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Empêcher la molette de régler le volume avec VLC

Par Pierre Dandumont

Par défaut, VLC a un truc qui peut être énervant sur un Mac : faire tourner la molette augmente ou diminue le volume si le curseur se trouve au-dessus de la vidéo. Avec une Magic Mouse, c’est très vite gênant. Mais il y a une option pour arrêter ça.

La solution se trouve dans les options avancées de VLC. Premièrement, lancer les préférénces (VLC -> Préférences). Dans la fenêtre, cliquez sur Tout afficher en bas à gauche.

Maintenant, l’option se trouve dans Interfaces -> Paramètres des raccourcis. C’est la première ligne : Molette de souris axe vertical. Elle est par défaut sur Contrôle du volume, il faut passer sur Ignorer (ou autre chose). Pour terminer, cliquez sur Enregistrer (en bas à droite) et relancez VLC.

Installer macOS Catalina proprement : DiskMaker X ou Keylifornia

Par Pierre Dandumont

Avec la sortie de macOS Catalina, il peut être tentant de réinstaller proprement l’OS. Il existe deux solutions intéressantes, faites par des français : DiskMaker X et Keylifornia.

Avant de commencer, quelques trucs. Vous aurez besoin d’une clé USB de 16 Go, de télécharger macOS Catalina sur le Mac App Store, et éventuellement de permettre le démarrage sur un système externe si vous avez un Mac avec une puce T2. Je ne peux que vous conseiller de rester connecté pendant l’installation, dans certains cas l’installeur de macOS va chercher des mises à jour spécifiques qui ne sont pas nécessairement sur la clé USB. Pour la clé USB, je vous recommande ce modèle Sandisk : ce n’est pas la clé USB la plus rapide en écriture, mais la version 16 Go vaut moins de 15 € et elle a deux ports USB, un USB classique et un USB-C.

Avant de commencer, il se peut que le Mac App Store télécharge une version incomplète du programme d’installation de macOS Catalina. Je ne connais pas bien la raison, mais dans certains il s’agit d’un installeur qui va ensuite télécharger macOS (pas bien) et dans d’autres un installeur complet, de ~8 Go. Anthony Nelzin propose un programme pour ça : Keylifornia Dreamin. Une fois lancé (clic droit -> ouvrir), il va propose de télécharger la version complète de Catalina, Mojave ou High Sierra. Attention, il ne fonctionne que sous macOS Catalina (oui, dans ce cas précis, c’est un peu dommage).



Dans le pire des cas, tenter de télécharger l’installeur depuis un autre Mac (un ami, etc.). Je ne peux pas tellement aider : je n’ai jamais eu le cas d’un Mac qui téléchargeait la version de quelques Mo.

DiskMaker X

Le logiciel de Guillaume existe depuis Lion et la version 9 (pour Catalina) est encore en bêta quand j’écris ces lignes. Première chose à faire, quand vous avez copié le programme dans votre dossier Applications, il faut ajouter le programme dans les préférences de macOS, comme expliqué dans le Readme (Préférences Système -> Sécurité et confidentialité -> Confidentialité -> Accessibilité).

Il faut l’ajouter là

Au lancement, si vous avez correctement téléchargé macOS Catalina, il le trouvera, vous proposera d’utiliser une clé USB, de l’effacer, et demandera aussi votre mot de passe. Attention, il recommande une clé de 8 Go, mais Catalina nécessite en réalité plutôt une 16 Go. Une fois qu’il a commencé à écrire, il n’y a pas tellement d’informations : juste une notifications de temps en temps. Ca peut prendre un peu de temps avec une clé USB, en fonction de ses performances. Je vous recommande de ne rien faire quand il termine : le programme scripte certaines commandes et si vous changez de fenêtre, il risque d’essayer de la fermer. Dans l’ensemble, ça marche bien, et je vous recommande évidemment de faire un don à Guillaume si le programme vous a aidé.


Visez 16 Go







Keylifornia

Keylifornia est un programme d’Anthony Nelzin. Il permet de créer une clé USB de macOS Catalina (et d’anciens OS, d’ailleurs). Premier truc à savoir, il faut effectuer un clic droit -> ouvrir pour lancer le programme. La suite est assez proche : il détecte le programme d’installation, propose de choisir une clé USB, demande le mot de passe administrateur et copie les fichiers. Ça peut prendre du temps avec une clé lente. Si DiskMaker X affiche des notifications, Keylifornia montre une pseudo barre de progression (dans mon cas, elle n’a pas bougé). A l’usage, le résultat est le même.

Première demande







La barre ne bouge pas vraiment


C’est fini

La méthode manuelle

Si vous voulez le faire manuellement, la commande est la suivante. MyVolume est le nom de la clé USB (vous pouvez la glisser depuis le Finder). L’argument --downloadassets est optionnel, mais il permet d’ajouter les mises à jour nécessaires pour une machine précise.

sudo /Applications/Install\ macOS\ Catalina.app/Contents/Resources/createinstallmedia --volume /Volumes/MyVolume --downloadassets

Démarrer sur la clé

Quand la clé est terminée, dans tous les cas, vous pouvez démarrer dessus de deux façons. Soit en allant dans Préférences Système -> Disque de démarrage et en choisissant la clé USB (attention, il faut s’authentifier avec le cadenas avant), soit en redémarrant et en pressant option (alt). Si vous avez un Mac avec une puce T2, il faut aussi normalement désactiver le Secure Boot.

Sous Mojave

Apple met la main sur un spécialiste de la motion capture

Par Shadows

Apple a racheté IKinema, spécialiste des solutions de motion capture. C’est ce qu’a dévoilé le site MacRumors, avant la publication de confirmations chez d’autres médias.

Lancée en 2010, la société IKinema proposait jusqu’ici des solutions de solving et retargeting temps réel pour les industries du jeu et des effets visuels. Ses clients allaient d’Ubisoft à DreamWorks Animation en passant par Digital Domain, Activision, EA.

Quel avenir pour la gamme ?

Apple a envoyé un communiqué au Financial Times qui précise paradoxalement… Ne pas vouloir apporter de précisions sur les raisons du rachat. Fidèle à ses habitudes, Apple ne dévoile donc ni le montant de l’acquisition ni ses implications.
On ne pourra donc que spéculer : les technologies IKinema pourraient par exemple être utiles en réalité augmentée ou virtuelle.

En attendant d’éventuels produits Apple s’appuyant sur ce rachat, le site IKinema est désormais quasiment vide, et il est impossible d’acheter les solutions proposées jusqu’ici. Apple n’a donc manifestement pas l’intention de poursuivre la commercialisation de ces produits.
Enfin, aucune information n’est donnée publiquement sur le support futur des produits déjà vendus.

L’article Apple met la main sur un spécialiste de la motion capture est apparu en premier sur 3DVF.

Une bêta publique pour EyeTV 4, en 64 bits pour Catalina

Par Pierre Dandumont

Alors, très clairement, je ne pensais pas que ça arriverait. Mais EyeTV 4 débarque. En 64 bits. Et pour le moment en bêta publique.

La 6e bêta est en téléchargement sur les forums de Geniatch, la société qui a racheté le business TV à Elgato il y a quelques années. Elle fonctionne sous Mojave et Catalina (je n’ai pas testé avant) mais il reste quelques bugs.

La liste


Un tuner


Une fneêtre en direct

Dans l’ensemble, on garde les mêmes fonctions, et une bonne partie des anciens tuners est supportée. Le passage à des API modernes a quelques contraintes. L’exportation ne passe plus par QuickTime 7 et donc on a beaucoup moins d’options. En fait, on peut juste envoyer le tout dans un conteneur moderne. Je m’attendais a un gain sur l’occupation CPU, mais ce n’est absolument pas le cas : avec mes tuners réseau, je reste avec entre 50 et 100 % d’un coeur en permanence pour la TNT. Visiblement, le décodage est fait sur le CPU et pas le GPU, ce qui semble assez étonnant. Bon, ça ne met pas à genoux un Mac moderne, mais ça reste… étonnant.

Mon principal grief actuellement est un peu particulier : il plante avec certains tuners (par exemple la partie analogique de mon modèle ATSC) et – surtout – je ne peux pas choisir le tuner actif. Le premier détecté prend la main. Chez moi, j’ai un Netstream TNT et une version Sat, et c’est le premier détecté qui prend la main. SI je branche un tuner USB ensuite, il n’est pas utilisable. je dois quitter le logiciel et ensuite le relancer avec le tuner USB branché, pour qu’il soit détecté en premier. Sinon, mes tuner fonctionnent, même mon HD HomeRun.

La liste des tuners

Globalement, je suis content d’avoir une version utilisable d’EyeTV, même s’il reste encore du travail. A noter qu’il faut s’attendre à une mise à jour payante, assez logiquement. Actuellement, on peut même garder les deux versions en parallèle (mais pas les lancer en même temps).

Une manette sans-fil de Pippin pour Mac : bidouille made in Japan

Par Pierre Dandumont

Lors de mes recherches au Japon, je suis tombé sur un truc qui me semblait un peu étonnant : une manette de Pippin sans fil… pour Mac. Elle m’a réservé quelques surprises.

J’avais déjà une manette sans fil et son récepteur infrarouge, et donc quand j’ai reçu la nouvelle, dotée d’un port ADB, j’ai comparé les deux. Le nom sous le récepteur était le même, mais le câble était plus court, ce qui m’a semblé bizarre. En regardant un peu, un autre truc m’a étonné : la prise ADB intégrait les quatre broches. C’est étonnant car la manette Pippin pour Mac n’en possède que trois : la quatrième, en ADB, sert à allumer le Mac.

Les deux adaptateurs (identiques, et pour cause)


ADB ou AppleJack ?


La manette, l’adaptateur et la prise ADB


Les piles se placent dans les branches de la manette

Très clairement, je n’étais pas devant un produit inconnu. En testant, la prise a commencé à avoir du jeu et l’ADB s’est désolidarisé. Et je me suis rendu compte que c’était un adaptateur bidouillé. L’ancien propriétaire avait coupé le connecteur d’origine (assez salement, d’ailleurs) et soudé directement les prises sur un connecteur ADB. les soudures étant assez vieilles, ça a cassé pendant mes tests. Comme je n’avais pas de prises ADB mâle sous la main, j’ai utilisé un breakout S-Video femelle (c’est la même chose) et après quelques essais et des soudures pas géniales (il a fallu trouver le brochage), j’ai bricolé un petit adaptateur maison. Et ça fonctionne évidemment sur un Mac, que ce soit en direct ou avec un modèle moderne avec un adaptateur USB vers ADB.

Montage très sale, mais efficace

Et sinon, la manette fonctionne bien et les piles – qui étaient sûrement dedans depuis un bonne vingtaine d’année – n’avaient pas coulées.

On peut enfin lire les Blu-ray BD+ avec VLC

Par Pierre Dandumont

Alors, comme souvent avec les Blu-ray, c’est une sorte de démonstration technologique, mais dans l’absolu ça fonctionne : on peut décoder les disques BD+ sur Mac.

J’avais déjà parlé de BD+, c’est une protection qui a beaucoup été utilisée par la Fox, qui consiste à chiffrer une partie des données (en simplifiant) avec un système de machine virtuelle qui va permettre de reconstituer ce qui manque. Jusqu’il y a peu, l’implémentation open source (libbdplus) ne prenait en charge que les quelques premières générations de disques BD+ et sans les données correctes, les films protégés par BD+ sont lus avec des artefacts. Mais une nouvelle méthode est sortie. Vous trouverez les détails sur la méthode dans ce post de forum. En simplifiant (et je ne suis pas certain de comprendre tout ce que ça fait), les tables contiennent les quelques données qui manquent et qui – en temps normal – sont générées par la machine virtuelle. Cette solution a un défaut : les données dépendent des films. Visiblement, il y a les données de ~4 800 films sur les ~5 000 qui existent en BD+, donc ça passe sur la majorité des disques.

Sans décodage BD+


Avec les tables de conversion

Elle nécessite plusieurs choses. Premièrement, des tables de conversion, qui contiennent les données manquantes. Elle prennent pas mal de place : ~1,7 Go. Elles se téléchargent et douvent être placée dans ~/Library/Caches/bdplus/convtab (attention, il faut bien décompresser au bon endroit). Ensuite, des versions modifiées de libaacs et libbdplus. Alors pour le moment, il faut compiler et patcher à la main sous macOS (c’est compliqué, mais les patchs sont livrés ). Et aussi, petit défaut, ça casse la gestion des menus de VLC : le système considère qu’il y a un problème de firmware.

Le menu indiquera un souci de firmware

Le résultat, une fois tout bien mis en place, est bon. Tous mes Blu-ray BD+ passent, ce qui n’était pas gagné au départ. Je n’ai pas vu d’artefacts, même si je n’ai pas regardé les films entièrement. De toute façon, sans cette méthode, c’est visible dans pratiquement tous les plans. Le seul défaut pratique, en réalité, c’est que la solution n’est pas très élégante : elle nécessite les données des disques, ça prend de la place, et il y a un risque (faible) que les ayants-droits réagissent. Une solution qui émulerait correctement la machine virtuelle BD+ serait plus efficace.

Sinon, aussi, il existe pas mal de clés récentes. En gros, les Blu-ray MKBv68 peuvent être lu facilement (donc c’est assez récent). Vous trouverez les clés « disques » et les clés génériques (ainsi que les certificats) . Petite astuce si vous voulez les menus, il faut utiliser Java 8, qui s’installe facilement avec Brew.

brew tap homebrew/cask-versions
brew cask install homebrew/cask-versions/adoptopenjdk8

Pour déinstaller, plus tard : brew cask uninstall caskroom/versions/adoptopenjdk8

Et c’est la première fois depuis que je parle de Blu-ray sur Mac (depuis 2012) que je peux lire tous les films de ma collection.

Voir le VBI d’une image vidéo avec un écran Apple

Par Pierre Dandumont

Je parlais en début de semaine des écrans Apple Studio Display. Et bien ces modèles ont un petit truc marrant : ils disposent d’un OSD qui permet de voir le VBI.

Le VBI (vertical blanking interval), c’est la zone qui n’est normalement pas visible dans un signal vidéo, et qui est utilisée pour transmettre certaines données comme le télétexte ou le CC, mais aussi pour de la synchronisation, de la protection contre la copie (Macrovision), etc.

Un LaserDisc


Un LaserDisc PAL avec du télétexte

Normalement, donc, on ne voit pas le VBI et les cartes d’acquisition ne capturent pas nécessairement cette zone, ça dépend un peu des modèles. Mais les deux écrans d’Apple, qui disposent d’une entrée composite et d’une entrée S-Video, ont un OSD (le menu à l’écran). Et l’OSD permet de descendre l’image vidéo et donc, de facto, de montrer le VBI. Bon, ça n’a pas tellement d’intérêt vu que personne ne lit le VBI dans le texte, mais au moins ça donne idée de la structure d’une image. Dans les exemples de la vidéo, je lis un LaserDisc NTSC avec du CC (Pulp Fiction), suivi d’un PAL avec du télétexte (Jurassic Park). La troisième partie, c’est un LaserDisc que j’avais utilisé en synchronisation avec un Mac. Dans les trois cas, et spécialement avec le PAL, on voit très bien les clignotements qui indiquent des données transmises.

Sur cette page, vous trouverez d’autres images. Par ailleurs, les téléviseurs qui permettent de régler l’image offrent aussi souvent la possibilité de voir le VBI, même si ce n’est pas systématique.

Sur un Blu-ray, on voit très bien les barres verticales (c’est Macrovision, a priori) et il y a moins d’informations que sur un LaserDisc (et oui, j’ai un lecteur Blu-ray avec une sortie composite). Même chose sur un DVD, le signal est différent. Techniquement, le DVD et le Blu-ray contiennent de toute façon de la vidéo numérique, donc sans VBI, c’est le lecteur qui va générer les données.

Sur un Blu-ray : nettement moins de données

Z-Nix, la souris sans fil en infrarouge et en ADB

Par Pierre Dandumont

Je continue à collectionner les souris et claviers ADB un peu particulier. Cette fois, j’ai trouvé une Z-Nix, une souris sans fil en infrarouge, un peu particulière.

La souris date de 1991, elle est visiblement sortie à la fin de cette année là pour 130 $ (un bon 250 $ de 2019 avec l’inflation). Elle se connecte en ADB, avec une base et – évidemment – une souris. Elle n’utilise donc pas les ondes radio pour communiquer (il faudra attendre encore quelques années) mais bien l’infrarouge. La souris dispose de deux LED infrarouge assez puissante. La liaison marche étonnamment bien : on peut mettre la main entre la souris et le récepteur et ça fonctionne encore de façon erratique, et la portée prend toute la profondeur de mon bureau sans problèmes. Il vaut mieux rester sur le même plan, mais pas besoin d’être pile en face du récepteur donc.

La souris


Les LED

Physiquement, c’est une souris à boule avec deux boutons. C’est assez rare que je le souligne, mais la gestion des deux boutons est propre : avec un iMate, le second bouton fonctionne comme un vrai second bouton, et pas un clic forcé comme sur certains modèles. Le point lié, c’est que par défaut… le second bouton ne fait rien sur un Mac sans un logiciel adapté (oui, c’est idiot). De ce que j’ai vu, la souris existe aussi en version PC, donc je suppose que les deux boutons viennent de là. La souris est assez lourde, mais rien de rédhibitoire. La base, elle, est assez grosse et haut, car elle permet de charger la souris.

Une boule, un emplacement batterie

C’est le point qui m’a le plus étonné avec cette souris : les batteries fonctionnent encore. La gestion est d’ailleurs assez intelligente : la souris contient une batterie, et la base en contient une seconde, qui je suppose devait servir quand la première était vide. Je n’ai aucune idée de l’autonomie réelle à l’usage par contre. Les deux batteries, annoncées mortes par le vendeur, prennent la charge tout de même. Je ne connais pas la technologie (je suppose du NiCd ou du NiMh vu l’âge), ni la tension. Les batteries ont une forme propriétaire, avec a priori du 1/2 AA en interne. Vu que l’ADB fournit 5 V (comme l’USB) et que l’électronique semble simple, j’ai supposé que la tension réelle devait être aux alentours de 5 V. En pratique, j’obtiens entre 4,1 et 4,3 V après une nuit de charge. En plus de charger une batterie dans la base, on peut aussi simplement mettre la souris sur son socle : elle se charge de cette façon.

La batterie


Le socle


La souris sur sa base


Sous la base, un emplacement pour batterie


4,38 V après une nuit

L’Apple Display Studio original et son bleu sombre

Par Pierre Dandumont

J’ai trouvé le plus bel écran Apple (pour moi), le premier Apple Studio Display ety son bleu sombre. La première génération d’écrans LCD Apple existe en effet en trois variantes.

La première génération est sortie en mai 1998, avec une coque transparente sombre. Il dispose d’une dalle en 1 024 x 768 avec une luminosité de 180 ou 200 cd/m2 (ça dépend un peu de la source, en réalité). La connectique est assez large : un ADB, une prise DA15 (VGA style Apple), une entrée vidéo composite, une entrée vidéo S-Video, des entrées RCA pour l’audio et une sortie jack (pas de haut-parleur). Il était livré avec deux pieds : un classique avec deux prises ADB dans la base et un système qui permettait de poser l’écran comme un chevalet. Il valait 2 000 $ à son lancement.

La version originale


Une prise DA15


Un stand chevalet


Les entrées/sorties


La poignée Apple, assez classique à l’époque

C’est l’écran que j’ai récupéré récemment, mais sans le pied principal. La couleur est très sympa, même si le bleu sombre transparent n’a pas été vu souvent chez Apple et qu’il n’allait pas vraiment avec le Power Mac G3 beige. On peut noter la  colorée sur le haut de l’écran.

La  multicolore en haut

La seconde génération est pratiquement identique et les pièces sont interchangeables en pratique. Premièrement, la couleur change : on passe sur du blanc/bleu à la manière du Power Mac G3 de seconde génération. Deuxièmement, la prise VGA passe sur le format PC (DB15). Le reste ne bouge pas : 200 cd/m2, 1 024 x 768, entrées vidéo, etc. Il sort en janvier 1999, pour un prix nettement plus faible (1 100 $). Il est donc nettement plus courant que la version sombre. J’en utilise un depuis un moment. J’ai le pieds classique et ses prises ADB.

Mon ancien blanc/bleu en situation


Un bleu bien transparent


La  en bas


L’ADB dans le pied


Le pied chevalet, plus clair


Les E/S

C’est un écran assez pratique parce qu’il intègre des entrées vidéo analogiques et du VGA et qu’il accepte pas mal de signaux, que ce soit les modes Mac (640 x 480 66 Hz, 832 x 624, etc.) et les modes PC. Le scaler intégré fonctionne bien, et le 640 x 480 est utilisable sans trop de flou. La dalle a ses limites et le contraste est ridiculement faible (200:1) mais pour des anciens ordinateurs, ça prend moins de place qu’un cathodique.

La troisième génération, assez rare, date d’août 1999. Il reprend le même design extérieur avec des couleurs graphite (comme les Power Mac G4) mais change l’intérieur. Premièrement, il passe en numérique, avec du DVI. Et les entrées vidéo passent à la trappe, remplacée par deux ports USB 1.1. L’écran perd l’OSD, avec uniquement le contrôle de la luminosité. Le reste s’effectue logiciellement ou n’a pas besoin d’être réglé (numérique oblige). Cette version a aussi un scaler différent, même si en numérique les besoins sont moins nombreux. Dans les trucs intéressants, le bouton de l’écran peut allumer et mettre en veille le Mac relié. Il y a peu de définitions officiellement supportées (640 x 480, 800 x 600, 832 x 624, 1 024 x 768) et je suppose qu’il ne supporte pas les définitions DOS. La dalle, en tout cas selon les fiches techniques, est la même.

La version DVI a tout de même assez peu d’intérêt : si vous avez une machine avec une sortie DVI, il existe des écrans bien meilleurs et plus modernes. Alors que les versions VGA, elles, servent pas mal avec les machines rétro. La bonne compatibilité sur les définitions et le format 4:3 sont deux atouts intéressants dans ce cas.

Ignorer les demandes de mise à jour pour macOS Catalina (MAJ)

Par Pierre Dandumont

Hier, Apple a lancé macOS Catalina. Si pour une raison ou une autre (au hasard la fermeture du système et l’absence de compatibilité 32 bits) vous avez envie de cacher la mise à jour, il existe une ligne de commande.

softwareupdate --ignore "macOS Catalina"

Avant


Après

A noter que la notification sur les Préférences Système risque de rester en place, et que si vous voulez faire réapparaître la mise à jour, il suffit d’aller dans le Mac App Store ou de taper cette commande.

sudo softwareupdate --reset-ignored

MAJ : La commande suivante permet d’effacer la notification sur les Préférences Système, mais elle risque de réapparaître si vous relancez la recherche de mise à jour. Il suffit de relancer la commande, ceci dit.

defaults write com.apple.systempreferences AttentionPrefBundleIDs 0 && killall Dock

Mojave supporte encore les lecteurs DVD RPC1

Par Pierre Dandumont

Récemment, en lisant un blog d’un responsable chez Microsoft, je suis tombé sur une page qui explique que depuis Windows Vista, Microsoft ne prend plus en charge les lecteurs DVD RPC1. Mais visiblement, chez Apple, ça fonctionne encore, même avec Mojave.

Pour faire court, les lecteurs DVD RPC1 datent d’avant 2000 et la gestion des zones des DVD est laissée à l’OS. Les lecteurs DVD RPC2, eux, gèrent les zones matériellement. Pour l’anecdote, les Blu-ray gèrent les zones logiciellement, mais les lecteurs intègrent quand même une partie des protections.

Depuis Windows Vista, donc, le lecteur de DVD de Microsoft attend un lecteur RPC2… et c’est tout. Les explications sont biaisées, et pour une bonne raison : si en théorie les lecteurs RPC1 ont disparu après 2000, en pratique les gens qui dézonaient des lecteurs transformaient des lecteurs RPC2 en RPC1.

Dans les faits, le lecteur de DVD de Windows 10 (vendu 15 €) et ceux de Windows Vista et 7 n’acceptent pas la lecture de DVD vidéos sur un lecteur RPC1. La lecture des données fonctionnent, mais pas celle des films. J’ai testé avec un lecteur flashé en RPC1 et de fait, le programme m’indique que je ne peux pas lire de films avec Windows 10 (je suppose que le résultat est le même sous Windows Vista/7, mais je n’ai pas de PC sous la main).

Avec un lecteur RPC2


Avec un lecteur RPC1

Sous Mojave, par contre, pas de soucis. Le lecteur propose bien de modifier la zone et accepte ensuite de lire le film. Et Region X permet ensuite de modifier les valeurs à la demande. Donc même le lecteur DVD moderne de Mojave prend en charge les lecteurs RPC1.

Sous Mojave

Bon, en pratique je vous rappelle quand même que VLC permet de lire n’importe quel DVD sans se préocupper des zones dans la majorité des cas.

Mac ou Pippin ? Action Designer: Ultraman Tiga

Par Pierre Dandumont

Cette semaine, je (re)teste un jeu Pippin… mais sur Mac. Une partie des titres de la console d’Apple et Bandai fonctionne en effet sur les deux plateformes. Il s’agit ici d’Action Designer: Ultraman Tiga.

J’avais déjà parlé de ce titre, qui propose sur le même disque la version Pippin, la version Mac et la version Windows. Je n’ai pas testé la version Windows parce qu’il nécessite un Windows en japonais et en 256 couleurs, et que mes machines virtuelles ne permettent pas ça.

Sous Mac OS 9 (en anglais) le titre passe en anglais. Contrairement à la majorité des titres hybrides, la partie Mac est propre : elle prend en charge la souris, la définition ne reste pas bloquée en 640 x 480 (mes captures sont en 1 024 x 768), il y a des menus utilisables, etc. En clair, on est devant une application Mac OS bien faites et pas devant un programme Pippin vaguement compatible Mac OS. Sous Mac OS en japonais, le jeu passe bien en japonais, comme pour le titre Dragon Ball Z. A noter que si la jaquette montre la manette en version Mac, elle n’a pas de fonctions spécifiques. En fait, la manette ADB intègre un trackpad qui remplace la souris, mais c’est utilisable partout.

En anglais


Les options


De vrais menus


On est bien en 1 024 x 768


En japonais


Les menus japonais

La jaquette donne une “compatibilité” avec la manette ADB, mais sans rien de concluant

Mac OS X « Apple Internal Edition » (Puma, CD)

Par Pierre Dandumont

Après Panther, Panther (en DVD) et Leopard, j’ai trouvé une 4e version de Mac OS X « Internal Edition » : Puma, alias 10.1.

Cette version vient sous la forme de 3 disques. Le premier contient Mac OS X 10.1, c’est visiblement exactement le même contenu qu’une version commerciale. Le second est un CD de Mac OS 9.2.1 (upgrade), pour Classic. Et le troisième contient des outils. Dans la section Mac OS X, on trouve Apple Works 6.2, BBEdit, FileMaker, Mozilla, un antivirus, une clé pour QuickTime 5 Pro, Stuffit Deluxe (avec une clé), etc. Dans la section Mac OS 9, quelques mises à jour, iMovie, Office 2001, etc. Comme à chaque fois, il y a des clés au nom d’Apple dans le tas.

La pochette


La pochette


Mac OS X


Mac OS 9


Les logiciels internes

Les manettes de la Mega Drive Mini : parfaites pour les émulateurs sur Mac

Par Pierre Dandumont

J’aime bien la Mega Drive. Et pliutôt que de faire un test convenu de la version Mini sortie récemment, je vais parler des manettes. Oui, des.

En fait, Sega propose une manette 3 boutons en USB avec la console (enfin, deux manettes, mais vous avez compris). La reproduction est fidèle, mais il y a un souci : certains jeux nécessitent vraiment la version six boutons, comme Street Fighter 2 qui fait partie des jeux fournis. Et du coup, la société Retrobit propose une version six boutons en USB, compatible avec la console.

La version 3 boutons

La version 3 boutons fournie avec la console est particulière. le descriptif HID liste 10 boutons, avec seulement 4 boutons physiques. A correspond au bouton 3, B au bouton 2, et C au bouton 6. Start, lui, est sur le 10. Assez bizarrement, elle expose aussi trois axes X et un axe Y pour la croix directionnelle. Mon logiciel de test, du coup, ne détecte pas le bon axe et ne voit pas les mouvements, mais ça passe avec Open Emu. Niveau taille, c’est conforme à une manette d’époque, avec quelques marquages différents. dans la pratique, c’est utilisable dans un émulateur, mais c’est à peu près tout : il n’y a pas assez de boutons. A noter que le câble USB est plus court que la version 6 boutons.

La manette version 2019, en USB


L’originale (par Evan Amos)


L’axe X n’est pas le bon


La manette expose bien trois axes X


L’originale en haut, la nouvelle en USB en bas

La version 6 boutons

La manette de Retrobit vaut 20 €. Elle reproduit fidèlement la manette 6 boutons, la manette est bien construite, et elle vaut 20 €. Le câble USB (solidaire de la manette) est long (3 mètres) et elle est annoncée compatible avec pas mal de systèmes. En pratique, c’est assez simple : elle dispose d’un mode HID (le standard de l’USB) et un mode X-Input (la norme des manettes Xbox), avec la possibilité de passer de l’un à l’autre avec une combinaison de boutons (Start + B pendant 5 secondes). Forcément, sur Mac, seul le mode HID est utilisable partout, même si certains jeux possèdent un mode X-Input pour les manettes de Xbox.

La manette version 2019 en USB


L’originale (par Evan Amos)


14 boutons, sans raisons


Open Emu gère bien ça

Dans mon logiciel de test HID, la manette affiche 14 boutons et deux axes. La croix est un peu molle, mais ça passe. Par contre, l’organisation des boutons est assez particulières. On pourrait s’attendre à une combinaison logique, avec A, B, C et X, Y, Z qui se suivent, mais non. Le bouton 1 correspond à Y, le 2 à B, le 3 à A, le 4 à X, le 7 à Z, le 8 à C, le 9 au bouton Mode latéral, le 10 à Start, et le 13 à la combinaison Start + A. Et les 5, 6, 11 et 12 ? Ils ne sont pas définis. Ce n’est pas très pratique à l’usage, certains logiciels n’aimant pas cette organisation. La manette est compatible avec plusieurs consoles, mais ce n’est pas très utile vu l’absence des boutons latéraux. Bon, heureusement, le manuel donne la correspondance entre les versions et ça passe bien avec Open Emu.

Au passage, elle marche bien avec la Mega Drive Mini, comme indiqué sur la boîte.

Charger un iPhone en FireWire avec un adaptateur

Par Pierre Dandumont

C’est un sujet que j’ai déjà évoqué : lors des évolutions du connecteur 30 broches (dock), Apple a fait une modification un peu énervante : la charge en FireWire a été supprimée. Mais une solution existe.

Les premiers iPod avec ce connecteur (la 3e génération) ne proposaient que la charge en FireWire, pas en USB 2.0, avec une synchronisation dans les deux modes. Les modèles suivants (la 4e génération et les premiers iPod mini) acceptaient la charge et la synchronisation dans les deux technologies. A partir de la 5e génération d’iPod (et jusque’à la fin), seule la charge était possible en FireWire, pas la synchronisation. Les premiers appareils iOS (le premier iPhone, le premier iPod touch), le fonctionnement est le même : la charge en FireWire est possible. Mais à partir de l’iPhone 3G, de l’iPod touch 2G et de l’iPod nano 4G, le FireWire ne fonctionne plus. J’avais détaillé ça il y a longtemps.

Sur un chargeur FireWire


Ca ne charge pas

Les accessoires uniquement FireWire

Cette absence de charge pose un problème, notamment si vous avez de vieux chargeurs. D’abord parce que le FireWire est plus rapide (la tension est plus élevée, 12 V). Ensuite parce que c’est un peu dommage de devoir racheter des chargeurs. Et il y avait évidemment le problème des stations d’accueil : pas mal de modèles chargaient en FireWire. C’était courant chez Bose, mais l’iPod Hi-Fi d’Apple était dans le même cas.

Mais une société a proposé une solution : Scosche. Elle proposait des adaptateurs de charge (ils sont Made for iPod, donc validé par Apple) capable de réguler la tension, pour passer des 12 V du FireWire au 5 V de l’USB. Le premier est un modèle portable pour les chargeurs FireWire (assez compact), le second, que je me suis procuré, se fixe sur les stations d’accueils. D’un côté, il possède une coque adaptée aux docks universels et une prise femelle, de l’autre un emplacement pour un dock universel mâle (il en existe 20, en fonction de l’iPod utilisé). La marque fournit aussi un adaptateur pour les stations d’accueil Bose, qui possédaient une forme un peu différente.

L’adaptateur


Avec un adaptateur dock #19


L’iPhone en charge

Est-ce que ça marche ? Oui. Et même si ce n’est pas très esthétique, ça passe assez bien avec un câble classique et un chargeur FireWire. C’est un bon complément à un iPod Hi-Fi, du coup, même si ça surélève encore un peu plus l’appareil.

En charge


Avec l’adaptateur

Le support des manettes avec iOS 13 : comment connecter une manette Xbox One ou PlayStation 4

Par Pierre Dandumont

Avec les versions 2019 de ses OS (macOS Catalina, pas encore sorti, iOS 13, iPadOS 13 et tvOS 13), Apple a enfin ajouté le support des manettes d’autres marques. Plus besoin de se tourner vers des modèles MFi, pas toujours intéressants, une manette de Xbox One ou une manette de PlayStation 4 peuvent fonctionner.

Le support des manettes Sony existe depuis un moment (iOS 7 bêta prenait en charge celle de la PlayStation 3) mais maintenant, ça passe sans jailbreak. J’ai testé sur iPhone et Apple TV sans soucis, ça marche bien. Attention quand même, il vaut mieux éteindre votre console avant de jumeler, et les manettes ne fonctionnent pas comme des AirPods : c’est un seul appareil à la fois.

Sur Apple TV


Trois manettes


Un petit soft de test (Game Controller Test)

La Dual Shock 4

La manette de la PlayStation 4 vaut ~50 €. Normalement, ça fonctionne avec toutes les versions, sauf visiblement les premières manettes (CUH-ZCT1) avec l’iPhone 11 (oui, c’est précis). Pour jumeler la manette, commencez par éteindre physiquement votre éventuelle PlayStation 4 : ça évitera qu’elle s’allume. Ensuite, pressez le bouton PlayStation et le bouton Share quelques secondes. La LED arrière clignote, la manette peut être jumelée.

Une jolie manette PlayStation 4

Question fonctions, on dispose bien des L2 et R2, et le bouton Option sert de bouton Pause en MFi.

La manette de Xbox One

C’est plus compliqué. Il existe différentes variantes de la manette de Microsoft, et il faut une version Bluetooth. Une manette récente est Bluetooth, c’est certain, et ça se trouve pour 40 à 50 € en fonction des promotions. Un modèle plus ancien… ça dépend. Vous verrez la différence en regardabt le plastique qui entoure le bouton Xbox. Sur les versions Bluetooth, il est entouré par celui de la face avant de la manette. Sur les anciennes, par celui des gachettes. L’image issue de chez Microsoft montre la différence. Attention, ce n’est pas visuellement évident sur les manettes noires.

Bluetooth en bas


Ma manette de Xbox One

Pour la jumeler, il faut allumer la manette (bouton Xbox) et presser le bouton de connexion quelques secondes. Pensez à éteindre la console avant. Le bouton Pause est le bouton qui se trouve à droite du bouton Xbox (le burger). Attention, les manettes Xbox One fonctionnent sur piles, sauf l’onéreuse version Elite 2 (qui sort bientôt).

Et les autres ?

Par acquis de conscience, j’ai essayé ma SteelSeries Stratus XL : elle est évidemment reconnue (comme je suppose la Nimbus). Mes autres manettes Bluetooth (Wii U, Free, PlayStation 3, etc.) ne fonctionnent pas. Par contre, le fabricant de manettes 8BitDo devrait proposer un firmware adapté pour certaines manettes avec une émulation capable de simuler un modèle compatible.

La Stratus XL

En pratique, il existe d’excellentes manettes MFi (la SteelSeries est plutôt sympathique) mais le support des manettes Sony et Microsoft a deux avantages. Premièrement, elles sont facilement accessibles, et vous en avez peut-être même une chez vous. Deuxièmement, surtout, le prix est intéressant. Le prix officiel d’une manette de Xbox One est de 65 €, elle se trouve sans trop de soucis à 40 €. Même chose chez Sony : 65 € prix officiel, souvent 50 € (ou moins) chez Amazon. Alors qu’une Nimbus, c’est 60 € chez Apple… et 60 € chez les autres.

La Pippin et le MIDI (bis)

Par Pierre Dandumont

Quand j’avais testé les fonctions MIDI de la Pippin, j’avais eu un problème : mon adaptateur MacMan ne fonctionnait pas (il fait planter les jeux) et j’avais dû me tourner vers un rack (Opcode Studio 4) pour que ça marche. Mais depuis, j’ai trouvé un adaptateur plus compact.

L’Opcode Studio 4 est assez gros, nécessite une alimentation externe et offre trop de fonctions pour un usage avec la Pippin. Le problème, c’est que le MacMan – qui marche sur un Mac – plante irrémédiablement la console. Il possède deux prises série (1 entrée, 1 sortie) et quatre prises MIDI (1 entrée, trois sorties) et ça ne fonctionne pas. Il s’allume mais tout se bloque ensuite.

Le MacMan : ça ne marche pas


Depuis, j’ai trouvé un Mini MacMan. Il ne possède qu’une entrée série, une entrée MIDI et une sortie MIDI, mais ça marche directement. Le moyen le plus simple de tester si vous n’avez pas de synthétiseur MIDI est un appareil iOS. Avec un adaptateur MIDI vers USB et un Lightning (ou USB-C, ou dock 30 broches) vers USB, il suffit ensuite de lancer GarageBand sur l’appareil pour obtenir de l’audio. C’est simple et efficace avec les Music Island (j’ai testé la version 1 et la version 4).

Le Mini MacMan : ça marche


Petit message pour mon moi du futur qui cherchera : le câble série noir vers la prise B du boîtier. La prise MIDI Out 8 vers l’adaptateur USB. Tous les boutons rouges enfoncés.

Mettre à jour un adaptateur ADB vers USB « tmk_keyboard »

Par Pierre Dandumont

Il y a de nombreuses années, j’avais acheté un adaptateur ADB vers USB maison, qui supportait les claviers ADB (et c’est tout). Récemment, pour un essai, j’avais besoin d’utiliser tmk_keyboard et je me suis souvenu qu’il était basé sur ce firmware libre. J’ai donc décidé de le mettre à jour.

Mon adaptateur avait un vieux firmware, et les versions récentes supportent les souris et pas mal de périphériques ADB en plus des claviers, donc c’est plus pratique.

Première chose, un programmeur pour l’AVR. Ca vaut 6 €, donc ça va. Ensuite, j’ai suivi le guide de l’époque, qui a finalement peu changé. J’ai dû câbler correctement de la clé USB à l’adaptateur (10 broches vers 6 broches) et modifier quelques lignes.

Le programmeur


L’adaptateur ADB vers USB

Pour ceux que ça intéresse, il faut utiliser ces deux lignes pour installer la toolchain.

brew tap osx-cross/avr
brew install avr-gcc

Pour la compilation de tmk_keyboard, ça n’a pas fonctionné du premier coup, ou plus exactement le firmware installé ne fonctionnait pas. Mais en lisant la documentation, je me suis rendu compte qu’avec un vieux modèle, il fallait compiler avec la commande suivante.

make -f Makefile.rev1 [KEYMAP=iso]

Ensuite, le flash s’effectue comme dans le fichier d’origine, mais en utilisant adb_usb_rev1.hex.

Une fois compilé et mis à jour, l’adaptateur supporte les souris et même les modèles avec plusieurs boutons. Il faut que je teste avec certains vieux appareils, visiblement tmk_keyboard prend en charge certains protocoles spécifiques. Dans l’absolu, c’est la solution la moins onéreuse pour utiliser une souris ou un clavier ADB sur un appareil moderne, même si ça demande évidemment de mettre la main dans le cambouis.

L’ADB qui n’en est pas un de l’Apple Scanner

Par Pierre Dandumont

En faisant une recherche sur du vieux matériel, je suis tombé sur la page Wikipedia de l’Apple Scanner, le premier scanner d’Apple. Elle indique qu’il se connecte en SCSI ou avec de l’ADB, ce qui m’a étonné.

L’ADB a servi essentiellement pour les claviers et les souris, et de temps en temps pour des accessoires différents (comme un modem) mais le débit très faible dans ce cas limite franchement. Pour un scanner, qui transmet forcément beaucoup de données, l’ADB semble peu adapté. Du coup, j’ai effectué quelques recherches. Premièrement, on trouve l’information sur Wikipedia (dans plusieurs langues), mais sans sources. La seule référence ne parle pas de l’interface. Ensuite, j’ai cherché la fiche technique, qui n’indique pas la présence de l’ADB, uniquement du SCSI.

Sur cette page, on trouve bien une prise mini DIN, avec une légende qui indique “ADB & SCSI port. Security connector“. Mais l’image ne montre pas un port ADB. Le nombre de broches (8) implique plutôt un connecteur série. Dans le monde Apple, la confusion est courante : l’ADB (4 broches), le série (8 broches), le Geoport (9 broches) et le LocalTalk (3 broches) utilisent la même forme de prise, le mini DIN.

Ce n’est pas de l’ADB

Sur le même site, on trouve le manuel technique de l’Apple Scanner, qui montre bien la présence de la prise mini DIN, mais avec un énigmatique “Not Used“. Je suppose qu’Apple avait prévu soit la possibilité de partager le scanner en LocalTalk, soit la possibilité de le relier en série sur les anciens Mac, mais que cette option a été abandonnée. Pour rappel, le bus SCSI (première génération) permet des débits de l’ordre de 40 Mb/s (bon, en pratique nettement moins sur un Mac de l’époque, mais ça donne un ordre de grandeur) et le bus série atteint dans le meilleur des cas 230 kb/s sans horloge externe (et souvent pas plus de 56 kb/s dans les vieux Mac).

Not Used

La conclusion de tout ça ? Wikipedia peut se tromper et la vérification n’est pas une option, même s’il faut être franc : c’est globalement fiable. Et le premier scanner Apple n’a pas d’ADB. Par ailleurs, les suivants ne possèdent évidemment pas non plus d’ADB, mais n’ont pas non plus de connecteur série inutilisé.

Apple a déposé un brevet d’affichage à large champ de vision en AR

Par Pierrick LABBE
Brevet d'affichage réalité augmentée Apple

La marque à la pomme travaille, en secret, sur la technologie de réalité augmentée. Un nouveau brevet d’affichage montre combien les efforts de l’entreprise sont intenses.

C’est un véritable secret de polichinelle. Apple travaille sur un ou plusieurs produits en réalité augmentée. La firme de Cupertino n’a jamais communiqué sur le sujet mais les embauches d’experts et les dépôts de brevets réguliers montrent bel et bien que la marque à la pomme développe cette technologie dans ses laboratoires. C’est encore le cas avec cette nouvelle demande de brevet qui porte, cette fois-ci sur un système d’affichage pour l’AR.

Une demande de brevet d’affichage à large champ de vision

Le champ de vision réduit est l’un des problèmes de la réalité augmentée actuellement. Lorsque les hologrammes sont grands ou proches de l’utilisateur, ceux-ci sont coupés du fait de l’affichage limité des lunettes. Apple travaille sur le sujet et a récemment fait une demande de brevet d’affichage à large champ de vision pour la réalité augmentée. La lecture du brevet montre que la technologie décrite est tout droit sortie d’une évolution de la technologie Akonia Holographics, une start-up rachetée par la marque à la pomme en 2018.

Le système décrit dans le brevet d’affichage à large champ de vision pour la réalité augmentée est plutôt complexe. Un projecteur à réseau laser émet de la lumière aux points d’entrée d’un guide d’ondes de « distribution » optique. Ce guide d’ondes laisse ensuite passer la lumière aux points de sortie qui mènent aux miroirs de balayage MEMS. Ces points d’entrée et de sortie peuvent être mis en œuvre à l’aide d’un film holographique ou sous forme de réseaux à relief de surface via des techniques lithographiques. Les miroirs MEMS dirigent ensuite la lumière dans des guides d’ondes en couches, où les projecteurs holographiques la projettent sur une «courbe de mise au point» qui se reflète dans un combinateur holographique.

Un champ de vision très amélioré

De manière cruciale, certains des projecteurs holographiques sont des projecteurs « périphériques » et les autres sont des projecteurs « fovéaux ». Alors que les projecteurs périphériques dirigent les images basse résolution sur un champ de vision horizontal de 120 degrés, les projecteurs fovéaux utilisent une résolution plus élevée sur une zone de 20 degrés horizontalement. L’image fovéale est envoyée à la position de la rétine, ce qui pourrait être détecté avec un matériel de suivi oculaire. Cependant, les notes de brevet d’affichage à large champ de vision indiquent que la technologie d’Eye Tracking peut ne pas être inclus pour réduire la complexité, auquel cas, seuls des projecteurs périphériques seraient utilisés.

Ce brevet d’affichage avec un champ de vision de 120 degrés serait bien plus large que n’importe quel casque de réalité augmentée actuel. Aucune autre société, à l’exception de Kura, n’a revendiqué ce type de champ de vision dans les lunettes de réalité augmentée. Ce serait plus large même que la plupart des casques de réalité virtuelle. En fait, la semaine dernière, un utilisateur de Twitter a trouvé un code détaillant le champ de vision de trois casques Apple AR potentiels. Ces trois casques avaient un champ de vision horizontal de 47 °, 46 ° et 49 ° respectivement.

Cet article Apple a déposé un brevet d’affichage à large champ de vision en AR a été publié sur Réalité-Virtuelle.com.

Le mystère résolu du MouseStick de chez Gravis

Par Pierre Dandumont

J’en parlais il y a un an, j’ai un MouseStick de chez Gravis qui ne fonctionnait pas, comme la majorité de ceux que j’ai pu voir sur le Net, en réalité. Mais Mu0n a décidé de chercher le problème et il a trouvé.

Vous trouverez ses commentaires et explications sur les commentaires du premier sujet, et sur un forum. Mais en résumé, le joystick fournit des données avec une photodiodes et le temps réduit l’efficacité du système. Il faut donc jouer avec des potentiomètres qui se trouvent sur le PCB pour obtenir un signal suffisant (je résume). J’ai testé sur le mien, et de fait : en réduisant la résistance, à un moment, on obtient un mouvement.

Le joystick


Les potars

Après, la mauvaise nouvelle, c’est que ça reste un peu limite. Dans mon cas, le mouvement fonctionne… tant qu’on ne va pas trop loin sur le joystick. Si je vais à fond dans une direction, c’est la direction inverse qui s’active, sûrement en partie parce que j’ai réglé les potentiomètres sans mesurer exactement les tensions. L’autre problème, lié au fonctionnement du joystick, c’est qu’il faut installer les pilotes sous Mac OS. J’avait un peu expliqué le fonctionnement, mais en gros l’ADB ne propose pas véritablement de prise en charge des joystick et ce modèle émule une souris. Et le pilote dispose d’un auto-centrage qui va permettre de simuler vaguement un joystick qui revient à sa place. C’est franchement loin d’être parfait sur un écran avec une définition élevée pour l’époque, mais ça fonctionne correctement sur un moniteur en 640 x 480. Sur un Mac moderne sans les pilotes, c’est forcément bizarre : la souris bouge de façon erratique et ne s’arrête pas dans certains cas. Mais bon, pour les jeux compatibles de l’époque, c’était visiblement assez efficace. Mais je préfère tout de même mon SideWinder.

En tout cas, merci Mu0n d’avoir réglé ce mystère.

Une nouvelle Pippin découverte : la PA-82001-S

Par Pierre Dandumont

La Pippin, vu sa rareté et son flop (quelques dizaines de milliers de consolles vendues), amène parfois des découvertes intéressantes. Récemment, une nouvelle variante a été découverte.

Il existe plusieurs versions de la Pippin. Au Etats-Unis, c’est la PW-10001 qui a été distribuée (Pippin @World). Au Japon, on trouve la PA-82001, en beige ou en noir. Et la KMP 2000 (Katz Media) en Europe. Et la nouvelle porte le nom de PA-82001-S.

Cette version ressemble à une console du commerce visuellement, avec les marquages standards, mais on trouve visiblement un peu d’adhésif cuivré sur certains composants. En fait, la principale différence entre cette version -S et la classique vient de la ROM. La version -S contient visiblement une ROM de développement, la même que celle de ma console Power Player. un des points intéressants de cette ROM est bien évidemment la possibilité de démarrer sur un disque dur SCSI.

Les images qui suivent viennent de chez RetroStuff.




Visiblement, une console de ce type a été vendue cette année au Japon, aussi.


Je n’ai plus qu’à en trouver une pour le Full Set…

Trois générations de rallonges USB propriétaires Apple

Par Pierre Dandumont

Bon, j’avais déjà parlé des rallonges USB Apple, avec l’encoche qui empêche de brancher autre chose qu’un clavier Apple. Mais là, j’ai eu dans un lot deux rallongues de plus, qui ne sont pas identiques à la première.

Pour résumer, Apple ne pouvait pas proposer de rallonges USB à la sortie de l’iMac (la norme ne le permettait pas) et en mettant une encoche, les câbles ne sont plus « USB », donc pas de problèmes (oui, c’est idiot). Ensuite, l’encoche permet aussi d’éviter de chaîner les rallonges : l’USB a des limites assez basses en réalité, donc ça évite que des utilisateurs mettent plusieurs rallonges à la suite avant de se plaindre que ça ne marche pas. C’est en résumé, l’ancien article va un peu plus dans les détails.

Trois prises. Trois encoches.


Pas de logo USB sur la première, a priori la plus ancienne.


La prise USB aussi se réduit avec le temps, tout comme le câble

Du coup, les trois adaptateurs. Le point intéressant, c’est que l’encoche reste, mais que la structure du câble rétrécit. Le plus fin vient d’un clavier aluminium, les deux autres… aucune idée. Ils viennent forcément des claviers USB d’Apple, mais ça vient d’un Apple Keyboard (A1048) ou d’un Apple Pro Keyboard (M7803). Il existe une version différente pour les claviers colorés (M2452) mais elle possède un câble semi-transparent, comme les claviers eux-même. Maintenant, les photos.

Un eGPU pour Macintosh… en SCSI

Par Pierre Dandumont

Récemment, j’ai récupéré un boîtier PowerView de chez Radius. Il s’agit d’une carte graphique externe en SCSI. Oui, c’est assez particulier.

Je l’ai reçue sans alimentation externe, donc pour information (et pour mon moi du futur qui cherchera) : il faut un bloc en 5V et 3A, continu, + au centre. La liste de compatibilité officielle comprend Mac Classic II, Powerbook 140, 145, 145b, 160, 165, 170, 180 and 180c. En pratique, j’ai testé sur un Macintosh LC III sans problèmes.

La carte est assez imposante, nécessite une alimentation externe et se branche en SCSI Centronics. Elle propose deux prises pour le chaînage, un sélecteur pour l’ID SCSI et deux sorties vidéo. Une prise DA-15 pour les écrans Apple et une DE-15 (VGA) pour les écrans de PC. En interne, elle contient selon la page Wikipedia une puce TMS34010, un accélérateur vidéo des années 80. Vous trouverez les pilotes sur cette page. Sur les pilotes, justement, j’ai dû ouvrir l’image disque et copier manuellement le Tableaux de bord au bon endroit, l’installeur indiquait que je n’avais pas la bonne disquette en travaillant depuis l’image disque.

La carte


Les prises


Les infos (le 0346 indique le modèle exact)

La carte a ses limites, que cette vieille FAQ détaille. La carte peut afficher du 800 x 600 au maximum en 256 couleurs (version 0346, la mienne) ou du 1 152 x 870 (la version 0366). Visiblement, System 7.1 semble le dernier OS supporté, et il existe une version 2.2 bêta pour certains Mac. Sur les Mac “récents”, ça ne fonctionne pas. Je n’ai trouvé que PowerView 2.1, mais ça fonctionne, donc. Dans les autres trucs à savoir, il dépend de Color QuickDraw (donc de la ROM des Mac) et il existe d’autres versions et d’autres modèles (SuperMac SuperView, Aura ScuzzyGraph, etc.).

Il est bien vu comme second écran

J’ai branché la carte à mon Macintosh LC III, mis une terminaison (pas obligatoire, visiblement) et installé les pilotes, donc. A l’usage, l’OS lui-même est un peu lent. La souris bouge avec un lag visible, comme le déplacement des fenêtres. C’est plus fluide sur la carte vidéo intégrée, c’est évident. Une fois l’écran externe indiqué comme écran principal (comme dans un Mac moderne, en déplaçant la barre de menus sur le bon écran), on peut lancer des logiciels. C’est un peu plus lent que sur l’interne, mais tout à fait jouable dans le cas de Prince of Persia, par exemple. Plus largement, pour un écran externe de présentation (par exemple), c’est amplement suffisant à l’époque. C’est mieux en interne, c’est évident, mais c’était une solution valable pour l’époque.

256 couleurs max


Plusieurs choix possibles


Les options du Tableau de bord

Dans la vidéo, je mets quelques mouvements de souris, le changement d’écran principal, le lancement de quelques jeux, etc. C’est fluide dans les jeux, choppy dans l’interface.

Un prototype de Macintosh LC sur eBay

Par Pierre Dandumont

La semaine dernçère dernière, je parlais d’un prototype de Macintosh LC sur Reddit. Cette semaine, un autre sur eBay. Avec un vendeur qui en espère 10 000 $ (lol).

Ce modèle, nom de code Elsie (c’est écrit sur la ROM) a le même look externe qu’un modèle commercial, contrairement à celui de Reddit. Par contre, la carte mère ressemble bien à celle du premier prototype : pas d’emplacement pour la VRAM, connecteurs RAM à un endroit différent, etc. Je ne pense pas que quelqu’un mette 10 000 $ pour ça, mais ça reste un prototype intéressant, assez différent d’un point de vue technique de la version finale.

La face avant ressemble à un modèle commercial


La carte mère diffère fortement de la variante commerciale


La ROM Elsie

Le viseur et le câble du QuickTake 200

Par Pierre Dandumont

Récemment, j’ai récupéré un QuickTake 200 presque complet et même si j’en avais déjà un, il a de l’intérêt. En effet j’ai enfin deux accessoires qui me manquaient : le câble et le viseur.

Pour le câble, ce n’est pas très important, pour une bonne raison : la liaison série est lente et sortir la carte pour la mettre dans un lecteur USB est tout de même plus rapide. Mais je voulais tester avec mon programme qui permet de récupérer les images via le bus série. En effet, j’avais juste testé avec un câble maison acheté sur eBay. Le câble d’origine propose d’un côté une prise mini jack 2,5 mm, de l’autre une mini DIN 8. Assez logiquement, mon programme en Python fonctionne.

Le câble


Mon programme

Le second accessoire, plus rare, est le viseur optique. Il se clipse sur le haut de l’appareil, en se fixant d’un côté sur le bord de l’écran et de l’autre sur le logo Apple. C’est un accessoire amusant, parce qu’il fait le lien entre le vieux monde (les appareils argentiques) et le nouveau monde, le numérique. Mais c’est vraiment juste un gimmick : il ne coupe pas l’écran une foix mis en place (donc on ne gagne pas en autonomie), la partie optique est franchement mauvaise, avec des déformations, et la parallaxe de visée est assez importante. Sur des sujets un peu éloignés, impossible de cadrer correctement, comme l’objectif est à gauche du viseur (et un peu plus bas). Sur l’image plus bas, l’écran était plus ou moins centré dans le viseur, et on voit bien que l’image contient une large portion à droite du moniteur.

Le viseur


Sur l’appareil


Un décalage bien visible (le moniteur était centré dans le viseur)

Bon, en bonus, il y a de jolies étiquettes Apple pour mettre sur les cartes mémoire.

Un (autre) lecteur de CDV, le Pioneer PD-707V

Par Pierre Dandumont

Je me suis rendu compte que je n’avaios jamais présenté mon lecteur de CD Video NTSC, le Pioneer PD-707V.

Je vous remets le texte que j’avais écrit pour présenter les CD Video, à ne pas confondre avec les Video CD, quand j’avais testé mon CDV 185, l’équivalent de cet appareil en PAL.

Dans les disques de 12 cm, il existe deux variantes. La première porte le nom de “CDV” (CD Video) et il s’agit de disques de 12 cm qui contiennent de la vidéo en format LaserDisc (analogique) et de l’audio numérique (CD). On a donc une ou plusieurs pistes audio classiques (lisibles dans n’importe quel lecteur de CD) suivie de vidéo analogique (quelques minutes). Le second, le “VSD” (Video Single Disk) contient uniquement de la vidéo, et les disques ne peuvent être lu que sur un lecteur de LaserDisc (ou de CDV). Les disques de ce type étaient souvent vendus comme un bonus, par exemple le clip d’un titre sur un CD Audio ou la bande annonce en VSD (cas de Terminator 2). Dixit la base LDDB, qui recense les LaserDisc, il y a 204 CDV PAL, pas de VSD PAL, 228 CDV NTSC et 142 VSD NTSC (soit 574 titres).

L’écran affiche pas mal de choses

Bon, le PD-707V est un lecteur de CD assez ancien (1988) qui lit aussi les disques CD Video en NTSC (Japon et Etats-Unis). Il possède un petit écran qui affiche pas mal d’informations, un tiroir pour les disques, et des sorties assez classiques. Du composite pour la vidéo, deux prises RCA pour l’audio, ainsi qu’une entrée et une sortie VHF pour diffuser la vidéo sur un téléviseur sans entrée composite. L’appareil fonctionne uniquement en 100 V, mais en 50 ou 60 Hz (Japon oblige), donc un simple convertisseur suffit.

La face avant


L’arrière : composite, VHF, RCA pour l’audio (pas de numérique), alimentation en 110 V.

J’ai d’abord testé en composite, ou l’image est correcte, sans plus. C’est un vieux lecteur de LaserDisc et les modèles des années 90 sont quand même bien meilleur, même en composite. Ensuite, la sortie VHF. J’ai testé avec deux tuners Elgato (EyeTV Hybride version US et EyeTV 250 Plus, donc NTSC). Ils ont captés directement le signal, qui est propre et puissant (pas comme avec le modèle Philips en PAL) mais… sans son. Je suppose que la modulation de l’audio n’est pas la même au Japon et aux USA et que le tuner ne se cale pas au bon endroit. Ou mon lecteur a peut-être un problème, je ne sais. mais en pratique, je n’ai donc pas de son. La qualité est plutôt bonne dans l’absolu, la différence entre la version composite et la version modulé est ténue, contrairement au lecteur PAL. Je vous mets des images de Saint Seiya – on ne se refait pas -, un de mes deux CD Video NTSC.

Composite


VHF (très proche)

Après, la question de l’intérêt de ce genre d’appareil se pose. Comme lecteur de CD Audio, c’est assez correct, mais la partie CD Video devait servir assez rarement je pense. Les CD Video ne courraient pas les rues, et une partie des CD Video/VSD était vendue avec un LaserDisc. Et comme les lecteurs de LaserDisc lisent les CD Video dans l’énorme majorité des cas, un appareil dédié ne s’imposait pas vraiment. A part pour ceux qui voulaient vraiment lire les vidéos bonus de certains CD Audio sans acheter un lecteur de LaserDisc, je ne vois pas vraiment la cible.

Quelques images de prototypes de Pippin dans Apple Design

Par Pierre Dandumont

Dans le livre Apple Design de Paul Kunkel, on trouve quelques images de Pippin, ou plus exactement de design possibles pour la Pippin.

Les images proviennent d’une version PDF pirate (si vous voulez m’offrir le vrai livre, c’est là).

Un prototype tout à fait différent de la version finale


Un prototype basé visiblement sur un dock de PowerBook Duo


Quelques crroquis


Une personne qui joue, visiblement avec une manette sans fil


Une version (presque) finale de la console

La dernière est peut-être la plus intéressante. Les prises sont un peu différentes, il y a le nom Power Player 100 (Power Player a été utilisé pour les prototypes de Pippin) et quelques différences sur les manettes.

Will “The End Of iTunes” Break DJ Software in macOS 10.15 Catalina?

Par Dan White
Apple Music app replaces iTunes in Catalina

Since the macOS Catalina was announced in June, many DJs have expressed serious concern about potentially losing one of the most commonly used organizational tools: iTunes playlists. iTunes is set to disappear from macOS in 10.15 Catalina (due to be released next month) and will be released by a new app, simply called Music. In […]

The post Will “The End Of iTunes” Break DJ Software in macOS 10.15 Catalina? appeared first on DJ TechTools.

Eve Extend : la passerelle WI-Fi vers Bluetooth pour HomeKit

Par Pierre Dandumont

Annoncé au CES de 2017, il sort finalement à la rentrée 2019. Je parle ici du Eve Extend, un boîtier qui permet de connecter les appareils Eve (Elgato) en Wi-Fi.

Petit résumé : les objets connectés Elgato (et Eve) utilisent le Bluetooth pour la connexion à vos appareils. C’est pratique pour la batterie et la mise en place (dans une certaine mesure) mais pas tellement à l’usage. C’était très lent à l’origine (iOS a corrigé ça depuis), la portée est un peu limitée et avec un hub HomeKit (Apple TV, HomePod, iPad), ça peut poser des soucis pour les automatisations, etc. En 2017, Elgato annonçait donc l’Extend, un appareil qui se connecte à HomeKit en Wi-Fi et aux appareils en Bluetooth. Attention, ça ne fonctionne qu’avec les appareils Eve (Elgato), et c’est tout. Il sort finalement maintenant, au prix de 50 €. On voit d’abord très bien qu’il n’est pas récent : le design est celui des appareils de l’époque, il s’alimente en micro USB, c’est assez gros. Question technologie, c’est du Wi-Fi 11n dans la bande des 5 GHz.

Eve Extend avec un vieux produit de la marque


Face à un produit moderne


La connectique, avec du micro USB

Alors, au départ, je devais faire un article assez rageur : quand j’ai branché le Eve Extend (en début de semaine, je prépare les articles pour la semaine), la liste de compatibilité était pauvre. J’ai par exemple trois prises Eve Energy à la maison, et une seule fonctionnait avec l’Eve Extend, alors qu’elles sont proches physiquement. Depuis (vendredi), Eve a mis à jour le firmware de pas mal d’objets (la liste est là). En pratique, il faut donc aller dans l’application Eve, mettre à jour le firmware des appareils – ça peut être lent, soyez prévenus -, et ensuite les lier à l’Eve Extend. Visiblement, le Eve Thermo (le premier, sans écran) et l’Eve Room (le premier, sans écran) ne fonctionneront pas avec le produit, une limite technique selon la marque. En pratique, j’ai pu lier 8 produits (le maximum, je suis donc bloqué pour deux de mes prises) sans trop de problèmes.

Identiques, mais pas réellement

Une fois que c’est fait, c’est l’Eve Extend qui va gérer la connexion, donc les objets ne seront plus accessibles en Bluetooth. Lors du processus, j’ai eu un appareil qui a disparu (un Eve Button) et que j’ai dû réinstaller. J’ai eu aussi quelques soucis de mise à jour HomeKit : les changements (ajout de l’Eve Extend, liaison entre les objets, etc.) n’ont pas été mis à jour directement sur tous les appareils, ce qui bloquait les automatisations. Une fois tous les appareils redémarrés, ça a fonctionné.

Association


L’ajout dans l’application Eve


HomeKit voir ça comme un hub (comme le pont Philips)

Dans l’ensemble, ça fonctionne assez bien, si vous mettez l’Eve Extend au centre du logement, pour qu’il capte tous les appareils. Je n’ai pas réellement vu de gains de réactivité, mais je suis souvent assez proche des objets. Je conseille surtout le produit à ceux qui ont de grands logements, avec un hub qui a du mal à se connecter aux objets. Dans un appartement classique, ça ne pose normalement pas trop de soucis.

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