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Cacher un dossier sous macOS

J’ai un truc qui m’énerve (sans trop de raisons) : pour le boulot, je dois utiliser un produit Adobe, et la société a ajouté un truc qui s’appelle Creative Cloud.

Et Creative Cloud, donc, propose de la synchronisation de fichiers qu’il est impossible de désactiver. Dans les préférences du programme, on peut définir quelques paramètres mais pas désactiver la fonction. Je ne synchronise pas (et le processus est en pause) mais je ne peux pas m’en débarrasser. Mais ce qui m’énerve, c’est que même désactivé, il va créer (et recréer si je l’efface) un dossier Creative Cloud Files dans mon dossier Documents. Et ça, ça m’énerve. Je pourrais évidemment aller lui dire de le mettre dans un autre endroit du disque, mais ça ne me permettrait pas de vérifier facilement qu’il n’a pas décidé (sans raisons) de synchroniser des choses.

Pas d’options pour désactiver

La solution ? Cacher le dossier. Sous macOS, la façon la plus simple de cacher un dossier est d’ajouter un . devant le nom du dossier ou du fichier. Mais de façon évidente, ici, c’est impossible. La seconde solution va être la ligne de commande. (comme l’indique @ggete, le sudo n’était pas nécessaire pour le dossier utilisateur)

chflags hidden /nom/du/dossier/à/cacher

Si jamais vous voulez voir le dossier une fois qu’il est caché, il y a plusieurs solutions. La première, c’est de le rendre visible avec la même commande, mais en mettant nohidden. La commande, c’est en ligne de commande : la commande ls liste bien les fichiers cachés de cette façon (mais pas ceux précédés d’un point). La troisième, c’est en utilisant le raccourci clavier qui permet de voir les fichiers cachés dans le Finder : Maj + command + . + Fn.

Du coup, Creative Cloud continue à ajouter son dossier, mais je ne le vois plus. Et ça m’énerve moins. Oui, c’est un peu idiot.

macOS Monterey supporte le FreeSync (Adaptive-Sync)

La dernière version de macOS, Monterey, apporte (enfin) la prise en charge du rafraîchissement variable sous macOS, avec le FreeSync.

Pour résumer rapidement : un écran LCD classique fonctionne à 60 Hz, et affiche donc une image toutes les 16 millisecondes (1000/60). C’est efficace tant que vous envoyez 60 images par seconde, assez logiquement. Mais si jamais vous tentez d’afficher quelque chose qui n’est pas à cette fréquence, vous aurez des soucis. Soit des images doublées (et donc des saccades), soit des images coupées en deux.

Vous vous dites que ça n’arrive pas souvent ? En réalité, si. La majorité des vidéos fonctionne à 24 fps (cinéma), 25 fps (contenu européen, “PAL”) ou ~30 fps (contenu américain, “NTSC”). De même, dans les jeux vidéo (ou même pour l’interface de macOS, d’ailleurs), si le GPU n’arrive pas à calculer les 60 images/s, ça saccade. La solution, qui existe depuis un moment, vient des écrans à rafraîchissement variable. Au lie de travailler à 60 Hz (fixe), ils ont une plage de fonctionnement. Entre deux valeurs (24 à 120 Hz pour les MacBook Pro, par exemple), l’écran n’affiche une image que quand il reçoit l’image en question. En pratique, ça donne une image plus fluide, sans saccade jusqu’à un certain point (à 24 Hz, c’est quand même saccadé, mais c’est inhérent à la façon de filmer).

Il existe plusieurs technologies de ce type. l’originale, c’est G-Sync chez Nvidia. C’est propriétaire, un peu bricolé côté écran, mais très efficace. La seconde, utilisée par Apple, c’est l’Adaptive-Sync (VESA), souvent nommé FreeSync, qui est le nom commercial d’AMD. La troisième, c’est le VRR de la norme HDMI.

Premièrement, l’implémentation d’Apple nécessite du DisplayPort ou de l’USB-C (en pratique, c’est la même chose, la vidéo en USB-C, c’est du DisplayPort). Ca ne fonctionne pas en HDMI de ce que j’ai pu voir, parce qu’Apple ne prend pas en charge le HDMI 2.1 (ni le VRR, la présence du 2.1 n’implique pas la présence du VRR) ni FreeSync sur HDMI (qui existe, mais c’est un bricolage d’AMD). Deuxièmement, il faut probablement un Mac récent. Sur mon Mac mini M1, ça fonctionne, sur mon MacBook Pro 2017 (avec une Radeon Pro 560), ça ne marche pas. Vu ce sujet, ça marche sur les derniers MacBook Pro en Intel ou avec certains eGPU. Je suppose que c’est une limite artificielle comme souvent chez Apple, FreeSync est utilisable depuis un moment chez AMD. Je n’avais pas mon eGPU avec moi au boulot pour tester avec une carte graphique plus récente. Pour passer sur FreeSync, il faut se rendre dans les Préférences Système, puis dans Moniteurs. Vous pourrez ensuite choisir le rafraîchissement variable dans les options.

Le choix

macOS affiche un truc intéressant : la plage de fonctionnement. Ça m’amène à un point : les réglages de l’écran. Sur le moniteur du boulot, un LG 4K, FreeSync est désactivé par défaut et l’OSD propose deux modes (Basic et Extended). Dans le premier, la plage est de 48 à 60 Hz, dans le second de 40 à 60 Hz. La plage maximale va dépendre de l’écran, mais la majorité des modèles 4K (et plus) ne dépasse pas 60 Hz, alors que les 1080p et 1440p peuvent parfois atteindre 120, 144 ou même 165 Hz. La limite haute dépend de la bande passante, donc dans certains cas, le DisplayPort ne permet pas d’atteindre des valeurs très élevées. Pour la limite basse, ça va dépendre aussi. certains modèles descendent très bas (24 Hz souvent), ce qui est pratique pour les vidéos. Mais dans la majorité des cas, on se limite à 40 Hz en limite basse, ce qui est un bon compromis qui permet de faire du 24/25 Hz en vidéo en doublant les images (donc sans saccades).

40-60


48-60


Rien sur un MacBook Pro 2017


L’OSD de l’écran

Attention quand même, l’implémentation d’Apple semble créer du scintillement dans certains cas. Et si vous voulez un exemple rapide de ce que ça donne, allez sur cette page avec un écran compatible, c’est assez parlant.

(presque) un test d’une alimentation redondante de Power Mac G4

Il y a quelques années, j’avais parlé de l’alimentation redondante des Power Mac G4 Server. Pas des Xserve, non, des Power Mac G4. Et j’en ai trouvé une qui j’ai éclaté au moment du test 😅.

J’en avais parlé en 2016, donc, Apple a livré des Power Mac G4 Server – sous Mac OS X Server – avec une alimentation redondante. La référence 614-0096 (661-2303 chez Apple) offre une puissance de 155 W, ce qui semble un peu léger de prime abord, mais s’explique parce qu’il y a deux alimentations (littéralement) dans le bloc.

155 W seulement.


On voit bien deux alimentations dedans

Ce modèle fonctionne avec les Power Mac G3 (Bleu) et les G4 de première génération, c’est-à-dire le modèle PCI et l’AGP. Le brochage du connecteur à 20 broches est proche de l’ATX avec deux différences : la broche 18 est une masse et pas le -5 V (c’est le cas sur les alimentations ATX modernes, d’ailleurs) et la broche 8 pour l’allumage est en +3,3 V. Les Power Mac G4 suivants utilisent un brochage différents, notamment pour fournir l’énergie des écrans ADC ou pour gérer l’alimentation du bus FireWire.

Question OS, cette page explique que Mac OS X Server (celui basé sur Rhapsody) prend en charge l’alimentation en question. Et cette vieille page de support Apple explique que Mac OS X Server (vu les dates) peut afficher un message d’erreur quand la charge sur le 5 V est trop faible. C’est comme ça que je voulais tester, d’ailleurs.

A la base, donc, j’avais sorti une carte mère de Power Mac G3 que j’avais en rab’, une carte Compact Flash avec Mac OS X Server et… c’est tout. Je comptais essayer d’afficher le message en chargeant au minimum l’alimentation sur le 5 V, comme dans la documentation Apple. Et quand j’ai branché l’alimentation… j’ai entendu un double bang et une jolie fumée. La raison ? Une erreur de débutant : cette génération de Mac supporte le réseau électrique américain (115 V, 60 Hz) et l’européen (230 V, 50 Hz) mais nécessite de bouger un interrupteur. Et je n’ai pensé à ça qu’après : mon alimentation venait des USA. Redondante ou pas, elle a claqué avec une jolie odeur.

C’est mieux de le mettre sur 230 V. Vraiment.

Du coup, j’ai quand même ouvert l’alimentation pour bien montrer la présence des deux blocs, mais je ne compte pas en acheter une seconde dans l’immédiat (c’est assez cher quand on en trouve une).

Double bloc


Sinon, d’un point de vue pratique, je ne sais absolument pas si Mac OS X (celui que l’on connaît) prend en charge les messages liés à l’alimentation (en fait, je ne sais même pas comment l’OS se rend compte d’un souci) et la puissance reste de toute façon un peu légère. 155 W au total et 92 W sur le 5 V + 3,3 V, c’est léger pour un Power Mac, surtout dans un usage serveur. En effet, on risque quand même de se retrouver avec plusieurs disques durs et plus de cartes d’extension que dans un Mac classique. Mais je trouvais ça intéressant de montrer qu’avant les Xserve, Apple a essayé de proposer des trucs pour les usages « serveurs ».

Mélanger Platinum et NeXSTEP sous Mac OS X Server (Rhapsody)

Quand j’ai rédigé le post sur Mac OS X et l’interface de NeXSTEP, je suis tombé sur une page qui expliquait que la ligne de commande utilisée dataiy en fait de Mac OS X Server (et de Rhapsody en général). Du coup, comme le Power Mc G3 était sorti, j’ai installé Mac OS X Server.

Mac OS X Server, c’est quoi ? Pas vraiment une version Server de Mac OS X, en fait. Dans sa première incarnation, il s’agit d’une version commerciale de Rhapsody (c’est la version 5.6 dans mon cas) sortie avant le Mac OS X que vous connaissez. Pour simplifier, on peut dire qu’ils s’agit de NeXTSTEP avec l’interface Platinum de Mac OS 8. On a donc une base UNIX avec une interface dérivée de l’OS d’Apple, et Mac OS X Server évoluera plus tard vers le Mac OS X « client » qui couple la même base UNIX avec une nouvelle interface. J’avais installé il y a quelques années le Mac OS X Server en question sur un PowerBook G3. Pour l’essai, j’ai utilisé la version 1.2v3 (la dernière) sur un Power Mac G3 bleu.

Première chose, Mac OS X Server est bloqué en 640 x 480, ça vient de ma carte d’acquisition. Deuxièmement, toutes les applications passent sur l’interface de NeXTSTEP (et abandonnent Platinum), même l’interface elle-même quand on relance la session. Du coup, je me suis senti idiot quand il a fallu retrouver le Terminal, qui n’avait plus de raccourcis. Je vous passe les quelques minutes de recherche. Pour revenir à l’interface de base, il suffit de taper la commande en remplaçant nextstep par macintosh.

defaults write NSGlobalDomain NSInterfaceStyle macintosh

Quelques images pour illustrer les différences.

L’interface Platinum


Mail



Preview



Le Terminal



TextEdit



Le navigateur OmniWeb



Le Finder (ou presque)



Quand on relance la session, on perd l’interface Platinum pour du vrai NeXTSTEP

Mélanger Aqua et NeXSTEP sous Mac OS X

C’est dans un vieux message de Steve Troughton-Smith que j’ai vu un truc qui m’a amusé : il est possible de donner l’apparence de NeXTSTEP à une partie de l’interface de Mac OS X. Donc j’ai finalement essayé.

Mac OS X dérive directement de NeXTSTEP, mais avec une interface issue d’Apple. D’abord Platinum (par exemple avec Mac OS X Server), ensuite Aqua (avec Mac OS X). Il suffit en fait d’une ligne de commande pour que certaines applications passent sur l’ancienne interface.

defaults write NSGlobalDomain NSInterfaceStyle nextstep

Elle ne fonctionne pas partout, par contre. Premièrement, c’est fonctionnel au mieux avec la version bêta de Mac OS X (la publique, celle qu’Apple a vendu au milieu de l’année 2000). Ensuite, l’interface ne change que pour les applications codées en Cocoa, et pas celles qui utilisent Carbon (les API qui permettaient de proposer des applications compatibles Mac OS 9 et Mac OS X). Je vais mettre quelques captures pour bien comprendre le problème. Pour tester, j’ai sorti un Power Mac G3 Bleu sur lequel j’ai installé (avec un peu de mal) la version idoine de Mac OS X.

Dans la petite vidéo d’interface, je lance quelques programmes, pour voir la différence entre Aqua et l’interface de NeXTSTEP.

Pour se donner une idée, le Dock, la barre de menus, le Finder, QuickTime, Internet Explorer ou le lecteur de musique de Mac OS X sont en Carbon, d’autres (Mail, le Terminal, Aperçu, etc.) sont en Cocoa. Il y a un petit décalage sur certaines captures parce que j’ai utilisé une carte de capture et je me suis rendu compte à la fin que les régalges n’étaient pas parfaits, mais on voit bien que l’interface bouge pas mal.

Les préférences




Le Finder reste en Aqua


Mail


Le carnet d’adresses



La calculatrice



Aperçu



Le Terminal


Changer la langue d’une application sous macOS

Il y a quelques jours, je me suis posé une question : un logiciel que j’utilise (EyeTV) a ajouté une fonction avec un nom bizarre (Athlètes) et je voulais connaître le nom original (spoiler, c’est Player). Et donc je me suis rendu compte que macOS – comme iOS – propose une fonction pour changer la langue d’une app’.

Si Mac OS X gère plusieurs langues depuis le début, la possibilité de choisir la langue par application dans l’interface est assez récente : macOS Catalina. Le fonctionnement est simple : il suffit de se rendre dans Préférences Système -> Langue et région -> Apps et ajouter une application à la liste. Ensuite, le menu permet de choisir une langue dans la liste de celles qui sont gérées. Simple et efficace, non.

Le menu


Le choix des langues pour Aperçu

EyeTV 4 en français


EueTV en anglais

Créer une clé USB d’installation de macOS sur un Mac M1

En préparant mon projet d’installations de macOS, je suis tombé sur un souci : impossible de créer une clé d’installation d’un macOS pour Intel (ici Mojave) avec la ligne de commande createinstallmedia. Les explications données sur le site d’Apple ne fonctionnent qu’avec macOS Big Sur.

Le Terminal affiche en effet zsh: killed.

La raison ? Visiblement, macOS sur un Mac M1 attend vraiment un fichier exécutable signé et validé correctement et le programme d’Apple ne l’est pas. La solution ? Signer l’exécutable avec la commande suivante. Mettez le bon chemin vers le fichier, généralement /Applications/Install\ macOS\ Catalina.app/Contents/Resources/ avec le bon nom d’OS.

codesign -s - -f createinstallmedia

Ensuite, la commande devrait fonctionner pour créer une clé USB d’installation pour un Mac Intel.

De System 7.1 à macOS 10.13 (High Sierra) avec le même SSD sans formater : l’upgrade de la mort

Il y a longtemps, en regardant une vidéo d’un gars qui mettait à jour les OS Microsoft de DOS à Windows 8.1 dans une machine virtuelle, je me suis posé une question : et avec les OS d’Apple ?

La question n’est pas si évidente. Faire des mises à jour des différents Mac OS X pour Mac Intel, ça va, il y a des machines qui acceptent de Mac OS X Tiger à OS X El Capitan. Mais je voulais remonter plus loin. Pour tout dire, je suis passé de System 7.1 à macOS High Sierra (10.13)… en gardant le même disque dur (enfin, SSD). On va commencer pa la vidéo (version raccourcie, la complète dure 18 heures 30). Dans cette version de la vidéo, les copies avec barre de progression sont accélérées 20x et j’ai enlevé les passages avec les mises à jour intermédiaires de Mac OS X. La version complète est un peu longue pour YouTube malheureusement.

Un peu de chiffres

Alors, j’ai eu besoin de 7 Mac, 1 disquette, 7 CD-R inutilisables, 13 CD-R, 2 DVD-R (et quelques disques que je possédais). J’ai installé successivement System 7.1.2, System 7.5, Mac OS 7.6, Mac OS 8.0, Mac OS 8.1, Mac OS 8.5, Mac OS 8.6, Mac OS 9.0, Mac OS 9.1, Mac OS 9.2, Mac OS X 10.0, Mac OS X 10.1, Mac OS X 10.2, Mac OS X 10.3, Mac OS X 10.4, Mac OS X 10.5, Mac OS X 10.6, OS X 10.7, OS X 10.8, OS X 10.9, OS X 10.10., OS X 10.11, macOS 10.12 et macOS 10.13. C’est aussi 350 Go d’images disques, ISO et rush.

Avant de détailler étape par étape, il y a des remarques plus générales. Premièrement, j’ai utilisé un SSD M.2 (SATA) avec des adaptateurs. Il est utilisable en PATA avec un adaptateur 2,5 pouces, en SATA avec un simple adaptateur, dans un MacBook Air, etc. Deuxièmement, j’ai essayé de choisir des Mac qui acceptent plusieurs versions de l’OS pour simplifier les choses. Je suis parti du Performa 630 parce que c’est le plus vieux de mes Mac qui possède une interface ATA. Il doit être possible de partir d’un Mac encore plus vieux avec un adaptateur SCSI vers ATA (puis vers SATA) mais je n’en avais pas sous la main, ni de quoi capturer la sortie vidéo. Pour la capture, justement, j’ai enregistré directement la sortie VGA – puis HDMI – avec une carte d’acquisition (et j’ai dû faire certaines étapes plusieurs fois à cause de ça), ce qui explique dans certains cas les soucis de contraste : la carte ne se cale pas toujours sur les bonnes valeurs. Enfin, j’ai fait une image disque entre chaque étape, pour éviter de tout recommencer en cas de problème. Et c’est important : j’ai dû plusieurs fois repartir de l’étape précédente, on va le voir.

M.2 vers PATA vers PATA


M.2 en SATA

Enfin, pour des raisons pratiques, j’ai installé les OS avec une configuration minimale (donc pas de logiciels en plus, etc.) avec – pour les OS classic – l’option pour démarrer sur tous les Mac. J’ai aussi dû utiliser deux utilitaires, je vais y revenir, parce que sans bidouiller un peu, la manipulation ne fonctionne pas. Pour Mac OS X, j’ai installé la version de base dans tous les cas, avant de forcer la dernière mise à jour en combo (depuis le disque dur, elles ne sont plus disponibles en mise à jour automatique dans tous les cas). Pour les mêmes raisons pratiques, pour gagner un peu de temps et de place, je suis parti sur des OS en anglais, donc sans la VF (même quand elle existe).

Vous vous demandez peut-être pourquoi je ne suis pas allé plus loin que High Sierra ? Pour une bonne raison : l’APFS. On va le voir, j’ai commencé en HFS (standard) et à un moment, j’ai converti la partition HFS en HFS+ avec un outil de chez Alsoft. Et cet outil a une particularité, que je n’ai découvert qu’après l’installation de High Sierra : il réduit la taille des blocs de la partition HFS+ à 512 octets. Ce n’est pas réellement un souci… sauf au moment de convertir la partition en APFS. En effet, l’APFS a une taille minimale de 4 096 octets pour les blocs. En clair, il est impossible de convertir la partition et donc d’installer macOS Mojave. J’aurais évidemment pu cloner le SSD ou formater le disque, mais je m’étais fixé une chose : mettre à jour sans tout effacer.

1 : System 7.1.2 sur Performa 630

Alors, la première étape a été compliquée. Je suis parti sur un Performa 630 avec les disques d’origine. Premièrement, il a fallu trouver une copie de l’OS d’origine avec une ISO bootable, ce qui n’est pas si évident. Le lecteur de CD d’origine (un 4x) est assez lent mais je n’ai pas pu le remplacer par un Plextor 32x que j’avais en stock : le pilote de base de l’OS ne le reconnaît pas.

J’ai dû effectuer cette étape (et quelques suivantes) plusieurs fois, parce qu’au départ, j’avais partitionné le SSD depuis un macOS récent. Mais malheureusement, dans ce cas là, il devient impossible de mettre à jour les « hard disk driver » (en gros, un morceau de partition qui permet à Mac OS de démarrer). J’ai donc dû recommencer en formatant et partitionnant depuis une disquette de démarrage de Mac OS 8.1.

Parlons partition, du coup. Pour toute la partie 68K et PowerPC, il faut partitionner en Apple Partition Map (APM). La partition principale a été formatée en HFS (Mac OS Standard) avec une capacité de 2 Go, même si le SSD a une capacité de 32 Go. La raison ? System 7.1.2 ne supporte pas le HFS+ (qui date de Mac OS 8.1) et pas plus de 2 Go pour la capacité. La limite réelle est en réalité à 2 To, mais elle nécessite un Macintosh en PowerPC (et PCI) et un OS plus récent.

Petit truc aussi, vu qu’il y a des coupes : j’ai enlevé les messages indiquant que le Mac n’est pas à la bonne heure. Comme la pile était vide, l’heure n’était pas la bonne.

2,3,4,5 : System 7.5, Mac OS 7.6, Mac OS 8.0, Mac OS 8.1 sur Performa 630

Pour les différentes versions de l’OS, rien à dire de spécial. J’ai installé System 7.5, Mac OS 7.6 (le premier Mac OS), Mac OS 8.0 et Mac 8.1 sur le Performa 630, à base de 68040. Je n’ai pas eu de soucis particuliers, ça prend juste un peu de temps avec un lecteur de CD-ROM 4x. A ce moment, la question du changement de Mac est arrivée : Mac OS 8.1 est la dernière version qui démarre sur un Macintosh à base de 68K.

5 bis : Mac OS 8.1 sur Power Mac G3 Beige

Premier changement de machine. J’ai déplacé le SSD dans un Power Mac G3 Beige et… ça n’a pas démarré. J’ai donc démarré sur la disquette de boot de Mac OS 8.1, mis à jour les hard disk driver et Mac OS 8.1 a démarré.

6,7,8,9,10 : Mac OS 8.5, 8.6, 9.0, 9.1, Mac OS 9.2.1 sur Power Mac G3 Beige

L’installation elle-même n’a pas posé de soucis. Par contre, j’ai eu pas mal de soucis : je n’avais pas les CD originaux et les ISO trouvées sur le Net n’étaient pas toutes utilisables. Dans certains cas, je ne pouvais pas démarrer, dans d’autres le disque était illisible. J’ai cru à un problème de CD-R (j’ai dû racheter un boîte), de graveur ou de lecteur, mais non : certaines ISO ne fonctionnaient pas, c’est tout. A noter que j’ai passé les versions 9.0.4 et 9.2.2 pour éviter que ce soit vraiment trop long.

Une ISO daubée

10 bis : Passer en HFS+ sur Power Mac G3 Beige

La première bidouille intervient ici. Jusqu’à maintenant, j’ai utilisé un SSD formaté en HFS (Mac OS standard) mais Mac OS X nécessite un disque formaté en HFS+ (Mac OS étendu). Apple ne propose pas d’outils pour passer du HFS au HFS+, mais Alsoft, oui. J’ai donc gravé un CD-R avec PlusMaker et j’ai passé la partition du HFS au HFS+. Je l’explique plus haut, et je ne l’avais pas vu, le logiciel force la taille des blocs sur une valeur inhabituelle (512 octets) pour gagner de la place et c’est un problème… beaucoup plus tard.

Il faut simplement booter du CD, effectuer le conversion… et c’est tout. C’est assez simple.

11 : Mac OS X 10.0 sur Power Mac G3 Bleu

J’ai ensuite tenté Mac OS X dans sa première version (10.0) sur le Power Mac G3 Beige. Sans succès. Le premier CD gravé n’a pas fonctionné, donc j’ai sorti une version originale. Après une installation bien trop longue (plusieurs heures), l’OS n’a jamais voulu démarrer. J’ai donc sorti le SSD pour le placer dans un Power Mac G3 Bleu. Mac OS 9.2.1 n’a pas voulu démarrer – visiblement la conversion en HFS+ a modifié des choses qui empêchent le changement de machine – mais j’ai démarré sur le CD de Mac OS X et installé l’OS sur le Power Mac G3 Bleu. Une fois l’installation effectuée, j’ai installé la mise à jour combo 10.0.4. A noter que c’est la seule installation qui affiche l’intro de Mac OS X.

Ça ne démarre pas.

12 : Mac OS X 10.1 sur Power Mac G3 Bleu

Là aussi, ça n’a pas été une partie de plaisir. Je me suis retrouvé avec un kernel panic à la fin de l’installation et au moment de l’installation de la 10.1.5 (combo). Au passage, comme je ne l’ai pas mis dans la vidéo, l’installation de la 10.1.5 n’est pas possible directement : il faut installer une mise à jour de sécurité, puis une mise à jour de l’installeur. En regardant l’erreur, j’ai trouvé directement le problème. C’est IOATAFamily qui plantait, donc le SSD… donc le contrôleur Ultra DMA. Le Power Mac G3 a été vendu avec un contrôleur instable, un problème corrigé matériellement dans la seconde révision. La seule solution, dans mon cas, a été de mettre le SSD sur la seconde prise ATA (dédiée au lecteur optique), gérée par le chipset et plus lente. Une fois la mise à jour effectuée, j’ai tenté Mac OS X 10.2 mais sans succès : la machine plantait. Je suis donc passé sur un Mac sans bug.

Oups.

13,14 : Mac OS X 10.2 et 10.3 sur Power Mac G4 Digital Audio

Pour Mac OS X 10.2 et 10.3, rien de spécial. J’ai mis le SSD dans le G4, Mac OS X 10.1 a démarré, j’ai mis à jour en 10.2 (avec le CD), puis en 10.2.8, puis en 10.3 (avec le CD) et enfin en 10.3.9. A part le fait que j’ai dû recommencer une installation parce que j’avais raté mon enregistrement, il n’y a rien à dire.

14 bis : étendre la partition HFS+

Si vous avez suivi, j’installe Mac OS sur une partition de 2 Go, formatée (ou plutôt convertie) en HFS+. Pourquoi 2 Go ? Parce que le System 7.1 ne pouvait pas gérer plus. Pourquoi ne pas avoir étendu la partition avant ? Parce qu’Apple ne le permet pas. Enfin, plus exactement, il n’est possible d’étendre une partition sans tout effacer qu’à partir de Mac OS X 10.4.4 (si le disque est partitionné en GUID) et Mac OS X 10.5 (pour les disques formatés en APM). J’espérais aller jusqu’à Mac OS X 10.5 sans devoir étendre, mais non : impossible d’installer Mac OS X 10.4 sur mon SSD de 2 Go. En fait, visiblement, l’OS installe plus de choses – notamment le sous-système BSD – ce qui nécessite mécaniquement plus de place.

Pas assez de place.

La solution ? iPartition. Ce programme a été offert par ses développeurs, et il permet d’étendre une partition sans l’effacer, même en APM et avec les hard disk driver de Mac OS 9. J’avais prévu le coup : le SSD avait été partitionné en laissant l’espace au-delà de 2 Go vide. Pour éviter les soucis plus tard, j’ai simplement étendu la partition de 2 à 16 Go, de quoi installer Mac OS X 10.4 et 10.5. Le fonctionnement est simple : un CD de démarrage permet de redimensionner, et il suffit d’avoir une machine qui supporte Mac OS X 10.4.

La bonne nouvelle ? Je n’ai rien perdu.

15 : Mac OS X 10.4 sur Power Mac G4 Digital Audio

Une fois la partition étendue, rien de spécial. J’ai pu démarrer sur une copie de Mac OS X 10.4 (sur un DVD+R) et installer Mac OS X 10.4. J’ai mis à jour en 10.4.11 avec les fichiers déjà téléchargés, mais Apple propose encore les mises à jour pour Mac OS X Tiger dans l’outil de l’OS, au pire.

16 : Mac OS X 10.5 sur Mac mini G4

Un peu plus compliqué, le passage à Leopard. Le Power Mac G4 n’acceptait pas Leopard et j’avais besoin d’un Mac avec une sortie VGA (et évidemment compatible). J’avais la flemme de sortir un G5, donc le Mac mini G4. Première étape, installer le SSD : rien de compliqué, le Mac mini a un emplacement 2,5 pouces PATA, comme mon adaptateur. Seconde étape, un lecteur optique : mon mini G4 me servait uniquement pour des tests et son lecteur (mort il y a un moment) avait été enlevé. Le premier lecteur n’a jamais réussi à démarrer avec le DVD de Leopard, donc j’ai installé un second.

Truc très énervant, l’installeur vérifie le disque, ce qui prend du temps mais est nécessaire. Pendant un premier essai, j’ai perdu l’image et j’ai pensé à un souci… mais non. Le Mac était juste passé en veille. On le voit dans la vidéo, avec un changement de colorimétrie : la carte d’acquisition n’a pas retrouvé les mêmes réglages. Ensuite, l’installation a été assez longue : Mac OS X 10.5 est un système universel nettement plus lourd que les précédents. Ce n’est pas le seul (il existe une version universelle de Mac OS X Tiger) mais du coup, l’OS prend plus de place, tout comme les mises à jour. L’installation de la 10.5.8 a pris pas mal de temps, aussi.

Dans tous les cas, ça a fonctionné et c’était le dernier OS à installer sur PowerPC. Lors de cette étape, mon SSD a connu deux architectures (68K et PowerPC) et va passer sur une troisième.

16 (bis) : Mac OS X 10.5 sur Mac mini 2009

Le passage d’un Mac PowerPC à un Mac Intel n’est pas si évident, mais avec Mac OS X Leopard et les bonnes machines, ça marche. Premier point : les PowerPC attendent généralement un disque partitionné en APM (Apple Partition Map), les Mac Intel un disque partitionné en GUID Partition Table (GPT). En pratique, c’est un peu plus compliqué : certains PowerPC peuvent démarrer sur du GPT (ils sont rares, j’en reparlerais), et une bonne partie des Mac Intel peut démarrer sur de l’APM. Sur ce point, c’est assez logique : c’était nécessaire pour pouvoir utiliser le même DVD pour Leopard sur les deux architectures.

De façon concrète, le Mac OS X 10.5 installé sur un Mac mini G4 (en APM) démarre sur mon Mac mini 2009. Mais pour installer Snow Leopard (ou tous les OS suivants) il faut passer en GPT. La conversion d’un schéma de partitionnement à un autre n’est pas une évidence et il y a très peu d’outils capables de le faire sans tout effacer (ce que je ne voulais pas). Mais iPartition (rendu gratuit par ses développeurs) le fait. Il faut donc installer le programme et ensuite créer un média de démarrage. C’est une fonction du programme : elle nécessite un disque qui permet de démarrer sur le Mac – ici Snow Leopard – et un DVD vierge. Le programme va créer un DVD de démarrage contenant iPartition, qui démarre automatiquement.

Cette partie m’a demandé pas mal d’essais, et pas mal de manipulations. Donc, dans l’ordre, il faut : supprimer le HFS Wrapper de la partition de démarrage (il s’agit d’un bout de partition qui permet de gérer le passage HFS à HFS+), changer le schéma de partition d’APM (Apple) à GUID, déplacer les données de la partition pour qu’elle démarre au bloc 409640 (si jamais vous manquez de placer, il faut la réduire). Cette étape prend du temps, attention. Attention, l’image est coupée dans la vidéo car la carte d’acquisition a décidé de passer en 640 x 480 sans raisons. Ensuite, il faut ajouter une partition, avec quelques paramètres : le type doit être EFI System Partition, le nom EFI, la taille As large as possible (200 Mio en réalité) et la position au début du disque (Beginning of disk). Pourquoi ? Parce que Mac OS X 10.6 a besoin d’une partition EFI, à un endroit précis. Enfin, il faut se rendre dans les propriétés de cette partition et fixer le bloc de départ à 40 (ouf).

Enfin, pour terminer, j’ai dû démarrer sur une clé USB d’OS Lion pour effectuer quelques modifications. Pourquoi Lion ? Parce qu’avec Snow Leopard, ça n’a pas marché. Une fois la clé démarré, il faut aller dans l’onglet Partition, l’étendre au maximum (qu’OS X fasse ses manipulations), avant de se rendre sur l’onglet First Aid et choisir Repair Disk. Dans ce cas, OS X devrait avoir remis les partitions dans un état utilisable par Mac OS X Snow Leopard. Dans le cas contraire, vous aurez des erreurs comme les deux que l’illustre ici.

Une erreur


Une seconde erreur.

17 : Mac OS X 10.6 sur Mac mini 2009

En dehors des changements nécessaires, le passage à Snow Leopard est simple. Et contrairement aux autres Mac OS X, il n’est pas nécessaire de démarrer du disque : l’installeur se lance directement depuis Mac OS X (ici Leopard) et redémarre après plusieurs minutes. C’est aussi le dernier OS vendu sur un DVD (même s’il existe des variantes sur clé USB). Enfin, c’est aussi un des rares Mac OS X qui affiche son intro’ (en vidéo).

18 : OS X 10.7 sur Mac mini 2009

Pour OS X Lion, c’est ma dernière installation à partir d’un média physique. J’ai en effet utilisé ma clé USB d’OS X Lion. Comme pour les précédents Mac OS X, j’ai ensuite installé la mise à jour combo (10.7.5 ici). On commence à sentir les limites des mon SSD (assez lent en écriture).

19 : OS X 10.8 sur Mac mini 2009

Pour OS X Mountain Lion, deux choses. Premièrement, la vidéo d’installation était… bizarre. La carte d’acquisition ne s’était pas calée sur une définition standard et je suis passé sur une carte d’acquisition HDMI (en 1080p). Deuxièmement, je n’ai pas récupéré un fichier d’installation récent, mais une copie que j’avais dans mes archives, qui n’aime visiblement pas 2021 : j’ai dû passer en 2012 pour effectuer l’installation. L’installeur était assez récent et intégrait OS X 10.8.5.

Un problème d’image.


Un problème de date.

20 : OS X 10.9 sur Mac mini 2009

Pour Mavericks, rien de spécial, à part que j’ai dû remettre la date sur une valeur récente (mon installeur devait être plus récent). L’installation redémarre comme les autres, mais pas nécessairement au même moment. Comme pour Mountain Lion, j’avais choisi un installeur qui intégrait déjà la dernière version (10.9.5). Par contre, c’est assez long.

21 : OS X 10.10 sur Mac mini 2009

Yosemite s’installe aussi comme un charme, et directement la version 10.10.5. La seule chose à noter, c’est que le compteur qui indique le temps est complètement à l’ouest : les 18 minutes annoncées durent pas loin de 90 minutes.

22 : OS X 10.11 sur Mac mini 2009

El Capitan a posé plus de soucis… mais c’est de ma faute. Comme pour d’autres, mon installeur était un peu ancien et a bloqué par rapport à la date. Mais pour El Capitan, la vérification se fait visiblement au milieu de l’installation. J’aurais pu changer la date quand j’ai eu le message, mais c’est moins sympa pour la vidéo. J’ai donc recommencé après une restauration de plus à l’étape précédente. Une fois la date changée, ça a fonctionné, mais lentement. Le passage de 25 à 7 minutes prend par exemple 1 heure et 47 minutes… Comme pour les autres, l’installeur est ç jour : pas besoin de mettre les mises à jours intermédiaires.

Encore un souci de date.

Il s’agit du dernier OS que mon vénérable Mac mini supporte, je suis donc passé sur un autre Mac pour la suite.

23 : macOS 10.12 sur MacBook Air 2012

Dans le MacBook Air, j’ai un adaptateur pour installer directement le SSD M.2 à la place du SSD d’origine. Comme pour les autres, l’installation est assez lente mais tout se passe correctement. La seule chose à noter vient de la capture : la définition varie un peu parce que le MacBook Air utilise parfois sa définition native sur la sortie vidéo que j’utilise pour capturer.

24 : macOS 10.13 sur MacBook Air 2012

Mon installeur de macOS High Sierra a posé plus de soucis. La vérification prenait plusieurs minutes avant d’afficher une erreur, et changer la date pose des soucis avec les macOS récents. J’ai donc téléchargé un installeur récent (je passe cette partie dans la vidéo). Et… le tout a planté. High Sierra m’a indiqué une erreur avant de redémarrer en boucle avec un kernel panic. Même chose au second essai. La solution ? Installer macOS High Sierra en HFS+, sans passer en APFS, en ligne de commande. Visiblement, la façon de partitionner mon SSD posait des soucis lors du passage en APFS.

Toujours la date

25 : macOS 10.14 sur MacBook Air 2012

Alors, je n’avais pas identifié le problème d’APFS avant, donc j’ai tenté Mojave.

Avec Mojave, je suis tombé sur un problème que je n’attendais pas : le manque de place. En effet, l’installeur (présent sur le SSD) m’a indiqu” qu’il manquait… 70 Mo. Le SSD fait 32 Go (à peu près) et l’installation elle-même environ 12 Go. Avec les 6 Go de l’installeur, il n’y avait pas assez de place. La solution, bête et méchante ? Copie l’installeur sur une clé USB pour lancer l’installation… sans succès. Vu l’espace libre nécessaire (quelques dizaines de Mo), j’ai triché : j’ai supprimé le System Folder de Mac OS 9 et une partie des applications encore présentes (plus exactement, je l’ai mis sur une clé USB, avant de le récupérer à la fin).

Manque de place.

Et donc c’est ici que j’ai dû arrêter. Après de longs essais de conversions en APFS, de passage en mode verbose et de recherches sur Internet, je me suis rendu compte avec la commande qui suit que la taille des blocs de mon système de fichiers était de 512 octets et que l’APFS impose une taille minimale de 4 096 octets. Comme je ne voulais pas formater ni cloner, mais uniquement mettre à jour, j’ai arrêté ici.

diskutil info /dev/diskx|grep "Block Size"

Le résultat

Alors, ça donne quoi ? Un macOS High Sierra avec un disque dur qui s’appelle MacOS7, formaté en HFS+. On trouve à la racine des dossiers comme Applications (Mac OS 9) ou System Folder. Il y a aussi pas mal de logs divers, un dossier Desktop avec un raccourci vers Sherlock sur le bureau, etc. Assez bizarrement, Internet Explorer est resté dans le Dock (en version PowerPC, donc inutilisable, évidemment), tout comme une icône qui renvoie vers Sherlock.

Internet Explorer dans le Dock


Un System Folder


Des logs d’install

Les captures

J’ai aussi pris des captures d’écran de la page A propos de chaque OS installé, donc voici les images.

System 7.1


System 7.5


Mac OS 7.6


Mac OS 8


Mac OS 8.1


Mac OS 8.5


Mac OS 8.6


Mac OS 9


Mac OS 9.1


Mac OS 9.2


Mac OS X 10.0


Mac OS X 10.1


Mac OS X 10.2


Mac OS X 10.3


Mac OS X 10.4


Mac OS X 10.5


Mac OS X 10.6


OS X 10.7


OS X 10.8


OS X 10.9


OS X 10.10


OS X 10.11


macOS 10.12


macOS 10.13

Mac OS X Lion et Mountain Lion deviennent gratuits

Les pages ou j’explique comment récupérer d’anciens OS sont assez populaires, et Apple vient d’ajouter deux OS : Lion et Mountain Lion. Le point étonnant vienr du fait que les deux OS étaient payants… et qu’ils sont toujours en vente (ici et ).

Les deux pages rejoignent donc celle-ci qui contient des liens vers Mac OS X (ou OS X, macOS, etc.) Yosemite (10.10), El Capitan (10.11), Sierra (10.12), High Sierra (10.13), Mojave (10.14) et Catalina (10.15).

Dans tous les cas, ce sont des package d’installation : vous aurez donc besoin d’un Mac fonctionnel pour installer l’OS (s’il est compatible) et les fichiers ne sont pas utilisables directement pour créer une clé USB d’installation, même s’il est possible d’extraire les fichiers nécessaires. N’espérez pas installer Lion sur un Mac qui a été livré avec une version ultérieure, par exemple, mais ça permet au moins de l’installer sur un Mac un peu vieux si vous n’avez pas acheté l’OS à l’époque pour une raison ou une autre. Lion et Mountain Lion font un peu plus de 4 Go. Et enfin, pour rappel, ça reste une mauvaise idée de revenir sur un vieil OS pour un usage normal, sauf si vous n’avez vraiment pas le choix : les navigateurs compatibles sont anciens et les failles de sécurité pas nécessairement corrigées. Vous risquez vraiment d’avoir des soucis pour un usage quotidien en 2021.

Dernier point, enfin, les certificats de sécurité des package sont expirés mais ça ne pose a priori pas de soucis pour installer l’OS (dans le pire des cas, il faut changer la date).

(ne pas) créer une clé USB pour macOS depuis Windows 10

Assez régulièrement, des gens viennent me dire que les explications pour faire une clé USB de macOS depuis Windows 10 ne fonctionnent pas. Et après quelques autres essais, je comprends le problème et j’ai modifié la page.

Le point important : il faut la bonne image disque de macOS. Vous ne pouvez pas utiliser l’installeur téléchargé depuis un Mac. Vous ne pouvez pas utiliser les images disponibles chez Apple.

• Je l’avais indiqué, mais il faut une image disque bootable. La première solution pour en trouver une, c’est de chercher sur Internet, par exemple sur un site dédié aux hackintosh. C’est une mauvaise idée. Vous ne pouvez pas savoir si l’image a été modifiée, trifouillée, etc. La seconde solution, c’est de créer le fichier à restaurer depuis un Mac 🤓. Oui, c’est un peu idiot dans le contexte, mais pour avoir une image bootable de macOS, il faut un Mac. Ce que vous n’avez probablement pas si vous avez besoin de le faire sous Windows.

• Le second point, important aussi : il faut que la clé USB soit partitionnée en GPT (GUID). ce n’est pas le cas par défaut sous Windows et si vous avez formaté la clé sous Windows ou si elle n’a jamais été utilisée avec un Mac, elle est probablement en MBR. Sous Windows, il faut passer en ligne de commande avec diskpart.

Donc il faut lancer la ligne de commande (cmd sous Windows 10) et ensuite taper diskpart.

Maintenant, tapez list disk pour avoir la liste des disques. Le disque principal et la clé USB doivent être de la partie.

Tapez select disk x en remplaçant le x par le numéro de la clé USB (attention, le premier est bien le 0). Le logiciel indiquera que le disque est bien sélectionné.

Tapez clean puis – une fois que c’est fait – convert gpt.

Enfin, tapez create partition primary et ensuite exit.

A la base, je voulais expliquer comment créer la clé en vidéo, mais finalement j’ai juste modifié le tuto pour expliquer que c’est une mauvaise idée. J’ai gardé la page parce qu’elle est bien référencée et qu’il y a des commentaires, et j’explique à peu près les mêmes choses qu’ici. Le principal problème, vraiment, c’est qu’Apple ne distribue pas d’image disque bootable de macOS. Dans tous les cas, il faut soit en trouver une sur Internet, soit la créer. Et pour la créer, il faut un Mac, ce qui rend la création de la clé USB depuis Windows un peu inutile.

De fait, si vous avez besoin de réinstaller macOS sur un Mac qui ne fonctionne plus, la solution la plus simple va être de démarrer en pressant command + R, ce qui va démarrer soit sur la partition de restauration (si elle existe encore) soit sur la restauration de l’EFI (sauf si votre Mac date de 2009 ou avant). Après, si vous avez un bon exemple de conditions qui demandent de créer une clé USB de boot depuis Windows (et qui n’est pas « Je veux faire un hackintosh »), ça m’intéresse.

Désactiver la lecture automatique de Musique

Avec la dernière version de Musique sous Big Sur (11.3), Apple a ajouté une fonction déjà présente sous iOS 14 : la lecture automatique. L’idée ? Apple Music va essayer de générer une liste de lecture automatique et infinie, en fonction de ce que vous aimez/écoutez.

Dans un sens, c’est pratique : quand vous arrivez au bout de l’album, il ne se termine pas. Mais parfois, on peut préférer que ça s’arrête. La présence de la lecture automatique n’est pas très visible par défaut : si elle est activée mais que vous écoutez un morceau de la bibliothèque, rien ne s’affiche. Si vous êtes dans la liste en question, le symbole de l’infini apparaît sur le menu « hamburger » en haut à droite de la fenêtre. Quand on clique sur le menu en question, il faut simplement cliquer sur le ∞, qui change de couleur.

C’est activé, mais on ne le voit pas (en haut à droite)


C’est activé, on le voit (en haut à droite)


Il faut cliquer sur le symbole pour l’activer manuellement (ou le désactiver)


Hop, ça ajoute une liste de morceaux

Activer Sidecar sur un vieux Mac n’est pas une bonne idée

A la sortie de Catalina, j’avais parlé de Sidecar et de la possibilité de l’activer sur un ancien Mac, incompatible. J’ai (re)testé… et j’ai compris pourquoi Apple ne le permettait pas.

Petit résumé : Sidecar permet d’utiliser un iPad compatible comme écran, sur un Mac compatible. Je mets deux fois compatible parce que la limite est double. Il faut un Mac capable d’encoder en HEVC (en gros, tout ce qui est sorti après 2016), et un iPad capable de décoder du HEVC (donc un appareil en A9 au minimum, c’est-à-dire 2015). Au lancement de Catalina, quelques lignes de commande permettaient d’activer Sidecar sur les anciens Mac, mais avec 10.15.7 (et probablement nettement avant), ça ne fonctionne plus. La solution s’appelle SidecarPatcher (en ligne de commande) ou Free Sidecar, qui mélange une interface et un peu de ligne de commande.

Avant de montrer que ça fonctionne, il faut parler de plusieurs choses. Premièrement, ça nécessite de modifier des fichiers systèmes de macOS, ce qui n’est pas anodin : on doit désactiver des sécurités de l’OS. Deuxièmement, ça ne fonctionne que sous Catalina, pas sous Big Sur (probablement à cause des sécurités en question, d’ailleurs). Ensuite, si le programme permet en théorie d’activer Sidecar pour pas mal d’iPad, il y a des cas ou ça ne fonctionne pas. J’ai essayé sur un ipad mini 2, resté sous iOS 12, et ça ne fonctionne pas. Même en activant explicitement Sidecar, rien, probablement parce que Sidecar nécessite iOS 13. C’est un peu bizarre de proposer de l’activer alors que ça ne fonctionne pas, du coup. Enfin, et je vais expliquer le titre, c’est une mauvaise idée.

Sidecar encode en HEVC pour envoyer l’image à l’iPad. Le HEVC (H.265) est un codec efficace, mais quand on active Sidecar sur un Mac qui ne le supporte pas nativement (matériellement), on passe sur un encodage logiciel. Ca implique deux soucis vraiment gênants. Premièrement, l’image sur l’iPad est affreuse. Ca fourmille, c’est flou dès que ça bouge, ce n’est vraiment pas propre, ni même réellement utilisable. Sur le coup, techniquement ça fonctionne, mais en pratique c’est vraiment inutilisable à mon sens tellement l’image est dégradée. j’ai essayé de filmer avec l’iPhone pour le montrer, et la partie avec le curseur montre bien le problème (et ce n’est pas la compression YouTube).

Enfin, et c’est un problème lié, l’encodage en temps réel et par le processeur est assez lourd. Sur un MacBook Air de 2012 (Core i7), l’encodeur prend entre 30 et 50 % du CPU en permanence, et la machine souffle pas mal.

Une occupation CPU assez élevée

L’installation

Si vous voulez quand même essayer, voici la marche à suivre.

Premièrement, aller télécharger la dernière version, et lancer le programme avec un clic droit -> ouvrir.

Sauvegarder le fichier qui va être modifié.

cp /System/Library/PrivateFrameworks/SidecarCore.framework/Versions/A/SidecarCore ~/Downloads/SidecarCore.bak

Copier le fichier qui va être modifié.

cp /System/Library/PrivateFrameworks/SidecarCore.framework/Versions/A/SidecarCore ~/Downloads

Dans le programme, sélectionner le fichier SidecarCore qui est dans le dossier Téléchargement.

Maintenant, il faut activer les iPad et les Mac. Pour trouver le type d’iPad, je vous conseille MacTracker. Si vous avez un iPad Air 2, par exemple, c’est un iPad5,3. Il faut cocher l’iPad que vous avez. S’il est supporté officiellement par Sidecar, pas besoin de le chercher évidemment.

Pour le Mac, faites  -> A propos de ce Mac -> Rapport système. Dans Matériel, vous aurez le modèle du Mac. Sinon, Mactracker aussi. Mon MacBook Air de test (11 pouces, 2021) est un MacBookAir5,1.

L’étape suivante, c’est désactiver le SIP. Il faut redémarrer le Mac en pressant command + R, lancer le Terminal, taper csrutil disable et redémarrer.

Maintenant, ce n’est pas fini. Il faut lancer le Terminal et taper les commandes suivantes.

sudo mount -uw /
sudo cp ~/Downloads/SidecarCore /System/Library/PrivateFrameworks/SidecarCore.framework/Versions/A/SidecarCore
sudo codesign -f -s - /System/Library/PrivateFrameworks/SidecarCore.framework/Versions/A/SidecarCore

Avec un macOS Catalina à jour (après 10.15.4), il faut aussi taper la commande suivante.

sudo nvram boot-args="amfi_get_out_of_my_way=0x1"

Maintenant, il faut (encore) redémarrer et ça devrait fonctionner. L’icône va apparaître dans les Préférences système, et l’iPad devrait être détecté. Mais comme expliqué plus haut, c’est vraiment très très moche, et la limitation aux Mac dotés d’un encodeur matériel (et efficace) est logique.

L’icône est là


Ca marche

Normalement, pour revenir à la version originale, il faut simplement taper cette commande.

sudo cp ~/Downloads/SidecarCore.bak /System/Library/PrivateFrameworks/SidecarCore.framework/Versions/A/SidecarCore

Ensuite, si vous avez un Catalina à jour, celle-ci.

sudo nvram -d boot-args

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