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Les démos sur le CD Pippin de Mac Fan

Il y a un certain temps, je parlais d’un CD pour Pippin fourni avec un magazine japonais. Un truc m’avais étonné : il démarrait sur la démo d’un jeu Pippin (Victorian Park) mais le CD contenait un tas de dossiers avec plusieurs autres démos.

Les démos en question fonctionnent sur Mac, mais je me suis posé une question : et sur Pippin ? Après quelques essais, j’ai tenté. Pour ça, j’ai d’abord essayé avec une Pippin classique, Kickstart et un disque dur contenant une copie de Tuscon. Mais j’ai eu un souci d’ADB et surtout, impossible de lire le CD. Je ne sais pas exactement si c’est le fait d’alimenter le HDD par une autre source que la Pippin qui déconne (c’est ce que je pense), mais impossible de faire fonctionner la Pippin de façon stable. J’ai donc tenté avec ma seconde Pippin dotée d’une nappe SCSI, un prototype qui démarre directement sur un disque dur.

Les noms des démos en japonais

Ensuite, j’ai lancé les démos dans l’ordre. Attention, le CD contient des noms de fichiers avec un encodage japonais et à l’époque, Unicode n’était pas encore utilisé. Donc les noms des dossiers (et les caractères dans certaines démos) sont faux, et affichent n’importe quoi. J’ai mis une capture du Finder juste avant, une fois le CD inséré dans une machine avec un Mac OS japonais. Dans les trucs à savoir, certaines démos fonctionnent mal (il y en a une qui plante la machine), et plusieurs quittent directement quand on presse un bouton de la manette de la Pippin.

Les démos, dans l’ordre : Music Island 1 (Pierre et le loup), vers 4:20, un truc que je ne connais pas, vers 6:10, With Open Eyes. Vers 6:50, c’est Chibikko Club. Vers 8:15, aucune idée de ce que c’est. A 10:10, c’est 1995.1.17: The Great Hanshin Earthquake. A 11:00, c’est Randoseru Shougakkou 1-Nensei. Vers 11:50, une démonstration des outils livrés avec la console. A 12:38, Circus. Et à 14:20, un truc qui plante la Pippin. A 14:30, Franky Online (livré avec la console). A 16:00, Tetsuman Gaiden. A 18:14, un truc qui s’appelle Kenji, jamais sorti. A 20:50, L-Zone. A 24:00, Orgotto, un jeu jamais sorti. A 27:00, Puzzland, jamais sorti (encore). SeeSawC (1) vers 29:00, qui plante. Tarot Mistery juste après (29:45). Un truc que je connais pas vers 31:45 (probablement Welcome to Minakata Kumagusu Mandala Hall). Music Island 3 (Les 4 saisons) à 33:45, Music Island 4 (Le carnaval des animaux) à 36:00. Et enfin Music Island 2 (Casse-noisette) à 40:00.

Je mets quelques captures, mais je proposerais probablement des vidéos pour ces titres là un jour.

Une démo plante la Pippin

Un truc que je connais pas.


Un autre truc que je ne connais pas.


Kenji (jamais sorti).


Orgotto


Puzzland


Welcome to Minakata Kumagusu Mandala Hall (je crois)

Un prototype d’iPad avec deux connecteurs

Vu sur Twitter, un iPad de première génératioon avec deux connecteurs 30 broches (docks).

Ce n’est pas nouveau : on en parle depuis des années. Mais là, il indique que le second port fonctionne, au moins pour la charge.



Pour la petite histoire, j’avais acheté la pièce nécessaire (référence 820-2535-01) en 2016 mais je ne l’ai jamais reçue et le vendeur est tombé en faillite depuis et n’existe plus. Mais si vous regardez sur le démontage d’iFixit dans l’étape 9, le connecteur pour le second connecteur dock est présent. On voit bien en comparant avec l’image de ce post que la place est disponible.

iFixit


Un prototype

Mon échec avec une carte Avid

De temps en temps, je dois l’avouer, je me plante. J’ai une idée, je veux tester un truc… et je n’y arrive pas. Et là, parfois, j’en ai un peu marre. Donc parlons de cette carte Avid.

La carte Avid en question (M4561LL) a été livrée dans quelques Mac par Apple directement dans les années 90. En format PCI, elle se connectait à l’entrée vidéo des Mac et permettait de mieux gérer certains codecs, avec notamment une prise en charge matérielle du MJPEG. Le MJPEG est un codec assez classique et assez basique : chaque image est encodée en JPEG, ce qui donne une qualité correcte (en fonction de la compression) et rend le décodage assez simple, même sur des machines peu puissantes. Mais l’encodage, lui, peut être franchement lent (et les fichiers assez gros). Elle possède aussi deux sorties vidéo (pas d’entrées) en composite et S-Video, a priori de meilleure qualité que celles des Mac (qui n’en avaient pas tous).

Les puces Zoran gèrent a priori la compression, la puce BT la vidéo.


Deux sorties

Mon premier problème, il y a longtemps, a été que la carte se connecte avec une nappe 60 broches au système vidéo des Mac. Je n’avais pas de nappes de cette taille et la première que j’ai commandé à été perdue dans les limbes d’eBay. Le temps d’attendre, d’en recommander, etc. j’avais pris 3 mois dans la vue. Une fois la nappe reçue, j’ai installé la carte dans un Power Mac G3 avec une carte Personality de type Wings, qui a une entrée 60 broches.

La nappe acheté exprès, vers la carte du G3

Puis j’ai tenté rapidement avec Avid Video Shop, que je pensais lié à la carte (et dont j’avais le CD)… avant de me rendre compte que la carte attend Avid Cinema. Et qu’Avid Cinema n’est pas (plus) sur Macintosh Garden. J’ai cherché, mais il a visiblement été supprimé il y a quelques années, et impossible de trouver la version 1.5, visiblement nécessaire avec un Power Mac G3.

Donc pour le moment, sauf si quelqu’un a une copie, je suis bloqué. J’ai une carte mais pas de quoi l’utiliser. C’est dommage, j’avais même sorti un Blu-ray avec une sortie composite pour tester l’encodage…

Le chargeur à induction qui stérilise de Belkin, ça vaut quoi ?

Dans Canard PC Hardware 48 (il est en kiosque, achetez-le !), je teste rapidement un produit qui me semblait intéressant au départ : un chargeur à induction Belkin qui peut stériliser un appareil.

On peut le trouver pour environ 70 € et si vous avez déjà un chargeur USB-C correct (18 W, USB-C, PD), il vaut environ 50 €. Il se présente sous la forme d’une boîte, avec une zone de charge sur le dessus, et une chambre interne (178 x 94 x 14 mm) dans laquelle on peut placer un smartphone ou des clés. Ou une vieille télécommande d’Apple TV quand on regarde les images presse de la marque. De façon plus pragmatique, un iPhone 11 entre sans soucis, mais pas une paire de lunettes par exemple.




La version presse, avec une vieille télécommande

La partie désinfection passe par six LED internes. Il y a deux LED UV-C et quatre LED UV-A, qui ne s’activent que quand la chambre est fermée (ou presque). On peut voir une lumière violette quand on entrouvre le tout, ce qui indique que les LED émettent aussi dans la lumière visible, ce qui semble un peu étonnant. Normalement, les UV-A (et encore plus les UV-C) sont invisibles. Une pression sur le bouton lance un cycle de 3 minutes, une seconde un cycle de 10 minutes et une troisième coupe le tout. La question que je me suis posé dans le magazine est logique : est-ce que ça sert à quelque chose ? Juste pour illustrer, d’ailleurs, j’ai mis une webcam assez fine dans la chambre, pour regarder de l’intérieur ce que ça donne : les deux LED latérales (de chaque côté) émettent de la lumière bien visible, la centrale, reconnaissable à son cerclage métallique, émet des UV-C que la webcam voit un peu (c’est possible que ce soit un effet de bord d’un capteur basique).

Avant. La LED de gauche est UV-A, celle de droite UV-C (elle est entourée de métal, parce que les UV-C altèrent le plastique)


Celle de gauche brille fort (dans le visible), celle du centre est visible avec la webcam.

Revenons à l’efficacité. De ce que j’ai trouvé comme information, l’efficacité est maximale vers une longueur d’onde de 250 nm (253,7 nm exactement) et ça peut même servir à effacer des EPROM. Et le Belkin ? Et bien la fiche technique n’indique pas la longueur d’onde, ni le site d’ailleurs. J’ai contacté le service presse, qui m’a indiqué ceci : entre 270 et 280 nm pour les LED UV-C et entre 390 et 410 nm pour les LED UV-A. Clairement, on est à la limite des UV-C (entre 100 et 280 nm) et pas vraiment dans la zone ou c’est totalement efficace. Idem pour les UV-A, on est dans la fourchette haute, et même en dehors (au delà de 400 nm, on est dans la vision humaine). Est-ce que ça rend le produit inefficace ? Aucune idée, je ne suis pas biologiste. De ce que j’ai pu lire, les UV-C sont dans l’absolu germicide, mais la fréquence la plus efficace est vers 250 nm, donc, et on en est loin ici. Et comme je n’ai aucun moyen de vérifier si les LED tuent les germes, c’est un peu compliqué de donner un avis. Dans le pire des cas, ça fait un placebo intéressant, dans le meilleur des cas, une exposition de 10 minutes devrait flinguer tout ce qui se trouve sur votre smartphone.

Sinon, les LED consomment assez peu : environ 0,15 A en 5 V, soit aux environs de 0,75 W.

lLe chargeur

Et le chargeur Qi, il donne quoi ? Ben c’est du classique Qi, avec 10 W au maximum quand on suit la norme et 7,5 W pour les iPhone selon Belkin. J’ai mesuré environ 5 W avec un petit adaptateur USB-C sur un iPhone 11, donc un peu en-dessous de la valeur annoncée, mais ça peut venir du fait que mon iPhone n’était pas totalement vide (vers 40 % de charge). Et il est resté sur une tension de 5 V (je ne sais pas si le chargeur doit passer sur une tension supérieure). C’est un chargeur classique, il est un peu encombrant mais au moins on ne risque pas de mal placer le téléphone : il suffit de le centrer proprement sur la boîte.

Un jeu Columbo pour l’Apple Newton

Sur eBay, je suis tombé récemment sur un jeu un peu étonnant : un jeu Columbo (l’inspecteur) pour l’Apple Newton. Il était distribué sous la forme d’une carte mémoire en format PCMCIA, ce qui est pour le moins inhabituel.

J’avais déjà parlé il y a quelques années des logiciels distribués sous la forme d’une carte PCMCIA pour les Newton. Et avec mon jeu, je suis tombé sur le même problème : mon Newton (un MessagePad 110) a visiblement un souci avec son lecteur. J’ai donc essayé sur un eMate 300 et c’est passé. Comme en 2017, j’ai galéré pour faire des captures, mais cette fois, je vais l’expliquer (pour mon moi du futur). C’est en théorie possible avec Newton Connection mais chez moi, c’est vraiment instable. Il faut un Mac récent (mais pas trop, en gros un Intel sous Sierra au moins), un adaptateur USB vers série (genre un Keyspan) et espérer que ça fonctionne. Comme c’était instable, je suis passé sous Mac OS 9 avec le Newton Toolkit d’Apple. Il faut l’installer, envoyer un package sur le Newton, et ensuite on peut faire une capture. Ca prend environ 15 secondes par capture (donc on oublie les trucs qui bougent) et les images arrivent dans le presse-papiers de Mac OS.

Il y un cigare sur la boîte. C’est Columbo, forcément.


Shot with DXO ONE Camera

Mais parlons du jeu, donc. J’ai la version allemande (« Columbos Krimi-Stunde ») mais il existe une version en anglais (« Columbo’s Mystery Capers »). Le fonctionnement est assez simple : le jeu propose un tas d’enquêtes (une quarantaine) qui se présente sous la forme d’un dessin un peu cartoon. On doit ensuite taper avec le stylet pour zoomer/obtenir des indices, et ensuite déterminer qui a commis le crime en fonction des indices. Mon allemand n’a jamais été bon, et je suis vraiment très rouillé (je n’ai plus parlé depuis une bonne quinzaine d’année) et donc j’ai eu un peu de mal à tester. Je vous mets quelques captures effectuées sur un eMate 300 pour vous donner une idée de ce que ça donne. La première est dans le format de l’eMate pour vous montrer que ce n’est pas adapté, les suivantes sont recadrées. Bon, forcément, vous vous rendez compte que l’argument « Columbo » sert uniquement à vendre, ça ne ressemble pas à une enquête de l’inspecteur… Je n’ai aucune idée du prix à l’époque, mais vu que le jeu était distribué sur une carte PCMCIA, je suppose que c’était assez élevé.

Quand on insère la carte


Dans la liste


Le jeu ne prend pas tout l’écran du eMate. Ici, la liste des enquêtes.


L’intro


On doit chercher les indices






Différentes solutions possibles

Comme je voulais quand même comprendre un peu plus, j’ai ensuite lancé un émulateur. Le plus efficace semble être Einstein. Vous aurez besoin de la ROM d’un Newton (avec l’OS), que vous pouvez télécharger sur Internet en cherchant récupérer sur votre Newton. Pour le jeu, pas besoin de pirater ou de chercher la carte (plutôt rare) : une démo existe.

Trois enquêtes dans la démo


L’intro (en anglais)


On cherche


Les indices



Qui est l’assassin ?

Sur le coup, donc, c’est un rien décevant (bon, déjà, c’est en allemand, j’espérais un logiciel en plusieurs langues). C’est surtout un jeu sur une enquête, sans réel rapport avec Columbo (en tout cas, je n’ai rien vu). Mais c’est intéressant de voir qu’il existe des jeux vendus sur des cartes de ce type, en 1993.

16 To, une limite concrète du HFS+… dans certains cas

Pour le boulot, j’ai récupéré un disque dur de 18 To (oui, c’est beaucoup). Et je me suis posé une question : il se passe quoi quand l’OS ne supporte pas cette capacité ?

J’en parle pour une bonne raison : avant Leopard 10.5.3, la limite pratique en HFS+ (pas la théorique) était de 16 To. La limite théorique (qui est a priori la pratique) est d’environ 8 Eo (1 Eo, exaoctets, c’est 1 000 000 de To). Plus exactement, 8 Eio, en fait : c’est 2^63 – 2^31 octets, soit 9 223 372 034 707 292 160 octets (9,2 Eo du coup).

18 To

La pratique, elle, dépend de l’OS. Selon Apple, donc, c’est 2 To (probablement Tio) jusqu’à Mac OS X 10.1.5 (inclus). 8 To (idem) avec Mac OS Jaguar (10.2) et 16 To avec Mac OS X Panther, Tiger et Leopard (10.3, 10.4 et 10.5). Avec la mise à jour 10.5.3 de Leopard, la valeur pratique rejoint la valeur théorique : 8 Eio.

Mais ça donne quoi ?

Sous Tiger, c’est assez simple : il apparaît comme un disque dur de 2 To. C’est un souci classique quand l’OS (ou le contrôleur) a une limite en capacité : on se retrouve avec la capacité réelle moins la capacité maximale de l’OS/du contrôleur. Donc ici ~2 To (18 To – 16 To).

Mac OS X Tiger voit seulement 2 To

Sous Leopard, il affiche bien une capacité de 18 To. Attention, Leopard comptait encore avec une erreur d’unités. Il affiche donc 16,4 To au lieu de 18 To (la vraie valeur) ou 16,4 Tio (dans une autre unité).

Mac OS X Leopard voit bien l’ensemble du disque

Sur un Mac plus récent (à partir de Snow Leopard), la valeur affichée est bien celle qui suit le SI (Système International), c’est-à-dire 18 To.

Je ne peux pas vous montrer directement comment Tiger réagit si on formate le disque, pour une raison idiote : impossible de formater le disque, il est peut-être arrivé défectueux.

Un jeu de plus à trouver : la « Big Box » de Gokigen Mama no Omakase Diary

La semaine dernière, j’expliquais que je découvrais régulièrement des jeux pour la Pippin. Et le soir même, j’en ai trouvé un que je ne connaissais pas. Ou plus exactement, une version que je ne connaissais pas.

En me promenant sur Twitter, je suis tombé sur ce message qui montre des jeux en Big Box. Et qu’est-ce que je vois en haut à gauche ? Une Big Box pour Gokigen Mama no Omakase Diary. Ce jeux livré avec une disquette, je l’ai pour la Pippin, il fonctionne sur Mac, mais je n’avais jamais vu la Big Box. Encore un titre à ajouter dans la recherche du full set, donc.

La photo


La boite, un peu zoomée

WD Black² : l’hybride SSD/HDD sur un Mac

Il y a de longues (longues) années, j’avais essayé un produit intéressant : un disque dur hybride, qui intégrait un SSD. Le WD Black² n’était pas une sorte de compromis comme pas mal de SSHD de l’époque, qui utilisaient quelques Go de mémoire flash comme mémoire cache. Non, il intégrait réellement un SSD classique (120 Go) et un HDD (1 To). Mais à l’époque, il n’était pas compatible avec Mac OS X.

Je l’avais testé fin 2013 et WD a attendu plusieurs mois (juillet 2014) pour proposer une compatibilité avec Mac OS X (je ne l’avais plus à l’époque, c’était un prêt). Le fonctionnement, même si le « disque » contient deux périphériques, est un peu particulier. Par défaut, l’OS risque de ne voir que le SSD, qui a une capacité de 120 Go. Il est basé sur un contrôleur JMicron de l’époque (667H) et ce n’est pas le plus rapide du monde. S’il est bien SATA 6 Gb/s, il ne dépasse pas 400 Mo/s en lecture, une limite commune aux modèles de l’époque. En écriture, il reste lent (environ 140 Mo/s). Le disque dur, lui, est un WD Blue de 1 To, qui tourne à 5 400 tpm, rien de fou.

Il est joli



J’avais testé sous Mac OS X sans succès à l’époque. Comme c’est expliqué sur ce post, WD utilisait une technique bizarre : des commandes envoyées au disque permettaient de le configurer comme unique « disque » de ~1120 Go (HDD + SSD) avec deux volumes distincts, un pour le SSD et un pour le HDD. La compatibilité Mac OS X officielle fonctionne de cette façon : l’OS voit un seul disque. La marque avait tout de même bien fait les choses : l’outil (on en parle dans la suite) permet de créer soit deux volumes séparés, soit un Fusion Drive directement.

Testons

J’ai pris un vieux MacBook (2008) pour tester. Ce n’est pas forcément la machine la plus adaptée, vu qu’il n’est que SATA 3 Gb/s, mais la machine était équipée d’un vieux SSD de 120 Go et elle a du SATA. Le WD Black² n’est en effet pas adapté aux ordinateurs récents (surtout les Mac) qui abandonnent peu à peu cette interface.

La première étape va être d’installer le WD Black² en interne. Il faut donc prévoir de quoi démarrer le disque d’origine en externe (WD livrait un adaptateur USB à l’époque) ainsi qu’une clé USB. Il faut deux outils disponibles sur le site de la marque : la mise à jour de firmware et les outils de configuration. La procédure est bien expliquée sur le site de WD, même si les captures datent un peu (c’est ou l’évolution visuelle de macOS en quelques années).

Les outils d’initialisation

Première étape, donc, démarrer Mac OS X (ici El Capitan) en externe, en USB 2.0. Il faut ensuite restaurer la mise à jour de firmware (qui fonctionne sous Linux) avec l’Utilitaire de disques sur la clé USB et démarrer dessus. C’est bien expliqué dans le PDF, je ne vais pas détailler. Une fois l’image sur la clé USB, il faut démarrer dessus (le volume s’appelle EFI Boot) et laisser la mise à jour s’effectuer. Ca démarre sous Linux avec pleins de textes, il faut accepter la licence et attendre quelques minutes que la mise à jour s’effectue, vers la version 01.01A02. Quand il a terminé, le Mac s’éteint.

Mise à jour en cours

Ensuite, il faut encore démarrer Mac OS X en externe et lancer le script d’initialisation (WD Black2 Dual Drive Initialize). Il va configurer le disque et (encore) redémarrer le Mac.

Pour tester, j’ai d’abord essayer de créer une double partition, avec le script Create Dual Drive Volumes. On se retrouve avec un volume HDD de 1 To et un volume SSD de 120 Go, avec les bonnes performances. Sur le MacBook de 2008, environ 130 Mo en écriture et 250 Mo/s en lecture sur le SSD (la limite du SATA 3 Gb/s) et 110 Mo/s sur le disque dur.




Deux volumes


Deux volumes


Les performances du SSD


Celles du HDD

Puis j’ai lancé le second script, qui va créer un Fusion Drive (Create Core Storage Volume). La, on se retrouve avec un volume de 1,12 To, combinés. On a les performances du SSD (une partie du temps) avec la capacité de l’ensemble.


Un seul volume


Un seul volume

La dernière étape va être de réinstaller Mac OS X sur le WD Black² et on touche à un souci de la solution : on perd la partition de restauration. Il faut démarrer sur la partition de restauration du disque d’origine (toujours en externe) et restaurer Mac OS X sur le WD Black². Mais pour éviter de casser le partitionnement très spécifique du WD Black², on ne peut restaurer que Mac OS X. Et sur un MacBook de 2008, c’est un souci en cas de problème : sur ce modèle, impossible de démarrer sur l’EFI. Il faut donc bien prévoir de soit garder le disque d’origine, soit avoir une clé USB avec les données nécessaires pour démarrer et tout recréer.

Mac OS X restauré

En dehors du fait que le WD Black² demandait quelques manipulations pour être fonctionnel (il doit aussi être initialisé sous Windows), son principal problème – même à l’époque – était son prix. Il valait environ 300 $ quand un SSD de 120 Go couplé à un disque dur de 1 To se négociait autour de 150 $. En 2021, la question ne se pose même plus : on trouve des SSD de 1 To à moins de 100 € en SATA. Le seul intérêt pratique, au moins en 2013/2014, c’était que le disque ne nécessitait qu’un seul emplacement SATA, ce qui le rendait intéressant dans les PC portables. Actuellement, avec les SSD en barrette, ce n’est plus un souci : en entrée de gamme, on a souvent une baie 2,5 pouces et du M.2, pour mettre un SSD d’entrée de gamme de 250 ou 500 Go, avec un HDD. Le WD Black² est surtout une curiosité ancrée dans son époque, et c’est déjà pas mal.

Prototype : un écran portable pour la Pippin

Assez régulièrement, je vois des gens qui pensent que Bandai avait sorti un écran portable pour la Pippin, dans les années 90. C’est assez logique : la tablette slah clavier ressemble à un PC portable. Mais jusqu’à maintenant, ça ressemblait à une sorte de blague. Puis je suis tombé sur ce prototype pour la Pippin @World américaine, daté d’avril 1996.

Cette version noire de la tablette possède en effet un écran à la place de la tablette, qui se branche en VGA sur la console. Je l’ai essayé, et les angles de vue sont évidemment mauvais et (surtout) c’est très sombre. C’est assez logique : en 1996, les écrans LCD étaient vraiment assez moyens, et je suppose que Bandai a abandonné l’idée de proposer un écran portable de qualité pour sa console et a décidé de rester sur l’idée de la tablette graphique. Le côté rigolo, c’est que comme il s’agit d’un écran VGA, on peut le brancher à un PC (ici sous Windows 7 en bêta, vous aurez reconnu le fond d’écran). En tout cas, c’est un prototype intéressant que je vous propose ici, je pense que c’est intéressant à montrer. Puis j’imagine que si ce produit était sorti, il aurait vraiment été très cher, alors que la console elle-même était déjà plus onéreuse.

La tablette écran


La tablette écran


La tablette écran


On peut même brancher un PC sous Windows, en VGA

La tablette date d’avril 1996, avec les stickers classiques des prototypes

Comme chaque année, Apple n’aime pas le changement d’heure

Je n’ai pas compté le nombre de posts sur le changement d’heure ici, mais comme chaque année, il y a des trucs qui déconnent. Cette année, j’ai trouvé un petit bug dans Rappel (sous macOS Big Sur).

Si j’essaye de mettre un rappel en écrivant l’heure directement (genre « demain 15:00 »), il me propose « demain 14:00 ». Par contre, si je mets « lundi 15:00 », il me propose bien « demain 15:00 » (oui, j’écris le dimanche. Je me demande vraiment qui code ce genre de choses…

Pas bien


Bien

MAJ : comme chaque année, le problème s’est corrigé le lendemain.

L’Apple Bandai Pippin Atmark a 25 ans

Il y a 25 ans, le 28 mars 1996, Bandai lançait sa console de jeu en partenariat avec Apple : la Pippin Atmark.

Forcément, si vous venez ici, vous êtes au courant : j’ai une fascination un peu perverse pour cette console. J’ai écrit un eBook, un long article chez des amateurs de jeux rétro, un autre chez un excellent site sur Apple, et je parle chaque semaine de la console depuis un moment. Ça a vraiment commencé en 2016 (enfin, plus exactement pour Noël 2015, mais je n’ai pas retrouvé la date exacte) même si j’avais acheté une manette un peu avant.

Depuis, j’ai une collection d’une petite soixantaine de jeux (un peu plus avec les disques issus de bundle, par exemple, ainsi que les démos de magazines), plusieurs consoles (dont un prototype et une version américaine), des tas d’accessoires – lecteur de disquettes, extensions de mémoire, etc. – et pas mal de documentation. Je cherche toujours un tas de jeux (en gros, le nombre de disques dépasse la centaine) et j’en découvre encore de temps en temps. J’ai même enregistré pas mal de parties (parfois avec ma tête) parce que les jeux vidéo sont fait pour être joués. Et si vous allez dans la catégorie Pippin du site, vous verrez qu’il y a des choses à dire.

Je me suis demandé ce que je devais faire pour cet anniversaire, mais certains projets ont été abandonnés parce que je manque évidemment de temps, d’autre devront attendre. Je compte bien un jour remettre à plat les pages Wikipedia, et aussi améliorer le livre électronique qui est en vente. Il date un peu et certaines informations sont erronées, ou datées. C’est un peu mon principal problème avec cette console : une bonne partie des informations disponibles sur le Net est fausse. Elles viennent soit de traductions erronées, soit d’anecdotes ou d’articles peu documentés. Rien que pour la date de lancement, on trouve encore des sites qui parlent de 1995, et pour une bonne raison : Wikipedia a indiqué cette date (et l’indique encore dans certains pays). Et par les joies des référencement croisés (tel site indique que c’est 1995, tel autre se met à jour en fonction, etc.), certaines informations restent fausses.

Dans tous les cas, avec le temps, j’ai réussi à apprécier la console et certains de ses jeux, et je ne suis pas le seul. Vous trouverez un excellent Wiki sur la console, un hacker qui a réussi à débrider la console ou des gens qui – comme moi – s’amusent avec la consoles (ici et ).

Une souris série sur un vieux Mac

C’est un peu la semaine des souris, avec un petit logiciel intéressant pour les vieux Mac : il permet d’utiliser une souris série (de PC) sur un Macintosh sous Mac OS.

Petit résumé : dans les premiers PC, les souris utilisaient un protocole propriétaire (Bus Mouse) ou alors un simple bus série (RS-232). Et ce bus (encore utilisable sous Windows 10) a l’avantage d’être présent dans les vieux Mac, même si ce n’est pas sous la forme d’une prise DE-9. Avec un vieux Mac, vous aurez donc besoin d’un câble droit qui possède d’un côté une prise mini DIN 8 (le série des Mac) et de l’autre une prise DE-9 mâle (le série des PC). Ensuite, il faut installer un pilote.

La config par défaut : rien ne bouge

Ce n’est pas aussi simple que de brancher une souris ADB, il faut indiquer dans quel port série est branchée la souris (modem ou imprimante) et le type de souris (Mouse Systems ou Microsoft). Dans mon cas, c’est une Microsoft sur le port imprimante, mais sur certaines souris on peut définir le protocole. Le pilote permet aussi de définir le comportement des boutons. Assez bizarrement, il se limite à deux boutons en mode Microsoft (ma souris en a trois) avec la possibilité de lier une touche d’activation (shift, command, control ou option), un clic ou un double clic. Le pilote date de System 7, donc il ne permet pas d’assigner directement le menu contextuel de Mac OS, mais il suffit de mettre control et un clic.

Pour ma souris


Les options pour le clic droit

Bon, comme d’habitude, ça reste plus une démonstration technique qu’autre chose : il semble peu probable qu’un personne dispose d’un Mac sans souris ADB, d’une souris série et du pilote installé (même si c’est possible de l’installer juste en passant par le clavier). Enfin, ma souris série est assez lente sous Mac OS, spécialement sur un écran en 1 920 x 1 200.

Un trackball ADB de chez Elecom

Ma collection de souris ADB bizarre s’agrandit, avec un trackball ADB de chez Elecom, dans la gamme « Variable Pogic Track Ball » (c’est le nom inscrit dessus).

Ce modèle est pour les droitiers et se manipule avec le pouce, ce qui n’est pas si courant dans les traclball. En effet, certains préfèrent ceux dont la boule est actionnée par l’index ou le majeur, avec une boule placée à l’avant et au centre. Il possède un seul bouton, à droite, qui fonctionne assez mal sur mon exemplaire. Le switch interne va bien, mais le mécanisme demande de presser assez fort le bouton pour espérer l’actionner. Sur la partie gauche, on retrouve un interrupteur avec trois positions : un, deux ou quatre ■. En fait, il définit la sensibilité de la boule : c’est lent sur un seul, correct pour un ordinateur de l’époque sur deux et rapide sur quatre. Plus exactement, la distance parcourue par le curseur va se réduire en même temps que la sensibilité. Sur un écran moderne, en haute définition, il vaut mieux travailler directement sur quatre, même si le curseur bouge un peu trop rapidement du coup.



Un prototype de souris de Macintosh coudée sur eBay

Vu sur eBay, un prototype de souris de Macintosh avec un connecteur coudé.

C’est une souris M0100 assez classique, mais avec une prise coudée en mauvais état, donc, et un câble endommagé (ce qui expliquait son prix assez bas pour un produit de ce genre, 400 $). Le vendeur – That Mac Guru – explique que la documentation du premier Macintosh montrait cette souris, mais que le connecteur a été changé un peu avant la commercialisation. Sur une souris classique, le câble part du centre de la prise, avec deux vis pour fixer la prise DE-9. Ici, le câble part du côté de la prise, avec une seule vis pour fixer la prise. Le vendeur pense que le but était d’éviter d’endommager le câble quand le Mac était placé contre un mur, ce qui semble logique.


Une souris classique




Une émission japonaise sur l’échec de la Pippin

Il y a quelques jours, le 19 mars, une chaîne japonaise (NHK BS Premium) est revenue dans un reportage de 30 minutes sur le flop de la Pippin. Je me suis débrouillé pour enregistrer ça.

On commence par la pub de l’émission, qui donne le ton avec les figurines de Gundam. Petite astuce : vous pouvez avoir des sous-titres (traduits automatiquement) avec YouTube. Je vous conseille de les activer puis de mettre la traduction anglaise, à peu près compréhensible.

On peut voir dans le reportage qu’il y a une Pippin au siège de Bandai. Il y a aussi des Gundam qui démontent une console (un prototype), des images de “jeux” (Franky Online), des archives intéressantes sur le développement de la console, etc. On apprend notamment que la console a été produite jusqu’en février 1998 et – plus étonnant – que les serveurs pour les fonctions online de la console ont été récupérés pour les services liés aux téléphones portables (i-mode).

Dans une vitrine



Un prototype sans marquage


La version américaine


La fin de la console

Désactiver la prévisualisation des onglets de Safari 14 (bis)

J’avais déjà expliqué comment désactiver la prévisualisation des onglets avec Safari 14. La première méthode nécessite d’activer le menu Debug de Safari (ce qui peut poser des soucis). La seconde passe par une commande dédiée.

La commande à taper dans le Terminal, qui nécessite ensuite un redémarrage de Safari.

defaults write com.apple.Safari DebugDisableTabHoverPreview 1

Pour revenir au comportement de base, je vous recommande d’effacer la valeur avec cette commande plutôt que de la fixer à 0. Parce que de ce que j’ai vu sur mon Mac, la valeur n’existe pas par défaut.

defaults delete com.apple.Safari DebugDisableTabHoverPreview

Et voila, plus d’aperçu des onglets.

P2, le format de carte mémoire de Panasonic

J’avais déjà parlé d’un média de stockage utilisé dans le monde professionnel, le SXS (ici et ici). Mais ce n’est pas la première fois que l’industrie récupère un format physique existant pour l’adapter. Les SXS ressemblent à des ExpressCard, les P2 à des cartes PCMCIA.

Le format P2 (Professional Plug-In) est un peu particulier. Il date de 2004, quand Panasonic a voulu développer un format de carte mémoire pour ses caméras numériques. Plutôt que d’utiliser les cassettes mini DV, qui stockaient environ 13 Go, la marque est partie sur un truc bien plus bizarre, le P2. Physiquement, c’est une carte PC Card (32 bits) avec un débit assez élevé pour l’époque (133 Mo/s) qui contient de la mémoire flash. Mais en interne, c’est… particulier. Les P2 contiennent en fait quatre cartes SD en RAID0 avec un contrôleur dédié. Cette vidéo l’explique bien (et le montre) : il y a réellement quatre cartes SD Panasonic à l’intérieur. Comme les premières cartes avaient une capacité assez faible (4 Go), les caméras disposaient de plusieurs emplacements, de quoi stocker en double, étendre la capacité, changer de carte à chaud, etc. On pouvait même faire de l’enregistrement infini, en bouclant sur les cartes. L’intérêt était évident : quand une carte était pleine, on pouvait la récupérer, la placer dans un PC portable pour copier/lire les données, et la caméra continuait sur la seconde. Il existe même des cartes qui encodent en temps réel, pour avoir une copie du flux sur une seconde carte, en SD.

Une carte P2 de 4 Go


Un switch pour la lecture seule

En 2012, Panasonic a lancé les microP2, qui sont simplement des cartes SD renommées (avec des performances élevées, certes).

Dans un ordinateur

J’ai acheté une carte P2 de 4 Go sur eBay, que j’ai essayée dans un PowerBook G4 (Titanium) doté d’un connecteur CardBus. Par défaut, la carte ne monte pas : Mac OS X (Tiger) voit une carte, mais c’est tout. Heureusement, comme du matériel professionnel, les pilotes sont en ligne, pour Windows ou Mac OS X. Les pilotes remontent jusqu’à Mac OS X Tiger, avec la possibilité d’utiliser les cartes directement en CardBus, sans passer par un lecteur externe. Une fois le pilote installé, la carte monte sous Mac OS X, avec une jolie icône et un formatage en FAT32.

La carte a besoin de pilotes


La carte après l’installation des pilotes


FAT32 et jolie icône

Question débit, j’ai mesuré environ 10 Mo/s sur le PowerBook G4, mais ce n’est pas la machine la plus adaptée pour mesurer les débits. Pour le formatage, Panasonic indique qu’il faut passer par son utilitaire P2Formatter pour effacer les cartes. Ça doit fonctionner sans, mais pour que les cartes fonctionnent dans une caméra, je suppose que c’est obligatoire, avec des paramètres précis.

L’outil de formatage sous Tiger

A son lancement, le P2 avait un côté pratique évident, tant parce que le format était un des premiers à proposer du stockage sur de la mémoire flash que parce que le format CardBus simplifiait bien la lecture. Forcément, quelques années plus tard, c’est autre chose.

Cette Apple Watch que vous ne verrez jamais (ter)

On en voit de temps en temps, Apple a produit une Apple Watch de première génération (presque) en or au lancement, pour servir à présenter l’Apple Watch Edition. Et on en a vu une récemment sur Twitter.

Elle est plaquée or, dispose d’un dos en céramique, mais d’une vitre en verre pour le côté visuel. Ce modèle est du coup assez rare et n’a évidemment pas de numéro de série.


Au passage, il y a une Apple Watch Edition en vente au Japon (presque 2 millions de yens).

Tester CarPlay avec un vrai autoradio

J’aime bien tester les technologies secondaires, genre CarPlay (ou son ancêtre, iPodOut). Mais jusqu’à maintenant, j’avais une solution peu pratique, faute de véhicule compatible : un dongle avec une application pour Android.

Je l’ai essayé sur une vieille tablette, un smartphone et même sans fil, mais c’est vite bloquant. Premièrement, le comportement est aléatoire, notamment sur le rendu à l’écran. Deuxièmement le dongle dépend d’un apk (en gros une application Android) qui n’est pas disponible sur le Play Store, donc parfois compliqué à installer.

Le panneau pour les branchements

Pendant longtemps, j’ai cherché une solution simple pour brancher un autoradio sans passer par une voiture, mais dans la majorité des cas on me proposait une solution qui ne me convenait pas : bricoler une alimentation ATX pour câbler le tout. Je ne suis pas réfractaire à la bidouille, mais ça nécessitait quand même pas de trucs à faire pour avoir le son, l’alimentation, etc. Puis je suis tombé sur un truc vendu pas trop cher sur Aliexpress (une trentaine de dollars). C’est un panneau qui propose d’un côté des prises femelles pour l’autoradio, de l’autre des prises classiques. On peut donc utiliser des enceintes en RCA, le panneau a une antenne, on peut récupérer l’USB (si l’autoradio le permet), etc. La partie intéressante, c’est surtout la prise d’alimentation barrel pour un transformateur 12 V classique (ils proposent un bloc 120 W, mais j’en avais déjà un, et j’ai moyennement confiance). Qui plus est, il y a un bouton on/off et un petit ventilateur (bruyant et inutile dans mon cas, je l’ai débranché). Le seul défaut, logique, c’est qu’on perd les réglages si on coupe le courant. Donc c’est pratique pour tester, mais il ne faut pas oublier qu’on risque de devoir (re)paramétrer certaines choses à chaque utilisation.

Un autoradio basique pour les tests

Pour tester, je suis parti sur un modèle d’une marque connue (merci à ceux qui aident sur Patreon et cliquent sur les liens Amazon), mais sans prendre du haut de gamme. J’ai évité les modèles noname basique pour ne pas avoir les soucis de la solution dongle. C’est un Sony XAV-AX1005DB. Je suis parti sur du reconditionné Amazon, vu que de toute façon, je ne comptais pas le mettre dans une voiture, donc l’éventuelle absence de vis et autres trucs ne posait pas de soucis. Le site indiquait des traces d’utilisation sur le côté du produit, il était comme neuf, bonne surprise.

L’interface de base (dans la tente photo, c’est bof)

Très honnêtement, ce n’est pas extraordinaire. C’est un autoradio basique, sans lecteur CD (bon, nous sommes en 2021), mais il lit les fichiers sur une clé USB (prise en façade) propose de la FM et du DAB+ (ça peut être amusant pour essayer) et c’est à peu près tout. Il y a peu de fonctions, mais il va à l’essentiel, il y a du Bluetooth (codec AAC) quelques réglages et évidemment CarPlay, mais pas Android Auto. On peut tout de même noter qu’il y a un bouton Home (qui quitte CarPlay) et une molette pour le volume, c’est pratique. Question branchement, on a pas mal de prises à l’arrière et un microphone fourni pour Siri. Les sorties font un peu doublon avec celle de mon panneau, mais il y a notamment une entrée composite pour une caméra de recul (je n’ai pas testé, faute de caméra sous la main…).

CarPlay


CarPlay


La connectique arrière

La partie CarPlay n’est pas géniale, même si c’est fonctionnel, à cause de l’écran. C’est du 800 x 480 (dans la fiche technique) avec un contraste assez faible (600:1) et surtout une dalle résistive. Oui, bienvenue dans les années 2000. On doit donc presser la dalle (pas trop fort), ce n’est pas parfait pour défiler, mais c’est finalement bien plus utilisable que ce que je pensais. Et CarPlay s’adapte bien à ça. Au passage, la fiche technique dit « 800 x 480 et 16:9 », ce qui n’est pas possible. Mais en pratique, c’est bien une dalle en format 16:9 et les captures de CarPlay sont en 854 x 480 (donc en 16:9). Donc soit Sony raconte n’importe quoi dans la documentation (possible) soit la dalle est en 800 x 480 avec des pixels rectangulaires et modifie un peu le ratio à l’affichage (je ne l’ai pas remarqué).

CarPlay


Quelques options


La gestion des applications


CarPlay


L’interface, sans bouton Home


La musique


Quelques réglages


Idem

La molette de volume permet (en la pressant) d’appeler Siri avec le microphone fourni, ce qui est assez pratique.

Le microphone


Pour Siri

Franchement, l’autoradio n’est pas ouf, mais comme il se trouve pour moins de 200 € et qu’il se monte facilement, ce n’est pas si mal pour tester ou pour équiper une vieille voiture. On perd certains trucs de CarPlay, le GPS va dépendre du smartphone, on n’a pas d’infos sur la voiture (etc.) mais ça reste utilisable pour un usage standard, comme les appels, la navigation et la musique.

Le module d’adaptation devrait me servir dans le futur pour d’autres essais, pour des technologies plus rares.

J’ai réussi à installer une station météo Netatmo en HomeKit

Il y a quelques mois, je parlais d’un achat un peu raté, une station météo Netatmo arrivée avec une vieille version du matériel, et donc incompatible HomeKit. J’avais été remboursé, et j’ai recommandé (plus tard) le même produit. La fois suivante, je me suis retrouvé avec la bonne version.

Parce que s’il faut dire quand ça ne fonctionne pas, il faut aussi dire quand ça fonctionne. La station reçue la seconde fois est bien compatible HomeKit, tout a fonctionné. J’ai reçu une v4 (et pas une v2), et Homekit nécessite au moins une v3. La configuration a d’ailleurs été bien plus simple, notamment pour le Wi-Fi. La réception en Wi-Fi reste toujours un peu faible (c’est aussi le cas de la caméra extérieure, d’ailleurs) mais les données remontent bien dans HomeKit pour les trois modules (la base, le module intérieur, le module extérieur).



Comme d’habitude avec HomeKit et les objets connectés, il y a plus d’informations dans l’application du fabricant, ici Netatmo, donc. On peut trouver la pression atmosphérique, la vitesse du vent (avec un anémomètre optionnel), la pluviométrie (avec un accessoire optionnel), etc. De même, l’application va permette de prédire la météo, donne quelques informations sur la température, etc. Ce n’est pas totalement parfait (j’ai dû calibrer manuellement ma position pour la pression, alors que d’autres appareils utilisent la localisation de l’iPhone directement pour ça), mais dans l’ensemble je suis plutôt content.

La bonne version



Un capteur optionnel

Et question HomeKit, ça semble fiable, je ne me retrouve pas (comme avec certains appareils) avec des mesures datées ou fausses, ni avec des appareils inaccessibles. Il faut juste ne pas tomber sur de très vieux stocks, en fait.

Quelques prototypes d’iPhone 4(S)

Vu sur Twitter, quelques prototypes d’iPhone 4 et 4S, avec notamment des modèles blancs.

Sur les iPhone 4 blancs, on voit bien les petites différences sur les boutons de volume et sur le capteur de proximité, une simple grille sur les prototypes, qui a été adaptée sur les modèles de production. Le truc amusant, c’est que certaines photos de presse ont bien la grille des prototypes. J’ai corrigé la balance des blancs sur les photos aussi.




On voit bien la grille


Sur le modèle du commerce, c’est une simple barre

Les iPhone 4S sont des DVT, donc proches ou identiques aux modèles du commerce.


On voit bien les QR Code


Un prototype de souris Apple vu sur Reddit

Vu sur Reddit, un prototype de souris Apple, une Apple Pro Mouse.



Prototype !


Un joli texte

Let’s Play Apple Pippin : Dazzeloids

Comme nous sommes plus ou moins confinés, j’en profite pour tester quelques jeux Pippin en vidéo, ce que j’avais fait il y a un moment. Cette semaine, Dazzeloids.

Dazzeloids n’est pas vraiment un jeu, de ce que j’ai compris, mais plutôt une sorte de livre interactif, une démonstration pour les enfants. C’est très coloré, bavard, et surtout pleins de textes en japonais. Le jeu fonctionne uniquement sur Pippin (pas Macintosh) et ne nécessite pas d’extension mémoire. Il fonctionne avec la manette (ce qui reste assez rare finalement) et c’est plutôt fluide. Question image, on a une fenêtre très Mac OS avec le contenu du jeu dans un cadre en 512 x 384, mais pour une fois, il y a une image de fond pour remplir l’écran… La vidéo est assez courte, du coup, parce que je ne comprends rien.

La pochette



Les crédits (c’est un jeu occidental à la base, je pense)


La fenêtre de jeu en 512 * 384

Un hackintosh « DTK » ça donne quoi ?

En lisant un sujet sur MacRumors, j’ai eu envie de tester un truc : un hackintoish « DTK ». L’idée ? Installer la version Intel de Mac OS X Tiger sur une carte mère proche de celle du DTK de 2005.

J’avais les fichiers nécessaires et évidemment les références vu que je possède un DTK. J’ai donc commandé une carte mère Intel (très) proche de celle utilisée par Apple : une Intel D915GEV. La carte mère est un peu plus grande que celle utilisée par Apple et la connectique n’est pas exactement la même, mais c’est le même modèle de base. Je n’ai pas installé la « carte graphique » et le CPU est un peu plus lent que celui du DTK (2,8 GHz alors qu’Apple utilise un Pentium 4 à 3,6 GHz) mais ça ne doit normalement pas poser de soucis.

La carte mère (avec un gros ventirad)


Intel


Une puce TPM, au centre de l’image sous le chipset

Au départ, je comptais essayer de passer la protection liée à la puce TPM, parce que je n’avais pas cherché assez longtemps pour comprendre comment ça fonctionnait. Pas mal de sources indiquaient en effet que Mac OS X vérifiait essentiellement la présence de la puce, et donc j’ai tenté un truc tout bête : acheter une carte mère Intel avec une puce TPM. Certaines variantes sont en effet équipées, et en scrutant les photos sur eBay, j’en ai trouvé une. Bon, malheureusement, ça ne fonctionne pas : Apple utilise visiblement une clé chargée au préalable dans les machines (assez logiquement) qui n’est pas présente. Pour tester, je suis donc parti d’une ISO basique de l’époque, qui est modifiée avec uniquement un point précis : ce qui est lié à la puce TPM est désactivé.

Le BIOS


La puce TPM

La vidéo le montre, ça plante au chargement de l’interface de Mac OS X, qui passe par Rosetta et la puce TPM.

Avec un DVD modifié, tout fonctionne : ça démarre, ça s’installe (j’ai accéléré pour la vidéo, et il n’y a pas le son) et Mac OS X Tiger (10.4.3 ici) fonctionne directement. Rien de spécial à dire, c’est la version bêta de Mac OS X Tiger, sortie pour le DTK. On peut noter qu’il identifie mal le CPU et la mémoire mais c’est lié au BIOS de la carte et au noyau (kernel) modifié dans les versions patchées. Le seul bug, je l’avais noté (et oublié) : si le disque de démarrage n’est pas formaté par le DVD d’installation de Mac OS X, il ne contient pas le bootloader. Donc j’ai du démarrer sur le DVD (qui charge le bootloader) qui permettait ensuite de démarrer sur le SSD.

Le DVD modifié installe des patchs

L’OS voit deux CPU


Version 8F1111g (piratée)


Deux CPU


Intel GMA 900


DDR à 533 MHz (c’est de la DDR2)

Pour vérifier un truc, j’ai d’abord cloné une ancienne sauvegarde du SSD de mon DTK, qui démarre et corrige certains bugs visuels… avant de me rendre compte qu’il s’agissait d’une version modifiée… corrigée. Quand j’avais trouvé le DTK, j’avais installé une version « hackintosh » de l’OS, que j’avais corrigée en supprimant certains patchs (notamment ceux liés aux instructions SSE2). Typiquement, une installation 10.4.3 (8F1111g) est modifiée. Avec le SSD du DTK, directement, ça ne démarre pas : le système bloque au lancement de l’interface, a priori quand il essaye d’effectuer les vérifications liées à la puce TPM.

Le kernel original voit un seul CPU


Idem

Avec le disque dur du DTK, ça plante direct au démarrage.

Malgré tout, c’est amusant : ça reste le hackintosh le plus proche du DTK de 2005.

Des prototypes d’iPhone EDGE

Vu sur Twitter (encore) quelques images de prototypes d’iPhone de première génération (EDGE).

Si un des modèles ne semble pas fonctionnel, les deux autres sont sous l’OS de test. On peut surtout noter qu’il y a peu d’inscriptions sur les coques, un des iPhone n’a même aucune informations sur la coque (comme les iPhone récents).



L’objet des messages MMS dans Messages sur macOS Big Sur

Avec Big Sur, Apple a proposé une nouvelle application Messages, qui est essentiellement la version iPad sur Mac, via Catalyst. Et du coup, certaines astuces issues d’iOS fonctionnent : il est possible d’ajouter un champ Objet aux messages.

J’ai trouvé l’astuce sur Twitter, et elle provient d’un vieux sujet lié à iOS 3 et au jailbreak (oui, ça date). En clair, il faut quitter Messages et taper cette ligne de commande.

defaults write com.apple.MobileSMS MMSShowSubject 1

Pour revenir à l’état normal, la commande suivante.

defaults delete com.apple.MobileSMS MMSShowSubject

La commande ajoute donc un champ Objet dans les messages. C’est fonctionnel en MMS, en iMessage, vers un smartphone Android, etc. Les messages affichent l’objet en gras, en début de message.

Avant


Après


Envoi d’un message avec un objet


Réception sur iPhone


Réception sur Android

El Capitan et Yosemite : OS X ou Power Mac ?

Si vous connaissez le Mac depuis seulement quelques années, El Capitan et Yosemite sont deux versions de OS X (le nom à l’époque de macOS). Mais pour les plus anciens, il s’agit de deux noms de code liés au Power Mac G3.

A l’époque, les noms de code des ordinateurs d’Apple étaient souvent connus, et parfois mis en avant. Le Mac du 20e anniversaire porte par exemple souvent le nom de Spartacus. Et donc le Power Mac G3 « Bleu » (sorti en 1999) porte le nom de code Yosemite, comme l’OS de 2014. Et son boîtier qui s’ouvre avec une simple poignée, assez original pour l’époque, portait le nom de code El Capitan.

Le boîtier El Capitan

Ce n’est pas le seul exemple de noms de code réutilisés : quelques modèles des premiers Macintosh (Macintosh II et SE) portaient des noms de code liés aux vins – Chablis et Cabernet -, réutilisés plus tard pour Mac OS X (Leopard et Mavericks).

Let’s Play Apple Pippin : Yellow Brick Road II

Comme nous sommes plus ou moins confinés, j’en profite pour tester quelques jeux Pippin en vidéo, ce que j’avais fait il y a un moment. Cette semaine, Yellow Brick Road II, la suite de Yellow Brick Road.

Le jeu tient sur deux disques (j’ai d’ailleurs inséré par erreur le second lors de mes essais) et reprend la même base graphique que le premier. Du coup, c’est mou, un peu saccadé, les vidéos s’affichent à 10 ou 15 fps, mais ça reste mignon. Comme pour le premier, tout est en japonais, forcément, donc ce n’est pas très compréhensible de mon côté. L’image du jeu est assez petite, dans une fenêtre de ~500 pixels de large, et le titre nécessite une console avec une extension de mémoire de 2 Mo. Visiblement, il est possible de sauver, vu que le menu de début, avec les cristaux, permet de commencer une nouvelle partie ou charger une partie déjà commencée. Je suppose que le second CD contient une bonne partie du jeu car il y a pas mal de vidéos. A noter que le jeu n’utilise pas tous les boutons de la manette, la croix directionnelle est par exemple inutilisable.

Il faut insérer le CD 1


La pochette


Le menu


Les personnages creepy


L’épouvantail


La fenêtre de jeu, assez petite


Il demande 2 Mo de RAM en plus

Les secrets du beige d’Apple

Dans les années 80, Apple est passé du beige (l’Apple II, les premiers Mac, etc.) au platinum, plus clair. Mais une personne s’est posé une question : il est comment le beige d’Apple ?

Officiellement, depuis un moment, le beige Apple est le Pantone 453. Pantone est une société spécialisée dans la gestion des couleurs, qui propose des nuanciers, avec un nombre associé à une couleur. Mais Ben Zotto, qui a acheté un pot de peinture beige Apple, s’est rendu compte que ce n’est pas vraiment le cas. Petit aparté : ce pot de peinture date des premiers Apple II, quand les boîtiers étaient peints et pas teintés dans la masse. Il servait pour les petites retouches, chez les revendeurs.

Un pot de beige Apple

Après quelques essais, Ben se rend compte que le beige d’Apple n’est pas le Pantone 453. L’Apple II est plus sombre, plus verdâtre. Même en utilisant des nuanciers des années 70, la couleur n’est pas la même. Le problème vient peut-être de l’âge des machines, mais la couleur la plus proche est le Pantone 14-0105 TPG (nommé Overcast).

Ce n’est pas vraiment du Pantone 453

Le post Medium a eu un certain retentissement, et Jerry Manock (responsable du design de l’Apple II) a répondu à Ben Zotto : il explique que la base a bien été le Pantone 453 mais que l’usine qui a fabriqué la peinture a peut-être dérivé un peu de la couleur originale, ce qui explique les différences. Et en attendant, Ben Zotto a pu faire quelques retouches sur son Apple II.

Petit échec avec un HD DVD-RW

Récemment, je suis tombé sur le site Obsolete Media, qui parlait de HD DVD-RW. Et comme je n’en avais pas, j’en ai évidemment commandé un sur eBay.

Et c’est un échec – au passage, le vendeur m’a prévenu – parce que mon graveur de HD-DVD (oui, j’ai un graveur de HD-DVD) ne supporte pas les HD DVD-RW. Il existe en effet deux graveurs de HD DVD (au moins), le SD-L902 (le mien) et le SD-L912. La différence ? Le second peut graver les HD DVD-RW. Pour information, les disques offrent une capacité de 15 Go (ce n’est pas si mal) avec la possibilité d’être réécrit 1 000 foix, comme les DVD-RW.

Un HD DVD-RW


Il n’est pas détecté, et macOS indique bien qu’il ne supporte pas les HD DVD-RW

Bon, j’en ai profité pour réessayer mes HD DVD-R avec mon graveur. Sur mes 4 disques (de marques différentes), j’en ai deux qui ne sont même pas détecté correctement, un qui est détecté comme vierge mais impossible à écrire (malgré ce que dit macOS, il est vierge) et un HD DVD-R DL qui est reconnu, mais macOS ne m’indique pas sa capacité.

Un HD DVD-R qui ne veut pas être écrit


Un HD DVD-R DL (30 Go)

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