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iPodOut, l’ancêtre de CarPlay, en images

Il y a quelques années, j’avais parlé d’iPodOut, une fonction apparue avec iOS 4 qui permettait de déporter l’affichage de l’iPhone sur un autoradio, à la manière de CarPlay plus tard. Mais je n’avais pas pu tester réellement parce qu’iPodOut demande un appareil certifié MFi. Mais récemment, je suis tombé sur un accessoire compatible.

iPodOut a surtout été intégré dans les autoradios, comme chez BMW (dans la Mini par exemple) ou chez Jeep. Le fonctionnement est un peu particulier : c’est une sortie vidéo analogique. Un programme caché (on peut l’afficher avec un jailbreak) se lance et affiche l’interface sur la sortie vidéo composite. Ce n’est pas CarPlay, qui affiche une interface différente et peut être utilisé par des applications tierces : iPodOut affiche uniquement une interface spécifique pour Musique. Mais c’est aussi (surtout) bidirectionnel : l’autoradio envoie les commandes (ou les pressions sur l’éventuel écran tactile) à iOS. Le problème, c’est que sans certification MFi, ça ne s’affiche pas. On ne peut pas vraiment activer iPodOut sans ça, même si c’est a priori possible en jailbreak. le second problème, c’est qu’iPodOut dépend du connecteur 30 broches et de sa sortie analogique : ça ne fonctionne pas sur les appareils en Lightning. Enfin, en réalité on perd l’affichage, mais les commandes et l’audio fonctionnent (ce qui ne sert à rien).

L’adaptateur que j’ai trouvé est un Audiovox A-DCR-200-AVO. C’est un support pour appareils iOS (iPhone et iPod touch) pour la voiture. La boîte contient pas mal de choses : le support lui-même, avec son connecteur 30 broches, une télécommande (assez basique), un câble USB et un adaptateur allume-cigare (bonne nouvelle, il s’alimente en mini USB), un câble jack 3,5 mm (4 points) vers composite et RCA – il doit être relié aux entrées de l’autoradio – et des supports. Un pour iPhone 3G/3GS, un pour iPhone 4/4S, un pour iPod touch (le premier) et un pour iPod touch 2e et 3e génération. Il n’y a pas de support pour iPod touch 4e génération (sûrement sorti après) ni pour iPhone Edge (incompatible avec iPodOut). Les supports permettent de bien caler l’appareil sur l’appareil, et c’est assez efficace.

L’adaptateur


mini USB et sortie vidéo en jack


Les différents supports


Il est MFi et vu par iOS

Je l’ai branché sur mon Mac pour tester, alimenté en USB et en envoyant le flux dans une carte d’acquisition. S’il n’y a pas de musique, iPodOut affiche un message basique. Visuellement, c’est correct, l’image n’est pas trop floue, et comme les écrans des autoradios ne sont souvent pas très bons, ça passe. Ca reste du composite, mais c’est suffisant pour une interface.

Pas de musique

Le reste du temps, il affiche la liste des contenus (Listes, Albums, etc., en fonction des tags des fichiers). La page de lecture affiche quelques infos ainsi que la pochette, il y a une recherche rapide, etc.

La liste


En lecture


En recherche, on passe rapidement sur une recherche rapide alphabétique


Quand on capture l’écran, on n’a pas iPodOut (contrairement à CarPlay)

Truc à savoir, iPodOut n’affiche pas les vidéos, les séries et films synchronisés ou les podcasts : uniquement la musique.

Pas de clips

Avec l’Audiovox, on contrôle le tout avec une télécommande. C’est un modèle basique, avec les touches recouvertes d’un plastique. On a un bouton menu pour revenir en arrière, source pour activer iPodOut, des flèches pour naviguer dans les menus, et des boutons – en bas – pour naviguer dans des Playlist, dans les artistes ou dans les albums. En voiture, ce n’est évidemment pas très pratique, et les commandes au volant ou les versions tactiles de certains véhicules sont plus efficaces.

L’affreuse télécommande

Bien évidemment, iPodOut n’existe plus : il dépendait des appareils équipés d’un connecteur 30 broches, qui ne sont plus supportés depuis un moment. Ca fonctionne avec des appareils sous iOS 6 et 7 (iPhone 3GS et iPhone 4) et même sous iOS 9 (avec un iPhone 4S). Mais logiquement pas après.

Tu Nous ZA Pas Vus voit grand et dévoile une « petite soeur »

Par : Shadows

Fondée en 2010, Tu Nous ZA Pas Vus Productions alias TNZPV est une entreprise à l’activité double, à la fois société de production et studio d’animation. L’entité a notamment travaillé sur l’adaptation animée de Croc Blanc, ou la série Team DroniX.

Jusqu’ici centré sur Arles, TNZPV annonce une « petite soeur » un nouveau studio à Annecy, avec un démarrage prévu pour la semaine prochaine (en pratique, une partie de l’équipe est déjà au travail).

Photos : TNZPV

L’équipe s’est installée au sein de Les Papeteries – Image Factory, un lieu géré par CITIA (qui est pour rappel également derrière le Festival d’Annecy et le MIFA) qui accueille différentes entreprises du secteur de l’image, dont des studios d’animation.

Nous suivrons évidemment les projets de cette nouvelle structure, et aurons l’occasion de vous en parler dans les mois à venir.

L’article Tu Nous ZA Pas Vus voit grand et dévoile une « petite soeur » est apparu en premier sur 3DVF.

Une souris japonaise en forme de pied : la Pied

Les Japonais aiment le français. Donc quand j’ai vu une souris « Pied » en forme de pied, et en plus en ADB, j’ai craqué. Bon, elle était surtout pas très cher, comme souvent au Japon sur ce genre de trucs.

La souris a une forme un peu bizarre (un pied), elle utilise une boule (classique), avec une résolution correcte. En effet, certaines vieilles souris sont très lentes sur un ordinateur moderne, mais il existe des souris ADB « 400 dpi » utilisables sur un écran avec une définition un peu élevée (832 x 624 et plus) et cette souris est visiblement de ce type. On a deux boutons, dont un avec une sorte de repose-doigt. Le second, comme dans la majorité des souris ADB de ce type, est un clic forcé : la première pression active le bouton principal, la seconde le désactive. C’est pratique pour du glisser/déplacer, mais c’est tout.

La souris


Un joli mot


Elle a bien une forme de pied

Un prototype pendant le keynote de la WWDC

Si vous avez regardé le keynote cette année, vous avez peut-être vu un truc un peu particulier derrière Craig Federighi vers 1h30 : un Mac transparent. C’est un classique dans les prototypes des années 80 sur ce type de machines.

Pour être honnête, et comme je n’ai pas réussi à récupérer la vidéo en 2160p, je n’arrive pas à déterminer si le Mac en question est un original provenant des archives d’Apple ou si c’est un des modèles de MacEffects, qui avait fait un Kickstarter pour produire des coques transparentes l’année dernière. Mais même si c’est le cas, c’est assez rare de voir de la nostalgie chez Apple, spécialement sur des prototypes.

Sur l’étagère en haut




La mystérieuse carte Apple avec un port parallèle

Dans mes recherches sur eBay, je tombe parfois sur des cartes bizarres. Et récemment, j’ai trouvé une carte notée 820-0964-A. C’est clairement une carte Apple, mais avec une connectique un peu particulière : un DB25 femelle et un DE-9 mâle. Soit un port parallèle et un port série. C’est plutôt inhabituel : les Mac n’ont pas de port parallèle et le port série est en mini DIN 8. Comme elle ne valait que quelques euros, je l’ai achetée pour tester.

La carte est en PCI, mais elle n’est pas reliée au bus, il sert uniquement visiblement pour l’alimentation. J’ai donc cherché… et trouvé. La carte est une « PC Serial and Parallel Card ». Si vous cherchez sa référence (820-0964-A), vous ne trouverez pas grand chose, mais en m’acharnant, j’ai dégoté son manuel. En réalité, c’est une carte qui doit être utilisée en couple avec une carte de compatibilité DOS. Avec une version PCI (il en existe plusieurs), il devient donc possible d’ajouter un port parallèle et un port série pour la partie DOS. Les deux connecteurs ne fonctionnent visiblement qu’avec les OS de Microsoft, la partie Mac ne voit a priori pas les connecteurs. Pour ceux qui avaient des imprimantes en port parallèle, c’était évidemment une bonne nouvelle : la majorité des imprimantes PC utilisaient ce connecteur plutôt que le port série des Mac. Pour le port série, un DE-9 est plus pratique avec le matériel PC, mais les cartes DOS peuvent utiliser le port série du Mac en cas de besoin, mais avec un adaptateur.

La carte


Série et parallèle


Apple, 1997

L’installation de la carte passe par un câble qui va de la carte DOS à la carte série. Il y a deux prises femelles, une par modèle de cartes DOS en PCI (7 et 12 pouces). On peut d’ailleurs voir les traces d’une troisième prise sur la carte série, peut-être pour une carte DOS jamais sortie. Il y a aussi un header sans connecteur, visiblement pour récupérer le connecteur série (ou brancher une seconde prise).

Une ROM modifiée pour mettre 512 Mo de RAM sur un Centris 650

La gestion de la mémoire dans les Mac, c’est parfois compliqué. Les limites officielles sont fixées à la commercialisation et si des barrettes avec une plus grande capacité arrivent, Apple ne le prend généralement pas en compte. C’est pour ça que certains Mac sont « limités » à 8 Go de RAM, mais peuvent monter à 16 Go sans soucis. Et dans les vieux Mac, certains sont officiellement limités à 136 Mo… mais peuvent monter à 520 Mo en trichant un peu.

C’est Rob Braun qui a trouvé comment faire. D’un point de vue technique, pas mal de Mac en 68K utilisent le même chipset, le djMEMC. Dans certains modèles (Centris 610 et 650, Quadra 610 et 650 – identiques -, Quadra 800), les barrettes ont une capacité maximale de 32 Mo et les machines peuvent donc monter à 132 ou 136 Mo (4 ou 8 Mo sur la carte mère, 4x 32 Mo). Mais Rob s’est rendu compte que le Quadra 605 avait un chipset identique (ou presque) et gérait les barrettes de 128 Mo.

Donc en modifiant la ROM du Centris 610, il a permis la prise en charge des barrettes de 128 Mo, pour un total de 516 ou 520 Mo (selon les cas). La manipulation n’est pas évidente : elle nécessite une ROM programmable (genre ROM-inator 2) et un Mac avec un emplacement pour la ROM. Ce point n’est pas systématique : certains modèles ont une ROM sur un connecteur, sur d’autres elle est soudée et il y a un emplacement vide et – parfois – le connecteur n’est même pas présent et il faut l’ajouter (les traces restent).

520 Mo sur un Centris 650


260 Mo sur un Centris 610

La ROM modifiée prend donc en charge les barrettes de plus de 32 Mo – c’est de la mémoire en SIMM 72 broches -, et modifie deux autres points. Premièrement, le test mémoire a été désactivé (il est très long si vous installez des barrettes de 128 Mo) et le checksum a été désactivé, pour simplifier les modifications. Un sujet de forum montre quelques essais avec des barrettes de 128 Mo, et les avantages qu’une telle quantité de mémoire peut amener. Le principal n’est évidemment pas d’avoir 512 Mo de RAM (et même plus), c’est un peu inutile avec un Mac en 68K, mais bien la possibilité de créer un gros RAMdisk pour éviter de travailler sur le disque dur.

L’iPhone et le NFC, cette déception

Je me suis acheté un iPhone 11, et j’ai découvert la gestion du NFC chez Apple. Je viens d’un SE (1ère génération), donc je n’avais pas accès à la technologie. Et du coup, je me suis intéressé à ce qu’il était possible de faire. C’est-à-dire pas grand chose.

Mon premier essai a été avec un objet connecté dont je parlerais dans la semaine… et ça ne marche pas. Visiblement, il y a un bug ou un problème avec l’iPhone 11, je ne suis pas le seul à avoir le souci.

iPhone et NFC

Techniquement, il y a du NFC depuis l’iPhone 6, pour payer avec Apple Pay. Mais sur les iPhone 6 et les iPhone 6S, ainsi que sur le premier SE (qui dérive du 6S), la technologie ne sert que pour la paiement. Circulez, il n’y a rien à voir. Ensuite, il y a les iPhone 7, 8 et X. Sur ces modèles, vous pouvez utiliser la technologie NFC, mais de façon explicite, avec une application dédiée. Elle doit avoir été pensée pour lire et écrire (depuis iOS 13) et elle doit être lancée. Ca fonctionne, donc, mais ce n’est pas très pratique. Avec les appareils récents (iPhone XS, XR, 11, SE de seconde génération), il est possible de lire un tag NFC sans lancer d’applications dédiées. Il y a tout de même quelques limites : la puce lue doit contenir une adresse de type URI. C’est-à-dire une URL, un lien vers un numéro de téléphone, une position sur une carte, etc. Vous trouverez quelques détails dans ce post Reddit assez complet. Enfin, les raccourcis peuvent être automatisé sur un tag NFC, par exemple pour activer des commandes HomeKit.

Ma déception

Le problème, c’est que même comme ça, c’est singulièrement limité. Chez moi, j’ai trouvé quelques tags NFC qui ne font pas réagir l’iPhone (il existe de nombreuses technologies et normes, l’iPhone n’accepte pas tous) et d’autres qui ne servent à rien.

Premièrement, un vieux casque Sony. Il possède une puce NFC dans une des oreillettes mais elle ne sert à rien avec l’iPhone. On peut la lire, elle allume le casque, mais c’est tout. Dans la même veine, un adaptateur Bluetooth (de la même marque) propose la même chose. En fait, les deux contiennent les informations pour l’appairage, mais iOS n’en tient pas compte. Dans l’absolu, on peut tout de même utiliser la puce pour forcer la lecture en créant un raccourci, mais c’est tout. Sur un appareil photo, le NFC permet en théorie de se connecter sur le réseau Wi-Fi de l’appareil pour transférer les photos, mais ça n’a pas fonctionné. Enfin, j’avais un tag sur lequel j’avais visiblement inscrit un lien vers le site, et ça fonctionne avec une lecture en arrière-plan, c’est déjà ça.



Oui, Sony aime le café, et j’aime Sony


Un vieux tag


iOS lit le tag

Je suis tout de même étonné de voir que si les iPhone possèdent du NFC depuis 6 ans, même un modèle récent n’offrent pas toutes les fonctions qu’on pourrait attendre. L’appairage Bluetooth par NFC me semblait être un truc assez basique et il me semblait avoir vu qu’iOS le supportait (enfin) mais… non. C’est un peu dommage.

Des prototypes de Pippin sur eBay

Sur ebay, il y a eu il y a quelques jours trois prototypes de Pippin. Plus exactement, une console, un modem et un lecteur de disquettes.

Le lecteur de disquettes ressemble énormément à un modèle du commerce, en dehors des inscriptions sous la coque.


La console est un modèle de développement, avec un message sous la coque, pas de marquage à l’arrière et des stickers pour le marquage à l’avant (Pippin Atmark et PowerPC). Le vendeur indique que les accessoires sont neufs, donc ne sont a priori pas liés à la version de développement.

Des stickers à l’avant


Pas de marquage derrière


Des messages sous la coque

Le modem n’est pas celui vendu au Japon avec la console, ni celui vendu aux USA. Le design est un peu différent.


La vitesse n’est pas indiquée


Roland Sound Space, le son 3D en stéréo

Récemment, j’ai trouvé un LaserDisc intéressant : il contient de l’audio en Roland Sound Space. C’est quoi ça encore ? De l’audio en « 3D » en stéréo.

La technologie est parfois présentée comme un concurrent du Dolby Surround, mais c’est un peu plus compliqué. Le Dolby Surround contient les données pour les enceintes arrières dans l’audio et nécessite bien les enceintes en question (et un décodeur) alors que le RSS (Roland Sound Space) ne nécessite que deux enceintes. Le positionnement est généré au moment de l’enregistrement, pour simuler la présence des enceintes. En 2020, ce n’est pas vraiment mort, d’ailleurs : comme l’explique une des vidéos, c’est du binaural, une technologie revenue à la mode.

Le Roland Sound Space ne fait pas de miracles, ce n’est que du stéréo, mais l’impression de positionnement reste assez présente. Je vous mets les deux versions du contenu du LaserDisc à la fin, il y en a une pour les casques audio et une pour les enceintes. Parce que oui, le LaserDisc permet parfois deux pistes audio : c’est un disque NTSC, donc avec de l’audio en analogique et de l’audio en numérique. On trouve aussi un extrait d’un CD de démo sur YouTube. Le RSS a été un peu utilisé dans les CD Audio (une liste partielle est là) mais aussi dans quelques jeux vidéo. Sega a utilisé le RSS dans quelques jeux Mega CD et Mega LD. Mega LD ? Oui, Sega a proposé, en partenariat avec Pioneer, un lecteur de LaserDisc intégrant une console, le LaserActive, et quelques jeux – sur LaserDisc – contiennent de l’audio en Roland Sound Space. Il y a aussi un disque pour la version NEC de la même console (il y avait plusieurs modules) et quelques LaserDisc de démonstrations, dont le mien.

Le Roland Sound Space, comme le QSound de la même époque, sonne tout de même un peu artificiel en 2020, pour différentes raisons. La première, c’est évidemment qu’on a l’habitude d’entendre du vrai positionnement, que ce soit avec les systèmes home cinema ou avec les solutions modernes pour l’écoute au casque. La seconde, c’est que le positionnement semble exagéré à cause des contraintes de l’époque, notamment dans les jeux vidéo. Les utilisateurs écoutaient beaucoup moins de la musique avec un casque que maintenant, et les téléviseurs en format 4:3 offraient une image stéréo bien plus étriquée que maintenant (et le stéréo n’était pas généralisé). Un téléviseur correct en ~1990 avait une diagonale de ~55 ou ~70 cm (en gros, 45 ou 60 cm entre les deux haut-parleurs) alors qu’un modèle moderne de 55 pouces en 16:9 est bien plus large, avec ~120 cm entre les deux enceintes.

Après, je trouve ça assez convaincant tout de même, vous en pensez quoi ?

D’abord, la version pour les enceintes.

Ensuite, celle pour les casques.

Un prototype d’eMate sur eBay

Vu sur eBay, un prototype d’eMate, une machine hybride sortie dans les années 90. L’appareil est proposé pour un prix totalement exagéré (14 900 $…).

Il est vert comme la majorité des eMate (il existe quelques versions colorées), et les différences peu nombreuses par rapport à un modèle commercial peu nombreuses. Il n’a pas de marquage sous l’écran, il a des inscriptions sous la coque qui indiquent que c’est un prototype et l’OS est visiblement une préversion, mais c’est tout. Il a même un clavier vert, alors que les prototypes ont souvent un modèle gris.




iCade, la manette pour iOS… avant les manettes pour iOS

Depuis un moment, iOS intègre la prise en charge des manettes, et les dernières versions prennent même en charge des manettes standards, comme celles de Sony ou Microsoft. Mais dès 2010, il existait une solution pour ceux qui voulaient des contrôles physiques : l’iCade.

L’histoire de l’iCade est un poisson d’avril. Si. Le site ThinkGeek avait imaginé une borne d’arcade pour iPad comme une blague, mais devant la popularité de cette dernière, un vrai produit a été imaginé. C’est la société ION Audio (spécialisée dans les accessoires) qui fabrique l’iCade, avec plusieurs versions au fil des années. La version de base est une borne d’arcade miniature qui accueille un iPad (le premier), mais elle sera suivie par une version junior (pour iPod touch et iPhone), une version mobile (pour iPod touche et iPhone) et une version Core (pour iPad). Il existe aussi une version qui ressemble à une manette de NES (8-Bitty), quelques produits en chinoisium qui reprennent les commandes et même un mode iCade pour les manettes de 8BitDo.

La version iPad

Le fonctionnement de l’iCade est un peu particulier : même si c’est une manette (ou un joystick) d’un point de vue visuel, en interne il s’agit d’un clavier Bluetooth. Et il ne fonctionne pas comme un clavier : l’activation d’une touche fonctionne en deux temps, ce qui évite aux logiciels de devoir vérifier si une touche est enfoncée. Quand un bouton est pressé, une commande est envoyée (D pour un déplacement vers la droite) et quand le bouton est relaché, une seconde commande part (C pour le même déplacement). Pour chaque commande, il y a donc deux touches de clavier liées, ce qui permet de gérer assez facilement les commandes sous iOS.

iCade Jr pour iPhone


Les correspondances des touches

Pour tester, j’ai trouvé un iCade « Core » pas trop cher. C’est une version qui dispose d’un emplacement pour un iPad, et c’est bien pensé. Il y a un rail qui permet de positionner un iPad facilement en mode portrait ou paysage (9,7 pouces au maximum), un emplacement pour passer le câble de charge, un renfoncement pour accéder au bouton, etc. L’iCade s’alimente avec deux piles AA ou un chargeur 5 V classique et il n’y a pas de bouton d’allumage. Le jumelage est un peu tendu : j’ai dû tester plusieurs fois (avant de me décider à nettoyer les contacts). En gros, il faut passer en mode jumelage et taper un code de 4 chiffres avec la correspondance écrite sur les boutons.

L’iCade Core

En dehors des produits vendus sous la marque, il y a aussi quelques appareils compatibles, comme certaines manettes de chez 8BitDo. C’est un peu compliqué, parce que comme l’iCade est un vieux produit, 8BitDo a supprimé le support dans ses derniers firmware (et ses derniers produits). Et comme j’avais déjà mis à jour ma manette, le firmware n’était pas le bon. J’ai essayé sous macOS (mais le programme est encore en 32 bits) et sous Windows, mais impossible : il détecte un firmware plus récent et n’accepte pas de downgrader.


Les jeux

C’est la partie compliquée en 2020. En fait, il y a peu de jeux compatibles, et les listes sont anciennes. Les titres du lancement sont rarement encore disponibles, et certains ne sont plus compatibles, comme Temple Run ou Super Mega Worm. Une recherche sur iCade dans l’App Store donne quelques résultats, mais parfois ça fonctionne mal (ou pas du tout). Towerman fonctionne bien, comme Space Inversion, mais The Invaders ne marche pas, Invasion Strike déconne (il tire en permanence), et Retro Dust tourne bizarrement (tous les jeux sortent en premier quand je fais une recherche sur iCade). Comme l’iCade est vieux, pas très courant et qu’Apple a sorti des API plus efficaces, le support est vraiment rare en 2020. Dommage.

Space Inversion fonctionne avec l’iCade


Canard PC Hardware 45 est en kiosque

Le dernier Canard PC Hardware (45) est en kiosque. Le numéro du confinement, un peu plus court que d’habitude, parle de plusieurs choses intéressantes (évidemment).

D’abord, vous trouverez un dossier sur le cloud gaming, un truc qui va avoir de l’importance avec les Mac ARM vu que Windows ne sera plus de la partie. Ensuite, un dossier sur les consoles Next Gen : que valent la PlayStation 5 et la Xbox Series X ? Le dossier utilise évidemment les informations disponibles actuellement, mais la comparaison avec un PC peut être intéressante. Il y a aussi un dossier sur Stopcovid, l’application inutile du gouvernement et ses mauvais choix.

Le magazine parle aussi de RNT – la radio numérique -, de l’histoire du MP3, de la VR (oui, ça existe encore) et il y a même quelques tests (le télétravail forcé n’a pas permis d’en faire beaucoup).

Si vous avez envie de faire vvre la presse, c’est le moment d’aller l’acheter ou de le commander sur la boutique de Canard PC.

Forcer une sortie sur un serveur d’un pays précis avec Tor Browser sous macOS

J’achète assez régulièrement des objets sur eBay, comme vous avez pu le constater, et j’ai parfois un petit problème : il y a des restrictions géographiques. Certaines annonces ne s’affichent que si vous êtes aux USA. Mais il y a une solution, et je voudrais vous parler de mon sponso…

Non, je déconne, je ne vais pas faire de pubs pour un VPN.

Les restrictions, donc : même si j’ai une solution pour faire envoyer aux USA, c’est peu pratique. Changer les réglages rend les recherches en France pénibles. Si j’ai le lien direct d’une annonce sur ebay.com, ça passe, mais je ne peux par exemple pas lister les ventes d’une personne précise (par exemple celui-ci). La première solution, c’est un VPN, mais je ne compte pas payer pour ça, et je considère que c’est inutile de payer un VPN pour un usage standard. Vraiment.

La seconde solution, c’est Tor Browser. Le logiciel intègre une version modifiée de Firefox et permet de se connecter à Tor facilement. Si vous l’avez déjà utilisé, vous allez vous dire que ça ne règle pas mon problème : l’IP de sortie n’est pas nécessairement aux USA et donc je risque d’être géolocalisé dans un autre endroit. Dans le fonctionnement normal de Tor Browser, c’est le cas, mais il est possible de forcer une sortie sur un serveur dans le pays de l’oncle Sam. Je ne vais pas vous expliquer le fonctionnement de Tor, mais il faut juste savoir que le programme va faire passer vos informations par différents serveurs avant d’utiliser un point de sortie, et que ce point de sortie va déterminer l’adresse IP vue par le serveur (ici eBay) et donc dans certains cas, votre localisation.

Sous macOS, une fois Tor Browser téléchargé, il faut faire un clic seconde sur l’icône du logiciel, choisir Afficher le contenu du paquet, puis se rendre dans /Contents/Resources/TorBrowser/Tor. Là, vous trouverez le fichier torrc-defaults qu’il faut éditer. Pour une sortie aux USA, il faut ajouter ExitNodes {us} à la fin du fichier. Vous pouvez forcer d’autres pays avec les valeurs standards (ISO-3166), en les séparant par des virgules. Il existe aussi d’autres options pour par exemple exclure certains pays.

Avec cette solution, le point de sortie est toujours aux USA, et dans mon cas je peux donc utiliser correctement eBay pour les annonces dans ce pays.

Les options cachées des préférences Moniteurs

Si vous voulez afficher plus d’options dans les préférences Moniteurs de macOS, il existe une petite astuce. Elle permet, par exemple, d’afficher le menu de rotation quand il n’est pas présent.

La commande est assez simple : il faut presser option et command en ouvrant la section Moniteurs dans les Préférences Système. Si jamais ça ne fonctionne pas, par exemple si vous avez déjà ouvert la section, il faut quitter Préférences Système et recommencer.

Sur l’écran interne de mon MacBook Pro, on gagne la case Rotation. Attention quand même, une fois l’orientation changée, c’est parfois compliqué de bouger correctement le curseur pour revenir à l’orientation par défaut.

Avant


Après

Sur un écran Thunderbolt, l’option Permettre une plage dynamique étendue apparaît. Honnêtement, je n’ai pas vu de différence, mais c’est peut-être lié à la prise en charge du HDR par macOS Catalina.

Avant


Après

Les raccourcis à base de touche option (ici avec command, d’ailleurs), c’est un peu comme les raccourcis 3D Touch et Force Touch : on ne peut pas deviner si ça existe sans tester.

Un prototype de Pippin vu dans un magazine

Dans un tweet d’un Japonais sur la Pippin, on voit une console un peu particulière.

D’abord, la console n’a pas de marquage, et visiblement des prises ADB classiques. Ensuite, elle est reliée à un clavier et une souris, dans des versions classiques de l’époque (c’est un Apple Keyboard M0116). On peut aussi voir un modem qui est a priori un modèle Geoport (assez gros). Mais c’est surtout la manette qui est un peu spéciale : elle est anguleuse, avec un plus gros trackball, une croix directionnelle bien plus marquée et un positionnement des boutons assez différent. J’avais déjà vu cette version, qui ressemble quand même à une maquette plus qu’une vraie manette, dans un document sur la console. La personne qui avait posé l’image m’a même fourni une version scannée (merci !).

Ça ressemble fort à cette pub’


Le prototype de manette

Le double écran sous DOS… pour le debug

Il y a longtemps, j’étais tombé sur un truc marrant sur un forum : des captures de vieux jeux DOS avec un double écran. Certains vieux jeux proposent en effet d’afficher des données sur l’écran classique, mais aussi sur un écran MDA (monochrome). Et donc je me suis dit que j’allais essayer ça.

D’abord, comment ça marche ? En fait, c’est un truc issu des premiers PC. IBM proposait deux cartes graphiques pour le premier PC : une en couleur (CGA) et une en monochrome, en mode texte (MDA). Le mode MDA affichait 80 x 25 caractères à l’écran et il était parfaitement possible d’installer deux cartes en même temps : les zones mémoire ne sont pas les mêmes (B800:0000 en couleur, B000:0000 en monochrome). Vous trouverez une vidéo YouTube qui montre bien ça, et il y a même une commande DOS (mode) qui permet de passer de l’un à l’autre.

Maintenant, comment tester ? Avec DOSBox. Il existe deux solutions, sous Windows dans les deux cas. La première, c’est un petit programme qui va aller lire directement dans la mémoire de DOSBox et afficher le contenu dans une seconde fenêtre. Il est sur Github et il y a une version compilée . La seconde solution, c’est une version modifiée de DOSBox (documentée) qui peut afficher une fenêtre avec le second écran.

Du coup, c’est le moment de tester, et ça m’a pris un peu la tête. Premier truc à savoir, la version classique de DOSBox n’implémente pas mode, donc il faut passer par la version modifiée. Mais quand on tape mode mono, on passe sur l’écran MDA, quand on retape mode bw80, on revient sur l’écran standard.

mode mono envoie sur l’écran MDA


mode bw80 renvoie sur le VGA

J’ai d’abord testé avec des logiciels adaptés. Le premier est un debugger de chez Borland (Borland Turbo Assembler 5.0). Si vous le lancer avec l’argument -do, il affiche normalement le debugger dans l’écran MDA. Attention, ça ne fonctionne pas avec le premier programme. Ensuite, il y a Mah Jongg -V-G-A-. La documentation explique bien qu’il est possible d’utiliser deux écrans, et ça fonctionne assez bien. Selon la version du jeu, il faut parfois le lancer avec l’argument D. La version 3.1 marche bien et affiche des informations sur le second écran.

Avec un logiciel séparé


Avec une version modifiée


Le debugger de Borland passe sur le second écran

Ensuite, il y a les logiciels où ça doit fonctionner… mais ça ne fonctionne pas. En cherchant, je suis tombé sur Rise of the Triad: Dark War. L’exécutable indique que c’est prévu… mais ça ne marche pas. Il n’affiche rien.

L’exécutable indique que ça existe


Le jeu n’affiche rien

Puis il y a les jeux Westwood. Le post de forum d’origine montre des captures de Dune II, Command and Conquer et The Legend of Kyrandia, mais j’ai essayé les trois sans succès. Il y a même une vidéo pour Command and Conquer.

The Legend of Kyrandia


C&C


Dune II


The Legend of Kyrandia met un message quand on quitte

En fait, il faut visiblement activer un mode debug et personne n’explique comment le faire. J’ai donc cherché un peu, et je me suis rendu compte que Red Alert contenait aussi le même mode debug. Donc j’ai cherché un peu, trouvé la commande magique (c’est l’argument -XM au lancement) et testé avec une version bêta du jeu. Dans les versions commerciales, la commande est en effet désactivée, et seules quelques fonctions de debug restent actives. Et de fait, on peut voir pas mal d’infos pendant le jeu. Attention, ça ne fonctionne qu’avec le programme externe : avec la version DOSBox modifiée, il y a un souci de positionnement sur les données.

Ici, c’est bien rendu


Ici, il y a un problème d’alignement

Enfin, dans ce sujet de forum, encore, il y a quelques logiciels qui supportent ça (AutoCAD, Lotus 1-2-3, etc.) et aussi Mechwarrior 2, que j’ai essayé. Il affiche sur le second écran quelques informations sur l’IA.

Il y a quelques infos sur l’IA

Dans tous les cas, c’est assez intéressant de voir comment les développeurs faisaient pour gérer (un peu) les données dans les jeux. De ce que j’ai vu, c’était assez courant dans les jeux Westwood, mais ce n’est évidemment pas actif dans les versions commerciales, sauf en trichant.

Un prototype de souris Apple sur eBay

Encore un prototype de souris Apple sur eBay. C’est la version optique transparente (la M5769) en blanc. Le vendeur en demande 800 $, ce qui semble un peu exagéré.

Généralement, je ne parle pas ici des prototypes basiques, je mets juste un message sur Twitter. Parce que bon, la souris porte uniquement une inscription prototype et ne semble pas différer fondamentalement d’un modèle classique. Mais assez récemment, la même (en noir) est partie à un prix très élevé aussi (450 $), donc je suppose que les vendeurs tentent. Mais là, elle est rayée et n’a rien de spécial en dehors de l’inscription, donc 800 $ semble un peu beaucoup.


Si on parlait du DTK ARM ?

Vous l’avez sûrement vu, Apple va passer sur un jeu d’instructions ARM à la fin de l’année. Bon, ils appellent ça « Apple Silicon » et le mot ARM n’a jamais été prononcé, mais la question ne se pose pas vraiment. Et pour accompagner la transition, il y a un DTK, une machine de développement pour tester les applications avant l’arrivée des premiers Mac ARM.

Le DTK n’est pas une première. Apple en avait sorti un en 2005 – j’en ai un sous mon bureau – et ce n’était pas le premier. Il portait en effet l’identifiant ADP2,1, donc il y a un ADP1,1. Je ne connais pas encore le nom de code du nouveau modèle.

D’un point de vue pratique, c’est un Mac mini avec des composants d’iPad et une connectique réduite, proposé pour 500 $ aux développeurs en location pendant un an. La page Apple indique un A12Z – sans plus de précisions -, 16 Go de RAM, 512 Go de SSD, du Wi-Fi 11ac, du Bluetooth 5 et de l’Ethernet 1 Gb/s. C’est assez léger sur l’USB : deux prises USB A à 5 Gb/s, deux USB-C à 10 Gb/s et une sortie HDMI 2.0. La fiche ne parle pas de prise jack, ni de Thunderbolt 3.

La partie matérielle

Vu ce qui a été annoncé – quelques ports USB, du HDMI, a priori pas de prise jack -, on part sur une carte mère d’iPad. L’absence de Thunderbolt 3 peut sembler bizarre, mais la technologie est fortement liée à Intel (les PC avec du Thunderbolt 3 et de l’AMD restent des exceptions) et je pense surtout que l’A12Z n’a tout simplement pas de lignes PCI-Express pour connecter un contrôleur externe. L’A12Z est une puce d’iPad, un SoC avec la majorité des fonctions intégrées directement, et les ingénieurs qui ont conçu la puce n’ont sûrement pas pris en compte un kit de développement éphémère et destiné aux tests. On peut d’ailleurs supposer que pour l’Ethernet, c’est un simple contrôleur interfacé en USB en interne. J’attends évidemment un démontage en règle, mais je pense qu’en interne on aura quelque chose d’assez simple.

Le principal problème, c’est que le DTK sera sûrement très différent des Mac ARM. En 2005, on a eu une énorme tour bruyante, avec un simple Pentium 4, une carte mère de PC à peine modifiée, un GPU anémique, un BIOS et une puce TPM. Les premiers Mac, eux, avaient un Core Duo (largement plus rapide que le Pentium 4), n’avaient pas de puce TPM (enfin, elle n’était pas utilisée) et un EFI. Les fonctions du DTK et son équipement ne sont pas là pour essayer de deviner à quoi va ressembler un Mac ARM. Il est là pour tester facilement si ça fonctionne.

Les performances

Pour la partie logicielle, il faut se méfier d’une chose. Premièrement, les performances du DTK n’augurent en rien les performances d’un vrai Mac ARM. D’abord, parce qu’à la fin de l’année, on aura évidemment pas un A12Z dans un Mac, mais au moins un A14. Ensuite, parce que même si Apple ne donne pas d’informations sur l’A12Z du DTK, on peut supposer que c’est assez proche de la version de l’iPad Pro, donc avec quatre coeurs rapides et quatre coeurs plus lents, ainsi que 8 Mo de cache. Mais dans un A14 destiné aux Mac, on peut espérer au moins six coeurs rapides (et sûrement huit) et plus de mémoire cache. Et même les performances de Rosetta 2 risquent d’être trompeuse : rien ne dit que le comportement du logiciel sur un A12Z est le même que sur un CPU plus rapide, qui pourrait intégrer des optimisations pour l’émulation. Avec le premier DTK, en 2005, Rosetta offrait des performances décevantes au départ et il a fallu attendre plusieurs mois pour une prise en charge de l’Altivec à l’époque.

La partie sur le NDA et les benchmarks montrent bien le problème : Apple ne veut pas que les utilisateurs lambda pensent que les puces ARM ne sont pas si extraordinaires. Même si l’A12Z reste a priori plutôt performant, c’est un SoC destiné à des iPad, avec des contraintes thermiques importantes, et je doute que le passage dans un Mac mini débride vraiment la puce.

Je ne sais pas si l’A12Z va être performant dans un Mac mini, mais je pense surtout que la question n’a pas réellement lieu d’être. Mais pourtant, on va évidemment en discuter ici, sur les sites dédiés à Apple et sur ceux qui parlent de PC. Pour se rassurer, pour voir si Apple ment, pour se moquer.

Le DTK dans le temps

Apple loue la machine, et va normalement la récupérer. En 2005, ceux qui avaient un DTK recevaient un iMac en échange, mais rien ne dit que ce sera le cas ici. Disons qu’on peut supposer que le DTK va trouver une place de choix chez les collectionneurs, et qu’il y en aura peu en circulation dans un an (et sûrement avant). De toute façon, si c’est comme pour le premier (encore), il ne devrait pas être suivi. Le DTK en Pentium 4 n’a jamais reçu les mises à jours officielles de Tiger ou Leopard, et est resté bloqué sur une version bêta de l’OS (10.4.3).

Utiliser un clavier Rock Band MIDI sans fil sous Mac OS X

Depuis des années, je possède un clavier MIDI de console (prévu pour Rock Band 3) qui a un gros avantage : il possède une prise MIDI. C’est très pratique avec un iPhone ou un Mac pour s’amuser un peu quand on a un adaptateur USB vers MIDI. Mais je me demandais si je pouvais utiliser l’adaptateur d’origine, et la réponse est oui.

Le clavier a donc une prise MIDI, mais c’est une sorte de bonus. Par défaut, il se connecte sans fil à un petit dongle, qui fait aussi office de hub USB basique (c’est de l’USB 1.1). Le problème, c’est que si le clavier se connecte à son adaptateur, il ne transmet pas du MIDI, mais des commandes HID. D’ailleurs, il est reconnu en partie comme un joystick et une partie des boutons font réagir les commandes HID correspondantes.

Le dongle


Il est vu comme un joystick


C’est un hub USB 1.1

Heureusement, un développeur a proposé il y a de longues années un petit programme très simple, qui transforme les commandes HID en commandes MIDI. Après compilation, c’est fonctionnel… ou presque. En fait, ça fonctionne sur tous les OS d’Apple depuis Lion (je ne suis pas allé plus loin) mais pas sous Catalina. Plus exactement, le comportement est bizarre : seule une partie des touche réagit, et uniquement si une touche précise est enfoncée. Ce n’est donc pas très pratique.

Le clavier


Le programme n’affiche rien


MIDI monitor voit bien les notes

Avec tous les autres OS, ça fonctionne parfaitement : il suffit de brancher le dongle, allumer le clavier et choisir Keytar MIDI Source. Si vous voulez essayer, je mets la version compilée en téléchargement (elle n’est pas signée).

Sous Catalina, il reste évidemment la solution du MIDI, ça fonctionne parfaitement avec une connexion filaire.

La prise MIDI

DynaMac, le premier Mac japonais

Récemment, je suis tombé sur un Mac un peu particulier sur eBay : un DynaMac. Et trouver des informations sur ce Mac n’est pas si évident. Le DynaMac est en fait le premier Mac japonais, une sorte de clone sans en être un.

Première chose à savoir, il y a DynaMac… et Dynamac. Le second, celui que vous trouverez en cherchant rapidement, est un clone non-officiel sorti dans la seconde moitié des années 80. C’est l’équivalent d’un Mac Plus avec un écran plat, dans un truc qui ressemble à un PC portable. Il y a une seconde version, mais dans l’ensemble ce sont des machines compatibles, sans autorisation.

Mais parlons donc du DynaMac de Canon. C’est un clone, mais pas vraiment : la machine en elle-même est un Macintosh 512K, la seconde version du Macintosh. La page wikipedia japonaise du Macintosh 512K explique que l’importateur a développé une ROM pour les kanji et a lancé la machine en 1985, le 20 août. Visiblement, ils ont joué sur le fait qu’Apple avait déjà laissé quelques sociétés modifier des Macintosh. Ce n’est pas un clone dans le sens ou il s’agit d’un vrai Macintosh 512K, mais il a tout de même une ROM spécifique. On peut voir des photos de la ROM et de la boîte sur ce site. Si le sujet vous intéresse, on trouve pas mal d’informations (en japonais) sur ce site.

Le DynaMac et sa boîte


Un DynaMac


Le logo


Le logo


L’arrière : un simple Macintosh 512K


La ROM, par Canon

Par la suite, Apple développé le nécessaire pour localiser les Mac pour le marché japonais. D’abord avec une ROM pour le Macintosh Plus, ensuite avec 漢字Talk (KanjiTalk), une version adaptée de l’OS. Actuellement, depuis Mac OS X, le problème ne se pose évidemment plus : le système gère les changements de langue et de caractères assez facilement.

Le « bouton Interrupt » des premiers Macintosh

Dans mes recherches sur eBay, je suis tombé récemment sur des Programmer Key (ou bouton Interrupt, je ne connais pas le terme francophone) et j’ai donc décidé de terminer ce brouillon qui traînait depuis des années dans ma liste. On va donc parler de ce double bouton, dédié aux programmeurs.

Ceux sur eBay sont pour les premiers Macintosh (128K/512K) et le Macintosh SE (je crois). Et j’en avais aussi un dans une boîte avec des pièces en vrac (et un peu cassé).

Un modèle pour les premiers Mac compacts


Et pour les seconds Mac compacts

Les boutons servent en fait pour les développeurs. Le premier permet de faire un reset de la machine, et c’est assez utile. Il ne faut pas croire les gens qui expliquent que les Mac ne plantaient (ou ne plantent) pas : c’était assez courant, surtout avec certains OS. Et un bouton reset reste plus pratique que la coupure franche de l’alimentation. Le second permet de générer une interruption non masquable, ce qui est surtout pratique avec un programme de debug, comme MacsBug ou MicroBug, celui installé en ROM à partir du Mac Plus. Un logiciel de ce type permet de bloquer l’exécution d’un programme pour ensuite vérifier le contenu de la mémoire (par exemple).

La version Quadra “tour”


Pour les mini-tours

Sur pas mal de Mac en architecture 68000, il faut utiliser la combinaison command + power (la touche d’allumage), sur d’autres, il y a un bouton physique. Si le double bouton était parfois fourni avec le Mac, il est souvent perdu et n’est pas obligatoire. Il donne en effet juste un accès direct aux boutons qui sont bien présents sur la carte mère, et un trombone (par exemple) peut suffire avec un peu d’habitude.

Pour certains desktop


Sur un Macintosh SE/30

Je n’ai pas trouvé de liste contenant tous les modèles nécessitant un bouton, mais il y a : Macintosh 128K, 512K, 512Ke et Plus (le même modèle), SE et SE/30, Macintosh II, IIx et IIfx, pour le Power Mac 8100 (et Quadra 800), pour les Quadra 700 (et Macintsoh IIci et IIcx) et pour les IIvx, IIvi, Centris 650 et Power Mac 7100. Sur les Classic et Classic II, les boutons sont accessibles sans accessoires. Globalement, chaque type de boîtier a son double bouton associé, ce qui explique que certains peuvent fonctionner sur des machines des années 80 et des années 90 : Apple recyclait les boîtiers.

Pas besoin de bouton sur un Macintosh Classic


Mon bouton est jauni, cassé et je n’ai pas de Mac adapté.

Visiblement, les boutons sont assez rares maintenant (et un peu inutiles, sauf si on essaye de programmer sur de vieux tromblons) mais il existe des versions imprimables en 3D pour certains.

Un magazine japonais et un badge Pippin

De temps en temps, j’achète des trucs en rapport avec la Pippin au Japon, et ce n’est pas toujours des jeux. Ici, j’ai récupéré un badge Pippin Power Player, et un magazine avec un article sur un jeu.

Le badge est basique, mais reprend le nom d’origine de la console, et il y a aussi un tour de cou Apple.

Le magazine, c’est Megu, et il y a quelques pages sur Picture Book of Mission School Uniform. Bon, c’est japonais, donc il y a de jeunes filles en uniforme. C’est un jeu que je cherche encore, d’ailleurs : je l’ai vu passer plusieurs fois, mais le vendeur demande vraiment trop.

Le magazine


Dans le sommaire


Idem





Backtrack C6, l’éthylotest connecté à l’app’ Santé

Dans les appareils connectés dédié à la santé, un type d’appareil revient assez régulièrement : l’éthylotest connecté. Il en existe pas mal, et je me suis procuré un modèle souvent mis en avant, un Bactrack C6.

Visiblement, la marque n’est pas distribuée directement en France, mais on trouve assez facilement tout de même les appareils, et Bactrack a une gamme assez large. En version connectée, il y a le C6 (le mien, ~70 €), le C8 (~100 €) et le Mobile Pro (~100 €). Il y a des versions moins onéreuses sans la partie connectée, d’autres plus chers, etc. L’avantage du C6, c’est qu’il est compatible Santé, donc on peut enregistrer les données assez facilement.

Le Bactrack C6


La marque fournit des embouts de rechange

Sur le coup, je ne suis absolument pas un gros buveur, je bois rarement de l’alcool et généralement des choses légères comme de la bière ou du cidre. Pour tout dire, j’ai même acheté un truc un peu plus fort exprès. L’appareil est compact, il s’alimente avec une pile AAA (fournie) et peut s’accrocher à un porte-clés. Il dispose d’un petit écran OLED parce qu’il possède deux modes de fonctionnement : autonome ou connecté. On passe facilement de l’un à l’autre, et le résultat est le même. La connexion s’effectue en Bluetooth LE et je n’ai pas eu de soucis de détection pendant mes essais. En mode autonome, il affiche les résultats sur son écran, en mode connecté il faut utiliser le smartphone.

Le fonctionnement est simple, l’application aussi. L’appareil chauffe (quelques secondes), il faut inspirer puis souffler quelques secondes. Le calcul du taux d’alcoolémie est assez rapide, et pendant les étapes, l’application vous propose d’estimer votre taux.

Une valeur très élevée, juste après un verre


La même dans une autre unité, avec un temps d’attente élevé avant d’être sobre


0, 15 minutes après une bière légère

En fait, j’ai un peu plus de doutes sur le résultat. Déjà, le premier souci, l’application (et le mode autonome) affiche différentes unités, mais pas celle utilisée en France par défaut. Ici, on utilise généralement une valeur en grammes d’alcool par litre de sang (la limite est de 0,5 gramme), l’application propose le milligramme par litre, le ‰ (grammes par litre), le ‰/poids (milligrammes par gramme de sang) et le milligramme par 100 ml de sang. Les deux premiers sont utilisables en mode autonome, pas les autres. Et dans Santé, on est en %, donc les valeurs ne sont pas directement comparables (il faut multiplier par 10).

On peut changer les unités et activer Santé (ou appeler un Uber)


Dans Santé


Pas de changement d’unité possible

J’ai testé avec des bières légère (3,5 et 4 %), du cidre (3 %) et du porto (19 %) avec des résultats un peu étonnants. SI on souffle directement après avoir fini un verre, on a des valeurs assez élevées qui peuvent induire en erreur. C’est un défaut de la technologie, bien expliqué : s’il reste des vapeurs d’alcool dans votre bouche, le résultat est artificiellement élevée. Typiquement, après un verre de porto, je suis monté à 1,13 g/l. Il faut donc attendre ~15 minutes avant de faire le vrai test, mais du coup les valeurs semblent faibles : 0,25 g/l pour le même verre de porto, et… 0 pour les bières ou le cidre. Même en considérant que c’est très léger, se retrouver à 0 peut aussi induire un doute. Dans l’absolu, de toute façon, la société indique bien que son produit ne doit pas être utilisé comme blanc-seing pour conduire, et le site de la marque met bien en avant les méfaits de l’alcool, tout comme l’application d’ailleurs. L’exemple type va être le temps indiqué pour être sobre, qui semble complètement aux fraises.

Un truc honteux


Un joli disclaimer

Disons que si vous avez peur de votre consommation d’alcool, ça reste un produit intéressant. je ne suis pas certain de la fiabilité, mais je ne suis pas médecin. Mon but est surtout de montrer que ça existe, que c’est simple d’utilisation et que les données sont facilement exportables. C’est peut-être le point le embêtant, d’ailleurs : comme expliqué plus haut, l’appareil ne propose pas toutes les unités en mode autonome (dont celle utilisée largement en France) et l’application Santé se limite au pourcentage. Attention quand même, l’application demande un enregistrement pour profiter de la garantie (oui, je sais…). Et dans les trucs sympas, elle dispose d’un lien pour appeler un Uber.

Un prototype de Mac du 20e anniversaire sur eBay

Vu sur ebay, un prototype de Macintosh du 20e anniversaire, le fameux « TAM » ou Spartacus.

Alors, c’est un modèle DVT (Developer Verification Test, donc assez proche de la version finale) sans son bloc d’alimentation ni les accessoires. Il est vendu plutôt cher (9 900 $) et ressemble énormément à un modèle du commerce. Pour tout dire, en dehors de l’étiquette DVT, la seule différence que j’ai pu remarquer c’est une police différente pour le marquage sur la façade.


DVT



Le « TV/Mac » utilise une police particulière

Les webcams et l’USB 1.1

En repassant sur de vieux sujets du blog (je vais en reparler, ça va faire 10 ans…), je suis retombé sur un post sur les webcams et l’UVC. Et je me suis (re)posé la question de la présence de la compatibilité USB 1.1.

L’UVC, pour rappel, est la norme utilisée pour les webcams qui fonctionnent « sans pilote ». Il y en a bien un, évidemment, mais il est généralement intégré à l’OS. Sous Mac OS X, il existe depuis Tiger, avec les premiers Mac dotés d’une webcam interne (iMac G5). En pratique, un Tiger à jour supporte donc l’UVC. Pourquoi se poser la question de l’USB 1.1 ? Parce que certains Mac ne prennent en charge que cette norme, comme les PowerBook G4 Titanium.

La majorité des webcams attend une connexion USB 2.0, suffisante pour du 1080p30 (en gros) et quelques modèles récents nécessitent de l’USB 3.0, comme les derniers modèles de Logitech. Mais l’USB 1.1, ce n’est pas systématique : certains modèles ne supportent pas la norme, d’autres offrent une qualité déplorable. Pour se donner une idée, l’USB 1.1 permet en gros d’atteindre le VGA à 15 ou 20 images/s.

J’ai testé avec trois caméras chez moi, pour voir comment elles se comportent. La première est mon otoscope. En USB 2.0, on peut faire du VGA, en USB 1.1, c’est très léger : 320 x 240 à 4 fps ou 160 x 120 à 15 fps. En gros, c’est inutilisable. Avec une C270, on peut en théorie monter en 800 x 600 à 15 fps ou en 640 x 480 à 30 fps. Et avec une C930, on reste en 640 x 480 à 30 fps. Dans mon cas, je n’ai pas testé directement sur un Mac en USB 1.1, mais je suis passé par un vieux clavier Apple avec un hub USB 1.1 intégré.

La C930


La C270


L’otoscope


C’est très moche

Mes trois webcams supportent donc bien l’USB 1.1, mais le résultat varie. L’otoscope est inutilisable, les deux autres fonctionnent en VGA avec une qualité correcte. Assez bizarrement, l’image de la C930 (en temps réel) est extrêmement saccadée, mais QuickTime enregistre bien à 15 fps. La C270, un modèle d’entrée de gamme, monte à 20 fps dans le même cas, mais l’image est moins bonne en réalité. La comparaison est un peu compliquée : la C930 a un angle de vue plus large.

Je ne suis pas certain que toutes les webcams supportent bien l’USB 1.1 – les quelques pages que j’ai trouvé indiquent que ce n’est pas toujours le cas – mais vous devriez en trouver facilement. Bien évidemment, c’est toujours mieux de mettre de l’USB 2.0 dans le Mac si c’est possible, par exemple avec une carte PC Card pour les PC portables.

Un truc Apple bizarre vu sur un forum

De temps en temps, on voit des appareils bizarres sur des forums. Comme ce boîtier Apple, visiblement utilisé en interne.

On voit l’alimentation, de l’Ethernet (je suppose) et du série (j’imagine), mais rien sur l’usage. Si quelqu’un a une idée de ce que c’est…


Bon, en vrai, il y a une réponse avant que je publie (parce que je prépare les posts en avance). C’est un appareil Astris de chez Apple et ça permet visiblement de se connecter en JTAG à distance, pour le debug.


L’interface

Synchroniser audio et vidéo avec l’Apple TV et un iPhone

Je suis tombé récemment sur un truc intéressant sur le blog de Cuk, que j’avais raté : avec iOS 13, on peut gérer la latence des enceintes AirPlay et Bluetooth sur l’Apple TV.

Les problèmes de latence interviennent dans plusieurs cas. Le plus évident, c’est AirPlay : la technologie d’Apple a une grosse latence. Ensuite, il y a le Bluetooth, avec une latence qui varie en fonction des appareils : certains casques sont meilleurs que d’autres, tout comme les enceintes. Enfin, il y a quelques téléviseurs et amplificateurs qui induisent une latence élevée. Dans ces différents cas, le son arrive trop tard, après l’image. Il y a aussi un autre souci, lié aux traitements sur la vidéo par le téléviseur : le son peut être bien synchronisé dans l’absolu et arriver avant l’image.

L’option est dans Réglages -> Vidéo et audio -> Synchronisation de l’audio sans fil (tout en bas). Ensuite, un message devrait apparaître sur l’iPhone, qui doit être sous iOS 13 et assez proche de l’Apple TV.

Le menu


Un message apparaît

Ensuite, si tout se passe bien, l’Apple TV va émettre un son, l’iPhone va le capter et l’Apple TV va déterminer la latence et corriger le tout. La bonne nouvelle, c’est que l’option ne dépend pas de la source : ça va fonctionner aussi si vous envoyez une image en AirPlay sur l’Apple TV.

Le message apparaît




Bon, en réalité, j’ai eu un petit souci : impossible de lancer la calibration. Après quelques essais, je me suis rendu compte que ça venait de la liaison entre l’iPhone et l’Apple TV quand l’Apple TV est en Ethernet. J’ai des soucis d’AirPlay chez moi, et de temps en temps, passer en Wi-Fi règle ça : je suppose qu’un de mes appareils fait des trucs bizarres sur le réseau.

Une erreur


Quand c’est terminé, le menu affiche « Etalonné » et il est possible de recommencer (si vous utilisez une autre enceinte) ou de supprimer l’étalonnage.

C’est étalonné


On peut recommencer

Quelques appareils iOS un peu rares ou particuliers

Dans les appareils iOS, il y a les variantes classiques, courantes, et puis… il y a les autres. Des appareils plus rares, un peu particuliers, avec de petites différences par rapport à la norme. Ceux que vous n’avez peut-être jamais vu.

Le premier ? L’iPhone 4 Go. Le premier modèle d’iPhone est en effet sorti avec seulement 4 Go de stockage, avant d’évoluer rapidement vers 8 et 16 Go. Inédit en France, il est plutôt rare, même aux USA.

Pour les iPhone 3G et 3GS, il existe deux variantes rares : les A1324 et A1325. Les deux modèles n’ont pas de puce Wi-Fi et visent le marché chinois. Je ne sais pas si la puce est vraiment absente ou si elle est juste désactivée, d’ailleurs.

Pour l’iPhone 4, il y a d’abord le modèle blanc. Il est sorti nettement plus tard que le noir et reste donc un peu plus rare. Mais il y a surtout le modèle CDMA (A1349) : il n’a pas d’emplacement pour une carte SIM. C’est un cas assez particulier, c’est le premier modèle CDMA pour Verizon et il a eu pendant longtemps des mises à jour séparées.

Pour l’iPhone 4S, il y a aussi un modèle « Chine », le A1431. Il est compatible WAPI, une norme liée au Wi-Fi et utilisée en Chine.

L’iPhone 5, l’iPhone 5c et l’iPhone 5S ont plusieurs variantes en fonction des pays, mais c’est lié essentiellement au support de la 4G. En fonction du modèle, vous n’aurez pas les mêmes bandes et donc pas le même support. La version française de l’iPhone 5 ne fonctionne par exemple que chez Bouygues en 4G et de façon marginale chez Orange. C’est à peu près la même chose pour les iPhone 6 et iPhone 6S (et les variantes Plus), les différences entre les versions sont liées aux bandes de fréquence et aux normes. Pour les modèles plus récents, on peut noter des versions spécifiques pour le Japon pour l’iPhone 7 – liées à la présence de fonctions pour les cartes sans contact FeliCa – et des modèles avec deux emplacements SIM dans les variantes chinoises des iPhone XS, XR, 11, etc. (tous ceux avec eSIM). Enfin, certains modèles utilisent des modems 4G différents selon le pays, comme l’iPhone 8 ou l’iPhone X. Dans les deux cas, on a du Qualcomm performant ou du mauvais Intel.

Les iPad

Pour chaque iPad, ou presque, il y a trois variantes : Wi-Fi, cellulaire et cellulaire CDMA ou Chine. Le seul modèle un peu notable est l’iPad2,4, aka iPad 2. C’est un modèle doté d’une puce gravée en 32 nm, qui consomme nettement moins. L’iPad a donc une autonomie un peu meilleure. Il existe uniquement en Wi-Fi, et offre les mêmes fonctions que la variante classique, mais peut poser des soucis avec les MAJ (ce ne sont pas exactement les mêmes fichiers).

Les iPod touch

Le premier modèle notable… n’existe pas. La numérotation des iPod touch passe de iPod7,1 (la 6e génération) à iPod9,1 (la 7e). Il n’y a pas d’iPod8,1 officiellement, mais on peut supposer un modèle assez proche du premier iPhone SE. Je suppose qu’on en verra passer un sur eBay un jour… Le second est l’iPod touch de 5e génération sans caméra arrière. Sorti après les autres modèles, il n’a pas de caméra arrière, donc, ni d’emplacement pour une sangle. Reste qu’il garde une caméra, en face avant.

Les Apple TV

Dans les quelques modèles d’Apple TV, il y a le modèle de 2013, vendu sous le nom Apple TV de 3e génération. Cette version qui porte le nom AppleTV3,2 possède un SoC gravé plus finement et la possibilité de faire du AirPlay en peer-to-peer. les différences sont assez maigres par rapport au modèle standard, donc Apple n’a pas changé le nom.

Si vous avez d’autres modèles un peu particulier, les commentaires sont là.

La Pippin de Bandai et Apple dans la presse des années 90 (partie 2)

Il y a quelques semaines, je parlais de la Pippin vue dans SVM Multimédia. Du coup, j’ai décidé de me faire quelques vieux magazines sur Magazines Abandonware pour voir ce que les journalistes de l’époque disaient sur la console. Ici, quelques extraits tirés de plusieurs magazines.

Console Plus, d’abord. Il montre la Pippin en juillet 1995, avec une page de doc’ que j’ai d’ailleurs chez moi. La console est déjà montrée comme un ordinateur plus qu’une console.

En février 1996, le magazine annonce une production par Mitsubishi.

Et en juillet 1996, il annonce que c’est un flop.

Dans Icônes, en février 1996, on apprend notamment que la carte QuickDraw 3D d’Apple était prévue pour la console.

Dans Gen 4, en janvier 1995, la console est annoncée pour la même année aux USA (non).

En juin 1995, on récup!ère la classique photo d’un prototype. Et l’auteur exprime ses doutes (à raison).

En février 1996, un article sur les jeux sur Mac parle brièvement de la Pippin et de la possibilité de porter rapidement les titres Mac.

Si je trouve d’autres articles, je proposerais une troisième partie.

Les gestion bizarres des miniatures dans macOS

Récemment, je suis tombé sur un sujet de blog qui montre un bug bizarre dans la gestion des miniatures par le Finder. Et je me suis rendu compte à peu près au même moment que j’avais un souci similaire.

Le bug en question est assez visuel : sur certaines images, la qualité des miniatures est très faible, et sur les images de gravures mises en avant pour le montrer, c’est extrêmement visible.

La mauvaise, la bonne

La raison, a priori, c’est que macOS génère une miniature à la création du fichier avec des paramètres agressifs sur la qualité, pour réduire le temps de calcul. Le but, évidemment, est d’éviter que la copie d’un dossier contenant beaucoup d’images prenne trop de temps. Le problème, c’est que dans certains cas c’est cette miniature qui est utilisée. Dans mon cas, dans la présentation Par icônes du Finder, l’image est propre. Mais dans la présentation Par liste (si on affiche l’aperçu), Par colonnes ou Par galeries d’icônes, l’image est affreuse. Enfin, elle l’est… sauf si on redimensionne la fenêtre. Je suppose qu’à ce moment là, macOS recalcule une miniature avec des paramètres corrects. La petite animation montre bien le problème.

Mon problème est plus bizarre : j’ai quelques images dont la miniature ne correspond pas à l’image. Plus exactement, la miniature est restée sur la première version de l’image et n’a pas été modifiée après un enregistrement. Celle calculée par le Finder pour l’affichage latéral est bonne, mais pas celle du fichier lui-même. Et en affichage Par icônes, la miniature change selon la taille de celle-ci, donc je suppose que le Finder recalcule la miniature à la volée dans certains cas.

L’icône en bas n’est pas la bonne


Idem ici avec l’icône à gauche


Quand on redimensionne, l’image change (gauche/droite)

Sur un OS comme macOS, ça reste quand même un peu honteux de se retrouver avec un bug de ce genre. Je ne pensais plus en voir après Windows XP en 2001…

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