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Le modem Bluetooth des Vaio : Internet sans fil et sans Wi-Fi

Par Pierre Dandumont

Récemment, j’ai trouvé un appareil un peu particulier : un modem 56K Bluetooth Sony, le PGCA-BM1. Assez imposant, il permettait aux possesseurs de Vaio (et d’autres PC) de se connecter à Internet sans fil. C’était en quelque sorte un concurrent des premières bornes AirPort, qui intégraient du Wi-Fi et un modem 56K.

L’appareil est plutôt gros, et il cache ses connecteurs sous le pied. On trouve quelques switchs, une prise RJ11 et l’alimentation. A l’arrière, une prise DE-9, qui n’est a priori pas utilisée en Europe. Je suppose qu’elle permet la connexion à un modem série dans certains pays.

Le modem


Quelques LED


Un port série


Les réglages sous le pied

Il s’agit d’un des premiers appareils Bluetooth, et il a quelques particularités. Premièrement, un vrai mot de passe (modifiable avec un logiciel sous Windows), et pas un simple 0000. Il s’agit du numéro de série de l’appareil. Un choix intéressant pour la sécurité, mais pas forcément très pratique sous macOS, qui tend à imposer les mot de passe automatisés. Mais l’option pour entrer son propre mot de passe reste possible sous Mojave. Les switchs sous l’appareil permettent de passer dans un mode qui permet de modifier les paramètres ou de rendre invisible l’appareil (en gros, l’option détectable sous macOS).

Snow Leopard voit une passerelle


Leopard un téléphone


Il est vu comme un modem (logique)

j’ai commencé par tester sous Mojave, puis El Capitan, Snow Leopard et enfin Leopard. Les trois premiers permettent de jumeler le modem, mais c’est tout. Il ne semble pas reconnu comme un modem, ou un périphérique équivalent. Sous Leopard ça passe : il est vu comme un téléphone, on peut ajouter un port série virtuel et effectuer une connexion. Comme j’avais la flemme de sortir un Raspberry Pi avec un modem, j’ai juste testé directement sur ma ligne VoIP : il numérote, tente de se connecter sur un serveur RTC… et n’y arrive pas. Mais c’est normal : une connexion 56K s’effectue rarement correctement à travers une ligne VoIP.

La LED brille bien

Reste que le produit est intéressant, il montre qu’il existait autre chose avant le Wi-Fi, et que le mot de passe 0000 n’est pas une fatalité. Par contre, comme pas mal de technologies tombées en désuétude, c’est toujours un peu compliqué avec les systèmes modernes : en 2019, le RTC vit ses derniers instants.

Le (second) modem ADB de chez Global Village

Par Pierre Dandumont

Récemment, je parlais du modem Teleport A300 de chez Global Village. Mais si vous cherchez un « modem ADB », vous tomberez beaucoup plus souvent sur le Teleport Bronze de la même société. Mais il ne s’agit pas (vraiment) d’un modem ADB.

Le Bronze, contrairement au A300, ne communique pas en ADB. Ce modem 2 400 bauds (il s’agissait d’un modèle d’entrée de gamme) se branche en série, sur la prise Mini DIN 8 d’un Mac. Mais il s’alimente en ADB, comme quelques autres périphériques de l’époque. Le bus ADB pouvait fournit 500 mA en 5 V (comme l’USB) mais chaque périphérique ne devait pas dépasser 100 mA, ce qui est visiblement le cas ici. Le modem ne nécessitait donc pas d’alimentation externe et se plaçait entre l’ordinateur et les périphériques grâce à une prise en Y. Le Read Me des pilotes, toujours distribués en 2019, montre que cette solution posait tout de même des soucis avec pas mal de périphériques de pointage alternatif.

Le Teleport Bronze


Deux prises RJ11, un bouton, un câble


ADB en Y pour l’alimentation, série en Mini DIN 8 pour les données

Sur les autres modems de la gamme (Silver, Gold, Platinum, etc.) ainsi que sur le Bronze II, l’alimentation passe par un bloc externe qui nécessite donc une prise de courant libre. Enfin, il faut noter que d’autres sociétés utilisaient cette technique, comme Supra : il existe un modem 33 600 externe qui s’alimente en ADB et communique en Mini DIN 8, comme le Teleport Bronze.

Le modem ADB de chez Global Village

Par Pierre Dandumont

Dans les années 80 et 90, le port ADB des Mac servait pour les claviers et les souris, mais aussi pour d’autres usages comme un tuner FM ou un modem.

Le bus inventé par Steve Wozniak pour l’Apple IIgs et adopté rapidement par les Mac (et les stations NeXT) offrait en effet bien plus de possibilités que l’équivalent côté PC, le PS/2. Il servait essentiellement pour les souris et les claviers, mais pouvait fondamentalement être utilisé pour d’autres usages. Et Global Village en a profité à l’époque, avec des modems. Le bus ADB avait tout de même un problème : un débit assez faible. 125 kb/s en théorie, moins de 10 kb/s en pratique. Les quelques produits qui utilisent le bus restent donc assez lents.

Le Teleport A300

Le modem dont je dispose est un Teleport A300. Ce modem se connecte uniquement en ADB, avec une prise en Y qui permet le chaînage pour brancher un clavier (et une souris). Il dispose de deux prises RJ11, une pour la connexion à la prise téléphonique, la seconde pour la connexion à un téléphone. Dans les petits trucs pratiques, Globa Village livrait un câble RJ11 long (pour la connexion à la prise) et un court, pour mettre le téléphone près de l’ordinateur. Je n’ai pas eu les pilotes avec le modem, mais Globa Village les distribue toujours sur son site web. Premier truc à savoir, les pilotes ne fonctionnent visiblement pas avec un Mac en PowerPC : Sur mon Power Mac G3, il bloque le démarrage. Le modem ADB ne fonctionne que sur de vieilles machines en 68K avec les pilotes 2.0.6a.

Deux RJ11


L’unique prise ADB en Y

Question performances, c’est évidemment franchement lent : il s’agit d’un modem 2 400 bauds. Le pilote est assez particulier : comme la connexion en ADB est pour le mpins atypique, le tableau de bord propose d’émuler une connexion à travers trois possibilités : le port série modem, le port série imprimante et la Communication Toolbox. Le dernier ne fonctionne qu’avec les programmes qui utilisent correctement les API d’Apple de l’époque, en permettant de ne pas monopoliser virtuellement les véritables ports série.

Il est reconnu


Les options

J’ai fait quelques tests rapides, mais vous vous doutez bien qu’un modem 2 400 bauds n’a pas réellement d’intérêt en 2019 et est même totalement inutilisable. Même les rares FAI proposant encore un accès RTC passent mal à cette vitesse, et je n’ai pas de véritable ligné téléphonique pour tester, juste de la VoIP. En tout cas, j’ai pu vérifier que le modem fonctionne en appelant directement ma ligne mobile.

Il est reconnu


Initlialisation


Et numérotation

le Teleport A300 doit plus être vu comme une curiosité de l’époque que comme un produit vraiment innovant, mais il montre tout de même que l’ADB était plus versatile que ce que nous pouvions croire.

Un bug datant de l’iMac G3 et des modems corrigé récemment

Par Pierre Dandumont

Récemment, je suis tombé sur un article amusant chez Wired : un résumé d’une conférence qui montre qu’Apple a corrigé récemment un bug lié à des choses assez vieilles. En fait, le bug permettait de prendre le contrôle d’un Mac à partir de technologies qui datent des années 90, du temps de l’iMac G3, des modems et de Mac OS 9.

De ce que j’ai compris, il se base sur une ancienne fonction de Mac OS (Remote Access) qui permet de prendre le contrôle d’un Mac à distance, en utilisant le modem. Oui, on parle d’un temps où les gens se connectaient à Internet avec un modem 56K et pas en ADLS, en fibre ou en 4G. En fait, macOS – dans ses versions récentes – dispose toujours des outils qui permettent d’utiliser un script modem (CCL, Connection Control Language) avec du matériel récent. Et en bidouillant et en utilisant des bugs, il est possible d’ouvrir une liaison non-sécurisée vers un Mac en utilisant cette méthode, tout en empêchant le système de s’en rendre compte et de couper la connexion (je résume un peu, surtout que je n’ai pas trouvé de vidéo de la conférence). Point étonnant, d’ailleurs, la méthode peut donc être persistante dans le temps, mais sans que le fichier de log contienne des informations sur les crashs provoqués (et nécessaires).

Lors d’une conférence, le hacker a montré que le problème date des anciennes versions de Mac OS, mais qu’il est compliqué à mettre en oeuvre depuis Sierra. Depuis, il a été corrigé (en avril 2019).

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