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Panfrost : le pilote open source ARM Mali évolue

Alyssa Rosenzweig est la développeuse en chef de Panfrost qui coordonne une équipe de talentueux développeurs de cette équipe qui vient d’apporter le support de l’OpenGL ES 2.0 et de certaines fonctionnalités de l’OpenGL ES 2.1 à l’architecture Bifrost d’ARM qui sert aux circuits graphique Mali.

Panfrost

L’équipe de Panfrost de gauche à droite : Lyude Paul, Ryan Houdek, Tomeu Vizoso, Alyssa Rosenzweig, John Einar Reitan (Arm), Rohan Garg, Boris Brezillon, Erico Nunes (Lima), Connor Abbott, Rob Herring.

Le but étant de pouvoir obtenir une accélération graphique 3D pour tous les systèmes libres sur les puces ARM Cortex exploitant ce type de circuit sans avoir à passer par une solution propriétaire. C’est une avancée extraordinaire pour pouvoir profiter des capacités 3D de ces puces avec des systèmes libres basés sur Linux.

Neverball

Neverball, un jeu libre en 3D accéléré par Panfrost.

Une liste d’exemples donnée par Alyssa Rosenzweig montre le nombre de choses désormais possibles avec un circuit graphique Mali-G31, par exemple, sans avoir recours à aucun logiciel propriétaire. 
Il sera possible de lancer des jeux 3D évidemment, avec une accélération de leur traitement, à condition qu’ils respectent le format Open GL. Les logiciels de lecture vidéo comme Kodi peuvent tirer partie des fonctionnalités de la puce pour accélérer l’affichage des films et prendre en charge des médias très haute définition. Le nouveau pilote Panfrost permet également d’utiliser Wayland sans avoir recours à aucun élément de code propriétaire, ce qui permet de faire tourner GNOME 3 sans soucis. L’équipe assure qu’ils sont parvenus à faire tourner l’ensemble des scènes du benchmark glmark2-es2 sans problèmes.

XtremeTuxRacer

ExtremeTuxRacer sur Mali T760 via Panfrost

C’est une super nouvelle pour la gestion 3D des jeux et des émulateurs qui vont pouvoir s’appuyer sur les solutions Mali afin de proposer de meilleures performances graphiques. Une console comme la Odroid Go Advance pourrait donc faire tourner aussi bien un Linux complet avec une accélération du bureau que des jeux émulés en 3D.

Cette évolution de Panfrost va également permettre de faire basculer de vieilles solutions sous Linux plus facilement. Notamment les tonnes de tablettes et autres TV-Box sous de vieilles versions d’Android plus mises à jour. Une très bonne nouvelle qu’il va falloir surveiller. Une tablette ou une TV-Box sous Android 4 ou 5, qui n’a jamais reçu de mise à jour et qui est incapable de mettre à jour ses logiciels ou qui n’a plus accès au Play Store, pourrait revenir à la vie avec une version récente d’un Linux adapté.

Source : CNX-Software

Panfrost : le pilote open source ARM Mali évolue © MiniMachines.net. 2020.

Lenovo va proposer Linux sur ses ThinkStation

Au choix, Windows 10, Ubuntu LTS ou Red Hat Enterprise. L’achat d’une Lenovo ThinkStation, qu’il s’agisse d’une machine portable ThinkPad ou d’un engin de bureau de la gamme P, offrira le choix du système d’exploitation.

Lenovo ThinkStation P330 Tiny

Cela veut dire que, non seulement les machines pourront être achetées sans licence de Windows et leur coût additionnel, mais aussi et surtout que Lenovo va assumer un support complet et certifié pour Ubuntu comme pour Red Hat. Cela se traduira sûrement par un choix de composants adaptés pour une compatibilité Linux maximale dès la conception de l’engin. Une très bonne nouvelle qui assurera aux acquéreurs la possibilité de basculer d’une licence Windows à un système libre dans le temps en cas de fin de support par exemple.

Reste à savoir quels outils seront mis en place par la marque pour assurer ce support. La marque parle d’un support en ligne et de forums dédiés. Pas de hotline ? Probablement pas : le niveau de compétence demandera un investissement important en formation pour atteindre un support téléphonique de qualité. Lenovo indique également qu’il travaillera en amont de la création de ses machines en proposant des pilotes tout en facilitant leur implantation dans les distributions LTS. Un choix qui profitera donc aux utilisateurs en leur assurant un support à très long terme mais également aux autres distributions qui pourront profiter du même noyau.
Evidemment, cela ne permettra pas à Lenovo de contourner les restrictions existantes de constructeurs tiers sur des circuits propriétaires : Wifi, chipsets de carte mère ou circuits graphiques ne seront pas libérés pour autant.

Les ThinkStation P de Lenovo font clairement partie d’un mouvement de fond autour de Linux. De plus en plus de marques s’intéressent à développer des branches de machines complètes ou des références sous logiciel libre. 

Source : Lenovo

Lenovo va proposer Linux sur ses ThinkStation © MiniMachines.net. 2020.

MNT Reform : l’ordinateur portable ouvert et modulaire

Le MNT Reform n’embarque pas de processeur Intel ou AMD, il n’est pas fourni sous Windows et, à vrai dire, il ne peut pas être commandé d’un clic de souris. C’est une autre optique de l’informatique qui est visée ici. Celle d’un outil totalement réapproprié par son utilisateur. 

MNT Reform

Le MNT Reform est une machine 100% Open Hardware, elle est conçue pour des gens qui veulent comprendre comment marche un outil informatique, comment c’est construit et quels rouages logiciels sont en jeu pour fonctionner. La machine pourra donc être démontée, modifiée et l’ensemble des éléments qui la constitue sont totalement documentés. Les schémas de conception et les pilotes sont accessibles, ce qui permettra de se servir de l’engin comme d’une base évolutive vers d’autres composants. Si à l’avenir vous voulez changer la batterie, faire évoluer son stockage ou augmenter ses performances, cela sera donc parfaitement possible.

MNT Reform

Sa batterie, par exemple, est constituée de 8 modules standardisés 18650 que l’on pourra modifier. Une solution qui apportera 5 heures d’usage à l’engin. Certains éléments n’étant pas possibles en Open Source, ils ont été contournés, c’est le cas du HDMI et du contrôleur de mémoire vive DDR4 par exemple.

MNT Reform

Autre point fort, le duo mémoire et processeur sont montés sur un port SoDIMM 200 broches totalement documenté. Puisque le coeur de la machine n’est pas soudé  à sa carte mère, il sera possible de le faire évoluer avec un nouveau module d’extension de son choix. Soit une solution maison pour les plus compétents, soit par une solution commercialisée dans le futur. D’autres éléments peuvent être choisis ou modifiés dans le futur comme la possibilité d’employer un classique pavé tactile ou un trackpad pour piloter le pointeur à l’écran.

MNT Reform

Autant de possibilités permettant d’adapter des modifications sur mesures pouvant convenir à des usages spécifiques. Le clavier est rétro éclairé et existe en QWERTY comme en AZERTY.

MNT Reform

Car il faut bien le dire, le rapport performances/prix de l’engin n’est pas bon. A son bord, on découvre un SoC NXP i.MX8MQ, une solution quadruple coeurs ARM Cortex-A53 identique à ce que l’on peut trouver dans des TV-Box entrée de gamme. Cette solution est associée à un chipset graphique Vivante GC700Lite et 4 Gigaoctets de mémoire vive. Des choix qui s’expliquent par la volonté de pouvoir partager les ressources et documentations des composants. Ce qui exclut des solutions plus haut de gamme pour le moment. Totalement passif, l’engin dissipe la chaleur dégagée par la puce ARM grâce à un simple radiateur en aluminium.

Des choix particuliers ont également été faits sur cette machine. Par exemple, elle ne propose ni webcam ni microphone par défaut. Une volonté qui s’explique par la possibilité d’ajouter ces composants via le support de l’USB facilement et protéger la vie privée par défaut. Le Wifi est disponible en option grâce à une classique carte d’extension MiniPCIe et le stockage pourra également être l’objet d’un choix. En PCIe M.2 NVMe ou en exploitant le lecteur de cartes SDXC intégré. 

MNT Reform

La connectique comprend trois ports USB 3.0 Type-A classiques ainsi que deux brochages USB 2.0 en interne. Un port Ethernet Gigabit est présent par défaut ainsi qu’une sortie HDMI et un jack audio stéréo 3.5 mm. Une paire d’enceintes stéréo est intégrée. 

MNT Reform

L’écran du MNT Reform est un 12.5″ en FullHD IPS non tactile connecté en eDP. Il propose également un petit écran secondaire OLED en 128 x 32 pixels qui informera l’utilisateur de messages concernant le fonctionnement de la machine. La charnière proposera une ouverture à 180°.

MNT Reform

Livré sous Debian, le 12.5″ proposera une foule d’autres choix logiciels compatibles ainsi que tous les logiciels classiques du monde linux de Gimp à LibreOffice en passant par Firefox.  Le châssis en aluminium mesure 29 cm de large pour 20.5 cm de profondeur et 4 cm d’épaisseur pour un poids global de 1.9 Kg. Des dimensions et un poids assez élevés pour un 12.5″ évidemment mais c’est la première conséquence de l’ouverture du dispositif.

La seconde est le prix de l’ensemble. Vendu en financement participatif, l’engin n’est vraiment pas donné au vu de ses composants embarqués. Un résultat logique au vu de la confidentialité de l’objet et des choix internes. 

1300$, c’est le prix du MNT Reform pré-monté et prêt à l’emploi. Pour 999$, vous pourrez recevoir le même engin en kit a monter vous même. Si le coeur vous en dit ou si vous voulez parfaitement adapter la machine à vos besoins, vous pourrez choisir le kit le moins cher. Pour 550$ vous  recevrez la carte mère de la machine ainsi que sa carte d’extension SoDIMM contenant le SoC ARM et la mémoire vive. Les autres éléments indispensables comme le bloc d’alimentation et le dissipateur en aluminium seront évidemment fournis. La livraison des portables devrait avoir lieu en Décembre. 

MNT Reform

Je ne pense pas que ce type de machine va convaincre le grand public mais uniquement séduire les gens déjà convaincus. Pour autant, et si ce n’est pas le premier engin du genre, je suis bien obligé de constater l’évolution notable de la qualité de ce type de proposition. Des bricolages tarabiscotés d’il y a quelques années, on est aujourd’hui sur des solutions assez haut de gamme et dont l’intégration est impressionnante. La carte mère de ce projet, par exemple, est tout à fait remarquable. Il en faut peu – et il s’agit probablement plus d’une question de financement que de compétences – pour proposer un engin totalement abouti et plus abordable.

MNT Reform : l’ordinateur portable ouvert et modulaire © MiniMachines.net. 2020.

HP ThinPro : un linux HP maison pour client léger

L’idée n’est pas nouvelle puisqu’il s’agit d’une solution Linux intégrée sur une clé USB sur laquelle on pourra démarrer. La HP ThinPro Go est une clé USB 3.0 signée Kingston d’une capacité de 32 Go qui embarque un système d’exploitation Linux adapté sur mesure pour un usage de client léger. 

HP ThinPro Go

L’idée n’est pas nouvelle et comme beaucoup de solutions Linux, elle se base sur le fait qu’il est parfaitement possible d’exploiter un système de ce type sans installation. Le système fonctionnant sur la clé qui est choisie comme solution par le PC lors du démarrage. Les composants internes de la machine sont employés normalement par le système mais au lieu de se baser sur le stockage embarqué dans l’engin, c’est le stockage – et donc le système – de la clé qui est exploité.

HP ThinPro Go

Une fois démarré le HP Thinpro Go profite donc des performances de la machine mais se comporte sans affecter le stockage de son hôte. Il profitera de sa connexion internet, de son écran et de ses périphériques comme son clavier, sa souris et, éventuellement, son système d’impression.

Le but étant ici de retrouver un système adapté à vos besoins quelque soit le poste employé. En déplacement, avec une machine dans une autre langue, devant un PC ancien ou récent, votre univers sera toujours identique et pour peu que votre connexion vous permette de vous relier à un serveur maison, vous retrouverez toutes les fonctions de votre univers de travail habituel. Les prérequis matériels pour exploiter le HP ThinPro Go sont très légers : 2 Go de mémoire vive, et n’importe quel processeur x86… à condition tout de même d’employer une puce 64 bits. Reste que la clé est vendue 135$, ce qui n’est pas donné pour une solution 32 Go associée à un système Linux maison. 

HP mt22 Mobile Thin Client
HP proposera également un portable 14″ basique qui pourra travailler de pair avec la clé ou en solo. Le HP mt22 Mobile Thin Client sera mis en vente à 495$ ce mois de Mai. Il s’agit d’un portable en 1366 x 768 TN ou 1920 x 1080 en IPS construit autour d’une charnière s’ouvrant à 180% avec option tactile. Le processeur est un Celeron 5205U avec 8 Go de mémoire vive sur deux slots SoDIMM et un SSD de 128 Go M.2 au format SATA.

HP mt22 Mobile Thin ClientHP mt22 Mobile Thin Client

Il proposera une connectique assez complète avec un port HDMI 1.4b, un Ethernet gigabit, deux ports USB 3.1 Gen1 Type-A, un USB 3.1 Type-C, deux ports USB 2.0 et un lecteur de cartes SDXC. La webcam proposée dispose d’un œilleton de sécurité et l’engin propose un Wifi5 et du Bluetooth 5.0.

HP mt22 Mobile Thin Client

Le clavier est rétro éclairé et résistant aux éclaboussures, le pavé tactile est compatible avec les gestes de Windows 10 et un détecteur d’empreintes est disponible. Le HP mt22 Mobile Thin Client propose plusieurs fonctions de sécurité comme l’authentification avant le boot de la machine et au démarrage, une solution TPM 2.0. Un module de restauration automatique de BIOS est également intégré. L’autonomie annoncée est de 13 heures avec une recharge de 50% en 30 minutes de connexion au secteur. 

HP mt22 Mobile Thin Client

Le HP mt22 Mobile Thin Client est livré sous Windows mais peut également être muni du système Linux HP ThinPro. Le même que celui de la clé USB sauf que votre portable pèse ici un bon kilo et 600 grammes. Il mesure 32.42 cm de large pour 23.77 cm de profondeur et 1.8 cm d’épaisseur.

HP ThinPro : un linux HP maison pour client léger © MiniMachines.net. 2020.

Lenovo va proposer des portables sous Fedora Linux

Une sélection de portables Lenovo dans la gamme Thinkpad devraient être disponibles sous Fedora Workstation. Une nouvelle collection qui débuterait par la sortie de trois modèles distincts et qui viserait avant tout un marché professionnel.

La sortie de ces modèles avec une distribution Fedora pré-installée est un programme pilote destiné à évaluer la pertinence de telles propositions sur le marché. Trois PC de travail sont prévus pour le lancement : Le Lenovo ThinkPad P1 Gen 2, le Lenovo ThinkPad P53 et enfin le Lenovo ThinkPad X1 Gen 8. Il s’agit de Stations de travail professionnelles et non pas vraiment de PC grand public.  Si le programme fonctionne, le constructeur envisagera de proposer plus de modèles dans le futur.

ThinkPad P1 Gen 2

C’est un gros changement de politique pour Lenovo et c’est surtout un point très appréciable pour les utilisateurs de Linux. Cela signifie que le constructeur va proposer et suivre l’ensemble des pilotes nécessaires pour utiliser une distribution Linux pour ses machines : Carte mère, chipsets variés, tous devront pouvoir prendre en charge le système. Tous seront sûrement mis à disposition par Lenovo sur son site. Ce qui évitera à l’utilisateur de Linux de devoir aller fouiller sur les pages de chaque constructeur à la recherche d’un pilote audio, d’un pilote Wifi ou d’un driver Bluetooth.

Lenovo rejoint donc Dell dans la short-list des grands constructeurs à proposer des machines sous Linux en sortie d’usine. Il rejoint Dell qui propose depuis quelques années des machines sous Ubuntu. D’autres constructeurs, de plus petit calibre, proposent ce genre de machines depuis quelques années. Purism et System76 aux US ou Ekimia en France par exemple. 

Avec la sortie de Fedora 32 pour la fin du mois, c’est un bon coup de projecteur de la part de la marque pour le système Linux. Et une preuve de la demande de professionnels de solutions sous ce type de système.

Source : Fedoramagazine (Merci à Gilles pour l’info)

Lenovo va proposer des portables sous Fedora Linux © MiniMachines.net. 2020.

Convertir la Mecool M8S Pro Plus en PC avec Armbian

La Mecool M8S Pro Plus a rencontré un énorme succès par le passé. En Mai 2018, il y a presque 2 ans donc, je faisais un billet sur cette petite TV-Box qui accumulait les bons points. Compacte, abordable et pas vraiment extraordinaire en terme de composants, elle se démarquait grâce à un détail… Elle était compatible avec Netflix en UltraHD.

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Une erreur ? Pas vraiment. Le fabricant de la solution a tout simplement bidouillé son système pour la rendre compatible. Une pratique non permise par Google qui n’apprécie pas trop que l’on mente à son Android pour faire croire que l’on est au point niveau DRM. 

Mais, pour l’utilisateur, c’était vraiment une aubaine. La petite box permettait alors de profiter des services de streaming en offrant une très bonne qualité de restitution d’images. Tout en offrant en prime les fonctions habituelles d’une solution Android TV. Devant son succès, j’avais fait un guide pour la basculer sous ce système et une compilation de trucs et astuces pour en profiter pleinement.

Mais voilà, face à une armée de solutions bizarres venant toquer à sa porte la patte trempée dans la farine d’un DRM bizarre, Netflix avait fini par s’émouvoir de la bizarre créature qui venait lire ses fichiers UltraHD. Au bout de quelques temps, patatras, le diffuseur a coupé net l’accès des Mecool M8S Pro Plus à ses serveurs. Révoquant leur bizarre DRM de ses autorisations.

Et là, le matériel embarqué de la solution a perdu tout son intérêt. Les TV-Box ont fait un peu de résistance mais beaucoup ont disparu au fin fond d’un tiroir avec le faible mais tenace espoir de jours meilleurs.

 

Armbian

Oyez oyez braves gens, votre ténacité vient d’être récompensée !

Vos espoirs sont désormais comblés. Vous pouvez basculer votre Mecool sous Linux et, grâce à la distribution Armbian, en faire un PC d’appoint tout à fait fonctionnel. 

Un lecteur, @Tof, a réalisé un guide hyper détaillé pour installer cette distribution Linux sur une carte SDXC et pouvoir en profiter sur sa TV-Box. Son guide est excellent, parfait même. Il couvre toutes les étapes de la procédure de manière détaillée et explique au passage pourquoi certains choix ont été faits. Mieux, il entrouvre la porte pour réaliser la même procédure sous Armbian avec d’autres TVBox basées sur des SoC Amlogic, donne ses sources et propose même une FAQ ! Que demander de mieux?

En plein confinement, il est temps d’aller jouer au spéléologue de tiroirs, d’extirper vos vielles TV-Box passées à la trappe et de les ressortir pour les transformer en ordinateurs d’appoint sous Armbian. Si il vous manque un PC familial pour des travaux basiques, de la bureautique avec LibreOffice, du multimédia et du surf, cela fera probablement largement l’affaire. Si ce n’est pas le cas, l’opération est de toutes façons très formatrice. 

Si votre TVBox ne vous manquait pas, si elle dormait sagement sans que vous n’y pensiez et si vous n’avez pas besoin d’un PC supplémentaire… Vous pouvez également vous interroger sur la possibilité de l’offrir. Une fois basculée sous Linux, à un voisin ou un proche confiné. Peut être quelqu’un qui à du mal à gérer le confinement avec des enfants pas assez bien équipés pour faire leurs devoirs de manière efficace ?

Convertir la Mecool M8S Pro Plus en PC avec Armbian © MiniMachines.net. 2020.

KDE Plasma Bigscreen, du Linux pour vos télés

KDE Plasma est un environnement de bureau développé pour les PC sous Linux, il convient parfaitement à un usage classique où on manipule des programmes et fichiers sur un bureau avec une souris. Il est utilisé sur des cartes de développement comme les Raspberry Pi. Il a été également utilisé sur des smartphones voulant s’éloigner d’Android et de Google.

KDE Plasma Bigscreen propose la même approche pour les grands écrans, une alternative à Android TV pour lancer vos films et autres contenus multimédias du fond de votre canapé. Cette solution sera donc Open Source et tout le monde pourra en profiter sur grand écran. La communauté autour du projet est en train de se constituer et devrait apporter rapidement des outils de plus en plus pointus au système.

Pour le moment, les avancées sont intéressantes avec une approche très semblable à Android TV. On retrouve, par exemple, la prise en charge des normes infrarouge pour piloter les machines à distance avec des télécommandes classiques. Une prise en charge expérimentale de la norme CEC pour piloter les divers appareils interconnectés est en cours de développement. Mais KDE Plasma Bigscreen promet également une prise en charge des ordres à la voix avec MyCroft. Un assistant virtuel Open Source qui pourra reconnaître vos ordre vocaux pour lancer à distance des applications ou des médias.

Les machines proposant un micro via une télécommande Bluetooth pourront donc utiliser ce système pour lancer une vidéo sur Youtube via la parole. Pour se faire, il faudra laisser le système se connecter au serveur Mycroft. Une solution qui utilise la fonction de Speech to Text de Google pour envoyer des demandes anonymisées à Google. Les équipes annoncent qu’il sera possible de passer à une version alternative avec Mozilla DeepSpeech. Il sera également possible de se passer de ce type de service en cas d’inquiétudes par rapport à ce type de technologie de reconnaissance vocale. 

KDE Plasma Bigscreen

Très peu d’applications sont pour le moment disponibles. KDE Plasma Bigscreen n’en est qu’à ses débuts. Vous pourrez donc retrouver SoundCloud, Wikidata, Youtube et Bitchute. Mais le développement est à surveiller, si pour le moment je ne suis pas prêt à lâcher Android sur Shield TV ou OpenElec sur Raspberry Pi, cette annonce est tout de même à surveiller.

Source : Plasma-Bigscreen

KDE Plasma Bigscreen, du Linux pour vos télés © MiniMachines.net. 2020.

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