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4 ans de service pour les Fire TV !

Comme les  fabricants de téléphones, de PC ou autres appareils dont le rôle moderne est de se connecter au réseau, les Fire TV  sont des solutions dépendantes d’un accès sécurisé à Internet pour fonctionner. Et, de cette dépendance nait un impératif, celui de disposer de mises à jour régulières pour éviter que des petits malins profitent de failles et s’engouffrent dans vos données.

Minimachines

Amazon a clarifié sa position à ce sujet en confirmant que les Fire TV auraient droit à 4 années de mises à jour. 4 années après quoi toute nouvelle faille découverte ne serait pas corrigée. Une décision plutôt problématique de la part du marchand.

Comme les smartphones  et les PC, les Fire TV sont vendues en grandes quantité mais à la différence des smartphones et des PC, elles sont toutes identiques. Ce qui en font une cible particulièrement intéressante pour les pirates. Découvrir une faille non patchée dans ces appareils devient beaucoup plus rentable sur un produit vendu à des millions d’exemplaires. Cela fait autant de cibles potentielles a prospecter. Avec quelques robots en ligne pour analyser les connexions au réseau, ces Fire TV non mises à jour peuvent servir de point d’entrée dans des millions de foyers. Difficile de voir ce que cette intrusion pourrait donner, quelles infos pourraient être récupérées mais comme les Fire TV peuvent installer des applications Android, on peut imaginer de multiples usages détournée.

Minimachines

Ces 4 années sont calculées à partir de la dernière disponibilité d’acheter le produit. Ce qui assure à l’acheteur un dispositif maintenu au moins 4 ans après sont achat. D’autres modèles plus anciens pourront également profiter de mises à jour correspondantes et ainsi étendre leur propre sécurité. Aujourd’hui la plupart des périphériques de cette gamme sont garantis pour des mises à jour jusqu’en 2025. C’est le cas des versions Fire TV Stick Basic Edition de 2016 par exemple. Mais, au contraire, les toutes premières Fire TV vendues en 2014, ne sont plus maintenues et peuvent donc subir des attaques externes. 

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Et le soucis c’est que personne n’en a jamais rien su. Amazon n’a pas poussé de messages d’alerte ou de sécurité sur les modèles qui ne sont plus maintenus. Laissant ainsi ces engins à la merci d’une attaque externe. Le risque de voir des données personnelles s’envoler ainsi est réel mais on comprend vite que le risque encouru par les utilisateurs grandira au fur et a mesure que le temps passera. Les laisser continuer a utiliser ces produits est donc possible mais il serait au minimum utile de les informer sur celui-ci.

D’un autre côté on imagine qu’Amazon aurait fort mauvaise presse a indiquer une date limite d’utilisation sur ses appareils, expliquant que la marque Amazon ne dégage pas assez de bénéfices pour assurer une mise à jour technique de ses produits au delà de 4 ans. Forçant ainsi ses acheteurs a renouveler leur materiel au bout de quelques anniversaires…

A cette date la première Shield TV de 2015 est toujours maintenue par Nvidia.

Source : AFTV News

 

4 ans de service pour les Fire TV ! © MiniMachines.net. 2021.

Fire TV Stick 4K Max, Amazon passe au Wifi6

Pas de grosse révolution pour la dernière née des clé Amazon, la Fire TV Stick 4K Max apporte surtout une prise en charge du Wifi6 pour un débit supérieur de données sans fil. La solution ne promet pas grand chose de plus à l’usage avec les mêmes capacités de décodage que le modèle précédent de 2018.

Fire TV Stick 4K Max

Le passage d’un SoC quadruple coeur MT8695 à un MT8696 chez Mediatek n’augure évidemment pas  une grosse révolution. La fréquence des coeurs peut désormais atteindre 1.8 GHz contre 1.7 FHz pour le modèle précédent. Le chipset graphique évolue un poil avec une puce qui embarque désormais un IMG GE9215 à 750 MHz. La mémoire vive enfle légèrement avec une évolution de 1.5 à 2 Go de DDR4… Mais, pour le reste, c’est identique avec 8 Go de stockage et du Bluetooth 5.0. Les capacités de décodage sont les mêmes puisque l’engine est toujours compatible avec de l’UltraHD à 60 images par seconde, propose une prise en charge du HDR10+ et les fonctions Dolby Atmos et Vision.

Fire TV Stick 4K Max

La clé évolue avec un passage de FireOS 6 basé sur Android 7.1 à FireOS 7 qui est construit sur Android 9. Les deux clés sont livrées dans un format identique avec une télécommande proposant des fonctions vocales de l’univers Alexa. On pourra rediriger un flux de camera compatible vers le téléviseur en Picture In Picture, donner un ordre domotique, lancer un streaming audio sous Spotify ou poser des questions à sa télécommande.

Fire TV Stick 4K Max

Amazon garantit une compatibilité assez large avec les programmes du marché streaming : Netflix et Prime Vidéo bien entendu, mais également Disney+, FranceTV, Arte, Moltov, Youtube et MyCanal. La télécommande est compatible HDMI ARC et si votre téléviseur est également à cette norme, elle pourra donc le piloter en remplacement de votre télécommande classique.

Dernière différence, entre la Fire TV Stick 4K Max et la précédente version, le tarif. La nouvelle venue est proposée à 64.99€ tandis que le précédent modèle, tout aussi valable si vous n’avez pas de solution Wifi6 donc, est à 59.99€.

Fire TV Stick 4K Max, Amazon passe au Wifi6 © MiniMachines.net. 2021.

L’Amazon Astro n’est pas un robot, c’est un jouet intrusif

Il y a une règle d’or en terme d’investissement en financement participatif qui est de ne jamais acheter de « robot ». Si tant est que les trucs présentés sur ces plateformes soient vraiment des robots. Si vous me suivez sur Twitter, vous avez probablement pu lire cette règle d’Or en 2019. La présentation d’Amazon Astro me laisse à penser qu’au delà du principe du financement participatif, la règle pourrait s’étendre à d’autres formes de commercialisation.

Amazon Astro

 Amazon Astro est un mélange entre un jouet, un aspirateur robot, un drone et une tablette avec en prime une camera et un micro issus des solutions Alexa de la marque. Collez l’écran de la tablette par dessus les roulettes du jouet, saupoudrez le tout d’un tout petit peu d’IA de drone et vous aurez ce produit présenté comme un « robot ». Sans bras, sans jambes, sans aucun moyen d’avoir une interaction réelle avec le monde, il ne s’agit pas du tout d’un robot, juste d’un petit espion à roulettes. C’est d’ailleurs sa seule fonction vraiment utile, pouvoir parcourir votre maison – sans descendre ou monter d’escaliers bien entendu – et enregistrer ce qui s’y trouve. Et c’est une fonction fort chère payée…

Pour arriver à ces « prouesses techniques », Amazon Astro emploie un matériel qui ressemble plus à un bricolage qu’autre chose. On a des roues intégrées à un châssis muni de capteurs qui peut venir se positionner sur un support pour se recharger à la manière d’un aspirateur. Au dessus de cet ensemble, on retrouve un écran 10.1″ en 1280 x 800 pixels tactile. Un écran qui ressemble beaucoup à un format tablette mais qu’on ne pourra pas détacher de son support. On retrouve à l’intérieur de l’objet un ensemble audio 2.1 avec une paire d’enceintes de 55 mm et un élément passif pour améliorer les basses. Une camera 5 mégapixels est placée sur la partie « écran » de l’engin et permettra de suivre vos faits et gestes et de les interpréter grâce à des moteurs d’IA.

Amazon Astro

Une seconde camera « Ring » pourra être ajoutée en option, télescopique, elle sera positionnée au dos d’Astro pour se déployer et regarder avec un peu plus de hauteur ce qu’il se passe dans une maison. Ce second modèle, non inclus dans le prix de base, est une 12 mégapixels avec une ouverture à 132° capable de filmer en 1080p. Elle sera liée à la souscription d’un service de stockage de vos données, gratuite les 6 premiers mois et évidemment payante ensuite. Sans cette souscription au service Ring, le petit joujou ne sera pas en mesure de patrouiller votre demeure ou de réagir à un bruit, non pas qu’il en soit techniquement incapable, c’est juste une manière de vous vendre un abonnement mensuel payant en plus…

Amazon Astro

Astro se sert de plusieurs SoC pour piloter cet ensemble de fonctions : on retrouve deux puces Qualcomm QCS605, un Qualcomm SDA660 et un SoC maison avec l’Amazon AZ1 Neural Edge. L’idée étant de pouvoir réagir aux ordre vocaux, comme avec une Amazon Alexa classique mais sur batterie et également adapter son comportement par rapport à de la reconnaissance d’images. Le petit engin sera donc capable de suivre un humain avec sa camera, de le cadrer ou de déclencher un suivi en se déplaçant avec lui. Histoire de faire une vidéo conférence filmée par en dessous et de changer de pièce pour  aller vous asseoir quelque part, par exemple. Le petit engin pourra également se déplacer dans votre espace de manière automatique, en programmant une patrouille, et envoyer le signal de ce qu’il voit au travers d’un flux vidéo que vous consulterez à distance. 

Amazon Astro

L’ensemble des fonctions présentées en terme de reconnaissance, de suivi d’une personne ou de réaction face à l’environnement sont des éléments pris en charge par les drones depuis… des années et avec une dimension supplémentaire. Il n’y a là absolument rien d’extraordinaire ou de novateur, il s’agit juste d’un mode de déplacement différent.

Amazon Astro

Amazon Astro, c’est un très bon exemple de bullshit marketing. Au travers d’une belle vidéo réalisée par la marque, on présente un ensemble de fonctions qui se résument finalement à une seule : coller une camera avec micro dans votre salon et faire en sorte qu’elle puisse vous suivre où vous allez en permanence. Le reste est de l’enrobage marketing. Le fait de présenter une personne dubitative en début de vidéo, en l’occurrence une femme qui représente ici le très misogyne et classique WAF1. Femme qui sera convaincue en fin de vidéo par un élément pourtant absolument inutile, la possibilité de transporter une bière jusqu’à sa place dans un canapé. Bière qui ne sera jamais attrapée par le petit Astro bien incapable d’ouvrir le frigo ou de saisir quoi que  ce soit. 

Ce scénario tiré par les cheveux est à lui seul un bon exemple de l’inutilité du produit. Imaginer quelqu’un se lever, aller ouvrir un frigo, prendre une boisson et au lieu de la rapporter à une autre personne, décider de la confier à un engin qui va mettre 30 secondes à rouler jusqu’à vous si il vous entend et si votre maison est de plain-pied… c’est juste ridicule. Le reste des interactions proposées sont de suivre l’utilisateur, enfant ou adulte, et de faire de la vidéo conférence ou de la vidéo surveillance. 

Amazon Astro

Il s’agit donc d’un système d’alarme qui pourra être désactivé avec un simple drap ou un bête coup de pied. La caméra d’Astro coincé les roues en l’air face à un mur n’aura guère d’effets sur un potentiel visiteur de votre logement. Vous pourrez bien entendu déclencher votre alarme à distance mais… comment être sûr que l’objet ne s’est pas juste coincé quelque part ? Vous vous rabattrez alors sur la possibilité de lancer une sirène d’alarme directement depuis Astro ou de le faire aboyer… Sans rire, Astro pourra jouer les aboiements d’un chien avec ses petites enceintes intégrées pour faire peur à l’éventuel intrus…. mais uniquement si vous avez un abonnement payant. Si vous ne donnez pas mensuellement de l’argent à Amazon, le joujou oubliera qu’il peut aboyer ou faire du bruit. Pour faire plus, comme appeler la police ou un voisin, il faudra confirmer l’info avec une autre caméra… Au mieux le système fera donc doublon avec des solutions déjà en place. 

Le problème de ce doublon est son tarif : Astro est proposé aux USA à 1499$ quand de très bonnes caméras Wifi coutent souvent moins de 50€ et des capteurs en tous genre moins de 15€… Pour le prix d’un Astro qui ne surveillera jamais une pièce à l’étage, vous pouvez avoir un équipement complet de télésurveillance fiable et robuste pour toute une maison, un garage et même les parties extérieures de votre logement…

Amazon Astro

Alors, bien sûr, il reste les « A cotés » d’Astro. Le fait que l’on puisse trouver mignon qu’un appareil vous filme et vous enregistre à la manière d’une solution Echo et sans que vous sachiez exactement qui peut ou pourra vous voir et vous écouter. Le fait de pouvoir lancer de la musique n’importe où tant que l’engin à des batteries… Le fait de l’avoir dans les pattes en permanence et de vous casser la gueule en pleine nuit parce que le bidule est au milieu de la cuisine…

LE VRAI ASTRO

Le VRAI Astro, merveille d’Osamu Tezuka

Ce « robot » n’en est pas un, la définition du Larousse pour le mot est très claire : « Appareil automatique capable de manipuler des objets ou d’exécuter des opérations selon un programme fixe, modifiable ou adaptable. » Alors ok, Astro est capable d’effectuer une ronde sur ses roulettes pour filmer votre maison, de signaler un bruit bizarre au milieu d’une maison vide ou de reconnaitre les visages de ses interlocuteurs et de transmettre des flux vidéo. Mais s’agit t-il vraiment d’interactions au sens où on l’entend pour un robot ? Non, il s’agit d’un jouet, d’un gadget vendu très cher et moins compétent que des solutions d’alarme plus classiques.

Amazon Astro

 

Amazon continue d’indiquer que ses produits sont conçus et pensés pour protéger votre vie privée alors que c’est évidemment le contraire. On pourra certes désactiver la caméra et le micro d’Astro mais l’engin perdra alors tout intérêt. Personne ne va dépenser 1499$ pour un produit incapable de faire quoi que ce soit. Si l’option de désactivation existe, le produit est principalement conçu pour faire exactement le contraire de protéger votre vie privée. Il a été pensé pour vous suivre et vous filmer en permanence et partout, enregistrer tout ce que vous direz et sous ses faux airs de majordome, vous voler toute intimité.

Le vrai objectif d’Astro est sans doute de continuer à imposer des caméras et micro partout chez vous. Comme si ces éléments qui vous filmaient en permanence à la manière d’une téléréalité intrusive dans votre quotidien n’avaient finalement pas d’importance. Astro, c’est moins un robot que la mort de toute vie privée. Un droit de plus en plus rare en dehors de votre logement et qu’il faudrait plutôt défendre.

 

L’Amazon Astro n’est pas un robot, c’est un jouet intrusif © MiniMachines.net. 2021.

Amazon Glow : une solution connectée et interactive pour les petits

Conjugué dans un futur lointain, l’Amazon Glow fait exactement partie des appareils qui excitaient l’imagination du public il y a 30 ou 40 ans. Ces appareils permettant la vidéoconférence facile. Avoir un interlocuteur à l’autre bout du globe avec qui on pourrait discuter face à face. Evidemment, en 2021, ce n’est plus de la Science-Fiction. Le moindre smartphone permet cette opération et la pandémie qui nous a forcé à changer beaucoup d’habitudes nous a également plongés dans des dialogues au travers de différentes webcams.

Amazon GlowAmazon Glow

Point commun entre ces deux usages, les objets ne sont pas faits pour cela à la base, ce sont des outils qui permettent la vidéo conférence mais qui n’appartiennent pas vraiment à un lieu, plutôt à un propriétaire. Qu’il s’agisse d’un PC ou d’un smartphone, l’usage de leur caméra est désormais lié à un compte précis et dument authentifié.

Amazon Glow

Et c’est peut être la différence la plus frappante avec cet Amazon Glow qui se positionne comme un outil fixe, comme une sorte de combiné téléphonique avec une webcam. Un engin simple et facile d’accès qui permet de se connecter à un lieu. Le public cible est assez évident, avec ce produit, la marque ne vise pas les technophiles ni les possesseurs d’une solution classique mais bien les personnes n’ayant pas ou peu d’expérience dans le domaine de la vidéo conférence. Deux publics sont invoqués par la marque, les plus jeunes et les plus âgés. L’Amazon Glow c’est un totem, un engin assez imposant que l’on posera dans la maison à un endroit précis. On pourra le déplacer bien sûr mais l’idée de ce dispositif est vraiment de joindre un lieu et non pas quelqu’un. Sa présence doit interpeller l’utilisateur, il ne sera pas forcément placé dans une chambre mais plutôt dans un lieu de vie : salon, salle a manger, cuisine. Et quand l’appareil signalera un appel, cela sera comme avec le combiné d’un téléphone fixe, la personne la plus proche « décrochera ». 

Avec une nuance importante, l’Amazon Glow permettra de voir son correspondant. Un écran de 8 pouces de diagonale, orienté en mode portrait, permettra de converser avec son interlocuteur face à face. Des enceintes retransmettront le son. L’idée est de fournir un support pour recueillir l’image produite par un smartphone  – ce qui explique l’orientation portrait du dispositif – équipé d’une application Alexa ou un autre Glow. L’appareil sonne, l’utilisateur décroche et l’image apparait.

Amazon Glow

On imagine aisément un enfant qui se retrouve nez à nez avec ses parents, ses grands parents, des amis ou autres. La connexion est sécurisée et les personnes pouvant appeller fonctionnent en liste blanche. Les utilisateurs décident exclusivement qui peut appeler l’appareil. Impossible1 de recevoir un appel d’un inconnu pour  des raisons évidentes de sécurité. L’appareil permettant également de couper l’accès à la caméra et au micro avec un bouton physique rendant l’objet aussi sourd qu’aveugle.

Amazon Glow

Mais la partie la plus intéressante est sans doute la possibilité offerte par l’objet de projeter sur un support de 19 pouces placé devant l’écran. Une surface qui sera prise en compte par le dispositif et créera des interactions originales. L’enfant pourra dessiner, lire une histoire, résoudre des énigmes ou faire des jeux de type puzzle au travers de cette interface. Des objets physiques pourront être pris en compte par l’interface. La personne jouant avec lui depuis son smartphone ayant de son côté des objets numériques pour interagir. Plusieurs partenaires ont répondu présents pour concevoir et éditer des éléments interactifs : Mattel, Nickelodéon et Disney mais aussi, évidemment, Amazon Kids sous la forme d’abonnements. Un an d’accès aux jeux, livres et autres activités d’éveil ou artistiques est donc intégré au prix de l’Amazon Glow lors de son achat à 249.99$.

Amazon Glow

L’Amazon Glow, une future nounou au rabais ?

L’utilisation d’un outil de ce type me pose toujours problème et me laisse face à des interrogations. Si l’idée et le concept me séduisent vraiment, la possibilité de passer un message à un enfant, de vérifier la présence de celui-ci, de voir son devoir de maths à distance sans avoir à lui confier un smartphone dès son entrée en 6e… De passer un petit coucou à un adulte un peu loin ou d’avoir une interaction enfants-grands parents… tout cela ce sont évidemment des points très positifs.  Mais cela me laisse également entrevoir des dérives assez évidentes quant aux usages possibles de l’objet.

Amazon Glow

La nounou artificielle qui sera posée à un endroit précis et qui accompagnera pendant les devoirs, à distance, parce que trop occupés pour être présents et que le Glow fait bien l’affaire finalement. Le Baby-Sitting low cost qui consistera justement à coller un chérubin sous la surveillance d’une webcam appréciée du coin de l’oeil par un parent distrait. Un appareil servant à combler le « petit trou » dans l’emploi du temps qu’un enfant passait dans un « couteux CLAE » où il pouvait au moins se socialiser. Les objets comme l’Amazon Glow sont de formidables outils et portent en eux des possibilités très intéressantes. Mais ces outils sont ce qu’en font les utilisateurs… et des dérives assez problématiques peuvent en découler.

Amazon Glow

Annoncé à 249.99$, l’engin est pour le moment lancé aux US avec un système d’invitation. Cela nous laisse le temps de voir comment l’outil fonctionne, si il est vraiment sécurisé

Amazon Glow : une solution connectée et interactive pour les petits © MiniMachines.net. 2021.

Reliques : un clip onirique et mystique au coeur de l’Amazonie

Par : Shadows

Adrien Peze nous présente son dernier projet : le clip Reliques, destiné à l’artiste franco-brésilienne Yndi.

Dans la noirceur d’un jour sans fin, Anahi et Takuma, déesse du Soleil et dieu de la Lune sont condamnés à vivre séparés. Contraints de rester cachés l’un de l’autre depuis la nuit des temps et dévorés par le chagrin, ils se laissent tous deux dépérir. En projetant son esprit en un jaguar noir, Takuma accompagne la déesse sur les abords du fleuve sombre pour son dernier voyage. Seul un sacrifice leur permettra enfin de s’unir.

Adrien Peze nous explique qu’il collabore avec Yndi depuis 2013 : il avait déjà co-réalisé les clips Odyssey (2013) et Earth (2015).
Pour le nouvel album Noir Brésil, Adrien Peze a mis en scène un projet onirique inspiré de différentes cultures.
Le projet est en full 3D, et a été créé sous Blender, Cycles (pour la majorité des plans), Octane Standalone, After Effects.

Au total, 5 mois de post-production ont été nécessaires, Adrien Peze ayant travaillé quasiment en solo (avec seulement un renfort pour le rig et l’animation).

Réalisation : Adrien Peze
Production exécutive : Fabulous

L’article Reliques : un clip onirique et mystique au coeur de l’Amazonie est apparu en premier sur 3DVF.

Kindle PaperWhite 2021 : USB Type-C, recharge sans fil et écran 6.8″

La gamme de liseuses Amazon subit son quatrième lifting et donc sa cinquième édition avec une nouvelle génération Kindle Paperwhite 2021 déclinée en deux modèles distincts en France. La Kindle Paperwhite 2021 prend la place de l’ancien modèle et la Kindle Paperwhite Signature Edition ajoute quelques fonctionnalités.

Kindle PaperWhite 2021

Comme annoncé, l’écran grandit. Sa diagonale passant de 6 à 6.8″ tout en restant à 300 ppi. L’autonomie n’en sera pas affectée avec une capacité de batterie adaptée à cette nouvelle demande. Les bordures d’écran supérieures et de côté sont désormais de 10.2 mm et la liseuse prend finalement un peu d’embonpoint. Le modèle 2019 mesure 11.03 x 16 cm de côté et 8.3 mm d’épaisseur pour un poids de 174 grammes. Le modèle 2021 mesure 12.46 x 17.42 cm de côté et 8.1 mm d’épaisseur pour 205 grammes.

Kindle PaperWhite 2021

La façade de la liseuse est plane, l’écran est plat de bout en bout  avec un rebord éloigné de la zone de texte qui prendra moins la poussière. 

La version Signature Edition arrive, quant à elle, a 12.5 x 17.4 cm pour 8.1 mm d’épaisseur et 208 grammes. Une différence qui s’explique en partie par la présence d’un chargeur sans fil compatible Qi dans la dernière version. Aucun chargeur n’est présent avec la liseuse et vous devrez donc en acquérir un séparément pour une charge sans fil de 10 Watts max.

Amazon table sur 10 semaines d’usage « classique » d’une liseuse, comprendre 1/2 heure de lecture par jour sans Wifi… La marque promet également une meilleure réactivité avec un changement de page 20% plus rapide. Mais la meilleure nouvelle est sans doute le passage à un port USB Type-C qui remplacera le port MicroUSB si pénible du précédent modèle. Cela ne veut pas pour autant dire que la recharge sera plus rapide. Simplement, vous n’aurez plus à chercher le sens du port pour enficher votre câble. Cela veut également dire que votre liseuse n’aura pas besoin de conserver un vieux câble MicroUSB. Vous pourrez utiliser des câbles plus récents et présents de manière quasi universelle désormais.

Kindle PaperWhite 2021

Les bordures ont été affinées, puisqu’elles ne font plus que 10,2 mm d’épaisseur, ce qui suffit à embarquer les 17 LEDs d’éclairage ajustable. C’est l’autre grosse évolution de ce nouveau modèle qui met l’accent sur la qualité de sa lumière pour un usage en mode sombre. Désormais, la lumière pourra s’ajuster en intensité comme en chaleur. De manière manuelle sur la Kindle Paperwhite 2021 ou automatique sur le modèle Signature Edition.

Kindle PaperWhite 2021

La norme IP8 est respectée et les modèles sont disponibles respectivement en 8 et 32 Go de stockage. Le module Wifi passe d’un Wifi4 à un Wifi5 tout en conservant un module Bluetooth compatible avec les livres audio de la marque.

Kindle PaperWhite 2021

Enfin, Amazon met l’accent sur le recyclage des produits pour construire ses appareils. 60% de plastique recyclé entre dans la composition du châssis et de la structure des tablettes. Ce qui explique sans doute la disparition de l’option d’une liseuse blanche pour ne laisser que les versions noires. L’emballage est également issu de filières bois responsables ou de recyclage.

La Kindle PaperWhite 2021 est déjà en vente sur le site d’Amazon à 139.99€ avec publicités et 149.99€ sans. La version Signature Edition avec charge sans fil et 32 Go est à 189.99€ sans publicité. Pour le moment, aucun modèle avec publicité de cette version n’est proposé. Les anciens modèles simples à 79.99€ et la Kindle PaperWhite 2019 sont toujours disponibles à 109.99€ en 8 Go avec pub et 10€ de plus sans pub. La version 32Go avec pub étant à 129.99€ et 10€ de plus sans pub. Probablement jusqu’à écoulement des stocks.*

A noter qu’une version « Kids+ » est également disponible aux US avec un abonnement du même nom qui n’est pas proposé en France. 

Kindle PaperWhite 2021 : USB Type-C, recharge sans fil et écran 6.8″ © MiniMachines.net. 2021.

La nouvelle Kindle Paperwhite 2021 sera plus grande avec 6.8 pouces

Amazon semble être prêt au lancement d’une nouvelle série de liseuses avec une Kindle Paperwhite 2021 et un modèle Kindle Paperwhite Signature Edition un peu plus évoluées. 

Kindle Paperwhite 2021

Le nouveau modèle de liseuse numérique Amazon Kindle Paperwhite 2021 sera plus grand et mieux éclairé. La fiche technique de l’engin fait état de ce changement important dans l’affichage de l’objet. Un passage de 6 à 6.8″ qui se traduit par un amincissement de trois des quatre bordures de l’objet.

Kindle Paperwhite 2021

La cinquième génération de liseuse d’Amazon n’est pas encore officielle mais devrait être lancée sous peu, un évènement matériel est programmé pour le 28 Septembre, ce qui signerait peut être la commercialisation de ces engins à l’international. Le distributeur a laissé fuiter des informations sur ses sites Canadien et Mexicain au sujet de ces modèles 2021. De quoi glaner suffisamment d’informations pour dresser un portrait des engins.

Kindle Paperwhite 2021

On retrouve donc une diagonale de 6.8″ avec une densité de 300 pixels par pouce identique au précédent modèle. Ce qui signifie une évolution de la définition de l’affichage. Les dimensions physiques de l’objet ne devraient pas évoluer, ce sont les bordures qui sont amincies de manière a aménager plus d’espace pour l’écran.

Autre changement, le nombre de LEDs qui vont éclairer la surface pour une lecture dans un environnement sombre. On passe de 5 à 17 LEDs avec un système d’ajustement de température de couleur pour obtenir l’affichage le plus adapté à votre usage et votre vue. Cette évolution aura sans doute un impact sur la qualité et l’homogénéité de l’affichage de la liseuse et donc du texte à parcourir.

La solution entrée de gamme, la Kindle Paperwhite 2021, proposera une résistance à l’eau IP8 et embarquera toujours 8 Go de stockage. La version Signature Edition proposera, quant à elle, 32 Go en interne et offrira deux gadgets intéressants. Le premier avec un chargeur par induction qui permettra de recharger sa batterie en posant l’objet sur un chargeur  sans fil. Le second avec un capteur optique permettant d’ajuster automatiquement la luminosité du rétro éclairage en fonction de l’environnement.

Les prix indiqués sur le site Canadien d’Amazon montrent une évolution en douceur pour le modèle Kindle Paperwhite 2021. On passe des 140 $ Canadiens actuels à 149$ Canadiens. Une évolution de 9$ qui se traduit au cours du jour à environ 6€. On peut donc s’attendre à une évolution du prix chez nous d’une dizaines d’euros. La version Signature Edition passe, quant à elle, à 210 $ Canadiens… soit environ 140€ HT ce qui se rapproche du prix actuel de la Kindle PaperWhite actuelle chez nous qui est de 169.99€ (et actuellement en promo à 139.99€).

Pas une révolution donc mais un engin qui sera sans doute un peu plus confortable en terme de lecture et probablement sans incidence sur le tarif de l’objet.

Sources : /r/KindleGood eReader, The eBook Reader et Liliputing

La nouvelle Kindle Paperwhite 2021 sera plus grande avec 6.8 pouces © MiniMachines.net. 2021.

Faux avis : Amazon a fermé 600 marques et 3000 boutiques

La liste des marques ayant disparu des pages des divers sites d’Amazon est énorme. Pour lutter contre cette peste des « faux avis », Amazon n’a usé ni de diplomatie ni de passivité. Contraire à ses conditions générales, ces pratiques ont été sanctionnées de la manière la plus abrupte qui soit.

Following my fake review story, listings for Amazon-native electronics brand RAVPower are gone.

The company offered $35 gift cards for reviews on a product that was sold directly by Amazon itself. RAVPower acted as a wholesale vendor on that listing.https://t.co/6nazZZ5Wtb pic.twitter.com/znp9u48YHV

— nicole nguyen (@nicnguyen) June 16, 2021

 

Petit rappel des faits, beaucoup de marques n’ayant aucune visibilité ailleurs que sur Amazon, se sont mises à exploiter les éléments qui font apparaitre en haut du classement des listings du site. Etre numéro 1 des ventes ou avoir d’excellents avis. Pour être numéro 1 des ventes c’est assez simple, il suffit de casser ses tarifs pendant quelques jours afin de remonter tout en haut du classement. Pour avoir d’excellents avis… c’est un peu plus compliqué.

La méthode trouvée est celle décrite dans ce billet de 2020 qui expliquait comment un vidéaste avait trouvé un bon d’achat dans un des produits qu’il testait. Cette méthode a gagné du terrain et s’est mise à fausser considérablement les avis. C’est simple, un petit papier indique à l’acheteur qu’en laissant un avis « 5 étoiles » sur Amazon et en contactant une adresse email, on lui enverra un bon d’achat de quelques euros pour le remercier. Résultat, plusieurs marques se sont mises à s’intéresser à la méthode et à proposer des petits papiers de ce type à l’intérieur de leurs produits. C’est ce qui a mis le feu aux poudres.

Dans la foulée, Amazon a commencé à relever ce genre de pratiques et a sanctionné d’abord un premier groupe de fraudeurs. Les plus connus pour servir d’exemple, puis de plus en plus de marques ou de revendeurs qui utilisaient la plateforme en n’hésitant pas à envoyer à leurs clients des petits messages pour leur demander un avis très positif en échange d’une ristourne ou d’un bon d’achat. A l’inverse, certaines boutiques recevant une mauvaise note n’hésitaient pas non plus à proposer un remboursement en échange du retrait, ou de la modification de celle-ci… Une pratique tout autant interdite par Amazon.

Dans la liste des marques ayant de la visibilité, on peut en citer beaucoup d’importantes comme TaoTronics, Aukey, Tacklife, RAVPower, Choetech, Mpow… mais ce sont environ 600 marques à avoir été radiées du site. Pour pas mal d’entre elles, il s’agit de marques purement « noname ». A savoir des cartons sans inscription et des produits ne présentant aucun logo. La « marque » n’apparaissant en réalité que sur la fiche produit d’Amazon. D’où la « créativité » de certains avec les noms des marques. Parmi les revendeurs, ce sont 3000 « boutiques » qui ont été fermées. Sachant que là encore, la patte blanche à demander à Amazon pour ouvrir ce type de boutique est assez simple à montrer.

Tacklife sur AliExpress

Le business a horreur du vide

Beaucoup de ces marques ont trouvé un abri ailleurs, dans des boutiques ne proposant pas d’avis de ce type ou n’ayant pas forcément de conditions concernant toute demandes de bonnes notes de la part des marchands. AliExpress, par exemple, a vu débarquer Aukey qui a massivement investi la plateforme et compte bien continuer son business depuis ce site. Elle a pu baisser drastiquement ses prix, puisque AliExpress est plus généreux qu’Amazon avec les vendeurs, tout en profitant des entrepôts Européens et des conditions de transport négociées du service. TaoTronics a eu le même reflexe et concentre désormais ses efforts chez AliExpress. Même chose pour mPow, Choetech ou Tacklife… On sent que les commerciaux de la plateforme n’ont pas chômé et que la plupart des boutiques rejetées par Amazon ont trouvé à se reloger. Certains ont tout de même disparu des écrans radar comme RAVPower, mais la grande majorité est désormais distribuée ailleurs.

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Reste les clients finaux qui sont pour certains sur le carreau… Après un achat chez une des marques radiées et un produit qui tombe en panne, la simple demande d’une prise de contact avec le vendeur tombe à l’eau et plusieurs lecteurs m’ont remonté leurs difficultés à faire jouer leur garantie. Amazon répondant systèmatiquement de gérer cela avec la marque sans donner de moyen de les contacter.

Bref, si beaucoup de revendeurs ont pâti de cette décimation1, si des marques ont souffert avant de retrouver une nouvelle plateforme, les clients sont parfois les plus à plaindre de cette chasse aux sorcières.

Source : The Verge

Faux avis : Amazon a fermé 600 marques et 3000 boutiques © MiniMachines.net. 2021.

Amazon Prime Video’s “Making Their Mark” Shot With Blackmagic Cameras

Fremont, CA – August 26, 2021 – Blackmagic Design today announced that “Making Their Mark,” the hit Amazon Prime Video series that gives viewers access into the Australian Football League’s top teams, was shot using Blackmagic URSA Mini Pro 4.6K G2 and Pocket Cinema Camera 6K digital cinema cameras by Melbourne’s JamTV. Color correction for the ...

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Amazon annonce la fin du sans fil pour ses anciennes Kindle

Le douloureux supplément demandé par Amazon pour ses Kindle cellulaires pourrait poser quelques aigreurs d’estomacs à certains de ses clients. Aux USA, suite aux changement d’infrastructure réseau des différents opérateurs, les liseuses devraient perdre la possibilité de se connecter sans fil autrement qu’en Wifi.

Amazon annonce la fin du sans fil pour ses anciennes Kindle

Certaines liseuses, distribuées par Amazon uniquement avec de la 2G et sans Wifi, ne pourront plus du tout se connecter à Internet. Elles devront se contenter d’une connexion filaire, en USB, pour récupérer de nouveaux livres. Celles proposant du Wifi pourront toujours se connecter via ce moyen mais cela enlève une partie de la “magie” du produit.

Et ne croyez pas que cette annonce ne concerne que les Kindles les plus anciennes, certaines sont plutôt récentes. La liste est assez large en réalité.

Amazon annonce la fin du sans fil pour ses anciennes Kindle

Tous les modèles avec de la 4G devraient continuer a fonctionner sans soucis mais les appareils plus anciens proposant de la 3G ne pourront plus profiter de ces réseaux très prochainement. La Kindle Keyboard de troisième génération, la Kindle Touch de quatrième génération, les Kindle Paperwhite de 5e, 6e et 7e génération, la Kindle Voyage de septième génération) et la Kindle Oasis de 8e génération ne pourront plus charger de nouveaux livres qu’en Wifi.

Evidemment les livres déjà en place ne disparaitront pas mais ils ont intérêt à être bons car ils ne pourront plus être mis à jour autrement qu’en mode filaire. Je ne sais pas si un tel scénario pourrait être envisagé en France ou si une retro compatibilité est toujours envisagée chez nos opérateurs.

Le choix d’une Kindle cellulaire est souvent dicté par la simplicité d’utilisation qu’elle propose. Amazon assumant dans son prix de vente la possibilité de se connecter à son store pour pouvoir télécharger des documents, livres ou magazines, sans se soucier de problèmes techniques. Je doute que Mémé Michu a qui on a offert une liseuse se passionne d’un coup pour l’usage de câbles pour mettre à jour son journal au quotidien.

Source : The Verge

Amazon annonce la fin du sans fil pour ses anciennes Kindle © MiniMachines.net. 2021.

Installer un radar chez vous pour que les GAFAM puissent vous suivre ?

L’idée d’un état surveillant de manière totalitaire tous vos faits et gestes a fait long feu, pourquoi confier à des fonctionnaires ce qu’une IA fera parfaitement pour moins cher ? Le dernier Google Nest Hub propose un radar intégré. Un engin prévu pour, depuis votre table de nuit, surveiller votre sommeil.

Le Google Nest Hub enregistre vos mouvements grâce à un radar mais également votre toux et vos éternuements avec un micro. L’engin analyse probablement vos ronflements également. Google insiste clairement sur le fait que cette première génération de produits employant ce type de radar n’envoie aucune donnée en ligne et analyse votre sommeil en local. Une promesse qui ne concerne que cette génération et qui pourrait changer dans le futur, pour votre bien.

L’idée est t-elle bonne ? Pas vraiment. Les tests effectués outre Atlantique montrent un intérêt plus que discutable de cette technologie avec une surveillance du sommeil médiocre. Elle libère juste l’utilisateur de devoir garder à son poignet un dispositif comme une montre ou un bracelet connecté. La mauvaise qualité des mesures pouvant être imputée à un manque de remontées d’informations permettant d’affiner l’IA nécessaire à cette analyse, justement. En remontant vos données, Google pourrait donner à manger à son Intelligence Artificielle et améliorer grandement ses capacités.

La solution de Google utilise un capteur Soli longue portée, capable de mesurer finement tous les mouvements

Est-ce que le fait que la mesure soit pour le moment médiocre dans des conditions d’analyses locales, cela va empêcher Amazon de proposer la même technologie sur un de ses produits dans le futur ? Pas du tout. Le géant annonce vouloir lui aussi surveiller votre sommeil avec un radar installé dans ses prochains produits. 

Bloomberg indique avoir relevé une demande de la part d’Amazon à la FCC pour le laisser implémenter cette technologie de surveillance du sommeil avec un module en 60 GHz. Pas d’infos sur le futur produit si ce n’est qu’il s’agit d’un engin “statique” à l’instar de la solution de Google proposant la même technologie. On pose l’engin à côté de son lit et il mesure votre activité nocturne. Je pourrais même dire vos activités nocturnes. 

Et c’est souvent comme cela que les géants de l’industrie procèdent, par petites touches. Pour mieux faire passer l’idée qu’ils ont derrière la tête. Il y a quelques années encore personne n’aurait consciemment installé un micro chez soi et encore moins une caméra. Mais la séduction de l’objet, la promesse de ne pas s’en servir pour vous espionner et le “garde fou” d’un bouton physique permettant de “désactiver” l’appareil, sont autant d’éléments qui finissent par faire craquer les gens. A l’usure.

Google Nest Hub

Et si le Radaring était le nouvel Orwelling ?

Le Google Nest Hub propose un résultat de surveillance du sommeil médiocre et il est possible que la solution d’Amazon soit meilleure. Elle devrait en tout cas être assez fine puisque le produit parle de possibilité de piloter le service en question avec des gestes. Ce qui est, il faut bien l’avouer, très inquiétant.

Dans le sens le plus basique, le plus strict, d’une utilisation la plus sage. Laisser un appareil de ce type ayant le pouvoir d’enregistrer votre voix, vos ronflements ou le rythme de votre respiration est déjà problématique. Mais le laisser également libre pour certains de vous filmer et ou de suivre vos mouvements devient délirant. On sait que, de génération en génération, Amazon et Google intègrent de plus  en plus de technologies et ce qui était optionnel ou local dans une première génération pourra devenir intégré et connecté dans la suivante. Sans être trop paranoïaque, on sait que le but de ces sociétés n’est pas de conserver vos données au chaud sans rien en faire. Une compagnie d’assurance santé sera ravie de faire correspondre un profil parfaitement identifié à des données de surveillance du sommeil. Histoire d’adapter ses polices en conséquence.

Google Nest Hub

Mais c’est également une approche totalement monstrueuse en terme de surveillance tout court, piloter un appareil avec des mouvements suppose la reconnaissance de vos bras et de votre corps. Si on peut faire coïncider ces mouvements à une vidéo et du son cela donne un mouchard capable d’une surveillance parfaite de vos faits et gestes dans votre foyer ou votre entreprise. Une solution qui saura non seulement enregistrer ces informations mais pourra également les trier et en tirer les informations les plus pertinentes.

La police Américaine n’hésite plus désormais à demander à Amazon et Google des données enregistrées en continu par ces dispositifs afin de savoir exactement ce qu’il s’est passé avant un crime. Certains avocats de la défense se servent également de ces informations pour innocenter leurs clients. On n’a pas encore eu le cas d’une demande de vidéo de ce type mais le recours à ces éléments audio a vraiment explosé aux US. Cela se compte en milliers de procédures et devient une ressource de scène de crime au même titre que d’autres éléments comme le relevé d’empreintes ou l’interrogation de témoins.

Ces données enregistrées existent donc et on imagine que la  surveillance radar de ces dispositifs se fera sur le même principe de tout enregistrer pour être performant. Quitte à avoir beaucoup d’informations secondaires en trop. Cet avenir là est assez terrible, celui où des gens installent consciemment un dispositif d’écoute, de surveillance vidéo et même de surveillance de mouvements, au profit de sociétés dont le but est clairement de collecter des données pour les revendre aux plus offrants, me fait même assez peur. Mais c’est dans la possibilité que cette solution offrirait à un état totalitaire pour surveiller ses habitants que la technologie est la pire. Si un appareil sait réagir aux mots clés “Ok Google” ou “Alexa” pour se mettre en phase d’écoute, rien pourrait empêcher une programmation pour se concentrer sur d’autres mots clés. Et enclencher une surveillance pointue de ses citoyens au nom d’un opposant politique, d’une idéologie ou d’un lieu de manifestation.

Installer un radar chez vous pour que les GAFAM puissent vous suivre ? © MiniMachines.net. 2021.

Amazon détruit toujours autant de produits invendus

50% des produits détruits par Amazon sont neufs, même pas déballés. L’autre moitié concerne des produits retournés par des consommateurs ayant changé d’avis. Un reportage d’ITV News montre l’ampleur des dégâts écologiques et économiques provoqués par Amazon, un mouvement qui semble accélérer et devenir fou.

Ce sont les Prime Day, des promos par milliers que je relaie d’ailleurs bien volontiers. Des prix très intéressants et un service souvent impeccable font de cet évènement un incontournable pour les membres Amazon Prime. De mon côté, je ne m’en cache pas, l’affiliation générée par les ventes de ces deux journées sert de poumon au fonctionnement du site. Mais il ne faut pas pour autant perdre de vue certains côtés sombres de la plateforme. 

Amazon gâche, ce n’est pas nouveau. J’ai publié un billet sur le sujet en Janvier 2019, lorsque M6 avait filmé les pratiques de la marque qui détruisait des produits neufs dans ses entrepôts français. Je concluais de manière assez claire ce billet : si Amazon détruit des produits pourtant parfaitement neufs et exploitables c’est parce la logique économique le décide ainsi. Il est plus rentable pour Amazon de détruire des milliers d’euros de valeur marchande que de les donner, les recycler ou simplement les stocker jusqu’à ce qu’ils se vendent. Comme la rentabilité est la pièce maitresse de notre société et que l’impact écologique de cette destruction n’est pas pris en compte, il n’y a aucune raison que cela change. Même si c’est absurde, même si c’est immoral.

Aujourd’hui, nouveau reportage au Royaume Uni avec exactement les mêmes pratiques. Des centaines de milliers de produits sont systématiquement détruits par la plateforme chaque semaine, des millions chaque année. La moitié sont totalement neufs, juste invendus. L’autre moitié sont des retours clients que la plateforme n’a pas réussi à redistribuer. Le reportage tourné dans l’entrepôt Amazon de Dunfermline en Ecosse montre que des téléviseurs, des ordinateurs portables, des tablettes, des drones, des casques audio, des disques, des centaines de produits dont des milliers de masques chirurgicaux sont détruits.

Amazon

La raison est toujours la même et ne changera pas. Pas plus en 2019 qu’en 2021 en tout cas. Stocker ces produits a un coût et si personne n’en veut, il faut faire de la place. Il est plus rentable de les détruire pour renouveler le stock que de conserver ce stock. Aussi tout part, dans le meilleur des cas, au recyclage et dans le pire, à la décharge.

Les questions habituelles sont toujours  les mêmes : ne serait-ce pas mieux de redistribuer ces biens vers des organismes permettant d’équiper des gens n’ayant pas les moyens d’acheter ces produits ? Vers des écoles ? Des organismes publics ? D’un point de vue moral et écologique, c’est l’évidence. Extraire des matières premières, utiliser de l’énergie pour les transformer en écran de télé géant, le transporter sur de longues distances pour finir par l’enfouir dans le sol à l’autre bout de la planète est absolument absurde. Mais économiquement… Donner une télé 75″ au lieu de la détruire, c’est réduire la valeur de toutes les télés. Donner des masques chirurgicaux, c’est en vendre moins. Donner des ordinateurs, c’est perdre de l’argent sur les ventes des autres machines. 

Amazon

Et le don a un coût qui peut être plus élevé que la destruction. Il faut trier, emballer, transporter, gérer… Il est souvent bien plus économique de tout balancer en vrac dans une grosse benne, à charge ensuite à l’entreprise de recyclage de gérer tout cela à ses frais.

Comme ITV News le remarque, rien dans la loi n’interdit cette pratique. Pas plus en Ecosse qu’en France. Pas plus en 2019 qu’en 2021. Certains produits sont bien redistribués à des organismes gratuitement, Amazon essaye de revendre les produits déballés en sacrifiant ses marges au maximum1avec des promotions sur les produits remballés. 

Est-ce que c’est moral ? Non. Ecologique ? Non plus. Mais économiquement, c’est, semble t-il, la seule marche à suivre pour gagner plus d’argent encore… ou pour ne pas en perdre. Et tant que la situation écologique n’aura pas suffisamment basculé vers un monde invivable, où ce genre de pratique sera considérée de la même manière qu’on appréhende les crimes aujourd’hui, cela ne changera pas.

La seule réponse à ce genre de pratique ne peut être que politique. Amazon est encore pointé du doigt ici mais cette situation se retrouve partout dans la grande distribution. En 2019, je m’étonnais de lire les mots de la secrétaire d’état à la transition écologique qui prétendait être choquée par les images de M6. Le moindre tour du côté des poubelles d’une grande surface dresse pourtant le même portrait. Les entrepôts des grands magasins de VPC Français procèdent de la même manière. C’est la seule logique économique qui compte et elle ne se pose pas trop de questions morales ou écologiques. 

Amazon

La Loi évolue en France mais ne va quasi rien changer

Du reste, qu’ont fait les politiques depuis le reportage de M6 en 2019 pour lutter contre ce type de pratique en France ? Pas grand chose. Amazon travaille vraisemblablement de la même manière aujourd’hui et personne n’y trouve rien à y redire. Je suppose que les contrôles pour faire entrer une caméra cachée se sont améliorés, c’est peut être le seul vrai bouleversement qu’aura provoqué le reportage de M6. Reportage que je n’ai pas réussi a retrouver en ligne aujourd’hui…

La “loi économie circulaire” est censée améliorer la situation. Mise en chantier en Juin 2019, elle veut interdire la destruction des produits invendus non-alimentaires. La mesure veut encourager le don en faveur des associations. Mais se contentera tout à fait d’un recyclage qui est… encouragé. Le législateur veut également que les industriels gèrent mieux leurs stocks pour éviter toute surproduction. Cette mesure doit entrer en vigueur le 31 décembre 2021 pour les produits REP (responsabilité élargie du producteur) et au 31 décembre 2023 pour les autres produits.

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En pratique pour Amazon et les places de marché, que va changer cette loi ? Rien.

La marque sera responsable au 31 décembre 2021 des produits “Amazon”, ceux-là même qu’elle conserve le plus longtemps et parvient à écouler en promotion. La précédente génération de Kindle ou le Fire TV Stick à prix cassé trouvent toujours preneur. Les produits Amazon Basics resteront un peu plus longtemps sur une étagère avant que la nouvelle gamme les remplace. Amazon sera aux petits soins pour ses produits à la fin de l’année comme elle l’est déjà maintenant. Les produits importés par des marques ayant pignon sur rue en France comme Apple, Asus ou HP seront également mieux traités, comprenez “recyclés” et non plus “détruits”.

Mais pour toutes les autres marques, tous les trucs vendus en place de marché ? Rien ne changera avant la fin de l’année 2023. Des millions d’autres produits seront encore détruits légalement sans problèmes.

Et au premier janvier 2024 alors ? Pas grand chose de mieux. Les produits partiront au recyclage au lieu de partir à la benne. Cela revient quasiment au même pour beaucoup de ces invendus. Pour certaines sociétés spécialisées, le recyclage consistera à remettre les objets dans un bateau pour qu’il retraverse le globe avant de polluer un pays pauvre. Bouclant ainsi la boucle de notre logique économique. 

D’ici 2023, Amazon aura peut être acheté une société de recyclage dans chaque pays où la marque est implantée. Rajoutant alors un service supplémentaire à sa chaine logistique : vente, stock, promotion, distribution et destruction des produits de ses partenaires. En imaginant que 100% des produits neufs ou à peine déballés détruits en France soient recyclés, quel service on aura rendu à la planète ? Aucun, il aurait mieux valu ne pas les produire à la base. C’est une des autres idées de la loi mais elle ne s’applique pas aux géants du eCommerce qui fonctionnent en place de marché. “Mieux gérer ses stocks” ? Pour une entreprise qui envoie une palette de produits électroniques noname depuis la Chine vers la France pour une distribution locale ? Cela ne veut rien dire.

L’illustration de ce billet est un meme bien connu mais on oublie souvent de citer son auteur : KC Green

Amazon détruit toujours autant de produits invendus © MiniMachines.net. 2021.

Disparition d’Aukey et Tacklife… Amazon et la guerre des étoiles

Les avis sur les sites marchands, c’est l’équivalent du bouche à oreille dans la vraie vie. La bonne adresse que l’on se refile entre amis, le restaurant qu’on a déniché par hasard, la petite boutique cachée en fond de cour ou le bon plan du moment. C’est le genre d’info qui vaut de l’or et le monde de la publicité le sait bien. Le nombre de spots TV qui mettent en scène ces confidences ou de spots radio qui font parler deux personnes qui s’échangent une adresse en sont de bons exemples.


Bref, cette idée de l’avis d’un tiers, d’une personne plus que d’un marchand, c’est un point essentiel dans la transformation vers l’achat. Un point que les sites de eCommerce ont voulu proposer à leurs clients. Sollicitant au passage de toutes les manières possibles les acheteurs pour qu’ils livrent leur expérience. Et on a vu fleurir des la fin des années 90 les avis en commentaires de fiches produits, derrière les descriptions des marques et les fiches techniques.

Il est facile de comprendre pourquoi : les avis clients ont deux gros avantages. Ils laissent ce sentiment de confiance quand l’information est donnée d’un client à un autre client et non pas par une marque. Une sorte d’égal à égal comme ce type qui vous dit au rayon bricolage de ne pas prendre tel produit mais plutôt celui d’à côté. Parce qu’il a testé les deux et le second est beaucoup mieux. Mais surtout cela permet de profiter d’un conseil venant de quelqu’un qui a vraiment testé le produit. Quelqu’un capable de voir ses défauts réels ainsi que ses qualités. Au contraire des gens qui écrivent les fiches techniques en se basant sur les informations du fabricant. Les internautes voient des détails pratiques qui échappent totalement aux rédacteurs. 

Cette apparition des avis produits a immédiatement entrainé bien des dérives. De la plus classique qui consiste à classer les avis par ordre décroissant et non pas par ordre chronologique, privilégiant ainsi sur la première page les avis “5 étoiles” tout en rendant invisibles les avis négatifs. A la traditionnelle “technique”, née en même temps que la publication de ces témoignages, de censure. On ne publie que les avis positifs, les messages trop problématiques sont simplement ignorés par l’équipe de modération du marchand. La création du format “Avis client” a été biaisée dès le départ.

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La dérive des faux avis : de l’artisanat des débuts au modèle industriel actuel

Très vite, les marchands, comme les marques, ont compris le bénéfice qu’il y aurait à publier des avis positifs à la place de leurs clients. Je me souviens des débuts de cette dérive avec presque une certaine nostalgie. Les avis rédigés par les marques sur leurs produits étaient souvent dithyrambiques. On avait là une prose qui ne laissait aucun doute sur la rédaction par une équipe de communicants même si le message était signé par Marlène78 ou Jean-Mich44. D’autres copiaient-collaient le même avis, sous différents noms, sur toute leur gamme et sur tous les produits. Cela vous parait un peu gros ? Rappelez vous qu’en 2020 on surprenait toujours des adresses IP en provenance de l’Assemblée Nationale qui viennent caviarder des pages Wikipédia d’hommes politiques.

Publier un avis, quand c’était bien fait, pouvait avoir un gros impact sur les ventes. Au début des années 2000, j’étais payé – entre autres – pour donner mon avis et faire des tests de produits chez mes employeurs. Pas de manière détournée, de manière très clairement indiquée, je publiais des photos et des textes intégrés à la manière d’un blog au sein du site de vente où je travaillais. En général, ce type de test augmentait le volume de ventes de manière spectaculaire. Cela permettait également de faire découvrir des nouveaux produits ou des marques totalement inconnues. Evidemment, cela impliquait de me verser un salaire car on ne fait pas ce genre de test aussi facilement que l’on fait un copié collé de fiche produit.

Grande a été ma surprise un jour au début des années 2000 de découvrir chez un concurrent un de mes tests ré-écrit en grande partie et publié sous le pseudo d’un inconnu comme un avis client. Contacté le site de vente m’a assuré qu’il s’agissait d’un client et pas de son fait. Je ne saurai jamais qui a publié ceci, la marque en question n’ayant pas d’antenne en France, mes doutes étaient assez dirigés contre le marchand. 

Je me suis alors penché sur les avis de nombreux sites pour découvrir à quel point le fond de certaines pages web était déjà bien marécageux. Faux avis, mauvaises traductions de tests en anglais intégrés comme des témoignages client, texte sans queue ni tête pour juste donner 5 étoiles… Les marchands et les marques avaient déjà bien compris l’intérêt de mettre en avant les étoiles et de cacher les avis correspondants. Ou celui de choisir un avis très positif à pousser en avant et à le placer entre guillemets.

C’était mignon, très artisanal et cela avait probablement autant d’impact que le vendeur de bagnoles qui vous prend par l’épaule en vous expliquant que cette vieille carrosserie rouillée, c’est l’affaire du siècle. Ces avis bidons étaient tellement grossièrement trafiqués que presque personne ne pouvait les prendre pour argent comptant.

droit de rétractation

Et puis les marques ont compris. Bidonner des pseudos témoignages de cette manière ne servait a rien. Pire, cela les desservait plus qu’autre chose. Je me souviens en avoir parlé avec une marque qui m’expliquait avoir arrêté ce genre de pratiques. Pourquoi ? Pas par état d’âme mais pour des raisons très simples. Si les ventes augmentaient bel et bien sur certaines campagnes de faux avis, cela avait des impacts négatifs sur le moyen et le long terme. 

D’abord parce qu’en France les “recettes américaines” ne fonctionnaient pas. La mode du faux avis étant d’abord apparue aux US où le eCommerce s’était très vite développé. Petite différence toutefois entre les US et la France, le droit de rétractation en VPC n’existe pas là bas. Si vous publiez un avis délirant sur un produit finalement très quelconque aux US et que quelqu’un l’achète, une fois reçu il n’aura aucun moyen légal de forcer le marchand à le reprendre. Beaucoup de sites proposent aujourd’hui un droit de rétractation outre Atlantique mais, à l’époque, ce n’était pas du tout le cas. En France, les acheteurs qui découvraient un produit qui ne correspondait pas à ce qu’ils espéraient pouvaient, sans problème, forcer le marchand à le reprendre.

Ensuite parce que ces pratiques grossières agissaient comme un repoussoir auprès des gens avisés. Quand en bas de page on découvre un avis qui semble directement issu d’un brainstorming de communicants caché sous un prénom bidon, on fait moins confiance dans le produit, dans la marque. On se dit que cette publicité déguisée est un piètre moyen de duper le consommateur. 

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Cela aurait pu donc en rester là mais, comme souvent, des gens ont imaginé des moyens pour se glisser dans l’interstice entre la marque et le marchand. Des gens qui se sont dit que créer de faux avis c’était un vrai travail. Un vrai travail qui pouvait générer de l’argent. Et voilà comment est née l’industrie du faux avis en ligne.

De gros malins se sont mis à faire écrire des avis bidons en masse, contre de l’argent, pour promouvoir des produits. Des avis qu’il fallait payer mais qui ressemblaient beaucoup plus à quelque chose de naturel. Si au départ l’idée a été de recruter des gens pour “faire” amateur. Il a très vite été bien plus rentable de faire travailler monsieur ou madame tout le monde pour un résultat tout aussi efficace et bien moins coûteux.

Ces intermédiaires se sont donc mis à recruter, par différents moyens, des internautes lambda pour leur proposer de laisser leur avis – positif ou négatif – sur des produits. Certains de ces sites demandaient en effet d’écrire des avis négatifs sur des produits concurrents. Une armée d’internautes a été mise marche pour aller remplir les avis de centaines de sites à travers la planète. Grâce à des VPN et des guides techniques, des listes de mots clés, ils ont réussi à intervenir sur des milliers de produits dans toutes les langues. Avec un résultat bien plus “naturel” : des fautes d’orthographe, de grammaire, des phrases sans queue ni tête mais un message global allant dans le sens voulu par la marque. Des avis parfois impossibles à identifier comme bidonnés.

Difficile pour un marchand de faire la part du vrai et du faux quand un pseudo identifié comme habitant à Paris, d’après son IP, écrit un message pertinent techniquement sur un produit. Lui mettant 5 étoiles au passage. Le même auteur pouvant repasser le lendemain sur le même produit pour laisser un autre message positif signé d’un autre pseudo venant du Loir et Cher. Remonter la note d’un produit, le faire apparaitre comme le meilleur de la liste ou créer une foule de gens ravis de leurs achats ne prenant ainsi que quelques jours. Difficile également de refuser les avis positifs sur des produits que l’on vend quand on sait qu’ils vont participer à leur succès commercial.

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L’arrivée des “clients vérifiés”

La parade trouvée par les marchands pour lutter contre ces faux avis a été la création d’une nouvelle catégorie de clients.Les “vérifiés”. Les marchands ont mis  en avant le fait que le commentaire d’un internaute était effectué suite à l’achat du produit et non pas venu de nulle part. Cette “vérification” étant au moins la certitude que la personne écrivant le message avait bien acheté l’article en question. Un détail pas anodin du tout pour le futur client qui trouvait souvent là une réponse à des questions simples comme la qualité générale du produit, ses matériaux et son usage.

Si cela a été une parade pendant un bon moment, cela a ouvert également une belle boite de Pandore. Celle permettant simplement aux marques de communiquer directement avec la personne qui pouvait émettre un avis vérifié. Les intermédiaires ont pour beaucoup disparu et les marques ont simplement décidé de prendre les choses en main en glissant dans leurs colis des message invitant les internautes à laisser leur avis en ligne. Jusque là pas de soucis, c’est de bonne guerre. Mais au bout d’un moment, la pratique a dérivé vers autre chose. 

Proposer un remboursement, un bon d’achat ou un produit de son choix gratuitement contre un avis a été la conséquence de ces avis vérifiés. Je vous en ai déjà parlé en 2020 avec cette histoire de boite à clé contenant une offre de remboursement de 10$ en échange d’un avis positif. C’est exactement cette même méthode qui a été déployée en masse par les marques.

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Suivant les produits et leur valeur, suivant la concurrence déjà présente chez le marchand qui va écouler le stock, le constructeur glisse 10, 100, 1000 petites cartes génériques indiquant la méthode pour obtenir un bon d’achat ou un remboursement de quelques euros en échange d’un avis positif. L’internaute reçoit ainsi un produit à 25€ avec la possibilité de se faire rembourser 5 ou 10€ via Paypal ou en bon d’achat en échange de 5 minutes de son temps. Il suffit de retourner sur le site du marchand, après quelques jours, de s’identifier pour écrire un “avis vérifié” en mettant le maximum d’étoiles et en expliquant combien on est ravi de son achat. Publier le tout, prendre une capture d’écran et envoyer l’ensemble à l’adresse email indiquée. Derrière, on recevra son remboursement sous forme de code ou de paiement via Paypal. 

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L’internaute lisant les avis sous un produit ayant fait l’objet de ce type de campagne découvrira alors des “avis vérifiés” avec toutes les qualités recherchées : ils seront réellement écrits par des internautes, donneront le bon nombre d’étoiles, décriront vaguement l’objet tout en disant combien il est formidable avec tout l’amateurisme voulu. Tout cela en échange d’un bien maigre salaire et d’un détail qui ne reste évidemment pas inexploité.

Car en répondant à ce type de demande, l’internaute donne son nom et un email valide. Afin de recevoir sa “récompense”, il est bien obligé de s’authentifier d’une manière ou d’une autre. Les marques ont évidemment rapidement compris le bénéfice qu’ils pouvaient tirer de ce type de données. Repérer les participants les plus doués et les plus enthousiastes à ce type de tractations et leur proposer de recommencer, en direct.

La marque propose alors par email à un internaute qui a acheté un premier produit et reçu un bon d’achat contre un avis positif si il veut en tester un autre. Ce test se fera en échange d’un autre avis positif et le testeur pourra être remboursé à 100% de son produit. La marque peut en effet générer un code promo qui permet d’offrir l’objet directement à l’internaute. Celui-ci “achète” donc le produit avec un code promo unique, le reçoit et, si il veut pouvoir bénéficier d’autres largesses de la marque, laisse un avis toujours aussi vérifié et toujours aussi positif. 5 minutes de travail en échange d’un cadeau High-Tech, c’est rentable. Surtout quand la marque propose de “tester” une nouveauté toutes les semaines.

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Le “grand ménage” d’Amazon

Si Amazon a décidé de suspendre quelques marques de son catalogue en Europe et aux US, c’est parce qu’un cabinet d’analystes a mis la main sur un listing de ces internautes “partenaires”. Il y a toujours un gros malin qui se dit que regrouper les infos dans un fichier est très utile. Un gros malin incapable de sécuriser ses données et qui laisse un jour fuiter emails, noms et prénoms, pays et sites sur lesquels les internautes peuvent laisser leur avis. Le gros malin en question ayant eu l’excellente idée de mettre dans le même fichier les données glanées ça et là concernant plusieurs marques. 

Cette base de données s’est retrouvée dans la nature avant de tomber sous la loupe d’un cabinet d’expert en sécurité : Safety Detectives. Ceux-ci l’ont bien évidemment épluchée et mis à jour la redondance de certaines marques : Aukey, Mpow ou Tacklife. Avec ces éléments à charge, Amazon n’avait pas le choix que de faire le ménage en supprimant purement et simplement les magasins de ces revendeurs. Des centaines de produits ont donc instantanément disparu des pages du site. A la surprise de nombreux internautes faisant confiance à ces marques. 

A Amazon d’expliquer ensuite sa politique. Il lui importe de lutter contre les faux avis pour protéger ses clients. Préservant les “avis authentiques” des avis manipulés afin de conserver un équilibre dans son système. Aukey, Mpow et Tacklife sont donc les grands perdants de cette histoire, en essayant d’acheter les internautes pour publier des faux avis, les voilà privés de leur principal canal de distribution tout en écopant de la lourde peine de se voir exposés au public comme des fraudeurs…

Contactés par mes soins, Tacklife comme Aukey se veulent rassurants. Les deux marques indiquent être en train de résoudre le problème. Est-ce que cela va passer par un engagement de la part des marques à ne plus recourir à ce genre de pratiques ? Un contrôle accru d’Amazon qui a tout le loisir d’ouvrir des produits pour vérifier la présence de ces fameuses cartes cadeau incitant à laisser de faux avis positif ? Un retour à la normale progressif avec une période de probation ne laissant aux marques incriminées que la possibilité d’apparaitre au travers de vendeurs tiers ? Les possibilités sont nombreuses. Elle ne résoudront cependant pas le problèmes des faux avis.

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Ne pas se faire prendre

Car la principale faiblesse du système a été le gros malin qui a permis la fuite de la base de données. Sans cet évènement, le business du faux avis aurait pu continuer un moment pour ces marques. A vrai dire, il continue comme à l’accoutumée pour des dizaines de marques sur Amazon. Cette “recette” de la petite carte glissée dans les produits pour générer des bonnes notes est quasiment enseignée comme une pratique normale chez beaucoup de revendeurs de produits noname.

Dans le listing immense des produits vendus en eCommerce via des places de marché ou chez Amazon, le nombre de solutions proposant ce type de remboursement est tout simplement énorme. Pour le lancement d’un produit ou pour augmenter sa visibilité, les marques n’hésitent pas à utiliser ce canal qui reste bien moins cher qu’une campagne de publicité traditionnelle.

Quelle solution pour Amazon ? Ouvrir les boites parait impossible pour le marchand. Trop de travail, trop d’impact sur la vitesse du traitement des commandes, trop lourd à gérer. Créer une brigade anti-fraude pourrait avoir du sens. Afin de surveiller des produits en cas d’apparition d’un grand nombre de “5 étoiles” en un temps très court sur une nouveauté… Mais ce serait comme chercher une aiguille dans une botte d’aiguilles.

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L’impossible visibilité d’Amazon

Il n’ y a pas de solution miracle pour lutter contre ces faux avis. Tout comme il n’y a pas de solution miracle pour une marque de se différencier des autres sur un site comme Amazon. La recherche du mot clé “Webcam” donne un nombre hallucinant de résultats : 30 000 références indique le site. Des dizaines de produits s’étalent sur plusieurs pages.  Comment faire pour se démarquer ? Payer ou ruser.

Payer, c’est s’offrir la tête de gondole avec une présentation sponsorisée mise en avant par le site. Les produits proposés ressemblent aux autres mais ils sont en tête de liste et restent ainsi bien visibles. L’autre solution consiste à être un des produits “Amazon Choice” mis en avant par le site. Pour obtenir ce précieux label, il faut respecter certaines règles précises comme proposer son produit sous le label Amazon Prime, avoir de belles photos et une description travaillée de son offre et… avoir de bonnes notes ainsi qu’un faible taux de retour. 

Dernières solutions, jouer sur le tarif en mettant des promotions en avant qui vont démarquer vos offres d’un bandeau de couleur… Ou avoir un bon nombre d’étoiles à mettre en avant. Si vous cumulez ces éléments ensemble, vous pouvez toucher le gros lot en explosant vos ventes. Vous voyez le problème ? La mécanique interne d’Amazon incite les marques à obtenir le plus de notes positives possibles. Et donc à tout faire pour les avoir. 

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Comment croire qu’une webcam “noname” a pu obtenir 1526 évaluations avec 62% de 5 étoiles et 24% de 4 étoiles en une seule année de commercialisation ? Cela fait 4.18 évaluations par jour sur une année complète. Etonnant pour un produit totalement inconnu au bataillon. Encore plus étonnant quand on lit dans ces avis que les deux principales caractéristiques de l’objet, à savoir une capture en FullHD et une gestion autofocus, ne sont tout simplement pas disponibles sur le produit qui se contente d’un HD classique et d’une focale fixe… Ce produit suspicieux a tout de même droit au label Amazon Choice.

Pourquoi Aukey ou Tacklife ont t-il joué à ce petit jeu ?

C’est la question que j’ai le plus lu ces derniers jours en ligne. Des acheteurs de produits de ces marques satisfait de leur achat et qui se demandent pourquoi diable des marques  reconnues comme Aukey ou Tacklife ont eu recours à ces méthodes plus que douteuses ?

La réponse est double. D’abord, parce que sans jouer à ce petit jeu, ces internautes n’auraient probablement jamais entendu parler de ces marques. A leur arrivée sur le marché, elles n’avaient absolument aucune visibilité. Et elles seraient restées dans cet état, comme beaucoup d’autres, dans les profondeurs des listings des Marketplace. Pour se faire connaitre face à des solutions portées par des logos connus comme Logitech ou Microsoft pour Aukey et des produits de bricolage comme Bosch, Black et Decker et les marques de GSB pour Tacklife, il fallait trouver une solution. La première consistant à s’offrir une campagne de publicité nationale sur le long terme pour asseoir leur image. Ce qui est long et très couteux, entrainant une hausse évidente du prix des produits. La seconde étant de se faufiler dans les avis clients pour se faire connaitre. Pour remonter dans les listings.

Parce que cela fonctionne et que cela coûte moins cher qu’une campagne de publicité traditionnelle, ces marques ont donc commencé leur carrière en boostant leur image de cette manière… Puis continué à utiliser la méthode pour le lancement de nouveaux produits, pour gagner la course des premières place des catalogues.

Est-ce mal ? Assurément ! Est-ce idiot sur le long terme ? Je pense que oui. Est-ce logique au vu du fonctionnement actuel des marketplace en général et d’Amazon en particulier ? Et bien oui, c’est tout à fait logique. Car les algorithmes d’Amazon lui même sont très sensibles à ces avis.

Le risque était grand de poursuivre ces méthodes et les marques auraient plutôt dû chercher des alternatives pour continuer à consolider leur image. Le mal est fait aujourd’hui et si Amazon n’a en rien réglé son problème insoluble de la chasse aux faux avis, les marques pratiquant ce “sport” savent désormais ce qu’elles risquent.

Doit t-on encore se fier aux avis en ligne ?

C’est la conclusion de ce billet particulier. Est-ce encore pertinent de se fier aux avis des internautes en ligne ? Je n’ai pas envie de dire non car dans certains cas les éléments que l’on peut lire sur ces quelques lignes sont vraiment essentiels. Mais il faut savoir également lire entre les lignes. Se poser quelques questions est parfois nécessaire avant de décider de faire confiance à un internaute qui a laissé 5 étoiles à un produit.

-Faire un petit tour sur les profils des internautes permet de lire leurs éventuels autres avis et vérifier si l’enthousiasme rencontré est partagé sur 140 commentaires différents et des secteurs variés. Un tel engouement à partager son avis sur tout et n’importe quoi est souvent le signe d’une rémunération.

-Le vocabulaire employé est également un bon indice. Certaines marques exigeant l’emploi de mots clés spécifiques pour recevoir son remboursement, on peut repérer l’usage de ces mots dans de nombreux avis “5 étoiles”.

-Regarder également le nombre d’avis d’un produit par rapport aux concurrents. Si le ratio est de 10 pour 1, sur un produit noname, on peut se poser des questions sur cet engouement a partager des “5 étoiles” en masse.

-Pensez enfin à regarder les avis “3 étoiles” et non pas que ceux mis en avant par la plateforme. Ces avis “moyens” donnent souvent un retour plus exact des différents aspects des produits. Leurs points forts mais également leurs points faibles. 

A propos d’Aukey et de Tacklife en particulier.

Je connais bien les deux marques pour travailler depuis longtemps avec elles. Un autre moyen de se faire connaitre des internautes étant de rentrer en contact avec des blogs ou des “influenceurs”. Depuis des années, donc, je suis en contact avec ces marques qui me proposent régulièrement des codes promos que je partage avec vous dans les bons plans et sur MisterMatos

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Mon dernier achat d’un produit Aukey date du 2 mai…

J’ai acheté beaucoup de leurs produits, et quand je dis acheter, c’est acheter pour de vrai, plein pot, avec mes sous. Afin de les tester ou simplement parce que le rapport qualité/performances/prix me convenait. Je n’ai que rarement été déçu et souvent pour des raisons particulières. Telle Webcam qui fonctionnait correctement mais qui affichait un très grand angle qui ne me convenait pas. Telle autre parfaitement compatible avec Octoprint pour répondre à la question d’un lecteur, tel clavier mécanique pratique et agréable mais très bruyant… Ces achats me permettent de donner un avis, positif ou négatif, sur les produits. 

Jamais Aukey ou Tacklife ne m’on demandé un test avec un avis particulier. J’ai toujours été franc sur mon approche du marché et du refus de toute publicité. Elles ont toujours respecté mes choix. La situation actuelle me désole car j’aime beaucoup ces marques pour leur bon rapport qualité prix global. Mais qui triche avec les règles encourt une sanction, c’est dans la pure logique des choses et je soutiens à ce niveau la décision d’Amazon qui doit lutter contre ces faux avis.

Je profite tout de même de cette aventure pour vous poser la question, chers lecteurs, de la pertinence de tests rapides de ce type de produits ? Seriez vous partant pour que je teste des produits un peu plus éloignés des machines habituelles sur un format peut être court et amusant, mélangeant texte et vidéo ? Une rapide prise en main d’un produit comme un casque, un chargeur, une batterie ou une webcam afin que vous puissiez faire… votre propre avis ?

Disparition d’Aukey et Tacklife… Amazon et la guerre des étoiles © MiniMachines.net. 2021.

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