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Aujourd’hui — 27 mai 2022Vos flux RSS

Dell XPS 9315t : la première tablette hybride de Dell ?

Pas beaucoup d’informations mais des images qui nous parviennent du site 91Mobiles alimenté par Evan Blass connu pour ses nombreux scoops et leaks par le passé. La tablette hybride Dell XPS 9315t y est présentée comme la première solution du genre de la marque.

Une solution 2-en-1 qui permettrait une utilisation au format tablette classique, très mobile, mais également en mode portable grâce à un clavier amovible et une béquille. A la manière d’une Microsoft Surface mais avec beaucoup plus de recul et toute une panoplie de processeurs adaptés à ce genre de solutions aujourd’hui. On pense évidemment aux puces Alder Lake-P d’Intel qui offrent exactement le type de capacités que ce genre de solution pourrait rechercher. Un stylet actif servirait à la prise de note et au dessin directement sur la dalle tactile.

On ne sait pas grand chose d’autre sur la tablette avec quelques éléments connectique mais rien de plus. Les images nous montrent un système de POGO Pin pur relier physiquement le clavier à la Dell XPS 9315t. Deux ports USB Type-C sont également présents pour assurer les fonctions de charge et de communication de l’engin. Un lecteur de cartes SIM serait présente ne plus de la classique combinaison Wifi et Bluetooth afin d’apporter de la communication mobile. 

On retrouve également des webcam avec un module unique au dos et au centre, non accompagné d’un Flash LED. En frontal il semble que la solution soit doublée d’un module infrarouge pour piloter des fonctions de reconnaissance faciale.

La Dell XPS 9315t me parait tout à fait vraisemblable avec un public professionnel tout trouvé. De nombreux utilisateurs commerciaux trouveraient ici un outil adapté à leur profil. Des engins mobiles, efficaces, capable de suivre de nombreux déplacements et de communiquer aisément. Reste a savoir si ce produit est une réalité sur le marché et, si c’est le cas, de quoi il sera entouré et pour quel tarif.

Dell XPS 9315t : la première tablette hybride de Dell ? © MiniMachines.net. 2022.

RealmePad X : une tablette 11″ sous Snapdragon 695 abordable

Comptez 1299 Yuans en Chine pour cette RealmePad X, soit environ 180€ Hors Taxes. Un prix intéressant pour un engin complet et proposant un ensemble de composants plutôt cohérent.

L’écran 11 pouces est une solution IPS en 2000 x 1200 pixels avec un support capacitif et une prise en charge des stylets actifs de la marque avec une recharge magnétique directement depuis le côté de la tablette. Le Snapdragon 695 et son circuit graphique Adreno 650 seront accompagnés de deux versions de mémoire vive et d’une solution de stockage eMMC. L’entrée de gamme sera proposé en 4/64 Go tandis que la version la plus évoluée embarquera 6/128 Go pour 220€ environ. Dans les deux cas il sera possible d’ajouter des capacités de stockage avec un lecteur  de cartes MicroSDXC certifié compatible avec les solutions de 512 Go.

On retrouvera à bord 4 haut parleurs proposant un son Dolby Atmos ainsi que  deux webcams avec un module 13 Mégapixels au dos de la tablette avec une LED Flash et une solution 8 Mégapixels en façade. Cette webcam proposera un grand angle de 105° et une IA pour centrer automatiquement le visage dans l’image.

La connectique se limitera à une prise USB Type-C permettant une recharge rapide en 33 Watts de sa batterie 8340 mAh. La tablette devrait offrir plus de 10 heures d’autonomie en usage mixte d’après le constructeur qui annonce des capacités spécialisées plus précises : 19 heures en lecture vidéo, 11 heures en vidéo conférence, 18 heures en lecture de document et 138 heures en lecture audio avec l’écran éteint… La RealmePad X ne proposera pas de port jack audio associé  et il faudra donc passer par une solution Bluetooth pour y connecter un casque.

A ce propos la tablette ne détaille pas ses capacités réseau et il est difficile de se prononcer sur ce poste. Il est probable au vu du tarif demandé que l’on soit sur une solution Wifi5 et Bluetooth 5.0 classique. L’ensemble est annoncé comme pesant 499 grammes pour 7.1 mm d’épaisseur mais sans les dimensions exactes de l’engin en largeur comme en hauteur.

La distribution devrait être assurée à l’international, un revendeur comme Banggood propose déjà des produits de la marque comme la RealmePad Helio G80 de 10.4″ en 3/32 Go sous Android 11 actuellement à moins de 232€ avec le code BGd66efb. On peut donc s’attendre à la sortie de cette RealmePad X un jour ou l’autre chez le commerçant.

Reste les questions classiques autour de ce type de produit : Quid du suivi dans le temps, des mises à jours de ROM et des éventuelles certifications nécessaires pour piloter des services de streaming comme Netflix ou autres ? Ces éléments sont importants a prendre en compte pour évaluer son achat. Un écran de ce type coordonné à des enceintes Dolby Atmos c’est parfait pour du streaming vidéo… encore faut t-il que le contenu suive.

RealmePad X : une tablette 11″ sous Snapdragon 695 abordable © MiniMachines.net. 2022.

AYN Loki : une nouvelle console portable sous Windows à 280€ ?

On ne sait pas encore tout le détail de cette AYN Loki, des informations plus précises sur les composants sont indispensables avant de commenter définitivement sur son attrait. Mais on sait que le chemin suivi par le constructeur l’oriente vers une piste internationale. Un positionnement qui va aller se frotter à la solution de Valve sur le terrain du prix également avec un ticket d’entrée à 280€.

Passer de Odin à Loki semble un peu bizarre pour cette nouvelle gamme. On passe d’un engin sous Android à une version Windows et on aurait pu penser que la nouvelle venue serait mieux considérée. Loki est un dieu mineur face à Odin et son rôle dans la mythologie nordique n’a rien a voir avec celui-ci. C’est un choix intéressant, vous ne pourrez pas leur donner Thor sur ce point, mais j’aurais préféré un autre dieu dans le panthéon très fourni entourant Odin. Loki c’est le dieu roublard par excellence, pas un choix génial pour une société qui fait régulièrement appel à du financement participatif pour financer ses produits.

La phrase a retenir de la vidéo d’intro est celle-ci : « La solution portable sous Windows le plus abordable jamais créée. Point final. ». Bon, c’est un poil exagéré puisqu’on a déjà croisé des solutions mobiles moins chères mais au vu des images précédent cette punchline dans la vidéo on comprend que AYN parle de consoles mobiles. Et là cela prend tout son sens. AYN se compare aux solutions concurrentes : Du Steam Deck en passant par les solutions de OneXplayer et autres GPD. Dans cette gamme particulière la solution est effectivement très abordable.

La marque annonce le programme avec pas moins de 5 variantes de sa console : 

  • La AYN Loki Mini est la première de ces solution. Il s’agit du seul modèle sous puce Intel Alder lake-U et il ne s’agira probablement pas d’un Core i7 mais plutôt d’un Celeron 7305 ou un Pentium 8505. Elle proposera 64 Go de stockage et sera vendue 2014 Yuans (280€). C’est l’entrée de gamme.
  • La AYN Loki – tout court – sera la première a proposer une solution Ryzen 3+ et RDNA 2, un Ryzen 6600U. Elle embarquera également un stockage de 64 Go et sera lancée à 3360 Yuans (468€). Elle sera déclinée en 256 Go de stockage à 4030 Yuans (561€) et en 512 Go pour 4700 Yuans (655€).
  • Enfin la AYN Loki Max sera toujours en Zen 3+ et RDNA 2 sans assurance du type de puce) avec 512 Go de stockage mais probablement avec un équipement plus complet et sera lancée à 5380 Yuans (750€).

Vous aurez compris que le prix le plus abordable « jamais proposé » est en fait une solution d’appel. Une version uniquement disponible sous processeurs Alder Lake. Intéressante mais qui ne sera pas aussi appétissante pour un joueur que le premier modèle sous Ryzen 6600U. Pour des raisons évidentes de capacités graphiques et de performances globale. Si la console fait appel à des solutions Celeron ou Pentium ce sera le jour et la nuit en terme de performances graphique. Ce prix d’appel illustre parfaitement à quoi il sert. Certes la console en version Mini existera à 280€ mais elle ne fera pas vraiment rêver. Elle servira a les faire cliquer sur la communication de la marque pour qu’ils passent au paliers suivants.

On ne connait pas le détail des composants embarqués dans la console. Pas d’infos sur la mémoire vive, son montant et son type. On ne sait pas non plus quel format de stockage sera choisi. Si la présence d’un SSD ne fait pas trop de doutes sur les modèles 256 Go ou 512 Go, il est encore possible de faire appel à du UFS sur les modèles de 64 Go. Pour rappel la AYN Odin embarque un stockage UFS 2.1 en 64 et 128 Go.

La différence entre la AYN Loki haut de gamme et la Max sera probablement assez simple a constater mais pour le moment nous n’en avons aucune idée. Plus de mémoire vive ? Un processeur plus puissant dans la gamme ? Une définition d’écran plus haute ? Des fonctionnalités supplémentaires ? Une meilleure batterie ? La différence de 100€ entre les modèles permettra sans doute à la marque de concocter un engin plus attrayant mais j’imagine surtout son rôle de produit d’appel dans cette équation.

Le prix d’appel est créé avec une version Intel plus basique à 280€ et servira a appâter le chaland avec un tarif très bas. Le produit d’appel de l’autre côté servira a montrer les capacités de la gamme au travers de vidéos de jeux. Mélangez les deux au sein d’une campagne et vous avez un cocktail détonnant pour vendre… le vrai coeur de cible qui sera sans doute la AYN Loki classique en 256 ou 512 Go.

Le format de la console semble très très proche de la AYN Odin qui mesure 22.4 cm de large pour 9.52 cm de profondeur et 2.37 cm d’épaisseur. Cela donne une assez bonne idée du format de la nouvelle venue. La vidéo nous montre le passage de l’une à l’autre et il semblerait que la différence de taille d’écran soit minimal. La Odin affiche sur un écran de 5.98 pouces en FullHD. On peut s’attendre ici à quelque chose de l’ordre de 5.5″ de même définition.

On retrouve une disposition semblable à la Odin d’un point de vue pratique. Un double mini joystick, une croix directionnelle, des boutons YBXA, Select, Start et des gâchettes. Une approche très Microsoft Windows/XBox. La machine ressemble peu ou prou à une version retravaillée de la précédente avec une recherche d’optimisation en rognant sur des éléments jugés inutiles. Difficile d’être catégorique mais ici il semble que la marque ait pris sont modèle de base et regardé comment il pourrait le faire entrer dans une enveloppe tarifaire précise. Puis a redéployé cette même base en différentes options de performances. Evidemment la Odin tourne sous Android grâce à des solutions ARM signées Qualcomm et Mediatek, loin des puces engagées ici.

L’approche est intéressante et je pense que la version AYN Loki Mini a tout de même du sens notamment pour le jeu dans le Cloud. Elle pourrait largement suffire si vous avez un abonnement du type Nvidia GeForce Now. Une solution qui vous permettrait de retrouver une puissance équivalente à une grosse tour équipée d’une GeForce RTX 3080 sur un écran ultramobile.

Dernier détail, le prix de base de la console ne vous a pas titillé ? 2014 Yuans c’est un prix étrange car on pourrait se demander qui a envie d’acheter une console à 2014 Yuans. Je vois mal un commerçant inscrire 2014 Yuans sur une étiquette. Un prix de 1999 Yuans serait bien plus efficace en terme de ventes. L’explication vient tout simplement de la conversion de ces 2014 Yuans en dollars. Cela donne 299/300$ suivant le cours du moment. Un prix d’appel très clairement pensé pour l’international dans cette communication.

Cela veut dire que AYN pense avant tout a un produit qui sera exporté partout et, probablement, à un financement participatif à venir. La AYN Odin a été proposée via Indiegogo et certains acheteurs ayant financé leur campagne n’ont toujours pas reçu leur exemplaire avec une livraison qui a pris du retard. Ceux-là seront ravis de voir les efforts menés par la marque pour sortir un nouveau produit.

Sources : Reddit et Liliputing

AYN Loki : une nouvelle console portable sous Windows à 280€ ? © MiniMachines.net. 2022.

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Hier — 26 mai 2022Vos flux RSS

AOVO ES80 : la trottinette électrique au meilleur rapport qualité / prix ?

Le AOVO ES80 n’hésite pas trop a se frotter aux modèles concurrents haut de gamme, pour être précis la marque a baptisé son modèle « AOVO ES80/M365 Pro », une référence très claire aux engins de Xiaomi. Un point de comparaison assez osé quand on sait la bonne tenue des engins de cette gamme mais qui s’explique en partie par le look très proche des deux engins et par le fait qu’AOVO emploie certains composants identiques à ceux de Xiaomi.

AOVO est en réalité une sous marque qui achète des engins à un assembleur qui les monte avec divers composants disponibles sur le marché Chinois. Cela permet d’assurer un bon service d’ensemble tout en garantissant de bonnes performances globales. Certains éléments semble tout droit sortir des usines qui fournissent Xiaomi, d’autres non et des choix différents ont été fait pour certains postes. L’important c’est la cohérence globale de l’engin proposé ici. Pas vraiment son degré de similitude.

Et la AOVO ES80 semble tenir la comparaison, à la fois techniquement et esthétiquement. On retrouve énormément de points communs entre les modèles et certaines des différences ne sont pas forcément des défauts. Petit tour d’horizon d’un engin clairement dédié au remplacement d’une grosse voiture pour de petits trajets.

Performances

Le moteur embarqué dans la roue avant est un 350 watts qui correspond à ce que la concurrence fait sur les gammes de trottinettes entre 400 et 500€. L’engin pèse 12 Kg à vide ce qui est assez léger pour ce type de modèle et elle est censée entrainer des poids allant jusqu’à 120 Kg sans soucis. La vitesse maximale ne change pas, c’est toujours 25 Km/h c’est à dire la vitesse autorisée en France pour ce type de véhicule. 

C’est clairement une motorisation classique, avec trois modes de vitesse embarqués. On pourra la faire fonctionner à 15, 20 et 25 Km/h. On retrouvera alors des allures adaptées à différents trafics. Si il est en général possible de doser facilement la vitesse grâce à la gâchette de l’engin, la possibilité de basculer en 15 Km/h permettra de rester dans une piste cyclable encombrée sans avoir a tout le temps freiner et accélérer inutilement. Le mode 25 Km/h offrira plus de performances et sera parfait dans des voies plus dégagées. Je regrette presque l’absence d’un mode moins rapide qui permet d’accompagner un groupe en marche mais il suffira de doser sa vitesse ou… marcher à côté de l’engin pour y remédier. A noter que l’application peut brider la performance maximale de l’engin ce qui peut être pratique si vous voulez la prêter à un néophyte.

Je ne connais pas la puissance en crète du moteur de 350 Watts de la AOVO ES80, cela devrait être quelque chose de l’ordre de 600 watts. Cela a son importance en terme de déplacement puisque c’est cette puissance de crète qui permettra de réagir sur la route ou de compenser l’effort a mener par le moteur dans une côte un peu raide. La marque indique un pouvoir de franchissement de côte de 20° ce qui me parait un peu optimiste à moins de considérer cet effort au sortir de la charge complète de la batterie et avec un passager de 40 Kilos seulement. En pratique ce genre d’engin tiendra souvent la montée de pentes de 15° sans efforts et 20° avec un petit coup de pouce. Enfin, un petit coup de pied. Il faut bien prendre en compte le fait que ces machines peuvent franchir ce type de côte mais ne précisent pas comment elles y parviennent. Un constructeur a beau jeu d’indiquer que sa solution peut tenir une pente de 20° mais il ne détaillera pas le fait qu’elle le fera sur 5 mètres seulement et a 8 Km/h. Si vous voulez une machine capable de rouler à 25 Km/h sur une pente à 15° sur 1 kilomètre, optez pour le vélo. 

Le constructeur insiste par contre sur le fait que la trottinette est souple dans sa conduite. Autant dans sa maniabilité avec de bons angles de braquage et une certaine adresse. Mais également grâce à des accélérations douces et un moteur qui se manie sans brutalité. Un détail agréable car il permet de naviguer en douceur sans se surprendre ni surprendre les autres usagers de la voie. Cela évite aussi les comportements à risque.

En parlant de risque, il semble que cette trottinette puisse être débridée facilement via son application pour atteindre les 30 Km/h. Je ne vous le conseille vraiment pas pour les raisons habituelles. Un engin débridé ne sera plus assuré et pourra être verbalisé voire confisqué par les forces de l’ordre en cas de contrôle. Le fait de gagner 5 Km/h n’aura que peu d’impact au jour le jour en terme de transport mais diminuera votre autonomie et vous rendra moins prévisible pour les autres usagers. 

Autonomie

La marque annonce entre 20 et 25 Km d’autonomie pour ce modèle, donc comptez 20 en moyenne. Ces chiffres sont par essence très flous. Ils dépendent de trop de facteur pour pouvoir être fiables. Si vous pesez 40 ou 80 kilos l’autonomie ne sera pas la même. Si vous êtes sur un terrain plat ou avec beaucoup de relief, si il fait chaud ou froid puisque les températures hivernales ont un impact sur les batteries. Si votre conduite est en mode 15 Km/h ou en mode 25 Km/h… Tout cela affectera la batterie de la machine. 

Avec la AOVO ES80 il vaut donc mieux compter sur une vingtaine de kilomètres d’autonomie et voir si cela vous convient pour votre usage. Quitte a avoir une bonne surprise à l’arrivée avec un engin qui offrira un peu plus. Si on compare à une M365 Pro de Xiaomi on est bien en dessous. La Xiaomi annonce entre 30 et 45 Km avec une moyenne plus autour des 30-35 Km en pratique. La Navee N65 annonce jusqu’à 65 Km d’autonomie et parvient sans soucis a atteindre 45 à 50 Km de distance dans le monde réel. Un point capital pour comprendre ces différence vient du poids des batteries, du nombre de cellules qu’elles embarquent. Il n’y a pas de miracle sur ces postes. Avec un poids de 12 Kg seulement pour la AOVO ES80, on se doute que ce poste a été en partie sacrifié par rapport à d’autres modèles. La M365 Pro pèse 2.2 Kilos de plus et la Navee N65 atteint presque les 24 Kilos ! 

Moins autonome mais plus légère, ce modèle correspond donc bien à un petit trajet quotidien d’un vingtaine de kilomètres et, si possible, sans côte à monter sur la fin de celui-ci. Les batteries oint plus de mal a tenir le choc d’une pente un peu rude en fin de cycle. L’autre solution est de balader un chargeur mais cela ajoutera du poids à l’ensemble. Comptez 5 heures pour « refaire le plein ». La batterie est une 36 Volts en 10.5 Ampères qui semble accessible et remplaçable.

 

Confort, conduite et ergonomie

La marque ne s’est pas trop embêtée a réinventer la roue. La recette employée est celle des concurrentes sans trop d’originalité. Un petit changement toutefois avec le choix d’embarquer des pneus gomme caoutchouc plein alors que la M365 Pro est équipée de chambre à air.

Il y a du pour et du contre dans cette décision. Dans les postes positifs il y a évidemment le fait de ne jamais pouvoir crever. Vous pourriez traverser le salon d’un fakir qui a perdu une boite de clous et vous en sortir indemne. Dans les postes négatif il y a la rudesse de la conduite. La gomme à beau proposer une certaine élasticité, c’est sans commune mesure avec l’absorption des bosses proposée par une chambre à air. 

La AOVO ES80 ne propose pas d’amortisseur et la conduite risque donc d’être assez rude si votre parcours n’est pas surtout urbanisé. Les pistes cyclables seront avalées sans problème mais si vous devez parcourir des sentiers ou autres voies caillouteuses, cela risque d’être légèrement inconfortable. On s’y fait mais ce n’est pas forcément les moments les plus agréable. La taille des roues, 8.5″ est assez large pour gérer les petits cailloux, petites branches et autres obstacles mais ils faut continuellement surveiller la route pour éviter de la bloquer avec un objet trop haut ou un trou trop profond.

Le système de freinage est classique, frein à disque à l’arrière, frein magnétique sur le moteur à l’avant. Ce genre de dispositif permet de s’arrêter en quelques mètres à 25 Km/h. En général il faut anticiper car on peut facilement atteindre les 3 mètres avant d’être totalement à l’arrêt. Ces machines ne savent pas vraiment piler. Le plus efficace est souvent de pousser le poids de son corps sur l’arrière pour profiter à plein des capacités du frein à disque. En ville, si vous utilisez les pistes cyclables, c’est encore un bon argument pour choisir le mode 20 Km/h. Dans ce mode il faut moins de 2 mètres pour bloquer l’engin.

On retrouve un système de pliage avec une goupille de sécurité simple, ce qui permet de fixer le guidon au garde boue et de porter ou ranger plus facilement la trottinette. Le deck est couvert d’une surface anti dérapante classique. La conduite de ce genre d’engin est en général très souple, sans à coup, et pensée pour glisser sur les pistes cyclables et non pas se faufiler de manière réactive. Ce n’est pas aussi léger et maniable qu’une trottinette classique sans moteur mais en général plus confortable.

Fonctionnalités annexes

Le panneau avant propose un compteur de vitesse instantané classique qui permet de connaitre son allure en temps réel. Cela n’a pas l’air très utile de prime abord puisque vous savez que la vitesse restera limitée à 25 Km/h maximum. Mais en réalité c’est un excellent repère à l’usage. Il permet d’adapter son allure, son comportement, son freinage par rapport à la vitesse indiquée. Vous savez rapidement combien de mètres il vous faudra pour freiner quand vous serez à 20 Km/h. Ou quel angle vous pouvez atteindre en tournant en roulant à 10 Km/h. Ce compteur peut également vous indiquer à combien vous roulez si vous dépassez la vitesse maximale d’entrainement du moteur, par exemple dans une descente un peu raide entrainé par votre propre poids. Et c’est important de pouvoir réagir en dosant votre freinage rapidement quand vous prenez trop de vitesse.

D’autres fonctions sont affichées comme votre mode de vitesse ou l’état de votre batterie. C’est également une indication importante car plus vous passez de temps sur votre engin, plus vous apprenez a comprendre comment fonctionne son autonomie. Ce que signifient vraiment les cinq niveaux de batterie de l’engin. Dernières infos, la présence active du mode croisière qui permet de fixer la vitesse sans avoir a garder la gâchette enclenchée pour les grandes distances. Fonction qui se stoppera immédiatement en cas de freinage ou d’accélération. Enfin, une signalétique indiquera si les phares de la AOVO ES80 sont actifs. Un détail pas anodin au moment où l’heure bascule, quand il est plus prudent d’activer vos phares même si cela ne se voit pas trop côté conducteur.

L’éclairage est classique à l’avant, il est intégré dans le profilé du panneau de contrôle de l’engin. C’est suffisant pour éclairer la route devant vous mais cela reste un peu faible pour être vu ! D’autant qu’il n’est pas doublé avec des catadioptres avant. Je vous conseille vivement de positionner un bandeau réfléchissant sur le guidon et, si vous le pouvez, d’attacher une lampe LED de vélo également. Cela parait être beaucoup mais c’est à mon sens indispensable pour être vu par les autres utilisateurs, surtout en hiver quand la nuit tombe plus tôt.  Le système de frein illumine la LED rouge arrière pour signaler votre action. Là encore un petit morceau de bande réfléchissante ne sera pas un luxe. Des catadioptres sont bien présents sur les côtés au niveau des roues. Mais cela reste très bas et un bandeau réfléchissant sur le guidon ne sera vraiment pas de trop.

Une béquille est disponible et un petit cache caoutchouc viendra cacher la prise jack d’alimentation située sous le plateau. Cela offre un indice IP64 à l’engin ce qui n’est pas, au contraire de l’image proposée ci-dessus, la panacée en terme de résistance à l’eau. La trottinette résistera aux projections d’eau et donc à la pluie. Je vous déconseille par contre de rouler trop longtemps sur un sol mouillé ou de traverser des flaques. Il est également inutile de tenter le diable avec un nettoyage au jet d’eau, un chiffon mouillé sera suffisant.

Une application Bluetooth générique très joliment baptisée MiniRobot permet les fonctions habituelles : on peut récupérer sa vitesse en temps réel, connaitre l’autonomie restante et la distance parcourue. Une fonction antivol est également disponible, elle désactivera la mise en marche du moteur mais, au contraire, mettra son frein magnétique en marche. Rendant la fuite avec la AOVO ES80 et ses 12 Kg un peu plus compliquée… C’est également grâce à l’application que vous pourrez activer ou désactiver la fonction croisière qui permet de bloquer sa vitesse sans appuyer sur la gâchette.

Attention enfin, l’app permet de débrider le démarrage de l’engin sans poussée. Cela permet de lancer la trottinette sans avoir au préalable pris un peu de vitesse avec le pied et trouvé son équilibre. Si a première vue cela parait être une bonne idée, c’est vraiment très difficile a maitriser parfaitement au quotidien. On a souvent le doigt sur l’accélérateur et il peut arriver que l’on appuie dessus par mégarde. Avec la main, avec un sac, avec le tête même si on se penche pour attraper quelque chose qui vient de tomber1… Et on se retrouve alors avec une trottinette qui démarre toute seule sans qu’on comprenne pourquoi. C’est également quelque chose de très dangereux pour les plus jeunes, je vous déconseille franchement de l’activer.

Le guidon dispose d’un unique frein à gauche pour activer les deux systèmes de freinage, d’une gâchette standard à droite et d’une petite sonnette suffisante pour signaler votre présence. Les poignées sont protégées par des gaines en caoutchouc remplaçables. 

Disponibilité et tarif de l’AOVO ES80

La trottinette dispose d’un excellent rapport qualité prix si on prend en compte les usages décrit ci-dessus. C’est à dire si vous recherchez un véhicule motorisé pour faire, grosso modo une vingtaine de kilomètres entre deux recharges ou atteindre une gare facilement. Je vous la conseille vraiment si vous avez par exemple 5 à 8 Km entre chez vous et votre lieu de travail et que vous allez faire ce trajet au quotidien sur des pistes de qualité.

Elle est normalement annoncée à 399.90€ ce qui n’est qu’un prix d’appel comme vous pouvez vous en douter. En réalité elle se négocie sous les 300€ ce qui correspond mieux à son niveau de performances et ses capacités. A ce prix c’est un engin correct dans la norme concurrentielle actuelle.

Mais Geekbuying la propose avec un code promo en ce moment. En entrant le code NNNGIZAOVO lors de votre achat sur le site, vous pourrez en profiter pour 239€ ce qui en fait une excellent rapport qualité/performance/prix pour un engin de ce calibre. La livraison est gratuite et devrait être rapide puisque le stock de l’engin est situé en Europe. Même en ajoutant le prix d’une bande réfléchissante à l’addition, on est loin du montant réclamé par des concurrentes de même niveau. Cela en fait un engin très intéressant pour cette gramme de produit. Si vous recherchez plus de performances, d’autonomie et de confort, je ne peux que vous conseillez de loucher du côté de la Navee N65. Une trottinette plus chère mais autrement plus confortable et performante. En clair si votre usage est de tenir 15-20 Km/jour, la AOVO ES80 sera parfaitement a soin aise. Si vous visez un peu plus loin, penchez vous vers la Navee même si elle coute 539€.

AOVO ES80 : la trottinette électrique au meilleur rapport qualité / prix ? © MiniMachines.net. 2022.

Xiaomi InkPalm Plus : seconde liseuse 5″ chez le constructeur

La InkPalm Plus fait suite à la InkPalm 5 sortie l’année dernière. Si les engins se ressemblent au premier abord, beaucoup de choses ont changé entre ces deux générations. L’encre numérique E Ink est un point commun entre les deux solutions mais les diagonales et les définitions ne sont pas les mêmes. 

La liseuse InkPalm Plus propose une diagonale de 5.84″ en 1440 x 720 pixels. Une densité de 276 ppi avec une couche tactile capacitive 5 points et un éclairage proposant 24 niveaux de luminosité pour utiliser l’écran en zone sombre. Le précédent modèle proposait une dalle de 5.2 pouces en 1280 x 720 pixels. Cela offre pour la nouvelle solution un affichage en 2:1 et des dimensions rappelant plus que fortement celles d’un smartphone. Avec 15.89 cm de haut pour 7.86 cm de large et 6.9 mm d’épaisseur, le petit objet de 140 grammes est piloté par un Android 11 grâce à un SoC  ARM Rockchip RK3566 et ses quatre cœurs Cortex-A55 cadencé à 1.8 GHz. La partie graphique s’appuie sur un MaliG52 MP2 même si, évidemment, les capacités de traitement graphique de l’écran à encre numérique empêcheront la puce de montrer tout son potentiel.

Un design 100% smartphone

Au cœur de la liseuse / tablette, on retrouve également 2 Go de mémoire vive et 64 Go de stockage. De quoi prendre en charge de manière efficace la version modifiée d’Android 11 employée ici pour afficher des contenus numériques. Le reste est classique avec un port USB Type-C pour transférer des données et recharger sa batterie 2250 mAh. Un module Wifi5 et Bluetooth 5.0 sont intégrés et on retrouve un petit micro ainsi que des enceintes dans l’engin.

Moaan qui signe cet appareil fait partie de l’écosystème Xiaomi

Comme le récent HiSense A9, la solution n’offrira pas toutes les fonctions d’une solution Android habituelle. A vrai dire, je doute même que ce type de solution soit suivie de mises à jour intensives de la part de Xiaomi. C’est vraiment, malgré son format et son système d’exploitation, un produit à considérer comme une liseuse. Avec l’avantage de pouvoir utiliser des applications de lecture de son choix et la problématique de la langue puisque le InkPalm Plus n’est, semble t-il, pas destiné à l’international. Il est fort possible que des solutions de contournement existent et cela a été le cas pour le InkPad 56 précédent. Mais rien n’est sûr et si la prise en charge de l’Anglais a abouti, il n’est pas certain que cela soit le cas pour le français.

L’argument du tarif de l’engin, proposé à 1099 Yuans soit environ 154€, est donc à prendre avec des pincettes. Si cela parait être une affaire intéressante, il faudra attendre de voir comment les choses tournent autour des développements de cette solution pour savoir si c’est une bonne affaire.

Xiaomi InkPalm Plus : seconde liseuse 5″ chez le constructeur © MiniMachines.net. 2022.

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Volterra : quand Microsoft propose un MiniPC ARM aux développeurs

Volterra est un moyen pour Microsoft de pousser les développeurs à s’intéresser à l’écosystème ARM pour Windows. Chose que l’éditeur cherche à faire depuis Windows RT et qui n’a pas franc succès pour le moment. C’est pourtant un élément indispensable pour la stratégie de l’éditeur.

Présenté comme un MiniPC classique, l’engin proposera un port vidéo MiniDisplayPort, une sortie Ethernet, 3 USB Type-C et deux USB Type-C. Ils proposeront un fonctionnement en rack puisqu’on pourra additionner les performances de plusieurs de ces engins facilement en les liant les uns aux autres. A l’intérieur, on retrouvera un slot M.2 2280 non détaillé et un système de ventilation actif. Le châssis de ces minimachines particulières sera réalisé en plastique recyclé issu de collectes dans les océans. Leur disponibilité est annoncée pour cette année.

Volterra : toujours l’œuf avant la poule.

Avec Volterra Microsoft fait une tentative de poule. La marque veut que les applications naissent de celles-ci comme des œufs. C’est toujours le même problème pour Microsoft. Comment motiver des développeurs à travailler des outils sous Windows nativement portés sous ARM quand l’écosystème ARM est vide. Il n’y a pas ou très peu d’offres de PC ARM sous Windows 10. Ce qui rend difficile le développement d’applications dédiées. Volterra apportera donc une solution sur ce créneau, sans toutefois proposer de solution pour la commercialisation des dites applications. Les développeurs n’ont toujours aucun intérêt à porter leurs développement sous Windows ARM. Tout simplement parce qu’il n’y a pas d’acheteurs.

La sortie l’année dernière d’un premier kit de développement sous Snapdragon par Microsoft n’a d’ailleurs pas changé la donne. Il était abordable et des développeurs en ont commandé mais… on n’a pas vu de résultat probant en terme de catalogue d’applications ARM pour Windows. A vrai dire, je suppose que les boites qui ont commandé cette version étaient des sociétés qui ont été commanditées par des professionnels pour développer des applications sur mesures. Pas des gens cherchant à développer des applications pour un grand public qui n’existe toujours pas.

Sur Volterra, le MiniPC embarquera des fonctions d’Intelligence Artificielle profitant du SDK de Qualcomm. Est-ce que cela va changer la donne ? Je n’en suis pas sûr. Les personnes voulant rester sous Windows préféreront sans doute toujours une solution Intel ou AMD bien plus performante et compatible avec des foules d’outils variés plutôt que de compter sur la mauvaise émulation x86 de Microsoft. Ceux qui seraient prêts à basculer vers ARM réfléchiront peut être à deux fois en regardant du côté de MacOS et des puces ARM d’Apple qui ont déjà fait largement leurs preuves avec des fonctions câblées à faire baver de jalousie Microsoft. Les autres pourront se pencher du côté des Chromebooks qui embarquent parfois des solutions ARM bien maitrisées.

Le plus impressionnant reste sans doute de voir à quel point Microsoft s’accroche à cette idée. Volterra signe également l’arrivée d’outils de développement complets avec Visual Studio, VSCode, Visual C++, .NET, Windows Terminal ainsi que des compatibilités avec les solutions Linux et Android poussées par Microsoft sous Windows désormais.

Et dire qu’il suffirait que Microsoft se décide à proposer un système indépendant, sans rétrocompatibilité forcée avec les applications Windows classiques, pour que ce type de solution gagne enfin en intérêt.

Volterra : quand Microsoft propose un MiniPC ARM aux développeurs © MiniMachines.net. 2022.

MX Mechanical : Logitech roule des mécaniques

Alors que les solutions mécaniques et en particulier les versions TKL1 font le bonheur des fans de claviers depuis des années sur les forums spécialisés, peu de grandes marques d’accessoires se sont vraiment penchés sur ce segment. Je vous avais parlé du Logitech MX Keys Mini qui proposait cette approche très compacte avec un clavier sobre, efficace et très connecté. Les MX Mechanical reprennent la même idée mais avec une solution plus classique et un peu plus ouverte aux frappes intensives.

Plus orienté bureautique que gaming, le MX Mechanical ne cache pas son ADN commun avec le Keys. Les designs sont très proches et on retrouve la même ligne esthétique sur  bien des aspects malgré des différences fondamentales d’intégration. Le liseré gris foncé aux rebords adoucis sur le dessus du clavier, l’espace limité autour des touches, des teintes de même niveau de gris… Les deux claviers sortent indéniablement du même bureau de design.

La plus grosse différence entre les séries Keys et celles-ci est dans l’intégration d’un système méca. On retrouve des dispositifs de la marque Kaihua avec des coloris différents. La couleur des mécanisme n’a rien à voir avec des fonctions esthétiques. Les fabricants ont juste décidé de colorer ceux-ci à des fins d’identification. Ainsi pour ces séries, on retrouvera un modèle rouge dit linéaire au fonctionnement mécanique on ne peut plus habituel avec 45 grammes de pression et qui rappellent les Cherry Red. Les Kailh bleus qui seront sensiblement plus bruyants et les versions marrons demanderont 50 grammes de force pour se déclencher (très semblables au Cherry Brown). La course est faible puisque les interrupteurs sont des modèles « Low profile » et on aura une activation proche de ce que propose un portable au clavier mécanique avec une course de 1.3 mm seulement. Loin des solutions orientées jeux de la marque Kaihua qui peuvent proposer jusqu’à 2 mm de pré-course et 4 mm de déclenchement.

En échange, on retrouvera un clavier compact avec 2.6 cm d’épaisseur seulement. Un compromis à faire donc entre un usage purement jeu et celui d’un clavier plus classique. L’offre constitue une alternative au MX Keys qui propose une frappe beaucoup plus proche d’un chiclet de portable.

Certaines fonctionnalités du MX Mechanical sont très semblables au Keys puisque les modèles sont sans fil et proposent le rétro éclairage adaptatif de la marque. Les touches s’illumineront ainsi en détectant la présence de vos mains au dessus du dispositif et, suivant la lumière ambiante, elles s’adouciront. 

Quelques personnalisations seront possibles pour adapter le clavier à divers scénarios mais évidemment loin des fonctions offertes par les solutions RVB classiques du monde du gaming.

Autre point fort, la possibilité de piloter plusieurs appareils grâce à des touches dédiées, du Bluetooth et un dongle 2.4G USB fourni. C’est un des avantages de la gamme MX qui permet de prendre en charge 3 appareils simultanément : PC, TV-Box, smartphone, tablette, sous ChromeOS, Windows ou MacOS comme sous Linux. Cette approche transparente et multi appareils étant un gros atout pour les personnes équipées de plusieurs outils numériques.

Cette prise en charge de fonctionnement sans fil mixte, conjuguée au système de LEDs du MX Mechanical a évidemment un impact sur l’autonomie de l’objet. Si le clavier offrira 10 mois d’autonomie sans activer le rétro éclairage débrayable, elle tombera à deux semaines une fois celui-ci actif.

Proposé en TKL à 159.99€ ou en version classique à 179.99€, les MX Mechanical ne sont clairement pas les moins chers du marché. Avec ce positionnement mixte, ils pourront sans doute intéresser de nombreux utilisateurs parmi les plus… fortunés. Les plus passionnés, fortunés ou non, se tourneront sans doute vers des solutions faisant moins de compromis.

MX Mechanical : Logitech roule des mécaniques © MiniMachines.net. 2022.

Banana Pi BPI-CM4 : 100% compatible avec le RPi Compute Module 4

Comme un coucou, l’oiseau qui pond dans le nid des autres espèces pour profiter des bons soins de parents attentifs à peu de frais, la Banana Pi BPI-CM4 va profiter des « carrier board » construites autour de la solution Raspberry Pi Compute Module 4 pour faire sa place.

La petite carte propose des équipements intéressants sur bien des postes, en particulier sur son SoC et son stockage. La Banana Pi BPI-CM4 embarque un Amlogic A311D, une solution 6 coeurs constituée de 4 Cortex-A73 et deux Cortex-A53 aux vitesses encore indéterminées. La partie graphique est laissée à un Mali G52 MP4. Un module dédié à l’IA proposera également des capacités de calcul de 5 TOPS. Epaulé par 2 ou 4 Go de mémoire vive et de 16 à 128 Go de stockage eMMC, le module propose un brochage équivalent à la solution de Raspberry Pi.

Il pourra donc profiter d’une connectique comprenant un module Wifi5 ou Wifi6, d’une sortie vidéo UltraHD en HDMI, d’un Ethernet Gigabit et d’un PCIe. Ces connectiques ne sont pas implémentées sur le module mais dépendront de la carte  sur laquelle la solution sera fixée. Cela fait de la Banana Pi BPI-CM4 une alternative plus rapide même si moins bien équipée en terme de mémoire vive puisque les Compute Module RPi4 peuvent accueillir jusqu’à 8 Go de DDR4. A noter que certaines de ces solutions d’accueil proposent deux sorties HDMI mais que la solution de Banana Pi n’en prendra jamais qu’une seule en considération.

Difficile de savoir pour le moment quelles possibilités réelles aura cette carte dans le futur. Cela dépend du degré de rétro-ingénierie effectué. Est-ce que les GPIO seront actifs, les DSI et CSI ? Comment se comporteront les systèmes d’exploitation sur ce montage ? Seul le temps nous le dira. Des images système de Debian, Raspbian et Ubuntu devraient suivre ainsi que pour Android. Mais avec uniquement des rendus 3D sous la main, il est encore difficile de se prononcer sur le futur de cette solution.

Plus d’infos sur le forum de Banana Pi.

Banana Pi BPI-CM4 : 100% compatible avec le RPi Compute Module 4 © MiniMachines.net. 2022.

Le Xiaomi Mi Band 7 est annoncé

Il y a forcément peu d’espace pour inventer un nouveau design sur les bracelets connectés. Le Mi Band 7 de Xiaomi essaye pourtant d’y parvenir en proposant quelques évolutions techniques sur  son bracelet. Le Mi Band 7 passe, par exemple, à un écran OLED plus grand avec 1.62 pouce quand le 6 affichait sur 1.56 pouce.

Le bracelet est également annoncé pour l’équivalent d’une quarantaine d’euros, un prix équivalent au précédent modèle. La marque ne change donc pas les fondamentaux de son idée de base et garde un bracelet en silicone simple. Des éléments avant tout efficaces et des fonctions cherchant à rendre de multiples services. Le Mi Band 7 reste un bracelet entrée de gamme sans fioritures esthétiques ni volonté de ressembler à une montre. Il donnera l’heure, affichera vos notifications, servira d’alarme, de bulletin météo, de calendrier et autres fonctions de base.

Il est toujours piloté par un SoC RISC-V développé sur mesure et propose un écran lisible encapsulé sous un verre qui le protégera de la pluie et des projections d’eau avec une certification 5ATM. Il propose une foule de capteurs avec évidemment les fonctions de podomètre et de suivi cardiaque habituels mais également un suivi de l’oxygène du sang qui pourra être activé de manière continue. Le suivi d’activité physique comme le suivi de sommeil sont, bien entendu, toujours au rendez-vous.

La batterie interne de 180 mAh offrira environ 14 jours d’autonomie en fonction de votre usage de l’objet. En activant le suivi cardiaque du Mi Band 7 sur de longues périodes, vous aurez évidemment moins d’autonomie, par exemple. Cette évolution de la batterie, qui était de 125 mAh sur le Mi Band 6, s’explique certainement par cette possibilité d’activer les suivis de santé, notamment l’oxygène du sang, sur de longues périodes. Cela correspond à un poste important dans une société où le Covid est toujours présent aujourd’hui.

Le NFC du Mi Band 7 est devenu son argument principal en Chine

Le Mi Band 7 sera déployé en deux versions, la première avec un NFC (279 Yuans soit 39.15€) et la seconde sans (239 Yuans soit 33.54€). Cette intégration du NFC est un des points les plus importants du dispositif en Chine où le sans fil sert désormais au quotidien. La pratique était importante avant la pandémie de Covid, elle est désormais omniprésente. Le paiement sans contact autorisé par le NFC des solutions comme le Mi Band 7 est présent quasiment partout et permet aussi bien de prendre les transports en commun que de s’offrir un repas ou libérer un produit dans un distributeur. 

Pour autant, il n’est pas dit que ce système NFC embarqué soit forcément compatible avec nos services ni que les banques et applications Européennes le prennent en compte. Cela dit, il arrive fréquemment que les Mi Band avec NFC soient proposés moins cher que les Mi Band sans NFC… Sachant que dans les deux cas le bracelet s’adapte au langage détecté sur le téléphone avec lequel il est appairé la première fois. Un bracelet acheté en importation sera reconnu par votre application puis basculera dans la langue choisie sur votre smartphone parmi une liste de plusieurs dizaines dont le Français. 

Toujours aussi pratique donc, peu cher, discret et redoutablement efficace. Le Mi Band 7 devrait encore une fois faire un carton en terme de ventes.

Le Xiaomi Mi Band 7 est annoncé © MiniMachines.net. 2022.

AMD Ryzen 7000 : Zen 4 et RDNA 2 pour 15% de performances en plus

Avec un passage à l’architecture Zen 4, la montée en gamme vers des solutions proposant jusqu’à 16 cœurs et 32 Threads cadencés à 5.5 GHz, un basculement vers le PCIe 5.0 et la mémoire vive DDR5, c’est l’avalanche de points clés que déroule AMD pour ses Ryzen 7000. Cette nouvelle génération au nom de code Raphael, compte bien continuer à sabrer les parts de marché d’un Intel qui a retroussé ses manches et regagné du terrain en proposant des puces Alder Lake de plus en plus rapides.

Le Computex, grande messe informatique rassemblant des constructeurs internationaux de matériels et de pièces détachées PC, a donc accueilli un AMD en grande forme. La société présentait les Ryzen 7000 avec la promesse d’un gain de performances de 15% par rapport aux Ryzen 5000. Alors évidemment, si vous vous souvenez de l’apparition des premières puces Ryzen et de l’architecture Zen par le passé, vous ne pourrez pas manquer de vous souvenir de la bouffée d’air apportée par ces solutions face à un Intel ronronnant. Des puces qui augmentaient les performances d’une génération à l’autre de manière spectaculaire, des gains de 20 ou 30% d’un coup. Le marché avait, une nouvelle fois, l’impression d’avancer à grandes brassées. Avec le Ryzen 7000, AMD est plus dans la mesure. Le gain est bien là, mais on reste dans une augmentation plus sage par rapport aux offres précédentes dans le meilleur des cas. 15% face à du Zen3 en single Thread, c’est bien. Mais ce n’est plus les scores des débuts malgré une hausse sensible de la consommation de ces puces qui pourront atteindre désormais 5.5 GHz.

C’est peut être parce qu’en plus de la performance, AMD s’est rendu compte qu’il fallait désormais jouer sur d’autres postes. Intel a en effet lancé une ribambelle de services  autour de ses puces. Les Core ne servent plus seulement à calculer plus ou moins vite. Ils dialoguent, communiquent, font d’autres choses. Ces fonctions sont maintenant demandées par les acheteurs et par l’industrie. La majorité des gens ne comprennent pas pourquoi telle plateforme propose, par exemple, un Thunderbolt si pratique et pas celle là. Si les gens n’arrivent pas à mettre à genoux les processeurs actuels, à part les joueurs qui comptent de plus en plus sur les caractéristiques de leurs circuits graphiques, passer à une solution proposant 15% de performances en plus n’est pas si important aujourd’hui. Mais dialoguer avec un Wifi rapide, se connecter en USB 4.0, piloter des éléments externes comme du stockage ou une carte graphique dans d’excellentes conditions, voilà qui peut faire la différence.

AMD passe donc à la DDR5 sur deux canaux, tout comme Intel avant lui. Cette évolution est logique puisqu’elle permet à la marque de profiter d’une plus large bande passante et de vitesses plus élevées. Elle en profite également pour passer au PCIe 5 avec 24 lignes dédiées.

Le tout est gravé de manière séparée. Les cœurs de calculs, les Chiplets Zen 4, sont ainsi gravés en 5 nanomètres. Le duo chipset et circuit graphique RDNA 2 est quand à lui gravé en 6 nanomètres. Le tout est monté à la manière d’un SoC qui variera suivant le nombre de coeurs proposés. Le nouveau bloc RDNA 2 est accompagné des gestionnaires spécialisés de DDR5 et de PCIe5. Le tout profite ici d’une finesse de gravure qui devrait lui apporter un bien meilleur rendement. Les Ryzen 5000 sont en effet gravés en 12 nanomètres, soit deux fois plus que les nouveaux blocs RDNA2 des Zen 4. Cette évolution offre assez d’espace à AMD pour intégrer ses RDNA 2 sur toute sa gamme. Gravée deux fois plus finement, les Unités de Calcul du circuit graphique sont beaucoup moins encombrantes. Ainsi, toutes les puces Ryzen 7000 en profiteront, gommant au passage la lettre G derrière certaines versions des puces actuelles. Processeurs aux capacités Graphiques alors que celles dénuées de cette lettre s’en dispensaient.

Toutes les puces Ryzen 7000 seront donc autonomes d’un point de vue graphique, il ne sera plus nécessaire d’embarquer une solution secondaire pour profiter d’un affichage. Mieux encore, il est vraisemblable que mis à part certains usages spécialisés, ce circuit graphique RDNA 2 soit suffisant pour la très grande majorité des usages : jeux non compétitifs, multimédia, vidéo en UltraHD et autres travaux créatifs. Toutes ces actions pourront être menées sans soucis par un Ryzen 7000 quel qu’il soit.

Si les 15% de performances en plus vous laissent de marbre, c’est probablement parce que vous venez d’investir dans un circuit de génération précédente. Vous avec probablement raison de rester peu impressionné par ce gain. Mais si vous disposez d’un processeur de génération antérieure, ce changement devrait attirer votre vigilance. Et cela pour au moins deux éléments. Le premier est lié à l’évolution de la plateforme avec plus de services donc, des composants plus rapides et évidemment une augmentation des performances.

Le  second a trait au changement obligatoire de Socket. Car un des constats qui peut être fait sur cette gamme est lié à son changement de plateforme. Il vous faudra obligatoirement une nouvelle carte mère AM5 pour profiter des Ryzen 7000.  Impossible d’employer une carte mère AM4, les nouveaux socket LGA avec 1718 pins sont obligatoires. Est-ce un mal ? Non. Le socket AM4 a accompagné AMD depuis 2017, sur plusieurs générations de processeurs et la marque en a fait un argument fort de son offre. Les cartes mères AMD évoluaient au fil des années mais nombre d’entre elles ont pu changer de puces et ainsi évité aux clients de la marque de renouveler toute leur machine. On peut espérer que les nouveaux AM5 proposeront la même chose, d’autant qu’avec la naissance du marché de la DDR5, ils peuvent démarrer une longue carrière. AMD mise d’ailleurs beaucoup sur ce type de mémoire puisque aucun des chipsets qu’elle a annoncé ne prend plus en charge la DDR4.

Les 24 lignes PCIe 5.0 seront un avantage indéniable pour les utilisateurs. Offrant une vitesse et une bande passante adaptée aux stockages NVMe les plus rapides et aux circuits graphiques les plus poussés. Les 14 lignes USB avec prise en charge des formats USB 4.0 seront sans doute suffisants pour compenser l’absence du Thunderbolt d’Intel. L’adjonction d’un support du Wifi6E et de Bluetooth LE 5.2 facilitera l’implantation de ces formats par les différents fabricants. Ce qui comblera l’écart entre les offres Intel et celles d’AMD. La prise en charge, enfin, de 4 sorties vidéo avec du HDMI 2.1 et du DisplayPort 2 seront – même si cela ne sera pas une obligation pour les constructeurs de cartes d’implanter ces fonctions – une possibilité très intéressante sur différents marchés.

AMD a annoncé 3 chipsets pour ses cartes avec trois visées différentes. On retrouve ainsi le B650 pour les cartes entrée de gamme avec du PCIe 5.0 pour le stockage, le X670 sur un milieu de gamme très complet qui ajoute le PCIe 5.0 pour les circuits graphiques secondaires et le X670 Extreme sur le haut de gamme en « Full PCIe 5.0 ». Des cartes mères souvent assez onéreuses mais qui compensent leurs tarifs par leurs fonctions avancées et le fait que l’on puisse les conserver sur plus d’une génération de puces. La marque fait au passage l’effort de proposer un nouveau socket qui sera rétro-compatible avec les anciens dissipateurs. Un détail appréciable même si les solutions ne seront pas forcément au niveau des demandes de dissipation de processeurs beaucoup plus chauds. Les Ryzen 5000 sous plateforme AM4 se « contentaient » de 105 watts de TDP tandis que les nouveaux Ryzen 7000 demanderont jusqu’à 170 watts pour les plus performants…

Prévus pour cet automne avec un probable gros focus pour la fin de l’année et les fêtes, les nouveaux Ryzen 7000 vont continuer à être savamment orchestrés au fil des mois pour créer de l’attente autour de leur sortie. L’occasion pour certains de mettre des sous dans leur tirelire et pour d’autres de continuer à voir le reste de l’offre s’étoffer et notamment la réponse d’Intel à ces annonces. AMD a, semble t-il, rattrapé beaucoup de retards accessoires, si les deux marques jouent clairement au coude à coude d’un point de vue performances aujourd’hui, il apparaissait plus qu’important qu’AMD stabilise son offre sur les éléments accessoires sur lesquels Intel a travaillé ces dernières années : l’USB 4.0, le Wifi6, les lignes PCIe 5.0 offrant d’excellent débits sont des éléments clés aujourd’hui. La puissance du circuit graphique intégré en est un autre et il est clair que le RDNA 2 implanté dans cette nouvelle gamme pourrait donner à AMD un argument supplémentaire pour faire basculer les acheteurs.

AMD Mendocino : des puces abordables sous Zen 2 et RDNA 2

AMD Ryzen 7000 : Zen 4 et RDNA 2 pour 15% de performances en plus © MiniMachines.net. 2022.

Zotac ZBOX QTG7A4500 : Mini Station de travail sous Nvidia RTX A4500

Parfois quand je pense à Zotac, je pense à ces marins à la retraite qui passent le temps en mettant des bateaux en bouteille. Coller une maquette de trois mâts dans un petit sarcophage de verre, en jouant avec des baguettes et en tirant la langue les yeux collés à une loupe. C’est comme ça que j’imagine les ingénieurs de Zotac face à des défis comme leur nouvelle ZBOX QTG7A4500.

Car cette petite station de travail promet beaucoup. Faire rentrer l’ensemble des composants listés dans un tel boitier est un tour de passe passe impressionnant. Surtout quand on sait que la marque garantit que sa ZBOX QTG7A4500 sera réellement exploitable au long cours.

A l’intérieur, on retrouve donc un circuit graphique Nvidia RTX A5400 accompagné de ses 16 Go de mémoire vive GDDR6. Une solution graphique professionnelle destinée au montage vidéo, à la CAO et à la 3D mais également aux calculs lourds et exigeants. Elle est accompagnée ici d’un processeur Intel Core de onzième génération i7-11800H. Une puce qui développe 8 cœurs et 16 Threads pour 45 watts de TDP. Oui, il s’agit d’une puce de génération précédente et non pas d’un processeur Alder Lake. La raison est probablement liée à la difficulté d’intégration dans ce type de machine. Concevoir une carte mère de ce type ne doit pas être des plus simples. Il y a peut être également à chercher du côté des disponibilités réelles des puces qui ne permettent pas forcément à Zotac d’être aussi souple sur ce type de machine que par le passé en ce moment.

 

Pour autant le choix est bon, le processeur est performant et consomme peu. L’ensemble rentre dans un volume de 2.65 litres et laisse assez de place pour deux emplacement SoDIMM de DDR4-3200. De quoi monter la ZBOX QTG7A4500 en 64 Go de mémoire vive. La partie stockage est confiée à un SSD M.2 2280 NVME PCIe 4.0 x4 et un second SSD M.2 2280 NVMe PCIe 3.0 X4 pour un second SSD ou une solution de cache Intel Optane. Une baie 2.5″  SATA 3.0 est également présente pour ajouter une unité supplémentaire.

La carte graphique Nvidia permettra de piloter jusqu’à 4 écrans en UltraHD 120Hz avec des performances haut de gamme. Le tout offrira une connectique très riche, comme d’habitude avec ce constructeur. On retrouve au dos de l’appareil deux HDMI 2.1 et deux DisplayPort 1.4a. Deux ports réseau avec un premier RJ45 en Gigabit et un second en 2.5 Gigabit, 4 ports USB 3.1 Gen 2 Type-A, des prises d’antennes amovibles et une alimentation externalisée.

Face avant, un port USB Type-C Thunderbolt 4, un USB 3.1 Gen 2 type-A, un lecteur de cartes SDXC et des jacks audio séparés. Le tout dans un boitier de 21 cm de large pour 20.3 cm de profondeur et 6.22 cm d’épaisseur. Le module Wifi choisi est un Intel AX1650 proposant du Wifi6 et du Bluetooth 5.0. Pas encore de détails de disponibilité ou de tarif. Plus d’infos chez Zotac.

L’image d’illustration de ce billet est une maquette d’un radioamateur dans une copie d’une lampe Philips trouvée sur le site de Gérard Aubry

 

Zotac ZBOX QTG7A4500 : Mini Station de travail sous Nvidia RTX A4500 © MiniMachines.net. 2022.

AMD Mendocino : des puces abordables sous Zen 2 et RDNA 2

Prévue pour la fin de l’année, l’architecture de puces AMD Mendocino combinera les coeurs AMD Zen2 aux circuits graphique RDNA 2 de la marque. Une combinaison qui devrait apporter un véritable boost graphique sur l’entrée de gamme. Les puces Zen 2 ont été lancées en 2019 et on été depuis remplacées sur le haut de gamme. Mais elles restent toujours très intéressantes pour des machines plus abordables. Fournissant un bon niveau de puissance pour une consommation assez faible. 

Cette gamme Zen2 présente par exemple dans les puces Ryzen 3000, embarquait alors des circuits graphiques AMD Vega avec plus ou moins d’unités de calcul CU. L’idée d’AMD avec Mendocino est donc de remplacer ces circuits VEGA par des circuits RDNA 2 plus récents. Un mélange entre du Zen 2 déjà fortement rentabilisé par la marque et qui fournit un bon niveau de puissance pour des engins entrée de gamme et un circuit graphique plus récent et nerveux pour apporter plus  de possibilités graphiques.

La présentation de al puce du Steam Deck

C’est exactement ce que l’on trouve dans la console de Valve, la Steam Deck, Une solution sur mesures qui a probablement montré à AMD la pertinence de cette réflexion. Précurseur de Mendocino, le processeur Aerith mélange exactement ces deux éléments pour parvenir à une combinaison intéressante. AMD pense pouvoir placer sa gamme Medocino dans des engins situés entre 399 et 699$, soit à peu de chose près le placement des différentes consoles de Valve.

De là à penser que le reste de l’industrie a pressé AMD de leur fournir des puces de ce type, il n’y a qu’un petit pas que je m’empresse de franchir allégrement. Je suppose que le succès de Valve et l’impossibilité pour les autres acteurs de pouvoir se fournir de la même puce a du jouer. On peut donc s’attendre à des réponses orientées jeu avec ces solutions Mendocino dans le futur.

Il faut également prendre en compte le fait que le marché est toujours en demande de processeurs entrée de gamme et que AMD a rapidement creusé l’écart entre ses puces sans véritablement proposer de solutions plus récentes pour l’entrée de gamme. Les derniers Ryzen 6000 pour le marché mobile proposent des coeurs Zen3+ et des circuits graphiques RDNA2. Mendocino viendra donc combler un segment assez large en dessous.

En choisissant le nombre de coeurs Zen2 et les Unités de Calcul en RDNA2, AMD peut étager finement son offre pour toucher aussi bien un PC grand public low-cost qu’une machine un peu plus musclée sans toutefois faire une ombre aux machines de jeu classiques. Cela va permettre également une implantation plus complète dans les MiniPC et accélérer une éventuelle offre mobile ultra compacte à la recherche de performances correctes. Lenovo, HP, Dell ou d’autres pourront sortir leur propre Steam Deck sous Mendocino et Steam OS.

Les puces Mendocino pourraient embarquer jusqu’à 4 coeurs et 8 threads mais on imagine que des solutions 2 coeurs et 4 threads pourraient être de la partie. AMD avait travaillé sa puce Aerith pour qu’elle soit moins haute en fréquence – de 2.4 à 3.5 GHz – mais plus stable dans celles-ci. Afin d’apporter une expérience de jeu toujours fluide à la console de Valve. Le fait d’uniformiser le RDNA2 permettra également sans doute à AMD de pousser plus en avant ses technologies FSR sur ces gammes. Les nouvelles puces devraient également employer de la LPDDR5, ce qui aura sans doute un effet sur les tarifs de celle-ci. La demande va rapidement augmenter avec ces gammes et donc pousser les fabricants à transferer leurs lignes de productions vers la DDR5 et donc à baisser le prix des puces. La consommation de la puce Aerith se situe entre 4 et 15 watts ce qui donne une bonne idée des possibilités d’intégration pour ces machines.

La fabrication devrait être confiée à TSMC et utiliser le même procédé de gravure 6 nm que les Ryzen 6000 mobiles, une manière efficace d’homogénéiser sa production pour AMD. Les puces seront censées apporter une bonne autonomie, dépendante d’autres composants évidemment, mais avec de bons résultats. 

Ces puces Mendocino ont, à mon sens, un avenir tout tracé sur le marché. Si je ne suis pas certain que d’autres constructeurs suivent la voie de la console mobile, il me semble tout à fait pertinent de proposer des ultraportables sobres et abordables autour de ces puces. Je n’ai pas dit « cheap » ou bas de gamme, mais sobres et abordables. C’est à dire des engins qui se concentreront sur l’essentiel : bon clavier, bon écran, bonne autonomie et service standard pour le reste. L’arrivée de Mendocino semble également tout à fait pertinent pour le marché des MiniPC. Un tel dispositif pourrait s’intégrer de manière très intéressante dans ce type de solutions.

Les puces devraient parvenir aux partenaires de la marque pour le quatrième trimestre de cette année. Lenovo est déjà sur les rangs pour construire des machines avec ces processeurs.

AMD Mendocino : des puces abordables sous Zen 2 et RDNA 2 © MiniMachines.net. 2022.

Corsair Voyager a1600 : un portable 16″ gaming un peu étrange

Le Corsair Voyager a1600 est un ordinateur portable de grande diagonale, 16″, qui embarquera des composants assez haut de gamme avec un petit gadget technique pour le rendre plus attractif. Je ne suis pas sûr que ce soit la meilleure recette mais c’est un premier pas.

C’est avec une « touch bar » que Corsair, grand fabricant de claviers mécaniques, veut séduire les joueurs. C’est un peu comme si vous montiez un stand saucisson au milieu d’un salon végétarien. Non pas que l’idée soit spécialement mauvaise, juste qu’elle ne s’adresse absolument pas au bon public. Si les joueurs aiment les bons claviers mécaniques, les solutions les plus efficaces possible, c’est parce que cela donne un retour sensible et pertinent pour jouer. Chaque pression sur une touche de clavier donnera une vraie info fiable. L’assurance d’avoir déclenché la frappe au bon moment, quand un degré de force suffisant aura été proposé. Et le retour d’un système mécanique de la touche offrira l’assurance de pouvoir, à nouveau, donner cet ordre une seconde fois.

C’est exactement le contraire de ce que propose une solution tactile comme cette Touch Bar. Pilotée par le logiciel du Stream Deck d’Elgato, elle proposera une surface d’affichage programmable et assignable à tout type d’icône. Vous pourrez donc en faire ce que bon vous semble : une icone pour lancer une routine, démarrer un streaming ou enregistrer une capture vidéo de votre action à l’écran ou, dans vos jeux, assigner cette barre à des actions. C’est là que le bât blesse à vrai dire. Quitter un clavier pour aller chercher la bonne zone tactile à pianoter est tout sauf intuitif. Le Corsair Voyager a1600 a choisi un bon clavier avec des touches Cherry MX ultra compactes pour une frappe précise qui colle bien au public visé. Avec un rétroéclairage RGB par touche qui permet de programmer celles-ci de manière précise, c’est ce clavier qui devrait être la pièce maitresse du dispositif. A la rigueur, Corsair aurait pu rajouter des touches mécaniques supplémentaires pour activer des options. Mais cette zone tactile totalement imprévisible ne colle pas vraiment au besoin de ce genre d’engin. 

A vrai dire, ce format est une vraie-fausse bonne idée. Cela provoque son effet en vitrine parce qu’on projette des scénarios improbables sur cette barre sur mesures mais c’est tout sauf pratique dans le réel. Même Apple en est revenu en supprimant cette fameuse barre de ses machines portables.

Pour le reste, la machine est plutôt intéressante avec des options la menant jusqu’à une solution AMD Ryzen 9 6900HS accompagnée d’un circuit graphique AMD Radeon RX 6800M. On retrouve deux ports USB 4.0 Type-C compatibles Thunderbolt 3. Un USB 3.2 Gen2 type-C, un USB 3.2 Gen1 Type-A, un lecteur de cartes SDXC 7.0 et un classique jack audio combo. 

L’écran 16″ proposera une dalle 2560 x 1600 pixels de qualité avec un rafraichissement de 240 Hz et un ratio 16:10. La machine pourra embarquer jusqu’à 64 Go de mémoire vive DDR5 sur deux slots SoDIMM et  son stockage pourra monter à 2 To de NVMe PCIe grâce à un slot M.2 2280. Plus étonnant, la présence d’un module Wifi5 et Bluetooth 5.2, on aurait pu s’attendre à du Wifi6 pour une solution 16″ qui n’embarque pas d’Ethernet natif. 

La batterie est une 99 Whr mais aucun détail sur son autonomie n’a été annoncé. Le Corsair Voyager a1600 mesure 35.6 cm de large pour 28.67 cm de profondeur, très raisonnable pour un 16″ donc. Son épaisseur est juste en dessous des 2 cm avec 19.9 mm et le poids de l’ensemble atteint 2.4 Kg.

Pas de disponibilité annoncée ni aux US ni en Europe, on connait les tarifs en dollars de l’engin et ils picotent pas mal. Comptez 2700$ HT pour une version Ryzen 7 6800HS avec 32 Go de mémoire vive et 1 To de stockage. Le modèle Ryzen 9 6900HS le plus haut de gamme avec 64 Go de mémoire et 2 To de SSD est annoncé à 3000$ HT. Ce qui nous fait au cours du jour et avec 20% de TVA quelque chose comme 3370€. Glups.

Corsair Voyager a1600 : un portable 16″ gaming un peu étrange © MiniMachines.net. 2022.

Lenovo Xiaoxin Pad 2022 : une tablette 10.6″ sous Snapdragon 680

On n’a pas encore de tarif pour cette Lenovo Xiaoxin Pad 2022, la version 2021 était souvent vendue à des prix très intéressants, elle est en ce moment à 260€ par exemple, beaucoup moins chère que son homologie Lenovo P11 Pro en tout point identique proposée entre 599 et 699€ chez nous. Cela fait des versions « Xiaoxin » des modèles à surveiller. D’autant qu’elles sont parfaitement identiques et ont droit aux mêmes service de Google que les tablettes à destination du marché Européen. Accès aux services Google, traduction complète en français et mises à jour.

Bref, cette Lenovo Xiaoxin Pad 2022 pourrait prendre ce relais d’une solution haut de gamme à prix contenu dans le futur. Cela passera par une phase d’importation mais cela peut être une solution intéressante. La version Lenovo Tab P12 ne manquera pas de suivre chez nous mais à moins que le constructeur ne rapproche les tarifs des deux modèles, cela devrait continuer à être une alternative.

La marque a donc revu son modèle avec quelques changements. L’écran par exemple a été légèrement raboté, passant d’une diagonale de 11″ à 10.6″ sur ce nouveau modèle. On reste sur un affichage haut de gamme en 2000 x 1200 pixels avec une dalle haut de gamme mais dont la technologie n’a pas été détaillée. La version actuelle embarque une dalle OLED et il est probable que la nouvelle continue sur cette voie.

Le SoC évolue également passant d’un Snapdragon 662 à un Snapdragon 680. Il accompagne un Android 12 et devrait apporter la fluidité nécessaire à ce système. La mémoire vive sera disponible en 4 et 6 Go de LPDDR4 et  le stockage variera suivant les versions entre 64 et 128 Go. On retrouve une batterie 7700 mAh pour la nouvelle contre une 8400 mAh pour la version 2021. Une baisse de régime qui s’explique sans doute par le manque de place en interne pour glisser un modèle aussi puissant. La solution embarque par contre toujours quatre haut-parleurs assez performants avec un très bon son spatialisé Dolby Atmos. La combinaison écran OLED et système audio de qualité font du modèle 2021 un vrai petit écran de cinéma portatif très agréable à utiliser pour regarder des films en streaming. La gestion sonore en stéréo est suffisamment solide pour une musique d’ambiance ou suivre une série sans trop de problèmes. Au fond de son canapé, le recours à un casque Bluetooth fonctionne également très bien.

Les webcams du modèle Xiaoxin 2021

Le nouveau système de webcam est assez décevant, on retrouve ainsi une paire de webcams frontale et dorsale, toutes deux en 8 mégapixels et, c’est tout. La version précédente proposait au dos de la tablette non seulement une webcam dorsale de 13 MP mais également une solution grand angle de 5 MP ainsi une LED Flash. Tout cela a disparu et même le capteur  infrarouge logé à l’avant semble également avoir sauté. Peut être qu’il y aura, là encore, des différences avec le modèle Lenovo P12 Pro à l’international ?

Le Wifi de la Lenovo Xiaoxin Pad 2022 reste également coincé en version précédente ! Du Wifi5 agrémenté par du Bluetooth 5.1. Il est possible que la version Internationale Lenovo P12 Pro soit livrée avec un Wifi6. Le marché Chinois n’étant pas encore aussi friand de cette évolution technique que le nôtre. La connectique devrait être la même avec un unique port USB Type-C. Les dimensions sont compactes avec 24.1 cm de large pour 15.8 cm de profondeur et 7.45 mm d’épaisseur. Le poids annoncé est de 465 grammes. 

La Lenovo Xiaoxin 2021 6/128Go est proposée à 260€

 

La Lenovo P11 Pro est proposée en pack complet avec clavier et stylet en promo à 599.99€

Difficile de voir ce changement comme uniquement positif. Est-ce que les antennes internationales de Lenovo ont remonté à ce dernier qu’il était problématique de vendre un même produit sous deux noms différents quand la version « chinoise » était proposée à 260-280€ et la version internationale entre 600 et 700€ ? Est-ce que Lenovo a décidé de sacrifier des éléments de la version Chinoise Xiaoxin Pad 2022 pour la différencier de la Lenovo Tab P12 ? Où est-ce que la Lenovo Tab P12 sera également moins complète que le modèle actuel ?

Lenovo Xiaoxin Pad 2022 : une tablette 10.6″ sous Snapdragon 680 © MiniMachines.net. 2022.

Test : Anycubic Photon M3 Plus

Peu de temps après avoir publié mon test l’imprimante 3D à filament Anycubic Vyper dont je suis toujours aussi content, j’ai reçu un email de la marque me proposant de tester une imprimante à résine. Comme je n’ai aucune expérience en la matière et que je n’ai pas la place pour mettre en œuvre un atelier de ce type, j’ai passé mon tour. Expliquant à Anycubic préférer ne pas tester de produit de ce type dans ces conditions. Un peu de temps a passé et j’ai un copain qui a commencé à s’intéresser à l’impression résine. Comme j’avais déjà reçu une imprimante entrée de gamme de ce type par le passé, je lui ai fait parvenir et… au bout de quelques semaines, je lui ai proposé de tester – à ma place – un modèle plus récent et efficace. Anyvubic lui a donc fait parvenir l’imprimante en question et il s’est mis au travail. C’est ce test que vous allez pouvoir lire ci-dessous. Le test de la Anycubic Photon M3 Plus. J’avoue être ravi du contenu proposé ici par Florent, j’espère que vous le serez tout autant. Pierre.

J’ai une passion (partagée avec ma fille) pour les dinosaures. Familier avec la modélisation 3D de par mon activité professionnelle, j’ai récemment entrepris la création d’un mini musée de paléontologie en impression 3D et réalité augmentée. Équipé d’une vaillante Ender 3 Pro, de nombreux squelettes préhistoriques ont été imprimés et peints au fil des mois. Toutefois, la technologie FDM (filament) de cette imprimante me contraint à l’impression de modèles assez volumineux, où le niveau de détail est suffisant pour être retranscrit par les couches de filament. On oublie donc le Microraptor Gui et son crâne de moins de 10 cm de long…

Pour pouvoir imprimer de petits squelettes avec un maximum de détails et de réalisme, il faut se tourner vers la technologie utilisée par de nombreux amateurs de jeux de plateaux et autres minifigurines: la stéréolithographie (SLA), où le filament (FDM) est remplacé par une résine à polymérisation UV. Avec cette technique, il est possible d’imprimer de minuscules pièces avec un grand luxe de détails. Car la résolution dimensionnelle n’est que de quelques dizaines de microns.

C’est dans le cadre de ce changement de paradigme qu’Anycubic m’a fait parvenir un exemplaire de test de leur nouvelle gamme d’imprimante SLA, la Photon M3 Plus.

La Anycubic Photon M3 Plus dans son contexte

Il existe plusieurs variantes de cette technologie, mais le principe général reste le même : une source de lumière UV vient polymériser une couche de résine au fond d’un réservoir. Durcie par la lumière, cette couche est très légèrement décollée du fond. De la résine liquide vient donc prendre sa place, créant une interface entre la résine durcie et le fond du réservoir. A
nouveau, la source UV va solidifier cette nouvelle couche, collée à la première.

En procédant ainsi couche par couche, on va pouvoir construire le modèle à imprimer avec une très grande finesse : que ce soit par un jeu de miroirs ou un écran LCD agissant comme masque pour la source UV, chaque couche est définie et éclairée avec une grande précision selon un motif déterminé par le logiciel d’impression, le slicer.

L’impression SLA

Par rapport à une imprimante 3D à filament, l’impression se fait dans “l’autre sens”, le modèle 3D émergeant lentement du réservoir au lieu de “pousser” sur le plateau chauffant. Le principal intérêt de la résine SLA dans mon cas repose sur le niveau de détails qu’elle permet d’atteindre. Dans certaines conditions, elle est également beaucoup plus rapide que le filament : pour la résine, la vitesse d’impression est principalement pilotée par le nombre de couches à imprimer. Mais celles-ci s’impriment toutes à la même vitesse (quelques secondes, le temps pour la résine de durcir), quelque soit la surface occupée sur le plateau, là où la buse d’impression qui dépose le filament doit parcourir d’autant plus de distance que la surface occupée est importante. Enfin, les pièces imprimées en résine présentent un aspect de surface bien supérieur à celui obtenu par FDM, ce qui dispense en grande partie des étapes d’enduit et de ponçage nécessaires pour faire disparaître les couches visibles d’une impression 3D.

En contrepartie, cette technique d’impression est assez salissante, avec une résine collante et toxique : gants et masque obligatoires, pas question de respirer les vapeurs de cette chimie particulière, d’autant que l’odeur est forte et entêtante. Il faut donc prévoir des kilomètres d’essuie-tout et une bonne ventilation. Enfin, les volumes d’impression sont également plus faibles en résine qu’en filament à prix équivalent. Les consommables (résine, écran LCD, film PTFE) sont aussi plus coûteux que les éléments des imprimantes 3D « traditionnelles ».

A prendre en compte 

La Photon M3 Plus qui m’a été prêtée n’est pas ma première imprimante SLA : dans les semaines précédant son arrivée, j’ai eu l’occasion de me faire la main sur une Longer Orange 10 : cette toute petite imprimante, bien que rustique, m’a permis d’appréhender les bases sur la génération des supports, l’orientation des modèles pour une impression optimale, ainsi que de tester différents logiciels d’interface, les fameux « slicers ». Cette rusticité m’a également permis d’apprécier à leur juste valeur les améliorations de “qualité de vie” apportées par la Photon M3 Plus, détaillées plus loin, ainsi que son grand volume d’impression.

Unboxing et mise en route

La Photon M3 Plus arrive dans un carton traditionnel, renforcé par l’intérieur, parfaitement calfeutré de polystyrène afin de prévenir tout jeu pendant le transport. Il y en a tellement peu qu’il s’est avéré assez difficile d’extraire l’imprimante du carton sans l’aide d’un tiers. L’ensemble pesant une douzaine de kilo, l’opération n’est pas sans risque pour les orteils ou les lombaires si vous êtes seul pour l’extraire du colis.

En sus de la machine et de son alimentation, on trouve dans l’emballage un film de protection supplémentaire pour l’écran LCD, une raclette métallique pour décoller les impressions du plateau, une raclette plastique pour racler le réservoir sans risque pour le film PTFE et les traditionnels consommables que sont les gants, masques, lecteur USB et carte MicroSD.

La principale nouveauté de ce modèle vient du système de remplissage automatique de résine, accompagné de ses tubes en silicone, ainsi que l’antenne Wifi. Ces deux éléments -trois, avec le socle pour la bouteille de résine – se vissent au corps central de la machine.

L’ensemble dégage une rassurante sensation de solidité : le corps métallique, l’absence de jeu dans le positionnement du plateau d’impression et du réservoir participent à cette première impression. La seule incertitude dans un montage somme-toute très simple viendra du film supplémentaire de protection de l’écran LCD: il n’était pas très clair qu’un tel film de protection était déjà en place, et qu’il n’était pas nécessaire de procéder à la pose de celui fourni. J’ai ainsi failli retirer celui installé en usine pour mettre celui de remplacement. Il est toutefois très appréciable d’avoir cette protection en place immédiatement : le film PTFE du réservoir étant susceptible de finir par se percer, le risque de voir la résine finir sur l’écran LCD si celui-ci n’est pas protégé est bien présent.

Le « leveling1 » se fait très simplement, de façon classique sur ce type  d’imprimante : on dévisse les 4 vis du plateau d’impression, on met celui-ci en appui forcé contre l’écran avec le papier fourni par Anycubic entre les deux, et on re-visse.

Après vérification du bon fonctionnement de l’écran et de la source UV (procédure très simple détaillée dans les menus du grand écran tactile), le réservoir est mis en place. On peut alors imprimer la première impression de test. Comme toujours, elle est fournie sur le combo lecteur USB/carte MicroSD.

J’avais initialement prévu de faire cette impression dans mon bureau. Mais il n’était pas possible d’ouvrir ou de fermer l’imprimante à l’emplacement que j’avais prévu pour elle : pour des raisons de poids et de simplicité, Anycubic est resté sur un capot acrylique qui s’enlève par le haut, là où d’autres marques ont préféré un système de portes à l’avant. Bien que plus complexe et plus lourd, un tel système permet l’utilisation dans une armoire ou une étagère, ce qui n’est pas le cas de la Photon M3 Plus: il faut prévoir un espace dégagé d’un mètre de haut au-dessus du plan de travail pour pouvoir retirer le capot confortablement. Impossible dans le bureau, l’imprimante est directement partie pour son emplacement final : le garage !

Une précision toutefois: si vous envisagez de faire de même, sachez que les résines n’aiment pas le froid et qu’il est conseillé d’imprimer à des températures comprises entre 20 et 30°C. En hiver, il me faudra chauffer la résine avant utilisation.

Pour la première impression de test, le système de remplissage par résine a été installé mais pas activé : le réservoir est rempli directement, à l’ancienne. Une demi-bouteille de résine y passe. Une seconde bouteille, pleine, est branchée sur le système de remplissage pour les prochaines impressions.

La résine

Concernant la résine, Anycubic m’a fait parvenir 2 kilos de leur résine lavable à l’eau, de couleur blanche : en comparaison avec une résine classique nécessitant de l’IPA2 pour être nettoyée, le confort d’utilisation est incomparable et l’odeur bien moins entêtante. Ma méthode de nettoyage pour cette résine :

• Rincage des impressions avec support sous le robinet, eau très chaude (>60°C). Cela permet de retirer les supports très facilement à ce stade.

• Une fois les supports retirés, un nouveau nettoyage à l’eau tiède et savonneuse est effectué, avec une brosse à dent douce. Sans ce second rinçage, les impressions peuvent garder une sensation “collante” tant qu’elles ne sont pas “passées sous un bain d’ultraviolets.

• Un dernier rinçage à l’éthanol peut être envisagé pour un aspect encore plus “doux” au toucher des impressions.

Il semble toutefois que cette résine peine à fournir le niveau de détails que peuvent atteindre des résines classiques spécialisées. Si vous visez l’impression de miniatures avec un maximum de détails, tournez-vous alors vers celles-ci.

Trois heures et 1000 couches plus tard, le petit cube Anycubic est terminé. Quelques supports à retirer après un nettoyage à la brosse à dent savonneuse sous l’eau tiède et on peut admirer le niveau de détail ainsi que l’aspect de surface. Quand on vient de l’impression FDM, c’est toujours saisissant. L’absence de lignes visibles ou des artefacts typiques des impressions filament saute aux yeux, de même que la finesse des éléments que l’on peut imprimer sans voir le résultat s’effondrer sous l’effet de la gravité et de la vitesse de refroidissement du plastique.

Cette impression de test a permis de vérifier en une petite soirée que tout était directement opérationnel. Aucun accroc, aucune complexité. Une surprise, quand je compare aux soucis initialement rencontrés avec mon Ender 3, malgré sa fiabilité: difficulté à faire le niveau proprement, à comprendre pourquoi le filament “claque” dans l’extrudeur… De nombreuses heures passées avant de parvenir à des impressions convenables, sans craindre de retrouver un plat de spaghettis en guise de résultat.

Qualité d’impression et feedback général

Au cours des dernières semaines, j’ai testé plusieurs impressions, que j’avais déjà réalisées sur l’Ender3 Pro ou la Longer Orange 10. Mes principales interrogations concernaient la simplicité d’utilisation, la qualité d’impression que je pouvais espérer et le niveau de “bidouillage” que j’allais devoir gérer au niveau du fonctionnement. Car c’est le résultat de l’impression qui m’intéresse, et pas la technologie elle-même : je n’ai pas de plaisir particulier à configurer et calibrer pour chercher la perfection. Je veux une imprimante qui fonctionne vite et bien, avec le minimum d’effort.

Sur la qualité d’impression tout d’abord : je n’ai ici que des éloges. Si ma première impression résine sur la Longer Orange 10 m’a impressionné, la même sur la Photon M3 Plus m’a décroché la mâchoire. Les photos comparatives en témoignent:

De gauche à droite : Photon M3 Plus (résine), Longer Orange 10 (résine), Ender 3 Pro (filament)

J’ai également testé l’impression de ce crane de Microraptor Gui selon deux angles différents sur le plateau : l’un pour optimiser la qualité d’impression, l’autre pour minimiser la visibilité des traces laissées par les supports.

Je ne suis pas en mesure de percevoir une différence de qualité entre ces deux impressions, si ce n’est que le modèle imprimé avec l’angle “idéal” présente des traces de supports visibles sur le dessus du crane… Je n’imprime désormais qu’en cherchant à réduire l’impact des support car je sais que la qualité sera au rendez-vous dans tous les cas.

Concernant le niveau de “bidouillage”, je suis là également très satisfait : depuis le leveling initial, je n’ai pas eu un réglage à faire. J’applique les même paramètres pour mes impressions que ceux utilisés pour l’impression de test d’Anycubic et je n’ai aucun échec à déplorer pour l’instant. Une des raisons les plus courantes est le détachement du modèle de la plaque d’impression pendant celle-ci; dans mon cas, mon soucis est plutôt la difficulté à décoller l’impression de la plaque une fois le travail terminé ! La résine utilisée y est vraisemblablement pour partie, mais la surface texturée du plateau de la Photon M3 Plus aide énormément à garantir une bonne adhésion pendant toute l’impression, même sur des modèles volumineux et lourds.

Crâne imprimé en deux impressions, moins de 20h au total


Visibilité des couches d’épaisseur 35µm

Les supports et l’orientation

Les supports en impression SLA sont obligatoires. On peut parfois s’en passer en FDM, en particulier si la pièce est dessinée dès sa conception pour l’impression 3D. Ce n’est, sauf exception, jamais le cas en SLA. Même un modèle géométrique, présentant des surfaces planes, ne sera pas imprimé directement sur le plateau, mais bel et bien suspendu à une petite forêt de supports. Et si votre modèle est lourd, ou si un effet de succion se met en place (modèle mal orienté, résine coincée dans un creux…), votre impression peut se détacher des supports et finir au fond de la cuve avant la fin. Nettoyage pénible garanti. Pour éviter ça, pensez à incliner vos modèles à 45°, à éviter les cuvettes pouvant piéger la résine liquide. Rajoutez des supports : mieux vaut trop de supports que pas assez . On économise plus de résine en imprimant une seule fois qu’en s’y reprenant à 3 fois car on a été trop pingre sur les supports…

Le dernier point concerne la simplicité d’utilisation : en soi, la machine est très simple à l’usage. L’interface est intuitive, les informations sont claires et distribuées là où il faut, quand il le faut. Et avec des paramètres d’impression corrects, il n’y a pas de surprise à attendre : le résultat sera à la hauteur des attentes.

Mais les nouveautés apportées par la M3 Plus viennent troubler quelque peu cette simplicité. Tout d’abord, le système d’auto-remplissage de résine n’est pas des plus clairs à la première utilisation : faut-il remplir le réservoir un minimum ? Est-ce que les contacteurs doivent tremper dans la résine par défaut ? Comment savoir s’il est actif ou non ? Au final, pour ne prendre aucun risque, j’ai rempli le réservoir manuellement, puis j’ai activé le système. Par défaut, celui-ci injecte de la résine petit à petit dans le réservoir toutes les minutes, tant que les contacteurs ne touchent pas la résine. Ce qui serait parfaitement logique… si le mouvement du plateau d’impression ne faisait pas varier ce niveau constamment. Difficile donc de savoir quand et si le système va se déclencher. Mais après de longues impressions consommatrices de grandes quantités de résine, pas de débordement ni de réservoir vide à déplorer. J’en conclus donc que le système fait son travail ! Il est très appréciable de limiter au minimum la manipulation de la résine et de ne pas s’inquiéter de la quantité de résine suffisante dans le réservoir pour terminer une longue impression.

L’autre élément venu perturber une utilisation autrement sans accroc de la machine est sa fonctionnalité connectée: Anycubic propose avec ce modèle la possibilité d’utiliser son Cloud, pour lancer et suivre ses impressions à distance, depuis son smartphone ou via le web.

Pour se faire, il faut connecter l’imprimante au réseau local, via Wifi ou Ethernet (simple dans les deux cas). Puis ajouter l’imprimante à votre compte Anycubic via l’application sur mobile. La version Web n’est pas disponible à l’heure où ces lignes sont écrites. Malheureusement l’application refusait d’enregistrer l’imprimante, m’indiquant que le numéro d’identification fourni par l’imprimante était invalide. Une mise à jour du firmware de l’imprimante plus tard, l’application accepte enfin le nouveau code et me permet de gérer, elle comme mes impressions, depuis l’application.

Pour lancer un travail à distance, il faut charger les fichiers préparés par le slicer sur le Cloud : ils apparaissent alors sur l’application et peuvent être lancés d’un clic. Pour les mettre en ligne on dispose de deux solutions : le portail web du Cloud Anycubic ou en passant directement via le slicer Photon Workshop proposé par la fabricant. C’est cette solution que j’ai retenue, car elle n’ajoute qu’un clic à la fin du slicing dans Photon Workshop.

Le Slicer

Sans slicer, pas d’impression : c’est le logiciel qui convertit votre modèle 3D en couches à imprimer, que ce soit via filament ou résine. Pour la Photon M3 Plus, le format du fichier n’est aujourd’hui supporté que par deux logiciels : Photon Workshop et Lychee. Si ce dernier a la préférence d’une grande partie de la communauté pour son interface et ses fonctionnalités avancées (il est parfois le seul à pouvoir corriger un fichier mal préparé par les autres), il ne permet pas d’envoyer les fichiers dans le cloud d’Anycubic. Si cette fonctionnalité vous intéresse, utiliser Photon Workshop directement vous évitera une étape supplémentaire, en particulier si vous imprimez des fichiers pre-supportés. Dans mon cas, il me fallait aussi générer les supports. S’il est possible de le faire manuellement, en cliquant là où l’on veut les générer, je n’y trouve aucun plaisir personnellement et le risque de manquer une “island” (zone non supportée qui s’effondrera et gâchera l’impression) est grand. Certains outils peuvent pallier à ce problème en vérifiant votre fichier, mais c’est là encore une étape
supplémentaire. J’utilise pour ma part la fonctionnalité de génération automatique des supports de Prusa Slicer. Très nombreux, les supports par défaut ne laissent toutefois que des marques minimes tout en maintenant suffisamment la pièce lors de l’impression. J’exporte ensuite le modèle 3D avec les supports au format STL, depuis Prusa Slicer. Ce nouveau fichier 3D est ensuite importé dans Photon Workshop pour être préparé puis envoyé sur le Cloud Anycubic.

Conclusion sur la Anycubic Photon M3 Plus

De mon point de vue de néophyte uniquement intéressé par produire des pièces de grande taille ou en grand volume, avec le meilleur ratio qualité/effort possible, je ne peux que recommander la Photon M3 Plus. Les nouveautés qu’elle apporte par rapport à son aînée la Photon Mono X 6K (Wifi & Cloud, remplissage automatique, plateau texturé…) contribuent à cette simplicité d’usage “fire and forget” qui en fait une excellente machine pour démarrer dans l’impression résine. Moins de sources d’erreurs et d’impression ratées, c’est plus de temps à consacrer sur un slicing aux petits oignons et des modèles qui finiront sur une étagère, pas dans la poubelle. A l’inverse, si vous venez d’une Photon Mono X 6K, l’upgrade est probablement moins pertinent. Les améliorations apportées n’auront qu’une influence marginale sur la qualité des impressions par rapport à la Mono X 6K (meilleure stabilité et plus de puissance UV pour la M3 Plus), et il y a fort à parier que vous n’êtes pas un néophyte si vous êtes déjà en possession d’une Mono X 6K. Il faudra vous tourner vers la M3 Max, au volume d’impression bien supérieur, pour justifier la mise-à-niveau et ouvrir de nouvelles perspectives.

La Anycubic Photon M3 Plus est proposée :

A 663.29€ sur Geekbuying avec le code GKBANY11 depuis leur stock Européen sans frais de port.

A 692€ sur la boutique Anycubic depuis leur stock de Shenzhen sans frais de port.

A 672.60€ sur Banggood depuis la Chine sans frais de port

 

Test : Anycubic Photon M3 Plus © MiniMachines.net. 2022.

La carte mère du Steam Deck est en vente

Et c’est une excellente nouvelle, surtout pour la communauté Maker qui va pouvoir se mettre au travail autour de cette solution particulière mais ô combien intégrée.

IFixit met en vente la carte mère de la console au prix de 345.95€, complète avec sa mémoire vive et un processeur AMD Aerith soudé. Il est donc envisageable de changer la carte d’une console Steam Deck vers une autre en cas de casse ou de panne. Le reste des composants est également accessible. Les joysticks, les enceintes, la batterie et même l’écran pourront être remplacés. Cela fait longtemps que Valve a publié des guides et infos quant aux possibilités dans ce sens, la marque a même publié des vidéos et des fichiers pour imprimer vous même votre propre châssis de la console.

Mieux encore, iFixit propose des composants de meilleure qualité que la console originelle afin de procéder à des transformations. Vous pourrez ainsi intégrer l’écran anti réflexion des solutions haut de gamme sur un Steam Deck de base. Ou remplacer le ventilateur d’origine par le modèle, plus discret, signé Huaying (29.95€). iFixit livrera à chaque fois un kit adapté à ces réparations pour 5€ mais vous pourrez également acheter les pièces seules. La coque est également mise en vente ainsi que la majorité des composants externes. De quoi refaire une beauté à une console un peu fatiguée à peu de frais.

J’ai hâte de voir comment la communauté va s’emparer de ces composants. L’intégration sera plus complexe que pour une carte mère de Framework, par exemple, mais c’est un terrain de jeu et d’expérimentation rêvé pour de nombreux usages. Il y a une foule de choses à faire avec cette base de travail.

La carte mère du Steam Deck est en vente © MiniMachines.net. 2022.

One Netbook T1 : une tablette 13″ sous Core i7-1260P

Enfin « lance » c’est une façon de dire puisque le constructeur n’est pas vraiment aux commandes de cet engin. Le One Netbook T1 n’est rien d’autre qu’un système conçu et fabriqué par une autre marque et proposé ici aux armes de One Netbook.

Le One Netbook T1 est une tablette de 13 pouces dans une définition de 2160 x 1440 pixels avec une dalle IPS tactile capacitive à la luminosité de 500 cd/m². Compatible avec les stylets actifs jusqu’à 4096 niveaux de pression, elle propose une colorimétrie validée à 100% de la norme sRGB. Derrière cet affichage, on retrouve un processeur Intel Alder Lake de douzième génération, un Coire i7-1260P proposant 12 coeurs et 16 Threads et un TDP de, tout de même, de 28  à 64 watts. Cette puce, performante, apportera de belles ressources à la One Netbook T1. Notamment grâce à son circuit graphique Intel Iris Xe composé de 96 Unités d’Execution.

La mémoire vive embarquée pourra grimper à 16 Go de LPDDR5 en double canal et le stockage, confié à une solution M.2 2280 dont on n’a pas les détails : Il s’agira probablement d’une solution NVMe déclinée en 128, 256 et 512 Go.

La connectique comprendra un port USB Type-C, un USB 3.2 Type-A, une sortie HDMI, un jack audio 3.5 mm et un lecteur de cartes MicroSDXC. Un module Wifi6 et Bluetooth 5.0 sera également de la partie. La One Netbook T1 annonce 9 heures d’utilisation grâce à une batterie 12 000 mAh et une recharge rapide grâce à une solution GaN 65 watts qui permettra de remettre l’engin d’aplomb en 2.5 heures.

Tout cela est très classique et ne met pas spécialement la puce à l’oreille quand à l’origine de l’engin. Mais voilà que la One Netbook T1 annonce la présence d’une béquille à la charnière particulière. Ce design qui rappelle les solutions passées de Lenovo et nous l’avons à nouveau croisé il y a peu. Il s’agit du même design, des mêmes composants et fonctionnalités que Voyo VBook 2023 que la marque a annoncé le 15 avril dernier. Les similitudes sont assez claires avec la même connectique, les mêmes implantations et même, des éléments encore inconnus au bataillon comme la capacité exacte des stockages dans les deux cas. One Netbook a d’ailleurs mis en place un site dédié pour la tablette One Netbook T1. Un site où la marque a intégré… la vidéo de Voyo !

Autre détail « amusant », Voyo comme One Netbook, comptent bien passer par une campagne de financement participatif. Dans l’un comme dans l’autre cas, il s’agit d’un dévoiement de l’esprit de ces campagnes. Le crowdfunding dans son essence vise à aider des projets à se construire. Développer des choses nouvelles, payer des prototypes, développer des logiciels. Et non pas remplacer un emprunt bancaire pour lancer une production.  Les internautes n’ont pas à financer les frais de lancement d’une production de matériel développé par un autre. Ce n’est pas du financement participatif, c’est juste une précommande. 

Difficile de voir exactement pourquoi le constructeur lance ce produit dont il n’est pas à l’origine. Il est probable que sa situation financière s’est détériorée depuis l’arrivée du Steam Deck. Le business des consoles de jeux sur PC a pris de l’ampleur mais les tarifs des modèles de la marque ne sont plus aussi intéressants qu’auparavant. Valve a rebattu les cartes sur ce marché. La vente de ces One Netbook T1 pourrait permettre de générer de l’argent frais à réinjecter dans la machine pour produire les nouveaux produits originaux de la marque. Les One Netbook A1 Pro et autres OneXPlayer Mini.

Pas de prix définitif pour le moment mais l’annonce d’un prix de lancement de la campagne à 599$… Un tarif à prendre avec des pincettes puisque, comme d’habitude il s’agira d’un tout petit nombre de pièces avant de voir la campagne dérouler des tarifs plus classiques. Juste histoire d’amorcer la pompe.

One Netbook T1 : une tablette 13″ sous Core i7-1260P © MiniMachines.net. 2022.

HP Dev One : un portable sous Pop!_OS en approche

Ubuntu et Red Hat Enterprise sont des distributions assez classiques chez HP même si le constructeur propose en général des engins en majorité sous Windows. Le HP Dev One change donc la donne en embarquant Pop!_OS à bord.

Le HP Dev One est un portable de 14″ IPS FullHD équipé d’un processeur AMD Ryzen7 Pro qui n’a pas encore été détaillé. On ne sait pas pour le moment si il s’agira d’un Ryzen 5000 ou 6000. Pour le reste il sera plutôt bien entouré avec 16 Go de mémoire vive DDR4-3200, un stockage de 1 To en SSD NVMe PCIe au format M.2. On ne sait pas grand chose d’autres à son sujet même si l’unique photo de l’engin donne quelques informations.

On découvre un clavier assez aéré, une webcam classique et des enceintes directement intégrée autour du clavier. La présence d’un pointeur central, à la manière des Trackpoint des Thinkpad  de Lenovo, et des classiques deux boutons au dessus du pavé tactile rendent le HP Dev One singulier. Pour le reste, on n’a pas encore d’informations sur son équipement annexe comme sa connectique ou ses accès aux réseaux.

Le nom choisi pour ce modèle semble indiquer une cible particulière, les développeurs. Reste à savoir si il aura un argument supplémentaire que le nom pour les séduire. La présence d’un pseudo-trackpoint et de Pop!_Os sont intéressants mais est-ce suffisant pour que des développeurs soient intéressés ? Je ne suis pas développeur et pas assez familier avec cette distribution pour voir tous les avantages qu’elle pourrait présenter pour ce type d’activité mais il m’est avis que ce n’est pas cela qui est spécialement révolutionnaire. Même si l’approche d’un système Linux différent des habitudes de la marque reste évidemment une excellente chose.

Le point le plus intéressant sans doute est que HP semble avoir fait des efforts dans cette intégration puisque la marque a contacté System76 qui édite  Pop!_Os et le maintient. Une formation de plusieurs mois a été mise en place afin d’assurer un suivi sur le système et pouvoir aider techniquement des clients perdus face à la nouvelle distribution. C’est cet effort à fournir qui est toujours mis en avant pour préférer Windows à Linux chez les grands constructeurs. Comme si Windows était un système universel, compris dès la naissance par le plus grand nombre et Linux une solution hermétique réservée à une caste particulière d’utilisateurs géniaux. C’est l’approche de System76 (et de beaucoup d’autres boites par ailleurs) de contrer ce discours d’un système Microsoft compréhensible par tous et d’un Linux pour spécialistes. La marque développe Pop!_OS dans une optique assez particulière avec la mise en avant du gros catalogue de logiciels expert présent sous Linux mais elle ne se prive pas de proposer d’autres distribution Linux plus grand public sur ses propres PC.

C’est cette approche plus ouverte qui rend le HP Dev One intéressant pour le moment, même si la marque vise avant tout des développeurs qui sauront, à priori, se débrouiller par eux même avec l’engin. Pour le reste, le PC semble assez standard dans son approche, on ne connait pas son tarif exact ni sa distribution mais il sera vendu aux US pour 1099$ HT.

HP Dev One : un portable sous Pop!_OS en approche © MiniMachines.net. 2022.

Un nouveau hack de PC « tout en un » présenté par Carter Hurd

Carter Hurd est un ingénieur qui développe des idées et des concepts autour de plusieurs sujets : automobiles, ordinateurs, robots… Sa dernière création est un ordinateur original construit en recyclant une carte mère de portable de jeu.

Un CyberDeck de Marc Hurd créé en 2020

La source de son inspiration est commune à d’autres projets du même style que nous voyons ces derniers temps. Les Cyberdeck d’un côté, des engins « cyberpunks » qui mélangent un aspect passéiste et des technologies modernes avec une touche de futurisme. Un genre qui semble tout droit issu d’une réalité alternative. Et les PC tout en un, intégrés sous leur claviers, qui existent depuis fort longtemps et qui ont été remis au gout du jour par le Raspberry Pi 400. 

La carte mère débarrassée de son système de dissipation

Chez Carter Hurd, le déclic semble avoir été le même que pour beaucoup d’autres. L’annonce de la mise en vente de carte-mères Framework a donné des ailes à une ribambelle de créateurs qui ont sauté sur cette opportunité pour concevoir des solutions sur mesures. On a déjà croisé plusieurs projets avec cette même idée par le passé. Malheureusement pour notre ingénieur, la carte n’était pas encore disponible lorsqu’il a eu envie de monter son projet. Qu’a cela ne tienne, disposant d’un ordinateur portable HP, il a décidé d’employer la carte de ce dernier pour fabriquer son nouveau projet.

Le résultat est très intéressant. On retrouve, encore une fois, un écran tout en largeur mais également la possibilité de glisser un second affichage externe dans un emplacement prévu à cet effet pour une utilisation plus souple de la solution. Le clavier mécanique a été intégré dans un châssis imprimé en 3D. Il s’agit d’un IQUNIX OG80 sans fil avec de jolis effets de LEDs, complété par un ventilateur lui même lumineux. La disposition du clavier offre un relief intéressant avec des touches de fonctions légèrement inclinée par rapport au reste du layout. L’ensemble colle bien avec l’inspiration globale de la machine.

L’ensemble est très original avec une vraie utilité du système de double écran. Dans sa configuration basique avec le seul affichage tout en largeur, tous les usages ne seront pas forcément possibles ou agréables mais on pourra écrire des documents, utiliser un terminal ou tout autre usage très « textuel ». En version double écran, l’ensemble retrouve toutes ses possibilités allant du multimédia au jeu en passant par le surf ou la création.

Je trouve le résultat évidemment très original et encore une fois aussi amusant que pertinent mais ce qui m’a le plus intéressé dans cette approche, c’est son pragmatisme. Son côté « j’y vais et on verra ». Je connais plein de personnes, dont moi, qui repoussent sans cesse le lancement de ce type de chantier parce qu’il leur manque un truc. Du temps, un composant… une carte mère. Ici, c’était le cas et pourtant cela n’a pas découragé l’auteur qui a su trouver une alternative. De quoi se motiver à plonger dans l’action et à concrétiser ce type de projet.

Le site de Carter Hurd

Un nouveau hack de PC « tout en un » présenté par Carter Hurd © MiniMachines.net. 2022.

AyaNeo Air : une démo en vidéo de la tablette OLED

On découvre dans cette vidéo de la AyaNeo Air un premier jeu lancé sur la console en mode mobile. Dirt 5 est ainsi exécuté en 720p et en qualité basse avec un rendu qui semble assez bon et un superbe écran. 

Sorti en 2020, Dirt 5 est un jeu dit « Triple A ». Un titre qui demande de bonnes ressources de calcul pour fonctionner correctement. L’éditeur annonce une configuration recommandée composée d’un Ryzen 3600 ou d’un Core i5 9600K avec 16 Go de ram et un circuit graphique  Radeon 5700XT ou GeForce GTX 1070 Ti. La configuration minimale est bien plus modeste avec un AMD FX 4300 ou un Intel Core i3 2130, 8 Go de ram et un chipset graphique AMD RX 480 ou NVIDIA GTX 970.

Le faire tourner en 720P / Low sur la AyaNeo Air n’est donc pas un exploit particulièrement bouleversant, à priori, sauf que c’est ici exécuté dans un univers mobile, sur batterie et pour un TDP très bas. Pour vous donner une idée, l’AMD FX 4300 a un TDP par défaut de… 95 watts. Le Core i3 2130 grimpait à 65 Watts. Et cela sans parler des solutions graphiques secondaires. L’AMD RX 480 grimpait à 150 watts et la GeForce GTX 970 à… 148 Watts. Le processeur AMD embarqué par Aya fonctionnera à un TDP annoncé de 12 watts dans une console de 420 grammes. Plus du tout le même monde !

La qualité d’affichage est excellente, l’écran OLED est un 5.5″ qui affichera en 1080P et qui annonce une colorimétrie maitrisée de 107% de la norme NTSC. On peut donc espérer voir fonctionner une assez vaste étendue de titres sur cette console qui, pour rappel, devrait être plus proche du design d’une Nintendo Switch que d’un Steam Deck. La marque indique que la console mobile AyaNeo Air sera présentée totalement au public le 28 mai prochain.

AyaNeo Air : une démo en vidéo de la tablette OLED © MiniMachines.net. 2022.

Les cartes SD et MicroSD n’ont pas dit leur dernier mot

Le lecteur de cartes SD était un impératif sur toutes les machines il y a quelques années. Il a aujourd’hui largement disparu, si on trouve encore des lecteurs de cartes MicroSDXC, on sent parfois qu’il s’agit plus d’un moyen de gonfler la fiche technique des machines qu’un véritable enjeu pour les constructeurs.

Il y a eu une « heure de gloire » pour les lecteurs de cartes SD, un moment où les implantations dans les portables étaient faites avec soin. Cela a coïncidé au moment où les appareils photos étaient encore les maitres du genre pour tout le monde. Juste avant qu’ils ne tombent derrière les smartphones dans les usages du plus grand nombre. Cet âge d’or a montré que les constructeurs pouvaient, quand il le voulaient, intégrer des lecteurs de qualité. Robustes, bien placés et rapides, ils étaient quasi systématiquement implantés dans les engins portables. Ces lecteurs n’ont pas disparu, ils existent toujours et ont même largement évolués mais les constructeurs n’en voient plus l’usage. La place disponible sur les châssis a été réduite et le maximum consenti à ce format est le plus souvent de glisser un lecteur de cartes MicroSDXC. Les rares engins qui ont encore droit à ces composants sont des machines à vocation « créative ». 

Minimachines-12-2021

Le lecteur de cartes SDXC Express 7.0 de l’Asus Pro Art Studiobook

Vous vous êtes déjà demandé pourquoi on intègre des lecteurs de cartes MicroSDXC sur un 15 ou un 16″ ? Quel sera vraiment son usage ? Hormis la lecture de cartes issues d’un smartphone une fois tous les ans, lecture qu’on peut faire avec un adaptateur USB qu’on laissera à demeure dans un tiroir ? Mais pour le reste pourquoi choisir un format MicroSDXC sur des appareils de cette taille ? Pourquoi ne pas intégrer un bon vieux lecteur de cartes SD ? C’est pour moi un mystère. Parce que l’argument classique est de dire que les smartphones utilisent des cartes MicroSD et que, par conséquent, c’est « plus pratique » pour l’utilisateur. Certes, c’est vrai, mais le smartphone à cette particularité d’avoir une connexion réseau en général assez rapide, ce qui fait que personne n’extrait sa carte mémoire de l’appareil pour la glisser dans un autre. On transfère en Wifi ou en 3G/4G et c’est largement suffisant pour cet usage. Les appareils photo numériques sont en revanche rarement pourvus de connexion Wifi et les rares modèles qui le sont n’ont pas un système aussi efficace que celui d’un smartphone. Et les lecteurs de cartes SD savent également lire les cartes MicroSD avec un adaptateur souvent fourni lors de l’achat des dites cartes…

Du changement à venir ?

La SD Association vient d’annoncer la version 9.0 de ses spécifications et dans celles-ci, on retrouve un nouvel élément qui pourrait redonner du sens à l’intégration de lecteurs SD un peu partout. Des fonctions de gestion système qui permettront de mieux intégrer un OS complet vont en effet être mise en œuvre. On retrouvera ainsi des éléments connus du monde des PC : Le FastBoot qui permet un démarrage rapide, le Secure Boot qui va le sécuriser. L’association annonce également le RPMB pour Replay Protected Memory Block. Une zone tampon, cachée derrière un processus d’authentification, qui servira de stockage pour des données sensibles. Le chiffrement des données sera également de la partie avec le TCG Storage, un traitement spécifique mis en œuvre par le Trusted Computing Group qui lui donne ses initiales. Pour vous donner une idée, c’est le même groupe qui gère le système TPM de Windows 11.

L’objectif est clair, permettre l’installation de nombreux systèmes d’exploitation directement sur une carte mémoire. Windows 11, par exemple, pourrait venir se loger sur un lecteur SD pour être simplement lancé sans pour autant quitter sa carte et sans être déployé sur la machine. Avec un démarrage rapide, des mesures de sécurité et un chiffrement sérieux. La majorité des systèmes sont exploitables sur ce type de cartes sans ces améliorations mais ils profiteraient également sans doute des fonctions Fast et Secure Boot.

Cette évolution sera également un élément intéressant pour d’autres outils comme les caméras de surveillance, les drones, les TV-Box, les casques de réalité virtuelle, les consoles mobiles, l’IoT, le Tech-à-porter et tous les appareils confiant leur stockage uniquement à ce type de carte. Le firmware de ces engins pourra être intégré directement sur la carte mémoire et ainsi apporter de nombreux avantages au système. Plus question de « briquer » son drone ou son lecteur multimédia lors d’une mise à jour, un changement de carte mémoire le rendrait à nouveau opérant. Il serait également possible de remplacer la carte mémoire d’une caméra de surveillance en partance pour un SAV en la glissant dans une caméra neuve : on bénéficierait  de toutes les mises à jour de micrologiciel sur la nouvelle. Les tablettes et même les smartphones pourraient également profiter de ces nouveautés pour permettre des  prises en charge de systèmes alternatifs ou de stockage avec un chiffrement matériel totalement indépendant de celui du constructeur…

Les cartes SD comme stockage unique ?

Dernier point de cette nouvelle normalisation 9.0, la vitesse. Les nouvelles solutions seront au standard SD Express et pourront atteindre de très bonnes vitesses de lecture et d’écriture. L’idée est de permettre à l’utilisateur de retrouver des performances égales à celles d’un SSD. Avec la Gen4 x2 SD Express une carte MicroSDXC ou SDXC pourra offrir des débits en lecture flirtant avec les 4 Gigaoctets par seconde. De quoi retrouver la performance d’un SSD NVMe dans un encombrement minimal et totalement amovible.

En option, les constructeurs pourront choisir un format SDUC pour SD Ultra Capacity avec des capacités de stockage pouvant monter très très haut. En théorie, il sera possible de proposer une carte de ce type en 128 To même si, en pratique, le format le plus courant sera plus proche des 2 To. Pour des raisons évidentes de coût, une carte SDUC de 64 ou 128 To serait évidemment très chère à l’achat.

Avec tous ces avantages techniques, les cartes SD pourraient retrouver un nouveau souffle. Rapides, efficaces, sécurisées et plus adaptées à des usages système sans compter leur énormes capacités à venir, elles pourraient accueillir des systèmes ou proposer des stockages alternatifs. C’est une excellente voie à suivre pour les fabricants de machines mobiles et peut être une bonne raison d’espérer le retour de ce format. Un portable proposant un stockage de base de 256 Go et un lecteur de cartes SDXC à la norme 9.0 pourrait ainsi doubler, tripler ou quadrupler son stockage de manière intéressante. Imaginez un engin comme le Steam Deck, qui permet de booter sur le lecteur de  cartes MicroSDXC, équipé d’une solution à la norme 9.0. Vous pourriez profiter de la machine sous SteamOS mais également sous Windows ou avec différents panels de jeux gourmands.

C’est également une excellente nouvelle pour le monde des SBC. Il serait bientôt possible de proposer à une carte de développement un stockage à la fois rapide, sécurisé et de capacité  très convaincante.

Les cartes SD et MicroSD n’ont pas dit leur dernier mot © MiniMachines.net. 2022.

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