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À partir d’avant-hierHardware

Qualcomm Snapdragon G3x : une nouvelle plateforme de jeu mobile

Encore floue, cette puce Snapdragon G3x est une création sur mesures de Qualcomm pour équiper une nouvelle génération de machines de jeu mobiles. Razer en propose un prototype avec sa vision d’une console de ce type mais je ne serais pas surpris à terme de voir toute une galaxie de minimachines du genre se déployer chez différents partenaires à l’avenir.

Snapdragon G3x

Tout dépendra évidemment de la mayonnaise en cours de formation autour de ce projet. Il s’agit d’un mélange entre plusieurs ingrédients principaux :

Chez Qualcomm d’abord. Il faut que ce Snapdragon G3x soit à la hauteur des ambitions du projet. C’est à dire apte à piloter des jeux récents, de manière fluide et réactive. Ce qui passe par l’emploi de technologies identiques à celles de son haut de gamme mobile. On n’a peu de détails sur la puce en elle même mais la marque a indiqué quelques possibilités offertes par la puce. Comme le jeu en HDR sur 10 bits en définition UltraHD à 144 Hz1. La solution sera capable de piloter des extensions USB Type-C, et on a en tête des accessoires comme des manettes de jeu externes, un casque audio dédié ou un dock. Le souci pour Qualcomm étant de trouver le bon prix pour ce type de puce afin de séduire ses partenaires et les clients finaux.

Le prix est un élément important de l’équation et c’est ce qui explique cette volonté de trouver un format externe différent de celui du téléphone. Si Qualcomm a besoin de segmenter fortement ses puces en matière de smartphones avec des gammes très étagées qui lui permettent des prix plus élevés, le Snapdragon G3x pourrait être proposé à un tarif beaucoup plus léger pour fonctionner uniquement dans ce type de console. En omettant volontairement des fonctionnalités indispensables au monde du mobile, Qualcomm s’assurerait que cette production particulière ne serait pas détournée vers d’autres machines. Pour le moment, on sait que la puce proposera un circuit graphique Adreno, des coeurs Kryo non détaillés et une connexion Wifi6E/5G. Il suffit pour la marque de ne pas inclure certaines fonctionnalités comme le support de la voix en mobilité mais uniquement la gestion des datas pour en faire une puce impossible à intégrer dans un smartphone. 

On peut donc espérer un prix plus léger sur ce SoC, un ingrédient important de l’équation car personne ne s’intéressera à ces engins si ils sont vendus au prix d’un smartphone haut de gamme.

Snapdragon G3x

Chez les partenaires de Qualcomm ensuite. Les constructeurs de machines puisque la marque ne va pas construire de consoles elle même. Si le marché est prometteur, il est encore totalement en friche. Les acteurs actuels sont assez puissants et pas mal de marques se sont cassées les dents sur le concept. Entre Nintendo et Valve, le secteur de la console de jeu mobile a déjà un spectre assez large de propositions. La Switch y est toute puissante et le Steam Deck est déjà un concurrent très lourd avant même d’être commercialisé réellement.

On se souvient de divers constructeurs ayant tenté l’aventure du jeu mobile avec des marques comme Sony ou Nvidia. Toutes ont renoncé aujourd’hui. Ce qui ne veut pas dire que l’appétit n’est plus là. Le médium de ce type de loisir s’est simplement déplacé vers les smartphones qui permettent de retrouver des univers ludiques complets. Il faut donc amadouer les partenaires et leur donner envie de s’intéresser au concept. La liste des alliés potentiels de Qualcomm est très longue. On y retrouve tous les fabricants de PC traditionnels mais également les marques présentes en téléphonie mobile. Tous sont potentiellement capables de proposer un engin du même type que le prototype de Razer. Tous pourraient fabriquer une base de machines pour ce nouvel écosystème. Avec des prix variés, des fonctionnalités annexes différentes, plus ou moins de mémoire ou de stockage, des écrans aux dalles de diverses diagonales, il y a de quoi proposer un bel éventail de solutions à des prix divers.

GeForce Now

Chez les éditeurs enfin. On ne connait pas encore le fonctionnement global de l’ensemble. Si il s’agira d’une solution totalement autonome, pilotant des jeux spécifiques ou Android. Si c’est le cas, ce sera probablement un outil de niche, la plupart des joueurs mobiles ayant déjà un… mobile. Un engin souvent fort cher toujours présent sur eux et qui suffira toujours à jouer, quitte à lui adjoindre des manettes supplémentaires pour les plus mordus. Cela ne tient pas la route, à mon sens, de s’enfermer dans une solution autonome et ce serait même contre productif pour Qualcomm qui truste le marché mobile haut de gamme aujourd’hui. L’offre gaming d’Android reste une plaisanterie pour beaucoup de joueurs.

On peut donc penser à une passerelle permettant de jouer en streaming, ce qui fait beaucoup plus sens aujourd’hui. Le marché du jeu dématérialisé et calculé sur un serveur externe est en plein boom. Les acteurs sont désormais nombreux et performants. Nvidia, Sony, Microsoft, Google, Facebook et même Netflix de manière balbutiante… Tous ces acteurs sont concernés par ce type de dispositif qui offrirait une approche nouvelle pour piloter leurs jeux. C’est important car l’absence d’offre est ce qui a tué les consoles mobiles par le passé. Payer le développement de nouveaux titres et les porter sur un format spécifique coûte cher. Développer sa propre console mobile comme le faisait Sony coute également de l’argent. Ici l’offre est présente, énorme, et a portée de connexion internet. Un engin mobile équipé d’une puce Snapdragon G3x pourrait sans doute proposer une connexion plus que suffisante avec ces services et donc accéder à la totalité de ces catalogues. Cela  permettrait de piloter des jeux triple A en échange d’un abonnement à un service de Cloud Gaming externe.

Il y a évidemment la troisième voie d’un mélange des deux, une solution qui permettrait de jouer en mode déconnecté en téléchargeant des jeux sur la console mais également de jouer en ligne via un service de jeu externe. C’est probablement la voie à suivre pour ce projet car c’es la plus souple pour les joueurs. Qualcomm indique bien que sa puce sera capable de piloter aussi bien des jeux Android que des jeux en streaming en ligne ou locaux- c’est déjà le cas de ses Snapdragon actuels – et il est évident que ce serait le plus gros atout de ces produits. On pourra donc jouer hors connexion, piloter un PC local qui exécutera le jeu affiché sur l’écran de la console ou streamer le contenu d’un jeu calculé par un serveur externe.

Snapdragon G3x

Si cette mayonnaise prend, si le SoC est vendu de manière à fabriquer des consoles situées sous les tarifs actuels du marché – une fourchette moyenne définie par Valve et Nintendo située autour des 400€ – l’offre pourrait avoir du sens. Le reste des fonctionnalités présentées par le prototype de Razer ne sont à prendre que comme un état de l’art : La webcam 5 mégapixels offrant une vidéo 1080p pourrait varier vers d’autres solutions. Certains ne seront pas intéressés par la vidéo conférence sur ce type de dispositif, les deux microphones pourraient également être déclinés vers des solutions différentes. Razer a intégré quatre enceintes sur son modèle qui pilote du Wifi6E, du Bluetooth 5.2 et se connecte en 5G. Cette console, baptisée Snapdragon G3x Handheld Development Kit dans cette version de travail, proposera un écran de 6.65″ en FullHD OLED. Pas sur que tous les constructeurs s’intéressent à cette diagonale ni à ce type de dalle. Des solutions plus grandes en IPS pourraient être proposées, ou plus petites pour rentrer plus facilement dans une poche par exemple. Les possibilités sont nombreuses.

Tout le monde a quelque chose à gagner – sauf peut être Valve et Nintendo mais ils jouent sur d’autres terrains – à développer cette nouvelle plateforme. Qualcomm, d’un côté, qui s’ouvre un nouveau marché intéressant à moyen et long terme. Les marques qui pourront proposer de nouveaux produits à leur catalogue. Les éditeurs qui offriront des titres en streaming supplémentaires et les plateformes de streaming qui verront fleurir de nouveaux abonnements.

Le grand public enfin pourrait y trouver son compte avec des engins mis   en concurrence, des propositions situées à différents tarifs et indépendantes en partie de la puissance qu’elles embarqueront. Difficile pour un particulier d’acheter une console enfermée autour d’un coeur mobile au vu de l’évolutivité de ceux-ci. Le fait que le jeu soit en bonne partie dématérialisé assurera à la console une pérennité très différente des solutions passées. Jouer à un jeu Triple A de PC en streaming dans de bonnes conditions se fera aussi bien aujourd’hui que dans plusieurs années sur un Snapdragon G3x. Le principal étant la liaison entre la machine et le serveur et non pas la puissance embarquée entre les deux joysticks.

Qualcomm Snapdragon G3x : une nouvelle plateforme de jeu mobile © MiniMachines.net. 2021.

Qualcomm et Razer : un Developer Kit sous Snapdragon G3x

En association avec Razer, Qualcomm présente un Developer Kit sous Snapdragon G3x qui semble correspondre à la vision du jeu mobile de prochaine génération pour les deux marques.

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Le site VideoCardz a reçu des images d’une présentation de certains futurs SoC de Qualcomm pour 2022 à l’intérieur desquels est présente le Snapdragon G3x. Une solution qui semble entièrement conçue pour le jeu mobile. Le marché des consoles portables de nouvelle génération étant en plein essor avec de nombreuses solution a venir  et en particulier le Steam Deck de Valve sous une solution x86 signée AMD, il est urgent pour Qualcomm de venir s’y positionner.

C’est Razer qui est aux manettes dans la conception de ce prototype. Le Snapdragon G3x qui équipe semble être entièrement conçu pour piloter une solution mobile et offre des prestations impressionnantes pour ce type d’engin. On retrouve par exemple un pilotage d’écran OLED 120 Hz HDR sur le prototype de Razer, un affichage associé à une batterie de 6000 mAh. L’engin semble parfait pour piloter des solutions de streaming grâce à une prise en charge Wifi6E et 5G en plus d’un module Bluetooth 5.2 intégré. Qualcomm a évidemment ajouté ses fonctionnalités audio en terme de codecs Bluetooth et l’engin semble proposer une webcam 1080p. 

Il va sans dire que le gros de ce nouveau marché tourne autour du streaming avec des plateformes toujours plus nombreuses et parfaitement adaptées à ce type de dispositif. Si o peut imaginer jouer directement sur le Snapdragon G3x, une solution clairement orientée streaming aurait de gros avantages techniques et commerciaux.

En proposant une solution limitée en mémoire vive et en stockage, clairement orientée vers le streaming, Raer et Qualcomm pourraient proposer un engin vraiment accessible d’un point de vue tarif. Il suffirait de proposer en outre un service d’abonnement à prix préférentiels vers une plateforme de streaming pour retrouver un engin des plus intéressant pour jouer. Entre le Streaming local, les offres type XBox Game cloud, Nvidia GeForce Now, Stadia et j’en passe, le monde du streaming cherche surtout un bon réceptacle pour s’épanouir. Qualcomm pourrait donc proposer une puce parfaitement adaptée pour cet usage à terme.

Evidemment, Qualcomm ne limitera pas son Snapdragon G3x à Razer et l’ensemble de ses partenaires pourraient proposer leur propre console mobile. Ce qui permettrait d’obtenir à terme un certain choix de designs mais également de finition et de tarifs.

Qualcomm et Razer : un Developer Kit sous Snapdragon G3x © MiniMachines.net. 2021.

Qualcomm veut répondre à Apple avec de nouveaux SoC pour 2023

C’est la même promesse depuis des lustres, à chaque génération de puces, Qualcomm promet qu’elle est la meilleure et que l’on va enfin avoir des PC sous SoC ARM très performants. A chaque fois, le soufflé retombe au bout de quelques tests. Les machines sous AMD ou Intel présentant des avantages techniques différents mais un niveau de performances sans commune mesure à la fois sous Windows et sous Linux.

Minimachines-11-2021Christiano Amon

La seule différence avec cette annonce faite pour le Qualcomm Investor Day, c’est son calendrier. En général, la marque explique que la génération de SoC qui s’apprête à sortir de ses usines et envahir nos PC est la meilleure et c’est là que la déception se fait sentir, comme un piège à souris, on croit qu’il s’agit d’un bon gros morceau de fromage, on s’approche, et paf, on comprend son erreur en une fraction de seconde. Tellement vite que ceux qui en réchappent ne commettent pas deux fois la même erreur. Que ce soit au niveau des clients ou des fabricants, les machines sous SoC ARM sont regardées avec une envie mélangée de crainte… Et tout le monde passe prudemment autour sans s’arrêter.

Là, le scénario diffère puisque Qualcomm ne promet pas l’arrivée de ces puces pour la génération de machines qui devrait débarquer en Janvier mais pour 2023 ! Une année complète au minimum de recherche et développement supplémentaires pour leur prochaine salve de SoC.

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On ne sait pas encore tous les  détails de ces futures solutions à destination du marché PC mais l’ambition de Qualcomm est de contrer les solutions Apple que sont les M1, M1 Pro et M1 Max. Un travail énorme puisque les solutions d’Apple sont probablement les puces les plus efficientes du marché avec des performances littéralement incroyables en terme d’usage pour les deux dernières venues que sont les M1 Pro et M1 Max. Des performances qui correspondent à la promesse faite par ARM dans sa conception, c’est à dire une débauche de capacités de calcul et de fonctions câblées pour quelques watts de consommation. Croyez moi, la première fois que l’on voit un MacBook Pro faire un rendu UltraHD en filaire sans faire le moindre bruit, on est assez surpris.

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« Qualcomm veut être la plateforme préférée pour les PC pour leur inévitable transition vers  ARM » Christiano Amon, CEO de Qualcomm

 

Qualcomm a donc un Everest à grimper, un Marathon que la marque veut finir au Sprint pendant toute l’année 2002 et qu’elle a probablement commencé dès la sortie des premiers M1. Un petit peu de stéroïdes ont été absorbés cette année avec l’acquisition de Nuvia pour 1.4 milliard de dollars. Nuvia est une société spécialisée dans la conception de puces, fondée par des anciens de nombreuses boites de prestige comme Google, ARM, AMD, Broadcom et… Apple. Un des co fondateurs de Nuvia étant rien d’autre qu’un des architectes en chef des processeurs d’Apple il y a encore quelques années. Aux manettes lors de la transition d’Intel à ARM. On voit pourquoi certains ont cassé leur tirelire.

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Qualcomm indique qu’il va s’appuyer sur les technologies de Nuvia pour ses prochains SoC et commencera à produire quelques échantillions d’ici 9 mois et que les premières machines seront livrées en 2023. Je ne dirais pas que les calendriers prévisionnels actuels sont élastiques mais il va sans dire que ces projections sont optimistes. Il est fort possible, étant donné les pénuries diverses sur les composants, que la situation de 2022 ne permette pas forcément une production sans soucis en 2023. Un changement de calendrier par rapport aux estimations de la marque au moment du rachat de Nuvia. En Mars dernier, le premier SoC ainsi créé devait être disponible pour la seconde moitié de 2022.

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La promesse de performances par watts de Nuvia

Et c’est peut être d’ailleurs là une clé qui explique l’année entière de développement accordée aux équipes de Qualcomm et Nuvia. Le marché est tellement tendu que promettre quelque chose pour 2022 serait illusoire, aucun constructeur ne mettrait en route une chaine de production pour un produit dont on ne sait pas si il intéressera réellement le marché en priorité sur les « valeurs sûres » que sont les PC classiques sous Intel et AMD.

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On ne sait pas exactement quelle sera la recette de Qualcomm pour ces nouvelles puces. Seuls quelques éléments ont été annoncés avec, comme toujours, beaucoup de promesses techniques. L’objectif avoué est de proposer le SoC ayant les meilleures performances et la plus basse consommation de toute l’offre actuelle. Ok, c’est un objectif. Moi je pourrais très bien avoir pour objectif de grimper le Kilimandjaro sur les mains en bermuda par exemple, ça n’engage à rien les objectifs.

Pour parvenir à augmenter ses performances, Qualcomm indique  vouloir s’appuyer sur ses solutions graphiques Adreno qui pourront délivrer des capacités allant de 0.3 TFLOPS pour les engins les moins gourmands comme le tech-a-porter. Et jusqu’à 15 TFLOPS pour des machines de jeu haut de gamme. La marque indique également s’appuyer sur ses autres atouts développés sur le secteur mobile pour rivaliser avec les puces x86 sur le segment PC : modem 5G intégré et fonctions d’Intelligence Artificielle ou de prise en charge de module caméra de très belles définition.

Bref, plein de belles promesses et, comme d’habitude, j’ai envie d’y croire mais je reste un peu apeuré par le gros bout de fromage trop appétissant. J’attendrai sagement qu’un autre aille gouter avant moi et publie ses impressions. Je ne peux que souhaiter que Qualcomm réussisse et nous prouve sa capacité d’adaptation. Si l’acquisition de Nuvia permet à la marque d’optimiser son SoC mais également ses capacités d’émulation x86 sous Windows, on aurait tous à y gagner.

Qualcomm veut répondre à Apple avec de nouveaux SoC pour 2023 © MiniMachines.net. 2021.

Qualcomm veut améliorer le Wifi Dual Station sous Windows 11

Une nouveauté qui fait partie de l’offre de Microsoft avec Windows 11 et que Qualcomm compte bien embrasser pour tirer son épingle du jeu. Le fabricant de SoC Wifi indique ainsi pouvoir améliorer la stabilité et la réactivité de ses réseaux sans fil jusqu’à les rendre comparables à une solution Ethernet.

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Qualcomm prendra donc en charge le WiFi Dual Station de Windows 11 avec sa technologie FastConnect 4-stream Dual Band Simultaneous plus simplement appelée DBS. Une technologie qui cherche à réduire au mieux la latence du Wifi. Comme d’habitude, la marque vise les industriels en leur promettant de meilleurs résultats mais également une technologie reconnaissable qui pourrait séduire le public des joueurs. En mettant en avant le WiFi Dual Station, Microsoft et Windows 11 vont faire la promotion de la solution Qualcomm DBS et, à l’inverse, la marque va proposer aux constructeurs de mettre en avant sa technologie. Le jeu habituel de Qualcomm qui est devenu un spécialiste de ce genre de partenariats. Et ça fonctionne, plusieurs grandes marques ont déjà répondu présent comme Acer, AMD, Lenovo, Microsoft ou Valve. 

Comme certains recherchent la présence du petit logo aptX de Qualcomm sur les casques Bluetooth, la matérialisation du DBS devrait porter ses fruits en terme de reconnaissance et de ventes.

Avec le DBS, Qualcomm permet à Windows 11 d’utiliser simultanément les bandes WiFi 2,4 et 5 GHz pour fiabiliser les connexions. Et le premier public visé par ce message est celui des joueurs. Toujours friands de nouvelles technologies censées améliorer leurs performances, ce nouveau service serait la solution pour ne plus entendre l’excuse du « lag » dans les jeux. Plusieurs titres sont déjà concernés comme Dota 2 et Counter-Strike : Global Offensive. D’autres devraient suivre. Il faut évidemment que toute la chaine de communication soit compatible et que le système exécuté soit Windows 11…

L’intégration de ce nouveau protocole devrait faire son chemin, lentement mais sûrement, avec le renouvellement des parcs. Avec, comme second cheval de Troie, l’avantage d’une bonne communication Wifi bidirectionnelle pour des usages de vidéo conférence, par exemple.

Plus d’infos chez Qualcomm

Qualcomm veut améliorer le Wifi Dual Station sous Windows 11 © MiniMachines.net. 2021.

Qualcomm prévoit un SoC au niveau des solutions Apple pour 2022

Qualcomm propulse les PC sous Windows 10 ARM depuis les débuts de cette aventure chez Microsoft. Mais, pour le moment, on ne peut pas dire que le résultat soit très convaincant. Les Snapdragon sortis jusqu’alors ne proposent pas des performances suffisantes pour donner envie de basculer du monde x86 des solutions AMD et Intel aux versions ARM.

Cela pourrait changer en 2022 indique Christian Amon, le tout nouveau CEO de la marque. Dans une interview à Reuters, il indique que Qualcomm sera en mesure de proposer une puce capable de rivaliser avec les solutions M1 d’Apple. Sans expliquer toutefois comment la marque compte y parvenir. Un indice nous vient peut être du tout récent rachat de Nuvia, contre la coquette somme de 1.4 milliard de dollars. Une startup constituée d’anciens designers ayant écumé les principales boites Hight-Tech du monde : Broadcom, Apple, ARM, Google et AMD. Une acquisition qui devrait apporter de nouvelles possibilités aux puces de Qualcomm.

Snapdragon 8cx

Reste quelques questions en suspens par rapport à cette information. La première étant à quelle puce Qualcomm fait référence ? Si il s’agit de rivaliser en 2022 avec les puces M1 de 2020 d’Apple, cela risque de poser un premier problème. Apple ne vas pas attendre sagement qu’on le rattrape et de nombreuses rumeurs circulent déjà sur la prochaine étape de ses puces. Il est fort possible que la solution Apple de 2022 fasse sérieusement de l’ombre à la solution actuelle.

Autre questionnement, l’évolution continuelle des concurrents x86 d’Intel et AMD. Concurrents qui rendent le travail de Qualcomm difficile à force de gagner en performances et en services tout en diminuant leur propre consommation. Le match est compliqué pour les Snapdragon car il existe une vraie concurrence entre AMD et Intel et que les deux éternels ennemis se battent notamment sur le terrain des prix.

Dernier point enfin, on a vu ce qu’on donné trois générations de puces ARM qu’on nous a promis comme le fruit d’une collaboration intense entre Microsoft et Qualcomm. Trois génération au mieux décevantes quand il s’agissait de proposer une émulation des circuits x86. Un pari qu’a pourtant magnifiquement réussi Apple. J’ai tendance à croire que la branche Apple logicielle a moins de secrets pour la branche Apple matériel que Microsoft n’a de secrets pour Qualcomm. Les synergies entre les deux groupes sont moins appuyées. Il serait totalement suicidaire pour Microsoft de faire table rase des processeurs AMD et Intel pour pivoter vers ARM comme a pu le faire Apple.

La suite des évènements risque d’être intéressante à suivre.

Qualcomm prévoit un SoC au niveau des solutions Apple pour 2022 © MiniMachines.net. 2021.

Samsung Galaxy Book Go : un 14″ sous Windows et Snapdragon 7c

On l’a vu avec l’annonce des Snapdragon 7C Gen2, la prochaine étape pour les machines ARM équipées de Windows, c’est une démocratisation de leurs tarifs. Pour le moment, les machines proposées sous ce système ne sont en général pas très brillantes niveau performances par rapport à leurs homologues sous puces x86. Acheter un engin aux performances entrée de gamme pour les programmes courants, ceux qui nécessitent une émulation d’ARM, au prix d’un engin très performant.. Ca ne fait rêver personne.

Galaxy Book Go

La solution ? Proposer des machines plus abordables. Le Samsung Galaxy Book Go semble vouloir être le fer de lance de cette nouvelle voie. La machine emploie le nouveau Qualcomm Snapdragon 7c Gen 2 et débutera sa carrière avec des modèles à partir de 349$. 

Le profil qui se dessine avec cette solution est donc une alternative intéressante. L’engin fera tourner un Windows pour ARM avec probablement des performances semblables à celles d’un engin sous Celeron Intel. La différence majeure pourrait être l’autonomie de l’engin qui dépasserait probablement celle d’une machine classique. Autre point clé, la possibilité de profiter d’une connexion 4G qui est plus que rare nativement sur une machine de type Celeron. 

Galaxy Book Go

Le portable affichera via une dalle IPS de 14 pouces de diagonale avec une définition classique en FullHD. Il emploiera de la mémoire LPDDR4X en 4 ou 8 Go soudée à la carte mère et n’offrira pas plus de possibilité de mise à jour de son stockage puisqu’il s’agira d’une solution eUFS en 64 ou 128 Go. Sa batterie sera une 42.3 Wh proposant une autonomie pour toute la journée, comprendre entre 10 et 12 heures d’autonomie, et l’engin emploiera un chargeur USB Type-C de 25 watts.

Galaxy Book Go

Avec des dimensions très correctes, 32.29 cm de large pour 22.48 cm de profondeur et 14.9 mm d’épaisseur seulement, le Galaxy Book Go proposera une charnière avec une ouverture à plat. L’engin proposera une belle panoplie d’accessoires avec une gestion Dolby Atmos, une webcam 720p, un micro, deux ports USB Type-C, un USB 2.0 Type-A1, un lecteur de cartes MicroSDXC et un jack audio combo. Sa connexion au réseau se fera au travers d’un module Wifi5 et Bluetooth 5.0. Un drôle de choix sur ce poste qui s’explique par l’emploi du Snapdragon 7C Gen2 qui embarque nativement ces technologies.

Je reste encore et toujours circonspect face à ce type de solution ARM sous Windows. On n’a aucune idée du niveau de performances de cette solution avec les applications natives et j’imagine que celles proposées en émulation ne devraient pas être brillantes.

Samsung Galaxy Book Go : un 14″ sous Windows et Snapdragon 7c © MiniMachines.net. 2021.

Snapdragon 7c Gen 2: vers des portables Windows classe éco

Le Snapdragon 7c Gen 2 est un SoC ARM que Qualcomm envisage comme une solution entrée de gamme pour les portables low-cost sous Windows et les Chromebooks. Un univers qui n’existe pas vraiment pour le moment puisque les machines sous SoC Qualcomm sous Windows sont en général vendues assez cher et les Chromebooks ont pour beaucoup troqué les solutions ARM pour un retour au x86.

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Le design de référence présenté en 2019 par Qualcomm pour son Snapdragon 7c

Prévu pour cet été, le Snapdragon 7c Gen 2 est une solution 8 nanomètres qui emploie 8 coeurs Kryo 468 (Cortex-A76) et un circuit graphique Adreno 618. Deux des coeurs sont taillés pour atteindre une vitesse de 2.55 GHz. Pour rappel, la première génération de cette puce utilisant la même combinaison de composants fonctionnait avec deux coeurs à 2.4 GHz. Le gain obtenu entre la Gen 1 et la Gen 2 est donc probablement plus dû à une optimisation des process de Qualcomm qu’à un renouveau d’architecture. La solution a pas mal d’atouts dans la manche avec un DSP Hexagon 692, un ISP Spectra 255 et un modem Snapdragon X15 LTE. La solution prendra en charge également les normes Wifi5 et Bluetooth 5.0.

Chromebook Spin

Jusqu’ici le Snapdragon 7c d’origine n’a pas trouvé sa place dans beaucoup de produits. Acer l’a proposé dans quelques Chromebooks et les performances sont d’ailleurs très convaincantes sur ces postes. Avec une bonne autonomie, une légèreté et une finesse agréable, une belle connectivité et une accélération convaincante de l’univers ChromeOS/Android, ces engins sont très séduisants. Le Chromebook Spin 513 est d’ailleurs assez bien positionné en terme de prix avec un tarif de 399€ dans une version 4/64 Go. Pas mal pour un 13.3″ FullHD proposant plus de 10 heures d’autonomie et un modem 4G.

Est-ce que cette déclinaison réussira à séduire plus de constructeurs à l’avenir ? Peut être sur le segment des Chromebooks où ces puces ont tout leur sens. Cela me semble beaucoup plus illusoire sur le segment Windows avec Intel et AMD qui déploient chacun des solutions de plus en plus convaincantes dans des enveloppes de prix comparables et beaucoup, beaucoup plus performantes. Aucun constructeur n’a proposé de poste sous Windows 10 avec ce type de Snapdragon. Je doute que la Gen 2 rencontre un meilleur sort.

Je reste persuadé que la meilleure recette pour des machines de ce type est dans une exploitation de Linux. Qualcomm poursuit son partenariat avec Microsoft mais je ne suis vraiment pas sûr de la pertinence de cette stratégie. Les Chromebooks sous ARM sont autrement plus séduisants que les engins sous Windows 10. Je rêve qu’un jour un constructeur nous propose un petit netbook moderne, sous ChromeOS ou Linux, piloté par ce type de puce.

Snapdragon 7c Gen 2: vers des portables Windows classe éco © MiniMachines.net. 2021.

Qualcomm lance son Snapdragon Dev Kit pour développeurs

Le Snapdragon Dev Kit, c’est l’équivalent des Chromebooks Pixels, vous vous souvenez de ces engins distribués par Google aux développeurs lors de conférences réunissant des milliers d’entre eux ? Ces machines haut de gamme avaient alors une seule vocation, celle de pousser les personnes qui conçoivent des logiciels et des applications à s’intéresser aux Chromebooks.

2021-05-26 00_23_28Le Chromebook Pixel de 2013, un joli cadeau de Google aux développeurs

De cette largesse de Google, le fait d’offrir des centaines de machines vendues 1300$ pièce, les résultats ont été spectaculaires. L’écosystème de ChromeOS a pris de l’ampleur, les tests ont fleuri un peu partout et cela a permis notamment de voir arriver le portage d’Android et de Linux sur la plateforme. Google faisant un cadeau de ce type, c’était évidemment un savant calcul sur le long terme. Pour rappel le Chromebook Pixel de 2013 c’était quand même un Core i5 avec un écran 2560 x 1700 pixels IPS à une époque où les machines grand public se trainent toujours en FullHD et souvent avec une dalle TN. L’engin était beau, séduisant, il donnait envie de s’intéresser à ChromeOS. De le triturer, de le détourner, de le transformer. Ca n’a pas manqué et si certains fruits sont tombés à côté du panier voulu par la marque, l’impression générale était plus que positive. 

Snapdragon Dev KitAvec le Snapdragon Dev Kit on a la même idée mais en plus tiède, pour ne pas dire glacé. Pour obtenir cet engin, il faudra en effet dépenser une certaine somme. On ne sait pas laquelle mais le studio de développement ou le professionnel indépendant intéressé par le développement de solutions ARM sous Windows devra d’abord investir une somme que Qualcomm juge “abordable”.

Tout le calcul pour un développeur étant de s’offrir la machine puis de travailler dessus pour adapter un logiciel afin qu’il apparaisse sur le Windows Store. Dans l’espoir, ensuite, qu’un public de clients ayant acheté une machine ARM sous Windows se penche sur le store, s’intéresse à cette création et s’offre une licence du logiciel. Cela fait, Microsoft ponctionnera une partie du bénéfice et la somme restante servira d’abord à rembourser la machine, puis les heures de développement et enfin commencera à faire gagner gagner des sous aux créateurs. Sachant que la même application existera surement déjà sous un Windows normal, sous Linux, sous Android et sous les différents systèmes Apple… C’est donc un pari assez compliqué à mener. Si on le met en perspective du nombre de solutions Windows ARM actuellement sur le marché, c’est un pari vraiment très difficile.

Un développeur indépendant me disait que le problème de ce genre de solution venait de la multiplicité des plateformes. Il est impossible de protéger une éventuelle idée sur ce type de système. Si quelqu’un arrivait avec une application géniale sur Windows pour ARM, elle serait copiée dans la foulée sur d’autres systèmes. Rendant la rentabilité du projet totalement caduque.

BlackBerry PlayBook

Certains ont parfois réussi à gagner de l’argent avec des systèmes exotiques comme avec la HP TouchPad ou la Blackberry Playbook. Des petits malins ont réussi à proposer des applications particulières, qui n’existaient pas sur le système d’origine et que les possesseurs de ces engins étaient content de retrouver parce que personne ne développait réellement pour ces machines.

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Les deux seuls jeux “importants” sur la PlayBook ont été totalement sponsorisés par Blackberry

Petites différences avec les engins sous Windows ARM. Ces solutions ont été massivement proposées par HP et Blackberry à des prix défiant toute concurrence (99 et 130€) pour leur époque. Des prix qui se justifiaient par la fin annoncée des appareils et de leur support. Il était donc tentant de céder à la proposition logicielle d’un développeur indépendant parce qu’on savait qu’aucun studio de renom n’allait continuer à proposer des logiciels. 

Snapdragon Dev Kit

Mais si un studio inventait demain une application hyper efficace de retouche d’images ou de photos, par exemple. Ou un excellent jeu avec une nouvelle mécanique intéressante ? Quel intérêt de les développer sue une machine Snapdragon sous Windows ? Pour combien de clients potentiel face à une solution Windows x86, Android ou Apple ? Le choix de travailler sur cette plateforme ne sera jamais rentable. En toute logique, votre choix de développement correspondrait aux solutions proposant le plus de clients potentiels et, en dernier lieu, aux solutions aux écosystèmes les moins développés.

Est-ce que Qualcomm en a conscience et va proposer son Snapdragon Dev Kit gratuitement à de grands studios de développement ? A des développeurs indépendants ? Microsoft pourrait participer à ce mouvement pour compenser les frais de base inhérents à ce changement de plateforme… J’ai bien peur que sans des développements sur-mesures massifs poussés par une aide importante de la part des créateurs de ce kit, la solution reste encore et toujours à la traine des développements des autres acteurs majeurs du marché.

Apple

On se souvient de l’aventure d’Apple avec son propre kit de développement en Février dernier. Lorsque la marque avait proposé son “Developer Transition Kit” pour 500$ en Juin 2020, elle avait indiqué que les machines devraient revenir un jour ou l’autre au bercail. Le montant déboursé n’était pas un achat mais un accès au kit qui prendrait fin une année plus tard. De nombreux développeurs avaient tout de même franchi le pas car ils savaient que derrière, leur investissement serait récompensé par les ventes de leurs applications. Le parc installé de machines “Apple M1” étant en quelque sorte garanti par la marque. Le jeu en valait donc la chandelle et les kits ont été commandés en masse. La confiance portée dans l’écosystème Apple étant sans commune mesure avec l’offre de Qualcomm/Microsoft.

L’histoire de ce Snapdragon Dev Kit me semble malheureusement très différente. A moins que le prix de l’objet soit réellement très intéressant, je doute assez fortement du succès de l’opération.

Source : Qualcomm

Qualcomm lance son Snapdragon Dev Kit pour développeurs © MiniMachines.net. 2021.

Le Qualcomm SC8280 pour Windows sera 200% big

La souplesse de l’architecture ARM autorise des intégrations très variées tant en nombre qu’en type de coeurs. Le Qualcomm SC8280 serait à même de le prouver une nouvelle fois en abandonnant la structure traditionnelle big.LITTLE qui mélange des coeurs hautes performances très puissants avec des coeurs moins énergivores.

Une solution totalement axée sur la performance serait donc dans les cartons de Qualcomm avec deux clusters de coeurs visant avant tout la performance même si ceux-ci ne seraient pas cadencés aux mêmes fréquences. Une manière différente de concevoir la solution pour apporter plus de vitesse de traitement à l’ensemble probablement.

Surface Pro 7

Ainsi on retrouverait 4 coeurs “Gold+” tournant de 2.7 à 3 GHz pour la partie big, et une solution secondaire en lieu et place du LITTLE habituel avec des coeurs moins performants de même type tournant à 2.43 GHz au maximum. Avec ce type de solution, les Qualcomm SC8280 seraient plus rapides que les actuels Snapdaron 8cx Plus actuels mais seraient également plus gourmands en énergie. Ils seraient développés en deux versions et utiliseraient le même circuit graphique Adreno 90 à une fréquence de 693 MHz. Ces puces seraient capables de piloter jusqu’à 32 Go de mémoire vive LPDDR4X.

La grande question qui suit logiquement cette information en provenance de Winfuture.de est liée à la consommation de cette solution. Quel impact aura ce choix sur l’autonomie de l’engin ? Est-ce qu’un ou plusieurs coeurs “big” sous cadencés auront le même régime qu’un coeur LITTLE ? Autrement dit, est-ce que les machines employant un Qualcomm SC8280 seront aussi autonomes et endurantes que les solutions actuelles proposée sous les SoC de la marque. Et c’est une question importante car nous avons aujourd’hui sur le marché des solutions x86 AMD et Intel qui proposent des autonomies qui n’ont plus à rougir face aux solutions ARM. Et cela avec des performances excellentes. Et que dire des nouvelles propositions d’Apple qui allient une autonomie folle avec des services qui surpassent la totalité de leurs concurrents dans ce type d’enveloppe thermique… 

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