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Hier — 27 novembre 2021Vos flux RSS

SeaBerry Mini-ITX : une carte pour Raspberry PI CM4 sur équipée

La SeaBerry Mini-ITX est une solution assez originale dans le monde des cartes pour Raspberry Pi Compute Module. Elle propose dans un format standard du monde PC une foule de connecteurs… Même si la solution Raspberry Pi ne propose qu’une seule interface PCIe x1 Gen 2. 

Seaberry

La société ALFTEL qui a conçu la Seaberry propose en tout onze slots et différents connecteurs tous reliés à la seule ligne PCIe 5 Gbps de la carte. Et cela en plus de deux ports SATA, d’un Ethernet Gigabit, de deux sorties HDMI, d’un lecteur de cartes MicroSDXC et de deux ports USB 2.0. On retrouvera également les classiques 40 broches de la solution de développement avec. tout cela en plus d’un slot PCIe x16, d’un slot PCIe X1 et des slots M.2 et mPCIe…

Ouverte, la carte est compatible avec d’autres solutions reprenant le brochage des Compute Module 4 comme les Radxa CM3 ou les Pine64 SoQuartz. Elle propose plusieurs solutions de stockage avec en plus du lecteur de cartes MicroSDXC un slot M.2 PCIe NVMe et évidemment la possibilité de tirer partie du SATA et de l’USB. La partie vidéo se compose de deux sorties HDMI et d’un connecteur DSI. Une solution d’acquisition classique en MIPI CSI est également présente.

Seaberry

Mais ce sont les capacités d’extension PCIe qui sont les plus impressionnantes. La SeaBerry propose par exemple un slot PCIe 16x implanté de telle manière à ce que l’on puisse en profiter dans un format MiniITX standard. On pourra donc ajouter une carte graphique par exemple. Le seconds lot permettra d’ajouter une carte fille X1 classique. Un connecteur de ventilateur régulable est également disponible ainsi qu’une ribambelle d’option comme un brochage dédié à une alimentation PoE via le HAT de la fondation. 

Bref de quoi construire une solution assez complète dans un châssis absolument standard. Le dissipateur bleu cache le switch PCIe qui doit probablement dégager pas mal de chaleur. Bien entendu l’ensemble des différents slots et connecteurs ne travaillera pas de concert à pleine vitesse. La bande passante est par défaut très limitée et il n’est pas possible de tirer parti de tous ces éléments en même temps.

Cela fait de la SeaBerry plus une carte de laboratoire ou de développement qu’une produit grand public. Une carte parfaite pour tester la compatibilité de différents produits avec des solutions de développement et des systèmes afférents. Le vidéaste Jeff Geerling a pu mettre la main sur un prototype et s’est amusé a tester de nombreuses solutions. On retrouve pèle mêle une carte réseau Intel i350 dual-gigabit, un SSD PCIe NVMe M.2, une carte Wifi4 et une carte Wifi6E ainsi qu’une solution proposant deux ports SATA. Toutes ces solutions, et quelques autres, ont bien fonctionné. D’autres n’ont pas donné de bons résultats comme une accélérateur AI Coral ou une carte graphique AMD Radeon x16. Des échecs qui ne sont pas vraiment surprenant au vu du SoC Broadcom employé.

La carte Seaberry est proposée à 435$ HT, elle n’est plus disponible pour le moment mais ALFTEL pense pouvoir en proposer 100 de plus d’ici 2 semaines. Une liste d’attente est disponible. 

SeaBerry Mini-ITX : une carte pour Raspberry PI CM4 sur équipée © MiniMachines.net. 2021.

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NewPipe : un lecteur Android pour un Youtube sans pub

NewPipe n’est pas récent mais je n’en avais encore jamais entendu parler. Lancé en 2015 par Christian Schabesberger, ce client Youtube est désormais traduit en 92 langues et poursuit son développement au travers d’un développement OpenSource sur Github. Amélioré et maintenu par des dizaines de développeurs, il est gratuit, léger et simple à installer.

NewPipe

NewPipe n’a pratiquement que des avantages par rapport au client officiel de Google. Il permet de se connecter à Youtube sans avoir de compte Google pour commencer. Ce qui peut être très utile dans beaucoup de cas et notamment pour afficher des vidéos en public où vous ne souhaitez pas partager votre compte Google. Il est également léger à la fois en place occupée sur votre stockage mais également en consommation de données. Il est également rapide et fiable.

Mais surtout, le client empêche Google de vous tracker et de vous infliger de la publicité ! Vous pourrez vous connecter à une page Youtube sans aucune vidéo en pré-roll ou aucune vidéo publicitaire. Les « recommandations » basées sur les algorithmes de Google auront disparu de voter navigation, seul le résultat de vos recherches apporteront du contenu adapté à vos envies. Pas de clicbait, pas de vidéos débiles, pas de contenus 100% pub. Un outil correspondant à vos recherches et non pas aux intentions de trafic du service. 

NewPipe

Evidemment, il est possible de gérer ses contenus avec un système d’abonnement aux différents créateurs. Chaque nouvelle vidéo créée par vos vidéastes préférés sera ainsi signalée. Vous pourrez également enregistrer vos listes d’abonnements préférés pour les importer sur un autre appareil. NewPipe permet de gérer des favoris, de créer des listes de lecture ou d’en importer. Une gestion complète de votre historique est également présente. Il ne sera, par contre, pas possible de lire ou d’écrire de commentaires sur la plateforme puisque cela exige d’avoir un compte Google pour le faire.

NewPipe

Autre point très positif, il est possible d’utiliser NewPipe avec un smartphone en mode « veille », une fonctionnalité payante sur Youtube avec une désactivation du flux lorsque vous éteignez l’écran de votre appareil si votre client n’est pas certifié Premium. Un abonnement qui va couter de 6.99 à 17.99€ chez Google suivant votre profil et un service totalement gratuit avec NewPipe. C’est très pratique pour écouter de la musique ou des podcast sans avoir à garder son appareil allumé. On pourra profiter de cette écoute en arrière plan pour diffuser de la musique en Bluetooth sur un casque ou des enceintes ou connecter son smartphone à une solution amplifiée grâce à un jack.

NewPipe

Il est également possible de profiter de votre vidéo en Picture-In-Picture avec un petit encadré flottant. Ce qui permet de suivre une conférence ou autre tout en faisant autre chose. Très pratique sur un format tablette, par exemple.

NewPipe

Une fonction de téléchargement est disponible en dessous de chaque vidéo. Vous pourrez donc récupérer le contenu que vous voulez visionner hors ligne très facilement en format vidéo ou audio. 

Enfin, l’application permet également de jouer les contenus de SoundCloud, Bandcamp et PeerTube ! Evidemment, il y a un revers à cette application. Qui dit absence de publicité dit également absence de revenus pour vos vidéastes préférés. Si vous avez des contenus qui vous plaisent énormément, des gens qui s’impliquent totalement pour créer des vidéos originales, drôles, intéressantes et enrichissantes, n’hésitez pas à passer par le client Youtube classique. Mais pour regarder ou écouter des contenus « lambda », c’est vraiment une super application à posséder sur un smartphone ou une tablette.

Evidemment, NewPipe n’est pas disponible sur le Google Play Store, il faudra le télécharger manuellement sur leur site ou sur le magasin d’applications F-Droid. Vous pouvez aider au développement de l’application en faisant un don sur leur page.

Merci au petit Hervé pour l’info.

 

NewPipe : un lecteur Android pour un Youtube sans pub © MiniMachines.net. 2021.

Analogue Pocket : disponibilité imminente

En retard, l’Analogue Pocket est comme beaucoup d’autres solutions de ce genre, assez en retard. Elle devait sortir en début d’année et suite à de nombreux facteurs et notamment les effets de bords du Covid, elle ne sera sur les rails que pour cette fin 2021. 

Analogue Pocket

Pour rappel, l’Analog Pocket est une solution d’émulation de jeux retro qui a une particularité intéressante, elle ne fait pas d’émulation logicielle de ces jeux. Son matériel embarqué lui permet d’exécuter les titres de manière matérielle. Grâce à l’emploi de solutions FPGA, la console peut modifier son architecture et ainsi s’adapter aux jeux qu’elle doit faire tourner. Elle se retrouve ainsi capable de lire un jeu Gameboy dans les mêmes conditions que la  console d’origine. Pas d’émulation, pas de traduction logicielle ou de Ghz perdus à faire tourner un SoC fonctionnant à l’origine sur quelques MHz.

Analogue Pocket

Le gros avantage de cette solution ? Pourvoir lancer des jeux directement depuis leur cartouche d’origine. On n’emploiera pas des « ROMS » téléchargées ça et là mais directement les jeux d’origine tels que vendus dans le commerce. L’idéal si vous êtes collectionneur. Autre avantage du dispositif, il sera possible de reprogrammer automatiquement le FPGA pour adapter la Analogue Pocket à d’autres formats : Neo Geo Pocket Color, Atari Lynx ou SEGA Game Gear.

Analogue Pocket

Plus de 2700 cartouches commerciales de chez Nintendo pourront être lues directement avec la console. Si vous achetez l’adaptateur adéquat (29.99$) vous pourrez alors ajouter les jeux des autres consoles. 

Analogue Pocket

Le tout sera piloté par un engin moderne avec un écran 3.5″ en 1600 x 1440 pixels soit 614 points par pouce. Une énorme densité de pixels pour un rendu magnifié à l’écran. La batterie promet entre 6 et 10 heures d’autonomie et évidemment la solution propose, quand même, un lecteur de cartes MicroSDXC… L’ensemble des boutons est programmable, mais on retrouve le dispositif GameBoy classique avec une croix directionnelle à gauche et un ensemble de quatre boutons ronds à droite. Une paire de petites enceintes stéréo est intégrée en plus d’un port jack audio classique et la console peut se fixer sur un dock (99.99$) permettant de jouer sur grand écran grâce à une sortie vidéo HDMI. Capable de délivrer un flux FullHD, elle permettra de profiter de vos titres via une manette Bluetooth ou USB puisque le dock propose également deux ports Type-A.

Un câble permettra de relier deux Analogue Pocket ensemble, une solution qui offrira la possibilité de jouer l’un contre l’autre pour les titres qui l’acceptent. Enfin, la  console pourra également servir de périphérique MIDI pour jouer et expérimenter de la musique avec un PC.

La mauvaise nouvelle ? La console est évidemment indisponible à l’achat pour le moment. Les  concepteurs de l’Analogue Pocket sont concentrés sur la livraison des clients qui l’attendent depuis une bonne année. Vendue à l’époque 199$, il est probable que la console soit ensuite à nouveau disponible pour de nouveaux clients… mais peut être à un tarif plus élevé.

Si vous voulez en savoir un peu plus sur le fonctionnement de la console :

Analogue Pocket : une console rétrogaming 0% émulation

Analogue Pocket : disponibilité imminente © MiniMachines.net. 2021.

Le boom de la graveuse laser

Ortur, feu Alfawise1 et quelques autres comme NEJE ou LaserPecker. C’était il y a quelques mois encore, le panorama de l’offre en terme de graveuse laser. Depuis les choses ont bien changé et le nombre de nouvelles marque a explosé.

graveuse laser

On retrouve les précédentes avec le lancement de sous marques par exemple chez Ortur qui a lancé une gamme Aufero. Mais on découvre également Twotrees, Nasum, Atomstack, Sculpfun, Wainlux, Stump, Creality, TronHoo… et combien d’autres encore totalement sans marque.

Ce marché de la graveuse laser a totalement explosé et cela pour des raisons évidentes. D’abord parce que cela se vend bien, avec un potentiel énorme auprès des bricoleurs en tous genre. Le marché est potentiellement le même que celui des imprimantes 3D et il est donc possible de gagner pas mal d’argent avec ces machines.

graveuse laser

Un kit de graveuse noname

Ensuite parce que c’est… facile ! Beaucoup de marques sont issues du même milieu que celui des imprimantes 3D. Et la conception d’une graveuse laser d’un point de vue mécanique est très proche d’une de ces imprimante. La conception est également beaucoup plus simple. Seuls 2 axes sont a gérer puisqu’il n’y a pas de notion de volume. Pas de gestion de filament complexe a extruder et a faire chauffer à une température régulée. Pas de plateau chauffant ni de gestion de planéité… Tout est beaucoup plus simple dans une graveuse laser. Le but est juste de déplacer une tête qui va émettre plus ou moins fort de la lumière à une hauteur constante. 

graveuse laser

Les composants sont partagés avec le monde de l’impression 3D : même rails, même moteurs et des carte mères largement inspirées du même monde. Les logiciels de gestion sont également issus du monde libre. Le plus connu, LaserGRBL, est créé et maintenu par un seul développeur qui le propose totalement gratuitement à tous les fabricants et utilisateurs a partir du moment où ils respectent sa licence d’utilisation OpenSource.

Vous l’aurez compris, le boom actuel du marché de la graveuse laser est lié à ce double facteur de facilité d’approche et de profit potentiel. Et c’est toujours un moment risqué pour les  acheteurs car si il y a beaucoup d’offre et parfois plus que de gens compétents derrière celle-ci. Cela ne veut pas dire que les engins seront forcément mauvais mais qu’il y a du tri a faire pour trouver les meilleurs. Comme pour l’impression 3D, il y aura un écrémage dans le temps avec des marques qui vont subsister et d’autres qui ne feront qu’un ou deux modèles avant de disparaitre. 

graveuse laser

Ce qui est inquiétant par rapport à l’impression 3D c’est la dangerosité du procédé. Graver avec un laser est une activité à risque. Pour les yeux d’abord avec un faisceau dont on doit absolument se protéger pour ne pas subir de dommages. Cela implique différents niveaux de sécurité avec des caches, des lunettes et autres systèmes électronique de coupure d’alimentation. Comment savoir si une marque « noname » de graveuse laser va fournir dans son kit une paire de lunette adaptée au laser qu’elle emploie ? Comment être sûr que les composants réagiront parfaitement en cas de problème ? Certains modèles proposent des fonctions de protection avec détection de flamme et arrêt du laser en cas de problème de communication avec le PC qui dirige l’ensemble. D’autres se contentent d’une électronique basique.

graveuse laser

Il y a là un monde de différence entre l’impression par filament et la gravure laser. Si un laser chauffe trop une planche de bois  et qu’un début d’incendie se déclare ce n’est pas la même chose qu’une impression ratée et un peu de filament perdu. Dans le premier cas il y a un vrai risque pour votre santé et vos biens. Dans l’autre il n’yen a peut être que pour votre patience.

Je vois donc beaucoup d’offres se profiler, souvent avec très peu d’informations techniques autour de ces engins. Je pense qu’il est important et intéressant de suivre l’évolution ce marché en pleine ébullition. Et rester circonspect face à des produits qui ne promettent qu’un prix d’appel sans assurer derrière ni Service Après Vente, ni suivi logiciel et encore moins de protection technique.

Le boom de la graveuse laser © MiniMachines.net. 2021.

HaxMini : un nouveau MiniPC sous processeur Intel Kaby Lake-G

Le HaxMini est une solution relativement compacte, avec 16.2 cm de haut pour 13.4 cm de côté, c’est un format assez original avec un châssis plus en hauteur que les machines habituelles et un format hexagonal. Il fait cependant appel à des composants connus même si ils sont restés assez confidentiels. Le Core i5-8305G a été lancé en 2018 par un Intel alors au mieux de sa forme. Il a été arrêté un an plus tard. Une sortie sans fanfare pour une puce qui avait tout pour réussir mais qui a échoué pour des raisons disons, diplomatiques.

HaxMini

Le HaxMini fait appel à une puce Kaby Lake-G. Une gamme de puces Intel qui embarque un processeur graphique AMD Radeon Vega. Un mariage qui pouvait fonctionner quand les processeurs Ryzen d’AMD n’étaient pas trop présents sur le marché mais qui a été rapidement sorti du jeu par Intel quand ils ont commencé à lui faire un peu trop d’ombre. Depuis 2019, assez peu de machines ont ainsi pu sortir avec ces processeurs. On a croisé le Hystou F9 il y a quelques temps et c’est désormais au tour du HaxMini de faire son apparition.

HaxMini

Proposé en financement participatif, l’engin est annoncé à 499$ HT avec 8 Go de mémoire vive DDR4 et un stockage de 256 Go au format M.2 2280 PCIe NVMe. Des versions 16 Go de DDR4 et 1 To de stockage sont également proposées à partir de 699$ HT. Un emplacement 2.5″ au format SATA est également disponible.

HaxMini

La connectique comprend au dos de la machine tout ce qu’il faut pour une utilisation complète du MiniPC : on retrouve deux HDMI 2.0, deux DisplayPort 1.3, trois ports USB 3.0, deux jacks audio 3.5 mm et un port Ethernet Gigabit. Un module Wifi et Bluetooth est présent mais il n’est pas détaillé.

HaxMini

La présence de ce processeur particulier est une bonne chose pour cet engin, cela lui assurera un bon niveau de performances. La puce propose 4 coeurs et 8 threads avec 6Mo de mémoire cache L3. Le Core i5-8305G fonctionne entre 2.8 à 3.8 GHz avec un circuit Radeon Vga M GL disposant de 4 Go de mémoire HBM2 dédiée. Le fonctionnement de cet ensemble se fait dans un TDP de 65 watts qui sera dissipé activement.

HaxMini

Reste que je ne vois pas très bien pourquoi le HaxMini passe par une campagne Kickstarter ? L’engin n’a rien d’innovant, il en existe et en a existé beaucoup d’autres sur cette plateforme. Le seul intérêt de cette proposition vient du boitier. Un format original avec des LEDs intégrées et un haut parleur interne. Je trouve cela un peu faible d’un point de vue innovation. Une fois encore l’excuse du financement participatif est surtout un moyen de se faire de la publicité à peu de frais et surtout de reporter tous les risques financiers du professionnel vers les investisseurs que seront les gens qui vont aider à la sortie du produit.

HaxMini

Est-ce que le HaxMini propose quelque chose de neuf ? Pas vraiment. Il aurait été sympathique de voir que le format tour embarquait une solution de dissipation nouvelle, plus efficace et moins bruyante par exemple. Ou d’intégrer une connectique bien pensée, des fonctions supplémentaires par rapport au NUC Hades Canyon sorti avec cette puce au début de sa commercialisation. Mais la minimachine se borne à mettre en avant sa proposition d’un design original et cela uniquement. C’est bien, mais c’est peu. Et certainement pas une rupture technologique. La machine d’Intel proposait plus de choses, un lecteur de cartes SDXC, du Thunderbolt, une ventilation travaillée, deux ports Ethernet Gigabit, de quoi loger deux SSD M.2 2280… Je n’ai rien contre cet engin mais je trouve cette approche d’un financement participatif toujours un peu étrange… et parfois opportuniste. 

 

HaxMini : un nouveau MiniPC sous processeur Intel Kaby Lake-G © MiniMachines.net. 2021.

Phytium présente un MiniPC sous SoC ARMv8 et Radeon RX550

Disponible à la mi Décembre, ce drôle d’engin proposé par la marque Phytium se présente comme un MiniPC et une alternative aux ordinateurs classiques sous AMD ou Intel. 

Phytium

Phytium tire parti du vieil adage, « on n’est jamais mieux servi que par soi-même », et décide donc de créer un MiniPC qui aura le double avantage de faire parler de ses produits et de montrer son fonctionnement pratique. Si la machine peut, en plus, provoquer quelques ventes. Cette solution embarque donc un SoC Phytium D2000, une puce proposant 8 coeurs ARMv8 et qui fonctionne dans un TDP de 25 watts.

Phytium

Particularité de cette intégration ? La SoC est lié à une solution graphique AMD Radeon RX 550 montée en MXM. Un duo très prometteur sur le papier mais qu’il faudra observer à la loupe de plusieurs tests pour connaitre vraiment ses capacités. Pour le moment, il semble capable de faire tourner des jeux PC comme « Factorio », au travers de Box64, un émulateur X86.

Phytium

Avec 16 Go de mémoire vive DDR4 et 512 Go de stockage sur un slot M.2 2280 PCIe NVMe, ce petit boitier de 22.5 cm de large et 1837 cm de profondeur pour 4.7 cm d’épaisseur propose une connectique complète mais assez limitée. On retrouve un port HDMI 2.0b, un Ethernet Gigabit, un port USB 3.0, cinq ports USB 2.0 ainsi que des prises jack 3.5 mm d’entrée et de sorties classiques. 

L’ensemble fonctionne sous Linux avec une solution Ubuntu Kylin1 mise en avant par Phytium. Le MiniPC semble également compatible avec Debian et OpenSUSE. Il sera possible de tester différentes configurations puisque l’engin est capable de démarrer sur ses ports USB. Une commande groupée est en cours et il devrait être possible de trouver cet engin à moins de 500€… Ce qui semble encore une fois assez attrayant sur le papier. L’engin est complet, plutôt compact avec une alimentation séparée. Ce n’est pas pour autant une solution miracle. Pour preuve, le système est ventilé. Les 25 watts du SoC et la solution Radeon nécessitant chacun un ventilateur. On ne profitera donc pas d’une minimachine parfaitement silencieuse.

Phytium

Mais la vraie nouvelle est donc la présentation de ce SoC ARM Phytium D2000 créé par la société Tianjin Phytium Technology. Une puce qui emploie l’architecture ARMv8 créée spécialement pour ce type de machine de bureau. Histoire d’amorcer la pompe et de garnir son carnet de commandes, le créateur proposera un produit qui peut être vu comme une solution de laboratoire. Un engin qui devrait intéresser tous ceux à la recherche d’un engin de cette nouvelle génération capable de faire tourner un Linux. Gravé en 14 nanomètres, le SoC Phytium D2000est une solution 64 bits avec 8 Mo de mémoire cache L2, 4 Mo de cache L3 et qui dispose de 34 lignes PCIe 3.0. Il va sans dire que l’arrivée de ces processeurs sous cette architecture ARMv8 pourrait avoir un certain impact dans le futur. 

Phytium

Ce n’est pas le premier processeur « Chinois » à s’intéresser à cette architecture mais la précédente solution de ce type ressemblait plus à une machine classique. Huawei présentait un PC sous son propre SoC ARMV8 Kungpeng 920 en Juillet 2020 déjà épaulé par une carte graphique Radeon X550. Une solution peut être sortie un peu à la hâte, sans vrai potentiel commercial mais qui permettait à la marque de montrer des voies alternatives possibles au « tout Intel/Microsoft » à un moment où l’administration Américaine lui barrait la route.

Phytium

Il reste du chemin à parcourir pour cette nouvelle architecture mais ce n’est pas anormal de la voir progresser lentement. Les choses devraient d’ailleurs s’accélérer et les marques comme Phytium ne sont pas des philanthropes. Le gouvernement chinois voit d’un très bon oeil ces développements alternatifs loin des technologies Américaines. Et le pays peut porter à lui seul une industrie informatique énorme en poussant ses achats dans cette direction tout en incitant fortement à des développements sur ces plateformes. De quoi prendre du recul et gagner en autonomie sur ce secteur particulier.

Le SoC Kunpeng 920 de Huawei fait son apparition dans un PC

Phytium présente un MiniPC sous SoC ARMv8 et Radeon RX550 © MiniMachines.net. 2021.

OneXPlayer Mini : la console mobile déclinée en 7 pouces

C’est la réponse de One Netbook aux solutions SteamDeck de Valve et Aya de Neo. La OneXPlayer Mini reprend un écran de 7 pouces de diagonale et un format plus compact, plus portable et plus facile à alimenter en données avec une définition plus courte.

OneXPlayer Mini

Prévue en Chine pour le mois de décembre prochain, la OneXPlayer Mini est donc une copie de la version d’origine avec un écran de 7″ en 1920 x 1200 pixels au lieu d’un 8.4″ en 2560 x 1600 pixels. Une définition beaucoup plus faible mais encore une fois largement suffisante pour jouer. Sûrement plus adaptée aux capacités du processeur embarqué en terme de rendu 3D. La puce ne change pas, on reste sur un Intel Core i7-1195G7 associé à 16 Go de mémoire vive LPDDR4X-4266 et un stockage pouvant atteindre 1 To sur un slot M.2 2280 PCIe NVMe. On retrouve deux ports USB 4.0 Type-C et un port USB 3.0 Type-A.

OneXPlayer Mini

La console change par contre de taille et de poids. Le modèle 8.4″ mesure 28 cm de large pour 12.8 cm de haut et 25 mm d’épaisseur. La version Mini passe à 26.2 cm de large pour 10.8 cm de haut et 23 mm d’épaisseur. Le poids change également avec une chute de 825 à 589 grammes. Pour rappel un Steam Deck de Valve mesure 29.8 cm de large pour 12.8 cm de haut et 49 mm d’épaisseur pour 669 grammes et une Nintendo Switch 23.8 cm de large pour 10.2 cm de haut et 14 mm d’épaisseur pour 399 grammes.

OneXPlayer Mini

Pas un mot sur le prix, la console n’a pas dévoilé de tarif ni d’éventuelle date d’exportation. Le marché Chinois étant assez important pour que la marque écoule toute production pour cette fin d’année, nous aurons sûrement le loisir de lire des tests avant de pouvoir mettre la main sur ces engins. A noter que la marque distribuera avec ce modèle un petit clavier Bluetooth repliable qui semble assez proche des solutions de Microsoft.

Cela reste une excellente décision de la part de One Netbook. Peut être que la marque a compris, au vu des tests passés ces dernières semaines et en particulier ceux de la version AMD de la OneXPlayer, que proposer un écran à la définition trop élevée ne servait à rien sur un engin de ce type. Qu’il était peut être même contre productif. Le test de cette machine montre en effet que les jeux lancés sur cet écran 8.4″ en 2560 x 1600 sont descendus dans des définitions beaucoup plus basses pour être jouables dans de bonnes conditions. L’affichage a beau être nativement en 2560 x 1600 pixels, l’engin n’est capable de jouer à 60 images par seconde qu’en 1280 x 800 pixels… soit exactement la définition choisie par Valve pour son Steam Deck.

Steam Deck : la solution de jeu mobile de Valve

Source : Notebookcheck

OneXPlayer Mini : la console mobile déclinée en 7 pouces © MiniMachines.net. 2021.

Maxsun MS-Milestone i7-11800H Plus : une carte MicroATX sous Tiger Lake mobile

Maxsun est un fabricant chinois de matériel informatique qui n’a, semble t-il, pas peur de mélanger les genres. La marque annonce la Maxsun MS-Milestone i7-11800H Plus, une carte mère MicroATX équipée d’une puce destinée aux solutions mobiles. Un mélange très intéressant des deux mondes. 

Maxsun MS-Milestone i7-11800H Plus

Le processeur Intel Core i7-11800H qui équipe cette Maxsun est une solution sous architecture Willow Cove avec 8 coeurs et 16 threads, il propose 24 Mo de mémoire cache et fonctionne de 2.3 à 4.6 GHz avec un mode Turbo sur tous les coeurs à 4.2 GHz. Avec un TDP de 45 watts, il embarque une solution graphique Intel Xe avec 32 Unités d’Exécution à une fréquence de 1.45 GHz. Bien entendu, la puce peut également accueillir un processeur graphique externe.

Maxsun MS-Milestone i7-11800H Plus

Particularité de ce choix d’une solution « mobile », le processeur n’est pas monté sur un socket, il est soudé à la carte mère. On ne pourra donc pas faire évoluer celle-ci. Un choix qui sera plus ou moins problématique suivant les profils. Beaucoup d’utilisateurs n’ayant pas forcément besoin de faire évoluer la puce de leur matériel et de plus en plus de puces réclamant un changement de chipset pour sauter une génération. Au vu des performances des derniers processeurs d’Intel ou d’AMD, un changement de processeur n’est pas forcément la priorité pour la majorité des utilisateurs. Ce choix « non évolutif » peut donc être perçu suivant les profils comme un problème ou un détail, le revers positif de la médaille étant la possibilité d’intégrer une carte mère avec un très bon niveau de performances dans un format des plus compacts.

Maxsun MS-Milestone i7-11800H Plus

Les 45 watts de TDP de la puce ne nécessiteront pas forcément une ventilation active et ce détail n’a pas échappé à Maxsun qui propose un accessoire en cuivre et aluminium qui vient coiffer le processeur afin de pouvoir utiliser des solutions de refroidissement standard LGA 115x de PC de bureau. Des solutions totalement passives peuvent donc être envisagées.

Maxsun MS-Milestone i7-11800H Plus

La Maxsun MS-Milestone i7-11800H Plus propose deux slots de DDR4 pour embarquer jusqu’à 64 Go de mémoire vive. La partie stockage est confiée à deux slots M.2 2280. Le premier en PCIe 4.0 permettra d’embarquer un SSD NVMe, le second en PCIe 3.0 sera compatible avec du NVMe et du SATA 3.0.

Maxsun MS-Milestone i7-11800H Plus

Trois ports SATA 3.0 sont également disponibles. Un troisième port M.2 permettra d’ajouter un module réseau sans fil et deux slots PCI sont également intégrés. Un en PCIe 4.0 x16, le second en PCIe x1, tous deux permettant d’intégrer des cartes d’extension.

Maxsun MS-Milestone i7-11800H Plus

La connectique est plutôt complète avec la prise en charge de quatre affichages : deux ports HDMI et deux DisplayPort sont disponibles. Tous pris en charge par la solution Intel Xe. La carte Maxsun propose également une ribambelle de ports classiques de machine de bureau. Un combo PS/2 pour clavier et souris, deux USB 2.0, quatre ports USB 3.2 Gen 1, un port Ethernet 2.5 Gigabit, et les traditionnels trois ports jack audio 3.5 mm. Un accessoire secondaire permettra de brancher un éventuel port USB Type-C sur la carte pour le reporter sur une prise de boitier.

Maxsun MS-Milestone i7-11800H Plus

Le tarif de cette Maxsun MS-Milestone i7-11800H Plus semble se situer autour des 400€ HT en Chine. Le produit n’est actuellement plus en stock mais la carte pourrait avoir une assez jolie carrière maintenant que plusieurs sites en ont fait la présentation et après que @momomo_us l’ait fait remonter à la surface du web. Il est donc possible que cette carte Maxsun débarque sur diverses places de marché. C’est en tout cas une solution originale qui semble répondre à plusieurs problématiques d’intégration en terme de format et de dissipation.

Source : FanlessTech

Maxsun MS-Milestone i7-11800H Plus : une carte MicroATX sous Tiger Lake mobile © MiniMachines.net. 2021.

Moto Watch 100 : cent dollars et sans Google

La Moto 100 est annoncée à 100 dollars aux US, un prix assez bas pour un modèle de ce type de la part du constructeur. Mais un prix qui se justifie par la percée assez forte des modèles entrée de gamme sur le segment. Les solutions connectées de ce type sont en effet un peu coincées, désormais, entre les modèles d’Apple qui trustent le haut de gamme et les bracelets plus simples qui constituent l’entrée de gamme.

Moto Watch 100

La Moto 100 se situe donc comme une alternative entre ces deux extrêmes. Un point sur lequel surfent des marques comme Amazfit avec une belle galaxie de modèles situés entre 100 et 150€. Particularité de ces gammes ? Leur allergie chronique à Google Wear OS. La montre de Motorola n’échappe pas à la règle et s’éloigne donc de l’écosystème du moteur de recherche. Cela s’explique de nombreuses façons, la première étant surtout technique. En évitant la case Google, Motorola se débarrasse de son coûteux écosystème. Pas besoin d’intégrer une puce ARM dédiée et assez chère, pas besoin de glisser beaucoup de mémoire vive ou de stockage, pas besoin de certifier son produit ni de gérer tant bien que mal l’autonomie minimale de ces appareils aux composants gourmands.

Moto Watch 100

On retrouve donc un design classique avec un écran circulaire de 1,3 pouce cerclé de métal et accroché à un bracelet amovible 20 mm. L’ensemble mesurera 42 x 46 mm sur 11.9 mm d’épaisseur. elle est annoncée pour 45.8 grammes. Pas d’informations techniques sur les caractéristiques précises de l’écran et on ne connait que sa définition qui est de 360 x 360 pixels. Seule certitude, pas de dalle OLED mais un LCD plus classique, probablement de type IPS. La Moto 100 embarque un module Bluetooth 5.0 LE ainsi qu’une solution GPS et GLONASS pour une géolocalisation. Sa batterie de 355 mAh lui offrira 2 semaines d’autonomie sans charge à condition de ne pas activer le GPS. Un mode qui a tendance à faire fondre les batteries en quelques heures. Avec une certification 5ATM, la montre résistera aux brèves plongées dans l’eau mais ne semble pas adaptée à un usage prolongé pour la nage.

Minimachines-11-2021

La montre se rechargera en 60 minutes seulement et proposera un mode « Always On » qui permettra de retrouver en permanence l’heure à son poignet en gardant cette information minimale sur un fond sombre. On retrouvera les fonctions sportives traditionnelles avec suivi d’activités, fréquences cardiaques sur cette Moto 100. Un accéléromètre, un gyroscope, un podomètre mais également un capteur SpO2. 

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Sans Wear OS, la Moto 100 sera livrée à elle même avec un système maison baptisé sobrement Moto OS. La montre emploiera probablement une puce basique choisie pour sa très faible gourmandise en watts et sa parfaite adéquation à ce type de produit. Motorola n’est pas le premier à s’intéresser à cette approche et encore une fois le marché concurrentiel de l’entrée de gamme a montré la voie. Les montres Amazfit/Zepp ou Oneplus, les bracelets Huami/Xiaomi ont déjà recours à ces stratégies.

Amusant de constater à quel point le marché n’a pas suivi les intentions de Google. Wear OS est désormais relégué à une catégorie presque minoritaire sur le marché des montres connectées. Beaucoup de marques ayant lancé des montres avec Google ont fini par jeter l’éponge. Les produits exploitant des solutions plus « personnelles » pouvant néanmoins compter sur les systèmes de Google et Apple pour communiquer ont fini par séduire fabricants et utilisateurs. 

Moto Watch 100 : cent dollars et sans Google © MiniMachines.net. 2021.

Dimensity 9000 : Mediatek veut un SoC pour se démarquer

Mediatek n’est pas un petit acteur du monde ARM. Si la marque n’a pas les faveurs du grand public Européen et Américain, si la marque n’est pas ornée d’une aura positive comme peut l’être Qualcomm, elle a conquis de très belles parts de marché au fil des ans pour devenir en 2020 le premier fournisseur mondial de SoC de smartphones. Avec 20% du marché en Amérique du nord, 25% en Europe et plus de 40% en Asie. La marque se porte bien.

Ces chiffres sont énormes et pourtant la marque souffre d’un certain déficit d’image. Cette réussite s’explique d’abord par une approche très large de son offre, incluant des puces pour toutes les gammes du segment smartphone. Du modèle entrée de gamme jusqu’à des versions beaucoup plus musclées à destination des solutions les plus exigeantes.

La différence entre Qualcomm et Mediatek aujourd’hui tient surtout à la réputation des deux entités, réputation peut être méritée, c’est un autre débat, mais réputation qui fait que les grandes marques de smartphones vont intégrer un Snapdragon de Qualcomm dans leurs modèles haut de gamme et communiquer dessus. Et intégrer des Mediatek dans leurs modèles en dessous et ne rien dire de particulier à leur sujet.

Dimensity 9000

Comment se démarquer ? Gagner encore des parts de marché sur ce secteur ou toute la couverture est tirée par Qualcomm ? La réponse se trouve peut être dans le Mediatek Dimensity 9000. Un SoC ARM qui accumule les bons points techniques et qui débarquera début 2022 sur le marché de la téléphonie mobile.

Dimensity 9000

Pour attirer l’attention, le Dimensity 9000 n’a pas fait dans la dentelle, la puce embarque non seulement des technologies haut de gamme mais peut se vanter d’être la première puce à employer certaines d’entre elles. Et Mediatek a réuni ici beaucoup de point-clés qui volent la vedette à Qualcomm.

Cela commence par l’emploi d’une gravure 4 nanomètres proposée TSMC. Une finesse de gravure qui ne sert pas forcément à grand chose mais dont sont friands les communicants de tous bords. Ces chiffres de gravure frappent les esprits et les constructeurs de smartphones adorent les mettre en avant sur leurs nouveaux modèles. Le SoC va néanmoins profiter de cette finesse pour intégrer des éléments intéressants avec en premier lieu l’emploi d’une architecture ARMv9. Une première du genre.

Dimensity 9000

Le Dimensity 9000 comprendra 8 coeurs, un premier coeur ARM Cortex-x2 cadencé à 3.02 GHz, trois coeurs Cortex-A710 à 2.85 Ghz et quatre coeurs ARM Cortex-A510 à 1.80 GHz. Le résultat de cette combinaison big-bigs-LITTLE serait une augmentation de 35% des performances par rapport à la génération actuelle de SoC mobiles tels que les Snapdragon 888 de Qualcomm. 

 

Dimensity 9000

La partie graphique sera confiée à un ARM Mali-G710MP10 qui prendra en charge 2D, 3D, vidéo Ultra Haute définition et même des fonctions de Raytracing logiciel. L’ensemble pourra accueillir des solutions mémoire LPDDR5 à 3200 MHz et LPDDR5x à 3750 MHz pour des transferts encore plus performants.

Dimensity 9000

Le tout étant également moins gourmand en ressources et promettant donc une meilleurs autonomie dans tous les usages.

Dimensity 9000

Mais le Dimensity 9000 ne s’arrêtera pas à ces performances classiques, des éléments qui seront à la portée de toutes les licences ARM tôt ou tard. Mediatek met les petits plats dans les grands avec des développements sur mesures.  On retrouvera ainsi un circuit dédié aux calculs d’Intelligence Artificielle composé de 4+2 coeurs. La marque fait beaucoup de promesses à ce sujet avec une augmentation annoncée de 400% par rapport à la génération actuelle en terme de performances. De quoi dépasser les solutions haut de gamme comme le Pixel 6 sur ce terrain de l’AI embarquée.

Dimensity 9000

Autre gros poste mis en avant, d’exceptionnelles capacités de gestion de données en terme de photo avec un ISP qui pourra encaisser un flux de 9 Gigapixels par seconde. De quoi laisser aux constructeurs de la souplesse dans la composition de leur bouquet photo. En théorie, la solution employée peut gérer jusqu’à 320 mégapixels. Ce qui permettra de découper plusieurs capteurs pouvant aller jusqu’à un triple 32 mégapixels. La vidéo pourra être enregistrée en 8K à 30 images par seconde ou en 4K à 120 images par seconde. Les meilleures pouces actuelles sont limitées à un flux situé sous les 3 Gigapixels par seconde.  Le SoC pourra afficher en FHD+ à 180 Hz et en WQHD+ jusqu’à 144 Hz et décoder des vidéos en 8K à 60 images par seconde.

Dimensity 9000

C’est sur le poste 5G que le Mediatek aura plus de mal à convaincre avec une puce qui n’aura pas accès à une compatibilité mmWave. Mediatek préférant une solution plus orientée vers l’autonomie avec des technologies que la marque développe sous les nom de 5G Power Saving. C’est un choix important puisque certains opérateurs, notamment outre Atlantique, considèrent ce poste comme essentiel pour leur développement futur. Mediatek a probablement pris en considération son implantation géographique pour se décider sur ce poste et considéré la faiblesse du réseau mmWave même aux US pour le moment. La puce permettra de générer néanmoins une bande passante puissante à 300 MHz avec des transferts pouvant atteindre 7 Gbps, ce qui devrait suffire à la majorité des usages 5G… On retrouvera bien entendu du Wifi6 et 6E et du Bluetooth 5.3 et bien entendu la ribambelle de prises en charge satellitaires nécessaires à toutes les géolocalisations. Le SoC sera également compatible avec les réseaux 4G-LTE plus classiques.

Le curriculum du SoC est donc très intéressant et préfigure de ce que le marché smartphone proposera en 2022. Mais ce n’est pas ce qui m’intéresse le plus dans cette annonce. Car, en aparté de cette présentation, Mediatek confirme sa volonté de venir se positionner sur le marché PC dès 2023… C’est à dire en concurrence directe avec l’annonce de Qualcomm sur ce segment 

Avoir un nouvel acteur sur ce marché du PC sous SoC ARM est une excellente nouvelle. Après qu’Apple ait montré la voie avec ses M1 et toutes leurs variantes, après que Qualcomm ait annoncé vouloir leur faire concurrence, l’arrivée de Mediatek ne peut que être bénéfique sur un marché qui ne gagne jamais à manquer de concurrence. Pour 2023, la marque veut donc être dans la course et se positionner sur ce segment prometteur de PC sous Windows ARM. 

A en juger par les annonces faite sur le Dimensity 9000, il y a des chances que cela soit bénéfique. Reste à savoir si la débauche de performances et de services annoncés sera à la hauteur des développements concurrents. Mediatek et Qualcomm sont en effet dans un même étau. Avec d’un côté un Apple qui a montré avec ses puces M1 Pro et M1 Max qu’il avait encore beaucoup de possibilités de développement pour le futur. Et un duo AMD et Intel qui ne comptent pas non plus se laisser marcher sur les pieds.

Le problème étant toujours le même pour ces puces ARM sous Windows. L’homogénéité des solutions proposées n’est pas à la hauteur de celles proposées par Apple d’un côté et le monde x86 dans l’écosystème Windows de l’autre.

 

Dimensity 9000 : Mediatek veut un SoC pour se démarquer © MiniMachines.net. 2021.

Beelink GTR5 : Un autre MiniPC sous Ryzen 9 5900HX

Le Gravé en 7 nanomètres est un MiniPC un peu plus large que les modèles habituels de la marque. 16.8 cm de large pour 12 cm de profondeur et 3.9 cm d’épaisseur. Assez pour accueillir le refroidissement nécessaire à son processeur, un Ryzen 9 5900HX donné pour 45+ Watts de TDP et qui peut atteindre en pratique des pics à 54 Watts.

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Il a donc fallu composer une dissipation adaptée à la mesure de ce processeur et cela passe par l’emploi de deux ventilateurs en extraction pour encaisser la chaleur de l’engin. En général les systèmes de dissipation doubles se partagent le travail sur deux composants qui chauffent. Processeur et circuit graphique par exemple. Sur le Beelink GTR5 il n’y a qu’une seule puce a refroidir puisque la partie graphique est intégrée au Ryzen.

La solution a donc été d’utiliser deux caloducs de 5 mm chacun pour encaisser la chaleur du processeur. Deux ventilateurs prennent en charge le refroidissement via des d’ailettes qui extraient la chaleur qui sera donc repoussée vers l’extérieur. Le fait de doubler le système préviendra peut être une soufflerie trop importante, la marque promet de son côté une utilisation relativement silencieuse de l’engin.

Beelink GTR5

De quoi profiter au mieux de ce processeur impressionnant qu’est le Ryzen 9 5900HX. Une puce qui a commencé a envahir le marché des MiniPC avec les solutions de Minisforum et Moresfine. Le processeur gravé en 7 nanomètres embarque 8 coeurs Zen 3 et 16 threads sur des fréquences oscillant de 3.3 à 4.6 GHz. Il propose 20 Mo de mémoire cache ainsi qu’un circuit graphique Radeon Vega 8 fonctionnant à 2.1 GHz. Une solution musclée donc qui est ici accompagnée par deux slots de mémoire vive SoDIMM DDR4-3200 Mhz double canal pour un maximum de 64 Go.

Beelink GTR5

L’ensemble du châssis est construit en métal avec de nombreuses zones maillées pour aérer les composants. Le boitier pourra s’utiliser à plat mais également se monter en mode VESA sur le support de votre choix.

Beelink GTR5

Le stockage du Beelink GTR5 est confié à une double solution. D’abord un double emplacement M.2 2280 qui accueillera pour le premier une solution PCIe NVMe et pour le second un module au format SATA 3.0. Cette base de stockage pourra également être complétée par un stockage SATA 3.0 grâce à la baie 2.5″ présente au fond du châssis.

Beelink GTR5

La connectique est très bonne comme souvent avec la marque. On retrouve en façade un port USB 3.0, un USB Type-C proposant données et sortie vidéo, un port jack 3.5 mm combo et deux micro en plus du bouton de démarrage.

Beelink GTR5

Sur la partie arrière on retrouve deux ports USB 3.0 supplémentaires accompagnés de deux USB 2.0. Deux ports Ethernet 2.5 Gbps séparés pilotés par une solution Realtek RTL8125BG, une sortie HDMI et une sortie DisplayPort. Un module Wifi6 et Bluetooth 5.0 est également présent. A noter sur la partie supérieure du châssis la présence d’un lecteur d’empreintes digitales intégré pour déverrouiller facilement sa machine.

Beelink GTR5

Le Beelink GTR5 est donné comme compatible avec Windows 10 et Windows 11 puisqu’il propose la gestion TPM nécessaire mais également avec Linux en assurant une compatibilité Ubuntu et Manjaro.

Proposé en barebone, sans mémoire ni stockage, à 619$ HT en précommande directement sur le site de la marque, l’engin devrait débarquer chez les revendeurs habituels des sa réelle disponibilité. La campagne de « financement » ayant débuté débuté depuis quelques jours. Une version baptisée Beelink GTR4 sera également disponible dans le futur avec un AMD Ryzen 7 4900H.

Beelink GTR5 : Un autre MiniPC sous Ryzen 9 5900HX © MiniMachines.net. 2021.

Rendre un NUC Skull Canyon fanless ? C’est possible

Des engins assez exceptionnels dans le paysage des Minimachines de l’époque et remplacés par la suite par des modèles Hadès Canyon tout aussi intéressants. A leur sortie, ces engins étaient intégrés dans des châssis ultraplats et dissipés par un système de ventilateur proche d’une solution portable.

Skull Canyon

Comme beaucoup d’autres machines du genre, cette solution est refroidie par un ventilateur de portable. Un modèle ultraplat couplé avec un dissipateur à ailettes et des caloducs pour transporter la chaleur du processeur vers cet ensemble. Un système des plus classique donc, comme on en trouve dans énormément de solutions aujourd’hui.

Et comme beaucoup de ventilateurs de ce type, il arrive que le roulement à bille utilisé se désaxe. Ce qui provoque souvent un changement important dans le bruit généré par l’engin. J’ai lu à de quelques reprises que les Skull Canyon, comme beaucoup d’autres machines de ce type, finissaient par produire un son plus audible de leur ventilateur, témoignage courant du vieillissement du ventilateur. Que faire alors ? La solution la plus simple est de démonter le dispositif, de pianoter la référence de son étiquette et de commander un modèle identique de remplacement. Cela coûte en général quelques euros et permet de retrouver, après un bon dépoussiérage, un engin beaucoup plus silencieux.

Skull Canyon fanless

Mais il existe une alternative, une solution un peu plus extrême mais qui a le gros avantage de proposer un fonctionnement parfaitement silencieux. C’est ce qu’a fait Fastraxnz, un utilisateur de Reddit, qui publie des photo de sa réalisation.  IS-40X

En fixant un dissipateur IS-40X de ID-Cooling sur la carte mère et en découpant le capot de son châssis pour laisser dépasser les ailettes de l’engin, il arrive a dissiper suffisamment le système. Rendant ainsi son NUC Skull Canyon fanless. Ce ventirad particulier est au départ prévu pour dissiper jusqu’à 100 watts avec un ventilateur actif mais il apparait fonctionner parfaitement pour encaisser 45 watts de manière passive. Vendu une trentaine d’euros en importation, ce modèle doit probablement pouvoir être remplacé par différentes autres solutions du même type sans soucis.

Skull Canyon fanless

Le résultat est assez étrange avec un MiniPC au format particulier surmonté de cette protubérance métallique servant a évacuer la chaleur conduite par les caloducs. Mais le prix a payer est très léger pour continuer a utiliser un NUC Skull Canyon fanless?

Skull Canyon fanless

C’est une idée qui me séduite de plus en plus et je vais surement travailler sur un concept de MiniPC fanless de ce type. Un modèle performant et inaudible déployé en utilisant du materiel de récupération si possible.

Source : Fanlesstech

Rendre un NUC Skull Canyon fanless ? C’est possible © MiniMachines.net. 2021.

Archos est toujours vivant…

Archos, la marque dont vous pouvez acheter un paquet d’action en vous passant d’un simple café avec une cote au moment où j’écris ces lignes, à moins de 0.001€ sur Euronext Paris, est toujours en vie. C’est étonnant quand on voit la maigreur du catalogue de produits qu’elle propose aujourd’hui.

Ossia

En 2022, Archos prépare pourtant quatre gadgets avec un système de recharge sans fil longue distance « Cota » de la marque Ossia. En réalité je suppose que Archos ne joue ici que le rôle de « prête nom » pour des produits conçus et fabriqués par la marque Ossia ou par un partenaire employant ses brevets et technologies. 

En utilisant un chargeur sans fil propriétaire exploitant les Radio Fréquences Cota, il sera ainsi possible recharger quatre objets différents. Une montre connectée avec fonctions basiques de santé et de sport. Un tracker Bluetooth pour retrouver vos objets perdus. Une station météo avec mesure de la qualité de l’air et une camera intérieure sans fil.

L’idée est intéressante mais au vu des déperditions d’énergie des solutions de recharge distantes actuelles et de la hausse des prix du K/Wh, cela ne semble pas forcément une bonne idée de s’intéresser de trop prêt à la recharge sans fil longue distance. Face à un standard qui n’est pas encore posé, des technologies concurrentes qui cherchent également à s’imposer, investir dans ce type de produit est plutôt risqué. 

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Dernier détail, le communiqué de presse envoyé par Archos mentionne un élément troublant. Les produits en image ne sont pas forcément représentatifs des produits finaux. Autrement dit, c’est un projet en 3D. Alors Archos est certes toujours vivant mais je me demande si cette annonce n’est pas tout simplement un contrat de communication avec Ossia pour faire parler de cette technologie de charge longue distance. Un bon moyen pour Ossia de dire à ses futurs clients « regardez, Archos va utiliser notre technologie » et encourager des constructeurs a monter dans le train. On verra en 2022…

Archos est toujours vivant… © MiniMachines.net. 2021.

L’émulation x64 sur ARM uniquement disponible pour Windows 11

Cette émulation,  qui permettrait en théorie de lancer des applications « classiques » du monde Windows sur des machines équipées de SoC ARM a été un argument majeur pour valider le principe même des machines. En retrouvant ces applications, l’utilisateur profiterait du meilleur des deux mondes. Sauf que…

Sauf que l’émulation 32 bits de Windows sous ARM n’a jamais été une merveille. Lente, bugguée, loin d’être universelle, elle offrait souvent des performances médiocres. Un état des lieux qui a repoussé de nombreux acheteurs soucieux de profiter d’un catalogue d’outils logiciels correspondant à l’univers Windows et non pas une toute petite sélection d’applications développées pour être compatibles ARM.

Microsoft a promis à de nombreuses reprise de remédier au problème grâce à l’optimisation de son code d’une part mais également en apportant la possibilité de piloter des applications x64 en émulation sous Windows 10. Une évolution qui devait apporter un plus large catalogue et de meilleures performances.

On apprend aujourd’hui que cela ne sera jamais le cas. Du moins jamais pour Windows 10. Malgré la sortie de versions Beta de Windows 10 supportant l’émulation x64, le futur de ce développement se conjuguera désormais avec Windows 11. Plus aucune version de cette émulation ne sera proposée pour ces engins qui resteront donc limités aux applications x86 32 bits dans ce mode. Seuls les utilisateurs d’un PC sous ARM membre du programme Windows Insider et utilisant une Beta de Windows 10 pourront donc en profiter. 

Evidemment cela ne concerne pas grand monde et Microsoft ne risque pas une Class-Action suite à cette décision. Mais c’est néanmoins une méthode pas forcément très Fair-Play de la part de Microsoft qui a promis a de nombreuses reprises que les utilisateurs de solutions Windows 10 ARM allaient pouvoir profiter d’une émulation plus complète. La porte de sortie de l’éditeur étant évidemment qu’il sera possible de basculer de Windows 10 à Windows 11 gratuitement sur la majorité des PC sous ARM.

L’émulation x64 sur ARM uniquement disponible pour Windows 11 © MiniMachines.net. 2021.

Shuttle XPC DL20N : un MiniPC Fanless sous Intel Jasper Lake

On retrouve donc sur ce Shuttle XPC DL20N le même boitier que les DX30 de la marque. La cible reste la même, des professionnels à la recherche de solution efficace et peu gourmandes pouvant tourner sans relâche 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

Shuttle XPC DL20N

Le passage à une gamme Jasper Lake est logique et les différentes versions du Shuttle XPC DL20N ne cherchent pas vraiment a piocher dans l’argumentaire classique de la performance brute. Ils se contentent de puces sobres et efficaces. On retrouve ainsi les Celeron N4505 et Pentium Silver N6005 qui fonctionnent en 10 watts de TDP pour des performances sur l’entrée de gamme des propositions d’Intel.

Ce qui ne veut pas dire que ces Shuttle XPC DL20N ne seront pas capables de grandes choses. Le circuit graphique Intel UHD de onzième génération qu’ils embarquent leur permettront de piloter des affichages ultraHD pour quelques watts de dépensé ce qui peut être un excellent choix pour un affichage numérique par exemple. Le fait que les engins proposent une connectique très orientée vers le marché industriel éclaire également sur les cibles de ces engins.

Shuttle XPC DL20N

A l’intérieur on pourra intégrer jusqu’à 16 Go de mémoire vive DDR4-2933 sur deux slots SoDIMM classiques. Le stockage sera confié à un M.2 2280 PCIe NVMe X2 ainsi qu’à un port SATA 3.0 pour la baie 2.5″ intégrée.

Shuttle XPC DL20N

En façade on retrouve deux ports jack audio 3.5 mm, un lecteur de cartes SDXC et deux ports USB 3.2 Gen 2 type-A mais c’est surtout la partie arrière qui révèle les capacités particulières de l’engin. On découvre ainsi deux autres port USB 3.2 Gen1, deux USB 2.0, une sortie HDMI et un DisplayPort pour l’affichage. Un port Ethernet Gigabit pour la partie réseau mais également deux ports série (RS232 pour le premier et RS232/RS422/RS485 pour le second) ainsi qu’un port VGA pour des usages plus industriels de la machine. Le petit port carré  à gauche permettra de déporter le bouton de démarrage de l’engin.

Le Shuttle Slim DL20N ne change donc pas de format mais fait évoluer sa connectique. Le VGA est revenu sur ce modèle au détriment de la prise PS/2 du précédent. On note également une grosse évolution de l’offre USB. L’alimentation est toujours assurée par une solution externe en 19 volts et 40 watts. Pas de version Wifi par défaut mais la possibilité de monter une carte M.2 au besoin en option ou de choisir une solution 4G.

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Les entrailles d’un Shuttle DX30, probablement identiques à ce modèle. Source : Akiba-PC

Toujours compatible avec une accroche VESA, les machines proposent également des accroches DIN, sur rack 19″ ou sur pied. Elles disposent également de deux solutions de fixation Kensington Lock. Elles offrent toutes les fonctions de gestion autonome habituelles comme le Wake-On-Lan, le redémarrage après panne de courant et un fonctionnement sans interruption. Le châssis mesure 190 × 165 × 43 mm pour 1.95 kg. Comptez 277€ pour la version Celeron et 377 HT pour le modèle Pentium.

 

Shuttle XPC DL20N : un MiniPC Fanless sous Intel Jasper Lake © MiniMachines.net. 2021.

Honor MagicBook View 14 : un 14.2″ au format 3:2 bien équipé

Rien d’extravagant dans ce Honor MagicBook View 14, la proposition est sobre et se base sur des composants avant tout choisis pour leur efficacité. Leur productivité. Construit autour d’un Intel Core i7-11390H Tiger Lake, ce 14″ s’emploie à proposer ce que l’on demande à une machine ultramobile tout en se glissant dans la norme Intel EVO.

Honor MagicBook View 14

L’écran du Honor MagicBook View 14 est ainsi un 14.2″, une diagonale inhabituelle qui propose un affichage en 3:2 au lieu du traditionnel 16:9. Un affichage qui profitera d’une haute définition en 2520 x 1680 pixels pour 141 points par pouce. Tactile et multipoints, occupant 90.5% de la surface disponible, l’écran utilise la technologie LPTS pour un affichage présentant un grand angle de vision de 178° mais également une belle luminosité de 400 nits, un contraste de 1000:1 et une colorimétrie 100% sRGB en 90Hz. 

Honor MagicBook View 14

Avec ce format particulier, le 14.2″ est très compact avec 31 cm de large pour 22.66 cm de profondeur et 1.58 cm d’épaisseur, pesant 1.48 Kg il embarque une batterie 3 cellules de 60 Wh qui offrira entre 11 et 15 heures d’utilisation suivant les usages. L’autonomie est un point important de cette offre avec un effort fait sur la recharge rapide. Comme beaucoup d’autres machines récentes ce Honor MagicBook View 14 profite d’un chargeur USB Type-C Power Delivery qui alimentera l’engin en 65 watts et permettra de recharger la machine à 45% en 30 minutes… Mais aussi et surtout de la regonfler à bloc avec 100% d’autonomie en 1H30 de charge.

A l’intérieur de l’engin la recette est simple, la marque s’est tournée vers une solution Intel Core i7-11390H unique. Ce processeur Tiger Lake de onzième génération propose 4 coeurs et 8 Threads dans des fréquences allant de 3.4 à 5 GHz avec 12 Mo de mémoire cache. Une solution qui fonctionne sur un TDP de 35 watts et qui propose un circuit graphique interne Intel Xe cadencé jusqu’à 1.4 GHz ave 96 Unités d’Execution. Ce choix, accompagné ici de 16 Go de mémoire vive LPDDR4x permettra de venir à bout de la très très grande majorité des usages sous  le système Windows 11 livré avec la machine. Le stockage est confié à une solution SSD PCIe NVMe classique. Cet ensemble est suffisant pour tous les emplois d’un ultraportable : on pourra écrire, surfer, coder, jouer, retoucher des photos et même effectuer des montages vidéos sur cette machine. Suivant les usages il sera peut être plus pertinent de l’utiliser en mode sédentaire pour étendre son affichage ou effectuer des calculs longs, je pense ici bien évidemment à la vidéo, mais pour avoir testé un engin muni du même profile de processeur, mémoire et stockage sous DaVinci Resolve et lancé des montages en UltraHD et des jeux 3D récents avec, j’ai été surpris par la souplesse et la performance de cette « petite puce » en 35 watts seulement.

Honor MagicBook View 14

La marque indique un refroidissement très travaillé avec un système de caloducs et d’ailettes permettant de refroidir l’engin sans générer trop de bruit. Une moyenne est ainsi indiquée à 22 dB(A). A noter qu’un mode « performance » poussant le processeur à 45 watts de TDP peut être activé avec un simple appel de clavier mais uniquement en mode sédentaire, quand l’ensemble est alimenté par le secteur.

Honor MagicBook View 14

Le reste de la machine est assez complet, le Honor MagicBook View 14 propose une solution de webcam cassez originale. Située au dessus de l’écran il s’agit d’un double capteur qui a l’avantage de proposer une solution plus haut de gamme en terme de qualité d’image que les intégrations habituelles. Avec un grand angle de 90° et surtout une capture 5 mégapixels, cette solution proposera bien mieux que le classique « HD » encore massivement employé par les constructeurs.

Honor MagicBook View 14

Compatible avec la reconnaissance visuelle de Windows, elle permettra de déverrouiller la machine facilement. Le clavier est de type chiclet, de pleine taille, il propose un rétro éclairage avec une course de touche de 1.5 mm traitées de manière a proposer une surface légèrement concave. La pavé tactile est large et profond et l’ensemble profite de l’espace supplémentaire lié au choix d’un affichage 3:2. Un format qui offre des proportions plus importantes en profondeur. Le Honor MagicBook View 14 propose par ailleurs un lecteur d’empreintes digitales piloté par Windows Hello.

Honor MagicBook View 14 Honor MagicBook View 14

La connectique est assez complète avec deux ports USB Type-C permettant chacun de recharger la machine. Le premier est en USB 3.2 Gen1 et le second en Thunderbolt 4.0 Une prise HDMI, un port USB 3.2 Gen1 Type-A et un port jack audio combo complètent cette offre. La connexion se fera donc soit en Ethernet avec un hub USB, soir en utilisant le module Wifi6 et Bluetooth 5.1 intégré. A noter que la machine propose également un capteur NFC hautes performances.

Honor MagicBook View 14

La partie audio est confiée à un ensemble de quatre haut parleurs situés pour une paire autour du clavier pour un rendu sonore à la fois plus ample et enveloppant. Avec un gestionnaire d’effets sonores et des profils, il sera possible d’adapter le son en temps réel suivant vos usages. Quatre microphones sont également disposés sur le châssis pour piloter des assistants vocaux et assurer des services de vidéoconférence.

Honor MagicBook View 14

Bref, le Honor MagicBook View 14 est un ordinateur compact et complet, avec une proposition d’affichage 3:2 encore trop rare sur le marché. Il est proposé à 1499.90€ directement sur le site du constructeur. Petit « détail » intéressant, l’engin est livré avec un smartphone Honor 50 en version 8 Go / 256 Go totalement offert. Un duo intéressant pour quelqu’un qui cherche a se re-équiper pour cette fin d’année.

Honor MagicBook View 14 : un 14.2″ au format 3:2 bien équipé © MiniMachines.net. 2021.

Mecool Now KA2 : une TVBox Android avec webcam certifiée Google

Dans son format comme dans ses fonctions, la solution Mecool Now KA2 est très éloignée des TVBox classiques. Si ses entrailles sont habituelles, les services qu’elle promet sont différents.

Le gros point fort de cette solution est la présence en façade d’une webcam grand angle permettant de vous filmer pour un usage de vidéo conférence sous Google Duo. La marque n’insiste pas sur les compétences du capteur embarqué, on sait juste qu’il est 2 mégapixels en FullHD et que son ouverture atteint 100°, ce qui est assez important pour un usage dans un salon. Cette solution est accompagnée par un double microphone et l’idée globale est de proposer des fonctions de dialogue en ligne « de salon ». En posant l’appareil au dessus de son téléviseur, il est prévu pour, on aura la possibilité de dialoguer facilement, en famille, depuis son canapé.

Mecool Now KA2

Le micro comme la camera peuvent être « coupés ». Un système vient obstruer la vision de l’engin et un interrupteur permettra de déconnecter le micro pour être sûr qu’ils ne soient pas utilisés sans votre consentement. Enfin, un système d’alarme sonore et lumineuse viendra signaler les appels entrants et on pourra « décrocher » via la télécommande ou un bouton situé en façade. Je trouve l’idée assez bonne pour un usage très orienté évidemment. Par exemple pour équiper quelqu’un de pas très à l’aise avec la technologie mais qui voudrait pouvoir dialoguer de cette manière avec ses proches. Il pourra ainsi répondre à un appel en utilisant la télécommande facilement. Tout en profitant éventuellement des autres usages de la TV Box.

Mecool Now KA2

Car la Mecool Now KA2 propose également toutes les fonctions d’une TVBox standard, avec même une certification Android et donc la possibilité d’utiliser les services de streaming de Youtube, Disney+, Twitch, Amazon Prime ou Spotify par exemple. On retrouvera donc la possibilité de piloter des applications à la télécommande dont certaines assez inédites sur un format TV-Box comme Tik Tok. Mais d’autres applications et utilisations peuvent être imaginées comme des vidéoconférences sous Zoom par exemple.

Mecool Now KA2

La solution offre enfin une compatibilité avec l’assistant vocal de Google pour piloter des usages domotique ou simplement contrôler menus et recherches. La télécommande, munie d’une touche dédiée et d’un micro permettra également cet usage.

A l’intérieur de l’engin, on découvre des éléments très classiques avec le traditionnel SoC Amlogic S905X4 employé par la marque. De 2 à 4 Go de mémoire vive et de 16 à 64 Go de stockage eMMC. Un module Wifi5 et Bluetooth 4.2 est embarqué en plus d’une prise Ethernet gigabit. Un port USB 3.0 Type-A est également présent sur le côté de l’appareil pour brancher, par exemple, un kit clavier/souris.

Mecool Now KA2

Le travail fait pour rendre la Mecool Now KA2 compatible avec les téléviseurs est intéressant. La solution se positionne au dessus d’un écran à l’aide de béquilles qui viennent bloquer le dispositif. Les prises HDMI et d’alimentation ne sont pas placées vers l’arrière du châssis mais en dessous de telle sorte que l’ensemble peut être placé même sur un téléviseur accroché au mur, sans débattement arrière. Un filetage sous l’engin est également disponible pour le fixer sur un trépied d’appareil photo classique. Ce qui permettra d’orienter au mieux la caméra de la solution suivant ses besoins.

Mecool Now KA2

La Mecool Now KA2 est en vente sur AliExpress pour 139€ TTC environ. Pas forcément la solution la moins chère du marché mais une approche un peu différente des TVBox habituelles.

Merci à Brice pour l’info.

Mecool Now KA2 : une TVBox Android avec webcam certifiée Google © MiniMachines.net. 2021.

Qualcomm veut répondre à Apple avec de nouveaux SoC pour 2023

C’est la même promesse depuis des lustres, à chaque génération de puces, Qualcomm promet qu’elle est la meilleure et que l’on va enfin avoir des PC sous SoC ARM très performants. A chaque fois le soufflé retombe au bout de quelques tests. Les machines sous AMD ou Intel présentant des avantages techniques différents mais un niveau de performances sans commune mesure à la fois sous Windows et sous Linux.

Minimachines-11-2021Christiano Amon

La seule différence avec cette annonce faite pour le Qualcomm Investor Day, c’est son calendrier. En général la marque explique que la génération de SoC qui s’apprête a sortir de ses usines et envahir nos PC est la meilleure et c’est là que la déception se fait sentir, comme un piège à souris, on croit qu’il s’agit d’un bon gros morceau de fromage, on s’approche, et paf, on comprend son erreur en une fraction de seconde. Tellement vite que ceux qui en réchappent ne commettent pas deux fois la même erreur. Que ce soit au niveau des clients ou des fabricants, les machines sous SoC ARM sont regardées avec une envie mélangée de crainte… Et tout le monde passe prudemment autour sans s’arrêter.

Là le scénario diffère puisque Qualcomm ne promet pas l’arrivée de ces puces pour la génération de machines qui devrait débarquer en Janvier mais pour 2023 ! Une année complète au minimum de recherche et développement supplémentaire pour leur prochaine salve de SoC.

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On ne sait pas encore tous les  détails de ces futures solutions à destination du marché PC mais l’ambition de Qualcomm est de contrer les solutions Apple que sont les M1, M1 Pro et M1 Max. Un travail énorme puisque les solutions d’Apple sont probablement les puces les plus efficientes du marché avec des performances littéralement incroyables en terme d’usage pour les deux dernières venues que sont les M1 Pro et M1 Max. Des performances qui correspondent à la promesse faite par ARM dans sa conception, c’est à dire une débauche de capacité de calcul et de fonctions câblées pour quelques watts de consommation. Croyez moi, la première fois que l’on voit un MacBook Pro faire un rendu UltraHD en filaire sans faire le moindre bruit, on est assez surpris.

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« Qualcomm veut être la plateforme préférée pour les PC pour leur inévitable transition vers  ARM » Christiano Amon, CEO de Qualcomm

 

Qualcomm a donc un Everest a grimper, un Marathon que la marque veut finir au Sprint pendant toute l’année 2002 et qu’elle a probablement commencé dès la sortie des premiers M1. Un petit peu de stéroïdes ont été absorbés cette année avec l’acquisition de Nuvia pour 1.4 milliard de dollars. Nuvia est une société spécialisée dans la conception de puces fondée par des anciens de nombreuses boites de prestige comme Google, ARM, AMD, Broadcom et… Apple. Un des co fondateur de Nuvia étant rien d’autre qu’un des architecte en chef des processeurs d’Apple il y a encore quelques années. Aux manettes lors de la transition d’Intel à ARM. On voit pourquoi certains ont cassé leur tirelire.

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Qualcomm indique qu’il va s’appuyer sur les technologies de Nuvia pour ses prochains SoC et commencera a produire quelques échantillions d’ici 9 mois et que les premières machines seront livrées en 2023. Je ne dirais pas que les calendriers prévisionnels actuels sont élastiques mais il va sans dire que ces projections sont optimistes. Il est fort possible, étant donné les pénuries diverses sur les composants, que la situation de 2022 ne permette pas forcément une production sans soucis en 2023. Un changement de calendrier par rapport aux estimations de la marque au moment du rachat de Nuvia. En Mars dernier le premier SoC ainsi créé devait être disponible pour la seconde moitié de 2022.

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La promesse de performances par watts de Nuvia

Et c’est peut être d’ailleurs là une clé qui explique l’année entière de développement accordée aux équipes de Qualcomm et Nuvia. Le marché est tellement tendu que promettre quelque chose pour 2022 serait illusoire, aucun constructeur ne mettrait en route une chaine de production pour un produit dont on ne sait pas si il intéressera réellement le marché en priorité sur les « valeurs sûres » que sont les PC classiques sous Intel et AMD.

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On ne sait pas exactement quelle sera la recette de Qualcomm pour ces nouvelles puces. Seules quelques éléments ont été annoncés avec comme toujours beaucoup de promesses techniques. L’objectif avoué est de proposer le SoC ayant les meilleures performances et la plus basse consommation de toute l’offre actuelle. Ok, c’est un objectif. Moi je pourrais très bien avoir pour objectif de grimper le Kilimandjaro sur les mains en bermuda par exemple, ça n’engage à rien les objectifs.

Pour parvenir a augmenter ses performances, Qualcomm indique  vouloir s’appuyer sur ses solutions graphiques Adreno qui pourront délivrer des capacités allant de 0.3 TFLOPS pour les engins les moins gourmands comme le tech-a-porter. Et jusqu’à 15 TFLOPS pour des machines de jeu haut de gamme. La marque indique également s’appuyer sur ses autres atouts développés sur le secteur mobile pour rivaliser avec les puces x86 sur le segment PC : modem 5G intégré et fonctions d’Intelligence Artificielles ou de prise en charge de module caméra de très belles définition.

Bref plein de belles promesses et comme d’habitude j’ai envie d’y croire mais je reste un peu apeuré par le gros bout de fromage trop apetissant. J’attendrais sagement qu’un autre aille gouter avant moi et publie ses impressions. Je ne peux que souhaiter que Qualcomm réussisse et nous prouve sa capacité d’adaptation. Si l’acquisition de Nuvia permet à la marque d’optimiser son SoC mais également ses capacités d’émulation x86 sous Windows, on aurait tous a y gagner.

Qualcomm veut répondre à Apple avec de nouveaux SoC pour 2023 © MiniMachines.net. 2021.

Geniatech XPI-S905X : un autre clone du RPi sous SoC Amlogic

La Geniatech XPI-S905X est donc un nouveau clone de la solution Raspberry Pi avec un format identique de 86 x 56 mm et des prix assez doux mais une puce Amlogic au lieu d’une solution signée Broadcom.

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On retrouvera deux choix de SoC avec des Amlogic S905X2 et Amlogic S905X3 disponibles en plusieurs versions. Toutes sont proposées avec pas moins de 2 Go de mémoire vive et une base de stockage de 8 Go de eMMC. L’ensemble de ces éléments sont évidemment soudés aux cartes.

Point intéressant de ces puces Amlogic, et raison qui explique leur choix fréquents au sein de solutions multimédia du type TV-Box, ce sont des brutes en terme de décompression vidéo. Les puces prennent en charge les formats VP9, H.265 HEVC MP-10, AVS2-P2, H.264 AVC HP en 5.1et en UltraHD à 60 images par seconde.

Le SoC S905X2 propose quatre coeurs ARM Cortex-A53 tandis que le S905X3 emploie quatre coeurs Cortex-A55. Les deux utilisent un circuit graphique ARM Mali-G31 MP2 qui propose ces capacités de décompression impressionnantes. Ce qui fait de ces deux solutions de bonnes bases pour vous construire un petit média center maison. 

Les GeniaTech XPI-S905X sont également assez accessibles financièrement, avec des tarifs qui démarrent à 35$ pour la version Amlogic S905X2 sans module wifi. Un second modèle  qui propose Wifi et Bluetooth est annoncé à 5$ de plus… Le modèle Amlogic S905X3 de base est à 37$ et la version complète avec réseaux sans fil culmine à 42$.

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La carte  propose une ribambelle de ports exploitables avec une sortie HDMI, trois ports USB 2.0 et un USB 3.0, un micro USB pour l’alimentation, une prise Ethernet Gigabit et un lecteur de cartes MicroSD pour étendre le stockage. La carte propose également les 40 broches habituelles du mondes des Raspberry pi avec une compatibilité vers les HAT de cet écosystème. 

A noter que Geniatech proposera aussi, sur commande, des versions différente de la carte. Il sera ainsi possible d’obtenir des solutions Amlogic S905X4 et même des versions en 1 ou 4 Go de mémoire vive. Toutes seront compatibles avec Android 9.0, seule solution logicielle officiellement livrée par Geniatech. Il ne devraient pas poser trop de soucis pour faire tourner une des nombreuses distributions Linux compatible avec cette puce. Du reste on ne voit pas très bien ce qu’on pourrait faire des 40 connecteurs de la carte si on n’a accès a aucun autre système…

Source : CNX-Software

Geniatech XPI-S905X : un autre clone du RPi sous SoC Amlogic © MiniMachines.net. 2021.

La OneXPlayer AMD montre ses muscles en vidéo

Il s’agit d’un prototype pris en main et filmé par Project-SBC sur Youtube. On découvre un engin en tout point identique à la version Intel mais équipé d’une puce AMD Ryzen.

La première vidéo fait le point entre la version Intel et la version AMD de la console mobile. La grande majorité des éléments sont identiques. Ports – hormis l’absence de Thundeerbolt sur la version AMD évidemment -, écran et contrôleurs sont les mêmes. Un élément qui change vraiment la donne vient d’une plus grande compatibilité avec certains jeux du côté d’AMD du fait de pilotes optimisés pour cela. Un « retard » qu’Intel travaille cependant et il est possible que ces titres qui ne fonctionnent pas aujourd’hui avec les puces Core soient un jour accessibles à la version Tiger Lake.

A noter qu’il s’agit pour beaucoup de titres triple A très gourmands en terme de qualité graphique et parfois pas vraiment adapté à ce format de console. Jouer à un FPS exigeant sur deux mini joysticks n’est pas une bonne idée. D’autant qu’il n’y a pas d’aide à la visée sur les versions PC. Autre soucis de ces jeux, leur gourmandise en performances qui ne colle pas forcément très bien avec le côté portable des engins. Pour beaucoup ces jeux laisseront un fil à la patte de la console.

Le bouton Turbo qui change la fréquence d’horloge sur le processeur Intel modifie également des éléments sur le processeur AMD afin d’augmenter dans les deux cas les performances de la machine.

On note un recours « technique  » au fusil à pompe pour compenser le manque de précision accordé par l’interface de jeu

Cette vidéo de Call of Duty Cold War sur la console est assez impressionnant même si il faut bien se rendre compte des concessions faites par le vidéaste pour arriver à ce résultat. Il s’agit ici de trouver le oint le plus juste entre autonomie et performances et cela passe par des sacrifices.

Le premier et le plus important selon moi, est la  définition du jeu. Il est affiché en 1280 x 800 pixels en détails « bas ». C’est peu. Vraiment peu si on considère que l’écran embarqué est un 2560 x 1600 pixels. Et c’est un des problème que l’on rencontre de manière récurrente avec ce type d’engin. Les spécifications matérielles sont extraordinaires et proposer un affichage 8.4″ de ce calibre produit vraiment une très belle image avec 358 ppp à l’écran… Mais pour quoi faire ? On ne va pas taper de devoirs ou de code sur la console ? Pas plus que de faire de la retouche d’image ou du montage ? Proposer ces définitions ultra élevées ne sert donc finalement à rien a part faire joli sur la fiche technique si le joueur doit baisser la définition à ce point. Un élément qui valide totalement la stratégie de Valve de rester cantonné à du 1280 x 800 pixels sur son écran 7″

Si One Netbook envoie des modèles Beta à ce vidéaste c’set pour la bonne raison de son expertise technique. Il sera a même de trouver les meilleurs réglages techniques pour proposer un équilibrage suivant différents profils. Des meilleures performances en mode « secteur » à des choix techniques pour jouer plus d’une heure trente en mode batterie.

Dernière vidéo, une comparaison de performances entre les versions Intel Core i7-1165G7 et la version AMD Ryzen 7 5700U sur le même jeu Call Of Duty Warzone. L’intérêt de cette vidéo est de montrer l’impact sur les performances des réglages des processeurs. Les variations sont importantes avec des puces qui passent de 14 à 30 watts de TDP sur la solution AMD et de 18 à 28 watts sur la version Intel. L’emploi de technologies d’upscaling dynamique est également exploré.

La OneXPlayer AMD montre ses muscles en vidéo © MiniMachines.net. 2021.

Pourquoi il y a encore des prises VGA sur les MiniPC ?

A chaque fois qu’une machine est présentée sur le blog et qu’elle propose un port VGA, ou un port série, c’est la même chose. Quelqu’un s’étonne en commentaire de leur présence. Il est vrai que trouver un accessoire équipé de ces ports, que ce soit un affichage ou un outil, est devenu très difficile. Et, pourtant, cela s’explique très simplement.

MSI Pro DP20Z

Le MSI Pro DP20Z et ses ports VGA et Série

Le marché des MiniPC est assez compliqué. Quand on construit un PC classique, une grande tour ou un ordinateur, on s’adresse à un marché potentiel de dizaines de millions de personnes. Particuliers, PME, grandes entreprises, même si les configurations internes de ces engins peuvent changer, le châssis et les connectiques des machines sont les mêmes. Vous imaginez une machine, un design, et le coût de sa création sera absorbé par des milliers de ventes.

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Le port RS-232 du GPD Micro n’a pas été pour rien dans son succès

Sur le marché des MiniPC il en est tout autrement. C’est ce qu’on appelle un marché de niche et le nombre de clients potentiels est bien plus faible. On ne voit pas de MiniPC au rayon informatique de la grande distribution. On ne croise pas tous les jours une publicité pour un MiniPC dans la rue. A part pour les machines NUC d’Intel, il y a eu très peu de campagnes de publicité auprès du grand public pour ces solutions. Un moyen qu’a trouvé l’industrie pour compenser ce problème de clientèle a été assez simple, mélanger les cibles potentielles pour les MiniPC. Ces MiniPC existent depuis fort longtemps pour les pros et un jour, certains constructeurs se sont dit qu’il serait intéressant de viser également les particuliers.

Le marché des MiniPC n’est pas né pour vous et moi, il est né pour l’industrie et a dérivé ensuite vers le grand public.

 

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A l’arrière d’un MiniPC classique on retrouve donc parfois un port série que l’on n’a pas vu sur un PC de particulier depuis plus de 20 ans. Certaines machines ont un port VGA alors que les  écrans commercialisés proposant cette connectique se comptent désormais sur les doigts d’une main. C’est tout simplement parce que certaines de ces solutions visent autant les utilisateurs classiques que les industriels.

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Du côté des particuliers on trouve tout ce qu’il faut : HDMI, DisplayPort et USB cohabitent avec les prises VGA et Série. Pas de soucis. Mais il existe également des particuliers qui se servent de ports VGA. De nombreux utilisateurs dans de nombreux pays comme la chine, l’inde et ailleurs, ont encore et toujours des solutions d’affichage cathodiques. Des écrans de télé comme des PC qui se servent du bon vieux VGA. Parce qu’un nouvel écran représente des mois et des mois de salaire et qu’il n’y a aucune raison d’en acheter un neuf aujourd’hui, le changement de connectique aurait un coût faramineux. Ces marchés ne sont pas a négliger, ils représentent des millions et des millions de clients potentiels.

Mais c’est également du côté des industriels qu’il faut fouiller. Imaginez une machine outil datant des années 90 ou 2000, je ne parle pas d’une machine classique comme une emboutisseuse ou une grosse imprimante, non je parle de machines industrielles. Celles qui coûtent des fortunes à l’achat. Des CNC, des solutions d’imprimerie ou autres, pilotées par des logiciels sur mesures et connectées à un ordinateur via un écran cathodique. Ces engins qui ont coûté des millions de francs à l’époque et qui coutent encore aujourd’hui de fortes sommes en euros sur le marché de l’occasion, ne disposent pas de ports USB ou Thunderbolt. Pas plus que de HDMI ou de DisplayPort. Elles embarquent un vieux PC 386 ou Pentium pour les plus chères et les plus récentes, une carte mère souvent protégée dans la machine elle même. Mais malgré tout couverte de crasse et de poussière, qui a été changée déjà trois ou quatre fois par le service de maintenance de la marque ou un de ses prestataire.

Qu’est ce que fait ce PC interne ? Pas grand chose pour une machine moderne. Il se servait d’une poignée de MHz et de quelques Mégaoctets de mémoire vive pour faire tourner le logiciel servant de cervelle à ces outils. Sur une machine servant a mouler du plastique, la proportion de matière a injecter, la chaleur a obtenir sur les parois du moule ou la température a atteindre pour la matière première. Dans la vidéo ci dessus, on découvre une gestion proche de celle d’une imprimante 3D aujourd’hui : déplacer des éléments sur 3 axes avec un outil qui tourne sur lui même pour découper de la matière au lieu d’en ajouter…  Ce genre de trucs. Des choses qu’on peut faire aujourd’hui avec un Raspberry Pi ou même un micro contrôleur Arduino mais pilotés alors par un logiciel propriétaire livré avec l’engin.

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L’écran d’origine de la machine ci-dessus en VGA pur et dur

Evidemment l’écran livré avec votre machine industrielle à besoin d’un port VGA, la machine elle même dialogue avec un port série. Certaines solutions neuves disponibles aujourd’hui sur le marché proposent toujours ces connecteurs pour être compatibles avec des accessoires vendus il y a 30 ou 40 ans. Si les industriels intègrent encore ces ports VGA et HDMI sur des MiniPC aujourd’hui c’est pour cette bonne raison. Parce que ces MiniPC peuvent se loger dans la caisse en tôle du PC d’origine livré avec la machine. Ils sont parfois également fanless car la carte mère qui proposait un 486 à l’époque n’avait pas forcément besoin d’être ventilée et était même coincée dans un boitier assez étouffant.

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Toujours la même CNC Fadal de 1996 restaurée avec un nouvel écran et un nouveau… MiniPC.

Ainsi ces fabricants peuvent proposer un MiniPC sous Celeron ou Pentium moderne, sous Intel Core ou sous Ryzen d’AMD, et le faire cohabiter avec une découpeuse à eau qui a des milliers et des milliers d’heures de boulot au compteur. Mais également viser le bureau d’un particulier pour en faire une machine bureautique ou le faux plafond d’une PME pour devenir un affichage dynamique. Dans le premier cas les ports USB seront inutile comme 95% des MHz et de la mémoire proposés par l’engin. Dans le second ce sont les ports série et VGA qui apparaitront superflus.

L’autre solution serait de faire un châssis différent1 pour chaque cible, certains constructeurs le font d’ailleurs, mais cela alourdi la note finale puisqu’il faut concevoir deux moules différents et stocker différemment les boitiers. 

Voilà pourquoi à la fin 2021 on trouve toujours des MiniPC avec ces ports VGA et Serie, c’est tout simplement pour que les machines soient moins chères et que leur marché existe. Car elles ne seraient probablement pas très rentables en ne visant qu’un seul des deux public.

Pourquoi il y a encore des prises VGA sur les MiniPC ? © MiniMachines.net. 2021.

CENAVA P3T : le MiniPC ultracompact passe au Celeron J4125

Le Cenava P3T est un MiniPC particulièrement compact. Son châssis mesure 12.17 centimètres de côté pour 2.37 cm d’épaisseur. Il est destiné à ceux qui recherchent la solution PC la plus discrète possible. 

Ceneva P3T

L’objet est d’abord sorti sous Celeron J4115, un processeur entrée de gamme qui proposait un poil plus de performances que ce bon vieux Celeron N4100. Disparu pendant quelques temps, il vient de réapparaitre avec la même référence mais sous Celeron J4125 quadruple coeur cadencé de 2 à 2.7 GHz. Le changement de puce n’apportera pas franchement de grosses performances supplémentaires mais tout de même, quelques capacités de calcul en plus pour un TDP équivalent. C’est la puce qui équipe de nombreux MiniPC comme le MeLE Quieter2 par exemple.

Ceneva P3T

Le gros point fort de ces machines n’est de toute façons pas le calcul brut mais plutôt le multimédia avec des possibilités de décompression vidéo très complètes et la prise en charge des formats classiques en plus du H.265 et du VP9 jusqu’en UltraHD. De quoi se fabriquer un petit poste multimédia et bureautique qui pourra également dépanner de temps en temps en retouche d’image pour un investissement léger. L’autre bonus étant le faible encombrement de la solution qui se glissera facilement derrière un poste de télé ou au dessus d’un ampli.

Avec 8 Go de mémoire vive LPDDR4, le Cenava P3T nouvelle version offrira un usage de surf et de bureautique confortable. Son stockage de base est faible, 64 Go de eMMC seulement, mais on pourra lui adjoindre un SSD SATA 3.0 au format M.2 2242 au besoin. La machine propose une connectique Wifi5 et Bluetooth 4.2 grâce à une puce Intel 7265 très classique. Elle dispose également d’un port Ethernet Gigabit. Le reste de la connectique comprend quatre ports USB 3.0, une sortie HDMI 21.4, un port VGA, un lecteur de cartes MicroSD, un jack audio combo et un système antivol type Kensington Lock.

Ceneva P3T

Fourni avec une accroche VESA c’est typiquement le genre de système parfait pour remplacer une vielle machine format tour ne servant plus qu’a faire de la bureautique et ayant bien du mal a lire une simple vidéo en streaming. Suffisante comme poste de travail et de surf, c’est aussi une solution discrète pour un usage multimédia de média center. Compatible Windows et Linux, il est proposé à 192.83€ TTC chez Banggood en importation directe depuis la chine.

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Noctua NH-L9i : des ventirad compacts pour Intel LGA 1700

Le Noctua NH-L9i-17xx est est une solution assez étonnante puisque, avec ses 37 mm de hauteur seulement il est censé pouvoir encaisser les watts d’un nouveau processeur Intel Core i9-12900K et ses… 125 Watts de TDP. Une performance que l’on doit, entre autres, au savoir faire du constructeur Autrichien en terme de design de ventilateur. Un art qu’il maitrise tant du point de vue volume d’air brassé que d’un point de vue turbulences et bruit généré.

Noctua NH-L9i

Disponible en deux versions aux changements uniquement esthétiques avec une édition Chromax.black, le Noctua NH-L9i est annoncé à 59€ prix public (Déjà dispo à moins de 45€) et il est bien évidemment pensé pour intégrer les stations les plu compactes, celles qui n’ont pas beaucoup de place pour les autres solutions de la marque. Pour les autres, Noctua propose un ensemble d’adaptateurs variés permettant d’employer leurs précédentes solutions sans avoir a racheter un équipement complet. 

compatible avec toute carte mère Mini-ITX, le NH-L9i permettra de construire des solutions compactes et performantes. On retrouve un bloc d’aluminium de 9.9 x 9.5 cm coiffé d’un ventilateur NF-A9x14 PWM. De quoi encaisser la totalité de la nouvelle gamme d’Intel, même les puces les plus généreuses en chauffage central, celles qui ont des pointes de TDP dépassant les 240 watts en mode Turbo… reste a savoir si cette capacité se fera dans la durée ou si cela limitera les hautes fréquences à peau de chagrin.

Noctua NH-L9i

Cela ne veut pas non plus dire que tous les boitiers Mini-ITX et toutes les configurations du marché pourront profiter de ce genre de ventilation et ainsi se débarrasser magiquement du problème de la chaleur dégagée par le processeur. Ces watts doivent bien entendu être dégagés vers l’extérieur et certains châssis ne pourront pas encaisser une telle débauche de chaleur accompagnés d’un processeur graphique haut de gamme. D’autres devront gérer des circulations d’air complètes pour pouvoir fonctionner dans la durée.

Si le NH-L9i a réussi a tenir 160 watts de dissipation en labo avec un Core i9 poussé à 4.2 GHz tout en respectant les températures maximales autorisées par Intel pour ses processeur, cela n’assurera pas la réussite de la même opération dans un châssis encombré de câbles et de nappes en tous genre, associé à une grosse carte graphique par exemple.

Pour s’en rendre compte il suffit de prendre en considération un des accessoire proposé en option avec le ventirad. Un petit conduit en mousse, adapté à la taille du ventilateur, qui va permettre de faire une liaison entre l’extérieur du châssis et le dissipateur lui même.

Noctua NA-FD1

L’usage d’un module en mousse est assez malin, il est suffisamment souple pour d’adapter à différentes épaisseurs de boitiers et permettra donc de faire la jonction entre intérieur et extérieur sans perturber le flux d’air.

Noctua NA-FD1

Joliment baptisé NA-FD1, cet accessoire mesurera de 5 à 45 mm suivant le nombre d’éléments que vous empilerez. Vendu 12.90€, il comporte 7 étages qui mesurent de 3 à 10 mm associé à un système de fixation. Evidemment on parviendra au même résultat ave un peu d’huile de coude et en bricolant mais le kit de la marque aura l’avantage d’être propre et adapté à différentes solutions. Le résultat est assez surprenant au dire du constructeur, un gain de température de 6°C a pu être constaté avec les puces AMD Ryzen et Intel Core les plus performantes.

Noctua NH-L9i : des ventirad compacts pour Intel LGA 1700 © MiniMachines.net. 2021.

MSI Pro DP20Z : un barebone Ryzen 5000 compact et évolutif

Complet et performant, le MSI Pro DP20Z est un barebone mesurant 8.5 cm de large pour 16.05 cm de profondeur et 19.33 cm de haut. Un engin compact, donc, mais qui propose de piloter des puces AMD Ryzen performantes.

MSI Pro DP20Z

Le MSI Pro DP20Z embarque un chipset AMD X300 qui lui permettra d’accepter des processeurs AMD Ryzen 5000G avec 3 choix disponibles : Ryzen 7   5700G (8c/16t et VEGA8), Ryzen 5 5600G (6c/12t et VEGA7) et Ryzen 3 5300G (4c/8t et VEGA6). Des puces « Cezanne » au départ spécialement conçues pour les assembleurs mais qui sont désormais commercialisées au grand public et qui proposent des TDP 65 watts ainsi que des circuits graphiques VEGA intégrés. 
MSI Pro DP20Z

L’engin propose une paire de slots SoDIMM DDR4 2666/3200 MHz qui permettra de monter à 64 Go de ram au besoin en double canal. Le stockage étant confié de son côté à une solution très complète comprenant deux slots M.2 2280 PCIe NVMe associés à deux baies SATA 3.0 au format 2.5″ classique. Le châssis ne permet pas d’intégrer de carte graphique, elle n’est pas prévue pour cela. Il faudra donc se contenter des puces graphiques VEGA intégrées.

MSI Pro DP20Z

La connectique est  complète avec en façade avant un port jack audio combinant casque et micro et un second jack 3.5 mm uniquement micro et deux port USB 3.2 Gen2 : le premier en Type-A et le second en Type-C. La partie arrière complète cette base avec de nombreux ports supplémentaires. On retrouve deux ports USB 2.0 et un port USB 3.2 Gen2 Type-A, une sortie VGA, une sortie HDMI 2.0, un Display Port, des ports d’antennes Wifi et même un port COM en option. Le module wifi embarqué sur la version barebone sera un Intel AC3168 classique proposant du Wifi5 et du Bluetooth 4.2. Il pourra être remplacé sur son slot M.2 au besoin. L’engin pèse au total 1.52 Kg et dispose d’une accroche type VESA 75 x 75 pour le suspendre à un support. 

MSI Pro DP20Z

Bref, une solution robuste et performante qui proposera des fonctionnalités complètes dans un châssis assez sobre. Je n’ai aucune idée de la solution de ventilation fournie, elle est pensée pour absorber les 65 watts de TDP de l’engin. L’alimentation est assurée par un bloc externe.

Le MSI Pro DP20Z se trouve à moins de 190€ sur Amazon, un tarif léger qui s’explique parce qu’il s’agit d’un barebone. Une version qu’il faudra équiper d’un processeur compatible, de mémoire vive DDR4 et d’un stockage. Il existe également des versions assemblées de cet engin, par exemple chez Materiel.net qui propose des modèles allant de 699.95€ à 899.90€ suivant les équipements choisis.

MSI Pro DP20Z : un barebone Ryzen 5000 compact et évolutif © MiniMachines.net. 2021.

Une carte de développement format Raspberry Pi sous Celeron N3350

Le format est identique, la connectique ressemble beaucoup et c’est totalement assumé de la part du constructeur. La carte de développement Axiomtek KIWI310 est un « clone » de Raspberry Pi qui propose une alternative aux SoC ARM avec un processeur Intel Apollo Lake Celeron N3350. Une solution intéressante à découvrir par les possibilités qu’elle propose.

On retrouve tout ce qu’il faut sur cette Axiomtek KIWI310. Le format tout d’abord avec une carte qui mesure 8.5 x 5.6 cm. La connexion GPIO ensuite avec les 40 broches habituelles mais également deux ports USB 3.2 et deux autres en USB 2.0 Type-A, un port Ethernet Gigabit piloté par un chipset RTL8111 et un port MicroHDMI. L’ensemble est alimenté par un port USB Type-C. Bref, ça ressemble beaucoup à une Pi classique.

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C’est donc le processeur embarqué qui fait la différence, un Celeron Apollo Lake N3350 d’Intel. Une puce pas toute récente et que l’on a déjà retrouvée dans des solutions très compactes comme la Zima Board1 ou le Zotac ZBox PI225 par exemple. Des solutions qui ont le gros avantage de leur compacité mais également d’un fonctionnement sans ventilation active.

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Le Celeron N3350 n’est pas un monstre de performances, c’est un processeur double coeur cadencé de 1.1 à 2.4 Ghz avec 2 Mo de mémoire cache lancé à la fin de l’année 2016. Son gros point fort est son TDP très bas donc avec 6 watts de consommation seulement et même une possibilité de l’employer en 4 watts. Il embarque un circuit graphique Intel HD 500 cadencé de 200 à 650 MHz qui ne sera pas une merveille en 3D mais qui reste compétent en 2D et en traitement vidéo.

Sur la Axiomtek KIWI310, on retrouvera jusqu’à 4 Go de mémoire vive LPDDR4X soudée directement sur la carte accompagnée de 64 Go de stockage eMMC. Un port M.2 2230 (USB 2.0 et PCIe), compatible avec des solutions de stockage SSD ou des cartes d’extensions, sera également disponible. De quoi faire pas mal de choses avec une solution qui restera des plus compactes. Axiomtek évoque la possibilité d’adjoindre une carte d’extension disposant d’une puce Intel Movidius Myriad X vision pour accélérer des traitements de reconnaissance d’objets par IA, par exemple. Ou la possibilité d’ajouter un module 5G

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La carte propose un support Wake On Lan ainsi qu’une alimentation PoE pour un pilotage à distance et si le détail exact de ses 40 broches GPIO n’est pas disponible on sait qu’ils géreront les fonctions habituelles : UART, I2C, SPI, GPIO et PWM. Un châssis optionnel sera également disponible, une solution qui prendra en compte le côté fanless de la machine. Evidemment la carte disposant d’un processeur Intel x86, elle sera à même de supporter de nombreux systèmes d’exploitation. Des solutions Linux, mais également des distribution Android et la majorité des versions de Windows. Seul Windows 11 ne sera pas disponible, la solution n’ayant pas de module TPM 2.0 embarquée2.

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Pas de prix, la carte KIWI310 est disponible chez le constructeur mais avec une dimension industrielle. Je doute que le tarif soit très apprécié des amateurs. Je suppose que les versions les moins chères soient aussi abordables qu’une Raspberry Pi classique. Il est même probable que certains MiniPC plus compétents et complets soient au final plus accessibles.

Source : CNX Software

Une carte de développement format Raspberry Pi sous Celeron N3350 © MiniMachines.net. 2021.

3D Storm distribue Netgear

Par : admin

NETGEAR renforce ses liens avec les professionnels de l’audiovisuel en annonçant un nouvel accord de distribution avec 3D Storm, 1er spécialiste NDI® en EMEA. Lire la suite

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Les Mini-B de Claypaky brillent sur « Qui Sait Chanter » au Québec

Par : admin

Un grand nombre de projecteurs Mini-B Claypaky, complétés par des K20 Claypaky A.leda B-EYE, ont illuminé le plateau de "Qui Sait Chanter", un concours de chant unique en son genre qui fera ses débuts sur le réseau Noovo au Québec cet automne. Lire la suite

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