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Amazfit France : la boutique refuse le retour sous 14 jours

J’adore les montres Amazfit et, depuis peu, je suis affilié avec leur boutique française. J’ai donc tout intérêt à vous parler des produits de la marque et à vous dire combien je les apprécie. Sauf que, suite à mon billet sur les montres connectées Amazfit GTR3, GTS3 et GTR3 PRo un de mes contacts a commandé sur leur site. 

Amazfit GTR3 Pro

Jimmy a bien reçu sa montre en quelques jours en provenance d’Espagne. Et il semble ravi de son esthétique… malheureusement pour lui la montre n’arrive pas a détecter ses différentes fonctions vitales. Pouls, SPo2 et autres ne veulent pas s’afficher à son poignet. Après une courte enquête, la raison semble être évidente, un tatouage marquant son bras semble empêcher les capteurs de la montre de fonctionner. C’est un problème courant et connu des capteurs laser embarqués dans les montres connectées. 

Amazfit GTR3 Pro

Jimmy n’a pas de pouls… 

Résultat, la montre lui est inutile sauf à la porter à l’intérieur de son bras droit ce qui n’est pas une solution qu’il envisage. Qu’a cela ne tienne, la loi lui permet un renvoi sous 14 jours d’un produit commandé par erreur. Le droit de rétractation est dans notre code du commerce. Sauf que l’aventure se complique pour Jimmy lorsqu’il en fait la demande à Amazfit France.

La réponse à sa demande de retour est classique : « We’re sorry to hear that you didn’t love your new product. We completely understand that it isn’t for everyone. We can offer a refund for part of your payment, and you can still keep the item. Is that acceptable?« 

Amazfit France demande à rembourser une (petite) partie du prix du produit et à Jimmy de garder l’objet dont il n’aura aucune utilité. Evidemment, cela ne correspond pas à la demande initiale de Jimmy qui préfèrerait retrouver ses 199.99€ pour investir dans un produit équivalent fonctionnant à travers son tatouage. Cela ne correspond pas non plus à la loi Française qui impose un retour sous 14 jours sans conditions.

Je ne sais pas vraiment sur quel pied danser avec le site Amazfit France, l’adresse de la page étant www.amazfit.com/fr je ne sais pas si il s’agit d’une antenne Française devant correspondre au droit Français ou si il ne s’agit que d’un développement francisé pour toucher le public français. L’absence de conditions générales de vente sur le site me laisse penser que la seconde solution est la bonne. 

Je vous tiendrai au courant des suites de cette aventure mais tout me laisse penser, pour le moment, qu’il est préférable de commander les produits Amazfit ailleurs que sur leur site. Les revendeurs comme Amazon proposent les mêmes tarifs et respectent le droit de rétractation. Tant que cette notion échappera à la marque, je pense qu’il vaut mieux les éviter.

Amazfit France : la boutique refuse le retour sous 14 jours © MiniMachines.net. 2021.

7 technologies d’impression 3D sur une plate-forme unique

Médecine, industrie, biens de consommation : l’impression 3D touche des domaines de plus en plus nombreux et novateurs et les exigences, aussi bien des entreprises que des particuliers, de sont plus aigües qu’auparavant. Pour répondre à ces besoins grandissants, Xometry propose,…

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Atome3D forme les professionnels dans l’intégration de la fabrication additive

Par : Alex M.

L’intégration de la fabrication additive au sein de l’entreprise ne passe pas uniquement par l’achat d’imprimantes 3D, de matériaux et de logiciels, il est également capital de s’appuyer sur la formation de ses équipes pour leur donner toutes les clés…

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Le marché PC très affecté par les pénuries pour au moins encore un an

Les pénuries de composants vont continuer d’impacter tout le secteur informatique pour l’année 2022. Et certains produits devraient être difficile à trouver ou… être vendus à des tarifs de plus en plus élevés. Une situation complexe qui ne fait qu’empirer et devrait faire beaucoup de tort au secteur.

Minimachines-10-2021

A l’ITPartners tout le monde faisait de grands sourires, le salon, qui réunit des professionnels du monde informatique, a permis de revoir un peu de monde. La session 2020 a été purement et simplement annulée pour cause de pandémie. Un an sans voir personne, les différents acteurs étaient ravis de pouvoir discuter à nouveau avec leurs contacts. Autrement que par téléphone ou en visio conférence. Mais si tout le monde était ravi d’avoir à nouveau des échanges plus humains, les craintes qui planent sur le secteur ont rapidement laissé apparaitre quelques grimaces sous les masques…

L’année 2020-20201 n’a pas forcément été catastrophique pour le marché informatique. Du moins pas pour les vendeurs. Certains épisodes ont été euphoriques comme au tout début du confinement où même les imprimantes qui prenaient la poussière en attendant les soldes ont fini par trouver acquéreur. Les ventes de certains produits se sont envolées comme les portables classiques comme les Chromebooks. Certains ont profité d’avoir un peu de temps libre pour se lancer dans la mise à jour de leur PC ou ont remplacé une veille tour par une nouvelle… 

Depuis le prix des composant a fluctué, surtout vers le haut. Avec des épisodes mémorables comme le débarquement des puces RTX 30×0 de Nvidia. Cette génération de cartes graphiques qui cherchait à marquer les esprits en jouant sur un tarif qui se voulait être plus abordable que la génération précédente, s’est littéralement envolée. Une demande énorme et une production en deçà de ce qui était planifié ont créé un effet de levier important sur les prix. Certaines cartes graphiques haut de gamme se sont alors retrouvées au tarif d’une configuration complète vendue six mois auparavant.

Si la situation est en théorie positive pour les revendeurs, ils gagnent forcément plus d’argent à vendre un produit à 1000€ qu’un produit à 300€, elle ne l’est plus forcément quand on éloigne la loupe des seules cartes graphiques. De nombreux acheteurs ont remis à plus tard leur équipement, ce qui a paralysés les ventes d’autres produits. Le seul moyen de vendre une configuration complète étant de sacrifier toute sa marge sur la partie graphique. Bienheureux ce revendeur qui me confie sur le salon avoir sécurisé des centaines de cartes graphiques Nvidia RTX avant la hausse. Prévenu par ses grossistes de l’envolée des tarifs, il a pu vider sa trésorerie pour stocker en masse. Sans ces cartes, il confie qu’il ne sait pas si il serait toujours en activité aujourd’hui, elles lui ont permis de gommer les différences de tarifs d’avec ses concurrents et de maintenir ses ventes. Certains revendeurs ont mis en place des systèmes de paiement étalés à leurs frais qui absorbent une partie de leur marge mais qui est devenue indispensable pour vendre quoi que ce soit. 

3060 Ti

D’autres n’ont pas eu cette chance et ne savent pas vraiment comment terminer leur année. Les ventes se sont écroulées, notamment pour les petits revendeurs de « quartier » qui subsistent dans des villes moyennes. Loin des enseignes plus nationales. Ceux-là n’ont pas vu la couleur d’une RTX depuis plusieurs trimestres. Impossible à acheter chez les grossistes, trop cher, trop « délirant » par rapport à leur public. Même le plus enthousiaste. Ils subsistent en vendant comme toujours du service et assurent le montage de pièces glanées ailleurs. L’un d’entre eux me raconte, par email, que paradoxalement la situation s’améliore pour lui plus récemment. Les ordinateurs doivent « durer » désormais. Et beaucoup de particuliers comme de professionnels ne se voient plus changer aussi facilement leur matériel. Le surcoût lié aux pénuries de composants fait que les machines réapparaissent en ateliers pour des nettoyages, remises à niveau et autres opérations de maintenance. « Même sur de petites configs ». Certains PC réapparaissent en ateliers alors qu’ils avaient pris l’habitude de partir à la déchetterie « un peu trop rapidement ». Le remplacement facile des machines a disparu. 

Chez les particuliers même constat, on pense à nouveau à rajouter « un peu de mémoire », à basculer son système sur un SSD, au lieu de racheter une configuration complète. Les machines sont remises à niveau et certains découvrent également les joies de l’aménagement graphique dans les jeux. Baisser les détails, changer de définition… Les gens s’adaptent face à des tarifs impossibles à suivre.

Asus Rog Flow X13

Sur l’ITPartners, la majorité des professionnels est assez inquiète. Certains composants sont impossibles à trouver aujourd’hui et les constructeurs se grattent la tête face à des situations inenvisageables jusqu’alors. Construire un ordinateur portable complet c’est comme construire un puzzle, sauf que les pièces qui composent la machine proviennent de boites toutes différentes. Quand une pièce manque, l’ensemble est impossible à terminer. Quand une machine à plus de 1000€ se retrouve bloquée parce qu’un simple composant à 1$ est totalement indisponible, la situation vire au cauchemar pour les fabricants. Personne ne peut garder 500, 1000 ou 2000 cartes mères de portables dans un coin en attendant un simple composant sans aucune visibilité sur sa réelle disponibilité. Du coup, c’est la paralysie et un changement de cap pour certains produits. Certains constructeurs lèvent le pied sur leur production, d’autres commencent à choisir des composants plus souples, ceux qui assurent une compatibilité broche à broche avec d’autres modèles par exemple. Histoire de pouvoir remplacer une pièce en rupture par sa petite ou sa grande sœur disponible.

L’espoir d’une accalmie sur certains secteurs, notamment les cartes graphiques et les SSD servant aux cryptomonnaies, ne s’est pas concrétisée. Les autorités Chinoises ont certes fait les gros yeux mais sans réelles conséquences sur le cours de ces monnaies virtuelles. Leurs valeurs sont restées très hautes et la rentabilité est toujours là. Le secteur continue d’absorber en masse ces composants.

Plusieurs sociétés ont tiré sur le signal d’alarme, indiquant que le secteur informatique restera marqué par les pénuries de composants au moins jusqu’au second trimestre 2022. Et l’informatique n’est clairement pas le seul secteur en crise. Ce qui amène à d’autres bouleversements importants sur le transport et les tarifs des transporteurs.

Conseil : si vous voulez changez de PC, c’est maintenant. Les pénuries et les prix vont exploser d’ici peu (moins d’un mois ?) et pour longtemps. D’abord, les coupures de courants géantes en Chine vont avoir un impact énorme sur la production. #Thread ⤵https://t.co/eOfD0XCUDy

— Doc TB (@d0cTB) September 29, 2021

L’ex Rédac Chef de Canard PC Hardware, DocTB alias Samuel Demeulemeester, a ainsi évoqué l’avenir du secteur et particulièrement l’impact du prix du fret sur les mois à venir dans un thread sur Twitter. L’afflux de commandes des débuts du confinement a vidé une bonne partie des stocks et si cette première vague a été remplacée, elle l’a été au compte goutte. Désormais les prix du transport ont explosé, ce qui pousse encore un peu plus les tarifs vers le haut.

Suivant les types de composants, différents transporteurs sont envisagés. Certains produits petits, légers et très couteux, voyagent par avion. C’est notamment le cas des composants classiques comme les processeurs, la mémoire vive ou les cartes graphiques. D’autant que ces composants ont des prix très volatils et qu’il peuvent fluctuer fortement entre le décollage et l’atterrissage. Il n’est pas question pour eux de les laisser des semaines dans des containers.

Mais pour d’autres produits, lourds et encombrants, la méthode de transport traditionnelle est le porte container. Un mode de transport qui va mettre 40 jours à rallier les côtes Européennes en transportant des centaines de pièces. Problème, le prix de ce transport a explosé. Avant la pandémie de COVID, le transport et la location d’un container en partance de Chine jusqu’à un port Français coûtait environ 2500€. Aujourd’hui le tarif a grimpé à 10 000€. Cette augmentation implique une hausse du prix de tous les produits transportés. Et c’est encore plus problématique lorsque l’on n’arrive pas à remplir convenablement, faute de produits, son container. Un courtier en fret m’indiquait, quant à lui, que son chiffre d’affaire avait explosé à cause des pénuries de composants. De plus en plus de gens passant par ses services pour partager le coût d’un container à moitié vide. Quitte à ralentir de quelques jours son départ. Une chose qui n’existait pas forcément avant la pandémie où la problématique était surtout d’avoir du stock en permanence plutôt que d’économiser quelques euros de port sur chaque pièce.

 

Cette hausse s’explique par plusieurs facteurs, notamment un énorme déséquilibre de stockage des containers qui continuent de s’accumuler aux US et en Europe. Aucun transporteur n’ayant envie de payer un « retour à vide » d’un cargo. Il est plus rentable de fabriquer un nouveau container en Asie et de le faire circuler vers les US ou l’Europe pour 10000€ que d’en embarquer un déjà en service et de le rapatrier sans fret. Le manque de matériel à transporter face à des coûts fixes expliquent sans doute également une partie de cette hausse. Enfin, on évoque les surcoûts liés au COVID et à la complexification des procédures douanières… D’autres, comme le PDG du groupe Leclerc, voient là une possible entente sur les tarifs des principaux transporteurs maritimes mondiaux.

Les services de transports ferroviaires ont bien entendu continué à assurer une partie du transport de ces produits mais leurs tarifs ont également évolué à la hausse. Dernier domino de cette chaine, devant la hausse des tarifs des transporteurs « lents », les importateurs se sont naturellement tournés vers l’avion.  Quand le prix d’un container en mer explose, on relativise le tarif d’un transport dans les airs. Cela n’a évidemment pas duré et les prix du fret aérien se sont ajustés en conséquence pour « coller » au marché.  Plus de demande de transport, toujours autant d’offre, le scénario d’une hausse des tarifs était prévisible.

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Dernières mauvaises nouvelles, le sorts des entreprises et industries chinoises. Entre le manque de main d’œuvre après avoir renvoyé chez eux leurs salariés au début de la pandémie et les problème énergétiques du pays… le retour à un scénario de production identique à celui d’avant le Covid est encore illusoire. La Chine fait face à de gros problèmes de production électrique avec des rationnements importants. Les différentes industries locales se retrouvent dans l’impossibilité de produire quoi que ce soit et donc d’assurer leurs carnet de commandes. Un effet boule de neige de ces soucis de production devrait avoir des conséquences très rapide avec encore plus de pénuries de composants, de retards à la livraison ou simplement l’annulation de certains contrats. 

Quand un fabricant de pièces détachées de Shenzhen ne peut plus faire tourner sa production que la moitié du temps habituel faute d’énergie, le problème devient vite un véritable casse tête. Si un constructeur n’arrive pas à sécuriser l’ensemble des pièces nécessaires à la construction de son matériel, il passe tout simplement à autre chose. Et quand il y arrive… il impacte sur son prix de vente l’ensemble du coût de revient de son usine et des salaires qu’il doit payer. Si votre usine ne travaille qu’un jour sur deux, une pièce vendue 10 centimes passe logiquement à 20 centimes pour payer charges et main d’œuvre.

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Dernier élément problématique, le silicium est passé très rapidement de 2000 à 9000€ la tonne. Ce matériau rare, majoritairement extrait en Chine, a vu fluctuer son cours de manière jamais vue à la hausse. 4.5 millions de tonnes de Silicium viennent de Chine sur les 7 millions produites chaque année. La pénurie énergétique ayant, là encore, impacté cette matière première indispensable dans le monde informatique.

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Vous l’aurez compris, le futur n’est pas rose et la disponibilité que l’on connaissait avant la pandémie n’est pas prête de revenir à la normale. Pas plus que les tarifs que l’on connaissait alors. Les plus optimistes parlent d’une situation juste « compliquée mais proche de début 2020 » au niveau des pénuries de composants pour juste après le pic des fêtes de fin d’année soit au tout début 2022. D’autres parlent d’une année 2022 toute aussi noire que 2021. Une bonne partie de mes interlocuteurs coupent la poire en deux en indiquant un retour à une situation presque normale  juste avant les vacances 2022.

L’impact de ces prévisions est énorme, il va influer sur le calendrier des sorties de produits et pousser les constructeurs à des choix extrêmes. On risque de voir des concepts de machines débarquer sans aucune réelle volonté de commercialisation. Le CES 2022 risque d’être le  théâtre de présentations de produits qui ne verront finalement jamais le jour. Et, à l’inverse, les constructeurs travailleront sur des solutions très peu originales destinées à être mise en vente. Des solutions simples mais pouvant être facilement modifiées pour suivre les catalogues de composants réellement disponibles. 

Le marché PC très affecté par les pénuries pour au moins encore un an © MiniMachines.net. 2021.

Workshop HP 3D Printing : devenez un expert en fabrication additive

Imaginez que vous puissiez devenir un expert en fabrication additive en seulement 6 sessions de 30 minutes… C’est désormais possible !  Du 11 au 22 octobre 2021, l’équipe de 3Dnatives, en partenariat avec HP, vous offre gratuitement le premier « Workshop…

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Faux avis : Amazon a fermé 600 marques et 3000 boutiques

La liste des marques ayant disparu des pages des divers sites d’Amazon est énorme. Pour lutter contre cette peste des « faux avis », Amazon n’a usé ni de diplomatie ni de passivité. Contraire à ses conditions générales, ces pratiques ont été sanctionnées de la manière la plus abrupte qui soit.

Following my fake review story, listings for Amazon-native electronics brand RAVPower are gone.

The company offered $35 gift cards for reviews on a product that was sold directly by Amazon itself. RAVPower acted as a wholesale vendor on that listing.https://t.co/6nazZZ5Wtb pic.twitter.com/znp9u48YHV

— nicole nguyen (@nicnguyen) June 16, 2021

 

Petit rappel des faits, beaucoup de marques n’ayant aucune visibilité ailleurs que sur Amazon, se sont mises à exploiter les éléments qui font apparaitre en haut du classement des listings du site. Etre numéro 1 des ventes ou avoir d’excellents avis. Pour être numéro 1 des ventes c’est assez simple, il suffit de casser ses tarifs pendant quelques jours afin de remonter tout en haut du classement. Pour avoir d’excellents avis… c’est un peu plus compliqué.

La méthode trouvée est celle décrite dans ce billet de 2020 qui expliquait comment un vidéaste avait trouvé un bon d’achat dans un des produits qu’il testait. Cette méthode a gagné du terrain et s’est mise à fausser considérablement les avis. C’est simple, un petit papier indique à l’acheteur qu’en laissant un avis « 5 étoiles » sur Amazon et en contactant une adresse email, on lui enverra un bon d’achat de quelques euros pour le remercier. Résultat, plusieurs marques se sont mises à s’intéresser à la méthode et à proposer des petits papiers de ce type à l’intérieur de leurs produits. C’est ce qui a mis le feu aux poudres.

Dans la foulée, Amazon a commencé à relever ce genre de pratiques et a sanctionné d’abord un premier groupe de fraudeurs. Les plus connus pour servir d’exemple, puis de plus en plus de marques ou de revendeurs qui utilisaient la plateforme en n’hésitant pas à envoyer à leurs clients des petits messages pour leur demander un avis très positif en échange d’une ristourne ou d’un bon d’achat. A l’inverse, certaines boutiques recevant une mauvaise note n’hésitaient pas non plus à proposer un remboursement en échange du retrait, ou de la modification de celle-ci… Une pratique tout autant interdite par Amazon.

Dans la liste des marques ayant de la visibilité, on peut en citer beaucoup d’importantes comme TaoTronics, Aukey, Tacklife, RAVPower, Choetech, Mpow… mais ce sont environ 600 marques à avoir été radiées du site. Pour pas mal d’entre elles, il s’agit de marques purement « noname ». A savoir des cartons sans inscription et des produits ne présentant aucun logo. La « marque » n’apparaissant en réalité que sur la fiche produit d’Amazon. D’où la « créativité » de certains avec les noms des marques. Parmi les revendeurs, ce sont 3000 « boutiques » qui ont été fermées. Sachant que là encore, la patte blanche à demander à Amazon pour ouvrir ce type de boutique est assez simple à montrer.

Tacklife sur AliExpress

Le business a horreur du vide

Beaucoup de ces marques ont trouvé un abri ailleurs, dans des boutiques ne proposant pas d’avis de ce type ou n’ayant pas forcément de conditions concernant toute demandes de bonnes notes de la part des marchands. AliExpress, par exemple, a vu débarquer Aukey qui a massivement investi la plateforme et compte bien continuer son business depuis ce site. Elle a pu baisser drastiquement ses prix, puisque AliExpress est plus généreux qu’Amazon avec les vendeurs, tout en profitant des entrepôts Européens et des conditions de transport négociées du service. TaoTronics a eu le même reflexe et concentre désormais ses efforts chez AliExpress. Même chose pour mPow, Choetech ou Tacklife… On sent que les commerciaux de la plateforme n’ont pas chômé et que la plupart des boutiques rejetées par Amazon ont trouvé à se reloger. Certains ont tout de même disparu des écrans radar comme RAVPower, mais la grande majorité est désormais distribuée ailleurs.

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Reste les clients finaux qui sont pour certains sur le carreau… Après un achat chez une des marques radiées et un produit qui tombe en panne, la simple demande d’une prise de contact avec le vendeur tombe à l’eau et plusieurs lecteurs m’ont remonté leurs difficultés à faire jouer leur garantie. Amazon répondant systèmatiquement de gérer cela avec la marque sans donner de moyen de les contacter.

Bref, si beaucoup de revendeurs ont pâti de cette décimation1, si des marques ont souffert avant de retrouver une nouvelle plateforme, les clients sont parfois les plus à plaindre de cette chasse aux sorcières.

Source : The Verge

Faux avis : Amazon a fermé 600 marques et 3000 boutiques © MiniMachines.net. 2021.

La fabrication additive céramique, un marché de niche en pleine croissance

Le cabinet d’études IDTechEx a publié un nouveau rapport sur le marché de la fabrication additive céramique : celui-ci devrait représenter une valeur de 400 millions de dollars d’ici 2032, soit 7 fois plus que maintenant, porté par de plus…

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Quels sont les acteurs de l’impression 3D qui ont levé le plus d’argent ces dernières années ?

Le secteur de la fabrication additive a attiré de nombreux investisseurs depuis quelques années déjà, avec plusieurs levées de fonds notables suivies parfois d’acquisitions majeures. Fabricants, éditeurs de logiciels, startups et autres acteurs du monde entier profitent des avantages de…

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ExOne intègre l’impression 3D par liage de poudre métallique dans son centre d’application et d’adoption d’Europe

ExOne, un leader industriel des systèmes basés sur le procédé de liage de poudre avec un portefeuille d’imprimantes 3D métal et sable, a étendu son centre d’application et d’adoption (EAC) en Europe. Ce centre de 2 070 mètres carrés proposera…

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Regardez le 4ème épisode de Good Morning 3D !

Le quatrième épisode de Good Morning 3D, l’émission de 3Dnatives dédiée à de la fabrication additive, est enfin disponible ! Il aborde cette fois-ci la thématique de l’impression 3D en masse, après avoir couvert le prototypage rapide, la production de…

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Desktop Metal rachète ExOne pour 575 millions de dollars

Desktop Metal (DM) et ExOne ont annoncé qu’ils avaient conclu un accord définitif pour que Desktop Metal acquière toutes les actions émises et en circulation d’ExOne. La valeur prévue de la transaction sera de 575 millions de dollars, soit 192…

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3DFX mon cul

Et c’est une excellente démonstration à laquelle nous venons d’assister. 3DFX a été un des pionniers de l’industrie de la carte graphique en proposant, dans le sillage de Matrox, des solutions grand public pour accélérer les calculs d’images en 3D. 


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3DFX a eu un destin d’étoile filante. Celui d’une marque qui est née en 1994, a explosé très rapidement en 1996 avec sa fameuse carte Voodoo 1, connu un firmament impressionnant en étant quasiment le symbole matériel de l’arrivée de la 3D sur PC alors… et qui est tombée dans un oubli relatif au bout de quelques années. Doublé par des concurrents qui employaient d’autres technologies d’affichage au potentiel beaucoup plus fort, 3DFX a fini par se faire racheter en 2000 par Nvidia. Le constructeur l’a absorbé pour récupérer des brevets et a tué la marque en ne faisant plus jamais parler d’elle.

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J’ai gardé ma Voodoo 1 dans mon musée perso

Mais, en quelques années, 3DFX a eu le temps d’avoir un effet important sur nombre d’utilisateurs. Sa sortie coïncidant avec les premiers jeux 3D réellement impressionnants sur le marché PC, des titres comme POD par exemple.

POD et 3DFX Voodoo 1 : une grosse claque graphique à l’époque

Ces cartes ont marqué au fer rouge les esprits d’une bonne partie des utilisateurs de l’époque. Ce fût quelque chose de découvrir une troisième dimension sur son écran cathodique. De se rendre compte que le passage de la 2D à la 3D pouvait exister réellement de manière fluide dans le salon d’un particulier. Nous sortions d’une époque où pour avoir simplement un rendu 3D métallique à l’écran en temps réel, il fallait une station de calcul Silicon Graphic totalement inabordable.

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J’ai également gardé ma Voodoo 2 d’ailleurs

Et cette marque au fer rouge, cette empreinte sur les esprits des millions de personnes qui ont acheté des cartes 3DFX Voodoo, porte un nom très simple et très rentable : la nostalgie.

C’est de cette nostalgie dont se servent aujourd’hui les personnes derrière des marques comme Thomson ou Polaroid pour vendre un peu n’importe quoi. C’est cette nostalgie qui a poussé une boite lambda à négocier avec Nvidia le rachat de la marque 3DFX. Intellectuellement, la marque vaut toujours beaucoup même si technologiquement elle ne pèse plus rien du tout. Nvidia a donc revendu la marque 3DFX, c’est à dire le droit d’utiliser le nom 3DFX pour vendre des produits. Rien d’autre. Pas de brevets, pas d’accès à des technologies, pas de “jus de cerveau”, uniquement du marketing. 

Pourquoi racheter ce nom ? Parce qu’en le possédant aujourd’hui en 2021, on peut pondre quelques tweets malhabiles, copier coller des illustrations des années 2000 dedans, et faire parler de soi sur toute la planète sans aucun budget supplémentaire. Il suffit de promettre du vent pour que tous les moulins tournent à l’unisson. Certains ont été peu crédules et ont d’emblée flairé le problème. D’autres ont plongé dans la communication de la marque en sachant pertinemment que, quoi qu’il arrive, cela ferait toujours des clics en plus sur un site en pleine période creuse de ce drôle de mois d’Août. Surtout que, dans la foulée, il serait possible de proposer un second billet pour dire que finalement non, c’est pas vraiment le retour de 3DFx. Mais  que l’on parle en bien ou en mal de 3DFX, c’est toujours de la publicité bonne à prendre.

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3DFX reviendrait donc par la petite porte ?

Voilà ce que serait devenu 3DFX, un sticker. Un logo qu’un type, probablement quelqu’un avec un diplôme en marketing mais aucun début d’idée du fonctionnement d’un circuit graphique, va coller sur des produits noname. Un type dans un bureau quelque part qui va commander à une usine à l’autre bout du monde des solutions qu’il fera décorer d’un sticker sentant bon la fin des années 90. En espérant que le gogo de passage poussant son caddie en magasin ou en ligne sera intrigué par cette image surgie dans son présent comme un souvenir forcé.

Des enceintes 5.1, une télé, une tablette, un smartphone, des enceintes Bluetooth, des téléviseurs et une “Voodoo 6 PCI” qui sera probablement une carte graphique Nvidia en OEM avec un logo 3DFX posé dessus, voilà ce que proposera la marque dès cette année. 

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Et, dans le futur, ce ne sera pas plus brillant. 3DFX répartira ses “investissements” entre trois postes : 45% pour les smartphones, TV et autres trucs “smarts”. 45% pour les trucs Bluetooth et autres solutions “hardware”1. Et 10% sur les cartes graphiques.

Ces derniers 10% et la mention de l’arrivée d’une Voodoo 6 PCI ne sont pas à prendre comme des investissements en Recherche et Développement. Acheter des produits noname et poser une étiquette dessus, c’est considéré comme un investissement dans ces produits pour la marque. Et que dire du terme PCI et non pas PCIe ? On dirait que le responsable marketing a copié collé les éléments de communication des années 90 sans les comprendre. Bon, il a également écrit CEC à la place de CES pour parler du fameux Consumer Electronic Show qui a sa place début Janvier de chaque année à Las Vegas quand il n’est pas annulé pour cause de pandémie mondiale.  Ce qui n’est pas non plus un signe encourageant de compétence quand il s’agit de proposer un communiqué de presse censé avoir été lu et validé par toute la chaine de direction de la boite…

Enfin de quelle boite ? 3DFX a déjà disparu !

Le compte @3dfxofficial a été supprimé et les tweets en question ont disparu. Est-ce que tout cela n’aura été qu’une grosse blague potache ? Un coup d’essai pour voir si la marque avait du potentiel ? Est-ce que les proprios du compte et de la marque se sont rendus compte qu’ils étaient vraiment à côté de la plaque et qu’ils ont décidé de tout plaquer pour élever des chèvres ?  On le saura peut être dans quelques jours ou on ne le saura jamais. 

 

Que retenir de ce “3DFX revival” ?

Méfiez vous de la nostalgie. Ce n’est pas la première fois que je vous le dis mais c’est toujours bien de se répéter. Je suis le premier à succomber à cette sangsue venimeuse qu’est la nostalgie matérielle. J’adore les vieilles machines, j’ai bien gardé mes Voodoo ainsi que des dizaines de cartes graphiques depuis le début des années 90. Je vous ai bassiné pendant un an avec des vignettes de bons plans reprenant d’anciens PC Vintage.

Mais en terme d’investissement matériel, se laisser guider par une passion aussi complexe que la nostalgie est toujours dangereux. On a vu ce que donnaient les mini consoles Vintage sorties il y a quelques années par de grands constructeurs. On a vu ce que le propriétaire actuel d’Atari a fait de son ambition d’un retour dans le monde de la console avec la VCS. On voit régulièrement les étiquettes de marques prestigieuses en leur temps venir se coller sur les pires machines noname du marché

Et on se doute sur quoi les étiquettes 3DFX atterriront peut être. Plus le prix d’achat de l’enceinte Bluetooth ou du smartphone noname sera bas et le prix de vente au public sera haut, plus le rachat de la marque 3DFX sera rentable. Les nouveaux propriétaires ne sont pas nostalgiques ou philanthropes. Ils espèrent vraiment faire le maximum de profit en un minimum de temps en déployant le minimum de compétences.

On n’est bien sûr pas à l’abri d’une bonne surprise, d’une super petite enceinte Bluetooth noname dénichée par hasard mais une chose est sûre, ce ne sera pas fabriqué par 3DFX. Et on pourra sans doute trouver le même produit, moins cher, dans sa version noname qu’estampillé par 3DFX ou autre.

Le truc à retenir, donc, c’est de se méfier de ces marques ressurgies du passé, de garder un œil critique sur ces produits et de ne pas se laisser avoir comme un bleu parce qu’un drôle de logo vous masse le cervelet en vous rappelant de bons souvenirs.

3DFX mon cul © MiniMachines.net. 2021.

Gearbest va mal, l’entreprise n’aurait plus d’argent

Gearbest est au plus mal, l’enseigne chinoise d’exportation de matériels en tous genres semble en perdition. A la recherche d’un nouveau financement qui n’a pas été trouvé, le marchand ne semble plus pouvoir faire face à ses dettes.

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Plusieurs ex-salariés de l’entreprise ainsi que des marques travaillant avec l’enseigne m’ont confirmé ces informations. Leur discours est concordant, Gearbest n’a plus d’argent. Certains salariés n’ont d’ailleurs pas été payés le mois dernier, la marque n’ayant pas de quoi assumer ses charges.

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C’est évidemment une mauvaise nouvelle pour les acheteurs français, la marque proposant parfois de très bonnes promotions et des produits introuvables ailleurs. Surtout, il y a eu une époque ou je dialoguais au quotidien avec la marque et mettais en place des promotions exceptionnelles dont beaucoup de lecteurs ont pu profiter. Je pense aux premières générations d’ultraportables Xiaomi ou à la première trottinette électrique de la marque par exemple. Mais également à des MiniPC, des imprimantes 3D et autres produits distribués de manière très intéressante par Gearbest qui n’hésitait pas à parier sur un gros stock de produits en suivant mes conseils quant à l’appétit du public Français.

Comme vous avez pu le voir je ne propose plus de bons plans chez Gearbest depuis un bon moment, de mauvais échos sur la situation financière de la marque m’avaient sérieusement refroidi malgré des promos parfois très intéressantes. Mais la disparition de mes contacts me permettant de gérer d’éventuels soucis entre le magasin et les lecteurs depuis Juin et l’absence de prise en charge des changements récents des règles d’importation avec l’ajout de la TVA en France depuis début Juillet m’ont retenu de publier celles-ci.

Gearbest n’est pas officiellement mort ni en faillite et la marque peut très bien retrouver un financement suffisant pour reprendre son activité normale. Mais pour le moment je vous conseillerais de rester à l’écart du site en attendant de meilleurs nouvelles.

Gearbest va mal, l’entreprise n’aurait plus d’argent © MiniMachines.net. 2021.

Epic Games fait l’acquisition de Sketchfab, la plateforme de modèles 3D

Par : Lilia
Epic Games Sketchfab

Sketchfab est la plateforme vous permettant de visualiser, partager et télécharger des modèles 3D via des moniteurs traditionnels et des casques AR/VR. Aujourd’hui, elle a annoncé son acquisition par les créateurs d’Unreal Engine, Epic Games.

Fondé en 2012, Sketchfab héberge plus de 4 millions d’actifs 3D, tous accessibles via sa plateforme Web sur PC, mobile et casques immersifs. Dans un article de blog annonçant l’acquisition, Sketchfab a déclaré qu’il visait à rendre le contenu 3D, AR et VR plus accessible. Il souhaite aussi développer son écosystème de créateurs, ce qui, selon lui, est “critique pour un métaverse ouvert et interconnecté”. Par ailleurs, elle sera acquise par Epic Games.

Nous ne connaissons pas encore tous les détails de l’acquisition. Mais Sketchfab affirme qu’il restera une marque indépendante à l’avenir. En outre, il travaillera en étroite collaboration avec Epic Games. Sketchfab continuera également à prendre en charge d’autres moteurs de jeu y compris Unity.

L’acquisition résulte sans aucun doute du fait qu’Epic ait obtenu un financement de 1 milliard de dollars en avril. 200 millions de dollars provenaient de Sony Group Corporation. Epic n’a toujours pas dévoilé à quoi ressemblera ce Metaverse. Mais elle cherche à créer des expériences sociales connectées en commençant par les projets les plus réussis comme Fortnite, Rocket League et Fall Guys.

Une association avec Epic Games, pour un développement rapide de Sketchfab

« Rejoindre Epic nous permettra d’accélérer le développement de Sketchfab et l’ensemble de nos outils en ligne. Cette association offrira une expérience encore meilleure aux créateurs », a déclaré Alban Denoyel, PDG et co-fondateur de Sketchfab. “Nous sommes fiers de travailler aux côtés d’Epic pour construire le métaverse et permettre aux créateurs d’aller encore plus loin dans leur travail.”

Sketchfab s’est associé à Epic Games dans le passé en tant que bénéficiaire d’un Epic MegaGrant. Unreal Engine, l’une des deux plus grandes plateformes de développement de jeux avec Unity, prend officiellement en charge la plateforme de modèle 3D via un plugin, ainsi que RealityCapture et ArtStation d’Epic.

“Nous maintiendrons et étendrons nos efforts d’intégration avec tous les outils de création et les plateformes 3D/VR/AR. Cela permettra de télécharger facilement et importer depuis Sketchfab partout”, a déclaré la société.

Cet article Epic Games fait l’acquisition de Sketchfab, la plateforme de modèles 3D a été publié sur Réalité-Virtuelle.com.

En 2024, Intel ne parlera plus de nanomètres

“Intel 7” à la place de l’appellation “Enhanced SuperFin” ? “Intel 25A” ? Pardon ? C’est pourtant bien Intel qui a vulgarisé le concept de finesse de gravure auprès du grand public, fort de ses technologies, le fondeur a mis en avant sa capacité à produire des puces toujours plus fines et toujours plus denses en transistors. Un moyen presque simple de faire comprendre aux consommateurs comment choisir ses processeurs. Plus c’est fin, plus c’est bien. Ou du moins, plus on peut mettre de transistors dedans. Plus c’est fin, plus c’est performant ?

Il faut dire qu’au début de ce marketing de la course à la finesse, il y avait de la marge. Les premiers Pentiums étaient gravés en 800 nanomètres et à l’époque, personne ne jugeait utile de parler de ces éléments techniques. 800 nanomètres c’était déjà un exploit mais cela ne faisait rêver personne. Avec l’apparition de l’architecture Core gravée en 65 nanomètres en 2006 puis en 45 nanomètres en 2008, Intel commence tout juste à évoquer ce point qui reste très technique et très peu évoqué au grand public.

Ce bon vieux Mark Bohr nous explique en 2011 que 22 nm c’est tip-top

Les premiers Core i de la famille Nehalem sont également gravés en 45 nanomètres et c’est avec Westmere qui passe à 32 nanomètres qu’on entend réellement parler pour la première fois de la “finesse” de gravure des processeurs. Ensuite c’est la course. Sandy Bridge passe de 32 à 22 nanomètres… et ainsi de suite. La finesse de gravure est devenu un sujet de spécialistes et, au fil du temps, un moyen simple de suivre les performances techniques des fondeurs.

Evidemment, ne s’intéresser qu’à la finesse de gravure d’un processeur c’est un peu comme décrire la qualité d’un tableau en ne regardant uniquement qu’un millimètre carré de la toile à la loupe sans s’intéresser au reste. C’est la partie simple à comprendre : 32 c’est plus petit que 45 donc c’est mieux.

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Hit the road Pat

Ce que n’avait pas prévu Intel alors c’est que la concurrence soit un jour capable de le dépasser en tant que fondeur et que des sociétés tierces, offrant leurs services à tout le monde, soient capable de le doubler sur la finesse de gravure. Depuis lors, Intel fait son possible pour sortir du pétrin dans lequel il s’est mis. D’abord maladroitement à l’époque de Brian Krzanich, ex PDG écarté. Puis plus intelligemment avec Bob Swan pour une transition en douceur qui a permis à Intel de sortir ses puces Tiger Lake et de booster ses compétences graphiques avec l’Intel Xe. Et, plus récemment, avec un retour aux sources. Le choix du dernier PDG en date, Pat Gelsinger, montre un coup de gouvernail intéressant dans le voyage du cargo Intel. Recrutements importants, changements stratégiques et bouleversement des équipes. Le nouveau PDG semble savoir où il va, comment y aller et avec quelles ressources y parvenir. Si on n’a pas encore une trace réelle de ses résultats, il a au moins déjà une méthode et, semble t-il, une vision pour Intel.

Il faut dire qu’il est temps de manœuvrer  pour remettre le concepteur et graveur de puces sur le bon chemin. La concurrence n’a pas fait qu’accélérer et si le rival de toujours qu’est AMD a su reprendre largement du poil de la bête, ce sont surtout de nouveaux concurrents qui sont venus dans la course : ARM est désormais présent sur des terrains de jeu historiques. L’architecture RISC-V prend également de l’ampleur et pourrait finir par faire un peu d’ombre. Pour certains secteurs le problème n’est plus de choisir le meilleur processeur x86, il est de choisir vers quelle architecture se tourner.

Pour redorer son blason face à un AMD qui propose des Ryzen “7 nanomètres” et Apple qui embarque des puces ARM “5 nanomètres” Intel n’a que du 10 nanomètres à proposer. “Que” ? Oui, que même si en réalité les choses sont un peu plus compliquées que cela. Le 10 nanomètres d’Intel est finalement très proche en terme de densité de transistors des 7 nanomètres de TSMC qui grave pour AMD. Le souci vient du fait d’avoir travaillé son marketing pendant des années d’une certaine manière sans avoir eu d’autres recours que des chiffres : finesse de gravure, nombre de coeurs ou Gigahertz. Difficile de renier sa logique quand on l’a proposée aux consommateurs pendant si longtemps.

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Une solution pour se sortir de ce mauvais pas ? Changer son approche marketing. En clair, ne plus parler de nanomètres.

Pour la sortie des puces Alder Lake, qui seront gravées en 10 nanomètres, le fondeur utilisera un processus de gravure baptisé “Intel 7”. Exit le “Enhanced SuperFin 10 nm” qui devait être employé pour décrire le process. “Intel 7” est plus dans l’air du temps. Pour justifier un tel changement d’appellation, Intel indique que les évolutions constantes de ses méthodes de gravures, leur optimisation, permettent de meilleures performances qui ne sont pas reflétées par les anciennes appellations. Le passage du “SuperFin 10 nm” au “Enhanced SuperFin 10 nm” assure ainsi une amélioration notable de 10 à 15% de performance par watt. Sans que cela ne se retrouve vraiment dans le nom du processus. 

Le fondeur veut que le nom “Intel 7” reflète mieux la capacité réelle de ses architectures, notamment face à la concurrence. Qu’elles soient plus lisibles pour les consommateurs. Evidemment cela permet également de faire penser que le 10 nanomètres optimisé d’Intel équivaut à du 7 nanomètres de ses concurrents en tant que finesse de gravure. Chose qui n’est pas forcément si insensée d’ailleurs.

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La suite des évènements est alors logique. En éloignant le marketing de la réalité technique, Intel va faire évoluer ses puces vers des dénominations toujours plus petites. En 2022 Intel prévoit de sortir des puces Meteor Lake gravées en 7 nanomètres qui utiliseront l’appellation “Intel 4”. Viendra ensuite une évolution et optimisation du noeud de gravure en 7 nanomètres qui devrait apporter 18% de performances par Watt aux puces “Intel 4” et qui sera alors baptisé “Intel 3″… Evidemment cela sera accompagné d’autres changements de processus : passage aux gravures EUV pour Extreme Ultraviolet Lithography, optimisation générale et intégration de nouvelles solutions. Ce ne sera pas toujours la même puce juste gravée plus finement.

C’est donc cette évolution globale qu’Intel veut renommer pour ne plus avoir à se référer uniquement à la finesse de gravure pour décrire son processus. Conscient que cela lui porte préjudice avec des concurrents plus en avant sur ce poste, le fondeur veut également pouvoir englober et refléter ses autres capacités d’innovation.

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Et après “Intel 3” ? Le fondeur va rapidement manquer de chiffres non ? 

Le fondeur ne va pas passer ensuite à “Intel 2” ou “Intel 1″… Pour continuer dans sa logique de séparation de performances du processus de gravure, la solution va être de passer de l’appellation “Intel 3” à… “Intel 20A”. Avec un A comme Ångström. Le joli nom d’une unité de mesure de 0.1 nanomètre. Le choix de basculer vers une appellation ne se référant plus aux mètres mais à une unité incomparable, est une belle trouvaille marketing. On comprend très bien qu’un Ångström est équivalent à 0.1 nanomètre, Intel aurait également pu appeller son process “Intel 100P” pour avoir de la marge de manoeuvre d’évolution en se référant aux Picomètres… Mais cela permet de comparer facilement les processus entre eux avec des maths simples. En dégageant l’appellation marketing de la réalité tangible, Intel a plus de latitudes pour faire comprendre sa stratégie.

Car l’arrivée du processus “Intel 25A” prévue pour 2024 ne sera pas liée à une finesse de gravure mais à une toute nouvelle approche de la part du fondeur. L’architecture globale des transistors évoluera vers RibbonFET et l’interconnexion entre ceux-ci sera assurée par PowerVIA, des nouveautés encore assez énigmatiques pour le moment. 

L’idée est donc bien de faire disparaitre cette course au nanomètres pour se concentrer sur le résultat global proposé par les puces. Une approche qui a du sens pour Intel désormais qu’il n’est plus leader de cette course. Mais une approche qui n’est pas inintéressante non plus. Le problème de cette focalisation sur des chiffres est qu’ils ne reflètent pas forcément le meilleur choix pour l’utilisateur.

Si demain une marque de processeur débarquait avec une solution x86 gravée en 5 nanomètres promettant 32 coeurs et 64 threads avec une fréquence de base de 3 GHz et un Turbo de 5 GHz, avec le marketing actuel ? Le processeur serait sous tous les projecteurs et apparaitrait comme une innovation extraordinaire. Mais si en se penchant sur la puce on découvrait finalement que chaque coeur ne proposerait que 10 transistors et que les performances globales étaient catastrophiques ? C’est un peu le problèmes des fiches de spécifications techniques, elles ne reflètent finalement que des processus et non pas des résultats.

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Dernier point de cette présentation d’Intel ? L’ouverture de ses usines vers d’autres marques qui est confirmée avec un premier client intéressant : Qualcomm. 

Dire que Qualcomm joue sur tous les tableaux est un euphémisme. Concurrent d’Intel avec son partenariat Microsoft pour pousser ses puces vers des solutions Windows 10, il serait amusant de voir un jour un processeur Qualcomm, gravé par Intel, venir prendre place dans un PC sous Windows.

Cela ne pose pas de soucis à la branche fonderie d’Intel qui compte bien proposer ses services sans états d’âme. Les solutions de gravure et les optimisations maison seront bien disponibles pour ses rivaux et Qualcomm compte bien profiter de la technologie “Intel 20A” et de la nouvelle architecture… Tout comme d’autres concepteurs de puces qui semblent intéressés par le processus. 2024 c’est demain pour ces sociétés, concevoir des puces en utilisant une nouvelle architecture n’est pas l’affaire de quelques mois. Les tractations qui ont lieu en ce moment se reflèteront réellement sur le marché d’ici quelques années. 

Intel d’ailleurs ne compte pas s’arrêter là, la marque planche déjà sur la suite avec l’énigmatique processus déjà baptisé “Intel 18A”.

En 2024, Intel ne parlera plus de nanomètres © MiniMachines.net. 2021.

Nvidia intègre les fonctions RTX et DLSS au monde ARM et Linux

Nvidia a profité de l’attention qui lui est réservée durant la GDC, la Game Developer Conference, pour annoncer la symbiose réussie entre les technologies ARM et les fonctions RTX et DLSS issues de ses puces graphiques. La marque joue sur plusieurs tableaux avec cette annonce et ce déplacement d’un pion, qui parait être anodin au prime abord, pourrait avoir beaucoup de conséquences.

Techniquement de quoi il s’agit ?

Nvidia vient de faire la démonstration du fonctionnement d’une puce ARM, en l’occurrence un SoC Mediatek Kompanio 1200 (MT8195), avec une solution graphique GeForce RTX 3060. On ne sait pas exactement à quoi ressemble la plateforme, c’est probablement un prototype de laboratoire qui n’a que peu à voir avec un produit commercial, mais le fait est là. Les deux éléments parviennent non seulement a bien travailler ensemble mais ils sont également aptes à proposer une expérience 3D des plus riches.

La démonstration proposée est impressionnante puisqu’elle montre comment une puce ARM, épaulée par un circuit graphique Nvidia RTX, parvient à faire tourner des applications gourmandes sous Linux et Chromium. Avec une version sur mesures du jeu Wolfenstein : Youngblood, Nvidia nous montre la force technique de cette proposition. Le jeu est interprété dans une version proposant du calcul en raytracing et une gestion de multiples sources de lumières. Les textures, ombres et calculs d’ambiance donnent  une atmosphère équivalente à ce que propose un PC de jeu classique sous x86 avec Windows. 

La seconde démo montre la puissance de calcul de l’ensemble et sa gestion complète de  différents éléments techniques. Lumières, ombres, reflets… Un rendu typique de jeu sur une solution d’ordinateur personnel traditionnel.

Mediatek

Sauf qu’ici point de Windows. Pas de DirectX, pas même de puce x86 signée AMD ou Intel. Tout est géré par Linux et Chromium d’un point de vue logiciel et les solutions matérielles de Mediatek et Nvidia. Les fonctions avancées de Nvidia ont été portées sur cette plateforme pour fonctionner comme sur un engin sous Windows. On retrouve ainsi le Deep Learning Super Sampling ou DLSS pour améliorer le rendu visuel des images via l’IA calculée par la puce GeForce, le RTX qui gère la mise en lumière des images, la fonction Optix pour améliorer la qualité visuelle de l’ensemble et même une optimisation de la mémoire graphique.

Si je devais résumer cette annonce simplement: Avec cette technologie, Nvidia fait sauter deux impératifs de l’équation gaming d’aujourd’hui. La présence d’un processeur x86 n’est plus requise, pas plus que celle de Windows, pour proposer un jeu 3D gourmand en haute définition. 

DLSS

Un bouleversement important pour le marché du jeu ?

Cette démonstration est l’aboutissement de la promesse faite par la marque en avril dernier. Une solution pour transformer un Chromebook classique en solution de jeu complète et performante. Solution qui aurait la possibilité de profiter du catalogue de titres de nombreux studios de développement qui pourraient adapter leurs jeux à la nouvelle plateforme. Attention cependant, ce dernier point n’est pas garanti et Nvidia va devoir trouver des éditeurs acceptant de parier sur cette nouvelle plateforme ou trouver un moyen de basculer plus facilement des jeux existants en jeux compatibles avec cette formule. On notera au passage que cette évolution se fait après l’annonce d’une compatibilité entre DLSS et Proton, le système qui permet à SteamOS de faire tourner les jeux Windows sous Linux développé par Valve.

Chromebook Mediatek

Est-ce que nous allons avoir des Chromebooks munis d’un circuit RTX prochainement ? Les constructeurs n’hésitent plus désormais à proposer des engins de ce type très bien équipés à des prix élevés. Il est donc possible que l’on voie des machines proposant ce type de puces dans le futur. J’ai pourtant du mal à voir comment le public réagira tant qu’aucun jeu compatible ne sera disponible. La promesse d’un avenir radieux et d’éditeurs travaillant d’arrache pied au basculement de leurs catalogues ne devrait pas être suffisante pour pousser les gens à investir quelques centaines d’euros supplémentaires dans une machine RTX.

Une autre question qui se pose est liée au public visé. Est-ce que les gens interessés par un Chromebook sont des joueurs ? Et, si ils le sont, est-ce qu’ils vont s’intéresser aux Chromebooks pour cet usage spécifique ? L’impact de ce type de puce Nvidia dans un engin portable n’est pas anodin, il coûtera en investissement mais également en autonomie, en poids et en chaleur dégagée. Je ne suis pas sûr qu’un Chromebook de jeu ait beaucoup de sens pour la majorité des utilisateurs de ce type de plateforme. En fait, j’ai du mal à voir qu’un joueur se décide à choisir spécifiquement une plateforme aussi éloignée du monde du jeu actuel : Est-ce que quelqu’un qui veut garder en tête la possibilité de jouer va choisir un Chromebook ? Et si il le fait est-ce qu’il va s’orienter vers une solution spécifiquement composée d’une puce ARM et d’un circuit RTX ? Je trouve que ce scénario manque de crédibilité aujourd’hui, notamment parce que le catalogue de titres compatibles est totalement inexistant.

dlss

La démonstration du jeu Wolfenstein : Youngblood que l’on voit en vidéo n’est pas prévue pour  être proposée sur le marché. C’est un portage dédié à la présentation de la technologie mais aucune commercialisation n’est envisagée. Il n’existe pas de catalogue de jeu spécifique pour la plateforme aujourd’hui.

Par contre, si la proposition de Nvidia permet aux utilisateurs de Linux de profiter de jeux PC classiques du catalogue Windows via Proton, alors là l’impact pourrait être énorme. Non seulement cela pourrait permettre aux constructeurs de proposer des engins sous Linux plus facilement avec un accès plus simples aux jeux Windows, mais cela n’obligerait pas les studios à retravailler leurs titres. Le catalogue actuel pourrait basculer sous Linux. Cette voie est à privilégier à mon sens. D’abord parce qu’on sait que Google travaille au portage de la plateforme Steam vers les Chromebooks, ensuite parce que c’est la voie qui a le plus de chances de fonctionner commercialement parlant. 

Steam Big Picture

Et les TV-Box ?

Là où la solution pourrait avoir un énorme impact également, c’est sur le marché des solutions type Chromebox. Le mariage d’ARM et de puces RTX pourrait permettre la création de nouvelles solutions très performantes. On aurait là encore la promesse d’un catalogue de jeux haut de gamme toujours aussi inexistant mais sans la problématique liée au public intéressé. Si les Chromebooks sont un marché particulier qui ne concerne pas la majorité des utilisateurs d’outils informatiques nomades, et encore moins les joueurs, le public susceptible d’être convaincu par une nouvelle TV-Box avec une fonction console est, quant à lui, autrement plus large.

Le nombre de personnes à la recherche d’une solution capable de faire tourner des Jeux PC dans son salon tout en permettant le surf et la gestion multimédia est à mon sens bien plus élevé que le nombre de personnes à la recherche d’un Chromebook de jeu. Si des constructeurs se penchaient sur la création de TV-Box ARM avec un circuit RTX interne capable de faire tourner des jeux 3D de qualité, le marché pourrait être énorme. En combinant cette offre aux solutions de streaming de Nvidia avec GeForce Now, le marché est à mon sens bien plus intéressant.

Nvidia Shield

Nvidia Shield 3 : RTX inside ?

Qui de mieux placé que Nvidia pour lancer ce nouveau marché ? En toute logique, la marque pourrait profiter de sa gamme Shield pour lancer un engin capable de profiter de ces fonctionnalités. Une Chromebox qui pourrait employer des applications Android de manière classique mais également faire fonctionner le streaming GeForce Now. Tout  en offrant, grâce à une solution RTX intégrée, proposer des jeux Windows via Proton de Valve. 

Une combinaison complète, poussée par Nvidia dans une gamme de produits qui aurait la confiance d’un public déjà séduit par les modèles précédents. Une gamme plus chère que les solutions antérieures mais avec un panel de possibilités énorme. Un accès au catalogue de jeux Steam en direct. Un engin de ce type pourrait proposer de remplacer totalement dans votre salon un PC classique. Nvidia ayant les moyens de concevoir une solution RTX  suffisamment bien calibrée pour éviter toute surchauffe et ainsi conserver un engin silencieux, 

Une exploitation du RTX via Proton pour toutes les machines Linux et une ouverture vers des engins de loisir sédentaires, voilà qui aurait à mon sens plus d’avenir que le format Chromebook sous ARM uniquement. 

Un jocker dans la manche de Nvidia pour le rachat d’ARM ?

Avec cette annonce, Nvidia se place également très habilement sur l’échiquier d’une seconde partie d’échecs. Celle qui concerne sa tentative d’acquisition d’ARM. En montant un partenariat avec Mediatek, la marque montre son intérêt pour l’écosystème ARM dans sa globalité. Nvidia montre qu’il a su collaborer avec une entité qui est logiquement concurrente de ses propres puces. La marque sacrifie sont marché Tegra1 au profit des puces Mediatek. En prenant cette hauteur, le constructeur montre sa nouvelle position face au marché. Celle qu’il devra adopter si il réussit son pari d’acquisition de la plateforme ARM. Quand il devra épauler ses clients et partenaires exploitant les technologies des SoC pour qu’ils puissent se développer.

Un argument de poids dans la bataille qui est encore à mener pour Nvidia. Si Mediatek semble ravi de cette évolution du secteur, si des marques comme Rockchip ou AllWinner doivent également se frotter les mains au vu des perspectives en jeu, d’autres ne voient pas d’un très bon oeil cette évolution. On se doute que des acteurs comme Apple et Qualcomm ne doivent pas être forcément ravis de cette annonce. 

Nvidia intègre les fonctions RTX et DLSS au monde ARM et Linux © MiniMachines.net. 2021.

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Participez à la grande finale du Forward AM Innovation Award

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L’US Space Force vend désormais ses propres NFT AR

Par : Ruan
US Space Force

La toute nouvelle branche de l’armée américaine US Space Force lance une série de NFT en réalité augmentée, à reconnaissance optique, en l’honneur de l’astronaute Neil Armstrong.

La société a l’intention de célébrer le lancement du cinquième engin spatial de la flotte de satellites GPS III. Ainsi, elle vend ses propres NFT compatibles avec la réalité augmentée, à l’effigie de l’astronaute de légende, Neil Armstrong.

Présentation des NFT AR de la société US Space Force

Les NFT (non-fongible tokens) sont des actifs numériques uniques qui existent sur un réseau de blockchain, comme Ethereum. Il s’agit d’images, de gifs, de vidéos et même de tweets. Les propriétaires peuvent échanger ces jetons numériques ou les vendre pour réaliser un bénéfice.

Cette collection NFT AR inspirée de l’espace porte le nom de “ARMSTRONG”. Elle comprend un NFT en édition limitée inspiré du satellite GPS III SV05, ainsi que la pièce commémorative. Le patch est offert aux membres de l’équipe de l’US Space Force participant à la mission.

Son programme de lancement et sa mise en vente

L’armée de l’espace américaine a mis en orbite un satellite en l’honneur du premier homme à avoir posé le pied sur la lune, Neil Armstrong.

Le NFT GPS III susmentionné sera disponible à l’achat trois jours avant le lancement du véritable satellite via Star Atlas. En outre, ce dernier constitue un métavers en ligne alimenté par la blockchain, avec une touche de science-fiction.

Les joueurs peuvent y voyager dans l’espace profond à la recherche d’actifs blockchain à réclamer. Le reste des NFT “ARMSTRONG” est disponible via la plateforme de collecte numérique Ethernity lors du lancement des actifs depuis le 17 juin. Les propriétaires pourront alors visualiser leurs NFT AR de l’US Space Force nouvellement acquis en utilisant l’application VueXR sur iOS et Android.

Cet article L’US Space Force vend désormais ses propres NFT AR a été publié sur Réalité-Virtuelle.com.

Amazon détruit toujours autant de produits invendus

50% des produits détruits par Amazon sont neufs, même pas déballés. L’autre moitié concerne des produits retournés par des consommateurs ayant changé d’avis. Un reportage d’ITV News montre l’ampleur des dégâts écologiques et économiques provoqués par Amazon, un mouvement qui semble accélérer et devenir fou.

Ce sont les Prime Day, des promos par milliers que je relaie d’ailleurs bien volontiers. Des prix très intéressants et un service souvent impeccable font de cet évènement un incontournable pour les membres Amazon Prime. De mon côté, je ne m’en cache pas, l’affiliation générée par les ventes de ces deux journées sert de poumon au fonctionnement du site. Mais il ne faut pas pour autant perdre de vue certains côtés sombres de la plateforme. 

Amazon gâche, ce n’est pas nouveau. J’ai publié un billet sur le sujet en Janvier 2019, lorsque M6 avait filmé les pratiques de la marque qui détruisait des produits neufs dans ses entrepôts français. Je concluais de manière assez claire ce billet : si Amazon détruit des produits pourtant parfaitement neufs et exploitables c’est parce la logique économique le décide ainsi. Il est plus rentable pour Amazon de détruire des milliers d’euros de valeur marchande que de les donner, les recycler ou simplement les stocker jusqu’à ce qu’ils se vendent. Comme la rentabilité est la pièce maitresse de notre société et que l’impact écologique de cette destruction n’est pas pris en compte, il n’y a aucune raison que cela change. Même si c’est absurde, même si c’est immoral.

Aujourd’hui, nouveau reportage au Royaume Uni avec exactement les mêmes pratiques. Des centaines de milliers de produits sont systématiquement détruits par la plateforme chaque semaine, des millions chaque année. La moitié sont totalement neufs, juste invendus. L’autre moitié sont des retours clients que la plateforme n’a pas réussi à redistribuer. Le reportage tourné dans l’entrepôt Amazon de Dunfermline en Ecosse montre que des téléviseurs, des ordinateurs portables, des tablettes, des drones, des casques audio, des disques, des centaines de produits dont des milliers de masques chirurgicaux sont détruits.

Amazon

La raison est toujours la même et ne changera pas. Pas plus en 2019 qu’en 2021 en tout cas. Stocker ces produits a un coût et si personne n’en veut, il faut faire de la place. Il est plus rentable de les détruire pour renouveler le stock que de conserver ce stock. Aussi tout part, dans le meilleur des cas, au recyclage et dans le pire, à la décharge.

Les questions habituelles sont toujours  les mêmes : ne serait-ce pas mieux de redistribuer ces biens vers des organismes permettant d’équiper des gens n’ayant pas les moyens d’acheter ces produits ? Vers des écoles ? Des organismes publics ? D’un point de vue moral et écologique, c’est l’évidence. Extraire des matières premières, utiliser de l’énergie pour les transformer en écran de télé géant, le transporter sur de longues distances pour finir par l’enfouir dans le sol à l’autre bout de la planète est absolument absurde. Mais économiquement… Donner une télé 75″ au lieu de la détruire, c’est réduire la valeur de toutes les télés. Donner des masques chirurgicaux, c’est en vendre moins. Donner des ordinateurs, c’est perdre de l’argent sur les ventes des autres machines. 

Amazon

Et le don a un coût qui peut être plus élevé que la destruction. Il faut trier, emballer, transporter, gérer… Il est souvent bien plus économique de tout balancer en vrac dans une grosse benne, à charge ensuite à l’entreprise de recyclage de gérer tout cela à ses frais.

Comme ITV News le remarque, rien dans la loi n’interdit cette pratique. Pas plus en Ecosse qu’en France. Pas plus en 2019 qu’en 2021. Certains produits sont bien redistribués à des organismes gratuitement, Amazon essaye de revendre les produits déballés en sacrifiant ses marges au maximum1avec des promotions sur les produits remballés. 

Est-ce que c’est moral ? Non. Ecologique ? Non plus. Mais économiquement, c’est, semble t-il, la seule marche à suivre pour gagner plus d’argent encore… ou pour ne pas en perdre. Et tant que la situation écologique n’aura pas suffisamment basculé vers un monde invivable, où ce genre de pratique sera considérée de la même manière qu’on appréhende les crimes aujourd’hui, cela ne changera pas.

La seule réponse à ce genre de pratique ne peut être que politique. Amazon est encore pointé du doigt ici mais cette situation se retrouve partout dans la grande distribution. En 2019, je m’étonnais de lire les mots de la secrétaire d’état à la transition écologique qui prétendait être choquée par les images de M6. Le moindre tour du côté des poubelles d’une grande surface dresse pourtant le même portrait. Les entrepôts des grands magasins de VPC Français procèdent de la même manière. C’est la seule logique économique qui compte et elle ne se pose pas trop de questions morales ou écologiques. 

Amazon

La Loi évolue en France mais ne va quasi rien changer

Du reste, qu’ont fait les politiques depuis le reportage de M6 en 2019 pour lutter contre ce type de pratique en France ? Pas grand chose. Amazon travaille vraisemblablement de la même manière aujourd’hui et personne n’y trouve rien à y redire. Je suppose que les contrôles pour faire entrer une caméra cachée se sont améliorés, c’est peut être le seul vrai bouleversement qu’aura provoqué le reportage de M6. Reportage que je n’ai pas réussi a retrouver en ligne aujourd’hui…

La “loi économie circulaire” est censée améliorer la situation. Mise en chantier en Juin 2019, elle veut interdire la destruction des produits invendus non-alimentaires. La mesure veut encourager le don en faveur des associations. Mais se contentera tout à fait d’un recyclage qui est… encouragé. Le législateur veut également que les industriels gèrent mieux leurs stocks pour éviter toute surproduction. Cette mesure doit entrer en vigueur le 31 décembre 2021 pour les produits REP (responsabilité élargie du producteur) et au 31 décembre 2023 pour les autres produits.

Amazon

En pratique pour Amazon et les places de marché, que va changer cette loi ? Rien.

La marque sera responsable au 31 décembre 2021 des produits “Amazon”, ceux-là même qu’elle conserve le plus longtemps et parvient à écouler en promotion. La précédente génération de Kindle ou le Fire TV Stick à prix cassé trouvent toujours preneur. Les produits Amazon Basics resteront un peu plus longtemps sur une étagère avant que la nouvelle gamme les remplace. Amazon sera aux petits soins pour ses produits à la fin de l’année comme elle l’est déjà maintenant. Les produits importés par des marques ayant pignon sur rue en France comme Apple, Asus ou HP seront également mieux traités, comprenez “recyclés” et non plus “détruits”.

Mais pour toutes les autres marques, tous les trucs vendus en place de marché ? Rien ne changera avant la fin de l’année 2023. Des millions d’autres produits seront encore détruits légalement sans problèmes.

Et au premier janvier 2024 alors ? Pas grand chose de mieux. Les produits partiront au recyclage au lieu de partir à la benne. Cela revient quasiment au même pour beaucoup de ces invendus. Pour certaines sociétés spécialisées, le recyclage consistera à remettre les objets dans un bateau pour qu’il retraverse le globe avant de polluer un pays pauvre. Bouclant ainsi la boucle de notre logique économique. 

D’ici 2023, Amazon aura peut être acheté une société de recyclage dans chaque pays où la marque est implantée. Rajoutant alors un service supplémentaire à sa chaine logistique : vente, stock, promotion, distribution et destruction des produits de ses partenaires. En imaginant que 100% des produits neufs ou à peine déballés détruits en France soient recyclés, quel service on aura rendu à la planète ? Aucun, il aurait mieux valu ne pas les produire à la base. C’est une des autres idées de la loi mais elle ne s’applique pas aux géants du eCommerce qui fonctionnent en place de marché. “Mieux gérer ses stocks” ? Pour une entreprise qui envoie une palette de produits électroniques noname depuis la Chine vers la France pour une distribution locale ? Cela ne veut rien dire.

L’illustration de ce billet est un meme bien connu mais on oublie souvent de citer son auteur : KC Green

Amazon détruit toujours autant de produits invendus © MiniMachines.net. 2021.

Volkswagen intègre le liage de poudre métallique à sa chaîne de fabrication

En décembre 2018, le constructeur automobile Volkswagen annonçait l’ouverture d’un centre dédié à la fabrication additive sur son principal site de production à Wolfsburg notamment pour tester la technologie de HP. L’entreprise allemande intègre désormais le procédé de liage de…

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Intel propose 2 milliards de dollars pour acquérir SiFive

Intel proposerait 2 milliards de dollars pour faire l’acquisition de SiFive. Le même montant engagé il y a 2 ans pour acquérir Habana Labs et intégrer ses capacités d’apprentissage pour Intelligence Artificielle. Tout n’est pas joué pour Intel qui peut essuyer un refus de la Start-up qui travaille au développement de solutions autour de l’architecture RISC-V. Celle-ci pourrait choisir une approche moins prédatrice en préférant lever des fonds.

RISC-V

RISC-V est une architecture complète, libre et indépendante. Cette ISA est pilotée par une fondation Suisse et développée par différentes marques qui n’ont pas de royalties à payer pour pouvoir la produire. SiFive fait partie de ces sociétés qui se sont penchées sur le berceau de RISC-V et qui commencent à voir les premiers éléments de leurs efforts porter leurs fruits. Spécialisée dans le développement de solutions pour des tiers autour de RISC-V, SiFive travaille pour le moment à la conception de puces sur mesures pour d’autres acteurs tout en développant sa propre gamme de silicium.

Intel aimerait beaucoup acquérir cette société et l’intégrer en son sein, elle fait pour cela une offre estimée à plus de 2 milliards de dollars. Pas mal pour une architecture et une société encore qualifiée d’immature par certains professionnels il y a seulement un an. SiFive est en effet le fruit d’une collaboration de chercheurs et la société ne brille pas particulièrement par le montant de son chiffre d’affaires. Ce qui compte pour ce type de société c’est son futur, celui qui pourrait amener des sociétés à bouleverser un marché en trouvant la puce sur mesures adaptée à son usage.

On l’a déjà vécu avec RISC-V. Xiaomi a intégré une solution de ce type dans ses fameux Mi Band au lieu de choisir une solution ARM plus classique. Et cela a été un vrai bouleversement pour le marché. En n’ayant pas à payer de royalties sur les ventes des puces ARM, Xiaomi a pu créer un produit au tarif hyper concurrentiel tout en proposant une offre complète et très autonome. Les Mi Band sont ainsi devenus les bracelets les plus vendus au monde et ont balayé la plupart de leurs concurrents entrée de gamme et même beaucoup de produits plus haut de gamme qui ne faisaient finalement pas beaucoup mieux qu’eux. 

Western Digital est un des investisseur de SiFive.

Ce genre de bouleversement de marché pourrait avoir lieu dans d’autres secteurs, aussi bien automobile que serveur en passant par la création de puces spécifiques comme celles équipant les solutions de stockage. Là où le nombre d’unités et la pertinence de l’offre pour chaque milliwatt dépensé compte. On imagine l’impact d’un tel bouleversement avec le monde ARM. Pour Western  digital par exemple, le basculement vers des puces RISC-V signifie non seulement la création de solutions parfaitement adaptées à l’usage demandé pour piloter ses éléments de stockage mais également la fin du gros chèque de royalties versé à ARM en fonction du nombre d’unités de stockage vendues. 

En rachetant SiFive, Intel rachèterait une expertise et un pied déjà bien engagé dans la porte de ce marché. La marque y voit une solution à faire fructifier mais probablement également une manière de contrer efficacement ARM sur différents secteurs. La possibilité de voir Nvidia racheter ARM étant également une drôle d’épée de Damoclès au dessus de la tête d’Intel sur des activités spécifiques comme le monde des serveurs.

Un élément qu’Intel, et son nouveau directeur/ingénieur Pat Gelsinger, ont probablement envie de pouvoir appréhender de manière sereine. RISC-BV pouvant servir d’assurance et d’amortisseur à toute transition du secteur.

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SiFive pas forcément intéressé par ce rachat

SiFive ne serait pas forcément ravi de la tournure de cette offre. La Start-UP préfèrerait peut être garder une certaine indépendance et avoir recours à des investisseurs avec des levées de fonds. Cela lui permettrait de continuer d’avancer peut être plus lentement mais vers le chemin tracé par ses concepteurs. La marque pourrait également avoir reçu des offres différentes de concurrents d’Intel. SiFive pourrait faire le pari de peser plus, beaucoup plus, d’ici quelques années.

Difficile de se prononcer sur ce poste, les dirigeants de SiFive qui accepteraient l’offre se verraient probablement devenir multi millionnaires tout en profitant d’un accès à des technologies et des services d’Intel très intéressants pour accélérer leur cadence et leur calendrier. D’autres acteurs sont également à prendre en ligne de compte. Plusieurs industriels et fonds d’investissements ont déjà investi dans le capital de SiFive pour le moment sans grand retour financier. L’aubaine d’un rachat pouvant infléchir sur les choix de la société.

Intel Capital est déjà partenaire de SiFive mais au même titre que Qualcomm, Samsung, Nvidia, Marvell, Google et bien d’autres qui ont également en tête une solution de repli de l’appétit d’ARM. Les forces en présence vont probablement avoir quelques jolies discussions dans les semaines qui viennent.

Source : Bloomberg

Intel propose 2 milliards de dollars pour acquérir SiFive © MiniMachines.net. 2021.

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