Collanews

🔒
❌ À propos de FreshRSS
Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.
À partir d’avant-hierVos flux RSS

Les César se dépoussièrent : des évolutions majeures dévoilées (MAJ)

Par : Shadows

Mise à jour du 22/07 : modification de l’article pour souligner la création d’une branche « effets spéciaux et visuels ». Merci à Levivant, dans les commentaires, pour le signalement de cet oubli !
Publication initiale le 21/07/2020.

L’Académie des Arts et Techniques du Cinéma, qui organise chaque année la remise des César, a adopté il y a quelques jours ses nouveaux statuts.

Ces derniers vont avoir pour conséquence des changements majeurs dans la direction de l’Académie, mais aussi dans sa composition et son fonctionnement :

  • une plus grande diversité : parité intégrale en ce qui concerne les membres élus « de l’AG, du CA, du Bureau et de la Présidence de l’Association » (via l’élection d’un tandem, pour ce dernier point).
    Par ailleurs, la prochaine gouvernance va revoir les règles d’appartenance à l’académie. L’idée est ici de renforcer parité, diversité, représentativité au sein des votants, mais aussi d’augmenter leur nombre. En effet, une critique récurrente envers l’Académie des Arts et Techniques du Cinéma est sa composition, jugée peu représentative du secteur.
  • les effets spéciaux et visuels ont désormais droit à leur propre branche, distincte des « industries techniques ». L’académie compte désormais 21 branches, listées ci-dessous.
    Faut-il voir dans cette branche dédiée un premier pas vers un hypothétique César des effets spéciaux & visuels lors de la grande soirée de remise des prix, alors qu’aujourd’hui ils ne sont évoqués que lors de la soirée César & Techniques ? Ou de prix plus détaillés pour les différentes catégories d’effets, lors des César & Techniques ou au cours d’une soirée distincte ? L’avenir nous le dira.

-Branche de l’interprétation;
-Branche de la réalisation;
-Branche du scénario;
-Branche de la composition musicale;
-Branche des costumes;
-Branche des décors;
-Branche du montage;
-Branche de la photographie;
-Branche du son;
-Branche du maquillage et de la coiffure;
-Branche des effets spéciaux et visuels;
-Branche des autres collaborations techniques;
-Branche de la production;
-Branche des agents artistiques et attachés de presse;
-Branche de la distribution et de l’exportation;
-Branche de l’exploitation en salle;
-Branche de l’animation;
-Branche du documentaire;
-Branche du court métrage;
-Branche des industries techniques;
-Branche des professions associées.

  • l’autre évolution de taille concerne l’animation : un César existait déjà pour les courts et longs métrages animés, mais l’animation aura désormais enfin droit à une branche dédiée dans l’Académie, au même titre que la réalisation, le montage, la production, le documentaire, etc.
    Cette branche implique également une représentation au sein du conseil d’administration, et donc un vrai poids dans les décisions et évolutions de l’institution. Ainsi, l’animation se retrouve à égalité avec les 20 branches déjà en place, et non pas reléguée à l’arrière-plan.

Ces évolutions viennent d’être saluées par AnimFrance (anciennement connu sous le nom SPFA – Syndicat des Producteurs de Films d’Animation, qui représente une soixantaine de sociétés de production et studios d’animation) et le Festival d’Annecy.
Les deux entités, dans un communiqué commun, en profitent pour appeler de leurs voeux deux changements :

  • que le changement des règles d’appartenance évoquées pour haut fassent entrer davantage de personnes issues de l’animation ;
  • que les longs métrages animés puissent concourir quelque soit la catégorie. En effet, à l’heure actuelle, certaines incompatibilités existent entre catégories.

AnimFrance et le Festival d’Annecy formulent le vœu que les élus de la branche Animation et ses représentants au sein du futur Conseil d’administration de l’APC œuvrent pour l’adoption d’un règlement de l’Académie des arts et techniques du cinéma permettant d’ouvrir celle-ci plus largement aux métiers de l’Animation, et aux longs métrages d’animation de concourir dans toutes les catégories.

extrait du communiqué de presse AnimFrance/Festival d’Annecy

Il faudra attendre le changement des règles d’appartenance, puis l’arrivée de nouveaux entrants et les prochaines décisions de l’Académie, pour vérifier si ces voeux vont se réaliser.

L’article Les César se dépoussièrent : des évolutions majeures dévoilées (MAJ) est apparu en premier sur 3DVF.

Netflix fait une annonce pour ses prestataires VFX : de nouvelles méthodes de travail en vue ?

Par : Shadows

NetFlix annonce la mise en place de NetFX, une plateforme dans le cloud dédiée aux studios et artistes qui travaillent sur les effets visuels de ses projets.

Le système a plusieurs objectifs :

  • faciliter la collaboration des prestataires, artistes, créateurs impliqués dans la création d’effets visuels ;
  • fournir stations de travail virtuelles, stockage et rendu sécurisé à ces différentes entités ;
  • faciliter les itérations et accompagner la croissance de Netflix, donc de ses besoins en effets visuels ;
  • enfin, l’environnement virtuel permettra évidemment de gérer plus facilement la pandémie actuelle.

Netflix souligne par ailleurs qu’une version beta de NetFX est déjà en place et utilisée au Canada par Frontier VFX et Galavant VFX.
Début 2021, la plateforme sera accessible en Inde (et plus précisément Mumbai) via un partenariat avec Anibrain. Netflix précise espérer pouvoir déployer NetFX dans d’autres zones géographiques par la suite.

Un formulaire permet d’être tenu au courant des développements de NetFX, un autre étant spécifiquement dédié aux prestataires VFX. 3DVF suivra évidemment le sujet et nous aurons donc l’occasion d’évoquer NetFX à l’avenir.

L’article Netflix fait une annonce pour ses prestataires VFX : de nouvelles méthodes de travail en vue ? est apparu en premier sur 3DVF.

Fireplace Games : des jeux et du panache

Par : Shadows

Le studio de jeux vidéo indépendant Fireplace Games annonce son lancement.

A l’origine de cette entité basée à Montpellier, une équipe de 8 personnes, qui s’était formée au sein de Supinfogame Rubika et avait débouché sur le projet de fin d’études En Garde! (promotion 2018). Ce jeu d’action-aventure (disponible au téléchargement) vous permet d’incarner Adalia de Volador, une femme noble et impétueuse de l’Espagne du 17ème siècle, qui manie l’épée avec adresse pour défendre l’honneur de sa famille.

Cette aventure collective a manifestement plu à l’équipe, qui, après avoir un temps officié de façon dispersée dans divers studios (Amplitude Studios, Ubisoft, Mythic Games, Soclap…) a donc décidé de se souder à nouveau et de tenter l’aventure du studio indépendant.

En pratique, l’entité est dirigée par Anaïs Simonnet (PDG et character Artist), avec à ses côtés Adrien Poncet (game & narrative designer), Sylvain Schmück (technical game designer), Julien Fenoglio (art director & concept artist), Valentin Capitaine (gameplay designer), Tim Guthmann (technical animator), Corentin Mangé (level designer), Pierre Chapelet (programmeur), Andréa Penz (environment artist).
Un projet de jeu est déjà en route, mais le studio préfère ne pas en dire plus pour le moment, si ce n’est que les personnes ayant apprécié En Garde! ne seront pas déçues.

Notons enfin que le studio affiche publiquement certaines valeurs, comme une volonté de conserver des heures de travail raisonnables.

En attendant d’en savoir plus, n’hésitez pas à faire un tour sur le site de Fireplace Games.

L’article Fireplace Games : des jeux et du panache est apparu en premier sur 3DVF.

Le leader de la prévisualisation met un pied en Chine

Par : Shadows

The Third Floor, studio spécialisé dans la visualisation au sens large (previs, postvis, techvis…) a annoncé l’ouverture de son premier site chinois, à Beijing/Pékin.

La nouvelle ne surprendra pas les personnes qui nous lisent régulièrement, puisque le dirigeant du studio, Chris Edwards, nous avait brièvement confirmé ce projet lors d’une interview réalisée en début d’année au PIDS (il était aussi revenu sur la série The Mandalorian et les nouveaux pipelines de l’entité). Edwards nous avait précisé qu’il travaillait sur le développement de ce marché depuis plusieurs années déjà.

Maggie Lu

En pratique, le nouveau bureau sera dirigé par Maggie Lu, habituée aux collaborations entre la Chine et l’Occident dans le secteur du divertissement.
L’entité ciblera essentiellement le marché local. L’équipe sera pour le moment constituée d’une vingtaine de personnes, en grande partie formées à la fois en Chine et à Los Angeles durant l’année écoulée. Une petite équipe, donc, notamment à cause de la pandémie qui a influé sur les plans de croissance du studio.
A ce propos, Variety souligne que la prévisualisation pourrait être encore plus attractive pour les studios dans les mois à venir, puisqu’elle permet d’optimiser la planification et donc la taille des équipes et les déplacements.

The Third Floor précise que l’équipe de Maggie Lu compte notamment le directeur créatif Joker Huang (anciennement chez Pixomondo Pékin) et le superviseur de visualisation Martin Ma.

Les locaux de la nouvelle entité de The Third Floor

L’article Le leader de la prévisualisation met un pied en Chine est apparu en premier sur 3DVF.

Ubisoft : après les révélations, les têtes tombent

Par : Shadows

La semaine passée, nous vous avions proposé un résumé des évènements récents autour d’Ubisoft. Le grand studio de jeux vidéo est en effet au centre de témoignages et enquêtes depuis la fin du mois de juin, des personnes faisant partie ou ayant fait partie du studio ayant entre autres dénoncé harcèlement psychologique et sexuel, agressions ou tentatives d’agressions. Mais aussi et surtout une hiérarchie qui aurait, bien souvent, enterré les plaintes et remontées faites aux ressources humaines, d’où le fait que les témoignages aient finalement trouvé un autre chemin, via les réseaux sociaux.
Plusieurs médias, français mais aussi américains et canadiens, ont par la suite enquêté sur les allégations, et recoupé les éléments apportés par plusieurs dizaines de personnes. Le studio avait dans la foulée fini par annoncer diverses mesures, comme nous l’expliquions là encore dans notre résumé.

Nouveaux développements

La bonne volonté affichée par le studio a fait l’objet d’un nouvel article de Libération (sur abonnement). Selon ce dernier, le système d’alertes anonymes mis en place par le studio la semaine passée aurait fait remonter une centaines de cas (dont une bonne part déjà connus des RH), allant du harcèlement moral à des faits de type agressions sexuelles ou viol.

Une part non négligeable de ces plaintes cibleraient par ailleurs le service Edito du groupe, ainsi que Serge Hascoët (désormais ex numéro 2 d’Ubisoft). Ce dernier se serait illustré par un management mêlant « écrasement des autres », un « comportement libidineux permanent », ou encore « sa toxicité, sa misogynie, son homophobie ». Il aurait par ailleurs couvert des cas de harcèlement et agressions ou tentatives d’agressions. Il est également accusé d’avoir consommé de la drogue ; des employés auraient même été drogués à leur insu.
En clair, explique une des sources RH de Libération, il aurait « rendu possible » la « culture toxique » en place dans le studio.

Ces éléments, combinés aux précédents articles de presse, ont renforcé les demandes d’une démission. Le syndicat Solidaires Informatiques, qui dispose d’une section chez Ubisoft Paris, l’a ouvertement réclamé.

EcnocuoXkAAyqr-.jpg

L’article de Libération explicitait par ailleurs la stratégie du studio : selon des sources internes, la direction voudrait que « l’on ne parle plus du scandale Ubisoft à l’extérieur d’ici une semaine ».

Numerama, qui avait déjà enquêté en profondeur sur les dysfonctionnements du studio, a également publié un nouvel article. Le média indique notamment, comme Libération, qu’il y a eu un nombre massif de remontées en interne depuis les premiers articles, avec dénonciation du « mur de RH » qui a plusieurs fois préféré « préféré fermer les yeux sur des témoignages de femmes plutôt que de mener des enquêtes et d’agir pour les protéger. Et a, de facto, contribué à protéger des hommes, même lorsqu’ils étaient accusés par plusieurs témoins ou victimes présumées ». Le média continue par ailleurs de recevoir des témoignages directs de faits s’étalant sur les 10 dernières années.

Les têtes tombent

Face à la poursuite des révélations, Ubisoft a publié un communiqué dans la soirée de samedi à dimanche. Le groupe y annonce trois départs :

  • Serge Hascoët, qui quitte totalement le groupe. Une nouvelle majeure, puisqu’il était jusqu’ici considéré comme indéboulonnable malgré les nombreux éléments le concernant ;
  • Yannis Mallat, ex dirigeant des studios canadiens et sujet de nombreuses allégations lui aussi. Là encore, il quitte totalement le groupe ;
  • Cécile Cornet, enfin, responsable monde des ressources humaines, démissionne. Elle ne quitte par contre a priori pas Ubisoft.

Ubisoft a annoncé aujourd’hui des changements importants au niveau de sa direction. Ces changements font partie intégrante du travail global mené par la Société pour améliorer et renforcer sa culture d’entreprise. Les départs annoncés aujourd’hui font suite à un examen rigoureux que la Société a mené en réponse aux récentes allégations et accusations de mauvaise conduite et de comportements inappropriés.

Serge Hascoët a choisi de démissionner de son poste de Chief Creative Officer, avec effet immédiat. Ce rôle sera assumé dans l’intérim par Yves Guillemot, PDG d’Ubisoft. Au cours de cette période, il supervisera personnellement une refonte complète du mode de collaboration des équipes créatives.

Yannis Mallat, dirigeant des studios canadiens d’Ubisoft, quitte ses fonctions et la Société avec effet immédiat. Les récentes allégations apparues au Canada à l’encontre de nombreux salariés ne lui permettent pas de continuer à assurer ses responsabilités.

Par ailleurs, Ubisoft va nommer un nouveau responsable monde des ressources humaines, en remplacement de Cécile Cornet, qui a décidé de démissionner de ce poste et ce dans l’intérêt de l’unité du Groupe. Un processus de recrutement est lancé et sera mené par un cabinet de premier plan. Ubisoft a également décidé de restructurer et renforcer la fonction RH afin de l’adapter aux nouveaux défis qui se posent à l’industrie des jeux vidéo. La Société est en train de finaliser la sélection d’une société de conseil leader pour auditer et améliorer ses procédures et politiques en matière de ressources humaines, conformément à ce qui avait été annoncé précédemment.

Notons par ailleurs qu’une vingtaine de personnes seraient encore sous le coup d’une enquête. Comme le précise le Figaro, Ubisoft a fait appel à un cabinet d’avocats externe pour les diriger : on peut supposer que le but est d’avoir un avis légal précis sur les allégations et faits liés à ces différentes personnes.
D’autres départs pourraient donc avoir lieu prochainement.

Ubisoft Forward : silence radio

L’empressement d’Ubisoft à publier un communiqué durant le week-end s’explique sans doute en partie par la tenue hier soir d’Ubisoft Forward, conférence retransmise en ligne et visant autant les joueurs que les actionnaires. Le groupe y a mis en avant ses futurs jeux tels que Far Cry 6, Watch Dogs Legion.

Peu avant le début de la conférence, Ubisoft a publié un message laconique sur les réseaux sociaux, précisant que la crise interne ne serait pas évoquée. Un choix que le studio justifie par le caractère pré-enregistré de la soirée. Les faits de harcèlement moral et sexuel, agressions sexuelles, drogues et autres sont pudiquement désignés par le mot « problèmes » dans le communiqué.
Le studio promet néanmoins de continuer à évoquer son processus de réforme : reste à savoir si ce sera également fait lors d’un évènement Ubisoft Forward ou via des communiqués plus discrets, qui seront moins visibles des clients.

Face à ce choix de passer l’affaire en cours sous silence, le média spécialisé Gamekult a choisi de ne pas couvrir la soirée en direct. Le site a préféré se contenter d’une couverture plus classique, avec relais des annonces majeures dès aujourd’hui.
Du côté des influenceurs, nous avons noté dans certains cas l’absence d’un commentaire du direct, ou un rappel des révélations de ces dernières semaines.

La réaction des actionnaires

Evoquons enfin les conséquences de ces troubles graves sur le marché financier. L’action Ubisoft a perdu environ 8% ce matin, mais cette chute intervient après un mois de hausse (10% environ), et la baisse est sans doute au moins en partie liée à une conférence Ubisoft Forward qui a pu décevoir les investisseurs.

Globalement, donc, les répercussions financières de l’affaire sont limitées.

Et ensuite ?

A ce stade, comme nous l’indiquions plus haut, on peut encore s’attendre à certains départs ou des réorganisations internes.
Restera également à éclaircir dans quelle mesure le PDG Yves Guillemot savait ou non ce qui se tramait dans son entreprise, étant donné sa proximité avec, entre autres, Serge Hascoët.

Nous vous tiendrons évidemment informés des développements futurs.

L’article Ubisoft : après les révélations, les têtes tombent est apparu en premier sur 3DVF.

Tu Nous ZA Pas Vus voit grand et dévoile une « petite soeur »

Par : Shadows

Fondée en 2010, Tu Nous ZA Pas Vus Productions alias TNZPV est une entreprise à l’activité double, à la fois société de production et studio d’animation. L’entité a notamment travaillé sur l’adaptation animée de Croc Blanc, ou la série Team DroniX.

Jusqu’ici centré sur Arles, TNZPV annonce une « petite soeur » un nouveau studio à Annecy, avec un démarrage prévu pour la semaine prochaine (en pratique, une partie de l’équipe est déjà au travail).

Photos : TNZPV

L’équipe s’est installée au sein de Les Papeteries – Image Factory, un lieu géré par CITIA (qui est pour rappel également derrière le Festival d’Annecy et le MIFA) qui accueille différentes entreprises du secteur de l’image, dont des studios d’animation.

Nous suivrons évidemment les projets de cette nouvelle structure, et aurons l’occasion de vous en parler dans les mois à venir.

L’article Tu Nous ZA Pas Vus voit grand et dévoile une « petite soeur » est apparu en premier sur 3DVF.

Sony investit 250 millions de dollars au sein d’Epic Games

Par : Shadows

Sony et Epic Games annoncent un partenariat de taille. En échange de 250 millions de dollars, Sony devient actionnaire minoritaire du créateur de l’Unreal Engine.

Si la somme est importante, la part de Sony reste minime : Epic Games pèse actuellement environ 18 milliards de dollars. Sony ne possède au final qu’environ 1,4% d’Epic Games.

En pratique, cette annonce est l’aboutissement d’un partenariat de longue date, qui s’était encore illustré récemment via une démo technique s’appuyant sur les futures versions 5 de l’Unreal Engine et de la PlayStation.
Le communiqué évoque une collaboration renforcée au sein d’une industrie à l’évolution rapide, et une vision d’expériences sociales 3D temps réel avec convergence du jeu, du cinéma et de la musique. Il faudra évidemment attendre de futures annonces pour en savoir plus.

L’article Sony investit 250 millions de dollars au sein d’Epic Games est apparu en premier sur 3DVF.

Harcèlement et agressions sexuelles chez Ubisoft : le point sur la situation

Par : Shadows

Vous le savez sans doute déjà : suite à une série de témoignages dévoilés depuis la fin juin, des faits de harcèlement sexuel et d’agressions sexuelles ont été mis au jour dans l’industrie du jeu vidéo, et en particulier chez Ubisoft. Nous vous proposons donc un récapitulatif des éléments connus, des réactions au sein d’Ubisoft mais aussi chez les syndicats et organisations du secteur. Enfin, vous trouverez dans l’article des ressources qui vous seront utiles, que vous soyez dans l’industrie du jeu ou non, pour lutter contre les actes de ce type et trouver de l’aide que vous soyez employeur, témoin ou victime.

Réseaux, journaux : la parole se libère

En juin, une série de témoignages au sein de l’industrie du jeu vidéo apparaissent notamment sur Twitter, les premiers témoignages générant évidemment d’autres partages d’expérience. Pour les consulter, ce fil Twitter en répertorie beaucoup. Si de nombreuses situations (entreprises, organismes) sont ciblées, le nom d’Ubisoft revient très régulièrement, avec des témoignages anonymes mais aussi de personnes écrivant en leur nom propre.
Les faits décrits ne se limitent pas à un seul studio d’Ubisoft, et les cas sont répartis dans l’ensemble du groupe.

La presse a évidemment enquêté sur le sujet : on citera en particulier deux articles de Libération avec une vingtaine de témoignages évoqués dans un premier volet (1er juillet), puis un second centré sur l’une des victimes (2 juillet) [articles sur abonnement]. Le journal et les témoignages soulignent « un système toxique, dominé par des hommes intouchables, que protégerait «un mur des RH» ». Erwan Cario, co-auteur des deux enquêtes, a par ailleurs été interviewé par programme B (podcast audio du 6 juillet) sur l’affaire.
Numerama a également enquêté, et publié deux articles [en accès libre] les 6 et 7 juillet : volet 1volet 2. Là encore, les témoignages sont nombreux (plusieurs dizaines de victimes et témoins, qu’il s’agisse de personnes actuellement ou anciennement dans le studio) et concordants : climat délétère, « pôle RH souvent impuissant, parfois volontairement silencieux ».
La Presse, au Canada, a recueilli 17 témoignages centrés sur Ubisoft Montréal (3 juillet).
Mediapart a également publié un article, le 6 juillet, avec d’autres témoignages.
Côté anglophone, on pourra notamment citer les enquêtes de Gamasutra (1er juillet), de Kotaku (6 juillet).

Les éléments sont donc accablants : tous ces témoignages, vérifiés, recoupés, mettent en lumière harcèlement sexuel, tentatives d’agressions sexuelles, mais aussi le fait que les agresseurs ont été protégés à la fois passivement et activement au sein du studio, avec dans certains cas des manoeuvres d’intimidation pour que rien ne s’ébruite.
Le tout, à l’échelle de l’ensemble du groupe, puisque de multiples sites sont concernés. Il ne s’agit donc pas de faits ponctuels ou limités localement. Nous vous invitons d’ailleurs évidemment à lire les enquêtes publiées, l’étendue des faits pouvant difficilement être résumée brièvement, de par leur étendue et leur durée.

Précisons également que les témoins citent clairement certains noms tels que Tommy François ou Maxime Beland (vices-présidents du pôle éditorial ; le premier aurait été mis à pied suite aux témoignages et fait l’objet d’une enquête interne, le second a démissionné), ou Serge Hascoët (directeur créatif) qui aurait couvert Tommy François.

Ubisoft promet que « le changement débute aujourd’hui »

Face à la masse de témoignages et aux enquêtes, le studio n’est évidemment pas resté silencieux. Le PDG Yves Guillemot a publié un long communiqué (qui avait aussi été envoyé en interne) le 2 juillet, en anglais.

Les faits dénoncés ne sont pas remis en question, et sont au contraire qualifiés d’inacceptables. Le dirigeant affirme que le studio va opérer « un changement de cap structurel » pour mettre fin « aux comportements toxiques ». Il annonce une série de mesures :

  • La nomination de Lidwine Sauer au poste de « Head of Workplace Culture ». Son rôle sera de se concentrer sur la culture d’entreprise et de proposer des changements au sein du groupe. Elle réfèrera directement à Yves Guillemot et mettra sur pied sur une « équipe multidisciplinaire internationale et diverse » pour l’assister dans ses efforts ;
  • dès le lundi suivant le communiqué, la mise en place de trois « sessions d’écoute » auprès des personnes employées par Ubisoft, dont le but sera d’écouter témoignages, inquiétudes, suggestions d’améliorations. Des modérateurs externes à l’entreprise en assureront le bon déroulement ;
  • en complément, le lancement sous deux semaines d’une enquête globale, là encore auprès des personnes du studio, afin d’obtenir des retours francs. L’anonymisation des propos est prévue pour faciliter le processus, sans crainte de répercussions ;
  • un audit et une refonte des procédures et politiques internes, via une société de consulting externe ;
  • enfin, la création du poste de « Head of Diversity and Inclusion », avec un ou une responsable qui ici encore rapportera directement à Yves Guillemot.

« Nous avons beaucoup à accomplir, et je suis déterminé à concrétiser ce changement », conclut Yves Guillemot.

Libération est ensuite revenu sur ce communiqué, en y ajoutant les réactions de personnes ayant témoigné dans ses colonnes : les femmes et hommes cités sont selon le cas sceptiques, dubitatives, espèrent que le changement arrivera enfin ou regrettent que ces déclarations viennent si tard, alors que des demandes claires avaient été formulées auprès de la hiérarchie.

Une ex salariée considère par ailleurs impensable que Guillemot n’ait pas eu connaissance des faits jusqu’ici ; un autre ancien salarié, même s’il évoque l’idée que Guillemot « n’a peut-être pas mesuré l’ampleur des abus », insiste sur le fait qu’il doit y avoir prise de responsabilités au plus haut niveau étant donné qu’il y a eu, au minimum, inaction de la part de la direction et de différents cadres.
Enfin, une ex employée demande qu’Ubisoft confirme publiquement que les personnes visées par des témoignages convergents, telles que Tommy François, ont bien été écartées/mises à pied.

SNJV, SELL, AFJV : une réaction timide ou absente

Bien évidemment, les organismes fédérant le secteur du jeu vidéo en France ne pouvaient pas rester silencieux face aux témoignages, et en particulier ceux visant Ubisoft.

C’est pourtant le choix fait par l’AFJV (Agence Française pour le Jeu Vidéo, entité privée qui se donne comme objectif de favoriser emploi, et innovations au sein de l’industrie) qui dans sa dernière newsletter censée compiler les faits marquants du secteur ce dernier mois, élude totalement le sujet. Pas de mention non plus dans les brèves du site officiel.

Même constat du côté du SELL (syndicat des éditeurs, dont fait partie Ubisoft), qui ne semble pas avoir pas avoir souhaité publier de communiqué sur son site ou ses comptes sociaux à ce stade.

Le SNJV (Syndicat National du Jeu Vidéo, qui rassemble les entreprises de création et édition du jeu vidéo en France, dont Ubisoft) s’est de son côté fendu d’un communiqué relativement court, qui invite les témoins et victimes à contacter « les autorités compétentes », sans pour autant évoquer de mesures concrètes à mettre en place dans les studios et en particulier chez Ubisoft.

Women In Games réclame des « actions concrètes et mesurables », propose pistes et soutiens

Women In Games (association en faveur de plus de mixité dans l’industrie), dans sa newsletter de juin, évoque de son côté directement la situation :

Le mois de juin fût marqué par une vague de témoignages sans précédent au sein de l’industrie du jeu vidéo. Dans la lignée du #metoo, de nombreuses professionnelles ont pris la parole sur les agressions et les comportements toxiques qu’elles ont subis et qu’elles continuent de subir au quotidien au sein de l’industrie.

Toutes nos pensées vont aux victimes, qu’elles aient ou non pris la parole. Les moyens que nous mettons en place pour aider sont listés plus bas. [NDLR : voir ci-dessous et par ici pour les moyens en question]

Il convient de rappeler qu’il ne s’agit pas de cas isolés mais bien d’un problème systémique qui touche au delà de notre industrie, l’ensemble de nos sociétés patriarcales.

Nous demandons à ce que des actions concrètes et mesurables soient prises par tous les acteurs de cette industrie. Le changement est possible. Par la formation des équipes, la mise en place de systèmes d’alerte fiables, les mesures prises à l’encontre des agresseurs mais aussi la fixation d’objectifs de changement mesurables (et publics) et de responsables de ce changement. Nous listons de premières ressources plus bas. Nous nous engageons à suivre les conséquences de cette crise qui nous l’espérons sera l’opportunité pour notre industrie de faire un bon en avant.

L’association en profite pour proposer des ressources diverses avec agences de formation/audit spécialisées dans la lutte contre les discriminations et pour l’égalité. Autant d’éléments qui pourront servir à des studios cherchant à corriger des dysfonctionnement ou à prévenir les discriminations.
Vous trouverez la newsletter complète et donc les ressources proposées par ici.

Women In Games rappelle que l’association a mis en place une « cellule de soutien pour les victimes de comportements toxiques ». La page associée renvoie aussi à diverses associations pouvant aider les victimes.

L’industrie du jeu vidéo traverse une période critique.

Alors que les paroles se libèrent et que de plus en plus de victimes témoignent des agressions et autres comportements toxiques qu’elles ont subies et qu’elles subissent encore aujourd’hui, nous nous mobilisons pour les soutenir.

Si vous-même ou une personne de votre entourage êtes concerné·e·s :

>>> Il vous est possible de témoigner en toute confidentialité à 3 membres de notre association : cliquez ici
>>> Vous pouvez également témoigner sur notre serveur Discord grâce à un chan dédié, et recevoir les conseils de notre communauté : rejoignez-nous
>>> Consultez notre guide pour faire face au cyber-harcèlement : https://womeningamesfrance.org/ressources/

Enfin, Audrey Leprince (fondatrice de l’association, productrice de jeux vidéo) a été interviewée par Le Monde le 2 juillet.

Le STJV appelle à « des solutions collectives »

Le Syndicat des Travailleurs et Travailleuses du Jeu Vidéo a également pris position, en revenant sur l’ensemble des témoignages et pas uniquement sur Ubisoft.

Outre le message ci-dessus, un communiqué plus long précise la position du STJV, qui avait aussi rappelé quelques jours plus tôt sur Twitter que les employeurs sont légalement « tenus à une obligation de résultat » dans les affaires de harcèlement.

L’entité dénonce les aspects structurels de ces affaires au sein de l’ensemble de l’industrie, soulignant une certaine « culture […] du secret », la « passivité » voire « complicité » au sein de départements RH et dans la hiérarchie. De multiples facteurs qui, pour le STJV, expliquent que les réseaux sociaux soient utilisés comme plateforme de dénonciation, les victimes trouvant porte close en interne mais aussi auprès de différentes institutions du secteur. A ce propos, le STJV dénonce ouvertement « des organisations dont la priorité ne semble pas être de contraindre les employeurs à résoudre les problèmes de harcèlement dans les plus brefs délais », citant explicitement le SNJV, Capital Games, Game Connection Europe ou encore le SELL.

Le STJV avance que la solution « ne viendra pas seulement de réactions de la hiérarchie », et qu’il faut renforcer les structures indépendantes telles que les syndicats. Le STJV invite aussi les studios à réfléchir en profondeur aux réponses à apporter en interne, et à ne pas se contenter de considérer ces révélations comme une simple crise de communication.
Enfin, le STJV rappelle qu’il peut proposer aux personnes du secteur, syndiquées ou non, écoute, conseils, voire soutien juridique.

Solidaires Informatique lance un appel aux témoignages

Toujours du côté des syndicats, Solidaires Informatique a publié le 3 juillet un communiqué appelant aux témoignages de la part de victimes ou témoins, que ce soit chez Ubisoft ou dans d’autres entreprises du secteur. L’entité promet évidemment une confidentialité complète, propose son aide juridique, et indique que l’offre s’étend à toutes les personnes pouvant être concernées, syndiquées ou non, encore en poste/dans l’industrie ou non.

Après les annonces, les actes

Après la mise à jour de ces témoignages accablants pour Ubisoft, puis les annonces du groupe, reste désormais à en mesurer les résultats concrets. Outre des enquêtes internes et judiciaires sur les faits passés, Ubisoft devra, pour convaincre que le système en place évolue vraiment, communiquer sur les résultats concrets des annonces et premières mesures, en interne comme en externe.

En parallèle, cette affaire rappelle une fois de plus, d’une part, que les secteurs de la création ne sont évidemment pas épargnés par les faits de harcèlement et d’agressions (d’autant que les témoignages rendus publics ces derniers jours ne portaient pas que sur Ubisoft), et d’autre part que réseaux sociaux, médias et organismes tels qu’association et syndicats peuvent jouer un rôle face à de tels faits.

Enfin, on rappellera une fois de plus, comme l’a fait le STJV, que les employeurs sont légalement tenus d’agir face aux problèmes de harcèlement et d’agressions. Les ressources et conseils évoqués dans les différents liens cités plus haut peuvent donc également être utiles pour les entreprises, quel que soit leur secteur d’activité, qui souhaiteraient prévenir, former, agir sur ces sujets.
Pour les victimes de tels faits qui liraient ces lignes, outre les éléments déjà présents dans cet article, on pourra également rappeler que des associations dédiées existent, comme l’AVFT. Celle-ci propose écoute, soutien, aide aux victimes de violences sexuelles au travail.

L’article Harcèlement et agressions sexuelles chez Ubisoft : le point sur la situation est apparu en premier sur 3DVF.

Covid-19 : quel impact sur l’industrie du jeu vidéo ? Une conférence en ligne pour comprendre

Par : Shadows

La pandémie actuelle a des conséquences majeures sur l’ensemble des secteurs de l’économie, et la création ne fait évidemment pas exception.

Le 9 juillet prochain, un webinar en français s’intéressera plus précisément au secteur du jeu vidéo, qui a fait face à une situation inédite entre les conséquences du Covid-19 sur les studios mais aussi la hausse de la demande de côté clients.
Nadine Gelly, (Directrice générale de la Guilde du jeu vidéo du Québec) et Marc Petit (Directeur Général – Unreal Engine – Epic Games) donneront leur éclairage sur la situation : défis, actions de l’industrie, avenir seront abordés.

Voici l’annonce du webinar avec le lien d’inscription :

L’Amérique du Nord représente le deuxième marché mondial du jeu vidéo et un territoire incontournable pour les professionnels français. Entre annulation de grands rendez-vous (GDC, E3) et explosion de la consommation de jeux vidéo, le COVID-19 a eu des impacts différents pour les acteurs de la filière, la plus importante des industries culturelles et créatives par son chiffre d’affaire. 

Ce deuxième webinar sur les industries culturelles et créatives en Amérique du Nord se propose de décrypter la situation actuelle face au COVID-19, d’illustrer les réponses que la filière du jeu vidéo a su mettre en place et de présenter les opportunités et les perspectives pour le secteur. 

Nos intervenants : 

Nadine Gelly, Directrice générale, Guilde du jeu vidéo du Québec

Marc Petit, Directeur général, Unreal Engine – Epic Games 

Introduction des échanges par Emma Buttin, Chargée de mission TV, VR, New Media aux Services Culturels de l’Ambassade de France aux Etats-Unis

Modération par Léa Durand, Start-up Advisor, Business France – Amérique du Nord

Les échanges se dérouleront en français. 

Pour participer au webinar en ligne ce 9 juillet à 11h (Eastern Time) / 17h (France), inscrivez-vous ici ! 

Cet évènement est organisé par Business France en association avec le Ministère de la Culture, le Consulat général de France au Québec et les Services Culturels de l’Ambassade de France aux Etats-Unis. Ce webinar fait suite à d’autres actions pour accompagner les entrepreneurs culturels comme le Créative Lab

Annecy 2020 : l’animation japonaise fait son show

Par : Shadows

Dans le cadre du Festival d’Annecy, l’entité japonaise VIPO (Visual Industry Promotion Organization) annonce une nouvelle initiative.
Si vous ne connaissiez pas déjà VIPO, sachez que son rôle est de promouvoir l’industrie japonaise du divertissement : médias, édition, jeu, animation, musique, cinéma, etc.

Annecy oblige, c’est ici l’animation qui est à l’honneur : l’iniative porte sur la mise en place d’un site dédié autour de l’animation japonaise, sous le thème « ANIMATIONISM -All Creativity Welcomed » et créé dans le cadre d’une campagne de promotion plus vaste de l’agence pour les Affaires culturelles (entité gouvernementale japonaise).

En pratique, ce site propose divers contenus en anglais. On notera en particulier :

  • La mise en avant de 4 studios : Studio 4°C, Trigger, Science Saru, Tecarat. Pour chacun d’entre eux, vous trouverez une présentation sous forme d’une interview détaillée. L’occasion d’en savoir plus sur ces entités, leur vision de l’industrie, leur façon de travailler et leur créativité.
  • Creator’s File, un « répertoire de personnes innovantes qui cherchent en permanence à créer de nouvelles initiatives avec leurs méthodes d’expression uniques ».
    En pratique, il s’agit de brèves fiches listant les projets passés et en cours de personnes telles que Yuasa Masaaki (réalisateur de Lou et l’île aux sirènes), l’animatrice nuQ (New Tokyo Ondo), Kawajiri Masanao (directeur d’animation dont le long-métrage Cherry and Virgin est en cours de production).
    A l’image de l’industrie de l’animation japonaise et de ce qu’avaient pu expliquer des intervenantes japonaises en 2019 à Annecy, les profils sont très masculins : en effet, si beaucoup de jeunes japonaises étudient l’animation, elles sont encore peu nombreuses à faire de longues carrières, la pression culturelle très forte incitant les jeunes femmes à devenir mères puis à cesser leur activité.
  • Des « interviews spéciales » avec deux artistes:
    Nishimi Shojiro, animateur/character designer qui a fait ses débuts chez Studio 4°C. Il a travaillé sur des projets tels qu’Akira, Lupin III, Mind Game, Tekkonkinkreet avant de bifurquer vers la réalisation avec Mutafukaz.
    Masumoto Kazuya, producteur chez Trigger dont le CV comporte notamment KILL la KILL, Ninja Slayer from animation, Space Patrol Luluco, Promare.

Vous l’aurez compris : ces ressources seront un bon moyen d’en savoir plus sur l’animation japonaise actuelle, et nous vous invitons évidemment à les explorer.

L’article Annecy 2020 : l’animation japonaise fait son show est apparu en premier sur 3DVF.

Annecy 2020 : Fametoonz, studio d’animation 2D/3D indien

Par : Shadows

Avouons-le : un des plaisirs du Festival d’Annecy et du Mifa est de pouvoir croiser, au hasard d’un stand ou d’une conférence, des studios des quatre coins du monde que nous ne connaissions pas et de découvrir leur travail.

Si le format virtuel de l’édition 2020 restreint quelque peu cette possibilité, nous avons tout de même pu « croiser » quelques entités. Voici par exemple les travaux de Fametoonz, un studio indien lancé en 2009. Spécialisé en animation 2D et 3D, Fametoonz compte une quarantaine de personnes et a participé à 55 projets variés allant de l’animation pour enfants à la prévention (récemment, en lien avec le Covid-19) ou encore la publicité et la communication d’entreprises.

En pratique, Fametoonz a des activités variées : aide à la production/fabrication, audio (doublage, musique), développement et vente de projets liés à des propriétés intellectuelles, marketing, etc.

Voici la bande démo du studio, et une partie de ses projets. Pour en savoir plus, on pourra consulter le site officiel.

L’article Annecy 2020 : Fametoonz, studio d’animation 2D/3D indien est apparu en premier sur 3DVF.

Entre pandémie et faiblesses internes, Technicolor se restructure

Par : Shadows

Le groupe Technicolor, qui est pour rappel la maison mère de studios d’effets visuels et d’animation tels que MPC, The Mill, Mikros, Mr. X, annonce avoir enfin réussi à mettre sur pied un vaste plan de restructuration.

Le plan a réussi à convaincre la majorité (66% environ) des créanciers du groupe, et devrait permettre au groupe de se refinancer à hauteur de 420 millions d’euros via la transformation en titres négociables de 660 millions d’euros de créances.
Autrement dit, en restructurant sa dette, Technicolor va pouvoir récupérer plusieurs centaines de millions d’euros : de quoi faire face à ses besoins de liquidités.
En parallèle, Technicolor annonce se placer en procédure de sauvegarde financière accélérée (SFA) via le Tribunal de Commerce de Paris, tant dis que du côté américain l’entité fait appel au « Chapter 15 », un système qui permet à une entreprise de protéger ses biens aux USA pendant qu’elle se restructure dans son pays d’origine.

Cette restructuration fait suite à des difficultés multiples pour le groupe. Le secteur DVD de Technicolor, tout d’abord, qui fait évidemment face à une chute régulière de ses revenus avec l’essor du dématérialisé. En parallèle, la crise du Covid-19 a violemment frappé Technicolor et ses filiales, en raison de projets mis en pause et de productions repoussées, qui ont fait chuter de façon importante le chiffre d’affaire en matière de production et post-production cinématographique.
Rappelons également que le groupe n’avait évidemment pas attendu ce plan pour commencer sa mutation. En fin d’année, MPC avait fermé brutalement son site de Vancouver (avec plusieurs centaines d’emplois détruits à la clé). Plus récemment, en mai dernier, Mill Film et Mr. X ont fusionné.
Enfin, il convient de ne pas oublier que Technicolor et son ancien dirigeant Frédéric Rose doivent faire face à la justice française, dans l’affaire de la faillite de Quinta (nous avions évoqué le sujet en début d’année).

Les détails financiers du plan de restructuration sont disponibles publiquement.

L’article Entre pandémie et faiblesses internes, Technicolor se restructure est apparu en premier sur 3DVF.

Annecy 2020 : le SPFA devient AnimFrance et fait le bilan de la crise

Par : Shadows

A l’occasion du Festival d’Annecy, le Syndicat des Producteurs de Films d’Animation organisait sa traditionnelle conférence de presse. L’occasion de faire une annonce principale sur l’organisation elle-même, puis d’apporter une analyse sur l’état du secteur.

Un nouveau nom et une nouvelle ère

La première information à retenir de cette conférence est celle d’un nouveau nom : AnimFrance. L’ex SPFA opère ce virement pour différentes raisons : son sigle restait peu compréhensible pour l’international, était trop long. Une volonté de souligner la diversité de l’organisation (composée aussi de productrices et plus seulement de producteurs) a aussi fait partie des échanges internes. Finalement, c’est donc le nom AnimFrance qui s’impose : un choix qui permet de disposer d’un nom rapide à prononcer et écrire, et dont le sens est limpide.

Images : captures issues de la conférence de presse d’AnimFrance

Les missions d’AnimFrance, elles, restent celles construites au fil des ans en plus de 30 ans d’existence. L’équipe d’AnimFrance n’a pas manqué de les rappeler : négociations et signatures d’accords avec les diffuseurs, lobbying en faveur du secteur (avec à la clé crédits d’impôts, plans de soutien), négociation de la convention collective en 2004, soutien aux RADI/RAF qui se tiennent à Angoulême chaque année, etc.

Le changement d’identité s’accompagne évidemment d’un nouveau logo, visible en début d’article, ainsi que d’une version plus compacte qui fera office de pictogramme/signature.

Après la crise, l’heure du bilan

En un peu plus d’une heure, AnimFrance nous a proposé sa vision de la crise du COVID-19, son impact sur l’industrie mais aussi et surtout les points clés à suivre dans les mois à venir. Un constat mêlant confiance et prudence, dont nous avons retenu quelques points majeurs :

  • Confinement et production : AnimFrance explique que la plupart des studios ont pu continuer la production d’animation, à l’exception du secteur du long-métrage.
    La publicité a fortement chuté, y compris à l’international, et des productions ont été reportées. Conséquence de ces éléments : des recettes en forte baisse qui pourraient avoir un impact durable, puisque l’année n impacte directement l’année n+1, via le système de reversement d’une partie des recettes qui viennent alimenter le système d’aides (notamment au travers du CNC). Sur ce point, AnimFrance espère la mise en place d’une solution spécifique ; l’équipe semblait confiante sur l’aboutissement de cette demande, et ne tire donc pas la sonnette d’alarme à ce stade.Il conviendra évidemment de suivre ce sujet dans les mois à venir.
  • Grande inconnue : la reprise des salles de cinéma la semaine qui vient. Le public et les familles se déplaceront-ils en nombre pour voir de l’animation ? Réponse d’ici quelques semaines.

Transposition SMA : un enjeu majeur pour l’industrie

  • Point capital de cette conférence, la transposition de la directive SMA : il s’agit pour rappel du quota de production d’oeuvres en fonction du chiffre d’affaires réalisé dans tel ou tel territoire. A la manière de ce qui existe par exemple en radio avec les oeuvres française, l’objectif assumé est de soutenir la production locale et d’éviter, par exemple, que les chaînes ne diffusent que des contenus produits et fabriqués à l’étranger.
    Avec l’arrivée sur le marché des services de streaming, tout l’enjeu est donc de transposer la directive à ces nouvelles plateformes. AnimFrance y voit un enjeu de croissance, d’exportation et diversité mais aussi de souveraineté culturelle.
    Un des problèmes de la transposition vient du fait que les plateformes n’ont pas forcément l’habitude de négocier avec des syndicats. L’Etat a donc un rôle à jouer pour faire aboutir des accords.
    En pratique, explique AnimFrance, les négociations à venir devront définir précisément droits et obligations, avec plusieurs sujets délicats à préciser. Des détails en apparence, mais qui auront évidemment un impact important sur toute l’industrie.
    AnimFrance a ici souligné une volonté politique du gouvernement actuel, avec notamment une déclaration présidentielle en mai dernier qui confirme la volonté française de transposer SMA rapidement, pour une mise en oeuvre effective dès le 1er janvier prochain. Un projet de loi destiné à adapter « diverses dispositions d’adaptation au droit de l’UE en matière économique et financière », poursuit AnimFrance, sera à l’ordre du jour de la session extraordinaire du Parlement prévue en juillet. Enfin, le Parlement pourrait confier au gouvernement le soin de transposer différentes autres mesures par simples ordonnances, via un projet de loi dont l’examen se fera en septembre.

    Sans rentrer trop loin dans les détails techniques, il est clair que le secteur attend beaucoup de cette transposition. L’enjeu est en effet énorme : après 20 années de stagnation de la production TV française autour des 300 heures, la transposition SMA pourrait permettre de crever définitivement ce plafond.

    Notons cependant, comme l’a souligné AnimFrance, que si le nombre d’heures de production a stagné, les budgets ont augmenté (le coût horaire est de l’ordre de 805k€, proche de celui de la fiction), et que l’on a assisté à une relocalisation de la fabrication avec environ 2000 emplois créés en 3 ans, pour atteindre 7500 salariés. AnimFrance a aussi indiqué l’importance de l’exportation, qui génère 2€ de recettes pour chaque euro injecté par un diffuseur français.
    Autrement dit, malgré une stagnation des heures produites, le secteur a tout de même trouvé des leviers pour se développer.

AnimFrance et LFA : une alliance en faveur de la parité et de l’inclusivité

  • La question de la diversité n’a pas été oubliée. Corinne Kouper de TeamTO, qui fait à la fois partie du conseil d’administration d’AnimFrance et de la direction de l’association Les Femmes s’Animent, a souligné le partenariat entre AnimFrance et LFA.
    Concrètement, les actions ces derniers mois ont porté sur une sensibilisation au sein des studios, avec notamment un rappel de la responsabilité directe de la direction d’une entreprise en cas de harcèlement, mais aussi des conseils sur les réactions à avoir en interne, et l’indispensable communication à faire au sein des équipes.
    Autres points évoqués : la charte destinée à favoriser l’inclusion dans le secteur, et enfin la transposition du « bonus parité » dans les aides du CNC, déjà présent en fiction, au cinéma d’animation.

France 4 : la grande inconnue

  • Dernier point majeur que nous avons retenu de cette conférence : la question de l’avenir de France 4. Depuis l’annonce de la mise à mort de la chaîne, le secteur cherche à obtenir des réponses sur d’éventuelles mesures permettant de compenser la chute massive de diffusion d’animation par France TV qui en résultera.
    La situation est encore compliquée par les réformes au sein de France 3, qui opère une régionalisation de ses contenus.
    En pratique, deux scénarios ont déjà été évoqués à l’échelle de France 3, 4 et 5 : 55% d’heures d’animation en moins en cas d’une suppression pure et simple de France 4, et d’autre part un possible volume horaire minimal garanti sur France 3 et 5, mais qui ferait tout de même chuter de 35% le volume global.
    AnimFrance souligne aussi que la fragmentation de l’offre entre plusieurs chaînes pourrait générer une baisse d’audience : les enfants ne vont pas forcément zapper d’une case horaire à l’autre, laisser la même chaîne allumée étant bien plus confortable.
    Certes, la plateforme numérique Okoo a été lancée pour compenser la fin de France 4, mais AnimFrance insiste sur le fait que la télévision reste encore forte, et le restera pendant plusieurs années au moins : Okoo ne pourra donc aucunement contrebalancer la fin de France 4, du moins pas tant que la fracture numérique en France perdurera (qui dit plateforme numérique dit nécessité de disposer d’une tablette, d’un smartphone ou d’un ordinateur).
    Si AnimFrance ne réclame pas un maintien définitif de France 4 à ce stade, bien consciente des enjeux politiques, l’organisation propose tout de même a minima un maintien temporaire de la chaîne le temps que la fracture numérique se réduise.

Entre inquiétudes et espoirs, une situation à suivre de près

Voilà donc pour les grandes lignes de cette présentation.
AnimFrance a aussi évoqué d’autres points comme la demande d’une réforme de l’Académie des arts et techniques du cinéma qui distribue les fameux César, afin de laisser plus de place à l’animation (avec une décision attendue le 9 juillet), ou encore le soutien au CNC en ce qui concerne les courts et longs-métrages, mais nous avons choisi de retenir ici les points qui risquent d’avoir l’impact le plus fort sur l’industrie dans son ensemble.

Au final, AnimFrance nous dresse ici un bilan contrasté, entre l’espoir d’un appel d’air lié au streaming et à la directive SMA d’un côté, le risque d’une chute de la demande avec la fin de France 4 de l’autre. Les mois à venir décideront donc des tendances de fond de l’industrie pour plusieurs années au moins : nous suivrons la situation avec attention.

L’article Annecy 2020 : le SPFA devient AnimFrance et fait le bilan de la crise est apparu en premier sur 3DVF.

Weta lance un studio d’animation

Par : Shadows

Weta Digital annonce le lancement de Weta Animated, nouvelle unité centrée sur l’animation avec comme objectif la production de contenus pour le cinéma et le streaming.

Peter Jackson et Fran Walsh, qui possèdent la majorité des parts, entendent bien jouer un rôle important dans ce nouveau studio, y compris en ce qui concerne la réalisation, production, écriture de certains des projets à venir.
Weta en profite pour embaucher son premier CEO, Prem Akkaraju.

Côté technique, le studio d’animation devrait s’appuyer au moins dans un premier temps sur le pipeline VFX déjà en place ainsi que sur les artistes actuels, avant de croître en fonction des besoins.

Enfin, Weta rappelle avoir pris des mesures pour s’adapter à la pandémie de ces derniers mois et continuer son travail dans des conditions de sécurité optimales.

L’article Weta lance un studio d’animation est apparu en premier sur 3DVF.

Annecy 2020 : Sun Creature s’installe à Bordeaux, qui conforte son essor en animation

Par : Shadows

Vous connaissez sans doute Sun Creature : nous avions notamment eu l’occasion de partager leurs campagnes publicitaires japonisantes pour l’Oregon (visibles plus bas), qui avaient connu un grand succès en ligne. En outre, le studio avait participé à la saison 1 de la série d’anthologie Love, Death & Robots avec l’épisode Alternate Histories.

Basé au Danemark, Sun Creature a annoncé à Variety la création d’une antenne en France, à Bordeaux. L’entité devrait ouvrir fin août avec 600 mètres carrés d’espace, de quoi abriter une cinquantaine de personnes. Soit une taille similaire à celle de la maison mère de Copenhague. Comme l’indique Charlotte de la Gournerie, coproductrice et cofondatrice de Sun Creature, cette démarche permettra notamment au studio de bénéficier des crédits d’impôts français : 30% de déduction pour un montant pouvant aller jusqu’à 30 millions d’euros grâce à TRIP, Tax Rebate for International Productions, qui cible les productions internationales. Variety rappelle que le Danemark, de son côté, ne propose aucun système d’aide similaire spécifique à l’animation.

Cette annonce conforte l’essor de Bordeaux dans le secteur de l’animation, avec l’arrivée récente de plusieurs entités mais aussi la présence de Cartoon Movie. Rappelons aussi qu’Angoulême est par ailleurs à deux pas de la ville, notamment en train.

Notez enfin que Sun Creature participe au Festival d’Annecy, avec entre autres :

  • le projet de série animée Where It Falls, avec 6 épisodes de 30 minutes dont la réalisation serait confiée à Guillaume Dousse (également cofondateur de Sun Creature) :

Dans un univers où la gravité opère soudain un virage à 90°, une fratrie réunie se lance dans un périlleux voyage à la recherche de la mère, qui a disparu. Tandis qu’ils apprennent et grandissent ensemble, les membres de cette fratrie se reconnectent dans un monde qui a perdu ses repères.

  • le documentaire Flee, présenté dans la sélection et réalisé par Jonas Poher Rasmussen ;

Un documentaire qui dépeint, à travers les yeux d’un garçon qui perd son innocence et devient un homme, le fait de devoir fuir pour sa vie, d’abandonner son foyer pour faire face à un environnement hostile et à une bureaucratie cynique.

Enfin, la série animée La Quête héroïque du valeureux Prince Ivandoe dont Sun Creature est partenaire, va avoir droit à une saison 2 de 20 épisodes de 11 minutes.

L’article Annecy 2020 : Sun Creature s’installe à Bordeaux, qui conforte son essor en animation est apparu en premier sur 3DVF.

Movinmotion et Katoonk annoncent leur union

Par : Shadows

Movinmotion, plateforme de gestion sociale et administrative des intermittents du spectacle (mais aussi filiale d’Audiens) en place depuis 2012, et Katoonk, site web de recherche d’emploi destiné au secteur de l’animation créé en 2009, annoncent leur rapprochement.

Cette démarche est présentée comme une conséquence de la croissance de Katoonk, service fondé par Catherine Regnier et la gestion devenait de plus en plus difficile par une personne seule. L’annonce indique aussi que si des studios et entités de l’animation avaient fait des propositions, rejoindre Movinmotion est un moyen pour la plateforme de conserver une approche neutre.

Conséquence de ce rapprochement, Katoonk devient Movinmotion Talents. La plateforme d’emploi devrait s’étoffer de quelques nouvelles fonctions, comme le calcul des droits pour les intermittents, le classement des documents administratifs et l’arrivée de la signature électronique pour accepter les contrats en ligne.
Si vous aviez un compte Katoonk, un e-mail devrait rapidement vous proposer une inscription sur la nouvelle plateforme.

L’article Movinmotion et Katoonk annoncent leur union est apparu en premier sur 3DVF.

Dontnod (Life is Strange) s’étend à Montréal et dévoile un teaser

Par : Shadows

Le studio français de jeux vidéo Dontnod Entertainment a annoncé la création ce mois-ci d’une filiale à Montréal, au Canada.

Connu pour des licences telles que Life is Strange ou Vampyr, Dontnod compte déjà 250 personnes environ côté français.
Si l’écosystème de Montréal, déjà riche en talents, est évidemment une des raisons du choix du lieu de la filiale, Dontnod ne cache pas que le crédit d’impôt de 37,5% pour les jeux disponibles en VF a aussi été un point décisif. En outre, explique le studio, le but est de se rapprocher physiquement du territoire nord-américain, qui est actuellement le premier marché des jeux Dontnod.

Le studio de Montréal pourrait atteindre une cinquantaine de personnes à terme, avec des recrutement locaux mais aussi des talents issus des équipes parisiennes.

Notons également que Dontnod vient de dévoiler un teaser pour son futur jeu Twin Mirror. Prévu sur PS4, Xbox One et PC d’ici la fin de l’année. Un projet narratif dont voici le point de départ :

Suite à la mort tragique de son meilleur ami, Sam Higgs décide de revenir à Basswood, sa ville natale, pour lui rendre un dernier hommage. Il devient vite évident que cette petite ville de Virginie Occidentale, qu’il pensait ne plus jamais revoir, renferme de sombres secrets. L’ancien journaliste d’investigation devra alors recourir à son esprit d’analyse hors du commun pour lever le voile sur les mystères planant sur la ville et ses habitants.

Confronté à son passé, il sera tiraillé entre sa quête de vérité et son désir de renouer avec ses proches. À qui pourra-t-il accorder sa confiance ?

Les facultés de déduction de Sam permettront au joueur de revivre ses souvenirs, de retracer la vérité, mais aussi d’analyser des scènes énigmatiques afin de percer à jour les secrets enfouis de Basswood. Chacun des choix auxquels sera confronté le joueur et chacune des informations qu’il collectera auront des répercussions sur l’enquête et sur l’histoire de Sam. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise décision – vous façonnerez une expérience de jeu qui vous ressemble.

L’article Dontnod (Life is Strange) s’étend à Montréal et dévoile un teaser est apparu en premier sur 3DVF.

Annecy 2020 : confinement et nouvelles actions chez Les Femmes s’Animent

Par : Shadows

L’association Les Femmes s’Animent (LFA) dévoile ses actions pour le Festival d’Annecy 2020.
En raison de la dématérialisation de cette édition, il est évidemment exclu d’organiser les fameux petits déjeuners LFA autour de créatrices, qui permettent chaque année d’échanger avec des professionnelles débutantes ou confirmées venues des quatre coins du monde.

En revanche, l’association annonce deux initiatives :

  • D’une part, une série de brèves interviews de femmes du secteur qui expliqueront leur vécu du confinement ; on trouvera également dans ce programme des extraits d’animations créées durant la pandémie.
    Intitulée « Confinement Vôtre », cette vidéo-conférence sera accessible dès demain via Annecy Online.
  • D’autre part, et en réaction aux mouvements sociaux récents, l’association se penche sur la question de la diversité et annonce un programme de recherche de talents/mentorat. Ce programme sera mis en place en France mais aussi tourné vers le continent Africain.
    Concrètement, les talents issus de ce programme bénéficieront d’un suivi pour un projet concret, qui sera présenté lors d’Annecy 2021 dont le focus sera, pour rappel, l’Afrique.
Les dirigeantes de l’association (photo : Sabine Villiard) ; le bureau complet est listé sur le site LFA.

Outre ces deux grands axes pour le Festival 2020, l’association annonce dans son communiqué, visible ci-dessous, les évolutions de ses actions pour 2020/2021. Là encore, la notion d’inclusivité sera au coeur du projet, que ce soit en amont (lycées) ou en aval (charte dans les studios) de la formation aux métiers de l’animation.

Rappelons pour finir que vous pouvez suivre les activités de l’association et la rejoindre ou la soutenir financièrement via le site officiel. L’association est ouverte à toutes et tous.

Nous avons demandé aux femmes de l’animation à travers l’Europe comment elles avaient vécu le confinement et quelles perspectives on pouvait en attendre. Cette Vidéo Conférence présente des mini-interviews entre-coupées d’extraits d’animations produites durant le confinement. On y entend de très belles et parfois surprenantes prises de parole.

Cette période est-elle une simple parenthèse, ou changera-t-elle nos vies?

Dans la lignée de ses actions passées, et en phase avec les prises de conscience récentes à l’échelle internationale, LFA renforce sa réflexion et ses actions en faveur de l’inclusion dans les métiers de l’animation en France. Avec en particulier, le lancement d’un programme de recherche de talents accompagné d’un mentorat autour de projets d’animation pour donner l’accès à un réseau professionnel à celles qui n’en ont pas.

Ce programme va avoir lieu sur deux continents : en France et, en ligne avec le focus d’Annecy 2021, vers le continent africain avec un programme de recherche de talents et de mentorat s’adressant spécifiquement aux femmes, talents émergents.

L’objectif étant d’identifier des talents, de les accompagner de la définition de leur projet à sa mise en oeuvre. Ces projets seront alors présentés durant le festival d’Annecy 2021.

LFA en profite pour annoncer ses actions pour l’année 2020/21 :

Faisant suite à la tenue des Secondes Assises pour la Parité, l’Egalité et la Diversité dans le Cinéma et l’Audiovisuel à l’automne 2019 qui ont permis d’identifier et d’exposer les nombreux freins à l’inclusion toujours présents dans le secteur de la Culture en France, LFA annonce un renforcement de son action en faveur de la parité et de l’inclusion des femmes avec les actions suivantes:

• Organiser des actions communes avec les différentes Associations et Formations existantes ayant pour objectif d’améliorer l’inclusion dans le domaine de l’Animation afin de les aider à se faire connaitre.
• Organiser des rencontres avec les professionnels de l’Animation afin d’élargir la prise de conscience de ces freins à l’inclusion à tous les échelons et diffuser une Charte Inclusion et Diversité auprès des studios d’Animation.
• Ouvrir d’avantage le secteur de l’Animation à des publics qui en sont actuellement bien souvent exclus. L’ouverture commence par une meilleure diffusion de l’information autour des métiers de l’animation, notamment auprès des lycéens.
• Elargir l’organisation existante des mentorats LFA visant à soutenir des jeunes femmes dans leurs évolutions de carrière au sein de l’Animation.

Les Femmes s’Animent, le 16 juin 2020

L’article Annecy 2020 : confinement et nouvelles actions chez Les Femmes s’Animent est apparu en premier sur 3DVF.

Annecy 2020 : l’heure de la relance a-t-elle sonné ? Le SPFA va faire le point

Par : Shadows

Fidèle aux traditions, le SPFA (Syndicat des Producteurs de Films d’Animation) tiendra ce jeudi une conférence de presse, en ligne et en direct, dans le cadre de l’édition dématérialisée du Festival d’Annecy/MIFA.
Ouverte à toutes les personnes accréditées MIFA (une inscription quelques minutes avant la conférence sera nécessaire), la conférence de presse se focalisera sur la fin de la pandémie et la reprise : l’occasion de faire le point sur la situation et les perspectives à venir.
En outre, le SPFA en profitera pour dévoiler une nouvelle identité visuelle et un nouveau logo.

Voici le communiqué de presse, avec lien vers la page de l’évènement. 3DVF devrait être en mesure de couvrir cette conférence et donc de vous en proposer un résumé.

Jour J de l’édition on line
du Festival et du Marché international du film d’animation !

Comme chaque année, le SPFA est présent et s’adapte à cette édition 2.0 exceptionnelle mise en place par les équipes de CITIA pour assurer le maintien de ces manifestations incontournables :

Retrouvez Philippe Alessandri, Président, Stéphane Le Bars, Délégué général, et tous les producteurs du Conseil d’administration du SPFA…

L’animation française : l’heure de la relance !

…Ils exposeront les grands enjeux de la production française d’animation : à la sortie de la crise du COVID-19 et les perspectives de reprise.

Annecy online, c’est également l’événement que le SPFA a choisi pour dévoiler sa nouvelle identité et son nouveau logo :

Nous serons heureux de vous présenter les nouvelles couleurs de l’organisation professionnelle qui structure le marché de l’animation française depuis 30 ans.

Jeudi 18 juin à 11h30 en direct de la plateforme du MIFA
https://www.annecy.org/programme/fiche:plng-100001502831

www.animation-france.fr

L’article Annecy 2020 : l’heure de la relance a-t-elle sonné ? Le SPFA va faire le point est apparu en premier sur 3DVF.

L’appel des 50 : l’édition vidéo physique lance un cri d’alarme

Par : Shadows

On le sait, le secteur du cinéma a été durement touché par la crise économique liée au COVID-19. Eurozoom, distributeur indépendant qui a porté en salles des films tels que Your Name, Silent Voice, Okko et les Fantômes, avait par exemple lancé un appel chez Le Film Français, soulignant la nécessité d’une entraide au sein de l’industrie.

Ce sont aujourd’hui 50 entreprises liées à l’édition physique qui s’expriment. Ces sociétés impliquées dans la création et distribution de DVDs, Blu-Ray, de tailles variées, partent du constat du fait que le confinement a évidemment profité au streaming et la la vidéo à la demande. Les 50 soulignent néanmoins ce qui, à leur yeux, rend le support physique essentiel et complémentaire au dématérialisé, et lancent un véritable cri d’alarme face à l’effondrement des ventes ces derniers mois.

Conséquence de cette catastrophe économique : les 50 réclament un plan de sauvegarde de la part du gouvernement, qui se focaliserait sur la distribution vidéo physique mais aussi exploitants, distributeurs, producteurs.

Nous avons reproduit ci-dessous l’appel, dans son intégralité.



l’édition vidéo DVD, Blu-ray et Ultra HD, chaînon précieux de la vie et de la diffusion des films, est en pleine tourmente.
 

Paris, le 3 juin 2020.

Un collectif réunissant un très large panel d’éditeurs vidéo exprime l’inquiétude d’une filière importante, créative et dynamique, garante de la diversité culturelle des œuvres et de la qualité de leur restitution, et qui participe à renforcer les liens entre tous les publics et le cinéma.

Hier, aujourd’hui et demain, la vidéo physique est capitale dans la galaxie du cinéma et dans la diffusion de la culture en général.

En complément des autres médiums, la vidéo physique fait vivre le patrimoine cinématographique et audiovisuel assurant sa préservation, sa diffusion et sa transmission. Elle contribue aussi à l’économie de toute une filière cinéma : des ayant-droits aux laboratoires techniques et artistiques, des agences de création aux attachés de presse.

Après la salle de cinéma, la sortie vidéo apporte une nouvelle visibilité aux œuvres (retombées presse, communications, réseaux sociaux), qui rayonne sur les autres médiums à venir comme la TV ou la VOD/SVOD, qui bénéficient de cette exposition préalable.

En cette période de confinement que nous venons de vivre où la TV et la VOD/SVOD ont fidélisé ou conquis de nouveaux publics, il est important de rappeler que l’ensemble des moyens de diffusion fonctionne les uns avec les autres, et pas les uns contre les autres. La salle de cinéma annonce la vidéo, qui participe à son tour au rayonnement des films en TV/VOD/SVOD.

Aucun support n’a vocation à se substituer aux autres, tous ont vocation à exister en complémentarité les uns des autres.

Trop souvent oubliée des analyses sur la filière audiovisuelle, l’exploitation des droits vidéo physique pesait près de 400 millions d’euros TTC en 2019. Contrairement à ce que voudraient nous faire croire des plaisanteries de cérémonies de prestige, le support existe, vit, respire et se développe même sur certaines cinéphilies !

Car même à l’heure du tout-numérique, la vidéo physique conserve de très forts atouts :

  • Elle propose de beaux objets, durables, transmissibles et qui répondent à une envie unique, à l’opposé de la culture au débit : elle est la seule assurance de posséder, durablement dans le temps, sans dépendre d’inventaires à l’accès variable.
  • L’édition vidéo initie au cinéma avec ses fameux suppléments qui offrent une place unique à des documents rares permettant d’approfondir la découverte d’une œuvre, que l’on soit néophyte ou initié.
  • L’édition vidéo participe de la démocratisation de la culture avec l’accès aux objets en CDI/médiathèques à des conditions très avantageuses.
  • L’édition vidéo innove au service des créateurs. L’Ultra HD 4K est aujourd’hui le meilleur support – et de loin – de restitution des films cinéma. L’Ultra HD 4K propose sur certaines éditions un « préréglage réalisateur » qui permet de voir le film en respectant l’étalonnage exact voulu par son créateur. Christopher Nolan et Martin Scorsese ont notamment parrainé cette innovation exclusive au support qui permet de respecter l’étalonnage (le rendu des couleurs) voulu par le réalisateur.

Ce précieux outil de diversité et de création que 10 millions de Français
déclaraient encore acheter en 2018, pourrait perdre entre 30 et 40%
de sa valeur commerciale, du fait de la grave crise que nous traversons.

Les effets du COVID-19 sur la profession sont déjà alarmants, le marché ayant perdu près de 75% de ventes potentielles sur les ventes habituelles depuis le confinement, ce qui concerne l’ensemble de sa filière :

  • Sur la chaîne de conception et fabrication, des laboratoires aux agences, des chargés de projets aux presseurs.
  • Sur la chaîne logistique, les prestataires ayant logiquement réduit leurs activités, de nombreux postes ont été fermés et les sociétés d’expédition n’ont fonctionné que de façon très réduite.
  • Sur les circuits de distribution, les magasins traditionnels réouvrant au fur et à mesure, la vente à distance ne compensant pas la perte des ventes en magasins.
  • Sur les réseaux dits institutionnels, les commandes sont quasiment au point mort, les clients de ces réseaux (médiathèques, bibliothèques) ayant été fermés, et la reprise s’annonçant très lente.

Le déconfinement vient de se produire : mais on s’aperçoit qu’il va y avoir un très long chemin à parcourir pour redonner l’envie habituellement suscitée par les lieux de vie et de culture, l’expérience étant désormais entravée par les contraintes sanitaires indispensables telles que les quotas de clients ou les files d’attente.

Bref, une situation préoccupante menace actuellement l’équilibre de l’ensemble de la filière, des laboratoires aux agences de création, des distributeurs indépendants aux éditeurs.

Nous demandons aux pouvoirs publics un plan de sauvegarde avec la création d’un budget spécifique de sauvegarde pour la culture, incluant notamment l’univers de la vidéo physique, en plus des exploitants, des distributeurs ou des producteurs. Le CNL l’a fait pour une autre filière liée au support physique, le livre, avec la création d’un plan d’urgence de 5 millions d’euros, en plus des aides sélectives.

En plus d’un plan de sauvegarde, un plan de relance doit parallèlement être mis en route, avec des actions nationales à mener sur la vidéo par tous ses acteurs (éditeurs, prestataires, points de vente, festivals), pour faire exister encore plus pleinement le support physique.

Nous, éditeurs vidéo indépendants, sommes prêts à nous réinventer comme nous le faisons déjà depuis des années, pour faire exister le cinéma d’hier, d’aujourd’hui et de demain en éditions vidéo physique. Cela, nous le répétons, en complément des mille et une autres manières de voir des films.

Parce que les cinéphiles français aiment et chérissent l’édition physique, et y voient un objet de collection qui se possède, qui se garde et qui se transmet, nous concluons avec le beau texte que nous a envoyé le cinéaste Bertrand Tavernier :

« Durant ce moment de confinement, je dois dire que les DVD ont été une aide inappréciable. Se frotter aux grands films, les revoir dans de bonnes conditions, dans des transferts excellents, des copies magnifiquement restaurées produits par de nombreuses sociétés françaises ces dernières années de Gaumont à Carlotta, de Pathé à Doriane Films, Rimini, Coin de Mire, Wild Side, Tamasa, m’a valu des soirées passionnées.
Revoir en Blu-ray des westerns superbes, dans des copies superbes comme L’Attaque de la malle posteLe Jardin du diable (Sidonis où l’on trouve aussi des policiers rares comme Midi gare centrale), des classiques sous-estimés comme Freud, passions secrètes de John Huston ou Promenade avec l’amour et la mort, faire le point sur l’œuvre essentielle de Pabst (qui connaît Le Procès qu’il tourna en Autriche pour se racheter après avoir rejoint le parti nazi ? C’est un film exceptionnel sur l’antisémitisme
qui fleurit partout durant cette épidémie), redécouvrir les films d’André Cayatte, de Henri Decoin, de Christian-Jaque, furent des moments de bonheur au milieu de cette effroyable crise.
D’autant que dans nombre de ces DVD, on trouve des bonus inappréciables (et souvent absents sur le net) comme ces explications d’une psychanalyste décryptant à sa juste valeur le travail de Huston ou toute cette série d’interviews autour du dernier et admirable film de Robert Altman, The Last Show. C’est aussi découvrir les deux fins de Non coupable, des Grandes manœuvres, réapprécier à sa juste valeur Une femme mariée de Godard avec une décapante intervention de Macha Méril. Bref, ces DVD rendent encore plus vivants et nécessaires des films pourtant si vivants. Les personnages coincés du Décaméron de Boccace en profitaient pour faire assaut d’imagination, imitons-les et faisons assaut de culture. Découvrons ou redécouvrons. Le territoire est vaste, l’offre variée, de Bergman à Kurosawa, de Michael Powell (le cinéma anglais est une mine de films de résistance contre une autre forme d’épidémie qu’on appelait le totalitarisme) ou de Comencini à Ozu et à Christian-Jaque. »

L’article L’appel des 50 : l’édition vidéo physique lance un cri d’alarme est apparu en premier sur 3DVF.

Suppressions d’emplois, réorientation et démission chez Magic Leap

Par : Shadows

Lancée en 2010, la société Magic Leap promettait de révolutionner le secteur de la réalité virtuelle/augmentée/mixte. Sa promesse : un système permettant de mêler images virtuelles et réel de façon particulièrement réaliste.
Avec une campagne de communication efficace, elle a su créer des attentes énormes et multiplier les levées de fonds : plus de deux milliards de dollars auprès d’investisseurs variés, dont Alphabet (maison mère de Google).

10 ans plus tard, la révolution annoncée n’a pas eu lieu. Le Magic Leap One dévoilé en 2017 et au prix élevé, n’a pas eu l’impact commercial espéré.

Magic Leap annonce désormais se recentrer sur le secteur professionnel : la fin d’ambitions grand public sonne comme un échec cuisant. Pour expliquer ce revirement, le communiqué évoque notamment la crise actuelle qui a rendu les investisseurs frileux : moins de capitaux, moins d’investissements à long terme. Magic Leap, qui affirme garder toute sa confiance dans son propre potentiel à long terme, choisit une approche focalisée sur « les opportunités de chiffre d’affaire à court terme », et donc les entreprises.

Ce revirement s’accompagne de licenciements. Si Magic Leap préfère pudiquement ne pas en révéler le nombre, Bloomberg indique qu’il s’agit de 1000 personnes environ, soit la moitié des effectifs. A noter, la suppression d’une centaine de postes liés à l’animation : rappelons en effet que Magic Leap produisait du contenu de type divertissement pour ses propres produits, et avait un partenariat avec Weta Workshop. Les studios dédiés, chez Weta comme chez Magic Leap, sont donc supprimés.

Enfin, suite à ces multiples annonces, le fondateur Rony Abovitz annonce désormais qu’il quitte son poste. Il assurera la transition le temps de trouver un nouveau CEO. Son rôle futur est incertain : l’annonce évoque un possible rôle de conseiller au sein de l’équipe dirigeante.

L’article Suppressions d’emplois, réorientation et démission chez Magic Leap est apparu en premier sur 3DVF.

Face aux conséquences de la pandémie, Mill Film et Mr. X s’unissent

Par : Shadows

Mill Film, entité du groupe Technicolor, n’est plus. Citant comme raison principale les conséquences de la pandémie avec « un marché du cinéma changeant » et « de nombreux projets suspendus indéfiniment », Technicolor annonce la fusion de Mill Film au sein de son studio d’effets visuels Mr. X.
Mill Film, à ne pas confondre avec The Mill (également un studio VFX du groupe Technicolor), avait été lancée en 2018 en tant qu’unité dédiée au long-métrage.

Les studios de Toronto, Montréal, Adélaïde et Bangalore restent ouverts. L’entité résultant de la fusion s’attaquera sans surprise à la fois au marché du film et de la série.

Cette annonce fait suite, ces dernières semaines, à la destruction de centaines d’emplois au sein de différentes entités du grouper Technicolor (Mill Film, Mr. X mais aussi MPC).

Voici l’annonce complète du côté de Mill FIlm :

Effective today, Mill Film will be merging with MR. X. COVID-19 is changing the entertainment industry, the theatrical market is being re-imagined and many projects are currently on hold indefinitely. The merger is a direct and necessary response to align to the changing needs of the industry and creative partners, as productions begin again, and as the entertainment industry looks to move forward. The merger will bring together expertise and creativity from both brands into a stronger united front as the industry faces unprecedented times.  

The newly combined, expanded studio will service clients across both film and episodic. Laura Fitzpatrick, MD of Mill Film, will move into a Managing Director role at MR. X, based in Montreal, with Dennis Berardi, founder of MR. X, assuming the position of Creative Director for the studio.

The combined legacy of both studios serves as the foundation for MR. X going forward. The expansion of the studio’s talent pool paves the way for the team to share knowledge and best practices for delivering projects of all genres, formats and mediums.

Thanks to each and every one of our crew members who have been a part of the Mill Film journey so far. All studios will remain open in Montreal, Adelaide and Bangalore.

Et la brève annonce chez Mr. X :

L’article Face aux conséquences de la pandémie, Mill Film et Mr. X s’unissent est apparu en premier sur 3DVF.

Intermittence : face à la demande d’année blanche, la réponse du gouvernement

Par : Shadows

Dans le contexte de la crise actuelle, de nombreuses personnes sous le régime de l’intermittence ont fait part de leurs inquiétudes, qui se sont notamment traduites par deux pétitions avec la demande, entre autres, d’un renouvellement des droits sur 12 mois.

Le gouvernement a depuis annoncé une “année blanche”, mesure dont les contours restaient assez flous. A l’assemblée puis au Sénat, des parlementaires ont donc demandé des précisions à Franck Riester, Ministre de la culture :

  • le mardi 12 mai, avec une question de la députée Elsa Faucillon (PCF) sur l’année blanche mais aussi autour des personnes qui, bien que n’étant pas des intermittentes, travaillent bel et bien de façon discontinue :
  • ce mercredi 13 mai, au Sénat et suite à une question d’André Gattolin (sénateur LREM).

Cette seconde réponse, en particulier, montre bien que des arbitrages restent en suspens et que la teneur exacte des mesures qui seront prises reste à définir. La position gouvernementale va donc encore évoluer dans les jours à venir, mais devrait bientôt être tranchée.

Bien évidemment, il faudra dans tous les cas attendre les décrets d’application avant d’avoir une idée claire de ce qu’impliqueront ces futures annonces.

L’article Intermittence : face à la demande d’année blanche, la réponse du gouvernement est apparu en premier sur 3DVF.

Rencontre avec Jody Madden, CEO de Foundry

Par : Shadows

Chaos Group dévoile un nouvel épisode de son podcast CG Garage. Au menu de ce numéro, une interview de Jody Madden, qui dirige l’éditeur Foundry bien connu pour ses outils tels que Nuke, Mari, Modo.

Jody Madden aborde notamment la question du télétravail et ce qui pourrait découler de la crise du COVID-19, son expérience personnelle chez Digital Domain et la gestion à distance de Foundry. Elle évoque également les origines de Foundry et sa vision de l’entreprise.

L’article Rencontre avec Jody Madden, CEO de Foundry est apparu en premier sur 3DVF.

Mikros, CG Wire et Creative seeds évoquent leur vision de l’open source

Par : Shadows

En février dernier se tenait Made By Mikros, une journée au cours de laquelle le studio avait organisé, à l’invitation de Rennes Métropole et de l’association Clair-Obscur (dans le cadre du festival de cinéma Travelling) une série de conférences professionnelles dans les locaux de sa maison mère Technicolor. Nous vous avions d’ailleurs détaillé le programme à l’époque.

Depuis, Mikros a eu l’excellente idée de partager en ligne une des conférences, centrée sur l’open source. Benoît Maujean (R&D Manager chez Mikros), Franck Rousseau (PDG de CG Wire) et Camille Campion (Cofondateur de l’école Creative Seeds) y donnent chacun leur point de vue.

Dans un premier temps, Benoît Maujean nous propose un retour d’expérience de Mikros, évoquant des cas de collaboration sous diverses formes et le suivi de production, la simulation de foules avec Golaem ou encore les projets AliceVision et Meshroom (pour la photogrammétrie), l’initiative ASWF, Blender (et notamment le cas de la série animée Team DroniX). Il ne manque pas de souligner les points à garder en tête, de l’aspect “contaminant” de certaines licences open source à la difficulté de recrutement d’artistes Blender.
Il laisse la parole à Franck Rousseau (34ème minute), qui revient sur son parcours et le cheminement ayant abouti à la création de la solution de gestion de production CG Wire. Franck Rousseau aborde notamment la manière dont les studios ont pu rejoindre le projet, apporter leurs visions et besoins et faire ainsi progresser l’outil.
A la 39ème minute, Camille Campion intervient et décrit le cas de l’école Creative Seeds, qui a mis en place une approche collaborative au niveau de sa gouvernance. Il met en avant le dilemme auquel font face les écoles, entre se positionner sur les besoins actuels de l’industrie ou adopter des outils qui pourraient à terme faire évoluer le secteur.
Franck Rousseau revient ensuite sur l’importance de la communication, y compris entre studios, afin de ne pas avoir à résoudre les mêmes problèmes séparément et donc de faire avancer l’industrie. Une démarche qui a par exemple mené à des rencontres physiques autour du pipeline et de la gestion de production.

La fin de la table ronde (à partir de 46 minutes 50) est consacrée à des questions-réponses. Dans le lot des sujets abordés : licence contaminante de Blender, frilosité des gros studios face à l’open source, importance des liens avec la recherche, nécessité pour les artistes de pouvoir s’adapter à de nouveaux outils, rappel du fait que les écoles bénéficient de tarifs éducation (voire de licences gratuites) qui font que leurs choix logiciels ne sont pas liés au coût, machine learning, problématique des brevets y compris sur l’open source.

En complément de cette conférence, nous vous invitons à lire ou relire notre compte-rendu d’une autre conférence sur l’open source qui s’était tenue lors du Festival d’Annecy 2019, en compagnie cette fois d’Autodesk, Sony, Xilam et Tu Nous Za Pas Vus.

L’article Mikros, CG Wire et Creative seeds évoquent leur vision de l’open source est apparu en premier sur 3DVF.

Déconfinement : reprise des tournages à Paris dès le 11 mai !

Par : Shadows

Avec le confinement, les tournages se sont très logiquement arrêtés un peu partout en France et ailleurs, ce qui a évidemment asséché les besoins en intermittents et post-production. Il s’agit d’ailleurs d’une des raisons ayant déclenché des pétitions d’intermittents destinées au gouvernement.

Avec le déconfinement, on pouvait s’attendre à une reprise potentielle des tournages ; la ville de Paris confirme que ce sera le cas en ce qui la concerne, en intérieur comme en extérieur.

Des conditions spécifiques sont évidemment imposées (voir encart ci-dessous) et certains lieux restent interdits, mais la nouvelle reste évidemment très positive : avec cette reprise, de nombreux intermittents, artistes, studios vont pouvoir travailler sur de nouveaux projets.

Tournages sur la voie publique

-Les productions devront respecter les règles sanitaires en vigueur en particulier en matière de gestes barrières et de distanciation physique tels qu’ils sont prescrits dans le Guide des bonnes pratiques élaboré par la profession et validé par le Ministère du Travail.

-Ne seront examinés que les demandes ne réunissant pas plus de 50 personnes (techniciens, comédiens) simultanément sur l’espace public

-L’installation de barnums sur la voie publique sera prohibée

-Le périmètre des plateaux de tournage devra être protégé du grand public

Tournages en intérieur dans les lieux professionnels (studios)

-ces tournages devront respecter le Guide des bonnes pratiques élaboré par la profession et validé par le Ministère du Travail.

-ces tournages pourront donner lieu à des autorisations de stationnement délivré par la Mission Cinéma de la Mairie de Paris

-l’installation de barnums sur la voie publique sera prohibée

Tournages en intérieur dans des lieux privés ou publics

-ces tournages devront respecter le Guide des bonnes pratiques élaboré par la profession et validé par le Ministère du Travail.

-le nombre de techniciens et comédiens sur les plateaux sera adapté aux règles de distanciation physique et à la configuration des lieux et sera limité à 50 personnes

-la production devra s’assurer que ces lieux ne sont pas ouverts au public pendant le tournage

-l’installation de barnums sur la voie publique sera prohibée

-ces tournages pourront donner lieu à des autorisations de stationnement délivré par la Mission Cinéma de la Mairie de Paris

Tournage dans des lieux Mairie de Paris jusqu’à nouvel ordre

-pas de parcs et jardins, ni cimetières

-pas de tournage dans les équipements sportifs

-pas de berges/canaux/égoûts

-pas de bâtiments, ou monuments gérés par la Ville (inclut notamment les mairies d’arrondissement, l’Hôtel de Ville, l’Hôtel de Lauzun, la Tour St-Jacques, les églises, les écoles, musées, bibliothèques…)

-pas de marchés

-pas de survol de drone au-dessus de sites gérés par la Ville,

-Les demandes devront être déposées sur l’application AGATE à compter du jeudi 7 mai et les déclarations préalables (tournages avec des équipes de moins de 10 personnes) devront être envoyées à la boite mail tournages@paris.fr à compter du jeudi 7 mai.

Via Le Film Français.

L’article Déconfinement : reprise des tournages à Paris dès le 11 mai ! est apparu en premier sur 3DVF.

Intermittence : un appel au gouvernement pour éviter le pire

Par : Shadows

Dans le cadre de la pandémie actuelle, le secteur de l’intermittence est évidemment durement touché. Outre les studios d’animation / VFX ayant allégé leurs effectifs, les intermittents du cinéma, de l’audiovisuel et du spectacle vivant ne peuvent plus travailler.

La situation déjà difficile pourrait tourner au désastre : le confinement a empêché de nombreux intermittents d’arriver aux fameuses 507 heures annuelles qui permettent d’ouvrir et renouveler leurs droits. Pire encore : à ce stade, on ne sait pas précisément quand cinémas, spectacles vivants pourront reprendre. La fin de l’année pourrait donc ne pas être suffisante pour boucler le quota d’heures.
A la clé : le risque que de nombreuses personnes soient radiées de l’assurance-chômage.

Deux collectifs se sont fait l’écho de cette situation : « Année noire » et « Culture en danger », chacun avec une pétition (160 000 et 37 000 signatures respectivement) réclamant une aide de la part du gouvernement.
Si plusieurs pistes sont évoquées, on peut résumer les demandes ainsi : prolonger les droits à l’assurance-chômage de 12 mois à compter de la réouverture des salles de spectacles et autres lieux employant des intermittents.

Année Noire et Culture en danger invitent chacun à signer les deux pétitions, afin d’avoir un maximum de poids. Vous pouvez les retrouver sur Change.org : Année Noire et Culture en Danger.

L’article Intermittence : un appel au gouvernement pour éviter le pire est apparu en premier sur 3DVF.

❌