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SIGGRAPH 2019 : 5 experts explorent le pipeline du futur

Par Shadows

A l’occasion du SIGGRAPH 2019, SideFX (éditeur de Houdini) a invité cinq Senior Pipeline Managers et artistes 3D à évoquer les problèmes auxquels font face les pipelines actuels, et dans quelle direction l’architecture des pipelines va évoluer.

Les questions évoquées : les spécificités du pipeline utilisé par les intervenants, l’élément qui a eu le plus d’impact sur leur pipeline ces 10 dernières années, leur plus gros défi actuel, l’impact de la technologie sur le pipeline, et ce que l’on peut attendre dans 5, 10 ans.

Les invités sont, de gauche à droite dans la vidéo :
– Phill Mayer, FX Lead Artist chez The Mill ;
– Jason Iversen, Pipeline Technology Supervisor chez Weta Digital ;
– Peter Nofz, superviseur VFX chez Rodeo FX ;
– Chris Rydalch, Production Technology Technical Director chez Blue Sky Studios ;
– Mathieu Leclaire, Head of R&D chez Hybride.

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Violons et personnages virtuels : découvrez les démos Vicon du SIGGRAPH

Par Shadows

Le spécialiste de la motion capture Vicon présente en vidéo un récapitulatif de ses démonstrations au SIGGRAPH 2019. L’entreprise mettait en avant ses solutions matérielles et logicielles, dont la future version 1.3 de sa plateforme Shōgun.

En pratique, des visiteurs du salon ont pu diriger leur propre scène en production virtuelle avec les outils de Vicon et un aperçu sous Unreal Engine. Deux acteurs interprétaient respectivement les personnages Feng-Mao et The Countess. Vicon explique que son but était de prouver qu’en utilisant des assets déjà prêts et issus de la Marketplace Epic Games, ainsi que les solutions Vicon, il est possible de créer des cinématiques en temps réel avec gestion des expressions faciales mais aussi des doigts.

Une seconde vidéo propose une présentation plus détaillée de la fameuse version 1.3 de Shōgun.

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Rigger sous Modo : quels avantages ?

Par Shadows

Foundry a mis en ligne une conférence du SIGGRAPH 2019 présentée par Rich Hurrey. Ce dernier met en avant les capacités de MODO en matière de rigging.

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KeyShot 9 sera plus rapide et plus efficace

Par Shadows

L’équipe de développement de KeyShot annonce l’arrivée prochaine du raytracing accéléré par GPU (via NVIDIA RTX) et du denoising via intelligence artificielle. Des avancées prévues pour la version 9 de KeyShot, disponible cet automne.

Dans l’annonce, l’équipe rappelle que KeyShot est historiquement un moteur de rendu standalone en raytracing sur CPU. Jusqu’ici, l’utilisation du GPU était exclue pour des questions d’optimisation ou de qualité de rendu, mais KeyShot va enfin sauter le pas avec l’arrivée des GPUs NVIDIA RTX. En pratique, ce rendu GPU se fera à l’aide du moteur NVIDIA OptiX. Le basculement vers le rendu GPU se fera en un clic, du moment que la carte graphique est supportée (donc récente).

Nous aurons l’occasion de revenir sur cette annonce lors de son lancement effectif, d’ici quelques semaines.

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Il Divino : la chapelle Sixtine comme vous ne l’avez jamais vue

Par Shadows

Christopher Evans a profité du SIGGRAPH pour dévoiler un projet à l’ambition démesurée : une copie détaillée du plafond de la Chapelle Sixtine, en réalité virtuelle. Une réalisation qu’il a en tête depuis longtemps, puisqu’il a commencé à travailler sur ce projet il y a 15 ans (au départ en s’appuyant sur VRML, le seul format adapté à l’époque).

Le résultat actuel : un modèle détaillé comportant plus de 90 maps 4K (de quoi voir fissures et coups de pinceau), une centaine de zones cliquables mais aussi une heure de commentaire audio.
Le modèle 3D a été créé par photogrammétrie ; pour les textures, Christopher Evans a tiré parti du fait que les oeuvres sont dans le domaine public. Il a donc collecté au fil des ans les photographies haute résolution disponibles.

Evans souligne dans une interview que les touristes eux-mêmes n’ont pas la chance de voir le monument d’aussi près, ni d’en rapporter des images : les gardiens interdisent farouchement les photos sur place.
Ici, pour permettre d’admirer les moindres détails des peintures, une plateforme virtuelle (ou, au choix, un échafaudage 3D en bois similaire à celui qui aurait été utilisé par Michel-Ange) sert de prétexte pour se rapprocher des œuvres.

Sixtine

Christopher Evans souligne dans son interview les limites de sa démarche : le sol et les zones basses étant peu photographiées et représentées, il a cherché à être plausible à défaut de pouvoir proposer une version exacte de la réalité.

Présentée au SIGGRAPH sur un casque Valve INDEX, Il Divino : Michelangelo’s Sistine Ceiling in VR sera d’ici la fin de l’année proposé gratuitement au téléchargement.

Sixtine

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SIGGRAPH 2019 : USD, quel impact pour les studios ?

Par Shadows

A l’occasion du SIGGRAPH, SideFX a proposé de nombreuses conférences sur place, à Los Angeles. L’une d’elle, dont voici l’enregistrement, était centrée sur USD.

Si nous avons déjà plusieurs fois abordé ce format open source initialement développé chez Pixar, la présentation a l’intérêt de souligner certains intérêts et enjeux concrets.
Ainsi, avec Universal Scene Description, un plan spécifique peut être décrit avec un fichier unique, et les informations peuvent être passées de département en département pour être éditées de façon non destructive. Autre avantage : chaque département peut voir automatiquement les dernières mises à jour de chaque département en ouvrant un fichier USD.

USD

La vidéo propose aussi une explication autour de certains concepts d’USD comme les calques, opinions, références.

Présentée par Rob Stauffer (Senior Production Consultant chez SideFX), cette conférence n’était pas organisée par hasard par l’éditeur de Houdini. USD va en effet prendre de l’importance dans ce logiciel, comme nous l’annoncions début août.

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GauGAN primé au SIGGRAPH : une piste d’avenir pour le concept art ?

Par Shadows

A l’occasion du SIGGRAPH 2019, l’application GauGAN de NVIDIA a reçu un double prix dans la compétition Real-Time Live : « Best of Show » et « Audience Choice ». Derrière cet accueil, on retrouve un outil qui pourrait bien préfigurer de vraies évolutions pour les concept artists.

Une IA qui qui travaille (presque) à votre place

Dévoilée plus tôt cette année par des chercheurs de NVIDIA, GauGAN est un outil qui peut convertir des maps de segmentation en paysages réalistes.
Plus concrètement, l’idée est d’éviter à l’artiste une partie de la phase de concept art. Inutile de dessiner arbres, nuages, montagnes : on se contente d’esquisser grossièrement la scène avec des codes couleur. Ici de la mer, là de la montagne, plus loin des plantes, plus loin encore des nuages : en quelques minutes, ce brouillon (la fameuse map de segmentation) est bouclé. C’est alors qu’intervient la magie de l’IA : le système GauGAN, entraîné sur plus d’un million d’images réelles de paysages, va interpréter cette ébauche et en tirer un aperçu réaliste, comme pour les images qui illustrent cet article. Le tout, quasi instantanément.

GauGAN

Enfin, un système de filtres permet d’affiner le style du rendu, qu’il s’agisse de se rapprocher de l’ambiance d’une photo ou même d’une image abstraite, comme une peinture. Voici quelques exemples de résultats :

GauGAN

Si les images obtenues ne sont évidemment pas parfaites, GauGAN est particulièrement puissant pour créer une première ébauche qui sera ensuite affinée par l’artiste, ou pour du brainstorming. C’est ce type d’usage que met en avant NVIDIA :

A vous de jouer

NVIDIA propose une démonstration gratuite de son outil, à tester directement dans votre navigateur. Le code source est également disponible sur GitHub, mais tout usage commercial est interdit. Vous trouverez au même endroit des liens vers les publications scientifiques qui servent de fondement au projet. Enfin, vous pourrez découvrir ci-dessous (à partir de la 48ème minute) la démonstration effectuée au SIGGRAPH.

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glTF, WebGL, OpenXR, Vulkan : les conférences Khronos du SIGGRAPH 2019

Par Shadows

Le Khronos Group a mis en ligne les enregistrements de ses conférences au SIGGRAPH 2019, qui se tenait fin juillet.
Au menu :

  • un « Fast Forward » qui couvre les dernières avancées des standards du Khronos Group :
  • une présentation centrée sur glTF, format de partage et chargement de modèles 3D :
  • une conférence autour des dernières techniques liées à WebGL, API dédiée à la 3D sur le web :
  • Enfin, des sessions autour de l’API Vulkan, destinée à remplacer OpenGL.

Notez enfin que les supports de présentations sont disponibles au téléchargement au format pdf.

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SIGGRAPH 2019 : la demoscene à l’honneur

Par Shadows

Dans le cadre du programme Birds of a Feather du SIGGRAPH, une session centrée sur la demoscene était proposée. Au menu, des créateurs et codeurs qui partagent leurs expériences respectives, astuces et pensée sur le demomaking.

Etaient présents : Matt Swoboda (alias Smash de Fairlight), Erik Faye-Lund (alias Kusma d’Excess), Bent Stamnes (alias Gloom d’Excess), Tomasz Bednarz (Conference Chair du SIGGRAPH Asia 2019 et demoscener old school), John Doolan (cofondateur de Virtual Immersive).

Les sessions Birds of a Feather sont des conférences organisées par les participants du SIGGRAPH, qui ont donc une certaine liberté sur les contenus proposés.

Voici la vidéo, en anglais ; on regrettera une qualité vidéo assez moyenne.

Crédit de l’illustration de l’article : capture de la démo Aurora du groupe Excess.

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Open Image Denoise 1.0 : des avancées notables pour le denoiser d’Intel

Par Shadows

En février dernier, nous vous avions parlé du lancement d’Open Image Denoise, une librairie de réduction du bruit développé par Intel. Ce dernier se destine au traitement d’images issues de moteurs de rendu de type raytracing. Enfin, il est proposé en open source, sous licence Apache 2.0.

Si nous l’évoquons à nouveau, c’est car la version 1.0 a été dévoilée à l’occasion du SIGGRAPH. On y trouve deux avancées principales :

  • amélioration de la qualité du denoising : meilleure préservation des détails, moins d’artefacts ;
  • la mémoire utilisée par défaut a été largement revue à la baisse, et une option permet de limiter cette consommation mémoire (au prix évidemment de performances moindres).

Pour le reste, correction de bugs et corrections mineurs sont sans surprise aussi au programme.

Comme le veut la tendance actuelle, Open Image Denoise s’appuie sur un système de type deep learning. Il a été entraîné sur des images de qualité variable, de 1 échantillon par pixel jusqu’à des images ayant quasiment convergé. Le but de ce choix : obtenir un filtre qui fonctionne à la fois pour les aperçus et le rendu final.

En pratique, Open Image Denoise a commencé à être adopté par certains outils comme Cinema 4D R21, Corona Renderer 4, Unity. Il fonctionne avec les CPUs disposant d’une architecture Intel 64 ou compatible.

Intel Open Image Denoise

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Un petit pas pour l’homme, un bond de géant avec NVIDIA RTX

Par Shadows

A l’occasion du cinquantenaire de la mission Apollo 11 et des premiers pas humains sur la Lune, NVIDIA a mis à jour sa démo d’alunissage.

Initialement dévoilée en 2014, la démo en question entendait casser certains arguments complotistes. L’idée était de recréer les premiers pas lunaires avec un éclairage réaliste, et d’expliquer au passage les supposées incohérences des images de la NASA (causées en réalité par la diffusion, le sol lunaire inégal et l’exposition). Sur le plan technique, une méthode d’illumination globale par voxels (VXGI) était utilisée.

Pour 2019, c’est sans surprise la technologie RTX qui fait son apparition dans la démo. De quoi améliorer encore le réalisme, des ombres douces aux reflets.

Voici le résultat, avec tout d’abord une présentation vidéo en compagnie de Buzz Aldrin, suivie d’une déclinaison de la démo pour le SIGGRAPH : le public pouvait s’immerger dans la scène via de la motion capture (une IA se chargeant d’analyser le flux vidéo pour déterminer la pose) et des techniques de production virtuelle. Le tout, évidemment, en temps réel.

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Production Virtuelle : un guide gratuit fait le point

Par Shadows

A l’occasion du SIGGRAPH, Epic Games a dévoilé un guide sur la production virtuelle. Intitulé The Virtual Production Field Guide, il est gratuit et en anglais.

Le livret se veut relativement accessible, et vise notamment à évangéliser les réalisateurs. On y trouvera une description des workflows et techniques (murs de LED, repérages de lieux en VR, etc) de façon à disposer d’une vue d’ensemble de la production virtuelle. Le guide propose aussi un retour sur des projets ayant utilisé cette méthode. Plus loin, le livret s’intéresse à la façon dont tel ou tel département peut profiter de la production virtuelle. Enfin, des interviews complètent l’ensemble avec par exemple le réalisateur Kenneth Branagh, le superviseur Ben Grossman, le directeur de la photographie Bill Pope.

L’intérêt d’Epic Games autour de la production virtuelle est évidement : cette approche s’appuie sur le temps réel et l’éditeur a tout intérêt à vanter les mérites de cette technique. Reste que le guide sera une excellente base pour maîtriser les enjeux principaux de la production virtuelle.

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Solaris, Karma : l’avenir de Houdini dévoilé au SIGGRAPH

Par Shadows

L’éditeur SideFX présenté les avancées de son logiciel Houdini à l’occasion du SIGGRAPH. Pas de lancement pour le moment, mais une annonce : Solaris.

Lighting, lookdev, layout

Concrètement, Solaris apporte un nouveau context dans Houdini : les LOPs ou lighting operators. Ce système va permettre à Houdini de proposer un support natif de la technologie USD (Universal Scene Description) développée par Pixar et disponible en open source.

A la clé : de nouveaux workflows dans Houdinis centrés sur le lookdev, le layout et le lighting.

Mantra remplacé ?

En complément, SideFX annonce Karma, un nom à retenir : il s’agit d’un nouveau moteur de rendu compatible USD. On imagine qu’à terme, il pourrait bien remplacer totalement l’actuel Mantra.

Les détails

L’éditeur a donné quelques détails concrets :

– La géométrie amenée dans les LOPs devient USD, et les données USD restent USD au sein des LOPs ;
– Solaris fournit un éditeur viseul pour le travail avec USD ;
– Solaris gère une grande variété de tâches de lookdev, layout, lighting ;
– Solaris est un nouveau Context dans Houdini Core, Fx, Indie et Apprentice, pas une application séparée ;
– Un nouveau moteur de rendu compatible USD est annoncé pour Solaris/USD : SideFX Karma Render ;
– Ce nouveau moteur de rendu travaille avec Hydra pour un IPR (rendu photoréaliste interactif) rapide ;
– Il s’agira d’un moteur de rendu CPU, une version GPU étant prévue pour une future mise à jour ;
– Solaris peut travailler avec d’autres moteurs de rendu compatible Hydra, comme RenderMan.

Autre information utile, Solaris devrait faire partie de Houdini 2019, prévi pour la fin de l’année. Karma Render sera disponible en même temps, en beta.

Voici pour finir la conférence complète de SideFX en vidéo :

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Sketchfab poursuit sa quête de grandeur

Par Shadows

Comme de nombreuses autres entreprises, Sketchfab a profité du SIGGRAPH pour annoncer ses derniers projets.

L’an passé, la plateforme d’hébergement de modèles 3D avait dévoilé MASSIVE, un produit développé en collaboration avec Iconem (spécialiste de la numérisation du patrimoine) et le CNRS. L’idée était d’utiliser LOD automatique et streaming de données pour permettre l’affichage de modèles particulièrement lourds : typiquement, une ville en 3D ou un site archéologique complet.

Pour 2019, Sketchfab n’annonce malheureusement pas encore la sortie du produit, qui reste en beta fermée. En revanche, il y a du nouveau du côté des textures : le LOD fonctionne également sur ces dernières. Couplée au support des textures 16k, cette avancée permet d’obtenir un niveau de détail visuel nettement amélioré.

Autre avancée technique : l’équipe Sketchfab explique travailler sur une version Web Assembly (WASM) de son viewer 3D. A la clé, des gains de performance notables, mais Sketchfab se garde pour le moment de faire des promesses chiffrées.

Une page dédiée vous permettra d’explorer des modèles avec Massive ; un formulaire en bas de page permet par ailleurs de demander un accès à la beta fermée.

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SIGGRAPH 2019, jour 4 : interviews, Bifrost et Pixar au menu

Par Shadows

Nous poursuivons notre compte-rendu du SIGGRAPH : après la première, seconde et troisième journée, place au résumé de ces dernières 24 heures.

Rencontres et interviews

Avant d’aller à la rencontre des exposants du Pavillon France, nous avons eu l’occasion d’échanger avec de nombreuses entreprises et exposants : nous reviendrons plus longuement sur ces échanges après la fin du salon. Nous avons notamment à nouveau longuement échangé avec l’équipe de l’outil d’animation physique Cascadeur, pu assister à des démonstrations. Autres entreprises croisées : BlackMagic Design (Fusion, Resolve, solutions matérielles pour la vidéo), Unity ou encore Tool Chefs (simulation de foules avec Atoms Crowd). Tous ont eu l’amabilité de prendre quelques minutes pour répondre à nos questions.

SIGGRAPH 2019

Bifrost

Quelques minutes avant le lancement de Bifrost for Maya, désormais disponible au téléchargement, nous avons assisté à une présentation dédiée. Le studio Scanline VFX, en particulier, nous a présenté ces avancées technologiques et leurs usages.

SIGGRAPH 2019
SIGGRAPH 2019

Un SIGGRAPH en apesanteur

De la réalité virtuelle en apesanteur : voilà un pitch pour le moins original, qui nous a incité à assister à une présentation de Felix & Paul Studios. En décembre 2018, l’entité a lancé une caméra de réalité virtuelle spécifiquement conçue pour être utilisée en microgravité, afin de l’installer dans l’ISS (Station Spatiale Internationale).
Cet engin a permis de réaliser un documentaire sur la vie des astronautes, spationautes et autres cosmonautes dans leurs missions, à 350-400 km au-dessus de nos têtes. Nous avons pu tester le résultat avec un casque VR : les images sont tout simplement éblouissantes, et ce film est un exemple parfait de la manière dont l’immersion peut apporter une vraie valeur ajoutée dans un documentaire. Magistral.

SIGGRAPH 2019

Netflix, une nouvelle déception de cette édition

Disney+, Netflix… La guerre des services de streaming était palpable durant ce SIGGRAPH, et Netflix se devait de répondre à Disney-Pixar et ses multiples conférences. Justement, une présentation dédiée était l’occasion de revenir sur trois séries du leader du streaming : The Umbrella Academy, Stranger Things et enfin A Series of Unfortunate Events.

Nous espérions quelques informations inédites et un éclairage sur les relations entre studios VFX et Netflix, à l’image par exemple de ce que nous avais confié l’équipe de D-Seed dans notre interview sur le film Io.
Hélas, nos attentes n’ont pas été comblées : une grande partie des éléments présentés avaient déjà été rendus publics, notamment via les breakdowns publiés par les studios. Sanction immédiate de la part des spectateurs : comme pour la conférence DreamWorks de la journée précédente, certains ont tout simplement quitté la salle. Le public du SIGGRAPH attend un niveau élevé, et cette présentation n’a pas su y répondre.
A ce stade et dans les conférences de studios que nous avons suivies, seuls les making-of Pixar et Felix & Paul ont réellement su tenir en haleine les accrédités.

Soirée Pixar’s RenderMan

LA soirée à ne pas rater du SIGGRAPH s’est déroulée à quelques encablures du Convention Center qui héberge le salon. La file d’attente, immense et débordant très largement sur le trottoir, témoignait de l’engouement du public pour cet évènement.

SIGGRAPH 2019

Durant la soirée, les équipes RenderMan nous ont présenté les dernières avancées du moteur de rendu. Nous avons aussi eu droit à de nombreux cas clients. Ce fut une belle consolation après l’annulation la veille du making-of du Roi Lion : en effet, un des superviseurs de MPC a pu dévoiler certaines images et nous a notamment expliquer que la nouvelle version de RenderMan a permis de rendre les plans 30 à 40% plus vite que sous l’itération précédente.

La soirée s’est terminée par la distribution de la fameuse Teapot RenderMan, dans son édition 2019.

SIGGRAPH 2019
SIGGRAPH 2019

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SIGGRAPH 2019 : Toy Story 4, Dragons et temps réel pour la 3ème journée

Par Shadows

Nous poursuivons notre compte-rendu quotidien du SIGGRAPH 2019 avec un résumé des évènements du jour, en attendant un compte-rendu plus détaillé des conférences.

VR Theater

La matinée a débuté avec le VR Theater, concept lancé en 2017. Ce cinéma dédié à la réalité virtuelle permet désormais de découvrir les récits et créations à la pointe du secteur. En 3 éditions, il est devenu incontournable.
Beaucoup de belles surprises cette année, avec des oeuvres exploitant de nouvelles idées et notamment l’interaction entre le public et l’histoire : nous vous en reparlerons plus en détails très vite.

SIGGRAPH VR Theater Sizzler

Le Roi Lion Annulé

Nous vous l’annoncions il y a quelques heures : une mauvaise surprise a marqué la journée. Alors que de nombreuses personnes convergeaient vers le grand hall du Centre de Conventions, une notification est apparue sur nos smartphones : le making-of tant attendu était annulé.
Nous n’avons à ce stade pas pu obtenir de réponses sur les raisons de l’annulation, ni sur un éventuel report d’ici la fin du salon.

Le Roi Lion
© 2019 Disney Enterprises, Inc. All Rights Reserved.

Toy Story 4

En début d’après-midi a eu lieu le making-of de Toy Story 4 : 1h30 de conférence et de nombreux thèmes abordés. Nous reviendrons en détail sur le sujet après la fin du SIGGRAPH, mais en voici déjà un aperçu rapide :

  • Le Superviseur Camera / Layout a expliqué l’importance d’avoir créé un language “camera” pour montrer le chemin que va parcourir Woody pour prendre une décision.
  • Le Lighting a également dû prendre en compte cette histoire de transition dans une vie. Il était important de prendre en compte le fait que Woody ne serait de ne plus le jouet d’un enfant. Cette prouesse artistique a pu aboutir en jouant notamment avec l’atmosphère.
  • Le departement en charge du décor est revenu sur l’importance du magasin d’antiquités. Près de 1000 props ont été crée pour le film.
  • Un dernier superviseur est intervenu, le “Render” en charge de l’optimization du rendu. Des contraintes budgétaires ont par exemple obligé l’équipe à changer la couleur des cheveux de Gabi Gabi. Originalement jaunes, ils sont devenus roux pour diminuer les temps de calcul. L’équipe Pixar a annoncé le temps de calcul le plus long du film : un plan nécessitant 1300 heures par image ! Le public ne manqua pas de réagir à voix haute.
Toy Story 4
©2019 Disney•Pixar. All Rights Reserved.
Toy Story 4

Dragons 3 : DreamWorks déçoit

Contrastant douloureusement avec la présentation Pixar, la conférence DreamWorks ne restera pas dans les annales. Pire, il faut certainement la compter dans les déceptions ou même les flops de ce SIGGRAPH 2019.
Alors que la salle était déjà loin d’être pleine, des spectateurs ont fui peu à peu. L’entrée en matière avait pourtant été intéressante, avec un retour sur la franchise et des informations techniques autour des améliorations liées à USD, ou sur l’usage du moteur de rendu MoonRay.
Malheureusement, le manque d’interactions et les intervenants se contentant de lire un papier sans lever les yeux tout en faisant défiler les slides ont rapidement plongé la salle dans l’ennui. Pire : au bout d’1h30, aucune question n’a été posée, et les spectateurs sont sortis en silence.

Dragons 3

Real-Time Live !

La taille de la file d’attente en disant long sur l’envie du public pour voir cet événement. La salle était archi comble, tout le monde s’était donné rendez vous pour ce nouveau show.

Au menu, un concentré de toutes les avancées technologiques en temps réel. Grandiose ! Nous ne saurions trop vous recommander de regarder la vidéo complète de l’évènement, visible ci-dessous.

Les stands enfin visitables

Dernier point marquant de la journée, l’ouverture de l’Exhibition Hall et donc des stands d’entreprises. Nous avons donc pu commencer à échanger avec certaines entreprises : nous vous en reparlerons très vite.

SIGGRAPH 2019
SIGGRAPH 2019
SIGGRAPH 2019
Le Pavillon France

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Cinema 4D passe en R21 et simplifie ses licences

Par Shadows

Maxon a profité du SIGGRAPH pour dévoiler la nouvelle version de Cinema 4D. Nous avons pu rencontrer l’équipe du logiciel, afin d’en savoir plus sur ces avancées et la stratégie du groupe.

Des nouveautés…

Qui dit nouvelle version dit avancées et mises à jour. Comme le montre la vidéo de présentation ci-dessous et la liste complète des fonctionnalités, Cinema 4D gagne ici quelques améliorations et outils.
Ainsi, il devient possible de contrôler particules et objets dynamiques avec les Field Force Objects. En modélisation, le système de biseau est amélioré. On notera aussi Vector Volumes, curvature maps, améliorations de l’interface, nouveaux nodes de rendu physique, l’arrivée d’un denoiser issu des recherches d’Intel, un rig Adobe Mixamo, du weighting amélioré ou encore un inspecteur d’assets pour mieux gérer vos scènes et un système de cache pour les volumes qui améliorera les performances.

Autant d’avancées bienvenues, mais qui restent finalement assez limitées et ne constituent pas le coeur de cette R21.

… Mais surtout, une autocritique sur l’offre

En effet, LA grande nouveauté porte sur les licences. Lors de la conférence de presse, Maxon a fait son autocritique sur ses méthodes passées : avec le temps, Cinema 4D s’était décliné en de nombreuses versions comportant plus ou moins de fonctionnalités, brouillant totalement l’offre. Cinema 4D Prime, Broadcast, Visualize, Studio… Même un utilisateur régulier ne saurait pas forcément citer les différences entre ces versions. Un « méli-mélo » de variantes et fonctions, pour reprendre les propos de Maxon, qui nous a avoué que même en interne, cette offre était mal comprise par les employés. Autant dire que pour les clients, cette liste était encore plus obscure.

Un Cinema 4D pour les remplacer tous

Maxon décide donc de faire table rase de ce passé. A partir de la R21 (et plus précisément à partir du mois de septembre), l’éditeur proposera une déclinaison unique de Cinema 4D, sur laquelle les développeurs pourront donc se concentrer sans se disperser.

Achats et gestion facilités

Par ailleurs, l’éditeur veut favoriser une revente plus directe, quitte à court-circuiter les revendeurs locaux. Si passer par un revendeur n’est pas un souci en Europe, le processus peut être très long dans certaines régions (Maxon a cité l’Asie).
Une nouvelle boutique en ligne globale est donc annoncée, qui mettra directement en lien clients et Maxon.

Dans la même optique de simplification, un nouveau système de gestion des licences favorisera le passage d’une machine à une autre. Plus globalement, un système permettra de gérer l’ensemble de vos licences, numéros de série, etc : utile pour les studios qui souhaitent mieux gérer leurs licences.

Nouveaux tarifs

Jusqu’ici, acquérir Cinema 4D nécessitait de débourser environ 3600 dollars soir 3200 euros environ (taxes non incluses). La souscription pour disposer des mises à jour, elle, était proposée pour 720 dollars.
Une barrière d’entrée énorme, admet Maxon, pour les jeunes artistes ou les infographistes qui veulent s’initier à la 3D. L’éditeur en a profité pour lancer une petite pique à la concurrence, expliquant qu’il existe même « une société qui pense que vous devriez payer quasiment ces montants, mais par an ».

Pour Maxon, ces tarifs ne sont plus tenables dans l’univers actuel de la 3D et en prenant en compte son expansion.
L’offre évolue donc, avec trois approches :
– un abonnement annuel, avec ou sans Redshift ;
– un abonnement mensuel, là encore avec ou sans Redshift ;
– enfin, une licence perpétuelle.

L’offre la plus abordable, l’abonnement annuel sans Redshift, coûtera 60$ par mois en pratique (taxes exclues). L’Europe n’est pas lésée (là encore, Maxon a souligné qu’une « autre entreprise » « punit » ses utilisateurs européens), puisque le prix deviendra 50€ (hors taxes) de ce côté-ci de l’Atlantique.
A titre de repère, soulignons que les 3600$ évoqués plus haut correspondent au coût de 5 ans de licence en abonnement annuel.

L’abonnement mensuel, lui, sera sans surprise facturé plus cher, 85€ HT.
Enfin, la licence perpétuelle est toujours là, mais avec une légère baisse tarifaire.

Les licences flottantes, rabais pour achats groupés et autres besoins de base des studios restent évidemment prévus. Le programme étudiant/écoles continue lui aussi.

Cap sur l’abonnement

Il est assez clair que la nouvelle offre est centrée sur les souscriptions, et donc les revenus récurrents pour Maxon.
Etant donné que l’éditeur n’a pas profité du changement d’offre pour tuer totalement les licences perpétuelles et que les prix n’ont pas explosé, on imagine que la clientèle acceptera facilement cette évolution.

Une nouvelle ère pour Cinema 4D ?

Maxon s’est montré assez clair sur l’objectif de ces changements : il ne s’agit pas uniquement de contenter la clientèle actuelle, mais aussi et surtout d’attirer une nouvelle communauté. L’entreprise compte d’ailleurs organiser des présentations publiques et proposer davantage de tutoriels très accessibles pour les personnes débutantes.

Cette volonté d’ouverture se traduit aussi en termes de diversité : Maxon explique par exemple vouloir amener davantage de femmes dans l’industrie, et a admis avoir eu du mal à équilibrer sa présence sur des salons comme le SIGGRAPH, l’écrasante majorité de ses présentateurs étant des hommes.
Cette volonté de diversification se retrouvait aussi à d’autres niveaux : un des artistes invités sur le stand Maxon cette année a par exemple proposé sa conférence deux fois, en anglais puis espagnol.

Un dernier point : La question des supports mobiles a été évoquée lors des questions-réponses. Si amener Cinema 4D sur smartphone n’aurait pas de sens, Maxon s’intéresse aux smartphones et tablette : le tout est de savoir quels éléments ont du sens sur mobile. La réponse, sans doute, dans les années à venir.

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Le Roi Lion se fait timide au SIGGRAPH : la présentation Disney annulée

Par Shadows

Lorsque nous vous avions proposé de voter pour les conférences que nous couvrions sur le SIGGRAPH, vous aviez été nombreux à choisir Le Roi Lion de Jon Favreau. Il faut dire que le long-métrage fait preuve d’une technicité et d’un réalisme à couper le souffle.

Le Roi Lion
© 2019 Disney Enterprises, Inc. All Rights Reserved.

Le lion retourne dans sa tanière, sans explication

Nous avions donc fort logiquement inclus cette conférence dans notre agenda… Mais il y a quelques heures, l’organisation a annoncé une mauvaise nouvelle : en raison de « circonstances indépendantes de leur volonté », la présentation a été purement et simplement annulée.

Reminder: Due to unforeseen circumstances beyond our control, today's Production Session “Disney Presents: The Making of ‘The Lion King’” has been cancelled. We apologize for any inconvenience this may cause. #SIGGRAPH2019

— ACM SIGGRAPH (@siggraph) July 30, 2019

Nous avons depuis cherché à en savoir plus, notamment sur les raisons de l’annulation mais aussi sur une éventuelle reprogrammation. Pour l’heure, l’organisation n’a pas donné plus de détails, et une seconde date/heure semble exclue.

Ce type d’annulation fait malheureusement partie des aléas des salons et festivals : un avion raté, une grippe soudaine, ou parfois des raisons plus obscures comme un client qui change d’avis au dernier moment sur ce qui peut être montré ou même des conflits entre studios peuvent parfois faire tomber à l’eau des conférences.
Nous avons néanmoins souhaité vous prévenir de cette annulation, puisque les votes avaient montré votre intérêt pour cette session.

Le Roi Lion
© 2019 Disney Enterprises, Inc. All Rights Reserved.

Notez enfin que la conférence ayant reçu le plus de votes, celle de Toy Story 4, s’est de son côté déroulée sans encombre. Nous aurons donc l’opportunité de vous en faire un compte-rendu.

Le Roi Lion
© 2019 Disney Enterprises, Inc. All Rights Reserved.
Le Roi Lion
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Autodesk dévoile Bifrost for Maya au SIGGRAPH

Par Shadows

Autodesk profite du SIGGRAPH pour présenter Bifrost for Maya. Il ne faut pas le confondre avec l’outil Bifrost déjà proposé ; Bifrost for Maya est à voir comme un environnement de programmation visuelle, mais aussi et surtout un moyen de créer toutes sortes d’effets : feu, neige, sable, fumée.

Un graphe pour tous vos effets ?

En pratique, Bifrost for Maya s’utilise à l’aide d’un Graph Editor, et donc à l’aide de nodes qui vous permettront de contrôler les paramètres de votre effet : diffusion, instancing, déformations, opérations sur des volumes, simulations, attribution de matériaux, entrée/sorties, etc.

Une grande diversité d’effets

Outre des fonctions de simulations gazeuses (utiles pour les explosions, feux, fumées, etc), Bifrost for Maya dispose aussi de l’approche MPM (Material Point Method) utilisée entre autres sur La Reine des Neiges. Autodesk a d’ailleurs ici fait directement appel à Jixie Effects, société fondée par des membres de l’équipe ayant mis au point la technique.
Autodesk précise qu’un des avantages de MPM est que le comportement reste cohérent lorsque la résolution augmente : indispensable pour maîtriser le résultat d’une simulation, que l’on soit à la phase d’ébauché ou aux finitions.

MPM ne se limite pas à la neige : outre les matériaux granulaires (sables, boue en plus de la neige), la technique peut désormais s’appliquer aux parois fines (textiles, aluminium, plastiques) ou encore aux fibres/mèches.

A noter aussi, Bifrost for Maya dispose de nodes de conversion entre meshes, points, volumes. Il est aussi possible de disperser des points dans des volumes, ou d’échantillonner les caractéristiques de ces derniers. De quoi, par exemple, utiliser le volume d’une simulation de feu pour en faire un mesh qui sera utilisé pour un effet artistique.

Instancing et rendu

Sans surprise, Bifrost s’appuie sur de l’instancing pour gérer les scènes complexes. Il est par exemple possible de créer des instances sur des points dispersés, des systèmes de particules (comme ceux du solveur MPM), ou sur les vertices d’une géométrie. Des mécanismes de sélection sont aussi proposés pour un contrôle plus fin.

Aperçus réalistes, graphes prêts à l’emploi

Des effets variés, de l’instancing… Mais comment travailler efficacement si on crée des effets sans les voir ? Justement, comme Arnold est intégré à Maya, il est possible d’avoir un aperçu directement dans le viewport Arnold. En outre, ajoute Autodesk, le Viewport 2.0 donne des aperçus « quasi finaux ».

Toujours dans cette optique d’efficacité, Autodesk a inclus dans Bifrost for Maya une librairie d’assets que vous pouvez réutiliser directement ou modifier. Envie d’ajouter de la glace carbonique, des nuages ou une explosion sans vous fatiguer ? Vous devriez y trouver votre bonheur.
Bien entendu, il est aussi possible de votre côté de publier vos graphes dans ce Bifrost Browser, par exemple pour les partager dans un studio. Parfait pour favoriser la réutilisation entre projets.

Quand Bifrost for Maya sera-t-il disponible ? A quel prix ?

Bifrost for Maya pourra être téléchargé d’ici quelques heures chez Autodesk. Compatible avec toutes les versions à partir de Maya 2018, il sera par ailleurs inclus dans l’installeur de la 2019.2.

Côté tarifaire, Bifrost for Maya n’entraîne aucun surcoût.

Quelles limitations, et quel avenir ?

Avec Bifrost for Maya, Autodesk cherche clairement à éviter de voir davantage d’utilisateurs se tourner vers Houdini. L’initiative concrétise enfin la vision mise en place lors du rachat de la solution de simulation Naiad au début des années 2010.
On notera néanmoins que Bifrost for Maya ne gère pas les liquides : pour eux, il faudra continuer à passer par Bifrost tout court. Nul doute que cette division n’aura plus lieu à terme, mais d’ici là elle risque de générer quelques confusions, étant donné les noms quasi identiques.

En ce qui concerne l’avenir du produit, Autodesk insiste sur une volonté de mises à jour fréquentes. Restera évidemment à voir ce qu’il en est en pratique.

A long terme, on peut penser que Bifrost for Maya a vocation à dépasser Houdini et non pas seulement à combler le fossé qui sépare Maya du logiciel de SideFX.
Etant donné l’architecture logicielle de Bifrost for Maya, une déclinaison 3ds Max ou l’apparition d’un Bifrost en tant que logiciel indépendant sont sans doute possibles.
Attention, il s’agit ici de spéculations et de possibilités : Autodesk n’a pas dévoilé de roadmap ou de stratégie à long terme.

Et pour tester Maya et Bifrost…

D’ici là, rappelons que Progiss, partenaire de 3DVF, est revendeur des solutions Autodesk et donc de Maya, que vous pouvez retrouver dans la boutique 3DVF.fr.
Comme toujours, si vous avez des questions, n’hésitez pas à contacter notre partenaire Progiss, par téléphone au 01 49 89 07 90 ou par mail : info@progiss.com
Notez également que l’équipe Progiss est à votre disposition pour vous proposer des présentations des logiciels de la boutique, que ce soit dans leurs locaux (Villepinte, à côté de Paris) ou dans les vôtres.

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SIGGRAPH 2019 : annonces et projets futurs chez les outils Substance

Par Shadows

L’équipe d’Allegorithmic, désormais intégrée au groupe Adobe, nous l’avait indiqué lors du Festival d’Annecy : des annonces étaient prévues pour l’été. Elles ont été dévoilée hier lors du Substance Day, au SIGGRAPH 2019. Voici l’essentiel des informations à retenir :

Substance Painter : UDIMs en vue

Du côté de Substance Painter, tout d’abord, le workflow UDIM fait un gros pas en avant avec la possibilité de peindre sans se soucier des limites des tiles UV.

Cette fonction est encore en beta fermée, mais Substance insiste : le support natif et complet des UDIMs est en approche.

Anorigami : du dépliage UV chez Substance

Autre annonce : Project Anorigami, un outil de dépliage UV automatique qui gère en fait l’ensemble du processus UV (segmentation, dépliage, packing).

A ce stade, il ne s’agit que d’un aperçu vidéo. Des informations seront dévoilées « plus tard dans l’année » sur une date de disponibilité.

Alchemist s’essaie gratuitement

Tester le fameux Project Substance Alchemist était déjà possible par le passé, mais uniquement pour les artistes déjà liés à Substance. La restriction tombe désormais, et une démo 30 jours est proposée.
Rappelons qu’Alchemist est un outil de création, modification et gestion de matériaux. Il propose différentes approches : procédural, capture, IA et approche manuelle.

Dans le même temps, Allegorithmic annonce une future version 0.8 prévue pour la semaine qui vient. Elle proposera notamment la possibilité de se connecter aux dossiers locaux, de tagger/noter les matériaux, un système de monitoring temps réel ou encore un livelink vers le launcher.
Autres avancées : un filtre de delighting amélioré, et une approche photométrique (capture d’un matériau via une série de photos) qui pardonne davantage les imprécisions.

Matériaux, launcher, Designer

Egalement annoncés : 400 nouveaux matériaux pour l’architecture dans la librairie Substance Source. Des surfaces scannées et atlas sont aussi au menu ; le tout arrivera d’ici la fin de l’année.

Le launcher poursuit son évolution et a vocation à devenir un hub central pour l’écosystème Substance. Téléchargement des outils, mises à jour, notes de version et bientôt envoi de matériaux vers des logiciels tiers, mises à jour des intégrations : l’outil risque de devenir indispensable pour les artistes.

Substance Designer, dans sa prochaine version, aura droit à quelques améliorations : un node « Dot » facilitant l’organisation des graphes, une amélioration du viewport OpenGL, une accélération de la librairie ou encore le support MaterialX sont au menu.

Et après ?

Enfin, Adobe a dévoilé un petit aperçu vidéo des technologies à venir. Nettoyage de matériaux, textures bouclables, extraction de l’albedo depuis une unique image, streaming de textures, peinture en VR, denoiser, nouveau shader graph, viewport double MDL/GLSL, export MaterialX…
Il faudra cependant de la patience pour que ces promesses se concrétisent : ces technologies sont selon le cas au stade de la recherche ou du prototype.

Pour plus de détail : l’annonce complète chez Substance.

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SIGGRAPH 2019 : notre résumé de la seconde journée

Par Shadows

Après une première journée bien remplie, le SIGGRAPH se poursuit.

Couacs et déceptions

Nous avons entamé les hostilités par un tour de l’Experience Hall, espace centré sur les contenus immersifs. Une visite intéressante, même si certains exposants ont été quelque peu pris de cours lors de l’arrivée des médias.

Place ensuite au forum éducation, un évènement au cours duquel nous espérions notamment trouver des conseils pour les jeunes artistes ; une grande partie de l’évènement s’est malheureusement avéré être répétitive.

Dernière déception de cette matinée : la présentation autour du rigging organisée par Animal Logic a attiré bien plus de monde que prévu. Résultat, de nombreuses personnes ont été refoulées… Et nous en faisions partie. Les mécontentements étaient visibles dans le hall, et nous regretterons de notre côté ce choix d’une salle sous-dimensionnée.

Bien entendu, des soucis de ce type font partie de tout festival, et les mauvaises surprises ne sont jamais totalement évitables.

Chaos Group
Chaos Group

Unreal Engine sort les grands moyens

Après avoir fait quelques interviews (dont nous vous reparlerons évidemment très bientôt), nous avons filé chez Epic Games et la conférence Unreal Engine. L’entreprise avait vu les choses en grand : le somptueux Orpheum Theatre de Los Angeles avait été réservé pour l’occasion.

Sur scène, même volonté de mettre en avant l’entreprise : CEO, CTO, directeur artistique sont venus présenter le moteur avant d’enchaîner avec différents partenaires (The Third Flood, Stargate, Digital Domain, Disney Imagineering) qui n’ont pas manquer de saluer l’impact du temps réel et les mérites d’Unreal Engine.

Un bref aperçu de l’ambiance

Point d’orgue de cette conférence : la présence de Jon Favreau. Le réalisateur a lui aussi mis en avant le moteur de jeu, en s’appuyant sur des projets cinéma tels que Le Roi Lion.

Rencontres et soirées

Après ce show, nous avons fait un tour dans les différentes soirées organisées sur place, comme celle de NVIDIA qui proposait notamment des contenus en réalité virtuelle. L’occasion également de croiser artistes mais aussi entreprises et associations (Paris ACM SIGGRAPH, Isotropix…).

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SIGGRAPH 2019 : OctaneRender arrive enfin sous Unreal Engine

Par Shadows

Les éditeurs OTOY et Epic Games annoncent le lancement d’OctaneRender for Unreal Engine. Les personnes utilisant le moteur de jeux pourront donc effectuer du rendu en path-tracing directement à partir de leur outil favori.

Un lancement tardif

L’annonce de ce produit remonte à l’an passé ; les deux entreprises promettaient alors le lancement d’une beta pour la fin 2018. C’est finalement avec 6 mois de décalage que le produit se concrétise.
Malgré ce retard, l’annonce comporte un point très positif : le moteur sera gratuit dans le cadre du « free tier » d’OctaneRender.

Encore des limitations

Un sujet de forum vous donnera tous les détails sur les fonctions déjà disponibles et vous donnera accès aux liens de téléchargement.
Attention, cette beta comporte très logiquement des restrictions. Outre des limitations sur Octane comme le support d’une source lumineuse directionnelle au maximum, de nombreuses fonctions Unreal Engine ne sont tout simplement pas supportées (terrain, particules, Sequencer, …). On imagine évidemment que la situation s’améliorera dans les futures versions.

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SIGGRAPH 2019 : des robots-boxeurs plus précis grâce à Disney

Par Shadows

Plus difficile encore que l’animation de personnages purement virtuels, l’animation de robots et animatroniques fait face à plusieurs contraintes. En effet, l’animation conçue numériquement ne peut pas forcément être retranscrite dans la réalité. Déformations mécaniques et oscillations créent des artefacts, surtout avec des mouvements rapides : le robot va alors se balancer de manière non voulue, avoir de l’inertie. Bref : le résultat est loin d’être celui prévu, et l’aspect artificiel s’en trouve renforcé.

Des robots plus stables

Disney présente lors du SIGGRAPH un projet qui vise justement à contourner ces obstacles. L’intérêt du géant du divertissement pour ce genre de sujet est évident, puisque les robots sont au coeur de certaines attractions de ses parcs et peuvent aussi être employés pour le cinéma.
Moritz Bächer a mis au point un système de retargeting dédié. Comme en animation 3D classique, il s’agit donc de transférer les mouvements d’un personnage vers un autre. Le processus mis au point ajuste automatiquement les mouvements d’entrée (voulus par l’artiste) pour éliminer les vibrations de grande amplitude, celles qui sont les plus visibles sur le robot. En coulisses, le système s’appuie sur des simulations physiques.
Le résultat : un robot plus stable et plus proche de l’objectif souhaité.

De la boxe à la danse

Bien entendu, Disney a testé le tout avec des cas concrets, visibles dans la vidéo de démonstration. Cinq robots sont présentés dont un robot-boxeur, un robot-barman ou encore un danseur.

Pour aller plus loin, on pourra consulter la publication complète chez Disney Research.

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Golaem : une version 7 au-delà de la simulation de foules

Par Shadows

L’éditeur français Golaem dévoile Golaem 7, nouvelle version de sa solution de simulation de foules mais aussi de character layout.

Un nouvel outil

C’est en effet la grande nouveauté de cette mise à jour : un nouvel outil de character layout est proposé.
Au départ simple fonction de retake pour les simulations Golaem, Golaem Layout prend son envol en tant qu’outil indépendant et permet aux utilisateurs de faire du layout de personnages procédural. De quoi, explique Golaem, peupler rapidement vos plans à l’aide de « Population Vignettes », un concept similaire à celui d’un proxy de personnage.

Golaem

Les Population Vignettes peuvent être éditées via différents calques pour obtenir le résultat voulu : pieds s’adaptant au sol, regard vers un point donné, duplication, variations sur le shading ou la géométrie, retiming… Le tout, promet l’éditeur, permet de s’adapter rapidement à des évolutions dans une scène : si le réalisateur du projet décide de changer d’environnement, l’adaptation au nouveau sol se fait en un clic.

Notez par ailleurs que l’édition de ces Vignettes se fait de manière non destructive et via un éditeur nodal, et que le layout des Vignettes se fait, selon vos préférences, à la main ou de manière automatisée avec le Golaem Population Tool.

Enfin, côté performances, Golaem avance qu’il est possible d’animer des milliers de vignettes sous Maya et en temps réel sans ralentissement ni attente interminable lors de l’ouverture des fichiers.

Un plugin pour Unreal

Outre le nouvel outil de layout, Golaem lance un plugin Unreal Engine qui s’article lui aussi autour des Population Vignettes, permettant de les charger et disposer dans vos scènes.

Grâce au plugin, il est possible de rafraîchir la scène Unreal pour prendre en compte des changements effectués sous Maya, et vice-versa. Le but est ici d’éviter des procédés lourds comme le baking et le chargement de caches Alembic.

Déjà utilisé en production chez Waterproof Studios et IGG Inc. pour des cinématiques in-game, le plugin Unreal s’appuie sur les APIs Python et C++ de Golaem. Le code source est mis à disposition des clients.

PLE et SIGGRAPH

Pour tester Golaem 7, vous pouvez passer par le site officiel (une PLE gratuite est disponible).

Notez également que l’équipe Golaem est présente au SIGGRAPH, sur le stand 1111 (Pavillon France).

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SIGGRAPH 2019 : notre résumé de la première journée

Par Shadows

SIGGRAPH a ouvert ses portes ! La plus grosse conférence mondiale sur la 3D et l’industrie graphique a comme prévu débuté à Los Angeles. Nous vous l’avions annoncé : nous sommes cette année sur place, et nous vous proposerons donc des comptes-rendus des conférences mais aussi des interviews.

En attendant ces articles détaillés, voici pour commencer un résumé de la première journée :

L’indispensable accréditation

Dès l’ouverture des portes, la foule a convergé en masse vers le hall Sud, où se trouvent les guichets d’accueil. Là, nous avons pu récupérer le sésame primordial : l’accréditation.

Personnages et créatures

Une fois ces formalités passées, nous nous sommes dirigés vers l’un des premiers « talks » de la journée, une présentation intitulée Building Character. Trois studios nous ont présenté leur travail sur des créatures et personnages :

MPC Advertising est revenu sur deux publicités :
– Born Confident, tout d’abord, avec un bélier très confiant qui défie une voiture. Les effets ont été gérés chez MPC Los Angeles.

– Second projet évoqué par MPC, le spot StarBust mettant en scène un chimère entre girafe et tortue.

Plus loin dans la même conférence, DNEG nous a proposé un retour sur le film Venom. Si ce dernier n’a pas forcément séduit par son scénario et sa réalisation, il n’en comporte pas moins des effets impressionnants.
L’équipe DNEG a souligné le travail effectué en rigging, FX/CFX et s’est concentrée sur des points tels que la flexibilité du rig, les Pose Space Deformers (PSD) et les rigs des tentacules de la créature. L’outil Pinocchio de DNEG a ici été crucial pour créer automatiquement le système du rig.

Place ensuite à Pixar, qui est revenu sur Bo Peep, la bergère de la licence Toy Story. Cette dernière est en effet de retour dans Toy Story 4, après une absence dans le troisième volet (en dehors d’un bref flash-back). Les intervenants ont retravé le long chemin ayant mené Bo Peep sur grand écran pour ce nouveau volet, au travers des embûches de la production. Si les premières références visuelles ont été ressorties des archives, la créativité des artistes et les évolutions techniques ont eu un rôle majeur dans le résultat final.

Le centre de convention

Visages expressifs

Après cette première conférence, nous avons enchainé avec une autre présentation intitulée Making Faces. Bien plus technique, elle nous a permis de découvrir les derniers outils d’aide à la création d’expressions faciales chez trois studios et une université :

– Pixar nous a présenté Mesh Wrap based on Affine-Invariant Coordinates, une technique de transfer de géométrie entre modèles 3D. Le studio a utilisé cet outil sur 600 assets humains vers un mesh de référence, permettant d’obtenir une topologie commune.

– ILM, de son côté, est revenu sur un système de muscles faciaux avec une meilleure interprétation anatomique. A la clé, des déformations faciales bien plus réalistes.

– On Animation est revenu sur les rigs faciaux du film Playmobil. Le système dépendait essentiellement d’une texture 2D que les animateurs pouvaient déformer grâce à des lignes riggées en 2D également.



– Enfin, l’université de Tsukaba (Japon) a mis en avant une analyse du théâtre Bunraku (théâtre de marionnettes japonaises de grande taille, animées sans que les marionnettistes ne soient cachés) et de son concept de Jo-Ha-Kyü. L’idée était d’en tirer une technique pour qu’un robot androïde puisse exprimer des émotions synchronisées avec une narration ou un chant.

VR et publications

Dans l’après-midi, nous sommes allés assister au making-of de différents films réalisés en réalité virtuelle. Certains sont dévoilés publiquement pour la première fois. Nous avons prévu d’aller les découvrir plus en détails mardi : nous aurons donc l’occasion de revenir sur le sujet.

Enfin, la soirée s’est terminée avec l’indispensable Technical Papers Fast Forward, sur lequel nous allons revenir dans un article dédié. Cette année, 142 publications ont été présentées.

Ci-dessus : l’espace exposants du salon, encore en cours de mise en place.

L’article SIGGRAPH 2019 : notre résumé de la première journée est apparu en premier sur 3DVF.

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