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Aujourd’hui — 23 janvier 2022Le journal du lapin

Quatre CD-R de développement pour la Pippin

J’en parlé il y a quelques mois, j’ai récupéré une Pippin de développement, avec notamment une extension de RAM de 16 Mo. Et avec la console, j’ai aussi reçu quatre CD-R contenant des programmes.

Avant de parler du contenu, je dois parler des quatre disques. Les CD-R étaient dans un piteux état, et mes premiers essais pour essayer de les préserver n’ont pas été concluant. Avec macOS, j’ai même eu une erreur avec chaque disque. J’ai donc tenté avec ISO Buster (sous Windows), mais je me suis retrouvé dans tous les cas avec une erreur à la fin, même en utilisant de vieux lecteurs, parfois plus efficaces pour les vieux disques. Et en cherchant, j’ai découvert un truc en partant de l’erreur donnée par le programme (ILLEGAL MODE FOR THIS TRACK). En fait, les CD gravés en mode « Track-At-Once » (TAO) contiennent deux secteurs spécifiques (run-out blocks) qui peuvent poser des soucis (il y a quelques explications ). La solution, testée et approuvée, consiste à totalement ignorer les deux secteurs en question lors de la création de l’image disque, ce qu’ISO Buster permet.

Première erreur


Seconde erreur

Donc avec un vieux lecteur et le programme, j’ai pu faire des images disques et graver des copies des disques. En plus de ce souci de lecture, un des disques contenait deux sessions. De façon assez bizarre, l’ISO générée par ISO Buster contenait bien les deux sessions, mais la version gravée (via macOS) ne contenait que la première session. J’ai donc recommencé la création de l’image (des, en l’occurence) en séparant les deux sessions. Donc au lieu de quatre disque, j’en ai cinq.

Le principal problème reste que les données ne sont pas lisibles sur un Mac moderne. Les CD sont évidemment formatés en HFS classique, et donc les versions récentes de macOS n’en veulent pas. Et même avec un ancien Mac OS X, c’est assez peu lisible : ce sont des CD en japonais, avec l’encodage d’époque. Comme Unicode n’était pas encore la norme dans les OS, on a des caractères bizarres sur un OS occidentale.

Sur une Pippin

Première chose, les disques ne démarrent tout simplement pas sur une Pippin classique. Il y a bien un fichier d’authentification, mais il n’est visiblement pas fonctionnel. Enfin, les captures manquent un peu de netteté, mais je n’ai pas eu le choix. J’ai prix des captures en sortie de carte d’acquisition, et elle a un peu de mal à se caler sur la fréquence exacte de la console, ce qui induit un peu de flou, même avec la sortie VGA de la console.

Maintenant, dans l’ordre. Le premier disque contenait deux sessions (j’ai séparé les deux), avec le même résultat : ça ne démarre pas. Ceci dit, le texte sur le CD l’indique : il y a un message lié à AppleTalk, puis ça plante (avec les deux).

Le premier disque


Un erreur


Ca bloque.

Le second disque contenait juste un système (7.5.5 en japonais) et c’est à peu près tout. Il y a peu de données sur le disque et essentiellement de quoi se connecter avec la console.


7.5.5


Rien de très intéressant

Le troisième disque contient un peu plus de choses. Il démarre sur un System 7.5.5 (japonais) avec quelques utilitaires et jeux (Techtool, Eric’s Solitaire, etc.). Mais il y a surtout une version bizarre de TV Works (un des programmes du bundle de la console). Un système de panneaux permet a priori de démarrer sur TV Works (plutôt que le Finder) mais ça n’a pas fonctionné pour moi. Malgré tout, je l’ai lancé manuellement et il fonctionne, avec la possibilité de passer en anglais. Dans les trucs bizarres, on note la tête des icônes, par exemple. Je ne sais pas si c’est une version de développement, mais en tout cas c’est différent de la version classique.


Techtool


Eric’s Solitaire


Le choix de boot (qui n’a pas marché)


On peut passer en anglais





Quelques adresses enregistrées

Le quatrième disque contient aussi plus de choses. Premièrement, deux variantes de MacAMP (un des deux ne démarre pas) et quelques MP3. Mais surtout, il contient un programme pour récupérer les photos d’un Casio QV10. Cet appareil photo numérique des années 90 se connecte en série et je comptais l’utiliser avec ce programme… mais ça ne fonctionne pas. Impossible de connecter l’appareil. Je pense (sans certitudes) que ça vient de mon câble série : mon appareil photo est arrivé avec le câble pour PC, et il contient de l’électronique. Je suppose que mon adaptateur mini DIN 8 vers DE9 l’empêche de fonctionner (sans certitudes). Dans tous les cas, en attendant que je trouve un jour le câble pour Mac, je n’ai pas réussi à me connecter au Casio alors que ça marche sous Windows.


MacAMP


Des fichiers MP3


Le programme pour l’APN


Le choix du port série


Et une erreur

La conclusion, c’est que les quatre disques contiennent tout de même des choses intéressantes d’un point de vue historique. Je peux évidemment fournir les quatre ISO à la demande.

Hier — 22 janvier 2022Le journal du lapin

Un joli prototype du premier iPhone

Vu sur Twitter, un prototype EVT d’iPhone (le premier) avec une carte mère rouge.

Il n’a visiblement pas de batterie et vu les reflets (malgré la protection) c’est peut-être un des modèles avec un écran en plastique plutôt qu’en verre.


Quelle est la durée maximale d’un CD Audio ?

Je vous pose une question, mais vous vous doutez bien que la réponse n’est pas celle que vous attendez. En pratique, un CD Audio peut largement dépasser les 74 minutes (la valeur attendue) et certains s’approchent des 90 minutes.

Pour faire simple : la norme (le Red Book) indique une durée de 74 minutes, et c’est un compromis lié aux deux sociétés à l’origine du CD Audio, Philips et Sony. Ils comptaient proposer au départ un disque de ~60 minutes, de 100 mm (Sony) ou 115 mm (Philips). La légende raconte que le choix a été fait pour faire plaisir à la femme d’un des pontes de Sony (Norio Ohga) qui aimait la neuvième symphonie de Beethoven. Visiblement, la version classique dur 66 minutes (un peu plus que les 60 minutes prévues, donc) et la version la plus longue dure 74 minutes et 33 secondes. Le choix de 74 minutes (et 120 mm de diamètre) aurait donc été lié à ce choix. C’est une jolie légende.

La réalité semble nettement plus pragmatique : un compromis a été fait. L’idée a été ne ne pas choisir le diamètre de Sony ni celui de Philips, pour éviter qu’une des deux sociétés se retrouve avec un avantage (visiblement, Philips avait une usine capable de produire des disques de 115 mm). Le diamètre de 120 mm a donc permis de mettre d’accord les deux sociétés. Plus largement, nous allons le voir, les choix techniques finaux permettent de toute façon de dépasser largement les 74 minutes et 33 secondes. Qui plus est, au début des années 80, les CD Audio ne pouvaient pas dépasser 72 minutes pour une raison très simple : les bandes U-Matic qui contenaient l’audio à placer sur le CD (le master) ne dépassaient pas cette durée. Plus clairement, au lancement, la version en question de la neuvième symphonie ne rentrait pas sur un CD. C’est très visible sur quelques disques de l’époque, sorti au départ sur deux disques séparés et réédités ensuite sur un seul disque.

80 minutes… et plus

Dans les faits, vous le savez probablement, les CD peuvent largement dépasser les 74 minutes. Si vous avez gravé des CD dans les années 90 et 2000, vous avez probablement utilisé des CD de 80 minutes. En réalité, la norme (le Red Book) intégrait déjà la possibilité de le faire, avec un peu de marge au départ dans l’espacement des pistes. Et en pratique, il est même possible d’aller au-delà. La limite haute dans les CD-R semble être de 99 minutes, qui est aussi une limite de facto dans les CD Audio : les appareils doivent afficher la durée sur deux chiffres, donc dépasser 99 minutes risque de poser des soucis. Plus largement, cet article l’explique, la version de départ de la norme utilisait un encodage moins efficace que l’EFM finalement choisi, et il aurait donc été possible (dès le départ) de s’approcher de 99 minutes en gardant les paramètres de départ et le nouvel encodage. Le choix a été fait de garder la même durée et donc d’augmenter l’espace entre les pistes. En réalité, les CD Audio de ~80 minutes restent assez courants, mais ceux qui dépassent largement cette limite, eux, sont nettement plus rares.

Dans ce boîtier, deux disques pressés de (presque) 90 minutes

Maintenant, un exemple pratique. Je suis tombé sur cet article de blog qui explique que le monde du classique vend des disques de 80 minutes (et plus) depuis un moment. Et l’article citait un disque du groupe allemand Die Ärzte. La page Wikipedia en parle aussi : le Bäst Of, sorti en 2006 (ça date), contient deux CD de presque 90 minutes. Le premier fait 89:45, le second 89:42 (enfin, ça dépend un peu de l’appareil qui l’indique, mais la marge d’erreur reste faible).

Avec un Discman


Avec le PowerCD


J’ai évidemment acheté l’album et essayé. Dans un Mac avec le SuperDrive Apple, pas de soucis, ça fonctionne. Idem dans un vieux lecteur de CD portable (un Sony D-EJ785 de 2002). Dans mon PowerCD, c’est un peu plus compliqué. Il affiche correctement la durée des deux disques, mais il a quand même un peu de mal pour la lecture. Après un peu de nettoyage et quelques essais, ça marche, mais ça reste un peu laborieux et je ne sais pas si ça vient de la tolérance plus faible dans les paramètres du CD ou de mon lecteur.

Musique enregistre le disque sans soucis

Je pourrais dire que je n’ai pas des dizaines de lecteurs de CD pour tester (c’est faux) mais je compte pas vraiment essayer tous les lecteurs que j’ai chez moi. Dans l’absolu, ça fait plus de 15 ans que des CD de (presque) 90 minutes sont sur le marché sans que ça pose réellement des soucis, et même un vieux lecteur du début des années 90 (je n’ai pas plus ancien) accepte ça, donc on peut supposer que c’est à peu reconnu partout. Je suis certain qu’il y a évidemment des exceptions, bien sûr, mais si des éditeurs lancent des disques de ce type, c’est que la compatibilité est satisfaisante. On peut enfin note que les disques n’affichent pas le logo classique des CD Audio, mais ça reste assez courant.

Le Casio QV-10, le premier appareil photo numérique avec un écran LCD

Pour un sujet qui sort dimanche, j’ai eu besoin d’un truc : un Casio QV10. Il s’agit du premier appareil photo numérique avec un écran LCD.

Le QV10 date de 1995 (il a été annoncé en 1994) et il valait (très) cher à son époque : 65 000 ¥ au Japon, 800 $ aux USA (~1 465 $ avec l’inflation). Il possédait un capteur de 0,07 mégapixels (pour des images en 320 x 240), une mémoire interne de 2 Mo et ce n’est pas le plus efficace d’un point de vue l’image : il a juste une focale fixe avec un mode macro. L’écran, la nouveauté, n’est d’ailleurs pas très bon : imaginez un truc du niveau du Game Gear, pas très net, pas très rapide, etc. Il a une diagonale de 1,8 pouce mais je n’ai pas la définition (la valeure vue sur le net n’est pas très cohérente, mais c’est probablement du 320 x 240).

Le QV10


L’écran, la nouveauté

A l’usage, il y a quand même quelques bonnes idées, comme un objectif rotatif : tout la partie avec le capteur et l’objectif pivote et on peut faire des selfies (même si le mot n’existait pas). Il s’alimente avec quatre piles AA (un classique), propose quelques réglages rapides et peut aussi s’alimenter avec un adaptateur secteur. Assez bizarrement, la prise est sur le dessus, à l’endroit ou on peut attendre un flash.

Mode selfie


Ca tourne

Question image, c’est vraiment mauvais. C’est compliqué de vise, il ne voit rien dès qu’il fait sombre, il y a du bruit, il faut plusieurs secondes pour enregistrer l’image, etc. Vous trouverez pas mal d’informations sur le QV10 sur cette page, mais aussi ici.

Le point amusant, lié à l’époque, c’est que l’appareil n’était visiblement pas livré avec le kit de connexion pour PC, mais uniquement avec un câble de liaison pour un affichage sur un téléviseur, en composite. C’est assez logique pour l’époque : le but était plus de permettre de voir rapidement les photos que de les stocker ou les modifier sur un PC.

La connectique sur le dessus

Enfin, avant de passer aux photos, j’ai aussi récupéré un QV100. C’est un appareil photo presque identique, mais doté d’un capteur VGA (640 x 480, 0,3 mégapixel) et de 4 Mo de mémoire interne. Visuellement, il est très proche, mais il ne fonctionne pas totalement. Alors que le QV10 fonctionne parfaitement sur ses piles AA, le QV100 ne démarre qu’avec son adaptateur secteur.

4 piles AA

La récupération des images

Comme dit plus haut, j’ai eu un QV10 et un QV100. Et il y avait des images sur le QV100. Dans les deux cas, la mémoire est interne uniquement, avec une capacité de 2 Mo (16 mégabits) et 4 Mo. Et la liaison reste la même dans les deux cas : un câble série propriétaire. Le câble propose d’un côté une prise mini jack 2,5 mm, de l’autre une prise DE9 (série) et – entre les deux – des composants qui effectuent la conversion. Contrairement à d’autres appareils dont je dispose, l’appareil n’est pas RS-232 au départ, mais les tensions sont converties par le câble. Le protocole est connu, mais pour commencer, j’ai décidé de tester avec le programme de l’époque, sous Windows. On trouve l’ISO du CD de pilotes sur archives.org et j’ai utilisé une machine virtuelle Windows XP avec un adaptateur USB vers série.

La liste des images, chargée lentement


La sauvegarde d’une image

Une fois les réglages classiques choisis (le port COM, la vitesse), j’ai pu récupérer les images du QV100 (ou presque). Attention, c’est assez lent : dans le meilleur des cas, on fait du 115 kb/s (~14 ko/s). Je mets presque pour une raison bizarre : une partie des clichés présents sur l’appareil plantent le programme. Je ne sais pas si la mémoire flash est corrompue, s’il y a eu un problème, etc. Mais en tout cas, ça plante le tout.

Ça passe à 104 %… et ça plante

Question qualité, c’est évidemment assez moyen, et je me suis retrouvé avec des images de vêtements et d’une Japonaise en maillot.

Une image corrompue


Des vêtements


Un maillot

Le fonctionnement avec le QV10 est le même, mais les images sont simplement plus petites.

Mon bureau


Un truc qui arrive


En mode macro


Mon jardin


Un selfie


Des lapins

Enfin, Casio a aussi sorti un truc chelou pour ces appareils : un boîtier capable de copier les photos de l’appareil vers une disquette, avec une liaison série.

Démarrer un Mac mini G4 sur un disque GPT, c’est possible

La doxa, dans le monde des Mac, est assez simple sur un point : les Mac à base de PowerPC nécessitent un disque partitionné en APM, les Mac à base d’Intel demandent un disque partitionné en GPT (GUID). Mais en pratique, c’est un peu plus compliqué.

Il faut d’abord clarifier ce qu’est un schéma de partition : c’est la manière dont sont organisées les partitions sur le disque. Dans les PC, le schéma classique est le MBR. Chez Apple, il y a d’abord eu l’APM (Apple Partition Map) puis le GPT (GUID Partition Table). Les fonctions des différents schémas varient un peu, mais le but est simplement de permettre le démarrage, en définissant où commence une partition. le schéma n’est pas lié directement au contenu des partitions (enfin, ça dépend des cas) : il est possible d’avoir une partition en HFS+ (un système de fichiers) avec de l’APM, du GPT ou du MBR.

Le second point, lié, va être celui du firmware de l’ordinateur. C’est en simplifiant le code exécuté au lancement, qui va permettre de lancer l’OS. Chez Apple, les premiers Mac possédaient une ROM physique, sur laquelle le processeur démarrait. La marque est ensuite passée à l’Open Firwmare (avec les PowerPC) puis à l’EFI (avec les Mac Intel). Dans le monde des PC, on avait au départ le BIOS, remplacé depuis un moment par l’UEFI. Et le firmware est souvent lié à un schéma de partition, pour différentes raisons. De façon basique, un Open Firmware Apple va demander de l’APM pour démarrer, un (U)EFI du GPT et un BIOS du MBR. Mais il ya des exceptions.

Un disque dur partitionné en GPT

C’est un point que j’avais mis en avant dans mon upgrade de la mort : si vous installez Mac OS X Leopard (ou Tiger) sur un disque partitionné en APM (probablement depuis un Mac PowerPC), il est possible de prendre le disque, le brancher dans un Mac Intel (qui attend normalement du GPT) et démarrer. La raison est simple : l’implémentation Apple de l’EFI prend en charge l’APM directement. C’est aussi le cas dans le monde des PC : on peut démarrer un PC (même récent) sur du MBR sans trop de soucis grâce à une compatibilité BIOS. Mais généralement on vous expliquera que le contraire – démarrer un Mac à base de PowerPC avec un disque partitionné en GPT – ne fonctionne pas. Et c’est seulement partiellement vrai.

J’en avais parlé dans l’étape 16 (bis) du montage : dans certains cas, c’est possible. Le premier exemple que j’ai trouvé, c’est un Power Mac G5 (Late 2005) dans les forums de MacRumors. Le dernier des Power Mac peut en effet démarrer sur un disque partitionné en GUID, et sur ce modèle c’est une bonne nouvelle : il devient possible de démarrer sur un disque dur de plus de 2,2 To. Car oui, un des défauts de l’APM (et du MBR) vient d’une limitation à 32 bits sur certains compteurs, ce qui bloque de facto la taille des partitions à 2,2 To. Si vous vous posez la question « Comment est-ce possible ? », c’est assez simple : l’Open Firwmare d’Apple a été mis à jour pour prendre en charge le GPT. Rien de magique : si le firmware contient le nécessaire pour lire le contenu d’une partition, il peut démarrer dessus. Et Apple a mis à jour l’Open Firmware au fil du temps.

L’Open Firmware d’un Mac mini G4 (4.8.9)


L’Open Firmware d’un autre Mac mini G4 (4.9.4)

On trouve une liste de quelques versions d’Open Firmware sur ce sujet, mais de façon empirique Apple a ajouté la prise en charge du GPT à partir de la version 4.9 sur les G4. En gros, toutes les générations de Mac sorties après l’annonce du passage à Intel (mi-2005) peuvent démarrer sur du GPT, une des nouveautés des Mac Intel. Donc probablement les iMac G5 “iSight”, les Power Mac G5 “Late 2005”, probablement l’iBook G4 “Mid 2005” et les PowerBook G4 15 et 17 pouces “Double Layer SD”. Si vous avez lu la page et mon titre, vous vous dites qu’il y a un problème : le Mac mini G4 date du début de l’année 2005 et possède un Open Firmware en version 4.8.9. Et c’est vrai : ça ne fonctionne pas sur le Mac mini G4 de début 2005. Mais bien sur le Mac mini G4 “Late 2005”, celui qui n’existe pas.

Un Mac mini G4 “late 2005”, sans modem

Je ne vais pas refaire ma page, mais en résumé : à la fin de l’année 2005, Apple a mis à jour silencieusement le Mac mini G4. La version “Late 2005” n’a pas été officialisée à l’époque, mais elle intégrait un processeur plus rapide (1,33 GHz ou 1,5 GHz au lieu de 1,25 et 1,42 GHz), un GPU un peu amélioré (64 Mo de mémoire sur la version 1,5 GHz) et une version à jour de l’Open Firwmare, en version 4.9.4. Cette variante du Mac mini G4 peut donc démarrer sur du GPT.

Cette partie ment

Petit aparté sur le Mac en question. J’ai cherché un moment pour en trouver un : le Mac mini G4 n’est pas si courant 17 ans après sa sortie, et les versions “Late 2005” encore plus. Si jamais le vendeur n’indique pas la fréquence (le meilleur moyen de vérifier qu’il s’agit du bon modèle), il y a quelques astuces. Premièrement, le numéro de série : il commence normalement par YM suivi de trois chiffres. Le premier indique l’année (5 ou 6, mais je ne suis pas certain qu’il existe des Mac mini G4 fabriqués en 2006), les deux suivants la semaine de production. Et si la semaine dépasse 40, il y a de fortes chances que ce soit le bon modèle. Ne vous fiez pas à l’étiquette sous la machine, elle indique parfois des erreurs : sur le mien (un 1,5 GHz), il est noté 1,42 GHz. le dernier point, plus empirique, vient du modem : il était de série sur la majorité des modèles d’origine et optionnel sur les autres. Donc si le connecteur est bouché, il y a de fortes chances que ce soit un “Late 2005”. La solution la plus évidente reste évidemment de l’allumer, mais dans mon cas, je l’ai acheté HS en supposant que le vendeur ne connaissait pas la machine. C’était à peu près le cas : l’OS était visiblement flingué et la machine tournait en boucle. Après une réinstallation, il fonctionne sans soucis (et le disque dur aussi).

PowerPC G4 à 1,5 GHz

Comment vérifier ?

Pour mon premier essai, j’ai fait un essai un peu bête : j’ai démarré sur le DVD de Mac OS X Leopard, partitionné le disque en GPT et lancé l’installation. Mais ça ne fonctionne pas (comme d’ailleurs le fonctionnement inverse avec un Mac Intel, de mémoire) : l’OS indique qu’il faut partitionner en APM. La solution la plus simple a été de prendre un Mac mini Intel et un câble FireWire. En démarrant le Mac mini G4 en mode Target et en démarrant l’installation depuis le Mac mini Intel, j’ai pu installer l’OS sur le disque dur partitionné en GPT. Et ensuite le Mac mini G4 a bien démarré sur le disque dur, sans rien dire.

Leopard veut de l’APM sur un PowerPC


Passage en mode Target


On partitionne


C’est bon

A l’usage, ça ne change pratiquement rien, par contre. Le seul défaut que j’ai pu voir c’est que le panneau Démarrage des Préférences Système ne montre pas le disque (il attend probablement de l’APM). Il faut bien dire que sur un Mac mini G4, la possibilité de démarrer en GPT n’amène pas un changement de paradigme. On gagne la possibilité d’utiliser le même disque (en externe par exemple) sur un Mac Intel et un PowerPC, mais dans les faits ça fonctionne avec un disque partitionné en APM avec une compatibilité plus large. On gagne aussi la possibilité de changer la taille des partitions à la volée, mais c’est un truc qu’on fait normalement assez rarement… C’est évidemment nettement plus utile sur un G5 : on peut démarrer sur un disque de plus de ~2 To en GPT. Mais sur le Mac mini avec son bus PATA et son disque dur 2,5 pouces, ça n’a aucun intérêt : le plus gros disque compatible fait 250 Go (sans adaptateur).

Il ne voit pas le disque

Au passage, enfin, j’ai mis le disque dur dans l’ancien Mac mini G4 et ça ne fonctionne pas (il ne voit pas le disque).

Un jeu ZX Spectrum sur un album yougoslave des années 80

Cette semaine, un jeu pour ZX Spectrum (encore) dans un album du groupe yougoslave ITD BBB, Skidam Te Pogledom.

Au lieu de vous mettre tous les articles précédents à chaque fois, je vous renvoie vers la page dédiée, elle explique ce que je fais avec les vinyles et liste toutes les pages qui contiennent les programmes, les explications, etc.

 

je pourrais vous dire que j’ai trouvé une copie signée, mais non : c’est l’impression d’origine

Pour commencer, j’ai acheté la cassette de l’album Skidam Te Pogledom du groupe yougoslave ITD BBB. Et j’ai eu pas mal de soucis, assez bizarrement. Alors que les cassettes passent généralement assez bien, avec celle-ci… impossible (ou presque). Il y a bien un jeu sur la fin de la seconde face, mais je n’ai pas réussi à convertir le fichier audio en fichier utilisable dans un émulateur avec mes outils habituels. Dans tous les cas, après les manipulations classiques (filtres, amplification, etc.), je n’ai pas réussi à obtenir des données utilisables.

La cassette


En désespoir de cause, je tente un truc qui marche parfois : charger directement le WAV dans l’émulateur (Fuse pour Mac)… et ça marche. J’ai même pu sauver le tout en TZX, mais dans un format un peu inhabituel. Pour faire simple, un TZX comprend généralement des données classiques, mais dans ce cas, il contient des données brutes (ID15), et le fichier est donc nettement plus gros (bon, 681 ko au lieu de 13 ko…). Et je n’ai pas réussi à à convertir ce fichier (utilisable, par ailleurs) dans un format plus compact.

Le vinyle


Le jeu est bien présent

Du coup, j’ai acheté le vinyle. Il contient bien les mêmes données, mais j’ai eu un peu de mal à obtenir (encore une fois) l’entièreté des données. Donc j’ai triché un peu : j’ai récupéré une partie de l’audio de la cassette – ce qui était reconnu par mes outils – et une partie des données issues du disque. Et après une petite opération de découpage (j’avais expliqué le fonctionnement dans cet article), j’ai obtenu un fichier numérique propre. Cette astuce fonctionne parce que les données sur ZX Spectrum sont généralement divisées en plusieurs blocs, précédés d’un en-tête qui indique la durée et le nom du programme.

Le jeu

Le jeu est en serbe, déjà, et ça n’aide pas. Mais en gros : 6 et 7 permettent de tourner (gauche et droite), 1 et 2 de freiner et accélérer. Le premier panneau permet de donner votre niveau de conduite (la difficulté, je suppose), entre 1 et 4. Ensuite il faut choisir le nombre de tours, puis la présence (1) ou l’absence (2) d’obstacles. Le jeu lui-même n’est pas si évident : il faut tourner au bon moment, par angle de 45° et en prenant en compte la position relative du véhicule. Je vous le dit tout de suite, je suis super nul et les contrôles réagissent assez mal.

L’écran titre


La difficulté


Le nombre de tours


Obstacles… ou pas


Sans


Avec

Trois Apple Watch en or en vente

Il faut avouer un truc : l’Apple Watch en or, la version Edition de 2015, m’intrigue. Probablement un côté bling bling mal assumé, j’avoue. Et il y en a trois en vente au Japon pour le moment.

Ne me demandez pas « Pourquoi le Japon ? », je ne connais pas la raison. C’est très rare sur les sites de ventes en Europe et aux Etats-Unis, mais assez courant au Japon (j’avais trouvé mon boîtier de charge comme ça).

La première est un modèle 42 mm encore emballé, proposée pour 2 millions de ¥ (~15 900 €) et vient en fait de Corée du Sud.


La seconde est vendue 400 000 ¥ (prix de départ, le double en achat immédiat) soit aux environs de 3 200 €. C’est une 42 mm qui a été utilisée.




La dernière est une 42 mm aussi, vendue 1 590 000 ¥ (un peu plus de 12 000 € quand même). La boîte est ouverte mais la montre n’a a visiblement pas été portée.




Je ne désespère pas de trouver un jour une version de démo, juste pour le fun.

Mac ou Pippin ? Anpanman no AIUEO-N!

Cette semaine, je (re)teste un jeu Pippin… mais sur Mac. Une partie des titres de la console d’Apple et Bandai fonctionne en effet sur les deux plateformes. Il s’agit ici de Anpanman no AIUEO-N!.

Le titre fonctionne sur Mac, c’est prévu par les développeurs. Point assez rare, il prend en charge les PowerPC et les Macintosh à base de 68K, avec deux exécutables dédiés. Pour le fonctionnement sur Mac, rien de particulier : ça s’affiche en 640 x 480 dans une fenêtre si vous avez un moniteur qui dépasse cette définition, sans adaptation particulière. De même, le menu n’apparaît pas, pour quitter il faut passer par ce qu’a prévu le jeu ou faire un simple + Q. J’ai juste noté un truc très bête : le manuel indique que les touches utilisées pour déplacer notre personnage dans certains mini jeux et ça fonctionne mal. L’idée, c’est que les touches J, I, L et M servent à remplacer la croix directionnelle de la manette… sur un clavier QWERTY. Normal, sur ce dernier, elles forment à peu près une croix. Mais avec mon clavier AZERTY, ça ne fonctionne pas : contrairement à pas mal de programmes PC qui se basent sur « l’emplacement » (le code qui identifie chaque touche) des touches, visiblement Mac OS se base sur la valeur renvoyée. Donc ce sont les mêmes touches qui réagissent, et elles ne forment pas une croix sur un clavier francophone.

Le disque s’ouvre sur un dossier avec deux exécutables


Le 640 x 480 dans sa petite fenêtre



Le labyrinthe


Le dessin du manuel ne correspond pas avec un clavier francophone

Du TRIM sur les disques durs avec macOS

En faisant mes recherches sur le TRIM et macOS en USB, je suis tombé sur un truc un peu bizarre : des disques durs compatibles avec le TRIM. Quoi ? Des disques durs ? Oui. Et c’est une bonne nouvelle.

Le TRIM et macOS Monterey, j’en ai parlé récemment dans un sujet, car le dernier OS d’Apple supporte la commande en USB. mais je vais réexpliquer les bases, parce qu’il faut comprendre deux technologies pour voir l’intérêt du TRIM sur un disque dur.

Sur la capture, on voit la présence du TRIM

C’est quoi le TRIM ?

Il faut schématiser plusieurs choses. Premièrement, le système de fichiers : il s’agit de la façon dont les données sont stockées sur un périphérique, du point de vue du système d’exploitation. De façon très schématique, le disque est divisé en cases, et le système de fichiers va lier les cases. Un fichier peut donc utiliser les cases 5, 6, 7 et 8, par exemple. Si vous supprimez le fichier, les données ne vont pas être réécrites (ça a peu d’intérêt) : on va simplement indiquer que la case 5 est vide et supprimer le lien avec les autres. Du point de vue de l’OS, tout est vide.

Maintenant, prenons un SSD. Il contient de la mémoire flash, divisée en cases. Quand le SSD écrit un fichier, il va mettre les données dans une case, et la suite… dans une autre case. Comment la case en question est-celle choisie ? Ça va un peu dépendre du contrôleur, mais la case (cellule) choisie va être la moins usée. Pourquoi ? Parce que les cellules ont une durée de vie limitée, et le but du contrôleur est d’unifier l’usure. Sans gestion de l’usure, si vous écrivez régulièrement un fichier (le même), il va être écrit sur la même cellule, ce qui va l’user et la rendre inutilisable après un certain nombre d’écritures (qui dépend du type de mémoire flash). La gestion de l’usure la plus basique consiste donc à simplement changer de cellule, et de prendre la moins usée. Si elle est utilisée (si elle contient des données), les données seront déplacées.

Si vous avez compris ce que j’essaye d’expliquer, vous voyez probablement le problème : les cases du système de fichiers ne sont pas les mêmes que celles du SSD. Et si vous supprimez un fichier, le SSD ne peut pas le savoir. Pour lui, dans l’exemple du début, les cellules qui contiennent les cases 6, 7 et 8 ne sont pas vides. C’est là qu’intervient le TRIM. La commande est envoyée lors de la suppression d’un fichier (c’est un rien plus compliqué, mais j’essaye de simplifier) pour indiquer au SSD que les données sont supprimées. Il n’y a pas de réécriture des données, mais simplement un flag (un identifiant) qui indique « la case est vide » (ou « les données dessus sont effaçables sans préavis »). L’intérêt pour le contrôleur du SSD est évident : il va chercher la cellule libre la moins usée sans rien déplacer.

En clair, le TRIM aide le SSD à mieux gérer son usure et améliore (un peu) les performances en évitant de déplacer des données sans raisons.

Les disques durs SMR

Maintenant, parlons disques durs. Pendant des années, les disques durs stockaient les données dans des pistes bien séparées, mais depuis cinq ou six ans, ce n’est plus nécessairement le cas. Les constructeurs utilisent en effet des disques durs SMR (Shingled Magnetic Recording) avec des pistes qui se chevauchent. Il faut voir une piste comme une route (par exemple) : pour la lecture, il suffit de passer la tête dans la voie centrale pour obtenir les données. Pour l’écriture, par contre, il faut utiliser toute la largeur de la piste. Le SMR utilise ce point en superposant en partie les pistes. Cette solution a deux avantages : elle n’influence pas les performances en lecture, qui nécessitent une tête plus fine, et elle augmente la densité. Pour être plus clair, vous placez plus de pistes sur la même surface, pour obtenir une capacité plus élevée à technologie identique. Mais pour écrire une piste, il faut donc effacer la piste à écrire (logique) mais aussi la piste superposée. Et si elle contient des données, il faut déplacer les données en question. J’ai essayé de simplifier, mais l’article de l’époque sur hardware.fr explique bien le problème.

Le modèle du haut, 7 mm, est en SMR (bon, celui du bas, de 3 To et 15 mm… l’est aussi)

Si vous avez suivi, vous venez de comprendre l’intérêt du TRIM sur un disque dur. Parce que comme avec un SSD, le HDD n’a aucune idée du contenu des pistes, donc sauf si le disque dur est neuf, il va déplacer les données des pistes superposées (et donc écrire plus que prévu ou – de façon plus pratique – écrire moins vite). Mais il existe une commande qui permet d’indiquer au disque dur qu’une piste est vide : le TRIM.

Quelques disques chez WD

Dans la pratique, j’ai testé avec quelques disques durs et fait quelques recherches : le TRIM est fonctionnel sur les disques durs de WD (Western Digital) et probablement quelques Seagate (un lecteur m’a envoyé une image qui indique qu’un Seagate Barracuda de 2 To supporte la commande). Mes deux Seagate 2,5 pouces, qui sont SMR (un 3 To, un 5 To issu d’un boîtier externe) ne sont pas compatibles, mais apparemment certains modèles supportent la commande. Je ne connais pas le statut des modèles Toshiba, je n’en ai pas sous la main. Chez WD, par contre, les modèles 2,5 pouces récents le sont : j’ai un WD10SPZX (1 To, Blue) qui est bien compatible. De façon plus large, la marque semble ajouter le TRIM dans tous ses modèles SMR, il y a même un white paper assez récent sur le sujet et une vieille page de support.

Un modèle de 1 To, compatible TRIM

Pour le vérifier, il y a quelques possibilités. D’abord, la méthode utilisée avec le TRIM en USB fonctionne : s’il est formaté en APFS, il va être trimmé au branchement. Ensuite, des programmes comme Crystal Disk Info (sous Windows) indiquent la présence de la compatibilité avec la commande. Enfin, c’est actif sous macOS si vous avez un contrôleur SATA interne (ou en Thunderbolt), même s’il faut activer le TRIM manuellement. Attention tout de même, il faut tout de même que la commande passe. Ce n’est pas systématique en USB : il faut que l’adaptateur USB accepte la commande et l’envoie bien au disque, ce qui n’est pas toujours le cas.

macOS n’indique pas le TRIM explicitement

Pour vérifier si le TRIM a un impact, j’ai tenté une méthode une peu bourrine. Premièrement, j’ai mis le disque dur dans un boîtier USB qui prend en charge le TRIM et je l’ai presque rempli. Pour faire simple, j’ai écrit 900 Gio de données aléatoires. Ensuite, j’ai complété avec 30 Gio, que j’ai effacé, ce qui a lancé la commande TRIM. Après ça, j’ai testé le disque dur : les performances restaient bonnes, du niveau du disque dur vide.

Avec le TRIM

Ensuite, j’ai fait la même chose avec le même disque dur, mais avec un adaptateur USB qui n’est pas compatible TRIM. Je n’ai pas touché au fichier de 900 Gio, j’ai juste écrit 30 Gio, effacé le fichier et testé le disque. Assez bizarrement, dans ce cas de figure, le disque écrivait à la même vitesse, mais lisait moins vite.

Puis j’ai effacé le disque dur et recommencé, toujours sur le boîtier sans TRIM. Pour écrire les 900 Gio, rien n’a changé (ça reste assez lent sur un disque dur). Mais pour la seconde partie, les performances s’effondraient : elles étaient divisées par deux.

Sans TRIM

Enfin, j’ai simplement formaté le disque dur pour vérifier que l’adaptateur ne jouait pas sur les performances. Et ce n’est pas le cas : une fois vidé, il obtient les mêmes performances.

Dans l’ensemble, c’est donc a priori fonctionnel et (surtout) efficace pour éviter les dégradations. Le seul truc noté, sous Windows, c’est que la commande qui doit optimiser le disque (et envoyer la commande TRIM) n’a pas l’air de fonctionner sur le HDD. Je ne suis pas certain que c’est un comportement prévu ou un bug. Sous macOS, en tout cas, le disque dur est bien trimmé.

La commande ne semble pas fonctionner.


En HFS+, il est bien trimmé

Un PowerBop… sans le Bop

Sur eBay, on trouve un PowerBook un peu particulier : un PowerBop… sans module BiBop.

Je l’avais évoqué quand j’ai parlé du PowerBop il y a (très) longtemps : devant l’échec du PowerBop avec un module BiBop, une partie des modèles avait été modifiée pour remplacer le module par un lecteur de disquettes, mais sans changer la coque. Sur le modèle en vente, c’est bien le cas : au lieu du module avec son antenne, la machine possède un lecteur de disquettes. On peut voir les trous du module et même l’emplacement de la prise pour le lecteur externe. C’est assez moche, du coup, mais je suppose que les PowerBop modifiés étaient bradés.

Le PowerBop avec un écran en bon état


L’arrière


PowerBop



Le lecteur de disquettes


Mais pas d’antenne

Après, et même en considérant que le PowerBook 180 en question a un écran en bon état (ce qui est rare), je ne pense pas que le prix demandé (350 €) soit justifié.

Eve Cam, petit test d’une caméra HomeKit Secure Video

J’utilise HomeKit depuis un moment, et j’ai depuis 2017 une caméra compatible (deux, plus exactement), une Omna 180, la première caméra de surveillance HomeKit. Elle fonctionne bien, mais comme je voulais la compatibilité HomeKit Secure Video, j’ai profité d’une promotion pour tester une Eve Cam.

J’ai déjà testé d’autres caméras HomeKit, mais je suis resté sur la Omna pour des questions pratiques ou – pour la eufy – pour des raisons de qualité. Quand j’avais parlé de la Omna, j’expliquais que le cloud pour une caméra ne me plaisait pas, mais mon avis a (un peu) évolué.

La caméra

Le point pragmatique, d’abord. J’avais choisi en partie l’Omna parce qu’elle stocke les données sur une carte microSD plutôt que dans un cloud payant, notamment parce que j’avais une connexion à Internet en ADSL, avec un upload assez faible. En 2022, j’ai une connexion plus rapide, avec 600 Mb/s en upload, donc le problème ne se pose plus vraiment. Ensuite, certaines caméras (comme les Arlo) passent par des serveurs dédiés, qui nécessitent un abonnement pour le stockage, avec des applications parfois perfectibles (et la création d’un compte, le risque de disparition, etc.). La solution d’Apple règle une partie des problèmes : l’intégration est bonne dans un environnement Apple et (dans mon cas), je paye de toute façon un abonnement iCloud pour d’autres raisons. Dans les faits, avec la Eve Cam, je n’ai pas dû ajouter de compte et tout passe par Apple. Je ne sais pas si c’est vraiment pérenne (si Apple décide d’arrêter l’offre, je n’ai plus d’enregistrements) mais ça me semble un peu plus sûr au niveau de la vie privée.

Le haut-parleur

Parlons technologies (et prix). La Eve Cam vaut officiellement 150 € et ne dépend que de la présence d’appareils Apple (c’est obligatoire). En pratique, elle se trouve aux environs de 100 € lors de promotions. Physiquement, elle est nettement plus compacte que la Omna et chauffe (beaucoup) moins. Elle se présente sous la forme d’un cylindre, avec un pied qui dispose de plusieurs ajustements pour la mettre dans la position voulue. Il est aimanté et peut se fixer sur une plaque de métal (fournie) qu’il est possible de visser dans un mur, par exemple. Le plastique est un peu brillant (je n’aime pas, c’est un avis personnel) et la caméra ne laisse aucun doute sur sa fonction, mais c’est assez classique.

microUSB


Et alimentation compacte

Le capteur filme en 1080p (24 fps) et la caméra intègre un capteur de mouvement infrarouge, ainsi que des LED pour cet usage (jusqu’à 5 mètres selon la marque). Elle se connecte en Wi-Fi (11n, 2,4 ou 5 GHz) et le débit ne devrait normalement pas être un problème. L’alimentation passe par une prise microUSB (dommage) avec un chargeur de 5 W fourni, et un long câble (2,2 m). Je vous conseille de ne pas le perdre, les câbles microUSB de grandes longueurs sont rares. Elle possède un voyant d’état assez visible (le bleu est bien brillant) et un microphone et un haut-parleur (avec la eufy, je n’avais pas le microphone avec HomeKit).

Dans HomeKit


On peut couper le voyant, par exemple

Sa force (et un peu son défaut) vient de l’obligation de passer par HomeKit. L’installation s’effectue avec le code (sous la caméra ou dans le manuel) et l’application Maison, et si vous avez un réseau Wi-Fi standard, ça devrait bien se passer. Le site explique que certains routeurs bloquent Bonjour (nécessaire) et une partie des fonctions, mais si vous utilisez déjà des appareils HomeKit, tout va bien se passer. Comme beaucoup d’appareils HomeKit, elle va ajouter plusieurs choses : la caméra elle-même, mais aussi un détecteur de mouvements. Dans Maison, il y a finalement peu de réglages, mais par exemple la possibilité de recevoir une notification si la caméra est déconnectée. Bien évidemment, vous pouvez créer des notifications sur les détections de mouvement, ajouter des automatisations, etc. On peut aussi désactiver le voyant d’état et la vision nocturne.

Pas mal d’options





Avec HomeKit Secure Video, vous avez plusieurs choix pour deux cas possibles. HomeKit détecte en effet votre présence et propose donc des réglages différents si vous êtes chez vous ou absent. Dans les deux cas, vous pouvez désactiver totalement la caméra, n’activer que le détecteur de mouvements, activer la diffusion (sans enregistrement) et activer l’enregistrement dans le cloud. Vous pouvez d’ailleurs limiter l’enregistrement en fonction de la détection de personnes, d’animaux, de véhicules ou de colis (même si cette fonction n’est pas très utile en Europe).

Dans l’ensemble c’est complet, mais le défaut inhérent à ce fonctionnement vient du fait que ça ne fonctionne qu’avec des appareils Apple et un abonnement iCloud. C’est inutile avec un PC, un smartphone Android, etc. D’un point de vue de la vie privée, c’est un avantage, par contre : Eve n’accède pas à vos données, il n’y a pas d’abonnement chez eux, ni de compte, etc. Vous laissez les clés à Apple, mais la société – pour le moment – tend à protéger votre vie privée.

Pour autant, l’application Eve ajoute quelques petites options, avec la possibilité de régler la sensibilité du détecteur, sa durée d’activation et l’orientation de la caméra (si elle est placée à l’envers).

La qualité de l’image

C’est un peu souci, l’image. La première chose, très visible, c’est que c’est la déformation de l’objectif est élevée. Tout est courbé et c’est un peu gênant. Sur l’Omna, c’est nettement moins visible et finalement plus naturel. Mais au-delà de ce point, l’image est un peu moins bonne : la focale est plus courte et l’image plus bruitée, moins nette. Ca reste nettement meilleur que la eufy (heureusement, elle vaut nettement plus cher) mais c’est moins bon. C’est encore plus visible dans le noir : le projecteur infrarouge est plus fort et donc ce qui est proche (dans mon bureau) est surexposé. A l’usage, c’est évidemment moins un problème : on voit techniquement un peu plus loin.

Omna


Eve Cam


Omna


Eve Cam

Les captures viennent de l’application Maison sur le Mac, mais on voit bien le problème tout de même : l’Omna qui a plusieurs années est meilleure. Attention, elle sont côte-à-côte, donc c’est normal d’avoir un petit décalage latéral tout de même. Je ne suis pas au point de renvoyer la caméra, parce qu’elle a d’autres avantages pratiques, mais je suis un peu déçu quand même sur l’image.

La conclusion, c’est que c’est un produit qui n’est pas parfait mais qui fait ce qu’on lui demande avec une intégration excellente dans un environnement Apple. Son prix de départ est un peu élevé, mais elle est régulièrement en promotion. Par contre, au vu de la qualité, je pense que ma Netatmo Presence (qui a des défauts, comme une connexion au réseau Wi-Fi très perfectible) ne va pas être remplacée par la nouvelle caméra Eve annoncée récemment.

À partir d’avant-hierLe journal du lapin

Régler les soucis entre Google Sheets et Safari 15

Depuis que je suis passé à Safari 15 (déjà sous Big Sur), un truc m’énervait : Google Sheets, que je dois utiliser pour le travail, était instable. La page plantait, bloquait, arrêtait de défiler, etc. Si le problème s’est calmé avec les dernières mises à jour, ça restait assez peu pratique.

Et comme je n’ai pas envie d’utiliser un autre navigateur (et spécialement pas Chrome), j’ai cherché. Et j’ai trouvé une solution sur un forum (ou Reddit, je n’ai pas gardé la page) : il faut désactiver une option de Safari. Premièrement, il faut afficher le menu de développement de Safari. Safari -> Préférences -> Avancées. Là, il faut cocher la case Afficher le menu Développement dans la barre des menus.

Ensuite, il faut aller dans Développement -> Fonctionnalités expérimentales et décocher GPU Process : Canvas Rendering. Dans mon cas, Google Sheets est redevenu fluide après avoir été relancé (en gros, fermer la fenêtre…).

Je pense que comme c’est de l’accélération matérielle, je (re)tenterais l’activation à chaque mise à jour de Safari, juste pour vérifier si le problème est réglé.

Un programme ZX Spectrum dans l’album 1984 du groupe espagnol La Mode

Encore un programme pour ZX Spectrum, cette fois dans le vinyle de 1984, un album du groupe espagnol La Mode.

Au lieu de vous mettre tous les articles précédents à chaque fois, je vous renvoie vers la page dédiée, elle explique ce que je fais avec les vinyles et liste toutes les pages qui contiennent les programmes, les explications, etc.

 

Le programme ne se trouve visiblement que sur le vinyle, et pas sur la cassette. Pour la récupération, j’ai du faire pas mal d’essais. En fait, le niveau sonore des données est assez bas et même en enregistrant via l’entrée micro de ma carte son, c’était un peu léger. Mais après un peu de nettoyage du disque, c’est passé.

J’ai déjà eu des pochettes plus propres


Le programme est bien listé

Le programme lui-même est assez court, avec un logo qui apparaît en « 3D » et un peu de texte. Quand on arrive à la fin, il propose soit de recommencer, soit de quitter.

Les rumeurs sur la mort de Blackberry sont grandement exagérées

La semaine dernière, pleins de sites de presse (généraliste ou pas) ont titré la fin des BlackBerry, en expliquant que les smartphones allaient cesser de fonctionner et que l’OS n’allait plus fonctionner. Et c’est faux. Visiblement, ils ont (mal) lu une page de support, extrapolé et (surtout) personne n’a essayé de vérifier l’information.

Que dit le site de RIM ? Que pas mal de choses risquent de mal fonctionner à partir du 4 janvier 2022 avec BlackBerry 10, 7.1 (celui des vieux modèles) et PlayBook OS (la tablette). Mais quand on regarde un peu la liste, on trouve essentiellement les services BlackBerry : PassWord Keeper, World,les adresse en blackberry.com, etc. La page explique aussi qu’il n’y a pas plus de mises à jour, et que les appels, SMS et la navigation Wi-Fi ne seront plus fiables. Au passage, BBM ne fonctionne plus (le service de messagerie iconique de BlackBerry) mais ce n’est pas nouveau : le service a été fermé pour les utilisateurs grand public fin mai 2019 (il y a bientôt trois ans).

On a oublié de le prévenir qu’il devait arrêter de fonctionner

Bon, la page n’est pas très rassurante, mais il n’y a rien de très affirmatif en dehors des services de la marque. Oui, BBM et les services liés aux BlackBerry ne fonctionnent plus. Pour le reste, quand j’ai lu les pages, je me suis dit qu’en gros, tout allait marcher mais sans mises à jour, ce qui n’est pas nécessairement une bonne idée en 2022. Mais en pratique, il faut bien se dire que les utilisateurs de BlackBerry sont rares depuis quelques années maintenant.

Mais dans la presse généraliste, le constat est assez alarmant. Chez 20 Minutes, c’est titré « BlackBerry sonne la fin du système d’exploitation de BlackBerry OS » (ce qui n’a pas de sens, mais bon). On trouve quand même aussi cette phrase.

À partir du 4 janvier 2022, les appareils exécutant BlackBerry 10, BlackBerry 7.1 OS ou des versions antérieures verront la majorité de leurs services être désactivés. Il ne sera ainsi plus possible de passer des appels, envoyer des SMS ou même effectuer des appels d’urgence. Le Wi-Fi et les données cellulaires ne seront eux aussi plus disponible. Les applications natives de BlackBerry ne seront pas épargnées.

Sauf que… c’est faux. Et l’article date du 6 janvier, donc ils auraient pu vérifier.

Prenons Libération, aussi, apparu dans le widget News de mon iPad. « Téléphonie mobile : plus de vingt ans après, BlackBerry raccroche. ». Première phrase : « Depuis mardi, le système d’exploitation OS des téléphones BlackBerry ne fonctionne plus, signant la fin d’une ère. Retour sur le téléphone à clavier iconique des années 2000. ». L’article est assez nul, avec des phrases comme « On savait que la fin du BlackBerry était programmée, tant les Iphones et les Samsung sont devenus hégémoniques » (les autres n’existent pas) ou « Mais l’horizon s’assombrit brutalement au début des années 2010 lorsqu’une marque lancée par un certain Steve Jobs en 2009, apporte une nouvelle révolution : l’écran tactile. ». Parce qu’en dehors du fait qu’il y avait des écrans tactiles nettement avant l’iPhone (pas aussi, soyons honnêtes), l’iPhone ne date pas de 2009 (et Apple encore moins).

Comme j’ai un BlackBerry à la maison, j’ai de vérifier. Il n’avait plus été utilisé de façon classique depuis 2016 environ (ma compagne l’utilisait à cette époque, il y avait encore les SMS). Sans carte SIM, il a démarré et j’ai pu le connecter à mon réseau Wi-Fi pour surfer un peu. Ce n’est pas extraordinaire avec un Bold, vu la taille de l’écran, mais ça fonctionne. Il y a bien quelques sites en https qui couinent un peu, mais c’est un classique avec les vieux OS. Et… tout fonctionne. Avec une carte SIM, idem : j’ai pu appeler, envoyer des SMS, répondre, recevoir des messages, utiliser le service de cartes de la marque, etc. A part quelques (très) vieilles applications, comme celle de Libération (installée par défaut), tout fonctionne comme quand j’ai utilisé le smartphone il y a quelques mois.

Il démarre


Le logiciel de cartographie marche


Google aussi


Comme mon site


Ou les données


Les SMS


Les appels


OK, pas de mise à jour (depuis un moment)

Visiblement l’OS de mon BlackBerry n’est pas au courant qu’il ne doit plus fonctionner. Ou peut-être que les différents sites se sont (un peu) emballé sans prendre quelques minutes pour tester. Franchement, dans mon cas (j’en avais un dans un tiroir, certes), ça a pris 20 minutes, captures comprises. Et comme je n’utilise pas les services de BlackBerry (même quand le smartphone était utilisé par ma compagne, elle n’avait pas activé leurs outils), je ne peux pas vraiment donner mon avis sur les services qui ne fonctionnent plus.

Let’s Play Apple Pippin : Anpanman no AIUEO-N!

Je continue avec quelques tests en vidéo de « jeux » pour la Pippin d’Apple et Bandai. Cette semaine, Anpanman no AIUEO-N!.

Anpanman no AIUEO-N! est le troisième titre dédié à Anpanman, j’ai déjà essayé Anpanman to Asobou! 1 et Anpanman to Asobou! 2. Mon jeu est dans un état correct (sans plus) et il fonctionne sur Pippin et sur Mac. Comme les deux autres, il s’agit d’un titre éducatif pour les jeunes enfants. C’est assez joli dans l’absolu, avec des animations correctes et un style animé réussi – le fait que la console affiche en 480p aide pas mal – et pleins de voix. Mais c’est aussi un peu le défaut pour un occidental comme moi : tout est en japonais sans sous-titres.

D’un point de vue pratique, le jeu utilise tout l’écran et prend en charge la manette correctement. On contrôle une bonne partie du jeu au trackball, comme souvent sur Pippin, mais les boutons de la manette fonctionnent en plus des boutons du trackball. De même, on peut utiliser la (mauvaise) croix directionnelle dans certains mini jeux. Parce qu’en pratique, le titre est une sorte de compilation de mini jeux, avec un choix sur l’écran d’accueil, avec les personnages qui parlent. Attention, il demande parfois des double clics, ce qui n’est pas très intuitif.

La pochette

(re)voir les anciens keynotes avec une qualité acceptable (mais en payant)

Si vous cherchez de vieux Keynote sur YouTube, un problème va vite se poser : c’est moche. Le 240p est la norme, avec une compression bien trop forte et ce n’est pas très agréable à regarder. Mais il y a une solution (payante) : des enregistrements d’époque, d’une qualité bien plus acceptable.

Très franchement, je ne me souviens pas comment je suis tombé dessus, mais le service s’appelle VW Tapes. Il s’agit d’un service géré depuis très longtemps par Patrick Von Wiegandt qui propose des enregistrements officiels de keynotes, conférences, etc. Et il propose des keynotes Apple des années 90 avec une qualité acceptable. Dixit Patrick, les enregistrements proviennent de la Master Tape. C’est de la SD en 480p, mais ça reste assez propre par rapport à ce qu’il y a sur YouTube.

Du coup, j’ai testé avec un keynote, celui du 6 août 1997, avec le retour de Steve Jobs et aussi un petit message de Bill Gates. Il a été filmé à Boston et la version fournie par VW Tapes est (vraiment) meilleure que ce qu’on peut trouver sur YouTube. Les enregistrements restent assez onéreux, 25 $ pièce, et je ne vais évidemment pas le mettre en ligne. Mais j’ai tout de même mis une petite comparaison en ligne sur quelques extraits, et c’est assez éloquent je pense.

Choisir les couleurs des iMac modernes pour l’interface de macOS

C’est (encore) un truc issu des anciens iMac : les iMac M1 adaptent la couleur de l’interface de macOS à la couleur du boîtier. Et il est possible de tricher un peu sur les autres Mac.

Petit rappel : du temps des iMac G3, une variable (yum) permettait aux applications de détecter la couleur de l’iMac et afficher une interface aux bonnes couleurs. Avec les iMac M1, c’est la même chose.

On va commencer par la version ligne de commande, qui nécessite deux lignes. La première va créer les variables nécessaires, dans la seconde on va fixer la couleur.

defaults write -g NSColorSimulateHardwareAccent -bool YES

Dans la seconde, donc, il faut mettre une valeur entre 3 et 8. Le 3 est le jaune, 4 pour le vert, 5 pour le bleu, 6 pour le rose, 7 pour le mauve et 8 pour l’orange. Oui, avec les iMac M1, Apple a abandonné les myrtille et autres mandarine.

defaults write -g NSColorSimulatedHardwareEnclosureNumber -int 3

La dernière étape consiste à fermer la session (on peut aussi relancer les applicatuons au cas par cas). La nouvelle couleur n’est pas choisie automatiquement, elle prend la dernière place dans la liste sous le nom « Ce Mac ».

Et si vous n’avez pas envie de taper les deux lignes, MacG a présenté une application dédiée, Accents. Elle sert juste à taper les commandes à votre place, ceci dit.

Quand Apple installait un adaptateur SCSI vers IDE dans ses PowerBook [MAJ]

Il y a un moment, je parlais du PowerBook Duo 2300 et d’une de ses particularités : il accepte les disques durs SCSI et les disques durs IDE (PATA). Mais saviez-vous que dans certains cas, Apple a installé des disques durs IDE dans des Mac portables prévus pour des disques durs SCSI ?

Mise à jour : le « dans certains cas » a été éclairci dans les commentaires. Les disques durs en question étaient utilisés en SAV, pour remplacer plus facilement des disques durs SCSI.

Pour faire simple, Apple installait des disques durs IDE avec un adaptateur qui convertissait l’IDE en SCSI (pour le Mac). Les informations restent assez rares sur le sujet, pour une bonne raison : ça ne semble pas généralisé et tout le monde ne démonte pas son PowerBook pour changer le disque dur. On trouve pas mal d’informations dans deux sujets sur 68KMLA, d’abord. Le premier est assez récent, le second nettement plus vieux.

Un disque avec un adaptateur (au-dessus)

On trouve quelques photos des adaptateurs, avec une construction un peu particulière. En fait, les adaptateurs jouent sur le fait que les disques durs SCSI 2,5 pouces de l’époque sont assez épais (17,5 mm) et que les versions IDE, elles, peuvent être plus fines : à l’époque, les disques durs faisaient 12,5 mm d’épaisseur. Avec le temps, ça a d’ailleurs évolué : on est descendu à 9,5 mm puis à 7 mm, mais on est aussi remonté à 15 mm sur les derniers modèles de grande capacité. Dans les faits, l’adaptateur se place donc sous le disque dur IDE, avec une prise SCSI d’un côté et une prise IDE (44 broches) de l’autre. Une nappe relie ensuite l’adaptateur au disque dur.

Deux versions


Deux versions

On trouve quelques informations sur ces adaptateurs (il en existe deux versions) dans cette vieille page, et quelques informations sur les différences entre les deux ici. La société à l’origine des adaptateur est ADTX, une société japonaise, et quelques sociétés vendaient même des kits d’upgrade basée sur cette solution au début des années 2000. Dixit les vendeurs, les performances pouvaient être meilleures qu’en SCSI, ce qui n’est pas irréaliste : les disques durs IDE plus « modernes » étaient forcément plus rapides, et les adaptateurs pouvaient atteindre des débits élevés pour l’époque.

L’adaptateur peut en théorie atteindre 10 Mo/s si j’ai bien compris.

Enfin, vu les quelques retours, on trouve parfois l’adaptateur dans les PowerBook de la famille 500, à bas de 68K et éventuellement dans les PowerBook Duo. Vous n’en verrez évidemment pas dans les PowerBook à base de PowerPC (ils sont en IDE, sauf les rares cas des machines mises à jour) et visiblement rarement dans les PowerBook de la famille 100 : à l’époque, le SCSI était encore un choix valable.

Ajouter un compte email en POP avec macOS

Il y a quelques jours, j’ai vu passer une question : « comment ajouter compte mail en POP sous macOS ? ».

Alors, il y a une solution, mais il faut être clair sur un truc : configurer une adresse courriel en POP3 en 2022, ce n’est pas une bonne idée. C’est un vieux protocole, peu pratique, et le fonctionnement basique n’est pas adapté aux usages modernes. De base, tous les messages seront déplacés du serveur vers votre ordinateur, ce qui implique que vos autres appareils (smartphones, etc.) ne verront pas les messages, qu’ils ne seront pas accessibles avec un webmail et que si votre ordinateur a un problème quelconque, les messages risquent de disparaître.

Maintenant, le cas de macOS et de Mail. Quand j’ai essayé, je n’ai pas compris le problème : il me proposait bien la possibilité de choisir entre IMAP et POP quand j’ajoutais un compte. Mais il y a une sorte de cas particulier. Quand vous ajoutez un compte, vous avez la possibilité d’ajouter quelques fournisseurs connus (Apple, Microsoft, Yahoo, Google, AOL) et « Autre comptes Mail… ». Avec cette option, il faut simplement mettre l’adresse mail et le mot de passe et Mail (le programme) s’occupe de tout… avec un comportement variable. En fait, Mail reconnaît directement certains fournisseurs (Orange, par exemple) et va configurer automatiquement le compte en IMAP par défaut, sans vous proposer le choix. Ce n’est pas systématique et ça va dépendre de votre fournisseur. Avec d’autres FAI ou avec un compte lié à votre nom de domaine, par exemple, il vous proposera le choix. Mais alors comment faire ?

La base : on choisit le forunisseur


On entre le nom d’utilisateur


Mail détecte les paramètres


Et ajoute un compte IMAP

La solution est simple, mais pas très intuitive : au moment d’ajouter votre compte, il faut faire une erreur. Par exemple une faute dans le nom de domaine (tentez orage.fr au lieu d’orange.fr), dans le mot de passe, etc. Dans ce cas de figure, Mail va vous proposer directement de configurer manuellement le compte, avec l’option POP et l’option IMAP.

Pour passer outre, il faut faire une erreur dans le nom (ou le mot de passe)


Pour obtenir cette fenêtre

Mon histoire avec la partition de restauration cachée du Performa 550

Petite question : quel est le premier OS qui permet une restauration depuis une partition dédiée sans devoir sortir les médias d’installation ? Si vous avez répondu Mac OS X Lion, vous aveez perdu. C’est nettement plus vieux, avec le System 7.1 sur le Macintosh Performa 550 (oui, le titre donne la réponse).

Quand les vacances arrivent, généralement, je sors les vieux brouillons du site et celui-ci était là depuis un moment (je vous préviens, c’est long). L’idée du sujet vient d’un extrait d’un livre sur les secrets des Mac, dont voici l’extrait (copié avec la super technologie de reconnaissance de textes de macOS).

MACINTOSH SECRET: THE LC 550’S SECRET PARTITION
If Apple’s programmers, in creating the Performa series, were aiming to make idiot-proof computers, they were serious about it. The Performa 550 is an amazing case in point. When you run the included Apple Backup program (…) you get a little surprise that you didn’t count on: a hidden partition on your hard drive ! This invisible chunk of hard drive space contains a miniature, invisible System Folder. Apples internal memo explains it this way : “When a system problem (one that prevents the Performa from booting) is detected, a [dialog box] informs the user of a system problem. The user can choose to fix the problem manually or to reinstall software from the backup partition’s Mini System Folder.”.

If you choose to reinstall your System software, you get the wristwatch cursor for a moment while the miniature System Folder is silently copied to your main hard-drive partition. The Performa restarts from the restored hard drive, and the invisible system partition disappears once again. We got a Performa team member to admit that this kind of sneaky save-the-users-from-themselves approach may well be adopted in other Performa models. Who knows what goodness lurks in the hearts of men ?

Au départ, je comptais choisir la facilité : trouver un Performa 550. Mais ce Mac monobloc assez moche se vend (très) cher, est encombrant et utilise un écran cathodique. Et franchement, j’ai moyennement confiance dans les services de transport pour ça.

J’ai donc commencé par essayer de trouver des informations sur cette fonction. Sur le Net, rien. Mais dans mes archives, j’ai retrouvé le mémo cité.

Performa 550: Description of Backup Partition (3/94)
What is the Backup Partition on the Performa 550 ?
The Apple Backup application creates a backup recovery partition that allows the Performa to boot even when the System Software on the main hard drive has been corrupted. The partition is invisible to the user.

When a system problem (one that prevents the Performa from booting) is detected, a dialog is displayed that informs the user of a system problem. The user can choose to fix the problem manually or to reinstall software from the backup partition’s Mini System Folder. If the user chooses to install software from the Mini System Folder, the cursor becomes a watch, the hard disk spins for a brief time, the Mini System Folder is copied to the main volume and the system restarts booting from the main volume. The backup is then reset to invisible. The user can then copy the System, Finder and System Enabler to the main System Folder.

There is no built-in limit to the number of times the backup partition can be used. However, the partition will be lost if the hard drive is re-formatted. At this time the backup partition is used only on the Performa 550.

Je n’ai rien appris de nouveau, mais au moins j’avais une confirmation. Pour l’étape suivante, j’ai donc cherché les disques de restauration de la machine en question. Ce n’est pas si évident, mais avec l’aide de Doug (de cet excellent site) j’ai trouvé des disquettes de restauration (enfin, des copies) et des CD. Le System 7.1 se trouve sur cette page (PERF500_71P6.ZIP) et le System 7.5 sur celle-ci (PERF500CD_75.ZIP).

Pour commencer, j’ai vérifié comment se passait la restauration, et elle se base sur le programme de backup d’Apple à l’époque, Apple Backup ou Apple Restore, selon les cas. J’ai donc cherché comment voir le contenu des données de restauration, et je suis tombé sur le site… de Doug. Oui, je tourne un peu en rond. Cette page explique à peu près le format et la logique. Ensuite, j’ai voulu tenter la restauration dans un émulateur, et c’était une erreur.

Si vous avez déjà essayé d’émuler un Macintosh à base de 68K, vous connaissez probablement Basilisk II et éventuellement Mini vMac. Mais le problème c’est que le second n’est pas adapté à mon cas (il vise plutôt les premiers Mac), et que le premier ne l’est pas totalement non plus. Comment ça, « pas totalement » ? Le problème de Basilisk II est qu’il n’émule pas totalement les Mac : il y a certaines choses que l’émulateur fait en interne qui ne correspondent pas au fonctionnement d’origine d’un Mac. C’est expliqué sur cette page, mais pour faire court Basilisk II n’émule pas réellement un disque dur SCSI, et le programme d’Apple a besoin d’un disque dur SCSI avec un ID précis (0). Qui plus est, Basilisk II ne permet pas d’émuler un Mac en particulier facilement, et le disque de démarrage du Performa, lui, nécessite quelques Mac précis. De façon plus concrète, ça ne fonctionne absolument pas pour restaurer le système avec Basilisk II, sauf en patchant. Parce qu’une personne du nom de… Doug (oui, encore) a publié il y a de nombreuses années un sujet de forum qui expliquait comment patcher le programme d’Apple pour qu’il ne vérifie pas la présence d’un disque dur SCSI avec l’ID 0. En pratique, je n’ai pas réussi à le faire parce que mon CD de restauration n’a jamais voulu démarrer avec Basilisk II, mais il fallait tout de même en parler.

Il faut démarrer du CD

Ce que je pensais être la solution, c’est SoftMac XP. Il s’agit d’un émulateur de Macintosh (68K) qui fonctionne sous Windows. Il était payant à l’origine mais il est gratuit depuis quelques années maintenant. J’ai donc sorti une machine virtuelle Windows XP et je suis parti sur les disquettes de restauration. La bonne nouvelle, dans un sens, c’est que ça fonctionne à peu près : j’ai pu démarrer depuis les disquettes, formater mon disque dur virtuel correctement et tenter de restaurer l’OS. Et avec le System 7.1, j’ai bien vu que l’outil d’Apple (Apple HD SC Setup) créait une partition cachée de type Apple_Recovery. Mais j’ai eu deux problèmes. Le premier, c’est que je n’ai pas réussi à démarrer sur le système restauré. Le second, c’est que la partition en question était vide. Je ne vais pas détailler mes essais, mais pour vous donner une idée, en vrac : j’ai créé une dizaines d’images disque, essayé d’ajouter les System Enabler, fait le disc jockey avec des disquettes virtuelles – ce qui est aussi énervant qu’avec des vraies, l’émulateur n’est pas vraiment adapté à cet usage -, etc. Le truc le plus énervant a été quand j’ai voulu transférer le contenu du CD sur des disquettes virtuelles, d’ailleurs. Sur le CD, les données de restauration sont découpées en fichiers de 1,44 Mo, pour un usage avec des disquettes. J’ai donc allumé un vrai Mac, copié les données manuellement sur des images disques placées dans un Floppy Emu, en renommant les fichiers à la main. Et pour rappel, un Floppy Emu fonctionne à la même vitesse qu’un véritable lecteur de disquettes (c’est-à-dire lentement). La raison de ce cirque ? Je n’avais pas de programmes qui permettait de monter correctement les images disques pour copier les fichiers correctement depuis un ordinateur à peu près moderne. Et tout ça… pour rien.

Avec SoftMac XP, j’ai vu que la partition était là

Le passage sur un vrai Mac

Mais en regardant les System Enabler présents sur les disquettes et CD de démarrage – un System Enabler, en simplifiant, est un fichier qui contient le nécessaire pour démarrer sur un Mac précis -, j’ai remarqué que le 308 était de la partie. Et le 308, c’est le System Enabler du Performa 450. J’ai donc sorti mon Mac, un lecteur de CD-ROM externe et j’ai gravé l’ISO du System 7.1… pour me retrouver avec ce message. Pas de chance, ça ne fonctionne pas. J’ai aussi d’ailleurs tenté de lancer le processus de restauration depuis un OS déjà installé, mais le programme demande malheureusement de démarrer du CD (cf. l’image plus haut).

Impossible de démarrer du CD avec le System 7.1

J’ai donc tenté avec le CD de restauration en 7.5 et bingo, ça a démarré. Mais je n’étais pas au bout de mes peines (oui, c’est long). Au départ, je voulais restaurer sur une carte BlueSCSI, mais je suis tombé sur un OS (vous l’avez ?) : l’outil de formatage d’Apple, Apple HD SC Setup, ne fonctionne qu’avec des disques Apple. Enfin, plus exactement, il vérifie les paramètres du disque dur (son nom, etc.) dans une liste assez restreinte. La solution classique avec un BlueSCSI est de passer par un utilitaire patché, mais dans mon cas, j’avais besoin de l’utilitaire d’origine étant donné qu’il s’agit d’une version spécifique qui ajoute la partition de restauration. J’ai donc mis mon SCSI2SD et là aussi, ça a bloqué. La première fois parce que mon adaptateur était réglé sur l’ID SCSI 5, et que le programme attend l’ID 0 (c’est trivial à changer avec un utilitaire). Et la seconde fois pour une raison similaire au SCSI2SD : le nom du disque. Quand j’ai installé mon SCSI2SD, j’avais mis le nom d’un disque dur Seagate qui est reconnu nativement par les outils d’Apple, mais de façon très stricte : il s’agit d’un disque dur de 20 Mo et l’outil le formate donc avec une capacité de 20 Mo. Et le problème, c’est que je devais restaurer plus que 20 Mo. La première fois, je ne m’en suis pas rendu compte, et l’outil d’Apple a commencé à donner des erreurs lors de la restauration… J’ai donc cherché s’il existait d’autres disques durs compatibles, mais même en utilisant les données de cette page, impossible : il n’était pas reconnu proprement. J’ai donc installé un véritable disque dur.

Le CD de System 7.5 démarre


Le programme se lance…


…mais ne voit pas de disque dur


Mais il a besoin d’un disque dur SCSI avec l’ID 0

Enfin, disons que j’ai essayé. Le premier disque dur ne fonctionnait plus (il était vieux). Le second a fonctionné, mais sa capacité (40 Mo) était trop faible. Le troisième, un modèle 2,5 pouces issu d’un PowerBook, avait une capacité suffisante et était reconnu… mais n’a pas voulu être initialisé. Et enfin, j’ai trouvé un disque dur avec la bonne capacité (230 Mo), reconnu par l’utilitaire et utilisable. Mais ce n’est pas fini. J’ai donc démarré sur le disque de restauration en System 7.5, formaté le disque et restauré les données. Et je n’ai pas trouvé de partition de restauration. #FAIL.

Quelques “disques durs” pour les essais


Le montage très sale.

Mais je ne me suis pas arrêté là. J’ai sorti un second lecteur de CD externe (et j’ai du changer le lecteur lui-même, d’ailleurs, mon modèle à caddy(tm) n’a pas voulu dire mon CD-R) et tenté un truc qui a fonctionné. J’ai en effet démarré sur le CD de restauration en 7.5, inséré le second CD (en 7.1) et lancé la restauration (et le formatage) depuis le disque en System 7.1. Le montage est moche, mais ça a fonctionné et l’outil a accepté de se lancer. Il a bien créé la partition de restauration, remis les données en place et l’ordinateur a démarré.

Deux CD-ROM en même temps.


Le disque dur est vu.


Formaté.


Tout va bien.


La partition est là.


Quelques infos.


On restaure.


En cours.


C’est bon.

J’ai donc tenté bêtement de faire planter la machine pour vérifier si la partition de restauration fonctionnait… sans succès. Du coup, j’ai sorti le disque dur, je l’ai branché en USB sur un Mac récent et j’ai fait une image complète du disque pour vérifier le contenu. La bonne nouvelle, c’est qu’il y a bien une partition de restauration. La mauvaise, c’est qu’elle est vide.

Le système démarre.


La partition est là.


L’indispensable ISO Buster montre qu’elle est vide.

Et en préparant cet article, j’ai relu l’extrait du mémo Apple du début.

However, the partition will be lost if the hard drive is re-formatted.

Et j’ai compris que j’ai fait tout ça pour rien. Les outils de restauration ne permettent pas de recréer la partition. J’étais évidemment un peu déçu, mais dans un sens, j’ai quand même réussit à montrer que la partition de restauration existe. La prochaine étape, peut-être un jour, va être de trouver un Performa 550 qui n’a pas été formaté depuis les années 90, avec la partition en question encore intacte. Je vais tout de même poser la question sur quelques forums pour tenter de trouver le nécessaire, mais les chances restent évidemment assez minces.

Tout ça pour vous dire que quand j’ai un peu de temps, je peux en perdre beaucoup pour essayer de trouver ce que je cherche. Et ça m’amuse.

Comment “blesser” Mac OS 9

De temps en temps, quand je copie des partitions contenant Mac OS (le vieux) d’un SSD ou d’un disque dur à un autre, le système ne veut pas démarrer. Il n’est pas visible dans les options de démarrage et c’est vite énervant. Mais il y a une solution : il est généralement possible de “blesser” l’OS.

Le bless vient ici du verbe anglais qui signifie bénir. La méthode est assez simple, si vous avez un moyen de démarrer le Mac (par exemple un CD de démarrage).

Dans la première étape, la partition Jap (dans mon cas un Mac OS en japonais) n’est pas bootable. Elle est grisée, et l’outil de démarrage n’indique pas la version du système.

Il faut donc se rendre dans le dossier Système de la partition (System Folder en anglais, mais ça varie selon les langues) et chercher le fichier System. Ne vous étonnez pas des caractères bizarres, c’est un Mac OS en japonais.

Ensuite, il faut simplement déplacer le fichier en question sur le bureau, puis le remettre dans le dossier System Folder.

On copie sur le bureau


On remet dans le dossier

Une fois que c’est fait, la partition devrait être visible dans la liste.

C’est bon

Au passage, si la méthode est assez simple (quand on la connaît) sous Mac OS 9, elle existe toujours avec macOS en 2022. Bien évidemment, c’est un peu plus compliqué actuellement, mais le but final est le même : indiquer à l’ordinateur sur quel partition il doit démarrer.

Une Pippin Katz Media sur eBay

Vu sur eBay récemment, une Pippin de chez Katz Media. J’en ai récupéré une il y a peu, donc j’ai passé mon tour cette fois.

La console n’avait pas le logo Katz Media en face avant (c’est un sticker, contrairement aux autres consoles) et elle était livrée sans la manette.





Sinon, elle semble en bon état, mais sans accessoires (comme la mienne).

Bonne année 2022

Comme l’année dernière, je trouve que c’est un peu compliqué de souhaiter une bonne année, vu ce qui nous attend probablement. Mais soyons positifs : j’espère que tout va bien pour vous et je vous souhaite une bonne et heureuse année.


Petit bilan du site, tout de même. Je n’ai vraiment pas pu faire ce que je voulais, par manque de temps, un peu de motivation et un peu de compétences. Mais je suis tout de même content de ce que j’ai pu publier, d’avoir pu aider des gens, d’avoir découvert des choses. Je voudrais vraiment changer des choses ici, dont le design, mais ça reste un peu compliqué en l’état, et la priorité est évidemment Canard PC Hardware (et les autres endroits où vous pouvez me lire, si vous cherchez un peu). Pour vous donner une idée, je vous mets une petite image de mon « bureau » au moment d’écrire ces lignes…

Oui, c’est le bordel.

Pour le reste, merci de venir ici régulièrement, merci à ceux qui participent sur Patreon (dont je ne m’occupe pas assez, encore une fois) et merci à ceux qui m’aident. Et bonne année 2022 (on espère).

La télécommande pour Apple TV de chez Free : petit test

Depuis quelques mois, Free vend l’Apple TV avec sa propre télécommande. Et le format m’intriguait. Petit test, donc.

J’ai essayé pas mal de télécommandes pour Apple TV, des premières (issues de la première génération) à celle de Salt, qui a quand même quelques défauts. Mais même avec la dernière génération d’Apple TV 4K et sa Siri Remote en aluminium, je reviens à la version précédente.

Mais la télécommande de Free, c’est quoi ? Une version remarquée de la télécommande d’Universal Electronics, aux couleurs de Free. Elle vaut 20 € pour les abonnés Free, et elle se trouve facilement sur LeBonCoin pour les autres : certains abonnés préfèrent se tourner vers la télécommande d’Apple (vendue 65 €).

Quatre télécommandes Bluetooth


Trois télécommandes infrarouge

Cette télécommande Bluetooth – attention, l’Apple TV ne peut en utiliser qu’une à la fois – est assez massive et tient bien en main. Honnêtement, dans un sens, c’est vraiment nettement mieux que les anciennes Siri Remote sur ce point. Elle propose plus de boutons que les Siri Remote, mais ils ne sont pas utilisables partout : les deux boutons haut et bas de droite et le bouton guide sont prévus pour les interfaces TV des opérateurs et ne fonctionnent pas dans toutes les app’. Les boutons d’avance et de retour rapide, eux, devraient fonctionner partout. Par rapport aux Siri Remote, on gagne aussi un rétro-éclairage (contrôlé par l’accéléromètre) mais on perd tout le côté tactile. La télécommande s’alimente avec des piles AAA, ce qui peut être vu comme un avantage… ou pas. Le bouton Siri marche bien (comme sur les autres) mais en pratique, j’utilise Siri avec le HomePod, donc j’utilise assez peu ce bouton.

Point intéressant – comme dans la Siri Remote la plus récente, d’ailleurs -, il y a bien un accéléromètre basique, mais pas de reconnaissance de mouvement. Si les deux précédentes Siri Remote permettaient un contrôle dans l’espace (quelques rares jeux l’utilisent), la Siri Remote “alu” et la télécommande de Free ne le font pas. Mais il y a tout de même une détection basique des mouvements. C’est très visible dans l’interface de l’Apple TV : si vous attendez quelques minutes sur l’écran d’accueil, l’interface va s’assombrir et le simple fait de prendre la télécommande en main va (ré)activer l’interface.

Avec une ancienne Siri Remote, on a un accéléromètre utilisable


Pas avec la télécommande de Free


Il y a quand même une détection de mouvement basique

Question finition, c’est correct : c’est du plastique, mais ça semble solide, bien construit, et à part le cercle de commande brillant qui fait un peu cheap, c’est rassurant. La Siri Remote en aluminium est mieux finie, mais le prix n’est vraiment pas le même.

Au passage, ça peut servir : pour jumeler la télécommande, il faut l’approcher de l’Apple TV et presser Menu et le bouton de volume +. Après quelques secondes, la télécommande sera jumelée. Attention, il faut au moins tvOS 14.3 pour celle de Free. Enfin, dernier truc, elle fonctionne avec n’impporte quel modèle d’Apple TV : HD (celle de 2015), 4K (celle de 2017) ou la dernière version en date.

Mais ça donne quoi ?

Je l’ai dit plus haut, je préfère la télécommande tactile, mais c’est en grande partie parce que j’ai six ans d’Apple TV derrière moi. Pour un usage « TV », je pense que la télécommande Free est bien plus consensuelle, c’est simple, le comportement est classique, le format tient bien en main. Pour un utilisateur qui découvre l’OS et qui ne joue pas, c’est très efficace. La télécommande Siri moderne est un peu entre les deux pour moi : elle garde une zone tactile (trop petite) mais propose un format plus massif et une crois directionnelle assez standard. Mais pour moi, elle est bruyante, moins efficace en tactile et le changement de place des boutons me fait faire des erreurs (une question d’habitude).

Je pense que pour Free (et les éventuels autres opérateurs), le choix de la télécommande alternative se tient, c’est plus accessible pour les utilisateurs. Je regrette juste l’absence d’un pavé numérique, mais c’est aussi le cas sur la télécommande de mon téléviseur, par exemple. Et vu le prix assez doux de la télécommande, c’est un choix assez intéressant si on ne se fait pas à la télécommande tactile d’Apple (ou si elle est cassée).

Le bug des onglets fantômes de Safari avec iCloud

Je vais parler d’un bug assez énervant que j’ai subi… et sa solution. Ert je vais donc parler des onglets fantômes de Safari.

Pendant un temps, j’ai donc un bug énervant lié à la synchronisation des pages ouvertes entre Safari (sur le Mac) et Safari (sur l’iPad). Sur l’iPad (exclusivement), Safari m’affichait en effet des onglets que j’avais déjà fermé sur le Mac. Au début, c’était une page, puis deux, puis trois… puis six ou sept. Ça devenait vite assez énervant : même si je les fermais à distance (dans Safari sur iPad), ils revenaient. Et sur le Mac, ils n’apparaissaient plus.

Si vous en avez un, ça passe, quand il y en a plusieurs, c’est embêtant : ça remplit la liste pour rien. J’ai essayé de désactiver iCloud, mettre à jour l’OS, fermer les onglets et attendre, etc. Mais rien. Et puis un jour… ils ont disparus (visiblement suite à une MAJ de l’OS)… avant de revenir (enfin, plus exactement, ça a recommencé). Je n’ai pas vraiment d’images parce que je prends rarement des captures de soucis de ce type, mais j’en ai quand même une.

L’onglet en rouge ne voulait pas disparaître alors qu’il était fermé depuis plusieurs jours.

Et la solution du coup ? Trouvée sur Reddit. Il faut mettre la date dans le futur sur les deux appareils (j’ai mis un peu plus d’un mois), fermer Safari (sur les deux, sur l’iPad, il faut bien le tuer), attendre un peu, remettre la bonne date et relancer Safari. Chez moi, ça a fonctionné parfaitement.

Mac OS X « Apple Internal Edition » (Tiger)

J’ai déjà parlé de Mac OS X en version « Internal Edition », avec Puma, Panther (CD), Panther (DVD), Leopard et Snow Leopard. Là, j’ai trouvé Tiger (plus ou moins).

J’avais déjà vu passer Tiger, mais ici, j’ai le disque. Mais un seul, malheureusement. J’ai en effet le disque qui contient l’OS lui-même et pas le second, qui contient les programmes. Et comme pour Leopard, le premier disque est identique à celui du commerce.

Mon DVD

En plus de ce DVD, j’ai aussi trouvé une autre version de Mac OS X sur MacintoshGarden. Là aussi, le disque avec les applications est manquant, mais il s’agit d’un DVD d’installation de Jaguar, alors que l’OS est habituellement fourni sur CD.

La quête continue donc…

Les joies du HDMI CEC avec le LG UBK90

Il faut avouer un truc : le CEC, c’est un peu n’importe quoi, quand même. j’avais déjà eu un souci bizarre il y a quelques années, mais là, c’était un peu plus énervant. Mon nouveau lecteur de Blu-rau Ultra HD, un LG UBK90, décidait de prendre la main à peu près en permanence.

Dès que j’allumais le téléviseur, que je poussais sur le bouton Menu de l’Apple TV ou que j’allumais la PlayStation 4, le lecteur se réveillait, prenait la main et le téléviseur passait sur l’entrée HDMI du lecteur. C’est très vite énervant comme comportement, et j’ai d’abord cherché dans les menus pour couper le CEC, vu que le problème semblait venir de là. Mais les menus du lecteur sont indigents, et ne permettent pas de couper la technologie. La solution basique consiste à débrancher le câble HDMI et à le remettre quand on veut regarder un disque (ce qui n’est pas si courant) mais ce n’est pas très pratique, et ça nécessite de rebooter le téléviseur avant : si je débranche le HDMI à chaud, le téléviseur pense qu’il y a un problème.

Du coup, j’ai cherché un peu, et j’ai trouvé une solution : bloquer le CEC physiquement. La solution proposée sur Reddit n’est pas franchement pratique : elle consiste à plier la broche 13 (qui transmet les commandes CEC) dans le câble. La seconde solution, que j’ai tenté, c’est d’utiliser un câble qui ne transmet pas le CEC. J’en avais parlé il y a (très) longtemps : un de mes câbles n’a pas les broches. Mais ce n’est pas très pratique : j’ai dû passer un tas de câble au multimètre pour vérifier lequel n’avait pas la broche câblée, avec un double check avec mon adaptateur CEC pour ordinateur. Et même si j’ai trouvé le câble, il est vieux et je n’avais pas envie de me retrouver avec des soucis de câbles en Ultra HD.

En test avec l’adaptateur HDMI CEC

Du coup, la troisième solution est l’adaptateur 41232 de chez Lindy. Il vaut entre 10 et 15 € (selon le vendeur) et s’intercale entre vos appareils, avec une prise HDMI mâle et une femelle. Et il fait quoi, le 41232 ? Il bloque le CEC : la broche 13 n’est pas connectée dans l’adaptateur.

L’adaptateur


Du coup, plus de problèmes : le lecteur ne passe plus son temps à activer l’entrée HDMI (enfin, plus exactement il le fait toujours, mais les autres appareils ne le voient pas). Je perds évidemment quelques fonctions comme la possibilité d’utiliser la télécommande du téléviseur avec le lecteur, mais ce n’est vraiment pas très important dans mon cas. Et assez bizarrement, le téléviseur détecte toujours qu’il s’agit d’un lecteur de Blu-ray, donc il y a une communication par un autre biais.

Bien évidemment, j’aurais préféré ne pas devoir ajouter un dongle sur un lecteur moderne pour l’empêcher de faire n’importe quoi, mais au moins ça règle mon problème. Et j’ai étiqueté mon câble qui ne transmet pas le CEC.

Le bonus caché du Style EP de chez Plastic Raygun

Aujourd’hui, je ne vais pas parler d’un programme sur un vinyle, mais d’un truc bizarre quand même. Et ça me permet de montrer un peu comment mes recherches se passent.

Pour commencer, il y a ma recherche des programmes cachés. J’avais déjà parlé du Spectrum EP de chez Plastic Raygun, qui contient un jeu pour ZX Spectrum. Mais en lisant quelques pages de référence sur les vinyles qui contiennent des programmes, j’étais tombé sur deux informations.

Premièrement, sur cette page qui a longtemps listé une bonne partie des disques (en réalité, j’en ai trouvé un peu plus). On trouve cette phrase.

A Space Invaders clone on the B-side of the “Google” single by Atomic Robo Kid.

Deuxièmement, un vieux message sur un forum.

Another SpecProg-on-Record is a Space Invaders clone on the B-side of the Googlex single by Atomic Robo Kid on the track ‘Magical Sound Shower’.

Après quelques recherches, je me rends compte qu’il y a une faute dans le premier message, et j’achète le bon disque : Atomic Robo Kid de Googlex, chez Plastic Raygun. Mais en encodant le disque… rien. Pas de données. Je contacte donc un des auteurs, vu sur Discogs, et j’obtiens cette réponse.

Sadly the “Googlex” record does not have a ZX Spectrum game on it. The record in question is the other Plastic Raygun release I’m on called The Spectrum EP.

Forcément. Le clone de Space Invaders pour ZX Spectrum, je le connais. Mais du coup, je vérifie quand même sur la page de l’éditeur, avec archive.org. Et je tombe sur cette ligne.

(…) and releasing a track that would dial the Plastic Raygun offices if a phone was held to the speakers.

Et en regardant sur la page Discogs du second disque de l’éditeur, je vois “Bonus Track“. Comme le disque n’était vraiment pas cher, je l’ai acheté. Et il y a bien une piste cachée avec les sons émis par un téléphone.

OK, il y a des sons en DTMF, mais comment obtenir le numéro ? Avec un petit programme. Et je l’avais déjà fait. J’ai compilé DTMF_Decoder (sous GNU/Linux) et après deux ou trois essais, j’ai obtenu le numéro. Pour les essais, rien de compliqué : j’ai juste isolé les bips et appliqués deux filtres pour virer les fréquences sous 600 Hz et celles au-dessus de 1700 Hz. Pourquoi ces fréquences ? Parce que le DTMF travaille à peu près entre les deux.

Et j’ai donc obtenu un numéro de téléphone : 7813123456. Vu que l’éditeur est anglais, ça donne +44 (0) 7813 12 34 56 (je l’ai changé, mais vous avez l’idée). De ce que j’ai vu, c’est un numéro de téléphonie mobile dans le pays, et donc probablement pas le numéro des bureaux. J’ai d’abord envoyé un SMS (sans réponse) avant d’appeler, là aussi sans réponse (ça coupe direct). A l’époque, placer les haut-parleurs devant un téléphone avec la tonalité devait permettre de lancer la numérotation automatiquement, mais c’est un peu plus compliqué avec un smartphone.

Je vous mets quand même ce qui précède et ce qui suit le numéro de téléphone.

Deux prototypes de manettes de Pippin

De temps en temps, je commande une console Pippin au Japon. Pas pour en avoir une ni par fétichisme (j’en ai déjà plusieurs trop) mais parce que j’ai remarqué un truc bizarre, qui semblait intéressant.

Sur la photo de cette annonce, donc, j’ai vu une manette noire sans câble, et une seconde manette un peu atypique.

La photo qui m’a fait tilter

A la réception, bingo. Deux manettes rares.

Une manette d’@World sans fil

La manette noire n’a pas de câble pour une bonne raison : c’est une version sans fil. Je ne sais pas exactement s’il s’agit d’un prototype ou d’un modèle (très) rare mais c’est la première que je vois. Physiquement, elle est identique à la version AtMark, avec les mêmes LED infrarouges, les quatre piles dans les poignées, etc. Elle fonctionne parfaitement avec un récepteur classique, et elle porte le marquage @World. Je n’ai pas son récepteur, par contre.

La manette


Les LED


Avec une version AtMark


Un prototype de manette

La seconde manette ira bien avec mon prototype de console. C’est en effet une manette sans marquage (pas de nom sous le trackball, pas de logo gravé dans la masse) avec quelques petites différences. En plus de l’absence de marquage, la boule du trackball est plus sombre que sur les manettes classiques, et les boutons sous la manette sont plus grands, ils dépassent nettement plus. La manette fonctionne parfaitement sur une console standard.

Le prototype en bas


On voit bien les différences sur le marquage


Pas de marquage


Les boutons plus longs

Joyeux Noël !

Je vous souhait un joyeux Noël et je vous remercie de venir me lire.

Je vous mets une photo du Glitch de Noël, et si vous venez voir cette page avec Windows ou Chrome, ça devrait afficher une petite surprise (plus d’informations sur cette page).

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