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Les pénuries de composant poussent le prix des Raspberry Pi à la hausse

Par : Pierre Lecourt — 21 octobre 2021 à 17:27

D’habitude la fondation fait l’inverse, sabrant au mieux les prix des nouveaux Raspberry Pi tout en diminuant les plus anciens.  La toute première carte Model B 1 Go de la gamme est sortie à 35$ en 2012, la toute dernière en 2 Go est sortie à 45$ avant d’être basculée au même tarif que la 1 Go peu de temps après sa sortie. Une baisse effectuée de bon coeur par la fondation suite au tassement des prix de la mémoire vive au début 2020 qui donnait des modules 1 Go et 2 Go sensiblement au même tarif.

Raspberry Pi 4

Depuis il s’est passé pas mal de choses comme une petite pandémie mondiale et un marché qui fait grise mine au niveau de ses composants. Des évènements qui poussent aujourd’hui la fondation a revoir à la hausse les tarifs de ses cartes. La version 1 Go de la carte est à nouveau disponible et reste à 35$ prix public. Le modèle 2 Go remonte à 45$ face à l’augmentation de la mémoire vive.

Raspberry Pi 4

D’autres éléments sont sous la pression des évènements mondiaux et notamment les cartes employant des composants gravés en 40 nanomètres. Ce qui risque de rendre certains produits, notamment le Raspberry Pi 3, plus difficile a obtenir. La fondation a donc mis l’accent sur certains produits et en particuliers les Compute Module 3 et Compute Module 3+ qui sont au coeur de partenariats avec de nombreuses entreprises. Ainsi que le Raspberry Pi 3B qui reste un élément important de l’offre.

Le Raspberry Pi 3B+ est par contre mis en retrait au profit du Pi4. Les deux solutions profitant du même chipset Wifi ce qui permet aux personnes ayant besoin de ce type d’ordinateur de faire une transition d’une carte à l’autre sans trop de soucis. Gravée en 28 nano, la puce Broadcomm du Pi4 est moins problématique et sera donc moins affectée par ces problèmes. Autant lui réserver les puces Wifi réellement disponibles. Le fait que la puce des Pi 3B+ et Pi 4 soit certifiée FCC est également un élément important. Contrairement aux Compute Module 3 et 3+ qui ont nécessité un agrément de la FCC pour les produits finaux l’employant, ils ne nécessitent pas ce genre de contraintes. Les investissements consentis par les partenaires de la fondation sont donc préservés.

Ces ajustements sont temporaires et les cartes devraient retrouver leurs tarifs dès que possible. 

Les pénuries de composant poussent le prix des Raspberry Pi à la hausse © MiniMachines.net. 2021.

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Nvidia GeForce Now RTX 3080 : du cloud gaming survitaminé

Par : Pierre Lecourt — 21 octobre 2021 à 15:09

Face à une concurrence de plus en plus ouverte, Nvidia a décidé de sortir le grand jeu en matière de Cloud Gaming. Son offre GeForce Now RTX 3080 signe l’arrivée d’une nouvelle génération de serveurs qui va offrir de nouvelles performances au genre. 

Un serveur Nvidia GRID en 2013

Je suis l’aventure du Cloud Gaming chez Nvidia depuis ses débuts, avec la présentation de l’offre Grid au CES 2013… Il y a déjà 8 ans. A l’époque c’étaient les balbutiement du projet avec l’idée de monter une solution de jeu déporté dans les nuages. Tout était a faire pour la marque qui n’avait rien d’autre que sa technologie à l’époque. Pas de catalogue de jeu, pas de parc de machines installé et surtout un immense défi technologique et médiatique a relever. Le réseau pour faire transiter les données n’était pas encore forcément à la hauteur des ambitions du streaming de jeu et les gens ne comprenaient tout simplement pas l’offre de la marque.

Un jeu PC piloté par GRID sur un Macbook de 2013, totu cela paraissait être de la SF à l’époque.

En 8 ans, Nvidia a patiemment construit son système, lance GeForce Now, épaulé des studios de jeu, suivi les infrastructures réseau en déployant des serveurs à travers le monde. Fait évoluer son offre et, pendant de très longues années, porté financièrement à ses frais le développement d’une base de joueurs avec une très longue phase de test en béta débutée en 2015. Je parlais d’un Everest a gravir dans mon billet de 2013, il ne semble pas exagéré de dire qu’aujourd’hui, avec des accords passés avec 350 éditeurs de jeux différents, 1100 jeux disponibles, 90 jeux Free-to-play, des accords avec la quasi totalité des services de distribution de jeux en ligne, une présence mondiale de leurs 30 serveurs accessibles depuis 80 pays et surtout 12 millions de comptes actifs, l’offre GeForce Now a réussi son ascension.

GeForce Now RTX 3080

On se souvient des déboires de la marque avec certains éditeurs au moment de la sortie de la phase bêta de l’offre en février 2020. Activision Blizzard qui ne voulait plus être au catalogue de Nvidia alors. Avec des arguments assez difficiles a suivre de leur part d’ailleurs. Aujourd’hui la marque signe l’arrivée du catalogue d’Electronic Arts dans son offre. Avec des jeux comme Battlefield, Unravel Two, Mirror’s Edge Catalyst ou Apex Legends. Cela en plus des catalogues de Epic Game Store, Steam, Ubisoft Connect, Origin et d’autres studios indépendant. La liste des jeux disponibles est désormais hyper impressionnante et la philosophie du service n’a pas changé. Vous pouvez jouer à un titre acheté ailleurs, le seul impératif est d’être abonné au service pour y acceder. Pas besoin de racheter un jeu, il est juste nécessaire de lier le service GeForce Now à votre compte 

Mais pendant que Nvidia construisait son offre, pendant que le réseau, la fibre comme l’ADSL, se déployait de manière plus globale pour la soutenir, d’autres marques se sont penchées sur cette idée et la concurrence a commencé a s’accrocher à cette idée. Microsoft avec le XCloud, Google avec Stadia, Amazon avec Luna ou Sony avec le Playstation Now. Autant de grands noms qui viennent concurrencer la marque et le forcer a améliorer son offre et ses services.

GeForce Now RTX 3080

Aujourd’hui Nvidia annonce le GeForce Now RTX 3080, une extension de son service de base qui permet de profiter de meilleures performances de jeu. Pour cela, la marque déploie les GeForce Now SuperPOD, une nouvelle génération de serveurs de jeu équipés de solutions graphiques haut de gamme et architecturés autour de processeurs AMD Threadripper. Chaque GeForce Now SuperPOD développe 39200 TFlops et dispose de 8960 cœurs de processeur et 11 447 760 cœurs CUDA. 

Il est toujours difficile d’imaginer à quoi ressemblent ces serveurs. Et je n’ai pas de documentation très précise a vous donner. Mais cette vidéo d’un serveur d’IA de même type, un SuperPOD construit autour des DGX A100 de la marque, vous donnera une idée de ce à quoi ressemble un GeForce Now SuperPOD. Au lieu des unités dédiées à l’Intelligence Artificielle, on a ici des unités embarquant des puces graphiques RTX 3080.

GeForce Now RTX 3080

Le but du jeu pour le service de Nvidia est de pouvoir fournir aux joueurs abonnés une solution en ligne proposant l’équivalent d’une RTX 3080 et ses 35 TFlops de calcul dans les nuages.

GeForce Now RTX 3080

On se retrouve donc avec une excellente carte graphique mais également avec un processeur 8 coeurs et 16 threads, 28 Go de mémoire vive DDR4-3200 et l’équivalent d’un SSD NVMe PCIe Gen4 en terme de temps de chargement. Le tout permettant de jouer avec tous les titres compatibles en 1440p à 120 images par seconde avec tous les détails graphiques au maximum.

GeForce Now RTX 3080

L’autre point clé de cette offre vient de la répartition géographique des serveurs. Chaque pays où l’offre est déployée dispose de SuperPOD à proximité. De quoi éviter les problèmes de latence. Pour utiliser les services GeForce Now depuis un moment, je dois avouer que j’ai aujourd’hui une meilleure expérience de jeu depuis les serveurs de Nvidia sous fibre que sur un portable classique sans circuit graphique secondaire en terme de latence comme de qualité d’image. La solution Shield couplée à un écran de télévision et GeForce Now m’offre une meilleure solution graphique et une meilleure réactivité qu’un PC portable d’il y a quelques années. Sans avoir une machine qui souffle sous les doigts.

Les chiffres annoncés par Nvidia sont impressionnants avec une amélioration de l’architecture globale de son offre. La solution GeForce Now SuperPOD propose une expérience de jeu en 56 ms de latence. Le service classique GeForce Now qui propose l’équivalent d’une RTX 2080 est à 81 ms pour une qualité graphique inférieure. Pour cela Nvidia met en place un nouveau traitement des données avec l’Adaptative Sync Technology qui permet de réduire la latence au minimum possible.

Le gros intérêt de l’offre est de pouvoir retrouver les performances d’un gros PC de jeu, couteux et généralement bruyant, sur n’importe quelle machine connectée : PC portable, Chromebook, TV-Box, MiniPC et autres. Tous ces engins peuvent se transformer en machines de jeu du moment qu’elles peuvent se connecter correctement à Internet dans une région où le service est installé. Cela veut dire qu’un ultraportable en vadrouille, dans une chambre d’hôtel pendant un déplacement, va se transformer en l’équivalent d’un PC de jeu lourd, cher et encombrant pour jouer dans d’excellentes conditions. Un PC classique offrira d’excellentes performances en attendant la disponibilité de cartes graphiques moins onéreuses à l’achat.

Une Nvidia Shield pourra afficher en UltraHD 60fps avec HDR et profitera d’un traitement audio du son en 7.1 pour un rendu exceptionnel de tous les titres offrant cette compatibilité. Un portable de travail, coincé avec son propriétaire pour une astreinte quelconque, pourra lancer les derniers jeux du moment sans broncher sur le coin d’un bureau… Un smartphone ou une tablette, compatible avec le 120 Hz pourra profiter également des fonctionnalités GeForce Now RTX 3080 pour afficher des jeux PC ultra détaillés. Et, évidemment, un joueur ne voulant pas investir dans une course à l’armement permanente pour ses nouveaux PC, préférant une solution ultracompacte comme une discrète minimachines ou un engin fanless, pourra profiter d’un niveau de performances inatteignable avec son matériel.

Nvidia GeForce Now RTX 3080

Tout cela a évidemment un coût. Si les offres précédentes ne disparaissent pas, Nvidia va faire de l’offre GeForce Now RTX 3080 un étage supplémentaires à celles-ci. On conserve donc l’offre gratuite, limitée à des sessions d’une heure et sans priorité d’accès. Une offre essentiellement tournée vers la découverte du Cloud Gaming. L’offre mensuelle ou pour 6 mois prioritaire continue d’exister. Pour 49.99€ pour 6 mois elle donne accès immédiatement à ses titres, des sessions pouvant atteindre 6 heures et la possibilité de jouer en 1080p à 60 images par seconde.

Il faudra dépenser 99.99€ pour ces même six mois si on veut profiter de la version RTX 3080. Un engagement long puisqu’il n’existe pas de solution mensuelle pour le moment. Faute de place disponible, le temps que Nvidia installe ses nouveaux serveurs. La quantité limitée de slots devrait rapidement disparaitre et l’offre sera mise à jour au fur et à mesures des demandes… Il n’est pas difficile de comprendre que la pénurie actuelle de composants et le prix des solutions graphiques de dernière génération va pousser un certain nombre de joueurs a tenter l’expérience en attendant des jours plus cléments…. Ou tenter les abonnés actuels au service d’améliorer leur expérience du Cloud Gaming. 

Ce prix de 200€ annuel est élevé, cela correspond à 16.66€ par mois. Un montant mensuel équivalent à une offre du type Netflix en UltraHD, ce qui permet de relativiser l’investissement. Notamment car cela évite d’voir un PC monstrueux chez soit et au contraire l’avoir toujours à portée de ligne, même en déplacement. A noter que les membres « fondateurs » du service auront droit à une ristourne de 10% sur les tarifs. Des accès prioritaires seront mis en place des aujourd’hui mais la vraie commercialisation de l’offre n’aura lieu qu’en décembre prochain.

Nvidia GeForce Now RTX 3080 : du cloud gaming survitaminé © MiniMachines.net. 2021.

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GPD Pocket 3 : un netbook convertible avec stylet

Par : Pierre Lecourt — 21 octobre 2021 à 13:06

Le terme nouveauté n’est peut être pas le bon pour le GPD Pocket 3, l’engin reprend en effet des créations passées de l’ère des UMPC et de certains netbooks. Remis au goût du jour avec des composants beaucoup, beaucoup plus modernes.

GPD Pocket 3

Le principe de base du GPD Pocket 3 reste le même que la série précédente de machine « Pocket » de la marque. Apporter une solution informatique ultra portable avec un vrai clavier et des possibilités d’usages complètes. On retrouve ici un écran de 8 pouces – dont on ne connait toujours pas la définition exacte – piloté par un choix de processeur a faire rougir JC Vandamme en terme de grand écart.

La première option est un Pentium Silver N6000, une solution entrée de gamme donc en 4 coeurs et 4 threads et 6 watts de TDP. La seconde est un bien plus impressionnant Core i7-1195G7 Tiger Lake en 4 coeurs mais 8 Threads avec un TDP de 15 watts, des fréquences plus élevées, 12 Mo de cache et un circuit graphique Intel Iris Xe avec 96 EU.

GPD Pocket 3

GPD Pocket 3

Les deux embarqueront 16 Go de mémoire vive  LPDDR4x un SSD PCIe NVMe au format M.2 non confirmé en taille de 512 Go ou 1 To. La connectique commune aux deux machine fait état de deux ports USB Type-A (probablement de l’USB 3.1), un Thunderbolt 4.0 ou USB type-C pour le Pentium, un port HDMI, un Ethernet Gigabit, un port jack audio combo et un port modulaire pouvant s’adapter aux besoin de l’utilisateur de l’USB au VGA en passant par un port série.

GPD Pocket 3

Des éléments qu’il faut combiner avec des usages beaucoup moins classiques de l’engin. On retrouve bien un clavier Qwerty rétro éclairé, certes petit et étroit mais qui exploite la totalité de l’espace disponible, et un petit pavé tactile. Une formule qui fonctionne, déjà présente sur le GPD Micro, et qui se manipule au pouce. Ce petit pavé a été pensé pour être utilisé avec le GPD Pocket 3 en main, la pointe du pouce droit se déplaçant sur la zone de détection facilement.

Minimachines-10-2021

Ce qui va changer ici ce sont les autres usages de la machine avec un écran rotatif qui va se replier au dessus du clavier grâce à un axe central pivotant. Ce choix rappelle certains UMPC et Netbook assez anciens et peut s’avérer pratique pour pal mal d’usage. Surtout quand la machine est tactile et compatible avec un stylet optionnel. C’est une solution idéale pour certains usages et notamment des applications métier1.

GPD Pocket 3

En repositionnant l’écran sur le clavier, vous obtenez une petite tablette avec une vraie connectique de travail. Si vous lui ajoutez des outils de contrôle par exemple, avec un port série, vous avez de quoi piloter une machine outil du bout des doigts comme avec une télécommande. Bien entendu, vous pourrez utiliser le GPD Pocket 3 de manière plus classique ave une stylet proposant 4096 niveaux de pression ce qui permettra de dessiner ou de prendre des notes facilement. La machine se comportera comme un PC tout à fait normal, avec des possibilités multimédia complètes grâce à ses enceintes audio. 

GPD Pocket 3

J’adore le concept de cette minimachine, l’engin est paré pour de nombreux usages et reprend à son avantage les dimensions d’un netbook. Je n’ai pour le moment aucune idée de tarif ni de disponibilité de cet engin. L’information tombe au compte goutte de la part de GPD qui retient pour le moment encore quelques éléments cruciaux. On sait que la batterie est une 10 000 mAh avec un chargeur en USB Type-C de 45 watts; on sait également qu’on pourra profiter d’une batterie externe en Power Delivery pour recharger ou exploiter l’appareil mais aucune idée de l’autonomie à l’usage par exemple. Ce genre de détail, en plus du prix et de la définition de l’écran 8″, feront le succès de cet engin.

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TROTTINETTES 2021 : Eleglide S1 PLUS

Par : Pierre Lecourt — 20 octobre 2021 à 15:17

Tout n’est pas parfait dans cette Eleglide S1 Plus et à commencer par son plus vilain défaut. Elle n’est pas parfaitement compatible avec notre code de la route. Rien de grave cependant, juste un oubli du constructeur qui n’a pas jugé bon de disposer des catadioptres sur son châssis. Ces éléments réfléchissants indispensables pour rouler en France peuvent toutefois être ajoutés manuellement avec des bandes autocollantes au tarif accessible.

Hormis cela, tout est aux normes. La trottinette est bien limitée en dessous des 25 Km/h et dispose de l’ensemble des éléments et accessoires pour être considéré comme un EDPM et assuré en fonction.

Eleglide S1 Plus

 

Performances

La Eleglide S1 Plus ne joue pas forcément sur ses muscles pour séduire. Elle propose pourtant un moteur performant avec une solution de 400 watts quand la plupart des concurrents oscillent entre 250 et 350 watts. Simplement, ce modèle ne cherche pas à jouer sur la vitesse mais plutôt sur le couple proposé. La vitesse maximale autorisée en France pour ce type de machine est de 25 Km/h et la Eleglide S1 Plus se limite à… 24 Km/h. En pratique, je doute que cette limitation soit aussi précise que cela et on ira probablement aussi vite avec cet engin qu’avec tout type de modèle plus classique. Ce qu’il y a d’intéressant, ici, est la possibilité de dépasser d’autres postes qui demandent du muscle au système. Par exemple, la capacité maximale de  charge de cet engin est de 120 Kilos quand beaucoup de trottinettes se limitent à 100 Kg. Cela correspond bien aux gabarits les plus grands et c’est d’ailleurs un élément pris en charge par d’autres aspects de l’engin. Le moteur fournit également la force nécessaire pour grimper des côtes à 20% d’après le fabricant. Un autre bon point qui permettra plus d’usages à l’engin.

Eleglide S1 Plus

On retrouve également deux modes plus sages avec une solution Eco limitée à 9 Km/h toujours pratique pour les balades avec des piétons ou pour tracter la trottinette quand on marche à côté. Et un mode standard à 18 Km/h plus économe en énergie et donc plus endurant pour parcourir les plus grandes distances. 

Eleglide S1 Plus

Evidemment, ces chiffres sont ceux du constructeur et ils dépendent de plusieurs conditions. Monter une côte à 20% en plein hiver après 20 kilomètres en mode sport sera sans doute plus facile pour une personne de 60 Kilos que pour quelqu’un de 120… Mais cela est vrai pour tous les véhicules de ce type.

Eleglide S1 Plus

Autonomie

Le constructeur annonce 45 KM d’autonomie, ce qui est encore une fois une donnée très variable qui dépendra probablement de votre façon de rouler. En pratique, j’ai pris l’habitude de diviser par deux ces chiffres pour avoir une expérience de conduite sans contraintes. On pourra donc probablement dépasser les 20 Km en mode sport sans rencontrer de baisse de performance trop importante. Au delà l’utilisateur ressentira sûrement une évolution à la baisse des capacités de l’engin.

Eleglide S1 Plus

La marque ne précise pas spécialement la capacité de la batterie ni les éléments assemblés en interne, se contenant d’indiquer un 12.5Ah et 450 watts pour ce modèle. Une absence de détails qui ne permet pas d’estimer les possibilités de la machine. Le moteur 400 watts étant forcément plus gourmand que les solutions en 250 watts classiques, on peut s’attendre à un comportement certes plus nerveux mais aussi plus rapide à assécher la batterie. C’est en pratique le contraire avec des accélérations progressives et un comportement privilégiant l’autonomie à la vitesse ou aux sensations de puissance. Le temps  de chargement indiqué est assez long mais c’est classique sur ce type de batterie : 6 à 7 heures pour remettre l’engin s’aplomb. A noter que la Eleglide S1 Plus affiche au démarrage la tension de la batterie et son niveau de charge de manière détaillée.

Eleglide S1 Plus

Confort, conduite et ergonomie

Les roues 10″ participent au confort de conduite, munies de chambres à air, ces solutions sont parmi les plus agréables à conduire sur le segment. Plus hautes, avec un diamètre plus confortable, elles offrent une meilleure absorption des chocs et avalent plus facilement les petits reliefs de la route. Le bémol étant qu’elles nécessitent en général un moteur plus performant pour être correctement propulsées. En plus des pneumatiques, la Eleglide S1 Plus propose une petite suspension avant. Ces solutions ont des résultats assez légers en règle générale, rien de vraiment extravagant mais un peu moins de vibrations dans les bras. Combinées aux pneumatiques, ces solutions peuvent s’avérer assez confortables.

 

Eleglide S1 PlusLe deck est large, très large avec 19 cm en tout. Couvert d’une surface antidérapante, il permettra de positionner les deux pieds de côté ou d’adopter une position confortable facilement. A noter que si la potence peut être repliée de manière classique, la Eleglide S1 Plus permet également de replier les bras de son guidon. Une solution qui permettra de glisser l’engin plus facilement dans un placard, un coffre de voiture ou debout contre un mur pour la recharger aisément.

Eleglide S1 Plus

Dépliée, la trot’ mesure 54 cm de large et repliée plus que 19 cm. Enfin, et c’est un gros plus côté ergonomie, la hauteur du guidon variable permettra d’ajuster au mieux celui-ci par rapport à votre taille. Cela évite d’avoir un guidon trop bas ou trop haut, éléments qui fatiguent à la conduite et qui ont tendance à changer votre position et votre centre de gravité sur l’engin.

Eleglide S1 Plus

Le freinage est double avec un grand frein à disque mécanique à l’arrière couplé à un freinage magnétique dans le moteur. Un ensemble qui devrait offrir un mordant suffisant pour compenser la vitesse de la machine. 

Eleglide S1 Plus

On note quelques particularités autour de la machine que je n’ai pas vues ailleurs comme la présence d’un système de clef de contact. Livrées avec la trottinette, les clefs sont indispensables au démarrage de la machine. Pas de clés, pas de mise en service et donc impossibilité de partir avec en utilisant son moteur. Autres détails intéressants, un bouton de mise en marche des éclairages avant et arrière, on y reviendra, et un bouton de klaxon électronique.

Eleglide S1 Plus

La Eleglide S1 Plus propose un affichage déporté assez en relief présentant les données habituelles : Vitesse, autonomie, mode de conduite activé, distance parcourue et autres données classiques comme l’enclenchement du mode de conduite de croisière ou l’activation des phares. Cet écran déporté est lisible mais il faudra faire attention à ne pas heurter le guidon à l’usage pour ne pas l’abimer. A noter la présence d’un petit port USB sur cet affichage qui permettra d’alimenter un smartphone ou un éclairage. L’accélération est couplée à ce compteur et se fait progressivement  en appuyant sur une poignée  identique à celle du frein.

Eleglide S1 Plus

L’éclairage est bien présent mais assez bas. Le phare avant est situé au pied de la trottinette et si il éclairera probablement très bien le relief du sol pour votre conduite, il ne sera pas très visible des autres conducteurs. Je vous encourage donc clairement à ajouter un autre éclairage au guidon si l’engin vous intéresse. Cela permettra de profiter d’une bonne visibilité de la route et sur la route. Le phare arrière permettra de vous signaler de manière classique avec une lumière rouge, là encore ce n’est pas forcément très visible et on peut compenser ce souci avec un gilet réfléchissant et/ou un casque à LED.

Classique, ce modèle propose une béquille et un port de charge sous le deck. L’indice d’étanchéité indiqué par le constructeur est un IPX4, l’engin est donc insensible aux éclaboussures aussi je vous déconseillerais de rouler dans des flaques mais la trottinette devrait pouvoir circuler par temps de pluie.

Eleglide S1 Plus

Fonctionnalités annexes

Pas de Bluetooth, comme d’autres constructeurs aujourd’hui Eleglide a choisi de ne pas connecter sa solution. L’usage de fonctions Bluetooth étant la plupart du temps des arguments marketing sans réel intérêt derrière, ce n’est pas forcément une mauvaise solution. On ne saura donc pas la chaleur des batteries ou le niveau d’autonomie restant au pourcentage près… Les éléments réellement indispensables étant affichés sur le petit ordinateur de bord, cela ne devrait pas être un gros problème.

On retrouve un mode de croisière classique qui s’active en laissant la manette de gaz appuyée pendant 5 secondes à la même vitesse. Ce mode permettra de relâcher l’accélérateur et de se dégourdir les doigts. La désactivation de ce mode se fera à la première utilisation du frein ou de l’accélérateur.

La trottinette bénéficie d’une certification CE et correspond en tous points aux règles de circulation en France hormis l’absence de panneaux réfléchissant sur ses côtés. L’ajout de petits éléments autocollants sur la potence et le deck devraient régler ce détail.

Eleglide S1 Plus

Disponibilité et tarif de la Eleglide S1 Plus

Disponible en France à 429.99€ chez Darty en ce moment ou en importation depuis le stock Polonais de Geekbuying à 326€ , la Eleglide S1 Plus se situe dans la moyenne en terme de tarifs de trottinette avec des services plutôt haut de gamme en motorisation et en autonomie. Les modèles concurrents comme la Mi Scooter Pro2 sont a 550€ et les solutions entrée de gamme comme la Mi Essential se situent autour des 350€. Faisant de la Eleglide un bon compromis en terme d’investissement.

Note importante, il existe une version Eleglide S1 tout court, avec une batterie de 8 Ah bien plus légère. Si les deux se ressemblent, la seconde est bien moins chère mais également probablement moins performante. Le fait d’avoir une batterie bien plus faible mais le même moteur n’étant pas du tout cohérent en terme d’alimentation, ce second modèle est probablement une bien mauvaise affaire.

TROTTINETTES 2021 : Eleglide S1 PLUS © MiniMachines.net. 2021.

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Minisforum EliteMini HM90 : un nouveau MiniPC sous Ryzen 4000H

Par : Pierre Lecourt — 20 octobre 2021 à 12:23

Le Minisforum HM90 est un classique dans son format avec 14.96 cm de large comme de profondeur pour 5.55 cm d’épaisseur. Il s’agit donc d’un vrai MiniPC avevc pas mal de muscles à l’intérieur.

On pourra choisir entre deux puces pour cet engin, un Ryzen 5 4600H ou un Ryzen 9 4900H. Des solutions musclées qui proposeront de vastes possibilités logicielles. La marque propose le HM90 en version barebone sans mémoire ni stockage mais il peut également s’obtenir en versions préinstallées avec 16 ou 32 Go de DDR4 et de 256 à 512 Go de SSD PCie 3.0 NVMe.

Minisforum EliteMini HM90

Pour rappel, le Ryzen 5 4600H est un 6 coeurs et 12 threads cadencé de 3 à 4 GHz avec 8 Mo de cache L3 et un circuit graphique interne VEGA 6 à 1500 MHz. Le Ryzen 9 4900H est un 8 coeurs et 16 Threads allant de 3.3 à 4.4 GHz et bénéficiant d’un Vega 8 à 1750 MHz. Les deux puces à destination de machines portables dégagent un TDP de 45 watts pour la première et 54 watts pour la seconde. Des valeurs assez élevées qui obligent Minisforum à équiper le HM90 d’un système de ventilation assez lourd constitué d’un dissipateur posé sur le processeur et d’un large ventilateur aspirant l’air frais au dessus de la machine pour l’expulser ensuite sur les côtés.

Minisforum EliteMini HM90

Chaque machine propose deux unités de stockage. Un slot M.2 2280 PCIe NVMe et deux baies 2.5″ au format SATA 3.0. La mémoire vive s’installe, quant à elle, sur deux slots SoDIMM DDR4. De quoi construire des machines performantes et/ou recycler des composants que vous avez déjà. L’engin pouvant accepter jusqu’à 64 Go de mémoire vive au maximum  avec deux modules de mémoire vive de 32 Go.

Minisforum EliteMini HM90

Comptez 419€ pour le modèle Ryzen 5 4600H en barebone, 569€ en version 16/256 Go et 699€ pour le modèle le plus haut de gamme en 32/512 Go. Les versions Ryzen 9 4900H vont de 439€ à 729€ en passant par 599€ pour la solution intermédiaire. Ces tarifs sont ceux de la prévente des machines, ils seront plus chers quand les MiniPC seront réellement disponibles pour l’envoi. A noter que les modèles vendus équipés d’un SSD reçoivent également une licence de Windows 10 préinstallé. A noter que Minisforum a désormais une boutique Européenne située en Allemagne et qui sait prendre en compte la TVA au moment du paiement. 

Minisforum EliteMini HM90

On retrouve sur ces engins une connectique assez large et la prise en charge, pour commencer, de trois écrans. La présence d’un port USB Type-C avec Display Port épaulant les prises dédiées en HDMI et DisplayPort pour piloter jusqu’à 32 affichages UltraHD ) 60 Hz. On retrouve également un port Ethernet 2.5 Gbps, un Ethernet Gigabit plus classique, deux ports USB 3.1 Type-A et quatre ports USB 3.0 Type-A. Un port jack audio combo et un port jack micro sont également présents. L’alimentation 19 volts est assurée par un port USB Type-C dédié et un port antivol type Kensington Lock est également présent.

Minisforum EliteMini HM90

Le large support réseau filaire du HM90 ne l’empêche pas d’embarquer un module Wifi6 interne avec une compatibilité Bluetooth 5.1 sur un slot M.2 2230 permettant, là aussi, une certaine évolutivité.

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Build HAT : Raspberry ❤️ LEGO Technic

Par : Pierre Lecourt — 20 octobre 2021 à 11:33

Un nouveau Build HAT pour Raspberry Pi vient d’être annoncé par la fondation, il s’agit cette fois d’une solution offrant une compatibilité native avec les solutions LEGO Technic. Une excellente initiative pour marier les deux plateformes, construit en partenariat avec LEGO Education.

Build HAT

Le nouveau Build HAT propose 4 connecteurs LPF2 pour les capteurs et moteurs LEGO Technic SPIKE, il se branche directement sur les 40 broches d’une des solutions Raspberry Pi. Toutes les cartes récentes sont compatibles du Pi3A+ au Pi4B en passant par les Pi Zero. Seule contre indication, le clavier Pi 400. Le module permettra d’alimenter l’ensemble des éléments, carte Pi, moteurs et capteurs avec un jack 8 volts.

A bord du Build HAT, on retrouve un RP2040 double coeur ARM Cortex M0+ qui jouera le rôle de micro contrôleur. Les éléments de programmation seront assurés par la puce Broadcom du Pi et une programmation en Python sous RaspberryPi OS. Les éléments logiciels nécessaires sont inclus dans la dernière version du système ou peuvent être téléchargés depuis leur page Github. Un petit tour sous rpi-config sera également peut-être nécessaire si vous n’avez pas activé la communication série de votre carte.

Build HAT

L’ensemble devrait non seulement permettre une programmation fine des divers éléments mais également de réagir aux différents capteurs de manière précise et de s’adapter à différentes scénarios. Des modèles de programmation sont proposés par la fondation pour vous aider dans vos premiers assemblages. On retrouve une liste de titres de tuto assez variée avec une manette de jeu, une voiture RC Bluetooth, un traceur pour stylo, un système de surveillance de la qualité de l’air et une tête de robot.

Vendu 26.40€ avec une disponibilité en Décembre en France, le Build HAT nécessite une alimentation 48 watts compatible pas encore listée. Comptez environ 14€ pour celle-ci. 

Build HAT

L’ensemble de ces composants est, ma foi, très intéressant pour des projets éducatifs ou pour mener à bien un projet LEGO Technic un peu complexe. Il sera possible de programmer des actions fines, de les répéter à intervalles fixes ou de combiner plusieurs dispositifs ensemble pour les faire travailler de concert. Avec ce genre de dispositif et l’ingéniosité des utilisateurs de LEGO Technics, on peut s’attendre à voir débarquer des projets encore plus fous que d’habitude.

C’est parfait également comme approche pour des enfants avec une transition naturelle du jeu de construction vers le code et un exemple concret de l’intérêt de ce type de programmation. La plateforme peut permettre de créer des choses très complexes finalement assez facilement et montrer tout le potentiel de ce type de pilotage.

Build HAT : Raspberry ❤️ LEGO Technic © MiniMachines.net. 2021.

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Amazfit France : la boutique refuse le retour sous 14 jours

Par : Pierre Lecourt — 19 octobre 2021 à 17:19

J’adore les montres Amazfit et, depuis peu, je suis affilié avec leur boutique française. J’ai donc tout intérêt à vous parler des produits de la marque et à vous dire combien je les apprécie. Sauf que, suite à mon billet sur les montres connectées Amazfit GTR3, GTS3 et GTR3 PRo un de mes contacts a commandé sur leur site. 

Amazfit GTR3 Pro

Jimmy a bien reçu sa montre en quelques jours en provenance d’Espagne. Et il semble ravi de son esthétique… malheureusement pour lui la montre n’arrive pas a détecter ses différentes fonctions vitales. Pouls, SPo2 et autres ne veulent pas s’afficher à son poignet. Après une courte enquête, la raison semble être évidente, un tatouage marquant son bras semble empêcher les capteurs de la montre de fonctionner. C’est un problème courant et connu des capteurs laser embarqués dans les montres connectées. 

Amazfit GTR3 Pro

Jimmy n’a pas de pouls… 

Résultat, la montre lui est inutile sauf à la porter à l’intérieur de son bras droit ce qui n’est pas une solution qu’il envisage. Qu’a cela ne tienne, la loi lui permet un renvoi sous 14 jours d’un produit commandé par erreur. Le droit de rétractation est dans notre code du commerce. Sauf que l’aventure se complique pour Jimmy lorsqu’il en fait la demande à Amazfit France.

La réponse à sa demande de retour est classique : « We’re sorry to hear that you didn’t love your new product. We completely understand that it isn’t for everyone. We can offer a refund for part of your payment, and you can still keep the item. Is that acceptable?« 

Amazfit France demande à rembourser une (petite) partie du prix du produit et à Jimmy de garder l’objet dont il n’aura aucune utilité. Evidemment, cela ne correspond pas à la demande initiale de Jimmy qui préfèrerait retrouver ses 199.99€ pour investir dans un produit équivalent fonctionnant à travers son tatouage. Cela ne correspond pas non plus à la loi Française qui impose un retour sous 14 jours sans conditions.

Je ne sais pas vraiment sur quel pied danser avec le site Amazfit France, l’adresse de la page étant www.amazfit.com/fr je ne sais pas si il s’agit d’une antenne Française devant correspondre au droit Français ou si il ne s’agit que d’un développement francisé pour toucher le public français. L’absence de conditions générales de vente sur le site me laisse penser que la seconde solution est la bonne. 

Je vous tiendrai au courant des suites de cette aventure mais tout me laisse penser, pour le moment, qu’il est préférable de commander les produits Amazfit ailleurs que sur leur site. Les revendeurs comme Amazon proposent les mêmes tarifs et respectent le droit de rétractation. Tant que cette notion échappera à la marque, je pense qu’il vaut mieux les éviter.

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Nouveaux MacBook Pro 2021 : les bonnes nouvelles d’Apple

Par : Pierre Lecourt — 19 octobre 2021 à 16:38

Il est probablement inutile de revenir sur le matériel embarqué dans ces nouveaux MacBook Pro 2021, toute la planète en a déjà parlé et je ne vais donc pas détailler à nouveaux ces engins. Leur arrivée sur le marché est, par contre, un très bon signe pour le secteur. Une voie à suivre car Apple en a fini des errements techniques et se concentre désormais sur la pratique. Débarrassé de la mise en perspective face aux solutions PC traditionnelles grâce à ses propres puces, il n’a plus à souffrir la comparaison et à tenter de sortir du lot avec des artifices inutiles.

Macbook Pro 2021

Apple fait des erreurs… et les corrige !

C’est pour moi la plus grande leçon de cette nouvelle série de MacBook Pro 2021. De nombreuses erreurs techniques ont été faites par le passé par un Apple soucieux de se démarquer. Et la marque en a bien pris conscience avant de revenir en arrière. Je ne parle pas d’erreurs dues à une mauvaise conception d’un produit comme un élément défectueux ou un accessoire qui s’abîme trop vite comme les claviers Butterfly de la marque. Je parle d’erreurs qui en sont car il s’agit de choix allant manifestement à l’encontre des usages de leurs clients. Des choix assumés et volontaires prenant complètement à rebrousse poil leur public. Ce n’est pas une première pour la marque et c’est même un des archétypes de sa construction. Apple sait mieux que le client ce qui est bon pour lui. Ce qui est souvent assez vrai d’ailleurs. Les choix faits par les équipes d’Apple ont du sens et ils finissent par convaincre leurs acheteurs que, si cela ne parait pas le plus évident, le design ou l’intégration choisie, est pertinente.

Macbook Pro 2021

Sauf que dans certains cas ça ne l’est pas. Apple annonce ainsi sur ces Macbook Pro 2021 le retour en arrière de certains postes. On revient au Magsafe, le connecteur magnétique qui sert à charger les machines, arrimé magnétiquement au châssis de la machine. On pourra certes toujours charger l’engin en USB Type-C mais ce connecteur particulier est à nouveau en place. Un retour largement apprécié si j’en crois mes contacts.

Macbook Pro 2021

Le retour d’une vraie connectique. C’est Apple qui a lancé la mode de la connectique minimaliste grâce au Thunderbolt. C’est un choix qui n’a pas fait que des heureux et qui a posé beaucoup de problèmes aux clients de la marque. Le recours à un hub USB Thunderbolt, accessoire couteux et encombrant, n’a pas fini de faire râler les propriétaires des anciennes machines. Les nouveaux seront ravis de revoir sur le flanc de l’engin des éléments comme un lecteur de cartes SDXC et un port HDMI en plus de trois ports Thunderbolt 4. Des éléments qui ne sont certes pas indispensables à la machine mais qui, en pratique, lui apportent énormément de confort. 

Minimachines-10-2021

Le MacBook Pro avec sa Touchbar et sans touches de fonction

On pourrait également évoquer la disparition de la Touchbar au profit du retour de touches de fonction classiques de clavier. Ces changements peuvent paraître anecdotiques mais Apple les  avait motivés, avait argumenté ses choix et appuyé dessus comme étant la bonne voie à suivre pour le futur… Sauf que… Sauf que la sauce n’a jamais vraiment pris et nombre d’utilisateurs pestaient contre ces aménagements censés être pratiques en théorie mais eu final très gênants dans la vie de tous les jours.

Macbook Pro 2021

Les nouveaux MacBook Pro 2021

Le miracle d’ergonomie qu’était censé apporter la Touchbar était, au final, souvent réduit à l’affichage d’emoji ou d’éléments pas vraiment vitaux chez les utilisateurs. Les témoignages de professionnels se réjouissant de l’apparition de cet outil contextuel n’avaient pas dépassé le cadre du lancement et de la propagande Apple. Je ne connais aucun propriétaire de Mac Pro qui ait été ravi dans la durée de troquer ses bonnes vieilles touches de fonction programmables contre le gadget d’Apple. L’absence de port HDMI a  été un vrai talon d’Achille pour ces Mac car bon nombre de cahiers des charges de professionnels comprenaient la présence d’un de ces ports pour pouvoir valider un achat. Notamment dans les grands groupes. Et que dire des milliers de photographes et vidéastes professionnels, utilisant au quotidien des cartes SDXC, découvrant avec horreur la sortie des Macbook Pro sans lecteur ? 

Apple a donc compris et la marque est revenue en arrière. Ce n’est pas anodin, c’est un message fort. Apple a choisi d’écouter ses clients et d’adapter son matériel à leurs besoins. C’est une excellente nouvelle pour la marque comme pour le reste du marché car cela suggère que tout le monde peut le faire. Il n’y a aucune raison de s’entêter dans un design qui ne séduit pas vos clients mais il y a encore moins de raison de le faire dans des choix moins pratiques pour eux. Tout ce qu’un industriel va gagner à s’entêter c’est de perdre des parts de marché.

Macbook Pro 2021

Seconde bonne nouvelle : Les performances des puces Apple M1 Pro et M1 Max.

Apple a fait une excellent travail avec les nouvelles puces M1 Pro et M1 Max. La marque y a mis les moyens et développé des solutions impressionnantes. Les résultats annoncés sont ébouriffants tant en calcul pur qu’en terme de performances graphiques. Avec son choix de bifurquer vers une solution ARM développée en interne, la marque a pu mettre au service de son univers logiciel tous les éléments qui lui étaient nécessaires. Cela veut dire que non seulement les puces embarquées sont performantes mais elles travaillent sur mesures pour leur système. Cela passe par des choix de codecs maison pris en compte par les puces M1 de manière matérielle, comme par des méthodes de calcul 2D et 3D accélérées de la manière la plus optimale possible.

Macbook Pro 2021

C’est une excellente nouvelle pour le marché PC car il va vraiment falloir qu’Intel et AMD se réveillent sur ces segments. Même Nvidia est menacé par l’offre d’Apple avec un SoC qui ne consommerait qu’une fraction de ce que demande aujourd’hui une puce de la marque. Les acheteurs de ces nouveaux Macbook Pro 2021 vont pouvoir faire des choses impensables avec une station de travail classique PC aujourd’hui. L’idée de gérer autant de flux vidéo en parallèle est impensable sur un PC portable. 7 flux ProRes en « 8K », 30 flux en « 4K » ? Des performances en 3D équivalentes à une RTX 3080 mobile avec une consommation de puce de 30 watts ? Les autonomies annoncées sont également étonnantes avec jusqu’à 21 heures de lecture vidéo et  une recharge de 50% de la batterie en une demie heure de connexion au secteur. Techniquement, si on considère ces engins comme des solutions personnelles et que l’humain qui les utilise doit dormir de temps en temps, ces MacBook Pro 2021 ne seront jamais à court de batterie.

Macbook Pro 2021

Si les différents acteurs du monde du processeur ne se remuent pas les méninges pour pousser en avant leurs propres architectures, on se demande ce que va devenir le marché dans le futur. Si Apple arrive à faire ça avec une consommation de 30 watts, qu’en sera t-il de leurs vraies stations de  montage sédentaires où le constructeur pourra dépasser les 300 watts ? Imaginez faire dix fois mieux ? Je ne parle pas des concurrents sous ARM qui doivent voir les puces M1 comme des instruments du diable. Les solutions Qualcomm, Nvidia, Mediatek, Rockchip et consorts paraissent être coincées au moyen âge du processeur face à celles d’Apple.

Macbook Pro 2021

Le SoC Apple M1 Max

C’est une bonne nouvelle car on peut espérer un vrai mouvement de fond de la part du marché PC. Des investissements massifs autour de la Recherche et Développement et même un rapprochement plus complet entre certains acteurs. Il faut dire les choses clairement, si le monde PC ne se serre pas les coudes dès maintenant, au vu des progrès effectués par Apple à chaque nouvelle puce, les parts de marché d’Apple n’en finiront pas de gagner du terrain. Editeurs et concepteurs de puces x86 comme ARM doivent travailler de manière totalement symbiotique désormais. Ou risquer beaucoup de désillusions.

Macbook Pro 2021

Troisième bonne nouvelle : le clavier

Apple n’hésite pas à proposer un clavier contrasté avec son châssis. C’était déjà le cas pour les séries précédentes mais c’est un bon rappel pour la série actuelle. Les nouveaux Macbook Pro ont un contraste important entre leur châssis et la partie clavier. La marque préférant des touches noires avec un fort contraste sur les lettres rétro éclairées. L’idée étant de rendre l’ensemble lisible dans toutes les conditions.

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Mais, on a également une évolution importante face aux claviers précédents. Ci dessus, le clavier du MacBook Pro actuel avec sa TouchBar. Le fond du clavier est clair, ce qui rend le rétro éclairage qui entoure le dessin des touches moins visible. Apple a passé ce fond en noir pour rendre l’ensemble plus simple à deviner. Non seulement les lettres sont lisibles mais la forme des touches sera également plus facile à comprendre à l’usage.

C’est un détail que devraient lire les concurrents avant de sortir des claviers avant tout esthétiques. Beaucoup de constructeurs de PC ne pensent absolument pas à la lisibilité de leurs machines, préférant faire correspondre leur jeu de touches au fond du châssis. Pourquoi pas en théorie sauf que quand votre portable est de couleur claire et que votre clavier est rétro éclairé vous créez un lettrage clair sur clair parfaitement illisible et un clavier inexploitable. Il ne faut pas forcément contraster clavier et fond de châssis mais les touches se doivent être sombres si votre clavier affiche des lettres blanches. Sinon votre dispositif ne sert à rien. Si le reste de l’industrie pouvait s’en rendre compte ?

Macbook Pro 2021

Quatrième bonne nouvelle : une webcam FullHD et du HDR

Exit le 720p, ce mouvement déjà amorcé par certains autres constructeurs avec l’explosion du télétravail et de la visioconférence, se confirme. Le recours à une webcam 1080p est une bonne chose même si Apple aurait pu pousser son travail avec l’intégration d’une solution de reconnaissance de visage dans ce dispositif même si le TouchID est toujours présent. On peut compter sur Apple pour avoir choisi des éléments optiques et techniques de bonne qualité et donc percevoir une réelle compétence dans ce nouvel usage de la visioconférence. 

L’encoche faite dans l’écran est un choix particulier qui correspond aux aspirations d’Apple et à sa maitrise logicielle. Je ne suis pas sur qu’elle fasse l’unanimité et on a un peu l’impression parfois que les tentatives coûteuses d’Apple vont et viennent de manière assez erratiques. La Touchbar qui disparait d’un côte et le Notch qui apparait de l’autre. Il y a vraiment une volonté de garder toujours un design unique, différent du reste du marché. Une signature qui identifiera une machine Apple de la concurrence en un seul coup d’oeil.

Macbook Pro 2021

Mais il ne faut pas regarder cette encoche dans l’écran comme de l’espace perdu sur l’affichage mais au contraire les zones entourant le Notch comme de l’espace gagné. Si l’usage que vous avez ne peut pas profiter pleinement du choix d’Apple alors la totalité de la barre du haut sera oblitérée de noir… Regarder un film ou lancer un jeu par exemple, ces activités ne seront pas génées par le Notch, la totalité de la zone supérieure sera alors oblitérée. Mais si votre logiciel compte une barre de menu correspondant aux cahier des charges d’Apple, votre logiciel pourra prendre en compte cette zone particulière et alors vous allez gagner de l’espace. Les menus éviteront simplement de se placer sous la zone inexploitée.

Certains constructeurs de PC ont réussi à intégrer des capteurs de webcam dans des bordures ultrafines, aussi fine que les 3.5 mm d’Apple. C’est pour autant rarement des solutions au niveau de ce que présente Apple. Le constructeur annonçant un module 1080p avec 4 éléments optiques et un f/2.0. Des éléments qui demandent encore de la place au niveau intégration.

L’adoption d’un écran HDR haute définition 120 Hz est également une nouvelle intéressante pour le marché. C’est un nouveau jalon qui va permettre à Apple de se démarquer pour un temps et qui va pousser les  autres constructeurs à s’intéresser à ces solutions. Je ne sais pas combien coûte cette dalle à la marque mais j’ai ma petite idée sur un tarif assez élevé. Ce choix va permettre à de nombreux créateurs de sauter le pas vers du HDR, ce  qui est le début d’un cercle bénéfique pour Apple. Si le contenu proposé passe de plus en plus au HDR, il faudra un écran compétent pour en profiter. Les machines le permettant n’étant pas nombreuses, cela poussera à investir dans du Apple.

Macbook Pro 2021

Très bonne nouvelle : le marché PC adore copier Apple

De nombreux acteurs du monde PC ont suivi les errements de la marque à la pomme. Disparition des lecteurs de cartes SDXC, emploi de lecteurs de cartes MicroSDXC moins compétent au mieux et absence complète au pire. Disparition des ports vidéo au profit de ports USB Type-C perdus dans un châssis vide. J’aurais presque aimé qu’Apple renoue avec l’Ethernet et ajoute un port 2.5 Gbs pour pousser les autres à s’y intéresser.

Il faut donc s’attendre à voir de prochains portables avec ce type d’équipement à bord, au moins le lecteur de cartes et la fin du « tout USB Type-C » dans les mois à venir.

Macbook Pro 2021

Il est également possible que les constructeurs se penchent vers d’autres choix plus problématiques de la part d’Apple comme le « Notch ». Cette encoche faite dans le centre haut de l’écran qui abrite la webcam 1080p. La marque peut se permettre ce genre de choix de part sa maitrise de l’intégration logicielle du système. Un outil logiciel permet de détecter l’existence de cet élément. Si le système sait que le Notch est présent, alors il va jongler autour de celui-ci pour éviter d’afficher des éléments derrière. Les menus et autres options du système vont tourner autour de ce « No Pixel Land » et, dans le pire des cas, s’afficher après. 

Mais si les constructeurs de PC font cela, ce genre de choix empiétant sur l’écran, même avec un recours à un subterfuge logiciel, ce sera surement catastrophique sous Windows. Il faudrait que Microsoft travaille main dans la main avec le constructeur pour que cela soit viable. Et encore, on imagine  très bien que les éditeurs de logiciels ne prendraient pas en compte ces éléments techniques et afficheraient allègrement derrière l’encoche. L’avenir le plus probable sera dans une augmentation des qualités des cameras embarquées et dans l’adoption de systèmes proches des Asus Zenbook avec leur léger relief au dessus de l’écran qui joue le double rôle dans l’ouverture du châssis et comme abri l’intégration d’une webcam.

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Apple marque la cadence

Bien sûr, l’environnement logiciel d’Apple ne bouge pas et son enfermement technique va toujours plus loin en avant. Aucune possibilité de choisir son système, une dépendance totale du bon vouloir de la marque en terme de réparabilité et des mises à jour quasi impossibles. Les prix sont élevés mais avec les hausses de tarifs de ces derniers mois, le prix d’un Macbook Pro 2021 de 14″ ne semble pas si délirant face à la concurrence PC. Surtout si on le compare d’un simple point de vue performances et services.

J’ai bien conscience que ces engins ne sont pas pour tout le monde et que la majorité des lecteurs de Minimachines n’achèteront pas ce genre d’engin. Comme leur nom l’indique, et peut être plus que pour la génération précédente, les Macbook Pro 2021 sont à destination des professionnels et  probablement avant tout aux personnes ayant besoin d’un outil pour des métiers graphiques et vidéo. 

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Un Zenbook double écran, bonne idée en théorie, fausse piste en pratique

Je ne vois pas encore l’arrivée de ces portables comme de vrais concurrents pour le marché PC traditionnel pour le moment mais plutôt comme un avenir pour celui-ci. Une voie à comprendre et à intégrer pour que les autres constructeurs réagissent. Corrigent leurs errements et leurs ratés et se concentrent sur l’essentiel  : fournir des outils efficaces pour exploiter au mieux les logiciels et les outils dont on a besoin. Pas des cours de récrés où on expose des gadgets le plus souvent couteux et inutiles comme des doubles écrans, des LEDs RGB en pagaille ou des fonctions mal maitrisées.

Apple semble avoir compris le message et concentré son attention sur l’essentiel : les performances et le confort. Le reste, les gadgets et les fonctionnalités secondaires passant largement au second plan. Si seulement le reste du marché pouvait se concentrer sur ces points.

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Huawei Matebook X 2021 : un nouveau 13 pouces sous Tiger Lake

Par : Pierre Lecourt — 18 octobre 2021 à 16:17

Le dernier Matebook X 2021 de Huawei est une belle plateforme de travail construite autour d’un écran 13″ en 3000 x 2000 pixels soit 278 ppp. Un ratio 3:2 qui commence enfin a décoller sur le marché avec de plus en plus de produits qui se tournent vers ce format d’écran plus orienté productivité que loisir et vidéo.

Huawei Matebook X 2021

Les formats 16:9 et 16:10 ont eu la part belle pendant de longues années et restent très largement majoritaires sur le marché. Mais depuis quelques temps, et probablement depuis que Microsoft en a fait un cheval de bataille sur ses propres productions, le 3:2 commence a être reconnu et plus facilement disponible. L’écran en profite ici pour être tactile avec 10 points de contact et employer une dalle LPTS qui lui offre des angles de vision de 178°. La dalle affiche une luminosité de 400 niyts et colle à une colorimétrie 100% sRGB. 

Le dernier né de Huawei, le Matebook X 2021 emploie une dalle de ce type pour un ratio de 90% de surface d’affichage sur la totalité de l’espace disponible. Un engin qui pourrait se résumer en un affichage très confortable dans un encombrement très réduit : 28.46 cm de large seulement pour 20.67 cm de profondeur et une épaisseur de 13.6 mm. On est en dessous de la feuille A4 pour un poids de tout juste 1 kilo.

Huawei Matebook X 2021

Le clavier occupe le maximum d’espace disponible.

A l’intérieur on retrouve un Core i5-1130G7 Tiger Lake d’Intel, une puce de onzième génération qui développé 4 coeurs et huit threads associés à un circuit Iris Xe dans un TDP de 15 watts. Il est associé à 16 Go de mémoire vive LPDDR4x-3733 et 512 Go de stockage PCIe NVMe.

Huawei Matebook X 2021

Une batterie de 41 Wh est intégrée sans qu’aucune mention d’autonomie ne soit précisée. Une double paire d’enceintes médium aigu est intégrée et on retrouve un bouton de démarrage avec un détecteur d’empreintes digitales, un module radio en Wifi6 et Bluetooth 5.1, une connectique comprenant deux USB 3.2 Gen2 Type-C, un port jack 3.5 mm pour casque et micro et… une webcam cachée sous une touche du clavier.

Huawei Matebook X 2021 Huawei Matebook X 2021

Je vous parlais il y a quelques jours du Matebook 14s de la marque qui faisait table rase de cette option pour revenir à une solution plus classique tout en ajoutant une connectique plus large. Ici Huawei a copié collé son offre précédente et répété les mêmes schémas d’intégration…

Huawei Matebook X 2021

Vendu pour le moment uniquement en Chine à 8999 Yuans soit environ 1200€ HT, l’engin n’a pas de date de sortie annoncée pour le reste du monde. 

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Minisforum débute la commercialisation du HX90

Par : Pierre Lecourt — 18 octobre 2021 à 12:47

Minisforum a voulu tenter quelque chose d’assez difficile avec son HX90, recevoir l’attention d’un plus grand public. La marque n’a pas hésité a envoyer des samples de son appareil à de grandes chaines Youtube et a payer quelques « prise en main » pour faire connaitre ce nouveau modèle du plus grand nombre…

Minisforum HX90

Et c’est l’éternel mythe d’Icare, à vouloir monter trop haut, la marque y a laissé quelques plumes. Les exemplaires de préproduction sont arrivés en piteux états et certains éléments technique mal maitrisés avaient été remplacés. Le « métal liquide » utilisé pour assurer la meilleure conduction possible de chaleur entre le processeur et le dissipateur de la machine s’est retrouvé un peu partout dans l’engin. Dispersé lors du transport ou ne passant pas certains tests d’usine et donc remplacé par des matériaux plus standards. Certains samples n’avaient plus du tout de ce « métal liquide » mais recouraient à de la classique pâte thermique. le corps du châssis censé être en fibre de carbone était en fait en plastique traité de manière à ressembler à de la fibre de carbone… Bref des éléments qui ont permis à ces chaines Youtube d’éreinter la machine en disant au mieux que ces samples étaient mauvais ou, au pire, que la marque était à fuir…

D’autres testeurs ont reçu l’engin et, sans se pencher trop loin sur les entrailles de la machine, l’on trouvée tout à fait intéressante et compétente. A partir du moment où on ne détaillait pas le problème qu’avait le constructeur avec son « métal liquide » sur le HX90, tout semblait aller pour le mieux.

Les excuses de Minisforum étaient légères, si tout le monde peut comprendre qu’il s’agit de sample, il vaut mieux dans tous les cas prévenir de la qualité du produit et des possibles problèmes techniques rencontrés lors de l’assemblage de celui-ci. Après ce retour de flamme, des vidéos montrant comment l’assemblage du HX90 était réalisé sont apparues puis d’autres montrant que désormais l’engin pouvait résister à des chutes assez hautes et qu’il ne craindrait plus les transports. Bref, une sorte de « Damage Control » pour essayer de sauver la réputation du HX90.

Aujourd’hui le produit est mis en vente et l’engin est assez intéressant pour qui voudrait prendre le risque. En réalité le risque est assez faible puisque la marque maitrise probablement bien son sujet désormais. Assembler correctement une machine en recourant à du métal liquide n’est pas compliqué à partir du moment ou le personnel ayant cette tâche a effectué est correctement formé et outillé. Reste que la fausse fibre de carbone restera toujours décorative…

Minimachines-09-2021

Le site de Minisforum en Septembre

Le discours de la marque a d’ailleurs évolué sur ce point. Le châssis était présenté comme disposant d’éléments en fibre de carbone en Septembre dernier d’une manière a laisser entendre qu’il s’agissait de morceaux entiers de la carcasse. 

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Le site de Minisforum en Octobre

Désormais le site détaille le fait que cette fibre de carbone est mélangée à un plastique de type ABS. Un « assemblage  » de matériaux n’ayant probablement aucun intérêt pratique, ni pour la résistance mécanique, ni pour la dissipation thermique, ni même pour contrer un éventuel incendie… Mais au moins c’est plus juste d’un point de vue communication.

Minisforum HX90

On pouvait espérer un ajustement tarifaire de la part de Minisforum pour le lancement du HX90. La machine qui avait été annoncée à 531€ en barebone est finalement plus chère que prévue à 559€. Le modèle 16/256 était annoncé à 674€ il est à 688€. Même chose pour les versions 16/512 Go et 32/512 Go annoncées respectivement à 700€ et 767€ qui sont respectivement vendus à 714€ et 783€. Ces écarts de prix peuvent être liés à différents éléments et notamment des fluctuations du cours du dollar… Mais entre une annonce d’un prix en Août et un tarif plus cher en Octobre… le compte n’y est pas. Surtout si on doit ajouter 35$ de frais de transport et de « TVA » à la note finale. Cela revient à 684$ et donc 590€ pour le modèle nu.

Minisforum HX90

La machine reste techniquement très intéressante avec son processeur AMD Ryzen 9 5900HX, son chipset graphique Radeon Vega, deux slots de DDR4, un emplacement M.2 2280 PCIe NVMe, deux emplacement 2.5″ SATA 3 et un ensemble de compétences techniques très complet. Avec un peu de recul, nous verrons probablement mieux de quoi cet engin est capable, notamment avec le recours d’acheteurs particuliers qui iront vérifier la totalité des possibilités et éléments techniques embarqués.

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reMarkable change de modèle avec des fonctions sur abonnement

Par : Pierre Lecourt — 15 octobre 2021 à 17:18

Les liseuses reMarkable sont des solutions assez haut de gamme qui proposent des fonctions avancées comme la reconnaissance d’écriture, la prise de notes et le stockage de celles-ci dans les nuages.

reMarkable

L’idée est d’avoir un objet complet. Une liseuse standard avec toutes les fonctions habituelles liées à un écran à encre numérique. Mais les solutions reMarkable permettent également, grâce à un stylet actif, de prendre des notes, de souligner ou de commenter des documents directement à l’écran. Le propriétaire achète une de ces liseuse pour profiter de l’ensemble de ces fonctions, c’est pour cela qu’il investira ici trois ou quatre fois le prix d’un modèle entrée de gamme.

reMarkable

Sauf que cela vient de changer puisque la marque demande aux nouveaux clients de ses liseuses de passer par un abonnement mensuel pour pouvoir profiter de toutes les fonctions de l’objet. Cela ne concerne pas les anciens propriétaires de la liseuse. Si vous avez acheté celle-ci avant le 12 Octobre, rien ne change. Mais désormais vous devrez payer entre 4.99€et 7.99€ par mois pour profiter de toutes les fonctionnalités.

Si vous décidez d’acheter la liseuse sans abonnement vous aurez droit aux fonctions basiques de l’objet. En passant par un premier abonnement à 4.99€ vous pourrez en plus profiter d’un stockage dans les nuages illimité de vos données et prises de notes. Ce qui, a moins d’avoir la capacité à écrire une tonne de documents quotidien, aura bien du mal a dépasser quelques mégaoctets par semaine.

Pour 7.99€ par contre vous pourrez bénéficier de tous les services de l’offre. A savoir ce même stockage, une intégration avec des stockages en ligne tiers comme Google Driver ou DropBox,  d’un service de reconnaissance d’écriture permettant de transcrire vos notes en documents texte éditables, d’une solution de partage d’écran via le réseau et de rabais sur d’éventuels autres achats.

reMarkable

Si vous comptiez acheter une liseuse reMarkable pour la totalité de ces fonctions, elle vous coutera donc son prix d’achat mais également 95.88€ par an pour pouvoir l’utiliser. Ce qui fait une somme assez importante très rapidement. Pour compenser ce changement reMarkable propose un rabais de 100€ pour l’achat de sa liseuse avec un abonnement  d’un an à 7.99€. Ce qui gomme la totalité de son coût pour la première année. 

2videmment, ce changement de politique va faire grincer des dents. reMarkable va surement indiquer que cela est dû au coût d’entretien de ses serveurs et à la gestion de ceux-ci.. Ce qui me parait un peu gros car les éléments stockés par les liseuses se résument à des fichiers basiques en niveau de gris ne pesant que quelques octets sur un serveur. Le coût en infrastructure du stockage proposé ne doit pas être faramineux. Il pourrait être sous traité pour un investissement minimal.

reMarkable

Les possibilités auparavant offertes et aujourd’hui disparues de se connecter à des services de stockage tiers n’ont aucune autre raison technique, ni de coût, ni de bande passante, que celle de viabiliser l’offre se stockage de la marque. C’est même pire, en enlevant cette possibilité de stocker chez Google Drive ou DropBox, la marque oblige a s’abonner à leur offre. Mais, paradoxalement, en s’abonnant à leur offre il est plus pertinent de ne pas utiliser leur stockage puisqu’il est plus pratique d’utiliser un outil multiplateforme bien intégré comme ce que proposent les concurrents. En gros on paye pour ne pas utiliser leur service. La reconnaissance d’écriture à du sens, tout comme le partage d’écran numérique, ce sont de vraies valeurs ajoutées au service, reste a savoir si pour l’obtenir vous accepterez de payer la somme demandée à reMarkable.

L’autre point qui me fait un peu peur dans ce changement d’approche, c’est la possibilité pour la marque et ses concurrents de faire de cette approche une norme. Est-ce que dans un an l’abonnement ne pourrait pas passer à 8.99€ ? 9.99€ ? A partir de combien un acheteur de cet engin décidera que le coût des services annexes n’est plus rentable par rapport à son investissement initial ? 

J’ai un peu de mal avec cette approche, de savoir que les éléments techniques sont là, disponibles, mais inaccessibles sans passer par un paiement qui dépossède l’utilisateur du produit qu’il achète. Cette location permanente me fait un peu peur. J’imagine si demain les constructeurs d’écrans haut de gamme ne proposaient qu’une colorimétrie imparfaite et qu’il faille payer mensuellement pour avoir droit à une colorimétrie 100% sRGB ou autre… Ca a l’air tiré par les cheveux mais cela ressemble un peu à ce que propose reMarkable aujourd’hui.

reMarkable change de modèle avec des fonctions sur abonnement © MiniMachines.net. 2021.

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HTC Vive Flow : la réalité virtuelle au quotidien ?

Par : Pierre Lecourt — 15 octobre 2021 à 11:38

Avec le HTC Vive Flow, la marque vise le grand public. Non pas avec un prix plus attractif, l’objet est annoncé à 549€, mais avec un design qui fait moins passer l’utilisateur pour un robot de série B.

HTC Vive Flow

A la place, vous aurez l’air d’une grosse mouche ou d’un bébé à qui on aurait mis des lunettes de soleil de haute montagne. La face avant du HTC Vive Flow est en effet constituée de deux surfaces traitées en miroir qui donnent à la paire de lunette une sorte de look d’aviateur assez étrange.

Le gros point fort de la solution vient de sa compacité et de sa légèreté. Là où un casque de VR classique s’enfile comme un appareillage encombrant, les lunettes sont beaucoup moins gênantes. On passe de 500 grammes pour un Oculus Quest 2 à moins de 200 pour le HTC. Avec des branches fines et une emprise qui enserre moins le crâne, la solution est beaucoup, beaucoup moins contraignante.

Fini le bandeau de tennisman des années 80 qui vient vous serrer le crâne, l’heure est aux branches de lunettes plus classiques. Il est possible de s’appuyer contre un coussin, au fond de son lit, sans avoir l’impression physique d’être dans un caisson. HTC a intégré une structure légère autour des optiques qui sert à la fois de cache pour éviter que la lumière extérieure gène votre expérience mais qui vient aussi protéger votre visage. En matériau tissé, il peut être nettoyé facilement en le détachant simplement de son support magnétique. 

HTC Vive Flow

Le constructeur permet même quelques réglages de correction optique pour compenser l’impossibilité de porter des lunettes de vue avec l’appareil. On comprend que HTC a voulu ici corriger le principal grief fait aux casques VR : leur inconfort chronique. On peut cependant se demander si, en l’absence de batterie interne qui devra être déportée dans une poche via une connexion USB Type-C, l’appareil ne triche pas un peu.

HTC Vive Flow

Si il est malin de proposer à l’utilisateur de connecter la batterie ailleurs que sur son crâne pour éviter de la portée avec son cou, cela entraine tout de même le passage d’un câble en permanence vers une poche pour le relier à son smartphone ou une réserve d’énergie. Si les photos du produit montrent bien la présence de ce petit câble, les images promotionnelles d’utilisateurs parviennent souvent à faire l’impasse sur cette contrainte. Autre détail important, l’appareil est vendu sans aucune batterie, il faudra l’acquérir à part. HTC en propose une de 10 000 mAh censée offrir 5 heures d’autonomie à l’appareil.

L’affichage du casque est assuré par deux écrans 1.6K avec un rafraichissement de 75 Hz. Une solution qui couvre un champ de vision de 100° pour une immersion plus que  correcte au vu de l’encombrement de l’objet. Les HTC Vive Flow proposent un son spatialisé ainsi qu’une solution de dialogue combinant un micro pour capturer votre voix et des micros supplémentaires pour annuler le bruit ambiant.

Deux caméras frontales sont présentes pour mieux se repérer dans l’espace et permettre, à terme, une éventuelle détection des mains. En attendant cette option, l’usage d’un smartphone Android est recommandé. Celui-ci, connecté aux lunettes permettra de piloter celles-ci comme une télécommande. Les HTC Vive Flow sont en effet livrées sans contrôleur. Les réglages se font en tripotant des boutons en léger relief sur les lunettes.

HTC Vive Flow

Plus de 100 applications natives sont d’ores et déjà disponibles avec la solution, HTC en promet une cinquantaine supplémentaires d’ici la fin de l’année. Il est également possible de voir une copie de l’écran de votre smartphone en le reliant à la solution. De sorte que vos applications préférées pourront apparaitre sur l’affichage des lunettes VR. On pense évidemment immédiatement à des sessions de cinéma en streaming avec une impression d’être devant un écran énorme et totalement plongé dans le film… mais également coupé du monde. Parfait pour un voyage en train, pas génial pour la vie de famille.

Oculus Quest 2

Le Kit Oculus Quest 2 128 Go est à 349.99€

L’univers applicatif de l’objet est piloté par un SoC Qualcomm Snapdragon XR1 épaulé par 64 Go de stockage non extensible. On retrouve donc le même composant de base qu’une solution comme l’Oculus Quest 2 avec la même fluidité d’usage. Même si l’écran du Quest est plus immersif avec 110° de champ de vision.

HTC Vive Flow

Le HTC Vive Flow est une approche originale sur ce marché même si elle est assez étrange. L’engin coûte assez cher et c’est sans compter l’obligation de l’accessoiriser d’une batterie. Un abonnement sera nécessaire pour profiter de son contenu, comptez 6€ mensuels en plus du casque pour en profiter pleinement. La marque vise sans doute des curieux assez riches pour s’offrir ce genre de gadget sans souffrir de porter un appareil plus encombrant et étrange.

Je comprends très bien cette recherche de confort mais un peu moins l’aspect fashion de l’objet. L’usage d’un appareil de ce type est surtout solitaire. Evidemment, les reliefs que l’on a des expériences VR sont souvent traduits par une bande d’amis sur un canapé filmant un de leurs camarades essayer un jeu avant de se manger un mur… mais dans la réalité, l’usage de ce type d’engin est surtout une expérience de jeu en solo. Dès lors, l’utilisateur lambda sera plus intéressé par la robustesse de l’objet que par son look. 

HTC Vive Flow

Cela dit, comme la grande majorité des amateurs de VR se sont déjà équipé d’un casque plus classique, HTC a bien raison de viser un autre segment avec ce nouveau look. Même si il n’est pas forcément celui du public le plus averti, son approche peut faire mouche et satisfaire de nombreux utilisateurs qui verront dans cet objet un nouveau moyen de se distraire. 

HTC Vive Flow : la réalité virtuelle au quotidien ? © MiniMachines.net. 2021.

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Fin de vie (forcée) pour la Odroid-H2+

Par : Pierre Lecourt — 15 octobre 2021 à 10:46

Malgré une demande toujours vivace, Hardkernel est obligé d’achever la carrière de sa carte Odroid-H2+ plus tôt que prévu. La carte mère qui a le bon goût d’être à la fois ultracompacte et fanless ne sera plus fabriquée.

ODROID-H2+

Le responsable ? Le manque de disponibilité de processeurs Intel Celeron J4115 et Gemini Lake en général. Rendant impossible la production de la carte. Difficile de stocker les composants nécessaires lorsque la pièce centrale n’est pas forcément disponible. Devant la complexité du problème, le fabricant a décidé de stopper la carrière de cette excellente petite carte mère qui permettait de construire des engins de tout type assez facilement. Avec deux slots So-Dimm, un port M.2 PCIe NVMe, deux ports Ethernet Gigabit, un HDMI, un DisplayPort et deux SATA 3.0 à bord, cette solution à 119$ était une fondation très pratique pour construire tout type de solutions.

Cette nouvelle est très inquiétante pour le marché des MiniPC. Avec une crise de composants qui pourrait perdurer jusqu’en 2022, elle pourrait faire disparaitre des gammes entières de machines abordables et à faible consommation.

 ZBOX CI331 nano

FanlessTech indique que certaines gammes de cartes mères de ce type pourraient être annulées comme les solutions ASRock sous Intel Jasper Lake. Tout comme les MiniPC Jasper Lake pourraient n’être proposés qu’en toutes petites quantités. Le MiniPC Asus PN41 ou le Zotac CI331 seraient ainsi sur la sellette. A vrai dire, toute la chaine MiniPC est impactée puisqu’il est quasiment impossible de trouver la majorité des références de NUC sous Core de 11e  génération sur le marché aujourd’hui,

Fin de vie (forcée) pour la Odroid-H2+ © MiniMachines.net. 2021.

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Alibaba T-Head RVB-ICE : une carte mère RISC-V avec circuit graphique

Par : Pierre Lecourt — 14 octobre 2021 à 16:24

La carte de développement Alibaba T-Head RVB-ICE se distingue de ses quelques concurrentes par l’ajout d’un circuit graphique à son bord permettant de piloter un écran avec une accélération graphique. Proposée à 399$, elle vise toujours clairement les développeurs et non pas le grand public.

Avec un SoC RISC-V double coeur cadencé à 1.2 GHz, cette solution ne proposera pas de performances susceptibles de faire de l’ombre à la moindre solution ARM actuelle mais cela fait de cette carte un bon élément de travail pour développer des solutions matérielles et logicielles autour de cette technologie. Et cela d’autant plus que cette carte propose un circuit graphique et un processeur neuronal.

Alibaba T-head RVB-ICEAlibaba T-head RVB-ICE

De quoi donner du grain à moudre à de nombreux développeurs et c’est bien ce que cherchent les différents concepteurs de ces cartes. Ici la Alibaba T-Head RVB-ICE embarque un SoC Xuantie C910 RISC-V 64GC double coeur à 1.2 Ghz avec un circuit graphique Vivante GC800L associé à un circuit neuronal non identifié. Un SoC intégré avec 4 Go de mémoire vive LPDDR4 et 16 Go de stockage eMMC de base que l’on pourra étendre avec un lecteur de cartes MicroSD non détaillé.

Alibaba T-head RVB-ICE

La carte est présentée avec un écran de 7 pouces de diagonale affichant en 1024 x 600. Une solution tactile basique mais la carte est censée pouvoir gérer des affichages en FullHD. On retrouve une connectique assez large avec un port Ethernet en Gigabit, un module Wifi et Bluetooth, de l’USB Type-C pour gérer un port série et une alimentation ainsi qu’un port micro USB 3.0, un jack d’alimentation en 5 watts. Les 40 broches classiques du monde des cartes de  développement sont présentes pour interfacer différents projets. La Alibaba T-Head RVB-ICE fait tourner Android 11 ou Debian 11. 

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T-Head, qui développe le SoC RISC-V Xuantie C910, est la division RISC-V d’Alibaba. La marketplace chinoise est en effet un acteur dans le développement de RISC-V. La société, comme beaucoup d’autres a mis des pions dans cette aventure en espérant en tirer profit à moyen et long terme. Notamment en profitant de ces puces pour ses propres besoins de serveurs. Le vendeur SiPeed qui propose la carte en précommande sur la plateforme a déjà écoulé tout son « stock » de produits en précommande à 399$.

Alibaba T-Head RVB-ICE : une carte mère RISC-V avec circuit graphique © MiniMachines.net. 2021.

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Acer Chromebook 514 : Un SoC Mediatek pour une grosse autonomie

Par : Pierre Lecourt — 14 octobre 2021 à 14:07

Le Mediatek Kompanio 828 intégré dans le Acer Chromebook 514 2021 est un SoC 8 coeurs de technologie ARM. Un changement par rapport au modèle précédent sous la même référence qui intégrait des puces Intel Celeron.

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La puce propose un circuit graphique Mali-G75MC5 et prendra en charge jusqu’à 8 Go de mémoire vive LPDDR4x en double canal ainsi que 128 Go de stockage eMMC. De quoi proposer tous les services de ChromeOS sur son écran 14″ FullHD avec option tactile.

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On retrouve des petits services comme un clavier avec rétro éclairage, un pavé tactile avec une couche en verre Corning Gorilla Glass, des enceintes stéréo DTS Audio et  un double micro pour de la vidéo conférence. On retrouve également deux ports USB Type-C et un module Wifi6.

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Mais la grande force de ce modèle vient de son autonomie : 15 heures annoncées par Acer une fois la batterie chargée à bloc, cela fait du Chromebook 514 un engin vraiment exploitable toute la journée. Et cela d’autant que la machine profite d’une recharge rapide via USB Type-C pour remettre sa batterie d’aplomb très rapidement. La marque indique que l’engin retrouvera la moitié de son autonomie en 30 minutes branché sur une prise secteur. Cela donne vraiment la possibilité de travailler toute la journée durant.

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Il manque encore pas mal d’informations sur ce modèle pour s’en faire un avis définitif. Le poids est connu, 1.3 Kilo, comme son épaisseur de 16.85 mm mais aucune info sur son encombrement ni sur tout le détail de sa connectique. On ne sait pas non plus si le SoC Mediatek a besoin d’être ventilé ou non.

On en saura plus en novembre lors de sa commercialisation, le prix attendu du Chromebook 514 est de 399€.

Acer Chromebook 514 : Un SoC Mediatek pour une grosse autonomie © MiniMachines.net. 2021.

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Acer Chromebook Spin 314 : un 14″ Jasper Lake convertible

Par : Pierre Lecourt — 14 octobre 2021 à 13:30

Le Chromebook Spin 314 reprend l’idée du convertible pour une utilisation aussi bien sous ChromeOS ou Android mais avec une approche plus simple et moins onéreuse. Les engins seront disponibles en Novembre et débuteront à partir de 399€ pour les versions les plus légères.

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L’écran 14″ est un FullHD tactile entouré de bordures de 6 mm et  convertible en tablette en mettant écran et clavier dos à dos. On retrouve dans cette machine un équipement processeur Jasper Lake en Celeron N4500, Celeron N5000 ou Pentium Silver N6000. Des puces épaulées par 4 ou 8 Go de mémoire vive et jusqu’à 128 Go de stockage eMMC. Pas les solutions les plus performantes du marché et très clairement une machine qui vise divers secteurs.

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Acer vise la grande distribution avec un engin qui sera positionné sur un tarif assez bas mais également les entreprises et le marché éducatif. On retrouvera toutes les fonctions de base de ChromeOS avec un usage assez large allant de la vidéo conférence, au surf en passant par le multimédia et les applications Android. 

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La connectique est complète, faisant de l’engin également une bonne solution multimédia avec une sortie HDMI en plus de la paire d’enceintes stéréo et de ses 10 heures d’autonomie. De quoi apprécier quelques films en déplacement ou travailler toute la journée. Un port USB 3.2 Type-C est présent ainsi que deux autres ports identiques au format Type-A. Un lecteur de cartes MicroSDXC est présent et le Chromebook Spin 314 assurera une connexion Wifi6.

L’engin n’est pas laid, plutôt bien fini, profite de quelques éléments sympathiques comme la présence d’un pavé tactile en matériaux recyclés… J’ai juste peut que le ratio prix/usages ne soit pas forcément le meilleur sur ce segment. Qu’un particulier projette toujours plus ses usages vers une solution Windows plus classique au même tarif. L’avantage des machines Windows étant de pouvoir être basculées sous ChromeOS ou Linux et d’être souvent plus performantes au même prix en faisant jour la montre pou la concurrence. Il manque à cet engin un petit plus, quelque chose d’unique pour se démarquer.

Acer Chromebook Spin 314 : un 14″ Jasper Lake convertible © MiniMachines.net. 2021.

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Acer Chromebook Spin 514 : un 14″ Tiger Lake 100% fanless

Par : Pierre Lecourt — 14 octobre 2021 à 11:55

Le Chromebook Spin 514 est un nouveau modèle dans la désormais grande écurie de machines sous le système de Google d’Acer. Avec cet engin, le constructeur vise assez haut. Le 14″ embarque des processeurs performants, propose une construction convertible et ne fait pas de concessions techniques sur ses différents postes.

Acer Chromebook 514

L’idée pour Acer est probablement de montrer que ChromeOS n’est plus réservé à des usages basiques. L’engin peut effectuer beaucoup d’autres choses que de la simple consultation web depuis plusieurs années et l’ajustement des performances présenté ici correspond à cette évolution.

Acer Chromebook 514

Le point étonnant avec ce Chromebook Spin 514 est qu’il est dénué de toute ventilation et cela malgré l’emploi de processeurs assez puissants puisque l’engin embarquera des puces Intel Tiger Lake allant du Core i3-1110G4 au Core i7-1180G71.

Acer Chromebook 514

Des puces au TDP de 15 watts qu’il est possible de ramener en 7 watts pour un usage en mobilité. Acer n’explique pas vraiment sa solution pour dissiper la chaleur de ces processeurs ni si il les exploite en 7 ou 15 watts mais les performances globales de ces processeurs sont en général très bonnes. Le principe de pouvoir exploiter ce genre de machine puissante avec un fonctionnement parfaitement silencieux est très agréable, cela change vraiment l’approche que l’on se fait de l’usage informatique. Une machine totalement passive qui attend patiemment qu’on lui donne des ordres, c’est un atout précieux.

Acer Chromebook 514

Pour accompagner cette base, on retrouve jusqu’à 16 Go de mémoire LPDDR4X, et 512 Go de stockage SSD PCIe NVMe. Le tout pour afficher sur un écran 14″ FullHD tactile qu’il sera possible de basculer en mode tablette grâce à une charnière qui s’ouvre sur 360°. Avec un ratio écran / châssis de 84%, l’usage en mode tablette tactile sera complet ce qui permettra de profiter au mieux des applications Android exploitables depuis ChromeOS.

Acer Chromebook 514

On retrouve des éléments assez sympathiques autour de ce dispositif comme un Wifi6, un clavier tactile, une webcam qui passe en FullHD… et évidemment un prix qui s’envole par rapport à l’idée que l’on se fait d’un Chromebook en général. Le châssis en aluminium est renforcé pour une plus grande durabilité. Et le Chromebook Spin 514 embarque deux ports USB Type-C, un de chaque côté, avec transfert de données, DisplayPort et alimentation PowerDelivery. L’engin est annoncé comme compatible avec le DTS Audio grâce à une paire d’enceintes stéréo en façade. Ce modèle devrait démarrer à 799€ pour sa configuration la plus basse… Un prix important qui posera certainement question au moment d’investir dans un nouveau PC. Choisir un engin sous ChromeOS ou une solution plus classique sous Windows ou sous Linux ? 

Acer Chromebook Spin 514 : un 14″ Tiger Lake 100% fanless © MiniMachines.net. 2021.

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Acer Vero : une galaxie d’écomachines en partie recyclées

Par : Pierre Lecourt — 13 octobre 2021 à 19:41

Le succès de la première gamme Vero a poussé  la marque Acer à poursuivre ses efforts dans le développement de produits employant des composants recyclés. Ce qui est une excellente nouvelle puisque lorsque je vous présentais le premier modèle en mai dernier, j’avais peur que le marché ne suive pas cette intention et qu’Acer abandonne là son concept.

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Il n’en est rien et la réponse des clients de la marque a été au contraire enthousiaste. Ce qui a poussé à la création de nouveaux produits dans une gamme beaucoup plus large que le premier modèle annoncé. Vero englobe désormais des portables, des MiniPC mais également des écrans et accessoires. Tous ces éléments font appels à des plastiques en partie recyclés et respectent un cahier des charges visant à faciliter leur réparabilité, baisser la consommation globale d’énergie tout en améliorant leur propre recyclage. 

Si on pouvait souhaiter une chose pour cette démarche, c’est qu’elle suscite un engouement du public plutôt qu’un rejet. Tout le monde semble trouver pertinent d’employer des matériaux recyclés quand c’est possible et que cela ne pose pas de soucis d’un point de vue usage du produit. Acer a donc retroussé ses manches et planché sur une nouvelle gamme de produits plus écologiques.

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Acer Aspire Vero 

Le portable lancé en mai est reconduit avec le même châssis employant du plastique recyclé mais en poursuivant la logique écologique avec quelques additions. Les touches du claviers sont désormais composées de 50% de plastique recyclé. La marque poursuit son engagement à proposer des emballages en carton recyclés et recyclables mais va plus loin en proposant d’en exploiter une partie de manière assez inattendue. En repliant le carton suivant un  patron imprimé, on pourra utiliser celui-ci comme un support pour son portable. 

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On reste sur une solution 15.6″ assez standard avec un affichage classique en FullHD IPS avec 250 nits de luminosité. Particularité de cet écran, il est recyclable à 99% et pourrait donc ne pas finir incinéré inutilement. Plusieurs versions de cette machine seront disponibles avec des puces Intel Core de 11e génération. Les Core i3-1115G4, Core i5-1155G7 et  Core i7-1195G7 seront proposées avec un chipset Intel Xe intégré. De 4 à 8 Go de mémoire soudée à la carte et un slot SoDIMM de DDR4 seront disponibles pour pousser l’engin jusqu’à 24 Go de mémoire vive au maximum. Le stockage est intégré sur un slot M.2 2280 PCIe NVMe en 256 Go, 512 Go ou 1 To. On retrouvera un module Wifi6  et Bluetooth 5.1, des enceintes stéréo, deux micros, deux USB 3.0 Type-A  et un USB Type-C.

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Acer met en avant un logiciel système qui permet d’adapter la vitesse et la consommation de la machine suivant ses besoins. C’est quelque chose de très connu mais l’approche est ici faite à l’inverse d’habitude. De nombreux constructeurs mettent ce genre de système en avant pour étalonner les performances en fonction de ses besoins mais également proposer une meilleure autonomie à la machine. Ici, Acer veut que l’on choisisse un profil énergétique par rapport à son usage. Même en mode sédentaire, branché à une prise de courant. L’idée est de ne pas engager toute la puissance de ce Vero quand on n’en a pas besoin. Une différence subtile que la marque veut faire peser en mettant en avant le poids de son parc installé. 

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Acer TravelMate Vero

Le TravelMate Vero est une version de la même machine orientée vers les professionnels. On retrouve donc un engin très semblable avec la même idée de recyclage à bord, un écran 15.6″ FullHD, deux choix de processeurs avec les Intel Core i5-1155G7 et Core i7-1195G7 et jusqu’à 16 Go de mémoire vive associé à un maximum de 1 To de stockage. 

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Pour se différencier, la marque propose quelques ajustements comme un châssis noir et non plus gris – vert comme sur le modèle grand public. Acer proposera, en outre, de modifier facilement le logo de démarrage de l’engin pour le mettre à l’image de son entreprise et de protéger au maximum les accès au BIOS de la machine. On retrouve également les impératifs de recyclage avec 30% de plastique recyclé et une réparabilité facilitée.Veriton-Vero-Mini-VVN4690G-01

Acer Veriton Vero

L’Acer Veriton Vero est une surprise, il s’agit d’un MiniPC qui reprend la même problématique de recyclage. Certes ses éléments plastiques sont moins importants que dans les portables puisqu’une bonne part du châssis est en métal mais ils restent composés à 25% de matériaux recyclés. 

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On retrouvera à leur bord des puces allant jusqu’au Core i9, 8 à 64 Go de mémoire vive DDR4 et deux stockage avec un SSD PCIe NVMe M.2 2280 et un emplacement 2.5″ SATA. Un module Wifi6 et Bluetooth 5.1 sera proposé en plus d’une connectique classique comprenant Ethernet, USB 3.2 Gen2 en USB Type-C et Type-A mais aussi deux sorties Display Port, jack audio et ce qui semble être un port modifiable au dos de l’engin. Acer proposera des outils de gestion de parc complet pour les entreprises.

Pas beaucoup d’infos pour le moment sur ce modèle, ni date de sortie ni spécifications exactes. Il faudra vraisemblablement attendre encore un peu pour en avoir le détail. Probablement parce que les processeurs choisis sont des puces de Intel Alder Lake de 12e génération.

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Acer Vero BR2777

Pour accompagner ce MiniPC ou tout autre machine, la marque annonce l’écran Acer Vero BR2777. Une solution de 27″ de diagonale en FullHD dont la coque est réalisée avec 50% de matériaux recyclés. Ajustable en hauteur, avec une dalle pivotante et inclinable, la dalle propose un traitement anti reflets et anti scintillement. Un produit très classique dont on n’a pas encore le détail technique complet. Aucune info sur la connectique ou un éventuel équipement USB ou audio, par exemple.

Le prix annoncé est de 299€ pour un produit qui ne sera pas disponible avant mars 2022.

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Vero Macaron

Enfin, le constructeur annonce une souris Vero Macaron construite, là encore, avec du plastique recyclé. Un produit à 25€ qui viendra parfaire un ensemble de machines construites dans cette optique et qui conclut cette nouvelle gamme du constructeur.

Acer Vero : une galaxie d’écomachines en partie recyclées © MiniMachines.net. 2021.

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Huawei Matebook 14s : un ultraportable 14″ qui corrige ses erreurs

Par : Pierre Lecourt — 13 octobre 2021 à 13:20

Huawei est toujours dans la tempête et les sanctions américaines ne l’aident pas à rester à flot. Sur le segment informatique, cela semble toutefois aller mieux et la marque a pu ainsi présenter le Huawei Matebook 14s, un ultraportable fin, léger et complet qui semble bien positionné pour les fêtes de fin d’année.

Huawei Matebook 14sLe Huawei Matebook 14s est un engin intéressant car il montre comment une marque peut se sortir d’une ornière dans laquelle elle s’est elle même coincée. L’exemple le plus frappant, ici, est de jeter aux orties un concept développé par la marque et qui a été plébiscité par son marketing pendant plusieurs générations de machines. Cela ne semble être qu’un détail mais la webcam de ce nouveaux modèle a enfin quitté le clavier où elle ne justifiait que difficilement sa place.

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La fameuse webcam disposée sous une touche de la marque

Intégrer une webcam sous une touche n’a rien d’évident, tant en terme d’ergonomie qu’en usage pratique. Cela crée une touche qui n’en est pas une au milieu des autres et surtout cela ne permet qu’un angle assez étrange lorsque vous utilisez votre machine. Ce type de design est ce qu’on appelle une signature pour une marque. Un élément différenciant qui va permettre de comprendre d’un coup d’oeil qui est le fabricant de l’engin. A première vue l’idée est assez bonne même si elle apparait surtout comme gadget. Huawei intègre la webcam dans le clavier pour pouvoir proposer des bordures d’écran ultrafines. Mais face à la réalité des usages, réalité qui a explosé avec l’augmentation massive du télétravail, on se rend assez vite compte du problème posé par cette solution. On se filme par en dessous, ce qui n’est pas flatteur pour la personne qui se filme et pas agréable pour les personnes avec qui on discute. Le gros plus d’une webcam intégrée en haut de l’écran vient du fait qu’une vignette vidéo de vos interlocuteurs donne l’impression que la personne vous regarde dans les yeux. Ce n’est pas le cas mais c’est assez petit en général pour vous mettre à l’aise face aux personnes avec qui vous discutez en vidéoconférence. Avec une webcam dans le clavier ce n’est jamais le cas, et c’est très dérangeant à la longue.

Autre problème, cette nouvelle webcam embarque un module infrarouge pour de la reconnaissance faciale sous Windows. Un fonctionnement qui s’appuie  sur la forme de votre visage capturé… de face. C’est probablement la seconde importante motivation dans la disparition de l’ancien système. Se filmer par en dessous ne permet pas de faire ce type de reconnaissance. 

Huawei Matebook 14s

Le Huawei Matebook 14s corrige donc le tir et, comme d’autres constructeurs, arrive désormais à glisser une webcam dans une bordure d’écran très fine. Cela n’est pas anodin car cette décision signifie à la fois de perdre cette signature distinctive et de jeter le couteux développement de ce type de caméra clavier à la poubelle. Un choix qui obligera également le marketing de la marque à tordre son discours vantant les mérites de sa solution passée pour reprendre celui de ses détracteurs…

C’est donc courageux et en même temps cela a quelque chose d’assez décevant. Si Huawei corrige cet égarement, la marque le fait sans panache en ne proposant aucune des fonctions développées par les autres marques. La webcam reste un modèle HD 720P entrée de gamme et on ne retrouve pas d’œilleton de confidentialité pour l’obstruer. Un détail pourtant logiquement présent dans le modèle précédent puisque la touche, une fois fermée, ne pouvait logiquement plus voir vos faits et gestes.

Huawei Matebook 14s

L’autre évolution notable de ce Huawei Matebook 14s est lié à sa connectique, là encore un retour en arrière des offres passées qui sacrifiaient la praticité de l’offre à une « mode » un peu hors sol et très gadget. Le tout « USB Type-C » qui ne permet pas de brancher une bête clé USB sans sortir un adaptateur quelconque est ici remplacé par une solution un peu plus proche du terrain. Les deux ports USB Type-C sont toujours bien présents mais ils sont accompagnés d’un HDMI et d’un port USB 3.2 Gen 1 Type-A. De quoi parer aux éventualités les plus classiques sans trimballer tout un attirail d’accessoires supplémentaires. A noter que le modèle le plus haut de gamme de l’engin, le Core i7 16Go/1 To propose en outre une connectique Thunderbolt 4 sur les deux ports USB Type-C. Détail qui lui permet d’hériter d’une certification Intel EVO.

Huawei Matebook 14s

A bord du Huawei Matebook 14s

La machine est déclinée en deux versions pour le marché français. Toutes deux autour d’un écran LPTS qui proposera un angle de 178° de 14.2 pouces en 2520 x 1680 pixels pour 213 points par pouce. Un écran en 3:2 donc qui affichera en option 90 Hz. Un détail pas anodin, le recours au 90 Hz sera volontaire de la part de l’utilisateur qui devra l’activer. L’idée est de rester en 60 Hz pour économiser des ressources en autonomie, le mode 90 Hz demandant plus d’énergie, il pourra être lancé en mode sédentaire mais la machine affichera par défaut avec un classique 60 Hz.

Huawei Matebook 14s

La dalle LPTS promet une couverture sRGB de 100% et une luminosité de 400 nits. Suffisant ? Pas sûr. L’affichage est recouvert par une surcouche tactile 10 points de contact très brillante qui prendra beaucoup de reflets et qui ne correspond donc pas vraiment à un usage en extérieur. Le recours à ce ratio d’affichage 3:2 est une très bonne nouvelle qui démarque le Matebook 14s de nombreux concurrents. Il permet de conserver un encombrement très intéressant : l’engin mesure 31.38 cm de large pour 22.97 cm de profondeur et 16,7 mm d’épaisseur. Le clavier ne dispose pas d’assez d’espace pour intégrer un pavé numérique mais en profite tout de même pour proposer un chiclet rétro éclairé assez généreux avec une course de touche de 1.5 mm. Le pavé tactile est très large mais surtout très profond, profitant du recul apporté par le ratio de l’écran dans le châssis pour s’étendre. On retrouve un bouton de démarrage qui abrite également un lecteur d’empreintes digitales pour une authentification accessoire à la reconnaissance faciale.

C’est, avec un poids de 1.43 Kg, un format parfait pour emporter le Matebook 14s partout au quotidien. Là où l’engin pourra rendre de nombreux services à en juger par son équipement technique.

Huawei Matebook 14s

A bord de la machine on retrouve en effet deux puces Intel Tiger Lake. Le Core i5-11300H pour commencer et le Core i7-11370H pour le modèle le plus performant. Les deux embarquent un chipset graphique Intel Iris Xe, de 8 à 16 Go de mémoire vive double canal LPDDR4X soudée à la carte mère et de 512 Go à 1 To de stockage SSD PCIe NVMe. Un équipement suffisant pour piloter la totalité des applications du marché. Un ensemble complété par un module Wifi6 et Bluetooth 5.1 et piloté par une batterie 60 Wh. A noter un effort consenti pour la partie son puisque l’engin est livré avec 4 haut-parleurs et un ensemble de quatre microphones pour capturer le son de votre voix en filtrant le bruit ambiant. La recharge se fera via un adaptateur secteur USB Type-C 90 watts. L’engin est censé offrir 13 heures d’autonomie et se recharger pour 3 heures avec 15 minutes de charge seulement.

Le Matebook 14s est livré sous… Windows 10 malgré la sortie annoncée de Windows 11. Les engins auront droit à une mise à jour gratuite vers Windows 11 que l’utilisateur pourra opérer selon son bon vouloir. Un choix qui n’en est peut être pas vraiment un de la part de Huawei. Les sorties actuelles étant impactées par de nombreux éléments, ils est fort possible que la machine ait un peu de retard sur le calendrier prévu. Il est également possible que la marque ait choisi de poursuivre avec Windows 10 pour ne pas heurter sa clientèle potentielle avec un système encore inconnu. dans le futur la machine sera peut a peu livrée sous Windows 11 directement.

Huawei Matebook 14s

Trois premières versions seront disponibles dans les jours qui viennent avec une distribution qui devrait être assez large. Le Matebook 14s de base, en Core i5 avec 16 Go de mémoire vive et 512 Go de stockage est annoncé à 1149€. La version i7 équipé de la même manière passe à 1349€. Le modèle le plus haut de gamme, certifié EVO en  Core i7 16Go/1To sera proposé à 1549€.

Je suppose que des modèles 8 Go de mémoire vive et 512 Go en Core i5 apparaitront plus tard, lorsque l’engin sera poussé chez les revendeurs. Avec peut être l’espoir d’une offre à moins de 1000€ ?

 

Huawei Matebook 14s : un ultraportable 14″ qui corrige ses erreurs © MiniMachines.net. 2021.

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Amazfit dévoile trois nouvelles montres connectées

Par : Pierre Lecourt — 12 octobre 2021 à 16:46

Dévoilées aujourd’hui, les Amazfit GTR3, GTS3 et GTR3 Pro sont trois nouveaux modèles proposés par le constructeur chinois. La marque continue de suivre une voie alternative, loin du sillon tracé par Google avec son système Android Wear. Elle lui préfère son écosystème avec ses puces, son Zepp OS et ses propres développements.

Amazfit GTR3

La montre Amazfit GTR3 est une solution très classique dans la logique de gamme du constructeur. Avec un écran rond (le R de GTR pour Round), la montre propose un affichage de 1.39 pouce avec une dalle Amoled 1000 nits et une densité de pixels de 326 points par pouce. Une finesse d’affichage appréciable pour proposer un écran parfaitement lisible même sur les petits caractères d’un SMS et de beaux lissés sur les plus gros éléments. Amazfit GTR3

La solution embarque les fonctions classiques d’une montre moderne avec une mesure de la fréquence cardiaque, une analyse SpO2 continue, un baromètre ainsi que les fonctions de podomètre et autres mesures d’activités classiques. La Amazfit GTR3, comme ses consoeurs, assurera la prise en compte de 4 éléments de santé avec un simple geste. Histoire de savoir où vous en êtres en quelques minutes. La solution assure les services d’un GPS/Galileo/Glonass complet en plus d’un module Bluetooth 5.1 mais sans aucun Wifi embarqué pour ce modèle. Le constructeur n’a pas jugé intéressant d’intégrer ce type de connexion afin d’éviter une décharge trop rapide de la batterie.

Minimachines-10-2021

La Amazfit GTR3 proposera 100 cadrans, 15 animés et 8 adaptables… en plus des vôtres.

Avec un accumulateur de 450 mAh, la Amazfit GTR3 proposera 21 jours d’autonomie en usage classique et 9 jours en usage « intensif »… sans que ce que ce terme soit très clairement défini. Vous pourrez également pousser l’autonomie à 40 jours en activant un mode éco qui transformera alors votre montre « intelligente » en montre « idiote » ne donnant que l’heure… L’utilisation du mode GPS continu baissera l’autonomie de la montre à 38 heures au maximum.

Amazfit GTS3

 

La version Azmafit GTS3 est une déclinaison de ce premier modèle avec un écran carré (Le S de GTS pour Square). L’affichage est plus grand avec 1.75″ de diagonale et une densité de pixels en augmentation à 341 points par pouce. La dalle Amoled proposera toujours une luminosité de 1000 nits pour une lisibilité maximale en extérieur. Le poids de la montre est de 24.4 grammes pour une épaisseur totale de 8.8 mm. 

Amazfit GTS3

La GTS3 comme la Amzfit GTR3 proposeront 100 cadrans différents, la possibilité d’inclure les votres ainsi qu’une quinzaine de cadrans animés et douze personnalisables. L’autonomie de ce modèle varie de 20 à 6 jours suivant les usages classiques et 20 heures en utilisation GPS continu.

GTR3 PRo

La version Amazfit GTR3 Pro ajoute quelques fonctionnalités supplémentaires autour d’un écran Amoled rond un poil plus grand. Le diamètre est de 1.45 pouce avec une définition de 480 x 480 pixels soit une densité de 331 points par pouces. La luminosité reste de 1000 nits. L’autonomie en prend un coup avec 12 jours d’utilisation standard et 6 jours en usage poussé. L’utilisation du GPS en continu faisant baisser l’autonomie à 35 heures. Il faut dire que malgré sa taille plus grande la batterie reste la même en 450 mAh. La possibilité de passer des appels en Bluetooth ainsi que le stockage et la diffusion de la musique via un haut parleur font de ce modèle une solution probablement plus gourmande en ressources. 

La Amazfit GTR3 Pro ajoute en plus le support du Wi-Fi, du stockage pour 470 chansons (Mp3), un haut-parleur et la possibilité de passer des appels en Bluetooth. Un revêtement anti éraflures et anti reflet est appliqué sur le verre et la dalle occupe 70.6% de la surface disponible. 

GTR3 PRo

Toutes ces montres utilisent Zepp OS, un système d’exploitation maison qui prend en charge les divers éléments de services: alarme, météo, rappels, et modes sportifs. Plus d’une centaines de cadrans de montres sont disponibles en plus des votres.  Jusqu’à 150 sports sont pris en charge mais également des fonctions d’analyse de santé, de sommeil ou de cycles menstruels. La version GTR3 Pro est annoncée comme compatible avec les fonctions Strava et Google Fit, ce qui est un vrai plus pour ce type d’appareil.

GTR3

A noter que la montre est certifiée 5ATM, ce qui vous permettra de ne pas craindre la pluie, de prendre une douche ou de faire la vaisselle mais qui reste en théorie déconseillé pour aller nager. Pour ma part, j’ai toujours une Amazfit GTR47 au poignet avec cette même certification 5ATM de la marque. Je suppose que l’obtention d’une certification 10ATM serait peut être difficile à atteindre en laboratoire mais pour avoir fait de la nage, du kayak et autres activité humides en mer comme en piscine ou en eaux vives, je n’ai jamais eu de soucis lié à l’eau avec mon modèle.

Amazfit GTR3

Toutes ces montres offrent les fonctionnalités classiques du genre avec les services attendus d’un engin de ce type. La solution développée par Huami se base sur Zepp, une application qui transmet à la montre les notifications choisies : applications, sms, alarmes, météo, réseaux sociaux… Toutes les montres fournissent en plus un accès aux services Alexa d’Amazon. Cette dernière option est désactivable.

A noter enfin la présence d’une gestion des menus via une couronne sur l’ensemble des modèles. Avec un retour haptique, cette solution permet de manipuler la montre même avec des gants sans recours au verre tactile capacitif de l’écran.

D’un point de vue tarif, les montres sont disponibles : la Amazfit GTR3 Pro est à 199.90€ sur Amazon avec des bracelets noir ou brun. La GTR3 est proposée à 159.90€ sur Amazon également. Pas de traces de la GTS3 pour le moment. Toutes ces montres disposent de menus, fonctions et d’une application Zepp traduits en français.

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Fire TV Stick 4K Max, Amazon passe au Wifi6

Par : Pierre Lecourt — 12 octobre 2021 à 14:17

Pas de grosse révolution pour la dernière née des clé Amazon, la Fire TV Stick 4K Max apporte surtout une prise en charge du Wifi6 pour un débit supérieur de données sans fil. La solution ne promet pas grand chose de plus à l’usage avec les mêmes capacités de décodage que le modèle précédent de 2018.

Fire TV Stick 4K Max

Le passage d’un SoC quadruple coeur MT8695 à un MT8696 chez Mediatek n’augure évidemment pas  une grosse révolution. La fréquence des coeurs peut désormais atteindre 1.8 GHz contre 1.7 FHz pour le modèle précédent. Le chipset graphique évolue un poil avec une puce qui embarque désormais un IMG GE9215 à 750 MHz. La mémoire vive enfle légèrement avec une évolution de 1.5 à 2 Go de DDR4… Mais, pour le reste, c’est identique avec 8 Go de stockage et du Bluetooth 5.0. Les capacités de décodage sont les mêmes puisque l’engine est toujours compatible avec de l’UltraHD à 60 images par seconde, propose une prise en charge du HDR10+ et les fonctions Dolby Atmos et Vision.

Fire TV Stick 4K Max

La clé évolue avec un passage de FireOS 6 basé sur Android 7.1 à FireOS 7 qui est construit sur Android 9. Les deux clés sont livrées dans un format identique avec une télécommande proposant des fonctions vocales de l’univers Alexa. On pourra rediriger un flux de camera compatible vers le téléviseur en Picture In Picture, donner un ordre domotique, lancer un streaming audio sous Spotify ou poser des questions à sa télécommande.

Fire TV Stick 4K Max

Amazon garantit une compatibilité assez large avec les programmes du marché streaming : Netflix et Prime Vidéo bien entendu, mais également Disney+, FranceTV, Arte, Moltov, Youtube et MyCanal. La télécommande est compatible HDMI ARC et si votre téléviseur est également à cette norme, elle pourra donc le piloter en remplacement de votre télécommande classique.

Dernière différence, entre la Fire TV Stick 4K Max et la précédente version, le tarif. La nouvelle venue est proposée à 64.99€ tandis que le précédent modèle, tout aussi valable si vous n’avez pas de solution Wifi6 donc, est à 59.99€.

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AYN Odin : une autre console portable Android en approche

Par : Pierre Lecourt — 12 octobre 2021 à 13:11

Avec un écran de 6″ de diagonale, la AYN Odin est une petite console de jeu à l’apparence très Nintendoesque. Entouré de mini joysticks et de boutons dans une disposition très habituelle. L’écran IPS FullHD occupe la majeure partie du dispositif et proposera une expérience de jeu axée autour des titres phares du monde Android mais également vers l’émulation de consoles arcade.

AYN Odin

A l’intérieur de la AYN Odin, on retrouve un équipement de smartphone, pas de surprise ici, il s’agit d’un recyclage des entrailles d’un modèle de téléphone Android haut de gamme d’il y a quelques années. Le SoC employé est un Qualcomm Snapdragon 845 ou un MediaTek Dimensity D900 entourés de 4 à 8 Go de mémoire vive et de 64 à 128 Go de stockage UFS 2.1 qu’il sera possible d’étendre avec un petit lecteur de cartes MicroSDXC. De bons choix donc pour construire un engin compétent et abordable.

La vidéo du prototype

Tout cela vous rappelle quelque chose ? C’est normal, on a déjà parlé de cet engin en Juin dernier lorsqu’il a été annoncé sous le nom de code Project Valhalla. En ce mois d’octobre, le projet est passé à quelque chose de plus concret et, au terme d’un financement participatif fructueux, elle devrait commencer à être distribuée en novembre prochain. Il reste quelques possibilité de commander la console avec le programme « In demand » de la plateforme Indiegogo pour une livraison en janvier. Mon petit doigt me dit que la AYN Odin devrait également trouver sa place en importation plus classique rapidement pour ne pas rater le coche des fêtes de fin d’année… 

AYN Odin

D’un point de vue matériel, la console confirme ce qui était présenté avec le prototype précédent : un écran de 5.98 pouces avec un affichage IPS FullHD tactile et une dalle résistante aux rayures grâce à un verre traité. On retrouve une connectique assez belle avec un port jack audio 3.5 mm classique mais également un port Mini HDMI et quelques variantes suivant les options choisies.

AYN Odin

La AYN Odin Lite est l’entrée de gamme de l’offre avec un Soc Mediatek Dimensity F900, 4 Go de mémoire vive, 64 Go de stockage et une batterie 5000 mAh ainsi qu’un port USB 3.0 Type-C.  C’est la seule à faire tourner Android 11 avec un SoC plus récent que les versions Qualcomm. Elle coute 199$ en « InDemand »1 pour une commercialisation attendue à 236$ pièce.

La AYN Odin Base correspond au milieu de gamme avec un passage au Qualcomm Snapdragon 845, toujours 4 et 64 Go de stockage et mémoire, une batterie identique mais un USB 3.1 Type-C et un rétropédalage vers Android 10. Elle sera proposée à 268$ dans le commerce et est lancée à 240$ en « InDemand ».

Enfin, le modèle AYN Odin Pro embarque un SoC Qualcomm Snapdragon 845, 8 Go de ram, 128 Go de stockage UFS 2.1, un USB 3.1 Type-C, une batterie 6000 mAh et toujours un Android 10. Les tarifs sont de 289$ en « InDemand » et 323$ une fois dans le commerce.

Toutes les versions sont ventilées activement même si un gros dissipateur passif est également présent. Toutes proposent une paire d’enceintes stéréo, un module Wifi5, du Bluetooth 5.0 et un mode de charge rapide en USB. Les trois modèles proposeront de piloter un écran externe via leur port HDMI ou avec leur port USB Type-C en DisplayPort.

AYN Odin

Un dock optionnel (proposé à 50$) permettant de profiter de cette sortie USB facilement tout en rechargeant l’appareil. Avec une sortie HDMI plein format, un port Ethernet Gigabit, cinq ports USB 3.0 Type-A et un USB Type-C servant à alimenter l’ensemble et recharger la console. Mieux encore, le dock propose un emplacement 2.5″ SATA pour pouvoir profiter d’un stockage interne ou stocker des éléments facilement : jeux, films ou autre média que la console pourra exploiter en mode sédentaire. Ce dock ressemble exactement à ce que toute l’industrie aurait du proposer avec chaque tablette sortie depuis que l’USB Type-C existe.

AYN Odin

Qu’elles soient sous Android 11 ou Android 10, les consoles proposeront une interface de remappage de touches pour pouvoir exploiter plus facilement les jeux sur les Mini Joysticks et autres boutons disponibles. Avec 2 joysticks, une croix directionnelle, les traditionnels boutons ABXY et 4 gâchettes analogiques, la AYN Odin pourra se comporter comme toute manette moderne. L’écran tactile restant évidemment accessible. 

AYN Odin

La solution embarque des enceintes stéréo, des moteurs de vibration et dispose de rétro éclairage de ses joysticks pour jouer dans toutes les conditions de luminosité.

La solution se positionne clairement sur un axe d’émulation en terme de jeu. Les titres Android seront disponibles et la plupart devraient bien fonctionner, il sera également possible de profiter de solutions de streaming complètes… mais le coeur de cible de la console semble bien être l’émulation d’anciennes stars du jeu vidéo : Playstation, Nintendo 64, Wii et consorts.

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Morefine M6 : un MiniPC sous Jasper Lake au format intéressant

Par : Pierre Lecourt — 11 octobre 2021 à 19:54

Le Morefine M6 est surtout intéressant par son format, comme je doute que la marque soit réellement l’instigatrice de celui-ci, il est possible qu’on le retrouve plus tard dans d’autres machines.

Morefine, on le connait déjà pour des productions antérieures… En 2019, la marque proposait un PC noname Morefine S100 sous Core i5-8250U sur un design déjà vu. En Juillet dernier, la marque lançait un autre MiniPC sous AMD Ryzen 9 5900HX via Indiegogo… Elle projette désormais une troisième machine, toujours en financement participatif, sous processeur Intel Jasper Lake.

Le Morefine M6 embarque un processeur Celeron 5095 et/ou un Celeron N5105. Le « et/ou » peut paraitre étrange mais la fiche de présentation du projet est elle même étrange. Les deux puces sont citées et si elles se ressemblent, elles ont tout de même quelques différences significatives. La première étant que le N5095 fonctionne dans 15 watts de TDP avec un circuit graphique Intel UHD de 450 à 750 MHz et proposant 16 EU. Le N5105 est plus intéressant avec 10 watts de TDP, un circuit graphique qui monte un peu plus haut avec un maximum de 800 MHz et 24 EU. Les deux puces partagent la même architecture avec 4 coeurs tournant à des fréquences de 2 à 2.9 GHz et proposent la même mémoire cache de 4 Mo. Il va sans dire que le Celeron N5105 en 10 watts de TDP est plus pertinent sur ce type de machine compacte.

Minimachines-10-2021

Le Morefine M6 est en effet assez compact, ventilé par une solution typique de machine mobile faisant circuler l’air de part et d’autre de l’engin. Les capacités de mémoire et de stockage sont encore inconnues pour le moment, il est probable que divers choix soient proposés lors de la campagne. Les processeurs sont censés pouvoir gérer jusqu’à 16 Go de mémoire vive LPDDR4x. Un emplacement M.2 2280 non détaillé ainsi qu’un second M.2 2242 sont visibles sous l’engin. Un module Intel AX2101 offrira en plus un Wifi6 et du Bluetooth 5.2 à la solution.

On retrouve la connectique de la machine sur un seul côté avec un port Ethernet 2.5 Gb, une sortie HDMI 2.0, trois ports USB 3.0 Type-A, deux ports USB Type-C dont un qui ne servira qu’a alimenter l’engin. Le second semble prendre en charge un DisplayPort. Un port jack audio 3.5 mm est également présent. Cette disposition est intéressante pour plusieurs types d’usages. Comme MiniPC de salon, cela permet de connecter l’ensemble des éléments de manière très discrète et de ne pas avoir de ports visibles en façade. Avec un clavier, une manette et une souris en sans fil, le Morefine M6 pourra donc se cacher facilement dans une installation multimédia.

Au contraire, cette disposition sur un seul côté permettra de profiter de tous les ports facilement pour un poste de travail. Sur un banc de test, on retrouvera tous les connecteurs face à soi et la possibilité de brancher divers appareils facilement sans tourner autour de la boite. 

Source : Androidtvbox.eu

Morefine M6 : un MiniPC sous Jasper Lake au format intéressant © MiniMachines.net. 2021.

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Les sorties : des casques, des casques et encore des casques

Par : Pierre Lecourt — 11 octobre 2021 à 17:06

Soundcore Liberty 3 Pro

Anker Soundcore Liberty 3 Pro

Anker a désormais une excellente réputation sur le marché. Si la marque est plus récente et sans le passé historique d’acteurs comme Sony, Sennheiser ou autres, elle a acquis un vrai savoir faire dans plusieurs catégories de produits et notamment dans l’audio. Anker lance donc les Soundcore Liberty 3 Pro, des intra-auriculaires légers et compacts avec des fonctions haut de gamme comme la prise en charge du Codec haute définition LDAC en plus des traditionnels SBC et AAC.

Il ne s’agit pas de modèles entrée de gamme, les intras proposent deux drivers de 10.6 mm dans une capsule compacte, IPX4 et légère. Avec 6 micros embarqués, ils profitent d’une solution de réduction de bruit ANC avec une réduction de pression acoustique avec des évents pour une écoute confortable. Avec 8 heures d’autonomie annoncées en ôtant la réduction de bruit et 6 heures en l’activant, les nouveaux Soundcore se positionnent sur le segment haut du genre. Le boitier de recharge amènera l’écoute à 36 ou 24 heures au total. Comme sur la plupart des modèles de ce type, il se rechargera en USB ou va une solution sans fil.

Soundcore Liberty 3 Pro

Les Anker Soundcore Liberty 3 Pro seront proposés ce mois ci pour 159.99€ en France.

Technics EAH-AZ40

Technics EAH-AZ40 et Technics EAH-AZ60

Là encore des modèles assez haut de gamme avec une paire d’intras Technics EAH-AZ40 à 149€ et des Technics EAH-AZ60 à 229€. Les nouveaux modèles de chez Technics promettent une excellente qualité d’écoute et un excellent support d’appel avec un système de microphones pour gommer les bruits extérieurs. Les AZ40 ont 6 microphones en tout tandis que les AZ60 en ont 4 par écouteurs. Un système qui autorisera des modes d’écoute avec réduction de bruit ainsi qu’un mode transparent pour garder une certaine attention sur votre environnement.

Technics EAH-AZ40

Suivant les modèles, les transducteurs intégrés et les fonctionnalités varient. Les Technics EAH-AZ40 proposeront une paire de 6 mm et les AZ60 des 8 mm. Mais surtout les 40 seront « limités » au SBC et AAC tandis que les modèles 60 profiteront du Codec LDAC. Tout ce petit monde aura droit à un Bluetooth 5.2 avec une gestion de plusieurs machines pour en profiter sans distinguo depuis un PC et un smartphone par exemple.

L’autonomie annoncée est correcte. Le modèle de base propose 7H30 d’autonomie et 25 heures avec le boitier USB Type-C. Le second proposera de 4H30 à 5H en activant ou nom la réduction de bruit et 16 à 17H avec le boitier. A la norme IPX4, ils sont livrés avec plusieurs paires d’embouts en silicone. 4 différentes pour le premier et 7 pour le second. La disponibilité est prévue en novembre.

Xiaomi True Wireless Noise Cancelling Headphones 3

Xiaomi True Wireless Noise Cancelling Headphones 3

Plus entrée de gamme, les Xiaomi True Wireless Noise Cancelling Headphones 3 sont les premiers modèles d’intras à réduction de bruit active estampillés Xiaomi. Ces modèles assez classiques présentent une réduction de bruit extérieur classique avec une baisse de 40 dB avec un mode transparence activable.

La marque semble vouloir privilégier des usages variés avec ce modèle qui bénéficiera d’une gestion du son immersif à 360° en plus des fonctions True Wireless et d’une gestion LHDC 4.0. Avec une compatibilité multipoints, les intras pourront transcrire le son de deux appareils sans nouvel appairage. L’autonomie annoncée est de 27 heures avec le boitier, sans le détail par écouteur et probablement sans activation de la réduction active pour obtenir ce score. Le boitier se rechargera sans fil ou via un port USB Type-C et la solution est annoncée comme résistance à l’eau avec un indice IP55.

Xiaomi True Wireless Noise Cancelling Headphones 3

Les Xiaomi True Wireless Noise Cancelling Headphones 3 (pfiou) sont présentés à 699 Yuans en Chine, soit environ 93€ Hors Taxes. Pas de date prévue pour l’Europe pour le moment.

 

Xiaomi Watch Color 2

Xiaomi Watch Color 2

Une montre connectée ? Au delà de ces annonces de casques, Xiaomi a également lancé une nouvelle montre connectée en Chine avec la Xiaomi Watch Color 2. Une montre au cadran rond qui affiche grâce à une dalle OLED de 1.43″ pour une belle lisibilité avec 326 pixels par pouce. Avec une étanchéité minimale de 5ATM, elle embarque une batterie de 470 mAh lui garantissant une autonomie de 12 jours en utilisation classique et environ une trentaine d’heures une fois le suivi GPS activé. Le poids global de la solution est de 36.3 grammes, bracelet en silicone compris.

Xiaomi Watch Color 2

Toujours sous un système indépendant propre à l’univers de Xiaomi, on retrouvera les fonctions classiques d’une montre avec un système d’alerte qui, une fois installé via une application sur votre smartphone, communiquera celles-ci vers votre montre via une connexion Bluetooth. Notiofications, alarmes, appels entrants, météo, et évènements normalement poussés sur l’écran de votre smartphone se retrouveront ainsi également propulsés vers le cadran de votre Xiaomi Watch Color 2. On retrouve évidemment les fonctionnalités de santé classiques avec les fonctions de podomètre, compteur de calories, suivi cardiaque, suivi de sommeil ainsi que la  saturation en oxygène du sang et le suivi de cycle menstruel.

Xiaomi Watch Color 2

Annoncée uniquement en Chine, la Xiaomi Watch Color 2 devrait y être proposée le 30 septembre prochain à 999 yuans soit environ 130 euros hors taxes. 

Xiaomi Mi Wireless Outdoor Security Camera 1080p

Xiaomi Mi Wireless Outdoor Security Camera 1080p

Bientôt commercialisée en France, la nouvelle Xiaomi Mi Wireless Outdoor Security Camera 1080p est une caméra de sécurité extérieure au nom aussi long que complet. Capable de fonctionner par tous les temps avec un indice IP65 et dans des températures de -20 à 50°C, elle filme en 1080P et promet une assez bonne robustesse à l’usage.

Xiaomi Mi Wireless Outdoor Security Camera 1080p

Sans fil, alimentée par batterie, la caméra diffuse un flux 1920 x 1080 en H.265 pendant 90 jours continus. La batterie interne de 5700 mAh se recharge via USB Type-C. Une manipulation qu’il faudra faire tous les trois mois, donc, pour assurer un fonctionnement de l’engin. A son bord, un petit gyroscope  vous préviendra si quelqu’un cherche à la manipuler via l’application liée. Application qui servira à voir ou à revoir les séquences capturées par l’appareil. De jour comme de nuit grâce au capteur infrarouge ayant une portée de 7 mètres et au détecteur de mouvements. Placée intelligemment, cette Mi Wireless Outdoor Security Camera 1080p pourra donc vous alerter du passage de quelque chose dans son rayon de capture. Rayon qui se basera sur les mouvements mais également les changements importants de température pour déclencher l’enregistrement.

La caméra est annoncée le 19 Octobre prochain à 99€.

 

Les sorties : des casques, des casques et encore des casques © MiniMachines.net. 2021.

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GPD lève le voile sur sa nouvelle solution de jeu Android

Par : Pierre Lecourt — 11 octobre 2021 à 13:39

Le GPD XP n’a pas encore de date de commercialisation, la marque a décidé de passer par une première phase de financement participatif et devrait communiquer sur ce point dans les semaines qui viennent. Mais les éléments énigmatiques publiés ces derniers mois sont désormais détaillés et lèvent le voile sur une console Android autonome.

GPD Win Max 2021

GPD est désormais connu et reconnu pour ses minuscules portables sous Windows, de multiples machines qui ont fait rêver pas mal d’entre nous. Problème, les tarifs de ces engins se sont littéralement envolés et, avec des modèles au dessus des 1000€, ont désormais dépassé ce que chacun peut se permettre pour un caprice. La marque ayant décidé de séduire de plus en plus les joueurs au fil du temps, elle a probablement compris qu’un gros nuage noir venait de s’élever au dessus de ses futures ventes en découvrant – comme nous – les annonces de Valve autour de son Steam Deck. Avec un modèle « premier prix » du Deck à 419€ en France, les prix des derniers GPD Win Max 2021 sont très loin devant en terme d’investissement. Le modèle le plus entrée de gamme est à 1250$, il est certes différent et bien mieux équipé qu’un Steam Deck mais il se heurte à la réalité de portefeuilles bien moins insondables qu’il n’y parait pour ce genre de caprice.

Le souci est là, soit on investit dans un portable classique et juste au dessus de 1000€, on commence à avoir des 13-14″ très très séduisants. Soit on achète un Steam Deck pour juste jouer et on se retrouve avec un outil parfaitement calibré pour cet usage pour une faction du prix demandé. La proposition d’un ultra-ultraportable à plus de 1000€ reste alléchante mais difficile à concevoir d’un simple point de vue investissement. 

GPD XP

La solution donc ? Proposer un engin comme un GPD XP, une solution de jeu plus abordable qui pourrait se poser en concurrent de la proposition de Valve. Avec un écran de 6.81″ en 2400 x 1080 pixels, soit 338 ppp, la solution proposée offrira une très haute définition. L’écran affichera en 60 Hz grâce à une dalle IPS avec un colorimétrie certifiée 84% NTSC. La luminosité annoncée est de 500 nits avec une surface tactile 10 points de contact protégée par un Gorilla Glass 5.

La partie logique de la console est pilotée par un SoC MediaTek Helio G95, un huit coeurs composé deux Cortex-A76 CPU à 2.05 GHz et de six Cortex-A55 à 2 GHz. La partie graphique est confiée à un ARM Mali-G76 MC4 cadencé à 900 MHz. A noter que ce SoC sera… ventilé. Un petit dissipateur surmonté d’un ventilateur est prévu dans la carcasse du GPD XP. Autour de ce SoC, on retrouvera 6 Go de mémoire vive LPDDR4X et 128 Go de stockage UFS 2.1 en plus d’un lecteur de cartes MicroSDXC.

GPD XP

Le tout fera tourner un Android 11 agrémenté d’une surcouche logicielle baptisée GPD Metro. On retrouvera des fonctions de connexion complètes avec du Wifi5 et du Bluetooth 5.0 mais également une couche téléphonique classique autour d’une solution double Nano SIM permettant des communications 2G, 3G et 4G LTE. Un module GPS / GLONASS est également présent ainsi que les capteurs classiques d’un smartphone.

GPD XP

La connectique, en plus du lecteur de cartes et du lecteur de cartes SIM, comprend un port USB Type-C et un port jack. Une paire d’enceintes stéréo est également présente. Vous l’aurez compris, le GPD XP est un smartphone classique maquillé sous la forme d’une console de jeu.

GPD XP

A noter cependant que l’engin ne supportera pas toutes les fonctions d’un smartphone. Il ne pourra pas passer d’appel ni émettre ou recevoir de SMS. Son usage de ses fonctions « réseau » sera limité à une connexion de données pour jouer ou utiliser des outils en ligne de communication texte comme Skype ou WhatsApp. En août dernier, GPD présentait ce produit et indiquait que le trou pratiqué dans l’écran ne devait pas abriter de webcam. La raison de ce trou étant l’impossibilité de trouver un bon écran sans ce type d’aménagement.

La marque est revenue sur ce premier discours et compte bien livrer une webcam au final. Une solution qui permettra de passer des appels vidéo… mais dans ce cas précis, il faudra sûrement recourir à une solution externe comme une oreillette Bluetooth afin de pouvoir vous faire entendre. Le microphone intégré étant assez mal placé.

GPD XP

A gauche, on retrouve une manette assez standard avec un mini joystick, une croix directionnelle et des boutons de contrôle d’interface. Deux gâchettes sont également présentes. A droite, trois modules sont disponibles et pourront être connectés via des pins POGO et une accroche magnétique. Un premier module proposera un design très XBoxien, avec un second mini joystick, un jeu de boutons ABXY ainsi que des boutons start et select et des gâchettes supplémentaires.

Un second module dédiés aux FPS avec 5 boutons programmables et deux gâchettes sera également proposé.

Enfin, une protection plus simple, accrochée directement à l’écran, permettra de piloter plus facilement les jeux tactiles avec le pouce. L’ensemble est alimenté par une batterie de 7000 mAh qui devrait offrir 12 heures d’autonomie à l’objet avec une recharge complète en 2H30.

GPD XP

La livraison des GPD XP est prévue pour le début de l’année 2022 après le lancement de sa campagne sous Indiegogo dans les semaines à venir. On ne connait pas le prix de cet engin pour le moment mais il devrait logiquement se situer sous le tarif d’une Steam Deck. Ce qui pourrait en faire un excellent produit de jeu en émulation, sous Android mais également pour piloter des jeux en streaming.

Comme d’habitude, je vous encourage à rester à l’écart de ce type de financement participatif. Malgré des prix qui semblent plus attractifs au départ, vous perdez beaucoup d’avantages à passer par Indiegogo pour ce type de produit. A commencer par une absence totale de date de livraison officielle et contractuelle. La marque peut littéralement vous livrer dans 12 ou 24 mois sans que vous ne puissiez rien faire. L’absence de toute garantie, vous investissez dans un produit mais n’avez aucun des avantages que vous propose une commande classique. Enfin, le tarif, aussi alléchant qu’il soit, est souvent le même que celui d’un magasin en ligne une fois le produit commercialisé. Les prix publics demandés par les marques sur leurs campagnes de financement participatifs étant en général gonflés artificiellement afin de rendre celles-ci plus intéressantes. Dernier détail important sur ce type de financement, si les boutiques d’import ont adopté les nouvelles règles de taxations lancées par la France en juillet, les plateformes de financement participatifs ne sont pas du tout à la page. Vous risquez donc de découvrir un tarif augmenté de 20% de TVA et de frais de gestion et de dédouanement de la part du transporteur. Frais pouvant osciller entre 20 et 35€… 

GPD lève le voile sur sa nouvelle solution de jeu Android © MiniMachines.net. 2021.

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Des Clé PC « T6 Pro » sous Celeron J4125 en import

Par : Pierre Lecourt — 13 octobre 2021 à 00:10

Mise à jour : un clone de ce produit est apparu à 159.90€ sur Amazon me signale Adrien. Un bon prix pour cet engin avec une livraison assurée depuis la France.

Billet original : Les noms sont parfois différents mais les clés sont quasi identiques ou 100% semblables. Toutes sont munies d’un Celeron J4125 et proposent un design classique et des fonctionnalités similaires. La T6 Pro est la plus intéressante du lot.

T6 Pro

Le seul gros intérêt de ce type de Clé PC est leur format « de poche ». Avec des mensurations largement plus compactes qu’un smartphone moderne, les outils peuvent se glisser non seulement dans un bagage mais également se cacher n’importe où. Les dernières que j’ai vues étaient employées dans des bornes interactives a destination du public sur  un salon. Les clé étaient simplement accrochées à des montants en aluminium qui portaient la cabine et servaient de dissipateur thermique. Une solution minimaliste mais largement assez efficace pour le rôle demandé.

Mele PCG02 GLK

La solution fanless de MeLE

Les nouvelles venues sont donc équipées d’un Celeron J4125, tout comme l’était la solution développée par MeLE l’année dernière avec ce même processeur. Par contre, elles ne sont pas passives comme la solution de MeLE, elles embarquent un petit ventilateur en plus d’un dissipateur en aluminium.   La T6 Pro est proposée à moins de 170€ en 6Go/128Go sous Linux ou sous Windows (même tarif mais avec un Wifi inopérant sous Linux…) mais il faudra ajouter presque 28€ de frais de port pour l’obtenir. Un autre modèle identique, proposé par une autre boutique dans les mêmes confitions est disponible en suivant ce lien. La marque Vontar propose également la sienne mais plus chère à presque 190€ et avec plus de 30€ de frais de port… D’autres modèles doivent être disponibles sur AliExpress mais aucun ne semble financièrement plus intéressants que ceux là.

T6 Pro

Toutes ces solutions sont refroidies activement même si il doit être possible de les rendre passives, le Celeron J4125 dégage 10 watts pour faire tourner ses 4 coeurs oscillant de 2 à 2.7 GHz et son circuit graphique Intel HD 600. Le processeur propose 4 Mo de mémoire cache et peut effectuer un assez important nombre de tâches. Tout ce qui est bureautique et surf pour commencer. Avec les 6 Go de mémoire vive présents dans ces clés, il sera possible de lancer des outils bureautique en multitâche sans trop de soucis, de surfer confortablement et de lancer tout type de média sans problèmes : photo, musique ou vidéo, la solution pourra décoder la quasi totalité des formats du marché. Le rôle souvent attribué à ces clé étant de piloter des affichages numériques. Soit ponctuels en se connectant à un vidéoprojecteur pour diffuser des éléments appuyant une présentation, soit plus statique sous la forme de vidéo ou d’infos en continu. Le stockage est confié à un module eMMC de 128 Go.

T6 Pro

Le T6 Pro embarque une connectique classique, avec deux ports USB 3.0, une sortie HDMI 2.0 et un port Ethernet Gigabit. Le module Wifi embarqué est un Wifi5 avec un module Bluetooth 4.2. L’alimentation se fait via un jack et un chargeur fourni. Pas de port jack audio, pas de lecteur MicroSDXC.

Je ne suis plus très fan de ce format aujourd’hui mais pour de l’intégration dans divers projets, c’est la solution la plus compacte du marché avec un gros éventail de possibilités et d’usages. Reste que si vous avez la place une machine un peu plus imposante mais très compacte comme un MiniPC plus classique offre plus de possibilités à l’usage et peut être un fonctionnement plus pérenne. En espérant tout de même que des modèles de clé PC évoluent vers des puces Jasper Lake très bientôt. Certains utilisateurs ayant un réel intérêt dans ce type de format.

Source : AndroidPC.es

Des Clé PC « T6 Pro » sous Celeron J4125 en import © MiniMachines.net. 2021.

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Mini Pupper un chien robot sous Raspberry Pi 4

Par : Pierre Lecourt — 8 octobre 2021 à 18:15

Le Mini Pupper est largement inspiré des travaux autour du quadrupède robotique Pupper de l’université de Stanford. Un projet Open Source dont a profité le Mini Pupper avec un dialogue entre le créateur du modèle original.

Le Mini Pupper garde donc cette approche Open Source et son système d’exploitation est basé sur Ubuntu et Robot Operating System, qui, comme son nom l’indique, est une solution sur mesures pour piloter ce genre d’appareil. La vocation du projet étant d’initier à la robotique aussi bien des particuliers que des développeurs, professionnels ou de s’intégrer dans un cursus éducatif. L’engin permet d’appréhender de multiples problématiques autour de la mécanique mais également des différentes solutions logicielles employées.

Mini Pupper

Le coeur de la machine est une carte Raspberry Pi 4 connectée à un écran basique en 320 x 240 qui constituera le visage de l’engin. Une webcam embarquée permettra de profiter de la reconnaissance d’objets avec OpenCV. Un module de détection Lidar est également possible en option. Le cyber toutou embarque une batterie 800 mAh et mesure 20.9 cm de long pour 10.9 cm de large et 16.5 cm de haut. Il pèse 560 grammes.

Mini Pupper

Différentes options sont disponibles pour ce financement. Le kit de base « Research Basic Kit » fourni les éléments électroniques sur mesure qu’il faudra souder et assembler vous même. Les éléments plastique d evront être imprimés en 3D et vous devrez fournir une batterie et un contrôleur adaptés aux besoin de l’ensemble. Bien entendu, la carte RPI4 et les carte MicroSD nécessaires seront également à votre charge. Le « Research Kit » vous fournira tout sauf la carte Raspberry Pi et la carte MicroSD. Le « Complete Kit » fournira l’ensemble des éléments, cartes de développement comprise. Enfin, le « Full Mini Pupper » fournira non seulement l’ensemble des éléments mais le robot sera livré monté. Des options supplémentaires comme le module Lidar (139$) seront disponibles.

Mini Pupper

L’idée de ce projet est de pouvoir prendre en main un outil robotique capable d’appréhender le monde extérieur  – via sa webcam et/ou son Lidar – et de le programmer pour exécuter des tâches. Il pourra trouver son chemin, marcher, trotter ou courir et reconnaitre des objets ou s’adapter à des ordres fournis par QR Code. 

Mini Pupper

Le Mini Pupper devrait finalement être commercialisé en tant qu’objet fini ou en kit à des tarifs assez élevés : comptez 940$ dans le commerce contre 564$ pour l’objet prémonté et 279$ en kit. Les livraisons devraient débuter en novembre et il faudra compter sur 25$ de port plus les taxes d’importation pour l’ensemble.

Mini Pupper un chien robot sous Raspberry Pi 4 © MiniMachines.net. 2021.

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Asahi Linux : une distribution pour les SoC Apple

Par : Pierre Lecourt — 8 octobre 2021 à 15:10

Asahi Linux est une distribution qui a été lancée très tôt après les sorties des premiers Mac « M1 ». Ces machines qui ont troqué les processeurs Intel x86 au profit de solution ARM développées en interne par Apple. Si le changement opéré par le constructeur a signifié l’arrêt de mort des Hackintosh1 à moyen et long terme, le passage à ARM a ouvert d’autres portes.

Et Asahi Linux compte bien glisser son pied dans l’entrebâillement des SoC M1 d’Apple. Le groupe de développeurs qui travaille sur ce projet a fait des progrès significatifs ces derniers mois. Ils déclarent désormais que leur distribution est exploitable pour des usages basiques sur les machines équipées des puces Apple Silicon.

L’objectif avoué de cette distribution est de défricher le terrain et d’obtenir les codes et pilotes nécessaires pour rendre le noyau Linux compatible avec les puces ARM d’Apple. Histoire de pouvoir choisir une version de votre OS Linux préféré et de l’exploiter sur un Mac facilement. Le travail avance même si certains éléments sont encore impossibles à exploiter. Le Thunderbolt n’est pas pris en compte, pas plus que l’USB 3.0, la webcam ou même le chispet sonore des machines. Evidemment, l’accélération graphique n’est pas non plus prise en charge. Tous les éléments dont le développement n’est pas documenté reste très difficile à porter sur le système. Et, comme pour le monde ARM classique, des pilotes ne seront pas disponibles autrement que par un gros travail de retro ingénierie.

The m1n1 hypervisor just gained full SMP support, with all 8 cores active! The boot time is now practically the same as on bare metal. pic.twitter.com/dd0khoKiBK

— Asahi Linux (@AsahiLinux) September 15, 2021

Il n’empêche que les rendus graphiques logiciels, qui contournent le problème de l’absence de pilote matériel, existent. Les puces Apple M1 sont suffisamment rapides pour rendre le système exploitable de cette manière et l’équipe d’Asahi Linux indique que les résultats sont même parfois meilleurs qu’avec des puces ARM64 concurrentes.

Beaucoup de choses sont fonctionnelles comme la gestion de l’énergie, l ‘affichage, le pilotage du stockage NVMe, le PCIe et l’USB Type-C. Beaucoup reste à faire et il est possible que certains éléments ne soient jamais pris en charge comme le Thunderbolt et l’accélération graphique. Cela reste néanmoins un développement important. Un des soucis majeurs du monde que prépare Apple est dans la perte de liberté concernant le matériel acquis par l’acheteur. Les Apple M1 fonctionnent très bien et sont des monstres d’efficacité. Mais ils coupent également toute possibilité d’altérer comme bon vous semble les systèmes. Pas d’accès au BIOS de la machine, pas d’accès au système d’exploitation, aucune possibilité d’installer un autre OS… Cette porte de sortie vers un autre système est donc une nouvelle assez intéressante à suivre.

Asahi Linux : une distribution pour les SoC Apple © MiniMachines.net. 2021.

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Venoen M6 : un MiniPC Ryzen 7 3700U évolutif

Par : Pierre Lecourt — 8 octobre 2021 à 12:54

Le Venoen M6 est une solution on ne peut, plus classique dans sa conception et sa réalisation. L’engin est assez sobre, accessible et dispose d’une connectique plutôt complète. Si il ne révolutionne rien dans le genre, il se pose comme une solution alternative face aux pénuries actuelles.

VENOEN M6

Le Venoen M6 est probablement une construction OEM très standard, la marque collant son logo sur une machine créée par un constructeur noname. Cela n’empèche pas le MiniPC d’être assez intéressant de part les choix faits pour son équipement et l’évolutivité qu’il promet.

Sa base est une carte mère proposant un unique processeur, l’AMD Ryzen 7 3700U, un processeurs audruple coeur et octuple thread cadencé de 2.3 à 4 Ghz développant 15 watts de TDP. Une puce qui a  l’avantage de ne pas demander trop d’efforts de dissipation donc mais qui embarque un très bon circuit graphique Radeon Vega 10 à 1.4 GHz. 

VENOEN M6

Ce ne sera pas une puce capable de faire tourner les derniers jeux 3D les plus gourmands mais qui peut tout à fait trouver sa place sous un téléviseur pour des usages multimédia complets, lancer des jeux moins exigeants ou se transformer en solution d’émulation console et Arcade. C’est également un excellent processeur pour des usages classiques : de la bureautique au multimédia en passant par de  la retouche photo perso, du web et même du montage vidéo en FullHD. J’ai été agréablement surpris de la réactivité de ce processeur en terme de montage sous DaVinci Resolve. Ce n’est pas aussi fluide et rapide que sur des puces plus récentes, bien sûr, mais cela reste tout à fait exploitable en FullHD. Le rendu des projets est bien évidemment assez lent pour les projets chargés, en effet, mais cela fonctionne très bien au global.

VENOEN M6

Associé à cette puce, le Venoen M6 propose une assez belle variété d’options à commencer par une solution barebone. La machine est livrée nue, sans mémoire ni stockage pour moins de 400€ TTC. Deux slots de mémoire vive DDR4 SoDIMM seront alors disponibles ainsi qu’un slot M.2 2280 PCIe NVMe également compatible SATA et un emplacement 2.5″ SATA pour du stockage. Cette solution est parfaite pour recycler du matériel que vous avez déjà.

Le Venoen M6 est également proposé avec différents équipements de mémoire vive (de 4 à 32 Go de DDR4) et de stockage de base en PCIe NVMe de 256 Go à 1 To. Evidemment, les prix changent et le modèle le mieux équipé est au dessus de 730€… Ce qui ne sera pas forcément une bonne affaire. Si vous choisissez une version avec ram et SSD le vendeur  s’engage à installer un Windows 10 Pro avec licence et à ajouter une carte Wifi5 M.2. Ce qui relativise les 550€ demandés pour la version 16/256 Go, par exemple.

La connectique est classique avec en façade un port jack audio 3.5 mm combo et un port USB Type-C et sur la face arrière deux supports d’antennes Wifi, un Ethernet Gigabit, quatre ports sUSB 3.0 Type-A, une sortie HDMI et un DisplayPort. A noter que la prise USB Type-C prend en charge le DisplayPort et que l’engin pourra donc piloter 3 affichages. Le Venoen M6 offre également des fonctions sympathiques comme le Wake On Lan, le PXE et le démarrage automatique à la reprise de courant. L’ensemble mesure 12.8 cm de côté pour 5cm de haut et pèse 650 grammes. Il est livré avec une alimentation extérieure.

Rien d’extravagant donc mais une nouvelle solution disponible pour de l’affichage numérique ou un usage multimédia classique. L’engin est proposé sur AliExpress depuis un stock Chinois avec une prise en charge de la TVA par la plateforme. La livraison est gratuite.

Venoen M6 : un MiniPC Ryzen 7 3700U évolutif © MiniMachines.net. 2021.

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