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À partir d’avant-hierHardware

La OneXPlayer AMD montre ses muscles en vidéo

Il s’agit d’un prototype pris en main et filmé par Project-SBC sur Youtube. On découvre un engin en tout point identique à la version Intel mais équipé d’une puce AMD Ryzen.

La première vidéo fait le point entre la version Intel et la version AMD de la console mobile. La grande majorité des éléments sont identiques. Ports – hormis l’absence de Thundeerbolt sur la version AMD évidemment -, écran et contrôleurs sont les mêmes. Un élément qui change vraiment la donne vient d’une plus grande compatibilité avec certains jeux du côté d’AMD du fait de pilotes optimisés pour cela. Un « retard » qu’Intel travaille cependant et il est possible que ces titres qui ne fonctionnent pas aujourd’hui avec les puces Core soient un jour accessibles à la version Tiger Lake.

A noter qu’il s’agit pour beaucoup de titres triple A très gourmands en terme de qualité graphique et parfois pas vraiment adapté à ce format de console. Jouer à un FPS exigeant sur deux mini joysticks n’est pas une bonne idée. D’autant qu’il n’y a pas d’aide à la visée sur les versions PC. Autre soucis de ces jeux, leur gourmandise en performances qui ne colle pas forcément très bien avec le côté portable des engins. Pour beaucoup ces jeux laisseront un fil à la patte de la console.

Le bouton Turbo qui change la fréquence d’horloge sur le processeur Intel modifie également des éléments sur le processeur AMD afin d’augmenter dans les deux cas les performances de la machine.

On note un recours « technique  » au fusil à pompe pour compenser le manque de précision accordé par l’interface de jeu

Cette vidéo de Call of Duty Cold War sur la console est assez impressionnant même si il faut bien se rendre compte des concessions faites par le vidéaste pour arriver à ce résultat. Il s’agit ici de trouver le oint le plus juste entre autonomie et performances et cela passe par des sacrifices.

Le premier et le plus important selon moi, est la  définition du jeu. Il est affiché en 1280 x 800 pixels en détails « bas ». C’est peu. Vraiment peu si on considère que l’écran embarqué est un 2560 x 1600 pixels. Et c’est un des problème que l’on rencontre de manière récurrente avec ce type d’engin. Les spécifications matérielles sont extraordinaires et proposer un affichage 8.4″ de ce calibre produit vraiment une très belle image avec 358 ppp à l’écran… Mais pour quoi faire ? On ne va pas taper de devoirs ou de code sur la console ? Pas plus que de faire de la retouche d’image ou du montage ? Proposer ces définitions ultra élevées ne sert donc finalement à rien a part faire joli sur la fiche technique si le joueur doit baisser la définition à ce point. Un élément qui valide totalement la stratégie de Valve de rester cantonné à du 1280 x 800 pixels sur son écran 7″

Si One Netbook envoie des modèles Beta à ce vidéaste c’set pour la bonne raison de son expertise technique. Il sera a même de trouver les meilleurs réglages techniques pour proposer un équilibrage suivant différents profils. Des meilleures performances en mode « secteur » à des choix techniques pour jouer plus d’une heure trente en mode batterie.

Dernière vidéo, une comparaison de performances entre les versions Intel Core i7-1165G7 et la version AMD Ryzen 7 5700U sur le même jeu Call Of Duty Warzone. L’intérêt de cette vidéo est de montrer l’impact sur les performances des réglages des processeurs. Les variations sont importantes avec des puces qui passent de 14 à 30 watts de TDP sur la solution AMD et de 18 à 28 watts sur la version Intel. L’emploi de technologies d’upscaling dynamique est également exploré.

La OneXPlayer AMD montre ses muscles en vidéo © MiniMachines.net. 2021.

Valve montre comment changer le SSD de son Steam Deck

C’est une des premières questions qui ont été posées lors de la présentation de la console de jeu-PC de Valve : Comment changer le SSD de son Steam Deck ? Comment augmenter la capacité de sa console le jour où les SSD M2 2230 seront disponibles en nombre, en haute capacité et à bon prix.

comment changer le SSD de son Steam Deck

La console se présente ainsi une fois les vis de la carcasse enlevées.

La réponse est donc assez simple, elle se passe en vidéo et montre, au passage, comment changer les sticks de la machine en cas de besoin. A noter au passage que Valve ne vous encourage vraiment pas à le faire. Vous en avez parfaitement le droit mais la marque met en garde sur les risques liés à ce type d’opération. En cas de dommages matériels, vous n’aurez pas de garantie.

comment changer le SSD de son Steam Deck

Le SSD est caché derrière une protection en aluminium, il suffit d’ôter quelques vis.

Rien de sorcier et donc une bonne nouvelle pour ceux qui envisagent à terme de remplacer le stockage d’origine par une autre capacité. J’apprécie tout particulièrement la méthode de Valve qui, au lieu de dire simplement qu’ils n’encouragent personne à le faire, montre au contraire que c’est possible. Et le montre en détail histoire d’éviter que tout le monde fasse n’importe quoi et abîme les machines.

Loin de la politique de l’autruche qui consiste à ne pas voir les questions des clients et à les infantiliser, la marque partage intelligemment les connaissances nécessaires pour ne pas faire de bêtises et assumer ses choix.

Valve montre comment changer le SSD de son Steam Deck © MiniMachines.net. 2021.

Beelink SER 3750H : un MiniPC plus aéré et évolutif

Mise à jour du 11/11/2021 : Le Beelink SER 3750H est en baisse. Le modèle 8/256 Go est à 394.52€ TTC avec le code NNNMINIMACHINES16. Le modèle 16/512 Go est à 481.02€ TTC avec le code NNNMINIMACHINES17. Les deux machines sont en approche vers le stock Allemand de la marque et si vous les précommandez, ils partiront de ce stock dès leur  arrivée.

 

Billet original du 27/09/2021 : Le Beelink SER 3750H se présente comme un MiniPC compact assez classique avec 11.3 cm de large pour 12.6 cm de profondeur et 4 cm d’épaisseur. Son châssis diffère un peu des productions habituelles de la marque avec une aération sur les côtés mais  aussi sur le dessus du châssis.

Beelink SER 3750H

Ce choix s’explique par l’équipement du Beelink SER 3750H qui, comme son nom l’indique, embarque un processeur Ryzen 7 3750H de la gamme . une puce 4 coeurs et 8 Threads cadencée de 2.3 à 4 GHz accompagnée par un circuit graphique Radeon RX Vega 10.

Beelink SER 3750H

Un processeur qui annonce un RDP de 35 watts assez difficile à dissiper et qui explique assez simplement le choix de ce boitier plus aéré. Beelink fait appel à un système de dissipation classique de machine portable, un dispositif d’ailettes refroidies par un ventilateur en extraction. 

Beelink SER 3750H

Autour du processeur, le Beelink proposera 8 Go de mémoire vive en DDR4 2400, deux slots SoDIMM permettront de faire évoluer ce poste tout comme il sera possible de changer le SSD PCIe NVMe X4 au format M.2 2280 ou d’ajouter un stockage 2.5″ SATA facilement. Des solutions en 256 / 512 Go de SSD par défaut, via le port M.2, seront disponibles à la vente.

Beelink SER 3750H

La connectique, enfin, est assez bonne avec en face avant deux ports USB 3.0, un USB 3.1 Type-Cun port jack audio combo et le bouton de démarrage de l’engin. Sur la partie arrière, on retrouve deux autres ports USB 3.0, un Ethernet Gigabit, deux HDMI 2.0 et l’alimentation jack de la machine. Le Beelink SER 3750H est censé savoir piloter trois affichages en simultané, ce qui nous indique que le port USB Type-C devrait prendre en charge un affichage DisplayPort mais la marque ne communique pas ce détail explicitement. A noter la présence d’un étrange module réseau puisque la machine semble compatible Wifi 5 et Bluetooth 4.0, d’après sa fiche technique. Un appareillage très daté et qui ne se justifie plus sur ce type de machine puisque les solutions plus évoluées sont au même prix chez les grossistes. Il est possible qu’il s’agisse d’une erreur sur la fiche technique.

Beelink SER 3750H

A noter enfin que les systèmes d’exploitation Linux, Windows 10 et Windows 11 seront pris en charge par la machine. Pour le moment, pas de disponibilités mais un aperçu du tarif de celle-ci. Comptez 417€ pour la version de base de cet engin en 8/256 Go et 493€ pour le modèle 16/512 Go. Ces tarifs sont élevés comme c’est souvent le cas avec les prix publics donnés par les constructeurs. Il arrive très souvent que les prix dévissent très rapidement une fois chez les revendeurs. 

Beelink SER 3750H : un MiniPC plus aéré et évolutif © MiniMachines.net. 2021.

Boox Nova Air : la liseuse / tablette E Ink 7.8″ est désormais dispo

La Boox Nova Air est désormais au catalogue d’Amazon à 349€. Particularité de cet engin sous écran E Ink de 7.8″ de diagonale ? Elle embarque un système Android 10 et permet une manipulation au stylet en plus des mouvements capacitifs habituels. 

Boox Nova Air

Compatible avec les formats de fichiers les plus standards comme l’epub, les .doc, les mobi, les RTF ou les PDF. Les fichiers image seront ris en, compte et l’engin pourra aussi lire les fichiers audio en MP3 ou Wav grâce à ses enceintes intégrées. JE suppose qu’il sera possible de lire des BD numérisées  oudes partitions sur cet engin avec les applications adéquates sous Android. 

Boox Nova Air

Le moteur Android de la tablette permettra également d’ajouter des applications supplémentaires sur les 32 Go de stockage embarqués. Parmi les points forts de cet engin, la possibilité de dessiner ou d’écrire sur l’écran en encre numérique avec 4096 niveaux de pression, d’utiliser des outils d’annotation ou de saisie complets et de profiter d’un système d’OCR qui convertira vos notes manuscrites en texte exploitable. La liseuse est également capable de synthétiser une voix qui lira les documents que vous lui soumettez. 

Boox Nova Air

Livrée avec son stylet magnétique, pesant 235 grammes et d’une épaisseur de 6.3 mm la liseuse se veut être un outil du quotidien aussi bien pour lire, annoter ou prendre des notes. Compatible Google Play, elle permettra en outre d’accéder à tous les outils compatibles Android. 

Boox Nova Air

Livrée avec un stylet magnétique, la Boox Nova Air mesure 19.4 cm de haut pour 13.65 cm de large et 6.3 mm d’épaisseur pour 235 grammes. Son écran 1872 x 1404 pixels Carta offre 300 points par pouce de densité de pixels et bénéficie d’un rétroéclairage complet pour une lecture possible dans une ambiance sombre. Elle est pilotée par un SoC ARM huit coeur non détaillé, 3 Go de mémoire vive et profite d’un Wifi4 et de Bluetooht 5.0.

Boox Nova Air : la liseuse / tablette E Ink 7.8″ est désormais dispo © MiniMachines.net. 2021.

Xiaomi Smart Glasses : faire moins bien c’est mieux ?

Si les Xiaomi Smart Glasses sont encore un prototype et qu’aucune date de sortie n’a fuité, l’approche de la marque dans la conception de ces lunettes connectées est assez originale. Loin des solutions déjà sorties comme les Google Glass ou des produits comme les Hololens de Microsoft, la marque chinoise ne cherche pas à proposer un produit de science fiction mais plutôt un engin qui aura une vocation commerciale.

Xiaomi Smart Glasses

Les lunettes de Xiaomi, proposent une interface assez simple avec des choix qu’on devine économiques. Sur un seul des verres des lunettes, on retrouvera un écran microLED qui viendra épauler un smartphone mais également fonctionner de manière autonome.

Xiaomi Smart Glasses

Les usages ne sont pas liés à des choses incroyables comme de la Réalité Virtuelle ou de nouvelles possibilités de jeu, les Xiaomi Smart Glasses proposeront des fonctions utilisables par tout un chacun. Les exemples sont simples, l’écran intégré remontera des informations comme le nom d’une personne qui vous appelle pour pouvoir décrocher un appel facilement. Les notifications à l’écran seront gérées par une application pour pouvoir faire le tri entre les éléments importants et le reste, histoire de ne pas lire tous les intitulés d’emails ou l’ensemble des notifications de vos réseaux sociaux, par exemple. 

Xiaomi Smart Glasses

Mais les lunettes proposeront également des fonctions autonomes comme la possibilité de prendre des photos grâce à la caméra embarquée, de suivre un itinéraire programmé à l’avance  qui sera indiqué en surimpression de votre parcours. Vous pourrez également utiliser un mode de traduction d’un texte filmé par le capteur embarqué. Des éléments qui seront pris en charge par une puce ARM quadri coeur directement intégrée à l’objet. 

Xiaomi Smart Glasses

Deux micros sont intégrés pour capturer vos ordres ou passer des appels et des petites enceintes permettront d’écouter un interlocuteur. La marque promet même une traduction automatique en temps réel de vos interlocuteurs en engageant un mode particulier en ce sens.

Xiaomi Smart Glasses

L’affichage sera monochrome et Xiaomi a choisi délibérément des teintes de vert pour proposer un affichage qui ressemblera aux solutions “tête haute” des pilotes. Le recours à cette technologie permet d’augmenter très fortement la luminosité de l’image sans avoir à recourir à un verre trop épais. L’écran microLED s’intègre dans une dalle de quelques millimètres d’épaisseur et ne donne pas à l’ensemble un aspect trop futuriste. Il sera, par contre, impossible de marier cette technologie avec des verres ayant une correction.

Xiaomi Smart Glasses

Avec un poids de 51 grammes, les Xiaomi Smart Glasses proposeront une webcam 5 mégapixels, un modem Wifi et du Bluetooth. Le système embarqué semble être basé sur Android et ce dernier point semble designer le talon d’Achille de l’appareil. Difficile de voir comment un engin aussi fin et léger pourra offrir une autonomie importante sous Android avec les usages cités.

Sans date de sortie ni de tarif, il est encore assez difficile de déterminer la réalité de ce produit. Si il sortira vraiment un jour ou si, comme pour beaucoup d’autres, il restera cantonné à des usagers triés sur le volet. Mais avec une ambition moins élevée concernant le rendu et des usages plus évidents, les Xiaomi Smart Glasses ont peut être plus de chances d’être un jour commercialisées. Et à un tarif plus proche de ce qu’un particulier normal, ayant un tant soit peu la tête sur les épaules, serait capable d’investir dans ce genre de gadget.

Xiaomi Smart Glasses : faire moins bien c’est mieux ? © MiniMachines.net. 2021.

Le Minisforum HX90 sous le feu des critiques

Et pourtant, ente l’annonce et la réalité il semble y avoir tout un monde de différence. Le constructeur annonçait en effet avoir mis les petits plats dans les grands avec des éléments assez prometteurs. L’emploi d’un châssis en, fibre de carbone par exemple, ou l’utilisation d’un matériau thermique “Liquid Metal” pour assurer le contact entre le processeur et le dissipateur de l’engin.

En pratique cependant, il n’en est rien. Le boitier du Minisforum HX90 est en plastique qui imite la fibre de carbone et il n’y a point de “métal liquide” jouant ce rôle à bord de l’appareil… Deux vidéos en viennent aux même conclusion à propos de ce MiniPC. Deux chaines Youtube ont eu droit à des modèles de test et ont pu détailler la configuration embarquée. Avec le même témoignage pour les deux engins. 

Minisforum HX90

  • L’absence de fibre de carbone est évidente et cela ressemble donc fortement à de la publicité mensongère. Quand on achète un engin de ce type avec ce genre de description, on peut s’attendre a recevoir une solution assez haut de gamme. Le fait de ne pas proposer de fibre de carbone mais du plastique imitant cette fibre c’est du même acabit que de vous vendre un canapé en cuir alors qu’il s’agit de plastique imitation cuir. Les tarifs de production ne sont pas du tout les mêmes.

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  • Il n’y a point de “métal liquide” entre le processeur et le dissipateur. La convection se fait de manière calssique avec de la pâte thermique classique… Par contre Gamers Nexus fait l’horrible constat qu’une bonne partie de ce métal liquide se retrouve dans le châssis sous forme de micro gouttelettes. Particularités de ce matériau ? Il est liquide et il est conducteur d’électricité. Autrement dit, ce sont des gouttes qui vont migrer durant la vie du produit et éventuellement venir faire un court circuit entre des composants… Ce qui est vraiment problématique.

Le prix de l’engin est élevé et on peut s’attendre à un materiel qui correspond bien à la description de sa fiche technique quand on investit au minimum 530€ dans une version barebone et jusqu’à 767€ dans le modèle 32/512 Go… Le fait de proposer ces éléments, du moins sur la fiche technique, est clairement une manière de faire passer la pilule d’un prix premium.

Des pratiques étonnantes

Un coup de fer à souder sur la “fibre de carbone” du boitier réussi sans mal a faire comprendre qu’il ne s’agit là que d’un décor en plastique. De l’ornement qui ne va avoir aucun intérêt d’un point de vue thermique. Et c’est d’ailleurs une assez mauvaise conception du matériau que de le mettre en avant pour sa conductivité thermique. Non seulement la fibre de carbone est moins conductrice qu’un simple morceau d’aluminium classique, mais cette conductivité dépend beaucoup du type de fibre utilisée et de sa mise en œuvre. Le gros intérêt de ce matériau étant sa résistance à la chaleur (et aux chocs) et non pas sa capacité à la dissiper. Il est beaucoup plus rentable d’un point de vue dissipation d’utiliser un panneau en aluminium que de proposer une solution en fibre de carbone incluse dans du plastique. Par contre d’un point de vue marketing et économique, il est sans aucun doute plus efficace et rentable de parler de fibre de carbone et d’employer du plastique classique.

Employer ce “métal liquide” est un processus complexe que la marque n’a pas su maitriser. Il est plus que vraisemblable que Minisforum fasse appel à une société tierce pour assembler ses machines. La marque se contentant de les dessiner avant qu’une  usine ne prenne le relais dans leur assemblage. Assemblage complexifié par l’emploi de ce procédé de refroidissement réservé en général aux grandes marques. Dont certaines d’entre elles ont d’ailleurs souffert au lancement de gammes de portables qui n’arrivaient pas a employer facilement ce “métal liquide”. On comprend donc qu’entre la théorie de l’idée marketing “on va employer du métal liquide” à la pratique du sous traitant qui se retrouve face au produit pour la première fois, il y a eu un léger hoquet.

Le plus étonnant dans cette histoire c’est que la machine se comporte bien sans avoir besoin de ces éléments. Le châssis en plastique gagnerait évidemment a devenir un châssis en aluminium. Et le dispositif de dissipation serait sans doute plus efficace avec ce fameux métal liquide mais au vu des tests la machine se comporte correctement sans. 

Minisforum HX90

Pourquoi ?

Pourquoi la marque a t-elle envoyé des Minisforum HX90 à des testeurs spécialisés sachant très bien qu’ils allaient découvrir le pot aux roses ? C’est la grande question que tout le monde devrait se poser. Evidemment les testeurs en question sont des vidéastes qui épluchent les machines qu’ils reçoivent et il était certain qu’ils allaient ouvrir les appareils pour les examiner en détail.

Je n’ai pas  de réponse a proprement parler pour cette question du pourquoi… mais je crois dans un premier temps que la marque a confondu “testeurs” et “influenceurs”. Si les premiers vont se faire un malin plaisir a aller explorer les entrailles d ‘une machine pour chercher chaque petite bête dont est friand leur public. Les autres vont réciter un script rédigé par la marque et applaudir là où on leur dira d’applaudir puisqu’ils ne savent en général pas de quoi ils parlent. Confondre les deux espèces peut être délicat d’un point de vue image.

Ensuite, cela n’est vraiment pas la première fois que je constate ce genre de différence entre la promesse d’une marque et la mise en pratique. Cela se passe en général pour une simple raison. La volonté de l’équipe qui détermine les composants des machines, le haut de la pyramide dans l’organigramme de l’entreprise, se heurte à la pratique de l’assemblage. Avec une très mauvaise communication entre les différents étages.

Minisforum HX90

En clair, les sociétés qui ont accepté la mise en œuvre du produit, son assemblage, ont dit oui parce qu’elles disent toujours oui. Même quand elles n’ont pas les compétences demandées. Espérant secrètement qu’un petit miracle leur permettra de venir à bout de la tâche de manière fluide. Quand la marque a demandé des samples, elles ont donné des samples fabriqués “au mieux” de leurs compétences d’alors. Et quand elles se sont rendu compte que la fibre de carbone était impossible a injecter dans le plastique et qu’elle était de toutes de façons inutile, elles ont probablement décidé de la remplacer par cette imitation fibre… 

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Et quand l’usine d’assemblage s’est retrouvée face au problème du “métal liquide” et après avoir compris que non, ils ne savaient pas faire pour le moment, il ont tout de même assemblé les engins… sans autre forme de remontée technique. Evidemment pour Minisforum, le fait de modifier la fiche de présentation de la machine, qui pour rappel, n’est toujours pas en vente, ne les a pas effleurés. Aujourd’hui encore la présence de fibre de carbone est vantée sur le site du constructeur.

Parce qu’entre le moment ou les exemplaires sont partis vers les sites de tests et la mise en vente des produits finaux il va y avoir du temps. Temps qui sera mis a profit pour améliorer le produit et le processus de mise en œuvre de l’ensemble. Et la marque vient d’ailleurs de sortir un peu dans l’urgence une vidéo pour montrer que l’assemblage de l’engin est désormais maitrisé. La mise en œuvre du “métal liquide” est désormais maitrisée. 

Alors évidemment cette vidéo ne répond pas au problème de la fibre de carbone… mais elle donne une idée plus exacte de l’engin qui sera expédié aux clients de la marque.

Pour conclure sur ce Hx90 particulier et sur les samples en général

Les samples envoyés à la presse en avance ne sont pas et ne seront jamais des machines commerciales. Il peut s’agir de modèle “optimisés” pour refléter de meilleures performances en overclockant des composants qui vont réduire la durée de vie de l’objet mais qui tiendront le temps des tests. Il peut également s’agir de solution comme ce HX90 qui sont finalement des ébauches du produit final. Se baser sur ce type de machines pour se décider à l’achat est donc toujours problématique.

Le fait que cela soit un sample n’excuse en rien la marque concernant ses affirmations un peu étranges comme la présence de fibre de carbone, mais cela explique pourquoi les engins sont si différents entre eux. Il faudra suivre la fin de l’aventure et le début de commercialisation du HX90 pour se forger un véritable avis. Si le fait de ne pas inclure de fibre de carbone pouvait amener çà une baisse de tarif, ce serait par exemple une assez bonne nouvelle.

PS : Et je me réjouit de n’avoir pas relevé ces éléments dans la présentation du produit. Je commence a avoir un peu d’expérience avec ces sociétés…

Le Minisforum HX90 sous le feu des critiques © MiniMachines.net. 2021.

Un Mini Mac réalisé avec une carte Latte Panda

Les cartes mères Latte Panda sont des solutions construites autour d’un processeur basse consommation qui embarquent dans un encombrement minimaliste tout les éléments nécessaires à la construction d’un PC… ou d’un Mac. Le fait que la Latte Panda Alpha ait choisi un processeur Intel Core M3-8100Y également employé dans certains MacBook a permis à beaucoup d’utilisateurs de profiter de MacOS sur de leurs Hackintosh.

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Des guides pour transformer la Latte Panda en Hackintosh ont donc fleuri et le choix de cette carte particulière fait donc sens dans ce montage. Ici ce Mini Mac est finalement un engin sous Windows et c’est vraiment dommage que le vidéaste n’ait pas poussé son idée jusqu’au bout. Le montage est somme toute assez simple. On assemble quelques composants dans les éléments imprimés en 3D, on branche et c’est fini.

Latte Panda Alpha

Ce n’est probablement pas la solution la moins chère ni la plus performante du marché mais ce type d’intégration montre a quel point il est facile désormais de concevoir un PC facile a embarquer. Sans chercher forcément a imiter un Mini Mac, il est possible d’intégrer un PC de ce type absolument partout : tableau de bord, cadre photo, mobilier… Tout cela sans avoir un engin totalement dépassé en terme de performances. 

Les cartes Latte Panda Alpha se négocient à 389$ HT en importation en version 8Go avec un port M.2 2242 PCIe NVMe pour le stockage.

Un Mini Mac réalisé avec une carte Latte Panda © MiniMachines.net. 2021.

MutantC v4 : un PC mobile sous Raspberry Pi

Mais le fait que la recette existe depuis un moment n’enlève rien au MutantC. Chaque constructeur de ces machines développe ses solutions et sa propre recette pour parvenir à ses fins. Il est toujours intéressant de voir comment les divers problèmes soulevés par ce genre de construction arrive a être solutionné.

Avec un design Open Hardware, le MutantC V4 se veut être une solution facile a reproduire pour que chacun puisse fabriquer une machine de ce type. Les créateurs de ce projet ont d’ailleurs développé une version “lite” de l’appareil qui est plus simple et moins coûteuse a fabriquer.

MutantC

Le MutantC est avant tout construit autour d’une carte de développement. Les Raspberry Pi sont employées par défaut mais toutes les solutions de ce format peuvent être employées. Autre atout de ce dispositif, la possibilité de choisir entre différentes diagonales d’écrans. Le projet peut être construit avec des dalles de 2.8, 3.5 et 4 pouces suivant ses besoins et son budget.

MutantC

Trois éléments indispensables doivent être impérativement achetés pour pouvoir monter le projet. Il s’agit de PCB fait sur mesures pour connecter les différentes parties entre elles. Rien de véritablement problématique cependant, le coût total de ces cartes est de 15$ environ, frais de port compris. Encore moins si on en achète en lot dans le cadre d’un projet scolaire ou via un fablab. Il vous sera également possible de modifier ces éléments pour les adapter à différents usages, l’ensemble des schémas est disponible gratuitement. 

MutantC

Le MutantC propose une ribambelle de possibilités. Outre son clavier et ses 20 broches de développement, l’engin embarque une horloge avec sa batterie, un système de vibration haptique, un capteur de luminosité, un transmetteur infrarouge et… la possibilité de profiter des ports de votre carte de développement. Les sorties USB, HDMI et Ethernet sont accessibles.

MutantC

L’alimentation est assurée par un système de batterie exploitant des cellules 18650 classiques offrant environ 8 heures d’autonomie. Le châssis est imprimable en 3D avec des fichiers disponibles sur Thingiverse. Les fichiers pour Fusion360 sont également disponibles.

MutantC

Un guide de montage complet est disponible sur Instructables. Un suivi de l’aventure du MutantC est également possible sur MutantC.GitLab.io. Enfin, si le copeur vous en dit, vous pouvez aider le créateur du projet en faisant un petit don ici.

MutantC v4 : un PC mobile sous Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2021.

Powkiddy A20 : la console Android passe au Amlogic S905D3

La console Powkiddy A20 embarque un système d’exploitation Android 9 piloté par une solution Amlogic S905D3. Une solution pas très connue du grand public mais pourtant très populaire puisqu’il s’agit de la puce embarquée dans les Chromecast avec fonction Google TV.

PowKiddy A20

Le SoC embarqué dans la Powkiddy A20 est un quadruple coeur ARM Cortex-A55 basse consommation dont la fréquence est de 1.9 GHz avec un circuit graphique Mali-G31 MP2. Associé à ce SoC, 2 Go de mémoire vive et 8 Go de stockage de base pour le système. Les jeux étant stockés sur une carte MicroSDXC compatible avec les cartes de 256 Go.

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On retrouve un design classique pour ce type de console avec 6 boutons en façade, 3 boutons pour piloter le système, une croix directionnelle et un mini joystick analogique. Deux gâchettes sont également positionnées sur la partie arrière de la console. Une approche quasi identique de la PowKiddy A19 aka la SupRetro ci-dessus mais sans certains raffinements.

La Powkiddy A20 propose un écran IPS de 3.5″ de diagonale affichant en 640 x 480 pixels. La batterie 3000 mAh ne donne pas le détail de son autonomie qui doit fortement dépendre de l’activité demandée. La solution propose du Bluetooth, un Wifi4, un port USB Type-C, une prise jack audio 2.5 mm et une sortie HDMI pour piloter un écran externe.

18 émulateurs sont livrés avec l’engin, des solutions permettant de jouer à des titres Nintendo64, PSP, GameBoy, NEoGeo et autres en plus d’un support de Mame. Pour le moment, la disponibilité annoncée est pour la mi Septembre mais aucun tarif n’a encore fuité.

Powkiddy A20 : la console Android passe au Amlogic S905D3 © MiniMachines.net. 2021.

Uptime.Lab prépare une lame de serveur 1U pour Raspberry Pi CM4

Cette lame de serveur, on l’a déjà croisée par le passé lorsque je vous parlais de ce Compute Module 4 de Raspberry Pi qui embarquait désormais 128 Go de stockage eMMC après un changement de son module de stockage d’origine. En fin de billet, je vous signalais l’existence de ce projet

Il a depuis avancé et les derniers prototypes de cette lame de serveur signée Uptime.Lab sont de plus en plus proches du stade final. Jeef Geerling, qui publie la vidéo ci-dessus, a reçu des prototypes de dernière génération montés à la main avant l’étape de production qui sera bientôt lancée. il en profite pour faire un premier retour sur  ce projet.

L’idée est de pouvoir intégrer jsuqu’à 16 lames sur un rack 1U dans une armoire de serveur. Ce qui nous donne 64 coeurs ARM accompagnés de 128 Go de mémoire vive maximum avec des Compute Module 4 8Go et jusqu’à 16 To de stockage PCIe NVMe. Pas mal pour un ensemble somme toute relativement compact. Ce Cluster de Raspberry Pi aura des usages variés et si il ne sera pas forcément des plus efficaces, il offre tout de même une belle approche de ce type de technologie, de sa gestion et de sa maintenance dans un espace des plus réduits. 

Compute Blade Ivan Kuleshov

La lame est assez impressionnante avec pas mal de choses intéressantes à bord : gestion d’une alimentation POE+ pour prendre en charge le stockage PCIe NVMe. Puce TPM 2.0, sortie HDMI et USB pour du débug, Ethernet Gigabit, support de Bootloader et bien d’autres choses. La solution peut piloter une ventilation externe en cas de besoin.

Uptime.lab indique que la solution est bientôt mûre, prête pour… un financement participatif sur Kickstarter. Pour le moment, pas beaucoup d’informations concernant cette campagne mais il est possible de s’inscrire pour être tenu au courant de son arrivée. Vous pouvez également compter sur moi puisque je relaierai sans doute ce projet.

Le site d’Uptime.Lab est également intéressant à visiter puisqu’il propose de nombreuses idées et des solutions pour fabriquer tout type de serveurs non conventionnels. Beaucoup d’entre elles sont libres de droit comme celle du Raspberry Pi Server Mark III qui propose une autre approche du même problème avec une solution allant jusqu’à 14 Raspberry Pi classiques et autant de baies 2.5″.

 

Uptime.Lab prépare une lame de serveur 1U pour Raspberry Pi CM4 © MiniMachines.net. 2021.

3DPrintColorizer : Imprimer en 3D et en couleur avec une imprimante classique

L’idée de 3dprintcolorizer est à la fois simple et complexe, il s’agit non pas de multiplier les filaments colorés pour imprimer chaque couche avec une couleur différente comme ce que propose certaines imprimantes 3D. Non, l’idée est d’utiliser une imprimante standard, ici une Creality Ender 3, et de lui ajouter une fonction de coloration d’un filament unique blanc ou transparent.

3dprintcolorizer laisse votre imprimante déposer une couche de filament basique et neutre, avant de changer de mode pour passer en coloration. La buse remonte chercher un marqueur pour le disposer dans un support accroché à côté de la partie impression. L’imprimante redescend ensuite pour aller colorer directement le filament imprimé dans la teinte voulue. Le résultat est une impression classique marquée étage par étage dans la coloration programmée en amont dans Cura.3DPrintColorizer

Le résultat n’est pas parfait mais c’est assez étonnant de simplicité et d’intelligence. Le nombre de couleurs peut être assez grand au vu du procédé employé et surtout on pourra changer de coloris facilement suivant les sujets à imprimer.

3DPrintColorizer

Les gros défauts de 3dprintcolorizer sont évidents. D’abord cela empêche tout traitement de surface de l’objet après impression. Pas de passage au papier de verre ou de lissage quelconque. Pas possible non plus de venir corriger des éléments facilement. D’autre part, cela double la durée d’impression d’un objet… ce qui pose la question de la pertinence même du processus. Aura t-on un résultat similaire plus rapidement en dessinant directement au feutre sur l’objet à la fin de l’impression ? Avec peut être plus de créativité et de possibilités en nombre de couleurs ? 

C’est en tout cas un projet assez impressionnant d’un point de vue code. Pas mal de soucis ont du être réglés pour proposer ce projet. Les codes de déplacements de l’imprimante doivent prendre en charge la collecte et la dépose du marqueur, le déplacement autour de l’objet pour venir dessiner dessus a dû être également un défi intéressant à relever. Je me demande si d’autres outils pourraient être imaginés avec le même processus. Pour, par exemple, poncer la surface imprimée directement après la pose avec un outil multifonction par exemple.

3DPrintColorizer

Le processus pour adapter votre imprimante 3D en mode 3dprintcolorizer est disponible sur Github. Des fichiers STL nécessaires pour imprimer les supports de marqueurs. La partie d’étalonnage et de réglage est détaillée ainsi que toute la solution logicielle basée sur une extension à Cura pour prendre en charge les couleurs.

Merci à ToitaGL pour le lien sur Reddit.

3DPrintColorizer : Imprimer en 3D et en couleur avec une imprimante classique © MiniMachines.net. 2021.

Cyberdeck RA01 : le mélange subtil entre design et électronique

Le Cyberdeck RA01 est né de plusieurs partis pris, des choix assumés de la part de leur auteur qui les voit comme un manifeste et un cadre d’expression artistique. L’objet refuse des poncifs actuels de ce type de matériel et se plonge dans une culture réellement cyberpunk à plusieurs niveaux.

Cyberdeck RA01

Le Cyberdeck RA01 fait partie d’une longue lignée de réflexions de designers autour du concept de périphérique de contrôle portable. Une culture née bien avant l’avènement de l’écran tactile et pour qui la seule manière de dialoguer avec un outil informatique est dans le clavier. Une culture qui a percé au cinéma, dans la bande dessinée et dans beaucoup d’œuvres de science fiction. Avec des échos suffisamment forts pour marquer les esprits de plusieurs générations de gamins un peu rêveurs projetant dans ces outils hybrides leurs propres fantasmes. L’avenir leur a donné tort et plus qu’une année 2000 finalement aussi décevante que son bug, le manque de fantaisie et le design ultraminimaliste du tout smartphone a fait fondre l’espoir d’un présent plus chatoyant.

Le Cyberdeck RA01 est un contrepoint, un exercice et un défouloir. Un moyen de faire coller le futur projeté il y a plusieurs années dans notre maintenant. Un moyen de concrétiser un fantasme et des idées de design. Un projet qui profite de limitations assez fortes de la part de son créateur. Le recours à du matériel basique, sans impression 3D mais en exploitant des produits existant uniquement. Profiter d’un écran en longueur collant avec le format du clavier, éviter les outils tactiles et intégrer une poignée pour rendre l’objet plus pratique.

Cyberdeck RA01

Au final, ce clavier étrange doit permettre de créer des contenus interactifs, d’écrire, de piloter es installation audio vidéo et de programmer. Un listing que ne renieraient pas les habitant d’une foule de vaisseaux imaginaires hantant les espaces vides de la littérature de science fiction.

Cyberdeck RA01

Pour résoudre son fantasme, l’auteur poursuit un esprit très proche de la vision d’une humanité récupérant les vestiges de son passé. Pas de création d’objet ou de matérialisation d’une coque avec une imprimante. Pas de conception de carte électronique. L’idée est de recycler et d’improviser. Certains produits sont ainsi dénichés via des petites annonces et sont assemblés à d’autres achetés en ligne. Une bandoulière ajustable avec un scratch provenant d’un sac. Des éléments issus du catalogue classique de l’armée, une alimentation constituée de batteries 18650 et d’un module 52Pi permet de fournir l’énergie nécessaire au système.

Cyberdeck RA01

La partie clavier est un Vortex Core 40% mécanique choisi avec des Keycaps neutres. Le pointeur est dirigé à l’écran avec une solution maison combinant des boutons et un joystick analogique récupéré sur une console PSP de Sony. Le tout est relié à une solution Arduino Micro. Le Cyberdeck RA01 propose un lecteur de cartes, un port USB 3.0 , une sortie HDMI pour se relier à un écran externe et, bien sur, un port Ethernet. Seule connexion possible dans le futur d’il y a 40 ans et plus…

Cyberdeck RA01Cette prise Ethernet… mamama

Pour l’affichage, le recours à une solution IPS 1920 x 480 pixels tout en longueur faisait sens. Celui-ci est alimenté en USB et relié en MiniHDMI à la carte Pi via une nappe plate au lieu d’un câble. Une solution audio est également intégrée, connectée via les broches du Raspberry Pi. Un petit potentiomètre permettant d’en régler le volume facilement et de rajouter un bouton au design global de l’engin. 

Cyberdeck RA01

L’ensemble représente un joyeux foutoir à faire tenir dans un espace des plus réduits. Tellement réduit que plusieurs idées ont du être abandonnées au passage comme une carte NFC, une molette de défilement, des boutons d’arcade et même un mécanisme pour faire rentrer les câbles dans le clavier à la manière d’un câble d’aspirateur.

Cyberdeck RA01

Il ne restait plus qu’a intégrer le tout dans un châssis construit à partir d’un châssis de Commodore 64 et d’autres morceaux d’ABS collés entre eux avec de la superglue. Une fois le montage fait et sécurisé, la coque a été bouchée avec un matériau pour colmater les trous et mieux définir le design global de l’engin. Passée au papier de verre jusqu’au 240 et peint de plusieurs couches de peinture primaire puis du noir mat et vernis.

Cyberdeck RA01

Le résultat est l’antithèse du smartphone. Le Cyberdeck RA01 est un engin encombrant et non tactile, proposant une interface fonctionnelle qui ne nécessite pas de la regarder pour être utilisée. La solution propose un vrai parti pris esthétique et ne pourra pas être confondue avec un autre objet. C’est une création unique et si l’auteur nous donne sa recette, aucune autre ne pourra exactement lui ressembler. 

Le Cyberdeck RA01 pourra encore subir d’éventuelles modifications à l’avenir avec une amélioration de son système d’alimentation, diverses modifications techniques et structurelles et l’ajout d’une solution pour retrouver les broches de la Raspberry Pi afin de les exploiter. L’auteur semble vivre son projet avec une passion étonnante. Il sait donc sans doute que comme tous les produits du futur qu’il a choisis, sa création restera un chantier en perpétuelle évolution.

Je suis admiratif.

Merci à Alexis pour l’info.

Cyberdeck RA01 : le mélange subtil entre design et électronique © MiniMachines.net. 2021.

Cherry Stream Desktop Recharge : kit clavier/souris protégés

Il n’y a pas longtemps que je m’intéresse à ce détail, celui d’un chiffrement des données transitant entre le clavier et la souris avec un ordinateur. C’est la lecture d’un email d’un lecteur qui a fait tilt lorsqu’il me demandait si je connaissais des références de matériels proposant cette option.

Cherry Stream Desktop Recharge

La question étant sensible dans un environnement professionnel soumis à de fortes contraintes de sécurité. Le pirate va toujours chercher le maillon le plus faible de la chaine et le fait que des claviers et souris  sans fil émettent en clair leur signaux vers les PC auxquels ils sont reliés est un vrai souci pour certains métiers. Le kit Cherry Stream Desktop Recharge propose donc un chiffrement AES-128 pour que l’ensemble des informations transmises par le clavier et la souris soient protégées et illisibles en cas de captation. L’auteur de l’email soulignant le fait que la plupart des solutions actuelles utilisent le même protocole et que récupérer les données d’un clavier vers un PC n’était pas forcément très compliqué si on pouvait disposer du même clavier sans fil dans n’importe quel magasin. Au moins, ici, la question ne se pose pas.

Cherry Stream Desktop Recharge

Evidemment, cela ne touche que très peu de personnes et dans un environnement précis. Pire encore, il suffit de peu de chose pour contourner le problème… des câbles par exemple. Et le lecteur qui m’interrogeait à ce propos a fini par renoncer à s’équiper d’un parc de solutions sans fil en préférant des clavier et souris USB plus traditionnels. L’annonce du Cherry Stream Desktop Recharge a tout de même résonné à mes oreilles à cause de cette problématique et leur kit proposant un cryptage AES pour la souris comme pour le clavier pourra donc répondre à des préoccupations similaires.

Pour le reste, ce kit est intéressant de par son approche d’alimentation et de recharge. Plutôt que d’intégrer un module au corps du châssis, la marque a choisi une approche plus standard avec des batteries rechargeables NiMH GP ReCyko+. Une approche durable qui offre à l’utilisateur la possibilité de changer de batteries dans le futur, au cas où son nombre de cycles viendrait à faire diminuer l’autonomie de l’ensemble. Le clavier embarque trois batteries au format standard AAA et la souris une seule au format AA. L’usage des périphériques est également possible avec des piles classiques ou en employant les câbles USB type-C fournis pour pallier à toute panne d’autonomie. Enfin, les éléments sont munis de boutons pour suspendre toute consommation des périphériques hors usage1.

Cherry Stream Desktop Recharge

Le clavier du Cherry Stream Desktop Recharge utilise les mécanismes à ciseaux Cherry SX traditionnels, qui apportent un toucher précis et surtout une frappe plus silencieuse que la majorité des claviers mécaniques… sans proposer toutefois un toucher équivalent. Plus proches d’une frappe de portable que celui d’une solution sédentaire traditionnelle, ces mécanismes sont en général appréciés pour leur confort en terme de nuisances sonores. La marque ayant poussé ce point au niveau de la souris qui se montre également silencieuse d’après l’annonce du fabricant.

Cherry Stream Desktop Recharge

Le reste est standard avec un clavier à touches multimédia proposant des raccourcis habituels : lancement de la calculatrice, d’un outil de messagerie, verrouillage du poste, contrôle multimédia complet et du volume. La souris propose deux boutons sous le pouce et trois niveaux de contrôle avec des réglages de vitesse possibles en 1000, 1600 et 2400 dpi suivant vos besoins. Pas forcément la souris ultime pour jouer mais largement suffisante pour les autres usages. Le logiciel Cherry Keys permettant de programmer souris et clavier suivant vos besoins, il sera possible d’adapter ces éléments suivant des besoins plus précis.

Le kit est commercialisé à 94.99€ chez TopAchat

Cherry Stream Desktop Recharge : kit clavier/souris protégés © MiniMachines.net. 2021.

Pourquoi Nintendo choisit un écran OLED 720p pour sa nouvelle Switch ?

Pas d’autres différences techniques si ce n’est le stockage embarqué qui passe de 32 à 64 Go, la “nouvelle” Nintendo Switch OLED 2021 n’aura pas de nouveau processeur, pas plus de mémoire vive ni une nouvelle définition. Sa connectique sera identique et la console ne permettra pas plus de jouer en UltraHD que le modèle  actuel.

De vraiment nouveau il n’y a donc que l’écran qui switche1 de technologie en passant du 720p IPS au 720p OLED avec une nouvelle diagonale de 7″ et des bordures plus fines. Une évolution qui a du sens sur le marché actuel pour plein de raisons.

Nintendo Switch OLED

Le prix des dalles OLED de 2021 se rapproche plus que grandement des dalles IPS de 2017, date de sortie de la première console Switch. Pour un acteur comme Nintendo, capable d’acheter des millions de dalles identiques, le prix de revient de la dalle 720p choisie doit être quasiment le même que celui d’une dalle IPS. La marque a donc deux choix en réalité. Soit renégocier le prix de la dalle IPS à la baisse… soit augmenter la qualité de son produit en proposant une solution plus efficace avec des couleurs plus vives. Sachant très bien que la sortie d’une nouvelle version de sa console entrainera forcément plus de ventes.

Renégocier le prix à la baisse aurait sans doute un impact sur les marges de Nintendo mais quasiment aucun sur le prix de vente de la console. D’autant que Nintendo a du surement renégocier à plusieurs reprises le prix de ses diverses pièces détachées au fil des années.

Nintendo Switch OLED

En imaginant que cette nouvelle Switch OLED s’écoule a 10 ou 20 millions d’exemplaires, même une baisse de 5$ sur le prix d’achat n’aurait pas un impact si important pour le constructeur. Et absolument aucun pour l’utilisateur final. Le choix de basculer de l’IPS à l’OLED est donc un choix logique et stratégique. Un choix qui suit le déroulé technologique actuel, plus qu’un choix économique. Cela n’empêchera pas Nintendo de proposer sa console à 359€ en France, prix auquel on peut déjà la précommander chez CDiscount… Contre 329€ pour le modèle IPS sorti en 2017. Ce que tout le monde jugera normal.

C’est également une excellente nouvelle pour le marché de l’OLED. Le fournisseur de Nintendo a même tout intérêt à vendre ses millions de dalles 7″ futures au meilleur prix possible à Nintendo. Car celui-ci vient de sécuriser une production énorme pour de nombreuses années. Une production qui va amortir rapidement ses investissements en chaine de production comme en Recherche et Développement. Cela pourrait avoir un impact important sur l’intégration dans un futur proche de plus de solutions en OLED qu’actuellement. Notamment sur les segments portables et tablettes.

Nintendo Switch OLED

L’autre élément intéressant est celui de la mémoire embarquée. Le prix de celle-ci a sérieusement dévissé depuis la sortie de la première Switch en 2017, le passage de 32 à 64 Go de stockage interne est donc plus un réajustement qu’une évolution, la marque aurait pu faire ce genre de mises à jour depuis un bon moment. Mais cela permet de marquer le coup et de faire avaler la pilule de ce nouveau tarif de Switch OLED.

Nintendo Switch OLED

Dernier point important, le dock accueille désormais un port Ethernet pour une connexion plus stable en mode docké. Un point intéressant qui soulève pas mal de questions notamment sur la latence recherchée par Nintendo sur cette nouvelle génération de console. Est-ce que Nintendo pourrait utiliser cette connexion pour proposer plus de fonctionnalités Online ? Est-ce que de nouveaux titres vont être plus massifs, plus lourds à télécharger ? Cela expliquerait ce mode filaire et l’apparition des 64 Go en interne.

C’est un coup de poker sans grands risques de la part de Nintendo qui a surement anticipé une période précise avant un nouvel achat de sa console. Les modèles  sortis en 2017 commencent probablement tous à fatiguer alors que beaucoup de jeux de la console restent intemporels. Combien de clients ayant une vieille Switch vont basculer vers le nouveau modèle Switch OLED suite à cette annonce ? Combien vont estimer, probablement à raison, que les 329€ investis en 2021 ont eu largement le temps d’être amortis ? Combien de fans vont de toutes façons craquer pour avoir ce nouveau produit. Le choix d’un écran OLED étant un argument suffisamment important pour que la marque bénéficie par cette simple annonce d’une couverture complète et gratuite de l’ensemble des médias disponibles ; spécialisés comme grand public.

Nintendo Switch OLED
Nintendo a toutes les cartes dans la manche pour jouer cette partie, il n’a aucun concurrent sur ce segment et dispose toujours d’une plateforme originale et performante 5 ans après sa sortie. Quoi de mieux pour rassurer l’acheteur  qu’il s’agit d’un bon investissement ?

C’est en tout cas un pied de nez amusant aux nombreux experts qui publient news après news l’imminence d’une version de Switch “4K” qui doit sortir “incessamment” depuis des mois et des mois maintenant.

Pourquoi Nintendo choisit un écran OLED 720p pour sa nouvelle Switch ? © MiniMachines.net. 2021.

Un UMPC MacOS bricolé dans un garage

Il y a toujours du bon a prendre de ce genre de vidéo, même si en 8 minutes à peine on n’a évidemment que le condensé le plus succinct des efforts nécessaires à la réalisation d’un tel projet. Construire un UMPC MacOS de ce format est une idée un peu étrange mais a vrai dire, l’engin pourrait abriter aussi bien un Windows qu’une distribution Linux, ChromeOS ou même Android. Le choix de Big Sur correspond probablement aux envies de son créateur. Et la réalisation menée ici est très réussie. 

Un UMPC MacOS bricolé dans un garage

Avec une carte LattePanda Alpha dans sa version qui propose un Core M3-8100Y avec 8 Go de mémoire vive et un SSD M.2 240 Go SATA embarqués. Ce petit UMPC MacOS propose une solution complète avec clavier, pavé tactile, flèches de navigation, écran 5.5″ OLED tactile, carte wifi et batterie. Le tout est intégré dans un boitier imprimé en 3D. Une partie d’électronique a été construite sur mesures pour adapter l’ensemble.

Un UMPC MacOS bricolé dans un garage

Un beau travail d’intégration et d’adaptation qui exploite tout le potentiel de la carte LattePanda qui propose une vaste série de broches compatibles Arduino pour piloter les différents montages et en particuliers les ventilateurs nécessaires au refroidissement de l’ensemble.

Un UMPC MacOS bricolé dans un garage

Un détail me plait beaucoup dans cette réalisation, son absence de moyens extravagants. On voit de plus en plus de montages ayant recours à des technologies très avancées, de l’impression 3D haut de gamme, de la CNC de métaux et la réalisation de circuits imprimés professionnels. Ici tout est fait avec des solutions maison, c’est vraiment une machine de garage qui est assemblée avec une imprimante à filament basique.

Un UMPC MacOS bricolé dans un garage

Les montages électroniques sont soudés sur des platines de développement standard, les composants sembles récupérés de divers circuits recyclés. Je n’ai rien contre les montages les plus léchés proposés par des génies du bricolage ayant des moyens semble t-il illimités. La réalisation finale de ce Mac aurait sans doute gagné quelques millimètres d’épaisseur en utilisant des solutions plus pro et plus onéreuses. Mais arriver à ce niveau de réalisation avec des moyens aussi simples donne tout de même un petit vent de fraicheur.

Un UMPC MacOS bricolé dans un garage

Le clavier de l’appareil est récyclé d’une solution portable

Au final j’aime beaucoup cette réalisation qui ne détruit rien mais qui recycle beaucoup. La carte mère LattePanda est intacte et pourra éventuellement servir à d’autres bricolages. Le résultat est amusant même si je ne suis pas persuadé que MacOS Big Sur soit le système d’exploitation parfait pour un UMPC mais comme le fait le concepteur de la machine lui même, il est toujours possible de le  connecter à un écran plus grand et de s’en servir comme une sorte d’unité centrale plus classique.UMPC MAC

Un dernier mot ? La vidéo dure 8 minutes et ne montre que le côté brillant du projet. D’après les emails que je reçois régulièrement, cela a quelque chose d’intimidant de voir des gens “parfaits” sur Youtube dans ce genre de vidéo. Les plus jeunes sont semble t-il angoissés devant tant de réussite alors qu’ils se retrouvent de leur côté devant des projets qui ont bien du mal a aboutir, des impressions 3D qui durent des heures avant de s’apercevoir qu’elles ne sont pas à la bonne taille et autres problèmes de programmation variés. Rassurez vous ! Ce que le Youtubeur ne montre pas ici, c’est sa sueur et ses échecs. Tous les bricoleurs, aussi brillants qu’ils puissent paraitre dans leurs vidéos, se retrouvent face à des échecs. Des erreurs bêtes, du temps perdu et des moments de découragement. Ce n’est simplement pas très “cinématographique”. Proposer une vidéo qui montre des échecs n’est pas vraiment adapté à ce type de contenu. Non seulement cela n’est pas encourageant mais cela peut également orienter les gens dans un mauvaise voie.

Personne ne construit ce genre de projet sans se planter quelques fois ni avoir envie de tout abandonner au milieu. Persévérez, apprenez, poursuivez votre projet. Il n’y a pas d’échec dans votre apprentissage tant que chaque étape vous sert de leçon pour mieux avancer. Les vidéos DIY vous donnent probablement une fausse image de la réalité du terrain mais prenez les pour ce qu’elles sont, des guides destinés a vous inspirer. Pas des recettes ni des modèles, juste des solutions.

Sources : Reddit via Liliputing

Un UMPC MacOS bricolé dans un garage © MiniMachines.net. 2021.

Le montage du DeskMini Max d’ASRock en vidéo

Au format 10 litres (9.94 l pour être exact), le barebone ASRock DeskMini Max est un engin aux dimensions plus proches du standard Mini-ITX que du format STX de la marque lancé auparavant. L’idée pour ASRock, comme pour Intel avec ses nouveaux NUC 11 Extreme, c’est de proposer une alternative plus performante que les engins les plus compacts de sa gamme. Notamment en autorisant l’ajout de solutions graphiques externes.

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La vidéo nous montre un ASRock DeskMini Max finalement très proche des solutions Mini ITX classique. La différence principale venant du fait qu’il s’agit d’un barebone avec une carte mère proposant un Socket AM4 compatible avec les Ryzen 2000 à 5000 pour PC de bureau dans un TDP inférieur ou égal à 105 watts.

L’engin proposera quatre supports de mémoire vive pour un impressionnant maximum de 128 Go de au format DIMM standard. Il peut également embarquer trois stockages distincts avec deux baies d’extensions 2.5″ au format SATA et un port M.2 2280 PCIe 3.0 x4 NVMe. La carte mère propose, par défaut, trois sorties vidéo avec un DisplayPort, un HDMI, et un VGA. Cinq ports USB 3.2 Gen1 dont un au format USB Type-C sont présents en plus de quatre ports USB 2.0 classiques. Un port Ethernet Gigabit est intégré, sachant que le barebone ASRock DeskMini Max ne propose pas de wifi par défaut. Un port M.2 2230 est, par contre, bien disponible pour ajouter la solution de votre choix. Des prises jacks classiques permettront de brancher casques et enceintes audio.

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La profondeur de la tour permet l’intégration de cartes graphiques PCIe de 20 cm maximum. A noter que cette tour est une des rares solutions à proposer un emplacement pour un circuit optique au format 5.25″ mais l’emploi d’un lecteur Blu-ray ou autre aura pour fâcheuse conséquence de venir empiéter sur l’espace disponible pour la carte graphique… Il faudra donc choisir entre l’un et l’autre.

Le tout est alimenté par une solution 500 watts non détaillée avec des câbles sur mesures pour éviter de boucher toute circulation d’air. L’ensemble entre dans un format de 16.8 cm de large pour 22.08 cm de profondeur et 26.8 cm de haut.

Le montage du DeskMini Max d’ASRock en vidéo © MiniMachines.net. 2021.

Le retour du Blade 14 de Razer, sous AMD Ryzen 9 5900HX

Le Razer Blade 14, c’est un peu l’état de l’art en matière de portable compact, un engin de diagonale contenue, avec des bordures fines, qui propose un excellent ratio de performances dans un encombrement de ce type. Pour cette version 2021, la marque propose des ingrédients originaux avec l’emploi, pour la première, fois d’une puce AMD.

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Et pas n’importe laquelle puisque le choix d’équipement s’est porté sur un Ryzen 9 5900HX, un 8 coeurs et 16 Threads fonctionnant de 3.3 à 4.6 GHz avec 20 Mo de cache. Une puce au TDP annoncé de 45 Watts – que l’on peut pousser plus haut pour plus de performances – à condition d’avoir un châssis capable de l’encaisser.

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C’est la grande interrogation de ce produit, livré avec un choix de circuits graphiques Nvidia GeForce RTX 3060, 3070 ou 3080, le Razer Blade 14 propose un sacré moteur dans un châssis très étroit. Difficile de savoir pour le moment comment la marque parvient à faire cohabiter ces composants dans ce type de solution. L’ultraportable mesure 16.8 mm d’épaisseur en tout, écran compris, c’est assez peu pour un tel équipement, surtout avec 31.97 cm de large et 22 de profondeur. Au final, Razer a opté pour un système Dynamic Boost de Nvidia qui fera fonctionner processeur et circuit graphique dans une enveloppe de 100 watts maximum. Cette solution d’équilibrage permet au système de choisir quelle puce reçoit le plus d’énergie dans la limite de cette enveloppe. Dans le cadre d’un calcul intensif que seul le processeur peut réaliser, le circuit graphique est moins alimenté et au contraire le Ryzen prend le relais. L’intérêt d’une solution 45W+ prend ici tout son sens. Dans le cas du contraire, le processeur est moins alimenté au profit de la solution graphique.

Attention néanmoins, il faut bien se rendre compte que le système va fonctionner avec des marges assez étroites en terme de dépenses énergétiques avec un maximum de 100 watts de consommation. Un circuit RTX 3080 mobile consomme normalement de 80 à 150 watts, le RTX 3070 de 80 à 125 watts et le RTX 3060 de 60 à 115 watts. Si la puce AMD Ryzen 9 occupe déjà 45 watts et même en la dégradant beaucoup en performances au profit du circuit graphique, il est difficile d’envisager un GeForce dépasser son minimum dans cette enveloppe. Les tests que vous lirez concernant des machines semblables en composants mais différentes en dissipation, ne seront pas à prendre en compte pour ces engins. On notera d’ailleurs que les vœux de Nvidia concernant la transparence énergétique de ses solutions mobiles de la part des constructeurs sont toujours aussi peu respectés.

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Pour encaisser ces choix, Le Blade 14 embarque une solution de refroidissement assez impressionnante avec un énorme bloc de dissipation : une “Vapor Chamber” qui couvre les deux composants et agit comme un caloduc géant, transportant la chaleur en face de deux groupes d’ailettes dirigées vers l’arrière de l’engin au travers desquelles de l’air frais, aspiré de l’extérieur, sera poussé en continu. Cette idée d’un bloc commun pour encaisser la chaleur est bonne sur le papier. Le fait de piloter la solution avec Dynamic Boost ne permet pas de profiter d’un système figé avec 3 caloducs pour l’une des puces et 4 pour l’autre, cela dépendra des besoins en général. Ici, la solution est prévue pour encaisser jusqu’à 100 watts en commun et s’adapte donc à cette problématique de manière logique. Un bon exemple d’une évolution logicielle qui dicte une implantation matérielle.

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Deux grandes questions découlent de cette implantation : La première est liée au niveau de soufflerie nécessaire pour dissiper les 100 watts utilisés globalement par le système ? Et surtout quelle nuisance sonore sera provoquée quand les 100 watts seront déployés ? Par exemple en jeu ou pour un usage intensif de calcul. Je ne serais pas étonné de voir un nombre de décibels assez important sur  ce type de solution, les 15.6″ de ce type ont déjà tendance à flirter au dessus des 60 dB en mode Turbo…

L’autre question est liée à l’autonomie de l’engin, si la machine pourra désactiver son recours au circuit Nvidia en mobilité en s’appuyant sur le circuit Vega 8 du processeur Ryzen et compter sur la version basse de son TDP établie à 35 watts théoriques, je doute assez fortement que la machine encaisse très longtemps un fonctionnement en 100 watts au total sur ses batteries. Razer annonce 12 heures d’autonomie maximale grâce à une batterie 61.6 Whr. La marque livre un chargeur secteur 230 watts sans préciser si il dispose d’une recharge rapide.

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Le Razer Blade 14 2021 accompagne ces composants de 16 Go de  mémoire vive LPDDR4X non évolutifs et d’un SSD PCIe NVMe 3.0 x4 de 1 To sur un slot M.2 2280 classique. Cachés sous le circuit e refroidissement, les module de mémoire sont inaccessibles et on ne pourra donc pas faire évoluer cet engin dans le futur, un choix compliqué pour certains utilisateurs pas forcément les joueurs, mais ceux à la recherche d’une machine de ce type pour travailler. 

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La dalle variera suivant les modèles de circuits graphiques, une manière assez commode de noyer le prix global de l’engin avec une autre option. La version Blade 14 sous GeForce RTX 3060 6Go sera ainsi livrée en FullHD 144 Hz, les modèles Nvidia 3070 8Go et 3080 8 Go auront droit à une dalle QHD (2560 x 1140 pixels) à 165 Hz. tous les écrans seront IPS et tous bénéficieront d’un calibrage individuel des couleurs en usine. En 100% sRGB pour le modèle FullHD et 100% DCI-P3 pour les version QHD.

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Razer a fait un très bel effort sur la connectique, que des modèles de 15.6″ devraient suivre, on retrouve ainsi deux ports USB 3.2 Gen2 Type-C distribués de chaque côté du châssis. Un choix intelligent – et coûteux pour le constructeur – qui permettra de recharger facilement l’engin et de lui brancher un écran grâce au DisplayPort 1.4 embarqué dans ce format de prise, qu’il soit à droite ou à gauche de votre ultraportable.

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On retrouve également deux ports USB 3.2 Gen2 Type-A également de part et d’autre de la machine, un HDMI 2.1 plein format à droite et un jack audio 3.5 mm combo à gauche. Un port Antivol Kensington lock est présent, ainsi qu’une webcam 720p classique et un module infrarouge avec reconnaissance faciale. La machine profite d’un Wifi6E et du Bluetooth 5.2. Là encore, Razer fait des efforts sur ces postes puisque le choix de ces formats demande un vrai investissement supplémentaire sur ce type d’engin sous processeur AMD.

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Le clavier est totalement rétro-éclairé avec un fonctionnement RGB que vous pourrez régler touche par touche suivant vos envies. Le logiciel Razer Synapse permettant d’adapter la configuration de couleur de chaque touche pour chaque usage : des raccourcis de votre logiciel de montage vidéo préféré aux positionnements de vos doigts pour vos jeux favoris. A noter que le dispositif profite d’un Anti-Ghosting complet adapté au jeu. Le pavé tactile est de son côté couvert par une couche de verre et prend en charge la totalité des gestures de Windows 10.  Une paire d’enceintes stéréo classiques l’engin délivrera également un son 7.1 estampillé THX Spatial pour une immersion 3D plus prononcée si vous choisissez une écoute avec un casque ou des enceintes adaptées. Le tout sera intégré dans un châssis en aluminium haut de gamme découpé via CNC pour plus de solidité, moins de flexibilité du clavier et une meilleure gestion des la chaleur des composants. Le poids global de la machine est assez classique, 1.78 Kg pour un 14″ de ce calibre, c’est plutôt très correct.

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Le bémol de cette débauche d’attentions de la part de Razer ? Le tarif qui très logiquement démarre assez haut. L’entrée de gamme du Blade 14 2021 en RTX 3060 démarre à 2199.99€. La version RTX 3070 est à 2599.99€ et enfin, le haut de gamme en RTX 3080 est à 3199.99€. Gloups.

Le retour du Blade 14 de Razer, sous AMD Ryzen 9 5900HX © MiniMachines.net. 2021.

La Playdate montre le bout de sa manivelle

La Playdate on en parlait il y a tout juste 2 ans sur le blog. La console annoncée en mai 2019 sortait des sentiers battus avec une proposition des plus originales. L’intégration dans son design d’une manivelle.

Playdate

Si l’idée d’une manivelle a l’air idiote de prime abord, c’est pour moi un coup de génie. Non pas parce que cela révolutionne le monde du jeu vidéo mais tout simplement parce que cette simple idée donne un axe pour les développeurs. Un point de base pour révolutionner son approche du jeu vidéo. Panic, qui va sortir la Playdate, a eu cette simple intuition de se dire qu’en proposant une alternative pour interagir dans un jeu, ils pourraient dépasser les limites techniques dont la solution devra se contenter.

La Playdate n’est en effet pas au niveau d’une solution Nintendo par exemple,  son petit écran monochrome n’offre que du noir, comme celui d’une Gameboy d’origine. Mesurant 2.7″ de diagonale il affiche un maigre 400 x 240 pixels quand des smartphones dépassent aujourd’hui largement le FullHD sur des écrans autrement plus grands. Panic savait donc que sur le simple terrain des spécifications, sa solution ne serait pas au niveau.

Playdate

Pour contourner ce problème, l’équipe a eu donc une idée un peu folle. Changer simplement l’approche de la manipulation des jeux. La manette va proposer une interaction nouvelle et de nombreux développeurs ont été séduits par cette idée. Beaucoup de développeurs indépendants n’ont pas vu cette proposition comme une contrainte mais comme un nouveau territoire à explorer et la console sera vendue avec une très belle liste de jeux non seulement nouveaux mais également rafraichissants. Pour s’en convaincre, vous pouvez regarder la vidéo ci-dessus à partir de 9 minutes et vous verrez un aperçu de l’univers des jeux de cette solution.

Playdate

L’acheteur de la Playdate sera donc récompensé par de nouveaux jeux chaque semaine. Et Panic insiste sur ce point, l’acheteur recevra ses jeux comme des petites surprises hebdomadaires. Des cadeaux qui seront dévoilés au fur et à mesure des téléchargements poussés via le Wifi de la console. Le propriétaire d’une Playdate pourra accéder à deux nouveaux titres chaque semaine jusqu’à obtenir une vingtaine de jeux dans cette première saison. Un contenu original et créé sur mesures qui sera mis à jour régulièrement avec de vraies nouveautés pensées pour ce nouveau format de console. 

Playdate Pulp

Ce premier jet devrait donner une certaine impulsion à l’univers de la Playdate et Panic a annoncé la création d’un kit de développement en ligne baptisé Pulp. Gratuit, accessible à tous, il permettra de créer des jeux compatibles avec la console. Offrant à chaque développeur l’opportunité  de travailler autour de ce concept sans que l’on sache pour le moment comment fonctionnera l’écosystème global de l’objet.

Tous les titres n’emploieront pas forcément la manivelle, certains se contenteront de l’interface classique proposée par la solution. Une croix directionnelle et deux boutons, des outils simples pour un univers simple. D’autres prendront en compte l’accéléromètre sur 3 axes intégré à la machine.

PlayDate

Cette simplicité fait partie du concept de base de cet objet qui mesure 7.4 cm de large sur 7.9 cm de haut et 9 mm d’épaisseur. Un objet qui pourra être pris en main facilement et conservé sur soi pour être sorti à tout moment. La Playdate se connectera en Wifi pour faire ses mises à jour et ses téléchargements, proposera du Bluetooth pour transférer ses signaux à un casque facilement sans passer par sa prise casque.

Playdate

Une prise USB Type-C permettra de recharger sa batterie facilement, Panic annonçant une autonomie de 8 heures en jeu et 14 heures en veille avec sa fonction horloge active.

PlayDate

Une station d’accueil originale sera proposée en option, elle rappellera les vieux postes de télé ou les radio-réveils des années 70. Sa fonction sera surtout de proposer un son plus ample via une intégration d’enceinte Bluetooth pour jouer en mode sédentaire. Une application sur mesure baptisée Poolsuite FM permettra en outre de lire de la musique avec la console. Elle proposera également une fonction de recharge sans fil. Magnétisée sur sa face avant, la petite console se met en charge automatiquement lorsque elle est accrochée à la station via des  aimants puissants. Une bonne façon de ne pas emporter votre console déchargée. Sans autres fonctionnalités particulières, elle ne sera pas vraiment indispensable sinon pour parfaire le look de la console.

Playdate

Panic annonce que cet objet est le premier accessoire de la Playdate, suggérant au passage l’arrivée d’une galaxie d’autres solutions autour de la console. Un second élément est déjà prévu, une protection pour l’écran de l’engin annoncé à 29$.

Panic annonce le lancement des précommandes pour le 21 Juin et une livraison cette année des objets. Le prix annoncé est de 179$, un tarif qu’il faudra convertir en euros (150 environ) sans oublier d’ajouter des taxes et d’éventuels frais de port. Une note assez salée, donc, pour un objet clairement particulier mais l’assurance d’une finition et d’un design exemplaire. La marque s’est associée à Teenage Enginering qui développe des produits brillamment aboutis depuis des années. Mais une opportunité d’obtenir un engin original et de pouvoir développer dessus. Une solution qui n’est pas produite en masse comme le sont les consoles classiques et un catalogue de jeu assez important et totalement original. Des arguments qui ne visent probablement pas la majorité des joueurs mais une petite niche de collectionneurs et d’amoureux de ce type d’objet aussi bizarre que passionnant.

Source : play.date

La Playdate montre le bout de sa manivelle © MiniMachines.net. 2021.

Project Valhalla : une console Android performante à 199$

Le vidéaste Taki Udon a pu prendre en main une nouvelle console de jeu Android baptisée du nom de code Project Valhalla et pilotée par un Snapdragon “haut de gamme” de la série 800. C’est du moins ainsi que l’engin est décrit dans sa vidéo. L’objet propose une dalle de 5.99″  affichant en 1080p. Il devrait être proposé à un prix de 199$.

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Un prix qu’il faut prendre avec pincettes, moufles et toute la tenue anti incendie habituelle puisqu’il ‘agit de financement participatif et d’Indiegogo en particulier. Il est donc tout à fait possible que ce tarif ne concerne que 3 machines qu’il faudra commander entre 3H13 et3H18 un mardi de pleine lune un peu plus tard cette année. Le reste des consoles étant ensuite proposé à un tarif plus raisonnable, ce prix alléchant étant uniquement là pour contribuer à la publicité du produit. Il s’agira de la version classique de la console, une solution “Pro” sera également lancée à 240$ durant cette phase de financement.

Project Valhalla n’en demeure pas moins intéressant et au fil des vidéos publiées à son sujet on découvre un engin assez complet. Outre la puce Qualcomm Snapdragon 8xx censée être employée dans l’engin, on retrouve une dalle 5.99″ tactile en FullHD 60 ou 90 Hz qui semble bien être en IPS. De 4 à 8 Go de mémoire vive et de 64 à 128 Go de stockage suivant les versions classiques ou Pro. A noter que toutes les machines disposeront d’un lecteur de cartes MicroSD et d’une batterie 5000 mAh identiques.

On retrouve une interface classique avec un double mini Joystick, des boutons ABXY et une croix directionnelle mais également des gâchettes sur le dessus de l’engin et des boutons à l’arrière. Un système de mapping des touches de chaque jeu permet de faire correspondre les entrées tactiles vers les boutons physiques de la console.

Pas beaucoup plus d’informations pour le moment mais la console semble en bonne voie. J’espère juste que le passage par la case Indiegogo ne sera pas une mauvaise surprise et que l’engin finira par atterrir dans les rayons de quelques marchands. Au vu de la qualité de fabrication des prototypes proposés, je suppose que la société derrière Project Valhalla a quelques compétences en matière de développement matériel et technique. On peut donc espérer le meilleur pour cet engin.

Project Valhalla : une console Android performante à 199$ © MiniMachines.net. 2021.

Taito Egret II Mini : une solution d’arcade compacte et originale

Taito a laissé passer la vague de la console nostalgique. La Egret II Mini est bien une borne pour les nostalgique mais elle est très différente des consoles éditées en versions Mini ces dernières années. Consoles commercialisées parfois dans des conditions très limites en terme de finition ou de développement. 

Egret II Mini

La Egret II Mini est une solution différente de ces consoles, au lieu d’injecter des titres dans un matériel entrée de gamme, parfois limite pour faire tourner les jeux choisis comme sur la PlayStation Classic par exemple, la marque a réfléchi à proposer un engin au matériel très travaillé. Il faut dire que Taito prend à coeur de proposer à ses jeux un écran de qualité. Son public Japonais local ne s’attend pas à autre chose de la marque, pas moins que ses fans internationaux.

Et quoi de mieux pour plaire au fan que de mettre les petits plats dans les grands avec une solution originale et  adaptée à un usage arcade bien pensé ? La Taito Egret II Mini met donc l’accent sur le matériel, cette solution qui sera mise en vente au Japon en Mars de l’année prochaine pour 170$ propose ainsi des fonctions inédites.

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Pour correspondre aux différents jeux disponibles chez Taito, l’écran 5″ 4:3 de la borne pourra tourner sur lui même pour devenir un écran 3:4. Passer d’un mode portrait à un mode paysage. Cette opération manuelle devra être faite lorsque vous lancerez un titre nécessitant une orientation différente pour retrouver un matériel adapté à votre jeu.

Egret II Mini

Si la borne proposera un dispositif Joystick / boutons arcade très classique, elle acceptera également des manettes externes au format USB. Vous pourrez donc jouer à plusieurs en connectant jusqu’à 2 manettes de votre choix. Taito proposera 3 manettes arcade grand format1 différentes dont une proposant un trackball et un bouton rotatif adaptée à des jeux comme Arkanoid par exemple. Les tarifs de ces manettes seront respectivement de 110$ pour la solution trackpad, 80$ pour la version arcade et 30$ pour le paddle. Des Bundles complets seront également mis en vente.

Egret II Mini Egret II Mini

La borne sera à alimenter par un USB Type-C via un adaptateur externe 5V 2A et 10 watts non fourni. A noter que si l’écran 5″ n’est pas suffisant quand vous recevez des amis, la solution pourra déployer son signal vidéo sur un écran externe en HDMI. Aucun système n’est cependant prévu pour pouvoir mettre votre écran de télé en format portrait… Un lecteur de cartes SDXC est également visible et l’engin pourra accepter un casque audio pour des sessions d’arcade en solo.

Livrée avec 40 jeux par défaut dont Space Invaders, Lunar Rescue, Qix, Elevator Action, Chack’n Pop, Bubble Bobble, Rastan Saga, Rainbow Islands Extra, New Zealand Story, Don Doko Don, Violence Fight, Cadash, Liquid Kids, Metal Black, Kaiser Knuckle, la machine pourra accueillir d’autres titres grâce à des cartes SD qui seront livrées avec les paddles. La manette avec trackball sera ainsi livrée avec des titres utilisant ce support.

La Egret II Mini mesurera 15.5 cm de large pour 20 cm de profondeur et 20.9 cm de haut sans compter le petit support destiné à recevoir une carte présentant un petit guide du jeu actuellement en marche. Taito vise les collectionneurs, et ce genre de petite attention devrait faire son petit effet chez certains fans de la marque. Cela donnera également peut être des idées  à certains bricoleurs ?

Taito Egret II Mini : une solution d’arcade compacte et originale © MiniMachines.net. 2021.

Jon Bot Jovi : le Robot sous Raspberry Pi qui joue à Guitar Hero

Jon Bot Jovi est une création du vidéaste Nick O’Hara qui n’a honteusement que 508 abonnés sur sa chaine Youtube. Ce talentueux garçon a programmé un robot pour jouer à sa place à Guitar Hero et rafler tous les meilleurs scores.

Est-ce que faire jouer un robot à sa place est la meilleure façon de s’amuser ? Je ne suis pas sûr. Mais, passé un certain âge, être le plus agile ou le plus rapide sur une guitare-jouet en plastique ne fait plus vraiment rêver. Il reste alors à trouver d’autres façons de jouer. Celle de Nick est un peu différente, il s’agit de trouver une solution pour qu’un robot prenne sa place comme pseudo-guitariste.

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Et cela passe par une solution d’intelligence Artificielle qui va repérer à l’écran les notes qui défilent et actionner en conséquence les différents boutons de la guitare. Nick utilise pour cette partie une solution Raspberry Pi 4 qui va ensuite déclencher le différentes actions à mener sur la guitare. Bien entendu, il aurait surement été possible de demander à la Pi de déclencher directement les circuits des boutons pour faire jouer Jon Bot Jovi. Mais cela aurait manqué de panache. La solution trouvée a donc été de laisser la guitare intacte et de construire une interface analogique pour remplacer les doigts du joueur.

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Le relais

Cela se traduit par un relais qui pilote des solénoïdes qui vont pianoter les touches adéquates. Les solénoïdes sont des petits électroaimants montés sur un axe qui vont déplacer une tige de métal lorsqu’ils sont alimentés en courant.

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Un solénoïde qui déclenche un bouton de la guitare

L’électro aimant entrant alors en fonction. Lorsque le courant est coupé, le magnétisme s’arrête et un petit ressort remet alors la tige dans sa position initiale. Ce va et vient permet de pianoter des touches rapidement et précisément.

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Le système est donc à la fois complexe – il faut reconnaitre la touche à appuyer en lisant l’écran – et simple – appuyer sur la touche adaptée au bon moment. Le résultat est évidemment excellent. C’est encore un assez joli projet à développer en classe ou en fablab : il mêle un aspect ludique, de l’électronique et une bonne partie de programmation avec le pilotage et l’entrainement d’une IA.

N’hésitez pas à laisser un mot sous la vidéo de Nick, par exemple pour l’enjoindre à partager ses sources dans un but éducatif !

Grand merci Shikiryu pour la trouvaille.

Jon Bot Jovi : le Robot sous Raspberry Pi qui joue à Guitar Hero © MiniMachines.net. 2021.

Love Hultén Vs Ikea : une armoire IBM 2401

Ce garçon a décidemment un amour immodéré pour les machines, pas forcément les mini, mais celles du passé. Love Hultén revient avec une nouvelle idée. Celle  de transformer les armoires de stockage sur bande des vieux ordinateurs IBM en armoire de stockage classique. Son IBM 2401 de 1964 est un magnifique hommage à la grande époque.

IBM 2401

L’idée est simple, la mécanique nécessaire à la création de ces unités de stockage sur bande dans les années 60 était très impressionnante et reprendre le design d’un IBM 2401 permet de proposer une armoire de stockage suffisante pour stocker pas mal de choses de manière originale. En “oubliant” les éléments indispensables au stockage sur bande de ce type, on a donc une partie supérieure qui s’anime et s’illumine, pilotée par un mécanisme de moteurs, des LEDs et même un système sonore qui délivre des sons d’appareils de ce type. Le tout est piloté par une solution Arduino qui se charge de faire fonctionner l’ensemble de manière cohérente.

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Evidemment, ce n’est pas l’armoire la plus optimisée qui soit en terme de rangement, je dirais même qu’elle propose plein de place perdue. Mais, imaginez ces engins dans un intérieur pour ranger vos petites affaires à côté de votre bureau, glissez un petit câble entre votre PC et l’armoire et imaginez la tête de vos visiteurs. Prenez une série de ces faux IBM 2401 et disposez les dans le hall d’entrée de votre département informatique… 

Une réparation d’un IBM 729 sur le même principe

Tiens, puisqu’on en est à parler du IBM 2401, savez vous pourquoi ils étaient si grands et encombrants ? Pourquoi une telle hauteur et non pas juste des bobines faisant tourner les bandes ? Tout simplement pour pouvoir créer un tampon de données facilement et rapidement accessibles. Les armoires provoquaient une dépression en aspirant l’air sous les bandes. L’arrière de l’armoire contenait donc une sorte d’aspirateur pour cet usage en plus des moteurs, courroies et autres composants nécessaires au fonctionnement de l’ensemble. Cette bande libre qui se situait sous les bobines pouvait alors être lue plus rapidement en activant le moteur d’une des deux bobine à toute vitesse. Cela permettait de faire des va et vient sur une section de bande magnétique et donc de récupérer des données situées sur une assez grande section de stockage. Oui, en gros, ces armoires créaient une sorte de “buffer”, de “tampon” en lecture et écriture. La capacité totale des bandes était souvent très limitée.

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L’IBM 2401 d’origine, le Model 1 de 1964 proposait bien moins qu’une disquette en terme de stockage. On parle de bits et non pas de Kilo bits ou de Méga Octets. Le “buffer” en question était donc très très court. 

Si vous voulez en savoir plus sur les étapes de stockage de l’informatique, ComputerHistory a une page assez bien faite sur le sujet.

Love Hultén Vs Ikea : une armoire IBM 2401 © MiniMachines.net. 2021.

Où l’on reparle du Minisforum H31G

Lorsqu’en Septembre le Minisforum H31G débarque dans ma boite email au détour d’un communiqué, l’engin est assez surprenant. Au contraire de la très très grande majorité de ses semblables, celui-ci embarque un socket LGA qui devrait lui permettre de faire évoluer son processeur.

Minisforum H31G

Alors je ne me faisais pas d’illusion, ce n’est pas parce que ce genre de machine dispose d’un socket que tout le monde va tenter de le mettre à jour immédiatement après réception. Mais l’idée de pouvoir le faire et la possibilité, dans le futur, de trouver une puce d’occasion compatible pour pas trop cher n’étaient pas pour me déplaire. Lancé sous Core i5-9500F et I7-9700F, le Minisforum H31G disposait d’un circuit graphique Nvidia GeForce GTX 1050 Ti avec 4 Go de mémoire dédiée. La mémoire vive proposée par la marque était de 8 ou 16 Go même si les processeurs pouvaient encaisser 64 Go de DDR4-2666 MHz. Le stockage était, quant à lui, disponible en 256 ou 512 Go de SSD PCIe NVMe. La machine proposant en réalité 3 solutions distinctes : un M.2 2280 PCIe NVMe, un M.2 2242 SATA 3.0 et une baie d’extension 2.5″ SATA 3.0.

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Et puis, pouf, la moulinette de Youtube me poppe une alerte signalant la publication d’une nouvelle vidéo concernant le Minisforum H31G. Une vidéo reprise ci dessus qui détaille les capacités et les fonctions du MiniPC. Rien de nouveau mais le détail des entrailles de la bête où on voit le soin apporté par la marque sur certains postes comme le refroidissement.

La bonne nouvelle vient du fait que la marque propose désormais l’engin en barebone, en vrai barebone. Le Minisforum H31G est vendu sans processeur ni mémoire vive ni stockage à un prix de 399$ sans frais de port. 333€ pour un engin que l’on pourra intégrer comme bon nous semble avec n’importe quel processeur de la gamme compatible avec le socket LGA 1151 : du Celeron aux Core Coffee Lake ne dépassant pas les 65 watts de TDP. Des puces que l’on peut commencer à trouver d’occasion à plus ou moins 200€.

L’occasion pour certains de réutiliser des composants qui dorment dans une grande tour encombrante ? Deux autres options de puces sont disponibles en barebone sans mémoire ni stockage avec des Core i5-9500F et I7-9700F. 

 

Où l’on reparle du Minisforum H31G © MiniMachines.net. 2021.

Une enceinte Bluetooh ferrofluide aux propriétés hypnotiques

Oubliez vos plugins WinAmp, vos Lava-Lamp et vos enceintes à LED, ce montage d’une enceinte Bluetooth ferrofluide propose un rendu visuel de vos musiques préférées dans un format que vous n’avez encore jamais vu.

Ce montage publié sur Hackaday n’est clairement pas à la portée de tout le monde, tout simplement parce que créer un ferrofluide de ce type, aussi réactif, n’est pas forcément des plus faciles. L’intégrer dans un récipient l’est encore moins.

Pour le reste, l’idée est aussi simple que géniale, demander à un module dédié de transmettre certains signaux vers un électro aimant qui fera réagir le fluide en fonction de la musique.

Enceinte Bluetooth Ferrofluide

Ajoutez à cela la création d’une enceinte sur mesures, l’intégration d’un module Bluetooth pour capter le son et le retransmettre, quelques LEDs pour faire bonne mesure et vous aurez cette magnifique solution devant laquelle on peu rester hypnotisé un bon moment avant que le chat la renverse. Le chantier est toujours en cours de développement et nous devrions avoir plus d’informations sur les différents éléments utilisés dans le futur.

J’aime beaucoup l’idée générale même si j’aurais probablement mis un peu plus de soin sur la partie sonore de la création. Quitte à créer un objet original dans le genre, autant qu’il sonne du mieux possible. La page présente un système audio des plus basiques sur ce poste. Mais il s’agit encore d’un prototype, il est possible qu’une très belle solution soit construite au final.

A suivre donc.

Pour en savoir plus sur les Ferrofluides : la page Wikipedia consacrée au sujet.

Une enceinte Bluetooh ferrofluide aux propriétés hypnotiques © MiniMachines.net. 2021.

GTC 2021 : Nvidia propose un circuit RTX 30 aux puces ARM

Si on pensait que Nvidia allait proposer un  nouveau circuit ARM pour la GTC 2021 qui s’est déroulée hier, la surprise a été assez grande au final lorsque la marque a annoncé le lancement d’une puce Mediatek MT819x en partenariat avec le concepteur chinois. Particularité de cette puce, elle sera équipée d’un circuit graphique repris d’une base RTX 30 de génération Ampère.

Si vous voulez voir ou revoir la conférence GTC 2021 : la courte partie sur Mediatek est à 1H06’40”

La poule aux puces d’or.

Les circuits RTX font actuellement la pluie et le beau temps sur le marché PC grand public. Les cartes graphiques produites par les partenaires de Nvidia avec ses puces RTX sont, depuis leur apparition, de vrais moteurs de vente. Les gens font la queue pour acheter ces produits, s’inscrivent sur des listes pour attendre leur tour face à des pénuries de composants qui augmentent pourtant drastiquement les tarifs.

C’est cet engouement que Nvidia promet à son partenaire avec la Mediatek MT819x.  Un assemblage de SoC ARM Classique avec un circuit graphique Nvidia échappé de son labo. Le concepteur de circuit graphique travaillait auparavant en circuit fermé avec des Tegra employant ses développements graphiques mais semble vouloir rebâtir un écosystème externe en s’appuyant désormais sur des partenaires pour évoluer.

Imaginez qu’un marchand de poules frappe à votre porte en expliquant qu’il tient en main une poule aux oeufs d’Or. Un animal que tout le monde voudrait dans sa basse cour après avoir lu la fable de La Fontaine. C’est exactement ce que propose Nvidia, ici, à Mediatek. Une possibilité de transformer des puces classiques, employant les circuits graphiques d’ARM, en un Best Seller qui se démarquerait du reste du marché avec une réputation prometteuse avant même d’être disponible.

Et cela alors que la concurrence est énorme. Apple propose déjà lui même une puce M1 au comportement vraiment impressionnant. Qualcomm travaille toujours sur ses Adreno. et AMD s’est associé avec Samsung pour proposer des SoC ARM avec Radeon. L’arrivée d’un partenaire comme Nvidia est une vraie solution d’avenir pour Mediatek.

Nvidia

Un Mediatek MT819x pour ordinateurs portables

Peu d’informations techniques ont été dévoilées lors de la GTC 2021. On sait que ce SoC serait une collaboration entre les deux entités. Mediatek se chargeant du développement des coeurs ARM Cortex et de leur assemblage avec un circuit Nvidia RTX 30. Un premier prototype, une plateforme de référence servant à concevoir d’autres machines, est en cours de développement. But de la manoeuvre, permettre de présenter le Mediatek MT819x à des partenaires qui pourront concevoir des machines équipées de cette solution. 

Il s’agit pour le moment de machines pouvant tourner sous Linux et Chromium. De quoi concevoir des ordinateurs portables sous Linux et sous Chrome OS qui prendraient en charge le RTX 30 de la puce pour une accélération graphique haut de gamme tout en conservant des besoins en énergie modestes. On imagine qu’un gros travail de prise en charge des capacités en IA et en calcul de la puce sera mis à profit par les systèmes d’exploitation retenus. On peut donc apercevoir en ligne de mire des Chromebooks mais également des Chromebox sous ce type de puce.

Le Mediatek MT819x deviendrait ainsi une clé intéressante pour ouvrir un nouveau marché de Chromebook et de machines Linux. Une voie intéressante à suivre qui pourrait séduire les marques impliquées sur ce segment. Il faudra juger sur pièces et au regard des performances proposées pour savoir cependant si la solution aura tout le potentiel que laisse espérer le RTX 30.

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Nvidia ouvre sa malle aux trésors

Nvidia est dans une position délicate, la marque a posé 40 milliards sur la table pour racheter ARM et devenir ainsi un véritable mastodonte dans le secteur des composants. Pouvant faire ainsi face à AMD, Apple, Intel ou Samsung. Cette intention n’est cependant pas du goût de tout le monde et certains de ses concurrents directs ne sont pas forcément ravis de cette idée. Pour Qualcomm, Apple ou Samsung par exemple, un Nvidia qui devient propriétaire d’ARM, ce n’est pas forcément une bonne nouvelle. Et cela même si Nvidia s’est plutôt retiré du développement de puces avec aucun nouveau Tegra ces dernières années. Savoir qu’un ancien concurrent est désormais aux manettes du développement et de la stratégie des technologies que l’on emploie n’est pas évident. Leurs voix ont dû s’entendre auprès des instances de la concurrence pour éviter ce rachat. Pour AMD et Intel, le lobbying doit également être à la manoeuvre. Aucun de ces mastodontes ne doit avoir envie de laisser naître un type de monstre comme Nvidia/ARM sur le marché.

Ce mouvement d’ouverture de ses circuits graphiques auprès d’un concurrent change la donne. Avec cette manoeuvre, Nvidia prend de la hauteur et au lieu de se positionner en concurrent, il montre comment son association avec ARM pourrait apporter des solutions à l’écosystème. En proposant un circuit graphique RTX 30 à Mediatek, Nvidia montre la voie d’une collaboration positive pour l’écosystème tout en reprenant le rôle que la marque tient dans le monde des cartes graphiques. Un fournisseur de circuits qui laisse travailler ensuite ses partenaires afin qu’ils fabriquent des cartes avec ses puces. Sans entrer dans une dimension concurrentielle particulière avec eux.

Si Nvidia réussit à se montrer sous cet angle, les partenaires d’ARM pourraient y voir leur avantage. Les “petits” concepteurs de puces, du moins les moins connus, y verraient alors tout leur intérêt. ARM produisant déjà, de manière optionnelle, des circuits graphiques Mali qui concurrencent les puces de Qualcomm ou d’Apple. Des marques comme Allwinner, Mediatek ou Rockchip devraient accueillir la nouvelle de manière très positive. Le profil de Nvidia pourrait également être perçu de manière très différente par les autorités de la concurrence avec cette nouvelle facette de son activité.

Nvidia

 Amazing Grace

Nvidia a également profité de la GTC 2021 pour annoncer Grace, un premier SoC ARM développé spécifiquement pour les serveurs. Une solution qui vient se positionner comme une alternative aux processeurs AMD et Intel. Une corde de plus que Nvidia pourrait déployer sur l’arc d’ARM si on le laissait faire pour son rachat. Montrant là encore les possibilités de développement que pourrait apporter le rapprochement entre les deux entités. Grace Hopper, qui a développé le langage Cobol et conçu le premier compilateur, est une informaticienne américaine qui donne son nom à cette nouvelle puce.

On sait, là encore, peu de choses sur le côté technique du circuit. Mais les activités serveurs sont désormais une part énorme des revenus de Nvidia, en constante et nette augmentation depuis des années. Disponible en 2023, Grace devrait améliorer significativement les calculs les plus complexes. Typiquement les opérations effectuées pour des services prédictifs comme la météo pour envisager des scénarios à l’avance.

Le retour de la vengeance du Tegra RTX 30

Ces annonces, le SoC en partenariat avec Mediatek comme Grace, ce sont également de belles épées qui planent désormais au dessus de la tête du marché. Car on peut voir cette conférence d’une autre manière que celle présentée par Nvidia. Si la marque ne parvenait pas à ses fins avec le rachat de ARM. Rien ne l’empêcherait de bousculer son approche et de passer ce circuit RTX 30 sous un nom commercial comme Tegra RTX, par exemple. Proposer à des marques comme Mediatek, Allwinner ou Rockchip ses circuits. Des partenaires qui auraient ainsi des éléments pour concurrencer les puces de Samsung et AMD ou de Qualcomm. Si, au final, les puces ARM RTX 30 s’avéraient très performantes, le passage par un achat de licence auprès de Nvidia pourrait devenir un véritable moyen de pression commercial.

Avec un RTX 30 disponible pour l’architecture ARM, Nvidia dispose de nombreuses solutions pour tenter d’influencer le marché. Soit en la poussant de l’intérieur pour se positionner toujours plus fortement face à Intel et AMD. Soit en la secondant de l’extérieur comme un des multiples fournisseurs de circuits graphiques déjà présents.

Si le Mediatek MT819x vise le marché des machines sous Linux et ChromeOS, ce n’est pas ce qui pose le plus de problèmes à ses concurrents. Le nombre de machines vendues n’est pas au niveau de celui des smartphones, véritable enjeu de développement aujourd’hui. Mais rien ne dit que Nvidia n’a pas – ou ne pourrait pas avoir – dans ses cartons des circuits dérivés du RTX pour viser le segment des smartphones. Un segment nettement plus stratégique que la marque pourrait tenter de réinvestir à terme. Mais le fera t-il en le proposant à tout le monde depuis ARM ou en restant à l’extérieur en tant que Nvidia ?

En clair, la question que doivent se poser de nombreux acteurs de cet écosystème après cette GTC 2021 est probablement quelque chose comme : Vaut t-il mieux avoir Nvidia comme partenaire avec ARM ou comme concurrent avec Tegra ?

GTC 2021 : Nvidia propose un circuit RTX 30 aux puces ARM © MiniMachines.net. 2021.

Un Microscopique PC de jeu sous Raspberry Pi

Le projet en lui même n’est pas très intéressant ou du moins déjà-vu. Mais ce Microscopique PC a un intérêt indéniable, il montre l’effet impressionnant qu’ont désormais les accessoires liés au monde du gaming sur le public.

Présenter ce Microscopique PC sans les ventilateurs (inutiles) et les LEDs (toutes aussi inutiles) et vous aurez un mini boitier comme nous en avons tant vus. Enlever les parois latérales en plexiglas, la façade en nid d’abeille et vous aurez un boitier lambda aux mêmes capacités qu’un autre boitier de Raspberry Pi. Mais avec l’apparat du “gaming”, les LEDs, les fibres optiques illuminées par les LEDs témoins de la carte, les ventilos et tout le tintouin, on a l’impression d’un vrai PC de jeu grand format.

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La vidéo n’en est pas moins intéressante et son auteur, Michael Pick, montre en détail comment il parvient à construire ce rendu global à coup d’artifices. La jouabilité est évidemment assurée par des fonctions de streaming et non pas par la carte. Ce qui permet d’aller taquiner des jeux puissants au travers de l’application Parsec ou de lancer des jeux pilotés par la Pi comme Minecraft.

Je trouve intéressant cette approche inversée de la célèbre fable “Le Roi est nu”. Cette histoire où personne n’ose dire au roi que finalement ses couturiers ne lui confectionnent rien et qu’il se balade à poil pour fort cher. Avec ce montage, c’est l’inverse, on rajoute plein de LEDs et de paillettes au costume du Miniboitier classique et on transforme totalement l’aspect du châssis. Rendant presque crédibles ses performances…

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Si, dans le cas de ce Microscopique PC, c’est très mignon, il est intéressant de s’interroger sur les solutions prêtes à l’emploi délivrées en magasin. Je vois tourner pas mal de publicités pour des machines ma foi très classiques juste affublées de LEDs et de ventilos au travers d’un boitier estampillé “gaming” mais n’ayant en réalité que des performances très habituelles. Coller un tas d’artifices colorés ou assurer une ventilation d’Airbus autour d’une solution entrée de gamme ne transforme pas d’un coup de baguette magique un PC moyen de gamme en machine de gamer. 

Cette mauvaise pratique, surtout visible sur les PC très très grand public, fait également des ravages dans les annonces d’occasion. De nombreux margoulins semblent acheter les boitiers les plus extravagants – et les moins chers – possibles pour y déverser une ancienne configuration. De quoi permettre d’en racheter une nouvelle dans un boitier un peu plus sobre. Coller des LEDs en photo et Gamer dans le titre semblant assurer des vues sur leur annonce même si, au final, il ne s’agit que d’un vieux PC démodé incapable de taquiner autre chose que du 720P.

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Faites donc attention à vous, rappelez vous de cette mignonne petite vidéo. L’habit ne fait pas le PC Gaming.

Un Microscopique PC de jeu sous Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2021.

Hack d’une console Sony PS2 en machine portable ultrafine

La Sony PS2 ou Playstation 2 est sortie en Mars 2000 au Japon, elle vient donc de fêter ses 21 ans il y a peu. Un âge avancé en informatique puisque trois autres générations de consoles successives sont sorties depuis chez le constructeur. Il n’empêche, la console a gardé pas mal de cachet et un catalogue de jeux emblématiques qui a toujours des fans.

 Sony PS2

C’est surtout une excellente proie pour que le vidéaste Millomaker s’en empare et décide de modifier sa Sony PS2 pour la rendre portable. Un défi de taille au sens propre comme au figuré car il désire non seulement la transformer en engin mobile mais également en faire le modèle le plus fin au monde. Ce qui n’est vraiment pas un exercice facile.

Il détaille donc, dans sa longue vidéo, comment il y est parvenu. Les erreurs commises et les tours de passe passe électronique employés pour contourner les divers problèmes rencontrés. Attention, certaines images peuvent choquer. Entre le tronçonnage de la carte mère, le passage au papier de verre, les étapes difficiles de doute et de questionnement, les livraisons infructueuses et autres problèmes, les étapes de production et d’impression 3D du châssis… c’est une vraie saga étalée sur plusieurs mois qui nous est présentée.

Avec 3H40 de jeu possible sur batterie, une charge en USB Type-C Power Delivery qui permet de jouer en même temps qu’on la recharge et une épaisseur de 22 mm, c’est une vraie Sony PS2 portable et surtout un projet magnifiquement porté par son auteur. Bravo à lui et merci à John pour l’info. 

Hack d’une console Sony PS2 en machine portable ultrafine © MiniMachines.net. 2021.

FireFly Station P2 : un Rockchip RK3568 dans un mini boitier fanless

En Juin 2020 sortait la P1, une première version de cette solution Linux Open source qui utilisait alors le SoC RK3399. 2021 signe l’arrivée de la FireFly Station P2 qui propose plus de possibilités à l’utilisateur avec des composants mis à jour et de nouvelles options.

FireFly Station P2

La FireFly Station P2 embarque un RK3568 qui propose quatre coeurs ARM Cortex-A55 cadencés à 1.8 GHz et un circuit graphique ARM Mali-G52. Un duo qui sera compatible ici avec Ubuntu 18.04 et Android 11 et ne consommera que quelques watts pour fonctionner. 

FireFly Station P2

Avec 8 Gigaoctets de mémoire vive et un support un stockage eMMC de 32 Go, cette nouvelle version ajoute désormais un slot M.2 2280 pour un SSD supplémentaire ainsi qu’un emplacement 2.5″ SATA 3.0 pour étendre au maximum le stockage. Il sera ainsi possible de démarrer le système sur le eMMC puis de profiter des deux autres solutions pour stocker données, applications et médias. 

FireFly Station P2

La connectique est toujours aussi complète avec une sortie HDMI 2.0, un jack audio stéréo 3.5 mm, un port USB Type-C, un USB 3.0 Type-A et deux USB 2.0, un port RJ Série et deux ports Ethernet Gigabit. Un module Wifi6 et Bluetooth 5.0 sera également présent avec deux supports d’antennes amovibles. Ce qui fait de la FireFly Station P2 une solution idéale pour de la gestion réseau mais également un bon candidat pour d’autres tâches comme le multimédia ou tout simplement une station multi tâches. D’autant que la solution est parfaitement fanless, dénuée de tout ventilateur.

FireFly Station P2

On ne connait pas encore le prix de l’engin, mais la FireFly Station P1 est proposée à 129$ en version 4 Go de mémoire vive et 32 Go de stockage eMMC.

Source : Liliputing

FireFly Station P2 : un Rockchip RK3568 dans un mini boitier fanless © MiniMachines.net. 2021.

Miner des Bitcoins avec une GameBoy ?

Mais, comme souvent, l’important n’est pas l’objectif mais plutôt le chemin emprunté qui est le plus important. On ne veut pas mener des Bitcoins avec une Gameboy pour faire fortune mais plutôt pour apprendre des choses nouvelles. Trouver la meilleure solution possible pour parvenir à son objectif.

Dans cette expérimentation, le vidéaste Stacksmashing détaille la méthode qu’il a employé pour parvenir à ses fins. Comment faire communiquer la console avec les serveurs nécessaires et effectuer les tâches demandées. Il emploie une solution de microcontrôleur Raspberry Pi Pico connecté à un câble sur mesures pour faire dialoguer la console avec Internet et développe sa propre solution de calcul sur une cartouche compatible avec la solution de Nintendo. Après ce travail électronique et de codage, il obtient une solution parfaitement capable de miner des monnaies électroniques.

Seul souci, léger, la console a un léger handicap de calcul. Elle génère 0.8 Hash par seconde, ce qui est peu. très peu. Une puce moderne spécialisée dans cette tâches est environ 125 000 000 000 000 de fois plus rapide avec 100 TeraHash par seconde. Ce qui pose un léger souci de délai avant d’obtenir son premier Bitcoin tout frais miné depuis sa GameBoy. Il faudra patienter quelques milliards d’années. Autre souci, l’alimentation électrique de la console coutera probablement plus cher en facture que le gain espéré…

Mais ce n’est pas grave. L’objectif est loin de celui tristement basique de “faire fortune”. Il est plus dans la démarche, la recherche et l’aboutissement du projet que dans son résultat. 

Merci à Znokiss pour l’info.

Source: Tweaktown

Miner des Bitcoins avec une GameBoy ? © MiniMachines.net. 2021.

One XPlayer, une console portable sous Tiger Lake

One Netbook s’est spécialisé dans la conception et la fabrication de netbooks “modernes”. Des engins qui ont repris le format compact du concept des origines en n’oubliant pas de le mettre à jour avec les technologies disponibles aujourd’hui. Sa dernière création change un peu de format avec un format de PC qu’on retrouve de plus en plus : la console mobile.

Le One XPlayer (si on le considère comme un PC) ou la One Xplayer (si on la considère comme une console) ressemble plus à une Nintendo Switch qu’à un mini portable. One Netbook  rentre ainsi dans ce cercle très fermé des constructeurs de machines de ce type. Après GDP et sa Win 3 sous Intel Core i5-1165G7 et AYA avec la Neo qui emploie un processeur AMD Ryzen 5 4500U.

Pour sa part, la One XPlayer devrait être disponible sous différents processeurs Intel. Les puces Core i5-1135G7, Core i7-1165G7 et Core i7-1185G7 devraient être au menu. On n’a pas encore tout le détail des composants embarqués, la situation internationale étant problématique pour s’avancer sur certains éléments. On peut s’attendre à retrouver 16 Go de DDR4 dans cette machine avec probablement une option supplémentaire vers du 32 Go. Le stockage sera confié à une solution M.2 2280 PCIe NVMe mais on n’a pas le détail non plus sur la capacité de celui-ci ni d’éventuelles options. Là encore, la situation tendue sur les composants pousse probablement la marque à ne rien annoncer pour le moment.

One XPlayer

Pour contrôler ces composants, pas de clavier ni de pavé tactile. L’écran 8.4 pouces affichera en 1920 x 1200 pixels et proposera une interface capacitive mais, pour se servir du One XPlayer comme un PC, il faudra recourir à une solution de clavier et de souris externe. Pour le jeu, la marque va intégrer les éléments classiques de ce type d’interface : Mini Joysticks, croix directionnelle et boutons.

La vidéo repostée plus haut nous vient du réseau social de vidéo Chinois Bilibili et a été postée par One Netbook. On n’y apprend pas grand chose, malheureusement, si ce n’est l’intention du constructeur en créant ce produit et ce que l’engin est censé supporter en terme de jeux. On ne connait donc pas le poids ni l’encombrement de l’engin, pas plus que son interface. Seule l’information d’une batterie de 60 Whr embarquée dans la machine a été dévoilée… mais sans aucune information sur l’autonomie de l’engin. 

2021-03-26 15_31_47Tencent s’apprête a sortir une console/PC sur son marché local Chinois

A noter que One Netbook semble indiquer vouloir travailler avec le géant Chinois Tencent pour tester sa console One XPlayer… Ce qui pourrait être une excellente nouvelle d’un point de vue tarif. Tencent est un des géants chinois du jeu vidéo en ligne, un partenariat pourrait signifier le développement d’une offre grand public à la Chinoise et donc d’un prix plus abordable que les machines passées de la marque. 

One XPlayer, une console portable sous Tiger Lake © MiniMachines.net. 2021.

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