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Sony Ericsson MMV-100 : le Media Viewer Péritel

Il y a de longues années, Sony Ericsson a sorti un appareil bizarre : le MMV-100. C’est en effet une sorte de dongle Péritel, qui permettait de recevoir des images sur un téléviseur en Bluetooth.

Physiquement, il se présente sous la forme d’un gros boîtier avec une prise Péritel mâle, et deux prises femelle. La première pour un chargeur de Sony Ericsson de l’époque, la seconde pour une sortie audio/vidéo en jack 4 points. Premier truc à savoir, il ne s’alimente pas par la prise Péritel, et en pratique, il ne sort même pas du RGB. Il a donc besoin de son chargeur, et si votre téléviseur (ou écran, projecteur, etc.) n’a pas de Péritel, il y a un câble jack 4 points vers RCA et composite.

L’appareil


Les deux prises latérales

Il reçoit quoi ?

L’appareil peut recevoir des images, d’abord, mais avec de grosses limites : JPEG, maximum 800 x 600. La documentation recommande de rester en VGA. Pour l’audio, il accepte l’AMR (un truc compressé pour la voix), avec une taille maximale de 30 ko. Il lit aussi le MP3, en 44 kHz, 16 bits et 128 kb/s au maximum. La capacité de stockage maximale n’est pas indiquée dans la documentation. Pour les profils Bluetooth, on a le Object Push Profile (un classique)n, le Basic Imaging Profile (rare, une spécialité de Sony) et le File Transfer Profile. C’est suffisant pour envoyer des données depuis pas mal d’appareils, tant que ce n’est pas un iPhone. On peut aussi noter qu’il est PAL ou NTSC, mais pas SECAM, et pas les deux. La documentation indique que ça dépend du pays… et ce n’est pas indiqué sur le mien. Vu la provenance (Espagne), j’ai supposé – à raison – qu’il était PAL. La présence du NTSC est d’ailleurs étonnante : les pays qui utilisent cette norme n’ont généralement pas de Péritel.

Pour tester, j’ai commencé avec une carte d’acquisition et le câble composite (parce que les cartes qui prennent du Péritel, c’est rare). macOS a vu directement l’appareil en Bluetooth, mais l’a visiblement pris pour une imprimante (?). Quand j’ai essayé d’envoyer un fichier JPEG, j’ai eu une erreur selon macOS, mais c’est tout de même passé. C’est lent, même pour du Bluetooth : un peu moins de 20 ko/s. QUand on envoie une image de plus de 800 x 600 (ou 600 x 800), une erreur apparaît à l’écran, comme prévu. L’option Parcourir les fichiers de l’appareil ne donne aucun résultat : c’est vide.

macOS le voit


Mais détecte une imprimante


Pourtant, il ne se montre pas comme une imprimante


On peut envoyer des fichiers


macOS voit des erreurs


Impossible de lire le contenu


L’interface

Une photo envoyée, à la bonne taille


Quand on envoie une image trop grande, on obtient ce message

Pour l’audio, c’est compliqué. J’ai essayé avec un morceau en MP3 à 128 kb/s, et ça n’a pas fonctionné. Il commence à afficher une icône de musique, parfois les tags ID3, mais pas de son. Idem, évidemment, avec un fichier à 160 kb/s (je n’ai plus beaucoup de fichiers à 128 kb/s, d’ailleurs). En compressant manuellement les fichiers avec les bons paramètres, ça marche… plus ou moins. En fait, l’appareil lit visiblement le MP3 en streaming et le MP3 à 128 kb/s est vraiment à la limite : ça saccade parce que le boîtier reçoit les fichiers entre 15 et 20 ko/s (120 à 160 kb/s). Avec un fichier encodé à 96 kb/s ou 64 kb/s, c’est évidemment plus efficace… mais assez mauvais.

Il lit normalement les tags ID3

Enfin, pour terminer les tests avec un Mac, c’est parfois instable. L’appareil a planté deux fois pendant les tests, essentiellement lors de l’arrêt un peu violent d’un transfert.

Appareil photo et téléphone

Avec le T610 et son affreux capteur, et le FX77, deux appareils Bluetooth en BiP, ça marche aussi. Dans les deux cas, c’est assez rapide et l’appareil photo de Sony redimensionne les images pour les envoyer dans la bonne définition. Je n’ai pas testé avec le Clié, il n’a pas d’appareil photo et c’est une plaie à réinstaller (mais a priori ça marche).

Selfie au T610


Selfie au FX77

Pour terminer, j’ai essayé de vérifier s’il sortait du RGB, mais sans succès. Mon adaptateur RGB vers VGA ne donne rien, et mon téléviseur n’indique pas le type de signal. Avec un adaptateur Péritel vers S-Video et composite, j’ai uniquement du composite (pas de couleur en S-Video), donc je suppose qu’il se contente du composite.

Du coup, pour l’époque c’était amusant pour les photos, mais il y a énormément de limites et la qualité n’est franchement pas géniale, même sur du cathodique. Un bon gadget, quoi.

Gameboard EGB-10 : la manette pour les téléphones Sony Ericsson

Dans les produits un peu particuliers du début des années 2000, il y a les accessoires de jeu pour les téléphones. Comme cette manette pour certains téléphones Sony Ericsson.

L’EGB-10 utilise le connecteur standard de l’époque (disparu avec le K750i en 2005) mais n’est pas compatible avec tous les appareils. La manette se présente sous la forme d’un pad assez basique, avec une croix directionnelle ronde et peu précise, et quatre boutons. L’ordre et les couleurs ne sont évidemment pas standards. La manette se place derrière un téléphone, avec une pince amovible prévue pour fixer le téléphone. Dans mon cas, j’ai la fixation pour un Z600 (un modèle à clapet) mais il en existe visiblement pour des modèles moins larges, comme le T610. Le connecteur mâle est sur un câble assez rigide, pour gérer les téléphones un peu grand, et l’accessoire possède aussi une prise femelle pour la charge.

La manette


Un guide à l’arrière pour le câble


Avec un T610

Sur un T610, le menu de l’accessoire passe bizarrement en anglais. On peut faire plusieurs choses pour adapter le pad aux jeux. Un système de profil permet de changer l’assignement des boutons, ce qui est pratique pour les jeux qui utlisent le pavé numérique, comme Q*bert. On peut aussi définir le fonctionnement au branchement, entre le profil par défaut et le choix d’un profil.

Menus en anglais

Avec mon T68i, c’est encore plus simple : ça ne fonctionne pas. Un « Not Supported » apparaît au branchement. En pratique, le menu fonctionne, mais c’est tout.

Pas de T68i

J’ai essayé avec quelques jeux sur le T610, et ça marche assez bien. En fait, le pad remplace directement le joystick en général (dans les menus aussi) et on peut assigner les boutons et la croix à n’importe quelle fonction. Le plus compliqué, surtout en 2020, c’est de trouver des jeux qui passent sur les vieux téléphones en Java, en fait. J’avais quelques jeux dans l’appateil, et j’ai installé OutRoad, qui marche assez bien avec la manette.

Q*bert


OutRoad


Un jeu de golf en allemand

Ce n’est pas vraiment l’accessoire du siècle, les boutons sont un peu cheap, mais pour les jeux mobiles de l’époque, c’est tout de même mieux que les touches du clavier et le joystick.

Le lecteur de cartes MMC du Ericsson HPM-10

Je parlais récemment du lecteur MP3 HPM-10 de chez Ericsson et je n’avais pas essayé le lecteur de cartes MMC fourni avec. C’est maintenant le cas.

C’est un produit assez ancien, et le lecteur de cartes n’est donc pas en USB. Il n’utilise pas non plus un port série comme certains appareils photo de l’époque, mais une prise parallèle et un connecteur PS/2. Il propose donc quatre prises : du parallèle mâle et femelle (en DB-25) et du PS/2 mâle et femelle. A priori, le PS/2 sert juste à récupérer un peu d’énergie (même si je ne suis pas totalement sûr). Dans les deux cas, on peut donc chaîner un clavier et une imprimante, vu que les PC n’avaient souvent qu’un seul connecteur de chaque.

Le lecteur


La connectique

J’ai sorti une machine sous Windows 98 SE et j’ai installé le tout. C’est un peu laborieux, tant pour les branchements que les pilotes. Une fois les pilotes installés (et après un écran bleu, normal), il faut installer MusicMatch Jukebox. Oui, le même logiciel que celui qu’Apple a livré un temps avec les iPod.

MusicMatch en version Ericsson

Un point intéressant vient de la gestion du lecteur : alors que la norme sous Windows est de montrer le lecteur dans le Poste de travail, même s’il est vide, l’adaptateur MMC cache le lecteur quand il n’y a pas de carte dans le lecteur. Le lecteur logique D:\ n’apparaît qu’à l’insertion de la carte MMC. J’ai testé avec une carte MMC Plus, qui ne passe pas du tout dans le lecteur MP3 : avec le lecteur externe, elle est vue, mais il est impossible d’écrire, effacer ou formater les données.

MMC à gauche, MMC Plus à droite

Question performances, c’est digne de l’époque, donc très lent. En dehors du fait que Windows a mal compté l’espace libre au départ, il faut 2 minutes et 42 secondes pour copier deux MP3 (11,8 Mo au total), soit environ 80 ko/s. Là aussi, le comportement est particulier : Windows n’affiche pas nécessairement un menu de copie, mais l’icône dans la barre des tâches reste rouge pendant la copie et la machine est inutilisable à cause de l’usage du port parallèle. Pour se donner une idée, et même si la carte n’est pas la plus rapide du monde, on atteint 135 ko/s avec un lecteur moderne (oui, l’interface MMC d’origine est lente).

Quand il y a une carte, le lecteur apparaît, et la “LED” en bas devient verte


Quand le lecteur écrit, la “LED” passe en rouge

Enfin, le logiciel rend Windows 98 assez instable. Je ne sais pas si ça vient de l’énergie tirée sur le PS/2, du pilote ou d’autre chose, mais mon PC était beaucoup plus instable que d’habitude.

HPM-10, le kit mains-libres MP3 d’Ericsson

En rangeant mas cartons (si vous voulez, il y a un thread sur Twitter), j’ai sorti le HPM-10 de chez Ericsson. Un produit un peu particulier qui mérite bien un article (deux, en fait). Il s’agit en effet d’un lecteur MP3 pour les téléphones Ericsson et Sony Ericsson de la fin des années 90 (et du début des années 2000).

Le concept est un peu particulier : le HPM-10 n’est pas un lecteur MP3 indépendant. L’appareil contient l’électronique pour le décodage, une prise jack avec une couronne (pour le microphone), un lecteur de carte MMC (je vais en parler dans la suite) et un connecteur mâle pour les téléphones d’Ericsson et – plus tard – ceux de Sony Ericsson. Il est donc alimenté par le téléphone, et la gestion de la lecture passe par ce dernier, tout comme l’affichage, le son, etc. Le lecteur reste assez basique : on place des MP3 sur la carte de 32 Mo fournie (soit en gros 30 minutes avec du MP3 à 128 kb/s) et une fois branché, le contenu est lu. On a quelques options (aléatoire, etc.) mais c’est assez léger. Si on a de la chance, il va lire le nom du fichier (il vaut mieux éviter les caractères exotiques). L’appareil fait aussi office de kit mains-libres, une fonction qui n’était pas obligatoire à l’époque.

Le lecteur


La prise Ericsson mâle


Sur un T68i

Premier essai, avec un antique T20e. Et bien ça fonctionne : la musique démarre, on peut régler le volume avec les boutons du téléphone, changer de piste, etc. La connexion est capricieuse et le son démarre toujours au maximum, mais c’est fonctionnel.

Un look un peu vintage


L’écran est un peu petit

Avec mon fidèle T68i (j’adore ce modèle), c’est mieux intégré. Il y a quelques options, la possibilité de choisir le comportement à la connexion, etc. Avec un T610, un des plus récents avec ce connecteur, ça fonctionne aussi, avec les mêmes options.

Avec un T68i


Les pistes


Le nom de la piste





Quelques options




Sur le T610

En usage, ce n’est pas super pratique quand même. La capacité de la carte mémoire limite pas mal et l’ergonomie dépend énormément du téléphone. C’est assez encombrant en longueur, surtout avec le casque qui sort du lecteur.

La problématique de la carte

Le stockage est un souci sur cet accessoire. Il est fourni à la base avec une carte MMC de 32 Mo, et c’est un format de carte un peu particulier. Pour faire simple, il s’agit du précurseur des cartes SD, mais avec une petite différence : les cartes sont plus fines (1,4 mm contre 2,1 mm). Les cartes sont généralement interchangeables, mais ici le lecteur limite bien à l’épaisseur des cartes MMC. J’avais une autre MMC de 32 Mo, mais c’est un modèle Plus avec un brochage un peu différent et le lecteur ne semble pas détecter la carte. Il existe en théorie des cartes « Thin SD », mais impossible d’en trouver. De ce que j’ai pu voir, ça supporte aussi les « grosses » MMC (128 ou 256 Mo).

La carte MMC Plus n’est pas reconnue

De plus, et j’en parlerais dans un second sujet – ça demande un peu de boulot -, le lecteur de cartes MMC livré avec le HPM-10 est particulier. Il n’est pas en USB, mais en port parallèle et en PS/2. Je dois donc sortir un vieux PC sous Windows 98 (visiblement, c’est pas gagné sous Windows XP) pour essayer. Pour le moment, j’ai juste utilisé un lecteur USB Transcend qui lit les cartes MMC, comme la majorité des modèles qui lisent les cartes SD. C’est un peu lent et macOS a du mal avec les supports de moins de 64 Mo, mais ça marche.

Trois cartes proches, mais pas identiques


Le brochage change

D’ailleurs, j’en profite pour montrer un truc assez lourd : le brochage des cartes SD et MMC. La carte MMC (à droite) à une interface assez basique. La carte SD (bleue) a plus de broches. La MMC Plus (à la seconde en partant de la droite) en a plus, et la carte UHS-II (à gauche) encore plus. Il y a une certaine rétrocompatibilité, mais elle n’est pas parfaite.

Artificial Arboretum – Preservation of “photogrammetrees” found in Google Earth

Artificial Arboretum – Preservation of “photogrammetrees” found in Google Earth
‘Artificial Arboretum‘ by Jacqueline Wu is a project exploring the preservation, study, and public display of “photogrammetrees” found in Google Earth. The collection includes a range of diverse species harvested from their rendered world using the same tools and techniques that created them.

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