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Hier — 13 mai 2021Vos flux RSS

Un prototype d’iPod touch de première génération

Vu sur Twitter, un prototype d’iPod touche de première génération. C’est un DVT en excellent état, reconnaissable à la fenêtre noire dans le coin.

Il n’a pas le marquage habituel avec la capacité, mais l’étiquette indique 4 Go (comme les premiers iPhone). le marquage indique aussi qu’il s’agit du troisième appareil produit chez Apple (je suppose). Et comme d’habitude, pas de Bluetooth.


Les connecteurs cachés du Power Mac G3 Bleu

En regardant une annonce sur eBay, je suis tombé sur une carte mère de Power Mac G3 avec les traces d’un connecteur que je n’avais jamais remarqué. Et en vérifiant, il y a pas mal de traces, en fait.

C’est un truc qui a évidemment changé en une grosse vingtaine d’année : les cartes mères de l’époque avaient souvent des traces pour des connecteurs abandonnés, comme de l’ADB ou un lecteur de disquettes dans l’iMac. Et dans le Power Mac G3 (Bleu), c’est la même chose. Il y a des traces pour des puces absentes, mais aussi pour des connecteurs, des cavaliers, etc.

Sur ma carte mère de G3 (Yosemite), j’ai trouvé un emplacement pour un port USB interne (je tenterais un jour), une puce (aucune idée de laquelle), une prise pour un ventilateur en 12 V – je suppose qu’Apple avait prévu de refroidir le CPU au départ -, une prise « DVD », deux cavaliers et une prise ESP/ICT. Pour le DVD, je ne connais pas exactement la fonction et ça me semble étonnant : il y a déjà une prise pour l’entrée audio du CD-ROM. Peut-être une entrée numérique, éventuellement. La prise ESP/ICT (16 broches), je n’ai aucune idée de ce que c’est. Et je n’ai malheureusement pas trouvé les schémas techniques de la machine. Mais je ne suis pas le seul à me poser cette question. Si quelqu’un a une idée, ça m’intéresse.

Un header pour de l’USB en interne


Un header pour un connecteur de ventilateur


Les traces d’une puce (absente)


Le header ESP/ICT (et les traces du sticker…)


Le header “DVD”


Alors qu’il y a déjà un connecteur “CD Audio”

Au passage, la carte mère du Power Mac G4 PCI (Yikes) est pratiquement identique, mais elle possède les traces pour le port ADB, présent sur le G3.

Une solution pour le MIDI sur les cartes DOS

Il y a un moment, j’avais parlé du MIDI sur le Power Mac 6100 dans sa version DOS. Du côté Mac OS (enfin, System…), c’était assez simple. Mais côté DOS, c’est une autre paire de manches.

Pour faire simple, le problème vient de la carte son Apple : le MIDI n’est pas câblé dans la prise joystick de la carte. En fait, c’est même pire : Apple a ajouté du 5 V sur la prise. Dans les faits, ça ne fonctionne pas, il est impossible de sortir du MIDI de la prise. Mais une personne (steven) a décidé d’aller plus loin. Il a trouvé une image haute définition d’une carte son équipée de la même puce que la carte Apple (la Vibra 16, une version qui intègre plusieurs composants de Sound Blaster) pour tracer le chemin entre la broche de la prise et les broches de la puce.

La carte d’Apple contient une puce Vibra 16


Et aussi une véritable puce OPL3


On peut voir les traces colorées

A partir de là, il a pu déterminer que la broche 30 de la puce envoie le signal MIDI Out. Il a donc soudé un fil à partir de cette dernière, qui part vers la bonne broche de la prise joystick, pour ensuite relier un synthétiseur MIDI à la partie DOS du Mac pour jouer à Doom II. Il y a pas mal d’explications et d’autres images sur son site et si un jour je suis motivé, je tenterais avec la mienne pour essayer de jouer avec mon Roland MT-32. Mais je n’ai pas tellement confiance en moi, vu mes talents pour souder…

La broche de la puce


Une sortie basique : le fil arrive dans une sortie jack, reliée ensuite à la prise joystick.

En tout cas, c’est le genre de trucs que j’aime voir, pour corriger les erreurs d’Apple dans les années 90.

À partir d’avant-hierVos flux RSS

Let’s Play Apple Pippin : Shock Wave

Comme nous sommes plus ou moins confinés, j’en profite pour tester quelques jeux Pippin en vidéo, ce que j’avais fait il y a un moment. Cette semaine, Shock Wave, parfois appelé Shockwave Assault.

Shock Wave est un jeu sorti initialement sur la plateforme 3DO en 1994, par Electronic Arts. Il s’agit d’un shoot en 3D, qui use (et abuse) des vidéos en FMV (Full Motion Video). La version Pippin est en théorie uniquement compatible avec la console (j’en reparlerais) mais fonctionne sur Mac en pratique, et – surtout – propose des options très « Mac ». En réalité, c’est un des rares jeux qui propose des options : on peut choisir le nombre de couleurs (milliers – 16 bits -, 256 ou niveaux de gris), la taille de la fenêtre (et les détails) ainsi que quelques options liées au rendu. C’est particulier dans le sens ou le jeu est prévu pour la Pippin (et pas le Mac) donc en théorie ça ne sert à rien. On le verra surtout dans la vidéo, les réglages de base réduisent les performances : le jeu rame énormément et ça ne simplifie pas le gameplay. La seconde partie de la vidéo (vers 15:00) est avec les détails bas et en 256 couleurs et c’est nettement plus fluide.

Les options

L’autre truc, c’est que le jeu propose de sauver et permet même (enfin, semble permettre) de changer le nom du joueur. Mais il n’y a pas de clavier virtuel et j’ai tenté de brancher le clavier officiel de la console ou un clavier ADB sans succès.

Le nom du joueur

Pour le reste, c’est de la 3D pas accélérée du tout du milieu des années nonante, avec des vidéos pas géniales (mais en 480p) d’acteurs américains doublés en japonais. La fenêtre de jeu n’est pas énorme, c’est lent, saccadé et pas très maniable.

La jaquette


Le menu


Un extrait d’une vidéo


Le jeu

Le titre travaille en plein écran et utilise la manette, ce qui est déjà pas mal… mais aussi un souci. Parce que si le trackball de la console est passable, la croix directionnelle est assez horrible à l’usage. Pour les vidéos, on peut trouver le cast sur IMDB. Et donc pour résumer tout ce que j’ai écrit, c’est joli, mais c’est tout.

La manette DualSense de la PlayStation 5 avec iOS 14.5 : vibrations et gyroscope

J’avais parlé de la manette de la PlayStation 5 (la DualSense) quand elle était sortie. Depuis, Apple a ajouté le support dans iOS (à partir de 14.5) et macOS (11.3).

Elle vaut toujours 70 € (les liens financent le blog), se charge en USB-C (câble non fourni) et se connecte en Bluetooth. Pour la relier à un appareil Apple, c’est simple : il faut presser le bouton PlayStation et le bouton de partage (celui à gauche du pavé tactile) pendant quelques secondes. La manette va clignoter et apparaître dans les périphériques Bluetooth.

La manette

La manette fonctionne comme une manette MFi classique, mais elle ajoute tout de même le support des vibrations. C’est une des nouveautés d’iOS 14 : on peut utiliser les vibrations des manettes des consoles, ainsi que le gyroscope (sur les manettes Sony) et même régler la couleur des LED. Du coup, j’ai essayé de trouver des trucs compatibles.

Premièrement, il y a une démo de chez Apple, Playing Haptics on Game Controllers. C’est assez basique, mais fonctionnel. Sur la manette Sony, le « Hit » sur la droite est bizarrement moins fort qu’à gauche.

L’outil Apple

Dans la vidéo d’Apple, il y a Fox 2 (merci @ggete) qui a été modifié pour gérer ça… mais la version disponible chez Apple n’est pas à jour.

Fox 2 n’est pas à jour


Il contrôle la caméra avec le gyroscope

Dans les jeux récents, il y a The Pathless (Apple Arcade). Les vibrations sont assez correctes, on perd certains trucs disponibles sur PlayStation 5, mais ça demeure très bien.

The Pathless

Dans Pocket Rogues: Ultimate (payant), ça doit fonctionner mais je n’ai rien, malgré l’option présente dans les menus. Ca ne fonctionne pas non plus avec une manette DualShock 4, d’ailleurs.

Enfin, Rush Rally 3 (payant). Le jeu prend en charge les vibrations, mais c’est un peu aléatoire. Dans mes premiers essais, je n’avais pas de vibrations avec la DualSense, puis j’ai testé avec la manette de Xbox Series… et ça a fonctionné. Et en rejumelant la manette Sony, les vibrations sont apparues.

Rush Rally 3

Techniquement, iOS supporte aussi normalement le gyroscope de la manette, mais je n’ai pas trouvé d’exemple, en dehors de la vidéo d’Apple.

Passer rapidement de la Xbox à un appareil iOS avec la manette Xbox

Si vous avez une manette Xbox Series (55 €) reliée à un appareil iOS et à une Xbox Series, vous avee peut-être envie de passer rapidement d’un appareil à un autre. Et un responsable de chez Micosoft a donné la solution, simple et rapide.

Si vous êtes sur un appareil iOS, il suffit de presser deux fois le bouton de synchro à l’arrière pour que la manette se connecte à la Xbox (si elle est éteinte, ça va l’allumer).

Le bouton en question

Si vous êtes sur la Xbox, par contre, il faut presser le bouton une ou deux secondes pour forcer le passage sur le dernier appareil jumelé (iPhone, iPad, etc.).

Merci à Colin pour les tests. Attention, ça ne fonctionne que pour passer du mode Xbox au mode Bluetooth. Donc si vous avez un PC avec l’adaptateur sans-fil dédié (qui utilise la même technologie que la Xbox), ça ne fonctionne pas.

La manette Xbox Series X avec iOS 14.5 : vibrations (et batterie USB-C)

Comme pour la manette DualSense de la PlayStation 5, Apple a ajouté la prise en charge de la manette des Xbox Series dans iOS 14.5 et macOS 11.3. J’avais déjà parlé de la manette, mais c’est le moment d’y revenir.

Bon, petit résumé. La manette de Xbox Series est une version (un peu) améliorée de la manette de Xbox One. Elle tient mieux en main, il y a des grips, de l’USB-C, etc. Pour jumeler la manette, en Bluetooth, c’est super simple : il suffit de presser le bouton de synchro placé à l’arrière pendant quelques secondes. Sous iOS (et macOS), elle est reconnue comme un contrôleur compatible et rien à dire, ça fonctionne. Avec iOS 14, Apple avait aussi ajouté le support des vibrations et du gyroscope, et on a évidemment les premières mais pas le second (Microsoft n’aime pas ça). Elle a l’avantage d’être vendu un peu moins cher que les autres, on la trouve facilement pour 55 €.

La manette

Avant de passer à des essais pratiques, un petit truc : Microsoft vend sa manette sans câble USB-C… et avec des piles. Microsoft a une solution, mais c’est en option et introuvable (j’ai attendu un moment) : le kit Play & Charge. Quand il est disponible (rarement), il vaut 23 € et propose une batterie qui se place dans la manette – qui a des broches exprès pour elle – et un câble USB. Il a l’avantage d’être très long (c’est pratique) mais le souci d’être en USB-C d’un côté (la manette) et en USB classique de l’autre. Si vous avez un Mac ou un chargeur USB-C, c’est un peu gênant.

La batterie (on voit la prise dans l’emplacement)

Mise à jour obligatoire

Quand j’ai essayé de la jumeler, c’était assez erratique. Dans les réglages d’iOS, j’ai vu qu’un message me proposait de mettre à jour, et il faut évidemment une console ou un PC. Assez bizarrement, la manette n’a pas été reconnue par ma machine virtuelle Windows 10 et j’ai donc dû sortir un vrai PC, installer l’application Accessoires Xbox (sur le magasin en ligne de Microsoft) et mettre à jour la manette. Ensuite, c’était bon.

iOS prévient


Mise à jour en cours

Dans les jeux, une fois la manette à jour, rien à dire. Ca fonctionne bien et les rares jeux compatibles avec les vibrations (The Pathless sur Apple Arcade ou Rush Rally 3 par exemple) fonctionnent bien. C’est un peu plus rugueux que sur la DualSense de la PlayStation 5 mais les vibrations sont aussi plus fortes.

Rush Rally 3


The Pathless

Partage son écran via iMessage

Récemment, je suis tombé sur une colle : comment prendre la main facilement sur le Mac d’une autre personne pour regarder son écran ? Rien de bizarre ou autre, je devais travailler avec un collègue et vérifier ce qui faisait. Les applications de messagerie le font, mais je n’avais pas envie d’installer Zoom (ou autre). La solution ? Le Partage d’écran de macOS… et iMessage.

J’utilise le Partage d’écran chez moi, mais pour prendre la main sur des Mac visibles sur mon réseau. Et Apple a ajouté une option dans iMessage qui permet de prendre la main sur un Mac d’une autre personne facilement. Et le premier truc à savoir, pas besoin d’aller activer le partage dans les préférences. C’est important : on a souvent besoin de ce genre de trucs avec des gens qui ne connaissent pas bien l’informatique, qui n’ont pas le programme nécessaire, etc. Ici, tout est intégré et simple.

Pour lancer la demande, c’est simple : il suffit de cliquer sur le nom du contact dans iMessage. Vous aurez deux options si la personne est sur Mac : Inviter à partager mon écran et Demander à partager l’écran. Dans les deux cas, la demande va afficher une notification sur le Mac distant, avec la possibilité d’accepter ou de refuser. Et ensuite, le Partage d’écran de macOS se lancera. C’est utilisable sur une ligne VDSL correct (~30 Mb/s en download, 5 Mb/s en upload), un peu lent en ADSL classique (si vous êtes réduit à 1 Mb/s en upload) et il vaut mieux évidemment du (très) haut débit pour un truc fluide. Il existe probablement des systèmes plus efficaces, mais l’avantage ici c’est que tout est intégré à macOS. J’ai caviardé pas mal les captures, parce que j’avais la flemme de faire deux comptes iMessage juste pour quelques images…

La demande


Une notif


Les options


La demande

Big Sur m’a cassé mon réseau Ethernet 10 Gb/s

Chez moi, j’ai un morceau de mon réseau en Ethernet 10 Gb/s. Et c’est une plaie. Pendant un temps (et c’est toujours le cas sur un de mes Mac), impossible d’utiliser AirPlay 2 en Ethernet. Cette fois, la mise à jour 11.3 de Big Sur a rendu inutilisable ma carte.

Petit résumé simple : depuis pas mal de temps (la sortie de l’iMac Pro, en fait), Apple supporte les cartes à base d’Aquantia AQC107. C’est logique : quand Apple met du 10 Gb/s dans un iMac, un Mac Pro ou même un Mac mini (le modèle M1 a enfin l’option), c’est la puce choisie. A la maison, j’en ai une fournie avec une carte mère MSI, qui utilise la bonne puce, le design de référence et qui marchait sur mon Mac mini M1 (et pas sur mon MacBook Pro, d’ailleurs) avec macOS Big Sur. Mais avec la mise à jour 11.3, je me suis rendu compte que la carte n’était plus reconnue. L’identifiant (0x1d6a, 0xd107) est bien dans les pilotes… mais rien. Le pilote ne charge pas. En cherchant, je me suis rendu compte que certains avaient le problème sur Reddit, mais qu’une connaissance équipée d’un Sonnet n’avait pas de soucis.

Les cartes sont proches

J’ai donc démonté mon boîtier Thunderbolt (la plaie) et installé une Sonnet (même puce, même design, identifiant PCI différent – 0x1d6a, 0x87b1 -) et… ça marche. C’est un petit peu énervant de se retrouver avec une carte qui ne marche plus du jour au lendemain, surtout que j’utilise habituellement les deux… Et pour l’utilisateur, c’est un peu un problème d’ailleurs : une carte noname avec la bonne puce vaut 100 €, l’option chez Apple monte à 115 € (ce qui est bizarrement finalement assez correct) et la version Sonnet (identique physiquement) vaut 155 €. Et ne craquez pas pour une Asus et sa robe rouge : la marque a fait un truc qui la rend incompatible avec macOS.

Marche pas


Marche


C’est bon, 10 Gb/s

Une Pippin de développement (Power Player) sur eBay

Un truc assez rare sur eBay : une Pippin de développement. Ce n’est pas réellement un prototype, mais un modèle qui servait à développer les jeux. Elle contient probablement (sans que ce soit certain) une ROM qui permet de démarrage sur un disque dur.

Dans les différences avec une Pippin classique, en dehors des quelques stickers, on peut noter l’absence de marquage sur la face avant (pas de logo Pippin, PowerPC, etc.) et sur l’arrière (pas de numéro de produit). La console, fournie sans manette, est par contre équipée d’une nappe SCSI. Bon, c’est quand même cher.




Imprimer en A4 sur une Image Writer II

J’ai une ImageWriter II depuis un moment, je l’avais fait fonctionner sous Mavericks, en couleur ou en LocalTalk. Mais il me manquait un truc pourtant pratique : un sheet feeder, qui permet d’utiliser du papier classique.

Par défaut, elle utilise du papier listing, et c’est un peu vite énervant. Avec l’adaptateur pour le papier classique (en A4), c’est quand même beaucoup plus simple. J’en ai trouvé un (après quelques années) et j’ai donc testé. Le mode d’emploi est en ligne mais en gros il faut enlever le capot de l’imprimante, placer le sheet feeder au-dessus de la prise (bleue) qui permet de le commander et l’installer.


Dans les trucs à savoir, l’imprimante risque de faire une erreur (la LED rouge clignotante) si vous démarrez sans le capot. Et j’avais un souci avec la mienne, réglé avec un sujet de forum : il faut utiliser le bon capot. En fait, il existe plusieurs imprimantes, qui varient notamment selon la couleur. Et le plus simple est de mettre le capot qui a la couleur de l’imprimante. Dans mon cas, j’avais une imprimante beige/jeune, et un capot grisâtre, et ça posait des soucis. Il y a en effet une petite différence sur les capteurs, il y en a deux dans un cas, et un seul dans l’autre. On voit assez bien sur les photos que l’imprimante n’a pas la même couleur que le boîtier pour les feuilles, d’ailleurs.

On voit bien les différences

L’étape suivante a été de tester. Je ne l’ai pas installée, j’ai juste tenté un self test. Il faut presser form feed (et le garder enfoncé), presser le bouton d’allumage (et le garder enfoncé), relâcher form feed et enfin relâcher le bouton d’allumage. Si tout se passe bien (donc avec des galets en bon état, pas comme moi), la feuille va entrer et l’imprimante va sortir une page de test. J’ai essayé avec un ruban noir et un second en couleur.

Couleur


Noir

Je vous conseille, si jamais vous avez l’idée de faire la même chose, de garder les pièces (comme les capots) pour passer sur du papier listing en cas de besoin.

Un prototype de PowerBook G3 Kanga sur eBay

Vu sur eBay, un prototype de PowerBook G3 Kanga. Ce type de PowerBook G3 est un peu particulier : il reprend le design et la carte mère du PowerBook 3400c avec simplement (ou presque) un CPU plus rapide. Ce choix le rend incompatible avec Mac OS X (officiellement).

Ce qui est assez bizarre, c’est que le vendeur a proposé ce modèle avec des photos du Mac allumé (on voit le Finder qui sourit) dans une première annonce avant de le remettre en vente sans les images en question.

Il s’allume


DVT


Un Ethernet rouge



Dans la seconde, on a le même Mac… mais sans l’écran (et en achat direct). On voit aussi que la touche Caps Lock est bloquée, d’ailleurs.

Il s’allume plus ?


Caps Lock bloqué

L’Apple Presentation System, un produit Apple pas vraiment Apple

Dans les années 90, afficher l’image d’un ordinateur sur un téléviseur ou un magnétoscope n’était pas simple. Les téléviseurs n’avaient évidemment pas de VGA, le HDMI n’existait pas et les sorties TV restaient assez rares. Apple a donc lancé l’Apple Presentation System.

C’est un produit particulier dans un sens : il a une boîte Apple, il est compatible avec les appareils d’Apple, mais ce n’est pas un produit Apple. A l’intérieur, on trouve un Focus L•TV Portable Pro, avec la documentation Focus, les pilotes Focus, etc.

La boîte Apple


Le contenu Focus


Le boîtier


Les réglages et sorties vidéo


Les prises DA15


Ce câble a un sens

Mais c’est quoi exactement ? Il s’agit d’un boîtier qui fait office de sortie TV. Il propose une entrée DA15 (Apple), une sortie DA15 (toujours Apple) et deux sorties, composite et S-Video. Il permet donc de convertir le RGB des sorties Apple vers un signal vidéo classique, compréhensible par un téléviseur ou un magnétoscope. Il existe deux versions, une pour les pays qui utilisent le NTSC et une pour les pays en PAL (en gros l’Europe sauf la France). Quand j’ai essayé le mien, sans réglages, c’était… bof. Mais en lisant le manuel, je me suis rendu compte qu’il y a quelques réglages. On peut gérer le niveau vidéo (c’est important), régler la stabilité de l’image et tenter d’améliorer l’image. Il y a aussi la possibilité de gérer l’overscan, mais c’est évidemment inutile en PAL : le boîtier sort du 640 x 480 issu du Macintosh, dans une fenêtre en 720 x 576 dans nos contrées. C’est surtout important en NTSC, si le téléviseur coupe. Pour se donner une idée, quelques captures : le Mac directement, du composite et du S-Video (dans une carte de capture) avant les réglages, les mêmes après.

Une capture directe


Composite


S-Video


Composite


S-Video

J’ai aussi fait une petite vidéo pour montrer ce que ça donne. Même après quelques réglages, ça reste assez moyen en PAL, c’est un peu flou et il faut jouer avec les switchs pour éviter le scintillement, spécialement sur un vrai téléviseur cathodique. A gauche, vous avez l’image en S-Video, à droite l’image capturée directement sur la sortie vidéo avec une carte d’acquisition.

En dehors du fait que ce n’est pas réellement un produit Apple, donc, ça reste un peu limité. C’était probablement efficace à l’époque pour enregistrer en VHS ou mettre l’image sur un grand téléviseur, mais en 2021, il y a des solutions nettement plus efficaces pour capturer l’image d’un Mac, même vieux. A noter que les pilotes sont disponibles là (je n’ai pas eu la disquette) et que les FAQ Apple sont encore en ligne.

Apple Mac M1 : l’heure de la rupture

Car Apple aura beau appeller cela une Keynote, il s’agit ni plus ni moins d’une conférence de presse qui rassemble aujourd’hui tous les médias du monde. Des médias non pas désireux de mieux vous informer mais bien souvent pressés de vous délivrer les éléments lâchés au compte goutte par Apple. Une méthode qui ne permet pas de prendre du recul mais qui ne fait que retransmettre les signaux de fumée du constructeur.

Les  évènements Apple, ça fait du clic et il est de bon ton de les afficher le plus en temps réel possible afin de maximiser celui-ci. Annoncer la nouvelle couleur du prochain iPhone devient ainsi un évènement relayé sur toute la toile. Un bruit généré qui profite beaucoup à Apple, moins aux internautes.

Heureusement, le jour d’après la conférence de presse, survient le temps de l’analyse à froid. La veille, on a servi de caisse de résonnance à Apple dans un manque d’objectivité propre aux orgies et aux grands rassemblements. Le lendemain, il est toujours temps de faire un bilan un peu plus dégrisé des annonces.

Mac M1

Qu’est-ce qu’a annoncé Apple hier ? D’abord des Mac M1 en couleurs. Des engins 24″ aux design beaucoup plus fin et aux coques colorées, teintées dans la masse de leur surface d’aluminium. C’est gai – on en a besoin – c’est joli et c’est probablement parfaitement irréparable. Avec 11.5 mm d’épaisseur les solutions proposées par Apple sont l’équivalent de tablettes greffées sur un pied adaptable. Ce n’est pas fait pour tomber en panne mais on n’imagine pas facilement un particulier aller plonger les mains dans ces engins en cas de pépin. L’affichage se fait en “4.5K” ou plutôt 4480 x 2520 pixels. On retrouve à bord la puce Apple M1 que l’on a découvert sur les Mac Mini il y a peu.

Apple M1

Ce processeur est plus rapide que celui embarqué sur l’ancien modèle de Mac Intel de la marque : 85% plus “rapide” d’après Apple. Sa partie graphique est 50% plus véloce et ses performances de traitement en Intelligence Artificielle sont trois fois au dessus que celles de son prédécesseur. Ces éléments sont difficiles à prendre en compte et à analyser mais, comme pour les Mac Mini M1, c’est une communication clairement orchestrée par Apple. La marque joue le flou des performances en évitant de tomber dans un biais fréquent des autres constructeurs, celui de la comparaison avec d’autres modèles.

Apple M1

Cela évite de dire que le précédent Mac était mauvais ou qu’il est désormais dépassé, un travers dans lequel la plupart des fabricants PC tombent. Un travers au mieux fatiguant pour les clients d’une marque informatique, au pire décourageant. Personne n’a envie d’entendre que le modèle de portable payé 1500€ il y a 12 mois est aujourd’hui ridicule car le nouveau modèle à 1500€ est plus rapide. Cette attitude permet également à Apple de rester dans la posture avantageuse qui consiste à laisser les autres se comparer à lui. On voit régulièrement les constructeurs de PC foncer tête baissée dans ce piège qui consiste à considérer les machines d’Apple comme des étalons auxquels se comparer. Une publicité gratuite qui doit bien faire rigoler la marque.

Ce que prépare Apple, comme pour le Mac Mini M1, c’est un raz de marée de tests proposés par les mêmes sites qui ont couvert l’évènement Live. Un ensemble de tests qui refléteront les performances, probablement excellentes, des machines. Une sorte de seconde couche de vernis qui donnera à l’internaute l’assurance d’un achat  raisonnable. Cela en plus de l’énorme couverture que représenteront tous les testeurs spécialisés qui savent qu’acheter un Mac M1 pour le tester avec leur logiciel ou outil spécialisé vaut le coup en terme d’audience. 

Apple M1

A n’en pas douter donc, les performances seront là et elles seront bonnes. Le recours à la puce M1 permet d’en être sûr et avec un écosystème logiciel qui se plonge de plus en plus profondément dans les entrailles des compétences de ces processeurs particuliers. Des développeurs qui ont compris  qu’ils pouvaient vraiment rafler la mise en misant gros et en misant bien sur le développement précis de leurs fonctions les plus gourmandes pour prendre en compte les fonctions matérielles des puces d’Apple. L’exemple du Mac Mini M1 a fait mouche, encourageant les développeurs à travailler d’arrache pied leurs programmes. La poursuite de cet écosystème étant une motivation supplémentaire pour s’y plonger.

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On a également droit à des petits à côté importants comme un passage de capteur de webcam qui évolue du traditionnel 720p à du 1080p. Un capteur qui est censé pendre en compte les basses luminosités et les compenser. Le système d’enregistrement audio est plus classique avec trois micros. Probablement une solution d’enregistrement en frontal et un double micro pour capter et réduire les sons ambiants sur les côtés. Des éléments bienvenus qui ont pourtant été boudés par de nombreux constructeurs de PC en ce début d’année. Constructeurs qui ont persisté après un an de pandémie mondiale et de vidéoconférences à gogo à placer des composants peu adaptés à cet usage.

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La connectique située au dos de l’engin est composée de deux à quatre ports USB Type-C dont deux au format Thunderbolt. Un connecteur propriétaire est également disponible et la liaison Ethernet est assurée par le port d’alimentation de la machine. On y gagne un câble en moins pour le branchement physique de l’écran, on y perd la possibilité de connecter le câble de son choix… 2021-04-21 17_32_33

Ce joujou sera vendu en Mai et question tarifs, il débutera à 1449€ en version Apple M1 avec GPU 7 cœurs 8/256 Go avec un Magic Keyboard et deux ports USB Thunderbolt. Une version M1 avec GPU 8 cœurs avec Magic Keyboard comprenant un Touch ID, deux ports USB 3.0 Type-C et le support Ethernet sera vendu à 1669€. Enfin, pour 1899€, on aura droit à la version 8/512 Go avec les mêmes options.

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Les iPad Pro M1 sont de sortie.

Apple bascule ses iPad Pro sous SoC M1, le même SoC que pour les Mac Mini et le nouveau Mac M1. Ce qui semble des plus logique pour des raisons d’écosystème comme de développement. Les machines actuellement sous M1 comme les Mac Mini et bientôt le Mac M1 vont pouvoir bénéficier des applications de iPad et il est logique d’imaginer que le futur des iPad Pro est de pouvoir se transformer en.. Mac. Pour le moment, iPadOS est toujours de la partie et MacOS reste réservé aux autres machines d’Apple. Mais les frontières entre les logiciels vont devenir de plus en plus floues. En grande partie parce qu’elles seront désormais uniquement volontaires de la part d’Apple. Avec le même SoC à bord des deux plateformes, il n’y a plus de raisons techniques à une séparation des logiciels.

Avec un clavier amovible, il est facile d’imaginer l’iPad Pro M1 en 12.9″ ainsi que la version 11″ devenir de véritables ultraportables proposant toute l’étendue de la gamme de logiciels Apple. Ce qui rendrait son offre encore plus attrayante à terme et continuerait de séduire les développeurs capables de toucher un nombre toujours plus grand d’utilisateurs.

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Pour Apple, c’est évidemment la solution la plus intéressante qui soit. L’iPad Pro M1 emploie désormais la même solution que ses autres machines. Chaque développement effectué sur la puce, chaque amélioration, profitera à l’ensemble de l’écosystème. Les frais de production, de conception et de recherche et développement futurs seront dilués dans une masse énorme de matériels différents. Autant d’éléments qui permettront de rentabiliser au mieux les machines. Difficile de voir comment Apple le fera mais il semble évident que les iPad Air, iPad et iPad Mini passeront un jour ou l’autre à des solutions M en abandonnant les puces A12 et A14 Bionic.

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Le stockage explose avec des iPad Pro M1 qui peuvent désormais accueillir 16 Go de mémoire vive ou 2 To de données1 et d’autres postes sont également améliorés comme la gestion des capteurs photos des tablettes qui dialoguent désormais directement avec la puce M1 qui pourra prendre en charge des fonctions avancées.

 On voit, par exemple, le recours à un écran vert qui sera gommé pour incruster l’image de votre choix ou  à des applications de réalité augmentée. Des éléments faisant appel aux fonctions de calcul d’IA de la puce Apple. Une gestion du signal capturé en HDR3 permettra de mieux lutter contre les contre-jours et l’ensemble sera plus performant en basse luminosité. Des options de modem 5G comme l’apparition du Thunderbolt amélioreront son usage.

Question tarifs, on part su un prix de base en 11″ en 128 Go à 899€ et un modèle qui pourra culminer à 2279€ en version 5G et 2 To. La version 12.9″ à 1219€ sera également en 128 Go et Wifi, comptez 2599€ pour la version 5G et 2 To sans stylet ni Magic Keyboard… La disponibilité est toujours prévue pour la mi Mai.

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Apple ne pourra plus être rattrapé

Rattrapé par son moi passé pour commencer. Avec évolution vers les puces ARM pour sa gamme complète et à terme la disparition de ses versions Intel, c’est le chant du cygne des Hackintosh. Les versions x86 de MacOS encore viables sont vraisemblablement les dernières. Apple sera désormais totalement protégé par son écosystème matériel et logiciel. Les possibilités de protection et d’enfermement de la marque sont énormes et tout dépendra du degré d’avidité ou d’ouverture que la société décidera pour son futur.

Avec un SoC M1 à bord, Apple peut très bien sonner la fin des accessoires non certifiés par exemple. Obliger les constructeurs à passer par Apple pour authentifier le  moindre matériel sous peine de ne pas le reconnaitre par une puce M1. Une solution qui obligera à verser une dîme à la marque et mettra fin à l’écosystème parrallèle permettant de profiter de matériels moins chers. Le moindre bout de câble pourra être monnayé aux tarifs “Apple”, fort d’une puce signalant au système leur certification.

C’est également pour le fabricant la possibilité de basculer facilement toute ses machines d’une génération à l’autre. On sait que le M1 est une première étape dans l’évolution de la marque. Le futur des puces Apple se met déjà en place et un jour ou l’autre un Apple M2 sera proposé dans toute la gamme de solutions Apple. Un bouleversement qui se fera en douceur avec un amortissement plus rapide de la R&D engagée.

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Rattrapé dans son design, le changement de puce qui passe d’Intel à ARM offre une vraie liberté de design à Apple. Si les Mac Mini M1 ou les Macbook Air sous processeur Apple M1 ressemblaient comme deux gouttes d’eau à leurs version Intel, le nouveau Mac M1 crée une rupture. Ce design est impensable sous processeur Intel ou AMD au même niveau de performance que le M1. Les constructeurs concurrents ne pourront donc pas suivre cette tendance ou prendront le risque de s’y bruler les plumes en castrant la puissance de leurs machines.

Ce n’est d’ailleurs pas souhaitable que le marché suive Apple dans ce sens. Si les engins des grandes marques employant des solutions x86 classiques suivent, ce sera la fin de toute possibilité d’évolution de matériel. La mémoire vive unifiée d’Apple est une chose mais le design complet de ces nouveaux engins est une tombe niveau évolutivité. Il serait suicidaire qu’une marque comme Lenovo ou HP se décide à proposer un engin de bureau totalement fermé dans le futur. Il faut au contraire jouer sur la possibilité d’évolution pour tirer son épingle du jeu.

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Rattrapé en cas de panne enfin. Je doute que les nouveau Mac M1 soient sujet à des pannes particulières. Le matériel embarqué à toutes les chances d’être des plus robustes. On parle d’un SoC ARM qui n’a aucune raison de surchauffer, de mémoire vive unifiée qui doit être largement passée au crible avant intégration, d’un stockage SSD de premier choix et d’un assemblage très travaillé par Apple. J’ai peur néanmoins que la moindre panne hors garantie se solde par une facture très salée en cas de réparation. Un montant qui encouragera à basculer vers une solution de remplacement même pour des composants triviaux.

Apple s’engage donc dans une voie en totale rupture d’avec le reste du marché informatique. Un marché qui n’a aucune chance de le rattraper faute d’un écosystème aussi complet. Les constructeurs dépendant de Microsoft sont condamnés à voir cette évolution les séparer toujours plus profondément de la marque à la pomme. Est-ce un mal ? Pas forcément. Cela dépendra de comment les géants de l’informatique réagissent. Beaucoup de cartes peuvent être abattues. Celle des tarifs, celle de l’évolutivité ou bien celle d’un écosystème plus ouvert et plus libre. Le pire choix possible étant, à mon avis, de vouloir faire du sous Apple en singeant le constructeur sans jamais avoir les moyens de faire aussi bien. C’est souvent le meilleur moyen d’aider un concurrent à mieux s’en sortir encore.

Apple Mac M1 : l’heure de la rupture © MiniMachines.net. 2021.

The New iMac: Enough Power for Filmmakers, Designers, and 3D Artists

Par : Mike Maher

Apple announced a colorful new line of iMac computers that can finally use highspeed GPU render engines once exclusive to PCs.

Les démos sur le CD Pippin de Mac Fan

Il y a un certain temps, je parlais d’un CD pour Pippin fourni avec un magazine japonais. Un truc m’avais étonné : il démarrait sur la démo d’un jeu Pippin (Victorian Park) mais le CD contenait un tas de dossiers avec plusieurs autres démos.

Les démos en question fonctionnent sur Mac, mais je me suis posé une question : et sur Pippin ? Après quelques essais, j’ai tenté. Pour ça, j’ai d’abord essayé avec une Pippin classique, Kickstart et un disque dur contenant une copie de Tuscon. Mais j’ai eu un souci d’ADB et surtout, impossible de lire le CD. Je ne sais pas exactement si c’est le fait d’alimenter le HDD par une autre source que la Pippin qui déconne (c’est ce que je pense), mais impossible de faire fonctionner la Pippin de façon stable. J’ai donc tenté avec ma seconde Pippin dotée d’une nappe SCSI, un prototype qui démarre directement sur un disque dur.

Les noms des démos en japonais

Ensuite, j’ai lancé les démos dans l’ordre. Attention, le CD contient des noms de fichiers avec un encodage japonais et à l’époque, Unicode n’était pas encore utilisé. Donc les noms des dossiers (et les caractères dans certaines démos) sont faux, et affichent n’importe quoi. J’ai mis une capture du Finder juste avant, une fois le CD inséré dans une machine avec un Mac OS japonais. Dans les trucs à savoir, certaines démos fonctionnent mal (il y en a une qui plante la machine), et plusieurs quittent directement quand on presse un bouton de la manette de la Pippin.

Les démos, dans l’ordre : Music Island 1 (Pierre et le loup), vers 4:20, un truc que je ne connais pas, vers 6:10, With Open Eyes. Vers 6:50, c’est Chibikko Club. Vers 8:15, aucune idée de ce que c’est. A 10:10, c’est 1995.1.17: The Great Hanshin Earthquake. A 11:00, c’est Randoseru Shougakkou 1-Nensei. Vers 11:50, une démonstration des outils livrés avec la console. A 12:38, Circus. Et à 14:20, un truc qui plante la Pippin. A 14:30, Franky Online (livré avec la console). A 16:00, Tetsuman Gaiden. A 18:14, un truc qui s’appelle Kenji, jamais sorti. A 20:50, L-Zone. A 24:00, Orgotto, un jeu jamais sorti. A 27:00, Puzzland, jamais sorti (encore). SeeSawC (1) vers 29:00, qui plante. Tarot Mistery juste après (29:45). Un truc que je connais pas vers 31:45 (probablement Welcome to Minakata Kumagusu Mandala Hall). Music Island 3 (Les 4 saisons) à 33:45, Music Island 4 (Le carnaval des animaux) à 36:00. Et enfin Music Island 2 (Casse-noisette) à 40:00.

Je mets quelques captures, mais je proposerais probablement des vidéos pour ces titres là un jour.

Une démo plante la Pippin

Un truc que je connais pas.


Un autre truc que je ne connais pas.


Kenji (jamais sorti).


Orgotto


Puzzland


Welcome to Minakata Kumagusu Mandala Hall (je crois)

Un prototype d’iPad avec deux connecteurs

Vu sur Twitter, un iPad de première génératioon avec deux connecteurs 30 broches (docks).

Ce n’est pas nouveau : on en parle depuis des années. Mais là, il indique que le second port fonctionne, au moins pour la charge.



Pour la petite histoire, j’avais acheté la pièce nécessaire (référence 820-2535-01) en 2016 mais je ne l’ai jamais reçue et le vendeur est tombé en faillite depuis et n’existe plus. Mais si vous regardez sur le démontage d’iFixit dans l’étape 9, le connecteur pour le second connecteur dock est présent. On voit bien en comparant avec l’image de ce post que la place est disponible.

iFixit


Un prototype

Mon échec avec une carte Avid

De temps en temps, je dois l’avouer, je me plante. J’ai une idée, je veux tester un truc… et je n’y arrive pas. Et là, parfois, j’en ai un peu marre. Donc parlons de cette carte Avid.

La carte Avid en question (M4561LL) a été livrée dans quelques Mac par Apple directement dans les années 90. En format PCI, elle se connectait à l’entrée vidéo des Mac et permettait de mieux gérer certains codecs, avec notamment une prise en charge matérielle du MJPEG. Le MJPEG est un codec assez classique et assez basique : chaque image est encodée en JPEG, ce qui donne une qualité correcte (en fonction de la compression) et rend le décodage assez simple, même sur des machines peu puissantes. Mais l’encodage, lui, peut être franchement lent (et les fichiers assez gros). Elle possède aussi deux sorties vidéo (pas d’entrées) en composite et S-Video, a priori de meilleure qualité que celles des Mac (qui n’en avaient pas tous).

Les puces Zoran gèrent a priori la compression, la puce BT la vidéo.


Deux sorties

Mon premier problème, il y a longtemps, a été que la carte se connecte avec une nappe 60 broches au système vidéo des Mac. Je n’avais pas de nappes de cette taille et la première que j’ai commandé à été perdue dans les limbes d’eBay. Le temps d’attendre, d’en recommander, etc. j’avais pris 3 mois dans la vue. Une fois la nappe reçue, j’ai installé la carte dans un Power Mac G3 avec une carte Personality de type Wings, qui a une entrée 60 broches.

La nappe acheté exprès, vers la carte du G3

Puis j’ai tenté rapidement avec Avid Video Shop, que je pensais lié à la carte (et dont j’avais le CD)… avant de me rendre compte que la carte attend Avid Cinema. Et qu’Avid Cinema n’est pas (plus) sur Macintosh Garden. J’ai cherché, mais il a visiblement été supprimé il y a quelques années, et impossible de trouver la version 1.5, visiblement nécessaire avec un Power Mac G3.

Donc pour le moment, sauf si quelqu’un a une copie, je suis bloqué. J’ai une carte mais pas de quoi l’utiliser. C’est dommage, j’avais même sorti un Blu-ray avec une sortie composite pour tester l’encodage…

Le chargeur à induction qui stérilise de Belkin, ça vaut quoi ?

Dans Canard PC Hardware 48 (il est en kiosque, achetez-le !), je teste rapidement un produit qui me semblait intéressant au départ : un chargeur à induction Belkin qui peut stériliser un appareil.

On peut le trouver pour environ 70 € et si vous avez déjà un chargeur USB-C correct (18 W, USB-C, PD), il vaut environ 50 €. Il se présente sous la forme d’une boîte, avec une zone de charge sur le dessus, et une chambre interne (178 x 94 x 14 mm) dans laquelle on peut placer un smartphone ou des clés. Ou une vieille télécommande d’Apple TV quand on regarde les images presse de la marque. De façon plus pragmatique, un iPhone 11 entre sans soucis, mais pas une paire de lunettes par exemple.




La version presse, avec une vieille télécommande

La partie désinfection passe par six LED internes. Il y a deux LED UV-C et quatre LED UV-A, qui ne s’activent que quand la chambre est fermée (ou presque). On peut voir une lumière violette quand on entrouvre le tout, ce qui indique que les LED émettent aussi dans la lumière visible, ce qui semble un peu étonnant. Normalement, les UV-A (et encore plus les UV-C) sont invisibles. Une pression sur le bouton lance un cycle de 3 minutes, une seconde un cycle de 10 minutes et une troisième coupe le tout. La question que je me suis posé dans le magazine est logique : est-ce que ça sert à quelque chose ? Juste pour illustrer, d’ailleurs, j’ai mis une webcam assez fine dans la chambre, pour regarder de l’intérieur ce que ça donne : les deux LED latérales (de chaque côté) émettent de la lumière bien visible, la centrale, reconnaissable à son cerclage métallique, émet des UV-C que la webcam voit un peu (c’est possible que ce soit un effet de bord d’un capteur basique).

Avant. La LED de gauche est UV-A, celle de droite UV-C (elle est entourée de métal, parce que les UV-C altèrent le plastique)


Celle de gauche brille fort (dans le visible), celle du centre est visible avec la webcam.

Revenons à l’efficacité. De ce que j’ai trouvé comme information, l’efficacité est maximale vers une longueur d’onde de 250 nm (253,7 nm exactement) et ça peut même servir à effacer des EPROM. Et le Belkin ? Et bien la fiche technique n’indique pas la longueur d’onde, ni le site d’ailleurs. J’ai contacté le service presse, qui m’a indiqué ceci : entre 270 et 280 nm pour les LED UV-C et entre 390 et 410 nm pour les LED UV-A. Clairement, on est à la limite des UV-C (entre 100 et 280 nm) et pas vraiment dans la zone ou c’est totalement efficace. Idem pour les UV-A, on est dans la fourchette haute, et même en dehors (au delà de 400 nm, on est dans la vision humaine). Est-ce que ça rend le produit inefficace ? Aucune idée, je ne suis pas biologiste. De ce que j’ai pu lire, les UV-C sont dans l’absolu germicide, mais la fréquence la plus efficace est vers 250 nm, donc, et on en est loin ici. Et comme je n’ai aucun moyen de vérifier si les LED tuent les germes, c’est un peu compliqué de donner un avis. Dans le pire des cas, ça fait un placebo intéressant, dans le meilleur des cas, une exposition de 10 minutes devrait flinguer tout ce qui se trouve sur votre smartphone.

Sinon, les LED consomment assez peu : environ 0,15 A en 5 V, soit aux environs de 0,75 W.

lLe chargeur

Et le chargeur Qi, il donne quoi ? Ben c’est du classique Qi, avec 10 W au maximum quand on suit la norme et 7,5 W pour les iPhone selon Belkin. J’ai mesuré environ 5 W avec un petit adaptateur USB-C sur un iPhone 11, donc un peu en-dessous de la valeur annoncée, mais ça peut venir du fait que mon iPhone n’était pas totalement vide (vers 40 % de charge). Et il est resté sur une tension de 5 V (je ne sais pas si le chargeur doit passer sur une tension supérieure). C’est un chargeur classique, il est un peu encombrant mais au moins on ne risque pas de mal placer le téléphone : il suffit de le centrer proprement sur la boîte.

Un jeu Columbo pour l’Apple Newton

Sur eBay, je suis tombé récemment sur un jeu un peu étonnant : un jeu Columbo (l’inspecteur) pour l’Apple Newton. Il était distribué sous la forme d’une carte mémoire en format PCMCIA, ce qui est pour le moins inhabituel.

J’avais déjà parlé il y a quelques années des logiciels distribués sous la forme d’une carte PCMCIA pour les Newton. Et avec mon jeu, je suis tombé sur le même problème : mon Newton (un MessagePad 110) a visiblement un souci avec son lecteur. J’ai donc essayé sur un eMate 300 et c’est passé. Comme en 2017, j’ai galéré pour faire des captures, mais cette fois, je vais l’expliquer (pour mon moi du futur). C’est en théorie possible avec Newton Connection mais chez moi, c’est vraiment instable. Il faut un Mac récent (mais pas trop, en gros un Intel sous Sierra au moins), un adaptateur USB vers série (genre un Keyspan) et espérer que ça fonctionne. Comme c’était instable, je suis passé sous Mac OS 9 avec le Newton Toolkit d’Apple. Il faut l’installer, envoyer un package sur le Newton, et ensuite on peut faire une capture. Ca prend environ 15 secondes par capture (donc on oublie les trucs qui bougent) et les images arrivent dans le presse-papiers de Mac OS.

Il y un cigare sur la boîte. C’est Columbo, forcément.


Shot with DXO ONE Camera

Mais parlons du jeu, donc. J’ai la version allemande (« Columbos Krimi-Stunde ») mais il existe une version en anglais (« Columbo’s Mystery Capers »). Le fonctionnement est assez simple : le jeu propose un tas d’enquêtes (une quarantaine) qui se présente sous la forme d’un dessin un peu cartoon. On doit ensuite taper avec le stylet pour zoomer/obtenir des indices, et ensuite déterminer qui a commis le crime en fonction des indices. Mon allemand n’a jamais été bon, et je suis vraiment très rouillé (je n’ai plus parlé depuis une bonne quinzaine d’année) et donc j’ai eu un peu de mal à tester. Je vous mets quelques captures effectuées sur un eMate 300 pour vous donner une idée de ce que ça donne. La première est dans le format de l’eMate pour vous montrer que ce n’est pas adapté, les suivantes sont recadrées. Bon, forcément, vous vous rendez compte que l’argument « Columbo » sert uniquement à vendre, ça ne ressemble pas à une enquête de l’inspecteur… Je n’ai aucune idée du prix à l’époque, mais vu que le jeu était distribué sur une carte PCMCIA, je suppose que c’était assez élevé.

Quand on insère la carte


Dans la liste


Le jeu ne prend pas tout l’écran du eMate. Ici, la liste des enquêtes.


L’intro


On doit chercher les indices






Différentes solutions possibles

Comme je voulais quand même comprendre un peu plus, j’ai ensuite lancé un émulateur. Le plus efficace semble être Einstein. Vous aurez besoin de la ROM d’un Newton (avec l’OS), que vous pouvez télécharger sur Internet en cherchant récupérer sur votre Newton. Pour le jeu, pas besoin de pirater ou de chercher la carte (plutôt rare) : une démo existe.

Trois enquêtes dans la démo


L’intro (en anglais)


On cherche


Les indices



Qui est l’assassin ?

Sur le coup, donc, c’est un rien décevant (bon, déjà, c’est en allemand, j’espérais un logiciel en plusieurs langues). C’est surtout un jeu sur une enquête, sans réel rapport avec Columbo (en tout cas, je n’ai rien vu). Mais c’est intéressant de voir qu’il existe des jeux vendus sur des cartes de ce type, en 1993.

16 To, une limite concrète du HFS+… dans certains cas

Pour le boulot, j’ai récupéré un disque dur de 18 To (oui, c’est beaucoup). Et je me suis posé une question : il se passe quoi quand l’OS ne supporte pas cette capacité ?

J’en parle pour une bonne raison : avant Leopard 10.5.3, la limite pratique en HFS+ (pas la théorique) était de 16 To. La limite théorique (qui est a priori la pratique) est d’environ 8 Eo (1 Eo, exaoctets, c’est 1 000 000 de To). Plus exactement, 8 Eio, en fait : c’est 2^63 – 2^31 octets, soit 9 223 372 034 707 292 160 octets (9,2 Eo du coup).

18 To

La pratique, elle, dépend de l’OS. Selon Apple, donc, c’est 2 To (probablement Tio) jusqu’à Mac OS X 10.1.5 (inclus). 8 To (idem) avec Mac OS Jaguar (10.2) et 16 To avec Mac OS X Panther, Tiger et Leopard (10.3, 10.4 et 10.5). Avec la mise à jour 10.5.3 de Leopard, la valeur pratique rejoint la valeur théorique : 8 Eio.

Mais ça donne quoi ?

Sous Tiger, c’est assez simple : il apparaît comme un disque dur de 2 To. C’est un souci classique quand l’OS (ou le contrôleur) a une limite en capacité : on se retrouve avec la capacité réelle moins la capacité maximale de l’OS/du contrôleur. Donc ici ~2 To (18 To – 16 To).

Mac OS X Tiger voit seulement 2 To

Sous Leopard, il affiche bien une capacité de 18 To. Attention, Leopard comptait encore avec une erreur d’unités. Il affiche donc 16,4 To au lieu de 18 To (la vraie valeur) ou 16,4 Tio (dans une autre unité).

Mac OS X Leopard voit bien l’ensemble du disque

Sur un Mac plus récent (à partir de Snow Leopard), la valeur affichée est bien celle qui suit le SI (Système International), c’est-à-dire 18 To.

Je ne peux pas vous montrer directement comment Tiger réagit si on formate le disque, pour une raison idiote : impossible de formater le disque, il est peut-être arrivé défectueux.

Un jeu de plus à trouver : la « Big Box » de Gokigen Mama no Omakase Diary

La semaine dernière, j’expliquais que je découvrais régulièrement des jeux pour la Pippin. Et le soir même, j’en ai trouvé un que je ne connaissais pas. Ou plus exactement, une version que je ne connaissais pas.

En me promenant sur Twitter, je suis tombé sur ce message qui montre des jeux en Big Box. Et qu’est-ce que je vois en haut à gauche ? Une Big Box pour Gokigen Mama no Omakase Diary. Ce jeux livré avec une disquette, je l’ai pour la Pippin, il fonctionne sur Mac, mais je n’avais jamais vu la Big Box. Encore un titre à ajouter dans la recherche du full set, donc.

La photo


La boite, un peu zoomée

WD Black² : l’hybride SSD/HDD sur un Mac

Il y a de longues (longues) années, j’avais essayé un produit intéressant : un disque dur hybride, qui intégrait un SSD. Le WD Black² n’était pas une sorte de compromis comme pas mal de SSHD de l’époque, qui utilisaient quelques Go de mémoire flash comme mémoire cache. Non, il intégrait réellement un SSD classique (120 Go) et un HDD (1 To). Mais à l’époque, il n’était pas compatible avec Mac OS X.

Je l’avais testé fin 2013 et WD a attendu plusieurs mois (juillet 2014) pour proposer une compatibilité avec Mac OS X (je ne l’avais plus à l’époque, c’était un prêt). Le fonctionnement, même si le « disque » contient deux périphériques, est un peu particulier. Par défaut, l’OS risque de ne voir que le SSD, qui a une capacité de 120 Go. Il est basé sur un contrôleur JMicron de l’époque (667H) et ce n’est pas le plus rapide du monde. S’il est bien SATA 6 Gb/s, il ne dépasse pas 400 Mo/s en lecture, une limite commune aux modèles de l’époque. En écriture, il reste lent (environ 140 Mo/s). Le disque dur, lui, est un WD Blue de 1 To, qui tourne à 5 400 tpm, rien de fou.

Il est joli



J’avais testé sous Mac OS X sans succès à l’époque. Comme c’est expliqué sur ce post, WD utilisait une technique bizarre : des commandes envoyées au disque permettaient de le configurer comme unique « disque » de ~1120 Go (HDD + SSD) avec deux volumes distincts, un pour le SSD et un pour le HDD. La compatibilité Mac OS X officielle fonctionne de cette façon : l’OS voit un seul disque. La marque avait tout de même bien fait les choses : l’outil (on en parle dans la suite) permet de créer soit deux volumes séparés, soit un Fusion Drive directement.

Testons

J’ai pris un vieux MacBook (2008) pour tester. Ce n’est pas forcément la machine la plus adaptée, vu qu’il n’est que SATA 3 Gb/s, mais la machine était équipée d’un vieux SSD de 120 Go et elle a du SATA. Le WD Black² n’est en effet pas adapté aux ordinateurs récents (surtout les Mac) qui abandonnent peu à peu cette interface.

La première étape va être d’installer le WD Black² en interne. Il faut donc prévoir de quoi démarrer le disque d’origine en externe (WD livrait un adaptateur USB à l’époque) ainsi qu’une clé USB. Il faut deux outils disponibles sur le site de la marque : la mise à jour de firmware et les outils de configuration. La procédure est bien expliquée sur le site de WD, même si les captures datent un peu (c’est ou l’évolution visuelle de macOS en quelques années).

Les outils d’initialisation

Première étape, donc, démarrer Mac OS X (ici El Capitan) en externe, en USB 2.0. Il faut ensuite restaurer la mise à jour de firmware (qui fonctionne sous Linux) avec l’Utilitaire de disques sur la clé USB et démarrer dessus. C’est bien expliqué dans le PDF, je ne vais pas détailler. Une fois l’image sur la clé USB, il faut démarrer dessus (le volume s’appelle EFI Boot) et laisser la mise à jour s’effectuer. Ca démarre sous Linux avec pleins de textes, il faut accepter la licence et attendre quelques minutes que la mise à jour s’effectue, vers la version 01.01A02. Quand il a terminé, le Mac s’éteint.

Mise à jour en cours

Ensuite, il faut encore démarrer Mac OS X en externe et lancer le script d’initialisation (WD Black2 Dual Drive Initialize). Il va configurer le disque et (encore) redémarrer le Mac.

Pour tester, j’ai d’abord essayer de créer une double partition, avec le script Create Dual Drive Volumes. On se retrouve avec un volume HDD de 1 To et un volume SSD de 120 Go, avec les bonnes performances. Sur le MacBook de 2008, environ 130 Mo en écriture et 250 Mo/s en lecture sur le SSD (la limite du SATA 3 Gb/s) et 110 Mo/s sur le disque dur.




Deux volumes


Deux volumes


Les performances du SSD


Celles du HDD

Puis j’ai lancé le second script, qui va créer un Fusion Drive (Create Core Storage Volume). La, on se retrouve avec un volume de 1,12 To, combinés. On a les performances du SSD (une partie du temps) avec la capacité de l’ensemble.


Un seul volume


Un seul volume

La dernière étape va être de réinstaller Mac OS X sur le WD Black² et on touche à un souci de la solution : on perd la partition de restauration. Il faut démarrer sur la partition de restauration du disque d’origine (toujours en externe) et restaurer Mac OS X sur le WD Black². Mais pour éviter de casser le partitionnement très spécifique du WD Black², on ne peut restaurer que Mac OS X. Et sur un MacBook de 2008, c’est un souci en cas de problème : sur ce modèle, impossible de démarrer sur l’EFI. Il faut donc bien prévoir de soit garder le disque d’origine, soit avoir une clé USB avec les données nécessaires pour démarrer et tout recréer.

Mac OS X restauré

En dehors du fait que le WD Black² demandait quelques manipulations pour être fonctionnel (il doit aussi être initialisé sous Windows), son principal problème – même à l’époque – était son prix. Il valait environ 300 $ quand un SSD de 120 Go couplé à un disque dur de 1 To se négociait autour de 150 $. En 2021, la question ne se pose même plus : on trouve des SSD de 1 To à moins de 100 € en SATA. Le seul intérêt pratique, au moins en 2013/2014, c’était que le disque ne nécessitait qu’un seul emplacement SATA, ce qui le rendait intéressant dans les PC portables. Actuellement, avec les SSD en barrette, ce n’est plus un souci : en entrée de gamme, on a souvent une baie 2,5 pouces et du M.2, pour mettre un SSD d’entrée de gamme de 250 ou 500 Go, avec un HDD. Le WD Black² est surtout une curiosité ancrée dans son époque, et c’est déjà pas mal.

Prototype : un écran portable pour la Pippin

Assez régulièrement, je vois des gens qui pensent que Bandai avait sorti un écran portable pour la Pippin, dans les années 90. C’est assez logique : la tablette slah clavier ressemble à un PC portable. Mais jusqu’à maintenant, ça ressemblait à une sorte de blague. Puis je suis tombé sur ce prototype pour la Pippin @World américaine, daté d’avril 1996.

Cette version noire de la tablette possède en effet un écran à la place de la tablette, qui se branche en VGA sur la console. Je l’ai essayé, et les angles de vue sont évidemment mauvais et (surtout) c’est très sombre. C’est assez logique : en 1996, les écrans LCD étaient vraiment assez moyens, et je suppose que Bandai a abandonné l’idée de proposer un écran portable de qualité pour sa console et a décidé de rester sur l’idée de la tablette graphique. Le côté rigolo, c’est que comme il s’agit d’un écran VGA, on peut le brancher à un PC (ici sous Windows 7 en bêta, vous aurez reconnu le fond d’écran). En tout cas, c’est un prototype intéressant que je vous propose ici, je pense que c’est intéressant à montrer. Puis j’imagine que si ce produit était sorti, il aurait vraiment été très cher, alors que la console elle-même était déjà plus onéreuse.

La tablette écran


La tablette écran


La tablette écran


On peut même brancher un PC sous Windows, en VGA

La tablette date d’avril 1996, avec les stickers classiques des prototypes

Comme chaque année, Apple n’aime pas le changement d’heure

Je n’ai pas compté le nombre de posts sur le changement d’heure ici, mais comme chaque année, il y a des trucs qui déconnent. Cette année, j’ai trouvé un petit bug dans Rappel (sous macOS Big Sur).

Si j’essaye de mettre un rappel en écrivant l’heure directement (genre « demain 15:00 »), il me propose « demain 14:00 ». Par contre, si je mets « lundi 15:00 », il me propose bien « demain 15:00 » (oui, j’écris le dimanche. Je me demande vraiment qui code ce genre de choses…

Pas bien


Bien

MAJ : comme chaque année, le problème s’est corrigé le lendemain.

L’Apple Bandai Pippin Atmark a 25 ans

Il y a 25 ans, le 28 mars 1996, Bandai lançait sa console de jeu en partenariat avec Apple : la Pippin Atmark.

Forcément, si vous venez ici, vous êtes au courant : j’ai une fascination un peu perverse pour cette console. J’ai écrit un eBook, un long article chez des amateurs de jeux rétro, un autre chez un excellent site sur Apple, et je parle chaque semaine de la console depuis un moment. Ça a vraiment commencé en 2016 (enfin, plus exactement pour Noël 2015, mais je n’ai pas retrouvé la date exacte) même si j’avais acheté une manette un peu avant.

Depuis, j’ai une collection d’une petite soixantaine de jeux (un peu plus avec les disques issus de bundle, par exemple, ainsi que les démos de magazines), plusieurs consoles (dont un prototype et une version américaine), des tas d’accessoires – lecteur de disquettes, extensions de mémoire, etc. – et pas mal de documentation. Je cherche toujours un tas de jeux (en gros, le nombre de disques dépasse la centaine) et j’en découvre encore de temps en temps. J’ai même enregistré pas mal de parties (parfois avec ma tête) parce que les jeux vidéo sont fait pour être joués. Et si vous allez dans la catégorie Pippin du site, vous verrez qu’il y a des choses à dire.

Je me suis demandé ce que je devais faire pour cet anniversaire, mais certains projets ont été abandonnés parce que je manque évidemment de temps, d’autre devront attendre. Je compte bien un jour remettre à plat les pages Wikipedia, et aussi améliorer le livre électronique qui est en vente. Il date un peu et certaines informations sont erronées, ou datées. C’est un peu mon principal problème avec cette console : une bonne partie des informations disponibles sur le Net est fausse. Elles viennent soit de traductions erronées, soit d’anecdotes ou d’articles peu documentés. Rien que pour la date de lancement, on trouve encore des sites qui parlent de 1995, et pour une bonne raison : Wikipedia a indiqué cette date (et l’indique encore dans certains pays). Et par les joies des référencement croisés (tel site indique que c’est 1995, tel autre se met à jour en fonction, etc.), certaines informations restent fausses.

Dans tous les cas, avec le temps, j’ai réussi à apprécier la console et certains de ses jeux, et je ne suis pas le seul. Vous trouverez un excellent Wiki sur la console, un hacker qui a réussi à débrider la console ou des gens qui – comme moi – s’amusent avec la consoles (ici et ).

Une souris série sur un vieux Mac

C’est un peu la semaine des souris, avec un petit logiciel intéressant pour les vieux Mac : il permet d’utiliser une souris série (de PC) sur un Macintosh sous Mac OS.

Petit résumé : dans les premiers PC, les souris utilisaient un protocole propriétaire (Bus Mouse) ou alors un simple bus série (RS-232). Et ce bus (encore utilisable sous Windows 10) a l’avantage d’être présent dans les vieux Mac, même si ce n’est pas sous la forme d’une prise DE-9. Avec un vieux Mac, vous aurez donc besoin d’un câble droit qui possède d’un côté une prise mini DIN 8 (le série des Mac) et de l’autre une prise DE-9 mâle (le série des PC). Ensuite, il faut installer un pilote.

La config par défaut : rien ne bouge

Ce n’est pas aussi simple que de brancher une souris ADB, il faut indiquer dans quel port série est branchée la souris (modem ou imprimante) et le type de souris (Mouse Systems ou Microsoft). Dans mon cas, c’est une Microsoft sur le port imprimante, mais sur certaines souris on peut définir le protocole. Le pilote permet aussi de définir le comportement des boutons. Assez bizarrement, il se limite à deux boutons en mode Microsoft (ma souris en a trois) avec la possibilité de lier une touche d’activation (shift, command, control ou option), un clic ou un double clic. Le pilote date de System 7, donc il ne permet pas d’assigner directement le menu contextuel de Mac OS, mais il suffit de mettre control et un clic.

Pour ma souris


Les options pour le clic droit

Bon, comme d’habitude, ça reste plus une démonstration technique qu’autre chose : il semble peu probable qu’un personne dispose d’un Mac sans souris ADB, d’une souris série et du pilote installé (même si c’est possible de l’installer juste en passant par le clavier). Enfin, ma souris série est assez lente sous Mac OS, spécialement sur un écran en 1 920 x 1 200.

Un trackball ADB de chez Elecom

Ma collection de souris ADB bizarre s’agrandit, avec un trackball ADB de chez Elecom, dans la gamme « Variable Pogic Track Ball » (c’est le nom inscrit dessus).

Ce modèle est pour les droitiers et se manipule avec le pouce, ce qui n’est pas si courant dans les traclball. En effet, certains préfèrent ceux dont la boule est actionnée par l’index ou le majeur, avec une boule placée à l’avant et au centre. Il possède un seul bouton, à droite, qui fonctionne assez mal sur mon exemplaire. Le switch interne va bien, mais le mécanisme demande de presser assez fort le bouton pour espérer l’actionner. Sur la partie gauche, on retrouve un interrupteur avec trois positions : un, deux ou quatre ■. En fait, il définit la sensibilité de la boule : c’est lent sur un seul, correct pour un ordinateur de l’époque sur deux et rapide sur quatre. Plus exactement, la distance parcourue par le curseur va se réduire en même temps que la sensibilité. Sur un écran moderne, en haute définition, il vaut mieux travailler directement sur quatre, même si le curseur bouge un peu trop rapidement du coup.



Un prototype de souris de Macintosh coudée sur eBay

Vu sur eBay, un prototype de souris de Macintosh avec un connecteur coudé.

C’est une souris M0100 assez classique, mais avec une prise coudée en mauvais état, donc, et un câble endommagé (ce qui expliquait son prix assez bas pour un produit de ce genre, 400 $). Le vendeur – That Mac Guru – explique que la documentation du premier Macintosh montrait cette souris, mais que le connecteur a été changé un peu avant la commercialisation. Sur une souris classique, le câble part du centre de la prise, avec deux vis pour fixer la prise DE-9. Ici, le câble part du côté de la prise, avec une seule vis pour fixer la prise. Le vendeur pense que le but était d’éviter d’endommager le câble quand le Mac était placé contre un mur, ce qui semble logique.


Une souris classique




Une émission japonaise sur l’échec de la Pippin

Il y a quelques jours, le 19 mars, une chaîne japonaise (NHK BS Premium) est revenue dans un reportage de 30 minutes sur le flop de la Pippin. Je me suis débrouillé pour enregistrer ça.

On commence par la pub de l’émission, qui donne le ton avec les figurines de Gundam. Petite astuce : vous pouvez avoir des sous-titres (traduits automatiquement) avec YouTube. Je vous conseille de les activer puis de mettre la traduction anglaise, à peu près compréhensible.

On peut voir dans le reportage qu’il y a une Pippin au siège de Bandai. Il y a aussi des Gundam qui démontent une console (un prototype), des images de “jeux” (Franky Online), des archives intéressantes sur le développement de la console, etc. On apprend notamment que la console a été produite jusqu’en février 1998 et – plus étonnant – que les serveurs pour les fonctions online de la console ont été récupérés pour les services liés aux téléphones portables (i-mode).

Dans une vitrine



Un prototype sans marquage


La version américaine


La fin de la console

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