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Windows 10 va ajouter un gestionnaire de batterie optimisé

Microsoft va enfin ajouter un gestionnaire de batterie à Windows 10 . Savoir où en sont les cellules de sa batterie sous Windows 10 est un vrai problème. Si il existe des outils logiciels pour compenser le manque d’information de la part du système d’exploitation lui même, ils sont soit très anciens et pas vraiment mis à jour, soit liés aux offres des constructeurs et jamais proposés de manière indépendante.

HP Spectre XT Ultrabook

La batterie est un élément particulier de nos PC. C’est un des composants qui nait avec une durée de vie déterminée correspondant à un nombre de cycles de charges. De ce fait, dès l’achat, c’est une pièce qu’il devrait être possible de suivre précisément afin de connaitre sa durée de vie globale. Surtout aujourd’hui, puisque la plupart des designs n’offrent plus la possibilité de changer la batterie facilement comme cela était le standard il y a quelques années. Pourtant, la très grande majorité des machines n’offrent aucune possibilité d’apprécier par défaut l’état de vos cellules. 

Batterie windows

Cela devrait changer avec l’arrivée d’un nouveau système d’information totalement dédié à la batterie au sein de Windows 10. Cet outil, visible dans la dernière Windows 10 Insider build 21313 destinée aux développeurs, et découvert par @thebookisclosed permet de profiter d’une page d’information complète dédiée à l’état de votre batterie.

On retrouve, par exemple, un graphique détaillant l’évolution de l’autonomie de la machine sur laquelle Windows 10 est installé. On peut noter les charges et  décharges ainsi qu’un suivi sur une semaine flottante. De quoi connaitre un peu mieux l’évolution de votre engin et anticiper une éventuelle baisse de performances en autonomie. Idéal pour prendre des mesures adaptées en anticipant l’achat d’une nouvelle batterie et en planifiant le temps nécessaire pour la changer.

Batterie windows

Cela ne règle pas un souci assez classique rencontré par les acheteurs de portables d’occasion. Celui d’une batterie totalement exsangue et incapable de tenir correctement la charge parce qu’arrivée en fin de vie. Pour que ce type de soucis soit réglé,  il faudrait un élément de prise en charge des cycles de batterie intégré aux BIOS des machines. De quoi noter le nombre de fois où la batterie a été chargée ainsi que la durée moyenne des sessions avant recharge par exemple.

Mais ce n’est clairement pas la priorité pour les constructeurs qui voient souvent dans ces problématiques de batteries des éléments qui dépassent leur durée de garantie. 

Pour savoir comment installer cette page d’information batterie, le site bleepingcomputer explique la méthode.

Windows 10 va ajouter un gestionnaire de batterie optimisé © MiniMachines.net. 2021.

Forcer l’extinction d’une machine virtuelle VMware Fusion

Avec VMware Fusion, j’ai eu un petit souci récemment : impossible d’éteindre une machine virtuelle. J’avais testé Windows 2000 pour un article du blog, et ma machine virtuelle plante quand je l’éteins de façon logicielle (avec le menu). Elle fait un écran bleu… puis redémarre. Pas très pratique.

Oups

Dans les menus de VMware, il y a bien un item Arrêter… mais il envoie le signal d’arrêt à la machine virtuelle. Donc Windows essaye de s’éteindre… et plante. J’ai donc cherché s’il y avait l’équivalent d’un bouton off. Et ça existe. Avec la touche option. En pressant la touche, Arrêter devient Désactiver, ce qui permet d’éteindre (violemment) la machine virtuelle. Attention, le menu va littéralement « couper le courant » de la machine virtuelle, donc si l’OS est en train d’écrire ou d’effectuer des tâches de maintenance, ça peut corrompre le système. Mais dans mon cas, vu le fonctionnement de Windows 2000, ce n’est normalement pas trop un souci : quand il démarre, il se place sur un menu qui permet de choisir la session de démarrage (et ne fait théoriquement rien).

Avant


Après

Ça donne quoi, un PC Windows 10 ARM ?

J’ai testé récemment Windows 10 ARM sur un Mac M1, j’ai testé la Surface Pro X pour Canard PC Hardware, et je me suis posé une question : ça donne quoi sur un PC Windows 10 ARM plus classique ?

Sur un Mac mini M1 avec Parallels, il y a quelques limites. Avec la Surface Pro X, ça marche de façon moyenne, et la tablette est surtout très onéreuse (on arrive vite à 1 500 ou 1 600 € avec le clavier). Et donc j’ai cherché quelque chose de plus abordable. Et une société « française » a une solution, le Thomson Neo Z3. Mon modèle, le Z3-13Q835-4T64, est en fin de vie, vaut environ 400 € neuf (honnêtement, je l’ai trouvé juste après Noël, même pas déballé, pour moins de la moitié). Thomson doit le remplacer par une version plus rapide cet hiver (à base de Snapdragon 850), mais je ne l’ai pas encore vu en magasin.

Une machine assez convaincante… avant l’allumage

Physiquement, c’est un ultraportable 13,3 pouces assez classique. Il est à moitié en métal (en gros, la coque de l’écran et celle du bas sont en métal, la partie clavier est en plastique), l’écran Full HD est tout à fait correct (même s’il est très brillant), tout comme la webcam 720p. La connectique est assez complète : une prise barrel pour l’alimentation (en 12 V), une prise USB-C compatible vidéo (DisplayPort) qui peut servir pour la charge, une prise USB 3.0 classique, un lecteur de cartes microSD, une prise jack et un emplacement nano SIM pour le modem 4G intégré. Le trackpad fonctionne globalement bien, et le clavier est un peu peu mou mais utilisable. Il a tout de même un petit défaut : une touche Entrée sur une seule rangée, à la manière des claviers américains. Il est bien AZERTY, mais ce point est vite énervant quand on a l’habitude de presser le haut de la touche. Le PC est un peu lourd pour son gabarit (1,5 kg) mais rien d’horrible. C’est en partie lié aux composants, mais la machine à l’avantage d’être passive, et ne chauffe pas trop (moins de 30°C). De plus, l’autonomie est correcte en vidéo : 8h50 heures avec une vidéo YouTube en boucle (sous Edge) avec la luminosité à 50 %. Physiquement, j’ai juste noté un truc bizarre : si j’essaye de le charger avec le bloc de mon MacBook Pro en USB-C, le trackpad se désactive. C’est visiblement lié à la mise à la terre et ça n’arrive pas avec le chargeur d’origine (ni un 18 W Apple).

L’écran est brillant


Barrel et USB-C


(nano)SIM, jack, microSD et USB



L’intérieur, avec une batterie correcte (38 Wh) et pas mal de vide.

Franchement, pour un PC portable à 400 €, c’est plutôt bien.

La partie interne

En interne, c’est malheureusement compliqué. Vu le prix, il utilise la première génération de SoC dédiée à Windows 10 ARM, autrement dit un Snapdragon 835. C’est un SoC de smartphone qui date de 2016 avec une architecture hybride. On a d’un côté quatre coeurs Kryo 280 Gold (en gros, des Cortex A73) à 2,35 GHz (max) et de l’autre quatre coeurs Kryo 280 Silver, des Cortex A53. Pour se donner une idée, les coeurs rapides sont de la génération qui suit le Cortex A72 des Raspberry Pi 4, les coeurs lents sont les mêmes que le Raspberry Pi 3. La machine a 4 Go de RAM LPDDR4X (bus 64 bits), du Bluetooth 5 et du Wi-Fi 11ac. Si vous voulez une comparaison qui fait mal, les coeurs basse consommation du M1 offrent des performances très nettement plus élevée (au niveau d’un Cortex A76).

Au moins, ça ne chauffe pas

Le stockage de base est de 64 Go sur mon modèle, avec un module UFS. Ce n’est pas vraiment un SSD, mais c’est mieux qu’une carte SD interne. Il lit assez rapidement (vers 900 Mo/s) et écrit assez lentement (moins de 200 Mo/s). Avant de parler du CPU, un mot sur le reste. L’USB 3.0 est lent (~160 Mo/s en lecture, ~280 Mo/s en écriture) et la partie graphique assez correcte en théorie. L’Adreno 540 doit atteindre environ 700 Gflops (soit nettement plus qu’un Intel HD 630, par exemple) mais les pilotes sont assez buggés et 3DMark affiche surtout des artefacts. Et avec 128 Mo de mémoire par défaut, pas mal de choses ne fonctionnent pas.

De biens beaux artefacts


Le “SSD”


L’USB, franchement lent

Mais le problème, c’est le CPU. Par défaut, c’est fucking lent (désolé pour la grossièreté). Mais vraiment. La majorité des applications, même basique, réagit lentement. On clique sur une application, et il ne se passe rien. Puis après quelques secondes, ça arrive. Et là, je parle des applications natives (Edge, ce que fournit Windows 10, etc.). Avec les applications émulées, c’est encore pire. Avec les applications natives, on est au niveau des PC portables à base d’Intel trucmont (en gros, les Atom modernes), en émulation, on a l’impression de retrouver un Pentium 4 d’il y a 20 ans. Si vous voulez, il y a le score Geekbench en natif et en émulation x86-64.

Pour vous donner une idée, un bon CPU moderne dépasse les 600 en single core


Idem ici

Le problème Windows 10

Le second souci, c’est Windows 10 ARM (non, pas juste Windows 10, bande de trolls). La machine est au départ sous Windows 10 S, mais ce n’est pas réellement un problème : il faut 30 secondes pour repasser en Windows 10 classique (pour information, Windows 10 S ne lance que les applications du Store Microsoft, mais c’est artificiel). Par défaut, il est surtout arrivé sous Windows 10 1904 (avril 2019) et s’est mis à jour en 1909 (septembre 2019)… et c’est tout. Pour rappel, la version déployée en masse est la 20H2 (automne 2020). Je n’ai pas pu forcer la version récente (il indique une erreur) et j’ai dû passer par le canal dev de Windows Insider (en gros, une bêta). Par ce biais, il a d’abord installé la version 2004 (printemps 2020), en bêta. Et un deuxième passage a permis d’installer la bêta de décembre 2020, qui ajoute la prise en charge du x86-64. Au passage, si jamais la page Windows Insider ne trouve pas de mise à jour, il faut aller activer le partage de diagnostics avec Microsoft dans les options.

Pas de MAJ

Parce que par défaut, j’en ai déjà parlé, Windows 10 ARM exécute les applications ARM (32 et 64 bits, ici) et x86 (32 bits). Ce qui fait qu’avec une installation de base, énormément d’applications Windows ne se lancent pas du tout. Il faut la bêta pour pouvoir utiliser l’émulateur x86-64. La bonne nouvelle, c’est qu’il fonctionne avec les Snapdragon 835. La mauvaise, c’est que c’est toujours aussi lent.

Avant la bêta, pas de x86-64

Un PC portable ambigu (et à éviter

La conclusion sur le Thomson Neo Z3 est la même que celle de la Surface Pro X, dans un sens. Physiquement, c’est plutôt bien pour le prix. Et à l’usage, c’est bien trop lent pour être agréable. Il n’est pas dénué totalement d’intérêt, mais dans la majorité des cas les performances risquent de rendre la machine énervante, même pour du basique. Disons que pour remplacer une tablette en déplacement, c’est vaguement passable : c’est assez autonome, silencieux et la 4G intégrée peut servir. Mais il vaut mieux ne pas aimer le multitâche et se contenter de quelques onglets avec Edge (à la limite Firefox, disponible en natif)… et c’est tout. Même pour du traitement de texte, c’est assez pataud. C’est un peu dommage, mais le fait est que Windows 10 ARM a deux défauts : l’absence d’applications natives (mais là, on va tourner en rond) mais surtout l’absence de processeurs assez rapides. Et sur ce point, il n’y a pas de solutions.

Cette feuille était collée sur l’écran

Pour terminer, Thomson a annoncé une version à base de Snapdragon 850 pour à peu près le même prix pour décembre, mais il n’est pas disponible à ma connaissance. Et le CPU un peu plus rapide ne change rien au problème, parce qu’il est moins lent, en réalité. Mais ça reste très loin d’un bon Core i5 moderne ou (a fortiori) d’un Apple M1.

Installer le Microsoft Store sous Windows 10 ARM sur Mac M1

J’en parlais hier, il est possible d’installer Windows 10 ARM sur un Mac M1 avec la preview de Parallels Desktop. Mais un problème se pose : le Microsoft Store ne fonctionne pas. Et il y a une solution.

Par défaut, le Microsoft Store ne se lance pas sur un Mac M1 avec Windows 10 ARM. Vous verrez peut-être apparaître furtivement l’interface… et c’est tout. Ce n’est pas lié à Parallels ou au fait d’utiliser une bêta de Windows 10 ARM, mais à un souci plus profond. Le SoC Apple M1 utilise en effet le jeu d’instructions 64 bits d’ARM… et c’est tout. Il ne prend absolument pas en charge le code 32 bits. Et malheureusement, le Microsoft Store (et pas mal d’applications natives sous Windows 10 ARM) est compilé en 32 bits.

La solution consiste à (ré)installer une version compatible avec l’OS. Le lien juste avant explique comment le faire pour les applications du Store en général, je vous explique comment le faire pour le Store lui-même. Attention tout de même : il existe quatre possibilités pour les applications sous Windows 10 (ARM 32 bits, ARM 64 bits, x86 32 bits et x86 64 bits) mais Windows 10 ARM sur un Mac M1 n’en gère que deux. Par défaut, en effet, vous ne pourrez pas lancer les applications ARM 32 bits (à cause du CPU) ni les applications x86 6 bits (à cause de l’OS). Une bêta de Windows 10 ARM avec la compatibilité x86 64 bits existe, mais elle est instable.

Le tuto

Allez dans Settings -> Update & Security -> For developers et cochez la case Developer Mode.

Dans la barre de recherche, cherchez PowerShell et lancez-le en tant qu’administrateur.

Tapez cette commande. Attention, elle va supprimer toutes les applications du Store, même celles installées par défaut (qui ne fonctionnent de toute façon pas).

Get-AppXPackage | Remove-AppxPackage

Là, ça devient compliqué. Premièrement, vous allez devoir aller récupérer le binaire d’installation du Microsoft Store. Il va falloir passer par cette adresse : store.rg-adguard.net. Dans le champ, copiez cette adresse.

https://www.microsoft.com/en-us/p/microsoft-store/9wzdncrfjbmp

Le site vous proposera une liste de fichiers, il faut prendre le plus récent, avec une extension .appxbundle.

Une fois le fichier téléchargé, renommez-le en .zip et décompressez-le. Dans le dossier, vous trouverez différents fichiers .appx, avec différentes valeurs dans le nom. La version ARM 32 bits contient ARM, la x86 32 bits x86, etc. Le plus simple est d’installer la version x86 32 bits, donc faites un clic droit sur le fichier (WinStore_12011.1001.1.0_x86.appx dans mon cas) en pressant la touche majuscule. Dans le menu, choisissez Copy as path.

Retournez dans le PowerShell et tapez la commande suivante.

Add-AppxPackage -Path "le_chemin_copié_vers_le_appx"

Maintenant, il suffit d’attendre, le Microsoft Store va se réinstaller, en version 32 bits.

Le problème du 32 bits

Maintenant, on arrive au problème principal. Même avec un Microsoft Store qui se lance, il y a de fortes chances que les programmes que vous allez installer ne fonctionnent pas. En fait, de base, le Store risque d’installer la version ARM 32 bits, qui ne fonctionne donc pas. Là aussi, il faut quelques manipulations pour forcer la bonne version. Prenons l’exemple de VLC, installé via le Store, qui ne se lance pas.

Comme précédemment, lancez le PowerShell en tant qu’administrateur. La commande suivante va lister les applications installées, et ouvrir la liste dans le Notepad.

Get-AppxPackage -allusers > ~/apps.txt;start ~/apps.txt

Maintenant, continuons avec VLC, il faut désinstaller la version installée, en utilisant le nom de l’application (VideoLAN.VLC dans notre cas, c’est dans le fichier généré juste avant).

Get-AppxPackage VideoLAN.VLC | Remove-AppxPackage -AllUsers

Ensuite, il faut trouver l’adresse de la page de VLC sur le Microsoft Store (Google est votre ami) et l’insérer sur ce site, comme précédemment.

La manipulation va être la même que pour le Microsoft Store : il faut récupérer le .appxbundle le plus récent, le décompresser, et installer manuellement la bonne version. Dans le cas de VLC, le problème est le même que pour le Microsoft Store : il n’y a pas de version ARM 64 bits. La solution consiste donc à forcer la version x86 32 bits ou la version x86 64 bits, si vous avez la bonne version de Windows 10 ARM.

Add-AppxPackage -Path "chemin_vers_VLC.Universal_3.2.1.0_x64.appx"

Une fois que c’est fait, VLC se lance en émulation x86 64 bits.

Vous n’aurez pas besoin de faire ça avec tous les logiciels : certains ne proposent que du x86 32 bits, ou pas d’ARM (ou tout simplement de l’ARM 64 bits). iTunes, par exemple, passe en x86 64 bits.

Espérons tout de même qu’une solution plus simple émergera à terme…

Windows 10 ARM sur M1 avec Parallels Desktop

Parallels Desktop en version ARM (pour M1) est disponible dans une version de test, et j’en ai profité pour la tester sur un Mac mini M1, avec Windows 10 ARM.

Avant de commencer, un mot sur Windows 10 ARM. je vais faire court, mais il y a un bon article chez MacG sur le sujet (et dans le Canard PC Hardware 46, aussi). Windows 10 ARM, donc, est un portage de Windows 10 pour les puces compatibles ARMv8 (ARM 64 bits). L’OS n’a que peu d’intérêt dans l’absolu, il faut bien le dire : par défaut, il exécute seulement les applications ARM (64 bits et 32 bits) et x86 (32 bits) en émulation, lentement. Une version de test (je vais y venir) ajoute le x86-64, mais c’est une bêta.

Le principal problème de Windows 10 ARM vient des performances, il faut bien le dire. Sur les « vrais » PC ARM, c’est lent avec des logiciels natifs, très lents avec du x86 (32 bits). Ca dépend un peu des machines, évidemment, mais les Snapdragon 835 sont à la limite de l’inutilisable, les Snapdragon 850 vaguement utilisables en natif, les Snapdragon 865 (et Microsoft SQ1/SQ2) corrects en natif. En émulation, ça va de horrible (Snapdragon 835) à médiocre. Il n’y a pas beaucoup de logiciels natifs, et la compatibilité est mimitée sur la 3D.

CPU-Z en 32 bits sur Surface Pro X


Le même sur un Mac mini M1

Dans une optique « Apple », Windows 10 ARM ne règle pas grand chose, en fait. Pour ceux qui veulent Windows pour jouer, c’est complètement mort : l’émulation couplée à la virtualisation (qui se limite à DirectX 11) rend le tout inutilisable, sauf pour de très vieux jeux. Et de toute façon, les Mac M1 actuels sont un peu légers pour les jeux vidéo dans l’absolu. Pour les applications plus professionelles, c’est vaguement passable mais pour le moment l’émulation est limitée officiellement au x86 (32 bits) et ça limite quand même bien la compatibilité. Et les performances en émulation restent faibles, c’est pataud.

Parallels Desktop pour M1

Pour le moment, la preview est fermée, mais il suffit de demander un accès chez Parallels. Cette version ne fonctionne que sur les Mac M1 et il peut y avoir des bugs. Le plus simple pour installer Windows 10 ARM est de partir sur cette image disque, proposée par Microsoft. Elle doit normalement être utilisée sur une plateforme officiellement supportée, mais ça passe. Il suffit de l’avoir sur le SSD et Parallels va proposer de l’utiliser (c’est mon cas) et régler l’OS correctement, notamment avec les outils de la société. Une fois que c’est fait, ça fonctionne assez bien, on peut partager des périphériques USB, glisser des fichiers de macOS à Windows, etc.

Les outils Parallels

C’est une Preview, donc c’est assez instable quand même. Le système a planté chez moi, de façon assez forte. Pour tout dire, j’ai dû réinstaller l’OS.

Oups

Par défaut, Parallels utilise 2 coeurs pour Windows 10, et 3 Go de RAM. C’est peu, et ça limite encore un peu plus les performances en émulation. On peut évidemment monter à 8 coeurs et 8 Go de RAM (sur un machine avec 8 Go) mais ça réduit les performances sous macOS. Et il ne faut pas oublier que le M1 est fondamentalement un CPU avec quatre coeurs (rapides) et quatre coeurs basse consommation. Passer de quatre à huit coeurs n’a pas un impact énorme en pratique en émulation.

La création de la machine virtuelle


On peut choisir le nombre de coeurs (et la RAM)

Limites et x86-64

Dans les limites actuelles, il y a de l’accélération 3D, mais elle est limitée à DirectX 11. Typiquement, le seul test de 3D Mark compatible ARM attend DirectX 12. Ca fonctionne à peu près en émulation, mais ça réduit un peu le nombre de jeux compatibles. Dans les autres trucs très relous, impossible de lancer le Microsoft Store, il plante direct. C’est du coup un peu compliqué d’avoir des applications ARM, vu qu’une partie est distribuée par ce biais. Le second souci, inhérent aux CPU d’Apple, c’est la compatibilité ARM 32 bits, absentes. C’est un souci parce qu’une partie des applications ARM natives sous Windows est encore compilée en 32 bits et pas en 64 bits (le problème du Store vient de là), et le M1 ne supporte pas ça (et ne le supportera pas, ce n’est pas un souci lié à la virtualisation, mais au CPU lui-même). J’expliquerais demain comment installer le Store, même si l’intérêt reste faible en pratique.

Windows 10 ARM avec x86-64

Pour le x86-64, il y a une solution récente. Attention, ça rend l’OS encore plus instable. Il faut passer dans le Dev Channel (et faire partie du programme Windows Insider) pour installer la version 21277. Elle prend en charge les applications x86-64, ce qui améliore un peu la compatibilité, mais ça reste lent et pataud dans la majorité des cas, il faut bien le dire. Disons que c’est suffisant pour des applications professionnelles pas trop lourdes.

Une bêta


Une bêta


Mise à jour en cours

Pour le moment, je reste assez dubitatif. Windows 10 ARM sur Mac M1 fonctionne à peu près, mais c’est plus ou moins inutilisable pour les jeux, un peu lent en émulation, et peu utile en pratique, en tout cas pour moi. Après, je suis dans un cas particulier, mais j’ai un PC pour les applications classiques (sous Windows 10) et la virtualisation me sert essentiellement pour de vieux OS… ce que le Mac M1 ne peut pas faire. Et il faut prendre en compte l’aspect financier : il faut payer Parallels (quand il sortira) qui vaut 80 €, et une licence de Windows 10. Ce point n’est pas très clair : Microsoft ne vend pas officiellement la version ARM, mais une clé Windows 10 classique semble être capable d’activer l’OS (donc il faut compter une centaine d’euros officiellement).

Quelques essais

J’en ai profité pour lancer quelques tests, dont une partie de ceux que j’avais fait sur la Surface Pro X pour Canard PC Hardware. Et si en natif, c’est correct (on reste un peu en deçà des performances sous macOS, mais c’est rapide tout de même), en émulation x86… c’est lent. Très lent. Au mieux au niveau d’un Pentium ou d’un Athlon récent, des puces d’entrée de gamme considérées comme lentes (et vendue une soixantaine d’euros). Et au pire nettement derrière, ça dépend un peu des cas. C’est poussif, pataud, comme sur un PC bas de gamme. Et je parle des résultats quand je mets quatre coeurs et 8 Go de RAM pour Windows, ce qui rend macOS peu utilisable en même temps que Windows. Si on garde les valeurs recommandées par Parallels (deux coeurs, 3 Go de RAM), c’est encore pire et n’importe quel PC à 200 ou 300 € sera plus efficace.

En natif avec 4 coeurs


La même chose en émulation x86-64


L’émulation x86-64 reste très lente


La 3D est possible, mais en DirectX 11 (et c’est assez lent)

Par contre, c’est nettement plus rapide que la Surface Pro X de Microsoft en natif (facilement deux fois) et l’émulation x86 s’approche des performances de la Surface Pro X en natif, ce qui montre surtout une chose : Microsoft a un problème.

C’est aussi assez instable, j’ai eu quelques applications qui plantaient, mais comme j’utilise une version bêta de Parallels avec un OS lui aussi en bêta, c’est pardonnable. Et on peut espérer que quand une version finale sortira, ce point sera réglé.

Vous verrez ça souvent

Tous ce que j’ai pu tester me conforte dans mon idée (après, je peux me tromper sur les usages) : Windows 10 ARM n’est pas une solution pour pallier l’absence de Windows 10 sur les Mac M1. Sauf si les besoins sont (très) légers, comme par exemple une application métier très spécifique, les performances en émulation sont bien trop faibles. On est au mieux au niveau d’un PC bas de gamme que je ne recommanderais pas dans Canard PC Hardware. Personnellement, je conseillerais même de partir sur un PC en plus d’un Mac si vous avez vraiment besoin de Windows (ou partir sur un PC tout court, en fait) plutôt que de vous infliger ça.

Supprimer un .backupbundle sur un Time Capsule

Avec mon passage sous macOS Big Sur, j’ai eu un petit souci. J’ai voulu repartir de zéro pour une sauvegarde Time Machine sur un boîtier Time Capsule, et je suis tombé sur un os.

Les anciennes versions de Mac OS X utilisent une image disque formatée en HFS+ pour les sauvegardes, et macOS Big Sur passe à l’APFS, avec un fonctionnement plus efficace (et plus rapide), mais il faut tout recommencer. Sur un disque dur externe, c’est assez simple : il suffit de formater le disque. Mais sur un appareil en réseau (dans mon cas un Time Capsule) c’est plus compliqué.

Par défaut, Mac OS X va créer un fichier .backupbundle qui est en fait un dossier contenant des tas de fichiers. Dans mon cas, le disque dur de sauvegarde fait 6 To et le fichier en question fait un peu plus de 4 To (et un peu plus de 800 000 fichiers). Et l’effacer pour repartir à zéro prend des heures (littéralement, j’ai laissé l’ensemble travailler une nuit et il était encore là). La solution de base consiste à effacer totalement le disque dur dans l’utilitaire AirPort, mais c’est impossible dans mon cas : il contient la sauvegarde d’un second Mac.

Ça fait beaucoup de fichiers

Et la seule solution valable que j’ai trouvé (il y en a peut-être d’autres, les commentaires sont là) c’est Windows. Et c’est vraiment vite énervant.

Vous aurez besoin de plusieurs choses. Premièrement, Windows 7 ou 8, mais pas 10. Les Time Capsule partagent les données en SMBv1 et Windows 10 ne supporte pas SMBv1. Bon, il est possible de l’activer, mais on va passer ça ici. Deuxièmement, l’adresse IP de la borne et le nom du disque. Le mieux est de passer par l’utilitaire AirPort, il donne les deux infos. Enfin, le mot de passe si vous en avez mis un.

Windows 10…


…n’aime pas ça

Sous Windows, dans le Poste de travail, faires un clic droit sur Réseau, et choisissez Connecter un lecteur réseau. Il faut taper \\adresse_IP\Nom_du_disque et cocher Se connecter à l’aide d’informations d’identification différentes. Le truc qui m’a bloqué dans la suite : il n’y a pas de nom d’utilisateur, mais Windows en demande un. Tapez n’importe quoi, ça devrait suffire.

Sous Windows 7


La connexion

Une fois que c’est fait, le disque est accessible et il est possible d’effacer le contenu. Ca reste lent sous Windows 7, mais moins que sous macOS, qui ne m’affiche même pas la progression : Windows 7 efface une grosse trentaine de fichiers par secondes, soit pas mal d’heures tout de même.

Ça prend tout de même tu temps.

Et ensuite, il est possible de recommencer la sauvegarde…

Puget Systems Extends its Hardware Expertise to Consumers Worldwide with the Launch of Puget Labs

Puget Labs Provides In-Depth Analysis, Recommendations on Optimal Hardware Configurations Based on Customers’ Unique Workflow Requirements – Even if They Don’t Buy a Workstation from Puget Systems   Auburn, WA (April 21, 2020) – Puget Systems (www.pugetsystems.com) today announced it is extending its expertise and deep knowledge of workstations and component-level technology to consumers worldwide ...

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Sortie de la Unreal Engine 4.21 Preview

Par : greg

Bon, nous traiterons plus en détail des éléments de la v4.21 d’Unreal Engine quand elle sortira, mais nous pouvons d’ores et déjà discuter des principaux éléments qu’on devrait y retrouver. Ben oui, la 4.21 preview est dispo en téléchargement depuis quelques jours ! Je vous rappelle qu’une Preview n’est pas utilisable en production, elle n’est … Continuer la lecture de Sortie de la Unreal Engine 4.21 Preview

Sortie de la Unreal Engine 4.21 Preview

Par : greg

Bon, nous traiterons plus en détail des éléments de la v4.21 d’Unreal Engine quand elle sortira, mais nous pouvons d’ores et déjà discuter des principaux éléments qu’on devrait y retrouver. Ben oui, la 4.21 preview est dispo en téléchargement depuis quelques jours ! Je vous rappelle qu’une Preview n’est pas utilisable en production, elle n’est … Continuer la lecture de Sortie de la Unreal Engine 4.21 Preview

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