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Hier — 31 juillet 2021Hardware

Des prototypes de télécommande d’Apple TV

Vu sur Twitter, deux prototypes de la télécommande de l’Apple TV, la version noire plate et tactile.

En dehors du marquage à l’arrière et des QR codes, on peut noter un menu hamburger sur un des boutons, alors que la version commerciale possède un bouton TV.

Un bouton différent




Un prototype d’iPad avec l’OS de test en vente

Vu sur eBay, un prototype d’iPad de 6e génération avec l’OS de test. C’est un modèle déjà vu mais il y a un peu plus de photos et d’informations.

C’est donc un modèle EVT, qui était proposé 800 $. Il est visiblement un peu plié, et la dalle a été changée.





Il n’y a pas que les iPhone 6 qui plient

À partir d’avant-hierHardware

Amazon annonce la fin du sans fil pour ses anciennes Kindle

Le douloureux supplément demandé par Amazon pour ses Kindle cellulaires pourrait poser quelques aigreurs d’estomacs à certains de ses clients. Aux USA, suite aux changement d’infrastructure réseau des différents opérateurs, les liseuses devraient perdre la possibilité de se connecter sans fil autrement qu’en Wifi.

Amazon annonce la fin du sans fil pour ses anciennes Kindle

Certaines liseuses, distribuées par Amazon uniquement avec de la 2G et sans Wifi, ne pourront plus du tout se connecter à Internet. Elles devront se contenter d’une connexion filaire, en USB, pour récupérer de nouveaux livres. Celles proposant du Wifi pourront toujours se connecter via ce moyen mais cela enlève une partie de la “magie” du produit.

Et ne croyez pas que cette annonce ne concerne que les Kindles les plus anciennes, certaines sont plutôt récentes. La liste est assez large en réalité.

Amazon annonce la fin du sans fil pour ses anciennes Kindle

Tous les modèles avec de la 4G devraient continuer a fonctionner sans soucis mais les appareils plus anciens proposant de la 3G ne pourront plus profiter de ces réseaux très prochainement. La Kindle Keyboard de troisième génération, la Kindle Touch de quatrième génération, les Kindle Paperwhite de 5e, 6e et 7e génération, la Kindle Voyage de septième génération) et la Kindle Oasis de 8e génération ne pourront plus charger de nouveaux livres qu’en Wifi.

Evidemment les livres déjà en place ne disparaitront pas mais ils ont intérêt à être bons car ils ne pourront plus être mis à jour autrement qu’en mode filaire. Je ne sais pas si un tel scénario pourrait être envisagé en France ou si une retro compatibilité est toujours envisagée chez nos opérateurs.

Le choix d’une Kindle cellulaire est souvent dicté par la simplicité d’utilisation qu’elle propose. Amazon assumant dans son prix de vente la possibilité de se connecter à son store pour pouvoir télécharger des documents, livres ou magazines, sans se soucier de problèmes techniques. Je doute que Mémé Michu a qui on a offert une liseuse se passionne d’un coup pour l’usage de câbles pour mettre à jour son journal au quotidien.

Source : The Verge

Amazon annonce la fin du sans fil pour ses anciennes Kindle © MiniMachines.net. 2021.

Galax propose une GeForce RTX 3070 LHR de 238 mm de long

Galax propose un modèle de GeForce RTX 3070 LHR1 de 23.8 cm de long seulement. Pour le moment uniquement distribuée au Japon avec la marque Galakuro, elle pourrait éventuellement parvenir chez nous via d’autres étiquettes.

Galax GeForce RTX 3070

Le business model de Galax est en effet un peu compliqué. La marque appartient à une société mère qui possède également les marques Palit, Gainward et KFA2. Mais chacune des marques agit de manière indépendante. Si des ressources comme la recherche et développement et la fabrication sont mise en commun, elles restent concurrentes sur leur secteur. Ce que fait Galax ne transpire donc pas forcément chez Palit ou KFA2. Suivant les produits et les secteurs il peut être plus pertinent pour  de ces marques de conserver un produit sans autre concurrence.

Galax GeForce RTX 3070

Il est donc possible que cette nouvelle GeForce RTX 3070 LHR ne soit jamais proposée en France ou bien que Galax trouve un arrangement avec une des ses marques jumelles pour la proposer dans l’hexagone. Pour le moment, Galax la propose sous sa marque Japonaise Galakuro2 sous le joli nom de code “GG-RTX3070-E8GBOC/DF/LHR”. La solution embarque un circuit graphique GA104 avec 5888 coeurs CUDA cadencés à 1725 MHz avec 8 Go de mémoire GDDR6. Avec quatre sorties vidéo classiques combinant trois DisplayPort 1.4a et un HDMI 2.1, et une alimentation 8 pins classique, la carte Galax ne propose techniquement pas de différences notables avec les modèles classiques du marché.

Galax GeForce RTX 3070

Elle est même en deçà en terme de fonctionnalités puisque l’overclocking sera limité sur ce modèle, son principal intérêt est de ne mesurer que 238 mm de long. Elle est donc un tout petit peu plus courte que la GeForce RTX 3070 Founders Edition de Nvidia et surtout 120mm plus petite qu’une GeForce RTX 3070 classique. 

Pour parvenir à ses fins, Galax a donc choisi de jouer sur la hauteur et l’épaisseur de ce modèle. La carte est en effet assez haute avec 128 mm et occupe tout de même 58 mm en épaisseur. Des dimensions “généreuses” qui offrent assez d’espace pour intégrer deux ventilateurs de 102 mm pourront poser d’autres problèmes à l’intégration.

Galax GeForce RTX 3070

Les boitiers Mini-ITX et autres solutions compactes mais épaisses pourront employer la carte plus facilement. Soit parce qu’elle pourra entrer dans le châssis tout simplement, soit parce qu’elle offrira une meilleure circulation d’air dans celui-ci. Les cartes de 360 mm et plus que l’on trouve actuellement sur le marché ayant tendance a boucher sévèrement les boitiers ATX les plus compacts. Certaines solutions Micro-ATX ou Mini-ITX ne pouvant tout simplement pas accepter les cartes traditionnelles. Mais l’épaisseur et la hauteur de cette GeForce RTX 3070 LHR la rendront difficile d’emploi sur les châssis les moins épais. 

Aucun prix n’a été annoncé pour cette carte pour le moment, sa disponibilité Japonaise semble être imminente mais il faudra probablement attendre la rentrée de Septembre pour une éventuelle annonce en Europe.

Sources : Galakuro, Hermitage akihabara et TomsHardware

Galax propose une GeForce RTX 3070 LHR de 238 mm de long © MiniMachines.net. 2021.

Transformer un Raspberry Pi CM4 en clé TV ?

MBS, pour Magic Blue Smoke, présente son projet sur Hackaday. Il s’agit d’une idée assez simple à la base mais avec beaucoup d’usages possibles. En adaptant un Raspberry Pi CM4 et en modifiant sa sortie HDMI au format classique, il est possible de transformer celui-ci en Clé TV.

Raspberry Pi CM4

L’idée est simple mais séduisante, avec un tel dispositif dans la poche, accompagné d’un chargeur USB Type-C, on pourra connecter l’objet facilement sur un téléviseur pour de multiples usages. La lecture de films ou de musique ou le visionnage de photos stockées sur le lecteur de cartes MicroSDXC du dispositif via une solution comme Kodi. Ou éventuellement un accès à des contenus en streaming.

Raspberry Pi CM4

Mais c’est également la possibilité de lancer de nombreux programmes sur le pouce ou même de jouer en émulation avec un ordinateur facile à transporter et à connecter en voyage. L’idée, ici, est donc de construire une carte qui acceptera les Raspberry Pi CM4 et proposera le connecteur HDMI plein format, un connecteur USB Type-C pour l’alimentation et deux port USB 2.0 Type-A pour connecter clavier et souris ou une paire de manettes au besoin.

Raspberry Pi CM4

Deux modèles sont présentés, le premier est ultraplat avec un dissipateur assez fin et des ports USB à plat sur le PCB sauf le port USB Type-C qui est monté à la verticale (et qui m’inquiète un peu). Le second est plus épais avec un dissipateur plus massif et, cette fois-ci, la disposition inverse. Les port USB Type-A sont soudés en hauteur et le port USB Type-C est à plat. Peut être que le premier modèle sera adapté à une solution multimédia alors que le second pourra prendre en charge des opérations plus gourmandes avec un dissipateur plus massif… Un dissipateur qui laisse apparaitre des emplacements pour visser un éventuel ventilateur.

Aucune idée de prix de cette Clé TV ou d’éventuelle date de commercialisation, MBS ne détaille rien de la sorte sur sa présentation qui reste aussi brumeuse que son pseudo. 

Transformer un Raspberry Pi CM4 en clé TV ? © MiniMachines.net. 2021.

HandBrake supporte les fichiers d’EyeTV

Je ne vais pas revenir sur la catastrophe EyeTV 4… mais c’est une catastrophe. Cette fois, je vais parler de l’export des vidéos. Par défaut, EyeTV (c’était aussi le cas en version 3) enregistre dans un conteneur maison, qui contient quelques données sur l’enregistrement mais surtout un fichier TS avec le flux natif. Et HandBrake supporte nativement ce conteneur.

Avec EyeTV 3, il y avait des tas de possibilités pour l’export, mais le moteur d’encodage dépendait de QuickTime 7, donc du 32 bits. Forcément, un EyeTV 64 bits ne peut pas l’utiliser (et de toute façon, il n’existe plus depuis Catalina). Avec EyeTV 4, c’était… compliqué. Le TS n’est pas lisible directement par l’OS en France, à cause du codec utilisé par la TNT en France (le Dolby Digital Plus, aka E-AC3) et au départ, EyeTV 4 exportait en AVI. Oui, au 21e siècle. Je me suis rendu compte récemment qu’il y a maintenant un peu plus de possibilités (MP4, MOV, qui est la même chose, MPEG, WMV (?) et WAV (?)), mais ça ne change pas fondamentalement les choses : il n’y a aucun paramètres, l’encodage utilise uniquement le CPU et c’est lent. Le problème avait été mis en avant par la société et la correction date a priori de la 8523.

Les options de la dernière version

J’en arrive à HandBrake. La version 1.4 sortie récemment (et compatible officiellement avec les Mac M1) prend en charge directement le conteneur maison. Et ça, c’est cool. Il suffit de choisir le fichier .eyetv et ensuite de choisir dans les nombreux préréglages. Et surtout, il est possible d’utiliser l’accélération matérielle des cartes graphiques (il faut choisir les encodeurs VideoToolbox dans Vidéo) pour accélérer la conversion (ou utiliser moins le CPU). Concrètement, on peut faire avec HandBrake ce que EyeTV devrait faire nativement. Et en pratique, c’est plus rapide, avec plus de réglages et la possibilité d’exporter correctement l’audio.

On peut ouvrir le .eyetv


Et utiliser l’encodeur matériel

PrimeMini Slim 2 : un MiniPC Core i5-10310U totalement fanless

Compact, inaudible, résistant à la poussière et performant. Le PrimeMini Slim 2 est un vrai MiniPC industriel mesurant 20.8 cm de large pour 18 de profondeur et 3.7 d’épaisseur. J’ai bien conscience que ce n’est pas le genre de solution qui devrait intégrer le salon de monsieur et madame tout le monde mais il est tout de même intéressant de par les choix qui ont été faits par le constructeur.

Le PrimeMini Slim 2 c’est avant tout un châssis, un bloc d’aluminium usiné pour dissiper passivement son processeur et le protéger des agressions extérieures. Avec un indice IP51, l’engin est prévu pour résister à la poussière et à la condensation. Il conviendra donc parfaitement à des environnements industriels. Le fait qu’il ne propose aucune pièce mobile, aucun élément mécanique et fonctionne de manière passive en fera également un engin robuste et parfaitement silencieux.

PrimeMini Slim 2

A l’intérieur, on retrouve un processeur Intel Core I5-10310U, une puce pour portables choisie pour son TDP de 15 watts qui offrira des performances avancées avec ses 4 coeurs cadencés de 1.7 à 4.4 GHz développant 8 threads et proposant 6 Mo de cache et un circuit graphique Intel UHD.

Sa mémoire vive est montée sur deux slots SoDIMM en DDR 2666 MHz et pourra donc monter jusqu’à 32 Go. Le stockage est confié à un SSD qui pourra grimper jusqu’à 4 To. Un module Wifi Intel AC 7260 proposant un Wifi5 et du Bluetooth 4.0 viendra seconder le port Ethernet Gigabit intégré. Le reste de la connectique est assez complet avec, en façade, deux ports USB 2.0 et une ribambelle de ports sur la partie arrière.

PrimeMini Slim 2

On retrouve ainsi de gauche à droite un port d’alimentation jack, un HDMI 1.4, un DisplayPort, deux ports USB 3.1 et deux autres en USB 2.0, le port RJ45, d’une sortie  et une entrée jack audio 3.5 mm, un antivol Kensington lock et deux prises antennes amovibles. L’engin propose une puce TPM 2.0 et devrait donc être compatible avec un passage vers Windows 11. Elle est annoncée comme compatible avec les systèmes Windows 10 et “Ubuntu” sans plus de précision de version.

PrimeMini Slim 2

Prime Computer annonce une neutralité carbone avec cette machine, la marque compensant le coût de fabrication du produit. Les 453.7 Kg de CO2 émis pour la fabrication, la distribution et le consommation estimée des 5 premières années du produit étant “compensés” par le support de différents projets.

Le PrimeMini Slim 2 n’est évidemment pas vraiment donné, l’engin vise clairement plus les industriels, les sociétés et les institutions. En France, la société IPC2U distribue les machines de la marque mais n’a pas encore listé ces modèles. En Suisse, certains magasins font apparaitre l’engin avec un premier prix de 1159 Francs Suisses (1072.53€) pour une version Core i5 / 16 Go 1 To sans système disponible à partir du 18 août… A noter que PrimeComputer propose également des solutions de location de ses machines.

Source : FanlessTech

PrimeMini Slim 2 : un MiniPC Core i5-10310U totalement fanless © MiniMachines.net. 2021.

T-Bao TBook MN45 : un “nouveau” MiniPC Ryzen 5 4500U 16/512 Go

Il y a un moment que la marque n’avait pas sorti de “nouveauté” et le T-Bao TBook MN45 est donc une assez bonne nouvelle. Pour rappel, il s’agit plus d’une signature sur des machines noname existantes qu’un véritable constructeur. La preuve en est, nous avons déjà croisé cette machine sous la marque Topton… L’existence de ce  MiniPC confirme toutefois que les solutions Ryzen 5 4500U sont désormais vraiment disponibles sur ce marché particulier. On en avait déjà eu des échos avec le Topton D3 et le Minisforum HM50, ce nouveau modèle confirme cette tendance.

T-Bao TBOOK MN45

Et le T-Bao TBook MN45 est plutôt soigné dans le genre avec un ensemble convaincant. Le Ryzen 5 4500U qui l’équipe est une puce de génération Zen 2 comprenant 6 coeurs et autant de threads pour des fréquences allant de 2.3 à 4 GHz associés à une solution graphique Radeon Vega 6. Avec un TDP de 15 watts, c’est la puce choisie, par exemple, par la console Aya Neo pour faire tourner pas mal de jeux très correctement.

Sur ce MiniPC, on retrouvera 16 Go de mémoire vive DDR4 sur SoDIMM en double canal. Un détail pas anodin qui permet de profiter de toute la performance de ces puces. Le montant de la mémoire étant également partagé par la partie graphique, un détail que l’on peut ajuster dans le BIOS de l’engin, il est important de considérer ces 16 Go comme un minimum pour profiter pleinement les capacités de ce type de puce.

T-Bao TBOOK MN45

La base de stockage est confiée à un SSD au format M.2 2280 de 256 ou 512 Go accessible et évolutif. Une baie d’extension pour ajouter un stockage 2.5″ SATA supplémentaire est également présente sur ce modèle. Ceci expliquant, au passage, une épaisseur assez importante pour un MiniPC de ce type. 

Les limitations de ce type de machines sont finalement assez faibles : ce ne sera pas un engin à destination professionnelle pour un graphiste ou un monteur vidéo mais il sera tout à fait possible de lui confier des tâches de retouche photo ou de monter des films avec. Le reste sera géré sans soucis : création 2D et 3D, bureautique, surf, multimédia et même jeu avec d’assez belles capacités 3D pour cette combinaison. On ne profitera pas d’un jeu triple A en UltraHD mais il sera possible de jouer confortablement dans des définitions plus légères.

 

T-Bao TBOOK MN45

Le T-Bao TBook MN45 propose une assez belle solution technique avec des éléments intéressants comme la présence d’un module Wifi Intel AX200 qui lui fera profiter d’un Wifi6 et de Bluetooth 5.1. On retrouve également quatre ports USB Type-A, deux en USB 2.0 et deux autres en USB 3.0. Deux USB Type-C avec des propriétés différentes. Le modèle de façade proposant un support des données et du signal vidéo. Le modèle arrière prenant en charge la transmission vidéo, des données mais également l’alimentation de la machine. Deux ports Ethernet Gigabit sont présents pour piloter deux réseaux distincts.

T-Bao TBOOK MN45

Des sorties HDMI 2.0 et DisplayPort 1.4 permettront également de piloter un affichage double écran, triple si on exploite les capacités d’un des ports USB Type-C. Un port jack 3.5 mm combinant casque et micro sera également présent ainsi qu’un jack d’alimentation classique même si le modèle fourni sera un chargeur USB Type-C compact GaN de 65 Watts.

T-Bao TBOOK MN45

Le MiniPC est livré avec Windows 10 et propose des fonctions sympathiques de gestion d’alimentation comme le Wake On Lan ou le redémarrage automatique après une coupure de courant. Le BIOS du T-Bao TBook MN4 est également capable de gérer un boot PXE en cas de besoin. Les emplacements M3 à l’arrière de la machine permettront une éventuelle accroche du châssis sur un support.

T-Bao TBOOK MN45

Bref, un ensemble très complet, compact et proposé en précommande à un prix bien inférieur aux concurrents. 468.69€ TTC en 16/512 Go en importation chez Banggood avec 1.05€ de frais de port1. La disponibilité annoncée est pour le 8 août prochain mais le prix devrait grimper au fur et à mesure des ventes, passant à 485.73€ puis à 511.29€ ensuite. Pour rappel, le Minisforum HM50 est proposé directement chez le fabricant à partir de 591€ HT en 16/256 Go et 625€ HT en 16/512 Go. Le Topton est ,quant à lui, proposé à 508.40€ HT en version 16/256 Go et 556.82€ HT en version 16/512 Go.

T-Bao TBook MN45 : un “nouveau” MiniPC Ryzen 5 4500U 16/512 Go © MiniMachines.net. 2021.

Hacker une publicité pour le slotRadio de Sandisk

J’ai parlé du slotRadio de Sandisk plusieurs fois, et en cherchant sur eBay, je suis tombé sur un truc un peu particulier : une publicité numérique pour la version BlackBerry.

Publicité numérique ? Oui, littéralement. C’est un petit boîtier en carton qui possède un écran, un haut parleur et quelques boutons, qui affiche des vidéos promotionnelles. Je l’ai chargé, essayé (il y a quelques vidéos pour expliquer comment ça fonctionne) et évidemment ouvert. C’est assez basique : un haut-parleur, une petite carte électronique, un écran, une batterie et des boutons numérotés. Quand on allume le boîtier, il lance une vidéo, quand on presse un bouton, il en lance une autre.

Le boîtier, pas en très bon état


Une fois ouvert, c’est basique

Si on le branche (en mini USB), il affiche une icône de batterie qui se charge quand il est éteint. Si on le branche une fois allumé, un menu indique d’entrer le mot de passe, ce qui permet d’accéder au stockage interne. La première fois, je me suis dit que j’allais devoir faire une interface pour tout tester… mais non. Le mot de passe est 123. Littéralement le premier mot de passe que j’ai testé (enfin, j’ai tenté 1234, en vrai, mais ça marche aussi du coup).

Mini USB


Un joli message.

Le stockage fait ~438 Mo, avec quelques vidéos. La première, à la racine, porte le nom d’AVI0.avi, les autres sont dans un dossier Video, et s’appellent AVI1 à AVI5.avi (en gros, une par bouton). Il y a aussi quelques fichiers pour gérer l’ordre des fichiers, et un autre qui contient des données liées au fabricant, Actions Semiconductor Co., Ltd.

Pour « hacker » le truc, c’est assez simple du coup : il suffit de remplacer les vidéos. C’est assez vieux, donc c’est du XVID en 320×240 à 25 fps (et un débit assez faible) dans un conteneur AVI. L’audio est en MP3 à 128 kb/s (et en 48 kHz). Pour tester, du coup, j’ai prise une vidéo YouTube et je suis passé par un service de conversion rapide. Il y a évidemment d’autres possibilités, mais le logiciel que j’utilise habituellement (HandBrake) n’encode pas en AVI ni en XVID. Je suppose que FFMPEG ou pleins d’autres logiciels le font, mais pour un essai comme ça, c’est le plus simple. Et évidemment, ça fonctionne : il suffit de bien nommer le fichier. Je suppose qu’en pratique, il doit être possible de mettre d’autres codecs, mais le but était vraiment de faire un essai rapide.

Enfin, j’ai regardé sous la carte, et il y a un SoC, une puce de flash et probablement de la RAM (je n’ai pas tout démonté, pour éviter de casser la liaison avec l’écran).

Changer la langue d’une application sous macOS

Il y a quelques jours, je me suis posé une question : un logiciel que j’utilise (EyeTV) a ajouté une fonction avec un nom bizarre (Athlètes) et je voulais connaître le nom original (spoiler, c’est Player). Et donc je me suis rendu compte que macOS – comme iOS – propose une fonction pour changer la langue d’une app’.

Si Mac OS X gère plusieurs langues depuis le début, la possibilité de choisir la langue par application dans l’interface est assez récente : macOS Catalina. Le fonctionnement est simple : il suffit de se rendre dans Préférences Système -> Langue et région -> Apps et ajouter une application à la liste. Ensuite, le menu permet de choisir une langue dans la liste de celles qui sont gérées. Simple et efficace, non.

Le menu


Le choix des langues pour Aperçu

EyeTV 4 en français


EueTV en anglais

En 2024, Intel ne parlera plus de nanomètres

“Intel 7” à la place de l’appellation “Enhanced SuperFin” ? “Intel 25A” ? Pardon ? C’est pourtant bien Intel qui a vulgarisé le concept de finesse de gravure auprès du grand public, fort de ses technologies, le fondeur a mis en avant sa capacité à produire des puces toujours plus fines et toujours plus denses en transistors. Un moyen presque simple de faire comprendre aux consommateurs comment choisir ses processeurs. Plus c’est fin, plus c’est bien. Ou du moins, plus on peut mettre de transistors dedans. Plus c’est fin, plus c’est performant ?

Il faut dire qu’au début de ce marketing de la course à la finesse, il y avait de la marge. Les premiers Pentiums étaient gravés en 800 nanomètres et à l’époque, personne ne jugeait utile de parler de ces éléments techniques. 800 nanomètres c’était déjà un exploit mais cela ne faisait rêver personne. Avec l’apparition de l’architecture Core gravée en 65 nanomètres en 2006 puis en 45 nanomètres en 2008, Intel commence tout juste à évoquer ce point qui reste très technique et très peu évoqué au grand public.

Ce bon vieux Mark Bohr nous explique en 2011 que 22 nm c’est tip-top

Les premiers Core i de la famille Nehalem sont également gravés en 45 nanomètres et c’est avec Westmere qui passe à 32 nanomètres qu’on entend réellement parler pour la première fois de la “finesse” de gravure des processeurs. Ensuite c’est la course. Sandy Bridge passe de 32 à 22 nanomètres… et ainsi de suite. La finesse de gravure est devenu un sujet de spécialistes et, au fil du temps, un moyen simple de suivre les performances techniques des fondeurs.

Evidemment, ne s’intéresser qu’à la finesse de gravure d’un processeur c’est un peu comme décrire la qualité d’un tableau en ne regardant uniquement qu’un millimètre carré de la toile à la loupe sans s’intéresser au reste. C’est la partie simple à comprendre : 32 c’est plus petit que 45 donc c’est mieux.

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Hit the road Pat

Ce que n’avait pas prévu Intel alors c’est que la concurrence soit un jour capable de le dépasser en tant que fondeur et que des sociétés tierces, offrant leurs services à tout le monde, soient capable de le doubler sur la finesse de gravure. Depuis lors, Intel fait son possible pour sortir du pétrin dans lequel il s’est mis. D’abord maladroitement à l’époque de Brian Krzanich, ex PDG écarté. Puis plus intelligemment avec Bob Swan pour une transition en douceur qui a permis à Intel de sortir ses puces Tiger Lake et de booster ses compétences graphiques avec l’Intel Xe. Et, plus récemment, avec un retour aux sources. Le choix du dernier PDG en date, Pat Gelsinger, montre un coup de gouvernail intéressant dans le voyage du cargo Intel. Recrutements importants, changements stratégiques et bouleversement des équipes. Le nouveau PDG semble savoir où il va, comment y aller et avec quelles ressources y parvenir. Si on n’a pas encore une trace réelle de ses résultats, il a au moins déjà une méthode et, semble t-il, une vision pour Intel.

Il faut dire qu’il est temps de manœuvrer  pour remettre le concepteur et graveur de puces sur le bon chemin. La concurrence n’a pas fait qu’accélérer et si le rival de toujours qu’est AMD a su reprendre largement du poil de la bête, ce sont surtout de nouveaux concurrents qui sont venus dans la course : ARM est désormais présent sur des terrains de jeu historiques. L’architecture RISC-V prend également de l’ampleur et pourrait finir par faire un peu d’ombre. Pour certains secteurs le problème n’est plus de choisir le meilleur processeur x86, il est de choisir vers quelle architecture se tourner.

Pour redorer son blason face à un AMD qui propose des Ryzen “7 nanomètres” et Apple qui embarque des puces ARM “5 nanomètres” Intel n’a que du 10 nanomètres à proposer. “Que” ? Oui, que même si en réalité les choses sont un peu plus compliquées que cela. Le 10 nanomètres d’Intel est finalement très proche en terme de densité de transistors des 7 nanomètres de TSMC qui grave pour AMD. Le souci vient du fait d’avoir travaillé son marketing pendant des années d’une certaine manière sans avoir eu d’autres recours que des chiffres : finesse de gravure, nombre de coeurs ou Gigahertz. Difficile de renier sa logique quand on l’a proposée aux consommateurs pendant si longtemps.

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Une solution pour se sortir de ce mauvais pas ? Changer son approche marketing. En clair, ne plus parler de nanomètres.

Pour la sortie des puces Alder Lake, qui seront gravées en 10 nanomètres, le fondeur utilisera un processus de gravure baptisé “Intel 7”. Exit le “Enhanced SuperFin 10 nm” qui devait être employé pour décrire le process. “Intel 7” est plus dans l’air du temps. Pour justifier un tel changement d’appellation, Intel indique que les évolutions constantes de ses méthodes de gravures, leur optimisation, permettent de meilleures performances qui ne sont pas reflétées par les anciennes appellations. Le passage du “SuperFin 10 nm” au “Enhanced SuperFin 10 nm” assure ainsi une amélioration notable de 10 à 15% de performance par watt. Sans que cela ne se retrouve vraiment dans le nom du processus. 

Le fondeur veut que le nom “Intel 7” reflète mieux la capacité réelle de ses architectures, notamment face à la concurrence. Qu’elles soient plus lisibles pour les consommateurs. Evidemment cela permet également de faire penser que le 10 nanomètres optimisé d’Intel équivaut à du 7 nanomètres de ses concurrents en tant que finesse de gravure. Chose qui n’est pas forcément si insensée d’ailleurs.

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La suite des évènements est alors logique. En éloignant le marketing de la réalité technique, Intel va faire évoluer ses puces vers des dénominations toujours plus petites. En 2022 Intel prévoit de sortir des puces Meteor Lake gravées en 7 nanomètres qui utiliseront l’appellation “Intel 4”. Viendra ensuite une évolution et optimisation du noeud de gravure en 7 nanomètres qui devrait apporter 18% de performances par Watt aux puces “Intel 4” et qui sera alors baptisé “Intel 3″… Evidemment cela sera accompagné d’autres changements de processus : passage aux gravures EUV pour Extreme Ultraviolet Lithography, optimisation générale et intégration de nouvelles solutions. Ce ne sera pas toujours la même puce juste gravée plus finement.

C’est donc cette évolution globale qu’Intel veut renommer pour ne plus avoir à se référer uniquement à la finesse de gravure pour décrire son processus. Conscient que cela lui porte préjudice avec des concurrents plus en avant sur ce poste, le fondeur veut également pouvoir englober et refléter ses autres capacités d’innovation.

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Et après “Intel 3” ? Le fondeur va rapidement manquer de chiffres non ? 

Le fondeur ne va pas passer ensuite à “Intel 2” ou “Intel 1″… Pour continuer dans sa logique de séparation de performances du processus de gravure, la solution va être de passer de l’appellation “Intel 3” à… “Intel 20A”. Avec un A comme Ångström. Le joli nom d’une unité de mesure de 0.1 nanomètre. Le choix de basculer vers une appellation ne se référant plus aux mètres mais à une unité incomparable, est une belle trouvaille marketing. On comprend très bien qu’un Ångström est équivalent à 0.1 nanomètre, Intel aurait également pu appeller son process “Intel 100P” pour avoir de la marge de manoeuvre d’évolution en se référant aux Picomètres… Mais cela permet de comparer facilement les processus entre eux avec des maths simples. En dégageant l’appellation marketing de la réalité tangible, Intel a plus de latitudes pour faire comprendre sa stratégie.

Car l’arrivée du processus “Intel 25A” prévue pour 2024 ne sera pas liée à une finesse de gravure mais à une toute nouvelle approche de la part du fondeur. L’architecture globale des transistors évoluera vers RibbonFET et l’interconnexion entre ceux-ci sera assurée par PowerVIA, des nouveautés encore assez énigmatiques pour le moment. 

L’idée est donc bien de faire disparaitre cette course au nanomètres pour se concentrer sur le résultat global proposé par les puces. Une approche qui a du sens pour Intel désormais qu’il n’est plus leader de cette course. Mais une approche qui n’est pas inintéressante non plus. Le problème de cette focalisation sur des chiffres est qu’ils ne reflètent pas forcément le meilleur choix pour l’utilisateur.

Si demain une marque de processeur débarquait avec une solution x86 gravée en 5 nanomètres promettant 32 coeurs et 64 threads avec une fréquence de base de 3 GHz et un Turbo de 5 GHz, avec le marketing actuel ? Le processeur serait sous tous les projecteurs et apparaitrait comme une innovation extraordinaire. Mais si en se penchant sur la puce on découvrait finalement que chaque coeur ne proposerait que 10 transistors et que les performances globales étaient catastrophiques ? C’est un peu le problèmes des fiches de spécifications techniques, elles ne reflètent finalement que des processus et non pas des résultats.

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Dernier point de cette présentation d’Intel ? L’ouverture de ses usines vers d’autres marques qui est confirmée avec un premier client intéressant : Qualcomm. 

Dire que Qualcomm joue sur tous les tableaux est un euphémisme. Concurrent d’Intel avec son partenariat Microsoft pour pousser ses puces vers des solutions Windows 10, il serait amusant de voir un jour un processeur Qualcomm, gravé par Intel, venir prendre place dans un PC sous Windows.

Cela ne pose pas de soucis à la branche fonderie d’Intel qui compte bien proposer ses services sans états d’âme. Les solutions de gravure et les optimisations maison seront bien disponibles pour ses rivaux et Qualcomm compte bien profiter de la technologie “Intel 20A” et de la nouvelle architecture… Tout comme d’autres concepteurs de puces qui semblent intéressés par le processus. 2024 c’est demain pour ces sociétés, concevoir des puces en utilisant une nouvelle architecture n’est pas l’affaire de quelques mois. Les tractations qui ont lieu en ce moment se reflèteront réellement sur le marché d’ici quelques années. 

Intel d’ailleurs ne compte pas s’arrêter là, la marque planche déjà sur la suite avec l’énigmatique processus déjà baptisé “Intel 18A”.

En 2024, Intel ne parlera plus de nanomètres © MiniMachines.net. 2021.

Chuwi HeroBox Pro : un passage au Celeron N4500

Le Chuwi Herobox Pro est une leçon d’optimisme de la part du constructeur. Quand la marque se réjouissait de proposer un MiniPC dénué de toute ventilation avec le Herobox sous Celeron N4100, elle est désormais absolument ravie de proposer une solution “ventilée” avec ce nouveau modèle. Prendre la vie du bon côté est sans doute une des meilleures façons de s’adapter aujourd’hui. J’ai tendance à trouver, pour ma part, que le passage du fanless au ventilé est une mauvaise nouvelle mais c’est sans doute parce que je n’ai pas vu l’engin à l’œuvre.

Chuwi HeroBox Pro

Avec son Celeron N4500, le Chuwi Herobox Pro n’est pourtant pas si éloigné que le N4100 précédent. On nage dans les mêmes eaux niveau puissance de calcul mais on passe d’un quadruple coeur de 1.1 à 2.4 GHz gravé à en 14 nanomètres à un double coeur de 1.1 à 2.8 GHz en 10 nano seulement pour la nouvelle puce. Les deux puces sont également très proches d’un point de vue graphique.

Le même UHD 600 qui bascule de 12 EU à 16 EU pour le N4500… Cela ne devrait pas changer énormément de choses en terme de possibilités graphiques. Les deux engins n’étant pas vraiment conçus pour du jeu 3D mais plutôt pour décompresser des contenus multimédia. Choses dont le Chuwi Herobox Pro s’acquittera sans aucun problème.

Chuwi HeroBox Pro

D’un point de vue chaleur, les deux processeurs sont annoncés avec le même TDP de 6 watts ce qui aurait du amener Chuwi à proposer une dissipation équivalente, c’est à dire passive. Et peut être que ce sera le cas d’ailleurs, du moins la plupart du temps. La ventilation ne se réveillant que lorsque l’engin en aura réellement besoin ? C’est à espérer.

Chuwi HeroBox Pro

Pour le reste, pas de gros changement. La marque continue avec sa combinaison 8 Go de LPDDR4 et 256 Go de stockage au format M.2. Une baie 2.5″ SATA permettant d’ajouter un élément supplémentaire en cas de besoin. L’engin conserve le reste des éléments du modèle précédent : Un Wifi5 et du Bluetooth 4.2 pour le sans fil. Un port Ethernet Gigabit et une connectique classique : deux ports USB 3.0, deux USB 2.0, un USB Type-C, un VGA et une sortie HDMI 2.0 pour la partie vidéo. Un port Jack audio 3.5 mm pour le son.

Chuwi HeroBox Pro

Pas de grosse différence ni même de gros bénéfice pour ce nouveau modèle donc, il est plus probable qu’il soit né à la suite de la disparition des stocks de Celeron N4100 qu’autre chose. Au final, la destination de l’engin reste sans doute la même : construire des petites box pour de multiples usages qui vont du lecteur multimédia à la solution pour construire un petit serveur maison.

On retrouve également un prix identique à la solution précédente avec le Chuwi Herobox Pro : un engin aux alentours des 200€ à sa sortie qui a dévissé ensuite petit à petit pour atterrir à des promotions autour des 160€. On verra dans quelle mesure le nouveau modèle suit les traces de son prédécesseur.

Chuwi HeroBox Pro : un passage au Celeron N4500 © MiniMachines.net. 2021.

macOS 11.5.1 Update

Today Apple released macOS 11.5.1 Update, a major software update to macOS Big Sur. Update any supported system using the built-in Software Update functionality through the macOS System Preferences pane.

Zidoo M6, une carte RK3566 avec option 5G

La carte Zidoo M6 emploie une puce Rockchip RK3566, un quadruple coeur Cortex-A55 cadencé à 1.58 GHz et associé à un circuit graphique Mali-G52. Puce qui commence à faire son chemin dans ce marché particulier avec plusieurs machines déjà équipées comme le Firefly Station M2 ou la Quartz64 de Pine64.

RK3566

La puce montre ici tout son potentiel avec la possibilité offerte par Rockchip de la combiner à un modem 4 ou 5G mais également la gestion de caméras haute définition et l’intégration d’un NPU pour assister une IA. La gestion des formats les plus gourmands en UltraHD comme le VP89, le H.264 ou le H.265 est plus classique mais elle complète assez bien le tableau. L’ensemble pourra donc restituer des vidéos lourdes sur des écrans externes mais également capturer des signaux en 8 mégapixels. C’est typiquement ce qui est recherché pour des affichages numériques aujourd’hui. Un capteur de ce type, associé à un NPU et un programme adapté, peut ainsi proposer des services ou des affichages différents suivant la personne qui passe devant un écran. C’est généralement utilisé de manière un peu grossière en proposant par exemple une publicité ciblée suivant le sexe ou l’âge de la personne identifiée devant l’affichage. Cela peut également servir à déterminer la réaction d’un passant face à une pub en fonction de ces critères. Si la campagne fait sourire ou interroge le passant ou si elle le laisse totalement indifférent. La carte propose en tout cas tous les ingrédients nécessaires à la réalisation de ce cocktail technique.

Zidoo M6

La Zidoo M6 est livrée avec 2, 4 ou 8 Go de mémoire vive ainsi qu’une solution de stockage eMMC en 32, 64 ou 128 Go que l’on pourra associer à un lecteur de cartes MicroSDXC1.

Zidoo M6

Une solution classique au prime abord mais la Zidoo M6 se démarque grâce à l’intégration possible d’un module 5G  ou 4G grâce à un slot PCIe et un lecteur de cartes SIM intégré. On retrouve également des composants réseau plus classiques comme un Wifi6, du Bluetooth 5.0 et un Ethernet Gigabit. La carte mesure 15.8 cm de long pour 9.5 cm de large. Un encombrement environ deux fois plus important que le standard proposé par les cartes Raspberry Pi. 

On retrouvera des éléments classiques de ce type de carte avec des sorties vidéos HDMI 2.0, MIPI DSI prenant en charge un affichage 2560×1440 à 60 ips, un eDP et un LVDS… soit tous les éléments nécessaires pour piloter un écran classique ou un affichage numérique grand format. Un connecteur MIPI CSI pour piloter une webcam sera également présent ainsi qu’un MIPI CIF pour une caméra secondaire. 

La partie audio est confiée à un jack audio 3.5 mm proposant une sortie S/PDIF, la carte embarque également des brochages pour connecter un micro et des enceintes et évidemment le signal audio sera également transmis par le HDMI. Le reste de la connectique comprend deux USB 2.0 et un MicroUSB OTG ainsi qu’un port série RS-232. L’alimentation est assurée par un jack 5V / 2 Am classique et la carte propose un capteur infrarouge ainsi qu’un ensemble de LEDs témoins d’activité.

L’engin pourra donc être branché dans un kiosque ou piloter un écran inaccessible et son contenu mis à jour via 4 ou 5G à distance sans soucis. C’est pour ce type d’usage que l’engin semble avoir été pensé en premier lieu même si d’autres solutions peuvent être envisagées.

Zidoo M6

Prévue pour tourner sous Android 11 et Ubuntu 18.04, la Zidoo M6 est également annoncée comme compatible avec d’autres distributions dont Station OS qui est construit pour piloter des usages multimédia aussi bien dans un affichage numérique que pour une utilisation de salon. Car la Zidoo M6 peut également être livrée en format MiniPC avec un boitier adapté à cet usage.

Pas de prix ou de disponibilité prévue pour le moment. Suivant les tarifs, cette carte pourrait devenir une solution intéressante pour des développements maison autour de l’Intelligene Artificielle. Avec la prise en charge de multiples systèmes Linux (La carte est compatible avec BuildRoot) et le support par la puce des différentes programmations d’IA comme Caffe, TensorFlow ou TFLite, la solution pourrait devenir un outil d’apprentissage ou de mise en production d’Intelligence Artificielle assez pertinent.

Sources : Zidoo et CNX Software

Zidoo M6, une carte RK3566 avec option 5G © MiniMachines.net. 2021.

Newtown Parkway / Astrablast, du BBC Micro sur vinyle en 2018

Cette semaine, un programme sur vinyle assez récent : il date de 2018. Il se trouve sur le disque Newtown Parkway / Astrablast de Soundhog et est prévu pour le BBC Micro B.

L’article est en ligne sur le site de Canard PC Hardware, mais certains disques des années 80 et 90 contiennent des données pour d’anciens ordinateurs. Pas de vraies pistes de données, mais des informations encodées directement dans la partie audio. Je vous mets des liens vers les précédents sujets.

Camouflage (ZX81)
Camouflage (mais en mieux) (ZX81)
Över Tid Och Rum (Atari 8 bits)
Everybody Loves Urusei Yatsura (ZX Spectrum)
Peace and love, inc. (texte caché)
Inner City Unit (ZX Spectrum)
Plastic Raygun (ZX Spectrum)
Aural Quest (ZX Spectrum)
Kissing The Pink (BBC Micro B)
The Bermuda Triangle (Tarbell)
Brainfuel 2 (ZX Spectrum)
So Long America (NEC PC-8001)
Tu Dammi La Metà (MSX)
XL·1 (ZX Spectrum)
Talk To Me (ZX81, ZX Spectrum, BBC Micro, Apple II)
David El Gnomo (ZX Spectrum)
Glamour Screen$ (ZX Spectrum)
Bál Az Operában (ZX Spectrum)

Il faut noter que la pochette n’indique pas explicitement qu’il y a des données, mais qu’un des feuillets livré avec le disque, un 7 pouces, montre le code nécessaire au lancement du logiciel. Et c’est évidemment indiqué sur Discogs.


En bas à droite

La récupération n’a pas été évidente. Au premier essai, j’ai lu le disque à 33 tpm au lieu de 45 tpm. Au second essai, impossible de récupérer les données, même en amplifiant. Au troisième essai, je suis passé par l’entrée microphone de la carte son, plutôt que l’entrée ligne, et j’ai eu (presque) tout. Petite explication : ma platine a une sortie USB mais le niveau est franchement faible. J’utilise donc une carte son USB Creative qui a une entrée ligne et une entrée microphone. Mais généralement, le volume de l’entrée ligne est un peu faible, et le micro… trop amplifié, sans réglages possibles. Ici, c’est le micro qui a fonctionné. Le principal problème, outre le volume, venait de la piste : les données se trouvent sur une seconde spirale, séparée de la première, et elle était visiblement aux limites de la platine. Dès que je plaçais le bras dessus, elle tentait de revenir au début. Mais en tentant plusieurs fois, j’ai réussi à aller au bon endroit et enregistrer.

Pour les données, j’ai triché un peu : après quelques essais, j’avais un fichier audio avec plusieurs blocs du programme (mais pas tous) et un autre avec plusieurs blocs du programme… mais pas tous. Et avec les deux enregistrements, j’avais toutes les données. J’ai donc ouvert les fichiers UEF avec un éditeur hexadécimal pour copier les blocs d’un fichier à un autre. La structure d’un UEF est bien standardisée et les blocs bien visibles. Ce petit hack a parfaitement fonctionné : j’ai pu charger le logiciel dans un émulateur.

Pas tous les blocs


Un peu de hack

Il s’agit juste d’une image fixe avec un peu d’audio et un texte qui défile, le tout pour le BBC Micro B.

Un prototype de carte mère de Pippin dans ma collection

Il y a quelques mois, je montrais des images d’une carte mère de Pippin en vente au Japon, manifestement un prototype. J’avais acheté la carte en question et j’ai enfin pris le temps de faire des photos et de tester.

Comme je l’avais expliqué, elle n’a pas la même référence : AP2705-02 (1995) contre 820-0971-92 (1996) sur une console du commerce. Et il manque pas mal de puces : pas de puce Zilog, pas de RAM, pas de mémoire flash. Une fois branchée à une alimentation, ça démarre techniquement (un lecteur de CD-ROM est alimenté par exemple) mais c’est tout. Je n’ai pas d’image, que ce soit en VGA ou en composite, ni… rien. J’ai tenté avec plusieurs ROMs, en installant des extensions de RAM (oui, sans RAM, ça ne pouvait pas réellement démarrer) mais sans succès.

Le prototype


Il manque quelques puces ici


Et ici aussi


Idem sur l’arrière : pas de RAM


La version commerciale


Quelques puces de plus (il en manque aussi sur la finale)


Idem ici.

Créer une clé USB d’installation de macOS sur un Mac M1

En préparant mon projet d’installations de macOS, je suis tombé sur un souci : impossible de créer une clé d’installation d’un macOS pour Intel (ici Mojave) avec la ligne de commande createinstallmedia. Les explications données sur le site d’Apple ne fonctionnent qu’avec macOS Big Sur.

Le Terminal affiche en effet zsh: killed.

La raison ? Visiblement, macOS sur un Mac M1 attend vraiment un fichier exécutable signé et validé correctement et le programme d’Apple ne l’est pas. La solution ? Signer l’exécutable avec la commande suivante. Mettez le bon chemin vers le fichier, généralement /Applications/Install\ macOS\ Catalina.app/Contents/Resources/ avec le bon nom d’OS.

codesign -s - -f createinstallmedia

Ensuite, la commande devrait fonctionner pour créer une clé USB d’installation pour un Mac Intel.

Un prototype d’Apple Watch un peu particulier

On continue avec les prototypes pour l’été, avec cette fois une Apple Watch, mais dans un format… particulier. Cette version vue sur Twitter est en effet un modèle de test avant même le format “montre”.

Si vous avez lu Designed by Apple in California, vous avez déjà vu cette montre. C’est une sorte de version éclatée, pour les tests, avec l’écran, les capteurs, une alimentation, etc.

Vu dans un livre




Un prototype d’iPad avec l’OS de test

Vu sur Twitter (encore), un prototype d’iPad de sixième génération avec l’OS de test.

Il possède pas mal de marquage divers (donc certains au feutre) et l’OS de test permet visiblement le debug en JTAG. Les prototypes sont finalement assez rares sur des machines d’entrée de gamme comme cet iPad, on voit plus souvent les modèles un peu haut de gamme.




Un prototype d’iPod avec “Tetris” installé

Vu sur Twitter (le tweet a été supprimé, mais il est encore sur archive.org). Ce modèle DVT-3 est particulier parce qu’il intègre un jeu connu absent des versions commerciales : Tetris.

La capture montre Block0 (probablement Brick), Chopper (Parachute), Klondike (Solitaire) et Stacker, qui est un clone de Tetris.

DVT-3


OS bêta


Des jeux inattendus


Stacker, aka Tetris

Beelink SEi 8279U : un “nouveau” MiniPC Core i5-8279U

Cela ne veut pas dire pour autant que la solution sera mauvaise ou inadaptée aux usages d’aujourd’hui. Le Beelink SEi 8279U pioche juste dans un catalogue de puces disponibles pour construire une machine aux possibilités finalement toujours assez larges en terme de bureautique, de surf et de multimédia.

Beelink SEi 8279U
le processeur Intel Core i5-8279U est une solution quadruple coeur et octuple thread cadencée de 2.4 à 4.1 GHz qui embarque 6 Mo de mémoire cache pour un TDP de 28 watts. A son bord, on retrouve une puce Intel Iris Plus 655 au comportement tout à fait efficace pour la gestion de contenus vidéo UltraHD et même capable de lancer de nombreux jeux 3D anciens ou peu gourmands.

Beelink SEi 8279U

Pour avoir testé de nombreuses machines équipées de cette gamme de puces mobiles, le choix de ce modèle est plutôt intelligent. Outre sa disponibilité apparente, il peut parfaitement convenir à toute personne ne voulant pas d’un PC pour jouer. Evidemment, cela ne sera jamais vraiment une machine douée pour la vidéo ou la retouche d’images mais un engin qui pourra effectuer ce genre de tâches de temps en temps.

Beelink SEi 8279U

Le Beelink SEi 8279U est proposé à l’importation en deux versions, une en 8 Go de DDR4 avec 256 Go de stockage M.2 PCIe NVMe proposé à 461.70€ TTC. L’autre dans une version 16 Go / 512 Go à 536.47€ là également taxes d’importation incluses. Les deux solutions sont évolutives vers 32 Go de DDR4-3200 via deux slots SoDIMM, leur port M.2 est compatible PCIe et SATA et le châssis propose une baie d’extension 2.5″ pour faire évoluer le stockage facilement.

La connectique proposée est la même sur les deux modèles, on retrouve le lot classique de connecteurs de ce genre de MiniPC avec quatre ports USB 3.0, deux prises HDMI, un port Ethernet Gigabit, un jack audio combo, une prise USB Type-C non identifiée et un lecteur de cartes MicroSDXC. Le Beelink SEi 8279U propose un Wifi6 et du Bluetooth 5.0 grâce à un module sur carte M.2 probablement en 2242.

Un engin complet donc avec une expérience proposée qui devrait correspondre à une machine familiale classique. Ma seule vraie interrogation est sur les moyens déployés pour encaisser les 28 watts dégagés par le processeur Intel. En clair, quel bruit fait cet engin en fonctionnement ? La vidéo de la marque nous montre un solide dispositif dédié à cette tâche avec un ventilateur actif et un système d’ailettes et de caloducs assez évolué. Un équivalent des solutions déployées sur les portables de 2019 équipés de cette type de puce. Et certains d’entre eux s’étaient révélés convaincants à l’usage avec un comportement remarquablement discret dans les usages les plus classiques : bureautique et surf pas trop intensif mais également lecture vidéo en streaming et ce jusqu’en UltraHD.

A noter au passage que Banggood est un des premiers marchands exportateurs à intégrer dorénavant les taxes dans ses prix de vente pour se conformer à la réglementation en vigueur depuis début juillet. Cela a demandé quelques ajustements techniques spécifiques au pays mais cela évite de mauvaises surprise à réception du colis. Je vais laisser passer encore un peu de temps avant de vous faire un premier bilan de ce changement et de ses conséquences sur le marché Français.

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PlasticARM : le premier SoC ARM réellement souple

PlasticARM est une avancée intéressante pour ARM qui pourra désormais proposer une solution pour construire des SoC souples à destination d’objets connectés mais également de Tech-à-porter. Cette première création d’une puce ARM en plastique au lieu de silicium ouvre en effet bien des possibilités.

PlasticARM
Imaginez un patch qui prendrait mesure de plusieurs éléments comme la température ou le rythme cardiaque. Un truc qu’on collerait sur le patient à son entrée à l’hôpital pour le suivre pendant tout son séjour. Une sorte de pansement qui pourrait même être posé par les premiers secours pour suivre les signes vitaux basiques d’une personne accidentée.  Imaginez un vêtement de travail permettant une mesure d’exposition permanente à divers risques. Ou un emballage de nourriture capable de “sentir” celle-ci et d’indiquer le moment où celle-ci aurait commencé à se détériorer. PlasticARM  découvre un marché potentiellement énorme de milliards de puces, d’usages et de produits qu’on n’imagine pas encore. Des ajouts intéressants pour un surcout pas forcément spécialement sensible. 

La puce proposée par ARM n’est pas un monstre de performances puisqu’il s’agit d’un Cortex-M0 32 bits sur une architecture ARMv6-M. Le genre de puce capable de prendre des mesures, de faire des relevés mais guère plus. Sa fréquence d’horloge limitée à 20 kHz, n’en fera pas une puce haute performance ni capable de piloter des affichages complexes mais suffisamment robuste pour indiquer des états et analyser l’environnement extérieur.

Contrairement aux solutions de ce type plus classiques, les puces de ce type devront embarquer matériellement les programmes à exécuter. Autrement dit, point de code à faire tourner mais uniquement des instructions en dur, décidées au moment de la création des SoC. Si votre puce doit enregistrer la température à intervalles régulier, il faudra que le dessin de la puce lui même indique ce code. ARM travaillant déjà à de nouvelles versions pouvant recevoir des instructions et du code pour le futur. La solution embarquera 128 bytes de RAM et 456 bytes de ROM. Des compétences très basiques donc, mais un résultat déjà douze fois plus complexe que le précédent produit souple de ce type.

La production passe par PragmatiC et leur solution FlexLogic qui gèrent cet aspect. ARM a travaillé avec la société pour concevoir ce nouveau SoC et offrira donc à ses clients potentiels la recette pour voir leurs créations prises en charge.  

📢 Introducing the first fully functional non-silicon @Arm Processor, PlasticArm.

This ultra-minimalist Arm Cortex-M0 based SoC could enable billions of low-cost microprocessors to be embedded into everyday objects.

The potential is beyond significant: https://t.co/9bd5KHuUIC pic.twitter.com/rS0nXK6tOF

— Arm (@Arm) July 21, 2021

L’utilisation de films recouverts d’une fine couche d’oxyde métallique permet d’imprimer des transistors sur un matériau souple comme  du plastique ou du papier. Reste à régler tous leurs problèmes d’alimentation : la consommation de PlasticARM est évidemment très basse avec 21 milliwatts seulement mais elle est essentiellement perdue par le processus. Seul 1% de ce chiffre est effectivement engagé dans la partie calcul de la puce. 

Autre souci technique, la taille du SoC est énorme comparativement à celle des versions “Silicium”. Ce n’est pas forcément très grave pour les usages de ce type de solution mais c’est tout de même significatif . Chaque Cortex-M0 souple mesure 59.2 millimètre carré soit 1500 fois plus qu’un SoC équivalent en silicium.

Reste une question sur l’impact réel de cette proposition. PlasticARM est mis en avant comme la solution parfaite pour pouvoir tracer la fraîcheur d’un produit dans un circuit de distribution industriel. Intégré dans l’emballage d’une pizza en sortie d’usine, il donnera l’information de sa fraicheur au distributeur. Ce qui permettrait ensuite de mieux gérer la distribution de celle-ci vers son point de vente. Ou de la retirer facilement si elle est passée de date. Un SoC jetable donc. Reste à savoir si emballer une laitue avec ce type de puce à plus de sens que de juste imprimer la date de sortie d’usine sur son paquet ? Ou si la solution future passe vraiment par des laitues industrielles en circuit long ? L’idée d’un nouveau processus flexible capable de relever des données et d’effectuer des mesures ou des calculs est passionnante mais peut être faut t-il réfléchir à son usage le plus pertinent ?

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Minisforum promet un passage à Windows 11 pour ses MiniPC

Mise à jour du 30/07/2021 : Bonne nouvelle, Minisforum indique désormais que le UM250 sous AMD Ryzen 2500U sera bien compatible avec Windows 11, un nouveau BIOS sera nécessaire pour ce passage. Cela laisse espérer une évolution du même type pour le UM270 sous Ryzen 2700U.

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Billet original du 22/07/2021 : Minisforum est une société récente mais très productive. La marque a commencé à proposer des MiniPC en Avril 2019 puis d’autres dans la foulée à un rythme de plus en plus soutenu. Avec des prix attractifs et des engins bien construits, le marque a fini par se faire connaitre grâce à des choix originaux sur ce marché particulier.

Minisforum Deskmini UM300

La marque a surtout bénéficié d’un concours de circonstances pour se faire connaitre. Elle a été l’une des premières à croire en l’intégration de processeurs AMD Ryzen mobile dans des MiniPC à une époque où ils étaient bradés à la sortie d’une nouvelle génération. C’est également l’emploi d’un châssis original rendant l’accès aux composants assez facile qui a permis à Minisforum de se démarquer des concurrents déjà bien en place comme Beelink, Chuwi, Vorke ou d’autres.

Depuis, la marque a sorti au moins 26 références différentes au fur et a mesure des disponibilités des processeurs. Si le rythme a baissé ces derniers trimestres avec les problèmes d’approvisionnement du marché, c’est encore Minisforum qui a cru en premier à l’arrivée des puces Ryzen performantes dans des Minimachines. Le Deskmini DMAF5 a ainsi marqué un tournant sur ce marché particulier. L’emploi d’un Ryzen 5 3550H proposant un excellent niveau de performances dans un encombrement et une consommation minimales et pour un prix abordable.

Minisforum Deskmini UM300

Aujourd’hui, Minisforum dresse un bilan de sa production et avec 12 machines sous processeurs AMD et 14 sous processeurs Intel. La société annonce une assez vaste liste de compatibilité avec Windows 11. Le nouveau système de Microsoft ayant des exigences assez importantes en matière d’équipement et de sécurité, la majorité de ces machines ne seront compatibles qu’après une mise à jour du BIOS. Probablement pour activer des fonctions de sécurité.

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Chez AMD, Minisforum annonce une compatibilité sur toute la gamme hormis 2 modèles. Les plus anciens, les UM250 et UM270 sous Ryzen 2500U et Ryzen 2700U ne seront pas compatible avec Windows 11. Pour les autres, ils pourront tous évoluer vers le nouveau système. Certains après une mise à jour du BIOS, d’autres nativement en sortie d’usine.

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Chez Intel, même scénario avec 2 machines hors des clous pour un passage à Windows 11. Le modèle Z83F sous Atom X5-Z8350 et le U700 Core i5-5257U ne seront pas concernés. Probablement, là encore, à cause de la date de sortie des processeurs employés. 2016 pour l’Atom et 2015 pour le Core.

Toutes les autres machines pourront passer à Windows 11 après une mise à jour de BIOS sauf le tout nouveau Minisforum TL50 qui vient de sortir sous processeur Tiger Lake Core i5-1135G7.

C’est évidemment parce que son bilan est globalement positif sur ce point que la marque communique ainsi. Il faudra également surveiller le suivi des BIOS et leur disponibilité dans le futur. C’est en tout cas une bonne nouvelle pour ceux qui ont investi dans un de ces engins. 

Windows 11 : une mise à jour esthétique et technique

 

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Asus Chromebook Flip CX5400 : un 14″ Core i7-1160G7 haut de gamme

L’Asus Chromebook Flip CX5400 est un engin assez intéressant. Les choix fait par la marque pour concevoir cet ultraportable de 14″ de diagonale sont originaux et la finition semble exemplaire sur cette machine. L’engin propose une définition FullHD très classique mais avec une dalle tactile et compatible avec un stylet actif. Asus en intègre d’ailleurs un dans le châssis, ce qui permettra, puisque la charnière peut être repliée sur 360°, d’utiliser l’engin comme une tablette tactile classique mais également pour de la prise de notes et du dessin.

Asus Chromebook Flip CX5400

La dalle IPS propose des bordures fines et un format 16/9 avec une luminosité de 300 nits, et puisque les Chromebooks savent désormais piloter les applications Android, elle offrira toutes les possibilités d’une solution 1920 x 1080 pixels à ce format. 

Asus Chromebook Flip CX5400

Et ces possibilités seront assez vastes puisque l’engin emploie un processeur Core i7-1160G7. Une puce assez peu utilisée pour le moment mais qui déploie 4 coeurs et 8 Threads associés à 12 Mo de mémoire cache et un circuit graphique Iris Xe avec 96 EU. Particularité de ce processeur, il peut être configuré de 2 manières. Soit dans un usage classique avec un TDP de 15 watts et une fréquence qui oscillera de 2.1 Ghz à 4.4 Ghz en mode Turbo. Soit en 7 Watts seulement avec une fréquence de base de… 900 MHz. Un choix qui semble avoir été validé ici puisque le Chromebook Flip CX5400 semble fonctionner sans ventilation active. Ce n’est pas une certitude puisque la fiche technique d’Asus ne le mentionne pas mais le châssis ne montre absolument aucun évent d’aération, hormis une série de minuscules petits points sur les côtés. Le recours au châssis en aluminium pour dissiper les 7 watts  du Core i7 est donc possible.

Asus Chromebook Flip CX5400

Il va sans dire que les performances de la puce ne seront pas les mêmes dans les deux versions, le recours à un modèle configuré en 7 watts aura un impact important sur le fonctionnement global de l’engin mais… mais on est sur un Chromebook et les besoins en ressources de ces machines ne sont pas celles d’une solution Linux. Le Core i7-1160G7 est peut être un excellent compromis sur ce type de machine. Le fait de pouvoir travailler avec un engin absolument inaudible étant un gros plus pour l’utilisateur.

Asus Chromebook Flip CX5400

Associé à cette puce, de 8 à 16 Go de mémoire vive LPDDR4X et un stockage SSD allant de 128 à 512 Go au format PCIe NVMe. Des choix solides donc et le bilan de performances de l’ensemble devrait donc être très satisfaisant pour un engin de ce type. Cela se traduit par un prix annoncé assez élevé, plus de 1000$ pour cet engin dans sa configuration la plus performante (16/512Go). Ce qui ne correspond toujours pas au prix d’une machine sous ChromeOS dans la tête de beaucoup d’utilisateurs en Europe mais qui ne semble plus aussi fou que cela aux US où ces machines sont très bien implantées.

Asus Chromebook Flip CX5400

Le reste de l’équipement est au niveau, avec pour commencer un châssis en aluminium très fin ne pesant que 1.4 Kilo et ayant subi de nombreux tests de résistance. Il embarque une assez belle connectique avec un port USB 3.2 Gen1 Type-A et deux ports Thunderbolt 4 sont disponibles sur le châssis en plus du classique port Jack audio 3.5 mm combo. Les deux prises USB Type-C, des Thunderbolt, sont placées de part et d’autre du châssis et prennent en charge à la fois l’affichage sur un écran supplémentaire et l’alimentation de l’engin. Un lecteur de cartes MicroSDXC est également placé sur la tranche du châssis.

Asus Chromebook Flip CX5400

Une webcam 720P est placée au dessus de l’écran et propose un œilleton de confidentialité. Le clavier est de type Chiclets, il est rétro éclairé et il surplombe un large et profond pavé tactile. Un module Wifi 6 et Bluetooth 5.0 sera chargé de se connecter au réseau. L’autonomie annoncée pour la machine est de 10 heures grâce à une batterie 3 cellules de 48 Whr. Enfin, la partie audio a été confiée au partenaire de la marque et une paire d’enceintes stéréo signées Harman Kardon complètent l’équipement de ce Chromebook Flip CX5400

Source : ChromeUnboxed

Asus Chromebook Flip CX5400 : un 14″ Core i7-1160G7 haut de gamme © MiniMachines.net. 2021.

3DPrintColorizer : Imprimer en 3D et en couleur avec une imprimante classique

L’idée de 3dprintcolorizer est à la fois simple et complexe, il s’agit non pas de multiplier les filaments colorés pour imprimer chaque couche avec une couleur différente comme ce que propose certaines imprimantes 3D. Non, l’idée est d’utiliser une imprimante standard, ici une Creality Ender 3, et de lui ajouter une fonction de coloration d’un filament unique blanc ou transparent.

3dprintcolorizer laisse votre imprimante déposer une couche de filament basique et neutre, avant de changer de mode pour passer en coloration. La buse remonte chercher un marqueur pour le disposer dans un support accroché à côté de la partie impression. L’imprimante redescend ensuite pour aller colorer directement le filament imprimé dans la teinte voulue. Le résultat est une impression classique marquée étage par étage dans la coloration programmée en amont dans Cura.3DPrintColorizer

Le résultat n’est pas parfait mais c’est assez étonnant de simplicité et d’intelligence. Le nombre de couleurs peut être assez grand au vu du procédé employé et surtout on pourra changer de coloris facilement suivant les sujets à imprimer.

3DPrintColorizer

Les gros défauts de 3dprintcolorizer sont évidents. D’abord cela empêche tout traitement de surface de l’objet après impression. Pas de passage au papier de verre ou de lissage quelconque. Pas possible non plus de venir corriger des éléments facilement. D’autre part, cela double la durée d’impression d’un objet… ce qui pose la question de la pertinence même du processus. Aura t-on un résultat similaire plus rapidement en dessinant directement au feutre sur l’objet à la fin de l’impression ? Avec peut être plus de créativité et de possibilités en nombre de couleurs ? 

C’est en tout cas un projet assez impressionnant d’un point de vue code. Pas mal de soucis ont du être réglés pour proposer ce projet. Les codes de déplacements de l’imprimante doivent prendre en charge la collecte et la dépose du marqueur, le déplacement autour de l’objet pour venir dessiner dessus a dû être également un défi intéressant à relever. Je me demande si d’autres outils pourraient être imaginés avec le même processus. Pour, par exemple, poncer la surface imprimée directement après la pose avec un outil multifonction par exemple.

3DPrintColorizer

Le processus pour adapter votre imprimante 3D en mode 3dprintcolorizer est disponible sur Github. Des fichiers STL nécessaires pour imprimer les supports de marqueurs. La partie d’étalonnage et de réglage est détaillée ainsi que toute la solution logicielle basée sur une extension à Cura pour prendre en charge les couleurs.

Merci à ToitaGL pour le lien sur Reddit.

3DPrintColorizer : Imprimer en 3D et en couleur avec une imprimante classique © MiniMachines.net. 2021.

Nvidia intègre les fonctions RTX et DLSS au monde ARM et Linux

Nvidia a profité de l’attention qui lui est réservée durant la GDC, la Game Developer Conference, pour annoncer la symbiose réussie entre les technologies ARM et les fonctions RTX et DLSS issues de ses puces graphiques. La marque joue sur plusieurs tableaux avec cette annonce et ce déplacement d’un pion, qui parait être anodin au prime abord, pourrait avoir beaucoup de conséquences.

Techniquement de quoi il s’agit ?

Nvidia vient de faire la démonstration du fonctionnement d’une puce ARM, en l’occurrence un SoC Mediatek Kompanio 1200 (MT8195), avec une solution graphique GeForce RTX 3060. On ne sait pas exactement à quoi ressemble la plateforme, c’est probablement un prototype de laboratoire qui n’a que peu à voir avec un produit commercial, mais le fait est là. Les deux éléments parviennent non seulement a bien travailler ensemble mais ils sont également aptes à proposer une expérience 3D des plus riches.

La démonstration proposée est impressionnante puisqu’elle montre comment une puce ARM, épaulée par un circuit graphique Nvidia RTX, parvient à faire tourner des applications gourmandes sous Linux et Chromium. Avec une version sur mesures du jeu Wolfenstein : Youngblood, Nvidia nous montre la force technique de cette proposition. Le jeu est interprété dans une version proposant du calcul en raytracing et une gestion de multiples sources de lumières. Les textures, ombres et calculs d’ambiance donnent  une atmosphère équivalente à ce que propose un PC de jeu classique sous x86 avec Windows. 

La seconde démo montre la puissance de calcul de l’ensemble et sa gestion complète de  différents éléments techniques. Lumières, ombres, reflets… Un rendu typique de jeu sur une solution d’ordinateur personnel traditionnel.

Mediatek

Sauf qu’ici point de Windows. Pas de DirectX, pas même de puce x86 signée AMD ou Intel. Tout est géré par Linux et Chromium d’un point de vue logiciel et les solutions matérielles de Mediatek et Nvidia. Les fonctions avancées de Nvidia ont été portées sur cette plateforme pour fonctionner comme sur un engin sous Windows. On retrouve ainsi le Deep Learning Super Sampling ou DLSS pour améliorer le rendu visuel des images via l’IA calculée par la puce GeForce, le RTX qui gère la mise en lumière des images, la fonction Optix pour améliorer la qualité visuelle de l’ensemble et même une optimisation de la mémoire graphique.

Si je devais résumer cette annonce simplement: Avec cette technologie, Nvidia fait sauter deux impératifs de l’équation gaming d’aujourd’hui. La présence d’un processeur x86 n’est plus requise, pas plus que celle de Windows, pour proposer un jeu 3D gourmand en haute définition. 

DLSS

Un bouleversement important pour le marché du jeu ?

Cette démonstration est l’aboutissement de la promesse faite par la marque en avril dernier. Une solution pour transformer un Chromebook classique en solution de jeu complète et performante. Solution qui aurait la possibilité de profiter du catalogue de titres de nombreux studios de développement qui pourraient adapter leurs jeux à la nouvelle plateforme. Attention cependant, ce dernier point n’est pas garanti et Nvidia va devoir trouver des éditeurs acceptant de parier sur cette nouvelle plateforme ou trouver un moyen de basculer plus facilement des jeux existants en jeux compatibles avec cette formule. On notera au passage que cette évolution se fait après l’annonce d’une compatibilité entre DLSS et Proton, le système qui permet à SteamOS de faire tourner les jeux Windows sous Linux développé par Valve.

Chromebook Mediatek

Est-ce que nous allons avoir des Chromebooks munis d’un circuit RTX prochainement ? Les constructeurs n’hésitent plus désormais à proposer des engins de ce type très bien équipés à des prix élevés. Il est donc possible que l’on voie des machines proposant ce type de puces dans le futur. J’ai pourtant du mal à voir comment le public réagira tant qu’aucun jeu compatible ne sera disponible. La promesse d’un avenir radieux et d’éditeurs travaillant d’arrache pied au basculement de leurs catalogues ne devrait pas être suffisante pour pousser les gens à investir quelques centaines d’euros supplémentaires dans une machine RTX.

Une autre question qui se pose est liée au public visé. Est-ce que les gens interessés par un Chromebook sont des joueurs ? Et, si ils le sont, est-ce qu’ils vont s’intéresser aux Chromebooks pour cet usage spécifique ? L’impact de ce type de puce Nvidia dans un engin portable n’est pas anodin, il coûtera en investissement mais également en autonomie, en poids et en chaleur dégagée. Je ne suis pas sûr qu’un Chromebook de jeu ait beaucoup de sens pour la majorité des utilisateurs de ce type de plateforme. En fait, j’ai du mal à voir qu’un joueur se décide à choisir spécifiquement une plateforme aussi éloignée du monde du jeu actuel : Est-ce que quelqu’un qui veut garder en tête la possibilité de jouer va choisir un Chromebook ? Et si il le fait est-ce qu’il va s’orienter vers une solution spécifiquement composée d’une puce ARM et d’un circuit RTX ? Je trouve que ce scénario manque de crédibilité aujourd’hui, notamment parce que le catalogue de titres compatibles est totalement inexistant.

dlss

La démonstration du jeu Wolfenstein : Youngblood que l’on voit en vidéo n’est pas prévue pour  être proposée sur le marché. C’est un portage dédié à la présentation de la technologie mais aucune commercialisation n’est envisagée. Il n’existe pas de catalogue de jeu spécifique pour la plateforme aujourd’hui.

Par contre, si la proposition de Nvidia permet aux utilisateurs de Linux de profiter de jeux PC classiques du catalogue Windows via Proton, alors là l’impact pourrait être énorme. Non seulement cela pourrait permettre aux constructeurs de proposer des engins sous Linux plus facilement avec un accès plus simples aux jeux Windows, mais cela n’obligerait pas les studios à retravailler leurs titres. Le catalogue actuel pourrait basculer sous Linux. Cette voie est à privilégier à mon sens. D’abord parce qu’on sait que Google travaille au portage de la plateforme Steam vers les Chromebooks, ensuite parce que c’est la voie qui a le plus de chances de fonctionner commercialement parlant. 

Steam Big Picture

Et les TV-Box ?

Là où la solution pourrait avoir un énorme impact également, c’est sur le marché des solutions type Chromebox. Le mariage d’ARM et de puces RTX pourrait permettre la création de nouvelles solutions très performantes. On aurait là encore la promesse d’un catalogue de jeux haut de gamme toujours aussi inexistant mais sans la problématique liée au public intéressé. Si les Chromebooks sont un marché particulier qui ne concerne pas la majorité des utilisateurs d’outils informatiques nomades, et encore moins les joueurs, le public susceptible d’être convaincu par une nouvelle TV-Box avec une fonction console est, quant à lui, autrement plus large.

Le nombre de personnes à la recherche d’une solution capable de faire tourner des Jeux PC dans son salon tout en permettant le surf et la gestion multimédia est à mon sens bien plus élevé que le nombre de personnes à la recherche d’un Chromebook de jeu. Si des constructeurs se penchaient sur la création de TV-Box ARM avec un circuit RTX interne capable de faire tourner des jeux 3D de qualité, le marché pourrait être énorme. En combinant cette offre aux solutions de streaming de Nvidia avec GeForce Now, le marché est à mon sens bien plus intéressant.

Nvidia Shield

Nvidia Shield 3 : RTX inside ?

Qui de mieux placé que Nvidia pour lancer ce nouveau marché ? En toute logique, la marque pourrait profiter de sa gamme Shield pour lancer un engin capable de profiter de ces fonctionnalités. Une Chromebox qui pourrait employer des applications Android de manière classique mais également faire fonctionner le streaming GeForce Now. Tout  en offrant, grâce à une solution RTX intégrée, proposer des jeux Windows via Proton de Valve. 

Une combinaison complète, poussée par Nvidia dans une gamme de produits qui aurait la confiance d’un public déjà séduit par les modèles précédents. Une gamme plus chère que les solutions antérieures mais avec un panel de possibilités énorme. Un accès au catalogue de jeux Steam en direct. Un engin de ce type pourrait proposer de remplacer totalement dans votre salon un PC classique. Nvidia ayant les moyens de concevoir une solution RTX  suffisamment bien calibrée pour éviter toute surchauffe et ainsi conserver un engin silencieux, 

Une exploitation du RTX via Proton pour toutes les machines Linux et une ouverture vers des engins de loisir sédentaires, voilà qui aurait à mon sens plus d’avenir que le format Chromebook sous ARM uniquement. 

Un jocker dans la manche de Nvidia pour le rachat d’ARM ?

Avec cette annonce, Nvidia se place également très habilement sur l’échiquier d’une seconde partie d’échecs. Celle qui concerne sa tentative d’acquisition d’ARM. En montant un partenariat avec Mediatek, la marque montre son intérêt pour l’écosystème ARM dans sa globalité. Nvidia montre qu’il a su collaborer avec une entité qui est logiquement concurrente de ses propres puces. La marque sacrifie sont marché Tegra1 au profit des puces Mediatek. En prenant cette hauteur, le constructeur montre sa nouvelle position face au marché. Celle qu’il devra adopter si il réussit son pari d’acquisition de la plateforme ARM. Quand il devra épauler ses clients et partenaires exploitant les technologies des SoC pour qu’ils puissent se développer.

Un argument de poids dans la bataille qui est encore à mener pour Nvidia. Si Mediatek semble ravi de cette évolution du secteur, si des marques comme Rockchip ou AllWinner doivent également se frotter les mains au vu des perspectives en jeu, d’autres ne voient pas d’un très bon oeil cette évolution. On se doute que des acteurs comme Apple et Qualcomm ne doivent pas être forcément ravis de cette annonce. 

Nvidia intègre les fonctions RTX et DLSS au monde ARM et Linux © MiniMachines.net. 2021.

Le Ryzen 9 5900HX apparait dans au moins deux MiniPC

Le Ryzen 9 5900HX est une solution impressionnante avec 8 coeurs Zen 3 développant 16 threads à des fréquences de 3.3 à 4.6 GHz. A son bord on retrouve 20 Mo de mémoire cache et un circuit graphique Radeon Vega 8 tournant à une fréquence de 2.1 GHz. Gravé en 7 nanomètres, il fait partie de l’attirail haut de gamme mobile d’AMD.

Ryzen 5000 Mobile

Gravée en 7 nanomètres, cette puce propose un TDP de 45 Watts “+” tel que l’annonce AMD. Ce n’est pas tout à fait 45 watts en réalité, la puce fonctionne dans une fourchette entre 35 et 54 Watts ce qui est peut être la partie la plus inquiétante de celle solution. Intégrer un processeur proposant ce TDP dans un MiniPC n’est pas une mince affaire et si les constructeurs de portables n’hésitent pas à le faire dans des engins relativement fins, ils compensent cet espace assez faible en hauteur par un système de caloducs et d’ailettes assez vaste. On a vu par le passé des solutions proposer des puces au TDP plus élevé comme les Intel NUC Hades Canyon et leur processeur Kaby Lake-G de 65 et 100 watts de TDP. Ces machines proposaient néanmoins un encombrement un peu plus massif qu’un MiniPC classique et avaient eu droit aux bons soins des ingénieurs d’Intel.

Ryzen 5000 Mobile

Intégrer le Ryzen 9 5900HX dans un MiniPC plus classique ne sera donc pas une mince affaire et c’est pourtant ce que vont proposer deux solutions très bientôt. Le Morefine S500+ aura droit à une campagne Indiegogo et sera sans doute l’un des premiers  engins équipés de cette puce à être annoncé dans cette gamme de MiniPC. Il sera talonné par une solution signée Minisforum annoncée sur Twitter. Le serial maker de MiniPC qui a exploré une assez large série de puces Intel et AMD depuis les premiers de ses NUC-Like lancés il y a un peu plus d’un an.

Morefine

On ne sait pas grand chose de ces machines, on ne connait pas leur prix ni tout le détail de leur équipement. Mais certains éléments sont déjà annoncés comme la possibilité de leur offrir jusqu’à 64 Go de DDR4-3200 grâce à deux slots de mémoire SoDIMM. La présence de trois solutions de stockage sur le modèles Morefine est également confirmée avec deux slots M.2 2280 proposant à la fois du SATA et du PCIe NVMe ainsi qu’une baie 2.5″ pour ajouter une solution SATA 3.0. Cette machine proposera une baie d’extension M.2 équipée d’une solution Wifi6 et Bluetooth 5.0 et une assez jolie connectique.

Morefine

Deux ports Ethernet avec un premier RJ45 en 2.5 Gigabit et un autre en Gigabit plus classique, une sortie HDMI 2.0 et un DisplayPort 1.4. Un port jack audio 3.5 mm combo et un ensemble de 7 ports USB répartis comme suit : 4 ports UB 2.0 et deux ports USB 3.2 Type-A plus un port USB Type-C non déterminé. 

MinisforumMinisforum

La version de Minisforum sera semble t-il légèrement différente avec une carte proposant un autre genre de connectique mais on retrouvera toujours des slots SoDIMM, au moins un port M.2 2280 et un espace significatif pour maintenir un dissipateur sur le processeur AMD Ryzen 9 5900HX.

Il va sans dire que ces engins ne seront pas situés sur un segment entrée de gamme, même en version Barebone, ces machines seront vraisemblablement assez chères à obtenir. Les tarifs des puces devraient impacter fortement le prix final des engins et la disponibilité des solutions Minisforum s’est réduite à peau de chagrin ces derniers mois. La marque préférant distribuer en direct sa production plutôt que de passer par divers revendeurs qui avaient tendance à se faire une concurrence sur les prix.

Ne vous attendez donc pas à des solutions très abordables… C’est peut être un défaut actuel de ces marques qui ont connu un succès  et une croissance fulgurante ces derniers trimestres. Ils oublient un peu la concurrence classique. Certains de ces engins sont proposés à des prix élevés, 750, 800 voir 850€. A quelques encablures de PC portables équipés d’un processeur moins performant mais épaulés par des cartes graphiques autrement plus rapides. Des machines qui, si elles ne proposent pas la même compacité, ont d’autres avantages pour elles…

Le Ryzen 9 5900HX apparait dans au moins deux MiniPC © MiniMachines.net. 2021.

macOS 11.5 Update

Today Apple released macOS 11.5 Update, a major software update to macOS Big Sur. Update any supported system using the built-in Software Update functionality through the macOS System Preferences pane.

Radxa Rock 3A : une carte de développement avec slot M.2 NVMe

Cela faisait, pfiou.. un bon mois que Radxa ne nous avait pas proposé de nouvelle carte de développement. La dernière en date était un clone du Pi Zero X. La nouvelle Radxa Rock 3A reprend les dimensions de la Raspberry Pi classique. 

Radxa Rock 3AA son bord, un SoC Rockchip RK3568. Une puce qui propose quatre coeurs ARM Cortex-A55 à 2 GHz associés à un circuit Mali-G52 et un petit NPU pour des calculs d’IA. Cette solution est épaulée par 2, 4 ou 8 Go de mémoire vive LPDDR4-3200. Le stockage étant, quant à lui, un peu plus laissé à votre discrétion avec pas mal de choix pour cette option. Il y a d’abord un lecteur de carte MicroSDXC pour ajouter le stockage amovible de votre choix. Ensuite un support pour stockage eMMC amovible où vous pourrez glisser des modules. Et surtout, la Radxa Rock 3A permettra de piloter un SSD PCIe 3.0 x2 NVMe grâce à un support situé en dessous de la carte. Pas moins de trois stockages différents donc sur cette petite carte.

Radxa Rock 3A

Evidemment cela se fera au gré de quelques ajustements et d’un encombrement différent des cartes de ce type habituelles. Dépourvue de toute accroche pour fixer un SSD M.2, la carte utilise une extension et une nappe souple pour connecter l’éventuel module M.2.

Radxa Rock 3A

La Radxa Rock 3A propose, pour le reste, les éléments classiques de ce type de solution. Une connectique composée de deux ports USB 3.0 et deux USB 2.0 tous de Type-A. un port Ethernet Gigabit avec PoE, un HDMI 2.0 et l’ensemble de broches et connecteurs habituels du format. 40 broches ,GPIO et un MIPI CSI pour une camera externe et MIPI DSI pour un écran connecté directement à la carte. L’alimentation sera assurée par un port USB Type-C. Il faudra d’ailleurs veiller à choisir un excellent bloc d’alimentation si vous comptez utiliser toutes les possibilités de l’engin.

La Radxa Rock 3A prendra en charge Debian 10, la version pour Rockchip maintenue par l’équipe de Toybrick tout en restant ouverte à d’autres distributions comme Raspbian ou Android. A 35$ la carte de base en 2 Go de mémoire vive et sans eMMC, 55$ la version 4 Go et 75$ pour la version 8 Go, c’est une solution alternative au Pi qui peut avoir du sens pour certains projets.

Sources : Radxa et CNX Software

Radxa Rock 3A : une carte de développement avec slot M.2 NVMe © MiniMachines.net. 2021.

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