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Intel propose 2 milliards de dollars pour acquérir SiFive

Par : Pierre Lecourt — 11 juin 2021 à 14:25

Intel proposerait 2 milliards de dollars pour faire l’acquisition de SiFive. Le même montant engagé il y a 2 ans pour acquérir Habana Labs et intégrer ses capacités d’apprentissage pour Intelligence Artificielle. Tout n’est pas joué pour Intel qui peut essuyer un refus de la Start-up qui travaille au développement de solutions autour de l’architecture RISC-V. Celle-ci pourrait choisir une approche moins prédatrice en préférant lever des fonds.

RISC-V

RISC-V est une architecture complète, libre et indépendante. Cette ISA est pilotée par une fondation Suisse et développée par différentes marques qui n’ont pas de royalties a payer pour pouvoir la produire. SiFive fait partie de ces sociétés qui se sont penchées sur le berceau de RISC-V et qui commencent a voir les premiers éléments de leurs efforts porter leurs fruits. Spécialisée dans le développement de solutions pour des tiers autour de RISC-V, SiFive travaille pour le moment à la conception de puces sur mesures pour d’autres acteurs tout en développant sa propre gamme de silicium.

Intel aimerait beaucoup acquérir cette société et l’intégrer en son sein, elle fait pour cela une offre estimée à plus de 2 milliards de dollars. Pas mal pour une architecture et une société encore qualifiée d’immature par certains professionnels il y a seulement un an. SiFive est en effet le fruit d’une collaboration de chercheurs et la société ne brille pas particulièrement par le montant de son chiffre d’affaire. Ce qui compte pour ce type de société c’est son futur, celui qui pourrait amener des sociétés a bouleverser un marché en trouvant la puce sur mesures adaptée à son usage.

On l’a déjà vécu avec RISC-V. Xiaomi a intégré une solution de ce type dans ses fameux Mi Band au lieu de choisir une solution ARM plus classique. Et cela a été un vrai bouleversement pour le marché. En n’ayant pas a payer de royalties sur les ventes des puces ARM, Xiaomi a pu créer un produit au tarif hyper concurrentiel tout en proposant une offre complète et très autonome. Les Mi Band sont ainsi devenus les bracelets les plus vendus au monde et ont balayé la plupart de leurs concurrents entrée de gamme et même beaucoup de produits plus haut de gamme qui ne faisaient finalement pas beaucoup mieux qu’eux. 

Western Digital est un des investisseur de SiFive.

Ce genre de bouleversement de marché pourrait avoir lieu dans d’autres secteurs, aussi bien automobile que serveur en passant par la création de puces spécifiques comme celles équipant les solutions de stockage. Là où le nombre d’unités et la pertinence de l’offre pour chaque milliwatt dépensé compte. On imagine l’impact d’un tel bouleversement avec le monde ARM. Pour Western  digital par exemple, le basculement vers des puces RISC-V signifie non seulement la création de solution parfaitement adaptée à l’usage demandé pour piloter ses éléments de stockage mais également la fin du gros chèque de royalties versé à ARM en fonction du nombre d’unités de stockage vendues. 

En rachetant SiFive Intel rachèterait une expertise et un pied déjà bien engagé dans la porte de ce marché. La marque y voit une solution a faire fructifier mais probablement également une manière de contrer efficacement ARM sur différents secteurs. La possibilité de voir Nvidia racheter ARM étant également une drôle d’épée de Damoclès au dessus de la tête d’Intel sur des activités spécifiques comme le monde des serveurs.

Un élément qu’Intel, et son nouveau directeur/ingénieur Pat Gelsinger, ont probablement envie de pouvoir appréhender de manière sereine. RISC-BV pouvant servir d’assurance et d’amortisseur à toute transition du secteur.

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SiFive pas forcément intéressé par ce rachat

SiFive ne serait pas forcément ravi de la tournure de cette offre. La Start-UP préfèrerait peut être garder une certaine indépendance et avoir recours à des investisseurs avec des levées de fond. Cela lui permettrait de continuer d’avancer peut être plus lentement mais vers le chemin tracé par ses concepteurs. La marque pourrait également avoir reçu des offres différentes de concurrents d’Intel. SiFive pourrait faire le pari de peser plus, beaucoup plus, d’ici quelques années.

Difficile de ce prononcer sur ce poste, les dirigeants de SiFive qui accepteraient l’offre se verraient probablement devenir multi millionnaires tout en profitant d’un accès à des technologies et des services d’Intel très intéressant pour accélérer leur cadence et leur calendrier. D’autres acteurs dont également a prendre en ligne de compte. Plusieurs industriels et fond d’investissements ont déjà investit dans le capital de SiFive pour le moment sans grand retour financier. L’aubaine d’un rachat pouvant infléchir sur les choix de la société.

Intel Capital est déjà partenaire de SiFive mais au même titre que Qualcomm, Samsung, Nvidia, Marvell, Google et bien d’autres qui ont également en tête une solution de repli de l’appétit d’ARM. Les forces en présence vont probablement avoir quelques jolies discussions dans les semaines qui viennent.

Source : Bloomberg

Intel propose 2 milliards de dollars pour acquérir SiFive © MiniMachines.net. 2021.

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Arkema investit 10% dans le capital de ERPRO 3D Factory

Par : Mélanie R. — 10 juin 2021 à 15:00

Le chimiste français Arkema a annoncé une prise de participation dans l’entreprise ERPRO 3D Factory (E3DF) qui a pour objectif de produire des pièces en série grâce à la fabrication additive. Créée en 2017, elle appartient au Groupe ERPRO et…

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Intégrer la technologie FGF pour répondre aux besoins des industriels

Par : Mélanie R. — 9 juin 2021 à 00:01

La fabrication additive grand format par extrusion directe de granulés, également appelée technologie FGF (Fused Granular Fabrication), est un procédé qui, jusqu’à récemment, nécessitait des investissements importants pas toujours faciles à rentabiliser, et présentait également certaines limites en termes de…

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How to Battle Burnout in the Film and Video Industry

Par : Jourdan Aldredge — 7 juin 2021 à 20:55

Don’t let burnout destroy your creative drive. Follow these helpful tips to stay fresh, engaged, and productive.

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Comment Lino3D tire profit du rachat d’EnvisionTec par Desktop Metal

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En janvier 2021, le fabricant américain Desktop Metal annonçait le rachat d’un acteur historique de la fabrication additive résine, EnvisionTec. Une opération de taille pour le marché de l’impression 3D, redistribuant les parts de marché et dessinant un avenir des…

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Qui sont les 4 startups finalistes du Forward AM Innovation Award ?

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Fin janvier, Forward AM, la marque de BASF 3D Printing Solutions, a lancé un concours international pour les startups qui utilisent l’impression 3D pour développer des applications innovantes. Au total, 145 candidatures ont été déposées, de 36 pays différents. Quelques…

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Vizio fabrique des télés mais gagne de l’argent avec des datas

Par : Pierre Lecourt — 31 mai 2021 à 12:54

La marque a surfé à fond sur le développement des contenus en streaming et propose une gamme de télés Vizio SmartCast qui est capable de lire tous les contenus numériques. De Youtube à Amazon en passant par Netflix, Disney et compagnie. Ses appareils sont également compatibles avec les fonctions Amazon Alexa et Google Assistant. Rien d’extravagant sur le marché actuel, donc, mais un service de streaming complet offert à tous les clients de la marque qui peuvent connecter leur téléviseur au réseau et ainsi profiter de la multitude de contenus disponibles en ligne.

Le truc amusant avec Vizio c’est qu’ils viennent de publier leurs comptes et on y découvre un truc passionnant. Relevé par Engadget, la part de bénéfices bruts liés à la vente des téléviseurs et autres accessoires, comme de barres de son, augmente régulièrement. Elle est ainsi passée de 32.5 millions de dollars pour les trois premiers mois de 2020 à 48.2 millions de dollars pour la même période en 2021. Un joli score mais pas le plus intéressant. C’est la part de bénéfices liés à la vente de datas qui est le plus surprenant. Elle est également en train de s’envoler avec 38.4 millions de dollars pour ce même début d’année. En clair, Vizio gagne 48.2 millions de dollars en vendant du matériel et 38.4 en vendant des données.

38 millions de dollars de bénéfices brut de revente de données concernant les 13.4 millions de comptes actifs qu’elle enregistre. En gros des télés sur lesquelles des gens se connectent et affichent des contenus en streaming. Des comptes qui sont activement trackés par Vizio pour récupérer des profils qui vont être ensuite analysés et revendus à des marques pour devenir des cibles publicitaires. 

VizioUn téléviseur Vizio qui propose ses services Cast + Google Assistant et Amazon Alexa :)

La FTC avait par le passé repris Vizio sur leur politique de tracking. La marque se fichant pas mal du consentement des utilisateurs pour commencer à les pister. Les éléments collectés faisaient froid dans le dos avec, depuis 2014, le relevé de divers éléments personnels comme l’âge, l’état civil, les revenus, le genre et les programmes regardés sur le poste. La marque a depuis rectifié le tir et il est possible de ne plus être suivi par le système SmartCast en anonymisant son compte depuis un sous-sous-menu des préférences du logiciel. Mais par défaut, pour pouvoir utiliser toutes les super fonctions du joli téléviseur qu’on s’est offert, il faut activer ce suivi.

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Petit à petit Vizio, vendeur de matériel, se transforme en Vizio vendeur de données. Avec un public désormais accroc au streaming, l’avenir est radieux pour la marque : 52% du temps passé sur les téléviseurs concerne des usages connectés. 34% seulement du temps concerne la télé “classique” US, c’est à dire le câble et la télé classique. 7% du temps est par railleurs utilisé pour un usage récréatif sur consoles ou autres via des entrées externes de la télé. Rien que le fait que Vizio sache ce que les gens font exactement de leur machine, même quand ils n’utilisent pas les fonctions “Cast”, est assez édifiant.

Vizio

Quel avenir pour Vizio ? La marque s’est positionnée sur un segment un peu différent des grandes marques internationales avec un aspect “start-up”  et des produits phares haut de gamme. Mais, petit à petit, on a vu un virage vers des modèles plus entrée de gamme. En Juillet 2020, la marque proposait ainsi des écrans UltraHD HDR Dolby Vision à partir de… 230$. Leur “haut de gamme” en 75 pouces se positionnant à 800$… La logique est simple, augmenter son parc de machines connectées signifie augmenter le nombre de profils à faire fructifier.

Sachant que les économies d’échelles sont très importantes sur ce second poste. Chaque télévision vendue, c’est de la logistique, une production spécifique et une garantie avec un SAV qui entre dans la balance. La rentabilité est là mais la gestion est lourde. Par contre, multiplier par deux le nombre de télés connectées demandera surement un peu plus d’infrastructures techniques mais ne changera pas grand chose au développement des logiciels. Mieux, plus le parc sera grand, plus la marque aura de poids pour négocier avec des services de streaming. Plus, elle attirera de nouveaux contrats publicitaires.

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Pourquoi je vous parle de cela ? Parce que je vois les promos actuelles sur les télé connectées avec des prix parfois totalement incroyables sur certains modèles. Je me demande quelle part de bénéfice compte désormais ? Celui des télés ou celui des datas ? Quand on vend des modèles de télé 75″ connectées sorties il y a 12 mois à moins de 500€, je me dis que le but du jeu n’est pas de vivre de la vente du produit mais de vendre un espace publicitaire le plus affiné possible. Et cette question se répète à chaque objet connecté que vous voyez en promotion. 

Le monde de la télé meurt petit à petit, s’étouffant sous le poids de sa propre médiocrité. Il va surgir de ses cendres un autre monstre, celui du streaming et de leurs datas qui seront capables de vous envoyer une pub différente suivant votre profil. Des conserves de truffes aux boites de raviolis premier prix, suivant qui vous êtes et ce que vous êtes censés pouvoir vous payer. 

Dans tous les cas, essayez de toujours rendre anonymes les données de vos solutions connectées

Source : Daringfireball

Vizio fabrique des télés mais gagne de l’argent avec des datas © MiniMachines.net. 2021.

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Du mobilier imprimé en 3D à partir de bouchons en plastique et de masques chirurgicaux recyclés

Par : Mélanie R. — 24 mai 2021 à 15:50

Dans l’est de la France, le Lorraine Fab Living Lab (LF2L) participe activement au projet européen INEDIT qui a pour objectif  de concevoir du mobilier à partir de plastique recyclé. Il a misé sur la fabrication additive : en investissant…

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Quel rôle l’impression 3D peut-elle jouer dans la fabrication de papier ?

Par : Mélanie R. — 19 mai 2021 à 15:00

Basée en Suède, l’entreprise Celwise entend bien bouleverser la façon dont le papier est fabriqué. Grâce à la fabrication additive, et plus particulièrement à de l’outillage sur-mesure produit sur une machine ExOne, elle a développé une technologie brevetée pour fabriquer,…

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Les meilleures formations en impression 3D en France

Par : Mélanie R. — 18 mai 2021 à 14:05

Se lancer dans l’impression 3D peut être une vraie aventure ! Les technologies sont variées, les imprimantes 3D nombreuses, les logiciels 3D parfois très techniques, il n’est pas facile pour un novice de s’y retrouver. Heureusement, il existe plusieurs entreprises…

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Daimler Buses développe un centre d’impression 3D mobile dans un conteneur

Par : Mélanie R. — 17 mai 2021 à 15:00

Le constructeur automobile allemand Daimler, et plus particulièrement sa filiale Daimler Buses, a développé un projet pilote autour de l’impression 3D de pièces détachées : avec sa marque de services Omniplus, il a imaginé un conteneur mobile de 36 mètres…

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IGO3D favorise le déploiement de la fabrication additive en Europe

Par : Mélanie R. — 17 mai 2021 à 00:01

Le marché de la fabrication additive évolue rapidement, offrant des avantages considérables aux entreprises de toute taille. Il propose régulièrement des innovations, que ce soit en termes d’imprimantes 3D, de logiciels, de matériaux ou encore de méthodes de post-traitement. Il…

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Disparition d’Aukey et Tacklife… Amazon et la guerre des étoiles

Par : Pierre Lecourt — 13 mai 2021 à 18:20

Les avis sur les sites marchands, c’est l’équivalent du bouche à oreille dans la vraie vie. La bonne adresse que l’on se refile entre amis, le restaurant qu’on a déniché par hasard, la petite boutique cachée en fond de cour ou le bon plan du moment. C’est le genre d’info qui vaut de l’or et le monde de la publicité le sait bien. Le nombre de spots TV qui mettent en scène ces confidences ou de spots radio qui font parler deux personnes qui s’échangent une adresse en sont de bons exemples.


Bref, cette idée de l’avis d’un tiers, d’une personne plus que d’un marchand, c’est un point essentiel dans la transformation vers l’achat. Un point que les sites de eCommerce ont voulu proposer à leurs clients. Sollicitant au passage de toutes les manières possibles les acheteurs pour qu’ils livrent leur expérience. Et on a vu fleurir des la fin des années 90 les avis en commentaires de fiches produits, derrière les descriptions des marques et les fiches techniques.

Il est facile de comprendre pourquoi : les avis clients ont deux gros avantages. Ils laissent ce sentiment de confiance quand l’information est donnée d’un client à un autre client et non pas par une marque. Une sorte d’égal à égal comme ce type qui vous dit au rayon bricolage de ne pas prendre tel produit mais plutôt celui d’à côté. Parce qu’il a testé les deux et le second est beaucoup mieux. Mais surtout cela permet de profiter d’un conseil venant de quelqu’un qui a vraiment testé le produit. Quelqu’un capable de voir ses défauts réels ainsi que ses qualités. Au contraire des gens qui écrivent les fiches techniques en se basant sur les informations du fabricant. Les internautes voient des détails pratiques qui échappent totalement aux rédacteurs. 

Cette apparition des avis produits a immédiatement entrainé bien des dérives. De la plus classique qui consiste à classer les avis par ordre décroissant et non pas par ordre chronologique, privilégiant ainsi sur la première page les avis “5 étoiles” tout en rendant invisibles les avis négatifs. A la traditionnelle “technique”, née en même temps que la publication de ces témoignages, de censure. On ne publie que les avis positifs, les messages trop problématiques sont simplement ignorés par l’équipe de modération du marchand. La création du format “Avis client” a été biaisée dès le départ.

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La dérive des faux avis : de l’artisanat des débuts au modèle industriel actuel

Très vite, les marchands, comme les marques, ont compris le bénéfice qu’il y aurait à publier des avis positifs à la place de leurs clients. Je me souviens des débuts de cette dérive avec presque une certaine nostalgie. Les avis rédigés par les marques sur leurs produits étaient souvent dithyrambiques. On avait là une prose qui ne laissait aucun doute sur la rédaction par une équipe de communicants même si le message était signé par Marlène78 ou Jean-Mich44. D’autres copiaient-collaient le même avis, sous différents noms, sur toute leur gamme et sur tous les produits. Cela vous parait un peu gros ? Rappelez vous qu’en 2020 on surprenait toujours des adresses IP en provenance de l’Assemblée Nationale qui viennent caviarder des pages Wikipédia d’hommes politiques.

Publier un avis, quand c’était bien fait, pouvait avoir un gros impact sur les ventes. Au début des années 2000, j’étais payé – entre autres – pour donner mon avis et faire des tests de produits chez mes employeurs. Pas de manière détournée, de manière très clairement indiquée, je publiais des photos et des textes intégrés à la manière d’un blog au sein du site de vente où je travaillais. En général, ce type de test augmentait le volume de ventes de manière spectaculaire. Cela permettait également de faire découvrir des nouveaux produits ou des marques totalement inconnues. Evidemment, cela impliquait de me verser un salaire car on ne fait pas ce genre de test aussi facilement que l’on fait un copié collé de fiche produit.

Grande a été ma surprise un jour au début des années 2000 de découvrir chez un concurrent un de mes tests ré-écrit en grande partie et publié sous le pseudo d’un inconnu comme un avis client. Contacté le site de vente m’a assuré qu’il s’agissait d’un client et pas de son fait. Je ne saurai jamais qui a publié ceci, la marque en question n’ayant pas d’antenne en France, mes doutes étaient assez dirigés contre le marchand. 

Je me suis alors penché sur les avis de nombreux sites pour découvrir à quel point le fond de certaines pages web était déjà bien marécageux. Faux avis, mauvaises traductions de tests en anglais intégrés comme des témoignages client, texte sans queue ni tête pour juste donner 5 étoiles… Les marchands et les marques avaient déjà bien compris l’intérêt de mettre en avant les étoiles et de cacher les avis correspondants. Ou celui de choisir un avis très positif à pousser en avant et à le placer entre guillemets.

C’était mignon, très artisanal et cela avait probablement autant d’impact que le vendeur de bagnoles qui vous prend par l’épaule en vous expliquant que cette vieille carrosserie rouillée, c’est l’affaire du siècle. Ces avis bidons étaient tellement grossièrement trafiqués que presque personne ne pouvait les prendre pour argent comptant.

droit de rétractation

Et puis les marques ont compris. Bidonner des pseudos témoignages de cette manière ne servait a rien. Pire, cela les desservait plus qu’autre chose. Je me souviens en avoir parlé avec une marque qui m’expliquait avoir arrêté ce genre de pratiques. Pourquoi ? Pas par état d’âme mais pour des raisons très simples. Si les ventes augmentaient bel et bien sur certaines campagnes de faux avis, cela avait des impacts négatifs sur le moyen et le long terme. 

D’abord parce qu’en France les “recettes américaines” ne fonctionnaient pas. La mode du faux avis étant d’abord apparue aux US où le eCommerce s’était très vite développé. Petite différence toutefois entre les US et la France, le droit de rétractation en VPC n’existe pas là bas. Si vous publiez un avis délirant sur un produit finalement très quelconque aux US et que quelqu’un l’achète, une fois reçu il n’aura aucun moyen légal de forcer le marchand à le reprendre. Beaucoup de sites proposent aujourd’hui un droit de rétractation outre Atlantique mais, à l’époque, ce n’était pas du tout le cas. En France, les acheteurs qui découvraient un produit qui ne correspondait pas à ce qu’ils espéraient pouvaient, sans problème, forcer le marchand à le reprendre.

Ensuite parce que ces pratiques grossières agissaient comme un repoussoir auprès des gens avisés. Quand en bas de page on découvre un avis qui semble directement issu d’un brainstorming de communicants caché sous un prénom bidon, on fait moins confiance dans le produit, dans la marque. On se dit que cette publicité déguisée est un piètre moyen de duper le consommateur. 

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Cela aurait pu donc en rester là mais, comme souvent, des gens ont imaginé des moyens pour se glisser dans l’interstice entre la marque et le marchand. Des gens qui se sont dit que créer de faux avis c’était un vrai travail. Un vrai travail qui pouvait générer de l’argent. Et voilà comment est née l’industrie du faux avis en ligne.

De gros malins se sont mis à faire écrire des avis bidons en masse, contre de l’argent, pour promouvoir des produits. Des avis qu’il fallait payer mais qui ressemblaient beaucoup plus à quelque chose de naturel. Si au départ l’idée a été de recruter des gens pour “faire” amateur. Il a très vite été bien plus rentable de faire travailler monsieur ou madame tout le monde pour un résultat tout aussi efficace et bien moins coûteux.

Ces intermédiaires se sont donc mis à recruter, par différents moyens, des internautes lambda pour leur proposer de laisser leur avis – positif ou négatif – sur des produits. Certains de ces sites demandaient en effet d’écrire des avis négatifs sur des produits concurrents. Une armée d’internautes a été mise marche pour aller remplir les avis de centaines de sites à travers la planète. Grâce à des VPN et des guides techniques, des listes de mots clés, ils ont réussi à intervenir sur des milliers de produits dans toutes les langues. Avec un résultat bien plus “naturel” : des fautes d’orthographe, de grammaire, des phrases sans queue ni tête mais un message global allant dans le sens voulu par la marque. Des avis parfois impossibles à identifier comme bidonnés.

Difficile pour un marchand de faire la part du vrai et du faux quand un pseudo identifié comme habitant à Paris, d’après son IP, écrit un message pertinent techniquement sur un produit. Lui mettant 5 étoiles au passage. Le même auteur pouvant repasser le lendemain sur le même produit pour laisser un autre message positif signé d’un autre pseudo venant du Loir et Cher. Remonter la note d’un produit, le faire apparaitre comme le meilleur de la liste ou créer une foule de gens ravis de leurs achats ne prenant ainsi que quelques jours. Difficile également de refuser les avis positifs sur des produits que l’on vend quand on sait qu’ils vont participer à leur succès commercial.

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L’arrivée des “clients vérifiés”

La parade trouvée par les marchands pour lutter contre ces faux avis a été la création d’une nouvelle catégorie de clients.Les “vérifiés”. Les marchands ont mis  en avant le fait que le commentaire d’un internaute était effectué suite à l’achat du produit et non pas venu de nulle part. Cette “vérification” étant au moins la certitude que la personne écrivant le message avait bien acheté l’article en question. Un détail pas anodin du tout pour le futur client qui trouvait souvent là une réponse à des questions simples comme la qualité générale du produit, ses matériaux et son usage.

Si cela a été une parade pendant un bon moment, cela a ouvert également une belle boite de Pandore. Celle permettant simplement aux marques de communiquer directement avec la personne qui pouvait émettre un avis vérifié. Les intermédiaires ont pour beaucoup disparu et les marques ont simplement décidé de prendre les choses en main en glissant dans leurs colis des message invitant les internautes à laisser leur avis en ligne. Jusque là pas de soucis, c’est de bonne guerre. Mais au bout d’un moment, la pratique a dérivé vers autre chose. 

Proposer un remboursement, un bon d’achat ou un produit de son choix gratuitement contre un avis a été la conséquence de ces avis vérifiés. Je vous en ai déjà parlé en 2020 avec cette histoire de boite à clé contenant une offre de remboursement de 10$ en échange d’un avis positif. C’est exactement cette même méthode qui a été déployée en masse par les marques.

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Suivant les produits et leur valeur, suivant la concurrence déjà présente chez le marchand qui va écouler le stock, le constructeur glisse 10, 100, 1000 petites cartes génériques indiquant la méthode pour obtenir un bon d’achat ou un remboursement de quelques euros en échange d’un avis positif. L’internaute reçoit ainsi un produit à 25€ avec la possibilité de se faire rembourser 5 ou 10€ via Paypal ou en bon d’achat en échange de 5 minutes de son temps. Il suffit de retourner sur le site du marchand, après quelques jours, de s’identifier pour écrire un “avis vérifié” en mettant le maximum d’étoiles et en expliquant combien on est ravi de son achat. Publier le tout, prendre une capture d’écran et envoyer l’ensemble à l’adresse email indiquée. Derrière, on recevra son remboursement sous forme de code ou de paiement via Paypal. 

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L’internaute lisant les avis sous un produit ayant fait l’objet de ce type de campagne découvrira alors des “avis vérifiés” avec toutes les qualités recherchées : ils seront réellement écrits par des internautes, donneront le bon nombre d’étoiles, décriront vaguement l’objet tout en disant combien il est formidable avec tout l’amateurisme voulu. Tout cela en échange d’un bien maigre salaire et d’un détail qui ne reste évidemment pas inexploité.

Car en répondant à ce type de demande, l’internaute donne son nom et un email valide. Afin de recevoir sa “récompense”, il est bien obligé de s’authentifier d’une manière ou d’une autre. Les marques ont évidemment rapidement compris le bénéfice qu’ils pouvaient tirer de ce type de données. Repérer les participants les plus doués et les plus enthousiastes à ce type de tractations et leur proposer de recommencer, en direct.

La marque propose alors par email à un internaute qui a acheté un premier produit et reçu un bon d’achat contre un avis positif si il veut en tester un autre. Ce test se fera en échange d’un autre avis positif et le testeur pourra être remboursé à 100% de son produit. La marque peut en effet générer un code promo qui permet d’offrir l’objet directement à l’internaute. Celui-ci “achète” donc le produit avec un code promo unique, le reçoit et, si il veut pouvoir bénéficier d’autres largesses de la marque, laisse un avis toujours aussi vérifié et toujours aussi positif. 5 minutes de travail en échange d’un cadeau High-Tech, c’est rentable. Surtout quand la marque propose de “tester” une nouveauté toutes les semaines.

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Le “grand ménage” d’Amazon

Si Amazon a décidé de suspendre quelques marques de son catalogue en Europe et aux US, c’est parce qu’un cabinet d’analystes a mis la main sur un listing de ces internautes “partenaires”. Il y a toujours un gros malin qui se dit que regrouper les infos dans un fichier est très utile. Un gros malin incapable de sécuriser ses données et qui laisse un jour fuiter emails, noms et prénoms, pays et sites sur lesquels les internautes peuvent laisser leur avis. Le gros malin en question ayant eu l’excellente idée de mettre dans le même fichier les données glanées ça et là concernant plusieurs marques. 

Cette base de données s’est retrouvée dans la nature avant de tomber sous la loupe d’un cabinet d’expert en sécurité : Safety Detectives. Ceux-ci l’ont bien évidemment épluchée et mis à jour la redondance de certaines marques : Aukey, Mpow ou Tacklife. Avec ces éléments à charge, Amazon n’avait pas le choix que de faire le ménage en supprimant purement et simplement les magasins de ces revendeurs. Des centaines de produits ont donc instantanément disparu des pages du site. A la surprise de nombreux internautes faisant confiance à ces marques. 

A Amazon d’expliquer ensuite sa politique. Il lui importe de lutter contre les faux avis pour protéger ses clients. Préservant les “avis authentiques” des avis manipulés afin de conserver un équilibre dans son système. Aukey, Mpow et Tacklife sont donc les grands perdants de cette histoire, en essayant d’acheter les internautes pour publier des faux avis, les voilà privés de leur principal canal de distribution tout en écopant de la lourde peine de se voir exposés au public comme des fraudeurs…

Contactés par mes soins, Tacklife comme Aukey se veulent rassurants. Les deux marques indiquent être en train de résoudre le problème. Est-ce que cela va passer par un engagement de la part des marques à ne plus recourir à ce genre de pratiques ? Un contrôle accru d’Amazon qui a tout le loisir d’ouvrir des produits pour vérifier la présence de ces fameuses cartes cadeau incitant à laisser de faux avis positif ? Un retour à la normale progressif avec une période de probation ne laissant aux marques incriminées que la possibilité d’apparaitre au travers de vendeurs tiers ? Les possibilités sont nombreuses. Elle ne résoudront cependant pas le problèmes des faux avis.

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Ne pas se faire prendre

Car la principale faiblesse du système a été le gros malin qui a permis la fuite de la base de données. Sans cet évènement, le business du faux avis aurait pu continuer un moment pour ces marques. A vrai dire, il continue comme à l’accoutumée pour des dizaines de marques sur Amazon. Cette “recette” de la petite carte glissée dans les produits pour générer des bonnes notes est quasiment enseignée comme une pratique normale chez beaucoup de revendeurs de produits noname.

Dans le listing immense des produits vendus en eCommerce via des places de marché ou chez Amazon, le nombre de solutions proposant ce type de remboursement est tout simplement énorme. Pour le lancement d’un produit ou pour augmenter sa visibilité, les marques n’hésitent pas à utiliser ce canal qui reste bien moins cher qu’une campagne de publicité traditionnelle.

Quelle solution pour Amazon ? Ouvrir les boites parait impossible pour le marchand. Trop de travail, trop d’impact sur la vitesse du traitement des commandes, trop lourd à gérer. Créer une brigade anti-fraude pourrait avoir du sens. Afin de surveiller des produits en cas d’apparition d’un grand nombre de “5 étoiles” en un temps très court sur une nouveauté… Mais ce serait comme chercher une aiguille dans une botte d’aiguilles.

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L’impossible visibilité d’Amazon

Il n’ y a pas de solution miracle pour lutter contre ces faux avis. Tout comme il n’y a pas de solution miracle pour une marque de se différencier des autres sur un site comme Amazon. La recherche du mot clé “Webcam” donne un nombre hallucinant de résultats : 30 000 références indique le site. Des dizaines de produits s’étalent sur plusieurs pages.  Comment faire pour se démarquer ? Payer ou ruser.

Payer, c’est s’offrir la tête de gondole avec une présentation sponsorisée mise en avant par le site. Les produits proposés ressemblent aux autres mais ils sont en tête de liste et restent ainsi bien visibles. L’autre solution consiste à être un des produits “Amazon Choice” mis en avant par le site. Pour obtenir ce précieux label, il faut respecter certaines règles précises comme proposer son produit sous le label Amazon Prime, avoir de belles photos et une description travaillée de son offre et… avoir de bonnes notes ainsi qu’un faible taux de retour. 

Dernières solutions, jouer sur le tarif en mettant des promotions en avant qui vont démarquer vos offres d’un bandeau de couleur… Ou avoir un bon nombre d’étoiles à mettre en avant. Si vous cumulez ces éléments ensemble, vous pouvez toucher le gros lot en explosant vos ventes. Vous voyez le problème ? La mécanique interne d’Amazon incite les marques à obtenir le plus de notes positives possibles. Et donc à tout faire pour les avoir. 

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Comment croire qu’une webcam “noname” a pu obtenir 1526 évaluations avec 62% de 5 étoiles et 24% de 4 étoiles en une seule année de commercialisation ? Cela fait 4.18 évaluations par jour sur une année complète. Etonnant pour un produit totalement inconnu au bataillon. Encore plus étonnant quand on lit dans ces avis que les deux principales caractéristiques de l’objet, à savoir une capture en FullHD et une gestion autofocus, ne sont tout simplement pas disponibles sur le produit qui se contente d’un HD classique et d’une focale fixe… Ce produit suspicieux a tout de même droit au label Amazon Choice.

Pourquoi Aukey ou Tacklife ont t-il joué à ce petit jeu ?

C’est la question que j’ai le plus lu ces derniers jours en ligne. Des acheteurs de produits de ces marques satisfait de leur achat et qui se demandent pourquoi diable des marques  reconnues comme Aukey ou Tacklife ont eu recours à ces méthodes plus que douteuses ?

La réponse est double. D’abord, parce que sans jouer à ce petit jeu, ces internautes n’auraient probablement jamais entendu parler de ces marques. A leur arrivée sur le marché, elles n’avaient absolument aucune visibilité. Et elles seraient restées dans cet état, comme beaucoup d’autres, dans les profondeurs des listings des Marketplace. Pour se faire connaitre face à des solutions portées par des logos connus comme Logitech ou Microsoft pour Aukey et des produits de bricolage comme Bosch, Black et Decker et les marques de GSB pour Tacklife, il fallait trouver une solution. La première consistant à s’offrir une campagne de publicité nationale sur le long terme pour asseoir leur image. Ce qui est long et très couteux, entrainant une hausse évidente du prix des produits. La seconde étant de se faufiler dans les avis clients pour se faire connaitre. Pour remonter dans les listings.

Parce que cela fonctionne et que cela coûte moins cher qu’une campagne de publicité traditionnelle, ces marques ont donc commencé leur carrière en boostant leur image de cette manière… Puis continué à utiliser la méthode pour le lancement de nouveaux produits, pour gagner la course des premières place des catalogues.

Est-ce mal ? Assurément ! Est-ce idiot sur le long terme ? Je pense que oui. Est-ce logique au vu du fonctionnement actuel des marketplace en général et d’Amazon en particulier ? Et bien oui, c’est tout à fait logique. Car les algorithmes d’Amazon lui même sont très sensibles à ces avis.

Le risque était grand de poursuivre ces méthodes et les marques auraient plutôt dû chercher des alternatives pour continuer à consolider leur image. Le mal est fait aujourd’hui et si Amazon n’a en rien réglé son problème insoluble de la chasse aux faux avis, les marques pratiquant ce “sport” savent désormais ce qu’elles risquent.

Doit t-on encore se fier aux avis en ligne ?

C’est la conclusion de ce billet particulier. Est-ce encore pertinent de se fier aux avis des internautes en ligne ? Je n’ai pas envie de dire non car dans certains cas les éléments que l’on peut lire sur ces quelques lignes sont vraiment essentiels. Mais il faut savoir également lire entre les lignes. Se poser quelques questions est parfois nécessaire avant de décider de faire confiance à un internaute qui a laissé 5 étoiles à un produit.

-Faire un petit tour sur les profils des internautes permet de lire leurs éventuels autres avis et vérifier si l’enthousiasme rencontré est partagé sur 140 commentaires différents et des secteurs variés. Un tel engouement à partager son avis sur tout et n’importe quoi est souvent le signe d’une rémunération.

-Le vocabulaire employé est également un bon indice. Certaines marques exigeant l’emploi de mots clés spécifiques pour recevoir son remboursement, on peut repérer l’usage de ces mots dans de nombreux avis “5 étoiles”.

-Regarder également le nombre d’avis d’un produit par rapport aux concurrents. Si le ratio est de 10 pour 1, sur un produit noname, on peut se poser des questions sur cet engouement a partager des “5 étoiles” en masse.

-Pensez enfin à regarder les avis “3 étoiles” et non pas que ceux mis en avant par la plateforme. Ces avis “moyens” donnent souvent un retour plus exact des différents aspects des produits. Leurs points forts mais également leurs points faibles. 

A propos d’Aukey et de Tacklife en particulier.

Je connais bien les deux marques pour travailler depuis longtemps avec elles. Un autre moyen de se faire connaitre des internautes étant de rentrer en contact avec des blogs ou des “influenceurs”. Depuis des années, donc, je suis en contact avec ces marques qui me proposent régulièrement des codes promos que je partage avec vous dans les bons plans et sur MisterMatos

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Mon dernier achat d’un produit Aukey date du 2 mai…

J’ai acheté beaucoup de leurs produits, et quand je dis acheter, c’est acheter pour de vrai, plein pot, avec mes sous. Afin de les tester ou simplement parce que le rapport qualité/performances/prix me convenait. Je n’ai que rarement été déçu et souvent pour des raisons particulières. Telle Webcam qui fonctionnait correctement mais qui affichait un très grand angle qui ne me convenait pas. Telle autre parfaitement compatible avec Octoprint pour répondre à la question d’un lecteur, tel clavier mécanique pratique et agréable mais très bruyant… Ces achats me permettent de donner un avis, positif ou négatif, sur les produits. 

Jamais Aukey ou Tacklife ne m’on demandé un test avec un avis particulier. J’ai toujours été franc sur mon approche du marché et du refus de toute publicité. Elles ont toujours respecté mes choix. La situation actuelle me désole car j’aime beaucoup ces marques pour leur bon rapport qualité prix global. Mais qui triche avec les règles encourt une sanction, c’est dans la pure logique des choses et je soutiens à ce niveau la décision d’Amazon qui doit lutter contre ces faux avis.

Je profite tout de même de cette aventure pour vous poser la question, chers lecteurs, de la pertinence de tests rapides de ce type de produits ? Seriez vous partant pour que je teste des produits un peu plus éloignés des machines habituelles sur un format peut être court et amusant, mélangeant texte et vidéo ? Une rapide prise en main d’un produit comme un casque, un chargeur, une batterie ou une webcam afin que vous puissiez faire… votre propre avis ?

Disparition d’Aukey et Tacklife… Amazon et la guerre des étoiles © MiniMachines.net. 2021.

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Vallourec installe le premier composant sous pression imprimé en 3D pour Total

Par : Mélanie R. — 3 mai 2021 à 15:50

Après un an de collaboration, les groupes français Vallourec et Total ont installé avec succès le tout premier waterbushing imprimé en 3D en mer du Nord. Élément clé dans le secteur du forage pétrolier et gazier, le waterbushing permet de…

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Hiperbaric combine pressage isostatique à chaud (HIP) et fabrication additive

Par : Mélanie R. — 3 mai 2021 à 00:01

L’entreprise espagnole Hiperbaric a conclu une alliance de collaboration industrielle en R&D avec Aenium, une société d’ingénierie spécialisée dans les technologies de fabrication additive. Hiperbaric est un leader mondial du HPP (high pressure processing), une technologie de conservation des aliments…

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Les tendances du marché de l’emploi dans l’impression 3D en 2021

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Alors que de nombreux secteurs ont fortement été impactés par la crise sanitaire durant l’année 2020, le domaine de la fabrication additive a poursuivi sa croissance. Les entreprises ont davantage confiance en la technologie et continuent d’investir afin de poursuivre…

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La fabrication additive, plus mature que jamais, s’impose chez les industriels

Par : Mélanie R. — 21 avril 2021 à 09:00

Pour la 7ème année consécutive, le service d’impression Sculpteo publie son étude, The State of 3D Printing, qui met en lumière les utilisateurs de la fabrication additive à travers le monde. Cette année, le rapport est un peu différent car…

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International Sales Team Appoints Charlie Day as Global Partner Manager

Par : Page Melia PR — 19 avril 2021 à 11:26

Queensland, Australia, 19 April 2021 – International Sales Team (IST), a worldwide network of highly experienced broadcast and media industry sales professionals for hire, has announced the addition of Charlie Day as IST Global Partner Manager. IST is a new concept in global broadcast sales team hire, reimagined as outsourced, locally savvy sales representatives as ...

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La SNCF évalue et qualifie ses pièces de rechange imprimées en 3D grâce à 3YOURMIND

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Acteur historique du secteur ferroviaire, la SNCF officialise l’utilisation du logiciel développé par 3YOURMIND et particulièrement la fonctionnalité du Digital Qualified Inventory. Grâce à cet outil, le groupe devrait être en mesure d’identifier et d’évaluer plus efficacement les pièces de…

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Le Parcours d’Ascension, un accompagnement continu pour maitriser l’impression 3D FFF

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Depuis six ans, Alsima accompagne les industries dans leur ascension technologique vers la fabrication additive. Sa volonté est de leur permettre d’intégrer l’impression 3D dans les meilleures conditions, puis d’en exploiter son potentiel. L’entreprise française travaille avec plus de 300…

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IGO3D accompagne les industriels dans le déploiement de la fabrication additive

Par : Mélanie R. — 12 avril 2021 à 00:01

Le groupe allemand Schammer Maschinenbau GmbH conçoit des solutions pour différents secteurs industriels depuis 50 ans, spécialisé notamment dans la fabrication de prototypes et pièces finies pour des machines de production traditionnelles. Il a récemment misé sur la fabrication additive…

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Les entreprises françaises sont plus nombreuses à avoir adopté l’impression 3D

Par : Mélanie R. — 1 avril 2021 à 14:00

Le fabricant Ultimaker réalise chaque année une étude mondiale qui analyse les usages de la fabrication additive, son adoption mais aussi sa compréhension et les défis auxquels sont confrontés les utilisateurs des imprimantes 3D de la marque. The 3D Printing…

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3D Factory Incubator affirme son succès après deux années d’existence

Par : Mélanie R. — 29 mars 2021 à 15:50

Au début du mois de mars, le 3D Factory Incubator a fêté ses deux ans. Il s’agit du premier incubateur européen de haute technologie dans le domaine de l’impression 3D, qui promeut les initiatives et les projets les plus prometteurs…

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International Sales Team Launches Global Broadcast Sales Service

Par : Page Melia PR — 24 mars 2021 à 11:06

Queensland, Australia, 24 March 2021 – International Sales Team (IST), a worldwide network of highly experienced broadcast and media industry sales professionals for hire and deployment, has been launched. According to IST Director Darren Frearson, a highly experienced senior broadcast sales professional with more than 40 years’ experience, “We’re all familiar with the concept and ...

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Participez au sondage sur l’impression 3D médicale en France

Par : Mélanie R. — 23 mars 2021 à 15:50

Après le succès de l’événement virtuel ADDITIV médical France, premier salon dédié à l’impression 3D médicale, 3Dnatives organise, en collaboration avec France Additive et l’INP Toulouse, un sondage national auprès des acteurs français de la fabrication additive dans le domaine…

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SSD : des prix en augmentation face à une pénurie de contrôleurs

Par : Pierre Lecourt — 15 mars 2021 à 12:40

Beaucoup de nouveaux modèles ont été annoncés depuis le début de l’année et de nombreuses baisses de tarifs ont marqué la période des fêtes ainsi que les soldes sur les SSD. On a pu trouver des modèles à des prix plancher et cela quelque soit la technologie employée et dans presque toutes les capacités.

Mais cette évolution du format SSD devrait connaitre des turbulences assez fortes dès le second trimestre 2021. Les fabricants vont avoir du mal à suivre la demande actuelle faute de composants. Une des nombreuses conséquences liées aux problèmes de productions provoqués par la pandémie mais pas seulement. Le cabinet d’analyse TrendForce alerte sur la situation et révise ses estimations de prix à la hausse pour les mois à venir. Le stockage “client”, les modèles fournis par les fabricants aux assembleurs pour qu’ils les intègrent sur leurs machines, devrait être particulièrement impacté.

La demande ne faiblissant pas et de nombreuses entreprises estimant que leurs futurs achats doivent anticiper un éventuel confinement, beaucoup d’achats traditionnels de postes fixes se transforment en achat de machines portables. Autant de postes qui basculent d’un stockage mécanique 2.5″ ou 3.5″ à un SSD. Augmentant mécaniquement la pression sur les volumes à produire. Les mémoires NAND mais également les contrôleurs sont donc soumis à un énorme volume couvrant la totalité de la production actuelle. Ce simple état fait que les prix vont logiquement repartir à la hausse.

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Les choses risquent d’empirer également à cause de pénuries notables en contrôleurs. Les puces qui prennent en charge la gestion des modules de stockage NAND. Celles-ci sont directement impactées par la pandémie qui pose d’énormes soucis de production aux différents fabricants. TrendForce estime que les conséquences de cette demande constante et les tarifs des SSD clients vont grimper de 3 à 8% sur le second trimestre. 

L’Usine de Samsung à Austin

Mais la pandémie n’est pas le seul élément qui impactera les tarifs. TrendForce estime, par exemple, que l’usine de Samsung à Austin au Texas a durablement souffert de la tempête qui a paralysé l’état ce premier trimestre. Entre les soucis d’approvisionnement électrique et un personnel incapable de se déplacer, la société qui fabrique de nombreux composants SSD a un retard énorme sur son calendrier de production. Aujourd’hui encore, après plusieurs jours de fermeture complète, l’énorme complexe ne tourne toujours pas à 100% de ses capacités.

Samsung y produit en particulier des contrôleurs de SSD. Pour ses produits évidemment mais également pour de nombreux partenaires. Les solutions utilisant des modules NAND 128 couches devraient être les plus affectés. Un état qui devrait pousser la problématique encore plus loin avec un impact fort sur le troisième trimestre 2021. Cette fois ci pour les solutions professionnelles. Les estimations pour le second trimestre sont catégoriques. D’une baisse de prix de 5% anticipée en fin d’année dernière sur ce segment, le marché pourrait connaitre, au contraire, une augmentation de prix de 5%.

SSD : des prix en augmentation face à une pénurie de contrôleurs © MiniMachines.net. 2021.

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Framework : un portable aux composants facilement remplaçables

Par : Pierre Lecourt — 2 mars 2021 à 13:10

Framework c’est une idée assez ancienne, celle d’un ordinateur portable libéré de sa contrainte d’intégration. Une machine qui calquerait son évolutivité sur celle des PC de bureau. 

Framework

Le Framework

Cette idée d’un portable évolutif existe depuis toujours, comme un fantasme qui traverse les générations depuis que les premiers engins mobiles existent. Il y a eu une certaine apothéose à une époque, un moment où les portables étaient moins fins et moins légers qu’aujourd’hui mais qui proposaient en contre partie un accès plus complet à leurs composants. On pouvait changer leur stockage, leur mémoire vive, parfois leur processeurs. La batterie était amovible par défaut et d’autres composants pouvaient être modifiés également. Aujourd’hui il est très rare de trouver des machines dont le stockage ou la carte Wifi ne sont pas montés sur des ports M.2 amovibles. Mais beaucoup de composants sont totalement inaccessibles car soudés directement sur la carte mère.

Framework

C’est le cas de plus en plus souvent de la mémoire vive qui est totalement ou en partie soudée sur le même circuit que le processeur. La partie graphique externe l’est également même si il existe des technologies pour dissocier cet élément du reste des composants avec le MXM notamment. Les mémoires sont depuis toujours montées sur des barrettes et leur intégration inamovible est surtout liée à une volonté de finesse des fabricants. Volonté qui répond apparemment à des sondages auprès du public qui plébiscite ce type de design.

Evidemment ce type de sondage pose souvent la question de manière biaisée ou incomplète. On demande au public si il préfère une machine plus fine et plus légère ou un engin plus épais et un peu plus lourd. Ce a quoi le public répond invariablement que, bien sûr, il préfère finesse et légèreté. Jamais on lui explique les conséquences de ce choix. Que sa batterie finira par mourir au bout d’un un nombre de cycles déjà connu lors de la vente et que la finesse de l’engin empêchera de la remplacer. Condamnant un investissement de plusieurs centaines d’euros à une durée de vie limitée d’office. Jamais on ne dit non plus que la finesse de l’engin obligera a se balader avec des dongles ou extensions pour connecter ses accessoires.

Acer Swift 7 2018

Le Acer Swift 7 : ultraportable et ultrafin. 9 mm d’épaisseur en 2018

C’est donc dans l’air du temps. On veut de la finesse alors on accepte de ne plus pouvoir changer le stockage sans avoir a retirer 40 vis, de ne pas pouvoir ôter la batterie collée au châssis ou de ne pas avoir la possibilité de mettre à jour sa mémoire vive. 

Framework se pose donc comme un héro, une solution indépendante des circuits classiques qui propose un portable d’un autre genre. Un engin fin mais capable de faire évoluer ses composants. Une idée séduisante d’un point de vue investissement mais également en tant que personne se sentant responsable de la gestion de ses déchets. Avec un portable parfaitement fonctionnel mais dont la batterie ne tient plus la charge, c’est généralement tout une machine qui est remplacée. Pouvoir y remédier serait un point très positif d’un simple point de vue écologique.

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Framework propose une vision, une alternative. Avec un ultrabook de 13.5 pouces en 2256 x 1504 pixels affichant en 3:2, son portable est intéressant a découvrir. Le châssis est constitué d’aluminium en bonne partie recyclé. Il intègre un processeur Intel Tiger Lake avec un maximum de 64 Go de mémoire vive et jusqu’à 4 To de stockage SSD en PCIe NVMe. Une webcam 720p sera intégrée, promettant une fluidité de 60 images par seconde à l’utilisation et que l’on pourra cacher derrière un œilleton de sécurité. Avec 15.85 mm d’épaisseur et 1.3 Kilo cet engin proposera une batterie de 55 Wh. Bref, ce n’est pas un monstre boursouflé et lourd mais pourtant une solution qui pourra évoluer en bonne partie. 

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Framework promet l’accessibilité à de nombreux postes : la batterie pour commencer mais également l’écran, le clavier, la carte mère, la carte Wifi/Bluetooth, le stockage et la mémoire vive. L’idée étant de pouvoir acheter un clavier neuf si le premier est défectueux au bout de quelques années. Même chose pour l’écran ou la batterie qui vieillit. Certains composants du châssis seront également accessibles pour un remplacement simple même par un particulier.

L’idée de changer de carte mère est encore plus atypique. Cela veut dire que le propriétaire d’un Framework acheté en 2021 pourrait acheter une nouvelle carte en 2025 pour mettre à jour sa machine. Avec un nouveau processeur, un nouveau chipset et un circuit graphique à jour, c’est clairement un nouveau portable que l’on finira par obtenir.

Mais ce n’est pas tout. Plusieurs modules d’extensions pourront permettre de personnaliser sa connectique. On modifiera ainsi des éléments qui semblent bien être des ports d’extension intégrés auquel on pourra connecter différents connecteurs. Des ports avec des prises USB type-C ou USB Type-A, du HDMI, du DisplayPort, un lecteur de carte MicroSDXC ou une prise casque.

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Bref des éléments propriétaires sur lesquels on pourra connecter un module contenant le convertisseur de son choix. Il sera ainsi possible de choisir de ne pas intégrer de port HDMI mais de le remplacer par un DisplayPort. Un module de stockage sera également accessible et on pourra enlever un port USB pour le remplacer par un module proposant plus d’espace.

Framework

Framework veut faire de ce type de modules un nouveau format, proposant ainsi à des industriels tiers de fabriquer les leurs que la marque se chargera ensuite de distribuer via son site. De telle sorte que si une entreprise veut, par exemple, produire un module de capture vidéo, il serait facilement accessible au public.

Framework

Tout ce qui est accessible à une extension USB 3.0 serait a priori intégrable dans ce type de module. Framework travaille par exemple à une extension permettant de profiter d’un port Ethernet Gigabit.

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Framework : de la théorie à la pratique

Reste de grands défis pour Framework. Sur le papier l’idée est séduisante mais elle a beaucoup problèmes a résoudre pour être viable. Il faut d’abord convaincre le public, et ce ne sera pas facile.

Si les particuliers peuvent voir dans ce type de projet une solution intéressante, le nombre de personnes susceptibles de profiter de ces évolution est très limité. Peu, très peu, de particuliers n’ayant qu’une petite trappe a ouvrir pour changer un stockage ou de la mémoire vive il y a encore quelques années ne prenaient la peine de le faire. Installer une barrette de mémoire vive est un jeu d’enfant mais la plupart des gens s’arrêtent à l’étape d’avant. Non pas le moment où l’on cherche comment intégrer de la mémoire mais plutôt comment trouver le composant compatible avec sa machine. Evidemment La société derrière Framework aura tout intérêt à lister les composants compatibles et même à les distribuer. Restera alors a passer à la seconde étape, commander le produit et l’installer soi même. Et ce n’est pas gagné.

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Le Compute Card d’Intel, un produit abandonné en 2019 qui permettait une évolution facile des portables

De nombreuses tentatives de ce genre on déjà été tentées, de la part de sociétés nouvelles ou de géants bien établis dans différents domaines. Le constat qui est fait est quasiment toujours le même, l’industrie n’a aucun intérêt a suivre ce type de mouvement et la société qui lance son produit se retrouve vite très isolée. Sans materiel compatible autre que celui qu’elle produit. C’est la grande différence entre le marché PC classique des tours de bureau et celui des portables. Si le premier dispose d’une véritable armada de produits tous compatibles les uns avec les autres c’est parce qu’il s’est construit entièrement sur cette idée de compatibilité. Le marché portable a fait totalement marche arrière. Les rares normes communes entre les marques de portables ne concernent que des éléments déjà interchangeables chez les concurrents : mémoire vive, stockage et cartes M.2 comme les modules Wifi/Bluetooth. On remarque au passage que ces éléments sont également intégrés dans le monde des PC de bureaux…

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Un module graphique MXM Nvidia Tesla

Il n’y a pas de norme comme le ATX ou le ITX pour les cartes mères dans le monde du portable et tout le monde fait sa solution à sa sauce. Il pourrait y avoir une norme de circuit graphique comme le MXM mais cela sous entends un retour à des machines plus épaisses. Et cela ne serait intéressant que si de nombreuses marques productrices de portables se penchaient sur le sujet en proposant une extension MXM car cela amènerait de nouveaux constructeurs a proposer ce type de modules. Ce n’est clairement pas le cas.

Pour la batterie, même à l’époque où toutes les solutions étaient amovibles, jamais les constructeurs ne se sont entendus pour les rendre inter-compatibles entre marques. Au contraire, chacun y allait de sa solution propriétaire tant au niveau de l’accroche physique que des connecteurs. Pas de raison que le marché gagne en sagesse  aujourd’hui.

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Si on fait le bilan du Framework face à une machine concurrente

Mettons le projet Framework face à une solution commerciale standard. Qu’apportera t-elle de plus ? La possibilité de choisir sa connectique et donc de doubler par exemple ses sorties jack audio ou de rajouter un port HDMI. C’est un atout mais il faut bien avouer qu’il est maigre face à ce que propose le marché en terme de solutions externes. Un simple hub USB Type-C ou Thunderbolt peut apporter l’ensemble des ports supplémentaires proposés par Framework. Ce sera certes moins bien intégré mais avec l’avantage d’être compatible avec tout type de machine et non pas dépendant d’un format qui enfermera l’utilisateur chez un nouveau constructeur. 

C’est également une possibilité qui subit l’érosion concurrentielle. Le tarif de ces hub USB Type-C ou Thunderbolt fluctue et n’est pas lié au bon vouloir d’une seule société. Les options pour Framework étant distribuées par une seule marque et sur un seul site, elle ne seront pas soumises à la même concurrence. Elles resteront plus chères que les solutions concurrentes.

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Le module de stockage du Framework

Ajouter une option de stockage ? C’est un plus mais cela peut se compenser par la possibilité d’ajouter une simple clé USB. A demeure avec un modèle ultra compact sur un port USB ou de manière classique en l’ajoutant en cas de besoin. Le recours à des cartes SD est également une solution sur certains portables pour étendre le stockage, leur prix s’est écroulé et leurs débits sont en hausse.

Reste les options de remplacement des composants internes qui sont une promesse réellement intéressante. Pouvoir changer sa carte mère c’est l’assurance de retrouver un meilleur niveau de performances avec un processeur plus puissant, un chipset adapté et un circuit graphique au niveau. Un remplacement au bout d’un temps d’amortissement serait sans doute un énorme plus. Mais cela pose plusieurs questions épineuses pour la solution Framework.

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Quelle garantie aura l’acheteur de voir une carte mère compatible avec son materiel au bout de 3 ans, 5 ans ou 10 ans ? La grande question est la pérennité de Framework. Car si la société se lance en 2021, sa clientèle sera faible le temps de se faire connaitre. Et comme je me doute que les tarifs proposés par la société ne seront pas donnés1 la base de client ne devrait pas être énorme. 

Au bout de combien de temps ces clients vont “repasser à la caisse” et acheter une nouvelle carte mère pour leur portable Framework ? 3 ans ? 5 ans ? 8 ans ? Et pendant ce temps, comment Framework va t-elle prouver l’intérêt de son concept ? Qu’est ce que la société va gagner avec la vente d’un portable à son lancement et une carte mère 5 ou 8 ans plus tard ? Quelle sera sa rentabilité ? A quels tarifs sera t-elle obligé de vendre ses accessoires pour fonctionner ? Peut t-on faire confiance à une société comme Framework sur une période aussi longue en informatique ?

Lenovo Flex 14 2014Le Lenovo Flex 14 : un portable innovant de 2014

Autre soucis majeur, l’évolution des formats, des standards et des tarifs. Si le concept des ports interchangeables permet de résoudre le soucis lié aux changements de formats. D’anticiper l’apparition d’un nouveau type de port par exemple, cela ne permet pas de voir à long terme à quoi vont ressembler les portables de 2025 ou de 2030. Il est très difficile de voir aujourd’hui quelles évolutions majeures vont arriver sur le secteur dans le futur mais les évolutions depuis les 5 ou 10 dernières années en arrière laissent entrevoir le chemin parcouru. Est-ce que aujourd’hui vous auriez envie d’un portable d’il y a 5 ans ? D’il y a 8 ou 10 ans ? Il est fort possible que de nombreux bouleversements arrivent dans les années qui viennent tant au niveau esthétique que materiel. Des bouleversements majeurs maintenant que la course à la performance et au rendement des processeurs et relancée. Avec AMD dans la bataille, Intel qui doit réagir et ARM qui montre ses capacités au travers des solutions d’Apple… Le marché va entrer en ébullition. Et cela passera sans doute par l’apparition non seulement de nouveaux formats mais également de nouvelles extensions. De nouvelles possibilités. Autant d’éléments que Framework ni personne, ne peut anticiper à 3 ou 5 ans. Or tout le principe de Framework c’est de vous promettre une durabilité sur ce type de période.

Le concept de Framework c’est, d’une certaine mesure, le pari d’un immobilisme technique. Le pari d’une machine qui ressemblera en 2025 ou 2028 à celles d’aujourd’hui. C’est un enfermement dans les propositions de la marque également, sans bénéficier des avantages des concurrents. Un choix qui peut se comprendre mais qui est loin de l’opportunisme qui caractérise souvent les meilleurs achats informatiques. Si dans 5 ans la carte mère compatible avec votre PC Framework est proposée à un tarif représentant 50% du prix d’un portable neuf chez un concurrent en promotion. Si votre portable lui même commence a donner des signes de fatigue au niveau de sa batterie, de sa charnière et de son écran. Si les modules amovibles de la connectique commencent a avoir du jeu… Allez vous décider de repartir pour 5 années de plus avec cet investissement déjà un peu bancal et sans aucune garantie ou achèterez vous un portable neuf ?

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L’idée de Framework est intéressante mais ne va pas dans le bon sens

Framework c’est une bonne idée, une idée logique, celle du monde des PC de bureau. Malheureusement elle n’a aucune place dans le monde très concurrentiel des portables et ultraportables d’aujourd’hui. Si l’idée était a développer il faudrait que cela se fasse au travers d’un consortium de marques comme c’est le cas pour le Wifi, l’USB ou le Bluetooth. Un “pot commun” où toutes les marques pourraient piocher des idées a développer.

Et cela ne se fera jamais pour des raisons simples. La première étant que rendre son portable compatible avec les composants de ses concurrents équivaudrait a développer des machines pour ses concurrents. Acheter un portable haut de gamme d’un côté puis le mettre à jour avec des produits moins chers chez une autre constructeur dans la durée c’est un bon moyen de ne pas faire d’affaires. C’est également un bon moyen de ne pas vendre de nouveaux portables.

Evidemment il est rageant de voir des machines parfaitement viables partir à la déchetterie parce qu’un écran est cassé ou qu’une batterie ne tient plus la route. Mais le problème n’est pas vraiment lié à la possibilité d’obtenir les pièces détachées. Il est surtout dû au fait que de nombreux constructeurs ne se soucient pas vraiment de la réparabilité de leurs produits.

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Changer de la mémoire ou un stockage est un jeu d’enfant aujourd’hui mais, paradoxalement, ce n’est plus accessible

Et on touche là du doigt un problème évoqué au début de ce billet. Il y a quelques années en arrière, lorsque les machines ne jouaient pas à la course à la finesse esthétique, il était possible de faire beaucoup de choses dans un ordinateur portable. Changer facilement toute la carte mère, ajouter ou enlever des stockages autrement plus encombrants que les SSD M.2 d’aujourd’hui, modifier la mémoire vive… La batterie était externe et non collée à l’intérieur et il y avait beaucoup de place pour les différents connecteurs sur les tranches des châssis. Aujourd’hui on souffre d’un défaut lié à la finesse extrême des machines et, justement, à une volonté de contrôle des constructeurs.

Certains produits sont pointés du doigt pour leur côté irréparable. Leur ouverture est synonyme de destruction et certaines marques estiment que l’ensemble des ressources constituant un ordinateur portable sont parfaitement jetables. C’est un constat amer mais c’est un élément totalement ancré dans nos habitudes de consommation aujourd’hui. Le marketing a poussé vers des designs qui ne sont pas compatibles avec l’accessibilité. Il ne tient qu’aux constructeurs de faire marche arrière et de proposer des produits plus évolutifs. Pas forcément des monstres de 3 cm d’épaisseur pour autant, un ingénieur spécialisé dans ce type de développement me confiait qu’en passant un portable actuel de 17 mm à un équivalent en 20 mm d’épaisseur on pourrait retrouver non seulement une énorme latitude d’évolution mais également une bien meilleure connectique. Sans parler de l’emploi d’éléments plus solides au niveau des charnières et des matériaux pour faire durer l’ensemble. 

Framework

Framework ne fait que répéter le problème actuel en contournant une partie de ses conséquence avec des gadgets. Proposer des connecteurs amovibles reste ce que j’appelle un gadget. Pourquoi ne pas faire la promesse d’un portable vraiment ultra solide avec plus de connecteurs tout simplement ? Pourquoi ne pas proposer un portable avec une large trappe pour changer stockage et mémoire vive d’un simple coup de tournevis ? Pourquoi ne pas proposer un portable avec une batterie amovible externe ? Ou un modèle permettant d’accéder à sa carte mère en ôtant quelques vis ?

Framework tourne autour du pot, proposant un engin qui à les mêmes défauts que ses concurrents tout en ajoutant un peu de magie technologique pour compenser. Surtout, la marque fait une promesse dans le futur en n’ayant aucune garantie de pouvoir la tenir. Et, si la Framework y parvenait, ce serait sûrement à des tarifs de “seconde main” difficiles a mettre en concurrence face aux machines neuves.

Framework : un portable aux composants facilement remplaçables © MiniMachines.net. 2021.

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Le 3D Print Congress & Exhibition 2021 est annulé, un rendez-vous à Paris est annoncé

Par : Mélanie R. — 25 février 2021 à 11:30

On se demande tous quand est-ce qu’on pourra enfin arpenter les allées d’un salon, aller à la rencontre des exposants, toucher des pièces, découvrir les dernières innovations…Malheureusement, il faudra attendre encore un peu : le célèbre salon professionnel français 3D…

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3D Hubs et Protolabs veulent créer la plus grande offre de fabrication au monde

Par : Mélanie R. — 25 février 2021 à 00:01

En janvier dernier, le service d’impression 3D Protolabs annonçait le rachat du service de fabrication en ligne 3D Hubs. Lancé en 2013, ce dernier a connu de nombreuses évolutions au cours des dernières années, en commençant par proposer une plate-forme…

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LG va rendre WebOS accessible aux autres fabricants de téléviseurs

Par : Pierre Lecourt — 25 février 2021 à 12:12

Si vous êtes fabricant de téléviseur aujourd’hui, vous pouvez pour quelques euros, ajouter un SoC, de la mémoire vive et du stockage de manière à proposer des fonctions avancées à votre écran. Entre autres choses, lui permettre d’aller piocher sur les services de streaming, d’ajouter des fonctions ludiques et de programmer des systèmes d’alerte ou d’enregistrement de vos programmes.

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Pour y parvenir, vous pouvez utiliser un système Android ou un dérivé comme la proposition d’Amazon avec ses FireTV. Vous pouvez également pousser un système développé par vos soins directement sur votre machine. Bientôt, il sera également possible d’utiliser WebOS. La solution de LG va en effet être proposée aux constructeurs de téléviseurs concurrents. La marque indique avoir déjà signé des accords avec une vingtaine de partenaires différents et prévoit d’agrandir cette liste dans le futur. Et cela semble assez logique, ce genre de négociation ne coute pas cher à la signature. Une marque ne va payer l’emploi de WebOS que si et seulement si elle intégre effectivement le logiciel dans sa gamme de produits. Une toute petite somme pour chaque téléviseur sorti d’usine.

WebOS

Dès lors, tous les partenaires de LG auront sans doute trois choix tiers pour intégrer un système complet dans leurs téléviseurs : AndroidTV qu’il faudra négocier avec Google, FireTV d’Amazon ou WebOS à signer avec LG. Le gros avantage pour ces trois solutions étant de laisser leurs développeurs externes gérer les mises à jour techniques et logicielles. Si Youtube, Netflix, PrimeVideo ou Disney font évoluer leurs applications, ce sont les ingénieurs en charge d’Android, de FireTV et de WebOS qui auront pour tâche d’adapter le système, de corriger les bugs et de le mettre à jour en cas de failles ou d’autres problèmes. Même chose pour les services de streaming de jeux comme GeForce Now ou Stadia par exemple, le fait de payer une licence offre de gros avantages en terme de coût de développement tout en rassurant le client sur la compatibilité de l’offre dans le temps.

WebOS

Economiquement, les constructeurs tiers voient arriver un nouvel acteur, ce qui permettra de mieux négocier le coût des licences en faisant jouer la concurrence… LG pouvant jouer sur la corde du prix pour attirer à lui des marques face à Android et Google. La marque garde en effet sous le coude un petit avantage technique. Les partenaires signant pour WebOS auront droit à la version 5.0 du système à son lancement et cela même si LG lui même distribuera la version 6.0 sur ses propres téléviseurs. Une avance technique qui permettra à la marque de conserver un avantage stratégique face à ses concurrents.

Pour LG, le fait que plus de téléviseurs soient vendus avec son OS aura également des effets bénéfiques, stratégiquement parlant. Avec quelques millions d’unités en plus sur le marché, capables de souscrire un abonnement à un service comme Netflix ou autre, WebOS sera sans doute mieux traité en terme de développement. Le coût de son entretien logiciel, la paye de ses développeurs, sera également diluée dans la masse des nouvelles unités vendues.

LG va rendre WebOS accessible aux autres fabricants de téléviseurs © MiniMachines.net. 2021.

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