Collanews

🔒
❌ À propos de FreshRSS
Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.
À partir d’avant-hierLe journal du lapin

AppleTalk et le matériel moderne : méfiez-vous

Vous vous en doutez, je communique parfois en réseau avec de vieux appareils. Genre très vieux. Et récemment, après avoir changé quelques câbles, ça ne fonctionnait plus. Le partage créé par A2Server, en AppleTalk, n’était pas visible par mon Macintosh.

Après quelques essais, je me suis souvenu que j’avais déjà eu le problème : un de mes switchs bloque l’AppleTalk. Plus exactement, mon switch 10 Gb/s (un Netgear SX10). Et dans mes changements, j’avais branché le câble qui relie mes vieilles machines au réseau sur ce switch. Je ne connais pas la raison exacte, mais je suppose que le fait qu’il soit managé joue un peu et qu’il empêche les frames Ethernet qui transportent l’AppleTalk (EtherTalk) de passer. Dans mon cas, le changement est assez simple : j’ai juste mis le câble sur un autre switch. Plus exactement, le chemin entre mes vieilles machines et le Raspberry Pi qui sert de serveur ne passe plus par le switch en question, et tout fonctionne.

Ce qui m’amène à un problème lié et bien plus courant qu’un switch qui bloque l’AppleTalk, les points d’accès Wi-Fi. Le problème est assez ancien, mais revient régulièrement : pas mal de modèles empêchent l’AppleTalk de passer. C’est lié à la façon de faire passer l’AppleTalk en Ethernet (EtherTalk) : si le point d’accès Wi-Fi ne prend pas explicitement en charge EtherTalk, ça ne passe pas. En théorie, ce n’est pas un souci : il y a finalement assez peu de Mac qui utilisent du Wi-Fi et de l’AppleTalk. En pratique, dans un contexte moderne, c’est plus courant qu’on peut l’imaginer. Le premier cas est simple : un serveur AppleTalk (par exemple un Raspberry Pi) connecté en Wi-Fi. Le second, plus vicieux, vient des réseaux mesh modernes. S’ils utilisent du Wi-Fi pour la liaison entre les bornes, ça peut empêcher l’AppleTalk de fonctionner. Et donc deux appareils reliés en filaire à deux bornes Wi-Fi différentes ne peuvent pas communiquer.

La solution de base consiste évidemment à mettre le moins de switch possible et à passer tous les appareils en Ethernet. Et si vous voulez quand même du Wi-Fi, il faut prévoir un point d’accès compatible. Le choix le plus simple est de trouver une borne Apple AirPort : elles sont évidemment compatibles. Sinon, pas mal de vieux modèles le sont aussi, comme le mythique Linksys WRT-54G.

Un prototype de Power Mac 6100, Piltdown Man

Le nom de code du Power Mac 6100, un des premiers PowerPC, est Piltdown Man. Et il y a eu un prototype en vente sur eBay.

C’est un prototype dans un boîtier de Quadra (un peu différent de celui du Power Mac 6100) avec un lecteur de CD-ROM 2x (ici aussi une version de développement). C’est un DVT avec un disque dur de 160 Mo (ce qu’Apple n’a pas vendu) et un système probablement en bêta qui affiche PDM (lié au nom de code) comme nom de disque. En interne, on voit l’absence de RAM (la machine a probablement 8 Mo interne, comme le modèle commercial), l’absence de cache et l’absence de cartes d’extension. La vidéo passe donc par le HDI-45. La seule barrette insérée est a priori la ROM.

Le boîtier peu adapté


La connectique


Un prototype de lecteur CD


DVT


La carte mère, pas très propre


L’OS

Guitar Hero Live : le DRM hardware inutile en 2021

Il y a quelques mois maintenant, j’avais acheté à vil prix un accessoire rigolo : une guitare Bluetooth pour la version iOS de Guitar Hero Live. Et je me suis rendu compte qu’elle ne servait… à rien.

Petit résumé : Guitar Hero Live est sorti en 2015 sur iOS et a même été adapté à l’Apple TV lors du lancement de la version 4 (maintenant HD), qui prenait en charge les applications. Le jeu était gratuit, mais il y avait peu de chansons (deux sur iOS), avec un twist : si vous achetiez la guitare, elle débloquait les titres. Oui, parce qu’Activision avait lancé une guitare spécifiquement pour la variante iOS du jeu. Elle se connecte en Bluetooth LE et sert littéralement de DRM hardware, du coup. Elle était proposée pour 100 €, directement chez Apple notamment. La construction est assez correcte, ça reste du plastique mais ça semble solide quand même, il n’y a pas grand chose à dire sur ce point. A noter que la manette pour iOS est vraiment spécifique : elle est différente des versions consoles. Pour les autres versions, il y a une guitare qui ne change pas et un dongle spécifique à chaque console (ils sont interchangeables). A l’époque du lancement de l’Apple TV, la guitare avait fait parler d’elle : elle était obligatoire pour jouer sur Apple TV et le jeu ne prenait pas en compte la Siri Remote.

La guitare

Pourquoi c’est inutile (ou presque) en 2021 ?

La guitare ne fonctionne qu’avec Guitar Hero Live et le jeu a été supprimé de l’App Store en 2018. La page de support n’est pas très clair sur le fonctionnement si vous aviez téléchargé le jeu avant la date butoir (juin 2018), mais je n’ai pas trouvé de version crackée du titre (il était gratuit, donc forcément, pas réellement piraté). Disons que même si je trouvais une version installable, je ne suis pas certain qu’elle fonctionnerait : cet article de l’époque indique qu’une partie du gameplay est téléchargé en streaming. Du coup, je suppose que même sur un iPhone avec le jeu installé, ça ne fonctionne plus (ou plus totalement). Qui plus est, les titres débloqués avec la guitare sont a priori téléchargés, donc inutilisables. Sur les consoles, la fermeture des serveurs a supprimés une partie des achats (et une bonne partie des possibilités) mais les titres présents sur les disques – 42 – restent utilisables.

La guitare est bien Bluetooth LE

Maintenant, pourquoi est-ce (presque) utilisable ? Parce qu’il existe un programme qui singe Guitar Hero, Clone Hero. Et comme la guitare est compatible Bluetooth (4.0), il existe des programmes pour l’utiliser sur Mac ou sous Windows 10 directement. Le premier est open source mais nécessite de couper pas mal de sécurités de macOS. Le second est payant (10 £) et fonctionne sous Windows 10 et macOS (avec dans les deux cas, évidemment, une puce Bluetooth compatible). Il prend en charge Clone Hero et permet même de connecter plusieurs guitares sous macOS. Bon, je n’ai pas testé, et pas à cause du prix : je suis assez nul dans les jeux de rythme. Genre vraiment.

En fait, j’en ai parlé parce que vraiment, les titres qui disparaissent des App Store, spécialement quand ils sont liés à du matériel, c’est énervant. Alors que mon clavier Rockband pour Wii, il fonctionne encore (et en MIDI).

Réutiliser la carte Wi-Fi d’un Nabaztag

Comme le nouveau financement pour les cartes TagTagTag a atteint 100 %, certains vont peut-être ouvrir un Nabaztag et trouver une carte Wi-Fi dedans.

Dans le Nabaztag:tag, la carte Wi-Fi est un modèle USB, compatible 802.11g. Dans la première génération, c’est différent : il s’agit d’une carte Wi-Fi en PC Card, accessible assez facilement. Dans mon modèle, ouvert pour l’occasion, c’est visiblement une carte noname de type JVPAWL100. Celle du démontage officiel n’a pas de marquage, celle de ce démontage sur Hackaday est explicitement un modèle BenQ.

Mon Nabaztag


La carte est visible (en haut)


Bon, en pratique, il s’agit bien d’un modèle BenQ avec une puce Intersil Prism 2.5. On peut trouver les pilotes pour Windows (98/Me/2000/XP) facilement et elle fonctionne a priori sous Linux. La carte n’a par contre pas la bonne pouce pour Mac OS : elle ne peut pas remplacer une carte AirPort.


L’identifiant FCC ne ment pas

Après, l’intérêt reste relativement faible : la carte supporte uniquement le 802.11b et les modèles PC Card ont toujours été un peu lents. Qui plus est, la carte supporte nativement uniquement le WEP. Visiblement, on peut forcer le WPA dans certains cas (Windows XP Service Pack 2, le bon firmware, le bon pilote) mais je n’ai pas essayé, j’avoue. Autant la carte USB du Nabaztag:tag peut servir dans des bidouilles, autant ici c’est vraiment très limité. Après, je suis un peu biaisé : j’utilise essentiellement de vieux Mac et je préfère donc des cartes avec la même puce que les cartes AirPort. Pour ceux qui ont de vieux PC uniquement en PC Card (sans CardBus), c’est peut-être un modèle intéressant.

Test : le lecteur MO de la Pippin

Dans les accessoires pour la Pippin de Bandai, il y a un produit plutôt rare : le lecteur de MO. Et j’en ai enfin trouvé un.

MO signifie Magnéto Optique, il s’agit d’une technologie de stockage assez populaire au Japon, qui permettait (à l’époque) de stocker 230 Mo dans un disque en cartouche de la taille d’une disquette. Les MO sont assez rares en dehors du Japon, mais la technologie est fiable et offre une bonne rétrocompatibilité dans le temps (j’ai un lecteur USB). Il y a quelques années maintenant, j’avais testé un lecteur de MO en SCSI dans une console. En pratique, le lecteur présent dans l’accessoire officiel est le même que celui que j’avais utilisé : un Olympus MOS330E (c’est important pour la suite).

Dans le lecteur officiel

Visuellement, c’est assez proche du lecteur de disquettes. On doit placer la console dans les pieds, à l’avant, puis rabattre le tout pour que le connecteur entre dans la console. On peut voir sur l’avant le nom du modèle.

Le lecteur


Son nom


Olympus

En interne, on a un bloc qui comprend le lecteur et une carte d’interface. Je pensais que le SCSI était transmis directement dans le connecteur, mais non : le PCB s’interface visiblement en PCI, avec un contrôleur SCSI Symbios Logic (53C810). Il y a donc une prise propriétaire pour l’alimentation (avec un adaptateur Molex) et une prise SCSI 50 broches classiques.

Le bloc


L’adaptateur


Le lecteur est assez standard

A l’usage

Quand j’ai testé… rien. Nada. Pour deux raisons. D’abord, j’ai une Pippin (ma principale) qui ne veut pas de l’accessoire. Aucune idée de la raison, le connecteur a visiblement un souci. Deuxièmement, le lecteur semble mort. Mais j’ai installé mon ancien lecteur (le même) sans soucis. La compatibilité, j’en avais parlé, est assez faible. Il y a Gundam Virtual Modeler Light (qui le support explicitement), Pease Turbo (mais pas la version classique) et au moins le WebWiewer avec Internet Explorer 3.0. Il y a peut-être d’autres logiciels, je n’ai pas tout essayé. Dans les autres cas, et même si le lecteur de disquettes est supporté, ça ne marche pas. Il faut visiblement un pilote pour le lecteur en question, absent des CD de manière générale. Du coup, sauf pour les (gros) fans de Gundam japonais, cet accessoire a vraiment peu d’intérêt (ce qui explique probablement sa rareté). Et au passage, il faut une console avec la ROM 1.2 pour qu’il fonctionne, mais c’est assez courant.

Le jeu Gundam voit la cartouche


Une image sauvée à l’époque de mes premiers essais


Pease Turbo vvoit le disque (en haut à droite)


Le navigateur de base (même en version @World) ne voit pas le lecteur


Le WebViewer avec IE 3.0, si

Sony MDS-PC3 & PCLK-MN20 : relier un MiniDisc à un PC

Si on parlait MiniDisc ? Avant l’arrivée des NetMD, Sony a proposé pas mal de solutions différentes pour connecter un lecteur à un ordinateur. Et aujourd’hui, je vous montre un des kits en question.

La liste d’abord, que vous trouverez sur l’indispensable MiniDisc.org.

• D’abord, Sony a sorti des trucs basiques. Il y les kits PCLK-LSA1 et LSA2. Rien d’intéressant : il s’agit de câbles FireWire livrés avec le logiciel nécessaire pour contrôler un enregistreur LISSA (j’en parlerais un jour). Ensuite, le PCLK-U5. Là aussi, c’est sans intérêt : c’est une carte son USB avec une sortie optique.

• La seconde génération (kits PCLK-MD1 et MD2) permet de commander les appareils. D’un côté, vous trouverez une prise série à relier à un PC (ou un Mac), de l’autre un boîtier avec une prise jack. Elle va servir pour le connecteur (et le protocole) Control A1. C’est une technologie qui permet de synchroniser des lecteurs de CD et des enregistreurs MiniDisc, mais aussi – du coup – de commander les appareils. La partie matérielle des kits est la même, seul le logiciel évolue.

• La troisième génération est un peu différente, avec les PCLK-PX1, PX2 et PX3. Comme le précédent, les boîtiers sont identiques, la partie logicielle change. Dans tous les cas, on a une prise série côté PC et une prise mini DIN 6 (PC Link) côté lecteur. Attention, ça ressemble à du PS/2 (et certains enregistreurs acceptent les claviers) mais ce n’est pas du PS/2.

• Enfin, le sujet (ouf), les kits PCLK-MN10, MN10A et MN20. Comme les autres, les trois kits contiennent le même boîtier : un appareil avec d’un côté une prise USB (B) et de l’autre une prise mini DIN 6 (PC Link). Petite différence, aussi, deux prises audio. Il y a une sortie optique (pour envoyer le son dans un enregistreur avec une entrée) et une sortie analogique classique.

L’adaptateur (avec de l’USB B)


Sorties audio et prises mini DIN 6

J’ai donc un kit PC, mais aussi un enregistreur de MiniDisc compatible, le MDS-PC3. C’est un modèle assez compact, doté d’une alimentation externe et d’une connectique plutôt large. On a en effet une sortie casque, des entrées et sorties lignes, des entrées et sorties numériques (optiques) et la fameuse prise PC Link. D’ailleurs, Jonathan en a parlé ici pour une petite réparation, et j’ai d’ailleurs fait la même chose sur le mien.

L’enregistreur


Sa connectique

Ça marche comment ?

La partie audio est totalement standardisée : n’importe quel OS (macOS ici) peut envoyer le son dessus, les deux sorties sont synchronisées. La partie qui permet de commander le lecteur, elle, ne l’est pas. Il faut passer par le logiciel M-Crew de Sony. C’est essentiellement sur ce point que les kits diffèrent, en fonction des versions du logiciel. Jonathan en parle ici, l’ensemble fonctionne sous Windows XP. Il faut utiliser le pilote pour Windows 2000 (présent sur le CD) et ça suffit. Pour le programme, attention : il existe pas mal de version de M-Crew et – comme pour beaucoup de logiciels de l’époque – la localisation n’est pas automatique. Il existe donc des variantes J (Japon) et des versions E (English). Si vous tentez la première, n’espérez pas quelque chose d’utilisable : vous aurez au mieux des caractères plus ou moins aléatoires.

Le pilote Windows 2000 marche sous XP


La version japonaise affiche n’importe quoi


M-crew

Le programme offre une interface un peu inhabituelle, avec juste un bandeau par défaut, mais il permet de gérer le lecteur de MiniDisc (lecture, enregistrements, etc.), de nommer les pistes – toujours pratique -, de lire des CD et d’envoyer du contenu de l’ordinateur à l’enregistreur. C’est en temps réel, mais sans pertes liées au transfert : la liaison est numérique si votre enregistreur possède l’entrée idoine (c’est le cas du MDS-PC). J’ai utilisé la version 1.05E, mais il existe une version 2.01E. Dans mon cas, elle demande un fichier DLL, qui semble pourtant être présent (après, une réinstallation, ça a fonctionné).

Au lancement, juste une barre en haut

La logique est quand même assez particulière, avec un fonctionnement qui peut autant dérouter qu’un Sonic Stage, soyez prévenus. Je n’ai pas réussi à transférer depuis un CD (ce qui doit être possible), mais depuis un MP3, ça a marché. Il faut simplement activer l’enregistrement (avec le bouton Record) puis glisser les fichiers. Une sorte d’animation peu visible s’enclenche et l’enregistreur lui-même indique qu’il enregistre, mais l’ensemble est quand même assez instable (j’ai tenté dans une machine virtuelle). En fait, la logique est surtout la même qu’un véritable enregistreur de MiniDisc, ce n’est pas du tout automatisé comme OpenMG ou Sonic Stage : il faut lancer l’enregistreur (bouton REC), activer la lecture (l’enregistrement, en fait) sur l’enregistreur MiniDisc et la lecture du côté de la source. Et ensuite il va enregistrer en temps réel. Qui plus est, quand la connexion est lancée, l’enregistreur ne répond pas sur ses commandes physiques.

Le contenu d’un MiniDisc préenregistré


Quand on quitte, il propose d’éteindre l’appareil


La fenêtre d’enregistrement

En pratique, le réel intérêt du kit ne va pas être de commander le lecteur ni de gérer les enregistrements, deux choses assez fastidieuses, mais bien de titrer et trier facilement les pistes. Parce qu’enregistrer, c’est possible depuis le lecteur, et une simple sortie optique suffit. Mais titrer avec l’interface de l’enregistreur, c’est… compliqué (même avec la télécommande), mais avec le PC c’est simple et rapide.

Sinon, question protocole, les version avec le connecteur PC Link utilisent a priori le même protocole que les anciens modèles, seule la prise change. Sur cette page, il semble expliquer que les versions séries (avec le même connecteur) sont assez proches, mais que le principal problème est la partie logicielle.

GeoPort, le connecteur méconnu d’Apple

Connaissez-vous le GeoPort ? Ce connecteur Apple apparu avec les Macintosh “AV” en 1993 est parfois un peu mystérieux, mais il permet des choses intéressantes.

Mais le GeoPort, c’est quoi ? Un port série modifié, de façon assez basique. Le premier changement est la présence d’une neuvième broche (contre huit en temps normal) qui fournit de l’énergie. Elle permet de tirer 5 V (350 mA), de quoi alimenter un modem par exemple. La seconde, c’est la possibilité d’accélérer le port série, avec une horloge plus rapide (notamment). C’est un peu la même logique que pour le LocalTalk : en fournissant une horloge plus rapide, on peut accélérer les transferts. Typiquement, le série classique est limité à 230 kb/s (et nettement moins sur certains Mac) quand le GeoPort permet d’atteindre 2 Mb/s environ.

Les différences

L’usage le plus courant du GeoPort (ce n’est pas le seul) va être le GeoPort Telecom Adapter. C’est un accessoire intéressant, parce que s’il ressemble à un modem classique, il ne s’agit que d’une interface physique qui va adapter le signal pour atteindre les valeurs attendues sur une ligne téléphonique (en gros un ADC et un DAC). Un modem classique contient de l’électronique pour gérer la liaison série et les différentes fonctions, alors qu’un adaptateur GeoPort ne contient rien de tout ça. En fait, tout le nécessaire est géré par le Mac, à travers le GeoPort. Dans l’idée, si vous connaissez le principe, c’est un SoftModem (ou WinModem), donc une interface simplifiée. Dans le cas des PC, la raison d’être était principalement de réduire les coûts. Dans les Mac, pas totalement : l’adaptateur en question a pu évoluer et proposer plus de fonctions qu’un modem classique. Parce qu’évidemment, en laissant toute la partie logique au Mac, une simple mise à jour du programme permettait d’ajouter des fonctions. Typiquement, l’adaptateur en question fonctionnait à 9 600 bauds au lancement et les dernières mise à jour permettaient d’atteindre 33 600 bauds (en théorie, vu les retours de l’époque, ce n’était pas le modèle le plus performant). Plus exactement, Apple a effectué deux mises à jour : une en octobre 1996 (Apple Telecom 3), une seconde plus tard (je n’ai pas trouvé la date) avec Apple Telecom 3.1.1. La première a amené la prise en charge du V.34 (28 800 b/s) pour les Power Mac (mais pas les Mac AV), la seconde ajoute le V.34bis (33 600 b/s).

Un adaptateur GeoPort

Le principal défaut de ce choix, c’est la dépendance au Mac. Les premiers Mac équipés sont les deux modèles AV (840 et 660), et ce n’est pas un hasard : les traitements reposent sur le DSP, nettement plus efficace que le 68040 pour cet usage. Par la suite, Apple va intégrer la fonction dans les PowerPC en se reposant entièrement sur le CPU. Les retours de l’époque montrent que c’est un souci : ça prend un peu de RAM (600 ko, ce qui semble peu actuellement, mais les Power Mac arrivaient avec 8 Mo…) et pas mal de CPU. Sur les Power Mac 6100 dotés d’un 601 à 60 MHz, c’était a priori très visible.

Il faut noter que si l’incarnation principale du GeoPort est la prise mini DIN 9, le CommSlot de certains Mac prend en charge le nécessaire pour un modem GeoPort interne, donc avec la logique déportée sur le CPU.

Une version interne

Sur cette page, on note que la latence est très faible, le ping est amélioré parce que le modem n’est pas un vrai modem. Enfin, cette page montre que si techniquement on peut faire du 28 800 b/s, on reste un peu en-dessous. Il y a aussi une petite comparaison sur la puissance utilisée par le modem (mais j’en parle dans la suite).

L’Express Modem

En réalité, le GeoPort n’est pas le premier essai de déporter la logique sur le CPU. Un peu avant, Apple avait proposé l’Express Modem pour les PowerBook, essentiellement pour arriver à intégrer le modem en le miniaturisant. Dans les PowerBook, le résultat était assez moyen : le “modem” utilisait de la RAM et les CPU – des 68000 ou 68030 – étaient un peu légers pour ça.

Un Express Modem externe


Shot with DXO ONE Camera

Les autres périphériques

Le GeoPort a finalement été utilisé assez peu. Chez Apple, on peut noter les premiers QuickTake (100 et 150) : ils transfèrent en GeoPort qui est plus rapide que le RS-232 des PC (notamment). Je l’avais noté à l’époque, mais comme je récupère les photos avec une machine virtuelle sous Windows XP (c’est plus simple en pratique), ça ne sert pas tellement. Il existe surtout aussi quelques appareils qui utilisent la prise GeoPort, mais en mode classique. L’intérêt ? Alimenter le modem. C’est le cas sur le Global Village avec le Gold II par exemple. Techniquement, c’est un “vrai” modem, mais il utilise la neuvième broche pour son alimentation. En pratique, il est possible de le modifier pour l’alimenter en externe. Dans les autres produits, on trouve aussi un modem ISDN de chez Sagem, qui permet d’utiliser la norme (appelée RNIS en France) à son maximum : 128 kb/s.

Enfin, il y a les modems de la Pippin. Je ne sais pas vraiment s’ils sont GeoPort ou s’ils utilisent un vrai modem avec une alimentation sur la neuvième broche, j’avoue. Disons que comme il existe deux versions (14 400 et 33 600 bauds), je suppose qu’il s’agit de vrais modems.

Un modem de Pippin (14 400)

Testons le “pod”

Il y a plusieurs références de GeoPort Telecom Adapter mais ils sont (presque) identiques techniquement a priori. Ce qui change, c’est essentiellement le logiciel livré avec. Plus exactement : le M1694LL/A (première génération) a été proposé avec les Mac AV et pose des soucis avec certaines lignes. Et il ne fonctionne (selon la documentation) qu’aux Etats-Unis. Le M1694LL/B est utilisable hors des USA et a été corrigé au niveau matériel. Enfin, le M3127LL/A est identique au précédent mais a été livré avec une partie logicielle compatible avec les Power Mac. Il existe aussi le M2117LL/A (le mien, probablement le même mais livré avec la version compatible 28 800 du logiciel) et le M5438LL/A (idem, mais 33 600).

Toutes les certifications

Pour les premiers essais, j’ai pris un PowerBook 3400c, un modèle raisonnablement puissant pour l’époque : il est équipé d’un PowerPC 603ev à 180 MHz. Il a deux fois plus de mémoire cache (niveau 1) que le 603 d’origine, et un cache L2 de 256 ko. Il était sous Mac OS 8.0, et j’ai installé Apple Telecom 3.1.3 et les mises à jour GeoPort nécessaires pour atteindre 33 600 b/s. En face, j’ai utilisé un Raspberry Pi sous DreamPi, c’est un OS qui permet d’émuler un serveur RTC avec un modem analogique. C’est un cas extrêmement favorable pour mesurer les performances : il y a en gros deux mètres de câbles entre le Mac et le serveur. Et dans ce cas, j’ai téléchargé à environ 4 ko/s (soit à peu près 32 000 b/s), pratiquement le maximum du V.34b. Sur le coup, le modem fonctionne, rien à dire.


Par contre, les performances, c’est autre chose. Avec MacBench, le PowerBook offre de base pratiquement trois fois les performances d’un Piwer Mac 6100, équipé d’un PowerPC 601 à 60 MHz. Compte tenu du fait que le 603 est un peu plus simple que le 601 (et possède moins de transistors), c’est plutôt positif. Une fois le modem activé et connecté (et c’est tout, sans transferts), c’est une autre paire de manche : on divise en gros la puissance de calcul par deux. C’est très sensible à l’usage dans les menus, dans Mac OS. Avec MacBench, on passe de 287 % du Power Mac 6100 à 137 %. Et si jamais on transfère des données (ici, j’ai juste chargé une image JPEG), c’est encore pire (111 %). Je n’ai pas testé sur le Power Mac en question pour des raisons pratiques (notamment de longueurs de câbles…), mais du coup on doit se retrouver très nettement un 68040 par exemple. De ce que j’ai vu (et des réponses données par certains), c’est plus efficace avec un 604 ou (je suppose) un G3, deux CPU nettement plus performants.


La perte de performances est importante

C’est tout le problème de ce type de modem : si les fonctions sont intéressantes, les performances ne suivent pas réellement ce qu’on gagne d’un côté est perdu de l’autre parce que tout est lent.

Apple Phone

Un des trucs sympas du GeoPort et du “modem” associé, c’est Apple Phone. L’idée, c’est de proposer un téléphone virtuel avec des fonctions avancées. On a donc la possibilité de téléphoner directement depuis le Mac, de faxer (en envoi et en réception) et même de gérer un répondeur. Sur le coup, le Visual Voice Mail de l’iPhone existait déjà chez Apple depuis des années. J’ai branché l’appareil sur ma ligne VoIP et ça fonctionne : le Mac sonne (avec un bruit de vieux téléphone), le répondeur prend bien les messages, on peut appeler, etc. La qualité n’est vraiment pas extraordinaire, mais c’est probablement parce qu’on est habitué à avoir la « voix en HD » depuis un moment dans la téléphonie. Je n’ai pas testé les fax, par contre : ça passe assez mal en VoIP. L’appareil est normalement capable d’afficher le numéro de l’appelant (un truc qui demande en temps normal des modems spécifiques) mais ça n’a pas fonctionné ici. Mais je soupçonne quand même un réglage lié à mon boîtier VoIP, les normes ne sont pas identiques en Europe et aux Etats-Unis. Et pour les amateurs, on peut visiblement tout gérer en AppleScript, réveiller l’ordinateur, etc. Sur le coup, c’était assez moderne et vraiment lié au fonctionnement essentiellement logiciel du GeoPort.

Le clavier


Le Visual Voice Mail


Les fax


Faut-il vraiment une conclusion ? Oui, peut-être. Le GeoPort était une idée intéressante, avec pas mal d’avantages mais aussi des inconvénients. Je pense que si les Mac avaient tous intégrés un DSP, ça aurait pu devenir un truc incontournable, mais l’histoire n’est pas allée dans cette voie. Dans la réalité, le GeoPort est surtout un truc un peu obscure, un peu bizarre et mis dans un coin. Parce qu’il faut bien se dire que dès la fin des années 90, Apple a arrêté de proposer des modems en GeoPort pour revenir sur des modèles standards avant d’abandonner le modem (comme tout le monde) quelques années plus tard (en gros avec l’arrivé des Mac Intel).

Encore un « Apple TV des années 90 » en vente

Vu sur eBay, un prototype assez courant finalement : l’Apple TV des années 90, aka Apple Interactive Set Top Box.

Pour résumer, c’est un Mac compact équipé d’une carte de décompression MPEG (la première version) qui a été testée par des cablo-opérateurs dans les années 90 (Plein Câble en France, BT au Royaume-Unis, Belgacom en Belgique, etc.). C’est fonctionnellement un Mac à base de 68040, avec des E/S adaptés et une interface de liaison. Il ne s’agit pas d’une connexion Ethernet (ou modem) mais d’un truc spécifique pour se connecter à des serveurs qui envoyaient la vidéo. Ca se bidouille un peu pour lancer l’OS de l’époque, mais de base, c’est surtout un joli presse-papiers… proposé plusieurs centaines de dollars.


Quelques prises cachées



Le premier jeu vidéo sur LaserDisc, en 1981 sur Apple II

Si vous connaissez un peu les jeux vidéo, à la question « Quel est le premier jeu sur LaserDisc ? », la réponse sera probablement Dragon’s Lair. Mais il date de 1983, et Astron Belt (par exemple) est de 1982. Et Quarter Horse, une sorte de jeux de pari interactif, est même un peu plus ancien. Mais la bonne réponse, en réalité, est Adventures in Videoland, en 1981.

Vous le ne connaissez pas ? C’est normal. C’est un programme paru dans le magazine Creative Computing en janvier 1982 (et donc sorti en pratique en 1981), dont l’auteur est David Lubar. A l’époque, c’était un listing en BASIC, mais il a été réédité en 1984 et est aussi visiblement sorti sur disquettes. Le programme pour Apple II dépendait d’un film précis, Rollercoaster (Le Toboggan de la mort en France).

On va commencer par le contexte et les choix techniques. La version d’origine du programme date de la fin d’année 1981 – le magazine a été envoyé aux abonnés en décembre – et utilisait du matériel un peu particulier. Il fallait en effet un Apple II (assez courant), une carte Omniscan de chez Aurora (275 $ en 1981, environ 830 $ actuels) et un lecteur de LaserDisc précis, le Pioneer VP-1000. Il valait 750 $ (~2 250 $ en 2021). La carte n’est pas une interface série mais un truc bien plus rudimentaire : l’équivalent d’une télécommande filaire. En gros, le programme (et donc la carte) envoyait les mêmes commandes qu’une télécommande pour passer d’un endroit à un autre. Malin. Enfin, il faut évidemment le DiscoVision du film. C’est une édition CAV (ce qui permet les arrêts sur image) assez ancienne, et mon exemplaire a assez mal vieilli, on va en reparler. Du coup, la seconde édition du film ne convient pas : elle est en CLV. Dans les trucs sympas, le disque possède une Dead Side. Après nettoyage, c’est la première face du DiscoVision de L’Homme des Hautes Plaines (High Plains Drifter).


Seule la face 1 du disque 1 va servir

Pour tout dire, ça semble un peu impossible de faire fonctionner le programme en 2021 : trouver la carte et le bon lecteur en bon état, c’est du domaine de l’impossible. Mais il y a une solution. Kay Savetz a en effet modifié le programme pour qu’il fonctionne avec du matériel (un peu) plus moderne et a mis le tout en ligne. Il y a en fait quatre versions. L’originale, donc, une seconde qui a été livrée sur disquette avec visiblement quelques différences et deux variantes plus simples à mettre en place. La première nécessite toujours le LaserDisc, mais passe par une connexion série vers un lecteur Pioneer équipé. La seconde nécessite un lecteur de DVD de la même marque avec une interface série (DVD-V8000). Dans les deux cas, il faut toujours un Apple II.

Mon montage

Premièrement, le lecteur. J’ai un Pioneer LD-V2600 équipé d’une interface série, que j’avais utilisé pour les LaserDisc Apple. C’est un modèle NTSC assez basique mais qui se contrôle en série. Pour le disque, j’ai juste acheté le DiscoVision. Il a un peu souffert du temps (le fameux rot) mais il fonctionne. Pour information, le jeu n’utilise que la première face du premier disque. Et pour l’Apple II, j’ai triché. J’ai pris ma carte Apple IIe pour Mac. Avec le Floppy Emu bien configuré, j’ai pu charger l’image de disquette fournie. Attention, il faut le câble pour la carte Apple IIe et le bon firmware pour le Floppy Emu.

Je vous mets aussi cette petite vidéo qui montre le montage avec de vrais écrans. J’aurais bien fait le jeu directement dessus, mais le truc, c’est que mon écran cathodique Apple fonctionne à 67 Hz, donc c’est une plaie pour le synchroniser correctement quand on filme (je ne suis pas équipé).

La configuration de l’Apple IIe a été un peu plus compliquée. Pour charger le programme, rien de spécial : il suffit de taper LOAD ROLLERCOASTER-2018 puis RUN.

La partie tendue, ça a été la connexion série. En effet, j’ai dû mettre un adaptateur Mini DIN 8 vers série (DE9) puis un adaptateur DE9 vers DA15. Et ensuite, il a fallu configurer l’Apple IIe. Après pas mal d’essais, j’ai mis une carte série dans le Slot 2, configurée pour communiquer à 4 800 bauds avec le lecteur (le débit par défaut). Attention, il faut forcer manuellement le débit dans l’interface d’Apple, et par défaut la carte est configurée pour communiquer à 1 200 ou 2 400 bauds avec un modem.

Avec le bon programme et une liaison série fonctionnelle, tout marche. Attention, il faut lancer le disque (avec Play) avant de commencer, sinon le lecteur ne réagit pas.

Le jeu

Du coup, j’ai fait une vidéo qui utilise les infos de la vidéo de Kay Savetz. C’est juste une sorte de solution, enregistrée en capturant l’image de la carte Apple IIe (ce qui explique que l’image n’est pas verte) et la sortie du lecteur de LaserDisc (en composite sur ce modèle). J’ai eu un peu de mal à synchroniser le tout, parce que j’ai dû enregistrer séparément.

Alors, d’un point de vue ludique, ça reste assez basique. C’est du textuel standard, avec des trucs à deviner (et sans indices, parfois). Le LaserDisc ajoute quand même une touche sympa : on a des images fixes (merci le CAV) et de petits extraits. Franchement, l’auteur a réussi un truc sympa en piochant dans environ 24 minutes de vidéo (la première face du premier disque). Question pratique, en tout cas sur la version “2018”, c’est un peu lent. On tape une commande, le programme envoie la commande en mode série, le lecteur réagit, cherche la bonne frame, etc. J’ai un peu ajusté dans la vidéo, mais en vrai, on a quand même un petit décalage. le seul point un peu dommage c’est que les images ne changent pas à chaque fois. Dans certains cas, l’animation se déclenche, dans d’autres on reste sur l’image précédente. Dans la vidéo, vous verrez probablement quelques faux raccords, aussi, parce que j’ai parfois fait de fausses manipulations.

Dans cette seconde vidéo, il y a quelques exemples qui montrent la meilleure façon de perdre.

Aller plus loin

Si vous avez d’essayer sans un Apple II ou sans lecteur de LaserDisc, il y a une solution : une personne a mis le code en ligne dans un interpréteur Javascript avec de la vidéo en HTML5. Il y a une vidéo de présentation et un peu d’explications techniques ici. Kay Savetz a aussi fait une présentation dans une convention, la vidéo est là, la présentation elle-même est ici.

Quand l’iPhone X utilisait encore TouchID

Vu sur Twitter, une série de photos sur un iPhone X avec TouchID. Visiblement, le smartphone a d’abord été pensé pour le lecteur d’empreintes. Et l’OS de test, sur un modèle présenté, dispose encore des fonctions.

Mesa (le nom de code de TouchID)



Le Lightning rouge des prototypes

Les photos de prototypes de l’époque montrent un iPhone avec des bordures et un lecteur d’empreintes à l’arrière.

Fixer la couleur dominante du site avec Safari 15

On en parle de Safari 15 ? Sur iOS, c’est assez horrible par défaut, et sur Mac, c’est… compliqué. C’est bien expliqué là, en anglais, mais la gestion des onglets est catastrophique. Mais parlons de la couleur.

Enfin, parlons aussi des onglets, et du fait que l’onglet actif n’est pas mis en avant de façon cohérente, surtout : depuis une semaine que je l’utilise vraiment (sous Big Sur), ça m’est arrivé plusieurs fois de fermer le mauvais onglet. Plus largement, la barre n’est pas bien intégrée à la fenêtre et c’est gênant. Franchement, Apple pourrait revenir aux onglets de Safari 4 bêta, placés en haut de la fenêtre. Mais soit.

La couleur, donc. Par défaut (on peut désactiver ça dans les préférences), Safari va colorer son interface en fonction de la couleur de la page. On peut aimer (j’hésite toujours un peu, là) mais ça pose quelques soucis pratiques : les boutons de Safari semblent intégrés au site, par exemple (le bouton en haut à gauche de la capture est un bon exemple). Mais le principal problème, c’est que ça ne fonctionne pas dans tous les cas. En théorie, Safari va essayer de mettre la couleur dominante. En pratique, ça peut donner des résultats bizarres, qui changent en fonction des pages sur le même site. La solution ? Forcer une couleur manuellement.

Il y a simplement deux lignes de HTML à ajouter.

<meta name="theme-color" content="#FFFFFF" media="(prefers-color-scheme: light)">

<meta name="theme-color" content="#000000" media="(prefers-color-scheme: dark)">

Si vous ne gérez pas le mode sombre, une seule ligne suffit.

<meta name="theme-color" content="#FFFFFF">

Ici, j’ai mis des couleurs vraiment basiques (en gros, du noir en mode sombre). J’avais essayé avec le vert du favicon, mais c’était un peu trop flashy, et la couleur n’est pas assez présente sur le site en général.

En pratique, j’espère vraiment qu’Apple va essayer de faire quelque chose et proposer une interface plus efficace : pour le moment, c’est vraiment un souci pour moi. Qui plus est, Safari 15 n’est pas très stable et la gestion de la liste de lecture et des signets change un peu trop (je deviens vieux, je n’aime pas le changement).

Mac ou Pippin ? @Card SD Gundam Gaiden

Cette semaine, je (re)teste un jeu Pippin… mais sur Mac. Une partie des titres de la console d’Apple et Bandai fonctionne en effet sur les deux plateformes. Il s’agit ici de @Card SD Gundam Gaiden.

En fait, pour une fois, il y a des différences entre Pippin et Mac. La raison principale, c’est que la version Pippin utilise des raccourcis bizarres, donc sur Mac, ça change. On passe sur un clic standard et des raccourcis claviers à base de command + x. Dans les autres différences, on gagne quelques vidéos (ou alors elles ne se lançaient pas sur Pippin). La bonne nouvelle, c’est qu’on peut utiliser la disquette pour passer d’un appareil à un autre, même si dans mon cas elle était vide.

Vide

Attention à un truc : il faut ajouter quelques fichiers dans le dossier Extensions de Mac OS, spécialement le PippinPPClib. Sans lui, vous aurez des messages d’erreur.

Il faut le mettre (pas besoin de QuickTime, normalement)


Oups


Il manque un truc


Là aussi

Sinon, ça fonctionne comme sur Pippin et donc je n’ai pas cherché très loin. On doit s’échanger des cartes avec des Gundam en SD dessus, se battre, en acheter, etc. Je pense qu’au Japon, ça peut avoir du succès vu que le jeu de cartes en question est assez connu de ce que j’ai pu comprendre.





Au clavier !




Un prototype de la première Apple Watch

Vu sur Twitter, un prototype de la première Apple Watch, un peu différente de la version finale.

On peut voir que les capteurs sont différents de ceux de la version commerciale, et que le marquage est évidemment différent. Elle date visiblement du second trimestre de 2014.

Le capteur, différent




Une Apple Watch de démo sur eBay

Vu sur eBay, une montre un peu spéciale : une Series 2 qui se branche sur le socle de présentation des Apple Store.

Le socle acceptait uniquement des montres en 42 mm et les montres ont des trous pour la visserie et une encoche pour le connecteur du bracelet spécifique.



On voit l’encoche



Emettre la TV mobile en 1Seg vers un Mac

Vous connaissez le 1Seg ? Probablement pas. Cette norme de télévision japonaise (utilisée aussi en Amérique du Sud) permet de diffuser de la télévision pour les appareils mobiles, et j’ai un jour décidé d’essayer de diffuser (et capter) cette norme. Avec plus ou moins de succès.

Le développement de ce sujet est assez long, parce que j’ai eu cette idée il y a très longtemps en regardant ce que EyeTV (un programme pour Mac que j’aime bien) supportait. Au fil du temps, j’ai testé pas mal de choses (on va en parler) et je suis arrivé à un résultat montrable. Mais pas exactement ce que je voulais. Durant l’année, j’ai essayé de faire fonctionner un point précis sans réussir, j’ai un peu abandonné, laissé le tout sur le côté. Puis comme je trie mes brouillons et que je ne trouve pas de solution, j’ai décidé de le publier en l’état. Il va manquer certains points, pour une raison idiote : j’ai généré certains trucs il y a plusieurs mois sans réellement noter tout ce que je faisais…

1Seg, c’est quoi ?

Pour expliquer le 1Seg, il faut d’abord comprendre comment marche la télévision. Au 20e siècle, la diffusion passait par des normes analogiques, qui différaient selon les territoires, avec essentiellement trois choix (qui pouvaient varier de façon mineure). Le PAL en Europe (sauf la France), le SECAM en France et dans quelques pays de l’Est, le NTSC aux Etats-Unis et au Japon (notamment). Au 21e siècle, on est passé en numérique, avec un petit changement : d’un côté un standard pour la diffusion elle-même, de l’autres les données qui passent dedans. Pour les données, le fonctionnement est à peu près le même partout : on a commencé par de la SD en MPEG2 (comme les DVD) avant de passer sur de la HD en H.264. Il y a quelques exceptions (certains pays utilisent le H.265 pour la HD, d’autres le H.254 en SD, etc.) et les choix pour l’audio peuvent varier, mais dans l’ensemble on part sur les mêmes technologies. Mais pour la diffusion, c’est différent.

Premièrement, il existe plusieurs normes, en fonction des territoires. Les pays européens utilisent essentiellement les normes DVB, les Etats-Unis l’ATSC et le Japon, ainsi que les pays sud-américains, l’ISDB. L’idée dans tous les cas reste la même : diffuser un flux numérique avec un débit de plusieurs mégabits/s pour mettre de la vidéo en MPEG (au sens large) dedans. Il y a ensuite des variations en fonction du type de diffusion. En Europe, on trouve les DVB-T pour le terrestre (hertzien), très populaire en France, le DVB-C pour le câble (en Belgique, par exemple), le DVB-S pour le satellite, etc.

On en arrive au 1Seg, qui est une variante de l’ISDB-T (la version hertzienne, donc). D’un point de vue pratique, en ISDB-T, un canal est divisé en 13 segments et la vidéo (SD ou HD) en prend 12. Et le treizième ? C’est le fameux 1Seg (1 segment). Et ce segment contient de la vidéo, tout comme les autres, mais avec une qualité évidemment bien plus faible. Du coup, on a décidé de l’utiliser pour la TV mobile. Le flux offre à peu près 400 kb/s, ce qui ne permet pas de miracles. Au Japon, la vidéo est en MPEG2 en 320 x 240 à 15 fps, et l’audio en HE-AAC. Dans les pays d’Amérique du Sud, la diffusion reste en 320 x 240, mais en H.264 à 30 fps (le codec est un peu plus efficace). Le résultat n’est pas fou, mais la norme est prévue pour une bonne réception en mobilité. Et il existe des périphériques dédiés : voitures, téléphones et consoles (je vais y revenir). De ce que j’ai compris, le Japon a diffusé pendant un temps exactement la même chose que le canal principal (Full Seg) mais ce n’est plus obligatoire depuis un moment.

Recevoir un flux 1Seg

Le choix de base, c’est un téléphone ou un récepteur dédié, mais c’est assez rare au Japon, et les vieux téléphones sont parfois compliqués à faire fonctionner. Mais il existe d’autres solution, et pour commencer je suis parti sur des accessoires de console. Le premier est un tuner 1Seg pour la PSP de Sony (PSP-S310). C’est un accessoire officiel qui se branche sur le port USB de la console (comme la caméra) et permet de recevoir la TV mobile. Il nécessite une console de la seconde génération (PSP 2000, parfois nommée Slim) et – surtout – une console japonaise.

Le tuner


Sur une PSP 3000

Pour être clair, j’ai l’accessoire en question, mais je n’ai pas réussi à capter de la vidéo, j’expliquerais pourquoi dans la suite. Je ne vais pas détailler la méthode mais si vous avez – comme moi – une PSP européenne, il faut la hacker. De cette façon, il sera possible de changer le pays de la console pour faire reconnaître le tuner TV. Rien de bien compliqué, il suffit de suivre les tutos qui se trouvent sur le Net.

Nintendo a proposé la même chose pour les Nintendo DS, avec un tuner qui se branche directement dans le port cartouche. Comme pour la PSP, je n’ai pas réussi à capter la vidéo, mais il fonctionner directement sur une console européenne, même si l’interface reste en japonais. Rien de spécial à dire dessus, c’est assez gros avec deux antennes mais l’interface est efficace grâce aux deux écrans.

Le tuner (on voit bien le connecteur cartouche)


Sur une console de première génération

Ma troisième solution, c’est EyeTV. Le logiciel d’Elgato supporte en effet pas mal de tuners différents et quelques modèles prennent en charge le 1Seg. Les versions mobiles, notamment, supportent la norme. Et la variante Android (en microUSB) est compatible avec les Mac avec un simple câble microUSB femelle vers USB-A (mâle). Mais même chose, après quelques essais : impossible d’obtenir une image, même si le tuner est bien vu comme un modèle 1Seg. Je me suis donc tourné vers un autre tuner, le Logitec (sans le h) LDT-1S302U. Ce modèle japonais fonctionne bien au Brésil, et aussi chez moi, et a surtout l’avantage d’être directement compatible avec EyeTV.

La version mobile Lightning


La version mobile Android, en microUSB et utilisable sur Mac


Le tuner de Logitec

Emettre en 1Seg

On en arrive à la partie compliquée, l’émission. La partie software, d’abord. J’ai utilisé gr-isdbt, un logiciel développé par des gens très sympas (j’ai pu discuter un peu avec eux par mail, et ils sont sur Twitter). C’est open source, bien documenté, et ça permet d’émettre un flux ISDB-T (et dans mon cas, plus précisément 1Seg) en utilisant GNU Radio, sous Linux. J’ai eu un peu de mal à l’installer – il faut notamment une ancienne version d’Ubuntu, ça ne fonctionnait pas sur une version 20/21, j’ai une 18.04 en machine virtuelle – et je ne suis pas du tout familier avec ce genre d’outils.

Comme expliqué plus haut, j’ai travaillé par itération, en testant des trucs, et je n’ai pas gardé toutes les étapes et lignes de commandes tapées. Après, GNU Radio fonctionne par blocs, et je pense qu’une personne motivée peut comprendre comment ça fonctionne à peu près (je l’ai fait).

Une partie du graph’ GNU Radio

Si le sujet vous intéresse, le projet a un site, qui propose quelques fichiers et explications. Il est par exemple possible de transmettre par webcam, vers un téléviseur compatible, avec un émetteur hacké depuis un adaptateur USB 3.0 vers VGA, de recevoir en RTL-SDR, etc. Il y a même une vidéo qui présente le projet.

La seconde partie logicelle, qui m’a un peu bloqué, c’est la vidéo. Pour émettre, il faut un fichier TS qui contient la vidéo, l’audio et des données multiplexées. Ces dernières contiennent les paramètres, notamment utilisés par les tuners. Pour la vidéo, je suis parti de Big Buck Bunny, en limitant le débit manuellement et en mettant les bons paramètres. En pratique, avec EyeTV au moins, ce n’est pas trop strict. Du MPEG2 ou du H.264 à bas débit et avec une fréquence d’image standard va passer. Le problème principal est de bien limiter le débit maximal : dans un fichier classique, on peut travailler avec un bitrate variable, mais pour de la diffusion c’est évidemment impossible. Il faut donc bien limiter le débit maximal. Pour l’audio, passer par un Mac a un avantage : l’encodeur HE-AAC d’Apple fonctionne bien, alors que celui de FFMPEG est buggé. Je vais vous mettre un fichier pour vous donner une idée, mais forcément du MPEG2 à bas débit et avec une définition plutôt basse ne donne pas des résultats impressionnants.

Maintenant, pourquoi est-ce que ça bloque ? Techniquement, le tuner ISDB attend visiblement une table qui contient les données présentes dans le flux vidéo, et notamment tout ce qui est lié au 1Seg. Et je n’ai pas réussi à générer une table totalement valide. Et malheureusement, le seul fichier TS issu d’une varie diffusion que j’ai trouvé n’est pas totalement valide non plus. Le fichier en question semble indiquer qu’il n’y a pas de vidéo (alors que le flux vidéo est bien présent), ce qui pose des soucis. Les deux consoles détectent bien un canal quand j’utilise le fichier TS en question mais n’affichent rien, et quand j’utilise un fichier TS que j’ai fait moi-même… le canal n’est pas détecté. Le problème est malheureusement largement au-delà de mes compétences, et je n’ai pas réussi à faire un fichier hybride contenant les bonnes données.

Vous vous demandez peut-être pourquoi ça fonctionne avec EyeTV alors, et bien… je n’en sais rien. Je suppose, sans convictions, que EyeTV (ou le tuner lui-même) est plus souple et moins stricte. Dans la pratique, ce que j’envoie fonctionne parfaitement avec EyeTV et le tuner Logitec (mais pas l’Elgato, d’ailleurs) mais pas avec la PSP ou avec la Nintendo DS.

Enfin, la partie hardware. Pour émettre, il n’y a pas des milliers de solutions. Les auteurs du logiciel utilisent un appareil assez cher (hors de portée de ce blog, en tout cas pour un article comme ça) et au départ, je voulais utiliser un adaptateur USB vers VGA bidouillé, mais ma commande eBay n’est jamais arrivée. Finalement, j’ai craqué pour un HackRF chinois, moins onéreux que le vrai modèle (trouvé en promotion pour ~70 $ sur Aliexpress). C’est un petit appareil qui peut émettre dans une large gamme de fréquences et qui fonctionne assez bien dans mon cas, même si j’ai dû acheter une de leurs antennes pour un résultat optimal. Pour mon usage, la version chinoise suffit amplement, même si je sais parfaitement que le modèle d’origine est probablement (un peu) plus efficace et mieux fini.

Le HackRF

Le résultat

Franchement, le post est beaucoup trop long, donc j’ai fait une petite vidéo pour montrer ce que ça donne. L’émetteur est une machine virtuelle Ubuntu sur un MacBook Pro 2017, le récepteur un MacBook Air sous Mojave (pour lancer EyeTV en version 3). On voit bien que la vidéo de Big Buck Bunny fonctionne bien, même si la qualité de l’image est évidemment assez faible. Il faut bien comprendre que l’ensemble est plutôt prévu pour être reçu sur des appareils avec un petit écran (3 ou 4 pouces) du milieu des années 2000 : les attentes ne sont pas les mêmes qu’en 2021 ou le moindre smartphone a un écran de 6 pouces qui du 1080p.

Un prototype d’Apple Watch Series 2 cellulaire

Vu sur Twitter, un prototype d’Apple Watch Series 2 avec un modem. C’est un prototype intéressant, vu que la version Cellular n’est apparue qu’avec la version 3.

Cette montre propose donc une couleur spécifique (l’acier doré, lancé avec la Series 4) et un modem cellulaire, apparu avec la Series 3. Selon l’auteur, l’option a été abandonnée à l’époque parce que la fiabilité était mauvaise et que l’ensemble surchauffait.




La couronne rouge distinctive

(presque) un test d’une alimentation redondante de Power Mac G4

Il y a quelques années, j’avais parlé de l’alimentation redondante des Power Mac G4 Server. Pas des Xserve, non, des Power Mac G4. Et j’en ai trouvé une qui j’ai éclaté au moment du test 😅.

J’en avais parlé en 2016, donc, Apple a livré des Power Mac G4 Server – sous Mac OS X Server – avec une alimentation redondante. La référence 614-0096 (661-2303 chez Apple) offre une puissance de 155 W, ce qui semble un peu léger de prime abord, mais s’explique parce qu’il y a deux alimentations (littéralement) dans le bloc.

155 W seulement.


On voit bien deux alimentations dedans

Ce modèle fonctionne avec les Power Mac G3 (Bleu) et les G4 de première génération, c’est-à-dire le modèle PCI et l’AGP. Le brochage du connecteur à 20 broches est proche de l’ATX avec deux différences : la broche 18 est une masse et pas le -5 V (c’est le cas sur les alimentations ATX modernes, d’ailleurs) et la broche 8 pour l’allumage est en +3,3 V. Les Power Mac G4 suivants utilisent un brochage différents, notamment pour fournir l’énergie des écrans ADC ou pour gérer l’alimentation du bus FireWire.

Question OS, cette page explique que Mac OS X Server (celui basé sur Rhapsody) prend en charge l’alimentation en question. Et cette vieille page de support Apple explique que Mac OS X Server (vu les dates) peut afficher un message d’erreur quand la charge sur le 5 V est trop faible. C’est comme ça que je voulais tester, d’ailleurs.

A la base, donc, j’avais sorti une carte mère de Power Mac G3 que j’avais en rab’, une carte Compact Flash avec Mac OS X Server et… c’est tout. Je comptais essayer d’afficher le message en chargeant au minimum l’alimentation sur le 5 V, comme dans la documentation Apple. Et quand j’ai branché l’alimentation… j’ai entendu un double bang et une jolie fumée. La raison ? Une erreur de débutant : cette génération de Mac supporte le réseau électrique américain (115 V, 60 Hz) et l’européen (230 V, 50 Hz) mais nécessite de bouger un interrupteur. Et je n’ai pensé à ça qu’après : mon alimentation venait des USA. Redondante ou pas, elle a claqué avec une jolie odeur.

C’est mieux de le mettre sur 230 V. Vraiment.

Du coup, j’ai quand même ouvert l’alimentation pour bien montrer la présence des deux blocs, mais je ne compte pas en acheter une seconde dans l’immédiat (c’est assez cher quand on en trouve une).

Double bloc


Sinon, d’un point de vue pratique, je ne sais absolument pas si Mac OS X (celui que l’on connaît) prend en charge les messages liés à l’alimentation (en fait, je ne sais même pas comment l’OS se rend compte d’un souci) et la puissance reste de toute façon un peu légère. 155 W au total et 92 W sur le 5 V + 3,3 V, c’est léger pour un Power Mac, surtout dans un usage serveur. En effet, on risque quand même de se retrouver avec plusieurs disques durs et plus de cartes d’extension que dans un Mac classique. Mais je trouvais ça intéressant de montrer qu’avant les Xserve, Apple a essayé de proposer des trucs pour les usages « serveurs ».

L’Easter Egg du PowerBook File Assistant

Encore un easter egg dans un programme Apple un peu ancien. Cette fois c’est dans le PowerBook File Assistant.

Ce programme, livré avec certains vieux PowerBook (sous System 7 et plus) et disponible aussi sur une disquette séparée (l’image disque se trouve sur les Internets, le manuel aussi), permettait de synchroniser des données entre un PowerBook et un autre Mac (généralement un modèle de bureau) pour garder la version la plus récente. Mais je vais parler ici de son easter egg.

Sur le papier, il est très simple : il suffit de presser option (alt) en allant dans le menu , puis About PowerBook File Assistant…. Tant que vous gardez la touche enfoncée, les noms défilent rapidement dans la fenêtre. Si vous relâchez la touche, un nom va rester affiché. Mais il y a pas mal de noms…

Comme j’ai enregistré l’écran, voici la liste. Ce n’est pas forcément exhaustif : la liste semble aléatoire. Jeff Hokit, Maxine Sutter, Ron Barr, Kevin Hester, Alex Kazim, Cheryl Laton, Mark Pontarelli, Michal Anne Quakenbush, Tim Oey, Kristie Lindholm, Paula Z. Brown, Bob Krauze et Ron Barrim.

Sans l’easter egg


Avec













Let’s Play Apple Pippin : @Card SD Gundam Gaiden

Je continue avec quelques tests en vidéo de « jeux » pour la Pippin d’Apple et Bandai. Cette semaine, @Card SD Gundam Gaiden.

Avant de commencer, deux choses à dire sur ce titre. La première, c’est qu’il était vendu en Big Box mais que je ne l’ai pas (dommage). La seconde, c’est que le jeu arrive avec une disquette.

On peut sauver

Je raconte un peu ma vie, comme parfois, mais j’ai eu un peu de mal. D’abord, ma Pippin déconne et ne reconnaît pas sa ROM (bon, en vrai, j’ai plusieurs consoles). Ensuite, après Densha Daishuugou : Driving Train qui demandait des double clics, voici le jeu qui utilise le second clic. Je m’explique : la manette de la Pippin dispose de deux boutons liés au trackpad, un à gauche et un à droite. Tous les jeux que j’ai essayé utilisent celui de gauche, comme s’il s’agissait du clic d’une souris. Sauf ce titre Gundam. Il utilise le second, qui n’est pas réellement un clic droit, comme bouton principal. C’est très perturbant avec l’habitude.

Le clic de droite en bouton principal

Autre truc à dire, c’est un des rares titres qui propose du japonais mais aussi de l’anglais directement, au démarrage. Pour le reste, je n’ai pas trop compris comment jouer. On peut visiblement se battre avec les cartes, sauver sur disquette, échanger des cartes, en vendre, en acheter, etc. Il y a même une histoire. Mais franchement, je n’ai pas la patience (ni l’envie) de comprendre comment fonctionne un jeu de cartes (virtuelles) sur Pippin avec un thème Gundam. Du coup, la vidéo est un peu décousue, j’ai essayé des trucs, lu l’aide, essayé de vendre – mais je n’avais pas de cartes -, essayé d’acheter (sans crédits), etc. Je suis probablement très nul, mais voilà.


De l’anglais !






Quand l’iMac s’identifiait comme un « MacNC »

J’ai déjà parlé du Mac NC (pour Network Computer), mais pour résumer, Apple avait prévu pendant un temps de proposer un ordinateur capable de démarrer sur un réseau, une sorte de terminal moderne (pour l’époque, fin des années 90) ou une sorte d’appareil dans le cloud (en 2021). Et l’iMac (le premier) dérive un peu du projet.

Et il y a des traces de ce Mac NC dans l’iMac, en pratique. La principale, vue là ou dans cet article de Jean-Baptiste sur MacG, c’est que l’iMac (et pas mal d’autres, visiblement) s’identifient comme « Apple MacNC » quand ils tentent de démarrer en réseau. C’est dans le code source de bootp mais finalement assez simple à vérifier. J’ai prise un iMac G3, je l’ai relié directement à un Mac moderne et lancé Wireshark. Et quand on essaye de démarrer en Netboot (en pressant n au démarrage), on peut voir un joli Apple MacNC dans le code (il faut filtrer sur le protocole).


Le cas de l’image de démarrage

Dans ces deux posts des années 90 (oui, ça date), on trouve des références à une image de démarrage liée au Mac NC.

which will, curiously, boot up from a server and display a MacNC logo…

&

We haven’t seen it ourselves, but we have heard that holding down a certain key combination while booting up will pull up a screen that says “Welcome to Macintosh NC.” And the iMac can boot from a server running the OS X Server and NetBoot software released earlier this year–just as you’d expect from an NC.

J’ai un peu réfélchi à la question, surtout que j’ai une bonne idée de comment un Mac démarre. De façon simplifiée, avec un Mac NewWorld (iMac et après), il y a peu de choses dans le firmware lui-même, quelques images dans la ROM de démarrage qui est stockée sur le disque, et le reste se trouve dans le dossier System de Mac OS. On peut donc avoir un logo éventuellement dans la ROM ou dans l’OS, mais pas dans le Mac lui-même.

Comme j’ai joué récemment avec Mac OS X Server (celui basé sur Rhapsody), j’ai installé un serveur NetBoot. Il faut installer l’OS puis NetBoot qui – attention – nécessite un disque dur formaté pour Mac OS. Je vous passe les détails sur la mise en place, mais j’ai utilisé l’OS de la BlueBox. Truc très con, j’ai perdu un peu de temps parce que j’ai relié l’iMac G3 et le Power Mac G3 avec un câble droit. Et que les vieux Mac ne croisent pas les câbles. Mais après quelques essais, j’ai démarré l’iMac G3 (le premier) en NetBoot sur mon Mac OS X Server… sans obtenir les messages.

Du coup, je suis tout de même allé vérifier le contenu de l’OS. Pour le NetBoot, il y a deux images disques, une avec l’OS (un Mac OS 8.5) et une avec les applications. Il y a aussi une ROM (logicielle) plus grosse que celle présente habituellement. En passant par un logiciel capable d’extraire les images en vrac, j’ai trouvé des images dans la ROM (il n’y en a pas dans la version classique de Mac OS) et les fonds de chargement de Mac OS. Mais pas de référence au Mac NC. Au passage, récupérer les données sur les disques de Mac OS X Server est une plaie : tout est en UFS dans une vieille version illisible avec les Mac OS X modernes.

Dans la ROM



L’image de démarrage


Les messages possibles




Le disque contient un dossier Mac NC, mais l’image contient des trucs liés à Windows 98

Est-ce que ça implique que les deux articles disent n’importe quoi ? Pas forcément. Le NetBoot est apparu avec l’iMac G3 en août 1998, et Apple l’a présenté en janvier 1999 avec la première version de Mac OS X Server. Ma version de Mac OS X Server (la première) date de mars 1999. Et en fait, il existe a priori une version plus ancienne qui contient (peut-être) un OS adapté. Sauf qu’elle est introuvable. Mac OS X Server 1.0 est Rhapsody 5.3. La version DR2 (Developer Release 2) est Rhapsody 5.1 et date de mai 1998. Elle n’intègre pas NetBoot de ce que j’ai vu et elle est un peu trop vieille pour gérer l’iMac G3. Et entre les deux ? Il y a a priori une version 5.2, Rhapsody Premiere Release, qui contient (peut-être) le nécessaire pour le Mac NC. Mais même sur un site dédié, elle n’a jamais été vue. Mais on peut supposer qu’il y a des versions bêta entre les deux : la présentation de janvier 1999 existe et montre des iMac qui démarrent en NetBoot.

Une reproduction de l’écran de login

Le mystère des Newton en bois

L’excellent Aventure Apple en parlait en avril, on trouve de temps en temps des appareils bizarres sur eBay (et d’autres), comme ces Newton en bois.

Les faux téléphones et autres PDA ne sont pas rares (vous avez pu en voir récemment avec l’annonce des iPhone 13) mais ils sont généralement dans les mêmes matérieux que les vrais appareils. Ici, nous avons des photos d’un Newton en bois (vendu environ 65 $) avec un faux écrans et même un faux stylet. Le vendeur indiquait que l’appareil a été récupéré chez Apple quand Apple a abandonné la gamme dans les années 90 et qu’il était allé manifester contre cet arrêt.



Il y en a un autre sur Yahoo Auction au Japon, mais le prix est salé (~170 000 ¥, soit 1350 € environ).





Ce qui est un peu mystérieux, c’est l’utilisation du bois. C’est vraiment étonnant de ne pas utiliser une coque vide en plastique (comme le vrai).

Mélanger Platinum et NeXSTEP sous Mac OS X Server (Rhapsody)

Quand j’ai rédigé le post sur Mac OS X et l’interface de NeXSTEP, je suis tombé sur une page qui expliquait que la ligne de commande utilisée dataiy en fait de Mac OS X Server (et de Rhapsody en général). Du coup, comme le Power Mc G3 était sorti, j’ai installé Mac OS X Server.

Mac OS X Server, c’est quoi ? Pas vraiment une version Server de Mac OS X, en fait. Dans sa première incarnation, il s’agit d’une version commerciale de Rhapsody (c’est la version 5.6 dans mon cas) sortie avant le Mac OS X que vous connaissez. Pour simplifier, on peut dire qu’ils s’agit de NeXTSTEP avec l’interface Platinum de Mac OS 8. On a donc une base UNIX avec une interface dérivée de l’OS d’Apple, et Mac OS X Server évoluera plus tard vers le Mac OS X « client » qui couple la même base UNIX avec une nouvelle interface. J’avais installé il y a quelques années le Mac OS X Server en question sur un PowerBook G3. Pour l’essai, j’ai utilisé la version 1.2v3 (la dernière) sur un Power Mac G3 bleu.

Première chose, Mac OS X Server est bloqué en 640 x 480, ça vient de ma carte d’acquisition. Deuxièmement, toutes les applications passent sur l’interface de NeXTSTEP (et abandonnent Platinum), même l’interface elle-même quand on relance la session. Du coup, je me suis senti idiot quand il a fallu retrouver le Terminal, qui n’avait plus de raccourcis. Je vous passe les quelques minutes de recherche. Pour revenir à l’interface de base, il suffit de taper la commande en remplaçant nextstep par macintosh.

defaults write NSGlobalDomain NSInterfaceStyle macintosh

Quelques images pour illustrer les différences.

L’interface Platinum


Mail



Preview



Le Terminal



TextEdit



Le navigateur OmniWeb



Le Finder (ou presque)



Quand on relance la session, on perd l’interface Platinum pour du vrai NeXTSTEP

Le retour du retour du retour du Nabaztag(tagtag)

Le Nabaztag est encore de retour. Après un financement participatif en 2019 et un second en 2020 (annulé pour cause de pandémie), la fameuse carte TagTagtag revient.

C’est encore sur Ulule, avec la possibilité d’acheter la carte mais aussi de la faire monter (c’est nouveau) si vous n’avez pas la patience de le faire. Ce n’est pas trop compliqué, mais je peux comprendre que tout le monde ne se lance pas dedans.

La principale nouveauté de ce financement, c’est une nouvelle carte NFC. Petite résumé : le Nabaztag:tag (avec un nombril) avait un lecteur de puces NFC capable de lire les puces des petits lapins (les Nanoz:tag), mais la compatibilité est assez limitée. En fait, le lecteur n’accepte que certains types de tags, rares. Et donc ils ont développé une carte qui remplace le lecteur du Nabaztag:tag (et amène la fonction dans un Nabaztag) pour ceux qui ont déjà une carte TagTagTag. Et ce nouveau lecteur lit toutes les puces modernes, même celles de votre Navigo (par exemple).

La nouvelle carte (en bleu)

Le nouveau lecteur NFC vaut 40 € (avec dix tags NFC), la carte TagTagTag démarre à 75 € (sans le Raspberry Pi ni la carte) et vaut 95 € avec le nécessaire. C’est toujours un peu cher, mais c’est justifié pour le suivi et le coût des composants. Au moment d’écrire ces lignes, on a dépassé les 50 %, ce qui est bien, on peut espérer atteindre les 100 % sans trop de soucis. J’ai commandé la carte NFC, donc vous aurez un petit test quand elle arrivera.

Tiens, sinon, il y a un très bon article sur le lapin chez Next Inpact (et c’est en accès libre).

Mélanger Aqua et NeXSTEP sous Mac OS X

C’est dans un vieux message de Steve Troughton-Smith que j’ai vu un truc qui m’a amusé : il est possible de donner l’apparence de NeXTSTEP à une partie de l’interface de Mac OS X. Donc j’ai finalement essayé.

Mac OS X dérive directement de NeXTSTEP, mais avec une interface issue d’Apple. D’abord Platinum (par exemple avec Mac OS X Server), ensuite Aqua (avec Mac OS X). Il suffit en fait d’une ligne de commande pour que certaines applications passent sur l’ancienne interface.

defaults write NSGlobalDomain NSInterfaceStyle nextstep

Elle ne fonctionne pas partout, par contre. Premièrement, c’est fonctionnel au mieux avec la version bêta de Mac OS X (la publique, celle qu’Apple a vendu au milieu de l’année 2000). Ensuite, l’interface ne change que pour les applications codées en Cocoa, et pas celles qui utilisent Carbon (les API qui permettaient de proposer des applications compatibles Mac OS 9 et Mac OS X). Je vais mettre quelques captures pour bien comprendre le problème. Pour tester, j’ai sorti un Power Mac G3 Bleu sur lequel j’ai installé (avec un peu de mal) la version idoine de Mac OS X.

Dans la petite vidéo d’interface, je lance quelques programmes, pour voir la différence entre Aqua et l’interface de NeXTSTEP.

Pour se donner une idée, le Dock, la barre de menus, le Finder, QuickTime, Internet Explorer ou le lecteur de musique de Mac OS X sont en Carbon, d’autres (Mail, le Terminal, Aperçu, etc.) sont en Cocoa. Il y a un petit décalage sur certaines captures parce que j’ai utilisé une carte de capture et je me suis rendu compte à la fin que les régalges n’étaient pas parfaits, mais on voit bien que l’interface bouge pas mal.

Les préférences




Le Finder reste en Aqua


Mail


Le carnet d’adresses



La calculatrice



Aperçu



Le Terminal


L’Easter Egg d’At Ease

Je vous parlerais en détail d’At Ease un jour (j’ai une bonne raison de ne pas le faire pour le moment) mais j’ai quand même envie de vous montrer un easter egg.

Dans les logiciels des années 90, les développeurs laissaient souvent des easter egg chez Apple. Ça a disparu avec Steve Jobs (a priori il n’aimait pas ça) mais du coup, il y en a pas mal dans les vieux logiciels Apple. Avec At Ease, l’interface pour les enfants des vieux OS Apple (System 7, notamment), c’est assez simple : il suffit de presser option (alt) en cliquant sur About At Ease… dans le menu .

Et hop, vous aurez les photos deu deux développeurs avec un message : …and Steve Richards. Simple, efficace, basique.

Mac ou Pippin ? Densha Daishuugou : Driving Train

Cette semaine, je (re)teste un jeu Pippin… mais sur Mac. Une partie des titres de la console d’Apple et Bandai fonctionne en effet sur les deux plateformes. Il s’agit ici de Densha Daishuugou : Driving Train.

Bon, il faut bien le dire, les essais sur Mac donnent rarement des choses extraordinaires et les post existent surtout pour laisser une trace de mon côté. De fait, ce jeux fonctionne sur Mac comme la majorité des jeux Pippin. On a une image en 640 x 480 dans une petite fenêtre si on utilise un écran moderne, et rien de plus. Il s’affiche correctement sur un Mac en anglais (ce qui n’est pas systématique), il est un peu plus rapide parce que les Mac sont plus rapides que la console, mais c’est tout. Les commandes au clavier fonctionnent, mais les défauts de la version Pippin, comme l’obligation de faire un double clic pour certaines options, persistent.

Du 640 x 480 sans overscan


Les mêmes vidéos moches


Le japonais s’affiche


L’encyclopédie des trains

Un programme ZX Spectrum dans une vidéo YouTube

Aujourd’hui, c’est un peu spécial. Je ne vais pas parler d’un programme pour ordinosaure issu d’un vinyle, mais bien d’un programme trouvé dans une vidéo YouTube.

Il vient d’une vidéo qui m’a (re)lancé sur le sujet il y a quelques mois : celle du Nostalgia Nerd sur les programmes cachés dans les vinyles (oui, je sais, vinyle n’est pas le mot adapté). En fait, j’avais parlé de Camouflage il y a longtemps, mais en 2021 je me suis relancé dans cette histoire avec pas mal d’exemples.

A la fin de la vidéo, il y a environ 90 secondes de programme et – évidemment – c’est du ZX Spectrum. Probablement parce qu’il est anglais, mais aussi parce que c’était un ordinateur très populaire à son épique. La récupération est assez simple : il suffit de trouver un programme qui permet de récupérer la vidéo en local, et ensuite de couper l’audio. Le résultat est un programme d’une dizaine de kilooctets qui affiche juste une image liée à la chaîne YouTube. Rien de bien excitant, mais il fallait y penser.

Un prototype de boîtier de disque dur externe pour Apple II

Vu sur eBay, un prototype de disque dur pour l’Apple II (oui, je ne parle pas que de Mac). Vendu par les gens de MacEffects, il s’agit d’un boîtier vide.

Pourquoi parler d’un disque dur si c’est vide ? Selon l’annonce, Apple avait prévu de développer un disque dur dans un boîtier adapté à l’Apple II – ce boîtier – mais le projet a été abandonné. Le prototype n’est donc que le boîtier du futur (ex) disque dur pour Apple II. Ce qui est réellement sorti, c’est le ProFile (un disque dur externe pensé pour l’Apple III et le Lisa, mais compatible Apple II) ainsi que le Hard Disk 20SC, pensé pour les Mac mais aussi compatible Apple II.




Modifier un iMac G3 pour l’utiliser comme écran VGA

A la base, je comptais vraiment adapter un vieil iMac comme écran, mais comme je manque de place pour des écrans cathodiques et que mon seul iMac G3 compatible est un Flower Power, je vais juste vous présenter le projet. Une personne a donc décidé de proposer le nécessaire pour réutiliser un iMac G3 comme écran classique.

Trois choses à dire pour commencer. Premièrement, ça ne fonctionne que sur les iMac G3 avec un lecteur slot-in. Sur les premiers iMac (ceux avec un tiroir), c’est nettement plus simple. Avec eux, il y a une prise DA-15 et il suffit donc du bon adaptateur VGA pour sortir une image sur l’iMac. Deuxièmement, il faut se méfier d’une chose : les ordinateurs récents ne supportent absolument plus le VGA nativement et vous aurez donc besoin d’un adaptateur DisplayPort (ou HDMI) vers VGA. Et dans certains cas, vous n’aurez pas nécessairement accès à tous les réglages. Enfin, attention : il y a un écran cathodique dans un iMac, donc c’est dangereux. Dans l’absolu, le projet ne s’approche pas vraiment de l’écran lui-même, mais méfiez-vous.

Carl Berkeley (CC BY-SA 2.0)

Le montage est assez bien expliqué sur la page du projet, et se compose de trois parties. La première carte, J20, sert à plusieurs choses. Premièrement, elle câble l’écran lui-même, en VGA. Deuxièmement, elle envoie les informations nécessaires à l’ordinateur en face pour qu’il puisse détecter les définitions possibles (EDID). Enfin, elle gère l’allumage de l’iMac avec son bouton d’origine. La seconde, J22, gère l’audio de l’iMac (et son microphone) ainsi que les LED. Car oui, le montage permet d’utiliser les haut-parleurs de l’iMac directement. Et la dernière permet de gérer l’alimentation de l’iMac. A l’origine, la carte mère (qu’on enlève avec ce projet) est en effet reliée à un second PCB qui gère l’alimentation. La troisième carte prend sa place.

Le montage

Toutes les données nécessaires pour la création des cartes sont disponibles sur le site, et ça ne semble pas hors de portée de quelqu’un qui sait souder. La partie compliquée peut éventuellement être celle de la programmation de la puce qui va gérer l’EDID (il faut un Arduino). Une fois les cartes montées, il y a quelques fils nécessaires pour relier les cartes, mais rien de compliqué avec les supports utilisés.



La solution alternative

La solution alternative, moins propre dans ce cas, va être de relier directement la prise interne du Mac à une prise VGA adaptée en cannibalisant un câble VGA. Ensuite, pour gérer l’affichage, ça va dépendre de ce que vous voulez faire. Il est ensuite possible de programmer un Arduino pour qu’il génère les signaux nécessaires et de l’intercaler entre la prise et l’ordinateur, ou de brancher directement l’iMac sur un Raspberry Pi. Dans ce cas, le Raspberry Pi lui-même peut gérer les signaux, en utilisant les GPIO. Les explications sont sur le site du projet aussi.

Dans tous les cas, le projet est intéressant, et les iMac G3 offrent une qualité d’image correcte compte tenu de la taille. Pour rappel, il s’agit d’un écran cathodique de 15 pouces capable d’afficher du 1 024 x 768 à 75 Hz, du 800 x 600 à 95 Hz et du 640 x 480 à 117 Hz. Attention du coup, comme dit plus haut, tous les adaptateurs VGA n’acceptent pas nécessairement ça et vous ne pourrez probablement pas brancher n’importe quel appareil. Les vieux Mac (par exemple) n’envoient que du 640 x 480 à 67 Hz et d’autres définitions exotiques.

iCloud pour Windows : gérer les favoris (signets)

Depuis quelques années, Apple propose iCloud pour Windows et tente de proposer le nécessaire pour les gens qui possèdent (par exemple) un iPhone et un PC sous Windows. Aujourd’hui, parlons des signets (favoris).

Première étape, installer iCloud pour Windows. Il est sur le Microsoft Store (pour Windows 10 et 11) et sur le site d’Apple pour les anciens OS. J’ai testé avec la 12.5 (la plus récente). Par défaut, iCloud pour Windows propose la prise en charge d’iCloud Drive, de Photos, des favoris pour certains navigateurs (Internet Explorer, Chrome, Firefox) et des mots de passe. Pour les mails, contacts, etc., Apple renvoie vers le site iCloud.com.


Parlons favoris, donc (ce qu’Apple nomme les signets), c’est-à-dire votre liste de sites enregistrés. Par défaut, bizarrement, iCloud pour Windows ne propose qu’Internet Explorer, Firefox et Chrome. Microsoft Edge, par exemple, n’est pas de la partie.

Avec Internet Explorer (qui disparaît de Windows 11, d’ailleurs), il suffit de cocher la case et les signets se retrouvent dans un dossier Menu Safari une fois les listes fusionnées. Attention, si vous avez des signets dans Internet Explorer, ils se retrouveront sur les Mac (logique).

Dans IE

Avec Chrome, il faut installer une extension (iCloud Windows la proposera) qui ajoute un bouton qui va synchroniser les favoris. Comme sous IE, ils sont dans un dossier Menu Safari.

L’extension


Avec Chrome

Enfin, avec Firefox. Là aussi il faut une extension. Chez Mozilla, on parle de Marque-pages, mais le principe est le même, avec le même dossier Menu Safari.

L’extension


Dans tous les cas, c’est un peu laborieux et lent à synchroniser, mais ça a le mérite d’exister, même en service minimum. Enfin, sauf pour Edge, le troisième navigateur majeur… Attention aussi à un truc : j’ai activé ça pour tous les navigateurs et il y en a un qui a décidé de les trier par ordre alphabétique. C’est très perturbant quand on a une liste rangée.

❌