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Perlimps : un futur film prometteur pour Alê Abreu (Le Garçon et le Monde)

Par : Shadows

Le réalisateur brésilien Alê Abreu, connu pour son film d’animation Le Garçon et le Monde/O Menino e o Mundo (Cristal du long-métrage au Festival d’Annecy 2014), a profité de l’édition 2021 pour nous présenter son nouveau projet : Perlimps.

Sans plus tarder, voici le synopsis et le teaser :

Claé et Bruô sont des agents secrets de royaumes ennemis. Perdus dans la Forêt Enchantée, ils se rendent compte que leurs missions respectives sont identiques : sauver les Perlimps des terribles géants qui encerclent la zone.

Dès les premières images, le style marqué saute aux yeux, avec des décors évoquant la peinture. Et pour cause : ces décors ont été créés avec des techniques traditionnelles, de façon à créer des taches aléatoires, puis scannés avant un passage en revue jouant sur l’imagination : Alê Abreu a alors cherché à voir des éléments dans les taches, comme dans un ciel nuageux. Ici une forme qui évoque un arbre, là un coup de brosse faisant penser à des herbes, plus loin encore un rocher… Autant d’éléments qui ont ensuite été retravaillés. Un processus très organique et progressif, donc, qui impliquait une absence de color script prédéfini et une approche plus expérimentale, en essayant de trouver des décors adaptés à telle ou telle scène.

L’animation, elle, a été gérée numériquement avec une absence volontaire de contours et un travail sous Photoshop à l’aide de calques, en utilisant la transparence. Alê Abreu et Vivianne Guimaraes (assistante réalisatrice) ont géré ensemble l’animation des deux personnages principaux, avec une animation en threes/fours (une image dessinée peut donc rester à l’écran durant 3 ou 4 frames). Un ratio proche des standards de l’animation japonaise, comme l’a souligné l’équipe.

Enfin, le compositing a souvent été l’occasion d’ajouter des éléments pour apporter de la vie et de l’atmosphère : papillons, brume, etc.

Avec une production en distanciel depuis mars dernier (rappelons que le Brésil est fortement touché par l’épidémie de Covid-19), Perlimps devrait sortir l’an prochain. A ce stade, les détails de la distribution en France ne sont pas encore connus.

L’équipe du film à Annecy, en semi-présentiel, et le réalisateur Denis Walgenwitz qui assurait la modération du panel.

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Les Fées Spéciales mêlent sculpture et technologie à Annecy

Par : Shadows

Dans le cadre de la sélection XR du Festival d’Annecy, l’équipe du studio Les Fées Spéciales a présenté un projet atypique au croisement de l’art et de l’environnement.

L’objectif : créer une installation qui puisse sensibiliser le grand public au sort des zones humides, qui abritent une faune et une flore unique mais sont victimes des activités humaines. Les politiques font aussi partie du public visé, les élus ayant une grande influence sur la préservation de ces lieux si particuliers (par exemple, en choisissant d’y autoriser ou non la construction d’un supermarché).

Le projet s’appuie sur une oeuvre sculptée d’Anne-Lise Koehler, augmentée grâce aux talents des Fées Spéciales : une tablette permet au public, en réalité augmentée, d’afficher des animaux, de voir le défilement des saisons, d’explorer le cycle de l’eau… Voici un aperçu vidéo du résultat :

Le studio nous a donné quelques détails sur les coulisses du projet. Il a notamment fallu numériser la sculpture par photogrammétrie, afin d’en avoir un double numérique et de bien caler les éléments 3D.
Ces éléments 3D, d’ailleurs, sont eux aussi en partie issus de photogrammétrie, Anne-Lise Koehler ayant réalisé des sculptures des animaux qu’il a fallu scanner, nettoyer, rigger, animer.

Numérisation sous Meshroom de la sculpture
Création des animaux physiques, qui seront ensuite numérisés et animés

L’équipe des Fées Spéciales a eu quelques surprises en cours de route : il s’agissait de son premier projet en réalité augmentée, d’où un certain nombre de surprises, essais, expérimentations :

  • L’équipe a rapidement réalisé lors des tests que la perception du temps est différente en AR par rapport à un film animé classique. Il a été nécessaire raccourcir les boucles d’animation, typiquement une animation pédagogique d’une minute est beaucoup trop longue et il faudra plutôt viser les 30 secondes ;
  • pour les interactions et l’activation de fiches d’informations, l’usage du doigt a rapidement été écartée : tout ce qui nécessite de tenir moins fermement la tablette est un risque supplémentaire de chute et donc de casse. Des essais ont été faits en utilisant une bascule à 90° de l’écran comme déclencheur, mais cela n’a pas non plus été concluant : finalement, les fiches s’activent sur la tablette en visant des cibles ;
  • Les Fées Spéciales ont hésité entre une approche de repérage par marqueur ou via la reconnaissance 3D de la surface de l’oeuvre. Si cette seconde approche est plus « magique » d’un point de vue utilisateur, elle s’est avérée inadaptée car trop instable, sans compter que certains éléments de la sculpture (les plantes) peuvent bouger lors d’un transport ou au fil du temps, ce qui gênerait la reconnaissance. Au final, un marqueur (esthétisé et sous forme de logo sur le socle de la sculpture) a donc été retenu.

Axel Wolff, responsable du pôle Bouches-du-Rhône – Zones humides au Conservatoire des Espaces naturels – PACA, a de son côté souligné que la médiation reste indispensable avec ce type de dispositif : il faut une personne dédiée afin de pouvoir guider le public si nécessaire.

Un mot sur l’aspect économique : le budget théorique du projet est de 74 000€, mais en pratique les entités impliquées ont investi davantage, et le bilan est donc dans le rouge. Un dépassement qui s’explique notamment par le fait que Les Fées Spéciales ont expérimenté dans un domaine hors de leur zone de travail habituelle. Une rentabilisation n’est toutefois pas exclue : le projet a été pensé avec des modules transportables, et des partenariats pourront être mis en place avec diverses entités.

Pour finir, on pourra saluer le choix des Fées Spéciales de proposer une démonstration sur scène du projet, avec la sculpture et en direct : le tout sans problème technique, malgré un éclairage assez tamisé.

Crédits du projet :

Outil de médiation développé par Les Fées Spéciales, avec et pour le CEN PACA à partir des œuvres d’Anne-Lise Koehler dans le cadre du Congrès mondial de la Nature du l’UICN.

CEN PACA

Responsables scientifiques : Bénédicte Meffre, Axel Wolff, Hubert Dupiczak et Emeline Oulès.

Produit par : Les Fées Spéciales et leConservatoire d’espaces naturels de PACA en partenariat avec l’Agence de l’eau et le Département 13.

Les Fées Spéciales

Réalisation et animation 2D : Eric Serre

Direction artistique et sculpture : Anne-Lise Koehler

Directeur technique : Flavio Perez

Directrice financière : Sophie Marron

Suivi de production : Natalène Darfeuille

Développement Unity : Simon Galland

Rig, photogramétrie et retopologie : Damien Picard et Pascal Larramendy

Artiste technique : Gnoumagbée Camara

Animation 3D : Ghislaine Serre – Ameglio

Recherche de concept : Duy Nguyen

Stagiaires 3D : Maxime Debocq et Guillaume Collin

Graphisme et ergonomie : Marie Saby

Immersion a été réalisé avec des outils libres développés dans le cadre du programme Transmédia.

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Marco & Polo Go Round: une oeuvre VR entre amour et gravité (NewImages/XR3)

Par : Shadows

Nous poursuivons notre couverture des évènements NewImages Festival et XR3 (auquel il est toujours possible de participer en distanciel: vous trouverez les instructions en fin d’article) avec un projet intimiste réalisé par Benjamin Steiger Levine : Marco & Polo Go Round.

En voici le synopsis : le matin de son anniversaire, le jeune Marco se réveille et découvre que Polo, sa compagne, lui a préparé un gâteau d’anniversaire. Jusqu’ici rien de très surprenant, mais un petit détail lui saute rapidement aux yeux : tous les objets de la cuisine ont été scotchés, attachés, reliés au sol ou aux meubles.
Un point qui prendra tout son sens quand la discussion au sein du couple révèlera des fractures profondes… Et que la gravité en profitera pour faire des siennes et s’inverser.

Vous l’aurez compris, cette oeuvre nous invite à plonger dans un univers surréaliste où les failles d’un couple se manifestent physiquement. Un concept simple et efficace, très visuel.
La cuisine dans laquelle se déroule l’action est à ce titre un choix judicieux à plus d’un titre : elle renforce le sentiment de pénétrer dans l’intimité du couple, et donne le sentiment de saisir une conversation brute, sans filtre. Par ailleurs, les objets présents dans la pièce sont parfaits pour le jeu de gravité qui nous est proposé : couverts, vaisselle, liquides… Leur nombre permet en prime d’étaler l’effet au fil du temps.

Outre l’environnement riche en détails, nous avons apprécié le traitement des personnages, gérés avec intelligence. Le texturing stylisé, proche de la peinture, permet de renforcer l’expressivité des visages. Un choix qui vient réhausser l’animation temps réel. L’animation, d’ailleurs, est ici atypique : l’équipe a mêlé la capture volumétrique avec l’animation traditionnelle. Le résultat est un jeu d’acteurs relativement subtil, d’un niveau nettement plus élevé que celui, rigide, proposé dans de trop nombreuses oeuvres VR.

Efficace et maîtrisé, intime et surréaliste, Marco & Polo Go Round est une oeuvre que nous vous recommandons. Vous pouvez la découvrir dans le cadre de XR3 (évènement qui réunit NewImages, Tribeca et Cannes XR). Il vous suffit pour cela :

  • De télécharger l’application Museum of Other Realities, gratuite du 9 au 20 juin puis du 6 au 17 juillet, sur les plateformes Viveport ou Steam VR.
  • De télécharger le DLC NewImages Festival (12,5€), qui vous donnera accès à de multiples expériences VR, dont celle-ci.

Scénaristes : Gregory Adam Kaufman et Benjamin Steiger Levine
Réalisateur: Benjamin Steiger Levine
Producteurs: Pierre Even et Audrey Pacart
Coproducteur : Alain-Gilles Viellevoye

Produit par Audrey Pacart, Paul-E. Audet et Pierre Even d’ITEM 7 et coproduite par Alain-Gilles Viellevoye de Belga Productions, cette coproduction Canada-Belgique a bénéficié de la participation financière du Fonds des médias du Canada avec Wallimage Enterprise et Creative Wallonia dans le cadre de la mesure incitative aux médias numériques Canada-Wallonie pour les projets multiplateformes, de Téléfilm Canada, du Crédit d’impôt cinéma et télévision du Québec – SODEC, du Fonds Belga Films, de l’Abri fiscal belge, du Crédit d’impôt pour la production de films ou de vidéos canadiens et de la participation d’ARTE. La distribution et les ventes internationales sont assurées par Paul Bouchard chez Diversion Cinema.

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Mal-être étudiant : suite aux critiques, le RECA annule sa table-ronde

Par : Shadows

Nous vous avions indiqué la tenue, aujourd’hui vendredi 18 juin, d’une table-ronde au Festival d’Annecy sur le mal-être étudiant.
Un sujet malheureusement toujours d’actualité, mais à plus forte raison depuis la pandémie, l’isolement et les conditions de travail éprouvantes se rajoutant aux problèmes déjà en place (harcèlement, rejet, peur de l’entrée dans la vie active, difficultés financières…).

Une table-ronde prévue puis annulée

Le RECA, association qui fédère une trentaine d’écoles françaises d’animation, jeux vidéo et effets visuels, devait donc proposer à 10h ce matin une table ronde sur le sujet, destinée à faire un bilan de la situation et à proposer des solutions :

Face au mal-être de certains étudiants, lié à différents facteurs (confinement, isolement, cyberharcèlement, peur de l’avenir…), les écoles du RECA se mobilisent pour proposer des solutions.

La question des souffrances étudiantes est un sujet prioritaire pour les écoles du RECA. Nombreuses sont celles qui proposent au sein de leur établissement des soutiens personnalisés (écoute, accompagnement…).

Après un état des lieux de la situation actuelle par l’Observatoire national de la vie étudiante, un psychologue, un responsable d’école et un étudiant échangeront sur leurs expériences (questionnements et solutions), et répondront aux questions du public.

Pour en discuter, les personnes suivantes étaient annoncées :

  • Vincent Chiarotto, directeur de l’ECV Bordeaux ;
  • Gustave Soloy, étudiant à l’école Georges Méliès ;
  • Feres Belghith, directeur de l’Observatoire de la vie étudiante ;
  • Cédric Moens de Hase d’ArtFX ;
  • Catherine Constant-Grisolet, directrice de LISAA Animation & Jeux Vidéo.

Polémique puis une annulation

C’est justement la liste des personnes présentes qui a fait polémique. En fin d’année dernière, un élève de LISAA est en effet mort par suicide. Si les causes d’un tel évènement sont toujours complexes, la famille et un article de Capital, que nous avions relayé, mettaient en avant du harcèlement scolaire et en ligne, ainsi que des accusations de plagiat. Selon Capital et la famille, l’école n’aurait alors pas su agir pour régler la situation.

Suite au décès de l’étudiant, la famille avait porté plainte, ce qui avait déclenché une enquête de police. Face à cette situation, nous avions sollicité une réponse de l’école, citée dans l’article où nous avions détaillé l’affaire : LISAA expliquait ne pas souhaiter aborder le sujet de façon détaillée et ne pas répondre publiquement à l’article de Capital, « au stade de cette enquête et par respect pour la famille ».

La présence de la directrice de LISAA à cette table ronde, alors que l’école n’a pour le moment pas davantage détaillé sa position publiquement, a fait réagir le STJV (syndicat centré sur le secteur du jeu vidéo), qui a publié une série de tweets sur le sujet :

Face à cette polémique, le RECA a réagi en annonçant l’annulation de la table ronde. L’annonce évoque une annulation dans l’immédiat avec un report à une date ultérieure, non précisée, en présence de « toutes celles et ceux qui le souhaitent », ce que l’on peut éventuellement lire comme une invitation au STJV.

Le STJV s’est déclaré satisfait de l’annonce de l’annulation, et indique espérer qu’elle « pourra se dérouler dans des conditions plus favorables », « déboucher sur des discussions progressives et des actions concrètes ».

Nous vous tiendrons informés des futures annonces, et ne manquerons pas de couvrir la table ronde lorsqu’elle aura lieu.

D’ici là, nous en profitons au passage pour rappeler, une fois de plus, que des pistes existent si vous ou un proche avez besoin d’aide : le Ministère de la Santé liste par exemple des numéros d’appel anonymes et gratuits, des ressources en cas de crise suicidaire.

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Nostalgie : il y a 30 ans, le Festival d’Annecy en Super 8

Par : Shadows

L’équipe du Festival d’Annecy nous invite à un retour temporel avec un aperçu de l’édition de 1991, filmée par Joanna Quinn (animatrice et réalisatrice de film d’animation britannique).

Si la qualité vidéo est évidemment celle de l’époque, entre prises de vue improvisées et grain du film argentique, cette archive est l’occasion de retrouver quelques visages familiers du monde de l’animation : John Halas, Peter Lord, Nick Park, Nicole Van Goethem, Yitzhak Yoresh, Marcy Page, Richard Condie…
Rencontres dans Bonlieu et dessins improvisés, pauses dans la vieille ville, étals du marché au petit matin : si le Festival d’Annecy n’avait à l’époque pas encore la même ampleur, une bonne partie des ingrédients qui font son ambiance étaient déjà là.

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Netflix et Aardman dévoilent Robin Robin, un moyen métrage de Noël en stop-motion

Par : Shadows

A l’occasion du Festival d’Annecy, Netflix présente la bande-annonce d’un futur « Holiday Special » en stop-motion, Robin Robin. Il s’agira donc d’un projet spécialement pensé pour les fêtes de fin d’année, d’une durée de 30 minutes.

On y suivra Robin, oiseau élevé par des souris. En grandissant, sa différence se fera de plus en plus nette. Robin partira alors dans une quête pour montrer qu’elle peut être une très bonne souris, mais parviendra surtout à se trouver elle-même.

Créé et réalisé par Dan Ojari (Slow Derek) et Mikey Please (The Eagleman Stag) chez les studios Aardman, le projet s’appuiera notamment sur la voix de Gillian Anderson, qui jouera l’antagoniste principale (un chat). La musique sera également au rendez-vous, avec des chansons par The Bookshop Band.

Robin Robin sera visible dès le 27 novembre 2021 sur Netflix.

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Requins et créatures : Black Ginger, studio VFX Sud-Africain

Par : Shadows

A l’occasion du Festival d’Annecy 2021 et de son focus sur l’Afrique, nous vous invitons à découvrir Black Ginger, studio d’effets visuels, animation et post-production basé en Afrique du Sud.

Vous avez eu l’occasion d’admirer le travail de ses équipes dans des films tels que Monster Hunter, Deep Blue Sea 2 et 3, la série Raised By Wolves.
Lancé en 2005, le studio a donc su séduire des projets à gros budget, et respecte les standards actuels (colorimétrie OCIO, sécurité conforme aux règles MPAA).

Voici un aperçu de ses projets récents, au cinéma puis pour la publicité :

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Annecy 2021 : 6 pitchs venus d’Afrique

Par : Shadows

Dans le cadre du festival d’Annecy, chaque année, des dizaines de projets venus des quatre coins du monde rivalisent d’ingéniosité pour tenter de séduire des partenaires et se concrétiser. Pour cette édition 2021, nous avons choisi de mettre en avant certains des pitchs venus d’Afrique ou d’afrodescendants.

Comme vous le verrez, les projets mis en avant sont très divers, de la comédie aux larmes, de l’action à l’intimiste, de sujets très ancrés dans la culture locale à des concepts universels.

Artifacts

Le réalisateur nigérian Stanlee Ohikuare a dévoilé son projet de long-métrage en animation 3D Artifacts. Un projet qui mêle aventure et thématiques telles que la question des antiquités africaines dans les musées occidentaux, ainsi que la discrimination.

Quand une statue 3D du nom de Blend est transférée d’une galerie parisienne jusqu’à un musée du Nigeria, elle devient la victime de discrimination de la part des reliques africaines qui la considèrent comme un faux étranger. Mais quand un voleur de faux entre par effraction dans le musée et vole des artefacts, Blend se lance dans une opération héroïque de sauvetage. Elle aura pour conséquence bienheureuse de faire, enfin, accepter Blend des autres artefacts.

Artifacts mêle des thématiques résolument ancrées dans le patrimoine africain et une approche qui pourra plaire à une audience globale. Actuellement en recherche de partenaires (producteurs, diffuseurs, distributeurs, investisseurs et studio partenaire pour épauler Xter Animation), Stanlee Ohikuare a notamment souligné le potentiel du projet en termes de merchandising, chaque personnage du film ayant un character design unique.

Maniérismes

Le jeune réalisateur Bokang Koatja, originaire d’Afrique du Sud, nous a présenté son projet de court-métrage Maniérismes. Un film touchant les sujets forts de la dépression et du suicide, directement inspirés par le vécu personnel du réalisateur.

Quand Richard, son meilleur ami, se suicide, Sello se met inconsciemment à reproduire ses manières, s’accrochant à son souvenir. Mais Sello doit apprendre à accepter sa perte pour ne pas se retrouver face à la même destinée.

Bokang Koatja a plusieurs objectifs : mettre en avant la thématique de la dépression, encore trop souvent incomprise, mais aussi participer à l’essor de l’animation 2D en Afrique du Sud : comme l’explique le réalisateur, l’animation locale est bien souvent en 3D, et/ou fabriquée sous forme de prestation pour des pays tiers.

En termes d’influences viusuelles, Bokang Koatja a notamment évoqué J’ai perdu Mon corps, de Jérémy Clapin, et l’épisode Sucker of Souls de la série Love, Death & Robots (Studio La Cachette).

Encore en gestation, le projet est en recherche de designers graphiques, producteurs/coproducteurs, distributeurs, compositeurs, investisseurs pour se concrétiser. On peut le contacter via koatja.b -at- gmail.com

Le Voyage d’Animah

Le Nigeria reste fortement touché par le fléau du terrorisme, et il est donc logique que l’animation s’empare du sujet. Dans le cadre du Nigeria Focus au MIFA, Brian Wilson (cofondateur de Zero Gravity Studios, basé à Lagos au Nigeria) a dévoilé son projet Le Voyage d’Animah. Un futur court-métrage qui suivra une jeune fille de 11 ans, frappée par le terrorisme :

De retour de la ferme, Aminah voit son village à feu et à sang. Dans le nord du Nigeria, les terroristes de Boko Haram ont assailli le village de la petite fille, laquelle doit s’enfuir en courant. Là, dans une forêt proche, elle tombe sur des amis et trouve refuge dans le monde de l’imaginaire, faisant apparaître des figures maléfiques afin de surmonter le traumatisme. Ensemble, ils passent au travers de multiples dangers et essaient de se frayer un passage vers un lieu sûr.

Prévu en tant que court-métrage en animation 2D, Le Voyage d’Animah ciblera les 11 ans et plus, avec un style visuel entre Parvana, une enfance en Afghanistan et Le Peuple Loup.

Brian Wilson est en recherche de diffuseurs, distributeurs, investisseurs, producteurs/coproducteurs. Le court est au stade du design. Il peut être contacté via briannukid -at- gmail.com

L’Ombre des papillons

La réalisatrice Sofia El Khyari, originaire du Maroc et désormais basée en France, a présenté un projet de court-métrage atmosphérique inspiré du concept portugais de saudade, sorte de mélange entre mélancolie, nostalgie, désir et espoir.

Obsédée par le souvenir d’un amour passé, une femme se réfugie dans la contemplation de papillons qui semblent peupler une mystérieuse forêt. En proie à un complexe sentiment de douce-amère nostalgie, elle fait alors se rejoindre rêverie et réalité, fantasme et frustration, plaisir et douleur. Et en croyant fuir le réel, elle s’y confronte en réalité et prépare inconsciemment une renaissance…

Entre un personnage principal en noir et blanc et des papillons colorés, les recherches, tests d’animation et concepts en techniques traditionnelles présentés par Sofia El Khyari laissent présager un projet soigné et à l’identité graphique forte, sensoriel et intime, avec un sound design organique nous plaçant dans l’esprit et le corps de son personnage.

La prochaine étape du projet de Sofia El Khyari est l’animatique, un passage qui ne devrait pas être très complexe à mettre en place au vu du volume d’éléments déjà créés. Il s’agira notamment de soigner le rythme afin de faire passer au mieux les émotions véhiculées par le film.

Naledi

Nous avons aussi apprécié Naledi de Lola Aikins (Afrique du Sud). Un projet de court-métrage en animation 2D mêlant sport et deuil :

Nadeli est une athlète qui vient de perdre son père. Lors des championnats d’Afrique, elle se blesse, et pour se remettre en piste, elle doit surmonter sa peine.

Le pitch nous a frappés pour son talent visuel : un character design fort et élancé, avec des jambes surdimensionnées, et un sens du cadrage qui devrait faire de Naledi un film fort et percutant.

Locked Down

Pour terminer de façon légère, la scénariste Oyinkan Odunlami et l’animateur Temidayo Odunlami ont présenté la série en animation 2D (10×10 minutes) qu’ils souhaitent réaliser : Locked Down.

Une série sur cinq jeunes gens et une chèvre, coincés ensemble dans un bunker alors qu’à l’extérieur, une apocalypse zombie fait rage.

Inspirée par les effets de la pandémie, la série vise les adolescents. Elle met en scène d’un ton léger une attaque de chèvres-zombies qui force une poignée d’individus à se réfugier dans un bunker. Problème : ils ne se supportent pas…
Une manipulatrice prête à tout pour survivre, un apprenti réalisateur qui incite ses co-confinés à se filmer à la manière d’un confessionnal de TV réalité car il rêve d’en tirer un film qui fera de lui une star, Peace and Happiness et sa double personnalité, une jeune femme conciliante, un businessman, un bouc parlant, un employé gouvernemental censé apporter régulièrement des vivres mais qui exige des pots-de-vin : c’est ce casting improbable que souhaite mettre en scène Oyinkan et Temidayo Odunlami.
On peut les contacter via temiodun -at- gmail.com et oibraithwaite -at- gmail.com

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SudAnim: une ambition, fédérer l’animation en région Sud [Annecy 2021]

Par : Shadows

A l’occasion du Festival d’Annecy, la jeune association SudAnim officialise son existence. Lancée au mois d’avril, l’entité a organisé une conférence de presse au MIFA pour se mettre en avant et dévoiler ses objectifs.

A l’origine de SudAnim, un constat : celui d’une région SUD-PACA dynamique en terme d’animation au sens large (3D, 2D, stop-motion, motion design, VFX, jeu vidéo), avec une soixantaine de structures et 900 employés environ, une production déjà notable (77 oeuvres d’animation réalisées grâce au fonds de soutien régional lancé en 2010), mais qui manque de synergie en dehors de la ville d’Arles.
SudAnim se propose donc de fédérer le secteur au niveau régional afin de rendre la filière « plus visible, organisée et puissante ». Y compris auprès des pouvoirs publics locaux, du grand public et de l’international.

Des initiatives multiples

Concrètement, SudAnim bouillonne de projets :

  • accompagnement des membres sur les évènements (Annecy, SIGGRAPH, FMX, etc) ;
  • travail sur le développement des fonds d’aide dans les différents secteurs couverts par l’association ;
  • base de donnée de studios, écoles, prestataires ;
  • mise en place d’un concours régional destiné aux étudiants des écoles locales, voire mise en place d’une bourse d’études ;
  • mise en place et développement de résidences liées à l’animation ;
  • communication sur les entreprises et oeuvres ;
  • mise en place d’un évènement d’envergure internationale.

Vous l’aurez compris, SudAnim ne manque pas d’idées. Elle ne manque pas non plus de membres, puisqu’une centaine de producteurs, studios, prestataires, écoles ou talents ont déjà rejoint SudAnim.

On y retrouve entre autres Miyu, Les Films du Tambour de Soie, Toon Factory, La Planète Rouge, La Station Animation, TNZPV, Cocoribou, Le Studio Animation, 3D Matchmovers, Caleido-Scop, Hexalab, Rizom-Lab, Brassart, l’ESRA, MOPA, l’ENSI…

Voici également le bureau de l’association :

Président : Mathieu Morfin (La Tour Blanche).

Vice-président : Alexandre Cornu (Les Films Du Tambour De Soie/Le Studio Animation).

Trésorier : Thierry Berthier (ToonFactory).

Trésorier adjoint : Thibaut Delahaye (Le Studio Animation/indépendant).

Secrétaire générale : Chrystel Poncet (MaGic C).

Secrétaire adjointe : Luce Grojean (Miyu Distribution).

Représentant collège Producteurs : Alexandre Charlet (Les Films Du Cygne/Le Studio Animation), suppléant Ron Dyens (Sacrebleu/Le Studio Animation)

Représentant collège Studios : Mathieu Rey (TNZPV), suppléant Thomas Giusiano (TNZPV)

Représentant collège Prestataires : Olivier Jean (Cocoribou Films), suppléante Emmanuelle Novero (Mont-Mars)

Représentant collège Écoles et formations : Jean-Yves Reynier (Lycée Marie-Curie), suppléante Karine Grimaldi (Lycée Marie-Curie)

Représentant collège Talents : Nicolas Rolland (réalisateur), suppléant Thomas Demachy (Consultant jeu vidéo)

L’équipe SudAnim au bord du Lac d’Annecy

Comment rejoindre SudAnim ?

Bien entendu, SudAnim recrute activement de nouveaux membres. Pour adhérer, deux conditions :

  • être localisé en région SUD PACA ;
  • travailler ou représenter une société dans l’animation au sens large, y compris le jeu vidéo et les VFX.

Nous aurons évidemment l’occasion de suivre les futures annonces de SudAnim et de vous reparler des actions de l’association.

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Mars Express : le film de Jérémie Périn se dévoile à Annecy, entre polar et SF

Par : Shadows

C’est dans une salle bien remplie, mais aussi devant de nombreux accrédités en distanciel, que le réalisateur Jérémie Périn (Lastman) et son équipe nous ont présenté ce mardi un aperçu du futur long-métrage animé Mars Express.

Porté par Everybody on Deck et Je Suis Bien Content mais aussi EV.L Prod, Plume Finance et France 3 Cinéma, Mars Express mêle science-fiction et policier dans une aventure interplanétaire :

Aline Ruby, détective privée obstinée, et Carlos Rivera, réplique androïde de son partenaire décédé voici cinq ans, se lancent dans une course contre la montre à travers Mars. Ils doivent retrouver Jun Chow, simple étudiante en cybernétique en fuit, avant que les mercenaires assassins qui sont à ses trousses ne l’abattent.

La séance Work In Progress à Annecy a été l’occasion de découvrir de nombreux éléments visuels, du concept à l’animatique, mais aussi d’en savoir plus sur les intentions artistiques de l’équipe.

Mars la (presque) verte

Jérémie Périn nous a par exemple expliqué que le côté polar est un très bon prétexte pour explorer ce monde futuriste (aux alentours de 2200), car l’enquête justifie d’explorer des classes sociales et lieux très divers.
Le lieu principal, d’ailleurs, peut surprendre. Si le film propose des thématiques résolument cyberpunk (Carlos Rivera en tant qu’humain décédé dont la conscience a été replacée dans un robot, une jeune étudiante qui a « déplombé » un androïde, autrement dit lui a ôté les lois robotiques contraignant ses actions), Mars est ici présentée en tant que planète semi-colonisée, dans laquelle on trouvre beaucoup d’espace et de soleil. Aux antipodes, donc, des cités surpeuplées, polluées et sombres des canons du genre.

En pratique, le film nous invitera à découvrir Noctis Labyrinthus, véritable formation géologique martienne composée de canyons. Dans l’univers de Mars Express, c’est ici que se sont formées les premières colonies, les humains vivant d’abord dans des grottes à l’abri des radiations, avant de s’aventurer dans les canyons eux-mêmes, recouverts de dômes de verre.

Entre 2D et 3D

Artistiquement, Mars Express fait le pari du mélange entre animation 2D et 3D. Alors que bien souvent ce choix est guidé par les contraintes économiques, Jérémie Périn nous a expliqué avoir été guidé par une volonté artistique : il voulait que les humains soient animés par des humains, les robots « animés en 3D par des machines » avec un décalage visible lors des mouvements entre l’animation 2D organique et ses imperfections, face à une 3D qui respecte parfaitement les volumes. Même si les robots du film sont considérés comme vivants, ils sont donc présentés comme clairement distincts.

Le pipeline a du coup suivi cette logique, avec l’utilisation d’outils 2D classiques mais aussi de Blender pour la 3D, l’outil Grease Pencil s’avérant parfait pour les scènes dans lesquelles des robots 3D interagissent avec des humains 2D. Laëtitia Nurdin (Première assistante réalisatrice – Je Suis Bien Content) voit aussi dans Blender un choix philosophique, l’open source étant de son point de vue l’avenir des outils de travail.

Laetitia Nurdin (Je Suis Bien Content), Jérémie périn (Everybody on Deck), Mikael Robert (directeur artistique – Everybody on Deck), Hanne Galvez (Je Suis Bien Content), et Patrick Eveno à la modération.

En pratique, l’équipe de fabrication est dispersée dans 5 studios, notamment pour faciliter le financement avec les aides locales : Tchack à Lille pour les décors, Gao Shan à La Réunion (éléments animés en 3D tels que voitures et robots, blocking), Autour de Minuit et Borderline (Grease Pencil), Amopix à Strasbourg (compositing).
Un des enjeux de la production est donc de rendre la fabrication transparente pour les équipes, de faire en sorte que les artistes puissent travailler sans avoir à se soucier de la technique sous-jacente liée aux échanges de données.
Autre enjeu, bien entendu, celui de l’adaptation à Blender pour une partie de l’équipe : la cheffe animatrice Hanne Galvez a expliqué qu’elle et le chef animateur Nils Robin ont suivi une formation Blender spécifiquement en vue de ce film.

Un projet à suivre

Actuellement au stade du layout et posing (avec quelques tests d’animation déjà effectués), Mars Express est encore loin d’être terminé. Néanmoins, les images que nous avons pu voir nous donnent le sentiment d’un projet très prometteur, qui sera distribué par Gebeka dans les salles françaises.

Entre un scénario au potentiel intéressant, une équipe manifestement passionnée et des choix artistiques forts, Mars Express sera très clairement une production à suivre. En attendant d’en savoir plus, on pourra voir ou revoir les images qui avaient servi lors de Cartoon Movie à boucler une partie du financement du film.

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Centaurworld : une nouvelle série déjantée chez Netflix [Annecy 2021]

Par : Shadows

Netflix profite du festival d’Annecy pour dévoiler Centaurworld, future série animée pour le moins décalée.

Le concept : une jument habituée aux champs de bataille se trouve soudain téléportée sur une telle habitée par des centaures « stupides, chantants, de toutes formes et tailles ».

Prévue pour le 30 juillet 2021, la série est une création de Megan Nicole Dong, qui sera également showrunneuse. Côté casting, en vo, on retrouvera Kimiko Glenn (Horse), Jessie Mueller (Rider), Megan Hilty (Wammawink), Parvesh Cheena (Zulius), Josh Radnor (Durpleton), Megan Nicole Dong (Glendale), Chris Diamantopoulos (Ched).

De la couleur, de l’humour, une grande liberté artistique : une recette qui a su donner de grandes séries ces dernières années. Rendez-vous cet été pour savoir si le succès est à nouveau au rendez-vous.

CENTAURWORLD Season 1 (L to R) JOSH RADNOR as DURPLETON and KIMIKO GLENN as HORSE in episode 1 of CENTAURWORLD Season 1. Cr. COURTESY OF NETFLIX © 2021
CENTAURWORLD Season 1 (L to R) PARVESH CHEENA as ZULIUS, MEGAN HILTY as WAMMAWINK, JOSH RADNOR as DURPLETON, RENEE ELISE GOLDSBERRY as WATERBABY, MEGAN NICOLE DONG as GLENDALE, KIMIKO GLENN as HORSE AND CHRIS DIAMANTOPOULOS as CHED in episode 3 of CENTAURWORLD Season 1. Cr. COURTESY OF NETFLIX © 2021
CENTAURWORLD Season 1 (L to R) PARVESH CHEENA as ZULIUS, CHRIS DIAMANTOPOULOS as CHED, MEGAN NICOLE DONG as GLENDALE, JOSH RADNOR as DURPLETON, MEGAN HILTY as WAMMAWINK and KIMIKO GLENN as HORSE in episode 2 of CENTAURWORLD Season 1. Cr. COURTESY OF NETFLIX © 2021

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Biolum, une oeuvre VR lovecraftienne (NewImages/XR3/Annecy)

Par : Shadows

Sélectionnée au sein du NewImages Festival mais aussi dans la sélection VR du Festival d’Annecy, Biolum est une oeuvre franco-germanique d’Abel Kohen qui vous invite à explorer les profondeurs.

Incarnant une scientifique en pleine plongée, vous découvrirez de surprenantes créatures : autour de vous, de multiples animaux luminescents stupéfiants nagent, vivent et vous observent. Mais rapidement, la plongée prendra un tournant inattendu, lorsqu’un parasite décidera de voir en vous son nouvel hôte…

Le soin graphique apporté au monde de Biolum en fait sa richesse : plantes, poissons, crustacés, invertébrés sont nombreux, et l’équipe n’a pas lésiné sur cet aspect (quitte à ce que l’expérience soit plus gourmande en ressources que la majorité des projets VR actuels).
Scénaristiquement, l’utilisation d’une grotte est un bon prétexte pour contrôler l’avancée narrative, ce qui aurait été difficile en plein océan, tout en jouant sur nos peurs les plus primaires : enfermement, absence de fuite, obscurité, inconnu.

Nous avons nottamment apprécié la richesse des créatures, clairement inspirées de la faune des grands fonds (vers géants Riftia vivant dans des tubes, isopodes). Le studio Albyon, en charge de la modélisation et de l’animation, prouve une fois de plus sa capacité à mettre en oeuvre des univers complexes et crédibles.
La conclusion de l’histoire, que nous éviterons de révéler, fait également un bon usage des possibilités de la VR. Enfin, l’utilisation d’un casque avec HUD est sans doute une bonne idée pour limiter les risques de cinétose (mal des transports/mal de VR) malgré l’utilisation de translations pour les déplacements.

Quelques regrets en revanche : le dialogue entre les deux personnages aurait mérité plus de subtilité dans sa progression, et surtout le guidage du spectateur aurait pu être plus précis. Si l’expérience nous empêche en théorie de sortir de la grotte en traversant les murs, en pratique il est arrivé que notre tête passe à travers la paroi, en nous éloignant un peu du guide visuel proposé : l’immersion en souffre.

Ceci étant dit, Biolum est une expérience immersive solide qui s’inscrit dans la tradition du fantastique et de la SF, et nous vous recommandons de vous y plonger.

Biolum est issu d’une collaboration entre IKO, Reynard Films, Prefontal Cortex, Albyon. Le projet est visible dans le cadre de NewImages Festival et XR3, et sera présenté durant le Festival d’Annecy, sur place. L’application sera aussi disponible sur Steam en octobre.

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Strands of Mind, un voyage immersif et mystique (NewImages, XR3, Annecy)

Par : Shadows

Découvert dans le cadre du NewImages Festival et XR3 (que vous pouvez encore découvrir en distanciel ou à Paris) et visible sur place durant le Festival d’Annecy, Strands of Mind est un film immersif d’Adrian Meyer.

Ce qui débute comme un voyage en forêt anodin se mue en voyage initiatique vers un arbre en particulier, via une plongée au coeur même du vivant.
Pleinement immersif, avec un travail 3D de haut niveau, le film enchaîne plusieurs ambiances qui sont l’occasion de changer de ton et d’échelle : mystère, beauté, noirceur, mysticisme sont au rendez-vous.

Croisement entre un voyage dans l’infiniment petit, un trip hallucinatoire et une exploration de fractales, Strands of Mind est d’autant plus impressionnant qu’il s’agit d’un projet étudiant, issu de la collaboration entre Adrian Meyer (réalisateur du film) et Laura Messner (productrice) à la Filmakademie Baden-Württemberg.
Si le projet est difficile à décrire, nous ne pouvons que vous le recommander : sa présence dans la sélection des 19ème VES Awards (meilleurs effets dans un projet étudiant) n’avait rien d’usurpé. Attention aux personnes épileptiques photosensibles, en revanche : une séquence de clignotements est présente durant le film.

Comme indiqué en introduction, le projet est visible jusqu’à la fin du week-end à Paris dans le cadre de NewImages Festival, au-delà sur XR3, et en physique au Festival d’Annecy.

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NewImages, XR3 : comment profiter des contenus VR, en ligne ou sur place

Par : Shadows

Nous vous l’avions annoncé : le NewImage Festival se tient cette semaine en ligne et à Paris, de même que XR3, évènement issu d’une initiative commune de NewImages, Tribeca Festival, Cannes XR.

Que vous soyez sur Paris ou que vous préfériez le distanciel, il est encore temps de profiter de ces contenus : même si le volet pro du NewImages Festival s’achève demain, il sera possible de profiter des expériences ce week-end en physique, et même au-delà en ligne.

En ligne : XR3, une vaste sélection

Pour découvrir la sélection en ligne, rien de plus simple :

  • vous devez disposer d’un casque VR filaire (le Quest en mode Link est géré) ;
  • téléchargez l’application Museum of Other Realities, gratuite du 9 au 20 juin puis du 6 au 17 juillet, sur les plateformes Viveport ou Steam VR. ;
  • les sélections NewImages, Tribeca et Cannes XR sont alors à télécharger sous forme de DLC (packs additionnels), qui sont payants mais très abordables (12,50€ par festival ; vous n’êtes pas obligés d’acheter les trois packs). Si vous disposez d’une accréditation NewImages, vous devriez avoir reçu des codes permettant un accès gratuit.

Une fois ces opérations effectuées, vous pourrez lancer Museum of Other Realities. Celui-ci propose des oeuvres artistiques qui méritent à elles seules le détour (nous vous en avions présenté quelques-unes l’an passé), et permet aussi d’accéder aux trois galeries NewImages/Tribeca/Cannes XR : suivez le tapis rouge pour y accéder !

Après une petite promenade, vous aboutirez enfin à un carrefour avec trois couloirs, chacun correspondant à un des évènements partenaires de XR3.

Dans chaque couloir, une série de salles sont accessibles, chacune étant dédiée à une oeuvre : il vous suffira alors d’entrer dans une pièce, souvent décorée en lien avec l’expérience proposée puis de toucher de la main le faisceau de lumière central pour lancer l’application ou le film immersif.

En fin d’expérience, un double appui sur un bouton de manette, ou la touche échap de votre clavier, vous rebasculeront dans le Museum of Other Realities. Vous pourrez donc enchaîner les expériences si vous le souhaitez.

Vous voilà prêts pour découvrir XR3 en ligne !

A moins que… Vous ne préfériez le physique ?

Se rendre physiquement au NewImages Festival a plusieurs avantages. Tout d’abord, si vous ne souhaitez assister qu’au volet grand public (qui a lieu samedi et dimanche), l’accès est gratuit. Afin de gérer l’affluence, il est possible de réserver un créneau de 2h en ligne : nous vous recommandons chaudement de le faire et d’éviter une venue à l’improviste.

Par ailleurs, outre la sélection NewImages disponible dans XR3, le volet physique propose aussi des oeuvres hors compétition qui sont uniquement visibles sur place.

Couloirs fléchés, gestion de la foule, gel hydroalcoolique, nettoyage du matériel et personnel accueillant : rassurez-vous, tout a été prévu pour vous accueillir en toute sécurité malgré les conditions actuelles, comme nous avons pu le vérifier sur place.

NewImages Festival

La sélection d’oeuvres est répartie sur l’ensemble du forum, et vous retrouverez sur place des plans pour vous répérer facilement.

L’accès au Forum des Images, se fait au niveau des Halles, via les transports en commun ou depuis la surface. Le site vous donnera quelques détails.

Outre les oeuvres présentées dans le forum, des évènements et séances spéciales sont aussi proposés, dont une partie en accès libre et hors des locaux du Forum des Images (expériences VR et films sous la canopée des Halles, aux niveaux -1 et -3, vidéo mapping sur l’église Saint-Eustache vendredi et samedi soir dès 22h).

Des oeuvres à ne pas manquer

Sur place ou en ligne, nous ne saurions trop vous conseiller de plonger dans les oeuvres proposées : très variées, elles vous permettront de vous plonger dans le meilleur de la VR actuelle.

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Annecy/MIFA 2021 : le Mal-être des étudiants, quels facteurs, quelles solutions ?

Par : Shadows

Ces derniers mois l’ont malheureusement clairement montré : les années de formation peuvent s’accompagner d’un mal-être profond. Qu’il s’agisse d’isolement lié au confinement, de harcèlement en ligne ou physique, de sexisme, racisme ou LGBTphobies, de craintes liées à l’entrée dans la vie active, les causes sont nombreuses.
Et les filières du secteur de la création numérique ne sont évidemment pas épargnées.

Une conférence le 18 juin

Le RECA, association qui fédère une trentaine d’écoles françaises d’animation, jeux vidéo et effets visuels (ArtFX, ATI, Brassart, Gobelins, ESMA, Isart, Mopa, Rubika…), a décidé d’aborder ouvertement le sujet lors du prochain Festival d’Annecy.
Vendredi 18 juin, dans le cadre des conférences MIFA Campus ciblant les étudiants, une conférence dédiée sera consacrée au sujet, en Français.

Elle aura lieu de 10h à 11h15, se tiendra en ligne et sera disponible aux personnes accréditées (accréditations étudiants, étudiants online, mifa, mifa online).

Intitulée La condition des étudiants en animation : les écoles du RECA se mobilisent, la table ronde proposera à la fois un état des lieux du sujet, des échanges sur les solutions possibles, et une phase de questions-réponses avec le public :

Face au mal-être de certains étudiants, lié à différents facteurs (confinement, isolement, cyberharcèlement, peur de l’avenir…), les écoles du RECA se mobilisent pour proposer des solutions.

La question des souffrances étudiantes est un sujet prioritaire pour les écoles du RECA. Nombreuses sont celles qui proposent au sein de leur établissement des soutiens personnalisés (écoute, accompagnement…).

Après un état des lieux de la situation actuelle par l’Observatoire national de la vie étudiante, un psychologue, un responsable d’école et un étudiant échangeront sur leurs expériences (questionnements et solutions), et répondront aux questions du public.

Du côté des intervenants, on retrouvera :

  • Vincent Chiarotto, directeur de l’ECV Bordeaux ;
  • Gustave Soloy, étudiant à l’école Georges Méliès ;
  • Feres Belghith, directeur de l’Observatoire de la vie étudiante ;
  • Cédric Moens de Hase d’ArtFX ;
  • Catherine Constant-Grisolet, directrice de LISAA Animation & Jeux Vidéo.

Une initiative bienvenue

Cette conférence est évidemment un pas positif face à un problème qui touche toutes les filières, surtout dans un cadre de pandémie. On ne peut donc que saluer cette initiative allant dans le sens de la mise en place de solutions.

Nous en profitons au passage pour rappeler, une fois de plus, que des pistes existes si vous ou un proche avez besoin d’aide : le Ministère de la Santé liste par exemple des numéros d’appel anonymes et gratuits, des ressources en cas de crise suicidaire.

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MIFA 2021: découvrez Aquarium Studio, solution de gestion de production

Par : Shadows

A l’occasion du Festival d’Annecy et du MIFA 2021, la société française Fatfish Lab annonce la tenue d’une session de démonstration d’Aquarium Studio, sa solution de gestion de projets pour le secteur créatif.

La conférence sera accessible à toutes les personnes accréditées Festival et/ou MIFA et durera 1h :

  • 45 minutes de présentation ;
  • 15 minutes de FAQ en direct.

Fatfish Lab précise qu’il s’agira à la fois de proposer une vue d’ensemble de son outil, avec par exemple quelques cas d’usage, et de faire un point sur les derniers développements (whiteboard, connexion à Google Spreadsheet).

La démo se fera 100% en ligne, le mercredi 16 juin à 16h ; un replay sera accessible sur le site du Festival d’Annecy par la suite.

Pour plus d’informations, on se rendra sur la page de la démo, sur le site du Festival.

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3D V-Cache, AMD va booster ses processeurs avec plus de mémoire

AMD l’annonce lors du Computex, d’ici la fin de l’année, une partie de sa gamme de processeurs aura droit à encore plus de mémoire cache. Cette mémoire est déjà une des différences majeures des puces Ryzen face aux Core d’Intel. AMD veut enfoncer le clou avec une proposition originale : 3D V-Cache.

L’idée d’AMD est de rajouter une mémoire supplémentaire à ses puces, par dessus le processeur lui même. Empilée sur son die. Sur un prototype de Ryzen 9 5900X basé sur la génération actuelle de l’architecture Zen 3 de la marque, AMD a ainsi ajouté 64 Mo de cache L3 supplémentaire. Et les résultats sont intéressants. Si la puce ne change pas d’aspect, les performances sont clairement en hausse.

3D V-Cache

En moyenne, le bénéfice serait une puissance un gain de 15% de performances supplémentaire en 1080P dans les jeux sans que l’on ait pour le moment tous les détails de la manière dont ces calculs sont réalisés. Il faut dire qu’il s’agit d’un prototype du processeur et qu’il est difficile de communiquer de manière plus précise. Ce genre de gain ne s’obtient aujourd’hui en général qu’en changeant totalement d’architecture, on arrive rarement à ce genre de scénario avec une simple optimisation. AMD pourrait ainsi proposer jusqu’à 192 Mo de mémoire cache sur une nouvelle génération de puces Zen3 haut de gamme. Les puces conservant évidemment le  cache résident dans leur architecture de base. Les modèles 12 coeurs comme le Ryzen 9 5900X et ses 70Mo de cache et 16 cœurs comme le  Ryzen 9 5950X et ses 72 Mo de cache proposeraient des montants astronomiques de mémoire embarqués. Bien entendu, les prochaines générations de processeurs pourraient également en bénéficier.

La latence serait identique entre le cache initial et celui rajouté par dessus le processeur ? L’ensemble serait unifié en un unique et énorme cache L3 mais beaucoup de questions restent sans réponses sur le fonctionnement global de la solution.

3D V-Cache

AMD joue à 3D V-Cache-cache

La stratégie d’AMD joue beaucoup sur le cache depuis l’avènement des architectures Zen. Plus généreuse qu’Intel sur ces postes, la marque implique cette mémoire pour améliorer les performances de ses productions. Zen a beaucoup progressé en cache au fur et à mesures de ses développements et les technologies RDNA 2 ont également profité de ces largesses. C’est une solution assez intelligente de la part d’AMD car elle permet de proposer des gains en performances en temporisant la nécessité d’une coûteuse nouvelle architecture. Un petit pas de côté qui ressemble aux solutions d’Intel lorsque le fondeur optimisait son processus avant de changer d’architecture. Garder son architecture en place le plus longtemps possible, maintenant que le retard avec la “concurrence” a été comblé, il s’agit d’économiser ses coûts de R&D. En gardant la sortie nécessaire d’une nouvelle architecture le plus longtemps possible dans les cartons, AMD amorti les  coûts de celle déjà en place.

3D V-Cache

Les techniques mises en place par TSMC pour ajouter ce type de mémoire par dessus le processeur sont clairement intéressantes pour AMD. La couverture du processeur lui même par un matériau aussi transparent thermiquement que le silicium ne devrait pas poser de problème de TDP. AMD comble le manque de couverture du die par un substrat de silicone “vide” pour ne pas créer de relief sur la puce et permettre un contact parfait avec le système de refroidissement employé. L’image d’illustration ci dessus montrant, à dessein, l’ajout d’un module de SRAM de 6x 6 mm à gauche du die. 

Reste un détail, si la  guerre des chiffres est un argument séduisant pour le grand public, pouvoir annoncer des montants de cache énormes face à un Intel qui reste bien plus sobre sur ce poste, cela n’aura pas forcément un impact sur tous les usages d’un PC.

Est-ce que le jeu en vaut la chandelle ? L’impact sur les performances ne semble entrer en ligne de compte que pour le jeu. Combien couteront ces mégas de 3D V-Cache supplémentaires ? Combien coutera leur production, quel impact chez le fondeur partenaire ? Et surtout sur le prix final pour les acheteurs de ces versions dopées à la mémoire cache ? Est-ce que cela aura également des conséquences en terme de compatibilité avec les cartes mères ? Faudra t-il de nouveaux BIOS ? Si physiquement les puces seront les mêmes, la connexion entre le cache et le processeur se faisant dans l’ajout d’une couche sur un die spécifique, des problèmes de retro compatibilité peuvent exister. Soit parce que des cartes ne vont pas prendre en compte cette nouveauté, soit parce qu’elles n’arriveront pas à identifier les puces.

AMD indique qu’aucune optimisation particulière ne sera nécessaire d’un point de vue logiciel. Mais peut être que les matériels devront attendre une mise à jour.

3D V-Cache, AMD va booster ses processeurs avec plus de mémoire © MiniMachines.net. 2021.

Gigabyte annonce des Brix 5000U sous Ryzen Zen3 pour la fin de l’année

La Gamme de Gigabyte Brix est une des plus anciennes du marché des MiniPC, la marque propose des solutions depuis 2013. A l’époque, déjà, elle innovait en proposant un produit allant plus loin que les NUC puisqu’elle n’hésitait pas à embarquer des processeurs Core du i3 au i7 alors qu’Intel ne dépassait pas les Core i5 dans ses propres MiniPC. Cette volonté de proposer des solutions tirant partie de toutes les ressources disponibles à sa disposition, la marque la renouvelle avec l’annonce de minimachines Brix 5000U sous processeur AMD Cezanne d’ici la fin de l’année. 

Brix

Les AMD Ryzen retenus proposeront des solutions allant jusqu’aux modèles 8 coeurs et 16 threads en Zen 3 avec un circuit graphique Radeon Vega embarqué. De quoi construire des MiniPC performants et efficaces, d’autant qu’ils seront très bien épaulés.

Les Brix 5000U proposeront en effet de quoi monter jusqu’à 64 Go de DDR4-3200 grâce à deux slots de mémoire SODIMM. Un slot M.2 2280 NVMe PCIe 3.0 X4 sera également de la partie pour monter un SSD très rapide. Comme souvent avec ce type de machine, elles seront divisées en deux gammes. La première ne proposera qu’un stockage sous forme d’un slot M.2 pour un encombrement de 13.9 cm de large sur 13.4 cm de profondeur et 4.4 cm d’épaisseur. L’autre, légèrement plus épaisse, proposera un emplacement 2.5″ SATA supplémentaire.

BrixLa version ave emplacement 2.5″

A l’intérieur de l’engin, un second slot M.2 embarquera une solution Wifi6E et Bluetooth 5. Le reste de la connectique est très impressionnant avec la possibilité de piloter jusqu’à 4 affichages en simultané. Deux ports HDMI sont visibles en plus d’un Mini DisplayPort et d’un port USB Type-C avec prise en charge vidéo. Un second port USB Type-C non détaillé est également de la partie entouré par 5 ports USB 3.2 Type-A et un port jack audio 3.5 mm.

BrixLa version M.2 uniquement 

Enfin, un port Ethernet 2.5 Gigabit sera présent en plus de possibilités d’extensions supplémentaires offertes par la marque. Il sera par exemple possible de profiter d’un port série RS-232, d’un second port Ethernet ou de rajouter 2 slots M.2 2280 supplémentaires à l’engin. 

Comme d’autres marques, Gigabyte vise deux marchés différents avec une seule machine en jouant sur ces options “sur mesures”. Cela permet de limiter les coûts de développement et d’optimiser les tarifs. Un Brix 5000U de ce type peut aussi bien intéresser un particulier qui recherche une minimachine performante et efficace qu’une entreprise qui cherche à proposer des solutions d’affichage numérique. 

Brix

Gigabyte promet un Brix 5000U très silencieux en veiller et relativement peu bruyant au maximum de ses capacités

Prometteur, cet engin sera proposé au quatrième trimestre à des tarifs encore inconnus. Difficile, en ce moment, de se prononcer sur les dates et les prix pour les constructeurs. Les pénuries de  composants sont toujours présentes et certains éléments fluctuent fortement d’une semaine sur l’autre. Nous devrions avoir plus d’informations d’ici la rentrée scolaire, je suppose…

Gigabyte annonce des Brix 5000U sous Ryzen Zen3 pour la fin de l’année © MiniMachines.net. 2021.

ECS Liva Q3 Plus : un minuscule PC sous Ryzen V1605B

Je plaisante évidemment et je ne devrais pas parce que ce n’est pas si drôle finalement. Le ECS Liva Q3 Plus utilise bien un processeur AMD Ryzen Embedded mais c’est son seul rapport avec la console mobile qui a annoncé la fin de son aventure il y a quinze jours

ECS LIVA

Non, le ECS Liva Q3 Plus fait partie d’une désormais assez grande famille de machines ultra compactes que la marque propose depuis 2014. Je désespérais de voir les puces Ryzen Embedded V1000 débarquer dans un produit grand public et c’est désormais chose faite. Evidemment, la solution de ECS ne sera pas aussi commune que les propositions d’un Asus ou un Acer sur le marché mais cela reste une belle avancée après les années de silence autour de ces pourtant excellentes solutions d’AMD.

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Des comparaisons subtiles de performances : face à un Core i5-7200U

Ne croyez pas que les puces Embedded V1000 soient un échec pour autant, AMD en vend pas mal mais leur destination est quasi entièrement tournée vers le monde industriel. Aucune vraie création à vocation commerciale traditionnelle n’a été recensée par mes attentives petites antennes jusqu’à aujourd’hui. 

Le ECS Liva Q3 va donc réparer cette injustice en proposant deux APU AMD de cette gamme. Le R1505G d’une part, une puce un poil moins intéressante pour un usage de MiniPC. Et le surprenant Ryzen Embedded V1605B de l’autre. Pourquoi surprenant ? Parce que la puce développe dans un TDP de 15 watts d’assez belles performances. 

Accompagné par 4 à 8 Go de mémoire vice en DDR4-2400 et de 64 à 128 Go de stockage eMMC installés et soudés, ce processeur délivrera de solides performances multimédia. J’en veux pour preuve cette démo de la Smach Z justement, qui montrait les capacités de la petite puce sous divers jeux. Avec un lecteur de cartes MicroSDXC pouvant accueillir des solutions jusqu’à 1To, la minimachine allie extrême compacité et performances dans ce tout petit boitier.

L’objet mesure 7.3 cm de large comme de profondeur pour 5.3 cm d’épaisseur, suffisamment de place pour proposer une sortie HDMI 2.0, un Mini DisplayPort 1.4, un port Ethernet, deux USB 3.2 Gen 2 Type-A et un USB 2.0. Le ECS Liva Q3 est alimenté en 12V et 3A.

Pas de date, pas de prix non plus. Cette annonce de la marque lors du Computex 2021 sera sans doute suivie de quelques détails supplémentaires. C’est un engin assez intéressant pour des usages multimédia et de jeu. La faible quantité de stockage et le recours à un eMMC n’est évidemment pas une bonne nouvelle pour des titres PC récents mais avec un bon prix, cet engin pourrait être une excellente machine de retrogaming, de streaming ludique et de lecture audio/vidéo à coller sous un téléviseur.

 

ECS Liva Q3 Plus : un minuscule PC sous Ryzen V1605B © MiniMachines.net. 2021.

Festival d’Annecy / MIFA 2021 : 5 raisons d’opter pour la version physique

Par : Shadows

Annecy 2021 approche à grand pas, et vous hésitez encore entre vous rendre sur place ou opter pour la formule 100% en ligne ? Pas de panique : voici quelques informations qui pourront vous aider à trancher, avec 5 raisons de vous laisser convaindre de faire le déplacement.

Bien entendu, si vous ne pouvez ou ne souhaitez pas vous rendre sur place, vous pouvez sans problème opter pour les formules online.

1 Des rencontres avec les WIP Features et XR

Le programme 2021 est riche en séances Work In Progress de longs-métrages et projets XR. Or, ces WIP seront visibles sur place et pas seulement en ligne : une bonne opportunité d’échanger avec les équipes des projets présentés.

Au menu, entre autres : Chlopi, le prochain long-métrage de Dorota Kobiela (qui était derrière le fascinant La Passion Van Gogh avec sa technique de peinture animée, utilisée une fois de plus ici), Mars Express de Jérémie Périn (Lastman), Unicorn Wars d’Alberto Vazquez, Nayola de José Miguel Ribeiro, Le Petit Nicolas de Benjamin Massoubre et Amandine Fredon…

Chlopi

2 Des exposants et entreprises avec qui échanger

Malgré les difficultés de déplacement, de nombreuses entreprises ont d’ores et déjà annoncé leur présence au MIFA.

Par exemple, du côté acheteurs et distributeurs : New Europe Film Sales, Les Films du Losange, Urban Distribution, Picture Tree Intern., Charades, Haut et Court, Studio Canal, Shorts TV,  Miyu Distribution, les Films du Préau, Viva Pictures, SND, Outsider films, Lumière Publishing, Sudu Connexion, ZDF, TV3, France Télévisions, VRT, Trace TV, Arte, Canal plus (David Bessières).

Côté exposants, on pourra notamment retrouver France Télévisions, Film Fund Luxembourg, Wallonie Bruxelles Image, Catalan, Anim France, Unifrance, Aura in Motion, Ciclic, Grand Est, Magelis, ALCA, PACA, Marseille, Films en Bretagne, Saison Africa 2020, Xilam, Cyber Group, Superprod, On kids and family, ICAA.

3 Des projections exclusives et plus simples d’accès

En raison des contraintes imposées par les distributeurs, les longs-métrages en compétition, films de télévision ne seront visibles que sur place.

Pour découvrir Flee (Jonas Poher Rasmussen), Josée, le tigre et les poissons (Kotaro Tamura), The Deer King (Masashi Ando, Masayuki Miyaji) et les autres films de la sélection, une seule solution : faire le déplacement.

A noter cette année, pas besoin de réserver en ligne vos billets pour les séances : étant donné que les accréditations physiques sont volontairement limitées, le Festival a simplifié la gestion. Il suffira de vous présenter à l’entrée d’une salle avec votre badge pour rentrer, dans la limite des places disponibles.

Enfin, les oeuvres VR en compétition ne seront elles aussi visibles que sur place. Vous retrouverez dans la sélection, entre autres, Recording Entropia et The hangman at Home, deux projets déjà très remarqués dans les festivals XR.

4 Une édition atypique

Entre le fait qu’il s’agira pour beaucoup du premier festival physique depuis le printemps 2020, le symbole d’une remise en route et l’affluence plus modérée que d’habitude puisque de nombreux festivaliers étrangers ne pourront pas faire le déplacement, Annecy 2021 risque fort d’être une édition à l’ambiance très particulière.

5 Le respect du protocole sanitaire

Bien entendu, le salon sera organisé dans le respect des consignes sanitaires : gestes barrières, port du masque, files d’attente et flux repensés, ou encore système de jauges lors des projections.

Le couvre-feu passant à 23h le 9 juin, les séances ont été adaptées, et finissent au plus tard vers 22h20 : de quoi disposer du temps nécessaire pour retrouver votre hébergement. Certes, les couche-tard seront frustrés, mais cela pourra être l’occasion, pour changer, de débuter votre matinée un peu plus tôt… Les premières séances sont programmées pour 9h.

Comment participer ?

Il est encore temps de vous accréditer, que ce soit pour assister à l’édition 2021 physiquement ou en ligne.
Notez aussi que le site officiel propose quelques pistes pour trouver un logement sur place.

L’article Festival d’Annecy / MIFA 2021 : 5 raisons d’opter pour la version physique est apparu en premier sur 3DVF.

AMD Advantage : la plateforme bonus de la marque

Nvidia a lancé Max-Q, Intel a son Project Evo, AMD a désormais l’AMD Advantage. L’idée est toujours la même, à mi chemin entre opération marketing et enveloppe technique, proposer un repère permettant au client d’être sûr de ce qu’il achète.

L’AMD Advantage mélange d’ailleurs un peu des deux autres projets de ce type, AMD a pris chez Nvdia comme chez Intel, ce qui est logique puisque la marque propose et des processeurs et des circuits graphiques. 

La plateforme propose un minimum garanti pour le client d’une solution AMD : un certain niveau d’autonomie, une garantie de qualité d’affichage, des normes de chauffe ou de réactivité. L’idée est toujours la même, espérer que cela serve de repère au client final pour qu’il repère et choisisse cette plateforme plutôt qu’une autre et cela avant même de s’intéresser à une marque spécifique. Intel a été un des pionniers de ce genre de développement technico/marketing en informatique mobile avec la plateforme Centrino au début des années 2000. Promue par une énorme campagne publicitaire en partenariat avec différentes marques, Centrino a assuré à Intel une visibilité énorme sur le marché. En magasin, cela s’est traduit par une arrivée massive de clients qui voulaient avant tout “un portable Centrino”. L’étiquette avait un effet rassurant et déclenchait l’achat, ce qui était tout l’objectif de la création de ce label.

En 2021, l’AMD Advantage jouera le même rôle, l’idée étant de compter que l’expertise partagée par les sites web ou le  “copain-qui-s’y-connait” et qui va dire “prenez telle ou telle plateforme” quand on lui posera la question de qu’est ce qu’il faut acheter ?

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La grosse différence entre AMD Advantage et la plateforme technique EVO d’Intel, c’est la très claire spécialisation d’AMD vers les machines de jeu. L’ensemble des éléments garantis par la solution concernent le loisir et non pas d’autres postes. Cela a quelques effets de bord sur l’ensemble de la machine mais la cible est clairement le “gamer”. Tous les postes classiques d’un PC mobile sont pris en compte : son affichage bien sûr, mais également sa réactivité, sa connectique, sa chauffe, sa puissance, son autonomie, le bruit qu’il génère et ses composants.

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Premier point, la plateforme est 100% AMD. Pour  obtenir le label, il faut avoir un processeur et une solution graphique de la marque et utiliser ses pilotes. Il n’est pas possible d’avoir une solution Nvidia qui soit compatible avec le label. C’est à la fois la force et la faiblesse d’AMD sur ce poste. La force car la marque va pouvoir proposer un ensemble qu’il maitrisera de bout en bout, ce qui permettra des optimisations maitrisées. La faiblesse parce que Intel et Nvidia vont pouvoir joindre toutes leurs forces dans la bataille. Des forces techniques en faisant coexister la solution technique EVO avec Max-Q. Et des forces marketing en juxtaposant leurs campagnes de pub.

D’un point de vue technique, AMD avance déjà que la conjugaison des différents éléments donne d’excellents résultats. Une plateforme Ryzen + Radeon RX 6000M donnera de meilleures performances qu’une plateforme Intel + Radeon RX 6000M. La technologie AMD Smartshift permettant de trouver le meilleur résultat possible dans l’emploi des deux puces AMD. L’emploi du système Smart Access Memory fonctionne de la même manière avec une synergie des différents composants de la marque. Au final, ce sont des performances en plus pour l’utilisateur qui sont garanties par la plateforme.

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D’autres points techniques sont soulevés avec, en particulier, un accent mis sur l’affichage. On retrouve l’évidente technologie Freesync de la marque mais également des garanties de rafraichissement, de latence, de luminosité, de technologie de dalle et même de garanties colorimétriques.

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AMD Advantage garantit également d’autres postes. Certains sont des évidences comme l’emploi d’un stockage de type SSD PCIe NVMe. On imagine mal une machine gaming haut de gamme en 2021 qui sorte en SATA… D’autres sont des promesses plus intéressantes comme une garantie d’efficacité du refroidissement. Le clavier des machines ne devant, par exemple, jamais dépasser les 40°C en jeu, du moins sur les touches ZQSD… Autre point, une garantie de 10 heures d’autonomie sur batterie mais attention, uniquement en lecture vidéo et non pas en lançant un jeu 3D exigeant…

Au final, AMD Advantage annonce des éléments intéressants pour les joueurs : la garantie d’une plateforme capable de proposer une excellente jouabilité, de bons affichages, une réactivité convaincante et d’autres éléments techniques. Mais c’est clairement plus une boussole pour l’acheteur qu’un élément qui révolutionnera leur expérience. Depuis quelques trimestres déjà, les machines susceptibles de recevoir les solution Radeon RX 6000M, sont pourvues de composants au niveau. On a déjà parlé du SSD NVMe qui est devenu la norme mais d’autres postes sont également de plus en plus communs comme les écrans à haut rafraichissement ou les dalles proposant une colorimétrie calibrée en usine.

La grosse difficulté pour AMD sur cette plateforme technique face à Intel et son EVO est son manque de services extérieurs au duo processeur/circuit graphique. Là où Intel promet des éléments comme le Thunderbolt, le Wifi6 et bientôt de la 5G… En plus des fonctions graphiques proposées par le Max-Q de Nvidia, AMD a bien du mal à trouver des alternatives.

AMD Advantage : la plateforme bonus de la marque © MiniMachines.net. 2021.

AMD Radeon RX 6000M : enfin du RDNA 2 mobile

La nouvelle gamme de circuit graphique d’AMD se veut autrement plus puissante que la précédente. La marque annonce que les premiers portables de ses partenaires qui profiteront des Radeon RX 6000M sous RDNA 2 seront jusqu’à 1.5 fois plus performants que les modèles précédents. Un joli bond en avant pour un secteur qui ne connait pas la crise. Le rendement des machines, leur efficacité, serait 1.77 fois plus performant.

Radeon RX 6000M

Si le marché des cartes graphiques est très problématique en ce moment avec des pénuries massives et des prix qui se sont envolés. Celui des ordinateurs portables gaming est paradoxalement moins impacté. Le secteur reste en croissance et l’arrivée de nouvelles solutions Radeon RX 6000M devrait encore le fluidifier.

Radeon RX 6000M

Disponible dès ce mois ci, la première gamme de portables Radeon RX 6000M devrait être signée par Lenovo, Asus, HP et MSI. Trois premières solutions Radeon RX 6000M sont annoncées. Les machines visées ne seront, à priori, pas des ultraportables au vu des consommations demandées par les puces. 

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Première puce de la gamme, le modèle Radeon RX 6800M proposera 40 Compute Units, 12 Go de GDDR6, une fréquence de 2300 MHz pour… 145 Watts de TDP et une interface mémoire de 192-bit pour 96 Mo d’Infinity Cache. C’est clairement un modèle très haut de gamme dont les tarifs devraient être élevés. Son intégration ne concernera pas, à priori, les portables milieu de gamme mais des machines très performantes et sans concessions sur aucun poste.

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La promesse d’AMD est semblable à celle d’un Nvidia lors de la sortie des RTX 30×0. La Radeon RX 6800M promet du jeu en 1440p en toute fluidité. Evidemment, il faut faire attention aux petits détails de la présentation de ce tableau. Si AMD intitule celui-ci “Time for an upgrade”, c’est parce que les chiffres annoncés sont ceux d’un PC portable de 2019 sous la précédente génération de puces Nvidia : les RTX 2070. Cela met un peu de perspectives sur le gain véritablement obtenu.

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Cela dit, les performances annoncées en jeu sont excellentes avec des titres récents tous au dessus des 130 images par seconde en 1440P avec tous les détails graphiques au maximum. 

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Face à une gamme Nvidia plus récente, les performances sont moins flatteuses mais restent excellentes. On appréciera les colonnes trois et quatre qui présentent un résultat inférieur aux RTX 3080 sous la forme d’un tableau que l’on pourrait qualifier de très avantageux graphiquement parlant.

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Un point important, on y reviendra plus bas, est la performance déployée en mobilité par les puces d’AMD. La gamme Radeon RX 6000M promet une meilleure performance en jeu mobile. Cela se retrouve avec ce tableau qui montre que le modèle haut de gamme d’AMD écrase le modèle haut de gamme Nvidia sur cet usage. Mais je ne sais pas si c’est vraiment un point positif au final.

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La puce suivante est la Radeon RX 6700M avec 36 Compute Units, 10 Go de GDDR6, une fréquence de 2300 MHz pour 135 Watts de TDP et une interface mémoire 160-bit avec 80 Mo d’Infinity Cache.

Elle promet la même chose que la 6800M dans une moindre qualité graphique. Si le 1440P est tenu, les détails graphiques sont un cran en dessous avec un réglage sur “High” et non plus sur “Max”. Le reste des fonctions annoncées est identique.

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L’entrée de gamme sera le Radeon RX 6600M, une solution qui embarquera pas moins de 28 Compute Units associés à 8 Go de GDDR6. Sa fréquence de jeu sera de 2177 MHz pour un TDP de… 100 watts. La puce tournera sur une interface mémoire 128-bit avec 32 Mo d’Infinity Cache.

On passe ici au FullHD jouable tous détails à fond, avec des résultats un peu moins glorieux sur certains titres mais toujours jouables sans aucun soucis.

Cette puce sera capable d’encaisser les demandes des derniers jeux les plus gourmands du marché en FullHD tous détails à fond. AMD la compare à la RTX 3060 et, effectivement, elle devrait se positionner sur le même créneau de machines. 

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Les caractéristiques de ces trois puces sont impressionnantes et les TDP… très élevés. AMD annonce que ces puces proposent un meilleur rendement que les précédentes solutions de la marque. La série Radeon RX 6000M pourra offrir les mêmes performances que l’ancienne génération en consommant 43% de ressources en moins.  Un élément rassurant mais qu’il faut mettre en perspective des usages réels des machines. Ce que veut dire AMD par ce gain en rendement, c’est qu’un utilisateur qui emploie une solution graphique RDNA de première génération et qui obtient un affichage en FullHD à 100 images par seconde pour 100 Watts de TDP, celui là pourrait, dans le même jeu, ne consommer que 57 watts pour le même résultat en RDNA 2.

Sur le papier, c’est absolument formidable mais en pratique je doute que l’utilisateur le vive de la même façon. Qui va limiter exprès son processeur graphique pour consommer moins d’énergie ? Ce serait évidemment la bonne démarche mais je doute que beaucoup d’utilisateurs mettent les mains dans le cambouis pour limiter volontairement les performances de leurs puces. La carte RDNA 2 restera donc à 100 watts de TDP, affichera plus d’images par seconde, proposera plus de détails graphiques et donnera plus de satisfaction au joueur pour toujours la même autonomie.

C’est ce qui me fait peur avec le tableau sur la meilleure performance en mobilité annoncé par la puce face à Nvidia. Si cette meilleure performance en mobilité est aussi visible, le tableau est clairement à l’avantage d’AMD, c’est peut être parce que la marque ne fait aucun contrôle de la dépense énergétique de sa puce. En mobilité, je préfère un titre juste fluide et jouable à un titre qui tournera à 150 images/seconde avec tous détails à fond. Je préfère que le système ne dépense pas un watts de superflu quitte à limiter le nombre d’image/seconde à un chiffre optimal. Quitte à oublier un lissage ou un anti crénelage quelconque. Je suis sur une batterie et si je veux pouvoir jouer plus d’une demie heure, je préfère que ma carte graphique et mon processeur limitent clairement leurs dépenses énergétiques plutôt que de m’afficher plus d’images. Il faudra donc tester les puces en situation pour voir d’où vient cette suprématie de performances en mobilité. Je pense qu’il n’y a pas de miracles et qui dit performances dans ce milieu dit dépenses en watts.

Les solutions Radeon RX 6000M apporteront évidemment les bénéfices de l’architecture d’AMD avec une gestion du Ray Tracing, le Smart Access Memory et la technologie Smartshift qui optimisera au mieux le TDP des engins en concertation avec la puce AMD embarquée. En laissant faire le système, AMD assure un excellent rendement des portables équipés avec une optimisation très équilibrée des différents composants en mode batterie. Une promesse qu’on a bien entendu envie de croire mais qu’il faudra juger sur pièces… tout comme le comportement de ces engins en terme de refroidissement. 

La série de slides présentant les performances des puces est à prendre avec tout le recul habituel. AMD mélangeant habilement différentes générations de puces Nvidia concurrentes au fur et à mesure que les slides s’enchainent. Dans l’absolu, le message est clair : AMD est aussi bon, voir au dessus de ce que Nvidia propose. En pratique, il faudra voir si ces annonces sont réelles et surtout si le jeu en vaut la chandelle. Si AMD est plus pertinent que Nvidia sur une machine mobile tous postes confondus, aussi bien en terme de performances brutes que d’autonomie, de bruit et de chaleur dégagée.

AMD Radeon RX 6000M : enfin du RDNA 2 mobile © MiniMachines.net. 2021.

Intel annonce le NUC Beast Canyon ou NUC 11 Extreme

La gamme Next Unit of Computing s’agrandit encore, avec un nouveau format plus proche du grille pain que de la petite pile de boitier de CD. Le NUC 11 Extreme est le successeur du Ghost Canyon ou NUC 9 Extreme. Il embarquera une puce Intel Tiger Lake-H et pourra prendre en charge les circuits graphiques externes classiques.

NUC 11 Extreme

C’est un des points les plus importants mis en avant par le fondeur. Le boitier est certes plus large qu’auparavant avec un encombrement de 8 litres mais il est désormais capable de prendre en charge des cartes graphiques de taille standard, même dans les formats les plus longs. Une différence majeure avec le NUC 9 Extreme qui devait limiter sa compatibilité avec les modèles les plus longs du marché. Modèles qui ont tendance à prendre de plus en plus de volume avec les dernières générations de puces graphiques.

Evidemment, cela jouera en sa défaveur d’un point de vue compacité, le NUC 11 Extreme est plus haut, plus large et plus profond que les modèles classiques et même que les modèles gaming de la marque. Cette branche particulière de la gamme NUC répond sans aucun doute à des demandes spécifiques du marché. La clientèle d’Intel sur ce segment étant attachée à une recherche de performances sans trop de compromis.

NUC Ghost Canyon

Le NUC 9 Extreme

La machine emploie toutefois la plateforme Intel NUC Compute Element, ces cartes d’extensions qui contiennent la partie “logique” de l’engin. Processeur soudé à un PCB particulier mais composants secondaires sur sockets et slots. Il est donc possible, voir  très probable, que les propriétaires de solutions NUC 9 puissent faire évoluer leur machine en NUC 11 Extreme.

On n’a pas encore le détail officiel de tous les processeurs accessibles à ces nouvelles solutions, les Tiger Lake-H sont assez variés et il est possible qu’Intel vise large sur ces gammes pour répondre à toutes les demandes. On sait déjà que les puces Intel Core i5, i7 et i9 seront de la partie, de précédentes fuites sur le kit “Driver Bay” qui l’équipe nous laissent entrevoir des engins très complets.

NUC 11 Extreme

Deux slots SoDIMM permettront d’embarquer un maximum de 64 Go de RAM en DDR4-3200. Trois slots M.2 seront disponibles avec un 2280 PCIe NVMe X4 Gen4 et deux slots M.2 2280 NVMe PCIe X4 Gen3 également compatible SATA. Des foncions RAID-0 et RAID-1 seront possibles sur ces SSD qui pourront également embarquer des solutions Intel Optane. L’engin proposera une sortie HDMI 2.0b par défaut, en plus des sorties d’une éventuelle carte graphique indépendante et pourra également compter sur deux ports Thunderbolt 4 qui lui permettront de piloter 3 affichages UltraHD par défaut. 

Suivant les modèles de NUC 11 Extreme, la machine embarquera un Ethernet de 2.5 ou de 10 Gb associé à un Wifi6 Intel AX210 proposant églament du Bluetooth 5.0. Et 6 ports USB 3.1 Gen2 Type-A seront disponibles à l’arrière de la carte et deux ports USB 2.0 et deux USB 3.1 seront disponibles sous format broche sur le NUC Compute Element. On les voit en façade de l’image avec un lecteur de cartes SDXC. 

En compagnie d’une solution graphique externe classique, ces puces devraient faire un excellent travail. Le gros avantage en ce moment de ces solutions “évolutives” étant de pouvoir recycler des cartes plus anciennes en attendant des jours meilleurs sur ce marché.

Dernier détail, Intel a intégré une façade avec des LEDs RGB illuminant son logo “Tête de mort” habituel. Les personnes allergiques à ce type d’affichage pourront tout simplement désactiver l’éclairage pour le voir disparaitre.

Intel annonce le NUC Beast Canyon ou NUC 11 Extreme © MiniMachines.net. 2021.

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