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Amazon annonce la fin du sans fil pour ses anciennes Kindle

Le douloureux supplément demandé par Amazon pour ses Kindle cellulaires pourrait poser quelques aigreurs d’estomacs à certains de ses clients. Aux USA, suite aux changement d’infrastructure réseau des différents opérateurs, les liseuses devraient perdre la possibilité de se connecter sans fil autrement qu’en Wifi.

Amazon annonce la fin du sans fil pour ses anciennes Kindle

Certaines liseuses, distribuées par Amazon uniquement avec de la 2G et sans Wifi, ne pourront plus du tout se connecter à Internet. Elles devront se contenter d’une connexion filaire, en USB, pour récupérer de nouveaux livres. Celles proposant du Wifi pourront toujours se connecter via ce moyen mais cela enlève une partie de la “magie” du produit.

Et ne croyez pas que cette annonce ne concerne que les Kindles les plus anciennes, certaines sont plutôt récentes. La liste est assez large en réalité.

Amazon annonce la fin du sans fil pour ses anciennes Kindle

Tous les modèles avec de la 4G devraient continuer a fonctionner sans soucis mais les appareils plus anciens proposant de la 3G ne pourront plus profiter de ces réseaux très prochainement. La Kindle Keyboard de troisième génération, la Kindle Touch de quatrième génération, les Kindle Paperwhite de 5e, 6e et 7e génération, la Kindle Voyage de septième génération) et la Kindle Oasis de 8e génération ne pourront plus charger de nouveaux livres qu’en Wifi.

Evidemment les livres déjà en place ne disparaitront pas mais ils ont intérêt à être bons car ils ne pourront plus être mis à jour autrement qu’en mode filaire. Je ne sais pas si un tel scénario pourrait être envisagé en France ou si une retro compatibilité est toujours envisagée chez nos opérateurs.

Le choix d’une Kindle cellulaire est souvent dicté par la simplicité d’utilisation qu’elle propose. Amazon assumant dans son prix de vente la possibilité de se connecter à son store pour pouvoir télécharger des documents, livres ou magazines, sans se soucier de problèmes techniques. Je doute que Mémé Michu a qui on a offert une liseuse se passionne d’un coup pour l’usage de câbles pour mettre à jour son journal au quotidien.

Source : The Verge

Amazon annonce la fin du sans fil pour ses anciennes Kindle © MiniMachines.net. 2021.

Galax propose une GeForce RTX 3070 LHR de 238 mm de long

Galax propose un modèle de GeForce RTX 3070 LHR1 de 23.8 cm de long seulement. Pour le moment uniquement distribuée au Japon avec la marque Galakuro, elle pourrait éventuellement parvenir chez nous via d’autres étiquettes.

Galax GeForce RTX 3070

Le business model de Galax est en effet un peu compliqué. La marque appartient à une société mère qui possède également les marques Palit, Gainward et KFA2. Mais chacune des marques agit de manière indépendante. Si des ressources comme la recherche et développement et la fabrication sont mise en commun, elles restent concurrentes sur leur secteur. Ce que fait Galax ne transpire donc pas forcément chez Palit ou KFA2. Suivant les produits et les secteurs il peut être plus pertinent pour  de ces marques de conserver un produit sans autre concurrence.

Galax GeForce RTX 3070

Il est donc possible que cette nouvelle GeForce RTX 3070 LHR ne soit jamais proposée en France ou bien que Galax trouve un arrangement avec une des ses marques jumelles pour la proposer dans l’hexagone. Pour le moment, Galax la propose sous sa marque Japonaise Galakuro2 sous le joli nom de code “GG-RTX3070-E8GBOC/DF/LHR”. La solution embarque un circuit graphique GA104 avec 5888 coeurs CUDA cadencés à 1725 MHz avec 8 Go de mémoire GDDR6. Avec quatre sorties vidéo classiques combinant trois DisplayPort 1.4a et un HDMI 2.1, et une alimentation 8 pins classique, la carte Galax ne propose techniquement pas de différences notables avec les modèles classiques du marché.

Galax GeForce RTX 3070

Elle est même en deçà en terme de fonctionnalités puisque l’overclocking sera limité sur ce modèle, son principal intérêt est de ne mesurer que 238 mm de long. Elle est donc un tout petit peu plus courte que la GeForce RTX 3070 Founders Edition de Nvidia et surtout 120mm plus petite qu’une GeForce RTX 3070 classique. 

Pour parvenir à ses fins, Galax a donc choisi de jouer sur la hauteur et l’épaisseur de ce modèle. La carte est en effet assez haute avec 128 mm et occupe tout de même 58 mm en épaisseur. Des dimensions “généreuses” qui offrent assez d’espace pour intégrer deux ventilateurs de 102 mm pourront poser d’autres problèmes à l’intégration.

Galax GeForce RTX 3070

Les boitiers Mini-ITX et autres solutions compactes mais épaisses pourront employer la carte plus facilement. Soit parce qu’elle pourra entrer dans le châssis tout simplement, soit parce qu’elle offrira une meilleure circulation d’air dans celui-ci. Les cartes de 360 mm et plus que l’on trouve actuellement sur le marché ayant tendance a boucher sévèrement les boitiers ATX les plus compacts. Certaines solutions Micro-ATX ou Mini-ITX ne pouvant tout simplement pas accepter les cartes traditionnelles. Mais l’épaisseur et la hauteur de cette GeForce RTX 3070 LHR la rendront difficile d’emploi sur les châssis les moins épais. 

Aucun prix n’a été annoncé pour cette carte pour le moment, sa disponibilité Japonaise semble être imminente mais il faudra probablement attendre la rentrée de Septembre pour une éventuelle annonce en Europe.

Sources : Galakuro, Hermitage akihabara et TomsHardware

Galax propose une GeForce RTX 3070 LHR de 238 mm de long © MiniMachines.net. 2021.

Transformer un Raspberry Pi CM4 en clé TV ?

MBS, pour Magic Blue Smoke, présente son projet sur Hackaday. Il s’agit d’une idée assez simple à la base mais avec beaucoup d’usages possibles. En adaptant un Raspberry Pi CM4 et en modifiant sa sortie HDMI au format classique, il est possible de transformer celui-ci en Clé TV.

Raspberry Pi CM4

L’idée est simple mais séduisante, avec un tel dispositif dans la poche, accompagné d’un chargeur USB Type-C, on pourra connecter l’objet facilement sur un téléviseur pour de multiples usages. La lecture de films ou de musique ou le visionnage de photos stockées sur le lecteur de cartes MicroSDXC du dispositif via une solution comme Kodi. Ou éventuellement un accès à des contenus en streaming.

Raspberry Pi CM4

Mais c’est également la possibilité de lancer de nombreux programmes sur le pouce ou même de jouer en émulation avec un ordinateur facile à transporter et à connecter en voyage. L’idée, ici, est donc de construire une carte qui acceptera les Raspberry Pi CM4 et proposera le connecteur HDMI plein format, un connecteur USB Type-C pour l’alimentation et deux port USB 2.0 Type-A pour connecter clavier et souris ou une paire de manettes au besoin.

Raspberry Pi CM4

Deux modèles sont présentés, le premier est ultraplat avec un dissipateur assez fin et des ports USB à plat sur le PCB sauf le port USB Type-C qui est monté à la verticale (et qui m’inquiète un peu). Le second est plus épais avec un dissipateur plus massif et, cette fois-ci, la disposition inverse. Les port USB Type-A sont soudés en hauteur et le port USB Type-C est à plat. Peut être que le premier modèle sera adapté à une solution multimédia alors que le second pourra prendre en charge des opérations plus gourmandes avec un dissipateur plus massif… Un dissipateur qui laisse apparaitre des emplacements pour visser un éventuel ventilateur.

Aucune idée de prix de cette Clé TV ou d’éventuelle date de commercialisation, MBS ne détaille rien de la sorte sur sa présentation qui reste aussi brumeuse que son pseudo. 

Transformer un Raspberry Pi CM4 en clé TV ? © MiniMachines.net. 2021.

PrimeMini Slim 2 : un MiniPC Core i5-10310U totalement fanless

Compact, inaudible, résistant à la poussière et performant. Le PrimeMini Slim 2 est un vrai MiniPC industriel mesurant 20.8 cm de large pour 18 de profondeur et 3.7 d’épaisseur. J’ai bien conscience que ce n’est pas le genre de solution qui devrait intégrer le salon de monsieur et madame tout le monde mais il est tout de même intéressant de par les choix qui ont été faits par le constructeur.

Le PrimeMini Slim 2 c’est avant tout un châssis, un bloc d’aluminium usiné pour dissiper passivement son processeur et le protéger des agressions extérieures. Avec un indice IP51, l’engin est prévu pour résister à la poussière et à la condensation. Il conviendra donc parfaitement à des environnements industriels. Le fait qu’il ne propose aucune pièce mobile, aucun élément mécanique et fonctionne de manière passive en fera également un engin robuste et parfaitement silencieux.

PrimeMini Slim 2

A l’intérieur, on retrouve un processeur Intel Core I5-10310U, une puce pour portables choisie pour son TDP de 15 watts qui offrira des performances avancées avec ses 4 coeurs cadencés de 1.7 à 4.4 GHz développant 8 threads et proposant 6 Mo de cache et un circuit graphique Intel UHD.

Sa mémoire vive est montée sur deux slots SoDIMM en DDR 2666 MHz et pourra donc monter jusqu’à 32 Go. Le stockage est confié à un SSD qui pourra grimper jusqu’à 4 To. Un module Wifi Intel AC 7260 proposant un Wifi5 et du Bluetooth 4.0 viendra seconder le port Ethernet Gigabit intégré. Le reste de la connectique est assez complet avec, en façade, deux ports USB 2.0 et une ribambelle de ports sur la partie arrière.

PrimeMini Slim 2

On retrouve ainsi de gauche à droite un port d’alimentation jack, un HDMI 1.4, un DisplayPort, deux ports USB 3.1 et deux autres en USB 2.0, le port RJ45, d’une sortie  et une entrée jack audio 3.5 mm, un antivol Kensington lock et deux prises antennes amovibles. L’engin propose une puce TPM 2.0 et devrait donc être compatible avec un passage vers Windows 11. Elle est annoncée comme compatible avec les systèmes Windows 10 et “Ubuntu” sans plus de précision de version.

PrimeMini Slim 2

Prime Computer annonce une neutralité carbone avec cette machine, la marque compensant le coût de fabrication du produit. Les 453.7 Kg de CO2 émis pour la fabrication, la distribution et le consommation estimée des 5 premières années du produit étant “compensés” par le support de différents projets.

Le PrimeMini Slim 2 n’est évidemment pas vraiment donné, l’engin vise clairement plus les industriels, les sociétés et les institutions. En France, la société IPC2U distribue les machines de la marque mais n’a pas encore listé ces modèles. En Suisse, certains magasins font apparaitre l’engin avec un premier prix de 1159 Francs Suisses (1072.53€) pour une version Core i5 / 16 Go 1 To sans système disponible à partir du 18 août… A noter que PrimeComputer propose également des solutions de location de ses machines.

Source : FanlessTech

PrimeMini Slim 2 : un MiniPC Core i5-10310U totalement fanless © MiniMachines.net. 2021.

T-Bao TBook MN45 : un “nouveau” MiniPC Ryzen 5 4500U 16/512 Go

Il y a un moment que la marque n’avait pas sorti de “nouveauté” et le T-Bao TBook MN45 est donc une assez bonne nouvelle. Pour rappel, il s’agit plus d’une signature sur des machines noname existantes qu’un véritable constructeur. La preuve en est, nous avons déjà croisé cette machine sous la marque Topton… L’existence de ce  MiniPC confirme toutefois que les solutions Ryzen 5 4500U sont désormais vraiment disponibles sur ce marché particulier. On en avait déjà eu des échos avec le Topton D3 et le Minisforum HM50, ce nouveau modèle confirme cette tendance.

T-Bao TBOOK MN45

Et le T-Bao TBook MN45 est plutôt soigné dans le genre avec un ensemble convaincant. Le Ryzen 5 4500U qui l’équipe est une puce de génération Zen 2 comprenant 6 coeurs et autant de threads pour des fréquences allant de 2.3 à 4 GHz associés à une solution graphique Radeon Vega 6. Avec un TDP de 15 watts, c’est la puce choisie, par exemple, par la console Aya Neo pour faire tourner pas mal de jeux très correctement.

Sur ce MiniPC, on retrouvera 16 Go de mémoire vive DDR4 sur SoDIMM en double canal. Un détail pas anodin qui permet de profiter de toute la performance de ces puces. Le montant de la mémoire étant également partagé par la partie graphique, un détail que l’on peut ajuster dans le BIOS de l’engin, il est important de considérer ces 16 Go comme un minimum pour profiter pleinement les capacités de ce type de puce.

T-Bao TBOOK MN45

La base de stockage est confiée à un SSD au format M.2 2280 de 256 ou 512 Go accessible et évolutif. Une baie d’extension pour ajouter un stockage 2.5″ SATA supplémentaire est également présente sur ce modèle. Ceci expliquant, au passage, une épaisseur assez importante pour un MiniPC de ce type. 

Les limitations de ce type de machines sont finalement assez faibles : ce ne sera pas un engin à destination professionnelle pour un graphiste ou un monteur vidéo mais il sera tout à fait possible de lui confier des tâches de retouche photo ou de monter des films avec. Le reste sera géré sans soucis : création 2D et 3D, bureautique, surf, multimédia et même jeu avec d’assez belles capacités 3D pour cette combinaison. On ne profitera pas d’un jeu triple A en UltraHD mais il sera possible de jouer confortablement dans des définitions plus légères.

 

T-Bao TBOOK MN45

Le T-Bao TBook MN45 propose une assez belle solution technique avec des éléments intéressants comme la présence d’un module Wifi Intel AX200 qui lui fera profiter d’un Wifi6 et de Bluetooth 5.1. On retrouve également quatre ports USB Type-A, deux en USB 2.0 et deux autres en USB 3.0. Deux USB Type-C avec des propriétés différentes. Le modèle de façade proposant un support des données et du signal vidéo. Le modèle arrière prenant en charge la transmission vidéo, des données mais également l’alimentation de la machine. Deux ports Ethernet Gigabit sont présents pour piloter deux réseaux distincts.

T-Bao TBOOK MN45

Des sorties HDMI 2.0 et DisplayPort 1.4 permettront également de piloter un affichage double écran, triple si on exploite les capacités d’un des ports USB Type-C. Un port jack 3.5 mm combinant casque et micro sera également présent ainsi qu’un jack d’alimentation classique même si le modèle fourni sera un chargeur USB Type-C compact GaN de 65 Watts.

T-Bao TBOOK MN45

Le MiniPC est livré avec Windows 10 et propose des fonctions sympathiques de gestion d’alimentation comme le Wake On Lan ou le redémarrage automatique après une coupure de courant. Le BIOS du T-Bao TBook MN4 est également capable de gérer un boot PXE en cas de besoin. Les emplacements M3 à l’arrière de la machine permettront une éventuelle accroche du châssis sur un support.

T-Bao TBOOK MN45

Bref, un ensemble très complet, compact et proposé en précommande à un prix bien inférieur aux concurrents. 468.69€ TTC en 16/512 Go en importation chez Banggood avec 1.05€ de frais de port1. La disponibilité annoncée est pour le 8 août prochain mais le prix devrait grimper au fur et à mesure des ventes, passant à 485.73€ puis à 511.29€ ensuite. Pour rappel, le Minisforum HM50 est proposé directement chez le fabricant à partir de 591€ HT en 16/256 Go et 625€ HT en 16/512 Go. Le Topton est ,quant à lui, proposé à 508.40€ HT en version 16/256 Go et 556.82€ HT en version 16/512 Go.

T-Bao TBook MN45 : un “nouveau” MiniPC Ryzen 5 4500U 16/512 Go © MiniMachines.net. 2021.

En 2024, Intel ne parlera plus de nanomètres

“Intel 7” à la place de l’appellation “Enhanced SuperFin” ? “Intel 25A” ? Pardon ? C’est pourtant bien Intel qui a vulgarisé le concept de finesse de gravure auprès du grand public, fort de ses technologies, le fondeur a mis en avant sa capacité à produire des puces toujours plus fines et toujours plus denses en transistors. Un moyen presque simple de faire comprendre aux consommateurs comment choisir ses processeurs. Plus c’est fin, plus c’est bien. Ou du moins, plus on peut mettre de transistors dedans. Plus c’est fin, plus c’est performant ?

Il faut dire qu’au début de ce marketing de la course à la finesse, il y avait de la marge. Les premiers Pentiums étaient gravés en 800 nanomètres et à l’époque, personne ne jugeait utile de parler de ces éléments techniques. 800 nanomètres c’était déjà un exploit mais cela ne faisait rêver personne. Avec l’apparition de l’architecture Core gravée en 65 nanomètres en 2006 puis en 45 nanomètres en 2008, Intel commence tout juste à évoquer ce point qui reste très technique et très peu évoqué au grand public.

Ce bon vieux Mark Bohr nous explique en 2011 que 22 nm c’est tip-top

Les premiers Core i de la famille Nehalem sont également gravés en 45 nanomètres et c’est avec Westmere qui passe à 32 nanomètres qu’on entend réellement parler pour la première fois de la “finesse” de gravure des processeurs. Ensuite c’est la course. Sandy Bridge passe de 32 à 22 nanomètres… et ainsi de suite. La finesse de gravure est devenu un sujet de spécialistes et, au fil du temps, un moyen simple de suivre les performances techniques des fondeurs.

Evidemment, ne s’intéresser qu’à la finesse de gravure d’un processeur c’est un peu comme décrire la qualité d’un tableau en ne regardant uniquement qu’un millimètre carré de la toile à la loupe sans s’intéresser au reste. C’est la partie simple à comprendre : 32 c’est plus petit que 45 donc c’est mieux.

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Hit the road Pat

Ce que n’avait pas prévu Intel alors c’est que la concurrence soit un jour capable de le dépasser en tant que fondeur et que des sociétés tierces, offrant leurs services à tout le monde, soient capable de le doubler sur la finesse de gravure. Depuis lors, Intel fait son possible pour sortir du pétrin dans lequel il s’est mis. D’abord maladroitement à l’époque de Brian Krzanich, ex PDG écarté. Puis plus intelligemment avec Bob Swan pour une transition en douceur qui a permis à Intel de sortir ses puces Tiger Lake et de booster ses compétences graphiques avec l’Intel Xe. Et, plus récemment, avec un retour aux sources. Le choix du dernier PDG en date, Pat Gelsinger, montre un coup de gouvernail intéressant dans le voyage du cargo Intel. Recrutements importants, changements stratégiques et bouleversement des équipes. Le nouveau PDG semble savoir où il va, comment y aller et avec quelles ressources y parvenir. Si on n’a pas encore une trace réelle de ses résultats, il a au moins déjà une méthode et, semble t-il, une vision pour Intel.

Il faut dire qu’il est temps de manœuvrer  pour remettre le concepteur et graveur de puces sur le bon chemin. La concurrence n’a pas fait qu’accélérer et si le rival de toujours qu’est AMD a su reprendre largement du poil de la bête, ce sont surtout de nouveaux concurrents qui sont venus dans la course : ARM est désormais présent sur des terrains de jeu historiques. L’architecture RISC-V prend également de l’ampleur et pourrait finir par faire un peu d’ombre. Pour certains secteurs le problème n’est plus de choisir le meilleur processeur x86, il est de choisir vers quelle architecture se tourner.

Pour redorer son blason face à un AMD qui propose des Ryzen “7 nanomètres” et Apple qui embarque des puces ARM “5 nanomètres” Intel n’a que du 10 nanomètres à proposer. “Que” ? Oui, que même si en réalité les choses sont un peu plus compliquées que cela. Le 10 nanomètres d’Intel est finalement très proche en terme de densité de transistors des 7 nanomètres de TSMC qui grave pour AMD. Le souci vient du fait d’avoir travaillé son marketing pendant des années d’une certaine manière sans avoir eu d’autres recours que des chiffres : finesse de gravure, nombre de coeurs ou Gigahertz. Difficile de renier sa logique quand on l’a proposée aux consommateurs pendant si longtemps.

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Une solution pour se sortir de ce mauvais pas ? Changer son approche marketing. En clair, ne plus parler de nanomètres.

Pour la sortie des puces Alder Lake, qui seront gravées en 10 nanomètres, le fondeur utilisera un processus de gravure baptisé “Intel 7”. Exit le “Enhanced SuperFin 10 nm” qui devait être employé pour décrire le process. “Intel 7” est plus dans l’air du temps. Pour justifier un tel changement d’appellation, Intel indique que les évolutions constantes de ses méthodes de gravures, leur optimisation, permettent de meilleures performances qui ne sont pas reflétées par les anciennes appellations. Le passage du “SuperFin 10 nm” au “Enhanced SuperFin 10 nm” assure ainsi une amélioration notable de 10 à 15% de performance par watt. Sans que cela ne se retrouve vraiment dans le nom du processus. 

Le fondeur veut que le nom “Intel 7” reflète mieux la capacité réelle de ses architectures, notamment face à la concurrence. Qu’elles soient plus lisibles pour les consommateurs. Evidemment cela permet également de faire penser que le 10 nanomètres optimisé d’Intel équivaut à du 7 nanomètres de ses concurrents en tant que finesse de gravure. Chose qui n’est pas forcément si insensée d’ailleurs.

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La suite des évènements est alors logique. En éloignant le marketing de la réalité technique, Intel va faire évoluer ses puces vers des dénominations toujours plus petites. En 2022 Intel prévoit de sortir des puces Meteor Lake gravées en 7 nanomètres qui utiliseront l’appellation “Intel 4”. Viendra ensuite une évolution et optimisation du noeud de gravure en 7 nanomètres qui devrait apporter 18% de performances par Watt aux puces “Intel 4” et qui sera alors baptisé “Intel 3″… Evidemment cela sera accompagné d’autres changements de processus : passage aux gravures EUV pour Extreme Ultraviolet Lithography, optimisation générale et intégration de nouvelles solutions. Ce ne sera pas toujours la même puce juste gravée plus finement.

C’est donc cette évolution globale qu’Intel veut renommer pour ne plus avoir à se référer uniquement à la finesse de gravure pour décrire son processus. Conscient que cela lui porte préjudice avec des concurrents plus en avant sur ce poste, le fondeur veut également pouvoir englober et refléter ses autres capacités d’innovation.

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Et après “Intel 3” ? Le fondeur va rapidement manquer de chiffres non ? 

Le fondeur ne va pas passer ensuite à “Intel 2” ou “Intel 1″… Pour continuer dans sa logique de séparation de performances du processus de gravure, la solution va être de passer de l’appellation “Intel 3” à… “Intel 20A”. Avec un A comme Ångström. Le joli nom d’une unité de mesure de 0.1 nanomètre. Le choix de basculer vers une appellation ne se référant plus aux mètres mais à une unité incomparable, est une belle trouvaille marketing. On comprend très bien qu’un Ångström est équivalent à 0.1 nanomètre, Intel aurait également pu appeller son process “Intel 100P” pour avoir de la marge de manoeuvre d’évolution en se référant aux Picomètres… Mais cela permet de comparer facilement les processus entre eux avec des maths simples. En dégageant l’appellation marketing de la réalité tangible, Intel a plus de latitudes pour faire comprendre sa stratégie.

Car l’arrivée du processus “Intel 25A” prévue pour 2024 ne sera pas liée à une finesse de gravure mais à une toute nouvelle approche de la part du fondeur. L’architecture globale des transistors évoluera vers RibbonFET et l’interconnexion entre ceux-ci sera assurée par PowerVIA, des nouveautés encore assez énigmatiques pour le moment. 

L’idée est donc bien de faire disparaitre cette course au nanomètres pour se concentrer sur le résultat global proposé par les puces. Une approche qui a du sens pour Intel désormais qu’il n’est plus leader de cette course. Mais une approche qui n’est pas inintéressante non plus. Le problème de cette focalisation sur des chiffres est qu’ils ne reflètent pas forcément le meilleur choix pour l’utilisateur.

Si demain une marque de processeur débarquait avec une solution x86 gravée en 5 nanomètres promettant 32 coeurs et 64 threads avec une fréquence de base de 3 GHz et un Turbo de 5 GHz, avec le marketing actuel ? Le processeur serait sous tous les projecteurs et apparaitrait comme une innovation extraordinaire. Mais si en se penchant sur la puce on découvrait finalement que chaque coeur ne proposerait que 10 transistors et que les performances globales étaient catastrophiques ? C’est un peu le problèmes des fiches de spécifications techniques, elles ne reflètent finalement que des processus et non pas des résultats.

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Dernier point de cette présentation d’Intel ? L’ouverture de ses usines vers d’autres marques qui est confirmée avec un premier client intéressant : Qualcomm. 

Dire que Qualcomm joue sur tous les tableaux est un euphémisme. Concurrent d’Intel avec son partenariat Microsoft pour pousser ses puces vers des solutions Windows 10, il serait amusant de voir un jour un processeur Qualcomm, gravé par Intel, venir prendre place dans un PC sous Windows.

Cela ne pose pas de soucis à la branche fonderie d’Intel qui compte bien proposer ses services sans états d’âme. Les solutions de gravure et les optimisations maison seront bien disponibles pour ses rivaux et Qualcomm compte bien profiter de la technologie “Intel 20A” et de la nouvelle architecture… Tout comme d’autres concepteurs de puces qui semblent intéressés par le processus. 2024 c’est demain pour ces sociétés, concevoir des puces en utilisant une nouvelle architecture n’est pas l’affaire de quelques mois. Les tractations qui ont lieu en ce moment se reflèteront réellement sur le marché d’ici quelques années. 

Intel d’ailleurs ne compte pas s’arrêter là, la marque planche déjà sur la suite avec l’énigmatique processus déjà baptisé “Intel 18A”.

En 2024, Intel ne parlera plus de nanomètres © MiniMachines.net. 2021.

Chuwi HeroBox Pro : un passage au Celeron N4500

Le Chuwi Herobox Pro est une leçon d’optimisme de la part du constructeur. Quand la marque se réjouissait de proposer un MiniPC dénué de toute ventilation avec le Herobox sous Celeron N4100, elle est désormais absolument ravie de proposer une solution “ventilée” avec ce nouveau modèle. Prendre la vie du bon côté est sans doute une des meilleures façons de s’adapter aujourd’hui. J’ai tendance à trouver, pour ma part, que le passage du fanless au ventilé est une mauvaise nouvelle mais c’est sans doute parce que je n’ai pas vu l’engin à l’œuvre.

Chuwi HeroBox Pro

Avec son Celeron N4500, le Chuwi Herobox Pro n’est pourtant pas si éloigné que le N4100 précédent. On nage dans les mêmes eaux niveau puissance de calcul mais on passe d’un quadruple coeur de 1.1 à 2.4 GHz gravé à en 14 nanomètres à un double coeur de 1.1 à 2.8 GHz en 10 nano seulement pour la nouvelle puce. Les deux puces sont également très proches d’un point de vue graphique.

Le même UHD 600 qui bascule de 12 EU à 16 EU pour le N4500… Cela ne devrait pas changer énormément de choses en terme de possibilités graphiques. Les deux engins n’étant pas vraiment conçus pour du jeu 3D mais plutôt pour décompresser des contenus multimédia. Choses dont le Chuwi Herobox Pro s’acquittera sans aucun problème.

Chuwi HeroBox Pro

D’un point de vue chaleur, les deux processeurs sont annoncés avec le même TDP de 6 watts ce qui aurait du amener Chuwi à proposer une dissipation équivalente, c’est à dire passive. Et peut être que ce sera le cas d’ailleurs, du moins la plupart du temps. La ventilation ne se réveillant que lorsque l’engin en aura réellement besoin ? C’est à espérer.

Chuwi HeroBox Pro

Pour le reste, pas de gros changement. La marque continue avec sa combinaison 8 Go de LPDDR4 et 256 Go de stockage au format M.2. Une baie 2.5″ SATA permettant d’ajouter un élément supplémentaire en cas de besoin. L’engin conserve le reste des éléments du modèle précédent : Un Wifi5 et du Bluetooth 4.2 pour le sans fil. Un port Ethernet Gigabit et une connectique classique : deux ports USB 3.0, deux USB 2.0, un USB Type-C, un VGA et une sortie HDMI 2.0 pour la partie vidéo. Un port Jack audio 3.5 mm pour le son.

Chuwi HeroBox Pro

Pas de grosse différence ni même de gros bénéfice pour ce nouveau modèle donc, il est plus probable qu’il soit né à la suite de la disparition des stocks de Celeron N4100 qu’autre chose. Au final, la destination de l’engin reste sans doute la même : construire des petites box pour de multiples usages qui vont du lecteur multimédia à la solution pour construire un petit serveur maison.

On retrouve également un prix identique à la solution précédente avec le Chuwi Herobox Pro : un engin aux alentours des 200€ à sa sortie qui a dévissé ensuite petit à petit pour atterrir à des promotions autour des 160€. On verra dans quelle mesure le nouveau modèle suit les traces de son prédécesseur.

Chuwi HeroBox Pro : un passage au Celeron N4500 © MiniMachines.net. 2021.

Zidoo M6, une carte RK3566 avec option 5G

La carte Zidoo M6 emploie une puce Rockchip RK3566, un quadruple coeur Cortex-A55 cadencé à 1.58 GHz et associé à un circuit graphique Mali-G52. Puce qui commence à faire son chemin dans ce marché particulier avec plusieurs machines déjà équipées comme le Firefly Station M2 ou la Quartz64 de Pine64.

RK3566

La puce montre ici tout son potentiel avec la possibilité offerte par Rockchip de la combiner à un modem 4 ou 5G mais également la gestion de caméras haute définition et l’intégration d’un NPU pour assister une IA. La gestion des formats les plus gourmands en UltraHD comme le VP89, le H.264 ou le H.265 est plus classique mais elle complète assez bien le tableau. L’ensemble pourra donc restituer des vidéos lourdes sur des écrans externes mais également capturer des signaux en 8 mégapixels. C’est typiquement ce qui est recherché pour des affichages numériques aujourd’hui. Un capteur de ce type, associé à un NPU et un programme adapté, peut ainsi proposer des services ou des affichages différents suivant la personne qui passe devant un écran. C’est généralement utilisé de manière un peu grossière en proposant par exemple une publicité ciblée suivant le sexe ou l’âge de la personne identifiée devant l’affichage. Cela peut également servir à déterminer la réaction d’un passant face à une pub en fonction de ces critères. Si la campagne fait sourire ou interroge le passant ou si elle le laisse totalement indifférent. La carte propose en tout cas tous les ingrédients nécessaires à la réalisation de ce cocktail technique.

Zidoo M6

La Zidoo M6 est livrée avec 2, 4 ou 8 Go de mémoire vive ainsi qu’une solution de stockage eMMC en 32, 64 ou 128 Go que l’on pourra associer à un lecteur de cartes MicroSDXC1.

Zidoo M6

Une solution classique au prime abord mais la Zidoo M6 se démarque grâce à l’intégration possible d’un module 5G  ou 4G grâce à un slot PCIe et un lecteur de cartes SIM intégré. On retrouve également des composants réseau plus classiques comme un Wifi6, du Bluetooth 5.0 et un Ethernet Gigabit. La carte mesure 15.8 cm de long pour 9.5 cm de large. Un encombrement environ deux fois plus important que le standard proposé par les cartes Raspberry Pi. 

On retrouvera des éléments classiques de ce type de carte avec des sorties vidéos HDMI 2.0, MIPI DSI prenant en charge un affichage 2560×1440 à 60 ips, un eDP et un LVDS… soit tous les éléments nécessaires pour piloter un écran classique ou un affichage numérique grand format. Un connecteur MIPI CSI pour piloter une webcam sera également présent ainsi qu’un MIPI CIF pour une caméra secondaire. 

La partie audio est confiée à un jack audio 3.5 mm proposant une sortie S/PDIF, la carte embarque également des brochages pour connecter un micro et des enceintes et évidemment le signal audio sera également transmis par le HDMI. Le reste de la connectique comprend deux USB 2.0 et un MicroUSB OTG ainsi qu’un port série RS-232. L’alimentation est assurée par un jack 5V / 2 Am classique et la carte propose un capteur infrarouge ainsi qu’un ensemble de LEDs témoins d’activité.

L’engin pourra donc être branché dans un kiosque ou piloter un écran inaccessible et son contenu mis à jour via 4 ou 5G à distance sans soucis. C’est pour ce type d’usage que l’engin semble avoir été pensé en premier lieu même si d’autres solutions peuvent être envisagées.

Zidoo M6

Prévue pour tourner sous Android 11 et Ubuntu 18.04, la Zidoo M6 est également annoncée comme compatible avec d’autres distributions dont Station OS qui est construit pour piloter des usages multimédia aussi bien dans un affichage numérique que pour une utilisation de salon. Car la Zidoo M6 peut également être livrée en format MiniPC avec un boitier adapté à cet usage.

Pas de prix ou de disponibilité prévue pour le moment. Suivant les tarifs, cette carte pourrait devenir une solution intéressante pour des développements maison autour de l’Intelligene Artificielle. Avec la prise en charge de multiples systèmes Linux (La carte est compatible avec BuildRoot) et le support par la puce des différentes programmations d’IA comme Caffe, TensorFlow ou TFLite, la solution pourrait devenir un outil d’apprentissage ou de mise en production d’Intelligence Artificielle assez pertinent.

Sources : Zidoo et CNX Software

Zidoo M6, une carte RK3566 avec option 5G © MiniMachines.net. 2021.

Beelink SEi 8279U : un “nouveau” MiniPC Core i5-8279U

Cela ne veut pas dire pour autant que la solution sera mauvaise ou inadaptée aux usages d’aujourd’hui. Le Beelink SEi 8279U pioche juste dans un catalogue de puces disponibles pour construire une machine aux possibilités finalement toujours assez larges en terme de bureautique, de surf et de multimédia.

Beelink SEi 8279U
le processeur Intel Core i5-8279U est une solution quadruple coeur et octuple thread cadencée de 2.4 à 4.1 GHz qui embarque 6 Mo de mémoire cache pour un TDP de 28 watts. A son bord, on retrouve une puce Intel Iris Plus 655 au comportement tout à fait efficace pour la gestion de contenus vidéo UltraHD et même capable de lancer de nombreux jeux 3D anciens ou peu gourmands.

Beelink SEi 8279U

Pour avoir testé de nombreuses machines équipées de cette gamme de puces mobiles, le choix de ce modèle est plutôt intelligent. Outre sa disponibilité apparente, il peut parfaitement convenir à toute personne ne voulant pas d’un PC pour jouer. Evidemment, cela ne sera jamais vraiment une machine douée pour la vidéo ou la retouche d’images mais un engin qui pourra effectuer ce genre de tâches de temps en temps.

Beelink SEi 8279U

Le Beelink SEi 8279U est proposé à l’importation en deux versions, une en 8 Go de DDR4 avec 256 Go de stockage M.2 PCIe NVMe proposé à 461.70€ TTC. L’autre dans une version 16 Go / 512 Go à 536.47€ là également taxes d’importation incluses. Les deux solutions sont évolutives vers 32 Go de DDR4-3200 via deux slots SoDIMM, leur port M.2 est compatible PCIe et SATA et le châssis propose une baie d’extension 2.5″ pour faire évoluer le stockage facilement.

La connectique proposée est la même sur les deux modèles, on retrouve le lot classique de connecteurs de ce genre de MiniPC avec quatre ports USB 3.0, deux prises HDMI, un port Ethernet Gigabit, un jack audio combo, une prise USB Type-C non identifiée et un lecteur de cartes MicroSDXC. Le Beelink SEi 8279U propose un Wifi6 et du Bluetooth 5.0 grâce à un module sur carte M.2 probablement en 2242.

Un engin complet donc avec une expérience proposée qui devrait correspondre à une machine familiale classique. Ma seule vraie interrogation est sur les moyens déployés pour encaisser les 28 watts dégagés par le processeur Intel. En clair, quel bruit fait cet engin en fonctionnement ? La vidéo de la marque nous montre un solide dispositif dédié à cette tâche avec un ventilateur actif et un système d’ailettes et de caloducs assez évolué. Un équivalent des solutions déployées sur les portables de 2019 équipés de cette type de puce. Et certains d’entre eux s’étaient révélés convaincants à l’usage avec un comportement remarquablement discret dans les usages les plus classiques : bureautique et surf pas trop intensif mais également lecture vidéo en streaming et ce jusqu’en UltraHD.

A noter au passage que Banggood est un des premiers marchands exportateurs à intégrer dorénavant les taxes dans ses prix de vente pour se conformer à la réglementation en vigueur depuis début juillet. Cela a demandé quelques ajustements techniques spécifiques au pays mais cela évite de mauvaises surprise à réception du colis. Je vais laisser passer encore un peu de temps avant de vous faire un premier bilan de ce changement et de ses conséquences sur le marché Français.

Beelink SEi 8279U : un “nouveau” MiniPC Core i5-8279U © MiniMachines.net. 2021.

PlasticARM : le premier SoC ARM réellement souple

PlasticARM est une avancée intéressante pour ARM qui pourra désormais proposer une solution pour construire des SoC souples à destination d’objets connectés mais également de Tech-à-porter. Cette première création d’une puce ARM en plastique au lieu de silicium ouvre en effet bien des possibilités.

PlasticARM
Imaginez un patch qui prendrait mesure de plusieurs éléments comme la température ou le rythme cardiaque. Un truc qu’on collerait sur le patient à son entrée à l’hôpital pour le suivre pendant tout son séjour. Une sorte de pansement qui pourrait même être posé par les premiers secours pour suivre les signes vitaux basiques d’une personne accidentée.  Imaginez un vêtement de travail permettant une mesure d’exposition permanente à divers risques. Ou un emballage de nourriture capable de “sentir” celle-ci et d’indiquer le moment où celle-ci aurait commencé à se détériorer. PlasticARM  découvre un marché potentiellement énorme de milliards de puces, d’usages et de produits qu’on n’imagine pas encore. Des ajouts intéressants pour un surcout pas forcément spécialement sensible. 

La puce proposée par ARM n’est pas un monstre de performances puisqu’il s’agit d’un Cortex-M0 32 bits sur une architecture ARMv6-M. Le genre de puce capable de prendre des mesures, de faire des relevés mais guère plus. Sa fréquence d’horloge limitée à 20 kHz, n’en fera pas une puce haute performance ni capable de piloter des affichages complexes mais suffisamment robuste pour indiquer des états et analyser l’environnement extérieur.

Contrairement aux solutions de ce type plus classiques, les puces de ce type devront embarquer matériellement les programmes à exécuter. Autrement dit, point de code à faire tourner mais uniquement des instructions en dur, décidées au moment de la création des SoC. Si votre puce doit enregistrer la température à intervalles régulier, il faudra que le dessin de la puce lui même indique ce code. ARM travaillant déjà à de nouvelles versions pouvant recevoir des instructions et du code pour le futur. La solution embarquera 128 bytes de RAM et 456 bytes de ROM. Des compétences très basiques donc, mais un résultat déjà douze fois plus complexe que le précédent produit souple de ce type.

La production passe par PragmatiC et leur solution FlexLogic qui gèrent cet aspect. ARM a travaillé avec la société pour concevoir ce nouveau SoC et offrira donc à ses clients potentiels la recette pour voir leurs créations prises en charge.  

📢 Introducing the first fully functional non-silicon @Arm Processor, PlasticArm.

This ultra-minimalist Arm Cortex-M0 based SoC could enable billions of low-cost microprocessors to be embedded into everyday objects.

The potential is beyond significant: https://t.co/9bd5KHuUIC pic.twitter.com/rS0nXK6tOF

— Arm (@Arm) July 21, 2021

L’utilisation de films recouverts d’une fine couche d’oxyde métallique permet d’imprimer des transistors sur un matériau souple comme  du plastique ou du papier. Reste à régler tous leurs problèmes d’alimentation : la consommation de PlasticARM est évidemment très basse avec 21 milliwatts seulement mais elle est essentiellement perdue par le processus. Seul 1% de ce chiffre est effectivement engagé dans la partie calcul de la puce. 

Autre souci technique, la taille du SoC est énorme comparativement à celle des versions “Silicium”. Ce n’est pas forcément très grave pour les usages de ce type de solution mais c’est tout de même significatif . Chaque Cortex-M0 souple mesure 59.2 millimètre carré soit 1500 fois plus qu’un SoC équivalent en silicium.

Reste une question sur l’impact réel de cette proposition. PlasticARM est mis en avant comme la solution parfaite pour pouvoir tracer la fraîcheur d’un produit dans un circuit de distribution industriel. Intégré dans l’emballage d’une pizza en sortie d’usine, il donnera l’information de sa fraicheur au distributeur. Ce qui permettrait ensuite de mieux gérer la distribution de celle-ci vers son point de vente. Ou de la retirer facilement si elle est passée de date. Un SoC jetable donc. Reste à savoir si emballer une laitue avec ce type de puce à plus de sens que de juste imprimer la date de sortie d’usine sur son paquet ? Ou si la solution future passe vraiment par des laitues industrielles en circuit long ? L’idée d’un nouveau processus flexible capable de relever des données et d’effectuer des mesures ou des calculs est passionnante mais peut être faut t-il réfléchir à son usage le plus pertinent ?

PlasticARM : le premier SoC ARM réellement souple © MiniMachines.net. 2021.

Minisforum promet un passage à Windows 11 pour ses MiniPC

Mise à jour du 30/07/2021 : Bonne nouvelle, Minisforum indique désormais que le UM250 sous AMD Ryzen 2500U sera bien compatible avec Windows 11, un nouveau BIOS sera nécessaire pour ce passage. Cela laisse espérer une évolution du même type pour le UM270 sous Ryzen 2700U.

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Billet original du 22/07/2021 : Minisforum est une société récente mais très productive. La marque a commencé à proposer des MiniPC en Avril 2019 puis d’autres dans la foulée à un rythme de plus en plus soutenu. Avec des prix attractifs et des engins bien construits, le marque a fini par se faire connaitre grâce à des choix originaux sur ce marché particulier.

Minisforum Deskmini UM300

La marque a surtout bénéficié d’un concours de circonstances pour se faire connaitre. Elle a été l’une des premières à croire en l’intégration de processeurs AMD Ryzen mobile dans des MiniPC à une époque où ils étaient bradés à la sortie d’une nouvelle génération. C’est également l’emploi d’un châssis original rendant l’accès aux composants assez facile qui a permis à Minisforum de se démarquer des concurrents déjà bien en place comme Beelink, Chuwi, Vorke ou d’autres.

Depuis, la marque a sorti au moins 26 références différentes au fur et a mesure des disponibilités des processeurs. Si le rythme a baissé ces derniers trimestres avec les problèmes d’approvisionnement du marché, c’est encore Minisforum qui a cru en premier à l’arrivée des puces Ryzen performantes dans des Minimachines. Le Deskmini DMAF5 a ainsi marqué un tournant sur ce marché particulier. L’emploi d’un Ryzen 5 3550H proposant un excellent niveau de performances dans un encombrement et une consommation minimales et pour un prix abordable.

Minisforum Deskmini UM300

Aujourd’hui, Minisforum dresse un bilan de sa production et avec 12 machines sous processeurs AMD et 14 sous processeurs Intel. La société annonce une assez vaste liste de compatibilité avec Windows 11. Le nouveau système de Microsoft ayant des exigences assez importantes en matière d’équipement et de sécurité, la majorité de ces machines ne seront compatibles qu’après une mise à jour du BIOS. Probablement pour activer des fonctions de sécurité.

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Chez AMD, Minisforum annonce une compatibilité sur toute la gamme hormis 2 modèles. Les plus anciens, les UM250 et UM270 sous Ryzen 2500U et Ryzen 2700U ne seront pas compatible avec Windows 11. Pour les autres, ils pourront tous évoluer vers le nouveau système. Certains après une mise à jour du BIOS, d’autres nativement en sortie d’usine.

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Chez Intel, même scénario avec 2 machines hors des clous pour un passage à Windows 11. Le modèle Z83F sous Atom X5-Z8350 et le U700 Core i5-5257U ne seront pas concernés. Probablement, là encore, à cause de la date de sortie des processeurs employés. 2016 pour l’Atom et 2015 pour le Core.

Toutes les autres machines pourront passer à Windows 11 après une mise à jour de BIOS sauf le tout nouveau Minisforum TL50 qui vient de sortir sous processeur Tiger Lake Core i5-1135G7.

C’est évidemment parce que son bilan est globalement positif sur ce point que la marque communique ainsi. Il faudra également surveiller le suivi des BIOS et leur disponibilité dans le futur. C’est en tout cas une bonne nouvelle pour ceux qui ont investi dans un de ces engins. 

Windows 11 : une mise à jour esthétique et technique

 

Minisforum promet un passage à Windows 11 pour ses MiniPC © MiniMachines.net. 2021.

Asus Chromebook Flip CX5400 : un 14″ Core i7-1160G7 haut de gamme

L’Asus Chromebook Flip CX5400 est un engin assez intéressant. Les choix fait par la marque pour concevoir cet ultraportable de 14″ de diagonale sont originaux et la finition semble exemplaire sur cette machine. L’engin propose une définition FullHD très classique mais avec une dalle tactile et compatible avec un stylet actif. Asus en intègre d’ailleurs un dans le châssis, ce qui permettra, puisque la charnière peut être repliée sur 360°, d’utiliser l’engin comme une tablette tactile classique mais également pour de la prise de notes et du dessin.

Asus Chromebook Flip CX5400

La dalle IPS propose des bordures fines et un format 16/9 avec une luminosité de 300 nits, et puisque les Chromebooks savent désormais piloter les applications Android, elle offrira toutes les possibilités d’une solution 1920 x 1080 pixels à ce format. 

Asus Chromebook Flip CX5400

Et ces possibilités seront assez vastes puisque l’engin emploie un processeur Core i7-1160G7. Une puce assez peu utilisée pour le moment mais qui déploie 4 coeurs et 8 Threads associés à 12 Mo de mémoire cache et un circuit graphique Iris Xe avec 96 EU. Particularité de ce processeur, il peut être configuré de 2 manières. Soit dans un usage classique avec un TDP de 15 watts et une fréquence qui oscillera de 2.1 Ghz à 4.4 Ghz en mode Turbo. Soit en 7 Watts seulement avec une fréquence de base de… 900 MHz. Un choix qui semble avoir été validé ici puisque le Chromebook Flip CX5400 semble fonctionner sans ventilation active. Ce n’est pas une certitude puisque la fiche technique d’Asus ne le mentionne pas mais le châssis ne montre absolument aucun évent d’aération, hormis une série de minuscules petits points sur les côtés. Le recours au châssis en aluminium pour dissiper les 7 watts  du Core i7 est donc possible.

Asus Chromebook Flip CX5400

Il va sans dire que les performances de la puce ne seront pas les mêmes dans les deux versions, le recours à un modèle configuré en 7 watts aura un impact important sur le fonctionnement global de l’engin mais… mais on est sur un Chromebook et les besoins en ressources de ces machines ne sont pas celles d’une solution Linux. Le Core i7-1160G7 est peut être un excellent compromis sur ce type de machine. Le fait de pouvoir travailler avec un engin absolument inaudible étant un gros plus pour l’utilisateur.

Asus Chromebook Flip CX5400

Associé à cette puce, de 8 à 16 Go de mémoire vive LPDDR4X et un stockage SSD allant de 128 à 512 Go au format PCIe NVMe. Des choix solides donc et le bilan de performances de l’ensemble devrait donc être très satisfaisant pour un engin de ce type. Cela se traduit par un prix annoncé assez élevé, plus de 1000$ pour cet engin dans sa configuration la plus performante (16/512Go). Ce qui ne correspond toujours pas au prix d’une machine sous ChromeOS dans la tête de beaucoup d’utilisateurs en Europe mais qui ne semble plus aussi fou que cela aux US où ces machines sont très bien implantées.

Asus Chromebook Flip CX5400

Le reste de l’équipement est au niveau, avec pour commencer un châssis en aluminium très fin ne pesant que 1.4 Kilo et ayant subi de nombreux tests de résistance. Il embarque une assez belle connectique avec un port USB 3.2 Gen1 Type-A et deux ports Thunderbolt 4 sont disponibles sur le châssis en plus du classique port Jack audio 3.5 mm combo. Les deux prises USB Type-C, des Thunderbolt, sont placées de part et d’autre du châssis et prennent en charge à la fois l’affichage sur un écran supplémentaire et l’alimentation de l’engin. Un lecteur de cartes MicroSDXC est également placé sur la tranche du châssis.

Asus Chromebook Flip CX5400

Une webcam 720P est placée au dessus de l’écran et propose un œilleton de confidentialité. Le clavier est de type Chiclets, il est rétro éclairé et il surplombe un large et profond pavé tactile. Un module Wifi 6 et Bluetooth 5.0 sera chargé de se connecter au réseau. L’autonomie annoncée pour la machine est de 10 heures grâce à une batterie 3 cellules de 48 Whr. Enfin, la partie audio a été confiée au partenaire de la marque et une paire d’enceintes stéréo signées Harman Kardon complètent l’équipement de ce Chromebook Flip CX5400

Source : ChromeUnboxed

Asus Chromebook Flip CX5400 : un 14″ Core i7-1160G7 haut de gamme © MiniMachines.net. 2021.

3DPrintColorizer : Imprimer en 3D et en couleur avec une imprimante classique

L’idée de 3dprintcolorizer est à la fois simple et complexe, il s’agit non pas de multiplier les filaments colorés pour imprimer chaque couche avec une couleur différente comme ce que propose certaines imprimantes 3D. Non, l’idée est d’utiliser une imprimante standard, ici une Creality Ender 3, et de lui ajouter une fonction de coloration d’un filament unique blanc ou transparent.

3dprintcolorizer laisse votre imprimante déposer une couche de filament basique et neutre, avant de changer de mode pour passer en coloration. La buse remonte chercher un marqueur pour le disposer dans un support accroché à côté de la partie impression. L’imprimante redescend ensuite pour aller colorer directement le filament imprimé dans la teinte voulue. Le résultat est une impression classique marquée étage par étage dans la coloration programmée en amont dans Cura.3DPrintColorizer

Le résultat n’est pas parfait mais c’est assez étonnant de simplicité et d’intelligence. Le nombre de couleurs peut être assez grand au vu du procédé employé et surtout on pourra changer de coloris facilement suivant les sujets à imprimer.

3DPrintColorizer

Les gros défauts de 3dprintcolorizer sont évidents. D’abord cela empêche tout traitement de surface de l’objet après impression. Pas de passage au papier de verre ou de lissage quelconque. Pas possible non plus de venir corriger des éléments facilement. D’autre part, cela double la durée d’impression d’un objet… ce qui pose la question de la pertinence même du processus. Aura t-on un résultat similaire plus rapidement en dessinant directement au feutre sur l’objet à la fin de l’impression ? Avec peut être plus de créativité et de possibilités en nombre de couleurs ? 

C’est en tout cas un projet assez impressionnant d’un point de vue code. Pas mal de soucis ont du être réglés pour proposer ce projet. Les codes de déplacements de l’imprimante doivent prendre en charge la collecte et la dépose du marqueur, le déplacement autour de l’objet pour venir dessiner dessus a dû être également un défi intéressant à relever. Je me demande si d’autres outils pourraient être imaginés avec le même processus. Pour, par exemple, poncer la surface imprimée directement après la pose avec un outil multifonction par exemple.

3DPrintColorizer

Le processus pour adapter votre imprimante 3D en mode 3dprintcolorizer est disponible sur Github. Des fichiers STL nécessaires pour imprimer les supports de marqueurs. La partie d’étalonnage et de réglage est détaillée ainsi que toute la solution logicielle basée sur une extension à Cura pour prendre en charge les couleurs.

Merci à ToitaGL pour le lien sur Reddit.

3DPrintColorizer : Imprimer en 3D et en couleur avec une imprimante classique © MiniMachines.net. 2021.

Nvidia intègre les fonctions RTX et DLSS au monde ARM et Linux

Nvidia a profité de l’attention qui lui est réservée durant la GDC, la Game Developer Conference, pour annoncer la symbiose réussie entre les technologies ARM et les fonctions RTX et DLSS issues de ses puces graphiques. La marque joue sur plusieurs tableaux avec cette annonce et ce déplacement d’un pion, qui parait être anodin au prime abord, pourrait avoir beaucoup de conséquences.

Techniquement de quoi il s’agit ?

Nvidia vient de faire la démonstration du fonctionnement d’une puce ARM, en l’occurrence un SoC Mediatek Kompanio 1200 (MT8195), avec une solution graphique GeForce RTX 3060. On ne sait pas exactement à quoi ressemble la plateforme, c’est probablement un prototype de laboratoire qui n’a que peu à voir avec un produit commercial, mais le fait est là. Les deux éléments parviennent non seulement a bien travailler ensemble mais ils sont également aptes à proposer une expérience 3D des plus riches.

La démonstration proposée est impressionnante puisqu’elle montre comment une puce ARM, épaulée par un circuit graphique Nvidia RTX, parvient à faire tourner des applications gourmandes sous Linux et Chromium. Avec une version sur mesures du jeu Wolfenstein : Youngblood, Nvidia nous montre la force technique de cette proposition. Le jeu est interprété dans une version proposant du calcul en raytracing et une gestion de multiples sources de lumières. Les textures, ombres et calculs d’ambiance donnent  une atmosphère équivalente à ce que propose un PC de jeu classique sous x86 avec Windows. 

La seconde démo montre la puissance de calcul de l’ensemble et sa gestion complète de  différents éléments techniques. Lumières, ombres, reflets… Un rendu typique de jeu sur une solution d’ordinateur personnel traditionnel.

Mediatek

Sauf qu’ici point de Windows. Pas de DirectX, pas même de puce x86 signée AMD ou Intel. Tout est géré par Linux et Chromium d’un point de vue logiciel et les solutions matérielles de Mediatek et Nvidia. Les fonctions avancées de Nvidia ont été portées sur cette plateforme pour fonctionner comme sur un engin sous Windows. On retrouve ainsi le Deep Learning Super Sampling ou DLSS pour améliorer le rendu visuel des images via l’IA calculée par la puce GeForce, le RTX qui gère la mise en lumière des images, la fonction Optix pour améliorer la qualité visuelle de l’ensemble et même une optimisation de la mémoire graphique.

Si je devais résumer cette annonce simplement: Avec cette technologie, Nvidia fait sauter deux impératifs de l’équation gaming d’aujourd’hui. La présence d’un processeur x86 n’est plus requise, pas plus que celle de Windows, pour proposer un jeu 3D gourmand en haute définition. 

DLSS

Un bouleversement important pour le marché du jeu ?

Cette démonstration est l’aboutissement de la promesse faite par la marque en avril dernier. Une solution pour transformer un Chromebook classique en solution de jeu complète et performante. Solution qui aurait la possibilité de profiter du catalogue de titres de nombreux studios de développement qui pourraient adapter leurs jeux à la nouvelle plateforme. Attention cependant, ce dernier point n’est pas garanti et Nvidia va devoir trouver des éditeurs acceptant de parier sur cette nouvelle plateforme ou trouver un moyen de basculer plus facilement des jeux existants en jeux compatibles avec cette formule. On notera au passage que cette évolution se fait après l’annonce d’une compatibilité entre DLSS et Proton, le système qui permet à SteamOS de faire tourner les jeux Windows sous Linux développé par Valve.

Chromebook Mediatek

Est-ce que nous allons avoir des Chromebooks munis d’un circuit RTX prochainement ? Les constructeurs n’hésitent plus désormais à proposer des engins de ce type très bien équipés à des prix élevés. Il est donc possible que l’on voie des machines proposant ce type de puces dans le futur. J’ai pourtant du mal à voir comment le public réagira tant qu’aucun jeu compatible ne sera disponible. La promesse d’un avenir radieux et d’éditeurs travaillant d’arrache pied au basculement de leurs catalogues ne devrait pas être suffisante pour pousser les gens à investir quelques centaines d’euros supplémentaires dans une machine RTX.

Une autre question qui se pose est liée au public visé. Est-ce que les gens interessés par un Chromebook sont des joueurs ? Et, si ils le sont, est-ce qu’ils vont s’intéresser aux Chromebooks pour cet usage spécifique ? L’impact de ce type de puce Nvidia dans un engin portable n’est pas anodin, il coûtera en investissement mais également en autonomie, en poids et en chaleur dégagée. Je ne suis pas sûr qu’un Chromebook de jeu ait beaucoup de sens pour la majorité des utilisateurs de ce type de plateforme. En fait, j’ai du mal à voir qu’un joueur se décide à choisir spécifiquement une plateforme aussi éloignée du monde du jeu actuel : Est-ce que quelqu’un qui veut garder en tête la possibilité de jouer va choisir un Chromebook ? Et si il le fait est-ce qu’il va s’orienter vers une solution spécifiquement composée d’une puce ARM et d’un circuit RTX ? Je trouve que ce scénario manque de crédibilité aujourd’hui, notamment parce que le catalogue de titres compatibles est totalement inexistant.

dlss

La démonstration du jeu Wolfenstein : Youngblood que l’on voit en vidéo n’est pas prévue pour  être proposée sur le marché. C’est un portage dédié à la présentation de la technologie mais aucune commercialisation n’est envisagée. Il n’existe pas de catalogue de jeu spécifique pour la plateforme aujourd’hui.

Par contre, si la proposition de Nvidia permet aux utilisateurs de Linux de profiter de jeux PC classiques du catalogue Windows via Proton, alors là l’impact pourrait être énorme. Non seulement cela pourrait permettre aux constructeurs de proposer des engins sous Linux plus facilement avec un accès plus simples aux jeux Windows, mais cela n’obligerait pas les studios à retravailler leurs titres. Le catalogue actuel pourrait basculer sous Linux. Cette voie est à privilégier à mon sens. D’abord parce qu’on sait que Google travaille au portage de la plateforme Steam vers les Chromebooks, ensuite parce que c’est la voie qui a le plus de chances de fonctionner commercialement parlant. 

Steam Big Picture

Et les TV-Box ?

Là où la solution pourrait avoir un énorme impact également, c’est sur le marché des solutions type Chromebox. Le mariage d’ARM et de puces RTX pourrait permettre la création de nouvelles solutions très performantes. On aurait là encore la promesse d’un catalogue de jeux haut de gamme toujours aussi inexistant mais sans la problématique liée au public intéressé. Si les Chromebooks sont un marché particulier qui ne concerne pas la majorité des utilisateurs d’outils informatiques nomades, et encore moins les joueurs, le public susceptible d’être convaincu par une nouvelle TV-Box avec une fonction console est, quant à lui, autrement plus large.

Le nombre de personnes à la recherche d’une solution capable de faire tourner des Jeux PC dans son salon tout en permettant le surf et la gestion multimédia est à mon sens bien plus élevé que le nombre de personnes à la recherche d’un Chromebook de jeu. Si des constructeurs se penchaient sur la création de TV-Box ARM avec un circuit RTX interne capable de faire tourner des jeux 3D de qualité, le marché pourrait être énorme. En combinant cette offre aux solutions de streaming de Nvidia avec GeForce Now, le marché est à mon sens bien plus intéressant.

Nvidia Shield

Nvidia Shield 3 : RTX inside ?

Qui de mieux placé que Nvidia pour lancer ce nouveau marché ? En toute logique, la marque pourrait profiter de sa gamme Shield pour lancer un engin capable de profiter de ces fonctionnalités. Une Chromebox qui pourrait employer des applications Android de manière classique mais également faire fonctionner le streaming GeForce Now. Tout  en offrant, grâce à une solution RTX intégrée, proposer des jeux Windows via Proton de Valve. 

Une combinaison complète, poussée par Nvidia dans une gamme de produits qui aurait la confiance d’un public déjà séduit par les modèles précédents. Une gamme plus chère que les solutions antérieures mais avec un panel de possibilités énorme. Un accès au catalogue de jeux Steam en direct. Un engin de ce type pourrait proposer de remplacer totalement dans votre salon un PC classique. Nvidia ayant les moyens de concevoir une solution RTX  suffisamment bien calibrée pour éviter toute surchauffe et ainsi conserver un engin silencieux, 

Une exploitation du RTX via Proton pour toutes les machines Linux et une ouverture vers des engins de loisir sédentaires, voilà qui aurait à mon sens plus d’avenir que le format Chromebook sous ARM uniquement. 

Un jocker dans la manche de Nvidia pour le rachat d’ARM ?

Avec cette annonce, Nvidia se place également très habilement sur l’échiquier d’une seconde partie d’échecs. Celle qui concerne sa tentative d’acquisition d’ARM. En montant un partenariat avec Mediatek, la marque montre son intérêt pour l’écosystème ARM dans sa globalité. Nvidia montre qu’il a su collaborer avec une entité qui est logiquement concurrente de ses propres puces. La marque sacrifie sont marché Tegra1 au profit des puces Mediatek. En prenant cette hauteur, le constructeur montre sa nouvelle position face au marché. Celle qu’il devra adopter si il réussit son pari d’acquisition de la plateforme ARM. Quand il devra épauler ses clients et partenaires exploitant les technologies des SoC pour qu’ils puissent se développer.

Un argument de poids dans la bataille qui est encore à mener pour Nvidia. Si Mediatek semble ravi de cette évolution du secteur, si des marques comme Rockchip ou AllWinner doivent également se frotter les mains au vu des perspectives en jeu, d’autres ne voient pas d’un très bon oeil cette évolution. On se doute que des acteurs comme Apple et Qualcomm ne doivent pas être forcément ravis de cette annonce. 

Nvidia intègre les fonctions RTX et DLSS au monde ARM et Linux © MiniMachines.net. 2021.

Le Ryzen 9 5900HX apparait dans au moins deux MiniPC

Le Ryzen 9 5900HX est une solution impressionnante avec 8 coeurs Zen 3 développant 16 threads à des fréquences de 3.3 à 4.6 GHz. A son bord on retrouve 20 Mo de mémoire cache et un circuit graphique Radeon Vega 8 tournant à une fréquence de 2.1 GHz. Gravé en 7 nanomètres, il fait partie de l’attirail haut de gamme mobile d’AMD.

Ryzen 5000 Mobile

Gravée en 7 nanomètres, cette puce propose un TDP de 45 Watts “+” tel que l’annonce AMD. Ce n’est pas tout à fait 45 watts en réalité, la puce fonctionne dans une fourchette entre 35 et 54 Watts ce qui est peut être la partie la plus inquiétante de celle solution. Intégrer un processeur proposant ce TDP dans un MiniPC n’est pas une mince affaire et si les constructeurs de portables n’hésitent pas à le faire dans des engins relativement fins, ils compensent cet espace assez faible en hauteur par un système de caloducs et d’ailettes assez vaste. On a vu par le passé des solutions proposer des puces au TDP plus élevé comme les Intel NUC Hades Canyon et leur processeur Kaby Lake-G de 65 et 100 watts de TDP. Ces machines proposaient néanmoins un encombrement un peu plus massif qu’un MiniPC classique et avaient eu droit aux bons soins des ingénieurs d’Intel.

Ryzen 5000 Mobile

Intégrer le Ryzen 9 5900HX dans un MiniPC plus classique ne sera donc pas une mince affaire et c’est pourtant ce que vont proposer deux solutions très bientôt. Le Morefine S500+ aura droit à une campagne Indiegogo et sera sans doute l’un des premiers  engins équipés de cette puce à être annoncé dans cette gamme de MiniPC. Il sera talonné par une solution signée Minisforum annoncée sur Twitter. Le serial maker de MiniPC qui a exploré une assez large série de puces Intel et AMD depuis les premiers de ses NUC-Like lancés il y a un peu plus d’un an.

Morefine

On ne sait pas grand chose de ces machines, on ne connait pas leur prix ni tout le détail de leur équipement. Mais certains éléments sont déjà annoncés comme la possibilité de leur offrir jusqu’à 64 Go de DDR4-3200 grâce à deux slots de mémoire SoDIMM. La présence de trois solutions de stockage sur le modèles Morefine est également confirmée avec deux slots M.2 2280 proposant à la fois du SATA et du PCIe NVMe ainsi qu’une baie 2.5″ pour ajouter une solution SATA 3.0. Cette machine proposera une baie d’extension M.2 équipée d’une solution Wifi6 et Bluetooth 5.0 et une assez jolie connectique.

Morefine

Deux ports Ethernet avec un premier RJ45 en 2.5 Gigabit et un autre en Gigabit plus classique, une sortie HDMI 2.0 et un DisplayPort 1.4. Un port jack audio 3.5 mm combo et un ensemble de 7 ports USB répartis comme suit : 4 ports UB 2.0 et deux ports USB 3.2 Type-A plus un port USB Type-C non déterminé. 

MinisforumMinisforum

La version de Minisforum sera semble t-il légèrement différente avec une carte proposant un autre genre de connectique mais on retrouvera toujours des slots SoDIMM, au moins un port M.2 2280 et un espace significatif pour maintenir un dissipateur sur le processeur AMD Ryzen 9 5900HX.

Il va sans dire que ces engins ne seront pas situés sur un segment entrée de gamme, même en version Barebone, ces machines seront vraisemblablement assez chères à obtenir. Les tarifs des puces devraient impacter fortement le prix final des engins et la disponibilité des solutions Minisforum s’est réduite à peau de chagrin ces derniers mois. La marque préférant distribuer en direct sa production plutôt que de passer par divers revendeurs qui avaient tendance à se faire une concurrence sur les prix.

Ne vous attendez donc pas à des solutions très abordables… C’est peut être un défaut actuel de ces marques qui ont connu un succès  et une croissance fulgurante ces derniers trimestres. Ils oublient un peu la concurrence classique. Certains de ces engins sont proposés à des prix élevés, 750, 800 voir 850€. A quelques encablures de PC portables équipés d’un processeur moins performant mais épaulés par des cartes graphiques autrement plus rapides. Des machines qui, si elles ne proposent pas la même compacité, ont d’autres avantages pour elles…

Le Ryzen 9 5900HX apparait dans au moins deux MiniPC © MiniMachines.net. 2021.

Radxa Rock 3A : une carte de développement avec slot M.2 NVMe

Cela faisait, pfiou.. un bon mois que Radxa ne nous avait pas proposé de nouvelle carte de développement. La dernière en date était un clone du Pi Zero X. La nouvelle Radxa Rock 3A reprend les dimensions de la Raspberry Pi classique. 

Radxa Rock 3AA son bord, un SoC Rockchip RK3568. Une puce qui propose quatre coeurs ARM Cortex-A55 à 2 GHz associés à un circuit Mali-G52 et un petit NPU pour des calculs d’IA. Cette solution est épaulée par 2, 4 ou 8 Go de mémoire vive LPDDR4-3200. Le stockage étant, quant à lui, un peu plus laissé à votre discrétion avec pas mal de choix pour cette option. Il y a d’abord un lecteur de carte MicroSDXC pour ajouter le stockage amovible de votre choix. Ensuite un support pour stockage eMMC amovible où vous pourrez glisser des modules. Et surtout, la Radxa Rock 3A permettra de piloter un SSD PCIe 3.0 x2 NVMe grâce à un support situé en dessous de la carte. Pas moins de trois stockages différents donc sur cette petite carte.

Radxa Rock 3A

Evidemment cela se fera au gré de quelques ajustements et d’un encombrement différent des cartes de ce type habituelles. Dépourvue de toute accroche pour fixer un SSD M.2, la carte utilise une extension et une nappe souple pour connecter l’éventuel module M.2.

Radxa Rock 3A

La Radxa Rock 3A propose, pour le reste, les éléments classiques de ce type de solution. Une connectique composée de deux ports USB 3.0 et deux USB 2.0 tous de Type-A. un port Ethernet Gigabit avec PoE, un HDMI 2.0 et l’ensemble de broches et connecteurs habituels du format. 40 broches ,GPIO et un MIPI CSI pour une camera externe et MIPI DSI pour un écran connecté directement à la carte. L’alimentation sera assurée par un port USB Type-C. Il faudra d’ailleurs veiller à choisir un excellent bloc d’alimentation si vous comptez utiliser toutes les possibilités de l’engin.

La Radxa Rock 3A prendra en charge Debian 10, la version pour Rockchip maintenue par l’équipe de Toybrick tout en restant ouverte à d’autres distributions comme Raspbian ou Android. A 35$ la carte de base en 2 Go de mémoire vive et sans eMMC, 55$ la version 4 Go et 75$ pour la version 8 Go, c’est une solution alternative au Pi qui peut avoir du sens pour certains projets.

Sources : Radxa et CNX Software

Radxa Rock 3A : une carte de développement avec slot M.2 NVMe © MiniMachines.net. 2021.

Un nouveau design de MiniPC sous AMD Athlon 300U sur AliExpress

Le MiniPC AM02 est un engin OEM très classique mais  design un peu différent d’habitude. Avec 12.35 cm de cotés et  4 cm d’épaisseur il propose un processeur AMD Athlon 300U que l’on pourra épauler de différentes solutions de stockage et de mémoire vive.

AM02

L’Athlon 300U est une puce dont on parle assez peu souvent, elle se situe sur le même segment que les Celeron avec des capacités de calcul intéressantes pour un double coeur et quadruple thread. La puce propose un fréquence de base de 2.4 GHz et un mode Turbo à 3.3 GHz. Il embarque également un circuit graphique AMD Vega 3 aux performances intéressantes. Cela n’offrira pas de grosses possibilités supplémentaires à un engin de ce type face à une machine sous Celeron Gemini Lake, Gemini Lake Refresh ou Jasper Lake, en réalité.

On retrouvera grosso modo le même type d’usages avec l’Athlon 300U : de belles possibilités générales de travail que ce soit en bureautique, en surf ou en manipulation d’images basiques. La puce sera à même de piloter des petits jeux 2D et 3D ainsi que de décompresser des vidéos UltraHD sans broncher. Le fait que le processeur soit plus performant en calcul ne lui apporte pas pour autant assez de puissance pour venir talonner un Core ou un Ryzen. Avec 15 watts de TDP, la puce consomme d’ailleurs autant que certains Core et il faudra garder cela en tête pour faire son choix.

AM02

L’Athlon 300U est ici assez bien accompagné avec deux slots de mémoire vive SoDIMM DDR4. L’engin pourra ainsi évoluer vers 32 Go et profiter d’une mémoire double canal. Le stockage est également confié à une solution évolutive avec un SSD au format M.2 2280 permettant l’installation de modules PCIe NVMe ou SATA. Malgré ses 4 cm d’épaisseur, le AM02 ne propose aucune baie 2.5″ ce qui le limitera à ce seul stockage interne. La marque le propose en plusieurs déclinaisons allant de 8/128 Go à 16Go/1To.

AM02

Un second module M.2 sera disponible puisque la puce Wifi choisie est un Intel 3165 proposant un Wifi5 et du Bluetooth 4.2. Solution qui pourra, là encore, évoluer dans le futur. La partie Ethernet est un peu plus intéressante avec un module Realtek 8168 Gigabit qui proposera du Wake On Lan au AM02 pour pouvoir l’allumer à distance. On notera d’ailleurs au passage que le constructeur indique que la solution pourra être éveillée ou éteinte à heures programmées depuis son BIOS.

AM02

La connectique est assez complète avec au total trois ports USB 3.0, un port USB 2.0, tous au format Type-A; ainsi qu’un port USB Type-C au format… USB 2.0. On retrouve également deux sorties vidéo avec un DiplayPort et un HDMI 2.0 pour piloter deux écrans en simultané.  Un port Jack audio 3.5 mm casque et micro complète cet équipement. 

AM02

Rien d’extravagant donc et un engin qui se positionne sur le marché des machines entrée de gamme que l’on dédiera à la bureautique. A noter que le design global de l’engin est plutôt sympathique avec un corps en métal percé pour laisser circuler l’air de manière assez libre. Une ventilation interne de type portable et ce qui ressemble à un gros caloduc sur les différentes images de l’engin. On ne sait évidemment pas la nuisance générée par ce type de solution.

AM02

Reste le tarif. Si la version de base en 8/128 Go se positionne assez bien avec un prix de vente de 207.80€ en promotion en ce moment, il faudra ajouter 23€ de frais de port et une probable taxation de 20% à l’arrivée du paquet. Soit un total de 45€ supplémentaire pour une note globale d’environ 276€… Ce qui réduit un peu l’intérêt du produit. Si on ajoute à cela le fait qu’aucune, absolument aucune marque n’est liée au produit, cela reste un pari d’importation assez hasardeux.

A dire vrai, je reste plus intéressé par un Mele Quieter 2 qui est sans doute un peu moins performant et moins évolutif quoi que disposant lui aussi d’un slot M.2 2280 pour son stockage. Mais le Mele s’acquittera des mêmes tâches que le AM02 sans faire le moindre bruit puisqu’il fonctionne de manière totalement passive. Le Quieter2 est actuellement proposé à 203.57€ en importation dans sa version 8/128 Go, il est livré sans frais de port et sa taxation à l’arrivée devrait être de 40€ environ. Un total de 243€ pour un engin ultracompact et parfaitement inaudible même si un peu moins performant. Avec l’avantage de faire confiance à une marque qui existe depuis un long moment sur le marché.

Source : AndroidPC.es

Un nouveau design de MiniPC sous AMD Athlon 300U sur AliExpress © MiniMachines.net. 2021.

Un NAS QNAP équipé d’un processeur x86 signé Zhaoxin

Et ce Zhaoxin KaiXian KX-U6580 est un processeur x86 au même titre que les puces d’Intel ou d’AMD. La marque Chinoise dispose en effet d’une licence pour produire des puces x86 classiques. Le NAS QNAP TVS-675 constitue une nouveauté car il propose ce type de puce sur un segment inhabituel.

QNAP TVS-675

Les processeurs Zhaoxin x86 sont depuis toujours déployés sur des PC de bureau destinés au marché intérieur Chinois. Ils sont en général proposés aux administrations et autres entités d’état du pays et ne sortent que très rarement de ses frontières. Leur prix d’achat par rapport à leurs caractéristiques et performances étant plus que moyen face aux puces concurrentes d’Intel et AMD. Le gouvernement chinois étant sensible à l’utilisation de ces puces qu’il contrôle beaucoup mieux que les solutions Intel, ARM ou AMD.

Le KaiXian KX-U6580 embarqué dans ce NAS est donc une solution nouvelle pour ce type de machine. Traditionnellement, le fabricant utilise des puces ARM, AMD ou Intel étagées de différentes manières suivant la gamme de machines déployée. On retrouve des Xeon, des Ryzen, des Celeron ou des Core mais l’apparition de cette puce est une première.

NAS QNAP TVS-675

Le Zhaoxin KaiXian KX-U6580 est une solution huit coeurs cadencée à 2.5 GHz associée à un circuit graphique maison proposant des fonctions de décodage vidéo matériel mais également des possibilités de transcodage. Il embarque également une solution de chiffrement AES. Il est intégré dans ce QNAP avec 8 Go de mémoire vive DDR4 et pourra évoluer vers 64 Go au besoin.

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Impressionnant ? Oui et non, ce processeur ne serait pas un monstre de performances en réalité avec un niveau de calcul semblable à un Celeron J4105 en multicoeur et serait bien en dessous de lui en simple coeur… Le QNAP ne devrait pourtant pas rester lié au marché Chinois et sera proposé à l’international. Pas sur que tout le monde voie d’un très bon oeil l’utilisation de ce type de puce pour sauvegarder des données ? 

Source : Toms Hardware

Un NAS QNAP équipé d’un processeur x86 signé Zhaoxin © MiniMachines.net. 2021.

GPD Win Max 2021 : les tarifs des minimachines Ryzen et Core

Comme prévu et annoncé, les GPD Win Max 2021 seront le reboot du modèle de l’année dernière avec quelques nouveautés à l’intérieur d’un châssis identique. Une bonne idée de la part de GPD de conserver ce même châssis puisque les versions 2020 pourront prétendre à une mise à jour technique vers la solution 2021 en échangeant leurs carte mère.

GPD Win MAX

A condition que le propriétaire d’une de ces machines accepte de repasser à la caisse en déboursant la coquette somme de 669$ pour la carte nue lors du financement participatif ou 937$ dans sa version commerciale. Un investissement assez conséquent qui demandera en outre quelques solides compétences techniques pour ne pas détruire l’engin et qui laissera l’heureux propriétaire d’un GPD Win Max 2020 transformé en 2021 avec la “vieille” carte mère originelle au fond d’un tiroir.

GPD Win Max 2021

La solution sera donc peut être d’investir dans un nouveau GPD Win Max 2021 ? C’est sans doute la meilleure option mais là encore il faudra débourser une jolie somme pour obtenir ces machines.

La version AMD Ryzen 4800U avec 16 Go de mémoire vive et 1 To de SSD PCIe NVMe M.2 2280 est annoncée en précommande à 999$ et sera commercialisée à 1250$

Le modèle  Core i7-1165G7 avec 16 Go de mémoire vive et 1 To de SSD PCIe NVMe M.2 2280 sera proposé au même tarif. 

Le modèle Core i7-1185G7 avec 16 Go de mémoire vive et 1 To de SSD PCIe NVMe M.2 2280 sera lancé sur Indiegogo à 1400$ et vendu 1750$ dans le commerce.

Des tarifs élevés pour une machine d’exception qui se retrouve désormais confrontée à une concurrence un peu plus féroce qu’il y a un an. Le GPS Win Max 2021 est et reste un engin hors norme. Son pedigree est excellent, ses finitions et services sont bien placés et il n’existe, à vrai dire, pas vraiment de produits réellement comparables sur le marché. L’engin reste équipé d’un écran 8 pouces en 1280 x 800 pixels avec un clavier QWERTY assez complet et pratique. Les éléments de jeux sont toujours présents et la connectique est toujours aussi complète. A l’instar des netbooks d’origine, cette minimachine propose réellement l’expérience d’un ultraportable réduit à l’encombrement minimum. La principale différence avec les netbooks étant que le niveau de performances proposé est sans commune mesure avec les engins sous Atom de l’époque.

GPD Win Max 2021

 

Reste que depuis la fin de la semaine dernière, le Steam Deck a été annoncé. Si les deux engins sont totalement différents avec une approche clairement du côté mobile et console pour le produit de Valve et une solution plus productive pour GPD. Il n’empêche qu’une concurrence existe désormais sur tout l’aspect ludique de la machine. Ceux qui ne cherchent qu’un engin ultracompact avec un clavier intégré ne verront surement pas vraiment de concurrence entre les produits. Mais ceux à la recherche d’une solution orientée jeu vont avoir du mal à justifier un futur investissement. Même en prenant la version la plus chère de la machine de Valve, le GPD Win Max 2021 le plus abordable est encore situé bien au dessus niveau tarif. 

GPD Win Max 2021

Je reste persuadé que les engins ne sont pas comparables mais une sortie aussi proche des deux machines forcera la comparaison. Si on cherche un PC pour jouer, en mobilité. Un PC qui fera dans tous les cas des concessions techniques assez lourdes par rapport à l’état de l’art actuel du marché PC sédentaire destiné au loisir, est-il plus raisonnable d’acheter un engin à 1250$ minimum ou une solution à 649$ au maximum ? Ce qui était une minimachine originale en 2020 se retrouve un peu entre deux mondes en 2021.

GPD Win Max 2021

Avec des PC ultraportables de moins de 1 kilo sur le marché, proposés par des grandes marques comme HP avec son 13″ Aero 13. Avec des concurrents solides comme la Aya NEO ou le Steam Deck sur le marché du format “jeu PC mobile”. Avec des solutions concurrentes sur le secteur du netbook comme le Topton L4 sous Celeron vendu à 250€… La pilule de tels tarifs va être plus délicate à avaler. Evidemment, on pourra toujours argumenter sur le côté “couteau suisse” et ultraportable de la proposition de GPD. Et on aura raison, mais cela ne touchera plus qu’une toute petite minorité de personnes. Le passage par la case Indiegogo pour l’investissement étant exclue si on veut bénéficier d’une garantie, le prix de ce dispositif apparait désormais comme très élevé. Trop pour venir casser sa tirelire dans un tel projet ?

GPD Win Max 2021

GPD se heurte ici à un problème de fond, ses marges de manoeuvre sont très faibles face à ses concurrents connus comme Valve et les autres constructeurs. Elles expliquent en partie ses tarifs et sa propension à utiliser des services comme ceux de Indiegogo. Cela devient un pari difficile à tenir pour un particulier. Dépenser 1250 à 1750$ pour une machine de ce calibre est assez délicat. Le prix du Win Max 2020 sous Core i5-1035G7 avec 16 Go et 512 Go de SSD SATA était de 779$ sur Indiegogo et 885$ dans le commerce. Un positionnement sans réelle concurrence alors, qui avait permis à GPD de lever presque 2.5 millions de dollars de financement participatif auprès de 3700 personnes. 

GPD Win Max 2021

Et ces 3700 personnes sont à mon sens le coeur de cible de GPD. Ceux qui ont craqué pour l’excellente proposition de la marque en 2020. Je ne suis pas sur que le marché soit finalement si vaste que cela pour la marque. Le prix de 2021 a non seulement explosé mais désormais la marque est talonnée sur de nombreux aspect par la concurrence. Difficile donc de se prononcer sur le succès de cette seconde campagne.

La campagne Indiegogo débutera le 29 Juillet et les produits sont censés être envoyés dès la mi Septembre.

Pour tout savoir sur les aspects techniques de cette machine vous pouvez lire ce billet présentant la machine.

GPD Win Max 2021 : les tarifs des minimachines Ryzen et Core © MiniMachines.net. 2021.

Steam Deck : la solution de jeu mobile de Valve

Le Steam Deck est une nouvelle tentative de faire rentrer un PC dans un engin au format console. Amis lecteurs, vous connaissez déjà ce format pour avoir pu entendre parler des solutions de GPD, de One Netbook, de la prometteuse solution AYA ou même de l’échec de la Smach-Z… Vous connaissez déjà tout cela mais ce n’est pas le cas du grand public pour qui la proposition de Valve est une chose toute nouvelle. Proposer un ordinateur ultramobile, promettant de jouer au catalogue classique du monde PC en mobilité, voilà qui va remuer un peu les lignes.

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La Smach Z

Et c’est par un petit retour en arrière que je voudrais aborder le sujet du Steam Deck. La console Smach-Z, en gestation depuis 7 ans, tirait en mai dernier sa révérence sans jamais avoir été produite. L’objet est annulé, entrainant avec lui dans l’oubli de nombreux espoirs et l’argent de ses investisseurs. Et pourtant, à bien y regarder, cela ressemble vraiment à un brouillon du Steam Deck. La console avait d’ailleurs été annoncée sous le nom de SteamBoy1.

Que nous proposait la Smach-Z au moment où elle a été lancée ? Un écran central entouré de solutions de contrôle proches du Steam Controller, la manette de Valve. Un processeur AMD avec un circuit graphique embarqué et un accès complet à la bibliothèque de jeux PC via SteamOS. Cette promesse faite en 2014 paraissait alors bien étrange. En réalité, elle ne tenait pas debout parce qu’elle était impossible à réaliser à l’époque d’un simple point de vue technique. Elle a fini par s’embourber et disparaitre.

En 2021, Valve débarque donc avec la même idée. On avait entendu parler de SteamPal en mai dernier, c’est finalement Steam Deck qui est retenu.  On retrouve un écran entouré d’une solution de contrôle proche du Steam Controller, le système d’exploitation maison SteamOS et un processeur AMD. Sur le papier donc, les engins sont très semblables dans leur approche du problème. Mais, bien entendu, l’éditeur de jeu dispose de moyens beaucoup plus importants et profite des 7 années passées. Une éternité en informatique. Ce qui était totalement irréaliste en 2014 devient parfaitement possible en 2021.

Steam Deck

Le Steam Deck n’est pas une console, c’est un PC

A l’intérieur de l’engin, on retrouve pour commencer un processeur fabriqué sur mesures par AMD. Là où la Smach Z piochait comme elle pouvait dans le catalogue existant de la marque, Valve a eu droit à une conception adaptée à ses besoins. Il s’agit d’une puce Ryzen de génération Zen 2 embarquant 4 coeurs et 8 threads fonctionnant entre 2.4 à 3.5 GHz avec une capacité de calcul de 448 GFlops. La puce embarque une solution graphique RDNA 2 avec 8 coeurs cadencés de 1 à 1.6 GHz que Valve annonce comme développant 1.6 TFlops en puissance de calcul. L’ensemble fonctionnera avec un TDP oscillant de 4 à 15 watts et prendra en charge de la mémoire LPDDR5.

Steam Deck

Cette puce correspond parfaitement à la description d’un processeur un peu à part dans les plannings de production 2021 d’AMD. Une solution baptisée Van Gogh, repérée en Juin 2020, et qui n’avait toujours pas trouvé sa place dans le puzzle des sorties de la marque. Difficile de savoir pour le moment si ce processeur sera réservé au Steam Deck au même titre que les productions d’AMD pour les consoles Sony ou Microsoft. Mais il apparait en tout cas aujourd’hui comme une réponse parfaitement calibrée à un besoin de Valve.

Steam Deck

Associée à cette puce Zen 2 qui déploiera logiquement un niveau de performances assez élevé, on retrouve un écran de 7 pouces de diagonale affichant en 1280 x 800 pixels. Du 16:10 donc, qui sera adapté au jeu comme à un usage multimédia en vidéo. Il ne s’agit pas de la définition la plus élevée du marché mais d’un format qui correspond parfaitement bien à l’optique de l’objet. Celle de proposer une bonne jouabilité tout en conservant une autonomie décente. On n’achète pas un engin pour sa fiche de spécifications mais pour un usage et cela Valve l’a bien compris. 

Valve aurait pu choisir un écran mieux défini, on a vu des engins du genre monter très très haut en définition, mais c’est totalement contre productif au final. Une solution comme la One XPlayer qui propose du 2560 x 1600 pixels sur un écran 8.4″ pose de nombreux soucis de performances et d’autonomie.  Cela n’est pas très séduisant en théorie d’acheter un produit affichant tout juste en HD en 2021 mais il ne faut pas perdre de vue sa destination. On n’achète pas un engin pour sa fiche de spécifications mais pour un usage et cela Valve l’a bien compris. 

Steam Deck

Cet écran est également un très bon choix technique parce qu’il correspond à l’interface nécessaire à ce type de diagonale. Les jeux ne proposent pas forcément une ergonomie logicielle adaptée à un écran de 7″ en haute définition. Les menus et dialogues, les éléments à cocher, les réglages et autres personnages à contrôler ne sont pas pensés pour une dalle de ce type. Les écrans sont aujourd’hui tous vendus en FullHD au minimum quand il est question de jeu. Afficher en très haute définition sur de petites diagonales rendrait l’expérience totalement illisible. Le choix de Valve est également intéressant d’un simple point de vue jouabilité. Piloter de la haute définition à un coût élevé en ressources.

Steam Deck

Doubler le nombre de pixels à l’écran réclame autrement plus de performances au processeur. Un joueur va préférer un engin fluide et réactif en plus basse définition à une promesse de très belles images qui se traduiront par une mauvaise jouabilité. Avec un écran en 1280 x 800 pixels, la puce graphique embarquée va pouvoir briller, offrir un nombre d’images par seconde important sans que cela ne choque l’oeil du joueur pour autant. La dalle proposera une luminosité de 400 nits ce qui ne devrait pas avoir trop d’impact non plus sur la batterie intégrée au contraire d’une dalle mieux définie qui serait beaucoup plus gourmande en calcul et donc en watts.

La mémoire vive est confiée à 16 Go de LPDDR5, des éléments de mémoire très rapides, déployés en double canal, qui devraient apporter beaucoup de souffle à l’objet. Le choix de monter autant de mémoire dans un engin de ce type est une excellente initiative de la part de Valve car cela garantit une belle efficacité à l’ensemble. Cela assurera également un assez large panel de jeux exploitables aujourd’hui et demain. La tentation de monter 8 Go de mémoire seulement dans un modèle plus entrée de gamme a du être grande pour tirer le prix vers le bas mais le choix de ne pas le faire assurera un élément important à la marque. Celle de ne jamais proposer une expérience décevante en jeu. Un titre pourra mettre plus ou moins de temps  à se charger mais une fois lancé, il sera exécuté de manière fluide par le Steam Deck. Il ne faut surtout pas oublier que cette mémoire est partagée, elle gère le système d’exploitation, les programmes mais également les textures et autres éléments de la partie graphique du dispositif. Avec ce duo processeur et mémoire, Valve promet une bonne expérience de jeu.

Steam Deck

C’est le stockage qui va donc déterminer le prix des engins. Le premier modèle étant annoncé à 419€ avec 64 Go de mémoire interne en eMMC PCIe Gen2 x1. Un stockage assez rapide face à une solution entrée de gamme et plus rapide que les solutions mécaniques. Mais un choix clairement économique puisque ce type de solution est beaucoup moins onéreux que les autres options. Ce choix aura un impact sur plusieurs aspects de la machine. Si le lancement des jeux les plus gourmands sera forcément moins rapide sur ce modèle que les deux autres, c’est surtout la durée de vie de la solution qui pourra inquiéter. Il parait difficile d’imaginer une implantation de cette mémoire eMMC autrement qu’en étant soudée à la carte mère de l’engin. On ne pourra pas donc pas changer le stockage et, en cas d’usure de celui-ci, la minimachine sera bonne à jeter. Cela étant dit, les eMMC d’aujourd’hui ne sont pas forcément de mauvais produits à la fiabilité médiocre et à la longévité problématique. Cette solution économique permet de proposer un compromis entrée de gamme efficace.

Steam Deck

Les deux autres options de stockage seront plus intéressantes mais changeront le prix global de la machine. Des SSD PCIe NVMe de 256 et 512 Go en PCIe NVMe seront proposés avec un modèle 512 Go plus rapide que le premier. Le Steam Deck 256 Go est annoncé à 549€ et la version 512 Go à 679€. Tous les modèles proposeront une extension de stockage via un lecteur de cartes MicroSDXC UHS-I que Valve garantit comme très rapide. 

La stratégie créée ici est assez évidente. Le Steam Deck ne propose pas une solution de type PC traditionnel avec une montée en performances basée sur des processeurs ou de la mémoire. Valve propose une approche plus proche de la console, l’engin sera toujours stable d’un point de vue performances. Sa capacité à lancer des jeux ne sera pas liée au prix déboursé, ce qui augmentera son attrait pour les développeurs qui pourront se baser sur un matériel unique et toucher tous les propriétaires de l’engin.

La différence entre les machines sera ressentie par le temps nécessaire au lancement des jeux et l’espace disponible pour augmenter sa ludothèque en mobilité. Les modèles 64 Go ne pourront peut être pas embarquer tous leurs titres sur le stockage eMMC mais l’ajout d’une carte MicroSDXC, offrant facilement beaucoup plus de stockage, viendra à leur secours. Cela sera certainement moins confortable d’utiliser une version eMMC avec une carte supplémentaire mais cela sera également bien plus abordable pour finalement proposer une jouabilité équivalente une fois la phase de chargement passée. 

Steam Deck

Les joueurs devront donc faire un choix à l’achat. Est-ce qu’ils préfèreront investir plus pour ne pas se poser la question du catalogue à choisir avant d’empocher la console ? Certains préféreront un catalogue plus restreint de titres, un ensemble suffisant pour une solution de ce type. Si certains titres proposent une grande rejouabilité, d’autres ne se lancent que de loin en loin. La grande question est peut être liée au système employé pour gérer les jeux installés. Serait-il capable d’exécuter convenablement des jeux téléchargés sur des cartes MicroSDXC différentes ? Est-ce qu’on pourrait avoir des cartes dans une pochette au même titre qu’une console Nintendo DS a des cartouches ? Un autre élément intéressant à penser pour Valve serait de proposer un compte Steam sur PC traditionnel capable de garder une copie d’un jeu pour le Steam Deck de manière à ne pas avoir à le retélécharger totalement mais juste à le transvaser de votre PC vers l’engin mobile. 

Les deux dernières options de stockage, bien plus chères, s’adressent à un public de joueurs chevronnés. Ceux pour qui le jeu vidéo est le principal loisir et l’investissement dans ce type de solution a du sens. Dans tous les cas, le Steam Deck devrait proposer un moteur technique suffisant pour faire tourner de nombreux titres. Des jeux récents ou non, des petits jeux indépendants ou des jeux à gros budget. Le reste est plus lié aux besoins du joueur, à son envie de confort et bien entendu à son budget.

Steam Deck

Le Steam Deck n’est pas un PC, c’est une console

Autour de ces composants, on retrouve un design de console mobile. L’ergonomie globale rappelle évidemment des dispositifs de jeux comme la Nintendo DS ou la Switch. Deux sticks analogiques sont présents pour piloter les titres de manière classique. A gauche, on retrouve une croix directionnelle et à droite, un ensemble de boutons ABXY. La position de ces différents dispositifs est par contre assez inhabituelle. Sur une Nintendo Switch, ou sur une manette Steam Controller, on retrouve des joysticks décalés en hauteur des autres boutons. Ici ils sont dans le même alignement. L’idée étant probablement de permettre aux pouces de venir se positionner sur l’un ou l’autre de ces dispositifs avec le moins de contraintes possible. 

Steam Deck

Mais  ce sont surtout les éléments qui apparaissent en dessous de ces contrôleurs traditionnels qui expliquent ce placement. On retrouve deux zones tactiles cliquables, deux pavés de 32.5 mm carrés à retour haptique sur lesquels on pourra interagir comme on le fait sur la manette de la marque. Ils piloteront le curseur à l’écran et les interactions de la souris en jeu. Ces éléments sont déterminants dans la mission de l’objet et Valve ne pouvait pas s’en passer. Sans leur présence, tout l’usage du Steam Deck serait compliqué.

Les pavés tactiles répondront à un impératif souvent oublié des machines à écrans tactiles de ce type et pourtant absolument indispensables pour certains usages. L’interface proposée par ces zones est totalement indépendante de toute position absolue comme celle que propose l’écran tactile ou les mini-joysticks de l’engin. Le mouvement que vous  ferez sur ces zones ne sera pas interprété de la même manière suivant votre manipulation de celle-ci. Le mouvement mais également son amplitude et son accélération seront pris en compte. C’est très important car c’est ce qui différencie le joueur utilisant un clavier et une souris du joueur manipulant une manette classique dans un jeu de tir à la première personne, par exemple.

Steam Deck

Lorsqu’un joueur sur manette démarre son action, il part d’un positionnement précis, le centre de l’image, et lance un mouvement de déplacement qui agira toujours de la même manière à l’écran. L’accélération sera la même, la vitesse sera identique et l’ordre sera toujours constant. Que l’on veuille faire un mouvement rapide pour se retourner sur 180° ou un léger déplacement sur le côté, la vitesse d’exécution répondra aux mêmes principes de base. L’accélération sera sans doute un peu plus rapide si on vient positionner son joystick en butée mais le système ne peut pas anticiper l’amplitude du mouvement à réaliser.

Steam Deck

Sur les petits pavés tactiles par contre, on pourra effectuer une accélération différente à chaque mouvement et surtout répéter le geste si nécessaire pour le doubler ou le contrôler plus finement en fin de course. Mieux, le mouvement d’un côté à l’autre ne passe pas par la case “position centrale” du mini joystick. Il est pris en compte de manière indépendante du médium. Si il est nécessaire d’ajuster son positionnement rapidement, celui-ci est immédiatement traduit de l’interface au logiciel. Le choix de placer ces zones tactiles sous les joysticks a du sens puisque les pouces qui viendront les contrôler seront légèrement pliés au dessus de ces surfaces. Un positionnement qui offrira plus de maniabilité et de couverture à chaque trackpad. A noter que Valve annonce une latence réduite de plus de moitié sur ces trackpads par rapport à ceux des Steam Controller.

Cerise sur le gâteau, le Steam Deck est équipé d’un petit gyroscope 6 axes qui permettra un contrôle précis des mouvements les plus fins. Une nouvelle approche que je trouve particulièrement brillante. A la fin de votre geste au pavé tactile ou au mini-joystick, un ajustement de la position physique globale de l’appareil permettra de repositionner votre jeu. Cela peut être pratique pour viser, pour ajuster votre volant ou pour effectuer le petit geste nécessaire pour compléter une action. Cela demandera également probablement un temps d’adaptation mais le bénéfice peut être énorme en terme de jouabilité sur un appareil de ce type.

Le gros intérêt de l’ensemble de ces éléments est de construire une interface permettant de jouer aussi bien à un titre comme Civilisation qu’un autre comme Celeste. Un jeu de tir à la première personne, un jeu de course automobile, un simulateur de vol, un jeu de stratégie ou de gestion comme un Roguelite. Le doublement des commandes permet de profiter efficacement de l’entièreté du catalogue de Valve là où les simples contrôleurs de console habituels auraient condamnés la machine à faire l’impasse sur les spécificités du vrai catalogue PC.

Valve veut que vous puissiez jouer à tous vos jeux favoris avec le Steam Deck

C’est un point très important de l’offre, parce qu’elle n’a pas de concurrence sur cet aspect, Valve ne cherche pas à proposer un nouveau moyen de jouer à des jeux déjà disponibles sur Switch. Un choix suicidaire pourtant opéré par la totalité des constructeurs de ce type de machine. Valve veut que vous puissiez jouer à tous vos jeux favoris avec le Steam Deck et non pas une petite selection déjà adaptés au format console. Cela ne veut pas dire que l’expérience sera identique au monde PC classique mais que ce sera possible avec quelques ajustements.

Steam Deck

A l’arrière de la machine, on retrouve quatre boutons programmables qui se positionneront sous les doigts du joueur. Sur la partie supérieure du Steam Deck, on découvre quatre gâchettes tactiles analogiques. Des éléments classiques d’un design de console qui permettront de piloter finement de nombreux titres. Les simulateurs profiteront à plein de ces intégrations, par exemple. Le reste de l’équipement est très habituel avec des boutons liés à l’interface proposée. On pourra rappeler le système SteamOS ou ouvrir un bouton de menu rapide avec des éléments placés sous les pavés tactiles. Des boutons contrôlant l’affichage ou les options sont également présents. Une paire d’enceintes stéréo ainsi qu’une prise jack audio 3.5 mm combinant sortie casque et entrée micro ainsi qu’un double micro sont intégrés au produit. Valve veut probablement que vous puissiez communiquer facilement avec d’autres joueurs depuis l’appareil. Pas de webcam, pas de clavier, pas de port USB Type-A pour brancher ne serait-ce qu’une souris. Cet objet n’est pas un PC.

Steam Deck

Un design imposant qui a demandé des ajustements

Le Steam Deck propose un design assez intéressant et soigné qui positionne la solution sur une autre voie que les machines classiques des deux genres. Si l’engin est assez massif et lourd, il reste particulièrement adapté à sa mission. Le châssis mesure 29.8 cm de long pour 11.7 cm de haut et 4.9 cm d’épaisseur au niveau de ses poignées. C’est, à peu de chose près, le format d’une feuille A4 pliée en deux dans le sens de la longueur. Un encombrement assez imposant dans un format portable mais plutôt confortable en terme de jouabilité. Le poids de l’engin monte à 669 grammes, ce qui peut sembler assez lourd. Une Switch de Nintendo pèse moitié moins pour des dimensions beaucoup plus compactes2.

Steam Deck

Cet encombrement peut faire peur, notamment pour ceux qui veulent une solution permettant de jouer n’importe où. On ne sortira pas un engin de cette taille dans les transports en commun ou dans une salle d’attente sans de légères appréhensions. Il ne sera pas aussi anodin de garder une solution de presque 700 grammes au fond d’un sac toute une journée. Il faut néanmoins conserver à l’esprit le format particulier de l’objet. Ce n’est pas une tablette ni même une manette, le dispositif est certes plus lourd mais il est aussi plus large. Sa prise en main avec ses poignées latérales sera différente de celle d’une Switch. L’engin sera plus confortable à manipuler. Il s’utilisera assis, probablement sur une table ou posé sur ses genoux. On le déplacera de pièce en pièce mais je doute qu’on l’utilise réellement dans la rue ou dans le bus. 

Steam Deck

L’autonomie globale de la solution ne poussera pas forcément non plus à un usage en réelle mobilité. Valve ne fait pas mystère de ce détail en indiquant un assez large éventail d’autonomie puisque la fiche technique du Steam Deck indique de 2 à 8 heures d’utilisation possible. Cela est probablement dû aux différences de ressources demandées par les titres disponibles sur PC et la consommation du processeur AMD. Passer de 4 à 15 watts de consommation n’a pas le même impact sur la batterie. On peut se demander alors ce qu’il sera réellement possible de faire pendant 8 heures ? Probablement pas grand chose de réellement ludique : de la vidéo, de l’audio mais pas franchement un jeu gourmand. On n’aura pas non plus le même impact sur une batterie avec un jeu indépendant en 2D peu gourmand en ressources et un titre Triple A usant et abusant de 3D, affichant des dizaines d’événements et proposant de nombreux effets graphiques. Un résultat identique sur les machines  portables ultraportables qui, si elles peuvent afficher des jeux en 3D parfois gourmands, le font au détriment d’une autonomie sauvagement sabrée à un petit quart de l’expérience habituelle.

Steam Deck

2 Heures de jeu 3D à la première personne, 4 heures de stratégie, 6 heures de jeu de gestion avec un titre bien optimisé et 8 heures de vidéo 720p ? Voilà le scénario probable du Steam Deck. La solution proposera une charge Power Delivery de 45 watts via un port USB Type-C, ce qui autorisera des aménagements en terme d’autonomie. Non seulement la recharge devrait être assez rapide mais on pourra utiliser des chargeurs compacts type GaN et des batteries externes Power Delivery pour augmenter de manière significative l’autonomie de l’engin.

Steam Deck

Les vases communicants du hardware

Le Steam Deck reflète l’état des compétences actuelles en terme de miniaturisation et de mobilité. Il est impossible pour le moment de proposer un appareil de ce type avec un meilleur équipement et une aussi bonne autonomie. Des choix doivent être faits et Valve a construit une machine finalement très homogène pour cette année 2021. Si l’engin ne correspond pas à votre vision de ce que devrait être ce type de machine, il faut juste comprendre qu’il n’est pas possible de faire mieux actuellement. 

Augmenter l’autonomie aurait un fort impact sur le poids, améliorer les performances aurait également un impact sur le poids mais aussi sur la chaleur et l’autonomie de l’appareil. Améliorer la définition de l’affichage diminuerait l’autonomie ainsi que les performances globales proposées. On aurait pu souhaiter un meilleur Wifi, un meilleur Bluetooth, deux ports jack pour regarder un film à deux sur l’écran 7″… Certains vont détester le format ou la configuration des boutons. Mais techniquement il n’est pas possible d’intégrer un Ryzen 7 ou un Core i7 sans ce type d’engin. Pas possible de proposer un circuit graphique haut de gamme dans une solution de ce format non plus. Si c’est ce que vous espériez, c’est de la science fiction3.

Steam Deck

Ni un PC ni une console en réalité, une alternative intéressante et peut être un nouveau marché

Pour y avoir longuement réfléchi et avoir plusieurs fois changé d’avis, j’ai fini par conclure que le Steam Deck est finalement très cohérent dans son approche. Si le format sort de nos habitudes, il n’en est pas moins parfaitement viable. Trop gros pour jouer ? Je n’y crois pas finalement. Pour avoir imprimé à un format proche de son échelle originale un dessin de l’engin, il a fini par me convaincre.

Steam Deck

Le Steam Deck se positionne bien dans des mains d’adulte. Les différents contrôleurs tombent parfaitement sous les doigts et le châssis vient se loger dans la paume pour porter efficacement le poids de la solution. L’épaisseur des poignées devrait également aider à maintenir le dispositif confortablement en main. Son poids sera clairement un des défauts de l’objet mais il ne sera probablement pas aussi impactant que dans une solution classique. Il ne faut pas comparer par exemple une tablette de  cette diagonale qui aurait le même poids avec le Steam Deck, les deux ergonomies sont totalement différentes. Je suis déjà persuadé que le Steam Deck a plus une vocation mobile mais sédentaire qu’une console comme la Switch. On n’emmènera pas cet engin en déplacement avec la même facilité qu’une console. L’idée est plutôt de jouer du fond de son canapé. Cela correspond d’ailleurs très bien avec l’attention nécessaire à beaucoup de jeux PC. Jeux qui ont été pensés pour que l’utilisateur reste concentré, focalisé sur un ensemble de tâches assez complexes, aiguise des réflexes et des anticipe des évènements qui souffrent assez mal d’être perturbées sans cesse par l’environnement extérieur. 

Cela colle également avec certains aspects de la minimachine comme la possibilité de streamer des contenus issus d’un autre PC et de se servir du Deck comme un affichage et un contrôleur via une liaison sans fil. Le module intégré est un Wifi5 associé à un Bluetooth 5.0. De quoi se connecter facilement et rapidement à tout type de réseau et piloter une solution Bluetooth de manette, de casque ou d’enceinte intégrée.

Steam Deck

Une station d’accueil sera proposée par Valve pour accompagner le Deck. Celle ci permettra de positionner l’appareil debout tout en lui fournissant la connectique nécessaire à une utilisation plus proche du PC traditionnel. Valve a fait des choix assez simples avec, par exemple, un connecteur exploitant tout simplement la prise USB Type-C de la solution plutôt qu’une connexion via des ports propriétaires.

Steam Deck

Une fois connectée, la station offrira trois ports USB Type-A avec un premier port en USB 3.1 et deux autres en USB 2.0. Un port Ethernet sera également disponible et bienvenu pour télécharger efficacement vos jeux et leurs mises à jour. Enfin, deux sorties vidéo seront possibles avec un HDMI 2.0 et un DisplayPort 1.4. Un port USB Type-C permettra de recharger votre Steam Deck pendant que vous l’utiliserez sur sa station d’accueil. Le tout tiendra dans un support de 11.7 cm de large pour 2.9 cm de haut et 5 cm de profondeur.

Steam Deck

Il va sans dire que dans cette configuration, on retrouvera un objet beaucoup plus proche d’un PC que d’une console classique. Avec un clavier et une souris branchés sur la station, le Steam Deck offrira la possibilité de piloter un ou deux grands écrans de manière très traditionnelle. Un bon complément à l’objet puisqu’il pourra également permettre de jouer dans son salon, à ce que la machine propose ou via sa fonction de streaming, ou de se servir de l’engin pour profiter de contenus multimédia.

Steam Deck

SteamOS 3.0 à bord

Grosse nuance par rapport aux concurrents sur ce créneau du PC format console, Valve fait le choix d’un système d’exploitation maison. Et c’est une très bonne chose. Pas de Windows dans l’engin. On est sur la solution Linux de Valve. Une distribution qui va être optimisée pour prendre en charge la totalité des éléments du dispositif à sa sortie et non pas un bricolage logiciel par dessus Windows et les jeux existant. La distribution offre en plus un catalogue de jeu très complet. Catalogue qui sera disponible en pressant une simple touche sur l’engin. L’intégration des achats sera sans doute optimisé au maximum pour permettre à Valve de faire de meilleures ventes et de mieux rentabiliser le dispositif.

Le gros intérêt de Steam OS est de pouvoir éviter de transformer la solution en usine à gaz. Valve veut probablement ne pas ennuyer le joueur avec des mises à jour intempestives et incontrôlables. Il faut dire que Microsoft force quelque peu la main de l’éditeur puisque Windows 11 a décidé de ne plus supporter ce type de diagonale. Cela évitera également que l’on achète une console à Valve pour lancer des jeux d’autres distributeurs. Un acheteur de Steam Deck ne choisira plus ses jeux chez d’autres distributeurs de licences. Evidemment, puisqu’il s’agit d’un coeur de PC, il est possible que l’on puisse finir par trouver un moyen d’installer d’autres systèmes et pourquoi pas un Windows sur la machine. A moins que, et c’est très possible, Valve ait décidé de protéger au maximum le BIOS de la console afin d’éviter ce genre de détournement. Valve a confirmé la possibilité d’installer librement le système de son choix.

Steam Deck

Il faudra donc être attentif aux compatibilités des jeux qui ne tournent pas tous aujourd’hui sur Proton, le système développé par Valve pour SteamOS afin de lancer des titres issus du catalogue Windows. Ils sont nombreux, parmi les plus populaires, à ne pas pouvoir tourner encore aujourd’hui sur le Linux maison de la marque. Le lancement du Steam Deck sera peut être l’occasion de mieux collaborer pour Steam ? Proposer aux éditeurs des versions adaptées à ce nouveau format qui devrait capter beaucoup d’attention et pourrait être un bon moyen de mieux faire connaitre SteamOS .

Le recours à ce système Linux est également un bon moyen de “filtrer” les jeux. De les adapter du mieux possible au périphérique. Non seulement en prévoyant une solution de prise en main des différents boutons, contrôleurs et gâchettes. Mais en permettant également un dialogue avec les éditeurs pour qu’ils les prennent en charge lors de leur travaux de développement pour le système. Si la solution gagne en visibilité et en popularité, cela sera très bénéfique à Valve. Un dispositif de ce type peut clairement inciter des éditeurs à s’investir dans cette voie.

Cela permettra aussi de différencier la solution d’un PC traditionnel. Le Linux embarqué n’a pas vocation à accueillir “le petit utilitaire qui dépanne” qui finit toujours par débarquer sur une machine sous Windows. Un utilitaire qui en amène un autre, puis un troisième et qui finit par transformer la machine de jeux en un PC classique. Le choix de ce système assurera à l’engin de rester lié à sa vocation ludique. Sans jamais devenir un mauvais outil pour d’autres tâches. L’aspect communautaire est également important pour ce type de solution. Il sera possible de discuter avec d’autres joueurs ou de suivre l’actualité de ses jeux, des mises à jour ou des améliorations apportées à ses titres préférés. 

Enfin, SteamOS offrira la possibilité de streamer des jeux depuis un PC sous Steam très facilement. Avec un gros PC performant et disposant d’un énorme stockage connecté sur le même réseau, on retrouvera l’entièreté de sa ludothèque entre les mains.

Steam Deck

Opération séduction

Difficile de savoir exactement le prix de revient de cet engin pour une entité comme Valve mais je ne serais pas surpris que la version 64 Go eMMC rentre tout juste dans les clous question profitabilité. Les composants sur mesures, la R&D et l’assemblage des Steam Deck… Tout cela a un coût qui ne sera rentabilisé qu’à la longue. Si le système fonctionne commercialement parlant. Valve a besoin d’une version entrée de gamme pour étendre une base de joueurs utilisant son système tout en amortissant la production. Un bon moyen de faire levier ensuite sur les grands studios de développement pour s’intéresser à l’engin. Les modèles 256 et 512 Go sont sans doute plus rentables pour l’éditeur mais leurs ventes seront probablement moins importantes.

Le succès de l’objet est difficile à évaluer puisqu’il s’agit d’un nouveau type d’engin. Est-ce que le public attend vraiment un Steam Deck ? Je pense que beaucoup de joueurs PC apprécient le confort de leur dispositif classique. La souris, le clavier, un grand écran et une machine très performante. Retrouver ses jeux préférés en mobilité est pour beaucoup un fantasme mais je ne suis pas sûr que la majorité des joueurs s’y retrouvent. Est-ce qu’ils voudront quand même essayer ? C’est fort possible et c’est tout l’intérêt de la version à 419€. Elle est primordiale pour que Valve parvienne à établir une base de machines importante, base qui servira à pousser les créateurs de jeux à proposer des versions adaptées ou de nouveaux développements pensés pour cet engin. Amorcer la pompe d’un nouveau genre de dispositif.

Steam Deck

Il est fort possible que la solution rencontre un joli succès et que la jouabilité soit au rendez-vous. Que les éditeurs, surtout les indépendants, sautent sur l’occasion et développent des titres prévus pour coller parfaitement aux caractéristiques et à l’ergonomie de l’objet.  L’impact de cette proposition est compliqué à entrevoir. D’un côté, on a un objet que Valve va rendre accessible par rapport aux tarifs des produits concurrents, de l’autre on a une nouvelle case de produit qui n’existait pas encore.

Paradoxalement la situation actuelle du marché du jeu PC est peut être la meilleure pour Valve. Beaucoup de joueurs ont repoussé leurs investissements à un hypothétique futur. Préférant garder une carte graphique encore très correcte plutôt que de dépenser une fortune sur les nouvelles solutions sorties par les constructeurs ces derniers trimestres et vendues en ce moment à des prix exorbitants pour plein de facteurs. Peut être que les 419€ demandés par Valve leur bruleront les doigts et qu’ils voudront tenter l’aventure. Le choix d’un processeur AMD sur mesure et l’investissement dans ce format porté par une distribution maison à quelque chose de rassurant. Valve ne fait pas ces investissements importants sans une certaine vision de l’avenir, le Steam Deck essaye un nouveau marché mais cet essai devrait durer assez longtemps.

Steam Deck : la solution de jeu mobile de Valve © MiniMachines.net. 2021.

Le service de streaming Nvidia GeForce Now passe à 1000 jeux

Une augmentation régulière en titres pris en charge par le service qui listait deux fois moins de titres il y a 18 mois lorsque GeForce Now quittait sa phase bêta. Avec 1000 jeux en lice, la marque a mis les bouchées doubles et affirme sa volonté de couvrir tous les publics. 

Si le lancement de la phase commerciale de l’offre a été émaillée par des incompréhensions de certains éditeurs qui avaient décidé de ne plus accorder à Nvidia l’accès à leur catalogue, le temps semble avoir eu raison de ces problématiques. Pas question pour le joueur de payer deux fois un jeu déjà acheté. GeForce Now est désormais bien perçu comme un moyen dématérialisé pour pouvoir jouer, pas un abonnement comprenant une licence d’accès à 1000 jeux.

Pour rappel, le service GeForce Now permet, contre un paiement mensuel ou annuel, d’accéder à une centaine de jeux gratuits inclus dans votre abonnement. Ils seront exécutés sur les serveurs de Nvidia et joués sur votre machine. Qu’il s’agisse d’un smartphone, d’une Nvidia Shield, un Chromebook ou un PC sous Linux ou Windows, classique, les jeux seront calculés  à distance par des machines spécialisées. Seule la qualité  de votre connexion entrera en ligne de compte pour jouer. Mais en plus de ces 100 jeux, il y a désormais 900 autres titres qui sont jouables de la même façon sans faire partie de votre catalogue.

GeForce Now

900 titres qu’il faut acheter où bon vous semble en amont pour pouvoir y jouer ensuite sur le GeForce Now. Vous pourrez les obtenir sur Steam, Epic Store, GoG ou chez Ubisoft. Une fois payés, vous pourrez les activer sur GeForce Now et en profiter immédiatement sans avoir à les télécharger.

Nvidia ne compte pas s’arrêter là et va continuer à proposer de nouveau jeux chaque semaine comme ils le font depuis la création du service. L’idée étant de couvrir un vaste catalogue de titres en tous genre. Des jeux très populaires mais également des titres indépendants et quelques curiosités. Des aventures au long cours comme des titres arcade pour des parties rapides.

Les additions prévues pour cette semaine sont encore une fois assez nombreuses :

  • The Immortal Mayor (sortie le jour même sur Steam, le 15 juillet)
  • Lost at Sea (sortie le jour même sur Steam, le 15 juillet)
  • Obduction (gratuit sur l’Epic Games Store jusqu’au 22 juin)
  • Alchemist Adventure (Steam)
  • Retro Machina (Steam)
  • Space Colony : Steam Edition (Steam)
  • Tained Grail : Conquest (Steam)
  • Unity of Command II (Steam)
  • Warframe (Digital Extremes)
  • Wildermyth (Steam)
  • X3 : Albion Prelude (Steam)
  • Ys : Memories of Celceta (Steam)
  • Ys Origin (Steam)

GeForce Now est toujours accessible gratuitement en sessions d’une heure pour test afin de valider si votre liaison internet est suffisante pour jouer. L’abonnement mensuel pour un usage sans restriction est proposé à 9.99€ par mois. L’abonnement annuel tombe à 99.99€. Soit 8.33€ par mois… une bonne façon de pouvoir profiter d’une ludothèque récente sans investir dans une machine neuve. Au vu des tarifs des cartes graphiques en ce moment, reculer de quelques mois ce type d’investissement peut finalement être une assez bonne idée.

Le service de streaming Nvidia GeForce Now passe à 1000 jeux © MiniMachines.net. 2021.

Beelink EXpandM : un hub USB Type-C qui embarque un SSD

Le Beelink EXpandM est un produit assez intéressant même si il soulève quelques questions. L’idée de base est séduisante, mais comme toujours lorsque l’on parle de stockage, elle pose le problème de la sécurité des données qui y sont stockées.

 

Beelink ExpandM

La proposition de base du Beelink EXpandM c’est de fournir un ensemble de services à des machines portables profitant d’une connectique USB Type-C. Qu’il s’agisse d’un USB traditionnel ou d’un Thunderbolt, on retrouvera pour commencer la gestion transparente de l’alimentation de votre machine. En branchant votre bloc d’alimentation d’origine sur le hub, celui-ci pourra continuer à alimenter votre portable de manière classique. Si votre matériel emploie une technologie de charge rapide Power Delivery, celle-ci devrait être respectée jusqu’à 100 watts d’après la marque1.

Beelink ExpandM

Le Hub disposera également d’une sortie HDMI 1.4 et de deux ports USB 3.0 pour connecter divers appareils. C’est typiquement le genre de Hub qui l’on laisse sur un bureau pour profiter d’un écran plus grand, d’un clavier et d’une souris quand on rentre avec son ultraportable. Mais le Beelink EXpandM propose également un stockage interne, un SSD que l’on activera en manipulant un bouton sur le haut de son boitier en aluminium. Probablement pour éviter de l’alimenter inutilement, ce qui déchargerait votre batterie en mobilité. Tout en évitant que l’ensemble ne surchauffe.

Beelink ExpandM

Trois modèles sont annoncés avec cette solution. Le Beelink ExpandM en 128 Go est listé à 56€ HT. Le Beelink EXpandM 256 Go grimpe à 66€ HT et le Beelink EXpandM 512 Go est listé à 90€ HT. Tous  sont en précommande pour le moment. 

Des tarifs qui ne sont pas inintéressants puisqu’ils sont assez proches de ce que demandent des constructeurs classiques pour des solutions ne proposant que du stockage. Profiter d’un petit Hub de 11.45 cm de long pour 4 cm de large et 1.1 cm d’épaisseur pour un poids  de 60 grammes avec toutes ces fonctions est, ma foi, assez séduisant. Mais il reste quelques petits soucis face à cette offre.

Beelink ExpandM

D’abord, le débit proposé n’est pas glorieux avec un maximum annoncé en lecture de 440 Mo par seconde. Ce qui est assez loin des débits de solutions rapides de dernière génération qui dépassent les 1000 Mo/s. Cela n’est pas vraiment un handicap mais cela réduit l’intérêt de ces solutions pour certains.

L’autre souci vient du format en lui même car, pour en avoir testé pas mal, les hub USB Type-C classiques ont déjà une assez forte tendance à chauffer, voire à surchauffer. Il n’est pas rare de croiser des Hub USB Type-C qui soient réellement brûlants après quelques heures d’utilisation. Ajouter à cette tendance la présence d’un SSD qui aura également quelques watts à partager n’est donc pas très rassurant. 

Beelink ExpandM

La sécurité des données embarquées dans le SSD est également à mettre en question, avec un hub trop chaud et un SSD qui cuira dans ce petit boitier, quelle durée de vie pourra être promise à l’utilisateur ? A l’intérieur du boitier, la marque a intégré des SSD M.2 2280 non documentés mais qu’on devrait pouvoir modifier de manière traditionnelle. Difficile donc de savoir quel SSD sera livré et quel sera son comportement en terme de chauffe. 

Si l’usage d’un Beelink ExpandM peut avoir du sens, s’avérer être très pratique à l’usage, il faudra bien garder à l’esprit la possibilité d’une perte de données. Soit parce qu’on aura perdu son Hub comme on peut perdre son SSD externe classique. Soit parce que le stockage aura été toasté par les autres composants.

Anker PowerExpand Hub SSD USB C 4 en 1

Liliputing fait remarquer que Beelink n’est pas le premier à proposer ce genre de produit.  La marque Anker vend déjà une solution de ce type avec… exactement les mêmes interfaces. Même si le modèle Anker ne dispose pas de bouton pour activer l’accès au SSD. Ce qui me laisse penser qu’il s’agit d’un produit OEM classique repris par les deux marques. Un détail qui est assez amusant puisque Beelink s’autorise à lancer une campagne de financement participatif sur Indiegogo pour son produit tandis que Anker le commercialise directement. Il est vrai que développer un châssis en aluminium doit nécessiter des investissement colossaux…

Source : AndroidPC.es

Beelink EXpandM : un hub USB Type-C qui embarque un SSD © MiniMachines.net. 2021.

La Firefly Station M2, une minimachine sous SoC RK3566

La Firefly Station M2 est une suite. En mars dernier, la marque présentait la Firefly Station P2 et son SoC RK3568. En avril, c’était au tour de la carte de développement ROC-RK3566-PC. En reprenant la même carte et en l’intégrant à son tour dans un boitier, le constructeur propose cette nouvelle solution.
Firefly Station M2

La Firefly Station M2 est une minimachine ultra compacte de 9.38 cm de long pour 6.5 cm de large et 1.58 cm d’épaisseur. A l’intérieur de ce petit boitier en aluminium, on retrouve l’ensemble des composants nécessaires à l’usage d’un PC sous Linux. 

Le modèle de base, vendu 79$ pour le lancement, est livré avec 2 Go de mémoire vive et 32 Go de stockage eMMC. Une version 4 Go de LPDDR4 et 32 Go de eMMC est également disponible à 105$ pour le moment. Enfin, un modèle 8 LPDDR4 et 64 Go de stockage eMMC est annoncé  à 149$. Le constructeur a simplement repris les cartes de la marque même si celles-ci sont également proposées en 32, 64 et 128 Go de eMMC. Des options pas forcément utiles pour tous les usages de cette minimachine.

En effet, la Firefly Station M2 propose un slot M.2 PCIe NVMe au format 2242. On pourra donc ajouter facilement un stockage supplémentaire à  sa convenance et profiter de débits… limités à la vitesse d’un BUS USB 3.0. Autrement dit, il ne servira à rien d’acheter le SSD le plus rapide du marché, il sera dans tous les cas écrasé par les performances de sa connexion à 400 Mb/s en lecture et 392 Mb/s en écriture. La présence d’un lecteur de cartes MicroSD est également une solution pour étendre facilement le stockage de l’appareil.

Firefly Station M2

Le boitier est percé par de nombreux ports distribués sur ses plus courts côtés : on retrouve une alimentation par USB Type-C proposant une fonction OTG. Un HDMI 2.0, un port Ethernet Gigabit, et une prise jack audio 3.5 mm d’un côté. Deux ports USB Type-A dont un en USB 3.0 et le lecteur de cartes mémoire MicroSD de l’autre côté. Non détaillé mais bien présent, à droite du port USB 2.0 et à gauche du bouton de démarrage, le petit espace en relief correspond au capteur infrarouge de la carte. La carte proposera un Wifi4 et du Bluetooth 5.0.

Firefly Station M2

Le SoC RK3566 embarqué est assez intéressant, il offre en tout cas de belles possibilités à la solution. Avec quatre coeurs ARM Cortex-A55 cadencés à 1.8 Ghz et un chipset graphique Mali-G52, il saura prendre en charge de multiples usages. On pourra exploiter la Firefly Station M2 comme un lecteur vidéo type TV-Box Android avec une puce aux capacités de gestion vidéo complètes : UltraHD avec prise en charge des Codecs H.264, H.265 et VP9 et sortie HDMI 2.0. 
Cela pourra également être un PC plus classique tournant sous une assez large variété de systèmes Linux : Ubuntu ou StationOS (dérivé d’Android) mais également compter sur une solution Buildroot pour adapter un linux à ses besoins. A noter que la solution autorisera le boot sur le eMMC mais également sur le SSD, la carte MicroSDXC et même en USB. Ce qui permettra de jongler avec les systèmes et les usages.

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Le SoC propose enfin un NPU signé par Rockchip compatible avec les librairies Caffe, TensorFlow, TFLite, ONNX et d’autres. De quoi construire des solutions d’AI basiques comme de la reconnaissance d’objets ou de visages par exemple. 

Reste un détail, celui de la solution comme une machine de développement. Et sur ce point, je suis assez dubitatif. La carte embarquée dispose en interne des connecteurs typiques de ces cartes : 26 broches habituelles, des connecteurs MIPI DSI et CSI et divers boutons. Rien n’indique que l’on puisse y accéder sur ce format “station”… Même si le matériau employé pour le logo de l’engin ne semble pas le même que celui du reste du châssis et qu’il est clairement vissé au reste du châssis. Il est possible que Firefly ait pensé à proposer une ouverture à ce niveau, ce petit cache étant en effet situé juste au dessus des broches. La marque liste en effet les connecteurs dans la fiche technique de l’engin : MIPI DSI, MIPI CSI, I2C, SPI, UART, ADC, PWM, GPIO, PCIe et I2S… Si tel est le cas, si la marque a “oublié” de le documenter, un autre usage de la Firefly Station M2 sera possible : celui d’une carte de développement classique bien isolée du monde extérieur.

La Firefly Station M2, une minimachine sous SoC RK3566 © MiniMachines.net. 2021.

Un MiniPC Indien sous AMD 4700S à 500€

Cela donne une autre idée du tarif de ce kit AMD 4700S. Dans cette solution commercialisée par le revendeur PrimeABGB, l’ensemble est proposée pour l’équivalent de 500 de nos euros1.

4700S

Il s’agit d’un kit intégré autour de la carte 4700S vendue par AMD. On retrouve un boitier Silverstone Sugo 13, une alimentation Antec Atom 450 Watts et un maigre SSD de 120 Go SATA. La partie graphique est confiée à une Asus GeForce GT 710 avec 2Go de GDDR5 toute contente de retrouver de l’air frais après avoir séjourné au fond d’un entrepôt poussiéreux depuis sa commercialisation en 2016. Il faut tout de même rappeler que le circuit graphique de la Nvidia GT 710, le Kepler GK2085 est initialement sorti en 2013… Il ne faut donc pas s’attendre à des miracles de performances. Il est probable qu’un circuit intégré à un Ryzen ou un Core de dernière génération soit finalement plus convaincant.

AMD 4700S

Une solution graphique pas toute jeune donc mais qui tient compte des limitations du port PCIe embarqué par le kit AMD. Si PrimeABGB met en avant la solution avec plusieurs usages, j’ai bien peur que les acheteurs de ce 4700S  qui seraient tentés par cet engin comme un PC de jeu “pour débuter” soient vite, très vite, très très vite, assez déçus.

Quel usage au final pour ce 4700S ? Peut être plus pour des machines de calcul que des machines de jeu. Le format est intéressant mais très limité. Le tarif ne fait clairement pas rêver ici et, pour rappel, les premiers engins à être apparus en Chine avec ce type de solution étaient mieux lotis. Proposés à 590€, ils embarquaient 256 Go de stockage et une carte Radeon RX 550 bien plus performante (et plus gourmande) que la solution Nvidia.

Est-ce que nous verrons également en France des machines de ce type ? Difficile à dire, d’autres solutions existent et sont finalement plus homogènes que ces machines. Reste qu’il existe peut être un marché différent, celui de la pièce détachée permettant d’intégrer le stockage et la carte graphique de son choix à cette base de travail.

Un MiniPC Indien sous AMD 4700S à 500€ © MiniMachines.net. 2021.

Jonsbo N1 : un châssis Mini-ITX orienté stockage

Dans un format très compact, le Jonsbo N1 ne mesure que 17 cm de large pour 21.7 cm de haut et 35.4 cm de profondeur, l’engin intègre un espace pour une carte mère au standard MiniITX et pas moins de 5 baies de stockage 3.5″ en Hot-Swap. 

Jonsbo N1

Enfin, Hot-Swap… Pas vraiment. Cela fait partie de ces arguments en contre vérité qu’aiment à mettre en avant les constructeurs. si les baies sont bien Hot-Swap, elles sont tout de même cachées sous le capot du Jonsbo N1 , sans aucune trappe ni moyen d’y accéder. Ce qui obligera à démonter le châssis de la machine pour pouvoir les enlever, ce qui n’est généralement pas ce que l’on entend par “échangeable à chaud”. La fonction Hot-Swap sera donc utile pour éventuellement construire votre poste avant de l’enfermer dans son châssis et de le positionner quelque part. Plus vraiment après.

Jonsbo N1

Mais, c’est surtout au vu de son encombrement minimaliste qu’on peut se poser des questions : comment la marque a prévu de composer le refroidissement de l’engin avec si peu d’espace ? On remarque évidemment la présence d’un ventilateur 140 mm en façade qui vient dépoussiérer directement les éléments de stockage. Même si les ouvertures frontales sont assez faibles, on se doute que l’engin proposera une ventilation suffisante pour encaisser la chaleur dégagée par l’ensemble. Après tout, le Jonsbo N1 n’a jamais promis d’être discret au niveau sonore.

Jonsbo N1

La positionnement en hauteur du Jonsbo N1 me parait problématique. Dans cette disposition, la solution aura plus de difficultés à gérer la chaleur des différents composants. Le positionnement en profondeur, sans monter les pieds coniques du châssis, me parait bien plus pertinent. Le dissipateur passif mis en avant sur la carte mère n’étant pas fourni avec la machine, il faudra compter sur une solution adaptée au boitier.

Jonsbo N1

L’engin est clairement orienté stockage, avec une idée de construire son propre petit serveur, je suppose. Pas sur que ce soit le meilleur dispositif pour ce poste mais la solution a l’avantage d’être accessible. Reste à voir si le reste des composants, carte mère adaptée et ventilation contenue dans le maigre espace disponible, seront aussi économiques. Le choix d’une carte mère avec 4 ports SATA minimum et d’une alimentation SFX auront également un impact sur le prix, tout comme le dispositif nécessaire au refroidissement du processeur qui doit rester assez contenu avec 70 mm d’épaisseur seulement.

Jonsbo N1

Si l’idée de ce Jonsbo N1 est assez intéressante, d’autant que les 5 baies de stockage 3.5″ se combinent avec un emplacement 2.5″ à l’arrière et un éventuel slot M.2 sur la carte mère, la solution ne conviendra pas forcément bien à un usage classique de MiniPC. Je doute qu’un utilisateur lambda ait envie d’un tel boitier sur son bureau ou à côté de lui. Il me semble finalement peu adapté à cet usage. Par contre, en tant que station de stockage déportée compacte, avec des possibilités de RAID, cela peut être intéressant. Cela me parait en tout cas pertinent pour recycler un matériel MiniITX plus ancien. Les performances globales de ce type de poste n’ayant pas forcément besoin d’être élevées. Si Jonsbo met en avant une carte fille demie hauteur pour rajouter des ports SATA supplémentaires, il existe une autre solution assez avantageuse pour peu que la carte MiniITX employée propose un port M.2 PCIe. Il existe des cartes contrôleur proposant 5 ports SATA à ce format qui proposent également des fonctions RAID. Pas forcément dans l’entrée de gamme mais sur les modèles industriels.

La page web du constructeur

Jonsbo N1 : un châssis Mini-ITX orienté stockage © MiniMachines.net. 2021.

Lenovo annonce la MiniStation de travail Thinkstation P350

Avec des processeurs haut de gamme, on parle de Core i9-11900 développant 8 cœurs et 16 threads, la Thinkstation P350 proposera un rapport encombrement / performances assez ébouriffant. L’engin, qui pourra également être équipé d’un circuit graphique Nvidia Quadro P1000, ne boxe pourtant pas vraiment dans la même catégorie que les stations classiques d’un point de vue encombrement.

Thinkstation P350Avec 3.65 cm de large pour 18.2 cm de profondeur et 17.9 cm de haut, le petit joujou embarquera un maximum de 64 Go de mémoire vive et jusqu’à 4 To de stockage M.2 PCIe Gen4 NVMe sur deux slots. De quoi voir venir.

Thinkstation P350

La connectique embarquée est également excellente compte tenu des dimensions de l’engin. On retrouve une belle palanquée de connecteurs avec des sorties vidéo HDMI et DisplayPort alimentés d’un côté par le circuit graphique Intel et quatre ports MiniDisplayPort qui seront pris en charge par le circuit Nvidia. Un port Ethernet Gigabit et pas moins de 6 ports USB sont également présents.

Lenovo les a répartis comme suit : un USB 3.2 Gen2 Type-C, trois USB 3.2 Gen2 Type-A et deux USB 3.2 Gen1 Type-A. Un port jack pour une prise 3.5 mm combinant casque et micro est également de la partie. Des options supplémentaires seront disponibles pour répondre à des cahiers des charges précis comme l’ajout d’un port VGA, d’un port Série, de Thunderbolt 4 ou de sorties DisplayPort, USB Type-CDP ou HDMI supplémentaires.

Thinkstation P350

La partie réseau sans fil sera confiée à des solutions Foxconn ou Intel en Wifi5 ou Wifi6 avec du Bluetooth 5.0. L’ensemble sera alimenté, suivant les modèles, par une solution 170 ou 230 watts avec une efficacité annoncée de 89%. Livré sous Windows 10, Ubuntu ou RedHat, la Thinkstation P350 est certifiée pour une assez jolie gamme de logiciels professionnels. Un joujou impressionnant qui pourra se fixer en VESA au dos d’un écran facilement. Avec son encombrement de 1 litre et son poids de 1.32 Kilo, ce Lenovo Thinkstation P350 est vraiment un engin impressionnant.

Lenovo annonce la MiniStation de travail Thinkstation P350 © MiniMachines.net. 2021.

Huangshan 2S : le futur SoC RISC-V des montres Amazfit et Zepp

Huami Corporation est une société beaucoup moins connue que son partenaire Xiaomi pour qui elle fabrique de nombreux produits comme les bracelets Mi Band. Vendus à des dizaines de millions d’exemplaires, ces produits se distinguent par leur approche très pragmatique du marché. Les deux sociétés ont tissé de nombreux liens et ont mis la main à la pâte pour développer des solutions en commun. Parmi ces éléments, un gros travail de Recherche et Développement autour des objets connectés et la création du nouveau SoC Huangshan 2S. 

Huangshan 2

C’est Huami qui le présente, la marque va intégrer le SoC Huangshan 2S dans ses futures productions. Bracelets et montres connectés des marques Amazfit et Zepp seront équipés de cette nouvelle génération de puces, accompagnés par le nouveau système d’exploitation ZeppOS. Et cela pour les prochaines années à venir.

Particularité de cette puce, il s’agit d’une solution RISC-V, développée en interne. Gros avantage pour le constructeur qui dispose de plus de 100 millions de produits actifs sur le marché ? Sa production ne demande absolument aucune royaltie. Au contraire des solutions ARM, les SoC RISC-V sont exempts de tout versement de royalties liées aux ventes ou à la production. Avec une solution ARM classique, il faut payer des royalties en fonction de ses ventes même si on est le développeur de la puce. Avec RISC-V ce n’est pas le cas, et on comprend l’intérêt de ce type de déploiement pour une société comme Huami qui propose des solutions vendues à des prix très bas. Dès que la recherche et développement de la puce est terminée, l’amortissement de celle-ci débute immédiatement. Au bout de quelques millions d’unités vendues, le Huangshan 2S n’impactera donc le prix de chaque produit que par son coût de fabrication. Autre avantage important pour la firme ? RISC-V est totalement indépendant de la politique commerciale Américaine et ne pourra donc pas subir d’éventuelles restrictions commerciales des US.

Huangshan 2S

Le SoC promet de jolies choses techniquement. La R&D du produit a débuté en 2015 et en 2018 Huami a investi dans SiFive pour l’aider à développer l’ensemble des puces RISC-V qui équipent déjà ses montres et bracelets. Les Huangshan 1 et Huangshan 2 sont au cour de la stratégie de Huami depuis 2019. La sortie du modèle 2S déjà en production de masse en 2021 ne fait que confirmer, et optimiser, cet engagement.

Le Huangshan 2S est un double coeur Risc-V, le premier de son genre sur le marché du tech à porter. Il est annoncé comme 18% plus rapide que son prédécesseur mais également 56% moins gourmand en énergie. En veille, le nouveau venu est 93% moins énergivore que le Huangshan 2. Il dispose également d’un circuit graphique annoncé comme 62% plus rapide que le modèle actuel. Enfin, un module d’IA évolué a été ajouté  au système. Il a été entrainé pour reconnaitre différents facteurs de santé. La solution peut  ainsi détecter une anomalie cardiaque jusqu’à 26 fois plus rapidement qu’en passant par une solution purement logicielle.

Zepp Z

Le passage vers cette génération de puces ne devrait cependant pas changer la donne techniquement parlant. Huami n’a pas cherché par le passé à proposer des montres connectées avec des fonctions extravagantes ni des bracelets trop gadgets. Le gros de son marché se trouve plutôt dans une recherche d’un excellent rapport qualité prix que l’on retrouve dans ses diverses productions : les montres Amazfit et les solutions Zepp, tout comme les Mi Band de Xiaomi, se positionnent ainsi avec un excellent rapport qualité prix tout en permettant de construire des solutions fiables avec une grande autonomie. Cela devrait durer dans le futur avec un marché primaire qui est situé en Chine et qui ne veut pas forcément investir une fortune dans ce type de produit. Il est toutefois fort possible que la marque continue sa progression sur des versions plus haut de gamme, à l’instar de la Zepp Z par exemple, qui n’hésite plus à se positionner face aux concurrentes de grandes marques.

Il est donc probable que l’évolution en terme d’affichage ou de performances de calcul brut ne change pas les habitudes de la marque. L’arrivée de ZeppOS va probablement profiter des capacités graphiques de la nouvelle puce pour proposer un habillage plus abouti, des animations et peut être un meilleur rafraichissement. Tout en conservant une excellente autonomie.

Zepp OS

Zepp OS est beaucoup moins lourd que ses concurrents

C’est surtout au niveau de la santé, chose qui préoccupe beaucoup le marché mondial désormais, que Huami pourrait tirer son épingle du jeu. Avec ZeppOS et les capacités d’IA du Huangshan 2S, il va être possible de mesurer de nombreux éléments grâce aux capteurs embarqués. Une détection de la pression sanguine devrait également être au menu de certains dispositifs de la marque. On peut imaginer ce genre de chose déployée dans un Mi Band 7 de Xiaomi également. Tout cela permettrait de mieux détecter des anomalies cardiaques, des problèmes d’oxygénation du sang et de faire des relevés de températures. Une aide précieuse pour détecter l’apparition d’infections mais également à mesurer et surveiller les séquelles d’un COVID. Un  avantage d’autant plus intéressant que l’IA en question pourrait être entrainée par des millions de dispositifs pour donner des résultats très performants.

Difficile de savoir si les autres entités en rapport avec Huami et Xiaomi comme l’excellente petite marque Haylou, vont profiter des avancées proposées par ces nouvelles solutions. D’un côté, cela aurait du sens puisque cela aiderait à amortir la R&D de la puce RISC-V. D’un autre côté, Huami doit conserver l’exclusivité de certains avantages pour ses propres produits afin de continuer à proposer des choses originales sur ce marché.

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PiSugar S : de l’énergie pour votre Raspberry Pi

Est-ce que le PiSugar S va résoudre ce mystère ? Cela fait des années que le problème se pose, des années que des solutions sont proposées et à chaque fois que j’en parle, j’ai un commentaire qui surgit en calmant mes ardeurs. Non, il n’existe toujours pas de solutions d’alimentation sur batterie pour Raspberry Pi qui soit parfaitement fiable et efficace. 

PiSugar S

La PiSugar S ainsi que la version Pro sont des solutions prévues et optimisées pour cette tâche : alimenter un circuit Raspberry Pi. Elles respectent les tensions nécessaires et proposent une interface adaptée ainsi que quelques petits services supplémentaires. Ces circuits peuvent réguler une source non stable comme un panneau solaire ou une éolienne chargée de fournir du courant à une station météo, par exemple. Cela les transforme également en onduleur, offrant à votre montage une autonomie de quelques heures en cas de coupures de courant.

Les PiSugar fournissant à votre Pi l’information d’une coupure d’alimentation, il est possible d’imaginer des systèmes d’extinction automatique et des messages alertant la personnes en charge de la maintenance du dispositif pour signaler la coupure. Mieux, la solution peut proposer une fonction de redémarrage automatique à la reprise de sa propre alimentation. En cas de coupure de courant, le Pi Sugar va donc continuer à alimenter un montage le temps qu’il s’éteigne correctement puis, à la reprise de son alimentation, va relancer le dispositif.

PiSugar S

La PiSugar S S est proposée à 28$ et embarque une batterie 1200 mAh. De quoi offrir 6 heures d’autonomie à une Raspberry Pi Zero W et son module Wifi. La solution fournit du 5 Volts et 2 Ampères en sortie et s’alimente via un port MicroUSB.

PiSugar S

La carte s’installe par dessus la Zero en reprenant son format et la batterie en elle même vient coiffer le tout pour un montage global restant des plus compacts.

PiSugar S

La PiSugar S Pro est adaptée aux cartes Raspberry Pi 3 et 4 classiques avec cette fois-ci une batterie de 5000 mAh capable de délivrer du 5 Volts et 3 Ampères en entrée comme en sortie. De quoi tenir 8 à 10 heures en autonomie totale suivant les indications du fabricant.

PiSugar S

Elle est équipée de ports USB Type-C et MicroUSB. Vendue 29.99$, elle s’adapte elle aussi aux broches des cartes de la fondation. 

Les disponibilités des cartes semblent pour le moment assez compliquées. Le modèle S est déjà en rupture tandis que le modèle Pro semble toujours en stock.

Source : CNX Software

PiSugar S : de l’énergie pour votre Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2021.

Une nouvelle encre électronique avec 16 millions de couleurs !

Il s’agit encore pour le moment d’un prototype, et par le passé nous avons vu que sur ce domaine précis, les prototypes n’aboutissent pas forcément à de nouveaux produits. Mais des chercheurs à la Chalmers University of Technology en Suède pourraient bouleverser le marché de l’encre numérique couleur avec une solution capable d’afficher 16 millions de coloris différents.

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Une toute nouvelle approche face aux solutions actuelles qui restent très limitées en coloris. L’Encre Kaleido de E Ink, par exemple, n’affiche que 4096 couleurs et manque clairement de vivacité. Cette nouvelle technologie arriverait au niveau de la colorimétrie d’un écran à cristaux liquide classique en terme de teintes et de finesse d’affichage. Un vrai bouleversement sur ce marché.

La solution de l’université de Chalmers mélangerait des matériaux rares et chers comme l’argent, le platine ou l’or, avec un plastique PET sur un film de moins d’un micromètre d’épaisseur. Mieux, le matériau serait souple et flexible. Créé en 2016, ce nouveau procédé propose une réflectivité équivalente à celle du papier glacé tout en consommant encore moins de batterie qu’une encre électronique classique. Leur solution nécessite un dixième de l’énergie nécessaire à une Kindle d’Amazon pour fonctionner.

Aujourd’hui, une nouvelle publication fait un point d’étape sur cette recherche en cours. Le matériau a été amélioré, avec de multiples couches produisant de multiples couleurs. Réagissant à un courant électrique, les couleurs peuvent être adaptées et rafraichies en permanence. Le résultat est une meilleur perception par l’oeil de chaque teinte et une réactivité bien supérieure.

Chalmers

Il reste beaucoup de travail avant de voir le fruit de ces recherches et il n’est pas encore possible d’entrevoir une  solution pour produire en masse ces affichages. Le souci des matériaux utilisés est également problématique. Non seulement ces métaux sont rares et chers mais leur production et et leur assemblage risque de poser de nouveaux problèmes. Il est possible que ce procédé ne voit jamais le jour réellement pour le grand public du fait de son tarif . La construction de dalles de grand format grâce à un procédé demandant une gravure en 20 nanomètres pour la structure globale de l’affichage étant en soi un vrai défi d’un point de vue tarif. Construire une puce de quelques millimètres carrés représente déjà un coût important. Concevoir une dalle de plusieurs dizaines de centimètres carrés impliquerait une toute autre échelle de prix.

Si L’université de Chalmers parvient à résoudre ces problématiques d’ici quelques années et s’associe avec un industriel capable de proposer des solutions de production efficace, cela pourrait avoir un énorme impact sur le marché. Non seulement au niveau des liseuses mais également pour les tablettes, smartphones et portables. Ces écrans couleur qui ne consommeraient rien tout en permettant un colorimétrie solide, pourraient envahir la planète.

Source : Gizmodo

Une nouvelle encre électronique avec 16 millions de couleurs ! © MiniMachines.net. 2021.

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