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La famille Intel Comet-Lake H s’agrandit

Ils étaient au nombre de 6 au moment de leur sortie sur le marché en Avirl dernier. Intel vient d’en ajouter deux de plus mais la marque avait déjà allongé la liste avec une référence supplémentaire entre temps. Le Core i9-10885H a ainsi fait son apparition et est désormais rejoint par les Core i7-10870H et le Core i5-10200H. On passe donc d’une offre avec un Core i9, trois Core i7 et deux Core i5 des débuts à une écurie comprenant deux Core i9, quatre Core i7 et trois Core i5 sur cette gamme.

Intel Comet Lake-H

Le nouveau Core i7-10870H vient se placer juste en dessous du Core i7-10875H lancé en Avril. Il propose toujours les mêmes composants avec 8 coeurs et 16 Threads mais dans des fréquences allant de 2.2 à 5 GHz et non plus 2.3 et 5.1 GHz comme le 10875H. Le Core i7-10870H est donc un peu moins rapide, 100 MHz de moins en fréquence, mais identique sur tous les autres plans. On retrouve les 16 Mo de mémoire cache, le TDP de 45 Watts et un circuit graphique Intel UHD tournant de 350 à 1.2 GHz. La puce conserve évidemment tous les atouts de la gamme : gestion du Thunderbolt 3.0, prise en charge de 128 Go de mémoire vive DDR4-2933, Wifi6, gestion d’Intel Optane, QuickSync, gestion triple écran… Le Core i7-10870H est donc un i7-10875H cadencé à 100 MHz de moins. Une différence dont on ne verra les effets que dans les tests les plus poussés mais qui ne devrait pas avoir de grosses incidences à l’usage.

Est-ce que cette puce est née d’une volonté d’Intel d’étendre sa gamme tarifaire avec une option un peu moins haut de gamme ? Ou est-ce qu’il s’agit d’un moyen de glisser une partie de la production incapable de tenir les fréquences de son Core i7 haut de gamme ? Impossible de le savoir mais je suppose que le fondeur n’a pas lancé ces puces au hasard et mon petit doigt me dit que la production devrait se retrouver sur le marché avec de nouvelles machines très bientôt.

Comet Lake H

Le Core i5-10200H vise sans doute un segment plus entrée de gamme puisqu’il devient, dans les faits, le processeur le moins rapide de l’offre en se positionnant sous le précédent Core i5-10300H. Il s’agit donc d’un quadruple coeurs et d’un octuple threads cadencé de 2.4 à 4.1 GHz. Là encore 100 MHz de moins que le modèle précédent. Il propose 8 Mo de cache et un circuit graphique UHD cadencé de 350 à 1.05 GHz.

Des références que la marque va devoir positionner sur un marché compliqué face aux solutions Ryzen d’AMD. Peut être que c’est là la vraie raison de ces apparitions plus tardives ? Avoir des puces aux prix plus attractifs pour contrer l’offre Zen.

Sources : Videocardz via Liliputing

La famille Intel Comet-Lake H s’agrandit © MiniMachines.net. 2020.

TopTon lance un MiniPC sous Core i9-10885H

Large de 14.6 cm et profond de 15, ce Minuscule MiniPC signé Topton est un peu plus haut que les machines habituelles avec 6.6 cm d’épaisseur. A son bord, une assez belle panoplie de processeurs Intel de neuvième et dixième génération.


Topton
La gamme propose des Core i9-9880H, i5-10300H, i5-10400H, i7-10300H, i7-10400H, i7-10750H, i7-10875H et enfin les i9-10880H et i9-10885H. Cette dernière puce, fonctionnant à 45 watts de TDP, est une solution huit coeurs et 16 threads cadencée de 2.4 à 5.3 GHz avec 16 Mo de mémoire cache. Une puce encore gravée en 14 nanomètres malgré un lancement récent. Ce processeur embarque un circuit Intel UHD Graphics 630 et vise les segments portables les plus haut de gamme.

Pour accompagner ce processeur haut de gamme, on découvre diverses options de stockage et de mémoire vive. D’une version barebone de l’engin vendue un peu moins de 490€, on peut aller jusqu’à une version musclée en 64 Go de DDR4 associée à 2 To de stockage NVMe PCIe proposée juste au dessus des 1060€… A 460€, pour peu que vous soyez équipés de composants à recycler, c’est une base qui peut être alléchante. 

Topton

L’engin est équipé d’un large ventilateur qui brassera sans doute pas mal d’air au sein de la machine de Topton. Ce type de système avec des pâles très inclinées et séparées assez largement est souvent assez efficace en terme de débit mais beaucoup moins discret que les solutions plus classiques. L’air sera fortement brassé et si l’ensemble de la machine devrait bénéficier d’une ventilation de qualité, le MiniPC ne sera pas des plus silencieux.

Topton

Le reste de la machine est assez habituel avec une connectique très standard : en façade, on découvre un port USB Type-C avec prise en charge vidéo, deux USB 3.0 et un bouton de démarrage. A l’arrière, deux ports jack 3.5 mm stéréo pour casque et micro, deux ports Ethernet Gigabit, un DisplayPort, un HDMI deux autres ports USB 3.0 et deux ports USB 2.0 pour finir. On remarque également deux prises d’antenne pour le module Wifi/Bluetooth embarqué.

Topton

L’intérieur de l’engin propose deux slots SoDIMM, deux ports M.2 2280 PCIe NVMe x4 ainsi qu’un emplacement 2.5″ SATA. Un port M.2 2230 est également disponible pour la carte wifi embarquée. Bref de quoi se construire un engin haut de gamme avec des  possibilités assez impressionnantes.

Topton

Reste que je n’investirai pas un centime dans cet engin. Non pas qu’il soit forcément mauvais mais, d’une part je ne suis pas sûr de la pertinence d’acheter une machine de ce genre à une marque OEM comme Topton, d’autre part le jeu n’en vaut pas forcément la chandelle dans un MiniPC. Outre le fait que je suis un peu inquiet du système de ventilation, j’ai peur que la solution ne soit pas la plus intéressante a moyen terme. 

Clevo P50

Ces processeurs et en particulier les Core i9 proposés, sont des puces que l’on est supposé trouver dans des portables haut de gamme à destination des joueurs et des pros. En pratique, ils n’existent pas. On trouve bien des puces i9-10980HK chez Chez Alienware ou MSI. On trouve également des i9-9900K… Mais pas vraiment de i9-10885H sur le marché. Clevo a annoncé un engin équipé de ce processeur, le PB50DF2. Un 15.6″ qui propose également un circuit graphique GeForce RTX Super. Dell a sorti un XPS 15 9500 avec une GeForce GTX 1070, HP a lancé des Envy et des Omen également équipés de ces puces. Des modèles Précision sont également apparus… Mais ces solutions ont connu une commercialisation quasi confidentielle. Pour s’en convaincre, il suffit de naviguer dans les sites de tests en ligne qui listent les résultats de ces processeurs. Les chiffres font peu par rapport aux produits d’autres gammes. Ces portables n’ont pas eu de gros retours chez nous et ont quasiment tous disparu des catalogues. Et c’est assez logique, annoncée à 556$ par Intel comme tarif client conseillé, la puce core-i9 s’est heurtée à un petit souci technique. Elle a explosé en vol.

L’autre problème vient du reste de l’offre actuelle. Les Puces AMD Ryzen situées sur le même segment sont moins chères pour une performance équivalente. Une  solution comme le Ryzen 7 4800H propose, à TDP identique, une prestation quasi équivalente en terme de calcul. Si la disponibilité de la solution AMD est pour le moment à la fois médiocre et totalement inaccessible aux constructeurs comme Topton, elle finira par devenir plus importante. A ce moment là, les engins équipés de ces puces Core i9 de dixième génération d’Intel seront quasiment impossibles à vendre. Autant essayer de s’en débarrasser tant que c’est encore possible.

Les retours de ce marché particulier que j’ai en ce moment sont assez clairs. Des puces débarquent des invendus d’Intel sur certains secteurs. Des processeurs totalement inaccessibles auparavant qui se retrouvent “bradés” sur un marché parallèle car les constructeurs et les grossistes veulent s’en débarrasser. Et cela conduit à ce genre de machine un peu bancale. Pourquoi bancale ? Parce que toute sa puissance de calcul est ici sous exploitée en l’absence de circuit graphique dédié. Sans port Thunderbolt pour lui greffer une solution externe AMD ou Nvidia, la machine restera confinée dans ses capacités de calcul sous exploitées.

De mon côté, je préfère attendre de voir une machine un peu plus aboutie, avec une marque plus connue également. Non pas que Topton soit forcément mauvais, je ne connais pas cette enseigne, mais parce que le même engin proposé par un Beelink ou autre sera sûrement plus abouti ou mieux garanti. Et puis j’attends de voir ce que nous réserve le marché. Une baisse continue des tarifs au fur et à mesure que la concurrence va se manifester sur ce type de puce. Et un effondrement à terme, lorsque les processeurs AMD déferleront…

Source : AndroidPC

TopTon lance un MiniPC sous Core i9-10885H © MiniMachines.net. 2020.

Jasper Lake : la prochaine gamme Intel Celeron et Pentium détaillée

Jasper Lake c’est le nom de code des nouveau coeurs d’Intel à destination du marché low-cost et basse consommation. Des puces que l’on retrouve dans de nombreux ultraportables abordables mais également dans une foule de MiniPC. Alors que les Gemini Lake (architecture Goldmont Plus)  ont été lancés en 2017, on les trouve encore en vente en 2020. Les Gemini Lake Refresh ont suivi en 2019 mais avec une disponibilité parfois compliquée

En 2021, Intel va donc lancer les Jasper Lake en se basant sur une nouvelle architecture, Tremont, gravée en 10 nanomètres. Le résultat de ce changement de catégorie devrait se traduire par une augmentation globale des performances de 30% environ par rapport aux puces actuelles. 

La première gamme de solutions annoncées pour 2021 serait composée de 6 processeurs : 2 Pentium et 4 Celeron, ils seraient normalement prévus pour des machines de bureau type MiniPC. Mais la porosité de ce marché fait que l’on a retrouvé de ces puces dans des engins très, très, variés…

ProcesseurCores/ThreadsFréquencesCache L2TDP
Pentium Silver N60054/42/3.3 GHz4 Mo10W
Celeron N51054/42/2.8 GHz4 Mo10W
Celeron N45052/22/2.9 GHz4 Mo10W
Pentium Silver N60004/41.1/3.1 GHz4 Mo6W
Celeron N51004/41.1/2.8 GHz4 Mo6W
Celeron N45002/21.1/2.8 GHz4 Mo6W

Cela signifie que la production de solutions Tremont va augmenter, actuellement ils sont intégrés aux puces Lakefield qui emploient la technologie Foveros pour additionner des coeurs Tremont d’Atom avec des coeurs Sunny Cove de type Core. Intel semble donc assez confiant pour proposer des puces en quantité sur ce segment de gravure 10 nanomètres. 

Athlon Silver 3050e

Intel doit mettre les bouchées doubles sur ce segment de puces à basse consommation. Entre 6 et 10 watts, le fondeur n’avait avant aucun véritable concurrent. Ses puces “Gold” et “Silver” ne souffraient pas vraiment de concurrence… Mais cela va changer dans le futur puisque AMD semble s’intéresser également à ce segment. Ses AMD Silver 3050E, AMD 3020e et AMD 3015e tourneront dans un TDP de 6 watts… De quoi donner un peu de concurrence sur ce marché particulier.

Les processeurs AMD Athlon Silver 3050e seront construits sur une solution double coeurs Zen et géreront quatre threads. Ils seront cadencés jusqu’à 2.8 GHz en mode Turbo et proposeront un chipset Radeon Vega 3 à 1 Ghz. De quoi motiver Intel à rester sage sur les tarifs et un peu plus excité sur les performances.

Source : Fanlesstech

Jasper Lake : la prochaine gamme Intel Celeron et Pentium détaillée © MiniMachines.net. 2020.

Tiger Lake, la 11e gen d’Intel se dévoile avec quelques surprises

Intel a donc détaillé sa toute nouvelle architecture Tiger Lake, celle qui anime ses puces Core de onzième génération. De nouveaux processeurs à destination des portables. Une annonce technique accompagnée d’une nouvelle évolutin du marketing  de la marque. Le Project Athena, lancé pour aligner les constructeurs autour de solutions Intel, est abandonné au profit d’une nouvelle formule . Un label “Evo” va venir reprendre le flambeau. 

Intel Evo

 

La naissance d’EVO

Le Project Athena, on s’en souvient, c’est un aiguillage mis en place par Intel pour influer sur le fonctionnement des constructeurs. La marque avait fait la même chose avec les ultrabooks avec beaucoup de succès. En gros, il s’agit d’une gare de triage, les ultraportables se présentent face à un physionomistes qui leur dit quelle voie prendre. Si les machines proposent une autonomie suffisante, des performances adaptées, une certaine épaisseur et une certaine connectique, alors ce sont des machines qui sont validées et peuvent entrer sur la voie “Project Athena”. Si elles sont trop épaisses, si elles n’ont pas la bonne autonomie ni les bons connecteurs, elles ne pourront pas s’y diriger.

Opportunément, et c’est ma foi très logique, la voie “Project Athena” était conditionnée à la présence d’un processeur Intel. L’emploi d’un processeur Intel Core à basse consommation pour obtenir l’autonomie demandée. La présence obligatoire d’un Thunderbolt 3.0 et autres détails techniques faisaient que le Project Athena était une voie réservée aux puces de la marque. Une manière de pousser les constructeurs à ne pas lorgner chez la concurrence Qualcomm et AMD.

EVO Tiger Lake

En contrepartie, Intel aidait au financement du marketing de votre machine, cofinançait vos campagnes de pub et vous prenait même sous son aile pour vous accompagner dans le développement optimal de votre PC à grand renfort d’ingénieurs. Et ça a marché. Du moins en partie. Parce que le grand public n’a jamais vraiment compris la démarche et que je n’ai vu nulle part de PC portable étaler sur sa boite ou sa carcasse qu’il faisait partie de la grande famille des PC Project Athena. trop complexe, trop difficile à mettre en avant, la partie grand public du projet lancé en 2019 n’a pas vraiment fonctionné. Du moins pas aussi bien que les rouleaux compresseurs publicitaires qui ont été les solutions “Centrino” ou “Ultrabook”.

Intel a donc décidé de transformer Project Athena en un nouveau label : Evo. Avec ce nouveau guide, Intel veut conserver la même philosophie et assure vouloir garantir aux clients un nouvel ensemble de KEI. Un acronyme pour Key Experience Indicators. Des points qui définissent en partie ce dont la machine sera capable. On pourrait croire que Evo revient au même que Project Athena mais il y a quelques subtiles différences. Le Label Evo ne s’arrêtera pas qu’à une demande théorique pour être attribué, il faudra passer par la case pratique pour être pris en compte.

EVO Tiger Lake

Si pour les Ultrabooks ou Athena, il suffisait que les constructeurs jurent sur la tête de leurs milliampères que leurs engins allaient tenir 16 heures en autonomie, avec le Label Evo il faudra mesurer ce résultat. Intel veut du concret, la marque s’étant sans doute rendu compte de l’énorme différence entre les annonces de certains constructeurs et la pratique. Les fameuses autonomies de laboratoire qui ne correspondent à rien en pratique. Facile de tenir 16 heures devant une machine déconnectée de tout réseau, avec une luminosité à 20%, en n’utilisant qu’un bloc note avec le vent dans le dos. C’est autre chose quand le client final se rend compte qu’il tourne plutôt à 8 heures d’autonomie une fois repassé en conditions réelles.

Intel veut tout mesurer et faire de son Label Evo un label de confiance. Un truc sur lequel on pourra compter pour acheter une machine sérieuse. Si des détails techniques sont donc toujours de la partie avec une finesse à atteindre, une certaine luminosité de la dalle ou des pré-requis en mémoire vive et en stockage…. Il faudra également montrer patte blanche en autonomie, en réactivité au retour de veille et autres. 

Tiger Lake PC

C’est également un moyen pratique de conditionner Evo à Intel et donc de conditionner des ventes équipées en processeurs Tiger Lake. Pour que le label soit validé, il faut bien sûr employer une puce Intel Core de onzième génération. C’est elle qui donnera certains précieux sésames pour valider des points importants comme du Wifi6 et du Thunderbolt 4… Evidemment, pour les constructeurs le challenge est plus difficile mais tous semblent avoir répondu à l’appel. Plus de 150 designs sont déjà en chantier, HP, Lenovo, Acer, Asus, Dynabook, MSI, LG, Razer, Samsung… toute la planète va sortir des machines qui auront droit à l’appellation Evo.

Mais plus que l’annonce d’Evo, c’est bien sa onzième génération de puces qu’Intel a mis en avant.

Tiger Lake

Intel Tiger Lake : 9 processeurs, du 10 nanomètres et un nouveau circuit graphique

Intel a le feu aux connecteurs. AMD a le vent en poupe avec des puces haut de gamme qui font l’actualité ces derniers mois. Assez pour que de nombreux constructeurs sortent de leur léthargie et se penchent, enfin, sur les nouveaux Ryzen en proposant des alternatives au “tout Core” que l’on a eu pendant des années.

Tiger Lake

La réaction d’Intel était donc attendue et, loin des débats stériles sur la finesse de gravure ou autre qui n’intéressent pas le grand public, elle est assez intéressante. Il faut bien comprendre qu’un acheteur de portable n’a aucune idée, en général, de la composition de sa machine. Il suffit d’aller traîner dans les rayons info d’un distributeur comme Darty, Fnac ou Boulanger pour s’en rendre compte. Au mieux, ils feront confiance à un ami qui les aura guidé vers une machine, au pire ils choisiront suivant les promos. L’offre et pléthorique, les technologies sont complexes et beaucoup beaucoup d’acheteurs se rattachent aux branches qu’ils peuvent encore trouver.

En général ce sont la marque du PC, la marque du processeur1, le nombre de “gigots” de mémoire vive et de “téo” de stockage. Le reste ? Cela passe souvent à l’As.

L’idée d’Intel avec Tiger Lake c’est de proposer une nouvelle donne. Un processeur parfaitement à l’aise avec les usages du quotidien. Une puce taillé non pas pour l’exceptionnel mais bien pour la pratique du PC. Une des phrases fortes de la présentation d’Intel est très facile à comprendre : Nous sommes les meilleurs dans tout ce que vous faites au quotidien avec votre PC. Voilà ce que dit en substance la marque au marché. Cela pourrait passer pour un aveu de faiblesse par rapport à AMD qui peut retourner cet aveu en disant : on est donc meilleurs sur les performances haut de gamme. Oui, mais Intel s’en fout. Intel vise la plus grosse part du gâteau.

Tiger Lake

Tiger Lake vise le grand public

Pour Intel, la cible de Tiger Lake c’est le PC d’entreprise et le PC familial. La machine non pas taillée pour exploser les scores de performances dans les tests mais une gamme d’ordinateurs ayant d’excellentes performances et de nombreux avantages annexes. Il va sans dire que ce discours est lié à la position d’Intel en ce moment. La marque ne tenait pas la même ligne quand elle écrasait la concurrence…

Tiger Lake

Les Tiger Lake que la marque a officialisés sont les modèles les moins gourmands en watts, ceux qui auraient été estampillés Y et U sur la génération précédente. Mais dans sa grande volonté d’être plus didactique, Intel a encore décidé de rebattre les cartes de ses appellations de processeurs. Désormais il faudra lire la référence de chaque puce en détail et jusqu’à la fin pour voir de quoi il s’agit. Un coup de bol que les Egyptiens ne se soient pas servis du même système pour écrire leurs hiéroglyphes, Champollion aurait probablement jeté l’éponge.

Tiger Lake

Si vous voyez un “02” en fin de référence, avant la lettre G, c’est que votre processeur Tiger Lake consomme de 7 à 15 watts. Logique. Si vous voyez un “5” c’est qu’il d’agit d’une puce fonctionnant de 12 à 25 watts de TDP. C’est évidemment peu lisible et il faudra encore et encore expliquer les références et ce qu’elles veulent dire pour que le public comprenne… ou pas. Si vous ne devez retenir qu’une chose, c’est que le ix en début de référence place le processeur en terme de performances. Les Core i3 sont moins rapides que les i5 et eux même sont moins véloces que les i7. Le 11 qui suit désigne la onzième génération Tiger Lake. Le reste, pas la peine de l’apprendre par  coeur, il faudra plus volontiers pianoter le nom de la puce dans votre moteur de recherche favori pour savoir exactement à quoi elle fait référence.

Tiger Lake

Ah et ne comptez plus sur les chiffres des Core i3, i5 ou i7 pour vous renseigner sur le nombre de coeurs et de threads dans les puces, c’est désormais le flou artistique. Le Core i3-1125G4 est un 4 coeurs et 8 Threads au même titre que le Core i7-1185G7. Subtil.

Tiger Lake

Un dernier détail, si vous voulez savoir d’un coup d’oeil si votre futur Tiger Lake est équipé d’un circuit graphique Intel Xe et non pas d’un UHD Graphics, fiez vous aux références Gx en fin de dénomination. Le G est pour Graphics. Si il s’agit d’un G4, il sera estampillé UHD Graphics.

Tiger Lake

Si c’est un G7 alors il s’appellera Intel Xe. En réalité, il s’agit du même moteur architectural Xe pour tous les circuits mais Intel préfère les différencier probablement pour des raisons marketing. Les modèles G4 ont 48 unités de calcul. Les G7 intégrés aux Core i5 ont 80 et les G7 de Core i7 en accumulent 96. Super facile.

RéférenceCores/ThreadsTDPFréquencesUnités GFXFréq GFXCacheRAM
i7-1185G74/812-28W3/4.8/4.3 GHz961.35 GHz12 MoDDR4-3200
LPDDR4x-4266
i7-1165G74/812-28W2.8/4.7/4.1 GHz961.3 GHz12 MoDDR4-3200
LPDDR4x-4266
i5-1135G74/812-28W2.4/4.2/3.8 GHz801.3 GHz8 MoDDR4-3200
LPDDR4x-4266
i3-1125G44/812-28W2/3.7/3.3 GHz481.25 GHz8 MoDDR4-3200
LPDDR4x-3733
i3-1115G42/412-28W3/4.1/4.1 GHz481.2 GHz6 MoDDR4-3200
LPDDR4x-3733
i7-1160G74/87-15W1.2/4.4/3.6 GHz961.1 GHz12 MoLPDDR4x-4266
i5-1130G74/87-15W1.1/4/3.4 GHz801.1 GHz8 MoLPDDR4x-4266
i3-1120G44/87-15W1.1/3.5/3 GHz481.1 GHz8 MoLPDDR4x-4266
i3-1110G42/47-15W1.8/6.9/3.9 GHz481.1 GHz6 MoLPDDR4x-4266

A noter que les Core i3-1120G4 et i3-1125G4 ne seront pas disponibles avant 2021

Tiger Lake

Le cache évolue également avec des puces proposant jusqu’à 12 Mo de mémoire intégrée. Les fréquences sont également en hausse et le travail réalisé par la marque sur cette gamme est assez impressionnant si on les juge par leurs faibles enveloppes thermiques. Gage de designs fins et d’autonomies record avec des engins ayant quand même de belles réserves de performances au besoin.

Versus

Il faut dire que les puces Intel Ice Lake de dixième génération avaient salement souffert de l’annonce des Ryzen Mobile 4000 d’AMD. Les puces Zen 2 du concurrents avaient mis à plat les Core et fait assez de bruit pour que les constructeurs s’y intéressent.

Versus

La partie sera désormais plus serrée avec des promesses d’Intel assez motivantes. Le fondeur estime que son processeur haut de gamme sur ce segment, le Core i7-1185G7 en 4C/8T et 28 Watts de TDP passerait devant un Ryzen 7 4800U en 8C/16T pour 25 watts de TDP dans de nombreuses applications : Surf, bureautique, retouche photo et montage vidéo. 

Versus

Pour le jeu enfin, les solutions Intel Tiger Lake devraient également sortir du lot. Avec des performances FullHD annoncées très intéressantes. La nouvelle solution par défaut d’Intel, son circuit Xe, proposerait des capacités de jeu 3D suffisantes pour de nombreux joueurs. Elles mettraient à l’amende des solution AMD comme les circuits Nvidia MX350 actuels. Ce qui expliquerait pourquoi Nvidia a annoncé son MX450 il y a peu. Les deux marques voulant probablement continuer à jouer au chat et à la souris.

Versus
Reste à connaitre l’étendue exacte de ces comparaisons, en l’absence de grille tarifaire et de tests indépendants pour comparer les solutions, il faut évidemment rester assez circonspect face à ces annonces. Cela reste néanmoins logique, Intel appuie désormais son moteur de base sur son architecture graphique Xe. Le processeur profite également d’une intéressante panoplie d’outils. De l’intelligence artificielle qui correspond à des usages concrets mais également du Wifi6, du PCI4 et du Thunderbolt 4.0. Autant d’éléments qui devraient permettre à Intel de travailler avec les plus grandes marques de PC pour proposer des engins suffisamment efficaces et rapides pour répondre aux attentes de la majorité des utilisateurs à défaut de combler les espoirs des plus experts et des marchés de niche.

11th Gen Intel

La gamme Tiger Lake annoncée ne vise ni les créateurs, ni les gamers ni ceux à la recherche des meilleures performances possibles mais ceux qui veulent un ordinateur portable fin et léger, proposant une grande autonomie et capable de répondre à tous les besoins classiques. Du jeu, de la bureautique, du web et de la création dans un engin fin et léger. 

EVO Tiger Lake

Tiger Lake et Evo, de redoutables armes marketing

Avec sa nouvelle solution Evo, Intel va estampiller les machines avec un nouveau sticker. Un phare dans la jungle des références actuelles. En proposant de ne l’attribuer qu’aux machines méritantes, le constructeur se pose en juge arbitre du marché. Une position assez enviable pour AMD qui n’a pas encore le poids de références ni la reconnaissance du grand public pour s’y essayer.

Intel Evo promet beaucoup de choses comme une autonomie minimale d’usage de 9 heures en FullHD avec des applications réelles et non pas des tests en conditions trop avantageuses pour les constructeurs. La sortie d’une mise en veille système inférieure à 1 seconde, la charge rapide des machines avec au moins 4 heures d’usage pour 30 minutes de branchement secteur. Autre point garanti par Evo, des performances qui restent efficaces même lorsque l’on est sur batteries ainsi que la présence de fonctions avancées comme le Wifi6 et le Thunderbolt 4.0.

11th Gen Intel Core mobile processors, built on Intel’s 10nm SuperFin process, introduce the all-new Willow Cove architecture, which includes new CPU and GPU optimization and capabilities, greater AI acceleration, the fastest connectivity and more. They w

A la différence du Project Lake de 2019 qu’il semblait dés le départ difficile à faire fructifier niveau ventes, le travail sur Evo est bien plus lisible. Intel va décliner des stickers et une grosse communication autour de son nouveau profil de machines.

Les constructeurs vont les mettre en avant en martelant le message de la promesse d’Intel. Evo sera vu comme une médaille délivrée uniquement aux portables méritants et les vendeurs comme ceux qui conseillent les machines pourront toujours guider les plus hésitants en leur disant de se focaliser sur les références présentant le sticker. Une manière de former le marché à sa mesure tout en assurant l’attribution des bons points aux élèves jouant le jeu.

Tiger Lake

Tiger Lake est une bonne nouvelle pour le marché PC, même si il faudra évidemment questionner ses performances et son positionnement tarifaire. Mais avec Evo, la onzième génération d’Intel ressemble bien à un phare dans l’offre PC. Un guide qui devrait permettre de faire des achats proposant au moins un niveau de performances et d’usages décent. Cela ne va probablement pas assagir les tarifs mais cela devrait éviter de subir les machines trop médiocres de certains constructeurs. 

Tiger Lake, la 11e gen d’Intel se dévoile avec quelques surprises © MiniMachines.net. 2020.

Pandemic reinforces value of partnerships

Aldermaston, UK, 29 July 2020: Having completed a number of projects in recent months despite the constraints of the global pandemic, SI Media and GB Labs reflect on the underrated value provided by global and regional partnerships. Based just north of Venice, Italy, SI Media is an international broadcast software solution provider – including its proprietary ...

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Pas de processeurs Intel 7 nano avant 2022

Le passage d’une finesse de gravure de 14 nanomètres à 10 nanomètres est encore en cours chez Intel  qui continue de distribuer des puces en 14 pendant que sa production en 10 nanomètres accélère lentement. Pour rappel, la transition vers du 10 nanomètres était prévue pour la fin de l’année 2016. Le 7 nanomètres est donc très anticipé, se profilant “si tout va bien” à 2022.

Intel 7 nanomètres
La finesse de gravure d’une puce est importante pour beaucoup de raisons, les principales étant la concentration en nombre de transistors sur une puce de petit gabarit. Plus vous gravez finement, plus vous pouvez concentrer de transistors. Le passage de 14 à 7 nanomètres permettant en théorie de doubler leur nombre sur une surface identique. Si on gravait les processeurs actuels avec la même finesse que les tous premiers processeurs, il faudra des dizaines de mètres carrés pour obtenir le même nombre de transistors.

Cela a un impact direct sur le prix des puces car les wafers, les “galettes” de silicium dans lesquelles on “grave” les puces peuvent dégager plus de processeurs dans le même format de base. Ce qui diminue leur coût. L’efficacité énergétique est également en jeu. Et, depuis que l’industrie a braqué son regard sur cette technologie1, le marketing en a fait son affaire. AMD, qui grave en 7 nanomètres ses coeurs Zen2, a donc pris la tête du podium face à Intel et ne se gène évidemment pas pour en faire un avantage commercial.

Intel se focalise pour le moment sur sa génération de puces Tiger Lake pour portables en 10 nanomètres qui embarqueront ses circuits graphiques Intel Xe et qui devraient être disponibles d’ici quelques mois. Ce sera leur seconde génération de puces 10 nano avec les puces Ice Lake. La prochaine génération de puces de bureau sera Alder Lake et n’est pas prévue commercialement avant 2021.

Repousser le 7 nanomètres de 6 mois, c’est à dire à 2022 au lieu de la mi 2021, signifie plusieurs choses pour Intel, à commencer par assumer sa seconde place sur cette technologie dans le monde des processeurs de PC grand public. AMD sera en 2022 dans sa troisième année de commercialisation de puces 7 nano, entérinant sa première place sur ce segment. Mais surtout le début de production de ces puces ne signifiera pas la disponibilité réelle des produits. Il faudra probablement compter sur une transition vers le 7 nano et une arrivée des produits vers 2023 dans le meilleur des cas. Et cela repousse d’autant le passage au 5 nanomètres également dans les projets du fondeur. 

Chez TSMC, qui grave pour AMD et pour Apple, cette date de 2023 est supposée être celle d’un passage au 3 nanomètres. Ce retard et cette concurrence ne sont pas au goût de la direction d’Intel qui annonce évidemment mettre les bouchées doubles après avoir identifié les problématiques rencontrées pour la production en 7 nano.

Pour le public, ce ralentissement plus que notable de la marque pourrait se traduire par des effets de bords intéressants à suivre. Une éventuelle baisse de tarif pour concurrencer AMD et ses Ryzen pourrait être envisagée à terme.

Pas de processeurs Intel 7 nano avant 2022 © MiniMachines.net. 2020.

Nvisen Y-MU-01 : un MiniPC évolutif sous Core i7-8565U (Maj 238€)

Mise à jour : Le Barebone est disponible à 238.64€ avec un code promo en suivant ce lien.

Billet original du 10 Juillet 2019 : Ce n’est pas le MiniPC le plus économique que l’on ait croisé. A 382.30€, il se pose plutôt dans la fourchette haute du genre. Mais ce tarif peut s’expliquer facilement puisque le Nvisen Y-MU-01 est plutôt très correctement équipé. 

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Il propose pour commencer un Core i7-8565U, une puce quatre coeurs et huit threads fonctionnant de 1.8 à 4.6 GHz avec 8 Mo de cache. Lancée au troisième trimestre 2018, elle fait partie de la galaxie des processeurs Whiskey Lake et embarque donc un circuit graphique Intel UHD 620. Cette puce performante affiche un TDP de 15 watts qu’il faudra donc dissiper activement. Le boitier est percé de part en part pour laisser circuler l’air au coeur de l’engin

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La puce du Nvisen Y-MU-01 peut gérer jusqu’à 64 Go de DDR4 et cela tombe plutôt bien car l’engin propose, et c’est assez rare, deux slots SoDIMM de mémoire à ce format. Il est livré par défaut avec 8 Go de mémoire vive mais pourra monter facilement à 16 ou 32 Go.

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Le stockage est composé par défaut de 128 ou 256 Go au format M.2. il sera secondé par un emplacement 2.5″ SATA standard pour ajouter un disque mécanique ou un second SSD. Aucune image de la connectique arrière n’est proposée, la fiche technique indique cependant que l’engin dispose d’une sortie HDMI 2.0 et d’une sortie DisplayPort pour gérer deux affichages en UltraHD.

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L’ensemble propose en tout quatre ports USB 3.0, deux ports USB 2.0, un port Ethernet Gigabit, un module Wifi4 et du Bluetooth 4.0 et des prises casque et micro. Le Nvisen Y-MU-01 mesure 13.6 cm de large pour 12.5 cm de profondeur et 4.3 cm d’épaisseur. 

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En l’état et malgré une promo avec le code BGqui font baisser le tarif de l’engin à 363€ dans le panier, cela reste une solution au tarif un peu trop élevé. Aussi je ne vous la recommande pas spécialement pour le moment. Mais l’engin est intéressant à surveiller. Parce qu’il est évolutif et qu’il embarque un processeur performant, cela pourrait être une belle surprise.

Découvrez le meilleur tarif du Nvisen Y-MU-01

Nvisen Y-MU-01 : un MiniPC évolutif sous Core i7-8565U (Maj 238€) © MiniMachines.net. 2020.

These are the best AI platforms to help you make music

Par : Dan Cole
AI composition tools for producers

How AI is changing the way we make music – and the services that are out there to help. Right now, AI music services are all the rage, and rightly so. The technology, data, and demand is there. As a producer, if you can use online tools to help inspire or improve your productions, why […]

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Thunderbolt 4 : Intel détaille les capacités de son nouveau couteau suisse

Après avoir réinventé le format de A à Z avec Thunderbolt 3 et atteint les 40 Gbit/s, Intel annonce le Thunderbolt 4 pour un lancement commercial pour la fin de cette merveilleuse année 2020. Faire valoir technique des composants de la marque, le nouveau standard devrait apparaître en même temps que les ordinateurs sous processeurs Intel Tiger Lake pour les fêtes de fin d’année.

Le Thunderbolt 4 ne changera donc pas les débits proposés par le 3, on restera sur un maximum de 40 Gbit/s. Un débit identique à l’USB 4.0 mais qui cache une petite subtilité.

Thunderbolt 4

Si le débit ne bouge pas, la bande passante de donnée est… doublée. On passe des 16 GBit/s du Thunderbolt 3 à 32 Gbit/s au Thunderbolt 4 en PCI Express. Cela veut dire qu’une ligne PCIe sera utilisée pour exploiter ce format au sein des PC concernés.

Thunderbolt 4

Cela permettra des fonctionnalités plus avancées et, par exemple, un seul port Thunderbolt 4 pourra être chaîné à deux affichages externes en UltraHD. On imagine que les constructeurs d’écran se pencheront rapidement sur la question et proposeront des moniteurs avec deux ports à ce format pour créer une chaîne complète d’affichage. Dans le cas d’un portable Thunderbolt 4, on peut facilement imaginer une solution sur dock qui gérerait en une seule prise Type-C deux écrans externes. 
Cette augmentation de bande passante permettra, en outre, aux machines équipées d’adresser des signaux vers un écran “8K”.

Thunderbolt 4

La limitation technique de cette bande passante sera au niveau du câble puisque Intel annonce des connecteurs ne pouvant pas dépasser les 2 mètres en 40 GBit/s contre 0.8 mètres aujourd’hui. Probablement pour ne pas perdre de signal. A noter qu’Intel prévoir une évolution de cette limitation avec des câbles pouvant aller de 5 à 50 mètres dans le futur.

Le Thunderbolt 4 sera également compatible avec les autres formats, du Thunderbolt 3 aux USB 3.0 et 4.0. Il délivrera les mêmes 15 watts que le Thunderbolt 3.0 pour alimenter d’autres appareils. Les données Ethernet seront évidemment toujours partagées. Enfin, les machines pourront accueillir un maximum de 4 ports TB4 contre 2 pour le format actuel.

TB4

Intel proposera une certification technique complète des matériels, une obligation pour recevoir les logo du format. Cela pour assurer le respect des standards demandés et la réalité des débits annoncés. Une grosse différence par rapport à l’USB 4.0 qui n’exigera aucun contrôle du format mais juste le paiement des royalties d’exploitation. Un PC portable devra, pour recevoir la certification Thunderbolt, proposer au moins un port capable d’assurer la recharge de sa batterie. Une station d’accueil à ce format devra assurer la transmission d’un signal permettant le réveil de votre PC en déplaçant une souris ou en touchant un clavier connecté. Poiur tous ces appareils, une protection contre les attaques mémoire (DMA) sera obligatoire. 

Contrairement à son prédécesseur, le nouveau venu ne sera pas un standard ouvert. Il faudra obtenir une certification d’Intel pour l’intégrer à sa machine ou à ses accessoires. Une intégration qui donnera surement lieu à des tractations commerciales. On imagine qu’un PC sous processeur Intel Tiger Lake aura droit à une connectique Thunderbolt 4 par défaut mais qu’ajouter celle-ci à une puce plus ancienne ou concurrente ne sera pas aussi simple.

Thunderbolt 4

Intel prévoit l’arrivée de nombreux accessoires compatibles avec notamment de nouveaux docks 4 ports mais également des écrans à ce nouveau format. Des cartes contrôleur Intel 8000 séries devraient également faire leur apparition commerciale. 

Evidemment, l’USB 4.0 pourra venir contrebalancer cette technologie mais le format sera plus limité en bande passante et ne proposera ni la gestion multi écrans, ni une recharge en 15 watts, les ports seront limités à 7 Watts maximum contre 4.5 watts pour l’USB 3.0 actuel.

Le nouveau format ne révolutionnera pas le marché, du moins pas autant que l’a fait le Thunderbolt 3.0, mais il apportera des fonctions supplémentaires à une connectique plébiscitée par les constructeurs et les utilisateurs.

Thunderbolt 4 : Intel détaille les capacités de son nouveau couteau suisse © MiniMachines.net. 2020.

Les Mac basculent sous ARM avec les puces Apple Silicon

Les rumeurs étaient persistantes et venaient de sources généralement assez bien informées pour que personne ne doute plus vraiment, sauf grande surprise ou retard, de ce basculement. Les SoC Apple Silicon vont donc venir remplacer les puces Intel dans toute la gamme de Mac Apple.

Apple Silicon

Les premiers Mac sous SoC ARM maison seront donc commercialisés à la fin de l’année. Pour préparer le terrain, la marque va proposer des kits de développement pour que tout le monde puisse travailler à porter ses applications le plus efficacement possible. Les développeurs intéressés par ce changement pourront demander ce Developer Transition Kit à Apple. En gros, un Mac Mini équipé d’un SoC Apple A12Z avec 16 Go de mémoire vive et 512 Go de  stockage sous MacOS Big Sur en version beta. Ces kits ne seront pas la propriété des développeurs mais seront “prêtés” à Apple. Pour les recevoir, il faudra débourser 500$ pour rejoindre le programme et… restituer les machines à la fin de celui-ci. Apple précise que les développeurs n’auront pas le droit de tester les machines ni de faire le moindre reverse engineering dessus. La marque aime cultiver ses secrets.

Cela ne signifie pas qu’Apple abandonne Intel d’un coup, si la production de machines Apple Silicon débutera cette année, les premières livraisons ne correspondront pas aux dimensions du marché actuel d’Apple. D’autres machines sous processeurs x86 seront donc proposées dans l’intervalle. On ne devrait voir la transition totalement opérationnelle que d’ici un an ou deux. Tim Cook s’est d’ailleurs vu rassurant pour les actuels propriétaires de machines sous processeurs x86. Le suivi des logiciels comme celui du système continuera pour eux pendant… au moins quelques années.

Un Apple G5 sous PowerPC
Ce n’est pas la première fois qu’Apple change de moteur technique au sein de ses machines. Il y a 15 ans environ, Apple avait fait un choix similaire en basculant ses machines vers le x86. Plusieurs éléments importants devant accompagner ses clients dans cette transition : une montée en performance, une certains stabilité des tarifs et une panoplie de mesures logicielles prises par la marque pour assurer ce passage difficile : un soutien des développeurs comme la présence d’un émulateur pour assurer une compatibilité avec les vieilles applications Apple sous le nom de code Rosetta.

Rosetta 2
Apple reprend une bonne partie de ces mesures et va même jusqu’à appeler son nouvel émulateur x86 sous ARM Rosetta 2. Rosetta premier du nom était l’émulateur qui a assuré la transition de l’architecture des PowerPC vers le x86 il y a 15 ans. Travaillant à la volée, elle permettait aux “vieilles” applications PowerPC de fonctionner sur processeurs Intel… Avec plus ou moins d’impact sur leurs performances. Rosetta 2 permettra donc de faire tourner des applications x86 sur les puces Apple Silicon de la même manière… C’est à dire avec une impact logique sur leurs performances même si Apple assure que cette deuxième version de son traducteur sera évidemment plus performante.

pierre de rosette

La Pierre de Rosette qui a permis à Champollion de comprendre les Hiéroglyphes

Cette transition passée d’Apple n’a pas été sans soubresauts, beaucoup avaient alors prédit la mort de la marque. Quelques clients s’étaient trouvés floués par ce changement qui rendait leurs applications méconnaissables… Aujourd’hui, en voyant Apple là où il est, on se rend bien compte que la décision prise il y a 15 ans était probablement la meilleure.

Le changement de moteur passant d’Intel vers Apple Silicon à beaucoup de sens pour la marque puisque de son rôle de client chez le fondeur ces quinze dernières années elle est devenue également conceptrice de solution ARM pour ses matériels mobiles. Avec de belles réussites au sein de ses tablettes iPad et ses iPhones. Des engins qui déploient de très belles performances magnifiées par un système profitant au maximum de leurs capacité. La tentation de passer ses autres machines, portables et PC, sous le même format de puces était évidemment énorme.

Etant à la fois éditeur de son système d’exploitation et concepteur de ses processeurs, Apple a les moyens de proposer une solution parfaitement homogène, totalement maîtrisée et évidemment… très rentable. Quand la marque annonce que la majorité des applications iPad et iPhone pourront tourner sur ces futurs Mac sous Apple Silicon, l’équivalent de ce que propose ChromeOS aujourd’hui avec les applications Android, on se doute que l’idée est d’étoffer la logithèque d’Apple d’un coup de millions de nouveautés. De permettre à ses clients de profiter des outils qu’ils ont pris l’habitude d’employer en mobilité sur toutes les machines de la marque. De solidifier encore un peu plus son écosystème et d’augmenter son parc installé

Est-ce que MacOS va pour autant devenir une version bureau d’iPadOS ? Non, MacOS va probablement ajouter des fonctionnalités à son environnement mais ne va pas réduire celles-ci vers une ergonomie inadaptée. 

Apps apps apps

Pourquoi ce basculement ?

Outre les éléments économiques qui vont permettre à Apple de ne plus payer à Intel ses puces mais de rentabiliser son propre département de Recherche et Développement, ce changement offre à la marque un contrôle global et total sur la gestion de son système. Si demain Apple veut développer un nouveau produit logiciel qui tirerait partie d’une IA complexe, par exemple, elle pourrait développer de concert le morceau de silicium nécessaire et l’ajuster au millimètre à son système. Sans avoir à attendre qu’un tiers comme Intel ne le déploie ni que la concurrence puisse en profiter au passage.

Final Cut Pro sous Apple Silicon
Apple n’a pas peur d’un abandon de la part de ses développeurs. La marque va évidemment donner l’exemple en proposant ses propres logiciels sur Apple Silicon mais d’autres s’engouffreront volontiers dans cette voie. Microsoft, qui ne rêve depuis des années que de faire le même mouvement avec ARM pour Windows, va développer sa suite Office. Adobe suit également le mouvement avec la même ferveur que d’habitude. La marque a déjà commencé ce travail en portant des morceaux de ses applications phare vers le monde mobile. Elle présentait hier ses programmes les plus connus comme Photoshop et Lightroom tournant sur un Mac sous SoC Apple Silicon. Apple, de son côté, a présenté son outil de montage vidéo Final Cut Pro sur la même plateforme.

En ayant la possibilité d’intervenir sur la partie logicielle et la partie matérielle, la marque va pouvoir profiter à plein de ses talents. On peut donc imaginer de nouveaux outils et des appuis particuliers sur des éléments précis au sein des Apple Silicon. Des pièces de Puzzle qui font probablement défaut chez Intel puisque le fondeur se doit de travailler pour tout son écosystème et non pas uniquement pour Apple.

Un Hackintosh sous Ryzen
Apple Silicon signe la fin des Hackintosh

MacOS est disponible au téléchargement sur le site de la marque, n’importe qui peut aller le récupérer et l’installer librement sur son Mac ou… sur un PC. Apple est en guerre contre les Hackintosh depuis des années. Il est très simple d’utiliser un PC classique, en suivant des guides relativement faciles d’accès, et d’installer MacOS dessus pour obtenir l’équivalent d’un Mac d’un point de vue performances. L’arrivée des SoC Apple Silicon va réduire ces efforts à néant. Apple ne fournira évidemment aucun pilote pour ses puces et il sera bien sur impossible de profiter de ce genre de montage à partir du moment où MacOS aura basculé sous ARM.

Avec ce changement, Apple va verrouiller à 100% son hardware, il sera possible à la marque d’intégrer des routines logicielles et matérielles pour contrôler l’ensemble de ce que vous pourrez, ou ne pourrez pas, intégrer à votre Mac. La tentation de forcer l’usage de DRM pour obliger l’utilisateur à n’utiliser que les éléments choisis par la marque sera énorme. Entre la vente de “passeports de compatibilité” pour les équipementiers et la distribution directe de ses câbles, dongles et accessoires aux prix choisis par Apple, la conséquence de ce changement pourra être très bénéfique pour la marque. Moins pour le grand public.

MacOS 11 signe en tout cas la fin de l’aventure Hackintosh.

Apple DTK

Qu’est ce qu’il y aura dans cette appellation Apple Silicon ?

On ne sait pas exactement de quoi seront fait ses puces. Si le kit de développement propose une solution Apple A12Z Bionic connue, on ne sait pas ce qu’il y aura dans les futurs Mac. Le Apple A12Z est un SoC huit coeurs assez classique composé de 4 puces Tempest et 4 puces Vortex. Les premières sont les LITTLE du système pour économiser la batterie de l’engin et les secondes jouent le rôle de big pour la performance. Ces puces sont dérivées des solutions ARMv8.3-A. Elles sont associées à un GPU A12. L’ensemble fonctionne aujourd’hui jusqu’à 2.5 GHz dans une solution comme l’iPad mais cela ne veut pas dire qu’une version plus haute en fréquence ne pourrait pas exister dans un boitier ventilé. La fréquence étant dépendante de la consommation de la puce et de la chaleur que la machine peut encaisser, il est possible que cet A12Z soit poussé plus loin en fréquences.

A12Z Bionic

De cette base, on peut imaginer de multiples évolutions à la fois en nombre de coeurs, en nombre de puces et en fréquences. Les SoC ARM n’ont pas vocation à être uniquement déployés en mode fanless et Apple pourra les proposer sous une ventilation classique. Le Apple A12Z n’étant pas la dernière puce en date d’Apple, il est fort possible que les premières machines commercialisées soient équipés de puces plus récentes et pas encore sorties. On imagine mal Apple se situer trop à la traîne sur certains secteurs comme le Wifi6, le Thunderbolt 4 ou le PCIe 4.0.

Autre question assez importante, quelle base graphique sera employée sur les futurs Mac ? AMD est aujourd’hui au coeur des stations de la marque mais le fonctionnement des cartes Radeon est dépendant d’une architecture x86. Est-ce que AMD va suivre Apple et proposer des solutions sous ARM ? La question peut  se poser et des rumeurs d’un intérêt d’AMD vers le monde mobile existent. Mais d’un autre côté AMD, a déjà revendu sa branche mobile à Qualcomm qui a transformé Radeon en Adreno… Est-ce que cette vente n’interdit pas à AMD de revenir sur ce terrain ? Intel ne pourrait donc pas être l’unique perdant de ce changement qui affecterait plutôt tout le secteur x86. 

Nvidia pourrait être appelé à la rescousse pour venir s’implanter dans les puces ARM d’Apple. La marque a en effet dans ses cartons des solutions très solides depuis des années. Si elle a abandonné le secteur mobile avec ses Tegra, ses solutions plus récentes ont su trouver leur public dans des utilisations très variées.

softbank logo

Liberté ! Liberté chérie !

Apple va donc se débarrasser d’Intel, se retrouver libre avec ses propres puces. Libre ? Vraiment ? Apple va juste changer de modèle et si il développera ses solutions, il le fera en achetant des licences à ARM, propriété du Japonais Softbank depuis Septembre 2016 et appartenant à 25% à un conglomérat situé aux Emirats Arabes Unis depuis 2017. SoftBank n’est pas spécialement connu pour être un agneau sur le marché international et ses choix sont toujours du côté des plus juteuses rémunérations. Si demain il prenait l’envie à SoftBank de faire fructifier plus rapidement les 31 milliards de son investissement injectés pour acheter ARM Holdings, il le ferait sans doute sans complexes. Si on imagine qu’Apple a bétonné jusqu’alors les contrats de ses licences ARM pour ses iPhone et iPad, on imagine cependant bien la marque continuer à travailler dans ce sens dans le futur. 

Cela dit, Apple ne sera donc pas totalement libre. Sa dépendance à ARM sera moindre que celle à Intel et la possibilité de modifier les puces suivant ses besoins et ses désirs est un vrai bonus pour la marque. Mais si demain SoftBank décidait de revendre ses parts, d’augmenter ses royalties ou de modifier ses futurs contrats de distribution, Apple serait obligé de l’accepter. Cette liberté retrouvée pose également Apple face à de nouveaux défis. Faire fabriquer des dizaines de millions de SoC supplémentaires sur un marché déjà très tendu.

Intel

 Un coup dur pour Intel ? Pour le marché x86 ?

Sans aucun doute, Intel va perdre un gros client avec Apple. Cela n’est néanmoins pas une catastrophe commerciale. Avec 20 millions de Mac vendus chaque année, Apple est un acteur important pour Intel mais sans être un pilier de son fonctionnement. On estime que Apple rapporte entre 3.4 et 3.5 milliards de dollars par année à Intel, soit à peu près 5% de son chiffre d’affaire. Cette annonce n’est donc pas sans douleur pour le fondeur, et on comprend certains de ses récents discours passés expliquant que le monde du Microprocesseur n’était pas sa seule activité, mais ce n’est pas non plus la fin du monde.

C’est par contre le moment pour Intel de mettre un gros coup d’accélérateur dans son offre processeurs. Il va être indispensable pour la marque de se repositionner fortement et rapidement sur les performances de ses puces. Tant en terme de calcul pur que de circuits graphiques. On a vu qu’Intel s’emploie à ce dernier poste avec l’apparition des circuits Xe. Reste à faire suivre le reste de ses puces avec des développements futurs largement plus performants. Coincé d’un côté par un AMD très mordant tant sur le secteur x86 et de l’autre côté par un Apple qui va présenter des propositions logicielles équivalentes dans un autre écosystème, Intel doit se réinventer.

Ce changement peut ainsi se voir comme une bonne nouvelle pour le marché x86. D’abord parce que Apple devient un concurrent de poids qui devrait stimuler l’ensemble et le forcer à se dépasser. Mais aussi parce que le marché rebat ses cartes. Si Intel et AMD vont devoir se battre contre un nouveau concurrent. L’arrivée de ce troisième acteur sur le secteur PC, quatrième  si on compte Qualcomm et ses balbutiantes productions pour Microsoft, pourrait également changer le marché et provoquer un véritable big-bang. Les concurrents d’hier pouvant être alliés dès demain.

Les Mac basculent sous ARM avec les puces Apple Silicon © MiniMachines.net. 2020.

Un processeur Intel Tiger Lake fait tourner Battlefield V en FullHD

Une vidéo publiée sur Twitter montre un ultraportable sous Tiger Lake en action dans le jeu Battlefield V. Un titre assez gourmand que les puces actuelles d’Intel ont parfois du mal à encaisser en définition assez élevée.

Perks of the job! Took a prototype Tiger Lake system for a spin on Battlefield V to stretch its legs. Impressive thin and light gaming perf with Xe graphics! Early drivers/sw, but it’s the first time I’ve seen this game run like this on integrated gfx. More later this year! pic.twitter.com/f1Qlz2jMyB

— Ryan Shrout (@ryanshrout) June 17, 2020

Dans la vidéo, on voit pourtant le jeu tourner en FullHD, un vrai 1920 x 1080 pixels de définition, en qualité “haute” d’un point de vue détails graphiques pour un rendu tournant autour des 30 images par secondes.

Ce n’est pas énormissime, certains portables arrivent à faire tourner Battlefield V à des vitesses bien plus élevées et en UltraHD. Mais, pour rappel, Tiger Lake vise avant tout des machines ultraportables, ultra légères et très autonomes. Des engins qui ne devraient pas mesurer 20 mm d’épaisseur et rester très légères. L’évolution que promet cette vidéo qui fait tourner un prototype sur des pilotes pas encore aboutis est donc un énorme gain en performances pour la marque.

Le rendu est impressionnant pour ce type de puce et le travail accompli sur l’intégration de Intel Xe semble donc porter ses fruits. Si on ajoute à cela les autres avantages annexes liés à cette génération de processeur comme l’arrivée de Thunderbolt 4, la compacité des cartes mères qui vont pouvoir augmenter d’autant la taille des batteries et définir de nouveaux formats de machines, le cru Tiger Lake pourrait être une belle avancée pour Intel.

Tiger Lake

Si le défi est relevé, si Intel et ses partenaires inondent bien le marché de machines vraiment ultra mobiles avec ce type de performances d’ici la fin de l’année, il y a un vrai coup à jouer pour Tiger Lake. Non pas que l’acheteur potentiel d’un ultra portable soit en réalité toujours un fan de jeu 3D ou qu’il achète une machine de ce type pour cela, mais bien parce que cette réserve de performances est toujours prise en compte lors de l’achat. 

Ce nouveau chipset Intel Xe confirme donc bien l’enterrement des solutions GeForce MX de Nvidia classiques. La marque  va devoir hausser les performances de ses puces externes pour convaincre à nouveau les constructeurs de les intégrer. 

Pour rappel, plus de 50 machines Intel Tiger Lake sont prévues d’ici la fin de l’année. Certaines comme le One GX ou des NUC Extreme, seront des MiniPC ou des netbooks..

Un processeur Intel Tiger Lake fait tourner Battlefield V en FullHD © MiniMachines.net. 2020.

Jim Keller démissionne de son poste chez Intel

Jim Keller terminera cette année 2020 en tant que consultant chez Intel. L’homme a démissionné de son poste pour des raisons personnelles et quitte la société. Il restera disponible pour assurer une transition en douceur avec les chantiers en cours. Difficile de voir l’impact de sa présence dans les équipes de la marque pour le moment, le travail mené autour des processeurs est un processus à long terme.

Jim Keller

Jim Keller

Les hoquets d’Intel autour de la finesse de gravure de ses puces, un ricochet continuel sur les 14 nanomètres que l’ensemble industriel de la marque n’arrivait pas à dépasser, avaient fini par émouvoir le groupe. L’embauche de Keller devait améliorer l’évolution du fonctionnement global de l’entreprise et parvenir à dépasser les problèmes de 2018. 
Keller n’agissait pas comme un génie seul à son bureau face à une feuille blanche, son rôle était de coordonner les équipes d’ingénieurs de la marque pour faire avancer les projets, résoudre ;les problèmes et défricher le futur. Un rôle qui ne fonctionne que si l’on est capable de comprendre les technologies en jeu et qui demandent un bon niveau d’ingénierie comme de gestion des ressources.

Ce rôle n’a pour le moment pas quitté les  coulisses et si on a pu avoir l’impression qu’Intel innove ces derniers temps, avec les circuits Xe, la technologie Foveros et les processeurs Lakefield notamment, le véritable travail de l’ingénieur ne sera pas en production avant encore un certain temps. Les processeurs comme les usines de ce genre, sont de gros porte-avions qu’il est difficile de démarrer comme de diriger. On a cependant pu voir une nette évolution de la production des puces gravées en 10 nanomètres et un tassement des indisponibilités chroniques de processeurs très fréquentes l’année dernière. 

Les conséquences de ce départ, la transition de 6 mois que Keller va assurer, les remaniements dans le groupe, seront sans doute sujettes à quelques soubresauts techniques mais on se doute que l’inflexion voulue par l’ingénieur est déjà bien engagée après deux années de travail. Plusieurs hommes vont encadrer les opérations en cours et la marque compte bien poursuivre les travaux déjà entamés. Le résultat réel des travaux de Keller ne devrait pas déboucher sur un produit commercial avant 2022 ou 2023. Un travail à suivre donc.

Jim Keller démissionne de son poste chez Intel © MiniMachines.net. 2020.

Memo Akten

At Audiovisual City, it’s always a pleasure to discover new audiovisual artists, and sometimes even artists that we should already know, but that we discover late, like Memo Akten.

I stumbled upon Memo’s work in my investigations and learnings of the well-known VJ software, VDMX (which is to put it quite lightly – VDMX is a very powerful visual creation tool).

Memo Akten describes himself as:


“an artist and researcher from Istanbul, Turkey. He works with emerging technologies as both a medium and subject matter, investigating their impact on society and culture – with a specific interest in the collisions between nature, science, technology, ethics, ritual and religion.”

http://www.memo.tv/

Artificial Intelligence

His work goes much further your average visual artist, as he specialises in Artificial Intelligence, works with algorithms and large-scale responsive installations with image, sound and light. In AV culture’s layman terms he’s an audiovisual jack-of-all-trades and a true techy, oh and he’s studying for a PhD in AI as if that wasn’t enough. Here you can see a selection of his work in the very accurately named video, ‘Selection of work in 3 minutes’ (2017).

Audiovisual awards and prizes

Akten received the Prix Ars Electronica Golden Nica – the most prestigious award in Media Art – for his work ‘Forms’ in 2013. He has exhibited and performed internationally at exhibitions including The Grand Palais’s “Artistes & Robots” in 2018 (Paris FR), The Barbican’s “More than human” in 2017 (London UK) and the Victoria & Albert Museum’s landmark “Decode” exhibition in 2009 (London UK). He has shown work at venues such as the Moscow Museum of Modern Art (Moscow RU), Shanghai Ming Contemporary Art Museum (Shanghai CN), Mori Art Museum (Tokyo JP), Royal Opera House (London UK), Lisbon Architecture Triennale (Lisbon PT), Itaú Cultural (Sao Paulo BR) and many others.

Creative Collaborations

He has collaborated with celebrities such as Lenny Kravitz, U2, Depeche Mode and Professor Richard Dawkins, and brands including Google, Twitter, Deutsche Bank, Coca Cola and Sony PlayStation. Akten’s work is in numerous public and private collections around the world.

Alongside his practice, Akten is currently working towards a PhD at Goldsmiths University of London in artificial intelligence and expressive human-machine interaction, to deepen collaborative creativity between humans and machines and augment human creative expression. Fascinated by trying to understand the world and human nature, he draws inspiration from fields such as physics, molecular & evolutionary biology, ecology, abiogenesis, neuroscience, anthropology, sociology and philosophy.

Photo credit: http://www.memo.tv/works/bodypaint/



Marshmallow Laser Feast

Memo hasn’t just emerged on the scene by any means. In 2007 Akten founded The Mega Super Awesome Visuals Company (MSA Visuals), an art and tech creative studio. For some of those who have been following audiovisual culture since before even Audiovisual City was born, then they’ll recognise the name Marshmallow Laser Feast (MLF) – the evolution of MSA Visuals in 2011. In more recent years and a lot of success, Akten is now focusing on his own work and research, though his contribution to audiovisual culture and performance, must not go unmentioned. I strongly recommend that you explore his exceptionally wide and varied body of artwork and scientific investigations, as it takes you on a socia cultural journey that goes beyond audiovisual art.

Website

Instagram | Vimeo

BUY US A COFFEE?BUY US A COFFEE?

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Checkout Hypertec’s Solutions At 2020 NAB Show Exhibit

  To live in the information age is to live in a time of substantial innovation and constant evolution. Nothing sums up this notion more than the 2020 NAB Show, which is all about progression and the evolution of the broadcast industry. With over 90,000 professionals who specialize in media, content, and technology attending, then ...

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M for Media installs GB Labs FastNAS intelligent storage

Aldermaston, UK, 10 February 2020 – GB Labs, innovators of powerful and intelligent storage solutions for the media and entertainment industries, today announced that M for Media, an Abu Dhabi-based media production house that produces TV shows and adapts international formats for the GCC and MENA region, has installed GB Labs’ FastNAS shared storage system. ...

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The Welcome Chorus – The voice of a community

The Welcome Chorus – The voice of a community
Created by Yuri Sizuki (Pentagram) in collaboration with Fish Fabrications and Counterpoint, 'The Welcome Chorus' is an interactive installation that brings together sound, sculpture and artificial intelligence.

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