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Nucintosh : un NUC fanless imprimé en 3D

Par Pierre Lecourt

Ne cherchez pas le boitier de ce Nucintosh dans les pages d’une boutique en ligne, il a été imprimé en 3D à partir de fichiers disponibles au téléchargement. Très joliment réalisé avec une aération supérieure largement inspirée des nouveaux MacPro. 

Nucintosh Rendu 3D

Le Nucintosh se base donc sur une carte mère de NUC8i3BEK de 2018, une solution qui embarque un Core i3-8109U au TDP de 28 watts tout de même qui propose 2 cœurs et 4 threads dans des fréquences allant de 3 à 3.6 GHz avec 4 Mo de mémoire cache. Le circuit graphique est un Intel Iris Plus 655. La carte accepte deux barrettes de mémoire vive DDR4 pour un maximum de 32 Go de RAM. Le stockage de base est confié à un port M.2 2280 PCIe NVMe mais la carte propose également deux ports SATA 3.0. 

Nucintosh

La connectique est classique avec de nombreux ports USB, un USB Type-C proposant du DisplayPort, du HDMI 2.0a, du Thunderbolt, un lecteur de cartes MicroSDXC UHS-I, un Ethernet Gigabit, du Wifi5 et un Bluetooth 5.0.

Nucintosh

Pour dissiper les 28 watts du Core i3, un dissipateur 100% passif Arctic AM4 Passive a été modifié afin de coiffer le processeur sans gêner le reste des composants de la carte mère. Il s’accroche directement à la carte mère via 4 entretoises classiques qui ont été percées directement dans l’aluminium du dissipateur pour correspondre aux emplacements disponibles sur la carte mère. 

Nucintosh

Le résultat est un système qui fonctionne sans un bruit, en évacuant par convection la chaleur qu’il dégage vers le haut du boitier. Les larges et hautes ailettes du dissipateur permettant de faire circuler de l’air frais aspiré par l’arrière et le dessous du boitier. La circulation est faite naturellement, l’air chaud montant naturellement vers le haut du châssis.

Nucintosh

Les températures de fonctionnement sont bonnes avec 45°C en usage de navigateur classique, de 60 à 65°C lors de codage et de compilation web (NodeJS) et 85 à 90°C lors d’une utilisation particulièrement intensive. Un test Geekbench sur un seul coeur donne un maximum de  62°C, en multi coeur la température monte à 75°C. Sous Prime95, pour pousser la machine dans ses retranchements avec une pointe à 95-99°C et… le début d’un Throttling pour éviter d’abîmer le matériel.

Nucintosh

Le tout ne fonctionne correctement que dans un châssis adapté. Le recours à l’impression 3D semblait donc être la meilleure solution. Ici, le boitier a été réalisé en plastique traditionnel mais je suppose qu’il pourrait être imprimé en métal via un professionnel pour améliorer encore la dissipation.

Vous pourrez télécharger les fichiers du boîtier en suivant ce lien vers le site GrabCAD. Il a été réalisé par la société Aspekt.

Je sais pas vous, mais moi cette super réalisation me démange ! Surtout avec un Alpine AM4 Passive à 14.06€ et une carte mère de Core i5 28 Watts qui tourne déjà sous Hackintosh à la maison.

Source : Fanlesstech et Reddit

Nucintosh : un NUC fanless imprimé en 3D © MiniMachines.net. 2020.

Nvisen Y-MU-01 : un MiniPC évolutif sous Core i7-8565U (Maj 269.06€)

Par Pierre Lecourt

Mise à jour : Le Barebone est disponible à moins de 270€ avec un code promo en suivant ce lien.

Billet original : Ce n’est pas le MiniPC le plus économique que l’on ait croisé. A 382.30€, il se pose plutôt dans la fourchette haute du genre. Mais ce tarif peut s’expliquer facilement puisque le Nvisen Y-MU-01 est plutôt très correctement équipé. 

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Il propose pour commencer un Core i7-8565U, une puce quatre coeurs et huit threads fonctionnant de 1.8 à 4.6 GHz avec 8 Mo de cache. Lancée au troisième trimestre 2018, elle fait partie de la galaxie des processeurs Whiskey Lake et embarque donc un circuit graphique Intel UHD 620. Cette puce performante affiche un TDP de 15 watts qu’il faudra donc dissiper activement. Le boitier est percé de part en part pour laisser circuler l’air au coeur de l’engin

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La puce du Nvisen Y-MU-01 peut gérer jusqu’à 64 Go de DDR4 et cela tombe plutôt bien car l’engin propose, et c’est assez rare, deux slots SoDIMM de mémoire à ce format. Il est livré par défaut avec 8 Go de mémoire vive mais pourra monter facilement à 16 ou 32 Go.

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Le stockage est composé par défaut de 128 ou 256 Go au format M.2. il sera secondé par un emplacement 2.5″ SATA standard pour ajouter un disque mécanique ou un second SSD. Aucune image de la connectique arrière n’est proposée, la fiche technique indique cependant que l’engin dispose d’une sortie HDMI 2.0 et d’une sortie DisplayPort pour gérer deux affichages en UltraHD.

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L’ensemble propose en tout quatre ports USB 3.0, deux ports USB 2.0, un port Ethernet Gigabit, un module Wifi4 et du Bluetooth 4.0 et des prises casque et micro. Le Nvisen Y-MU-01 mesure 13.6 cm de large pour 12.5 cm de profondeur et 4.3 cm d’épaisseur. 

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En l’état et malgré une promo avec le code BGqui font baisser le tarif de l’engin à 363€ dans le panier, cela reste une solution au tarif un peu trop élevé. Aussi je ne vous la recommande pas spécialement pour le moment. Mais l’engin est intéressant à surveiller. Parce qu’il est évolutif et qu’il embarque un processeur performant, cela pourrait être une belle surprise.

Découvrez le meilleur tarif du Nvisen Y-MU-01

Nvisen Y-MU-01 : un MiniPC évolutif sous Core i7-8565U (Maj 269.06€) © MiniMachines.net. 2020.

Le très discret Intel Core i7-10810U

Par Pierre Lecourt

On connaissait l’Intel Core i7-10710U comme le processeur le plus puissant de la gamme chez le fondeur Intel. Le nouveau Core i7-10810U devrait, logiquement, lui voler la vedette de la première place sur le podium.

Intel

Publiée le 12 mars dernier, une note de changement de produit faisait apparaître cette nouvelle référence de processeur Core i7-10810u jamais annoncée officiellement auparavant. La note ayant aujourd’hui disparu, on ne garde donc aucune information officielle pour le moment sur cette puce même si on devine facilement comment elle sera construite. En toute logique, son appellation très proche du Core i7-10710U nous renseigne sur sa génération. La solution devrait être une Comet Lake de dixième génération chez Intel et donc toujours gravée en 14 nanomètres. 

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Le Core i7-10710U étant un processeur 6 cœurs et 12 threads cadencé de 1.1 à 4.7 GHz avec 12 Mo de mémoire cache, le nouveau venu pourrait être une variation de cette offre sans toutefois changer le nombre de ses cœurs, à mon sens. Une probable hausse en fréquence suite à une optimisation de la gamme. Aussi, je doute qu’il s’agisse d’un 8 coeurs et 16 threads avec 16 Mo de cache mais plutôt d’une puce pouvant tourner plus haut en fréquence.

Le TDP du Core i7-10810U devrait être équivalent au précédent processeur avec les classiques 15 Watts de la série U capable de passer en 25 watts ou de descendre en 12.5 watts selon les intégrations. Une puce assez intéressante qui pourrait venir se positionner un peu plus haut en performances sur les machines ultraportables… sans toutefois leur apporter les performances graphiques des solutions Ice Lake en Iris Plus.

La gamme complète se déclinerait donc comme suit :

  COEURS/THREADS CACHE TDPs FREQ BASE/MAX FREQ MAX
Tous coeurs
FREQ GFX
i7-10510Y 4/8 8Mo 4.5W/7W/9W 1.2/4.5GHz 3.2GHz 1.15GHz
i5-10310Y 4/8 6Mo 5.5W/7W/9W 1.1/4.1GHz 2.8GHz 1.05GHz
i5-10210Y 4/8 6Mo 4.5W/7W/9W 1.0/4.0GHz 2.7GHz 1.05GHz
i3-10110Y 2/4 4Mo 5.5W/7W/9W 1.0/4.0GHz 3.7GHz 1.0GHz

Source : Anandtech

 

 

Le très discret Intel Core i7-10810U © MiniMachines.net. 2020.

A la découverte du NUC 9 Extreme Ghost Canyon

Par Pierre Lecourt

Le NUC 9 Extreme est le dernier modèle haut de gamme “gaming” des NUC Intel. Connu sous le nom de code “Ghost Canyon” Il sera proposé dans trois versions musclées plus ou moins abordables pour une sortie programmée pour Avril. Ces engins n’ont pas encore de prix officiel en Euros mais on connait déjà leurs tarifs en dollars.

NUC Ghost Canyon

La configuration de base sera toujours la même. Le NUC 9 Extreme sera un barebone, une machine a compléter donc, fournie sans système d’exploitation, mémoire vive et stockage de base. Elle comprendra un boitier, une alimentation de 500 watts et sa carte père particulière embarquant son processeur. En façade, le format propose un bouton de démarrage, un lecteur de cartes SDXC compatible UHS-II1 et deux ports USB 3.1 Gen2 et un jack audio stéréo combo.

NUC Ghost Canyon

Le bouton de démarrage s’illumine une fois la machine activée

Le format n’est pas le plus compact possible mais c’et un des plus impressionnant par rapport au possibilités qu’il propose. Au contraire des MiniPC ultra compacts de moins de 15 cm de côté ou des NUC classiques, ce boitier mesure 23.8 cm de profondeur pour 21.6 cm de hauteur et 9.6 cm de large. Un format 5 Litres qui permet d’embarquer une carte PCIe performante. 

NUC Ghost Canyon

Intel l’a pensé pour que l’on puisse intégrer des cartes graphiques haut de gamme mais il sera également possible d’ajouter d’autres cartes spécialisées. La largeur du boitier permet enfin d’ajouter une seconde carte au format PCIe x4. Comme une carte son haut de gamme par exemple mais aussi des cartes réseau spécialisées ou des supports de stockage à ce format.

NUC Ghost Canyon

Ici, le NUC 9 Extreme est monté avec une carte graphique GeForce RTX 2070 développée par ASUS. Un modèle créé sur mesure pour répondre à ce nouveau format. Plusieurs partenaires ont montré leur intérêt a s’investir dans ce type de produit et Intel veut construire un véritable écosystème autour de ce format.

NUC Ghost Canyon

On retrouve donc à gauche la connectique du MiniPC Ghost Canyon : Les quatre ports USB 3.1 Gen2, une sortie HDMI pour le circuit graphique interne à son processeur Intel, deux port réseau Ethernet Gigabit et un port jack audio 3.5 mm stéréo cachant également une sortie optique S/PDIF. Deux ports USB Type-C Thunderbolt 3.0 sont également disponibles. En bas, l’alimentation 500 watts signée Fortron et sa prise. A droite la carte graphique haut de gamme d’Asus qui propose sa propre connectique de sortie et qui déborde sur le second port PCIe pour sa ventilation.

NUC Ghost Canyon

Pour ouvrir la machine, le système est presque identique à un PC Standard. Intel a choisi un panneau latéral qui se détache pour permettre l’accès aux composants. On retrouve le “déco” emblématique de la marque avec ce crane dessiné et embouti en relief sur le côté.

NUC Ghost Canyon

Mais pour accéder vraiment à l’intérieur du NUC 9 Extreme il faudra également ôter la partie supérieure qui abrite deux ventilateurs qui servent a extraire l’ai chaud de la machine vers le haut.

NUC Ghost Canyon

On accède ainsi au châssis lui même, ici nu, débarrassé de ses cartes. Le format est étroit mais tout a été extrêmement bien pensé pour pouvoir accueillir les différents éléments. Si vous regardez attentivement l’image vous verrez de nombreuses encoches et supports sur la structure du châssis. Les différentes pièces qu iviennent se positionner dessus peuvent s’enficher facilement entre elles pour un assemblage solide et précis.

NUC Ghost Canyon

Le coeur du NUC 9 Extreme est visible sous la forme appelée “The Element”. Un nouveau format de carte mère donc qui se présente comme une carte fille habituelle. On retrouve une solution un peu épaisse, ventilée, avec une prise d’alimentation, qui fait invariablement penser à un mélange entre une carte son et une carte graphique.

NUC Ghost Canyon

Livrée “nue”, cette carte comprend par défaut un processeur Intel Core et des emplacements qu’il va falloir équiper. Pour cela il faudra dévisser le ventilateur, opération très simple qui ne nécessite qu’un petit tournevis cruciforme classique.

NUC Ghost Canyon

On peut voir ici les deux dissipateurs à gauche qui vont couvrir le stockage embarqué dans l’engin. Celui de gauche a un pad thermique visible, celui de droite, non équipé sur la carte mère, a toujours son plastique de protection.

NUC Ghost Canyon

A droite on découvre les deux emplacements de DDR4 SoDIMM de la machine. Il sera donc possible de monter en 64 Go de mémoire facilement avec une intégration typique de PC portable. Le processeur est couvert par un énorme caloduc en cuivre qui va transporter la chaleur vers des ailettes placée au dessus de la carte. 

NUC Ghost Canyon

Le rôle du ventilateur sera de forcer de l’air frais situé autour de la machine a traverser ces ailettes pour propulser la chaleur vers le haut. Les ventilateurs du châssis prendront alors le relais pour extraire la chaleur vers le haut de l’engin. comme on peut le voir ici, ces ailettes sont nombreuses et très profondes. Un choix nécessaire pour encaisser les watts générés par le système.

NUC Ghost Canyon

Le stockage est confié à des SSD au format PCIe NVMe intégrés à cette nouvelle carte mère. On retrouve ici deux emplacements M.2 2280 côte à côte. Ces emplacements sont également compatibles SATA-3 et un des deux pourra accueillir une solution Optane. Un troisième emplacement M.2 2280 sera également disponible dans le châssis.

NUC Ghost Canyon

La partie mémoire est disposée de manière classique, il s’agit d’un format SoDIMM DDR4 sur deux canaux classique. Le système acceptera jusqu’à 2 x 32 Go en DDR4 2400 MHz ou 2 x 16 Go en DDR4 2666 MHz. Les emplacements sont, par nature, très proches, ce qui empêchera un usage de modules disposant d’un dissipateur particulier.

NUC Ghost Canyon

Le reste de la carte est composée d’une broche d’alimentation, de connecteurs destinés au système de ventilation lui même contrôlé par le système. Un module Wifi6 et Bluetooth 5.0 est également intégré. A gauche de la carte on aperçoit les différents connecteurs a brancher. Rien de sorcier a manipuler la dedans. A gauche sous le second port Ethernet on distingue un espace vide. Enfin, la carte contient tous les éléments nécessaires au fonctionnement de l’ensemble. En changeant de carte dans le futur l’utilisateur retrouvera un système complet plus moderne, comme si il changeait de carte mère dans un boitier plus classique.

NUC Ghost Canyon

Cet espace sert a laisser passer de l’air frais de l’extérieur qui viendra circuler autour du stockage. L’ensemble du NUC 9 Extreme est extrêmement bien pensé. Le travail d’ingénierie est impressionnant et la finition excellente.

NUC Ghost Canyon

Cette carte sera montée sur une carte propriétaire, baptisée Baseboard, placée juste au dessus de l’alimentation. Fournie avec le PC elle sert de pont entre la carte “The Element” et les cartes optionnelles.NUC Ghost Canyon

Ici détachée de son support, la Baseboard montre toutes ses capacités? A gauche le slot dédié à la solution “The Element”, une copie conforme du port PCIe X16 en bleu situé à côté et qui accueillera donc les cartes annexes. Un peu plus loin le port PCIe x4 supplémentaire. Entre les deux ports les plus long on découvre le troisième slot PCIe NVMe compatible SATA 3.0 de l’engin au format M.2 2280. Cet ensemble de trois slots autorisera des solutions RAID-0 ou RAID-1.

NUC Ghost Canyon

La connectique particulière de cette Baseboard est dûment identifiée et les différents connecteurs sont propriétaires, ce qui rend impossible l’emploi d’une nappe non adaptée.

NUC Ghost Canyon

A noter également que le Ghost Canyon fournit par défaut un dissipateur qu’on pourra placer sur le SSD coincé entre les cartes sur la Baseboard.

NUC Ghost Canyon

Le résultat est…extraordinaire. Dans une ambiance normale, lorsque la plupart des journalistes présents étaient partis lors de cet événement et qu’il ne restait plus grand monde sur place à part quelques joueurs, une bonne vingtaine de NUC tournaient sans qu’ils ne soient audibles. Il fallait coller son oreille à un de ces engin pour les entendre alors qu’ils sont équipés de cartes graphiques GeForce RTX 2070 et faisaient tourner divers jeux différents allant de Fortnite à Jedi Fallen Order. Les MiniPC étaient tous très silencieux et proposaient une jouabilité impressionnante.

Ces petits boîtiers posés sur un bureau ne devraient pas vraiment s’entendre ronronner outre mesure. Le système est conçu pour ventiler la totalité du volume d’air interne de l’engin 5 fois par seconde quand le système en a besoin. Le résultat montre qu’en plein jeu 3D exigeant, la partie supérieure est bien chaude et les côtés restent frais. En retrouvant un usage plus léger, la ventilation baisse en conséquence. On pourra poser ce genre d’engin sur son bureau sans ressentir une soulagement une fois qu’il sera éteint. Sous un bureau, sur un caisson par exemple, le NUC devrait être totalement inaudible.

Trois modèles de Ghost Canyon NUC 9 Extreme sont prévus pour le moment. Tous avec un processeur fonctionnant dans un TDP de 45 watts.

  • Un modèle très haut de gamme sons Core i9-9980HK avec 8 coeurs et 16 threads, fonctionnant de 2.4 GHz de base à 5 GHz en mode turbo et embarquant 16 Mo de cache. Cette solution proposera par défaut un circuit graphique UHD 6230 cadencé de 350 MHz à 1.25 Ghz. Ce modèle, le plus haut de gamme est annoncé à 1530 dollars.
  • Une version Core i7-9750H avec 6 coeurs et 12 Threads, 12 Mo de cache à des fréquences de 2.6 à 4.5 GHz et toujours un circuit graphique Intel UHD 630 fonctionnant de 350 à 1.15 Ghz annoncée à 1130 dollars.
  • Enfin, un troisième modèle en Core i5-9300H avec 4 coeurs et 8 Threads dans des fréquences allant de 2.4 à 4.10 Ghz et toujours un circuit Intel UHD 630 qui tournera cette fois de 350 MHz à 1.05 GHz.

Des tarifs élevés qu’il faudra compléter avec de la mémoire vive, du stockage et un système d’exploitation. Sans compter une éventuelle carte vidéo externe supplémentaire. Cela fait des Ghost Canyon des solutions haut de gamme difficiles a justifier d’un point de vue économique si l’on se place dans une perspective classique. Chose que la marque ne cherche pas a faire.

Les choix d’Intel sont justifiés dans une perspective de PC familial classique. Un PC d’autant plus viable qu’il pourra offrir une énorme durée de vie aujourd’hui. Combien de familles ont un PC grand tour, avec beaucoup d’espace disponible mais n’en font rien ? Les tours sont inutilement grandes et n’évoluent pas en réalité. 

Evidemment cela ne correspond pas à la majorité du public qui lit les sites informatiques. En général les fondus de high tech aiment bien disposer d’une machine ultra évolutive avec un boitier facilement accessible et pourvoir rajouter de multiples cartes, des disques dures en pagaille et autres fonctionnalités dans leurs engins. Mais monsieur et madame tout le monde ne fonctionne pas comme cela. Avec des puces capables de venir à bout de toutes les tâches du quotidien et qui peuvent durer des années, il est sûrement plus justifié aujourd’hui d’investir dans une minimachine qui permettra de conserver un espace agréable au quotidien.

NUC Ghost Canyon

Car le travail entamé ici par Intel avec ces NUC 9 Extreme est la poursuite d’une nouvelle vision de l’informatique. Les premiers NUCs ont pris e parti d’équiper des gens dans tous leurs besoins de base sans que cela ne transforme leur façon de vivre. Un petit NUC classique peut remplir le cahier des charges d’une famille pour tout ce qui va être besoin informatique moderne. Traitement de texte, comptabilité et bureautique dans son ensemble. Surf, musique et vidéo en streaming et, suivant les modèles, du loisir numérique plus ou moins poussé : Montage vidéo et audio, retouche photo et même jeu 3D.

Avec le Ghost Canyon, Intel va s’adresser à la totalité des besoins d’un utilisateur de PC : Montage vidéo en UltraHD et jeu 3D compris. Par défaut l’engin est incomplet pour les usages les plus exigeants mais au contraire des NUC de base il pourra accepter une carte graphique haut de gamme, plus de mémoire ou de stockage facilement et évoluer. 

Ceux qui achèteront un Ghost Canyon auront en échange une solution ultra compacte, silencieuse et performante. Ils pourront également la faire évoluer dans la durée en changeant d mémoire, de stockage ou de cartes filles. Voir en faisant évoluer la carte The Element par une autre très facilement. 

Intel ne s’adresse pas à tout le monde avec cette nouveauté mais il crée un nouveau format qui intéressera la majorité. Ceux qui n’iront pas bidouiller leur PC mais qui veulent au contraire une solution robuste, efficace et dont la durée de vie sera assurée pour quelques années. Ceux qui veulent investir une fois dans une machine avant de l’oublier dans tous les sens du terme pour ne se concentrer que sur ses usages. 

Pour les professionnels, la solution est également intéressante. Les engins sont sobres, compacts et performants. En cas de panne il suffira de changer la carte The Element en quelques minutes pour retrouver un ordinateur efficace. Une liste d’arguments solides pour une entreprise qui veut offrir du confort à ses employés sans perdre de temps en cas de panne. 

Intel construit en ce moment son écosystème et commence a attirer de nombreux partenaires autour de ce nouveau format. Pas moins de 20 modèles de cartes graphiques Nvidia sont prévus pour être compatible avec le Ghost Canyon. On retrouvera ainsi des solutions allant du GTX 1650 au RTX 2070. Des constructeurs s’intéressent également à la solution pour construire des boîtiers compatibles avec ce format pouvant accueillir tout type de carte graphique. 

NUC Ghost Canyon

Les BaseBoards seront également vendues seules – à un prix non défini – ce qui autorisera des intégrations très souples pour les industriels comme pour les particuliers. Sur la photo ci-dessus on découvre un NUC intégré au dos d’un écran pour proposer une expérience de stand VR basé sur une solution Oculus. La prochaine version sera surement implantée de manière plus compacte avec une Baseboard et un NUC 9 Extreme disposés contre le support au dos de l’écran.

La grande question est de savoir si la sauce va prendre. Si le public comme les pro seront suffisamment intéressés par la démarche pour s’y investir. La marque a déjà réussi son coup par le passé avec les NUCs. A leur présentation les premiers échos des “spécialistes” ne faisaient qu’évoquer leur manque d’évolutivité… Qui était pourtant la même que celle d’un ordinateur portable. Plusieurs années et de nombreuses générations de machines plus tard, l’objet est devenu une réalité du quotidien en entreprise comme chez les particuliers. Parce que les particuliers n’ont pas tous pour objectif de changer leurs composants. Parce que les processeurs de ces dernières années restent d’actualité beaucoup plus longtemps. Parce que le bénéfice d’une minimachine est important pour de nombreux utilisateurs qui ne font pas de l’informatique le centre de leur vie. Enfin, et c’est assez paradoxal, parce que de nombreux experts qui ne jurent pour eux même que part un boitier ATX standard qu’ils laissent le plus souvent ouvert, conseillent au final ce type de solutions à leur entourage ou leur famille pour justement ne pas avoir a mettre les mains dedans une fois installés.

Intel de son côté assure que ce premier produit n’est qu’un début, des cartes The Element sont dans les tuyaux pour plusieurs générations dans le futur et qu’un acheteur en 2020 pourra trouver de quoi faire évoluer son système dans la durée si le besoin s’en fait sentir.

Si le marché s’intéresse à ces produits et surtout si les assembleurs se mettent a proposer des NUC 9 Extreme équipés de la même manière qu’ils proposent des boîtiers moyen tour ou grand tour. Avec mémoire vive, stockage, carte graphique et système, le marché pourrait découvrir des engins performants et compacts d’un nouveau genre.

 

 

A la découverte du NUC 9 Extreme Ghost Canyon © MiniMachines.net. 2020.

Intel Alder Lake-S : un processeur d’un nouveau genre ?

Par Pierre Lecourt

Les SoC ARM ont cette particularité d’additionner des cœurs aux compétences différentes et de les activer suivant les besoins de l’utilisateur. D’un simple coeur à basse fréquence pour des usages légers à l’activation simultanée de l’ensemble des cœurs pour un maximum de performances. Cette technologie existe également chez Intel qui allie plusieurs cœurs au sein de ses processeurs. Mais la grosse nuance entre les solutions ARM et celles d’Intel vient du fait d’une certaine mixité de solutions chez le premier alors que le second multiplie plusieurs fois le même coeur.

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Une puce Intel Foveros avec 1 coeur Sunny Cove et 4 Atom

Depuis quelques années toutefois, Intel travaille à changer la donne. Sa technologie Foveros veut permettre au fondeur de concevoir des puces mélangeant plusieurs architectures. Des coeurs Atom à basses fréquences par exemple, très peu gourmands en énergie, mélangés avec un coeur Core plus performant. Avec le code correspondant à ce schéma, il serait possible de proposer au système une solution adaptée à différentes situations. Là encore on n’utiliserait qu’un seul coeur basse fréquence pour aller relever ses emails et l’ensemble de toutes les performances disponibles pour lancer un programme plus complexe.

Intel a déjà annoncé un premier processeur utilisant cette technologie dans sa gamme Lakefield mais rien n’est pour le moment disponible sur le marché. Voilà ce que l’on sait de sûr, de sourcé et de commenté par Intel lui même. Vient s’ajouter à cela une rumeur donc, en provenance de sites Chinois, qui annoncerait l’arrivée d’une nouvelle gamme de puces baptisées Alder Lake-S. Trois puces ont été ainsi affichées sans que l’on sache si il s’agit d’une fausse info, d’un fantasme ou d’une réelle fuite d’un labo de design local.

On ne sait pas grand chose de ces puces pour le moment, ce qui me laisse croire soit à une fausse info très habile, soit à une vraie information. La plupart des rumeurs montées de toutes pièces ne sont en général pas avares de détails techniques. Ici on reste sur notre faim.

Alder Lake-S

@Ghost_motley

La première de ces puces Alder Lake-S serait une solution avec un TDP de 125 watts à 150 watts montée dans une solution combinant plusieurs séries de coeurs : 8+8+1. Soit 8 coeurs hautes performances associés à 8 autres moins rapides et enfin un dernier coeur qui devrait, logiquement, être celui de la partie graphique du dispositif. Les 125 watts pouvant correspondre à une addition de 8 “gros” cœurs type Core classique et 8 “petits” cœurs type Atom. L’utilisateur pourrait bénéficier d’une bonne réserve de performances ou n’utiliser qu’un seul petit coeur à basse fréquence suivant ses besoins.

Alder Lake-S

@Komachi_ensaka

Le second dériverait de cette première formule avec le même montage mais probablement des fréquences plus basses pour ne dépenser que 80 watts de TDP. Moins gourmand cette seconde solution serait également moins performante et toujours en 8+8+1.

Enfin, un Alder Lake-S est présenté avec le même TDP de 80 watts mais dans une formule 6+0+1. Soit 6 “gros” cœurs, pas de “petits” et 1 circuit graphique. Cette formule ressemblerait alors à ce que propose Intel aujourd’hui si ce n’est que la manière dont l’ensemble fonctionnerait pourrait être différent. Cela pourrait également être une porte de sortie plausible pour qu’Intel commercialise des versions n’ayant pas réussi à passer les tests de la marque. Un Alder Lake-S haut de gamme qui ne tiendrait pas les fréquences les plus élevées serait testé en 80 watts et si un souci était détecté, il y aurait toujours la possibilité de le décliner en version 6+0+1.

Alder Lake-S

Ces processeurs mesureraient 45 x 37.5 mm, un certain embonpoint par rapport aux puces actuelles de marque qui ne mesurent pour le moment que 42.5 × 42.5 mm. Le fondeur lancerait donc au passage un nouveau Socket baptisé LGA1700 afin d’accueillir ces Alder Lake-S. Un format qui proposerait au passage de plus grandes possibilités connectiques en hébergeant tout simplement un plus grand nombre de broches. De quoi permettre aux équipes d’Intel de proposer plus de lignes PCIe et d’éventuelles mises à jour techniques. Cela permettrait également une meilleure dissipation de l’ensemble.

Tout cela reste bien entendu de la spéculation mais c’est également une des voies qu’a choisi Intel pour le futur et  cela donne donc à réfléchir aux implications de cette stratégie. Avec 80 ou 125 watts, ces puces ne concerneront pas forcément des minimachines bien qu’il soit possible d’intégrer ce genre de puces dans des solutions MiniITX. Reste que cette logique est parfaite pour des solutions à plus basse consommation. On imagine des portables profitant d’un mode mobile à basse consommation et capable de réactiver d’autres coeurs en mode sédentaire. Des MiniPC fonctionnant sans ventilation pour lire un film et passant en plus hautes fréquences avec l’aide d’un ventilateur pour lancer un jeu…

Intel Alder Lake-S : un processeur d’un nouveau genre ? © MiniMachines.net. 2020.

Deux nouveaux NUC Bean Canyon Lite dans le cheptel d’Intel

Par Pierre Lecourt

Deux nouveaux NUC et une nouvelle gamme donc, les NUC Bean Canyon Lite. Des machines qui ne ressemblent pas à une évolution de l’offre actuelle mais plutôt à un retour en arrière avec des processeurs moins performants que les dernières productions de la marque dans cette large gamme. 

nuc bean Canyon Lite

Le nouveau NUC8i3BEHS embarquera un Core i3-8140U, une solution double cœurs et quadruple threads dans des fréquences de 2.1 à 3.9 GHz pour un TDP de 15 watts. Le NUC8i5BEHS, quant à lui, un Core i5-8260U proposera quatre cœurs et huit threads, toujours en 15 watts de TDP pour des fréquences oscillant de 1.6 Ghz à 3.9 GHz.

Les NUC Bean Canyon originaux proposaient quant à eux des Core i3-8109U, Core i5-8259U et Core i7-8559U chips équipées de circuit graphique Intel Iris Plus 655. C’est à dire des puces proposant 28 watts de TDP et proposées autant sur le marché grand public que professionnel.

Ces deux nouveaux processeurs semblent être des Kaby Lake Refresh gravés en 14 nanomètres, ils proposeront des performances classiques pour ce genre de machines avec une gestion de mémoire vive pouvant aller jusqu’à 64 Go de DDR4-2400 et un circuit graphique Intel UHD 620. Les processeurs devraient prendre en charge un triple affichage.

nuc bean Canyon Lite

On retrouve une connectique classique et complète avec 2 ports USB 3.1 Gen2 en façade et 2 autres à l’arrière. Deux autres ports USB 2.0 sont également disponibles via des broches sur la carte mère. Un port Thunderbolt 3.0 est également présent au dos du châssis. Deux slots de mémoire vive DDR4 SoDimm sont présents et le stockage se fera sur un slot M.2 2280 SATA 3.0 et une baie d’extension 2.5″. Un lecteur de cartes MicroSDXC est également intégré ainsi que deux microphones directement placés sur le châssis. Une sortie HDMI 2.0a est présente ainsi qu’un port jack combo casque et micro, un port Ethernet Gigabit est également intégré en plus de la carte Wifi5 et Bluetooth 5.0. Pour finir, on retrouve le capteur infrarouge en façade pour piloter l’engin à distance.

Ces machines comblent un tout petit creux dans la proposition pourtant très large de la gamme. Lancés en 2018, les NUC Bean Canyon ne semblaient plus vraiment d’actualité et pourtant Intel invoque cette appellation pour ces nouvelles machines. Le fait que la marque les fasse apparaître en catimini me laisse entrevoir plusieurs scénarios.

nuc bean Canyon Lite

Comme d’habitude, la partie supérieure peut être remplacée pour profiter par exemple des ports USB internes.

Si un industriel (ou des industriels) ou une administration demandait une machine sur mesure à Intel pour de larges commandes, plusieurs milliers de NUC Bean Canyon Lite, il est plus que possible que celui-ci ait répondu à cet appel d’offre avec ce genre de proposition. Revenant à des puces plus anciennes lui permettant de tirer les coûts vers le bas, de baisser son TDP et correspondre à ses capacités de production. Une fois la machine créée pour satisfaire cette demande, vu qu’il ne s’agit que d’un dérivé de solution existante, pourquoi ne pas la lister sur le site de la marque ?

Cela ne veut pas dire que l’engin sera disponible à l’achat pour des particuliers – ni même pour des professionnels d’ailleurs – mais cela permet d’en garder une trace précise. Autant pour les techniciens concernés que pour la gestion interne chez Intel. Cataloguer les machines est un point important pour en assurer le SAV. Il est également possible que cet engin sorte sur le marché comme une solution tout à fait classique, parce que le constructeur a détecté un besoin de ce type et que revenir à un format NUC Bean Canyon Lite permet de proposer une solution plus abordable.

On peut enfin imaginer, comme le fait FanlessTech, que ces sorties “à reculons” de nouveaux-anciens produits correspondent à une réponse d’Intel face aux soucis d’approvisionnement de machines équipées de puces 10 nanomètres.

 

 

Deux nouveaux NUC Bean Canyon Lite dans le cheptel d’Intel © MiniMachines.net. 2020.

Checkout Hypertec’s Solutions At 2020 NAB Show Exhibit

Par Andres Benetar

  To live in the information age is to live in a time of substantial innovation and constant evolution. Nothing sums up this notion more than the 2020 NAB Show, which is all about progression and the evolution of the broadcast industry. With over 90,000 professionals who specialize in media, content, and technology attending, then ...

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M for Media installs GB Labs FastNAS intelligent storage

Par Manor Marketing

Aldermaston, UK, 10 February 2020 – GB Labs, innovators of powerful and intelligent storage solutions for the media and entertainment industries, today announced that M for Media, an Abu Dhabi-based media production house that produces TV shows and adapts international formats for the GCC and MENA region, has installed GB Labs’ FastNAS shared storage system. ...

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The Welcome Chorus – The voice of a community

Par Filip Visnjic
The Welcome Chorus – The voice of a community
Created by Yuri Sizuki (Pentagram) in collaboration with Fish Fabrications and Counterpoint, 'The Welcome Chorus' is an interactive installation that brings together sound, sculpture and artificial intelligence.

A.C. Lighting Inc.’s World-Class Technology at 2020 NAB Show

Par Andres Benetar

    For any creative looking for world-class technology, then A.C. Lighting Inc. has plenty of brands to showcase. This year, at the 2020 NAB show in Las Vegas, A.C. Lighting Inc. will showcase some of its world-class lighting and associated rigging technologies, which include brands such as: Chroma-Q® (LED Lighting) Vista by Chroma-Q (Lighting ...

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Provo Canyon, les NUC 8 Pro débarquent avec gestion du vPro

Par Pierre Lecourt

La gamme NUC 8 Pro est assez large avec des engins sous trois processeurs Intel différents. Le Core i7-8665U, le Core i5-8365U et le Core i3-8145U. Les deux premiers prendront en charge la fonction vPro tandis que le dernier n’y accédera pas. Ce sont des puces Whiskey Lake avec un TDP de 15 watts qui embarquent toutes un circuit graphique UHD 620.

Nuc 8 Pro

Le NUC8v7PNK propose donc le i7-8665U dans une version pré équipée d’un SSD PCIe NVMe de 512 Go associé à 16 Go de DDR4 en double canal. Le NUC8v5PNK propose un Core i5-8365U avec toujours 512 Go de stockage mais 8 Go de DDR4. Et le NUC8i3PNK a beau s’appeler NUC 8 Pro, il ne proposera pas de fonction vPro avec son Core i3-8145U. Il est livré avec 256 Go NVMe et une seule barrette de 4 Go de DDR4. Ces engins ne disposent pas d’extensions via une baie 2.5″ pour ajouter un stockage secondaire, ils permettent, par contre, de faire évoluer leur mémoire à 64 Go grâce à deux slots de DDR4 SoDIMM. Ces modèles plus fins mesurent
,2 cm de profondeur et 3.7 cm d’épaisseur.

Nuc 8 Pro

Des modèles équivalents sont également disponibles en barebones. Ils disposent d’un port M.2 et de deux slots de mémoire vive SoDIMM DDR4 mais rien n’est peuplé. 

Nuc 8 Pro

Suivent les Kits NUC8v7PNH, NUC8v5PNH et NUC8i3PNH qui reprennent les mêmes puces Core i7,  i5 et i3 et qui sont également vendus en barebones.  Légèrement plus hauts que les trois modèles précédents avec 5.3 cm d’épaisseur, ils proposent toujours un port M.2 PCIe NVMe mais également une baie 2.5″ pour un stockage supplémentaire. 

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Les cartes mères nues correspondant à ces machines seront également disponibles. Toute la gamme est listée chez Intel.

Tous ces modèles partagent la même architecture et la même connectique. Ils embarquent tous un Wifi6 et du Bluetooth 5, savent gérer des modules de cache Intel Optane et proposent une connectique complète. On retrouve donc sur la face avant deux ports USB 3.1 Type-A et sur la face arrière un port Thunderbolt 3.0 Type-C , deux sorties HDMI 2.0a, un Ethernet Gigabit, un USB 3.1 Type-A et un USB 2.0. Sur la carte mère trois connecteurs USB sont disponibles sous forme de broches : un port USB 3.0 et deux ports USB 2.0. Un brochage RS232 et un sortie vidéo interne eDP sont également disponibles.

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Pas de lecteur de cartes ni de port audio, les engins ont réellement une vocation professionnelle et je suppose qu’Intel compte sur les sorties HDMI et le Bluetooth pour diffuser du son. Les machines pourront piloter jusqu’à 3 écrans grâce à l’affichage DisplayPort du Thunderbolt. Un port Kensington Lock est également disponible. Bref, les NUC 8 Pro sont prévus pour une utilisation en entreprise et ne devraient pas bénéficier d’une énorme publicité de la part d’Intel pour leur sortie. Vous devriez les trouver chez les revendeurs pros d’ici quelques semaines.

Source : FanlessTech

Provo Canyon, les NUC 8 Pro débarquent avec gestion du vPro © MiniMachines.net. 2020.

Learn Clip Creation From Actus Digitial at The 2020 NAB Show

Par Andres Benetar

  The broadcasting industry is growing as many creative elements continue to help expand what is surely a vast digital ecosystem of rich and vibrant content. For anyone who works within or looking to enter the broadcasting industry should visit the Actus Digital exhibit at the 2020 NAB Show. This April at the 2020 NAB ...

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Intel NUC Panther Canyon et Phantom Canyon, la gamme NUC 11 dévoilée

Par Pierre Lecourt

Les prochains Intel NUC 11 ont eu droit à une annonce un peu anticipée grâce à FanlessTech, deux machines sont au rendez-vous et devraient proposer des processeurs Intel Tiger Lake-U de 28 watts de TDP. Le NUC 11 ou Panther Canyon embarquera un circuit graphique Intel Xe tandis que le NUC 11 Extreme ou Phantom Canyon fera appel à un circuit graphique indépendant.

NUC 11 Panther Canyon

Panther Canyon est donc le nom de code de la onzième version de minimachines NUC. L’évolution logique de l’offre avec à son bord la dernière génération de puces d’Intel, Tiger Lake. On peut donc s’attendre à des puces Tiger Lake-U qui embarqueront des circuits graphiques Intel Xe. Un duo qui devrait apporter des performances encore plus élevées et qui devrait être disponible au lancement de cette nouvelle génération de processeurs. La mémoire vive pourra monter à 64 Go de DDR4 grâce à deux slots SoDIMM DDR4-3200.

On retrouve les éléments habituels de la gamme avec sur cette face avant un double port USB dont un Type-C Thunderbolt 3, un port jack audio 3.5 mm combo et le bouton d’allumage. Les quatre petits trous sont probablement des emplacements micro pour une utilisation vocale d’assistants personnels. On remarque la double hauteur typique des NUC, ce modèle embarquera un stockage SSD sur carte M.2 2280 mais également un emplacement 2.5″. L’engin pourra prendre en charge une mémoire cache Intel Optane.

NUC 11 Panther Canyon

 

Une seconde version montre un châssis moins haut, signifiant qu’Intel gardera pour ces NUC 11 Panther Canyon l’option de solutions plus compactes sans emplacement 2.5″. On retrouvera à l’intérieur des processeurs Intel Tiger Lake-U de 28 watts  en Core i3, i5 et i7.

La partie arrière nous montre une connectique classique avec une sortie vidéo HDMI 2.1 plein format, un Mini DisplayPort 1.4, un port Thunderbolt 3 Type-C, deux USB supplémentaires et un port Ethernet 2.5 GbE. L’alimentation se fait via un jack classique. Le Panther Canyon embarquera un module Wifi6 et Bluetooth 5.0. 

Sortie prévue ? Seconde moitié de l’année.

Phantom Canyon

NUC 11 Extreme Phantom Canyon, la relève d’Hades

La gamme la plus évoluée des NUC est caractérisée par son goût pour le morbide. Elle a débuté avec les Skull Canyon en 2015 et inauguré la symbolique des têtes de mort sur son châssis. Elle a été suivie par Hades Canyon en 2018, un modèle qui embarquait les puces Kaby Lake-G d’Intel. Des processeurs qui avaient la particularité de faire cohabiter un circuit Core d’Intel avec une solution graphique AMD. Des processeurs qui ont, depuis peu, mis fin à leur carrière.

Hadès, maître des enfers de la mythologie Grecque va donc prendre sa retraite, pour laisser la place à Phantom Canyon également prévu pour cette année. Ce NUC 11 Extreme embarquera également un processeur Tiger Lake-U de 28 watts de TDP en Core i5 et i7. Intel descend donc d’un cran par rapport à la solution actuelle qui propose des puces de 45 watts de TDP. Il embarquera par contre un circuit graphique totalement à part avec 6 à 8 Go de mémoire vive dont on ne connait pas le détail.

L’intérêt de ce choix étant, en général, la possibilité de fonctionner avec le circuit graphique interne aux puces Intel pour les usages classiques et ne basculer vers le circuit secondaire que pour les utilisations plus musclées. Cela évite la surchauffe et permet de profiter d’un engin relativement calme pour les utilisations bureautiques, web et vidéo de sa machine. A noter que les modèles précédents, et surtout l’actuel Hades Canyon, sont extrêmement bien travaillés d’un point de vue ventilation et bruit par les équipes NUC d’Intel. On peut donc espérer des machines Phantom Canyon aussi discrètes.

La mémoire vive sera aussi capable d’atteindre 64 Go grâce à deux slots de mémoire SoDIMM DDR-3200 double canal, le stockage sera confié à une solution M.2 2280 PCIe X4 Gen3 NVMe. L’ensemble prendra également en charge des solutions de cache Optane. 

La connectique comprendra un port HDMI 2.0b, un Mini DisplayPort 1.4, deux ports Thunderbolt 3.0, six ports UBS 3.0 Type-A, un lecteur de cartes SDXC en façade, un jack audio combo et un port Ethernet 2.5 GbE. Là encore, un module Intel Wireless-AX 201 proposera du Wifi6 et du Bluetooth 5. 

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Le NUC Skull Canyon et ses deux coques

Un décor qui se trompe de cible

Intel continue sur sa lancée et propose encore un châssis “décoré” d’un crâne stylisé. Je ne suis pas certain de la pertinence de ce choix. Il faudrait, à minima, que la marque propose dans son offre par défaut, comme pour le Skull Canyon à l’époque, une coque de remplacement plus neutre pour ce futur engin. De quoi lui donner une esthétique passe-partout. Même si, il faut le souligner comme cela a été fait en commentaire, il est possible de “supprimer” ce décor en éteignant les LEDs de la machine via une application sur Hades Canyon.

Je comprend l’idée d’Intel de viser un public de joueurs avec cette thématique “tête de mort”. Un décor qui peut fonctionner quand on vise un public adolescent. Je suis cependant assez pessimiste quant à la réalité du terrain. Le public capable de céder aux sirènes de cette iconographie n’a pas l’âge du public qui va réellement envisager l’achat d’un NUC 11 Extreme.

Soyons francs, en grandissant, on se rend assez vite compte que le look “tête de mort” n’est pas forcément ce que l’on va rechercher sur un PC. Ceux qui pourraient craquer sur cet aspect esthétique seront en réalité plus regardants sur leurs dépenses et préféreront un PC moins compact mais moins cher ou plus performant pour le même prix. 

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Skull Canyon

Le problème étant que beaucoup de professionnels ne passeront pas à Phantom Canyon du simple fait qu’une tête de mort soit visible sur sa coque. De nombreux médecins, avocats, dentistes, notaires et autres pro qui reçoivent du public m’ont contacté à la sortie de ces différentes machines. Autant j’ai pu les rassurer avec les séries Ghost Canyon en indiquant qu’il était facile de changer la coque pour une autre plus neutre. Autant cela m’a été impossible pour Hades Canyon faute de suivi dans cette offre de la part d’Intel. Une grave erreur puisque ces pros ne peuvent pas envisager recevoir des patients ou des clients avec un PC arborant ce type de symbole sur leur bureau. Ils sont donc passés à autre chose et ont laissé tomber la gamme.

Intel NUC Hades Canyon

Hades Canyon

Autant un cancérologue ou un avocat semble parfaitement ravi du format et des performances d’un NUC de ce type, autant on imagine la difficulté pour ces métiers de présenter au public ce type d’iconographie. Du coup, on se retrouve avec un produit mal calibré pour ces deux publics : les “gamers” les plus jeunes vont rechercher en majorité le meilleur ratio de performances par rapport à leur budget. Et cela ne passe pas par la case NUC. Les pros, de leur côté, vont rechercher exactement ce type de machine d’un point de vue encombrement et performances sans trop se soucier du prix mais ne vont pas passer à l’achat à cause du décor proposé.

Reste le public des joueurs au bureau trop encombré pour acheter une tour classique… ce qui ne constitue tout de même qu’une niche de clientèle assez faible… La solution est simple pour Intel, il suffit de proposer un engin neutre par défaut et, éventuellement, une coque avec cette fameuse tête de mort en option. Ou proposer un logo différent sur le châssis. Pourquoi pas un logo NUC ?

Source : FanlessTech

Intel NUC Panther Canyon et Phantom Canyon, la gamme NUC 11 dévoilée © MiniMachines.net. 2020.

CES 2020 : Le Thunderbolt 4 débarquera avec Tiger Lake

Par Pierre Lecourt

Le Thunderbolt 4 sera rétro compatible avec les précédents formats de la marque, un point capital et logique pour s’assurer de la continuité du suivi des produits mais aussi l’acceptation par le public de cette nouvelle norme. On ne sait pas grand chose pour le moment sur ce nouveau format si ce n’est son futur débit.

Thunderbolt 4

Pendant le CES 2020, Intel a donc mentionné l’arrivée du Thunderbolt 4 coïncidant avec le lancement de la génération de processeurs Tiger Lake de la marque. Le nouveau venu devrait offrir quatre fois les performances de l’USB 3.2 Gen2. On peut donc s’attendre à des pics de transferts de 40 Gbps soit l’équivalent des versions les plus avancées du Thunderbolt 3 “Titan Ridge” actuellement en commercialisation. De fait, Thunderbolt 4 offrira ce débit par défaut et non pas de manière optionnelle comme la version 3 aujourd’hui.

C’est à peu près tout ce qu’il y a eu d’annoncé pour ce format. En fait, Intel ne cherche pas spécialement à communiquer dessus, la marque sème de petits cailloux blancs qui mènent tous jusqu’au Tiger Lake. Sa future architecture processeur. Quelque peu chahuté par AMD et ses processeurs Ryzen, le fondeur joue sur un autre aspect de son offre en positionnant ses futures puces comme des couteaux suisses de fonctionnalités. Connectivité améliorée avec un Wifi6 intégré par défaut dès aujourd’hui, fonctions annexes mises en avant comme la présence d’un Thunderbolt 4 qui devrait être un standard sur toutes les machines Tiger Lake, la présence de solutions graphiques Intel Xe et bien entendu la construction de solutions comme Project Athena.

Thunderbolt 4
Avec toutes ces annonces, Intel construit une histoire à Tiger Lake, quelque chose qui devrait convaincre les utilisateurs de passer à cette génération de puces non pas uniquement pour ses performances brutes mais pour tout ce qu’elles proposeront en plus : Calcul et meilleures performances 3D mais aussi autonomie, connectivité et fonctionnalités annexes. Evidemment, le fondeur a bien raison de capitaliser sur tous ces développements qui font partie intégrante de son offre.

Le Thunderbolt 4 est une annonce de plus dans ce portefeuille de fonctions. Intel devrait continuer à en égrener de plus en plus au fur et a mesure que la date de sortie de Tiger Lake se rapprochera.

CES 2020 : Le Thunderbolt 4 débarquera avec Tiger Lake © MiniMachines.net. 2020.

CES 2020 : Intel présente une carte graphique DG1 sous Intel Xe

Par Pierre Lecourt

Étonnant de voir Intel présenter une carte graphique au CES. Cette Intel DG1 indépendante que l’on pourrait intégrer dans son boitier de PC via un slot PCIe standard n’ a pas vocation à être vendue au grand public. Il s’agit d’un montage créé pour les partenaires d’Intel afin d’apprivoiser sa technologie graphique Intel Xe qui sera intégrée aux puces de génération Tiger Lake-U1.

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Intel va distribuer sa carte DG1 aux développeurs. Cela servira à prendre en main le moteur Intel Xe utilisé par la marque pour créer ses puces. Un élément indispensable pour eux afin de développer des programmes se basant sur le circuit graphique maison et d’optimiser leurs développements. 

Car l’Intel DG1 est un prototype de ce qui sera intégré aux puces Intel Tiger Lake-U dans les trimestres à venir et non pas un circuit destiné à être commercialisé à part. On n’a pas encore le détail des capacités ni des contraintes de la puce. La rumeur parle d’une consommation de 20 watts pour la puce et de 50 watts pour la carte complète, ce qui est bien entendu difficile à envisager pour un circuit intégré à un processeur. Il faut donc prendre cela avec beaucoup de recul, les technologies d’intégration sont très différentes entre un circuit graphique intégré à un processeur et un autre développé pour fonctionner en solo.

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Les processeurs Intel Tiger Lake-U sont censés ne consommer que 10 à 25 watts en tout et pour tout avec un chipset graphique interne basé sur cette solution Intel Xe. L’idée pour Intel étant de faire disparaitre les puces “discrete” actuelles que les constructeurs de portables se doivent d’intégrer à leurs machines milieu de gamme pour proposer un peu plus de fonctionnalités à leurs engins. Les puces type Nvidia MX150 ou MX250 par exemple n’auront plus vraiment d’intérêt quand Tiger Lake-U sera déployé. Bien entendu, on peut compter sur Nvidia pour monter la barre un cran plus haut et proposer par exemple un “MX450” qui serait plus performant que le circuit Intel Xe. Ce qui inciterait les constructeurs à s’intéresser à nouveau à ce type de produit. Mais il n’est pas sur que cela fonctionnerait pour autant.

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Intel a en effet présenté une version embarquée de son DG1 sur un portable classique, cette solution permettait de jouer à un jeu récent – Destiny 2 – à 60 images par seconde en 1080P. Si il est impossible de savoir si cette implantation d’Intel Xe est faite en attendant que les puces Tiger Lake-U soient disponibles sur le marché ou si Intel compte proposer des formules processeur et circuit graphique, elle est en tout cas suffisamment performante pour satisfaire la majorité des utilisateurs.

Dans tous les cas, si la solution propose ce type de performances, l’avenir des MX actuelles de Nvidia semble compromis. On imagine assez mal comment un constructeur pourrait intégrer une puce Nvidia ou AMD plus performante sans venir mordre dans sa gamme de machines plus haut de gamme. Si l’engin de base sous Tiger Lake-U est capable de faire tourner correctement un jeu 3D en 1080P, les machines orientées jeu vont devoir proposer beaucoup plus pour avoir un intérêt.

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Les puces Intel Xe sont cependant prévues pour s’adresser à plusieurs publics et la marque compte les distribuer sur trois segments distincts. Le premier, baptisé Intel Xe LP pour Low Power, s’adressera aux ordinateurs portables et ultraportables mais également à des solutions plus orientées jeu. C’est lui qui devrait pousser les circuits graphiques embarqués en dehors des machines classiques.

Le second, l’Intel Xe HP pour High Power est censé offrir des performances de type PC de bureau. Ce qui ne veut pas dire grand chose si ce n’est une, qu’il sera débarrassé de la contrainte en watts à la fois pour son alimentation mais également pour la chaleur qu’il dégage. Cela permet en général de profiter de bien meilleures fréquences et donc de plus de performances. On peut, l’imaginer dans des stations de travail bien qu’il soit difficile de le penser au niveau d’une solution type Quadro de Nvidia en terme de puissance de calcul.

Enfin, l’Intel Xe HPC pour Higher Performance serait une version professionnelle qui viserait plutôt le monde des serveurs et des stations de travail. On imagine ici des solutions en batterie additionnant les circuits en parallèle pour du Cloud Gaming par exemple.

Cette concurrence est bien entendu à l’avantage du consommateur. Si l’arrivée de Tiger Lake-U et d’une intégration de la technologie Xe promettent des performances de base plus élevées que celles des puces actuelles – Intel parle de circuits deux fois plus performants que les puces Ice Lake – c’est une bonne chose pour le marché. Si tout  cela fonctionne dans un TDP acceptable, la solution d’Intel aura sûrement un bon impact sur le monde des ultraportables. Elle poussera au passage les constructeurs à choisir des puces externes significativement plus performantes pour leurs gammes supérieures.

CES 2020 : Intel présente une carte graphique DG1 sous Intel Xe © MiniMachines.net. 2020.

Intel Compute Element : Du projet à l’écosystème

Par Pierre Lecourt

L’histoire de Compute Element est longue mais pas bien compliquée. Il y a trois ans, au CES, Intel présentait ses Compute Card. Des solutions de la taille d’une carte de crédit qui embarquaient un PC complet. Processeur, mémoire vive, stockage et un connecteur qui permettait de profiter de tout cela au travers d’une machine externe. L’idée était de glisser sa carte pour retrouver son PC. La sauce n’a pas pris et Intel a du se résoudre à l’évidence, l’idée ne séduisait pas.

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Un des problèmes majeurs de cette idée est qu’elle était contre nature. Pour fonctionner, Compute Card devait trouver des partenaires qui allaient construire des boîtiers pour accueillir les cartes. Des écrans avec un dock dédié, des docks tout simples ou des ordinateurs portables avec un connecteur adéquat. Seul problème pour Intel, qui allait avoir envie de construire un ordinateur portable que l’on pourrait mettre à jour aussi facilement ? Imaginez un constructeur qui fabrique cet engin et qui offrirait donc un support à Intel pour vendre ses Compute Card sans plus jamais toucher un centime sur les ventes futures. Le client n’aurait qu’a racheter une nouvelle Compute Card pour changer de processeur, de mémoire vive et de stockage en gardant la même machine, le même clavier, le même écran.

Faute de développement et de marché, le concept est tombé à l’eau. Intel ne pouvait pas se permettre de fabriquer lui même les éléments compatibles avec son projet.

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Les ingénieurs des équipes NUC d’Intel, derrière le projet Compute Card, ont retenu la leçon et annoncèrent quelques temps plus tard The Element. Un concept de carte mère au format carte fille. Dans l’absolu, le projet est le même, au sein d’une grosse carte on retrouve tout ce qu’il y avait dans le Compute Card : Processeur, mémoire et stockage. Les grosses différences viennent du format de l’engin. Suffisant pour proposer un accès à de la mémoire vive et des slots M.2 pour des SSD. Assez grand également pour profiter d’une connectique standard avec des ports USB, des sorties vidéo et tous les connecteurs classiques.

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La différence de taille permet également de proposer des puces beaucoup plus gourmandes et performantes, ce qui transforme le concept de départ d’un PC très orienté vers un usage terminal en solution capable de proposer des vrais contenus multimédia, du jeu vidéo et même des performances haut de gamme avec des solutions Xeon pour stations de travail.

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Intel décide aujourd’hui de baptiser cette solution Compute Element et de la présenter dans un nouvel écosystème en construction. La marque va lancer les hostilités avec ses propres produits. Les NUC Ghost Canyon attendu pour cette année, sortiront en tant que solutions Compute Element sous Core i5, i7 et i9. Il s’agira donc de boîtiers spécifiques, accueillant une panoplie  de cartes à cette nouvelle norme. L’utilisateur pourra les faire évoluer de manière classique mais pourra également très simplement retirer l’ensemble des entrailles de la machine pour remplacer son processeur et les divers composants annexes.

Mais surtout, Intel  vient de dévoiler un accord avec deux alliés pour cette nouvelle norme : Cooler Master et Razer. Les deux fabricants vont proposer des solutions reprenant ce nouveau format.

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Le Razer Tomahawk est le premier, il s’agira d’une gamme de machines complètes, pré-équipées de solutions NUC Compute Element ou un boitier vendu seul. Le boitier nu vous permettra de choisir la carte a intégrer. Les machines complètes vous offriront une solution prête à l’usage et évolutive. L’objet est un peu massif avec un format 10 litres mais il offrira une connectique supplémentaire avec deux ports Ethernet Gigabit, du Thunderbolt 3.0 et pas moins de six ports USB 3.2 Gen2 Type-A.

Chez Cooler Master, l’idée est de vous proposer un boitier compatible avec le format : Le NC100 vous laissera intégrer le module de votre choix. Livré avec une alimentation et une carte pouvant à la fois accueillir votre Compute Element et une carte graphique standard, le Cooler Master NC100 se présentera sous la forme d’un boitier de 7.5 litres.

Ces deux solutions comme le NUC Ghost Canyon devraient apparaître au cours des deux premiers trimestres de 2020.

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Vous l’aurez compris, ce qui se profile à l’horizon c’est un nouveau format de boitier. Mais également un nouveau moyen pour les constructeurs de proposer des produits. Les fabricants de châssis n’auront qu’a suivre les directives d’Intel pour concevoir un support permettant de supporter convenablement un module NUC Compute Element. En ajoutant l’alimentation adéquate et ils pourront facilement proposer des boîtiers à ce nouveau format mais aussi, pourquoi pas proposer des machines prêtes à l’emploi. Je pense que la prochaine étape est assez claire, Intel pourrait ouvrir les portes à des constructeurs partenaires pour qu’ils profitent de ce format. 

Imaginez des constructeurs comme Asus, Gigabyte, Zotac ou MSI s’emparant de ce format. Ils pourraient non seulement fabriquer leurs propres cartes mères Compute Element compatibles mais également les faire évoluer et les optimiser comme ils le font avec les cartes graphiques. Mais ils pourraient surtout proposer des machines complètes à peu de frais en réemployant en prime leurs propres cartes graphiques. Mais ce sont également des marques beaucoup moins prestigieuses qui vont pouvoir profiter du concept comme on l’a vu avec Adata et son XPG Gaia qui reprend à son nom un Ghost Canyon d’Intel…

Les mois à venir seront probablement intéressants à suivre pour ce format. Si Compute Element séduit suffisamment de constructeurs, Intel pourrait réussir à proposer un nouveau format… sans concurrence.

Intel Compute Element : Du projet à l’écosystème © MiniMachines.net. 2020.

CES 2020 : Acer lance un Swift 3 SF313-52/G sous le label Project Athena

Par Pierre Lecourt

Point fort de ce 13.5″, son poids. Le Swift 3 SF313-52/G ne pèse que 1.19 Kg, ce qui est assez impressionnant au vu de sa diagonale et de son équipement. Il mesure 15.95 mm d’épaisseur et propose un affichage assez rare avec un ratio  en 3:2 au lieu d’un 16:9 habituel. La définition de la dalle IPS est de 2256 x 1504 pixels, un choix qui séduira certainement ceux qui veulent avant tout travailler avec leur machines.

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Le format 3:2 n’empêche ni le jeu ni le multimédia mais au contraire des affichages 16:x standards du marché, il permet d’afficher un écran plus en hauteur pratique pour la documentation, la programmation ou l’emploi de certains outils logiciels. Moins “joli” pour le multimédia avec des bandes noires en haut et en bas de votre vidéo. Un choix à faire lors de votre investissement donc. Acer précise que ce nouveau Swift 3 SF313-52/G propose un affichage 100% sRGB pour une colorimétrie contrôlée. 

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La machine pourra accueillir toute la gamme Intel Ice Lake jusu’au Core i7-1065G7 et son circuit graphique Intel Iris Plus. Il acceptera jusqu’à 16 Go de mémoire vive DDR4 et pourra être livré avec 1 To de SSD au format PCIe NVMe pour son stockage. Des modules graphiques optionnels non détaillés mais annoncés comme des GeForce MX “récents” seront également proposés en option. On aura donc probablement la possibilité d’opter pour des MX330 ou MX350. Evidemment, les modèles de base débuteront avec des combinaisons plus modestes sur une base de Core i3-1005G1 associé à 128 Go de stockage non détaillé…

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L’engin a pas mal d’atouts avec une connectique assez complète : un port Thunderbolt 3, un port USB 3.0 Type-A, un USB 2.0, une sortie vidéo HDMI et un port jack audio 3.5 mm au format jack pour casque et micro. Pas de lecteur de cartes ni de port Ethernet, la marque  compte sur le WiFi 6 embarqué et le Bluetooth 5.0 pour se connecter à d’autres réseaux. On retrouvera également un clavier chiclet complet disposant d’un rétro éclairage, un capteur d’empreintes digitales, une fonction de réveil à la voix même en veille et un système de recharge rapide de la batterie 56 Wh intégrée. Acer annonce une autonomie de 4 heures après seulement 30 minutes de connexion au secteur.

Le Acer Swift 3 SF313-52/G devrait être mis en vente dès ce mois de Janvier à un tarif de base de 749€.

CES 2020 : Acer lance un Swift 3 SF313-52/G sous le label Project Athena © MiniMachines.net. 2020.

Le cas de la mémoire cache des Mac Pro : Apple n’utilise pas des CPU custom

Par Pierre Dandumont

Vu que j’ai eu la discussion avec quelques personnes qui pensaient, en ayant vu cette page chez Apple, que le Mac Pro possédait des processeurs un peu particuliers avec plus de mémoire cache. Ce n’est pas le cas, Apple a juste une façon particulière (et pas nécessairement fausse) de compter la mémoire en question.

Un peu d’explications, je vais essayer d’être clair. Dans un processeur, vous avez différents niveaux de mémoire cache, le niveau 1 (L1), le niveau 2 (L2) et le niveau 3 (L3). Ces trois mémoires se placent entre le processeur et la mémoire vive, pour accélérer les transferts. Si on peut considérer la mémoire vive (RAM) comme rapide face à un disque dur ou un SSD, elle est lente par rapport au processeur. La mémoire cache est rapide, mais sa capacité assez limitée. J’omets volontairement ici le cache µOP (une sorte de L0) et la mémoire eDRAM de certaines puces qui fait office de cache L4.

Dans les architectures Intel classiques (on va prendre comme exemple un Core Skylake comme celui d’un MacBook Pro), l’architecture est la suivante. D’abord, deux L1 de 32 ko (un pour les données, un pour les instructions) par coeur. Ensuite, 256 ko de L2 par coeur. Enfin, jusqu’à 2 Mo de L3 par coeur. La gestion des niveau 2 et 3 est inclusive : le contenu du L2 est automatiquement présent dans le L3. De plus, le cache de niveau 3 est partagé entre les différents coeurs, donc sa capacité totale varie en fonction des puces. La valeur de 2 Mo par coeur est un maximum : Intel réduit parfois ce nombre pour segmenter sa gamme. Par exemple mon MacBook Pro 2017 dispose d’un processeur avec 4 coeur, mais seulement 6 Mo de cache, il faut passer sur un modèle plus rapide (et plus cher) pour disposer de 8 Mo.

N3 partagé

On résume : 2×32 ko par coeur, 256 ko par coeur, un L3 partagé qui contient automatiquement le L2 de chaque coeur. La valeur pratique, celle qu’Apple indique dans la page des MacBook Pro, va être celle du cache de niveau 3.

Le cas Mac Pro

Le Mac Pro 2019 utilise des puces Cascade Lake, avec des Xeon W. Techniquement, ce sont des Skylake “X” avec quelques corrections de bugs et quelques lignes PCI-Express de plus. Le point intéressant, qui a fait douter pas mal de gens, c’est qu’Apple indique une grosse quantité de mémoire cache sur la page du Mac Pro. Jusqu’à 66,5 Mo de mémoire cache sur le modèle 28 coeurs, alors qu’Intel annonce seulement 38,5 Mo de cache de niveau 3. Une erreur ? Un processeur avec plus de mémoire cache pour Apple ? Non. Une autre façon de compter. Par ailleurs, Apple indique bien « Mémoire cache » et pas « Mémoire cache de niveau 3 ».

Les valeurs Apple

L’architecture expliquée juste avant n’est pas la seule possible. AMD utilise une autre façon de faire, et Intel – avec les Skylake X – utilise la même. Dans un Xeon W de Mac Pro, donc, on retrouve deux caches de niveau 1 de 32 ko (données et instructions) et 1 Mo de cache de niveau 2 par coeur (une valeur nettement plus élevée qu’auparavant). Les deux premiers niveaux sont inclusifs (le contenu du L1 est dans le L2). Ensuite, et contrairement aux autres puces Intel, le cache de niveau 3 est exclusif. Sa capacité est de 1,375 Mo par coeur. Vu la taille du L2, c’est assez logique, d’ailleurs. En clair, le contenu du L2 et du L3 n’est pas le même. Sur une puce avec 28 coeurs, on a donc 38,5 Mo de L3 (28*1,375) et 28 Mo de L2 (28*1)… soit les 66,5 Mo d’Apple. Ce n’est pas très orthodoxe comme façon de compter, mais c’est techniquement valable : il y a 66,5 Mo de cache accessibles.

Pourquoi 24,5 ?

Maintenant, vous allez peut-être demander pourquoi le processeur avec 8 coeurs dispose de 24,5 Mo de cache, ce qui ne colle pas avec le calcul (8*1 + 8*1,375, ça fait 19 Mo). En fait, Intel intègre bien 1,375 Mo par coeur, mais les processeurs n’ont pas nécessairement tous les coeurs actifs. Je ne connais pas la raison exacte, mais Intel utilise des CPU avec une partie des coeurs désactivés, en fonction des références. Les versions 4 et 6 coeurs (qu’Apple n’utilise pas) ont 8,25 Mo de L3 (la valeur des 6 coeurs). Les 8 coeurs ont 16,5 Mo de L3 (la valeur de 12 coeurs). Les 10, 12 et 14 coeurs ont 19,25 Mo (la valeur des 14 coeurs). Les 16, 18, 24 et 28 coeurs ont la valeur attendue. A priori ça vient du type de die utilisé, en fonction des contrôleurs mémoire, de la gestion de la liaison entre les coeurs, etc. En clair, la valeur théorique est 1,375 Mo par coeur, mais ça peut varier selon l’architecture interne.

On résume : 2×32 ko par coeur, 1024 ko par coeur, un L3 partagé (1,375 Mo par coeur) qui ne contient pas le L2. La valeur pratique, celle qu’Apple indique dans la page du Mac Pro, va donc être l’addition du L3 et des différents L2.

Mais donc Apple ne ment pas. Apple compte d’une façon avantageuse pour sa communication, mais avec une base technique valable, qui a l’avantage (pour eux) d’empêcher la comparaison directe et peut induire en erreur.

Les vrais CPU custom

Au passage, pour revenir à cette légende : Intel propose rarement des CPU custom, même pour un gros client comme Apple (qui ne l’est pas tant que ça, d’ailleurs). On peut considérer les modèles avec un gros IGP (et de la mémoire eDRAM) comme des commandes pour Apple, et la marque à la  a parfois reçu des modèles avec des fréquences spécifiques, mais les vrais custom restent assez rares. Un des premiers exemples reste le Core 2 Duo des MacBook Air (2008), qui utilisait un package plus compact, et les CPU des Mac Pro 2009 (4,1) qui n’avaient pas d’IHS. Enfin, des rumeurs indiquent que le CPU Kaby Lake G (une puce Intel qui intègre un GPU AMD) a été pensée pour Apple… mais Apple ne l’a jamais intégré. Reste que dans l’absolu, c’est donc plutôt rare qu’Intel propose des puces spécifiquement pour Apple, et il s’agit généralement d’arrangements physiques plus que des changements profonds.

Millenium ML3 : la marque gaming va distribuer le portable NUC d’Intel

Par Pierre Lecourt

Le NUC QC71B est un portable OEM, un engin conçu et fabriqué par Intel et ses sous-traitants au même titre que ses MiniPC NUC. Il a déjà été repéré aux US avec la marque Eluktronics qui le distribue sur Amazon. Il a été plus récemment repéré sous la marque Adata / XPG. Mais il sera également distribué en France sous le nom de Millenium ML3.

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On retrouve les mêmes composants, et le même design que pour les autres versions de ce NUC QC71B. Le Millenium ML3 prendra juste les couleurs de la marque de e-sport qui cherche à diversifier ses activités en proposant du matériel informatique. Tapis de souris, chaise “gamer”, souris, clavier, casque, ordinateur tour classique, écran et bientôt ordinateur portable donc, Millenium va proposer toute une gamme de produits à ses couleurs.

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La page web du Millenium ML3 fait le détail des caractéristiques techniques de l’engin et, sans surprises, on retrouve tous les composants du NUC QC71B. L’engin est construit autour d’un processeur Intel Core i7-9750H avec 6 coeurs et 12 threads sur des fréquences allant de 2,6 à 4,5 GHz. Cette puce sera accompagnée par un circuit graphique Nvidia RTX 2070 Max-Q 8Go pour le Millenium ML3 R207Q-I797H-W et Nvidia GTX 1660 Ti 6Go pour le Millenium ML3 G166TI-I797H-W.

La mémoire vive sera montée sur deux slots So-Dimm DDR4 2666 MHz pour un maximum de 64 Go. Le stockage sera, quant à lui, distribué sur deux slots M.2 2280 : Le premier étant compatible NVMe ou SATA et le second NVMe uniquement pouvant accepter un cache Intel Optane. Aucun emplacement 2.5″ ne sera disponible dans l’engin pas plus qu’un lecteur optique.

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La connectique côté gauche

2019-12-30 20_28_08-minimachines.netLa connectique arrière

La connectique comprendra deux ports USB 3.1 Gen1 Type-A – un port USB 3.1 Gen2 Type-A, un port USB Type-C Thunderbolt 3 et USB 3.1 Gen2 assurant une compatibilité vidéo DisplayPort et G-Sync. Des entrées et sorties audio micro et casque séparées au format jack 3.5 mm seront également disponibles.  L’affichage externe sera assuré par un port HDMI 2.0 et le DisplayPort du Thunderbolt. Un port Ethernet Gigabit sera disponible pour compléter le Wifi6 intégré et le Bluetooth 5.0. Enfin un lecteur de cartes SDXC sera bien présent.

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Le Millenium ML3 reste un 15.6″ assez encombrant avec 35.64 cm de large pour 23.37 cm de profondeur. Il reste cependant assez fin – 20 mm d’épaisseur – et léger – 1,89 kg – pour un engin de ce calibre. Il est équipé d’une batterie 93 Wh sans réelle autonomie indiquée. Sa dalle est bien évidemment IPS en FullHD anti reflet, elle est certifiée 144 Hz. Le clavier est rétro éclairé et le pavé tactile large et profond. Malheureusement, l’engin ne propose pas de pavé numérique.

Comme prévu à la découverte du NUC QC71B chez Eluktronics, Intel multiplie donc les collaborations pour proposer son NUC QC71B à diverses marques sur des marchés différents. Le Millenium ML3 vise clairement le marché français et devrait donc être totalement localisé. Avec un clavier AZERTY, une garantie locale et un Windows en Français. Reste à savoir qui s’essayera à la distribution de cet engin ? C’est la grande inconnue de la page web de Millenium. Pour le moment, ce détail n’est pas renseigné… Pas plus que le prix de la machine. Pour info, le modèle d’Eluktronics annoncé en Décembre débute à 1499$ pour une version 1660Ti avec 16 Go de DDR4 et 512 Go de SSD… La version la plus haut de gamme grimpe à 2399$ pour un modèle sous RTX 2070 avec 64 Go de DDR4 et 2 To de SSD NVMe.

Millenium ML3 : la marque gaming va distribuer le portable NUC d’Intel © MiniMachines.net. 2019

MacBook Pro 16 pouces et le rafraîchissement de l’écran, pas merci Intel ?

Par Pierre Dandumont

C’est un sujet que j’ai déjà évoqué, pour pas mal de technologies Apple dépend largement de ce qu’Intel est capable de faire avec ses processeurs. Et dans pas mal de cas, c’est problématique. Le récent MacBook Pro a d’ailleurs visiblement une technologie bridée à cause des GPU Intel (enfin, si je ne me trompe pas).

L’exemple le plus flagrant est celui de la mémoire. Les MacBook Pro utilisent depuis un moment de la mémoire dites « LP », c’est-à-dire basse consommation. cette mémoire, souvent plus rapide que la version classique, consomme moins. Mais le contrôleur mémoire doit supporter la technologie. Dans les iPad ou iPhone, pas de soucis : Apple peut mettre un contrôleur adapté. Dans les puces Intel, c’est plus compliqué. Intel ne supporte que la LPDDR3 (ancienne) ou la DDR4 classique (qui consomme plus). Les MacBook Pro 15 pouces de 2016 et 2017 sont restés en LPDDR3, les versions 2018, 2019 (et maintenant le 16 pouces) sont en DDR4, pour offrir plus de capacités et de débit. Le problème, c’est qu’Intel ne supporte la LPDDR4 que sur les puces Ice Lake (en 10 nm, uniquement pour les petits portables) ou Comet Lake (en 14 nm, mais avec seulement six coeurs).

Pour la vidéo, c’est un peu la même chose. Le nouveau MacBook Pro 16 pouces intègre une option qui permet de forcer une fréquence de rafraichissement de 60 Hz (la norme), 59,94 Hz (une fréquence issue du passage à la couleur du NTSC dans les années 50), le 50 Hz (pour les Européens), le 48 Hz (2x 24 Hz, la fréquence classique en cinéma) et 47,95 Hz (2x 23,976 Hz, la norme en NTSC pour les mêmes raisons que le 59,94). C’est très bien, et comme l’explique Apple, c’est intéressant pour vérifier que de la vidéo est parfaitement fluide. Mais le changement est manuel.

La question qui se pose, c’est pourquoi macOS n’effectue pas directement le changement ? Techniquement, pas de soucis. Les écrans capables de faire varier la fréquence de rafraichissement en temps réel existent depuis quelques années. Ca s’appelle G-Sync chez Nvidia (de façon évidente, macOS ne supporte pas vraiment ça), et FreeSync ou Adaptative Sync chez AMD. Adaptative Sync est le standard de la norme DisplayPort, FreeSync l’implémentation AMD qui peut être utilisée en HDMI (notamment). Le problème, car il y a un problème, c’est que si la Radeon des MacBook Pro peut le faire, l’IGP Intel ne peut pas. Le MacBook Pro 16 pouces possède un processeur de 9e 8e 7e 6e génération (Coffee Lake), qui intègre une puce Intel UHD 630, de la 10e génération. Le problème, donc, c’est que la Gen. 10 ne supporte pas l’Adaptative Sync. Il faut une puce Intel de la Gen. 11, intégrées uniquement dans les CPU Ice Lake. Mais les CPU Ice Lake ne proposent pas assez de coeurs pour un MacBook Pro 16 pouces.

Les réglages, dixit Apple

C’est idiot, et on peut espérer que de futurs MacBook Air, MacBook Pro 13 pouces ou même 14 pouces (selon les rumeurs) prennent en charge la fonction automatiquement grâce à des CPU Ice Lake (ou des SoC ARM, pourquoi pas). Et si Apple n’a pas décidé de brider la fonction de façon arbitraire, il est peut-être même possible de le faire actuellement avec un écran FreeSync sur le MacBook Pro 16 pouces. Avec un moniteur branché, le problème de la puce Intel n’existe plus : c’est la Radeon qui prend le relais automatiquement.

Pour rappel, pendant ce temps, ça fait plusieurs années que les iPad proposent des dalles avec un rafraichissement variable qui monte à 120 Hz.

Vectoglyph – Vector forms as a foreign language

Par Filip Visnjic
Vectoglyph – Vector forms as a foreign language
Created by Nicolas Boillot, 'Vectoglyph' is a project exploring both the behaviour and implications of GPT-2 AI, a text generating model developed by OpenAI that is able to generate coherent texts in English on demand (including "fake news").

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