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Le Festival d’Aix passe en 2.0 avec Fohhn

Par admin

Le Festival d’Aix a tenté et gagné un pari risqué, en offrant au Requiem de Mozart un écrin sonore virtuel splendide. Désormais, lyrique rime avec électronique. Vous doutez ? Confiez-nous vos idées reçues, on va arranger ça. 6 mois après, on est encore sous le charme.

Photo Vincent Beaume

Pourquoi un pari ? Imaginez un festival parmi les plus prestigieux au monde. Un lieu complexe car à ciel ouvert : le Théâtre de l’Archevêché. Une œuvre magistrale et exigeante. Un public sans concessions. Et pourtant, la décision est prise d’apporter à ce Requiem très original par sa mise en scène, un supplément d’âme via l’ajout d’une discrète réverbération afin de rappeler les églises où devrait se donner cette œuvre. On verra plus loin que l’électroacoustique va être plus sollicitée encore.

Philippe Delcroix

Une fois la décision prise par Pierre Audi le nouveau Directeur général du festival et Raphaël Pichon le Chef d’orchestre qui tous deux ont été moteurs de cette première technique, Josep Maria Folch Pons le Directeur technique et surtout Philippe Delcroix, le Directeur technique adjoint, ont arbitré des choix importants.
Ils ont donné leur confiance à Rémy Bréant, un consultant audio collaborant déjà avec les équipes du Festival, pour prendre en main ce dossier pour le moins iconoclaste et presque entièrement à défricher.

Nous avons eu la possibilité d’interroger longuement Rémy Bréant malheureusement absent le jour de notre passage à Aix, mais aussi eu la chance d’assister à une des représentations du Requiem et passé une journée sur place avec les équipes du Festival et un fournisseur, Fohhn, sans qui tout cela n’aurait peut-être pas été possible.

Merci à toutes et à tous pour l’accueil et la pédagogie dont il a fallu faire preuve pour détailler cette installation. Commençons par un très large tour d’horizon en compagnie de Rémy Bréant.

SLU : Comment est né ce Requiem de Mozart « augmenté »

Rémy Bréant : Il est l’œuvre de la nouvelle direction du Festival d’Aix qui a apporté pour cette première, un staff assez important dédié au son. Ils avaient déjà exploré un apport technique sur une autre œuvre, interprétée dans une usine désaffectée, et le Chef Raphaël Pichon était convaincu par un projet d’acoustique « augmentée » nécessaire pour le Requiem.

Une vue des gradins et du balcon. Il faut parvenir à apporter du SPL qui ne s’entend pas et de l’ambiance discrète à des endroits acoustiquement très dissemblables.

SLU : Il n’est question au départ que de compléter l’acoustique de l’Archevêché…

Rémy Bréant : C’est ça, de pousser les murs de sorte à tendre vers ce qu’on veut y jouer. La complication venait du fait que d’un côté la prod arrivait avec une solution déjà imaginée par un ingénieur du son hollandais, et que de l’autre, le Festival a un historique de fonctionnement, des budgets à tenir et une équipe d’exploitation bien au fait des contraintes que peut générer la cohabitation de deux spectacles en alternance.

Photo Pascal Victor

La proposition de l’ingé son hollandais était une infrastructure assez lourde concernant la prise de son et le mixage, disons de type comédie musicale, avec une diffusion répartie sur 20 enceintes omnidirectionnelles Omniwave, la reprise des chanteurs soit par l’intégration d’une trentaine de micros incrustés dans les éléments de décor soit par une quarantaine micros HF et une console de mixage de type A&H dLive S3000 ou DiGiCo SD7.
Pour des raisons de mise en scène et par manque de temps et de moyens, cette proposition n’a pas été pas retenue. La direction du Festival m’a alors proposé de concevoir un système qui puisse satisfaire l’équipe du Requiem tout en respectant ses contraintes chronologiques et financières.

Une CL3 très, très chargée aux mains de Fred Bielle en charge du mix du Requiem.

SLU : Tu collaborais déjà avec Aix ?

Rémy Bréant : Oui, notamment lors de Parades, le concert gratuit donné chaque année Cours Mirabeau en ouverture du Festival d’Aix avec du public sur plus de 300 mètres de long. Un spectacle forcément totalement amplifié, plus « populaire ».

Pour revenir à l’Archevêché, mon travail a été de réfléchir à une installation efficace sans ma présence mais facile à exploiter, qui tienne sur la CL3 Yamaha du Festival, avec des effectifs déjà prévus pour la saison et enfin avec les constantes du Chef d’orchestre et les contraintes du lieu.

SLU : Techniquement tu es libre de préconiser ce que tu veux ?

Rémy Bréant : C’est même ma manière de travailler. En phase d’étude, j’essaye toujours de garder l’autonomie sur le dossier et une certaine distance vis-à-vis des fabricants. J’ai dans un premier temps entièrement modélisé l’acoustique du lieu en 3D dans le but de pouvoir y implanter des points de diffusion sans m’arrêter sur une marque précise. J’avais déjà en tête de ne pas simplement « augmenter » l’acoustique, mais aussi d’apporter un complément notamment à l’orchestre.
Etant sonorisateur de métier, il m’a paru évident qu’il fallait pouvoir mixer les voix avec l’orchestre. A partir de ce cahier des charges, j’ai choisi d’augmenter considérablement le nombre de points de diffusion et réduire le nombre de micros sur scène. Le design sonore a consisté à densifier les points de diffusion latéraux et arrières en jouant en plus la carte de l’altimétrie, et surtout, de créer une diffusion de face afin de pouvoir restituer l’effet frontal propre à l’opéra, qui relie le chanteur au spectateur.

La matrice Astro Spatial Audio. Une grosse puissance de calcul, 128 canaux MADI ou Dante, une latence très faible et bien sûr la possibilité de travailler avec n’importe quelle marque d’enceintes.

SLU : Tu commences alors tes recherches en bois et en processing

Rémy Bréant : J’ai même commencé par le processeur avec dans l’idée de faire appel à Bjorn (Van Munster) afin de pouvoir travailler avec l’Astro Spatial Audio Sara II qui n’est inféodé à aucune marque d’enceintes. J’ai gardé en tout cas cette solution sous le coude et je me suis attaqué au bois. Certaines marques ont été trop chères, d’autres n’avaient pas les enceintes que je voulais, d’autres avaient processeur et enceintes mais les deux ne pouvaient pas être dépareillés. La discrétion était aussi un critère essentiel puisque le public classique se braque très vite dès qu’il voit un déploiement de matériel, sans oublier le fait qu’on squatte en latéral et à l’arrière les accroches lumière, pas question donc d’être encombrant.

SLU : Tu cherchais un produit qui…

Rémy Bréant : …soit discret, descende sans être volumineux, ouvre à mort et délivre un son de qualité. Comme plusieurs autres fabricants, Daniel Borreau, (Rock Audio et distributeur Fohhn en France), dont je savais qu’il disposait des produits qui pouvaient faire l’affaire, a été consulté. Il a donné immédiatement son accord y compris sur le partenariat.

J’ai donc pu présenter à la Direction Technique du Festival d’Aix quatre propositions et c’est Fohhn qui a été retenu par Philippe Delcroix. Mon design a ensuite été contrôlé par les ingénieurs de la marque au travers du logiciel AFMG Ease afin de vérifier la cohérence de la couverture.

Une des LX-61 pour les ambiances, accrochée sous le balcon et prenant le public à rebrousse-poil.

SLU : Quel type de produit t’a séduit chez Fohhn ?

Rémy Bréant : Par exemple le LX-61. Quatre transducteurs de 4” à longue excursion et un moteur de 1” dans un guide reprenant la polaire des petits graves et aligné avec eux pour créer une mini ligne pinçant bien verticalement la bande de 1 à 4 kHz qui tient en 30°. Ce type de produit me donne la générosité tonale suffisante pour mes ambiances et sa petite taille le rend ultra-facile à mettre en œuvre.

J’ai pu ainsi découper trois zones : le parterre, le dessous de balcon et le balcon et les immerger séparément. Pour certaines zones, j’ai ajouté des LX-11 et deux paires de LX-150. Une fois ajouté le gauche droite en LF-220 et double beam par côté, j’ai pu travailler mes synoptiques.
Au regard du volume des réseaux de câblage nécessaire, nous avons pris le parti de confier la fourniture de câble et les raccordements à Texen. Les équipements réseau ont été fournis neufs et non programmés.

SLU : Tu disposes d’une équipe ?

Rémy Bréant : Sur les opérations relativement complexes comme celles-ci, je m’entoure de compétences spécifiques qui interviennent à des moments clé du projet.

Jean-Baptiste Boitel

Pour le calage de tout le système en version frontale j’ai proposé à Jean-Baptiste Boitel, un technicien dont la réputation est plus que méritée, de travailler sur le projet de telle sorte à pouvoir jouer sereinement et en phase même en cas de panne de l’Astro. Rappelons que les fortes températures estivales compliquent la donne.

SLU :Le processeur sert de calage temporel « créatif » ?

Rémy Bréant : Pas que… Le lendemain du calage « de base » de Jean-Baptiste, Bjorn est arrivé avec son propre caleur et ils ont travaillé, à partir de nos valeurs, pour insérer l’Astro, « casser le frontal » et créer de l’immersif.


Voici ce qui est « visible » du système principal côté scène : le coffrage arrière dans lequel se trouvent des LF-220 Fohhn.

Il en a été de même avec les rappels sur les côtés. Une fois ce dernier travail effectué, nous avons œuvré avec Bjorn sur la réverbération inspirée d’un algorithme de la Bricasti M7. Et pour la première fois, on a branché un micro.
Les répétitions du Requiem se passant à l’Archevêché, Raphaël Pichon a souhaité entendre immédiatement le rendu final. Trois semaines avant la première, j’ai donc installé en urgence une réverbération M7 stéréo dans la régie.

SLU : Loin d’être la solution idéale…

Rémy Bréant : Oui, mais cela a permis de se familiariser avec l’algorithme, de rassurer le Chef d’orchestre et d’avoir une ébauche de ce que cela pourrait donner in situ avant de recevoir le processeur. Je me suis aussi engagé à ce que l’univers sonore ne change pas. On y est parvenu puisque l’Astro a gardé la « couleur » M7 mais modulée sur chaque sortie.

SLU : Qui a fait le premier mix et aussi la première « spatialisation » ?

Rémy Bréant : Moi, d’autant que j’avais spécifié 7 micros DPA en rampe au pied des chœurs, deux semi-canons Schoeps dans les draperies pour d’éventuels besoins d’ambiance en fond de scène.
A cela il fallait ajouter la microphonie de l’orchestre, des bandes de bruitage, et quelques HF. Pendant les 2 premières semaines de répétitions, n’a été diffusée que de la réverbération, pas de son « sec » avant d’avoir l’Astro.

Une image du Requiem et l’incroyable mise en scène de Romeo Castellucci. Regardez tout en bas à la limite du plateau. On voit 7 petites boules noires. Ce sont les micros. (Photo P. Victor Artcompress)

SLU : Donc le vrai mix final…

Rémy Bréant : …est né au moment où on a pu avoir la diffusion 3D, la matrice et la réverbération programmée, quelques jours avant la générale. On a donc enfin envoyé les voix et l’orchestre dans l’Astro tout en gardant la main sur les prémix dans la CL3 et en disposant de ses plugs et DCA, ce qui en facilite l’exploitation. Assez classiquement, les 7 micros voix ont été routés en direct out dans autant de paires de LX-10 en front fill ouvertes à 110°, via l’Astro en mode WFS qui a géré la localisation, y compris dans la ligne de délais sous le balcon ou d’autres groupes à la face jardin, face cour.

Les front fills, quatorze LX10 amplifiées et processées individuellement en train d’être montés.

Toute la diffusion frontale a reçu voix et orchestre. Mouillée aussi. Toute la diffusion latérale et arrière, uniquement la réverbération multi-moteurs de l’Astro. La position fixe des 7 micros de rampe m’a aussi évité tout système de tracking actif qui aurait été nécessaire avec des micros HF.
Une fois le mix dégrossi, j’ai passé la main à Fred Bielle pour me concentrer sur la partie programmation et pilotage. On a travaillé à 4 mains, me semble-t-il en bonne intelligence.

SLU : Et le Chef d’orchestre durant ces dernières répétitions ?

Rémy Bréant : Il a pris les informations nécessaires quant au rendu auprès de ses assistants et a fait une très belle synthèse de ce qui lui a été dit. Nous avons décidé de figer l’électronique afin que le Chef d’orchestre s’approprie la salle qu’on lui a livrée. Bien sûr on a gardé la main sur des équilibres tonals ou des écarts de dynamique trop importants. Deux compresseurs multi-bandes ont permis de régler rapidement ce type de problèmes.
Pour le reste, Raphael Pichon s’est réellement approprié le mix orchestre et voix avec sa baguette, les deux dernières répétitions s’étant déroulées sans qu’on ne touche à quoi que ce soit. Sébastien Noly s’est aussi révélé précieux par son rôle d’interface entre la technique et le Chef d’orchestre et aussi par sa grande compétence en physique acoustique.

SLU : Avec Bjorn d’Astro, vous avez créé une « salle ». Raphaël Pichon a été mis à contribution ?

Rémy Bréant : Une fois qu’il a accepté le principe de réverbération et la couleur de la M7 « recréée et améliorée » dans l’Astro, on a travaillé ensemble à établir le caractère de la salle qu’on a, en quelque sorte, fabriquée. On a défini son identité sonore par la quantité de réverbération par zone. On s’est donc baladé en tout point de l’Archevêché et sommes tombés d’accord sur le choix de jouer la carte de la sagesse ne souhaitant pas que le public puisse percevoir l’existence d’une assistance sonore.

SLU : Lors de la première en présence du public, as-tu fait des modifications sensibles ?

Rémy Bréant : Oui. Dès le début du Requiem, j’ai augmenté le niveau de l’amplification, mais au bout d’un quart d’heure je suis revenu au point de départ. La différence entre salle vide ou pleine s’est révélée peu perceptible. Il ne faut pas oublier qu’à Aix on joue à ciel ouvert.

L’Allée Gothique. Quand on dispose d’une telle surface réfléchissante, autant s’en servir…

SLU : Comment se comporte le balcon qui, outre le ciel, dispose d’encore moins de murs latéraux ?

Rémy Bréant : Pour moi encore mieux puisqu’on n’a quasiment plus de champ direct, uniquement ce que l’électroacoustique envoie et qui est plus équilibré et complet.
En revanche, en début et fin de l’œuvre, le Chef d’orchestre, qui est aussi un Chef de Chœur, a fait le choix de faire communier le site classé à l’Œuvre en faisant chanter une partie du Chœur dans la très belle réverbération naturelle de l’Allée gothique de l’Archevêché, située sous le gradin. Ce fut une sensation sonore inoubliable pour tous que de sentir cette énergie naturelle sortir de nulle part…
Cela inonde le public par en dessous et crée le doute pour le reste de l’œuvre. Naturel ou artificiel… On prend les spectateurs avec du naturel et on les redépose avec le même stratagème sonore. Enfin, cette réverbération nous a aussi servi de référence. Puisqu’elle « démarre » le Requiem, on a fait en sorte de ne pas avoir trop de différence avec celle générée par l’Astro.

SLU : Ce qui a été fait à Aix est osé

Rémy Bréant : C’est vrai, mais tous les jours j’ai entendu des gens dire : « il y a un spectacle qu’il faut que tu ailles voir, c’est le Requiem, ne serait-ce que pour le son. » Le but souhaité par Raphaël Pichon et moi-même était de ne surtout pas immerger le public dans quelque chose qui dénature l’œuvre.

Le son frontal à cour indiqué par deux flèches rouges. Les deux LF-220 sont cachées derrière le bord du cadre de scène dont le tissu est à peine plus clair. Les techniciens son installent les LF-10 au sol. Difficile de trouver une place pour caser un ou des subs…

Notre plus grande récompense a été que personne ou presque n’a entendu notre apport et là où j’ai compris qu’on avait réussi c’est, durant les répétitions, quand on m’a demandé d’en « mettre plus » alors que les amplis des petites boîtes modulaient déjà entre 80 et 90 % et surtout lorsque les applaudissements ont retenti et que la salle s’est révélée telle qu’elle est, au point de douter de la satisfaction des spectateurs.
Il n’en était heureusement rien. Le public était ému mais n’a pas pu exprimer sa joie complètement faute de vrais murs pour amplifier le son. Idéalement, il faudrait aussi lui dédier quelques micros pour que le doute perdure jusqu’à la fin.

SLU : Un renfort de grave aurait eu son utilité ?

Rémy Bréant : Si j’avais pu accrocher un sub central quelque part ou composer un arc sub avec des petits formats en 10” oui, mais je n’ai pas trouvé la place et les premiers rangs n’auraient pas forcément apprécié. Je n’en ai, cela dit, pas ressenti de manque et cela a facilité mon intégration sonore.

SLU : Tu penses que l’Archevêché pourrait bénéficier d’un système en fixe dans le futur ?

Rémy Bréant : Le Requiem a été conçu pour être joué dans une certaine acoustique donc la demande technique était légitime, mais on a aussi prouvé le bien-fondé d’un déploiement technique de ce type dans ce lieu. On n’a jamais détérioré le son direct et la direction du Festival a pu se forger son opinion. On a aussi prouvé qu’une fois la mise en place faite, l’exploitation quotidienne est faisable sans grande difficulté et le maillage redondé du réseau informatique garantit la sécurité du déploiement.

Le théâtre fermé par son rideau de fer pour permettre aux éclairagistes de travailler… On aperçoit au sol les barres de front fills en train d’être assemblées. La casquette métallique devant sert à protéger des intempéries la fosse durant l’hiver.

Cela fait longtemps que je sais qu’il est possible d’apporter quelque chose à l’univers classique. On a maintenant les outils pour faire ressortir toutes les subtilités qui existent et on peut s’aventurer au-delà de la simple sonorisation frontale. Aujourd’hui on est très humblement capable d’apporter nos compétences pour bonifier un rendu aussi dans des lieux qui n’ont pas besoin de son.

Allons maintenant à la rencontre des équipes qui s’activent dans le fameux Archevêché aixois. A défaut de violons, les cigales cymbalisent à tout va sous un soleil d’été.
Uli Haug, de Fohhn et Daniel Borreau qui distribue la marque allemande en France, nous accompagnent. Après la photo et devant l’entrée même du Théâtre de l’Archevêché, quelques questions fusent.

Accueillis comme des rois par le staff technique du Festival avec de gauche à droite Philippe Delcroix : Directeur technique du Festival d’Aix, Clément de Mazières : Technicien son, Aurélie Granier : régisseuse son, vidéo et sous-titrage, Uli Haug de Fohhn et enfin Daniel Borreau.

SLU : Un rapide historique du Festival ?

Philippe Delcroix : Il a été créé en 1948 et a lieu chaque été en juillet à la nuit tombante. Aix est devenu l’un des 5 plus grands festivals d’art lyrique au monde. Le lieu emblématique où a été donnée la première représentation et où nous nous trouvons est le Théâtre de l’Archevêché.

D’autres lieux et salles se sont ajoutés ce qui nous permet d’accueillir chaque année plus de 80 000 spectateurs. La jauge de l’Archevêché est de 1 350 places. Un premier petit théâtre y a été rapidement érigé et modifié en 1998 pour prendre l’apparence de celui actuel. On créé et construit nous-même tous les décors et on produit 5 opéras chaque année.

SLU : Le théâtre actuel est donc pérenne ?

Philippe Delcroix : Oui, il est petit et fait pour durer, mais il n’est profond que de 10 mètres, autant dire que quand on vend une de nos productions aux grands théâtres mondiaux comme celui de New York, elle retrouve de la place ! Cette année nous n’allons jouer ici en alternance que deux spectacles, La Tosca de Puccini et le Requiem de Mozart.

SLU : Le staff technique comporte combien de personnes ?

Philippe Delcroix : 11 en septembre, puis ça monte de mois en mois jusqu’à atteindre les 300 pendant la période du festival.

Philippe Delcroix appelé par d’autres rendez-vous, nous confie aux bons soins d’Aurélie Granier la régisseuse son, vidéo et sous-titrage de toutes les scènes du Festival pour une visite complète du site.

Chaque enceinte LX-10 a son adresse que l’on retrouve sur le logiciel maison Fohhn Net, et peut être contrôlée à distance en délai, niveau, égalisation. Elle se connecte avec sa base (AM10, 20, 40 ou 50 en fonction de ses besoins) qui l’alimente en data (son et ordres) et en énergie via un câble réseau se terminant par une prise EtherCON.

Les enceintes, sont toutes cachées derrière des tissus phoniques ou dans des caissons qui, une fois en place, deviennent parfaitement invisibles.
Il en va de même pour les micros qui seront placés en un second temps mais qu’on peinera à voir depuis la salle. Tout ce petit monde doit se partager le peu d’espace disponible avec les lumières, y compris au sol.

Aurélie Granier : Le choix de placer ces enceintes de rappel par paires sert aussi à masquer une petite dissymétrie de la salle et corrige un écart de niveau du public entre jardin et cour.

SLU : La mise en phase de l’ensemble « direct » donc orchestre et voix et ce qui est amplifié doit être parfaite.

Aurélie Granier : C’est le cas. Dès le premier rang on n’a aucune décorrélation entre le direct et le diffusé. Le calage a été fait en déplaçant les remotes au niveau du parterre pour affiner les choix.

On joue aussi avec le volume du son direct en démasquant ou pas des ouvertures de grande taille pratiquées dans la maçonnerie avant de la fosse à la demande de l’acousticien Sébastien Noly, afin que la quantité de direct voulue atteigne le public. Pour le Requiem ces ouvertures sont fermées.

La fosse, profonde 180 cm, avec par-derrière pour les plus observateurs, Uli Haug et Daniel Borreau en pleine discussion. Remarquez aussi à droite, le cache en bois qui masque une des ouvertures pratiquées.

SLU : Le fait que vous alterniez Tosca et Requiem ne vous complique pas trop la mise chaque jour ?

Aurélie Granier : Non, l’avantage de cette technologie Fohhn est que chaque enceinte active répond présente par informatique. On peut suivre nombre de paramètres dont la température de l’électronique qui souffre ici, et on a des procédures bien établies. On installe et câble à deux, on vérifie la mise et on la réécoute quand l’orchestre répète.

Le rappel à cour, identique à jardin, de vrais out fills idéalement placés pour redonner vie aux côtés et éviter que le mélange entre ambiance et direct ne soit trop déséquilibré.

SLU : Vous nous décrivez le système Fohhn déployé ?

Daniel Borreau : Il y a de part et d’autre de la scène et formant le cadre latéral droit et gauche de cette dernière, deux colonnes composées chacune de deux enceintes LF-220, soit 4,50 mètres de hauteur, exploitées en Beam Steering.

Toutes invisibles qu’elles sont derrière des tissus acoustiquement transparents, elles distribuent le son précisément là où c’est nécessaire en donnant l’impression qu’il provient du plateau.
On exploite 4 faisceaux différents. Toujours du plateau nous avons au sol, 14 LX-10 utilisées par paires, des petites enceintes coaxiales acoustiquement très droites et tout aussi cachées dans des bandeaux en bois.

Nous avons ensuite deux rappels pour déboucher les côtés proches à cour et jardin, d’où la présence des LX-150 à même les murs du théâtre.
Dans le théâtre lui-même, les retours aussi disposent d’enceintes Fohhn. Quatre LX-61 pour redonner aux chœurs un orchestre plus précis et deux LX-100 pour le backstage.

La machine à sustain

Daniel Borreau : Pour créer cet effet de sustain et faire en sorte d’éviter que le son ne provienne exclusivement du plateau, nous disposons de plusieurs points de diffusion arrangés pour couvrir sélectivement des zones du public et accrochés aux murs latéraux. Sous le balcon, le problème est différent d’un point de vue acoustique comme électronique.

Une vue de la très belle collaboration entre Fohhn France et le Festival d’Aix avec ces supports gardant bien les prises orientées vers le bas sur des modules AAX-2.300.

Bien entendu le son direct arrive, mais il faut plus jouer la carte de l’immersif car l’espace est moindre et les réflexions impossibles à déclencher.
D’autre part les enceintes n’étant protégées ni de la pluie, ni du public placé au-dessus, ni enfin des fientes de pigeon, on revient à des modèles passifs amplifiés par des modules AAX-2.300 insérés dans des boîtiers fabriqués sur place.

On a donc des petites LX-11 tout en haut et sous les gradins, qui sont des LX-10 sans ampli et processing, pour envelopper le public et enfin une paire de LX-61 en renfort pour simuler les murs latéraux, volontairement désaxées pour ne pas être perceptibles en champ direct.

Deux LX-11 entourant leur ampli et placées le plus en arrière possible contre le mur arrière de la cour de l’Archevêché.

Protégées par des filets anti resquilleurs ailés, deux LX-61. Pas de doute, c’est un tissu transparent !

Enfin sur le balcon on bénéficie de six LX-61 pour l’arrière et de deux LX-150 tirant depuis les murs latéraux, plus le système principal et les réflexions naturelles des lieux.

SLU : Comment pourrait-on définir le rôle de l’ensemble de la diffusion ?

Aurélie Granier : Comme un soutien non destructif de la source acoustique. On ne renforce pas, on vient soutenir ce qui naturellement est donné par les artistes.

Quelques éléments essentiels. En rouge, un Focusrite Rednet D16R en charge de véhiculer le Dante et l’encapsulage du Fohhn-Net et tout en haut de la pile à gauche, l’ABX-5 de Fohhn, une passerelle entre le Dante et soit l’AES, soit surtout le Fohhn-Net. Le paquet de câbles réseau provient des deux switchs Cisco A et B qui servent de pilier à l’installation et sont réunis par des rocades en fibre entre différents points comme la régie ou les Rio au plateau. Bien sûr les réseaux A et B ne se mélangent jamais et n’y passe qu’audio, remote et sous-titres dans trois VLan.

SLU : La régie est assez bien placée…

Clément de Mazières : Oui et cette année, du fait du rôle plus important du son, la console va rester pour la première fois en place sous le balcon.

La journée file et on entend de plus en plus de cuivres chauffer leurs pistons. Il sera bientôt temps de laisser les répétitions se dérouler tranquillement. On monte en régie poser quelques dernières questions à Fred Bielle.


Fred Bielle à la console du Requiem en plein line check devant sa CL3 Yamaha. Comme le dit Aurélie, elle est à full de chez full puisqu’elle délivre aussi les départs vers les retours et les diverses servitudes !

SLU : Tu suis aussi à la trace le système Fohhn

Fred Bielle : Absolument. Sur la liste des appareils, je retrouve toutes les électroniques qui apparaissent sur le réseau.

La visualisation de chaque ampli ou enceinte amplifiée. On ne peut pas rater la couleur orange…

Là par exemple on a coupé l’alimentation des LX-10 des front fills car leur température interne a atteint sous le soleil les 60°. Cela s’affiche en orange sur l’écran. On les remettra en route ce soir à la fraîche.

Par module on dispose du gain, délai, crossover, EQ 31 bandes et dynamiques, entre autres. Pour y voir plus clair, nous avons aussi un affichage « géographique » Cela permet de localiser plus facilement les points de diffusion, y compris les retours.

La colonne Linea Focus 220 basse couvre tout le parterre et rentre parfaitement sous le balcon sans toucher celui-ci.

La LF-220 du haut en charge du balcon.


SLU : Fred, tu tiens la CL3 ce soir. Tu me confirmes que le seul effet est généré par l’Astro…

Fred Bielle : Oui, on a juste quelques traitements de base dans la CL3 sur les bus. Je n’ai besoin de rien de plus. Ici c’est le son direct qui prime. On a deux objets sur l’Astro, un qui est l’objet spatialisation et un second qui est l’objet réverbération et c’est cet équilibre qui a été le plus long à trouver.

Conclusion

Il paraît qu’à SLU on a une bonne oreille et un sens critique qui pique un peu. Ce sera pour une autre fois. À Aix, nos cœurs ont mis en sourdine toute observation technique pointue et on s’est laissé emporter par la puissance de l’œuvre, de la mise en scène et fatalement du son d’un naturel que rien n’a trahi. Quel meilleur compliment faire au système et à ses créateurs et exploitants.

La régie toute en noir et le balcon vus depuis la fosse.

On n’y a quasiment vu que du feu, celui d’un spectacle de toute beauté avec une assistance sonore qui a apporté un supplément d’âme, de clarté, d’espace et un enveloppement propre à une acoustique de salle naturellement inexistante sans elle. Je serais incapable de donner un ratio entre direct et amplifié. Peut-être peut-on dire que l’absence d’un toit a rendu le registre grave malgré tout un poil en retrait.
Si à l’avenir il est possible de trouver la place pour un « sub » peut être sous les gradins et balcon, sans pour autant dénaturer la très bonne couverture ou la balance tonale, ce serait intéressant mais la barre est déjà très haute pour une première.

Sans doute la confiance s’installant et la mise en scène de plus en plus moderne aidant à l’ouverture des esprits, lors des prochaines éditions il sera possible de pousser le « supplément d’âme » un cran au-delà, le mixage des sources, le naturel du raccord direct/augmenté, le matriçage très réussi, la qualité des enceintes Fohhn et la dynamique étant déjà là…
Une chose est certaine. Il sera dur, voire impossible, de revenir en arrière au Théâtre de l’Archevêché et même les plus puristes devront l’admettre. Aix est rentré dans une nouvelle ère qui risque fort de faire des petits, celle du son qu’on n’entend pas, mais dont on ne peut se passer.

D’autres informations sur le site Festival Aix et sur le site Fohhn

 

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LE JAMION

https://i.vimeocdn.com/video/794611085_960.jpg960540urn:ebu

Découvrez le JAMION, notre dispositif de projection mobile unique en Europe, inventé et breveté par l'Atelier ATHEM.

Cast: ATELIER ATHEM

Future Sound of Aveiro

https://i.vimeocdn.com/video/847942181_960.jpg960540urn:ebu

Future Sound of […]” is a site specific interactive installation which explores the audiovisual landscape of a specific city.

The inhabitants of [insert city] are invited to enter in a dark room where the characteristic sounds of their city life. Through the exploration of the space, they may find changes in the space-time continuum that will modify these sounds, transforming them [or not] in hypothetic sounds of the future of [insert city]. Could these [new] sounds draw their future?

This installation has been presented at :
Festival Som Riscado 2016 / Future Sound of (Loulé);
Centro de Artes Águeda 2017 / Future Sound of (Águeda).
Palácio Landal, Santarém 2019 / Future Sound of (Santarém).
Criatek, Aveiro 2019 / Future Sound of (Aveiro).

Cast: visiophone

Tags: audiovisual, installation, audioreactive, borischimp504, live, kinect, livevisuals, av and tracking

Earthsatz - AV show

https://i.vimeocdn.com/video/844247592_960.jpg960540urn:ebu

Teaser of the 2020 version of Earthsatz AV show.

The world, as it is shown to us by Google Earth, is intriguing… The shapes’ imperfections, the textures’ distorsions, the suspended time, are all attributes of a new kind of universe, an hybrid one, looking more like an algorithmic fiction than our tangible reality. Earthsatz tries to amplify the cold and oppressive poetry generated by this « pocket world », where life doesn’t exist and particules are replaced by pixels. Maybe we should try to contemplate it for what it really is : a fictional universe that mimics the one we are living in, developing its own autonomy.

With photogrammetry, we scanned some parts of the Google-generated world. We built 3D landscapes from them and tried to highlight their surreal caracteristics, playing with mysterious lights, impossible distortions and moving points of view. Earthatz is a ride in this corrupted world, celebrating all its fictional, articificial and irrational aspects. As the landscapes are desintegrating and recomposing themselves, their roars are embodied in distorded and mechanical sounds. These heavy synth pads extand the figurative universe, being its intense echo in the spectator’s perceptual space.

Cast: Dylan Cote

Tags: 3D, digital art, av show, audiovisual and photogrammetry

Robert Juliat, record de longévité

Par Patrick Cussigh

Cent ans de vie et d’histoire. La longévité de Robert Juliat mériterait un livre entier et un musée dédié. Sur le stand des JTSE une lanterne à arc et une antique poursuite à charbon séduisaient par leur intemporalité, tandis que dans les boîtes noires les nouvelles technologies s’intégraient en toute discrétion dans les derniers fleurons de la marque.

Belles pièces du musée de Robert Juliat, cette poursuite à charbon…

…et cette lanterne à Arc


Ludwig Lepage, chef produit lumière, nous résume les dernières innovations de Robert Juliat.


Gamme Zep2

Ainsi la gamme led de projecteurs de découpe et Fresnel a vu un léger mais efficace changement de génération de leds, toujours made in Osram, avec un meilleur rendement, de l’ordre de 10 à 15 %, et une meilleure consistance du spectre de colorimétrie.
Le chiffre 2 permet de distinguer les deux générations, puisqu’à l’utilisation, les Zep2 seront plus lumineuses quoiqu’avec des températures de couleur un peu différentes.

La découpe Zep2 660SX2.

Pour résumer en quelques mots, les découpes Zep2 640SX2 et 660SX2 possèdent des sources led de 150 ou 300 W, en 3200K ou 6000K.

L’alimentation électronique est graduable sans scintillement, se pilote en local ou en DMX et parfaitement silencieuse.
Trois optiques de zoom variables sont disponibles : 28°-54°, 16°-35° ou 11°-26°,

Les Fresnel Zep2 340 et 360 LF2 sont aussi pourvus de sources led 150 et 300 Watts, en 3000K, 5000K, 5700K et blanc variable 2700-6500K. Le zoom est manuel, la source se contrôle en DMX, en local ou sans-fil en option.

Poursuite Arthur

La primeur de la poursuite Led Arthur fut pour les américains, avantagée par la petite semaine d’avance du LDI face aux JTSE. Autour du corps de la poursuite Oz, les 800 W de Leds de l’Arthur promettent de chatouiller les 1 800 W HMI d’une Victor, mais avec tous les avantages d’une source moderne. Prévue pour mars ou avril 2020, cette poursuite 7°-14,5° visera sans doute une récompense au Prolight+Sound comme la plus puissante de sa catégorie.

Maestro et SpotMe

Le module SpotMe, grâce auquel le poursuiteur peut diriger n’importe quel lot de projecteurs asservis en simultané avec sa poursuite, fait un départ encourageant dans les théâtres et le one-man-show. Surtout pour piloter des contres et gérer des faces en temps réel en suivant les artistes. Ce système de tracking avec opérateur utilise le protocole PSN, et n’était utilisable quasiment qu’avec une console GrandMA2, des serveurs vidéo et éventuellement une mise à jour future Chamsys.

Il est maintenant compatible avec n’importe quelle console grâce à un serveur dédié, le Maestro. Développée avec la société Zac-Track, qui cumule plus de 10 ans d’expérience dans le tracking sous toutes ces formes, cette unité complémentaire au SpotMe permet de calculer l’orientation de tous les asservis suivant les mouvements de la poursuite.

SpotMe maintenant compatible avec tout pupitre lumière grâce au serveur Maestro.

L’ingénierie derrière le Maestro est maintenant en phase de finalisation pour être disponible très prochainement. Si des algorithmes de prédiction permettent de prendre en compte l’inertie et les vitesses des différents projecteurs pour être les plus précis et réactifs possible, d’autres avancées sont attendues. Ainsi le serveur permettra de créer des zones virtuelles sur ou hors scène avec des automatisations pour modifier l’éclairage quand le sujet atteint une de ces zones.
La gestion automatique de la taille des faisceaux, en compensant le zoom suivant la distance pour toujours garder la même taille de projection, et en temps réel, sera aussi proposée. Enfin l’intégration des Footlight et des Cycliodes leds Dalis nativement dans le serveur, permettra que ces luminaires suivent aussi le déplacement de la poursuite, en s’allumant autour du sujet visé.

La calibration lumière Robert Juliat intégrée dans Eos

Particulièrement apprécié dans le monde du théâtre, tout comme les produits ETC, il semblait logique que Robert Juliat utilise les consoles Eos pour contrôler ses projecteurs. Les projecteurs Dalis pour cyclo qui utilisent huit couleurs de leds pour proposer la meilleure colorimétrie possible sont déjà calibrés dans les consoles ETC EOS. C’est-à-dire qu’ils furent mesurés, caractérisés et enregistrés en données dans les librairies afin de donner des équivalences parfaites de gélatines.

Le Dalis 863 plus simple à 4 couleurs de leds est aussi calibré dans les consoles ETC

En début d’année, les modèles Dalis quatre couleurs ont subi la même opération pour se rapprocher au maximum des Dalis huit couleurs lorsqu’ils sont gérés en même temps sur une Eos. Concrètement, le pupitreur a la possibilité de choisir parmi les nuanciers LeeFilter, GamColor, Rosco et autres, des centaines de références, ou des couleurs types, ou encore des teintes de blancs à différentes températures de couleur suivant leur IRC.

Trois options permettent d’aller encore plus loin dans la gestion des couleurs. Si l’éclairagiste désire la meilleure distribution spectrale possible, il utilisera le mode Spectral de la console ETC. Le mode Brightness est disponible pour gagner en luminosité, et le mode Hybride est un compromis entre les deux.
Ce système de colorimétrie est réservé aux projecteurs ETC et Robert Juliat. On peut ainsi faire correspondre parfaitement une découpe Source Four Lustr+ et un cycliode Dalis 860.

Plus d’information sur les sites Robert Juliat et ETC France

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Dino et Aperta inaugurent une nouvelle gamme de lyres Starway

Par admin

A l’occasion des 20 ans de la sortie des premiers projecteurs de la gamme “Servo” (Servospot/zoom et Servocolor, lyres spot et wash en MSD250), Starway a révélé deux machines baptisées Aperta et Dino, appartenant à une nouvelle gamme d’appareils compacts et puissants. Voyons ce qui se cache sous le capot…

Ils nous sont présentés par Stéphane Caria


Aperta

Une large lentille claire distingue l’Aperta, le nouveau Beam à leds Starway.

Aperta est une lyre Beam qui renferme une source à leds RGB de 50 W. La machine se passe donc de roue de couleurs, une première pour Starway qui jusqu’alors utilisait des lampes de type “R” pour obtenir ce type de faisceau.
L’appareil dispose d’une roue de gobos, deux prismes rotatifs, un frost… en gros les fonctions classiques embarquées sur la plupart des lyres de type Beam.

L’appareil se démarque par ses pan et tilt infinis et ses protocoles de pilotage :
DMX compatible RDM, ArtNet et Kling-Net, fonctionnalités bien moins courantes sur les autres appareils du même rang !
Au niveau des dimensions, l’Aperta n’excède pas les 45 cm d’envergure pour un poids de 11,5 kg.

Dino

Le Dino quant à lui est un projecteur asservi de type spot dont la source est un moteur de leds blanches de 200 W. Bien que son design soit légèrement différent, il reprend les proportions de l’Aperta à 2 cm près.

Dino, le nouveau Spot compact de Starway.

Côté fonctions, on découvre d’abord un zoom linéaire dont l’angle peut varier entre 10 et 25°, une première roue de gobos rotatifs et indexables, secondée par une autre roue de gobos fixes.

Une seule roue de couleurs équipe le Dino et deux prismes rotatifs (non additionnables) permettront d’animer le faisceau. Dino est aussi équipé du pan/tilt infini, d’un contrôle via DMX (RDM), ArtNet et Kling-Net.

Le tarif tout doux de Dino et Aperta leur permet d’être accessibles à un public large.

Plus d’informations sur le site de Starway et sur le site du distributeur français, Freevox

 

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Digital_Grid

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Digital Grid is an interactive surface.
The grid detect human movement and react with physics simulation.
Digital grid is an experiment to create new digitaf space.

Music: Alwa by Odaka

Cast: Vision Nocturne

Atelierkonzert LUX und DEZIBEL Silvester 2019

https://i.vimeocdn.com/video/846673276_960.jpg960540urn:ebu

After tremendous art projects last year it was a pleasure and a joy to entertain friends and audience for new years eve …

Cast: kurt laurenz theinert

LD Systems Icoa 12” et 15”

Par admin

Nouveauté chez LD Systems, une marque du groupe Adam Hall. La gamme Icoa comble un segment très apprécié, celui de l’enceinte amplifiée en polypropylène 12” et 15”, moteur 1” rotatif, montage coaxial, plusieurs entrées, Bluetooth et grande polyvalence.

La double embase entourée de patins d’usure avec deux grosses poignes en face avant de la Icoa 15 A BT. Deux autres sont placées derrière afin de faciliter la manutention de ses 24 kg.

Les Icoa 12 et 15, A pour amplifié et BT pour Bluetooth, sont des boîtes bien pensées, efficaces et, grâce à l’emploi d’une ébénisterie en matériaux composites, d’un poids acceptable et faisant oublier les aimants ferrite des deux transducteurs qui les équipent. Sur la balance respectivement 20 et 24 kg.

L’Icoa 15 A BT sans sa face avant et pas peu fière de montrer son 12” dans une amorce de pavillon, ses 4 évents et le guide d’onde faisant face au moteur du montage coaxial.

Deux versions existent de chaque modèle 12” et 15”, avec ou sans entrée Bluetooth et toutes disposent des même pans coupés pour en faire, grâce à leur montage coaxial, des retours d’appoint avec un angle passe partout de 55°.
Des versions passives des deux boîtes sont aussi prévues dans un futur proche pour l’export ou pour des intégrations où la puissance existe déjà.

6 points d’accroche M10 sont prévus par boîte.

Equipées avec 4 poignées, ces enceintes sont très agréables à manipuler et, comme il se doit, disposent d’une embase à double orientation, 0° ou 5° pour couvrir plus facilement le champ proche et 6 pas de vis standard M10 sont prévus afin de rendre son intégration simple et sûre.

L’arrangement des haut-parleurs conçus par et pour LD Systems garantit un bon guidage des graves comme des aigus via un guide spécifique rotatif qui ouvre à 90° x 50° et apporte toute la flexibilité nécessaire en fonction des besoins.

La face arrière servant de radiateur et recevant dans la partie supérieure les commandes extrêmement peu saillantes, un bon point.

L’onde arrière est particulièrement bien exploitée avec 4 évents massifs conçus pour réduire les turbulences et permettre aux deux modèles de délivrer un grave suffisant en large bande. Sachez malgré tout que des subs disposant d’ébénisteries en bois sont en préparation et seront disponibles au 1er trimestre 2020.

La face arrière est simple limite spartiate avec une paire de XLR combos pour deux canaux séparés avec leur gain, une sortie pour un sub ou pour alimenter une autre enceinte et une entrée en mini jack qui est en parallèle de l’entrée 2. Ces trois ports acceptent toute source à basse ou haute impédance à bas comme à haut niveau, mais sans délivrer d’alimentation fantôme.

Un codeur enfin sert de volume général et donne aussi accès au DSP de bord. Les fonctions sont basiques avec 4 presets et une égalisation à trois bandes sur la sortie. L’afficheur de bord indique aussi des valeurs de gain comme l’écrêtage des entrées. Pas facile à voir en exploitation.

L’affichage des deux entrées servant de vu-mètre et signalant les crêtes. Le preset est ici le Flat. Au dessus enfin le volume de sortie gradué de -60 à +10 dB.

Les 4 presets. Full Range charge grave et aigu, Flat offre une réponse droite, Monitor atténue les extrêmes et Sat coupe le grave pour raccorder avec un sub. L’égaliseur offre une plage de ± 10 dB sur trois bandes.


Le pas de réglage est de 10 cm, le maximum de 9,75 mètres soit environ 28 ms.

Il n’y a donc pas de console à proprement parler en revanche, surprise du chef, un délai est disponible pour remettre en phase l’enceinte dans un système. L’affichage se fait en mètres avec une décimale après la virgule.

L’ampli de 300W RMS est un modèle en classe D et dispose d’une alimentation à découpage. Le DSP travaillant à 48 kHz et 24 bit assure aussi les fonctions de filtre actif à 2 kHz et dispose d’assez de ressources pour émuler un limiteur à trois bandes protégeant les transducteurs sans trop pénaliser le SPL Max, soit 126 dB pour la 12” et 128 dB pour la 15”. Revers de la médaille, si on n’y prête pas attention, le programme musical sera taillé en fonction des ressources de l’enceinte.

Le positionnement des Icoa est ultra agressif. Pour vous donner une idée, l’enceinte 12” amplifiée et Bluetooth, la 12 A BT va être proposée à 290€ HT prix public. Conçue pour satisfaire les loueurs de régies disco et tous ceux qui ont des tout petits moyens, cette gamme dispose de nombreux atouts et d’une fabrication sérieuse avec même en option des housses rembourrées de transport. La bataille va malgré tout être rude car le segment est très encombré.

D’autres informations sur le site LD Systems

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 NAB Crystal Radio Awards At NAB 2020

Par Andres Benetar

  The concept of entertainment can derive value in the essential idea of how it can provide amusement to the many people that comprise a vast community. Entertainment could be recognized as a massive community service that provides a positive use in the lives of many people, especially in the variety it offers. Entertainment comes ...

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LIGHT HARVEST - 10 YEAR ANNIVERSARY

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Thankyou to all the Artists, Collaborators, and Clients who have made this magic happen.
When we first started this we had no idea where it would lead or what would be possible in this medium. Now a decade into the exploration of large-scale audio visual installation we are proud of the accomplishment and look forwards to where things lead from here. Thankyou for your continued support!

Cast: Light Harvest Studio - Ryan Uzi

Earthsatz - teaser

https://i.vimeocdn.com/video/704104926_960.jpg960540urn:ebu

Scruter la planète en référençant chacune de ses facettes, c’est chercher à l’épuiser, tout dire d'elle, désenchanter l’idée d’un ailleurs inconnu en la remplaçant par une vision rationnelle et immuable. Google Earth est un projet à la fois infini et imparfait : faire tenir le monde dans un smartphone, ce n’est pas seulement le regarder comme un objet d’étude scientifique, c’est aussi le compacter. L’image est peu précise, les volumes sont altérés, la ville est silencieuse, les voitures statiques, la vie inexistante. « Tenez le monde entier dans vos mains » : un drôle de slogan pour une étrange vision du monde.

Pourtant, le monde raconté par Google Earth reste intrigant. Les imperfections de ses formes, les défauts de ses textures et la froideur de cette représentation constitue les attributs d’un univers nouveau, hybride, relevant davantage de la fiction algorithmique. Earthsatz cherche à amplifier la poésie froide et angoissante générée par ce « monde de poche » où les pixels ont remplacé les particules.

L’enjeu est de parvenir à le contempler pour ce qu’il est : un univers fictif singeant le nôtre tout en développant sa propre autonomie. En scannant à notre tour une partie du monde généré par Google, et en jouant avec, nous tentons d’épuiser l’épuisement afin d’amplifier ses caractéristiques fantastiques. Earthsatz propose alors une balade dans ce troisième monde dont les aspects fictionnels, artificiels et irrationnels sont célébrés.

Cast: Dylan Cote

Tags: 3D scan

Retour aux sources chez Claypaky avec le Sharpy Plus Aqua

Par admin

Après le torrent de nouveautés dévoilées par Claypaky au printemps, cet automne voit la marque transalpine reprendre des forces et assurer le suivi de ses projecteurs, en particulier le Xtylos dont la source laser ne cesse d’étonner.

les Xtylos, surplombant la boîte noire Claypaky des JTSE, attirent toujours les regards

Après une légère refonte de la partie téléchargement de leur site internet, vous trouverez maintenant tous les documents techniques sur le site d’assistance technique de Claypaky. Les italiens ont aussi profité de cette fin d’année pour sortir deux produits complémentaires à leur gamme, une version étanche du Sharpy Plus et un miroir motorisé.

Le directeur des ventes, Emilio Cornelli, nous en dit plus, et per di più en français !


Sharpy Plus Aqua

Succombant lui aussi à la mode des lyres étanches, Claypaky a enveloppé son fameux Spot-Beam Sharpy Plus d’une carapace étanche IP65. Le système de refroidissement est revu pour permettre à la lampe Osram Sirius HRI® 330 W X8 de garder tout son potentiel d’éclairage, sans changer sa température de couleur.

Très élégante, la Sharpy Plus Aqua se pare d’une multitude de picots pour aider à la dissipation thermique.

Dans l’opération, le Sharpy Plus Aqua a pris de l’embonpoint, 15 kg et 10 cm de plus, mais sans perdre sa ligne ni ses fonctions.
On retrouve donc à l’identique les deux modes de projection, Beam et Spot, l’ouverture de zoom de 3° à 36°, la fameuse colorimétrie CMY, plus 15 couleurs fixes sur trois roues héritées du Mythos et l’ensemble des effets.
Ainsi les 2 filtres de CTO, 18 gobos fixes (dont 6 réducteurs de faisceau), 8 gobos rotatifs, deux prismes 4 et 8 facettes, une roue d’animation et le frost Soft Edge.

Le Sharpy Plus Aqua, celui-là même qui a été lancé au LDI quelques jours avant les JTSE et qui est arrivé à Paris juste à temps.

Claypaky espère ainsi compléter le succès du Sharpy Plus avec une version étanche, dotée de la même charte DMX, pour l’équipement extérieur ou les installations permanentes.

ReflectXion

Le ReflectXion, présenté au LDI et absent des JTSE, sera bientôt commercialisé.

Il y a de nombreuses années, un constructeur italien a construit le Light Deflector, un petit miroir motorisé pour éclairagistes inventifs, qui en utilisèrent les nombreux reflets pour donner l’illusion de posséder un nombre incroyable de sources.
Avec l’arrivée du Xtylos et son faisceau infini, l’occasion était rêvée pour Claypaky de sortir un remix de cet appareil, le ReflectXion.
Celui-ci offre un large miroir double face de 390 par 280 mm en contrôle Pan et Tilt 16 bits. La surface traitée permet un taux de réflexion de 99 % sans aberrations chromatiques, avec une rotation infinie du Tilt en prime.
Ce beau bébé de 13,5 kg accompagnera parfaitement les Xtylos, certes, mais aussi tout type de sources lumières ou lasers, suivant l’imagination des designers.

Toute la gamme Claypaky est représentée en France par la compagnie Dimatec

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Axente en première ligne avec Ayrton Karif-LT & Co

Par admin

La société Axente est l’un des plus fidèles animateurs des boîtes noires des JTSE, ayant cru dès le début à cette forme de présentation quand il n’y avait encore que 3 ou 4 distributeurs intéressés.
Aux côtés d’Ayrton, superstar aux Etats-Unis, la marque maison OxO permet au plus grand nombre de s’équiper correctement à des prix insolents, tandis que MDG, MALighting ou Sixty82 continuent d’évoluer en tête de leurs domaines d’applications respectifs.

Yannick Danguy, l’énergique responsable commercial d’Axente, nous en dit plus sur les sorties de cette fin d’année.


Ayrton

Récompensé par des commandes dantesques au pays de l’oncle Sam, Ayrton poursuit sa réécriture des standards de l’éclairage avec deux hybrides Wash-Beam dédiés à la longue portée, ou ‘Long Throw’ en américain dans le texte. Les Karif-LT et Shamal-LT combinent la puissance des plus récents moteurs leds disponibles avec le savoir-faire optique français, et des effets encore jamais vu.

Ainsi le Karif-LT s’adjuge 300 Watts de led blanche à 7.500K, pour 15 000 lumens d’émission au travers d’une lentille de 168 mm et d’un zoom 15 :1, de 3° à 45°. Projecteur typé Beam, son puissant faisceau condensé joue avec une incroyable roue spiralée de 39 gobos et 4 prismes différents.

Le Karif : un format compact et une très large lentille de sortie.

Armé d’un moteur de PAN infini, le Karif sait aussi faire dans la finesse avec cette trichromie reconnue d’Ayrton, secondé cette fois avec une roue de couleur avec CTO variable intégré directement sur le disque.

Présenté une première fois en prototype au Plasa de Londres, il fut présenté aux visiteurs des JTSE dans une version encore améliorée. Absent lui des Docks Haussmann, pour cause de timing trop serré, le Shamal-LT fit cependant une entrée fracassante au LDI de Las Vegas.

Cet énorme WashBeam étrenne un tout nouveau moteur led de près de 1 000 Watts, et délivre un flux record de 50 000 lumens. Sa lentille de 225 mm et son rapport de zoom de 3° à 36° lui permettent de survoler les plus grandes scènes. Les premières livraisons du Karif-LT, sont prévues en ce début d’année avant celles du Shamal-LT.

MDG

Pas de nouveau générateur de brume ou de fumée chez MDG, mais les canadiens ont présenté un flight-case compartimenté particulièrement étudié pour les tournées.
Ce Vertical Flight Case permet de transporter au choix une Me1, une Me2 ou les ATMe avec tous les aménagements et les accessoires inclus.

Il intègre ainsi le ventilateur DMX FAN MDG, un emplacement pour 2 bouteilles de CO2, un tiroir pour le bidon de liquide à fumée et les accessoires et un plateau coulissant pour votre machine à brouillard.
L’arrière du flight-case est précâblé en DMX et alimentation pour être directement prêt à l’emploi.

OxO

Sous l’impulsion d’Alain-René Lantelme et Frédéric Fochesato, la gamme OxO se complète doucement, mais sûrement. Marque Franco Chinoise pour budgets réfléchis, elle bénéficie d’une attention toute particulière pour proposer un panel complet de produits simples, efficaces et bien pensés.

Le NetBoxMS est un node 8 ports ArtNet3 au format rack 1U, plutôt simple d’utilisation. Tous les réglages s’effectuent via la molette et le menu en face avant, avec des choix faciles à appréhender. Après l’adresse IP et son masque il suffit dans la très grande majorité des cas de choisir parmi les 12 presets disponibles.
Ainsi, en quelques clics à peine, l’utilisateur peut configurer le NetBox en convertisseur ArtNet vers 8 sorties DMX (en commençant par l’univers ArtNet 0), en convertisseur DMX vers ArtNet (2 entrées DMX), en splitter simple ou double, en mergeur DMX ou ArtNet et même en solution de back-up entre une source DMX ou ArtNet principal et une source de secours.

L’utilisateur plus avancé pourra customiser chaque entrée ou sortie dans le mode qui lui convient, et l’enregistrer pour le futur, ou encore gérer le Frame Rate du DMX. Niveau connectique le NetBOx possède un petit switch 2 ports intégrés, une alimentation powerCON True1 et un ensemble de connecteurs divisé en deux parties.
4 sorties DMX, une entrée DMX et un port RJ45 sont disposés en façade avant, et la même chose à l’arrière. Un astucieux bandeau de connectique est disponible en option pour basculer ces 5 ports DMX et EtherCon RJ45 vers l’avant.

Le TW-Box, émetteur ou récepteur DMX tout simple.

On reste dans le domaine des périphériques DMX avec le Boîtier Wifi DMX TW-Box, émetteur ou récepteur DMX sans-fil équipé de la technologie Wireless DMX.

Ce petit Boîtier très simple possède une entrée et une sortie DMX 5 points, suivant le mode de transmission ou réception choisie;
un connecteur d’antenne, une alimentation PowerCON True One et un menu simplifié à l’extrême. Sur le dessus se trouve un vumètre de 4 leds pour indiquer le niveau de réception et un seul bouton pour appairer ou désapparier les récepteurs.

Fonctionnant sur la bande 2.4 GHz, le TW-Box bénéficie de la technologie multipoint propre au protocole W-DMX G5, permettant de faire fonctionner plusieurs émetteurs et récepteurs à la fois grâce à l’Adaptive Frequency Hopping Technology. Compatible RDM, ce Boîtier Wifi DMX possède une plaque Oméga pour l’accroche et est fourni avec 2 antennes, de 2 et 5 dB.

Le gros PAR OxO ColorBeam480 avec ses 24 sources RGBW de 20 W.

Reconnu pour ses projecteurs Led pratiques et énergiques, OxO présente aujourd’hui l’imposant ColorBeam 480. Ce gros PAR à focale fixe 10-12° IP65 est serti de 24 leds de 20 W, RGBW.
Prévu pour fonctionner en extérieur avec sa télécommande infrarouge fournie, ou en DMX compatible RDM grâce à ses connecteurs DMX 3 et 5 points étanches, le ColorBeam480 possède de nombreux accessoires complémentaires.
Ainsi tout un jeu de filtres magnétiques permet de modifier son ouverture, de façon standard ou asymétrique, et peut se compléter avec des coupe-flux, cône antihalo ou porte-gélatine.

Massif mais compact, le ColorBeam480 possède une double lyre avec fixation Oméga, des PowerCON True1 d’alimentation étanches en entrée et sortie et un petit menu 2 lignes noir & blanc. Celui-ci donne accès aux réglages manuels, au choix parmi 3 modes DMX, de 5 à 13 canaux avec des macros préprogrammées, ou encore aux deux modes de ventilation : auto et studio où la puissance est limitée de 30 % pour diminuer le bruit de fonctionnement.

VIP-R, ultrafin, ultra design et autonome.

Déjà vu aux Ateliers Axente, le VIP-R, ce mât d’éclairage en aluminium brossé noir était présenté durant les JTSE dans sa version définitive. Ultra-fin, réglable manuellement grâce à ses trois parties sur pivot, sa tranche supérieure est composée d’un assemblage de 28 leds 1 W, soufflant un flux de 1 850 lumens à 4000K sur une ouverture de 15×50°.

Une grille anti-éblouissement soulage les regards des visiteurs, tout en assurant assez de luminosité pour les buffets ou les expositions auxquels ce mât se destine, avec un bel indice de rendu des couleurs supérieur à 90.
Son panneau de contrôle tactile est verrouillable pour éviter les fausses manipulations, mais il peut aussi se commander via une télécommande infrarouge.
Autonome grâce à son alimentation et sa batterie intégrées dans la base, il fait le plein d’énergie une fois replié dans son flight-case de recharge avec sa housse de protection. Son autonomie est de 10 heures avec un temps de charge de 9 heures.

Tous les produits OxO se retrouvent en exclusivité sur le site Axente et sur le nouveau site dédié Oxolight

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dyebirth_observation

https://i.vimeocdn.com/video/827693501_960.jpg960540urn:ebu

ライフゲームアルゴリズム(生命の誕生、進化、淘汰などのプロセスを再現する簡易的モデル)によって様々なインクを自律滴下し、それらが混ざり合う際に起こる、粘性樹状突起形成やマランゴニ効果など「散逸構造」の特徴を持った物理現象を利用することで、アナログならではの有機的な模様や形を描き出してゆくインスタレーション『dyebirth』。

『dyebirth_(ダイバースアンダースコア)』シリーズは、作品『dyebirth』のアプローチする「生命の存在感」を多角的に観察するプロジェクト。「observation [観測]」の名を冠した本作では、描き出される模様を自律滴下機構の動きに任せて4Kカメラで撮影。それらをリアルタイムに空間へ投影し体験化することで、肉眼での観察では捉えきれなかった、儚さ、濁り、劣化、混沌といった、現象の持つ感覚的な側面を最大化しています。

Cast: Shuhei Matsuyama

La Robe Tetra2 s’offre un double zoom

Par admin

Après le show spectaculaire du Plasa de Londres en septembre dernier, les professionnels français ont réservé un très bon accueil à l’Esprite, ce spot à leds ultra-complet et à source interchangeable.

Les JTSE furent l’occasion de revenir sur ce projecteur rafraîchissant et de présenter à leurs fidèles clients la barre de leds Tetra2, une version améliorée de la Tetra dévoilée en septembre dernier.
Nous sommes heureux d’accueillir une nouvelle fois devant nos caméras Vincent Bouquet, chef produit de Robe Lighting France, que nous n’avons presque plus besoin de présenter !


L’âme tchèque de Robe

Le bloc source interchangeable, ou Led Transferable Engine, est le cœur du projecteur Esprite.

Inutile de présenter l’Esprite, ce spot fabriqué à 100 % dans les usines Robe, de la carrosserie à sa source led. Ce véritable condensé du savoir-faire tchèque est l’aboutissement de la vision unique de ses dirigeants, Josef Valchar et Ladislav Petrek.

En privilégiant les circuits courts, l’emploi local et un resserrement de gamme précis pour proposer les produits parmi les plus durables du marché, Robe Lighting est devenu en quelques années l’acteur majeur du circuit, tout en gardant son intégrité et son âme.

Les premières livraisons françaises, avec MVision et MatchEvent en tête, comme international, confirment l’engouement pour l’Esprite. Les commandes sont remplies jusqu’au mois de mars, avec des milliers de pièces à produire pour les employés tchèques.

Tetra2

Les toutes premières barres Tetra2 ont marqué les visiteurs du stand Robe.

La première présentation en France de la Tetra2 a eu lieu aux JTSE. Après quelques modifications, la barre de leds Tetra dévoilée au Plasa revient avec une nouvelle fonction.
Toujours motorisée en tilt, avec ses 18 leds de 40 watts et ses 2 effets flower identiques à ceux des Spiider et Tarrentula, elle accueille maintenant un zoom séparé en deux parties.

Ces deux focales ouvrent indépendamment de 4,5° à 45°, passant sans transition d’un mur de lumière à un Wash global.
La colorimétrie reste identique, avec une trichromie additive RGBW et des blancs calibrés de 2700K à 8000K.

Le nom Tetra2 laisse peu de doutes sur l’arrivée prochaine d’une Tetra1, filiation d’un demi-mètre de la barre originale d’un mètre. Les premières livraisons sont prévues début 2020.

Plus d’infos sur le site Robe lighting France

 

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Nouveautés Klotz présentées aux JTSE

Par admin

Lors de JTSE, l’équipe Klotz (Frédéric Kromberg et Claude Blanc) nous a présenté ses dernières nouveautés, et notamment :
– Le dernier né des câbles HDMI AOC sur enrouleur FOAHW
– Un boîtier de patch 20 canaux masse commune vers 4 multipaires référencé FSD19_20XR4N
– Un câble 4 lignes réseau CAT6A pour l’Ethernet 10G qui permet d’assurer des liaisons haut débit jusqu’à 100 m, aussi bien pour des applications d’installation qu’en mobile.

FOAHW050 et 100, câble HDMI 2.0 AOC armé sur enrouleur (50 et 100 m)
Le nouveau câble HDMI AOC (Active Optical Cable) est un câble armé hybride, fibres multimodes et cuivre, doté de connecteurs HDMI A avec capuchons. Il existe en version 50 m et 100 m sur enrouleur et est le successeur du câble HDMI HA-AOCW dont nous avions parlé lors de l’ISE 2019 (voir sur SLU).

Il supporte des débits de 18 Gbps en 4:4:4 (HDMI premium high speed) pour une résolution 4K (4096 x2160 pixels) à une fréquence image de 60 Hz avec support du DTS et full HD blu-ray. Le plug&play est pris en charge et l’alimentation (faible consommation) pour les convertisseurs optiques est prise sur le dispositif émetteur.

Boîtier de patch FSD19_20XR4N
Le boîtier de patch 19_20XR4N, 20 canaux, accueille 20 embases XLR femelles et quatre connecteurs Harting 40 broches série HAN D (Han 40 D) câblés en masse commune selon un standard bien établi en France.

Il s’agit d’un boitier 19 » rackable en 3U+2U d’une profondeur de 60 mm. Sa construction en deux blocs (2U et 3U) avec câble de raccordement de 0,8 m permet un montage à l’avant ou à l’arrière dans des baies 19 ».

Les 20 XLR femelles de haute qualité disposent de brides métalliques et de contacts dorés extra dur.
Les connecteurs Harting sont accompagnés d’un interrupteur de levée de masse.

CP64EE – Câble multi-paire réseau avec EtherCON
Le câble CP64EE MultiCAT6A de KLOTZ est un multi-paire quatre câbles CAT6A (4 paires) destiné à la transmission de données haut débit convenant aussi bien en installations fixes qu’en une utilisation mobile protégée. Avec sa bande passante de 500 MHz (2,5Gbits/s) par paire, il est adapté à toutes les applications nécessitant des débits de données de 10 Gbit/s (codage DSQ128, PAM16) sur une distance de transmission allant jusqu’à 100 m.

Les quatre lignes de données présentent une impédance caractéristique de 100 ohms, en respectivement quatre paires avec torons de conducteurs massifs AWG 23/1. Un double blindage (S/FTP) le prémunit de manière fiable des interférences électromagnétiques.

Pour la connectique, KLOTZ utilise les connecteurs EtherCON CAT6A de Neutrik. L’identification claire des différentes lignes et des tire-câbles avec dragonne de décharge de traction, sont standards chez KLOTZ. Le multi-paire réseau MultiCAT6A est la solution idéale pour toutes les applications Ethernet 1000Base-T et 10GBase-T. Le câble est, bien sûr, également rétro-compatible et peut être utilisé sans problèmes pour des applications courantes comme par exemple Dante™, AVB, AES50 ou MADI.

Et d’autres informations sur le site Klotz

 

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Led3Times

https://i.vimeocdn.com/video/843369350_960.jpg960540urn:ebu

video, music: Alessandro Amaducci
fashion design: Adriana Delfino+Andrea Massaioli
dancer: Sara Capello
location: MosaicoDanzaBlackBox
2020

Dance with speed and light.

Cast: Alessandro Amaducci

Chauvet Rogue R1 BeamWash et Maverick Storm 1 Spot

Par admin

Nous avons pu découvrir à l’occasion des JTSE 2019 deux nouveaux projecteurs venant compléter les gammes Rogue et Maverick.
Au sommaire, une petite lyre hybride et véloce ainsi qu’un puissant Spot classé IP65 qui nous ont été présentés par Jérôme Garnier, chef produit et responsable technique de Chauvet France.


Comme d’autres marques concurrentes, Chauvet a décidé de sortir une petite lyre à leds pouvant à la fois générer un faisceau concentré de type bâton ainsi qu’un wash au flux bien étalé.

Le petit mais féroce Rogue R1 BeamWash.

Le Rogue R1 BeamWash, utilise une galette de 7 lentilles mobile faisant office de zoom 5 et 58,2°, associées chacune à une led RGBW d’une puissance de 40 W. Sa taille compacte (36 cm d’envergure au maximum) et son poids limité (5,35 kg) lui assurent une vélocité de haut niveau.
Il dispose d’une gestion intégrée de la température de couleur, variable entre 2800 K et 10000 K et se pilote en DMX-RDM.

Le Maverick Storm 1 Spot est un appareil bien plus imposant, doté d’un design bien travaillé et robuste pour braver les intempéries. Sous sa carapace intégrale IP65, ce spot intègre une source LED blanche de 480 W (à 6600 K).

Le Maverick Storm 1 Spot, prévu pour braver les conditions météo les plus défavorables !

La lumière générée pourra être travaillée par une multitude de modules : trichromie CMY secondée par un filtre CTO progressif, roue de couleurs à 8 positions, deux roues de gobos dont une disposant de gobos rotatifs et indexables, une roue d’animation, deux frosts, un iris, un prisme 3 facettes et un zoom 6,5:1 variable entre 7 et 45 degrés d’ouverture.

Le projecteur peut être contrôlé en DMX-RDM, Wireless DMX, Art-Net et sACN. Il atteint 72 cm de hauteur pour 38,8 kg (l’IP65 ça se paie !). Il complète donc la gamme prévue pour l’extérieur en compagnie du Storm 1 Wash.

Plus d’infos sur le site Chauvet

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aeter at LUNA FESTIVAL 2019

https://i.vimeocdn.com/video/842849233_960.jpg960540urn:ebu

concept, visuals & lighting design: László Zsolt Bordos
sound: Ondrej Skala / JTNB
wysiwyg programming & light control: Gábor Bálint
artist’s assistant: Weronika Tylec
technical support: Faber Audiovisuals
Faber team: Jasper Reijgers, Peter van der Giezen, Niels de Lange, Pablo Dijkman, Marco Nijdam
Luna team: Marinus Groen, Wiebe Kootstra, Rob Hogenkamp, Marcel Bakker
curated by: Andrea Möller
video recording: Jeroen Schrage
photo: Pieter Postma
LUNA FESTIVAL 2019

Cast: Bordos.ArtWorks / LaszloZsBordos

Tags: light sculpture, light & mapping, Luna festival 2019, 3d mapping 2019, bordos artworks, dematerialise and extending 3d mapping

Gérard Giraudon, l’empereur de l’installation AV de gros clubs. 1ere partie

Par admin

Nous n’étions pas seuls à nous déplacer à Cannes par ce beau et chaud soleil. L’équipe de Hit Music, Daniel Picard (à gauche) et Pierre Denjean (à droite) ont fourni tous les automatiques Beglec utilisés au Gotha. A centre, Pascale, Gérard et Jennyfer Giraudon.

Vous ne le saviez peut-être pas, mais en France on fait AUSSI les plus jolis clubs et à ce jeu-là, Gérard Giraudon et sa boîte Colorsonic détiennent le pompon de la nuit depuis des décennies. Visite en mots, images et film du Gotha à Cannes, leur dernière très belle réalisation qui sera décrite dans un deuxième volet.

Caché dans un discret bâtiment commercial de deux étages à 200 mètres de Marina Baie des Anges à Villeneuve Loubet (les amateurs de la French Riviera apprécieront) Colorsonic est aussi discret que ses réalisations. Il faut pousser la porte des deux pour comprendre. On commence par les bureaux avant d’aller découvrir un peu plus tard le temple des nuits cannoises.

Gérard Giraudon, connu depuis des décennies du monde de la nuit et bien au-delà, pour la qualité de ses installations AV en club.

Gérard Giraudon nous accueille et nous fait faire la tournée des grands-ducs de ses locaux professionnels. Ca travaille sec dans un capharnaüm d’échantillons de matériaux, d’éclairages, de Pantone, de prototypes d’enceintes et j’en passe. Quand on sait que depuis le premier coup de crayon, réaliser un club comme le Gotha prend deux ans, on comprend mieux.

Gérard est disponible et un canapé nous tend ses banquettes blanches.
Attention, prenez un verre et asseyez-vous, vous allez plonger dans le cœur de la nuit. L’homme est intarissable et truculent.

SLU : Est-ce dur de toujours se renouveler quand on a autant d’établissements festifs à son actif ?

Gérard Giraudon : Plus que dur c’est indispensable et notre prochaine réalisation n’aura rien à voir. Autrement cela n’aurait aucun sens. On n’a pas de secret et ça ne nous gêne pas de tout montrer. Notre truc c’est d’apporter à chaque projet de nouvelles idées et des nouveaux produits, en France comme partout ailleurs où nous sommes présents. Nous avons par exemple 80 % du marché des clubs et plages festives de Saint-Barth.

Le Gotha, récente réalisation de Colorsonic et objet de ce déplacement à Cannes. Il sera détaillé dans le deuxième volet de ce reportage.

Les clients de colorsonic

SLU : Quand on appelle Colorsonic, on lui demande quoi… Qui vient vous voir ?

Gérard Giraudon : Nous travaillons avec des architectes qui nous connaissent et surtout nous avons un réseau exceptionnel de clients que j’ai constitué ici et ne doit rien à mes débuts parisiens même si je tiens à dire que j’ai énormément appris au contact de Célino Sanchez qui dirigeait Decoma. Et sa fille est devenue ma femme (rires).

Pour revenir à votre question, notre rôle est de comprendre les besoins et le concept souhaité par le client, de se laisser inspirer par les lieux qui souvent conditionnent beaucoup le futur établissement et surtout d’apporter l’air du temps, les dernières tendances et les produits que personne n’a encore vu.
Les codes d’un club restent les mêmes. Un dancefloor, un bar et une cabine DJ. Ce qui a changé c’est la taille du carré VIP qui peut être supérieur à la partie non VIP et la taille de la piste de danse qui peut être toute petite. Au Gotha sur 800 m2, elle n’en prend que 50.

SLU : On vient vous voir et ensuite…

Gérard Giraudon : Il faut bien sûr que l’affaire nous convienne et que nous ayons le temps de nous en occuper. Si l’affaire est belle, qu’on peut créer et apporter une valeur ajoutée, on trouve toujours le temps.

On a réussi un très joli club à Metz qui a attiré durant trois ans la jeunesse dorée de la région et pareil à Rouen. Deux clubs qui sont sortis de mon bureau, sans même d’architecte. Comme j’ai fait l’école Boulle et que j’ai travaillé avec de très grands architectes, je me suis imprégné de leurs méthodes et de leur style. Si et seulement si je sens que c’est à ma portée, je me lance et on ajoute des designers ou tous les créateurs nécessaires.

SLU : Est-ce que dans le marché du club Colorsonic a des concurrents ?

Gérard Giraudon : Il existe des gros intégrateurs et des cellules d’installation chez les prestataires qui œuvrent dans des lieux festifs, mais précisément sur le marché des gros clubs, beaucoup moins. Je n’ai à vrai dire aucune idée du CA qu’ils réalisent et de toute façon, nous ne travaillons pas sur les mêmes marchés qu’eux.

SLU : Quel est le ticket moyen de Colorsonic ?

Gérard Giraudon : 500 k€. Pour le Gotha qui est un projet hors norme, beaucoup plus. Il faut tout de même pointer le fait que le très beau clubbing tel qu’on l’a connu disparaît petit à petit et même à Paris l’offre se raréfie.

SLU : On trouve où alors les nouvelles tendances de la fête ?

Gérard Giraudon : Dans les restaurants. Aujourd’hui par exemple tous les restos cannois ont une petite cabine DJ et trois haut-parleurs. Ou plus (sourire). Les gens veulent s’amuser. C’est une tendance forte.

L’art de contenir l’émergence

Parce que le Palm Beach qui abrite le Gotha, est un très beau mais très ancien bâtiment, peu étanche à la pression acoustique du club, Colorsonic a dû réaliser un travail remarquable pour contenir l’émergence.

SLU : Cela ne génère pas d’émergences ?

Gérard Giraudon : Si, mais ces établissements sont dans la zone festive de la ville où la musique est plus tolérée. Le son est essentiel à la fête, mais nous installons depuis toujours des limiteurs Amix SNA70 pour retenir un peu les ardeurs de certains DJ qui gèrent mal le niveau et se retrouvent adossés en quelques minutes aux limiteurs.

D’autres au contraire savent jouer avec la progressivité et travaillent par montées sonores en construisant des sortes de breaks chargés en effets sonores très forts et ensuite baissent juste derrière. Ils savent jouer avec le headroom du système et créent des événements sonores qui sont soulignés par la lumière ou par exemple le CO2.

Il faut malgré tout être vigilant sur les niveaux et c’est curieux qu’un spécialiste comme Pioneer n’ait pas travaillé autour de la gestion intelligente de la pression, lui qui fournit tellement d’outils créatifs aux DJ.

La diffusion sur mesure

SLU : Vous êtes très « sur mesure », pour le matériel sonore, la belle époque des enceintes dites de club ou mieux encore les modèles -maison- est finie non ?

Gérard Giraudon : Ca n’existe plus depuis longtemps le matériel de discothèque. L’évolution dans les grands clubs c’est le line source, le compromis entre le point source et le line array. Nous sommes d’ailleurs totalement opposés au line array, même pour les grands clubs.

Célino Sanchez assis dans une de ses enceintes CS Signature, ici une 5 voies où se mélangeaient des transducteurs JBL et Gauss. Pour avoir fréquenté les établissements équipés par Decoma, je peux certifier qu’en plus ça sonnait. Vraiment. Imaginez maintenant la même enceinte avec des contrôleurs amplifiés modernes et quelques changements comme l’orientation des deux tweeters entourant le moteur et sa lentille…

Toutes les grosses marques offrent désormais des gammes d’enceintes à courbure constante. Même L-Acoustics a sorti la série A, TW-Audio aussi, Funktion One, d&b qui en a sorti aussi cette année. Ce type d’enceinte est extrêmement polyvalent et correspond parfaitement à nos marchés.

SLU : Personne ne demande de revenir à l’époque Decoma avec les kits JBL ? La nostalgie des années 80 est pourtant très à la mode ne serait-ce que pour le look.

Gérard Giraudon : Nous avons continué à fabriquer jusque dans les années 2000 le même type d’enceintes que celles qui ont fait le succès de Decoma, les CS Signature, mais quand il a fallu choisir entre être installateur ou fabricant, nous avons arrêté.
On est parti avec du Martin dont on avait équipé le Queen à Paris, puis on est passé au Funktion-One dont on a collaboré au succès dans les clubs avec la musique Electro.

Après Funktion-One, TW Audio

SLU : Pourquoi alors votre nouvelle marque TW-Audio ?

Gérard Giraudon : C’est grâce au Gotha à Dubaï qu’on avait équipé en 2014 en Funktion-One. Le distributeur local n’a pas été irréprochable et la maison mère m’a un peu déçu, du coup on m’a conseillé d’aller découvrir cette marque.
Ce que j’ai fait en Allemagne à quelques kilomètres de Stuttgart, pas très loin de d&b (20 km à vol de front d’onde) en les informant de nos besoins spécifiques et de notre aversion pour les presets et autres verrouillages.

Le B14i. Ce sub haut de 24 cm qu’on entrevoit sous cette banquette a été développé par TW Audio spécialement pour le Gotha. Charge passe-bande, 93 dB de sensibilité, un 14” longue excursion pour une bande passante de 39 à 120 Hz (-6 dB).

Quelques jours après j’ai reçu une semi-remorque avec TOUT leur catalogue en double, pour écouter des configurations stéréo. On a aussi pu comparer avec d’autres marques et conforter notre choix.
Depuis cela se passe très bien et leur taille intermédiaire les rend très flexibles pour adapter une série à nos besoins ou même créer un modèle de toutes pièces pour nous comme le sub B14i. Bien leur en a pris, c’est désormais l’une de leurs meilleures ventes.

Pour le reste, ils prennent d’excellents transducteurs chez B&C dont certains sur cahier des charges, notamment les 21”, ils assemblent tout chez eux et le créateur de la marque Tobias Wüstner qui a bien bourlingué chez différents autres constructeurs, est très brillant en électroacoustique. Ce sont de bons produits abordables et fiables. Le son de chaque boîte est bon tel quel, sans qu’il soit tripatouillé avec des dizaines de points d’EQ cachés dans un preset fermé dont on ne peut pas ne pas se servir.

SLU : Qu’est-ce qui est important dans le son de club, le grave ?

Gérard Giraudon : Non, ce que fait un 18” ou un 21” c’est facile, la chose la plus importante est l’attaque. Le haut des basses. Il faut que le bas du pantalon et le pan de la chemise bougent. On travaille aussi beaucoup avec FrenchFlair audio. Nous avons même été l’un de leurs plus gros clients pendant 4 à 5 ans.
On a dû installer un millier de AS5, la petite coaxiale 5” et c’est notre fer de lance pour les restaurants festifs et les plages/clubs. Saint Barth c’est FrenchFlair Island (rires). Cette marque s’est rapprochée de Xavier Drouet mais on va garder des rapports directs avec eux d’autant qu’ils mettent au point de très bons produits. Nous leur avons fait développer l’AS8, un 8” coaxial et un sub en deux fois 12” qui permettent d’équiper plus facilement des lieux où il faut assurer une pression plus importante tout en gardant un look classe.

SLU : Ce type d’enceintes a des presets ?

Gérard Giraudon : Non ou alors très simples, juste des fréquences de coupure, une mise en phase et des niveaux. Et des protections bien sûr, ce qui n’évite d’ailleurs pas que des DJ en cassent. Il faut dire qu’avec 12 heures dans le rouge et sur du carré, les bobines ne sont pas à la fête (rires). On pourrait leur mettre plus de matériel pour garder une marge et un peu de headroom, mais ça ne change rien, ils vont jouer plus fort par habitude.


Autre installation AV de Colorsonic et pas des moindres, les Caves du Roy à Saint Tropez, un club select intégré à l’hôtel Byblos.

SLU : Comment travaillez-vous le son, vous faites appel au bureau d’études des fabricants?

Gérard Giraudon : C’est tout à fait ça, on reçoit leur projet et de notre côté on fait notre sauce. Pour les gros systèmes stackés c’est facile, on sait où ils iront et ils ne bougeront pas. Pour de la multidiffusion en accroche comme au Gotha, les études ne servent pas à grand-chose parce que ça bouge tout le temps, d’où notre choix de produits assez petits pour être peu visibles, mais aussi puissants et polyvalents.
On navigue dans les contraintes d’autant qu’une boîte n’est généralement pas traitée acoustiquement. On essaie tout de même dans les très grands établissements de réduire le temps de réverbération et de traiter les modes. On le fait sans même en parler car ce sont des notions qui n’intéressent pas forcément nos clients qui préfèrent les matériaux ou la lumière.

SLU : Qui effectue le calage du système et sa « mise en couleur » club ?

Gérard Giraudon : On est au moins 4 dans Colorsonic, je me compte dans le lot, à pouvoir le faire en ayant la connaissance théorique et pratique. Les autres techniciens sont plus polyvalents et moins pointus dans le son. Il faut avoir tout en interne, cela simplifie le travail et évite certains blocages venant de spécialistes qui ne croient qu’en une marque ou une technologie donnée.

On n’a rien contre les grandes marques, mais les presets verrouillés, les configurations standard ou le son tout fait, nous privent de la flexibilité nécessaire pour venir à bout d’un problème. Pour simplifier, un client vient chez nous et achète du Colorsonic. Il nous fait confiance pour ce qu’il y a dedans.

SLU : Quelle marque d’amplis avez-vous choisie ?

Gérard Giraudon : Depuis qu’on a adopté les enceintes TW-Audio, nous avons choisi Powersoft. On se servait déjà de cette marque pour FrenchFlair mais nous l’avons standardisée et en fonction des besoins, on prend du Quattrocanali ou du X4. On n’a pas encore adopté le X4L car on attend toujours les premiers retours. Fiabilité avant tout !

SLU : A propos de retours, qu’offrez-vous au DJ ?

Gérard Giraudon : On veille déjà à ce qu’il soit dans le son de la salle, le plus proche possible du temps zéro afin que son casque, ses retours et la face soient le plus possible en phase et qu’il puisse mixer sans retours ou le moins possible.

L’éclairage, entre architecture et lumière dynamique

SLU : Parlons un peu lumière, comment travaillez-vous chez Colorsonic…

Gérard Giraudon : On commence par différencier la lumière architecturale et celle dynamique, par exemple les lyres motorisées ou les strobes. Nous mettons ensuite en place un mix des deux avec une tendance forte qui est de rendre dynamique par la multiplication des circuits, celle architecturale.
Il y a une règle d’or dans l’éclairage qui dit que quand on est dans le ventre de sa mère, on en connaît les limites, on est rassuré. Quand on rentre dans un endroit et qu’on n’en cerne pas les limites, qu’il y a par exemple des trous noirs sans le moindre artifice lumineux ou mur visible, on n’est pas bien dedans.

Pour rassurer les clients du Médusa, le restaurant festif attenant au Gotha, Colorsonic limite visuellement l’espace avec des tubes led en bordure de salle.

Chez Colorsonic on fait en sorte de créer un cocon lumineux qui va devenir dynamique, en y ajoutant des effets spéciaux, de la vidéo et du son justement dosés. On fait aussi en sorte le plus possible que l’architecture bouge ou se transforme, tout en gardant, si nécessaire comme aux Caves du Roy à St. Tropez, l’esprit, voire des éléments précis des lieux.
Dans les années 80, on s’était lancé dans les très grands établissements ou la scène montait et descendait, des structures de lumières descendaient du plafond, c’était la grande époque des serruriers de théâtre comme Féchoz et des vis sans fin. Tout ça a ensuite disparu au bénéfice des hangars pleins de lyres, fumée, CO2, mousse avec la perte de la personnalité des établissements et la naissance des clubs éphémères. Dernièrement on assiste au boom des restaurants festifs.

SLU : La lumière est devenue décor ?

Vue du restaurant Medusa situé front de mer.

Gérard Giraudon : Oui, mais ce n’est pas toujours simple. Dans un restaurant on ne met jamais de lyres, de strobes ou d’effets spéciaux propres aux clubs, ce qui ne nous empêche pas d’avoir de 7 à 10 univers DMX dans certains grands établissements. Les nodes s’empilent dans nos racks, tout en ArtNet. On utilise beaucoup le Sunlight LC, ça marche bien et c’est pratique d’accès, simple pour les clients les moins calés. Au Gotha on a une GrandMA onPC dont les univers sont pleins !

SLU : Et puis sont arrivés les motorisés…

Gérard Giraudon : Oui avec les Téléscan. On a eu les deux premiers au Palace dont on se servait en tant que poursuite télécommandée. Ils avaient un zoom, et avec les deux miroirs on suivait les gens. La version suivante du Téléscan a bénéficié de cassettes pour changer les gobos ou les couleurs. Puis il y a eu Coemar avec le Jupiter, Claypaky avec le SuperScan, l’Intellabeam… Il y avait des clubs américains qui en mettaient des centaines, du coup ils étaient tous pareils. La machine valait décor.

SLU : Il a fallu attendre la led pour retrouver un décor ?

Gérard Giraudon : Non, on a travaillé très vite avec des tubes qu’on peignait et des petites ampoules à filament. La led est arrivée plus tard avec les premiers Cove de Color Kinetics qu’il fallait adresser individuellement avec des dip switchs placés à l’arrière.

SLU : Pour la led, innovation signifie que tu vas dans les grands salons chinois ?

Gérard Giraudon : Oui mais pas que, je vais aussi dans certains marchés et magasins spécialisés dans la led à Shenzhen où l’on trouve des petits artisans qui fabriquent leurs idées qui par la suite peuvent être industrialisées et devenir des grandes séries. Et les prix sont radicalement différents.

Au Gotha un mix réussi de lumière architecturale, de lumière dynamique en projecteurs Beglec, et de couronnes vidéo motorisées.

SLU : Vous avez du stock en led ?

Gérard Giraudon : Bien sûr, des kilomètres. On en pose beaucoup dans chaque établissement et quand on trouve la bonne température entre 2300 et 2400K qui ne part pas vers le rouge, l’orange ou le rose, on achète de grandes quantités. Il faut que la teinte soit « candle » entre ivoire et doré.
Mais nous avons aussi d’autres teintes pour restituer ce côté chaleureux aussi par réflexion sur une peinture qui peut être sombre. Quand je fais un projet qui demande 200 mètres de leds, j’en prends 25 % en plus avec un code projet pour pouvoir remplacer des éléments défaillants avec des leds sortant du même bain.

SLU : Pour les alimenter ?

Gérard Giraudon : On travaille en 24 Volt avec des contrôleurs électroniques qui alimentent jusqu’à 30 mètres de leds en 60 lampes au mètre avec la même intensité au bout.

La vidéo, appelle du contenu renouvelé

SLU : La vidéo a été une sorte de fil rouge en boîte ?

Gérard Giraudon : Oui, mais il faut savoir l’utiliser. Trop de vidéo tue la vidéo et il faut impérativement disposer de contenu original et renouvelé. Bien sûr avec le temps, le pitch des écrans s’est resserré, la rémanence a baissé, la définition a augmenté et le prix a plongé, mais ce n’est que la magie de ce que tu vas mettre dedans et au bon moment qui va faire son charme. Attention aussi à la résolution. Plus on s’approche de la qualité photo, moins c’est décoratif et intéressant. Je préfère les écrans transparents où bien offrant un rendu « travaillé »

Les couronnes vidéo motorisée du Gotha ont été réalisées sur mesure.

SLU : Comment était fait le mur vidéo arrondi de la Scala à Paris ? (début années 80)

Gérard Giraudon : Avec des ampoules ! Une rouge, une verte et une bleue. Il y avait une notion de RVB. C’était géré par une trentaine de séquenceurs 64 circuits qui étaient cascadés sur un maître. Trois armoires pleines. C’était du matériel américain avec 16 circuits XY et des programmations incroyables.
Ils avaient développé ce produit pour faire les entrées des Casinos à Vegas. Ce n’était pas très défini mais de loin, et avec le miroir transparent qui couvrait les ampoules, ça restituait des bribes d’images. On revient aux images infinies avec les montages de verre Antelio teinté.

Une équipe ultra polyvalente

SLU : Tu es bien entouré avec ton équipe ?

Gérard Giraudon : Bien sûr et d’autant plus que je n’ai plus le temps de plonger dans les menus des appareils. Je sais ce que je peux en tirer et les grandes lignes de chacun d’entre eux, mais je dispose de techniciens pour l’installation et la programmation. On a aussi autour de nous un certain nombre d’artisans indispensables comme serrurier, spécialiste du PVC, menuisier, ou électricien, mais ce ne sont pas des salariés.

Nous rédigeons un cahier des charges et un plan de câblage ou de construction extrêmement précis et détaillé, et le client gère librement le choix du prestataire. Il faut qu’il reste le maximum de budget pour ce que l’on a à faire. On surveille la construction mais notre intervention décisive où l’on arrive en groupe, est cantonnée à une dizaine de jours. Le onzième ça marche et on repart. Pour le Gotha qui est un très gros projet, le montage a pris un mois, mais qui comprend aussi le câblage.

SLU : Ce n’est pas triste de casser un club que tu as monté 4 ou 5 ans auparavant ?

Gérard Giraudon : Non, c’est normal que tout parte à la benne. Il y a des établissements qui doivent absolument offrir du neuf pour satisfaire leur clientèle. A nous de proposer autre chose.

Christophe Orlando, directeur technique de Colorsonic. Un homme aux multiples compétences : son, lumière, vidéo, structure…

SLU : Il y a combien de personnes chez Colorsonic ?

Gérard Giraudon : En ce moment nous sommes douze dont 6 techniciens polyvalents son, vidéo et éclairage. Deux à Paris et quatre sur la côte.

SLU : Comment se répartit le CA ?

Gérard Giraudon : 30 à 40 % provient de clients désireux de créer des clubs comme les Caves du Roy, le Gotha et le Jimmy’z à Monte-Carlo, les trois beaux endroits de la Côte qu’on a eu le bonheur de faire ou refaire en l’espace de 3 ans. Le reste provient de l’hôtellerie et des restaurants festifs.

On nous appelle pour monter des clubs dans des hôtels ou pour redonner du souffle et un concept aux nuits en club de vacances. On a travaillé pour le Club Med il y a quelques années. Les nuits se transforment, on accompagne donc le mouvement. Un dîner qui se prolonge de manière festive et ne se termine pas trop tard n’interdit pas d’aller travailler le lendemain. Un dîner plus un club qui n’ouvre jamais avant une heure du matin, rend très difficile la sortie à monsieur tout le monde.

SLU : Quel est le chiffre d’affaires de Colorsonic ?

Gérard Giraudon : En 2018 un peu moins de trois millions et en 2019 probablement plus de 3 millions d’euros.

Le futur de Colorsonic

La question nous a titillés tout au long de cette journée passée avec Gérard. On la lui pose en guise de conclusion avant de rejoindre Cannes pour visiter le Gotha.

SLU : Comment imagines-tu le futur de Colorsonic ?

Gérard Giraudon : Je suis ouvert à l’idée d’ouvrir notre capital. Il faut quelqu’un qui soit déjà dans le circuit, peut-être avec une approche différente de la mienne et qui, en prenant des parts, profite de notre réseau et de nos références. Cela passe forcément par un accompagnement et par l’abandon de tout égo.
Il y a plein de mecs qui sont plus forts que moi d’un point de vue technique, peut-être manquent-ils simplement d’ouverture d’esprit et de polyvalence. On pourrait aussi rentrer un groupe dans notre capital. Il y en a de très bons en France qui œuvrent soit dans la Prestation, soit dans l’Intégration.

SLU : Et à court terme ?

Gérard Giraudon : Colorsonic peut évoluer vers le conseil, la conception pure et surtout vers la créa scénographique faisant appel de plus en plus à la lumière. Le marché est immense car en pareil cas, on n’est plus dans une niche. D’ici deux ou trois ans on pourrait doubler notre chiffre, un CA qui laisse du résultat. Il nous faudrait donc un partenaire structuré qui serait plus à même de continuer notre développement. Christophe (Orlando) serait le garant technique et pourrait mener l’équipe. C’est un type formidable et d’une rare compétence.

SLU : Tu te vois donc rester le nombre d’années nécessaire au passage de témoin.

Gérard Giraudon : Bien sûr, c’est indispensable. Il faut que la confiance bâtie au cours des années soit transférée petit à petit sur le repreneur. Son profil nécessaire est l’inventivité, le sens commercial et une bonne connaissance des outils techniques.

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Mindscape Studio Showreel 2019

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WE ARE A MULTIMEDIA AND CREATIVE TECHNOLOGY STUDIO.
If you will combine passion with skills you’ll get us, an ambitious group of bright minds eager to give life to all your ideas, projects and plans.
We are specialized in bringing people together through ultimate technology such as video mapping, event and stage design and all sorts of interactive installations.

Website: mindscapestudio.ro
Facebook: facebook.com/mindscapestudio.ro
Instagram: instagram.com/mindscapestudio

Cast: Mindscape Studio

lysyntese at Fjord Oslo 2019

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If Light has such an important role on our physical condition, then Art of Light might have a similarly important role on our non-physical condition. If light is so much important for our biologic existence, then Art of Light might be similarly important to our spiritual existence. The title, merged from two words: lys (light) and syntese (synthesis), reflects on the process of photosynthesis, willing to express that the artwork as a visual experience “carried by light” towards the audience, may be considered as a “spiritual photosynthesis”. Art of Light affects people in many non-physical ways: emotional, psychological, intellectual, hence light art is similarly important for our spiritual state as Light is for our biological state.

credits: visuals & lighting design: László Zsolt Bordos /// sound: Sarah Badr / FRKTL /// wysiwyg programming & light control: Gábor Bálint /// laser scanning: Kim Thunold / ANKO Maritime AS /// pointcloud 3d modelling: Dániel Szalkó /// technical support: Thomas Dragsnes / Konsertsystemer AS /// technical director: Martin Mathisen /// drone filming: Matias Braathen / Scream Media //// curated by: Anastasia Isachsen /// produced by: Frank Isachsen /// cover photo: Weronika Tylec

Cast: Bordos.ArtWorks / LaszloZsBordos

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