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À partir d’avant-hierHardware

Les MiniVacances d’été 2022 !

Comme chaque année je prends quelques jours de vacances. Cette année particulièrement chaude a été longue et il me tardait de pouvoir enfin me vider la tête et m’aérer quelque peu. Je vais donc vaquer à d’autres occupations pendant quelques temps.

Nikolai Lockertsen

Illustration par Nikolai Lockertsen

Je garderais un oeil sur le site de loin en loin et tenterais de répondre à d’éventuelles questions. Je vais toutefois essayer de déconnecter un petit peu alors essayez d’être, comme d’habitude, très sages.

Je pense évidemment à tout ceux qui sont rentrés de vacances, à ceux qui ne sont pas encore partis, à ceux qui n’auront pas cette chance du tout et qui doivent en plus bosser par ces chaleurs. Je vous souhaite à tous le meilleur mois d’août possible. De garder de petites pépites pour vous, des moments de joie que peuvent nous apporter ces congés. De belles images si vous êtes partis et un peu de temps a méditer, l’esprit libre et vagabond, si vous n’avez pas pu.

Bonnes vacances et bonne rentrée à tous !

Pierre.

 

Les MiniVacances d’été 2022 ! © MiniMachines.net. 2022.

Beelink Sei11 Pro : Passage au Core i5-11320H

Le Beelink SEi11 Pro fait donc face aux SER3, 4 et 5 du même constructeur. Au lieu d’embarquer un processeur AMD Ryzen, il est équipé d’une puce Tiger Lake intéressante puisque fonctionnant en 35 watts de TDP avec un circuit graphique Intel Iris Xe. Le Core i5-11320H employé devrait offrir à la machine un bon niveau de performacnes sans nécessiter une ventilation trop bruyante.

Le Beelink SEi11 Pro se positionne avec un processeur 4 coeurs et 8 Threads, cadencé de 3.2 ) 4.5 GHz avec 8 Mo de mémoire cache et 96 EU sur son chipset graphique Intel EU. Capable de fonctionner en 35 watts ou 28 Watts en TDP bas, ce processeur pour portable développe d’excellentes performances à l’usage. Il est ici assez bien entouré avec 16 Go de mémoire vive sur deux canaux grâce à de la DDR4-2400 évolutive jusqu’à 64 Go grâce à deux slots SoDIMM. Le stockage est quand à lui confié à un SSD de 500 Go NVMe PCIe M.2 2280. Stockage que l’on pourra étendre, comme c’est l’habitude chez ce constructeur, avec une baie 2.5″ SATA classique.

La connectique est assez large même si elle a des côtés décevants puisqu’on retrouvera en façade deux ports USB 3.0 Type-A et un USB Type-C en plus d’un classique jack audio combo et du fameux bouton rouge cher à la marque.

Sur la face arrière on retrouve deux autres USB Type-A malheureusement en USB 2.0, ce qui est un peu dommage pour un produit de 2022. Deux sorties HDMI sont présentes ainsi qu’un port Ethernet Gigabit et un jack d’alimentation en 19V/3A. On retrouvera également un module Wi-Fi6 et Bluetooth 5.0 en interne.

L’engin ne supporte que du double écran ce qui veut dire que son USB Type-C n’est pas compatible avec le mode d’affichage DisplayPort. Entre l’USB 2.0 et cet USB Type-C limité, ce n’est pas un modèle a suivre niveau connectique.

Livré avec un adaptateur VESA et deux câbles HDMI, le Beelink SEi11 Pro devrait offrir un bon nouveau de performances dans un format assez compact : 13 cm de large pour 12.6 cm de profondeur et 4 cm d’épaisseur. La marque met en avant l’efficacité de son refroidissement avec un système annoncé à la fois efficace et silencieux composé d’un ventilateur, d’un système de caloduc et d’un dissipateur pour le stockage 2.5″.

Livré avec une licence de Windows 11, le MiniPC propose des fonctions de Wake On La,n et un reveil automatique via une horloge programmable dans son BIOS. Annoncé à 479$, l’engin n’est pas encore disponible en France mais ne devrait pas tarder.

Beelink Sei11 Pro : Passage au Core i5-11320H © MiniMachines.net. 2022.

Creoqode annule sa console Lyra+ sous Raspberry Pi

La console Creoqode Lyra+ est un projet en financement participatif qui fait suite à un modèle Lyra lancé en 2019 et arrivé à terme. La nouvelle version était censée proposer un écran IPS 7″ et être portée par une carte Raspberry Pi Compute Module 4. Le projet n’aboutira donc finalement pas pour plusieurs raisons.

La première et la plus importante est une explosion des prix des composants. La construction de la console s’avère absolument impossible au tarif envisagé. Au lieu de s’entêter dans ce projet et se retrouver face à une communauté mécontente et des soucis énormes, Creoqode préfère jeter l’éponge. 

Annoncée à 299£ HT pendant le financement participatif et à 459£ HT une fois dans le commerce la console était déjà assez chère, surtout face à des solutions x86 de plus en plus agressives. Mais si ce tarif n’était plus tenable, le projet allait droit à l’échec. Face à une augmentation des prix des composants, il aurait fallu augmenter le prix de l’engin et cela aurait été totalement invendable. Si on considère le financement participatif comme un moyen de porter le projet jusqu’à une commercialisation qui assurera sa rentabilité, l’objectif global devenait très instable. Trop dangereux pour poursuivre l’aventure.

Autre raison probable, la difficulté actuelle a mettre la main sur des cartes Raspberry Pi. L’offre actuelle est non seulement rare mais également très chère ce qui ajoute pas mal de soucis à la solution. A la sortie de la première Lyra, sous Compute Module 3 Lite, la présence d’une solution évolutive était vue comme un atout. Aujourd’hui, parce que le marché est très particulier, cet atout est quelque peu terni par l’indisponibilité chronique de ces cartes et leurs tarifs en très nette hausse.

Pourtant la campagne était financée, avec un objectif largement dépassé. Les 10 000£ demandée étaient atteintes et plus de 140 personnes avaient investi pour un total de plus de 50 000£. Le choix de ne pas poursuivre est donc a mettre au crédit de Creoqode qui préfère ne pas décevoir ses fans à long terme plutôt que de gagner de l’argent sur le court terme.

Creoqode Lyra+ : une console qui abrite un Raspberry Pi CM4

Creoqode annule sa console Lyra+ sous Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2022.

Minisforum TH80 : un MiniPC sous Intel Tiger Lake Core i7-11400H

Le Minisforum TH80 est une version évoluée du TH60 que nous découvrions en avril dernier annoncé sous Core i5-11260H. Ce nouveau modèle équipé d’un Intel Core i7-11800H plus performant promet un joli concentré de puissance dans un encombrement des plus réduit.

 

Avec cette puce, le Minisforum TH80 propose donc un processeur composé de 8 coeurs et 16 Threads cadencés de 2.3 à 4.6 GHz avec 24 Mo de cache et un circuit graphique Intel UHD de 11e Gen avec 32 EU. Une puce qui développe un TDP natif de 45 watts mais qui peut s’employer sur une base de 35 watts en baissant quelques peu ses performances.

Elle est ici proposée dans un barebone avec une prise en charge de deux slots SoDIMM DDR4-3200 et pourra accueillir jusqu’à 64 Go de mémoire en double canal. La partie stockage est confiée à un port M.2 2280 NCMe PCIe 4.0 d’un côté et un M.2 2280 NVMe PCIe 3.0 de l’autre. De quoi monter deux stockages rapides sans trop encombrer le MiniPC qui reste très compact.

Le Minisforum TH80 mesure 18.2 cm de large pour 17.7 cm de profondeur et 3.6 cm d’épaisseur. L’absence de baie SATA permettant de limiter sa taille. Cela n’empêche pas la marque de proposer une connectique assez vaste avec  pas moins de 5 ports USB Type-A. Un en USB 3.2 Gen1 et 4 en USB 3.2 Gen2. Un port USB Type-C avec prise en charge d’un signal vidéo DisplayPort est également présent ainsi qu’un HDMI et un DisplayPort pour gérer du triple affichage. Un port réseau Ethernet Gigabit est également de la partie.

Deux jack audio sont proposés sur la face arrière pour bancher une entrée et une sortie micro séparés et un jack combinant casque et micro est visible sur la face avant. Un port Antivol type Kensington Lock est également visible. La gestion des réseaux sans fil est faite au travers d’une carte M.2 2230 classique mais sans plus d’info sur le materiel embarqué… Le rendu de la machine est très sobre avec une coque en aluminium et un design qui fait penser au Mac Mini sur bien des aspects.

Le Minisforum TH80 est annoncé à partir de 429$ au format Barebone. Des versions 8/256 Go, 16/512 Go et 32/512 Go sont également proposées en précommandes directement chez le constructeur. Les versions complètes, avec mémoire et stockage, sont livrées sous Windows 11 Pro pour respectivement 499$, 559$ et 619$.

Le Minisforum TH60 évolue de  son côté, annoncé sous Core i5-11260H il n’est finalement jamais sorti dans cette version et évolue vers le Core i5-11400H. Une version 6 coeurs et 12 Threads avec le même circuit graphique, 12 Mo de cache et des TDP identiques. Il est proposé avec les mêmes déclinaisons à un prix légèrement moindre. Vendu à 359$ en version Barebone il est proposé à 429$, 479$ et 539$ pour les versions complètes avec Windows 11 Pro.

Minisforum TH80 : un MiniPC sous Intel Tiger Lake Core i7-11400H © MiniMachines.net. 2022.

LattePanda 3 Delta : Celeron N5105 et Arduino montent à bord

Mise à jour du 11/08/2022 : La carte LattePanda 3 Delta est désormais disponible comme d’habitude chez DFRobot. Proposée à 279$ en version 8/64 Go, elle embarque donc un Celeron N5105 et des mises à jour techniques assez variées : Wi-Fi6, HDMI 2.0b, USB 3.2 Gen2, USB Type-C complet et la présence d’un micro contrôleur Arduino. Une carte originale et compacte donc mais comme d’habitude une distribution très limitée qui oblige à l’importation.

Billet d’origine du 5/11/2021 : La LattePanda 3 Delta est une carte de développement proposée en financement participatif sur Kickstarter. Le développement de ces cartes particulières commence à avoir un certain historique puisque les premières LattePanda remontent à 2015. La solution propose toujours le même concept, à savoir une base de processeur x86 Intel couplée avec un module Arduino pour créer des engins aux compétences assez variées.

La LattePanda 3 Delta est pilotée par un processeur Intel Celeron N5105, une puce quadruple coeur Jasper Lake qui remplace le Celeron N4100 Gemini Lake du modèle précédent. Il faut dire qu’il devient de plus en plus difficile à obtenir. Impossible de continuer à utiliser une puce dont le stock est aussi aléatoire, la LattePanda 3 Delta suit donc le mouvement et évolue vers cette nouvelle architecture.

LattePanda 3 Delta

Avec 10 watts de TDP, le Celeron N5105 est plus gourmand que le Gemini Lake qui fonctionnait en 6 watts mais il promet une performance quasiment doublée face au N4100. En pratique la puce quadruple coeur cadencée de 2 à 2.9 GHz avec un circuit graphique Intel UHD 24 EU à 800 MHz et 4 Mo de cache est effectivement beaucoup plus robuste et effectue des tâches de façon plus rapide. La partie graphique est notamment plus solide avec des possibilités 2D, vidéo et 3D très abouties… sans toutefois se hisser au niveau d’un Core du fondeur. Il faut dire qu’il y a un monde entre les deux processeurs, le Gemini Lake est sorti à la fin 2017 tandis que le Jasper Lake date du second trimestre de cette année. Je ne suis pas sûr que la performance soit le but premier des acheteurs de ce type de carte mais c’est toujours bon à prendre.

LattePanda 3 Delta

Pour compenser la hausse de TDP, la nouvelle carte change de dissipateur pour une solution plus efficace, elle profite au passage des petits « à-côté » de la solution comme l’intégration native dans le processeur d’un module Wi-Fi6 et Bluetooth 5.2. Ainsi que la prise en charge d’extensions PCIe.

LattePanda 3 Delta

Bien entendu, la grande force de ce dispositif est d’intégrer une module Arduino Leonardo qui sera pilotable par le système piloté par la puce x86. Un ensemble de broches permettra donc de piloter des circuits externes avec cette interface de micro contrôleur particulière en plus de fonctions avancées de la carte comme une connectique USB ou Série.

LattePanda 3 Delta

L’ensemble profitera de 8 Go de mémoire vive soudée à même le PCB et la LattePanda 3 Delta embarquera une base de 64 Go de stockage eMMC en plus d’un lecteur de cartes MicroSDXC et  de deux slots M.2 2280. Le premier prenant en charge un PCIe NVMe et le second en SATA 3.0 plus classique. De quoi construire une solution complète et robuste donc dans un encombrement minimal puisque la carte mesure 12.5 cm de large pour 7.8 cm de profondeur et 16 mm d’épaisseur.

LattePanda 3 Delta

Le reste de la connectique est impressionnant, d’ailleurs, au vu du format de la solution. On retrouve un port HDMI 2.0, un USB Type-C complet avec PowerDelivery, données et DisplayPort 1.4, un port USB 3.2 Gen2 et deux USB 3.2 Gen1. Des ports USB 2.0 seront directement récupérables en branchant les broches nécessaires à la carte mère, un port Ethernet Gigabit est présent, un connecteur eDP et un capteur pour écran tactile sont également visibles ainsi qu’un lecteur de cartes SIM puisque la carte peut accueillir un modem 4G ou 5G.

La LattePanda 3 Delta est donc taillée pour des machines très variées. Du MiniPC classique avec des fonctions multimédia et bureautiques avancées au pilotage de solutions automatisées. Des fonctions avancées de redémarrage après coupure de courant ou de redémarrage automatique du système, en cas de crash système, permettront par exemple de piloter un kiosque d’informations, un automate ou un affichage numérique de manière très complète. Mais des usages de domotique, de robotique ou autres pilotages de machines industrielles peuvent également être imaginés.

LattePanda 3 Delta

Proposée en financement participatif en version de base à 198€1 en version 8/64 Go sans système, elle existe également en de nombreuses versions agrémentées de diverses options qui vont d’un Windows 10 Pro préinstallé à des modèles avec capteur photo et écran IPS. Une version à 474€ est ainsi proposée avec un affichage 12.5″ UltraHD IPS tactile et un module photo de 8 mégapixels. Des options de batterie servant d’onduleur sont également mises en avant sous forme de HAT à connecter directement sur la carte.

Un des gros points forts de cette carte est, sans conteste, la communauté solide qui gravite autour. Depuis 2015, j’ai pu voir de nombreux projets être montés avec ces cartes et le constat est toujours le même, elles sont robustes et efficaces. Faciles à intégrer et tiennent bien dans la durée.

Minimachines-11-2021

La solution est prévue pour une livraison en mars 2022 à tous les participants de la campagne Kickstarter.

LattePanda 3 Delta : Celeron N5105 et Arduino montent à bord © MiniMachines.net. 2022.

Pari réussi pour le Steam Deck

4500 titres, plus ou moins récents compatibles Steam OS. Il y en a évidemment beaucoup, beaucoup plus si on bascule sa console PC sous Windows. 

Ce que Steam Deck a réussi a faire c’est ce que Vale attendait depuis longtemps. Après ses Steam Machines qui n’ont pas réussi a percer malgré le soutien de grandes marques comme Dell, c’est finalement par une voie alternative que l’éditeur y est parvenu. En choisissant un engin maison, une console PC qui n’avait pas vraiment de concurrence mais surtout qui justifiait pleinement ce changement de système pour fonctionner, Valve est parvenu à ses fins.

Steam OS est désormais fort d’une véritable bibliothèque de jeux, de tous mes genres et pour tous les goûts. Plus de 2500 sont jouables et plus de 2000 sont vérifiés… Il ne fait nul doute que désormais, vu le parc installé qui doit être assez important, les développeurs et surtout les studios indépendants, vont garder en tête Steam OS et le Steam Deck lorsqu’il sortiront un titre.

Reste a savoir si cela portera ses fruits ailleurs dans l’industrie. Si un grand constructeur va se pencher sur Steam OS et tenter une sortie avec ce système. Cela aurait du sens uniquement dans la construction d’un PC-Console. Quel que soit son format. C’est probablement là que le pari est le plus difficile a tenir. Le format de la console-PC portable a du sens pour ce système car il s’auto justifie pleinement. sans clavier, sans pavé tactile, l’objet n’est pas un engin de production classique. 

Mais dans le cadre d’un PC, qu’i s’agisse d’un portable ou d’une solution de salon, l’usage de Steam OS à beaucoup moins de sens. D’abord parce qu’il n’y a aucun des jeux supporté par ce système qui n’existe pas sous Windows et ensuite parce que l’usage de ces engins est plus large que la simple console. Un ordinateur traditionnel limité à un système de jeu gâcherait ses compétences.

Steam OS est donc une réussite et le Steam Deck est bien l’ambassadeur qu’il lui fallait, mais que va faire Valve de ce succès ? Difficile a dire. Si un grand constructeur se décide a lancer à son tour une console PC, alors il y a fort a parier qu’il choisisse un système signé Microsoft. Parce que sa console sera alors portée par le marketing de l’éditeur ce qui lui sera d’un grand secours, mais également parce que tout ce que peux faire Steam OS est accessible à Windows mais que l’inverse n’est pas vrai.

Valve fait machine arrière sur le hard mais reste engagé dans SteamOS

 

 

Pari réussi pour le Steam Deck © MiniMachines.net. 2022.

Auralock : une serrure connectée biométrique sur Raspberry Pi

L’ambition d’Auralock est de servir de clé pour l’ouverture de vos portes en utilisant un Raspberry Pi pour vous identifier. Le système étant basé sur une reconnaissance de votre visage pour déclencher ou non l’ouverture d’une serrure. 

Il s’agit d’un projet par Dillon McCardell qui consiste donc a proposer une serrure Open Source basée sur la reconnaissance faciale. On peut, lui faire déclencher l’ouverture d’une porte facilement mais toute autre action peut être mise en œuvre une fois le ou les visages identifiés.

Auralock agit de manière assez classique, une webcam capture l’image d’une personne qui se présente face à la porte et, après analyse de celui-ci, décide ou non de tirer un loquet pour permettre l’ouverture. Une application mobile permet également de jouer avec le mécanisme en pilotant la carte Raspberry Pi qui sert de cerveau à l’ensemble.

Cette application est aussi l’œuvre de McCardell et ne fonctionne que sur Android. Elle permet de régler finement l’usage de la serrure. C’est elle qui gérera les visages a identifier, le temps entre l’ouverture du loquet et sa fermeture automatique. On pourra également définir des plages horaires ou la reconnaissance faciale ne sera plus nécessaire pour entrer mais la simple présence d’un visage suffira a déclencher l’ouverture. C’est aussi cette application qui permettra d’acceder aux visages qui se seront présentés à la porte.

Le coeur du dispositif est une carte Raspberry Pi qui contrôle un HAT prenant en charge un servo moteur ainsi que quelques autres composants. L’emploi d’un module caméra de 12 MP assurera une image bien définie et un capteur magnétique de l’état d’ouverture ou de fermeture de la porte… pour ne pas enclencher le loquet lorsqu’elle est encore ouverte. Le projet emploie un circuit imprimé créé sur mesures et reste enfermé dans un boitier imprimé en 3D qui comprend également le mécanisme de la serrure.

La partie logicielle est très intéressante, elle s’appuie sur une base de données Firebase pour la  communication entre l’application et la carte Raspberry Pi. L’ensemble permet de fermer, d’ouvrir, de capturer des images de la caméras et d’avoir un listing de toutes les ouvertures à heures précises. Auralock est un projet intéressant car très bien documenté par son auteur. Il permettrait des développements assez variés autour de cette idée de reconnaissance faciale. 

On peut imaginer un accès à des pièces mais également avec de simples relais, la mise en œuvre de matériels plus ou moins dangereux uniquement pour des utilisateurs identifiés. L’authentification d’un enfant ouvrant droit par exemple à l’emploi d’une imprimante 3D et d’une scie à chantourner dans un Fablab mais ni à un tour à métaux ni à une graveuse laser. Il y a ici moyen de construire beaucoup d’usages suivant les besoins de chacun.

A découvrir sur le site de Dillon McCardell

Auralock : une serrure connectée biométrique sur Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2022.

Eleglide Coozy : une nouvelle trottinette électrique haut de gamme

La trottinette électrique Eleglide Coozy est un véhicule assez lourd, taillé pour un usage régulier et pas vraiment fait pour la fantaisie. Avec ses 18.7 Kg, ce n’est pas la plus légère de sa catégorie mais elle a pour elle de nombreux avantages.

La Eleglide Coozy c’est avant tout de bonnes idées sur un corps robuste. L’engin est taillé pour un usage dans la circulation avec quelques ajouts intéressants comme des clignotants, des réflecteurs hauts, une jupe enveloppante ou une béquille dans le profilé du châssis. Loin des premières trottinettes apparues sur le marché, ce modèle propose moins de fun et plus de solidité. Une mise à jour qui devrait séduite ceux pour que ce type de véhicule est devenu impératif au quotidien. Un argument suffisant pour faire passer la pilule de son tarif. L’engin n’est en effet pas donné, à presque 700€ elle se place dans le haut de gamme de ce marché.

Performances

La Eleglide Coozy propose un moteur de 350 Watts nominal capable de monter à 540 Watts en crète, un moteur puissant même si on est en dessous des solutions les plus musclées du marché. Suffisant en tout cas pour mouvoir les presque 19 Kg de la trottinette et jusqu’à 120 Kg pour son conducteur. La vitesse maximale est de 25 Km/h, conformément à notre législation, et les quatre modes de déplacement classiques sont disponibles.

6 Km/h d’abord pour « pousser » la trottinette en marchand à pied à côté. 10 Km/h pour voyager « au pas » avec un groupe de piétons. Il est rare que les piétons marchent à 10 Km/h mais la gâchette d’accélération permet d’aller jusqu’à 10 Km/h et offre toute une plage de vitesses intermédiaires. La vitesse suivante limite la trot’ à 15 Km/h ce qui est parfait pour les voies encombrées au quotidien. Quand la piste cyclable est pleine par exemple, il est inutile de laisser la vitesse au max pour circuler, cela évite d’accélérer inutilement entre deux autres utilisateurs et d’avoir un comportement accidentogène. Ces 15 Km/h semblent en général très lents à l’usage mais au final ils permettent également d’augmenter l’autonomie de la machine et donc sa portée de déplacement.

Le maximum que la Eleglide Coozy puisse atteindre est le classique 25 Km/h pour circuler plus rapidement. Le maximum légal en France sur la voie publique avec un EDPM. Ces modes classiques correspondent bien aux usages que l’on rencontre au quotidien. Avec ce type de gros engin on se sent souvent comme au « ralenti » à 25 Km/h mais au final on échange des sensations contre du confort et de la sécurité.

Je n’ai aucune idée de la vitesse d’accélération de ce modèle. J’ai été surpris de voir sur la Navee N65, que j’envisageais nerveuse et presque inconfortable au démarrage, une machine très progressive et douce. Je ne vais donc pas m’aventurer sur son comportement mais rester sagement sur les chiffres donnés par le constructeur. Avec 22 Nm de couple et une puissance de 540 Watts la machine devrait proposer de bonnes performances en montée. Le constructeur indique des pentes de 15% maximum ce qu’il faut en général mettre en perspective du poids a déplacer et de l’état de la batterie. Les 15% peuvent être encaissés par un engin qui sort de sa recharge mais sera plus difficile a escalader avec une batterie en bout de course.

A noter, et c’est important, que le moteur est en propulsion à l’arrière de l’engin, et non pas en traction à l’avant. Une accélération trop brusque serait donc dangereuse avec un risque de renversement si le conducteur se penche trop vers l’arrière. Il est donc probable que nous ayons ici un système de démarrage tout en douceur.

Autonomie

La batterie est une 12.5Ah en 36 Volts avec un capacité de 4580 Wh. Le constructeur annonce une autonomie de 50 à 55 Km avec une charge. Comme d’habitude il faut prendre ce chiffre avec du recul. La Eleglide Coozy promet ce résultat avec de multiples conditions : un conducteur de 75 Kg, circulant uniquement sur du plat avec une vitesse constante de 15 Km/h par 26°C. vous l’aurez compris, ce chiffre est comme toujours issu d’un test en laboratoire où on a posé la trottinette sur un tapis roulant et mesuré le score final. Cela n’a rien a voir avec l’autonomie que pourra proposer réellement l’engin dans la vraie vie.

D’expérience j’ai tendance a retrancher 20 à 25% de la distance maximale que peut parcourir ce type d’engin pour avoir une idée plus exacte de ses capacités. Bien entendu cela dépendra de votre poids, du relief que vous allez rencontrer, si il fait froid ou non et même d’un éventuel vent contraire ou dans le dos. Miser sur 30-35 Km d’autonomie ne me parait pas aberrant. Un chiffre a bien prendre en compte puisque l’engin annonce également une recharge longue, pas moins de 7 heures pour regonfler la batterie à bloc. Il ne faut donc pas compter sur une recharge rapide de quelques heures à l’arrivée pour retrouver une trottinette partante pour de nouvelles aventures. On est sur un modèle qui fera un ou quelques aller retour maison-travail puis travail-maison avant de se recharger toute une nuit.

Confort, conduite et ergonomie

Le gros point fort de la Eleglide Coozy semble être au niveau de son confort et de sa conduite. Le constructeur s’est penché sur  ce poste de manière a rendre la trottinette la plus agréable possible. Et cela commence par l’emploi de roues munies de pneumatiques très larges et hautes. Il s’agit de pneus de 10″ bien plus confortables et efficaces sur la route que les solutions de 8.5″ classiques. Leur largeur est également toute différente avec 2.5″ de gomme qui assurent une bonne adhérence au sol. Pour rouler en ce moment sur une Navee N65 en 10″ de 3″ de large, cela fait une toute autre sensation de confort qu’une trottinette électrique classique.

Les petits défauts de la route sont absorbés, les cailloux, crevasses ou plaques d’égout sont littéralement gommés des sensations retransmises par le guidon et des obstacles comme une petite branchette que l’on doit au maximum tenter d’éviter sont dépassés sans soucis si on a pas eu le temps de les anticiper. Autant de reliefs qui pardonnent beaucoup moins au poignets sur un modèle classique.  La crevaison est également plus rare sur ces pneumatiques de gros calibre. Leur gomme est plus épaisse, plus solide et je n’ai pas eu l’occasion de crever sur ma Navee N65 là où j’ai régulièrement eu des crevaisons sur les Xiaomi M365 avant de troquer leurs cambres contre des pneus en caoutchouc plein. 

Autre point fort de cette Coozy, une suspension dans la fourche avant. Là où la majorité des trottinettes électriques utilisent une fourche rigide à l’avant, celle-ci a intégré une suspension qui agira en plus des pneumatiques pour amortir les chocs. C’est probablement pour cela que le moteur a été placé à l’arrière, pour éviter de positionner la fourche au dessus. On retrouvera donc à la fois le confort des pneumatiques et l’amorti des suspensions sur un même véhicule urbain. 

Le deck fait 19 cm de large avec un tapis antidérapant, cela permet de positionner ses pieds – et son poids – de manière confortable. La potence avant est monobloc, assez large et bien enrobée. Loin de l’aspect basique des modèles classiques. Ce châssis se prolonge sur toute la longueur de l’engin avec quelques détails intéressants. La béquille par exemple est intégrée dans le deck et se dépliera facilement sans jamais gêner la circulation de l’engin ou s’emmêler quelque part. La construction du garde boue arrière a l’air également très solide avec une triple attache au deck. On évitera là encore les vibrations – et les bruits – inutiles.

Le poids de la trot’ reste contenu, 18.7 Kilos c’est loin des 23.5 Kilos de la Navee par exemple. Ce n’est pas pour autant confortable à l’emploi et j’imagine mal porter l’engin sur de grandes distances. Mais pour la charger dans un coffre, la monter dans un bus ou un train, ou simplement la pousser sur un trottoir ou un passage piéton, ce sera beaucoup plus agréable. Je ne sais pas si on peut envisager ce genre d’engin a remonter au quotidien dans un appartement sans ascenseur… Mais il est envisageable de la porter sur quelques dizaines de mètres si on a vraiment pas le choix1. La structure en aluminium de l’engin permet au final de conjuguer du confort et un poids relativement contenu.

L’encombrement de l’engin est classique : déployée elle mesure 1.21 m de haut pour 1.13 m de long et 53.6 cm de large. Repliée elle tombe à 60.7 cm de haut et 51.6 cm de large. Le bas du deck propose 8.8 cm de distance au sol. Comme d’habitude ce n’est pas suffisant pour descendre un trottoir sans que l’engin ne frotte dessus. C’est par contre assez haut pour éviter bien des tracas sur la route ou descendre des obstacles prévus pour un piéton ou un vélo.

La fourche avant peut se plier, de manière classique, de manière a s’accrocher au garde boue arrière. Cette disposition permettra de ranger plus facilement l’engin chez soi ou dans un coffre de voiture. Cela offre également plus de possibilités pour la porter.

D’un point de vue conduite, la Eleglide Coozy propose de nombreux points intéressants a commencer par la présence de clignotants pour signaler quand vous tournez. Il s’agit de petites LEDs situées dans les poignées du guidon et que l’on actionne directement depuis le pouce de la main gauche. Ce signalement est évidemment une bonne chose car on pourra indiquer un changement de trajectoire sans avoir lâcher la direction. Il sera malheureusement beaucoup plus visible par les conducteurs venant de face que par ceux qui vous suivent et l’arrivée de ce type de dispositif ne doit pas être considéré comme suffisant pour manœuvrer. Le contrôles visuel et l’indication de vos intentions peut encore être plus que nécessaire pour votre sécurité et celle des autres usagers.

On retrouve évidemment une petite sonnette au timbre métallique pour signaler tout danger, des phares avant et arrière et même des catadioptres arrière assez hautes sur le garde boue. Un point qu’il est toujours préférable à mon avis de compléter d’un marquage réfléchissant sur la potence avant. Le phare arrière annoncera vos freinages avec un changement de luminosité. Des catadioptres réglementaires sont disponibles à l’avant comme à l’arrière.

Le système de freinage est double avec une particularité toutefois puisque le frein à disque comme le frein électronique agissant sur le moteur sont tous deux situés à l’arrière. La roue avant ne freine pas du tout. Il sera donc encore plus nécessaire sur ce modèle de déporter son poids vers l’arrière de l’engin en freinant. Je n’ai aucune idée de la pertinence de cette offre en terme de conduite ni de la qualité du freinage proposée.

Me panneau de contrôle avant est intégré dans la potence avec un ensemble d’informations très classiques. On retrouvera les indications de vitesse, le nombre de kilomètres parcourus, la vitesse de circulation choisie, le niveau de batterie, l’activation du Bluetooth comme des phares. Petite nuance plus inhabituelle, les LEDs signalant l’emploi du clignotant. C’est un dispositif complet mais classique pour ce type de machine. Un seul et unique bouton est disponible pour réveiller la machine, le reste des réglages devant probablement se faire via des combinaisons d’appuis longs ou courts et via l’application Bluetooth proposée.

C’est elle qui permettra de régler la fonctions « cruise » par exemple qui pourra bloquer la vitesse atteinte au bout de quelque secondes pour ne pas rester le doigt en permanence sur la gâchette et qui se désenclenchera dès que vous freinerez ou accélérerez.  C’est elle aussi qui permettra de faire sonner la trottinette pour la retrouver. Ou elle encore qui enclenchera son antivol qui bloquera l’utilisation de son moteur tout en activant son frein e-ABS. En cas de mouvement elle se mettra alors également a biper.

Fonctionnalités annexes

On retrouve un indice de résistance à l’eau IPX5 assez classique qui ne vous autorisera pas a traverser des flaques pour le plaisir mais devrait vous permettre de faire un trajet sous une pluie légère sans risques pour l’engin. Comme d’habitude, l’idée de nettoyer la machine à grand jets est a proscrire, on se contentera de lui passer un coup d’éponge humide en rentrant de balade.

Le mécanisme de blocage de la potence fonctionne avec un loquet de sécurité qui vient empêcher de le débloquer par mégarde. On ne pourra pas retirer le loquet sans d’abord appuyer sur cette protection mécanique. Cela évitera tout accident d’une potence qui se replie en pleine course. La Eleglide Coozy propose une recharge lente mais équilibrée des cellules afin de s’assurer d’un nombre de cycles maximal tout en effectuant des contrôles de l’état des cellules. 

Après les vélos, Eleglide s’intéresse donc au marché des trottinettes et propose ici un modèle assez haut de gamme avec des arguments assez forts. Suspension avant, pneumatiques confortables, clignotants. Il ne manque plus qu’un petit rétro viseur a ajouter sur la potence pour bénéficier d’un engin très complet pour des voyages réguliers et en douceur. Je ne pense pas qu’il s’agisse d’un modèle véritablement « tout terrain » mais plutôt d’un véhicule urbain un peu plus doux que les solutions habituelles. 

Disponibilité et tarif de la Eleglide Coozy

La Eleglide Coozy est disponible en import chez Geekbuying depuis leur entrepôt polonais où elle est listée à 599.99€ sans frais de port. On est encore sur un tarif assez élevé par rapport aux modèles classiques vendus entre 300 et 350€. Le  confort est évidemment différent et les capacités ne sont plus les mêmes. Un investissement a faire si vous pensez faire une rentrée qui peut se passer d’un autre véhicule qui serait rapidement plus couteux. Je pense que si vous évitez de prendre votre voiture tous les jours pour faire quelques kilomètres de chez vous à votre travail, ce type d’engin est fort rapidement amorti.

Eleglide Coozy : une nouvelle trottinette électrique haut de gamme © MiniMachines.net. 2022.

Mele Quieter3C : Le MiniPC pilote désormais jusqu’à 3 affichages

Pas de mouvement de fond sur le MiniPC lui même, le Mele Quieter3C ressemble fort au précédent modèle 3Q. On retrouve le Celeron 5105 dissipé passivement par une plaque d’aluminium, 8 Go de LPDDR4 soudés à la carte et 128 Go de stockage eMMC combinés à un emplacement M.2 2280 capable d’accueillir le module NVMe PCIe de vote choix.

La partie réseau ne bouge pas non plus avec un module Wi-Fi6 et Bluetooth 5.2 en plus du port Ethernet Gigabit embarqué. Le seul truc qui change à vrai dire c’est la connectique des engins. Si le Mele Quieter3Q proposait deux sorties HDMI et donc un double affichage, le nouveau Quieter3C a choisi une solution proposant un HDMI 2.0, un MiniDisplayPort et une sortie USB Type-C proposant également du DisplayPort. Le second port USB Type-C proposera une alimentation  12V/2A pour alimenter l’engin.

Pour le reste on retrouve trois ports USB 3.0 Type-A et un lecteur de cartes MicroSDXC en plus d’un classique port jack audio 3.5 mm combo. L’idée est donc probablement d’offrir à la fois plus de possibilités connectique pour l’affichage avec ce mélange USB Type-C, DisplayPort et HDMI mais également la possibilité de piloter jusqu’à trois écrans en simultané. On imagine assez bien l’intérêt de ce type de boitier, que l’on peut facilement cacher, alimenter en signal, pour de l’affichage numérique. Un PC pour trois écrans qui pourront diffuser des signaux différents ou identiques. 

Pour un poste de travail basique c’est également une solution tout à fait satisfaisante car totalement inaudible et suffisamment performante pour des usages du quotidien. Bref, sans révolutionner le genre, cette nouvelle édition apporte une différence assez significative pour que l’engin trouve sa place dans l’offre de la marque.

Reste plus qu’a espérer que MeLE se décide a proposer une version avec un châssis métallique de cet engin, on a vu par le passé que le simple ajout d’un dissipateur sur sa coque en ABS permettait de modifier considérablement son comportement thermique. Avec un bête capot en métal, même en acier, le Mele Quieter3C comme ses grands frères serait encore bien plus efficace.

L’engin est annoncé sur Amazon France mais sans le détail de son tarif pour le moment. Il devrait être proposé dans les mêmes prix que le MeLE Quieter3Q qui est proposé régulièrement entre 250 et 300€ en 8/128Go.

Mele Quieter3C : Le MiniPC pilote désormais jusqu’à 3 affichages © MiniMachines.net. 2022.

Intel Arc Pro, une gamme graphiques pour stations de travail

Après les annonces de gammes mobiles et de puces pour cartes graphiques de PC de bureaux, les solutions Intel Arc Pro sont annoncées par le fondeur. Une gamme résolument professionnelle qui vise avant tout les stations de travail.

Trois Intel Arc Pro sont annoncés, les versions A40 et A50 pour PC de bureau au format tour et la version A30M pour les ordinateurs portables. Particularités de cet ensemble, des consommations très basses.

  Arc Pro A40 Arc Pro A50 Arc Pro A30M
Performances max

3

.5

 

TFLOPS

4.8 TFLOPS 3.5 TFLOPS
Coeurs Xe 8 Coeurs RT
Unités d’Execution 128 EU
Fréquence de base 2 GHz
Mémoire vive 6GB GDDR6 96 bits 4GB GDDR6 64 bits
Bande passante mémoire 192 GB/s 128 GB/s
Interface vidéo de sortie 4 x Mini DisplayPort 1.4 Jusqu’à 4 sorties vidéo (Dépendant du constructeur.)
Consommation 50 Watts Max 75 Watts Max 35 – 50 Watts Max
Format simple slot double slot Mobile

Intel vise ici un marché intéressant parce que souvent calibré au delà des besoins des utilisateurs. De nombreux constructeurs intègrent des produits AMD et Nvidia dans des stations de travail avec des capacités très évoluées mais une contre partie problématique. Non seulement ces engins sont très chers mais ils sont également assez gourmands en énergie. Et cela pour des usages souvent assez peu fréquents de leurs capacités les plus évoluées.

Il ne fait pas de doute que les offres des concepteurs de puces graphiques traditionnels seront devant l’offre d’Intel en terme de performances sur leurs modèles haut de gamme. Mais les puces Arc Pro apporteront une alternative probablement moins couteuse et adaptée à certains usages finalement moins gourmands en calcul. Je pense aux multiples affichages sur quatre écrans, aux calculs intensifs mais réalisés sur de courtes périodes du mois et autre besoins qui n’ont pas forcément l’utilité d’une Quadro très haut de gamme.

Intel indique que les Arc Pro prennent en charge de nombreuses fonctions graphiques avec le décodage matériel des formats H.264, H.265 et AV1. Les fonctions Intel Deep Link Hyper Compute and Encode, le Ray Tracing et le variable rate shading. La prise en charge de DirectX 12 Ultimate et des formats OpenGL 4.6, OpenCL 2.1 et Vulkan 1.2 sont également présents.

Garanties 3 ans, les puces seront disponibles dès cette années chez les partenaires habituels de la marque. On imagine que si des sociétés comme HP, Lenovo et autres Dell seront évidemment potentiellement intéressées par cette opportunité, il faudra un certain répondant chez Intel pour les pousser a adopter les Arc Pro. En terme commercial bien sûr avec un prix servant ‘argumentaire majeur face aux concurrents. Mais également des pilotes stables et solides sur lesquels les professionnels puissent compter.

Soure : Intel

Intel Arc Pro, une gamme graphiques pour stations de travail © MiniMachines.net. 2022.

Firefly Station M3 : un MiniPC sous Rockchip RK3588S

Le Firefly Station M3 ressemble à un MiniPC classique, un truc sous processeur AMD ou Intel de petit gabarit. Mais sous le petit capot de cet engin se cache un SoC ARM, dans la grande tradition des machines de la marque. 

Un SoC très bien équipé puisque les Firefly Station M3 peuvent embarquer jusqu’à 16 Go de mémoire vive, 4 Go pour l’entrée de gamme, et de 32 à 128 Go de eMMC de base en plus d’un port M.2 2242 compatible NVMe ou STAT III pour ajouter un SSD plus rapide.  Le Rockchip RK3588S est une solution déployant 4 coeurs Cortex-A76 capable de grimper à 24 GHz et associés à 4 coeurs Cortex-A55  et un circuit graphique ARM Mali-G610. Un NPU apporte également des capacités de prise en charge d’IA avec 6 TOPS de performances.

De quoi piloter des applications Linux assez lourdes, donc, tout en profitant d’une connectique assez vaste au vu de la taille de la machine. Avec 7.3 cm de large pour 9.66 cm de profondeur et 3.28 cm d’épaisseur, le Firefly Station M3 est très compact  et abrite un nombre de connecteurs assez important.

En façade, on retrouve deux ports USB Type-A avec un USB 2.0 et un USB 3.0 mais également un lecteur de cartes MicroSDXC et un port USB 3.0 Type-C avec une prise en charge DusplayPort 1.4 et une fonction OTG. Face arrière, on retrouve un jack audio 3.5 mm, un HDMI 2.1 et un port Ethernet Gigabit qui tiendra compagnie au module Wi-Fi 5 et Bluetooth 4.2 en interne. L’alimentation est assurée par un jack classique en 12 volts. 

L’ensemble des composants rappelle fortement la carte de développement FireFly ROC-RK3588S-PC. Il est vraisemblable que la marque ait donc juste utilisé celle-ci et l’ait emballée dans un format Mini-PC développé autour. On retrouve également la version d’Android maison propre à la marque : Station OS. Mais l’engin sera également compatible avec un Android 12 classique et Ubuntu 20.04.

Pas encore de prix ni de date de commercialisation pour cet engin… mais les tarifs assez élevés de la carte seule laissent craindre une minimachine assez onéreuse.

FireFly ROC-RK3588S-PC : une SBC sous RK3588S

Firefly Station M3 : un MiniPC sous Rockchip RK3588S © MiniMachines.net. 2022.

Le Framework peut également se transformer en tablette

On a d’abord vu des « Cyberdecks » des ordinateurs d’inspiration retro-futuriste avec le Mainboard Terminal et le terrible PC All-In-One de Carter Hurd. Puis une première intégration « à plat » avec le Framedeck. La mise en vente des cartes mères de Framework a semble t-il fait mouche et de nombreux bidouilleurs de génie s’en sont emparés.

Dernier en date, un internaute surnommé WhatTheFilament qui a transformé la carte mère d’un Framework en tablette. Et qui en profite pour poster un guide détaillé pas à pas sur Instructables. Le travail mené ici est assez classique et on a déjà vu ce genre d’opération par le passé. Il s’agit de disposer un puzzle assez compliqué de pièces pour tenir dans un espace le plus compact possible au sein d’u châssis imprimé en 3D. Le côté modulaire du greffon qu’est cette carte particulière a évidemment son avantage et on peut y placer la connectique souhaitée. Pour le reste, la batterie, les enceintes et autres composants mémoire ou stockage, c’est on ne peut plus classique.

Le seul élément « hors normes » par rapport au portable Framework standard vient de l’écran qui doit prendre en charge une surcouche tactile ce que la machine d’origine ne fait pas. Pas un gros soucis vu l’offre actuelle. L’auteur du guide emploie une solution de taille légèrement inférieure aux 13.5″ de base et a choisi une dalle de 12.3″ tactile connectée directement à la carte mère via un USB Type-C. Un simple câble servira donc a alimenter l’écran, transporter le signal DisplayPort et les données tactiles.

Evidemment le sandwich proposé par l’ensemble des composants est plus proche du hamburger que du toast, l’épaisseur de la tablette ne peut pas faire les miracles d’un constructeur traditionnel. L’emploi d’une imprimante 3D ne permet pas autant de souplesse qu’un moule ABS ou qu’un usinage de métal. La machine est donc plus épaisse… mais elle garde les avantages de la formule : des connecteurs amovibles que l’on pourra modifier au besoin très simplement : HDMI, USB Type-A ou Type-C, lecteur de cartes MicroSDXC… Différents accessoires pourront être employés.

Le montage et le démontage des composants se fait avec des vis classiques grâce à des supports métalliques intégrés à chaud dans le plastique ABS du châssis. De telle sorte que les composants pourront être montés et démontés assez facilement. Je suppose que le design général de l’engin ne devrait pas séduire grand nombre d’utilisateurs mais ce type d’intégration est à mon avis une base très intéressante pour transformer d’autres appareils du même genre. Notamment des machines accidentées qui n’ont plus d’écran. C’est également une excellente solution pour de l’intégration de type kiosque ou pour des usages spécialisés.

Les fichiers a imprimer sont disponibles ainsi qu’une tonne de conseils utiles sur Instructables. Si vous cherchez comment intégrer un PC dans un meuble, un véhicule ou fabriquer votre tablette, c’est vraiment une page a parcourir.

Framework : un portable aux composants facilement remplaçables

Le Framework peut également se transformer en tablette © MiniMachines.net. 2022.

Le cheat code qui permet de lancer le Finder caché de certains jeux Pippin

Quelques jeux (enfin, au moins un) cachent un Finder parfaitement utilisable sur la Pippin. Et c’est… bizarre.

Je suis tombé sur le texte sur un Wiki, et il vient d’un document de l’époque sur la Pippin.

For developers, there is an override in the developer Enabler that allows them to override the above described boot process and go directly to the Finder. While booting, and before the extension loading has completed, hold down the “P” and “L” keys. This will allow the Pippin boot process to fall through and the boot to continue onto the Finder. If you have an alias in the Startup Items folder, the Finder will still attempt to launch the title in the Startup Items folder. This method will not work on shipping systems since the Finder on those machines is not a real Finder, but is another copy of PippinFinder.

L’idée, donc, est de presser P et L au démarrage de la console (ce qui nécessite un clavier, de façon évidente) pour lancer le Finder. Enfin, plus exactement, le Finder s’il est présent sur le disque. Dans un démarrage « normal », la console va chercher l’exécutable qui est dans System Folder/Startup Items. En pressant les deux touches, la console va aller chercher le Finder présent dans System Folder. Je mets « normal » entre guillemets parce que les dossier peuvent différer, c’est la logique de base, mais il peut être en japonais (et donc avec des caractères cabalistiques en occident) ou à la racine du disque.

Maintenant, est-ce que ça marche ? En théorie… non. La documentation l’explique bien : sur un disque standard, le Finder présent sur le disque est une version spécifique à la Pippin, qui n’a pas d’interface. Plus exactement, on va le voir dans la seconde vidéo, on a généralement un écran noir, sans interface. Mais au moins sur un disque (Victorian Park), il y a un véritable Finder, avec une interface standard.

Je ne suis pas tombé dessus par hasard ni en testant tous les disques (je n’ai pas tous les disques, déjà…). En fait, j’ai pris les ISO, une version de macOS capable de lire le HFS et j’ai vérifié chaque version du Finder. Sur le disque de Victorian Park, les métadonnées indiquent « 7.5.3b1 \ System Software 7.5.2 ». Pour d’autres, le fichier ne fait que 12 ko, avec ces infos : « 1.0 \ Pippin 1.0 ». Ou « J1-7.5.3 \ PIPPIN J-1.0 ». Ou « J1-7.5.3 \ PIPPIN J-1.1c3 ». Dans certains cas, ce n’est d’ailleurs pas un Finder modifié : les titres basés sur Pease (dont les disques de magazines) utilisent leur « propre » Finder, c’es-à-dire une interface maison. Dans le cas de Victorian Park, je l’ai testé parce que c’est le seul qui n’indique pas Pippin dans la description, avec un fichier dont la taille n’est pas la même que les autres : j’y suis allé de façon empirique et ça marche. Comme je n’ai pas toutes les ISO, je n’ai pas vérifié la totalité des disques, mais une bonne partie quand même.

Sur le disque de Victorian Park


Pas de Pippin dans la description


Sur le disque Ultraman, un Finder (presque) inutile


Tropic Island, une autre version


Post De Card, encore un autre


Sur Pease Turbo, ce n’est pas vraiment le Finder

Avec Victorian Park, donc, on atterrit sur le Finder classique quand on presse P et L au démarrage. Il n’y a rien de réellement accessible, vu que le disque ne contient rien de plus que le Finder, mais c’est amusant. J’ai testé sur une console avec une vieille ROM et sur une autre avec une version récente (1.3) et ça marche dans les deux cas. On peut évidemment accéder à une disquette (avec l’accessoire approprié) ou même un disque dur SCSI, si on a bidouillé la console. En fait, c’est même une sorte de point d’entrée pour un jailbreak… avec un CD original.

Le Finder


Il s’ouvre sur le disque


Le contenu du disque

Sur des disques avec une autre version, ça donne au mieux un écran noir, sans interactions possibles. Dans la vidéo, on voit Gundam Virtual Modeler Light, Ultraman Quiz King et Tropic Island. Ce dernier est un peu particulier : on voit le Finder se lancer, puis le jeu se lance. Je n’ai pas enregistré tous mes essais, mais Victorian Park est le seul qui démarre sur un Finder.

On voit brièvement le Finder


SD-Audio, les cartes SD avec des DRM pour la musique

Connaissez-vous les SD-Audio ? Probablement pas, car ces cartes SD protégées par des DRM ne sont jamais réellement sorties du Japon.

Si vous connaissez un peu les cartes SD, vous savez peut-être que le logo vient d’un format de disques abandonné, mais aussi que le S signifie Secure. En effet, une des différences entre les cartes SD et les MMC va venir de l’épaisseur (pas toujours)… mais aussi de la protection des données. Pour simplifier, les cartes utilisent le DRM « CPRM » pour stocker l’audio sur une carte SD. La norme est intégrée dans les cartes directement, et il existe des cartes incompatibles (comme l’explique la SD Association). Il y a quelques informations dans la FAQ de la SD Association, mais l’idée va être de chiffrer les données sur la carte SD, pour empêcher la copie et limiter les transferts de données (notamment sur le nombre de copies).

La page Wikipedia japonaise l’explique, et je lie la japonaise pour une bonne raison : le SD-Audio n’a pas été utilisé à ma connaissance en dehors de ce pays. Il faut bien dire que c’est assez frustrant à l’usage : le SD-Audio chiffre les données, ce qui implique pas mal de choses. Premièrement, il faut passer par un logiciel spécifique, SD-Jukebox est le plus courant, et il pourrait presque faire passer iTunes, Sonic Stage ou OpenMG pour des trucs ergonomiques. Deuxièmement, les lecteurs (physiques) SD-Audio n’acceptent généralement que les fichiers chiffrés. Il y a une liste sur Wikipedia, mais elle est assez mince : quelques baladeurs Panasonic, JVC et Toshiba, des appareils de chez Panasonic (téléviseurs, lecteurs Blu-ray, autoradio, etc.) et pas mal de téléphones japonais du début des années 2000. On parle ici d’une époque ou les téléphones japonais étaient très différents des smartphones actuels, mais aussi très différents des téléphones européens et américains. On trouve aussi parfois du SD-Audio dans des appareils OneSeg (la TV mobile japonaise) et dans des choses plus exotiques comme certaines platines vinyles Technics. Ensuite, il faut une carte compatible CPRM, mais ce n’est normalement pas un souci : toutes les cartes sorties avant 2018 le sont obligatoirement (ou, plus simplement, toutes les cartes de 2 Go et moins). Enfin, le point qui m’a le plus bloqué, il faut un lecteur de cartes SD compatible.

SD-Jukebox

Franchement, c’est vraiment la partie tendue. La page Wikipedia, encore une fois, en liste plusieurs, qui proviennent de chez Panasonic en grande partie, avec en plus un modèle Buffalo (DH-OP-SDCR) et un modèle I-O Data (USB2-SDMV). Sur le papier, ça semble simple : il suffit de trouver un des lecteurs compatibles. En pratique, ça ne l’est pas : ils ne sont pas réellement UMS (c’est-à-dire utilisables sans pilotes). Ou – plus exactement – la partie liée aux DRM nécessite un pilote. Forcément, vous êtes en train de vous dire que je suis un bras cassé, que ça se télécharge un pilote. Malheureusement… non. Premièrement, Panasonic ne distribue plus les pilotes depuis 2018 (aucune idée de la raison). Deuxièmement, même quand ils étaient disponibles, les pilotes demandaient une authentification : il fallait entrer le numéro de série du lecteur pour accéder aux téléchargements, ce qui a rendu le passage par archive.org impossible. Pour tout dire, j’ai trois lecteurs : un arrivé avec le baladeur (sans pilotes), un arrivé seul (sans le disque de pilotes, donc) et un troisième, arrivé – lui – avec le CD contenant les pilotes. J’ai archivé le tout si quelqu’un en a besoin, du coup.

Les trois lecteurs

Le dernier point a été SD-Jukebox. Le programme n’est pas spécialement rare, mais si vous voulez un peu comprendre comment ça fonctionne, je vous conseille d’aller chercher la version 2.4 “E” (en anglais). Il y a aussi quelques autres programmes et versions ici.

Un soft qui supporte mal plusieurs coeurs… très 1990


Les pilotes du lecteur USB


Quelques infos

Un petit essai

Pour essayer, j’ai trouvé un baladeur Panasonic, le SV-SD70. C’est assez compact pour le début des années 2000, et il fonctionne avec une simple pile AAA et une carte SD, donc. Il ne se relie pas directement à un PC en USB et n’accepte pas les fichiers MP3 standards (ce serait trop simple) : le passage en SD-Audio est obligatoire. Après avoir installé les pilotes, j’ai testé avec mes trois lecteurs : ça fonctionne avec un modèle USB 2.0 (BN-SDCLP3) et un USB 3.0 (BN-SDCMP3) mais pas avec le BN-SDCAAD, qui a peut-être besoin d’un autre pilote. Dans les trois cas, la carte SD est lisible, mais avec le lecteur “incompatible”, SD-Jukebox donne une erreur. Bien évidemment, il faut Windows (et plutôt une ancienne version) et pas un Mac.

Le baladeur et sa grosse boîte inutile


Le baladeur


Avec la carte SD

Dans SD-Jukebox, donc, on peut importer des données depuis un CD ou depuis des fichiers existants. Visiblement, il encode en AAC (protégé) depuis un CD ou du WAV, mais peut aussi gérer le MP3 protégé, ainsi que le WMA protégé. Une fois les fichiers encodés, on peut les transférer trois fois (si j’ai bien compris) vers une carte (check-out), et le chemin inverse est aussi possible (check-in), comme souvent avec des limites (n’espérez pas passer des fichiers à vos amis). Le programme lui-même n’est pas très clair, mais on peut notamment lister le contenu de la carte SD avec un bouton (oui, par défaut, il n’affiche rien). Bien évidemment, DRM oblige, on doit passer par le programme pour toutes les opérations de transfert… La copie elle-même va dépendre de la carte SD et un peu du lecteur, mais ça peut être rapide. L’encodage d’un CD m’a semblé un peu long, mais en même temps j’utilise un lecteur optique de PC portable dans une machine virtuelle, donc ce n’est pas la situation idéale.

Si on n’a pas le bon lecteur de cartes


L’importation d’un CD


La conversion d’un fichier


Les options


La liste sur ma carte SD


Les infos sur un fichier


Le transfert a bien fonctionné

Et les fichiers me direz-vous ? Il sont dans un dossier caché (SD_AUDIO) et sont évidemment illisibles avec les programmes standards (l’extension est SA1). Bien évidemment, tout fonctionne parfaitement dans le baladeur (que je ne peux pas vraiment appeler « lecteur MP3 »), et heureusement.

Les fichiers cachés et illisibles

La conclusion ? Le SD-Audio n’a jamais été un succès, même au Japon. Et comme tous les trucs basés sur des DRM et des logiciels compliqués et propriétaires, c’est (très) vite énervant.

L’easter egg d’AppleScript : Pure Guava ou Dynamic Tofu ?

Dans les premières versions d’AppleScript, il y avait un easter egg qui affichait le nom de code de la version en cours.

Commençons par AppleScript 1.1, la première version distribuée. Elle était livrée avec System 7.5 (et installable sous System 7.1). Son nom de code ? Guava Surprise ou Pure Guava. Pour l’afficher, il faut lancer l’éditeur de script, cliquer dans le menu  et choisir About the Script Editor…. Sur l’image, il faut ensuite cliquer sur l’icône en pressant control. Le nom de code Guava Surprise apparaît.


Pour le second easter egg, il faut cliquer sur les crédits après avoir affiché le code : le texte change.


Pour le troisième, il faut choisir About AppleScript… dans le menu  (au même endroit) avec la même manipulation : le message change (Pure Guava).


Maintenant, AppleScript 1.1.2, livré avec Mac OS 8 (en français ici, mais ça ne change rien). Le message de remerciements est le même, mais le nom de code ne l’est pas. Il s’agit ici de Dynamic Tofu (et le message ne rentre pas dans la seconde fenêtre).




Petit bonus, j’ai installé la bêta d’AppleScript (la version 1.0, en fait) et le programme s’appelle encore Toy Surprise, le nom de code. Du coup, il n’y a pas d’easter egg directement, bêta oblige.



Un prototype du premier iPhone en vidéo

Vu sur YouTube, une petite vidéo de présentation d’un prototype d’iPhone sous SwitchBoard.

C’est le premier modèle, dans une version sans marquage et réellement sous l’OS de test…


Pas de marquage


Il démarre



SwitchBoard



Je vous encourage à aller regarder la vidéo, du coup.

Changer le nombre d’icônes dans le Launchpad de macOS

Le Launchpad, apparu avec Lion, est assez figé : par défaut, il affiche 5 lignes et 7 colonnes. Mais saviez-vous qu’il est possible de modifier les valeurs ?

Il faut lancer le Terminal et taper la ligne suivante pour modifier le nombre de colonnes, en remplaçant le X à la fin par une valeur.

defaults write com.apple.dock springboard-columns -int X

La commande pour le nombre de lignes est presque la même.

defaults write com.apple.dock springboard-rows -int X

Quand c’est fait, il faut relancer le processus avec la ligne suivante, qui va fermer le Dock (lié).

defaults write com.apple.dock ResetLaunchPad -bool TRUE;killall Dock

Voici quelques exemples de ce qu’il est possible de faire.

7×5 (défaut)


Forcé sur 9 colonnes


Forcé sur 3 colonnes


Forcé en 3×3


Forcé en 9×9

Pour revenir aux valeurs par défaut, vous pouvez soit utiliser les valeurs de bases (5 lignes, 7 colonnes), soit supprimer les valeurs avec les deux lignes suivantes. La dernière, comme vu plus haut, relance le tout.

defaults delete com.apple.dock springboard-rows
defaults delete com.apple.dock springboard-columns
defaults write com.apple.dock ResetLaunchPad -bool TRUE;killall Dock

Le cas du prototype du Mac mini avec un dock iPod

Dans une vidéo de Luke Miani, on voit un Mac mini particulier : il possède un dock pour un iPod nano sur sa partie supérieure.

Ce n’est pas une nouveauté : le Mac mini en question a déjà été montré. J’en avais parlé en 2014, encore en 2014 ou en 2020. Mais ce qui est intéressant, c’est qu’on le voit fonctionner, et que Luke a ouvert le Mac mini.

Le Mac mini et son dock





C’est bien un prototype


On voit la prise côté top case


Le connecteur utilisé

Premier point, c’est un Mac mini Intel et pas un G4. L’idée du dock intégré dans le Mac mini n’est pas nouvelle : le Mac mini G4 possédait déjà les traces pour un connecteur dock, interfacé en FireWire à l’époque. Mais ce qu’on voit dans la vidéo, c’est que le connecteur pour relier le capot (qui intègre le dock) au reste du Mac est présent dans les Mac du commerce, tout du moins les traces. Il s’agit du connecteur J27 sur la carte mère… et quelqu’un avait vu sa présence en 2012. Il est parfaitement visible dans le démontage d’iFixit (étape 8) ou (et c’est plus étonnant, dans un sens) dans les Service Source de la machine. En effet, on voit parfaitement une carte mère de prototype avec la prise (la carte mère rouge) et sur certaines photos, la carte mère bleue intègre aussi la prise.

Chez iFixit (J27)


Dans la doc’ Apple, une carte mère de prototype


Et une carte mère commerciale, mais avec le connecteur

On voit bien qu’Apple a donc pensé plusieurs fois intégrer le dock, que ce soit dans le premier ou dans le second Mac mini. Mais la version montrée par Luke a quand même un souci (qu’il explique bien) : la prise est spécifique, c’est celle du premier iPod nano. Apple aurait pu intégrer un connecteur universel (comme sur les dock externe ou l’iPod Hi-Fi), mais ce n’est pas le cas ici. Il y a du coup un souci de temporalité : l’iPod nano est sorti en septembre 2005, nettement après le Mac mini G4 (janvier 2005) et nettement avant le Mac mini Intel (février 2006). Les rumeurs indiquaient que le premier Mac mini aurait dû être lié à l’iPod mini, et ça semble logique : il est plus ancien, et l’iPod nano ne peut pas se synchroniser en FireWire.

Si quelqu’un se sent motivé pour tenter de trouver le brochage et souder une prise, ça m’intéresse (ou mieux, trouver la référence du PCB intermédiaire). Parce que je me pose une question, et la vidéo ne l’indique pas : est-ce que le son de l’iPod est routé vers le haut-parleur ou la sortie audio du Mac mini ?

iCloud pour Windows s’améliore avec le 2FA

Il y a des applications Windows qu’Apple met rarement à jour (comme iTunes… qui reste iTunes) et il y a iCloud pour Windows. Apple met à jour régulièrement le client, avec de temps en temps des nouveautés : récemment, le gestionnaire de mot de passe a été amélioré. Ou, plus exactement, il a reçu les nouveautés disponibles depuis iOS 15 et macOS Monterey.

J’avais déjà parlé de cette possibilité il y a bientôt un an, et sur un point, rien n’a changé : le gestionnaire ne prend en charge qu’Edge et Chrome, et pas Firefox (dommage). La première nouveauté, mineure mais certains aiment ça, c’est la compatibilité avec le mode sombre sous Windows.

La seconde, c’est la prise en charge des notes et de l’authentification à deux facteurs (2FA). Les notes, c’est une des nouveautés de Monterey/iOS 15 : il est possible d’ajouter une… note à un mot de passe. Pour s’aider, pour donner des informations, etc. L’authentification à deux facteurs, c’est un peu plus compliqué, et j’en reparlerais. Mais l’idée est de générer les codes, normalement liés à une application comme Google Authenticator, avec l’OS. macOS, iOS (et iCloud pour Windows, donc), peuvent donc générer les codes nécessaires sans passer par une application dédiée. Je ferais un post un jour sur l’utilisation avec macOS, mais pour l’essai, j’ai juste ajouté l’authentification en question sur un compte Twitter.

Pour profiter de tout ça, il faut mettre à jour iCloud pour Windows (disponible sur le Microsoft Store, ou directement chez Apple pour les vieux OS) et les extensions (Chrome ou Edge).

La dernière version

Je vous dirais bien que ça marche bien… mais ce n’est pas le cas. L’extension pour Edge a bien copié mes mots de passe et elle propose bien la gestion des notes et des codes 2FA (c’est un bon point) mais les données ne semblent pas synchronisées. Je ne sais pas si ça vient de mon compte, de mon Windows 10 en machine virtuelle ou d’une mise à jour qui ne s’est pas faite, mais rien. Les données sont synchronisées entre mes deux Mac, mais pas avec Windows. Je vous mets quand même quelques captures, et j’ai tout de même trouvé la solution intéressante, surtout qu’il s’agit peut-être d’un bug lié à ma configuration.

Clair


Sombre


Il propose bien le mot de passe


Mais le 2FA n’est pas synchronisé, ni la note


C’est bien présent sous macOS

Mettre à jour la Retroquest, la « Pippin mini »

J’avais déjà parlé de la Retroquest, une console chinoise (ou japonaise, je ne sais pas trop) qui reprend plus ou moins le design de la Pippin, mais en mini (et en gris). Et quand j’avais parlé de la Jumbo (une version un peu modifiée), j’avais expliqué qu’il était possible de mettre à jour.

Franchement, ce n’est pas évident. Premièrement, il faut télécharger un fichier énorme (~30 Go) sur Google Drive (parce que bon, un serveur, ça doit être trop cher). Et le fichier n’est pas copain avec macOS : lors de la décompression automatique, je me suis retrouvé avec un fichier de 4 294 967 295 octets. La valeur ne vous parle probablement pas, mais c’est 4 Gio – 1 octet. En récupérant le fichier dans la corbeille et en le décompressant avec The Unarchiver, c’est mieux. Ensuite, surtout, il faut un câble idiot : un USB-A vers USB-A. Comme le fabricant de la console n’a pas mis de prises micro USB sur sa console, il faut passer par la prise USB (femelle) d’une des manettes… et donc utiliser un câble hors-norme. Au départ, j’ai bien tenté avec un câble USB-C vers USB-A, mais ça ne fonctionne pas. Enfin, bon, ça se trouve facilement sur Amazon (même si j’ai dû en commander deux).

USB vers USB


Ensuite, il faut lancer un programme (fourni aussi sur Google Drive), charger l’image disque, attendre qu’elle soit vérifiée, connecter la console en suivant les instructions (presser Menu, brancher le câble sur la prise USB de droite, lâcher Menu) et écrire les données. C’est… lent. Il a fallu un peu plus de 50 minutes pour copier les ~32 Go de l’image disque dans la console.

Le soft


La validation (lente)


Le flash (lent)


Done !

Et qu’apporte la mise à jour ? Quelques ajustements sur les jeux « Arcade », un jeu en moins sur PlayStation (je ne sais pas lequel) et l’ajout de jeux pour MSX et MSX2. Il y a d’ailleurs une liste sur le site, ce qui montre le nombre de jeux (illégaux) préinstallés. Mais la nouveauté principale, montrée , c’est que la console accepte d’autres manettes que les mauvaises copies de manettes Super NES. J’ai testé ma manette de Mega Drive (six boutons) et celle de Saturn sans soucis. Par contre, ma manette « Pippin » ne fonctionne pas, dommage. Globalement, les manettes et joystick USB qui suivent à peu près la norme devraient fonctionner et c’est plutôt un bon point.

MSX2


MSX


Arcade

Bon, ça reste toujours une mauvaise console en chinoisium, mais qui ressemble à une Pippin…

Test rapide : une prise connectée HomeKit Meross

Récemment, j’ai acheté deux prises connectées Meross, compatibles avec HomeKit. Et elles permettent de couper les LED (c’est important pour moi).

Je ne suis pas un adepte des prises connectées au départ, parce que quand j’ai commencé à tester et installer de la domotique, je ne voyais pas tellement les usages. J’ai toujours préféré changer les ampoules directement plutôt que domotiser la prise, par exemple. Mais avec le temps, j’en ai installé plusieurs pour régler un problème idiot : les appareils qui plantent. J’ai une caméra HomeKit qui se déconnecte de temps en temps, un Power Mac G3 instable ou un pont domotique qui perd parfois la connexion. Et la seule solution pratique consiste à couper le courant pour redémarrer. Du coup, j’ai des prises connectées qui ne servent qu’à ça, même si c’est un peu bête : j’aurais préféré des appareils stables.

Et pour le cas du pont domotique – un Eve Extend -, j’avais besoin d’une prise compatible Thread ou Wi-Fi, mais pas Bluetooth. Encore une fois, c’est un peu idiot : le pont est dans la pièce pour gérer les objets Bluetooth, qui sont un peu trop loin des concentrateurs HomeKit. Donc je ne peux pas installer une prise Eve Energy (Bluetooth) pour rebooter le pont Eve. Comme les prises Eve Energy Thread restent assez onéreuses, je suis parti sur des prises Meross en format français (type E). Avec les promotions, elles valaient 31 € pour deux (le prix d’une seule Eve Energy en promotion).

Sur le côté technique, je n’ai rien à dire : l’installation a été rapide, le code pour HomeKit est sur la prise, la prise s’est connectée au réseau Wi-Fi rapidement (2,4 GHz) et la prise supporte 16 ampères (~3 500 W, largement de quoi gérer n’importe quel appareil). En fait, la prise Meross a un défaut : elle est énorme. Mais genre vraiment, avec 6,7 cm de côté, dans un format (presque) carré. En pratique, ça passe si c’est pour mettre au niveau du mur, mais pas vraiment sur une multiprise. Sur la photo, je vous mets une Eve Energy (première génération) et elle est vraiment plus compacte. Pour tout dire, elle est tellement imposante que j’ai dû changer de multiprise : sur celle en place, la Meross bloquait au moins une prise adjacente. Heureusement, j’avais un bloc qui a la bonne idée de séparer un des emplacements des autres, mais même comme ça, la Meross bloque en partie le trou qui est à côté.

Eve à gauche, Meross à droite


Meross à gauche


Là, on voit bien la différence de taille

Le second truc à dire (qui n’est pas forcément un défaut, et je le connaissais), c’est que la prise ne mesure pas la consommation. Pour mon usage, ce n’est pas vraiment un problème : j’ai un wattmètre dédié, et de toute façon j’utilise prise à 95 % avec HomeKit… qui ne gère pas ce type de données. L’Eve Energy le fait, par exemple, mais uniquement dans l’application dédiée.

Compte tenu du prix, la prise (enfin, les prises dans le cas présent) offre un bon rapport qualité/prix. La liaison Wi-Fi est efficace, la prise répond bien et HomeKit marche bien. Le seul problème, vraiment, c’est la taille du bloc. Au passage, méfiez-vous il existe plusieurs variantes et certaines sont incompatibles avec HomeKit. Ce n’est évidemment pas un obligation, mais je suppose que si vous lisez ce site, c’est important. Enfin, elle existe en type E (la mienne, avec une broche cylindrique pour la terre) et en type F, avec deux contacts latéraux pour la terre. En pratique, les deux fonctionnent en France : si vous avez des câbles IEC récents, ils sont probablement compatibles avec les deux types. Mais sur quelques vieux appareils français avec des câbles fixes, vous n’aurez parfois que la broche.

Le problème de la LED

Il faut que j’ajoute un truc vraiment important pour moi : la possibilité de couper la LED de la prise. Je veux du noir complet dans ma chambre, et même dans les autres pièces, je préfère éviter les lumières inutiles. Pas réellement pour l’écologie dans le cas présent (la consommation de la LED est totalement anecdotique), donc, juste pour des raisons totalement personnelles.

Et donc la prise de Meross propose l’option dans son application, et c’est une bonne idée. Assez bizarrement, il y a la même option pour la multiprise mais pas pour la double prise de la même marque (ne me demandez pas la raison, je ne la connais pas).

Avec la prise Meross, on peut couper la LED

Et par acquis de conscience, je suis allé vérifier si les prises Eve Energy proposaient cette option (c’est rarement mis en avant dans les présentations des produits) et la marque fait encore mieux. Elle propose d’abord un mode « Protection enfants », qui va empêcher d’activer la prise manuellement (ça désactive le bouton physique). Mais surtout, on peut régler la LED sur trois niveaux de luminosité, et régler son fonctionnement. Elle peut être coupée, activée quand la prise est allumée (le comportement par défaut) et activée quand la prise est coupée (je ne vois pas bien le cas d’usage, mais pourquoi pas). Franchement, c’est absolument parfait, et j’aimerais vraiment que les autres appareils proposent cette granularité.


Un Apple Watch d’Apple Store sur eBay

Vu sur eBay, une Apple Watch qui n’est pas réellement un prototype… mais reste quand même assez particulière : il s’agit de celle qui se branche sur un socle de démonstration en magasin.

Elle en mode démo (et je ne sais pas s’il est possible de flasher un OS standard sur ce type précis de montre) et en mauvais état physique. On peut bien voir les différences entre cette montre et le modèle commercial : quatre pas de vis pour la fixer au support, quatre pointes qui sortent et un connecteur de debug un peu plus accessible. L’ouverture rend l’utilisation des bracelets standards un peu compliquée, d’ailleurs. Enfin, la montre était vendue avec le câble flex (mais sans la prise Lightning au bout…) et le pont en plastique qui sert de support.

La montre


En anglais (la mienne est en russe)




Un peu abîmée


Le câble sans Lightning


Sur le support


On voit bien les pas de vis

Amazon s’offre Roomba, le fabricants de robots aspirateurs

Amazon n’était pas présent sur ce segment tandis que Roomba commençait a subir des attaques concurrentes de plus en plus fortes. L’agrément permettant au premier d’acquérir iRobot qui fabrique les petits aspirateurs robots vient d’être signé. 1.7 milliard de dollars annoncés, tout en cash, pour venir faire vos poussières.

Les aspirateurs Roomba subissent une très forte concurrence désormais. Si la marque a été rapidement identifiée comme la référence des aspirateurs robots, elle n’a pas réussi a passer le cap de l’antonomase. Ce moment où l’on désigne par le nom d’une marque toute une catégorie de produits comme Frigidaire, Kleenex, Caddie ou Sopalin. Il y a bien eu un moment ou dans des productions populaires certains appelaient leur aspirateur Robot un « Roomba » mais c’était surtout lié au fait qu’il s’agissait vraiment d’un… Roomba. 

Il faut dire qu’en arrivant sur ce marché particulier il y a 20 ans, la marque a réussi a se créer une histoire. Car oui, Roomba date de 2002 et des millions de ces appareils ont été vendus depuis. Si ces dernières années cela a été plus compliqué, avec des marques fortes en concurrence comme Roborock, Roidmi, Dreame et plein de marques moins célèbres, iRobot conserve un certain prestige.

Son dernier coup en date c’est iRobot OS, un système d’exploitation exploitant une IA permettant un meilleur nettoyage quel es modèles es autres constructeurs d’après leur créateur. Lancé en début d’année il aurait permis de faire progresser tous les modèles… compatibles.

Amazon Astro

Difficile de voir ce que Amazon va faire de Roomba. Probablement des aspirateurs avec des fonctions domotiques avancées. On pense évidemment à son propre Robot Astro qui proposait des fonctions domotiques assez étranges. On peut imaginer une poursuite dans cette voie : une sorte d’Alexa mobile, autonome, capable de se déplacer dans votre maison et de filmer ce qu’ils s’y passe en plus de faire un scan LIDAR de vos pièces… Un outil permettant de vous voir, vous entendre et de savoir ou vous vous mouvez.  Parfait dans une optique de surveillance de votre intérieur, un peu plus inquiétant en terme de… vie privée.

L’Amazon Astro n’est pas un robot, c’est un jouet intrusif

Amazon s’offre Roomba, le fabricants de robots aspirateurs © MiniMachines.net. 2022.

Baisse de prix des futurs Ryzen 7000, une bonne nouvelle ?

Les Ryzen 7000 ne sont pas encore officiels mais les informations fuitent à flot continu depuis quelques jours. Les nouvelles puces, au nombre de quatre, devrait être annoncées officiellement à la fin du mois d’août pour une distribution dès la mi septembre. On a donc encore un peu de temps pour faire le point sur ces nouveautés même si on sait déjà qu’elles ne concerneront pas les minimachines.

Ce qu’il y a d’intéressant pour nous avec les Ryzen 7000 c’est leur positionnement tarifaire. Les quatre puces annoncées sont les Ryzen 7600X, 7800X, 7900X et Ryzen 7950X. Il va sans dire qu’un processeur comme le Ryzen 7950X n’a aucun intérêt dans un MiniPC. Avec 16 coeurs et 32 Threads il annonce un TDP de 170 Watts qu’un boitier de faible gabarit aurait bien du mal a encaisser. L’alimentation seule nécessaire à ce type d’engin sera plus grande que la majorité des MiniPC que nous connaissons.

Les fuites parlent d’un Ryzen 9 7950X qui serait commercialisé à 700 dollars, le 7900X à 600 dollars, le 7700X à 300 dollars et enfin le Ryzen 5 7600X à 200 dollars seulement. Ce tarif du 7600X est très bas par rapport aux séries 5000 ce qui va avoir des effets sur tout le reste de la gamme AMD. Il va être difficile de conserver les mêmes positions tarifaires sur les générations précédentes moins performantes avec un modèle entrée de gamme de calibre.

Le Ryzen 5 7600X est annoncé comme un AMD Zen4 gravé en 5 nanomètres avec 6 coeurs et 12 Threads capable d’atteindre une fréquence de 5.3 GHz avec 38 Mo de mémoire cache pour 105 watts de TDP.  Un TDP très élevé d’ailleurs si on considère celui de son prédécesseur, l’actuel Ryzen 5 5600X qui culmine à 65 Watts. 40 Watts supplémentaires, ce n’est pas rien.

Même en estimant que les Ryzen 7000 de ce type n’ont rien a faire sur les gammes mobiles généralement embarquées dans les MiniPC, il va être délicat de continuer a proposer des puces Zen 2 et Zen 3 aux mêmes tarifs. A vrai dire je ne suis pas un devin, à chaque sortie de processeur chez AMD, les constructeurs annoncent dans la foulée des mise à jour de prix dans leurs gammes de MiniPC équipés de solutions antérieures.

Autre point a surveiller, la réaction d’Intel. Un Ryzen 5 7600X à 200$ cela ressemble tout de même à un excellent choix technique pour ce tarif, cela va forcer le grand concurrent a des ajustement de ses gammes frontales mais également de son arrière garde. A suivre.

Baisse de prix des futurs Ryzen 7000, une bonne nouvelle ? © MiniMachines.net. 2022.

La Raspberry Pi Router Board transforme un Raspberry Pi CM4 en routeur

Seeed Studio annonce le lancement de la Raspberry Pi Router Board. Une carte de développement construite spécifiquement pour piloter un routeur autour d’un Raspberry Pi Compute Module 4.  Avec deux ports Ethernet Gigabit et un support PoE via un HAT. La solution peut accueillir le module de la fondation et profiter de celui-ci en proposant des fonctions assez intéressantes de gestion.

On note la présence par exemple d’un petit écran OLED de 0.91″ qui permettra de diffuser des informations techniques. Outre l’état de la solution on peut imaginer des informations défilantes sur l’état du réseau. Une sortie HDMI et deux ports USB 2.0 permettront une exploitation classique en tant que MiniPC ou TV-Box. Cela autorisera également le branchement de stockage externe même si la vitesse proposée ne sera pas rapide. La carte propose également un lecteur de cartes MicroSDXC qui offrira la possibilité de changer facilement de système. Cela ouvre également la possibilité d’une exploitation de CM4 sans stockage eMMC.

Les 40 broches GPIO sont également disponibles, elles seront nécessaires à une exploitation d’un HAT PoE mais autoriseront aussi des usages classiques de carte de développement. Un petit connecteur offrira la possibilité d’alimenter un ventilateur 5 volts avec un contrôle de sa vitesse pilotable via Raspberry Pi OS nativement. La carte mesure 14.6 sur 8 cm et s’alimente viaun port USB Type-C en 5V et 3A. 

La Raspberry Pi Router Board offrira la possibilité d’exploiter pleinement la distribution linux spécialisée OpenWrt.  Mais il sera également possible d’intégrer Raspberry OS, Ubuntu Server et autres systèmes classiques des cartes Raspberry Pi. Proposée à 54.90$ la carte est actuellement distribuée directement par Seeed Studio.

La Raspberry Pi Router Board transforme un Raspberry Pi CM4 en routeur © MiniMachines.net. 2022.

Transpeed P10 : un vidéoprojecteur sous AllWinner H700

Proposé sous les 150€ en importation, le Transpeed P10 propose un affichage en vraie FullHD et un Android 10 porté par un SoC ARM AllWinner H700. Un duo intéressant pour ce qui est en train de remplacer pour beaucoup les TV-Box traditionnelles. 

Sans être identique à celui des TV-Box, ce marché des vidéoprojecteurs semble prendre une forme de relève. Et plusieurs marques ont sauté sur l’occasion en proposant des engins de ce gabarit avec un certain succès. On a vu les modèles Wanbo apparaitre dans les bons plans, des modèles chez Fengmi et le Jireno Cube 4 dans un billet il y a peu. En réalité cela fait des années que ce marché existe. Mais ce qui était « exceptionnel » en 2018 avec un produit comme le jmGO 1899 vendu à plus de 1300€ est désormais accessible à des tarifs beaucoup plus sobres comme avec ce Transpeed P10.

Le marché des TV-Box a de plus en plus de mal a subsister désormais, les produits qui sortaient chaque semaine il y a quelques années dans une déferlante continue, sont aujourd’hui beaucoup plus rares et souvent assez peu intéressants. Le fait que le moindre téléviseur propose une solution de lecture de média, souvent sous Android, avec des accès aux principaux services que les gens veulent exploiter sur ce type de support a rendu le marché dispensable. Le fait que certains produits aient déçu, à plusieurs reprises, les acheteurs n’a pas non plus aidé. Certains produits phares, je pense à la Shield de Nvidia, ont également fixé le marché puisque depuis leur sortie ces TV-Box particulières ont soigné leurs utilisateurs avec des mises à jour constantes et efficaces. Bref, sale temps pour les TV-Box classiques qui n’ont pas su se différencier.

Et voilà que débarque sur le segment des systèmes de projection vidéo low-cost assez efficace. Cela fait 24 mois environ que des produits émergent avec ce type de solution. Si au début cela restait cantonné à du 720p, les constructeurs ont vite compris qu’il fallait au moins du FullHD pour séduire. A l’intérieur de ces vidéoprojecteurs on retrouve les systèmes qui existaient dans les TV-Box auparavant. Un SoC ARM pilotant un Android avec juste ce qu’il faut de mémoire vive et de stockage. 

La différence étant désormais de proposer un affichage plus mobile et donc d’ouvrir d’autres usages indépendant d’un téléviseur. Chambres, chambre d’amis, salle de jeu, vacances, associations ou entreprise, l’idée est d’avoir une grande diagonale toujours avec soi. La qualité sera évidemment en dessous de celle d’un engin au prix plus élevé et de plus gros gabarit, tant par les couleurs que la luminosité ou la partie audio, mais suffisante pour de nombreux usages.

Le Transpeed P10 fait donc partie de cette nouvelle gamme de projecteurs. Je n’ai aucune idée de ses compétences réelles puisque je ne l’ai pas vu en fonction mais il illustre bien cette nouvelle génération d’engins. L’emploi d’un AllWinner H700 est intéressant car cette puce ARM composée de quatre Cortex-A53 et d’un circuit Mali-G31 lui offre la possibilité de prendre en charge de nombreux formats de vidéos ainsi que des définitions élevées. Avec 2 Go de mémoire vive et 16 Go d’eMMC cela ne fera pas de miracles et il ne faut pas trop compter sur le système pour jouer à des titres Android. Mais c’est suffisant pour piloter des logiciels de lecture vidéo et retranscrire un média UltraHD en FullHD à l’écran.

La connectique permet de brancher différents appareils directement sur le Transpeed P10. Un port d’entrée HDMI est disponible en plus d’un port jack de type AV pour un signal audio classique et un éventuel signal composite. Cela permet de brancher une console, un PC, un lecteur de DVD ou autre directement sur le projecteur. Un port USB 2.0 est également disponible pour connecter divers périphériques ou un petit hub afin de profiter d’un clavier souris et d’une clé USB par exemple. On retrouve également un module Wi-Fi 5 et Bluetooth 5.0 mais pas de port Ethernet. Le tout entre dans un format assez compact de 14.5 cm de haut pour 13.5 cm de profondeur et 10.7 cm de large. L’objet pèse 1.6 Kg et propose, comme souvent une poignée de transport.

La partie projection est classique, du FullHD standard donc avec un éclairage LED proposant une luminosité basique : 120 Lumens ANDI. C’est peu, il faut, au moins tirer des rideaux, pour avoir une image viable. Le mieux étant d’être dans une pièce réellement obscure. Pas parfait pour des usages en réunion donc mais suffisant pour une séance de projection dans une chambre par exemple. La diagonale théorique va de 35 à 200″. En pratique au delà de 100″ les optiques embarquées perdent de leur souffle et la lampe LED a bien du mal a conserver ses capacités. On peut sans doute afficher un rectangle lumineux sur 200″ mais pas vraiment une vidéo compréhensible.

A ce tarif sous les 150€, la gestion de la géométrie de l’image et du focus sont manuels, on pourra régler la netteté via une grosse molette sur le dessus de l’appareil. La géométrie sera accessible via les menus logiciels du système. Aucune batterie interne n’est disponible, il faut alimenter l’engin avec son bloc secteur en 19 volts pour qu’il fonctionne.

Attendez vous donc a une nouvelle vague de produits du genre, à différents niveaux de qualité. Ce Transpeed P10 semble être dans l’entrée de gamme. Cela peut suffire pour certains usages précis et contrôlés comme dans une pièce que l’on sait assombrir et avec un placement toujours identique pour ne pas avoir a refaire toute la géométrie de l’ensemble, mais c’est vraiment très basique. Si l’achat d’un vidéoprojecteur vous tente depuis toujours il me semble qu’il est encore nécessaire d’attendre que le marché se décante. Des modèles testés et fiables devraient émerger d’ici la fin de l’année.

Transpeed P10 : un vidéoprojecteur sous AllWinner H700 © MiniMachines.net. 2022.

How to Download macOS Ventura Public Beta with gibMacOS

1. Download and run the Python Script: https://github.com/corpnewt/gibMacOS 2. By default, you will see PublicRelease options for download. To get the Public beta instead you must first Change Catalog to Public. 3...

macOS Ventura 13.0 Public Beta Updates

Today Apple released macOS 13.0 Ventura Public Beta 2, the first software update for pre-release macOS Ventura. Update any supported system using the built-in Software Update functionality through macOS System Settings.

What is your oldest Hackintosh still in use?

For me, I'm still testing everything from Intel 8 Series to 400 Series. Here's an old thread example of my 8 series "2013 CustoMac Mini" build which still runs the latest MacOS Monterey. Pretty good for an almost 10 year old build.

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