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Logitech POP : un kit clavier et souris mini et mimi

Des couleurs vives et gaies, des touches arrondies, un fonctionnement Bluetooth permettant de piloter 3 appareils distincts et des fonctions amusantes. Le clavier Logitech POP Keys est une nouveauté sucrée pour ce début d’année 2022.

Logitech POP

Jaunes, rouges, vertes et bleues les combinaisons proposées par les Logitech POP sont singulières dans le monde des claviers et des souris. On retrouve des appareils aux formats et aux couleurs originaux qui vont créer d’emblée des ambiances particulières.

Logitech POP

Avec 32.12 cm de large pour 13.84 cm de profondeur pour une épaisseur maximale de 3.54 cm, le clavier Logitech POP Keys est assez compact pour se positionner sur un bureau et piloter trois appareils distincts. Avec une connexion Bluetooth et radio, il permettra de basculer d’un portable à un PC de bureau par exemple mais également une éventuelle tablette. C’est également une solution qui pourra piloter un PC classique et une machine de salon suivant les besoins. Trois touches de selection, situées en haut à gauche du clavier, permettent de basculer d’une machine à l’autre selon ses besoins.

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Le clavier fonctionne avec deux piles AAA que Logitech compte optimiser au mieux avec une excellente durée de vie. Logitech parle de 3 ans au maximum, ce qui dépendra bien sûr de votre usage de l’appareil.

Logitech POP

Le touché est mécanique mais sans recours à une technologie particulière, le clavier est compatible Windows et Mac et je suppose qu’il sera également exploitable sous ChromeOS, Android ou Linux… bien que certaines de ses touches puissent avoir du mal à être gérées.

Logitech POP

Le clavier propose 12 raccourcis de fonction avec des classiques comme la capture d’écran, la possibilité de couper le son et le micro, la gestion des médias habituelle. Mais Logitech a également ajouté un jeu de touches particulier avec des emojis interchangeables livrés avec la machine. Ceux-ci seront programmables via le pilote de la marque et permettront de ponctuer vos débats facilement avec des 🤣, des 😊 ou des 😎. Je ne sais pas si ces touches pourront réaliser d’autres tâches comme des macros ou des ordres spécifiques1.

Logitech POP

Il est assorti à une souris Logitech POP Mouse qui reprend les schémas de couleur de la gamme. Elle propose une smartwheel, cette molette de défilement débrayable de Logitech qui permet de basculer d’un mode de navigation précis à une solution permettant de faire défiler des pages très rapidement. Elle est compatible avec le logiciel Flow de la marque, une option intégrée aux pilotes qui permet de copier et coller divers éléments plus facilement.

Le clavier est déjà disponible chez Logitech ou Amazon. Prix public pour ces friandises ? 99.99€ pour le clavier Logitech POP Keys et 39.99€ pour la souris. Pas forcément donné mais assez divertissant pour égayer un bureau un peu tristounet.

Logitech POP : un kit clavier et souris mini et mimi © MiniMachines.net. 2022.

UM700 : un MiniPC Manjaro Linux pour développer pour Steam Deck

Il y a quelques temps la marque Minisforum lançait un sondage sur son site pour demander à ses clients ce qu’ils pensaient de Linux. La marque a compilé les résultats et présente aujourd’hui sa conclusion sous la forme d’un premier MiniPC équipé de Manjaro Linux.
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Manjaro Linux est une distribution Linux orientée grand public avec une interface qui ne sera pas déroutante pour un utilisateur de Windows ou de MacOS. Elle est gratuite, profite d’une belle communauté et compatible avec énormément d’applications Linux. Mieux, cette distribution met en avant sa capacité à faire tourner de nombreux programmes et jeux Windows grâce à des outils comme Wine, PlayonLinux et Proton.

Valve, par exemple, indique que Manjaro est la plateforme idéale pour développer pour son futur SteamDeck si on n’a pas de kit de développement sur mesures. Et quel exemple donne l’éditeur pour piloter cette plateforme Linux ? Un Minisforum UM700. 

Et c’est un point très intéressant ! Car si Valve indique qu’un jeu qui tournerait correctement sur ce MiniPC équipé d’un Ryzen 7 350H avec 16 Go de mémoire vive en 1280 x 800 pixels, alors il fonctionnera sur la future console de la marque. Cet étalonnage donne une très bonne idée des performances réelles de cette future console même si Valve indique que le Steam Deck est plus rapide. Son approche exacte est en réalité que le UM700 sous Manjaro Linux est la solution la plus proche de celle proposée par la console même si elle est inférieure à celle-ci.

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La machine en elle même n’a pas bougé depuis sa sortie en novembre 2020 : on reste sur un MiniPC très compact avec 2.8 cm de large et 12.7 cm de profondeur pour une épaisseur de 4.6 cm. Elle propose deux slots de mémoire vive DDR4 pour un maximum de 64 Go de ram, un emplacement 2.5″ SATA et un port M.2 2280 NVMe PCIe.

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Le Ryzen 7 3750H est dissipé activement, il propose dans 35 watts de TDP, 4 coeurs et 8 Threads et une fréquence maximale de 4 Ghz. Il embarque 4 Mo de mémoire cache L3 et un circuit graphique Radeon Vega 10 à 1.4 GHz. La marque a choisi un module Wifi assez ancien pour cette version Manjaro Linux. Monté sur un slots M.2 2230 il s’agit d’un AC7265 de 2014 et non plus du AX200 du modèle d’origine. On retourne donc sur un Wifi5 et Bluetooth 4.2 et non plus du Wifi6 et Bluetooth 5.1. Je suppose qu’il s’agit d’un choix technique pour une meilleure compatibilité Linux.

Je trouve l’approche autant opportuniste qu’intéressante. Je ne connais pas les détails de cette proposition ni son historique mais je suppose que Minisforum a eu vent de cette publication de Valve sur son site destiné aux développeurs pour Steam Deck. Et que devant cette très bonne nouvelle, la marque s’est intéressée subitement à un Linux généralement considéré comme une voie de garage à faible potentiel commercial par ces entreprises. Puis, face aux retours probablement positifs à son sondage, ils ont contacté les équipes de Manjaro et décidé de remettre au goût du jour le Minisforum UM700 dans une version adaptée à ce marché particulier.

Les prix ont dévissé par rapport à leur sortie en 2020. Le modèle 8/256 Go a 569$ a purement et simplement disparu, le premier modèle est un 16/256 Go qui est proposé à 529$/466€ HT. Un second modèle en 16/512 Go est proposé à 569$/501€ HT. Les 1000 premières commandes recevront en bonus une licence de CrossOver Linux qui est une solution permettant de faire tourner des applications Windows sous Linux. Attention, je ne suis pas sûr que ces tarifs prennent en compte des  frais d’importation et de taxes… En ce cas, il faut rajouter 20% de TVA et d’éventuels frais de la part du transporteur…

Ces engins sont également disponibles sur Amazon France : Le 16/512 Go est à 589.99€ TTC livré par Amazon grâce à un coupon de 50€.

Beelink SER 3750H : un MiniPC plus aéré et évolutif

Enfin, je vous indique que des modèles comme le MiniPC Beelink Ser3 en 16/512 Go est bien moins cher à 561€ TTC grâce à un coupon de 38€. Il est équipé du même processeur Ryzen 7 3750H avec les mêmes possibilités d’évolution.

Cet engin Beelink est également disponible en importation à 486.02€ TTC frais de port et taxes compris depuis l’entrepôt allemand de Geekbuying grâce au code BEEMINI4

Notez que je  ne suis pas sûr de la compatibilité de la carte Wifi du Beelink SER3 avec Manjaro Linux mais cela peut se changer facilement. 

 

UM700 : un MiniPC Manjaro Linux pour développer pour Steam Deck © MiniMachines.net. 2022.

One Netbook A1 Pro : passage au Core i7-1160G7

Le nouveau One Netbook A1 Pro passe d’un Core M3-8100Y, peut être la meilleure puce accessible à cette époque pour ce type d’engin, à une solution pouvant atteindre le Core i7-1160G7. La première puce fonctionnait avec un TDP de 5 watts, la nouvelle fonctionne dans une enveloppe de 7 à 15 watts. Plus gourmand donc mais également beaucoup plus puissant.

Cette solution de onzième génération Tiger Lake développe 4 coeurs et 8 Threads avec 12 Mo de cache et tournant de 2.1 à 4.4 GHz. Il propose un circuit graphique Intel Xe avec 96 EU cadencé à 1.1 GHz. Une autre option en Core i5-1130G7 un peu moins performant sera également disponible.
La mémoire sera confiée à 16 Go de LPDDR4x à 3200 MHz. Le stockage pourra grimper jusqu’à 512 Go en NVMe PCIe 3.0 x4.

L’écran du One Netbook A1 Pro reste de même diagonale, un 7″ tactile de type IPS qui affichera en 1920 x 1200 pixels. Il pourra pivoter à 180° pour se positionner par dessus le clavier afin d’être saisi en tablette. La prise en compte d’un stylet actif permettra de dessiner ou de prendre des notes dans ce mode de manière assez confortable avec une capture de 2048 niveaux de pression.

Mais le gros point fort de ce One Netbook A1 Pro, c’est sa connectique qui semble toute droit sortir d’un autre millénaire. Autour de ce petit châssis, on retrouve une ribambelle de ports et de connecteurs. En plus d’un module Wifi 5 et Bluetooth 4.2, la machine embarque un port Ethernet Gigabit, deux ports USB 3.0, une sortie vidéo MicroHDMI, un USB Type-C avec fonctions complètes, un lecteur de cartes MicroSDXC, un jack audio 3.5 mm combo, et même un port série RS-232. C’est cette connectique qui change la donne et fait du One Netbook A1 Pro un outil parfait pour certains métiers de terrain. 

L’engin peut se fixer sur un support VESA 75×75 classique

Sur cette nouvelle version il sera possible de profiter d’une plus grande vitesse de traitement grâce à ce processeur plus rapide mais, dans l’absolu, le poste le plus intéressant est de pouvoir se connecter à de nombreuses interfaces nativement. L’autonomie n’est pas annoncée mais l’engin à une batterie 6000 mAh en 3.7 voltes et sa prise USB Type-C servant à l’alimenter peut également accepter une batterie mobile PowerDelivery. Le clavier reste un QWERTY rétroéclairé avec une course de touche de 1.5 mm.

Comme sur le précédent modèle, le pavé tactile a été remplacé par un capteur optique accompagné de deux boutons pour les clics gauche et droit. Un capteur d’empreintes est présent pour identifier l’utilisateur. Le tout entre dans un format de 17.3 cm de large pour 13.6 cm de profondeur et 1.9 cm d’épaisseur. Le One Netbook A1 Pro ne pèse que 550 grammes. 

Reste le problème du tarif. Ce nouveau modèle est apparu sur AliExpress à environ 1160€ TTC en version Core i5 avec 16 Go de mémoire vive et 512 Go de stockage. C’est beaucoup pour un engin qui n’intéressera finalement que peu de personnes. Le précédent modèle était presque deux fois moins cher en 8/256 Go avec des tarifs sous les 520€ régulièrement. La version 8/512 Go s’est également négociée à des prix inférieurs à 550€…

L’engin est également disponible chez Geekbuying : Le modèle Core i7-1160G7 est à 1067.99€ en version 16/512Go. Le modèle i5-1130G7 16/512 Go est à 961.19€. Dans les deux cas il faudra compter sur une trentaine d’euros de frais de port.

Tout le problème de ce genre de configurations avec un design très particulier et un ensemble de composants très performants vient de là.  Si le design annonce des possibilités originales, il ne solutionne pas pour autant tous les besoins informatiques d’un utilisateur. Lorsque les netbooks sont sortis et qu’on parlait à l’époque de  « cannibalisation » du marché portables, je me fatiguais à expliquer que ces engins n’entraient pas en concurrence des machines traditionnelles mais servaient plutôt de couteaux suisses ultraportables. Ce type de machine poursuit le même raisonnement, elle viendra en plus d’un autre ordinateur pour remplir des missions spécifiques. Afin d’éviter d’avoir à transporter des accessoires et adaptateurs en plus d’un ultraportable classique.

Mais avec une note aussi salée, les utilisateurs réfléchiront certainement autrement. Avec un budget de 1100€, on peut acheter un ultraportable plus classique, en ajoutant la moitié de cette somme à une machine existante, on change de niveau de finition ou de puissance. Ce genre de minimachine gadget devrait plus s’orienter vers des puces entrée de gamme  que de tenter de rivaliser inutilement avec des solutions haut de gamme. Le même engin sous Celeron ou Pentium, avec un accès suffisant à ses entrailles, sera finalement peut être plus pertinent qu’un 7″ FullHD+ plus musclé.

One Netbook A1 Pro : passage au Core i7-1160G7 © MiniMachines.net. 2022.

Google Play Games débarque en béta sous Windows

Cette béta très limitée est disponible en Corée du sud, à Hong-Kong ainsi qu’à Taiwan. Trois pays uniquement qui vont servir de test pour le service.

Si vous voulez pouvoir utiliser ce service un jour, vous pouvez vous connecter à cette page qui vous permettra d’enrichir une base de données d’emails qui vous renverra derrière une notification quand votre pays sera éligible à l’offre Google Play Games pour PC. 

Ce choix de proposer un accès aux jeux Android de la part de Google est une course de fond qui se transforme depuis peu en sprint. Microsoft a en effet indiqué vouloir permettre aux utilisateurs de Windows 11 d’utiliser des applications et jeux Android. Un choix qui risque de déplaire à Google car l’utilisateur ne passera alors pas forcément par son magasin d’applications mais pourrait passer par de nombreuses alternatives. Pour rattraper le coup, Google a donc décidé de lancer une application servant d’émulateur Android sous Windows 10 et 11, uniquement focalisée sur les jeux. Application qui permettra non seulement de les  faire tourner mais également d’avoir accès à une ludothèque pour en télécharger d’autres. Cela assurera à Google des paiements et surtout la possibilité de continuer à prélever sa dîme sur les éventuels achats en cours de jeu ou d’afficher de la publicité dans les jeux…

Google indique que son service profitera aux joueurs puisque le moteur de recherche assurera un service d’optimisation pour le portage en collaboration avec les développeurs. Plusieurs titres sont déjà au catalogue de ce service dont : Mobile Legends: Bang Bang, Summoners War, State of Survival: The Joker Collaboration et Three Kingdoms Tactics.

Evidemment, pour le joueur cela assurera une continuité de service. Si vous commencez à jouer sur tablette et que vous basculez sur smartphone, votre compte est toujours maintenu au niveau. Vos scores, expériences et vos personnages sont mis à jour à chaque reconnexion. Grâce à ce Google Play Games pour PC, vous retrouverez ce même schéma de fonctionnement. Vous lâchez votre smartphone pour votre clavier et votre souris avec le même personnage grâce à cette coordination.

Un listing des éléments techniques nécessaires pour un PC sous Windows 10 et supérieur a été indiqué par Google : il vous faudra un processeur graphique capable d’afficher correctement de la 3D, un processeur avec 4 coeurs et 8 threads au minimum, 8 Go de mémoire vive et un stockage de 20 Go. Un SSD est, semble t-il, recommandé pour des chargements plus rapides. Autres détails importants, votre compte Windows doit être celui d’un administrateur et la virtualisation matérielle doit être activée. Si vous comptez pouvoir jouer dans le futur à votre jeu Android au boulot sur un poste d’entreprise, c’est donc raté.

La position géographique de ces pays est proche et je ne sais pas exactement pourquoi Google s’est focalisé sur ces pays. Une amie me disait que là bas – elle est à Taiwan – les jeux Android ont la côte surtout pour des raisons culturelles. Certains titres locaux sont très prisés des joueurs. Il s’agit de MMORPG généralement et les joueurs locaux sont très accros à ces titres. Des licences téléchargeables gratuitement qui rapportent d’ailleurs des fortunes aux studios en proposant des éléments payants utiles pour progresser plus vite. 

On voit ici la problématique du jeu sous Google qui ne sera peut être pas au goût de l’utilisateur PC. Non seulement l’accès à l’univers Android nécessitera une machine relativement puissante mais elle servira surtout à lancer des jeux réclamant souvent des investissements réels pour être jouables ou amusants. Bien loin des jeux classiques du monde PC et surtout un catalogue très limité et souvent médiocre de titres comparés à l’offre pléthorique déjà disponible sous Windows. 

Google Play Games débarque en béta sous Windows © MiniMachines.net. 2022.

ASUS PL63 : un nouveau MiniPC sous Core i5-1135G7

Le nouvel Asus PL63 est un engin de 16.51 cm de large pour 11,93 cm de profondeur et 3.8 cm d’épaisseur. Un format un peu inhabituel dans le monde du MiniPC qui abrite donc un Core i5-1135G7 équipé d’un circuit Intel Iris Xe avec jusqu’à 32 Go de mémoire vive DDR4 et 4 To de stockage SSD.

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L’engin démarre à 499$ pour une version « barebone » sans mémoire, stockage ni système. D’autres versions sont disponibles et débutent avec 4 Go de mémoire et 128 Go de SSD sous Windows 10 Pro à 650$. L’offre peut aller crescendo en augmentant à chaque fois la note.  Au vu du profil de la machine et de son équipement, j’ai tendance à croire qu’il s’agit d’un engin à vocation pro, redescendu par la division US d’Asus pour en faire un engin grand public.

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Avec 2 supports SoDIMM DDR-2400 et un M.2 2280 PCIe NVMe, l’engin n’est pas franchement un modèle d’évolution. On retrouve tout de même des sorties HDMI et DisplayPort, un jack audio 3.5 mm, six ports USB 3.2 Gen2 divisés en une paire USB Type-C et quatre USB Type-A ainsi un port Ethernet Gigabit. Un module Wifi6E et Bluetooth 5.0 sera également de la partie.

Bref, un Asus PL63 un peu à la marge, distribué de manière particulière et assez cher. Il est toujours bon de rappeler que les 649.99$ demandés pour la version 4/128 Go correspondent à un tarif… Hors Taxes.

Source : Liliputing

ASUS PL63 : un nouveau MiniPC sous Core i5-1135G7 © MiniMachines.net. 2022.

Le OneXPlayer Mini débute sa commercialisation

Annoncée à la fin du mois de novembre, le nouvelle console OneXPlayer Mini n’a pas franchement perdu temps pour être commercialisé. La maison mère ayant passé outre l’habituelle campagne de financement pour débarquer directement chez les revendeurs autorisés.

Cette course contre la montre s’explique t-elle par l’arrivée prochaine de la solution Steam Deck de Valve ? Difficile de le savoir réellement mais la solution est bien disponible et aux prix annoncés par la marque. La OneXPlayer Mini est donc une version 7″ de la solution lancée à l’origine en 8.4″. Cet écran plus petit permet de baisser légèrement le prix de l’engin tout en augmentant un peu son autonomie.

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On retrouve le même processeur Intel Core i7-1195G7, 16 Go de mémoire vive DDR4-4266 et de 512 Go à 2 To de stockage à son bord en NVMe PCIe x4 sur slot M.2 2280. L’affichage est un FullHD IPS assez classique et la prise en main globale de l’engin ne change pas. Boutons, croix directionnelles, joysticks ALPS et gâchettes sont toujours présents mais dans un emballage un poil plus condensé : 26.2 cm de large pour 10.8 cm de profondeur et 2.3 cm d’épaisseur. la solution pèse 589 grammes. Si on met cette offre face à la OneXPlayer d’origine en 8.4 pouces qui mesurait 28 cm sur 12.8 et 25 mm d’épaisseur pour un poids de 825 grammes, on note évidemment une belle différence. Face à une Switch de Nintendo qui mesure 23.8 par 10.2 et 14 mm d’épaisseur pour un poids sous les 400 grammes, on sent tout de même bien la différence imposée par le processeur Intel face à au SoC ARM signé Nvidia.

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Le OneXPlayer Mini sera bien ventilée activement, comme sa grande soeur et son autonomie attendue est de 8 heures en vidéo grâce à une batterie 40.25 Wh 10,455 mAh. Sa connectique est composée de deux ports USB type-C avec l’entièreté des fonctions du format : données, alimentation et DisplayPort, Un port USB 3.0 Type-A est également présent ainsi qu’un jack 3.5 mm stéréo. La recharge passera par une alimentation 100 watts et un module Wifi6 et Bluetooth 5.0 sera disponible. Toutes les fonctions de jeu sont présentes avec un double moteur de vibration, des enceintes stéréo et même un dock adapté à un usage télé prévu pour mars… Les machines sont livrées sous Windows 11. 

L’engin est déjà annoncé en importation dans ses trois versions chez Geekbuying.

Le OneXPlayer Mini en 16 Go / 512 Go est à 932.77€ frais de port et taxes comprises avec le code NNNONENOTE 

Le OneXPlayer Mini en 16 Go / 1 To est à 1048.47€ frais de port et taxes comprises avec le code 6H6H1602

Le OneXPlayer Mini en 16 Go / 2 Oo est à 1226.47€ frais de port et taxes comprises avec le code 6H6GHRUD

Le OneXPlayer Mini débute sa commercialisation © MiniMachines.net. 2022.

Cyclomobiles légers : l’excellente nouvelle de la normalisation

Lors de mon billet précédent sur le sujet, je vous signalais que les cyclomobiles légers allaient avoir le droit de cité légalement sur nos routes. Ces engins assez étranges étant dans les fait déjà présents sur notre territoire puisque le gouvernement avait participé au laissez-faire général des importateurs et vendeurs qui proposaient ces produits en magasins a grands renforts de publicités mensongère et de défauts de conseils et d’information.

Pour plein de raisons, qui existent toujours, l’arrivée de ces engins sur la voie publique me chagrinait. Et le premier d’entre eux était et reste le fait de laisser l’accès à des solutions assez puissantes, capables de monter rapidement à une bonne vitesse, partager les pistes cyclables. Un bon moyen de rendre plus tendue la situation sur ces voies déjà partagées par beaucoup d’usagers et souvent proches des piétons.

Mais une nouvelle vient d’être confirmée et va tout changer. Les Cyclomobiles légers sont certes autorisés sur la voie publique mais ils doivent être au préalable homologués par le CNRV, le Centre National de Réception des Véhicules. Un organisme qui va contrôler les normes concernant ces engins en s’adressant à des laboratoires certifiés.

Quand Biclou présente un vélo noname importé au CRITT pour valider sa solidité

Cet organisme homologué testera leur résistance contre la torsion, les chocs, les contraintes, les vibrations du cadre. Il vérifiera la bonne marche des freins, leur distance de freinage et leur résistance. La robustesse des roues, des essieux, de la selle et des divers éléments du cadre comme du guidon. Elle vérifiera la qualité des batteries et de l’électronique embarquée. La solidité du moteur et la résistance de l’ensemble aux diverses contraintes habituelles.

Bref, ces cyclomobiles légers vont devoir montrer patte blanche comme le font les vélos, les deux roues motorisés classiques et non pas être vendus sans contraintes comme les EDPM classiques : trottinettes électriques, skates électriques, gyroroues et autres. Et cela change tout !

D’abord, cela veut dire que la quasi totalité des draisiennes et autres vélos avec poignée de gaz sont toujours illégaux. Et, ici, impossible de se ranger dans un faux « flou juridique »1. Les vendeurs qui continuent à proposer des draisiennes non homologuées sont dans le même cas de figure que les vendeurs qui proposent des mini motos thermiques homologués ou des scooters non homologués. C’est très grave et souvent très mal vu des autorités comme de leurs assureurs.

Si vous continuez à rouler avec un de ces cyclomoteurs légers sans homologation, vous êtes toujours dans l’illégalité la plus complète. Vous n’aurez aucun secours de votre assureur et en cas d’accident serez condamnés à payer de forte sommes. Votre véhicule reste interdit de voie publique comme auparavant.

Des « scooters » à prix légers avant toute négo de volume depuis la Chine

Mais aussi et surtout, cela va drastiquement limiter la prolifération de ces engins. Passer la barrière du CNRV est un challenge complexe. Cela sous-entend que votre véhicule est solide, bénéficie de bons freins, tourne correctement, profite d’une électronique et d’une batterie irréprochables. Cela signifie également qu’il faudra céder au centre des engins qui seront voués a être détruits « pour la bonne cause ». La majorité, pour ne pas dire la totalité, des draisiennes vendues aujourd’hui ne passeront pas ces tests. Aucune trottinette avec selle rajoutée dessus via un support amovible ne pourra jamais passer ces tests, par exemple. Les distributeurs qui les proposent les achètent à bas coût en Chine et les revendent en posant juste un logo dessus. Au vu des prix d’achat de ces engins, on parle de draisiennes achetées une centaines d’euros en Chine au constructeur, et au vu de la marge nécessaire pour faire vivre l’usine, les modèles n’embarquent pas plus de 60 à 70€ de matériel. Difficile de faire du solide dans ces conditions.

Les draisiennes distribuées aujourd’hui par les grandes plateformes de eCommerce comme par les divers revendeurs ne sont pas conformes. De futurs modèles le seront mais au lieu d’être proposés à 249-349€, ils seront plutôt proches des 700 à 800€… Pour des performances semblables : 25 Km/h, faible autonomie, visibilité limitée… Voilà qui devrait faire réfléchir à deux fois les acheteurs.

Cette homologation donnera droit à un certificat qui sera nécessaire au propriétaire pour circuler avec l’engin. Pas comme une carte grise qui identifie précisément le véhicule et son propriétaire mais un document qui établira la conformité de la machine avec les organismes de contrôle. Ce qui permettra facilement aux forces de l’ordre de vérifier la légalité sur la voie publique des véhicules y roulant. L’amende pour rouler avec un véhicule non homologué et non assuré de ce type pouvant atteindre 3750€.

C’est donc une très bonne nouvelle ! 

Les vendeurs qui continuent à distribuer ces engins illégaux car non homologués peuvent craindre des « descentes » comme cela a été le cas lors de la vente de « mini motos » non homologuées dans un passé récent. Descentes se soldant par des contraventions et la confiscation des matériels. Elle peuvent craindre également des retours de flammes sévères en cas d’accident sur un de ces engins non homologués de la part d’une famille comme de leur assureurs.

Des mini motos et quads non homologués détruits à la fourrière de Metz en 2016

Les utilisateurs ayant acheté un engin illégal peuvent éventuellement espérer que la marque tente un passage au CNRV de ses gammes de véhicules mais je n’ai pas la certitude que celui-ci puisse être rétro-actif. Comme je le disais lors de ma série de tweets en 2019, ces marques ne sont pas vraiment au fait de la loi et pour beaucoup il s’agit d’exploiter des filons commerciaux quand ils sont porteurs puis d’en changer quand la vague retombe. Je ne serais pas surpris que plusieurs d’entre elles n’abandonnent pas purement et simplement ce marché aujourd’hui devant les nouvelles contraintes imposées par l’état.

Les futurs utilisateurs devront accepter de payer leur engin un peu plus cher, ce qui a plein de bonnes conséquences pour le marché. D’abord, ils seront rassurés sur la qualité  du véhicule qu’ils utiliseront. Un véhicule solide, bien construit et qui freine, c’est rassurant.

Mais on ne retrouvera pas non plus autant de ces cyclomobiles confiés à des enfants. Autant un engin à 249€, voir moins en promo, peut être cédé à un adolescent ou un préadolescent, autant un engin de ce type à 700 ou 800€ pour les modèles entrée de gamme devrait être plus problématique à l’achat. Peut être qu’un VAE sera alors mieux considéré.

Le comportement des utilisateurs sera sans doute également différent. On prend plus soin d’un engin à 700€ que d’un engin à 250€… Et donc on fait largement moins le fou. D’autant qu’il devra sans doute être plus lourd et plus rigide pour passer les contrôle. La « nervosité » de la machine en sera donc considérablement réduite.

Au final, cet ajout au Code de la route est intéressant. Il ne sonne pas comme une adaptation du code face à la situation et au laissez-faire généralisé des autorités face aux revendeurs qui commercialisent depuis 3 ans des engins illégaux en toute impunité. Il ressemble plutôt à un reboot, une mise à plat des règles du jeu. Les force de l’ordre savent que, dès aujourd’hui, ils peuvent coller des amendes à chacun de ces engins qui roulent sur la voie publique. Ils peuvent également demander un certificat d’homologation aux propriétaires. Les revendeurs vont pouvoir s’appuyer sur de nouvelles marques et de nouveaux modèles pour conseiller leurs clients. Et je ne serais pas surpris que les marques de scooters électriques historiques n’aient pas déjà quelque chose en réserve pour coller à ce nouveau marché. Les cyclistes, EDPM et piétons vont pouvoir espérer des engins plus pacifiques et des conducteurs policés sur les voies partagées.

Cyclomobiles légers : les draisiennes électriques sont légalisées en France

Source: QueChoisir

Cyclomobiles légers : l’excellente nouvelle de la normalisation © MiniMachines.net. 2022.

Anbernic se lancera t-il dans la course des consoles PC ?

Anbernic est une marque totalement inconnue du grand public en France mais qui a fini par se faire remarquer par les fans de consoles retro. Proposant des solutions de jeux mobiles abordables et plutôt efficaces, elle a conquis pas mal de joueurs au fil des ans. 

La Anbernic RG552 sous SoC ARM Rockchip RK3399

Les consoles Anbernic sont en général des solutions sous Linux ou Android, pilotées par des SoC ARM ayant fait leurs preuves et qui permettent via des émulateurs, de lancer des ROMs, des images de jeux d’anciennes consoles, sur leur petit écran. Elles proposent une interface adaptée avec joysticks et  boutons. Sans être de la meilleure qualité qui soit, elles ont réussi à séduire et former une belle communauté par leur approche très pragmatique et leurs prix abordables.

La marque serait désormais en course pour créer une solution sous Windows. Ce n’est pas une annonce officielle mais des images d’un produit dans cet esprit sont parvenues jusqu’à nous. Celles-ci montrent une console qui semble plus large, plus encombrante et épaisse mais surtout pourvues d’un bouton gravé aux armes de Microsoft. Le logo de Windows est présent sur le bouton droit de la face avant, entre les ABXY et le mini joystick classique.

Une console ventilée

La marque viendrait donc poursuivre des constructeurs comme GPD, AYA, OneNetbook et Valve sur ce terrain de la console sous processeur x86. Un tout autre challenge pour Anbernic  qui n’a eu jusqu’alors qu’à implanter des puces ARM ne nécessitant pas les mêmes développements pour être implantées. Entre la ventilation d’un processeur x86 et le système généralement dépourvu de ventilateur des puces ARM. Entre les batteries nécessaires aux solutions sous Windows et la faible dépense d’énergie des solutions Linux, il y a tout un monde technique.

On retrouve un design très classique ici, mais il n’y pas beaucoup d’ergonomes dans les sociétés de ce type qui se basent surtout au feeling et sur les productions concurrentes. Les travaux de Nintendo – qui pour le coup a du embaucher pas mal d’ergonomes – ont servi de base de travail à toute une génération de consoles de ce type, décalquées de la Switch. On ne connait pas la taille de l’écran mais on peut espérer une solution de 5 à 6 pouces a priori. Peut être 7″ mais sans les dimensions de la console, il est difficile de se projeter.

La présence de mini joysticks, d’une croix directionnelle, d’un D-Pad et de gâchettes est donc distribuée de manière très classique. Divers éléments sont également visibles sur les tranches comme une solution permettant de basculer les joysticks d’un mode « console » à un mode « souris ». On retrouve également une connectique basique avec ce qui ressemble à un port USB Type-C pour l’alimentation, un USB Type-A et un port jack audio. Pas de lecteur de cartes MicroSD ni autre ouverture, l’engin aurait donc un stockage interne et unique contrairement aux consoles habituelles de la marque.

Des enceintes stéréo sont disponibles et un micro semble présent sur la tranche inférieure de la solution.

Pas de date ni de prix pour le moment, rien n’est confirmé à cette heure. Il et même possible que ces photos aient fuité pour valider l’intérêt de cette solution sur le marché. Avec autant de concurrence et devant un défi assez lourd à relever pour Anbernic, il n’est pas certain que la marque se jette dans le bain sans un excellent retour de la part du public.

Source : DroiX

Anbernic se lancera t-il dans la course des consoles PC ? © MiniMachines.net. 2022.

Acer Swift X 2022 : des ultraportables 14 et 16″ très séduisants

Deux modèles, deux diagonales et une même philosophie. Proposer des engins ultraportables avec un très bon ratio d’affichage par rapport à leur encombrement, un poids contenu et des performances très avantageuses. On verra si la marque reste fidèle à sa volonté de proposer des tarifs intéressants puisque pour le moment les prix des ces engins n’a pas fuité.

Les deux Acer Swift X 2022 proposent des dalles de format 16:10 avec un même ratio  de 92% d’affichage par rapport à leur châssis. Comme si on avait utilisé un agrandissement homothétique pour passer de la diagonale 14″ à 16″. Elles diffèrent pourtant légèrement dans leur équipement.

Acer Swift X 14

Le modèle 14″ affiche en 2240 x 1400 pixels grâce à une dalle IPS. Il embarque des puces Intel Core de douzième génération Alder Lake non détaillées associées à un circuit graphique Nvidia GeForce RTX 3050 Ti. Sa mémoire vive est de 16 Go de LPDDR5 et son stockage est composé d’un SSD monté en M.2 NVMe PCIe Gen4 et l’engin dispose d’un second port M.2 NVMe PCIe Gen3 libre.

Acer Swift X 14

Acer annonce un maximum de 2 To de stockage pour cette solution. Le tout entre dans un châssis de 31.29 cm de large, 21.4 cm de profondeur et 17.9 mm d’épaisseur. Des dimensions rendues possibles par l’emploi d’un système de ventilation et d’un double caloduc pour déplacer efficacement la chaleur générée par le processeur et le circuit graphique.

Acer Swift X 14

Le châssis en aluminium aidera sans doute à gérer cette chaleur en plus d’alléger le poids global de l’engin qui reste à 1.4 kilo. Il est percé de plusieurs connecteurs avec deux ports Thunderbolt 4, deux USB 3.2 Gen1 Type-A et une sortie HDMI 2.0. Pas d’Ethernet natif mais du Wifi 6E et un module Bluetooth 5.x. Le châssis abrite, en outre, une webcam classique, un micro avec correction de bruit ambiant un clavier rétro éclairé et un lecteur d’empreintes digitales. 

Acer Swift X 16 2022Acer Swift X 16 2022

La version 16″ du Acer Swift X 2022 est quasiment identique avec toutefois quelques légères différences. Sa diagonale abrite un écran en 2560 x 1600 pixels et son circuit graphique est une solution Intel Arc et non plus signée par Nvidia. Comme pour le modèle 14″, on retrouve un écran avec une luminosité de 400 nits et une gamme de couleurs 100% sRGB. 

Acer Swift X 16 2022Ce modèle plus encombrant n’est pas démesuré pour autant. La largeur grimpe à 35.6 cm, la profondeur à 23.97 cm et l’épaisseur reste de 17.9 mm. Il en profite d’ailleurs pour abriter un pavé numérique.

Pas de prix pour le moment pour ces modèles d’Acer Swift X 2022 mais je trouve les engins intéressants par leur homogénéité et leur design. Si le prix suit les bonnes habitudes de la marque et que ces engins sont déclinés en des versions bien équilibrées sur le marché, cela peut en faire d’excellents portables très mobiles, avec un bon niveau de performances pour de nombreux usages.

Acer Swift X 2022 : des ultraportables 14 et 16″ très séduisants © MiniMachines.net. 2022.

ThinkBook 14 G4+ : un 14″ sous Alder Lake-H et RTX 2050

Avec un poids de 1.43 kilo pour une diagonale de 14″, le ThinkBook 14 G4+ est une nouveauté dans la gamme de Lenovo. Cet engin de 31.3 cm de large pour 22.5 cm de profondeur se décline en plusieurs affichages suivant le budget qu’on voudra lui consacrer. 

Dans sa version entrée de gamme, le ThinkBook 14 G4+ sera proposé en 1920 x 1200 60 Hz pixels via une dalle IPS 16:10 avec une luminosité de 300 nits. Un modèle intermédiaire en 2240 x 1400 pixels 60 Hz sera également proposé, toujours en IPS et 16:10 mais avec une colorimétrie validée 100% sRGB et la même luminosité. Enfin, un modèle en 2880 x 1800 90Hz, toujours en IPS, augmentera la luminosité à 400 nits avec toujours la même certification de couleurs 100% RGB.

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A l’intérieur du ThinkBook 14 G4+, on retrouvera des puces Intel de douzième génération Alder Lake-H, des solutions de 40 watts de TDP que Lenovo accompagnera en option de puces Nvidia GeForce RTX 2050. Pas les circuits graphiques les plus puissants du marché mais la vocation première de ces 14″ n’est pas le jeu, il s’agit plutôt de portables à tout faire et la présence de ces processeurs graphiques et de leurs 4 Go de mémoire GDDR6 dédiée permettra non seulement de jouer mais également de profiter d’accélération graphique pour des usages créatifs avec des programmes pouvant exploiter leurs cœurs CUDA spécialisés dans des calculs de ce type. La mémoire vive embarquée sera une solution double canal pouvant atteindre 32 Go de GDDR5 soudés à la carte mère. Le stockage sera, quant à lui, confié à deux slots M.2 2280 NVMe PCIe 4.0 pouvant atteindre 2 To.

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Deux batteries seront proposées, la première sera une 46.2 Wh tandis que la seconde sera une 62 Wh. Elles seront secondées respectivement par des chargeurs 65 ou 100 watts USB-C et une fonction de charge rapide. La connectique comprendra un panel assez large de possibilités. Un port Thunderbolt 4 pour commencer mais également un USB 3.2 Gen1 Type-C et deux au format Type-A. Un USB 2.0 sera toujours de la partie ainsi qu’un port Ethernet Gigabit, une sortie HDMI 2.0b et un port jack audio combo 3.5 mm stéréo. Un lecteur de cartes MicroSDXC sera également disponible.

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Le module Wifi variera entre une solution 6 et une autre en 6E suivant les modèles avec du Bluetooth 5.0 dans les deux cas. On retrouvera quelques fioritures classiques sur ce type de machine 14″ chez Lenovo : Webcam 720p avec œilleton de confidentialité, capteur infrarouge pour de la reconnaissance faciale, lecteur d’empreintes digitales intégré au bouton de démarrage et un même un capteur de présence qui pourra bloquer l’accès à la machine après un certain temps d’inactivité. Des enceintes stéréo Dolby Atmos sont de la partie ainsi qu’un système de double micro avec réduction de bruit environnant. 

Le prix US annoncé pour la version entrée de gamme est de 859$, on devrait le retrouver aux alentours de 950€ chez nous.

ThinkBook 14 G4+ : un 14″ sous Alder Lake-H et RTX 2050 © MiniMachines.net. 2022.

Asus ROG Zephyrus 14 2022 : un ultrabook gaming 100% AMD

Pas de tarif mais vous pouvez commencer à économiser, le nouvel Asus ROG Zephyrus G14 2022 n’est pas vraiment un engin de compromis. La gamme surfe sur une image à la fois technologique et luxe en la saupoudrant d’une addiction maladive aux performances. Un mélange détonnant qui ne rime en général pas vraiment avec les tarifs les plus légers du marché.

Si la première signature de cette gamme  a été son dos constellé d’un éclairage à LED programmable, la question de son intérêt véritable s’est vite détournée vers une autre branche. Celle de ses performances globales. Il fallait un hameçon pour intéresser la presse et les joueurs, ce décorum a fait l’affaire. Désormais, l’engin peut voler de ses propres ailes même si Asus a gardé toutes ses signatures.

Les plus gros changements sur cette gamme 2022 sont surprenants. D’abord, il y a l’apparition d’une webcam. Le premier choix d’Asus avait été de couper ce poste sur les ROG Zephyrus G14 en supposant que cela n’intéresserait pas les joueurs. Erreur, c’est un des points qui fait tiquer les utilisateurs et qui le fera tiquer encore plus à l’avenir. Les séquelles d’un confinement forcé n’a sans doute pas fini de cicatriser. Pouvoir télétravailler avec son portable n’est plus un luxe, c’est devenu indispensable et  même si il est possible d’ajouter un modèle externe. Asus a donc décidé d’ajouter un modèle haut de gamme standard, à savoir un module optique 720p et une solution infrarouge pour piloter Windows Hello et proposer de la reconnaissance faciale.

La barre espace s’est largement assagie par rapport aux précédents modèles

L’autre élément de surprise est l’abandon d’une solution mixte  AMD / Nvidia pour une machine totalement sous pavillon AMD. Le processeur est un Ryzen de dernière génération allant jusqu’au Ryzen 9 6900HS. Une solution huit coeurs et 16 threads de dernière génération capable d’atteindre 4.9 GHz. La partie graphique est confiée à un circuit AMD Radeon 6800S avec 8 Go de mémoire GDDR6 dédiée. L’engin sera également disponible sous Ryzen 7 6800HS et Ryzen 5 6600HS.

Associé à cette base, on retrouvera un maximum de 32 Go de DDR5-4800 composé de 16 Go soudés à la carte mère et d’un slot libre. Le  stockage étant confié à un slot M.2 2280 NVMe PCIe pour un montant qui devrait évoluer jusqu’à des solutions de 1 To. L’écran du Asus ROG Zephyrus G14 2022 est toujours un 14 pouces en 1920 x 1200 pixels IPS 144 Hz de base mais pourra également évoluer vers une solution 2560 x 1600 pixels 120 Hz.

Les accessoires sont assez complets et on retrouve, par exemple, un trio de microphones qui agiront de concert avec la webcam, un système mettant en scène 4 haut-parleurs pour un support audio Dolby Atmos. La connectique comprend deux ports 3.2 Gen2 Type-C dont un seul avec une possibilité d’alimentation mais les deux proposant un support DisplayPort, deux ports USB 3.2 Gen2 Type-A, un port HDMI 2.0b, un port jack audio 3.5 mm combo et un lecteur de cartes MicroSDXC. On pourra retrouver un Ethernet via les prises USB mais sinon il faudra confier ses données à un module Wifi6E et Bluetooth 5.2.

Le clavier est bien entendu rétroéclairé avec une solution RGB et le dos de l’appareil propose toujours une ribambelle de mini leds programmables. On retrouve ainsi 1449 petites LEDs au dos de l’engin qui apparaitront au travers de 14969 petits trous aménagés dan la coque. Objectif de ce déploiement lumineux, proposer une surface programmable pour décorer la machine ou passer un message. Quel est le coût de ce design particulier pour Asus et pour l’acheteur ? Pas d’info la dessus pour le moment, pas plus que sur le prix et la date de sortie exacte de cet engin.

 

Asus ROG Zephyrus 14 2022 : un ultrabook gaming 100% AMD © MiniMachines.net. 2022.

Trois nouveaux ultraportables Yoga pour les 10 ans du concept

Le premier Yoga de Lenovo, un concept de 2007

En vérité, le premier engin estampillé Yoga chez Lenovo était un concept sorti en 2007 mais qui n’a jamais été commercialisé. A l’époque, cet engin se positionnait face à des microportables du type Vaio P de Sony. Des engins luxueux avec des finitions d’exception mais des compétences limitées par les composants disponibles : processeurs anémiques, peu de mémoire, stockage malingre et lent, écrans gourmands en énergie… Face à cette réalité technique, Lenovo a gardé son concept dans ses cartons et ressorti la marque en 2012 pour une nouvelle idée. Celle des charnières souples permettant des poses acrobatiques à des engins jusque là sagement posés sur des bureaux.

Lenovo Ideapad Yoga

Sorti sous Windows 8, dans un format 13.3″ de l’époque, c’est à dire entouré de charnières assez massives aujourd’hui, il s’agissait d’un ordinateur classique mais tactile positionné sur un segment assez haut de gamme puisqu’équipé pour l’époque d’un Intel Core, de 8 Go de mémoire vive et d’un SSD de 256 Go.

10 ans plus tard donc, Lenovo n’est plus le seul sur ce segment et d’autres constructeurs ont pris le pli de ces charnières souples. Le matériel a considérablement évolué et les engins n’ont plus tout à fait le même design. Pour ce début 2022, la marque prévoit trois nouveaux engins qui commencent à être déployés. Tous sont évidemment tactiles, tous prennent en charge des stylets actifs et assurent des autonomies autrement différentes des modèles d’il y a 10 ans.

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Lenovo Yoga 6 2022 : un 13 pouces sous Ryzen 5000U

Le premier modèle n’est pas le moins intéressant. Il s’agit d’un 13 pouces tactile en FullHD qui reprend le flambeau des précédentes versions. Cela signifie un passage d’une gamme Ryzen 4000U à des Ryzen 5000U. On aurait évidemment préféré l’ajout de puces de dernière génération mais la marque garde cette gamme dans un prix plus restreint et veut donc probablement éviter une surenchère de composants afin de tasser les tarifs. Cela n’empêchera pas le modèle le plus accessible d’être commercialisé à 899€ avec un Ryzen 5 5500U

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On retrouvera donc sur ce Yoga 6 2022 des puces allant jusqu’au Ryzen 7 5700U, 16 Go de mémoire vive LPDDR4x et un 1 To de stockage SSD NVMe PCIe au maximum. La machine propose une webcam de 1 mégapixel 720p en frontal avec un œilleton de protection et une solide connectique : Deux ports USB 3.2 Gen1 Type-C avec DisplayPort sur les deux mais un seul capable d’alimenter l’engin, deux autres ports USB 3.2 Gen1 de Type-A, une sortie HDMI 2.0, un lecteur de cartes MicroSDXC et un port jack audio combo 3.5 mm. Un capteur d’empreintes est disponible, le clavier est rétro éclairé et l’accès aux réseaux se fera grâce à un module Wifi6 et Bluetooth 5.0. Une paire d’enceintes stéréo Dolby Atmos est visible aux côtés du clavier.

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Le Lenovo Yoga 6 2022 mesure 30,8 cm de large pour 20,6 cm de profondeur et 1,82 cm d’épaisseur. Il pèse 1.32 kilo et assurera un maximum de 18 heures de veille selon Lenovo. Le tout est recouvert d’un tissu anti tâche pour certains modèles et d’une finition plastique plus classique pour d’autres.

Le Lenovo Yoga 7i 2022 : des 14 et 16″ sous processeur Alder Lake

Les Lenovo Yoga 7i 2022 ne sont pas encore disponibles, ces engins convertibles passent des puces de 11e à la 12e génération chez Intel. Ces nouvelles puces Alder Lake pouvant aller ici jusqu’au Core i7-1260P pour le 14″ et Core i7-12700H pour le 16″. Associés respectivement à 16 Go ou 32 Go de mémoire vive maximum et 1 To de SSD NVMe PCIe. Déclinés en 14 et 16″ avec des bordures fines, ces modèles devraient démarrer à partir de 949$ pour le 14″ et 999$ pour le 16″. 

Le 14″ aura droit à une dalle 2880 x 1800 pixels avec une dalle IPS avec un rafraichissement de 90 Hz et une certification 100% DCI-P3. La dalle proposera également du Dolby vision HDR400 et une couverture tactile capacitive 10 points de contact. Sa connectique est assez complète avec un HDMI 2.0, une prise jack audio combo, un USB 3.2 Type-A, un Thunderbolt 4 et un lecteur de cartes MicroSDXC. Un lecteur d’empreintes digitales est visible sur le repose poignets. La liaison réseau sera assurée par un module Wifi6E et Bluetooth 5.2. Pas moins de 4 haut-parleurs – 2 woofers et 2 haut-parleurs mediums-aigus –  proposeront un rendu sonore Dolby Atmos. Une batterie 71Whr est intégrée, ce qui mène l’engin à un poids de 1.48 Kg pour une épaisseur maximale de 16.5 mm.

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Le modèle 16″ annonce un écran 2560 x 1440 pixels IPS 100% sRGB en Dolby Vision HDR400 et toujours recouvert d’une couche tactile capacitive. Plus large, il propose un pavé numérique. La connectique est identique si ce n’est que le nombre de ports USB est doublé à chaque fois avec deux ports USB 3.2 et deux Thunderbolt 4. Le lecteur passe du MicroSDXC au SDXC. Les enceintes sont identiques au modèles 14″.

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Petite nuance supplémentaire, le modèle 16″ pourra embarquer une solution graphique Intel Arc A en option. Il pèsera 1.9 Kg pour une épaisseur maximale de 19.2 mm.

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Lenovo Yoga 9i 2022 : un écran OLED de 14″ et un Intel Alder Lake-P

Le modèle le plus haut de gamme est sans doute le Yoga 9i 2022. Un engin de 14″ de diagonale avec un poids de 1.48 Kg et une épaisseur de 16.5 mm. Toujours aussi souple et tactile que ses camarades, il fonctionne également sous Windows 11. La définition grimpe à 3840 x 2400 pixels grâce à une dalle OLED au format 16:10 avec une colorimétrie 100% DCI-P3.

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Ce modèle pourra accueillir au maximum un processeur Core i7-1260P associé à 16 Go de mémoire LPDDR5-5200 et 1 To de SSD NVMe PCIe 4.0. On retrouve un module Wifi6E et Bluetooth 5.2 associé à une connectique classique : un jack audio combo, un USB 3.2 Type-A un USB identique de Type-C et deux ports Thunderbolt 4. Pas de lecteur de cartes ni de sortie HDMI pour cette version.

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Le clavier est rétro éclairé et on retrouve ici un système audio encore une fois travaillé par Lenovo. Deux paires de haut-parleurs pour couvrir plus efficacement le spectre sonore afin de proposer un rendu Dolby Atmos. Il est vrai que les modèles Yoga disposés en format « tente » peuvent se transformer en véritables petits centres multimédia très agréables à employer.

Une webcam est présente avec une fonction de floutage d’arrière plan, cet ajout permis par le module infrarouge qui sert habituellement à la reconnaissance faciale permet de sauvegarder une certaine intimité chez soi. La reconnaissance de visages est présente en plus d’un lecteur d’empreintes intégré au clavier.

Trois nouveaux ultraportables Yoga pour les 10 ans du concept © MiniMachines.net. 2022.

Samsung Exynos 2200 : un SoC ARM équipé d’un circuit AMD RDNA2

Le SoC Exynos 2200 est peut être enfin la puce qu’il fallait à Samsung pour tirer son épingle du jeu face aux productions de Qualcomm ou Mediatek. Prévu dans le futur Samsung Galaxy S22, cette puce gravée en 4 nanomètres pourrait lui permettre de retrouver une indépendance technique sur ce poste.

Samsung a acquis une licence des circuits graphiques d’AMD en 2019. En juin dernier, AMD rappelait que le futur Exynos de la marque sortirait avec un circuit graphique AMD. Aujourd’hui, il est temps d’en profiter. Le travail de recherche et de développement sur le RDNA2 conduit le géant Coréen à ce nouveau Exynos 2200, un SoC huit coeurs ARMv9 qui est, sur le papier, très impressionnant.

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La puce est construite avec un coeur Cortex-X2, trois coeurs Corte-A710 et quatre coeurs Cortex-A510 travaillant de concert suivant les besoins applicatifs. La partie graphique est donc confiée à un circuit graphique Xclipse basée sur la technologie RDNA2 d’AMD. La même qui équipe les derniers Ryzen de la marque. Le tout est associé à un NPU dédié à l’accélération des besoins d’IA des applications.

Pour le moment, aucun produit n’est sorti équipé de cette nouvelle puce Exynos 2200 mais Samsung indique que l’ensemble offrirait des caractéristiques très haut de gamme avec un circuit graphique proposant des capacités jusque là réservées aux ordinateurs portables ou de bureau. Le tout embarqué dans un design orienté vers l’efficacité énergétique clairement optimisé pour les engins mobiles.

D’autres atouts techniques sont disponibles pour la puce, des éléments qui visent clairement le marché du smartphone avec par exemple une capacité d’imagerie évoluée. L’ISP intégré sera capable de prendre en charge des capteurs 200 MP en mode photo et 180 MP en mode vidéo à 30 images par seconde. Cet élément prendre en charge jusqu’à 7 capteurs embarqués et 4 au maximum en même temps. Samsung affirme que son Exynos 2200 pourra capturer des contenus 8K en 30 images par seconde et décoder des contenus 8K à 60 IPS et du 4K à 240 IPS… La solution pourra piloter des affichages 144 Hz et prendre en charge des écrans HDR+. La partie réseau sera évidemment en 5G avec une prise en charge Wifi, Bluetooth et GPS évoluées.

Pas de visibilité autre que le Samsung S22 pour le moment. Ce nouveau SoC pourrait néanmoins faire son chemin vers d’autres solutions que la téléphonie avec des tablettes signées par la marque, bien entendu, mais aussi pourquoi pas des Chromebooks ?

Samsung Exynos 2200 : un SoC ARM équipé d’un circuit AMD RDNA2 © MiniMachines.net. 2022.

Asus annonce quatre nouveaux écrans mobiles

L’entrée de gamme est confié à l’Asus ZenScreen Go MB16AWP, une solution 15.6″ assez classique développant une dalle IPS en FullHD avec une jolie colorimétrie 100% sRGB. La solution confortable que l’on va balader avec soi quand on veut un second écran en mobilité. Avec un capteur d’orientation, il sera possible de profiter de son écran en portrait ou en paysage suivant les usages à effectuer. Second écran en portrait pour lire des documents ou coder confortablement… Ou en mode paysage pour regarder des contenus multimédia ou utiliser des programmes classiques. 

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On retrouve ici deux ports USB type-C et un MiniHDMI de façon à couvrir l’essentiel des besoins de ce type de solution. On pourra alimenter et faire transiter le signal via le port USB type-C d’un ordinateur. Ou utiliser un chargeur fourni en USB Type-C et un bon vieux câble HDMI depuis son PC. La solution ZenScreen permet également de profiter d’un support sans fil depuis une application Android ou iOS mais également via un programme fonctionnant sous Windows 10 ou 11.

L’écran ZenScreen Go propose une enceinte 1 watt pour un rendu sonore basique mais également une sortie casque stéréo pour brancher un casque ou des enceintes externes. Détail important, l’écran embarque sa propre batterie de telle sorte qu’il est possible également de l’utiliser en totale mobilité. Il s’agit d’une 7800 mAh qui offre à la solution 3 heures loin de toute prise d’alimentation.

Plus tactile, l’Asus ZenScreen Ink MB14AHD est un 14″ IPS FullHD avec la même connectique. Il est recouvert par une surface capacitive tactile avec la capacité de reconnaitre jusqu’à 10 points de contact. Il permet également l’utilisation d’un stylet actif à la norme Microsoft Pen Protocol (MPP) V2.0. Le stylet ASus Pen SA201H fourni proposera 4096 niveaux de pression et pourra profiter d’une accroche magnétique sur le dessus de l’écran.

Aux dimensions du format Letter US, soit 215.9 mm sur 279.4, il est conçu pour suivre un utilisateur dans un bagage classique en compagnie d’un ordinateur portable. Son affichage pourra également basculer en mode paysage ou portrait suivant les usages et une béquille permettra de le positionner dans de nombreux angles afin de faciliter son utilisation comme écran mais également comme solution pilotée du bout des doigts ou du stylet.

La prise USB type-C de l’engin transportera là aussi l’image et l’énergie nécessaire à son utilisation mais également, si votre machine est compatible, le signal tactile via un protocole USB. De telle sorte que seul un câble sera nécessaire pour une utilisation classique.

L’Asus ZenScreen OLED MQ16AH proposera une dalle plus contrastée avec une technologie embarquée qui passe de l’IPS à l’OLED. On retrouve ici une colorimétrie encore plus aboutie puisque cette dalle 15.6″ en FullHD assure un DCI-P3 à 100% et un Delta E inférieur à 2. La réactivité est également améliorée puisque Asus n’en parlait pas pour ses modèles précédents mais indique ici qu’elle sera de 1 ms. La dalle sera donc parfaite pour de nombreux usages et proposera même une compatibilité HDR.

L’objet propose un capteur de proximité pour pouvoir se mettre en veille si personne n’est devant… Un détail qui ne manquera pas d’interpeler les plus inquiets face à la technologie OLED. On sait que les écrans de ce type sont plus facilement sensibles à des marquages, des brûlures de la dalle là où le contenu reste longtemps de manière identique. Cet ajout d’un capteur de ce type étant peut être la solution trouvée par Asus pour éviter ce genre de déboires.

En plus du Mini HDMI, on retrouve ici deux ports USB Type-C et les usages classiques de ce type de solution. A noter la présence d’un support pour filetage de trépied photo standard de telle sorte qu’on pourra utiliser cet écran comme affichage autonome facilement en le reliant à une prise et en le positionnant sur un support de ce type.

Enfin, le Asus ProArt Display PA169CDV est le modèle qui offre la plus haute définition de cette nouvelle offre. Cet écran portable de 15.6″ embarque un affichage UltraHD IPS avec une dalle 10 bits, 100% sGRB. L’écran bénéficie d’une validation Pantone et annonce un Delta E inférieur à 2.

On s’éloigne du format tactile des stylets à la norme MPP pour retourner dans le chaud giron d’une technologie électro magnétique signée Wacom. La solution reste bien sur capacitive et embarque la  technologie Asus Dial intégrée directement dans le châssis de l’écran. Elle permettra de piloter des applications de la suite Adobe ou tout autre développement compatible.

Avec 10 points de contact et deux béquilles pensées pour un usage classique de ce type d’écran ou pour faciliter le dessin et l’écriture, cet écran est clairement plus orienté vers les métiers créatifs et moins comme un simple affichage classique.

Une gamme assez complète, au final, dont on n’a pas encore les prix ni la réelle disponibilité pour le moment.

Asus annonce quatre nouveaux écrans mobiles © MiniMachines.net. 2022.

Cyclomobiles légers : les draisiennes électriques sont légalisées en France

Mise à jour du 19/01/2022 : Les véhicules entrent certes dans notre code mais doivent subir une réception et la  certification à de nombreuses normes pour circuler. Un détail qui devrait fortement changer la donne.

Billet original du 17/04/2022 : C’est sous l’appellation Cyclomobiles légers que le gouvernement vient de légaliser les draisiennes électriques et engins assimilés dans le code de la route. Ces véhicules étaient jusque là interdits, totalement illégaux et souvent vendus de manière tout aussi illégale par… tout le monde.

Une nouvelle qui devrait réjouir les vendeurs de matériel mais peut être chagriner les usagers des pistes cyclables qui vont probablement vite devenir des pistes de plus en plus motorisées.

La définition de ces Cyclomobiles légers est assez sommaire. Il s’agit d’engins deux roues motorisés à place assise destinés au transport d’une seule personne et dépourvus de tout dispositif destiné au transport de marchandises. Ils devront être bridés à 25 Km/h maximum, comme les autres EDPM, et nécessiteront pour rouler de souscrire à une assurance spécifique. Aucune immatriculation ne sera nécessaire pour les employer. Suivant en cela les mêmes règles que les autres EDPM. Ils auront donc droit aux pistes cyclables et au déplacement en ville sur la chaussée.

Dans ce cadre « Cyclomobiles légers », le législateur reste assez flou sur la description de l’engin. Il s’agit d’un véhicule type L1e-B, donc d’un deux roues, avec un siège et aucune possibilité pour accueillir plus d’un passager ou un bagage autre que celui porté par le passager : pas de selle arrière ou de simple porte bagage. Le moteur doit être obligatoirement électrique, limité à 350 watts et ne pas permettre un dépassement de 25 Km/h en vitesse maximale. Le véhicule, enfin, ne doit pas excéder les 30 kilos à vide. Ces engins n’ont pas besoin de pédales mais il n’est pas précisé que cette absence est obligatoire.

Pourquoi « flou » ? Parce que l’engin n’est pas décrit plus précisément et qu’on peut se demander comment sera classé un vélo électrique avec une poignée d’accélérateur et un moteur ? Grâce à cette poignée, il ne s’agira plus d’un vélo mais d’un de ces cyclomobiles légers. Son moteur pourra donc passer de 250 watts, la limitation pour les vélo électriques, à 350 watts. Rappelons au passage que la loi n’a toujours pas évolué pour les vélo-cargos électriques toujours limités à 250 watts en France. Beaucoup d’associations et d’utilisateurs souhaitant une évolution de ce type de motorisation sur ces engins destinés à porter des charges lourdes avec une aide au pédalage, sans pour autant toucher à leur vitesse maximale.

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Voici les nouveaux cyclomobiles légers…

Cette appellation cyclomobiles légers comprend donc les trottinettes électriques avec selle, les draisiennes électriques et certains vélos électriques qui entrent dans ce cadre. Le poids de 30 Kg permettant une assez large gamme de produits.

Les propriétaires n’auront pas besoin de plaque d’immatriculation ni de carte grise, seule l’assurance de type EDPM sera obligatoire ainsi que tous les éléments techniques correspondant aux EDPM en général : avertisseur sonore, phares avant et arrière, catadioptres, freins efficaces… Le port du casque est recommandé mais pas obligatoire pour les plus de 12 ans. Car oui, les enfants vont avoir le  droit de conduire ces engins sous réserve d’une assurance en leur nom. Il est interdit de téléphoner ou d’écouter de la musique en conduisant. Evidemment, le code de la route s’applique et vous n’avez pas le droit de conduire sur les trottoirs (135€ d’amende) mais vous pourrez stationner dessus avec la même exception que les vélos. Il est possible de pousser des cyclomobiles légers sur le trottoir en marchant à leur côté.

La circulation est possible dans tous les lieux où la limitation de vitesse est de 50 Km/h : en gros, en ville. Impossible de sortir des villes sauf via des pistes cyclables ou des voies vertes. Comme pour les EDPM classiques, tout véhicule ne respectant pas une limitation par construction des 25 Km/h sera sanctionné par une amende de 1500 euros, sera susceptible d’être confisqué par les forces de l’ordre et ne donnera lieu à aucune couverture de la part de votre assureur.

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Cyclomobiles légers : bonne ou mauvais nouvelle ?

L’arrivée de ces cyclomobiles légers dans le code de la route est une surprise pour ma part. Le fait que le gouvernement n’intervienne pas depuis plusieurs années sur le fait que tous les revendeurs proposaient ces produits de manière illégale jusqu’alors m’a clairement mis la puce à l’oreille mais je pensais le lobby des deux roues motrices plus puissant. Ces nouveaux engins vont signer l’arrêt de mort de nombreux produits thermiques comme des scooters entrée de gamme mais aussi des vélos électriques premier prix. 

C’est peut être une bonne nouvelle pour certains utilisateurs qui roulent avec des engins de ce type qu’ils vont pouvoir enfin assurer. Partir le matin en se disant qu’en cas d’accident, on ne devra pas payer toute sa vie est plutôt rassurant. Il est possible également qu’avec cette législation des solutions de draisiennes électriques de qualité émergent et que certaines marques proposent des engins intéressants à suivre.

Reste que c’est également une mauvaise nouvelle d’un point de vue usagers. Les utilisateurs de vélos – électriques ou non – vont voir émerger une nouvelle population sur les pistes cyclables. Celle de ces draisiennes est déjà présente mais avec la légalisation du format, elle devrait largement enfler. Il suffit de voir les bouchons de voitures dans toute grande ville pour comprendre le gain de temps proposé par ces nouvelles mobilités.

Le risque étant que ces pistes soient de moins en cyclables et de plus en plus motorisées. A cela plusieurs raisons.

D’abord parce que ces engins se conduisent différemment des vélos, même électriques. Quand il suffit de tourner une poignée de gaz pour passer de 0 à 25 Km/h sur une dizaine de mètres, on a un comportement de conduite très différent d’un cycliste qui doit pédaler sur 50 mètres pour atteindre cette même vitesse. On risque de retrouver sur les pistes des comportements identiques à ceux des départementales deux voies ou des conducteurs « sportifs » vous collent avant de vous dépasser à la première occasion et dans des conditions qu’on qualifiera de « pas très optimales » pour rester poli.

Si la sauce prend, et je ne doute pas un instant qu’elle va prendre, ces engins vont pulluler : ils sont peu chers, amusants à conduire et font vraiment de l’oeil aux plus jeunes. Pouvoir acheter un « pseudo scooter » sans avoir besoin de casque, de gants ni de plaque d’immatriculation est un rêve pour beaucoup d’enfants. C’est également une solution pour les gens qui ont peur de se faire voler leur vélo. Ces draisiennes sont plus légères et souvent moins encombrantes. Elle pourront donc être transportées plus facilement et rangées dans un local ou un espace plus ou moins aménagé sur le lieu de travail. Au contraire d’un vélo qui reste souvent dans la rue.

Une prolifération de ces engins : trottinettes modifiées pour ajouter un siège, draisiennes électriques et autres vélos avec poignée d’accélérateur, devrait donc arriver. Avec des effets secondaires pas encore bien identifiés. Le premier étant que cela va devenir impossible pour un agent des forces de l’ordre de faire la surveillance de ces engins. Comment distinguer une draisienne qui va a 25 Km/h d’un modèle qui va à 30 Km/h. Certains Speedelec, des vélos électriques puissants, ont un système pour basculer facilement d’un moteur débridé capable d’atteindre les 60 Km/h à un compteur qui se limitera à un sage 25 Km/h. En cas de contrôle, une simple commande permet de tromper toute vérification.

L’autre problème étant d’avoir des enfants de 12 ans et plus dans le trafic routier si la ville ne propose pas de piste cyclable. Outre le fait que ces engins sont souvent assez bas et les voitures de plus en plus hautes, la conduite et la visibilité de ces machines est déjà pointée du doigt de part les comportements des utilisateurs dans les pays où ces machines ont été légalisées. Un adulte sur une draisienne électrique est moins visible que sur un vélo ou même une trottinette.

Enfin, ces engins, comme les trottinettes, proposent un comportement différent aux utilisateurs puisqu’il n’y a aucune corrélation entre la vitesse obtenue et l’effort nécessaire pour l’atteindre. Pour beaucoup ce sont des engins de loisir, funs et grisants. Ils incitent moins à la prudence que le vélo et le fait de disposer d’une bonne accélération avec un moteur de 350 watts et un véhicule de moins de 30 kilos va certainement pousser vers des usages plus « acrobatiques ».

Il aura donc fallu trois ans entre l’apparition de ces engins en France à destination des revendeurs et aujourd’hui pour que le gouvernement légifère sur le  statut de ces engins en inventant ces cyclomobiles légers. Une victoire pour les distributeurs et les vendeurs qui vont pouvoir rentrer dans les clous après des années de commercialisation illégale. Il n’est pas bien sur que cela soit une victoire pour le code de la route pour le moment, notamment au vu des infrastructures dédiées à ces nouveaux engins et partagées avec une population d’usagers toujours plus grande. Le gouvernement s’émouvait il y a encore pas longtemps des dégâts causés par la promiscuité organisée entre des piétons et des trottinettes électriques de 15 kilos. Je n’ai pas hâte de voir ce que ces engins de 30 Kilos propulsés sur des « trottoirs partagés » va donner.

Je n’ai qu’un espoir, que ceux qui utilisent un scooter thermique bruyant et polluant pour faire de petits trajets, se décident à choisir un de ces engins… Mais je ne me fait pas trop d’illusions là dessus. Les cyclomobiles légers vont n’être que des achats de transition avant de pouvoir obtenir un « vrai » scooter avec plus de puissance et… de nuisance.

 

Cyclomobiles légers : les draisiennes électriques sont légalisées en France © MiniMachines.net. 2022.

Les consoles AYN Odin commencent a être expédiées

La distribution de la console AYN Odin devait débuter en novembre dernier. Avec un peu de retard, elle démarre donc en ce mois de janvier pour ceux qui avaient participé à sa campagne de financement en octobre. La solution est beaucoup plus accessible financièrement que les modèles de consoles dont nous avons parlé ces derniers temps. 
AYN Odin

Ce premier « lot » est maigre : 200 unités seulement. Le reste des contributeurs devra montrer sa patience encore quelques temps. La console est entrée en production et la suite des évènements devrait être plus rapide. Je n’ai pas de vrais retours pour le moment de revendeurs ayant pris des options sur ces engins mais je suppose qu’il faut que la production monte en puissance et que des samples soient mis à leur disposition.

Trois modèles de AYN Odin sont donc prévus, avec un équipement différent et à des tarifs qui évoluent suivant les compétences des consoles. Mais toutes se situeront à des prix commerciaux situés entre 230 et 270$, ce qui est très loin des solutions Intel ou AMD du marché proposées par AYA ou GPD ou One Netbook.

A l’intérieur de ces consoles, on retrouvera des SoC ARM. Avec, au choix, du MediaTek D900 ou du Snapdragon 845 de Qualcomm. 4 ou 8 Go de mémoire vive et de 64 à 128 Go de stockage UFS 2.1. Les consoles sortent sous Android 10 ou 11 suivant les SoC. Toutes ont le même écran 6 pouces en FullHD et un ensemble de joysticks et de boutons dédiés au jeu.

Plusieurs revendeurs m’ont expliqué s’intéresser à ce modèle et un d’entre eux devrait me faire suivre un exemplaire de tests. J’ai hâte de voir comment il se comporte. Sur Android, avec dés émulateurs mais aussi avec des services de streaming de jeu comme GeForce Now. Je suis également assez curieux de voir à quel prix cet engin sera revendu. Il est possible qu’il soit proposé moins cher qu’annoncé pendant la campagne de financement.

 

AYN Odin : une autre console portable Android en approche

Les consoles AYN Odin commencent a être expédiées © MiniMachines.net. 2022.

MangoPi MQ Pro : une solution RISC-V au format Pi Zero

Ultra compacte, la carte de développement MangoPi MQ Pro a été présentée succinctement sur le web la semaine dernière, si tous les détails de la carte n’ont pas été communiqués pour le moment, son format et son équipement en font un projet assez intéressant à suivre.

En particulier parce que la carte MangoPi MQ Pro embarque un SoC Allwinner D1. Une solution simple coeur, cadencé à 1 Ghz en RISC-V 64 bits. Une puce qui a été popularisée par la carte Nezha par exemple. Mais à la différence de celle-ci, la solution sera beaucoup plus compacte, on devrait pouvoir l’intégrer facilement à tout type de projet.

Cela n’empêchera pas la solution d’avoir d’énormes possibilités techniques. Elle embarquera en effet deux ports USB Type-C, dont un probablement dédié à son alimentation, un lecteur de cartes MicroSD pour son stockage, une sortie HDMI et une ouverture vers des réseaux Wifi et Bluetooth. Totalement autonome, la carte pourra éventuellement être associée à une carte supplémentaire lui offrant plus de connectique et, en particulier, des ports USB Type-A.

Evidemment, la MangoPi MQ Pro propose un ensemble de 40 broches pour piloter des éléments extérieurs : ce qui pourrait faire de la solution un outil pratique pour de la programmation domotique, robotique ou comme solution de mesure et de communication. 

On n’a aucune idée pour le moment du prix de la carte ni de sa commercialisation en détail. L’équipe derrière elle a créé un GitHub pour le moment absolument vide mais qui devrait être rempli d’ici la commercialisation de la carte. La solution étant la seconde proposée par cette équipe de développeurs, après la Mango Pi MQ1 déjà sous SoC RISC-V Allwinner D1s, l’offre semble plutôt sérieuse. La première carte, encore plus compacte, proposant 64 Mo de mémoire vive, un lecteur de cartes MicroSD, deux ports USB Type-C du wifi et du Bluetooth mais uniquement 15 broches de développement et sans aucun connecteur vidéo.

Source : Hackster.io

MangoPi MQ Pro : une solution RISC-V au format Pi Zero © MiniMachines.net. 2022.

NUC 11 Essential “Atlas Canyon” : les NUC Jasper Lake d’Intel

Les NUC 11 Essential ont été dévoilés en mai 2021 mais viennent seulement d’être annoncés sur le site d’Intel. Ils sont équipés de puces entrée de gamme dans le catalogue du fondeur. Pas un gros souci puisque l’entrée de gamme d’aujourd’hui est souvent plus compétent que le milieu de gamme d’avant hier. 

NUC 11 Essential

Associés à un équipement très correct, lié aux évolutions proposées par les puces Jasper Lake, les nouveaux NUC 11 essential se profilent comme des solutions très intéressantes sur un segment entrée de gamme. 

A l’intérieur des trois nouveaux modèles « Atlas Canyon »,  on retrouve donc des puces au TDP très bas, 10 watts seulement, ce qui suppose un fonctionnement plutôt calme malgré un encombrement minimal. Les châssis mesurent 13.5 cm de large pour 11.5 cm de profondeur et 3.6 cm d’épaisseur.

Jasper Lake Dans ce format compact on retrouve :

  • Le NUC11ATKPE qui embarque un Pentium Silver N6005. Une puce quadruple cœur fonctionnant à 3.3 GHz et proposant 32 UE graphiques à 900 MHz.
  • Le NUC11ATKC4 avec un Celeron N5105 toujours en quatre cœurs avec 24 UE à 800 MHz.
  • Le NUC11ATKC2 sous Celeron N4505 qui passe en deux cœurs à 2.9 GHz et 16 UE à 750 MHz.

Ces engins bénéficient de quelques  éléments intéressants par rapport aux solutions entrée de gamme sous Celeron précédentes. C’est probablement dû aux possibilités des puces Jasper Lake. Par exemple, on pourra monter la mémoire vive à 32 Go de DDR4-2933 grâce à deux slots de mémoire vive en double canal et non pas se limiter à 8 Go. Les machines proposent un support SSD au format M.2 NVMe PCIe x3 et en option un eMMC de 64 Go.

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Un second port M.2 sert à accueillir une carte Wifi5 et Bluetooth 5.0 et la connectique est assez complète avec un ensemble supportant notamment le double affichage. On retrouve quatre ports USB 3.2 Type-A. Deux USB 2.0 Type-A, une sortie HDMI 2.0b et un DisplayPort 1.4. Un port Ethernet est également présent pour prendre en charge un réseau Gigabit. Deux ports jack audio casque et micro 3.5 mm sont également disponibles.

Intel devrait vendre ces engins en versions barebones ou en versions préinstallées. Des solutions NUC 11 Essential sous Windows 11 S avec un eMMC 64 Go pourraient faire de bonnes solutions client pour des parcs éducatifs. Mais un NUC11ATKPE associé à 16 Go de ram et un bon SSD NVMe a également un potentiel intéressant pour de multiples usages. Reste que ce marché est désormais assez occupé, de nombreux produits sont déjà sortis équipés de ces puces ou de solutions équivalentes.

Source : Liliputing

NUC 11 Essential “Atlas Canyon” : les NUC Jasper Lake d’Intel © MiniMachines.net. 2022.

Samsung Freestyle : la mode est aux vidéoprojecteurs portables

Compact, léger, autonome et plutôt réussi esthétiquement, le Samsung Freestyle est une nouvelle approche de l’usage d’un vidéo projecteur. L’engin n’a rien de nouveau dans son concept puisque les vidéoprojecteurs de ce type existent depuis un moment mais il apporte une mobilité et un design plus abouti. 

Le cylindre mesure 15.59 cm de haut pour 9.39 cm de diamètre. C’est peu, très peu, quelque chose qui ressemble assez à une demie bouteille d’eau minérale de 1.5 litre d’un point de vue encombrement. Pourtant, cet objet de 830 grammes embarque tout ce qu’il faut pour projeter des vidéos en FullHD. Avec une diagonale projetée qui peut atteindre 100″ et un système audio de 5 watts rayonnant à 360°, le Samsung Freestyle se présente comme la solution passe partout pour projeter facilement tout type de contenu. Comment la marque a réussi ce tour de passe passe ? Tout simplement en omettant un élément que beaucoup de micro projecteurs proposent. L’engin n’a pas de batterie par défaut même si Samsung en propose une en option.

Minimachines-01-2022Il peut fonctionner de plusieurs manières avec d’abord son chargeur qui le rendra totalement autonome. Mais il accepte également des modes de charge originaux comme la possibilité de se brancher sur le culot E27 d’une ampoule standard avec l’adaptateur fourni. Une idée assez bonne puisque l’ennemi classique de la vidéo projection est la lumière ambiante. Autre possibilité, utiliser une solution PowerDelivery avec la prise USB Type-C de l’appareil et son chargeur 60 W. Cela permettra d’utiliser une batterie externe ou de connecter directement un câble issu d’un ordinateur à cette norme.

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Un port MicroHDMI permettra également de lui faire projeter des contenus et un micro permettra de le contrôler à la voix grâce aux services de Samsung et d’Amazon au choix. Une télécommande assurera une navigation facile dans son interface qui offrira la possibilité de streamer les services classiques : Netflix, Amazon Prime Video, Disney+ et Samsung TV Plus. Samsung a ajouté des fonctions d’ambiance variées : La possibilité de colorer son environnement, d’émettre des effets lumineux type néon ou de simuler des fenêtres… 

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Le projecteur peut être coiffé d’un capot translucide et servira alors en mode « ambiance »

L’affichage propose une luminosité de 550 lumens pour un contraste de 300:1 avec une fonction HDR10. Ce n’est pas la solution la plus puissante qui soit. Il faudra donc jouer avec des rideaux et des ambiances tamisées pour une image vraiment percutante mais c’est tout de même suffisant pour de la vidéo projection de données ou de documents dans une ambiance quelque peu lumineuse. L’appareil propose une connexion Wifi5 et du Bluetooth 5.2.

Mais le plus intelligent dans l’offre vient d’une idée toute bête, améliorée par une bardée de capteurs. Le Samsung Freestyle profite d’un pied lui permettant de se positionner facilement sur 180°. Il peut être orienté parfaitement à l’horizontale ou à la verticale et dans toute la plage d’entre deux qui en découle. On pourra projeter au mur, au sol ou au plafond. Associé à un système intelligent d’ajustement de l’image, cette fonctionnalité offre beaucoup d’usages intéressants à l’objet.

Une partie de Jeu de rôle avec carte projetée ?

D’abord parce qu’il offre des surfaces inattendues comme le plafond d’une chambre, une table de jeu ou le mur d’un séjour. Ensuite parce que le constructeur a tout fait pour rendre l’expérience la plus simple possible. On pose, on démarre et la machine fait le reste. C’est elle qui va adapter l’angle, corriger le trapèze de l’image et même modifier les couleurs projetées pour compenser un mur pas parfaitement blanc. On pourra décaler une image de manière à la projeter en décalage de l’endroit où est placé le projecteur.

L’idée est de faire du Freestyle un objet simple d’emploi, aussi simple qu’une enceinte audio. Un objet manipulable par un néophyte qui n’aura pas à manipuler 50 boutons pour obtenir une image juste potable au bout de 10 minutes de navigation dans divers menus.

Avec un système logiciel identique aux téléviseurs de la marque, l’objet permettra un pilotage direct depuis un smartphone. Associé à la fonction de pilotage audio, il sera possible d’allumer le projecteur et de lancer une vidéo Youtube sans bouger de son canapé. Autre fonction intéressante, l’appareil étant compatible avec l’écosystème Samsung récent, il sera possible de diffuser sur un ou plusieurs Freestyle en même temps. Ou de basculer un contenu d’un téléviseur de salon vers un vidéoprojecteur dans une chambre.

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Comme d’habitude avec la marque, ce n’est pas l’objet en soi  qui est vraiment particulier, c’est ce que Samsung arrive à faire du concept. Un engin complet avec son univers, ses accessoires, ses usages, sa simplicité d’accès. De l’étui de transport à la batterie fournie en passant par l’interface et les réglages automatiques, ici tout a été pensé pour faire du Samsung Freestyle un outil du quotidien. Certes le tarif de l’objet n’est pas des plus abordables mais il semble ici parfaitement justifié.

Samsung Freestyle : la mode est aux vidéoprojecteurs portables © MiniMachines.net. 2022.

Asus Zenbook 17 Fold OLED : un 17″ à écran pliant

Vous le savez peut être mais je ne suis pas un grand fan des écrans pliants. Je n’y crois pas. Je sais qu’ils existent et que certains constructeurs de portables se sont emparés de cette technologie depuis un bon moment mais je ne suis toujours pas convaincu par les différentes propositions actuelles. Pour cet Asus Zenbook 17 Fold OLED, c’est un peu le même principe. Je sais que la machine existe, qu’elle va être commercialisée, mais je ne suis pas certain de la volonté d’Asus d’en faire autre chose qu’une vitrine technologique. Pour la marque autant que pour les acheteurs potentiels.

Asus Zenbook 17 Fold OLED

L’Asus Zenbook 17 Fold OLED, nom de code UX9702, est la première tentative d’Asus  de proposer un affichage souple et pliant. L’idée étant de fournir un engin qui puisse être aussi bien un portable classique qu’une tablette/écran ou un format proche d’une revue. 

Asus Zenbook 17 Fold OLED

On retrouve donc un large écran 17.3″ avec un ratio 4:3 qui vous permettra de profiter d’un écran très confortable en mode sédentaire. Connecté à un clavier sans fil, l’affichage vous projettera dans une expérience assez proche de celle d’un PC de bureau sans l’encombrement des gros 17″. En mode mobile, on pourra replier cet écran en une solution correspondant à deux affichages de 12.5″ en 3:2. Une approche intéressante pour lire des documents longs, parcourir des pages web… Vous  pouvez également plier l’appareil pour le faire apparaitre comme une solution plus standard en affichant un clavier virtuel sur une des moitiés de l’écran tactile.

Asus Zenbook 17 Fold OLED

Un clavier Asus ErgoSense Bluetooth pourra également être positionné par dessus l’écran, on y retrouvera un pavé tactile et une approche plus classique, pour pianoter en se passant de la solution virtuelle. La marque promet un toucher efficace avec une course de touche de 1.4 mm et la possibilité de l’utiliser en mode bureau.

Asus Zenbook 17 Fold OLED

L’écran en lui même affiche en 2650 x 1920 pixels avec une colorimétrie contrôlée 100% DCI-P3 et une compatibilité Dolby Vision. Une fois plié, les écrans proposent un affichage FullHD classique en 1920 x 1280 pixels. La machine embarque quelques fonctionnalités intéressantes comme la présence d’un capteur d’ambiance qui va analyser non seulement la luminosité ambiante mais également la couleur pour éventuellement corriger l’affichage en fonction. Une camera 5 mégapixels est présente dans la bordure d’écran, accompagnée par un capteur infrarouge pour de la reconnaissance faciale. Quatre haut parleurs Harman Kardon sont disposés autour de l’écran pour un rendu Dolby Atmos. 

Asus Zenbook 17 Fold OLED

Sous le capot, on retrouvera un processeur Intel Core i7-1250U, une solution Alder Lake-U qui développe 10 coeurs et 12 threads avec un TDP de 9 à 29 watts. La puce embarque un circuit Intel Iris Xe avec 96 EU. La mémoire vive est bien entendu soudée, il s’agit de 16 Go de LPDDR5 associée avec un stockage NVMe PCIe x4 de 1 téraoctet. Un module Wifi6E et Bluetooth 5.2 est également présent.

Asus Zenbook 17 Fold OLED

Le Zenbook 17 Fold OLED propose une batterie 75 Wh avec un module de  charge rapide 65 watts via un port USB Type-C. La connectique est, pour le reste, assez maigre. On retrouve deux ports Thunderbolt 4 et un port jack audio combo 3.5 mm classique. Le recours à des adaptateurs ou hub sera donc nécessaire pour des tâches basiques comme la lecture d’une clé USB, d’une carte mémoire ou le branchement vers un écran secondaire. 

Asus Zenbook 17 Fold OLED

Disponible au second trimestre, l’engin n’a pas encore dévoilé son tarif… Il m’est avis que l’engin sera très cher et pas forcément aussi pratique que ce que la promesse d’un écran pliable peut le faire croire. D’abord parce qu’encore aujourd’hui les écrans pliables ne sont pas sans défauts. Ils vieillissent plus vite que les écrans normaux, ne proposent pas un affichage parfaitement lisse une fois pliés et « gâchent » souvent un bon paquet de pixels dans leur pliure. 

Asus Zenbook 17 Fold OLED

Mais surtout, comme pour le Lenovo ThinkPad X1 Fold, on ne comprend pas bien le réel intérêt de la solution si ce n’est le côté impressionnant de l’offre. Qu’est ce qui différencie un engin qui propose un écran pliant et un clavier détachable d’une solution classique avec un seul écran et un clavier mais que le propriétaire embarque avec un écran secondaire ? Mis à part le fait que la seconde solution sera plus souple, plus efficace, moins chère et souvent plus compétente ? 

Asus Zenbook 17 Fold OLED

Je suppose que l’objectif d’Asus est ici de faire tourner les têtes, d’attirer les regards. Il est possible qu’il se vende des Zenbook 17 Fold OLED cette année, mais je ne pense pas qu’il y en aura beaucoup. Les acheteurs auront la même envie qu’Asus. Celle d’attirer l’attention, pas celle d’en avoir pour son argent ou d’être plus efficace avec sa machine. Un public restreint donc mais un public qui existe. Peut être le seul qui acceptera de débourser la somme demandée par le constructeur.

Asus Zenbook 17 Fold OLED : un 17″ à écran pliant © MiniMachines.net. 2022.

Minisforum UM350 : un passage au Ryzen 5 3550H

Le Minisforum UM350 prend donc la relève du UM340 comme MiniPC multimédia AMD chez le constructeur. On retrouve à la place du Ryzen 5 3450U un Ryzen 5 3550H. Un changement de puce qui signera une évolution sensible des performances de la machine.

Le Minisforum UM350 est une solution classique pour la marque. On retrouve le boitier habituel de 12.7 cm de coté pour 5.13 cm de hauteur proposant une certaine évolutivité. La puce AMD Ryzen 5 3550H ne bougera évidemment pas, c’est une solution du monde mobile et par conséquent soudée à la carte mère. Elle propose 4 coeurs Zen 2 et 8 Threads, des fréquences oscillant de 2.1 à 3.7 GHz avec 4 Mo de cache L3. Un circuit graphique Vega 8 à 1.2 GHz est intégré à cet ensemble et le tout fonctionne dans un TDP de 35 watts.

Pour le reste, les éléments pourront évoluer. Le stockage est confié à un SSD au format M.2 2280 NVMe PCIe et une baie d’extension 2.5″ SATA 3.0 sera également accessible. La mémoire vive est montée sur deux slots SoDIMM DDR4 qui pourront accueillir 32 Go de RTAM en double canal. La carte Wifi livrée est un modèle Wifi6 et Bluetooth 5.1 également monté sur un slot M.2 2230. L’ensemble de ces composants sera facilement accessible puisque la solution emploie le principe d’ouverture de la marque qui consiste en un panneau supérieur pouvant être facilement retiré afin d’avoir accès à l’ensemble des composants. A noter que le SSD livré est désormais couvert par un dissipateur.

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Pour le reste, la connectique est classique et c’est ici que se joue la différence avec le premier modèle de MiniPC du constructeur sorti avec cette puce l’an passé. Le Minisforum DMAF5 ressemble en effet beaucoup au nouveau Minisforum UM350 mais se distingue sur certains points. En façade, on retrouve un port USB Type-C avec prise en charge du DisplayPort, un USB 3.1 Gen1 et un USB 3.1 Gen2 de Type-A, un jack audio combo et le bouton de démarrage de la machine.

Minimachines-01-2022Au dos, deux ports USB 3.1 Gen2, un port HDMI, un DisplayPort, une alimentation 19 volts et un port Ethernet Gigabit. Le DMAF5 proposait deux ports Ethernet. On note également la présence d’un port Antivol Kensington Lock.

L’engin annonce d’assez bonnes capacités en 2D et 3D avec une liste de jeux compatibles assez vaste. Je ne pense pas qu’il s’agisse d’une machine adaptée à un joueur invétéré mais elle sera suffisante pour lancer des parties de titres pas trop gourmands en 3D de temps en temps. C’est également un bon PC multimédia et de travail pour des tâches pas trop lourdes ou exigeantes.

Les traitements en temps réel ou de rendus lourds sont à proscrire. Cela peut être un bon PC à intégrer dans un salon pour un usage multimédia, un excellent MiniPC pour un collégien ou lycéen, une machine familiale suffisante pour toutes les tâches classiques de bureautique, de navigation, de devoirs et autres traitements photos. La seule inconnue est la gestion de la ventilation de l’ensemble, le processeur est une solution mobile mais il faut tout de même anticiper ses 35 watts de TDP. Une ventilation active a donc été ajoutée, difficile de savoir comment celle-ci se comportera à l’usage. Décoder un film en UltraHD déclenchera t-il une ventilation sonore ? Le lancement d’une page web un peu chargée ? l’ouverture de gros documents bureautiques ? Pour le moment, il est difficile de juger.

Livré un support VESA, le Minisforum UM350 pourra être caché derrière un écran, sous un bureau ou contre un meuble assez facilement. Un chargeur adapté à chaque pays sera proposé lors de l’achat.

L’engin est annoncé en plusieurs versions directement sur le site de la marque. A 269$, soit 234€ taxes incluses et sans frais de port en version barebone, 369$/322€ pour la version 8/256 Go, 399$/348€ en 16/256 Go et 429$/374€ en 16 / 512 Go, c’est un engin assez intéressant de part son prix et son évolutivité.

Minisforum UM350 : un passage au Ryzen 5 3550H © MiniMachines.net. 2022.

Sensor Watch : transformer sa montre Casio avec un Microcontroleur

Le projet Sensor Watch me fait penser aux coucous gris, vous savez ces oiseaux qui viennent pondre dans le nid d’une autre espèce et qui comptent sur d’autres parents pour s’occuper de leur progéniture. 

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Ici il s’agit d’acheter un composant, fabriqué en financement participatif, et de venir le loger dans le corps d’une montre Casio F-91W à la place de l’électronique du fabricant. Ajoutant au passage les compétences techniques d’un circuit développé pour coller aux spécificités de la montre. Avec un design circulaire, un ajustement au niveau de ses boutons et bien entendu de quoi piloter son écran.

Proposé à 35$, la solution est très intelligente car elle ne pourrait pas exister sans le recours à ce type de subterfuge technique. Si le prix de la création des circuits imprimés a largement baissé ces dernières années, le prix de revient d’une solution comme un bracelet montre reste très élevé. Il faut des séries de plusieurs milliers de pièces pour les rentabiliser. 

En récupérant ces solutions que l’on peut trouver facilement d’occasion, il est donc possible d’intégrer la carte dans un nid douillet parfaitement adapté à son usage. Et ainsi de récupérer la partie la plus complexe de l’assemblage. 

Sensor Watch : pour quoi faire ?

La solution Sensor Watch affichera sur l’écran à cristaux liquides de la montre d’origine, une solution comportant 72 segments spécifique. La solution gardera d’ailleurs sa résistance à l’eau basique si le montage est fait correctement. Ce qui ne devrait pas être trop difficile puisque la montre est prévue pour être ouverte et refermée afin de changer sa batterie CR20. La pile employée est censée lui proposer une année d’utilisation.

A l’intérieur de la montre, on retrouvera un micro contrôleur basique, une solution ARM SAM L22 Cortex-M0+ capable de faire tourner des routines basiques. Les 256 Ko de mémoire flash ne sont pas énormes et sa mémoire est limitée à 32 Ko mais c’est suffisant pour de nombreux programmes classiques du monde des microcontrôleurs. Ne comptez pas sur la monter pour vous proposer des notification ou la météo, son objectif est totalement différent. Les applications programmables reprendront des données en provenance des capteurs embarqués. Par exemple, la température ambiante. Mais comme le concept entier de Sensor Watch est d’être accessible et documenté, il sera possible d’imaginer d’autres capteurs et d’autres usages à l’ensemble. Des développements pour prendre en compte la lumière ou les mouvements sont déjà développés et on peut imaginer beaucoup d’autres fonctions très spécifiques à la solution.

La solution propose évidemment des fonctions de base comme… l’heure locale et internationale, le relevé des températures peut être fait sur 36 heures. Un système d’authentification est également intégré pour gérer des solutions demandant un mot de passe. A noter qu’il faudra ouvrir et refermer la montre à chaque fois que vous voudrez reprogrammer l’ensemble.

Si l’appareil parait un peu léger et peu exploitable face à une montre connectée moderne qui analyse des foules de choses en même temps grâce à des composants de plus en plus évolués. C’est une excellente plateforme d’initiation à divers projets, un véritable livre blanc technique qui pourrait permettre une approche ludique et amusante de nombreux concepts./ Du hacking à la programmation en passant par la gestion de ce type de micro contrôleur.

Le projet est porté par Joey Castillo et financé sur Crowd Supply.

Sensor Watch : transformer sa montre Casio avec un Microcontroleur © MiniMachines.net. 2022.

Le NUC 12 Performance ne sera pas commercialisé

C’est un peu la douche froide, Intel ne va pas commercialiser les NUC 12 Performance équipés  de processeurs de douzième génération et à destination des particuliers. Les modèles NUC 12 Extreme, NUC 12 Enthusiast et NUC 12 Pro seront bel et bien distribués par la marque.

Panther Canyon

Après une année 2021 déjà largement impactée par l’absence de commercialisation de NUC 11 Performance, aka le Panther Canyon, en Europe et aux US, l’année 2022 débute avec une autre mauvaise nouvelle. Les NUC 12 Performance qui étaient censé venir combler ce manque, ne seront pas non plus commercialisés. Mais si les modèles 2021 étaient tout de même apparus en Asie pacifique, et distribués au compte goutte par des exportateurs même en France, leurs remplaçants resteront au placard.

Panther Canyon

Une mauvaise nouvelle pour certains acteurs professionnels qui attendaient cette gamme pour répondre à de nombreux appels d’offre. Les NUC  Performance étant un savant mélange de compacité et de puissance proposé avec un prix et une garantie qui collent parfaitement à certains besoins. Les NUC 12 Pro seront, quant à eux, bien distribués ainsi que les modèles plus encombrants que sont les NUC 12 Enthusiast et NUC 12 Extreme. 

Pour rappel, les NUC 12 Performance sont des engins de 11.2 cm de côté pour 38 à 56 mm de hauteur qui devaient embarquer des puces Intel de douzième génération Alder Lake en 15 à 28 watts de TDP. Cette info dévoilée par FanlessTech m’a été confirmée par plusieurs sources pour 2022. Mais le site web va plus loin en indiquant qu’Intel pourrait mettre purement et simplement fin à cette gamme grand public de NUC dans le futur. Réservant ce format compact aux seuls usages professionnels.

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La marque cherchant peut être à pousser ses solutions NUC 12 Extreme pour le grand public avec des modèles désormais capable d’une meilleure évolution : la présence d’un socket LGA1700, d’un support de carte graphique secondaire, de slots de mémoire et de stockage ne le différenciant plus que de peu d’une machine Mini ITX standard.

Reste également les NUC Pro qui sont quasi identiques aux modèles NUC 12 Performance. La présence de puces avec des fonctions vPro n’étant pas spécialement problématique pour le grand public. Il reste à voir les tarifs de ces versions particulière, Intel peut très bien décider d’assagir sa ligne de prix et faire des NUC 12 Pro des équivalents techniques aux NUC 12 Performance. Ce qui aurait du sens pour la marque puisque cela éviterait 2 références quasi identiques et permettrait de baisser les tarifs globaux des engins. Encore faut-il que les distributeurs le comprennent et qu’ils décident de stocker les machines en conséquence.

NUC 12 Enthusiast

Le grand public aurait donc trois choix possibles chez Intel… Avec les modèles Pro, les NUC 12 Extreme mais également les NUC 12 Enthusiast qui devraient débarquer. Ces modèles au nom de code « Serpent Canyon » devraient remplacer les excellents modèles Phantom Canyon sous processeurs de onzième génération et solution graphique RTX de Nvidia. 

On n’a pas encore le détail complet des spécifications de ce modèle pour le moment mais la recette est inchangée : un processeur Alder Canyon associé avec un maximum de 64 Go de DDR4, trois unités de stockage et un circuit graphique indépendant en 8, 12 ou 16 Go de GDDR6. Les rumeurs étant pour le moment surtout orientées autour d’une solution Nvidia RTX 30×0.

Le fondeur va continuer à alimenter le marché « concurrent » et des minimachines sous Intel Alder Lake seront évidemment disponibles chez Lenovo, HP, Asus, Acer, MSI, Zotac et bien d’autres. Difficile de voir exactement pourquoi la marque ne proposera plus cette gamme pour le moment. Il faudra voir les tarifs des versions Pro pour se faire une idée. 

De mon côté, j’ai l’impression que le travail d’évangélisation d’Intel a été fait sur ce segment et que la marque n’a tout simplement plus besoin de proposer des NUC de ce type au grand public comme par le passé. Ses partenaires se sont fortement engagés sur ces gammes, les machines Intel étaient pionnières à leur sortie mais se retrouvent désormais en concurrence avec une foule d’autres produits équipés des puces de la marque.

A noter que la donne pourrait changer si AMD s’intéressait à son tour vraiment à ce format. On a vu que la marque était capable de proposer des processeurs sur mesures pour certains segments. Si le jeu en vaut la chandelle et si un partenaire investissait en conséquence, un MiniPC AMD Ryzen 6000 pourrait faire mouche sur le segment grand public. Ce qui pourrait conduire Intel à réviser sa position.

Le NUC 12 Performance ne sera pas commercialisé © MiniMachines.net. 2022.

Razer Zephyr pro ou quand le marketing devient dangereux

Le Razer Zephyr Pro est une solution originale, la seconde dans le genre de la part de la marque. Je ne couvre pas ce genre de gadget en général mais l’aventure de ce modèle particulier est importante à analyser à mes yeux.

Pas mal de sociétés high-tech ont tenté à leur mesure de participer aux efforts pour lutter contre la pandémie de Covid 19. Certaines ont fait des chèques, d’autres ont financé des achats de matériel de secours ou de quoi sauver des patients à l’hopital. D’autres ont acheté des masques par centaines de milliers… C’est assez classique de la part des entreprises et c’est un coup à jouer plutôt positif pour elles. Dans un contexte qui empêchait de dépenser tout budget pour des salons, des rencontres et autres évènements publics, donner de l’argent pour sauver des vies et en faire un élément de communication était sans doute la meilleure chose à faire.

Zephyr Pro

Pour Razer, une partie du problème a été vue comme une de ces opportunités. La conception d’un masque de protection avec des LEDs colorés n’est sans doute pas la meilleure idée qui soit, coller des LEDs RGB sur un appareil de ce genre n’a aucun intérêt médical, mais cela pouvait être cool et la marque s’est donc appliqué à développer ce Zephyr Pro. C’est le second masque de la marque après un premier modèle en 2021.

Les idées ne manquent pas pour cet appareil : il propose une face avant translucide qui permet de voir la bouche de l’interlocuteur qui le porte, des LEDs RGB peuvent l’illuminer, il propose deux prises d’air munies de filtres qui peuvent être changés. Le reste du masque est en silicone pour être facilement lavable. Un système de micro et de haut parleur permet de mieux entendre ce que vous dites, la marque parle d’un volume de 60 dB à 1 mètre, c’est la différence d’avec le premier modèle de la marque qui étouffait totalement les sons.

Razer propose le Zephyr Pro à 150$ avec 10 filtres conseillés pour une utilisation de 30 jours. Ou à 200$ avec 33 filtres pour 99 jours d’usage. 

Zephyr Pro

Zephyr Pro : le problème d’une certification bidon.

Razer a fait l’annonce du Zéphyr Pro au CES 2022 en mettant en avant le fait que le masque était à la norme N95. Et il l’a fait d’une manière tout à fait particulière puisqu’il s’est appuyé sur un organisme de certification reconnu appelé Intertek. Cette norme N95, censée certifier que le masque allait filtrer 95% des particules lors de la respiration, n’est pourtant pas respectée par le masque.

Cette certification particulière est délivrée par les USA et construite autour de normes et de tests élaborés par un organisme baptisé NIOSH pour National Institute for Occupational Safety and Health. Cet organisme délivre des protocoles de tests spécifiques que des laboratoires comme Intertek suivent à la lettre, et sous surveillance, pour valider les produits.

Problème, le Razer Zéphyr n’apparait pas dans les produits certifiés par Intertek, tout simplement parce que la société n’a pas fait certifier son produit par Intertek… Peut être que la société se base sur le fait qu’Intertek a certifié les filtres employés par le masque et que par conséquent Razer a décidé que l’ensemble du masque était certifié… Ce qui ne correspond pas à la norme de ce type de produit. On fait passer les tests à un ensemble, un tout. Le masque et les filtres, pour obtenir la dite certification. Razer ne l’a pas obtenue et a donc utilisé frauduleusement celle-ci pour ce produit. Il est également possible que Razer ait conduit ses propres tests avec ses propres protocoles et estimé de son côté et sans contre expertise que l’ensemble des qualité supposées étaient équivalentes à la norme N95. Ce qui ne donne toujours pas droit à cette appellation.

Si une certification indépendante existe, c’est que cela a un impact direct sur la santé des gens. Quand on porte un masque N95, bien plus protecteur qu’un simple masque classique, c’est généralement pour une bonne raison. Croire qu’on porte une solution de ce type alors qu’il n’en est rien est vraiment très problématique. Si cela apporte de la crédibilité au produit et booste ses ventes, cela booste également la transmission des virus.

Cette découverte a été faite par la vidéaste Naomi Wu qui a testé la solution dans une vidéo.

Razer n’a pas trainé et retiré toute mention de cette certification sur ses communications, gommant ainsi après coup cette appellation N95 et rentrant quelque peu dans les clous. Un message a également été posté le 8 janvier sur le blog de la marque mettant en avant les éléments techniques de la solution et les tests effectués par Razer lui même. Sans contre expertise par un labo assermenté donc.

Le 10 janvier, un ajout a été fait sur la page, en tout petit et difficilement lisible, précisant que le masque n’est pas une solution médicale ni certifié N95. Une mise à jour faite avec une publicité bien inférieure aux communiqués de presse d’annonce du produit. Evidemment, une bonne partie du mal est fait et cela a comme premier effet d’avoir fait la solution comme certifiée. Avec une reprise en long et en large des communiqués de presse de la marque sur le Web. Sans esprit critique ni autre volonté de répondre à un pseudo appétit Geek.

Zephyr Pro

Les effets de bords du Zephyr Pro

Mais la vidéaste s’est surtout fendue d’un thread sur Twitter dénonçant les effets secondaires de cet abus. Des effets que j’ai par moi même pu constater de nombreuses fois sur le marché informatique sur d’autres sujets moins graves. Des produits correspondant à telle ou telle norme militaire US sans passer par les tests standardisés. Des produits compatibles avec des normes logicielles ou matérielles avantageuses mais ne respectant finalement qu’une partie de celles-ci.

Le problème, ici, c’est qu’il s’agit d’effets non maitrisés par Razer, la marque n’étant là que pour ouvrir la mauvaise voie. Naomi Wu annonce un futur plus que probable si les autorités ne se saisissent pas immédiatement du problème. La difficulté ouverte par Razer est simple, elle a fait croire à la population que des masques de ce type pouvaient être à la norme N95. Les protégeant efficacement contre le COVID 19. Ce qui peut être le cas si et seulement si ils passent correctement les tests de certification ad hoc. 

Mais ce que va retenir le marché, surtout le marché noname, c’est le côté esbrouffe du système. Celui consistant à construire un truc en silicone avec des filtres, des LEDs RGB et un système audio intégré alimenté par une batterie. Ce dispositif peu cher à produire une fois les moules fabriqués, pourra recevoir les filtres disponibles sur le marché et devenir ainsi des concurrents low-cost de la solution de Razer. 

🧵@Razer has contacted me and told me they plan to remove N95 marketing from the Zephyr website.
Sorry but no- it’s past that.
Media outlets have labeled it an N95 mask, immune-compromised individuals and healthcare workers all over social media are calling it an N95 mask.
1/9 https://t.co/hUJLvIAuQ5

— Naomi Wu 机械妖姬 (@RealSexyCyborg) January 10, 2022

Le problème étant que de nombreuses personnes ne vont pas avoir lu la mauvaise nouvelle. En retirant les éléments incriminants de sa communication, Razer ne disqualifie pas le côté santé de son Zephyr Pro. Il ne fait que se protéger de toute attaque sur ce point. Les masques restent auréolés de cette efficacité à cause de leur communication initiale massive et des acheteurs potentiels vont les obtenir et les porter en toute bonne foi. Même si la documentation commerciale aura sans doute gommé toute mention d’un indice de protection comme une certification N95.

Mais c’est surtout la suite qui est potentiellement terrible. Maintenant que la boite de Pandore a été ouverte, ce sont des fabricants noname qui vont s’emparer du projet, acheter des pastilles filtrantes au kilo, certifiées N95 ou non, et les coller dans des assemblages divers. Des masques cyberpunks, des trucs futuristico-cosplay et autres copies pures et simples du Zephyr pro vont débarquer. Des copies coutant bien moins cher que les prix réclamés par Razer. Ces marques auront sans doute beaucoup moins de scrupules à afficher les qualités supposées du produit et écriront N95 partout sur leur packaging.

Et si rien n’est fait, le marché va être inondé de ce genre de produits faussement sécurisants. Outre le fait qu’embarquer des batteries et des LEDs dans un masque est par essence assez peu utile, laisser penser à des gens qu’ils sont protégés ou qu’ils vont protéger les autres est absolument catastrophique.

Razer doit faire immédiatement marche arrière et tout d’abord cesser toute commercialisation de ce produit. La marque doit annoncer par voie de presse qu’ils se sont trompés et que leur Zephyr Pro n’est pas conforme à la norme N95. Cela de manière active, en payant de la publicité activement et non pas en gommant simplement quelques pages web.

Razer Zephyr pro ou quand le marketing devient dangereux © MiniMachines.net. 2022.

Nvidia Shield Experience 9.0 : la mise à jour vers Android 11 est arrivée

Que votre Nvidia Shield soit de 2015 ou qu’il s’agisse du tout dernier modèle en date, toutes les consoles peuvent prétendre à cette mise à jour vers Android 11 via Shield Experience 9.0.

Une évolution attendue et anticipée qui apporte comme à chaque fois son lot de compétences en plus : des aménagements ergonomiques, une mise à jour de l’interface et le support de GeForce Now compatible avec l’UltraHD en HDR. Il s’agit sans doute d’un des produits Android les plus suivis et les plus mis à jour du marché. la Nvidia Shield a beau fêter pour le premier modèle ses 7 années d’existence, elle est toujours au sommet grâce à un travail incessant de Nvidia pour la faire évoluer. 

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Comme d’habitude, il vous faudra lancer votre Shield et pousser la mise à jour Shield Experience 9.0 via les paramètre si celle-ci ne vous propose pas cette évolution par elle même. Comptez sur un téléchargement d’un peu plus d’un gigaoctet pour effectuer la procédure… N’hésitez donc pas anticiper la mise à jour pour éviter tout souci avant de lancer un film…

Nvidia aura donc fait l’impasse sur Android TV 10 et saute de la version 9.0 à la version 11. On reste sur une approche très semblable aux Google TV des Chromecast de dernière génération, avec des aperçus plus lisibles et un ensemble plus facilement accessible à la télécommande.

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La série Fondation d’Apple en UltraHD HDR avec Dolby Vision et Dolby Atmos sur un appareil de 2015…

De nouvelles applications font leur apparition ainsi que la prise en charge de nouveaux formats. La Nvidia Shield est maintenant compatible avec le Dolby Vision HDR. Les applications de streaming évoluent avec des prises en charge de flux UltraHD en HDR et de son en Dolby Atmos. Les codecs Bluetooth évoluent également et les propriétaires de casques audio aptX seront sans doute ravis de découvrir la nouvelle prise en charge de la solution.

Le clavier évolue avec l’apparition de Gboard intégré dans Shield Experience 9.0. La solution de Google, qui permettra de piloter l’Assistant de l’éditeur pour faire des recherches sur les contenus et les applications, permet une saisie plus rapide avec des suggestions identiques à celle d’un smartphone Android classique. Des évolutions de sécurité sont également au menu avec une meilleure gestion des autorisations. Il sera possible de créer des réglages automatiques, à chaque lancement d’application et différencié suivant les applications.

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Shield Experience 9.0 est également la première mise à jour de la console lancée après la sortie de la solution de streaming de jeu GeForce Now RTX3080. Une évolution qui permettra de profiter de contenus en très très haute définition avec une latence totalement invisible.

Le son des jeux pourra désormais grimper en UltraHD avec un pilotage HDR complet. De son côté, si votre installation le permet, le son basculera en Surround 7.1. Une évolution plus complète du service donc avec des éléments désormais totalement maitrisés par Nvidia du serveur au récepteur. Les télécommandes et manettes Nvidia auront également droit à leur mise à jour mais la marque indique également un support plus large et plus complet de claviers et souris Bluetooth ainsi que la prise en charge complète des manettes Xbox et PlayStation sous GeForce Now.

Nvidia Shield Experience 9.0 : la mise à jour vers Android 11 est arrivée © MiniMachines.net. 2022.

SOLDES HIVER 2022

Vous pourrez retrouver les offres des différents revendeurs en suivant ces liens !

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Et comme d’habitude, n’oubliez pas :

ROCK5 Model B : une carte de dev sous RK3588

La ROCK5 Model B est une carte de développement très complet construite autour d’un SoC ARM Rockchip RK3588. Elle proposera différentes variantes allant d’une version entrée de gamme avec 4 Go de ram à un modèle équipé de 16 Go.

ROCK5 Model B

Disponible en précommande et livrée pour le second trimestre 2022, la ROCK5 Model B est une solution très complète, taillée aussi bien pour devenir une solution de développement que pour embarquer un système d’exploitation. 

Elle propose de la mémoire LPDR4x soudée, un connecteur PCIe 3.0 x4 NVMe pour un stockage SSD rapide,  la possibilité de connecter trois moniteurs ainsi qu’une connexion facile aux réseaux avec un module Wifi 6E et Bluetooth 5.2 mais également un port Ethernet 2.5 GbE. Le tout tiendra dans un format de 10 cm de large sur 7.2 cm de profondeur.

ROCK5 Model B

Le modèle de base en 4 Go sera proposé à 129$, la version 8 Go coutera 20$ de plus et le modèle le plus haut de gamme en 16 Go grimpera à 189$. Le Rockchip RK3588 est une puce assez évoluée, gravée en 8 nanos, et équipée de quatre coeurs ARM Cortex-A76 cadencés à 2.4 GHz et quatre coeurs ARM Cortex-A55 à 1.8 GHz. Le circuit graphique est un ARM Mali-G610MC4 et l’ensemble est accompagné d’un circuit dédié à des calculs d’IA proposant une performance de 6 Teraflops.

Avec deux ports HDMI 2.1, un port USB Type-C prenant en charge le DisplayPort, la Radxa ROCK5 Model B sera capable de décoder des flux vidéos UltraHD et 8K HDR10. On retrouvera évidemment les 40 broches de connexion habituelles des cartes de développement ainsi que deux connecteurs MIPI-CSI , deux USB 2.0 et deux USB 3.0, tous au format Type-A. La carte semble compatible avec le noyau Linux 5.10 et devrait être pilotable via Android 12 et Debian 10 Buster.

Va CNX Software

ROCK5 Model B : une carte de dev sous RK3588 © MiniMachines.net. 2022.

Lenovo ThinkBook Plus G3 : un « portable » hors du commun

Le Lenovo ThinkBook Plus G3 est un engin hors norme. Proposé à partir du mois de mai prochain à 1399$, ce 17.3 pouces offre une proposition nouvelle en terme d’usage. Reste à savoir si elle a du sens ou si il s’agit d’une manière d’attirer les regards. Savoir si Lenovo veut en faire un vrai produit dans sa gamme ou si l’engin n’est qu’une autre vitrine technologique.

Avec son écran de 17.3″ de base, en 3072 x 1440 pixels dans un format ultra large. Avec un ratio 21:10 et un rafraichissement en 120 Hz, cet écran se distingue déjà dans des choix spécifiques. Mais c’est surtout cet écran secondaire, en lieu et place d’un pavé numérique, qui crée la différence. A droite du clavier, on retrouve donc un écran de 8 pouces dans une définition en 800 x 1280 pixels. Un second affichage qui justifie son existence par sa dimensions tactile et son support d’un stylet actif. Stylet qui viendra se loger dans le châssis via un emplacement dédié situé à l’arrière de la machine.

L’idée est d’avoir sous la main un écran permettant d’afficher des données supplémentaires mais également un espace ou dessiner, retoucher ou signer des documents. Une application baptisée « Magic Launcher » prendra également cet affichage en compte pour proposer des interactions avec la machine. L’idée d’un centre de raccourcis et autres suggestion d’applications depuis les plus utilisées qui seraient regroupées à portée de la main. Enfin, des outils comme une calculatrice ou une solution permettant de retrouver l’affichage de votre smartphone dupliqué sur cet écran secondaire, seront proposés.

Avec 41 cm de large pour 22.87 cm de profondeur et 17.9 mm d’épaisseur, cet engin étrange de 2 kilos n’est pas spécialement plus encombrant qu’un 17″ classique. Il est livré avec une batterie 69 Whr et un chargeur 100 watts qui l’alimentera via USB Type-C. Son clavier est assez classique pour un Lenovo avec un toucher chiclets Accufeel et un retro éclairage blanc. On retrouvera une webcam FullHD avec un système de reconnaissance faciale et un système d’œilleton de confidentialité pour obturer celle-ci. Une paire d’enceintes stéréo Harman Kardon 2W avec prise en charge Dolby Atmos sonorisera l’ensemble et le constructeur a ajouté un lecteur d’empreintes dans le bouton de démarrage de l’engin. 

Une bonne partie de la connectique est située à l’arrière de la machine

Les puces embarquées n’ont pas été explicitement détaillées mais l’engin pourra accueillir jusqu’à 32 Go de LPDDR5-5200 MHz et un stockage M.2 2280 NVMe PCIe 4.0 jusqu’à 1 To. La connectique comprend un port Thunderbolt 4, un USB Type-C, deux ports USB 3.x Type-A, une sortie HDMI et un port jack audio stéréo 3.5mm. Pas d’Ethernet natif, la connexion au réseau se fera donc au travers d’un module Wifi 6 et de Bluetooth 5.1.

A l’intérieur du châssis du Lenovo ThinkBook Plus G3, on retrouvera des processeurs Intel Alder Lake mobiles, jusqu’à 32 Go de mémoire vive et 1 To de stockage NVMe PCIe. De quoi piloter des applications lourdes donc mais sans circuit graphique secondaire. Impossible d’imaginer un usage professionnel de l’engin avec des logiciels de création ou de conception par exemple. Le 17″ se limitera donc à des exercices non spécialisés. Un graphiste, un monteur vidéo ou un designer n’achèteront pas cet engin a priori.

Alors pour qui cette drôle de machine ? En réalité beaucoup de métiers sont à la recherche non pas d’un portable mais plutôt d’une solution de PC sédentaire avec des fonctions originales. Pour des raisons techniques ou esthétiques. Je pense aux métiers où la signature de documents est d’importance : avocats, huissiers, notaires. Mais également des postes plus classiques où il peut être pratique d’avoir de quoi noter quelque chose avec un stylet. Ce sera également peut être le nouvel engin préféré des postes d’accueil ou de dialogue avec des clients. Une solution capable de lancer une application plein écran mais également des outils secondaires sur un écran déporté.

Est-ce à dire que cet engin est vraiment pertinent sur le marché ou qu’il est spécifiquement utile ? Je n’en suis pas sûr. Je pense qu’il s’agit surtout d’une vitrine technologique de la part de Lenovo et que l’espoir engagé par la marque n’est pas d’en faire un best-seller. C’est, comme beaucoup d’autres machines présentées sur ce type de salon, un engin conçu pour attirer le regard et se vendre à quelques exemplaires tout au plus. Même si, ici, l’engin pourrait faire mouche avec un prix relativement doux pour une solution vraiment originale, je ne suis pas sur que le marché suive vraiment cette idée. 

Lenovo ThinkBook Plus G3 : un « portable » hors du commun © MiniMachines.net. 2022.

AYA Neo Next : le PC-Console mobile évolue vers un Ryzen 7 5800U

Avec un processeur AMD Ryzen 7 5800U, la console mobile évolue en performances. Sortie sous Ryzen 5 4500U, puis passée à un Ryzen 7 4800U, elle poursuit son cheminement logique en suivant les offres d’AMD. Evidemment, entre temps, les Ryzen 6000 sont sortis mais Aya, comme beaucoup d’autres petites marques de ce type, n’a pas les reins assez solides pour les obtenir pour le moment. Plutôt que d’attendre passivement le constructeur passe donc par une solution 5800U encore tout à fait pertinente.

Le passage d’une puce Zen2 à une puce Zen3 apportera plus de performances globales mais le circuit graphique n’évoluera pas spécialement, iol faudra attendre le modèles Ryzen 6000 pour gouter aux joies du RDNA2 et non plus du VEGA.

La nouvelle AYA Neo Next proposera avec ce changement quelques évolutions majeures comme une évolution vers 32 Go de mémoire vive LPDDR4x et jusqu’à 2 To de stockage PCIe NVMe. Le reste est plus classique puisque la console conserve son écran de 7 pouces de diagonale, son format portable et ses mini joysticks et boutons propres au monde des solutions mobiles de ce type. 

Malgré tout, les efforts de la marque ne se sont pas arrêtés à un portage de puce et à l’ajout de composants comme de la mémoire ou du stockage. Elle indique avoir redesigné l’ensemble de ses contrôleurs pour une meilleure expérience de jeu. Les Joysticks sont désormais facilement remplaçable par l’utilisateur et le moteur de vibration intégré a été amélioré. D’autres détails comme le passage à un Wifi 6E et Bluetooth 5.2 font également leur apparition ainsi que l’ajout – très gadget – d’un capteur d’empreintes digitales également intégré au bouton de démarrage. 

On retrouvera plusieurs modèles de console pour sa sortie prévue en mars prochain. A des prix… élevés.

La AYA Neo Next de base avec 16 Go de mémoire vive et 1 To de stockage est annoncée à 1315$ en magasin et 1265$ en financement participatif. 
La AYA Neo Next Advance passera à 2 To de stockage NVMe PCIe pour 1465$ en magasin et 1365$ en financement.
La AYA Neo Next Advance Signature Edition aura les mêmes caractéristiques que la précédente mais sera vendue plus chère à cause d’un design particulier et de son édition limitée à 300 exemplaires 1465$ en magasin et 1345$ en financement participatif. 
Et enfin la AYA Neo Pro avec 32 Go de mémoire vive et 2 To de stockage sortira à 1565$ et 1465$ respectivement. Ce modèle sera limité à 500 exemplaires.

Difficile de voir ces prix autrement qu’un mauvais investissement dans la perspective d’une sortie future d’un modèle en Ryzen 6000. Avec des puces en Zen3+ et surtout l’arrivée de solutions graphiques RDNA2 beaucoup plus puissantes. Dépenser plus de 1000 dollars pour une machine quand on sait qu’une version plus musclée sera disponible à terme ne parait pas être une excellente idée. Et cela d’autant plus que le Steam Deck sera alors commercialisé1. Pour rappel, la solution de Valve sera de son côté équipée d’un chipset graphique RDNA2 avec un processeur sur mesures proposé par AMD. Si l’offre de Valve s’avère plus efficace que celle d’AYA la société aura un petit soucis.

D’autant que, comme d’habitude, cela passera d’abord par une phase de financement participatif / réservation qui devrait débuter le mois prochain. Qui va vouloir réserver une solution en importation à ce prix quand elle risque de se retrouver plus chère et moins compétente qu’une machine distribuée à l’international par une marque comme Valve ? Une machine dont on pourra changer le SSD relativement facilement.

Reste l’argument de la mémoire vive puisque la AYA Neo Next sera la seule à proposer jusqu’à 32 Go. Mais je ne suis pas bien sûr que cela soit un vrai plus pour une solution de jeu. Le bénéfice à l’usage sur un engin avec une définition de 1280 x 800 pixels comme la AYA Neo Next n’est pas si évident que cela.

AYA Neo Next : le PC-Console mobile évolue vers un Ryzen 7 5800U © MiniMachines.net. 2022.

ECS Liva Q3 Plus : un Ryzen Embedded dans un MicroPC

Le ECS Liva Q3 Plus a été annoncé au Computex 2021, en Juin dernier donc, sans date de commercialisation ni aucun tarif. Mais les puces qui accompagnent cet engin datent de 2014 ! Proposées au marché par AMD, elles ont été plus que largement boudées au fil des années.

Désormais le ECS Liva Q3 Plus est de sortie. Une annonce un peu tardive d’une machine équipée de processeurs qui accusent désormais 8 ans d’âge. Une sortie qui ne fait plus vraiment autant rêver en 2022 qu’en 2014… A leur annonce par AMD, ces puces paraissaient être d’excellentes alternatives aux solutions Intel de l’époque. C’est à dire à des processeurs Core de septième génération. En 2022, la recette a pas mal évolué et ces solutions Zen font face à des processeurs d’une autre envergure, même au niveau des Celeron et des Pentium désormais disponibles.

Le Ryzen V1605B qui équipe la version « haut de gamme » de la solution, est un quadruple coeur et octuple thread fonctionnant entre 2 et 3.6 GHz avec 6 Mo de mémoire cache et qui embarque un circuit graphique Radeon Vega 8 à 1.1 GHz. Il développe entre 12 et 25 watts de TDP. Le Ryzen R1505G est un deux coeurs et quatre threads cadencé de 2.4 à 3.3 GHz avec 5 Mo de cache et un Radeon Vega 3 à 1 GHz. Il fonctionne également dans un TDP de 12 à 25 watts.

La machine sous Ryzen R1505G est livrée avec 4 Go de mémoire vive soudée et 64 Go de stockage eMMC pour un tarif de 242$. La seconde sous Ryzen V1605B embarque 8 Go de mémoire vive également soudée et 128 Go de stockage eMMC pour 409$. Des tarifs Hors Taxes à mettre dans la perspective des concurrents actuels. De nombreux MiniPC, certes un peu plus encombrants, sont sortis à des tarifs assez proches pour des biens meilleures offres : C’est le cas chez Beelink, Chuwi ou Minisforum qui proposent souvent des engins finalement mieux lotis. On ne connait pas le prix du modèle de ECS Liva Q3 Plus Ryzen V1605B en Europe ni en France mais face à un Minisforum TL50 sous Core i5-1135G7 avec 12 Go de mémoire vive et 512 Go de stockage évolutif proposé à moins de 450€… il ne fait pas vraiment le poids. Ces 409$ vont se transformer en combien d’euros TTC ? Difficile d’être enthousiasmé par cette sortie tardive. Le marché aurait dû s’emparer de ces puces il y a fort longtemps.

Néanmoins, parce qu’en ce moment il faut tenter de trouver des points positifs partout, le ECS Liva Q3 Plus est probablement un modèle qui va être proposé par d’autres constructeurs et l’arrivée de cette puce pourrait être le frémissement de quelque chose. Un début de concurrence entre ces produits et une baisse de leur tarifs, voire une augmentation des compétences adossées aux puces et une baisse de leurs tarifs. On peut toujours rêver. Avec un prix plus doux, plus de mémoire et de stockage – si possible pas en eMMC – ce type de puce aurait sans doute beaucoup d’attraits.

Parce que pour le reste, ce ECS Liva Q3 Plus est assez intéressant. Il propose une sortie vidéo HMI 2.0, un MiniDisplayPort 1.2, un port Ethernet Gigabit, deux ports USB 3.2 Gen2 et un port USB 2.0 Type-A. Le petit engin embarque même un lecteur de cartes MicroSDXC pour étendre son stockage. Un module Wifi5 et Bluetooth 4.1 est présent. Le tout dans un châssis de 7.4 cm de coté pour 5.3 cm de haut. C’est un engin compact qui pourrait avoir toute sa place sous un téléviseur pour un usage de média center par exemple. Si tant est qu’ils soient plus accessibles financièrement et relativement silencieux en fonctionnement. Avec un TDP de 12 à 25 watts impossible d’imaginer un fonctionnement passif et il faut donc une ventilation active. Pas sûr, là encore, que ce soit la meilleure solution.

C’est tout le problème avec les technologies un peu anciennes, difficile de s’en emparer en regardant les produits sortis entre temps. Les utilisateurs s’habituent immédiatement à certains luxes comme la vitesse, les formats évolutifs, le silence d’une solution passive. Ces deux processeurs Ryzen Embedded ont eu une vie commerciale professionnelle mais semblent avoir totalement raté le grand public. Un choix probablement fait à la racine par AMD qui voulait pousser ses Ryzen classiques sur ce secteur particulier. 

Ryzen V1000 et EPYC 3000 : Des puces embarquées à destination des pros

ECS Liva Q3 Plus : un Ryzen Embedded dans un MicroPC © MiniMachines.net. 2022.

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