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Pi Case 40, un boitier signé Cooler Master pour Rasberry Pi 4

C’est au tour d’un nouveau fabricant reconnu de proposer une solution pour la Raspberry Pi 4. Le Cooler Master Pi Case 40 est un nouveau boitier a destination de ces cartes qui va assurer le travail de protection et de refroidissement nécessaire à leur emploi dans toutes les conditions.

Cooler Master Pi 40

Cooler Master est un des acteur majeur du monde des boîtiers PC. Un géant présent de puis bien longtemps sur le secteur qui propose des produits pour les particuliers comme pour les pro et a construit de nombreuses relations avec des industriels du secteur. Le fait qu’il se penche sur le berceau des cartes de développement Raspberry Pi est encore une fois la preuve de leur maturité sur le marché.

Après le Silverstone P102, l’Akasa Gem Pro et l’Argon One, sans compter les dizaines de boîtiers et solutions noname du marché, le Cooler Master Pi Case 4 enfonce le clou d’un produit qui a réussi a lui tout seul a populariser un format.

Le fonctionnement du Pi Case 4 est très classique : le châssis en aluminium jouant le rôle de dissipateur. En contact avec le SoC du Pi4, il évacuera naturellement et passivement la chaleur émise par l’ensemble. Le boitier proposera toues les ouvertures nécessaires à la connectique spécifique de cette carte mais aménagera également des espaces dédiés à l’usage de ses particularités internes : le brochage GPIO sera ainsi accessible grâce à une trappe située sur le flanc du boitier. Des nappes pourront également circuler vers l’intérieur via de petites fentes. Si l’usage de la majorité des HAT ne sera pas possible à moins de les déporter via une nappe, on pourra toujours positionner un montage à côté de l’engin. La carte MicroSD restera également accessible. Cooler Master assure que le design de l’ensemble sera ouvert et qu’il sera donc possible de le modifier facilement.

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La disposition du boitier Pi Case 4 est originale avec une carte qui se fixe sur une plaque de support avant de coiffer l’ensemble avec le reste du châssis par dessus. La marque a également pensé a proposer une solution VESA pour fixer son boitier au dos d’un écran facilement. Enfin, un bouton est disponible sur le châssis pour démarrer l’engin et l’éteindre facilement. L’ensemble mesure 9.6 cm de large pour 6.8 cm de profondeur et 2.8 cm d’épaisseur.

Reste que la marque a décidé que son Cooler Master Pi Case 40 “profiterait” d’abord d’un financement participatif. Une manière de financer sa machine sans douleur et d’assurer une campagne de publicité pas chère. Une solution dont la marque aurait clairement pu se passer mais qui lui permet de tâter le terrain sans trop se mouiller. Si la campagne de financement fonctionne on retrouvera sans doute ce châssis au catalogue de tous les revendeurs partenaires de la marque.

Cooler Master Pi Case 40
Je ne suis toujours pas favorable au dévoiement du concept de financement participatif en campagne de pub déguisée, surtout quand c’est fait avec des outils aussi grossiers. Si vous souhaitez bénéficier de 25% de réduction et être prévenus du début de la campagne Kickstarter par exemple, vous pouvez laisser votre email sur la page dédiée de la marque. Mais alors vous devrez accepter que votre email et votre nom soient partagés avec des compagnies tierces et ajouterez encore une source à vos spams potentiels.

Je pense que Cooler Master n’a pas besoin de tout ça. Ni d’un financement participatif, ni d’une campagne de publicité gratuite. Encore moins de revendre vos données à des tiers pour se faire de l’argent de poche. Il y a certes un risque dans la conception et la fabrication d’un tel boitier mais ce risque fait partie du métier d’une entreprise et doit être anticipé et mesuré en amont. Si il est trop grand, autant ne pas sortir le produit. Si il est acceptable, tout effort supplémentaire de commercialisation portera alors ses fruits. Si il est faible, comme ici je suppose, alors autant mettre le paquet.

Pi Case 40, un boitier signé Cooler Master pour Rasberry Pi 4 © MiniMachines.net. 2020.

Merlin Pi Camera : une intégration originale et réussie

Le Merlin Pi Camera, c’est une carte Raspberry Pi 3 qui profite des nouveaux capteurs photos Raspberry Pi HQ 12.3 mégapixels pour se transformer en appareil photo. Avec un écran HyperPixel tactile de 4″, il est désormais possible de concevoir un appareil maison qui tient la route… Encore faut t-il lui trouver un boitier.

Merlin

Source : thevintagetoyadvertiser

C’est là que le Merlin entre en scène. Le jouet électronique est facilement reconnaissable avec sa forme de téléphone spatial de la fin des années 70 et son plastique rouge. C’est un jouet qui a été très populaire et acheté en masse en France comme partout dans le monde. Il proposait divers jeux de code, de logique, des jeux musicaux et autres au sein de sa carcasse épaisse.

On en trouve donc relativement facilement mais… rarement en bon état. Je ne sais pas si c’est le stockage ou le matériel lui même mais les divers modèles que j’ai pu croiser étaient souvent hors-service… et vendus assez cher. Entre les piles qui restent 20 ans dans l’appareil et le fameux “on la retrouvé à la cave dans un carton”, les Merlins ont surement plus souffert des outrages du temps  que des mains potelées de leurs propriétaires.

Car les châssis de ces machines sont increvables, à moins d’être très maladroit, il semble difficile de casser ces objets. C’est probablement ce qui a décidé un certain “MisterM1” de détourner un châssis pour en faire le coffret de son projet d’appareil photo numérique sous Raspberry Pi.

Merlin Palitoy ?

Un Merlin signé Palitoy, en France il était distribué par Miro

Une fois ouvert, on se rend compte assez vite de la qualité du châssis. Un plastique épais et un châssis assez simple à ouvrir pour intégrer une carte qui semble plutôt proche en format de la carte originale de ce jeu.

Merlin Pi camera

Merlin Pi camera  Merlin Pi camera

Le reste est classique. Le plastique du châssis supérieur est découpé pour intégrer l’écran tactile, la partie arrière est également découpée pour accueillir le capteur photo au dos du Pi 3. Des boutons prennent place dans les  “oreilles” de l’appareil et un connecteur MicroUSB est ajouté pour alimenter l’engin.

Merlin Pi camera

Le sandwich ainsi formé par le Merlin Pi camera réuni tous les éléments pour se transformer en appareil photo. Aucune batterie n’est à bord et cela s’explique assez facilement. Outre le manque de place, l’alimentation de l’écran et de la carte Raspberry Pi demandent des ressources importantes. Il faudrait donc une batterie assez costaud pour rendre l’engin indépendant.

Mais c’est surtout parce que le module camera HQ employé n’a rien d’une solution autofocus et que prendre une photo à la volée n’est pas si simple. Le mieux est donc de positionner l’appareil sur un support, de faire sa mise au point puis de prendre sa photo. Dans cette optique, l’utilisation d’une batterie externe est aussi pratique et il est même possible d’employer un adaptateur secteur et un long câble USB.

Le Merlin Pi camera peut tenir toute une journée de prise de vues avec une batterie 10000 mAh et un interrupteur permet d’éteindre l’appareil tout en le laissant connecté. 

Ce montage original peut évidemment prendre place dans n’importe quel type de boitier, du détournement d’un vieil appareil à une solution bricolée maison ou imprimée en 3D. C’est typiquement le genre de montage qui peut avoir du sens pour réaliser des Timelapse, des photos souvenir d’un événement avec une commande à distance ou immortaliser des manifestations en envoyant en ligne des photos sur une page dédiée ou un réseau social.

L’auteur de ce hack a également proposé Cassette Pi, un autre projet dont je vous ai parlé par le passé.

Vous trouverez toutes les informations sur le Merlin Pi Camera sur la page Instructables de ce projet.

Merlin Pi Camera : une intégration originale et réussie © MiniMachines.net. 2020.

Installer HomeBridge pour une caméra HomeKit qui voit l’infrarouge

J’utilise HomeBridge depuis un moment, mais je trouve cet outil trop geek, trop compliqué à installer, à maintenir. Donc quand j’ai vu qu’il existait une version simple, j’ai tenté un petit projet, juste pour voir.

Pour bien me faire comprendre : HomeBridge est un bon projet, mais la mise en place est souvent assez aléatoire. Entre les mises à jour de HomeBridge, des plugins et des outils nécessaires (NodeJS), plus l’utilisation du JSON, ça reste loin d’être grand public. Mon principal souci, c’est que chaque mise à jour, chaque ajout, cassait un peu tout. Telle version voulait une MAJ, qui était impossible parce que NodeJS n’était pas à jour, il fallait passer par des dépôts différents de ceux de base, etc. Et donc cette image de Raspbian avec HomeBridge intégré est une bénédiction. Il suffit de mettre l’image sur une carte SD, attendre un peu et ça doit fonctionner. Bon, en réalité, j’ai quand même eu un petit souci : avec mon Raspberry Pi Zero et son adaptateur Ethernet, je me retrouvais régulièrement sans réseau. Mais une fois connecté en Wi-Fi, c’est bon.

Un petit projet

Je suis parti sur un truc basique qui pourrait me servir : intégrer une caméra NoIR dans un boîtier de Raspberry Pi Zero, pour filmer les trucs qui émettent de l’infrarouge. Les capteurs standards voient l’infrarouge, et dans la majorité des appareils, on met un filtre – plus ou moins efficace – pour limiter ça. C’est pour ça que les anciens iPhone peuvent servir à vérifier si une télécommande fonctionne, mais pas les modèles récents : les filtres sont plus efficaces.

La webcam d’un vieil écran Apple filtre mais on voit encore le violet de l’infrarouge


Celle du Mac ne voit rien

Et donc il existe des caméras NoIR pour les Raspberry Pi, qui ne possèdent pas de filtres. Elles peuvent donc voir l’infrarouge facilement. J’avais un modèle v1 depuis un moment, et je l’ai installé sur un Zero W. Petit aparté là aussi, parce que j’ai un problème idiot. Le boîtier officiel pour le Pi Zero (qui vaut ~5 €) arrive avec trois capot : un standard, fermé, un avec un trou pour les GPIO et un avec un trou pour une caméra et un petit câble CSI. Mais ça ne rentrait pas avec mon module, et j’ai dû limer l’intérieur. La raison ? Le module v1 est plus épais que le v2 et le trou du boîtier est adapté au v2. Ce n’est pas vraiment indiqué, et c’est un peu énervant.

Le boîtier


On voit bien les ajustements nécessaires


La partie carrée des modules v1 (à droite) est plus épaisse

Pour la partie logicielle, j’espérais utiliser le plugin Homebridge Camera FFmpeg. Mais avec la caméra du Raspberry Pi, ça nécessite des réglages manuels et – surtout – il y a une latence élevée (plusieurs secondes). Je suis donc passé sur homebridge-camera-rpi, qui a reconnu la caméra directement, avec un flux en temps réel… mais une image affreuse. La solution ? Augmenter le bitrate par défaut, qui est à 300 kb/s (c’est bien trop faible) en modifiant des fichiers de configuration. Et en cherchant évidemment ou ils sont, vu que ça dépend de l’installation. Vous comprenez pourquoi je n’aime pas HomeBridge ?

Le résultat

J’ai testé avec quelques trucs présents chez moi. Je n’ai pas d’iPhone ou d’iPad avec FaceID (dommage) et mon Kinect ne semble pas émettre sans un logiciel (ou une Xbox), donc j’essayerais peut-être un jour ou j’ai du temps. La qualité n’est pas extraordinaire : je filmais l’écran, et le module v1 est en 5 mégapixels sans autofocus.

Le projecteur de ma caméra IP (dans le noir).

Une souris infrarouge.


Une télécommande infrarouge (celle utilisée juste avant avec les webcams).


Un AirPod. Les écouteurs d’Apple ont des émetteurs sur les côtés qui servent à détecter s’ils sont dans les oreilles.


Les barrières virtuelles d’un Roomba.


Une manette sans fil de Pippin, qui illumine littéralement la pièce.


Bon, vous avez compris, l’infrarouge est très visible avec ce genre de caméras. Dans les autres appareils qui émettent pas mal, il y a aussi les casques VR, qui utilisent parfois l’infrarouge pour le positionnement, et les appareils qui transmettent en IrDA. Du coup, mon petit projet fonctionne, l’ensemble peut fonctionner sur batterie, et c’est efficace pour vérifier rapidement si un appareil émet de l’infrarouge. Mais je reste sur mon souci de départ : HomeBridge, c’est bien mais c’est quand même encore très brut de fonderie.

Emilia : un boitier Raspberry Pi pour les fans d’Amiga

Simon Bachman est un vrai fan des Amiga et cela se sent dans son travail puisqu’en tant que développeur de jeu, il a travaillé sur Pathways, un titre sorti en 2019 qui fleure bon le pixel des Commodore. Cette passion l’a également amené à travailler sur des projets plus personnels.

Emilia

A réception de son imprimante 3D Prusa, il s’est mis a développer un boitier original pour Rasberry Pi. Baptisé Emilia, ce boitier est conçu pour accueillir un clavier 60%, un modèle plus compact qu’un clavier classique mais avec un vrai mécanisme Cherry MX. Il a utilisé un modèle Pok3r de Vortex indisponible en France mais on trouve beaucoup de modèles équivalents sur le marché. 

Emilia

Après une série d’impressions, quelques bonnes feuilles de papier de verre et de bonnes couches de peinture, son boitier était prêt a recevoir un peu d’électronique.

Emilia

Le choix s’est naturellement porté vers un Raspberry Pi qui est intégré directement au châssis de l’Emilia.

Emilia

Emilia Emilia Emilia

Le résultat est cette solution autonome qui reprend les codes de design des Amiga 600 et Amiga 1200. Il suffit ensuite d’utiliser un émulateur Amiga comme Happiga pensé pour les cartes Raspberry Pi pour retrouver toute l’ambiance de ces machines mais également leur logithèque si particulière.

Emilia

Il a, depuis, publié une nouvelle série de photos d’une nouvelle version de cet engin. Cette fois-ci en rouge et blanc pour une machine totalement dédiée au jeu. L’objet utilise un émulateur Amiga sous Raspbian et le résultat est à tomber. Si vous avez connu des titres comme ce Turrican3 à l’époque, le petit brin de nostalgie mélangé à la pertinence de ce nouveau design ne pourra que vous faire fondre.

Emilia

La très bonne nouvelle de ce projet, c’est que Simon a indiqué qu’une fois les éléments de son design achevés, il compte les partager. Cela risque de prendre un peu de temps mais vous pouvez suivre son compte Twitter pour être tenu au courant

Merci à @Cafeine pour l’info <3.

Emilia : un boitier Raspberry Pi pour les fans d’Amiga © MiniMachines.net. 2020.

Le Raspberry Pi 4 lancé en version 8 Go de RAM

N’écoutez pas ceux qui vont vous expliquer que les RPi4 8Go vont devenir des “PC capables de remplacer des machines commerciales”. C’est vrai en partie mais cela joue souvent sur une ambiguïté entre les discours. Il y a “capable” dans le sens, la solution pourra lancer tous les outils d’un PC moderne. Et “capable” dans le sens, ce sera aussi pratique et fluide qu’un PC moderne. Si le premier est vrai, le second est malheureusement faux. La puce Broadcom embarquée dans ce type d’engin n’est pas au niveau d’un PC moyen de gamme classique ou d’une solution plus haut de gamme d’occasion. Et surtout, surtout, ce n’est pas le sujet de ces cartes de développement.

Raspberry Pi 4
Si le RPi4 8Go pourra devenir un vrai ordinateur personnel sans soucis , vous permettant de piloter un système complet, de lire des films, de surfer, de programmer, d’écrire ou plein d’autres choses encore, ce n’est pas forcément le meilleur choix d’un point de vue fonctionnement ni même d’un point de vue économique. Cela peut faire l’affaire si on n’a pas d’autre choix ou si on veut s’y essayer pour un défi ou un projet personnel mais cela reste une forme de snobisme quand on peut trouver pour le prix d’une de ces carte Raspberry Pi ainsi que ses accessoires indispensables, un ordinateur d’occasion bien plus adapté pour ces usages.

L’objet des cartes de développement est avant tout de les transformer en un outil spécifique, spécialisé et différent de ce que propose un ordinateur personnel. Si la carte pourra se cantonner à devenir un PC “comme les autres”, ce ne sera pas forcément le meilleur objectif à lui donner. L’arrivée d’une version 8 Go de RAM ne changera pas cette donne.

Le RPi4 8Go est déjà en vente sur Kubii pour 83.95€. Attention, ce modèle est plus gourmand en énergie et il faudra éventuellement changer votre adaptateur secteur si vous n’avez pas un modèle officiel. La fondation va d’ailleurs proposer des Kits complets en 8 Go. Cette évolution des cartes passées de 256 Mo de mémoire à 1, 2, 4 et désormais 8 Go va dans le sens d’un marché qui a vu le prix de la mémoire vive chuter.

Il y a cependant peu de chances qu’une version 16 Go voie le jour. Eben Upton indique que si le SoC BCM2711 est censé pouvoir gérer 16 Go de mémoire vive, le marché ne propose pas de composant exploitable par la carte. Si demain c’était le cas, la rareté du composant serait probablement un gros frein économique pour toute implantation. Utiliser deux modules de 8 Go n’est pas envisageable non plus, ce qui laisse la limite haute de la mémoire embarquée à 8 Go. Cela pourrait changer avec une nouvelle version de la carte. Au passage, la RPi 8Go passe à une révision 1.3 après la version 1.2 qui corrigeait des problèmes variés.

Raspberry Pi 4Cela étant dit, le RPi4 8Go est une excellente nouvelle pour plein de domaines. Avec cette mémoire embarquée, la carte va pouvoir ouvrir la voie à de nouveaux usages et surtout embarquer la totalité de son système en mémoire vive pour ne plus avoir à accéder que très ponctuellement à son stockage de base. Il sera ainsi possible de gérer des traitement très rapidement sans risquer d’user prématurément une carte mémoire. C’est aussi un bon point de départ pour de nouvelles distributions comme cette nouvelle version 64 Bits de Raspbian disponible sur le site de la fondation. Il s’agit d’une beta et elle est installable sur les cartes Raspberry Pi 3 et 4 seulement. Cette première mouture laisse entrevoir le début d’un travail de développement intense dans les mois qui viennent. 

Carte Mémoire microSDXC avec adaptateur SD SanDisk Haute Endurance

Enfin, et c’est peut être la nouvelle la plus importante, depuis quelques jours, il est possible de ne plus compter sur la carte mémoire d’un Raspberry Pi pour démarrer un système. On peut désormais utiliser un de ses ports USB 3.0 pour le faire. C’est peut être là, la plus grande et la plus utile de toutes les annonces de la fondation de ces derniers jours. Les cartes MicroSD employées par les cartes de développement sont en effet les points faibles de ces dispositifs. Si on a pu voir des solutions autonomes construites autour d’une solution RPi être laissées en pleine nature pour des relevés en tout genre pendant de longues, voir très longues périodes sans aucun souci de fonctionnement, le point faible quasiment tout le temps relevé est le stockage des données sur la carte MicroSD. Le nombre de lectures et d’écritures sur ces cartes, mis à part les modèles dits “endurants” souvent assez chers et développés pour les solution de surveillance, est vite limité. Le fait qu’un système inscrive en permanence des données sur les cartes les rend donc sensibles, sujettes à devenir inexploitables assez rapidement. L’usage de cartes de haute capacité est également un vrai frein économique. Ces cartes sont chères et leur usage dans des conditions qui risquent de les dégrader plus ou moins rapidement est donc problématique.

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L’usage d’un port USB 3.0 pour démarrer le système est évidemment bien plus intéressant. Plus robustes, plus accessibles, les SSD pourront proposer un excellent support à des systèmes sur le long terme. Si l’implantation de cette fonction n’est pour le moment pas la solution la plus aisée puisqu’il faut faire des manipulations de L’EEPROM de la carte, cela devrait rapidement être une formalité. On peut compter sur la formidable communauté pour nous préparer un outil aux petits oignons pour s’occuper facilement de cette opération1.

Cette sortie de nouvelles cartes RPi 8Go est donc une nouvelle intéressante mais elle ne touche en réalité  qu’une petite frange d’utilisateurs qui sauront en tirer pleinement parti. Bien sûr, pour certains usages et en particulier l’émulation par exemple, la carte pourrait – j’utilise le conditionnel très consciemment – être utile. Si les développeurs s’emparent de cette manne de mémoire vive pour s’en servir afin de fluidifier leurs interfaces par exemple. Mais les personnes réellement visées sont des utilisateurs expérimentés avec des usages très spécifiques. Par contre, le démarrage sur port USB 3.0 est une vraie évolution qui pourrait changer les utilisations de ces cartes à plus long terme.

Le Raspberry Pi 4 lancé en version 8 Go de RAM © MiniMachines.net. 2020.

Argon One, un boitier pour projets Raspberry Pi 4 sédentaires

Ce boitier Argon One au châssis en aluminium propose plusieurs éléments qui en font une excellente solution pour embarquer vos cartes de développement. Non seulement il sécurisera votre montage mais son format, son design et ses fonctionnalités éviteront de transformer celui-ci en une “pieuvre” de câbles.

Argon One

Le Argon One est totalement réalisé en aluminium. Ajouré pour laisser circuler l’air dont a besoin son système de ventilation, il permettra par la simple dissipation thermique du métal de gérer une bonne partie de la chaleur dégagée par la carte embarquée. A l’intérieur, on retrouvera en effet un petit ventilateur qui servira à maintenir une température adéquate.

Argon One

Le métal en lui même est extrudé pour venir coiffer le SoC des cartes ainsi que leur module de mémoire. Grâce à ce système, conjugué avec la ventilation active, les cartes pourront être employées au maximum de leurs performances. A droite, on remarque le support qui va venir coiffer les broches de la carte. On note également la présence de broches notifiées IR in et out pour piloter une éventuelle solution infrarouge.

Argon One

L’idée principale de ce boitier, c’est le développement de cette carte qui vient s’enficher sur la Raspberry Pi 4 afin de déporter les deux ports MicroHDMI et la sortie audio A/V. On note au passage que le port USB Type-C servant d’alimentation à la carte n’est pas exploité. Le boitier est en effet directement alimenté par ses broches. 

Argon One

Ce format de boitier fermé n’empêchera pas d’utiliser les broches de votre carte de développement. un petit panneau magnétique permet de venir chercher celles-ci sans avoir besoin d’ouvrir l’appareil. Un système de passe câble permettra de tirer les broches vers vos différents montages en gardant la Pi4 à l’abri de la poussière.

Argon One

L’Argon One a le bon goût de proposer une reprise des broches sérigraphiées sur son châssis pour plus de lisibilité. La carte qui les propose en reprise ici est en plus colorée pour faciliter l’identification de chaque élément.

 

Argon One

Mais ce n’est pas le seul intérêt de ces boîtiers, les Argon One disposent en effet d’une connectique interne qui permet de récupérer les différents connecteurs vers l’arrière du châssis au lieu de les avoir dispersés sur tous les côtés. Ainsi, on pourra intégrer la carte sur un meuble télé, devant une imprimante 3D ou sur un bureau sans avoir une jungle de câbles partant en tous sens. 

Argon One

Un bouton de démarrage physique, situé sur la partie arrière également permettra de démarrer votre montage comme un PC traditionnel. Mais également de l’éteindre proprement en cas d’usage de votre carte sans écran. Pour une solution Octoprint destinée à piloter une imprimante 3D par exemple, cet Argon One devient un précieux allié. Il peut être allumé et éteint sans avoir recours à un clavier pour une exploitation depuis un autre appareil.

Argon One

Le lecteur de cartes MisroSDXC est, quant à lui, disponible à l’avant pour pouvoir changer de système facilement. Le dessous du Argon One propose des patins anti-dérapants pour éviter qu’il ne glisse par le poids des différents câbles attachés. L’ensemble du boitier est plus imposant que les solutions habituelles créées pour ce type de cartes de développement. Avec 10,8 cm de large pour 9,8 cm de profondeur et 3,5 cm d’épaisseur à son point le plus haut, ce boitier joue une autre carte que l’habituelle volonté de compacité de ces solutions.

Argon One

Le boitier Argon One est disponible chez Kubii au tarif de 26.95€. Il se trouve également sur Amazon à 32.99€. Il est vendu en kit à monter et à assembler autour de vote carte Raspberry Pi 4.

Source : CNX Software

Argon One, un boitier pour projets Raspberry Pi 4 sédentaires © MiniMachines.net. 2020.

Cassette Pi : une idée de K7 originale pour vos appareils vintage

Imaginez une cassette classique qui permettrait de voir défiler les informations de votre choix. C’est l’idée simple de Cassette Pi, apporter un brin de connexion à de vieux appareils. Profiter de cet espace non utilisé pour une nouvelle fonction.


Etant amoureux des appareils Hifi vintage, j’ai pas mal de solutions comme des Boombox qui proposent un lecteur de cassette. Malheureusement je hais, littéralement, le système de cassettes magnétique. C’est peu précis, lent, instable dans le temps et désagréable à manipuler. J’ai sauté le pas du MiniDisc dès que le format est apparu, jetant aux oubliettes mes cassettes dès que possible. Je n’ai jamais regretté ce format depuis.

Pourtant, nombre de mes appareils ont encore un lecteur à ce format, un truc inutile dont je me sers le plus souvent pour connecter une petite carte Bluetooth afin de profiter de l’entrée “cassette” comme une solution pour écouter de la musique sans fil.

Cassette Pi

L’idée de ce Cassette Pi me fait imaginer d’autres emplois de ces emplacements. Le projet n’est rien d’autre qu’un affichage défilant piloté par  une carte Raspberry Pi Zéro, alimenté par une batterie et exploitant un petit affichage de 11 LEDs sur 7. Le texte à afficher est récupéré depuis le service voulu en IFTTT via un script en Python. L’objet se recharge via une simple prise MicroUSB de telle sorte que l’on peut l’utiliser au sein d’un appareil mais également comme “badge” high Tech.

https://www.instructables.com/id/Cassette-Pi-IoT-Scroller/

Les notifications délivrées par le Cassette Pi peuvent être variées. Dans mon cas, j’imagine assez facilement l’intérêt de pouvoir repiquer les données des morceaux joués en Bluetooth directement sur le petit afficheur. A la façon des vieux radio-cassettes dans nos voitures. Mais on peut imaginer également des alertes, des messages, des twits et autres indications techniques s’affichant alors là où on les attend pas vraiment. On peut même penser à une solution sans batterie mais alimentée directement par l’appareil qui héberge la Cassette Pi.

https://www.instructables.com/id/Cassette-Pi-IoT-Scroller/

L’ensemble des instructions de montage et d’assemblage sont réunies sur une page Instructables très bien documentée. L’auteur de ce projet, Martin Mander, a fait un très bon travail pédagogique avec force détail sur tous les aspects de sa création. Tout est réuni sur son blog.

 

Cassette Pi : une idée de K7 originale pour vos appareils vintage © MiniMachines.net. 2020.

CutiePi, un nouveau format de tablette OpenSource sous Raspberry Pi

La CutiePi est une tablette Linux construite autour d’un écran de 8 pouces de diagonale qui propose un design original avec un système de poignée permettant plusieurs usages. Surtout c’est un projet Open Source en terme de logiciel mais aussi de design. L’ensemble des logiciels, des composants et de l’ensemble des éléments nécessaires à sa construction sont disponibles en ligne.

CutiePi

L’équipe derrière CutiePi annonce un financement participatif pour conclure le développement du projet. Les travaux ont bien avancé et en plus d’un prototype finalisé, la CutiePi a eu droit à de nombreuses améliorations ces derniers temps. L’équipe a fait évoluer la partie logicielle et amélioré le design global de l’ensemble.

CutiePi

Au coeur du dispositif, un Raspberry Pi Compute Model 3 Lite qui vient se glisser sur une carte disposant d’un slot adapté et qui va se connecter à l’ensemble des éléments. Cette carte est une création de l’équipe et elle est documentée de A à Z par celle-ci. La carte Raspberry Pi proposera alors ses compétences à l’ensemble. On retrouvera donc les performances du Broadcom BCM2837 quadruple coeurs ARM Cortex-A53 à 1.2 GHz et son gigaoctet de mémoire vive. L’ensemble proposera du Wifi et du Bluetooth ainsi qu’une connectique assez large avec un port micro HDMI, un USB Type-C et des ports USB 2.0 Type-A ports. On récupérera également des broches GPIO et même un gyroscope pour piloter le sens de l’affichage. Un lecteur de cartes microSDXC permettra de gérer le stockage de l’ensemble. 

CutiePi  CutiePi  CutiePi

Le design est original avec cette poignée qui permettra de déplacer la tablette mais également de se transformer en béquille pour la poser debout. L’écran tactile en 1280 x 800 pixels permettant ensuite un usage classique avec un clavier. La CutiePi offrira une batterie 4800 mAh pour une utilisation nomade.

CutiePi

C’est dans cette optique que l’équipe a développé une interface au dessus du système Linux Raspbian. L’ensemble a été pensé pour un usage en mobilité, comme une tablette classique. On retrouve donc des claviers tactiles qui viennent s’imprimer par dessus l’écran.

CutiePi

Le navigateur a également été adapté à un usage tactile tout comme d’autres éléments essentiels du dispositif. Le Terminal est ainsi accessible sans clavier physique, ce qui permettra de piloter l’appareil uniquement avec son clavier logiciel. D’autres détails sont également annoncés comme un bouton pour bloquer la rotation de l’affichage et une prise en charge des fonctions de mise en veille nécessaires à l’exploitation d’une tablette.

CutiePi

La CutiePi permettra également de piloter tout type d’application classique pour un usage complet.. pour peu que vous lui connectiez une interface matérielle comme un clavier et une souris.La Campagne de financement participatif permettra d’obtenir la carte acceptant la solution Raspberry Pi. Pour le reste, il faudra faire jouer vote imprimante 3D et assembler les autres composants.
Pour plus d’infos : medium.com/cutiepi

CutiePi, un nouveau format de tablette OpenSource sous Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2020.

DIY : Henri construit un minuscule PC portable en vidéo

Si vous avez connu l’époque glorieuse des Asus EeePC de première génération et de leurs nombreuses modifications réalisées dans leur coque étroite, cette vidéo de Henri Hihacks devrait vous rappeler de bons souvenirs. 


Raspberry Pi 4
Henri n’a pas démarré d’un PC existant mais, comme beaucoup d’autres auparavant, d’une solution Raspberry Pi. Il a choisi une carte de quatrième génération. Tant qu’à faire autant se lancer dans le projet avec la version la plus récente et la plus puissante de la gamme. 

De là découlent les autres choix logiques pour construire cet engin. Sur le Pi 4 seront branchés un écran et un clavier et le tout sera alimenté par une batterie externe. Rien de vraiment nouveau sous le soleil, donc, puisqu’on a déjà vu pas mal de solutions du même genre par le passé : Du MutantC au Lyra en passant par le Noodle Pi ou le superbe NODE Linux Terminal 3 visible ci-dessus.

Mais ici le travail mené pour parvenir à cette intégration optimisée au maximum est détaillé en vidéo et en Français de manière assez appétissante pour un résultat encore plus compact. 

Le Pi4 après un nettoyage laborieux.
Les composants sont “nettoyés”, débarrassés des éléments non nécessaires à la machine finale. Du coup, le clavier Bluetooth qui se connecte avec une clé est ratiboisé et sa clé directement intégrée à la carte. La batterie est démontée, sa carte électronique dépouillée des connecteurs inutiles. Puis les divers éléments sont soudés directement vers le Pi 4. On gagne évidemment beaucoup en place et on peut alimenter les divers éléments directement sur la batterie. Pour la carte Pi 4, beaucoup de connecteurs n’étant pas nécessaires au fonctionnement du PC final, ils ont été dessoudés. Les ports USB, RJ45, les broches et autres connecteurs ont ainsi disparu pour gagner encore en épaisseur.

Soudures

Puis vient l’étape laborieuse de la soudure et de l’assemblage : Relier l’ensemble des broches nécessaires au signal de l’écran, les connexions de la batterie aux différents composants. Les brochages USB du clavier. Tout un tas de soudures difficiles à effectuer qui ont du prendre pas mal de temps. Dans le même temps, la modélisation de la coque de l’ensemble est réalisée ainsi que l’impression de celle-ci en 3D.

Les pièces s’assemblent alors comme un minutieux puzzle avec l’ajout d’un haut parleur, d’un mini ampli pour le son et même d’une ventilation pour refroidir l’ensemble.

Pi4MiroPC
Le résultat est pas mal du tout et montre qu’avec de la persévérance et du travail, on obtient des résultats assez impressionnants. Je ne vous dévoilerai pas le résultat complet de l’opération car je vous invite à regarder la vidéo qui détaille l’ensemble des opérations réalisées. 

Spoiler : personne ne crie dans cette vidéo, vous pouvez y aller

Je trouve tout cela très encourageant et si le projet vous parait un peu hors de portée, il n’est pas si difficile à réaliser d’un point de vue assemblage. La partie technique est autrement plus complexe avec des micro soudures difficiles mais ce n’est pas irréalisable. 
Cela montre également l’intérêt de posséder une imprimante 3D à demeure pour pouvoir construire ce genre de solution.

Je vous encourage évidemment à laisser un commentaire d’encouragement à Henri sous sa vidéo et à vous abonner à sa chaîne.

Merci à Chrisespace pour l’info.

 

 

DIY : Henri construit un minuscule PC portable en vidéo © MiniMachines.net. 2020.

RetroPie 4.6 désormais compatible avec les Raspberry Pi 4

RetroPie 4.6 brise la barrière du Raspberry Pi 4, un événement attendu par toute une communauté de fans qui voulaient profiter des compétences des versions de dernière génération pour émuler leurs jeux.

Bartop Cabinet

De nombreux utilisateurs avaient commandé des Raspberry Pi 4 dès leur annonce pour pouvoir les glisser dans leurs bornes d’arcades maison ou sous leur téléviseur en espérant pouvoir faire la transition depuis un modèle de seconde ou troisième génération dès que possible. Le temps a été assez long mais RetroPie 4.6 est enfin là. 

Raspberry Pi 4L’équipe de  développement du système a mis les bouchées doubles pour adapter l’ensemble des éléments nécessaires à la nouvelle puce embarquée par la fondation mais aussi en tirer parti du mieux possible. RetroPie 4.6 passe ainsi à Raspbian Buster, la dernière version de la distribution Linux de la carte.

Oui, je sais, ce n'est pas un Raspberry Pi 4, c'est histoire d'illustrer !

Il s’agit toujours d’une beta prévient l’équipe mais l’ensemble fonctionne très confortablement. Pour le moment je n’ai rencontré aucun bug avec le système. L’image à télécharger de RetroPie 4.6 se trouve sur leur page web et si le processus d’installation ne vous est pas familier, les instructions nécessaires à la réalisation de cette très simple opération sont détaillées ici.

D’autres améliorations ont été faites sur cette nouvelle version, vous en trouverez le détail sur cette page.

Si toutefois vous aviez un souci, un forum d’entraide existe et propose de nombreux guides et beaucoup de support. De nombreuses vidéos vous détailleront également pas à pas les opérations à mener pour installer le système. Dernier détail, comme Eric qui m’a envoyé l’info me le suggère, n’hésitez pas à tester votre montage en dehors de votre installation avant de la visser dedans. Histoire de vérifier que tous vos jeux préférés fonctionnent sans soucis avant de faire la transplantation de cerveau…

Si vous n’avez pas acheté de Raspberry Pi 4 à sa sortie, vous pourrez peut être bénéficier du nouveau tarif du Raspberry Pi 4 en version 2 Go. Vous serez peut être intéressé de savoir comment différencier les nouvelles versions du Raspberry Pi 4 des précédentes.

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What Can Video Editors Do with a Raspberry Pi?

The Raspberry Pi is a solid, low-cost computer with several uses for professional video editors — from storage servers to portable editing workstations.

Un resPirateur piloté par Raspberry Pi va être testé en Colombie

En mars dernier, un ingénieur en robotique du nom de Marco Mascorro,  basé en Californie, a publié en ligne les plans d’un respirateur basé sur un Raspberry Pi. L’homme, sans expérience particulière en ingénierie médicale, avait décidé de construire un prototype théorique. Une solution pour faire face au besoin immédiat de respirateurs liés à la pandémie de Covid-19.

ResPIrateur

L’idée étant d’utiliser des composants faciles à réunir et de les piloter avec une solution logicielle contrôlée par un Raspberry Pi. Une solution pas forcément idéale dans l’absolu mais évidemment bien supérieure à une absence pure et simple de respirateur face à la détresse des patients. En France, les hopitaux recommandent aux personnels infirmers de porter des sacs poubelle percés comme surblouse et de coudre des masques en tissu. Parce que le pays dispose de respirateurs en nombre à priori suffisant même si des commandes ont dû être faites.

Dans d’autres pays ce n’est clairement pas le cas et le personnel médical sachant très bien qu’il allait rapidement être submergé, s’est donc tourné vers ce type de solutions alternatives. M.Mascorro a donc rapidement vu sa boite aux lettres se remplir d’emails d’informations, de conseils et de remarques. Fort de ce partage d’expérience, il a pu améliorer ses prototypes. Si bien qu’aujourd’hui une équipe Colombienne s’apprête à tester ce respirateur sur le terrain avec de vrais patients.

Face à une pénurie de respirateurs et l’impossibilité d’en obtenir de nouveaux, ce design qui utilise des matériaux de magasin de bricolage est une aubaine. Des valves de plomberie, des respirateurs manuels et une carte de développement ne coûtant qu’une poignée de dollars, cela reste bien mieux qu’un investissement lourd de respirateurs médicaux quand on n’a pas le budget pour les commander.

Ces respirateurs vont donc être employés dans deux institutions à Bogota afin d’évaluer leur fonctionnement dans la gestion de l’oxygène délivré aux patients. Et le rôle du système piloté par Raspberry Pi est ici fondamental. C’est lui qui détermine la pression de l’air, décide de l’ouverture et de la fermeture des valves. Il peut même déterminer si le patient a un besoin complet ou partiel d’un respirateur.

L’équipement va être mis en phase de test en tournant 24H/24 pendant 5 jours pour alimenter des poumons artificiels dans une première phase de test. Si tout se passe comme espéré, il sera possible d’enchaîner des tests sur des animaux. Enfin, si tout marche correctement de premiers tests sur des humains auront lieu au début du mois de Mai. Un plan beaucoup plus rapide que d’habitude puisque des matériels de ce type demandent en général une année et demie avant d’être autorisés sur le marché.

Si, à l’issue de tests sur des patients atteints du COVID-19, ces derniers sont concluants, une production plus importante de ce type d’appareils et surtout une mise à disposition des plans et du code sera alors disponible pour tout le monde.

Si certains médecins restent dubitatifs face à ce genre d’expérimentations, et on peut les comprendre, les phases de tests des appareils médicaux ne sont pas là pour rien, ce type de développement à néanmoins beaucoup de sens dans une situation d’urgence. Dans beaucoup de pays, l’accès à des respirateurs classiques et dûment homologués ne sera pas possible. Dès lors toute solution de remplacement pourra avoir sa place.

Le code de développement de ce ResPIrateur est évidemment Open Source et tout le monde peut venir l’améliorer ou proposer des variantes. Ce genre de proposition sort totalement du cadre d’une médecine commerciale mais s’intéresse plutôt au bien commun. En temps de crise, cela parait à nouveau être une évidence.

Source : BBC.
Merci à Christophe pour l’info.

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SonnettePi : Un portier connecté sous Raspberry Pi

SonnettePi c’est un peu ce que proposent les sonnettes “portier” les plus élaborées. Un système de vidéo qui permet de dialoguer visuellement avec la personne à votre porte avant de lui donner des instructions si vous n’êtes pas présent ou de lui ouvrir la porte – grâce à un autre montage – à distance grâce à une serrure pilotée.

Ce projet peut également être imaginé comme solution de communication low-cost entre des personnes dans un même bâtiment ou pour appeler des gens à distance sans s’embarquer dans un processus trop complexe. On peut imaginer ce dispositif dans des maisons de retraite pour mettre en relation des pensionnaires avec du personnel soignant mais également un dispositif similaire pour appeler facilement un proche. L’avantage étant l’interface mono bouton très facile à manipuler.

Sonnette Pi

Hacker Shack a posté la méthode de fabrication du projet avec l’emploi d’une carte Raspberry Pi 3 B+ mais le dispositif peut fonctionner avec d’autres modèles même si le code proposé a toujours quelques problèmes avec les version 4 de ces cartes. Pour le reste, c’est assez classique, une webcam compatible Pi, un écran LCD compatible, un bouton poussoir temporaire avec un anneau illuminé par une LED pour signaler la prise d’appel, un mini ampli, des vis et des câbles, une imprimante 3D pour le châssis1 et un petit couple haut parleur et micro pour le dialogue audio.

Sonnette Pi

Le boitier imprimé en 3D semble un peu léger…

Le dialogue de la SonnettePi se fait via Jitsi Meet ce qui peut autoriser une conversation à plusieurs personnes. Un détail qui peut s’avérer utile pour certains usages. Le fait qu’une pression sur votre sonnette connectée vous signale une demande directement via une notification de smartphone est également un gros avantage.

Tout le détail de ce montage est disponible sur la page que lui a dédié Hacker Shack et qui documente étape par étape les instructions d’assemblage, d’impression, de code ainsi que la liste des composants nécessaires.

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Raspidometer : un compteur de vitesse sous Raspberry Pi simple et accessible

Le problème rencontré est simple, sur une vieille voiture de 1994 encore en état de marche, le compteur de vitesse est tombé en panne. Après une première expérience à partir d’un compteur externe autonome basé sur un GPS mais très lent au démarrage, l’idée a été de concevoir un nouveau compteur avec un Raspberry Pi. Compliqué ? Difficile ? Demandant beaucoup de matériel ? Cher ? Rien de tout cela. Ce projet a coûté moins de 100$ à Graham Leslie et n’a nécessité qu’une après midi pour être mis en place.

Le véhicule coupable

Les pièces nécessaires sont peu nombreuses pour créer ce Raspidometer : Une carte Raspberry Pi 4, une carte MicroSD, un boitier, un écran LCD 3.5″ compatible, un GPS USB compatible et un éventuel adaptateur allume cigare vers USB pour charger le tout. L’assemblage est assez facile, le haut du boitier n’étant pas nécessaire, il suffit de ne pas le fixer et de coiffer la carte avec l’écran LCD. Un pont HDMI est fait entre le Pi et l’affichage. C’est tout, il n’y a rien d’autre à bricoler mis à part la fixation de l’ensemble sur le tableau de bord. Un système de scratch autocollant sur la voiture et sur le dos du boitier étant suffisant pour accrocher l’ensemble tout en permettant de retirer le GPS si nécessaire, ce n’est pas la partie la plus délicate de l’opération.

VK-162Le GPS VK-162 compatible

D’un point de vue logiciel, rien de complexe non plus pour ce Raspidometer. Raspbian a été installé grâce à Noobs sur une carte MicroSD. Une fois la carte Pi démarrée et configurée de manière on ne peut plus classique, le système de guidage Navit basé sur Open Street Maps a été ajouté. Un système ouvert et que l’on peut modifier facilement en suivant les éléments de configuration documentés. La cartographie ne sera pas forcément parfaite mais la gestion de la vitesse restera toujours active. En branchant le GPS USB recommandé… le compteur était prêt.

Navit
Pour parfaire l’utilisation de l’ensemble, la session de Raspbian a été configurée pour démarrer automatiquement à l’allumage, sans demande d’authentification. Le système Navit se lance également automatiquement au démarrage pour ne pas avoir à sortir une souris dans sa voiture. Là encore, ces opérations sont très simples et le web fourmille de guides pour les réaliser en quelques minutes.

Raspidometer

L’alimentation est assurée par un adaptateur USB sur allume-cigares. Il sera peut être utile d’ajouter un câble USB avec un interrupteur pour éteindre votre Raspidometer si votre prise allume-cigares est alimentée en permanence. Vous pourrez également tout simplement débrancher votre câble USB… Il va de soit que ce système est perfectible. Avec une imprimante 3D, on pourra lui concevoir un châssis plus adapté, un système d’accroche et ajouter un interrupteur directement sur le boitier. Mais dans l’absolu, le montage de base est suffisant. La fixation de l’antenne GPS restera à votre discrétion, elle peut être placée idéalement sur le pare brise derrière votre rétroviseur, par exemple ou sur l’avant de l’engin. L’acquisition d’un signal mets 15 à 30 secondes à se faire pour commencer à indiquer correctement la vitesse du véhicule.

Petit point technique : Les compteurs de vitesse GPS sont nettement moins fiables en agglomération et, évidemment, indisponibles dans les tunnels ou autres parkings. La présence d’un odomètre qui va calculer le nombre de tours de roues est donc indispensable sur un véhicule en France. Je ne sais pas si c’est le cas aux US mais ce Raspidometer ne peut pas être votre seule source de mesure de vitesse à bord d’un véhicule.

Cela dit il  pourrait être intéressant de porter ce concept à d’autres usages : à de la plaisance par exemple, en construisant un Raspidometer étanche pour un petit voilier. En adaptant le concept à un Raspberry Pi Zero W pour intégrer ce système sur des véhicules légers comme des trottinettes ou des vélos… bien que les smartphones fassent très bien office de GPS sur ces véhicules avec leur GPS et leur batterie intégrée. C’est en tout cas un projet simple, peu coûteux et intéressant à développer.

Source : Gleslie

Raspidometer : un compteur de vitesse sous Raspberry Pi simple et accessible © MiniMachines.net. 2020.

Scrubber : mieux se laver les mains avec Raspberry Pi

Alors pourquoi ? D’abord pour rappeler le temps nécessaire à un bon lavage de main. Laisser ses mimines traîner trois secondes sous l’eau n’est pas suffisant face au COVID-19. Même en temps normal, il faut un bon et laborieux savonnage pour que l’opération produise un effet autre que Placebo.

Se laver les mains ? Je sais faire !
L’homéopathie manuelle, l’opération qui consiste à passer ses mains sous l’eau 3 secondes en considérant qu’elles sont propres, n’est bon que pour votre pilosité palmaire. Pas pour combattre un virus. Il faut frotter. Et frotter longtemps. Bien trop longtemps pour une époque où tout doit aller très vite.

Du coup le Scrubber entre en action en vous balançant aux oreilles 20 secondes (ou plus) de signal sonore. Un temps que vous devrez respecter en vous nettoyant les mains avec le savon récupéré avant de pouvoir les passer sous l’eau claire. Ce signal sonore peut, grâce aux possibilités offertes par le Raspberry Pi W qu’il embarque, être très varié. Vous pouvez écouter vos morceaux préférés, écouter un morceau de podcast, choisir une radio internet au hasard ou piocher dans n’importe quelle source sonore.

Au vu du nombre de lavages quotidiens que l’on est censé suivre, le format Scrubber d’un savonnage en musique est une assez bonne idée pour rompre la monotonie de l’opération et la rendre plus agréable et efficace avec les plus petits.

Scrubber

L’autre point positif de l’opération est le temps que prend le montage d’un Scrubber. La documentation fournie indique un temps de montage d’environ quatre heures et un investissement tournant autour de 30$. Evidemment, si vous n’avez pas les pièces nécessaires, cela sera difficile de monter ce projet en confinement. Il faut un Raspberry Pi W, une batterie et un Adafruit Speaker Bonnet. Le code et un guide complet d’assemblage sont disponibles sur Github. Evidemment, il est également nécessaire au préalable de sacrifier un distributeur de savon liquide… Si vous avez le matériel et que vous tournez en rond pendant ce confinement, l’opération est une bonne idée à réaliser avec des plus jeunes.

Si vous n’avez pas le matériel, il est possible, et même relativement aisé, de proposer le même genre de solution avec d’autres ressources. Vous pouvez facilement imaginer monter un appareil proposant un décompte de temps avec une bête carte Arduino Micro à quelques euros et une LED qui restera allumée 20 ou 30 secondes avant de s’éteindre après une pression sur votre pompe à savon. Là, l’opération ne vous coûtera qu’une dizaine d’euros tout au plus avec une batterie 18650 de récupération.

Correct technique to wash your hands for proper disinfection. #CoronavirusOutbreakindia #CoronaVirusUpdate #COVID #CoronaVirusUpdate pic.twitter.com/1WeDwlCaF6

— Harjinder Singh Kukreja (@SinghLions) March 19, 2020

Vous l’aurez compris, le Scrubber est autant didactique d’un point de vue électronique que d’un point de vue hygiène. C’est son grand intérêt puisqu’il est aussi simple de compter dans sa tête quelques secondes pendant que l’on frotte ou d’adopter une technique de lavage efficace qui prendra de toutes façons tout le temps nécessaire.

Source : Deeplocal via Engadget

Scrubber : mieux se laver les mains avec Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2020.

Un Raspberry Pi 4 embarqué pour lire les plaques d’immatriculation

Si le but avoué de cette expérimentation de détection de plaques d’immatriculation n’est pas des plus clairs – car on se demande bien à quoi peut servir pour un particulier de les relever sur les voitures autour de lui – il est très impressionnant dans sa réalisation. Il va même jusqu’à poser des questions sur l’accessibilité de ces technologies aux particuliers dans le futur.

immatriculation

Le projet de Robert Lucian Chiriac tel qu’il est présenté le 22 Février dernier, consiste à installer une solution Raspberry Pi 4 dans sa voiture, montée sur le pare brise intérieur de l’habitacle, afin qu’il puisse filmer les véhicules situés devant lui. Sur chaque véhicule, le Raspberry Pi détecte les plaques, ce qui est déjà un challenge en soit. Car détecter un format “plaque d’immatriculation” dans une scène de rue avec des véhicules différents et du mouvement, cela n’est déjà pas très facile. 

Mais la carte va en plus séparer l’environnement de la plaque et lire le texte de la plaque pour l’identifier. Le tout permettra en plus de noter précisément le lieu de l’identification grâce à un système 4G et GPS. 

immatriculationimmatriculation

Pour parvenir  à ce tour de force, une carte Raspberry Pi 4 est connectée à une Pi Cam classique. Le tout est enfermé dans un châssis imprimé en 3D, lui même monté sur une rotule fixée au pare-brise. L’ensemble est monté de façon à ne pas gêner la vision du conducteur.

immatriculation

Une fois en place, il a fallu entraîner l’ensemble des programmes mis en oeuvre dans la détection, l’identification et la lecture des plaques. L’ensemble utilise un processus de 3 programmes principaux. La lecture des plaques est faite par YOLOv3 depuis des images envoyée à 30 images par seconde en 800 x 450 maximum. Cet algorithme de détection des objets crée ensuite les boites rouges autour des plaques détectées depuis les images capturées par la caméra. Chaque image est ensuite envoyée vers l’algorithme de détection de texte CRAFT. Une fois que chaque lettre est identifiée, l’ensemble est transmis à CRNN pour deviner le texte complet.

fonctionnement

Les plaques identifiées sont ensuite affichées sur une page Web et sauvegardées en fichier texte. Les coordonnées GPS sont également sauvegardées ainsi que l’heure de détection. Pour parvenir à ce résultat, Robert Lucian Chiriac utilise les capacités de calcul d’Amazon AWS. Le relais 4G sert à transferer des données optimisées vers le service.

Le résultat est tout bonnement impressionnant. La fluidité des calculs et la qualité de la prédiction sont très bons et le principe est tout à fait valide. Le processus est détaillé  étape par étape sur une page Medium

vidéo verbalisation

 

Pour quoi faire ? Finalement, ce n’est pas la question

Ce qui m’épate le plus dans cette histoire c’est de voir comment un particulier, certes très doué et compétent, arrive à ce résultat. La première fois que j’ai entendu parler de ce genre de technologie, il s’agissait de solutions embarquées sur des véhicules destinés à lire des plaques afin de dresser des procès  verbaux. Ces technologies coûtaient alors une véritable fortune et leur intégration tout autant. Le résultat se devait, pour des raisons légales évidentes, être le plus juste possible. 
Mais à quelques années de distance, un particulier arrive à bricoler un produit quasi équivalent “tout seul dans son garage” pour quelques dizaines d’euros… Cela me parait fou mais c’est la suite logique à laquelle la technologie nous a habitué depuis toujours. 

NEC promeut sa solution de reconnaissance faciale 

Je ne vois pas spécialement l’usage de cette solution, connaitre les plaques autour de mon véhicule ne me parait pas franchement utile. La question que je me pose est plus simple. Aujourd’hui, les systèmes les plus sophistiqués du marché permettent de faire de la reconnaissance faciale dans des banques de données énormes. Demain, les particuliers pourront peut être parvenir à des résultats similaires avec du matériel abordable. L’accès aux bases de données sera plus complexe mais avec les fuites quotidiennes de données, des millions de profils doivent déjà circuler en ligne.

Si demain une solution maison de ce type est possible et accessible, tout un chacun pourra braquer une caméra sur la rue et reconnaître les visages des passants. Transformer celle de sa boutique ou de sa société pour surveiller les clients comme le personnel. Plusieurs états cherchent en ce moment à généraliser l’usage de la reconnaissance faciale pour des raisons de sécurité. D’autres veulent au contraire les bannir des villes.

Les questions qui se posent vis à vis de ces technologies de surveillances sont nombreuses mais un des principaux problèmes à venir est celui soulevé depuis longtemps par la science fiction. Que faire et comment se protéger dans un monde où un particulier peut embarquer sur lui une solution mobile permettant de savoir qui est qui ? Quel est sa fortune ? Où il habite ? Quelles sont ses opinions ? Ses goûts ? Son mode de vie ? Ou même son métier…

Cette solution de surveillance technologique a un revers lourd, celui de pouvoir se transformer en surveillance généralisée. Entre de mauvaises mains, ce type de technologie pourrait conduire à des débordements facilement imaginables. Aujourd’hui, ce sont les policiers qui filment les manifestants pour identifier des visages. Demain, ce seront les manifestants qui identifieront précisément les policiers. Recouper des bases de données de clients de marques de luxe et mettre en place un scanner permettant d’en identifier au sein d’une foule parait être un fantasme en 2020. Qu’en sera t-il dans 5 ans ? Dans 10 ans ?

 

Un Raspberry Pi 4 embarqué pour lire les plaques d’immatriculation © MiniMachines.net. 2020.

L’USB-C du Raspberry Pi 4 corrigé… il paraît

A l’origine, je devais vous montrer que la version 1.2 du Raspberry Pi 4 corrigerait enfin le bug de conception de la carte. Je n’en avais pas parlé ici, mais la carte sortie en juin ne fonctionne pas avec les chargeurs USB-C Apple.

C’est une erreur de conception, les ingénieurs n’ont pas bien lu les spécifications, mais donc les Raspberry Pi ne démarrent tout simplement pas avec un chargeur USB-C Apple (que ce soit le 18 W, un modèle de MacBook Pro, etc.). Depuis quelques semaines, on voit des informations sur une nouvelle version de la carte (1.2) qui corrige le problème. Et donc j’ai commandé une carte pour le boulot. Et j’ai reçu une vieille carte. Puis une seconde, une troisième et une quatrième. Ensuite, j’ai arrêté les frais. Officiellement, la 1.2 est en production depuis fin 2019, mais visiblement les vendeurs ont un stock important de la version d’origine.

Et comme le magazine Canard PC Hardware arrive bientôt, je n’ai pas eu le temps d’écrire un autre article pour aujourd’hui. Mais du coup, je vous préviens : vous ne pourrez peut-être pas alimenter un Raspberry Pi 4 avec un chargeur Apple en USB-C. Et quand j’aurais une carte corrigée, on en reparlera.

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Par : franzel
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