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Hier — 15 octobre 2021Hardware

reMarkable change de modèle avec des fonctions sur abonnement

Les liseuses reMarkable sont des solutions assez haut de gamme qui proposent des fonctions avancées comme la reconnaissance d’écriture, la prise de notes et le stockage de celles-ci dans les nuages.

reMarkable

L’idée est d’avoir un objet complet. Une liseuse standard avec toutes les fonctions habituelles liées à un écran à encre numérique. Mais les solutions reMarkable permettent également, grâce à un stylet actif, de prendre des notes, de souligner ou de commenter des documents directement à l’écran. Le propriétaire achète une de ces liseuse pour profiter de l’ensemble de ces fonctions, c’est pour cela qu’il investira ici trois ou quatre fois le prix d’un modèle entrée de gamme.

reMarkable

Sauf que cela vient de changer puisque la marque demande aux nouveaux clients de ses liseuses de passer par un abonnement mensuel pour pouvoir profiter de toutes les fonctions de l’objet. Cela ne concerne pas les anciens propriétaires de la liseuse. Si vous avez acheté celle-ci avant le 12 Octobre, rien ne change. Mais désormais vous devrez payer entre 4.99€et 7.99€ par mois pour profiter de toutes les fonctionnalités.

Si vous décidez d’acheter la liseuse sans abonnement vous aurez droit aux fonctions basiques de l’objet. En passant par un premier abonnement à 4.99€ vous pourrez en plus profiter d’un stockage dans les nuages illimité de vos données et prises de notes. Ce qui, a moins d’avoir la capacité à écrire une tonne de documents quotidien, aura bien du mal a dépasser quelques mégaoctets par semaine.

Pour 7.99€ par contre vous pourrez bénéficier de tous les services de l’offre. A savoir ce même stockage, une intégration avec des stockages en ligne tiers comme Google Driver ou DropBox,  d’un service de reconnaissance d’écriture permettant de transcrire vos notes en documents texte éditables, d’une solution de partage d’écran via le réseau et de rabais sur d’éventuels autres achats.

reMarkable

Si vous comptiez acheter une liseuse reMarkable pour la totalité de ces fonctions, elle vous coutera donc son prix d’achat mais également 95.88€ par an pour pouvoir l’utiliser. Ce qui fait une somme assez importante très rapidement. Pour compenser ce changement reMarkable propose un rabais de 100€ pour l’achat de sa liseuse avec un abonnement  d’un an à 7.99€. Ce qui gomme la totalité de son coût pour la première année. 

2videmment, ce changement de politique va faire grincer des dents. reMarkable va surement indiquer que cela est dû au coût d’entretien de ses serveurs et à la gestion de ceux-ci.. Ce qui me parait un peu gros car les éléments stockés par les liseuses se résument à des fichiers basiques en niveau de gris ne pesant que quelques octets sur un serveur. Le coût en infrastructure du stockage proposé ne doit pas être faramineux. Il pourrait être sous traité pour un investissement minimal.

reMarkable

Les possibilités auparavant offertes et aujourd’hui disparues de se connecter à des services de stockage tiers n’ont aucune autre raison technique, ni de coût, ni de bande passante, que celle de viabiliser l’offre se stockage de la marque. C’est même pire, en enlevant cette possibilité de stocker chez Google Drive ou DropBox, la marque oblige a s’abonner à leur offre. Mais, paradoxalement, en s’abonnant à leur offre il est plus pertinent de ne pas utiliser leur stockage puisqu’il est plus pratique d’utiliser un outil multiplateforme bien intégré comme ce que proposent les concurrents. En gros on paye pour ne pas utiliser leur service. La reconnaissance d’écriture à du sens, tout comme le partage d’écran numérique, ce sont de vraies valeurs ajoutées au service, reste a savoir si pour l’obtenir vous accepterez de payer la somme demandée à reMarkable.

L’autre point qui me fait un peu peur dans ce changement d’approche, c’est la possibilité pour la marque et ses concurrents de faire de cette approche une norme. Est-ce que dans un an l’abonnement ne pourrait pas passer à 8.99€ ? 9.99€ ? A partir de combien un acheteur de cet engin décidera que le coût des services annexes n’est plus rentable par rapport à son investissement initial ? 

J’ai un peu de mal avec cette approche, de savoir que les éléments techniques sont là, disponibles, mais inaccessibles sans passer par un paiement qui dépossède l’utilisateur du produit qu’il achète. Cette location permanente me fait un peu peur. J’imagine si demain les constructeurs d’écrans haut de gamme ne proposaient qu’une colorimétrie imparfaite et qu’il faille payer mensuellement pour avoir droit à une colorimétrie 100% sRGB ou autre… Ca a l’air tiré par les cheveux mais cela ressemble un peu à ce que propose reMarkable aujourd’hui.

reMarkable change de modèle avec des fonctions sur abonnement © MiniMachines.net. 2021.

HTC Vive Flow : la réalité virtuelle au quotidien ?

Avec le HTC Vive Flow, la marque vise le grand public. Non pas avec un prix plus attractif, l’objet est annoncé à 549€, mais avec un design qui fait moins passer l’utilisateur pour un robot de série B.

HTC Vive Flow

A la place, vous aurez l’air d’une grosse mouche ou d’un bébé à qui on aurait mis des lunettes de soleil de haute montagne. La face avant du HTC Vive Flow est en effet constituée de deux surfaces traitées en miroir qui donnent à la paire de lunette une sorte de look d’aviateur assez étrange.

Le gros point fort de la solution vient de sa compacité et de sa légèreté. Là où un casque de VR classique s’enfile comme un appareillage encombrant, les lunettes sont beaucoup moins gênantes. On passe de 500 grammes pour un Oculus Quest 2 à moins de 200 pour le HTC. Avec des branches fines et une emprise qui enserre moins le crâne, la solution est beaucoup, beaucoup moins contraignante.

Fini le bandeau de tennisman des années 80 qui vient vous serrer le crâne, l’heure est aux branches de lunettes plus classiques. Il est possible de s’appuyer contre un coussin, au fond de son lit, sans avoir l’impression physique d’être dans un caisson. HTC a intégré une structure légère autour des optiques qui sert à la fois de cache pour éviter que la lumière extérieure gène votre expérience mais qui vient aussi protéger votre visage. En matériau tissé, il peut être nettoyé facilement en le détachant simplement de son support magnétique. 

HTC Vive Flow

Le constructeur permet même quelques réglages de correction optique pour compenser l’impossibilité de porter des lunettes de vue avec l’appareil. On comprend que HTC a voulu ici corriger le principal grief fait aux casques VR : leur inconfort chronique. On peut cependant se demander si, en l’absence de batterie interne qui devra être déportée dans une poche via une connexion USB Type-C, l’appareil ne triche pas un peu.

HTC Vive Flow

Si il est malin de proposer à l’utilisateur de connecter la batterie ailleurs que sur son crâne pour éviter de la portée avec son cou, cela entraine tout de même le passage d’un câble en permanence vers une poche pour le relier à son smartphone ou une réserve d’énergie. Si les photos du produit montrent bien la présence de ce petit câble, les images promotionnelles d’utilisateurs parviennent souvent à faire l’impasse sur cette contrainte. Autre détail important, l’appareil est vendu sans aucune batterie, il faudra l’acquérir à part. HTC en propose une de 10 000 mAh censée offrir 5 heures d’autonomie à l’appareil.

L’affichage du casque est assuré par deux écrans 1.6K avec un rafraichissement de 75 Hz. Une solution qui couvre un champ de vision de 100° pour une immersion plus que  correcte au vu de l’encombrement de l’objet. Les HTC Vive Flow proposent un son spatialisé ainsi qu’une solution de dialogue combinant un micro pour capturer votre voix et des micros supplémentaires pour annuler le bruit ambiant.

Deux caméras frontales sont présentes pour mieux se repérer dans l’espace et permettre, à terme, une éventuelle détection des mains. En attendant cette option, l’usage d’un smartphone Android est recommandé. Celui-ci, connecté aux lunettes permettra de piloter celles-ci comme une télécommande. Les HTC Vive Flow sont en effet livrées sans contrôleur. Les réglages se font en tripotant des boutons en léger relief sur les lunettes.

HTC Vive Flow

Plus de 100 applications natives sont d’ores et déjà disponibles avec la solution, HTC en promet une cinquantaine supplémentaires d’ici la fin de l’année. Il est également possible de voir une copie de l’écran de votre smartphone en le reliant à la solution. De sorte que vos applications préférées pourront apparaitre sur l’affichage des lunettes VR. On pense évidemment immédiatement à des sessions de cinéma en streaming avec une impression d’être devant un écran énorme et totalement plongé dans le film… mais également coupé du monde. Parfait pour un voyage en train, pas génial pour la vie de famille.

Oculus Quest 2

Le Kit Oculus Quest 2 128 Go est à 349.99€

L’univers applicatif de l’objet est piloté par un SoC Qualcomm Snapdragon XR1 épaulé par 64 Go de stockage non extensible. On retrouve donc le même composant de base qu’une solution comme l’Oculus Quest 2 avec la même fluidité d’usage. Même si l’écran du Quest est plus immersif avec 110° de champ de vision.

HTC Vive Flow

Le HTC Vive Flow est une approche originale sur ce marché même si elle est assez étrange. L’engin coûte assez cher et c’est sans compter l’obligation de l’accessoiriser d’une batterie. Un abonnement sera nécessaire pour profiter de son contenu, comptez 6€ mensuels en plus du casque pour en profiter pleinement. La marque vise sans doute des curieux assez riches pour s’offrir ce genre de gadget sans souffrir de porter un appareil plus encombrant et étrange.

Je comprends très bien cette recherche de confort mais un peu moins l’aspect fashion de l’objet. L’usage d’un appareil de ce type est surtout solitaire. Evidemment, les reliefs que l’on a des expériences VR sont souvent traduits par une bande d’amis sur un canapé filmant un de leurs camarades essayer un jeu avant de se manger un mur… mais dans la réalité, l’usage de ce type d’engin est surtout une expérience de jeu en solo. Dès lors, l’utilisateur lambda sera plus intéressé par la robustesse de l’objet que par son look. 

HTC Vive Flow

Cela dit, comme la grande majorité des amateurs de VR se sont déjà équipé d’un casque plus classique, HTC a bien raison de viser un autre segment avec ce nouveau look. Même si il n’est pas forcément celui du public le plus averti, son approche peut faire mouche et satisfaire de nombreux utilisateurs qui verront dans cet objet un nouveau moyen de se distraire. 

HTC Vive Flow : la réalité virtuelle au quotidien ? © MiniMachines.net. 2021.

Fin de vie (forcée) pour la Odroid-H2+

Malgré une demande toujours vivace, Hardkernel est obligé d’achever la carrière de sa carte Odroid-H2+ plus tôt que prévu. La carte mère qui a le bon goût d’être à la fois ultracompacte et fanless ne sera plus fabriquée.

ODROID-H2+

Le responsable ? Le manque de disponibilité de processeurs Intel Celeron J4115 et Gemini Lake en général. Rendant impossible la production de la carte. Difficile de stocker les composants nécessaires lorsque la pièce centrale n’est pas forcément disponible. Devant la complexité du problème, le fabricant a décidé de stopper la carrière de cette excellente petite carte mère qui permettait de construire des engins de tout type assez facilement. Avec deux slots So-Dimm, un port M.2 PCIe NVMe, deux ports Ethernet Gigabit, un HDMI, un DisplayPort et deux SATA 3.0 à bord, cette solution à 119$ était une fondation très pratique pour construire tout type de solutions.

Cette nouvelle est très inquiétante pour le marché des MiniPC. Avec une crise de composants qui pourrait perdurer jusqu’en 2022, elle pourrait faire disparaitre des gammes entières de machines abordables et à faible consommation.

 ZBOX CI331 nano

FanlessTech indique que certaines gammes de cartes mères de ce type pourraient être annulées comme les solutions ASRock sous Intel Jasper Lake. Tout comme les MiniPC Jasper Lake pourraient n’être proposés qu’en toutes petites quantités. Le MiniPC Asus PN41 ou le Zotac CI331 seraient ainsi sur la sellette. A vrai dire, toute la chaine MiniPC est impactée puisqu’il est quasiment impossible de trouver la majorité des références de NUC sous Core de 11e  génération sur le marché aujourd’hui,

Fin de vie (forcée) pour la Odroid-H2+ © MiniMachines.net. 2021.

À partir d’avant-hierHardware

Alibaba T-Head RVB-ICE : une carte mère RISC-V avec circuit graphique

La carte de développement Alibaba T-Head RVB-ICE se distingue de ses quelques concurrentes par l’ajout d’un circuit graphique à son bord permettant de piloter un écran avec une accélération graphique. Proposée à 399$, elle vise toujours clairement les développeurs et non pas le grand public.

Avec un SoC RISC-V double coeur cadencé à 1.2 GHz, cette solution ne proposera pas de performances susceptibles de faire de l’ombre à la moindre solution ARM actuelle mais cela fait de cette carte un bon élément de travail pour développer des solutions matérielles et logicielles autour de cette technologie. Et cela d’autant plus que cette carte propose un circuit graphique et un processeur neuronal.

Alibaba T-head RVB-ICEAlibaba T-head RVB-ICE

De quoi donner du grain à moudre à de nombreux développeurs et c’est bien ce que cherchent les différents concepteurs de ces cartes. Ici la Alibaba T-Head RVB-ICE embarque un SoC Xuantie C910 RISC-V 64GC double coeur à 1.2 Ghz avec un circuit graphique Vivante GC800L associé à un circuit neuronal non identifié. Un SoC intégré avec 4 Go de mémoire vive LPDDR4 et 16 Go de stockage eMMC de base que l’on pourra étendre avec un lecteur de cartes MicroSD non détaillé.

Alibaba T-head RVB-ICE

La carte est présentée avec un écran de 7 pouces de diagonale affichant en 1024 x 600. Une solution tactile basique mais la carte est censée pouvoir gérer des affichages en FullHD. On retrouve une connectique assez large avec un port Ethernet en Gigabit, un module Wifi et Bluetooth, de l’USB Type-C pour gérer un port série et une alimentation ainsi qu’un port micro USB 3.0, un jack d’alimentation en 5 watts. Les 40 broches classiques du monde des cartes de  développement sont présentes pour interfacer différents projets. La Alibaba T-Head RVB-ICE fait tourner Android 11 ou Debian 11. 

Alibaba T-head RVB-ICE

T-Head, qui développe le SoC RISC-V Xuantie C910, est la division RISC-V d’Alibaba. La marketplace chinoise est en effet un acteur dans le développement de RISC-V. La société, comme beaucoup d’autres a mis des pions dans cette aventure en espérant en tirer profit à moyen et long terme. Notamment en profitant de ces puces pour ses propres besoins de serveurs. Le vendeur SiPeed qui propose la carte en précommande sur la plateforme a déjà écoulé tout son « stock » de produits en précommande à 399$.

Alibaba T-Head RVB-ICE : une carte mère RISC-V avec circuit graphique © MiniMachines.net. 2021.

Acer Chromebook 514 : Un SoC Mediatek pour une grosse autonomie

Le Mediatek Kompanio 828 intégré dans le Acer Chromebook 514 2021 est un SoC 8 coeurs de technologie ARM. Un changement par rapport au modèle précédent sous la même référence qui intégrait des puces Intel Celeron.

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La puce propose un circuit graphique Mali-G75MC5 et prendra en charge jusqu’à 8 Go de mémoire vive LPDDR4x en double canal ainsi que 128 Go de stockage eMMC. De quoi proposer tous les services de ChromeOS sur son écran 14″ FullHD avec option tactile.

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On retrouve des petits services comme un clavier avec rétro éclairage, un pavé tactile avec une couche en verre Corning Gorilla Glass, des enceintes stéréo DTS Audio et  un double micro pour de la vidéo conférence. On retrouve également deux ports USB Type-C et un module Wifi6.

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Mais la grande force de ce modèle vient de son autonomie : 15 heures annoncées par Acer une fois la batterie chargée à bloc, cela fait du Chromebook 514 un engin vraiment exploitable toute la journée. Et cela d’autant que la machine profite d’une recharge rapide via USB Type-C pour remettre sa batterie d’aplomb très rapidement. La marque indique que l’engin retrouvera la moitié de son autonomie en 30 minutes branché sur une prise secteur. Cela donne vraiment la possibilité de travailler toute la journée durant.

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Il manque encore pas mal d’informations sur ce modèle pour s’en faire un avis définitif. Le poids est connu, 1.3 Kilo, comme son épaisseur de 16.85 mm mais aucune info sur son encombrement ni sur tout le détail de sa connectique. On ne sait pas non plus si le SoC Mediatek a besoin d’être ventilé ou non.

On en saura plus en novembre lors de sa commercialisation, le prix attendu du Chromebook 514 est de 399€.

Acer Chromebook 514 : Un SoC Mediatek pour une grosse autonomie © MiniMachines.net. 2021.

Acer Chromebook Spin 314 : un 14″ Jasper Lake convertible

Le Chromebook Spin 314 reprend l’idée du convertible pour une utilisation aussi bien sous ChromeOS ou Android mais avec une approche plus simple et moins onéreuse. Les engins seront disponibles en Novembre et débuteront à partir de 399€ pour les versions les plus légères.

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L’écran 14″ est un FullHD tactile entouré de bordures de 6 mm et  convertible en tablette en mettant écran et clavier dos à dos. On retrouve dans cette machine un équipement processeur Jasper Lake en Celeron N4500, Celeron N5000 ou Pentium Silver N6000. Des puces épaulées par 4 ou 8 Go de mémoire vive et jusqu’à 128 Go de stockage eMMC. Pas les solutions les plus performantes du marché et très clairement une machine qui vise divers secteurs.

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Acer vise la grande distribution avec un engin qui sera positionné sur un tarif assez bas mais également les entreprises et le marché éducatif. On retrouvera toutes les fonctions de base de ChromeOS avec un usage assez large allant de la vidéo conférence, au surf en passant par le multimédia et les applications Android. 

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La connectique est complète, faisant de l’engin également une bonne solution multimédia avec une sortie HDMI en plus de la paire d’enceintes stéréo et de ses 10 heures d’autonomie. De quoi apprécier quelques films en déplacement ou travailler toute la journée. Un port USB 3.2 Type-C est présent ainsi que deux autres ports identiques au format Type-A. Un lecteur de cartes MicroSDXC est présent et le Chromebook Spin 314 assurera une connexion Wifi6.

L’engin n’est pas laid, plutôt bien fini, profite de quelques éléments sympathiques comme la présence d’un pavé tactile en matériaux recyclés… J’ai juste peut que le ratio prix/usages ne soit pas forcément le meilleur sur ce segment. Qu’un particulier projette toujours plus ses usages vers une solution Windows plus classique au même tarif. L’avantage des machines Windows étant de pouvoir être basculées sous ChromeOS ou Linux et d’être souvent plus performantes au même prix en faisant jour la montre pou la concurrence. Il manque à cet engin un petit plus, quelque chose d’unique pour se démarquer.

Acer Chromebook Spin 314 : un 14″ Jasper Lake convertible © MiniMachines.net. 2021.

Acer Chromebook Spin 514 : un 14″ Tiger Lake 100% fanless

Le Chromebook Spin 514 est un nouveau modèle dans la désormais grande écurie de machines sous le système de Google d’Acer. Avec cet engin, le constructeur vise assez haut. Le 14″ embarque des processeurs performants, propose une construction convertible et ne fait pas de concessions techniques sur ses différents postes.

Acer Chromebook 514

L’idée pour Acer est probablement de montrer que ChromeOS n’est plus réservé à des usages basiques. L’engin peut effectuer beaucoup d’autres choses que de la simple consultation web depuis plusieurs années et l’ajustement des performances présenté ici correspond à cette évolution.

Acer Chromebook 514

Le point étonnant avec ce Chromebook Spin 514 est qu’il est dénué de toute ventilation et cela malgré l’emploi de processeurs assez puissants puisque l’engin embarquera des puces Intel Tiger Lake allant du Core i3-1110G4 au Core i7-1180G71.

Acer Chromebook 514

Des puces au TDP de 15 watts qu’il est possible de ramener en 7 watts pour un usage en mobilité. Acer n’explique pas vraiment sa solution pour dissiper la chaleur de ces processeurs ni si il les exploite en 7 ou 15 watts mais les performances globales de ces processeurs sont en général très bonnes. Le principe de pouvoir exploiter ce genre de machine puissante avec un fonctionnement parfaitement silencieux est très agréable, cela change vraiment l’approche que l’on se fait de l’usage informatique. Une machine totalement passive qui attend patiemment qu’on lui donne des ordres, c’est un atout précieux.

Acer Chromebook 514

Pour accompagner cette base, on retrouve jusqu’à 16 Go de mémoire LPDDR4X, et 512 Go de stockage SSD PCIe NVMe. Le tout pour afficher sur un écran 14″ FullHD tactile qu’il sera possible de basculer en mode tablette grâce à une charnière qui s’ouvre sur 360°. Avec un ratio écran / châssis de 84%, l’usage en mode tablette tactile sera complet ce qui permettra de profiter au mieux des applications Android exploitables depuis ChromeOS.

Acer Chromebook 514

On retrouve des éléments assez sympathiques autour de ce dispositif comme un Wifi6, un clavier tactile, une webcam qui passe en FullHD… et évidemment un prix qui s’envole par rapport à l’idée que l’on se fait d’un Chromebook en général. Le châssis en aluminium est renforcé pour une plus grande durabilité. Et le Chromebook Spin 514 embarque deux ports USB Type-C, un de chaque côté, avec transfert de données, DisplayPort et alimentation PowerDelivery. L’engin est annoncé comme compatible avec le DTS Audio grâce à une paire d’enceintes stéréo en façade. Ce modèle devrait démarrer à 799€ pour sa configuration la plus basse… Un prix important qui posera certainement question au moment d’investir dans un nouveau PC. Choisir un engin sous ChromeOS ou une solution plus classique sous Windows ou sous Linux ? 

Acer Chromebook Spin 514 : un 14″ Tiger Lake 100% fanless © MiniMachines.net. 2021.

AppleTalk et le matériel moderne : méfiez-vous

Vous vous en doutez, je communique parfois en réseau avec de vieux appareils. Genre très vieux. Et récemment, après avoir changé quelques câbles, ça ne fonctionnait plus. Le partage créé par A2Server, en AppleTalk, n’était pas visible par mon Macintosh.

Après quelques essais, je me suis souvenu que j’avais déjà eu le problème : un de mes switchs bloque l’AppleTalk. Plus exactement, mon switch 10 Gb/s (un Netgear SX10). Et dans mes changements, j’avais branché le câble qui relie mes vieilles machines au réseau sur ce switch. Je ne connais pas la raison exacte, mais je suppose que le fait qu’il soit managé joue un peu et qu’il empêche les frames Ethernet qui transportent l’AppleTalk (EtherTalk) de passer. Dans mon cas, le changement est assez simple : j’ai juste mis le câble sur un autre switch. Plus exactement, le chemin entre mes vieilles machines et le Raspberry Pi qui sert de serveur ne passe plus par le switch en question, et tout fonctionne.

Ce qui m’amène à un problème lié et bien plus courant qu’un switch qui bloque l’AppleTalk, les points d’accès Wi-Fi. Le problème est assez ancien, mais revient régulièrement : pas mal de modèles empêchent l’AppleTalk de passer. C’est lié à la façon de faire passer l’AppleTalk en Ethernet (EtherTalk) : si le point d’accès Wi-Fi ne prend pas explicitement en charge EtherTalk, ça ne passe pas. En théorie, ce n’est pas un souci : il y a finalement assez peu de Mac qui utilisent du Wi-Fi et de l’AppleTalk. En pratique, dans un contexte moderne, c’est plus courant qu’on peut l’imaginer. Le premier cas est simple : un serveur AppleTalk (par exemple un Raspberry Pi) connecté en Wi-Fi. Le second, plus vicieux, vient des réseaux mesh modernes. S’ils utilisent du Wi-Fi pour la liaison entre les bornes, ça peut empêcher l’AppleTalk de fonctionner. Et donc deux appareils reliés en filaire à deux bornes Wi-Fi différentes ne peuvent pas communiquer.

La solution de base consiste évidemment à mettre le moins de switch possible et à passer tous les appareils en Ethernet. Et si vous voulez quand même du Wi-Fi, il faut prévoir un point d’accès compatible. Le choix le plus simple est de trouver une borne Apple AirPort : elles sont évidemment compatibles. Sinon, pas mal de vieux modèles le sont aussi, comme le mythique Linksys WRT-54G.

Acer Vero : une galaxie d’écomachines en partie recyclées

Le succès de la première gamme Vero a poussé  la marque Acer à poursuivre ses efforts dans le développement de produits employant des composants recyclés. Ce qui est une excellente nouvelle puisque lorsque je vous présentais le premier modèle en mai dernier, j’avais peur que le marché ne suive pas cette intention et qu’Acer abandonne là son concept.

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Il n’en est rien et la réponse des clients de la marque a été au contraire enthousiaste. Ce qui a poussé à la création de nouveaux produits dans une gamme beaucoup plus large que le premier modèle annoncé. Vero englobe désormais des portables, des MiniPC mais également des écrans et accessoires. Tous ces éléments font appels à des plastiques en partie recyclés et respectent un cahier des charges visant à faciliter leur réparabilité, baisser la consommation globale d’énergie tout en améliorant leur propre recyclage. 

Si on pouvait souhaiter une chose pour cette démarche, c’est qu’elle suscite un engouement du public plutôt qu’un rejet. Tout le monde semble trouver pertinent d’employer des matériaux recyclés quand c’est possible et que cela ne pose pas de soucis d’un point de vue usage du produit. Acer a donc retroussé ses manches et planché sur une nouvelle gamme de produits plus écologiques.

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Acer Aspire Vero 

Le portable lancé en mai est reconduit avec le même châssis employant du plastique recyclé mais en poursuivant la logique écologique avec quelques additions. Les touches du claviers sont désormais composées de 50% de plastique recyclé. La marque poursuit son engagement à proposer des emballages en carton recyclés et recyclables mais va plus loin en proposant d’en exploiter une partie de manière assez inattendue. En repliant le carton suivant un  patron imprimé, on pourra utiliser celui-ci comme un support pour son portable. 

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On reste sur une solution 15.6″ assez standard avec un affichage classique en FullHD IPS avec 250 nits de luminosité. Particularité de cet écran, il est recyclable à 99% et pourrait donc ne pas finir incinéré inutilement. Plusieurs versions de cette machine seront disponibles avec des puces Intel Core de 11e génération. Les Core i3-1115G4, Core i5-1155G7 et  Core i7-1195G7 seront proposées avec un chipset Intel Xe intégré. De 4 à 8 Go de mémoire soudée à la carte et un slot SoDIMM de DDR4 seront disponibles pour pousser l’engin jusqu’à 24 Go de mémoire vive au maximum. Le stockage est intégré sur un slot M.2 2280 PCIe NVMe en 256 Go, 512 Go ou 1 To. On retrouvera un module Wifi6  et Bluetooth 5.1, des enceintes stéréo, deux micros, deux USB 3.0 Type-A  et un USB Type-C.

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Acer met en avant un logiciel système qui permet d’adapter la vitesse et la consommation de la machine suivant ses besoins. C’est quelque chose de très connu mais l’approche est ici faite à l’inverse d’habitude. De nombreux constructeurs mettent ce genre de système en avant pour étalonner les performances en fonction de ses besoins mais également proposer une meilleure autonomie à la machine. Ici, Acer veut que l’on choisisse un profil énergétique par rapport à son usage. Même en mode sédentaire, branché à une prise de courant. L’idée est de ne pas engager toute la puissance de ce Vero quand on n’en a pas besoin. Une différence subtile que la marque veut faire peser en mettant en avant le poids de son parc installé. 

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Acer TravelMate Vero

Le TravelMate Vero est une version de la même machine orientée vers les professionnels. On retrouve donc un engin très semblable avec la même idée de recyclage à bord, un écran 15.6″ FullHD, deux choix de processeurs avec les Intel Core i5-1155G7 et Core i7-1195G7 et jusqu’à 16 Go de mémoire vive associé à un maximum de 1 To de stockage. 

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Pour se différencier, la marque propose quelques ajustements comme un châssis noir et non plus gris – vert comme sur le modèle grand public. Acer proposera, en outre, de modifier facilement le logo de démarrage de l’engin pour le mettre à l’image de son entreprise et de protéger au maximum les accès au BIOS de la machine. On retrouve également les impératifs de recyclage avec 30% de plastique recyclé et une réparabilité facilitée.Veriton-Vero-Mini-VVN4690G-01

Acer Veriton Vero

L’Acer Veriton Vero est une surprise, il s’agit d’un MiniPC qui reprend la même problématique de recyclage. Certes ses éléments plastiques sont moins importants que dans les portables puisqu’une bonne part du châssis est en métal mais ils restent composés à 25% de matériaux recyclés. 

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On retrouvera à leur bord des puces allant jusqu’au Core i9, 8 à 64 Go de mémoire vive DDR4 et deux stockage avec un SSD PCIe NVMe M.2 2280 et un emplacement 2.5″ SATA. Un module Wifi6 et Bluetooth 5.1 sera proposé en plus d’une connectique classique comprenant Ethernet, USB 3.2 Gen2 en USB Type-C et Type-A mais aussi deux sorties Display Port, jack audio et ce qui semble être un port modifiable au dos de l’engin. Acer proposera des outils de gestion de parc complet pour les entreprises.

Pas beaucoup d’infos pour le moment sur ce modèle, ni date de sortie ni spécifications exactes. Il faudra vraisemblablement attendre encore un peu pour en avoir le détail. Probablement parce que les processeurs choisis sont des puces de Intel Alder Lake de 12e génération.

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Acer Vero BR2777

Pour accompagner ce MiniPC ou tout autre machine, la marque annonce l’écran Acer Vero BR2777. Une solution de 27″ de diagonale en FullHD dont la coque est réalisée avec 50% de matériaux recyclés. Ajustable en hauteur, avec une dalle pivotante et inclinable, la dalle propose un traitement anti reflets et anti scintillement. Un produit très classique dont on n’a pas encore le détail technique complet. Aucune info sur la connectique ou un éventuel équipement USB ou audio, par exemple.

Le prix annoncé est de 299€ pour un produit qui ne sera pas disponible avant mars 2022.

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Vero Macaron

Enfin, le constructeur annonce une souris Vero Macaron construite, là encore, avec du plastique recyclé. Un produit à 25€ qui viendra parfaire un ensemble de machines construites dans cette optique et qui conclut cette nouvelle gamme du constructeur.

Acer Vero : une galaxie d’écomachines en partie recyclées © MiniMachines.net. 2021.

Un prototype de Power Mac 6100, Piltdown Man

Le nom de code du Power Mac 6100, un des premiers PowerPC, est Piltdown Man. Et il y a eu un prototype en vente sur eBay.

C’est un prototype dans un boîtier de Quadra (un peu différent de celui du Power Mac 6100) avec un lecteur de CD-ROM 2x (ici aussi une version de développement). C’est un DVT avec un disque dur de 160 Mo (ce qu’Apple n’a pas vendu) et un système probablement en bêta qui affiche PDM (lié au nom de code) comme nom de disque. En interne, on voit l’absence de RAM (la machine a probablement 8 Mo interne, comme le modèle commercial), l’absence de cache et l’absence de cartes d’extension. La vidéo passe donc par le HDI-45. La seule barrette insérée est a priori la ROM.

Le boîtier peu adapté


La connectique


Un prototype de lecteur CD


DVT


La carte mère, pas très propre


L’OS

Guitar Hero Live : le DRM hardware inutile en 2021

Il y a quelques mois maintenant, j’avais acheté à vil prix un accessoire rigolo : une guitare Bluetooth pour la version iOS de Guitar Hero Live. Et je me suis rendu compte qu’elle ne servait… à rien.

Petit résumé : Guitar Hero Live est sorti en 2015 sur iOS et a même été adapté à l’Apple TV lors du lancement de la version 4 (maintenant HD), qui prenait en charge les applications. Le jeu était gratuit, mais il y avait peu de chansons (deux sur iOS), avec un twist : si vous achetiez la guitare, elle débloquait les titres. Oui, parce qu’Activision avait lancé une guitare spécifiquement pour la variante iOS du jeu. Elle se connecte en Bluetooth LE et sert littéralement de DRM hardware, du coup. Elle était proposée pour 100 €, directement chez Apple notamment. La construction est assez correcte, ça reste du plastique mais ça semble solide quand même, il n’y a pas grand chose à dire sur ce point. A noter que la manette pour iOS est vraiment spécifique : elle est différente des versions consoles. Pour les autres versions, il y a une guitare qui ne change pas et un dongle spécifique à chaque console (ils sont interchangeables). A l’époque du lancement de l’Apple TV, la guitare avait fait parler d’elle : elle était obligatoire pour jouer sur Apple TV et le jeu ne prenait pas en compte la Siri Remote.

La guitare

Pourquoi c’est inutile (ou presque) en 2021 ?

La guitare ne fonctionne qu’avec Guitar Hero Live et le jeu a été supprimé de l’App Store en 2018. La page de support n’est pas très clair sur le fonctionnement si vous aviez téléchargé le jeu avant la date butoir (juin 2018), mais je n’ai pas trouvé de version crackée du titre (il était gratuit, donc forcément, pas réellement piraté). Disons que même si je trouvais une version installable, je ne suis pas certain qu’elle fonctionnerait : cet article de l’époque indique qu’une partie du gameplay est téléchargé en streaming. Du coup, je suppose que même sur un iPhone avec le jeu installé, ça ne fonctionne plus (ou plus totalement). Qui plus est, les titres débloqués avec la guitare sont a priori téléchargés, donc inutilisables. Sur les consoles, la fermeture des serveurs a supprimés une partie des achats (et une bonne partie des possibilités) mais les titres présents sur les disques – 42 – restent utilisables.

La guitare est bien Bluetooth LE

Maintenant, pourquoi est-ce (presque) utilisable ? Parce qu’il existe un programme qui singe Guitar Hero, Clone Hero. Et comme la guitare est compatible Bluetooth (4.0), il existe des programmes pour l’utiliser sur Mac ou sous Windows 10 directement. Le premier est open source mais nécessite de couper pas mal de sécurités de macOS. Le second est payant (10 £) et fonctionne sous Windows 10 et macOS (avec dans les deux cas, évidemment, une puce Bluetooth compatible). Il prend en charge Clone Hero et permet même de connecter plusieurs guitares sous macOS. Bon, je n’ai pas testé, et pas à cause du prix : je suis assez nul dans les jeux de rythme. Genre vraiment.

En fait, j’en ai parlé parce que vraiment, les titres qui disparaissent des App Store, spécialement quand ils sont liés à du matériel, c’est énervant. Alors que mon clavier Rockband pour Wii, il fonctionne encore (et en MIDI).

Réutiliser la carte Wi-Fi d’un Nabaztag

Comme le nouveau financement pour les cartes TagTagTag a atteint 100 %, certains vont peut-être ouvrir un Nabaztag et trouver une carte Wi-Fi dedans.

Dans le Nabaztag:tag, la carte Wi-Fi est un modèle USB, compatible 802.11g. Dans la première génération, c’est différent : il s’agit d’une carte Wi-Fi en PC Card, accessible assez facilement. Dans mon modèle, ouvert pour l’occasion, c’est visiblement une carte noname de type JVPAWL100. Celle du démontage officiel n’a pas de marquage, celle de ce démontage sur Hackaday est explicitement un modèle BenQ.

Mon Nabaztag


La carte est visible (en haut)


Bon, en pratique, il s’agit bien d’un modèle BenQ avec une puce Intersil Prism 2.5. On peut trouver les pilotes pour Windows (98/Me/2000/XP) facilement et elle fonctionne a priori sous Linux. La carte n’a par contre pas la bonne pouce pour Mac OS : elle ne peut pas remplacer une carte AirPort.


L’identifiant FCC ne ment pas

Après, l’intérêt reste relativement faible : la carte supporte uniquement le 802.11b et les modèles PC Card ont toujours été un peu lents. Qui plus est, la carte supporte nativement uniquement le WEP. Visiblement, on peut forcer le WPA dans certains cas (Windows XP Service Pack 2, le bon firmware, le bon pilote) mais je n’ai pas essayé, j’avoue. Autant la carte USB du Nabaztag:tag peut servir dans des bidouilles, autant ici c’est vraiment très limité. Après, je suis un peu biaisé : j’utilise essentiellement de vieux Mac et je préfère donc des cartes avec la même puce que les cartes AirPort. Pour ceux qui ont de vieux PC uniquement en PC Card (sans CardBus), c’est peut-être un modèle intéressant.

Test : le lecteur MO de la Pippin

Dans les accessoires pour la Pippin de Bandai, il y a un produit plutôt rare : le lecteur de MO. Et j’en ai enfin trouvé un.

MO signifie Magnéto Optique, il s’agit d’une technologie de stockage assez populaire au Japon, qui permettait (à l’époque) de stocker 230 Mo dans un disque en cartouche de la taille d’une disquette. Les MO sont assez rares en dehors du Japon, mais la technologie est fiable et offre une bonne rétrocompatibilité dans le temps (j’ai un lecteur USB). Il y a quelques années maintenant, j’avais testé un lecteur de MO en SCSI dans une console. En pratique, le lecteur présent dans l’accessoire officiel est le même que celui que j’avais utilisé : un Olympus MOS330E (c’est important pour la suite).

Dans le lecteur officiel

Visuellement, c’est assez proche du lecteur de disquettes. On doit placer la console dans les pieds, à l’avant, puis rabattre le tout pour que le connecteur entre dans la console. On peut voir sur l’avant le nom du modèle.

Le lecteur


Son nom


Olympus

En interne, on a un bloc qui comprend le lecteur et une carte d’interface. Je pensais que le SCSI était transmis directement dans le connecteur, mais non : le PCB s’interface visiblement en PCI, avec un contrôleur SCSI Symbios Logic (53C810). Il y a donc une prise propriétaire pour l’alimentation (avec un adaptateur Molex) et une prise SCSI 50 broches classiques.

Le bloc


L’adaptateur


Le lecteur est assez standard

A l’usage

Quand j’ai testé… rien. Nada. Pour deux raisons. D’abord, j’ai une Pippin (ma principale) qui ne veut pas de l’accessoire. Aucune idée de la raison, le connecteur a visiblement un souci. Deuxièmement, le lecteur semble mort. Mais j’ai installé mon ancien lecteur (le même) sans soucis. La compatibilité, j’en avais parlé, est assez faible. Il y a Gundam Virtual Modeler Light (qui le support explicitement), Pease Turbo (mais pas la version classique) et au moins le WebWiewer avec Internet Explorer 3.0. Il y a peut-être d’autres logiciels, je n’ai pas tout essayé. Dans les autres cas, et même si le lecteur de disquettes est supporté, ça ne marche pas. Il faut visiblement un pilote pour le lecteur en question, absent des CD de manière générale. Du coup, sauf pour les (gros) fans de Gundam japonais, cet accessoire a vraiment peu d’intérêt (ce qui explique probablement sa rareté). Et au passage, il faut une console avec la ROM 1.2 pour qu’il fonctionne, mais c’est assez courant.

Le jeu Gundam voit la cartouche


Une image sauvée à l’époque de mes premiers essais


Pease Turbo vvoit le disque (en haut à droite)


Le navigateur de base (même en version @World) ne voit pas le lecteur


Le WebViewer avec IE 3.0, si

Sony MDS-PC3 & PCLK-MN20 : relier un MiniDisc à un PC

Si on parlait MiniDisc ? Avant l’arrivée des NetMD, Sony a proposé pas mal de solutions différentes pour connecter un lecteur à un ordinateur. Et aujourd’hui, je vous montre un des kits en question.

La liste d’abord, que vous trouverez sur l’indispensable MiniDisc.org.

• D’abord, Sony a sorti des trucs basiques. Il y les kits PCLK-LSA1 et LSA2. Rien d’intéressant : il s’agit de câbles FireWire livrés avec le logiciel nécessaire pour contrôler un enregistreur LISSA (j’en parlerais un jour). Ensuite, le PCLK-U5. Là aussi, c’est sans intérêt : c’est une carte son USB avec une sortie optique.

• La seconde génération (kits PCLK-MD1 et MD2) permet de commander les appareils. D’un côté, vous trouverez une prise série à relier à un PC (ou un Mac), de l’autre un boîtier avec une prise jack. Elle va servir pour le connecteur (et le protocole) Control A1. C’est une technologie qui permet de synchroniser des lecteurs de CD et des enregistreurs MiniDisc, mais aussi – du coup – de commander les appareils. La partie matérielle des kits est la même, seul le logiciel évolue.

• La troisième génération est un peu différente, avec les PCLK-PX1, PX2 et PX3. Comme le précédent, les boîtiers sont identiques, la partie logicielle change. Dans tous les cas, on a une prise série côté PC et une prise mini DIN 6 (PC Link) côté lecteur. Attention, ça ressemble à du PS/2 (et certains enregistreurs acceptent les claviers) mais ce n’est pas du PS/2.

• Enfin, le sujet (ouf), les kits PCLK-MN10, MN10A et MN20. Comme les autres, les trois kits contiennent le même boîtier : un appareil avec d’un côté une prise USB (B) et de l’autre une prise mini DIN 6 (PC Link). Petite différence, aussi, deux prises audio. Il y a une sortie optique (pour envoyer le son dans un enregistreur avec une entrée) et une sortie analogique classique.

L’adaptateur (avec de l’USB B)


Sorties audio et prises mini DIN 6

J’ai donc un kit PC, mais aussi un enregistreur de MiniDisc compatible, le MDS-PC3. C’est un modèle assez compact, doté d’une alimentation externe et d’une connectique plutôt large. On a en effet une sortie casque, des entrées et sorties lignes, des entrées et sorties numériques (optiques) et la fameuse prise PC Link. D’ailleurs, Jonathan en a parlé ici pour une petite réparation, et j’ai d’ailleurs fait la même chose sur le mien.

L’enregistreur


Sa connectique

Ça marche comment ?

La partie audio est totalement standardisée : n’importe quel OS (macOS ici) peut envoyer le son dessus, les deux sorties sont synchronisées. La partie qui permet de commander le lecteur, elle, ne l’est pas. Il faut passer par le logiciel M-Crew de Sony. C’est essentiellement sur ce point que les kits diffèrent, en fonction des versions du logiciel. Jonathan en parle ici, l’ensemble fonctionne sous Windows XP. Il faut utiliser le pilote pour Windows 2000 (présent sur le CD) et ça suffit. Pour le programme, attention : il existe pas mal de version de M-Crew et – comme pour beaucoup de logiciels de l’époque – la localisation n’est pas automatique. Il existe donc des variantes J (Japon) et des versions E (English). Si vous tentez la première, n’espérez pas quelque chose d’utilisable : vous aurez au mieux des caractères plus ou moins aléatoires.

Le pilote Windows 2000 marche sous XP


La version japonaise affiche n’importe quoi


M-crew

Le programme offre une interface un peu inhabituelle, avec juste un bandeau par défaut, mais il permet de gérer le lecteur de MiniDisc (lecture, enregistrements, etc.), de nommer les pistes – toujours pratique -, de lire des CD et d’envoyer du contenu de l’ordinateur à l’enregistreur. C’est en temps réel, mais sans pertes liées au transfert : la liaison est numérique si votre enregistreur possède l’entrée idoine (c’est le cas du MDS-PC). J’ai utilisé la version 1.05E, mais il existe une version 2.01E. Dans mon cas, elle demande un fichier DLL, qui semble pourtant être présent (après, une réinstallation, ça a fonctionné).

Au lancement, juste une barre en haut

La logique est quand même assez particulière, avec un fonctionnement qui peut autant dérouter qu’un Sonic Stage, soyez prévenus. Je n’ai pas réussi à transférer depuis un CD (ce qui doit être possible), mais depuis un MP3, ça a marché. Il faut simplement activer l’enregistrement (avec le bouton Record) puis glisser les fichiers. Une sorte d’animation peu visible s’enclenche et l’enregistreur lui-même indique qu’il enregistre, mais l’ensemble est quand même assez instable (j’ai tenté dans une machine virtuelle). En fait, la logique est surtout la même qu’un véritable enregistreur de MiniDisc, ce n’est pas du tout automatisé comme OpenMG ou Sonic Stage : il faut lancer l’enregistreur (bouton REC), activer la lecture (l’enregistrement, en fait) sur l’enregistreur MiniDisc et la lecture du côté de la source. Et ensuite il va enregistrer en temps réel. Qui plus est, quand la connexion est lancée, l’enregistreur ne répond pas sur ses commandes physiques.

Le contenu d’un MiniDisc préenregistré


Quand on quitte, il propose d’éteindre l’appareil


La fenêtre d’enregistrement

En pratique, le réel intérêt du kit ne va pas être de commander le lecteur ni de gérer les enregistrements, deux choses assez fastidieuses, mais bien de titrer et trier facilement les pistes. Parce qu’enregistrer, c’est possible depuis le lecteur, et une simple sortie optique suffit. Mais titrer avec l’interface de l’enregistreur, c’est… compliqué (même avec la télécommande), mais avec le PC c’est simple et rapide.

Sinon, question protocole, les version avec le connecteur PC Link utilisent a priori le même protocole que les anciens modèles, seule la prise change. Sur cette page, il semble expliquer que les versions séries (avec le même connecteur) sont assez proches, mais que le principal problème est la partie logicielle.

GeoPort, le connecteur méconnu d’Apple

Connaissez-vous le GeoPort ? Ce connecteur Apple apparu avec les Macintosh “AV” en 1993 est parfois un peu mystérieux, mais il permet des choses intéressantes.

Mais le GeoPort, c’est quoi ? Un port série modifié, de façon assez basique. Le premier changement est la présence d’une neuvième broche (contre huit en temps normal) qui fournit de l’énergie. Elle permet de tirer 5 V (350 mA), de quoi alimenter un modem par exemple. La seconde, c’est la possibilité d’accélérer le port série, avec une horloge plus rapide (notamment). C’est un peu la même logique que pour le LocalTalk : en fournissant une horloge plus rapide, on peut accélérer les transferts. Typiquement, le série classique est limité à 230 kb/s (et nettement moins sur certains Mac) quand le GeoPort permet d’atteindre 2 Mb/s environ.

Les différences

L’usage le plus courant du GeoPort (ce n’est pas le seul) va être le GeoPort Telecom Adapter. C’est un accessoire intéressant, parce que s’il ressemble à un modem classique, il ne s’agit que d’une interface physique qui va adapter le signal pour atteindre les valeurs attendues sur une ligne téléphonique (en gros un ADC et un DAC). Un modem classique contient de l’électronique pour gérer la liaison série et les différentes fonctions, alors qu’un adaptateur GeoPort ne contient rien de tout ça. En fait, tout le nécessaire est géré par le Mac, à travers le GeoPort. Dans l’idée, si vous connaissez le principe, c’est un SoftModem (ou WinModem), donc une interface simplifiée. Dans le cas des PC, la raison d’être était principalement de réduire les coûts. Dans les Mac, pas totalement : l’adaptateur en question a pu évoluer et proposer plus de fonctions qu’un modem classique. Parce qu’évidemment, en laissant toute la partie logique au Mac, une simple mise à jour du programme permettait d’ajouter des fonctions. Typiquement, l’adaptateur en question fonctionnait à 9 600 bauds au lancement et les dernières mise à jour permettaient d’atteindre 33 600 bauds (en théorie, vu les retours de l’époque, ce n’était pas le modèle le plus performant). Plus exactement, Apple a effectué deux mises à jour : une en octobre 1996 (Apple Telecom 3), une seconde plus tard (je n’ai pas trouvé la date) avec Apple Telecom 3.1.1. La première a amené la prise en charge du V.34 (28 800 b/s) pour les Power Mac (mais pas les Mac AV), la seconde ajoute le V.34bis (33 600 b/s).

Un adaptateur GeoPort

Le principal défaut de ce choix, c’est la dépendance au Mac. Les premiers Mac équipés sont les deux modèles AV (840 et 660), et ce n’est pas un hasard : les traitements reposent sur le DSP, nettement plus efficace que le 68040 pour cet usage. Par la suite, Apple va intégrer la fonction dans les PowerPC en se reposant entièrement sur le CPU. Les retours de l’époque montrent que c’est un souci : ça prend un peu de RAM (600 ko, ce qui semble peu actuellement, mais les Power Mac arrivaient avec 8 Mo…) et pas mal de CPU. Sur les Power Mac 6100 dotés d’un 601 à 60 MHz, c’était a priori très visible.

Il faut noter que si l’incarnation principale du GeoPort est la prise mini DIN 9, le CommSlot de certains Mac prend en charge le nécessaire pour un modem GeoPort interne, donc avec la logique déportée sur le CPU.

Une version interne

Sur cette page, on note que la latence est très faible, le ping est amélioré parce que le modem n’est pas un vrai modem. Enfin, cette page montre que si techniquement on peut faire du 28 800 b/s, on reste un peu en-dessous. Il y a aussi une petite comparaison sur la puissance utilisée par le modem (mais j’en parle dans la suite).

L’Express Modem

En réalité, le GeoPort n’est pas le premier essai de déporter la logique sur le CPU. Un peu avant, Apple avait proposé l’Express Modem pour les PowerBook, essentiellement pour arriver à intégrer le modem en le miniaturisant. Dans les PowerBook, le résultat était assez moyen : le “modem” utilisait de la RAM et les CPU – des 68000 ou 68030 – étaient un peu légers pour ça.

Un Express Modem externe


Shot with DXO ONE Camera

Les autres périphériques

Le GeoPort a finalement été utilisé assez peu. Chez Apple, on peut noter les premiers QuickTake (100 et 150) : ils transfèrent en GeoPort qui est plus rapide que le RS-232 des PC (notamment). Je l’avais noté à l’époque, mais comme je récupère les photos avec une machine virtuelle sous Windows XP (c’est plus simple en pratique), ça ne sert pas tellement. Il existe surtout aussi quelques appareils qui utilisent la prise GeoPort, mais en mode classique. L’intérêt ? Alimenter le modem. C’est le cas sur le Global Village avec le Gold II par exemple. Techniquement, c’est un “vrai” modem, mais il utilise la neuvième broche pour son alimentation. En pratique, il est possible de le modifier pour l’alimenter en externe. Dans les autres produits, on trouve aussi un modem ISDN de chez Sagem, qui permet d’utiliser la norme (appelée RNIS en France) à son maximum : 128 kb/s.

Enfin, il y a les modems de la Pippin. Je ne sais pas vraiment s’ils sont GeoPort ou s’ils utilisent un vrai modem avec une alimentation sur la neuvième broche, j’avoue. Disons que comme il existe deux versions (14 400 et 33 600 bauds), je suppose qu’il s’agit de vrais modems.

Un modem de Pippin (14 400)

Testons le “pod”

Il y a plusieurs références de GeoPort Telecom Adapter mais ils sont (presque) identiques techniquement a priori. Ce qui change, c’est essentiellement le logiciel livré avec. Plus exactement : le M1694LL/A (première génération) a été proposé avec les Mac AV et pose des soucis avec certaines lignes. Et il ne fonctionne (selon la documentation) qu’aux Etats-Unis. Le M1694LL/B est utilisable hors des USA et a été corrigé au niveau matériel. Enfin, le M3127LL/A est identique au précédent mais a été livré avec une partie logicielle compatible avec les Power Mac. Il existe aussi le M2117LL/A (le mien, probablement le même mais livré avec la version compatible 28 800 du logiciel) et le M5438LL/A (idem, mais 33 600).

Toutes les certifications

Pour les premiers essais, j’ai pris un PowerBook 3400c, un modèle raisonnablement puissant pour l’époque : il est équipé d’un PowerPC 603ev à 180 MHz. Il a deux fois plus de mémoire cache (niveau 1) que le 603 d’origine, et un cache L2 de 256 ko. Il était sous Mac OS 8.0, et j’ai installé Apple Telecom 3.1.3 et les mises à jour GeoPort nécessaires pour atteindre 33 600 b/s. En face, j’ai utilisé un Raspberry Pi sous DreamPi, c’est un OS qui permet d’émuler un serveur RTC avec un modem analogique. C’est un cas extrêmement favorable pour mesurer les performances : il y a en gros deux mètres de câbles entre le Mac et le serveur. Et dans ce cas, j’ai téléchargé à environ 4 ko/s (soit à peu près 32 000 b/s), pratiquement le maximum du V.34b. Sur le coup, le modem fonctionne, rien à dire.


Par contre, les performances, c’est autre chose. Avec MacBench, le PowerBook offre de base pratiquement trois fois les performances d’un Piwer Mac 6100, équipé d’un PowerPC 601 à 60 MHz. Compte tenu du fait que le 603 est un peu plus simple que le 601 (et possède moins de transistors), c’est plutôt positif. Une fois le modem activé et connecté (et c’est tout, sans transferts), c’est une autre paire de manche : on divise en gros la puissance de calcul par deux. C’est très sensible à l’usage dans les menus, dans Mac OS. Avec MacBench, on passe de 287 % du Power Mac 6100 à 137 %. Et si jamais on transfère des données (ici, j’ai juste chargé une image JPEG), c’est encore pire (111 %). Je n’ai pas testé sur le Power Mac en question pour des raisons pratiques (notamment de longueurs de câbles…), mais du coup on doit se retrouver très nettement un 68040 par exemple. De ce que j’ai vu (et des réponses données par certains), c’est plus efficace avec un 604 ou (je suppose) un G3, deux CPU nettement plus performants.


La perte de performances est importante

C’est tout le problème de ce type de modem : si les fonctions sont intéressantes, les performances ne suivent pas réellement ce qu’on gagne d’un côté est perdu de l’autre parce que tout est lent.

Apple Phone

Un des trucs sympas du GeoPort et du “modem” associé, c’est Apple Phone. L’idée, c’est de proposer un téléphone virtuel avec des fonctions avancées. On a donc la possibilité de téléphoner directement depuis le Mac, de faxer (en envoi et en réception) et même de gérer un répondeur. Sur le coup, le Visual Voice Mail de l’iPhone existait déjà chez Apple depuis des années. J’ai branché l’appareil sur ma ligne VoIP et ça fonctionne : le Mac sonne (avec un bruit de vieux téléphone), le répondeur prend bien les messages, on peut appeler, etc. La qualité n’est vraiment pas extraordinaire, mais c’est probablement parce qu’on est habitué à avoir la « voix en HD » depuis un moment dans la téléphonie. Je n’ai pas testé les fax, par contre : ça passe assez mal en VoIP. L’appareil est normalement capable d’afficher le numéro de l’appelant (un truc qui demande en temps normal des modems spécifiques) mais ça n’a pas fonctionné ici. Mais je soupçonne quand même un réglage lié à mon boîtier VoIP, les normes ne sont pas identiques en Europe et aux Etats-Unis. Et pour les amateurs, on peut visiblement tout gérer en AppleScript, réveiller l’ordinateur, etc. Sur le coup, c’était assez moderne et vraiment lié au fonctionnement essentiellement logiciel du GeoPort.

Le clavier


Le Visual Voice Mail


Les fax


Faut-il vraiment une conclusion ? Oui, peut-être. Le GeoPort était une idée intéressante, avec pas mal d’avantages mais aussi des inconvénients. Je pense que si les Mac avaient tous intégrés un DSP, ça aurait pu devenir un truc incontournable, mais l’histoire n’est pas allée dans cette voie. Dans la réalité, le GeoPort est surtout un truc un peu obscure, un peu bizarre et mis dans un coin. Parce qu’il faut bien se dire que dès la fin des années 90, Apple a arrêté de proposer des modems en GeoPort pour revenir sur des modèles standards avant d’abandonner le modem (comme tout le monde) quelques années plus tard (en gros avec l’arrivé des Mac Intel).

Encore un « Apple TV des années 90 » en vente

Vu sur eBay, un prototype assez courant finalement : l’Apple TV des années 90, aka Apple Interactive Set Top Box.

Pour résumer, c’est un Mac compact équipé d’une carte de décompression MPEG (la première version) qui a été testée par des cablo-opérateurs dans les années 90 (Plein Câble en France, BT au Royaume-Unis, Belgacom en Belgique, etc.). C’est fonctionnellement un Mac à base de 68040, avec des E/S adaptés et une interface de liaison. Il ne s’agit pas d’une connexion Ethernet (ou modem) mais d’un truc spécifique pour se connecter à des serveurs qui envoyaient la vidéo. Ca se bidouille un peu pour lancer l’OS de l’époque, mais de base, c’est surtout un joli presse-papiers… proposé plusieurs centaines de dollars.


Quelques prises cachées



Le premier jeu vidéo sur LaserDisc, en 1981 sur Apple II

Si vous connaissez un peu les jeux vidéo, à la question « Quel est le premier jeu sur LaserDisc ? », la réponse sera probablement Dragon’s Lair. Mais il date de 1983, et Astron Belt (par exemple) est de 1982. Et Quarter Horse, une sorte de jeux de pari interactif, est même un peu plus ancien. Mais la bonne réponse, en réalité, est Adventures in Videoland, en 1981.

Vous le ne connaissez pas ? C’est normal. C’est un programme paru dans le magazine Creative Computing en janvier 1982 (et donc sorti en pratique en 1981), dont l’auteur est David Lubar. A l’époque, c’était un listing en BASIC, mais il a été réédité en 1984 et est aussi visiblement sorti sur disquettes. Le programme pour Apple II dépendait d’un film précis, Rollercoaster (Le Toboggan de la mort en France).

On va commencer par le contexte et les choix techniques. La version d’origine du programme date de la fin d’année 1981 – le magazine a été envoyé aux abonnés en décembre – et utilisait du matériel un peu particulier. Il fallait en effet un Apple II (assez courant), une carte Omniscan de chez Aurora (275 $ en 1981, environ 830 $ actuels) et un lecteur de LaserDisc précis, le Pioneer VP-1000. Il valait 750 $ (~2 250 $ en 2021). La carte n’est pas une interface série mais un truc bien plus rudimentaire : l’équivalent d’une télécommande filaire. En gros, le programme (et donc la carte) envoyait les mêmes commandes qu’une télécommande pour passer d’un endroit à un autre. Malin. Enfin, il faut évidemment le DiscoVision du film. C’est une édition CAV (ce qui permet les arrêts sur image) assez ancienne, et mon exemplaire a assez mal vieilli, on va en reparler. Du coup, la seconde édition du film ne convient pas : elle est en CLV. Dans les trucs sympas, le disque possède une Dead Side. Après nettoyage, c’est la première face du DiscoVision de L’Homme des Hautes Plaines (High Plains Drifter).


Seule la face 1 du disque 1 va servir

Pour tout dire, ça semble un peu impossible de faire fonctionner le programme en 2021 : trouver la carte et le bon lecteur en bon état, c’est du domaine de l’impossible. Mais il y a une solution. Kay Savetz a en effet modifié le programme pour qu’il fonctionne avec du matériel (un peu) plus moderne et a mis le tout en ligne. Il y a en fait quatre versions. L’originale, donc, une seconde qui a été livrée sur disquette avec visiblement quelques différences et deux variantes plus simples à mettre en place. La première nécessite toujours le LaserDisc, mais passe par une connexion série vers un lecteur Pioneer équipé. La seconde nécessite un lecteur de DVD de la même marque avec une interface série (DVD-V8000). Dans les deux cas, il faut toujours un Apple II.

Mon montage

Premièrement, le lecteur. J’ai un Pioneer LD-V2600 équipé d’une interface série, que j’avais utilisé pour les LaserDisc Apple. C’est un modèle NTSC assez basique mais qui se contrôle en série. Pour le disque, j’ai juste acheté le DiscoVision. Il a un peu souffert du temps (le fameux rot) mais il fonctionne. Pour information, le jeu n’utilise que la première face du premier disque. Et pour l’Apple II, j’ai triché. J’ai pris ma carte Apple IIe pour Mac. Avec le Floppy Emu bien configuré, j’ai pu charger l’image de disquette fournie. Attention, il faut le câble pour la carte Apple IIe et le bon firmware pour le Floppy Emu.

Je vous mets aussi cette petite vidéo qui montre le montage avec de vrais écrans. J’aurais bien fait le jeu directement dessus, mais le truc, c’est que mon écran cathodique Apple fonctionne à 67 Hz, donc c’est une plaie pour le synchroniser correctement quand on filme (je ne suis pas équipé).

La configuration de l’Apple IIe a été un peu plus compliquée. Pour charger le programme, rien de spécial : il suffit de taper LOAD ROLLERCOASTER-2018 puis RUN.

La partie tendue, ça a été la connexion série. En effet, j’ai dû mettre un adaptateur Mini DIN 8 vers série (DE9) puis un adaptateur DE9 vers DA15. Et ensuite, il a fallu configurer l’Apple IIe. Après pas mal d’essais, j’ai mis une carte série dans le Slot 2, configurée pour communiquer à 4 800 bauds avec le lecteur (le débit par défaut). Attention, il faut forcer manuellement le débit dans l’interface d’Apple, et par défaut la carte est configurée pour communiquer à 1 200 ou 2 400 bauds avec un modem.

Avec le bon programme et une liaison série fonctionnelle, tout marche. Attention, il faut lancer le disque (avec Play) avant de commencer, sinon le lecteur ne réagit pas.

Le jeu

Du coup, j’ai fait une vidéo qui utilise les infos de la vidéo de Kay Savetz. C’est juste une sorte de solution, enregistrée en capturant l’image de la carte Apple IIe (ce qui explique que l’image n’est pas verte) et la sortie du lecteur de LaserDisc (en composite sur ce modèle). J’ai eu un peu de mal à synchroniser le tout, parce que j’ai dû enregistrer séparément.

Alors, d’un point de vue ludique, ça reste assez basique. C’est du textuel standard, avec des trucs à deviner (et sans indices, parfois). Le LaserDisc ajoute quand même une touche sympa : on a des images fixes (merci le CAV) et de petits extraits. Franchement, l’auteur a réussi un truc sympa en piochant dans environ 24 minutes de vidéo (la première face du premier disque). Question pratique, en tout cas sur la version “2018”, c’est un peu lent. On tape une commande, le programme envoie la commande en mode série, le lecteur réagit, cherche la bonne frame, etc. J’ai un peu ajusté dans la vidéo, mais en vrai, on a quand même un petit décalage. le seul point un peu dommage c’est que les images ne changent pas à chaque fois. Dans certains cas, l’animation se déclenche, dans d’autres on reste sur l’image précédente. Dans la vidéo, vous verrez probablement quelques faux raccords, aussi, parce que j’ai parfois fait de fausses manipulations.

Dans cette seconde vidéo, il y a quelques exemples qui montrent la meilleure façon de perdre.

Aller plus loin

Si vous avez d’essayer sans un Apple II ou sans lecteur de LaserDisc, il y a une solution : une personne a mis le code en ligne dans un interpréteur Javascript avec de la vidéo en HTML5. Il y a une vidéo de présentation et un peu d’explications techniques ici. Kay Savetz a aussi fait une présentation dans une convention, la vidéo est là, la présentation elle-même est ici.

Huawei Matebook 14s : un ultraportable 14″ qui corrige ses erreurs

Huawei est toujours dans la tempête et les sanctions américaines ne l’aident pas à rester à flot. Sur le segment informatique, cela semble toutefois aller mieux et la marque a pu ainsi présenter le Huawei Matebook 14s, un ultraportable fin, léger et complet qui semble bien positionné pour les fêtes de fin d’année.

Huawei Matebook 14sLe Huawei Matebook 14s est un engin intéressant car il montre comment une marque peut se sortir d’une ornière dans laquelle elle s’est elle même coincée. L’exemple le plus frappant, ici, est de jeter aux orties un concept développé par la marque et qui a été plébiscité par son marketing pendant plusieurs générations de machines. Cela ne semble être qu’un détail mais la webcam de ce nouveaux modèle a enfin quitté le clavier où elle ne justifiait que difficilement sa place.

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La fameuse webcam disposée sous une touche de la marque

Intégrer une webcam sous une touche n’a rien d’évident, tant en terme d’ergonomie qu’en usage pratique. Cela crée une touche qui n’en est pas une au milieu des autres et surtout cela ne permet qu’un angle assez étrange lorsque vous utilisez votre machine. Ce type de design est ce qu’on appelle une signature pour une marque. Un élément différenciant qui va permettre de comprendre d’un coup d’oeil qui est le fabricant de l’engin. A première vue l’idée est assez bonne même si elle apparait surtout comme gadget. Huawei intègre la webcam dans le clavier pour pouvoir proposer des bordures d’écran ultrafines. Mais face à la réalité des usages, réalité qui a explosé avec l’augmentation massive du télétravail, on se rend assez vite compte du problème posé par cette solution. On se filme par en dessous, ce qui n’est pas flatteur pour la personne qui se filme et pas agréable pour les personnes avec qui on discute. Le gros plus d’une webcam intégrée en haut de l’écran vient du fait qu’une vignette vidéo de vos interlocuteurs donne l’impression que la personne vous regarde dans les yeux. Ce n’est pas le cas mais c’est assez petit en général pour vous mettre à l’aise face aux personnes avec qui vous discutez en vidéoconférence. Avec une webcam dans le clavier ce n’est jamais le cas, et c’est très dérangeant à la longue.

Autre problème, cette nouvelle webcam embarque un module infrarouge pour de la reconnaissance faciale sous Windows. Un fonctionnement qui s’appuie  sur la forme de votre visage capturé… de face. C’est probablement la seconde importante motivation dans la disparition de l’ancien système. Se filmer par en dessous ne permet pas de faire ce type de reconnaissance. 

Huawei Matebook 14s

Le Huawei Matebook 14s corrige donc le tir et, comme d’autres constructeurs, arrive désormais à glisser une webcam dans une bordure d’écran très fine. Cela n’est pas anodin car cette décision signifie à la fois de perdre cette signature distinctive et de jeter le couteux développement de ce type de caméra clavier à la poubelle. Un choix qui obligera également le marketing de la marque à tordre son discours vantant les mérites de sa solution passée pour reprendre celui de ses détracteurs…

C’est donc courageux et en même temps cela a quelque chose d’assez décevant. Si Huawei corrige cet égarement, la marque le fait sans panache en ne proposant aucune des fonctions développées par les autres marques. La webcam reste un modèle HD 720P entrée de gamme et on ne retrouve pas d’œilleton de confidentialité pour l’obstruer. Un détail pourtant logiquement présent dans le modèle précédent puisque la touche, une fois fermée, ne pouvait logiquement plus voir vos faits et gestes.

Huawei Matebook 14s

L’autre évolution notable de ce Huawei Matebook 14s est lié à sa connectique, là encore un retour en arrière des offres passées qui sacrifiaient la praticité de l’offre à une « mode » un peu hors sol et très gadget. Le tout « USB Type-C » qui ne permet pas de brancher une bête clé USB sans sortir un adaptateur quelconque est ici remplacé par une solution un peu plus proche du terrain. Les deux ports USB Type-C sont toujours bien présents mais ils sont accompagnés d’un HDMI et d’un port USB 3.2 Gen 1 Type-A. De quoi parer aux éventualités les plus classiques sans trimballer tout un attirail d’accessoires supplémentaires. A noter que le modèle le plus haut de gamme de l’engin, le Core i7 16Go/1 To propose en outre une connectique Thunderbolt 4 sur les deux ports USB Type-C. Détail qui lui permet d’hériter d’une certification Intel EVO.

Huawei Matebook 14s

A bord du Huawei Matebook 14s

La machine est déclinée en deux versions pour le marché français. Toutes deux autour d’un écran LPTS qui proposera un angle de 178° de 14.2 pouces en 2520 x 1680 pixels pour 213 points par pouce. Un écran en 3:2 donc qui affichera en option 90 Hz. Un détail pas anodin, le recours au 90 Hz sera volontaire de la part de l’utilisateur qui devra l’activer. L’idée est de rester en 60 Hz pour économiser des ressources en autonomie, le mode 90 Hz demandant plus d’énergie, il pourra être lancé en mode sédentaire mais la machine affichera par défaut avec un classique 60 Hz.

Huawei Matebook 14s

La dalle LPTS promet une couverture sRGB de 100% et une luminosité de 400 nits. Suffisant ? Pas sûr. L’affichage est recouvert par une surcouche tactile 10 points de contact très brillante qui prendra beaucoup de reflets et qui ne correspond donc pas vraiment à un usage en extérieur. Le recours à ce ratio d’affichage 3:2 est une très bonne nouvelle qui démarque le Matebook 14s de nombreux concurrents. Il permet de conserver un encombrement très intéressant : l’engin mesure 31.38 cm de large pour 22.97 cm de profondeur et 16,7 mm d’épaisseur. Le clavier ne dispose pas d’assez d’espace pour intégrer un pavé numérique mais en profite tout de même pour proposer un chiclet rétro éclairé assez généreux avec une course de touche de 1.5 mm. Le pavé tactile est très large mais surtout très profond, profitant du recul apporté par le ratio de l’écran dans le châssis pour s’étendre. On retrouve un bouton de démarrage qui abrite également un lecteur d’empreintes digitales pour une authentification accessoire à la reconnaissance faciale.

C’est, avec un poids de 1.43 Kg, un format parfait pour emporter le Matebook 14s partout au quotidien. Là où l’engin pourra rendre de nombreux services à en juger par son équipement technique.

Huawei Matebook 14s

A bord de la machine on retrouve en effet deux puces Intel Tiger Lake. Le Core i5-11300H pour commencer et le Core i7-11370H pour le modèle le plus performant. Les deux embarquent un chipset graphique Intel Iris Xe, de 8 à 16 Go de mémoire vive double canal LPDDR4X soudée à la carte mère et de 512 Go à 1 To de stockage SSD PCIe NVMe. Un équipement suffisant pour piloter la totalité des applications du marché. Un ensemble complété par un module Wifi6 et Bluetooth 5.1 et piloté par une batterie 60 Wh. A noter un effort consenti pour la partie son puisque l’engin est livré avec 4 haut-parleurs et un ensemble de quatre microphones pour capturer le son de votre voix en filtrant le bruit ambiant. La recharge se fera via un adaptateur secteur USB Type-C 90 watts. L’engin est censé offrir 13 heures d’autonomie et se recharger pour 3 heures avec 15 minutes de charge seulement.

Le Matebook 14s est livré sous… Windows 10 malgré la sortie annoncée de Windows 11. Les engins auront droit à une mise à jour gratuite vers Windows 11 que l’utilisateur pourra opérer selon son bon vouloir. Un choix qui n’en est peut être pas vraiment un de la part de Huawei. Les sorties actuelles étant impactées par de nombreux éléments, ils est fort possible que la machine ait un peu de retard sur le calendrier prévu. Il est également possible que la marque ait choisi de poursuivre avec Windows 10 pour ne pas heurter sa clientèle potentielle avec un système encore inconnu. dans le futur la machine sera peut a peu livrée sous Windows 11 directement.

Huawei Matebook 14s

Trois premières versions seront disponibles dans les jours qui viennent avec une distribution qui devrait être assez large. Le Matebook 14s de base, en Core i5 avec 16 Go de mémoire vive et 512 Go de stockage est annoncé à 1149€. La version i7 équipé de la même manière passe à 1349€. Le modèle le plus haut de gamme, certifié EVO en  Core i7 16Go/1To sera proposé à 1549€.

Je suppose que des modèles 8 Go de mémoire vive et 512 Go en Core i5 apparaitront plus tard, lorsque l’engin sera poussé chez les revendeurs. Avec peut être l’espoir d’une offre à moins de 1000€ ?

 

Huawei Matebook 14s : un ultraportable 14″ qui corrige ses erreurs © MiniMachines.net. 2021.

October 18th 2021 Apple Event: M1X MacBook Pros, Monterey Public Release, New Mac mini ?

530703 On October 18th at 10AM PDT there will be an Apple event at which is expected new Macs and the release date of the next update to macOS. What would you like to see? Tune in to watch the online event! https://www.apple...

Amazfit dévoile trois nouvelles montres connectées

Dévoilées aujourd’hui, les Amazfit GTR3, GTS3 et GTR3 Pro sont trois nouveaux modèles proposés par le constructeur chinois. La marque continue de suivre une voie alternative, loin du sillon tracé par Google avec son système Android Wear. Elle lui préfère son écosystème avec ses puces, son Zepp OS et ses propres développements.

Amazfit GTR3

La montre Amazfit GTR3 est une solution très classique dans la logique de gamme du constructeur. Avec un écran rond (le R de GTR pour Round), la montre propose un affichage de 1.39 pouce avec une dalle Amoled 1000 nits et une densité de pixels de 326 points par pouce. Une finesse d’affichage appréciable pour proposer un écran parfaitement lisible même sur les petits caractères d’un SMS et de beaux lissés sur les plus gros éléments. Amazfit GTR3

La solution embarque les fonctions classiques d’une montre moderne avec une mesure de la fréquence cardiaque, une analyse SpO2 continue, un baromètre ainsi que les fonctions de podomètre et autres mesures d’activités classiques. La Amazfit GTR3, comme ses consoeurs, assurera la prise en compte de 4 éléments de santé avec un simple geste. Histoire de savoir où vous en êtres en quelques minutes. La solution assure les services d’un GPS/Galileo/Glonass complet en plus d’un module Bluetooth 5.1 mais sans aucun Wifi embarqué pour ce modèle. Le constructeur n’a pas jugé intéressant d’intégrer ce type de connexion afin d’éviter une décharge trop rapide de la batterie.

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La Amazfit GTR3 proposera 100 cadrans, 15 animés et 8 adaptables… en plus des vôtres.

Avec un accumulateur de 450 mAh, la Amazfit GTR3 proposera 21 jours d’autonomie en usage classique et 9 jours en usage « intensif »… sans que ce que ce terme soit très clairement défini. Vous pourrez également pousser l’autonomie à 40 jours en activant un mode éco qui transformera alors votre montre « intelligente » en montre « idiote » ne donnant que l’heure… L’utilisation du mode GPS continu baissera l’autonomie de la montre à 38 heures au maximum.

Amazfit GTS3

 

La version Azmafit GTS3 est une déclinaison de ce premier modèle avec un écran carré (Le S de GTS pour Square). L’affichage est plus grand avec 1.75″ de diagonale et une densité de pixels en augmentation à 341 points par pouce. La dalle Amoled proposera toujours une luminosité de 1000 nits pour une lisibilité maximale en extérieur. Le poids de la montre est de 24.4 grammes pour une épaisseur totale de 8.8 mm. 

Amazfit GTS3

La GTS3 comme la Amzfit GTR3 proposeront 100 cadrans différents, la possibilité d’inclure les votres ainsi qu’une quinzaine de cadrans animés et douze personnalisables. L’autonomie de ce modèle varie de 20 à 6 jours suivant les usages classiques et 20 heures en utilisation GPS continu.

GTR3 PRo

La version Amazfit GTR3 Pro ajoute quelques fonctionnalités supplémentaires autour d’un écran Amoled rond un poil plus grand. Le diamètre est de 1.45 pouce avec une définition de 480 x 480 pixels soit une densité de 331 points par pouces. La luminosité reste de 1000 nits. L’autonomie en prend un coup avec 12 jours d’utilisation standard et 6 jours en usage poussé. L’utilisation du GPS en continu faisant baisser l’autonomie à 35 heures. Il faut dire que malgré sa taille plus grande la batterie reste la même en 450 mAh. La possibilité de passer des appels en Bluetooth ainsi que le stockage et la diffusion de la musique via un haut parleur font de ce modèle une solution probablement plus gourmande en ressources. 

La Amazfit GTR3 Pro ajoute en plus le support du Wi-Fi, du stockage pour 470 chansons (Mp3), un haut-parleur et la possibilité de passer des appels en Bluetooth. Un revêtement anti éraflures et anti reflet est appliqué sur le verre et la dalle occupe 70.6% de la surface disponible. 

GTR3 PRo

Toutes ces montres utilisent Zepp OS, un système d’exploitation maison qui prend en charge les divers éléments de services: alarme, météo, rappels, et modes sportifs. Plus d’une centaines de cadrans de montres sont disponibles en plus des votres.  Jusqu’à 150 sports sont pris en charge mais également des fonctions d’analyse de santé, de sommeil ou de cycles menstruels. La version GTR3 Pro est annoncée comme compatible avec les fonctions Strava et Google Fit, ce qui est un vrai plus pour ce type d’appareil.

GTR3

A noter que la montre est certifiée 5ATM, ce qui vous permettra de ne pas craindre la pluie, de prendre une douche ou de faire la vaisselle mais qui reste en théorie déconseillé pour aller nager. Pour ma part, j’ai toujours une Amazfit GTR47 au poignet avec cette même certification 5ATM de la marque. Je suppose que l’obtention d’une certification 10ATM serait peut être difficile à atteindre en laboratoire mais pour avoir fait de la nage, du kayak et autres activité humides en mer comme en piscine ou en eaux vives, je n’ai jamais eu de soucis lié à l’eau avec mon modèle.

Amazfit GTR3

Toutes ces montres offrent les fonctionnalités classiques du genre avec les services attendus d’un engin de ce type. La solution développée par Huami se base sur Zepp, une application qui transmet à la montre les notifications choisies : applications, sms, alarmes, météo, réseaux sociaux… Toutes les montres fournissent en plus un accès aux services Alexa d’Amazon. Cette dernière option est désactivable.

A noter enfin la présence d’une gestion des menus via une couronne sur l’ensemble des modèles. Avec un retour haptique, cette solution permet de manipuler la montre même avec des gants sans recours au verre tactile capacitif de l’écran.

D’un point de vue tarif, les montres sont disponibles : la Amazfit GTR3 Pro est à 199.90€ sur Amazon avec des bracelets noir ou brun. La GTR3 est proposée à 159.90€ sur Amazon également. Pas de traces de la GTS3 pour le moment. Toutes ces montres disposent de menus, fonctions et d’une application Zepp traduits en français.

Amazfit dévoile trois nouvelles montres connectées © MiniMachines.net. 2021.

Fire TV Stick 4K Max, Amazon passe au Wifi6

Pas de grosse révolution pour la dernière née des clé Amazon, la Fire TV Stick 4K Max apporte surtout une prise en charge du Wifi6 pour un débit supérieur de données sans fil. La solution ne promet pas grand chose de plus à l’usage avec les mêmes capacités de décodage que le modèle précédent de 2018.

Fire TV Stick 4K Max

Le passage d’un SoC quadruple coeur MT8695 à un MT8696 chez Mediatek n’augure évidemment pas  une grosse révolution. La fréquence des coeurs peut désormais atteindre 1.8 GHz contre 1.7 FHz pour le modèle précédent. Le chipset graphique évolue un poil avec une puce qui embarque désormais un IMG GE9215 à 750 MHz. La mémoire vive enfle légèrement avec une évolution de 1.5 à 2 Go de DDR4… Mais, pour le reste, c’est identique avec 8 Go de stockage et du Bluetooth 5.0. Les capacités de décodage sont les mêmes puisque l’engine est toujours compatible avec de l’UltraHD à 60 images par seconde, propose une prise en charge du HDR10+ et les fonctions Dolby Atmos et Vision.

Fire TV Stick 4K Max

La clé évolue avec un passage de FireOS 6 basé sur Android 7.1 à FireOS 7 qui est construit sur Android 9. Les deux clés sont livrées dans un format identique avec une télécommande proposant des fonctions vocales de l’univers Alexa. On pourra rediriger un flux de camera compatible vers le téléviseur en Picture In Picture, donner un ordre domotique, lancer un streaming audio sous Spotify ou poser des questions à sa télécommande.

Fire TV Stick 4K Max

Amazon garantit une compatibilité assez large avec les programmes du marché streaming : Netflix et Prime Vidéo bien entendu, mais également Disney+, FranceTV, Arte, Moltov, Youtube et MyCanal. La télécommande est compatible HDMI ARC et si votre téléviseur est également à cette norme, elle pourra donc le piloter en remplacement de votre télécommande classique.

Dernière différence, entre la Fire TV Stick 4K Max et la précédente version, le tarif. La nouvelle venue est proposée à 64.99€ tandis que le précédent modèle, tout aussi valable si vous n’avez pas de solution Wifi6 donc, est à 59.99€.

Fire TV Stick 4K Max, Amazon passe au Wifi6 © MiniMachines.net. 2021.

AYN Odin : une autre console portable Android en approche

Avec un écran de 6″ de diagonale, la AYN Odin est une petite console de jeu à l’apparence très Nintendoesque. Entouré de mini joysticks et de boutons dans une disposition très habituelle. L’écran IPS FullHD occupe la majeure partie du dispositif et proposera une expérience de jeu axée autour des titres phares du monde Android mais également vers l’émulation de consoles arcade.

AYN Odin

A l’intérieur de la AYN Odin, on retrouve un équipement de smartphone, pas de surprise ici, il s’agit d’un recyclage des entrailles d’un modèle de téléphone Android haut de gamme d’il y a quelques années. Le SoC employé est un Qualcomm Snapdragon 845 ou un MediaTek Dimensity D900 entourés de 4 à 8 Go de mémoire vive et de 64 à 128 Go de stockage UFS 2.1 qu’il sera possible d’étendre avec un petit lecteur de cartes MicroSDXC. De bons choix donc pour construire un engin compétent et abordable.

La vidéo du prototype

Tout cela vous rappelle quelque chose ? C’est normal, on a déjà parlé de cet engin en Juin dernier lorsqu’il a été annoncé sous le nom de code Project Valhalla. En ce mois d’octobre, le projet est passé à quelque chose de plus concret et, au terme d’un financement participatif fructueux, elle devrait commencer à être distribuée en novembre prochain. Il reste quelques possibilité de commander la console avec le programme « In demand » de la plateforme Indiegogo pour une livraison en janvier. Mon petit doigt me dit que la AYN Odin devrait également trouver sa place en importation plus classique rapidement pour ne pas rater le coche des fêtes de fin d’année… 

AYN Odin

D’un point de vue matériel, la console confirme ce qui était présenté avec le prototype précédent : un écran de 5.98 pouces avec un affichage IPS FullHD tactile et une dalle résistante aux rayures grâce à un verre traité. On retrouve une connectique assez belle avec un port jack audio 3.5 mm classique mais également un port Mini HDMI et quelques variantes suivant les options choisies.

AYN Odin

La AYN Odin Lite est l’entrée de gamme de l’offre avec un Soc Mediatek Dimensity F900, 4 Go de mémoire vive, 64 Go de stockage et une batterie 5000 mAh ainsi qu’un port USB 3.0 Type-C.  C’est la seule à faire tourner Android 11 avec un SoC plus récent que les versions Qualcomm. Elle coute 199$ en « InDemand »1 pour une commercialisation attendue à 236$ pièce.

La AYN Odin Base correspond au milieu de gamme avec un passage au Qualcomm Snapdragon 845, toujours 4 et 64 Go de stockage et mémoire, une batterie identique mais un USB 3.1 Type-C et un rétropédalage vers Android 10. Elle sera proposée à 268$ dans le commerce et est lancée à 240$ en « InDemand ».

Enfin, le modèle AYN Odin Pro embarque un SoC Qualcomm Snapdragon 845, 8 Go de ram, 128 Go de stockage UFS 2.1, un USB 3.1 Type-C, une batterie 6000 mAh et toujours un Android 10. Les tarifs sont de 289$ en « InDemand » et 323$ une fois dans le commerce.

Toutes les versions sont ventilées activement même si un gros dissipateur passif est également présent. Toutes proposent une paire d’enceintes stéréo, un module Wifi5, du Bluetooth 5.0 et un mode de charge rapide en USB. Les trois modèles proposeront de piloter un écran externe via leur port HDMI ou avec leur port USB Type-C en DisplayPort.

AYN Odin

Un dock optionnel (proposé à 50$) permettant de profiter de cette sortie USB facilement tout en rechargeant l’appareil. Avec une sortie HDMI plein format, un port Ethernet Gigabit, cinq ports USB 3.0 Type-A et un USB Type-C servant à alimenter l’ensemble et recharger la console. Mieux encore, le dock propose un emplacement 2.5″ SATA pour pouvoir profiter d’un stockage interne ou stocker des éléments facilement : jeux, films ou autre média que la console pourra exploiter en mode sédentaire. Ce dock ressemble exactement à ce que toute l’industrie aurait du proposer avec chaque tablette sortie depuis que l’USB Type-C existe.

AYN Odin

Qu’elles soient sous Android 11 ou Android 10, les consoles proposeront une interface de remappage de touches pour pouvoir exploiter plus facilement les jeux sur les Mini Joysticks et autres boutons disponibles. Avec 2 joysticks, une croix directionnelle, les traditionnels boutons ABXY et 4 gâchettes analogiques, la AYN Odin pourra se comporter comme toute manette moderne. L’écran tactile restant évidemment accessible. 

AYN Odin

La solution embarque des enceintes stéréo, des moteurs de vibration et dispose de rétro éclairage de ses joysticks pour jouer dans toutes les conditions de luminosité.

La solution se positionne clairement sur un axe d’émulation en terme de jeu. Les titres Android seront disponibles et la plupart devraient bien fonctionner, il sera également possible de profiter de solutions de streaming complètes… mais le coeur de cible de la console semble bien être l’émulation d’anciennes stars du jeu vidéo : Playstation, Nintendo 64, Wii et consorts.

AYN Odin : une autre console portable Android en approche © MiniMachines.net. 2021.

Morefine M6 : un MiniPC sous Jasper Lake au format intéressant

Le Morefine M6 est surtout intéressant par son format, comme je doute que la marque soit réellement l’instigatrice de celui-ci, il est possible qu’on le retrouve plus tard dans d’autres machines.

Morefine, on le connait déjà pour des productions antérieures… En 2019, la marque proposait un PC noname Morefine S100 sous Core i5-8250U sur un design déjà vu. En Juillet dernier, la marque lançait un autre MiniPC sous AMD Ryzen 9 5900HX via Indiegogo… Elle projette désormais une troisième machine, toujours en financement participatif, sous processeur Intel Jasper Lake.

Le Morefine M6 embarque un processeur Celeron 5095 et/ou un Celeron N5105. Le « et/ou » peut paraitre étrange mais la fiche de présentation du projet est elle même étrange. Les deux puces sont citées et si elles se ressemblent, elles ont tout de même quelques différences significatives. La première étant que le N5095 fonctionne dans 15 watts de TDP avec un circuit graphique Intel UHD de 450 à 750 MHz et proposant 16 EU. Le N5105 est plus intéressant avec 10 watts de TDP, un circuit graphique qui monte un peu plus haut avec un maximum de 800 MHz et 24 EU. Les deux puces partagent la même architecture avec 4 coeurs tournant à des fréquences de 2 à 2.9 GHz et proposent la même mémoire cache de 4 Mo. Il va sans dire que le Celeron N5105 en 10 watts de TDP est plus pertinent sur ce type de machine compacte.

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Le Morefine M6 est en effet assez compact, ventilé par une solution typique de machine mobile faisant circuler l’air de part et d’autre de l’engin. Les capacités de mémoire et de stockage sont encore inconnues pour le moment, il est probable que divers choix soient proposés lors de la campagne. Les processeurs sont censés pouvoir gérer jusqu’à 16 Go de mémoire vive LPDDR4x. Un emplacement M.2 2280 non détaillé ainsi qu’un second M.2 2242 sont visibles sous l’engin. Un module Intel AX2101 offrira en plus un Wifi6 et du Bluetooth 5.2 à la solution.

On retrouve la connectique de la machine sur un seul côté avec un port Ethernet 2.5 Gb, une sortie HDMI 2.0, trois ports USB 3.0 Type-A, deux ports USB Type-C dont un qui ne servira qu’a alimenter l’engin. Le second semble prendre en charge un DisplayPort. Un port jack audio 3.5 mm est également présent. Cette disposition est intéressante pour plusieurs types d’usages. Comme MiniPC de salon, cela permet de connecter l’ensemble des éléments de manière très discrète et de ne pas avoir de ports visibles en façade. Avec un clavier, une manette et une souris en sans fil, le Morefine M6 pourra donc se cacher facilement dans une installation multimédia.

Au contraire, cette disposition sur un seul côté permettra de profiter de tous les ports facilement pour un poste de travail. Sur un banc de test, on retrouvera tous les connecteurs face à soi et la possibilité de brancher divers appareils facilement sans tourner autour de la boite. 

Source : Androidtvbox.eu

Morefine M6 : un MiniPC sous Jasper Lake au format intéressant © MiniMachines.net. 2021.

Les sorties : des casques, des casques et encore des casques

Soundcore Liberty 3 Pro

Anker Soundcore Liberty 3 Pro

Anker a désormais une excellente réputation sur le marché. Si la marque est plus récente et sans le passé historique d’acteurs comme Sony, Sennheiser ou autres, elle a acquis un vrai savoir faire dans plusieurs catégories de produits et notamment dans l’audio. Anker lance donc les Soundcore Liberty 3 Pro, des intra-auriculaires légers et compacts avec des fonctions haut de gamme comme la prise en charge du Codec haute définition LDAC en plus des traditionnels SBC et AAC.

Il ne s’agit pas de modèles entrée de gamme, les intras proposent deux drivers de 10.6 mm dans une capsule compacte, IPX4 et légère. Avec 6 micros embarqués, ils profitent d’une solution de réduction de bruit ANC avec une réduction de pression acoustique avec des évents pour une écoute confortable. Avec 8 heures d’autonomie annoncées en ôtant la réduction de bruit et 6 heures en l’activant, les nouveaux Soundcore se positionnent sur le segment haut du genre. Le boitier de recharge amènera l’écoute à 36 ou 24 heures au total. Comme sur la plupart des modèles de ce type, il se rechargera en USB ou va une solution sans fil.

Soundcore Liberty 3 Pro

Les Anker Soundcore Liberty 3 Pro seront proposés ce mois ci pour 159.99€ en France.

Technics EAH-AZ40

Technics EAH-AZ40 et Technics EAH-AZ60

Là encore des modèles assez haut de gamme avec une paire d’intras Technics EAH-AZ40 à 149€ et des Technics EAH-AZ60 à 229€. Les nouveaux modèles de chez Technics promettent une excellente qualité d’écoute et un excellent support d’appel avec un système de microphones pour gommer les bruits extérieurs. Les AZ40 ont 6 microphones en tout tandis que les AZ60 en ont 4 par écouteurs. Un système qui autorisera des modes d’écoute avec réduction de bruit ainsi qu’un mode transparent pour garder une certaine attention sur votre environnement.

Technics EAH-AZ40

Suivant les modèles, les transducteurs intégrés et les fonctionnalités varient. Les Technics EAH-AZ40 proposeront une paire de 6 mm et les AZ60 des 8 mm. Mais surtout les 40 seront « limités » au SBC et AAC tandis que les modèles 60 profiteront du Codec LDAC. Tout ce petit monde aura droit à un Bluetooth 5.2 avec une gestion de plusieurs machines pour en profiter sans distinguo depuis un PC et un smartphone par exemple.

L’autonomie annoncée est correcte. Le modèle de base propose 7H30 d’autonomie et 25 heures avec le boitier USB Type-C. Le second proposera de 4H30 à 5H en activant ou nom la réduction de bruit et 16 à 17H avec le boitier. A la norme IPX4, ils sont livrés avec plusieurs paires d’embouts en silicone. 4 différentes pour le premier et 7 pour le second. La disponibilité est prévue en novembre.

Xiaomi True Wireless Noise Cancelling Headphones 3

Xiaomi True Wireless Noise Cancelling Headphones 3

Plus entrée de gamme, les Xiaomi True Wireless Noise Cancelling Headphones 3 sont les premiers modèles d’intras à réduction de bruit active estampillés Xiaomi. Ces modèles assez classiques présentent une réduction de bruit extérieur classique avec une baisse de 40 dB avec un mode transparence activable.

La marque semble vouloir privilégier des usages variés avec ce modèle qui bénéficiera d’une gestion du son immersif à 360° en plus des fonctions True Wireless et d’une gestion LHDC 4.0. Avec une compatibilité multipoints, les intras pourront transcrire le son de deux appareils sans nouvel appairage. L’autonomie annoncée est de 27 heures avec le boitier, sans le détail par écouteur et probablement sans activation de la réduction active pour obtenir ce score. Le boitier se rechargera sans fil ou via un port USB Type-C et la solution est annoncée comme résistance à l’eau avec un indice IP55.

Xiaomi True Wireless Noise Cancelling Headphones 3

Les Xiaomi True Wireless Noise Cancelling Headphones 3 (pfiou) sont présentés à 699 Yuans en Chine, soit environ 93€ Hors Taxes. Pas de date prévue pour l’Europe pour le moment.

 

Xiaomi Watch Color 2

Xiaomi Watch Color 2

Une montre connectée ? Au delà de ces annonces de casques, Xiaomi a également lancé une nouvelle montre connectée en Chine avec la Xiaomi Watch Color 2. Une montre au cadran rond qui affiche grâce à une dalle OLED de 1.43″ pour une belle lisibilité avec 326 pixels par pouce. Avec une étanchéité minimale de 5ATM, elle embarque une batterie de 470 mAh lui garantissant une autonomie de 12 jours en utilisation classique et environ une trentaine d’heures une fois le suivi GPS activé. Le poids global de la solution est de 36.3 grammes, bracelet en silicone compris.

Xiaomi Watch Color 2

Toujours sous un système indépendant propre à l’univers de Xiaomi, on retrouvera les fonctions classiques d’une montre avec un système d’alerte qui, une fois installé via une application sur votre smartphone, communiquera celles-ci vers votre montre via une connexion Bluetooth. Notiofications, alarmes, appels entrants, météo, et évènements normalement poussés sur l’écran de votre smartphone se retrouveront ainsi également propulsés vers le cadran de votre Xiaomi Watch Color 2. On retrouve évidemment les fonctionnalités de santé classiques avec les fonctions de podomètre, compteur de calories, suivi cardiaque, suivi de sommeil ainsi que la  saturation en oxygène du sang et le suivi de cycle menstruel.

Xiaomi Watch Color 2

Annoncée uniquement en Chine, la Xiaomi Watch Color 2 devrait y être proposée le 30 septembre prochain à 999 yuans soit environ 130 euros hors taxes. 

Xiaomi Mi Wireless Outdoor Security Camera 1080p

Xiaomi Mi Wireless Outdoor Security Camera 1080p

Bientôt commercialisée en France, la nouvelle Xiaomi Mi Wireless Outdoor Security Camera 1080p est une caméra de sécurité extérieure au nom aussi long que complet. Capable de fonctionner par tous les temps avec un indice IP65 et dans des températures de -20 à 50°C, elle filme en 1080P et promet une assez bonne robustesse à l’usage.

Xiaomi Mi Wireless Outdoor Security Camera 1080p

Sans fil, alimentée par batterie, la caméra diffuse un flux 1920 x 1080 en H.265 pendant 90 jours continus. La batterie interne de 5700 mAh se recharge via USB Type-C. Une manipulation qu’il faudra faire tous les trois mois, donc, pour assurer un fonctionnement de l’engin. A son bord, un petit gyroscope  vous préviendra si quelqu’un cherche à la manipuler via l’application liée. Application qui servira à voir ou à revoir les séquences capturées par l’appareil. De jour comme de nuit grâce au capteur infrarouge ayant une portée de 7 mètres et au détecteur de mouvements. Placée intelligemment, cette Mi Wireless Outdoor Security Camera 1080p pourra donc vous alerter du passage de quelque chose dans son rayon de capture. Rayon qui se basera sur les mouvements mais également les changements importants de température pour déclencher l’enregistrement.

La caméra est annoncée le 19 Octobre prochain à 99€.

 

Les sorties : des casques, des casques et encore des casques © MiniMachines.net. 2021.

GPD lève le voile sur sa nouvelle solution de jeu Android

Le GPD XP n’a pas encore de date de commercialisation, la marque a décidé de passer par une première phase de financement participatif et devrait communiquer sur ce point dans les semaines qui viennent. Mais les éléments énigmatiques publiés ces derniers mois sont désormais détaillés et lèvent le voile sur une console Android autonome.

GPD Win Max 2021

GPD est désormais connu et reconnu pour ses minuscules portables sous Windows, de multiples machines qui ont fait rêver pas mal d’entre nous. Problème, les tarifs de ces engins se sont littéralement envolés et, avec des modèles au dessus des 1000€, ont désormais dépassé ce que chacun peut se permettre pour un caprice. La marque ayant décidé de séduire de plus en plus les joueurs au fil du temps, elle a probablement compris qu’un gros nuage noir venait de s’élever au dessus de ses futures ventes en découvrant – comme nous – les annonces de Valve autour de son Steam Deck. Avec un modèle « premier prix » du Deck à 419€ en France, les prix des derniers GPD Win Max 2021 sont très loin devant en terme d’investissement. Le modèle le plus entrée de gamme est à 1250$, il est certes différent et bien mieux équipé qu’un Steam Deck mais il se heurte à la réalité de portefeuilles bien moins insondables qu’il n’y parait pour ce genre de caprice.

Le souci est là, soit on investit dans un portable classique et juste au dessus de 1000€, on commence à avoir des 13-14″ très très séduisants. Soit on achète un Steam Deck pour juste jouer et on se retrouve avec un outil parfaitement calibré pour cet usage pour une faction du prix demandé. La proposition d’un ultra-ultraportable à plus de 1000€ reste alléchante mais difficile à concevoir d’un simple point de vue investissement. 

GPD XP

La solution donc ? Proposer un engin comme un GPD XP, une solution de jeu plus abordable qui pourrait se poser en concurrent de la proposition de Valve. Avec un écran de 6.81″ en 2400 x 1080 pixels, soit 338 ppp, la solution proposée offrira une très haute définition. L’écran affichera en 60 Hz grâce à une dalle IPS avec un colorimétrie certifiée 84% NTSC. La luminosité annoncée est de 500 nits avec une surface tactile 10 points de contact protégée par un Gorilla Glass 5.

La partie logique de la console est pilotée par un SoC MediaTek Helio G95, un huit coeurs composé deux Cortex-A76 CPU à 2.05 GHz et de six Cortex-A55 à 2 GHz. La partie graphique est confiée à un ARM Mali-G76 MC4 cadencé à 900 MHz. A noter que ce SoC sera… ventilé. Un petit dissipateur surmonté d’un ventilateur est prévu dans la carcasse du GPD XP. Autour de ce SoC, on retrouvera 6 Go de mémoire vive LPDDR4X et 128 Go de stockage UFS 2.1 en plus d’un lecteur de cartes MicroSDXC.

GPD XP

Le tout fera tourner un Android 11 agrémenté d’une surcouche logicielle baptisée GPD Metro. On retrouvera des fonctions de connexion complètes avec du Wifi5 et du Bluetooth 5.0 mais également une couche téléphonique classique autour d’une solution double Nano SIM permettant des communications 2G, 3G et 4G LTE. Un module GPS / GLONASS est également présent ainsi que les capteurs classiques d’un smartphone.

GPD XP

La connectique, en plus du lecteur de cartes et du lecteur de cartes SIM, comprend un port USB Type-C et un port jack. Une paire d’enceintes stéréo est également présente. Vous l’aurez compris, le GPD XP est un smartphone classique maquillé sous la forme d’une console de jeu.

GPD XP

A noter cependant que l’engin ne supportera pas toutes les fonctions d’un smartphone. Il ne pourra pas passer d’appel ni émettre ou recevoir de SMS. Son usage de ses fonctions « réseau » sera limité à une connexion de données pour jouer ou utiliser des outils en ligne de communication texte comme Skype ou WhatsApp. En août dernier, GPD présentait ce produit et indiquait que le trou pratiqué dans l’écran ne devait pas abriter de webcam. La raison de ce trou étant l’impossibilité de trouver un bon écran sans ce type d’aménagement.

La marque est revenue sur ce premier discours et compte bien livrer une webcam au final. Une solution qui permettra de passer des appels vidéo… mais dans ce cas précis, il faudra sûrement recourir à une solution externe comme une oreillette Bluetooth afin de pouvoir vous faire entendre. Le microphone intégré étant assez mal placé.

GPD XP

A gauche, on retrouve une manette assez standard avec un mini joystick, une croix directionnelle et des boutons de contrôle d’interface. Deux gâchettes sont également présentes. A droite, trois modules sont disponibles et pourront être connectés via des pins POGO et une accroche magnétique. Un premier module proposera un design très XBoxien, avec un second mini joystick, un jeu de boutons ABXY ainsi que des boutons start et select et des gâchettes supplémentaires.

Un second module dédiés aux FPS avec 5 boutons programmables et deux gâchettes sera également proposé.

Enfin, une protection plus simple, accrochée directement à l’écran, permettra de piloter plus facilement les jeux tactiles avec le pouce. L’ensemble est alimenté par une batterie de 7000 mAh qui devrait offrir 12 heures d’autonomie à l’objet avec une recharge complète en 2H30.

GPD XP

La livraison des GPD XP est prévue pour le début de l’année 2022 après le lancement de sa campagne sous Indiegogo dans les semaines à venir. On ne connait pas le prix de cet engin pour le moment mais il devrait logiquement se situer sous le tarif d’une Steam Deck. Ce qui pourrait en faire un excellent produit de jeu en émulation, sous Android mais également pour piloter des jeux en streaming.

Comme d’habitude, je vous encourage à rester à l’écart de ce type de financement participatif. Malgré des prix qui semblent plus attractifs au départ, vous perdez beaucoup d’avantages à passer par Indiegogo pour ce type de produit. A commencer par une absence totale de date de livraison officielle et contractuelle. La marque peut littéralement vous livrer dans 12 ou 24 mois sans que vous ne puissiez rien faire. L’absence de toute garantie, vous investissez dans un produit mais n’avez aucun des avantages que vous propose une commande classique. Enfin, le tarif, aussi alléchant qu’il soit, est souvent le même que celui d’un magasin en ligne une fois le produit commercialisé. Les prix publics demandés par les marques sur leurs campagnes de financement participatifs étant en général gonflés artificiellement afin de rendre celles-ci plus intéressantes. Dernier détail important sur ce type de financement, si les boutiques d’import ont adopté les nouvelles règles de taxations lancées par la France en juillet, les plateformes de financement participatifs ne sont pas du tout à la page. Vous risquez donc de découvrir un tarif augmenté de 20% de TVA et de frais de gestion et de dédouanement de la part du transporteur. Frais pouvant osciller entre 20 et 35€… 

GPD lève le voile sur sa nouvelle solution de jeu Android © MiniMachines.net. 2021.

Des Clé PC « T6 Pro » sous Celeron J4125 en import

Mise à jour : un clone de ce produit est apparu à 159.90€ sur Amazon me signale Adrien. Un bon prix pour cet engin avec une livraison assurée depuis la France.

Billet original : Les noms sont parfois différents mais les clés sont quasi identiques ou 100% semblables. Toutes sont munies d’un Celeron J4125 et proposent un design classique et des fonctionnalités similaires. La T6 Pro est la plus intéressante du lot.

T6 Pro

Le seul gros intérêt de ce type de Clé PC est leur format « de poche ». Avec des mensurations largement plus compactes qu’un smartphone moderne, les outils peuvent se glisser non seulement dans un bagage mais également se cacher n’importe où. Les dernières que j’ai vues étaient employées dans des bornes interactives a destination du public sur  un salon. Les clé étaient simplement accrochées à des montants en aluminium qui portaient la cabine et servaient de dissipateur thermique. Une solution minimaliste mais largement assez efficace pour le rôle demandé.

Mele PCG02 GLK

La solution fanless de MeLE

Les nouvelles venues sont donc équipées d’un Celeron J4125, tout comme l’était la solution développée par MeLE l’année dernière avec ce même processeur. Par contre, elles ne sont pas passives comme la solution de MeLE, elles embarquent un petit ventilateur en plus d’un dissipateur en aluminium.   La T6 Pro est proposée à moins de 170€ en 6Go/128Go sous Linux ou sous Windows (même tarif mais avec un Wifi inopérant sous Linux…) mais il faudra ajouter presque 28€ de frais de port pour l’obtenir. Un autre modèle identique, proposé par une autre boutique dans les mêmes confitions est disponible en suivant ce lien. La marque Vontar propose également la sienne mais plus chère à presque 190€ et avec plus de 30€ de frais de port… D’autres modèles doivent être disponibles sur AliExpress mais aucun ne semble financièrement plus intéressants que ceux là.

T6 Pro

Toutes ces solutions sont refroidies activement même si il doit être possible de les rendre passives, le Celeron J4125 dégage 10 watts pour faire tourner ses 4 coeurs oscillant de 2 à 2.7 GHz et son circuit graphique Intel HD 600. Le processeur propose 4 Mo de mémoire cache et peut effectuer un assez important nombre de tâches. Tout ce qui est bureautique et surf pour commencer. Avec les 6 Go de mémoire vive présents dans ces clés, il sera possible de lancer des outils bureautique en multitâche sans trop de soucis, de surfer confortablement et de lancer tout type de média sans problèmes : photo, musique ou vidéo, la solution pourra décoder la quasi totalité des formats du marché. Le rôle souvent attribué à ces clé étant de piloter des affichages numériques. Soit ponctuels en se connectant à un vidéoprojecteur pour diffuser des éléments appuyant une présentation, soit plus statique sous la forme de vidéo ou d’infos en continu. Le stockage est confié à un module eMMC de 128 Go.

T6 Pro

Le T6 Pro embarque une connectique classique, avec deux ports USB 3.0, une sortie HDMI 2.0 et un port Ethernet Gigabit. Le module Wifi embarqué est un Wifi5 avec un module Bluetooth 4.2. L’alimentation se fait via un jack et un chargeur fourni. Pas de port jack audio, pas de lecteur MicroSDXC.

Je ne suis plus très fan de ce format aujourd’hui mais pour de l’intégration dans divers projets, c’est la solution la plus compacte du marché avec un gros éventail de possibilités et d’usages. Reste que si vous avez la place une machine un peu plus imposante mais très compacte comme un MiniPC plus classique offre plus de possibilités à l’usage et peut être un fonctionnement plus pérenne. En espérant tout de même que des modèles de clé PC évoluent vers des puces Jasper Lake très bientôt. Certains utilisateurs ayant un réel intérêt dans ce type de format.

Source : AndroidPC.es

Des Clé PC « T6 Pro » sous Celeron J4125 en import © MiniMachines.net. 2021.

Mini Pupper un chien robot sous Raspberry Pi 4

Le Mini Pupper est largement inspiré des travaux autour du quadrupède robotique Pupper de l’université de Stanford. Un projet Open Source dont a profité le Mini Pupper avec un dialogue entre le créateur du modèle original.

Le Mini Pupper garde donc cette approche Open Source et son système d’exploitation est basé sur Ubuntu et Robot Operating System, qui, comme son nom l’indique, est une solution sur mesures pour piloter ce genre d’appareil. La vocation du projet étant d’initier à la robotique aussi bien des particuliers que des développeurs, professionnels ou de s’intégrer dans un cursus éducatif. L’engin permet d’appréhender de multiples problématiques autour de la mécanique mais également des différentes solutions logicielles employées.

Mini Pupper

Le coeur de la machine est une carte Raspberry Pi 4 connectée à un écran basique en 320 x 240 qui constituera le visage de l’engin. Une webcam embarquée permettra de profiter de la reconnaissance d’objets avec OpenCV. Un module de détection Lidar est également possible en option. Le cyber toutou embarque une batterie 800 mAh et mesure 20.9 cm de long pour 10.9 cm de large et 16.5 cm de haut. Il pèse 560 grammes.

Mini Pupper

Différentes options sont disponibles pour ce financement. Le kit de base « Research Basic Kit » fourni les éléments électroniques sur mesure qu’il faudra souder et assembler vous même. Les éléments plastique d evront être imprimés en 3D et vous devrez fournir une batterie et un contrôleur adaptés aux besoin de l’ensemble. Bien entendu, la carte RPI4 et les carte MicroSD nécessaires seront également à votre charge. Le « Research Kit » vous fournira tout sauf la carte Raspberry Pi et la carte MicroSD. Le « Complete Kit » fournira l’ensemble des éléments, cartes de développement comprise. Enfin, le « Full Mini Pupper » fournira non seulement l’ensemble des éléments mais le robot sera livré monté. Des options supplémentaires comme le module Lidar (139$) seront disponibles.

Mini Pupper

L’idée de ce projet est de pouvoir prendre en main un outil robotique capable d’appréhender le monde extérieur  – via sa webcam et/ou son Lidar – et de le programmer pour exécuter des tâches. Il pourra trouver son chemin, marcher, trotter ou courir et reconnaitre des objets ou s’adapter à des ordres fournis par QR Code. 

Mini Pupper

Le Mini Pupper devrait finalement être commercialisé en tant qu’objet fini ou en kit à des tarifs assez élevés : comptez 940$ dans le commerce contre 564$ pour l’objet prémonté et 279$ en kit. Les livraisons devraient débuter en novembre et il faudra compter sur 25$ de port plus les taxes d’importation pour l’ensemble.

Mini Pupper un chien robot sous Raspberry Pi 4 © MiniMachines.net. 2021.

Asahi Linux : une distribution pour les SoC Apple

Asahi Linux est une distribution qui a été lancée très tôt après les sorties des premiers Mac « M1 ». Ces machines qui ont troqué les processeurs Intel x86 au profit de solution ARM développées en interne par Apple. Si le changement opéré par le constructeur a signifié l’arrêt de mort des Hackintosh1 à moyen et long terme, le passage à ARM a ouvert d’autres portes.

Et Asahi Linux compte bien glisser son pied dans l’entrebâillement des SoC M1 d’Apple. Le groupe de développeurs qui travaille sur ce projet a fait des progrès significatifs ces derniers mois. Ils déclarent désormais que leur distribution est exploitable pour des usages basiques sur les machines équipées des puces Apple Silicon.

L’objectif avoué de cette distribution est de défricher le terrain et d’obtenir les codes et pilotes nécessaires pour rendre le noyau Linux compatible avec les puces ARM d’Apple. Histoire de pouvoir choisir une version de votre OS Linux préféré et de l’exploiter sur un Mac facilement. Le travail avance même si certains éléments sont encore impossibles à exploiter. Le Thunderbolt n’est pas pris en compte, pas plus que l’USB 3.0, la webcam ou même le chispet sonore des machines. Evidemment, l’accélération graphique n’est pas non plus prise en charge. Tous les éléments dont le développement n’est pas documenté reste très difficile à porter sur le système. Et, comme pour le monde ARM classique, des pilotes ne seront pas disponibles autrement que par un gros travail de retro ingénierie.

The m1n1 hypervisor just gained full SMP support, with all 8 cores active! The boot time is now practically the same as on bare metal. pic.twitter.com/dd0khoKiBK

— Asahi Linux (@AsahiLinux) September 15, 2021

Il n’empêche que les rendus graphiques logiciels, qui contournent le problème de l’absence de pilote matériel, existent. Les puces Apple M1 sont suffisamment rapides pour rendre le système exploitable de cette manière et l’équipe d’Asahi Linux indique que les résultats sont même parfois meilleurs qu’avec des puces ARM64 concurrentes.

Beaucoup de choses sont fonctionnelles comme la gestion de l’énergie, l ‘affichage, le pilotage du stockage NVMe, le PCIe et l’USB Type-C. Beaucoup reste à faire et il est possible que certains éléments ne soient jamais pris en charge comme le Thunderbolt et l’accélération graphique. Cela reste néanmoins un développement important. Un des soucis majeurs du monde que prépare Apple est dans la perte de liberté concernant le matériel acquis par l’acheteur. Les Apple M1 fonctionnent très bien et sont des monstres d’efficacité. Mais ils coupent également toute possibilité d’altérer comme bon vous semble les systèmes. Pas d’accès au BIOS de la machine, pas d’accès au système d’exploitation, aucune possibilité d’installer un autre OS… Cette porte de sortie vers un autre système est donc une nouvelle assez intéressante à suivre.

Asahi Linux : une distribution pour les SoC Apple © MiniMachines.net. 2021.

Venoen M6 : un MiniPC Ryzen 7 3700U évolutif

Le Venoen M6 est une solution on ne peut, plus classique dans sa conception et sa réalisation. L’engin est assez sobre, accessible et dispose d’une connectique plutôt complète. Si il ne révolutionne rien dans le genre, il se pose comme une solution alternative face aux pénuries actuelles.

VENOEN M6

Le Venoen M6 est probablement une construction OEM très standard, la marque collant son logo sur une machine créée par un constructeur noname. Cela n’empèche pas le MiniPC d’être assez intéressant de part les choix faits pour son équipement et l’évolutivité qu’il promet.

Sa base est une carte mère proposant un unique processeur, l’AMD Ryzen 7 3700U, un processeurs audruple coeur et octuple thread cadencé de 2.3 à 4 Ghz développant 15 watts de TDP. Une puce qui a  l’avantage de ne pas demander trop d’efforts de dissipation donc mais qui embarque un très bon circuit graphique Radeon Vega 10 à 1.4 GHz. 

VENOEN M6

Ce ne sera pas une puce capable de faire tourner les derniers jeux 3D les plus gourmands mais qui peut tout à fait trouver sa place sous un téléviseur pour des usages multimédia complets, lancer des jeux moins exigeants ou se transformer en solution d’émulation console et Arcade. C’est également un excellent processeur pour des usages classiques : de la bureautique au multimédia en passant par de  la retouche photo perso, du web et même du montage vidéo en FullHD. J’ai été agréablement surpris de la réactivité de ce processeur en terme de montage sous DaVinci Resolve. Ce n’est pas aussi fluide et rapide que sur des puces plus récentes, bien sûr, mais cela reste tout à fait exploitable en FullHD. Le rendu des projets est bien évidemment assez lent pour les projets chargés, en effet, mais cela fonctionne très bien au global.

VENOEN M6

Associé à cette puce, le Venoen M6 propose une assez belle variété d’options à commencer par une solution barebone. La machine est livrée nue, sans mémoire ni stockage pour moins de 400€ TTC. Deux slots de mémoire vive DDR4 SoDIMM seront alors disponibles ainsi qu’un slot M.2 2280 PCIe NVMe également compatible SATA et un emplacement 2.5″ SATA pour du stockage. Cette solution est parfaite pour recycler du matériel que vous avez déjà.

Le Venoen M6 est également proposé avec différents équipements de mémoire vive (de 4 à 32 Go de DDR4) et de stockage de base en PCIe NVMe de 256 Go à 1 To. Evidemment, les prix changent et le modèle le mieux équipé est au dessus de 730€… Ce qui ne sera pas forcément une bonne affaire. Si vous choisissez une version avec ram et SSD le vendeur  s’engage à installer un Windows 10 Pro avec licence et à ajouter une carte Wifi5 M.2. Ce qui relativise les 550€ demandés pour la version 16/256 Go, par exemple.

La connectique est classique avec en façade un port jack audio 3.5 mm combo et un port USB Type-C et sur la face arrière deux supports d’antennes Wifi, un Ethernet Gigabit, quatre ports sUSB 3.0 Type-A, une sortie HDMI et un DisplayPort. A noter que la prise USB Type-C prend en charge le DisplayPort et que l’engin pourra donc piloter 3 affichages. Le Venoen M6 offre également des fonctions sympathiques comme le Wake On Lan, le PXE et le démarrage automatique à la reprise de courant. L’ensemble mesure 12.8 cm de côté pour 5cm de haut et pèse 650 grammes. Il est livré avec une alimentation extérieure.

Rien d’extravagant donc mais une nouvelle solution disponible pour de l’affichage numérique ou un usage multimédia classique. L’engin est proposé sur AliExpress depuis un stock Chinois avec une prise en charge de la TVA par la plateforme. La livraison est gratuite.

Venoen M6 : un MiniPC Ryzen 7 3700U évolutif © MiniMachines.net. 2021.

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