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Scrubber : mieux se laver les mains avec Raspberry Pi

Par Pierre Lecourt

Alors pourquoi ? D’abord pour rappeler le temps nécessaire à un bon lavage de main. Laisser ses mimines traîner trois secondes sous l’eau n’est pas suffisant face au COVID-19. Même en temps normal, il faut un bon et laborieux savonnage pour que l’opération produise un effet autre que Placebo.

Se laver les mains ? Je sais faire !
L’homéopathie manuelle, l’opération qui consiste à passer ses mains sous l’eau 3 secondes en considérant qu’elles sont propres, n’est bon que pour votre pilosité palmaire. Pas pour combattre un virus. Il faut frotter. Et frotter longtemps. Bien trop longtemps pour une époque où tout doit aller très vite.

Du coup le Scrubber entre en action en vous balançant aux oreilles 20 secondes (ou plus) de signal sonore. Un temps que vous devrez respecter en vous nettoyant les mains avec le savon récupéré avant de pouvoir les passer sous l’eau claire. Ce signal sonore peut, grâce aux possibilités offertes par le Raspberry Pi W qu’il embarque, être très varié. Vous pouvez écouter vos morceaux préférés, écouter un morceau de podcast, choisir une radio internet au hasard ou piocher dans n’importe quelle source sonore.

Au vu du nombre de lavages quotidiens que l’on est censé suivre, le format Scrubber d’un savonnage en musique est une assez bonne idée pour rompre la monotonie de l’opération et la rendre plus agréable et efficace avec les plus petits.

Scrubber

L’autre point positif de l’opération est le temps que prend le montage d’un Scrubber. La documentation fournie indique un temps de montage d’environ quatre heures et un investissement tournant autour de 30$. Evidemment, si vous n’avez pas les pièces nécessaires, cela sera difficile de monter ce projet en confinement. Il faut un Raspberry Pi W, une batterie et un Adafruit Speaker Bonnet. Le code et un guide complet d’assemblage sont disponibles sur Github. Evidemment, il est également nécessaire au préalable de sacrifier un distributeur de savon liquide… Si vous avez le matériel et que vous tournez en rond pendant ce confinement, l’opération est une bonne idée à réaliser avec des plus jeunes.

Si vous n’avez pas le matériel, il est possible, et même relativement aisé, de proposer le même genre de solution avec d’autres ressources. Vous pouvez facilement imaginer monter un appareil proposant un décompte de temps avec une bête carte Arduino Micro à quelques euros et une LED qui restera allumée 20 ou 30 secondes avant de s’éteindre après une pression sur votre pompe à savon. Là, l’opération ne vous coûtera qu’une dizaine d’euros tout au plus avec une batterie 18650 de récupération.

Correct technique to wash your hands for proper disinfection. #CoronavirusOutbreakindia #CoronaVirusUpdate #COVID #CoronaVirusUpdate pic.twitter.com/1WeDwlCaF6

— Harjinder Singh Kukreja (@SinghLions) March 19, 2020

Vous l’aurez compris, le Scrubber est autant didactique d’un point de vue électronique que d’un point de vue hygiène. C’est son grand intérêt puisqu’il est aussi simple de compter dans sa tête quelques secondes pendant que l’on frotte ou d’adopter une technique de lavage efficace qui prendra de toutes façons tout le temps nécessaire.

Source : Deeplocal via Engadget

Scrubber : mieux se laver les mains avec Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2020.

Coronavirus Times : L’impression 3D et le DIY au secours des malades

Par Pierre Lecourt

En Chine, au Japon, en Italie, en Espagne et en France, les histoires mêlant impression 3D et Coronavirus se multiplient. Des particuliers, de simples particuliers, comme des entreprises et des fablabs viennent en aide à leurs voisins, leur famille et, plus rarement, aux malades et aux hôpitaux avec ces fameuses imprimantes 3D qui pour beaucoup n’avaient aucun intérêt.

poignée de porte impression 3D

Dès les premiers jours de l’épidémie, l’impression 3D a commencé à proposer des solutions face aux problèmes liés à l’épidémie de Coronavirus Covid-19. La plupart du temps, les gens ont commencé à produire des supports pour fabriquer des masques de fortune. De simples clips plus pratiques que les solutions de base, que l’on pouvait changer facilement. Mais très vite des solutions de plus en plus évoluées sont apparues.

De nombreuses personnes ont réfléchi à la fabrication de respirateurs maison, des solutions simples et efficaces utilisant les matériels existants déjà dans les hôpitaux mais ne coûtant pas plusieurs dizaines de milliers d’euro pièces. En adaptant des masques et des solutions manuelles avec des solutions développées maison, des machines efficaces ont pu être mises en place. Il suffit de suivre la page Facebook Open Source COVID19 Medical Supplies pour comprendre le génie de certains pour adapter des matériels non utilisés par manque de moyens mécaniques. dans beaucoup de pays en voie de développement, les respirateurs manuels sont adaptés à des solutions mécanisées de cette manière.Open Source COVID19

J’ai pu lire une histoire édifiante à ce sujet. Un paysan Indien atteint d’une maladie qui le paralysait peu à peu. Au bout de quelques jours, il n’arrivait plus à respirer tout seul. Dans son hôpital de province, aucun respirateur artificiel n’était disponible. Seule solution locale, un petit dispositif manuel où l’on presse une sorte de gros ballon transparent pour qu’il pousse de l’air vers un masque posé sur le nez et la bouche du patient. Le genre d’objets que l’on voit dans les séries médicales posés sur le visage des gens sur les brancards… Un objet qui ne coûte pas très cher. Problème, il faut quelqu’un pour le manipuler. L’homme a pu compter sur sa famille et ainsi sa femme et son frère se sont relayés à son chevet jour et nuit pour appuyer sur le respirateur manuel, 15 fois par minute, jour et nuit pendant…. 18 jours. Ce qui lui a permis de rester en vie. Assez pour ne plus avoir besoin d’une aide respiratoire et sortir de l’hôpital sur ses deux jambes.

Respirateur artificiel DIY

Cette aventure a lancé l’idée de construire des systèmes de respirateurs adaptés à ces outils manuels en 2010 au MIT. Et cela a abouti au dispositif que vous voyez juste ci dessus en image. L’idée étant de proposer un matériel simple, efficace et employant des produits disponibles partout à des prix abordables. Le souci actuel étant de grande ampleur et “ponctuel”, le dispositif du MIT n’est cependant pas envisageable. Il faut des solutions rapides à développer avec les moyens du bord et non pas un appareil “low cost” à installer là où les appareils les plus chers ne sont pas disponibles. 

Avec l’épidémie de coronavirus, cette idée est donc relancée avec des tonnes d’exemples de développement maison autour de cette idée de “faire simple”. Un recours à la lowtech pour pallier le manque de matériel très haut de gamme disponible dans les hôpitaux. 

Open Source COVID19 Medical Supplies COVID19 Open Source COVID19 Medical Supplies

Avec du materiel de CNC classiques, des moteurs, tiges filetées, roulements et autres, largement disponibles en 2020 grâce au marché de l’impression 3D, des logiciels de conception 3D qui se sont démocratisés et des solutions microcontrôleur abordables, des dizaines de projets ont ainsi pu voir le jour. L’objectif étant de développer au final un respirateur Open Source, simple, efficace et abordable. Qu’un particulier pourrait construire lui même en cas de besoin pour aider un malade ou pour donner à des hôpitaux pour faire face à une épidémie. Des produits qui ne seront probablement jamais certifiés par nos systèmes de santé en temps normal mais qui pourraient sauver des vies dès aujourd’hui. Les hôpitaux d’une partie de notre pays étant déjà face au problème d’un choix à faire entre les patients faute d’un manque de ces respirateurs et de places.

valves FDM

A gauche l’original, à droite une des premières valves imprimées avec du PLA

L’histoire de ces sociétés Italiennes qui ont réussi à modéliser et imprimer des valves pour un hôpital de Brescia en Lombardie, une région particulièrement touchée par le COVID-19, a directement permis de sauver des vies. Ces valves font partie du système des respirateurs artificiels et doivent être régulièrement changées. Problème, le fournisseur a prévenu l’hôpital qu’il n’arriverait pas à livrer de nouvelles valves dans les temps et une rupture de ces simples objets en plastique allait rendre inopérants les respirateurs hors de prix.

valves SLS

Impression 3D de valves par un industriel

L’hôpital s’est tourné vers des fablabs et une petite société italienne a décidé d’aller directement à l’hôpital avec une petite imprimante 3D. Pour modéliser l’objet et le tester sur place. Une première production a été lancée avec quelques pièces et a permis de sauver immédiatement des vies. La production s’est ensuite tournée vers un solution d’impression industrielle pour produire ces valves en quantité. Suffisamment pour pallier au problème de livraison.

maj

Mise à jour de la mise à jour ! 19/03/2020

Nouveau rebondissement dans cette affaire de valve imprimée en 3D. L’entreprise mise en cause nie avoir menacé de procès l’entreprise Italienne désireuse de faire des copies de ses valves. Elle aurait simplement refusé de leur envoyer les plans de ses valves pour des raisons légales.

Un article de Business Insider affirmait pourtant que Massimo Temporelli, qui avait recruté l’équipe en charge du design de cette valve pour pallier au problème de rupture de stock avait subit des menaces de procès.
Jointe par The Verge, une des deux personnes ayant discuté avec un contact dans l’entreprise explique qu’il n’en est rien. La marque aurait bien refusé de donner les plans, expliquant son incapacité à le faire pour des raisons légales mais l’échange se serait arrêté là. Aucune menace de procès aurait été faite.
Autre information importante, le chiffre avancé pour le prix de la valve serait bien démesuré et sans rapport avec le prix réellement facturé aux hôpitaux par la société. La facture ne serait de quelques euros ce qui semble bien plus plausible pour un petit morceau de plastique.

Comment expliquer cette information erronée ? Peut être parce que le compte rendu de la conversation entre les personnes cherchant a fabriquer des valves “maison” dans l’urgence et al société s’est terminée par une notification sur le fait que la copie de ces valves brevetée était bien illégale. Et que le groupe qui a décidé de les fabriquer quand même a conclut que le risque d’un procès devait être pris par rapport à la situation des patients malades dépendant de la production de ces valves.

A l’issue de cette crise, aucun procès devrait être intenté envers les personnes ayant ainsi subvenu aux besoin des hôpitaux Italiens. Evidemment, si un industriel décidait de copier en masse ces éléments spécifiques, sans raison ou nécessité impérieuse, il serait quand à lui poursuivi.

valve (l'autre)

Mise à jour 18/03/2020 : J’apprend ce soir que les créateurs Italiens de ces valves ont été menacés de poursuites par le fabricant quand ils l’ont contacté pour récupérer les plans. Fabricant qui ne voyait pas d’un très bon oeil le fait que ces produits étaient répliqués pour une somme dérisoire alors que lui même les vend pour une somme astronomique. Certains médias parlent de 11000$ pièce ce qui me parait totalement grotesque et extravagant pour ce genre de produit. Cela n’a semble t-il découragé personne et devant ce cas de force majeure, les impressions ont bien été réalisées.

Mais c’est là un vrai problème de société. Doit t-on laisser ce genre de développements à des sociétés privées qui, par soucis de rentabilité, préfèrent tenter de dissuader des gens de sauver des vies en les menaçant de procès alors qu’ils ne sont pas en mesure de fournir les produits indispensables à l’usage de leur matériel ?

Ne serait-ce pas utile que les hôpitaux et autres services d’urgence disposent de solutions Open-Source ? Que tout le monde puisse dépanner tout le monde en cas de besoin ponctuel dans un pays ? Que sauver une vie ne coûte pas des milliers d’euros de materiel quand ce materiel ne devrait coûter que quelques piécettes ? Que l’on manque de personnel d’un côté, de masques en quantité de l’autre, de lits… tout simplement parce que notre argent part dans des consommables hors de prix ?

Chez les particuliers, ce sont les masques qui ont sans doute le plus d’importance. L’impression 3D a permis de concevoir des modèles simples comme des masques sophistiqués, des solutions qui ne correspondaient pas aux besoins des malades déjà contaminés mais parfaits pour des personnes ayant besoin de sortir et de se protéger. Des solutions adaptées pour des vendeurs de produits de première nécessité n’ayant reçu aucun matériel pour se protéger. Boulangers, épiciers et autres personnels en supermarchés mais aussi facteurs, livreurs, éboueurs…  Ces solutions existent désormais partout et notamment sur Thingiverse, site où on peut les télécharger gratuitement.

Coronavirus  Flu Reusable Emergency Respiratory Mask

Un des premiers produits que j’ai pu croiser est ce masque proposé par dbeck sur Thingiverse. Une solution simple et rapide à imprimer qui vient coincer un tissu dans deux feuilles de plastique. Une super idée avec un petit défaut, il faut une imprimante capable d’imprimer en grand format pour l’exploiter. Il sera possible néanmoins de réduite la taille de l’objet dans votre slicer pour l’adapter à un enfant.

Flexible Mask Valvy
On trouve également des solutions haut de gamme comme ce masque à imprimer en plusieurs pièces directement sur du tissu proposé par Jczfirz sur Thingiverse. Une solution complexe mais réutilisable qui nécessite certes du temps de préparation mais qui propose l’utilisation de filtres assez évolués. 

Ce dispositif est complet mais complexe, si il ne nécessite qu’une imprimante 3D de 200 mm de côté, il demande également du materiel annexe comme un décapeur thermique par exemple. 

Coronavirus COVID-19

Il existe également des “pinces” pour plier du tissu et l’accrocher avec es élastiques. Là encore, c’est simple à imprimer et compatible avec tout type de format d’imprimante. Ce modèle est signé par Fernderam07 encore sur Thingiverse. Il en existe beaucoup d’autres sur le site.

Air Mask with two filters

Un projet particulièrement intéressant à suivre est le projet Open Mask qui en est à sa version 4.0. Disponible là encore sur Thingiverse, ce dispositif est en perpétuelle évolution sur le site openmask.altervista.org.

Open Source COVID19 Medical Supplies

Des systèmes de protection pour les yeux et le visage nécessaires aux personnels hospitaliers sont également développés. Des systèmes simples qui, imprimés en 3D, permettent de fixer une feuille de plastique transparente devant votre visage. On en trouve par exemple sur cette page de Prusa Printers ou chez Grabcad.

Des tutos pour fabriquer vos propres masques à partir de tissus adaptés et de guides imprimés en 3D sont également proposés. Comme celui-ci, très complet, découvert sur un site japonais qui permet de fabriquer son propre masque étape par étape.

Stéthoscope 3Dpoignéegel

Un stéthoscope prévu pour une impression 3D est également disponible gratuitement en suivant ce lien. Il existe des dizaines d’autres produits qui vont du système pour accrocher son masque sans le passer derrière ses oreilles aux équipements pour manipuler des poignées sans les toucher avec les mains en passant par des supports pour bouteilles de gel hydro alcoolique à placer de manière stratégique.

Le recours à l’impression 3D et au Do It Yourself trouve ici un écho formidable. Un particulier disposant d’une simple imprimante peut facilement proposer des solutions efficaces pour ses amis, ses voisins, sa famille. Il est possible d’imprimer un lot de masques en quelques jours et de les envoyer par la poste sans sortir de chez vous grâce au ramassage des colis proposé par le service postal.

Ce n’est pas parfait, ce n’est pas l’idéal mais ces outils peuvent peut être sauver des vies et limiter la propagation de la pandémie. Ce genre de geste, avec la garde des enfants des personnels hospitaliers, le respect des consignes de confinement et une attitude raisonnable face au virus sont indispensables pour limiter l’impact du virus. La réflexion sur notre système de santé, ce que l’on a fait de notre hôpital et pourquoi dans certaines régions, on est déjà à choisir les patients que l’on va sauver et ceux que l’on va laisser mourir devra avoir lieu plus tard.

Coronavirus Times : L’impression 3D et le DIY au secours des malades © MiniMachines.net. 2020.

LaserPecker L1 : Un graveur laser de poche

Par Pierre Lecourt

6.5 cm par 6.1 cm pour 5.3 cm d’épaisseur et 190 grammes. Le LaserPecker L1 pourra tenir au fond d’un sac et vous suivre n’importe où. Au contraire des graveurs laser habituels qui demandent une certaine place pour fonctionner, ce modèle est d’une compacité exemplaire.

La grosse différence entre le LaserPecker L1 et un graveur classique vient de la manière dont ils fonctionnent. Au lieu de déplacer le corps d’un laser pour que son rayon reste toujours perpendiculaire à la surface à graver, ce modèle déplace le rayon laser pour graver ce qu’on lui ordonne. Evidemment, cela un impact sur la surface qu’il pourra graver. Théoriquement, un graveur monté sur rail est capable de graver une surface aussi grande que son rail lui permet et cela peut donc être énorme. Ce système limite, quant à lui, la surface de gravure à 10 cm sur 10. On imagine facilement qu’au delà d’une trop grande taille le positionnement du laser perdrait en précision.

LaserPecker L1

Le LaserPecker L1 est livré avec un trépied classique à déployer pour se positionner à une distance de 18 à 20 cm de la surface à graver. A partir de là, il faudra donner l’ordre de gravure à l’engin via un smartphone et l’application dédiée en Bluetooth. C’est l’autre contrainte de ce système, il est nécessaire de le piloter via un smartphone ou une tablette et on ne choisira donc pas le logiciel de son choix. Il faudra sans doute travailler les éléments à graver sur un PC avant de les intégrer à son smartphone pour les imprimer. Cela a également des avantages puisque cela évite de monopoliser un PC pour la tâche et peut permettre une utilisation toujours aussi mobile. L’application livrée permettra de piloter la gravure en effectuant tout le  travail de préparation de l’image. Pas besoin de compétences particulières donc.

A noter que l’engin dispose de 8 Go de mémoire pour stocker en interne des images. Vous pourrez ainsi marquer des objets en sélectionnant une image parmi les designs déjà connus par l’appareil. Ce qui peut être pratique pour signer un travail de manière durable en mobilité.

LaserPecker L1

La gravure 1.6 watt sera légère, elle est pilotée par un module OSRAM avec une durée de vie de 10000 heures. L’idée est de marquer des objets : du papier, du bois, du carton, du cuir… Le Laser est un 450 nm classique à lumière bleue et comme d’habitude il faudra veiller à se protéger efficacement pendant l’utilisation de cet engin : des lunettes de protection sont fournies et restent obligatoires. Il ne faudra pas oublier non plus de se protéger des éventuelles fumées et vapeurs s’échappant lors de la brûlure des matériaux.

LaserPecker L1

Le LaserPecker L1 propose une protection contre une utilisation abusive avec un système de mot de passe qu’il sera nécessaire de répéter avant chaque gravure. De manière à éviter que l’appareil soit mal positionné et allumé par inadvertance ou simplement découvert et allumé par quelqu’un ne connaissant pas son usage. Le faible encombrement de l’appareil permet d’imaginer assez facilement un système de protection pour toute une assemblée occultant totalement le petit dispositif.. 

LaserPecker L1

A noter également que l’objet se protège contre la surchauffe. En cas de température trop élevée, l’appareil se mettra en pause avant de reprendre un peu plus tard la fin de sa gravure.

Beaucoup d’artisans et de professionnels m’ont contacté à la suite de la présentation de la graveuse laser Alfawise C30. L’idée pour eux étant de pouvoir marquer des produits directement pour des clients. Mais, faute de place, n’ayant pas forcément un ordinateur à dédier à cette activité, beaucoup étaient réticents à investir. Avec ce type de solution, il sera possible de signer un meuble une fois monté. De donner un numéro de série à un appareil ou de personnaliser du travail artisanal avec le prénom d’une personne par exemple. Cela sans avoir à trimbaler trop de matériel supplémentaire. L’alimentation par USB type-C en 5 volts 2000 mAh permet d’utiliser de multiples sources de courant comme… une simple batterie externe.


Le LaserPecker L1 est proposé à 241.80€ sur Gearbest. Pas forcément donné mais abordable pour un professionnel ou un hobbyiste passionné. 

LaserPecker L1 : Un graveur laser de poche © MiniMachines.net. 2020.

Pimoroni Pirate Audio, un DAC pour transformer un Pi en lecteur MP3

Par Pierre Lecourt

C’est un kit prêt à l’emploi et un usage tellement évident qu’on se demande pourquoi personne ne s’est penché dessus auparavant. Le Pimoroni Pirate Audio permet de transformer une carte Raspberry Pi en petit lecteur audio en proposant tous les composants pour fabriquer vous même votre objet.

Pimoroni Pirate Audio
Le Kit est livré assemblé, avec l’ensemble des composants nécessaires pour fonctionner hormis une source d’alimentation. Si l’objet est au format de la Raspberry Pi Zéro, il sera compatible avec le brochage 40 pins classique de toutes les Raspberry Pi. Il mesure 65 mm de large pour 30.5 mm de profondeur et 9.5 mm d’épaisseur.

Pour la partie son, le kit Pirate Audio propose une interface digitale 24-bit / 192KHz . Un amplificateur analogique pour prise jack PAM8908 afin de brancher un casque. Un petit interrupteur permettant de choisir la puissance de l’amplification. Classique en Low-gain et bénéficiant d’une augmentation de 12 dB en high-gain. Le DAC est un PCM5100A, il permettra de gérer le son depuis le Raspberry Pi vers la  sortie audio de la solution Pirate Audio. 

Pimoroni Pirate Audio

D’un point de vue interface, on retrouve un petit écran 1.3″ IPS en 240 x 240 pixels et quatre petits boutons tactiles pour manipuler les menus. Pimoroni livre également la partie logicielle de l’ensemble avec une solution capable de gérer votre musique d’un point de vue son mais également d’afficher les pochettes et les titres des albums, le nom des artistes et autres informations issues des fichiers sons exploités. Mieux, il permet de se connecter à Spotify pour profiter de musique en streaming.

Pimoroni Pirate Audio

OpenSource et disponible sur GitHub, ce logiciel devrait vite évoluer et proposer des fonctionnalités intéressantes  supplémentaires. Il  permet dès aujourd’hui de lire des formats classiques comme le MP3 et le FLAC. Vendu 24.95$ sur le site Adafruit, il devrait sans doute obtenir un certain succès… si il revient en stock. Les commandes ont afflué comme souvent avec les créations de Pimoroni et plus rien n’est disponible aujourd’hui. 

MAJ : Le kit est dispo à 22.42€ chez Pimoroni comme le remarque Fdufnews en commentaires !

Pimoroni Pirate Audio

Reste la question du boitier ? Il n’a pas fallu attendre longtemps pour que la communauté travaille ce point et dès aujourd’hui, on trouve sur Thingiverse des boîtiers à imprimer en 3D adaptés à la solution. On pourra donc monter sa Pirate Audio dans un petit boitier compact… mais profiter également d’autres idées comme celle d’une Boombox de plus grande taille.

Pimoroni Pirate Audio, un DAC pour transformer un Pi en lecteur MP3 © MiniMachines.net. 2020.

Kontrol S1: DJDoubleYou sawed a deck off a Kontrol S4 to make a new DIY controller

Par Dan White

We’ve heard it for years: when will Native Instruments make a single deck DJ controller? What if they made a single-jogwheel device? In a new DIY project, DJTT forum user DJDoubleYou has chopped off a single deck of a Kontrol S4 and build a functioning “Kontrol S1” concept controller. Keep reading for the details so […]

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How to make a DIY Split Cue in (almost) any mixer

Par DJ Soo
DIY split cue for mixers that don't ahve it

Does your DJ mixer or controller not have split cue? Do you want to mix entirely inside of your headphones? It can be a challenge to be headphones-only and not have a split cue functionality, but in today’s article, DJ Soo shares a DIY trick for making your own using a small external mixer. DJing […]

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TDJ ONE: a ridiculous tape-player mod of a CDJ

Par Dan White

We’ve seen some amazing mods of CDJs in the past, but this one takes the cake: a pair of CDJs modified into tape players. This might not be the CDJ-3000, but in the absence of Pioneer DJ announcing any new gear besides a 6-channel mixer, we’ll have to keep ourselves entertained with this. TDJ One […]

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Nuclear Football : Un PC transportable à refroidissement liquide

Par Pierre Lecourt

Evidemment, il existe sur le marché des ordinateurs portables dédiés au jeu. Mais le créateur du Nuclear Football voulait sans doutes quelque chose de plus original, un MiniPC unique au monde.

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Construit à l’intérieur d’une des increvables valises de la marque Pélican, le Nuclear Football est composé d’un ensemble de pièces de PC de bureau, savamment imbriquées pour fonctionner de concert et reliées dans le capot de la boite à un écran Dell de 23″ de diagonale dont le châssis a été enlevé.

L’ensemble comporte un processeur AMD Ryzen 5 2600 monté sur une carte mère Gigabit B450-i Aorus Pro WiFi au format Mini-ITX qui accueille également une GeForce RTX 2070 Super de Nvidia, 16 Go de mémoire vive DDR4 3200 et un stockage SSD de 256 Go WD PCIe NVMe. L’alimentation est une SF600 de Corsair

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La chaleur dégagée par l’ensemble est dissipée efficacement par un système de refroidissement liquide composée de solutions signées EK-Vector et Alphacool. Cela permet de tenir cet ensemble de composants au frais sans avoir besoin de sur-ventiler la machine. Les ventilateurs n’atteignent que 40% de leur capacité de rotation en jeu et 70% en Stress Test. Le processeur reste à 58°C pendant ces phases d’utilisations intenses tandis que le circuit graphique reste à 72°C au maximum. Très peu par rapport à ce que ces composants peuvent endurer.

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L’ensemble à un petit effet cyberpunk pas désagréable et aurait probablement toute sa place dans un film comme le “PC Du hacker” qui sauve le monde ou qui contrôle le bâtiment des méchants à distance. Le Nuclear Football est très cinématographique. Il a néanmoins quelques défauts…

Il est d’abord probablement beaucoup plus sujet à la poussière qu’un portable traditionnel, les ouvertures créées pour les connecteurs et autres composants laissent sans doutes passer plus de particules et d’humidité que ce que peut traverser un ordinateur portable classique. Il est ensuite dénué de toute batterie interne et nécessitera donc obligatoirement une alimentation secteur pour fonctionner. Pas possible d’allumer son Nuclear Football en train et, évidemment, au vu de l’aspect “particulier” de l’engin, il vaudra mieux éviter de le sortir en avion… Il est également encombrant par rapport à une solution que l’on peut emmener en sac à dos. 

Enfin, il ne dispose pas de clavier ni de souris. Il faudra les transporter à part. Tout comme les accessoires VR présentés et autres, ce qui fait un encombrement beaucoup plus important que prévu au départ.

La  contrepartie est liée à ses capacités, son prix qui est bien moins élevé à performances égales qu’un PC portable et bien entendu la diagonale qu’il propose puisqu’il existe peu de portables 23″ sur le marché…

Bref, vous l’aurez compris, le Nuclear Football est un caprice. Un défi de la part de son créateur qui présente l’ensemble de sa démarche sur Reddit.

Source : HackADay

Nuclear Football : Un PC transportable à refroidissement liquide © MiniMachines.net. 2020.

Reviiser : le format PC transportable adapté au Raspberry Pi

Par Pierre Lecourt

Reviiser n’a pas pour but d’optimiser l’espace occupé par une solution Raspberry Pi mais de revisiter ce type de format afin de proposer une solution solide et transportable dans des conditions difficiles.

Reviiser

Le boitier de Reviiser est imprimé en 3D, pièce par pièce, autour d’une carte Raspberry Pi et d’un écran 7 pouces tactile. Une solution déjà vue dans de nombreuses autres solutions du genre. Ici, l’auteur de cette machine, Dave Estes, n’a pas voulu en faire une machine ultracompacte en aménageant le tout de la manière la plus embarquée possible. Le clavier est une solution mécanique de format classique et le positionnement des éléments est fait autour de lui.

Plusieurs éléments sont à retenir dans ce montage. D’abord, l’idée d’une batterie 30 000 mAh double port assurant l’alimentation séparée du Raspberry Pi 4 et de l’écran. Cela permet de travailler avec un système et de le laisser tourner sans épuiser la batterie avec son affichage, facilement. Les deux interrupteurs à levier participent également grandement à l’esprit nostalgique du système.

Les accès aux divers composants sont respectés pour pouvoir utiliser au mieux les capacités de la carte Raspberry Pi. On pourra donc venir ajouter des extensions, par exemple, mais également déporter d’autres ports en façade si besoin est. Pour se faire, le recours à un patchwork de pièces imprimées en 3D et vissées les unes dans les autres est une bonne idée. En cas de changement, il suffit d’imprimer l’élément nécessaire et de le remplacer sur le Reviiser. 

L’idée évoquée d’un système de cartouche que l’on pourrait glisser au dos de l’appareil et qui viendrait se brancher sur les GPIO de la carte Raspberry Pi 4 déportés sur un support adapté est excellente. Avec ce système, il serait possible de transformer tour à tour le Reviiser en PirateBox, en compteur Geiger, en station météo ou en émetteur FM ou tout autre projet suivant les besoins. Un simple changement de cartouche permettant de brancher le matériel nécessaire au fonctionnement de l’appareil. Le format robuste de l’ensemble étant parfait pour trimbaler le Pi 4 là où on aurait besoin de ces divers outils.

Dave Estes a décidé de construire un site autour de ce projet, il y proposera des ressources, informations, fichiers 3D et autres données au fur et a mesure de l’évolution de ce projet.

Source: Hackaday

Reviiser : le format PC transportable adapté au Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2020.

Un micro ordinateur à 3$ au format carte de visite ?

Par Pierre Lecourt

Le marché de la carte de visite est un véritable laboratoire de design et d’intelligence. Tout le monde se mesure dans un environnement connu et limité par des dimensions précises et un format particulier. Pour sortir du lot, il faut donc faire preuve d’une rare intelligence. Certains y arrivent par la typographie d’autres par des choix de matériaux et d’usinage précis. Georges Hilliard y est parvenu par un autre type de tour de passe-passe : l’électronique.

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Le souci de la carte de visite, c’est son format jugé aujourd’hui bien souvent obsolète de ce côté ci de la planète. On les prend plus par politesse qu’autre chose et je vous avoue sortir souvent de salons que je visite avec une bonne trentaine de cartes dont je ne sais pas quoi faire. La solution pour moi a été de les scanner avec une application prévue pour cela. Et après ? Après je m’en débarrasse. 

Et une fois au fin fond de mon smartphone, j’ai bien du mal à me souvenir de qui fait quoi, de qui m’a marqué ou non… C’est ce que Georges Hilliard a voulu éviter en proposant cette carte de visite si particulière.

Son projet était de proposer un véritable ordinateur sous Linux au format d’une carte de crédit. Un objet original qui aurait suffisamment d’impact et d’intérêt pour que personne ne le jette au bout de 5 minutes. Evidemment, ce format est ultra limité. Pas d’affichage ni de sortie vidéo, la carte se  connecte en USB sur un PC et se met en route une fois connectée. Le système ne prend qu’une poignée de secondes à démarrer et permet ensuite de se connecter à son interface pour lancer des applications spécifiques.

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Les SoC F1C100s sont visibles en haut à gauche. Les MicroSD vous donneront une idée de leur taille.

Georges Hilliard est ingénieur système, il conçoit spécifiquement des logiciels embarqués sous Linux. Proposer une carte de crédit pouvant faire tourner des développements ou des exemples de son travail est donc une excellente idée : elle montre une forme d’expertise. La carte, en plus des détails classiques imprimés dessus, embarque un SoC Allwinner F1C100s. Une solution ARM comprenant 32 Mo de mémoire vive qui est ici associée à 8 Mo de stockage flash. L’ensemble permet de faire tourner un noyau Linux 5.2. L’ensemble peut faire tourner du Python avec micropython, propose également des jeux avec 2048 et Rogue et évidemment un rappel du curriculum de George… Pour accéder à cette machine il faudra utiliser un terminal et de la ligne de commande. Ce n’est pas exactement la machine de monsieur et madame tout le monde mais cela montre bien les possibilités du produit.

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Chaque carte coûte moins de 3$ a fabriquer, le SoC à lui seul coûte 1.42$. C’est beaucoup évidemment pour une carte de visite mais il n’est pas nécessaire d’en donner une à n’importe qui. Hilliard le précise lui même “si vous en recevez une de ma part, c’est probablement parce que je cherche à vous impressionner”. Les clients potentiels du développeur recevront la carte, les autres auront sûrement droit à quelque chose de plus classique et de beaucoup moins cher. Le coût du développement particulier de cette idée étant largement compensé par le fait que la carte ait déjà fait le tour du monde en images. Reprise ici et ailleurs, elle a été propulsée dans tous les réseaux spécialisés comme un bon exemple d’ingénierie à suivre.

Ce genre de développement est devenu possible pour un particulier

Au delà de cet exemple de carte de visite, on constate qu’un particulier – même si c’est le métier de George Hilliard et que l’investissement nécessaire est compensé par la finalité professionnelle de la démarche –  peut désormais construire ce type de projet. 

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Son créateur nous donne d’ailleurs la recette au travers d’une page de son blog où il détaille ses recherches et ses dépenses. Les puces F1C100s à 1.42$, les PCB fabriqués par une société spécialisée à 0.80$, les 8Mo de mémoire flash à 0.17$ et les quelques autres composants à 0.49$ soit un total de 2.88$ pièce. Evidemment il ne faut pas  compter les heures de conception et de code, le four à refusion spécial qui sert à souder les composants sur la carte de visite ni le laser qui va graver le stencil nécessaire à la pose de la soudure aux points précis nécessaires à la bonne tenue de l’ensemble.

Tout cela est un ensemble de compétences important que Hillard montre avoir acquis et maitrisé. Mieux, il en donne la recette pour que chacun puisse en profiter. Si le résultat n’est pas au niveau des productions industrielles, il est très impressionnant pour un travail “amateur”.

Plus que de retenir qu’un ingénieur a réussi ce type de tour de force technique, il me semble que ce qu’il faut retenir de cette aventure, c’est bien la possibilité qu’ont des particuliers, aujourd’hui, de réaliser ce type d’outil. Les investissements nécessaires ne sont pas hors de portée. Le fait de pouvoir compter sur des sociétés externes pour réaliser des PCB à très bas coût aide beaucoup mais il est possible de les réaliser soit même également. Un four à refusion coûte moins de 200€, beaucoup des logiciels sont Open-Source et totalement gratuits… 

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La seule limite est dans l’apprentissage de ces outils. Le code, l’électronique, les composants nécessaires. On croise désormais très souvent des projets de particuliers de ce type. Le travail de Philippe Cadic sur Snap-On-Air est un autre exemple de ce qu’il est possible de réaliser tout seul dans son garage. Alors certes, il n’y aura plus de Steve Wozniak capable de “pondre” un micro-ordinateur quasiment tout seul dans son coin et qui soit capable de rivaliser avec les productions professionnelles actuelles. Une aventure comme le Raspberry Pi a surpris tout le monde mais elle n’a aucun rapport de performances avec les solutions développées par les armées d’ingénieurs d’AMD, d’ARM, d’Intel ou de Nvidia par exemple. Cela dit, il est désormais tout à fait possible de concevoir des projets électroniques quasiment de A à Z sans avoir à débourser des fortunes.

Si il y a une bonne raison pour laquelle on doit s’intéresser et intéresser les plus jeunes au code et à ce type d’outils, c’est bien pour cela. Leur donner les moyens pour prendre en main des solutions électroniques qui apparaissent comme très complexes. Le travail de George Hilliard a fait le tour du monde en cette fin 2019. Je suppose que ce sera beaucoup moins spectaculaire dans quelques années si tout le monde considère ces éléments pour ce qu’ils sont : des outils comme les autres.

Fabriquer sa domotique, inventer ses propres outils électroniques, imaginer des choses qui n’existent pas ou qui n’existent plus… Les partager, les faire évoluer. Cela pourrait être un jour une tâche comme une autre. 

Un micro ordinateur à 3$ au format carte de visite ? © MiniMachines.net. 2019

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