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Studios, écoles : SATIS TV fait le point sur l’animation en France

Par : Shadows

SATIS TV, qui proposait la semaine passée une série de conférences, fut l’occasion de revenir sur l’écosystème de l’animation française au travers de deux tables rondes :

  • Tout d’abord, un échange sur les studios d’animation en France avec Carole Toledo (directrice du studio TeamTO à Bourg-lès-Valence), Julien Bagnol-Roy (Supamonks), Moïra Marguin (Responsable du département Cinéma d’Animation – Gobelins) et Franck Petitta (Ecole Georges Méliès).
    La discussion porte notamment sur l’attractivité des studios français par rapport à l’étranger, et la façon dont l’industrie peut retenir les talents issus des écoles de l’hexagone.
  • Dans une seconde conférence, Camille Campion (Creative Seeds), Julien Deparis (École des Nouvelles Images), Joan Da Silva (ArtFX) et Renaud Jungmann (VFX Workshop) échangent sur la thématique des nouvelles écoles d’animation et effets visuels en France, ainsi que sur leurs choix pédagogiques.

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Goodbye Robin!, un touchant court sur la séparation

Par : Shadows

Sophie Barocas, Emilie Damiens, Dongsan Kim, Quỳnh-Phương Nguyễn, Michelle Ong, Olga Serdyukova, Jasmine Veljanovski nous dévoilent leur court de fin d’études aux Gobelins : Goodbye Robin!

Un film qui met en scène Mika, jeune homme dont les souvenirs mélancoliques vont éveiller deux mystérieuses créatures…
Entre souvenirs d’enfance, métaphores et approche très stylisée, Goodbye Robin! ne devrait pas vous laisser de marbre.

En regardant une fleur, Mika se souvient de son enfance et sent une créature se réveiller dans sa tête : un géant plongé dans l’apathie. Une autre créature, pleine d’émerveillement, se réveille également : Kai. Prise au piège à l’intérieur du géant, Kai découvre d’innombrables bulles de mémoire et commence à les rassembler. Avec leur aide, elle guide le géant jusqu’à ce qu’il libère ses émotions – et Mika jusqu’à ce qu’il accepte enfin la perte de son ami d’enfance.

Soundtrack / Musique : Antoine DUCHÊNE
Sound design / Montage sonore : Laurent JIMENEZ, Jean-Baptiste SAINT POL
Mix / Mixage : Cédric DENOOZ

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Rencontre avec l’équipe de « Calamity, une enfance de Martha Jane »

Par : Shadows

Sorti en salles le 14 octobre, Calamity, une enfance de Martha Jane est le nouveau film de Rémi Chayé, à qui l’on doit déjà Tout en haut du monde.

SATIS TV, édition dématérialisée du SATIS, a été l’occasion d’en savoir plus sur ce long-métrage animé produit par Maybe Movies, 2 Minutes, Nørlum (Danemark) et France 3 Cinéma. Voici donc l’enregistrement de la table ronde consacrée au projet, avec le réalisateur Rémi Chayé, la productrice Claire Lacombe (Maybe Movies) et le fondateur et directeur du studio d’animation 2 Minutes, Jean-Michel Spiner.

Voici également, en complément, une interview de Rémi Chayé :

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Les VFX face au confinement : « Comment je suis devenu super-héros »

Par : Shadows

Dans le cadre de la SATIS TV, qui se tient cette semaine en ligne, une table ronde a réuni une partie de l’équipe du film Comment je suis devenu super-héros.

Autour de Stephan Faudeux de Génération Numérique, le réalisateur Douglas Attal, le superviseur VFX Cédric Fayolle de Mikros Image, Séverine Cava de Trésor Films qui a dirigé la postproduction VFX, le directeur photo Nicolas Loir.

Mais avant tout, voici le teaser du film :

Paris 2020. Dans une société où les surhommes sont banalisés et parfaitement intégrés, une mystérieuse substance procurant des super-pouvoirs à ceux qui n’en ont pas se répand. Face aux incidents qui se multiplient, les lieutenants Moreau et Schaltzmann sont chargés de l’enquête. Avec l’aide de Monté Carlo et Callista, deux anciens justiciers, ils feront tout pour démanteler le trafic. Mais le passé de Moreau ressurgit, et l’enquête se complique…

Si la table ronde visible ci-dessous n’a malheureusement pas été l’occasion de diffuser un making-of, cette limitation se comprend : en raison du contexte actuel, le film n’est pas encore sorti, et ne devrait être visible qu’en avril 2021.
En revanche, nous avons pu avoir des détails sur les coulisses du film et ses effets visuels. Les plans ont été répartis entre la CGEV (Compagnie Générale des Effets Visuels) et Mikros en fonction des pouvoirs : la CGEV ayant par exemple pris en charge feu, téléportation, vision spéciale. Un choix logique, même s’il a du coup nécessité un travail en duo lorsque des effets gérés par chaque entité étaient visibles dans un même plan.

La postproduction a fait face au confinement du printemps 2020, avec des conséquences diverses. Pour Douglas Attal, le réalisateur, elle a eu l’avantage de permettre de se poser, de prendre le temps de la réflexion. Il disposait de trois intervenants principaux pour les effets visuels : Aurélie Lajoux (superviseuse VFX chez CGEV), Cédric Fayolle pour Mikros, et enfin Alexis Wajsbrot, qui a chapeauté la direction artistique, géré des retours, et plus globalement permis d’unifier le travail.

Du côté de Mikros, une vingtaine de graphistes ont travaillé en télétravail, avec des rendez-vous quotidiens pour gérer l’avancée : sans surprise, Cédric Fayolle souligne que la visio a été un outil majeur. Il nous précise aussi que le projet a créé un enthousiasme notable chez les artistes, d’autant plus qu’il s’agissait d’effets vraiment « visibles », ce qui n’était pas forcément dans leurs habitudes.

En fin de conférence, une digression intéressante a eu lieu sur les écrans LEDs, qui ont des avantages mais bouleversent totalement les plannings habituels. Cédric Fayolle estime que la technique reste coûteuse pour des grands plateaux, mais qu’elle est intéressante, surtout combinée à Unreal. Le moteur est d’ailleurs déjà en usage chez Mikros pour poser les premiers décors et faire quelques essais de caméra ; Cédric Fayolle indique que le machine learning est un autre axe de développement, déjà utilisé sur des foules. Mikros fait par ailleurs de la R&D sur les deep fakes.

Voici enfin, en complément, une interview du réalisateur Douglas Attal.

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Unigine 2.13 : des nouveautés qui méritent le détour

Par : Shadows

Le moteur 3D temps réel Unigine se met à jour, avec une version 2.13 riche en nouveautés :

  • un outil de lightmapping GPU ;
  • le SRAA (Subpixel Reconstruction Anti-Aliasing) fait son apparition en tant que nouvelle technique d’anti-aliasing ;
  • amélioration du système de nuages 3D ;
  • optimisation des performances pour les grandes forêts ;
  • amélioration des outils de génération de terrain avec support de sources SIG en ligne ;
  • tessellation hardware adaptative ;
  • amélioration de l’outil Project Build ;
  • nouveaux exemples ;
  • librairie de scans 3D gratuits.

Unigine est disponible en trois éditions (Community, Engineering, Sim), ces dernières étant développées en parallèle avec des mises à jour tous les 3 à 4 mois.
Rappelons que la version Community est gratuite pour les petites équipes indépendantes.

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12 FPS : l’animation s’écoute aussi !

Par : Shadows

Découvrez 12 FPS, un podcast centré sur l’animation et lancé par deux animateurs (Jean et Robin), parfois rejoints par d’autres personnes selon les épisodes.

Disponible sur de nombreuses plateformes (Youtube, Spotify, iTunes, Facebook…), le podcast est l’occasion de revenir sur des films d’animation variés, y compris des films peu célèbres, ou qui n’ont pas forcément eu l’écho qu’ils méritaient. On pourra par exemple citer le film Another Day of Life, évoqué dans l’épisode 7 en compagnie de trois animateurs ayant participé à sa création.
On trouvera aussi dans ce podcast des épisodes hors-série sur les principes de l’animation.

Pour vous donner un bon aperçu du contenu, voici le tout dernier épisode, consacré à Anastasia, suivi des playlists des épisodes classiques et hors-série.

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Pour une poignée de Caramels : le casse du siècle à l’ESMA

Par : Shadows

Nghia Bui Trung, Clara Dulaut, Martin Fettuciari, Nikita Gavard Noyer, Bérenger Guilbault, Timothée Maron, Ugo Masutti dévoilent Pour une poignée de Caramels, leur court de fin d’études à l’ESMA (promotion 2019).

Un court qui met en scène le casse du siècle, ou peut-être plutôt un casse de centenaires…

Pépé et Mémé, un couple de petits vieux se prenant pour Bonnie et Clyde, tentent de braquer la cafétéria de leur maison de retraite pour une poignée de caramels. Mais pour récupérer le précieux butin ils devront affronter l’infirmière en chef, la terrible Chantal…

Réalisateurs / Directors : Nghia BUI TRUNG, Clara DULAUT, Martin FETTUCIARI, Nikita GAVARD NOYER, Bérenger GUILBAULT, Timothée MARON, Ugo MASUTTI.
Musique / Music : Jacob Thomas CZECH, Arthur MARECHAL
Voix / Voices : José VICENTE- Stéphanie LEGROU – Thibaud LAFOND-FENONJOIE – Anouk NEDELLEC – Laurent WASSOUF.
Son / Sound : José Vicente, Yoann Poncet, Alexis LAUGIER – Studio des Aviateurs

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Virtuality en approche : un salon à découvrir en 3D temps réel et en VR !

Par : Shadows

Le salon Virtuality se tiendra la semaine prochaine, du 2 au 4 décembre. Pandémie oblige, l’édition 2020 de cet évènement consacré à la réalité virtuelle et augmentée sera dématérialisée.

L’équipe organisatrice a choisi de proposer un système de monde virtuel, un peu à la manière de ce qu’avait retenu Laval Virtual en début d’année. Concrètement, vous pourrez choisir un avatar (avec votre visage si vous le souhaitez), puis vous lancer sur PC, Mac ou encore Oculus Quest.

En ce qui concerne le contenu, le salon proposera :

  • des conférences sur des thèmes variés et d’actualité : essor des conférences virtuelles, pitch de projets, 5G et XR, XR et règles sanitaires, télétravail, art, culture, éducation, focus sur l’Amérique Latine…
  • un espace exposants avec Microsoft, Orange, Manzalab, Minsar, HoloForge, Light & Shadows, Immersion, Teemew…

Virtuality 2020 est en accès gratuit, mais sur inscription uniquement. Le site officiel vous donnera tous les détails ainsi que l’agenda complet.

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Isotropix dévoile un ambitieux projet : Angie

Par : Shadows

Bien connu pour sa solution Clarisse pensée pour la création et l’assemblage d’environnements massifs, mais aussi le look dev, lighting et rendu, Isotropix dévoile le résultat de longs travaux de R&D.

Angie, c’est son nom, est un nouveau moteur de rendu hybride, capable de s’appuyer sur le CPU comme sur le GPU.

Si la vidéo de présentation reste assez courte, elle donne tout de même quelques détails techniques, comme le fait qu’Angie repose sur OSL, ou que l’échantillonnage est pensé pour fonctionner en tandem avec du denoising.
C’est surtout sur la vitesse qu’Isotropix insiste : le rendu CPU serait jusqu’à 10 fois plus rapide que celui disponible dans la dernière version de Clarisse. La combinaison CPU+GPU permettant évidemment d’aller encore plus loin.

Le moteur de rendu sera gratuit pour les clients de Clarisse et sa version en ligne de commande, CNode. Le lancement devrait avoir lieu courant 2021.

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Interview 3DVF : bientôt 15 ans de Supamonks !

Par : Shadows

Le studio Supamonks a récemment dévoilé des projets variés en collaboration avec Ubisoft, Psyop ou encore La Chouette Cie/Cyber Group. Une bonne occasion pour nous d’interviewer l’équipe, d’autant que la structure fêtera ses 15 ans en 2022.
Au menu : retour sur les coulisses des projets, donc, mais aussi un bilan du chemin accompli, la gestion de la pandémie ou encore la vision qu’a Supamonks du marché.
Enfin, une petite surprise clôture l’interview…

Spot pour Ubisoft Heroes

3DVF : Bonjour Supamonks ! Lancés en 2007, vous approchez donc doucement de vos 15 ans… Où en est le studio à ce stade, et quels ont été les axes majeurs d’évolution de l’entité ces dernières années ?

Julien, directeur associé du studio : Bientôt 15 ans déjà oui ! C’est assez fou quand on y pense. On n’avait pas vraiment conscience de l’aventure dans laquelle on se lançait et la route s’est avérée vraiment belle. Des hauts et des bas bien sûr, parfois même des montagnes russes. On est né en 2007, à la veille d’une crise qu’on a su traverser grâce à notre petite taille et notre flexibilité. A l’époque, on était loin du plein emploi sur le marché de l’animation et voir quelques gros studios comme Attitude ou Duran mettre la clé sous la porte n’était pas vraiment rassurant ! On s’est construit petit à petit, grâce à la confiance de quelques clients qui nous suivent pour certains depuis plus de 10 ans (Ubisoft, TF1, The Brand Nation, etc.). Mais également et surtout grâce à l’investissement des talents qui travaillent et ont travaillé avec nous tout ce temps. L’esprit d’équipe et le sentiment d’appartenance sont très forts chez Supamonks, depuis les premiers jours. Depuis l’école sûrement même, à Georges Méliès (EESA à l’époque), où Florian Landouzy (Lan12), Zwib Hô, Lam Le Thanh, Cédric Ih et moi-même étions dans la même promo (2005). L’envie de continuer à travailler tous ensemble nous a donné l’énergie dont nous avions besoin pour lancer ce projet ambitieux avec l’aide précieuse, dès le premier jour, de Pierre de Cabissole (Peyo).

D’autres nous ont rejoint ensuite et ont contribué à développer l’esprit Supa pendant plusieurs années. Si Damien Coureau (dee), Nicolas Perraguin (Pink), Pierre-Edouard Landes (pel), Cédric et Lan12 sont partis vers de nouvelles aventures, et que leur départ ont parfois été chamboulant, nos relations avec eux sont restées intactes et l’esprit Supa qu’ils ont co-construit appartient désormais entièrement au studio.

Au cours de toutes ces années, la qualité de nos productions à progressé et s’est même affirmée. Le studio est aujourd’hui reconnu y compris à l’international. En cette fin d’année, le studio compte environ 80 personnes et devrait doubler courant 2021. Après avoir fait nos armes sur des campagnes de pub, des habillages télé et des trailers de jeux-vidéo, les équipes s’attaquent aujourd’hui en parallèle à des projets de tailles plus importantes. La famille Supamonks va donc s’agrandir et on a vraiment hâte d’accueillir tous ces nouveaux talents que ce soit à Paris ou dans des antennes régionales.

spot pour ProtoPie

3DVF : En 2020, comme toute l’industrie, vous avez fait face au COVID… Quelles mesures avez-vous prises durant le confinement, et où en êtes-vous actuellement en termes d’organisation, travail, télétravail ?

Peyo, directeur associé du studio : Comme tout le monde on a fermé du jour au lendemain, dans l’urgence, et ensuite on a avisé ! Par chance on a bénéficié, pour ainsi dire, des grèves de l’hiver dernier qui nous avait incités à mettre en place un système de travail en remote « Portal » avec notre presta Hubitech : cela fonctionne très simplement, le graphiste se connecte de chez lui sur son écran personnel qui devient une interface vers sa machine au studio. On avait testé, ça marchait, ça nous a fait gagné beaucoup de temps. Steeve Vincent, notre lead R&D et Maxime Caron, notre superviseur studio, ont quand même pas mal transpiré pour faire que tout roule : on leur doit beaucoup ! Nous avons envisagé le chômage partiel dans un premier temps mais au bout d’une semaine nous nous sommes rendus compte que la perte en productivité était assez faible et nous avons donc continué à avancer en full remote. Le CNC -qu’on ne peut qu’applaudir pour cette initiative- a lancé durant la même période et pour répondre à la problématique pandémique, un appel à projet sur la « virtualisation des studios de fabrication » via le guichet Industrie Technique auquel nous avons participé et par lequel nous sommes heureux d’avoir été subventionnés. Grâce à cet octroi nous avons pu faire un état des lieux du studio aussi bien sur le plan organisationnel que technique de manière à imaginer un studio « hybride » capable d’accueillir des artistes/graphistes en présentiel et en remote. Nous allons commencer à implémenter les conclusions de cette étude « technico/organisationnelle » pour créer le « studio du futur ».

Ci-dessus et dessous : images de coulisses du spot ProtoPie

3DVF : La récession a touché certains de vos marchés, comme la publicité. Quel a été l’impact pour l’entreprise en termes de projets, d’emploi ?

Peyo, directeur associé du studio : Difficile de nier que ces mois ont été assez durs mais, étonnamment, nous avons réussi à maintenir une activité assez dense en signant notamment des clients avec qui nous souhaitions travailler depuis toujours comme Psyop. Peut-être que leurs prestataires habituels se sont retrouvés empêchés et qu’ils ont du coup pensé à nous (après nous avoir sollicités très souvent dans le passé mais sans suite) : nous avons pu répondre présent grâce à notre solidité remote. En terme d’emploi la remote nous a ouvert les yeux : travailler avec l’un de nos employés bloqué dans son appartement à Paris ou des talents en région ne faisait aucune différence. Nous avons pris conscience de cela et le champ des possibles s’est largement ouvert. La crise du coronavirus a été dramatique a bien des égards mais elle a aussi permis d’ouvrir les yeux sur bien des sujets (et pas que dans notre domaine bien sûr).

3DVF : Cet été, vous avez dévoilé un spot pour ProtoPie réalisé en lien avec Psyop (vidéo et images ci-dessus et ci-dessous). Comment s’est déroulée cette collaboration ?

Marine Perrin directrice de production : C’était vraiment une superbe collaboration. Déjà parce que nous l’attendions depuis longtemps, Psyop faisant partie de nos plus grandes références de longue date, mais aussi parce qu’elle s’est extrêmement bien déroulée. Les réalisateurs Tood & Kylie sont arrivés avec une vision qu’ils ont pu suivre de près dans toutes les étapes du projet via de nombreux échanges, mais il nous ont également laissé beaucoup de liberté de proposition et de création, et ils nous ont fait confiance. Nous avions plus l’impression de travailler sur un court métrage avec une forte vocation artistique que sur un format publicitaire plus classique. Nous avions une grande autonomie pour le Look Development et l’Animation, points sur lesquels ils nous ont confirmé avoir été particulièrement satisfaits lors du débrief de fin de projet. Somme toute une collaboration que l’on serait ravis de réitérer !  

3DVF : L’utilisation de nuages ressort clairement du projet : un élément toujours délicat à mettre en oeuvre, puisqu’il s’agit de créer une forme reconnaissable, qui ne soit pas trop uniforme, sans compter ici les interactions avec les personnages et le fait que les nuages émettent de la lumière…Comment avez-vous géré ces différents points ?

Samy Fecih, Simon Reynaud et Simon Bau, respectivement les superviseurs de l’Animation, du Rigging et le CG Sup du projet : Nous voulions que le spectateur identifie ce nuage comme une idée le plus aisément possible. Dès les premiers tests, nous nous sommes rendus compte que ce nuage ne devait pas être fermé mais plutôt élastique et malléable, tout en offrant une résistance lors d’une interaction avec des mouvements doux et légers. Il devait être vivant, comme une entité, mais il ne devait pas avoir de personnalité ou d’intentions.

Sa présence devait être une gêne pour le personnage qui, au bout d’un moment, devient tellement importante qu’il n’est plus possible de l’ignorer.
Nous avons étudié plusieurs options avant de choisir d’éluder les solutions les plus complexes (simulations…) afin de favoriser au maximum l’ergonomie pour les artistes, à la fois à l’animation et au rendu. L’idée de diviser le nuage en plusieurs sphères contenant chacune une light nous a permis de traiter ce nuage comme un ensemble de sous objets très simples à manipuler. Chaque sphère constituante du nuage émettait sa propre lumière et pouvait être déformée, étirée ou déplacée par les animateurs à tout moment, tout en leur assurant la possibilité de revenir au design initial du nuage d’un simple clic, le tout étant lié de manière convaincante au rendu.

Même si le travail du shader était en lui-même simple, différents AOV ont permis donner le look final légèrement vaporeux au compo. Nous avons également géré la teinte lors du compo, afin de pouvoir tester différentes approches et de faire aisément varier les couleurs des nuages des personnages selon les demandes de l’agence. Un gizmo nous donnait le contrôle sur les principaux réglages, et l’aspect vaporeux était dosé par rapport à l’échelle du nuage dans le plan. L’approche a été très inspirée de la 2D au final, tout en gardant le look 3D, grâce au fait que le nuage émettait une lumière impactant son environnement.
Tous ces aspects nous ont aidé à comprendre comment le nuage devait se comporter pour qu’il devienne un personnage à part entière de ce film.  

un des films Ubisoft Heroes

3DVF : Vous avez récemment travaillé autour des collections Ubisoft Heroes : comment êtes-vous arrivés sur ce projet, et quelle était la demande du client ?

Peyo, directeur associé du studio : Nous travaillons depuis 10 ans avec Ubisoft, notamment sur les Lapins Crétins (mais pas que), on est donc dans leurs petits papiers pour ainsi dire. Nous sommes identifiés -à tort ou à raison- comme un studio produisant des films cartoon fun et donc notre profil correspondait parfaitement à cette série de films que le client souhaitait cool et drôle !

Nous avons écrit les scénarios (ce que nous faisons le plus souvent, les clients recherchant les qualités d’écriture de notre équipe) et Sébastien Le Divenah a réalisé les films.

Page suivante : suite de l’interview avec Ubisoft Heroes, Droners, Shaka Ponk, Blender, Quill… Et une surprise !

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Blender 2.91 disponible : Noël en avance pour les artistes

Par : Shadows

Blender se met à jour et passe en version 2.91, quatrième mise à jour majeure de l’année.

L’équipe de développement, désormais massivemement financée par des entreprises, n’a pas chômé. La page de l’annonce détaille les principales avancées ; on notera ainsi des améliorations sur la sculpture de vêtements, les opérations booléennes, les conversions de volume en mesh et réciproquement, un système de recherche qui vous aidera à trouver les paramètres dont vous avez oublié la localisation (y compris ceux des addons), ou encore quelques centaines de bugs éliminés.

Si cette version ne révolutionne pas Blender, elle apporte donc un lot notable d’avancées qui devraient faciliter votre travail quotidien.

Blender 2.91 peut d’ores et déjà être téléchargé.

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NVIDIA met à jour ses Studio Drivers

Par : Shadows

NVIDIA annonce la mise à jour de ses Studio Drivers, pensés pour les artistes utilisant sa gamme GeForce.

La nouvelle version comporte des améliorations pour DaVinci Resolve 17 Beta, Keyshot 10, Notch, Topaz Video Enhance AI, BorisFX Continuum 2021, Red Giant Trapcode Suite 16, Magic Bullet Suite 14.

Rappelons que les drivers Studio ne prétendent pas apporter un gain de performances notable par rapport aux drivers Game Ready. En revanche, ils sont davantage pensés pour un usage multitâches, avec une gestion des ressources en conséquence, et sont censés apporter une meilleure stabilité grâce à des tests plus poussés.

Ces nouveaux drivers sont disponibles via l’application GeForce Experience ou directement chez NVIDIA.

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Baby Boss 2 : les terreurs sont de retour

Par : Shadows

DreamWorks annonce le grand retour au cinéma de la licence Baby Boss avec une suite. On y retrouvera Tim et Ted du premier volet, mais avec un twist : les frères ont grandi et sont devenus adultes !

Si ces derniers se sont éloignés l’un de l’autre au fil des ans, un nouveau Boss va les forcer à s’unir à nouveau…

Prévu pour le 7 avril en France et le 26 mars aux USA, le film est réalisé par Tom McGrath, déjà derrière le premier volet.

Voici le synopsis officiel (attention, il révèle une partie de l’intrigue) puis les bandes-annonces en VF et VO.

BABY BOSS 2 : UNE AFFAIRE DE FAMILLE est la suite de BABY BOSS le film de DreamWorks cité aux Oscars. Nous y retrouvons ses deux héros, Tim Templeton (James Marsden de la franchise XMEN) et son petit frère Ted (Alec Baldwin), le fameux Baby Boss. Devenus adultes, ils vivent chacun de leur côté, Tim est devenu un père de famille rangé et Ted est à la tête d’un important fond spéculatif. Mais l’arrivée d’un nouveau Baby Boss, avec une toute nouvelle approche et une stratégie innovante, est sur le point de rassembler les frères ennemis…et inspirer un nouveau modèle dans les affaires familiales.

Tim et sa femme Carole (Eva Longoria) vivent en banlieue où il s’occupe du foyer pendant qu’elle fait bouillir la marmite. Ils ont deux enfants : Tabitha (Ariana Greenblatt AVENGERS : INFINITY WAR), une petite fille de 7 ans à l’intelligence remarquable et Tina (Amy Sedaris, BoJack Horseman) leur adorable nouveau-née. Tabitha, première de sa classe dans une école pour surdoués, adule son oncle Ted et rêve de marcher sur ses pas, ce qui inquiète beaucoup Tim qui craint qu’elle ne passe à côté de son enfance à force de travailler si dur.

Mais il va découvrir que Tina n’est autre qu’un espion à la solde de Baby Corp. Infiltrée, elle enquête sur l’école de Tabitha, et plus spécialement sur son fondateur, le mystérieux Docteur Erwin Armstrong. Une découverte qui va réunir les deux frères d’une manière très surprenante et les forcer à ré évaluer la définition de la famille et de ses vraies valeurs.

Lisa Kudrow et Jimmy Kimmel reviennent également dans le rôle des parents de Ted et Tim.

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Marvelous Designer 10 : la création de vêtements 3D s’améliore

Par : Shadows

L’éditeur CLO Virtual Fashion lance la version 10 de Marvelous Designer, sa solution de création de vêtements 3D.

Voici les principales nouveautés ; des sous-titres activables via l’interface Youtube vous donneront quelques précisions au passage :

  • une brosse permettant de créer dynamiquement des plis :
  • un système d’ajustement automatique avancé pour éditer vos créations pour différents avatars :
  • support du format SBSAR de Substance :
  • la possibilité d’appliquer des textures en utilisant l’UV Map :
  • de nouveaux avatars :
  • la taille par défaut des avatars peut être ajustée :
  • améliorations de l’édition UV :
  • meilleure compatibilité avec les tablettes :

Marvelous Designer 10 est d’ores est déjà disponible. Notre partenaire Progiss étant revendeur de cette solution, vous pouvez la retrouver à l’achat ou la location dans la boutique 3DVF.fr.

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Matte painting, production, DA… Les offres d’emploi 3DVF – semaine 48/2020

Par : Shadows

Nous vous proposons un nouveau point sur les postes actuellement disponibles via notre système d’offres d’emploi.

Pour les studios qui souhaiteraient également nous proposer leurs offres, rappelons qu’une offre promotionnelle est en place jusqu’au 30 novembre sur nos Packs Premium Annuels. Avec pour 199,5€HT la possibilité de poster vos annonces en illimité !
(si votre groupe dispose de plusieurs studios, des offres dégressives sont aussi disponibles)

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Quatre studios ont des postes à pourvoir :

Fortiche Production

Fortiche cherche à étoffer son équipe parisienne avec un poste en supervision matte painting (intermittence, démarrage dès que possible), un poste de chargé(e) de production département Layout (intermittence, démarrage en janvier 2021), un poste d’Assistant(e) Direction Artistique en CDDU (intermittence, démarrage dès que possible), un poste de Technicien(ne) Helpdesk (CDD de 6 mois, démarrage dès que possible).

Game Atelier

Le studio de jeux vidéo Game Atelier, basé à Paris, recherche un profil de type Senior VFX Artist Unreal Engine, en freelance ou CDD de 3 mois minimum.
Le travail à distance est possible.

SoWhen?

L’équipe SoWhen? recherche un profil en étalonnage. Il s’agit d’une mission courte.

In Efecto

In Efecto propose de nombreux postes, afin d’étoffer ses équipes aux Açores : lighting/rendering, shot TD, IT, Renderer, Assistant Manager, Product Manager.

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Digital Domain dévoile Douglas, un humain (presque) plus vrai que nature

Par : Shadows

Digital Domain dévoile en vidéo un projet encore en développement : Douglas. Le concept est en apparence simple : utiliser des technologies réservées jusqu’ici aux effets visuels pour créer des humains numériques autonomes, capables de converser avec de vraies personnes.

Si la démo vidéo présente un unique visage, ne vous y trompez pas : l’objectif est bel et bien de pouvoir proposer des physiques variés, en numérisant l’apparence d’une personne mais aussi sa voix (avec 30 minutes d’enregistrement audio et/ou 10 minutes d’une vidéo de leur visage, précise Digital Domain).

Prévu pour 2021, Douglas a pour ambition de venir bouleverser le marché des chatbots et autres assistants virtuels, en proposant des échanges plus naturels. Digital Domain précise que Douglas est capable, via du machine learning, de reproduire les éléments et comportements d’un vrai humain, mais aussi de diriger des conversations, de se souvenir des personnes avec qui des discussions ont eu lieu. La rapidité de réponse serait compétitive avec celle d’Alexa ou Siri.

Enfin, Digital Domain propose aux entreprises intéressées de contacter ses équipes (dhginfo@d2.com) pour plus de détails, obtenir une démo ou mettre en place des partenariats.

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Une nouvelle résidence d’écriture pour l’animation 3D ouvre ses portes

Par : Shadows

Une résidence d’écriture centrée sur les courts-métrages en animation 3D ouvre ses portes à Arles. L’objectif : permettre à une réalisatrice ou un réalisateur, durant 6 semaines, de développer un projet centré sur la notion de développement durable. La résidence permettra notamment de recevoir un soutien de personnes de l’industrie, et comporte un séjour à Annecy durant le festival pour démarcher des partenaires financiers.

La SAR (Sustainability Animation Residency), c’est son nom, nous dévoile son appel à candidatures pour sa première édition, que vous pourrez découvrir ci-dessous. Attention, la date limite des candidatures est fixée au 10 janvier.

Pendant 6 semaines, une réalisatrice ou un réalisateur pourra développer un projet de court métrage sur la thématique du développement durable en technique d’image de synthèse, plus communément appelée 3D.

La résidence est ouverte à toutes personnes diplômées d’une école d’animation, professionnel·le·s avec un showreel.

Durant la résidence, l’artiste sélectionné·e bénéficiera d’un suivi par les professionnel·le·s de la région. La participation à la résidence comprend également un déplacement d’une semaine à Annecy, lors du festival d’animation, pour démarcher les principaux partenaires financiers du secteur. L’artiste recevra un dédommagement pour sa venue, le temps de son séjour, et aura accès à des moyens de transport pendant toute la durée de son séjour.

Du 24 novembre au 10 janvier 2021 : date limite de candidature

Le 22 janvier : annonce de la shortlist des candidat·e·s 

Le 15 février : annonce du gagnant

Du 22 mai au 3 juillet : résidence

Du 14 au 19 juin : festival d’Annecy

Le 2 juillet : soirée de présentation du projet à la résidence

Située à 15 minutes d’Arles, la résidence se trouve dans les Alpilles et elle permet le recueillement nécessaire pour ce temps particulier qu’est l’écriture. Arles s’est construite autour de la spécificité de l’animation en 3D, avec tout d’abord l’implantation de l’école Supinfocom, devenue MOPA par la suite, suivie par la création du studio Tu Nous Za Pas Vus et la Station Animation. Aujourd’hui, c’est 50 employé·e·s du secteur du cinéma d’animation qui occupent la ville et plus de 200 étudiant·e·s en formation.

Pour l’équipe de la résidence, le développement durable, qui pourrait être la traduction de “sustainability” est une priorité. Donner la possibilité aux films traitant ce sujet de trouver le lieu idéal pour se développer est une évidence. Tous types de sujets évoquant l’environnement sont les bienvenus, qu’ils soient des animations documentaires, fictions, expérimentaux, traités avec humour ou sur un ton plus grave, qu’ils évoquent l’impact que cela a sur nos sociétés autour du changement climatique, la gestion de la nourriture, le futur de nos villes, l’énergie, les moyens de déplacement,  la gestion de nos déchets, la mode, etc.

Pour candidater, il suffira d’envoyer en anglais, (cela n’excluant en aucun cas les candidatures de toutes nationalités):

– une lettre de motivation pour participer à la résidence ;

– un synopsis ou un traitement qui doit décrire votre projet en 3D, des esquisses et recherches graphiques ;

– le thème que vous souhaitez développer autour du développement durable, vos intentions, l’objectif et l’ impact éventuel ;

– un mood board, des recherches graphiques et/ou des références de son et musiques 

– un curriculum vitae ;

– un showreel ou vos précédents films

La résidence est initiée par Schliemann Residency Provence avec l’aide de Miyu Distribution et l’association Do Not Disturb qui regroupe les différents studios d’animation d’Arles. Nous sommes actuellement en train de finaliser la composition du ProJury et nous communiquerons prochainement à ce sujet.

Plus d’information sur le site internet : //sar-residency.org/

Contact : Luce Grosjean – contact@sar-residency.org

Facebook : https://www.facebook.com/sar.residency/

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RapidCompact : optimisez automatiquement vos assets 3D

Par : Shadows

Découvrez RapidCompact, solution proposée par Darmstadt Graphics Group pour optimiser vos assets 3D.

L’outil, qui fonctionne directement dans un navigateur web, permet d’optimiser automatiquement vos modèles pour des usages tels que les plateformes mobiles ou la 3D temps réel.
En outre, une API est proposée pour le traitement par lots.

Une version d’essai gratuite est proposée ; plusieurs offres payantes sont aussi disponibles, avec un système d’abonnements mensuels. Pour les studios ayant des besoins très conséquents, des offres dédiées sont aussi proposées sur demande.

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Game Connection Europe : le rendez-vous du jeu vidéo en approche

Par : Shadows

L’édition 2020 de la Game Connection aura sans surprise lieu en version dématérialisée. Prévu du 7 au 11 décembre, cet évènement destiné aux professionnels du secteur vise développeurs, éditeurs et distributeurs mais aussi fournisseurs de services.

A noter, l’accréditation est gratuite cette année : n’hésitez donc pas à jeter un oeil au site officiel et à vous inscrire.

Outre les opportunités de réseautage, Game Connection proposera des conférences sur des thématiques telles que la monétisation, l’édition ou la localisation.

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Les VFX en 2021 : Framestore, Weta dévoilent les tendances le 2 décembre

Par : Shadows

Le 2 décembre prochain, La Visual Effects Society, avec le soutien de Foundry et Jon Peddie Research, organise une table ronde en ligne sur le thème VFX in 2021: What Works, Who Works & What’s Changing Forever.
L’inscription est obligatoire et gratuite. La table ronde débutera à midi heure du Pacifique, soit 21h en France.

Au menu, donc, une réflexion sur ce qui attend l’industrie des effets visuels après une année particulièrement difficile. L’essor des workflows distribués, du cloud et de la production virtuelle vont sans nul doute avoir un impact majeur sur la reprise du secteur.

La table ronde rassemblera :

  • Angus Kneale, directeur créatif chez Preymaker ;
  • Matt Mazerolle, directeur produit / Nouvelles technologies chez Foundry ;
  • James Rogers, directeur créatif/superviseur VFX chez Framestore ;
  • Erik Windquist , superviseur VFX chez Weta Digital ;
  • Dr. Jon Peddie de Jon Peddie Research (introduction) ;
  • Modération : Kathleen Maher., rédactrice en chef de Tech Watch Report chez JPR.

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-50% sur nos offres recrutement pour les studios, un an d’annonces illimitées !

Par : Shadows

Durant l’été, nous avons lancé une nouvelle plateforme emploi destinée à permettre aux studios du monde de l’image numérique de trouver plus efficacement les talents qui leur manquent.

A l’approche du Black Friday, nous lançons une promotion : -50% sur nos Packs Premium Annuels !

Des annonces sans limites

Le Pack Premium vous donnera accès à l’ensemble des fonctionnalités de la plateforme :

  • la possibilité de poster un nombre illimité d’offres d’emploi en fonction de vos besoins, relayées sur la page principale du site, nos réseaux sociaux et notre page emploi dédiée. Chaque annonce reste en ligne 45 jours.
    De quoi mettre en avant l’ensemble de vos besoins durant les mois à venir, sans vous soucier d’un quelconque quota, et qu’il s’agisse de missions courtes ou de contrats de longue durée ;
  • un accès complet à notre CVthèque d’artistes, pour y découvrir les personnes qui pourraient étoffer vos équipes ;
  • une présence améliorée sur le marché avec un profil studio complet et une meilleure visibilité sur notre carte de l’industrie via un marqueur personnalisé.

-50% jusqu’au 30 novembre !

Avec le coupon de réduction BF2020, vous disposez d’un rabais de 50% sur l’ensemble de nos packs en commandant d’ici le 30 novembre.

Notre Offre Premium passe ainsi de 399€HT pour un an à 199,5€HT.

Si vous êtes un groupe comportant plusieurs studios, nous vous proposons également deux offres dédiées avec tarif dégressif. Elles contiennent l’ensemble des éléments déjà cités, mais pour chacun de vos studios :

  • l’offre Premium x3 299,5€HT au lieu de 599€HT habituellement (3 studios maximum) ;
  • l’offre Worldwide 449,5€HT au lieu de 899€ HT habituellement (aucune limite sur le nombre de studios).

Pour profiter de l’offre, il vous suffit de choisir votre offre depuis la page dédiée ; une fois l’offre ajoutée au panier, appliquez le code BF2020 pour bénéficier du rabais, puis validez la commande.

Si vous avez des questions ou remarques, n’hésitez pas à nous contacter : contact@3dvf.com.

Pourquoi travailler avec nous ?

Pour rappel, nous sommes 3DVF.com, site français sur l’actualité du secteur Media&Entertainment : nous publions quotidiennement articles, interviews, dossiers sur les VFX, l’animation, le motion design, la 3D temps réel, la VR/AR, l’impression 3D.
Notre coeur de cible : artistes, techniciennes et techniciens travaillant déjà dans l’industrie, mais aussi les personnes encore en formation.

En nous faisant confiance, vous pourrez promouvoir vos besoins sur la page principale du site et nos réseaux sociaux, disposer d’un accès unique aux artistes et spécialistes francophones, qu’ils soient senior ou junior.
Enfin, 3DVF, ce sont 20 années d’expérience et de présence en ligne.

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Ecoles, mettez-vous en avant sur 3DVF ! -50% jusque fin novembre

Par : Shadows

Alors que le Black Friday approche, nous lançons une promotion destinée aux écoles : 50% de remise sur nos offres de mise en avant sur le site !

Le Pack Ecole : la solution pour promouvoir votre établissement

Nous proposons sur 3DVF une carte et liste des écoles : un référencement entièrement gratuit, qui a pour but d’aider les futurs élèves à s’orienter. (si vous n’êtes pas déjà listés, n’hésitez d’ailleurs pas à nous contacter : contact@3dvf.com)

Nous proposons en complément une offre Pack Gold annuelle, qui permet :

  • de référencer l’intégralité des établissements, pour les écoles comportant plusieurs sites ;
  • de disposer pour chacune des écoles d’une fiche personnalisable avec possibilité d’inclure le cursus, des infos diverses, des projets étudiants sous forme de vidéos/images ;
  • de disposer d’une meilleure visibilité sur la carte, avec un marqueur personnalisé ;
  • de relayer dans nos actualités et notre agenda vos journées portes ouvertes, qu’elles soient physiques ou virtuelles ;
  • de poster des offres d’emploi sur notre plateforme dédiée, en illimité : le moyen parfait pour recruter des spécialistes et étoffer votre équipe pédagogique !

Pour en savoir plus

Nous invitons les écoles intéressées à nous contacter sur contact@3dvf.com pour plus de détails sur les tarifs.

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Maya Indie disponible en Europe : votre licence Maya pour 330€

Par : Shadows

L’été passé, nous vous avions annoncé le lancement de Maya Indie, une initiative d’Autodesk permettant d’acquérir une licence Maya à un prix plus économique.

Ciblant indépendants, jeunes diplômés ou encore artistes amateurs, le concept a récemment été étendu à la France et à d’autres pays d’Europe.

Voici la liste des pays désormais éligibles :

Canada, États-Unis, Mexique, Brésil, Autriche, Belgique, République tchèque, Danemark, Finlande, France, Allemagne, Hongrie, Italie, Pays-Bas, Norvège, Pologne, Portugal, Russie, Espagne, Suède, Suisse, Turquie, Royaume-Uni, Bulgarie , Croatie, Chypre, Estonie, Grèce, Irlande, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Islande, Lichtenstein, Australie, Inde, Nouvelle-Zélande, Singapour, Japon, Corée, Malaisie et Chine

Côté français, Autodesk impose un revenu brut annuel inférieur à 100 000€ ; si tel est votre cas, vous pourrez, via la page Maya Indie, obtenir une licence pour 330€/an.

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Animation en France : le point sur le secteur et l’emploi, mercredi 9 décembre

Par : Shadows

L’équipe organisatrice des RADI-RAF, journées de conférences centrées sur l’industrie de l’animation qui se déroulent (hors pandémie) chaque année à Angoulême, annoncent un évènement le 9 décembre.

En effet, les RADI-RAF sont toujours l’occasion de présenter un bilan annuel et chiffré du secteur : l’équipe organisatrice a décidé de présenter ce bilan en ligne, sans attendre la tenue de l’édition 2020, décalée au début de l’année 2021 en raison du contexte sanitaire.
Présenter dès maintenant les chiffres est d’autant plus logique qu’ils prennent du temps pour être établis, ce qui génère une année de décalage : ce sont les chiffres 2019 qui seront présentés, et les dévoilés en 2021 aurait été très tardif.

Le CNC, Audiens, AnimFrance et le Pôle Image Magelis participent à cette présentation. La conférence sera à suivre en ligne sur la chaîne de Magelis, sur le site des RADI-RAF ou sur 3DVF (nous posterons un rappel à l’approche du 9 décembre), et ne nécessite pas d’inscription.

Voici le programme prévu :

15h00    Ouverture Jérôme Sourisseau, Président du Pôle Image Magelis

15h05    Introduction Patrick Eveno et Véronique Dumon, concepteurs éditoriaux des RAF

15h10    Le marché de l’animation en 2019

Comment le marché de l’animation a-t-il évolué en 2019 ? Analyse des données disponibles dans les domaines de la télévision, des plateformes, du cinéma, de l’exportation…

                Intervenants :

Benoît Danard (Directeur des études, des statistiques et de la prospective – CNC)

Stéphane Le Bars (Délégué Général – AnimFrance)

15h30    Les chiffres de l’emploi 2019

Comment l’activité économique s’est-elle traduite en termes d’emploi ? La dynamique positive constatée ces dernières années s’est-elle poursuivie ?

                Intervenants :

François Caillé (Délégué aux affaires sociales – AnimFrance)

Philippe Degardin (Responsable Pilotage et statistiques Data – AUDIENS)

15h50    Séance de questions-réponses

16h10    Fin de la manifestation

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Covid-19 et intermittence : une pétition tire la sonnette d’alarme

Par : Shadows

On le sait, les intermittents du spectacle ont fait partie des métiers fortement touchés par la crise sanitaire : cinéma, spectacle vivant, évènements culturels ont bien souvent vu leurs activités s’arrêter totalement.

Si des mesures avaient été mises en place, comme la fameuse « année blanche » accordée aux intermittents pour les conditions de renouvellement de leurs droits, certaines de ces aides vont arriver à échéances, provoquant des inquiétudes dans le milieu puisque la pandémie se poursuit.

Une pétition a ainsi été lancée sur Change.org. Adressée à Emmanuel Macron, elle dépasse déjà les 12 000 signatures et réclame plusieurs mesures : prolongation de l’année blanche, maintien des droits sociaux mais aussi un fonds pour les répétitions des artistes. Des mesures qui aurait donc aussi un impact sur le secteur de l’imagerie numérique.

Vous retrouverez ci-dessous le texte de la pétition ; une liste de signataires est disponible sur Change.org, et montre un soutien assez large : chanson, théâtre, cinéma, auteurs.

Urgence pour le spectacle, urgence pour la culture, urgence pour celles et ceux qui la font vivre !  

Toutes les scènes de France sont fermées au public, la plupart depuis plus de six mois. Les cinémas ont refermé leurs portes. Artistes et techniciens du spectacle ne peuvent plus travailler. Les entreprises de spectacle sont à l’arrêt et tous leurs personnels craignent pour leur survie. Tous les secteurs sont touchés, la création elle-même mais aussi les prestataires et tous ceux qui concourent à la tenue des événements culturels ou festifs. Les auteurs et compositeurs dont les œuvres ne sont plus diffusées et à qui on ne commande plus rien sont sans ressources. Ils n’en meurent pas tous mais tous sont touchés.

Comment vivre sans exercer son art quand c’est le choix d’une vie ? Comment vivre en ayant perdu la moitié de ses revenus, en voyant l’avenir chaque jour plus sombre ? On a beau être dans le spectacle, il faut payer son loyer et remplir le frigo. Comment ne pas s’alarmer quand, faute d’avoir travaillé depuis de longs mois, les intermittents du spectacle n’ont plus accès aux indemnités journalières de Sécurité Sociale pour maladie ou pour maternité ? Quand ils voient la fin de “l’année blanche” accordée par le président de la République sans espoir de renouveler leurs droits à l’assurance chômage ?

La ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, a déclaré que « certaines activités professionnelles peuvent continuer dès lors qu’il n’y a pas de public […]. Concrètement, la création artistique continue de vivre : les tournages, les répétitions de spectacle à huis-clos, les enregistrements et captations des œuvres sans public sont tout à fait possibles. » .

Chiche ?

Après avoir versé des dizaines de millions d’euros aux entreprises de spectacle pour qu’elles puissent survivre à la crise sans avoir d’activité, il est temps de penser aux femmes et aux hommes qui donnent vie aux œuvres.

Permettons à tous les artistes, tous les techniciens, toutes les compagnies, tous les groupes et ensembles musicaux de reprendre le chemin des studios et des salles de spectacle quand bien même elles demeurent fermées au public. Qu’on leur donne du travail, qu’on leur commande des créations, qu’on les paie, qu’ils génèrent comme à l’accoutumée leur protection sociale en cotisant aux différents organismes. Pendant cette triste crise, des milliers de spectacles, d’oeuvres, peuvent se préparer pour demain. On les découvrira d’abord sur les plateformes en ligne avant qu’ils ne soient donnés en public dès que les conditions sanitaires le permettront. Comme ce sera nécessairement dans de petits lieux à cause de l’épidémie, il faudra des milliers de projets et d’équipes artistiques pour offrir à toute la population les concerts, les pièces ou les ballets dont elle aura été privée si longtemps.

Que l’Etat en premier lieu, mais aussi les régions, les départements et les villes débloquent des fonds de toute urgence pour financer cette reprise du travail qui, à terme, permettra de donner des spectacles sur les scènes de tout le pays.

Il faut aussi sécuriser les droits collectifs. Les professionnels du spectacle ne demandent ici rien d’autre que ce qui doit être accordé à toutes et tous. Travailler autant que possible pour vivre de son métier et alimenter la solidarité interprofessionnelle par ses cotisations. Accéder à des droits sociaux lorsqu’on n’a plus d’emploi pour subvenir à ses besoins. La gravité de la crise économique et sociale provoquée par la situation sanitaire appelle plus que jamais le principe d’une indemnisation chômage sans condition pour tous celles et tous ceux, intermittents ou pas, qui ont perdu leur emploi.  

Les caisses sociales des artistes et techniciens doivent être renflouées. Les droits à l’assurance chômage, à la Sécurité Sociale, à la formation professionnelle, à la médecine du travail ou aux congés payés doivent être garantis. « L’année blanche » durera beaucoup plus que ce qui était prévu : tous les intermittents du spectacle, comme tous les travailleurs inscrits au chômage et empêchés de travailler, doivent voir leurs droits prolongés jusqu’à un an après la fin de la période d’impossibilité de travailler.

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Interview 3DVF : retour sur le court étudiant Artifice

Par : Shadows

Issu de la promotion New3dge 2019, le court-métrage Artifice met en scène deux enfants au coeur d’une imposante cité du Moyen-Orient. Mais les apparences sont parfois trompeuses…

Nous vous proposons de revenir sur les coulisses de ce projet récemment arrivé en ligne en compagnie de Judicaël CEVA, Adrien DOUAY, Coline DELLA SIEGA, Caroline HUN et Diana LAO.

3DVF : Comment est né le concept du court-métrage, et quelles ont été vos sources d’inspiration ?

L’équipe Artifice : Nous avons énormément discuté des goûts de chacun afin de trouver une idée qui parle à tout le monde. Nous nous sommes dès le début mis d’accord sur le fait que nous voulions que nos personnages soient des enfants. Puis nous avons au fur et à mesure construit et développé une base pour notre histoire et nous nous sommes décidé sur le nombre de personnages principaux. Nous avions un début et une fin plutôt solide et à partir de cela nous avons construit le milieu de l’histoire qui a, au final, pas mal changé quand nous nous sommes attaqué au storyboard. Nous voulions vraiment faire une histoire qui ait du sens pour nous mais qui, aussi, marque l’esprit du spectateur.

Nous avons été inspiré par des films comme Amer Béton, le Tombeau des Lucioles ou encore Fight Club pour sa fin impressionnante. Nous avons aussi été influencé par les œuvres du Concept Artist Stéphane Wootha Richard, surtout par sa gestion de la couleur dans ses illustrations. 

Concept arts : environnements

3DVF : La ville est un des éléments les plus frappants du court, avec plusieurs plans qui nous permettent de la survoler et de découvrir bâtiments, foule, végétation, rivière… Comment avez-vous abordé cette tâche imposante ? Quels ont été les principaux défis et quelles astuces techniques/artistiques avez-vous utilisées ?

Adrien: Nous nous sommes vite rendus compte que la partie environnement allait être une tâche compliquée si l’on n’organisait pas le processus dès le début. Le premier objectif a été de mettre en place un layout avec des blocs de bâtiments en basse résolution, les axes principaux, les fleuves et d’avoir un mouvement de caméra déjà bien défini.  Cela nous a permis de valider l’organisation globale de la ville ainsi que la composition des plans. Je voulais éviter d’avoir ce côté trop procédural, que certains scripts comme Greeble génèrent. Obtenir une ville que des enfant auraient pu s’imaginer était primordiale.

Pour réduire la tâche de travail, Diana et moi avons créé des quartiers en essayant d’avoir des formes et des silhouettes assez différentes les unes des autres mais qui pourraient se combiner facilement tout en gardant un même style d’architecture. Ces quartiers ont tous été créés à partir d’une quinzaine de bâtiments différents, combinés à des assets de marché, de végétation, de tissus ainsi que de personnages déjà animés provenant de Mixamo. Le tout devant être en topologies légères. 

Cela nous a permis d’avoir très rapidement une ville fonctionnelle lorsqu’on a remplacé les blocs du layout initial par par nos quartiers. Et bien sûr tous ces éléments ont été transformés en proxies avant l’importation ce qui a permis de réduire drastiquement le poids de la scène principale. Avec ce système, il était très facile de pouvoir mettre à jour certains éléments et de les remplacer directement dans les scènes.

Les montagnes, elles, ont été faites à la fois avec un mélange de displacement map et de Scan trouvé sur internet et ont été texturées avec un matériau de sol basique pour harmoniser le tout. 

Enfin, j’ai pu m’occuper de détailler les objets importants au cas par cas, rajouter des éléments comme des temples, des tours, rajouter des drapeaux animés qui traversent certaines rues de part en part. J’ai pu modéliser 3 bateaux aux formes différentes et en animer quelques-uns. Tous ces éléments là ont permis de rajouter un peu plus de vie à notre ville. 

Concept-arts : personnages

3DVF : Vous avez opté pour la motion capture pour animer vos personnages. Comment s’est déroulée cette étape, ainsi que le nettoyage des données ?

Coraline: Nous sommes allés tourner au studio de motion capture Mocaplab, au nord de Paris. Nous avions une première demi-journée pour découvrir la salle et préparer le terrain. Nous devions faire en sorte de nous organiser le mieux possible afin de pouvoir tourner l’intégralité de notre film en une seule journée. Nous sommes donc retournés au studio de mocap pour le tournage qui fut assez long mais très enrichissant. Comme je m’étais occupé du layout du film, je connaissais très bien nos scènes et, avec l’aide de Judicaël, nous avons pu diriger nos deux actrices tout le long du tournage.  

La principale difficulté que nous avons pu rencontrer fût de capturer les courses et les sauts étant donné que la zone de motion capture était assez petite pour ce genre d’actions. Les autres scènes, plus calmes, furent beaucoup plus amusantes à tourner.

Quant au nettoyage des données, Mocaplap a pris le soin de nous envoyer des fichiers déjà assez propre mais il a fallu, évidemment, quand même repasser dessus. Aussi, avec l’aide de Diana, j’ai dû faire beaucoup de blend d’animation pour les motions captures de courses et de sauts. Ce fût un travail plutôt fastidieux étant donné que Diana et moi n’avions jamais utilisé MotionBuilder auparavant.

extrait du storyboard

3DVF : Les simulations de vêtements peuvent s’avérer complexes lorsque l’on superpose plusieurs couches de tissus : comment avez-vous géré cette partie du court ?

Coline: La création et la simulation des vêtement se sont effectué sur Marvelous Designer. Dès le début, lorsque j’assemblais les morceaux de tissus ensemble, j’anticipais aussi la simulation. Comme je n’avais jamais utilisé Marvelous Designer auparavant, j’ai pris mon temps pour rendre les vêtements propres et logiques dans leur confection. De cette manière, j’ai pu aborder la simulation avec une base stable et fonctionnelle. Mes notions de couture m’ont beaucoup aidé pour cette phase.

Les tissus étant longs et en bonne quantité, il a fallu trouver un juste équilibre pour la densité topologique des proxies utilisés pour la simulation. Il fallait que les tissus puissent avoir une belle fluidité tout en ayant des temps de simulation raisonnables.

Ma base étant solide, je n’ai par la suite eu qu’à contraindre certaines parties des vêtements pour qu’ils ne bougent pas trop pendant les courses ou les mouvements amples. 

Par rapport à la simulation, le plan ou notre petit personnage roule à terre après sa chute fut le plus compliqué à gérer de par sa vitesse et le contact avec le sol.

De manière générale se sont surtout les contacts, entre personnages ou avec le décor, qui ont été plus délicats. Il y a eu beaucoup d’échanges entre Coraline et Diana, qui se sont occupées de nombreux shots en animation, et moi pour permettre des simulations sans problèmes d’intersections.

3DVF : Revenons sur le lighting. Comment avez-vous mis en place l’éclairage du marché couvert, qui comporte à la fois des zones d’ombre et des rayons de lumière ?

Coline: Pour la séquence du Marché nous nous sommes inspirés des marchés des pays du Maghreb. Nous voulions beaucoup de diversité dans les stands, un genre de chaos organisé, pour pouvoir jouer avec les silhouettes et reflets des différents éléments. Une fois les stands et leur placement effectués, je savais que ce qui devait transparaître était un sentiment de mystère, comme si le marché était resté figé dans le temps, sans pour autant le rendre inquiétant. Il me fallait donc beaucoup de flexibilité par rapport à l’éclairage, que je puisse éclairer ou mettre dans l’ombre le moindre détail, tout en ayant un toit qui puisse logiquement se prêter à ce genre de flexibilité. J’ai donc choisi de faire le toit avec des planches de bois ce qui me permettait de laisser filtrer la lumière là où sa présence se faisait intéressante. J’ai aussi rajouté des draps rouges accrochés au toit pour habiller l’environnement et me rajouter plus de chaleur dans les ombres. D’autres lumières ponctuelles ont été ajoutées pour détacher certains objets et avoir des reflets plus intéressants. 

Une fois les zones d’ombre et de lumière placées j’ai ajouté des fx de fumée pour accentuer le sentiment de mystère.

3DVF : Pouvez-vous aussi nous parler des différents effets, qu’il s’agisse de fumée, de feux d’artifice ou des glitches visuels ?

Coline:  J’ai créé quelques effets de fumée d’ambiance sur FumeFX qu’Adrien a placé dans presque tous les plans du film. L’histoire se déroulant dans une ville type du moyen orient, une atmosphère de sable et de chaleur était un point important, c’est un effet certes simple mais très important pour notre ambiance visuelle.

J’ai tenté de réaliser des effets de feux d’artifice, toujours sur FumeFX. Les résultats étaient très encourageants mais nous nous sommes vite aperçus que la création et le rendu de ces effets allaient être trop chronophages pour notre projet. Coraline nous a alors trouvé des stockshots d’une belle qualité que nous avons pu ajouter au moment du compositing.

J’ai pu réutiliser mes nouvelles compétences en feux d’artifice pour créer l’effet de projection de la grande créature que l’on trouve après le marché couvert.

D’autres effets de fumée ont été créés pour l’onde de choc de cette projection, ainsi que la fuite des créatures drapées qu’on aperçoit à la fin de la séquence du marché.

Les glitchs visuels ont été réalisés sur After Effects au moment du compositing en combinant différents effets de rendu peint, d’aberration chromatique et d’interférence vidéo.

3DVF : Un rapace est visible dans plusieurs plans. A-t-il été difficile de mettre en place son plumage et son animation ?

Coline: pour notre Milan Royal, nous nous sommes volontairement limités en termes d’animation pour simplifier notre approche quant à sa création et son animation. En partant du principe que nous allions simplement le faire battre des ailes et le faire planer, j’ai décidé de placer à la main seulement quelques rangées de plumes sur ses ailes et sa queue, le reste étant une disposition gérée avec Ornatrix. 

Ces quelques plumes posées à la main ont donc pu faire partie du rig que Judicaël a réalisé et m’ont permis de créer un cycle de battements d’ailes avec des plumes qui se plient: c’était notre principale exigence par rapport à nos possibilités d’animation. Je me suis attardée sur leur placement pour avoir le moins de difficultés possible une fois mon passage à l’animation, cependant je n’ai pas pu éviter une légère animation de position de celles-ci au cours de la création du cycle pour palier aux intersections.

Concept-arts : créatures

3DVF : Enfin, quelques mots sur le rendu/compositing ?

Adrien: En général, le rendu a été séparé pour chaque plan en trois parties: les environnements, les personnages et les FX. Cela nous a permis d’alléger les temps de calcul sur la farm de notre école et avoir un meilleur contrôle sur After Effects par la suite.  Pour les environnements, les personnages ont été masqués juste pour récupérer leurs ombres. On a utilisé des versions allégées des personnages pour éviter encore une fois d’alourdir les rendus. Pour un projet comme celui-ci, les renders passes ont été essentiels pour nous permettre de procéder à des corrections rapides en compositing. On a rendu chaque environnement avec une passe de réflection, réfraction, diffuse, beauty, depth, atmosphère, cryptomat et enfin la SunLight et la Gi. Sans oublier aussi les différentes Lumières qu’on a pu voir à la fin du court métrage durant la nuit ou alors dans le marché.

Les personnages, eux, on eu une passe de SSS ainsi que certaines passes de light select en plus pour rehausser certaines highlights des yeux notamment. Quant aux FXs, ils ont été rendus avec l’environnement et les personnages en Matte pour pouvoir les intégrer facilement par dessus le reste en post prod.

Toutes ces passes nous ont permis d’avoir un meilleur contrôle en compositing pour corriger certaines textures défaillantes, booster les réflection, lumières ou intégrer des stock shots grâce à la zdepth. Enfin un grade a été appliqué sur l’ensemble du film. Nous avons utilisé un Looks (Magic Bullet Looks) qui nous a permis d’harmoniser complètement les couleurs du  films, d’ajouter un grain, une légère distorsion, de l’aberration chromatique et un léger glow. 

3DVF : Comment avez-vous évolué depuis la sortie de l’école ? Certains membres de l’équipe sont-ils en recherche de poste ?

Coline travaille actuellement  en CFX à Axis Studios, et ce depuis Octobre 2019.
Coraline, elle, travaille en tant que Previs Artist aux Androïds Associés depuis Septembre 2019.
Judicaël est actuellement Character Artist à Unit Image. Il a aussi travaillé pour Nki et Capsule.
Adrien travaille à Axis Studios en tant qu’Environment Generalist 3D/DMP Artist depuis Octobre 2019. Il a également travaillé pour Nki avant de rentrer à Axis Studios.
Diana a travaillé à Capsule en fin d’année 2019.

3DVF : Merci à toute l’équipe pour vos réponses !

Pour en savoir plus

New3dge est référencé dans notre carte et liste des écoles.

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PhotoInsight : un outil pour cataloguer vos images, et bien plus encore

Par : Shadows

Découvrez PhotoInsight, un outil compatible Windows qui vous permettra de visualiser votre bibliothèque d’images simplement et efficacement.

Après avoir choisi quelles photos indexer (toutes les images, dossiers spécifiques, exclusions, selon vos préférences), l’outil va ajouter dans son catalogue les photos et vous permettre de les visualiser sous forme de mur d’images, comme dans la capture ci-dessus (une séance photo du Triceratops de Jurassic Park, au Musée Cinéma et Miniature de Lyon).

En outre, PhotoInsight propose des outils de recherche (mots clés, dates, métadonnées, localisation géographique), vous permet d’ouvrir les images dans vos outils d’édition favoris, propose des statistiques sur vos photos, permet d’éditer les métadonnées et de renommer les photos en masse.

On appréciera l’existence d’une version gratuite, même si elle est limitée à la visualisation et la recherche au sein des collections. La version payante (une vingtaine de dollars) propose en plus le support des fichiers RAW, le renommage et l’édition des métadonnées, les statistiques.

A noter aussi : le créateur de l’outil étant français (il a notamment travaillé sur le logiciel DxO PhotoLab avant de rejoindre Ubisoft pour y développer différents outils), PhotoInsight est disponible en français en plus de l’anglais.

La prochaine version 1.3.0 apportera le support des vidéos. A terme, l’outil devrait gérer davantage de formats, et s’ouvrir vers les infographistes et le secteur du jeu vidéo : l’outil pourrait notamment proposer le support des fichiers TGA, DDS, FBX, OBJ, des fichiers audio ou encore du format PSD.
Enfin, la version 2, à plus long terme, sera axée sur le machine learning : de quoi proposer un système de tags automatiques.

D’ici là, vous pouvez retrouver PhotoInsight sur le site officiel.

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Armel Marchadour signe le nouveau clip de Gracy Hopkins

Par : Shadows

Armel Marchadour nous présente son dernier projet, qui est aussi son tout premier clip en full 3D.

Motion designer tourné vers la 3D, il travaille essentiellement dans le secteur du luxe ; ce clip a été l’occasion de travailler sur un projet plus personnel et d’exploiter des idées qu’il avait en tête, avec une grande liberté.

Armel Marchadour nous précise s’être inspiré en partie de l’univers du rappeur, mais aussi de références diverses allant de Saul bass à Blade Runner en passant par Abyss ou aux clips Massive Attack d’Édouard Salier en passant par la Soulwax « Machine ».
Au final, la principale contrainte fut liée au budget très réduit et au travail en solo. Armel Marchadour s’est notamment appuyé sur les bibliothèques Mixamo pour créer le clip.

Le réalisateur donne également quelques précisions dans la description de la vidéo :

Depuis l’Hexagone, Gracy Hopkins donne les clés de son monde. Il impose un univers affranchi qui ne contient pas de frontières géographiques, ni culturelles. Le mélange 3.0, d’une pop culture globale et d’une créativité débordante, donne naissance à PERFECT, véritable péripétie réalistique d’un Gracy Hopkins en plein egotrip.
‘N** from France, and he setting up trends..’ – l’artiste tient sa place dans le paysage musical français de pied ferme.

Perfect, c’est le modèle, celui qu’on admire, celui qu’on copie, celui à qui on aimerait ressembler.
Conscient et assumant parfaitement son egotrip, Gracy en joue, sans jamais se prendre vraiment
au sérieux. Tantôt modèle, acteur, rapeur, danseur, il se laisse glisser, flotter, rebondir dans cette jungle urbaine qui le scrute, le critique, le heurte, le like, l’envie.
Il ne rompt pas, il s’évade et s’invente en puisant dans les références de la pop culture
(Mickael Jackson, Saul Bass, Bullit, Godzilla, …).
Il est spectateur d’un monde qui l’ennuie parfois, et préfère se réfugier dans cette imagination
qui lui permet de hacker la réalité.
Il deviendra parfois un super-héros, un robot géant, une star de football…
Autant de personnages reflétant sa condition parfaite, pourtant teintée de défauts
(super héros seul, robot destructeur, footballeur sans tête).
Et comme tout vrai créateur, il saura mettre le feu à son monde, pour mieux le reconstruire.
L’animation 3D a été choisie pour son aspect lisse, « parfait », mais également pour avoir la liberté d’aller là où Gracy voulait nous amener par son verbe.
Un univers sans frontière, affranchi des réalités physiques, lui permettant de vaquer aux grés
de ses envies, ses émotions, ses folies.

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Entre Pokémon et Black Mirror, un nouveau court signé noOne

Par : Shadows

Mi octobre, nous vous avions annoncé le lancement du français studio noOne, dont les compétences vont de l’animation 3D à la motion capture.

L’équipe est de retour avec une double annonce : tout d’abord, le court-métrage Dark Edition – S.W.A.T., qui fait suite au projet Pokémon – Dark Edition que nous avions déjà relayé.

Seconde annonce, et non des moindres : noOne a pour ambition de produire une série en animation 3D dans la même lignée, avec financement participatif via Kickstarter.
Le concept : un univers inspiré des licences Pokémon et Black Mirror, dans lequel les animaux seraient remplacés par des créatures fantastiques. Il s’agira également de dénoncer certains travers de la société actuelle de façon indirecte, par exemple dans les secteurs de l’agriculture, de l’industrie, du divertissement.

Nous vous invitons donc à découvrir le nouveau court-métrage, le projet précédent et à parcourir le descriptif de la campagne sur Kickstarter : vous y trouverez tous les détails sur le concept et son financement.
Un don de soutien vous permettra d’être cité dans les crédits, d’accéder au projet en avant-première ou encore de recevoir différents goodies. L’équipe cherche à lever 120 000€.

Réalisation : Clément MARTIN alias « Lemo »

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Corentin Bechet, infographiste 3D disponible en télétravail

Par : Shadows

Avec le reconfinement et la réorganisation des studios, de nombreux artistes se retrouvent en recherche de projets adaptés à cette nouvelle situation.

C’est le cas de Corentin Bechet, lecteur de longue date de 3DVF : il est disponible pour des missions en télétravail, qu’il s’agisse de prestations ou de renfort sur un projet.

Vous trouverez ci-dessous sa bande démo ; il dispose également d’un portfolio. Pour les studios inscrits à notre plateforme emploi, sachez aussi que vous pourrez y retrouver son profil dans notre CVthèque.

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