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Perlimps : un futur film prometteur pour Alê Abreu (Le Garçon et le Monde)

Par : Shadows

Le réalisateur brésilien Alê Abreu, connu pour son film d’animation Le Garçon et le Monde/O Menino e o Mundo (Cristal du long-métrage au Festival d’Annecy 2014), a profité de l’édition 2021 pour nous présenter son nouveau projet : Perlimps.

Sans plus tarder, voici le synopsis et le teaser :

Claé et Bruô sont des agents secrets de royaumes ennemis. Perdus dans la Forêt Enchantée, ils se rendent compte que leurs missions respectives sont identiques : sauver les Perlimps des terribles géants qui encerclent la zone.

Dès les premières images, le style marqué saute aux yeux, avec des décors évoquant la peinture. Et pour cause : ces décors ont été créés avec des techniques traditionnelles, de façon à créer des taches aléatoires, puis scannés avant un passage en revue jouant sur l’imagination : Alê Abreu a alors cherché à voir des éléments dans les taches, comme dans un ciel nuageux. Ici une forme qui évoque un arbre, là un coup de brosse faisant penser à des herbes, plus loin encore un rocher… Autant d’éléments qui ont ensuite été retravaillés. Un processus très organique et progressif, donc, qui impliquait une absence de color script prédéfini et une approche plus expérimentale, en essayant de trouver des décors adaptés à telle ou telle scène.

L’animation, elle, a été gérée numériquement avec une absence volontaire de contours et un travail sous Photoshop à l’aide de calques, en utilisant la transparence. Alê Abreu et Vivianne Guimaraes (assistante réalisatrice) ont géré ensemble l’animation des deux personnages principaux, avec une animation en threes/fours (une image dessinée peut donc rester à l’écran durant 3 ou 4 frames). Un ratio proche des standards de l’animation japonaise, comme l’a souligné l’équipe.

Enfin, le compositing a souvent été l’occasion d’ajouter des éléments pour apporter de la vie et de l’atmosphère : papillons, brume, etc.

Avec une production en distanciel depuis mars dernier (rappelons que le Brésil est fortement touché par l’épidémie de Covid-19), Perlimps devrait sortir l’an prochain. A ce stade, les détails de la distribution en France ne sont pas encore connus.

L’équipe du film à Annecy, en semi-présentiel, et le réalisateur Denis Walgenwitz qui assurait la modération du panel.

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Les Fées Spéciales mêlent sculpture et technologie à Annecy

Par : Shadows

Dans le cadre de la sélection XR du Festival d’Annecy, l’équipe du studio Les Fées Spéciales a présenté un projet atypique au croisement de l’art et de l’environnement.

L’objectif : créer une installation qui puisse sensibiliser le grand public au sort des zones humides, qui abritent une faune et une flore unique mais sont victimes des activités humaines. Les politiques font aussi partie du public visé, les élus ayant une grande influence sur la préservation de ces lieux si particuliers (par exemple, en choisissant d’y autoriser ou non la construction d’un supermarché).

Le projet s’appuie sur une oeuvre sculptée d’Anne-Lise Koehler, augmentée grâce aux talents des Fées Spéciales : une tablette permet au public, en réalité augmentée, d’afficher des animaux, de voir le défilement des saisons, d’explorer le cycle de l’eau… Voici un aperçu vidéo du résultat :

Le studio nous a donné quelques détails sur les coulisses du projet. Il a notamment fallu numériser la sculpture par photogrammétrie, afin d’en avoir un double numérique et de bien caler les éléments 3D.
Ces éléments 3D, d’ailleurs, sont eux aussi en partie issus de photogrammétrie, Anne-Lise Koehler ayant réalisé des sculptures des animaux qu’il a fallu scanner, nettoyer, rigger, animer.

Numérisation sous Meshroom de la sculpture
Création des animaux physiques, qui seront ensuite numérisés et animés

L’équipe des Fées Spéciales a eu quelques surprises en cours de route : il s’agissait de son premier projet en réalité augmentée, d’où un certain nombre de surprises, essais, expérimentations :

  • L’équipe a rapidement réalisé lors des tests que la perception du temps est différente en AR par rapport à un film animé classique. Il a été nécessaire raccourcir les boucles d’animation, typiquement une animation pédagogique d’une minute est beaucoup trop longue et il faudra plutôt viser les 30 secondes ;
  • pour les interactions et l’activation de fiches d’informations, l’usage du doigt a rapidement été écartée : tout ce qui nécessite de tenir moins fermement la tablette est un risque supplémentaire de chute et donc de casse. Des essais ont été faits en utilisant une bascule à 90° de l’écran comme déclencheur, mais cela n’a pas non plus été concluant : finalement, les fiches s’activent sur la tablette en visant des cibles ;
  • Les Fées Spéciales ont hésité entre une approche de repérage par marqueur ou via la reconnaissance 3D de la surface de l’oeuvre. Si cette seconde approche est plus « magique » d’un point de vue utilisateur, elle s’est avérée inadaptée car trop instable, sans compter que certains éléments de la sculpture (les plantes) peuvent bouger lors d’un transport ou au fil du temps, ce qui gênerait la reconnaissance. Au final, un marqueur (esthétisé et sous forme de logo sur le socle de la sculpture) a donc été retenu.

Axel Wolff, responsable du pôle Bouches-du-Rhône – Zones humides au Conservatoire des Espaces naturels – PACA, a de son côté souligné que la médiation reste indispensable avec ce type de dispositif : il faut une personne dédiée afin de pouvoir guider le public si nécessaire.

Un mot sur l’aspect économique : le budget théorique du projet est de 74 000€, mais en pratique les entités impliquées ont investi davantage, et le bilan est donc dans le rouge. Un dépassement qui s’explique notamment par le fait que Les Fées Spéciales ont expérimenté dans un domaine hors de leur zone de travail habituelle. Une rentabilisation n’est toutefois pas exclue : le projet a été pensé avec des modules transportables, et des partenariats pourront être mis en place avec diverses entités.

Pour finir, on pourra saluer le choix des Fées Spéciales de proposer une démonstration sur scène du projet, avec la sculpture et en direct : le tout sans problème technique, malgré un éclairage assez tamisé.

Crédits du projet :

Outil de médiation développé par Les Fées Spéciales, avec et pour le CEN PACA à partir des œuvres d’Anne-Lise Koehler dans le cadre du Congrès mondial de la Nature du l’UICN.

CEN PACA

Responsables scientifiques : Bénédicte Meffre, Axel Wolff, Hubert Dupiczak et Emeline Oulès.

Produit par : Les Fées Spéciales et leConservatoire d’espaces naturels de PACA en partenariat avec l’Agence de l’eau et le Département 13.

Les Fées Spéciales

Réalisation et animation 2D : Eric Serre

Direction artistique et sculpture : Anne-Lise Koehler

Directeur technique : Flavio Perez

Directrice financière : Sophie Marron

Suivi de production : Natalène Darfeuille

Développement Unity : Simon Galland

Rig, photogramétrie et retopologie : Damien Picard et Pascal Larramendy

Artiste technique : Gnoumagbée Camara

Animation 3D : Ghislaine Serre – Ameglio

Recherche de concept : Duy Nguyen

Stagiaires 3D : Maxime Debocq et Guillaume Collin

Graphisme et ergonomie : Marie Saby

Immersion a été réalisé avec des outils libres développés dans le cadre du programme Transmédia.

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Mal-être étudiant : suite aux critiques, le RECA annule sa table-ronde

Par : Shadows

Nous vous avions indiqué la tenue, aujourd’hui vendredi 18 juin, d’une table-ronde au Festival d’Annecy sur le mal-être étudiant.
Un sujet malheureusement toujours d’actualité, mais à plus forte raison depuis la pandémie, l’isolement et les conditions de travail éprouvantes se rajoutant aux problèmes déjà en place (harcèlement, rejet, peur de l’entrée dans la vie active, difficultés financières…).

Une table-ronde prévue puis annulée

Le RECA, association qui fédère une trentaine d’écoles françaises d’animation, jeux vidéo et effets visuels, devait donc proposer à 10h ce matin une table ronde sur le sujet, destinée à faire un bilan de la situation et à proposer des solutions :

Face au mal-être de certains étudiants, lié à différents facteurs (confinement, isolement, cyberharcèlement, peur de l’avenir…), les écoles du RECA se mobilisent pour proposer des solutions.

La question des souffrances étudiantes est un sujet prioritaire pour les écoles du RECA. Nombreuses sont celles qui proposent au sein de leur établissement des soutiens personnalisés (écoute, accompagnement…).

Après un état des lieux de la situation actuelle par l’Observatoire national de la vie étudiante, un psychologue, un responsable d’école et un étudiant échangeront sur leurs expériences (questionnements et solutions), et répondront aux questions du public.

Pour en discuter, les personnes suivantes étaient annoncées :

  • Vincent Chiarotto, directeur de l’ECV Bordeaux ;
  • Gustave Soloy, étudiant à l’école Georges Méliès ;
  • Feres Belghith, directeur de l’Observatoire de la vie étudiante ;
  • Cédric Moens de Hase d’ArtFX ;
  • Catherine Constant-Grisolet, directrice de LISAA Animation & Jeux Vidéo.

Polémique puis une annulation

C’est justement la liste des personnes présentes qui a fait polémique. En fin d’année dernière, un élève de LISAA est en effet mort par suicide. Si les causes d’un tel évènement sont toujours complexes, la famille et un article de Capital, que nous avions relayé, mettaient en avant du harcèlement scolaire et en ligne, ainsi que des accusations de plagiat. Selon Capital et la famille, l’école n’aurait alors pas su agir pour régler la situation.

Suite au décès de l’étudiant, la famille avait porté plainte, ce qui avait déclenché une enquête de police. Face à cette situation, nous avions sollicité une réponse de l’école, citée dans l’article où nous avions détaillé l’affaire : LISAA expliquait ne pas souhaiter aborder le sujet de façon détaillée et ne pas répondre publiquement à l’article de Capital, « au stade de cette enquête et par respect pour la famille ».

La présence de la directrice de LISAA à cette table ronde, alors que l’école n’a pour le moment pas davantage détaillé sa position publiquement, a fait réagir le STJV (syndicat centré sur le secteur du jeu vidéo), qui a publié une série de tweets sur le sujet :

Face à cette polémique, le RECA a réagi en annonçant l’annulation de la table ronde. L’annonce évoque une annulation dans l’immédiat avec un report à une date ultérieure, non précisée, en présence de « toutes celles et ceux qui le souhaitent », ce que l’on peut éventuellement lire comme une invitation au STJV.

Le STJV s’est déclaré satisfait de l’annonce de l’annulation, et indique espérer qu’elle « pourra se dérouler dans des conditions plus favorables », « déboucher sur des discussions progressives et des actions concrètes ».

Nous vous tiendrons informés des futures annonces, et ne manquerons pas de couvrir la table ronde lorsqu’elle aura lieu.

D’ici là, nous en profitons au passage pour rappeler, une fois de plus, que des pistes existent si vous ou un proche avez besoin d’aide : le Ministère de la Santé liste par exemple des numéros d’appel anonymes et gratuits, des ressources en cas de crise suicidaire.

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Nostalgie : il y a 30 ans, le Festival d’Annecy en Super 8

Par : Shadows

L’équipe du Festival d’Annecy nous invite à un retour temporel avec un aperçu de l’édition de 1991, filmée par Joanna Quinn (animatrice et réalisatrice de film d’animation britannique).

Si la qualité vidéo est évidemment celle de l’époque, entre prises de vue improvisées et grain du film argentique, cette archive est l’occasion de retrouver quelques visages familiers du monde de l’animation : John Halas, Peter Lord, Nick Park, Nicole Van Goethem, Yitzhak Yoresh, Marcy Page, Richard Condie…
Rencontres dans Bonlieu et dessins improvisés, pauses dans la vieille ville, étals du marché au petit matin : si le Festival d’Annecy n’avait à l’époque pas encore la même ampleur, une bonne partie des ingrédients qui font son ambiance étaient déjà là.

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Netflix et Aardman dévoilent Robin Robin, un moyen métrage de Noël en stop-motion

Par : Shadows

A l’occasion du Festival d’Annecy, Netflix présente la bande-annonce d’un futur « Holiday Special » en stop-motion, Robin Robin. Il s’agira donc d’un projet spécialement pensé pour les fêtes de fin d’année, d’une durée de 30 minutes.

On y suivra Robin, oiseau élevé par des souris. En grandissant, sa différence se fera de plus en plus nette. Robin partira alors dans une quête pour montrer qu’elle peut être une très bonne souris, mais parviendra surtout à se trouver elle-même.

Créé et réalisé par Dan Ojari (Slow Derek) et Mikey Please (The Eagleman Stag) chez les studios Aardman, le projet s’appuiera notamment sur la voix de Gillian Anderson, qui jouera l’antagoniste principale (un chat). La musique sera également au rendez-vous, avec des chansons par The Bookshop Band.

Robin Robin sera visible dès le 27 novembre 2021 sur Netflix.

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Requins et créatures : Black Ginger, studio VFX Sud-Africain

Par : Shadows

A l’occasion du Festival d’Annecy 2021 et de son focus sur l’Afrique, nous vous invitons à découvrir Black Ginger, studio d’effets visuels, animation et post-production basé en Afrique du Sud.

Vous avez eu l’occasion d’admirer le travail de ses équipes dans des films tels que Monster Hunter, Deep Blue Sea 2 et 3, la série Raised By Wolves.
Lancé en 2005, le studio a donc su séduire des projets à gros budget, et respecte les standards actuels (colorimétrie OCIO, sécurité conforme aux règles MPAA).

Voici un aperçu de ses projets récents, au cinéma puis pour la publicité :

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Annecy 2021 : 6 pitchs venus d’Afrique

Par : Shadows

Dans le cadre du festival d’Annecy, chaque année, des dizaines de projets venus des quatre coins du monde rivalisent d’ingéniosité pour tenter de séduire des partenaires et se concrétiser. Pour cette édition 2021, nous avons choisi de mettre en avant certains des pitchs venus d’Afrique ou d’afrodescendants.

Comme vous le verrez, les projets mis en avant sont très divers, de la comédie aux larmes, de l’action à l’intimiste, de sujets très ancrés dans la culture locale à des concepts universels.

Artifacts

Le réalisateur nigérian Stanlee Ohikuare a dévoilé son projet de long-métrage en animation 3D Artifacts. Un projet qui mêle aventure et thématiques telles que la question des antiquités africaines dans les musées occidentaux, ainsi que la discrimination.

Quand une statue 3D du nom de Blend est transférée d’une galerie parisienne jusqu’à un musée du Nigeria, elle devient la victime de discrimination de la part des reliques africaines qui la considèrent comme un faux étranger. Mais quand un voleur de faux entre par effraction dans le musée et vole des artefacts, Blend se lance dans une opération héroïque de sauvetage. Elle aura pour conséquence bienheureuse de faire, enfin, accepter Blend des autres artefacts.

Artifacts mêle des thématiques résolument ancrées dans le patrimoine africain et une approche qui pourra plaire à une audience globale. Actuellement en recherche de partenaires (producteurs, diffuseurs, distributeurs, investisseurs et studio partenaire pour épauler Xter Animation), Stanlee Ohikuare a notamment souligné le potentiel du projet en termes de merchandising, chaque personnage du film ayant un character design unique.

Maniérismes

Le jeune réalisateur Bokang Koatja, originaire d’Afrique du Sud, nous a présenté son projet de court-métrage Maniérismes. Un film touchant les sujets forts de la dépression et du suicide, directement inspirés par le vécu personnel du réalisateur.

Quand Richard, son meilleur ami, se suicide, Sello se met inconsciemment à reproduire ses manières, s’accrochant à son souvenir. Mais Sello doit apprendre à accepter sa perte pour ne pas se retrouver face à la même destinée.

Bokang Koatja a plusieurs objectifs : mettre en avant la thématique de la dépression, encore trop souvent incomprise, mais aussi participer à l’essor de l’animation 2D en Afrique du Sud : comme l’explique le réalisateur, l’animation locale est bien souvent en 3D, et/ou fabriquée sous forme de prestation pour des pays tiers.

En termes d’influences viusuelles, Bokang Koatja a notamment évoqué J’ai perdu Mon corps, de Jérémy Clapin, et l’épisode Sucker of Souls de la série Love, Death & Robots (Studio La Cachette).

Encore en gestation, le projet est en recherche de designers graphiques, producteurs/coproducteurs, distributeurs, compositeurs, investisseurs pour se concrétiser. On peut le contacter via koatja.b -at- gmail.com

Le Voyage d’Animah

Le Nigeria reste fortement touché par le fléau du terrorisme, et il est donc logique que l’animation s’empare du sujet. Dans le cadre du Nigeria Focus au MIFA, Brian Wilson (cofondateur de Zero Gravity Studios, basé à Lagos au Nigeria) a dévoilé son projet Le Voyage d’Animah. Un futur court-métrage qui suivra une jeune fille de 11 ans, frappée par le terrorisme :

De retour de la ferme, Aminah voit son village à feu et à sang. Dans le nord du Nigeria, les terroristes de Boko Haram ont assailli le village de la petite fille, laquelle doit s’enfuir en courant. Là, dans une forêt proche, elle tombe sur des amis et trouve refuge dans le monde de l’imaginaire, faisant apparaître des figures maléfiques afin de surmonter le traumatisme. Ensemble, ils passent au travers de multiples dangers et essaient de se frayer un passage vers un lieu sûr.

Prévu en tant que court-métrage en animation 2D, Le Voyage d’Animah ciblera les 11 ans et plus, avec un style visuel entre Parvana, une enfance en Afghanistan et Le Peuple Loup.

Brian Wilson est en recherche de diffuseurs, distributeurs, investisseurs, producteurs/coproducteurs. Le court est au stade du design. Il peut être contacté via briannukid -at- gmail.com

L’Ombre des papillons

La réalisatrice Sofia El Khyari, originaire du Maroc et désormais basée en France, a présenté un projet de court-métrage atmosphérique inspiré du concept portugais de saudade, sorte de mélange entre mélancolie, nostalgie, désir et espoir.

Obsédée par le souvenir d’un amour passé, une femme se réfugie dans la contemplation de papillons qui semblent peupler une mystérieuse forêt. En proie à un complexe sentiment de douce-amère nostalgie, elle fait alors se rejoindre rêverie et réalité, fantasme et frustration, plaisir et douleur. Et en croyant fuir le réel, elle s’y confronte en réalité et prépare inconsciemment une renaissance…

Entre un personnage principal en noir et blanc et des papillons colorés, les recherches, tests d’animation et concepts en techniques traditionnelles présentés par Sofia El Khyari laissent présager un projet soigné et à l’identité graphique forte, sensoriel et intime, avec un sound design organique nous plaçant dans l’esprit et le corps de son personnage.

La prochaine étape du projet de Sofia El Khyari est l’animatique, un passage qui ne devrait pas être très complexe à mettre en place au vu du volume d’éléments déjà créés. Il s’agira notamment de soigner le rythme afin de faire passer au mieux les émotions véhiculées par le film.

Naledi

Nous avons aussi apprécié Naledi de Lola Aikins (Afrique du Sud). Un projet de court-métrage en animation 2D mêlant sport et deuil :

Nadeli est une athlète qui vient de perdre son père. Lors des championnats d’Afrique, elle se blesse, et pour se remettre en piste, elle doit surmonter sa peine.

Le pitch nous a frappés pour son talent visuel : un character design fort et élancé, avec des jambes surdimensionnées, et un sens du cadrage qui devrait faire de Naledi un film fort et percutant.

Locked Down

Pour terminer de façon légère, la scénariste Oyinkan Odunlami et l’animateur Temidayo Odunlami ont présenté la série en animation 2D (10×10 minutes) qu’ils souhaitent réaliser : Locked Down.

Une série sur cinq jeunes gens et une chèvre, coincés ensemble dans un bunker alors qu’à l’extérieur, une apocalypse zombie fait rage.

Inspirée par les effets de la pandémie, la série vise les adolescents. Elle met en scène d’un ton léger une attaque de chèvres-zombies qui force une poignée d’individus à se réfugier dans un bunker. Problème : ils ne se supportent pas…
Une manipulatrice prête à tout pour survivre, un apprenti réalisateur qui incite ses co-confinés à se filmer à la manière d’un confessionnal de TV réalité car il rêve d’en tirer un film qui fera de lui une star, Peace and Happiness et sa double personnalité, une jeune femme conciliante, un businessman, un bouc parlant, un employé gouvernemental censé apporter régulièrement des vivres mais qui exige des pots-de-vin : c’est ce casting improbable que souhaite mettre en scène Oyinkan et Temidayo Odunlami.
On peut les contacter via temiodun -at- gmail.com et oibraithwaite -at- gmail.com

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SudAnim: une ambition, fédérer l’animation en région Sud [Annecy 2021]

Par : Shadows

A l’occasion du Festival d’Annecy, la jeune association SudAnim officialise son existence. Lancée au mois d’avril, l’entité a organisé une conférence de presse au MIFA pour se mettre en avant et dévoiler ses objectifs.

A l’origine de SudAnim, un constat : celui d’une région SUD-PACA dynamique en terme d’animation au sens large (3D, 2D, stop-motion, motion design, VFX, jeu vidéo), avec une soixantaine de structures et 900 employés environ, une production déjà notable (77 oeuvres d’animation réalisées grâce au fonds de soutien régional lancé en 2010), mais qui manque de synergie en dehors de la ville d’Arles.
SudAnim se propose donc de fédérer le secteur au niveau régional afin de rendre la filière « plus visible, organisée et puissante ». Y compris auprès des pouvoirs publics locaux, du grand public et de l’international.

Des initiatives multiples

Concrètement, SudAnim bouillonne de projets :

  • accompagnement des membres sur les évènements (Annecy, SIGGRAPH, FMX, etc) ;
  • travail sur le développement des fonds d’aide dans les différents secteurs couverts par l’association ;
  • base de donnée de studios, écoles, prestataires ;
  • mise en place d’un concours régional destiné aux étudiants des écoles locales, voire mise en place d’une bourse d’études ;
  • mise en place et développement de résidences liées à l’animation ;
  • communication sur les entreprises et oeuvres ;
  • mise en place d’un évènement d’envergure internationale.

Vous l’aurez compris, SudAnim ne manque pas d’idées. Elle ne manque pas non plus de membres, puisqu’une centaine de producteurs, studios, prestataires, écoles ou talents ont déjà rejoint SudAnim.

On y retrouve entre autres Miyu, Les Films du Tambour de Soie, Toon Factory, La Planète Rouge, La Station Animation, TNZPV, Cocoribou, Le Studio Animation, 3D Matchmovers, Caleido-Scop, Hexalab, Rizom-Lab, Brassart, l’ESRA, MOPA, l’ENSI…

Voici également le bureau de l’association :

Président : Mathieu Morfin (La Tour Blanche).

Vice-président : Alexandre Cornu (Les Films Du Tambour De Soie/Le Studio Animation).

Trésorier : Thierry Berthier (ToonFactory).

Trésorier adjoint : Thibaut Delahaye (Le Studio Animation/indépendant).

Secrétaire générale : Chrystel Poncet (MaGic C).

Secrétaire adjointe : Luce Grojean (Miyu Distribution).

Représentant collège Producteurs : Alexandre Charlet (Les Films Du Cygne/Le Studio Animation), suppléant Ron Dyens (Sacrebleu/Le Studio Animation)

Représentant collège Studios : Mathieu Rey (TNZPV), suppléant Thomas Giusiano (TNZPV)

Représentant collège Prestataires : Olivier Jean (Cocoribou Films), suppléante Emmanuelle Novero (Mont-Mars)

Représentant collège Écoles et formations : Jean-Yves Reynier (Lycée Marie-Curie), suppléante Karine Grimaldi (Lycée Marie-Curie)

Représentant collège Talents : Nicolas Rolland (réalisateur), suppléant Thomas Demachy (Consultant jeu vidéo)

L’équipe SudAnim au bord du Lac d’Annecy

Comment rejoindre SudAnim ?

Bien entendu, SudAnim recrute activement de nouveaux membres. Pour adhérer, deux conditions :

  • être localisé en région SUD PACA ;
  • travailler ou représenter une société dans l’animation au sens large, y compris le jeu vidéo et les VFX.

Nous aurons évidemment l’occasion de suivre les futures annonces de SudAnim et de vous reparler des actions de l’association.

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Mars Express : le film de Jérémie Périn se dévoile à Annecy, entre polar et SF

Par : Shadows

C’est dans une salle bien remplie, mais aussi devant de nombreux accrédités en distanciel, que le réalisateur Jérémie Périn (Lastman) et son équipe nous ont présenté ce mardi un aperçu du futur long-métrage animé Mars Express.

Porté par Everybody on Deck et Je Suis Bien Content mais aussi EV.L Prod, Plume Finance et France 3 Cinéma, Mars Express mêle science-fiction et policier dans une aventure interplanétaire :

Aline Ruby, détective privée obstinée, et Carlos Rivera, réplique androïde de son partenaire décédé voici cinq ans, se lancent dans une course contre la montre à travers Mars. Ils doivent retrouver Jun Chow, simple étudiante en cybernétique en fuit, avant que les mercenaires assassins qui sont à ses trousses ne l’abattent.

La séance Work In Progress à Annecy a été l’occasion de découvrir de nombreux éléments visuels, du concept à l’animatique, mais aussi d’en savoir plus sur les intentions artistiques de l’équipe.

Mars la (presque) verte

Jérémie Périn nous a par exemple expliqué que le côté polar est un très bon prétexte pour explorer ce monde futuriste (aux alentours de 2200), car l’enquête justifie d’explorer des classes sociales et lieux très divers.
Le lieu principal, d’ailleurs, peut surprendre. Si le film propose des thématiques résolument cyberpunk (Carlos Rivera en tant qu’humain décédé dont la conscience a été replacée dans un robot, une jeune étudiante qui a « déplombé » un androïde, autrement dit lui a ôté les lois robotiques contraignant ses actions), Mars est ici présentée en tant que planète semi-colonisée, dans laquelle on trouvre beaucoup d’espace et de soleil. Aux antipodes, donc, des cités surpeuplées, polluées et sombres des canons du genre.

En pratique, le film nous invitera à découvrir Noctis Labyrinthus, véritable formation géologique martienne composée de canyons. Dans l’univers de Mars Express, c’est ici que se sont formées les premières colonies, les humains vivant d’abord dans des grottes à l’abri des radiations, avant de s’aventurer dans les canyons eux-mêmes, recouverts de dômes de verre.

Entre 2D et 3D

Artistiquement, Mars Express fait le pari du mélange entre animation 2D et 3D. Alors que bien souvent ce choix est guidé par les contraintes économiques, Jérémie Périn nous a expliqué avoir été guidé par une volonté artistique : il voulait que les humains soient animés par des humains, les robots « animés en 3D par des machines » avec un décalage visible lors des mouvements entre l’animation 2D organique et ses imperfections, face à une 3D qui respecte parfaitement les volumes. Même si les robots du film sont considérés comme vivants, ils sont donc présentés comme clairement distincts.

Le pipeline a du coup suivi cette logique, avec l’utilisation d’outils 2D classiques mais aussi de Blender pour la 3D, l’outil Grease Pencil s’avérant parfait pour les scènes dans lesquelles des robots 3D interagissent avec des humains 2D. Laëtitia Nurdin (Première assistante réalisatrice – Je Suis Bien Content) voit aussi dans Blender un choix philosophique, l’open source étant de son point de vue l’avenir des outils de travail.

Laetitia Nurdin (Je Suis Bien Content), Jérémie périn (Everybody on Deck), Mikael Robert (directeur artistique – Everybody on Deck), Hanne Galvez (Je Suis Bien Content), et Patrick Eveno à la modération.

En pratique, l’équipe de fabrication est dispersée dans 5 studios, notamment pour faciliter le financement avec les aides locales : Tchack à Lille pour les décors, Gao Shan à La Réunion (éléments animés en 3D tels que voitures et robots, blocking), Autour de Minuit et Borderline (Grease Pencil), Amopix à Strasbourg (compositing).
Un des enjeux de la production est donc de rendre la fabrication transparente pour les équipes, de faire en sorte que les artistes puissent travailler sans avoir à se soucier de la technique sous-jacente liée aux échanges de données.
Autre enjeu, bien entendu, celui de l’adaptation à Blender pour une partie de l’équipe : la cheffe animatrice Hanne Galvez a expliqué qu’elle et le chef animateur Nils Robin ont suivi une formation Blender spécifiquement en vue de ce film.

Un projet à suivre

Actuellement au stade du layout et posing (avec quelques tests d’animation déjà effectués), Mars Express est encore loin d’être terminé. Néanmoins, les images que nous avons pu voir nous donnent le sentiment d’un projet très prometteur, qui sera distribué par Gebeka dans les salles françaises.

Entre un scénario au potentiel intéressant, une équipe manifestement passionnée et des choix artistiques forts, Mars Express sera très clairement une production à suivre. En attendant d’en savoir plus, on pourra voir ou revoir les images qui avaient servi lors de Cartoon Movie à boucler une partie du financement du film.

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Centaurworld : une nouvelle série déjantée chez Netflix [Annecy 2021]

Par : Shadows

Netflix profite du festival d’Annecy pour dévoiler Centaurworld, future série animée pour le moins décalée.

Le concept : une jument habituée aux champs de bataille se trouve soudain téléportée sur une telle habitée par des centaures « stupides, chantants, de toutes formes et tailles ».

Prévue pour le 30 juillet 2021, la série est une création de Megan Nicole Dong, qui sera également showrunneuse. Côté casting, en vo, on retrouvera Kimiko Glenn (Horse), Jessie Mueller (Rider), Megan Hilty (Wammawink), Parvesh Cheena (Zulius), Josh Radnor (Durpleton), Megan Nicole Dong (Glendale), Chris Diamantopoulos (Ched).

De la couleur, de l’humour, une grande liberté artistique : une recette qui a su donner de grandes séries ces dernières années. Rendez-vous cet été pour savoir si le succès est à nouveau au rendez-vous.

CENTAURWORLD Season 1 (L to R) JOSH RADNOR as DURPLETON and KIMIKO GLENN as HORSE in episode 1 of CENTAURWORLD Season 1. Cr. COURTESY OF NETFLIX © 2021
CENTAURWORLD Season 1 (L to R) PARVESH CHEENA as ZULIUS, MEGAN HILTY as WAMMAWINK, JOSH RADNOR as DURPLETON, RENEE ELISE GOLDSBERRY as WATERBABY, MEGAN NICOLE DONG as GLENDALE, KIMIKO GLENN as HORSE AND CHRIS DIAMANTOPOULOS as CHED in episode 3 of CENTAURWORLD Season 1. Cr. COURTESY OF NETFLIX © 2021
CENTAURWORLD Season 1 (L to R) PARVESH CHEENA as ZULIUS, CHRIS DIAMANTOPOULOS as CHED, MEGAN NICOLE DONG as GLENDALE, JOSH RADNOR as DURPLETON, MEGAN HILTY as WAMMAWINK and KIMIKO GLENN as HORSE in episode 2 of CENTAURWORLD Season 1. Cr. COURTESY OF NETFLIX © 2021

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Biolum, une oeuvre VR lovecraftienne (NewImages/XR3/Annecy)

Par : Shadows

Sélectionnée au sein du NewImages Festival mais aussi dans la sélection VR du Festival d’Annecy, Biolum est une oeuvre franco-germanique d’Abel Kohen qui vous invite à explorer les profondeurs.

Incarnant une scientifique en pleine plongée, vous découvrirez de surprenantes créatures : autour de vous, de multiples animaux luminescents stupéfiants nagent, vivent et vous observent. Mais rapidement, la plongée prendra un tournant inattendu, lorsqu’un parasite décidera de voir en vous son nouvel hôte…

Le soin graphique apporté au monde de Biolum en fait sa richesse : plantes, poissons, crustacés, invertébrés sont nombreux, et l’équipe n’a pas lésiné sur cet aspect (quitte à ce que l’expérience soit plus gourmande en ressources que la majorité des projets VR actuels).
Scénaristiquement, l’utilisation d’une grotte est un bon prétexte pour contrôler l’avancée narrative, ce qui aurait été difficile en plein océan, tout en jouant sur nos peurs les plus primaires : enfermement, absence de fuite, obscurité, inconnu.

Nous avons nottamment apprécié la richesse des créatures, clairement inspirées de la faune des grands fonds (vers géants Riftia vivant dans des tubes, isopodes). Le studio Albyon, en charge de la modélisation et de l’animation, prouve une fois de plus sa capacité à mettre en oeuvre des univers complexes et crédibles.
La conclusion de l’histoire, que nous éviterons de révéler, fait également un bon usage des possibilités de la VR. Enfin, l’utilisation d’un casque avec HUD est sans doute une bonne idée pour limiter les risques de cinétose (mal des transports/mal de VR) malgré l’utilisation de translations pour les déplacements.

Quelques regrets en revanche : le dialogue entre les deux personnages aurait mérité plus de subtilité dans sa progression, et surtout le guidage du spectateur aurait pu être plus précis. Si l’expérience nous empêche en théorie de sortir de la grotte en traversant les murs, en pratique il est arrivé que notre tête passe à travers la paroi, en nous éloignant un peu du guide visuel proposé : l’immersion en souffre.

Ceci étant dit, Biolum est une expérience immersive solide qui s’inscrit dans la tradition du fantastique et de la SF, et nous vous recommandons de vous y plonger.

Biolum est issu d’une collaboration entre IKO, Reynard Films, Prefontal Cortex, Albyon. Le projet est visible dans le cadre de NewImages Festival et XR3, et sera présenté durant le Festival d’Annecy, sur place. L’application sera aussi disponible sur Steam en octobre.

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Strands of Mind, un voyage immersif et mystique (NewImages, XR3, Annecy)

Par : Shadows

Découvert dans le cadre du NewImages Festival et XR3 (que vous pouvez encore découvrir en distanciel ou à Paris) et visible sur place durant le Festival d’Annecy, Strands of Mind est un film immersif d’Adrian Meyer.

Ce qui débute comme un voyage en forêt anodin se mue en voyage initiatique vers un arbre en particulier, via une plongée au coeur même du vivant.
Pleinement immersif, avec un travail 3D de haut niveau, le film enchaîne plusieurs ambiances qui sont l’occasion de changer de ton et d’échelle : mystère, beauté, noirceur, mysticisme sont au rendez-vous.

Croisement entre un voyage dans l’infiniment petit, un trip hallucinatoire et une exploration de fractales, Strands of Mind est d’autant plus impressionnant qu’il s’agit d’un projet étudiant, issu de la collaboration entre Adrian Meyer (réalisateur du film) et Laura Messner (productrice) à la Filmakademie Baden-Württemberg.
Si le projet est difficile à décrire, nous ne pouvons que vous le recommander : sa présence dans la sélection des 19ème VES Awards (meilleurs effets dans un projet étudiant) n’avait rien d’usurpé. Attention aux personnes épileptiques photosensibles, en revanche : une séquence de clignotements est présente durant le film.

Comme indiqué en introduction, le projet est visible jusqu’à la fin du week-end à Paris dans le cadre de NewImages Festival, au-delà sur XR3, et en physique au Festival d’Annecy.

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Annecy/MIFA 2021 : le Mal-être des étudiants, quels facteurs, quelles solutions ?

Par : Shadows

Ces derniers mois l’ont malheureusement clairement montré : les années de formation peuvent s’accompagner d’un mal-être profond. Qu’il s’agisse d’isolement lié au confinement, de harcèlement en ligne ou physique, de sexisme, racisme ou LGBTphobies, de craintes liées à l’entrée dans la vie active, les causes sont nombreuses.
Et les filières du secteur de la création numérique ne sont évidemment pas épargnées.

Une conférence le 18 juin

Le RECA, association qui fédère une trentaine d’écoles françaises d’animation, jeux vidéo et effets visuels (ArtFX, ATI, Brassart, Gobelins, ESMA, Isart, Mopa, Rubika…), a décidé d’aborder ouvertement le sujet lors du prochain Festival d’Annecy.
Vendredi 18 juin, dans le cadre des conférences MIFA Campus ciblant les étudiants, une conférence dédiée sera consacrée au sujet, en Français.

Elle aura lieu de 10h à 11h15, se tiendra en ligne et sera disponible aux personnes accréditées (accréditations étudiants, étudiants online, mifa, mifa online).

Intitulée La condition des étudiants en animation : les écoles du RECA se mobilisent, la table ronde proposera à la fois un état des lieux du sujet, des échanges sur les solutions possibles, et une phase de questions-réponses avec le public :

Face au mal-être de certains étudiants, lié à différents facteurs (confinement, isolement, cyberharcèlement, peur de l’avenir…), les écoles du RECA se mobilisent pour proposer des solutions.

La question des souffrances étudiantes est un sujet prioritaire pour les écoles du RECA. Nombreuses sont celles qui proposent au sein de leur établissement des soutiens personnalisés (écoute, accompagnement…).

Après un état des lieux de la situation actuelle par l’Observatoire national de la vie étudiante, un psychologue, un responsable d’école et un étudiant échangeront sur leurs expériences (questionnements et solutions), et répondront aux questions du public.

Du côté des intervenants, on retrouvera :

  • Vincent Chiarotto, directeur de l’ECV Bordeaux ;
  • Gustave Soloy, étudiant à l’école Georges Méliès ;
  • Feres Belghith, directeur de l’Observatoire de la vie étudiante ;
  • Cédric Moens de Hase d’ArtFX ;
  • Catherine Constant-Grisolet, directrice de LISAA Animation & Jeux Vidéo.

Une initiative bienvenue

Cette conférence est évidemment un pas positif face à un problème qui touche toutes les filières, surtout dans un cadre de pandémie. On ne peut donc que saluer cette initiative allant dans le sens de la mise en place de solutions.

Nous en profitons au passage pour rappeler, une fois de plus, que des pistes existes si vous ou un proche avez besoin d’aide : le Ministère de la Santé liste par exemple des numéros d’appel anonymes et gratuits, des ressources en cas de crise suicidaire.

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MIFA 2021: découvrez Aquarium Studio, solution de gestion de production

Par : Shadows

A l’occasion du Festival d’Annecy et du MIFA 2021, la société française Fatfish Lab annonce la tenue d’une session de démonstration d’Aquarium Studio, sa solution de gestion de projets pour le secteur créatif.

La conférence sera accessible à toutes les personnes accréditées Festival et/ou MIFA et durera 1h :

  • 45 minutes de présentation ;
  • 15 minutes de FAQ en direct.

Fatfish Lab précise qu’il s’agira à la fois de proposer une vue d’ensemble de son outil, avec par exemple quelques cas d’usage, et de faire un point sur les derniers développements (whiteboard, connexion à Google Spreadsheet).

La démo se fera 100% en ligne, le mercredi 16 juin à 16h ; un replay sera accessible sur le site du Festival d’Annecy par la suite.

Pour plus d’informations, on se rendra sur la page de la démo, sur le site du Festival.

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Festival d’Annecy / MIFA 2021 : 5 raisons d’opter pour la version physique

Par : Shadows

Annecy 2021 approche à grand pas, et vous hésitez encore entre vous rendre sur place ou opter pour la formule 100% en ligne ? Pas de panique : voici quelques informations qui pourront vous aider à trancher, avec 5 raisons de vous laisser convaindre de faire le déplacement.

Bien entendu, si vous ne pouvez ou ne souhaitez pas vous rendre sur place, vous pouvez sans problème opter pour les formules online.

1 Des rencontres avec les WIP Features et XR

Le programme 2021 est riche en séances Work In Progress de longs-métrages et projets XR. Or, ces WIP seront visibles sur place et pas seulement en ligne : une bonne opportunité d’échanger avec les équipes des projets présentés.

Au menu, entre autres : Chlopi, le prochain long-métrage de Dorota Kobiela (qui était derrière le fascinant La Passion Van Gogh avec sa technique de peinture animée, utilisée une fois de plus ici), Mars Express de Jérémie Périn (Lastman), Unicorn Wars d’Alberto Vazquez, Nayola de José Miguel Ribeiro, Le Petit Nicolas de Benjamin Massoubre et Amandine Fredon…

Chlopi

2 Des exposants et entreprises avec qui échanger

Malgré les difficultés de déplacement, de nombreuses entreprises ont d’ores et déjà annoncé leur présence au MIFA.

Par exemple, du côté acheteurs et distributeurs : New Europe Film Sales, Les Films du Losange, Urban Distribution, Picture Tree Intern., Charades, Haut et Court, Studio Canal, Shorts TV,  Miyu Distribution, les Films du Préau, Viva Pictures, SND, Outsider films, Lumière Publishing, Sudu Connexion, ZDF, TV3, France Télévisions, VRT, Trace TV, Arte, Canal plus (David Bessières).

Côté exposants, on pourra notamment retrouver France Télévisions, Film Fund Luxembourg, Wallonie Bruxelles Image, Catalan, Anim France, Unifrance, Aura in Motion, Ciclic, Grand Est, Magelis, ALCA, PACA, Marseille, Films en Bretagne, Saison Africa 2020, Xilam, Cyber Group, Superprod, On kids and family, ICAA.

3 Des projections exclusives et plus simples d’accès

En raison des contraintes imposées par les distributeurs, les longs-métrages en compétition, films de télévision ne seront visibles que sur place.

Pour découvrir Flee (Jonas Poher Rasmussen), Josée, le tigre et les poissons (Kotaro Tamura), The Deer King (Masashi Ando, Masayuki Miyaji) et les autres films de la sélection, une seule solution : faire le déplacement.

A noter cette année, pas besoin de réserver en ligne vos billets pour les séances : étant donné que les accréditations physiques sont volontairement limitées, le Festival a simplifié la gestion. Il suffira de vous présenter à l’entrée d’une salle avec votre badge pour rentrer, dans la limite des places disponibles.

Enfin, les oeuvres VR en compétition ne seront elles aussi visibles que sur place. Vous retrouverez dans la sélection, entre autres, Recording Entropia et The hangman at Home, deux projets déjà très remarqués dans les festivals XR.

4 Une édition atypique

Entre le fait qu’il s’agira pour beaucoup du premier festival physique depuis le printemps 2020, le symbole d’une remise en route et l’affluence plus modérée que d’habitude puisque de nombreux festivaliers étrangers ne pourront pas faire le déplacement, Annecy 2021 risque fort d’être une édition à l’ambiance très particulière.

5 Le respect du protocole sanitaire

Bien entendu, le salon sera organisé dans le respect des consignes sanitaires : gestes barrières, port du masque, files d’attente et flux repensés, ou encore système de jauges lors des projections.

Le couvre-feu passant à 23h le 9 juin, les séances ont été adaptées, et finissent au plus tard vers 22h20 : de quoi disposer du temps nécessaire pour retrouver votre hébergement. Certes, les couche-tard seront frustrés, mais cela pourra être l’occasion, pour changer, de débuter votre matinée un peu plus tôt… Les premières séances sont programmées pour 9h.

Comment participer ?

Il est encore temps de vous accréditer, que ce soit pour assister à l’édition 2021 physiquement ou en ligne.
Notez aussi que le site officiel propose quelques pistes pour trouver un logement sur place.

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Josée, le tigre et les poissons : à découvrir bientôt à Annecy et en salles

Par : Shadows

Découvrez la bande-annonce de Josée, le tigre et les poissons, le premier long-métrage de Kotaro Tamura. Ce dernier était notamment assistant réalisateur de Mamoru Hosoda sur Les Enfants Loups.

Réalisé chez le studio Bones, le film est une adaptation d’une nouvelle de Seiko Tanabe.

Kumiko, paraplégique depuis l’enfance, vit avec sa grand-mère, qui la sur-protège du monde extérieur. Elle sort peu et s’est créé son propre univers, aidée par la lecture, sa fascination pour la mer et son imagination débordante. Elle demande qu’on l’appelle Josée, du nom d’une jeune héroïne d’un roman de Sagan. Tsuneo, brillant étudiant en biologie marine, aimerait poursuivre ses études au Mexique où il pourrait vivre son rêve, plonger dans les eaux tropicales. Pour cela il lui faut de l’argent et il cherche donc des petits boulots. Un soir, il tombe littéralement sur Josée et la sauve d’une horrible chute. Suite à cette rencontre accidentelle, la grand-mère de Josée engage Tsuneo comme aide-soignant. Josée se révèle autoritaire et têtue, mais Tsunéo est d’une grande patience. Ils apprennent à se connaître et même à s’apprécier. Un jour, il emmène Josée à la mer…

Le film sera présenté lors de l’ouverture du Festival d’Annecy, où il fera partie de la compétition officielle. Il sera par ailleurs visible dans les salles françaises dès le 16 juin, via le distributeur Eurozoom.

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Comment le Festival d’Annecy compte mettre l’Afrique à l’honneur

Par : Shadows

Prévu du 14 au 19 juin, le Festival d’Annecy 2021 aura pour thématique l’animation africaine. En pratique, qu’attendre de cette mise à l’honneur ? C’est ce que nous vous proposons de découvrir dans cet article.
Rappelons que les accréditations sont ouvertes, et qu’il vous est possible d’opter au choix pour une accréditation online (accès à distance à tous les contenus, sauf longs-métrages et films de TV) ou hybride (accès online + évènement sur place).

Festival Grand public

Du côté des longs-métrages, on pourra découvrir Lady Buckit & the Motley Mopsters, long métrage nigérian d’Adebisi Adetayo (2020). Le pitch : « l’histoire d’une petite fille précoce se retrouvant dans un territoire qui ne lui est pas familier. Elle y rencontre une bande de personnages très inhabituels qui changent le cours de son destin. »

Une Carte Blanche à l’animation du Maghreb est par ailleurs prévue. Proposée par Mohamed Beyoud (fondateur du festival d’animation de Meknès), elle devrait proposer une dizaine de projets de Tunisie, Algérie ou encore Maroc, tels que le film L’Ambouba de la réalisatrice Nadia Raïs.

Best of Fupitoons Festival : 20 films de 8 pays issus du festival Fupitoons, qui se destine au jeune public et a été lancé par l’African Animation Network.

Aujourd’hui, l’animation africaine : 11 programmes contemporains venus d’Afrique du Sud, d’Éthiopie, du Ghana et du Congo.

William Kentridge à l’honneur : 9 courts-métrages de l’artiste Sud-Africain seront mis en avant.

Enfin, une sélection ne serait pas complète sans une plongée dans le patrimoine et l’histoire. Plusieurs films conservés ou restaurés par les Archives du CNC seront donc présentés.

Un autre regard vers le passé sera proposé avec Moustapha Alassane, cinéaste du possible, film de Maria Silvia Bazzoli, coréalisé par Christian Lelong. Moustapha Alassane (1942-2015) était un réalisateur, acteur et scénariste nigérien

L’Afrique au MIFA

Le MIFA, volet professionnel du festival, sera aussi l’occasion de mettre en avant la création africaine en matière d’animation. Plusieurs initiatives sont déjà annoncées, avec par exemple :

Une vingtaine de projets africains issus de l’ensemble du continent seront pitchés ;

Une conférence « Comprendre l’animation africaine : la collaboration au cœur des stratégies d’aujourd’hui et de demain », qui se focalisera sur deux enjeux : Formation et technologie ; Production et distribution.

Un Focus Afrique, destiné à « comprendre et apprendre des différentes opportunités de distribution au sein du continent et à l’international, et pour réfléchir à de nouvelles alternatives ».

Le Mifa Campus, vendredi 18 juin, devrait aussi mettre en avant l’animation africaine (nous manquons encore de détails sur les modalités).

Les traditionnelles sessions Meet The… permettront de rencontrer des acteurs de l’industrie africaine, qu’il s’agissent de distributeurs, diffuseurs, éditeurs, programmateurs de festivals. CairoComix, le Festival International du Cinéma d’Animation de Meknès, Dakar Court, les Rencontres du Film Court à Madagascar, le Fespaco sont par exemple annoncés.

Et du côté de 3DVF ?

Comme chaque année, 3DVF vous proposera un compte-rendu du festival, et nous aurons donc l’occasion d’évoquer cette sélection de contenus liés à l’Afrique.

Nous comptons également profiter de l’occasion pour étoffer notre carte des studios en mettant justement l’accent sur l’Afrique. (rappelons aux studios non référencés qu’ils peuvent nous contacter via contact@3dvf.com afin que nous les ajoutions sur la carte, bien évidemment gratuitement).

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Festival d’Annecy et MIFA 2021 : en hybride ou en ligne, accréditez-vous !

Par : Shadows

Le Festival d’Annecy a ouvert les accréditations pour son volet grand public ainsi que pour son versant professionnel, le MIFA.

La stratégie hybride qui avait été annoncée est toujours en place à ce stade, avec :

  • une partie en présentiel, dans le respect des règles sanitaires ;
  • un volet en ligne, qui permettra d’accéder à une grande partie du programme mais pas aux longs-métrages, films TV, oeuvres VR. Ces contenus seront uniquement visibles sur place (notamment pour des raisons de droits de diffusion).

En conséquence, deux types d’accréditations sont proposées : hybride, avec accès au volet présentiel et à la partie en ligne, et 100% en ligne.

Sur le plan tarifaire, la version 100% dématérialisée est évidemment moins chère, du fait des contenus en moins ; par ailleurs, le Festival nous a indiqué qu’en cas d’annulation de la partie physique, les accréditations hybrides seront alors annulées et remboursées : vous serez donc libres, selon votre souhait, de prendre une accréditation en ligne ou d’annuler totalement votre participation.

Pour plus de détails, on se reportera à la page accréditation du site officiel. Attention, certains tarifs préférentiels sont en place jusqu’au 15 mai, et comme indiqué plus haut le nombre de places en hybride est limité : si vous souhaitez vous rendre sur place, nous vous invitons donc à ne pas tarder dans vos démarches.

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Une affiche pour le Festival d’Annecy 2021, l’Afrique à l’honneur

Par : Shadows

Le Festival d’Annecy 2021 a désormais son affiche ! Pour cette édition qui mettra l’Afrique à l’honneur (un thème déjà prévu l’an passé mais repoussé au vu des circonstances exceptionnelles), le Festival a fait appel à Jean-Charles Mbotti Malolo pour concevoir le visuel.
Jean-Charles Mbotti Malolo avait déjà co-signé avec Simon Roussin l’affiche de l’édition 2020. Ce dernier étant pris par un projet personnel, il n’a pas participé à la création du visuel 2021.

Jean-Charles Mbotti Malolo a choisi de reprendre la thématique mise en scène l’an passé, avec une représentation du pantsula, une danse traditionnelle d’Afrique du Sud.
Le personnage central ne doit rien au hasard :

J’ai eu envie de lui associer un personnage unique ; une femme plus âgée, indépendante, libre et heureuse, qui profite des rayons du soleil qui se reflètent sur le lac.
La dernière édition du Festival s’est faite en ligne, on espère tous rejoindre les danseurs de pantsula sur les pontons annéciens en juin 2021 !« 

Rappelons en effet que l’équipe organisatrice prépare une édition mixte, à la fois en ligne et physique, et espère donc que les conditions sanitaires permettront la tenue d’un festival qui ne soit pas 100% dématérialisé.

Voici également l’affiche 2020 :

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