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Amazon détruit toujours autant de produits invendus

Par : Pierre Lecourt — 22 juin 2021 à 13:06

50% des produits détruits par Amazon sont neufs, même pas déballés. L’autre moitié concerne des produits retournés par des consommateurs ayant changé d’avis. Un reportage d’ITV News montre l’ampleur des dégâts écologiques et économiques provoqués par Amazon, un mouvement qui semble accélérer et devenir fou.

Ce sont les Prime Day, des promos par milliers que je relaie d’ailleurs bien volontiers. Des prix très intéressants et un service souvent impeccable font de cet évènement un incontournable pour les membres Amazon Prime. De mon côté, je ne m’en cache pas, l’affiliation générée par les ventes de ces deux journée sert de poumon au fonctionnement du site. Mais il ne faut pas pour autant perdre de vue certains côtés sombres de la plateforme. 

Amazon gâche, ce n’est pas nouveau. J’ai publié un billet sur le sujet en Janvier 2019, lorsque M6 avait filmé les pratiques de la marque qui détruisait des produits neufs dans ses entrepôts français. Je concluais de manière assez claire ce billet : si Amazon détruit des produits pourtant parfaitement neufs et exploitables c’est parce la logique économique le décide ainsi. Il est plus rentable pour Amazon de détruire des milliers d’euros de valeur marchande que de les donner, les recycler ou simplement les stocker jusqu’à ce qu’ils se vendent. Comme la rentabilité est la pièce maitresse de notre société et que l’impact écologique de cette destruction n’est pas pris en compte, il n’y a aucune raison que cela change. Même si c’est absurde, même si c’est immoral.

Aujourd’hui, nouveau reportage au Royaume Uni avec exactement les mêmes pratiques. Des centaines de milliers de produits sont systématiquement détruits par la plateforme chaque semaine, des millions chaque année. La moitié sont totalement neufs, juste invendus. L’autre moitié sont des retours clients que la plateforme n’a pas réussi à redistribuer. Le reportage tourné dans l’entrepôt Amazon de Dunfermline en Ecosse montre que des téléviseurs, des ordinateurs portables, des tablettes, des drones, des casques audio, des disques, des centaines de produits dont des milliers de masques chirurgicaux sont détruits.

Amazon

La raison est toujours la même et ne changera pas. Pas plus en 2019 qu’en 2021 en tout cas. Stocker ces produits a un coût et si personne n’en veut, il faut faire de la place. Il est plus rentable de les détruire pour renouveler le stock que de conserver ce stock. Aussi tout part, dans le meilleur des cas, au recyclage et dans le pire, à la décharge.

Les questions habituelles sont toujours  les mêmes : ne serait-ce pas mieux de redistribuer ces biens vers des organismes permettant d’équiper des gens n’ayant pas les moyens d’acheter ces produits ? Vers des écoles ? Des organismes publics ? D’un point de vue moral et écologique, c’est l’évidence. Extraire des matières premières, utiliser de l’énergie pour les transformer en écran de télé géant, le transporter sur de longues distances pour finir par l’enfouir dans le sol à l’autre bout de la planète est absolument absurde. Mais économiquement… Donner une télé 75″ au lieu de la détruire, c’est réduire la valeur de toutes les télés. Donner des masques chirurgicaux, c’est en vendre moins. Donner des ordinateurs, c’est perdre de l’argent sur les ventes des autres machines. 

Amazon

Et le don a un coût qui peut être plus élevé que la destruction. Il faut trier, emballer, transporter, gérer… Il est souvent bien plus économique de tout balancer en vrac dans une grosse benne, à charge ensuite à l’entreprise de recyclage de gérer tout cela à ses frais.

Comme ITV News le remarque, rien dans la loi n’interdit cette pratique. Pas plus en Ecosse qu’en France. Pas plus en 2019 qu’en 2021. Certains produits sont bien redistribués à des organismes gratuitement, Amazon essaye de revendre les produits déballés en sacrifiant ses marges au maximum1avec des promotions sur les produits remballés. 

Est-ce que c’est moral ? Non. Ecologique ? Non plus. Mais économiquement, c’est, semble t-il, la seule marche à suivre pour gagner plus d’argent encore… ou pour ne pas en perdre. Et tant que la situation écologique n’aura pas suffisamment basculé vers un monde invivable, où ce genre de pratique sera considérée de la même manière qu’on appréhende les crimes aujourd’hui, cela ne changera pas.

La seule réponse à ce genre de pratique ne peut être que politique. Amazon est encore pointé du doigt ici mais cette situation se retrouve partout dans la grande distribution. En 2019, je m’étonnais de lire les mots de la secrétaire d’état à la transition écologique qui prétendait être choquée par les images de M6. Le moindre tour du côté des poubelles d’une grande surface dresse pourtant le même portrait. Les entrepôts des grands magasins de VPC Français procèdent de la même manière. C’est la seule logique économique qui compte et elle ne se pose pas trop de questions morales ou écologiques. 

Amazon

La Loi évolue en France mais ne va quasi rien changer

Du reste, qu’ont fait les politiques depuis le reportage de M6 en 2019 pour lutter contre ce type de pratique en France ? Pas grand chose. Amazon travaille vraisemblablement de la même manière aujourd’hui et personne n’y trouve rien à y redire. Je suppose que les contrôles pour faire entrer une caméra cachée se sont améliorés, c’est peut être le seul vrai bouleversement qu’aura provoqué le reportage de M6. Reportage que je n’ai pas réussi a retrouver en ligne aujourd’hui…

La “loi économie circulaire” est censée améliorer la situation. Mise en chantier en Juin 2019, elle veut interdire la destruction des produits invendus non-alimentaires. La mesure veut encourager le don en faveur des associations. Mais se contentera tout à fait d’un recyclage qui est… encouragé. Le législateur veut également que les industriels gèrent mieux leurs stocks pour éviter toute surproduction. Cette mesure doit entrer en vigueur le 31 décembre 2021 pour les produits REP (responsabilité élargie du producteur) et au 31 décembre 2023 pour les autres produits.

Amazon

En pratique pour Amazon et les places de marché, que va changer cette loi ? Rien.

La marque sera responsable au 31 décembre 2021 des produits “Amazon”, ceux-là même qu’elle conserve le plus longtemps et parvient à écouler en promotion. La précédente génération de Kindle ou le Fire TV Stick à prix cassé trouvent toujours preneur. Les produits Amazon Basics resteront un peu plus longtemps sur une étagère avant que la nouvelle gamme les remplace. Amazon sera aux petits soins pour ses produits à la fin de l’année comme elle l’est déjà maintenant. Les produits importés par des marques ayant pignon sur rue en France comme Apple, Asus ou HP seront également mieux traités, comprenez “recyclés” et non plus “détruits”.

Mais pour toutes les autres marques, tous les trucs vendus en place de marché ? Rien ne changera avant la fin de l’année 2023. Des millions d’autres produits seront encore détruits légalement sans problèmes.

Et au premier janvier 2024 alors ? Pas grand chose de mieux. Les produits partiront au recyclage au lieu de partir à la benne. Cela revient quasiment au même pour beaucoup de ces invendus. Pour certaines sociétés spécialisées, le recyclage consistera à remettre les objets dans un bateau pour qu’il retraverse le globe avant de polluer un pays pauvre. Bouclant ainsi la boucle de notre logique économique. 

D’ici 2023, Amazon aura peut être acheté une société de recyclage dans chaque pays où la marque est implantée. Rajoutant alors un service supplémentaire à sa chaine logistique : vente, stock, promotion, distribution et destruction des produits de ses partenaires. En imaginant que 100% des produits neufs ou à peine déballés détruits en France soient recyclés, quel service on aura rendu à la planète ? Aucun, il aurait mieux valu ne pas les produire à la base. C’est une des autres idées de la loi mais elle ne s’applique pas aux géants du eCommerce qui fonctionnent en place de marché. “Mieux gérer ses stocks” ? Pour une entreprise qui envoie une palette de produits électroniques noname depuis la Chine vers la France pour une distribution locale ? Cela ne veut rien dire.

L’illustration de ce billet est un meme bien connu mais on oublie souvent de citer son auteur : KC Green

Amazon détruit toujours autant de produits invendus © MiniMachines.net. 2021.

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Intel lance deux nouveaux Core Tiger Lake-H35

Par : Pierre Lecourt — 22 juin 2021 à 11:08

Si les Intel Core Tiger Lake-H 8 coeurs ont attiré à eux les projecteurs avec leur positionnement intéressant en terme de performances par rapport à leur consommation, il existe une seconde gamme de puces annoncée en Janvier qui fonctionne un peu moins rapidement mais dont les compétences et le TDP sont particulièrement intéressants : les Tiger Lake-H35.

Core H35

Avec un fonctionnement sur 4 coeurs et 8 Threads, ces puces proposent un TDP plus bas puisqu’il démarre à 28 watts pour monter à 35 watts au maximum. C’est là que débutent les versions “H” qui proposent eux 8 cœurs et 16 Threads. Une différence majeure puisque les Tiger Lake H35 pourront intégrer des machines beaucoup plus menues que les “H” qui ont besoin de plus d’espace pour dissiper la chaleur qu’ils dégagent.

 Coeurs / ThreadsFréquences baseTurboCacheTDP
Core i7-11390H4 / 82.9 GHz – 3.4 GHz5 GHz12 Mo28W – 35W
Core i7-11375H4 / 83 GHz / 3.3 GHz5 GHz12 Mo28W – 35W
Core i7-11370H4 / 83 GHz / 3.3 GHz4.8 GHz12 Mo28W – 35W
Core i5-11320H4 / 82.5 GHz / 3.2 GHz4.5 GHz8 Mo28W – 35W
Core i5-11300H4 / 82.6 GHz / 3.1 GHz4.4 GHz8 Mo28W – 35W

En Janvier, Intel annonçait trois premières puces dans cette gamme, les Core i5-11300H, Core i7-11370H et Core i7-11375H. Le fondeur annonce donc deux nouvelles versions avec le Core i5-11320H et le Core i7-11390H. Deux optimisations des modèles précédents qui réussissent à embarquer plus de performances dans le même TDP.

Le Core i7-11390H propose ainsi la même architecture que le i7-11375H avec un circuit graphique Intel Iris Xe avec toujours 96 EU mais un peu plus rapide à 1.4 GHz contre 1.35 GHz pour le modèle précédent. Même chose pour le Core-11320H qui gagne 0.5 Ghz de plus sur son circuit graphique Intel. Toutes ces puces pourront employer de la DDR4-3200 ou de la LPDDR4x-4266.

Core H35

Rien de vraiment nouveau donc, mais une gamme qui s’étoffe et probablement le résultat d’une meilleure maitrise des processus de gravure d’Intel pour cette technologie 10 nanos SuperFin. On devrait voir débarquer ces  Tiger Lake-H35 dans diverses solutions ultramobiles d’ici la fin de l’année. Ce sont, à mon sens, les puces ayant le plus gros potentiel dans cette gamme de TDP chez Intel pour des solutions ultraportables et économes. Tant niveau performances par rapport à leur consommation que du point de vue services avec l’ensemble des fonctions annexes que la plateforme propose : Wifi6, Thunderbolt 4, PCIe Gen 4 et synergies avec les chipsets graphiques Nvidia. Il me tarde d’en avoir un sous la main. 

Intel lance deux nouveaux Core Tiger Lake-H35 © MiniMachines.net. 2021.

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KloudNote : une nouvelle liseuse/tablette E Ink sous Android

Par : Pierre Lecourt — 21 juin 2021 à 13:08

La KloudNote est une solution à encre numérique de 10.3″ de diagonale avec une dalle capacitive et une prise en charge des stylets actifs. Elle embarque un SoC quadruple coeur ARM Cortex-A35 cadencé à 1.2 GHz, accompagné par 2 Go de mémoire vive et de 16 à 32 Go de stockage. Elle mesure 25 cm de haut pour 17.5 cm de large et 7.6 mm d’épaisseur. Son poids global est de 385 grammes.

Présentée par GeniaTech, la KloudNote est donc une liseuse à encre numérique qui troque le système d’exploitation classique de ce type de produit pour une proposition Android. Elle n’en pilote pas moins une de ces dalles particulières qui affiche en niveaux de gris  avec une définition de 1872 x 1404 pixels. Entrant ainsi dans une famille d’engins qui commence à être de plus en plus grande. Avec les reMarkable, les solutions signées Kobo ou Onyx

KloudNote

Avec un Android 8.1 à bord, l’engin n’offrira pourtant pas toutes les possibilités offertes par ce système. Les usages vidéo et photo couleur seront dégradés par la dalle particulière, le jeu est également très limité pour ce type d’engin. Mais avec un écran de ce type la consultation de livres numériques, de documents ou de pages web peut être très agréable sur la durée. La possibilité d’utiliser un stylet actif permettra, en outre, de prendre des notes et de gribouiller des schémas facilement.

KloudNote

Avec un module Wifi5 et Bluetooth 4.2, l’expérience de ce type d’usage sera également assez fluide sous Android, la possibilité de synchroniser la tablette avec tout type de stockage dans les nuages étant un vrai point positif sur ce type de solution. GeniaTech proposant en option un modem 3G ou 4G.

La KloudNote embarque une batterie 4000 mAh qui se rechargera avec un port USB Type-C permettant évidemment de transférer des données. Un jack audio 3.5 mm permettra de profiter d’un casque si les enceintes stéréo ne sont pas adaptées à votre usage du moment. La liseuse proposant également un microphone pour pouvoir enregistrer des notes audio. 

Un engin très complet donc avec quelques petits bémols Si l’absence de webcam peut se comprendre à cause de la réactivité de l’encre numérique, même si un capteur dorsal aurait permis de capturer des documents pour les relire ensuite. Le vrai souci de cet engin est dans l’étrange limitation de stockage qu’il propose. La KloudNote ne dispose que de ses 32 Go de stockage interne, sans possibilité de lui adjoindre une carte MicroSD… Un choix qui fonctionne parfaitement avec une liseuse traditionnelle qui embarque son système d’exploitation sur  un stockage interne et qui n’a qu’a gérer que des fichiers textes très légers. Mais un gros problème face au poids des applications Android.

Dernier point, GeniaTech est également un OEM. Il est donc possible que ce produit soit distribué par d’autres marques dans le futur….

Fiche produit – Source : CNX Software

KloudNote : une nouvelle liseuse/tablette E Ink sous Android © MiniMachines.net. 2021.

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Lenovo ThinkPad P1 Gen 4 : une station de travail 16″ de moins de 2 kilos

Par : Pierre Lecourt — 18 juin 2021 à 14:46

Le ThinkPad P1 Gen 4 n’est pas vraiment une minimachine mais si vous avez déjà eu entre les mains une station de travail portable, vous avez probablement en tête l’image d’une enclume. Tant au niveau des dimensions massives de ce genre de machine, de leur poids et de leur design, c’est souvent l’image mentale que l’on se fait de ces engins quand il s’agit de les balader avec soi.

ThinkPad P1 Gen 4

Le ThinkPad P1 Gen 4 de Lenovo change la donne en exploitant toutes les avancées techniques plus grand public de ces dernières années pour proposer une solution en rupture avec le monde classique des stations de travail mobiles. Et cela ne se fait pas au détriment d’une quelconque concession sur la puissance. La gamme embarque des processeurs Intel Core Tiger Lake et même des formules sous Intel Xeon.

Nvidia A Series

Associé à ces puces, on trouvera une assez vaste gamme de solutions graphiques. Lenovo a décidé de piocher aussi bien dans les solutions grand public comme les GeForce RTX 3070 et 3080 mobiles que dans les puces professionnelles de la gamme Nvidia que sont les RTX A Series. De la A2000 à la A5000, toutes pourront accompagner les puces Intel pour des performances en calcul très avancées. Pour accompagner ce moteur assez ébouriffant, on pourra compter sur un maximum de 64 Go de mémoire vive DDR4-3200 avec correction d’erreurs ECC ou non. Les machines proposeront deux supports M.2 NVME PCIe Gen 4 et pourront être livrées avec un maximum de 4 To de capacité.

ThinkPad P1 Gen 4

L’affichage troque l’habituel 15.6″ de ces stations de travail pour une diagonale plus large de 16″ en 16:10. La solution de ce tour de passe passe est simple, Lenovo a changé de dalle et rogné sur les bordures de la machine. Une méthode qui a désormais fait ses preuves dans les gammes grand public et qui offre à cette nouvelle mouture quelques précieux centimètres de diagonale de plus. 

Disponible en versions tactiles ou non en 3840 x 2400 pixels IPS 100% Adobe RGB avec une luminosité de 600 cd/m², ils seront également présentés en version 2560 x 1600 non tactiles avec une dalle plus sage à 400 cd/m² 100% sRGB. Les ThinkPad P1 Gen 4 proposeront une connectique très complète avec deux ports Thubnderbolt 4.0, deux USB 3.2 Gen1 en Type-A, un lecteur de cartes SDXC, un port jack audio combo et une sortie HDMI 2.1. Ils embarqueront un module Intel proposant du Wifi6E et du Bluetooth 5.2 ainsi qu’un optionnel module Snapdragon X55 de Qualcomm pour proposer de la 5G. 

ThinkPad P1 Gen 4

Un lecteur d’empreintes est disponible sur le bouton de démarrage et la webcam 1080P avec œilleton de sécurité propose également une fonction infrarouge pour piloter la reconnaissance faciale de Windows Hello. On regrettera l’absence de port Ethernet mais un dock est proposé avec l’achat de l’engin pour le compléter en mode sédentaire.

ThinkPad P1 Gen 4

Le clavier est un classique Chiclets Accufeel de la marque avec une course de 1.5 mm et un Trackpoint associé à un système de pavé tactile plus classique. On notera, par contre, que les ThinkPad P1 Gen 4 ne proposeront pas de pavé numérique. Ce qui va faire grincer des dents quelques pros. En “échange”, Lenovo propose une paire d’enceintes frontales situées de part et d’autre du dispositif de frappe. Un clavier annoncé comme résistant aux éclaboussures nous indique le constructeur. 

ThinkPad P1 Gen 4

Les engins seront livrés sous diverses solutions logicielles, d’un Windows 10 classique aux versions pour stations de travail en passant par Ubuntu, Red Hat Enterprise et Fedora.

Alors combien de kilos ce nouveau joujou ? Même pas 2 ! 1.81 Kg pour l’ensemble, la machine mesure 35.95 cm de large et 25.38 cm de profondeur pour 17.7 mm d’épaisseur. On est désormais assez loin de l’enclume, surtout si on met en perspective les performances que ce type de solution peut déployer. Reste un petit détail. Le tarif. Le prix de base de ces ThinkPad P1 Gen 4 est situé au dessus de 2000€ dans leur version la plus sage en capacités et compétences. Le prix le plus haut doit s’envoler très très très haut. Les contraintes d’achat de ce type de solution ne sont pas liées au tarif, les professionnels qui héritent de ces engins sont en général payés assez chers pour ne pas lésiner sur la qualité de leur équipement. On ne vas pas payer un ingénieur une fortune de l’heure à contempler son écran pendant que celui-ci calcule pendant 60 minutes la tolérance d’un changement d’architecture. Autant investir une fortune dans son PC pour éviter de le faire attendre.

Lenovo ThinkPad P1 Gen 4 : une station de travail 16″ de moins de 2 kilos © MiniMachines.net. 2021.

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Radxa Zero : un clone du RPi Zero W sous Amlogic S950Y

Par : Pierre Lecourt — 17 juin 2021 à 16:30

Le, ou plutôt les, Radxa Zero seront mis en vente dans quelques mois pour un prix de base d’une quinzaine de dollars. Pour ce tarif, l’objet proposera un équipement assez basique avec 512 Mo de mémoire vive et du Wifi4/Bluetooth 4.0. Mais la marque prévoit de proposer des versions plus évoluées, toujours dans les mêmes dimensions de 6.5 cm sur 3.

Ainsi, des modèles du Radxa Zero seront mis en vente jusqu’à 45$ avec des équipements plus puissants. Pour 20$ par exemple, on doublera la mise question mémoire vive avec un passage à 1 Go et toujours une puce Wifi4/Bluetooth 4.0 Ampak AP6212. Pour 30$, on passera à 2 Go de mémoire vive mais également 8 Go de stockage eMMC interne et un module Wifi5/Bluetooth 5.0 Ampak AP6256. Enfin, pour 45$ la mémoire vive grimpera à 4 Go et le stockage interne passera à 16 Go toujours en Wifi5.

Radxa Zero

De quoi construire des projets assez variés autour du même support. La puce Amlogic S950Y proposant un système quadruple coeur ARM Cortex-A53 associé à un circuit ARM Mali-G31 MP2 qui prendra en charge la décompression vidéo UltraHD jusqu’à 60 images par secondes pour les formats grand public les plus gourmands comme le VP9 et le H.265.

Radxa Zero

Tous ces modèles de Radxa Zero proposeront la même connectique avec, pour commencer, un lecteur de cartes MicroSD pour étendre facilement les capacités de stockage. On retrouvera également une sortie MicroHDMI 2.0, une prise USB 3.0 Type-C et un second port Type-C mais en USB 2.0 avec fonction OTG qui permettra d’alimenter la carte en 5V. Bien entendu, les traditionnelles 40 broches GPIO nécessaires aux développement de divers projets et à la connexion de HAT type Raspberry Pi seront présents. A noter que la carte ne propose pas de DSI ni de CSI.

Raxda Zero

Il sera possible de faire tourner différents systèmes sur ce petit module : Une version adaptée de Armbian devrait être disponible et Android 9.0 pourra tourner sur les versions avec 2 ou 4 Go de mémoire vive. Radxa propose également des versions de développement à diverses distributions pour qu’elles puissent être adaptées sur la puce Amlogic embarquée. C’est le cas de Manjaro, LibreElec et FreeBSD. 100 cartes de développement ont déjà été produites et elles sont distribuées gratuitement pour assurer à la plateforme un bon support logiciel.

Source : CNX Software

Radxa Zero : un clone du RPi Zero W sous Amlogic S950Y © MiniMachines.net. 2021.

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Le Macintosh 128K de 1984 revisité avec le marketing de 2021

Par : Pierre Lecourt — 17 juin 2021 à 13:24

Thibaut Crepelle a publié une vraie-fausse publicité sur le Macintosh 128K, une machine parmi les plus iconiques du monde PC et un MiniPC avant l’heure. Cet All-In-One simple et accessible a su conquérir toute la planète grâce à une excellente implantation matérielle et un très bon système logiciel. Je l’ai croisé en masse, encore bien des années après sa sortie, dans de nombreuses rédactions de journaux et un paquet d’entreprises.

Vous vous souvenez peut être de la publicité sortie en 1984 par Apple et réalisée par Ridley Scott pour ce Macintosh, elle mettait en scène un Apple libérateur face au monde PC formaté à la manière du Roman “1984” de Georges Orwell. Cette manière de raconter une histoire est assez classique de l’époque. Face à un public très peu technique et ne voulant absolument pas l’être, la meilleure manière de vendre ce type de technologie alors était de proposer un scénario différent d’un simple listing de compétences.

Thibaut Crecelle a donc imaginé la publicité que ferait Apple à cet engin si il sortait aujourd’hui, avec les codes actuels de ce type de communication. La musique choisie est très typique de ce genre de communication moderne, il s’agit de You Can’t Beat It de Juan Laya et Jorge Montiel. Une petite perle très typée qui colle bien au rythme de la vidéo.

Ce qui est parfait avec le travail de Thibaut, c’est sa justesse. Comment le petit clip de moins de 30 secondes montre comment sont mis en avant les technologies aujourd’hui chez Apple. La marque raconte toujours une histoire mais sa mise en scène est beaucoup plus technique qu’auparavant. La minute que dure la présentation du dernier Macintosh Air M1 montre clairement l’inspiration du modèle Classic. 

Le travail mené est intéressant, l’auteur le détaille sur une page avec beaucoup d’informations sur les techniques qu’il a employées. J’ai trouvé le résultat rafraichissant. Il montre les ressorts employés par Apple, toujours très loin de la concurrence. La marque ne met plus en scène des histoires ou des passions, les véritables héros de ses publicité désormais ce sont ses machines.

Si on compare cette publicité à ce que proposait Lenovo pour son produit phare de 2020 qu’est le ThinkPad X1 Fold, on se rend compte de l’écart de traitement entre les deux marques. La première justifiant son produit par sa simple existence. La seconde recourant à un scénario et une débauche de moyens énormes pour justifier son produit.

Le paradoxe étant que plus personne n’a vraiment besoin de mettre à jour sa machine, les engins de 2020 sont tout aussi capables de faire tourner les logiciels que les machines de 2021. Mon PC de travail jusqu’à la fin 2020 était un Core i7-4790K sorti en 2014 avec 16 Go de mémoire vive et une GeForce GTX 1050. Mis à part pour le jeu, cette machine ne me posait aucune limitation technique pour mon travail. Si un souci électrique n’avait pas abimé sa carte mère à la fin de l’année dernière, je suppose que je tournerais toujours dessus.

Les fabricants ont désormais la difficile tâche de convaincre des gens déjà équipés de machines fonctionnelles de s’équiper à nouveau. Cela passe donc forcément par des arguments illogiques.

Le Macintosh 128K de 1984 revisité avec le marketing de 2021 © MiniMachines.net. 2021.

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Faux avis : Amazon ne rigole plus du tout (MAJ)

Par : Pierre Lecourt — 18 juin 2021 à 03:33

Mise à jour : La marque de solutions Audio TaoTronics a également subi les foudres d’Amazon et a totalement disparu du catalogue du marchand. Encore une fois, il s’agit d’une excellente marque avec de très bons produits, qui disparait à cause de pratiques déloyales vis à vis des autres acteurs vendant sur la plate forme. 

Coup de semonce ? Effet d’esbrouffe ? Ceux qui pensaient que la réaction d’Amazon le mois dernier était surtout un effet d’annonce en sont pour leurs frais. Les sociétés recourant aux faux avis positifs sont devenus persona non grata sur le site du commerçant US. Pour preuve, c’est au tour de RAVPower de voir son catalogue disparaitre de ses pages.

Following my fake review story, listings for Amazon-native electronics brand RAVPower are gone.

The company offered $35 gift cards for reviews on a product that was sold directly by Amazon itself. RAVPower acted as a wholesale vendor on that listing.https://t.co/6nazZZ5Wtb pic.twitter.com/znp9u48YHV

— nicole nguyen (@nicnguyen) June 16, 2021

Même pratique, même punition, RAVPower glissait des petites cartes dans ses colis, demandant au client final un avis positif sur ses produits en échange d’une carte cadeau au montant qui pouvait être parfois assez élevé. La journaliste Nicole Nguyen du Wall Street Journal a reçu une de ces cartes et en a profité pour tester la pratique. Rédigeant un faux avis positif pour chargeur rapide RAVPower sur Amazon. Elle a ensuite publié son histoire sur le site web US du journal, expliquant au passage tout le processus. 

On retrouve la même méthode que pour la première vague de bannissement. Après rédaction du faux avis, on envoie les informations à l’adresse demandée sur la carte et on reçoit un code permettant de récupérer une carte cadeau d’une valeur pouvant être assez élevée. Le produit RAVPower en question pouvait certainement se passer de cette pratique puisqu’il avait déjà 9800 avis et 5 étoiles au moment où la journaliste passait sa commande.

Le résultat ne s’est pas fait attendre, après la publication de son histoire, Amazon a sanctionné RAVPower de la même manière qu’elle a sanctionné Aukey en mai dernier. La disparition pure et simple de la totalité du catalogue du marchand. Comme la première fois, certains produits subsistent sur les pages du marchand, ceux vendus par des sociétés tierces qui n’ont pas à subir les conséquences de ces mauvaises pratiques. 

RAVPower

Mais toute la construction de la marque, sa bonne image, son marketing, le travail d’optimisation dans les moteurs de recherche de leurs pages, les milliers de questions clients auxquelles les équipes de RAVPower ont répondu et surtout les fameux milliers d’avis payés forts chers ont tous disparu. Une trésor inestimable qu’il sera difficile, voir impossible, de reconstruire.

Pour RAVPower c’est un coup dur, comme cela l’a été il y a un mois pour Aukey ou Tacklife en France. Ces marques n’ont, à ce jour, pas refait surface sur Amazon ni ailleurs. On retrouve ici le fameux mythe d’Icare et de ses ailes qui, s’approchant trop près du soleil, fini par les perdre et mourir. On a du mal a comprendre pourquoi RAVPower a pu continuer à proposer ces petites cartes demandant de faux avais après la mésaventure de marques comme Aukey ou Mpow qui ont fait grand bruit outre Atlantique. Peut être est-ce dû à une pratique trop généralisée pour rapatrier de vieux stocks d’Amazon vers un entrepôt pour enlever les cartes encore présentes ? La marque espérant passer entre les gouttes avec ses vieux stocks. Pari perdu donc pour RAVPower et règle établie par Amazon.

Qui se fera prendre la main dans le sac à tricher de la sorte se fera sanctionner. Une assurance pour les acheteurs de la plateforme de ne pas être trompé par de faux avis. 

Amazon

Comment se démarquer aujourd’hui sur Amazon ?

Reste ce gros problème que rencontrent ces “petites”1 marques sur Amazon. Comment se faire connaitre sur une plateforme qui pullule désormais de produits plus ou moins identiques ? Si il y a quelques années des sociétés comme Aukey ou RAVPower ont pu commencer à s’implanter et à se faire connaitre, c’était avant que la plateforme de vente se mette à simplifier au maximum ses démarches, permettant à n’importe qui d’importer une palette de produits dans ses stocks et à les écouler sur ses pages. Certaines batteries n’ont tout simplement aucune marque, le vendeur se contenant de lister une série de produits de fabricants différents.

Une recherche avec les mots clé “Batterie USB” sur le site nous donne idée de la difficulté rencontrée aujourd’hui pour émerger sur les pages d’Amazon. Cette simple recherche fait apparaitre des centaines de références dont la grande majorité sont proposées par des marques inconnues voir pas de marque du tout. La grande majorité de ces solutions ont pourtant des milliers d’avis et souvent de très bonnes notes. Difficile de comprendre comment une marque au nom imprononçable peut récolter presque 5000 évaluations positives avec un produit sans aucun point fort particulier.

Bien entendu, il reste une méthode pour “briller” sur Amazon. La solution classique qui consiste à passer à la caisse pour apparaitre dans les zones sponsorisées du marchand. Un  jeu qui en vaut peut être la chandelle pour lancer un produit mais un jeu couteux par rapport à l’impression des petites cartes qui demandent au client final de rédiger un avis positif. Surtout que le prix de ce remboursement est absorbé par la marge faite sur le prix de vente.

RAVPower

On pourrait se dire qu’au lieu de rembourser 35$ sur un chargeur mural rapide, RAVPower pourrait simplement baisser le prix de son chargeur ? Cela aurait plus d’impact ? Oui et non, d’abord parce que cela ne permettrait pas à la société de se démarquer du reste des autres chargeurs du marché. Ensuite, parce que le client final ne cherche pas forcément le meilleur prix mais plutôt une bonne affaire. Proposer son produit à 35$ de moins classe celui-ci dans la catégorie de l’entrée de gamme et non pas dans celle d’un bon produit remisé. Les marques qui veulent se construire une réputation préfèrent largement proposer des prix plus élevés et des remises ou des codes promo2 que de disparaitre dans les profondeurs des listings des produits noname qui ne se battent que sur le tarif.

Quelle alternative alors ? C’est la grande question du moment. Certaines marques vont rebondir comme elles peuvent en transformant tout simplement leurs produits X en produits Y et recommencer leur travail de reconnaissance du mieux qu’elles pourront. Certaines qui ne se sont pas fait prendre avec la méthode de la petite carte cadeau vont développer de nouvelles pratiques de fraude aux faux avis en inventant des méthodes plus discrètes.

Certaines autres vont tout simplement abandonner Amazon. Chez AliExpress on se frotte les mains. Le géant du ecommerce Chinois construit brique par brique un empire en Europe et devient de plus en plus grand public. Ses entrepôts et sa logistique ne sont pas au niveau d’Amazon, son image n’est pas du tout celle du commerçant US mais petit à petit, le nom de domaine qui s’échangeait entre spécialistes il y a quelques années, est devenu beaucoup plus courant.

Amazon ne peut pas offrir plus de visibilité à certaines marques qu’a d’autres, cela irait à l’encontre de son business model, mais cela va également finir par être un handicap. Le seul moyen pour un produit noname ou une marque internationale d’apparaitre dans les premièrs résultats du site est bel et bien de passer, d’une manière ou d’une autre, à la caisse. 

Faux avis : Amazon ne rigole plus du tout (MAJ) © MiniMachines.net. 2021.

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La tablette Linux JingPad A1 lance son financement participatif

Par : Pierre Lecourt — 16 juin 2021 à 12:43

Je ne suis toujours pas fan d’Indiegogo, et je regrette mes scrupules quand je vois l’ampleur du projet de cette tablette JingPad A1. Je me suis juré de ne jamais mettre un Kopek sur ce site et je me tiendrai à cette promesse… Même si les sirènes d’une tablette Linux aussi évoluée me proposent de craquer.

Présenté en mars dernier, l’objet se veut être une vraie tablette moderne avec une grosse différence des solutions classiques : le choix de Linux comme système d’exploitation. L’engin embarque un SoC ARM 8 coeurs qui n’avait pas été annoncé lors de sa présentation. Il s’agit d’un UniSoc Tiger T7510 proposant  4 Cortex-A75 CPU à 2 GHz et 4 Cortex-A55 CPU à 1.8 GHz. Il est associé avec un circuit graphique PowerVR et dispose d’un NPU offrant 2.5 Tops1.

JingPad A1

Une solution qui devrait autoriser entre 8 et 10 heures d’utilisation à la tablette grâce à une batterie 8000 mAh rechargeable en 3 heures. La JingPad A1 propose finalement 8 Go de mémoire vive et 256 Go de stockage, elle avait été annoncée en 6/128 Go, une évolution bienvenue au vu de son usage et de ses objectifs. Cela offrira de belles possibilités d’usages avec la possibilité d’accepter une carte MicroSDXC 512 Go en extension en cas de besoin. 

JingPad A1

Avec 24.3 cm de large pour 17.8 cm de haut et 6.7 mm d’épaisseur, la JingPad A1 pèse 490 grammes. Elle propose deux capteurs photos, un 16 MP au dos avec LED Flash  et un 8 MP en façade.

Le Linux embarqué est JingOS, un système dérivé d’Ubuntu avec une interface sur mesures taillé spécifiquement pour la tablette et qui “prend en charge” les applications Android. Des guillemets nécessaires car cela reste en développement et que, pour le moment, toutes les applications ne sont pas gérées par la tablette. Il sera en théorie possible de piloter tout type d’application Linux même si une bonne partie d’entre elles devront avoir recours à une autre interface que la couche tactile proposée par l’objet.

JingPad A1

Un listing de celles nativement supportées par l’engin à la sortie est disponible. Le recours au clavier optionnel ou à une solution Bluetooth ou filaire semble assez indispensable avec cette machine.JingPad A1

Le système JingOS a également été développé pour gérer les éléments matériels particuliers de l’objet. Sa dalle 11″ en 2368 x 1728 pixels par exemple, dalle qui propose un affichage 4:3 avec une vraie colorimétrie 109% NTSC, une densité de 266 pixels par pouce et une luminosité de 350 nits… La tablette propose un affichage qui occupe 90% de la surface de l’engin et une couche tactile capacitive 10 points de contact avec prise en charge d’un stylet actif avec 4096 niveaux de pression et 2 boutons programmables.

JingPad A1

Ce dernier se recharge en USB Type-C en 2 heures pour offrir ensuite 380 heures d’autonomie et se positionne magnétiquement au dos de la tablette. La JingPad A1 peut également accepter un clavier à la manière d’une Surface de Microsoft, ce qui semble un peu indispensable pour profiter pleinement du système. Avec 6 rangées de touches profitant de tout l’espace proposé par la diagonale et un large pavé tactile (98.5 x 45 mm) avec une prise en charge de gestes de contrôle à 4 doigts. Le dispositif devrait offrir une excellente ergonomie au système. Il est relié à son écran via des Pins Pogo et profite d’une accroche magnétique.

JingPad A1

Derniers points, la connectique de la tablette comporte uniquement un USB Type-C et pas de port jack. Il sera possible de profiter d’une paire d’enceintes situées du même côté et la solution propose 2 microphones embarqués avec correction de bruit. Un lecteur d’empreintes digitales est également visible. Mais pour écouter de la musique au casque, il faudra passer par le module Bluetooth 5.0 qui propose également du Wifi5. Un GPS est également présent dans le SoC T7510 qui a la particularité de prendre en charge les liaisons sans fils 4 et 5G. Le lecteur de carte MicroSDXC peut évidemment cacher un lecteur de cartes SIM mais aucune mention de ce détail n’est faite chez Indiegogo comme sur le site de la tablette pour le moment. Il est fort possible que l’engin doive passer par des tests plus poussés et que les bandes supportées ne soient pas internationales.

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Le financement d’une de ces petites bestioles vous coutera la bagatelle de 453€ avec un modèle Wifi et un stylet actif. La date de livraison estimée est prévue pour Septembre. Si vous voulez ajouter le clavier à l’offre cela vous coutera 576€. Le financement est déjà bouclé avec plus de 440% du financement demandé. Il faut dire que Jingling Tech, qui est derrière la tablette et son système, s’est montré particulièrement frileux en terme de financement avec 16 000$ d’appel en financement. Soit l’équivalent de moins de 30 JingPad A1 et donc 5% des premiers modèles proposés en Early Bird. C’est un peu comme si vous demandiez de financer la selle de votre vélo pour aller acheter toute la machine. 

J’espère sincèrement que cette JingPad A1 sera un succès et que la marque prendra son envol pour sortir son produit en direct et le prochain via un autre système de financement participatif. Le produit semble très travaillé, les composants sont excellents et le positionnement tarifaire vraiment pas excessif au vu du nombre d’unités probable et de la qualité du matériel. Une réussite dans ce secteur inciterait peut être d’autres fabricants à se pencher sur ce type de solutions avec plus de moyens et une meilleure distribution ?

La tablette Linux JingPad A1 lance son financement participatif © MiniMachines.net. 2021.

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Noctua NH-P1 : le monstre 100% passif est disponible

Par : Pierre Lecourt — 16 juin 2021 à 09:11

Aucun PC équipé d’un Noctua NH-P1 ne sera vraiment une minimachine, l’objet est trop imposant pour tenir dans un petit boitier. Mais ce dissipateur hors du commun a un autre avantage, il permet d’encaisser sans bruit la chaleur dégagée par des processeurs au dessus des 100 watts de TDP.

 Noctua NH-P1

Le Noctua NH-P1 mesure  15.8 cm de haut pour 15.4 cm de large et 15.2 cm de profondeur, de quoi loger plusieurs MiniPC les uns sur les autres. Son poids est également assez imposant puisque le dissipateur seul pèse 1.18 Kg. Cette débauche de métal n’a donc qu’un objectif, assumer passivement des processeurs performants.

 Noctua NH-P1

La compatibilité du dissipateur est exceptionnelle grâce au recours à une fixation propre à la marque baptisée SecuFirm2+ qui assure à l’objet la possibilité de se positionner sur de nombreux sockets. On retruve ainsi chez  Intel les LGA2066, LGA2011-0, LGA2011-3, LGA1200, LGA1156, LGA1155, LGA1151 et LGA1150. Chez AMD les formats AM2, AM2+, AM3, AM3+, FM1, FM2, FM2+ et AM4. Une liste complète et détaillée des processeurs, cartes mères et boitiers compatibles avec le NH-P1 est par ailleurs disponible sur le site de Noctua.

 Noctua NH-P1

Ce joli joujou ne permettra pas de construire une minimachine mais aura le gros avantage de proposer une solution inaudible dans un format traditionnel tout en offrant la possibilité de choisir des processeurs performants. Il sera également possible d’adjoindre à la solution un ventilateur de la marque en 120 mm. De quoi construire des solutions semi passives ou employer certains processeurs dans leurs fréquences les plus élevées pour une période particulière sans craindre pour la dissipation de celui-ci.

C’est typiquement le genre de joujou qui permet de transformer un PC classique bruyant en machine parfaitement inaudible. Bien entendu, cela doit se combiner avec un boitier adapté et le recours à une solution passive en terme de carte graphique doit être évaluée avec soin. L’adjonction de composants passifs au sein d’un PC n’est pas aisé et ce genre de solution doit être mesuré. La vidéo ci-dessus présente l’ensemble des choix à faire pour parvenir à ce type de machine.

Si votre machine embarque un processeur dont le TDP est assez bas et que votre budget vous offre les largesses nécessaires pour ce genre de fantaisie, vous pourriez profiter de ce dissipateur pour découvrir le monde des PC silencieux. Un luxe incroyable pour qui travaille de longues heures chaque jour avec un ordinateur. Un luxe qui gomme quelque peu le prix demandé par Noctua pour ce NH-P1. L’objet est vendu 109.90€ pour son lancement.

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Le retour du Blade 14 de Razer, sous AMD Ryzen 9 5900HX

Par : Pierre Lecourt — 15 juin 2021 à 12:14

Le Razer Blade 14, c’est un peu l’état de l’art en matière de portable compact, un engin de diagonale contenue, avec des bordures fines, qui propose un excellent ratio de performances dans un encombrement de ce type. Pour cette version 2021, la marque propose des ingrédients originaux avec l’emploi, pour la première, fois d’une puce AMD.

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Et pas n’importe laquelle puisque le choix d’équipement s’est porté sur un Ryzen 9 5900HX, un 8 coeurs et 16 Threads fonctionnant de 3.3 à 4.6 GHz avec 20 Mo de cache. Une puce au TDP annoncé de 45 Watts – que l’on peut pousser plus haut pour plus de performances – à condition d’avoir un châssis capable de l’encaisser.

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C’est la grande interrogation de ce produit, livré avec un choix de circuits graphiques Nvidia GeForce RTX 3060, 3070 ou 3080, le Razer Blade 14 propose un sacré moteur dans un châssis très étroit. Difficile de savoir pour le moment comment la marque parvient à faire cohabiter ces composants dans ce type de solution. L’ultraportable mesure 16.8 mm d’épaisseur en tout, écran compris, c’est assez peu pour un tel équipement, surtout avec 31.97 cm de large et 22 de profondeur. Au final, Razer a opté pour un système Dynamic Boost de Nvidia qui fera fonctionner processeur et circuit graphique dans une enveloppe de 100 watts maximum. Cette solution d’équilibrage permet au système de choisir quelle puce reçoit le plus d’énergie dans la limite de cette enveloppe. Dans le cadre d’un calcul intensif que seul le processeur peut réaliser, le circuit graphique est moins alimenté et au contraire le Ryzen prend le relais. L’intérêt d’une solution 45W+ prend ici tout son sens. Dans le cas du contraire, le processeur est moins alimenté au profit de la solution graphique.

Attention néanmoins, il faut bien se rendre compte que le système va fonctionner avec des marges assez étroites en terme de dépenses énergétiques avec un maximum de 100 watts de consommation. Un circuit RTX 3080 mobile consomme normalement de 80 à 150 watts, le RTX 3070 de 80 à 125 watts et le RTX 3060 de 60 à 115 watts. Si la puce AMD Ryzen 9 occupe déjà 45 watts et même en la dégradant beaucoup en performances au profit du circuit graphique, il est difficile d’envisager un GeForce dépasser son minimum dans cette enveloppe. Les tests que vous lirez concernant des machines semblables en composants mais différentes en dissipation, ne seront pas à prendre en compte pour ces engins. On notera d’ailleurs que les vœux de Nvidia concernant la transparence énergétique de ses solutions mobiles de la part des constructeurs sont toujours aussi peu respectés.

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Pour encaisser ces choix, Le Blade 14 embarque une solution de refroidissement assez impressionnante avec un énorme bloc de dissipation : une “Vapor Chamber” qui couvre les deux composants et agit comme un caloduc géant, transportant la chaleur en face de deux groupes d’ailettes dirigées vers l’arrière de l’engin au travers desquelles de l’air frais, aspiré de l’extérieur, sera poussé en continu. Cette idée d’un bloc commun pour encaisser la chaleur est bonne sur le papier. Le fait de piloter la solution avec Dynamic Boost ne permet pas de profiter d’un système figé avec 3 caloducs pour l’une des puces et 4 pour l’autre, cela dépendra des besoins en général. Ici, la solution est prévue pour encaisser jusqu’à 100 watts en commun et s’adapte donc à cette problématique de manière logique. Un bon exemple d’une évolution logicielle qui dicte une implantation matérielle.

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Deux grandes questions découlent de cette implantation : La première est liée au niveau de soufflerie nécessaire pour dissiper les 100 watts utilisés globalement par le système ? Et surtout quelle nuisance sonore sera provoquée quand les 100 watts seront déployés ? Par exemple en jeu ou pour un usage intensif de calcul. Je ne serais pas étonné de voir un nombre de décibels assez important sur  ce type de solution, les 15.6″ de ce type ont déjà tendance à flirter au dessus des 60 dB en mode Turbo…

L’autre question est liée à l’autonomie de l’engin, si la machine pourra désactiver son recours au circuit Nvidia en mobilité en s’appuyant sur le circuit Vega 8 du processeur Ryzen et compter sur la version basse de son TDP établie à 35 watts théoriques, je doute assez fortement que la machine encaisse très longtemps un fonctionnement en 100 watts au total sur ses batteries. Razer annonce 12 heures d’autonomie maximale grâce à une batterie 61.6 Whr. La marque livre un chargeur secteur 230 watts sans préciser si il dispose d’une recharge rapide.

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Le Razer Blade 14 2021 accompagne ces composants de 16 Go de  mémoire vive LPDDR4X non évolutifs et d’un SSD PCIe NVMe 3.0 x4 de 1 To sur un slot M.2 2280 classique. Cachés sous le circuit e refroidissement, les module de mémoire sont inaccessibles et on ne pourra donc pas faire évoluer cet engin dans le futur, un choix compliqué pour certains utilisateurs pas forcément les joueurs, mais ceux à la recherche d’une machine de ce type pour travailler. 

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La dalle variera suivant les modèles de circuits graphiques, une manière assez commode de noyer le prix global de l’engin avec une autre option. La version Blade 14 sous GeForce RTX 3060 6Go sera ainsi livrée en FullHD 144 Hz, les modèles Nvidia 3070 8Go et 3080 8 Go auront droit à une dalle QHD (2560 x 1140 pixels) à 165 Hz. tous les écrans seront IPS et tous bénéficieront d’un calibrage individuel des couleurs en usine. En 100% sRGB pour le modèle FullHD et 100% DCI-P3 pour les version QHD.

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Razer a fait un très bel effort sur la connectique, que des modèles de 15.6″ devraient suivre, on retrouve ainsi deux ports USB 3.2 Gen2 Type-C distribués de chaque côté du châssis. Un choix intelligent – et coûteux pour le constructeur – qui permettra de recharger facilement l’engin et de lui brancher un écran grâce au DisplayPort 1.4 embarqué dans ce format de prise, qu’il soit à droite ou à gauche de votre ultraportable.

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On retrouve également deux ports USB 3.2 Gen2 Type-A également de part et d’autre de la machine, un HDMI 2.1 plein format à droite et un jack audio 3.5 mm combo à gauche. Un port Antivol Kensington lock est présent, ainsi qu’une webcam 720p classique et un module infrarouge avec reconnaissance faciale. La machine profite d’un Wifi6E et du Bluetooth 5.2. Là encore, Razer fait des efforts sur ces postes puisque le choix de ces formats demande un vrai investissement supplémentaire sur ce type d’engin sous processeur AMD.

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Le clavier est totalement rétro-éclairé avec un fonctionnement RGB que vous pourrez régler touche par touche suivant vos envies. Le logiciel Razer Synapse permettant d’adapter la configuration de couleur de chaque touche pour chaque usage : des raccourcis de votre logiciel de montage vidéo préféré aux positionnements de vos doigts pour vos jeux favoris. A noter que le dispositif profite d’un Anti-Ghosting complet adapté au jeu. Le pavé tactile est de son côté couvert par une couche de verre et prend en charge la totalité des gestures de Windows 10.  Une paire d’enceintes stéréo classiques l’engin délivrera également un son 7.1 estampillé THX Spatial pour une immersion 3D plus prononcée si vous choisissez une écoute avec un casque ou des enceintes adaptées. Le tout sera intégré dans un châssis en aluminium haut de gamme découpé via CNC pour plus de solidité, moins de flexibilité du clavier et une meilleure gestion des la chaleur des composants. Le poids global de la machine est assez classique, 1.78 Kg pour un 14″ de ce calibre, c’est plutôt très correct.

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Le bémol de cette débauche d’attentions de la part de Razer ? Le tarif qui très logiquement démarre assez haut. L’entrée de gamme du Blade 14 2021 en RTX 3060 démarre à 2199.99€. La version RTX 3070 est à 2599.99€ et enfin, le haut de gamme en RTX 3080 est à 3199.99€. Gloups.

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Beelink GTI11 : un nouveau MiniPC sous Tiger Lake Core i5-1135G7

Par : Pierre Lecourt — 14 juin 2021 à 12:59

Après le Minisforum TL50, c’est au tour du Beelink GTI11 d’embarquer un processeur Intel Core i5-1135G7 “Tiger Lake” au sein d’un MiniPC. La marque Beelink va lancer son produit via un financement participatif sous Indiegogo avant de proposer l’engin dans les canaux de distributions habituels.

Tiger Lake

On n’a donc pas encore tout les détails de la machine mais seulement ses grandes lignes. La puce Intel proposera 4 coeurs et 8 threads dans des fréquences de 2.4 à 4.2 GHz avec un TDP de 28 watts  et 8 Mo de mémoire cache. Elle embarquera également un circuit graphique Intel Xe très performant avec 80 Unités d’Execution et une fréquence maximale de 1.30 GHz. Cette puce intégrée dans de plus en plus de solutions de ce type, se comporte extrêmement bien dans ce genre de format. Elle est performante, rapide, propose un circuit graphique solide et ne dégage que peu de chaleur en fonctionnement. C’est un excellent support pour une nouvelle génération de minimachines grand public. Des engins capables de piloter aussi bien des jeux 3D que de lire des vidéos UltraHD et même 8K, le circuit graphique Intel Xe propose également un support très stable d’affichages multiples. D’un point de vue calcul, la puce est performante et peut venir à bout de la très grande majorité des tâches classiques et même des travaux un peu appuyés comme la retouche photo ou le montage vidéo.

Pour accompagner cette solution,  on retrouvera deux emplacements SoDIMM DDR4-2666 pour un maximum de 64 Go de stockage et un emplacement SSD M.2 2280 NVMe PCIe x4. De quoi se construire un engin performant et complet dans un encombrement qui, à en croire la photo d’illustration de Beelink, semble toujours aussi compact.

Beelink GTI11

Beelink GTI11 (INTEL 2021)

La machine devrait être déclinée en plusieurs versions de mémoire vive et de stockage et peut être même en barebone. Elle proposera un module Wifi6 accompagné de Bluetooth 5.x et une connectique encore floue mais dont les grandes lignes sont assez intéressantes avec un USB Type-C qui peut laisser entendre la présence d’un port Thunderbolt, de multiples ports USB 3.0, deux ports Ethernet 2.5G pilotés par une solution Intel et au moins une sortie vidéo HDMI 2.0 pour un affichage UltraHD HDR à 60 FPS.

Beelink GT-R

Beelink GT-R (AMD 2020)

Le Beelink GTI11 se pose comme une réponse au modèle Beelink GT-R lancé en 2020 qui fonctionnait grâce à une puce AMD Ryzen 5 3550H. On retrouve le même format de boitier et un tour sur le billet de ce produit nous montre les possibilités de ce type d’encombrement. Si l’unique image de la machine laisse croire à un châssis des plus compact, il semble être identique à celui de la version GT-R qui mesurait 16.8 cm de large pour 12 cm de profondeur et 3.9 cm d’épaisseur.

Beelink GT-R

Beelink GT-R (AMD 2020)

Au dos de ce Beelink GT-R, on découvre toutes les possibilités offertes par ce type de châssis. Il est fort probable que le nouveau Beelink GTI11 emploie le même genre de connectique et propose donc les même services. Je n’en mettrais pas ma fibre à couper pour le moment mais cela me semble logique de la part de la marque.

Enfin, l’engin sera compatible VESA pour être monté facilement au dos d’un écran. Comme d’habitude, je vous encourage à résister aux sirènes du financement participatif sur Indiegogo. Le Beelink GTI11 devant probablement être distribué dans la foulée dans les boutiques habituelles sensiblement au même prix voir moins cher au gré des promos. Sans les soucis liés au financement participatif et avec une livraison probablement aussi rapide.

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KUU Laninit G3 : un 15.6″ sous AMD Ryzen 5 4600H bien équipé (MAJ)

Par : Pierre Lecourt — 15 juin 2021 à 11:30

Mise à jour : La machine vient de dévisser de 700 à 623€ en 24H. La marque s’est probablement rendue compte que son positionnement était un poil élevé.

Ecran 15.6″ FullHD IPS à bordures fines de 6 mm, un affichage occupant 90% de l’espace disponible, le Kuu Laninit G3 est un ordinateur portable attirant avec son équipement interne assez complet. L’engin propose un processeur AMD Ryzen 4600H, une solution 6 coeurs et 12 threads cadencée de 3 à 4 GHz avec 8 Mo de cache L3 et un circuit graphique Radeon Vega 6.

KUU Laninit G3

Le KUU Laninit G3 est livré avec 8 ou 16 Go de mémoire vive DDR4 qui semblent soudés à la carte mère et jusqu’à 512 Go de stockage SSD SATA. Un moteur intéressant donc et un équipement global inhabituel pour une machine “noname” de ce type. Le trio Ryzen 5 4600H / 8 / 512 Go par exemple sera capable de venir à bout de beaucoup de tâches classiques et même certaines assez gourmandes.

KUU Laninit G3

Ce 15.6″ est intégré dans un châssis en métal de 35.93 cm de large pour 23.68 cm de profondeur et 18.65 mm d’épaisseur. Un objet assez imposant mais moins que les 15.6″ traditionnels. en grande partie parce que la machine propose des bordures d’écran assez fines de 6 mm de large seulement. Le poids du KUU Laninit G3 reste également assez sobre avec 1.8 Kg  sur la balance, ce qui est très correct pour un engin de cette diagonale.

KUU Laninit G3

La connectique comprend 2 ports USB Type-C aux fonctions complètes, ils pourront donc piloter un signal vidéo, une communication Ethernet, charger l’appareil et permettre des connexions USB. On retrouve également deux ports USB 3.0 Type-A et un port jack audio combinant sortie casque et entrée micro. La connexion au réseau se fera grâce à un module Wifi5 classique assisté d’un Bluetooth 5.1.

L’ergonomie semble classique pour un format 15.6″ avec un large clavier chiclet proposant un pavé numérique et un rétro éclairage complet sur quatre niveaux. Un large pavé tactile est présent et semble assez confortable. Bien entendu, il s’agira d’un clavier QWERTY, un détail à ne pas oublier, ce qui demandera une adaptation pour la frappe. Aucune chance d’obtenir une version AZERTY de ce type d’engin malheureusement. L’emploi de stickers à coller sur les lettres est une solution mais se fera au détriment de la fonction de rétro éclairage. Un capteur d’empreintes digitales est présent sur le bouton d’allumage de la machine pour une reconnaissance biométrique de votre session par Windows Hello.

KUU Laninit G3

La batterie est indiquée comme une 70 Wh avec une fonction de recharge rapide grâce au Power Delivery de ses prises USB Type-C. Le Kuu Laninit G3 est censé tenir 13 heures de lecture vidéo. Une paire d’enceintes stéréo est disponible pour une utilisation multimédia. Aucune mention de Webcam n’est visible dans la description mais les images montrent pourtant un petit capteur entouré de deux microphones.

KUU Laninit G3

Proposé autour des 700€ en importation depuis la Pologne en version 8/512 Go, le Kuu Laninit G3 a retenu mon attention pour une raison simple, c’est le premier ordinateur portable noname de ce genre à embarquer un processeur AMD Ryzen de ce type que je croise. Ce qui est une assez bonne nouvelle pour ce marché. Le Ryzen 5 4600H est un excellent processeur  et le savoir disponible sur ce marché particulier est une très bonne nouvelle. Avec une enveloppe thermique de 45 watts, c’est le genre de puce qui pourrait intégrer de nombreuses solutions et notamment des portables de dimensions plus réduites.

Le Lenovo Ideapad 3 15ARH05

Pour le Kuu Laninit G3, malheureusement, à ce prix il manque sérieusement d’arguments pour convaincre. L’engin est un poil trop cher pour se laisser tenter. Il existe des solutions concurrentes en France, de grandes marques, pour à peine plus cher. A 799.99€ par exemple, ce 15.6″ Lenovo Ideapad 3 15ARH05 dans les bons plans du site propose un Ryzen 7 4800H, 16 Go de mémoire vive, 512 Go de stockage et un circuit graphique secondaire Nvidia GeForce GTX 1650Ti. Un ensemble bien plus complet, puissant et mieux garanti avec en prime un clavier AZERTY. Peut être que si l’engin de Kuu était moins cher, son destin serait différent. En l’état, je ne vois pas vraiment d’intérêt dans son importation.

KUU Laninit G3 : un 15.6″ sous AMD Ryzen 5 4600H bien équipé (MAJ) © MiniMachines.net. 2021.

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Ma chaise de travail, l’Autonomous ErgoChair 2 (Ergochair Pro)

Par : Pierre Lecourt — 13 juin 2021 à 00:36

Cela a commencé par une demande d’un de mes copains sur twitter qui réclamait de connaitre les diverses solutions employées par les autres confinés pour s’asseoir en ces temps difficiles. Éloignés des bureaux où certains ont droit à des solutions ergonomiques de grande qualité pour travailler, de nombreuses personnes ont fini par ressentir un sacré mal de dos à force de se retrouver dans des postures très inconfortables. Des postures souvent liées aux chaises employées. J’ai donc conseillé la chaise sur laquelle j’était assis, la Ergochair 2 en vente sur le site Autonomous et je vais vous expliquer pourquoi.


Mise à jour : La Ergochair Pro en version EverGreen est en promo à 286.22€ avec le code promo habituel. Une super affaire qui risque de ne pas durer longtemps ! A noter que depuis le 1er Mai 2021, la Ergochair 2 est devenue la Ergochair Pro. Pas de différence en terme de matériel, juste un nouveau nom pour la chaise suite à l’apparition de la Ergochair Core qui est une version plus entrée de gamme du concept.
 
J’ai commencé à parler de la solution que j’ai choisie il y a plusieurs mois. De la même manière qu’on avait pu me la conseiller auparavant. J’ai fait confiance à des gens qui la possédaient et je l’ai commandée. Je l’ai reçue et je n’ai pas été déçu. La chaise de bureau Ergochair 2 correspondait exactement à mon besoin alors. Cela fait désormais un peu moins de 6 mois que je travaille avec cette solution dédiée à un usage de bureau et je n’ai jamais regretté mon investissement une seule seconde. Imposante, lourde et pas vraiment donnée, cette chaise est une véritable Rolls dans le genre. Elle participe pour beaucoup à mon confort au quotidien. Un point à ne pas négliger quand on passe littéralement sa journée devant son ordinateur.

Markus

Mais avant d’aller plus loin dans les points positifs de cette Ergochair 2, je voudrais mettre un peu de perspective dans mon choix… Avant la solution d’Autonomous  j’utilisais une très agréable Ikea Markus comme celle ci-dessus1. Une chaise que l’on peu trouver dans leur catalogue aux pages entreprises. Pas donnée non plus par rapport à une chaise lambda que l’on trouve à 40€ en grande surface, cette solution coûtait 189€. J’appréciais son confort, son siège réglable et son dossier en maille qui laissait passer l’air frais. Elle a fait un temps… avant de rendre l’âme. J’ai ensuite opté pour une solution un peu plus design avec une chaise, toujours chez Ikea, proposant un dos en bois courbe assez joli. Un choix plus esthétique qu’ergonomique. Un choix que je n’ai pas regretté d’ailleurs mais une solution qui m’a fait prendre conscience que je n’utilisais en rien les fonctions dites “ergonomiques” de la chaise précédente. Je m’asseyais de la même façon sur l’une comme sur l’autre sans profiter d’aucune manière des éléments censés reposer mes épaules, ma nuque et mon dos. 

Bois

Non pas par masochisme mais bien parce que ces éléments n’étaient adaptés ni à ma taille, ni à ma morphologie. Jusqu’en Décembre dernier donc, je cherchais une solution sur mesures, quelque chose de plus reposant pour mon usage intensif de la position assise. 

gaming
Et j’en ai essayé des trucs. Notamment des “fauteuils Gaming”. Ces chaises aux look futuristico-bagnolesques que l’on voit partout. J’en ai testé peut être une douzaine de “différents”. Enfin de “différents”… Entre ces solutions, il n’y a en vérité pas grand chose qui se démarque. A une époque, j’ai longuement discuté avec un vendeur de ce type de solution qui me sollicitait pour distribuer un fauteuil “Minimachines”. C’est à dire le même fauteuil que tous les autres du marché avec les options de mon choix. Petit coussin en faux cuir supplémentaire ou non, support pour les jambes, mécanismes de réglages variés, roulettes or not roulettes, accoudoirs optionnels ou plus ou moins rembourrés et, évidemment, un joli logo posé dessus.

Chaise Gaming nonameChaise Gaming nonameChaise Gaming noname

Pas dupe, j’ai vite compris que ma chaise serait la même que tout le monde mais avec des éléments d’une couleur différente et un logo imprimé dans un coin. J’ai donc discuté avec le “fabricant” pour comprendre. L’ensemble de son travail consistait à proposer à de petites structures comme moi ou à des entreprises moyennes une gamme de fauteuils à leur image. L’astuce étant de vendre finalement toujours le même modèle de base et de faire imprimer des coussins avec le logo de la société visée dessus. Un coussin qui ne coûte que quelque dollars et que l’on peut faire faire en très petite quantité pour des clopinettes. Si la commande du client final vient de la part de la marque X, on colle le coussin X dans le carton. Si elle vient de la part de la marque Y on ajoute les accoudoirs et le coussin Y au packaging… Tout le monde se retrouve donc en réalité avec la même chaise tout juste maquillée de façon différente. Si cela n’est pas fait en Europe, ce sera fait de toutes façons en Asie où les véritables fabricants de ces sièges sont finalement très très peu nombreux.

Mais surtout surtout, dans ces solutions, j’en ai trouvé très peu de véritablement ergonomiques. Non pas inconfortables mais bien adaptées à leur usage. Certaines, parmi les moins chères, autour des 149€ étaient finalement plus agréables que les fauteuils les plus haut de gamme. Ces derniers, couverts d’options se révélaient pas aussi adaptés qu’espéré. Pire, ces solutions gaming additionnaient les accessoires pour étoffer leur fiche produit sans prendre de recul sur le côté ergonomique nécessaire à leur emploi. On était souvent plus dans la justification illusoire d’un tarif élevé plutôt que dans le réel gain à l’usage.

Chères chaises
Et c’est peut être cela le pire, les fauteuils “gamer” que j’ai pu repérer à ce moment là, j’ai fini par les voir partout. Sur des scènes de sport électronique où des équipes de joueurs s’affrontent, dans des vidéos, sur des salons… Et, comme à chaque fois que l’on apprend comment fonctionne quelque chose, je me suis surpris à repérer les modèles ou leur cousins germains en essayant de les identifier. Sur la plupart des solutions que j’ai pu observer, la majorité était issue de la même famille de produits entrée de gamme. La plupart avaient d’ailleurs vu leur usage détourné ou étaient mal employées. Des petites piles de coussins en faux cuir déposés dans un coin derrière la scène lors d’un affrontement “e-sport” parce que cela gênait trop les joueurs. Des coussins pour la nuque finalement descendus au niveau des reins… Des accoudoirs inamovibles positionnés de manière à ne pas trop entraver les mouvements au lieu de porter les bras. Un festival de modifications ou d’altérations qui ne dévoilaient finalement qu’une seule chose, beaucoup de ces modèles étaient des gadgets inutiles et non pas des solutions pilotées par des ergonomes.

4 fois la même chaise mais des options différentes
L’industriel qui m’avait approché a fini par cracher le morceau. Certaines usines ne s’embêtaient pas vraiment à recruter un ergonome. Elles prenaient simplement une chaise de bureau existante et l’adaptaient à leur idée de ce que devait être une chaise gaming. En regardant des photos sur internet le plus souvent pour suivre les “tendances”. Rajouter un peu de mousse par ici, un accoudoir par là, du faux cuir rouge et noir… et voilà ! Pire encore, d’autres marques finissaient par copier leurs propres copies. Comme la demande de sièges de ce type a explosé, les fabricants ont eu de plus en plus de contrats pour des solutions “originales”. Comprenez “différentes des autres esthétiquement parlant”. Du coup les constructeurs ont fait dégénérer leur propre production. En copiant leur première copie, en exacerbant les effets “gaming” des modèles, en multipliant les ajouts inutiles, les nouvelles chaises ont noyé leur code génétique déjà pas bien brillant au départ. Elles ont perdu absolument tout intérêt ergonomique.

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Un point qui m’a finalement convaincu de ne pas craquer pour ces fauteuils a été la discussion avec un spécialiste du mobilier d’entreprise. Pas un vendeur mais plutôt quelqu’un qui conseille les grands groupes dans leurs investissements de ce type : du bureau à la cloison acoustique en passant par les chaises ergonomiques et autres système de positionnement pour matériel informatique. Et il m’a ouvert les yeux sur pas mal de points. Notamment sur un très important : le confort illusoire donné par ces chaises de “grande distribution”. Comme il le dit lui même, une chaise de bureau doit être confortable, c’est important pour l’acheteur. Si il ne se sent pas à l’aise dedans, cela ne sera jamais un bon produit. Mais il ne faut pas confondre le confort d’une position de travail et celui provoqué par un relâchement total dans son fauteuil. Et c’est pourtant comme cela que sont testées les chaises Gaming. On s’assoit et on se vautre, en relâchant tout effort musculaire pour s’abandonner aux capitons en skaï. Alors, oui, c’est très confortable au final. On est vautré dans un fauteuil complètement conçu pour vous accueillir comme cela. Mais ce n’est pas le but recherché d’un bon fauteuil de travail. 

Une solution avec une bonne ergonomie ne va pas vous laisser aller à n’importe quelle posture mais plutôt vous inciter à adopter la bonne. Pas celle qui va tasser vos vertèbres et laisser vos épaules crispées à porter vos bras tout en laissant votre colonne dans une position extravagante. Elle ne sera jamais aussi confortable qu’un sofa parce que ce n’est pas son rôle. Tout le problème et une bonne partie du secret de ces chaises gaming est là dedans. Confondre confort immédiat et satisfaisant obtenu en 5 minutes de test dans un endroit où on se pose avec celui que doit procurer un outil de travail. Un outil peut être moins confortable au premier abord mais bien meilleur pour votre posture. On essaye une chaise gaming en magasin ou chez un copain pendant 5 minutes et on se dit que, quand même, c’est largement plus confortable que la chaise de bureau à 30€ qu’on a sous les fesses d’habitude… C’est vrai, mais ce n’est pas pour autant la bonne solution. Il vaut mieux une chaise qui vous amènera à adopter la bonne posture tout au long de la journée.

Attention, je ne dis pas que toutes les chaises gaming sont médiocres. Je ne les ai pas toutes testées et je suppose que certaines marques proposent de très bons produits sur ce segment. Malheureusement, ce sont les marques aux ergonomies les plus hésitantes qui sont souvent les plus efficaces en marketing. Proposer une chaise qui coûte en tout et pour tout une quarantaine d’euros à un tarif de 200, 250 ou 300€… cela permet de dégager des marges très confortables. Ce qui offre le luxe d’avoir un marketing assez agressif. Ce sont ces marques nonames que l’on voit pousser dans le dos des “influenceurs” en tout genre. Les véritables fabricants classiques ont du mal à jouer à armes égales avec elles car leurs marges sont bien souvent inférieures.

Chaise premier prix

Cette longue introduction donc pour vous parler de la Ergochair 2 d’Autonomous. Je l’ai conseillée à ce copain et depuis j’ai reçu pas mal de messages privés et de demandes d’informations. Je me suis rendu compte que de nombreux lecteurs, contacts et amis souffraient en ce moment du fait de devoir télétravailler  sur des solutions inadaptées. Des chaises à 30€, comme celle ci dessus, dont le seul avantage ergonomique est dans la possibilité de choisir la hauteur de l’assise. C’est déjà un gros plus par rapport à un simple tabouret mais, à vrai dire, c’est également une très bonne manière de se faire mal au dos. Le truc c’est que ces chaises ont été achetées par beaucoup d’utilisateurs pour des sessions de quelques heures au maximum par semaine. Pour rédiger un courrier, lire ses emails et autres activités du genre. Mais pas du tout pour télétravailler plusieurs heures par jour et 5 jours d’affilée comme en ce moment. Elles ne sont pas du tout au niveau pour une telle utilisation. 

Ergochair 2

La Autonomous Ergochair 2

La grosse différence ressentie avec la Ergochair 2 pour quelqu’un comme moi qui télétravaille depuis plus de 10 ans, ça a été dans le repos musculaire ressenti en fin de journée. La chaise est très confortable avec un dos et une assise qui respirent beaucoup. Le dossier est construit dans un maillage de fibres tissées à la fois solide et très aérien. L’assise est portée par une mousse dense et souple qui supporte bien le corps sans s’écraser. 

Ergochair 2
L’ensemble accueille une posture adaptée à un travail de bureau. La hauteur du siège est réglable de 46 à 51 cm et il mesure 51 cm de large comme de profondeur. Le dos est guidé dans une position confortable et enveloppante. La nuque se pose naturellement sur un appuie-tête bien construit et tout aussi aéré. L’ensemble des éléments est adaptable avec une assise qui peu se régler et basculer jusqu’à 20° en arrière et un support de siège qui peut également se positionner vers l’avant. 

Les accoudoirs peuvent être relevés pour porter vos bras de telle sorte que vos paumes se posent sans effort sur les repose-poignets de votre clavier. Ils peuvent être réglés en hauteur comme en largeur et même être descendus très bas d’une simple pression sur un petit loquet afin de ne pas vous gêner au besoin. Je ne suis pas fan des accoudoirs pour jouer, par exemple. Il est d’ailleurs tout a fait possible de ne pas les assembler à réception de l’ensemble, même si je vous le conseille franchement.

Ergochair 2
L’assemblage de la Ergochair 2 est du reste assez simple, en plus des accoudoirs il faut visser l’assise sur un support et glisser le tout sur les 5 branches de son pied à roulettes. Toute la visserie est évidemment fournie. Le tout est assez lourd, pas moins de 22 Kilos. Les matériaux employés sont solides et la taille de la solution est conséquente. La chaise mesure 74 cm de large comme de long et de 117 à 127 cm de haut. Ce n’est pas un “petit” meuble et il faut bien en avoir conscience avant de la commander.

Ergochair 2

Les coloris sont variés avec des options de noir, de gris, de noir et blanc mais aussi de vert, de rouge et de bleu. Néanmoins, le gabarit de la chaise réclame de la place et, si comme beaucoup vous avez installé votre bureau dans un endroit partagé, il faudra également assumer ce design assez “entreprise”. 

Ergochair 2

L’ensemble des éléments permettant de piloter les points ergonomiques sont accessibles facilement. De la manivelle aux différents loquets de manutention pour faire ses réglages et même le levier situé sur l’arrière du dossier. Tout est facilement manipulable en quelques gestes. On pourra, par exemple, coincer le dossier avec un petit loquet situé à gauche ou le débloquer pour prendre une pause semi allongé très confortablement. Dans le même esprit, un levier arrière permet de bloquer ou de débloquer le support des lombaires lors de l’appui sur le dossier. Avec le support des lombaires une charnière se libère et le dossier vous accompagne totalement. Sans ce suivi du dossier, on bascule plus mais le support change de place. Le premier cas est parfait pour suivre attentivement un événement à l’écran, le second idéal pour s’offrir un quart d’heure de détente ou une petite sieste.

Ergochair 2

La Ergochair 2 est certifiée par le BIFMA, un organisme certificateur qui note et valide le mobilier pour son ergonomie. Je ne connais pas cet organisme mais ma propre expérience valide sans conteste les bénéfices du produit. 

Autonomous

Les chaises sont garanties 2 ans par Autonomous, il vous est possible de les tester 30 jours avant de les renvoyer si elles ne vous correspondent pas. Leur site est bien fichu avec de nombreuses informations sur les produits. La livraison est gratuite même si il m’a fallu attendre une vingtaine de jours pour recevoir ma commande depuis le stock européen de la marque. 

Tout cela a un prix, la Ergochair 2 n’est pas donnée. La chaise coûte tout de même 460€ TTC, avec la remise du code promo. Ce n’est pas anodin mais si vous télétravaillez ou si vous vous apprêtez à devoir le faire pour une longue période, cela peut avoir du sens pour vous d’investir dans un outil de ce type. Ce serait d’ailleurs une bonne idée que votre entreprise investisse dans des chaises de bureau à votre place. Soit pour chez vous, soit directement sur votre lieu de travail. A vrai dire si vous passez plusieurs heures par  jour assis devant un PC, en réunion ou pour toute autre raison, ce type de solution sera un vrai soulagement pour vos lombaires. Cela augmentera d’autant votre productivité et votre assiduité.

Ergochair

Mais surtout, si vous envisagez d’acheter une chaise gaming, quelque soit son prix, jetez un oeil à ce que propose la concurrence et essayez de déterminer si le modèle que vous voulez acheter ne ressemble pas comme deux gouttes d’eau à 15 autres modèles concurrents. Si c’est le cas, passez votre chemin. Si vous préférez l’ambiance faux cuir et le look siège baquet, laissez vous au moins aller à choisir un bon fauteuil de ce type. Mais si vous comptez rester longtemps devant votre bureau, pour travailler, pour jouer ou pour toute autre activité chronophage, penchez vous sur le sujet des vrais fauteuils ergonomiques. Chez Autonomous avec cette Ergochair 2 (Ergochair Pro désormais) par exemple ou chez n’importe quel autre fournisseur sérieux. Le mal du dos est un mal pernicieux et il n’y a rien de mieux qu’un mauvais outil que l’on croit bénéfique pour le faire empirer.

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Vous pouvez désormais utiliser le code promo “MINIMA21” a entrer dans votre panier pour bénéficier d’une remise sur votre commande dans tout le catalogue du site. Cela fait passer la chaise ErgoChair 2 ou Ergochair Pro à 458.65€ livraison et taxes comprises.

Pour être totalement transparent avec vous, ce code a été négocié avec Autonomous qui me proposait au choix, soit 10% d’affiliation pour le blog ou un partage d’affiliation au choix entre les lecteurs et le site. J’ai donc choisi un partage 5%/5%. ce qui fait que pour chaque commande que vous ferez grâce à ce code, Minimachines recevra presque la même chose que ce que vous économiserez.

Ma chaise de travail, l’Autonomous ErgoChair 2 (Ergochair Pro) © MiniMachines.net. 2021.

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Intel propose 2 milliards de dollars pour acquérir SiFive

Par : Pierre Lecourt — 11 juin 2021 à 14:25

Intel proposerait 2 milliards de dollars pour faire l’acquisition de SiFive. Le même montant engagé il y a 2 ans pour acquérir Habana Labs et intégrer ses capacités d’apprentissage pour Intelligence Artificielle. Tout n’est pas joué pour Intel qui peut essuyer un refus de la Start-up qui travaille au développement de solutions autour de l’architecture RISC-V. Celle-ci pourrait choisir une approche moins prédatrice en préférant lever des fonds.

RISC-V

RISC-V est une architecture complète, libre et indépendante. Cette ISA est pilotée par une fondation Suisse et développée par différentes marques qui n’ont pas de royalties à payer pour pouvoir la produire. SiFive fait partie de ces sociétés qui se sont penchées sur le berceau de RISC-V et qui commencent à voir les premiers éléments de leurs efforts porter leurs fruits. Spécialisée dans le développement de solutions pour des tiers autour de RISC-V, SiFive travaille pour le moment à la conception de puces sur mesures pour d’autres acteurs tout en développant sa propre gamme de silicium.

Intel aimerait beaucoup acquérir cette société et l’intégrer en son sein, elle fait pour cela une offre estimée à plus de 2 milliards de dollars. Pas mal pour une architecture et une société encore qualifiée d’immature par certains professionnels il y a seulement un an. SiFive est en effet le fruit d’une collaboration de chercheurs et la société ne brille pas particulièrement par le montant de son chiffre d’affaires. Ce qui compte pour ce type de société c’est son futur, celui qui pourrait amener des sociétés à bouleverser un marché en trouvant la puce sur mesures adaptée à son usage.

On l’a déjà vécu avec RISC-V. Xiaomi a intégré une solution de ce type dans ses fameux Mi Band au lieu de choisir une solution ARM plus classique. Et cela a été un vrai bouleversement pour le marché. En n’ayant pas à payer de royalties sur les ventes des puces ARM, Xiaomi a pu créer un produit au tarif hyper concurrentiel tout en proposant une offre complète et très autonome. Les Mi Band sont ainsi devenus les bracelets les plus vendus au monde et ont balayé la plupart de leurs concurrents entrée de gamme et même beaucoup de produits plus haut de gamme qui ne faisaient finalement pas beaucoup mieux qu’eux. 

Western Digital est un des investisseur de SiFive.

Ce genre de bouleversement de marché pourrait avoir lieu dans d’autres secteurs, aussi bien automobile que serveur en passant par la création de puces spécifiques comme celles équipant les solutions de stockage. Là où le nombre d’unités et la pertinence de l’offre pour chaque milliwatt dépensé compte. On imagine l’impact d’un tel bouleversement avec le monde ARM. Pour Western  digital par exemple, le basculement vers des puces RISC-V signifie non seulement la création de solutions parfaitement adaptées à l’usage demandé pour piloter ses éléments de stockage mais également la fin du gros chèque de royalties versé à ARM en fonction du nombre d’unités de stockage vendues. 

En rachetant SiFive, Intel rachèterait une expertise et un pied déjà bien engagé dans la porte de ce marché. La marque y voit une solution à faire fructifier mais probablement également une manière de contrer efficacement ARM sur différents secteurs. La possibilité de voir Nvidia racheter ARM étant également une drôle d’épée de Damoclès au dessus de la tête d’Intel sur des activités spécifiques comme le monde des serveurs.

Un élément qu’Intel, et son nouveau directeur/ingénieur Pat Gelsinger, ont probablement envie de pouvoir appréhender de manière sereine. RISC-BV pouvant servir d’assurance et d’amortisseur à toute transition du secteur.

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SiFive pas forcément intéressé par ce rachat

SiFive ne serait pas forcément ravi de la tournure de cette offre. La Start-UP préfèrerait peut être garder une certaine indépendance et avoir recours à des investisseurs avec des levées de fonds. Cela lui permettrait de continuer d’avancer peut être plus lentement mais vers le chemin tracé par ses concepteurs. La marque pourrait également avoir reçu des offres différentes de concurrents d’Intel. SiFive pourrait faire le pari de peser plus, beaucoup plus, d’ici quelques années.

Difficile de se prononcer sur ce poste, les dirigeants de SiFive qui accepteraient l’offre se verraient probablement devenir multi millionnaires tout en profitant d’un accès à des technologies et des services d’Intel très intéressants pour accélérer leur cadence et leur calendrier. D’autres acteurs sont également à prendre en ligne de compte. Plusieurs industriels et fonds d’investissements ont déjà investi dans le capital de SiFive pour le moment sans grand retour financier. L’aubaine d’un rachat pouvant infléchir sur les choix de la société.

Intel Capital est déjà partenaire de SiFive mais au même titre que Qualcomm, Samsung, Nvidia, Marvell, Google et bien d’autres qui ont également en tête une solution de repli de l’appétit d’ARM. Les forces en présence vont probablement avoir quelques jolies discussions dans les semaines qui viennent.

Source : Bloomberg

Intel propose 2 milliards de dollars pour acquérir SiFive © MiniMachines.net. 2021.

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Topton V320 : un MiniPC sous Core i7-1165G7 Tiger Lake-U

Par : Pierre Lecourt — 11 juin 2021 à 13:02

Après le très intéressant netbook  Topton L4 en 7″, la marque annonce le Topton V320. Un MiniPC complet ou vendu en barebone qui a la particularité d’embarquer des puces assez rares sur ce marché.

Topton V320

On retrouve, par exemple, une processeur Intel Tiger Lake-U Core i7 1165G7, le processeur que l’on retrouve dans les NUC Panther Canyon. Une solution 4 coeurs et 8 threads avec 12 Mo de cache et un fréquence maximale de 4.7 GHz. C’est également une puce qui propose un circuit graphique Intel Xe avec 96 EU dans un fonctionnement très raisonnable de 12 à 28 watts de TDP. Parfait pour une intégration dans un MiniPC.

Mais le Topton V320 peut également embarquer d’autres processeurs, plus musclés mais également plus difficiles à dissiper. On retrouve ainsi des puces Comet Lake-H assez intéressantes comme les Core i7-10870H et Core i9-10885H. Ce qui n’est pas vraiment une nouveauté puisque la marque présentait un engin équipé de cette génération de puces en septembre 2020. Mais ces puces proposent un niveau de performances très élevé au sein d’un MiniPC de ce type.

Topton V320

Le Core i9-10885H est plus gourmand avec un TDP de 45 watts mais c’est une solution huit coeurs et seize threads cadencée de 2.4 à 5.3 GHz avec 16 Mo de mémoire cache. Une puce qui embarque un circuit Intel UHD Graphics 630 moins performante que le circuit Intel Xe du Core Tiger Lake-U. Cette version aura un meilleur rendement en calcul mais ne sera pas forcément aussi à l’aise que la première solution en affichage 3D.

Vendu en Barebone, le Topton V320 est plutôt accessible. Le modèle Tiger Lake-U sans mémoire ni stockage est ainsi vendu à 381.97€. Pas mal pour un engin de ce calibre même si il faut prendre en compte le coût des équipements secondaires. La version Core i9-10885H est tout juste sous les 400€… Là encore c’est un prix assez intéressant. 

Topton V320

D’un point de vue mémoire, l’engin propose deux slots SoDIMM en DDR4 pour embarquer jusqu’à 64 Go de ram en double canal. Le stockage est, quant à lui, déployé sur deux emplacements M.2 2280. On remarque que le dissipateur et le ventilateur sont assez imposants et qu’ils semblent attachés via un système  qui traverse la carte mère. Une bonne nouvelle pour qui voudrait intégrer ce genre de solution dans un autre châssis ou une borne d’arcade par exemple. On pourra facilement adapter un dissipateur encore plus massif sur l’ensemble.

Topton V320

Le premier est exclusivement dédié aux SSD NVMe PCIe 3.0 X4 tandis que le second pourra accueillir au choix un NVMe ou un SATA 3.0. Un troisième emplacement M.2 au format 2230 permettra d’équiper la machine avec la carte Wifi de son choix, des antennes internes sont livrées. 

topton v320

La connectique de l’engin est très bonne avec en façade quatre ports USB 3.0 en plus de deux jacks audio casque et micro séparés et du bouton de démarrage de l’engin. Au dos de l’appareil, on retrouve deux sorties vidéo avec un DiplayPort et un HDMI, deux ports Ethernet Gigabit RTL8111 pour piloter deux réseaux indépendants et deux autres ports USB 3.0. Pas de Thunderbolt malheureusement, ni de lecteur de cartes SD mais un ensemble assez confortable pour une solution de 13.7 cm de profondeur sur 15 cm de largeur et 6 cm d’épaisseur.

Le Topton V320 sera capable de gérer des fonctions réseau assez avancées comme le Wake On Lan ou le PXE. Il est également possible de le positionner en VESA derrière un écran grâce à des vis fournies avec l’appareil. 

Topton V320

L’engin est également distribué en format Barebone avec de 8 à 32 Go de DDR4 et de 256 Go à 1 To de stockage interne. L’ensemble des différents modèles et versions proposées de ce Topton V320 est trop long pour que je vous les liste. Au passage, vous remarquerez que certaines options sont “doubles”, avec deux processeurs listés dans la même option. C’est assez classique dans ce type de distribution. Le fabricant1 assemblant des cartes mères au fur et à mesure que ses disponibilités lui permettent. En indiquant Core i9-10880H et Core i9-10885H dans la même option, il s’offre ainsi la possibilité d’assembler des machines avec une puce de son choix suivant ses disponibilités.

Cela est lié au fait que ce genre de constructeur n’achète pas en direct auprès d’Intel ou de grossistes officiels mais plutôt par lot chez des grossistes plus petits qui n’ont pas forcément des lots qui se suivent. Le constructeur arrive en général sans soucis à trouver les puces qu’il cherche, mais, si il a la possibilité d’assembler 100 cartes avec un panachage de puces, c’est plus simple pour lui de fonctionner de cette façon. Si vous tenez absolument à une référence précise, il vaut mieux le demander lors de votre commande pour éviter les déconvenues. Le vendeur prendra peut être un peu plus de temps pour vous livrer mais ne fera partir que la référence que vous voulez.

Ce Topton V320 est intéressant, je ne connais pas beaucoup de références présentant ce niveau de performances dans cette compacité. La connectique est correcte même si elle manque de certaines particularités de Tiger Lake comme le Thunderbolt. C’est un engin qui, accompagné d’un bon montant de mémoire et de stockage, pourra permettre tous les usages d’un PC moderne. Du jeu au montage vidéo en passant par les travaux les plus gourmands en calcul.

Vous trouverez l’offre AliExpress en suivant ce lien.

Source : AndroidPC.es

 

Topton V320 : un MiniPC sous Core i7-1165G7 Tiger Lake-U © MiniMachines.net. 2021.

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Wine 6.0.1 pousse les applications Windows sur les puces Apple M1

Par : Pierre Lecourt — 10 juin 2021 à 12:06

Wine 6.0.1 n’est toujours pas un émulateur mais cette application permet de faire tourner le code de Windows sur des distributions Linux depuis un long moment maintenant. Cela n’est pas toujours sans conséquences sur la fluidité ou la rapidité des applications mais, dans certains cas, c’est un moyen de basculer tout son système sous Linux  en gardant juste une ou deux applications particulières indispensables, issues du monde Microsoft.

Cette nouvelle version Wine 6.0.1 propose désormais la possibilité de faire tourner ces applications sur des Mac M1, ce qui peut être le dernier garde fou avant un basculement total sur cette nouvelle plateforme pour certains. Cette évolution est liée au travail de CodeWeavers qui propose une version particulière de Wine64 avec un support technique. Destinée aux entreprises, cette solution est commerciale mais son code a pu aboutir jusqu’à la version libre de Wine et donc profiter à l’ensemble de la communauté. CodeWeavers fonctionnant non pas grâce aux licences mais avec le support proposé aux entreprises que ses développeurs accompagnent.

Car cette solution ne sera pas parfaite et certaines applications ne seront pas exploitables. Des limitations techniques existent, le site WineHS les liste pour que les utilisateurs puissent se rendre compte d’éventuelles incompatibilités. Certains jeux et applications déjà bien supportées par Wine seront pris en charge sans soucis. La version 6.0.1 de Wine en profite au passage pour corriger des bugs, améliorer sa traduction et sa documentation et optimiser sa gestion de certaines applications.

Si on imagine assez mal une entreprise confier à Wine le fonctionnement total de ses applications métiers, cette évolution vers le monde Apple et ses puces M1 augure tout de même cette possibilité de temporisation le temps de développer de nouveaux logiciels ou de trouver leur équivalent sous MacOS ou Linux.

Source : Phoronix.

 

 

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La Playdate montre le bout de sa manivelle

Par : Pierre Lecourt — 10 juin 2021 à 08:50

La Playdate on en parlait il y a tout juste 2 ans sur le blog. La console annoncée en mai 2019 sortait des sentiers battus avec une proposition des plus originales. L’intégration dans son design d’une manivelle.

Playdate

Si l’idée d’une manivelle a l’air idiote de prime abord, c’est pour moi un coup de génie. Non pas parce que cela révolutionne le monde du jeu vidéo mais tout simplement parce que cette simple idée donne un axe pour les développeurs. Un point de base pour révolutionner son approche du jeu vidéo. Panic, qui va sortir la Playdate, a eu cette simple intuition de se dire qu’en proposant une alternative pour interagir dans un jeu, ils pourraient dépasser les limites techniques dont la solution devra se contenter.

La Playdate n’est en effet pas au niveau d’une solution Nintendo par exemple,  son petit écran monochrome n’offre que du noir, comme celui d’une Gameboy d’origine. Mesurant 2.7″ de diagonale il affiche un maigre 400 x 240 pixels quand des smartphones dépassent aujourd’hui largement le FullHD sur des écrans autrement plus grands. Panic savait donc que sur le simple terrain des spécifications, sa solution ne serait pas au niveau.

Playdate

Pour contourner ce problème, l’équipe a eu donc une idée un peu folle. Changer simplement l’approche de la manipulation des jeux. La manette va proposer une interaction nouvelle et de nombreux développeurs ont été séduits par cette idée. Beaucoup de développeurs indépendants n’ont pas vu cette proposition comme une contrainte mais comme un nouveau territoire à explorer et la console sera vendue avec une très belle liste de jeux non seulement nouveaux mais également rafraichissants. Pour s’en convaincre, vous pouvez regarder la vidéo ci-dessus à partir de 9 minutes et vous verrez un aperçu de l’univers des jeux de cette solution.

Playdate

L’acheteur de la Playdate sera donc récompensé par de nouveaux jeux chaque semaine. Et Panic insiste sur ce point, l’acheteur recevra ses jeux comme des petites surprises hebdomadaires. Des cadeaux qui seront dévoilés au fur et à mesure des téléchargements poussés via le Wifi de la console. Le propriétaire d’une Playdate pourra accéder à deux nouveaux titres chaque semaine jusqu’à obtenir une vingtaine de jeux dans cette première saison. Un contenu original et créé sur mesures qui sera mis à jour régulièrement avec de vraies nouveautés pensées pour ce nouveau format de console. 

Playdate Pulp

Ce premier jet devrait donner une certaine impulsion à l’univers de la Playdate et Panic a annoncé la création d’un kit de développement en ligne baptisé Pulp. Gratuit, accessible à tous, il permettra de créer des jeux compatibles avec la console. Offrant à chaque développeur l’opportunité  de travailler autour de ce concept sans que l’on sache pour le moment comment fonctionnera l’écosystème global de l’objet.

Tous les titres n’emploieront pas forcément la manivelle, certains se contenteront de l’interface classique proposée par la solution. Une croix directionnelle et deux boutons, des outils simples pour un univers simple. D’autres prendront en compte l’accéléromètre sur 3 axes intégré à la machine.

PlayDate

Cette simplicité fait partie du concept de base de cet objet qui mesure 7.4 cm de large sur 7.9 cm de haut et 9 mm d’épaisseur. Un objet qui pourra être pris en main facilement et conservé sur soi pour être sorti à tout moment. La Playdate se connectera en Wifi pour faire ses mises à jour et ses téléchargements, proposera du Bluetooth pour transférer ses signaux à un casque facilement sans passer par sa prise casque.

Playdate

Une prise USB Type-C permettra de recharger sa batterie facilement, Panic annonçant une autonomie de 8 heures en jeu et 14 heures en veille avec sa fonction horloge active.

PlayDate

Une station d’accueil originale sera proposée en option, elle rappellera les vieux postes de télé ou les radio-réveils des années 70. Sa fonction sera surtout de proposer un son plus ample via une intégration d’enceinte Bluetooth pour jouer en mode sédentaire. Une application sur mesure baptisée Poolsuite FM permettra en outre de lire de la musique avec la console. Elle proposera également une fonction de recharge sans fil. Magnétisée sur sa face avant, la petite console se met en charge automatiquement lorsque elle est accrochée à la station via des  aimants puissants. Une bonne façon de ne pas emporter votre console déchargée. Sans autres fonctionnalités particulières, elle ne sera pas vraiment indispensable sinon pour parfaire le look de la console.

Playdate

Panic annonce que cet objet est le premier accessoire de la Playdate, suggérant au passage l’arrivée d’une galaxie d’autres solutions autour de la console. Un second élément est déjà prévu, une protection pour l’écran de l’engin annoncé à 29$.

Panic annonce le lancement des précommandes pour le 21 Juin et une livraison cette année des objets. Le prix annoncé est de 179$, un tarif qu’il faudra convertir en euros (150 environ) sans oublier d’ajouter des taxes et d’éventuels frais de port. Une note assez salée, donc, pour un objet clairement particulier mais l’assurance d’une finition et d’un design exemplaire. La marque s’est associée à Teenage Enginering qui développe des produits brillamment aboutis depuis des années. Mais une opportunité d’obtenir un engin original et de pouvoir développer dessus. Une solution qui n’est pas produite en masse comme le sont les consoles classiques et un catalogue de jeu assez important et totalement original. Des arguments qui ne visent probablement pas la majorité des joueurs mais une petite niche de collectionneurs et d’amoureux de ce type d’objet aussi bizarre que passionnant.

Source : play.date

La Playdate montre le bout de sa manivelle © MiniMachines.net. 2021.

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3 nouvelles tablettes MatePad sous HarmonyOS chez Huawei

Par : Pierre Lecourt — 9 juin 2021 à 16:44

Huawei lance trois nouvelles tablettes sans le soutien de Google. L’ancien partenaire est devenu persona non grata des entreprises Américaines, accusé d’être trop proche de l’armée et du gouvernement Chinois. 

Les MatePad 11, MatePad Pro 10.8″ et MatePad Pro 12.6″ vont donc être lancées en Chine et en Europe… sous HarmonyOS, le système “Maison” de Huawei. De gros guillemets à Maison puisqu’il s’agit d’une version d’Android grandement remaniée par Huawei avec une interface et des services développés par la marque. On n’aura pas accès au Google Store mais à un magasin maison.

Ce choix est déjà problématique dans les pays Européens, moins en  Chine où des services différents jouent le rôle de Gmail ou de Youtube par exemple. Mais en France et dans le reste de l’Europe, une des grandes forces du système de Google vient de ses synergies. On ne pourra plus faire cohabiter aussi facilement un smartphone Android avec une tablette HarmonyOS. Les utilisateurs du navigateur Chrome n’auront plus non plus les mêmes avantages.

Paradoxalement, deux de ces tablettes embarquent des puces Qualcomm qui sont censées être indisponibles pour la marque. Il est étrange de voir ce passe droit appliqué ici, comme si le gouvernement US autorisait le commerce avec la marque suivant les avantages économiques que cela procure à ses marques. Ce mouvement de Huawei est donc soit une temporisation dans l’espoir d’une nouvelle évaluation de son cas par les autorités US, soit une approche très pragmatique du terrain. Une manière conciliante de continuer à travailler malgré la tonne de poutres glissées habilement dans ses roues. Il est également possible que Huawei soit dans l’incapacité de produire facilement ses propres SoC en ce moment, la production de ce type de puce n’est pas brillante en ce moment.

Huawei MatePad Pro 12.6″

Huawei MatePad Pro 12.6″

On retrouve ici une tablette 12.6 pouces avec un affichage OLED en 2560 x 1600 pixels en 60 Hz. Un bel écran donc qui proposera une prise en charge du HDR10 et surtout d’une colorimétrie très travaillée. La dalle annonce en effet une colorimétrie 100% NTSC et surtout 100% DCI-P3. De quoi afficher de belles images et profiter d’une chaîne de gestion de couleurs complète.

A son bord, un SoC Kirin 9000E de Huawei accompagné de 8 Go de mémoire vive et 256 Go de stockage interne. La tablette est très classique avec un port USB Type-C permettant une recharge en 40 watts de sa grosse batterie 10 000 mAh. A noter également que ce modèle dispose d’une fonction de recharge sans fil en 27 watts.

Huawei MatePad Pro 12.6″

Pour le reste, on retrouve un port jack audio combo 3.5 mm et quatre capteurs embarqués ! En frontal, un module 8 mégapixels est présent tandis qu’au dos de l’appareil Huawei a choisi d’intégrer un premier capteur 13 Mégapixels, un second en grand angle en 8 MP et enfin, un troisième capteur offrant une mesure de profondeur généralement utile pour les portraits. C’est un équipement assez rare sur ce type d’engin de grande diagonale mais l’usage de ces tablettes pour filmer ou photographier semble être largement entré dans les mœurs désormais.

Dernier point intéressant de cet engin, la présence de 4 microphones pour vous enregistrer et dialoguer avec une correction de bruit ambiant et la gestion de la détection vocale pour piloter un éventuel assistant. Un atout pour la vidéo conférence puisqu’avec le capteur frontal en 8 MP, cette Huawei MatePad Pro 12.6″devrait être bien plus efficace qu’une webcam d’ordinateur portable classique. La partie sonore est également très bien pourvue avec pas moins de huit haut-parleurs disséminés autour du châssis, dans un système audio signé par Harman Kardon. La tablette sera livrée nue mais des accessoires optionnels pourront l’équiper utilement : un clavier/ cover et un stylet actif pour de la prise de note ou du dessin.

Vendue  en Chine dès demain, la tablette sera commercialisée à partir de 4999 Yuans soir 640 €. 

Huawei MatePad Pro 10.8″

La version inférieure, la MatePad Pro 10.8″ est une solution quasi identique mais de diagonale inférieure. Sa dalle passe à 120 Hz mais bascule en IPS. On retrouve un SoC Snapdragon 870 de Qualcomm avec toujours 8 Go de mémoire vive et 128 Go de stockage. La batterie tombe à un respectable 7250 mAh. Ce modèle est annoncé à 3799 Yuans soit environ 490€ en version de base sans clavier ni stylet.

Huawei MatePad 11

Enfin, la MatePad 11 proposera un écran 11 pouces, toujours en IPS 2560 x 1600 pixels avec encore un rafraichissement de 120 Hz et une colorimétrie 100% DCI-P3. Son prix officiel Européen a été dévoilé avec un tarif public de 399€ chez nous. On retrouve ici un SoC Qualcomm Snapdragon 865+ avec 4 à 6 Go de mémoire vive et de 64 à 128 Go de stockage embarqué. Un lecteur de cartes MicroSDXC sera également présent pour étendre cette capacité de base.

On retrouve une disposition de capteurs plus classique avec deux objectifs. Un en 13 Mégapixels au dos de la tablette, un autre en 8 Mégapixels en façade. La batterie reste une 7250 mAh qui se rechargera via un port USB Type-C en 22.5W. Quatre haut-parleurs sont de la partie sur cet engin, de quoi proposer un rendu sonore puissant et peut être enveloppant même si Huawei ne précise pas de technologie de ce type.

Harmony OS

Difficile de voir à terme l’impact de ces modèles sous HarmonyOS pour les utilisateurs. Difficile même de voir si le logiciel est une vraie réponse de Huawei ou si il s’agit juste d’une solution d’intimidation de sa part. La menace la plus sérieuse pour Google est celle d’un basculement massif de produits vers HarmonyOS via des mises à jour. Le constructeur a en effet annoncé vouloir basculer plus de 100 smartphones et tablettes récents sous son propre système en remplacement de la solution native de Google. Un manque à gagner énorme pour le moteur de recherche car ces produits ont été massivement achetés ces dernières années par des millions d’utilisateurs en Asie et ailleurs. Cette transition massive devant se dérouler jusqu’en 2022, elle pourrait donner non seulement du poids à Huawei pour attirer des développeurs sur HarmonyOS mais aurait également un impact sur les services de Google.

Harmony OS

Huawei joue donc la montre avec la possibilité de réagir de manière différente suivant les scénarios qui se présentent. Si le gouvernement US rétro pédale et autorise à nouveau une collaboration avec Google. La marque pourra reprendre ses activités passées tout en continuant de travailler sur HarmonyOS. Si ce n’est pas le cas, il sera possible de récupérer un beau parc de machines employant la solution.

Harmony OS

Huawei met d’ailleurs les petits plats dans les grands en annonçant des nouveautés intéressantes et originales dans son système. La possibilité d’utiliser ces tablettes comme les écrans secondaire d’un PC sous Windows par exemple devient une fonction native de l’OS. Cette fonction, en plus d’un mode multi tâche permettant d’afficher jusqu’à 4 programmes en même temps à l’écran ou de lancer plusieurs fois la même application en parallèle. De quoi se différencier suffisamment des solutions de Google ?

3 nouvelles tablettes MatePad sous HarmonyOS chez Huawei © MiniMachines.net. 2021.

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BlitzWolf BW-MPC1 : Banggood se met aux MiniPC

Par : Pierre Lecourt — 9 juin 2021 à 12:06

Banggood exploite la marque depuis un moment déjà et le BlitzWolf BW-MPC1 est son premier MiniPC. Si le vendeur distribue des dizaines de produits sous cette étiquette, c’est son premier pas dans cette gamme particulière de produits. Et ce n’est pas un sans fautes.

BlitzWolf BW-MPC1

Le BlitzWolf BW-MPC1 est un engin classique, très classique. Comme pour les autres produits sous cette marque, il est fabriqué par un tiers et “rebrandé” par le vendeur dans un second temps. C’est le cas d’énormément de MiniPC de ce type que nous croisons sur Minimachines. L’opération consistant à choisir sur catalogue un design, des caractéristiques et à recevoir ensuite votre produit avec les différents éléments demandés prêt à être revendu.

L’engin embarque donc un Celeron J4125, une puce que l’on retrouve dans pas mal de machines ces derniers temps. Il s’agit d’un processeur Gemini Lake Refresh sur 4 coeurs et autant de threads, fonctionnant de 2 à 2.7 GHz et qui embarque 4 Mo de cache. La puce fonctionne dans un TDP assez faible de 10 watts mais je doute que l’engin soit dénué de ventilation. Le Celeron embarque un circuit graphique UHD 600 avec 12 Unités d’Exécution. Il prendra en charge une décompression matérielle des formats vidéos UltraHD en H.264 et H.265. 

BlitzWolf BW-MPC1

Associé à ce processeur, on retrouve 8 Go de mémoire vive LPDDR4 et donc soudée à la carte mère ainsi que 128 Go de eMMC non évolutifs. Un port mSATA et une baie 2.5″ au même format sont également présents pour faire évoluer l’engin en stockage.

BlitzWolf BW-MPC1

La connectique du BlitzWolf BW-MPC1 est très classique avec deux ports USB 3.0, deux ports USB 2.0, un lecteur de cartes MicroSD, des sorties VGA et HDMI 1.4,  une prise casque audio jack 3.5 mm combo, un port Ethernet Gigabit et un module Wifi5 et Bluetooth 5.0.

BlitzWolf BW-MPC1

L’engin mesure 13.9 cm de large comme de profondeur et 3.9 cm d’épaisseur. Lancé en précommande à 190€ environ, c’est une solution qui ne brille pas vraiment par ses composants ou ses fonctionnalités. Les choix de Banggood sont très classiques et rien ne vient vraiment faire pencher la balance pour ce produit en particulier.

Mele Quieter2

Si on met cette machine en face d’un MeLE Quieter2, on n’a aucun avantage à pencher du côté du Blitzwolf. Le processeur est le même, la mémoire vive est identique et les deux engins embarquent un montant de stockage eMMC soudé à leur carte mère. Mais MeLE a su profiter de la puce au faible TDP pour concevoir un engin dépourvu de toute ventilation dans un format plus compact. Il est vendu pour une dizaine d’euros de plus mais propose également la possibilité d’intégrer un stockage M.2 2280 en NVMe ou en SATA et non pas un mSATA devenu rare et paradoxalement plus cher que les solutions NVMe plus performantes et plus courantes. Enfin, la connectique du MeLE est meilleure avec quatre ports USB 3.0, deux HDMI 2.0 et une alimentation en USB Type-C. Seul point pour lequel le nouveau venu est meilleur ? La connectique sans fil du MeLE Quieter2 est en Wifi4 et Bluetooth 4.0…

Pas intéressant le BlitzWolf BW-MPC1 alors ? Pas à ce tarif en tout cas quand il a des concurrents comme le MeLE pour 10€ de plus. Peut être qu’avec une promotion, il sera toujours temps de se pencher sur ce produit. Si vous avez un module mSATA de belle capacité qui traine dans un tiroir, c’est peut être également une solution intéressante pour le recycler. Sinon, à ce prix, il vaut mieux passer son tour.

Georges nous signale en commentaire que grâce au coupon BGBWMPC1 le produit tombe à 140€ frais de port compris. Une différence de prix qui peut changer la donne.

BlitzWolf BW-MPC1 : Banggood se met aux MiniPC © MiniMachines.net. 2021.

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Intel NUC Beast Canyon : Premiers PC de bureau en 10 nanomètres

Par : Pierre Lecourt — 9 juin 2021 à 11:33

Annoncé lors du Computex 2021, le NUC Beast Canyon emploie le système de carte Compute Element de la marque afin de pouvoir évoluer facilement. Une première image des entrailles de l’engin nous montre la solution dans toute son… envergure.

NUC 11 Extreme

Le NUC Beast Canyon est l’offre haut de  gamme de la marque en terme de performances orientées jeu. L’engin est capable d’embarquer une carte graphique plein format ainsi que des éléments secondaires de stockage. Il tient dans un format 8 litres, ce qui en fait un châssis plus conséquent que son prédécesseur.

 Coeurs/ThreadsFréquencesTDPCacheEU
Core i9-11900KB8/163.3/4.90 GHz65 W24 Mo32
Core i7-11700B8/163.2/4.80 GHz65 W24 Mo32
Core i5-115006/122.7/4.6 GHz65 W12 Mo32
Core i3-11100B4/83.6/4.4 GHz65 W12 Mo16

Point important de cette offre, les cartes Compute Element de cette gamme pourront accueillir les toutes nouvelles puces Intel Tiger Lake Core i9-11900KB mais également  des solutions Core i3-11100B, Core i5-11500B et Core i7-11700B. Ces processeurs “B” qu’Intel lance en toute discrétion sont très intéressants. Outre le modèle “i9 KB” qui est particulier avec des fonctions avancées notamment pour l’overclocking, les autres ressemblent à des déclinaisons de processeurs de bureaux sur des sockets mobiles de type BGA. Ce sont les premiers processeurs Intel de bureaux en 10 nanomètres du marché.

Intel NUC Hades Canyon

Le NUC Hades Canyon sous Kaby Lake-G

Ce n’est pas la première fois qu’Intel propose des puces particulières pour un de ses NUC Gaming. On se souvient de la chimère qu’étaient les processeurs Intel Kaby Lake-G, ces puces mélangeant un processeur Intel avec un circuit graphique Radeon. Une solution de temporisation le temps que les équipes d’Intel se remettent au niveau de l’offre d’AMD avec leur Gen12. Solution qui n’a pas duré longtemps et qui a été intégrée dans le NUC Hades Canyon pour son lancement. Est-ce que ces puces “B” seront intégrées dans d’autres machines ? Ce serait une excellente nouvelle car leur rapport performances / TDP semble excellent pour construire des solutions compactes aujourd’hui. Et cela malgré leur socket FCBGA1787 qui les réserve à des machines non évolutives.

On n’a pas encore plus d’informations sur la fiche technique de ces Beast Canyon et comment ils seront livrés en barebone ni à quel prix. Mais nul doute, au vu des processeurs choisis, qu’il ne s’agira pas de solutions entrée de gamme d’un point de vue tarif. Le ratio performances/encombrement sera, dans tous les cas, assez spectaculaire.

Intel NUC Beast Canyon : Premiers PC de bureau en 10 nanomètres © MiniMachines.net. 2021.

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Google pousse Stadia sur la -Chromecast with Google TV et la Nvidia Shield

Par : Pierre Lecourt — 8 juin 2021 à 16:35

Google Stadia évolue avec un lancement programmé le 23 Juin prochain sur les Chromecast with Google TV. Le système de streaming de jeu de Google ne pouvant plus compter sur la solution Chromecast Ultra qui, si elle est toujours vendue en Europe chez les détaillants, n’est plus fabriquée par la marque.

stadia

Google met l’accent sur son offre Chromecast with Google TV avec cette apparition de l’offre Stadia qui viendra compléter ses services. L’objet pourra donc servir de solution de streaming classique avec la prise en charge de vidéos et de musique et une utilisation de sa télécommande. Mais il pourra également afficher des jeux en streaming que l’on pilotera avec la manette officielle Stadia ou des solutions sans fil compatibles.

Stadia

La solution sera également désormais compatible avec plus de produits Android TV. Et, parmi eux, une belle brochette de machines dont on a parlé sur ces pages : Nvidia Shield TV classiques et Pro, Xiaomi Mi box de générations 3 et 4, beaucoup de téléviseurs connectés de grandes marques et probablement une série d’autres produits du genre. Il est fort possible que des petits malins apportent les éléments nécessaires à une exploitation du service à des TV Box plus exotiques au travers de hacks divers et variés. Tous ne proposeront probablement pas du stream de jeu en UltraHD mais beaucoup pourraient afficher les titres en FullHD.

2021-06-08 16_31_00

Ce sera probablement un coup de fouet pour le service, une plus grande base de clients potentiels devrait lui apporter plus de visibilité. C’est également un changement majeur dans son approche qui sera moins liée aux produits de Google mais, au contraire, plus transparent et ouvert sur le parc existant. A noter que cela pourrait également être fatal pour le service si le succès du service est contrecarré par une réponse hésitante de la part de Google. Si les serveurs ne tiennent pas la charge face  à l’arrivée de quelques millions d’utilisateurs voulant tester le service pro gratuit pendant le premier mois par exemple…

La Chromecast with Google TV et sa télécommande est disponible à 69.98€.

Google pousse Stadia sur la -Chromecast with Google TV et la Nvidia Shield © MiniMachines.net. 2021.

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ASRock X300TM-ITX : du Thin Mini-ITX sous AMD Ryzen

Par : Pierre Lecourt — 8 juin 2021 à 13:58

Les cartes Thin Mini-ITX sont en effet généralement réservées aux puces d’Intel mais la ASRock X300TM-ITX a fait un autre choix en embarquant un socket AM4 et un chipset AMD X300 pour recevoir des puces Ryzen 2000, 3000 et 4000 dans la limite d’un TDP de 65 watts.

ASRock X300TM-ITX

Une limite à prendre au sérieux car, en général, les solutions de ce format n’ont pas beaucoup de place pour respirer et embarquer un processeur au TDP plus haut pourrait poser de sérieux problèmes à votre plateforme. A noter d’ailleurs que la carte prendre en charge les solutions de refroidissement Intel. Un choix qui n’est pas dû au hasard puisque la majorité des solutions qui embarquent des cartes mères de ce type, comme les All-In-One, sont livrées avec un système de dissipation particulier pour des sockets Intel. ASRock contourne donc ici le problème de manière intéressante.

ASRock X300TM-ITX

Il sera donc possible de prendre un engin assez ancien et de lui donner un coup de jeune avec une carte de ce type. Par exemple en intégrant un AMD Ryzen 4000 et en glissant 64 Go de DDR4 sur les deux slots de mémoire SoDIMM intégré à la carte mère. L’ajout d’un stockage M.2 2280 PCIe NVMe ou SATA 3.0  pouvant renvoyer dans les cordes la grande majorité des rares solutions Thin Mini-ITX classiques. Un port SATA 3.0 est également visible pour connecter une solution 2.5 ou 3.5″ facilement.

ASRock X300TM-ITX

Il faudra également jeter un oeil à la connectique de votre machine, notamment si votre solution qui accueille la carte a besoin de boucler certains connecteurs. La ASRock X300TM-ITX propose de nombreux ports avec trois USB 3.1 Gen1 Type-A et deux ports de USB 3.1 Gen 1 Type-C. Deux ports jack audio séparés sont disponibles pour brancher casque et micro, deux ports HDMI 2.1 sur le panneau arrière ainsi que sur le côté pour un déploiement HDMI supplémentaire utile pour certains engins employant ce type de carte. L’engin pourra, au final, piloter 3 affichages grâce à la présence d’un connecteur LVDS nécessaire aux All-In-One.

ASRock X300TM-ITX

On retrouve également des brochages pour deux ports USB 2.0, un port série, un Ethernet Gigabit Realtek RTL8111GR avec pise en charge du Wake On Lan et du PXE. Un port M.2 2230 permettra d’ajouter la carte Wifi de son choix. Divers connecteurs permettront de piloter les éventuelles interfaces lors d’une intégration dans l’écran : luminosité, enceintes, boutons et ventilation. 

Bref une solution parfaite pour remettre à jour un engin Thin Mini-ITX anicien ou pour une intégration dans un boitier récent le plus compact possible tout en profitant des fonctions avancées de ces générations de puces AMD : la présence d’un chipset vidéo Vega avec possibilité de partager jusqu’à 16 Go de mémoire pour la vidéo, de la DDR4 en 64 Go maximum, une prise en charge des formats de SSD modernes et beaucoup d’autres choses encore.

Tout juste annoncée, la carte ASRock X300TM-ITX n’a pas encore de tarif ni de réelle date de disponibilité sur le marché.

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Project Valhalla : une console Android performante à 199$

Par : Pierre Lecourt — 8 juin 2021 à 12:57

Le vidéaste Taki Udon a pu prendre en main une nouvelle console de jeu Android baptisée du nom de code Project Valhalla et pilotée par un Snapdragon “haut de gamme” de la série 800. C’est du moins ainsi que l’engin est décrit dans sa vidéo. L’objet propose une dalle de 5.99″  affichant en 1080p. Il devrait être proposé à un prix de 199$.

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Un prix qu’il faut prendre avec pincettes, moufles et toute la tenue anti incendie habituelle puisqu’il ‘agit de financement participatif et d’Indiegogo en particulier. Il est donc tout à fait possible que ce tarif ne concerne que 3 machines qu’il faudra commander entre 3H13 et3H18 un mardi de pleine lune un peu plus tard cette année. Le reste des consoles étant ensuite proposé à un tarif plus raisonnable, ce prix alléchant étant uniquement là pour contribuer à la publicité du produit. Il s’agira de la version classique de la console, une solution “Pro” sera également lancée à 240$ durant cette phase de financement.

Project Valhalla n’en demeure pas moins intéressant et au fil des vidéos publiées à son sujet on découvre un engin assez complet. Outre la puce Qualcomm Snapdragon 8xx censée être employée dans l’engin, on retrouve une dalle 5.99″ tactile en FullHD 60 ou 90 Hz qui semble bien être en IPS. De 4 à 8 Go de mémoire vive et de 64 à 128 Go de stockage suivant les versions classiques ou Pro. A noter que toutes les machines disposeront d’un lecteur de cartes MicroSD et d’une batterie 5000 mAh identiques.

On retrouve une interface classique avec un double mini Joystick, des boutons ABXY et une croix directionnelle mais également des gâchettes sur le dessus de l’engin et des boutons à l’arrière. Un système de mapping des touches de chaque jeu permet de faire correspondre les entrées tactiles vers les boutons physiques de la console.

Pas beaucoup plus d’informations pour le moment mais la console semble en bonne voie. J’espère juste que le passage par la case Indiegogo ne sera pas une mauvaise surprise et que l’engin finira par atterrir dans les rayons de quelques marchands. Au vu de la qualité de fabrication des prototypes proposés, je suppose que la société derrière Project Valhalla a quelques compétences en matière de développement matériel et technique. On peut donc espérer le meilleur pour cet engin.

Project Valhalla : une console Android performante à 199$ © MiniMachines.net. 2021.

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Topton L4 : un netbook 7″ sous Celeron J3455 à 250€

Par : Pierre Lecourt — 8 juin 2021 à 11:54

Le Topton L4 se distingue par son prix, son encombrement et son équipement. Pour le moment, ce marché particulier est divisé en 2 catégories. Des solutions qui emploient des processeurs Atom Bay Trail lancés entre 2013 et 2014 et qui commencent à dater. Ou des machines avec des puces haut de gamme qui sont souvent proposées à des tarifs très élevés comme c’est le cas avec les engins de One Netbook par exemple.

Topton L4

Le Topton L4 se présente comme une alternative avec une puce Celeron J3455. Le processeur n’est pas des plus récents non plus avec une sortie en 2016 mais cela reste un quadruple coeur et quadruple thread cadencé de 1.5 à 2.3 GHz et profitant d’un circuit Intel HD 500 avec 2 Mo de cache. La puce fait 10 watts de TDP et peut piloter 8 Go de mémoire vive.

Topton L4

Cela tombe bien, c’est ce que le Topton L4 embarque par défaut. Il est décliné en de multiples versions de 32 Go à 1 To de stockage grâce à un SSD M.2 2280 SATA. Ce dernier point est intéressant car cela veut dire que pour l’achat d’un modèle de base à 250€ en version 8/32Go on pourra sans trop de difficulté le faire évoluer vers une version de plus grande capacité facilement. L’engin est livré sous Windows 10 mais on ne sait pas si il sera activé par défaut. Avec 32 Go de stockage, ce n’est clairement pas un système à conserver, mais sis vous dégotez un SSD de plus grande capacité au fond d’un tiroir cela peut s’envisager. La plateforme Celeron J3455 ne devrait pas poser de soucis sous Linux mais on ne sait pas quels ingrédients sont employés autour : puces wifi, son, webcam et autres composants peuvent être un peu délicats à passer sous Linux… Ou les dernières versions de votre système favori peut les gérer sans soucis.

Topton L4

Mais cela ne gomme pas le reste de ses défauts, et ils sont nombreux : l’écran 7″ pour commencer est un maigre 1024 x 600 pixels de définition. C’est peu, surtout en 2021. Cela conviendra parfaitement à certains usages mais pour surfer par exemple, c’est très court, surtout en hauteur. Vous pourrez sans soucis utiliser un traitement de texte ou piloter des applications variées mais le parcours de contenu, notamment sur le web, sera sujet à de nombreuses phases de défilement. Pour vous donner une idée, de nombreuses publicités en ligne aujourd’hui font 350 pixels de haut… Plus de la moitié de l’écran. 

Topton L4

Cet écran est également tactile, capacitif avec un support de stylet actif pour 2048 niveaux de pression, ce qui ne vous autorisera pour autant pas vraiment la possibilité de dessiner puisque l’écran ne s’ouvre pas totalement. Sa charnière bloque assez vite et cela ne me parait pas être la solution la plus ergonomique pour prendre des notes avec un stylet. La page ne précise pas la technologie employée pour l’écran, pas de mention d’IPS ce qui signifie en général une dalle TN. Mais j’ai demandé au vendeur qui m’a confirmé l’emploi d’une dalle IPS. Il faut dire qu’aujourd’hui les dalles TN tactiles sont rares et doivent être difficiles à trouver, je ne suis donc vraiment pas surpris de la technologie employée.

Topton L4

Pourquoi parler du Topton L4 alors? Parce que hormis ces points compliqués, l’engin est intéressant, notamment pour certains usages. Il propose une connectique assez complète avec deux ports USB Type-A en USB 2.0 et USB 3.0, une sortie vidéo MiniHDMI, une prise jack audio 3.5 mm, un lecteur de cartes MicroSD et un jack pour alimenter sa batterie. Il embarque un module Wifi5 qui propose du Bluetooth 4.0 et dispose même d’une webcam 2 mégapixels.

Topton L4

Sa batterie est une 3000 mAh avec 38 Wh annoncés, la page web ne précise aucune autonomie d’usage. Le poids de l’engin est de 650 grammes grâce à une coque usinée en aluminium et non pas un recours au plastique. Le Topton L4 mesure 18.5 cm de large et 14.1 cm de profondeur pour 2 cm d’épaisseur. Il embarque un petit clavier QWERTY et une sorte de reprise du Trackpoint des Thinkpad. Le petit point rouge permettant de piloter une souris, deux boutons de clic étant disponibles juste en dessous. Pas idéal pour tous les usages mais pratique quand on ne veut pas sortir de souris sans fil ni recourir au tactile de l’écran.

Topton L4

Dernier point, le clavier est indiqué QWERTY avec la possibilité d’une gravure au laser d’une seconde disposition pour avoir un AZERTY par exemple. Cette option est proposée pour 10 $ et permettra d’ajouter une disposition AZERTY sous les lettres du QWERTY de base. Une solution alternative aux stickers à coller sur les touches. J’ai interrogé le vendeur pour plus d’informations à ce sujet et il m’a confirmé que la gravure en AZERTY est bien disponible.

Topton L4

Un Topton L4 pour quoi faire ? Si vous êtes arrivés ici dans ce billet, c’est que la machine vous intéresse un petit peu. Et je pense que malgré ses défauts cet engin est effectivement assez équipé pour certains usages. Son prix est suffisamment contenu pour sauter le pas contrairement à beaucoup de machines de ce marché particulier. L’engin ne sera pas adapté pour le web classique ni pour la saisie à outrance, avec son petit clavier, il ne sera franchement pas aussi confortable qu’un engin un peu plus grand.

Topton L4

Mais il sera suffisant pour certains usages, pour dépanner des serveurs, pour piloter certaines applications métier. Pour faire de la vidéo conférence en tout lieu, avec sa webcam ou une solution externe à brancher en USB. Pour piloter une imprimante 3D, regarder un film  ou faire du rétro gaming sur son petit écran ou sur un écran externe en HDMI. Pour lancer de la musique ou pour tous les usages classiques d’un portable aujourd’hui mais dans une version de 650 grammes qui tient dans un sac à dos lorsque vous partez en vacances ou en déplacement.

ProcesseurCores/ThreadsFréquencesCache L2TDP
Celeron N50954/42/2.9 GHz4 Mo15W
Pentium Silver N60054/42/3.3 GHz4 Mo10W
Celeron N51054/42/2.8 GHz4 Mo10W
Celeron N45052/22/2.9 GHz4 Mo10W
Pentium Silver N60004/41.1/3.1 GHz4 Mo6W
Celeron N51004/41.1/2.8 GHz4 Mo6W
Celeron N45002/21.1/2.8 GHz4 Mo6W

Le recours à un Celeron J3455 peut se comprendre, la puce ne doit plus couter bien cher et le TopTon L4 se permet d’être positionné à 250€ en version 32Go, 276€ en version 64 Go et 294€ en version 128 Go. Evidemment, on aurait aimé une gamme plus récente comme un Jasper Lake pour le même TDP. Un Celeron N5095  ou même un Celeron N5100 en 6 watts auraient été parfaits. Qui sait, cela arrivera peut être si ce Topton L4 rencontre du succès ?

Ce qui me fait plaisir avec ce Topton L4, c’est qu’il s’agit d’un nouveau produit. Il n’est pas exempt de défauts mais peut être qu’il interrogera certains fabricants sur l’opportunité de proposer un engin un peu plus musclé pour un poil plus cher ? Disons 400€ pour un engin avec une puce plus récente, un port M.2 2280 NVMe/SATA et un écran IPS de plus grande densité par exemple ?

Vous pouvez retrouver le Topton L4 sur AliExpress en suivant ce lien.

Source : Liliputing

 

Topton L4 : un netbook 7″ sous Celeron J3455 à 250€ © MiniMachines.net. 2021.

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TapLock : un antivol pour vélo sous Arduino

Par : Pierre Lecourt — 7 juin 2021 à 15:08

TapLock n’est donc pas un antivol. Enfin si, mais au même titre que les solutions physiques, il n’empêchera pas un voleur déterminé à remplir son sombre office. Il pourra par contre faire réfléchir le voleur opportuniste et vous aider à retrouver votre vélo.

L’idée de TapLock est assez simple. Un petit boitier contenant une carte Arduino Nano BLE Sense pour détecter les vibrations et les mouvements et réagir en conséquence. Le petit accéléromètre embarqué dans la carte et son module Bluetooth pour proposer des fonctions inédites. L’usage basique de l’engin est assez simple. Une fois arrivé à son point de destination on peut enclencher son alarme en tapotant contre TapLock ou à proximité de celui-ci un code enregistré au préalable.  L’accéléromètre détectera les vibrations engendrées et le temps entre celles-ci pour enclencher ou désactiver l’alarme quand le bon code sera exécuté. Si un utilisateur s’empare de votre vélo quand celui-ci n’est pas “désarmé”, alors les vibrations déclencheront l’alarme embarquée.

Pour ce poste, la solution retenue est assez sobre avec un simple signal auditif mais avec une solution Arduino à bord, on peut imaginer beaucoup de choses sur un vélo. Du “bip bip” classique jusqu’aux flashs lumineux en passant, pourquoi pas, à des petites décharges impulsionnelles du types de celles d’une clôture électrifiée dans les poignées du vélo… On peut également imaginer un système qui bloquerait les freins où un cadenas intégré au cadre qui viendrait bloquer la roue arrière de la machine. 

TapLock

Une application profite du module Bluetooth BLE pour apporter la possibilité d’activer ou désactiver le TapLock à distance, avec cette fonction, il sera possible d’enregistrer le lieu où vous avez activé votre alarme. On pourrait imaginer l’ajout d’une fonction GPS pour tracer le vélo à distance et même la charge de l’ensemble de ces fonctions avec une petite dynamo ?

Le site Hackster.io présente le projet en détail avec toutes les subtilités de son intégration. Il revient en particulier sur l’utilisation du Machine Learning nécessaire pour que le dispositif apprenne à reconnaitre les codes tapotés par l’utilisateur. Le code comme les éléments à imprimer en 3D sont disponibles et peuvent être adaptés suivant vos envies.

TapLock : un antivol pour vélo sous Arduino © MiniMachines.net. 2021.

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Taito Egret II Mini : une solution d’arcade compacte et originale

Par : Pierre Lecourt — 7 juin 2021 à 12:56

Taito a laissé passer la vague de la console nostalgique. La Egret II Mini est bien une borne pour les nostalgique mais elle est très différente des consoles éditées en versions Mini ces dernières années. Consoles commercialisées parfois dans des conditions très limites en terme de finition ou de développement. 

Egret II Mini

La Egret II Mini est une solution différente de ces consoles, au lieu d’injecter des titres dans un matériel entrée de gamme, parfois limite pour faire tourner les jeux choisis comme sur la PlayStation Classic par exemple, la marque a réfléchi à proposer un engin au matériel très travaillé. Il faut dire que Taito prend à coeur de proposer à ses jeux un écran de qualité. Son public Japonais local ne s’attend pas à autre chose de la marque, pas moins que ses fans internationaux.

Et quoi de mieux pour plaire au fan que de mettre les petits plats dans les grands avec une solution originale et  adaptée à un usage arcade bien pensé ? La Taito Egret II Mini met donc l’accent sur le matériel, cette solution qui sera mise en vente au Japon en Mars de l’année prochaine pour 170$ propose ainsi des fonctions inédites.

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Pour correspondre aux différents jeux disponibles chez Taito, l’écran 5″ 4:3 de la borne pourra tourner sur lui même pour devenir un écran 3:4. Passer d’un mode portrait à un mode paysage. Cette opération manuelle devra être faite lorsque vous lancerez un titre nécessitant une orientation différente pour retrouver un matériel adapté à votre jeu.

Egret II Mini

Si la borne proposera un dispositif Joystick / boutons arcade très classique, elle acceptera également des manettes externes au format USB. Vous pourrez donc jouer à plusieurs en connectant jusqu’à 2 manettes de votre choix. Taito proposera 3 manettes arcade grand format1 différentes dont une proposant un trackball et un bouton rotatif adaptée à des jeux comme Arkanoid par exemple. Les tarifs de ces manettes seront respectivement de 110$ pour la solution trackpad, 80$ pour la version arcade et 30$ pour le paddle. Des Bundles complets seront également mis en vente.

Egret II Mini Egret II Mini

La borne sera à alimenter par un USB Type-C via un adaptateur externe 5V 2A et 10 watts non fourni. A noter que si l’écran 5″ n’est pas suffisant quand vous recevez des amis, la solution pourra déployer son signal vidéo sur un écran externe en HDMI. Aucun système n’est cependant prévu pour pouvoir mettre votre écran de télé en format portrait… Un lecteur de cartes SDXC est également visible et l’engin pourra accepter un casque audio pour des sessions d’arcade en solo.

Livrée avec 40 jeux par défaut dont Space Invaders, Lunar Rescue, Qix, Elevator Action, Chack’n Pop, Bubble Bobble, Rastan Saga, Rainbow Islands Extra, New Zealand Story, Don Doko Don, Violence Fight, Cadash, Liquid Kids, Metal Black, Kaiser Knuckle, la machine pourra accueillir d’autres titres grâce à des cartes SD qui seront livrées avec les paddles. La manette avec trackball sera ainsi livrée avec des titres utilisant ce support.

La Egret II Mini mesurera 15.5 cm de large pour 20 cm de profondeur et 20.9 cm de haut sans compter le petit support destiné à recevoir une carte présentant un petit guide du jeu actuellement en marche. Taito vise les collectionneurs, et ce genre de petite attention devrait faire son petit effet chez certains fans de la marque. Cela donnera également peut être des idées  à certains bricoleurs ?

Taito Egret II Mini : une solution d’arcade compacte et originale © MiniMachines.net. 2021.

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ReServer : un mini serveur/NAS sous Intel Tiger Lake

Par : Pierre Lecourt — 7 juin 2021 à 11:44

Seeed Studio présente le ReServer, un MiniPC un peu particulier puisque celui-ci ne se présente pas comme une solution classique mais comme une solution serveur et un NAS à la fois. La machine est construite autour d’un processeur Intel Tiger Lake-U Core i3-115G4 pour le moment mais devrait être déclinée en version Core i5 et Core i71 les mois prochains.

ReServer

L’idée du ReServer est d’employer dans un produit fini une des cartes Odyssey x86 V2, une des solutions que la marque fabrique et commercialise depuis quelques années. Des cartes qui mélangent sur un même PCB un processeur x86 et un microcontrôleur.  Autour du Tiger Lake, ici, on retrouve donc une solution ARM Cortex-M0+ ATSAMD21G18. Les deux coexistent et dialoguent sur le même composant.

ReServer

Leur cohabitation permet de proposer des fonctions intéressantes à ce produit : le ReServer est capable aussi bien de proposer les fonctions d’un MiniPC mais pourra également piloter des outils externes comme des capteurs, les gérer et envoyer les résultats obtenus en ligne. L’ensemble peut, bien entendu, servir de serveur de fichiers, héberger des services et même se comporter comme un NAS. Un produit intéressant quand on le juge sur ses dimensions et l’ensemble des services qu’il propose. Avec 13.4 cm de large pour 12.4 cm de profondeur et 23.3 cm d’épaisseur, le ReServeur est très compact. Ce qui ne l’empêche pas d’embarquer des puces Intel Core mobile de dernière génération et toute une panoplie de services.

ReServer

Il est livré par défaut avec 8 Go de mémoire vive DDR4 et 256 Go de stockage NVMe sur un slot M.2 2280 mais propose également deux baies 3.5″ SATA 3.0 pour étendre les capacités de stockage de l’engin avec des solutions 3.5″ ou 2.5″. Le fonctionnement de la machine nécessite l’emploi d’une ventilation active mais le serveur profite également d’un design pensé pour dissiper passivement beaucoup de la chaleur que ses composants génèrent. Il est donc moins bruyant que des solutions classiques de ce type.

ReServer

Mais surtout, il propose une excellente connectique qui permettra de le déployer facilement et de manière très complète à divers réseaux. L’engin propose pour commencer un double port Ethernet en 2.5 Gigabit. Il profite également d’une solution Wifi6 et Bluetooth 5.0 sur  un slot M.2 2230 occupé par un Intel AX201. Enfin, on pourra ajouter des composants pour le rendre compatible avec un réseau 5G2 et même proposer une connexion LoRa pour piloter des capteurs de proximité.

Le reste de la connectique est plus classique une sortie HDMI 2.0b, un DisplayPort 1.4a, un USB 3.0 et un ou deux USB 2.0 suivant les modèles. On retrouve également un port Série RS-232/422/485, une sortie vidéo LVDS et 28 broches Arduino. Les modèles en Core i5 et Core i7 seront également pourvus de solutions Thunderbolt et proposeront du PCIe 3.0 X4. 

ReServer

Prévu pour fonctionner 24H24 et 7J/7 sans discontinuer, le ReServer est parfait pour déployer facilement et de manière très compacte une solution mobile. Ou comme solution de dépannage, par exemple. C’est un produit que la marque pense pouvoir déployer dans de pettes entreprises comme pour piloter des solutions industrielles, dans la robotique ou même dans l’agriculture. On imagine un de ces ReServer récupérer les données d’une bardée de capteurs LoRa disposés sur un prototype installé sur site pour mesurer le fonctionnement global d’un projet et distribuer les résultats sur le cloud après l’analyse et le traitement des différents signaux.

ReServer

C’est clairement un produit de niche et je doute que ce genre de machine soit vraiment grand public. Mais l’idée est intéressante et je suppose que Seeed a analysé les usages les plus courants de ses cartes Odyssey pour construire cet engin. 

Question tarifs, le ReServer Core i3-1115G4 en 8/256 Go est proposé à 649$. La version 16 / 512 Go est à 749$. Les versions Core i5 et Core i5 devraient être mises en précommande respectivement à la fin Aout et à la mi-Septembre.

ReServer : un mini serveur/NAS sous Intel Tiger Lake © MiniMachines.net. 2021.

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La Atari VCS sort aujourd’hui aux US à partir de 300$

Par : Pierre Lecourt — 4 juin 2021 à 13:39

Le premier nom du projet a été AtariBox, un concept en 3D lancé en Juillet 2017 qui a eu de nombreuses péripéties au fil des années. Après de nombreux changements dans son équipe, une modification radicale de sa plateforme et de son design, la solution va faire son apparition chez les magasins partenaires de la marque.

Le 15 Juin prochain, il sera possible d’acheter la console aux US chez des revendeurs prestigieux comme Game Stop, Best Buy ou Micro Center. La version entrée de gamme de la VCS sera commercialisée à 300$ mais sera livrée nue, sans manettes.

Pour ce tarif, on aura donc droit à une solution AMD Ryzen Embedded R1606G avec un Radeon Vega 3, 8 Go de mémoire vive et 32 Go de stockage eMMC. Elements que l’on pourra faire évoluer en ouvrant le châssis de l’engin en suivant la vidéo ci-dessus. L’accès au stockage M.2 SATA est facile, le changement de mémoire vive nécessite par contre d’opérer l’engin à coeur ouvert. A noter que je ne pense pas que ce changement soit vraiment utile contrairement à l’ajout de stockage. A moins d’employer une solution externe en USB 3.1. La solution pourra prendre en charge différents usages qui iront de la lecture de vidéos UltraHD au jeu en streaming ou en local. L’engin n’est pas vraiment un foudre de guerre aujourd’hui et beaucoup de solutions concurrentes sont sorties depuis présentant un meilleur rapport performances prix. 

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Je reste encore et toujours persuadé que la marque a eu les yeux plus gros que le ventre avec ce financement participatif. sans aucune expérience en électronique, les équipes d’Atari ont tenté un pari difficile et malgré un financement participatif conséquent, ils ont manqué tous leurs engagements. Atari ne semble pas fier de son aventure d’ailleurs. Sa page Medium qui relatait les étapes de la  construction de l’engin a été largement nettoyée. Certains liens qui, avec du recul, mettait le nez de l’équipe dirigeante dans le fond de la litière de son incompétence sur le sujet, ont été effacés

Encore une fois, et cela pourrait servir d’exemple à ce type de sociétés dont le métier est de vendre des licences et non pas de concevoir des produits techniques, il vaut mieux s’en tenir à son savoir faire ou s’associer à des partenaires sérieux et ne pas oublier de les payer si on veut fabriquer un produit dans le monde réel. 

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Je me demande, au final, si Atari gagnera vraiment de l’argent sur les ventes de ces consoles ? Et si oui combien ? Je pense que la marque gagnera beaucoup plus sur les ventes de ses manettes de jeu et en particulier de son modèle Retro qui illustre ce billet. Je reste toujours persuadé que la création d’un boitier classique reprenant les codes des consoles d’origine de la marque, confiée à un partenaire reconnu comme Cooler Maser, aurait eu plus de succès et généré plus de retombées financières pour la marque. En proposant un design officiel Atari pour créer un boitier de salon au format Mini-ITX ou même pour les cartes Raspberry Pi avec une image système de Pi OS payante parce que livrée avec un émulateur et une licence de leurs jeux par exemple, les risques encourus auraient été bien moindres, la livraison plus rapide et l’image de la marque moins, beaucoup moins, écornée.

Car c’est maintenant que le sort de la Atari VCS va véritablement se jouer. Même si les ventes en magasin sont bonnes, ce dont je ne suis pas sûr, il faudrait vraiment d’excellents chiffres pour que la marque remette en marche une production de ces engins. Si la console n’est plus produite alors le développement logiciel autour de celle-ci s’arrêtera probablement assez rapidement. Laissant les propriétaires de la VCS avec une machine qui n’aura plus vraiment pour elle… que son look.

Les nostalgiques pur jus qui voudraient s’offrir une dose d’anciens jeux de la console pouvant le faire pour moins de 2€ avec l’Atari Vault et ses 100 titres disponibles sous Steam. Le seul vrai bonus proposé par la solution aujourd’hui, c’est bien son design.

La Atari VCS sort aujourd’hui aux US à partir de 300$ © MiniMachines.net. 2021.

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