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Minimachines en Minivacances !

Par Pierre Lecourt

L’actu est molle, j’ai besoin de repos. C’est l’heure de décrocher un peu pour partir m’aérer la tête. Le site ne ferme pas et je mettrai probablement quelques nouvelles pendant les jours qui viennent, mais c’est officiellement les vacances pour Minimachines.

On reprendra du collier à la fin du mois histoire de voir ce qui se trame pour  la rentrée et l’IFA. Je reste dans les parages pour surveiller la santé du site. La Miniboutique est comme d’habitude ouverte mais les commandes ne seront pas traitées avant la fin du mois.

J’ai quelques surprises en réserve pour cet été, je serai probablement assez présent sur Twitter également. J’essayerai de répondre à vos demandes de bons plans si possible en mettant à jour une page dédiée Les Bons Plans de Vacances que je daterai à chaque mise à jour tout en changeant la photo d’illustration.

En attendant, Bonne vacances à tous et surtout bonne reprise à tous les autres !

Minimachines en Minivacances ! © MiniMachines.net. 2019

Un bug datant de l’iMac G3 et des modems corrigé récemment

Par Pierre Dandumont

Récemment, je suis tombé sur un article amusant chez Wired : un résumé d’une conférence qui montre qu’Apple a corrigé récemment un bug lié à des choses assez vieilles. En fait, le bug permettait de prendre le contrôle d’un Mac à partir de technologies qui datent des années 90, du temps de l’iMac G3, des modems et de Mac OS 9.

De ce que j’ai compris, il se base sur une ancienne fonction de Mac OS (Remote Access) qui permet de prendre le contrôle d’un Mac à distance, en utilisant le modem. Oui, on parle d’un temps où les gens se connectaient à Internet avec un modem 56K et pas en ADLS, en fibre ou en 4G. En fait, macOS – dans ses versions récentes – dispose toujours des outils qui permettent d’utiliser un script modem (CCL, Connection Control Language) avec du matériel récent. Et en bidouillant et en utilisant des bugs, il est possible d’ouvrir une liaison non-sécurisée vers un Mac en utilisant cette méthode, tout en empêchant le système de s’en rendre compte et de couper la connexion (je résume un peu, surtout que je n’ai pas trouvé de vidéo de la conférence). Point étonnant, d’ailleurs, la méthode peut donc être persistante dans le temps, mais sans que le fichier de log contienne des informations sur les crashs provoqués (et nécessaires).

Lors d’une conférence, le hacker a montré que le problème date des anciennes versions de Mac OS, mais qu’il est compliqué à mettre en oeuvre depuis Sierra. Depuis, il a été corrigé (en avril 2019).

iProTV : la carte SCSI et TV pour iMac G3

Par Pierre Dandumont

Après des années de recherche, je suis enfin tombé sur ma seconde carte en mezzanine. Pas une Voodoo 2 malheureusement, mais une carte intéressante tout de même : une Formac iProTV. Elle combine deux fonctions : carte SCSI et carte TV.

La carte est un peu plus grande que celle que je possédais déjà (iProRAID, uniquement SCSI) mais propose les mêmes fonctions SCSI. On a donc du SCSI-3 à 40 Mo/s avec une prise VHDCI qui demande un câble spécifique. Il y a des traces sur la carte pour des connecteurs internes. La partie TV propose un tuner TV Philips, une puce Bt848 (classique à l’époque) et deux entrées. La première est une entrée antenne, la seconde une entrée composite. La carte dispose aussi d’une sortie jack, qui doit être reliée à l’entrée micro de l’iMac. Dans un Mac classique, la carte passe normalement par l’entrée audio interne, mais elle est évidemment absente de l’iMac. A noter que la documentation de la carte indique qu’il existe plusieurs versions (NTSC, PAL, SECAM) mais mes essais montrent que ma carte (PAL) accepte le NTSC sans soucis sur l’entrée composite.

La carte TV (à gauche)


Le dessous avec la prise mezzanine


Sortie audio, prise SCSI, entrée composite et entrée antenne

L’installation n’est pas évidente : il faut démonter une bonne partie de l’iMac pour accéder au connecteur mezzanine (une sorte de PCI) et le remontage de l’iMac est tendu. La carte propose en effet des entrées vidéo sur un câble et il faut arriver à passer les prises dans l’emplacement de l’iMac, ce qui n’est pas évident. Il faut plier le plastique (mais pas trop, pour ne pas le casser). Petite astuce vu que quand on cherche des informations sur cette carte on tombe sur le problème : elle fonctionne avec un iMac sous Mac OS 9.2.2 mais il faut mettre à jour la ROM de la partie SCSI. On trouve le programme (Card Manager) et la ROM 1.5.7 sur cette page. Les pilotes pour la partie TV se trouvent au même endroit.

Premier essai, le SCSI. Mon disque dur LaCie (pour Apple) monte sans soucis sous Mac OS 8.5. Rien à dire, ça fonctionne.

La puce SCSI


Le firmware de la carte


Le SCSI fonctionne


Le disque dur de 2 Go en SCSI

Pour la vidéo, j’ai d’abord testé avec l’entrée composite. J’ai utilisé un lecteur de Blu-ray qui sort un signal NTSC composite. Attention, la carte n’a pas d’entrée audio : il faut relier la sortie de votre périphérique à l’entrée audio du Mac (ici une entrée micro malheureusement). L’image est assez propre et elle est affichée dans ce qui est généré par la carte graphique, ce qui veut dire qu’il est possible de faire une capture d’écran sous Mac OS. C’est un comportement différent des cartes TV Apple classiques, qui envoient l’image directement dans la mémoire du “GPU”, ce qui empêche de prendre une capture d’écran (l’image est directement affichée). J’ai testé rapidement l’enregistrement. En medium, c’est du 640 x 480 à 12,5 fps et un codec maison (12 Mb/s). L’audio est en mono, 44 kHz, 8 bits en PCM. Le mode high, on passe juste sur un débit plus élevé (14 Mb/s). La carte pour iMac n’a pas d’entrée S-Video.

L’installation


Entrée composite (en NTSC)


Un Blu-ray


Une capture directe

La vidéo montre bien que c’est saccadé, mais l’image est propre.

Enfin, la vidéo mais via le tuner TV. C’est un peu plus compliqué. Premièrement, la norme dépend du pays. La carte existe en trois variantes : NTSC, PAL et SECAM. Ma carte vient du Royaume-Uni et donc elle est en PAL. J’ai donc utilisé mon modulateur PAL avec une source PAL, un iPhone 4 avec un câble 30 broches vers composite. Une fois réglé sur le bon canal, l’image est correcte et le son (en mono arrive). C’est évidemment nettement meilleur avec du composite qu’avec le tuner, comme d’habitude, mais la qualité reste assez correcte dans l’absolu pour une carte de cet âge.

Le tuner et ses réglages


Des bandes de test


Bande de test (en direct)


Une image via le modulateur

Donc la carte fonctionne parfaitement, et elle m’a permis de découvrir qu’il existe plusieurs versions de cette dernière. Pour profiter du multimédia sur un iMac G3 (et arrêter de râler sur le fait qu’Apple abandonnait le SCSI), c’était une solutions plutôt efficace. Prochaine étape, un jour peut-être, trouver une Voodoo 2.

Une dalle haute définition dans un iMac 17 pouces de 2006

Par Pierre Dandumont

Si vous connaissez un peu les problèmes que les iMac peuvent rencontrer, les lignes verticales des iMac de 2006 n’ont pas de secrets pour vous. Sur les versions 17 pouces des iMac blancs, l’écran peut en effet afficher des lignes verticales et c’est assez vite énervant. Et une société propose une solution qui permet de régler le problème tout en améliorant la définition de la dalle.

Les iMac 2006 en 17 pouces possèdent une dalle LVDS (le standard des ordinateurs portables) en 1 440 x 900, une définition moyenne sur une dalle de cette taille. En comparaison, Apple a utilisé la même définition sur les MacBook Pro 15 pouces de l’époque et sur les MacBook Air 13 pouces à partir de 2010. Et cette dalle, donc, pose des soucis de lignes verticales. Elles proviennent d’un connecteur de mauvaise qualité et Apple ne prend évidemment plus le problème en garantie. La solution proposée passe par un adaptateur qui va permettre de brancher une dalle de PC portables avec une connectique standard, en lieu et place de la dalle d’iMac. Vous pouvez bien évidemment chercher une dalle d’iMac directement mais c’est assez cher vu qu’Apple utilise un connecteur propriétaire. La société vend l’adaptateur 25 $ et vous pouvez même aller voir un tutoriel de mise en place chez iFixit.

L’adaptateur

Le point intéressant, c’est qu’il est possible de brancher des dalles d’une définition supérieure. Le vendeur propose un adaptateur (SX) pour du 1 680 x 1 050 (la définition des 20 pouces de l’époque et des 17 pouces en aluminium) et un kit HD pour installer une dalle en 1 920 x 1 200. RealMacMods propose une liste des dalles compatibles, qui peuvent se trouver assez facilement sur eBay (par exemple). Attention, il s’agit de dalles avec un rétroéclairage classique (vu l’âge des machines) et sur un 17 pouces de bureau, ça commence à être petit. Mais ça fonctionne visiblement sans soucis, même avec l’affreux GMA 950 utilisé régulièrement à cette époque, comme sur la photo.

Sur un iMac à base d’Intel

Si vous avez un vieil iMac avec des problèmes et que vous devez le garder pour des raisons pratiques (ça arrive), c’est donc une solution assez intéressante. Et elle montre que les iMac peuvent se bidouiller, même s’il faut prendre un peu de temps pour la modification. En pratique, il faut compter une trentaine d’euros pour l’adaptateur et 50 à 60 € pour une dalle.

Quand Apple comptait mettre un lecteur de Compact Flash dans l’iMac G5

Par Pierre Dandumont

Pendant quelques années, entre ~2009 et ~2016, Apple a intégré des lecteurs de cartes directement dans une bonne partie des Mac. Mais saviez-vous que la société y avait pensé avant ? Un prototype d’iMac G5 surgit récemment montre un modèle avec un lecteur de cartes SD mais aussi Compact Flash.

Une personne sur un blog montre des images de la machine. Il s’agit d’un iMac G5 20 pouces, dans sa dernière itération (celle avec une iSight intégrée et la télécommande). Au-dessus des connecteurs classiques (USB, etc.), un lecteur de cartes prend place. Il lit les cartes Compact Flash et les cartes SD. L’auteur du blog analyse le tout et montre que la documentation d’Apple parle du lecteur, et que les cartes mères commerciales (et finales) disposent des traces sur le PCB pour connecteur le lecteur. Visiblement, le lecteur s’interface en USB 2.0 en interne (et pas en IDE) et il est fonctionnel sur le prototype d’iMac.

Le lecteur fermé


L’intérieur, avec les broches Compact Flash


Sur la carte mère


Il fonctionne !


Les cartes finales ont les traces


Et la documentation en parle

Assez bizarrement, il a fallu tout de même quelques années pour qu’Apple intègre finalement des lecteurs de cartes. Les premiers modèles dotés d’un lecteurs de cartes SD datent de 2009/2010 environ (MacBook Pro, Air, etc.) et la marque a supprimé progressivement le lecteur à partir de 2016.

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