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Project Athena : Ultrabook reboot

Par Pierre Lecourt

Project Athena se présente exactement de la même façon en Mai 2019 qu’Intel présentait les Ultrabooks en Mai 2011. Une sorte de cahier des charges des bonnes pratiques à respecter de la part des constructeurs pour séduire le grand public à l’avenir. Si pour les ultrabook la recette a effectivement bien fonctionné, il est difficile de trouver aujourd’hui un portable qui n’ait pas été influencé par l’initiative d’Intel, il faut dire que peu de marques ont tenté d’y résister. Et les clients ont bien été obligés de suivre l’offre proposée.

Project Athena

Project Athena reprend les grandes lignes du concept d’ultrabook. En Mai 2011, face à des engins épais et lourds et surtout après avoir découvert les propositions d’Apple avec ses MacBook Air, le marché PC ne sait pas trop vers quoi se tourner. Intel arrive donc au Computex 2011 avec une gamme de puces Ivy Bridge gravée en 22 nanomètres qui permet de réduire énormément l’enveloppe des portables. Ajoutez à cela les premiers balbutiements de SSD et un gros travail de recherche et développement autour de solutions de refroidissement ultrafines et de batteries et vous avez le scénario de l’évolution des portables pendant les huit années suivantes.

En Mai 2019, Intel reprend la parole pour tracer une voie dans cette continuité. Pour la marque, le grand public veut des machines ultrafines et légères ou des solutions hybrides. Il faut donc tout faire pour satisfaire cette exigence.

Si les premières informations concernant Project Athena avaient filtré en début d’année, c’est seulement maintenant qu’Intel lève véritablement le voile sur ses véritables ambitions. Sur la recette à appliquer pour rentrer dans cette qualification. Quand les Ultrabooks définissaient des éléments techniques factuels  comme une certaines épaisseur de machine, un poids maximum ou des équipements précis, Project Athena se tourne plus vers des usages. Ce que doivent attendre les clients de ces machines, de leur expérience avec elles.

Project Athena

Intel définit ainsi des objectifs à atteindre pour ces engins comme une autonomie qui durera toute la journée, une sortie de veille instantanée ou des fonctions de connexion très complètes. A la différence des Ultrabooks, Intel ne demande pas de passer directement toutes ces étapes pour devenir un bon élève. Quand la marque exigeait immédiatement de tenir certains engagements techniques en 2011 avec, par exemple, une épaisseur ou un poids maximal, le nouveau concept vise des objectifs à atteindre que les marques pourront maîtriser au fur et à mesure de leur évolution.

En contrepartie, Intel indique que de nouveaux objectifs seront proposés. Une sorte de course de fond sans fin avec des étapes et une ligne d’arrivée que l’on déplace chaque année. 

Project Athena

Et les constructeurs semblent suivre le mouvement, ils auraient tort de ne pas le faire d’ailleurs. Intel reste leur premier fournisseur de puces portables et le gros de leurs ventes. Le marché Ultrabook a permis d’élever les marges générées par les machines et a retrouvé un certain attrait du public. Les grands du secteur comme HP, Lenovo, Acer, Asus, Dell, Samsung, Sharp ou Google semblent déjà au travail sur ces engins… Même si certains de ces objectifs semblent déjà dépassés. Des machines comme le dernier XPS 13 de Dell, certains Asus Zenbooks et bien d’autres solutions chez Acer ou HP proposent déjà ces fonctionnalités.

Pourquoi tant de remue ménage alors de la part du fondeur autour de ce projet ? Intel cherche à tirer la couverture vers lui et, peut être, à s’attribuer quelques mérites au travail de ses partenaires. Certes, le  fondeur travaille beaucoup en sous marin en proposant une aide technique inestimable dans le design et l’optimisation de nombreuses machines. Pas seulement au niveau des processeurs et composants embarqués mais dans la gestion de nombreux postes : Refroidissement, batterie, réseaux, les apports des équipes d’Intel permettent aux différents constructeurs de travailler et il semble logique que la marque veuille en tirer quelques fruits.

Project Athena

La recette Project Athena est donc là pour ça : Proposer des appareils “certifiés” par Intel respectant des KEI ou “Key Experience Indicators”. Une liste de composants indiquant que certains portables pourront faire partie du sérail et en laissant d’autres sur la touche. Par exemple ? Il faudra que votre machine dispose d’au moins 8 Go de mémoire vive et d’un stockage PCIe NVME de 256 Go pour faire partie du club. Autre détail évocateur, l’obligation de proposer au moins un Core i5 ou un Core i7 à son bord. Des éléments de design sont également définis. Les machines se devront d’être ultra fines, dans des diagonales de 12 à 15 pouces avec des bordures d’écran minimalistes et de définitions FullHD au minimum. Les écrans devront obligatoirement être tactiles, les claviers seront rétro éclairés et les pavés tactiles compatibles avec des gestes à plusieurs doigts1 seront également requis. 

Project Athena

Les engins devront passer plusieurs tests pour recevoir le précieux label : L’obligation, par exemple, de se réveiller d’une mise en veille en moins d’une seconde, d’offrir au moins 9 heures d’autonomie en usage réel, ce qui se traduira par 16 heures d’autonomie indiquées sur la fiche technique avec un test en lecture vidéo. Une recharge rapide d’au moins quatre heures d’usage avec 30 minutes de branchement secteur au maximum.

D’autres fonctionnalités sont avancées comme la prise en compte des ordres vocaux pour piloter son PC à la voix ou utiliser un assistant vocal, la prise en charge d’au moins un support biométrique avec un capteur d’empreintes ou une webcam infrarouge. La connectique est également poussée vers le haut avec la prise en charge obligatoire du Thunderbolt 3 et du WiFi6. Des composants sont suggérés mais n’entrent pas dans les obligations des constructeurs : Modem 4 ou 5G, Optane restent ainsi suggérés.

Project Athena

L’idée ici est simple, comme pour les ultrabooks, le fait de demander à un revendeur un portable “Project Athena” signifiera que l’acheteur se tournera automatiquement vers une solution Intel. Pas de puce ARM sur un Chromebook ou un portable Windows 10, pas de solutions fabriquée par AMD. Marketing Inside ? Oui, en bonne partie. Pour Intel, lorsque les utlrabooks sont sortis, la différence de capacités entre ses puces et celles d’AMD était trop au désavantage du second pour lui permettre d’intégrer efficacement des solutions de 2 cm d’épaisseur maximum. Aujourd’hui AMD a rattrapé ce retard et ARM n’a aucun problème avec la dissipation de ses SoC, Project Athena relève donc la barre plus haut et permet à Intel de créer un label “AOC” des bons portables du futur. 

Mieux encore pour Intel, la combinaison de plusieurs des éléments mis en avant est clairement à son avantage. Ses puces Ice Lake qui embarquent un Wifi6 et une base de gestion Thunderbolt 3 en font des solutions de choix pour intégrer Project Athena. Avec ces puces, Intel mâche en bonne partie le travail d’intégration des constructeurs. Je ne doute d’ailleurs pas une seule seconde de la partie immergée de l’Iceberg de cette annonce : Des documents techniques complets, des cartes mères prêtes à l’emploi et des designs de référence ont du quitter les labos de la marque en direction de ceux de ses partenaires.

Project Athena

Un grand absent de ces recommandations ? Microsoft et Windows. Project Athena ne veut pas dire machine sous Windows. Google est sur les rangs pour proposer des machines de ce type sous Core i5 ou i7 sous ChromeOS. Microsoft ayant fait des infidélités à Intel avec ARM et Qualcomm, le fondeur tient ici sa vengeance et un bien beau retour de bâton2.

Si un vendeur ne veut pas se fatiguer à expliquer trop de trucs à son client, il partira sur une définition globale de Project Athena qui lui permettra de sélectionner ensuite quelques références précises. Même chose pour un “expert” en “informatique” qui voudra se débarrasser d’un voisin de bureau qui le tanne pour un conseil d’achat. Un vague “prend un Project Athena” sera suffisant pour l’aiguiller rapidement.

Il ne manque plus qu’une campagne de publicité pour mettre en avant les avantages de la solution. Elle ne semble pas encore sur les rails mais les puces Ice Lake ne sont pas non plus encore vraiment disponibles en masse. Intel a donc le temps de peaufiner une campagne de publicité massive pour faire connaitre son objectif auprès du grand public mais avec un autre nom. Project Athena est un nom de code, le marketing d’Intel va surement trouver une jolie formule comme Centrino en 2003 ou Ultrabook en 2011.

 

Project Athena : Ultrabook reboot © MiniMachines.net. 2019

Intel Twin River : un prototype de machine double écran 12.3″

Par Pierre Lecourt

Alors qu’on garde tous dans un coin de notre tête la mythique histoire du Courier de Microsoft, un engin double écran imaginé à l’époque de Windows 7, voilà qu’Intel présente un prototype de machine reprenant le principe du double écran attaché dans un format plus proche du livre que du portable. Twin River se distingue des offres concurrentes par l’emploi de matériaux originaux. L’engin est construit avec un châssis en tissu.

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Ce prototype de PC double écran subit les travers habituels de ce genre de machines. Sans clavier physique, il sera évidemment moins efficace qu’un ordinateur classique. Un défaut qui peut être pardonné par certains utilisateurs à la recherche d’autres solutions techniques que l’interface habituelle. Avec deux écrans IPS de 12.3″ en FullHD, l’engin propose en effet une interface particulièrement séduisante pour la consultation de documents.

Les deux écrans sont tactiles, ils se rejoignent via un châssis à charnière souple. L’ensemble est protégé par une coque composée d’un mélange de polyester, de Lycra et de polyamide. Une protection qui apporte une finition originale à l’engin mais qui devrait également lui poser le souci rencontré par les autres solutions de ce type. Ces machines sont en général irréparables, on ne peut pas accéder à leurs composants sans détruire leur coque. Autre défaut, elles se salissent assez vite et il est difficile de les passer en machine.

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A l’intérieur de Twin River, Intel a placé un de ses processeurs Whiskey Lake U de 15 watts. Un exploit rendu possible par un système de “Vapor Chamber” qui doit très certainement être une solution qui joue sur les propriétés de certains liquides qui dissipent énormément de chaleur en passant de l’état liquide à l’état gazeux avant de se condenser à nouveau à l’état liquide. Une sorte de “poumon” permettant d’encaisser l’énergie dégagée par la puce.

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Autre performance d’Intel, la création d’une carte mère qui se déploie sur les deux côtés de la machine et reliés au niveau de la charnière par un circuit souple. Les batteries de la solution sont également placées de part et d’autre de cette charnière pour équilibrer l’ensemble tant au niveau du poids que pour éviter la surchauffe d’un côté de l’engin.

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Le poids global de ce prototype Twin River est de 770 grammes. Un résultat impressionnant même si on n’a aucune idée de l’autonomie proposée par cette machine. si le processeur consomme peu, le système de double écran IPS aura probablement un énorme impact en terme de consommation. Intel présente un clavier Bluetooth ultra-ultraplat que l’on peux glisser entre les deux écrans, pour ceux qui préféreraient une interface plus classique au tout tactile. Un stylet actif est également présent pour prendre des notes ou dessiner avec l’engin.

[IFA2018] Le Lenovo Yoga Book C930  passe à l'encre numérique

Difficile de savoir où veut en venir Intel avec ce genre de produit. Est-ce une simple exploration des possibilités offertes par ses puces, un travail de fond après la présentation du prototype Tiger Rapids l’année dernière. Un engin qui mélangeait encre numérique et écran LCD classique qui a mené Lenovo au Yoga Book C930

Est-ce que cette année encore Intel trouvera un partenaire pour développer Twin River vers un produit commercial ? Si c’est le cas, peut-on vraiment espérer un produit grand public ? Tout le problème vient encore et toujours du logiciel. Qui dit processeur Intel dit compatibilité avec une énorme logithèque sous Windows et donc des usages potentiellement très complets. Un constructeur qui sortirait cette machine sous Windows 10 aurait probablement en tête la possibilité d’un accès à toutes ces applications.

Commercialiser cet engin sous processeur Core pour le limiter à des usages plus basiques comme la simple consultation ou le dessin n’aurait aucun sens pour Intel. Dans ce cas de figure, une puce ARM serait probablement plus efficace. C’était l’atout de Microsoft Courier, le fait que Microsoft s’empare de ce sujet et puisse théoriquement développer une solution logicielle sur mesure pour des usages adaptés. A moins qu’Intel ne s’associe à des développeurs pour proposer une interface et des outils parfaitement adaptés à cette plateforme, Twin River laissera l’utilisateur sur sa faim. Soit il n’offrira pas la possibilité de piloter au mieux les usages d’un Windows classique avec une interface tactile limitée. Soit il sera encombré d’une mécanique logicielle très encombrante pour les usages les plus limités que recherche un simple lecteur de bédés, de livres ou de magazine.

Sources : TheVerge, TomsHardware, NotebookItalia

Intel Twin River : un prototype de machine double écran 12.3″ © MiniMachines.net. 2019

Intel Optane M15 : Plus performant et parfois moins gourmand

Par Pierre Lecourt

Les nouveaux Optane M15 devraient être disponibles au troisième trimestre et apporter des débits supérieurs aux solutions M10 actuelles. Conçus pour épauler des stockages proposant un débit plus faible que les SSD classiques, ces circuits permettent de stocker les données les plus souvent demandées par le système sur un élément ultra rapide.

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Ainsi un disque mécanique classique, loin des performances d’un SSD mais de plus grande capacité pour le même prix, peut bénéficier de temps d’accès et de transferts quasi équivalents à un SSD PCIe NVMe.

Intel indique que son Optane M15 offrira des débits en lecture de 2000 Mo/s et en écriture de 900 Mo/s. Avec des vitesses respectives de 450 000 et 220 000 IOPs. Disponibles en 16, 32 et 64 Go ces modèles apporteront donc à des solutions mécaniques classiques des capacités que l’on ne retrouve en général que sur les stockages SSD. Ces solutions seront distribuées sous la forme d’une carte M.2 2280 en PCIe NVMe 3.0 × 4. Bien entendu, on peut également améliorer les performances d’un SSD avec un Optane déployé en cache en amont.

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Autre point intéressant, la consommation en veille de ces stockages sera plus réduite que les M10 actuels. Avec 5 milliwatts de consommation au repos, l’Optane M15 ne dépassera pas les 5.5 watts en activité. Du mieux face à l’Optane M10 actuel ? Presque. Le M10 consommait certes 11 milliwatts en veille mais moins en activité avec 3.5 watts seulement. La durée de vie entre les modèles ne varie pas avec toujours 365 TBW annoncés et donc 200 Go d’écriture par jour pendant les 5 ans de sa garantie.

Les pré-requis d’utilisation de ces engins ne changent pas. Il faut toujours disposer d’un processeur et d’une carte mère compatible, d’un Slot M.2 2280 vide et d’un système prenant en charge cette option.

Source : Intel

Intel Optane M15 : Plus performant et parfois moins gourmand © MiniMachines.net. 2019

NUC Compute Element : Intel n’abandonne pas son Compute Card

Par Pierre Lecourt

Intel annonce le NUC Compute Element, une solution ultra compacte qui contient tous les éléments de base d’un ordinateur classique : Processeur, mémoire vive et stockage. Ce minuscule boitier existait déjà avec le Compute Card, Intel le reprend dans une solution qui pourra s’intégrer directement sur une carte mère. 

Minimachines.net

L’Intel compute Card

Intel passe du Compute Card qu’on insérait dans un lecteur pour transporter facilement le coeur de son PC à une solution sur slot, comme de la mémoire vive ou un stockage. L’idée est de proposer une mise à jour facile de sa machine et non plus de la balader d’un poste à un autre. En devenant un composant, le NUC Compute Element change de statut et permet à la marque d’être autonome. De ne pas compter sur des partenaires pour exister.

Le Compute Card a échoué commercialement faute de solutions compatibles. Avec des écrans, des lecteurs, des boîtiers ou même des portables équipés de solutions qui auraient permis de glisser sa solution, le système d’Intel aurait trouvé sa place dans l’écosystème. Sans développements matériels autour de ce concept, Intel, aussi puissant soit-il, a dû abandonner son idée.

Minimachines.net

Un dock “lecteur” de Compute Card

Avec le NUC Compute Element, la donne change car la marque peut désormais proposer un matériel complet et économique a intégrer. Des portables engins vendus comme des solutions normales mais que tout un chacun pourra facilement faire évoluer en changeant un seul et unique composant. Vous achetez un ordinateur portable classique avec 8 Go de mémoire vive et 128 Go de stockage en plus d’un emplacement 2.5″ accessible. Deux ans plus tard, une mise à jour vous permet de le passer en une version plus performante, d’améliorer le processeur, d’augmenter sa mémoire vive et de disposer d’un stockage de base plus important. Tout cela au prix d’une seule et rapide modification physique en soulevant une trappe.

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Le NUC Compute Element pourra embarquer des processeurs mobiles de huitième génération en Core i3 ou i5 ainsi que des processeurs Pentium Gold ou Celeron. On peut imaginer que dans le futur, au fur et a mesure que les composants baisseront en prix et en consommation, ce type de format pourra abriter de plus en plus de fonctions et de performances.

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Dans un NUC actuellement, seule la mémoire vive, la carte Wifi et le stockage sont accessibles.

Reste plus qu’a espérer que le marché suive la démarche d’Intel cette fois-ci. Le passage du Compute Card au NUC Compute Element est un signe. Bien qu’ils aient été développés par la même équipe chez Intel, les deux entités ont toujours été séparées. Les Compute Card ne faisaient pas référence aux NUC. Ce changement d’appellation peut être interprété comme un avertissement aux autres fabricants. Intéressez vous un peu à moi, sinon je risque de me passer de vous. 

Intel Classmate 3

Intel Classmate 3

Intel a construit, ou plutôt fait construire, des netbooks dans le passé par exemple avec ses Classmate. Il lui serait tout à fait possible de proposer des machines portables équipées de ce type de solution d’évolution et de les vendre en son nom. Tout comme il lui serait possible de proposer des NUC avec cet équipement.

NUC Compute Element : Intel n’abandonne pas son Compute Card © MiniMachines.net. 2019

Intel Honeycomb Glacier, un prototype un peu fou pour les joueurs

Par Pierre Lecourt

Comme avec tous les prototypes, il faut prendre beaucoup de recul entre la proposition faite en laboratoire et la réalisation effective de cette idée. Il y a encore quelques jours le Honeycomb Glacier serait passé pour un OVNI. Mais entre temps, Asus a présenté son Zenbook Pro Duo. Un PC portable à double écrans. Une solution qui relativise fortement la difficulté à produire la machine présentée ici. Du reste, Intel ne fabrique pas de portables. La marque a probablement du passer par un tiers pour développer cet engin…

HoneyComb Glacier est une proposition étrange par rapport au parc actuel de machines. Surtout qu’il vise, semble t-il, un marché de joueurs en se positionnant comme un PC de Gamer. Intel est en passe de rentrer plus profondément sur ce marché avec très bientôt des cartes graphiques externes en compétition avec celles d’AMD et de Nvidia. La solution présentée ici parait plus proche du transportable que du portable classique. 

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Honeycomb Glacier présente deux écrans pour commencer, un 15.6 pouces en FullHD associé à un écran secondaire de 12.3 pouces en 1920 x 720 pixels. Entre les deux, une charnière souple permettant de les positionner l’un par dessus l’autre en les déployant. En dessous du second écran ? Une seconde charnière souple qui s’accroche au PC lui même. Devant ces deux écrans, un clavier à plat qui profite de la largeur du dispositif pour se déployer avec, à sa droite, un pavé tactile.

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L’intérêt du dispositif ? Élever l’écran 15.6″ pour le positionner bien plus haut qu’un portable traditionnel, de manière à le placer en face des yeux d’un utilisateur moyen et non pas en dessous. L’affichage secondaire est placé dans une position inclinée rendant sa lecture plus facile. Intel imagine ses usages de manière assez simple. Pendant que le premier écran affiche votre jeu, le second permet de contrôler divers dispositifs annexes : Cartes, équipes, logiciels de discussion externes pour partager des infos dans un jeu en équipe… 

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La base de la machine semble assez épaisse, il faut qu’elle encaisse le poids et la traction de la proposition sans broncher. Les charnières doivent en effet être très solides pour ne pas broncher pendant que l’on pianotera sur le clavier.

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Pour éviter tout problème, Intel a conçu un mécanisme qui fixe la position choisie par l’utilisateur. Avant de replier l’écran il faudra appuyer sur un petit bouton pour désengager ce mécanisme. 

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Sous ce dispositif qui se déploie, une solution spécialement pensée pour assurer un refroidissement efficace de composants dégageant 195 watts de TDP. De quoi absorber des configurations mobiles très musclées. Pour ce prototype, Intel a déployé une proposition somme toute assez modeste avec un 8 coeurs de 45 watt de TDP et un circuit graphique Nvidia GeForce 1060. Les deux composants ont cependant été légèrement sur cadencés : A 60 watts pour le processeur et 95 watts pour la partie graphique.

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Reste à savoir si le  format Honeycomb Glacier intéressera des partenaires de la marque. A vrai dire, je ne vois pas ce type d’engin spécialement comme une solution de jeu mais plutôt comme une solution sédentaire qui n’occupera pas beaucoup de place. Un engin qui peut se laisser sur un bureau sans qu’il vous encombre et qui, en se déployant, vous offre une solution de travail confortable. Le problème étant que ce type d’aménagement aura sans doute un impact énorme sur le rapport performance/prix de l’ensemble. Qu’il sera encore et toujours beaucoup plus rentable d’utiliser une solution classique en double écran en mode sédentaire ou un engin plus classique en mobilité. 

Source et images : TheVerge

Intel Honeycomb Glacier, un prototype un peu fou pour les joueurs © MiniMachines.net. 2019

Intel Ice Lake : La dixième génération de Core en 10 nano

Par Pierre Lecourt

Ice Lake, c’est le nom de code chez Intel d’une dixième génération de processeurs Core. Des puces qui, à défaut de révolutionner les performances proposées par les solutions déjà existantes, apporteraient de nouveaux avantages et signeraient enfin le début d’une production de processeurs gravés en 10 nanomètres chez le fondeur.

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N’espérez pas une révolution en terme de performances. Les Core Ice Lake prévus pour une intégration mobile plus tard cette année ne seront pas spécialement plus véloces que les puces actuelles. Prévues pour une arrivée chez les assembleurs de portables dès le mois prochain, les puces Ice Lake marqueront leurs débuts commerciaux pour la rentrée des classes avec un lancement officiel de machines à la fin Août. Par rapport aux solutions Whiskey Lake de huitième génération actuelles en 14 nanomètres, il ne faut pas s’attendre à un gain de performances pures de plus de 5%.

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La raison de cette faible augmentation ? Tout d’abord le marketing. Si beaucoup de bruit a été fait autour de la finesse de gravure, celle-ci n’est pas l’Alpha et l’Omega de la construction d’un processeur. Depuis 2016, date où Intel était censé sortir les premières puces 10 nanomètres, la marque a continuellement affiné et optimisé ses processeurs. Leur procurant un gain de performances non négligeable. Intel affirme qu’en comparaison, un processeur sorti il y a 5 ans serait 40% moins rapide qu’un Ice Lake. Ce travail d’optimisation mis bout à bout, grappillant sur trois ans quelques dizaines de pourcentage de mieux, a fini par épuiser le bond de progression que devait procurer le changement de génération et la nouvelle finesse de gravure. Le marketing d’un passage au 10 ananomètres, longtemps mis en avant par Intel lui même, a fini par devenir un handicap pour la communication de la marque.

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Cela n’empêche pas Ice Lake d’avoir d’autres points forts. L’évolution de ces dernières années se fait sentir dans d’autres postes. Intel indique avoir travaillé des éléments précis et notamment les usages d’algorithmes en Intelligence Artificielle. L’arrivée d’un nouveau circuit graphique devrait également changer les performances globale ressenties par ces nouvelles puces. Avec l’architecture Sunny Cove qui remplace les bonnes vieilles architectures Skylake présentes dans les puces de la marque depuis 2015, la donne devrait également changer. 

La mémoire cache augmente à tous les niveaux, de nouvelles instructions débarquent, d’autres sont améliorées. Des fonctions avancées sont également intégrées d’office comme un nouveau contrôleur de mémoire. Des fonctions annexes sont également présentes et optimisées comme les encodeurs matériels qui promettent 4K et 8K ou la gestion multi écrans.

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Par contre, c’est un peu la douche froide par rapport aux éléments concernant la puce en début d’année. Des fonctions avancées comme le ThunderBolt 3 ou le Wifi6, pourtant bien “intégrées”dans Ice Lake, dépendent finalement du choix des constructeurs. Evidemment, un fabricant de portable a besoin d’installer une prise USB Type-C pour tirer partie d’un USB 3.0 et des antennes adéquates pour embarquer du Wifi6. Mais si c’est là le seul effort à faire pour proposer ces fonctions à ses clients, on se doute qu’il mènera l’opération à bien. On apprend aujourd’hui que le processeur ne sera pas le seul élément à prendre en compte pour profiter de ces fonctions. Il faudra ajouter des contrôleurs pour les différentes fonctions comme le Power Delivery intégré, par exemple. Même chose pour le Wifi6 qui nécessitera des composants supplémentaires. Une manière pour Intel de laisser aux marques la possibilité de créer des gammes variées. Du modèle basique sans aucune de ces options aux versions les plus élaborées avec Wifi6 et Thunderbolt 3. Il est également possible que les constructeurs décident d’intégrer toutes ces fonctions par défaut dans tous leurs engins. On a vu qu’Asus avait, par exemple, commencé à proposer du Wifi6 sur ses différentes séries de Zenbook et de Vivobook. Diluant le coût de leur intégration à plus de machines.

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Intel annonce que les coeurs Sunny Cove proposeraient des performances de calcul 18% plus rapide par cycle que Skylake. Il est sans doute logique de considérer qu’un changement d’architecture apportera par défaut de meilleures performances. Avant que cette architecture soit elle-même optimisée par la suite. Les puces Intel Ice Lake seront déployées en Core i3, Core i5 et Core i7. Ils seront composés de quatre à huit coeurs et fonctionneront en 9, 15 et 28 watts de TDP suivant les modèles et les fréquences.

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Intel cherche également à séduire les joueurs avec sa nouvelle génération de circuits graphiques Gen 11 Iris Plus. Le fondeur promet la possibilité de jouer à des titres grand public comme Fortnite, Rocket League, Dirt Rally 2.0 ou Counter-Strike : Global Offensive entre 30 et 80 images par seconde en  1920 x 1080 pixels. Pas forcément en activant tous les détails graphiques au maximum cependant mais avec une qualité visuelle globale correcte. Un circuit graphique qui ne satisfera pas les joueurs chevronnés qui auront recours à une solution graphique externe secondaire mais qui pourrait suffire à des utilisateurs classiques.

Intel ne s’est pas étendu sur la consommation en énergie d’Ice Lake. Aucun élément d’autonomie n’a été communiqué dans des scénarios d’usage hormis une vague annonce de doublement de l’autonomie proposée par rapport à un PC d’il y a deux ou trois ans. Intel a fait en réalité une annonce en deux temps avec son Project Athena. Un format qui ressemble à une poursuite de l’effort mené par les ultrabooks avec de nouvelles exigences. Parmi celles-ci, l’obligation de proposer des portables offrant 16 heures de lecture vidéo et au moins neuf heures de navigation internet par recharge.

Intel Ice Lake : La dixième génération de Core en 10 nano © MiniMachines.net. 2019

Les NUC 8 “Islay Canyon” mélangent Intel et AMD Radeon 540X

Par Pierre Lecourt

Toujours aussi compacts, les NUC 8 mesurent 11.7 cm de large pour 11.2 cm de profondeur et 5.1 cm d’épaisseur. Leur petit châssis ne change pas, en revanche les composants évoluent dans la durée ce qui fait une densité de performances toujours plus impressionnante.

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Particularité de ces Nuc 8 “Islay Canyon”, la présence au sein de la machine d’éléments auxquels non n’étions pas habités avec les anciens NUC d’Intel. Cela commence par 8 Go de mémoire vive par défaut, soudés à la carte mère. Le fait que la mémoire vive soit soudée n’empêche pas l’activation d’une mémoire sur deux canaux ce qui maximise ses performances. Par contre on perd la possibilité de pouvoir monter sa propre mémoire vive et donc d’étendre ces 8 Go vers 16 Go. 

Cela fait partie de la nouvelle stratégie d’Intel qui a pendant longtemps proposé des solutions en kit uniquement. On devait compléter la machine après l’achat avec un stockage, de la mémoire vive et un système d’exploitation. Ce n’est désormais plus le cas puisque sur les trois machines annoncées, seule une est encore dans ce cas avec un stockage a rajouter. Les deux autres sont des PC prêt à l’emploi avec un système Windows 10 et un stockage pré-installé.

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Le premier, au doux nom de NUC8i7INHJA, embarque un Core i7-8565U. Une puce Whiskey Lake mobile avec 4 coeurs et 8 threads cadencé de 1.8 à 4.6 GHz et embarquant 8 Mo de cache. Cette puce qui fonctionne sur 15 watts de TDP embarque un circuit graphique Intel UHD 620 travaillant de 300 à 1150 MHz. 

A l’intérieur de ce premier NUC 8, une solution de stockage mécanique épaule les 8 Go de DDR3L-1866 embarqués. Mais on retrouve donc également un circuit graphique AMD Radeon 540RX avec 2 Go de mémoire GDDR5 dédiés. Le choix de ce chipset AMD change de nos habitudes. Intel qui s’associe à AMD pour construire ses machines cela reste toujours étonnant. Cette puce graphique proposera de meilleures performances en 3D que le circuit Intel sans toutefois proposer quelque chose de vraiment miraculeux. La plupart des tests placent la solution d’AMD au niveau de celle d’un chipset Nvidia MX150.

Le stockage est confié à une solution mécanique de 1 To en SATA 3 épaulée par un système Intel Optane de 16 Go pour en multiplier les performances en temps d’accès.

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Le second Nuc 8 est baptisé NUC8i7INHPA et reprend le mêmes éléments de base, Core i7-8565U, 8Go, Radeon 540X mais propose un stockage en SSD de 256 Go sur lequel le système sera pré-installé.

Ces engins sont livrés avec Windows 10 Home par défaut,  de telle sorte que l’on puisse les utiliser directement au sortir de sa boite. Cela fait partie de la nouvelle stratégie NUC d’Intel de livrer des machines prêtes à l’emploi. Une stratégie qui fait mouche notamment auprès des grandes entreprises. Beaucoup de revendeurs ne l’ont pas encore saisi apparemment mais pas mal de PME se tournent vers ces solutions peu encombrantes et peu gourmandes. Le fait de pouvoir déployer un engin de cette taille en quelques minutes sur un réseau pour accueillir un nouvel arrivant dans son organigramme. La possibilité de remplacer un engin en panne par un modèle identique conservé dans sa boite dans une réserve sans qu’il ne prenne de place et la facilité de pouvoir commander des machines de même calibre dans la durée sont des arguments très appréciés par les entreprises.

C’est également devenu une solution assez appréciée des particuliers, surtout ceux qui n’ont jamais mis les mains dans le coeur de leurs machine et en particulier ceux qui n’ont jamais eu d’autre ordinateur personnel qu’un portable. Ces engins reprennent cette philosophie d’un ordinateur prêt à l’emploi.

Le dernier modèle de cette gamme est le NUC8i7INHX. Il s’agit d’un kit identique aux autres machines mais sans stockage ni système d’exploitation. Ce qui laisse la liberté de choisir une autre solution de stockage et surtout de pouvoir installer un Linux par exemple. Toutes les machines proposent par défaut un empalcement M2 2280 et un emplacement 2.5 pouces SATA III.

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Sur toutes ces machines on retrouve les mêmes fonctionnalités avec un Wifi5 sur deux bandes et du Bluetooth 5.0 pour commencer, un Ethernet Gigabit et une assez belle connectique. En façade on retrouve  un port USB 3.1 Gen 2 Type-A et un USB 3.1 Gen 2 type-C ainsi qu’un jack audio 3.5 mm casque et micro. A l’arrière, en plus du RJ45, deux ports USB 3.1 Gen 2 Type-A sont visibles. Deux sorties vidéos avec un DisplayPort 1.2 et un HDMI 2.0b et sur le côté on retrouve un lecteur de cartes SDXC. Enfin, un système antivol est présent.

 

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Suivent les versions en Core i5-8265U qui reprennent exactement le même schéma avec cette puce un peu moins performante. Toujours en 4 coeurs et huit threads, elle fonctionne de 1.6 à 3.9 GHz avec 6 Mo de mémoire cache et un TDP de 15 watts. Les options sont totalement identiques pour le reste.

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La feuille de route NUC de 2019 à 2020 listait bien cette génération NUC 8 Islay Canyon avec une sortie prévue pour la fin du premier trimestre 2019 avec ce chipset externe Radeon 540X. Le calendrier d’Intel est donc bien respecté pour le moment et cela valide le document présenté. Si vous voulez des détails sur l’avenir des NUC je ne peux donc que vous encourager a relire ce billet de Décembre 2018.

Sources : Linuxium et Intel via Liliputing

Les NUC 8 “Islay Canyon” mélangent Intel et AMD Radeon 540X © MiniMachines.net. 2019

TBS SPARKLE, Inc. Installs Cintel Scanner for Film Archiving

Par Zazil Media

Fremont, CA – May 17, 2019 – Blackmagic Design announced today that TBS SPARKLE, Inc. has installed a Cintel Scanner and DaVinci Resolve Studio to digitize a huge amount of 16mm footage from 1955 to the 1980s. This will include the digitization of more than 3,000 films, documentaries and news shows, as well as other footage ...

Zombieload : Une nouvelle vulnérabilité pour les puces Intel

Par Pierre Lecourt

ZombieLoad affecte donc un grand nombre de processeurs Intel en activité. Il s’agit de tous ceux produits à partir de 2011. Si la faille ressemble à celle de Meltdown et Spectre, cette nouvelle vulnérabilité fonctionne de manière différente.

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Puisque je vous parlais Pizza pour expliquer les failles Meltdown et Spectre, je vais recommencer ici. 

Notre pauvre Pizzaïolo a décidément bien des soucis. Si son business marche bien. Il a tout de même des concurrents assez jaloux qui aimeraient bien savoir ce qu’il vend. Comme, pour préserver ses secrets, il demande à ses clients de lui écrire leurs commandes sur des Post-It, les concurrents ne peuvent pas savoir exactement ce qu’il écoule.

Il enchaîne donc les commandes dans son camion de manière très secrète et donne les pizzas dans une boite opaque. Cependant, un concurrent plus malin que les autres veut absolument savoir ce qui sort de son four et décide donc de glisser de fausses commandes dans sa liste des vraies. Il dépose donc plein de post-it avec des pizzas incroyables qui arrivent au dessus de son plan de travail : Une pizza Fraise-Poulpe, une autre Fayots-Patate et plein d’autres du genre sont donc affichées dans sa liste de pizzas à préparer. Occupé qu’il est à enfourner ses pâtes les unes après les autres, notre Pizzaïolo ne lit pas le contenu des commandes au fur et à mesure. Elles arrivent à un rythme trop rapide. Seulement, au bout d’un moment, il n’a plus de place au dessus du plan de travail, tout est occupé par les commandes de pizzas pirates. Il colle donc les commandes suivantes ailleurs, là où elles pourront être lues par la clientèle. Et notre concurrent jaloux peut donc les lire et noter ce qui fonctionne. 

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C’est exactement comme cela que fonctionne Zombieload. L’attaquant qui voudrait récupérer des infos dans votre machine en utilisant cette faille procéderait de la même manière en surchargeant votre processeur avec énormément de données que celui-ci ne pourrait pas interpréter. Afin d’éviter un plantage, la puce aurait alors recours à des solutions prévues par Intel dans ce cas de figure en délestant une partie des données. Les applications exécutées par le processeur ne sont pas censées pouvoir pouvoir lire autre chose que leurs propres données mais quatre failles matérielles rendent les éléments chargés dans le cœur du processeur accessibles lors de ce délestage… Un programme attaquant peut donc lire ces données qui transitent par le processeur comme notre concurrent jaloux peut lire les post-it de commandes de pizzas.

On parle de données qui sont consultées en direct, pas d’aller fouiller vos disques durs. Mais ces données peuvent être très sensibles : Mots de passe, codes secrets, mots précis, éléments dé navigation et même ce que votre machine affiche au sein d’une consultation web chiffrée de bout en bout. Tout le mécanisme est expliqué en détail sur zombieloadattack.com et sur cette note de Blog.

Il est donc possible de suivre l’historique de votre navigation, de savoir ce que vous recherchez en ligne et de transmettre ou stocker ces informations. On imagine l’impact que cela pourrait avoir entre les mains d’un gouvernement dictatorial par exemple.

Zombieload n’est pas une surprise pour Intel, les chercheurs ayant découvert cette faille ont contacté le fondeur il y a un mois pour qu’il puisse publier des correctifs et communiquer ses solutions à ses partenaires. Des mises à jour ont ainsi permis à différents constructeurs et développeurs de contrer ce type d’attaque. Apple, Microsoft et Google ont procédé à des distributions de ces patchs par les mises à jour habituelles. Vous ne devriez pas ressentir de perte de performances même si les patchs pourraient ralentir votre machine de 3% environ. 3% a ajouter aux pertes déjà subies par les patchs pour contrer Meltdown et Spectre.

Zombieload est une attaque complexe, les consommateurs particuliers n’ont a priori que peu de risque de se retrouver confronté à ce genre de faille. C’est cependant tout à fait possible théoriquement si vous ne protégez pas votre système avec les mises à jour adaptées. Le vrai problème concerne le professionnels. Entre les serveurs d’entreprise qui pourraient devenir des passoires d’informations et les serveurs gérant les données stockées dans les nuages, on imagine l’impact que cette faille pourrait avoir sur le secteur. Evidemment, les acteurs de ce marché, Google, Amazon & Co, ont rapidement rustiné leurs systèmes pour éviter toute fuite mais il est quasiment impossible de savoir si une telle attaque a pu être menée depuis la sortie de ces puces en 2011.

La principale conséquence des correctifs de microcode sera que, comme pour Spectre et Meltdown, les performances du processeur en seront affectées . Intel estime que, dans le pire des cas, les performances des appareils grand public pourraient être réduites de 3%.

Zombieload : Une nouvelle vulnérabilité pour les puces Intel © MiniMachines.net. 2019

Vers la fin des pénuries de processeurs chez Intel ?

Par Pierre Lecourt

Depuis la fin 2018, la situation de la production d’Intel est complexe. Les soucis techniques de fabrication rencontrés par la marque l’ont poussé à faire des choix dans sa production. Et, en toute logique, ces choix ont été économiques. Au lieu de produire au fur et a mesures des demandes de ses partenaires toutes les puces dont ils avaient besoin, Intel a choisi de se focaliser sur le haut de gamme. Des pénuries récurrentes ont ainsi été rencontrées sur les puces les plus entrée de gamme de la marque.

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Intel avait promis de revenir à une situation plus normale dès le début de 2019, ce serait finalement en Juin que le fondeur pourrait voir la fin des pénuries récurrentes sur ses processeurs. En cause, le passage des usines de fabrication de la marque d’un processus de gravure en 14 nanomètres vers du 10 nanomètres pour atteindre la prochaine génération plus tard dans l’année. Ce changement de fabrication étant plus complexe que prévu, certaines usines ont été mises en pause ou se sont mises à produire moins que prévu.

Intel a décidé de se focaliser sur la production de solutions haut de gamme. Il vaut mieux pour eux livrer des processeurs vendus très chers plutôt que de lancer la production de puces plus entrées de gamme. Les solutions Core les plus élevées ainsi que les Xeon pour stations et serveurs ont donc eu la priorité de la production. Reléguant les carnets de commandes de puces plus accessibles, comme les solutions Gemini Lake en Celeron et Pentium, aux fins de production. Quand il reste un peu de temps pour les fabriquer.

Cela a fortement impacté le marché des portables entrée de gamme et des MiniPC qui n’ont plus eu de puces pour leur production, ou alors en quantité insuffisante par rapport à leurs prévisions. Si les grandes marques ont pu sortir leur épingle du jeu en étant approvisionnées correctement, d’autres plus petites ont clairement souffert de la situation. Certaines machines ont été stoppées dans leurs commercialisation et des marques se sont retournées vers des fins de stocks de puces plus anciennes : Core, Celeron et Atom d’ancienne génération.

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La situation devrait donc grandement s’améliorer – grâce notamment à des investissements massifs – dès le mois de Juin, ce qui relâcherait beaucoup de pression sur le marché. Les conséquences de ces pénuries sont en effet multiples et agissent en cascade.

Cela commence par l’habituelle loi de l’offre et de la demande. Quand une puce devient plus difficile à trouver, son prix augmente. C’est particulièrement vrai pour les petits fabricants qui n’achètent pas en direct chez Intel avec de gros contrats mais plutôt auprès de grossistes. Quand un de ces intermédiaire met la main sur un lot de puces qu’il va proposer à plusieurs clients, il jouera aux enchères inversées. Fixant la barre très haut en attendant qu’un acheteur, pris à la gorge par une production dans l’impasse, accepte ce tarif.

Mais les conséquences sont beaucoup plus larges. De nombreux acteurs comptaient sur la disponibilité de ces puces pour avancer dans leur production. Impossible de vendre certains produits avec des puces qui ne les prennent pas en compte. Les vieux Celeron et Pentium par exemple, ne savent pas forcément gérer une connectique USB 3.1 Type-C ou ne prennent pas en charge les mêmes fonctionnalités en interne : Wifi, affichage et connectique variées. Le Gemini Lake par exemple prend en charge l’HDMI 2.0, la DDR4 à 2400 MHz… Elements que les gammes Apollo Lake ne prennent pas en compte. Les constructeurs ont pris en compte ces avantages et les pénuries variées ont rendu le marché beaucoup plus instable en ne trouvant finalement pas les débouchés pour les intégrer.

Les effets de ces pénuries sont également visibles sur les clients finaux. Avec moins de machines disponibles sur le marché, les enchères montent également pour le client final. Moins de choix, moins de production, ce sont des produits qui augmentent de tarif.

Intel Pentium Silver processors – launching in December 2017 and based on the Gemini Lake architecture – represent the cost-optimized option in the Intel Pentium processor family. (Credit: Intel Corporation)

L’arrivée en masse des puces 10 nanomètres chez Intel va donc fluidifier les livraisons. Les Processeurs Ice Lake en 10 nanos de génération Sunny Cove devraient être disponibles pour les vacances d’été et probablement arriver en masse pour la rentrée scolaire où les ventes de portables sont en général assez fortes. Ce ne seront pas les première puces de ce calibre chez le fondeur mais les premières à être produites en masse. Ces puces proposant une consommation très faible avec un TDP de 15 watts en quadruple coeurs trouveront sans aucun doute leur chemin dans des offres assez variées sur le marché. Elles pourraient également s’inviter dans des gammes de MiniPC. Intel montrant probablement la voie avec ses propres NUC. Des exemplaires de ces puces sont déjà en laboratoire chez divers fabricants, afin qu’ils travaillent sur leurs machines.

Il restera quelques mois aux Gemini Lake pour être commercialisés. Les pénuries subies auront largement mis à mal la carrière de cette vraiment excellente gamme de processeurs. Intel devrait néanmoins ne pas avoir d’états d’âme et passer à la génération suivante en 2020 avec les puces Elkhart Lake. Elles proposeront un bien meilleur circuit graphique en 3D et devraient devenir une entrée de gamme tout à fait intéressante. Avec cette gamme, Intel va lutter contre un AMD à l’appétit désormais féroce. La marque promet donc une expérience tout à fait suffisante pour une machine familiale classique. Un processeur capable d’assumer toutes les tâches non spécialisées et à faible consommation. Gemini Lake promettait à peu près la même chose avec une gestion 3D beaucoup moins poussée. Elkhart Lake semble corriger le problème et devrait offrir des performances correctes en jeu 3D à condition de ne pas avoir trop d’ambitions graphiques. Bref, l’arrivée peut-être d’un âge d’or du MiniPC capable de répondre à tous les critères familiaux aussi bien q’un boitier mini tour classique.

Vers la fin des pénuries de processeurs chez Intel ? © MiniMachines.net. 2019

Sensorium Festival 2019: The Augmented Mind and Where to Look For It

Par CreativeApplications.Net Staff
Sensorium Festival 2019: The Augmented Mind and Where to Look For It
From the inventions of computing pioneer Douglas Engelbart to the philosophies of Andy Clark and David Chalmers: curator Philo van Kemenade reveals what inspired the 2019 edition of Bratislava’s Sensorium Festival (June 7-9)

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Abbiamo scoperto cose che...



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Abbiamo scoperto cose che nemmeno la stessa AMD dichiarava fosse possibile!

1 Scheda AMD Radeon WX 9100: 4 monitor 4k @ 60Hz + 1 full HD @ 60Hz

Per un totale di 16 out 1080p @ 60Hz

Da DUBAI è tutto, a voi la linea!

Info: http://www.emanuelefoti.com/

La Workstation utilizzata (1 sola GPU) è la seguente: https://www.facebook.com/177356295645233/posts/1967208989993279/

#extreme #videomapping #DUBAI #AMD #RadeonPro #Intel #i9 #millumin #hackintosh
https://www.instagram.com/p/BtRC_Oxnj4c/?utm_source=ig_tumblr_share&igshid=jjq3da9t5q0

Monter son PC VR Ready : un ordinateur pour la réalité virtuelle à 700€

Par Bastien L
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Plutôt que d’acheter un PC VR Ready déjà assemblé, il peut être largement plus économique de monter vous-même votre ordinateur. Découvrez comment assembler un ordinateur calibré pour la réalité virtuelle pour environ 700 euros et au-delà.  

La réalité virtuelle est une technologie formidable, impressionnante, voire révolutionnaire. Malheureusement, les casques VR haut de gamme coûtent cher, et les PC suffisamment puissants pour les prendre en charge sont également onéreux. Dans le commerce, il faut compter au minimum 800€ à 1000€ pour un PC desktop VR Ready d’entrée de gamme. Pour un laptop, les prix ne descendent pas en dessous de 2000€.

De plus, les modèles les plus abordables ne sont pas disponibles en Europe. Ils sont réservés aux États-Unis, et les faire importer peut s’avérer extrêmement coûteux. La solution la plus avantageuse est donc d’assembler vous-même votre PC VR Ready, en choisissant minutieusement les composants les moins chers. Voici notre sélection de composants pour monter un ordinateur prêt pour la réalité virtuelle à moins de 700€. Bien entendu, n’hésitez pas à prendre votre temps et à surveiller les meilleures promotions afin d’acheter chaque composant au meilleur prix et vous en tirer pour encore moins cher.

MAJ : Pour parfaire cet article et prendre en compte les remarques faites sur les réseaux sociaux, voici une version très augmentée qui vous donne des configurations matérielles pour profiter d’un PC VR Ready. Bien sûr nous conservons l’objectif des 700 euros, mais nous proposons trois autres machines au  prix d’environ 1000, 1500 et 2000 euros.

Attention : Ici nous nous concentrons sur la partie matérielle. Les PC VR Ready sont présentés sans OS, sans périphériques et surtout sans les casques VR dédiés. Notre objectif est de partir du minimum requis pour produire l’effet voulu jusqu’à l’aisance la plus totale. Nous nous basons sur les prix des composants sur Amazon, mais ils sont disponibles chez d’autres VPN comme LDLC ou Materiel.net. Les tarifs des composants sont soumis à variation. Pour information, ces configurations de PC VR Ready ont été composées le 6 décembre 2016 sur Amazon. Nous les avons mis à jour le 15 avril 2019.

Quels composants choisir pour monter un PC VR Ready pas cher ?

 700 euros : le ticket d’entrée PC VR Ready sans les pop corn

700 euros, c’est à peu de chose près le prix d’un casque VR, en tout cas celui de l’Oculus Rift CV1 à sa sortie. L’ordinateur que nous proposons ici se destine à ce casque. Il fait fonctionner les jeux les moins gourmands en ressource sans problème, mais montrera ses limites sur les applications aux effets détaillés. Par exemple, Project Cars en VR fonctionnera parfaitement avec les graphismes réglés sur haut. Ici nous choisissons l’option sans fioriture. Sachez qu’à la rédaction nous avons une préférence pour la marque au caméléon, mais que l’option AMD RX 480 4 Go ou RX 580 est possible afin de gagner quelques euros. Notons que certains jeux VR se sentent plus à l’aise avec les composants Nvidia.

MAJ 15 avril 2019 : côté processeur, nous passons de l’autre côté de la barrière. En effet, AMD propose des processeurs puissants, largement compatible avec la VR. Nous avons nous-même deux machines équipées à la rédaction. La GTX 1660 surpasse de loin la GTX 1060 3Go auparavant embarqué dans ce panier. Sachez que si vous êtes client Amazon Prime, vous pouvez optez pour le processeur AMD Ryzen 5 2400G, un peu moins puissant. Cela vous offre une marge de 50 euros que vous pouvez investir dans une GTX 1660 Ti, pour plus de patate. Enfin, nous vous conseillons de monter votre pc gamer pas cher vous-même.

Voici le PC VR Ready ticket d’entrée :

  • Processeur : AMD Ryzen 5 2600 Socket AM4 6 coeurs 12 Threads 3,4 GHz, boost 3,9GHz
  • Ventirad : Fourni avec le processeur
  • Carte mère : Gigabyte B450M DS3H Micro ATX Socket AM4
  • RAM : Corsair Vengeance LPX 8 Go DDR4 3 000 MHz
  • Carte graphique : MSI Geforce GTX 1660 Ventus XS 6 Go GDDR5
  • Alimentation : Seasonic S12II 520 Watts 80Plus Bronze
  • Stockage : SSD Kingston A400 480 Go Sata III
  • Boîtier : Aerocool A300 avec fenêtre

Prix : 699,03 euros

 

Remarque : Nous avons choisi une seule barrette de RAM, mais si vous êtes à cheval sur les temps de réponse, deux barrettes de 4 Go à la même cadence font l’affaire. Pour ce qui est de la carte graphique, si vous trouvez une GTX 970, le rapport performance/prix est intéressant. Les modèles neufs sont de plus en plus rares, mais un petit tour sur le Bon Coin et vous en dégoter une facilement sous la barre des 200 euros. Il faudra penser à rajouter un disque dur interne pour ne pas manquer d’espace à l’avenir. Un ventilateur ou deux ne seront pas de trop non plus. Heureusement, une machine de cet acabit en 2019 permet de lancer pratiquement tous les jeux en VR.

1000 euros : le confort des yeux avant tout

Avec 1000 euros et un peu plus, il est tout à fait possible de se monter une machine puissante pour profiter des jeux en réalité virtuelle. Ici on passe à la vitesse supérieure, nous sautons les étapes et préférons miser sur la GTX 1070 de NVIDIA. Ses 8 Go de VRAM vous assurent de jouer dans les meilleures conditions. 16 Go de mémoire vive, un processeur un peu plus puissant et une configuration plus évolutive vous octroient de longues heures de plongées dans des mondes surprenants d’une beauté incomparable.

MAJ 15 avril 2019 : Nous pouvons enfin passer à une nouvelle génération de carte graphique et de processeur. Avec 1000 euros de budget, une RTX 2060 fera parfaitement l’affaire. Si elle ne dispose que de 6 Go de VRAM, la bande passante supplémentaire la place au niveau d’une GTX 1080 bien overclockée. De quoi vous assurez des séances de VR sans encombre.

Voici le PC VR Ready confort des yeux :

  • Processeur : AMD Ryzen 5 2600x Max 6 coeurs 12 Threads 3,6 Ghz, 4,25 GHz Boost
  • Ventirad : Artic Freezer 33 eSport One
  • Carte mère : MSI B450M Mortar Micro ATX Socket AM4
  • RAM : Corsair Vengeance LPX 16 Go (2x8Go) DDR4 3 000 MHz
  • Carte graphique : MSI Geforce RTX 2060 Ventus 6Go GDDR6 OC
  • Alimentation :Seasonic S12II 520 Watts 80Plus Bronze
  • Stockage : SSD Kingston A400 480 Go Sata III
  • Boîtier : Cooler Master MasterBox MB600L

Prix : 1009,41 euros.

 

Remarque : Nous avons fait le choix de la performance sans compromis en misant peut-être beaucoup sur la carte graphique. Sachant que la RTX 2060 est facilement en promotion à moins de 400 euros. Une autre option s’offre à vous : choisir une GTX 1060 6 Go dont les meilleurs modèles se trouvent autour de 360 euros. Cela permet directement d’opter pour un stockage plus conséquent, un SSD 1 To (110 euros en ce moment) ou un disque dur de 2 To 7200 tours/minute (De préférence des marques Western Digital et Seagate à 60 euros environ).

1500 euros : Avec ce PC VR Ready, tout roule, ça baboule

Cette fois-ci, plus aucun compromis. Cette configuration à 1500 euros permet de s’offrir un processeur overclockable : le fameux Intel Core I5 6600K. Surtout, la GTX 1080 fait son entrée en force et vous fournit le meilleur de la VR. Il n’y a pas grand-chose à ajouter dans le but de monter un PC VR Ready. Les plus pointilleux d’entre vous changeront à l’avenir le ventirad pour gagner en précieux degrés et personnaliseront le boîtier conçu pour le modding.

MAJ 15 avril 2019 : pour vous dire, que les choses ont évolué en trois ans, nous pouvons maintenant avoir un Intel Core i7 dans cette configuration. Monter son pc VR Ready devient un véritable plaisir avec ces composants ultra puissants.  Cette fois-ci nous avons préféré mettre en avant les performances avant l’esthétique.  A ce stade, vous ne faites aucun compromis sur les graphismes.

Voici le PC VR Ready tout roule, ça baboule :

  • Processeur : Intel Core I7 9700K (overclockable) 8 cœurs 8 threads 3,6 GHz à 4,9 GHz (turbo boost)
  • Ventirad : Be Quiet Pure Rock 4
  • Carte mère : Gigabyte z390 UD ATX socket 1151
  • RAM : Corsair Vengeance LPX 16 Go (2x8Go) DDR4 3 000 MHz
  • Carte graphique : EVGA RTX 2070 Black Gaming 8 Go GDDR6 (5 ans de garantie gratuite)
  • Alimentation :Corsair RM650X 650 Watts Modulaire 80 Plus Gold
  • Stockage : SSD NVMe  M2 Crucial P1 CT 500 Go
  • Stockage bis : Western digital Blue 2 To
  • Boîtier : Cooler Master MasterBox MB600L

Prix : 1515 euros.

 

Remarque : Ici nous nous écartons de notre budget. Si vous souhaitez passer sous la barre des 1500 euros, vous pouvez opter pour SSD Sata III, voire passer à 1 To de stockage.

2000 euros : La Rolls Royce avec les jantes en plastique

Ultime ? Non. Un mordu de montage PC vous dira qu’une configuration est toujours perfectible. Mais avec 2000 euros et l’objectif d’exploiter au mieux les possibilités de la VR, difficile de faire mieux. Le nirvana du gaming quasi atteint, aller au-delà serait se risquer aux méandres du refroidissement liquide avancé (ici nous restons sur un modèle clé en main) et du SLI, le fait de combiner deux cartes graphiques.

MAJ 15 avril 2019 : Euh… On a un peu craqué lors de cette mise à jour. Ce n’est plus un PC, c’est une machine de guerre qui aveugle vos proches avec ses LED RGB. Au-delà d’un look “sapin de noël”, nous passons sur la RTX 2080 et 32 Go de RAM. Vous pouvez aussi passer sur un I5 9600K et vous dotez de la RTX 2080Ti ou bien prendre une carte mère un peu moins “flashy”. Monter son PC VR Ready vous offre des possibilités incroyables en termes de personnalisation.

Voici le PC VR Ready Rolls Royce jantes plastiques :

  • Processeur : Intel Core I7 9700K (overclockable) 8 cœurs 8 threads 3,6 GHz à 4,9 GHz (turbo boost)
  • Ventirad : Corsair Hydro H45 refroidissement liquide tout-en-un
  • Carte mère : Gigabyte Z390 Aorus Pro Socket 1151
  • RAM : Corsair Vengeance LPX 32 Go (2×16 Go) DDR4 3000 Mhz
  • Carte graphique : Zotac RTX 2080 8 Go AMP GDDR6 (Garantie 5 ans gratuite)
  • Alimentation :Corsair RM750I 750 Watts Modulaire 80 Plus Gold
  • Stockage : SSD NVMe 1 To
  • Boitier : Cooler Master MB511 RGB

Prix : 2020 euros.

Remarque : Le boîtier est un choix personnel du rédacteur. Dans cette gamme de prix, vous avez toute la largesse pour adapter la configuration à votre goût.  De même, vous pouvez conserver le système de stockage de la configuration précédente. Il est vrai : on a musclé la config au détriment du disque dur.

Un PC VR Ready assemblé avec les composants recommandés dans cet article vous permettra de faire tourner, relativement allègrement, l’Oculus Rift et le HTC Vive. Gardez en tête que le marché évolue très rapidement, et que les prochains casques VR seront moins exigeants en termes de composants. Par exemple, le casque VR de Microsoft pourra fonctionner avec un PC moyen. Il peut être judicieux d’attendre les nouveautés informatiques et VR présentées au CES, au Computex ou encore à  l’IFA avant de vous lancer dans la réalité virtuelle.

Où acheter ses pièces pour PC VR Ready ?

De nombreux VPC proposent des composants à la vente. Des sites généralistes comme Amazon ou Rue du Commerce proposent des tarifs intéressants. Le premier d’entre eux connaît peu de problème de livraison quand on est pas abonnés Prime. En effet, le géant du e-commerce fait parfois appel à des sociétés aux employés peu soigneux qui maltraitent les colis. C’est beaucoup moins le cas quand Amazon lui-même s’occupe de l’envoi.

Pour certaines pièces sensibles comme la carte graphique, le disque dur ou le SSD, nous conseillons de passer par des revendeurs spécialisés. Dans le domaine, Materiel.net et LDLC remportent la palme. Pour notre part, nous avons jamais eu de problèmes de colis égarés ou abîmés à l’arrivée.

Si vous souhaitez obtenir le meilleur prix, nous remarquons que LDLC, Hardware.fr et Amazon s’en sortent très bien. Le premier propose régulièrement des réductions non négligeables. Le second garantie les prix les plus bas du marché sauf pour les cartes graphiques. Enfin Amazon peut disposer de composants peu chers, mais il faut chercher davantage. Le moteur de classification n’est pas prévue pour gérer des pièces informatiques.

Comment monter son pc VR Ready soi-même ?

Nous ne sommes pas des spécialistes du sujet, mais nous avons eu plusieurs fois l’occasion de monter nos propres machines. Comme vous le voyez dans nos listes de composants, un pc gamer se constitue d’un boîtier, d’une alimentation, d’une carte mère, d’un processeur, d’un ventirad, de barrettes de mémoire vive, d’un SSD, d’un disque dur, et d’une carte graphique. Contrairement à certaines croyances, nul besoin d’avoir un bac +12 pour monter son pc VR Ready.

Concrètement, cela fonctionne comme un Lego. Avant toute chose, commençons par se décharger de l’électricité statique. Il s’agit de ne pas endommager les composants. Rien de plus simple : posez les mains sur une partie métallique de votre boîtier pendant quelques secondes. Il existe une solution plus efficace : s’équiper d’un kit de réparation doté d’une prise de terre. Cela coûte environ 30 euros.

Matériel nécessaire : un tournevis cruciforme et de la patience

Monter son PC VR Ready : la carte mère

Passons au montage. Premièrement, sortez la carte mère de sa boîte. Posez là sur un son sachet antistatique, sur un carton ou sur un tapis prévu à cet effet. Repérez le cache du socket du processeur. Retirez-le suivant les indications du manuel. Il faut généralement actionner un petit levier.

Le processeur

Ensuite, sortez le processeur de sa boîte en le laissant dans son plastique. Repérez le coin marqué, un petit triangle généralement doré ou blanc. Cette même flèche est reproduite sur le socket présent sur la carte mère. Tenez-le par les bords et posez-le dans le sens unique prévu par le constructeur. Replacez le système de protection grâce au levier. Voilà, il ne bougera plus. Attention : ne touchez pas les picots au dos du chipset.

La mémoire vive

Puis, installez les barrettes de mémoire vive. Dans le manuel de la carte mère, vous trouverez les socs “Dual Channel”. En gros, les emplacements de la même couleur fonctionnent par pair. Il est préférable de prendre de la RAM dite “Low Profile”. Ainsi, elles prennent moins de place. Elles peuvent alors passer sous le ventirad. Il suffit de respecter le sens indiqué par une encoche.

Le Ventirad : une étape délicate

C’est peut-être l’instant le plus délicat qui se joue là : l’installation du ventilateur du processeur ou ventirad. Chaque fabricant propose un système différent. Certains dispositifs sont d’avantages compatibles avec les puces AMD, d’autres avec Intel. Retirons l’appareil de sa boîte. Attention, conservez la partie plastique sur le socle. En effet, les constructeurs ont généralement appliqué une couche de pâte thermique qui assure la dissipation de la chaleur dans les caloducs. Pour l’instant, laissez le ventilateur de côté. Installez le radiateur en suivant les instructions fournies.

Préparation

Il s’agit généralement de placer une plateforme métallique à l’arrière de la carte mère. Celle-ci maintient le dispositif sans abîmer la carte mère. Certains modèles se basent sur celle fournie avec les CM. Cette pièce ressemble à une étoile à quatre branches. L’on place gentiment le ventirad sur le processeur en faisant en “godillant” légèrement pour étaler la pâte de manière uniforme. Dans le cas où votre refroidisseur est vendu avec un tube, il convient d’en poser une noisette au milieu du processeur ou bien de faire une croix. Point trop n’en faut.

Si votre générosité dépasse vos attentes, vous pouvez en retirer avec une spatule. Vous pensez avoir raté cette étape ? Pas de panique. Un dissolvant sans acétone ou de l’alcool isopropylique (trouvable en pharmacie) et un chiffon feront l’affaire pour nettoyer le processeur.

Installation

Une fois le ventirad en place, on le visse à la pièce en étoile située derrière la carte mère. De préférence, il convient de serrer un coin puis s’attaquer au bord opposé. Cela permet de répartir la charge et de ne rien endommager. Un ventirad peut peser plus de 600 grammes ! Ouf, passons à la fixation du ventilateur. Généralement, une petite pince métallique facilite la connexion au radiateur. Nous vous conseillons de le placer à l’avant, en direction des barrettes de RAM comme sur l’image ci-dessus.

Le Boîtier

Il est maintenant temps de préparer votre boîtier. Vous l’aurez de préférence sorti de son carton avant les étapes précédentes. Retirez les bouts de plastiques et les divers adhésifs. Laissez les fixations de type serre-câble, elles vous serviront plus tard. Ouvrez les deux panneaux du boîtier. Cela vous permettra d’avoir plus de place pour manoeuvrer. Dégager les câbles fournis sur les côtés pour ne pas qu’ils empiètent le centre. Posez l’enveloppe de votre PC à plat, les pas de vis vers vous.

Installer l’IO Shield, la plaque métallique qui se met à l’arrière du boîtier. Prenez votre carte mère en tenant le ventirad et le dessous de la plaque. Placez-les aux endroits indiqués dans le manuel et poussez gentiment les connectiques dans leurs emplacements de l’IO Shield. Elles doivent bien ressortir. Normalement vous devriez voir les pas de vis de l’écrin. Il suffit de prendre les éléments du bon diamètre pour fixer la carte mère avec votre tournevis.

L’alimentation

Ce composant est plutôt simple à installer, mais il faut bien gérer les câbles afin de ne pas gêner le flux d’air. Dans la plupart des boîtiers, il se place en bas à gauche, juste en dessous de la carte mère. Le ventilateur est forcément tourné vers le sol. Fixez-le à l’arrière avec les vis prévues à cet effet. Nous vous conseillons de diriger les différents câbles vers leurs connecteurs respectifs. Commençons par le port PCI 8 broches à placer en haut de la carte mère. Faites-le passer par-derrière. Ensuite, branchez le connecteur 24 pins. La prise est un peu rigide, manipulez-la avec fermeté, mais sans gestes brusques.

Le disque dur/le SSD

Trouvez l’emplacement 3,5 pouces ou 2,5 pouces de votre boîtier et placez-y le disque dur. La plupart des “Case” modernes disposent de systèmes de fixation sans tournevis. Il suffit de clipser des languettes en plastiques et de les glisser dans les compartiments correspondants. Certains fabricants permettent même de positionner les SSD à l’arrière du châssis. Ensuite, on branche le câble SATA fourni avec la carte mère sur l’appareil en question. De même, tirez le cordon SATA de l’alimentation en vous aidant des encoches et connectez-le.

La carte graphique

Retirez les grilles des slots sur votre boîtier. Il suffit de les dévisser de l’intérieur ou de les plier à main nue pour les faire tomber. Attention aux coupures ! Encastrez la carte graphique sur la fiche PCI Express 3.0 de la carte mère. Un détrompeur permet de la sécuriser et indique un seul sens. Assurez-vous que les connectiques ressortent bien à l’arrière du châssis. Puis, serrez les vis que vous aviez retirées précédemment. Enfin, branchez le ou les câbles PCI E 6/8 broches à la carte graphique.

Activer les connecteurs de façade

À l’avant du boîtier, vous trouvez généralement des connecteurs USB et Jack 3,5mm. Pour les activer et faciliter le démarrage du PC, suivez les instructions de vos modes d’emploi. De petites fiches sont à brancher sur la carte mère. Elles portent le nom de HDD Led, Power + ou -, Reset pwd. Il faut se reporter aux indications fournies avec le manuel. Enfin, raccordez la rallonge USB 3.0 sur le port correspond près du socle 24 pins. Essayez maintenant de mettre sous tension. L’ordinateur devrait s’allumer avec un message d’erreur, mais vous pourrez quand même passer par le BIOS. Évidemment, vous n’avez pas installé de système d’exploitation. Si rien ne se produit après avoir appuyé sur les deux boutons (un sur l’alimentation, l’autre sur le châssis), ne vous inquiétez pas. Il suffit de vérifier que tout est branché et à la bonne position. Cela n’endommage pas vos composants.

Comment faire son câble management ?

Maintenant que votre PC est fonctionnel, observez bien le placement de vos câbles. Si cela ressemble à un sac de noeuds, il vaut mieux tout débrancher et tenter de le faire passer aux meilleurs endroits. L’idée est d’améliorer le flux d’air dans la “carcasse”. Enfin, harnachez le tout avec des serre-câbles. Généralement, les constructeurs d’alimentations en fournissent suffisamment. Si vous pensez en manquer, un sachet de 500 unités devrait vous contenter.

Installer un système d’exploitation

Il n’est pas forcément nécessaire de posséder une licence Windows pour vérifier que tout marche bien. Microsoft offre la possibilité de télécharger un ISO à transférer sur une clé USB. Dans le BIOS, placez l’appareil en top priorité, devant le disque dur et le SSD. Puis, relancez. Normalement devrait commencer. Si tout se passe bien, votre ordinateur sera fonctionnel. Sachez que cette version d’essai ne vous donne pas un contrôle total de votre machine. Il faut donc acheter la licence, 145 euros sur le site de Microsoft.

Où faire monter son pc VR Ready ?

Toutes ces étapes vous paraissent bien trop compliquées ? Vous pouvez aussi passer par le service de montage de votre revendeur préféré. LDLC, Matériel.Net, Top Achat ou encore Hardware.fr vous proposent ce service pour environ 50 euros supplémentaires. Notre astuce de sioux ? Rendez-vous sur Memory PC, un site allemand qui vous sélectionne des configurations à un prix défiant toute concurrence. En revanche, il faudra attendre près de 3 semaines pour recevoir un PC au montage soigné. Si vous le faites en France, votre machine sera prête en une à deux semaines.

Des remarques ? Propositions ? Demandes ? N’hésitez à nous contacter en commentaire. 

Cet article Monter son PC VR Ready : un ordinateur pour la réalité virtuelle à 700€ a été publié sur Réalité-Virtuelle.com.

Deux nouveaux Intel Whiskey Lake Core i5-8365U et i7-8665U

Par Pierre Lecourt

Deux nouveaux processeurs dans la série Intel Whiskey Lake-U, on connaissait déjà le Core i7-8565U cadencé de 1.8 à 4.6 GHz et le Core i5-8265U de 1.60 à 3.9 GHz. On découvre les Core i7-8665U et Core i5-8365U.

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Ces modèles pas encore annoncés par Intel ont été détectés dans les fiches techniques des nouveaux Lenovo ThinkPad X390. Peu de différences techniques entre les puces déjà identifiées par Intel et ces nouvelles, il s’agit d’optimisations qui permettent d’attendre une légère hausse de fréquences. Le Core i7-8665U est ainsi totalement identique au Core i7-8565U mis à part une fréquence haute qui grimpe à 4.8 GHz au lieu de 4.6 GHz.

Même chose pour le nouveau Core i5-8365U dont le mode Turbo atteint 4.1 GHz au lieu des 3.9 GHz du i5-8265U. L’ensemble des autres spécifications est parfaitement identique avec le même nombre de coeurs, de threads, de fréquence de base, de mémoire cache et de circuit graphique intégré. Bref cela ressemble fort à une optimisation du processus de gravure de la maque qui permet d’atteindre de nouveaux modes Turbo. Il est également possible que ces modèles soient compatibles Intel vPro et destinés, avant tout, au monde de l’entreprise.

Cela correspond à l’annonce de Lenovo de nouveaux portables ThinkPad X390 en Février dernier au MWC 2019. De nouveaux modèles qui pourraient apparaître au Computex 2019.

Source : Momomo_us

Deux nouveaux Intel Whiskey Lake Core i5-8365U et i7-8665U © MiniMachines.net. 2019

Intel Optane H10 : Une nouvelle solution pour les minimachines

Par Pierre Lecourt

Une petite carte M.2 2280 donc, et une solution qui va pouvoir intégrer toutes les minimachines : Ultraportables, All-In-One et MiniPC vont pouvoir profiter de ces nouveaux Optane H10 qu’Intel vient d’annoncer

Les premiers Optane, on en a reparlé récemment à l’occasion de leur évolution en compatibilité avec les Celeron et Pentium, sont des systèmes de mémoire cache. Ils copient les fichiers les plus souvent utilisés par un système sur leur mémoire ultra-rapide et permettent ainsi à votre machine de fonctionner beaucoup plus vite, même si votre stockage principal est un disque mécanique.  De 16, 32 et 64 Go, ces solutions permettent de retrouver la vitesse explosive d’un SSD avec le stockage massif des disques durs. Mais il est également tout à fait possible de faire fonctionner un système de cache de ce type avec un SSD pour obtenir encore plus de performances.

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C’est exactement ce que va proposer Intel avec l’Optane H10. Faire cohabiter sur une seule et unique carte M.2 2280 PCIe NVMe à la fois de la mémoire cache Optane classique et un stockage SSD Intel QLC 3D NAND. Un cocktail qui assurera à toute machine des performances solides. On parle de 2400 Mb/s en lecture et 1800 Mo/s en écriture.

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Le système emploie un contrôleur Silicon Motion SM2263 pour la partie stockage qui sera déployée en 256, 512 ou 1024 Gigaoctets. Et un contrôleur Intel SLL3D pour la partie Optane. Trois modèles sont prévus pour le moment à des tarifs pas encore officialisés :

Optane H10 256 Go avec 16 Go de cache Optane et 256 Go de stockage .

Optane H10 512 Go avec 32 Go de cache Optane et 512Go de stockage.

Optane H10 1 To avec 32 Go de cache Optane et 1024 Go de stockage.

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L’endurance de ces solutions monterait au maximum à 300 To et ils seraient garantis 5 années par Intel. Plusieurs constructeurs et partenaires de la marque seraient intéressés par cette technologie : Acer, Asus, Dell et HP vont proposer des ultraportables équipés de puces Intel Core séries U avec des stockages Optane H10 cette année. D’autres machines pourront employer ce type de stockage à l’avenir. En particulier les MiniPC type NUC mais également les All-In-One par exemple.

Un des points forts de cette solution est dans la possibilité de glisser mémoire cache et stockage dans un seul et unique emplacement M.2 PCIe NVMe. Une possibilité qui ouvre la porte à des intégrations mixtes dans des portables disposant en prime d’un port 2.5″. Ou dans des MiniPC ultra compacts.

Il va falloir toutefois qu’Intel joue très serré sur ses tarifs, on trouve désormais des stockages SSD PCIe NVMe classiques avec d’excellents débits pour des prix très abordables. Le Crucial P1 1To à ce même format est désormais passé sous la barre des 140€ et ses débits (2000 Mb/s en lecture et 1700 Mb/s en écriture) sont suffisants pour la plupart des usages.

SSD M.2 NVMe Crucial P1 1 To

SSD M.2 NVMe Crucial P1 1 To

SSD M.2 2280 - PCIe x4 NVMe Gen 3 - 3D NAND - 2000 MB/s Lecture, 1750 MB/s - Logiciel Acronis true image - Garanti 5 ans.Écriture -

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Intel Optane H10 : Une nouvelle solution pour les minimachines © MiniMachines.net. 2019

Paywizard study shows US TV operators failing to make most of subscriber data to engage customers

Par Staff

  Interviews with Broadcasters, pay-TV operators, Telcos and streaming services in US reveal better customer experience is a major strategic priority Majority agree that analytics are vital to understanding subscribers and ensuring a positive customer experience, but are still at beginning of analytics journey All c-level executives interviewed said they plan to increase use of ...

Elkhart Lake : Le successeur de Gemini Lake pour 2020

Par Pierre Lecourt

Elkhart Lake fait partie d’une gamme de produits très ancienne chez Intel, les processeurs Celeron et Pentium ne sont pas les plus récents du marché. Pourtant ce nouveau nom de code cache une stratégie d’envergure qui va mélanger plusieurs éléments importants dans le futur de la marque. Ces puces vont également avoir la lourde tâche de remplacer les solutions Gemini Lake.

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Une carte mère ECS avec un Celeron Gemini Lake

Gemini Lake, un vrai premier pas dans le bon sens

Les processeur Intel Celeron et Pentium sont présents depuis longtemps chez Intel et actuellement cette gamme de puces est représentée par des processeurs au nom de code Gemini Lake. Lancés à la fin de l’année 2017, ils ont connu un très bon départ avec des solutions vraiment intéressantes de par leurs performances globales mais aussi leur très faible consommation.

2017-08-29 12_18_27-minimachines.net

L’architecture Gemini Lake

Le credo de ces Celeron et Pentium, remplir le cahier des charges d’un PC familial classique. Rien d’extravaguant mais assez de performances et de réactivité pour parvenir à faire tourner confortablement tout type de programme classique sans visée professionnelle : Navigateur internet et outils bureautique bien sûr, mais également programmes de retouche photo ou de création 3D, logiciel de montage vidéo et outils variés dans le grand catalogue de logiciels Windows. Cela ne veut pas dire que toutes les manipulations sous Gemini Lake sont confortables et si le montage d’une vidéo est possible, son calcul de rendu ne l’est pas vraiment. Mais les performances globales déployées par ces puces étaient franchement excellentes au vu de leur tarif et de leur consommation. Nouveauté importante de cette gamme de puces, leur architecture graphique leur a apporté la possibilité de lire des vidéos de manière très confortable. Des fichiers en UltraHD sur 10 bits sont parfaitement gérés et comme la puce sait prendre en charge les supports HDMI 2.0, la restitution vidéo proposée par Gemini Lake est aujourd’hui très semblable à ce que peuvent délivrer des processeurs de plus haut rang. 

Skyworld expose un portable sous Intel Gemini Lake à Hong Kong

En Octobre 2017 on découvrait un prototype de PC Gemini Lake

Intel a décidé également d’intégrer beaucoup de services supplémentaires dans ces processeurs. De quoi faciliter le travail d’intégration des fabricants et assurer un bon niveau de service.

Il n’y a plus qu’un problème pour ces puces. Elles ne sont pas assez musclées pour proposer autre chose que le support de petits jeux 2D ou 3D plutôt rétro. Rien de suffisant pour jouer confortablement à des titres à la mode. Un manque qui ne posait pas de soucis sur cette gamme de produits jusqu’alors mais qui commence à se sentir assez fortement désormais. La machine familiale se doit de pouvoir répondre à ce besoin ludique de manière au moins correcte à défaut d’être vraiment performante.

2019-01-14 15_05_17-minimachines.net

Un rendez vous manqué pour Intel

Malheureusement pour cette gamme Gemini Lake, les problèmes rencontrés par Intel ces derniers trimestres pour produire des puces en 10 nanomètres ont conduit la marque à faire des choix dans sa production. Elle a très logiquement préféré privilégier le haut de gamme plutôt que les processeurs entrée de gamme que sont les Celeron et les Pentium. Cela a a eu un impact de disponibilité important et, par voie de conséquence, de tarif.

Gemini Lake, qui devait établir un entrée de gamme confortable sur des MiniPC comme sur des ultraportables, a donc perdu beaucoup de lustre avec une rareté qui l’a profondément desservi. Prix en hausse, livraisons inférieures aux quantités demandées. Difficile pour un constructeur de se baser sur un Celeron ou un Pentium de ce type pour créer une machine et la distribuer. Le risque de se retrouver avec un sous approvisionnement ou un tarif qui grignoterait sa marge est trop problématique.

Depuis quelques trimestres donc, les machines sous Gemini Lake ne sont plus mises en avant, plus vraiment poussées vers le grand public. Intel a promis de tout faire pour renouer avec une pleine production et plusieurs investissements ont été consentis pour corriger le problème. Son nouveau PDG a également donné la feuille de route en indiquant que la marque devait se concentrer à nouveau sur son coeur de métier : Le processeur.

2019-04-05 01_19_31-minimachines.net

Elkhart Lake va devoir rattraper ce retard

La volonté d’Intel avec cette gamme de Celeron et Pentium est, depuis les séries Apollo Lake, de proposer une entrée de gamme compétente. Les Gemini Lake ont apporté plus de performances globales avec des coeurs issus de la micro architecture Goldmont Plus gravés en 14 nanomètres. Ils profitent de circuits graphiques Intel Gen9 UHD 600 ou UHD 605 et prennent en charge la DDR4.  Trois puces “desktop” avec 10 watts de TDP sont sorties avec les Celeron J4005, J4105 et Pentium Silver J5005. Les versions mobiles sont également au nombre de trois avec 6 watts de TDP : Les Celeron N4000 et N4100 ainsi que le Pentium Silver N50001.

La nouvelle donne d’Intel en Elkhart Lake va changer de microarchitecture puisqu’ils passeront à Tremont. Une technologie identique aux futurs processeurs Ice Lake de la marque. Des puces qui pourront être gravées en 14 ou en 10 nanomètres suivant les besoins et les disponibilités d’Intel. On ne sait pas encore grand chose sur Tremont si ce n’est qu’Intel change de braquet au niveau du circuit graphique puisque le fondeur va intégrer un circuit graphique plus performant. Au contraire de la Gen9 des Gemini Lake, les Elkhart Lake profiteront des circuits Gen11 qui devraient augmenter considérablement les performances graphiques des puces. Un mouvement qui pourrait justement correspondre à la totalité des demandes d’une machine entrée de gamme familiale en autorisant des jeux plus récents. 

Comme on a pu le voir récemment, cette Gen11 constituerait un gros bond en avant pour les performances graphiques des circuits Intel. Si toutes les puces Gen11 de cette génération ne seront pas au même niveau, il semble évident qu’un Celeron entrée de gamme n’aura pas droit à l’ensemble des capacités possibles de ce nouveau design, cela constituera une base graphique plus solide.

Il faudra composer avec la cible des puces Celeron et Pentium et en particulier leur destination physique. Difficile d’intégrer toutes les composantes d’une puce graphique haut de gamme dans un processeur qui doit rester sagement sous quelques watts de consommation énergétique. Les 1 TFLOPS de puissance de calcul ou les 64 Executions Units des modèles haut de gamme seront donc probablement inaccessibles aux Celeron et Pentium. Les Elkhart Lake resteront donc sagement profilés pour coller à un entrée de gamme PC.

2019-04-05 01_23_00-minimachines.net

Les performances de l’entrée de gamme PC vont monter d’un cran

Cela n’empêchera pas cette nouvelle architecture de modifier le paysage des machines entrée de gamme actuelles. Les Gemini Lake sont déjà des processeurs adaptés à une grande partie de la population. Il ne leur manque pas grand chose finalement pour coller à l’ensemble des besoins d’une machine de ce type. Leur puissance de calcul est suffisante, ils sont efficaces et consomment très peu. Pour un usage bureautique et web, accompagnés de 8 Go de mémoire vive, ils sont parfaitement à leur place.

La limite de Gemini Lake, c’est la spécialisation des usages. Un joueur ne se contentera pas de ses performances, un musicien non plus, pas plus qu’un vidéaste acharné ou un vrai photographe numérique. Les temps  de rendu et le manque de réactivité immédiate ne correspondent pas à l’enveloppe de calcul disponible de ces puces. Avec Elkhart Lake, la recette restera probablement la même mais comme Gemini Lake a apporté une excellente prise en charge du décodage vidéo aux Celeron et Pentium, la nouvelle architecture Tremont et les circuits Gen11 vont pousser le niveau de performances à un stade suffisant pour des usages grand public de toutes les tâches : Rendu vidéo amateur2, jeux grand public3, retouche photo plus poussée et peut être même un peu de création 3D.

Ce réveil d’Intel sur ce secteur n’est pas innocent. Le fondeur commence à subir les assauts d’un AMD qui, si il n’est pas très présent sur le marché des solutions à faible consommation d’énergie des Celeron et Pentium, mais qui commence à gagner du terrain sur les gammes supérieures avec des Ryzen de plus en plus appréciés par le grand public.

En poussant un peu les capacités de son tout entrée de gamme, Intel poussera tout le marché vers le haut. Ses nouveaux Core seront positionnés en conséquence avec des performances elles aussi revues à la hausse. Une manière d’être plus concurrentiel face à AMD sans, logiquement, augmenter le positionnement tarifaire de son offre.

2019-04-05 00_51_49-minimachines.net

Une feuille de route publiée par FanlessTech précise l’arrivée des Elkhart Lake pour le début de l’année 2020. Il faudra donc attendre encore un bon moment avant de les voir débarquer dans des machines commerciales. On peut espérer quelques fuites tout au long de l’année mais la présentation officielle des nouveaux produits devrait débuter en Janvier prochain, pour le CES 2020.

Elkhart Lake : Le successeur de Gemini Lake pour 2020 © MiniMachines.net. 2019

Acer va intégrer un Kaby Lake G dans un futur Aspire 7

Par Pierre Lecourt

Un 15.6″ peu encombrant, avec 35 cm de large pour 24 de profondeur et 1.7 cm d’épaisseur, cet Aspire 7 A715-73G-75BW pèsera 1.49 kilo. Son principal attrait n’est pas dans ces dimensions semblables à celles d’un 14″ d’il y a encore quelques trimestres mais dans la présence à son bord d’une solution Intel Kaby Lake G. La puce hybride Intel de huitième génération associée à un circuit AMD Radeon.

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Les Kaby Lake G sont sur le papier des solutions parfaites pour une intégration facile d’un système réunissant processeur et circuit graphique. Intel les a employés dans ses NUC Hades Canyon et quelques autres constructeurs se sont également intéressés à la puce avec, en particulier, des machines chez HP. On a vu également quelques produits noname ainsi équipés débarquer sans prévenir chez différents constructeurs au format MiniPC. Mais c’est a peu près tout et la solution a petit à petit sombré dans l’oubli.

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Jusqu’à ce que Acer se souvienne de son existence et décide de l’intégrer dans ce nouvel Aspire 7 plutôt très bien équipé. L’engin embarque donc au maximum un Intel Core i7-8705G, une puce quadruple coeur et octuple threads cadencée de 3.1 à 4.1 GHz avec 8 Mo de mémoire cache. Son chipset graphique est donc un AMD RX Vega M GL cadencée de 931 à 1011 MHz avec 20 CU. Le tout fonctionne dans un TDP de 65 watts.

Une version en Core i5-8305G sera également disponible. Acer a associé à ces puces un maximum de 16 Go de mémoire vive et un SSD PCIe NVMe de 512 Go. Son écran 15.6″ enfermé dans une coque en alliage magnésium-aluminium à bordures fines, sera décliné en FullHD ou en UltraHD.

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L’engin profite assez bien de l’espace disponible avec une connectique complète avec une sortie HDMI, trois ports USB 3.0 Type-A et un USB 3.1 Type-C, un jack servant également d’alimentation, un port casque et micro 3.5 mm combo, un lecteur de cartes SDXC. On retrouve également un port antivol Kensington Lock.

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Ce nouvel Acer Aspire 7 propose un clavier rétro éclairé, une paire d’enceintes stéréo et une ventilation située vers l’arrière de la machine.

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La charnière se déploie de manière très classique ce qui permet de conserver une zone arrière dégagée. Une option de pilotage biométrique par lecteur d’empreintes digitales est prévue.

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Autre étonnement, la batterie embarqué n’est pas énorme. Il s’agit d’une 3220 mAh annoncée comme proposant 7 heures d’endurance. Chiffre qui correspond probablement à un usage basique de l’engin et non pas à l’activation de son circuit Vega en jeu. Je suppose que la cible d’Acer est plus un usage mobile d’un poste sédentaire à un autre qu’un engin exploitable pendant que l’on se déplace. 

La disponibilité devrait débuter dans quelques jours aux US avec un prix de départ situé à 1499$ HT.

Acer va intégrer un Kaby Lake G dans un futur Aspire 7 © MiniMachines.net. 2019

La technologie Optane désormais accessible aux Celeron et Pentium

Par Pierre Lecourt

Surprise inattendue, Intel vient d’ouvrir la technologie Optane à ses puces entrée de gamme Celeron et Pentium. Auparavant réservée aux puces Intel Core, il suffira désormais d’une mise à jour de BIOS et de pilotes pour que les processeurs plus accessibles puissent en profiter.

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Très bien mais c’est quoi Optane ?

Intel Optane, c’est probablement une des technologies les moins bien comprises par le grand public ces dernières années. Ces petites barrettes de stockage de 16 ou 32 Go ont été perçues comme des SSD rapides mais très chers. Bien trop chers pour leur capacité. Et il n’est pas rare de lire encore aujourd’hui des commentaires du type “Mais qu’est ce qu’on peut bien faire avec un SSD de 32 Go ?” pour parler d’Optane.

Cette technologie n’est pas un système de stockage mais une mémoire cache. Elle permet a un autre stockage de profiter des temps d’accès très rapides de la technologie 3D Xpoint qui compose les Optane de 16 ou 32 Go. Les éléments les plus souvent utilisés sur, par exemple, un disque dur sont mis en cache sur la solution Optane, ce qui permet au système d’exploitation d’aller les piocher beaucoup plus vite que sur le stockage d’origine.

Cloner un SSD

Associé à un disque mécanique, un SSD Optane offre des débits et des temps d’accès comparables à ceux d’un SSD SATA classique. C’est à dire beaucoup plus performants qu’une solution mécanique même pour les disques bénéficiant d’un tampon de mémoire important. 

Un exemple ? Un MiniPC avec un slot NVMe équipé d’une solution Intel Optane de 16 Go et de 4 Go de mémoire vive associé à un disque dur mécanique classique en 5400 tours par minute va mettre environ 16 secondes à être opérationnel sous Windows 10. C’est le temps qui lui sera nécessaire pour terminer sa phase de démarrage puis arriver sur le bureau prêt à lancer un programme. Le même engin sans la solution Optane, avec le même disque dur, le même système d’exploitation et la même quantité de mémoire vive, demandera 1 minute et 5 seconde pour arriver à la même étape.

La mise en marche du dispositif est transparente. Vous installez votre solution Optane dans votre PC, vous démarrez votre machine et vous laissez le système déterminer quels fichiers sont à mettre en cache. Après quelques redémarrages, votre ordinateur aura compris de quels fichiers vous avez besoin pour travailler et les chargera sur votre cache Optane. La rapidité de l’ensemble sera alors totalement métamorphosée.

Et plus vous utiliserez votre machine plus sa réactivité sera adaptée. Vous connaissez déjà ce phénomène en réalité. Sous Windows, en lançant une première fois un traitement de texte par exemple, il peut mettre quelques secondes à s’initialiser. Si vous le lancez une seconde fois dans la foulée, il sera immédiatement disponible. C’est la même chose avec Optane.

Une session de Firefox ? On passe de 16 secondes sous disque dur à 5 secondes pour lancer le programme sous disque + Optane. LibreOffice Calc ? De 26 secondes à 5. Photoshop est très impressionnant sous Optane puisqu’il peut dépasser la minute de chargement avec un disque 5400 tours et 4 Go de ram. Il tombe à moins de 15 secondes avec le simple ajout d’une solution de cache Intel.

Cloner un SSD

“Autant acheter un SSD non ?”

Oui et non, si le tarif des SSD a bien baissé ces derniers trimestres, ce n’était pas forcément le cas au moment de la sortie de cette technologie. Encore aujourd’hui, les différences sont flagrantes. Un disque dur mécanique 3.5 pouces SATA de 2 Téraoctets coûte 54€. Un SSD de même capacité est facturé 269.90€ à l’heure où j’écris ces lignes. Plus de 200€ d’écart entre les deux. De quoi compenser l’investissement dans un Optane de 16 ( +-36€ ) ou 32 Go ( +-75€ ) assez facilement. Pour 90€, on peut donc avoir un stockage de 2 To qui aura bien souvent les mêmes débits et la même réactivité qu’un SSD SATA classique. 

Ce n’est pas forcément la solution adaptée à tout le monde mais c’est en tout cas très suffisant pour de nombreux utilisateurs et cela transforme surtout radicalement l’expérience d’une machine à l’usage.

Intel-Optane-SSD-900P-Series-AIC-Hero

Cela dit, Intel a pris en compte les remarques des utilisateurs en développant dans un second temps une gamme de SSD embarquant en plus cette même technologie 3D XPoint. Des solutions forcément beaucoup plus chères qu’un SSD classique et qui n’intéresseront pas les possesseurs de processeurs entrée de gamme.

The Intel Pentium Silver and Intel Celeron processors are based on Intel’s architecture codenamed Gemini Lake, and are engineered for a great balance of performance and connectivity for the things people do every day with great battery life(Credit: Intel

Celeron et Pentium entrent dans la danse

Les systèmes de cache Optane restaient pour le moment cantonnés aux Intel Core de septième génération et supérieurs. Un choix parfaitement délibéré chez Intel puisqu’il suffira donc d’une simple mise à jour de pilotes (Intel RST 17.2 et supérieurs) et du BIOS de sa carte mère pour que les solutions puissent en profiter avec des puces Celeron et Pentium de gamme Coffee Lake. Du moins pour le moment. 

De quoi construire des machines accessibles financièrement qui n’auront pas à rougir de leurs performances en proposant une réactivité beaucoup plus agréable qu’une solution mécanique classique sans sacrifier sur la partie stockage. Pas la peine de faire l’économie d’un stockage à la fois performant et proposant assez d’espace. C’est la réponse à une utilisation familiale d’un PC qui ne veut pas devoir faire le choix entre la possibilité de stocker beaucoup de données et la vitesse d’usage. C’est particulièrement intéressant pour des utilisations sédentaires.

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Et Microsoft pourrait devoir suivre

Mais le gros point positif de ce changement de catégorie pour Optane vient d’ailleurs. Par un effet de levier inattendu, la nouvelle proposition d’Intel pourrait bouleverser le système de licence de Windows 10.

Actuellement le marché de l’entrée de gamme est coincé entre deux tarifs pour le système d’exploitation. Il y a la solution Entry qui ne concerne que les machines sous Atom, Celeron et Pentium avec 4 Go de mémoire vive et 32 Go de stockage au maximum. Cela permet de toucher une licence à 25$ mais limite considérablement les possibilités d’intégration. 

Mais c’est surtout la licence Value qui pourrait le plus être impactée, cette version de Windows 10 est proposée à 45$ toujours pour les engins sous Atom, Celeron ou Pentium avec 4 Go de mémoire vive mais dont le stockage peut être composé de 64 Go de SSD ou 500 Go de stockage mécanique. Les machines équipées d’un Optane de 16 ou 32 Go et d’un disque mécanique pourraient tout à fait entrer dans cette catégorie. Elles bénéficieraient alors d’un meilleur stockage – alliant capacité du mécanique et vitesse des SSD – sans passer à une licence CORE à 65$.

Imaginez un Mini PC – type NUC – sous Windows 10 avec Pentium et 4 Go de mémoire vive extensible, 16 Go de stockage Optane et 1 To de stockage mécanique à un prix abordable. Vous aurez une bonne idée de la formule qui pourrait bientôt débarquer sur le marché.

 

La technologie Optane désormais accessible aux Celeron et Pentium © MiniMachines.net. 2019

Une rapide découverte de l’Intel NUC Hades Canyon MAJ Prix

Par Pierre Lecourt

Mise à jour du 1er Avril mais ce n’est pas une blague : Le MiniPC Hades Canyon dans sa version Core i7-8705G est actuellement à 536 chez Amazon au lieu de 749€ ! 

Intel NUC Hades Canyon NUC8i7HNK Core i7-8705G

Intel NUC Hades Canyon NUC8i7HNK Core i7-8705G

Barebone Intel NUC - Core i7-8705G - Radeon RX Vega M GH 4 Go - 32 Go de DDR4 max - 2 x M.2 2280 PCIe 4x NVMe / SATA III - Wifi AC - Bt 4.2 - SDXC - Jack 3,5mm - 1 x USB 3.1 Type-C - 2 x Ethernet - 1 x S/PDIF + Jack 3.5mm - 2 Mini DisplayPort - 6 USB 3.0 - 2 HDMI 2.0 - 2 x Thunderbolt 3 - 221 x 142 x 39 mm

Disponible à 536€

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Billet original du 27 Mars 2018 :  Une prise en main rapide et des impressions autour de ces deux NUC qui devraient débarquer rapidement désormais puisqu’on me confirme une disponibilité dès la semaine prochaine en France. Les NUC8i7HVK ( i7-8809G ) et NUC8i7HNK (  i7-8705G ) sont les nouveaux fers de lance de la marque sous le nom de code Hades Canyon. Ils viennent remplacer les Skull Canyon sur le segment haut de gamme de la marque.

Intel NUC Hades Canyon

Ce sont aussi, et surtout, les premiers engins à embarquer les nouveaux processeurs Intel Kaby Lake-G. Ces processeurs qui proposent en leur sein un circuit AMD Radeon Vega et leur offre des performances graphiques plus importantes que la précédente génération équipée d’Intel Iris Pro. Intel avait mis en place des prototypes des engins pour les présenter à la presse avec des configuration dédiées au jeu et à la VR.

Intel NUC Hades Canyon

Une occasion de découvrir ces boîtiers légèrement plus épais que les précédents : 22.1 cm de large, 14.2 cm de profondeur et un tout petit peu moins de 4 cm d’épaisseur avec 3.9 cm en comptant la coque arborant ce crane coloré par des LEDs rouges et bleues. 

Intel NUC Hades Canyon

Ma première question a été de savoir si ces LEDs pourraient être désactivées et la réponse est oui. En coupant leur illumination, la surface retrouve un gris sobre et uniforme.

Intel NUC Hades Canyon

Il sera également possible de la changer pour en installer une autre mais cette fois-ci il n’y aura plus de modèle supplémentaire dans la boite. Il faudra vous en imprimer un ou attendre qu’un fabricant se penche sur le problème.Intel NUC Hades Canyon

Je suis arrivé tôt à la présentation car je voulais bénéficier d’un peu de lumière pour prendre les machines en photo : Pas grand chose de neuf à découvrir par rapport aux précédentes présentations de l’engin mais l’occasion de confirmer l’excellente qualité de la finition de l’ensemble. La connectique de façade est très complète avec la panoplie nécessaires à un usage complet classique sans avoir à farfouiller derrière l’engin. Un point important puisque ces NUC Hades Canyon NUC8i7HVK et NUC8i7HNK pourront s’accrocher en VESA derrière un écran. Les différents ports de façade se retrouvant donc orientés vers le haut de l’écran ou sur le côté pour être manipulés facilement. 

On retrouve donc le lecteur de cartes SDXC, un port USB 3.0 avec fonction de charge et un USB 3.0 classique. Un port USB 3.1 Gen2 en USB type-C et un port jack audio 3.5 mm. A noter que cette façade cache également un port infrarouge pour piloter l’engin à la telco.

NUC8i7HVK

Sur la face arrière, deux ports Thunderbolt 3.0, un USB 3.1 Gen2 et deux Mini DisplayPort 1.2 via un port USB Type-C. Deux ports réseau Gigabit, quatre ports USB 3.0, une sortie jack audio stéréo 3.5 mm abritant une sortie audio optique Toslink et enfin une prise HDMI. Je n’ai pas pu prendre de cliché “live” de la partie arrière puisqu’ils étaient encombrés de câbles.

Intel NUC Hades Canyon

J’ai pu cependant découvrir une partie des entrailles de la version NUC8i7HVK : La carte mère que nous avions pu apercevoir il y a quelques jours ici équipée de mémoire et de stockage.

Intel NUC Hades Canyon

Au centre, le support du très large processeur Kaby Lake-G embarqué. Les deux modèles ont la même empreinte sur la carte. Cette largeur s’explique par la présence du chipset graphique RX Vega sur la puce. Le choix d’un placement à l’envers peut paraître étonnant puisque la chaleur monte, on se dit que la puce aurait été mieux dissipée dans l’autre sens mais en réalité le circuit de refroidissement est très bien pensé. L’air frais aspiré par l’engin circule d’abord sur le dissipateur de la puce avant d’être extrait de la machine. Des caloducs transportent l’excédent vers des ailettes situées de part et d’autre de la partie arrière.

Intel NUC Hades Canyon

L’ensemble est TRÈS silencieux. A mon arrivée, alors que les machines tournaient déjà depuis un moment sous divers titres 3D, elles ne faisaient absolument aucun bruit supplémentaire dans la pièce ambiante. La surface des coques étaient à peine tiède quand je suis parti de l’événement alors que certaines machines avaient alors tourné plusieurs heures en VR… Un test confirmera cette impression mais il me semble qu’Intel a vraiment travaillé ce point qui était un des bémols de la version Skull Canyon. La gestion de la chaleur par les Hades Canyon est bien meilleure malgré le recours à des circuits graphiques plus exigeants. La version haut de gamme NUC8i7HVK propose un processeur avec un TDP de 100 watts, la version la plus sage affiche 65 watts. 

Intel NUC Hades Canyon

Intel NUC Hades Canyon Intel NUC Hades Canyon 

Le modèle exposé était équipé de 16 Go de DDR4 et d’un duo de stockage comprenant un SSD Optane 118 Go et un SSD Intel de 512 Go plus classique. De quoi faire exploser le budget de l’engin qui sera, pour rappel, vendu sous la forme d’un barebone sans système, mémoire vive ni stockage. 

Les tarifs sont encore flous mais il faudra compter sur 910$ pour la version haut de gamme NUC8i7HVK avec un Intel Core i7-8809G quadruple coeur cadencé de 3.1 à 4.2 GHz avec 8 Mo de cache et un chipset graphique Radeon RX Vega M GH cadencé de 1063 MHz à 1190 MHz. La version NUC8i7HVK devrait être proposée à 710$ avec un Core i7-8705G quadruple coeur cadencé de 3.1 à 4.1 GHz toujours en 8 Mo de cache avec un chipset Radeon RX Vega M GL oscillant entre 931 et 1011 MHz. 

Intel NUC Hades Canyon

On note que deux pads thermiques sont positionnés de manière à améliorer la dissipation des stockages avec le métal du châssis.

Intel NUC Hades Canyon

L’alimentation, enfin, est impressionnante, presque aussi grosse que la boite. Il s’agit d’un modèle qui envoie du 19.5 volts en 11.8 ampères. Comme les machines, à la fin de l’événement, cette batterie n’avait pas fait pire que tiédir. Je suppose que le choix d’un bloc de cette taille a été fait avec la volonté d’une bonne gestion de la chaleur.

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Je manque de recul pour qualifier clairement ces engins. Ce que je peux affirmer c’est que les jeux affichés se comportaient admirablement bien : The Witcher 3, Tomb Raider, SuperHot VR semblent être parfaitement gérés et d’une fluidité exemplaire. Il faudra attendre encore un peu pour avoir des tests plus poussés notamment pour d’autres usages que le jeu vidéo. Il me semble que le pari d’une minuscule boite capable de remplacer un gros PC sans souffrir d’un bruit intempestif ni de ralentissements problématiques est en passe d’être gagné.

Une rapide découverte de l’Intel NUC Hades Canyon MAJ Prix © MiniMachines.net. 2019

Intel embauche Tom Petersen de Nvidia

Par Pierre Lecourt

Le mercato  d’Intel ne finit pas  et le fondeur semble vouloir vraiment se créer une dream team pour ses nouveaux produits. Après les embauches successives de nombreux anciens AMD, la marque change de club et va voir du côté de Nvidia pour gonfler ses rangs. Tom Peterson change ainsi d’équipe et passe du maillot vert au maillot bleu. 

Il rejoint Chris Hook, un vétéran du marketing chez AMD puisqu’il a passé 17 années chez ATI puis chez AMD, qui a été embauché chez Intel en Avril dernier. Tom Peterson, vous ne le connaissez peut être pas mais il a  été chez IBM, Motorola et Broadcom avant de se faire embaucher chez Nvidia où il a passé 15 ans. C’est une plume du blog de la marque et un fervent défenseur du travail de Nvidia auprès  de tous les acteurs du marché.

Il vient donc rejoindre l’équipe en place pour travailler autour des projets graphiques d’Intel. Il s’occupera de la partie marketing où il y a  tout à faire puisque la marque ne s’est jamais adressée au grand public pour vanter le mérites de ses circuits graphiques externes. Il est un peu plus facile de vendre une puce Intel intégrée à un processeur Intel que de décider un particulier d’investir dans une carte graphique sur un marché largement dominé par deux poids lourds très concurrentiels comme Nvidia et AMD.

Tom Peterson va devoir trouver les clés pour séduire le public afin qu’il ait envie de, ne serait-ce qu’essayer, de tenter l’aventure d’une carte graphique Intel. Un challenge qui peut être suffisamment motivant quand on a sa carrière. Avec, je suppose, un gros chèque en prime.

Intel embauche Tom Petersen de Nvidia © MiniMachines.net. 2019

Acute Angle AA : Un MiniPC Apollo Lake original

Par Pierre Lecourt

Mise à jour : Le MiniPC tombe à 152.66€ avec le code indiqué en bas de page.

Billet original : Le marché du MiniPC chinois est plutôt dans la répétition. On prend une carte mère fabriquée par une usine ODM. On désigne ou on choisit un châssis sur catalogue, on assemble le tout en tirant au maximum sur les tarifs et on expédie dans la nature. L’Acute Angle AA-B4 change un peu la donne sans rien révolutionner pour autant d’un point de vue performances.

Il s’agit d’un boitier de MiniPC des plus classiques, ses entrailles accueillent un processeur Intel Apollo Lake Celeron N3450 accompagné de 8 Go de mémoire vive – bon point – et d’un double stockage comprenant 64 Go de eMMC et 128 Go de SSD. Ce dernier sera extensible bien que l’on ait pas le détail de son format pour le moment. Cela donne une base plutôt correcte pour des usages multimédia et bureautiques classiques. Le Celeron N3450 est un processeur quadruple coeurs cadencé de 1.1 à 2.2 GHz avec 2 Mo de cache et un circuit graphique Intel HD 500. Il saura exécuter sans soucis des tâches classique comme un traitement de texte ou un tableur, lancer des sessions internet et piloter des contenus multimédia. Trop léger pour du jeu récent, il pourra tout de même lancer des titres anciens et peu gourmands.

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Accompagné de 8 Go de mémoire vive, ce sera donc un MiniPC paré pour des utilisations bureautiques et de lecture audio ou vidéo. On pourra lui demander des retouches légères et du traitement par lots mais évidemment pas dans les mêmes délais qu’un processeur Core plus récent. Difficile de juger de son stockage, le duo eMMC et SSD peut réserver des surprises.

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Il semble logique d’imaginer un système Windows 10 monté sur le eMMC et les 128 Go de SSD libres pour vos applications et vos données. Cela peut parfaitement fonctionner. Au pire, on aura la possibilité de monter le système directement sur le SSD et garder l’eMMC en solution secondaire. Chaque arête mesure 25.5 cm de long et l’ensemble fait 4 cm d’épaisseur. Une bonne partie de la machine est recouverte de bois percé de trous pour aider sa dissipation active. Le processeur dégage 6 watts de TDP ce qui ne devrait pas être trop difficile à refroidir activement.

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L’interface proposée par le Acute Angle AA-B4 est assez originale même si les slogans développés pour la vendre sont assez idiots. Vous avouerez que “Des performances aussi stables qu’un triangle” associé à cette image, ce n’est pas l’argument le plus malin qui soit.

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Pour autant le design est original et le mélange bois et alu pourra séduire. D’autant qu’il est ici mis au service d’une proposition pas uniquement dédiée à proposer un aspect original mais sert également l’usage de la machine. En façade, on retrouve deux ports USB 3.0 et le bouton de démarrage directement accessible. A l’arrière, un troisième port USB 3.0, une sortie HDMI 2.0 HDCP, un port Ethernet Gigabit et un port jack 3.5 mm stéréo en plus du jack d’alimentation. Les câbles sortants sont prévus pour passer dans le triangle d’aluminium et ne pas s’étaler en pieuvre sur l’arrière de l’engin.

Un module Wifi5 et Bluetooth 5.0 est intégré, ce qui permettra de le brancher facilement n’importe où, de le relier à un écran et de l’utiliser avec des périphériques sans fil.

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La machine peut se disposer debout ou à plat, suivant vos besoins. J’avoue que l’usage debout me fait un peu peur sur un bureau. Faire tomber la machine semble assez facile. Mais cela peut avoir du sens en glissant le MiniPC sur l’étagère d’un meuble ou dans une bibliothèque. Alors, son design en hauteur prend tout son sens et son aspect bois peu fonctionner. Couplé à une solution de saisie sans fil, cela donne un MiniPC original et efficace. A côté d’un téléviseur ou sur un bureau, j’aurais tendance à le placer à plat voire à le positionner sur des petits patins en silicone auto collants pour le détacher de son support et améliorer sa dissipation thermique.

A 178€, le Acute Angle AA-B4 a pour lui le mérite d’un prix abordable et d’un format jamais vu. C’est à mon sens un bon MiniPC de consultation web, de lecture multimédia en streaming ou en local ou de pilotage de logiciels simples comme un traitement de texte, un tableur, un logiciel de triage de photos ou un gestionnaire de bibliothèque. Sans être monstrueusement performant, il trouvera sa place chez des utilisateurs pour qui l’informatique est un outil et non pas des passionnés.

MiniPC Acute Angle AA-B4 N3450 - 8Go - 64Go eMMC - 128 Go SSD

MiniPC Acute Angle AA-B4 N3450 - 8Go - 64Go eMMC - 128 Go SSD

MiniPC - Celeron N3450 - 8 Go RAM - 64 Go eMMC - 128 Go SSD évolutif - Wifi5 - Bluetooth 5.0 - Ethernet Gigabit - 3 USB 3.0 - HDMI 2.0 HDCP - 25.5 x 25.5 x 4 cm - Windows 10 Home pré-installé.

Disponible à 153.85€

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Acute Angle AA : Un MiniPC Apollo Lake original © MiniMachines.net. 2019

Paywizard announces US debut of AI-driven subscriber intelligence platform at NAB Show 2019

Par Staff

Paywizard Singula™ offers pay-TV and OTT providers real-time identification of ‘next best action’ to take with customers  London, March, 25, 2019 – Paywizard, the pay-TV subscription, billing and customer relationship management (CRM) specialist, today announced the US debut of its new artificial intelligence (AI)-driven subscriber analytics platform,Paywizard Singula™ at NAB Show 2019 in Las Vegas. ...

Plus d’infos sur les circuits graphiques Intel Gen11

Par Pierre Lecourt

Un des nouveaux chevaux de bataille d’Intel est cette fameuse Gen 11, une appellation qui distingue cette onzième génération de circuit graphique chez Intel. Après l’embauche d’une vraie Dream Team de développeurs, dont beaucoup de transfuges d’AMD, tout au long de l’année dernière, le fondeur serait sur la  fin de son marathon de développement.

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La GDC ne nous a pas révélé grand chose de palpitant. Il faut dire que la concurrence a fait fort sur le segment. Nvidia a lâché des tonnes de news sur ses circuits graphiques haut de gamme et tenté de contrer le marketing tapageur de Google avec Stadia. De son côté, AMD est partenaire de Stadia puisque ce sont ses circuits graphiques qui vont équiper les data center de Google. Et Intel dans tout ça ?

Outre l’annonce d’un supercalculateur maison baptisé Aurora et fonctionnant avec les processeurs et solutions graphiques Intel, le public aura surtout eu droit à une grand messe plus qu’à des produits.

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Intel a présenté “The Odyssey” un programme destiné à renouer le dialogue entre les développeurs et Intel au sens propre mais également entre les programmes développés et l’architecture des puces de cette fameuse Gen11. The Odyssey est probablement une étape nécessaire pour de nombreux acteurs qui doivent penser à la force de frappe d’Intel en matière de solutions graphiques. Présent de facto dans de nombreuses machines puisque intégré au processeur d’origine, les puces Intel Gen 11 permettront aux studios de travailler leurs titres pour le plus grand nombre. Pour aider à cette prise en charge maximale des circuits Intel, le fondeur va également lancer un programme de financement marketing classique : Aider au développement de la partie graphique Intel comme AMD ou Nvidia aident les constructeurs à intégrer leurs technologies.

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Intel va changer son – très vieillissant – panneau de contrôle graphique. Alors que Nvidia et AMD ont transformé les leurs en véritables salles de contrôles d’usine à gaz, celui d’Intel est presque resté naïf. Une nouvelle solution devrait donc voir le jour et concerner toutes les puces de la marque depuis la sixième génération. Bien sûr, il ne s’agit là que de cosmétique. Ce nouveau système n’améliorera pas les performances des puces passées. On peut espérer qu’il permette, à terme, des réglages plus fins des puces futures.

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Autre annonce à la GDC, une solution pour améliorer la modération dans le monde du jeu vidéo. Un sujet important encore une fois pour Intel puisque ses puces touchent un très vaste éventail de profils. En polissant les comportements en ligne au sein des jeux, par exemple en utilisant un moteur pour détecter des phrases ou réactions à l’encontre d’un type de joueur ou de l’acharnement contre un autre, Intel pourrait servir de garde fou pour les développeurs. Cette approche est intéressante et si elle utilise les ressources disponibles des circuits Intel inutilisés quand une puce graphique est en action, cela serait bénéfique pour tout le monde.

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Plusieurs documents ont été distribués lors de la GDC dont un en particulier qui détaille l’architecture Gen11 et qui est disponible en libre accès chez Intel. Ce PDF n’est pas spécialement grand public et les arcanes du fonctionnement de ces puces n’est pas des plus simple à comprendre. Mais, nichés au sein de certaines pages, des références à des noms de code de puces ont été distillées. Ce jeu de piste ressemble presque à un marketing malin de la part d’Intel. Une solution pour distiller de l’information en deux temps et sous le vernis d’une “fuite”. Vernis qui rutile toujours un peu plus et fait automatiquement la une de nombreux sites.

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Le site TechPowerUp relève donc deux références dans ce document : IVL pour Ice Lake et LKF pour Lakefield. Deux des noms de code des futures architectures Intel embarquant cette fameuse Intel Gen11. Ce sont au final dix sept puces différentes qui sont listées sur les deux archi avec une grosse majorité de IceLake (13 refs).

Pas de surprises quant à la dénomination des processeurs graphiques : On retrouve les appellations Iris Plus Graphics mais dans des variantes 910, 920, 930, 940 et 950. Celles-ci correspondront à différents niveaux de performances. Ces circuits étant aussi bien destinés aux Core haut de gamme qui démarreront en Celeron jusqu’aux Core les plus musclés.

Les noms de codes sont pour le moment intraduisibles avec certitude. Sans la Pierre de Rosette d’Intel pour nous aider à comprendre ce que ICL11LPGT2Y64 ou ICL11LPGT2Y48LM veut dire, on peut faire des projections sur le nombre d’unités de traitement ou la gamme de processeurs qui les embarquera. Il faudra sans doute attendre encore un moment pour connaitre en détail la signification exacte de ces codes et la destination de chaque Gen11.

Plus d’infos sur les circuits graphiques Intel Gen11 © MiniMachines.net. 2019

Intel abandonne ses Compute Cards

Par Pierre Lecourt

Avoir son PC dans sa poche ? Littéralement ? C’est l’idée développée par Intel autour de ses Compute Cards. Des PC de la taille d’une carte de crédit un peu plus épaisse qui embarquaient tout ce qu’il fallait pour fonctionner… hors périphériques.

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L’idée du Compute Cards c’est de rassembler processeur, mémoire vive, stockage, Wifi et connectique dans un produit qui se glisserait dans votre portefeuille. De là, il pourrait être branché à un dock qui lui permettrait de le connecter aux éléments indispensables à son utilisation : Ecran, clavier et souris ainsi qu’un paquet de connecteurs accessoires classiques. Avec ce produit l’idée est donc de se connecter sur un poste de travail lambda et de retrouver son univers personnel. Un usage très orienté vers les professionnels pour sa souplesse d’usage et la sécurité qu’il propose. 

Mais Intel y voyait également un bon moyen de proposer une interface grand public avec d’autres usages : Au lieu d’un simple dock, le constructeur imaginait des partenariats variés avec différentes marques. L’idée aurait été de proposer des portables classiques disposant par exemple d’un espace pour y glisser un Compute Card. Un utilisateur pourrait donc prêter sa machine pour qu’un autre puisse l’utiliser avec ses propres données et son propre processeur. Même idée dans un All In One par exemple avec deux systèmes qui pourraient cohabiter.

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Mais Intel estimait encore qu’il y avait d’autres usages envisageables pour le produit : Téléviseurs, voitures, docks multimédia… Le principe du Compute Card aurait pu être décliné à toutes les sauces. Si il y avait eu des sauces. 

Car le marché n’a pas suivi le concept et personne, ou presque, n’a proposé de matériel compatible. Intel décide donc d’arrêter les frais  en renonçant à la production de nouvelles Compute Cards. Les solutions actuelles seront toujours vendues et suivies jusqu’à la fin de l’année. Les modèles sous Celeron N3450, Pentium N4200, Core M3-7Y30 et Core i5-7Y57 seront donc toujours commercialisées. Histoire de laisser le temps à ceux ayant investi dans la solution de faire d’éventuelles emplettes.

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On ne peut pas blâmer les constructeurs de ne pas avoir suivi cette voie. Qu’auraient t-ils eu à y gagner ? Imaginons un constructeur de portables proposer cette option, il restreindrait son public en proposant un engin plus cher et pour une plus value nulle de son côté. Les Compute Card étant propriétaires à Intel, leur fabrication n’aurait été qu’à son profit. Imaginer un portable avec un coeur de Compute Card est une belle idée pour l’utilisateur qui aurait pu profiter d’un engin évolutif dans le temps. Mais le vendeur de portable construisant cette solution se transformerait automatiquement en vendeur de périphériques. Plus en vendeur de portable. La marge à réaliser aurait sans doute été bien moins importante.

Source : Tom’s Hardware

 

 

Intel abandonne ses Compute Cards © MiniMachines.net. 2019

Les Intel Coffee Lake-H 9eme génération disponibles cette année

Par Pierre Lecourt

C’est sur les gammes les plus musclées qu’Intel va d’abord concentrer son attention. Les Coffee Lake-H de 45 watts de TDP seront les premiers processeurs mobiles de la gamme à bénéficier de cette nouvelle architecture de neuvième génération.

Le fondeur explique que cette nouvelle génération devrait commencer à débarquer au second trimestre de 2019 pour une disponibilité réelle plus tardive. On peut donc espérer des solutions pour la rentrée des classes au plus tôt et pour les fêtes de fin d’année au plus tard si ce calendrier est respecté.

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Les dernières fuites d’Intel laissaient entrevoir pas mal de nouveautés sur ces puces. Des Core i5 quadruple coeurs comme des Core i7 et Core i9 en six coeurs. De nouvelles options seraient également intégrées d’office dans les puces comme une intégration directe du Wifi6 par exemple pour des débits encore meilleurs en sans fil. La présence d’office d’un support du Thunderbolt 3.0 toujours bonne à prendre ou la prise en charge, déjà plus commune dans les gammes d’Intel, des systèmes de stockage Intel Optane. 

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Intel indique évidemment un gain en performances plus ou moins important avec cette neuvième génération. 11% de performances en plus en jeu sur “certains titres” par rapport à la huitième génération. Une augmentation de plus d’un tiers en vitesse pour le montage vidéo. En multi-tâches, les puces devraient également apporter un peu plus de confort. Intel précise des gains largement plus importants par rapport à des puces 3 générations en arrière, ce qui n’est plus si étrange qu’auparavant. Beaucoup d’utilisateurs ont mis un coup de rein, à leurs habitudes de changement régulier de machine il y a dejà quelques années. Passer d’une puce Core d’il y a 3 ans à une puce Core de neuvieme géénration apportera un gain pouvant aller jusqu’à 97% en montage vidéo. Un argument qui peut enfin donner envie de changer.

Source : Liliputing, NotebookCheck et TechRadar

Les Intel Coffee Lake-H 9eme génération disponibles cette année © MiniMachines.net. 2019

IT Partners 2019 : Kubb Silent un MiniPC compact, design et fanless

Par Pierre Lecourt

Lors de la sortie des tous premiers prototypes de Kubb, les châssis étaient montés en aluminium. Ils pesaient 400 grammes tout mouillés. Un poids jugé bien trop léger par les premiers testeurs qui ne voyaient pas là un bon rapport entre la densité promise par le design cubique de l’objet et sa présence une fois pris en main. La marque a donc décidé de changer de matériau et opté pour un acier épais, rendant ce Kubb bien plus massif.

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Ce nouveau Kubb Silent est encore plus lourd, presque 2 kilos. La volonté de la marque est de se débarrasser du ventilateur intégré et de le remplacer par une solution passive. Il faut donc du métal pour encaisser et emmagasiner la chaleur dégagée par les composants. Le châssis vient donc coiffer le processeur avant de dissiper la chaleur par les ailettes formée par la coque. La zone en contact avec l’air ambiant est imporrtante et les ailettes dirigées à la verticale jouent un rôle de convection naturelle.  

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Le résultat est sans surprise puisqu’on retrouve des cartes mères de NUC classiques en Core I3-8109U, Core i5-8259U ou Core i7-8559U dissipées sans un bruit. Les circuits graphiques atteignent l’UHD 655 et les fonctions habituelles sont présentes avec la possibilité d’étendre la mémoire DDR4 2400 MHz jusqu’à 32 Go ainsi que de profiter d’un SSD au format NVMe. Par défaut, les solutions démarrent à 850€ TTC en version 8 / 256 Go.

Kubb silent

Un tarif élevé si on le considère uniquement sur l’angle des performances et du service. Les NUC seront moins chers à performances égales et proposeront évidemment la même connectique. Mais un prix qui comprend le  travail de création d’un boitier pas comme les autres qui assure une dissipation passive.

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Une version “miroir”du Kubb Silent

Bleujour ne considère plus vraiment le marché de la distribution classique. Les Kubb Silent rejoindront les autres modèles de Kubb dans des propositions haut de gamme et sur mesures. Le constructeur français répond à des demandes spécifiques de marques en habillant ses machines à leur couleur. Elle équipe également des lieux prestigieux avec des machines au design original. Un marché de niche qui lui convient, sa production est plus faible qu’un constructeur qui habille ses engins d’une pièce moulée en plastique et cela lui permet de sélectionner des composants haut de gamme.

IT Partners 2019 : Kubb Silent un MiniPC compact, design et fanless © MiniMachines.net. 2019

Intel a toujours du mal à livrer ses Celeron et Pentium

Par Pierre Lecourt

La situation a tendance a s’envenimer, les processeurs Intel Celeron et Pentium de la gamme Gemini Lake continuent de manquer à l’appel. Intel a également du mal à livrer assez de puces Intel Core i5 Kaby Lake Refresh sur ce premier trimestre 2019. La faute à un défaut de production lié aux changements de technologie de la marque qui peine encore et toujours à produire en 10 nanomètres.

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En attendant que cela se règle, Intel a mis la priorité de sa production sur les processeurs les plus rémunérateurs et donc les solutions haut de gamme. Une décision logique puisqu’elle permet d’amoindrir les  effets négatifs de la pénurie sur le chiffre d’affaire de la marque. On trouve donc des puces pour serveurs, des Core i7 et i9 en quantités suffisantes mais beaucoup moins de processeurs plus low-cost.

Et cette problématique de pénurie irait apparemment en s’amplifiant puisque les chiffres annoncés par Digitimes montrent un delta entre la demande et les livraisons qui aurait doublé depuis la fin 2018 sur ces secteurs. Alors qu’Intel livrait 5% de moins que prévu en fin d’année dernière, ce chiffre atteindrait aujourd’hui 10%. Un problème qui a des conséquences en cascade puisque les constructeurs se reportent tous vers des solutions alternatives. Les Core-5 Kaby Lake Refresh manquant à l’appel, leurs prix augmentent. Les fabricants se tournent alors vers les Core i3 pour proposer des solutions plus abordables. Ce mouvement étant général, ce sera vraisemblablement bientôt autour de ces Core i3 de poser un problème.

The Intel Pentium Silver and Intel Celeron processors are based on Intel’s architecture codenamed Gemini Lake, and are engineered for a great balance of performance and connectivity for the things people do every day with great battery life(Credit: Intel

Les grands constructeurs sont, bien entendu, moins impactés que les petits. Leurs contrats obligent un peu plus à les livrer que les fabricants noname qui n’ont pas de partenariats très poussés. Un fabricant comme GPD par exemple a signalé limiter la production de son nouveau GPD MicroPC en fonction des puces qu’il avait pu sécuriser. C’est franchement dommage pour les gammes Celeron et Pentium Gemini Lake car ce sont d’excellents processeurs entrée de gamme. Performants, stables, peu gourmands et répondant à la grande majorité des besoins des utilisateurs. Ils n’ont eu pour le moment qu’une demie vie sur le marché faute de stocks suffisants. Les fabricants noname se rabattent massivement sur des solutions plus anciennes comme les processeurs Apollo Lake moins doués.

Cette pénurie a le mérite de laisser AMD émerger sur le secteur. La marque enregistre une belle progression avec une part de marché qui a bondi de légèrement moins de 10% à presque 16%. Malheureusement cet impact ne se sent pas vraiment dans les minimachines, AMD restant toujours lié à des puces proposant un TDP trop élevé pour une intégration dans des MiniPC ou des ultraportables. 

Intel a tiré la sonnette d’alarme et met en place diverses stratégies pour remettre sa production en bon état de marche. Principalement en investissant massivement dans ses usines de productions 14 nanomètres aux US et en Irlande. Il faudra cependant probablement encore attendre un moment pour retrouver une production au niveau.

Intel a toujours du mal à livrer ses Celeron et Pentium © MiniMachines.net. 2019

Argosy brings End-to-End Signal Distribution & Intelligent Networking to BVE 2019

Par Caroline Shawley

  Infrastructure specialist demos range of smart, super-fast switches, plug and play fibre and intelligent power management   [LONG CRENDON UK, 31 January 2019] – Argosy, a leading international supplier of broadcast cables and infrastructure products, is demonstrating a full range of signal distribution and intelligent networking solutions at BVE (stand C60). Their aim is ...

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