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A.C. Lighting Inc.’s World-Class Technology at 2020 NAB Show

Par Andres Benetar

    For any creative looking for world-class technology, then A.C. Lighting Inc. has plenty of brands to showcase. This year, at the 2020 NAB show in Las Vegas, A.C. Lighting Inc. will showcase some of its world-class lighting and associated rigging technologies, which include brands such as: Chroma-Q® (LED Lighting) Vista by Chroma-Q (Lighting ...

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Provo Canyon, les NUC 8 Pro débarquent avec gestion du vPro

Par Pierre Lecourt

La gamme NUC 8 Pro est assez large avec des engins sous trois processeurs Intel différents. Le Core i7-8665U, le Core i5-8365U et le Core i3-8145U. Les deux premiers prendront en charge la fonction vPro tandis que le dernier n’y accédera pas. Ce sont des puces Whiskey Lake avec un TDP de 15 watts qui embarquent toutes un circuit graphique UHD 620.

Nuc 8 Pro

Le NUC8v7PNK propose donc le i7-8665U dans une version pré équipée d’un SSD PCIe NVMe de 512 Go associé à 16 Go de DDR4 en double canal. Le NUC8v5PNK propose un Core i5-8365U avec toujours 512 Go de stockage mais 8 Go de DDR4. Et le NUC8i3PNK a beau s’appeler NUC 8 Pro, il ne proposera pas de fonction vPro avec son Core i3-8145U. Il est livré avec 256 Go NVMe et une seule barrette de 4 Go de DDR4. Ces engins ne disposent pas d’extensions via une baie 2.5″ pour ajouter un stockage secondaire, ils permettent, par contre, de faire évoluer leur mémoire à 64 Go grâce à deux slots de DDR4 SoDIMM. Ces modèles plus fins mesurent
,2 cm de profondeur et 3.7 cm d’épaisseur.

Nuc 8 Pro

Des modèles équivalents sont également disponibles en barebones. Ils disposent d’un port M.2 et de deux slots de mémoire vive SoDIMM DDR4 mais rien n’est peuplé. 

Nuc 8 Pro

Suivent les Kits NUC8v7PNH, NUC8v5PNH et NUC8i3PNH qui reprennent les mêmes puces Core i7,  i5 et i3 et qui sont également vendus en barebones.  Légèrement plus hauts que les trois modèles précédents avec 5.3 cm d’épaisseur, ils proposent toujours un port M.2 PCIe NVMe mais également une baie 2.5″ pour un stockage supplémentaire. 

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Les cartes mères nues correspondant à ces machines seront également disponibles. Toute la gamme est listée chez Intel.

Tous ces modèles partagent la même architecture et la même connectique. Ils embarquent tous un Wifi6 et du Bluetooth 5, savent gérer des modules de cache Intel Optane et proposent une connectique complète. On retrouve donc sur la face avant deux ports USB 3.1 Type-A et sur la face arrière un port Thunderbolt 3.0 Type-C , deux sorties HDMI 2.0a, un Ethernet Gigabit, un USB 3.1 Type-A et un USB 2.0. Sur la carte mère trois connecteurs USB sont disponibles sous forme de broches : un port USB 3.0 et deux ports USB 2.0. Un brochage RS232 et un sortie vidéo interne eDP sont également disponibles.

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Pas de lecteur de cartes ni de port audio, les engins ont réellement une vocation professionnelle et je suppose qu’Intel compte sur les sorties HDMI et le Bluetooth pour diffuser du son. Les machines pourront piloter jusqu’à 3 écrans grâce à l’affichage DisplayPort du Thunderbolt. Un port Kensington Lock est également disponible. Bref, les NUC 8 Pro sont prévus pour une utilisation en entreprise et ne devraient pas bénéficier d’une énorme publicité de la part d’Intel pour leur sortie. Vous devriez les trouver chez les revendeurs pros d’ici quelques semaines.

Source : FanlessTech

Provo Canyon, les NUC 8 Pro débarquent avec gestion du vPro © MiniMachines.net. 2020.

Learn Clip Creation From Actus Digitial at The 2020 NAB Show

Par Andres Benetar

  The broadcasting industry is growing as many creative elements continue to help expand what is surely a vast digital ecosystem of rich and vibrant content. For anyone who works within or looking to enter the broadcasting industry should visit the Actus Digital exhibit at the 2020 NAB Show. This April at the 2020 NAB ...

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Intel NUC Panther Canyon et Phantom Canyon, la gamme NUC 11 dévoilée

Par Pierre Lecourt

Les prochains Intel NUC 11 ont eu droit à une annonce un peu anticipée grâce à FanlessTech, deux machines sont au rendez-vous et devraient proposer des processeurs Intel Tiger Lake-U de 28 watts de TDP. Le NUC 11 ou Panther Canyon embarquera un circuit graphique Intel Xe tandis que le NUC 11 Extreme ou Phantom Canyon fera appel à un circuit graphique indépendant.

NUC 11 Panther Canyon

Panther Canyon est donc le nom de code de la onzième version de minimachines NUC. L’évolution logique de l’offre avec à son bord la dernière génération de puces d’Intel, Tiger Lake. On peut donc s’attendre à des puces Tiger Lake-U qui embarqueront des circuits graphiques Intel Xe. Un duo qui devrait apporter des performances encore plus élevées et qui devrait être disponible au lancement de cette nouvelle génération de processeurs. La mémoire vive pourra monter à 64 Go de DDR4 grâce à deux slots SoDIMM DDR4-3200.

On retrouve les éléments habituels de la gamme avec sur cette face avant un double port USB dont un Type-C Thunderbolt 3, un port jack audio 3.5 mm combo et le bouton d’allumage. Les quatre petits trous sont probablement des emplacements micro pour une utilisation vocale d’assistants personnels. On remarque la double hauteur typique des NUC, ce modèle embarquera un stockage SSD sur carte M.2 2280 mais également un emplacement 2.5″. L’engin pourra prendre en charge une mémoire cache Intel Optane.

NUC 11 Panther Canyon

 

Une seconde version montre un châssis moins haut, signifiant qu’Intel gardera pour ces NUC 11 Panther Canyon l’option de solutions plus compactes sans emplacement 2.5″. On retrouvera à l’intérieur des processeurs Intel Tiger Lake-U de 28 watts  en Core i3, i5 et i7.

La partie arrière nous montre une connectique classique avec une sortie vidéo HDMI 2.1 plein format, un Mini DisplayPort 1.4, un port Thunderbolt 3 Type-C, deux USB supplémentaires et un port Ethernet 2.5 GbE. L’alimentation se fait via un jack classique. Le Panther Canyon embarquera un module Wifi6 et Bluetooth 5.0. 

Sortie prévue ? Seconde moitié de l’année.

Phantom Canyon

NUC 11 Extreme Phantom Canyon, la relève d’Hades

La gamme la plus évoluée des NUC est caractérisée par son goût pour le morbide. Elle a débuté avec les Skull Canyon en 2015 et inauguré la symbolique des têtes de mort sur son châssis. Elle a été suivie par Hades Canyon en 2018, un modèle qui embarquait les puces Kaby Lake-G d’Intel. Des processeurs qui avaient la particularité de faire cohabiter un circuit Core d’Intel avec une solution graphique AMD. Des processeurs qui ont, depuis peu, mis fin à leur carrière.

Hadès, maître des enfers de la mythologie Grecque va donc prendre sa retraite, pour laisser la place à Phantom Canyon également prévu pour cette année. Ce NUC 11 Extreme embarquera également un processeur Tiger Lake-U de 28 watts de TDP en Core i5 et i7. Intel descend donc d’un cran par rapport à la solution actuelle qui propose des puces de 45 watts de TDP. Il embarquera par contre un circuit graphique totalement à part avec 6 à 8 Go de mémoire vive dont on ne connait pas le détail.

L’intérêt de ce choix étant, en général, la possibilité de fonctionner avec le circuit graphique interne aux puces Intel pour les usages classiques et ne basculer vers le circuit secondaire que pour les utilisations plus musclées. Cela évite la surchauffe et permet de profiter d’un engin relativement calme pour les utilisations bureautiques, web et vidéo de sa machine. A noter que les modèles précédents, et surtout l’actuel Hades Canyon, sont extrêmement bien travaillés d’un point de vue ventilation et bruit par les équipes NUC d’Intel. On peut donc espérer des machines Phantom Canyon aussi discrètes.

La mémoire vive sera aussi capable d’atteindre 64 Go grâce à deux slots de mémoire SoDIMM DDR-3200 double canal, le stockage sera confié à une solution M.2 2280 PCIe X4 Gen3 NVMe. L’ensemble prendra également en charge des solutions de cache Optane. 

La connectique comprendra un port HDMI 2.0b, un Mini DisplayPort 1.4, deux ports Thunderbolt 3.0, six ports UBS 3.0 Type-A, un lecteur de cartes SDXC en façade, un jack audio combo et un port Ethernet 2.5 GbE. Là encore, un module Intel Wireless-AX 201 proposera du Wifi6 et du Bluetooth 5. 

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Le NUC Skull Canyon et ses deux coques

Un décor qui se trompe de cible

Intel continue sur sa lancée et propose encore un châssis “décoré” d’un crâne stylisé. Je ne suis pas certain de la pertinence de ce choix. Il faudrait, à minima, que la marque propose dans son offre par défaut, comme pour le Skull Canyon à l’époque, une coque de remplacement plus neutre pour ce futur engin. De quoi lui donner une esthétique passe-partout. Même si, il faut le souligner comme cela a été fait en commentaire, il est possible de “supprimer” ce décor en éteignant les LEDs de la machine via une application sur Hades Canyon.

Je comprend l’idée d’Intel de viser un public de joueurs avec cette thématique “tête de mort”. Un décor qui peut fonctionner quand on vise un public adolescent. Je suis cependant assez pessimiste quant à la réalité du terrain. Le public capable de céder aux sirènes de cette iconographie n’a pas l’âge du public qui va réellement envisager l’achat d’un NUC 11 Extreme.

Soyons francs, en grandissant, on se rend assez vite compte que le look “tête de mort” n’est pas forcément ce que l’on va rechercher sur un PC. Ceux qui pourraient craquer sur cet aspect esthétique seront en réalité plus regardants sur leurs dépenses et préféreront un PC moins compact mais moins cher ou plus performant pour le même prix. 

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Skull Canyon

Le problème étant que beaucoup de professionnels ne passeront pas à Phantom Canyon du simple fait qu’une tête de mort soit visible sur sa coque. De nombreux médecins, avocats, dentistes, notaires et autres pro qui reçoivent du public m’ont contacté à la sortie de ces différentes machines. Autant j’ai pu les rassurer avec les séries Ghost Canyon en indiquant qu’il était facile de changer la coque pour une autre plus neutre. Autant cela m’a été impossible pour Hades Canyon faute de suivi dans cette offre de la part d’Intel. Une grave erreur puisque ces pros ne peuvent pas envisager recevoir des patients ou des clients avec un PC arborant ce type de symbole sur leur bureau. Ils sont donc passés à autre chose et ont laissé tomber la gamme.

Intel NUC Hades Canyon

Hades Canyon

Autant un cancérologue ou un avocat semble parfaitement ravi du format et des performances d’un NUC de ce type, autant on imagine la difficulté pour ces métiers de présenter au public ce type d’iconographie. Du coup, on se retrouve avec un produit mal calibré pour ces deux publics : les “gamers” les plus jeunes vont rechercher en majorité le meilleur ratio de performances par rapport à leur budget. Et cela ne passe pas par la case NUC. Les pros, de leur côté, vont rechercher exactement ce type de machine d’un point de vue encombrement et performances sans trop se soucier du prix mais ne vont pas passer à l’achat à cause du décor proposé.

Reste le public des joueurs au bureau trop encombré pour acheter une tour classique… ce qui ne constitue tout de même qu’une niche de clientèle assez faible… La solution est simple pour Intel, il suffit de proposer un engin neutre par défaut et, éventuellement, une coque avec cette fameuse tête de mort en option. Ou proposer un logo différent sur le châssis. Pourquoi pas un logo NUC ?

Source : FanlessTech

Intel NUC Panther Canyon et Phantom Canyon, la gamme NUC 11 dévoilée © MiniMachines.net. 2020.

CES 2020 : Le Thunderbolt 4 débarquera avec Tiger Lake

Par Pierre Lecourt

Le Thunderbolt 4 sera rétro compatible avec les précédents formats de la marque, un point capital et logique pour s’assurer de la continuité du suivi des produits mais aussi l’acceptation par le public de cette nouvelle norme. On ne sait pas grand chose pour le moment sur ce nouveau format si ce n’est son futur débit.

Thunderbolt 4

Pendant le CES 2020, Intel a donc mentionné l’arrivée du Thunderbolt 4 coïncidant avec le lancement de la génération de processeurs Tiger Lake de la marque. Le nouveau venu devrait offrir quatre fois les performances de l’USB 3.2 Gen2. On peut donc s’attendre à des pics de transferts de 40 Gbps soit l’équivalent des versions les plus avancées du Thunderbolt 3 “Titan Ridge” actuellement en commercialisation. De fait, Thunderbolt 4 offrira ce débit par défaut et non pas de manière optionnelle comme la version 3 aujourd’hui.

C’est à peu près tout ce qu’il y a eu d’annoncé pour ce format. En fait, Intel ne cherche pas spécialement à communiquer dessus, la marque sème de petits cailloux blancs qui mènent tous jusqu’au Tiger Lake. Sa future architecture processeur. Quelque peu chahuté par AMD et ses processeurs Ryzen, le fondeur joue sur un autre aspect de son offre en positionnant ses futures puces comme des couteaux suisses de fonctionnalités. Connectivité améliorée avec un Wifi6 intégré par défaut dès aujourd’hui, fonctions annexes mises en avant comme la présence d’un Thunderbolt 4 qui devrait être un standard sur toutes les machines Tiger Lake, la présence de solutions graphiques Intel Xe et bien entendu la construction de solutions comme Project Athena.

Thunderbolt 4
Avec toutes ces annonces, Intel construit une histoire à Tiger Lake, quelque chose qui devrait convaincre les utilisateurs de passer à cette génération de puces non pas uniquement pour ses performances brutes mais pour tout ce qu’elles proposeront en plus : Calcul et meilleures performances 3D mais aussi autonomie, connectivité et fonctionnalités annexes. Evidemment, le fondeur a bien raison de capitaliser sur tous ces développements qui font partie intégrante de son offre.

Le Thunderbolt 4 est une annonce de plus dans ce portefeuille de fonctions. Intel devrait continuer à en égrener de plus en plus au fur et a mesure que la date de sortie de Tiger Lake se rapprochera.

CES 2020 : Le Thunderbolt 4 débarquera avec Tiger Lake © MiniMachines.net. 2020.

CES 2020 : Intel présente une carte graphique DG1 sous Intel Xe

Par Pierre Lecourt

Étonnant de voir Intel présenter une carte graphique au CES. Cette Intel DG1 indépendante que l’on pourrait intégrer dans son boitier de PC via un slot PCIe standard n’ a pas vocation à être vendue au grand public. Il s’agit d’un montage créé pour les partenaires d’Intel afin d’apprivoiser sa technologie graphique Intel Xe qui sera intégrée aux puces de génération Tiger Lake-U1.

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Intel va distribuer sa carte DG1 aux développeurs. Cela servira à prendre en main le moteur Intel Xe utilisé par la marque pour créer ses puces. Un élément indispensable pour eux afin de développer des programmes se basant sur le circuit graphique maison et d’optimiser leurs développements. 

Car l’Intel DG1 est un prototype de ce qui sera intégré aux puces Intel Tiger Lake-U dans les trimestres à venir et non pas un circuit destiné à être commercialisé à part. On n’a pas encore le détail des capacités ni des contraintes de la puce. La rumeur parle d’une consommation de 20 watts pour la puce et de 50 watts pour la carte complète, ce qui est bien entendu difficile à envisager pour un circuit intégré à un processeur. Il faut donc prendre cela avec beaucoup de recul, les technologies d’intégration sont très différentes entre un circuit graphique intégré à un processeur et un autre développé pour fonctionner en solo.

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Les processeurs Intel Tiger Lake-U sont censés ne consommer que 10 à 25 watts en tout et pour tout avec un chipset graphique interne basé sur cette solution Intel Xe. L’idée pour Intel étant de faire disparaitre les puces “discrete” actuelles que les constructeurs de portables se doivent d’intégrer à leurs machines milieu de gamme pour proposer un peu plus de fonctionnalités à leurs engins. Les puces type Nvidia MX150 ou MX250 par exemple n’auront plus vraiment d’intérêt quand Tiger Lake-U sera déployé. Bien entendu, on peut compter sur Nvidia pour monter la barre un cran plus haut et proposer par exemple un “MX450” qui serait plus performant que le circuit Intel Xe. Ce qui inciterait les constructeurs à s’intéresser à nouveau à ce type de produit. Mais il n’est pas sur que cela fonctionnerait pour autant.

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Intel a en effet présenté une version embarquée de son DG1 sur un portable classique, cette solution permettait de jouer à un jeu récent – Destiny 2 – à 60 images par seconde en 1080P. Si il est impossible de savoir si cette implantation d’Intel Xe est faite en attendant que les puces Tiger Lake-U soient disponibles sur le marché ou si Intel compte proposer des formules processeur et circuit graphique, elle est en tout cas suffisamment performante pour satisfaire la majorité des utilisateurs.

Dans tous les cas, si la solution propose ce type de performances, l’avenir des MX actuelles de Nvidia semble compromis. On imagine assez mal comment un constructeur pourrait intégrer une puce Nvidia ou AMD plus performante sans venir mordre dans sa gamme de machines plus haut de gamme. Si l’engin de base sous Tiger Lake-U est capable de faire tourner correctement un jeu 3D en 1080P, les machines orientées jeu vont devoir proposer beaucoup plus pour avoir un intérêt.

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Les puces Intel Xe sont cependant prévues pour s’adresser à plusieurs publics et la marque compte les distribuer sur trois segments distincts. Le premier, baptisé Intel Xe LP pour Low Power, s’adressera aux ordinateurs portables et ultraportables mais également à des solutions plus orientées jeu. C’est lui qui devrait pousser les circuits graphiques embarqués en dehors des machines classiques.

Le second, l’Intel Xe HP pour High Power est censé offrir des performances de type PC de bureau. Ce qui ne veut pas dire grand chose si ce n’est une, qu’il sera débarrassé de la contrainte en watts à la fois pour son alimentation mais également pour la chaleur qu’il dégage. Cela permet en général de profiter de bien meilleures fréquences et donc de plus de performances. On peut, l’imaginer dans des stations de travail bien qu’il soit difficile de le penser au niveau d’une solution type Quadro de Nvidia en terme de puissance de calcul.

Enfin, l’Intel Xe HPC pour Higher Performance serait une version professionnelle qui viserait plutôt le monde des serveurs et des stations de travail. On imagine ici des solutions en batterie additionnant les circuits en parallèle pour du Cloud Gaming par exemple.

Cette concurrence est bien entendu à l’avantage du consommateur. Si l’arrivée de Tiger Lake-U et d’une intégration de la technologie Xe promettent des performances de base plus élevées que celles des puces actuelles – Intel parle de circuits deux fois plus performants que les puces Ice Lake – c’est une bonne chose pour le marché. Si tout  cela fonctionne dans un TDP acceptable, la solution d’Intel aura sûrement un bon impact sur le monde des ultraportables. Elle poussera au passage les constructeurs à choisir des puces externes significativement plus performantes pour leurs gammes supérieures.

CES 2020 : Intel présente une carte graphique DG1 sous Intel Xe © MiniMachines.net. 2020.

Intel Compute Element : Du projet à l’écosystème

Par Pierre Lecourt

L’histoire de Compute Element est longue mais pas bien compliquée. Il y a trois ans, au CES, Intel présentait ses Compute Card. Des solutions de la taille d’une carte de crédit qui embarquaient un PC complet. Processeur, mémoire vive, stockage et un connecteur qui permettait de profiter de tout cela au travers d’une machine externe. L’idée était de glisser sa carte pour retrouver son PC. La sauce n’a pas pris et Intel a du se résoudre à l’évidence, l’idée ne séduisait pas.

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Un des problèmes majeurs de cette idée est qu’elle était contre nature. Pour fonctionner, Compute Card devait trouver des partenaires qui allaient construire des boîtiers pour accueillir les cartes. Des écrans avec un dock dédié, des docks tout simples ou des ordinateurs portables avec un connecteur adéquat. Seul problème pour Intel, qui allait avoir envie de construire un ordinateur portable que l’on pourrait mettre à jour aussi facilement ? Imaginez un constructeur qui fabrique cet engin et qui offrirait donc un support à Intel pour vendre ses Compute Card sans plus jamais toucher un centime sur les ventes futures. Le client n’aurait qu’a racheter une nouvelle Compute Card pour changer de processeur, de mémoire vive et de stockage en gardant la même machine, le même clavier, le même écran.

Faute de développement et de marché, le concept est tombé à l’eau. Intel ne pouvait pas se permettre de fabriquer lui même les éléments compatibles avec son projet.

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Les ingénieurs des équipes NUC d’Intel, derrière le projet Compute Card, ont retenu la leçon et annoncèrent quelques temps plus tard The Element. Un concept de carte mère au format carte fille. Dans l’absolu, le projet est le même, au sein d’une grosse carte on retrouve tout ce qu’il y avait dans le Compute Card : Processeur, mémoire et stockage. Les grosses différences viennent du format de l’engin. Suffisant pour proposer un accès à de la mémoire vive et des slots M.2 pour des SSD. Assez grand également pour profiter d’une connectique standard avec des ports USB, des sorties vidéo et tous les connecteurs classiques.

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La différence de taille permet également de proposer des puces beaucoup plus gourmandes et performantes, ce qui transforme le concept de départ d’un PC très orienté vers un usage terminal en solution capable de proposer des vrais contenus multimédia, du jeu vidéo et même des performances haut de gamme avec des solutions Xeon pour stations de travail.

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Intel décide aujourd’hui de baptiser cette solution Compute Element et de la présenter dans un nouvel écosystème en construction. La marque va lancer les hostilités avec ses propres produits. Les NUC Ghost Canyon attendu pour cette année, sortiront en tant que solutions Compute Element sous Core i5, i7 et i9. Il s’agira donc de boîtiers spécifiques, accueillant une panoplie  de cartes à cette nouvelle norme. L’utilisateur pourra les faire évoluer de manière classique mais pourra également très simplement retirer l’ensemble des entrailles de la machine pour remplacer son processeur et les divers composants annexes.

Mais surtout, Intel  vient de dévoiler un accord avec deux alliés pour cette nouvelle norme : Cooler Master et Razer. Les deux fabricants vont proposer des solutions reprenant ce nouveau format.

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Le Razer Tomahawk est le premier, il s’agira d’une gamme de machines complètes, pré-équipées de solutions NUC Compute Element ou un boitier vendu seul. Le boitier nu vous permettra de choisir la carte a intégrer. Les machines complètes vous offriront une solution prête à l’usage et évolutive. L’objet est un peu massif avec un format 10 litres mais il offrira une connectique supplémentaire avec deux ports Ethernet Gigabit, du Thunderbolt 3.0 et pas moins de six ports USB 3.2 Gen2 Type-A.

Chez Cooler Master, l’idée est de vous proposer un boitier compatible avec le format : Le NC100 vous laissera intégrer le module de votre choix. Livré avec une alimentation et une carte pouvant à la fois accueillir votre Compute Element et une carte graphique standard, le Cooler Master NC100 se présentera sous la forme d’un boitier de 7.5 litres.

Ces deux solutions comme le NUC Ghost Canyon devraient apparaître au cours des deux premiers trimestres de 2020.

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Vous l’aurez compris, ce qui se profile à l’horizon c’est un nouveau format de boitier. Mais également un nouveau moyen pour les constructeurs de proposer des produits. Les fabricants de châssis n’auront qu’a suivre les directives d’Intel pour concevoir un support permettant de supporter convenablement un module NUC Compute Element. En ajoutant l’alimentation adéquate et ils pourront facilement proposer des boîtiers à ce nouveau format mais aussi, pourquoi pas proposer des machines prêtes à l’emploi. Je pense que la prochaine étape est assez claire, Intel pourrait ouvrir les portes à des constructeurs partenaires pour qu’ils profitent de ce format. 

Imaginez des constructeurs comme Asus, Gigabyte, Zotac ou MSI s’emparant de ce format. Ils pourraient non seulement fabriquer leurs propres cartes mères Compute Element compatibles mais également les faire évoluer et les optimiser comme ils le font avec les cartes graphiques. Mais ils pourraient surtout proposer des machines complètes à peu de frais en réemployant en prime leurs propres cartes graphiques. Mais ce sont également des marques beaucoup moins prestigieuses qui vont pouvoir profiter du concept comme on l’a vu avec Adata et son XPG Gaia qui reprend à son nom un Ghost Canyon d’Intel…

Les mois à venir seront probablement intéressants à suivre pour ce format. Si Compute Element séduit suffisamment de constructeurs, Intel pourrait réussir à proposer un nouveau format… sans concurrence.

Intel Compute Element : Du projet à l’écosystème © MiniMachines.net. 2020.

CES 2020 : Acer lance un Swift 3 SF313-52/G sous le label Project Athena

Par Pierre Lecourt

Point fort de ce 13.5″, son poids. Le Swift 3 SF313-52/G ne pèse que 1.19 Kg, ce qui est assez impressionnant au vu de sa diagonale et de son équipement. Il mesure 15.95 mm d’épaisseur et propose un affichage assez rare avec un ratio  en 3:2 au lieu d’un 16:9 habituel. La définition de la dalle IPS est de 2256 x 1504 pixels, un choix qui séduira certainement ceux qui veulent avant tout travailler avec leur machines.

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Le format 3:2 n’empêche ni le jeu ni le multimédia mais au contraire des affichages 16:x standards du marché, il permet d’afficher un écran plus en hauteur pratique pour la documentation, la programmation ou l’emploi de certains outils logiciels. Moins “joli” pour le multimédia avec des bandes noires en haut et en bas de votre vidéo. Un choix à faire lors de votre investissement donc. Acer précise que ce nouveau Swift 3 SF313-52/G propose un affichage 100% sRGB pour une colorimétrie contrôlée. 

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La machine pourra accueillir toute la gamme Intel Ice Lake jusu’au Core i7-1065G7 et son circuit graphique Intel Iris Plus. Il acceptera jusqu’à 16 Go de mémoire vive DDR4 et pourra être livré avec 1 To de SSD au format PCIe NVMe pour son stockage. Des modules graphiques optionnels non détaillés mais annoncés comme des GeForce MX “récents” seront également proposés en option. On aura donc probablement la possibilité d’opter pour des MX330 ou MX350. Evidemment, les modèles de base débuteront avec des combinaisons plus modestes sur une base de Core i3-1005G1 associé à 128 Go de stockage non détaillé…

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L’engin a pas mal d’atouts avec une connectique assez complète : un port Thunderbolt 3, un port USB 3.0 Type-A, un USB 2.0, une sortie vidéo HDMI et un port jack audio 3.5 mm au format jack pour casque et micro. Pas de lecteur de cartes ni de port Ethernet, la marque  compte sur le WiFi 6 embarqué et le Bluetooth 5.0 pour se connecter à d’autres réseaux. On retrouvera également un clavier chiclet complet disposant d’un rétro éclairage, un capteur d’empreintes digitales, une fonction de réveil à la voix même en veille et un système de recharge rapide de la batterie 56 Wh intégrée. Acer annonce une autonomie de 4 heures après seulement 30 minutes de connexion au secteur.

Le Acer Swift 3 SF313-52/G devrait être mis en vente dès ce mois de Janvier à un tarif de base de 749€.

CES 2020 : Acer lance un Swift 3 SF313-52/G sous le label Project Athena © MiniMachines.net. 2020.

Le cas de la mémoire cache des Mac Pro : Apple n’utilise pas des CPU custom

Par Pierre Dandumont

Vu que j’ai eu la discussion avec quelques personnes qui pensaient, en ayant vu cette page chez Apple, que le Mac Pro possédait des processeurs un peu particuliers avec plus de mémoire cache. Ce n’est pas le cas, Apple a juste une façon particulière (et pas nécessairement fausse) de compter la mémoire en question.

Un peu d’explications, je vais essayer d’être clair. Dans un processeur, vous avez différents niveaux de mémoire cache, le niveau 1 (L1), le niveau 2 (L2) et le niveau 3 (L3). Ces trois mémoires se placent entre le processeur et la mémoire vive, pour accélérer les transferts. Si on peut considérer la mémoire vive (RAM) comme rapide face à un disque dur ou un SSD, elle est lente par rapport au processeur. La mémoire cache est rapide, mais sa capacité assez limitée. J’omets volontairement ici le cache µOP (une sorte de L0) et la mémoire eDRAM de certaines puces qui fait office de cache L4.

Dans les architectures Intel classiques (on va prendre comme exemple un Core Skylake comme celui d’un MacBook Pro), l’architecture est la suivante. D’abord, deux L1 de 32 ko (un pour les données, un pour les instructions) par coeur. Ensuite, 256 ko de L2 par coeur. Enfin, jusqu’à 2 Mo de L3 par coeur. La gestion des niveau 2 et 3 est inclusive : le contenu du L2 est automatiquement présent dans le L3. De plus, le cache de niveau 3 est partagé entre les différents coeurs, donc sa capacité totale varie en fonction des puces. La valeur de 2 Mo par coeur est un maximum : Intel réduit parfois ce nombre pour segmenter sa gamme. Par exemple mon MacBook Pro 2017 dispose d’un processeur avec 4 coeur, mais seulement 6 Mo de cache, il faut passer sur un modèle plus rapide (et plus cher) pour disposer de 8 Mo.

N3 partagé

On résume : 2×32 ko par coeur, 256 ko par coeur, un L3 partagé qui contient automatiquement le L2 de chaque coeur. La valeur pratique, celle qu’Apple indique dans la page des MacBook Pro, va être celle du cache de niveau 3.

Le cas Mac Pro

Le Mac Pro 2019 utilise des puces Cascade Lake, avec des Xeon W. Techniquement, ce sont des Skylake “X” avec quelques corrections de bugs et quelques lignes PCI-Express de plus. Le point intéressant, qui a fait douter pas mal de gens, c’est qu’Apple indique une grosse quantité de mémoire cache sur la page du Mac Pro. Jusqu’à 66,5 Mo de mémoire cache sur le modèle 28 coeurs, alors qu’Intel annonce seulement 38,5 Mo de cache de niveau 3. Une erreur ? Un processeur avec plus de mémoire cache pour Apple ? Non. Une autre façon de compter. Par ailleurs, Apple indique bien « Mémoire cache » et pas « Mémoire cache de niveau 3 ».

Les valeurs Apple

L’architecture expliquée juste avant n’est pas la seule possible. AMD utilise une autre façon de faire, et Intel – avec les Skylake X – utilise la même. Dans un Xeon W de Mac Pro, donc, on retrouve deux caches de niveau 1 de 32 ko (données et instructions) et 1 Mo de cache de niveau 2 par coeur (une valeur nettement plus élevée qu’auparavant). Les deux premiers niveaux sont inclusifs (le contenu du L1 est dans le L2). Ensuite, et contrairement aux autres puces Intel, le cache de niveau 3 est exclusif. Sa capacité est de 1,375 Mo par coeur. Vu la taille du L2, c’est assez logique, d’ailleurs. En clair, le contenu du L2 et du L3 n’est pas le même. Sur une puce avec 28 coeurs, on a donc 38,5 Mo de L3 (28*1,375) et 28 Mo de L2 (28*1)… soit les 66,5 Mo d’Apple. Ce n’est pas très orthodoxe comme façon de compter, mais c’est techniquement valable : il y a 66,5 Mo de cache accessibles.

Pourquoi 24,5 ?

Maintenant, vous allez peut-être demander pourquoi le processeur avec 8 coeurs dispose de 24,5 Mo de cache, ce qui ne colle pas avec le calcul (8*1 + 8*1,375, ça fait 19 Mo). En fait, Intel intègre bien 1,375 Mo par coeur, mais les processeurs n’ont pas nécessairement tous les coeurs actifs. Je ne connais pas la raison exacte, mais Intel utilise des CPU avec une partie des coeurs désactivés, en fonction des références. Les versions 4 et 6 coeurs (qu’Apple n’utilise pas) ont 8,25 Mo de L3 (la valeur des 6 coeurs). Les 8 coeurs ont 16,5 Mo de L3 (la valeur de 12 coeurs). Les 10, 12 et 14 coeurs ont 19,25 Mo (la valeur des 14 coeurs). Les 16, 18, 24 et 28 coeurs ont la valeur attendue. A priori ça vient du type de die utilisé, en fonction des contrôleurs mémoire, de la gestion de la liaison entre les coeurs, etc. En clair, la valeur théorique est 1,375 Mo par coeur, mais ça peut varier selon l’architecture interne.

On résume : 2×32 ko par coeur, 1024 ko par coeur, un L3 partagé (1,375 Mo par coeur) qui ne contient pas le L2. La valeur pratique, celle qu’Apple indique dans la page du Mac Pro, va donc être l’addition du L3 et des différents L2.

Mais donc Apple ne ment pas. Apple compte d’une façon avantageuse pour sa communication, mais avec une base technique valable, qui a l’avantage (pour eux) d’empêcher la comparaison directe et peut induire en erreur.

Les vrais CPU custom

Au passage, pour revenir à cette légende : Intel propose rarement des CPU custom, même pour un gros client comme Apple (qui ne l’est pas tant que ça, d’ailleurs). On peut considérer les modèles avec un gros IGP (et de la mémoire eDRAM) comme des commandes pour Apple, et la marque à la  a parfois reçu des modèles avec des fréquences spécifiques, mais les vrais custom restent assez rares. Un des premiers exemples reste le Core 2 Duo des MacBook Air (2008), qui utilisait un package plus compact, et les CPU des Mac Pro 2009 (4,1) qui n’avaient pas d’IHS. Enfin, des rumeurs indiquent que le CPU Kaby Lake G (une puce Intel qui intègre un GPU AMD) a été pensée pour Apple… mais Apple ne l’a jamais intégré. Reste que dans l’absolu, c’est donc plutôt rare qu’Intel propose des puces spécifiquement pour Apple, et il s’agit généralement d’arrangements physiques plus que des changements profonds.

Millenium ML3 : la marque gaming va distribuer le portable NUC d’Intel

Par Pierre Lecourt

Le NUC QC71B est un portable OEM, un engin conçu et fabriqué par Intel et ses sous-traitants au même titre que ses MiniPC NUC. Il a déjà été repéré aux US avec la marque Eluktronics qui le distribue sur Amazon. Il a été plus récemment repéré sous la marque Adata / XPG. Mais il sera également distribué en France sous le nom de Millenium ML3.

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On retrouve les mêmes composants, et le même design que pour les autres versions de ce NUC QC71B. Le Millenium ML3 prendra juste les couleurs de la marque de e-sport qui cherche à diversifier ses activités en proposant du matériel informatique. Tapis de souris, chaise “gamer”, souris, clavier, casque, ordinateur tour classique, écran et bientôt ordinateur portable donc, Millenium va proposer toute une gamme de produits à ses couleurs.

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La page web du Millenium ML3 fait le détail des caractéristiques techniques de l’engin et, sans surprises, on retrouve tous les composants du NUC QC71B. L’engin est construit autour d’un processeur Intel Core i7-9750H avec 6 coeurs et 12 threads sur des fréquences allant de 2,6 à 4,5 GHz. Cette puce sera accompagnée par un circuit graphique Nvidia RTX 2070 Max-Q 8Go pour le Millenium ML3 R207Q-I797H-W et Nvidia GTX 1660 Ti 6Go pour le Millenium ML3 G166TI-I797H-W.

La mémoire vive sera montée sur deux slots So-Dimm DDR4 2666 MHz pour un maximum de 64 Go. Le stockage sera, quant à lui, distribué sur deux slots M.2 2280 : Le premier étant compatible NVMe ou SATA et le second NVMe uniquement pouvant accepter un cache Intel Optane. Aucun emplacement 2.5″ ne sera disponible dans l’engin pas plus qu’un lecteur optique.

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La connectique côté gauche

2019-12-30 20_28_08-minimachines.netLa connectique arrière

La connectique comprendra deux ports USB 3.1 Gen1 Type-A – un port USB 3.1 Gen2 Type-A, un port USB Type-C Thunderbolt 3 et USB 3.1 Gen2 assurant une compatibilité vidéo DisplayPort et G-Sync. Des entrées et sorties audio micro et casque séparées au format jack 3.5 mm seront également disponibles.  L’affichage externe sera assuré par un port HDMI 2.0 et le DisplayPort du Thunderbolt. Un port Ethernet Gigabit sera disponible pour compléter le Wifi6 intégré et le Bluetooth 5.0. Enfin un lecteur de cartes SDXC sera bien présent.

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Le Millenium ML3 reste un 15.6″ assez encombrant avec 35.64 cm de large pour 23.37 cm de profondeur. Il reste cependant assez fin – 20 mm d’épaisseur – et léger – 1,89 kg – pour un engin de ce calibre. Il est équipé d’une batterie 93 Wh sans réelle autonomie indiquée. Sa dalle est bien évidemment IPS en FullHD anti reflet, elle est certifiée 144 Hz. Le clavier est rétro éclairé et le pavé tactile large et profond. Malheureusement, l’engin ne propose pas de pavé numérique.

Comme prévu à la découverte du NUC QC71B chez Eluktronics, Intel multiplie donc les collaborations pour proposer son NUC QC71B à diverses marques sur des marchés différents. Le Millenium ML3 vise clairement le marché français et devrait donc être totalement localisé. Avec un clavier AZERTY, une garantie locale et un Windows en Français. Reste à savoir qui s’essayera à la distribution de cet engin ? C’est la grande inconnue de la page web de Millenium. Pour le moment, ce détail n’est pas renseigné… Pas plus que le prix de la machine. Pour info, le modèle d’Eluktronics annoncé en Décembre débute à 1499$ pour une version 1660Ti avec 16 Go de DDR4 et 512 Go de SSD… La version la plus haut de gamme grimpe à 2399$ pour un modèle sous RTX 2070 avec 64 Go de DDR4 et 2 To de SSD NVMe.

Millenium ML3 : la marque gaming va distribuer le portable NUC d’Intel © MiniMachines.net. 2019

Adata XPG Gaia MiniPC : Un futur clone du NUC Ghost Canyon ?

Par Pierre Lecourt

Adata est un fabricant de mémoire vive et de stockage, c’est son métier de base. Mais comme tous les autres constructeurs, l’opportunité de se lancer dans de nouveaux marchés est toujours bonne à prendre. Parce que cela permet de trouver de nouveaux débouchés à ses propres produits et parce que la somme de travail à fournir pour se lancer est quasi nulle aujourd’hui.

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Le Adata XPG Gaia MiniPC

Ainsi Adata annoncera au CES en Janvier son premier ordinateur portable de jeu, un écran pro et une minimachine : Le XPG Gaia MiniPC. Pour ces trois éléments, la marque s’est contentée de 3 choses pas très compliquées. Dresser un cahier des charges qu’elle a envoyé à un fabriquant tiers en piochant dans son catalogue d’options, envoyé des fichiers contenant ses logos pour que le fabricant puisse les apposer sur les châssis et… fait un virement bancaire. Construire un portable est aujourd’hui surtout une affaire de gros sous. Des constructeurs sont capables de vous proposer des engins de toutes gammes en répondant à vos appels d’offre. Plus votre commande est importante, moins votre portable ne vous coûtera cher. Si en plus vous fournissez la mémoire vive et le stockage, comme peut le faire Adata, votre machine sera probablement plus abordable encore.

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Le NUC Ghost Canyon d’Intel

Adata annonce donc le XPG Gaia MiniPC, un engin qui ressemble énormément à ce qu’Intel va proposer sous peu avec les NUC Ghost Canyon, les premiers MiniPC de la marque à employer la solution The Element.

Je vais essayer d’être clair parce que ces dénominations et autres noms de codes n’aident pas à s’y retrouver. Intel construit des NUCs depuis des années, cette appellation signifie Next Unit of Computing et regroupait au début que des MiniPC de moins de 13 cm de côté. Elle a peu à peu évolué pour lancer des machines plus complètes avec les machines type Hades Canyon qui ont exploré d’autres formats. Et il y a peu, Intel s’est même mis à construire des ordinateurs portables sous l’appellation NUC en OEM pour d’autres marques. Le format a donc constamment évolué et le constructeur explore sans cesse de nouvelles pistes pour son format MiniPC. 

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La carte mère The Element : On distingue trois ports M.2 et deux slots SoDIMM DDR4

Il y a peu la marque a annoncé The Element qui n’est rien d’autre qu’une évolution du format des carte mère. Il s’agit non pas d’une carte que l’on dispose à plat au fond d’un boitier, mais d’un PC tout intégré et évolutif monté sur une carte fille. Avec The Element, Intel veut que le propriétaire d’un PC puisse changer de processeur en retirant une seule vis. La marque veut également qu’a partir d’un même châssis on puisse passer d’un PC standard à une solution de jeu ou à une station de travail.

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De ce concept, Intel prévoit déjà deux solutions : Quartz Canyon qui n’est autre qu’un MiniPC équipé d’une carte The Element sous Intel Xeon et destinée au marché des stations de travail. Et Ghost Canyon, une version destinée au jeu qui devrait être lancée très prochainement avec trois modèles déjà connus. Le NUC Ghost Canyon X NUC9i9QNX sous Core i9 9980HK, le NUC Ghost Canyon X NUC9i9QNX sous Core i7-9750H et une autre référence inconnue sous Core i5-9300H.

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Le NUC Ghost Canyon d’Intel, seul le logo sur le côté change.

Je soupçonne fortement que le Adata XPG Gaia ne soit rien d’autre qu’un MiniPC Ghost Canyon ou un de ses dérivés proposé par Intel. Il se pourrait que ce soit un Quartz Canyon également puisque les formats sont très proches mais je vois mal Adata s’avancer sur le marché des machines Xeon. Les acheteurs potentiels ne seront pas spécialement séduits par la marque. Le marché de la machine haut de gamme grand public est plus porteur pour la marque et elle pourra y intégrer ses propres produits mémoire et stockage sans soucis.

2019-10-23 11_39_14-minimachines.netLe NUC Ghost Canyon d’Intel

Le châssis des deux machines est, à première vue, très semblable en format. Même disposition connectique en façade et design identique du boitier. Sur le côté,  un logo XPG est apparu mais mis à part cela, les engins sont des clones. On peut donc s’attendre à une machine totalement identique à celle d’Intel qui se transforme ici en constructeur OEM pur et dur. Le petit message signalant qu’il s’agit d’une collaboration entre Intel et Adata finit de me convaincre comme on pourra le voir plus bas.

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Les composants devraient donc être les mêmes et le listing ci-dessus, qui décrit le MiniPC Ghost Canyon, a toutes les chances d’être identique dans la machine d’Adata : Un processeur pouvant monter jusqu’à 64 Go de DDR4, trois slots M.2 avec la possibilité d’intégrer une solution Optane, un processeur Intel 45 Watts, un Wifi6… le tout dans un format 5 litres.

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Le portable d’Adata en “collaboration” avec Intel

Mais ce n’est pas tout, Adata prévoit aussi de lancer un portable donc et je parierais ma chemise qu’ils’agit là aussi d’un Intel NUC. Un probable NUC QC71B ou un dérivé de celui-ci comme il l’a fait pour Eluktronics.

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Le portable d’Elutronics en “collaboration” avec Intel

Les engins comme le marketing sont en effet très semblables. On retrouve la même face avant avec une longue barre LED colorée, un clavier rétro éclairé à LED et le même format 15.6″ très orienté Gaming. Le logo Intel associé à la marque mise en avant, séparé par une barre fine au dessus de la petite phrase “A design collaboration” montrent également une approche marketing qui doit venir du fondeur.

Les caractéristiques de ce PC “Gaming” doivent donc être proches ou totalement identiques à la solution Eluktronics MAG-15.

Adata annonce également un écran 27″ et lancer une toute nouvelle gamme de produits classiques au CES 2020 : mémoire vive et stockage en plus de casques et souris. Histoire d’avoir une solution PC complète.

Adata XPG Gaia MiniPC : Un futur clone du NUC Ghost Canyon ? © MiniMachines.net. 2019

Nvisen Y-MU-01 : un MiniPC évolutif sous Core i7-8565U

Par Pierre Lecourt

Mise à jour : Le Barebone Nvisen Y-MU-01 est disponible à 252.62€ aujourd’hui.

billet d’origine du 10/07/2019 : Ce n’est pas le MiniPC le plus économique que l’on ait croisé. A 382.30€, il se pose plutôt dans la fourchette haute du genre. Mais ce tarif peut s’expliquer facilement puisque le Nvisen Y-MU-01 est plutôt très correctement équipé. 

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Il propose pour commencer un Core i7-8565U, une puce quatre coeurs et huit threads fonctionnant de 1.8 à 4.6 GHz avec 8 Mo de cache. Lancée au troisième trimestre 2018, elle fait partie de la galaxie des processeurs Whiskey Lake et embarque donc un circuit graphique Intel UHD 620. Cette puce performante affiche un TDP de 15 watts qu’il faudra donc dissiper activement. Le boitier est percé de part en part pour laisser circuler l’air au coeur de l’engin

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La puce du Nvisen Y-MU-01 peut gérer jusqu’à 64 Go de DDR4 et cela tombe plutôt bien car l’engin propose, et c’est assez rare, deux slots SoDIMM de mémoire à ce format. Il est livré par défaut avec 8 Go de mémoire vive mais pourra monter facilement à 16 ou 32 Go.

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Le stockage est composé par défaut de 128 ou 256 Go au format M.2. il sera secondé par un emplacement 2.5″ SATA standard pour ajouter un disque mécanique ou un second SSD. Aucune image de la connectique arrière n’est proposée, la fiche technique indique cependant que l’engin dispose d’une sortie HDMI 2.0 et d’une sortie DisplayPort pour gérer deux affichages en UltraHD.

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L’ensemble propose en tout quatre ports USB 3.0, deux ports USB 2.0, un port Ethernet Gigabit, un module Wifi4 et du Bluetooth 4.0 et des prises casque et micro. Le Nvisen Y-MU-01 mesure 13.6 cm de large pour 12.5 cm de profondeur et 4.3 cm d’épaisseur. 

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En l’état et malgré une promo avec le code BGNV254 qui font baisser le tarif de l’engin à 363€ dans le panier, cela reste une solution au tarif un peu trop élevé. Aussi je ne vous la recommande pas spécialement pour le moment. Mais l’engin est intéressant à surveiller. Parce qu’il est évolutif et qu’il embarque un processeur performant, cela pourrait être une belle surprise.

Découvrez le meilleur tarif du Nvisen Y-MU-01

Nvisen Y-MU-01 : un MiniPC évolutif sous Core i7-8565U © MiniMachines.net. 2019

Alimentez votre NUC en PoE avec une extension à 150$

Par Pierre Lecourt

Le GBT-NUC est une extension créée sur mesure pour les professionnels cherchant à alimenter leurs machines via un câble Ethernet, il utilise la technologie POE qui permet de transporter du courant via un simple câble Ethernet. 

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Vous vous souvenez sans doute que  depuis quelques générations de NUC, Intel a prévu sur ses MiniPC un capot amovible permettant d’imaginer diverses extensions. On peut ainsi modifier le capot pour proposer divers ajouts à l’engin : Ecran, extension USB pour lire des cartes mémoire ou se transformer en Hub pour avoir des ports supplémentaires, lecteur de cartes de crédit pour un PC de caisse… etc.

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PoE Texas a eu l’idée d’utiliser cette fonction pour créer le GBT-NUC, une extension qui permet d’ajouter une fonction PoE à ces machines.

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La grande majorité des Intel NUC depuis la septième génération pourront donc en profiter… à condition qu’ils acceptent de fonctionner jusqu’à 60 watts, limite à laquelle le  système est capable de transporter du courant.

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Ainsi, avec un seul câble, il est possible de fournir à la machine l’énergie dont elle a besoin pour fonctionner mais également un Ethernet Gigabit complet dans un format parfaitement adapté à la machine ce qui le rendra résistant dans le temps et adaptable sans bricolage à des formats de type VESA.

Source : PoETexas via Notebookcheck

 

Alimentez votre NUC en PoE avec une extension à 150$ © MiniMachines.net. 2019

Intel Jasper Lake, des circuits graphiques Gen11 sur Celeron et Pentium ?

Par Pierre Lecourt

Les Intel Atom ont vécu, on n’entend plus trop parler de ces processeurs aujourd’hui dans l’offre du fondeur pour le grand public. Ils restent cependant au cœur de plusieurs puces puisque leur architecture Goldmont a servi de structure à des processeurs comme les Pentium et Celeron Gemini Lake, par exemple. Les fameux Celeron N4100 ou Pentium N5000 offrent des performances très convaincantes dans une foule d’usages pour une consommation très basse. Ce qui les rends particulièrement adaptés à un emploi dans nos minimachines.


The Intel Pentium Silver and Intel Celeron processors are based on Intel’s architecture codenamed Gemini Lake, and are engineered for a great balance of performance and connectivity for the things people do every day with great battery life(Credit: Intel
Mais il reste un hic, leur circuit graphique n’est pas aussi performant que leur coeur qui vient de l’architecture Skylake d’Intel. Si les puces arrivent à faire tourner des jeux 3D en basse définition ou en limitant les détails techniques, ce ne sont pas des monstres en terme de performances.

Cela pourrait changer avec la suite, les puces Jasper Lake d’Intel pourraient tout simplement passer à l’architecture graphique Intel Gen11, la même que celle présente dans les processeurs Intel Core de dixième génération. On ne retrouvera probablement pas le haut du panier en terme de circuit graphique Intel dans ces puces entrée de gamme mais cela pourrait avoir tout de même un impact important à l’usage.

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Combinée avec l’annonce de puces Elkhart Lake proposant elles aussi un circuit graphique Intel Gen11, on dirait que l’offre du fondeur devrait sauter un pallier en terme de performances graphiques. Mais celles-ci engageront la nouvelle architecture Intel Tremont en 14 nanomètre. Ce sera là une différence notable avec Jasper Lake qui devrait, quant à elle, débarquer en 10 nanomètres.

Le site Phoronix indique qu’il a pu noter la présence de ce passage à la Gen11 sur les puces entrée de  gamme dans le code de Linux ces derniers mois. Ce qui suggère fortement ce changement majeur chez Intel. Chrome Unboxed de son côté note que le dépôt de Chromium a pris en compte la prise en charge des Jasper Lake ce qui pourrait laisser entendre l’arrivée de processeurs Intel de ce type dans de futures Chromebooks.

L’avenir de ces processeurs se jouera donc sur plusieurs tableaux : Elkhart Lake en 14 nm contribuera à la naissance de nouveaux Atom – probablement pour l’industrie – de Celeron et de Pentium avec un coeur graphique plus performant en 2D, en vidéo et en 3D tout en proposant une architecture de base plus puissante en calcul. Suivront les Jasper Lake en 10 nm qui devraient optimiser ce mouvement et peut être apporter plus de mémoire cache à ces puces. Dans tous les cas, ces évolutions sont à la fois bonnes et nécessaires.

Bonnes parce qu’en augmentant les performances de son entrée de gamme, le fondeur s’oblige à répercuter cette hausse sur le reste de son offre. Intel ne peut pas se contenter de proposer plus de performances aux Pentium et Celeron sans toucher un tant soit peu aux capacités des Core.

Nécessaires parce que Intel perd de plus en plus de parts de marché sur le segment. Pris en tenailles entre AMD et ses offres Ryzen et ARM, le fondeur doit renouveler ses puces pour leur redonner de l’attrait. Si la marque parvient à hisser le niveau des Celeron et des Pentium à un niveau suffisamment élevé, ces puces qui correspondent parfaitement à un usage familial pourront en plus proposer des compétences 3D plus proches des besoins d’un joueur occasionel qui voudra lancer une petite partie de LoL ou de Fortnite.

Source : Liliputing

Intel Jasper Lake, des circuits graphiques Gen11 sur Celeron et Pentium ? © MiniMachines.net. 2019

In Moore we trust : Intel voit le futur (lointain) en 1.4 nm

Par Pierre Lecourt

Réduire sa finesse de gravure n’est pas une mince affaire. Passer de 14 nm à 1.4 nm représente un défi tellement énorme que même si les dates annoncées par Intel sont lointaines, on reste tout de même dans le domaine de la science fiction pour le moment. Cette communication doit donc être prise pour ce qu’il en est, une simple… communication.

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Prix 2019 du PDF illisible attribué à l’unanimité

Il s’agit en réalité d’une présentation issue d’un partenaire d’Intel qui reprendrait la rhétorique de ce dernier pour ouvrir la porte sur un futur possible de la marque. Intel n’est pas assez bête pour livrer ce genre de documents au public directement, sachant que derrière cette publication, il aurait à subir les remarques assassines de tout ceux qui le voient actuellement peiner à produire des puces en 10 nanomètres.

Est-ce pour autant une vision impossible du futur du fondeur ? Un simple contre feu à destination de ses clients qui pourraient se tourner vers AMD ou ARM ? Pas si sûr ou tout du moins pas si totalement irréalisable que cela. L’approche de la marque laisse à réfléchir sur ses ambitions.

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En bas lmes dates, en rouge les finesses de gravure…

Ce calendrier d’Intel est très impressionnant. Le détail de son avancée technologique telle que la marque l’anticipe est étonnant. La marque prévoit d’arriver à 7 nm en 2021 puis de poursuivre soin effort vers le 5 nm en 2023, le 2 nm en 2025, le 2 nm en 2027 et le 1.4 nm en 2029. Si le 1.4 nm cristallise les regards, les précédents pas qui pavent la route des bonnes intentions d’Intel sont tout aussi impressionnants.

La marque reprendrait surtout sa mécanique de développement en deux temps, le fameux tick-Tock abandonné il y a quelques années. Passer d’une évolution de finesse de gravure la première année à une optimisation du processus la seconde. Et ainsi de suite de 2023 à 2025 puis 2027 et 2029… 

Il va sans dire qu’avec le mouvement actuel, un processus empêtré dans le 14 nm depuis 2014 et peinant a proposer du 10 nm cette année, le fondeur aura du mal à convaincre sans d’autres éléments que cette promesse de sa vision de l’avenir. Outre le fait qu’il est difficile de savoir ce qu’il se passera réellement dans le monde en 2029 et quelles seront les priorités du public, ce voyage vers une architecture extrêmement petite est un pari difficile à tenir. Il faudra insuffler une quantité phénoménale de moyens pour parvenir à ce résultat. Une perfusion en continu de Recherche et Développement intensif accompagné de montagnes de dollars en investissements dans les usines de fabrication des puces.

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Le jeu en vaudra probablement la chandelle d’un point de vue résultats. Optimiser et réduire la finesse de gravure des processeurs est un enjeu important pour optimiser leur performances en condensant plus de composants au mm². C’est également un moyen de réduire leur tarif en fabricant plus de puces sur un même wafer. Enfin, c’st une façon de reprendre sa place de leader sur ce marché désormais dominé par des sociétés comme TSMC, Samsung et Global Foundries en terme de capacité de gravure.

Alors communication rassurante vers les partenaires et les actionnaires alors qu’ARM et AMD touchent du doigt le 7 nm ? Auto-encouragement interne façon plan quinquennal ? Vrai plan découlant de travaux réalisés par le fondeur qui pourraient effectivement être mis à profit ? L’avenir nous le dira. Pour le moment, il s’agit uniquement d’un document électronique interne qui n’aurait, en tout logique, jamais dû atterrir en ligne.

Source : Anandtech

In Moore we trust : Intel voit le futur (lointain) en 1.4 nm © MiniMachines.net. 2019

CyberNUC : Un boitier de NUC en forme de CyberTruck

Par Pierre Lecourt

Le CyberNUC est un châssis en acier inoxydable qui reprend, grossièrement, la forme du CyberTruck de Tesla pour abriter un ordinateur NUC d’Intel. Rien de plus à dire en vérité, si ce n’est que  la rapidité d’exécution de ce nouveau châssis nous renseigne assez bien sur l’effort de design effectué par Tesla pour son Pick-Up monstrueux.

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Le CyberNUC est compatible avec une vaste gamme de Next Unit of Computing : Les modèles de génération 5 à 10 sont annoncés comme pouvant être intégrés au châssis sans difficultés.

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Le poids total du boitier est de 1 Kg et le NUC s’intègre simplement avec 2 vis.

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L’objet mesure 26.6 cm de long sur 14.9 cm de large et 8.8 cm de haut. Autrement dit, il gâche à peu près tout l’intérêt de recourir à une solution minimaliste comme un MiniPC. 

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Ah, pour couronner le tout, le CyberNUC coûte tout de même 121€ et ne propose aucune sophistication particulière. Pas de fonctionnement passif, pas d’aération optimisée ou de connectique avantageuse. C’est juste un bête gros boitier sur lequel on visse la machine…

A côté de ça, une marque comme Akasa propose des boîtiers de NUC en aluminium qui permettent de se passer de toute ventilation à bord. Un investissement autrement plus malin que ce gadget.

CyberNUC : Un boitier de NUC en forme de CyberTruck © MiniMachines.net. 2019

Burp : Apple finalise le rachat des modems smartphones d’Intel

Par Pierre Lecourt

Quand Intel tentait encore de lutter contre ARM dans la micro mobilité, la marque dépensait des fortunes sur divers segments. En subventionnant à perte ses processeurs Atom d’un côté et en accélérant la recherche et le développement de ses puces de l’autre. C’est ainsi que la branche modems pour smartphones Intel est née.

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Lorsque le fondeur a décidé de lâcher prise et d’abandonner le marché, il se retrouvait en possession d’une division modems pour mobiles et aucun moyen rapide de la faire fructifier. L’idée de la vendre est alors née rapidement pour pallier au plus pressé même si certains auraient préféré qu’Intel continue de la faire évoluer pour la proposer à divers constructeurs ARM comme une alternative aux solutions Qualcomm, Mediatek ou Huawei. 

Intel a préféré vendre, un bon gros milliard de dollars quand même, cette branche à Apple. Le contrat est désormais validé et la vente effective. Cette branche Intel passe sous le pavillon Apple. Le constructeur à la pomme aura bien évidemment bien plus de facilités à faire fructifier cette nouvelle acquisition en profitant de ce développement pour concevoir ensuite ses propres modems.

Une opération qui permettra à la marque de se distancer encore un peu plus de la concurrence et de ne plus faire appel à un constructeur tiers pour développer ses puces. La certitude également pour le constructeur des iPhones et des iPads de bénéficier d’un support logiciel et matériel parfait.

Intel de son côté s’est bien gardé d’abandonner la totalité de ses options et le constructeur conserve la possibilité de travailler d’autres branches de ce marché. La 5G que la marque travaille déjà avec Mediatek, mais également tout développement pour PC, pour IoT ou pour le marché automobile. Intel se réserve le droit de tout développement différent du marché de la micro mobilité et devrait donc bien proposer un jour ses propres puces pour portables et ultraportables. Même si, pour le moment, la marque collabore avec un fabricant tiers.

Burp : Apple finalise le rachat des modems smartphones d’Intel © MiniMachines.net. 2019

Austin Beach : un NUC fanless et renforcé pour l’industrie

Par Pierre Lecourt

L’intérêt d’Intel pour des NUC industriels n’est pas nouveau mais cette gamme Austin Beach change clairement de cap avec une vision nouvelle et autrement plus ambitieuse que les précédentes. Cette minimachine est une sorte de condensé de toutes les bonnes pratiques quand un industriel veut installer un PC et… l’oublier.

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La coque en plastique du NUC DE3815TYKHE

Si Intel a déjà construit des NUC fanless par le passé, ce n’était pas tout à fait les mêmes modèles que cet Austin Beach. On se souvient par exemple du très poétique NUC DE3815TYKHE lancé en 2014 et qui était dépourvu de ventilation. Lui aussi à destination des pros, il se présente comme le premier engin de la gamme NUC dénué de ventilation. Mais cet engin à la coque en plastique visait surtout des installations de kiosques ou autres, son processeur Atom E3815 n’était pas un foudre de guerre et la conception globale de la machine ne reflétait probablement pas le fruit des capacités réelles des ingénieurs de la marque.

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Le large dissipateur en cuivre du NUC Chaco Canyon

En Septembre dernier, nous découvrions les NUC NUC8CHK Chaco Canyon, toujours à destination des pros, toujours sans ventilation. Cet engin vise le même public que son ancêtre de 2014 mais étend largement ses capacités et donc le public touché. A bord, on découvre un Celeron N3350, 4Go de mémoire et 64 Go de stockage. Pas énorme par rapport à des machines classiques mais l’emballage est solide, l’engin est passif et il est prévu pour tourner 365 jours par an sans discontinuer. Il peut également s’allumer et s’étendre à heures fixes. C’est le genre de bidule que l’on cache dans un faux plafond pour alimenter un écran d’information dans une mairie ou dans un hall d’hôtel.

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Mais le nouveau NUC Austin Beach change clairement de catégorie avec une conception et une intégration autrement plus intéressantes que les machines précédentes. Pour le coup, l’objet ne vise pas uniquement ces rôles de kiosque ou d’affichage numérique mais se destine plus largement à toute l’industrie ayant besoin d’un ordinateur embarqué. L’objet mesure 25.4 cm de large sur 15.2 cm de profondeur pour une épaisseur totale de 3.6 cm.

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Le design est autrement plus robuste que les précédentes propositions de la marque. L’engin est enchâssé dans un boitier en aluminium large mais peu épais qui le protégera des éléments extérieurs tout en assurant la dissipation de son processeur. Je devrais écrire de ses processeurs car la solution est très intéressante à ce point de vue. Ce nouveau modèle de NUC est en effet une base qui pourra accepter plusieurs processeurs au travers de la plateforme NUC Compute Element d’Intel. 

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Intel Compute ElementIntel Compute Element

Intel Compute Element

Intel Compute Element, c’est un système Compute Card dérivé dans une nouvelle formule. Un minuscule module au format carte de crédit qui contient toutes les entrailles nécessaires à un PC hormis sa connectique. On retrouve donc un processeur bien sûr mais également de la mémoire et du stockage. Ce module se glisse dans un port semblable à un slot de mémoire vive et la carte mère qui l’accueille distribue ensuite différents connecteurs et services : USB, sortie vidéo, port SATA etc.

Grâce à ce système, Intel peut adapter beaucoup plus largement sa proposition au sein d’un unique corps de machine. Le boitier ne change pas mais à l’intérieur les  cartes mères peuvent évoluer pour répondre à différents besoins : Augmenter le nombre de sorties vidéos, adapter des ports série, privilégier des gestionnaires de réseau, doubler des lignes USB ou, pourquoi pas, répondre à un cahier des charges sur mesures pour une commande importante. Le boitier sera le même et le client pourra choisir dans la totalité du catalogue de solutions Compute Element en terme de performances.

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Les cartes annoncées offrent des capacités assez larges, on retrouve 7 combinaisons de processeurs, mémoire et stockage pour le moment. Toutes intégrées dans ce minuscule format dépourvu de ventilation.

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Un ensemble de puces aux performances très variées qui présentent le même TDP de 15 watts avec des possibilités variées de baisser celui-ci – et leurs performances- entre 10 et 12.5 watts. La mémoire vive oscille également suivant les puces pour coller avec leur besoins quand au stockage, si il est fourni par défaut avec les solutions les plus entrée de gamme, il sera a discrétion du client pour les modèles haut de gamme grâce à des éléments externes classiques.

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Les cartes mères accueillant les Compute Element proposent en effet deux slots M.2 2280 pouvant gérer à la fois des SSD PCIe x4 NVMe ou des modèle SATA. De quoi trouver les composants adaptés à son usage. Les solutions proposent par défaut deux sorties HDMI 2.0a, un port Ethernet Gigabit, 3 ports USB 3.1 Gen 2, un port USB 2.0. Une partie du design est prévue pour accueillir des éléments optionnels comme  un second port Ethernet, des ports HDMI supplémentaires ou des USB.

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Ici le boitier propose une extension de ports USB 2.0 et un Ethernet supplémentaire

L’ensemble a beaucoup de sens pour l’industrie, moins pour un PC de particulier évidemment. La pérennité du concept explique sans doute le soin apporté au châssis. Un installateur de solutions de type distributeur qui investira dans ces engins pourra, en se basant sur la même structure, s’adapter aux besoins de tous ses clients. Un distributeur de base qui n’aura besoin que de piloter une imprimante et de signaler la prise d’une commande pourra se contenter d’une Compute Card basique. Mais si l’industriel venait à vouloir recycler sa machine, il pourrait facilement changer sa carte et lui ajouter des ports HDMI pour le transformer en quadruple affichage d’écrans UltraHD pour piloter des extraits vidéo de films dans un hall d’accueil d’un cinéma.

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Les caches ports pour lutter contre la poussière, deux extensions au format port série à droite par défaut

La possibilité de pouvoir modifier les composants internes tout en gardant le même châssis de base est une excellente proposition pour cet Austin Beach, c’est l’assurance d’une grande liberté pour les utilisateurs de ce type de machine. D’autres châssis sont déjà en cours de conception pour Intel, on imagine assez facilement des solutions plus industrielles pour diriger des robots par exemple.

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Ce type de design pourrait évoluer à terme vers des solutions plus grand public. On pourrait alors acheter un système simple à mettre à jour puisqu’il suffirait de changer ce coeur de machine pour faire évoluer l’ensemble de son PC. Un rêve pour de nombreux utilisateurs de minimachines ou de solutions portables pour lequel l’ensemble des composants restera figé jusqu’à la fin de vie de l’engin… ou de sa batterie au nombre de cycles limité.

Sources : Intel et FanlessTech

Austin Beach : un NUC fanless et renforcé pour l’industrie © MiniMachines.net. 2019

Avec Mediatek, Intel revient dans la 5G par la petite porte

Par Pierre Lecourt

Intel et Mediatek vont travailler main dans la main produire des modems 5G à destination des ordinateurs portables PC classiques. Si on connait surtout Mediatek pour ses SoC ARM nombreux et variés, c’est également un fournisseur de puces accessoires assez prisées comme des modules GPS, des solutions pour l’industrie automobile, mais également des solutions très connues sur lesquelles la marque reste dans l’ombre. Peu de particuliers savent, par exemple, que leur enceinte connectée Amazon Alexa est pilotée par une de leurs puces.

Loin de l’image du petit acteur, Mediatek est donc surtout un acteur de l’ombre. Un acteur qui se fait moins connaitre du public qu’un concurrent comme Samsung avec ses Exynos ou aussi et surtout Qualcomm et sa Snapdragon. Le fait qu’Intel ait choisi de s’associer avec Mediatek (et inversement) en dit assez long sur le poids de la marque sur le secteur.

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Avec cette alliance, Mediatek va donc pouvoir proposer des puces modems 5G pour PC. Des solutions qui viendront fonctionner au sein des machines équipées de solutions processeur Intel et qui leur apporteront un contre argument à l’approche de Qualcomm sur ce segment. Le constructeur ARM propose en effet des Snapdragon qui embarquent des modems cellulaires. Cela fait partie de l’offre globale échafaudée par Microsoft sur ce secteur. Avec des puces modem 5G dans la boucle, Intel va pouvoir contrer la solution ARM de Windows dans l’énorme jeu d’échec qui se met en place pour le futur. 

Le contrat passé entre les deux entités est intéressant. Intel ne propose pas ses propres modems, il va adapter les solutions de Mediatek et en particulier le modem Helio M70 de la marque pour qu’il fonctionne parfaitement avec ses puces. Le fondeur veut dresser un cahier des charges correspondant à des profils précis de machines et proposer une solution clé en main aux constructeurs combinant processeur Intel et puce modem 5G Mediatek. L’idée est de fournir un terreau fertile à ces solutions 5G de manière à pouvoir faciliter leur intégration autant matérielle que logicielle. Un travail en amont indispensable pour baisser les coûts et inciter les constructeurs à s’emparer de cette technologie.

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Dell et HP semblent déjà sur les rangs pour proposer cette solution de modems 5G signée Intel-Mediatek dans des portables et ultraportables. Les deux constructeurs sont les premiers à s’être fait connaitre… il faut dire que la distribution réelle de machines ainsi équipées n’est pas vraiment prévue pour demain mais plutôt pensée pour un calendrier débutant au mieux au premier trimestre… 2021. Pas de raisons de se presser, le marché de la 5G est balbutiant et tant que les infrastructures ne seront pas en place, il n’y a aucune raison de se précipiter.

Pour Mediatek l’intérêt est double, d’abord la marque sort un peu de l’ombre avec cette annonce qui pourra avoir des répercussions sur le  grand public et sur ses ventes, ensuite elle met quelques brindilles dans les roues de Qualcomm qui reste un de ses principaux concurrents pour vendre ses propres puces Helio pour Smartphone. Pour Intel, la solution est évidente, elle permet de proposer un des arguments phares des solutions ARM au sein de ses machines tout en mâchant le travail pour ses partenaires afin de rendre la 5G “Intel” plus abordable avec ses puces.

 

Avec Mediatek, Intel revient dans la 5G par la petite porte © MiniMachines.net. 2019

La gamme Intel NUC 10 est désormais officielle

Par Pierre Lecourt

La gamme NUC 10 ou Frost Canyon est finalement très large puisque la marque continue de présenter à la fois des barebones mais également des machines complètes  avec ou sans système d’exploitation. Tout cela donne un énorme panel de possibilités.

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On retrouve pour commencer les NUC10i7FNH et NUC10i7FNK qui sont les “kits” de la gamme ou les barebones à peupler de mémoire et de stockage pour fonctionner. Viennent ensuite les NUC10i7FNHA, NUC10i7FNJA et NUC10i7NKPA destinés respectivement aux marchés US, International et Européen. Deux autres modèles visent le marché chinois.

Sur tous ces NUC 10 Core i7-10710U, on retrouvera la même base de puce pouvant aller jusqu’au Core i7, deux supports SoDIMM DDR4 équipés ou non de 8 à 16 Go de mémoire et des stockages variés sur les slots disponibles, à savoir des M.2 2242 ou M.2 2280 avec ou sans support 2.5″ suivant les modèles. Les versions Européennes seront équipées au choix de 256 Go de SSD PCIe NVMe ou d’un mélange de 16 Go de solution de cache Optane associé à un disque mécanique de 1 To en SATA 3.0. Toutes deux semblent limitées à 8 Go de DDR4 par défaut pour les modèles complets livrés avec Windows 10 Home.

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On retrouve ensuite les NUC 10 Core i5-10510U qui conservent évidemment beaucoup de caractéristiques des modèles précédents. Quelques changements sur les équipements annexes sont toutefois à noter. Par exemple, la présence d’un montant maximal de 8 Go de DDR4 sur les 2 slots SoDIMM disponible. Ou la disparition de l’option Optane au profit d’un duo de 256 Go de SSD M.2 PCIe NVMe et d’un disque mécanique de 1 To en SATA 3.0.

Ces modèles portent les doux noms de NUC10i5FNH et NUC10i5FNK pour les versions barebones, NUC10i5FNHJ, NUC10i5FNHJA, NUC10i5FNHCA et NUC10i5FNKPA.

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Enfin, on découvre les NUC10i3FNH, NUC10i3FNK en barebones sous Core i3-10110U et les NUC10i3FNHJA et NUC10i3FNHFA en versions complètes. On aura droit ici à moins de modèles et des choix par défaut différents. Les deux supports SoDIMM sont toujours bien présents mais peuplés de 4 à 8 Go de DDR4 au maximum. Le stockage des versions complètes se fera sur une solution hybride Optane 16 Go et 1 To SATA 3.0. Les slots M.22×42/80 et l’emplacement 2.5″ sont donc présents et permettront ici comme sur toute la gamme NUC 10 de faire évoluer sa machine.

Sur toutes ces machines, on retrouvera des composants communs liés à la génération de la puce. On pourra donc compter sur la présence d’un port Thunderbolt 3, d’une sortie vidéo HDMI 2.0a et d’un USB Type-C avec toutes ses fonctionnalités. Tous les NUC 10 pourront donc piloter 3 écrans UltraHD. On retrouvera également 4 ports USB 3.1 et un port Ethernet Gigabit. Réseau qui sera complété par un Wifi6 AX200 2×2 (802.11ax) et du Bluetooth 5.0. 

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A noter également la présence d’un lecteur de cartes SDXC avec une compatibilité UHS-II1 Les formats seront classiques avec 11.7 cm sur 11.2 cm de côté pour 5.1 cm d’épaisseur pour les versions avec emplacement 2.5″ ou 3.8 cm d’épaisseur pour les versions sans. L’ensemble des machines d’Intel sera garanti 3 ans par la marque, c’est à dire une année supplémentaire par rapport à la garantie légale de conformité.

Pour plus d’informations sur les entrailles de ces machines, vous pouvez regarder la série d’images de ces NUC Frost Canyon déjà publiée.

Source : Intel via Fanlesstech

La gamme Intel NUC 10 est désormais officielle © MiniMachines.net. 2019

Intel toujours incapable de livrer correctement ses processeurs

Par Pierre Lecourt

Une demande toujours aussi forte, des soucis de production et un stock sur le fil pour répondre aux besoins de ses partenaires, la situation, ne s’arrange guère pour Intel qui reste toujours en retard malgré ses nombreux efforts en investissements et l’augmentation de sa production.

Intel continue de marteler son investissement, au propre comme au figuré, dans ses usines et lignes de productions pour augmenter la cadence de fabrication de ses puces en 14 nanomètres comme en 10 nanomètres. Un discours déjà entendu l’année dernière mais qui semble ne pas donner les fruits escomptés. Ce sont des investissements longs et les usines d’Intel demandent évidemment un temps et une attention particuliers. La marque espérait néanmoins résoudre le problème à la Mi 2019. Calendrier semble s’être décalé… d’une année.

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Intel annonce donc une évolution significative de sa capacité de production mais sans chiffres précis. La marque indique que celle-ci aurait évolué avec une croissance à deux chiffres depuis le début de l’année. Plusieurs milliers de nouveaux salariés ont été embauchés, des sommes considérables ont été injectées dans certaines unités de production. Cette lettre, signée par Michelle Johnston Holthaus qui gère à la fois le marketing et les ventes chez Intel, ne donne malheureusement pas beaucoup plus de détails sur l’ensemble des aménagements de production et les puces concernées.

L’offre grand public continue d’être très difficilement alimentée. Intel continue de privilégier ses puces les plus rentables, ce qui est somme toute logique, en mettant l’accent sur les circuits Xeon. La croissance sur ce secteur se porte bien, les puces sont vendues très cher et les marges confortables… Et surtout, les machines sont conçues pour durer longtemps. Rater l’équipement d’une salle serveur en processeurs est une mauvaise nouvelle, les opportunités sont plus rares que celles du grand public. L’impact est encore plus fort sur les processeurs les plus entrée de gamme  qui sont fort peu disponibles.

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Le complexe Intel d’Hillsboro en Oregon a embauche plus de 1700 salariés en 2019

Cela explique sans doute en partie pourquoi la livraison de puces reste problématique sur le secteur grand public. Mais lorsqu’en 2018 Intel avait l’excuse de sa transition de finesse de gravure, cette évolution vers le 10 nanomètres est plus difficile à accepter aujourd’hui. D’abord parce que le terme transition évoque un début et une fin et qu’une année pour y parvenir semble suffisant. Ensuite parce que… on n’a pas vraiment vu beaucoup la couleur des puces 10 nanomètres non plus sur le marché. Les livraisons de puces 14 nanomètres posent toujours problème et si la marque a multiplié les évolutions de sa gamme 14 nm, elle n’a pas vraiment su effectuer une évolution très large vers le 10 nanomètres. Pire, la situation ne devrait pas vraiment évoluer avant la moitié de l’année prochaine.

Intel met en avant une demande de plus en plus forte qui contrecarrerait les efforts menés en production et qui met à mal ses anticipations pour cette fin d’année. Si tout ce qui est produit est immédiatement absorbé par le marché… autant produire les processeurs les plus rentables. 

Reste qu’il est plus que temps pour Intel de réagir plus fortement car son image s’érode de semaine en semaine, de nombreux acheteurs louchent sur les processeurs AMD. Mais, pire encore pour Intel, ce sont également les constructeurs qui se tournent vers le concurrent historique de la marque faute de n’avoir pas de réponses à leurs attentes chez Intel.

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Les puces AMD Ryzen de seconde et troisième génération font mouche avec des performances convaincantes, des prix agressifs et un vrai sentiment d’évolution technique. La marque met sur le marché des solutions convenant à un très large public en terme de performances comme en prix. Reste pour Intel le marché mobile qui n’a pas vraiment de concurrence du côté d’AMD en très basse consommation ainsi que le marché serveur sur lequel il reste très présent. 

Cela n’empêche qu’Intel propose un boulevard à AMD pour l’offre grand public : Des stocks tendus, des produits qui semblent piétiner technologiquement et des prix qui n’arrêtent pas de rebooter à chaque évolution, aussi minimaliste soit-elle. 

Intel a beau être rassurant avec cette seconde lettre sur ce thème, la méthode Coué employée ne permet pas vraiment de rassurer les clients. Si la marque assure travailler à l’amélioration de ses livraisons et à la création de solutions toujours plus performantes, le public risque tout de même de basculer son budget ailleurs un jour ou l’autre.

Intel a dépensé des fortunes en marketing pendant des années pour associer son nom avec la conception même d’un ordinateur. Mais aujourd’hui sur le terrain l’automatisme du PC = Intel semble avoir fait la place à une position plus pragmatique et moins technique. Les utilisateurs veulent surtout une machine qui marche, performante et… tout de suite.

Intel toujours incapable de livrer correctement ses processeurs © MiniMachines.net. 2019

MacBook Pro 16 pouces et le rafraîchissement de l’écran, pas merci Intel ?

Par Pierre Dandumont

C’est un sujet que j’ai déjà évoqué, pour pas mal de technologies Apple dépend largement de ce qu’Intel est capable de faire avec ses processeurs. Et dans pas mal de cas, c’est problématique. Le récent MacBook Pro a d’ailleurs visiblement une technologie bridée à cause des GPU Intel (enfin, si je ne me trompe pas).

L’exemple le plus flagrant est celui de la mémoire. Les MacBook Pro utilisent depuis un moment de la mémoire dites « LP », c’est-à-dire basse consommation. cette mémoire, souvent plus rapide que la version classique, consomme moins. Mais le contrôleur mémoire doit supporter la technologie. Dans les iPad ou iPhone, pas de soucis : Apple peut mettre un contrôleur adapté. Dans les puces Intel, c’est plus compliqué. Intel ne supporte que la LPDDR3 (ancienne) ou la DDR4 classique (qui consomme plus). Les MacBook Pro 15 pouces de 2016 et 2017 sont restés en LPDDR3, les versions 2018, 2019 (et maintenant le 16 pouces) sont en DDR4, pour offrir plus de capacités et de débit. Le problème, c’est qu’Intel ne supporte la LPDDR4 que sur les puces Ice Lake (en 10 nm, uniquement pour les petits portables) ou Comet Lake (en 14 nm, mais avec seulement six coeurs).

Pour la vidéo, c’est un peu la même chose. Le nouveau MacBook Pro 16 pouces intègre une option qui permet de forcer une fréquence de rafraichissement de 60 Hz (la norme), 59,94 Hz (une fréquence issue du passage à la couleur du NTSC dans les années 50), le 50 Hz (pour les Européens), le 48 Hz (2x 24 Hz, la fréquence classique en cinéma) et 47,95 Hz (2x 23,976 Hz, la norme en NTSC pour les mêmes raisons que le 59,94). C’est très bien, et comme l’explique Apple, c’est intéressant pour vérifier que de la vidéo est parfaitement fluide. Mais le changement est manuel.

La question qui se pose, c’est pourquoi macOS n’effectue pas directement le changement ? Techniquement, pas de soucis. Les écrans capables de faire varier la fréquence de rafraichissement en temps réel existent depuis quelques années. Ca s’appelle G-Sync chez Nvidia (de façon évidente, macOS ne supporte pas vraiment ça), et FreeSync ou Adaptative Sync chez AMD. Adaptative Sync est le standard de la norme DisplayPort, FreeSync l’implémentation AMD qui peut être utilisée en HDMI (notamment). Le problème, car il y a un problème, c’est que si la Radeon des MacBook Pro peut le faire, l’IGP Intel ne peut pas. Le MacBook Pro 16 pouces possède un processeur de 9e 8e 7e 6e génération (Coffee Lake), qui intègre une puce Intel UHD 630, de la 10e génération. Le problème, donc, c’est que la Gen. 10 ne supporte pas l’Adaptative Sync. Il faut une puce Intel de la Gen. 11, intégrées uniquement dans les CPU Ice Lake. Mais les CPU Ice Lake ne proposent pas assez de coeurs pour un MacBook Pro 16 pouces.

Les réglages, dixit Apple

C’est idiot, et on peut espérer que de futurs MacBook Air, MacBook Pro 13 pouces ou même 14 pouces (selon les rumeurs) prennent en charge la fonction automatiquement grâce à des CPU Ice Lake (ou des SoC ARM, pourquoi pas). Et si Apple n’a pas décidé de brider la fonction de façon arbitraire, il est peut-être même possible de le faire actuellement avec un écran FreeSync sur le MacBook Pro 16 pouces. Avec un moniteur branché, le problème de la puce Intel n’existe plus : c’est la Radeon qui prend le relais automatiquement.

Pour rappel, pendant ce temps, ça fait plusieurs années que les iPad proposent des dalles avec un rafraichissement variable qui monte à 120 Hz.

Les NUC Frost Canyon se dévoilent en détail

Par Pierre Lecourt

Les nouveaux NUC Frost Canyon respectent donc tous les codes de la gamme, je le précise car cela devrait évoluer très bientôt. Intel propose désormais des NUC portables et surtout, la marque devrait lancer ses Ghost Canyon qui ne seront plus du tout aussi compacts.

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On retrouve donc deux formats de NUC Frost Canyon, le premier sera moins épais et ne proposera pas d’extension 2.5″ avec 11.7 cm de large pour 11.2 cm de profondeur et 3.6 cm d’épaisseur. Le  second aura un châssis identique sauf en hauteur avec 5.1 cm puisqu’il sera possible d’y intégrer un SSD ou un disque mécanique 2.5″ SATA classique.

 

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Sur le châssis haut, l’emplacement 2.5″

A l’intérieur du châssis, on retrouve la gamme de puces Intel Comet Lake de dixième génération. Des processeurs de 25 watts de TDP tout de même, évidemment refroidis activement mais qui proposeront des puces Intel Core i3-10110U, Core i5-10210U et Core i7-10710U embarquant jusqu’à 6 coeurs. Un gros plus par rapport aux versions actuelles qui emploient des puces de 28 Watts de TDP plus difficiles à refroidir.

Si les Minimachines ne sont pas encore disponibles pour le public, un premier test du NUC10i7FNH est apparu en ligne sur le site Koolshare. Ce qui nous permet d’apercevoir les entrailles de la machine mais également d’avoir une bonne idée de ses performances. Du moins celles de cette version, la plus musclée de l’offre NUC Frost Canyon, le modèle Core i7-10710U 6 coeurs et 12 threads tournant à des fréquences mini de 1.1 et max de 4.7 GHz et proposant un circuit graphique Intel UHD.

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Sous Cinebench R15 multi-core, le NUC Frost Canyon NUC  sous Core i7-10710U donne un score de 1082 points, ce qui est excellent au vu de la consommation et de l’encombrement de l’engin. En Single core, c’est moins bon avec un score de 183 points seulement. Sous Cinebench R20 multi-core, on grimpe à 2386 points. En Single Core sous le même programme, on est à 446 points. Le Benchmark PCMark 10 atteint 4382 points.

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Ces scores ne vous évoqueront sans doute pas grand chose, il s’agit de tests synthétiques permettant surtout de mesurer les machines entre elles et qui ne se reflètent que très mal dans les usages courants. Ce sont néanmoins les seuls indicateurs que nous ayons pour le moment. Ils semblent indiquer des performances équivalentes voir légèrement supérieures aux Bean Canyon actuels. Les usages classiques comme la lecture vidéo UltraHD ou le streaming seront évidemment tenus, mais je doute qu’en terme d’usage quotidien il y ait de grosses nuances de performances de notre génération à la nouvelle. A noter que le testeur a réussi à pousser la machine dans ses retranchements en débloquant le processeur dans son TDP le plus haut, soit 45 watts. Les scores s’en trouvent évidemment bouleversés mais je ne suis pas sur que la machine encaisse le coup pendant très longtemps. 

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Le système de refroidissement de l’engin est assez complet avec un double caloduc qui transporte la chaleur générée par la puce vers des ailettes en cuivre placées vers l’arrière de l’engin. Sur les côté du châssis, on aperçoit de larges évents d’aération qui permettront au ventilateur placé dans la machine d’aspirer de l’air frais et de le repousser vers ces ailettes. Le test de Koolshare nous renseigne sur le bruit généré par la machine : 36.8 dB de base à 25 Watts et une température de sortie d’air de 34.7°C. Entre 54 et 55 dB à 100% de charge avec une température de 55°C. Ces mesures sont faites à proximité directe des ouïes d’aération de l’engin.

En poussant le processeur à 45 Watts de TDP, ces scores sont quasi identiques en terme de bruit (37.7 dB et 54/55 dB suivant les usages) mais la température augmente drastiquement avec 35.6°C de base mais de 97 à 100°C en pleine charge ! Utile si on veut s’en servir de chauffage d’appoint, dangereux dans tous les cas pour la durée de vie des composants.

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La carte propose deux slots de mémoire vive DDR4 SoDIMM, un emplacement M.2 PCIe NVMe pour un stockage et embarque un modem Wifi6 AX200 déployé sur deux antennes. Le reste des fonctionnalités est assez complet avec un Ethernet Gigabit, du HDMI 2.0a, des ports USB 3.0 Type-A et un Thunderbolt 3 qui pourra se révéler utile pour connecter, par exemple, une carte graphique externe de manière à épauler le processeur en calculs 3D.

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Un autre port USB Type-C est également disponible ainsi qu’un lecteur de cartes SDXC sur le côté du châssis. L’ensemble n’a pas encore de tarif officiel en France mais des documents officiels sont apparus en ligne, ce qui signifie une commercialisation très prochaine de ces NUC Frost Canyon. 

Sources : Intel, Koolshare et Liliputing

Les NUC Frost Canyon se dévoilent en détail © MiniMachines.net. 2019

Premières images du NUC Frost Canyon sous Comet Lake U

Par Pierre Lecourt

Les NUC Frost Canyon, on en a parlé à la fin de l’année 2018 quand on a découvert la feuille de route d’Intel jusqu’en 2020. A l’époque, la marque prévoyait une sortie pour la fin du troisième trimestre 2019.

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On découvrait donc le un modèle de NUC Frost Canyon sous Core i5 baptisé NUC9i5FNH/K qui devait embarquer une puce pour le moment toujours inconnue et baptisée i5-9xxxU avec 4 cœurs et 8 threads développant un TDP de 25 watts.

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Aujourd’hui, on apprend qu’un modèle de ces NUC Frost Canyon devrait être lancé en Chine le 12 Décembre avec une puce Intel de dixième génération Comet Lake U proposant 6 cœurs et 12 threads pour un TDP de 15 watts. Le design serait identique en terme de dimensions et de fonctionnalités avec, encore une fois, une déclinaison peu épaisse n’embarquant qu’un SSD au format carte M.2 et une version plus imposante avec un emplacement 2.5″ intégré supplémentaire. La mémoire vive devrait être composée de deux canaux de DDR4 pour un maximum de 64 Go embarqués. 

On devrait retrouver la même façade si ce n’est la disparition d’un port USB Type-A pour un USB Type-C. Un port jack mixte 3.5 mm est également présent et, comme d’habitude, un capteur infrarouge devrait également être intégré.

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La sortie vidéo profitera du Thunderbolt 3 mais une prise HDMI 2.0a sera également de la partie sur la face arrière. La machine est censée proposer un Thunderbolt Type 3 qu’on retrouvera donc ici à côté de deux ports USB 3.0 et d’un Ethernet Gigabit. L’ensemble sera ventilé activement.

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Edit : Les puces embarquées par les Frost Canyon sont désormais connues pour les trois machines prévues :

  • NUC10i7FN : Core i7-10710U 6 coeurs / 12 threads – 12 Mo de cache – 1.1 à 4.7 GHz – UHD 1.1 GHz – TDP 25W 
  • NUC10i5FN : Core i4-10210U 4 coeurs / 8 threads – 8 Mo de cache – 1.6 à 4.2 GHz – UHD 1.1 GHz – TDP 25W 
  • NUC10i3FN : Core i3-10110U 2 coeurs / 4 threads – 4 Mo de cache – 2.1 à 4.1 GHz – UHD 1.0 GHz – TDP 25W 

Source : Weixin.qq.com via Momomo_us et FanlessTech

Premières images du NUC Frost Canyon sous Comet Lake U © MiniMachines.net. 2019

Intel stoppe la commercialisation des NUC Crimson Canyon

Par Pierre Lecourt

Le Core i3-8121U n’est pas une merveille en terme de performances. C’est un peu le soucis de la course aux nanomètres engagée par Intel ces dernières années. La puce produite est certes en 10 nanomètres mais les performances proposées ne sont pas spécialement exceptionnelles et le prix de revient doit être très élevé pour Intel. Intégrer ce processeur dans un nouveau NUC Crimson Canyon n’équilibrait donc pas la balance en sa faveur dès la commercialisation de l’engin.

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Autre soucis pour Intel, la faiblesse de production de cette puce ne lui a pas permis été retenue dans beaucoup de machines. Ce qui a empêche d’avoir un repère de tests et d’avis sur ses performances pour envisager un achat. On apprend aujourd’hui qu’Intel abandonne ce NUC Crimson Canyon. La plate forme ne semble pas avoir rencontré le succès escompté.

Il s’agit d’un engin assez étrange avec ce Core i3 exotique à son lancement qui proposait un TDP de 15 watts et était associé à un circuit AMD Radeon 540x. Il proposait deux solutions de stockage avec un emplacement SATA 2.5″ et un M.2 PCie NVMe capable de gérer un SSD ou un circuit Intel Optane. 

La machine sera toujours livrable jusqu’en Février prochain mais je doute que les équipes d’Intel fasse de gros efforts pour pousser ce modèles auprès de leurs clients. Mieux encore, il sera possible d’annuler les commandes passées précédemment pour ce modèle jusqu’au 27 Décembre afin de ne pas stocker des engins difficiles à vendre. 

C’est tout le problème d’un début de technologie comme ce que propose ce Core i3-8121U. Son fonctionnement en 10 nanomètres n’apporte finalement pas grand chose de plus qu’un classique Core en 14 nanomètres. Surtout dans un format MiniPC. Pas de véritable gain à une économie d’énergie qui aurait pu améliorer l’autonomie d’un engin portable par exemple. Pas de vraie révolution non plus en terme de performances. Le recours à un circuit tiers signé AMD pour la partie graphique. Ce NUC ne partait clairement pas sous les meilleures auspices.

Source : Intel et Liliputing

Intel stoppe la commercialisation des NUC Crimson Canyon © MiniMachines.net. 2019

6 nouveaux processeurs Gemini Lake Refresh chez Intel

Par Pierre Lecourt

Le Celeron N4120 est parmi les plus intéressants de ces six nouveaux processeurs Intel développés sous architecture Gemini Lake Refresh. Rien de formidablement nouveau puisqu’on découvre des évolutions de puces déjà existantes, mais le fondeur a poussé son architecture un peu plus loin dans ses retranchements.

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On commence par les Celeron N destinés, au départ, aux portables entrée de gamme mais que l’on retrouve également dans de nombreux MiniPC.

Le Celeron N4020 est un double coeur avec 4 Mo de mémoire cache et un Circuit Intel UHD 600 capable de pointer à 650 MHz. Il prendra en charge la DDR4 et sa fréquence pourra grimper à 2.8 GHz. La puce viendra se positionner sur le segment de l’actuel Gemini N4000 et visera des solutions entrée de gamme. 

Vient ensuite mon chouchou, le Celeron N4120 qui vient se positionner à la place de l’actuel N4100. Si le processeur actuel est déjà une solution très performante pour les usages du quotidien, on peut espérer que ce Gemini Lake Refresh lui redonne encore un peu de piment. Il s’agit d’un 4 coeurs et 4 threads fontionnant de 1.1 à 2.6 GHz avec 4 Mo de mémoire cache et la prise en charge de la DDR4-2400 sur deux canaux. Son circuit graphique Intel UHD 600 atteindra 700 MHz. La formule ne change pas énormément face au N4100 avec une augmentation de sa fréquence de 200 MHz seulement. 

Le Pentium Silver N5030 reste dans la même lignée avec une fréquence maximale de 3.1 GHz et toujours 4 coeurs et 4 threads. Sa fréquence graphique passe à 750 MHz avec un Intel UHD 605 comme circuit d’affichage. Il vient à la suite de l’actuel N5000.

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Puis  viennent les séries J destinées aux machines de bureau plus classiques. 

Le Celeron J4025 est un double coeur et double thread qui grimpera à 2.9 GHz avec là encore 4 Mo de cache. Son circuit graphique est toujours un UHD 600 à 700 MHz et il prendra en charge la DDR4. 

Le Celeron J4125 passe à 4 coeurs et 4 Threads avec toujours 4 coeurs et 4 Mo de cache. Sa fréquence est de 2.7 Ghz au maximum et son circuit UHD 600 grimpe à 750 MHz.

Le Pentium Silver J5040 passe à 3.2 GHz max toujours sur 4 coeurs et 4 threads avec 4 Mo de mémoire cache et un circuit graphique UHD 605 à 800 MHz.

Il s’agit bien d’une optimisation des designs existants. Gemini Lake Refresh n’est pas une révolution technique. Cela reste tout de même une bonne nouvelle car avec ces puces, Intel confirme son intention de continuer à produire des solutions destinées à des machines abordables. Cette catégorie promet le même TDP que les solutions qu’elle remplace. Un Celeron N4120 tournera également à 6 Watts  de TDP. La consommation sera donc identique aux machines sous Celeron N4100. Cela suppose que les machines dissipées passivement en N4100 pourront accueillir sans problème un N4120. Les ajouts comme la prise en charge native d’un Wifi5, la décompression HEVC 10 bits ou VP9 sont bien évidemment toujours présents.

6 nouveaux processeurs Gemini Lake Refresh chez Intel © MiniMachines.net. 2019

Intel lance les Celeron 5205U et Pentium 6405U Comet Lake

Par Pierre Lecourt

La dixième génération de processeur Intel Core “Comet Lake” à basse consommation pour portable et MiniPC est sortie voilà déjà deux mois. Il est temps pour Intel de compléter sa gamme avec des solutions classiques pour des machines plus abordables. Les Celeron 5205U et Pentium Gold 6405U débarquent donc avec des spécifications revues à la baisse mais construits sur la même architecture de base.

  COEURS/THREADS CACHE TDPs FREQ BASE/MAX FREQ MAX
Tous coeurs
FREQ GFX
i7-10710U 6/12 12Mo 15/25W 1.1/4.7GHz 3.9GHz 1.15GHz
i7-10510U 4/8 8Mo 15/25W 1.8/4.9GHz 4.3GHz 1.15GHz
i5-10210U 4/8 6Mo 15/25W 1.6/4.2GHz 3.9GHz 1.1GHz
i3-10110U 2/4 4Mo 15/25W 2.1/4.1GHz 3.7GHz 1.05GHz
Pentium 6405U 2/4 2Mo 15W 2.4GHz 2.4GHz 950MHz
Celeron 5205U 2/2 2Mo 15W 1.9GHz 1.9GHz 900MHz

Le Celeron 5205U est une solution entrée de gamme fonctionnant sur 15 watts de TDP. Une architecture que l’o pourra donc retrouver dans des machines portables mais également dans différentes solutions de MiniPC variées. La puce propose 2 coeurs sans hyperthreading cadencés à 1.9 GHz et 2 Mo de mémoire cache. Elle est associée à un circuit Intel UHD. Bref une solution entrée de gamme pour des machines basiques classiques avec un prix indicatif de 107$ donné par Intel.

Le Pentium Gold 6405U propose un peu plus de muscles dans la même enveloppe thermique de 15 watts puisque, s’il s’agit encore une fois d’un double coeur, il est également capable d’hyperthreading. Sa mémoire cache reste à 2 Mo mais sa fréquence grimpe à 2.4 GHz. Il est annoncé à 161$ par la marque. 

A noter que les deux puces n’ont plus de limitations de mémoire comme les autres Celeron et Pentium auparavant, toutes deux peuvent contrôler jusqu’à 64 Go de DDR4 ou de DDR3. On retrouve les avancées liées au circuit graphique UHD avec des prises en charge 4096 x 2304 sur trois ports, un prise en charge de DirectX 12, de l’OpenGL 4.5, des instructions de décodage Clear Vdeo et du QuickSync. Les puces ne pourront par contre pas gérer les supports Optane par exemple.

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Les ECS Liva Z3 promettent des puces Intel Comet Lake en 2020

Ces nouveaux Celeron 5205U et Pentium Gold 6405U visent des marchés entrée de gamme : Machines de salon dédiées à la bureautique ou au multimédia, portables entrée de gamme… Evidemment, le prix indicatif d’Intel n’aura probablement rien à voir avec le prix de commercialisation réel de la machine finale.

Intel lance les Celeron 5205U et Pentium 6405U Comet Lake © MiniMachines.net. 2019

Le prochain Galaxy Book S embarquera un processeur Lakefield

Par Pierre Lecourt

Intel rapporte que Samsung a confirmé que Galaxy Book S serait un des premiers appareils du marché à embarquer un des nouveaux processeurs Lakefield de la marque. Un premier pas qui devrait être suivi par le reste de l’industrie et en particulier par la Microsoft Surface Neo. Un produit qui dessine les contours d’une toute nouvelle gamme de machines inspirée par Intel lui même.

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La gamme de puces Lakefield devrait mélanger les performances des Core d’Intel avec la faible consommation des solutions Atom Tremont. Ce mélange devrait permettre de rester dans un TDP très bas et donc offrir une excellente autonomie pour des objets légers et fins. La solution étant capable d’empiler différentes technologies et finesses de gravure au travers du système Foveros, il sera évidemment possible pour Intel d’intégrer un modem 4G-LTE dans ses propositions.

On comprend ici parfaitement le travail entrepris par le fondeur qui a commencé à présenter ses prototypes de machines Copper Harbor à la fin de 2018 afin de préparer le marché à la sortie prochaine de ses puces Lakefield. Une stratégie qui se solde par le rattachement d’autres formats de machines autour de ces processeurs avec ce rattachement des Galaxy Book-S autour du projet.

2019-10-30 15_31_44-minimachines.netLes spécifications du Galaxy Book S sous SoC Qualcomm

C’est un excellent signe marketing pour Intel qui va pouvoir positionner ses puces sur des segments identiques à ceux de Qualcomm. Avec, pour eux, l’avantage d’une parfaite compatibilité logicielle sans avoir à passer par de l’émulation ou des limitations. 

Galaxy S

Difficile pour le moment de voir une date certaine pour la sortie de cette machine, le Galaxy Book S devait, selon les annonces de Samsung, sortir pour le mois de Septembre en version Snapdragon. Pour le moment, il n’a pas encore été commercialisé. Les deux machines pourraient donc être lancées en même temps pour bénéficier d’un marketing conjoint. D’ici la fin de l’année ?

Source : Intel

Le prochain Galaxy Book S embarquera un processeur Lakefield © MiniMachines.net. 2019

Intel Tremont : l’architecture du prochain Atom se dévoile

Par Pierre Lecourt

Si les processeurs Atom ont quasiment disparu de la circulation aujourd’hui bien qu’on trouve encore quelques puces sur certaines machines et notamment dans l’industrie, la marque Atom existe toujours dans le catalogue d’Intel. Notamment parce que l’architecture Atom est utilisée par de nombreuses autres catégories de processeurs.

Atom, c’est aujourd’hui le “moteur” de nombreuses solutions chez Intel, en gros, tout  ce qui n’est pas Core ou Xeon, utilisent une architecture Goldmont d’Atom. Les processeurs Gemini Lake par exemple, les puces Celeron ou Pentium Silver, emploient cette excellente architecture.

Pour la prochaine version de cette branche Atom, Intel va largement bouleverser son architecture avec d’importantes évolutions techniques sous le nouveau nom de Tremont qui sera l’architecture de la gamme de puces Lakefield d’Intel. Comme d’habitude, la dénomination de ces éléments est assez complexe à comprendre. Il faut prendre les ingrédients de ces puces comme un gros sandwich ou chaque nom de code est un élément à part entière.

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Ainsi, un processeur est basé sur une plateforme (Lakefield dans le cas présent.) qui comporte différents éléments. L’un deux sera Tremont pour la partie calcul. Cette idée de sandwich d’éléments est à retenir car sur cette plateforme, Intel va se comporter de plus en plus à la manière d’un SoC ARM en juxtaposant plusieurs éléments épars au sein de ses puces grâce à sa technologie Foveros.

Foveros, encore un nom, on en a déjà parlé. C’est une technologie permettant à Intel d’empiler au sens propre plusieurs types de composants les uns sur les  autres. Gros point fort de cette technologie, la possibilité de mixer différentes finesses de gravures. Le fondeur pourra donc associer un coeur de technologie Core gravé en 15 nanomètres avec des coeurs gravés de leur côté en 10 nanomètres. 

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Avec Tremont donc, Intel tiens une formule assez étonnante. Elle permettra de créer des puces hybrides peu gourmandes et performantes. Les premières sont attendues pour la fin de l’année a annoncé Intel lors de sa conférence Linley Fall Processor. Les premières puces seront basées sur le nouveau design 10+ nm de la marque et devraient offrir un gain de performances de l’ordre de 30% en calcul par rapport à la génération actuelle… Un gain pas si énorme si on se réfère à la date de sortie de ladite plateforme. L’architecture Goldmont+ employée dans les Atom est sortie en 2017. Au vu de la date de sortie de Tremont on peut considérer un gain de performances de 10% par an au vu du calendrier.

A y regarder de plus près, les améliorations de la puce seront plus significatives, notamment pour les applications mono thread. Intel parle d’un bon de 80% sur ces tâches avec des performances liée à l’assemblage d’un coeur “Sunny Cove” comme ceux que l’on trouve dans les puces Ice Lake de dixième génération à la plateforme Tremont. D’autres postes devraient évoluer et notamment la partie graphique. Celle des Goldmont+ était déjà excellente, Intel devrait nous préparer des améliorations avec cette nouvelle architecture mais n’a pas encore vraiment détaillé ce poste.

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Ce que l’on sait du premier processeur au nom de code Lakefield qui emploiera Tremont est assez clair cependant, ce sera un gros sandwich composé comme suit : 

  • Un coeur Sunny Cove pour de grandes performances de calcul
  • Quatre coeurs Tremont pour relayer le premier et prendre en charge les calculs plus légers sans dépenser d’énergie.
  • Un circuit graphique Intel Gen11 semblable à ceux des puces Ice Lake

Le tout  sera lié par la sauce Foveros. Avec des éléments intéressants qui seront partagés. Par exemple, les quatre cœurs Tremont partageront 4.5 Mo de mémoire cache. Les puces Tremont pourront également s’allumer et s’éteindre à mesure des besoins de calcul voir baisser leur fréquence suivant ce que déterminera de plus performant le processeur. On trouvera également des éléments de sécurité et de chiffrement au coeur de cet assemblage.

L’idée pour Intel est donc de proposer des puces toujours moins gourmandes en énergie en les associant avec des capacités de calcul plus élevées. On imagine que la partie graphique sera également poussée pour répondre à plus de besoins. 

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Je vois également dans cette stratégie une possible évolution de l’offre du fondeur. Avec Foveros Intel sera en mesure de proposer des puces aux spécificités “sur mesures”. A la fois en taille, en consommation et en performances. La marque aura les moyens d’additionner plus ou moins de coeurs, de proposer des solutions plus puissantes pour un marché de portables ou de MiniPC ou au contraire de de baisser la consommation au maximum pour convaincre des marques d’une intégration dans des machines hybrides et ultranomades. 

Intel Tremont : l’architecture du prochain Atom se dévoile © MiniMachines.net. 2019

Le NUC Ghost Canyon embarque la solution The Element d’Intel

Par Pierre Lecourt

Ghost Canyon, c’est le nom d’un nouveau format de NUC chez Intel. Des machines qui devraient s’étaler en sorties de la fin de 2019 au début de 2020. On connait au moins deux modèles avec le Ghost Vanyon X NUC9i9QNX qui est prévu cet année et devrait être équipé d’un Core i9 9980HK avec 8 coeurs et 16 threads et 16 Mo de cache pour  un TDP de 45 petits watts. Le suivant devrait être le Ghost Canyon X NUC9i9QNX en Core i7-9750H avec 6 coeurs et 12 threads et 12 Mo de cache  toujours en 45 Watts. Un troisième modèle en Core i5-9300H présenterait 4 coeurs et 8 threads et 8 Mo de cache avec le même TDP. Toutes ces puces embarqueront un circuit graphique Intel UHD 630.

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De ces machines, on a pas mal de détails depuis des fuites en Décembre 2018… Mais l’examen d’un engin de préproduction nous révèle quelques surprises très intéressantes. A commencer par l’emploi d’un mécanisme découvert il y a peu : The Element.

The Element, c’est un nouveau format de carte mère élaboré par Intel. On l’a découvert avec une carte embarquant une solution Xeon et je destinais plutôt le format à un usage serveur avant tout. Il semblerait qu’Intel veuille déployer ce format au sein de ces PC. L’idée est d’avoir l’ensemble de la machine monté sur une carte amovible facilement. Cette carte embarquerait donc non seulement le processeur, la mémoire vive et le stockage mais également la connectique quasi complète de l’engin.

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Avec ce châssis de Ghost Canyon, on découvre donc un design original. L’engin mesure 23.8 cm de haut pour 21.6 cm de profondeur et 9.6 cm de large.? C’est beaucoup plus qu’un NUC classique mais cela reste un format très très compact avec un encombrement de 5 litres en volume. Soit 5 briques de lait posées les unes avec les autres.

2019-10-23 11_39_02-minimachines.netEn façade, on découvre une connectique classique avec un lecteur de cartes SDXC, deux ports USB3.1 GEN2 Type-A et une prise jack audio 3,5 mm. La forme allongée sur le dessus est le bouton d’alimentation qui sera illuminé d’une LED.

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Sur la partie arrière, on retrouve une connectique complète avec quatre ports USB3.1 GEN2 Type-A. Deux ports Ethernet Gigabit, une sortie HDMI 2.0a, deux ports Thunderbolt 3 en USB Type-C et un autre port jack audio 3,5 mm. La partie alimentation 500 watts et son système de ventilation.

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Sur la partie supérieure, on découvre un système de ventilation destiné à expulser l’air chaud de la machine. Il se retire après avoir ôté deux vis du châssis en le faisant glisser sur un rail.

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On découvre un élément très travaillé par les équipes d’Intel. La connexion des ventilateurs se fait via un système de broches qui s’enfichent dans le châssis en remettant en place le plateau. Les ventilateurs sont ensuite eux-même branchés à cet adaptateur de telle sorte que l’on puisse les remplacer facilement. Les quatre broches permettront au système de piloter la vitesse de ventilation. Des détails montrent le soin apporté par les équipes d’Intel à la finition de cette pièce. Ce déflecteur en métal qui permet d’éviter un contact entre le ventilateur et un câble situé dans le châssis. Les ventilateurs emploient du 12 volts, mesurent 8 cm de côté pour 1.5 cm d’épaisseur et sont fabriqués par SUNON.

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L’intérieur de l’engin est très, très sobre. On devine en bas l’alimentation 500 watts tout en longueur. Au dessus, une carte “mère porteuse” qui va accueillir au fond la carte fille “The Element” qui recèle les composants de la machine. Elle est elle même ventilée. On remarque un slot bleu libre devant celui exploité par la carte.

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Au dos, on découvre la carte “mère-fille” avec le support arrière du processeur. A gauche, on note très clairement la présence de slots de mémoire vive So-DIMM.

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Le slot bleu également au format PCIe 3.0 x16 servira à ajouter une carte fille supplémentaire, une carte graphique ou une carte son, par exemple. Mais cela peut également être une solution d’acquisition ou tout type de carte suivant l’usage que l’on veut avoir de son Ghost Canyon. Un second PCI est également visible pour une carte PCIe 3.0 x4. Cela ouvre à plus d’évolutivité que le NUC classique de la marque. On note la présence des deux supports d’antenne Wifi placés au dessus du châssis de manière à être facilement accessibles. Les antennes elles-même sont directement implantées dans le boitier pour améliorer le signal.

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L’alimentation est une FSP de 500 watts.

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La carte “mère porteuse” propose un support M.2 PCIe NVMe 3.0 x4 caché derrière un système de refroidissement en métal. On pourra donc toujours faire évoluer son stockage.

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L’intérieur de la carte The Element montre également une belle évolutivité. Deux support So-DIMM de DDR4 sont visibles pour une évolution maximale de la mémoire à 32 Go. 

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Mais ce n’est pas tout, sur la partie de gauche de la carte on découvre deux supports SSD M.2 PCie NVme. Un premier qui prend en charge les formats 42/80/110 mm et le second en  42/80 mm. L’évolutivité de cette carte NUC Ghost Canyon est donc équivalente aux formats NUC traditionnels avec mémoire vive et stockages amovibles. On remarque, là encore, un certain soin pour la dissipation du processeur avec un coeur en cuivre et des ailettes, coiffés d’un ventilateur SUNON typique des systèmes de ce type.

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L’engin pourra être vendu en barebone comme en machine pré-équipée. Une fois totalement habillé ici, il propose donc 32 Go de mémoire vive DDR4, un SSD Optane 905P de 300 Go et un SSD7 Intel 760P de 2 To. Pas mal niveau évolutivité.

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Soudé à la carte par contre, un module Wifi6 AX200 d’Intel, permettra tout de même de voir venir.

2019-10-23 12_31_09-minimachines.netAvec une carte graphique MSI AERO ITX 6 Go Nvidia RTX 2060, la configuration est complète. 

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L’ensemble est assez impressionnant de compacité. 

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La grande question technique que tout le monde se pose face à cette machine est évidemment le bruit qu’elle va générer. Dans une pièce à 36 dB, le sonomètre posé à côté du châssis monte à 41 dB quand la machine est allumée.

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En pleine charge du processeur et de la carte graphique, l’ensemble monte beaucoup plus haut avec 51.4 dB. Un score qui reste raisonnable pour un engin de cette puissance mais bien moins discret qu’un NUC classique. Evidemment, les services rendus ne sont pas les mêmes.

La solution NUC Ghost Canyon me semble très intéressante au final. Elle garde une excellente évolutivité, permet de recycler des composants aisément et peut être utile pour plus de profils exigeants que les NUC classiques. Le gros intérêt de l’offre est également lié à la facilité d’entretien de la machine. En cas de panne, de mouvement matériel, nul besoin de changer la totalité de l’engin, il suffira d’échanger les cartes The Element au sein de ces NUC. 

Evidemment on ne connait pas le prix de l’engin, il sera dépendant des composants intégrés. A mon avis, il ne faut pas compter sur une machine entrée de gamme, il ne s’agit pas d’un PC d’appoint mais d’une vraie solution complète et évolutive. Libre à chacun de garder la même infrastructure de base mais de passer son Core i5 en Core i7 ou i9 voire même d’aller piocher dans une gamme Xeon…

Si vous voulez d’autres informations, dont une bonne partie de tests synthétiques et de benchmarks, et plein de détails sur la machine, je vous encourage à visiter le test de Koolshare qui est on ne peut plus complet

Le NUC Ghost Canyon embarque la solution The Element d’Intel © MiniMachines.net. 2019

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