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Quand Monkey Island 2 “Mac” se moquait des PC

C’est la journée internationale du parler pirate et Return to Monkey Island sort aujourd’hui. Mais saviez-vous qu’un easter egg dans la version Mac du second opus (Monkey Island 2: LeChuck’s Revenge) se moquait des PC ?

Quand vous étiez dans le jeu, il suffisait de taper rough pour afficher ce message qui dit (traduction libre) « Attention, la commande rough va rendre l’écran de votre Mac dangereusement proche de celui d’un PC (beurk) ».


Dans le jeu

Mais ça fait exactement ? En fait, comme dans pas mal de jeux Mac de l’époque (tel que Doom), on passait du 320 x 200 des PC à du 640 x 400, pour une image nettement plus fine. Et petit bonus, les versions Mac de certains jeux LucasArts appliquaient un filtre pour lisser un peu l’image. C’est un peu l’équivalent des filtres des émulateurs modernes, pour éviter les trop gros pixels. Et la commande désactivait ce filtre. Sur un appareil d’époque, c’est assez flagrant, mais sur des captures en définition native… moins. Du coup, j’ai zoomé (avec un redimensionnement entier) pour montrer les différences, tout de même bien visibles sur les personnages et les textes.

Avant


Après


Avant


Après

Avant


Après


Avant


Après

Je vous mets aussi une image du premier opus, dans lequel le code ne fonctionne pas (mais j’aime bien l’écran titre).

Une tractopelle en PVC, la plus fabuleuse machine de la semaine

Avec du PVC, de la colle et beaucoup de génie et de patience, ce vidéaste produit des objets incroyables. Cette tractopelle est à la fois très fidèle à l’originale mais en plus parfaitement fonctionnelle.

Les portes et autres accès aux composants s’ouvrent et se ferment, maintenus par de petits loquets. Les divers éléments tournent, s’activent pour une vraie utilisation du bras de l’engin. Un circuit hydraulique et des servo permettent de déployer la pelle avec une télécommande. La tourelle tourne sur elle même, les divers éléments sont fonctionnels et les chenilles permettent d’avancer et de tourner…

Mais le plus fou c’est qu’il ne s’agit pas ici d’un bricolage avec pléthore de moyens, une débauche d’impression 3D, de gravure laser ou de découpe CNC. Non, tout est réalisé avec un matériau de base des plus commun. Des tubes PVC chauffés et aplatis qui vont servir de matière première à la création de tous les éléments : décors, carcasse, engrenages…

Les portes, supports, serrures, chenilles ainsi que la pelle et le bras de la tractopelle sont découpés, sciés, grattés, gravés et collés pour assembler l’engin. Mieux, certains des outils employés par le vidéaste sont également créés sur mesures pour construire le projet.

Les solutions mise en place pour piloter le circuit hydraulique avec des servo, une pompe et un réservoir est très impressionnant. Il, est non seulement fonctionnel mais il permet de proposer à l’engin la puissance nécessaire à l’utilisation de son bras tout en contournant plein de problématiques complexes de pilotage.

La somme des solutions trouvées pour la mise en place des diverses partie de l’engin, les détails comme les essuies glace actionnés à distance, la qualité de montage global de l’objet. Je suis vraiment admiratif de la patience et le savoir faire de Vang Hà !

Une tractopelle en PVC, la plus fabuleuse machine de la semaine © MiniMachines.net. 2022.

Breaking the Four by Four: a primer on playing in odd time signatures with drum machines

We've got a great piece that acts a primer to odd time signatures. Specifically, we'll talk about how drum machine users can program their devices to play with some of the odder time signatures out there.

The post Breaking the Four by Four: a primer on playing in odd time signatures with drum machines appeared first on DJ TechTools.

Mac ou Pippin ? Power Nazoler

Cette semaine, je (re)teste un jeu Pippin… mais sur Mac. Une partie des titres de la console d’Apple et Bandai fonctionne en effet sur les deux plateformes. Il s’agit ici de Power Nazoler.

Sur le coup, comme souvent, il n’y a pas beaucoup de choses à dire. Le jeu se lance sur un Power Mac sous Mac OS 9 (en anglais, le titre a visiblement ses propres polices) et propose deux exécutables : un pour les PowerPC, un pour les Mac à base de 68000. Je n’ai pas vu de différences flagrantes en lançant les deux sur mon Power Mac G3, mais il y en a peut-être. Le titre lui-même est strictement identique à la version Pippin, avec une fenêtre en 640 x 480 (la définition de la console) dans un cadre. Chose plutôt rare, on n’a pas le bureau en arrière-plan, ou une image noire : il y a un motif qui remplit l’écran. On a les mêmes fonctions, sauf la tablette qui nécessite une extension sous Mac OS, mais l’impression est de la partie.




On peut dessiner à la souris

Le seul point sur lequel je peux revenir, même s’il est courant dans les jeux Mac de l’époque, c’est le titre du jeu inscrit dans la fenêtre. Parce que sous Mac OS, c’est une sorte de bidouille bizarre. En fait, ce n’est pas une image placée sur le disque, mais des icônes associées à des fichiers vides, placées à un endroit précis. C’est une des fonctions du Finder : il permet de garder la position des icônes dans un fichier de préférence (caché), et en mettant des fichiers vides avec des icônes découpées correctement on peut avoir ce genre d’effets. Et comme les CD-ROM sont en lecture seule, même si l’utilisateur déplace les icônes (comme moi dans la seconde image), la réouverture du volume récupère l’emplacement original.

Un joli effet


Avec une solution bien pensée

L’évolution de quelques icônes de Mac OS X… OS X… macOS

Au fil des années, il y a des icônes que j’ai vu évoluer. Et en triant mes archives, je suis tombé sur des images sauvées au fil du temps, jusqu’à 10.8 (Mountain Lion). J’ai donc récupéré les images des OS suivants pour comparer.

Jusqu’à macOS Catalina, pas de soucis, mais ensuite… c’est compliqué. Quelques icônes des Préférences Système ont changé avec Big Sur ou Monterey, mais la façon de les stocker (et l’emplacement) aussi. Comme je n’ai pas de machines sous Big Sur et que les sauvegardes Time Machine ne semblent pas stocker les données de l’OS lui-même, je n’ai pas tout. Je n’ai pas mis nécessairement toutes les images, surtout quand elles sont identiques entre les versions (seule la taille peut parfois varier dans les vieux OS).

La calculatrice (calculette)

Dans les premières versions de Mac OS X, ça évolue pas mal. Les premières affichent simplement 123456.89, les suivantes un Easter Egg (12374218.75) et une approximation de Pi à partir de 10.10 (Yosemite). Suer les macOS récents, elle est plus stylisée.

10.0 et 10.1


10.2


10.3


10.5 (et suivants)


10.10


10.11 (changement de police)


Monterey

Date et heure (Préférences Système)

C’est un peu plus bizarre. La majorité des versions de Mac OS X affiche le 18 juillet à 12h15. 10.10 (et les suivants) affichent le 18 juillet à 10h10. Mais Monterey affiche le 17 juillet à 10h10 (comme les émojis). Et je ne connais pas la référence du 18 juillet.

10.0


10.1


10.5


10.8


10.10


Monterey

Moniteurs (Préférence Système)

Bon, là, c’est simple : on a généralement une image de l’écran Apple du moment. Et donc pendant (très) longtemps le modèle Thunderbolt.

Un Studio Display (10.4)


Un Cinema Display (10.7, mais il était là avant)


Un Thunderbolt Display (10.10, il était là un peu avant)


Un XDR (je crois) sous Catalina


Un Studio Display (je crois) sous Monterey

Economiseur d’énergie (Préférence Système)

Avec cette icône, on voit surtout l’évolution des ampoules, du filament aux LED en passant par les « basse consommation ».

10.0


10.4


10.5


Dès 10.5.7 (c’est la versions de 10.8)


Dès 10.10 (elle est encore là)

Clavier (Préférence Système)

Les anciennes versions de Mac OS X combinaient clavier et souris, certaines affichaient simplement une touche de clavier. On a eu la version compacte en aluminium pendant pas mal de temps et Monterey affiche un Magic Keyboard.

10.6


Monterey

Souris (Préférence Système)

C’est un peu la même chose pour les souris : on a eu pendant un temps des préférences combinées. Mais les vieilles versions affichent les souris de l’époque et on a la Magic Mouse depuis… longtemps. J’ai aussi regardé l’icône de trackpad, mais elle n’a pas changé avec le temps.

La version optique noire (10.1)


La même en blanc (10.2)


La Mighty Mouse (10.6)


Remplacée par la Magic Mouse dès 10.6.2

Le jeu à mosaïque (Dashboard)

Apparu avec 10.4, ce jeu de taquin proposait une image en rapport avec l’OS. Un image d’iPod dans les bêtas, un félin par la suite, puis – à partir de 10.10 Yosemite jusqu’à 10.14 Mojave – la même image. 10.15 (Catalina) a sonné le glas du Dashboard.

10.4 (bêta)


Tiger


Leopard


Snow Leopard


Lion


Mountain Lion


Mavericks


Yosemite

Un prototype de Macintosh IIsi

Sur un forum, j’ai vu un prototype de Macintosh IIsi.

Le prototype est étonnant dans un sens : il n’a pas de stickers officiels pour indiquer que c’est un modèle PVT, mais des notes manuelles. De toute façon, un PVT n’est normalement pas très différent d’un modèle de production, vu qu’il s’agit d’un PVT (Production Validation Testing), donc d’un appareil qui sert à valider la production industrielle.


Le nom est bien présent


Flou, mais PVT



Un peu plus loin dans le fil, on voit aussi une ROM pour la même machine, mais cette fois dans une vieille version.

A noter qu’une rumeur insistante indique que le Macintosh IIsi avait été prévu avec un 60830 à 25 MHz, qui a été ralenti à 20 MHz pour ne pas cannibaliser la gamme supérieure (ou pour des raisons d’approvisionnements, selon d’autres sources). Mais mon Macintosh IIsi a bien un 68030 noté à 20 MHz.

Retroactive : les anciens logiciels Apple sur les « nouveaux » OS

Au fil du temps, Apple se débarrasse parfois de programmes que les gens apprécient : iTunes, Aperture, Final Cut Pro 7, etc. Et il existe un utilitaire, Retroactive, qui permet dans certains cas de réinstaller les anciens logiciels sur un macOS récent, même si Apple a décidé que ce n’était pas possible.

Retroactive est open source, ce qui va amener un petit souci : il n’est pas signé. Vous allez donc devoir le lancer en faisant un clic droit -> ouvrir, et dans certains cas il faudra désactiver Gatekeeper avec la commande suivante : sudo spctl --master-disable

Mais ça fait quoi, Retroactive ? Le programme permet d’installer différents vieux programmes Apple sur des OS récents. Les possibilités dépendent de l’OS, du coup.

Catalina, Big Sur, Monterey

Avec les trois dernières versions de macOS, il permet d’installer trois logiciels disparus : iPhoto, Aperture et iTunes. Je n’ai pas testé les deux premiers, mais en gros, il faut vous procurer une copie du programme et Retroactive va le modifier pour qu’il se lance sur un des trois OS. Pour les récupérer, il faut soit avoir une copie (dans une sauvegarde, par exemple) ou simplement aller le télécharger sur le Mac App Store (si vous l’aviez obtenu par ce biais). Pour iTunes, il propose de faire la même chose (si vous avez besoin d’une version précise) mais offre le téléchargement direct de plusieurs versions : la 12.9.5 (la dernière sous macOS), la 12.6.5 (attention, elle ne permet plus de télécharger des applications), la 11.4 (le look classique) et la 10.7 (avec CoverFlow).




iTunes (jai un peu modifié la capture)

Bon à savoir, ça fonctionne sous Monterey, mais pas pour tout : si vous avez un macOS à jour, iPhoto ne se lancera pas à cause de l’absence de Python dans l’OS depuis macOS 12.3. Ca fonctionne aussi normalement sur les Mac ARM via Rosetta 2.

Pour tester, j’ai juste installé iTunes 11.4 et ça marche. On peut gérer une bonne partie des trucs (pas les applications) et la bibliothèque d’iTunes est séparée de celle de Musique. Si vous voulez désinstaller, c’est simple : il suffit de supprimer l’app’ et sa bibliothèque. Au passage, je me demandait pourquoi la documentation parle de « DJ Apps » et j’ai compris après une petite recherches : pas mal de logiciels pour les DJ utilisaient la bibliothèque en XML d’iTunes pour gérer les morceaux, et Musique (depuis Catalina) utilise une autre méthode. Il y a tout de même quelques fonctions qui ne fonctionnent pas, notamment liées aux vidéos, mais elles sont utilisables dans TV dans le pire des cas.





iTunes 11 sous Monterey



Deux bibliothèques


High Sierra et Mojave

Sur les anciens OS, les fonctions ne sont pas les mêmes. Il est possible d’installer Final Cut Pro 7 (une ancienne version appréciée de certains monteurs) qui devrait fonctionner sans soucis, Logic Pro 9 (c’est expérimental), Xcode 11.7 et les programmes de la famille iWork 09. Sur ces derniers, ça corrige surtout des soucis de performances/bugs, et le programme va même vous permettre de télécharger le nécessaire.

Sous Mojave (là aussi, j’ai étendu la capture)





Keynote, Numbers et Pages ont la même méthode

Plus largement, la page de Retroactive donne pas mal d’informations sur les bugs, les possibilités, etc. Attention tout de même, Retroactive n’est pas parfait : il modifie les applications Apple (en les (re)signant, notamment, il y a quelques détails là) et si Apple modifie trop ses OS, ça ne fonctionne plus. C’est visible avec iPhoto : il ne fonctionne plus sous Monterey à cause de l’absence de Python. Il n’est donc pas exclus que des mises à jour de macOS casse la compatibilité pour certains logiciels.

Gérer l’authentification à deux facteurs avec macOS Monterey

Il y a une dizaine de jours, je parlais de la prise en charge de l’authentification à deux facteurs (2FA) sous Windows avec iCloud. Mais je n’avais pas parlé de cette nouvelle fonction de macOS Monterey et iOS 15.

L’idée est simple, et vous l’utilisez peut-être avec Google Authenticator : en plus du mot de passe, un code est généré pour vous authentifier en plus du mot de passe. Il a une durée de vie limitée et dépend d’une clé de sécurité évidemment unique. Après une rapide recherche, il semblerait qu’Apple utilise les deux mêmes RFC (6238 et 4226) que Google, mais je n’ai rien trouvé de vraiment officiel sur ce point.

Je vais prendre l’exemple de Twitter pour montrer comment ça fonctionne, mais ça doit normalement marcher avec tous les sites et services qui utilisent la norme (en gros, si ça marche avec Google Authenticator, ça doit passer).

Premièrement, connectez-vous de façon classique et allez dans les paramètres (sur la page d’accueil, Plus -> Paramètres et confidentialité). Ensuite, il faut aller dans Sécurité et accès au compte, puis dans Sécurité. Ensuite, il faut choisir Authentification à deux facteurs puis cocher Application d’authentification. Un QR Code va apparaître. Vous avez alors trois solutions.



La simple

Vous avez un iPhone ou un iPad, il suffit de scanner le code, qui devrait vous emmener dans l’application mot de passe d’iOS 15, pour configurer le tout.

La (presque) simple

Si vous voulez rester sur le Mac, il suffit de faire un clic droit sur l’image du QR Code : vous aurez normalement un item Configurer le code de validation, qui vous enverra dans l’application Mot de passe de macOS.


La manuelle

Si ça ne fonctionne pas ou que vous n’avez pas d’appareil iOS sous la main, le lien Can’t scan the QR code (sur le site de Twitter, ça peut varier) vous donnera un code alphanumérique. Il faut ensuite se rendre dans le gestionnaire de mot de passe de l’OS (via Safari ou dans les Préférences Système), choisir le compte lié au mot de passe dans la liste et cliquer sur Modifier…


Là, vous pourrez Saisir la clé de configuration…

Une fois que c’est fait, le code de configuration apparaît dans les informations, et un simple clic sur ce dernier permet de le copier pour le coller pour terminer la configuration.


En théorie, Safari doit ensuite remplir automatiquement le code (ce n’est pas le cas sur Twitter chez moi) mais il est évidemment accessible dans les Préférences de Safari ou dans les Préférences système. Attention tout de même : il ne faut pas traîner étant donné que les codes sont valables 30 secondes. Si vous utilisez iOS (ou iPadOS), le fonctionnement est le même et c’est normalement synchronisé entre les appareils. Enfin, sauf sous Windows.

Les MiniVacances d’été 2022 !

Comme chaque année, je prends quelques jours de vacances. Cette année particulièrement chaude a été longue et il me tardait de pouvoir enfin me vider la tête et m’aérer quelque peu. Je vais donc vaquer à d’autres occupations pendant quelques temps.

Nikolai Lockertsen

Illustration par Nikolai Lockertsen

Je garderai un oeil sur le site de loin en loin et tenterai de répondre à d’éventuelles questions. Je vais toutefois essayer de déconnecter un petit peu, alors essayez d’être, comme d’habitude, très sages.

Je pense évidemment à tout ceux qui sont rentrés de vacances, à ceux qui ne sont pas encore partis, à ceux qui n’auront pas cette chance du tout et qui doivent en plus bosser par ces chaleurs. Je vous souhaite à tous le meilleur mois d’août possible. De garder de petites pépites pour vous, des moments de joie que peuvent nous apporter ces congés. De belles images si vous êtes partis et un peu de temps à méditer, l’esprit libre et vagabond, si vous n’avez pas pu.

Bonnes vacances et bonne rentrée à tous !

Pierre.

 

Les MiniVacances d’été 2022 ! © MiniMachines.net. 2022.

Changer le nombre d’icônes dans le Launchpad de macOS

Le Launchpad, apparu avec Lion, est assez figé : par défaut, il affiche 5 lignes et 7 colonnes. Mais saviez-vous qu’il est possible de modifier les valeurs ?

Il faut lancer le Terminal et taper la ligne suivante pour modifier le nombre de colonnes, en remplaçant le X à la fin par une valeur.

defaults write com.apple.dock springboard-columns -int X

La commande pour le nombre de lignes est presque la même.

defaults write com.apple.dock springboard-rows -int X

Quand c’est fait, il faut relancer le processus avec la ligne suivante, qui va fermer le Dock (lié).

defaults write com.apple.dock ResetLaunchPad -bool TRUE;killall Dock

Voici quelques exemples de ce qu’il est possible de faire.

7×5 (défaut)


Forcé sur 9 colonnes


Forcé sur 3 colonnes


Forcé en 3×3


Forcé en 9×9

Pour revenir aux valeurs par défaut, vous pouvez soit utiliser les valeurs de bases (5 lignes, 7 colonnes), soit supprimer les valeurs avec les deux lignes suivantes. La dernière, comme vu plus haut, relance le tout.

defaults delete com.apple.dock springboard-rows
defaults delete com.apple.dock springboard-columns
defaults write com.apple.dock ResetLaunchPad -bool TRUE;killall Dock

Le cas du prototype du Mac mini avec un dock iPod

Dans une vidéo de Luke Miani, on voit un Mac mini particulier : il possède un dock pour un iPod nano sur sa partie supérieure.

Ce n’est pas une nouveauté : le Mac mini en question a déjà été montré. J’en avais parlé en 2014, encore en 2014 ou en 2020. Mais ce qui est intéressant, c’est qu’on le voit fonctionner, et que Luke a ouvert le Mac mini.

Le Mac mini et son dock





C’est bien un prototype


On voit la prise côté top case


Le connecteur utilisé

Premier point, c’est un Mac mini Intel et pas un G4. L’idée du dock intégré dans le Mac mini n’est pas nouvelle : le Mac mini G4 possédait déjà les traces pour un connecteur dock, interfacé en FireWire à l’époque. Mais ce qu’on voit dans la vidéo, c’est que le connecteur pour relier le capot (qui intègre le dock) au reste du Mac est présent dans les Mac du commerce, tout du moins les traces. Il s’agit du connecteur J27 sur la carte mère… et quelqu’un avait vu sa présence en 2012. Il est parfaitement visible dans le démontage d’iFixit (étape 8) ou (et c’est plus étonnant, dans un sens) dans les Service Source de la machine. En effet, on voit parfaitement une carte mère de prototype avec la prise (la carte mère rouge) et sur certaines photos, la carte mère bleue intègre aussi la prise.

Chez iFixit (J27)


Dans la doc’ Apple, une carte mère de prototype


Et une carte mère commerciale, mais avec le connecteur

On voit bien qu’Apple a donc pensé plusieurs fois intégrer le dock, que ce soit dans le premier ou dans le second Mac mini. Mais la version montrée par Luke a quand même un souci (qu’il explique bien) : la prise est spécifique, c’est celle du premier iPod nano. Apple aurait pu intégrer un connecteur universel (comme sur les dock externe ou l’iPod Hi-Fi), mais ce n’est pas le cas ici. Il y a du coup un souci de temporalité : l’iPod nano est sorti en septembre 2005, nettement après le Mac mini G4 (janvier 2005) et nettement avant le Mac mini Intel (février 2006). Les rumeurs indiquaient que le premier Mac mini aurait dû être lié à l’iPod mini, et ça semble logique : il est plus ancien, et l’iPod nano ne peut pas se synchroniser en FireWire.

Si quelqu’un se sent motivé pour tenter de trouver le brochage et souder une prise, ça m’intéresse (ou mieux, trouver la référence du PCB intermédiaire). Parce que je me pose une question, et la vidéo ne l’indique pas : est-ce que le son de l’iPod est routé vers le haut-parleur ou la sortie audio du Mac mini ?

Transpeed P10 : un vidéoprojecteur sous AllWinner H700

Proposé sous les 150€ en importation, le Transpeed P10 propose un affichage en vraie FullHD et un Android 10 porté par un SoC ARM AllWinner H700. Un duo intéressant pour ce qui est en train de remplacer pour beaucoup les TV-Box traditionnelles. 

Sans être identique à celui des TV-Box, ce marché des vidéoprojecteurs semble prendre une forme de relève. Et plusieurs marques ont sauté sur l’occasion en proposant des engins de ce gabarit avec un certain succès. On a vu les modèles Wanbo apparaitre dans les bons plans, des modèles chez Fengmi et le Jireno Cube 4 dans un billet il y a peu. En réalité cela fait des années que ce marché existe. Mais ce qui était « exceptionnel » en 2018 avec un produit comme le jmGO 1899 vendu à plus de 1300€ est désormais accessible à des tarifs beaucoup plus sobres comme avec ce Transpeed P10.

Le marché des TV-Box a de plus en plus de mal à subsister désormais, les produits qui sortaient chaque semaine il y a quelques années dans une déferlante continue, sont aujourd’hui beaucoup plus rares et souvent assez peu intéressants. Le fait que le moindre téléviseur propose une solution de lecture de média, souvent sous Android, avec des accès aux principaux services que les gens veulent exploiter sur ce type de support a rendu le marché dispensable. Le fait que certains produits aient déçu, à plusieurs reprises, les acheteurs n’a pas non plus aidé. Certains produits phares, je pense à la Shield de Nvidia, ont également fixé le marché puisque depuis leur sortie ces TV-Box particulières ont soigné leurs utilisateurs avec des mises à jour constantes et efficaces. Bref, sale temps pour les TV-Box classiques qui n’ont pas su se différencier.

Et voilà que débarquent sur le segment, des systèmes de projection vidéo low-cost assez efficaces. Cela fait 24 mois environ que des produits émergent avec ce type de solution. Si, au début, cela restait cantonné à du 720p, les constructeurs ont vite compris qu’il fallait au moins du FullHD pour séduire. A l’intérieur de ces vidéoprojecteurs, on retrouve les systèmes qui existaient dans les TV-Box auparavant. Un SoC ARM pilotant un Android avec juste ce qu’il faut de mémoire vive et de stockage. 

La différence étant désormais de proposer un affichage plus mobile et donc d’ouvrir d’autres usages indépendants d’un téléviseur. Chambres, chambre d’amis, salle de jeu, vacances, associations ou entreprise, l’idée est d’avoir une grande diagonale toujours avec soi. La qualité sera évidemment en dessous de celle d’un engin au prix plus élevé et de plus gros gabarit, tant par les couleurs que la luminosité ou la partie audio, mais suffisante pour de nombreux usages.

Le Transpeed P10 fait donc partie de cette nouvelle gamme de projecteurs. Je n’ai aucune idée de ses compétences réelles puisque je ne l’ai pas vu en fonction mais il illustre bien cette nouvelle génération d’engins. L’emploi d’un AllWinner H700 est intéressant car cette puce ARM composée de quatre Cortex-A53 et d’un circuit Mali-G31 lui offre la possibilité de prendre en charge de nombreux formats de vidéos ainsi que des définitions élevées. Avec 2 Go de mémoire vive et 16 Go d’eMMC, cela ne fera pas de miracles et il ne faut pas trop compter sur le système pour jouer à des titres Android. Mais c’est suffisant pour piloter des logiciels de lecture vidéo et retranscrire un média UltraHD en FullHD à l’écran.

La connectique permet de brancher différents appareils directement sur le Transpeed P10. Un port d’entrée HDMI est disponible en plus d’un port jack de type AV pour un signal audio classique et un éventuel signal composite. Cela permet de brancher une console, un PC, un lecteur de DVD ou autre directement sur le projecteur. Un port USB 2.0 est également disponible pour connecter divers périphériques ou un petit hub afin de profiter d’un clavier souris et d’une clé USB par exemple. On retrouve également un module Wi-Fi 5 et Bluetooth 5.0 mais pas de port Ethernet. Le tout entre dans un format assez compact de 14.5 cm de haut pour 13.5 cm de profondeur et 10.7 cm de large. L’objet pèse 1.6 Kg et propose, comme souvent, une poignée de transport.

La partie projection est classique, du FullHD standard donc avec un éclairage LED proposant une luminosité basique : 120 Lumens ANDI. C’est peu, il faut, au moins tirer des rideaux, pour avoir une image viable. Le mieux étant d’être dans une pièce réellement obscure. Pas parfait pour des usages en réunion donc mais suffisant pour une séance de projection dans une chambre par exemple. La diagonale théorique va de 35 à 200″. En pratique au delà de 100″ les optiques embarquées perdent de leur souffle et la lampe LED a bien du mal a conserver ses capacités. On peut sans doute afficher un rectangle lumineux sur 200″ mais pas vraiment une vidéo compréhensible.

A ce tarif sous les 150€, la gestion de la géométrie de l’image et du focus sont manuels, on pourra régler la netteté via une grosse molette sur le dessus de l’appareil. La géométrie sera accessible via les menus logiciels du système. Aucune batterie interne n’est disponible, il faut alimenter l’engin avec son bloc secteur en 19 volts pour qu’il fonctionne.

Attendez vous donc a une nouvelle vague de produits du genre, à différents niveaux de qualité. Ce Transpeed P10 semble être dans l’entrée de gamme. Cela peut suffire pour certains usages précis et contrôlés comme dans une pièce que l’on sait assombrir et avec un placement toujours identique pour ne pas avoir a refaire toute la géométrie de l’ensemble, mais c’est vraiment très basique. Si l’achat d’un vidéoprojecteur vous tente depuis toujours il me semble qu’il est encore nécessaire d’attendre que le marché se décante. Des modèles testés et fiables devraient émerger d’ici la fin de l’année.

Transpeed P10 : un vidéoprojecteur sous AllWinner H700 © MiniMachines.net. 2022.

What’s up dock ? Hyper présente un dock Thunderbolt 4 GaN

179$, c’est le prix de ce dock Hyper en financement participatif pour le moment. Une baisse de 40% par rapport à son tarif classique annoncé à 299$. La marque cherche  à séduire ici des utilisateurs à la recherche d’une solution sobre et efficace pour débarrasser son bureau de tout un tas de câbles et de chargeurs.

Le Thunderbolt 4 Power Hub de Hyper combine 4 ports USB Type-C à la norme Thunderbolt 4 dans un boitier compact qu’elle prévoit de livrer en novembre de cette année. Le petit boitier en aluminium est d’une sobriété élégante. En façade, il présente juste quatre ports USB Type-C, tous au format Thunderbolt 4, tous certifiés et à la norme de chargement Power Delivery via un système GaN.

Celui le plus à droite est le plus puissant, il est là pour connecter votre PC et transmettre des informations tout en le rechargeant. Avec 96 watts Power Delivery, un transport de 40 Gbps de données et le pilotage de signal vidéo DisplayPort 1.4a, il va autoriser non seulement un portable  à se recharger mais permettra de connecter toute la chaîne nécessaire derrière pour transformer une solution mobile en station sédentaire.

L’alimentation se fait avec un câble bipolaire classique

Les trois autres ports USB type-C proposent un Thunderbolt 4 toujours avec 40 Gpbs de données, toujours du DisplayPort 1.4a capable de piloter des écrans UltraHD en 144 Hz mais avec une puissance d’alimentation moindre puisque limitée à 15 watts. En règle générale, c’est suffisant pour alimenter des périphériques externes qu’il s’agisse de stockage, d’affichage ou autre. L’ensemble pourra piloter deux écrans externes au maximum en 6K à 60 Hz ou un seul écran en 8K à 60Hz ou 4K à 144Hz. Cela en plus de l’affichage de votre portable et de toute éventuelle sortie vidéo qu’il proposerait nativement (HDMI ou DisplayPort).

L’idée est donc de chainer différents outils via ce petit dock Hyper. On connecte son ordinateur portable ou son PC avec un seul câble et on récupère, par exemple, un écran secondaire, une carte vidéo déportée et un stockage performant. Le tout dans un espace épuré permettant un travail sans trop de distraction ni de… poussière. Cela permet également de garder son chargeur au fond de son sac. Compatible avec les machines Apple (iPad et MacBook) comme avec les PC Windows ou les Chromebooks en Thunderbolt 3 ou 4, le Hyper sera certifié par de nombreux organismes de contrôle. 

Hyper est une société sérieuse et n’en est pas son coup d’essai en matière de financement participatif. Cela dit, comme toujours, il y a un risque et il faut rester prudent face à ces offres. A noter également que Kickstarter ne prend pas en compte la taxation de vos produit et qu’il faudra donc ajouter taxes et éventuels frais de dédouanement du transporteur à la note.

What’s up dock ? Hyper présente un dock Thunderbolt 4 GaN © MiniMachines.net. 2022.

Jireno Cube 4 : un autre vidéoprojecteur compact et lowcost

Plusieurs marques se battent sur ce segment, le Jireno Cube 4 est un nouveau venu mais on a déjà croisé de nombreux modèles de ces vidéoprojecteurs. Il s’agit en général de proposer une image correcte, pas aussi lumineuse qu’un engin plus imposant, mais suffisante pour une ambiance tamisée. L’idée est surtout de proposer un objet qui se trimballe et s’exploite facilement. De quoi projeter en grand un signal FullHD avec un son correct sans avoir a dédier une pièce à son usage. 

De la chambre au salon en passant par la chambre des enfants, de la salle de réunion à la salle louée pour un évènement, ce type de petit appareil se veut nomade et permet, sur un coup de tête d’afficher un film, un documentaire, un dessin animé ou des photos en grand. Le Jireno Cube 4 n’est pas le premier venu et le marché est déjà bien occupé par la marque Wanbo et son T2 Max qui ont été les premiers sur le  segment à l’international avec des prix très attractif puisqu’ils sont proposés à partir de 150€. Ce nouveau venu se veut plus design et plus lumineux avec un prix qui reste raisonnable. Ultraportable et totalement hermétique à la poussière, le format de ce type de mini projecteur en font des engins bien moins « sacrés » que les projecteurs classiques. Ce qui autorise d’autres usages.

A 265.12€ le Jireno Cube 4 propose lui aussi une image FullHD. Non pas la lecture d’images FullHD mais bien leur projection dans cette définition. L’objet en lui même saura traiter des signaux jusqu’en UltraHD mais la projection se fera bien en 1920 x 1080. La partie logicielle est confiée à une solution développée sur mesure a partir d’un Android TV pilotée par un SoC Amlogic T972-H avec 2 Go de mémoire vive et 16 Go de stockage. En règle générale je ne suis pas vraiment fan de ces systèmes « maison ». Ils sont peu voir pas mis à jour, correspondent à des usages très limités et sont, le plus souvent, mal traduits en Anglais. Je préfère de loin utiliser la connectique disponible pour brancher un lecteur externe. Qu’il s’agisse d’une Nvidia Shield, d’une solution Chromecast, d’un MiniPC ou d’une FireTV d’Amazon, la gestion logicielle des contenus est en général plus simple et plus souple avec ces appareils. Ici il s’agit d’un Android TV 9.0 de base mais non officiel avec un support de l’anglais comme du français, un accès au Google Store et donc aux outils habituels : Kodi, Youtube… Je ne sais pas dans quelle mesure les accès à des services comme Netflix, Disney+ et autres sont possibles? Ni si ceux-ci dureront.

Ce qui différencie le Jireno Cube 4 des concurrents vient des petits ajouts techniques de la solution. D’abord sa luminosité puisqu’elle est annoncée à 500 ANSI ce qui est le double de nombreux vidéoprojecteurs compacts de ce type. Mais aussi sa capacité de correction automatique de sa géométrie de 45° couplée à un mode autofocus. On pourra donc poser l’objet plus ou moins en face d’un mur, l’allumer et commencer a regarder un film rapidement sans avoir a faire les réglages classiques d’un modèle manuel. Le fait que la partie lentille et LED soit hermétique est un autre bon point, l’engin ne craint pas la poussière et vous n’aurez jamais un brin de fil qui viendra gâcher l’image en se glissant dans le bloc optique.

Pour le reste c’est classique. L’engin propose une diagonale de 30 à 200 pouces tout en sachant qu’au delà de 100″ dans une pièce tamisée et 150″ dans une pièce vraiment sombre, l’image perds trop en contraste pour être agréable. La distance de projection est de 1 à 5 mètres mais avec une préférence pour les 2 à 3 mètres pour les raisons évoquées de son contraste. Un système audio stéréo 2 x 5 watts est intégré, il est sensé couvrir le bruit de la ventilation de l’objet donné à 30 dB1. Dans l’absolu c’est assez vrai, cela fonctionne plutôt pas mal de positionner ce type de vidéo projecteur sur une table basse ou un support à 2.5-3 mètres d’un mur et de se placer derrière avec le son à 50-60% du volume général.

En pratique cependant l’idéal est de connecter le vidéo projecteur à une chaîne Hifi via son câble jack pour plus de performances et un meilleur rendu sonore. Une simple enceinte externe avec une entrée jack offrira un son plus directif mais utiliser l’objet « tout en un » est possible. Le vidéoprojecteur pourra également être exploité comme enceinte Bluetooth tout comme on pourra lui envoyer des données audio et vidéo via AirPlay ou Miracast depuis un smartphone via son module Wi-Fi4 interne. 

Le châssis du Jireno Cube 4 est en aluminium et sur l’arrière de celui-ci on peut accéder à sa connectique : un HDMI en entrée, un port USB 3.0 pour connecter une clé USB avec des contenus multimédia, un jack audio combo, un USB Type-C pour un signal vidéo en entrée et le jack d’alimentation. On remarque également une petite LED à gauche qui signalera la prise en charge des ordres de la télécommande Bluetooth et au centre un capteur infrarouge.

L’objet mesure 19 cm de profondeur pour 18 de hauteur et 12 de largeur. Il est livré avec une poignée en silicone amovible et peut se positionner sur un filetage classique de trépied photo ou se reposer sur des pieds anti dérapant. A noter que la télécommande livrée est Bluetooth et qu’elle offre une prise en charge des ordres vocaux pilotés par Android TV 9.0. 

Au final ce vidéoprojecteur semble être une assez bonne alternative entre la solution fixe beaucoup plus chère et le mini module moins bien équipé. Il n’est pas trop vilain et assez compact et peut donc se ranger n’importe où. Dans une bibliothèque comme sur un meuble télé. C’est la raison du succès de ces outils en Chine, ils peuvent être déplacés facilement et transformer n’importe quel mur en petit cinéma sans avoir a réserver une partie de la maison à l’usage d’un téléviseur.

Il est proposé à 265.12€ en importation sur Banggood avec une livraison gratuite. 

 

Jireno Cube 4 : un autre vidéoprojecteur compact et lowcost © MiniMachines.net. 2022.

Razer Stream Controller : un nouveau boitier de contrôle vidéo

Petits et grands, politiques et joueurs, inconnus et superstars se retrouvent sur différentes plateformes pour streamer. Ce micro marché de création de contenus en direct a explosé ces dernières années au point de devenir une niche rentable pour beaucoup de fabricants. Razer en fait partie avec une kyrielle de produits varués allant du micro au casque. LA marque lance aujourd’hui le Stream Controller.

Le Stream Controller est une solution qui devrait vous rappeler le Stream Deck de la marque Elgato. L’idée est la même. Proposer des boutons de raccourcis permettant d’effectuer des actions au travers d’un logiciel de streaming. Cela peut être un changement de caméra, l’ajout d’un titre en overlay ou une routine permettant par exemple d’incruster votre tête dans un coin de l’écran pendant que le direct d’un PC est diffusé en fond. Programmable et surtout pouvant effectuer des actions complexes gérées par le logiciel piloté, l’engin ovre en général des perspectives aussi folles qu’amusante pour les streamers.

Chez Razer cela passe donc par un ensemble de 12 boutons tactiles avec pour chacun un petit affichage sur lequel vous allez pouvoir choisir l’icone indiquant l’action appelée. Une solution qui permet de trouver du bout des doigts, en basse luminosité ou, si vous ne voulez pas quitter votre caméra des yeux carrément à l’aveugle, le bouton a actionner.

On retrouvera également 8 boutons physiques supplémentaires, programmables également, qui permettront de basculer les ordres de l’écran central. Ceux là se contenteront de numéros allant de 0 à 7 dont il faudra apprendre les rôles. Ces boutons permettront par exemple d’afficher un écran « générique » pour piloter votre stream. Puis un écran spécialisé avec une formule d’affichage dédiée à un jeu, une autre pour un jeu demandant un placement différent et encore une autre pour pouvoir discuter avec vos abonnés. Un bouton peut également être assigné pour piloter différentes plateformes de streaming ou même transformer le Stream Contrôleur en un outil pour piloter des actions différentes sur votre PC.

Enfin 6 potentiomètres analogiques permettront de régler différentes actions. A côté de chacun d’eux l’écran central permettra d’afficher une une icône pour expliciter leur usage. On pourra régler ainsi les volumes audio de différentes pistes ou la luminosité/transparence de certains overlays.

Razer s’est associé avec la société LoupeDeck pour la partie logicielle du produit. La marque propose depuis longtemps des interfaces physiques pour piloter toute sortes d’usages. Le Razer Stream Controller fait d’ailleurs assez furieusement penser au Loupedeck Live ci dessus. Cet engin vendu 245€ propose exactement les mêmes interfaces et les mêmes usages. Ici le travail de Razer a donc consisté a présenter le produit à son audience orientée vers les joueurs alors que la marque LoupeDeck a historiquement une audience plus tournée vers les créateurs. Pour du montage vidéo, la transparence d’une brosse sur votre logiciel de retouche photo, le niveau de normalisation d’un outil de création audio… Une manière de tenter l’aventure avec un autre scénario de base.

Le Stream Controller est en vente à 269.99€ pour sa sortie.

Razer Stream Controller : un nouveau boitier de contrôle vidéo © MiniMachines.net. 2022.

Utiliser un iMac comme écran : retour sur le mode Target Display

Une question qui revient souvent, que ce soit dans ce sujet, par mail ou même en direct, c’est « Est-ce que je peux utiliser un iMac comme écran pour mon Mac ? ». La réponse est compliquée, mais généralement… « Oui, mais probablement non. ». C’est un peu sibyllin, mais c’est la réalité.

La solution porte le nom de Target Display, et est apparue avec l’iMac 27 pouces de 2009. Elle permet d’utiliser un iMac comme écran avec le bon câble, si vous avez le bon Mac en face. Avant de parler des soucis, des défauts et de tout ce qui ne va pas (et plus), parlons des cas où ça fonctionne.

Premier point, la page de support d’Apple contient une erreur. Elle indique que les iMac 24 pouces de 2009 sont compatibles, ce qui n’est pas le cas.

Maintenant, le premier cas : vous avez un iMac 27 pouces de 2009 ou 2010, en Mini DisplayPort. Officiellement, le mode Target Display fonctionne, avec plusieurs prérequis.

• L’iMac doit être sous macOS High Sierra au maximum.
• Le Mac en face doit être sous macOS Catalina au maximum (ce qui exclut de facto les Mac M1, mais ce n’est pas le cas en pratique, nous allons le voir). Il doit avoir une sortie (Mini) DisplayPort ou Thunderbolt (1, 2, 3).
• Il faut utiliser un câble de liaison en DisplayPort. Il peut s’agit d’un Mini DisplayPort vers Mini DisplayPort (pour un ancien Mac), d’un Mini DisplayPort vers USB-C (pour un Mac plus récent) ou simplement d’un Mini DisplayPort vers DisplayPort suivi d’un USB-C vers DisplayPort. Ne mettez pas d’adaptateur HDMI dans la boucle, ni de câbles explicitement Thunderbolt (ça ne marche pas).

Dans ce cas de figure, il faut allumer l’iMac, presser command + F2 (command + fn + F2, parfois) et espérer que ça fonctionne (ce qui est normalement le cas). L’iMac sera alors vu comme un écran DisplayPort avec de l’audio. En théorie, ça marche aussi avec un PC en face (je n’ai pas testé).

L’image d’illustration d’Apple

Le second cas est assez proche, mais un peu plus compliqué. Vous avez un iMac 21 ou 27 pouces de 2011, 2012, 2013 ou 2014. Il ne doit pas être Retina (pas de 4K ou 5K).

• L’iMac doit être sous macOS High Sierra au maximum.
• Le Mac en face doit être sous macOS Catalina au maximum (ce qui exclut de facto les Mac M1). Il doit avoir une sortie Thunderbolt (1, 2, 3) (explicitement, avec l’éclair).
• Il faut utiliser un câble explicitement Thunderbolt. Dans la pratique, vous aurez donc besoin dans tous les cas d’un câble Thunderbolt et – si votre Mac est Thunderbolt 3 – d’un adaptateur Thunderbolt 2 vers Thunderbolt 3. N’insérez pas des adaptateurs HDMI ou (Mini) DisplayPort dans la boucle, ça ne sert à rien.

Dans ce cas de figure, il faut allumer l’iMac, presser command + F2 (command + fn + F2, parfois) et espérer que ça fonctionne (ce qui est normalement le cas). L’iMac sera alors vu comme un écran Thunderbolt avec de l’audio.

Les cas où ça ne fonctionne pas

Si vous avez un iMac plus ancien que 2009 (ou un 21 pouces de 2009/2010) : ça ne fonctionne pas.
Si vous avez un iMac « Retina » (4K/5K) : ça ne fonctionne pas.
Si l’iMac est sous un OS plus récent que macOS High Sierra : officiellement ça ne fonctionne pas.
Si le Mac en face est sous macOS Big Sur ou Monterey : officiellement ça ne fonctionne pas.
Si vous essayez de brancher un vieux Mac (sans Thunderbolt) à un iMac Thunderbolt : ça ne fonctionne pas.
Si vous utilisez un câble Mini DisplayPort avec un iMac Thunderbolt : ça ne fonctionne pas.
Si vous utilisez un adaptateur HDMI : ça ne fonctionne pas.

Les cas où ça fonctionne officieusement

Je n’ai pas d’iMac pour tester mais j’ai vu pas mal d’exemples. Premièrement, ça semble fonctionner entre des iMac à jour (avec OpenCore par exemple) et des Mac Intel à jour. Deuxièmement, ça semble fonctionner avec les Mac M1 dans un cas de figure précis : avec un iMac de 2009/2010 en Mini DisplayPort. Ça ne fonctionne pas avec un iMac en Thunderbolt par contre. Je ne connais pas la raison exacte, je n’ai pas d’iMac, donc je ne garantis rien. Il faut aussi noter que la première version de Big Sur (vendue avec les Mac M1) le permettait en Thunderbolt mais que la première mise à jour a bloqué la fonction (ce qui explique quelques articles de l’époque).

Pourquoi c’est plutôt une mauvaise idée

Maintenant, ma réponse classique est simple : « C’est une mauvaise idée ». Premièrement, spécialement avec un iMac Thunderbolt, c’est cher : vous en aurez pour 90 € de câbles. Deuxièmement, c’est un désastre énergétique : vous n’allez pas réellement transformer l’iMac en écran, vous allez l’utiliser comme écran, avec l’ordinateur qui tourne pour rien, c’est-à-dire une consommation inutile de l’ordre de 50 à 100 W au moins. Troisièmement, ce n’est pas pratique pour un usage quotidien, c’est plutôt prévu pour un usage ponctuel. A chaque utilisation, il faut démarrer l’iMac, le brancher, le passer en mode Target Display, ce qui implique donc de laisser un clavier branché. Enfin, en l’état, la fonction n’est plus officiellement supportée et même si ça fonctionne avec un OS à jour dans certains cas, ça peut ne plus fonctionner du jour au lendemain.

Même si les iMac avaient de bons écrans (pour l’époque) et qu’esthétiquement c’est plus joli qu’un écran de PC, en pratique un écran 1440p (ou même “4K”) se trouve assez facilement pour quelques centaines d’euros avec moins de contraintes (et une consommation beaucoup plus faible). C’est certes plus cher que l’iMac si vous l’avez déjà (ce qui semble le plus logique) mais le mode Target Display nécessite tout de même des câbles, un point à prendre en compte.

J’ai essayé d’être complet et à peu près compréhensible, mais si vous avez des questions ou des remarques, les commentaires sont là.

De la mémoire EDO dans un Power Mac G3, ça donne quoi ?

Une des nouveautés (pour l’époque) des Power Mac G3, c’était la présence d’une nouvelle technologie de mémoire : la SDRAM. Imaginez : avec un bus à 66 MHz, la bande passante de la RAM pouvait atteindre 533 Mo/s sur un bus 64 bits. Mais saviez-vous que les premiers Power Mac G3 acceptaient aussi l’EDO ?

Je me suis posé cette question après un test rétro pour Canard PC Hardware : ma carte mère Asus à base d’Intel 440BX accepte la SDRAM ou l’EDO dans les mêmes emplacements. Et en cherchant des informations sur le chipset des Power Mac G3 (le MPC106 Grackle), je me suis rendu compte qu’il était capable de faire la même chose. Mieux, dans une note technique Apple qui traînait sur mon disque dur, il est indiqué explicitement que c’est compatible, même si Apple ne prend en charge officiellement que la SDRAM.

Note: Although the Grackle memory controller supports both EDO and SDRAM DIMMs, Apple has tested and qualified only SDRAM for use in Power Macintosh G3 systems.

Du coup, j’ai testé avec les barrettes utilisées pour le test de Canard PC, c’est-à-dire deux barrettes d’EDO unbuffered 3,3 V de 32 Mo (64 Mo au total). Trouver le bon type de RAM est un peu compliqué : il existe de l’EDO, de la FPM, des barrettes buffered et unbuffered et des barrettes en 5,5 V et 3,3 V. Dans tous les cas, elles se différencient par la position des encoches, donc ça ne rentre pas si vous n’avez pas la bonne (sauf si vous forcez).

L’EDO en DIMM (au-dessus)


Ca rentre (sur ma carte mère en spare)

Est-ce que ça fonctionne ? Oui. Le Mac démarre, je n’ai pas d’erreurs particulières, même en testant la mémoire. Les programmes (dont Mac OS lui-même) ne bronchent pas mais indiquent que le Mac est équipé de SDRAM. C’est assez logique : la documentation Apple n’indique jamais que l’EDO est supportée. Par contre, évidemment, la mémoire EDO est plus lente. Dans Gauge Pro, on passe de 46 Mo/s (EDO) à 66 Mo/s (SDRAM) – c’est nettement moins que les valeurs théoriques parce que le programme déplace des données -. Sur les tests de MacBench, on gagne aussi un peu en performances. La différence n’est pas énorme en pratique avec un G3 à 300 MHz, mais elle existe : environ 5 % (ce que j’avais mesuré sur le Pentium II). En pratique, une barrette de 32 Mo d’EDO en DIMM était annoncée vers 90 $ dans les magazines (200 $ en 64 Mo), contre environ 95 $ et 260 $ en SDRAM. Une différence assez faible qui rendra donc la mémoire EDO rapidement obsolète. De toute façon, les Mac suivants ne supportent a priori plus l’EDO, pour une bonne raison : avec un bus rapide (83 MHz ou même 100 MHz, comme avec le Power Mac G3 Bleu), l’EDO ne fonctionne pas bien. Je n’ai pas essayé sur mon G3 Bleu, mais sur ma carte mère de PC ça ne démarre tout simplement pas avec un CPU doté d’un bus à 100 MHz.

Mac OS n’indique pas le type (EDO)


Ici la SDRAM


EDO vs.


… SDRAM


En EDO, c’est un peu plus lent


Qu’en SDRAM

En réalité, la possibilité d’utiliser de l’EDO, c’est un peu comme le fait que le Power Mac G3 supporte les PowerPC 604 : un effet secondaire lié au positionnement d’origine de la machine et des atermoiements d’Apple lors de son développement. Pour se donner une idée, on gagne environ 5 à 10 % en passant de l’EDO à la SDRAM (un peu plus sur des tâches dépendantes de la bande passante, comme compresser un fichier) sur des tests synthétiques, mais je n’ai pas tellement de benchmarks pour Mac (notamment dans les jeux) et la flemme d’installer Mac OS X pour faire un Xbench.

Un prototype de carte mère de Power Mac 7500 sur eBay

Vu sur eBay, un prototype de carte mère (EVT) pour un Power Mac 7500.

Le nom de code est TNT (The New Tesseract) et la référence est 820-0991-A. La carte mères est marquée EVT, il y a une puce liée à pas mal de straps (des fils ajoutés plus tard) et il n’y a pas de ROM, ce qui rend le démarrage impossible : elle n’est pas vendue avec une ROM en barrette et les puces ne sont pas présentes sur la carte mère (contrairement à la version finale). On peut aussi voir une carte A/V avec différentes prises : des entrées et sorties RCA pour l’audio, une prise composite, une prise S-Video (la mini DIN 4), un prise mini DIN 7 (probablement du S-Video avec alimentation) et une dernière prise que je n’identifie pas. Elle était proposée pour 300 $ au moment d’écrire ces lignes.




Quelques straps


Pas de ROM


La carte A/V

macOS et l’écriture NTFS en natif

Il y a une dizaine d’années (le temps passe), j’expliquais qu’Apple avait intégré de façon expérimentale la possibilioté d’écrire sur un média formaté en NTFS. Et depuis, je pensais que cette option avait disparu avec le temps (la méthode de l’époque ne fonctionne plus). Mais ce n’est pas le cas. Explications.

Pour résumer rapidement : Apple a intégré le support du NTFS en lecture avec Mac OS X Panther, il y a… longtemps. Et depuis, c’est la norme : toutes les versions de Mac OS X ne peuvent que lire le NTFS. Mais avec Snow Leopard (2009), Apple a pensé pendant un temps ajouter la prise en charge en écriture. La fonction n’a jamais été activée de façon publique, mais elle est restée présente avec une activation possible en ligne de commande. Avec Mountain Lion, elle nécessite une petite modification qui m’a fait penser (à l’époque) que ça ne marchait plus. Mais en réalité, ça fonctionne encore en 2022 avec macOS Monterey, et quelques petits inconvénients.

Les (grosses) limites

Premièrement, c’est un support expérimentale. Apple ne l’a pas activé a priori pour de bonnes raisons (soit de licence, soit de stabilité, aucune idée) et il est notoirement considéré comme instable. Très franchement, je ne l’utilise pas assez souvent pour donner un avis dessus et je n’ai vu personne mettre en avant des problèmes précis, mais il faut le prendre en compte. En plus de ce problème, il faut bien comprendre que c’est le service minimum : on peut écrire… et c’est tout. Il est impossible de formater, de corriger les erreurs, etc. Si vous avez un usage professionnel du NTFS sur votre Mac, je vous conseille plutôt de vous diriger vers des applications dédiées (et payantes) qui utilisent une implémentation maison, comme celle de Paragon. Mais pour un usage occasionnel, la solution native me semble valable et évite d’installer des pilotes comme MacFuse ou NTFS-3G.

L’implémentation native de macOS a un gros défaut tout de même (et c’est la petite chose qui a changé avec Mountain Lion) : il faut utiliser une variable nobrowse (j’en parle plus bas) qui empêche l’affichage sur le bureau ou dans le Finder.

Mounty

La solution simple que je vous conseille (on passera à la ligne de commande plus bas) porte le nom de Mounty. Ce petit logiciel va en effet automatiser l’activation de l’écriture en NTFS. Il date de 2014 mais est mis à jour régulièrement, prend en charge les derniers OS et est gratuit (vous pouvez faire un don). Il n’installe pas de pilotes : il va simplement taper les commandes à votre place (en gros).

A l’usage, il faut bien prendre en compte plusieurs points. Premièrement, macOS va monter le volume en lecture seule par défaut, et Mounty va simplement proposer une notifications pour ajouter l’écriture. Vous pouvez aussi simplement passer par l’icône et choisir « Re-monter le volume ». Une fois le mot de passe tapé, il va apparaître dans le Finder. Deuxièmement, comme vu plus haut, il est invisible dans un usage normal du Finder. Il y a donc une option « Afficher le volume dans le Finder ». Et troisièmement, il faut impérativement bien éjecter le volume. Les chances de corrompre le système de fichiers sont bien plus grandes qu’en temps normal (testé et pas approuvé).

Ouvrir au démarrage


(re)monter


Afficher


Dans le Finder

Mais pour un usage ponctuel, donc, ça fait le job.

En ligne de commande

Il peut y avoir quelques variantes en fonction des cas, mais voici une méthode qui marche.

Premièrement, il faut l’identifiant de votre média, en tapant la commande suivante. Vous obtiendrez une liste, il faudra simplement choisir la bonne ligne (en fonction de la capacité, par exemple) en noter l’identifiant, sous la forme /dev/diskxsx (il faut bien prendre la partition).

diskutil list

disk14s1 dans mon cas

Ensuite, il faut créer un point de montage, c’est-à-dire un dossier pour accéder aux données. Mettez le nom que vous voulez, mais pas le nom d’un volume déjà connecté.

sudo mkdir /Volumes/NTSFwrite

Puis il faut démonter le volume actuel (ça simplifie les choses)

sudo diskutil unmount /dev/diskxsx

Maintenant, il faut (re)monter le média en lecture/écriture avec la commande suivante. Il faut bien adapter les valeurs pour /dev/diskxsx et le dossier choisi.

sudo mount -t ntfs -o rw,auto,nobrowse /dev/diskxsx /Volumes/NTFSwrite

Pour accéder au volume monté, il faut aller dans le Finder, choisir Aller -> Aller au dossier… et taper /Volumes/. Normalement, votre média sera listé et accessible en écriture.

Quand vous avez terminé, il faut éjecter le volume proprement. Soit via le Finder, soit en tapant la commande sudo diskutil unmount /dev/diskxsx.

Enfin, au passage, j’ai eu le cas de fichiers affichés en grisé et inutilisable mais un simple démontage (avec un remontage éventuel en lecture seule) suffit à régler le problème. C’est dans la FAQ de Mounty, visiblement un souci de métadonnées absentes en NTFS.

Pour terminer, encore une fois, je vous conseille vraiment de passer par un logiciel tiers reconnu si vous avez des données importantes ou un usage professionnel de l’écriture en NTFS. La solution d’Apple est efficace ponctuellement, mais est à éviter si vous en avez besoin souvent, les risques de corruption ne sont pas négligeables.

Gigabyte S55U : un écran gaming monstrueux de 54.6″ sous Android

Particularité étonnante, le Gigabyte S55U propose également un système Android intégré, de telle sorte que l’on pourra retrouver des contenus sans avoir a le connecter à un PC. Des applications comme Netflix, Youtube ou même une fonction Chromecast seront disponibles nativement. On pourra donc surfer, envoyer des emails ou écouter de la musique comme sur un All-In-One Android. L’écran est muni d’une télécommande avec micro pour pouvoir être piloté nativement à la voix avec Google Assistant. 

 Gigabyte S55U 

Mais c’est pour sa dalle démesurée et orientée jeu que le Gigabyte S55U se démarque. Avec une définition UltraHD 3840 x 2160 pixels, il propose un rafraichissement à 120 Hz grâce à une connectique HDMI 2.1 compatible VRR, ALLM et eARC. La dalle propose non seulement une colorimétrie maitrisée avec 96% de la norme DCI-P3 et 140% de la norme sRGB. Il propose également une compatibilité avec les formats HDR et Dolby vision.

L’écran emploie la technologie Quantum Dot pour afficher son contenu et applique des technologies souvent employées dans les téléviseurs comme le local Dimming sur 132 zones pour proposer de forts contrastes.

La connectique est assez complète puisque le Gigabyte S55U propose un USB 3.0, un USB 2.0, deux HDMI 2.0, un HDMI 2.1 avec eARC, et un second HDMI 2.1 classique ainsi qu’une connectique Ethernet. Un autre port USB 3.1 est disponible ainsi qu’un port jack audio stéréo 3.5 mm. L’écran est également compatible avec les normes Wi-Fi6 et Bluetooth 5.0.

Le rafraichissement promis est de 2 à 5 ms (GTG) ce qui est excellent sur une diagonale de cette taille et à cette définition. Il est compatible avec le mode FreeSync Premium et sa partie audio est certifiée Dolby Amos et DTS HD pour un son plus immersif en jeu.

Gigabyte S55U

Le Gigabyte S55U peut s’accrocher en VESA avec une norme 400 x 300 classique il ne sera pas nécessaire de prévoir un bon système d’accroche car il est assez léger : 16.9 Kilos sans les pieds, 18.1 Kilos avec. Ses dimensions sont par contre imposantes : 1.23 de large, 74.9 cm de haut et presque 10 cm d’épaisseur.

Gigabyte S55U

J’aime bien ce genre d’engin car il peut largement remplacer un téléviseur dans un bureau : il saura proposer un accès à des contenus multimédia en solo et se transformer en écran compétent une fois relié à un PC. Reste que je ne sais pas comment on peut travailler devant une dalle de 54.6″ dans un format de ce type. Est-ce réellement confortable en terme d’ergonomie ? Et surtout… combien ça coûte ?

Gigabyte S55U : un écran gaming monstrueux de 54.6″ sous Android © MiniMachines.net. 2022.

Explorez les coulisses de Buzz L’Eclair, ce mardi 28 juin avec l’équipe du film !

Par : Shadows
Temps de lecture : < 1 minute

Ce soir à 19h, la View Conference organise une interview en ligne avec l’équipe de Buzz L’Eclair, nouveau film d’animation des studios Pixar.

5 membres de l’équipe interviendront :

  • Angus MacLane, réalisateur
  • Galyn Susman, productrice
  • Fran Kalal, Simulation & Tailoring Supervisor
  • Dean Kelly, Head of Story
  • Dave DeVan, Animation Supervisor

L’inscription est obligatoire mais gratuite.

Et pour patienter, n’hésitez pas à découvrir notre interview d’Angus MacLane et de Galyn Susman réalisée au Festival d’Annecy.

L’article Explorez les coulisses de Buzz L’Eclair, ce mardi 28 juin avec l’équipe du film ! est apparu en premier sur 3DVF.

Constructeur d’intras, transformez vos boitiers en télécommandes svp

J’aime bien mes intras, j’en ai plusieurs parce que j’en reçois pas mal. La plupart du temps c’est du noname pas terrible mais j’ai aussi des solutions vraiment chouettes que j’affectionne particulièrement. Des trucs de marque et des trucs plus « noname » qui se baladent avec moi toujours dans mes poches. 

C’est le grand point positif des intras aujourd’hui. On les garde toujours avec soi parce que leurs petits boitiers de protection les protègent de la poussière. On peut les laisser tranquillement au fond de sa poche ou dans un sac sans qu’ils se fassent écraser ou que l’on perde leurs satanés embouts en silicone. Et puis, avec leur batterie intégrée, on est sûr d’avoir toujours un peu de batterie pour écouter un truc. Bref c’est bien pratique.

Mais ce qui m’énerve dans les intras c’est leur gestion gestuelle des commandes. Le fait de devoir tapoter sur ses oreilles pour monter le son, le baisser. Changer de piste, modifier l’ambiance sonore ou mettre l’écoute en pause. Ce n’est jamais pratique ni parfaitement efficace. Les modèles à boutons enfoncent un gros clic dans vos canaux auditifs. Les modèles capacitifs font des petits coups sourds dans votre écoute et ne marchent que 7 fois sur 10.

Ca m’énerve d’autant plus que j’ai souvent dans la poche le petit boitier de l’appareil. Et que celui-ci pourrait se transformer facilement en télécommande pour piloter les trucs coincés dans mes oreilles. En le connectant directement au smartphone pour piloter les fonctions de volume ou de pause avec des boutons physiques facilement identifiables. Un bouton lisse pour le moins et un bouton avec un gros signe + pour le plus. Ce serait tellement plus confortable à l’usage. Je doute que cela ne coûte fort cher, il suffit d’activer le module Bluetooth a l’extraction des intras, de l’alimenter avec la batterie interne et de coller deux boutons sur le boitier. Et si en plus 

Plutôt que de copier les petits copains en sortant encore et encore les mêmes solutions juste maquillées par une énième fonction louche que personne n’utilisera vraiment, ce serait une vraie nouveauté sur le marché. 

Merci.

Constructeur d’intras, transformez vos boitiers en télécommandes svp © MiniMachines.net. 2022.

Un document intéressant sur le Yosemite de 1999

En cherchant un truc, je suis tombé sur un document un peu bizarre, qui parle de Yosemite. Pas l’OS d’Apple (sorti en 2014) mais le Power Mac G3 “Bleu” (1999), dont c’est le nom de code.

Le document est centré sur la BootROM de la machine, qui est un peu particulière : c’est le premier Power Mac « New World », c’est-à-dire avec une ROM logicielle. Plus clairement, les Mac précédents stockaient la ROM… en ROM, sur la carte mère. Avec les modèles New World, les routines de la ROM sont chargées en RAM depuis le disque dur, au démarrage. Sur ces modèles, c’est donc bien l’Open Firmware qui gère le démarrage, et c’est nouveau (et détaillé). Il a visiblement été écrit pour des ingénieurs, mais je ne connais pas sa source exacte.

La première partie est intéressant sur un point : au départ, le projet portait le nom Half Dome et Apple devait utiliser un chipset de chez Bull (oui, le groupe français, même si le document parle de l’Italie). Le changement pour le MPC106 Grackle de Motorola date de février 1998 (donc un peu avant l’annonce de l’iMac, basé sur le même chipset) et c’était déjà le chipset utilisé dans le Power Mac G3 Beige. On trouve aussi quelques détails sur des bugs découverts avant le lancement et corrigé parce qu’il s’agit du premier Power Mac avec une ROM flashable, du coup (enfin, firmware, plus exactement). Sur les modèles précédents, comme le G3 Beige, il fallait physiquement remplacer la barrette qui contenait la ROM.

D’un point de vue matériel, on apprend l’existence de deux cartes. La première est un adaptateur série issu de chez Apple, nom de code Jolly Roger. Pour mémoire, le Power Mac G3 n’a pas de port série mais des cartes qui remplacent le modem existent. La seconde carte est la Flashback. Elle permet en fait de démarrer un Mac dont la ROM a été flashée par erreur : elle s’installe dans le dernier slot de RAM (noté J19) et contient une ROM qui se charge directement en RAM. Avec cette carte, il est donc possible de démarrer puis de flasher correctement la ROM de la carte mère.

Le document indique aussi que l’infrarouge avait bien été prévu pour le Power Mac G3 Bleu (comme l’iMac).

Points to serial driver. For the second serial port (B). Not used; connections go to the front panel daughterboard which was going to have IRDA, but IRDA was cancelled.

De façon plus large, si voulez comprendre comment l’Open Firmware et le démarrage d’un Mac fonctionnent, c’est assez intéressant mais assez ardu tout de même.

2007-2022 : 15 ans de blog !

15 ans ! Le 22 juin 2007, je postais mon premier billet sur Blogeee.net. Aujourd’hui, 15 ans plus tard, je poste toujours… Entre temps, on m’a expliqué à plusieurs reprises que les blogs étaient morts, que les netbooks étaient morts et même, à plusieurs reprises, qu’Intel, Apple, AMD et bien d’autres étaient morts… C’est que, 15 ans, c’est long en informatique !

Paul Cheptea

Illustration par Paul Cheptea

Je profite donc d’avoir toujours un blog pour remercier tous mes lecteurs dont certains me suivent depuis… 15 ans ! Je vous prépare quelques surprises pour bientôt. Des choses se trament en coulisses ! 

J’espère notamment pouvoir remettre en route la plateforme de tests du site, proposer plus de contenus et je pense avoir trouvé une solution pour y parvenir. Cela devrait apporter de nouveaux formats au site, des choses nouvelles avec des formules qui, je l’espère, seront originales et intéressantes.

Plus de nouvelles très bientôt !

Pierre.

2007-2022 : 15 ans de blog ! © MiniMachines.net. 2022.

Les Mitchell contre les machines : 1h de making-of vidéo !

Par : Shadows
Temps de lecture : < 1 minute

Sony dévoile un imposant making-of du film d’animation Les Mitchell contre les machines, visible sur Netflix.

Pour revenir sur tous les aspects de ce projet, quatre membres clés du studio interviennent :

  • Lindsey Olivares, Production Designer/Lead Character Designer ;
  • Mike Lasker, VFX Supervisor ;
  • Alan Hawkins, Head of Character Animation ;
  • Nicola Lavender, Look Development CG Supervisor.

L’article Les Mitchell contre les machines : 1h de making-of vidéo ! est apparu en premier sur 3DVF.

Mac ou Pippin ? Ultraman Quiz King

Cette semaine, je (re)teste un jeu Pippin… mais sur Mac. Une partie des titres de la console d’Apple et Bandai fonctionne en effet sur les deux plateformes. Il s’agit ici de Ultraman Quiz King.

Sur le côté technique, rien de spécial, c’est dans la droite ligne des autres titres hybrides : on a le même jeu que sur la console, en 640 x 480 au maximum. Il reste en japonais et a le bon goût de fonctionner sur un OS anglophone sans afficher n’importe quoi. Sur mon Power Mac G3, c’est forcément plus fluide et rapide à charger que sur la console, mais le processeur est très nettement plus rapide (c’est un PowerPC 750 à 300 MHz, largement devant le PowerPC 603 à 66 MHz sans cache de la console), tout comme le lecteur optique. Les vidéos sont fluides, la qualité de l’audio satisfaisante, rien à dire.

La pochette

Le principal truc remarquable, c’est la gestion des entrées. Dans la majorité des cas, les titres hybrides remplacent le trackball par la souris, mais comme Ultraman Quiz King n’utilise pas réellement le trackball sur la console, c’est… différent. Au lieu d’utiliser les flèches de direction et le clic de souris (ou la touche Enter, par exemple), il faut utiliser le pavé numérique pour le premier joueur. C’est assez déconcertant et j’ai dû regarder dans le manuel après avoir traduit à la volée ce qui était affiché. Les déplacements se font en utilisant les flèches du pavé numérique (et pas les flèches classiques), la validation avec le 0. On peut voir à certains moment que si d’autres humains jouent, ils ont un bloc précis de touches… et ce n’est pas très pratique.

On voit les touches utilisées ici

Pour le reste, c’est le même jeu télévisé cheloux que sur la console.

L’exécutable


Comme d’hab, une petite image bloquée en 640 x 480


Un des mini jeux


Une question

MX Mechanical : Logitech roule des mécaniques

Alors que les solutions mécaniques et en particulier les versions TKL1 font le bonheur des fans de claviers depuis des années sur les forums spécialisés, peu de grandes marques d’accessoires se sont vraiment penchés sur ce segment. Je vous avais parlé du Logitech MX Keys Mini qui proposait cette approche très compacte avec un clavier sobre, efficace et très connecté. Les MX Mechanical reprennent la même idée mais avec une solution plus classique et un peu plus ouverte aux frappes intensives.

Plus orienté bureautique que gaming, le MX Mechanical ne cache pas son ADN commun avec le Keys. Les designs sont très proches et on retrouve la même ligne esthétique sur  bien des aspects malgré des différences fondamentales d’intégration. Le liseré gris foncé aux rebords adoucis sur le dessus du clavier, l’espace limité autour des touches, des teintes de même niveau de gris… Les deux claviers sortent indéniablement du même bureau de design.

La plus grosse différence entre les séries Keys et celles-ci est dans l’intégration d’un système méca. On retrouve des dispositifs de la marque Kaihua avec des coloris différents. La couleur des mécanisme n’a rien à voir avec des fonctions esthétiques. Les fabricants ont juste décidé de colorer ceux-ci à des fins d’identification. Ainsi pour ces séries, on retrouvera un modèle rouge dit linéaire au fonctionnement mécanique on ne peut plus habituel avec 45 grammes de pression et qui rappellent les Cherry Red. Les Kailh bleus qui seront sensiblement plus bruyants et les versions marrons demanderont 50 grammes de force pour se déclencher (très semblables au Cherry Brown). La course est faible puisque les interrupteurs sont des modèles « Low profile » et on aura une activation proche de ce que propose un portable au clavier mécanique avec une course de 1.3 mm seulement. Loin des solutions orientées jeux de la marque Kaihua qui peuvent proposer jusqu’à 2 mm de pré-course et 4 mm de déclenchement.

En échange, on retrouvera un clavier compact avec 2.6 cm d’épaisseur seulement. Un compromis à faire donc entre un usage purement jeu et celui d’un clavier plus classique. L’offre constitue une alternative au MX Keys qui propose une frappe beaucoup plus proche d’un chiclet de portable.

Certaines fonctionnalités du MX Mechanical sont très semblables au Keys puisque les modèles sont sans fil et proposent le rétro éclairage adaptatif de la marque. Les touches s’illumineront ainsi en détectant la présence de vos mains au dessus du dispositif et, suivant la lumière ambiante, elles s’adouciront. 

Quelques personnalisations seront possibles pour adapter le clavier à divers scénarios mais évidemment loin des fonctions offertes par les solutions RVB classiques du monde du gaming.

Autre point fort, la possibilité de piloter plusieurs appareils grâce à des touches dédiées, du Bluetooth et un dongle 2.4G USB fourni. C’est un des avantages de la gamme MX qui permet de prendre en charge 3 appareils simultanément : PC, TV-Box, smartphone, tablette, sous ChromeOS, Windows ou MacOS comme sous Linux. Cette approche transparente et multi appareils étant un gros atout pour les personnes équipées de plusieurs outils numériques.

Cette prise en charge de fonctionnement sans fil mixte, conjuguée au système de LEDs du MX Mechanical a évidemment un impact sur l’autonomie de l’objet. Si le clavier offrira 10 mois d’autonomie sans activer le rétro éclairage débrayable, elle tombera à deux semaines une fois celui-ci actif.

Proposé en TKL à 159.99€ ou en version classique à 179.99€, les MX Mechanical ne sont clairement pas les moins chers du marché. Avec ce positionnement mixte, ils pourront sans doute intéresser de nombreux utilisateurs parmi les plus… fortunés. Les plus passionnés, fortunés ou non, se tourneront sans doute vers des solutions faisant moins de compromis.

MX Mechanical : Logitech roule des mécaniques © MiniMachines.net. 2022.

Le Xiaomi Mi Band 7 est annoncé

Il y a forcément peu d’espace pour inventer un nouveau design sur les bracelets connectés. Le Mi Band 7 de Xiaomi essaye pourtant d’y parvenir en proposant quelques évolutions techniques sur  son bracelet. Le Mi Band 7 passe, par exemple, à un écran OLED plus grand avec 1.62 pouce quand le 6 affichait sur 1.56 pouce.

Le bracelet est également annoncé pour l’équivalent d’une quarantaine d’euros, un prix équivalent au précédent modèle. La marque ne change donc pas les fondamentaux de son idée de base et garde un bracelet en silicone simple. Des éléments avant tout efficaces et des fonctions cherchant à rendre de multiples services. Le Mi Band 7 reste un bracelet entrée de gamme sans fioritures esthétiques ni volonté de ressembler à une montre. Il donnera l’heure, affichera vos notifications, servira d’alarme, de bulletin météo, de calendrier et autres fonctions de base.

Il est toujours piloté par un SoC RISC-V développé sur mesure et propose un écran lisible encapsulé sous un verre qui le protégera de la pluie et des projections d’eau avec une certification 5ATM. Il propose une foule de capteurs avec évidemment les fonctions de podomètre et de suivi cardiaque habituels mais également un suivi de l’oxygène du sang qui pourra être activé de manière continue. Le suivi d’activité physique comme le suivi de sommeil sont, bien entendu, toujours au rendez-vous.

La batterie interne de 180 mAh offrira environ 14 jours d’autonomie en fonction de votre usage de l’objet. En activant le suivi cardiaque du Mi Band 7 sur de longues périodes, vous aurez évidemment moins d’autonomie, par exemple. Cette évolution de la batterie, qui était de 125 mAh sur le Mi Band 6, s’explique certainement par cette possibilité d’activer les suivis de santé, notamment l’oxygène du sang, sur de longues périodes. Cela correspond à un poste important dans une société où le Covid est toujours présent aujourd’hui.

Le NFC du Mi Band 7 est devenu son argument principal en Chine

Le Mi Band 7 sera déployé en deux versions, la première avec un NFC (279 Yuans soit 39.15€) et la seconde sans (239 Yuans soit 33.54€). Cette intégration du NFC est un des points les plus importants du dispositif en Chine où le sans fil sert désormais au quotidien. La pratique était importante avant la pandémie de Covid, elle est désormais omniprésente. Le paiement sans contact autorisé par le NFC des solutions comme le Mi Band 7 est présent quasiment partout et permet aussi bien de prendre les transports en commun que de s’offrir un repas ou libérer un produit dans un distributeur. 

Pour autant, il n’est pas dit que ce système NFC embarqué soit forcément compatible avec nos services ni que les banques et applications Européennes le prennent en compte. Cela dit, il arrive fréquemment que les Mi Band avec NFC soient proposés moins cher que les Mi Band sans NFC… Sachant que dans les deux cas le bracelet s’adapte au langage détecté sur le téléphone avec lequel il est appairé la première fois. Un bracelet acheté en importation sera reconnu par votre application puis basculera dans la langue choisie sur votre smartphone parmi une liste de plusieurs dizaines dont le Français. 

Toujours aussi pratique donc, peu cher, discret et redoutablement efficace. Le Mi Band 7 devrait encore une fois faire un carton en terme de ventes.

Le Xiaomi Mi Band 7 est annoncé © MiniMachines.net. 2022.

Test : Anycubic Photon M3 Plus

Peu de temps après avoir publié mon test l’imprimante 3D à filament Anycubic Vyper dont je suis toujours aussi content, j’ai reçu un email de la marque me proposant de tester une imprimante à résine. Comme je n’ai aucune expérience en la matière et que je n’ai pas la place pour mettre en œuvre un atelier de ce type, j’ai passé mon tour. Expliquant à Anycubic préférer ne pas tester de produit de ce type dans ces conditions. Un peu de temps a passé et j’ai un copain qui a commencé à s’intéresser à l’impression résine. Comme j’avais déjà reçu une imprimante entrée de gamme de ce type par le passé, je lui ai fait parvenir et… au bout de quelques semaines, je lui ai proposé de tester – à ma place – un modèle plus récent et efficace. Anyvubic lui a donc fait parvenir l’imprimante en question et il s’est mis au travail. C’est ce test que vous allez pouvoir lire ci-dessous. Le test de la Anycubic Photon M3 Plus. J’avoue être ravi du contenu proposé ici par Florent, j’espère que vous le serez tout autant. Pierre.

J’ai une passion (partagée avec ma fille) pour les dinosaures. Familier avec la modélisation 3D de par mon activité professionnelle, j’ai récemment entrepris la création d’un mini musée de paléontologie en impression 3D et réalité augmentée. Équipé d’une vaillante Ender 3 Pro, de nombreux squelettes préhistoriques ont été imprimés et peints au fil des mois. Toutefois, la technologie FDM (filament) de cette imprimante me contraint à l’impression de modèles assez volumineux, où le niveau de détail est suffisant pour être retranscrit par les couches de filament. On oublie donc le Microraptor Gui et son crâne de moins de 10 cm de long…

Pour pouvoir imprimer de petits squelettes avec un maximum de détails et de réalisme, il faut se tourner vers la technologie utilisée par de nombreux amateurs de jeux de plateaux et autres minifigurines: la stéréolithographie (SLA), où le filament (FDM) est remplacé par une résine à polymérisation UV. Avec cette technique, il est possible d’imprimer de minuscules pièces avec un grand luxe de détails. Car la résolution dimensionnelle n’est que de quelques dizaines de microns.

C’est dans le cadre de ce changement de paradigme qu’Anycubic m’a fait parvenir un exemplaire de test de leur nouvelle gamme d’imprimante SLA, la Photon M3 Plus.

La Anycubic Photon M3 Plus dans son contexte

Il existe plusieurs variantes de cette technologie, mais le principe général reste le même : une source de lumière UV vient polymériser une couche de résine au fond d’un réservoir. Durcie par la lumière, cette couche est très légèrement décollée du fond. De la résine liquide vient donc prendre sa place, créant une interface entre la résine durcie et le fond du réservoir. A
nouveau, la source UV va solidifier cette nouvelle couche, collée à la première.

En procédant ainsi couche par couche, on va pouvoir construire le modèle à imprimer avec une très grande finesse : que ce soit par un jeu de miroirs ou un écran LCD agissant comme masque pour la source UV, chaque couche est définie et éclairée avec une grande précision selon un motif déterminé par le logiciel d’impression, le slicer.

L’impression SLA

Par rapport à une imprimante 3D à filament, l’impression se fait dans “l’autre sens”, le modèle 3D émergeant lentement du réservoir au lieu de “pousser” sur le plateau chauffant. Le principal intérêt de la résine SLA dans mon cas repose sur le niveau de détails qu’elle permet d’atteindre. Dans certaines conditions, elle est également beaucoup plus rapide que le filament : pour la résine, la vitesse d’impression est principalement pilotée par le nombre de couches à imprimer. Mais celles-ci s’impriment toutes à la même vitesse (quelques secondes, le temps pour la résine de durcir), quelque soit la surface occupée sur le plateau, là où la buse d’impression qui dépose le filament doit parcourir d’autant plus de distance que la surface occupée est importante. Enfin, les pièces imprimées en résine présentent un aspect de surface bien supérieur à celui obtenu par FDM, ce qui dispense en grande partie des étapes d’enduit et de ponçage nécessaires pour faire disparaître les couches visibles d’une impression 3D.

En contrepartie, cette technique d’impression est assez salissante, avec une résine collante et toxique : gants et masque obligatoires, pas question de respirer les vapeurs de cette chimie particulière, d’autant que l’odeur est forte et entêtante. Il faut donc prévoir des kilomètres d’essuie-tout et une bonne ventilation. Enfin, les volumes d’impression sont également plus faibles en résine qu’en filament à prix équivalent. Les consommables (résine, écran LCD, film PTFE) sont aussi plus coûteux que les éléments des imprimantes 3D « traditionnelles ».

A prendre en compte 

La Photon M3 Plus qui m’a été prêtée n’est pas ma première imprimante SLA : dans les semaines précédant son arrivée, j’ai eu l’occasion de me faire la main sur une Longer Orange 10 : cette toute petite imprimante, bien que rustique, m’a permis d’appréhender les bases sur la génération des supports, l’orientation des modèles pour une impression optimale, ainsi que de tester différents logiciels d’interface, les fameux « slicers ». Cette rusticité m’a également permis d’apprécier à leur juste valeur les améliorations de “qualité de vie” apportées par la Photon M3 Plus, détaillées plus loin, ainsi que son grand volume d’impression.

Unboxing et mise en route

La Photon M3 Plus arrive dans un carton traditionnel, renforcé par l’intérieur, parfaitement calfeutré de polystyrène afin de prévenir tout jeu pendant le transport. Il y en a tellement peu qu’il s’est avéré assez difficile d’extraire l’imprimante du carton sans l’aide d’un tiers. L’ensemble pesant une douzaine de kilo, l’opération n’est pas sans risque pour les orteils ou les lombaires si vous êtes seul pour l’extraire du colis.

En sus de la machine et de son alimentation, on trouve dans l’emballage un film de protection supplémentaire pour l’écran LCD, une raclette métallique pour décoller les impressions du plateau, une raclette plastique pour racler le réservoir sans risque pour le film PTFE et les traditionnels consommables que sont les gants, masques, lecteur USB et carte MicroSD.

La principale nouveauté de ce modèle vient du système de remplissage automatique de résine, accompagné de ses tubes en silicone, ainsi que l’antenne Wifi. Ces deux éléments -trois, avec le socle pour la bouteille de résine – se vissent au corps central de la machine.

L’ensemble dégage une rassurante sensation de solidité : le corps métallique, l’absence de jeu dans le positionnement du plateau d’impression et du réservoir participent à cette première impression. La seule incertitude dans un montage somme-toute très simple viendra du film supplémentaire de protection de l’écran LCD: il n’était pas très clair qu’un tel film de protection était déjà en place, et qu’il n’était pas nécessaire de procéder à la pose de celui fourni. J’ai ainsi failli retirer celui installé en usine pour mettre celui de remplacement. Il est toutefois très appréciable d’avoir cette protection en place immédiatement : le film PTFE du réservoir étant susceptible de finir par se percer, le risque de voir la résine finir sur l’écran LCD si celui-ci n’est pas protégé est bien présent.

Le « leveling1 » se fait très simplement, de façon classique sur ce type  d’imprimante : on dévisse les 4 vis du plateau d’impression, on met celui-ci en appui forcé contre l’écran avec le papier fourni par Anycubic entre les deux, et on re-visse.

Après vérification du bon fonctionnement de l’écran et de la source UV (procédure très simple détaillée dans les menus du grand écran tactile), le réservoir est mis en place. On peut alors imprimer la première impression de test. Comme toujours, elle est fournie sur le combo lecteur USB/carte MicroSD.

J’avais initialement prévu de faire cette impression dans mon bureau. Mais il n’était pas possible d’ouvrir ou de fermer l’imprimante à l’emplacement que j’avais prévu pour elle : pour des raisons de poids et de simplicité, Anycubic est resté sur un capot acrylique qui s’enlève par le haut, là où d’autres marques ont préféré un système de portes à l’avant. Bien que plus complexe et plus lourd, un tel système permet l’utilisation dans une armoire ou une étagère, ce qui n’est pas le cas de la Photon M3 Plus: il faut prévoir un espace dégagé d’un mètre de haut au-dessus du plan de travail pour pouvoir retirer le capot confortablement. Impossible dans le bureau, l’imprimante est directement partie pour son emplacement final : le garage !

Une précision toutefois: si vous envisagez de faire de même, sachez que les résines n’aiment pas le froid et qu’il est conseillé d’imprimer à des températures comprises entre 20 et 30°C. En hiver, il me faudra chauffer la résine avant utilisation.

Pour la première impression de test, le système de remplissage par résine a été installé mais pas activé : le réservoir est rempli directement, à l’ancienne. Une demi-bouteille de résine y passe. Une seconde bouteille, pleine, est branchée sur le système de remplissage pour les prochaines impressions.

La résine

Concernant la résine, Anycubic m’a fait parvenir 2 kilos de leur résine lavable à l’eau, de couleur blanche : en comparaison avec une résine classique nécessitant de l’IPA2 pour être nettoyée, le confort d’utilisation est incomparable et l’odeur bien moins entêtante. Ma méthode de nettoyage pour cette résine :

• Rincage des impressions avec support sous le robinet, eau très chaude (>60°C). Cela permet de retirer les supports très facilement à ce stade.

• Une fois les supports retirés, un nouveau nettoyage à l’eau tiède et savonneuse est effectué, avec une brosse à dent douce. Sans ce second rinçage, les impressions peuvent garder une sensation “collante” tant qu’elles ne sont pas “passées sous un bain d’ultraviolets.

• Un dernier rinçage à l’éthanol peut être envisagé pour un aspect encore plus “doux” au toucher des impressions.

Il semble toutefois que cette résine peine à fournir le niveau de détails que peuvent atteindre des résines classiques spécialisées. Si vous visez l’impression de miniatures avec un maximum de détails, tournez-vous alors vers celles-ci.

Trois heures et 1000 couches plus tard, le petit cube Anycubic est terminé. Quelques supports à retirer après un nettoyage à la brosse à dent savonneuse sous l’eau tiède et on peut admirer le niveau de détail ainsi que l’aspect de surface. Quand on vient de l’impression FDM, c’est toujours saisissant. L’absence de lignes visibles ou des artefacts typiques des impressions filament saute aux yeux, de même que la finesse des éléments que l’on peut imprimer sans voir le résultat s’effondrer sous l’effet de la gravité et de la vitesse de refroidissement du plastique.

Cette impression de test a permis de vérifier en une petite soirée que tout était directement opérationnel. Aucun accroc, aucune complexité. Une surprise, quand je compare aux soucis initialement rencontrés avec mon Ender 3, malgré sa fiabilité: difficulté à faire le niveau proprement, à comprendre pourquoi le filament “claque” dans l’extrudeur… De nombreuses heures passées avant de parvenir à des impressions convenables, sans craindre de retrouver un plat de spaghettis en guise de résultat.

Qualité d’impression et feedback général

Au cours des dernières semaines, j’ai testé plusieurs impressions, que j’avais déjà réalisées sur l’Ender3 Pro ou la Longer Orange 10. Mes principales interrogations concernaient la simplicité d’utilisation, la qualité d’impression que je pouvais espérer et le niveau de “bidouillage” que j’allais devoir gérer au niveau du fonctionnement. Car c’est le résultat de l’impression qui m’intéresse, et pas la technologie elle-même : je n’ai pas de plaisir particulier à configurer et calibrer pour chercher la perfection. Je veux une imprimante qui fonctionne vite et bien, avec le minimum d’effort.

Sur la qualité d’impression tout d’abord : je n’ai ici que des éloges. Si ma première impression résine sur la Longer Orange 10 m’a impressionné, la même sur la Photon M3 Plus m’a décroché la mâchoire. Les photos comparatives en témoignent:

De gauche à droite : Photon M3 Plus (résine), Longer Orange 10 (résine), Ender 3 Pro (filament)

J’ai également testé l’impression de ce crane de Microraptor Gui selon deux angles différents sur le plateau : l’un pour optimiser la qualité d’impression, l’autre pour minimiser la visibilité des traces laissées par les supports.

Je ne suis pas en mesure de percevoir une différence de qualité entre ces deux impressions, si ce n’est que le modèle imprimé avec l’angle “idéal” présente des traces de supports visibles sur le dessus du crane… Je n’imprime désormais qu’en cherchant à réduire l’impact des support car je sais que la qualité sera au rendez-vous dans tous les cas.

Concernant le niveau de “bidouillage”, je suis là également très satisfait : depuis le leveling initial, je n’ai pas eu un réglage à faire. J’applique les même paramètres pour mes impressions que ceux utilisés pour l’impression de test d’Anycubic et je n’ai aucun échec à déplorer pour l’instant. Une des raisons les plus courantes est le détachement du modèle de la plaque d’impression pendant celle-ci; dans mon cas, mon soucis est plutôt la difficulté à décoller l’impression de la plaque une fois le travail terminé ! La résine utilisée y est vraisemblablement pour partie, mais la surface texturée du plateau de la Photon M3 Plus aide énormément à garantir une bonne adhésion pendant toute l’impression, même sur des modèles volumineux et lourds.

Crâne imprimé en deux impressions, moins de 20h au total


Visibilité des couches d’épaisseur 35µm

Les supports et l’orientation

Les supports en impression SLA sont obligatoires. On peut parfois s’en passer en FDM, en particulier si la pièce est dessinée dès sa conception pour l’impression 3D. Ce n’est, sauf exception, jamais le cas en SLA. Même un modèle géométrique, présentant des surfaces planes, ne sera pas imprimé directement sur le plateau, mais bel et bien suspendu à une petite forêt de supports. Et si votre modèle est lourd, ou si un effet de succion se met en place (modèle mal orienté, résine coincée dans un creux…), votre impression peut se détacher des supports et finir au fond de la cuve avant la fin. Nettoyage pénible garanti. Pour éviter ça, pensez à incliner vos modèles à 45°, à éviter les cuvettes pouvant piéger la résine liquide. Rajoutez des supports : mieux vaut trop de supports que pas assez . On économise plus de résine en imprimant une seule fois qu’en s’y reprenant à 3 fois car on a été trop pingre sur les supports…

Le dernier point concerne la simplicité d’utilisation : en soi, la machine est très simple à l’usage. L’interface est intuitive, les informations sont claires et distribuées là où il faut, quand il le faut. Et avec des paramètres d’impression corrects, il n’y a pas de surprise à attendre : le résultat sera à la hauteur des attentes.

Mais les nouveautés apportées par la M3 Plus viennent troubler quelque peu cette simplicité. Tout d’abord, le système d’auto-remplissage de résine n’est pas des plus clairs à la première utilisation : faut-il remplir le réservoir un minimum ? Est-ce que les contacteurs doivent tremper dans la résine par défaut ? Comment savoir s’il est actif ou non ? Au final, pour ne prendre aucun risque, j’ai rempli le réservoir manuellement, puis j’ai activé le système. Par défaut, celui-ci injecte de la résine petit à petit dans le réservoir toutes les minutes, tant que les contacteurs ne touchent pas la résine. Ce qui serait parfaitement logique… si le mouvement du plateau d’impression ne faisait pas varier ce niveau constamment. Difficile donc de savoir quand et si le système va se déclencher. Mais après de longues impressions consommatrices de grandes quantités de résine, pas de débordement ni de réservoir vide à déplorer. J’en conclus donc que le système fait son travail ! Il est très appréciable de limiter au minimum la manipulation de la résine et de ne pas s’inquiéter de la quantité de résine suffisante dans le réservoir pour terminer une longue impression.

L’autre élément venu perturber une utilisation autrement sans accroc de la machine est sa fonctionnalité connectée: Anycubic propose avec ce modèle la possibilité d’utiliser son Cloud, pour lancer et suivre ses impressions à distance, depuis son smartphone ou via le web.

Pour se faire, il faut connecter l’imprimante au réseau local, via Wifi ou Ethernet (simple dans les deux cas). Puis ajouter l’imprimante à votre compte Anycubic via l’application sur mobile. La version Web n’est pas disponible à l’heure où ces lignes sont écrites. Malheureusement l’application refusait d’enregistrer l’imprimante, m’indiquant que le numéro d’identification fourni par l’imprimante était invalide. Une mise à jour du firmware de l’imprimante plus tard, l’application accepte enfin le nouveau code et me permet de gérer, elle comme mes impressions, depuis l’application.

Pour lancer un travail à distance, il faut charger les fichiers préparés par le slicer sur le Cloud : ils apparaissent alors sur l’application et peuvent être lancés d’un clic. Pour les mettre en ligne on dispose de deux solutions : le portail web du Cloud Anycubic ou en passant directement via le slicer Photon Workshop proposé par la fabricant. C’est cette solution que j’ai retenue, car elle n’ajoute qu’un clic à la fin du slicing dans Photon Workshop.

Le Slicer

Sans slicer, pas d’impression : c’est le logiciel qui convertit votre modèle 3D en couches à imprimer, que ce soit via filament ou résine. Pour la Photon M3 Plus, le format du fichier n’est aujourd’hui supporté que par deux logiciels : Photon Workshop et Lychee. Si ce dernier a la préférence d’une grande partie de la communauté pour son interface et ses fonctionnalités avancées (il est parfois le seul à pouvoir corriger un fichier mal préparé par les autres), il ne permet pas d’envoyer les fichiers dans le cloud d’Anycubic. Si cette fonctionnalité vous intéresse, utiliser Photon Workshop directement vous évitera une étape supplémentaire, en particulier si vous imprimez des fichiers pre-supportés. Dans mon cas, il me fallait aussi générer les supports. S’il est possible de le faire manuellement, en cliquant là où l’on veut les générer, je n’y trouve aucun plaisir personnellement et le risque de manquer une “island” (zone non supportée qui s’effondrera et gâchera l’impression) est grand. Certains outils peuvent pallier à ce problème en vérifiant votre fichier, mais c’est là encore une étape
supplémentaire. J’utilise pour ma part la fonctionnalité de génération automatique des supports de Prusa Slicer. Très nombreux, les supports par défaut ne laissent toutefois que des marques minimes tout en maintenant suffisamment la pièce lors de l’impression. J’exporte ensuite le modèle 3D avec les supports au format STL, depuis Prusa Slicer. Ce nouveau fichier 3D est ensuite importé dans Photon Workshop pour être préparé puis envoyé sur le Cloud Anycubic.

Conclusion sur la Anycubic Photon M3 Plus

De mon point de vue de néophyte uniquement intéressé par produire des pièces de grande taille ou en grand volume, avec le meilleur ratio qualité/effort possible, je ne peux que recommander la Photon M3 Plus. Les nouveautés qu’elle apporte par rapport à son aînée la Photon Mono X 6K (Wifi & Cloud, remplissage automatique, plateau texturé…) contribuent à cette simplicité d’usage “fire and forget” qui en fait une excellente machine pour démarrer dans l’impression résine. Moins de sources d’erreurs et d’impression ratées, c’est plus de temps à consacrer sur un slicing aux petits oignons et des modèles qui finiront sur une étagère, pas dans la poubelle. A l’inverse, si vous venez d’une Photon Mono X 6K, l’upgrade est probablement moins pertinent. Les améliorations apportées n’auront qu’une influence marginale sur la qualité des impressions par rapport à la Mono X 6K (meilleure stabilité et plus de puissance UV pour la M3 Plus), et il y a fort à parier que vous n’êtes pas un néophyte si vous êtes déjà en possession d’une Mono X 6K. Il faudra vous tourner vers la M3 Max, au volume d’impression bien supérieur, pour justifier la mise-à-niveau et ouvrir de nouvelles perspectives.

La Anycubic Photon M3 Plus est proposée :

A 663.29€ sur Geekbuying avec le code GKBANY11 depuis leur stock Européen sans frais de port.

A 692€ sur la boutique Anycubic depuis leur stock de Shenzhen sans frais de port.

A 672.60€ sur Banggood depuis la Chine sans frais de port

 

Test : Anycubic Photon M3 Plus © MiniMachines.net. 2022.

Le RAM Disk (presque) persistant des anciens Mac

C’est en lisant un bouquin de David Pogue que je suis tombé sur un truc un peu étonnant : sur pas mal de Mac, les RAM Disk survivent à un redémarrage.

Je vous mets le texte, d’abord.

The biggest not-to-worry argument of all: On all Macs manufactured after 1992, the contents of a RAM disk don’t disappear when you restart the Mac. They vanish if you turn the Mac off, but not when you restart. So, even if you have a system crash, you can just hit the reset switch on your Mac’s case (…), and your Mac will restart with the RAM disk intact.

Mon premier essai a donc été avec un Mac d’avant 1992, un Macintosh IIsi. Et pas de chance : ce modèle de Mac ne supporte pas le RAM Disk du System 7.1. La capture dans ma présentation le montrait bien, d’ailleurs. C’est probablement à cause de la gestion de la mémoire un peu particulière de ce modèle. Il possède 1 Mo de RAM sur la carte mère et cette mémoire sert notamment pour la mémoire vidéo, en plus d’être de la RAM classique.

Pas de RAM Disk

Deuxièmement, un Performa 450 (LC III). Sur ce modèle, ça fonctionne. Une fois le RAM Disk créé, j’ai copié des données sur le RAM Disk et elles restent accessibles dans la plupart des cas. Vous pouvez redémarrer manuellement (en utilisant les menus) ou forcer un redémarrage après un plantage de System 7 (control + command + power) et le contenu du RAM Disk reste disponible. Pratique. Et sur ce modèle qui ne supporte pas l’allumage au clavier, vous pouvez même choisir Eteindre dans les menus, et tant que le Mac n’a pas été réellement éteint, un redémarrage garde le RAM Disk intact. En réalité, le System 7.1 du Mac en question triche un peu : quand on éteint le Mac avec le menu, il sauve le contenu du RAM Disk dans un fichier Persistent RAM Disk, c’est très visible avec la copie à ce moment là. Et donc si vous faites un arrêt propre, le contenu du RAM Disk sera récupéré au démarrage. Par contre, si vous coupez le courant, il est évidemment perdu. A ma connaissance, le seul Mac qui garde le contenu du RAM Disk en mémoire même si le Mac est « éteint », c’est le PowerBook 100.

L’option


On copie les données


Un message d’arrêt très Windows 95

Troisièmement, un PowerBook 180, sorti en 1992. Je n’ai pas de Mac plus vieux pour tester, et la limite indiquée est 1992 sans détails… Comme les autres, il garde les données après un redémarrage manuel et après un reset (avec le bouton à l’arrière). Il faut vraiment une coupure franche pour perdre des données.

Dans les deux cas, il y a tout de même un truc à prendre en compte : un reset de la PRAM va effacer le RAM Disk… en théorie. Plus exactement, par défaut, le RAM Disk sera désactivé par la manipulation, vu qu’elle remet certains paramètres à zéro et que l’activation du RAM Disk en fait partie. Mais si vous le réactivez avec la même taille et que le fichier de sauvegarde est de la partie, les données ne seront pas perdues.

Et enfin, un Power Mac G3. Pourquoi le G3 ? Parce qu’une note d’Apple trouvée dans mes archives indique que ce Power Mac, spécifiquement, ne garde pas le contenu du RAM Disk en mémoire. La raison est technique : le contrôleur mémoire de ce modèle gère la SDRAM (fournie par Apple) et l’EDO (qui n’est pas supportée officiellement) et au redémarrage, le contrôleur tente de vérifier le type de mémoire. Et ce temps de vérification excède le temps de rafraîchissement de la SDRAM… qui perd ses données. En réalité, il y a même un message si vous tentez d’éteindre l’ordinateur (ou redémarrer) sur ce modèle. Et dans les options de RAM Disk, il y a une option qui permet de sauvegarder le contenu du RAM Disk à l’extinction de façon explicite.

Le message


L’option qui sauve le contenu du RAM Disk est explicite ici

Dans tous les cas, la gestion des RAM Disk est donc plutôt bien intégrée dans les Mac. Il n’est pas impossible de perdre des données – une coupure de courant, ça peut arriver – mais si l’OS plante (et franchement, ça arrive, quoi qu’on puisse penser de la stabilité des System et autres Mac OS), le contenu ne devrait pas être perdu si vous effectuez un reset. Enfin, sauf sur les très vieux Mac ou sur les Power Mac G3 Beige…

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