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Utiliser une manette 8BitDo sous iOS 13

Par Pierre Dandumont

Avec iOS 13, Apple a ajouté le support des manettes Xbox One et PlayStation 4 dans son OS. Mais uniquement celle des deux grands constructeurs : celles des autres fabricants sont exclues de façon articifielle. Vraiment ? Il existe une astuce pour utiliser une manette 8BitDo (et sûrement d’autres) sous iOS 13. Testé et approuvé.

Je parle des manettes 8BitDo parce qu’elles sont de bonne qualité en général et qu’elles se trouvent assez facilement. La SF30, qui reprend le feeling général d’une manette de Super NES mais avec des ajouts modernes, vaut une quarantaine d’euros. Ce n’est pas tellement moins qu’une manette de Xbox One ou de PlayStation 4, mais on peut préférer la prise en main (ou en avoir une). J’ai testé avec une vieille N30 Pro, qui n’est plus supportée par le fabricant, mais ça passe de la même façon avec d’autres.

Ma vieille manette et un iPad

La première chose à faire va être d’aller lire le manuel de la manette 8BitDo et de mettre à jour le firmware. Il va en effet falloir vérifier comment démarrer la manette dans différents modes. 8BitDo, pour une compatibilité maximale, triche en effet un peu : en mode Mac, la manette envoie des commandes HID, en mode iCade (j’en reparlerais), elle propose une émulation clavier, en mode Xbox, des commandes Xinput, etc. Selon les cas, il faudra passer en mode Xbox (sur ma manette, je dois presser X et le bouton power en l’allumant) ou en mode Mac. Le problème vient de la façon dont iOS filtre artificiellement les manettes sur le nom du périphérique… Avec ma manette, ça marche en mode Xbox.

Au lieu de jumeler la manette dans le menu Bluetooth, il faut se rendre dans Accessibilité -> Contrôle de sélection (pas besoin de l’activer) -> Boutons -> Appareils Bluetooth…. Ensuite, il suffit de choisir la manette, qui devrait apparaître. La compatibilité varie un peu : les versions récentes de chez 8BitDo s’affichent comme des manettes de PlayStation 4 (donc sous le nom Wireless Controller) en mode Mac, ce qui fonctionne. La mienne pas, mais en mode Xbox, elle a le nom 8Bitdo NES30 Pro(x) et ça marche. Je vous conseille de tester d’abord le mode Mac, ensuite le XBox si ça ne passe pas.




Une fois que c’est réglé là-bas et que la manette est connectée, elle devrait être utilisable comme une manette compatible MFi dans les jeux. Sur mon iPad, un logiciel de test voit la manette, et je peux jouer à Crossy Road Castle (j’aime beaucoup). Et Castlevania : Symphony of the Night, qui ne marche pas avec ma manette MFi filaire, accepte la manette avec cette astuce sur mon iPhone.

La manette est bien vue


Et je peux jouer !

Je ne garantis pas que ça fonctionne avec toutes les manettes Bluetooth, mais si vous n’avez pas de manettes compatibles officiellement, l’astuce fonctionne encore sous iOS 13.3. A noter que tout ça vient des limitations arbitraires d’Apple : d’un point de vue technique, iOS 13 bride juste sur le nom de l’appareil (et peut-être l’adresse MAC) dans la recherche. Mais en théorie, n’importe quelle manette HID ou Xinput fonctionne. Business is business.

DisplayLink va passer par une application sur le Mac App Store

Par Pierre Dandumont

J’utilise de temps en temps une carte graphique externe en USB de chez DisplayLink depuis des années, et la société vient d’annoncer une solution intéressante pour ses pilotes : une application qui va être distribuée sur le Mac App Store.

J’avais parlé de ma carte dès 2012 (et mon modèle date de 2008), et elle fonctionne aussi sous Android. Mais quand j’avais reparlé des cartes avec les pilotes High Sierra, j’avais montré un truc : les performances sont extrêmement variables en fonction des pilotes, et chaque mise à jour mineure de macOS peut casser la compatibilité.

Ma vieille carte

La nouvelle architecture est plutôt intéressante. Plutôt que de se baser sur des kext (extensions, des pilotes), DisplayLink va distribuer une application via le Mac App Store – à terme, encore en bêta aujourd’hui – qui va permettre de gérer les écrans. Elle nécessite d’être installée manuellement, d’activer un truc de confidentialité, et c’est tout. La mise à jour devrait être simplifiée, sans les messages de macOS liés aux pilotes.

L’application


Les autorisations

Première chose, il faut bien désinstaller les pilotes classiques et utiliser macOS Catalina. Pour les anciens OS, DisplayLink propose encore les pilotes et ça remonte assez loin (Mac OS X Snow Leopard). Si vous avez un dock avec de l’Ethernet et de l’audio, les pilotes sont normalement intégrés à macOS depuis 10.11, donc ça date. Techniquement, la documentation indique que ça ne fonctionne pas avec les cartes de première génération… mais en fait si. J’ai une carte en DL-160 et elle est supportée pour le moment.

Le DVI de ce modèle limite au 1 680 x 1 050


Sur mon écran de test


macOS voit que le eGPU gère l’écran


Ecran inconnu

Il reste toujours quelques bugs, bêta oblige. Premièrement, iTunes (Musique) va râler sur l’absence de HDCP, donc impossible de lire une vidéo protégée si l’écran est branché. C’est classique, vous aurez le même message avec un écran VGA. Même chose, pas de Netflix. Dans les autres limites, il faut que le Mac soit ouvert (impossible d’utiliser un écran externe en mode clamshell), la carte ne gère pas la rotation des écrans et l’application ne gère que deux écrans contre quatre avec le pilote classique. Dans les trucs un peu énervants, classiques aussi, l’écran de login de macOS ne fonctionne pas sur l’écran externe car le pilote n’est pas chargé. Enfin, il y a quelques définitions qui ne sont pas nécessairement accessibles avec la carte graphique externe, mais normalement la native est choisie par défaut, et mettre autre chose que la native est une mauvaise idée.

Petit message de Musique


Ecran noir avec Netflix, même sur l’écran principal

J’aurais bien testé les performances, mais Xbench n’a pas de version 64 bits. En tout cas, la bêta est plutôt prometteuse et ça devrait aider les gens qui ont des dock USB-C qui intègrent une carte graphique DisplayLink sans récupérer la vidéo sur le connecteur USB-C.

Un prototype d’Apple Pro Keyboard coloré sur eBay

Par Pierre Dandumont

En 2000, le clavier Apple Pro Keyboard n’a été proposé que dans une seule couleur chez Apple, avec une coque transparente avec des touches noires. Mais la société avait a priori décidé au départ de l’accorder aux couleurs des iMac.

J’avais montré une version verte il y a quelques années, et il y e une variante bleue sur eBay actuellement. Je n’arrive pas à décider si c’est du blueberry ou du bondi blue… Il est déjà assez cher au moment d’écrire ces lignes, d’ailleurs.

Le clavier


Prototype


Attention, il ne faut évidemment pas confondre ce modèle (le M7803, Apple Pro Keyboard) avec celui des iMac (M2452, Apple USB Keyboard). La différence la plus visible vient de la présence d’un bloc pour les flèches sur le Pro Keyboard. Apple déclinera bien le Pro Keyboard dans une autre couleur quelques années plus tard, d’ailleurs : en blanc avec l’iMac G4.

Beats Updater et son intégration bizarre

Par Pierre Dandumont

J’ai depuis quelques mois un casque Apple Beats, et l’intégration des logiciels est… étonnante.

Pour mettre à jour le casque ou le renommer, il faut aller télécharger un logiciel : Beats Updater. Il mélange un vrai logiciel avec une page Web : une fois lancé et le casque branché en filaire, il est possible de mettre à jour le firmware ou gérer le nom, mais dans un navigateur. Mais ce logiciel m’étonne sur deux points. Premièrement, il n’est pas distribué dans le Mac App Store mais sur le site de Beats, et deuxièmement – plus étonnant – il se met à jour dans les Préférences Système de macOS. Pas dans le Mac App Store ni en lançant le logiciel, donc, mais dans la zone réservée aux mises à jour de l’OS. Jusqu’à maintenant, je n’avais vu qu’un logiciel « tiers » dans cette zone : la version de développement de Safari.

Pas sur le Mac App Store


Une interface qui passe par le navigateur


Une intégration poussée dans macOS

C’est assez bizarre de voir qu’Apple intègre l’outil dans son OS mais ne le distribue pas réellement avec les outils classiques.

Réutiliser la carte Wi-Fi d’un Nabaztag:tag

Par Pierre Dandumont

La semaine dernière, je parlais du Nabaztag;tag et de la carte TagTagTag. Après l’installation de la nouvelle carte, la carte Wi-Fi d’origine peut être réutilisée. Petite explication.

Dans le Nabaztag:tag (la version avec un nombril), la partie Wi-Fi est gérée par une carte Mini Card avec une interface USB. Le Mini Card, parfois nommé improprement Mini PCIe, est utilisé dans pas mal d’appareils pour gérer les cartes Wi-Fi (mais pas que). Le connecteur transporte du PCI-Express (une ligne) mais aussi de l’USB, le nécessaire pour une carte SIM, etc. Dans le Nabaztag;tag, la carte est donc interfacée en USB.

La carte dans un adaptateur


Une puce assez standard

Cette carte utilise une puce assez courante : une Ralink RT2571. Et il existe des pilotes pour certains vieux Mac. Ralink a été racheté en 2011 par Mediatek, mais les pilotes se trouvent encore (sinon, j’ai une copie). Ils supportent officiellement Mac OS X 10.3, 10.4, 10.5 et 10.6, mais le pilote Snow Leopard est 64 bits, donc il devrait fonctionner sur des OS plus récents (je n’ai pas essayé).

Les pilotes


Les pilotes


Les pilotes


Les pilotes


Ne mettez pas d’accents dans un SSID…


Dans les réglages réseau de Mac OS X Tiger

Pour en profiter, il faut un simple adaptateur Mini Card vers USB (ça se trouve pour quelques dollars en temps normal) pour connecter la carte. Vous vous demandez peut-êtrre l’intérêt ? Premièrement, connecter des Mac qui n’ont pas de Wi-Fi, que ce soit des Mac de bureau (G3, G4, etc.) ou des portables (genre un iBook). Deuxièmement, éventuellement avoir une seconde connexion réseau sans fil.

Sur un PowerBook 12 pouces, ça dépasse un peu

L’intégration n’est évidemment pas aussi bonne qu’avec une carte AirPort, mais Ralink fournit un outil de connexion et les pilotes sont stables. Pour le test, j’ai sorti un PowerBook G4 12 pouces sous Tiger, et ça fonctionne bien. La carte est en 802.11g (54 Mb/s) comme la carte d’origine, et les performances correctes. Ca dépasse forcément un peu plus qu’une carte intégrée, mais ça peut dépanner.

Après, j’explique ici comment la réutiliser avec un Mac, mais elle fonctionne évidemment aussi sous Windows, ou même en interne dans certains Mac et PC. Attention, ce n’est pas systématique : tous les appareils ne câblent pas nécessairement l’USB sur le connecteur Mini Card. Enfin, le Nabaztag classique contient aussi une carte Wi-Fi, mais je n’ai pas encore démonté mon lapin pour vérifier le modèle (c’est du PCMCIA).

La Pippin aurait pu avoir une webcam (bis)

Par Pierre Dandumont

Il y a quelques années, j’expliquais que la Pippin aurait pu avoir une webcam, et en rangeant mon matériel, je suis retombé sur mes QuickCam.

Un des SDK de la console contient en effet des extensions pour la QuickCam couleur et la version noir et blanc. Les deux se connectent sur le port série, donc sur la Pippin. J’ai donc ouvert toutes les ISO que je possède (une bonne partie des jeux sortis, même si ce n’est pas totalement exhaustif) sans trouver de titres compatibles. Je soupçonne Mug-o-Matic d’être compatible (mais il n’est jamais sorti). Sinon, on trouve une photo d’une Pippin avec une QuickCam dans un vieil article de PC Watch. Visiblement, CU-SeeMe avait été porté sur la console.

QuickCam

Quelques objets connectés qui écrivent dans l’application Santé

Par Pierre Dandumont

Cette semaine, je vous présente quelques objets connectés que j’ai parfois depuis un moment et qui écrivent dans l’application Santé. Cette série d’articles du samedi n’est pas sans intérêt, je prépare quelque chose sur ça.

En fait, ce sont donc des produits de santé, avec un fonctionnement assez basique, donc je n’ai pas nécessairement besoin d’un long article pour en parler.

iHealth Air

Le iHealth Air est un oxymètre de poul, un appareil qui permet de mesurer la saturation en oxygène et la fréquence cardiaque. D’un point de vue technique, l’Apple Watch pourrait le faire, mais visiblement les certifications prennent du temps. Le fonctionnement est simple : on place le doigt dans la pince (façon Famille Addams), on presse le bouton et l’écran affiche la saturation (qui doit être entre 95 et 100 %) et la fréquence cardiaque. L’appareil communique en Bluetooth avec un iPhone si l’application est lancée (elle est assez correcte) et il est possible de charger les mesures faites sans l’application. C’est la partie un peu reloue : il faut aller dans la section Oxymètre de pouls, puis Filtrer les données et choisir Charger tous les résultats. Pour le reste, le capteur se charge en micro USB, c’est assez compact, bien lisible et les données se retrouvent dans Santé (il faut simplement activer HealthKit dans l’application). L’iHealth Air vaut 70 € chez le fabricant, et n’est pas trop en vente sur Amazon.

Le Air


L’affichage n’est pas complet parce que c’est des LED qui scintillent…


La récupération des données hors-ligne

Withings Thermo

Le Thermo est un thermomètre connecté, vendu assez cher (100 €) et évidemment en rupture de stock au moment décrire ces lignes, que ce soit sur Amazon ou chez son fabricant. C’est un modèle temporale, qui ne nécessite pas de contact, et la précision annoncée est bonne (mon ancien thermomètre donnait les mêmes mesures). Il se connecte en Wi-Fi ou en Bluetooth, avec une bonne autonomie sur ses deux piles AAA : je l’ai depuis fin 2017 et je n’ai pas dû les changer (bon, je prends rarement ma température). Le fonctionnement est simple : on balaye le front, la température s’affiche. Le thermomètre peut stocker les données, mais sinon il synchronise avec l’application dédiée. On peut assigner directement une mesure à une personne avec un balayage tactile (le point faible du produit, à mon avis, c’est assez vite énervant). Dans l’ensemble, rien à dire, ça marche bien, même si c’est cher. Au passage, le mien porte la marque Nokia, mais c’est bien un Withings…

Le Thermo


Le Thermo

Withings BPM

Ca va faire un peu publicité pour Withings, mais j’ai le tensiomètre de la marque. Enfin, un tensiomètre : le BPM de 2016. Depuis Withings en a sorti d’autres. Le BPM que j’ai est équivalent au BPM Connect (une centaine d’euros) et il existe un BPM Core, qui fait aussi ECG (plus cher). Je dois dire que je ne prends pas souvent ma tension, donc je n’ai pas grand chose à dire. Ça fonctionne a priori bien, en tout cas l’application est pédagogique. Il s’alimente avec des piles, et l’autonomie semble bonne, mais comme pour le thermomètre je l’utilise assez peu.

Le BPM


Tout est OK

Withings Smart Body Analyser

Le dernier produit dont je veux parler rapidement est une balance. C’est un vieux modèle (WS-50, elle date de 2013, je l’ai achetée en 2015) et elle mesure pas mal de données en plus du poids (fréquence cardiaque, niveau de CO2, IMC, etc.). Franchement, je suis très content du produit, ça fonctionne bien depuis des années chez moi avec comme seul bémol une autonomie un peu faible. Je me pèse tous les jours (à peu près) et les quatre piles AAA ne tiennent que quelques mois. C’est à peu près l’équivalent de la Body+ actuelle (qui est plus perfectionnée).

La balance

Les lecteurs sont sympas : un Flight Control System de chez Thrustmaster

Par Pierre Dandumont

Il y a quelques mois, Michel m’a proposé un petit cadeau : un Thrustmaster Flight Control System en ADB. Je l’ai donc reçu (merci) et essayé. Et c’est plutôt sympathique.

En fait, j’ai même reçu un Flight Control System (FCS) mais aussi un WCS (Weapons Control System). La connexion est assez classique : le joystick se connecte en ADB, avec une prise en Y (il est donc possibles de chaîner un clavier et une souris) et le WCS se connecte sur le joystick avec un connecteur DA-15.

Le kit


Une prise DA-15 pour la manette de gaz


L’ADB en Y

Le joystick propose les axes classiques, quatre boutons et un hat switch (je ne connais pas le nom en français). Le WCS possède une manette de gaz et pas mal d’autres boutons. C’est plutôt complet, bien construit, ça semble solide (et vu l’âge, ça l’est).

Le stick


Le WCS


Sa prise


Le hat

La partie logicielle est intéressante. D’abord, j’ai cherché pendant un moment les pilotes (ThrustWare 2.0) pour finalement les trouver… chez ThrustMaster. Directement sur le FTP de la marque. Ce n’est pas référencé, mais ça fonctionne. Attention, les pilotes en question imposent de désactiver Apple Guide dans les extensions. J’ai testé sous Mac OS 9 et tout fonctionne.

Ensuite, il y a un support direct dans les GameSprockets. C’est une série d’API Apple qu’on peut comparer vaguement à DirectX à l’époque, avec des commandes standardisées pour les périphériques, la vidéo, etc. Et le FCS (ainsi que le WCS) est dans la liste.

Enfin, le joystick ne fonctionne pas comme une souris ou un clavier en ADB. Il utilise un protocole spécifique qui nécessite des pilotes. Ça ne pose pas de soucis sous Mac OS 9 (et avant) mais sous Mac OS X avec un adaptateur ADB, c’est évidemment un problème. Il existe deux solutions dont je reparlerais : un pilote pour les vieux Mac OS X et un second, open source, pour des versions un peu plus récentes. Je vais tenter de le compiler en 64 bits pour les Mac modernes, mais il demande une version de Xcode un peu ancienne, donc ça prend du temps de mettre tout en place.

J’ai testé avec quelques jeux, et ça marche plutôt bien. Tomb Raider ou Nanosaur reconnaissent directement le FCS comme un joystick, et on peut régler (très) facilement la liaison entre les fonctions et les boutons. C’est un plaisir sur ce point, surtout quand on vient de joystick moins complets.

L’interface du pilote


Dans Nanosaur


Tomb Raider voit directement le joystick (les erreurs viennent de la capture)


On peut assigner facilement des fonctions aux boutons (les erreurs viennent de la capture)

C’est donc un excellent joystick pour les machines sous Mac OS, au moins si vous avez de l’ADB. Merci Michel !

Un joystick pour Mac… en port série (aidez-moi)

Par Pierre Dandumont

Récemment, j’ai acheté un joystick pour Mac, le MacFly, et le vendeur indiquait qu’il était en ADB. Mais en l’ouvrant, je me suis rendu compte qu’il utilise une prise série en Mini DIN 8.

Bien évidemment, j’ai le manuel mais pas les pilotes, et je n’ai pas trouvé de copie de la disquette. Et le seul autre vendu sur eBay est un peu cher pour un petit test. Donc si quelqu’un a une vieille disquette avec les pilotes en question, ça m’intéresse.




La prise série

Pour aller plus loin, il y a quelques captures de l’interface dans le manuel, et quelques jeux connus (genre un jeu Star Wars) proposent des réglages pour ce joystick, donc je suppose qu’à l’époque, les ventes devaient être conséquentes. On peut notamment voir que tout est programmable.

L’interface


L’interface

Test rapide : un écran portable AOC en USB-C

Par Pierre Dandumont

J’en parlais la semaine dernière, j’ai testé un écran portable de chez AOC. Et quand on est confiné avec un PC portable, c’est plutôt pas mal (oui, j’adapte la ligne éditoriale).

Je dois dire que du coup, dans mon cas c’est un peu inutile : je télétravaille partiellement depuis des années et je suis donc équipé à la maison. Mais l’écran est tout de même intéressant.

L’écran sur le bureau


L’unique USB-C

Le modèle que j’ai essayé est un AOC I1601FWUX qui fait partie de la gamme portable d’AOC. Il en existe quatre : un 15 pouces avec une définition faible (1 366 x 768), un 17 pouces en 1 600 x 900, et deux 15,6 pouces en 1080p. Le premier utilise une carte graphique USB 3.0 intégrée (DisplayLink), le second une prise USB-C. C’est évidemment ce modèle que j’ai testé. Je vous déconseille les deux premiers, parce que la définition est franchement légère (et ce sont des dalles TN), et le troisième peut poser des soucis sous macOS. Les pilotes DisplayLink sont plus universels que l’USB-C, mais la compatibilité sous macOS est assez aléatoire.

L’image passe en DisplayPort

L’avantage de la version USB-C, c’est qu’un seul câble fournit l’énergie et la vidéo. Le désavantage de la version USB-C, c’est qu’un seul câble fournit l’énergie et la vidéo. Parce qu’il faut une machine qui a des ports USB-C et qui prend en charge la vidéo dessus. C’est courant sur les PC portables (et les Mac portables, évidemment) mais pas sur les PC. Les cartes mères avec de l’USB-C récupèrent rarement la vidéo (même s’il existe des cartes pour ça), et la solution la plus évidente sur un PC de bureau passe par une carte Nvidia RTX (certains modèles ont de l’USB-C) ou l’adaptateur Huawei. Techniquement, on peut l’alimenter avec un adaptateur secteur pour un PC portable qui ne fournit pas assez d’énergie, mais il faut un chargeur de bonne qualité, sinon la tension s’effondre et il se coupe. Un chargeur de smartphone basique, même en 5 V/2 A, ne suffit généralement pas.

Sur un vieux MacBook Air, avec une alimentation externe, ça passe.

L’écran d’AOC pose tout de même un souci : il pompe pas mal d’énergie. A 100 % de luminosité (et ce n’est pas un luxe, il n’est pas très lumineux, 230 cd/m² à fond), il consomme environ 7,5 W. Et c’est assez compliqué sur les appareils USB-C : quand on mesure la tension avec un boîtier dédié, elle chute franchement avec le câble de 1 mètre fourni (moins avec un câble USB-C court). Très clairement, il n’est pas fait pour être utilisé avec un PC portable sur batterie, l’autonomie va être très basse.

Grosse consommation, tension trop faible

Question image, c’est une dalle IPS en 1080p. Vu la diagonale, c’est plutôt fin (140 ppp) mais ce n’est pas « Retina ». En fait, c’est même parfois un peu compliqué de travailler en définition native. Un agrandissement de 125 % sous Windows s’impose, ce que ne permet malheureusement pas macOS (on a juste un mode 1 600 x 900 pas trop flou). Les angles de vue sont bons, c’est de l’IPS, mais le contraste faible, tout comme la luminosité. Point très négatif, l’OSD est horrible. Il n’y a qu’un bouton qui sert pour naviguer, et c’est une plaie. A noter qu’il est possible de régler logiciellement la luminosité avec des outils dédiés.

Pas de Retina


La housse


Le support

Pour la partie pratique, AOC livre une protection qui fait office de support aimanté. C’est moins propre que les iPad, mais le fonctionnement est assez similaire et c’est stable. La qualité perçue n’est pas extraordinaire, mais ça semble solide tout de même. La dalle n’est pas protégée par du verre, le plastique brillant fait un peu cheap. Dans les trucs un peu idiot, macOS détecte une sortie audio DisplayPort mais l’écran n’a pas d’enceintes (c’est un souci assez courant). Sinon, c’est assez léger au vu de la taille (~800 grammes). En pratique, j’aurais aimé un port USB-C de plus de l’autre côté, pour brancher directement un appareil (et simplifier la mise en place), un OSD pratique et éventuellement des haut-parleurs.

macOS voit de l’audio

Si vous avez un PC portable avec de l’USB-C et la possibilité de l’alimenter, ça fait tout de même un bon écran d’appoint, c’est assez pratique même s’il faut s’approcher pour qu’il soit bien lisible. Le prix n’est pas exagéré : on le trouve pour environ 190 €.

La Pippin passe en 2020, contrairement aux Mac

Par Pierre Dandumont

En début d’année, je montrais que les Mac ne passaient généralement pas correctement en 2020. Mais la Pippin, elle, le fait correctement.

Pour mettre la Pippin à l’heure, il faut une pile interne en état (j’ai justement changé celle de ma PA-82001-S). Il faut ensuite passer par le Pippin Navigator CD du bundle, qui permet de fixer la date. Par défaut, la Pippin prend la date du 27 août 1956 mais on peut fixer 2020 sans soucis. Ce n’est pas l’interface la plus efficace du monde, mais ça marche.

13 mars 2020

Et j’ai bien évidemment totalement éteint la console pour vérifier qu’elle gardait bien la bonne date. Au passage, le problème des Mac qui passent mal en 2020 ne vient pas des Mac eux-même (la puce qui gère la date accepte de passer en 2020) mais bien du tableau de bord des vieux Mac OS. Comme la Pippin utilise son propre logiciel, ça fonctionne.

Une bouteille connectée compatible avec Santé sur iPhone

Par Pierre Dandumont

Pour un futur article (pas ici), je teste pas mal de produits connectés à l’application Santé. cette semaine, la gourde.

La Hidrate Spark 3 est une bouteille connectée, vendue chez Apple avec un étonnant « Exclusivement chez Apple », vu que la société vend directement sur Amazon (au même prix). Elle existe en différentes couleurs et vaut 70 €, ce qui semble évidemment un peu cher pour une gourde. La qualité percue est plutôt bonne : le plastique utilisé est de bonne qualité, la structure transparente aussi, et si vous voulez des combinaisons de couleurs, la société vend les pièces à l’unité (le haut, le bas, le corps).

La bouteille

La question, forcément, c’est « A quoi ça sert ? ». C’est une gourde de ~600 ml (592 ml) qui va suivre votre hydratation. Elle va mesurer votre consommation (avec comme défaut de nécessiter de passer par elle, logiquement) et vous prévenir quand il faut boire. Ca semble un peu infantalisant, mais il faut bien se rendre compte qu’une bonne partie de la population reste en dessous des valeurs recommandées pour l’hydratation.

Le plastique


Une fois ouverte


Le dessous, la pile se loge dedans

La gourde fonctionne en Bluetooth, et est alimenté par une pile CR2477 avec une autonomie annoncée en mois. Ce n’est pas la batterie la plus courante, mais ça se trouve sans soucis. D’un point de vue tout à fait pratique, elle est prévue pour accueillir de l’eau, et la marque déconseille franchement de mettre de l’eau chaude ou des sirops et autres boissons sucrées. Elle ne contient pas de BPA (bisphénol A) et peut se laver à la main. De plus, l’ensemble se démonte facilement.

Elle s’allume

L’application est plutôt réussie, même si en anglais. On peut se connecter avec Apple (Sign with Apple), c’est assez clair, rien à dire. On peut voir ce qu’on a bu sur la journée (avec le but à atteindre), l’historique, la quantité d’eau bue à chaque fois, etc. Un bouton permet de lancer les LED, qui font briller la gourde : elle prévient de la même façon quand elle est vide ou quand il faut boire. Elle doit être calibrée la première fois, et à l’usage il faut bien la poser de temps en temps à la verticale. En gros à chaque remplissage et à chaque fois que vous buvez, elle doit être placée à la verticale pour bien mesurer le contenu. Par défaut, elle prévient si vous vous éloignez trop de votre but, ce qui n’est pas plus mal.




L’intégration Santé

L’intégration Santé est plutôt bonne : l’application va mettre à jour Santé pour indiquer la quantité d’eau ingérée, mais aussi récupérer les données nécessaires pour calibrer l’ensemble. C’est intéressant, parce que pas mal d’applications ne sont pas capables de le faire et vous demande votre poids, votre âge (etc.) alors même que les données sont dans Santé.

Est-ce que ça vaut 70 € ? Bonne question. C’est une gourde de bonne qualité, et quand on aime suivre des chiffres, c’est quand ême pas mal. Après, il existe des gourdes tout aussi bien pour nettement moins cher.

L’USB-C du Raspberry Pi 4 corrigé… il paraît

Par Pierre Dandumont

A l’origine, je devais vous montrer que la version 1.2 du Raspberry Pi 4 corrigerait enfin le bug de conception de la carte. Je n’en avais pas parlé ici, mais la carte sortie en juin ne fonctionne pas avec les chargeurs USB-C Apple.

C’est une erreur de conception, les ingénieurs n’ont pas bien lu les spécifications, mais donc les Raspberry Pi ne démarrent tout simplement pas avec un chargeur USB-C Apple (que ce soit le 18 W, un modèle de MacBook Pro, etc.). Depuis quelques semaines, on voit des informations sur une nouvelle version de la carte (1.2) qui corrige le problème. Et donc j’ai commandé une carte pour le boulot. Et j’ai reçu une vieille carte. Puis une seconde, une troisième et une quatrième. Ensuite, j’ai arrêté les frais. Officiellement, la 1.2 est en production depuis fin 2019, mais visiblement les vendeurs ont un stock important de la version d’origine.

Et comme le magazine Canard PC Hardware arrive bientôt, je n’ai pas eu le temps d’écrire un autre article pour aujourd’hui. Mais du coup, je vous préviens : vous ne pourrez peut-être pas alimenter un Raspberry Pi 4 avec un chargeur Apple en USB-C. Et quand j’aurais une carte corrigée, on en reparlera.

Brancher un écran USB-C sur un Mac sans USB-C (ou un eGPU)

Par Pierre Dandumont

L’USB-C est une norme intéressante, mais elle a un défaut, ce n’est pas très universel. Si vous devez brancher de la vidéo, ça devient vite compliqué, et si vous avez un écran qui n’a que de l’USB-C, c’est vraiment compliqué. Mais il existe un câble (onéreux) pour régler ça.

Les écrans uniquement USB-C sont rares, mais existent : les LG UltraFine que vend Apple, par exemple, mais aussi quelques modèles portables. Le problème, c’est que la compatibilité est forcément un peu limitée. L’USB-C peut transporter de l’USB, mais aussi de la vidéo en DisplayPort, ce qu’on appelle le mode alternate. Sauf que toutes les prises USB-C ne le font pas : dans un smartphone ou sur une carte mère c’est rarement le cas, et toutes les cartes graphiques n’ont pas d’USB-C. Mais il existe une solution, donc. En fait, c’est un produit Huawei, le VR-2. Ce câble assez cher (comptez aux environs de 75 $, plus au moment d’écrire ces lignes) sert à l’origine à alimenter un casque VR de la société. Il propose d’un côté une prise USB-C mâle et de l’autre une prise USB-A mâle et une prise DisplayPort mâle. Le câble est (très) long parce qu’il vise un casque VR, un produit qu’on éloigne de l’ordinateur.

Les prises

Attention, il ne s’agit pas d’un adaptateur qui va de l’USB-C vers le DisplayPort comme certains adaptateurs, mais du DisplayPort (en sortie d’une carte graphique) vers l’USB-C. Le câble va combiner l’USB et le DisplayPort pour qu’un écran USB-C accepte la vidéo. Ca fonctionne a priori avec les écrans LG/Apple, avec quelques limites. Plus exactement, vous aurez la définition native sur l’UltraFine 21 (4K) de 2016 et sur l’UltraFine 24 (4K) sorti en 2019. Sur l’UltraFine 5K… ça dépend. La première version de 2016 n’est pas compatible (l’écran est uniquement Thunderbolt 3), mais la version actuelle (sortie en 2019) accepte un signal USB-C en entrée en limitant la définition (4K maximum).

L’écran sur le bureau

J’ai testé le câble avec un écran portable AOC, et ça marche… plus ou moins. Cet écran de 15,6 pouces en 1080p s’alimente en effet en USB-C et une prise USB classique ne fournit pas assez d’énergie pour l’écran. Sur mon MacBook Air, ça ne fonctionne pas (l’USB ne fournit pas assez d’énergie) mais en utilisant un dock Thunderbolt alimenté ça passe si on ne pousse pas la luminosité. La raison est simple : l’USB-C doit fournir en théorie jusque 15 W (5 V, 3 A) et l’écran d’AOC consomme jusqu’à 7,5 W. Mais un port USB classique fournit au mieux 900 mA (4,5 W), donc en réduisant la luminosité ça fonctionne au prix d’une chute assez franche de la tension.

Le câble Huawei n’est pas la solution miracle vu son prix, mais il a le mérite d’exister et de fonctionner.

iCloud.com sur les smartphones Android

Par Pierre Dandumont

Depuis quelques semaines, Apple propose une version mobile de son site, et elle est plutôt bien adaptée aux smartphones Android.

Cette version propose Photos, Notes, Rappels et Localiser, avec une interface assez propre. Ce n’est vraiment pas aussi rapide qu’une version native, comme il en existe pour Apple Music, mais sur mon Nokia 6.1, c’est tout à fait utilisable, même pour les photos. Le site propose des fonctions équivalentes aux applications iOS, je n’ai pas rencontré de bugs particuliers, c’est plutôt efficace. Il faut noter qu’il existe plus d’applications sur iPad (et sur un ordinateur) et que cette version web a quand même un défaut : la double authetification nécessite un appareil Apple. Pour utiliser la fonction Localiser, par exemple, il faut s’authentifier avec un appareil Apple… alors que c’est précisément un cas ou on risque de ne pas avoir l’appareil Apple en question. Je sais que c’est logique pour la sécurité, mais ce n’est pas très pratique du coup.


Les notes


Les photos (on peut naviguer, partager, etc.)


Localiser


les rappels, avec l’ajout, la validation, etc.

10 Must-Have Final Cut Pro X Plugins

Par Logan Baker

Get more from FCPX! We've scoured the web and rounded up some excellent Final Cut Pro X plugins!

Un joli #FAIl avec un adaptateur USB vers série

Par Pierre Dandumont

Récemment, je suis tombé sur un produit qui semblait intéressant (je crois via Reddit) : un adaptateur USB vers série avec une prise Mini DIN 8 et une puce FTDI. Sur le papier, ça semblait pas mal : 19 $ sur Amazon.com, la bonne puce, etc. Mais il y avait un hic.

D’abord, j’ai commandé l’adaptateur début février, mais il venait de Chine et pas des Etats-Unis, donc il a fallu un mois pour le recevoir. Une fois branché, il est bien reconnu par macOS et par Windows (même XP), ce qui est pratique. Mais avec un QuickTake… ça ne fonctionne pas. Et en investiguant un peu, je me suis rendu compte que c’est un câble pour une radio Yaesu FT-817 et que le signal est en TTL, c’est-à-dire avec une tension bien plus faible qu’en RS232. En TTL, on travaille en 5 V (~0 V représente un 0, ~5 V représente un 1) et en RS232, on utilise des valeurs plus élevées (et négatives) : ~-12 V représente un 1, ~+12 V représente un 0. En clair, ce n’est pas interchangeable et ça ne fonctionne pas.

Pour résumer, même si la prise est compatible et que macOS voit l’adaptateur, ça ne peut pas fonctionner avec un QuickTake ou des périphériques Apple des années 80 et 90. Dommage.

J’ai des jeux Pippin à vendre

Par Pierre Dandumont

J’ai pas mal de jeux Pippin en doublon, et donc je mets le tout en vente sur eBay.

Les jeux sont sur eBay, voici la liste (avec les prix). Si vous venez d’ici, vous pouvez faire une proposition un peu plus basse que le prix en indiquant que vous lisez le blog, et on peut discuter. Je ne suis pas fermé à une vente en lot avec une réduction, d’ailleurs. Les prix peuvent sembler élevés, mais c’est en-dessous des prix moyens sur eBay et le but est surtout de rembourser le prix d’achat. En général, ils viennent du Japon, donc en plus du prix là-bas, il faut ajouter l’envoi et éventuellement la douane. Vous trouverez les essais des jeux (enfin, pas tous) sur la page de la liste de mes jeux. Je fais l’envoi classique gratuitement en France, pour l’étranger, ça va dépendre, il faut voir sur eBay.

L-Zone (75 €).

Gundam Zion Military File (85 €). Avec sa big box.

Yellows (75 €)

Yellows 2.0 (75 €)

Gundam Tactics Mobility Fleet 0079 (75 €)

Les disques de démo fournis avec le magazine MacUser/MacBin (50 €)

Ugoku Block (65 €) (le boîtier est cassé sur la charnière)

Chisato Moritaka (75 €)

Hanako-san ga Kita (75 €)

Yellow Brick Road I (75 €)

Victorian Park (75 €)

Kids Box (75 €)

Dazzeloids (85 €) (sous blister)

Nemurenu (85 €) (sous blister)

T-Break (85 €) (sous blister)

With Open Eyes (85 €) (sous blister)

Music Island “Peter and the Wolf” (85 €) (sous blister)

Music Island “Carnival of the animals” (85 €) (sous blister)

Enfin, cette page va peut-être s’autodétruire ou être modifiée.

Une ceinture connectée compatible avec Santé sur iPhone

Par Pierre Dandumont

Une ceinture connectée ? Sérieusement ? Oui. C’est un objet connecté issu des laboratoires de Samsung, financé de façon participative et avec des idées intéressantes. Petit test.

Elle a été proposée sur Indiegogo (pratiquement 75 000 € levés) et Kickstarter (un peu moins) et est encore en vente sur Amazon aux USA (250 $, c’est cher, elle était à 70 $ sur KickStarter). Elle est vendue comme un outil d’aide pour la santé, comme pas mal d’objets connectés.

Une jolie image de présentation

A l’ouverture de la boîte ronde, on trouve la ceinture elle-même, un petit câble micro USB (pas de chargeur), la boucle contenant l’électronique et le manuel en anglais. La première chose à faire est de découper la ceinture à la bonne taille. Il faut évidemment éviter de se tromper. Le mécanisme de fixation, avec une pince qui se creuse directement dans le cuir, fonctionne bien et ça semble solide.

La boîte

Maintenant, l’application. En anglais, avec une inscription obligatoire, elle est perfectible. Elle affiche les résultats en pouces par défaut, et la fonction pour passer en cm est… bizarre, même si on peut entrer les variables personnelles dans des unités utilisées en Europe. Sur un iPhone SE, la fenêtre qui permet de choisir taille, poids, etc. est assez étonnante : si vous ne poussez pas exactement au bon endroit, ça repart sur les valeurs par défaut. Au passage, comme la ceinture est compatible HealthKit (Santé), elle pourrait récupérer le poids… mais non. En fait, l’application peut modifier le tour de taille dans Santé et c’est tout. C’est un peu dommage : elle mesure pas mal de choses et aurait pu aussi récupérer des données essentielles.

La ceinture


Changer l’unité

Petit aparté, l’installation elle-même a d’ailleurs été compliqué. Je l’ai chargée sur mon Mac puis sur un chargeur classique (Apple) et elle n’était pas détectée. Après quelques essais avec un chargeur de Raspberry Pi, directement en micro USB, elle a enfin été vue par l’application, mais ça reste assez aléatoire. J’ai vraiment dû batailler pour obtenir du Bluetooth la première fois.

Elle se charge en micro USB

Pour l’autonomie, j’ai perdu environ 10 % en 5 jours, en mettant la ceinture en début de journée (~7h) et en l’enlevant vers 21h. Un des points négatifs vient de l’obligation de synchroniser plus ou moins manuellement la ceinture : ça ne semble pas se faire automatiquement, il faut donc lancer l’application, attendre qu’elle détecte la ceinture et lancer une synchronisation. Heureusement, ça ne prend que quelques secondes (quelques dizaines au plus) et une synchronisation par jour suffit amplement.

Les données


Les données


Les données


Dans Santé (oui, je suis gros)

Pour le reste, l’application indique donc le tour de taille, le nombre d’heures avec la ceinture, le nombre d’heures en position assise ainsi que le nombre de pas. Comme expliqué plus haut, ce n’est malheureusement pas synchronisé avec Santé. Je ne suis pas franchement certain de la précision : au moment d’écrire ces lignes, un soir de la semaine, Santé m’affiche 4 965 pas (avec comme sources une Apple Watch Serie 5 et un iPhone SE) et l’application Welt indique seulement 4 206 pas, une différence assez significative. Enfin, la ceinture mesure aussi une donnée appelée « Big Meal ». En gros, elle arrive à détecter (a priori) si on a trop mangé. Je n’ai aucune idée de la fiabilité de ce point. Pour terminer, on peut évidemment mettre à jour le firmware, mais c’était à jour dans mon cas.

Une conclusion ? C’est un gadget, mais bien construit et bien pensé. Maintenant, à 250 $, c’est quand même très compliqué de la recommander.

IDE ou SCSI pour le PowerBook Duo 2300 ? Les deux !

Par Pierre Dandumont

Dans les années 90, Apple a commencé à utiliser le SCSI pour les disques durs de ses PowerBook, avant de passer à l’IDE. Mais un modèle accepte les deux types de disques : le Duo 2300.

De ce que j’ai trouvé comme information, les PowerBook Duo 2300c vendus par Apple utilisaient des disques durs IDE, comme pas mal de PowerBook sortis à la même époque. Mais, comme cette page issue du site d’Apple le montre (je n’ai pas retrouvé l’adresse originale), la carte mère gérait les deux technologies. C’est bien visible aussi dans les documents Apple destinés aux techniciens.

IDE et SCSI


IDE et SCSI


L’IDE permet d’installer une carte Compact Flash (l’image vient du site de GPB)


Une version IDE (issue de cette vidéo)

Maintenant, pourquoi intégrer une prise pour du SCSI interne ? Pour une bonne raison : le kit d’upgrade. Oui, parce qu’Apple proposait à l’époque de mettre à jour un PowerBook Duo (les séries 200) en lui greffant une carte mère de PowerBook Duo 2300 pour passer au PowerPC. Le kit (M3171LL/A) comprenait une carte mère, un chargeur, le bas du boîtier, quelques stickers pour indiquer qu’il avait été mis à jour… mais pas de disque dur, d’écran, etc. Il fallait donc intégrer le nécessaire pour récupérer le disque dur des PowerBook Duo 200, qui utilisaient un disque dur SCSI. Pour tout vous dire, je n’ai pas trouvé de photos de l’intérieur d’un PowerBook Duo mis à jour.

Le kit d’upgrade ne contient pas de disque dur


Pas de HDD


Le kit d’upgrade


Installation du disque dur SCSI


Quelques modifications visuelles

Alors, assez logiquement, la nappe de connexion n’est pas la même, et je doute qu’il soit réellement possible d’en trouver une actuellement. Et la majorité des PowerBook 2300 utilise un disque dur IDE : les modèles avec un disque dur SCSI sont des modèles mis à jour, ce qui est plutôt rare. Il y a d’ailleurs une bonne raison : pour permettre la mise à jour, la carte mère du PowerBook Duo 2300 est assez limitée. Le PowerPC 603e à 100 MHz est sur un bus 32 bits à 33 MHz, ce qui réduit significativement les performances, même par rapport à un simple PowerBook 5300, par exemple. Mais ce choix permettait notamment de réutiliser la RAM des PowerBook Duo en 68K, pour justement le kit de mise à jour.

Approuver la commande sudo avec l’Apple Watch (et ses limites)

Par Pierre Dandumont

J’en parlais hier, il est possible d’utiliser l’Apple Watch pour s’authentifier dans certains cas avec macOS Catalina. Mais ça ne fonctionne pas partout, tout comme Touch ID. Par exemple, avec la commande sudo, il faut entrer le mot de passe. Mais macOS offre une solution.

En fait, la méthode utilisée pour High Sierra fonctionne sous Catalina. Il faut éditer un fichier et ajouter une ligne. La première commande édite, la seconde contient la ligne à ajouter est la suivante. Le tid de pam_tid indique clairement Touch ID.

sudo nano /etc/pam.d/sudo
auth sufficient pam_tid.so

Une fois que c’est fait, la commande sudo proposera la fenêtre classique qui demande d’utiliser Touch ID, mais ça fonctionne aussi avec l’Apple Watch.

Dans les limites, outre le fait que presser un bouton sur la montre semble un peu moins sécurisé qu’un vrai mot de passe, ça ne fonctionne pas quand l’écran du Mac est fermé avec un écran externe. Ca vient du fait que l’authentification attend Touch ID, qui n’est évidemment pas disponible quand le capot du Mac est fermé. Du coup, l’authentification Apple Watch saute en même temps. Il y a visiblement une solution qui consiste à modifier des fichiers du système, mais c’est plutôt une mauvaise idée avec macOS Catalina. Enfin, il existe une autre façon de le faire, parfois mise en avant, mais très franchement je préfère ne pas passer par du code externe (même open source) pour l’authentification. Malgré tout, ça reste une solution si votre Mac n’est pas équipé de Touch ID.

Avec la commande sudo

Un brevet Apple pour un ajustement automatique des lentilles AR

Par Pierrick LABBE
Brevet Apple ajustement automatique des lentilles AR

Apple vient de déposer une demande de brevet sur une technologie permettant l’ajustement automatique des lentilles de lunettes de réalité augmentée via des capteurs de proximité. Explications…

C’est certainement l’un des secrets Apple les moins bien gardés. Nul doute que la marque à la pomme travaille d’arrache pied sur des lunettes de réalité augmentée de qualité et grand public. Même si les dirigeants de l’entreprise de Cupertino n’ont jamais avoué travailler sur un tel projet, différents éléments prouvent que la firme américaine y travaille bien. Il suffit de regarder les experts en la matière embauchés par Apple, le travail réalisé avec l’ARKit, les start-up spécialisées dans cette technologie et les technologies connexes ou bien encore le nombre de brevets déposés récemment pour s’en convaincre. Un nouveau brevet déposé par la marque à la pomme vient ajouter, une fois de plus, une preuve à cet intérêt.

Un brevet sur l’ajustement automatique des lentilles de réalité augmentée

La demande de brevet Apple la plus récente, déposée auprès du Bureau américain des brevets et des marques le 27 février dernier, pourrait résoudre un problème majeur rencontré par les entreprises travaillant sur la technologie de réalité augmentée. La demande de brevet d’Apple couvre les écrans montés sur la tête avec des lentilles pour les yeux et la structure de support qui l’accompagne, des circuits de contrôle pour projeter le contenu sur les écrans et des circuits de capteurs pour l’ajustement automatiquement des lentilles.

Selon la documentation du brevet, des capteurs de proximité, ainsi que des informations de distance inter-pupillaire, seraient utilisés pour régler les positionneurs de lentille gauche et droit via des actionneurs, des moteurs ou d’autres composants électroniques pendant que l’utilisateur porte l’appareil. Apple décrit également plusieurs options pour implémenter le système, comme un réseau d’électrodes capacitives de capteur de proximité pour détecter le contact direct avec le nez, des capteurs de proximité à ultrasons qui utilisent le son pour déterminer la position par rapport au nez, ou des diodes électroluminescentes infrarouges pour déterminer la position. Cette dernière option semble très probable, étant donné qu’elle est similaire à la configuration utilisée dans le capteur de proximité de l’iPhone.

Une nette amélioration pour la technologie de réalité augmentée

Le système d’ajustement automatique des lentilles incarnerait une nette amélioration par rapport aux approches actuelles des dispositifs portables de réalité augmentée. Au lancement, Magic Leap avait besoin d’un service de livraison LiftOff, complet avec la mise en place par un représentant sur place pour parcourir l’étalonnage visuel. Pendant ce temps, les focales de North doivent être adaptées à chaque utilisateur. Cela a nécessité un ajustement en personne jusqu’à ce que la société lance une application Showroom pour iPhones avec un capteur True Depth.

Bien que les brevets ne garantissent pas une mise en œuvre réelle, ce brevet particulier présente le type d’innovation qu’Apple favoriserait, où la technologie « fonctionne tout simplement » et ne nécessite pas de processus de configuration et d’adaptation maladroit. Les lunettes de réalité augmentée signées Apple se font toutefois cruellement attendre et nous sommes très impatients de les découvrir.

Cet article Un brevet Apple pour un ajustement automatique des lentilles AR a été publié sur Réalité-Virtuelle.com.

Approuver une demande de mot de passe avec l’Apple Watch et macOS Catalina [MAJ]

Par Pierre Dandumont

Avec macOS Catalina, Apple a ajouté une fonction intéressante : la possibilité d’utiliser l’Apple Watch pour approuver certaines demandes de mot de passe. Ca ne marche pas dans tous les cas, j’en parlerai demain, mais c’est assez efficace.

Les contraintes sont classiques : il faut un Mac qui accepte le déverouillage avec l’Apple Watch (en simplifiant, un modèle avec une carte Wi-Fi 11ac), macOS Catalina et une montre sous watchOS 6 (donc pas la première génération). Il faut bien évidemment avoir activé l’option dans les Préférences Système, section Sécurité et confidentialité, onglet Général : c’est la case Utilisez l’Apple Watch pour déverrouiller des apps et votre Mac.

Ensuite, c’est simple : la montre va vous prévenir avec une vibration haptique, en vous demandant de presser deux fois le bouton. Quel bouton ? Celui présenté sur l’écran avec une petite animation, c’est-à-dire le bouton qui se trouve sous la couronne digitale. Il faut presser le bouton assez vite, à la manière d’un double clic. Attention, tout de même, macOS n’indique pas explicitement que c’est possible sur la montre : c’est la vibration haptique qui vous préviendra. Enfin, de façon assez logique, ça ne fonctionne que si vous êtes à proximité du Mac, comme pour le déverrouillage classique.

Dans Safari


Un menu classique (ici dans les Préférences système)


Sur la montre

C’est fonctionnel pour les notes, les menus de Safari, les préférences, etc. Il y a quelques cas qui imposent tout de même un mot de passe, comme sudo, mais ça peut éventuellement se régler (on en parle demain).

MAJ : Comme le fait remarquer maxou56 en commentaires, ça affiche bien une Apple Watch… mais uniquement sur les Mac qui n’ont pas Touch ID. Donc sur un iMac, un Mac mini, un MacBook, etc. Et merci maxou56 pour les captures !

Avec une Apple Watch


Avec une Apple Watch

De l’Ethernet 5 Gb/s pour Mac, en USB-C, chez Sonnet (avec des pilotes pour QNAP)

Par Pierre Dandumont

Récemment, Sonnet a annoncé un adaptateur USB vers Ethernet 5 Gb/s, le Sonnet Solo5G. Vendu ~115 €, il offre un bon compromis entre l’Ethernet 2.5 Gb/s en USB et le 10 Gb/s en Thunderbolt.

Je n’ai pas testé la version de Sonnet, qui reprend le même contrôleur que la version QNAP (QNA-UC5G1T, à peu près le même prix). En fait, je vous invite à aller lire le test de la version QNAP : c’est de l’USB 3.0 à 5 Gb/s, on peut espérer des débits de l’ordre de 3,4 Gb/s avec les pilotes macOS, mais ça consomme pas mal (2,75 W).

L’adaptateur QNAP avec un câble USB-C

Pourquoi parler du Sonnet, du coup ? Parce que la marque a la bonne idée de proposer un câble USB-C vers USB-C dans la boîte (en plus de l’USB-C vers USB-A que QNAP propose aussi) mais surtout… des pilotes. Avec le QNAP, il faut soit utiliser les pilotes standards (peu performants), soit passer par des pilotes qui nécessitent de désactiver le SIP et qui ne se chargent pas automatiquement. Mais Sonnet propose des pilotes sur son site qui s’installent de façon classique, se chargent automatiquement… et fonctionnent avec l’adaptateur de QNAP (merci balooforever). Ce sont des pilotes génériques de chez Aquantia, dans une version un peu plus récente, et ils supportent explicitement l’adaptateur QNAP.

Les pilotes génériques de Sonnet

Dernier point, pour rappel, si passer à plus de 1 Gb/s ne pose pas tellement de soucis, il faut tout de même penser à avoir un switch compatible (c’est cher) et évidemment une machine compatible en face, comme un NAS, un Mac récent, etc.

Catalina ne supporte toujours pas le chaînage en DisplayPort (MST)

Par Pierre Dandumont

Depuis un moment maintenant, je teste un truc à chaque mise à jour majeure de macOS : le support du chaînage en DisplayPort (MST). Et Catalina ne supporte toujours pas cette technologie.

Je teste toujours avec un boîtier Club3D, un hub MST en DisplayPort 1.2 qui permet de diviser une prise DisplayPort en trois. Ca ne fonctionnait pas en 2015, ni avec High Sierra (2017) et ce n’est toujours pas de la partie avec Catalina (2020).

Mon hub MST (inutilisable sous macOS)

Le mode MST, pour rappel, permet de diviser un flux, et donc de gérer plusieurs écrans avec une seule prise. Il y a quelques limites, parce que la bande passante est partagée, mais c’est assez pratique. Typiquement, on ne peut pas mettre deux écrans Ultra HD sur une prise, mais bien quatre écrans 1080p ou deux écrans 1440p, etc. On trouve quatre types d’usages à cette technologie. Premièrement, les hubs MST, comme celui que j’ai. C’est assez basique : on a une entrée, deux, trois (ou plus) sorties. Ça ne fonctionne pas sous macOS. Ensuite, les écrans avec un connecteur pour chaîner, parfois présents dans les écrans Dell. C’est pratique pour éviter les câbles : on relie le premier au PC, le second à l’écran, etc. Même chose, macOS ne le supporte pas. Ensuite, les écrans « MST ». Certains moniteurs très haute définition (4K il y a quelques années) sont en mode MST : il y a deux dalles séparées, le moniteur reconstruit l’image. macOS supporte ça, notamment avec quelques écrans Dell ou Asus. Attention, les moniteurs 5K et 6K ne sont pas MST, ils sont dual SST (donc utilisent deux liens). Enfin, et c’est un souci actuellement, certains hub USB-C utilisent le MST en interne pour gérer plusieurs prises. C’est le cas du Dell WD15 : il dispose de trois sorties vidéo (mini DisplayPort, HDMI, VGA) mais en interne, c’est un hub MST avec des adaptateurs. Sur un PC, on peut utiliser deux ou trois sorties simultanément (avec quelques limites en définition) mais pas sur un Mac. Chez Apple, il faudra se contenter d’une seule sortie active, avec éventuellement un clone sur les autres écrans.

Le hub de Dell. Une seule prise utilisable sur un Mac.

Je ne comprends pas vraiment pourquoi Apple bloque la technologie, surtout qu’elle est fonctionnelle dans un cas précis. Au moment de l’arrivée de la technologie, ça pouvait encore être vu comme un moyen de vendre des écrans Thunderbolt chaînables, mais en 2020 ce n’est plus une excuse.

Une publicité pour la console Power Player… avant la Pippin

Par Pierre Dandumont

J’ai récupéré une publicité au Japon pour la console Power Player, le nom d’origine de la Pippin. Et il y a quelques points intéressants.

Premièrement, on voit un prototype de console : pas de marquage, des boutons différents sur le haut, une plaque arrière sans marquage. La boule du trackball est plus sombre que sur la version finale, et le modem différent. Le bus sous la console est indiqué comme PCI (ce n’est pas tout à fait le cas). Enfin, on remarque l’absence du ventilateur à l’arrière. Peut-être qu’il ne s’agit pas d’une vraie console, peut-être que la version d’origine n’en avait pas.

Sur la deuxième face, on voit quelques trucs intéressants. Premièrement, la partie multimédia est bien assumée, avec quelques trucs marrants, genre le « Network game » (c’est pas gagné). Le côté échange de données et la mise en avant de la possibilité de brancher un lecteur de disquettes, c’est une chose, mais la partie QuickTake m’étonne. En fait, pas mal de vieux supports publicitaires parlent d’une liaison entre la Pippin et un QuickTake, mais je n’ai jamais vu de logiciels capables de le faire. Peut-être que ça fonctionne avec des CD que je n’ai pas testé, mais la documentation disponible ne semble pas l’indiquer. Et quand on cherche Pippin et QuickTake en même temps, on trouve surtout des pages sur les flops d’Apple…

L’USB 3.0 de l’iPad Pro de 2015

Par Pierre Dandumont

L’iPad Pro de 2015, dans sa version 12,9 pouces, propose une fonction intéressante : c’est le premier appareil avec une prise Lightning compatible USB 3.0.

Sur les iPad précédents, ainsi que sur l’iPad Pro 9,7 pouces de la même génération (sorti quelques mois plus tard), le Lightning se limite à l’USB 2.0. Le point technique assez particulier, c’est que le SoC d’Apple (A9X) ne gère pas l’USB 3.0, contrairement aux versions suivantes. On trouve donc dans l’iPad un contrôleur USB 3.0 en PCI-Express, un Fresco FL1100. C’est la même puce que dans les anciennes stations Thunderbolt ainsi que dans le Mac Pro de 2013. C’est un contrôleur assez standard, capable d’atteindre des performances correctes même si une intégration dans un SoC ou un chipset améliore souvent les choses.

Attention, l’USB 3.0 dans les appareils iOS en Lightning reste limité. Vous n’en profiterez pas avec les câbles de liaison vers un ordinateur, d’abord. Les câbles Lightning vers USB classique sont uniquement USB 2.0, et avec l’iPad Pro, le Lightning vers USB-C est dans le même cas. Je n’ai pas pu tester avec des appareils plus récents (iPhone XR, XS, 11, etc.) ni avec un iPad Pro de seconde génération (les 10,5 pouces), mais c’est a priori le cas aussi. Si vous avez une capture pour me contredire, ça m’intéresse.

480 Mb/s (USB 2.0) en Lightning vers USB-C

En fait, ça fonctionne uniquement avec les périphériques compatibles avec l’USB 3.0 du Lightning, soit deux produits chez Apple. Il en existe sûrement des compatibles chez d’autres constructeurs, mais je n’ai pas testé.

Premièrement, et je n’en ai pas sous la main, l’adaptateur Lightning vers carte SD. Il existe deux versions : l’USB 2.0 (A1441, courte) et l’USB 3.0 (A1595, plus long). Il y a une comparaison là.

Ensuite, testé ici, l’adaptateur Lightning vers USB. Il existe aussi deux versions, qui se différencient facilement. La première, A1440, propose uniquement un port USB (2.0) femelle. C’est la version de base, et elle pose pas mal de soucis avec les clés USB, disques durs, etc. En effet, le connecteur fournit assez peu d’énergie et donc vous aurez souvent un message indiquant que ça ne fonctionne pas. La solution passe par un hub USB alimenté, mais ce n’est pas très pratique.

Les deux adaptateurs


Le premier


Le second

La seconde porte un marquage (à la limite de l’illisible chez moi) avec le nom A1619. l’adaptateur se reconnaît facilement : il possède une prise Lightning femelle en plus de l’USB femelle. Il fonctionne en USB 3.0 et va avoir le même comportement que le premier si vous ne branchez pas l’ensemble à un chargeur : un message d’erreur.

Parfois en anglais, parfois en français, les joies d’iOS

Et les performances ?

J’ai placé un gros fichiers (1,26 Go) sur une clé USB raîde et je l’ai transféré sur l’iPad, dans trois cas : avec l’adaptateur USB 2.0 sur un iPad Pro 12,9 pouces, avec l’adaptateur USB 3.0 sur le même iPad et avec l’adaptateur USB 3.0 sur l’iPad Pro 9,7 pouces. Dans le premier cas, il faut 1 minutes et 25 secondes (~15 Mo/s, pas très rapide). Dans le second cas, il faut seulement ~9 secondes pour le même transfert, soit ~139 Mo/s. C’est plutôt rapide. Et avec l’iPad Pro 9,7 pouces (USB 2.0), on reste… en USB 2.0. Donc 1 minutes et 23 secondes (~15 Mo/s). Le gain est donc substantiel.

Les clés USB apparaissent dans l’application Fichiers

En pratique, il faut prendre en compte qu’il faut rester près d’une prise, et que la version USB 3.0 est un peu plus onéreuse : la version USB 2.0 vaut ~35 €, la version USB 3.0 vaut officiellement 45 € (mais souvent 40 €).

Un programme Atari sur vinyle (et sur Apple Music)

Par Pierre Dandumont

Il y a longtemps, j’avais parlé d’un jeu ZX81 sur vinyle. Et cette fois, je suis tombé sur un programme Atari (8 bits) sur vinyle… mais aussi sur iTunes.

Le programme se trouve sur le vinyle Över Tid Och Rum de Adolphson-Falk. J’ai trouvé ma copie sur Discogs, directement depuis la Suède (pays d’origine du groupe). Je n’ai pas découvert ça seul : je me suis basé sur le travail d’un suédois (Andreas Nilsson), qui a publié les informations et mis en ligne la « ROM ». Vous trouverez ses explications en suédois ou en anglais.- (dans Projects).

La pochette du disque


L’arrière parle bien d’Atari

Je trouve tout de même intéressant de vous expliquer comment j’ai fait. Premièrement, j’ai utilisé une platine vinyle avec une sortie USB (une Sony PS-LX300, un modèle d’entrée de gamme). Je vous passe les nombreux essais, pour aller à l’essentiel : la partie USB ne permet pas de régler l’amplification, et le son est trop faible pour décoder directement l’ensemble.

Au départ, j’ai essayé de passer par une entrée micro, mais ce n’est pas la solution la meilleure et j’ai eu plus d’erreurs. Après pas mal d’essais, je suis passé par Audacity, et quelques filtres. Une fois les données enregistrées, il faut filtrer les données sous ~3900 Hz et celles au-dessus de ~5350 Hz (filtres passe-haut et passe-bas). La raison ? L’enregistrement des données s’effectue avec un 1 à 5 327 Hz et un 0 à 3 995 Hz. Ensuite, j’ai amplifié et testé. Dans mon cas, j’ai du amplifier à 30 dB pour un résultat valable. Une fois que c’est fait, il faut enregistrer en mono et en WAV.



L’étape suivante, c’est la conversion en .cas, le format accepté par les émulateurs Atari. J’ai d’abord testé A8CAS, qui a l’avantage de fonctionner sous macOS. Enfin, il faut tout de même compiler les bibliothèques nécessaires, mais ça marche. Mais avec mon enregistrement, il ne décode pas correctement. J’ai donc tenté WAV2CAS. Ce n’est pas très pratique, parce qu’il ne fonctionne pas avec un Windows 64 bits (il doit utiliser des composants 16 bits) mais bien avec un Windows 32 bits. Après un passage dans une machine virtuelle, j’ai donc obtenu mon fichier .cas. Le programme donne des erreurs, mais ça se lance quand même, donc je suppose qu’il doit essayer de traiter des données qui se trouve à la fin de mon enregistrement.

L’émulateur

La, c’est plus compliqué. Je n’ai pas d’Atari 8 bits et je ne connais pas bien la machine. J’ai d’abord essayé sous macOS avec Atari800MacX. Attention, il faut les ROMs. Le problème, c’est que même en émulant un Atari 600XL… ça ne passe pas. La commande CLOAD ne charge pas correctement. J’ai essayé Rainbow avec le même souci sous macOS, avant de passer à Altirra sous Windows. Avec ce dernier, ça fonctionne. Je peux charger la ROM (commande CLOAD) puis lancer le programme (RUN). Il y a des artefacts visuels mais un Warm Reset corrige le tout.

Avant


Après

Donc ça marche, que ce soit avec la version fournie par Andreas Nilsson ou avec la mienne, chargée du vinyle. Cette vidéo montre d’ailleurs que ça doit passer avec un vrai Atari (enfin, je crois, c’est assez flou pour être une copie directe). Assez bizarrement, je n’ai pas les mêmes effets, donc c’est possible que l’émulateur ne fonctionne pas correctement avec ce fichier. En tout cas, j’obtiens ça dans mon émulateur.

Et l’Apple Music du titre ?

La partie amusante, c’est que les données sont disponibles sur iTunes. Vous pouvez aller sur cette page et l’album est disponible sur Apple Music. Ca ne fonctionne qu’en Suède (enfin, en tout cas pas en France) mais ce n’est pas un problème, pour une raison simple. La piste de données dure moins de 30 secondes et donc elle est disponible entièrement en extrait sur le site d’Apple. Il suffit donc d’enregistrer le flux avec Audio Hijack pour obtenir une copie propre. En effectuant juste les mêmes filtres passe-haut et passe-bas, j’ai obtenu un .wav utilisable avec A8CAS. Le résultat est le même avec les émulateurs, par contre : ça passe avec Altirra, pas avec les autres.

Pour ceux que ça intéresse, l’encodage Atari date de la fin des années 70 et donc ce n’est pas très efficace : on a environ 30 secondes de signal à 600 bauds (600 bits par seconde), donc en gros 1 ko de donnée (en format « CD », mes fichiers font ~3 Mo). On a connu plus efficace, évidemment. Il s’agit juste ici d’une démo et pas d’un jeux, mais ça reste une anecdote intéressante.

La compatibilité du Smart Connector de l’iPad

Par Pierre Dandumont

A la maison, nous avons deux iPad. Un modèle Pro 9,7 pouces et un autre Pro, mais un 12,9 pouces. Et récemment, j’ai essayé un truc : brancher le clavier Smart Keyboard du 9,7 pouces sur le 12,9 pouces.

Alors, je ne sais pas trop si c’est prévu, mais ça fonctionne. Mais ce n’est évidemment pas très pratique. Le clavier du 9,7 pouces est très étroit, nettement plus que la tablette en 12,9 pouces. Et on perd évidemment le côté protection, comme le montre la photo. Mais iPadOS voit bien un clavier physique, il fonctionne, rien à dire sur ce point. Je suppose que le Smart Keyboard pour les iPad de ~10 pouces (7, Air 3, Pro) fonctionne aussi de la même façon, même s’il est trop grand pour l’iPad de 9,7 pouces et trop petit pour le 12,9 pouces…

Le clavier fonctionne, mais ce n’est pas très large


Ca ne protège pas beaucoup

Techworks Power3D : « la » 3dfx pour Mac

Par Pierre Dandumont

Récemment, j’ai trouvé une carte graphique intéressante sur eBay, la première 3dfx pour Mac, la Techworks Power3D.

C’est une carte particulière, parce qu’il ne s’agit pas tout à fait d’une carte « Mac ». Je m’explique. Il existe bien des cartes spécifiquement destinées aux Mac, comme la Banshee, ou une Voodoo 2 de chez Microconversion. Mais techniquement, la première, la Power3D de chez Techworks, est une carte « PC ». Elle reprend le design de base des Voodoo 1, sans mémoire supplémentaire. Elle ne diffère pas vraiment d’une autre carte. Mais alors, en quoi est-elle « Mac » ?


En fait, Techworks a développé des pilotes pour Mac, ce qui permettait d’utiliser le Glide (l’API de 3dfx) sous Mac OS, ainsi que l’API Rave. Mais les pilotes fonctionnaient avec toutes les Voodoo Graphics, tant que le design reste le même que les cartes standards. Le second point vient du bundle : la démo de Quake, Mechwarrior 2 en version Rave, Actua VR Soccer et Weekend Warrior (je n’ai malheureusement pas les disques). Enfin, la carte était livrée avec des adaptateurs pour brancher les écrans Apple, que qu’à l’époque les Mac utilisaient généralement une prise DA15 (15 broches, deux rangées) et les PC du DE15 (15 broches, trois rangées).

L’adaptateur et ses deux prises

La mienne est uniquement arrivée avec un câble pass through qui offre d’un côté une prise DA15 (Apple) et de l’autre une prise DE15 (PC). La DA15 part de la carte du Mac, l’autre entre dans la Voodoo. Ensuite, il suffisait de brancher l’écran sur la Voodoo. Certaines photos du bundle montrent deux adaptateurs, je n’en ai pas d’autres, mais un DE15 (PC) vers DA15 (Apple) était dans la boîte selon le manuel, pour brancher l’écran du Mac sur la carte. Ironiquement, j’ai testé la Voodoo en question mais avec un câble « PC » : mon Power Mac G3 utilise une carte graphique qui a une prise DE15. Techworks proposait d’ailleurs à ses clients d’acheter le câble en question.



Le manuel

Il n’y a pas grand chose à dire que la carte elle-même : elle fonctionne comme une 3dfx avec les jeux compatibles (je vous mets une capture de Tomb Raider). Pour information, d’ailleurs, les cartes PC (et cette carte « Mac ») fonctionnent indifféremment dans les deux environnements parce qu’il n’y a pas de BIOS, d’Open Firmware, etc. Il n’y a donc pas besoin de développer du code spécifique pour les cartes, ce qui explique qu’elles fonctionnent sur tous les OS. Les cartes qui intègrent de la 2D (Banshee, Voodoo 3, Voodoo 4/5), elles, nécessitent un firmware spécifique, qui n’est pas le même sur les PC et les Mac. Un point intéressant de cette approche, que j’ai déjà évoqué et dont je reparlerais, c’est qu’il est possible d’utiliser la 3dfx dans un émulateur. VirtualPC et RealPC le proposent : ils émulent le CPU x86 mais envoient les commandes de la 3dfx… à la 3dfx. Cette solution permet d’obtenir une sorte de 3dfx virtualisée et de bonnes performances en 3D avec un émulateur… ce qui n’est pas réellement possible en 2020 avec les logiciels de virtualisation par exemple.


Il existe visiblement plusieurs versions de la carte, la boîte vue là n’est pas la même que la mienne. Au passage, techworks a bien sorti une Power3D 2, basée sur la Voodoo 2, mais pour PC. Il faut bien dire qu’avec la Voodoo 2, 3dfx avait proposé des pilotes génériques pour Mac.

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