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Rendre un Macintosh LC III silencieux

J’utilise un Macintosh LC III pour mes tests assez régulièrement, et la machine est assez bruyante. Je me suis donc décidé à changer le ventilateur, et c’est moins simple que prévu.

La structure de la boîte à pizza est basique : il y a un ventilateur de 60 mm en extraction, qui va sortir l’air chaud de la machine. Il faut évidemment que le Macintosh soit fermé, et celui fourni par Apple à l’origine est assez bruyant. L’idée de base, évidemment, est juste de le remplacer. Mais il y a deux problèmes : Apple a câblé bizarrement son ventilateur et celui d’origine ne mesure que 15 mm d’épaisseur. Ma marque de prédilection pour les ventilateurs, Noctua, ne vend malheureusement pas de 60 mm en 15 mm d’épaisseur, mais uniquement en 25 mm. Vous trouverez bien des ventilateurs dans le bon format sur AMazon and co., mais vous n’aurez probablement pas le silence.

Le ventilateur d’origine

Il reste possible de mettre un 25 mm en forçant et en cassant les ergots, mais je préfère éviter de casser volontairement. La solution est donc un adaptateur imprimé en 3D. Il va simplement permettre de fixer un ventilateur 40 mm (par exemple Noctua) de 10 ou 20 mm d’épaisseur. Dans un LC III comme le mien, le 40 mm suffit amplement pour évacuer l’air chaud, et les 68K des LC (en général) ne chauffent pas trop. Aucune pub derrière, mais l’impression de la pièce m’a coûté moins de 1,5 € chez CraftCloud, une dizine d’euros avec les frais de port (mais j’ai commandé pas mal d’autres petites pièces en même temps).

La pièce imprimée avec un ventilateur de 40 mm

L’installation est simple : on visse le ventilateur dans le bon sens et c’est tout. L’adaptateur imprimé se cale ensuite facilement dans le LC.

L’alimentation

Le second problème, c’est l’alimentation. Apple utilise un connecteur 3 broches classiques, mais inverse les câbles. Sur le coup, je n’ai pas modifié le ventilateur lui-même : j’ai juste pris une rallons qui propose une prise femelle d’un côté et deux fils de l’autre et j’ai soudé le tout sur un connecteur mâle issu d’un vieux ventilateur. Il faut simplement inverser les câbles noir et rouge. Il semble difficile de se tromper, mais si c’est le cas… ça ne démarrera pas.

Bricolage honteux

Le résultat est un LC III pratiquement inaudible une fois fermé, mais suffisamment refroidi. Question budget, j’en ai pour une dizaine d’euros d’adaptateurs (mais j’ai commandé d’autres choses) et environ 15 € de ventilateur (c’est assez cher). Et si c’est encore trop audible, Noctua propose aussi des adaptateurs qui permettent de réduire la vitesse des ventilateurs en cas de besoin.

Le résultat (silencieux)

Quatre CD-R de développement pour la Pippin

J’en parlé il y a quelques mois, j’ai récupéré une Pippin de développement, avec notamment une extension de RAM de 16 Mo. Et avec la console, j’ai aussi reçu quatre CD-R contenant des programmes.

Avant de parler du contenu, je dois parler des quatre disques. Les CD-R étaient dans un piteux état, et mes premiers essais pour essayer de les préserver n’ont pas été concluant. Avec macOS, j’ai même eu une erreur avec chaque disque. J’ai donc tenté avec ISO Buster (sous Windows), mais je me suis retrouvé dans tous les cas avec une erreur à la fin, même en utilisant de vieux lecteurs, parfois plus efficaces pour les vieux disques. Et en cherchant, j’ai découvert un truc en partant de l’erreur donnée par le programme (ILLEGAL MODE FOR THIS TRACK). En fait, les CD gravés en mode « Track-At-Once » (TAO) contiennent deux secteurs spécifiques (run-out blocks) qui peuvent poser des soucis (il y a quelques explications ). La solution, testée et approuvée, consiste à totalement ignorer les deux secteurs en question lors de la création de l’image disque, ce qu’ISO Buster permet.

Première erreur


Seconde erreur

Donc avec un vieux lecteur et le programme, j’ai pu faire des images disques et graver des copies des disques. En plus de ce souci de lecture, un des disques contenait deux sessions. De façon assez bizarre, l’ISO générée par ISO Buster contenait bien les deux sessions, mais la version gravée (via macOS) ne contenait que la première session. J’ai donc recommencé la création de l’image (des, en l’occurence) en séparant les deux sessions. Donc au lieu de quatre disque, j’en ai cinq.

Le principal problème reste que les données ne sont pas lisibles sur un Mac moderne. Les CD sont évidemment formatés en HFS classique, et donc les versions récentes de macOS n’en veulent pas. Et même avec un ancien Mac OS X, c’est assez peu lisible : ce sont des CD en japonais, avec l’encodage d’époque. Comme Unicode n’était pas encore la norme dans les OS, on a des caractères bizarres sur un OS occidentale.

Sur une Pippin

Première chose, les disques ne démarrent tout simplement pas sur une Pippin classique. Il y a bien un fichier d’authentification, mais il n’est visiblement pas fonctionnel. Enfin, les captures manquent un peu de netteté, mais je n’ai pas eu le choix. J’ai prix des captures en sortie de carte d’acquisition, et elle a un peu de mal à se caler sur la fréquence exacte de la console, ce qui induit un peu de flou, même avec la sortie VGA de la console.

Maintenant, dans l’ordre. Le premier disque contenait deux sessions (j’ai séparé les deux), avec le même résultat : ça ne démarre pas. Ceci dit, le texte sur le CD l’indique : il y a un message lié à AppleTalk, puis ça plante (avec les deux).

Le premier disque


Un erreur


Ca bloque.

Le second disque contenait juste un système (7.5.5 en japonais) et c’est à peu près tout. Il y a peu de données sur le disque et essentiellement de quoi se connecter avec la console.


7.5.5


Rien de très intéressant

Le troisième disque contient un peu plus de choses. Il démarre sur un System 7.5.5 (japonais) avec quelques utilitaires et jeux (Techtool, Eric’s Solitaire, etc.). Mais il y a surtout une version bizarre de TV Works (un des programmes du bundle de la console). Un système de panneaux permet a priori de démarrer sur TV Works (plutôt que le Finder) mais ça n’a pas fonctionné pour moi. Malgré tout, je l’ai lancé manuellement et il fonctionne, avec la possibilité de passer en anglais. Dans les trucs bizarres, on note la tête des icônes, par exemple. Je ne sais pas si c’est une version de développement, mais en tout cas c’est différent de la version classique.


Techtool


Eric’s Solitaire


Le choix de boot (qui n’a pas marché)


On peut passer en anglais





Quelques adresses enregistrées

Le quatrième disque contient aussi plus de choses. Premièrement, deux variantes de MacAMP (un des deux ne démarre pas) et quelques MP3. Mais surtout, il contient un programme pour récupérer les photos d’un Casio QV10. Cet appareil photo numérique des années 90 se connecte en série et je comptais l’utiliser avec ce programme… mais ça ne fonctionne pas. Impossible de connecter l’appareil. Je pense (sans certitudes) que ça vient de mon câble série : mon appareil photo est arrivé avec le câble pour PC, et il contient de l’électronique. Je suppose que mon adaptateur mini DIN 8 vers DE9 l’empêche de fonctionner (sans certitudes). Dans tous les cas, en attendant que je trouve un jour le câble pour Mac, je n’ai pas réussi à me connecter au Casio alors que ça marche sous Windows.


MacAMP


Des fichiers MP3


Le programme pour l’APN


Le choix du port série


Et une erreur

La conclusion, c’est que les quatre disques contiennent tout de même des choses intéressantes d’un point de vue historique. Je peux évidemment fournir les quatre ISO à la demande.

Un joli prototype du premier iPhone

Vu sur Twitter, un prototype EVT d’iPhone (le premier) avec une carte mère rouge.

Il n’a visiblement pas de batterie et vu les reflets (malgré la protection) c’est peut-être un des modèles avec un écran en plastique plutôt qu’en verre.


Démarrer un Mac mini G4 sur un disque GPT, c’est possible

La doxa, dans le monde des Mac, est assez simple sur un point : les Mac à base de PowerPC nécessitent un disque partitionné en APM, les Mac à base d’Intel demandent un disque partitionné en GPT (GUID). Mais en pratique, c’est un peu plus compliqué.

Il faut d’abord clarifier ce qu’est un schéma de partition : c’est la manière dont sont organisées les partitions sur le disque. Dans les PC, le schéma classique est le MBR. Chez Apple, il y a d’abord eu l’APM (Apple Partition Map) puis le GPT (GUID Partition Table). Les fonctions des différents schémas varient un peu, mais le but est simplement de permettre le démarrage, en définissant où commence une partition. le schéma n’est pas lié directement au contenu des partitions (enfin, ça dépend des cas) : il est possible d’avoir une partition en HFS+ (un système de fichiers) avec de l’APM, du GPT ou du MBR.

Le second point, lié, va être celui du firmware de l’ordinateur. C’est en simplifiant le code exécuté au lancement, qui va permettre de lancer l’OS. Chez Apple, les premiers Mac possédaient une ROM physique, sur laquelle le processeur démarrait. La marque est ensuite passée à l’Open Firwmare (avec les PowerPC) puis à l’EFI (avec les Mac Intel). Dans le monde des PC, on avait au départ le BIOS, remplacé depuis un moment par l’UEFI. Et le firmware est souvent lié à un schéma de partition, pour différentes raisons. De façon basique, un Open Firmware Apple va demander de l’APM pour démarrer, un (U)EFI du GPT et un BIOS du MBR. Mais il ya des exceptions.

Un disque dur partitionné en GPT

C’est un point que j’avais mis en avant dans mon upgrade de la mort : si vous installez Mac OS X Leopard (ou Tiger) sur un disque partitionné en APM (probablement depuis un Mac PowerPC), il est possible de prendre le disque, le brancher dans un Mac Intel (qui attend normalement du GPT) et démarrer. La raison est simple : l’implémentation Apple de l’EFI prend en charge l’APM directement. C’est aussi le cas dans le monde des PC : on peut démarrer un PC (même récent) sur du MBR sans trop de soucis grâce à une compatibilité BIOS. Mais généralement on vous expliquera que le contraire – démarrer un Mac à base de PowerPC avec un disque partitionné en GPT – ne fonctionne pas. Et c’est seulement partiellement vrai.

J’en avais parlé dans l’étape 16 (bis) du montage : dans certains cas, c’est possible. Le premier exemple que j’ai trouvé, c’est un Power Mac G5 (Late 2005) dans les forums de MacRumors. Le dernier des Power Mac peut en effet démarrer sur un disque partitionné en GUID, et sur ce modèle c’est une bonne nouvelle : il devient possible de démarrer sur un disque dur de plus de 2,2 To. Car oui, un des défauts de l’APM (et du MBR) vient d’une limitation à 32 bits sur certains compteurs, ce qui bloque de facto la taille des partitions à 2,2 To. Si vous vous posez la question « Comment est-ce possible ? », c’est assez simple : l’Open Firwmare d’Apple a été mis à jour pour prendre en charge le GPT. Rien de magique : si le firmware contient le nécessaire pour lire le contenu d’une partition, il peut démarrer dessus. Et Apple a mis à jour l’Open Firmware au fil du temps.

L’Open Firmware d’un Mac mini G4 (4.8.9)


L’Open Firmware d’un autre Mac mini G4 (4.9.4)

On trouve une liste de quelques versions d’Open Firmware sur ce sujet, mais de façon empirique Apple a ajouté la prise en charge du GPT à partir de la version 4.9 sur les G4. En gros, toutes les générations de Mac sorties après l’annonce du passage à Intel (mi-2005) peuvent démarrer sur du GPT, une des nouveautés des Mac Intel. Donc probablement les iMac G5 “iSight”, les Power Mac G5 “Late 2005”, probablement l’iBook G4 “Mid 2005” et les PowerBook G4 15 et 17 pouces “Double Layer SD”. Si vous avez lu la page et mon titre, vous vous dites qu’il y a un problème : le Mac mini G4 date du début de l’année 2005 et possède un Open Firmware en version 4.8.9. Et c’est vrai : ça ne fonctionne pas sur le Mac mini G4 de début 2005. Mais bien sur le Mac mini G4 “Late 2005”, celui qui n’existe pas.

Un Mac mini G4 “late 2005”, sans modem

Je ne vais pas refaire ma page, mais en résumé : à la fin de l’année 2005, Apple a mis à jour silencieusement le Mac mini G4. La version “Late 2005” n’a pas été officialisée à l’époque, mais elle intégrait un processeur plus rapide (1,33 GHz ou 1,5 GHz au lieu de 1,25 et 1,42 GHz), un GPU un peu amélioré (64 Mo de mémoire sur la version 1,5 GHz) et une version à jour de l’Open Firwmare, en version 4.9.4. Cette variante du Mac mini G4 peut donc démarrer sur du GPT.

Cette partie ment

Petit aparté sur le Mac en question. J’ai cherché un moment pour en trouver un : le Mac mini G4 n’est pas si courant 17 ans après sa sortie, et les versions “Late 2005” encore plus. Si jamais le vendeur n’indique pas la fréquence (le meilleur moyen de vérifier qu’il s’agit du bon modèle), il y a quelques astuces. Premièrement, le numéro de série : il commence normalement par YM suivi de trois chiffres. Le premier indique l’année (5 ou 6, mais je ne suis pas certain qu’il existe des Mac mini G4 fabriqués en 2006), les deux suivants la semaine de production. Et si la semaine dépasse 40, il y a de fortes chances que ce soit le bon modèle. Ne vous fiez pas à l’étiquette sous la machine, elle indique parfois des erreurs : sur le mien (un 1,5 GHz), il est noté 1,42 GHz. le dernier point, plus empirique, vient du modem : il était de série sur la majorité des modèles d’origine et optionnel sur les autres. Donc si le connecteur est bouché, il y a de fortes chances que ce soit un “Late 2005”. La solution la plus évidente reste évidemment de l’allumer, mais dans mon cas, je l’ai acheté HS en supposant que le vendeur ne connaissait pas la machine. C’était à peu près le cas : l’OS était visiblement flingué et la machine tournait en boucle. Après une réinstallation, il fonctionne sans soucis (et le disque dur aussi).

PowerPC G4 à 1,5 GHz

Comment vérifier ?

Pour mon premier essai, j’ai fait un essai un peu bête : j’ai démarré sur le DVD de Mac OS X Leopard, partitionné le disque en GPT et lancé l’installation. Mais ça ne fonctionne pas (comme d’ailleurs le fonctionnement inverse avec un Mac Intel, de mémoire) : l’OS indique qu’il faut partitionner en APM. La solution la plus simple a été de prendre un Mac mini Intel et un câble FireWire. En démarrant le Mac mini G4 en mode Target et en démarrant l’installation depuis le Mac mini Intel, j’ai pu installer l’OS sur le disque dur partitionné en GPT. Et ensuite le Mac mini G4 a bien démarré sur le disque dur, sans rien dire.

Leopard veut de l’APM sur un PowerPC


Passage en mode Target


On partitionne


C’est bon

A l’usage, ça ne change pratiquement rien, par contre. Le seul défaut que j’ai pu voir c’est que le panneau Démarrage des Préférences Système ne montre pas le disque (il attend probablement de l’APM). Il faut bien dire que sur un Mac mini G4, la possibilité de démarrer en GPT n’amène pas un changement de paradigme. On gagne la possibilité d’utiliser le même disque (en externe par exemple) sur un Mac Intel et un PowerPC, mais dans les faits ça fonctionne avec un disque partitionné en APM avec une compatibilité plus large. On gagne aussi la possibilité de changer la taille des partitions à la volée, mais c’est un truc qu’on fait normalement assez rarement… C’est évidemment nettement plus utile sur un G5 : on peut démarrer sur un disque de plus de ~2 To en GPT. Mais sur le Mac mini avec son bus PATA et son disque dur 2,5 pouces, ça n’a aucun intérêt : le plus gros disque compatible fait 250 Go (sans adaptateur).

Il ne voit pas le disque

Au passage, enfin, j’ai mis le disque dur dans l’ancien Mac mini G4 et ça ne fonctionne pas (il ne voit pas le disque).

Trois Apple Watch en or en vente

Il faut avouer un truc : l’Apple Watch en or, la version Edition de 2015, m’intrigue. Probablement un côté bling bling mal assumé, j’avoue. Et il y en a trois en vente au Japon pour le moment.

Ne me demandez pas « Pourquoi le Japon ? », je ne connais pas la raison. C’est très rare sur les sites de ventes en Europe et aux Etats-Unis, mais assez courant au Japon (j’avais trouvé mon boîtier de charge comme ça).

La première est un modèle 42 mm encore emballé, proposée pour 2 millions de ¥ (~15 900 €) et vient en fait de Corée du Sud.


La seconde est vendue 400 000 ¥ (prix de départ, le double en achat immédiat) soit aux environs de 3 200 €. C’est une 42 mm qui a été utilisée.




La dernière est une 42 mm aussi, vendue 1 590 000 ¥ (un peu plus de 12 000 € quand même). La boîte est ouverte mais la montre n’a a visiblement pas été portée.




Je ne désespère pas de trouver un jour une version de démo, juste pour le fun.

Mac ou Pippin ? Anpanman no AIUEO-N!

Cette semaine, je (re)teste un jeu Pippin… mais sur Mac. Une partie des titres de la console d’Apple et Bandai fonctionne en effet sur les deux plateformes. Il s’agit ici de Anpanman no AIUEO-N!.

Le titre fonctionne sur Mac, c’est prévu par les développeurs. Point assez rare, il prend en charge les PowerPC et les Macintosh à base de 68K, avec deux exécutables dédiés. Pour le fonctionnement sur Mac, rien de particulier : ça s’affiche en 640 x 480 dans une fenêtre si vous avez un moniteur qui dépasse cette définition, sans adaptation particulière. De même, le menu n’apparaît pas, pour quitter il faut passer par ce qu’a prévu le jeu ou faire un simple + Q. J’ai juste noté un truc très bête : le manuel indique que les touches utilisées pour déplacer notre personnage dans certains mini jeux et ça fonctionne mal. L’idée, c’est que les touches J, I, L et M servent à remplacer la croix directionnelle de la manette… sur un clavier QWERTY. Normal, sur ce dernier, elles forment à peu près une croix. Mais avec mon clavier AZERTY, ça ne fonctionne pas : contrairement à pas mal de programmes PC qui se basent sur « l’emplacement » (le code qui identifie chaque touche) des touches, visiblement Mac OS se base sur la valeur renvoyée. Donc ce sont les mêmes touches qui réagissent, et elles ne forment pas une croix sur un clavier francophone.

Le disque s’ouvre sur un dossier avec deux exécutables


Le 640 x 480 dans sa petite fenêtre



Le labyrinthe


Le dessin du manuel ne correspond pas avec un clavier francophone

Du TRIM sur les disques durs avec macOS

En faisant mes recherches sur le TRIM et macOS en USB, je suis tombé sur un truc un peu bizarre : des disques durs compatibles avec le TRIM. Quoi ? Des disques durs ? Oui. Et c’est une bonne nouvelle.

Le TRIM et macOS Monterey, j’en ai parlé récemment dans un sujet, car le dernier OS d’Apple supporte la commande en USB. mais je vais réexpliquer les bases, parce qu’il faut comprendre deux technologies pour voir l’intérêt du TRIM sur un disque dur.

Sur la capture, on voit la présence du TRIM

C’est quoi le TRIM ?

Il faut schématiser plusieurs choses. Premièrement, le système de fichiers : il s’agit de la façon dont les données sont stockées sur un périphérique, du point de vue du système d’exploitation. De façon très schématique, le disque est divisé en cases, et le système de fichiers va lier les cases. Un fichier peut donc utiliser les cases 5, 6, 7 et 8, par exemple. Si vous supprimez le fichier, les données ne vont pas être réécrites (ça a peu d’intérêt) : on va simplement indiquer que la case 5 est vide et supprimer le lien avec les autres. Du point de vue de l’OS, tout est vide.

Maintenant, prenons un SSD. Il contient de la mémoire flash, divisée en cases. Quand le SSD écrit un fichier, il va mettre les données dans une case, et la suite… dans une autre case. Comment la case en question est-celle choisie ? Ça va un peu dépendre du contrôleur, mais la case (cellule) choisie va être la moins usée. Pourquoi ? Parce que les cellules ont une durée de vie limitée, et le but du contrôleur est d’unifier l’usure. Sans gestion de l’usure, si vous écrivez régulièrement un fichier (le même), il va être écrit sur la même cellule, ce qui va l’user et la rendre inutilisable après un certain nombre d’écritures (qui dépend du type de mémoire flash). La gestion de l’usure la plus basique consiste donc à simplement changer de cellule, et de prendre la moins usée. Si elle est utilisée (si elle contient des données), les données seront déplacées.

Si vous avez compris ce que j’essaye d’expliquer, vous voyez probablement le problème : les cases du système de fichiers ne sont pas les mêmes que celles du SSD. Et si vous supprimez un fichier, le SSD ne peut pas le savoir. Pour lui, dans l’exemple du début, les cellules qui contiennent les cases 6, 7 et 8 ne sont pas vides. C’est là qu’intervient le TRIM. La commande est envoyée lors de la suppression d’un fichier (c’est un rien plus compliqué, mais j’essaye de simplifier) pour indiquer au SSD que les données sont supprimées. Il n’y a pas de réécriture des données, mais simplement un flag (un identifiant) qui indique « la case est vide » (ou « les données dessus sont effaçables sans préavis »). L’intérêt pour le contrôleur du SSD est évident : il va chercher la cellule libre la moins usée sans rien déplacer.

En clair, le TRIM aide le SSD à mieux gérer son usure et améliore (un peu) les performances en évitant de déplacer des données sans raisons.

Les disques durs SMR

Maintenant, parlons disques durs. Pendant des années, les disques durs stockaient les données dans des pistes bien séparées, mais depuis cinq ou six ans, ce n’est plus nécessairement le cas. Les constructeurs utilisent en effet des disques durs SMR (Shingled Magnetic Recording) avec des pistes qui se chevauchent. Il faut voir une piste comme une route (par exemple) : pour la lecture, il suffit de passer la tête dans la voie centrale pour obtenir les données. Pour l’écriture, par contre, il faut utiliser toute la largeur de la piste. Le SMR utilise ce point en superposant en partie les pistes. Cette solution a deux avantages : elle n’influence pas les performances en lecture, qui nécessitent une tête plus fine, et elle augmente la densité. Pour être plus clair, vous placez plus de pistes sur la même surface, pour obtenir une capacité plus élevée à technologie identique. Mais pour écrire une piste, il faut donc effacer la piste à écrire (logique) mais aussi la piste superposée. Et si elle contient des données, il faut déplacer les données en question. J’ai essayé de simplifier, mais l’article de l’époque sur hardware.fr explique bien le problème.

Le modèle du haut, 7 mm, est en SMR (bon, celui du bas, de 3 To et 15 mm… l’est aussi)

Si vous avez suivi, vous venez de comprendre l’intérêt du TRIM sur un disque dur. Parce que comme avec un SSD, le HDD n’a aucune idée du contenu des pistes, donc sauf si le disque dur est neuf, il va déplacer les données des pistes superposées (et donc écrire plus que prévu ou – de façon plus pratique – écrire moins vite). Mais il existe une commande qui permet d’indiquer au disque dur qu’une piste est vide : le TRIM.

Quelques disques chez WD

Dans la pratique, j’ai testé avec quelques disques durs et fait quelques recherches : le TRIM est fonctionnel sur les disques durs de WD (Western Digital) et probablement quelques Seagate (un lecteur m’a envoyé une image qui indique qu’un Seagate Barracuda de 2 To supporte la commande). Mes deux Seagate 2,5 pouces, qui sont SMR (un 3 To, un 5 To issu d’un boîtier externe) ne sont pas compatibles, mais apparemment certains modèles supportent la commande. Je ne connais pas le statut des modèles Toshiba, je n’en ai pas sous la main. Chez WD, par contre, les modèles 2,5 pouces récents le sont : j’ai un WD10SPZX (1 To, Blue) qui est bien compatible. De façon plus large, la marque semble ajouter le TRIM dans tous ses modèles SMR, il y a même un white paper assez récent sur le sujet et une vieille page de support.

Un modèle de 1 To, compatible TRIM

Pour le vérifier, il y a quelques possibilités. D’abord, la méthode utilisée avec le TRIM en USB fonctionne : s’il est formaté en APFS, il va être trimmé au branchement. Ensuite, des programmes comme Crystal Disk Info (sous Windows) indiquent la présence de la compatibilité avec la commande. Enfin, c’est actif sous macOS si vous avez un contrôleur SATA interne (ou en Thunderbolt), même s’il faut activer le TRIM manuellement. Attention tout de même, il faut tout de même que la commande passe. Ce n’est pas systématique en USB : il faut que l’adaptateur USB accepte la commande et l’envoie bien au disque, ce qui n’est pas toujours le cas.

macOS n’indique pas le TRIM explicitement

Pour vérifier si le TRIM a un impact, j’ai tenté une méthode une peu bourrine. Premièrement, j’ai mis le disque dur dans un boîtier USB qui prend en charge le TRIM et je l’ai presque rempli. Pour faire simple, j’ai écrit 900 Gio de données aléatoires. Ensuite, j’ai complété avec 30 Gio, que j’ai effacé, ce qui a lancé la commande TRIM. Après ça, j’ai testé le disque dur : les performances restaient bonnes, du niveau du disque dur vide.

Avec le TRIM

Ensuite, j’ai fait la même chose avec le même disque dur, mais avec un adaptateur USB qui n’est pas compatible TRIM. Je n’ai pas touché au fichier de 900 Gio, j’ai juste écrit 30 Gio, effacé le fichier et testé le disque. Assez bizarrement, dans ce cas de figure, le disque écrivait à la même vitesse, mais lisait moins vite.

Puis j’ai effacé le disque dur et recommencé, toujours sur le boîtier sans TRIM. Pour écrire les 900 Gio, rien n’a changé (ça reste assez lent sur un disque dur). Mais pour la seconde partie, les performances s’effondraient : elles étaient divisées par deux.

Sans TRIM

Enfin, j’ai simplement formaté le disque dur pour vérifier que l’adaptateur ne jouait pas sur les performances. Et ce n’est pas le cas : une fois vidé, il obtient les mêmes performances.

Dans l’ensemble, c’est donc a priori fonctionnel et (surtout) efficace pour éviter les dégradations. Le seul truc noté, sous Windows, c’est que la commande qui doit optimiser le disque (et envoyer la commande TRIM) n’a pas l’air de fonctionner sur le HDD. Je ne suis pas certain que c’est un comportement prévu ou un bug. Sous macOS, en tout cas, le disque dur est bien trimmé.

La commande ne semble pas fonctionner.


En HFS+, il est bien trimmé

Un PowerBop… sans le Bop

Sur eBay, on trouve un PowerBook un peu particulier : un PowerBop… sans module BiBop.

Je l’avais évoqué quand j’ai parlé du PowerBop il y a (très) longtemps : devant l’échec du PowerBop avec un module BiBop, une partie des modèles avait été modifiée pour remplacer le module par un lecteur de disquettes, mais sans changer la coque. Sur le modèle en vente, c’est bien le cas : au lieu du module avec son antenne, la machine possède un lecteur de disquettes. On peut voir les trous du module et même l’emplacement de la prise pour le lecteur externe. C’est assez moche, du coup, mais je suppose que les PowerBop modifiés étaient bradés.

Le PowerBop avec un écran en bon état


L’arrière


PowerBop



Le lecteur de disquettes


Mais pas d’antenne

Après, et même en considérant que le PowerBook 180 en question a un écran en bon état (ce qui est rare), je ne pense pas que le prix demandé (350 €) soit justifié.

Eve Cam, petit test d’une caméra HomeKit Secure Video

J’utilise HomeKit depuis un moment, et j’ai depuis 2017 une caméra compatible (deux, plus exactement), une Omna 180, la première caméra de surveillance HomeKit. Elle fonctionne bien, mais comme je voulais la compatibilité HomeKit Secure Video, j’ai profité d’une promotion pour tester une Eve Cam.

J’ai déjà testé d’autres caméras HomeKit, mais je suis resté sur la Omna pour des questions pratiques ou – pour la eufy – pour des raisons de qualité. Quand j’avais parlé de la Omna, j’expliquais que le cloud pour une caméra ne me plaisait pas, mais mon avis a (un peu) évolué.

La caméra

Le point pragmatique, d’abord. J’avais choisi en partie l’Omna parce qu’elle stocke les données sur une carte microSD plutôt que dans un cloud payant, notamment parce que j’avais une connexion à Internet en ADSL, avec un upload assez faible. En 2022, j’ai une connexion plus rapide, avec 600 Mb/s en upload, donc le problème ne se pose plus vraiment. Ensuite, certaines caméras (comme les Arlo) passent par des serveurs dédiés, qui nécessitent un abonnement pour le stockage, avec des applications parfois perfectibles (et la création d’un compte, le risque de disparition, etc.). La solution d’Apple règle une partie des problèmes : l’intégration est bonne dans un environnement Apple et (dans mon cas), je paye de toute façon un abonnement iCloud pour d’autres raisons. Dans les faits, avec la Eve Cam, je n’ai pas dû ajouter de compte et tout passe par Apple. Je ne sais pas si c’est vraiment pérenne (si Apple décide d’arrêter l’offre, je n’ai plus d’enregistrements) mais ça me semble un peu plus sûr au niveau de la vie privée.

Le haut-parleur

Parlons technologies (et prix). La Eve Cam vaut officiellement 150 € et ne dépend que de la présence d’appareils Apple (c’est obligatoire). En pratique, elle se trouve aux environs de 100 € lors de promotions. Physiquement, elle est nettement plus compacte que la Omna et chauffe (beaucoup) moins. Elle se présente sous la forme d’un cylindre, avec un pied qui dispose de plusieurs ajustements pour la mettre dans la position voulue. Il est aimanté et peut se fixer sur une plaque de métal (fournie) qu’il est possible de visser dans un mur, par exemple. Le plastique est un peu brillant (je n’aime pas, c’est un avis personnel) et la caméra ne laisse aucun doute sur sa fonction, mais c’est assez classique.

microUSB


Et alimentation compacte

Le capteur filme en 1080p (24 fps) et la caméra intègre un capteur de mouvement infrarouge, ainsi que des LED pour cet usage (jusqu’à 5 mètres selon la marque). Elle se connecte en Wi-Fi (11n, 2,4 ou 5 GHz) et le débit ne devrait normalement pas être un problème. L’alimentation passe par une prise microUSB (dommage) avec un chargeur de 5 W fourni, et un long câble (2,2 m). Je vous conseille de ne pas le perdre, les câbles microUSB de grandes longueurs sont rares. Elle possède un voyant d’état assez visible (le bleu est bien brillant) et un microphone et un haut-parleur (avec la eufy, je n’avais pas le microphone avec HomeKit).

Dans HomeKit


On peut couper le voyant, par exemple

Sa force (et un peu son défaut) vient de l’obligation de passer par HomeKit. L’installation s’effectue avec le code (sous la caméra ou dans le manuel) et l’application Maison, et si vous avez un réseau Wi-Fi standard, ça devrait bien se passer. Le site explique que certains routeurs bloquent Bonjour (nécessaire) et une partie des fonctions, mais si vous utilisez déjà des appareils HomeKit, tout va bien se passer. Comme beaucoup d’appareils HomeKit, elle va ajouter plusieurs choses : la caméra elle-même, mais aussi un détecteur de mouvements. Dans Maison, il y a finalement peu de réglages, mais par exemple la possibilité de recevoir une notification si la caméra est déconnectée. Bien évidemment, vous pouvez créer des notifications sur les détections de mouvement, ajouter des automatisations, etc. On peut aussi désactiver le voyant d’état et la vision nocturne.

Pas mal d’options





Avec HomeKit Secure Video, vous avez plusieurs choix pour deux cas possibles. HomeKit détecte en effet votre présence et propose donc des réglages différents si vous êtes chez vous ou absent. Dans les deux cas, vous pouvez désactiver totalement la caméra, n’activer que le détecteur de mouvements, activer la diffusion (sans enregistrement) et activer l’enregistrement dans le cloud. Vous pouvez d’ailleurs limiter l’enregistrement en fonction de la détection de personnes, d’animaux, de véhicules ou de colis (même si cette fonction n’est pas très utile en Europe).

Dans l’ensemble c’est complet, mais le défaut inhérent à ce fonctionnement vient du fait que ça ne fonctionne qu’avec des appareils Apple et un abonnement iCloud. C’est inutile avec un PC, un smartphone Android, etc. D’un point de vue de la vie privée, c’est un avantage, par contre : Eve n’accède pas à vos données, il n’y a pas d’abonnement chez eux, ni de compte, etc. Vous laissez les clés à Apple, mais la société – pour le moment – tend à protéger votre vie privée.

Pour autant, l’application Eve ajoute quelques petites options, avec la possibilité de régler la sensibilité du détecteur, sa durée d’activation et l’orientation de la caméra (si elle est placée à l’envers).

La qualité de l’image

C’est un peu souci, l’image. La première chose, très visible, c’est que c’est la déformation de l’objectif est élevée. Tout est courbé et c’est un peu gênant. Sur l’Omna, c’est nettement moins visible et finalement plus naturel. Mais au-delà de ce point, l’image est un peu moins bonne : la focale est plus courte et l’image plus bruitée, moins nette. Ca reste nettement meilleur que la eufy (heureusement, elle vaut nettement plus cher) mais c’est moins bon. C’est encore plus visible dans le noir : le projecteur infrarouge est plus fort et donc ce qui est proche (dans mon bureau) est surexposé. A l’usage, c’est évidemment moins un problème : on voit techniquement un peu plus loin.

Omna


Eve Cam


Omna


Eve Cam

Les captures viennent de l’application Maison sur le Mac, mais on voit bien le problème tout de même : l’Omna qui a plusieurs années est meilleure. Attention, elle sont côte-à-côte, donc c’est normal d’avoir un petit décalage latéral tout de même. Je ne suis pas au point de renvoyer la caméra, parce qu’elle a d’autres avantages pratiques, mais je suis un peu déçu quand même sur l’image.

La conclusion, c’est que c’est un produit qui n’est pas parfait mais qui fait ce qu’on lui demande avec une intégration excellente dans un environnement Apple. Son prix de départ est un peu élevé, mais elle est régulièrement en promotion. Par contre, au vu de la qualité, je pense que ma Netatmo Presence (qui a des défauts, comme une connexion au réseau Wi-Fi très perfectible) ne va pas être remplacée par la nouvelle caméra Eve annoncée récemment.

Régler les soucis entre Google Sheets et Safari 15

Depuis que je suis passé à Safari 15 (déjà sous Big Sur), un truc m’énervait : Google Sheets, que je dois utiliser pour le travail, était instable. La page plantait, bloquait, arrêtait de défiler, etc. Si le problème s’est calmé avec les dernières mises à jour, ça restait assez peu pratique.

Et comme je n’ai pas envie d’utiliser un autre navigateur (et spécialement pas Chrome), j’ai cherché. Et j’ai trouvé une solution sur un forum (ou Reddit, je n’ai pas gardé la page) : il faut désactiver une option de Safari. Premièrement, il faut afficher le menu de développement de Safari. Safari -> Préférences -> Avancées. Là, il faut cocher la case Afficher le menu Développement dans la barre des menus.

Ensuite, il faut aller dans Développement -> Fonctionnalités expérimentales et décocher GPU Process : Canvas Rendering. Dans mon cas, Google Sheets est redevenu fluide après avoir été relancé (en gros, fermer la fenêtre…).

Je pense que comme c’est de l’accélération matérielle, je (re)tenterais l’activation à chaque mise à jour de Safari, juste pour vérifier si le problème est réglé.

Let’s Play Apple Pippin : Anpanman no AIUEO-N!

Je continue avec quelques tests en vidéo de « jeux » pour la Pippin d’Apple et Bandai. Cette semaine, Anpanman no AIUEO-N!.

Anpanman no AIUEO-N! est le troisième titre dédié à Anpanman, j’ai déjà essayé Anpanman to Asobou! 1 et Anpanman to Asobou! 2. Mon jeu est dans un état correct (sans plus) et il fonctionne sur Pippin et sur Mac. Comme les deux autres, il s’agit d’un titre éducatif pour les jeunes enfants. C’est assez joli dans l’absolu, avec des animations correctes et un style animé réussi – le fait que la console affiche en 480p aide pas mal – et pleins de voix. Mais c’est aussi un peu le défaut pour un occidental comme moi : tout est en japonais sans sous-titres.

D’un point de vue pratique, le jeu utilise tout l’écran et prend en charge la manette correctement. On contrôle une bonne partie du jeu au trackball, comme souvent sur Pippin, mais les boutons de la manette fonctionnent en plus des boutons du trackball. De même, on peut utiliser la (mauvaise) croix directionnelle dans certains mini jeux. Parce qu’en pratique, le titre est une sorte de compilation de mini jeux, avec un choix sur l’écran d’accueil, avec les personnages qui parlent. Attention, il demande parfois des double clics, ce qui n’est pas très intuitif.

La pochette

(re)voir les anciens keynotes avec une qualité acceptable (mais en payant)

Si vous cherchez de vieux Keynote sur YouTube, un problème va vite se poser : c’est moche. Le 240p est la norme, avec une compression bien trop forte et ce n’est pas très agréable à regarder. Mais il y a une solution (payante) : des enregistrements d’époque, d’une qualité bien plus acceptable.

Très franchement, je ne me souviens pas comment je suis tombé dessus, mais le service s’appelle VW Tapes. Il s’agit d’un service géré depuis très longtemps par Patrick Von Wiegandt qui propose des enregistrements officiels de keynotes, conférences, etc. Et il propose des keynotes Apple des années 90 avec une qualité acceptable. Dixit Patrick, les enregistrements proviennent de la Master Tape. C’est de la SD en 480p, mais ça reste assez propre par rapport à ce qu’il y a sur YouTube.

Du coup, j’ai testé avec un keynote, celui du 6 août 1997, avec le retour de Steve Jobs et aussi un petit message de Bill Gates. Il a été filmé à Boston et la version fournie par VW Tapes est (vraiment) meilleure que ce qu’on peut trouver sur YouTube. Les enregistrements restent assez onéreux, 25 $ pièce, et je ne vais évidemment pas le mettre en ligne. Mais j’ai tout de même mis une petite comparaison en ligne sur quelques extraits, et c’est assez éloquent je pense.

Choisir les couleurs des iMac modernes pour l’interface de macOS

C’est (encore) un truc issu des anciens iMac : les iMac M1 adaptent la couleur de l’interface de macOS à la couleur du boîtier. Et il est possible de tricher un peu sur les autres Mac.

Petit rappel : du temps des iMac G3, une variable (yum) permettait aux applications de détecter la couleur de l’iMac et afficher une interface aux bonnes couleurs. Avec les iMac M1, c’est la même chose.

On va commencer par la version ligne de commande, qui nécessite deux lignes. La première va créer les variables nécessaires, dans la seconde on va fixer la couleur.

defaults write -g NSColorSimulateHardwareAccent -bool YES

Dans la seconde, donc, il faut mettre une valeur entre 3 et 8. Le 3 est le jaune, 4 pour le vert, 5 pour le bleu, 6 pour le rose, 7 pour le mauve et 8 pour l’orange. Oui, avec les iMac M1, Apple a abandonné les myrtille et autres mandarine.

defaults write -g NSColorSimulatedHardwareEnclosureNumber -int 3

La dernière étape consiste à fermer la session (on peut aussi relancer les applicatuons au cas par cas). La nouvelle couleur n’est pas choisie automatiquement, elle prend la dernière place dans la liste sous le nom « Ce Mac ».

Et si vous n’avez pas envie de taper les deux lignes, MacG a présenté une application dédiée, Accents. Elle sert juste à taper les commandes à votre place, ceci dit.

Quand Apple installait un adaptateur SCSI vers IDE dans ses PowerBook [MAJ]

Il y a un moment, je parlais du PowerBook Duo 2300 et d’une de ses particularités : il accepte les disques durs SCSI et les disques durs IDE (PATA). Mais saviez-vous que dans certains cas, Apple a installé des disques durs IDE dans des Mac portables prévus pour des disques durs SCSI ?

Mise à jour : le « dans certains cas » a été éclairci dans les commentaires. Les disques durs en question étaient utilisés en SAV, pour remplacer plus facilement des disques durs SCSI.

Pour faire simple, Apple installait des disques durs IDE avec un adaptateur qui convertissait l’IDE en SCSI (pour le Mac). Les informations restent assez rares sur le sujet, pour une bonne raison : ça ne semble pas généralisé et tout le monde ne démonte pas son PowerBook pour changer le disque dur. On trouve pas mal d’informations dans deux sujets sur 68KMLA, d’abord. Le premier est assez récent, le second nettement plus vieux.

Un disque avec un adaptateur (au-dessus)

On trouve quelques photos des adaptateurs, avec une construction un peu particulière. En fait, les adaptateurs jouent sur le fait que les disques durs SCSI 2,5 pouces de l’époque sont assez épais (17,5 mm) et que les versions IDE, elles, peuvent être plus fines : à l’époque, les disques durs faisaient 12,5 mm d’épaisseur. Avec le temps, ça a d’ailleurs évolué : on est descendu à 9,5 mm puis à 7 mm, mais on est aussi remonté à 15 mm sur les derniers modèles de grande capacité. Dans les faits, l’adaptateur se place donc sous le disque dur IDE, avec une prise SCSI d’un côté et une prise IDE (44 broches) de l’autre. Une nappe relie ensuite l’adaptateur au disque dur.

Deux versions


Deux versions

On trouve quelques informations sur ces adaptateurs (il en existe deux versions) dans cette vieille page, et quelques informations sur les différences entre les deux ici. La société à l’origine des adaptateur est ADTX, une société japonaise, et quelques sociétés vendaient même des kits d’upgrade basée sur cette solution au début des années 2000. Dixit les vendeurs, les performances pouvaient être meilleures qu’en SCSI, ce qui n’est pas irréaliste : les disques durs IDE plus « modernes » étaient forcément plus rapides, et les adaptateurs pouvaient atteindre des débits élevés pour l’époque.

L’adaptateur peut en théorie atteindre 10 Mo/s si j’ai bien compris.

Enfin, vu les quelques retours, on trouve parfois l’adaptateur dans les PowerBook de la famille 500, à bas de 68K et éventuellement dans les PowerBook Duo. Vous n’en verrez évidemment pas dans les PowerBook à base de PowerPC (ils sont en IDE, sauf les rares cas des machines mises à jour) et visiblement rarement dans les PowerBook de la famille 100 : à l’époque, le SCSI était encore un choix valable.

Ajouter un compte email en POP avec macOS

Il y a quelques jours, j’ai vu passer une question : « comment ajouter compte mail en POP sous macOS ? ».

Alors, il y a une solution, mais il faut être clair sur un truc : configurer une adresse courriel en POP3 en 2022, ce n’est pas une bonne idée. C’est un vieux protocole, peu pratique, et le fonctionnement basique n’est pas adapté aux usages modernes. De base, tous les messages seront déplacés du serveur vers votre ordinateur, ce qui implique que vos autres appareils (smartphones, etc.) ne verront pas les messages, qu’ils ne seront pas accessibles avec un webmail et que si votre ordinateur a un problème quelconque, les messages risquent de disparaître.

Maintenant, le cas de macOS et de Mail. Quand j’ai essayé, je n’ai pas compris le problème : il me proposait bien la possibilité de choisir entre IMAP et POP quand j’ajoutais un compte. Mais il y a une sorte de cas particulier. Quand vous ajoutez un compte, vous avez la possibilité d’ajouter quelques fournisseurs connus (Apple, Microsoft, Yahoo, Google, AOL) et « Autre comptes Mail… ». Avec cette option, il faut simplement mettre l’adresse mail et le mot de passe et Mail (le programme) s’occupe de tout… avec un comportement variable. En fait, Mail reconnaît directement certains fournisseurs (Orange, par exemple) et va configurer automatiquement le compte en IMAP par défaut, sans vous proposer le choix. Ce n’est pas systématique et ça va dépendre de votre fournisseur. Avec d’autres FAI ou avec un compte lié à votre nom de domaine, par exemple, il vous proposera le choix. Mais alors comment faire ?

La base : on choisit le forunisseur


On entre le nom d’utilisateur


Mail détecte les paramètres


Et ajoute un compte IMAP

La solution est simple, mais pas très intuitive : au moment d’ajouter votre compte, il faut faire une erreur. Par exemple une faute dans le nom de domaine (tentez orage.fr au lieu d’orange.fr), dans le mot de passe, etc. Dans ce cas de figure, Mail va vous proposer directement de configurer manuellement le compte, avec l’option POP et l’option IMAP.

Pour passer outre, il faut faire une erreur dans le nom (ou le mot de passe)


Pour obtenir cette fenêtre

Mon histoire avec la partition de restauration cachée du Performa 550

Petite question : quel est le premier OS qui permet une restauration depuis une partition dédiée sans devoir sortir les médias d’installation ? Si vous avez répondu Mac OS X Lion, vous aveez perdu. C’est nettement plus vieux, avec le System 7.1 sur le Macintosh Performa 550 (oui, le titre donne la réponse).

Quand les vacances arrivent, généralement, je sors les vieux brouillons du site et celui-ci était là depuis un moment (je vous préviens, c’est long). L’idée du sujet vient d’un extrait d’un livre sur les secrets des Mac, dont voici l’extrait (copié avec la super technologie de reconnaissance de textes de macOS).

MACINTOSH SECRET: THE LC 550’S SECRET PARTITION
If Apple’s programmers, in creating the Performa series, were aiming to make idiot-proof computers, they were serious about it. The Performa 550 is an amazing case in point. When you run the included Apple Backup program (…) you get a little surprise that you didn’t count on: a hidden partition on your hard drive ! This invisible chunk of hard drive space contains a miniature, invisible System Folder. Apples internal memo explains it this way : “When a system problem (one that prevents the Performa from booting) is detected, a [dialog box] informs the user of a system problem. The user can choose to fix the problem manually or to reinstall software from the backup partition’s Mini System Folder.”.

If you choose to reinstall your System software, you get the wristwatch cursor for a moment while the miniature System Folder is silently copied to your main hard-drive partition. The Performa restarts from the restored hard drive, and the invisible system partition disappears once again. We got a Performa team member to admit that this kind of sneaky save-the-users-from-themselves approach may well be adopted in other Performa models. Who knows what goodness lurks in the hearts of men ?

Au départ, je comptais choisir la facilité : trouver un Performa 550. Mais ce Mac monobloc assez moche se vend (très) cher, est encombrant et utilise un écran cathodique. Et franchement, j’ai moyennement confiance dans les services de transport pour ça.

J’ai donc commencé par essayer de trouver des informations sur cette fonction. Sur le Net, rien. Mais dans mes archives, j’ai retrouvé le mémo cité.

Performa 550: Description of Backup Partition (3/94)
What is the Backup Partition on the Performa 550 ?
The Apple Backup application creates a backup recovery partition that allows the Performa to boot even when the System Software on the main hard drive has been corrupted. The partition is invisible to the user.

When a system problem (one that prevents the Performa from booting) is detected, a dialog is displayed that informs the user of a system problem. The user can choose to fix the problem manually or to reinstall software from the backup partition’s Mini System Folder. If the user chooses to install software from the Mini System Folder, the cursor becomes a watch, the hard disk spins for a brief time, the Mini System Folder is copied to the main volume and the system restarts booting from the main volume. The backup is then reset to invisible. The user can then copy the System, Finder and System Enabler to the main System Folder.

There is no built-in limit to the number of times the backup partition can be used. However, the partition will be lost if the hard drive is re-formatted. At this time the backup partition is used only on the Performa 550.

Je n’ai rien appris de nouveau, mais au moins j’avais une confirmation. Pour l’étape suivante, j’ai donc cherché les disques de restauration de la machine en question. Ce n’est pas si évident, mais avec l’aide de Doug (de cet excellent site) j’ai trouvé des disquettes de restauration (enfin, des copies) et des CD. Le System 7.1 se trouve sur cette page (PERF500_71P6.ZIP) et le System 7.5 sur celle-ci (PERF500CD_75.ZIP).

Pour commencer, j’ai vérifié comment se passait la restauration, et elle se base sur le programme de backup d’Apple à l’époque, Apple Backup ou Apple Restore, selon les cas. J’ai donc cherché comment voir le contenu des données de restauration, et je suis tombé sur le site… de Doug. Oui, je tourne un peu en rond. Cette page explique à peu près le format et la logique. Ensuite, j’ai voulu tenter la restauration dans un émulateur, et c’était une erreur.

Si vous avez déjà essayé d’émuler un Macintosh à base de 68K, vous connaissez probablement Basilisk II et éventuellement Mini vMac. Mais le problème c’est que le second n’est pas adapté à mon cas (il vise plutôt les premiers Mac), et que le premier ne l’est pas totalement non plus. Comment ça, « pas totalement » ? Le problème de Basilisk II est qu’il n’émule pas totalement les Mac : il y a certaines choses que l’émulateur fait en interne qui ne correspondent pas au fonctionnement d’origine d’un Mac. C’est expliqué sur cette page, mais pour faire court Basilisk II n’émule pas réellement un disque dur SCSI, et le programme d’Apple a besoin d’un disque dur SCSI avec un ID précis (0). Qui plus est, Basilisk II ne permet pas d’émuler un Mac en particulier facilement, et le disque de démarrage du Performa, lui, nécessite quelques Mac précis. De façon plus concrète, ça ne fonctionne absolument pas pour restaurer le système avec Basilisk II, sauf en patchant. Parce qu’une personne du nom de… Doug (oui, encore) a publié il y a de nombreuses années un sujet de forum qui expliquait comment patcher le programme d’Apple pour qu’il ne vérifie pas la présence d’un disque dur SCSI avec l’ID 0. En pratique, je n’ai pas réussi à le faire parce que mon CD de restauration n’a jamais voulu démarrer avec Basilisk II, mais il fallait tout de même en parler.

Il faut démarrer du CD

Ce que je pensais être la solution, c’est SoftMac XP. Il s’agit d’un émulateur de Macintosh (68K) qui fonctionne sous Windows. Il était payant à l’origine mais il est gratuit depuis quelques années maintenant. J’ai donc sorti une machine virtuelle Windows XP et je suis parti sur les disquettes de restauration. La bonne nouvelle, dans un sens, c’est que ça fonctionne à peu près : j’ai pu démarrer depuis les disquettes, formater mon disque dur virtuel correctement et tenter de restaurer l’OS. Et avec le System 7.1, j’ai bien vu que l’outil d’Apple (Apple HD SC Setup) créait une partition cachée de type Apple_Recovery. Mais j’ai eu deux problèmes. Le premier, c’est que je n’ai pas réussi à démarrer sur le système restauré. Le second, c’est que la partition en question était vide. Je ne vais pas détailler mes essais, mais pour vous donner une idée, en vrac : j’ai créé une dizaines d’images disque, essayé d’ajouter les System Enabler, fait le disc jockey avec des disquettes virtuelles – ce qui est aussi énervant qu’avec des vraies, l’émulateur n’est pas vraiment adapté à cet usage -, etc. Le truc le plus énervant a été quand j’ai voulu transférer le contenu du CD sur des disquettes virtuelles, d’ailleurs. Sur le CD, les données de restauration sont découpées en fichiers de 1,44 Mo, pour un usage avec des disquettes. J’ai donc allumé un vrai Mac, copié les données manuellement sur des images disques placées dans un Floppy Emu, en renommant les fichiers à la main. Et pour rappel, un Floppy Emu fonctionne à la même vitesse qu’un véritable lecteur de disquettes (c’est-à-dire lentement). La raison de ce cirque ? Je n’avais pas de programmes qui permettait de monter correctement les images disques pour copier les fichiers correctement depuis un ordinateur à peu près moderne. Et tout ça… pour rien.

Avec SoftMac XP, j’ai vu que la partition était là

Le passage sur un vrai Mac

Mais en regardant les System Enabler présents sur les disquettes et CD de démarrage – un System Enabler, en simplifiant, est un fichier qui contient le nécessaire pour démarrer sur un Mac précis -, j’ai remarqué que le 308 était de la partie. Et le 308, c’est le System Enabler du Performa 450. J’ai donc sorti mon Mac, un lecteur de CD-ROM externe et j’ai gravé l’ISO du System 7.1… pour me retrouver avec ce message. Pas de chance, ça ne fonctionne pas. J’ai aussi d’ailleurs tenté de lancer le processus de restauration depuis un OS déjà installé, mais le programme demande malheureusement de démarrer du CD (cf. l’image plus haut).

Impossible de démarrer du CD avec le System 7.1

J’ai donc tenté avec le CD de restauration en 7.5 et bingo, ça a démarré. Mais je n’étais pas au bout de mes peines (oui, c’est long). Au départ, je voulais restaurer sur une carte BlueSCSI, mais je suis tombé sur un OS (vous l’avez ?) : l’outil de formatage d’Apple, Apple HD SC Setup, ne fonctionne qu’avec des disques Apple. Enfin, plus exactement, il vérifie les paramètres du disque dur (son nom, etc.) dans une liste assez restreinte. La solution classique avec un BlueSCSI est de passer par un utilitaire patché, mais dans mon cas, j’avais besoin de l’utilitaire d’origine étant donné qu’il s’agit d’une version spécifique qui ajoute la partition de restauration. J’ai donc mis mon SCSI2SD et là aussi, ça a bloqué. La première fois parce que mon adaptateur était réglé sur l’ID SCSI 5, et que le programme attend l’ID 0 (c’est trivial à changer avec un utilitaire). Et la seconde fois pour une raison similaire au SCSI2SD : le nom du disque. Quand j’ai installé mon SCSI2SD, j’avais mis le nom d’un disque dur Seagate qui est reconnu nativement par les outils d’Apple, mais de façon très stricte : il s’agit d’un disque dur de 20 Mo et l’outil le formate donc avec une capacité de 20 Mo. Et le problème, c’est que je devais restaurer plus que 20 Mo. La première fois, je ne m’en suis pas rendu compte, et l’outil d’Apple a commencé à donner des erreurs lors de la restauration… J’ai donc cherché s’il existait d’autres disques durs compatibles, mais même en utilisant les données de cette page, impossible : il n’était pas reconnu proprement. J’ai donc installé un véritable disque dur.

Le CD de System 7.5 démarre


Le programme se lance…


…mais ne voit pas de disque dur


Mais il a besoin d’un disque dur SCSI avec l’ID 0

Enfin, disons que j’ai essayé. Le premier disque dur ne fonctionnait plus (il était vieux). Le second a fonctionné, mais sa capacité (40 Mo) était trop faible. Le troisième, un modèle 2,5 pouces issu d’un PowerBook, avait une capacité suffisante et était reconnu… mais n’a pas voulu être initialisé. Et enfin, j’ai trouvé un disque dur avec la bonne capacité (230 Mo), reconnu par l’utilitaire et utilisable. Mais ce n’est pas fini. J’ai donc démarré sur le disque de restauration en System 7.5, formaté le disque et restauré les données. Et je n’ai pas trouvé de partition de restauration. #FAIL.

Quelques “disques durs” pour les essais


Le montage très sale.

Mais je ne me suis pas arrêté là. J’ai sorti un second lecteur de CD externe (et j’ai du changer le lecteur lui-même, d’ailleurs, mon modèle à caddy(tm) n’a pas voulu dire mon CD-R) et tenté un truc qui a fonctionné. J’ai en effet démarré sur le CD de restauration en 7.5, inséré le second CD (en 7.1) et lancé la restauration (et le formatage) depuis le disque en System 7.1. Le montage est moche, mais ça a fonctionné et l’outil a accepté de se lancer. Il a bien créé la partition de restauration, remis les données en place et l’ordinateur a démarré.

Deux CD-ROM en même temps.


Le disque dur est vu.


Formaté.


Tout va bien.


La partition est là.


Quelques infos.


On restaure.


En cours.


C’est bon.

J’ai donc tenté bêtement de faire planter la machine pour vérifier si la partition de restauration fonctionnait… sans succès. Du coup, j’ai sorti le disque dur, je l’ai branché en USB sur un Mac récent et j’ai fait une image complète du disque pour vérifier le contenu. La bonne nouvelle, c’est qu’il y a bien une partition de restauration. La mauvaise, c’est qu’elle est vide.

Le système démarre.


La partition est là.


L’indispensable ISO Buster montre qu’elle est vide.

Et en préparant cet article, j’ai relu l’extrait du mémo Apple du début.

However, the partition will be lost if the hard drive is re-formatted.

Et j’ai compris que j’ai fait tout ça pour rien. Les outils de restauration ne permettent pas de recréer la partition. J’étais évidemment un peu déçu, mais dans un sens, j’ai quand même réussit à montrer que la partition de restauration existe. La prochaine étape, peut-être un jour, va être de trouver un Performa 550 qui n’a pas été formaté depuis les années 90, avec la partition en question encore intacte. Je vais tout de même poser la question sur quelques forums pour tenter de trouver le nécessaire, mais les chances restent évidemment assez minces.

Tout ça pour vous dire que quand j’ai un peu de temps, je peux en perdre beaucoup pour essayer de trouver ce que je cherche. Et ça m’amuse.

Comment “blesser” Mac OS 9

De temps en temps, quand je copie des partitions contenant Mac OS (le vieux) d’un SSD ou d’un disque dur à un autre, le système ne veut pas démarrer. Il n’est pas visible dans les options de démarrage et c’est vite énervant. Mais il y a une solution : il est généralement possible de “blesser” l’OS.

Le bless vient ici du verbe anglais qui signifie bénir. La méthode est assez simple, si vous avez un moyen de démarrer le Mac (par exemple un CD de démarrage).

Dans la première étape, la partition Jap (dans mon cas un Mac OS en japonais) n’est pas bootable. Elle est grisée, et l’outil de démarrage n’indique pas la version du système.

Il faut donc se rendre dans le dossier Système de la partition (System Folder en anglais, mais ça varie selon les langues) et chercher le fichier System. Ne vous étonnez pas des caractères bizarres, c’est un Mac OS en japonais.

Ensuite, il faut simplement déplacer le fichier en question sur le bureau, puis le remettre dans le dossier System Folder.

On copie sur le bureau


On remet dans le dossier

Une fois que c’est fait, la partition devrait être visible dans la liste.

C’est bon

Au passage, si la méthode est assez simple (quand on la connaît) sous Mac OS 9, elle existe toujours avec macOS en 2022. Bien évidemment, c’est un peu plus compliqué actuellement, mais le but final est le même : indiquer à l’ordinateur sur quel partition il doit démarrer.

Une Pippin Katz Media sur eBay

Vu sur eBay récemment, une Pippin de chez Katz Media. J’en ai récupéré une il y a peu, donc j’ai passé mon tour cette fois.

La console n’avait pas le logo Katz Media en face avant (c’est un sticker, contrairement aux autres consoles) et elle était livrée sans la manette.





Sinon, elle semble en bon état, mais sans accessoires (comme la mienne).

La télécommande pour Apple TV de chez Free : petit test

Depuis quelques mois, Free vend l’Apple TV avec sa propre télécommande. Et le format m’intriguait. Petit test, donc.

J’ai essayé pas mal de télécommandes pour Apple TV, des premières (issues de la première génération) à celle de Salt, qui a quand même quelques défauts. Mais même avec la dernière génération d’Apple TV 4K et sa Siri Remote en aluminium, je reviens à la version précédente.

Mais la télécommande de Free, c’est quoi ? Une version remarquée de la télécommande d’Universal Electronics, aux couleurs de Free. Elle vaut 20 € pour les abonnés Free, et elle se trouve facilement sur LeBonCoin pour les autres : certains abonnés préfèrent se tourner vers la télécommande d’Apple (vendue 65 €).

Quatre télécommandes Bluetooth


Trois télécommandes infrarouge

Cette télécommande Bluetooth – attention, l’Apple TV ne peut en utiliser qu’une à la fois – est assez massive et tient bien en main. Honnêtement, dans un sens, c’est vraiment nettement mieux que les anciennes Siri Remote sur ce point. Elle propose plus de boutons que les Siri Remote, mais ils ne sont pas utilisables partout : les deux boutons haut et bas de droite et le bouton guide sont prévus pour les interfaces TV des opérateurs et ne fonctionnent pas dans toutes les app’. Les boutons d’avance et de retour rapide, eux, devraient fonctionner partout. Par rapport aux Siri Remote, on gagne aussi un rétro-éclairage (contrôlé par l’accéléromètre) mais on perd tout le côté tactile. La télécommande s’alimente avec des piles AAA, ce qui peut être vu comme un avantage… ou pas. Le bouton Siri marche bien (comme sur les autres) mais en pratique, j’utilise Siri avec le HomePod, donc j’utilise assez peu ce bouton.

Point intéressant – comme dans la Siri Remote la plus récente, d’ailleurs -, il y a bien un accéléromètre basique, mais pas de reconnaissance de mouvement. Si les deux précédentes Siri Remote permettaient un contrôle dans l’espace (quelques rares jeux l’utilisent), la Siri Remote “alu” et la télécommande de Free ne le font pas. Mais il y a tout de même une détection basique des mouvements. C’est très visible dans l’interface de l’Apple TV : si vous attendez quelques minutes sur l’écran d’accueil, l’interface va s’assombrir et le simple fait de prendre la télécommande en main va (ré)activer l’interface.

Avec une ancienne Siri Remote, on a un accéléromètre utilisable


Pas avec la télécommande de Free


Il y a quand même une détection de mouvement basique

Question finition, c’est correct : c’est du plastique, mais ça semble solide, bien construit, et à part le cercle de commande brillant qui fait un peu cheap, c’est rassurant. La Siri Remote en aluminium est mieux finie, mais le prix n’est vraiment pas le même.

Au passage, ça peut servir : pour jumeler la télécommande, il faut l’approcher de l’Apple TV et presser Menu et le bouton de volume +. Après quelques secondes, la télécommande sera jumelée. Attention, il faut au moins tvOS 14.3 pour celle de Free. Enfin, dernier truc, elle fonctionne avec n’impporte quel modèle d’Apple TV : HD (celle de 2015), 4K (celle de 2017) ou la dernière version en date.

Mais ça donne quoi ?

Je l’ai dit plus haut, je préfère la télécommande tactile, mais c’est en grande partie parce que j’ai six ans d’Apple TV derrière moi. Pour un usage « TV », je pense que la télécommande Free est bien plus consensuelle, c’est simple, le comportement est classique, le format tient bien en main. Pour un utilisateur qui découvre l’OS et qui ne joue pas, c’est très efficace. La télécommande Siri moderne est un peu entre les deux pour moi : elle garde une zone tactile (trop petite) mais propose un format plus massif et une crois directionnelle assez standard. Mais pour moi, elle est bruyante, moins efficace en tactile et le changement de place des boutons me fait faire des erreurs (une question d’habitude).

Je pense que pour Free (et les éventuels autres opérateurs), le choix de la télécommande alternative se tient, c’est plus accessible pour les utilisateurs. Je regrette juste l’absence d’un pavé numérique, mais c’est aussi le cas sur la télécommande de mon téléviseur, par exemple. Et vu le prix assez doux de la télécommande, c’est un choix assez intéressant si on ne se fait pas à la télécommande tactile d’Apple (ou si elle est cassée).

Le bug des onglets fantômes de Safari avec iCloud

Je vais parler d’un bug assez énervant que j’ai subi… et sa solution. Ert je vais donc parler des onglets fantômes de Safari.

Pendant un temps, j’ai donc un bug énervant lié à la synchronisation des pages ouvertes entre Safari (sur le Mac) et Safari (sur l’iPad). Sur l’iPad (exclusivement), Safari m’affichait en effet des onglets que j’avais déjà fermé sur le Mac. Au début, c’était une page, puis deux, puis trois… puis six ou sept. Ça devenait vite assez énervant : même si je les fermais à distance (dans Safari sur iPad), ils revenaient. Et sur le Mac, ils n’apparaissaient plus.

Si vous en avez un, ça passe, quand il y en a plusieurs, c’est embêtant : ça remplit la liste pour rien. J’ai essayé de désactiver iCloud, mettre à jour l’OS, fermer les onglets et attendre, etc. Mais rien. Et puis un jour… ils ont disparus (visiblement suite à une MAJ de l’OS)… avant de revenir (enfin, plus exactement, ça a recommencé). Je n’ai pas vraiment d’images parce que je prends rarement des captures de soucis de ce type, mais j’en ai quand même une.

L’onglet en rouge ne voulait pas disparaître alors qu’il était fermé depuis plusieurs jours.

Et la solution du coup ? Trouvée sur Reddit. Il faut mettre la date dans le futur sur les deux appareils (j’ai mis un peu plus d’un mois), fermer Safari (sur les deux, sur l’iPad, il faut bien le tuer), attendre un peu, remettre la bonne date et relancer Safari. Chez moi, ça a fonctionné parfaitement.

Mac OS X « Apple Internal Edition » (Tiger)

J’ai déjà parlé de Mac OS X en version « Internal Edition », avec Puma, Panther (CD), Panther (DVD), Leopard et Snow Leopard. Là, j’ai trouvé Tiger (plus ou moins).

J’avais déjà vu passer Tiger, mais ici, j’ai le disque. Mais un seul, malheureusement. J’ai en effet le disque qui contient l’OS lui-même et pas le second, qui contient les programmes. Et comme pour Leopard, le premier disque est identique à celui du commerce.

Mon DVD

En plus de ce DVD, j’ai aussi trouvé une autre version de Mac OS X sur MacintoshGarden. Là aussi, le disque avec les applications est manquant, mais il s’agit d’un DVD d’installation de Jaguar, alors que l’OS est habituellement fourni sur CD.

La quête continue donc…

Deux prototypes de manettes de Pippin

De temps en temps, je commande une console Pippin au Japon. Pas pour en avoir une ni par fétichisme (j’en ai déjà plusieurs trop) mais parce que j’ai remarqué un truc bizarre, qui semblait intéressant.

Sur la photo de cette annonce, donc, j’ai vu une manette noire sans câble, et une seconde manette un peu atypique.

La photo qui m’a fait tilter

A la réception, bingo. Deux manettes rares.

Une manette d’@World sans fil

La manette noire n’a pas de câble pour une bonne raison : c’est une version sans fil. Je ne sais pas exactement s’il s’agit d’un prototype ou d’un modèle (très) rare mais c’est la première que je vois. Physiquement, elle est identique à la version AtMark, avec les mêmes LED infrarouges, les quatre piles dans les poignées, etc. Elle fonctionne parfaitement avec un récepteur classique, et elle porte le marquage @World. Je n’ai pas son récepteur, par contre.

La manette


Les LED


Avec une version AtMark


Un prototype de manette

La seconde manette ira bien avec mon prototype de console. C’est en effet une manette sans marquage (pas de nom sous le trackball, pas de logo gravé dans la masse) avec quelques petites différences. En plus de l’absence de marquage, la boule du trackball est plus sombre que sur les manettes classiques, et les boutons sous la manette sont plus grands, ils dépassent nettement plus. La manette fonctionne parfaitement sur une console standard.

Le prototype en bas


On voit bien les différences sur le marquage


Pas de marquage


Les boutons plus longs

macOS Monterey supporte enfin le TRIM en USB

Bonne nouvelle, car le problème existait depuis des années : macOS Monterey supporte (enfin) la commande TRIM en USB pour les SSD externes.

Petites précisions : je le mets en début d’article parce qu’on a plusieurs fois fait la remarques sur divers sites. Pour le fait de devoir l’activer manuellement, c’est probablement le cas (je n’ai pas de quoi tester) et c’est historique sous macOS, pour pleins de raisons. Pour le fait que l’exFAT ne prenne pas en charge le TRIM, c’est lié à Microsoft, a priori (comme expliqué plus bas, Windows ne le gère pas non plus). Et pour le fait que tous les adaptateurs USB vers SATA ne gèrent pas la commande, c’est matériel. C’est une limitation des adaptateurs, et c’est la même chose avec d’autres OS. Enfin, si votre SSD affiche deux lignes pour le même identifiant, ça peut venir du fait qu’il contient une partition EFI (cachée) qui ne prend pas en compte le TRIM.

J’ai trouvé des sujets sur MacRumors qui en parlaient, donc j’ai fait quelques essais. Attention, il faut peut-être explicitement activer le TRIM pour les SSD tiers (c’était déjà fait sur mes machines) avec la commande sudo trimforce enable.

Mais c’est quoi le TRIM et pourquoi c’est important ? En simplifiant vraiment, c’est une commande qui permet de dire au contrôleur du SSD que les données effacées sont libres. Elle est importante pour la gestion de l’usure des SSD (sans TRIM, ça s’use un peu plus vite) mais aussi pour les performances. Sur les SSD avec un cache qui accélère les écritures (la majorité des modèles modernes), le cache en question ne fonctionne pas réellement sans la commande TRIM, et les performances peuvent donc s’effondrer. Donc le TRIM en USB, c’est important.

Attention, il y a quelques limites. Premièrement, le SSD externe doit être formaté en APFS et pas en exFAT. Ce n’est pas une limitation arbitraire d’Apple, c’est juste que l’exFAT ne supporte pas le TRIM (en tout cas sous Windows et sous macOS).

Deuxièmement, il faut un bridge qui supporte la commande. Pour être plus clair : ça ne fonctionne pas avec tous les boitiers et adaptateurs USB (comme sous Windows, du reste). Il y a deux contraintes à ce niveau : le bridge (la puce qui fait le lien entre l’USB et le SSD) doit supporter l’UASP et le TRIM.

L’UASP est un protocole qui augmente les performances en USB et une bonne partie des adaptateurs modernes supporte ça. Ce n’est malheureusement pas généralisé, mais c’est simple à vérifier. Une fois le SSD branché, tapez cette commande dans le Terminal. Si elle donne une réponse, c’est bon. S’il n’y a pas de réponse, vous n’aurez pas le TRIM.

ioreg |egrep 'IOUSBMassStorageUASDriver'

Pour le TRIM, c’est un peu la même chose. Pour vérifier si ça marche, il faut débranchez le SSD, le rebranchez et taper la commande suivante. Il faut adapter la date en mettant un timing un peu avant le branchement.

log show --predicate "processID == 0" --start "2021-12-23 15:30:00" | grep spaceman

Avec un boitier qui supporte le TRIM, vous aurez une réponse de ce genre (j’ai viré les heures pour que ce soit plus simple à lire). En gros, si ça affiche le nombre de trims/s, c’est a priori bon.

kernel: (apfs) spaceman_scan_free_blocks:3153: disk4 scan took 4.544669 s, trims took 2.996066 s
kernel: (apfs) spaceman_scan_free_blocks:3155: disk4 100157466 blocks free in 4570 extents
kernel: (apfs) spaceman_scan_free_blocks:3163: disk4 100157466 blocks trimmed in 4570 extents (655 us/trim, 1525 trims/s)
kernel: (apfs) spaceman_scan_free_blocks:3166: disk4 trim distribution 1:815 2+:622 4+:809 16+:312 64+:174 256+:1838

S’il ne supporte pas le TRIM (que ce soit le boîtier, le SSD, le HDD, etc.), vous aurez plutôt ceci.

kernel: (apfs) spaceman_metazone_init:191: disk4 metazone for device 0 of size 2693771 blocks (encrypted: 0-1346885 unencrypted: 1346885-2693771)
kernel: (apfs) spaceman_scan_free_blocks:3171: disk4 scan took 2.461839 s (no trims)

Quelques essais

Comme j’ai pas mal de SSD et adaptateurs à la maison, j’ai essayé avec beaucoup d’appareils.

Sur les boîtiers USB vers SATA que je possède qui utilisent des puces Asmedia… ça dépend. J’en ai plusieurs qui s’identifient avec les mêmes valeurs (0x174c et 0x55aa) et une prise en charge variable, probablement en fonction du firmware. Certains supportent TRIM et UASP, d’autres uniquement l’UASP et d’autres aucun des deux. Il faut tester.

J’ai un USB vers SATA avec une puce Via qui accepte le TRIM et un Prolific qui ne l’accepte pas.

La bonne nouvelle vient des adaptateurs USB vers NVMe : j’en ai trois, deux à base de JMicron 562 et un à base d’Asmedia 2364 et les trois fonctionnent. De même, un SSD externe Crucial X8 accepte bien la commande.

Si vous voulez vérifier la prise en charge, il y a une autre commande : ioreg -l. Il suffit ensuite de chercher "Unmap"=Yes. Unmap est le nom de la commande SCSI équivalente au TRIM. Assez bizarrement, certains contrôleurs affichent aussi "UnmapCapable"=Yes, mais ça ne semble rien changer.

Enfin, j’ai testé avec Catalina (et ça ne semble pas fonctionner) et Guillaume m’a aidé pour Big Sur, et ça ne semble pas fonctionner non plus. Donc c’est a priori une nouveauté de Monterey.

Si quelqu’un se sent motivé pour faire une app’ ou un script qui donne le résultat facilement, ça peut être intéressant (je n’ai aucune idée de comment faire ça).

Tracker Detect, l’application Android d’Apple pour détecter les AirTags

Récemment, Apple a lancé une application Android pour détecter les AirTags, Tracker Detect. Mais le moins quon puisse dire, c’est que c’est… pas génial.

Déjà, l’application est en anglais (même si elle est disponible en France). Et comme le notent les gens sur le Play Store, son existence est un problème : elle est là parce que des utilisateurs de produits Apple essayent d’en arnaquer d’autres.

Pleins de trucs à lire (si)


Des explications en anglais


Faut activer le Bluetooth

Mais du coup, ça marche comment ? Ben ce n’est pas super clair, et je me suis fait avoir. L’idée, c’est que l’application va scanner (en Bluetooth) les alentours – c’est assez long – pour trouver des balises (AirTags, mais aussi les objets compatibles comme les Chipolo One Spot). Mais le but n’est pas de trouver une balise comme vous pourriez le faire avec un iPhone : vous n’allez pas utiliser l’application pour une compatibilité AirTag. Non, il faut que les balises ne soient plus près de leur propriétaire depuis 15 minutes. A ce moment, elles deviennent détectables par l’application Android. ce n’est pas parfait : au début de mes tests, j’ai eu une balise détectée qui n’aurait pas du l’être.

Petit test

Pour tester, j’ai donc dû ruser. Je suis sorti de chez moi sans mon iPhone et ma montre, assez loin pour éviter la détection, et avec un smartphone Android. Après quelques minutes, j’ai détecté le premier AirTag, puis le second et enfin le Chipolo One Spot. Une fois les produits détectés, il faut encore attendre 10 minutes pour pouvoir faire sonner (ça a fonctionné avec les trois). En théorie, on peut aussi lire les données NFC des appareils équipés (les AirTags, pas le Chipolo One Spot)

Ca scanne


Trouvées


Il faut attendre pour faire sonner


Là, on peut


Ca sonne

La bonne nouvelle, c’est que j’ai détecté les trois et fait sonner les trois. Par contre, impossible de lire les AirTags en NFC (mais ça vient peut-être de mon vieux Nokia 6.1). Et comme ce n’est pas possible sur le Chipolo One Spot, on a une explication claire sur la meilleure façon de le désactiver.

Le Chipolo One Spot


Il sonne aussi

La mauvaise, c’est que l’application a quand même ses limites. Qu’elle vérifie que la balise est éloignée de son propriétaire depuis longtemps, OK, ça empêche de faire sonner n’importe quel AirTag dans le bus, comme on me l’a fait remarquer. Mais le reste, c’est un peu léger : l’attente de 10 minutes pour faire sonner, ça me semble long. Qui plus est, l’application ne permet pas de localiser la balise (pour éviter, je suppose, que l’application serve de moyen détourné d’utiliser des AirTags). Ce qui veut dire que si on pense être suivi, il faut lancer un scan, espérer détecter un truc, attendre 10 minutes et faire sonner en espérant – encore une fois – trouver la balise.

Du coup, cette application a quand même peu d’intérêt : il faut vraiment qu’une personne décide de vous suivre en plaçant un AirTag sur vous. Et même dans ce cas, il faut lancer explicitement la détection. Je pense qu’il manque deux choses (au moins) : la possibilité de lancer une recherche automatiquement et (surtout) la possibilité de savoir où est la balise, même avec un minimum d’informations.

Installer Pages (et les autres logiciels iWork) avec les anciens macOS [MAJ]

Récemment, j’ai vu des gens se poser une question : comment installer Pages, Numbers et Keynote sur un Mac sous High Sierra (ou avec un OS ancien).

Le problème est double. Premièrement, on va y revenir, Pages (et les autres programmes) demande macOS 11. Deuxièmement, vous n’avez pas nécessairement les programmes dans votre historique d’achat.

Pour le second point, il faut prendre en compte la façon dont Apple a vendu iWork. Entre 2005 et 2013, iWork (le nom de la suite) était payant. A partir d’octobre 2013, Apple a offert la suite avec les appareils iOS et les Mac, mais il restait payant pour les autres. Si vous avez acheté un Mac après cette date, iWork a été lié à votre compte. Et depuis avril 2017, les logiciels sont gratuits.

Il existe quelques cas où ça va être compliqué, du coup. Par exemple si vous avez acheté un Mac avant 2013, que vous n’avez pas acheté iWork et que vous n’avez pas accès à un Mac récent (oui, ça fait beaucoup), vous ne pourrez probablement pas ajouter Pages et les autres à votre compte. Et donc vous ne pourrez pas l’installer sur un vieux Mac.

Il faut un Mac assez récent

Lier les programmes

Pour lier les programmes, la solution simple consiste donc à se connecter sur un Mac assez récent pour installer les programmes, et à les ajouter avec votre compte : ils seront liés et donc utilisables sur d’autres Mac. Ca a fonctionné pour moi, avec un vieux compte qui n’avait pas iWork dans ses achats. Le problème de cette solution, c’est qu’elle nécessite un Mac moderne.

La solution compliquée demande un peu plus de boulot. Premièrement, il faut aller télécharger la version de démonstration d’iWork 09, qui est disponible sur le site d’Apple. Pour ouvrir l’installeur, il faut faire un clic secondaire -> ouvrir. Une fois les applications installées, dans le dossier iWork '09, il faut en lancer une. Pas besoin de faire plus que le lancement. Sur certains OS, il faut aussi d’abord installer la version 9.3, disponible chez Apple.

Ouvrir iWork (version d’essai)

Au lancement, un petit choix

Maintenant, en théorie, il faut lancer le Mac App Store, aller dans l’onglet Mise à jour, et choisir Afficher les mises à jour d’app incompatibles. Ensuite, il faut afficher les applications et tenter de mettre à jour les applications. Si tout se passe bien (spoiler, pas mon cas), il faudra vous connecter à votre compte Apple, et un message indiquant qu’il faut macOS 11 devrait apparaître. Et ensuite, le programme devrait être lié à votre compte. Dans mon cas, ça ne fonctionne pas : j’ai le message « Pages cannot be updated because it was refunded or purchased with a different Apple ID. ».

Il faut cliquer sur le texte au milieu, qui va afficher les logiciels.

A ce moment, il faut tenter de mettre à jour. Si vous avez le message vu plus haut qui indique qu’il faut un OS récent, le logiciel devrait être ajouté à votre compte.

J’ai eu ce message (en anglais, le compte de test est américain)

Si ça passe correctement (pas comme chez moi, donc) et que le programme apparaît dans les Achats, il faut supprimer la version installée.

Très franchement, je ne connais pas la raison exacte. Visiblement, ça fonctionne chez certains, mais pas chez moi. J’ai vu certains indiquer qu’il fallait passer le Mac en anglais, installer depuis un compte invité, etc. Mais dans mon cas, impossible. Peut-être qu’Apple a bloqué cette astuce, peut-être qu’il y a une méthode particulière, mais je n’ai pas réussi. Du coup, j’ai lié Pages à mon compte avec la première méthode.

Mise à jour : il y a une troisième méthode, qui a fonctionné (merci yipwerth).

Premièrement, il faut désactiver le SIP. Il faut donc démarrer sur la partition de restauration, lancer le Terminal et taper csrutil disable.

Ensuite, sous macOS, taper la commande suivante dans le Terminal (ou utiliser un éditeur de texte qui permet de modifier les fichiers systèmes, comme BBEdit).

sudo nano /System/Library/CoreServices/SystemVersion.plist

Il faut remplacer la valeur 10.13.6 dans <key>ProductVersion</key> par 11.1 (entre les balises <string>).
Ensuite, il faut sauver (control + x avec nano).

Quand c’est fait, il faut lancer le Mac App Store, aller chercher Pages (ou Numbers, etc.) et l’installer. Normalement, il devrait s’installer et se lier à votre compte. Attention, la version installée ne fonctionnera pas.

Une fois installé, il faut quitter le Mac App Store, relancer la commande de modification et remettre la bonne valeur (10.13.6 avec High Sierra). Et aussi supprimer Pages.

Enfin, vous pouvez relancer le Mac App Store et trouver Pages dans les achats.

Enfin, vous pouvez aussi penser à réactiver le SIP (csrutil enable).

Installer

Si le programme est lié à votre compte, vous pouvez aller dans le Mac App Store, puis dans Achats, et chercher Pages (ou un autre). Et dans ce cas, le Mac App Store proposera d’installer une ancienne version.

Et avec d’autres OS ? J’ai un MacBook Air avec tous les OS de Lion (10.7) à Catalina (10.15).

Avec 10.7 et 10.8, impossible. J’ai eu des erreurs sur le Mac App Store de façon assez bizarre. Je n’utilise pas assez les OS pour savoir si c’est normal. Au passage, dans la suite, vous aurez probablement aussi un message qui indique que mettre à jour macOS permet d’avoir une version plus récente.

Le message (qui varie selon l’OS)

Avec 10.9, ça fonctionne : ça installe la version 5.2.2.

Avec 10.10 et 10.11, ça fonctionne : ça installe la version 5.6.2 dans les deux cas.

Avec 10.12, ça fonctionne : ça installe la version 7.1.

Avec 10.13, ça fonctionne : ça installe la version 8.1.

Avec 10.14, ça fonctionne : ça installe la version 10.1.

Et avec 10.15, ça fonctionne : ça installe la version 11.1.

En pratique, donc, Pages et les autres sont utilisables sur des Mac assez anciens, mais il faut d’une manière ou d’une autre lier les programmes à votre compte. C’est probablement le cas si vous avez changé de Mac ces huit dernières années, et même si ce n’est pas le cas, les deux méthodes montrées devraient vous aider.

Join NFT-art movement with Glitché

Par : shreyder
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Le modem Motorola de la Pippin @World

Quand j’ai parlé des modems de la Pippin, j’avais montré quelques photos du modem classique (compat) mais aussi du modem américain. Et j’en ai trouvé un, d’une façon… inattendue.

Petit résumé : la console japonaise était livrée dans certains cas avec un modem 14 400 bauds de la couleur de la console (PA-82007 ou PA-82010). Une version plus rapide (33 600 bauds, PA-82017) est sortie rapidement, et il existe une variante noire pour la @World américaine (PW-10013). Mais les consoles américaines arrivaient avec un modem Motorola, un 28 800 bauds beaucoup plus massif. Alors que les trois premiers s’alimentent via le bus (pas en GeoPort, mais presque), celui de Motorola demande une alimentation externe et passe par un câble miniDIN 8 vers DB25.

Entre les deux modems Pippin, il est gros

Le modem me semblait assez rare, comme les consoles américaines, jusqu’à ce que je lise un sujet sur Tony Diaz. Cette personne récemment décédée avait travaillé sur la Pippin @World et dans le sujet, on apprend que les modems américains avaient été revendus en masse quand la console avait été abandonnée. Du coup, j’ai eu une idée : chercher le modem seul sur eBay. Et j’ai eu raison. Ca nécessite un peu de filtres (modem motorola -cable -docsis -dsl) mais il y en avait trois en vente quand j’ai cherché (et il en reste un).

Comme c’était un modem assez standard, avec des connecteurs classiques, il a été simple de les revendre sur le marché secondaire. Beaucoup de gens devaient donc avoir des modems de Pippin @World sans le savoir : le logo de la console elle-même n’est pas présent, il est juste écrit @World sur la coque.

Le modem


Les prises


J’ai testé le mien en partie : il s’allume avec son adaptateur (un 12 V/750 mA américain) mais je n’ai pas le câble nécessaire pour le connecter. Et de toute façon, le modem standard de la Pippin est plus pratique.

Un SSD PCI-Express M.2 dans un Power Mac G4

Le saviez-vous ? Il est possible d’installer un SSD M.2 en PCI-Express dans un Power Mac G4. Et ça fonctionne.

L’idée (idiote) m’est venue en lisant ce sujet sur Vogons : une personne a installé un SSD NVMe dans un emplacement PCI. Donc j’ai testé.

En plus d’un SSD compatible (on va y revenir), il faut deux choses : un adaptateur PCI (mâle) vers PCI-Express (femelle) – et pas le contraire – et un adaptateur PCI-Express vers M.2 pas trop gros. J’ai trouvé le premier sur eBay, pour une grosse vingtaine d’euros. Attention, il vaut mieux un PCI-Express 16x, ça simplifie les choses. Pour l’adaptateur M.2, j’ai pris un modèle low profile sur Amazon. Comme le premier adaptateur a une certaine hauteur, il vaut mieux limiter le second.

Double adaptateur et SSD M.2

Et le SSD, donc ? Pour le blog, je voulais le faire sur un Mac, et Apple (comme souvent) limite franchement la compatibilité avec les SSD NVMe. Il faut en théorie High Sierra. Sur un PC classique, une distribution Linux à jour ou même Windows 7 (qui s’installe facilement sur de très vieilles machines) suffisent. Mais comme je voulais mettre le SSD PCI-Express dans un Power Mac G3 ou G4, j’ai dû tricher. La solution ? Un SSD PCI-Express… mais pas NVMe. Ça existe ? Oui.

Pour faire court, la première génération de SSD PCI-Express utilise le PCI-Express comme couche physique (quatre lignes PCIe 2.0, ~2 Go/s max) et le protocole AHCI des disques durs pour la couche logique. Dans les SSD récents, on reste en PCI-Express mais avec le NVMe comme protocole (c’est plus efficace). L’avantage des SSD PCI-Express AHCI, c’est que la compatibilité est assez large : ils sont vus comme un contrôleur AHCI, et c’est assez standardisé. Du coup, j’ai branché mon SSD SM951 (Samsung) dans un Power Mac G4 sous Mac OS X Leopard – en PCI – et… ça fonctionne. Il est reconnu, je peux lire et écrire. Le bus PCI (et probablement le bridge de l’adaptateur) limite franchement les performances, évidemment : 90 Mo/s en lecture et 40 Mo/s en écriture. Mais c’est parfaitement fonctionnel, avec un temps d’accès extrêmement bas. J’ai tenté sur le un G4, mais ça marche a priori de la même façon dans un G5.

Reconnu



Le bus n’est vraiment pas utilisé à son maximum

J’ai aussi testé avec Mac OS X Tiger (sur le même Mac) mais le SSD n’est pas reconnu. J’avais déjà vu un test de Barefeats qui expliquait que même dans un Mac Pro (en PCI-Express), ça ne fonctionnait pas avec Tiger.

Impossible de booter

Peut-on démarrer ? Non. Le fonctionnement de base pour démarrer d’un périphérique externe dans un ordinateur consiste à soit avoir un pilote dans le firmware (BIOS, UEFI, Open Firmware dans le cas du Power Mac G4, etc.), soit avoir une ROM dans la carte qui permet de démarrer. Si vous installez une carte SATA dans un Power Mac, le flash d’un firmware adapté sert à ça : fournir le nécessaire à l’Open Firmware pour démarrer. Et forcément, le SSD PCI-Express de Samsung – qui date du milieu des années 2010 – n’a évidemment pas le nécessaire pour démarrer sur un Open Firmware. Il existe une potentielle solution avec XPostFacto, en installant ce qu’il faut sur un disque reconnu avant de forcer le démarrage sur le SSD PCI-Express, mais je n’ai pas essayé (peut-être un jour).

Le but ultime, vous le verrez peut-être dans Canard PC Hardware un jour, c’est d’installer un SSD NVMe dans un très vieux PC.

Une souris de Pioneer MPC

Au fil des années, j’ai parlé plusieurs fois des pseudo-clones de Mac de Pioneer, sortis au Japon dans les années 90. Et si j’ai un MPC-GX1 et des claviers, je n’avais pas de souris… jusqu’il y a peu.

Il existe en effet deux souris Pioneer liées aux ordinateurs de la marque, en ADB, avec la même logique que pour les claviers. Il y a premièrement un clavier et une souris qui sont des clones des produits d’Apple, avec simplement un logo Pioneer. Je cherche toujours cette souris, qui est une Apple Desktop Bus Mouse II avec un logo. Mais la seconde, la MPC-MU1, est différente. Il s’agit d’une souris ADB avec un design particulier, qui doit être couplée au clavier MPC-KB2.

Avec le clavier

C’est un modèle ADB assez classique, avec un seul bouton. Elle est sensible (malgré sa boule), ce qui n’est pas nécessairement le cas sur ce type de périphérique : elle fonctionne parfaitement sur un grand écran moderne avec un adaptateur. Sur certains modèles, on se retrouve en effet avec un curseur qui ne se déplace pas assez et rend la souris inutilisable. Le bouton est assez court, et la souris plus en forme de goutte que les modèles classiques, avec une découpe assez abrupte sur l’arrière. Les deux emplacements pour les doigts creusés à l’avant ne sont pas vraiment adaptés à mes mains, mais dans l’ensemble la prise en main est assez correcte pour l’époque. Et ça complète bien le MPC-GX1.



L’Apple Desktop Bus Mouse II pour PowerBook

En cherchant un truc sur Wikipedia, je suis tombé sur un truc qui m’a étonné : un texte sur la souris Apple Desktop Bus Mouse II grise.

Vous connaissez probablement la plus courante, l’Apple Desktop Bus Mouse II (M2706) en version Platinum. C’est le beige classique des Mac, et la souris a été vendue (et livrée avec les Mac) entre 1993 et 1998. Vous avez peut-être déjà vu la même en noir (elle porte le même numéro, M2706), qui a été proposée avec les rares Macintosh noirs (Macintosh TV, Performa, etc.).

Deux versions M2706


Mais il en existe une troisième : la M2707. Cette version est du même gris foncé que les PowerBook de l’époque (comme le 180, par exemple) et était proposée en option pour les ordinateurs en question. On trouve une photo sur Wikipedia, et j’ai vu qu’on en voyait de temps en temps sur eBay. La seule que j’ai vue en vente est (vraiment) trop onéreuse… Mais ça reste probablement la souris Apple la plus rare.

CC BY-SA 4.0 Thebookyard

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