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Our Favorite Articles of 2021

With 2021 coming to a close, we decided to revisit some of our favorite articles, videos, and freebies published this year.

Bonnes fêtes de fin d’année 2021

LeCollagiste

L’année 21 fini en branle-bas de combat, confiné, demi confiné, déconfiné, reconfiné.

Beaucoup de projets en chantiers, avortés, ou en préparations. Bilan plutôt positif de cette année 21 particulière, multi-tache et créative dans ce chaos ambiant en présentiel ou distanciel.

Mode vacances, la suite en 22.

Bonnes fêtes de fin d’année à tous.

TV LeCollagiste

Bonnes fêtes de fin d’année 2021 est un billet de LeCollagiste VJ.
LeCollagiste VJ - Mag du LeCollagiste, actu sur la culture VJING, Vidéo Mapping, info video et high tech.

Prodways présente la ProMaker P1000 S afin de démocratiser le SLS pour la production industrielle

Le fabricant français Prodways a présenté lors des Formnext Digital Days sa toute nouvelle imprimante 3D SLS, la ProMaker P1000 S. Conçue pour rendre la fabrication additive SLS plus accessible, cette nouvelle solution industrielle se veut fiable, ergonomique, flexible et…

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L’IA au service du montage, de l’animation et des métadonnées

Par : Shadows

Nous poursuivons notre retour sur le SATIS 2021 avec un sujet d’actualité : l’IA et le deep learning dans le secteur de la création.

Stéphane Singier, responsable filière des Industries Culturelles et Créatives chez Cap Digital, avait convié plusieurs personnes pour en discuter, avec de droite à gauche et par ordre d’intervention :

  • Matthieu Parmentier – Head of Data & Artificial Intelligence chez France Télévisions ;
  • Fabien Pisano – Sales Head South Europe chez Sony France ;
  • Olivier Reynaud – CEO chez Aive ;
  • Yassine Tahi – Co-founder / CEO chez Kinetix

Vous trouverez sous la vidéo un compte-rendu des échanges.

France Télévisions : la métadonnée vaut de l’or

Matthieu Parmentier de France Télévisions a entamé le tour de table avec une présentation des usages d’IA et des données au sein de France Télévisions. Depuis deux ans, le groupe dispose d’un département dédié sur ce sujet. L’idée est de mettre en place au sein de l’espace sécurisé France Télévisions une plateforme de services (qu’ils soient développés en interne ou chez des tiers) pour les entités du groupe, de façon à ce que les données ne quittent jamais cet espace sécurisé : hors de question de faire transiter massivement données et contenus en externe.

Un des enjeux majeurs est la mise en avant des programmes et contenus générés par France Télévisions sur Internet, en replay ou encore via les nouvelles plateformes, ce qui nécessite des métadonnées adaptées comme les tags, une description mais aussi des timings de début et fin de générique (indispensable pour pouvouvoir zapper ce dernier, enchaîner les épisodes / contenus). Sans ces éléments, un contenu sera difficilement mis en valeur et donc moins regardé, moins facile à valoriser.
Problème, cette étape est fastidieuse, l’idée est donc d’utiliser de l’IA pour automatiser cette étape.

En pratique, un des enjeux est d’entraîner les IA au quotidien, afin de les améliorer progressivement. A terme, d’autres objectifs sont envisageables, comme le sous-titrage.

Sony : le sport, secteur de rêve pour l’IA ?

Fabien Pisano de Sony France, de son côté, a souligné que les contenus répétitifs sont la cible idéale des traitements par IA. Le sport est donc un secteur de choix, à plus forte raison pour les disciplines très codifiées, avec des actions qui se retrouvent encore et encore : on peut penser ici aux sports de ballon (à plus forte raison si les arrêts de jeu sont fréquents, comme en football américain ou rugby).
Résultat : pour un sport comme le football américain, on peut demander à une IA de préparer environ 80% des moments forts qui seront ensuite utilisés lors d’une mi-temps, d’un récapitulatif de fin de match.

Aive : le montage les yeux fermés

Chez Aive, on s’intéresse à un autre enjeu : le montage. Avec la démultiplication des réseaux et plateformes, créer les multiples déclinaisons d’un projet est devenu un défi à part entière pour les marques et créatifs. Chaque contenu doit être créé en plusieurs formats (classique, carré, vertical…) et durées (2 minutes, 1 minute, 10 secondes…) pour mieux toucher les multiples cibles.

L’objectif d’Aive est de “rendre élastique” les vidéos en termes de durée et contenu afin d’éliminer ce problème. Concrètement, le principe est le suivant : un humain crée la vidéo standard, par exemple un contenu de 2 minutes en 16/9, et Aive se charge automatiquement de générer les multiples variantes utiles en termes de durée, format, avec mentions à indiquer (par exemple des mentions légales, le site mangerbouger.fr en bas d’une pub de céréales, etc) et sous-titres selon le cas.

Pour l’heure, Aive cible surtout les formats courts et le secteur des marques, donc de la publcité : un choix logique, ce domaine étant plus codifié. Mais à terme, l’entreprise se verrait bien travailler sur des formats plus longs, en prenant en compte des données comme l’intensité des émotions générées par tel ou tel segment d’une vidéo.

La commercialisation du service devrait se faire en 2022.

Kinetix : l’animation sans effort ?

Enfin, place à Kinetix, que nous vous avions présentée plus tôt dans l’année via une interview. La startup propose de générer des animations à partir de vidéos envoyées sur sa plateforme.

Notez que depuis nos premiers articles, le modèle économique a évolué : alors qu’auparavant la limitation majeure portait sur la durée des vidéos traitées, désormais le décompte ne se fait que si vous exportez les animations. Rappelons également qu’il est possible de tester gratuitement la plateforme (avec une limite de 30 secondes d’export par mois et un usage non commercial des résultats).

En outre, la nouvelle version 1.3 est sortie depuis le tournage de la table ronde, avec une timeline qui permet d’éditer, mêler des animations, ainsi que des librairies. On y trouve également une meilleure gestion du sol ou encore un système de fonds et props.

Le SATIS a été l’occasion pour Kinetix de présenter plus en détail ses plans ; en particulier, la volonté de KInetix n’est pas de se limiter au marché des studios et de l’animation professionnelle, mais de surfer sur l’engouement actuel pour la notion de metaverse, de mettre des outils créatifs entre les mains d’un public large, sans nécessiter de maîtrise technique.

L’article L’IA au service du montage, de l’animation et des métadonnées est apparu en premier sur 3DVF.

Crise, emploi, avenir : le point sur les VFX en France

Par : Shadows

Les enregistrements vidéo du SATIS arrivent désormais en ligne, et nous allons en relayer les conférences les plus marquantes. Voici pour commencer un état des lieux du secteur VFX en France.

Autour de la table, de gauche à droite :

  • Emmanuel Pichereau, directeur créatif/superviseur VFX chez One of Us Paris ;
  • Emma Deleva – Journaliste, qui assure la modération ;
  • Olivier Emery, PDG et fondateur de Trimaran ;
  • Anouk Deiller – Cheffe du service des industries techniques et de l’innovation – Direction du numérique au Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) ;
  • Laurens Ehrmann – CEO / Creative Director chez The Yard VFX.

Vous trouverez sous la vidéo notre compte-rendu de l’échange.

Pandémie, télétravail, sécurité

La table-ronde a évidemment débuté par un bilan de l’impact de la pandémie.

Côté Trimaran, après une phase de chômage technique liée au confinement, le travail a pu reprendre.
Même son de cloche chez The Yard ; Laurens Ehrmann souligne que le télétravail est désormais l’exception.
One of Us n’étant implanté à Paris que depuis juillet, l’antenne parisienne n’a donc pas vécu les débuts de la crise, mais Emmanuel Pichereau a indiqué qu’à Londres, le télétravail a été rapide (mise en place en 4 jours) et a duré bien plus longtemps qu’en France. Le but actuel de One of Us : la flexibilité et l’adaptation aux situations et demandes individuelles. En revanche le présentiel est imposé aux juniors.

En ce qui concerne les contraintes de sécurité, Laurens Ehrmann souligne que même les gros studios américains ont relâché leurs règles, tout simplement car ils n’avaient pas le choix. En pratique, la sécurité informatique a de toutes façons bien progressé ces dernières années, l’inconnue majeure étant la sécurité physique, l’humain.
Anecdote intéressante : au début de la mise en place du télétravail, Disney voulait imposer à ses sous-traitants une pièce dédiée fermée avec caméra… Avant d’assouplir les choses face aux réalités du terrain.
En revanche, un renforcement des règles est à prévoir selon les éventuelles fuites à venir.

Nouvelles plateformes, emploi

Le marché est actuellement bouleversé par l’arrivée de nouvelles plateformes qui créent un appel d’air : pour se démarquer, ces acteurs doivent créer du contenu, et donc faire appel aux studios VFX.

Laurens Ehrmann évoque un “Far West”, et souligne que le marché de l’emploi est déséquilibré, avec un manque d’artistes. The Yard signe déjà des projets prévus pour 2023, et doit même refuser des offres de projets, malgré une croissance de la taille du studio.

Anouk Deiller du CNC donne le même son de cloche d’une forte hausse de la demande par les plateformes. D’après les chiffres et remontées, le CNC voit également d’autres tendances, comme une démocratisation des VFX (qui sont accessibles à des projets à budget plus réduits), une hausse des budgets VFX pour les films français, ou encore l’émergence des séries “prestige” avec beaucoup d’effets visuels (Bazar de la Charité, Germinal). Enfin, la fameuse directive SMA a un impact encore difficile à mesurer.
Globalement, le CNC voit une hausse de la demande des VFX pour des projets français.

Concernant le marché de l’emploi, le panel souligne que le recrutement en France est rendu plus difficile du fait de projets moins attirants pour les artistes qu’une production Marvel. Le Tax Shelter en Belgique a par ailleurs tendance à attirer une partie des VFX de projets français.

Un peu plus loin dans l’échange, la table ronde souligne la difficulté de faire revenir des mid ou seniors partis à l’étranger au début de leur carrière. Ceci étant dit, la France est soudain devenue plus attractive pour ces personnes avec le Covid, la crise pouvant être plus facile à vivre dans l’hexagone en raison notamment du système social en place. D’autant plus avec le télétravail qui permet de ne pas forcément devoir vivre sur Paris.
Autre frein pour les studios français : les studios internationaux qui recrutent les élèves lors des jury de fin d’études, voire avant.

La conclusion ? Une nécessité pour les entités françaises de se positionner elles aussi très tôt auprès des élèves en fin de cursus, et d’arriver avec de beaux projets qui sauront les attirer face aux paillettes hollywoodiennes, canadiennes, anglaises.

One of Us à Paris : pourquoi ?

La table ronde a été l’occasion de revenir sur l’installation à Paris de One of Us : un choix qui peut interroger les studios déjà en place.

Pour Emmanuel Pichereau, les crédits d’impôt n’ont pas été la raison principale, même s’il avoue que cela a évidemment facilité les choses. L’objectif premier était d’avoir un pied sur le continent afin de garder un lien avec l’UE malgré le Brexit. Par ailleurs, il souligne la présence de talents en région parisienne : le but était donc aussi d’étendre l’équipe du studio au-delà de la sphère londonienne.

Excuse My French, French Keys, France VFX

Enfin, la table ronde a été l’occasion d’évoquer différentes initiatives, comme l’émergence de nouvelles structures. Excuse My French et French Keys, évoquées par Olivier Emery (lui-même lié à Excuse My French), se positionnent en structures indépendantes ou semi indépendantes avec de superviseurs qui pilotent des projets, sans forcément se rattacher toujours au même studio VFX.

France VFX (ex V2F), de son côté, est pour rappel une entité ayant pour but de fédérer le secteur et créer un dialogue, partant notamment du constat qu’en s’opposant, les studios ont surtout créé une baisse des prix. Une dizaine de studios membres veulent travailler à l’international, et cette volonté est un des axes de travail principaux de France VFX, qui avait déjà organisé un voyage aux USA afin de démarcher des clients locaux. L’entité projette d’ailleurs justement de renouveler l’opération en fonction des conditions sanitaires, tout en travaillant en France sur la mise aux normes (en particulier, de sécurité) des studios afin de pouvoir accueillir les productions internationales.

Bilan : un avenir radieux ?

Une forte demande, un recrutement intense, des initiatives pour se développer : en écoutant cette table ronde, l’avenir des VFX made in France semble en bonne voie.

Plusieurs inconnues ou défis restent cependant à garder en tête : l’évolution de la pandémie bien entendu, les adaptations indispensables pour pouvoir prétendre aux projets venus d’Outre-Atlantique, et enfin la concurrence des studios étrangers, qui imposent de bien planifier le recrutement.
On rappellera au passage aux studios qui nous lisent que nous disposons d’une plateforme emploi : si vous n’en avez pas déjà profité, n’hésitez pas à nous contacter sur contact@3dvf.com, nous pourrons vous donner tous les détails nécessaires, et surtout vous proposer une offre d’essai gratuit.
Enfin, il s’agit aussi de trouver les initiatives adaptées pour se démarquer : échanges entre studios, approches innovantes. On pensera également, même si ce n’était pas le coeur de la table ronde, à l’importance de bien suivre ou même anticiper les évolutions technologiques, à l’instar de Mac Guff qui a misé sur le deep learning.

L’article Crise, emploi, avenir : le point sur les VFX en France est apparu en premier sur 3DVF.

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