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Aujourd’hui — 15 mai 2021Hardware

Les « tattoos » pour iPod de chez HP

En 2004, quand HP a lancé des iPod – on l’oublie, mais Apple travaillait avec la firme pour vendre des iPod -, la marque a proposé un truc intéressant : le HP Printable Tattoo.

De la part de HP, dont une bonne part du business vient de l’encre de l’impression, c’était plutôt une bonne idée. Il s’agit de feuilles préimprimées qui se colle sur un iPod (4e génération) pour lui donner un style. A l’époque, HP vendait des feuilles vides (en gros, du papier photo découpé) mais aussi des tattoos déjà imprimé. Il y en avait même avec le magazine Rolling Stones.

Le pack (et l’image de test)


En cadeau dans Rolling Stones

La société avait un accord avec Universal et proposait aussi des images sur son site. Bon, 17 ans plus tard, c’est un peu compliqué d’en profiter. Une partie du site de HP est en Flash (et n’a pas été sauvée), et je n’ai pas trouvé le reste.

L’interface d’époque selon iLounge

J’ai une pochette de feuilles, mais deux soucis. Le premier, c’est que l’ancien propriétaire avait visiblement essayé d’imprimer des trucs sans réussir. Le second, c’est que je n’ai pas d’imprimante compatible à la maison. Il faut idéalement un modèle couleur (et probablement jet d’encre) qui accepte le bon format, et ma Xerox laser n’est pas dans le cas.

Des feuilles ratées (pas par moi)


iLounge


Wired

On trouve quelques exemples dans le test d’iLounge à l’époque, et j’ai sorti ceux (mal imprimés) que j’avais. Si vous voulez des modèles, il y en a sur cette page (les liens fonctionnent tous), celle-ci (seulement ceux de la page 2) et celle-ci (certains liens fonctionnent en page 1, aucun en page 2). Je vous mets quelques exemples en image.





Bon, 17 ans après, ça tient assez moyennement sur mon iPod (et une demi-impression, c’est particulier comme style) mais l’idée était amusante et ça ne laisse pas de traces.

Sur mon iPod HP un peu modifié

Nanote P8 : le netbook 7″ passe au Pentium N4200

Le Nanote P8 est un netbook, à n’en point douter. Distribué au Japon pour 32780 yens soit environ 250€, c’est un engin assez étonnant dans le paysage actuel. Il  a toutes les caractéristiques d’un netbook avec  un coeur un poil plus moderne.

Nanote P8Le Nanote on le connait déjà dans sa version basique, celle annoncée en 2020 avec un Atom X5. Le voilà de sortie dans une version plus musclée avec un Pentium N4200. Petit, il mesure 18.1 cm de large pour 11.36 cm de profondeur. Epais de 19.6 mm il ne pèse que 560 grammes. Cette minuscule carcasse abrite un écran de 7 pouces de diagonale qui affiche en 1920 x 1200 pixels de type IPS. Mieux encore, l’écran est tactile grâce à une dalle capacitive avec une charnière sur 360° qui replie écran et clavier dos à dos.

Si les bordures d’écran sont un peu larges sur les côtés, c’est le seul moyen de conserver un clavier de type chiclet un tant soit peu confortable. On a connu le même genre de disposition avec les EeePC 701 d’Asus qui proposaient des enceintes autour de l’écran. L’autre solution serait sans doute d’intégrer un écran un poil plus grand. En 8 ou 8.5″ de diagonale afin d’occuper tout l’espace disponible. Une maigre webcam 0.3 mégapixel est présente au dessus de l’écran. 

Nanote P8

Le Nanote P8 est donc livré avec un processeur Pentium N4200 d’Intel. Un processeur lancé en 2016 qui commence à accuser son âge mais qui reste encore assez d’actualité. Le Pentium N4200 est un Apollo Lake qui fonctionne dans un TDP de 6 watts avec 4 coeurs et autant de Threads à une fréquence de 1.1 GHz de base et 2.5 GHz en mode Turbo. Il embarque 2 Mo de mémoire cache et un circuit Intel HD 505. Pas un foudre de guerre donc mais une puce suffisante pour des usages basiques. On ne cherchera pas à jouer ou à faire du montage vidéo sur ce type d’engin. La puce sera parfaite pour des travaux plus basiques qui iront de la consultation de pages web à la rédaction en passant par la prise en main SSH de serveurs ou à la lecture de vidéo.

Nanote P8

Le Nanote P8 est néanmoins livré avec 8 Go de mémoire vive LPDDR4 et un stockage interne eMMC de 64 Go, de quoi piloter des applications assez gourmandes ou ouvrir pas mal d’onglets sans broncher. La présence d’un stockage eMMC n’est pas forcément la meilleure idée pour ce genre de machines, ce type de dispositif a tendance à vieillir et à perdre en efficacité. Mais on pourra éviter de le solliciter outre mesure en exploitant un lecteur de cartes MicroSDXC acceptant des cartes de 256 Go maximum.

Nanote P8

Le reste de la connectique est assez limité avec, pour commencer, un port USB 3.0 Type-A, un port USB Type-C ne servant qu’à alimenter la machine, une sortie MicroHDMI et un port jack 3.5 mm classique. La connexion aux réseaux se fera au travers d’un d’un module Wifi4 et d’un Bluetooth 4.0. Le clavier est un très classique QWERTY Japonais, avec un dispositif de tracker optique et deux boutons situés sous la barre espace découpée en deux.

Nanote P8

Bref, le Nanote P8 est ce qui se rapproche le plus de ce que l’on peut considérer comme un netbook depuis longtemps. CNX Software nous rappelle que l’engin est issu d’un catalogue OEM du fabricant Pretech. Ce modèle particulier est un Pretech F700Mi qui est d’abord sorti sous Atom Cherry Trail mais qui évolue désormais vers des solutions Gemini Lake allant du Celeron N4000 au Pentium N5000. Les images de ce billet sont issues d’un test réalisé par le site Japonais PC Watch que vous pouvez consulter en suivant ce lien.

Il est donc tout à fait possible pour une marque plus européenne de se pencher sur ce design et de demander à Pretech un engin de ce type. Dans l’absolu j’aimerais surtout, quitte à rajouter quelques belles poignées d’euros supplémentaires, un design un poil plus moderne. L’abandon du eMMC au profit d’un SSD me paraitrait une bonne idée et surtout, le recours prochain à des puces prometteuses comme les Jasper Lake 6 watts que sont les Celeron N5100 ou Pentium N6000.

Nanote P8 : le netbook 7″ passe au Pentium N4200 © MiniMachines.net. 2021.

Les messages cachés dans The Bermuda Triangle de Tomita

Encore un programme sur un vieux disque des années 80 ? Oui, encore une fois. Cette fois, c’est un message caché dans le disque The Bermuda Triangle d’Isao Tomita.

Je risque d’en parler plusieurs fois (et on devrait le voir dans un prochain Canard PC Hardware), certains disques des années 80 et 90 contiennent des données pour d’anciens ordinateurs. Pas de vraies pistes de données, mais des informations encodées directement dans la partie audio. Je vous mets des liens vers les précédents sujets.

Camouflage (ZX81)
Camouflage (mais en mieux) (ZX81)
Över Tid Och Rum (Atari 8 bits)
Everybody Loves Urusei Yatsura (ZX Spectrum)
Peace and love, inc. (texte caché)
Inner City Unit (ZX Spectrum)
Plastic Raygun (ZX Spectrum)
Aural Quest (ZX Spectrum)
Kissing The Pink (BBC Micro B)

Le disque

Alors, le cas présenté ici est un peu particulier. Premièrement, il ne s’agit pas d’un programme, mais de deux messages. Deuxièmement, ils sont intégrés dans les morceaux, dans deux segments de quelques secondes. Si vous allez sur le site de l’artiste (décédé), vous trouverez ce texte, aussi présent sur les éditions occidentales du disque (cassette, vinyle, etc.).

A Coded Message

Each side of this record contains coded data in the form of certain sound effects. The message can be recovered if the electrical signal from the record is interfaced with the input of a micro computer programmed to the TARBEL System.

Le truc à savoir, déjà, c’est que le système en question est Tarbell (avec deux L), un protocole utilisé dans les années septante pour l’encodage sur les cassettes audio. Comme l’album date de 1979, c’est assez logique.

La première bonne nouvelle, c’est que les messages sont connus. Il y en a effet deux, le premier dans la première piste (A1), le second dans la seconde piste de la seconde face (B2).

THIS IS THE BERMUDA TRIANGLE, OVER. SLOW DOWN. TARGET 50 MILES OFF SOUTH FLORIDA, A GIANT PYRAMID AT OCEAN BOTTOM.

THIS IS THE BERMUDA TRIANGLE, OVER. LOOK OUT! THE CYLINDRICAL OBJECT JUST LIKE THE ONE EXPLODED OVER SIBERIA AND CRASHED INTO TUNGUSKA IN 1908, HAS JUST COME INTO THE SOLAR SYSTEM.

Sur mon disque japonais, les explications sont plus complètes (je mets une traduction approximative), avec des détails sur le niveau, le type d’encodage (c’est de l’ASCII), le niveau trop faible, etc.

C’est très approximatif, mais à peu près compréhensible

Les messages

Je me suis donc procuré le vinyle et une copie du CD pour essayer de décoder ça. Sans succès. Et je suis donc allé poser la question sur un groupe Facebook dédié aux vieux ordinateurs des années septante qui utilisaient l’encodage Tarbell, comme (notamment) l’Altair 8800. Et j’ai eu l’aide de Nino et Richard (merci !). Il y a aussi un sujet de forum sur le sujet. De ce que j’ai compris, le Tarbell fonctionne à 1 500 bits/s avec un encodage qui nécessite deux bits (01 est décodé comme un 0, 10 est un 1) et la synchronisation est parfois compliquée. Sur un vinyle qui peut avoir des erreurs à cause de poussières ou de l’usure, et compte tenu du niveau assez faible, c’est donc compliqué.

Mais Nino a persévéré et après quelques essais, notamment en nettoyant l’audio, il a réussi à décoder le texte. Il a même un programme pour ça. Il y a des explications sur le décodage du disque à cette adresse. Il faut d’ailleurs noter que les messages sont plus longs que prévu, avec des *.

********** THIS IS THE BERMUDA TRIANGLE, OVER. SLOW DOWN.
TARGET 50 MILES OFF SOUTH FLORIDA, A GIANT PYRAMID AT
OCEAN BOTTOM. *********

********** THIS IS THE BERMUDA TRIANGLE, OVER. LOOK OUT!
THE CYLINDRICAL OBJECT JUST LIKE THE ONE EXPLODED OVER
SIBERIA AND CRASHED INTO TUSNGUSKA IN 1908, HAS JUST
COME INTO THE SOLAR SYSTEM. ************ ***********

Et donc merci à Nico, Richard et les personnes sur le forum.

Disparition d’Aukey et Tacklife… Amazon et la guerre des étoiles

Les avis sur les sites marchands, c’est l’équivalent du bouche à oreille dans la vraie vie. La bonne adresse que l’on se refile entre amis, le restaurant qu’on a déniché par hasard, la petite boutique cachée en fond de cour ou le bon plan du moment. C’est le genre d’info qui vaut de l’or et le monde de la publicité le sait bien. Le nombre de spots TV qui mettent en scène ces confidences ou de spots radio qui font parler deux personnes qui s’échangent une adresse en sont de bons exemples.


Bref, cette idée de l’avis d’un tiers, d’une personne plus que d’un marchand, c’est un point essentiel dans la transformation vers l’achat. Un point que les sites de eCommerce ont voulu proposer à leurs clients. Sollicitant au passage de toutes les manières possibles les acheteurs pour qu’ils livrent leur expérience. Et on a vu fleurir des la fin des années 90 les avis en commentaires de fiches produits, derrière les descriptions des marques et les fiches techniques.

Il est facile de comprendre pourquoi : les avis clients ont deux gros avantages. Ils laissent ce sentiment de confiance quand l’information est donnée d’un client à un autre client et non pas par une marque. Une sorte d’égal à égal comme ce type qui vous dit au rayon bricolage de ne pas prendre tel produit mais plutôt celui d’à côté. Parce qu’il a testé les deux et le second est beaucoup mieux. Mais surtout cela permet de profiter d’un conseil venant de quelqu’un qui a vraiment testé le produit. Quelqu’un capable de voir ses défauts réels ainsi que ses qualités. Au contraire des gens qui écrivent les fiches techniques en se basant sur les informations du fabricant. Les internautes voient des détails pratiques qui échappent totalement aux rédacteurs. 

Cette apparition des avis produits a immédiatement entrainé bien des dérives. De la plus classique qui consiste à classer les avis par ordre décroissant et non pas par ordre chronologique, privilégiant ainsi sur la première page les avis “5 étoiles” tout en rendant invisibles les avis négatifs. A la traditionnelle “technique”, née en même temps que la publication de ces témoignages, de censure. On ne publie que les avis positifs, les messages trop problématiques sont simplement ignorés par l’équipe de modération du marchand. La création du format “Avis client” a été biaisée dès le départ.

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La dérive des faux avis : de l’artisanat des débuts au modèle industriel actuel

Très vite, les marchands, comme les marques, ont compris le bénéfice qu’il y aurait à publier des avis positifs à la place de leurs clients. Je me souviens des débuts de cette dérive avec presque une certaine nostalgie. Les avis rédigés par les marques sur leurs produits étaient souvent dithyrambiques. On avait là une prose qui ne laissait aucun doute sur la rédaction par une équipe de communicants même si le message était signé par Marlène78 ou Jean-Mich44. D’autres copiaient-collaient le même avis, sous différents noms, sur toute leur gamme et sur tous les produits. Cela vous parait un peu gros ? Rappelez vous qu’en 2020 on surprenait toujours des adresses IP en provenance de l’Assemblée Nationale qui viennent caviarder des pages Wikipédia d’hommes politiques.

Publier un avis, quand c’était bien fait, pouvait avoir un gros impact sur les ventes. Au début des années 2000, j’étais payé – entre autres – pour donner mon avis et faire des tests de produits chez mes employeurs. Pas de manière détournée, de manière très clairement indiquée, je publiais des photos et des textes intégrés à la manière d’un blog au sein du site de vente où je travaillais. En général, ce type de test augmentait le volume de ventes de manière spectaculaire. Cela permettait également de faire découvrir des nouveaux produits ou des marques totalement inconnues. Evidemment, cela impliquait de me verser un salaire car on ne fait pas ce genre de test aussi facilement que l’on fait un copié collé de fiche produit.

Grande a été ma surprise un jour au début des années 2000 de découvrir chez un concurrent un de mes tests ré-écrit en grande partie et publié sous le pseudo d’un inconnu comme un avis client. Contacté le site de vente m’a assuré qu’il s’agissait d’un client et pas de son fait. Je ne saurai jamais qui a publié ceci, la marque en question n’ayant pas d’antenne en France, mes doutes étaient assez dirigés contre le marchand. 

Je me suis alors penché sur les avis de nombreux sites pour découvrir à quel point le fond de certaines pages web était déjà bien marécageux. Faux avis, mauvaises traductions de tests en anglais intégrés comme des témoignages client, texte sans queue ni tête pour juste donner 5 étoiles… Les marchands et les marques avaient déjà bien compris l’intérêt de mettre en avant les étoiles et de cacher les avis correspondants. Ou celui de choisir un avis très positif à pousser en avant et à le placer entre guillemets.

C’était mignon, très artisanal et cela avait probablement autant d’impact que le vendeur de bagnoles qui vous prend par l’épaule en vous expliquant que cette vieille carrosserie rouillée, c’est l’affaire du siècle. Ces avis bidons étaient tellement grossièrement trafiqués que presque personne ne pouvait les prendre pour argent comptant.

droit de rétractation

Et puis les marques ont compris. Bidonner des pseudos témoignages de cette manière ne servait a rien. Pire, cela les desservait plus qu’autre chose. Je me souviens en avoir parlé avec une marque qui m’expliquait avoir arrêté ce genre de pratiques. Pourquoi ? Pas par état d’âme mais pour des raisons très simples. Si les ventes augmentaient bel et bien sur certaines campagnes de faux avis, cela avait des impacts négatifs sur le moyen et le long terme. 

D’abord parce qu’en France les “recettes américaines” ne fonctionnaient pas. La mode du faux avis étant d’abord apparue aux US où le eCommerce s’était très vite développé. Petite différence toutefois entre les US et la France, le droit de rétractation en VPC n’existe pas là bas. Si vous publiez un avis délirant sur un produit finalement très quelconque aux US et que quelqu’un l’achète, une fois reçu il n’aura aucun moyen légal de forcer le marchand à le reprendre. Beaucoup de sites proposent aujourd’hui un droit de rétractation outre Atlantique mais, à l’époque, ce n’était pas du tout le cas. En France, les acheteurs qui découvraient un produit qui ne correspondait pas à ce qu’ils espéraient pouvaient, sans problème, forcer le marchand à le reprendre.

Ensuite parce que ces pratiques grossières agissaient comme un repoussoir auprès des gens avisés. Quand en bas de page on découvre un avis qui semble directement issu d’un brainstorming de communicants caché sous un prénom bidon, on fait moins confiance dans le produit, dans la marque. On se dit que cette publicité déguisée est un piètre moyen de duper le consommateur. 

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Cela aurait pu donc en rester là mais, comme souvent, des gens ont imaginé des moyens pour se glisser dans l’interstice entre la marque et le marchand. Des gens qui se sont dit que créer de faux avis c’était un vrai travail. Un vrai travail qui pouvait générer de l’argent. Et voilà comment est née l’industrie du faux avis en ligne.

De gros malins se sont mis à faire écrire des avis bidons en masse, contre de l’argent, pour promouvoir des produits. Des avis qu’il fallait payer mais qui ressemblaient beaucoup plus à quelque chose de naturel. Si au départ l’idée a été de recruter des gens pour “faire” amateur. Il a très vite été bien plus rentable de faire travailler monsieur ou madame tout le monde pour un résultat tout aussi efficace et bien moins coûteux.

Ces intermédiaires se sont donc mis à recruter, par différents moyens, des internautes lambda pour leur proposer de laisser leur avis – positif ou négatif – sur des produits. Certains de ces sites demandaient en effet d’écrire des avis négatifs sur des produits concurrents. Une armée d’internautes a été mise marche pour aller remplir les avis de centaines de sites à travers la planète. Grâce à des VPN et des guides techniques, des listes de mots clés, ils ont réussi à intervenir sur des milliers de produits dans toutes les langues. Avec un résultat bien plus “naturel” : des fautes d’orthographe, de grammaire, des phrases sans queue ni tête mais un message global allant dans le sens voulu par la marque. Des avis parfois impossibles à identifier comme bidonnés.

Difficile pour un marchand de faire la part du vrai et du faux quand un pseudo identifié comme habitant à Paris, d’après son IP, écrit un message pertinent techniquement sur un produit. Lui mettant 5 étoiles au passage. Le même auteur pouvant repasser le lendemain sur le même produit pour laisser un autre message positif signé d’un autre pseudo venant du Loir et Cher. Remonter la note d’un produit, le faire apparaitre comme le meilleur de la liste ou créer une foule de gens ravis de leurs achats ne prenant ainsi que quelques jours. Difficile également de refuser les avis positifs sur des produits que l’on vend quand on sait qu’ils vont participer à leur succès commercial.

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L’arrivée des “clients vérifiés”

La parade trouvée par les marchands pour lutter contre ces faux avis a été la création d’une nouvelle catégorie de clients.Les “vérifiés”. Les marchands ont mis  en avant le fait que le commentaire d’un internaute était effectué suite à l’achat du produit et non pas venu de nulle part. Cette “vérification” étant au moins la certitude que la personne écrivant le message avait bien acheté l’article en question. Un détail pas anodin du tout pour le futur client qui trouvait souvent là une réponse à des questions simples comme la qualité générale du produit, ses matériaux et son usage.

Si cela a été une parade pendant un bon moment, cela a ouvert également une belle boite de Pandore. Celle permettant simplement aux marques de communiquer directement avec la personne qui pouvait émettre un avis vérifié. Les intermédiaires ont pour beaucoup disparu et les marques ont simplement décidé de prendre les choses en main en glissant dans leurs colis des message invitant les internautes à laisser leur avis en ligne. Jusque là pas de soucis, c’est de bonne guerre. Mais au bout d’un moment, la pratique a dérivé vers autre chose. 

Proposer un remboursement, un bon d’achat ou un produit de son choix gratuitement contre un avis a été la conséquence de ces avis vérifiés. Je vous en ai déjà parlé en 2020 avec cette histoire de boite à clé contenant une offre de remboursement de 10$ en échange d’un avis positif. C’est exactement cette même méthode qui a été déployée en masse par les marques.

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Suivant les produits et leur valeur, suivant la concurrence déjà présente chez le marchand qui va écouler le stock, le constructeur glisse 10, 100, 1000 petites cartes génériques indiquant la méthode pour obtenir un bon d’achat ou un remboursement de quelques euros en échange d’un avis positif. L’internaute reçoit ainsi un produit à 25€ avec la possibilité de se faire rembourser 5 ou 10€ via Paypal ou en bon d’achat en échange de 5 minutes de son temps. Il suffit de retourner sur le site du marchand, après quelques jours, de s’identifier pour écrire un “avis vérifié” en mettant le maximum d’étoiles et en expliquant combien on est ravi de son achat. Publier le tout, prendre une capture d’écran et envoyer l’ensemble à l’adresse email indiquée. Derrière, on recevra son remboursement sous forme de code ou de paiement via Paypal. 

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L’internaute lisant les avis sous un produit ayant fait l’objet de ce type de campagne découvrira alors des “avis vérifiés” avec toutes les qualités recherchées : ils seront réellement écrits par des internautes, donneront le bon nombre d’étoiles, décriront vaguement l’objet tout en disant combien il est formidable avec tout l’amateurisme voulu. Tout cela en échange d’un bien maigre salaire et d’un détail qui ne reste évidemment pas inexploité.

Car en répondant à ce type de demande, l’internaute donne son nom et un email valide. Afin de recevoir sa “récompense”, il est bien obligé de s’authentifier d’une manière ou d’une autre. Les marques ont évidemment rapidement compris le bénéfice qu’ils pouvaient tirer de ce type de données. Repérer les participants les plus doués et les plus enthousiastes à ce type de tractations et leur proposer de recommencer, en direct.

La marque propose alors par email à un internaute qui a acheté un premier produit et reçu un bon d’achat contre un avis positif si il veut en tester un autre. Ce test se fera en échange d’un autre avis positif et le testeur pourra être remboursé à 100% de son produit. La marque peut en effet générer un code promo qui permet d’offrir l’objet directement à l’internaute. Celui-ci “achète” donc le produit avec un code promo unique, le reçoit et, si il veut pouvoir bénéficier d’autres largesses de la marque, laisse un avis toujours aussi vérifié et toujours aussi positif. 5 minutes de travail en échange d’un cadeau High-Tech, c’est rentable. Surtout quand la marque propose de “tester” une nouveauté toutes les semaines.

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Le “grand ménage” d’Amazon

Si Amazon a décidé de suspendre quelques marques de son catalogue en Europe et aux US, c’est parce qu’un cabinet d’analystes a mis la main sur un listing de ces internautes “partenaires”. Il y a toujours un gros malin qui se dit que regrouper les infos dans un fichier est très utile. Un gros malin incapable de sécuriser ses données et qui laisse un jour fuiter emails, noms et prénoms, pays et sites sur lesquels les internautes peuvent laisser leur avis. Le gros malin en question ayant eu l’excellente idée de mettre dans le même fichier les données glanées ça et là concernant plusieurs marques. 

Cette base de données s’est retrouvée dans la nature avant de tomber sous la loupe d’un cabinet d’expert en sécurité : Safety Detectives. Ceux-ci l’ont bien évidemment épluchée et mis à jour la redondance de certaines marques : Aukey, Mpow ou Tacklife. Avec ces éléments à charge, Amazon n’avait pas le choix que de faire le ménage en supprimant purement et simplement les magasins de ces revendeurs. Des centaines de produits ont donc instantanément disparu des pages du site. A la surprise de nombreux internautes faisant confiance à ces marques. 

A Amazon d’expliquer ensuite sa politique. Il lui importe de lutter contre les faux avis pour protéger ses clients. Préservant les “avis authentiques” des avis manipulés afin de conserver un équilibre dans son système. Aukey, Mpow et Tacklife sont donc les grands perdants de cette histoire, en essayant d’acheter les internautes pour publier des faux avis, les voilà privés de leur principal canal de distribution tout en écopant de la lourde peine de se voir exposés au public comme des fraudeurs…

Contactés par mes soins, Tacklife comme Aukey se veulent rassurants. Les deux marques indiquent être en train de résoudre le problème. Est-ce que cela va passer par un engagement de la part des marques à ne plus recourir à ce genre de pratiques ? Un contrôle accru d’Amazon qui a tout le loisir d’ouvrir des produits pour vérifier la présence de ces fameuses cartes cadeau incitant à laisser de faux avis positif ? Un retour à la normale progressif avec une période de probation ne laissant aux marques incriminées que la possibilité d’apparaitre au travers de vendeurs tiers ? Les possibilités sont nombreuses. Elle ne résoudront cependant pas le problèmes des faux avis.

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Ne pas se faire prendre

Car la principale faiblesse du système a été le gros malin qui a permis la fuite de la base de données. Sans cet évènement, le business du faux avis aurait pu continuer un moment pour ces marques. A vrai dire, il continue comme à l’accoutumée pour des dizaines de marques sur Amazon. Cette “recette” de la petite carte glissée dans les produits pour générer des bonnes notes est quasiment enseignée comme une pratique normale chez beaucoup de revendeurs de produits noname.

Dans le listing immense des produits vendus en eCommerce via des places de marché ou chez Amazon, le nombre de solutions proposant ce type de remboursement est tout simplement énorme. Pour le lancement d’un produit ou pour augmenter sa visibilité, les marques n’hésitent pas à utiliser ce canal qui reste bien moins cher qu’une campagne de publicité traditionnelle.

Quelle solution pour Amazon ? Ouvrir les boites parait impossible pour le marchand. Trop de travail, trop d’impact sur la vitesse du traitement des commandes, trop lourd à gérer. Créer une brigade anti-fraude pourrait avoir du sens. Afin de surveiller des produits en cas d’apparition d’un grand nombre de “5 étoiles” en un temps très court sur une nouveauté… Mais ce serait comme chercher une aiguille dans une botte d’aiguilles.

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L’impossible visibilité d’Amazon

Il n’ y a pas de solution miracle pour lutter contre ces faux avis. Tout comme il n’y a pas de solution miracle pour une marque de se différencier des autres sur un site comme Amazon. La recherche du mot clé “Webcam” donne un nombre hallucinant de résultats : 30 000 références indique le site. Des dizaines de produits s’étalent sur plusieurs pages.  Comment faire pour se démarquer ? Payer ou ruser.

Payer, c’est s’offrir la tête de gondole avec une présentation sponsorisée mise en avant par le site. Les produits proposés ressemblent aux autres mais ils sont en tête de liste et restent ainsi bien visibles. L’autre solution consiste à être un des produits “Amazon Choice” mis en avant par le site. Pour obtenir ce précieux label, il faut respecter certaines règles précises comme proposer son produit sous le label Amazon Prime, avoir de belles photos et une description travaillée de son offre et… avoir de bonnes notes ainsi qu’un faible taux de retour. 

Dernières solutions, jouer sur le tarif en mettant des promotions en avant qui vont démarquer vos offres d’un bandeau de couleur… Ou avoir un bon nombre d’étoiles à mettre en avant. Si vous cumulez ces éléments ensemble, vous pouvez toucher le gros lot en explosant vos ventes. Vous voyez le problème ? La mécanique interne d’Amazon incite les marques à obtenir le plus de notes positives possibles. Et donc à tout faire pour les avoir. 

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Comment croire qu’une webcam “noname” a pu obtenir 1526 évaluations avec 62% de 5 étoiles et 24% de 4 étoiles en une seule année de commercialisation ? Cela fait 4.18 évaluations par jour sur une année complète. Etonnant pour un produit totalement inconnu au bataillon. Encore plus étonnant quand on lit dans ces avis que les deux principales caractéristiques de l’objet, à savoir une capture en FullHD et une gestion autofocus, ne sont tout simplement pas disponibles sur le produit qui se contente d’un HD classique et d’une focale fixe… Ce produit suspicieux a tout de même droit au label Amazon Choice.

Pourquoi Aukey ou Tacklife ont t-il joué à ce petit jeu ?

C’est la question que j’ai le plus lu ces derniers jours en ligne. Des acheteurs de produits de ces marques satisfait de leur achat et qui se demandent pourquoi diable des marques  reconnues comme Aukey ou Tacklife ont eu recours à ces méthodes plus que douteuses ?

La réponse est double. D’abord, parce que sans jouer à ce petit jeu, ces internautes n’auraient probablement jamais entendu parler de ces marques. A leur arrivée sur le marché, elles n’avaient absolument aucune visibilité. Et elles seraient restées dans cet état, comme beaucoup d’autres, dans les profondeurs des listings des Marketplace. Pour se faire connaitre face à des solutions portées par des logos connus comme Logitech ou Microsoft pour Aukey et des produits de bricolage comme Bosch, Black et Decker et les marques de GSB pour Tacklife, il fallait trouver une solution. La première consistant à s’offrir une campagne de publicité nationale sur le long terme pour asseoir leur image. Ce qui est long et très couteux, entrainant une hausse évidente du prix des produits. La seconde étant de se faufiler dans les avis clients pour se faire connaitre. Pour remonter dans les listings.

Parce que cela fonctionne et que cela coûte moins cher qu’une campagne de publicité traditionnelle, ces marques ont donc commencé leur carrière en boostant leur image de cette manière… Puis continué à utiliser la méthode pour le lancement de nouveaux produits, pour gagner la course des premières place des catalogues.

Est-ce mal ? Assurément ! Est-ce idiot sur le long terme ? Je pense que oui. Est-ce logique au vu du fonctionnement actuel des marketplace en général et d’Amazon en particulier ? Et bien oui, c’est tout à fait logique. Car les algorithmes d’Amazon lui même sont très sensibles à ces avis.

Le risque était grand de poursuivre ces méthodes et les marques auraient plutôt dû chercher des alternatives pour continuer à consolider leur image. Le mal est fait aujourd’hui et si Amazon n’a en rien réglé son problème insoluble de la chasse aux faux avis, les marques pratiquant ce “sport” savent désormais ce qu’elles risquent.

Doit t-on encore se fier aux avis en ligne ?

C’est la conclusion de ce billet particulier. Est-ce encore pertinent de se fier aux avis des internautes en ligne ? Je n’ai pas envie de dire non car dans certains cas les éléments que l’on peut lire sur ces quelques lignes sont vraiment essentiels. Mais il faut savoir également lire entre les lignes. Se poser quelques questions est parfois nécessaire avant de décider de faire confiance à un internaute qui a laissé 5 étoiles à un produit.

-Faire un petit tour sur les profils des internautes permet de lire leurs éventuels autres avis et vérifier si l’enthousiasme rencontré est partagé sur 140 commentaires différents et des secteurs variés. Un tel engouement à partager son avis sur tout et n’importe quoi est souvent le signe d’une rémunération.

-Le vocabulaire employé est également un bon indice. Certaines marques exigeant l’emploi de mots clés spécifiques pour recevoir son remboursement, on peut repérer l’usage de ces mots dans de nombreux avis “5 étoiles”.

-Regarder également le nombre d’avis d’un produit par rapport aux concurrents. Si le ratio est de 10 pour 1, sur un produit noname, on peut se poser des questions sur cet engouement a partager des “5 étoiles” en masse.

-Pensez enfin à regarder les avis “3 étoiles” et non pas que ceux mis en avant par la plateforme. Ces avis “moyens” donnent souvent un retour plus exact des différents aspects des produits. Leurs points forts mais également leurs points faibles. 

A propos d’Aukey et de Tacklife en particulier.

Je connais bien les deux marques pour travailler depuis longtemps avec elles. Un autre moyen de se faire connaitre des internautes étant de rentrer en contact avec des blogs ou des “influenceurs”. Depuis des années, donc, je suis en contact avec ces marques qui me proposent régulièrement des codes promos que je partage avec vous dans les bons plans et sur MisterMatos

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Mon dernier achat d’un produit Aukey date du 2 mai…

J’ai acheté beaucoup de leurs produits, et quand je dis acheter, c’est acheter pour de vrai, plein pot, avec mes sous. Afin de les tester ou simplement parce que le rapport qualité/performances/prix me convenait. Je n’ai que rarement été déçu et souvent pour des raisons particulières. Telle Webcam qui fonctionnait correctement mais qui affichait un très grand angle qui ne me convenait pas. Telle autre parfaitement compatible avec Octoprint pour répondre à la question d’un lecteur, tel clavier mécanique pratique et agréable mais très bruyant… Ces achats me permettent de donner un avis, positif ou négatif, sur les produits. 

Jamais Aukey ou Tacklife ne m’on demandé un test avec un avis particulier. J’ai toujours été franc sur mon approche du marché et du refus de toute publicité. Elles ont toujours respecté mes choix. La situation actuelle me désole car j’aime beaucoup ces marques pour leur bon rapport qualité prix global. Mais qui triche avec les règles encourt une sanction, c’est dans la pure logique des choses et je soutiens à ce niveau la décision d’Amazon qui doit lutter contre ces faux avis.

Je profite tout de même de cette aventure pour vous poser la question, chers lecteurs, de la pertinence de tests rapides de ce type de produits ? Seriez vous partant pour que je teste des produits un peu plus éloignés des machines habituelles sur un format peut être court et amusant, mélangeant texte et vidéo ? Une rapide prise en main d’un produit comme un casque, un chargeur, une batterie ou une webcam afin que vous puissiez faire… votre propre avis ?

Disparition d’Aukey et Tacklife… Amazon et la guerre des étoiles © MiniMachines.net. 2021.

Hier — 14 mai 2021Hardware

Big Sur on HP EliteDesk 800 G4/G5 Mini - The Perfect MacMini8,1 Hackintosh - OpenCore

This thread is dedicated to installing / running Big Sur on the HP EliteDesk 800 G4/G5 Mini PC. This thread is derived from the original Catalina Guide and will gradually replace the Catalina guide...

À partir d’avant-hierHardware

Un prototype d’iPod touch de première génération

Vu sur Twitter, un prototype d’iPod touche de première génération. C’est un DVT en excellent état, reconnaissable à la fenêtre noire dans le coin.

Il n’a pas le marquage habituel avec la capacité, mais l’étiquette indique 4 Go (comme les premiers iPhone). le marquage indique aussi qu’il s’agit du troisième appareil produit chez Apple (je suppose). Et comme d’habitude, pas de Bluetooth.


Les connecteurs cachés du Power Mac G3 Bleu

En regardant une annonce sur eBay, je suis tombé sur une carte mère de Power Mac G3 avec les traces d’un connecteur que je n’avais jamais remarqué. Et en vérifiant, il y a pas mal de traces, en fait.

C’est un truc qui a évidemment changé en une grosse vingtaine d’année : les cartes mères de l’époque avaient souvent des traces pour des connecteurs abandonnés, comme de l’ADB ou un lecteur de disquettes dans l’iMac. Et dans le Power Mac G3 (Bleu), c’est la même chose. Il y a des traces pour des puces absentes, mais aussi pour des connecteurs, des cavaliers, etc.

Sur ma carte mère de G3 (Yosemite), j’ai trouvé un emplacement pour un port USB interne (je tenterais un jour), une puce (aucune idée de laquelle), une prise pour un ventilateur en 12 V – je suppose qu’Apple avait prévu de refroidir le CPU au départ -, une prise « DVD », deux cavaliers et une prise ESP/ICT. Pour le DVD, je ne connais pas exactement la fonction et ça me semble étonnant : il y a déjà une prise pour l’entrée audio du CD-ROM. Peut-être une entrée numérique, éventuellement. La prise ESP/ICT (16 broches), je n’ai aucune idée de ce que c’est. Et je n’ai malheureusement pas trouvé les schémas techniques de la machine. Mais je ne suis pas le seul à me poser cette question. Si quelqu’un a une idée, ça m’intéresse.

Un header pour de l’USB en interne


Un header pour un connecteur de ventilateur


Les traces d’une puce (absente)


Le header ESP/ICT (et les traces du sticker…)


Le header “DVD”


Alors qu’il y a déjà un connecteur “CD Audio”

Au passage, la carte mère du Power Mac G4 PCI (Yikes) est pratiquement identique, mais elle possède les traces pour le port ADB, présent sur le G3.

Une solution pour le MIDI sur les cartes DOS

Il y a un moment, j’avais parlé du MIDI sur le Power Mac 6100 dans sa version DOS. Du côté Mac OS (enfin, System…), c’était assez simple. Mais côté DOS, c’est une autre paire de manches.

Pour faire simple, le problème vient de la carte son Apple : le MIDI n’est pas câblé dans la prise joystick de la carte. En fait, c’est même pire : Apple a ajouté du 5 V sur la prise. Dans les faits, ça ne fonctionne pas, il est impossible de sortir du MIDI de la prise. Mais une personne (steven) a décidé d’aller plus loin. Il a trouvé une image haute définition d’une carte son équipée de la même puce que la carte Apple (la Vibra 16, une version qui intègre plusieurs composants de Sound Blaster) pour tracer le chemin entre la broche de la prise et les broches de la puce.

La carte d’Apple contient une puce Vibra 16


Et aussi une véritable puce OPL3


On peut voir les traces colorées

A partir de là, il a pu déterminer que la broche 30 de la puce envoie le signal MIDI Out. Il a donc soudé un fil à partir de cette dernière, qui part vers la bonne broche de la prise joystick, pour ensuite relier un synthétiseur MIDI à la partie DOS du Mac pour jouer à Doom II. Il y a pas mal d’explications et d’autres images sur son site et si un jour je suis motivé, je tenterais avec la mienne pour essayer de jouer avec mon Roland MT-32. Mais je n’ai pas tellement confiance en moi, vu mes talents pour souder…

La broche de la puce


Une sortie basique : le fil arrive dans une sortie jack, reliée ensuite à la prise joystick.

En tout cas, c’est le genre de trucs que j’aime voir, pour corriger les erreurs d’Apple dans les années 90.

Testons la qualité du Bluetooth pour Canard PC Hardware

Pour un futur Canard PC Hardware, je prépare un dossier sur le Bluetooth, et notamment les codecs. Et donc il est intéressant de faire un petit test. Attention, ça n’a aucune valeur scientifique, mais ça permet tout de même de se faire une idée.

L’idée : je vais vous proposer trois extraits, avec plusieurs codecs. Je vous propose de les écouter – avec un casque filaire, idéalement, évidemment pas en Bluetooth -, et ensuite de me donner (en commentaires ou par mail sur dandu@canardpc.com) votre appréciation. Si vous arrivez à différencier les trois versions, vous pouvez les noter de 1 (la version originale) à 3 (la pire).

Petite explication technique : j’ai encodé les morceaux depuis le CD pour la version originale, et j’ai utilisé un récepteur Bluetooth doté d’une sortie S/PDIF. Les fichiers ont donc été enregistré en numérique, mais avec les pertes (éventuellement audibles) des codecs. Les morceaux encodés en « AAC Apple » ont été lus depuis un Mac. Celui en aptX HD et celui en SBC depuis un smartphone sous Android 10 (Nokia 6.1), le dernier depuis un Nvidia Shield en AAC avec l’encodeur d’Android (le Nokia n’a pas voulu forcer en AAC). Dans tous les cas, le récepteur indiquait bien le codec actif. Ce n’est pas parfait techniquement, mais c’est une méthode qui permet d’obtenir le résultat réel, la variable éventuelle est le décodeur du récepteur, mais on évite les soucis de DAC. Il manque quelques secondes d’intro’ parce que l’enregistrement S/PDIF ne démarre pas directement à cause de la latence.

Commençons.

2 Wicky

Tiré du premier album d’Hooverphonic, 1 minute de 2 Wicky. Il y a un fichier tiré du CD, un second qui est de l’AAC Apple, et le troisième de l’aptX HD. A vous de trouver.

Club Montepulciano

Ici un morceau du second album, avec la version de Geike Arnaert. Il y a un fichier tiré du CD, un second qui est de l’AAC Apple, et le troisième du SBC depuis un smartphone Android. A vous de trouver.

Mad About You

Tiré du troisième album, un morceau entendu et (ré)entendu, dans les séries, pubs, etc. Il y a un fichier tiré du CD, un second qui est de l’AAC Apple, et le troisième de l’AAC Android (un autre encodeur, donc). A vous de trouver.

Pour être honnête, le second est probablement possible, sur les deux autres, j’attends de voir si certains arrivent vraiment à trouver le bon fichier. Et si vous n’entendez pas la différence, ne vous inquiétez pas : c’est normal. L’AAC et l’aptx HD sont de bons codecs, transparents à l’écoute dans la majorité des cas.

Nvidia lance les GeForce RTX 3050 et RTX 3050 Ti pour PC portables

L’objectif de la marque est clair, avec les GeForce RTX 3050 et 3050 Ti, Nvidia veut proposer une alternative de nouvelle génération aux machines gaming milieu de gamme. Un point important sur ce marché parce qu’il concerne les modèles grands plublics “familiaux”. Ces engins censés convenir à l’usage moyen de toute la famille. C’est également un moyen de tourner la page GTX et de faire du parc de portables des engins compatibles en masse avec les technologies de la marque.

RTX 3050

Nvidia Broadcast : un studio virtuel piloté par l’IA de Nvidia

Car tout le travail de Nvidia avec les RTX 3050 et 3050 Ti consiste à trouver l’équilibre entre le prix demandé et la performance proposée d’un côté mais également de conserver les technologies propres à ses puces. Les fonctions de gestion technique propres au monde du portable avec Max-Q. Le Whispermode 2.0, l’Advanced Optimus, le Dynamic Boost 2.0, les fonctions DLSS ou de Raytracing ainsi tous les à côtés créatifs rendus possibles par l’exploitation des capacités des puces RTX. 

Nvidia annonce un prix moyen de 799$ (HT probablement proche d’un 849€ chez nous) pour le portable 15.6″ de référence équipé d’une RTX 3050. Un prix optimiste au vu du marché actuel et de ses différentes contraintes. 

RTX 3050

Je suppose que le pari de la marque est simple : après avoir goûté au DLSS, aux fonctions de gestion techniques, aux propositions de RTX Studio ou aux solutions comme la fonction Broadcast pour gérer sa visioconférence, l’utilisateur ne choisira plus autre chose qu’un produit Nvidia. La gamme RTX avec ses coeurs exploitables en calcul d’IA et son Ray Tracing est une solution refuge pour l’utilisateur. Un phare dans la brume des solutions disponibles. Et proposer ces outils à des tarifs plus accessibles avec les RTX 3050 et RTX 3050 Ti est donc un bon moyen de séduire tous ceux qui ne veulent pas forcément une machine dédiée au jeu.

Avec les GeForce RTX 3050, Nvidia fait quelques promesses. Celle de dépasser les performances de l’actuel modèle “milieu de gamme à tout faire” qui est encore basé sur la vielle génération précédente. En 2021, on voit encore des engins mobiles milieu de gamme équipés de circuits GTX 16×0 qui n’ont pas cessé d’exister. De nombreux engins sous RTX 20×0 sont également régulièrement proposés. Par rapport à ces solutions, le constructeur promet un gain sensible de performances grâce notamment à l’usage du DLSS. On décollera au dessus des 60 images par seconde en FullHD dans des jeux gourmands et récents à condition de ne pas dépasser un rendu graphique réglé sur moyen. 

RTX 3050

La marque cite quelques blockbusters grand public avec Call Of Duty Warzone, Outriders, Control, Watchdog Legion ou Minecraft RTX. Des jeux choisis pour leur large publicité mais également parce qu’ils utilisent des moteurs graphiques qui seront largement employés dans la durée. 

 RTX 3060RTX 3050 TiRTX 3050
CUDA Cores384025602048
Tensor Cores302016
Fréquence Boost1283-1703 MHz1035-1695 MHz1057-1740 MHz
Conso GPU en Watts60-11535-8035-80
Mémoire GDDR66 Go4 Go4 Go
Interface mémoire192 bit128 bit128 bit

D’un point de vue spécifications, les puces sont clairement et logiquement des versions bridées des RTX 3060 déjà en dessous des RTX 3080 et 3070. Si on reste sur une architecture Ampere sans dégradations techniques au niveau des compétences de la puce. Les encodeurs et décodeurs matériels sont de la même génération que les puces haut de gamme. On retrouve une gestion HDMI 2.1, des Tensor Cores de 3e génération et des Ray Tracing Core de seconde génération.

Nvidia annonce un véritable raz de marée de machines avec ces solutions : plus de 100 modèles sont prévus avec, je suppose, un gros segment de machines très grand public en 15.6″. L’emploi d’une puce moins gourmande en watts devrait permettre des intégrations plus mobiles et une génération de machines assez intéressantes devrait donc être déployée dans la foulée.

Attention cependant à rester attentifs aux caractéristiques et fonctions de chaque machine. Qui dit RTX 3050 ne dit pas forcément gestion systématique des fonctions annexes de la puce. Les fonctions techniques comme le Max-Q et autres ne sont que recommandées par Nvidia. Il ne s’agit en aucun cas d’une obligation pour le  constructeur. Parfois des différences de prix entre des modèles techniquement très semblables s’expliquent simplement par l’ajout de ces fonctions supplémentaires.  L’intégration technique des différents éléments reste au bon vouloir des fabricants. Certains vont baisser la note globale en les oubliant ce qui vous fera bénéficier des capacités de calcul des puces Nvidia, sans pour autant vous faire profiter de tous leurs avantages.

Autre point clé, les caractéristiques techniques des engins pourront varier de manière significative. Un constructeur peut décider de baisser les fréquences de son chipset graphique pour éviter qu’il ne chauffe trop dans un châssis peu épais ou en plastique. D’autres peuvent sortir un excellent score de leur engin en boostant au contraire le TDP de la machine. Dans le premier cas, vous serez déçu par les performances de votre machine, dans le second vous devrez acheter un casque anti bruit…

Nvidia lance les GeForce RTX 3050 et RTX 3050 Ti pour PC portables © MiniMachines.net. 2021.

Asus PN41 : Un mini PC fanless sous processeurs Jasper Lake

Mais on sait déjà à peu près tout sur l’engin, ou la gamme d’engins puisque les Asus PN41 embarqueront la gamme de puces Intel Jasper Lake disponibles au catalogue d’Intel. On retrouvera donc des solutions allant du Celeron N4500 au Pentium N6005. Seul le Celeron N5095 ne sera pas proposé par Asus, ce qui peut se comprendre d’ailleurs puisque la puce vient tout juste d’être dévoilée, longtemps après les autres modèles et qu’elle dégage 15 watts de TDP contre 6 à 10 watts pour le reste de la gamme.

Asus PN60

Le Asus PN40, en tout point identique au Asus PN41

Et le TDP est important pour cet engin dénué de toute ventilation. Avec des processeurs entre 6 et 10 watts, les Asus PN41 pourront tourner sans broncher sans avoir à se ventiler et c’est clairement ce qui est recherché par le constructeur avec cet engin. Comme c’était le cas avec les modèles PN40 précédents en Gemini Lake.

Les machines sont d’ailleurs très semblables en apparence avec le même châssis de 11.5 cm de large comme de profondeur pour 4.9 cm d’épaisseur. Je suppose que le constructeur a conservé son système de “tiroir” permettant d’accéder à une baie 2.5″ SATA facilement.

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Pour accompagner les puces d’Intel, on retrouvera de 4 à 8 Go de mémoire vive DDR4-3200 sur un slot SoDIMM et différents stockages avec des options de mémoire embarquée en eMMC (64 ou 128 Go) ainsi qu’un emplacement SSD M.2 PCIe NVMe pouvant proposer 128 ou 256 Go. La baie 2.5″ pourra également accueillir, au besoin, un disque mécanique 7200 tours pouvant aller jusqu’au téraoctet.

Asus PN41

La connectique est classique, outre le module Wifi5 ou Wifi6 proposé par Asus, on retrouvera deux ports USB 3.2 Gen 1 Type-C, trois ports USB 3.2 Gen 1 Type-A, un  HDMI, un Ethernet 2.5 Gbps et l’éternel port jack audio 3.5 mm combo. A noter qu’Asus garde la possibilité d’ajuster la connectique suivant les besoins de se clients professionnels avec un port que l’on pourra configurer à loisir suivant ses besoins. Sortie VGA, sortie COM, DisplayPort, Ethernet supplémentaire ou USB Type-C. 

Asus PN41

A noter, en façade, la présence d’un capteur infrarouge optionnel pour piloter l’engin à distance. La solution cherchée ici par Asus est simple. La marque vise aussi bien le secteur professionnel, avec ses options de ports sur-mesure, que les particuliers ou les postes simples. En intégrant un port infrarouge, l’Asus PN41 peut se positionner dans un salon. Avec une option de port série, il peut rejoindre un milieu industriel. Son format et sa robustesse en font également un bon client pour de l’affichage numérique, son stockage eMMC permet de le transformer en un PC de caisse… En jouant sur tous ces tableaux, le constructeur étend le nombre de clients potentiels de son produit. Ce qui lui permet probablement de continuer à proposer ces gammes. Les machines fanless de ce type sont encore très rares chez les grands constructeurs internationaux.

Source : FanlessTech et Asus

Asus PN41 : Un mini PC fanless sous processeurs Jasper Lake © MiniMachines.net. 2021.

Le GPD Win Max 2021 vous offre le choix entre Core et Ryzen

De l’intérêt de construire des gammes de processeurs avec un TDP qui se rapproche entre concurrents ? En positionnant les AMD Ryzen 4000U sur les même TDP que les Intel Core Tiger Lake, à savoir entre 12 et 28 watts, les deux puces peuvent être intégrées dans le petit châssis  du GPD Win Max 2021.

WIN Max

C’est donc confirmé, la rumeur d’un passage vers AMD pour le GPD Win Max était vraie. L’engin n’a pas encore de tarif officiel mais la marque a déjà annoncé 3 puces différentes et deux architecture pour son GPD Win Max 2021. On pourra choisir entre deux puces Intel, les Core i7-1165G7 et Core i7-1185G7 Tiger Lake. Ou un processeur AMD Ryzen 7 4800U. De quoi faire de l’ombre aux Intel Core i5-1035G7 de la première génération de machines. Le passage de l’Intel Iris Plus 940 avec 64 EU du modèle original à des solutions Intel Iris Xe avec 96 EU ou un Radeon Vega 8 creusera nettement l’écart.

GPD Ryzen

Décevant ? Oui et non. C’est le jeu logique de toute évolution informatique même si ce changement d’année montrera un fossé de performances entre les deux engins. GPD en est conscient et offrira à ses anciens clients, les acheteurs du modèle de 2020, la possibilité d’acheter une carte mère nue du GPD Win Max 2021 pour procéder à un échange standard en retrouvant les performances de la nouvelle gamme. Bien sûr cet exercice ne sera pas à la portée de toute le monde et demandera un investissement supplémentaire conséquent a priori, mais l’idée de conserver le même châssis prend ici tout son sens1.

GPD Win MAX

La base des engins restera donc identique : un écran de 8 pouces en 1280 x 800 pixels “seulement” dont on ne sait pas encore tous les détails. Si le modèle 2020 garantissait une colorimétrie calibrée tout en proposant une dalle tactile capacitive, GPD n’a pas encore précisé les atouts de son affichage 2021. Le  choix de la marque de proposer un écran de faible définition, certains concurrents proposent des dalles très très denses en pixels2, permet à la machine de proposer de très bonnes performances en définition native. Elle évite également d’augmenter l’affichage de l’interface de gestion du système… Mais sera probablement plus difficile a accepter pour certains utilisateurs ayant besoin d’espace pour leurs programmes.

GPD Win MAX

La mémoire vive change également avec un passage de LPDDR4X-3733 à de la LPDDR4-4266. On ne sait pas encore combien de mémoire sera proposée avec les engins, le modèle de 2020 embarquait 16 Go. Le stockage confié à un M.2 PCIe NVMe de 512 Go l’année dernière grimpera jusqu’à 2 To sur le GPD Win Max 2021. Même ma connectique subira quelques changements, sans affecter le châssis. On passe d’un USB Type-C et un Thunderbolt 3 à deux Thunderbolt 4 pour les versions Intel et probablement des USB Type-C complets pour le modèle AMD Ryzen. 

GPD WIN Max

Pour le reste on retrouvera un engin semblable au modèle de 2020 : un petit clavier chiclet uniquement en Qwerty, des périphériques de contrôle de jeu situés sous l’écran avec un pavé tactile au dessus du clavier. L’écran devrait rester tactile et la cible identique. En premier lieu des joueurs voulant une solution mobile mais peu attirés par les formats console. Beaucoup tiennent encore et toujours a conserver un petit clavier pour ne pas investir uniquement dans un engin de jeu.

Pour rappel, le GPD Win Max 2020 a été lancé il y a tout juste un an à 779$ en financement participatif pour sa version la plus légère et pour quelques exemplaires seulement. Une campagne qui avait d’ailleurs bien fonctionné et rapporté beaucoup d’argent à la marque.

Sources : gpd_devices Discord, @softwincn et Liliputing.

Le GPD Win Max 2021 vous offre le choix entre Core et Ryzen © MiniMachines.net. 2021.

Un scanner de View-master piloté par Arduino

Beaucoup, beaucoup de disques View-Master ont été édités. Chacun d’eux racontait une petite histoire en images avec de petites vignettes en stéréoscopie pour donner un effet 3D. Associé au départ à un petit texte de légende puis plus tard à un format audio, mono, ces histoires servaient parfois d’accompagnement à un livre.

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Disney en a publié beaucoup, d’autres éditeurs ont décliné le concept à toutes les sauces.  Notamment sous forme de souvenirs avec des prises de vues de monuments célèbres. Les appareils de lecture étant passifs, ils ne coutaient pas bien cher et on pouvait ainsi se procurer des disques View-Master assez facilement sur tous les sujets.

Je n’ai pas de nostalgie particulière autour de l’objet mais apparemment d’autres en ont et c’est le cas de Jason Altice qui propose une méthode permettant de scanner ses View-masters afin de les préserver mais également de les partager. Son invention, mélangeant impression 3D et Arduino couplé à une webcam, est assez remarquable. Elle est finement complexe, très intelligemment construite et montre tout un panel de savoir faire. De la création et modélisation en 3D en passant par la programmation Arduino et la réalisation d’un logiciel de traitement des images. Car le but avoué de cette capture des vignettes des petits disques de carton, c’est leur sauvegarde dans un format vidéo. Des films que l’on pourra ensuite garder pour soi ou, comme le fait l’inventeur du procédé, partager sur Youtube ou ailleurs.

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Car avec un simple Google Cardboard, il est possible de profiter de ces petits films en retrouvant l’effet stéréoscopique d’origine directement en les lisant a traver ce type de  casque sur son smartphone.

Jason Altice explique tout le procédé et publie toutes les infos nécessaires sur Github. On retrouve les fichiers STL à imprimer, le code nécessaire à la carte Arduino Nano et le logiciel servant a gérer les clichés pour récupérer les images avant de les transformer en vidéo.

Je me doute que ce projet n’attirera pas les foules, personne ne va tenter de le reproduire “en vrai”. Mais je le trouve particulièrement intéressant parce qu’il illustre bien la qualité des outils mis à notre disposition aujourd’hui pour parvenir à maitriser la plus exigeante et spécialisée de nos lubies. Le View-ReMaster est un OVNI dans son genre, mais un OVNI que jamais personne ne proposera commercialement. Cela en fait un outil parfait et unique. Une sorte d’exemple qui montre la qualité de ce qu’un particulier – doué – peut produire aujourd’hui tout seul avec finalement assez peu de moyens.

Un scanner de View-master piloté par Arduino © MiniMachines.net. 2021.

[SUCCESS] Opus i9 Build: Gigabyte Gaming X Z390 - i9-9900K - Radeon RX Vega 56

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AMD RZ608 : un module Wifi6E pour concurrencer les solutions Intel

L’AMD RZ608 se positionne sur un marché – presque – captif. Celui des puces Wifi6E proposées par Intel en solo ou en bundle avec ses plateformes. Un point important pour AMD si il veut continuer à progresser en parts de marché sur le secteur des ordinateurs portables.

AMD RZ608

Lorsque vous  êtes un constructeur qui passez commande à Intel d’un processeur pour construire une machine, ce dernier vous propose un package complet : en plus de votre puce, il vous fournit un chipset, un module Thunderbolt, un dessin pour votre carte mère et des guides de bonnes pratiques. Masi il ne s’arrête pas là, la marque peut également vous proposer un module de cache Intel Optane pour augmenter les performances de votre stockage. Ou… proposer un module Wifi qui va fonctionner parfaitement avec votre plateforme.

Gros avantage pour Intel, lorsque vous achetez ces éléments ensemble, la marque vous les propose en bundle. L’achat et l’intégration de votre carte Wifi6E vous couteront ainsi moins cher avec un processeur Core que l’achat d’un circuit concurrent pour lequel vous allez devoir travailler votre électronique. Cette formule clé en main est donc un fort argument pour le fondeur qui propose une solution tout-en-un facilement intégrable.

AMD l’a bien compris et va proposer sa propre solution Wifi maison avec l’AMD RZ608. La puce sera intégrée dans l’Aya NEO, la fameuse console-PC mobile qui proposera donc par défaut du WiFi6E et du Bluetooth 5.2 par défaut. Cette nouvelle est doublement intéressante puisqu’elle viabilise encore un peu plus la console pour ceux qui avaient encore des doutes, mais elle propose également une bonne réponse d’AMD à Intel sur ce poste. 

AMD RZ608

Reste à espérer un développement de pilotes aussi efficace qu’Intel qui propose des drivers régulièrement mis à jour et efficace sous Linux comme sous Windows pour ses chipsets radio, même pour d’anciens modèles. Ceux qui ont déjà bataillé avec des solutions non patchées verront de quoi je veux parler. Rien de plus frustrant que d’installer un module Wifi Bluetooth sur un portable parce que la puce intégrée (et soudée) ne peut pas être correctement installée sous Windows ou Linux.

AMD a développé cette puce en partenariat avec MediaTek, ce qui lui a permis de développer une solution en un temps record au détriment de sa propre marge. L’important pour AMD est de grignoter des parts de marché à Intel sur le segment des machines mobiles. On retrouve donc un design signé comme un MediaTek MT7921K… Du rebranding qui permettra de proposer une solution Ryzen 5000 clé en main pour tous ses partenaires.

Source : Anandtech

AMD RZ608 : un module Wifi6E pour concurrencer les solutions Intel © MiniMachines.net. 2021.

Tiger Lake-H : 5 nouveaux processeurs pour le jeu et la création mobile

Lancés en Janvier, les trois premiers processeurs Intel Tiger Lake-H établissaient une consommation située entre 12 et 35 watts pour des machines clairement calibrées de manière à ménager une excellente autonomie et un bon niveau de performances. Ces 5 nouvelles puces vont proposer un nouveau niveau de performances au détriment de l’autonomie globale des machines.

Core-H

Fini le 12 watts qui passe à 35 watts au besoin, ces Tiger Lake-H sous architecture Willow Cove consomment plus mais délivrent des performances plus élevées. De 35 à 65 watts, les 5 puces se résument dans un tableau de plus en plus compliqué à lire. Il faut retenir que leur TDP de base est de 45 watts  et qu’il est possible de le baisser à 35 watts de manière dynamique. On trouvera ainsi le moyen d’ajuster les dépenses en énergie suivant les besoins de l’utilisateur en fonction de son utilisation.

Tiger Lake-H

L’entrée de gamme est un Core i5-11260H avec 6 cœurs et 12 threads. Sa fréquence de base est de 2.6 GHz, 2.1 Hz à 35 watts de TDP,  mais il pourra monter à 4.4 GHz sur 2 cœurs et à 4 GHz sur tous ses cœurs. Il proposera un cache de 12 Mo. Le Core i5-11400H utilise la même architecture de cœurs et de cache mais monte un poil plus haut. 100 MHz en plus en fréquence sur tous les postes.

Le Core i7-11800H passe à 8 cœurs et 16 threads avec une fréquence de base de 2.4 GHz, 1.9 GHz à 35 watts, 4.6 GHz sur 2 cœurs et 4.2 GHz sur tous les cœurs. Son cache double avec 24 Mo. Le Core i9-11900H assume lui 2.5 GHz en fréquence de base, 2.1 GHz à 35 Watts, 4.9 GHz sur 2 cœurs, 4.4 GHz sur ses 8 cœurs.

Enfin le Core i9-11980HK pousse plus loin la même combinaison avec 2.6 GHz de fréquence de base, 3.3 GHz à 35 watts de TDP, 5 GHz sur 2 cœurs et 4.5 GHz sur ses 8 cœurs. Il embarque également 24 Mo de cache et consommera jusqu’à 65 Watts de TDP.

Tiger Lake-H

Tout cela devrait amener une évolution de performance d’environ 19% par rapport aux puces équivalentes en Comet Lake-H tout en profitant du circuit Intel Xe de la onzième génération, la prise en charge du Thunderbolt 4, le Wifi 6E et le PCIe Gen 4. Bref une base solide pour construire des machines efficaces et performantes. Le marché ne s’y est d’ailleurs pas trompé et la majorité des grandes marques ont répondu à l’appel. Annonçant au passage plus de 80 modèles différents qui devraient commencer leur commercialisation d’ici quelques jours.

Tiger Lake-H

A quoi peut t-on s’attendre avec cette gamme Tiger Lake-H ? Des portables de jeu et des machines créatives toujours plus portables et légères, une excellente connectique, des services évolués et toujours plus de performances. Au menu, on notera la possibilité de piloter des écrans allant jusqu’à 360 Hz1 mais également un bémol technique.

Tiger Lake-H

Afin d’économiser quelques watts de TDP au profit de la partie calcul, Intel a décidé de réduire la voilure sur la partie graphique de sa puce. Le chipset graphique Intel Xe est donc limité à 32 EU ce qui est paradoxalement beaucoup moins qu’un Core i7-1165G7 moins puissant qui en dénombre pas moins de 96. Sa fréquence de base sera de 350 MHz et il pourra monter à 1.45 Ghz.

Tiger Lake-H

La raison est somme toute logique, ces Core sont pensés pour fonctionner avec un circuit graphique externe, qu’il soit signé par AMD ou Nvidia, pour fonctionner. Intel le sait et le prend en compte afin d’offrir de meilleurs résultats aux joueurs comme aux créateurs. On ne profitera du circuit graphique Intel Xe que sur son bureau pour les tâches basiques et le multimédia et dans ces usages précis, les 32 Executions Units sont bien suffisantes. Et ce, même si l’on doit piloter plusieurs écrans en UltraHD.

On va attendre de voir ce que vont nous proposer les constructeurs avec ces nouveaux processeurs. Un point sensible est désormais clairement mis en avant par Intel. Celui d’un ensemble très soutenu de performances et de fonctionnalités. Si la marque a pendant longtemps joué sur la corde sensible de la performance et du Mégahertz, la puissance des nouveaux processeurs AMD Ryzen a mis à bas cette stratégie de communication. Intel joue donc sur les services au maximum : promesse de Wifi rapide, de mémoire cache Optane, de Thunderbolt  et autres fonctionnalités annexes. Des éléments qu’AMD a du mal à proposer puisque beaucoup de choses sont verrouillées par Intel. Et des éléments qui peuvent faire mouche chez certains clients pour qui le meilleur score aux benchmarks n’est pas l’Alpha et l’Omega. Pouvoir profiter d’un débit et de connectique efficaces au quotidien sur un portable avec un seul port Thunderbolt vaut probablement autant qu’un podium en performances brutes dans un benchmark.

Tiger Lake-H : 5 nouveaux processeurs pour le jeu et la création mobile © MiniMachines.net. 2021.

Minisforum GK41, un MiniPC Celeron J4125 GLK ultra compact

Le Minisforum GK41 change toutefois un peu les habitudes de la marque en terme de châssis. Exit la solution avec un accès facile aux composants, le MiniPC se veut ultracompact et le plus fin possible. L’engin mesure 3 cm d’épaisseur pour 12.5 cm de large et 11.3 cm de profondeur.

Minisforum gk41

A son bord, on retrouve un Celeron J4125, la solution 4 coeurs tournant de 2 à 2.7 GHz avec 4 Mo de cache et 10 watts de TDP de la gamme Gemini Lake Refresh d’Intel. Une puce qui est ici accompagnée de 8 Go de mémoire vive soudée à la carte mère et de 128 à 256 Go de stockage eMMC que l’on pourra épauler d’un SSD M.2 2280 au format SATA 3.0. L’ensemble est ventilé activement avec une solution assez classique de dissipateur et un ventilateur chassant la chaleur vers l’extérieur en soufflant sur de petites ailettes en aluminium. Je me demande dans quelle mesure ce genre de design ne se prêterait pas facilement à une modification pour le rendre fanless avec l’ajout en épaisseur d’un dissipateur plus imposant.

Minisforum gk41

La connectique proposée est assez bonne puisqu’on retrouve quatre ports USB 3.0 sur la face avant du châssis avec un microphone et le bouton de démarrage de l’engin. Sur la partie arrière, on retrouve deux ports Ethernet Gigabit pour piloter deux réseaux distincts ainsi que deux sorties vidéo en HDMI 2.0 et MiniDisplayPort. La machine pourra piloter des contenus UltraHD et gérer un affichage sur deux écrans. Sur la droite du boitier un lecteur de cartes MicroSDXC est disponible ainsi que des prises jack audio 3.5 mm pour casque et micro séparées. Le Minisforum GK41 embarque un module Wifi5 et du Bluetooth 5.0.

Minisforum gk41

Livré avec un adaptateur VESA, c’est une solution basique et efficace pour un usage bureautique/web standard. On retrouve à peu de choses près ce que propose le MeLE Quieter 2 mais sans le côté fanless de ce dernier. 

Bref, du très classique distribué en France sur Amazon à 220.99€ en version 8/256 Go. Pas mal si on cherche un petit poste très compact pour un usage basique ou multimédia.

Minisforum GK41, un MiniPC Celeron J4125 GLK ultra compact © MiniMachines.net. 2021.

Huawei Qingyun L410 : un portable ARM sous Unity OS

Huawei a été sabordé au sens propre comme au figuré par une administration Trump qui voyait d’un mauvais oeil l’extension dominatrice de ce géant des télécommunications. A tort ou à raison, le gouvernement US a mis tous les bâtons possibles dans les roues de la marque qui se retrouve aujourd’hui en mauvaise posture.

Huawei Qingyun L410

Le Huawei Qingyun L410 est un portable imaginé par le constructeur pour contourner les restrictions qu’on lui impose. L’engin n’utilise pas de processeur AMD ou Intel mais une puce développée par Huawei lui même. Une solution ARM Kirin 990 que la marque a conçu au départ pour ses smartphones et ses tablettes. Celle-ci propulsera l’engin et en particulier son affichage, original pour ce type de machine, puisqu’il s’agit d’un écran 14 pouces à bordures fines en 3:2 qui affiche en “2K”.

 Le Huawei Qingyun L410 ressemble beaucoup aux anciennes machines de Huawei comme le MateBook 14 et reprend le concept de la webcam cachée sous une touche du clavier que l’on fait surgir d’une simple pression. Autour du SoC, 8 Go de mémoire vive et 512 Go de stockage SSD pour faire tourner Unity OS. Une distribution Linux Chinoise développée par UnionTech loin de l’américain Microsoft ou du tout aussi américain Google. Le but avoué d’UOS est clairement de remplacer Windows à terme grâce à un développement poussé par le gouvernement Chinois. Unity OS est compatible avec ARM mais également avec les plateformes de Loongson ou de Zhaoxin également clairement poussées par les autorités Chinoises.

Prévu pour le marché local, le Huawei Qingyun L410 est un portable intéressant même si il nous manque encore pas mal d’informations techniques et commerciales pour le juger. On ne connait pas  son autonomie, ses performances exactes ou sa distribution connectique. On ne sait pas combien ni comment il va être vendu. Ce que l’on peut constater c’est que Huawei, coincé au fond des filets de l’administration US cherche des solutions pour s’en sortir. Je ne suis pas sûr que cela fonctionne, même localement. Non pas que l’engin soit mauvais à priori ou que la distribution Linux soit mauvaise. Mais bien parce qu’il est très difficile de faire changer les gens dans leurs habitudes.

Source : ITHome via GizmoChina

Huawei Qingyun L410 : un portable ARM sous Unity OS © MiniMachines.net. 2021.

Epsiloon : le renouveau de Science & vie

Gamin, je lisais Science & vie, mes gamins liront Epsiloon. Science & Vie est un ancêtre, le titre fêtes ses 108 ans cette année, et a bercé l’enfance de nombreuses personnes. C’était une valeur sûre, un magazine que l’on pouvait prendre les yeux fermés et trouver intéressant de bout en bout sur des sujets que l’on ne connaissait pas comme sur des éléments que l’on maitrisait. Du travail de journaliste spécialisé mâché mot à mot pour rendre des problèmes complexes plus digestes sans être ni bête ni creux. C’était le magazine que j’achetais sur le quai de la gare avant de partir en voyage, le truc que je cherchais sur la table basse du dentiste en attendant mon tour sur le fauteuil.

Et puis Science & vie est mort. Pas d’une belle mort puisqu’il est en mort cérébrale encore aujourd’hui. A force de rachats, de propriétaire en propriétaire, le magazine a perdu de vue son objectif premier : informer. Etre témoin de l’actualité scientifique et guider sereinement, détaché des passions et des débats inutiles, sur les principes fondamentaux qui règlent notre univers. Ce n’est pas la faute des équipes, c’est la pulsion menée par les propriétaires. Tout patron de presse sait qu’aujourd’hui il est plus facile de transformer des fausses informations en or que de fabriquer de l’or avec des enquêtes et des moyens. De moins en moins rigoureux, de moins en moins contrôlé, de moins en moins scientifique… Les équipes de journalistes de Science & Vie se sont fait doubler petit à petit par des gens ayant comme objectif la rentabilité au mépris de leurs engagements historiques.

Faire réfléchir au lieu de divertir à tout prix. Confronter les avis aux arguments scientifiques, comprendre ceux-ci et les rendre intelligibles. Susciter l’envie de découvrir la science sans avoir l’impression de la subir. Se raconter des histories qui fassent rêver sans pour autant sortir d’une hypothèse rigoureuse et étayée. Gagner sa vie en faisant un travail sérieux plutôt qu’en vendant des fake news et du clic…

Plutôt que de mal dormir la nuit, une bonne partie de l’équipe a préféré démissionner pour ne pas survivre à bord de ce magazine-zombie. Et c’est ce même groupe de journalistes qui lance aujourd’hui Epsiloon. Une nouvelle version de Science & Vie renouant avec sa promesse initiale. Et comme lancer un nouveau journal coute des sous, surtout avec toute une équipe derrière, Epsiloon cherche des moyens de financement. Cela passe au travers d’une campagne de financement sur Ulule. Campagne qui a déjà bien fonctionné, preuve que le public français est attaché à un vrai magazine de science. 

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Vous pouvez donc les aider, simplement avec un don, une contribution libre. Mais vous pouvez également vous abonner pour 6 mois (28€), 1 an (50€) ou 2 ans (95€). Si vous êtes actuellement abonné à Science & Vie et que vous apprenez qu’il s’agit désormais d’une coquille vide sans relecture scientifique, vous pouvez mettre un terme à votre abonnement et basculer sur Epsiloon. Si vous gérez une bibliothèque, une médiathèque ou un service d’informations au sein d’une entreprise avec un droit de regards sur les abonnements mensuels, vous pouvez également faire votre part. Enfin, vous pouvez offrir un abonnement au magazine à quelqu’un et je pense aux adolescents qui ont beaucoup de tri à faire désormais entre vraies informations et fake news en ligne.

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Un fac-similé du N°1 de Science & vie réimprimé en 1975 par le mensuel

Si aucune de ces formules ne vous attire, ce que je peux comprendre car tout bon scientifique aime juger sur pièces, je ne peux que vous conseiller d’acheter les premiers numéros d’Epsiloon à leur sortie. Histoire de vous faire un véritable avis sur la revue. Histoire également de dévaliser les rayons des marchands de journaux et donner du poids à la rédaction pour le futur. J’espère vraiment que les marques les aideront à exister car il me semble plus pertinent aujourd’hui de pérenniser un magasine de science plutôt que de financer une “opéspé” débile sur un réseau social. 

Longue vie à Epsiloon et bon courage pour ces mois décisifs à toute l’équipe.

Epsiloon : le renouveau de Science & vie © MiniMachines.net. 2021.

Gigabyte Brix GB-BMCE-4500C : un MiniPC Celeron N4500 fanless

Il s’agit d’un Barebone; un engin pré-équipé d’un processeur Intel Jasper Lake Celeron N4500. La puce la plus basique du catalogue d’Intel en double coeur et double threads dégageant 6 watts de TDP. Suffisamment peu pour fonctionner de manière totalement passive avec un simple dissipateur thermique classique.

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Le Gigabyte Brix GB-BMCE-4500C mesurera 11.6 cm de large pour 11.2 cm de profondeur pour une épaisseur de 4.68 cm. Un faible volume de 0.67 litre capable de se positionner à plat ou d’être accroché grâce à un panel de montage VESA et destiné à tout type de tâches basiques.

GB-BMCE-4500C

Le Celeron N4500 n’offrira pas les meilleures performances de cette gamme de processeur, avec des fréquences de 1.1 GHz et 2.8 GHz en mode Turbo et 4 Mo de mémoire cache. Les modèles Celeron N5100 en quadruple coeur et quadruple thread ou Pentium N6000 avec les mêmes compétences et toujours en 6 Watts de TDP apporteront plus de performances. Mais la marque vise probablement des tarifs très bas avec ce modèle et FanlessTech indique une disponibilité de l’engin à moins de 160€ dans les prochaines semaines.

Le Gigabyte Brix GB-BMCE-4500C se positionnera ainsi sur un segment entrée de gamme que nous connaissons bien, celui de solutions accessoires permettant divers usages et ou l’absence de bruit et la robustesse est privilégié sur la vitesse. Ces gammes de machines développées autour des solutions Intel depuis les Gemini Lake il y a plusieurs années et qui arrivent aujourd’hui sous Jasper Lake. Des machines capables de piloter des outils réseau, un téléviseur, des outils de production comme une imprimante 3D. Des outils qui ne consomment que peu d’énergie et conçus pour tourner sans faiblir 24H/24.

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A l’intérieur du châssis, on retrouve un slot So-DIMM DDR4 seulement pour 16 Go maximum de mémoire vive. La limitation “diplomatique” des 8 Go des générations précédentes de puces Celeron ayant disparu chez Intel. Un slot M.2 2280 pour du PCIe NVMe ou du SATA est également disponible ainsi qu’un emplacement 2.5″ SATA pour ajouter un stockage supplémentaire. 

GB-BMCE-4500C

La connectique est classique pour ce genre de machine avec un port Ethernet Gigabit en soutien du Wifi5 et Bluetooth 4.2 choisis par la marque, un port HDMI 2.0a, un MicroDisplayPort 1.2a, quatre ports USB 3.1 dont un en USB Type-C et un jack casque et micro unifié.

GB-BMCE-4500C

Gigabyte présente le GB-BMCE-4500C pour différents usages : équiper des automates par exemple, devenir un PC basique d’accueil, un engin de consultation ou un pseudo terminal de travail, une solution d’affichage numérique, un PC basique pour de l’affichage UltraHD discret, compact et silencieux. Attention cependant, la page de présentation de la marque met en avant les performances de la gamme “Jasper Lake” avec un Pentium Silver N6005… Une puce qui fait certes partie de la même famille que le Celeron N4500 de ce modèle mais avec d’autres performances et un TDP de 10 watts. Est-ce que cela suggère que cette gamme de Brix proposera bientôt ces processeurs ?

D’autres modèles de machines sont attendues en Jasper Lake d’ici peu. L’apparition de certains MiniPC chez les OEM signifiant leur prochaine mise en vente pour les particuliers.

Gigabyte Brix GB-BMCE-4500C : un MiniPC Celeron N4500 fanless © MiniMachines.net. 2021.

Le circuit graphique Intel DG2 au coeur des portables en 2021 ?

Intel DG2, la prochaine génération de solution graphique du fondeur, commence à laisser des traces sur la toile. Le site Igor’s Lab indique que le futur de ce circuit graphique pourrait se conjuguer au cours de l’année.

Les premiers ordinateurs portables équipés de puces Intel DG2 seraient prévus pour la fin de l’année. Des machines qui additionneraient les processeurs Intel Alder Lake-P à ces nouveaux circuits au travers d’une connexion PCIe 4.0 x12. Une solution qui fonctionnerait donc à la manière d’un circuit graphique externe mais avec une association directe entre le processeur et le circuit graphique.Intel DG2

Si je ne m’attend pas à un monstre de performances par rapport aux solutions les plus haut de gamme actuellement sur le marché et à venir, on peut imaginer, par contre, une solution économiquement intéressante. On ne sera pas au niveau des puces les plus rapides des concurrents mais on pourrait découvrir des solutions en concurrence des circuits entrée de gamme des GTX de Nvidia, par exemple. Avec le gros avantage d’être une solution “prêt à porter” d’Intel. La marque dessinant une carte mère proposant un agencement de ses circuits, afin d’en tirer le meilleur parti. Les constructeurs pouvant alors s’emparer de ces plans pour proposer leurs propres machines. Cette étape facilitée, associée à l’achat de puces 100% Intel, permettrait de baisser le prix global d’un engin. Si l’Intel DG2 propose des performances équivalentes à celles d’un circuit GTX, on pourrait donc y trouver un intérêt économique.

Les solutions les plus légères de cette nouvelle gamme devraient embarquer 4 Go de mémoire vive dédiée et 128 unités d’exécution mais le modèle le plus évolué pourrait profiter de 16 Go de mémoire vive dédiée et 512 EU. Evidemment, les fréquences des différents modèles d’Intel DG2 évolueraient en fonction des modèles.

Le site détaille 5 modèles différents de manière poussée :

https://www.igorslab.de/

On remarque tout de même une consommation assez élevée avec 100 watts de TDP pour les puces les plus évoluées. Les solutions les plus entrée de gamme n’ont pas encore livré tous leurs secrets.

Le circuit graphique Intel DG2 au coeur des portables en 2021 ? © MiniMachines.net. 2021.

Une carte slotRadio sur un BlackBerry (ou pas)

J’ai parlé récemment des cartes Sandisk slotRadio, un format audio bizarre. Pour résumer, Sandisk vendait des cartes microSD qui contenaient de l’audio sous forme de playlist, sans possibilité de choisir le morceau à écouter. Et avec une compatibilité (très) limitée : quelques lecteurs… et des BlackBerry.

Je partais de loin : je ne connais pas bien les BlackBerry, ma compagne en a eu un à une époque et c’est à peu près tout. Et donc Sandisk avait sorti une application pour les BlackBerry, qui permet d’accéder à une carte slotRadio. La société vendait aussi des cartes slotRadio+, qui contenaient de la musique (comme les versions classiques) mais aussi 4 Go d’espace de stockage pour le smartphone.

Oui, j’ai acheté un BlackBerry pour ça

Mon principal problème a été de trouver comment fonctionne une application pour BlackBerry. Pour essayer de faire simple, il y a un fichier .jad qui est une sorte de plan, qui contient la liste des fichiers nécessaires à l’application, les .cod. Après quelques recherches, d’abord sur archive.org, je me rends compte qu’il y a plusieurs applications (en fonction du modèle) et – surtout – que les applications sont encore en ligne. C’est peut-être ce qui m’a le plus étonné : slotRadio a été arrêté en 2012, les BlackBerry sont morts et enterrés (au moins sous la forme originale) et le programme de Sandisk est toujours là.

De fait, il faut se rendre à cette adresse et (en théorie) il est possible d’installer l’application. Mais ça n’a pas marché. Je mets le lien pour un Curve 8530, il y en a d’autres, il faut juste modifier le numéro dans l’URL.

http://mp3support.sandisk.com/SlotRadio/mobile/Verizon/BlackBerry/8530/slotRadio.jad

En réalité, il faut d’abord télécharger le .jad, l’ouvrir avec un éditeur et vérifier combien il y a de .cod. J’ai été bloqué pendant un moment par un truc complètement con (de ma part) : j’ai téléchargé les fichiers slotRadio-1.cob, slotRadio-2.cob (etc., il y en a 11 ici) mais pas le premier, le slotRadio.cob. Oui, j’avais oublié qu’en informatique on commence souvent à zéro (ici, sans numéro, donc).

Une fois les fichiers récupérés, l’installation est triviale : on copie le tout sur la carte microSD (.jad et .cob), on lance l’explorateur de fichiers du BlackBerry et on installe le programme. Pour faire les captures, il y a l’indispensable BBSAK (sous Windows).






A ce moment, j’avais réussi à installer l’application. Le texte qui précède est court, mais ça m’a pris l’équivalent d’une bonne demi-journée de recherches, je pense. Et là, je me suis rendu compte que l’application pour BlackBerry n’accepte que les cartes slotRadio+. La page en anglais n’est plus disponible, mais en gros les cartes slotRadio classiques fonctionnent uniquement dans les lecteurs Sandisk (physiques). Les cartes slotRadio+ (pour BlackBerry), elles, fonctionnent dans les BlackBerry et les lecteurs physiques. Du coup, j’ai un message d’erreur sur le BlackBerry.

Ca ne veut pas

Je ne suis pas allé plus loin, parce que je n’ai tout simplement pas de carte slotRadio+ (et je n’ai pas trouvé de cartes en vente). Mais maintenant, je sais comment installer une application sur un BlackBerry.

Let’s Play Apple Pippin : Shock Wave

Comme nous sommes plus ou moins confinés, j’en profite pour tester quelques jeux Pippin en vidéo, ce que j’avais fait il y a un moment. Cette semaine, Shock Wave, parfois appelé Shockwave Assault.

Shock Wave est un jeu sorti initialement sur la plateforme 3DO en 1994, par Electronic Arts. Il s’agit d’un shoot en 3D, qui use (et abuse) des vidéos en FMV (Full Motion Video). La version Pippin est en théorie uniquement compatible avec la console (j’en reparlerais) mais fonctionne sur Mac en pratique, et – surtout – propose des options très « Mac ». En réalité, c’est un des rares jeux qui propose des options : on peut choisir le nombre de couleurs (milliers – 16 bits -, 256 ou niveaux de gris), la taille de la fenêtre (et les détails) ainsi que quelques options liées au rendu. C’est particulier dans le sens ou le jeu est prévu pour la Pippin (et pas le Mac) donc en théorie ça ne sert à rien. On le verra surtout dans la vidéo, les réglages de base réduisent les performances : le jeu rame énormément et ça ne simplifie pas le gameplay. La seconde partie de la vidéo (vers 15:00) est avec les détails bas et en 256 couleurs et c’est nettement plus fluide.

Les options

L’autre truc, c’est que le jeu propose de sauver et permet même (enfin, semble permettre) de changer le nom du joueur. Mais il n’y a pas de clavier virtuel et j’ai tenté de brancher le clavier officiel de la console ou un clavier ADB sans succès.

Le nom du joueur

Pour le reste, c’est de la 3D pas accélérée du tout du milieu des années nonante, avec des vidéos pas géniales (mais en 480p) d’acteurs américains doublés en japonais. La fenêtre de jeu n’est pas énorme, c’est lent, saccadé et pas très maniable.

La jaquette


Le menu


Un extrait d’une vidéo


Le jeu

Le titre travaille en plein écran et utilise la manette, ce qui est déjà pas mal… mais aussi un souci. Parce que si le trackball de la console est passable, la croix directionnelle est assez horrible à l’usage. Pour les vidéos, on peut trouver le cast sur IMDB. Et donc pour résumer tout ce que j’ai écrit, c’est joli, mais c’est tout.

La manette DualSense de la PlayStation 5 avec iOS 14.5 : vibrations et gyroscope

J’avais parlé de la manette de la PlayStation 5 (la DualSense) quand elle était sortie. Depuis, Apple a ajouté le support dans iOS (à partir de 14.5) et macOS (11.3).

Elle vaut toujours 70 € (les liens financent le blog), se charge en USB-C (câble non fourni) et se connecte en Bluetooth. Pour la relier à un appareil Apple, c’est simple : il faut presser le bouton PlayStation et le bouton de partage (celui à gauche du pavé tactile) pendant quelques secondes. La manette va clignoter et apparaître dans les périphériques Bluetooth.

La manette

La manette fonctionne comme une manette MFi classique, mais elle ajoute tout de même le support des vibrations. C’est une des nouveautés d’iOS 14 : on peut utiliser les vibrations des manettes des consoles, ainsi que le gyroscope (sur les manettes Sony) et même régler la couleur des LED. Du coup, j’ai essayé de trouver des trucs compatibles.

Premièrement, il y a une démo de chez Apple, Playing Haptics on Game Controllers. C’est assez basique, mais fonctionnel. Sur la manette Sony, le « Hit » sur la droite est bizarrement moins fort qu’à gauche.

L’outil Apple

Dans la vidéo d’Apple, il y a Fox 2 (merci @ggete) qui a été modifié pour gérer ça… mais la version disponible chez Apple n’est pas à jour.

Fox 2 n’est pas à jour


Il contrôle la caméra avec le gyroscope

Dans les jeux récents, il y a The Pathless (Apple Arcade). Les vibrations sont assez correctes, on perd certains trucs disponibles sur PlayStation 5, mais ça demeure très bien.

The Pathless

Dans Pocket Rogues: Ultimate (payant), ça doit fonctionner mais je n’ai rien, malgré l’option présente dans les menus. Ca ne fonctionne pas non plus avec une manette DualShock 4, d’ailleurs.

Enfin, Rush Rally 3 (payant). Le jeu prend en charge les vibrations, mais c’est un peu aléatoire. Dans mes premiers essais, je n’avais pas de vibrations avec la DualSense, puis j’ai testé avec la manette de Xbox Series… et ça a fonctionné. Et en rejumelant la manette Sony, les vibrations sont apparues.

Rush Rally 3

Techniquement, iOS supporte aussi normalement le gyroscope de la manette, mais je n’ai pas trouvé d’exemple, en dehors de la vidéo d’Apple.

One Xplayer : la console PC Tiger Lake annonce ses tarifs

C’est le 10 mai que la One Xplayer débutera sa carrière commerciale au travers d’une campagne de financement participative sur Indiegogo. La petite console survitaminée de One Netbook va être proposée à des tarifs assez intéressants, ce qui est une bonne nouvelle pour la suite de sa carrière… et pour nous.

Petit rappel de ses caractéristiques, la One Xplayer est une console mobile au format très proche d’une Nintendo Switch. Elle est construite autour d’un écran tactile capacitif de 8.4 pouces de diagonale affichant en 2560 x 1600 pixels de type IPS. Autour de cet écran qui propose 358 points par pouce se déploient des contrôleurs de console : Mini joystick, boutons, gâchettes et croix directionnelle. Rien que de très classique puisqu’on retrouve ce type de dispositif dans de nombreuses solutions hybrides, entre le PC portable et la machine de jeu, depuis des années.

Ce qui différencie la One Xplayer des autres console, c’est peut être ce qu’il y a sous son écran. En l’occurrence, des processeurs Intel Core Tiger Lake U de onzième génération. Puces qui proposent des circuits graphiques Intel Xe aux performances 3D et 2D très honorables. Cette intégration d’un circuit graphique ayant réussi à augmenter en performance, notamment au niveaux des jeux, dans un processeur Core permet de profiter d’une solution ludique adaptée à ce type de machine. 

Depuis quelques semaines, One Netbook propose des compte-rendus de sessions de tests de sa console sur sa chaine Youtube. On y voit des joueurs expérimenter différents titres PC classiques dans différents lieux : Shenzhen, Shanghai et Beijing. C’est sans conteste la plus grosse opération de la marque et on sent que la One Xplayer est un gros pari pour l’entreprise. L’investissement en recherche et développement ne doit pas être aisé et le choix de puces Intel Core de dernière génération ne doit pas faciliter ce pari. Il faut bien se rendre compte que le marché d’un engin de ce calibre, avec ce type d’équipement et ce tarif, est très petit. Peu nombreux seront les gens qui investiront dans une console-PC de ce type. Même si, dans l’absolu, il s’agit d’un engin sous Windows 10 capable d’énormément de choses, le caractère radical de l’objet, son interface particulière, n’en feront pas un produit grand public.

One Xplayer

La console a bien une béquille pour se positionner debout afin de lui connecter un clavier optionnel mais ce ne sera évidemment pas le même confort qu’un portable traditionnel.  

One Xplayer

Avec un TDP qui pourra jongler entre 12 et 28 watts, ces processeurs déploieront une performance adaptée à l’usage ludique de ce type d’engin tout en permettant de conserver un certain confort et une belle autonomie. En 12 watts, mode que l’on peut activer à la volée sur les machines de la marque, ce type de solution ne fait pas beaucoup de bruit et conserve d’excellentes performances. En 28 watts, la puce interne révèle alors tout son potentiel et permet d’utiliser des jeux récents et gourmands sans problèmes. La ventilation est assurée par un système de caloducs couplés à des ventilateurs adaptatifs.

One Xplayer

La console proposera deux port USB 4.0 Type-C, un plus classique USB 3.0 Type-A, un lecteur de cartes MicroSDXC et un port jack audio 3.5 mm stéréo. La batterie embarquée est une 60 Whr 15300 mAh mais aucune autonomie n’a été annoncée. Au dos de l’engin, on découvre également un lecteur d’empreintes digitales pour profiter de fonctions biométriques.

One Xplayer

Trois configurations ont été retenues par One Netbook. La première emploie un Core i5-1135G7 associé à 16 Go de mémoire vive et 512 Go de stockage PCIe NVMe sur un slot M.2 2280. Elle sera proposée à quatre tarifs différents. Le premier sera de 819$ soit 680€. Cela ne concernera que quelques machines qui devraient être vendues instantanément. Viendra ensuite le prix de 879$ (730€) pour quelques machines de plus avant d’arriver au prix de 899$ (745€) pour le financement participatif d’Indiegogo. Le prix de vente normal de la solution étant annoncé à 1059$ (880€).

La seconde version de l’engin sera équipée d’un Core i7-1165G7 avec 16 Go de ram et 1 To de SSD. Ses prix respectifs seront de 899$ (745€) pour les tous premiers exemplaires, 959$ ( 795€ )pour la suite et un prix de financement de 999$ ( 830€ ). Le prix public indicatif étant de 1159$ ( 960€ ).

Enfin, le modèle le plus haut de gamme est équipé d’un Core i7-1185G7 avec 16 Go de DDR4 et 2 To de SSD PCIe NVMe. Ce beau bébé sera pour le moment proposé à un prix de 1499$ ( 1240€ ) pour quelques pièces seulement pendant la campagne de financement participatif. La marque n’a pas communiqué sur ses autres tarifs ni sur son prix public.

Je ne vous rappelle pas toute la défiance que j’ai pour ce système de financement et vous encourage juste à prendre votre mal en patience. Vous pouvez d’ores et déjà oublier les prix les moins élevés de ces listings. Il s’agit en général d’un tarif qui ne concerne quelques dizaines de pièces et dont le but n’est que d’augmenter l’attractivité de l’offre. On met en avant un prix de base très alléchant tout en sachant que cela ne concernera que 20 ou 30 machines seulement. Le prix peut être inférieur au prix de revient pour la marque qui a tout intérêt à utiliser cette méthode pour mettre en avant son produit. Les entreprises exploitant un système comme Indiegogo ayant le choix entre dépenser des milliers d’euros dans de la publicité ou quelques centaines dans ce genre de baisse de tarif. Leur calcul est assez rapide.

Ce qui est intéressant au final, c’est le prix mis en avant de manière classique sur la plateforme. Les tarifs que payeront la majorité des investisseurs et donc ici 899$ et 999$ pour les deux premiers modèles. C’est, contrairement à ce que sous entendent les services de financement participatif de ce type, le prix qui sera demandé par les revendeurs dans la plupart des cas. J’ai souvent vu, au gré des bons plans et des promotions, des prix d’export qui s’avéraient moins cher au final que les prix demandés en financement participatif. Avec quelques avantages au passage comme une garantie, un meilleur support et la possibilité d’obtenir une machine révisée matériellement. 

One Xplayer : la console PC Tiger Lake annonce ses tarifs © MiniMachines.net. 2021.

Lenovo XiaoXin Pad Pro 2021 : une tablette Android sous Snapdragon 870

La Lenovo XiaoXin Pad Pro 2021 c’est avant tout un très bel écran puisque la solution propose une diagonale de 11.5″ en 2560 x 1600 pixels exploitant une technologie OLED. L’affichage est particulièrement travaillé, il faut dire que c’est l’élément principal d’une tablette et Lenovo a décidé de mettre toutes les chances de son côté avec ce modèle aux caractéristiques impressionnantes.

Lenovo XiaoXin Pad Pro 2021
On aura donc droit à une luminosité impressionnante avec 600 nits au maximum, un rafraichissement de 90Hz et une prise en charge d’un affichage HDR10 et Dolby Vision. Pour améliorer la perception multimédia liée à cet affichage, la marque a intégré 4 haut-parleurs pour un son spatialisé.

Lenovo XiaoXin Pad Pro 2021
Pour piloter tout cela, on retrouve un SoC Qualcomm Snapdragon 870 sous technologie Cortex-A77 associé à un circuit graphique Adreno 650. Une puce performante qui devrait gérer cet excellent affichage sans soucis. La mémoire vive grimpe à 8 Go et le stockage de base semble être de 128 Go. Un lecteur de cartes MicroSDXC permettra d’ajouter plus de capacité à la machine.

Lenovo XiaoXin Pad Pro 2021

La connectique est, comme toujours, très limitée avec un port USB 3.2 Type-C qui propose tout de même une sortie vidéo. On pourra donc se servir de la tablette pour alimenter un écran plus grand et profiter ainsi de ses capacités de décodage en UltraHD. 

Lenovo XiaoXin Pad Pro 2021

Pas d’infos supplémentaires sur les différents éléments de l’engin. Le Wifi devrait être un classique 802.11ax associé à un module Bluetooth 5.2 et un GPS. Il est possible qu’un modèle 5G soit disponible également. Pas de détails sur la capacité de la batterie ni son autonomie. On peut se douter que Qualcomm proposera une charge rapide pour ce modèle au travers de ses technologies maison. 

Je suppose que la Lenovo XiaoXin Pad Pro 2021, tout comme la Lenovo Yoga X, sont présentés pour le moment pour mettre en appétit le public Chinois au travers des réseau sociaux. La disponibilité réelle de la tablette pourrait cependant être bien plus tardive et correspondre, chez nous, soit à la rentrée des classes en Septembre, soit à une période propice comme les fêtes de fin d’année. 

Lenovo XiaoXin Pad Pro 2021 : une tablette Android sous Snapdragon 870 © MiniMachines.net. 2021.

Passer rapidement de la Xbox à un appareil iOS avec la manette Xbox

Si vous avez une manette Xbox Series (55 €) reliée à un appareil iOS et à une Xbox Series, vous avee peut-être envie de passer rapidement d’un appareil à un autre. Et un responsable de chez Micosoft a donné la solution, simple et rapide.

Si vous êtes sur un appareil iOS, il suffit de presser deux fois le bouton de synchro à l’arrière pour que la manette se connecte à la Xbox (si elle est éteinte, ça va l’allumer).

Le bouton en question

Si vous êtes sur la Xbox, par contre, il faut presser le bouton une ou deux secondes pour forcer le passage sur le dernier appareil jumelé (iPhone, iPad, etc.).

Merci à Colin pour les tests. Attention, ça ne fonctionne que pour passer du mode Xbox au mode Bluetooth. Donc si vous avez un PC avec l’adaptateur sans-fil dédié (qui utilise la même technologie que la Xbox), ça ne fonctionne pas.

Xiaomi RedmiBook Pro 15 : un ultraportable haut de gamme à 800€

Le Xiaomi RedmiBook Pro 15 dans sa livrée 2021 est un ultrabook de 15.6″ de diagonale avec des bordures fines qui le laissent dans un encombrement de 14″ classique. 35 cm de large, 24.23 cm de profondeur et 1.79 cm d’épaisseur. Le tout pour un poids affiché de 1.73 kilo qui le rendra facilement disponible en mobilité.

RedmiBook Pro 15
L’écran est le point fort de cette machine, proposé en 16:10 il affiche en 3200 x 2000 pixels avec un taux de rafraichissement de 90 Hz. Il s’agit d’une dalle IPS calibrée pour couvrir 100% du spectre de couleurs sRGB et qui occupe 89.1% de la surface disponible. Cet affichage est piloté par un processeur Intel Core i5-11300H et un chipset graphique Intel Xe.

RedmiBook Pro 15

Une puce quadruple coeur et octuple thread avec  8 Mo de mémoire cache et des fréquences allant de 3.1 à 4.4 GHz. Une solution qui développe de 28 à 35 watts de TDP et qui sera refroidie activement par une ventilation active et un système de caloducs.

RedmiBook Pro 15

Le processeur est épaulé par 16 Go de mémoire vive DDR4-3200 MHz et le stockage sera confié à un SSD M.2 2280 PCIe NVMe de 500 Go qui sera accessible pour un éventuel changement. Ce trio devrait offrir des performances très solides pour tous les usages de ce type de machine. Du surf en passant par la bureautique mais également la création 2D et, plus succinctement, le montage et la création 3D. Non pas que ces tâches fassent peur au circuit graphique Xe d’Intel mais plutôt parce que le portable n’est pas calibré pour effectuer les opérations de rendu les plus lourdes de manière aussi efficace qu’une machine de création.

RedmiBook Pro 15

Pour le reste, on retrouve un châssis usiné en alliage d’aluminium qui permet de retrouver une structure très résistante. La carte mère est prise en sandwich entre deux plaques de métal découpées pour laisser passer les touches du clavier et la connectique. Celle-ci est classique avec deux ports USB Type-A pour commencer. Le premier en USB 2.0 et le second en USB 3.2 Gen1.

RedmiBook Pro 15

Deux ports USB Type-C sont également visibles. Un des deux proposera les fonctions habituelles du format avec charge rapide en power Delivery et circulation de vidéo et de données. Le second sera au format Thunderbolt 4.0. Une sortie HDMI plein format et un port jack audio 3.5 mm stéréo combo, un module Wifi6 et Bluetooth 5.0 ainsi qu’une webcam 720p classique et une paire d’enceintes stéréo à la norme DTS complèteront le dispositif. 

RedmiBook Pro 15

La charge assurée en 100 watts permettra à la batterie de retrouver 50% de son autonomie  en 35 minutes de connexion au secteur. L’autonomie globale de l’engin est de 12 heures en vidéo, ce qui devrait donner quelque chose aux alentour de 9 heures en usage mixte.

RedmiBook Pro 15Le clavier du Xiaomi RedmiBook Pro 15 est un QWERTY classique, rétro-éclairé sur 3 niveaux et proposant un touché chiclet habituel ainsi qu’un lecteur d’empreintes digitales intégré à son bouton de démarrage. Le pavé tactile est immense, à la fois très large et profond, il finit de proposer une excellente configuration de saisie. On notera au passage le léger creux proposé par le pavé tactile sur la bordure du châssis permettant l’ouverture facile de la charnière de l’écran.

Dernier point ? L’engin est livré sous Windows 10 en Chinois et je n’ai aucune idée de la possibilité offerte aujourd’hui pour basculer le système dans une autre langue en conservant la licence d’origine. Si, par le passé, les ultrabooks de Xiaomi en Windows Chinois pouvaient se transformer en Windows français au prix d’une procédure détaillée ici, la méthode aura peut être changé en 2021. Il est possible que Microsoft et Xiaomi aient décidé de basculer leurs machines vers des licences globales comme on me l’a parfois rapporté. Possible également que cela ne soit plus aussi simple qu’auparavant. Enfin, il est probable, comme on me l’a rapporté également, que la méthode fonctionne sans soucis.

Le Xiaomi RedmiBook Pro 15 2021 est en promotion à 802.85€ chez Banggood.

Xiaomi RedmiBook Pro 15 : un ultraportable haut de gamme à 800€ © MiniMachines.net. 2021.

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