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Merlin Pi Camera : une intégration originale et réussie

Le Merlin Pi Camera, c’est une carte Raspberry Pi 3 qui profite des nouveaux capteurs photos Raspberry Pi HQ 12.3 mégapixels pour se transformer en appareil photo. Avec un écran HyperPixel tactile de 4″, il est désormais possible de concevoir un appareil maison qui tient la route… Encore faut t-il lui trouver un boitier.

Merlin

Source : thevintagetoyadvertiser

C’est là que le Merlin entre en scène. Le jouet électronique est facilement reconnaissable avec sa forme de téléphone spatial de la fin des années 70 et son plastique rouge. C’est un jouet qui a été très populaire et acheté en masse en France comme partout dans le monde. Il proposait divers jeux de code, de logique, des jeux musicaux et autres au sein de sa carcasse épaisse.

On en trouve donc relativement facilement mais… rarement en bon état. Je ne sais pas si c’est le stockage ou le matériel lui même mais les divers modèles que j’ai pu croiser étaient souvent hors-service… et vendus assez cher. Entre les piles qui restent 20 ans dans l’appareil et le fameux “on la retrouvé à la cave dans un carton”, les Merlins ont surement plus souffert des outrages du temps  que des mains potelées de leurs propriétaires.

Car les châssis de ces machines sont increvables, à moins d’être très maladroit, il semble difficile de casser ces objets. C’est probablement ce qui a décidé un certain “MisterM1” de détourner un châssis pour en faire le coffret de son projet d’appareil photo numérique sous Raspberry Pi.

Merlin Palitoy ?

Un Merlin signé Palitoy, en France il était distribué par Miro

Une fois ouvert, on se rend compte assez vite de la qualité du châssis. Un plastique épais et un châssis assez simple à ouvrir pour intégrer une carte qui semble plutôt proche en format de la carte originale de ce jeu.

Merlin Pi camera

Merlin Pi camera  Merlin Pi camera

Le reste est classique. Le plastique du châssis supérieur est découpé pour intégrer l’écran tactile, la partie arrière est également découpée pour accueillir le capteur photo au dos du Pi 3. Des boutons prennent place dans les  “oreilles” de l’appareil et un connecteur MicroUSB est ajouté pour alimenter l’engin.

Merlin Pi camera

Le sandwich ainsi formé par le Merlin Pi camera réuni tous les éléments pour se transformer en appareil photo. Aucune batterie n’est à bord et cela s’explique assez facilement. Outre le manque de place, l’alimentation de l’écran et de la carte Raspberry Pi demandent des ressources importantes. Il faudrait donc une batterie assez costaud pour rendre l’engin indépendant.

Mais c’est surtout parce que le module camera HQ employé n’a rien d’une solution autofocus et que prendre une photo à la volée n’est pas si simple. Le mieux est donc de positionner l’appareil sur un support, de faire sa mise au point puis de prendre sa photo. Dans cette optique, l’utilisation d’une batterie externe est aussi pratique et il est même possible d’employer un adaptateur secteur et un long câble USB.

Le Merlin Pi camera peut tenir toute une journée de prise de vues avec une batterie 10000 mAh et un interrupteur permet d’éteindre l’appareil tout en le laissant connecté. 

Ce montage original peut évidemment prendre place dans n’importe quel type de boitier, du détournement d’un vieil appareil à une solution bricolée maison ou imprimée en 3D. C’est typiquement le genre de montage qui peut avoir du sens pour réaliser des Timelapse, des photos souvenir d’un événement avec une commande à distance ou immortaliser des manifestations en envoyant en ligne des photos sur une page dédiée ou un réseau social.

L’auteur de ce hack a également proposé Cassette Pi, un autre projet dont je vous ai parlé par le passé.

Vous trouverez toutes les informations sur le Merlin Pi Camera sur la page Instructables de ce projet.

Merlin Pi Camera : une intégration originale et réussie © MiniMachines.net. 2020.

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ForumMM : Le projet de console Tetris STM32 de 3issa

Vous ne le savez peut être pas mais le forum de Minimachines a fait peau neuve il y a quelques semaines et de nouveaux sujets apparaissent sur ses pages plus accueillantes. 3issa a profité de cette nouvelle plateforme pour exposer son projet de mini console de jeu développé sur mesures pour sa maman. 

Suite à la disparition regrettée de sa GameBoy des années 80 qui servait de plateforme de jeu, 3issa a décidé de faire tout ce qu’un bon fils compétent et expérimenté ferait pour donner à sa mère une nouvelle plateforme de jeu. Il a retroussé ses manches et décidé de concevoir, programmer et construire sa propre mini console Tetris STM32. Certains se seraient contentés d’offrir un bouquet… Lui est allé bien plus loin que ça. La partie logicielle utilise MakeCode Arcade qui permet de compiler le code d’un jeu de manière à ce qu’il soit ensuite exécuté par un microcontrôleur. Une solution qui a l’avantage d’être à la fois didactique – 3issa a appris ce langage pour l’occasion – tout en permettant d’utiliser des solutions économiques comme les STM321.

3issa

Il a ensuite décidé de créer sa propre carte pour recevoir ses composants et a fait réaliser le PCB par un service en ligne. Une fois les différents composants soudés, il ne reste “plus  qu’à” modéliser et imprimer un boitier en 3D… 

Tetris

Et le résultat est non seulement épatant mais en plus 3issa pense à toutes les autres mamans du monde en partageant l’ensemble des ressources nécessaires pour la réalisation de votre propre console Tetris STM32 sur le Forum ! Que vous ayez une maman fan de Tetris, que vous ayez simplement envie de relever le défi ou que vous cherchiez un projet à réaliser en solo ou avec d’autres, cette console est une vraie merveille d’apprentissage et de partage. Il est également possible d’intégrer d’autres jeux voir de concevoir les vôtres. Si vous êtes prof de techno, à la tête d’un fablab ou que vous voulez initier des personnes à la programmation et à l’électronique… Ce type de projet est à mon sens un super support.

Si vous voulez fabriquer votre propre solution ou détailler les éléments mis en place pour parvenir à ce résultat… ou plus simplement féliciter 3issa, cela se passe par ici !

ForumMM : Le projet de console Tetris STM32 de 3issa © MiniMachines.net. 2020.

Emilia : un boitier Raspberry Pi pour les fans d’Amiga

Simon Bachman est un vrai fan des Amiga et cela se sent dans son travail puisqu’en tant que développeur de jeu, il a travaillé sur Pathways, un titre sorti en 2019 qui fleure bon le pixel des Commodore. Cette passion l’a également amené à travailler sur des projets plus personnels.

Emilia

A réception de son imprimante 3D Prusa, il s’est mis a développer un boitier original pour Rasberry Pi. Baptisé Emilia, ce boitier est conçu pour accueillir un clavier 60%, un modèle plus compact qu’un clavier classique mais avec un vrai mécanisme Cherry MX. Il a utilisé un modèle Pok3r de Vortex indisponible en France mais on trouve beaucoup de modèles équivalents sur le marché. 

Emilia

Après une série d’impressions, quelques bonnes feuilles de papier de verre et de bonnes couches de peinture, son boitier était prêt a recevoir un peu d’électronique.

Emilia

Le choix s’est naturellement porté vers un Raspberry Pi qui est intégré directement au châssis de l’Emilia.

Emilia

Emilia Emilia Emilia

Le résultat est cette solution autonome qui reprend les codes de design des Amiga 600 et Amiga 1200. Il suffit ensuite d’utiliser un émulateur Amiga comme Happiga pensé pour les cartes Raspberry Pi pour retrouver toute l’ambiance de ces machines mais également leur logithèque si particulière.

Emilia

Il a, depuis, publié une nouvelle série de photos d’une nouvelle version de cet engin. Cette fois-ci en rouge et blanc pour une machine totalement dédiée au jeu. L’objet utilise un émulateur Amiga sous Raspbian et le résultat est à tomber. Si vous avez connu des titres comme ce Turrican3 à l’époque, le petit brin de nostalgie mélangé à la pertinence de ce nouveau design ne pourra que vous faire fondre.

Emilia

La très bonne nouvelle de ce projet, c’est que Simon a indiqué qu’une fois les éléments de son design achevés, il compte les partager. Cela risque de prendre un peu de temps mais vous pouvez suivre son compte Twitter pour être tenu au courant

Merci à @Cafeine pour l’info <3.

Emilia : un boitier Raspberry Pi pour les fans d’Amiga © MiniMachines.net. 2020.

Flsun démocratise les imprimantes 3D de type Delta

Les questions se multipliant autour de ces imprimantes et leur fonctionnement, je me suis dit qu’il serait plus utile de vous faire un petit billet sur le sujet au lieu de répondre par email. Les modèles comme les Flsun QQ-S et Flsun Q5 ne datent pas d’hier mais ces derniers temps de plus en plus de mails atterrissent autour de ces engins. Autant vous faire un petit topo général sur le sujet.

Imprimante 3D Cartésienne

Sur le marché grand public de l’imprimante 3D, il y a plusieurs type de machines. La plupart fonctionnent en faisant fondre un filament de matière qui vient se déposer sur un plateau. Dans cette catégorie, la grande majorité des modèles sont des machines Cartésiennes : elles fonctionnent avec un plateau mobile qui se déplace sur un axe X ou Y pendant qu’une buse propose un mouvement sur un axe perpendiculaire. Des rails guident cette buse sur le troisième axe en Y pour gagner en hauteur et accumuler les couches de matière.

Prusa i3 MK2S

Ce type d’imprimantes 3D dit FDM1 a été rendu populaire par l’excellent travail de la société Prusa qui porte le même nom que son génial ingénieur et créateur. De nombreux produits du marché actuel découlent des travaux de Prusa qui ont été largement repris par la concurrence.

Flsun QQ-S

Mais il existe des alternatives à ce système et les solutions de Flsun en explorent une avec les imprimantes 3D dites Delta. Si leur mode de fonctionnement est toujours de type FDM, leur exploitation technique est différente. 

Le plateau ne bouge pas, ce qui évite bien des soucis techniques. Ce sont les bras qui vont effectuer tout le travail d’impression. Ceux-ci sont positionnés assez haut et peuvent descendre pour venir déposer le filament. De par la construction triangulaire du dispositif, le plateau est forcément rond et non plus carré. Les avantages de cette technologie sont assez intéressants même si il y a des désavantages en contre partie.

Cartésien à gauche, Delta à droite

D’abord, les imprimantes Delta sont plus rapides en théorie que les imprimantes classiques avec des vitesses d’impression pouvant atteindre 150 mm/s. Je dis en théorie parce que suivant ce que l’on imprime et les réglages de chacun, on pourra arriver à des solutions quasi équivalentes avec une imprimante 3D plus classique. Il y a également que les pièces que l’on peut réellement imprimer en 150 mm/s ne sont pas des éléments très détaillés…

Les derniers développements en terme d’impression 3D cartésienne et l’arrivée de nouveaux composants optimisés a énormément amélioré la vitesse des solutions classiques… Les mouvements plus “libres”des Delta ont largement été rattrapés par les nouvelles cartes mères et firmwares des dernières imprimantes 3D “traditionnelles”.

Le principal point fort vient néanmoins du fait de ne pas avoir de plateau qui bouge. Cela évite la gestion d’un moteur pour le déplacer et donc toutes les pannes et déréglages possibles qui y sont liés. Mais cela évite surtout d’avoir à refaire une mise à jour du plateau régulière, le fameux “Leveling” qui permet de positionner la surface de réception du filament de manière à être parfaitement ajustée à la buse qui va extruder la matière. Beaucoup de ces imprimantes ont d’ailleurs des systèmes de leveling automatisés pour faciliter encore cette tache.

Mais ce type de solution à également des défauts. Elles sont généralement assez hautes et proposent un volume d’impression moins grand que les solutions classiques. Le cercle du plateau offre moins de possibilités que le carré habituel… En général ces modèles Delta se rattrapent par de belles hauteurs d’impression. Autre souci, la plupart ont un extrudeur, l’appareil qui va pousser le filament vers la buse qui le chauffera, situé sur le haut de l’engin. Ce qui peut s’avérer difficile d’accès. Il est possible de modifier l’imprimante pour régler ce problème mais par défaut il est nécessaire de prévoir un emplacement assez dégagé en hauteur, surtout quand la bobine de filament est positionnée également au dessus de l’engin. Ce n’est donc pas forcément exploitable par les plus jeunes de manière – relativement – autonome. C’est par contre une solution idéale pour toute personne voulant positionner son imprimante dans une armoire ou un logement exigu tout en hauteur.

Deux modèles Flsun sont disponibles sur le marché aujourd’hui et vous êtes très nombreux à m’interroger sur ces machines depuis leur apparition dans les bons plans. Le premier modèle est l’imprimante 3D Flsun Q5 qui est une solution Delta d’environ 64 cm de haut sans compter la bobine. 

Flsun

Ce modèle imprime dans un cylindre de 20 cm de diamètre sur 20 cm de haut et propose une fonction de leveling automatique sur 27 points de contact. Le fonctionnement de ce système est assez simple avec un adaptateur à placer à un endroit adapté en dessous de la buse. Ce petit appareil va alors procéder à une détection de plusieurs points sur le plateau pour déterminer sa position et ainsi s’assurer du placement adapté de l’ensemble. 

Flsun

L’ensemble des manipulations se fait via un petit écran couleur tactile. Disponible en anglais, il est très didactique avec des menus logiques qui vont vous accompagner dan les étapes les plus courantes. Lancer une opération de leveling se fera en suivant simplement les icônes qui clignotent à l’écran par exemple.

Flsun Q5

Le plateau est de type Ultrabase, il est couvert d’un matériau spécifiquement conçu pour l’impression 3D et qui va assurer une très bonne adhérence pour vos objets tant qu’il est chaud et permettre de détacher les objets facilement une fois refroidi. Le leveling est à réaliser une fois après l’assemblage de l’imprimante et, éventuellement, après un déplacement important de celle-ci. Un menu spécifique permet de lancer l’opération qui dure environ 3 à 4 minutes. C’est assez amusant à regarder la première fois.

Il faudra ensuite bien évidemment veiller à retirer le petit détecteur visible sous la buse en métal puis régler la hauteur de la buse par rapport au plateau de manière classique. On positionne une feuille de papier entre le plateau et la tête d’impression et via le menu on fait descendre celle-ci millimètre par millimètre. Dès que l’on sent une résistance légère sur le mouvement du papier, la buse est bien positionnée. On peut alors lancer une impression.
Il faut surveiller cette première impression puisque l’imprimante vous permet d’ajuster la hauteur de la buse pendant le travail, si votre filament ne colle pas au support, vous pouvez donc ajuster d’un millimètre ou deux afin d’obtenir une bonne accroche.

Flsun q5

Le montage est assez simple, comptez entre une demie heure (pour quelqu’un d’expérimenté) et une heure (pour un néophyte) pour la totalité de l’opération.

L’imprimante est livrée en kit avec une base qui accueillera le plateau rond, trois supports qui vont porter les éléments qui déplaceront les bras supportant la tête d’impression et une partie supérieure avec l’écran couleur tactile.

Flsun Q5

Le support de la bobine de filament est monté par défaut au dessus de l’ensemble mais peut éventuellement être déplacé. Des vidéos de montage sont intégrées à la carte mémoire MicroSD 2 Go livrée avec l’imprimante pour faciliter l’opération. Un manuel est par ailleurs fourni sur ce même support.

Smoothers TMC2208 sur support amovible

La carte mère de l’imprimante est un modèle assez connu, une Makerbase MKS Robin Nano 1.2 qui fonctionne en 32 bits pour gérer rapidement les ordres compilés par le logiciel qui les prendra en charge : un Slicer comme Cura. C’est cette carte qui va transposer les ordres de déplacements de votre pièce 3D pour piloter les 3 bras de la buse d’impression. Plus ce traitement est rapide, plus l’imprimante pourra travailler vite. La carte mère est par ailleurs équipée de supports capables d’accueillir des composants amovibles et en particulier des Smoothers TMC2208 visibles ci-dessus. Des éléments qui vont optimiser grandement les déplacements moteurs. Ces modèles sont particulièrement efficaces et permettent de conjuguer rapidité et silence. Ils sont montés sur la carte mère pré-installée dans l’imprimante. Je vous les montre à des fins explicatives mais vous n’avez pas vraiment à vous en soucier en réalité. La carte accepte des ordres en provenance directe d’un PC via un port USB ou peut lire une carte MicroSD de manière autonome.

Flsun q5

L’extrudeur embarqué, l’élément qui pousse le filament vers la buse qui va le fondre, est de “type” Titan. Le modèle Titan est une solution développée par E3D, c’est une construction fiable et puissante avec un réducteur 3:1 qui permet de bénéficier d’une force de traction importante. Ce modèle qui peut s’adapter à différents type de filaments. Sa conception est simple et permet une maintenance facilitée. Sur les Flsun, les extrudeurs reprennent le design des modèles Titan mais ne comportent pas de marquage spécifique. La machine est capable de reprendre une impression en cas de panne mais ne propose pas de détection de fin de filament par défaut. Il faudra donc veiller à disposer d’assez de filament sur votre bobine pour votre pièce à imprimer. C’est là que le poids de filament nécessaire estimé par votre slicer est important. Un profil optimisé pour le logiciel gratuit Cura est livré sur la carte mémoire de l’imprimante afin de vous permettre d’avoir les bons réglages dès le déballage.

A noter que la carte mère est prête à accepter un détecteur de fin de filament à placer vous même sur l’imprimante, ce type de détecteur se trouve assez facilement et le firmware est également compatible avec cette option.

Imprimante Flsun Q5 au meilleur prix

(comptez 200-250€)

La Flsun Q5 est une bonne imprimante type Delta qui conviendra aux plus frileux en matière d’impression 3D. Elle propose un bon volume d’impression et une maintenance minimale une fois installée. C’est pour moi un très bon modèle d’imprimante “placard” que l’on viendra cacher dans un atelier. Le fait de l’enfermer réduira le bruit généré par la ventilation et maintiendra le dispositif au chaud. Cela permet également de pouvoir filtrer plus facilement l’air ambiant avec un petit ventilateur et un montage de filtre. Une fois installée, plus besoin de faire de leveling ni de maintenance particulière. 

Volume

La Flsun QQ S est l’autre modèle Delta de la marque, elle reprend beaucoup d’éléments en commun avec la Q5. On retrouve le même concept et le même assemblage mais avec un volume d’impression plus conséquent. Plus haute et avec un diamètre de plateau plus large, la QQ S permet de produire des pièces dans un volume de 255 mm de diamètre sur 360 mm de haut. Evidemment, l’imprimante est plus imposante encore avec 37 cm de large pour 78 cm de haut. Conséquence logique de cette évolution, l’écran couleur tactile migre du dessus de l’appareil vers le bas avec toute l’électronique principale.

Plateau Ultrabase

Le plateau rond de type Ultrabase est identique en terme de fonctionnalités que sur l’autre Flsun avec une bonne accroche, une température maximale de 100°C et un décollement facile des objets imprimés une fois la température du plateau redescendue. On retrouve le même extrudeur type Titan, un fonctionnement silencieux des moteurs, une reprise d’impression en cas de panne et évidemment la fonction de leveling automatique grâce au petit capteur amovible.

Flsun

Comme pour l’autre imprimante de la marque, l’ensemble est réalisé en métal pour une structure robuste. L’impression peut être très rapide avec encore une fois une vitesse maximale de 150 mm/s même si la plupart des utilisateurs ne dépassent pas par défaut les 60 mm/s. Comme pour la Q5, l’impression peut se faire en direct en USB grâce à un PC ou un système type Octoprint ou en chargeant le code depuis votre slicer vers une carte MicroSD.

Vous l’aurez compris, ce second modèle est une version avancée qui propose surtout un plus gros volume d’impression mais dans l’absolu le fonctionnement, les composants comme les problématiques des deux appareils sont identiques…

Imprimante Flsun QQ-S au meilleur prix

(comptez 340-350€)

Les imprimantes 3D Delta sont différentes des modèles cartésiennes plus classiques mais dans l’absolu les deux proposent la même finalité. Peut être que les Delta sont plus faciles à appréhender du fait de leur manière de travailler. Le système est moins sujet à des variations de réglage et l’absence de plateau motorisé assure un leveling robuste dans la durée. C’est aussi un modèle simple à assembler, ce qui fait de ce type d’imprimante une solution intéressante pour les novices.

De ce que j’ai pu lire ces derniers jours autour de ce type d’imprimante, la plupart des acheteurs de solutions Delta qui avaient auparavant un modèle plus classique ne regrettent absolument pas leur  investissement. Est-ce qu’il est utile pour autant de racheter une imprimante de ce type si on en a déjà une ? Je ne pense pas. A moins d’un usage ou d’un besoin particulier, elles n’apporteront rien de vraiment nouveau si ce n’est de la maintenance en moins.

 

 

 

Flsun démocratise les imprimantes 3D de type Delta © MiniMachines.net. 2020.

Creality lance la CR-6 SE en financement participatif

La Creality CR-6 SE est une imprimante 3D de bureau, elle n’est pas minuscule mais loin des dimensions d’une CR-10 de la marque. Avec 54 cm de haut pour 46.2 cm de large et 44.2 cm de profondeur. Elle propose également un ajout intéressant avec une poignée située sur le dessus de son châssis d’impression pour la transporter plus facilement.

Creality CR-6 SE

L’engin pèse 9.2 Kilos ce qui permet de la balader d’un poste à un autre, d’un bureau à un atelier ou de la ranger dans un placard quand on n’en a plus l’utilité. Cela déporte le support d’impression sur le côté de la machine mais permet de gagner en praticité d’emploi. Une bonne idée de la part de Creality est de proposer un support de bobine pouvant se replier vers l’intérieur de l’imprimante pour éviter de prendre trop de place.

Cette petite poignée n’est que le premier d’une longue liste de détails intéressants avec cette machine. La Creality CR-6 SE ressemble à une réponse parfaite aux principales plaintes d’utilisateurs, celles que l’on peut lire dans les forums d’impression 3D.

D’abord le montage avec une promesse forte. Celle de ne passer que quelques minutes entre l’ouverture du colis et l’impression de votre première pièce. La structure de base arrive pré-montée, les éléments s’assemblent rapidement et les câbles s’ajustent dans des brochages sur mesures. L’assemblage est facilité par la présence d’un petit tiroir situé sous l’imprimante qui contient tous les outils nécessaires pour assembler l’imprimante mais également pour vos impressions au quotidien.

Creality CR-6 SE

L’écran est un modèle de 4.5″ de diagonale, couleur et tactile. Pas une solution très innovante puisque des concurrents possèdent déjà des affichages de ce type. Mais celui ci semble très réactif et efficace avec une interface parfaitement adaptée à ses diverses options et innovations. Les menus sont pour le moment uniquement disponibles en Anglais et en Chinois 

Un des gros points forts de cette Creality CR-6 SE est dans sa capacité à gérer le Leveling. C’est à dire de déterminer si le plateau d’impression est parfaitement disposé par rapport à sa buse d’extrusion de filament plastique. Cette opération n’a rien de compliqué d’habitude mais elle ne devient vraiment simple qu’avec de l’expérience. En général, on coince une feuille de papier entre le lit d’impression et la buse et on ajuste le plateau en essayant au jugé de sentir la résistance adéquate. Il faut un certain “feeling” et donc pas mal d’essais souvent infructueux avant de savoir jauger la manoeuvre. Ici, c’est un petit capteur qui vient littéralement tâter le plateau et indiquer si celui-ci est conforme ou si il faut l’ajuster grâce à de grosses molettes. C’est la garantie d’impressions immédiatement réussies et d’une assurance de qualité dans la durée, même en enchaînant les modèles.

Creality CR-6 SE
Le plateau chauffant monte à 110°C maximum et il est construit en verre traité au carbone. Il permet à la fois une chauffe rapide et efficace tout en assurant une excellent planéité et une bonne adhésion. Il est maintenu en place par des petits supports à ressort pour le manipuler plus facilement sans avoir à refaire le leveling.

Creality CR-6 SE

Autre trouvaille de la marque, une buse d’impression facilement adaptable avec un système prévu pour être modifié. Creality a compris qu’un des premiers trucs que l’on imprime pour une imprimante 3D, c’est une pièce pour auto-améliorer cette même imprimante 3D. Cela passe souvent par des roues grand format ou des protections variées sur les modèles de base mais très souvent par des améliorations de la tête d’impression pour améliorer le flux de refroidissement de l’engin et du filament. Avec ce système, la Creality CR-6 SE offre la possibilité de mettre à jour directement sa buse avec les éléments récupérés en ligne.

A noter que les choix de ventilateurs silencieux semble ENFIN avoir été pris en compte. On n’est pas sur des solutions Noctua très haut de gamme mais tous les tests des prototypes font état d’un impressionnant silence. La partie électronique n’est pas en reste puisque l’imprimante fait appel à des drivers Trinamic qui vont ajuster les besoins de l’ensemble de la chaîne pour trouver le bon mélange entre bruit des mouvements et vitesse.

Creality CR-6 SE

L’extrudeur qui pousse le fil vers la buse est muni d’un détecteur de filament photo électrique. Si la bobine de filament arrive à son terme pendant une impression, l’appareil se coupe pour que vous puissiez le remplacer. La Creality reprenant ensuite l’impression là où elle s’était arrêtée. Plein d’autres détails sont intelligemment proposés comme cette molette de tension de la courroie de déplacement de la tête d’impression qui évite de devoir démonter l’imprimante si elle se détend.

La Creality CR-6 SE peut imprimer des objets de 23.5 cm de côté sur 25 cm de hauteur avec des filaments nécessitant une température allant jusqu’à 260°C (PLA/TPU/PETG/ABS/WOOD) avec une finesse de 0.1 mm.

Creality CR-6 SE

L’imprimante est mise en financement participatif sur Kickstarter avec des modèles débutant à 296€ (344€ avec les frais de port). La livraison est prévue pour le mois de Septembre 2020. J’ai plutôt confiance en Creality qui fait des machines sérieuses depuis des années. Mais, comme d’habitude, vous n’êtes pas à l’abri d’une livraison retardée ou disponible après l’arrivée en boutique du produit. Boutique qui vous offrira peut être les frais de port. A vous de voir.

Creality lance la CR-6 SE en financement participatif © MiniMachines.net. 2020.

A Complete Guide to Shooting Workout Videos at Home

Whether you're a fitness professional or a videographer working on fitness projects, these tips will be useful in creating professional home workout videos.

Cassette Pi : une idée de K7 originale pour vos appareils vintage

Imaginez une cassette classique qui permettrait de voir défiler les informations de votre choix. C’est l’idée simple de Cassette Pi, apporter un brin de connexion à de vieux appareils. Profiter de cet espace non utilisé pour une nouvelle fonction.


Etant amoureux des appareils Hifi vintage, j’ai pas mal de solutions comme des Boombox qui proposent un lecteur de cassette. Malheureusement je hais, littéralement, le système de cassettes magnétique. C’est peu précis, lent, instable dans le temps et désagréable à manipuler. J’ai sauté le pas du MiniDisc dès que le format est apparu, jetant aux oubliettes mes cassettes dès que possible. Je n’ai jamais regretté ce format depuis.

Pourtant, nombre de mes appareils ont encore un lecteur à ce format, un truc inutile dont je me sers le plus souvent pour connecter une petite carte Bluetooth afin de profiter de l’entrée “cassette” comme une solution pour écouter de la musique sans fil.

Cassette Pi

L’idée de ce Cassette Pi me fait imaginer d’autres emplois de ces emplacements. Le projet n’est rien d’autre qu’un affichage défilant piloté par  une carte Raspberry Pi Zéro, alimenté par une batterie et exploitant un petit affichage de 11 LEDs sur 7. Le texte à afficher est récupéré depuis le service voulu en IFTTT via un script en Python. L’objet se recharge via une simple prise MicroUSB de telle sorte que l’on peut l’utiliser au sein d’un appareil mais également comme “badge” high Tech.

https://www.instructables.com/id/Cassette-Pi-IoT-Scroller/

Les notifications délivrées par le Cassette Pi peuvent être variées. Dans mon cas, j’imagine assez facilement l’intérêt de pouvoir repiquer les données des morceaux joués en Bluetooth directement sur le petit afficheur. A la façon des vieux radio-cassettes dans nos voitures. Mais on peut imaginer également des alertes, des messages, des twits et autres indications techniques s’affichant alors là où on les attend pas vraiment. On peut même penser à une solution sans batterie mais alimentée directement par l’appareil qui héberge la Cassette Pi.

https://www.instructables.com/id/Cassette-Pi-IoT-Scroller/

L’ensemble des instructions de montage et d’assemblage sont réunies sur une page Instructables très bien documentée. L’auteur de ce projet, Martin Mander, a fait un très bon travail pédagogique avec force détail sur tous les aspects de sa création. Tout est réuni sur son blog.

 

Cassette Pi : une idée de K7 originale pour vos appareils vintage © MiniMachines.net. 2020.

DIY : Henri construit un minuscule PC portable en vidéo

Si vous avez connu l’époque glorieuse des Asus EeePC de première génération et de leurs nombreuses modifications réalisées dans leur coque étroite, cette vidéo de Henri Hihacks devrait vous rappeler de bons souvenirs. 


Raspberry Pi 4
Henri n’a pas démarré d’un PC existant mais, comme beaucoup d’autres auparavant, d’une solution Raspberry Pi. Il a choisi une carte de quatrième génération. Tant qu’à faire autant se lancer dans le projet avec la version la plus récente et la plus puissante de la gamme. 

De là découlent les autres choix logiques pour construire cet engin. Sur le Pi 4 seront branchés un écran et un clavier et le tout sera alimenté par une batterie externe. Rien de vraiment nouveau sous le soleil, donc, puisqu’on a déjà vu pas mal de solutions du même genre par le passé : Du MutantC au Lyra en passant par le Noodle Pi ou le superbe NODE Linux Terminal 3 visible ci-dessus.

Mais ici le travail mené pour parvenir à cette intégration optimisée au maximum est détaillé en vidéo et en Français de manière assez appétissante pour un résultat encore plus compact. 

Le Pi4 après un nettoyage laborieux.
Les composants sont “nettoyés”, débarrassés des éléments non nécessaires à la machine finale. Du coup, le clavier Bluetooth qui se connecte avec une clé est ratiboisé et sa clé directement intégrée à la carte. La batterie est démontée, sa carte électronique dépouillée des connecteurs inutiles. Puis les divers éléments sont soudés directement vers le Pi 4. On gagne évidemment beaucoup en place et on peut alimenter les divers éléments directement sur la batterie. Pour la carte Pi 4, beaucoup de connecteurs n’étant pas nécessaires au fonctionnement du PC final, ils ont été dessoudés. Les ports USB, RJ45, les broches et autres connecteurs ont ainsi disparu pour gagner encore en épaisseur.

Soudures

Puis vient l’étape laborieuse de la soudure et de l’assemblage : Relier l’ensemble des broches nécessaires au signal de l’écran, les connexions de la batterie aux différents composants. Les brochages USB du clavier. Tout un tas de soudures difficiles à effectuer qui ont du prendre pas mal de temps. Dans le même temps, la modélisation de la coque de l’ensemble est réalisée ainsi que l’impression de celle-ci en 3D.

Les pièces s’assemblent alors comme un minutieux puzzle avec l’ajout d’un haut parleur, d’un mini ampli pour le son et même d’une ventilation pour refroidir l’ensemble.

Pi4MiroPC
Le résultat est pas mal du tout et montre qu’avec de la persévérance et du travail, on obtient des résultats assez impressionnants. Je ne vous dévoilerai pas le résultat complet de l’opération car je vous invite à regarder la vidéo qui détaille l’ensemble des opérations réalisées. 

Spoiler : personne ne crie dans cette vidéo, vous pouvez y aller

Je trouve tout cela très encourageant et si le projet vous parait un peu hors de portée, il n’est pas si difficile à réaliser d’un point de vue assemblage. La partie technique est autrement plus complexe avec des micro soudures difficiles mais ce n’est pas irréalisable. 
Cela montre également l’intérêt de posséder une imprimante 3D à demeure pour pouvoir construire ce genre de solution.

Je vous encourage évidemment à laisser un commentaire d’encouragement à Henri sous sa vidéo et à vous abonner à sa chaîne.

Merci à Chrisespace pour l’info.

 

 

DIY : Henri construit un minuscule PC portable en vidéo © MiniMachines.net. 2020.

Coronavirus Time : A propos des masques KN95…

Le contenu de ces mails est a peu près toujours le même. Vous voulez des solutions simples et efficaces pour pouvoir porter quelque chose lorsque vous brisez votre confinement. Si possible quelque chose de pas trop cher et qu’on ne jettera pas systématiquement à la poubelle. Beaucoup sont intéressés par les masques KN95…

Il existe deux types de masques sur le marché aujourd’hui.

FFP2

Il y a d’abord les fameux masques FFP2 employés par le personnel soignant et qui nous font cruellement défaut actuellement. Ce sont des masques filtrants capables d’empêcher de se faire contaminer par un malade quand on est dans la même pièce que lui. Ils protègent à l’expiration et à l’inspiration. Ils sont indispensables pour les médecins, infirmières, aide soignants et autres qui travaillent aujourd’hui à l’hôpital dans cette période de crise.

Un Décret Ministériel interdit aujourd’hui aux personnes morales d’acheter ce type de masques1 qui sont réquisitionnés par les services publics. En clair, cela signifie que les entreprises privées et les établissement publics sans rapport avec les services de santé n’ont pas le droit d’acheter ce type de masque pour le moment. Aucun professionnel n’a le droit d’en vendre librement non plus. Les stocks doivent être réquisitionnés pour les hôpitaux. Dans la mesure du possible, même si un particulier a le droit d’acheter ces masques, il est peut être plus utile de les laisser à destination du personnel soignant dans son ensemble. Ces masques demandent un positionnement précis pour englober le nez et le menton sans laisser passer d’air. Ils doivent être changés régulièrement et ne doivent pas être partagés. Les masques FFP2 s’accommodent TRES mal des barbes et moustaches pour filtrer correctement l’air ambiant. Les masques KN95 sont leur équivalent Chinois. Les N95 sont les versions US des mêsms produits.

Masque chirugical

Il existe également des masques plus légers, moins filtrants : Des masques anti-projections autrement appelés  masques “chirurgicaux”. Ce sont des masques simples que vont porter les gens pour éviter d’émettre le virus en toussant, en postillonnant ou en parlant. Ils vont retenir les particules, et donc le virus, autour du porteur au lieu de les projeter. Ils fonctionnent à l’expiration et non pas à l’inspiration. Les gouttelettes et postillons peuvent être vecteurs du COVID-19 et porter ce type de masque peut donc limiter la contamination. C’est, en gros, une bien meilleure solution que de tousser ou éternuer dans sa manche.

Il est tout a fait possible de fabriquer soi même un équivalent de ces barrières assez facilement avec un bout de tissu et des élastiques. Des centaines de guides sont disponibles en ligne qui vont du recyclage de chaussettes à la haute couture. Ces masques sont utiles au quotidien et pourraient devenir obligatoires lors du déconfinement. Ces masques peuvent également empêcher dans une certaine mesure de recevoir des postillons d’une personne contaminée, mais cela reste très aléatoire. En gros, ces masques sont utiles si vous sortez de chez vous pour éviter de contaminer les autres. Dans le doute, vous pouvez décider de vous munir systématiquement de ce type de solution parce que c’est… mieux que rien. 

La communauté scientifique estime majoritairement que tout le monde devrait porter ce type de masque “chirurgical” dans la rue. Ils sont par contre inutiles dans votre foyer. Ils sont simples à mettre et ne demandent pas de compétences particulières. C’est ce type de masque que beaucoup me réclament par email. Problème, ces solutions doivent être régulièrement jetées – tout comme les FFP2 – pour éviter que votre respiration n’humidifie le tissu ce qui rendrait son utilité beaucoup plus approximative. Il faut donc en changer régulièrement. Certains préconisent de les laisser sécher pour les réutiliser…. d’autres de les jeter.

Le gros avantage des masques en tissu maison étant alors que l’on peut en faire plusieurs, avec des décorations sympa, puis les laver. C’est beaucoup plus économique.

Smartmi KN95

Il existe une troisième option et c’est celle-ci qui se démarque ces derniers temps. Beaucoup se tournent vers des masques alternatifs qui n’ont pas à la base de vocation de santé. Ou du moins pas la même. Ce sont des masques KN95 anti-pollution. Il en existe beaucoup en Asie parce que, malheureusement, les grandes villes sont souvent envahies d’un véritable brouillard de pollution dû aux voitures et aux industries. Pour sortir dans la rue, en dehors de tout problème de virus, pour faire du sport ou pour une simple balade en vélo, beaucoup emploient donc ce type de masque. 

Comparison of FFP2, KN95, and N95 Filtering Facepiece Respirator Classes

  • Sans être FFP2 ils sont à la norme KN95 qui est une certification équivalente, utilisée par le système de santé Chinois. La norme KN95 filtre à 95% mais respire moins bien qu’un masque FFP2, d’où la présence de valves sur certains modèles. Ces masques sont donc à mi chemin entre la solution “chirurgicale” et la solution FFP2. Ils filtrent des particules en suspension d’une taille de 2.5 nanomètres.

  • Ils sont pensés pour être enfilés rapidement, bien s’ajuster au visage et permettre une bonne respiration. Certains modèles étant conçus pour la pratique sportive, ce point est très travaillé, ce qui les  rend plus supportables au quotidien. Ces masques KN95 offrent un certain confort, plus que certains masques chirurgicaux aux élastiques qui scient les oreilles…

Rockbros

  • Ils sont pour certains lavables et/ou acceptent des filtres amovibles. De telle sorte que l’on peut investir dans ce type de masque, et cela s’avère à la longue moins coûteux qu’une solution à jeter au bout de quelques heures.

 

alert

Mise à jour : Christophe me signale un gros souci avec les masques sportifs !

Je pensais que ces masques filtraient à l’expiration et à l’inspiration l’air ambiant. Mais ce n’est  pas le cas du tout ! Il ne filtrent qu’en aspiration et pas du tout en expiration. Ce qui pose un énorme problème. En gros, le masque ayant été pensé contre la pollution, il est conçu pour ne pas laisser entrer dans vos poumons de particules fines. Dans ce rôle là, il est très efficace. Mais, il n’a aucune vocation à filtrer l’air sortant de vos poumon puisque celui-ci n’est pas censé être lui même pollué. Aussi les valves fonctionnent dans un seul sens. A l’inspiration elles se bloquent et empêchent les particules d’entrer. A l’expiration, par contre, elle se relâchent. Laissant l’air de vos poumons se diffuser sans filtre.

Xiaomi Smartmi KN95

L’air entrant est filtré.

KN95

L’air sortant ne l’est pas.

Dans l’optique d’un virus qui se transmet comme le COVID-19, cela veut dire que votre masque et sa valve vont diffuser largement le problème autour de vous, sans aucun filtre. Si vous êtes un porteur de la maladie, vous deviendrez un vrai problème. D’autant plus que les gens auront peut être confiance dans votre masque et briseront alors les distances de sécurité. Les masques sportifs n’ont donc aucun intérêt pour protéger les autres.

ah ok

Attention, porter des masques peut créer un faux sentiment de sécurité

Restez chez vous ! Même en portant un masque FFP2 ou un KN95, vous pouvez être contaminé. En vous grattant le nez, en l’enfilant mal. En l’enlevant par mégarde. Porter un masque une heure durant n’est pas chose aisée et beaucoup d’utilisateurs ont des gestes effaçant tout l’intérêt du dispositif. Il est donc contre productif de croire qu’une fois votre nez et votre bouche couverts, vous serez protégés ou vous protégerez les autres. Ce n’est absolument pas le cas. Il faut poursuivre le confinement au maximum et éviter toute sortie inutile.

Enfilez vos masques pour aller faire vos courses, pour faire une balade, pour allez chercher du pain. Fichez vous du regard des autres. Mais ne vous dites pas que parce que vous portez un masque vous pouvez sortir comme avant !

Machine à coudre

Que conclure ?

Sortez vos machine à coudre ou vos boites de couture. Dans la majorité des cas, un masque maison fera amplement l’affaire à condition de ne pas en faire qu’un seul. Faites en plusieurs pour chaque personne. Cela peut paraître beaucoup mais c’est la meilleure solution. Et puis, logiquement, vous avez un peu de temps pour les fabriquer.

Un tuto pour faire son masque avec ou sans machine à coudre

Ces masques pourront ainsi être lavés et mis à sécher sans soucis pour en avoir toujours un de propre et sec sous la main. Un vieux t-shirt, un vieux drap, il est facile de fabriquer ce type de masque maison en faisant du recyclage. Trouver des élastiques peut également se faire en fouillant ses tiroirs assez facilement. 

afnor

Autre gros point fort de ces masques, ils peuvent être personnalisés. Cela permet de mieux les faire accepter par tout le monde et notamment les plus jeunes.

Le site de l’atelier des gourdes avec un tuto de référence pour créer vos masques.

Pour information, j’ai commandé un lot de masques qui a mis très exactement 9 jours à arriver de Chine en fin de semaine dernière. Je compte recommander des masques KN95 à la publication de ce billet afin de pouvoir suivre l’évolution du transport de ces commandes.

Disposable mask

Il existe beaucoup d’autres solutions sur le marché… à tous les prix. Du KN95 aux masques chirurgicaux à la pièce ou par lots de 100 unités. Le souci de toutes ces offres vient de leur prix. Si on doit dépenser chaque jour quelques euros pour les masques de toute la famille, c’est un vrai problème pour certains budgets. La solution du masque maison en tissu est là encore préférable.

En attendant que le gouvernement trouve une solution pour éventuellement fournir des masques à la population.

Coronavirus Time : A propos des masques KN95… © MiniMachines.net. 2020.

Un resPirateur piloté par Raspberry Pi va être testé en Colombie

En mars dernier, un ingénieur en robotique du nom de Marco Mascorro,  basé en Californie, a publié en ligne les plans d’un respirateur basé sur un Raspberry Pi. L’homme, sans expérience particulière en ingénierie médicale, avait décidé de construire un prototype théorique. Une solution pour faire face au besoin immédiat de respirateurs liés à la pandémie de Covid-19.

ResPIrateur

L’idée étant d’utiliser des composants faciles à réunir et de les piloter avec une solution logicielle contrôlée par un Raspberry Pi. Une solution pas forcément idéale dans l’absolu mais évidemment bien supérieure à une absence pure et simple de respirateur face à la détresse des patients. En France, les hopitaux recommandent aux personnels infirmers de porter des sacs poubelle percés comme surblouse et de coudre des masques en tissu. Parce que le pays dispose de respirateurs en nombre à priori suffisant même si des commandes ont dû être faites.

Dans d’autres pays ce n’est clairement pas le cas et le personnel médical sachant très bien qu’il allait rapidement être submergé, s’est donc tourné vers ce type de solutions alternatives. M.Mascorro a donc rapidement vu sa boite aux lettres se remplir d’emails d’informations, de conseils et de remarques. Fort de ce partage d’expérience, il a pu améliorer ses prototypes. Si bien qu’aujourd’hui une équipe Colombienne s’apprête à tester ce respirateur sur le terrain avec de vrais patients.

Face à une pénurie de respirateurs et l’impossibilité d’en obtenir de nouveaux, ce design qui utilise des matériaux de magasin de bricolage est une aubaine. Des valves de plomberie, des respirateurs manuels et une carte de développement ne coûtant qu’une poignée de dollars, cela reste bien mieux qu’un investissement lourd de respirateurs médicaux quand on n’a pas le budget pour les commander.

Ces respirateurs vont donc être employés dans deux institutions à Bogota afin d’évaluer leur fonctionnement dans la gestion de l’oxygène délivré aux patients. Et le rôle du système piloté par Raspberry Pi est ici fondamental. C’est lui qui détermine la pression de l’air, décide de l’ouverture et de la fermeture des valves. Il peut même déterminer si le patient a un besoin complet ou partiel d’un respirateur.

L’équipement va être mis en phase de test en tournant 24H/24 pendant 5 jours pour alimenter des poumons artificiels dans une première phase de test. Si tout se passe comme espéré, il sera possible d’enchaîner des tests sur des animaux. Enfin, si tout marche correctement de premiers tests sur des humains auront lieu au début du mois de Mai. Un plan beaucoup plus rapide que d’habitude puisque des matériels de ce type demandent en général une année et demie avant d’être autorisés sur le marché.

Si, à l’issue de tests sur des patients atteints du COVID-19, ces derniers sont concluants, une production plus importante de ce type d’appareils et surtout une mise à disposition des plans et du code sera alors disponible pour tout le monde.

Si certains médecins restent dubitatifs face à ce genre d’expérimentations, et on peut les comprendre, les phases de tests des appareils médicaux ne sont pas là pour rien, ce type de développement à néanmoins beaucoup de sens dans une situation d’urgence. Dans beaucoup de pays, l’accès à des respirateurs classiques et dûment homologués ne sera pas possible. Dès lors toute solution de remplacement pourra avoir sa place.

Le code de développement de ce ResPIrateur est évidemment Open Source et tout le monde peut venir l’améliorer ou proposer des variantes. Ce genre de proposition sort totalement du cadre d’une médecine commerciale mais s’intéresse plutôt au bien commun. En temps de crise, cela parait à nouveau être une évidence.

Source : BBC.
Merci à Christophe pour l’info.

Un resPirateur piloté par Raspberry Pi va être testé en Colombie © MiniMachines.net. 2020.

SonnettePi : Un portier connecté sous Raspberry Pi

SonnettePi c’est un peu ce que proposent les sonnettes “portier” les plus élaborées. Un système de vidéo qui permet de dialoguer visuellement avec la personne à votre porte avant de lui donner des instructions si vous n’êtes pas présent ou de lui ouvrir la porte – grâce à un autre montage – à distance grâce à une serrure pilotée.

Ce projet peut également être imaginé comme solution de communication low-cost entre des personnes dans un même bâtiment ou pour appeler des gens à distance sans s’embarquer dans un processus trop complexe. On peut imaginer ce dispositif dans des maisons de retraite pour mettre en relation des pensionnaires avec du personnel soignant mais également un dispositif similaire pour appeler facilement un proche. L’avantage étant l’interface mono bouton très facile à manipuler.

Sonnette Pi

Hacker Shack a posté la méthode de fabrication du projet avec l’emploi d’une carte Raspberry Pi 3 B+ mais le dispositif peut fonctionner avec d’autres modèles même si le code proposé a toujours quelques problèmes avec les version 4 de ces cartes. Pour le reste, c’est assez classique, une webcam compatible Pi, un écran LCD compatible, un bouton poussoir temporaire avec un anneau illuminé par une LED pour signaler la prise d’appel, un mini ampli, des vis et des câbles, une imprimante 3D pour le châssis1 et un petit couple haut parleur et micro pour le dialogue audio.

Sonnette Pi

Le boitier imprimé en 3D semble un peu léger…

Le dialogue de la SonnettePi se fait via Jitsi Meet ce qui peut autoriser une conversation à plusieurs personnes. Un détail qui peut s’avérer utile pour certains usages. Le fait qu’une pression sur votre sonnette connectée vous signale une demande directement via une notification de smartphone est également un gros avantage.

Tout le détail de ce montage est disponible sur la page que lui a dédié Hacker Shack et qui documente étape par étape les instructions d’assemblage, d’impression, de code ainsi que la liste des composants nécessaires.

SonnettePi : Un portier connecté sous Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2020.

Kontrol S1: DJDoubleYou sawed a deck off a Kontrol S4 to make a new DIY controller

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