptée a finalement été celle d’avoir deux modèles distincts, avec chacun leur rig, pour la statue debout et au sol.
Le rig pour cette dernière partie était très pratique à utiliser pour l’équipe : par exemple, un unique contrôleur permettait d’enrouler la langue, ce qui a simplifié l’animation. En termes de déplacements, araignées et scorpions ont servi de références pour obtenir des mouvements naturels.

On note évidemment la présence de plans relativement sombres dans le film, ce qui nécessite un soin particulier afin de conserver une bonne lisibilité. Pour ces séquences de nuit, un master lighting a été créé, une base sur laquelle sont venues se rajouter d’autres sources de lumière selon le plan (rim lights, en particulier).
Au compositing, de même que pour le lighting, une base a été déployée pour l’ensemble de ces plans, avant des ajustements plus précis.
Cette approche a permis de conserver une cohérence globale sur l’ensemble des plans de nuit, tout en affinant chaque plan.
Plus largement, le compositing a été une étape clé pour de nombreux éléments, comme l’intégration de la pluie.

Ce film achève notre couverture des courts de fin d’études 2021 d’Isart Digital, mais nous allons également évoquer les jeux vidéos créés par d’autres élèves de l’école.

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Les Paysans : après La Passion Van Gogh, la peinture s’anime à nouveau [WIP Annecy 2021]

Par : Shadows

La conférence était très attendue au Festival d’Annecy 2021 : après le triomphe du film La Passion van Gogh en 2017, la réalisatrice Dorota Kobiela était de retour avec un nouveau projet de film d’animation créé à partir de peinture et rotoscopie, Chłopi (Les paysans).

Aux sources : La Passion Van Gogh, un triomphe

L’équipe a entamé la présentation avec un bilan du premier film : réalisé par Dorota Kobiela et Hugh Welchman, il avait suscité un fort scepticisme durant une bonne moitié des 8 années de production, et de nombreuses personnes dans l’industrie étaient convaincues que le projet irait droit vers un naufrage artistique et économique.

Le box-office et la critique ont finalement donné raison à la ténacité de l’équipe : non seulement La Passion Van Gogh a été un succès majeur auprès des critiques, mais le film a en plus rapporté environ 42 millions de dollars au box-office mondial pour un budget de production de moins de 6 millions de dollars : un très beau succès commercial.

La Passion Van Gogh
L’équipe de La passion Van Gogh au Festival d’Annecy 2017. Au centre, Dorota Kobiela.

Rappelons que sur le plan technique, La passion Van Gogh s’appuyait sur de la rotoscopie peinte : une partie des éléments visuels (actrices et acteurs) ont été filmés en studio, puis une équipe d’artistes a peint image par image le film, chaque peintre créant plan après plan à l’aide de rotoscopie et en modifiant son oeuvre petit à petit pour générer les frames successives (pour plus d’informations, on se reportera à l’article que nous avions publié à l’époque).

Après La passion Van Gogh, quel projet choisir ?

L’équipe s’est évidemment rapidement posé la question d’un second film. Une autre vie d’artiste ? L’idée était séduisante, mais le projet aurait été trop similaire.
Autre option envisagée, celle d’un changement de genre, par exemple un film d’horreur : les séquences en noir et blanc de La Passion Van Gogh semblaient parfaites pour créer la bonne ambiance.

C’est finalement la réalisatrice Dorota Kobiela qui a eu l’idée d’adapter le roman Chłopi (« Les Paysans »), oeuvre du prix Nobel Władysław Reymont qui suit un village de paysans durant une année.
Oeuvre littéraire majeure de la Pologne, Chłopi évoque nature humaine, nature, jalousie, violence, amour, beauté : des thématiques parfaites pour un film fort.
Au niveau commercial, l’équipe a été franche : comme le livre est un classique à étudier en cours en Pologne, il devrait sans trop de difficultés rencontrer un joli succès local. A l’étranger, l’idée en termes de communication est plutôt de construire sur le succès de La Passion Van Gogh.

De multiples défis

Sean Bobbit, le producteur, nous a expliqué qu’il ne connaissait pas Chłopi jusqu’ici. Il s’est donc plongé dans l’oeuvre… En audiobook, soit une quarantaine d’heures à écouter en promenant son chien. Derrière cette anecdote, vous aurez compris que Chłopi est une oeuvre assez imposante, un des défis a donc été d’élaguer le roman afin qu’il puisse tenir dans la durée d’un film.
Pour y parvenir, il a fallu éliminer le superflu et de se concentrer sur les thèmes principaux : beauté (de la nature, des gens, du personnage principal), passion (conflit, violence, jalousie, sexe, musique et danse..), collectif vs individu.
Ecrire un résumé a aussi permis de mettre en lumière les moments clés, les éléments très cinématographiques. Enfin, alors que livre ne privilégie pas de personnage spécifique, le film suit une femme du roman en particulier : Jagna Paczesiówna.

Résultat : le script du film fait à peine 5% du volume du roman, tout en concentrant ses idées, thématiques et moments forts.

La réalisatrice Dorota Kobiela est revenue longuement sur les multiples inluences artistiques retenues, avec des peintres polonais comme Jan Stanislawski, Ferdynand Ruszcyc, Jozef Chelmonski, Leon Wyczotkowski, Piotr Michatwoski, Julian Falat, des artistes français comme Jean-François Millet, Gustave Courbet.
Plus globalement, le film s’inspirera essentiellement du mouvement artistique Jeune Pologne.
Nous avons pu découvrir le concept trailer, réalisé en plein hiver avec un budget très réduit. Il a permis de trouver le bon style, mais aussi de valider le choix de l’acteur masculin principal.

Avec de multiples sources d’inspiration visuelles, Dorota Kobiela devrait disposer de plus de liberté qu’avec La Passion Van Gogh. Les Paysans est très clairement un projet à suivre.
La sortie est prévue pour 2022.

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Ari Folman de retour au cinéma : Où est Anne Frank!

Par : Shadows

Le réalisateur Ari Folman (Valse avec Bachir, Le Congrès) dévoile quelques images de son nouveau long-métrage animé : Où est Anne Frank !

Prévu pour le 24 novembre, le film mettra en scène l’amie imaginaire à laquelle Anne Frank écrivait dans son journal : Kitty. Celle-ci s’échappera du journal, permettant à Ari Folman de naviguer entre passé et présent afin d’évoquer à la fois l’horreur des années 40 et le monde des années 2020, avec le sort des migrants.

Le long-métrage est coproduit par Samsa Film et Doghouse Films (Luxembourg), Purple Whale et Walking the Dog (Belgique), Bridgit Folman Film Gang (Israël),  Submarine (Pays-Bas).

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The Pipeline Conference/DigiPro du 27 au 29 juillet

Par : Shadows

Du 27 au 29 juillet se tiendra le double évènement The Pipeline Conference et DigiPro, co-organisés en virtuel.

Au programme, des conférences très diverses, à la fois techniques et pratiques, avec :

  • Des études de cas : Bob l’éponge, le film : Éponge en eaux troubles, Star Trek: Discovery, Les Mitchell contre les machines ;
  • Des présentations liées au covid : cybersécurité, travail distant ;
  • open source, ASWF ;
  • De la technique : impact du rig sur l’animation, DreamWorks A.C.M.E. Multilimb System, transition dans le cloud, DevOps pour le développement de pipelines, …
  • Panel Women in Pipeline.

Les conférences seront menées par des personnes du secteur des VFX et de l’animation : DreamWorks, Sony Pictures Animation, Mercenaries Engineering, Animal Logic, Nimble, Zoic Studios, Mikros, Disney, MPC, la Linux Foundation, Framestore, Foundry, Golaem, LAIKA, SideFX et bien d’autres ont répondu présent.

L’inscription est payante mais abordable : 30$. On se rendra sur le site officiel pour plus de détails.

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AnimFrance : après le sauvetage de France 4, de nouveaux défis en vue

Par : Shadows

Photo d’en-tête : ANNECY FESTIVAL/G. Piel

A l’occasion du Festival d’Annecy, le syndicat des producteurs d’animation français AnimFrance a donné sa traditionnelle conférence de presse. L’occasion de faire le point sur plusieurs dossiers ; nous en avons retenu quatre principaux : France 4, fusion TF1/M6, décret TNT, directive SMA.

France 4 : victoire après une rude bataille

Sans surprise, la fin des péripéties autour de France 4 a été évoquée comme une victoire. Pour rappel, le gouvernement avait envisagé de supprimer la chaîne, qui devait être réduite à une présence en ligne et une application. Un choix motivé par une volonté d’économies. Problème : France 4 est un diffuseur majeur de l’animation en France, et donc un débouché clé pour les studios du pays. Autant dire que la nouvelle avait été accueillie froidement dans l’industrie.

La mort de France 4 avait par la suite été repoussée, notamment en raison de la pandémie ; l’arrêt était néanmoins toujours prévu pour l’été 2021, mais un collectif de sénateurs de diverses tendances politiques avaient lancé un appel public pour conserver la chaîne.
Ces tractations, bien évidemment aussi portées par le secteur de l’animation et notamment AnimFrance, ont finalement abouti : le président Macron a annoncé son souhait d’une poursuite de France 4.

Lors de la conférence, AnimFrance a évoqué « un défi relevé » et voit dans ce revirement une victoire pour le jeune public, le service public mais aussi le secteur créatif.

AnimFrance ne compte pas pour autant s’arrêter là, et a mis en avant de nouveaux caps liés à France Télévisions. Il s’agira par exemple pour le syndicat de pousser en faveur d’une hausse des investissements du service public en faveur du cinéma d’animation, les montants actuels étant relativement réduits par rapport à ceux injectés dans la fiction live. Autre enjeu : créer une vraie dynamique dans des domaines comme l’animation pour adolescents et adultes.

Fusion TF1/M6 : de multiples inquiétudes

Second sujet majeur : le projet de fusion des groupes TF1 et M6, que nous avions déjà abordé en mai dernier. AnimFrance a ici rappelé les défis principaux, et surtout les dangers potentiels d’un tel projet. Il soulève par exemple de nombreuses incertitudes sur la stratégie jeunesse du géant qui résulterait de cette fusion, notamment en ce qui concerne l’avenir de la chaîne Gulli et la diversité éditoriale.

Plus largement, le risque est celui d’un déséquilibre par rapport à la situation actuelle, avec un pouvoir accru de la nouvelle entité face à l’industrie lors des négociations autour de nouveaux projets.

Depuis cette conférence, Bouygues et RTL ont finalisé leur accord de fusion : les détails concrets devraient donc être moins flous. Le CSA et l’Autorité de la concurrence doivent encore valider la fusion.

Opportunité avec un géant capable de sortir des budgets plus importants ? Menace voire drame pour la production indépendante ? Nous aurons l’occasion de revenir sur ce sujet dans les mois à venir.

Décret TNT

Troisième sujet brûlant, le « Décret TNT », autrement dit la nouvelle version du texte qui précise les relations entre les producteurs de l’audiovisuel d’une part, et les chaînes de télévision d’autre part.
Autant dire que les enjeux commerciaux sous-jacents sont nombreux et stratégiques.

Pour AnimFrance, le texte proposé initialement par le gouvernement était bien trop favorable aux éditeurs, mettant en péril la production indépendante. Un point d’autant plus problématique, estime AnimFrance, que les indépendants sont au coeur des exportations françaises, qui ont explosé ces dernières années : c’est donc une des forces de l’animation française qui serait attaquée par le nouveau décret.

Même si le gouvernement a déjà reculé en amont du Festival d’Annecy, avec une nouvelle version du texte moins défavorable aux producteurs, AnimFrance a clairement exprimé que « le combat continue » pour le syndicat des producteurs.

Directive SMA : dernière ligne droite

Toujours concernant l’actualité règlementaire, la fameuse Directive SMA et sa transposition en droit français ont été abordés.
Rappelons que ce texte européen sur les services de médias audiovisuels vise entre autres à promouvoir la diversité culturelle avec des quotas de production en fonction du chiffre d’affaire réalisé sur tel ou tel territoire.

En clair : l’enjeu de la directive SMA était de faire adopter aux nouveaux acteurs, comme les géants du streaming, le système déjà en place pour la télévision classique. Et donc d’exiger de ces nouvelles plateforme d’investir dans la production audiovisuelle européenne, dont l’animation française.

Sans revenir sur les détails, très techniques, de cette transposition, on retiendra surtout que le long processus de négociation a abouti sur des modalités qui semblent globalement satisfaire AnimFrance.
Concrètement, explique le syndicat, « l’animation française espère capter environ 20% des investissements des plateformes (cinéma + audiovisuel) », ce qui devrait assurer de belles perspectives d’avenir.

Des dossiers se ferment, de nouveaux s’ouvrent

France 4, fusion TF1/M6, décret TNT, directive SMA : cette conférence AnimFrance a été l’occasion de clore (ou d’assister aux dernières pages) de dossiers ouverts de longue date, mais aussi de mettre en lumière de nouveaux enjeux.

Les RADI-RAF en fin d’année devraient être l’occasion de faire un nouveau bilan actualisé, avec notamment la traditionnelle conférence sur les évolutions règlementaires.

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Material Maker, une nouvelle solution de création de matériaux et peinture 3D

Par : Shadows

Outils Substance, Mari, 3DCoat Textura… Les solutions ne manquent pas pour créer des matériaux et peindre des modèles 3D.

En voici une de plus : Material Maker, compatible Windows et Linux. Le produit s’appuie sur le moteur de jeu Godot Engine, et propose une approche nodale pour la création de matériaux/transformation de textures. Un système de peinture 3D PBR avec calques est aussi inclus.

Actuellement en version 0.95, Material maker a un atout de poids : vous pouvez l’utiliser gratuitement, ou choisir de faire un don du montant de votre choix.

Outre le site officiel, le projet dispose d’une page Itch.io. Les deux vous donneront accès au produit, à son code source et à la documentation. Enfin, des matériaux peuvent être téléchargés gratuitement.

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Tant que nos cœurs battent : une cavale sans issue

Par : Shadows

Jason Mégrelis, Sylvan Charmasson, Charlotte Dudzicki, Kévin Lagrue, Marion Légier, Hradini Parikh, Léa Zafrilla présentent Tant que nos coeurs battent, leur court de fin d’études au sein de Rubika. Une course-poursuite désespérée entre cavale, relation fusionnelle et réalité froide.

Deux femmes en cavale dans un désert, un canyon comme seule issue et, finalement, la mort au bout du chemin. L’occasion pour elles de vivre intensément leurs derniers instants.

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Alerte Rouge : un teaser pour le prochain Pixar

Par : Shadows

Découvrez les premières images d’Alerte Rouge (Turning Red en VO), futur film d’animation des studios Pixar.

Réalisé par Domee Shi (à qui l’on doit déjà le très réussi court-métrage Bao), le film sortira au printemps 2022 et nous propose un concept qui évoque Hulk, mais avec une adolescente :

ALERTE ROUGE le tout nouveau long métrage d’animation des studios Pixar raconte les aventures de Meilin Lee, une jeune adolescente de 13 ans, pleine d’assurance, mais tiraillée entre son image de petite fille modèle aux yeux de sa mère hyper protectrice et le chaos de l’adolescence. Et comme si tous les changements qui s’opèrent en elle ne suffisaient pas, chaque fois qu’elle est débordée par ses émotions – ce qui, pour une ado, arrive quasiment tout le temps –  elle se transforme en panda roux géant!

Voici la bande-annonce en VF puis VO :

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Scarecrow, un court Isart Digital aux inspirations Comics

Par : Shadows

Garance Duchêne Ribas, Florent Gayot, Louve Jacquet, Rénalya Mirande Ney, Théo Monti, Anaëlle Sieuw & Baptiste Verguet présentent leur court de fin d’études à Isart Digital (promotion 2021) : Scarecrow.

Jack, un épouvantail, se lie d’amitié avec les maïs de son champ. Après plusieurs mois à veiller affectueusement sur eux, un prédateur apparaît et les attaque cruellement. Devant ce massacre, aveuglé par la colère, Jack décide de les défendre, au péril de sa vie.

Sound Design : Hugo ANGLADE, Vinh-An BUIS, Maxence CHIRADE, Pierre DAUNIS, Baptiste DENOUX, Titien LEONI & Mattéo SISCARO

Vous l’aurez compris dès le visionnage du film : les expérimentations de certains studios comme Sony (Spider-Man: New Generation, Les Mitchell contre les machines) ont donné des idées à l’équipe. Les élèves souhaitaient par ailleurs créer deux directions artistiques tranchées pour différencier les plans classiques de ceux issus de la subjectivité de Jack.
Au final, l’effet 2D de la seconde direction artistique et la gestion des couleurs sont surtout liés au compositing, s’appuyant sur la passe d’albedo, des rim lights et des toon shaders. Les passes techniques (passe de profondeur par exemple) ont été essentielles pour retravailler l’image au compositing, refaire la colorimétrie et rajouter de fausses ombres.
Inspirée par Spider-Man: New Generation, l’équipe a ajouté des effets de type coup de crayon dans la seconde direction artistique ; des tests ont été faits pour ajouter également des trames, mais ils n’ont pas été concluants et cette idée a été abandonnée.

On notera également l’usage de FX 2D, par exemple pour les explosions : ces dernières ont été mises en place en lien étroit avec l’équipe de sound designers, et en s’inspirant entre autres d’animes japonais.
Si à la base, l’équipe avait fait un travail de R&D sous Embergen, cette solution a donc finalement été écartée, l’outil ne permettant pas la même précision, le même contrôle qu’une gestion manuelle.

Le champ a été mis en place avec Golaem Crowd : un choix fait après avoir vu le projet Rise géré par Fortiche Prod, et suite à un échange avec Nicolas Chaverou (cofondateur de Golaem) qui a expliqué à l’équipe qu’il avait justement travaillé sur le projet, à l’aide du logiciel Golaem Crowd.
La formation Golaem Academy (disponible ici gratuitement) a été d’une grande aide pour prendre en main le produit.

En ce qui concerne le chara design, les épis de maïs ont été pensés comme des créatures mignonnes, avec de grands yeux façon anime ; Jack, lui, a demandé beaucoup de recherches et a pendant un moment eu une tête de citrouille. Le plus difficile a été de le rendre expressif mais aussi et surtout de faire en sorte qu’il ne soit pas effrayant. Le personnage principal de L’Étrange Noël de monsieur Jack a été une des inspirations.

Le distanciel a posé de nombreux défis (dont celui de la colorimétrie, l’équipe disposant d’un poste avec écran calibré et accessible de façon restreinte), mais l’équipe était soudée et très présente sur Discord : les contraintes ont donc pu être gérées sans affecter le résultat final.

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Choucroute, amour, Beyrouth : un aperçu des courts Rubika 2021

Par : Shadows

Hier se tenait à Paris le Portfolio Day 2021 de Rubika, au cours duquel les élèves de la promotion animation 2021 de l’école présentaient leurs projets de fin d’études. Rappelons au passage que Rubika propose des formations en animation, donc, mais aussi en design et jeu vidéo.

Avant la projection des films

Objectif principal de ce Portfolio Day : permettre aux élèves de rencontrer des recruteurs de studios français mais aussi étrangers : TeamTO, Cube, Illumination Mac Guff, ILM, DreamWorks, Mikros, entre autres, sont des habitués. Si les conditions actuelles ont évidemment nécessité des entretiens à distance dans certains cas, des studios (notamment français) ont néanmoins fait le déplacement, comme nous avons pu le constater sur place.

A proximité de la salle de projection, les stands avec les équipes des films…
Et à l’étage, les rendez-vous entre studios et les jeunes talents de cette promotion 2021. Le tout, bien entendu, dans le respect des protocoles sanitaires actuels.

Il est encore trop tôt pour vous présenter les films en intégralité (ils arriveront en ligne d’ici un à deux ans, le temps de faire un circuit dans les festivals), nous allons continuer à vous faire découvrir la promotion 2019 dans les jours à venir.
Toutefois, pour vous donner un avant-goût des projets 2021, voici les bandes-annonces de cette nouvelle promotion, avec 7 films aux sujets, parti pris et tonalités très variées :

Almost Unreal, par Eve de Montbrial, Léa Vasselle-Bossy, Margaux Kempff, Grégoire Deranville, Ambre Jacques, Eléonore Chaumont, Alexis Descamps :

Obsédé par la perte de sa petite sœur, un vieil homme de ménage créé un monde merveilleux en collage, espérant la faire revenir. Mais lorsqu’il croit la retrouver, son monde parfait vole en éclats…

Orogénèse, par Damien Barthas, Lise Delacroix, Emma Gaillien, Pierre Legargeant, Roland van Hollebeke, Axel Vendrely :

Avant l’aube, un étrange personnage né du ciel s’écrase dans un désert. Réveillé et vulnérable, il va se démener pour retourner au plus haut point dans le ciel en faisant face à une terre en éveil. Pourtant dans son ascension effrénée, quelque chose se passe sous ses pas…

Yallah, par Nayla Nassar, Edouard Pitula, Renaud De Saint Albin, Cécile Adant, Anaïs Sassatelli, Candice Behague :

Beyrouth, 1982. Nicolas s’apprête à quitter sa ville natale, rongée par une guerre civile sans fin. C’est alors qu’il croise la route de Naji, un adolescent bien décidé à aller à la piscine, malgré tous les dangers. Tentant de protéger le jeune homme, Nicolas se retrouve entraîné dans une course folle contre la guerre, pour la simple liberté d’aller nager.

La Meute, par Lou Anne Abdou, Antoine Blossier Gacic, Louise Cottin-Euziol, Charline Hedreville, Agathe Moulin, Victoria Normand, Gabriel Saint-Frison :

Après une journée éprouvante, Marion, une jeune femme d’une vingtaine d’années, raconte son histoire à un policier dans l’espoir de se faire entendre. Selon elle, le responsable fait partie de la Meute. Selon lui, le responsable c’est elle.

Sauerkraut, par Andréa Marszalek, Hugo Greiner, Maïté Dufour, Floraya Marlin, Alix Poirier, Camille Krempp :

Un jeune homme veut demander la main d’une jolie Alsacienne à son père, mais ce dernier est un homme très étrange, effrayant, et maître en choucroute. Le jeune homme, malgré sa maladresse, décide de lui cuisiner une choucroute pour gagner la main de sa belle. Littéralement.

A l’article de l’amour, par Clara Duvert, Margot Chauchoy, Cédric Bagein, Laure Maitrehenry, Mattéo Martinez, Julien Cabezas :

À l’occasion de son anniversaire de mariage, Brigitte tente tout pour rallumer la flamme entre elle et son mari, ancien croquemort. Quand elle découvre que la dernière construction de sa voisine Martha ressemble à un cercueil, Brigitte n’a plus qu’une idée en tête, voler ce cercueil et l’offrir à son mari pour qu’enfin il la regarde.

London’s Burning, par Virginie Marcel, Maxime Ferlin, Romain Gaumont, Clara Loubry, Manon Averseng, Feng Juei Hsu :

En 1977, dans un Londres en ébullition à la veille du Jubilé d’Argent d’Elizabeth II, Ralph, punk, anarchiste et amoureux, se met en tête d’aller voler la Couronne d’Angleterre pour la belle Wendy, quoi qu’il en coûte. Après tout, y a-t-il plus belle preuve d’amour que le symbole de cette monarchie qu’ils rêvent de renverser ?

Bravo à toutes les équipes, qui ont su arriver au bout de projets de fin d’études malgré un contexte particulièrement complexe. Nous en profitons pour rappeler aux élèves sortant de l’école (mais aussi à l’ensemble des artistes qui nous lisent) de ne pas hésiter à s’inscrire gratuitement dans notre CVthèque afin d’être visible des entreprises qui utilisent notre plateforme emploi. D’autant plus que nous relayons actuellement dans nos actualités les profils des personnes nouvellement inscrites ou qui mettent à jour leur profil et sont en recherche.
Et aux studios qui n’utilisent pas déjà la plateforme, n’hésitez pas à nous contacter sur contact@3dvf.com pour en savoir plus !

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XR3 : en juillet, découvrez le meilleur de la VR

Par : Shadows

Après une première session en juin, vous pouvez à nouveau accéder à XR3, évènement dématérialisé qui propose des oeuvres immersives issues de trois évènements : NewImages, Tribeca et Cannes XR.

Rappelons le monde de fonctionnement :

  • vous devez disposer d’un casque VR filaire (le Quest en mode Link est géré) ;
  • téléchargez l’application Museum of Other Realities (désormais entièrement gratuite) sur les plateformes Viveport ou Steam VR;
  • les sélections NewImages, Tribeca et Cannes XR sont alors à télécharger sous forme de DLC (packs additionnels), qui sont payants mais très abordables (12,50€ par festival ; vous n’êtes pas obligés d’acheter les trois packs).
    Il vous suffit ensuite de suivre le tapis rouge dans Museum of Other Realities pour accéder aux différentes galeries.

Le catalogue d’oeuvres est accessible dès aujourd’hui et jusqu’au 17 juillet. Vous trouverez chez NewImages, Tribeca et Cannes XR la liste des oeuvres présentées ; selon le cas, il peut s’agir d’expériences interactives ou non, en animation 3D ou faisant appel à d’autres techniques (animation 2D, vidéo, etc).

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Annecy 2021 : Mac Guff redonne vie à Jean Gabin, Weta expérimente en IA

Par : Shadows

A l’occasion du Festival d’Annecy, Mac Guff, Weta Digital et Epic Games ont évoqué lors d’une table ronde leurs derniers progrès en matière de doublures numériques.

Mac Guff nous bluffe

Au cours de cette rencontre, titrée Doubles numériques et « virtual beings » : la technologie au cœur de l’acting, Rodolphe Chabrier est revenu sur le travail bluffant de ses équipes pour la série Le Bureau des Légendes. En coulisses, on trouve le Face Engine, une technologie maison. Si ce système peut redonner leur teint de jeunesse à des acteurs, il ne s’arrête pas là et peut aussi vieillir ou gérer des cicatrices, a expliqué Rodolphe Chabrier

Mieux encore, le studio travaille aussi sur du remplacement de visage. Rodolphe Chabrier nous a présenté un court extrait datant d’il y a quelques mois dans lequel l’acteur Cedric Weber se métamorphosait en Jean Gabin grâce à cette technologie.

Cette prouesse répond directement à un besoin client : la future émission L’Hôtel du Temps, prévue pour la rentrée sur France 3. Thierry Ardisson y proposera des interviews de personnalités décédées, telles que Jean Gabin. François Mitterrand, Lady Diana, Johnny Halliday, Yves Montand Louis de Funès, Michèle Morgan, entre autres, devraient également faire partie du casting.
Le budget est à la hauteur de la prouesse (environ 600 000€ selon Le Parisien).

Dernier point : selon Rodolphe Chabrier, si le système met du temps à être mis en place, il est ensuite « proche du temps réel » : de quoi imaginer, à terme, des usages de ce type de technologie lors d’émissions en direct ?

MetaHuman, une magie qui reste limitée

Du côté d’Epic Games, nous avons eu une nouvelle fois droit à la présentation de MetaHuman Creator et de ses possibilités. Pour rappel, cet outil disponible en accès anticipé permet de créer des humains photoréalistes temps réel.

Nina Ward, Product Manager de MetaHuman Creator chez Epic Games, a indiqué que selon elle, le talent des artistes reste visible avec ce type de solution, car ils poussent l’outil plus loin.

Elle a confirmé qu’il y avait une forte demande sur le fait de pouvoir créer des doublures à partir de l’apparence d’une personne réelle (que ce soit via des photos ou un scan 3D) : or, ceci n’est actuellement pas possible, du fait de la technologie sous-jacente. On le voit d’ailleurs en utilisant MetaHuman : l’outil nous propose initialement de choisir des visages, qui servent ensuite d’espace créatif. Il est impossible de créer un visage totalement arbitraire qui se se rapproche pas un tant soit peu de ces références.

En l’état, Nina Ward ne peut donc rien promettre sur l’arrivée d’éventuelles doublure à votre image : il faudrait soit modifier l’approche technique, soit élargir de façon significative la taille des données de scan employées.

Weta Digital : l’IA sous contrôle

Enfin, Sidney Kombo, Animation Supervisor chez Weta Digital, a aussi donné sa vision des doublures numériques.
Il a indiqué que le studio se tourne « lentement mais sûrement » vers l’IA ; l’équipe cherche par contre à garder un contrôle artistique sur les détails, ce qui est évidemment une contrainte de plus.

Sidney Kombo a aussi souligné que la ressemblance physique ne fait pas tout : le reste du corps, la façon de bouger sont d’autres éléments clés pour qu’une doublure numérique soit acceptée comme réaliste par le public.

Un domaine prometteur

On le voit, les technologies évoquées ont loin d’avoir livré tout leur potentiel. Il sera d’autant plus intéressant de suivre les évolutions à venir, notamment du côté de Mac Guff.

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Le logiciel NVIDIA Canvas transforme vos esquisses en concept arts

Par : Shadows

Mise à jour : ajout d’une précision sur la configuration technique.

Souvenez-vous : en 2019, NVIDIA présentait son outil GauGAN qui utilisait le deep learning pour transformer une esquisse rapide en paysage. L’idée était de peindre des éléments plutôt que des couleurs : des montagnes ici, une colline là… Il suffisait d’indiquer quelles zones de l’images correspondaient à chaque élément, et l’application générait une image complète et détaillée.
L’outil était perfectible, mais laissait entrevoir des possibilités surprenantes.

Nous voici désormais en 2021, et NVIDIA lance Canvas : une application qui propose une version améliorée du même principe.
La refonte propose des résultats plus réalistes et dispose de fonctions de dessin plus puissantes, avec par exemple en système de calques.
Plus largement, l’interface a été largement revue et passe du prototype au logiciel utilisable en production. Vous pourrez d’ailleurs exporter vos créations sous Photoshop, avec les calques, de façon à affiner le résultat obtenu.

La fin de la vidéo donne une idée du workfow proposé par NVIDIA : le rendu sous Canvas peut servir de base pour du digital painting, l’artiste apportant en aval, sous Photoshop, son propre style.

Autre exemple avec l’artiste Darek Zabrocki qui semble avoir surtout cherché à trouver l’ambiance et la composition de son illustration finale.

Canvas est disponible gratuitement chez NVIDIA, en beta. L’outil est compatible Windows 10 et nécessite en théorie une carte RTX : en pratique, il semble bien qu’une GeForce pré-RTX, par exemple, puisse faire tourner l’outil sans problème.

L’article Le logiciel NVIDIA Canvas transforme vos esquisses en concept arts est apparu en premier sur 3DVF.

Idéfix et les irréductibles : découvrez les premiers épisodes !

Par : Shadows

Idéfix et les irréductibles, toute première série d’animation issue de l’univers d’Astérix et Obélix, sort aujourd’hui en avant-première (13 premiers épisodes) sur Okoo et chez France Télévisions. Elle sera ensuite diffusée en intégralité sur petit écran, à partir du 28 août sur France 4.

Portée par France Télévision et Studio 58 (affilié à Hachette Livre), la série est Made in Armorique puisque fabriquée chez o2o, à Saint-Malo.

La série se destine aux 5-10 ans, avec 52 épisodes de 11 minutes. Côté scénario, nous suivrons un Idéfix qui n’a pas encore rejoint les gaulois : il vit à Lutèce/Paris en compagnie d’autres animaux et fait déjà face aux romains. C’est donc une préquelle qui nous est proposée ici.

Nous sommes en 52 avant J.-C. Ainsi que les historiens nous l’enseignent, le chef gaulois Camulogène vient de perdre dans les plaines de Pontoise face au général romain Labienus.

Tout Lutèce/Paris est occupée par les Romains. Tout ? NON ! La maison de Camulogène, barricadée et condamnée par l’envahisseur, est habitée par une bande d’animaux : les Irréductibles. Menés par Idéfix, Baratine, Turbine et Padgachix résistent encore et toujours à la romanisation de la cité, et ses conséquences douloureuses pour la population, et l’environnement.

Dans La Louve, le palais romain fortifié, le général Labienus et sa protégée, la chatte Monalisa, souhaitent quitter au plus vite ce « trou de Province » pour enfin goûter un Triomphe bien mérité à Rome. Mais, pour cela, ils doivent romaniser Lutèce, la transformer en authentique cité romaine. Déterminé, Labienus engage des projets lourds de conséquences pour le quotidien des Lutéciens : construction de nouveaux bâtiments, destruction d’anciens symboles gaulois, déplacements de personnes… Ils sont prêts à tout ! Ces projets créent des injustices ou des déséquilibres qu’Idéfix et les irréductibles s’emploient à corriger, avec le formidable esprit de résistance qui les caractérise.

Pour atteindre leur objectif, les Romains s’appuient sur les chiens de la légion (des beagles), menés par le berger goth Arquebus. Heureusement, Idéfix et les Irréductibles ne comptent pas les laisser faire !

Quelques vidéos de présentation sont visibles ci-dessous : origines du projet, génériques, personnages sont présentés. Rappelons également que nous vous avions proposé une interview sur ce projet, avec plus d’informations sur la série mais aussi des concept arts.

Les 13 premiers épisodes sont visibles chez France Télévisions ou sur l’application Okoo.

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RenderMan 24 : XPU, Lama, Blender pour séduire les studios

Par : Shadows

Pixar lance aujourd’hui la version 24 de RenderMan, sa solution de rendu pour l’animation et les effets visuels.

Voici un tour d’horizon des avancées. Notez par ailleurs qu’un webinar gratuit est organisé aujourd’hui 30 juin à partir de 17h avec Philippe Leprince des studios Pixar, en Français, pour présenter ces nouveautés : il est encore temps de vous inscrire !

XPU : un nouveau moteur sous le capot

Sans conteste une des avancées phares de cette version 24, XPU est un système de rendu hybride CPU+GPU. Le moteur est pour le moment centré sur la phase de look development, mais remplacera à terme RIS, le moteur de rendu actuel de RenderMan, comme outil principal de production.

Les vidéos ci-dessous donnent une idée claire de l’intérêt de l’approche hybride : qu’il s’agisse du rendu initial ou de l’édition progressive d’éléments de la scène, XPU permet de gagner un temps précieux.

XPU gère déjà de nombreuses fonctionnalités de RenderMan, mais pas toutes : Lama (voir point suivant), les Volumes, les patterns c++, le baking, les point clouds , les NURBS, les quadrics/blobbies, les mesh lights ou les AOVs, par exemple, font partie des éléments non supportés.
XPU est compatible Windows 10 et Linux, mais pas avec MacOS. En outre, il faudra disposer d’un GPU NVIDIA. Enfin, le multi-GPU n’est pas encore géré.

Des limitations qui expliquent pourquoi Pixar ait choisi de présenter pour le moment XPU comme un outil essentiellement axé lookdev, layout. Il reste toutefois envisageable d’utiliser XPU pour du rendu final, selon les caractéristiques de vos projets.

Lama : un drôle d’animal venu d’ILM

Seconde avancée notable, Lama est un système de maltériaux multi-couches développé chez ILM. L’idée est de proposer une approche de construction des matériaux qui soit modulaire, tout en incluant les derniers développements en matière de conservation de l’énergie et de dispersion.
Autrement dit, Lama permet de créer des matériaux complexes si nécessaire, mais avec un système permettant de partir de bases simples que l’on étoffe progressivement.

Démonstration de Lama par Leif Pedersen
Ci-dessus et ci-dessous : rendus créés par Eugene Riecansky avec Lama

Rendu stylisé

Si RenderMan est bien connu pour ses capacités en matière de photoréalisme, l’équipe de développement n’oublie pas le rendu stylisé.
Contrôle non destructif des contours, création de motifs esquissés, rendu de type Anime : le système Stylized Looks (disponible uniquement dans la version commerciale de RenderMan) devrait vous permettre de laisser libre cours à votre imagination.

OpenColorIO

Pixar propose désormais le support OpenColorIO/ACES, et rend donc RenderMan compatible avec les outils standards de l’industrie en ce qui concerne la gestion colorimétrique. Le RenderMan Image Tool, plus connu sous le surnom « It », a évidemment lui aussi été mis à jour en conséquence.

Ci-dessus : rendu d’une voiture par Leif Pedersen avec ACES ; ci-dessous, en sRGB.

Statistiques en direct

RenderMan permet désormais de disposer de données en direct sur l’utilisation des ressources, grâce à une refonte du système de statistiques : l’équipe de développement a mis la priorité sur l’interactivité et l’extensibilité.

De nouveaux Patterns

Hex Tiling Manifold, Phasor Noise font leur arrivée dans les options artistiques mises à disposition.

Light Baking

Pour vos projets temps réel et besoins en VR, RenderMan vous permet de baker le lighting au sein de texture maps 2D et de nuages de points.

Patterns OSL

La grande majorité des patterns c++ a été convertie en OSL. L’intérêt ? Pouvoir partager le code entre RIS et XPU, ce qui vous permet d’avoir l’assurance que l’aperçu XPU correspond bel et bien à ce que vous obtiendrez avec RIS.
Les patterns C++ sont toujours supportés, mais ne fonctionneront que sous RIS.

Echantillonnage amélioré

La gestion du bruit a été améliorée via le « blue noise dithering » : en clair, la distribution des échantillons est organisée de telle façon que l’on a l’impression visuelle d’avoir une image plus propre, plus rapidement.

Mises à jour des outils, compatibilité

Support des dernières versions de Maya, Katana, Houdini, Solaris (y compris LPEs, AOVs).

Le support de Maya 2022 n’est pas encore complet, les équipe travaillant sur certains point spécifiques (comme USD).

RenderMan 24 gère OpenVDB 6.2.1, OpenEXR 2.3, la VFX Rederence Platform 2019.

Navigateur de presets

Le Preset Browser gère désormais les presets Lama et les Stylized Looks.

RenderMan for Blender

Avec l’essor de Blender, un nouvel addon devenait indispensable : le voici ! Ce nouveau plugin a été spécifiquement réécrit pour tirer parti de RenderMan 24 et son architecture.

Bilan

RenderMan 24 est Compatible Windows 10, Mac OS et Linux, Maya (2019 et supérieur), Houdini (17.5 et supérieur), Katana (3.2 et supérieur), Blender 2.83 et supérieur.

Avec XPU et Lama, Pixar propose des avancées notables qui permettront aux artistes de travailler plus efficacement. Même si XPU se limite à certaines étapes du workflow, l’outil devrait par exemple accélérer fortement le lookdev.

En parallèle, RenderMan reste fidèle à sa philosophie : un moteur utilisable tel quel sans développement, tout en restant extensible au besoin.

Enfin, le nouvel addon Blender devenait une nécessité au vu des évolutions du marché.

Comment tester gratuitement RenderMan 24 ?

Si Pixar propose une version non commerciale sur le site officiel, sans limite de durée, nous vous déconseillons de l’utiliser pour vous faire une idée de cette v24 : en effet, certaines des nouveautés majeures (XPU, Lama shaders…) ne sont pas incluses.

Nous vous proposons donc plutôt de contacter le revendeur français, Progiss (voir informations dans le paragraphe suivant), qui pourra vous fournir des licences de test pleinement fonctionnelles.

Où acheter RenderMan 24 ?

Progiss, partenaire de 3DVF, est revendeur officiel de RenderMan en France. Vous pouvez donc trouver RenderMan dans la boutique 3DVF.fr (750€HT, 1 an de maintenance)
N’hésitez pas à contacter l’équipe Progiss par téléphone au 01 49 89 07 90 ou par mail : info@progiss.com pour plus de détails.
Notez également que l’équipe Progiss est à votre disposition pour vous proposer des présentations des logiciels de la boutique, que ce soit dans leurs locaux (Villepinte, à côté de Paris) ou dans les vôtres.

Comment bien débuter avec RenderMan ?

Pixar propose des formations gratuites autour de RenderMan, et des cours dédiés aux nouveautés de la version 24 seront bientôt proposés (n’hésitez pas à surveiller le lien précédent).

En outre, Progiss, propose des formations RenderMan à la demande, avec prise en charge OPCA.

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2013-2021, 8 ans de lapin Duracell chez Mikros MPC

Par : Shadows

Mikros MPC profite d’une nouvelle campagne destinée à une célèbre marque de piles pour dévoiler une compilation reprenant 8 ans de collaboration avec la marque :

On découvre évidemment dans cette vidéo le tout dernier spot, réalisé en full CG. Mikros MPC explique avoir été impliqué dès les débuts du projet, et souligne que collaborer dans la durée avec un client permet d’être plus efficace :

Au fur et à mesure de l’évolution de ce personnage, les équipes de Mikros MPC ont affiné ses traits, ses mouvements et ses émotions et ont pu pallier les limites techniques et artistiques qu’imposait sa charte graphique en développant son rig avec beaucoup de détails.
Plus particulièrement, Augustin Paliard, lead Animation chez Mikros MPC, a développé une bibliothèque d’assets complète basée sur les films précédents et les dernières améliorations qui rassemble toutes les poses, les expressions faciales mais aussi les formes de bouche en fonction des phonèmes utilisables dans tous les pays. Pas moins de 50 expressions sont répertoriées dans cette bibliothèque et approuvées par Duracell, ce qui garantit la standardisation de toutes les intentions créatives sur Bunny.

L’avantage de tout ce travail, poursuit Mikros MPC : un lapin moins théâtral, des expressions plus subtiles.

Côté décors, Mikros MPC a donc créé pour le nouveau spot un magasin, un salon, un garage et enfin une ville. le défi était surtout ici de proposer des environnements crédibles, donc avec un soin sur le détail, le texturing et l’éclairage.

Pour en savoir plus, on pourra regarder deux making-of vidéo publiés par le studio :

Credits :
• Client : Duracell
• Agency team
o AGENCY: Wunderman Thompson
o CHIEF CREATIVE OFFICER: Steve Aldridge
o GLOBAL CREATIVE DIRECTOR: Jason Berry
o CREATIVES: Katia Schutz & Stefan Foster
o INTEGRATED PROGRAMME DIRECTOR: Danny Bayliss
o CREATIVE PRODUCER: Christine Sibthorp
o PLANNING DIRECTOR: Neil Godber
o SENIOR PLANNER: Pierre-Henry Briec
o GLOBAL BUSINESS DIRECTOR: Bob Boxer
o ASSOCIATE BUSINESS DIRECTOR: Lizzie Alleyne
o ACCOUNT DIRECTOR: Eric Gruber
o ACCOUNT MANAGER: James Brenchley
o ACCOUNT EXECUTIVE: George Lawrence
o INTEGRATED PRODUCTION DIRECTOR/PRODUCER – TVC’S:
Toby Clifton
o PRODUCER – SOCIAL: Robert Morgan, Chris Elysey

• MEDIA AGENCY
o UK MEDIA AGENCY: Starcom

• Mikros MPC
o Head of Production: Hugo Allart
o Executive Producer: Ana Rodrigues
o Director : Shaun Severi
o Animation Supervisor : Augustin Paliard
o VFX Producer : Allahan Lasledj
o CG Supervisor: Guillaume Poueymarie
o CG Consultant: Guillaume Ho
o Modeling: Nicolas Du That Co, Philippe Zozor
o Texturing/Shading: Richard Rampaly, Guillaume Dadaglio, Valentin
Lesueur
o 3D Generalist: Alexandre Sauthier, Floriane Greneche
o Concept/Paint Over: Nathan Lucas
o Animator : Coline Tomala, Samuel Durand, Coralie Soudet
o Render/Lighting: Victoria Léger, Floriane Greneche, Christophe
Plouvier, Luc Martias, André Monteiro
o FX/Cloth: Stéphane Soubiran
o Crowd: Louis Maero, Lucas Vielet
o DMP : Floriane Greneche

o Compositing: Floriane Greneche, Luc Martias, Théo Cocagne,
Laurent Launes, Eric Lemains
• Voice: (UK Voice over) Miles Luna

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Une oeuvre VR innovante et produite par Terrence Malick présentée à Annecy

Par : Shadows

A l’occasion du Festival d’Annecy, nous avons eu droit à un aperçu du projet Evolver – Prologue, un court-métrage en réalité virtuelle de Marshmallow Laser Feast, en collaboration avec Terrence Malick (producteur délégué), produit par Atlas V (France) et Marshmallow Laser Feast (Royaume-Uni), et en coproduction avec la division XR d’Orange.

Le concept : une expérience méditative qui nous invitera à voyager dans notre propre corps. Evolver – Prologue suit le parcours de particules d’oxygène tout au cours du processus de respiration, dans les poumons puis le circuit sanguin.
Le projet implique également un gros travail musical, avec entre autres Johnny Greenwood de Radiohead.

Concrètement, et comme le montre le teaser, l’expérience s’appuiera sur des représentations scientifiques diverses : imagerie médicale (scanner, rayons x), vues microscopiques, végétal, champignons…
Au niveau technique, Houdini est au coeur du travail des équipes, accompagné de vvvv : un toolkit utile pour gérer les scènes très lourdes, par exemple une scène VR avec nuages de points.

L’implication d’Atlas V dans ce projet n’est pas une surprise : l’entité française dispose déjà d’une solide expérience, avec des projets tels que Gloomy Eyes, Spheres, Battlescar qui ont su séduire critiques et public.
Du côté d’Orange, le soutien au secteur XR est notamment lié à la promesse de retombées sur les marchés du groupe : durant la conférence, l’opérateur n’a par exemple pas caché son intérêt pour le modèle économique déployé en Corée du Sud, où la 5G est portée par des abonnements combinant forfait téléphonique et heures d’expériences XR. D’où l’implication dans des expériences comme Evolver.

Au-delà du teaser, nous avons eu droit à à un aperçu plus détaillé du projet, et le concept semble prometteur. Reste à voir si le résultat final est à la hauteur de l’expérience planante et introspective que l’équipe souhaite mettre en place.
La réponse, en théorie, au printemps prochain.

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Critique : Josée, le tigre et les poissons, un mélo plus subtil qu’il n’y paraît

Par : Shadows

Projeté lors de la cérémonie d’ouverture du Festival d’Annecy, Josée, le tigre et les poissons est désormais visible dans les salles obscures.

Réalisé par Kotaro Tamura (assistant réalisateur de Mamoru Hosoda sur Les Enfants Loups) chez le studio Bones, le film est tiré d’une nouvelle de Seiko Tanabe qui a déjà eu droit à plusieurs adaptations.

Le film a un pitch qui peut inquiéter au premier abord, la rencontre entre une jeune femme paraplégique et un amateur de plongée pouvant laisser craindre un traitement peu subtil.

Kumiko, paraplégique depuis l’enfance, vit avec sa grand-mère, qui la sur-protège du monde extérieur. Elle sort peu et s’est créé son propre univers, aidée par la lecture, sa fascination pour la mer et son imagination débordante. Elle demande qu’on l’appelle Josée, du nom d’une jeune héroïne d’un roman de Sagan. Tsuneo, brillant étudiant en biologie marine, aimerait poursuivre ses études au Mexique où il pourrait vivre son rêve, plonger dans les eaux tropicales. Pour cela il lui faut de l’argent et il cherche donc des petits boulots. Un soir, il tombe littéralement sur Josée et la sauve d’une horrible chute. Suite à cette rencontre accidentelle, la grand-mère de Josée engage Tsuneo comme aide-soignant. Josée se révèle autoritaire et têtue, mais Tsunéo est d’une grande patience. Ils apprennent à se connaître et même à s’apprécier. Un jour, il emmène Josée à la mer…

Heureusement, Josée, le tigre et les poissons évite cet écueil et ne s’embourbe pas dans une avalanche de clichés. Nous laisserons évidemment les personnes plus proches du sujet apporter leur regard et leur avis ; la relation entre Kumiko et Josée nous semble en tous cas plus complexe que ce que l’on pourrait croire. Prises d’initiatives, rebondissements, renversements de situations sont de la partie.

Entre une relation éloignée des codes japonais et un Kumiko qui à l’inverse correspond parfaitement au cliché du jeune japonais travaillant à outrance, Josée, le tigre et les poissons est également l’occasion de questionner la façon dont le Japon traite le handicap.

Côté visuel, on appréciera en particulier le travail sur les décors et la lumière, très bien maîtrisés. Plus globalement, le studio Bones propose ici un très beau traitement graphique.

Au final, Josée, le tigre et les poissons est un mélo adolescent et romantique qui sait se montrer intelligent. Un film attachant qui vous séduira moins par sa trame globale que par ses détails, le traitement des personnages principaux, le jeu autour des clichés tout en évitant de s’y embourber.

Josée, le tigre et les poissons est distribué en France par Eurozoom.

Un dernier point : comme nous l’expliquions plus haut, l’oeuvre dont est tirée le film a donné d’autres adaptations, dont Josee, the Tiger and the Fish / Joze to Tora to Sakana-tachi (2003 – Isshin Inudô). Une version en live-action que nous avons également vu et qui montre qu’un même matériau peut donner des projets assez différents : sans doute destinée à un public plus adulte, cette adaptation diffère de l’anime via différents éléments parfois majeurs. On y trouve notamment un ton doux-amer absent de l’anime. Un film qui mérite aussi que l’on s’y intéresse.

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Annecy 2021 : quels chiffres de fréquentation pour l’édition hybride ?

Par : Shadows

Le CITIA, qui organise chaque année le Festival d’Annecy et le MIFA, vient de dévoiler les chiffres de son édition 2021. Un élément qui donne une petite idée de l’évolution de la fréquentation des festivals internationaux.

Ce sont 8500 accréditations qui ont officiellement été réservées cette année, dont 2 336 pour le MIFA. Des chiffres qui représentent un net recul par rapport aux années précédentes : si l’on reprend les données fournies par le Festival et que l’on compare 2021 à 2019 (2020 ayant déjà eu lieu en pleine pandémie) on assiste à une chute d’environ 30% sur le nombre total d’accréditations, et de plus de 40% côté MIFA.

2014 : 7 100 accréditations, dont 2 450 MIFA
2015 : 8 300 accréditations, dont 2 680 MIFA
2016 : 9 153 accréditations, dont 2800 MIFA
2017 : 10 000 accréditations, dont 3000 MIFA
2018 : 11 700 accréditations, dont 3 800 MIFA
2019 : 12 300 accréditations, 4 143 MIFA
2020 : 15 570 accréditations, dont 4 130 MIFA
2021 : 8 500 accréditations, dont 2 336 MIFA, 50% sur place et 50% en ligne

La baisse d’affluence au MIFA était prévisible : avec les restrictions actuelles sur les déplacements internationaux, la situation en France qui est restée tendue durant les premiers mois de 2021, il est logique que de nombreuses personnes de l’industrie aient préféré ne pas venir. L’option d’un MIFA dématérialisé ne semble pas les avoir convaincues pour autant, le signe peut-être que les rencontres physiques sont considérées comme irremplaçables.
Côté français, et sans pour autant généraliser, le MIFA 2021 a sans doute été pour de nombreux studios un symbole de retour à la vie normale, davantage qu’un simple rendez-vous de l’industrie.

La chute du côté du volet grand public est peut-être plus surprenante à première vue. On peut sans doute y voir le signe, que la dématérialisation, avec ses contraintes et ses limites, ne remplace pas un vrai festival physique pour une bonne partie du public et que la plateforme en ligne, malgré ses nombreux contenus, laisse les passionnés sur leur faim.
Autrement dit : Annecy, pour une bonne partie du public, est sans doute avant tout une expérience à vivre, de l’humain, plus qu’une accumulation de contenus.

Reste désormais à attendre l’édition 2022, que l’on espère évidemment sans restrictions sanitaires. Si tel est le cas, et si la situation s’améliore au niveau mondial, on pourra sans trop de risque prévoir une explosion spectaculaire des accréditations, et un retour à des niveaux plus proches de ceux des années 2017 à 2019.

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Ron Débloque : une bande-annonce et des détails pour le premier film de Locksmith

Par : Shadows

Découvrez les premières images de Ron Débloque (Ron Gone’s Wrong), premier film du studio Locksmith Animation. Il est réalisé par Jean-Philippe Vine et Sarah Smith, co-réalisé par Octavio Rodriguez, la fabrication étant assurée par Double Negative.

L’équipe de Locksmith a profité du Festival d’Annecy pour nous donner quelques détails sur ce projet, présenté comme étant issu du concept « Her de Spike Jonze, mais pour les enfants ». Concrètement, on suit un enfant n’ayant pas beaucoup d’amis qui reçoit un robot-compagnon. Mais ce dernier semble avoir beaucoup de bugs…

Si elle est assez peu visible dans la bande-annonce, la ville dans laquelle se déroule l’action a été un des enjeux en termes de production design : elle devait être totalement ordinaire, alors que comme l’indique Locksmith, les artistes ont souvent tendance à préférer les décors plus exotiques, qui leur laissent exprimer leur créativité.

Au niveau de l’animation, il a fallu apporter un soin important aux foules, l’équipe voulant éviter les répétitions : les enfants se doivent d’avoir chacun leur personnalité, avec des personnalités individuelles.
Enfin, les motion graphics ont été un autre point important, puisqu’ils sont très présents sur les robots.

Un dernier point : pendant la présentation Locksmith, nous avons eu droit à une petite surprise avec l’intervention de Simon Otto (bien connu pour son travail chez DreamWorks en tant que head of character animation sur la trilogie Dragons). Il a en effet quitté les studios américains : dernièrement, il a réalisé l’épisode The Tall Grass de la saison 2 de Love, Death & Robots, et travaille désormais chez Locksmith sur un futur film de Noël. Il ne nous a malheureusement pas donné beaucoup plus de précisions sur ce futur second long-métrage de Locksmith.

Quoiqu’il en soit, Ron Débloque sortira en octobre dans les salles françaises.

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Marco & Polo Go Round: une oeuvre VR entre amour et gravité (NewImages/XR3)

Par : Shadows

Nous poursuivons notre couverture des évènements NewImages Festival et XR3 (auquel il est toujours possible de participer en distanciel: vous trouverez les instructions en fin d’article) avec un projet intimiste réalisé par Benjamin Steiger Levine : Marco & Polo Go Round.

En voici le synopsis : le matin de son anniversaire, le jeune Marco se réveille et découvre que Polo, sa compagne, lui a préparé un gâteau d’anniversaire. Jusqu’ici rien de très surprenant, mais un petit détail lui saute rapidement aux yeux : tous les objets de la cuisine ont été scotchés, attachés, reliés au sol ou aux meubles.
Un point qui prendra tout son sens quand la discussion au sein du couple révèlera des fractures profondes… Et que la gravité en profitera pour faire des siennes et s’inverser.

Vous l’aurez compris, cette oeuvre nous invite à plonger dans un univers surréaliste où les failles d’un couple se manifestent physiquement. Un concept simple et efficace, très visuel.
La cuisine dans laquelle se déroule l’action est à ce titre un choix judicieux à plus d’un titre : elle renforce le sentiment de pénétrer dans l’intimité du couple, et donne le sentiment de saisir une conversation brute, sans filtre. Par ailleurs, les objets présents dans la pièce sont parfaits pour le jeu de gravité qui nous est proposé : couverts, vaisselle, liquides… Leur nombre permet en prime d’étaler l’effet au fil du temps.

Outre l’environnement riche en détails, nous avons apprécié le traitement des personnages, gérés avec intelligence. Le texturing stylisé, proche de la peinture, permet de renforcer l’expressivité des visages. Un choix qui vient réhausser l’animation temps réel. L’animation, d’ailleurs, est ici atypique : l’équipe a mêlé la capture volumétrique avec l’animation traditionnelle. Le résultat est un jeu d’acteurs relativement subtil, d’un niveau nettement plus élevé que celui, rigide, proposé dans de trop nombreuses oeuvres VR.

Efficace et maîtrisé, intime et surréaliste, Marco & Polo Go Round est une oeuvre que nous vous recommandons. Vous pouvez la découvrir dans le cadre de XR3 (évènement qui réunit NewImages, Tribeca et Cannes XR). Il vous suffit pour cela :

  • De télécharger l’application Museum of Other Realities, gratuite du 9 au 20 juin puis du 6 au 17 juillet, sur les plateformes Viveport ou Steam VR.
  • De télécharger le DLC NewImages Festival (12,5€), qui vous donnera accès à de multiples expériences VR, dont celle-ci.

Scénaristes : Gregory Adam Kaufman et Benjamin Steiger Levine
Réalisateur: Benjamin Steiger Levine
Producteurs: Pierre Even et Audrey Pacart
Coproducteur : Alain-Gilles Viellevoye

Produit par Audrey Pacart, Paul-E. Audet et Pierre Even d’ITEM 7 et coproduite par Alain-Gilles Viellevoye de Belga Productions, cette coproduction Canada-Belgique a bénéficié de la participation financière du Fonds des médias du Canada avec Wallimage Enterprise et Creative Wallonia dans le cadre de la mesure incitative aux médias numériques Canada-Wallonie pour les projets multiplateformes, de Téléfilm Canada, du Crédit d’impôt cinéma et télévision du Québec – SODEC, du Fonds Belga Films, de l’Abri fiscal belge, du Crédit d’impôt pour la production de films ou de vidéos canadiens et de la participation d’ARTE. La distribution et les ventes internationales sont assurées par Paul Bouchard chez Diversion Cinema.

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Mal-être étudiant : suite aux critiques, le RECA annule sa table-ronde

Par : Shadows

Nous vous avions indiqué la tenue, aujourd’hui vendredi 18 juin, d’une table-ronde au Festival d’Annecy sur le mal-être étudiant.
Un sujet malheureusement toujours d’actualité, mais à plus forte raison depuis la pandémie, l’isolement et les conditions de travail éprouvantes se rajoutant aux problèmes déjà en place (harcèlement, rejet, peur de l’entrée dans la vie active, difficultés financières…).

Une table-ronde prévue puis annulée

Le RECA, association qui fédère une trentaine d’écoles françaises d’animation, jeux vidéo et effets visuels, devait donc proposer à 10h ce matin une table ronde sur le sujet, destinée à faire un bilan de la situation et à proposer des solutions :

Face au mal-être de certains étudiants, lié à différents facteurs (confinement, isolement, cyberharcèlement, peur de l’avenir…), les écoles du RECA se mobilisent pour proposer des solutions.

La question des souffrances étudiantes est un sujet prioritaire pour les écoles du RECA. Nombreuses sont celles qui proposent au sein de leur établissement des soutiens personnalisés (écoute, accompagnement…).

Après un état des lieux de la situation actuelle par l’Observatoire national de la vie étudiante, un psychologue, un responsable d’école et un étudiant échangeront sur leurs expériences (questionnements et solutions), et répondront aux questions du public.

Pour en discuter, les personnes suivantes étaient annoncées :

  • Vincent Chiarotto, directeur de l’ECV Bordeaux ;
  • Gustave Soloy, étudiant à l’école Georges Méliès ;
  • Feres Belghith, directeur de l’Observatoire de la vie étudiante ;
  • Cédric Moens de Hase d’ArtFX ;
  • Catherine Constant-Grisolet, directrice de LISAA Animation & Jeux Vidéo.

Polémique puis une annulation

C’est justement la liste des personnes présentes qui a fait polémique. En fin d’année dernière, un élève de LISAA est en effet mort par suicide. Si les causes d’un tel évènement sont toujours complexes, la famille et un article de Capital, que nous avions relayé, mettaient en avant du harcèlement scolaire et en ligne, ainsi que des accusations de plagiat. Selon Capital et la famille, l’école n’aurait alors pas su agir pour régler la situation.

Suite au décès de l’étudiant, la famille avait porté plainte, ce qui avait déclenché une enquête de police. Face à cette situation, nous avions sollicité une réponse de l’école, citée dans l’article où nous avions détaillé l’affaire : LISAA expliquait ne pas souhaiter aborder le sujet de façon détaillée et ne pas répondre publiquement à l’article de Capital, « au stade de cette enquête et par respect pour la famille ».

La présence de la directrice de LISAA à cette table ronde, alors que l’école n’a pour le moment pas davantage détaillé sa position publiquement, a fait réagir le STJV (syndicat centré sur le secteur du jeu vidéo), qui a publié une série de tweets sur le sujet :

Face à cette polémique, le RECA a réagi en annonçant l’annulation de la table ronde. L’annonce évoque une annulation dans l’immédiat avec un report à une date ultérieure, non précisée, en présence de « toutes celles et ceux qui le souhaitent », ce que l’on peut éventuellement lire comme une invitation au STJV.

Le STJV s’est déclaré satisfait de l’annonce de l’annulation, et indique espérer qu’elle « pourra se dérouler dans des conditions plus favorables », « déboucher sur des discussions progressives et des actions concrètes ».

Nous vous tiendrons informés des futures annonces, et ne manquerons pas de couvrir la table ronde lorsqu’elle aura lieu.

D’ici là, nous en profitons au passage pour rappeler, une fois de plus, que des pistes existent si vous ou un proche avez besoin d’aide : le Ministère de la Santé liste par exemple des numéros d’appel anonymes et gratuits, des ressources en cas de crise suicidaire.

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HALOT-ONE : un outsider haute précision et à l’excellent rapport qualité/prix en 2021

Par : Shadows

Cet article est sponsorisé par Creality.

Au cours des 7 dernières années, Creality a mis en place un portfolio diversifié de produits via une augmentation continue de ses investissements en recherche et développement, et a abouti à une couverture complète du marché avec des lignes d’imprimantes 3D haut de gamme, moyenne gamme et d’entrée de gamme.
En 2021, la série HALOT, une percée dans le secteur SLA (stéréolithographie) haut de gamme ; elle va faciliter le marketing autour de la marque HALOT via des innovations techniques, ouvrir une nouvelle ère d’imprimantes 3D SLA avec des produits haut de gamme de haute qualité, et créer un mouvement autour du SLA à l’échelle globale.

En tant que membre de la série HALOT, la HALOT-ONE hérite de ses gènes haute qualité avec une technologie avancée et un rapport coût/performances optimisé, et vise à produire les produits rentables et haute performance pour les utilisateurs du monde entier. Le 9 avril, la HALOT-ONE a été mise en avant comme étant un véritable oustider avec un rapport qualité/prix imbattable à son lancement. Qu’il s’agisse du tarif, des performances réelles ou des retours du marché par la suite, il s’agit clairement d’une imprimante 3D SLA excellente et d’un très bon rapport qualité/prix.

Un modèle haute performance, avec un bon rapport qualité/prix

La R&D intépendante est ce qui ressort le plus de la HALOT-ONE. C’est un produit qui intègre des technologies d’impression 3D innovantes, telles qu’une « source lumineuse intégrale développée de façon indépendante », un « logiciel de slicing développé de façon indépendante », et « une carte mère haute performance développée de façon indépendante ». Pour les imprimantes 3D SLA à écran LCD, la source lumineuse, l’écran qui gère la solidification de la résine et un système de déplacement sur l’axe Z sont les trois composants les plus importants. La HALOT-ONE, avec sa source lumineuse intégrale, son écran monochrome 6 pouces et 2K, son module d’axe Z de précision, a réussi à proposer une percée révolutionnaire en termes de détails et précisions. Ajoutez à celà un écran couleur et tactile 5 pouces, un OS Creality nouvelle génération, les mises à jour over-the-air, un système de refroidissement et filtration efficace, etc., et il devient évidement que la HALOT-ONE fournit aux utilisateurs du monde entier avec les produits les plus complets et l’expérience au meilleur rapport qualité/prix.

Une révolution à tous points de vue

Une trilogie de révolutions développées de façon indépendante

Une source lumineuse intégrale stable et uniforme

Les utilisateurs ont longtemps critiqué des problèmes tels qu’une intensité lumineuse non uniforme et une précision instable causées par la structure en matrice de la source lumineuse des imprimantes SLA. A partir de sa connaissance du marché et pour répondre aux demandes des utilisateurs pour une impression 3D plus efficace, Creality a, de façon indépendante, développé une nouvelle source lumineuse avec solution intégrale.
La HALOT-ONE a été un produit pionnier avec une nouvelle génération de système optique à « source lumineuse intégrale » auto-développé, utilisant le principe de la réflexion et de la réfraction pour arriver à un contrôle précis de la lumière, et l’uniformité de l’intensité lumineuse peut dépasser les 80%. De quoi résoudre les problèmes de solidification non uniforme de la résine, d’expositions excessives des transitions, de couches d’impression successives défectueuses, etc. Cela permet une haute uniformité, une compensation élevée, et une haute intensité lumineuse, le tout améliorant nettement la finesse et l’état de surface du modèle imprimé.

Une carte mère puissante et haute performance

En matière d’intelligence, la HALOT-ONE fait de grands pas en avant. La puce de contrôle principale de la carte mère haute performance développée en interne est équipée avec un nouveau processeur ARMCortex™-M4 et un CPU/GPU 64 bits, quad-core, ce qui permet une grande puissance de calcul et de traitement des données pour la HALOT-ONE. Elle peut donc gérer chaque point et fichier de slicing d’un modèle, fournir une impression 3D plus efficace et pratique tout au long de sa durée d’utilisation, et une consommation énergétique efficace et réduite.

Un slicing facile d’utilisation

Avec un logiciel de slicing unique, la HALOT-ONE est équipée de Creality BOX, solution de slicing développée de façon autonome par Creality, qui est un moteur de slicing avec une interface simple et prête à l’emploi. L’interface concise, la modélisation simplificée, les commandes de paramètres personnalisés etc., permettent à un novice de prendre en main le système en quelques secondes.

De multiples configurations

Une expérience de performance haute qualité

La HALOT-ONE est équipée de multiples caractéristiques haut de gamme. Quand vous utilisez la HALOT-ONE, nous espérons que vous aurez un excellent ressenti face à toute cette technologie, et que le produit vous apportera une facilité d’utilisation exceptionnelle.

Un écran tactile 5 pouces (12,7cm)

La HALOT-ONE dispose d’un magnifique écran couleur 5 pouces qui double la définition, élargit le champ de vision, réagit rapidement et intuitivement à vos besoins.

Des mouvements réguliers

Nous avons hérité ici de modules de fonctions classiques des imprimantes 3D SLA de Creality, tels que le système « guide linéaire sur l’axe Z + barre en T », un système de contrôle du mouvement de précision sur l’axe Z, un élargissement et épaississement du profil pour rendre la machine plus stable, le tout afin d’obtenir une excellente performance de mouvements.

Triple refroidissement et filtration

La HALOT-ONE est tout spécialement conçue avec un système de triple refroidissement et filtration (heat sink fait sur mesure, ventilateur de refroidissement, filtre au charbon actif) pour rapidement évacuer la chaleur. Le système de filtre au charbon actif réduit les émissions d’odeurs désagréables.

Mises à jour logicielles OTA

Support des mises à jour OTA (over-the-air) avec nouveaux firmwares/systèmes, évolution en un clic, ajout de nouvelles fonctionnalités en temps réel pour améliorer rapidement l’expérience utilisateur.

Si vous cherchez une imprimante 3D SLA fiable, bien construite, HALOT-ONE est un incontournable qui permet de dépenser moins tout en disposant de plus de configurations.

Conclusion

A l’avenir, Creality va étendre son implantation sur le marché grâce à la « Série HALOT » et renforcer ses investissements R&D. Au travers d’une innovation technologie continue, d’un enrichissement de l’écosystème des produits, de la construction de notre marque et d’un développement commun avec des partenaires de haut niveau dans la chaîne industrielle, nous allons apporter à un vaste panel de consommateurs globaux des produits d’impression 3D SLA exceptionnels.

La HALOT-ONE est notamment disponible sur le site de Creality, avec une page produit dédiée.

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SudAnim: une ambition, fédérer l’animation en région Sud [Annecy 2021]

Par : Shadows

A l’occasion du Festival d’Annecy, la jeune association SudAnim officialise son existence. Lancée au mois d’avril, l’entité a organisé une conférence de presse au MIFA pour se mettre en avant et dévoiler ses objectifs.

A l’origine de SudAnim, un constat : celui d’une région SUD-PACA dynamique en terme d’animation au sens large (3D, 2D, stop-motion, motion design, VFX, jeu vidéo), avec une soixantaine de structures et 900 employés environ, une production déjà notable (77 oeuvres d’animation réalisées grâce au fonds de soutien régional lancé en 2010), mais qui manque de synergie en dehors de la ville d’Arles.
SudAnim se propose donc de fédérer le secteur au niveau régional afin de rendre la filière « plus visible, organisée et puissante ». Y compris auprès des pouvoirs publics locaux, du grand public et de l’international.

Des initiatives multiples

Concrètement, SudAnim bouillonne de projets :

  • accompagnement des membres sur les évènements (Annecy, SIGGRAPH, FMX, etc) ;
  • travail sur le développement des fonds d’aide dans les différents secteurs couverts par l’association ;
  • base de donnée de studios, écoles, prestataires ;
  • mise en place d’un concours régional destiné aux étudiants des écoles locales, voire mise en place d’une bourse d’études ;
  • mise en place et développement de résidences liées à l’animation ;
  • communication sur les entreprises et oeuvres ;
  • mise en place d’un évènement d’envergure internationale.

Vous l’aurez compris, SudAnim ne manque pas d’idées. Elle ne manque pas non plus de membres, puisqu’une centaine de producteurs, studios, prestataires, écoles ou talents ont déjà rejoint SudAnim.

On y retrouve entre autres Miyu, Les Films du Tambour de Soie, Toon Factory, La Planète Rouge, La Station Animation, TNZPV, Cocoribou, Le Studio Animation, 3D Matchmovers, Caleido-Scop, Hexalab, Rizom-Lab, Brassart, l’ESRA, MOPA, l’ENSI…

Voici également le bureau de l’association :

Président : Mathieu Morfin (La Tour Blanche).

Vice-président : Alexandre Cornu (Les Films Du Tambour De Soie/Le Studio Animation).

Trésorier : Thierry Berthier (ToonFactory).

Trésorier adjoint : Thibaut Delahaye (Le Studio Animation/indépendant).

Secrétaire générale : Chrystel Poncet (MaGic C).

Secrétaire adjointe : Luce Grojean (Miyu Distribution).

Représentant collège Producteurs : Alexandre Charlet (Les Films Du Cygne/Le Studio Animation), suppléant Ron Dyens (Sacrebleu/Le Studio Animation)

Représentant collège Studios : Mathieu Rey (TNZPV), suppléant Thomas Giusiano (TNZPV)

Représentant collège Prestataires : Olivier Jean (Cocoribou Films), suppléante Emmanuelle Novero (Mont-Mars)

Représentant collège Écoles et formations : Jean-Yves Reynier (Lycée Marie-Curie), suppléante Karine Grimaldi (Lycée Marie-Curie)

Représentant collège Talents : Nicolas Rolland (réalisateur), suppléant Thomas Demachy (Consultant jeu vidéo)

L’équipe SudAnim au bord du Lac d’Annecy

Comment rejoindre SudAnim ?

Bien entendu, SudAnim recrute activement de nouveaux membres. Pour adhérer, deux conditions :

  • être localisé en région SUD PACA ;
  • travailler ou représenter une société dans l’animation au sens large, y compris le jeu vidéo et les VFX.

Nous aurons évidemment l’occasion de suivre les futures annonces de SudAnim et de vous reparler des actions de l’association.

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Des RTX 3060 avec 12Go de mémoire en stock dans la boutique 3DVF.fr !

Par : Shadows

Mise à jour du 17 juin : en moins de 48h, le stock a été écoulé : la demande continue sans surprise de dépasser largement l’offre dans le secteur GPU.
Nous invitons les personnes ayant des besoins matériels à jeter un oeil dans la section stations de travail de la boutique : vous y trouverez notamment des stations Z1 équipées en GeForce RTX 3070.

A découvrir sur la boutique 3DVF.fr, la GeForce RTX 3060, dans une version Zotac Gaming.

Dotée de 12Go de mémoire GDDR6, elle saura vous épauler dans vos projets exigeants. Et en cette période de pénurie généralisée, elle affiche un tarif plus doux que ses grandes soeurs 3070, 3080 et 3090 : 590,00 €HT (708.00 € TTC).

Vous retrouverez plus bas ses spécifications complètes. Une vingtaine d’exemplaires sont en stock dès à présent : vous n’aurez donc pas d’attente interminable liée aux pénuries.

Comme toujours, si vous avez des questions, n’hésitez pas à contacter notre partenaire Progiss, par téléphone au 01 49 89 07 90 ou par mail: info@progiss.com
Notez également que l’équipe Progiss est à votre disposition pour vous proposer des présentations des logiciels de la boutique, que ce soit dans leurs locaux (à côté de Paris) ou dans les vôtres.

Les RTX 3060 fraîchement livrées
Spécifications GPU :Cœurs NVIDIA CUDA®3584
Fréquence Boost (GHz)1.78
Fréquence de base (GHz)1.32
Spécifications mémoire :Configuration mémoire standard12 Go GDDR6
Taille d’interface mémoire192-bit
Technologies :Cœurs de ray tracing2e génération
Cœurs Tensor3e génération
Architecture NVIDIAAmpere
Microsoft DirectX® 12 UltimateOui
NVIDIA DLSSOui
PCI Express Gen 4Oui
Resizable BAROui
NVIDIA® GeForce Experience™Oui
NVIDIA AnselOui
NVIDIA FreeStyleOui
NVIDIA ShadowPlayOui
NVIDIA HighlightsOui
NVIDIA G-SYNC®Oui
Pilotes Game ReadyOui
Pilotes NVIDIA StudioOui
NVIDIA GPU Boost™Oui
NVIDIA NVLink™ (SLI-Ready)
Vulkan RT API, OpenGL 4.6Oui
HDMI 2.1Oui
DisplayPort 1.4aOui
Encodeur NVIDIA7e génération
Décodeur NVIDIA5e génération
VR ReadyOui
Affichage :Résolution numérique maximale (1)7680×4320
Connecteurs d’affichage standard HDMI 2.1, 3x DisplayPort 1.4a
Mode multi-écrans4
HDCP2.3
Dimensions (Founders Edition):Longueur 242mm
Largeur 112mm
Slot2-slot 
Spécifications thermiques/Alimentation (Founders Edition) :Température GPU maximale (°C)93
Consommation graphique (Watts)170
Alimentation système recommandée (Watts) (2)550

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NewImages, XR3 : comment profiter des contenus VR, en ligne ou sur place

Par : Shadows

Nous vous l’avions annoncé : le NewImage Festival se tient cette semaine en ligne et à Paris, de même que XR3, évènement issu d’une initiative commune de NewImages, Tribeca Festival, Cannes XR.

Que vous soyez sur Paris ou que vous préfériez le distanciel, il est encore temps de profiter de ces contenus : même si le volet pro du NewImages Festival s’achève demain, il sera possible de profiter des expériences ce week-end en physique, et même au-delà en ligne.

En ligne : XR3, une vaste sélection

Pour découvrir la sélection en ligne, rien de plus simple :

  • vous devez disposer d’un casque VR filaire (le Quest en mode Link est géré) ;
  • téléchargez l’application Museum of Other Realities, gratuite du 9 au 20 juin puis du 6 au 17 juillet, sur les plateformes Viveport ou Steam VR. ;
  • les sélections NewImages, Tribeca et Cannes XR sont alors à télécharger sous forme de DLC (packs additionnels), qui sont payants mais très abordables (12,50€ par festival ; vous n’êtes pas obligés d’acheter les trois packs). Si vous disposez d’une accréditation NewImages, vous devriez avoir reçu des codes permettant un accès gratuit.

Une fois ces opérations effectuées, vous pourrez lancer Museum of Other Realities. Celui-ci propose des oeuvres artistiques qui méritent à elles seules le détour (nous vous en avions présenté quelques-unes l’an passé), et permet aussi d’accéder aux trois galeries NewImages/Tribeca/Cannes XR : suivez le tapis rouge pour y accéder !

Après une petite promenade, vous aboutirez enfin à un carrefour avec trois couloirs, chacun correspondant à un des évènements partenaires de XR3.

Dans chaque couloir, une série de salles sont accessibles, chacune étant dédiée à une oeuvre : il vous suffira alors d’entrer dans une pièce, souvent décorée en lien avec l’expérience proposée puis de toucher de la main le faisceau de lumière central pour lancer l’application ou le film immersif.

En fin d’expérience, un double appui sur un bouton de manette, ou la touche échap de votre clavier, vous rebasculeront dans le Museum of Other Realities. Vous pourrez donc enchaîner les expériences si vous le souhaitez.

Vous voilà prêts pour découvrir XR3 en ligne !

A moins que… Vous ne préfériez le physique ?

Se rendre physiquement au NewImages Festival a plusieurs avantages. Tout d’abord, si vous ne souhaitez assister qu’au volet grand public (qui a lieu samedi et dimanche), l’accès est gratuit. Afin de gérer l’affluence, il est possible de réserver un créneau de 2h en ligne : nous vous recommandons chaudement de le faire et d’éviter une venue à l’improviste.

Par ailleurs, outre la sélection NewImages disponible dans XR3, le volet physique propose aussi des oeuvres hors compétition qui sont uniquement visibles sur place.

Couloirs fléchés, gestion de la foule, gel hydroalcoolique, nettoyage du matériel et personnel accueillant : rassurez-vous, tout a été prévu pour vous accueillir en toute sécurité malgré les conditions actuelles, comme nous avons pu le vérifier sur place.

NewImages Festival

La sélection d’oeuvres est répartie sur l’ensemble du forum, et vous retrouverez sur place des plans pour vous répérer facilement.

L’accès au Forum des Images, se fait au niveau des Halles, via les transports en commun ou depuis la surface. Le site vous donnera quelques détails.

Outre les oeuvres présentées dans le forum, des évènements et séances spéciales sont aussi proposés, dont une partie en accès libre et hors des locaux du Forum des Images (expériences VR et films sous la canopée des Halles, aux niveaux -1 et -3, vidéo mapping sur l’église Saint-Eustache vendredi et samedi soir dès 22h).

Des oeuvres à ne pas manquer

Sur place ou en ligne, nous ne saurions trop vous conseiller de plonger dans les oeuvres proposées : très variées, elles vous permettront de vous plonger dans le meilleur de la VR actuelle.

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Festival d’Annecy / MIFA 2021 : 5 raisons d’opter pour la version physique

Par : Shadows

Annecy 2021 approche à grand pas, et vous hésitez encore entre vous rendre sur place ou opter pour la formule 100% en ligne ? Pas de panique : voici quelques informations qui pourront vous aider à trancher, avec 5 raisons de vous laisser convaindre de faire le déplacement.

Bien entendu, si vous ne pouvez ou ne souhaitez pas vous rendre sur place, vous pouvez sans problème opter pour les formules online.

1 Des rencontres avec les WIP Features et XR

Le programme 2021 est riche en séances Work In Progress de longs-métrages et projets XR. Or, ces WIP seront visibles sur place et pas seulement en ligne : une bonne opportunité d’échanger avec les équipes des projets présentés.

Au menu, entre autres : Chlopi, le prochain long-métrage de Dorota Kobiela (qui était derrière le fascinant La Passion Van Gogh avec sa technique de peinture animée, utilisée une fois de plus ici), Mars Express de Jérémie Périn (Lastman), Unicorn Wars d’Alberto Vazquez, Nayola de José Miguel Ribeiro, Le Petit Nicolas de Benjamin Massoubre et Amandine Fredon…

Chlopi

2 Des exposants et entreprises avec qui échanger

Malgré les difficultés de déplacement, de nombreuses entreprises ont d’ores et déjà annoncé leur présence au MIFA.

Par exemple, du côté acheteurs et distributeurs : New Europe Film Sales, Les Films du Losange, Urban Distribution, Picture Tree Intern., Charades, Haut et Court, Studio Canal, Shorts TV,  Miyu Distribution, les Films du Préau, Viva Pictures, SND, Outsider films, Lumière Publishing, Sudu Connexion, ZDF, TV3, France Télévisions, VRT, Trace TV, Arte, Canal plus (David Bessières).

Côté exposants, on pourra notamment retrouver France Télévisions, Film Fund Luxembourg, Wallonie Bruxelles Image, Catalan, Anim France, Unifrance, Aura in Motion, Ciclic, Grand Est, Magelis, ALCA, PACA, Marseille, Films en Bretagne, Saison Africa 2020, Xilam, Cyber Group, Superprod, On kids and family, ICAA.

3 Des projections exclusives et plus simples d’accès

En raison des contraintes imposées par les distributeurs, les longs-métrages en compétition, films de télévision ne seront visibles que sur place.

Pour découvrir Flee (Jonas Poher Rasmussen), Josée, le tigre et les poissons (Kotaro Tamura), The Deer King (Masashi Ando, Masayuki Miyaji) et les autres films de la sélection, une seule solution : faire le déplacement.

A noter cette année, pas besoin de réserver en ligne vos billets pour les séances : étant donné que les accréditations physiques sont volontairement limitées, le Festival a simplifié la gestion. Il suffira de vous présenter à l’entrée d’une salle avec votre badge pour rentrer, dans la limite des places disponibles.

Enfin, les oeuvres VR en compétition ne seront elles aussi visibles que sur place. Vous retrouverez dans la sélection, entre autres, Recording Entropia et The hangman at Home, deux projets déjà très remarqués dans les festivals XR.

4 Une édition atypique

Entre le fait qu’il s’agira pour beaucoup du premier festival physique depuis le printemps 2020, le symbole d’une remise en route et l’affluence plus modérée que d’habitude puisque de nombreux festivaliers étrangers ne pourront pas faire le déplacement, Annecy 2021 risque fort d’être une édition à l’ambiance très particulière.

5 Le respect du protocole sanitaire

Bien entendu, le salon sera organisé dans le respect des consignes sanitaires : gestes barrières, port du masque, files d’attente et flux repensés, ou encore système de jauges lors des projections.

Le couvre-feu passant à 23h le 9 juin, les séances ont été adaptées, et finissent au plus tard vers 22h20 : de quoi disposer du temps nécessaire pour retrouver votre hébergement. Certes, les couche-tard seront frustrés, mais cela pourra être l’occasion, pour changer, de débuter votre matinée un peu plus tôt… Les premières séances sont programmées pour 9h.

Comment participer ?

Il est encore temps de vous accréditer, que ce soit pour assister à l’édition 2021 physiquement ou en ligne.
Notez aussi que le site officiel propose quelques pistes pour trouver un logement sur place.

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Vestiges de guerre : un breakdown explosif pour un documentaire aérien

Par : Shadows

L’artiste Jonathan Hernandez nous présente son dernier projet : une série de plans mettant en scène des avions de la seconde guerre mondiale, dont des B-17 « Flying Fortress », bombardiers lourds américains à la puissance de feu impressionnante.

Ce projet s’inscrivait dans le cadre de la production de la série documentaire Vestiges de Guerre (3×52 minutes) réalisée par Serge Tignères, co-produite par l’INA, le studio Ilabs, RMC Découverte.
Ilabs a confié à Jonathan Hernandez le soin de créer les séquences aériennes. Un modèle de B-17 a d’abord été acheté sur une plateforme de vente de modèles 3D, avant d’être fortement modifié : il a fallu alléger la géométrie, mais aussi revoir entièrement la peinture afin de donner à l’avion un côté plus « usé » ainsi que des marquages correspondant au contexte de l’épisode du documentaire.

Le plus gros du travail a ensuite commencé : mise en place du ciel nuageux, des flammes et de la fumée, simulation d’océan et gestion de l’amerrissage.

Jonathan Hernandez nous explique que ce projet a été l’occasion d’approfondir ses connaissances sous Houdini, outil qui avait assez peu utilisé jusqu’ici. La difficulté majeure du projet a été de prendre en compte les temps de rendu (sous Mantra et Arnold selon les passes) : les 2 mois disponibles ont du coup impliqué quelques restrictions. Jonathan Hernandez précise d’ailleurs qu’il aurait aimé améliorer le rendu de la mer de nuages, avec plus de temps.
Il explique en outre avoir beaucoup apprécié travailler avec Ilabs et Serge Tignères : ce dernier est un passionné d’histoire qui connaît également les contraintes de l’animation 3D et des VFX : les échanges et retours en étaient donc facilités.

Précisons enfin que Jonathan Hernandez est disponible pour de nouveaux projets, et qu’il travaille également régulièrement en motion design sous Cinema 4D.
On pourra en parallèle trouver sur le site d’Ilabs d’autres projets historiques mêlant tanks, forteresses et châteaux.

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Avenir de France 4, fusion TF1/M6 : l’industrie retient son souffle

Par : Shadows

Deux annonces majeures viennent marquer ce printemps 2021 pour l’audiovisuel français, et donc pour les industries de la création.

France 4 : après un long feuilleton, de nouvelles prolongations ?

Tout d’abord, le sort de France 4 connaît (encore) un rebondissement.

Si vous avez manqué le début…

Rappelons que la chaîne, qui diffuse un volume massif de contenus animés et est donc un client majeur pour les studios français, devait initialement être stoppée à l’été 2020 sur décision du gouvernement Macron. En lieu et place de la diffusion sur la TNT, elle devait en théorie ne plus proposer que des contenus en ligne et sur applications. Une décision censée permettre de grosses économies, mais qui avait évidemment été accueillie froidement dans le secteur de l’animation.

Par la suite, France 4 avait eu droit à un sursis d’un an. La justification du Ministère de la Culture : « [Dans] un contexte sanitaire qui demeure incertain, le report momentané de la fermeture d’une chaîne avec des programmes destinés à la jeunesse et pouvant servir de relais pédagogique complémentaire apparaît souhaitable« .

France 4 pérennisée ?

Ce sursis n’était cependant que temporaire et ne faisait que reporter la fin de France 4 à l’été 2021… A moins que. Début mai, une quarantaine de sénateurs de tendances politiques diverses avaient lancé un appel dans le Journal du Dimanche contre la suppression de France 4 en août 2021.
Un appel qui semble avoir été entendu : le Président Macron publie cette semaine un message dans lequel il « souhaite » que France 4 « poursuive sa mission autour de deux axes : jeunesse en journée, culture en soirée ».

La diffusion TNT de France 4 serait donc finalement maintenue. Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, a réagi positivement à l’annonce : « Je remercie le président de la République Emmanuel Macron. C’est une marque de confiance pour le service public et ses salariés qui œuvrent tous les jours au service de nos téléspectateurs. Nous sommes très honorés de poursuivre cette mission pour les jeunes et la culture »

Reste désormais à vérifier dans la pratique le maintien de France 4, avec ou sans évolutions. La longue série de rebondissements n’est peut-être pas encore terminée.

TF1 et M6 annoncent leur fusion, quid de la concurrence ?

En parallèle des informations concernant France 4, les groupes TF1 et M6 ont annoncé leur intention de fusionner à moyen terme.
Leur but : aboutir à un géant des médias qui pourrait disposer des moyens de faire face aux géants du streaming.

En pratique, cette fusion passerait par le versement d’une somme juteuse (641 millions d’euros) par le groupe Bouygues, propriétaire de TF1. De quoi racheter 30% des parts du groupe M6 au groupe RTL.
RTL conserverait 16% des parts, Bouygues deviendrait actionnaire de contrôle exclusif de l’entité issue de la fusion TF1/M6.

La structure financière de la nouvelle entité (source : communiqué de presse TF1)

Rappelons que TF1 contrôle notamment les chaînes TF1, LCI, TMC, TFX, TF1 Cinéma Séries. En face, M6 gère M6 mais aussi Gulli, Paris Première, 6ter, W9.

Pourquoi une fusion ?

Comme l’explique Ouest France, qui a dressé un bilan des enjeux de cette annonce, l’entité issue de la fusion afficherait un chiffre d’affaires de 3,3 milliards d’euros ; notons au passage que les recettes des deux groupes ont chuté d’une dizaine de pourcents durant l’année écoulée, en raison notamment de la baisse des revenus publicitaires durant la crise sanitaire.

Avec la fusion, le géant TF1/M6 pourrait avancer sur plusieurs fronts : cela rendrait possible des productions plus ambitieuses. En outre, il s’agirait de créer « une plateforme nationale performante combinant une offre de rattrapage et de streaming (fondée sur MyTF1et 6play) et une offre de SVOD », expliquent les entités. Autrement dit, les offres actuellement dispersées notamment sur MyTF1 et 6Play seraient accessibles via un portail unique susceptible, peut-être, d’offrir une véritable offre face à Netflix, Amazon et Disney.

Quelles conséquences ?

Bien évidemment, un nouvel acteur de cette ampleur viendrait bouleverser l’audiovisuel français. Côté publicité par exemple, puisque le groupe concretrait 70% de ce marché.
L’industrie de l’animation serait également impactée, même s’il est encore difficile de se faire une idée précise des conséquences (les rebondissements autour de France 4 n’aident évidemment pas à clarifier les choses). L’animation serait en tous cas un point clé d’une éventuelle plateforme de streaming/SVOD commune, puisqu’elle est indispensable pour fidéliser jeune public et familles.

Un avenir incertain

Vous l’aurez compris, les années à venir s’annoncent mouvementées dans le paysage audiovisuel français. La fusion TF1/M6 devra d’abord être validée par les autorités de régulation et de gestion de la concurrence : il ne faut pas s’attendre à une fusion effective avant 2022. L’annonce concernant France 4 nécessite de son côté de passer des mots aux actes.

En ce qui concerne l’animation, les prochains rendez-vous de l’industrie permettront sans doute d’y voir plus clair, qu’il s’agisse du Festival d’Annecy ou des RADi-RAF dans quelques mois. Nous aurons donc l’occasion de refaire un point sur la situation prochaînement.

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