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La réutilisation de la poudre métallique en fabrication additive

Au cours des dix dernières années, la fabrication additive métallique s’est implantée dans le secteur industriel. Encore largement utilisée pour le prototypage, cette technologie atteint lentement un état de maturité qui permettra la production en série de pièces d’utilisation finale. […]

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FACTORY BERLIN: Artist Residency

Par : Marco Savo

DEADLINE: 17 June 2020

PROGRAM: 27 July – 30 November 2020

Factory Berlin, Sónar+D, and Beats by Dr. Dre launch an open call for audiovisual artists who would like to participate to the 2nd edition of Artist in Residence program in the Creators Lab at Factory Gorlitzer Park.

The residency supports artists exploring new lines of inquiry intersecting technology & society. The aim of this program is to facilitate dialog, partnership, and collaboration at the intersection of technology and exploratory arts. By focusing on this synthesis, the program empowers artists to create work which inspires shifts in perspective and cross-collaboration.

These are the categories covered by the open call:

COMPUTATIONAL CREATIVITY & HUMAN-MACHINE COLLABORATION

EXPLORING NEW FORMATS & APPLICATIONS FOR FORWARD-THINKING MUSIC

BUILDING CREATIVE BUSINESSES

CREATING EXPERIENTIAL CONTENT

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BUY US A COFFEE?BUY US A COFFEE?

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Comment l’impression 3D impacte-t-elle nos modèles économiques ?

Le fabricant américain Markforged vient de dévoiler sa nouvelle étude sur l’impact de la fabrication additive sur nos chaînes d’approvisionnement. A travers une centaine de cas d’application concrets, le rapport montre comment les entreprises et industriels utilisent les technologies 3D […]

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Intel Tiger Lake : le iGPU Xe Gen12 se démarque

Face à un AMD de plus en plus mordant, avec un circuit graphique Vega nerveux et efficace, Intel doit mettre les bouchées doubles afin de donner envie de s’intéresser à ses puces. La gamme Tiger Lake va donc faire appel aux nouveaux circuits maison, les Intel Xe  Gen12, pour proposer plus de performances.

Tiger Lake

Et le résultat semble être là avec une augmentation de taille des performances de la puce. L’iGPU Intel Xe propose plus de deux fois plus de performances par watt consommé que la solution Intel actuelle. Elle se positionne ainsi, dans ces premiers tests, au niveau des AMD Vega.

Les puces Xe Gen12 intégrées dans les solutions Tiger Lake devraient déployer 48, 80 et 96 unités d’exécution, ce qui aura surement un impact important en terme de consommation, de chauffe et d’encombrement des puces mais sans être en dehors des clous pour une intégration ultraportable pour autant, surtout si on considère l’impact de l’ajout d’un circuit externe type GeForce MX à une solution actuelle. Le processeur de base en Core i3  comme les Core i5 et Core i7 Tiger Lake resteraient dans une enveloppe thermique de 15 à 28 watts de TDP. Même pour la version Intel Xe accompagnée de 96 Unités d’exécution.

Intel Tiger Lake
Les tests 3DMark Fire Strike montrent que le Tiger Lake Core i3 avec 48 EU se place devant les solutions sous Iris Plus avec 64 EU de la génération Ice Lke avec un bond de performances de l’ordre de 20%. Le Core i7 avec Xe Gen12 96 EU en 15 watts de TDP se révèle ainsi presque deux fois plus efficace que la solution Core i7 Ice Lake sous Iris Plus. La version 28 Watts augmenterait d’environ 15% ce résultat.

Face à un Ryzen 7 4800U et son chipset Radeon RX Vega 8, la nouvelle génération serait donc bien plus performante. Les Iris Plus ne jouent clairement pas dans la même cour et ce rattrapage d’Intel pourrait largement rebattre les cartes. D’autant qu’il est bien possible qu’Intel n’ait pas terminé ses opérations d’optimisation logicielles et matérielles pour ces nouveaux processeurs. Reste que l’architecture AMD semble être toujours devant en terme de calcul pur, notamment en multi coeurs. 

Toutes ces informations sont à prendre avec des pincettes, rien n’est pour le moment officiel et il y a lieu de s’attendre à des mouvements techniques concernant ces processeurs. La date de sortie exacte est inconnue mais les puces Tiger Lake Xe Gen12 sont prévues pour cette tumultueuse année 2020.

Dans tous les cas, c’est une excellente nouvelle. Que l’on achète un nouvel ultraportable équipé en AMD ou en Intel de dernière génération, on devrait profiter d’un circuit graphique aux possibilités plus étendues. Cela ouvre des perspectives plus larges pour les utilisateurs et aura un effet domino pour le reste du marché.
Nvidia devra, à son tour, augmenter les performances de ses cartes MX pour qu’elles gardent du sens sur le marché. AMD devra probablement continuer à être agressif sur les tarifs de ses processeurs avec un Tiger Lake concurrentiel au niveau performances. Intel, quant à lui, démarrera une nouvelle ère avec des processeurs aux performances graphiques suffisantes pour un usage très large de machines et d’utilisateurs tout en comptant sur ses autres atouts pour avancer.

Cette évolution explique peut être en partie l’intérêt du marché pour les futures puces d’Intel.

Source : Notebookcheck

Intel Tiger Lake : le iGPU Xe Gen12 se démarque © MiniMachines.net. 2020.

Huawei n’a plus beaucoup d’herbe sous le pied

La nouvelle fait mal, TSMC vient de répondre positivement à la demande du gouvernement US de cesser sa collaboration avec Huawei. La marque ne pourra donc plus faire graver ses SoC par le fondeur indépendant. Après les mésaventures avec Google qui ont privé ses smartphones d’un accès au Play store et aux différents services de l’éditeur, c’est un nouveau coup dur pour le géant des télécoms Chinois.

Huawei Kirin 950

Un Kirin de Huawei gravé par TSMC

TSMC, le fondeur Taïwanais, ne prendra plus de commandes de la part de Huawei jusqu’à nouvel ordre. Ce choix est lié à la demande de l’administration Trump de ne plus autoriser les entreprises extérieures aux US à collaborer avec Huawei. Ce qui peut se traduire par la mort à moyen terme de la société qui ne dispose évidemment pas des ressources pour fabriquer tous les éléments dont elle a besoin pour produire ses smartphones.

Ce n’st pas un choix facile pour TSMC puisque Huawei est parmi ses plus gros clients, mais en libérant ses carnets de commandes, le fondeur pourrait en attirer d’autres. C’est surtout un moindre mal car ne pas obéir à l’administration US pourrait être pire. Elle pourrait interdire à Apple, son plus gros client, de travailler avec TSMC. Le fondeur a donc fait un choix entre la peste et le choléra tout en espérant bien entendu que la situation s’améliore dans le futur… avec un changement à la tête des US.

Huawei, de son côté, se retrouve coincé. Un partenariat avec Global Foundries, Intel ou Samsung, concurrents de TSMC se solderait probablement par la même mise en demeure du gouvernement US. Reste les plus petits acteurs chinois mais personne n’a localement les ressources et les compétences techniques des acteurs majeurs du secteur.

L’avenir n’est donc pas rose pour Huawei et l’escalade d’une guerre commerciale entre les US et la Chine pourrait avoir d’autres conséquences à moyen terme. On se doute que les autorités Chinoises ne vont pas forcément voir d’un très bon oeil ces restrictions et qu’un retour de bâton est en préparation.

Huawei n’a plus beaucoup d’herbe sous le pied © MiniMachines.net. 2020.

La fabrication additive céramique, une opportunité pour l’Industrie

Le cabinet d’études SmarTech Analysis a publié un nouveau rapport sur le marché de l’impression 3D céramique – Ceramics Additive Manufacturing Part Production : 2019-2030 – qui identifie les technologies de fabrication additive les plus importantes sur le plan commercial, […]

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VELO3D lève 28 millions de dollars pour développer ses solutions métalliques

Le fournisseur de solutions de fabrication additive métal, VELO3D, a annoncé qu’il avait réalisé un investissement de 28 millions de dollars dans le cadre d’un cycle de financement de série D. De nouveaux investisseurs, Piva et TNSC, se sont joints […]

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Meltio M450, l’imprimante 3D métal qui répond aux besoins industriels

L’impression 3D métal est sans aucun doute l’une des technologies 3D les plus importantes de cette dernière décennie avec une forte croissance due à l’arrivée de solutions de plus en plus accessibles et faciles à adopter. Selon l’étude de Technavio, […]

Quelles sont les perspectives de ventes d’imprimantes 3D pour 2020 ?

Le cabinet d’études CONTEXT a récemment publié un rapport sur les ventes d’imprimantes 3D en 2020 : au vue de la crise sanitaire actuelle, celles-ci ont déjà diminué par rapport à l’année dernière alors même que le dernier trimestre de […]

Quel avenir pour la technologie de micro-impression 3D ?

La microfabrication est le processus de fabrication de structures miniatures à l’échelle du micromètre et en dessous. Historiquement, elle a d’abord été utilisée dans l’industrie électronique pour miniaturiser la taille des appareils – vous avez peut-être remarqué qu’au fil des […]

La fabrication additive métal poursuit sa croissance internationale

Le cabinet d’études Technavio vient de publier son rapport sur le marché international de la fabrication additive métal : selon lui, celui-ci devrait croître de 4,42 milliards de dollars au cours de la période 2020-2024, avec une croissance annuelle de […]

20 startups françaises qui misent sur l’impression 3D

Par : Alex M.

On parle régulièrement sur 3Dnatives des géants de la fabrication additive, des fabricants de machines en passant par les services d’impression 3D ou les fournisseurs de matériaux. Il existe toutefois un nombre croissant de startups qui voient dans cette technologie […]

Essentium et LEVHOSS offrent de nouveaux matériaux techniques pour la fabrication additive

Pendant longtemps, la fabrication additive a été considérée comme une technologie de prototypage rapide. Elles commencent toutefois à être de plus en plus utilisée pour la production en série dans l’objectif de fabriquer des pièces personnalisées ou beaucoup plus complexes. Dans […]

LDLC greffe TopAchat à son activité

C’est donc au tour de TopAchat. En Mars 2016, LDLC rachetait son concurrent de toujours qu’est Materiel.net. Depuis 4 ans, les deux enseignes ont continué à exister avec deux sites différents et des approches alternatives même si une bonne partie du catalogue et des moyens techniques est devenue commune. La raison économique l’emportant évidemment sur l’image des magasins.

Surprise !

Il y a peu encore, un ami s’étonnait de voir une commande Materiel.net être estampillée LDLC pour sa livraison via Chronopost, les deux sites ont gardé leurs façades mais derrière celles-ci, le stock, les achats et les expéditions ont été unifiés.

Ce dragon à deux têtes va donc en avoir une troisième puisque l’autorité de la concurrence a validé fin Mars la reprise de TopAchat qui quittait le groupe Carrefour où il avait été repris avec RueDuCommerce. TopAchat, c’est le Highlander du marché PC Français, le “petit” distributeur navigue en poisson pilote avec différentes marques depuis des années. Alapage, Clust, RueDuCommerce et Altarea, Carrefour et dorénavant LDLC.

Distribution de produits informatiques et électroniques

LDLC fait ici une bonne affaire en ajoutant gentiment 90 millions de chiffre d’affaire à son propre bilan. La réussite de TopAchat est indéniable au vu de ses maigres moyens marketing. Sa présence sur les réseaux sociaux, son nouveau site et sa visibilité sur son secteur de prédilection sont assez impressionnants. Un secteur très différent de celui de LDLC ou de Materiel.net. TopAchat, c’est un public jeune, pas forcément aussi aisé que celui qui achète chez LDLC ou Materiel.net. Ce sont des joueurs pour beaucoup et également des personnes à la recherche de bonnes affaires. 

Configomatic

TopAchat, c’est également un configurateur, le Configomatic, une solution pour choisir efficacement, et pièce par pièce, un PC sur mesure. Une solution bien huilée qui a sorti des dizaines de milliers de PC de ses ateliers en jouant sur un ratio de performances, de qualité de montage et de prix tout à fait convaincants. Ces éléments sont des plus pour LDLC qui a déjà ce type d’offre mais ne séduit pas les mêmes personnes. C’est d’ailleurs un élément qui a pesé lourdement dans la décision de l’autorité de la concurrence. La différenciation entre la spécialisation de TopAchat en tant qu’assembleur sur mesure et LDLC comme fournisseur de produits informatiques au sens plus large. 

ConfigoMatic

Un fragment des PC assemblés par les équipes de TopAchat pour le mois de Mars 2020

Reste qu’il faut espérer que LDLC laisse les coudées franches à TopAchat et à sa petite équipe. Si on a clairement ressenti une évolution de l’offre de Materiel.net pour devenir de plus en plus un clone de LDLC, il est nécessaire que le nouveau venu garde ses différences. Au niveau de ses tarifs bien sûr mais également de son catalogue. La marque a pu s’appuyer sur des composants moins grand public. Des marques de cartes graphiques plus exotiques, des SSDs moins connus et autres produits qui ont participé à la réussite du marchand en baissant le prix de revient des stations qu’il montait et garantissait. Cet exotisme doit perdurer et devrait même, à mon avis, être amplifié. Avec ce trio de boutiques connues, LDLC a désormais les moyens de proposer ses propres marques sur des secteurs concurrentiels de pièces détachées. Avec son volume énorme de vente, jouer cette carte en d’adressant à plusieurs canaux en parallèle peut être très bénéfique pour le groupe comme pour sa clientèle. 

TopAchat en 1999TopAchat en 1999

Bien sûr, il existe le risque de voir TopAchat se faire phagocyter par LDLC. De voir la petite équipe subir les processus et les problématiques du groupe. Je persiste à croire néanmoins que l’entité peut apporter beaucoup en continuant à travailler en poisson pilote. Laissant le grand LDLC-Materiel.net nager en douceur tout en sautant opportunément sur des marchés qui pourraient lui échapper. Cela semble d’ailleurs être la volonté de la direction de LDLC.

ConfigoMatic

Le fonctionnement de TopAchat jusqu’au mois dernier, quand il était adossé à RueDuCommerce, était très particulier. La marque se servait dans les stocks de son partenaire et assemblait ses machines avec ses propres équipes. Elle pouvait demander à RueDuCommerce et ses acheteurs des composants spécifiques à stocker pour elle. Ses connaissances et son expérience permettant de piocher des composants intéressants pour son catalogue et son fonctionnement. La marque était libre de pratiquer ses propres tarifs et si des promotions pouvaient être communes, TopAchat pouvait être moins cher que RDC sur un même produit. Son mode de fonctionnement étant moins coûteux, il pouvait mieux s’en tirer que son fournisseur. Dans cette nouvelle configuration, TopAchat devrait fonctionner de la même manière. En électron libre. 

Un bon exemple de ce fonctionnement est visible dans la reprise de la totalité de l’équipe de TopAchat mais également dans la volonté de LDLC de laisser cette nouvelle entité aux commandes de son propre service montage. TopAchat a récemment investi dans de nouveaux locaux pour son atelier d’assemblage et la marque va conserver cette structure pour assembler ses machines.

L’époque est à la restructuration et la concentration pour lutter sur un marché compliqué. Le rapprochement entre LDLC et TopAchat peut faire peur pour les  habitués du site. Mais entre RueDuCommerce et son approche multidisciplinaire et LDLC en tant que spécialiste informatique, le fonctionnement de l’enseigne peut largement y gagner.

Il faut également bien comprendre que sans ce rapprochement, l’avenir de TopAchat pouvait être engagé. Carrefour ne veut plus de RueDuCommerce qu’il a racheté en 2015 et qu’il va céder à ShopInvest. Une marque moins connue, pas du tout orientée High-Tech et déjà propriétaire d’une dizaine de sites dont les 3 Suisses. RueDuCommerce n’est toujours pas rentable et grève les lignes comptables de Carrefour qui veut largement se recentrer sur l’alimentaire. Résultat, le groupe est à vendre et TopAchat fait partie du lot.

Shopinvest ne veut pas spécialement de TopAchat même si ce dernier est rentable. L’investisseur s’intéresse surtout à l’outil technique qu’est RueDuCommerce ainsi que sa base client. Le petit poisson pilote qui monte des PC sur mesures n’entre évidemment pas dans la logique technique et financière d’un tel groupe très orienté Lifestyle.

Sans un fonctionnement adossé à une autre marque générant un plus gros chiffre d’affaire, TopAchat ne peut pas exister ou du moins pas du tout de la même manière. L’arrivée de LDLC est donc providentielle même si d’autres offres concurrentes ont pu être faites à Carrefour pour son acquisition. Sans une structure à même de lui servir de nouvelle fondation, TopAchat devrait soit changer ses tarifs, soit changer son organisation, soit… disparaitre.

Il sera toujours temps d’observer le comportement de TopAchat dans quelques trimestres même si la situation risque d’être compliquée à analyser dans un premier temps. Les soubresauts du marché liés à la pandémie vont largement brouiller les pistes pour les trimestres a venir.

LDLC greffe TopAchat à son activité © MiniMachines.net. 2020.

Le marché PC souffre de la pandémie et du confinement

Alors que la demande était en hausse pour le premier trimestre, les problématiques liées au Coronavirus et au confinement ont largement empêché le marché de fournir le matériel demandé. Les stocks habituellement anticipés pour faire face  à la baisse de production liée au nouvel an Chinois ont permis de limiter la pénurie à ses débuts. Mais, très rapidement, la demande n’a pas pu trouver son offre sur ce segment particulier.

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Stocks faibles, demande qui explose à cause des différents confinements, la moitié de la population mondiale enfermée chez elle… malgré une forte demande du secteur, le marché n’a pas réussi à faire face. Cela se traduit par une chute importante du marché qui décline de 8% au global sur le premier trimestre d’après l’analyste Canalys.

Plusieurs semaines après les vacances du nouvel an chinois, les usines chinoises sont restées fermées, ce qui a clairement posé un problème dans le stock des machines. Un stock qui fonctionne dans un flux de lots importants mais qui doit compenser un mode de commande et de livraison assez lent. Les demandes de chaque antenne locale étant fixées plusieurs mois à l’avance avant d’être complété suivant le succès de chaque machine. 

Le calendrier du COVID-19 s’embarrassant finalement assez peu de nos préoccupations personnelles, l’énorme demande du marché liée au confinement n’a pas rencontré le stock demandé. De nombreux particuliers ont découvert que finalement travailler sur un smartphone n’était pas si pratique. Des écoliers ont découvert que faire ses devoirs sur console n’était pas l’idéal et tenter de se reposer sur une tablette, aussi géniale soit t-elle, n’apportait pas le confort d’un trio écran-souris-clavier. Les entreprises françaises, championnes du monde du “on est agiles, on est prêt pour le télétravail” théorique ont enfin découvert la nature de leur infrastructure. Non seulement leur personnel n’avait pas forcément le materiel nécessaire pour télétravailler dans de bonnes conditions mais leurs serveurs internes n’était finalement pas si bien dimensionné. La demande de très nombreuses entreprises pour équiper leurs équipes et leur système a été massive… Sans que les professionnels puissent facilement y faire face.

Alors que le marché mondial aurait pu être en pleine croissance, l’absence d’un stock suffisant et d’un réassort complet a posé de gros problèmes. Les soucis d’acheminements ont également été de vrais freins techniques. Qu’il s’agisse de soucis de livraison des entrepôts des marchands vers les clients ou des grossistes vers les vendeurs, la circulation des machines reste complexe.

Canalys Newsroom

Comme le signale Canalys, cette chute des expeditions de PC est la plus importante depuis 2016. Alors que le marché allait mieux en fin d’année dernière, ce recul de 8% va probablement laisser des traces chez les différents acteurs.

Comme d’habitude le tableau reprend le même trio de tête chez les fabricants. On note qu’un seul est en progression et c’en est un assez particulier : Dell. La marque Américaine a sans doute profité d’un fonctionnement sans confinement plus long aux US et de son secteur très lié aux ventes aux professionnels. Beaucoup d’entreprises US ont anticipé la crise et acheté du materiel neuf pour pouvoir continuer a travailler même en période de confinement.

Canalys Newsroom

Le reste des acteurs est en décroissance. Lenovo chute de 4.4% sur ses expéditions par rapport au premier trimestre 2019. HP décroit de 13.8%, Apple de 21%, Acer de 12.6% et le reste du marché de 7.5%

Au global c’est donc une baisse de 8% sur ce premier trimestre 2020 par rapport à 2019 avec un total de 53 millions de machines expédiées contre 58 millions l’année passée. Ces chiffre ne prennent en compte que les PC. Portables et machines de bureau confondus, mais ne tiens pas compte des serveurs spécialisés. 

Canalys Newsroom

Il ne tiens pas non plus compte d’autres secteurs gravement touchés comme celui des imprimantes et des accessoires PC. Un petit tour dans les rayons – virtuels – des magasins en ligne français est assez éclairant. Le nombre de références d’imprimantes en stock est réduit à peau de chagrin, le prix de certains consommables a explosé et il est difficile de trouver un bon casque audio ou une seule webcam digne de ce nom en stock. ces outils servant au télétravail mais aussi de ^p^lus en plus a mieux vivre le confinement ont été littéralement pris d’assaut. 

La production a repris en Chine depuis plusieurs semaines maintenant mais si la demande reste forte la livraison demandera encore du temps. Une partie des commandes – les produits les plus chers – pourront être acheminées rapidement. Par avion la plupart du temps puisque la marge dégagée est suffisante pour l’absorber. Mais le gros des troupes circulera au mieux en train, avec un délai de 15 à 20 jours pour atteindre l’Europe, ou en bateau avec des délais grimpant à 2 mois… Le retour d’un stock à la normale pourrait donc être assez long. Car ce délai ne tiens pas compte de quelques autres problématiques et en particulier celles liées à notre propre confinement. Décider d’un suivi de stock quand toute la chaîne logistique et commerciale est grippée est délicat. 
Comment décider de quoi acheter avec aussi peu d’information ? Comment se positionner face à un calendrier de déconfinement mouvant ? Anticiper des demandes en trop grand nombre pourrait être dangereux si le déconfinement est annoncé plus tôt que prévu et que les entreprises ré-embauchent ? Comment être sûr que la chaîne logistique assumera ces commandes de masse à réception ? Que tous les rouages seront bien huilés ?

Canalys analyse les effets de cette pandémie à court terme jusqu’à la fin du second trimestre avec des effets de bords de cette première pandémie. L’analyste estime que les stocks seront limités voir inexistants au moins jusqu’à la moitié de ce nouveau trimestre et pourrait durer jusqu’à la fin de la période. Il est probable que d’autres effets suivent avec une baisse notable de nombreuses activités tertiaires et un repli important des investissements.

L’effet de cette pandémie sur le secteur informatique n’en est clairement qu’à ses débuts.

 

 

 

Le marché PC souffre de la pandémie et du confinement © MiniMachines.net. 2020.

Matériaux d’impression 3D : les fournisseurs ont doublé en deux ans

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Hyperganic imprime en 3D un moteur de fusée grâce à l’intelligence artificielle

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Entreprises de l’impression 3D : les mesures gouvernementales pour soutenir votre activité

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Comment les entreprises françaises de l’impression 3D font-elles face au Covid-19 ?

Ces derniers jours, l’incertitude sur l’évolution de la crise du Covid-19 et ses conséquences ont commencé à affecter l’économie et les industries du monde entier. Les gouvernements ont lancé des mesures pour réduire la propagation du virus, mais nous ressentons […]

Wohlers Report 2020 : la fabrication additive et la production en série

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DJs Unemployed by Coronavirus: Now What?

Unemployed by Coronavirus

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Un défi mondial pour concevoir un système de ventilation contre le Covid-19

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4 simple things DJs and producers can do to thrive in isolation

Par : Ean Golden

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ThyssenKrupp mise sur la fabrication additive pour produire les composants de ses sous-marins

L’entreprise de construction navale ThyssenKrupp Marine Systems (TMS) souhaite accélérer l’adoption de la fabrication additive pour produire des composants de qualité pour ses sous-marins. S’appuyant sur son centre dédié aux technologies 3D, le TechCenter Additive Manufacturing, elle espère concevoir des […]

Honda conçoit un vilebrequin imprimé en 3D plus léger

En 2016, le constructeur automobile japonais Honda nous avait présenté sa petite voiture utilitaire, Micro Commuter, conçue en partie grâce à l’impression 3D : 4 ans plus tard, l’entreprise frappe plus fort en exposant un vilebrequin imprimé en 3D en […]

Coronavirus : quels sont les évènements de l’impression 3D impactés ?

Les évènements de la fabrication additive – salons, conférences, meetup, makerfaire – sont des rendez-vous importants du secteur, permettant à de nombreux acteurs et utilisateurs d’échanger et de découvrir les nouveautés du marché. Avec la propagation mondiale du coronavirus – […]

Sonos met fin à son dangereux programme Trade Up

En Janvier dernier, Sonos annonçait un programme commercial baptisé Trade Up permettant de profiter d’une ristourne de 30% pour ses anciens clients voulant se ré-équiper de matériel audio de la marque. Petit détail pas anodin, pour bénéficier de cette généreuse ristourne, il fallait passer les appareils en mode “recyclage” ce qui signifiait qu’au bout de quelques jours, ils ne seraient simplement plus utilisables.

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Le système Trade Up rendait chaque amplificateur ou enceinte de la marque ainsi programmé totalement inerte. Impossible de les employer à nouveau. Ils seraient bons pour la déchetterie… Sonos d’expliquer sa méthode en indiquant vouloir éviter que des clients achètent du matériel de sa marque qu’ils jugeaient obsolète. Grosse levée de boucliers des utilisateurs pour deux raisons.

D’abord parce qu’au lieu de recycler des produits, cela les dirigerait en réalité vers les déchetteries. Le vrai recyclage aurait justement été de leur trouver une seconde vie et donc de ne pas les détruire logiciellement. Cette pollution volontaire est mal passée auprès des utilisateurs.

Ensuite parce que Sonos forçait lourdement la main des utilisateurs en les poussant à passer en mode recyclage puisque certains des produits concernés allaient perdre tout support technique de la part de la marque. Avec tout les risques d’un piratage extérieur à moyen ou long terme sans les correctifs appliqués par Sonos, les clients pouvaient choisir de continuer à utiliser ces appareils potentiellement vecteurs d’attaque ou les rendre inutilisables pour repasser à la caisse avec les 30% de Trade Up.

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Sonos vient de revenir sur sa décision et met fin à ce programme Trade Up et à cette obligation de “recycler” son vieil appareil. La marque ne “briquera” plus les enceintes et amplificateurs jugés obsolètes. Pour bénéficier de la réduction, il suffira donc de notifier à Sonos le numéro de série du précédent achat. L’appareil concerné pourra être conservé et utilisé mais également donné ou déplacé dans une pièce non équipée. Les appareils qui ne seront plus mis à jours – principalement des solutions assez anciennes mais certaines ont encore été vendues jusqu’à il y a quelques années – pourront continuer à fonctionner. Il est évident que pour certaines, il faudra veiller à ne plus leur offrir un accès total au réseau pour empêcher une intrusion externe. Ce genre de chose peut se mettre en place au travers de son routeur.

C’est dans tous les cas une très bonne nouvelle pour la planète et pour les propriétaires de ce type d’appareil. Mais pas que pour eux, la chose qui me faisait le plus peur avec cette solution était dans le précédent qu’elle créait sur le marché. Imaginez le même genre de processus avec un scanner, une imprimante, une carte graphique, une machine à laver ou… pourquoi pas, une voiture ! Rien n’empêche techniquement un constructeur de mettre en place ce genre de solution. Avec Sonos, on a donc refermé la boite de Pandore, boite qui aurait créé un précédent dangereux pour tous les objets connectés et donc tout le monde…

Source : The Register

Sonos met fin à son dangereux programme Trade Up © MiniMachines.net. 2020.

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