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DxO One : l’appareil photo externe pour iPhone

Par Pierre Dandumont

Cette année, la FNAC a mis en solde un appareil intéressant : le DxO One. Il était proposé 100 € (loin des ~650€ du lancement en 2015) et offre des fonctions finalement intéressantes. Petite prise en main.

Le DxO One est un appareil photo (très) compact, qui se branche sur un iPhone en Lightning. Il intègre un capteur Sony de 20 mégapixels, équivalent à celui du Sony RX100 M3, un bon appareil compact. L’objectif fixe a une ouverture de 32 mm (équivalent 35 mm) et il film en 1080p. L’appareil n’a pas d’écran dans le senn classique du terme, mais un simple minuscule écran OLED monochrome qui permet vaguement de voir le cadrage et faire le point. Il dispose de son propre espace de stockage (une microSD de 8 Go fournie, incapable de dépasser 10 Mo/s) et fonctionne de façon indépendante.

L’appareil


Le port Lightning


Sur un iPhone SE

Le DxO One ressemble un peu aux appareils photo des téléphones du début des années 2000 mais il reste indépendant. La connexion à l’iPhone passe par un connecteur Lightning rétractable, et la charge (et la connexion à un Mac) par un connecteur microUSB femelle.

Je l’ai testé avec un iPhone SE, qui a un appareil photo nettement moins bon, mais je ne suis pas certain qu’il soit vraiment intéressant avec un iPhone moderne, bardé de capteurs et de possibilités de traitements. L’interface de l’application est assez complète, on peut cadrer, faire le point, gérer les photos déjà prises, etc. L’app’ offre pas mal de latitudes pour les réglages, comme un « vrai » appareil photo : ISO (jusqu’à 12 800), ouverture, vitesse, etc. L’appareil enregistre de trois façons : en JPEG, avec possibilité de copier le résultat dans la mémoire de l’iPhone, en RAW DNG – que macOS supporte depuis pas mal d’années – et en Super RAW, une fonction qui permet de combiner plusieurs photos.

L’interface


Quelques réglages

A l’usage, c’est assez efficace. Je ne suis pas un grand photographe, et l’iPhone me suffit généralement, mais cet article explique bien un des avantages : c’est assez ludique. L’appareil est vraiment petit et donc il rentre dans une poche de pantalon sans soucis. Si le meilleur appareil est celui qu’on a sur soi, il est même meilleur que l’iPhone, parce qu’il est plus petit, plus rapide, etc. J’ai un peu retrouvé les sensations de mon premier appareil numérique, un Sony U10 : très compact, sans viseur réellement utilisable.

En pratique, DxO, avant d’arrêter tout, a quand même proposé quelques options en plus au fil du temps, comme la possibilité de commander l’appareil en Wi-Fi. C’est assez objectivement peu efficace : il ne se connecte pas toujours à mon réseau Wi-Fi et le Wi-Fi Direct est tout sauf pratique avec un smartphone, mais ça a le mérite d’exister : plus besoin de connecter l’appareil pour viser, ce qui permet des cadrages atypiques.

Le DxO One souffre d’un temps d’enregistrement assez long en général, et je vous conseille tout de même de mettre une microSD moderne pour réduire un peu les temps d’enregistrement, même si ça reste un problème dès qu’on fait quelques photos rapidement.

La qualité d’image

Alors, la balance des blancs et la qualité des images est meilleure que celle de mon iPhone SE, mais ce n’est pas vraiment étonnant. Typiquement, l’iPhone dérive vers le vert/bleu dans ma tente photo, et pas le DxO One. Trois possibilités existent pour les images : le JPEG en sortie de boîtier, correct, le RAW en DNG, la conversion en JPEG (ou autre) par macOS et le développement RAW par le logiciel DxO. On peut déjà noter deux différences : le cadrage. La sortie de boîtier et le développement coupe légèrement l’image, avec des corrections liées à l’objectif – après tout, c’est un peu la marque de fabrique de DxO -, mais le développement RAW est visiblement meilleur, avec une correction plus poussée des défauts. Cette correction a un prix : ça prend beaucoup de temps. Le logiciels n’utilise que le CPU, et nécessite plusieurs dizaines de secondes sur un MacBook Pro 4 coeurs. La conversion Apple fait le boulot, mais sans plus : elle ne corrige pas en fonction de l’objectif, par exemple. En gros, si vous avez un catalogueur et que vous faites de la retouche, le RAW en DNG semble le meilleur choix, sauf si vous avez le temps de tout traiter avec le logiciel. Le reste du temps, le JPEG en sortie de boîtier est pas mal. La gestion du bruit, avec le traitement, est assez bonne et le développement offre un résultat plutpot bon pour la taille de l’appareil.

Le DNG ouvert par macOS


En sortie de boîtier


Corrigé par le logiciel


Le DNG


Le JPEG sortie de boîtier


Le JPEG corrigé


L’Ecosse, en DNG ouvert par macOS


Le même, corrigé (45 secondes sur un Core i7 4 coeurs)

Je n’ai pas tellement testé la possibilité de filmer : c’est du 1080p en H.264 propre, mais sans réglages et sans avantages particuliers.

Pour conclure, à 100 € (ou moins en occasion), il peut avoir de l’intérêt et offre des fonctions intéressantes. C’est loin d’être parfait et il y a des défauts qui peuvent vraiment gêner, mais comme appareil d’appoint pour un smartphone c’est finalement assez efficace.

S&K Technologies, Inc. Acquires International Towers Incorporated (ITI)

Par Andres Benetar

    Last year, S&K Technologies, Inc. recently acquired the Tucson-based International Towers Incorporated (ITI), which will take place at the 2020 NAB Show. SKT CEO Chad Cottet states “acquiring ITI expands SKT service and capability offering into the Cellular and Broadband communications, tower and broadcast infrastructure, and security markets. Much like SKT, ITI has ...

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Witbe And Sofrecom Now Partners As They Support Customers In Indonesia With QoE Technologies

Par Andres Benetar

  Last October, Witbe (Euronext Growth – FR0013143872 – ALWIT), the leader in Quality of Experience Monitoring, proudly announced a new partnership with PT Sofrecom Indonesia, a consulting and engineering firm specializing in telecommunications. This partnership will take place at the 2020 NAB Show in Las Vegas. It will allow Sofrecom to offer support and ...

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Bulldog Broadcasting Network Leverages Studio Technologies’ Audio Solutions

Par D Pagan Communications

Students Now Using Advanced Dante®-based Party-line Intercom for Enhanced Classroom Experience   KEARNEY, MO, JANUARY 8, 2020 – Kearney High School in Missouri provides students with firsthand broadcast experience through its Bulldog Broadcasting Network (BBN). The broadcasting class allows students to cover about 25 football and basketball games aired on ESPN3 each year, along with ...

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3M Videodisc, les « LaserDisc Surprise »

Par Pierre Dandumont

Régulièrement, je vois passer des LaserDisc avec un pochette un peu bizarre, qui porte le nom « 3M Videodisc ». Et en cherchant un peu, je me suis rendu compte qu’il s’agit de « LaserDisc Surprise ». Je m’explique.

Pendant longtemps, le LaserDisc a été utilisé comme source principale dans pas mal d’endroits pour de la vidéo de qualité. Le rendu reste nettement meilleur que les VHS, et les disques valaient moins cher que les les cassettes. De plus, le LaserDisc a l’avantage de ne normalement pas s’user avec le temps (oublions le rot). Du coup, on trouve assez régulièrement des disques custom, visiblement produit en petite quantité. Ce ne sont pas des LaserDisc enregistrables, mais simplement des disques classiques produits pour un usage précis. Ils fonctionnent dans des lecteurs standards et on en trouve par exemple sur eBay actuellement (et là aussi). Si vous avez de la chance, une étiquette indique le contenu de façon explicite (c’est le cas des deux que je possède). Dans le cas contraire, il va falloir essayer de les lire.

La pochette classique


Vu sur eBay


Vu sur eBay


Vu sur eBay (de la musique)

J’ai donc deux disques. Le premier contient des trucs institutionnels/business sans grand intérêt, sur deux faces. Le second est plus intéressant : il s’agit des vidéos qui étaient diffusées dans les magasins de Disney. L’étiquette donne la date : Noël 1993. La vidéo est d’assez bonne qualité, et il s’agit essentiellement d’extraits de films Disney avec un peu de karaoké, des gens en costume et même une partie sous-titrée. Ça dure une heure (c’est du CLV) et je n’ai évidemment pas pu le mettre sur YouTube, mais Vimeo semble plus souple sur les droits…

Pas très intéressant


Intéressant


Des sous-titres CC

Petite particularité, le LaserDisc ne propose qu’une seule face. La seconde est visiblement en plastique ou recouverte d’un vernis opaque (je ne sais pas trop). La structure semble montrer qu’il n’y a pas de dead side ici.

La face lisible


Et l’autre

En tout cas, c’est toujours amusant de découvrir ce que contiennent les disques de ce type. Et de temps en temps, on trouve même des choses plus étonnantes, comme des vidéos présentées dans des attractions ou des « pré-show », les vidéos passées sur des écrans dans les files d’attente dans les parcs.

Philips Living White : compatibles Hue et HomeKit

Par Pierre Dandumont

Il y a de nombreuses années, j’expliquais que les Living White de Philips, des ampoules basse consommation, fonctionnaient sur un pont Hue. A l’occasion d’un déménagement, j’en ai profité pour (re)tester.

Les Living White dont des ampoules basse consommation, donc au mercure. Elles s’allument moins rapidement que des LED, consomment plus (20 W selon mes mesures) mais éclairent un peu plus (1 200 lumens annoncés). J’avais des ampoules de ce type quand les Hue coûtaient vraiment très cher, en B22 (baïonnette, mon ancien appartement était équipé). A l’époque, ce n’était pas dans le plan marketing de Philips, mais elles utilisaient déjà le ZigBee comme les actuelles.

Une ampoule Living White en B22


Un adaptateur B22 cheap. N’achetez pas ça

L’ajout est un peu compliqué, en fait. Elles n’ont pas de numéro de série visible, je ne connais pas la méthode de reset (s’il y en a une) mais iConnectHue (7 €) et sûrement d’autres logiciels permettent de connecter les lampes. Il faut en fait passer par la technique TouchLink. Elle nécessite d’approcher la lampe du pont (moins de 30 cm) et de faire une détection précise. Une fois que la lampe est ajoutée par iConnectHue, elle apparaît dans l’application Hue… et dans HomeKit. C’est plutôt une bonne nouvelle : les ampoules d’autres marques ne le font pas.

La méthode


L’ampoule détectée


Et dans HomeKit

Les Living White ne permettent que le réglage de la luminosité (comme des ampoules Hue basiques) et il est possible que Philips décide un jour de ne plus les supporter, mais pour le moment ça fonctionne. Bien évidemment, les avantages des ampoules en question sont moins évidents en 2019. J’avais payé ~40 € pour trois ampoules B22 en 2014 (7,5 £ pièce), à une époque ou une Hue Lux, moins efficace, valait ce prix là. En 2019, on trouve des Hue standards à 20 € en temps normal, et pour un peu moins en promotion.

Barnfind Technologies Expands Operations in Asia with Launch of Singapore Office

Par Desert Moon Communications

Barnfind Technologies Expands Operations in Asia with Launch of Singapore Office Team of industry veterans tapped to lead growth initiative in key region Singapore – 8 January 2019 — Barnfind Technologies, manufacturer of multi-functional, signal neutral fiber transport solutions, today announced the opening of a new office located in Singapore. The office, which will serve ...

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Echo Wall Clock, l’horloge « connectées » d’Amazon

Par Pierre Dandumont

Récemment, j”ai acheté un produit Amazon Echo un peu particulier : l’Echo Wall Clock. Cette horloge « connectée » évite en effet un truc parfois un peu énervant : le réglage de l’heure.

L’horloge murale vaut 30 €, se connecte en Bluetooth à un appareil Amazon Echo (vous devez en posséder un) et sa qualité est correcte, sans plus. Avec son fond noir et ses aiguilles blanches, elle est très lisible, mais elle n’est pas protégée par une vitre, par exemple. Elle nécessite quatre piles AA (fournies) et je n’ai pas encore pu tester la durée de vie. Vu la consommation habituelle d’une horloge de ce type et la connectivité choisie (Bluetooth), ça devrait tenir longtemps.

La configuration nécessite de passer par Alexa, et ça prend un peu de temps : l’Echo va la configurer, la mettre à l’heure, et le système va tourner seul pour se régler. Elle doit être à moins de 9,1 mètres d’un Echo (la valeur est bizarre, c’est celle de la doc’) et il va falloir garder l’Echo. Sur l’horloge, on a une LED qui indique les éventuels problèmes : du bleu pour les réglages, du rouge si les piles sont vides, etc.

Le point intéressant de l’horloge, en dehors du réglage automatique (on en reparlera au prochain changement d’heure), vient de la fonction minuteur. Quand on demande à Alexa de lancer un minuteur, l’horloge s’illumine avec des LED. C’est assez efficace et très pratique pour déterminer quand la fin d’un minuteur arrive et ce n’est ni trop lumineux ni trop intrusif.

Dans l’absolu, et si jamais l’autonomie est bonne, c’est un bon produit. La finition est correcte, ça évite de devoir décrocher l’horloge pour la régler, etc. Elle est aussi silencieuse (pas de tic tac énervant), ce qui est un plus, mais a le défaut de ne pas avoir de trotteuse. En fait, dans mon cas, son principal défaut est de nécessiter l’utilisation d’un Echo, qui doit être proximité, et donc de passer par Alexa.

Salon CES 2020

Par LeCollagiste
Salon CES

Le salon du CES (Consumer Electronics Show) est le rendez-vous mondial des acteurs des innovations technologies grand public. Le CES se tient à Las Vegas du 7 au 10 janvier 2020 pour la 52e fois. Consacré à l’image numérique, réseaux sans fil, audiovisuelle, jeux, technologies émergente, en plus des conférences et autres ateliers.

Salon CES

Salon CES 2020 est un billet de LeCollagiste VJ.
LeCollagiste VJ - Mag du LeCollagiste, actu sur la culture VJING, Vidéo Mapping, info video et high tech.

Le cas de la mémoire cache des Mac Pro : Apple n’utilise pas des CPU custom

Par Pierre Dandumont

Vu que j’ai eu la discussion avec quelques personnes qui pensaient, en ayant vu cette page chez Apple, que le Mac Pro possédait des processeurs un peu particuliers avec plus de mémoire cache. Ce n’est pas le cas, Apple a juste une façon particulière (et pas nécessairement fausse) de compter la mémoire en question.

Un peu d’explications, je vais essayer d’être clair. Dans un processeur, vous avez différents niveaux de mémoire cache, le niveau 1 (L1), le niveau 2 (L2) et le niveau 3 (L3). Ces trois mémoires se placent entre le processeur et la mémoire vive, pour accélérer les transferts. Si on peut considérer la mémoire vive (RAM) comme rapide face à un disque dur ou un SSD, elle est lente par rapport au processeur. La mémoire cache est rapide, mais sa capacité assez limitée. J’omets volontairement ici le cache µOP (une sorte de L0) et la mémoire eDRAM de certaines puces qui fait office de cache L4.

Dans les architectures Intel classiques (on va prendre comme exemple un Core Skylake comme celui d’un MacBook Pro), l’architecture est la suivante. D’abord, deux L1 de 32 ko (un pour les données, un pour les instructions) par coeur. Ensuite, 256 ko de L2 par coeur. Enfin, jusqu’à 2 Mo de L3 par coeur. La gestion des niveau 2 et 3 est inclusive : le contenu du L2 est automatiquement présent dans le L3. De plus, le cache de niveau 3 est partagé entre les différents coeurs, donc sa capacité totale varie en fonction des puces. La valeur de 2 Mo par coeur est un maximum : Intel réduit parfois ce nombre pour segmenter sa gamme. Par exemple mon MacBook Pro 2017 dispose d’un processeur avec 4 coeur, mais seulement 6 Mo de cache, il faut passer sur un modèle plus rapide (et plus cher) pour disposer de 8 Mo.

N3 partagé

On résume : 2×32 ko par coeur, 256 ko par coeur, un L3 partagé qui contient automatiquement le L2 de chaque coeur. La valeur pratique, celle qu’Apple indique dans la page des MacBook Pro, va être celle du cache de niveau 3.

Le cas Mac Pro

Le Mac Pro 2019 utilise des puces Cascade Lake, avec des Xeon W. Techniquement, ce sont des Skylake “X” avec quelques corrections de bugs et quelques lignes PCI-Express de plus. Le point intéressant, qui a fait douter pas mal de gens, c’est qu’Apple indique une grosse quantité de mémoire cache sur la page du Mac Pro. Jusqu’à 66,5 Mo de mémoire cache sur le modèle 28 coeurs, alors qu’Intel annonce seulement 38,5 Mo de cache de niveau 3. Une erreur ? Un processeur avec plus de mémoire cache pour Apple ? Non. Une autre façon de compter. Par ailleurs, Apple indique bien « Mémoire cache » et pas « Mémoire cache de niveau 3 ».

Les valeurs Apple

L’architecture expliquée juste avant n’est pas la seule possible. AMD utilise une autre façon de faire, et Intel – avec les Skylake X – utilise la même. Dans un Xeon W de Mac Pro, donc, on retrouve deux caches de niveau 1 de 32 ko (données et instructions) et 1 Mo de cache de niveau 2 par coeur (une valeur nettement plus élevée qu’auparavant). Les deux premiers niveaux sont inclusifs (le contenu du L1 est dans le L2). Ensuite, et contrairement aux autres puces Intel, le cache de niveau 3 est exclusif. Sa capacité est de 1,375 Mo par coeur. Vu la taille du L2, c’est assez logique, d’ailleurs. En clair, le contenu du L2 et du L3 n’est pas le même. Sur une puce avec 28 coeurs, on a donc 38,5 Mo de L3 (28*1,375) et 28 Mo de L2 (28*1)… soit les 66,5 Mo d’Apple. Ce n’est pas très orthodoxe comme façon de compter, mais c’est techniquement valable : il y a 66,5 Mo de cache accessibles.

Pourquoi 24,5 ?

Maintenant, vous allez peut-être demander pourquoi le processeur avec 8 coeurs dispose de 24,5 Mo de cache, ce qui ne colle pas avec le calcul (8*1 + 8*1,375, ça fait 19 Mo). En fait, Intel intègre bien 1,375 Mo par coeur, mais les processeurs n’ont pas nécessairement tous les coeurs actifs. Je ne connais pas la raison exacte, mais Intel utilise des CPU avec une partie des coeurs désactivés, en fonction des références. Les versions 4 et 6 coeurs (qu’Apple n’utilise pas) ont 8,25 Mo de L3 (la valeur des 6 coeurs). Les 8 coeurs ont 16,5 Mo de L3 (la valeur de 12 coeurs). Les 10, 12 et 14 coeurs ont 19,25 Mo (la valeur des 14 coeurs). Les 16, 18, 24 et 28 coeurs ont la valeur attendue. A priori ça vient du type de die utilisé, en fonction des contrôleurs mémoire, de la gestion de la liaison entre les coeurs, etc. En clair, la valeur théorique est 1,375 Mo par coeur, mais ça peut varier selon l’architecture interne.

On résume : 2×32 ko par coeur, 1024 ko par coeur, un L3 partagé (1,375 Mo par coeur) qui ne contient pas le L2. La valeur pratique, celle qu’Apple indique dans la page du Mac Pro, va donc être l’addition du L3 et des différents L2.

Mais donc Apple ne ment pas. Apple compte d’une façon avantageuse pour sa communication, mais avec une base technique valable, qui a l’avantage (pour eux) d’empêcher la comparaison directe et peut induire en erreur.

Les vrais CPU custom

Au passage, pour revenir à cette légende : Intel propose rarement des CPU custom, même pour un gros client comme Apple (qui ne l’est pas tant que ça, d’ailleurs). On peut considérer les modèles avec un gros IGP (et de la mémoire eDRAM) comme des commandes pour Apple, et la marque à la  a parfois reçu des modèles avec des fréquences spécifiques, mais les vrais custom restent assez rares. Un des premiers exemples reste le Core 2 Duo des MacBook Air (2008), qui utilisait un package plus compact, et les CPU des Mac Pro 2009 (4,1) qui n’avaient pas d’IHS. Enfin, des rumeurs indiquent que le CPU Kaby Lake G (une puce Intel qui intègre un GPU AMD) a été pensée pour Apple… mais Apple ne l’a jamais intégré. Reste que dans l’absolu, c’est donc plutôt rare qu’Intel propose des puces spécifiquement pour Apple, et il s’agit généralement d’arrangements physiques plus que des changements profonds.

EyeTV 4 : une version finale qui ressemble à une bêta

Par Pierre Dandumont

Bon, EyeTV 4 (64 bits) est finalement sorti. Cette version est payante (même pour ceux qui avaient une licence EyeTV 3) mais le prix est plus doux qu’avant : ~30 €. Avant de commencer, il faut le dire : c’est instable, incomplet et ça ressemble à une bêta.

Je ne m’attendais pas vraiment à ce que cette version sorte, mais elle est finalement là. Elle n’est pas sans failles (loin de là), mais elle fonctionne pour regarder la TV, c’est déjà ça. Depuis les premières bêta, il y a quelques corrections, mais ce n’est pas encore parfait. Il reste encore pas mal de bugs, notamment.

Dans les trucs qui ne changent pas depuis la bêta, il y a le fait qu’EyeTV 4 est peut-être 64 bits, mais il n’utilise pas le GPU ou l’accélération vidéo. En clair, le décodage se fait sur le CPU. Ce n’est pas un énorme problème sur un Mac moderne, mais ça peut réduire l’autonomie. Et les options d’exportations sont ridicules, avec par exemple de l’AVI pour les contenus H.264 et l’utilisation d’un seul coeur (en réalité, il ne transcode pas). En 2020, c’est un peu du foutage de gueule. De même, un “bug” traîne : quand on dispose de plusieurs tuners, il va essayer d’utiliser le premier détecté. Dans mon cas, j’utilise assez souvent un tuner USB pour la capture analogique et un tuner réseau pour la télévision. Et bien ça pose deux soucis : si je branche le tuner USB après le lancement d’EyeTV, il est inutilisable. Si je le branche avant, EyeTV va essayer de l’utiliser pour la télévision. Autre petit souci, si vous zappez sur une chaîne payante, l’écran devient transparent, sans boutons. Et donc c’est un peu compliqué d’en sortir. Et je ne vous parle même pas du menu de debug dans la version finale.

Au moment de la configuration


Pas de fonctions d’export en dehors de l’AVI

je vous conseille de bien désinstaller EyeTV 3 avant de l’installer, d’ailleurs. La marque propose un outil pour ça.

Quelques appareils en test

J’ai pas mal d’appareils Elgato (et Geniatech), donc j’ai fait quelques essais. Premier truc à savoir, la liste des appareils compatibles doit être vue comme une liste d’appareils supportés. En réalité, EyeTV 4 prend pas mal de choses en compte, dont les HD HomeRun (mais pas les Freebox). Les deux images qui suivent montrent les appareils supportés au lancement.

Réseau (pas de Freebox)


USB

Pour commencer, un EyeTV Netstream (version DVB-T). Pas de soucis, même s’il n’est pas dans la liste des produits compatibles, ça fonctionne. J’ai accès à la télévision, aux informations du tuner, etc. Le logiciel indique qu’il est DVB-T2 (ce qui n’est pas le cas), mais comme je ne reçois rien en DVB-T2, ça n’a pas d’importance. Bonne nouvelle, les deux tuners fonctionnent, on peut donc recevoir deux chaînes (et donc enregistrer et regarder deux choses différentes).

Le Netstream TNT

Ensuite, un EyeTV Hybrid (version EU 2008). C’est assez simple : ça plante lors de la capture analogique. Il est bien reconnu, mais si j’essaye d’accéder à l’entrée composite ou à l’entrée analogique… ça plante. Par contre, relié à une antenne, pas de soucis : la TV fonctionne. Cette version dispose aussi d’un tuner analogique (que je n’ai pas testé pour des raisons évidentes) et un tuner FM. Je n’ai pas d’antenne (ni de radio) mais une recherche basique ne m’a trouvé que quelques canaux, et c’est tout. Impossible de les trouver dans l’interface. Je n’ai pas essayé le RDS.

Hybrid, T2 et Hybrid

Avec un second Hybrid (version US), même chose. Impossible de capturer de la vidéo analogique.

L’EyeTV T2 Lite fonctionne et comme avec EyeTV 3, on récupère la compatibilité DVB-C.

Le T2 Lite, compatible DVB-C

L’EyeTV 250 Plus, dans sa version US, fonctionne, que ce soit l’entrée S-Video ou l’entrée analogique. L’option pour activer l’encodeur MPEG2 existe. Je n’ai de façon évidente pas pu tester le tuner analogique, et le numérique est une version US (ATSC).

Le 250 Plus

Question satellite, je ne peux plus tester, mais l’EyeTV Sat Free est reconnu en direct (en USB) ou connecté sur un EyeTV Netstream Sat, lui aussi reconnu.

Le Sat Free


Le Netstream Sat


Un Netstream

Enfin, ça va faire plaisir à certains, les HD HomeRun fonctionnent (en tout cas mon modèle avec deux tuners). Il faut relancer l’assistant d’installation pour l’activer, mais il est ensuite reconnu et utilisable.

HD HomeRun


Le HD HomeRun marche


Quatre chaînes (ou presque, merci le bug) en même temps


Un HD HomeRun

Les télécommandes, celles fournies avec certains tuners, fonctionnent en partie. Le mute marche, le plein écran aussi (select) mais impossible d’en sortir, le bouton Play, l’enregistrement et les boutons du bas de la télécommande fonctionnent. Mais pas le pavé de commande ou le pavé numérique pour changer de chaîne.

Une vieille télécommande EyeTV

Les cartes Turbo.264 et Turbo.264 HD, qui permettaient d’accélérer l’encodage, ne fonctionnent plus avec EyeTV 4. En réalité, elles ne fonctionnent plus avec Catalina, car toute la partie logicielle dépend de QuickTime 7 et donc du 32 bits.

Mon WinTV-CI fonctionne… peut-être. En fait, je n’ai plus de parabole, donc je ne peux pas tester le satellite. Mais il plante bien EyeTV avec ma carte qui transcode, donc je suppose que d’une façon ou d’une autre il est pris en compte.

Un lecteur de carte CI en USB

Pour terminer, donc, ne dépensez pas 30 €. C’est vraiment une bêta publique.

Mes Raspberry Pi (et à quoi ils servent)

Par Pierre Dandumont

J’ai profité de mon déménagement pour mettre à jour mes Raspberry Pi (et installer un exemplaire de plus), donc je me suis dit que ça pouvait intéresser certains lecteurs.

J’ai juste acheté un support assez basique qui permet d’empiler des Raspberry Pi. Il n’accepte que les modèles avec les fixations standards, donc j’en ai profité pour remplacer deux de mes vieux modèles : le Raspberry Pi A et le Raspbbery Pi original partent à la retraite. Et j’ai mis à jour les distributions, ce qui peut prendre un peu de temps…

Bonne retraite !

Le support, en dehors d’une finition moyenne, a un petit défaut : ce n’est pas très pratique de retirer la carte microSD sur les modèles sans ressort (depuis le Raspberry Pi 3). Pour l’alimentation, j’utilise un chargeur avec plusieurs prises USB, dans la même veine que ce modèle. Tant qu’on ne tire pas trop dessus, ça ne pose pas de soucis, et mes Raspberry Pi n’ont pas d’écran et font globalement peu de choses.

Ma tour

Le premier, dans le bas, est un Raspberry Pi 2. Il sert à enregistrer les conversations VoIP que j’ai parfois pour le boulot (bien évidemment, je préviens avant). En simplifiant, il intercepte le trafic VoIP de mon adaptateur (avec une ligne OVH) et enregistre le tout (oui, ce n’est pas génial pour la carte SD). Ensuite, je peux éventuellement relire les conversations avec WireShark. Attention, ça a tendance à détruire les cartes microSD et j’ai eu quelques soucis lors du transfert.

Le second est un serveur HomeBridge, passé d’un antique Raspberry Pi B+ à un Raspberry Pi 3. Ca m’a permis d’utiliser le Bluetooth interne pour certains accessoires. Il ne me sert pas tellement, vu que j’essaye d’utiliser des périphériques nativement HomeKit.

Le troisième fonctionnait depuis des années comme serveur Nabaztag sur un Raspberry Pi A (le premier) avec un adaptateur USB vers Ethernet et un adaptateur RTC. Je l’ai migré vers un Raspberry Pi B+ (au bon format). Ce n’est pas plus rapide, mais plus simple à intégrer.

Le quatrième, précédemment sur mon Raspberry Pi “1” passe sur un Raspberry Pi 3B+. Il s’agit de mon serveur AFP, qui sert à transférer des données en AppleTalk entre mes vieux Mac et mes Mac récents. La carte SD a été changée, celle de 8 Go, assez vieilles, commençait à montrer des signes de faiblesse. Attention, avant de passer une carte d’un vieux modèle à un récent, il faut effectuer une mise à jour de la distribution. J’ai suivi cette méthode, et ça a fonctionné.

Pour le cinquième, c’est un peu particulier. Je l’ai ajouté récemment, il sert de serveur RTC avec un modem USB, pour connecter les vieux appareils que je teste qui demandent une ligne téléphonique. J’utilise DreamPi sur une clé USB parce que j’ai cassé le lecteur de cartes microSD de mon Raspberry Pi 3.

Pour le moment, je m’arrête à cinq, même si j’ai encore d’autres cartes “SBC” en stock. Il faut dire qu’avec Canard PC Hardware, je suis amené à tester assez régulièrement de nouveaux modèles. Et je sais que je pourrais rassembler les services sur une ou deux cartes, ou même tout intégrer sur un NAS ou un PC (ou Mac) avec Docker (par exemple) mais séparer les projets me permet de mieux gérer de mon côté (et d’apprendre).

Test d’un système Trådfri HomeKit

Par Pierre Dandumont

Si vous voulez un écosystème HomeKit pour l’éclairage, il y a Hue, mais il y a aussi Trådfri, la solution d’IKEA. Elle a quelques limites, mais c’est assez intéressant. Comme d’habitude, vous trouverez plus de détails dans Canard PC Hardware.

Chez IKEA, c’est un peu compliqué. Il faut en effet un pont (la passerelle) vendu 33 €, mais aussi un accessoire, par exemple une télécommande vendu 13 €. Sans cet accessoire, vous ne pourrez pas configurer une ampoule. Ça ressemble à une mauvaise méthode pour pousser à l’achat des accessoires, mais c’est aussi en partie lié à la manière de fonctionner du standard ZigBee. Dans le cas d’IKEA, comme avec les vieux systèmes Living White, la télécommande sert de point central au réseau.

Le gros pont


Plein de vide


Le chargeur cheap


La télécommande


Deux ampoules

Honnêtement, la configuration est tordue. Il faut d’abord remettre la télécommande à zéro avec des manipulation louches, puis la connecter au pont avec d’autres manipulations. Enfin, il faut connecter chaque lampe à la télécommande. Une fois les ampoules connectées, vous pouvez parfaitement abandonner la télécommande, elle sert essentiellement à gérer le réseau au départ (et à ajouter d’autres ampoules). La configuration HomeKit est native, donc il suffit de scanner le code et c’est fini.

Une fois dans HomeKit, rien à dire. Ca fonctionne bien, on a les options classiques. J’ai testé une ampoule 1 000 lumen, plutôt très lumineuse, et une RGB. Elle est un peu moins lumineuse que la moyenne et donne un vert un peu bizarre, mais pour le prix (20 €), c’est tout à fait correct. Attention, la télécommande est totalement invisible dans HomeKit et ne peut pas être programmée.

Une bonne intégration


L’app’ IKEA


Dans HomeKit

En fait, le kit IKEA a vraiment deux défauts. Premièrement, l’obligation de passer par des accessoires pour le jumelage, ce qui ressemble à une façon détournée de forcer à acheter des accessoires. Deuxièmement, le pont est assez gros et son alimentation USB franchement cheap d’aspect. Et même si vous comptez connecter les ampoules IKEA à un pont Hue (j’en reparlerais), vous risquez d’avoir besoin des accessoires : si elles sont vieilles, le firmware compatible Hue n’est pas en place et il faut le pont (et un accessoire) pour mettre à jour la partie logicielle.

Changer le disque dur d’un Seagate GoFlex Desk

Par Pierre Dandumont

Depuis pas mal d’années (je crois qu’il date de 2012), j’utilise un Seagate GoFlex Desk en Thunderbolt. Et comme j’ai voulu changer le disque dur, je me suis demandé… comment ?

La gamme GoFlex Desk partait d’une bonne idée : Seagate vendait des disques durs externes en kit, avec d’un côté le disque dur dans son boîtier de protection, et de l’autre une base avec différentes interfaces. La société a vendu des bases USB 2.0, USB 3.0, FireWire 800 (pour Mac), réseau et même Thunderbolt (première génération). On pouvait donc acheter une base plus rapide si on récupérait du nouveau matériel, par exemple. Mais il y avait deux problèmes. Premièrement, il n’y a pas vraiment d’interface spécifique entre la base et le disque : c’est le connecteur SATA du disque directement. Et la prise n’est pas vraiment prévue pour ça. Deuxièmement, Seagate a arrêté à un moment d’en proposer, et le boîtier est compliqué à ouvrir.

La version Thunderbolt, avec une base assez imposante

En fait, j’ai dû chercher sur YouTube pour comprendre, donc petit tutorial. Il faut d’abord enlever le haut du boîtier, clipsé sur mes deux parties latérales. Ensuite, il faut essayer de séparer les deux parties, avec des outils fins et si possible en plastique (un spudger par exemple). Avec un peu de patience, tous les clips sortent sans casser et le disque devient accessible. La dernière étape consiste à enlever les vis latérales (protégées par des morceaux de caoutchouc) pour sortir le disque. Pour monter un nouveau, c’est évidemment plus simple à l’envers.

Le boîtier


La prise SATA


Il faut d’abord enlever le haut


On voit bien les clips


Ensuite on sépare les deux côtés


Le disque dur apparaît


Il suffit de le glisser hors de la cage

Bon, en réalité (et si vous n’avez pas peur), le fait que le boîtier utilise la connectique du disque permet de brancher directement un disque dur ou un SSD sur la prise. Mais avec un 3,5 pouces, c’est assez instable quand même (et bruyant), c’est surtout pratique avec un 2,5 pouces pour dépanner.

La version 3 To de l’époque (un 7 200 tpm assez bruyant) atteint ~130 Mo/s en lecture et ~110 Mo/s en écriture, et pas en silence. L’évolution des disques durs fait que le 6 To moderne, un 5 400 tpm bien moins bruyant, atteint ~190 et ~170 Mo/s dans les mêmes conditions.

Avec le 3 To 7 200 tpm (vieux)


Avec le 6 To 5 400 tpm (récent)

Le boîtier va continuer à servir de sauvegarde Time Machine au boulot, et le transfert des 3 To de données (il était presque rempli) devait prendre… un certain temps. Comme Time Machine a tendance à créer des liens symboliques, le programme de clonage indiquait un peu plus de 33 millions de « fichiers ». Après 36 heures et un peu plus de la moitié des fichiers transférés, j’ai eu une erreur, et je n’ai pas tenté une seconde fois : je garde le disque dur de 3 To si jamais j’ai un jour besoin d’un vieux backup, et je recommence à vide sur le nouveau.

Ca fait pas mal de choses à transférer

Canard PC Hardware 43 est en kiosque

Par Pierre Dandumont

Comme tous les trois mois, une petite news pour vous annoncer que Canard PC Hardware est en kiosque. Il s’agit du numéro 43, et il parle d’ampoules connectées, de Wi-Fi 6 et de Google Stadia (notamment).

Bon, pour le Wi-Fi 6, ça n’a pas tellement d’intérêt pour les Mac : Apple ne propose pas encore de Mac avec cette norme, et la seule carte réellement disponible est un modèle Intel, une marque qu’Apple ne prend pas en charge. Ca peut servir avec les iPhone récents… si vous pensez qu’atteindre plus de 1 Gb/s avec un smartphone va changer votre vie (non). Mais au moins vous verrez ce qu’il est possible de faire en Wi-Fi avec un PC. Même chose pour Stadia, ça n’a pas tellement d’intérêt, et le service de Google ressemble à une bêta, vous le découvrirez dans le magazine.

Par contre, le dossier sur les ampoules connectées pourrait vous intéresser, vu les statistiques sur les tests que je poste ici. J’ai testé énormément de modèles, des kits ZigBee, Wi-Fi, Bluetooth, des systèmes HomeKit, d’autres non, etc. Dans le reste du magazine, vous trouverez les rubriques habituelles, des guides d’achat pour les composants d’un PC, des tests de déodorants, d’une manette à 180 €, de disques durs externes, etc. Si vous aimez le rétro, il y a un guide pour bien choisir les composants d’un PC dédié à une année précise, avec les pièges à éviter, et vous trouverez même un dossier sur la préservation de la musique dans les jeux vidéo (toute une histoire).

Comme d’habitude, le magazine est en kiosque, et uniquement en kiosque. Et si jamais ça vous plaît, il est même possible de s’abonner !

Une caméra Arlo… sans base Arlo avec le Netgear M1

Par Pierre Dandumont

J’utilise – enfin, je teste, plus exactement – des caméras Arlo depuis un moment, et j’ai découvert récemment un truc : il n’est pas obligatoire d’utiliser la base du fabricant. Il existe un appareil qui permet de s’en passer, et c’est très pratique dans des cas précis.

Pour rappel, la (large) gamme Arlo provient au départ de chez Netgear. Mais la filiale est devenue indépendante depuis, et n’a donc plus de lien avec la marque. Chez Arlo, les caméras ne possèdent généralement pas de fil (elles fonctionnent sur batterie) et se connectent à une base, qui doit être reliée à votre réseau. Même si les caméras utilisent techniquement du Wi-Fi, les modifications nécessaires pour l’autonomie des caméras (notamment) empêchent de relier les caméras à un point d’accès classique. Ou presque.

Il existe deux appareils qui peuvent servir de base Arlo… sans base Arlo. Le premier est un ancien routeur Wi-Fi assez haut de gamme, le Netgear R7000. La compatibilité a été supprimée il y a un moment (mars 2017) et donc il est disqualifié d’office. Ca peut encore marcher, mais sans mise à jour de firmware, pas de corrections de sécurité. Le second est le Netgear M1. Il s’agit d’un routeur 4G assez performant (et assez cher, comptez ~300 €). Il propose de l’Ethernet, de la 4G rapide, une batterie et évidemment du Wi-Fi… avec une compatibilité Arlo.

Un couple un peu étonnant

Dixit le service de presse de Netgear (qui gérait Arlo), l’idée était de proposer une alternative à la Arlo Go (une version 4G, vendue assez cher). Pour surveiller une maison isolée ou un logement sans connexion fixe, une caméra couplée au routeur simplifie les choses.

La mise en place est un peu compliquée. Il faut d’abord activer Arlo dans les menus du M1 (Setup -> Arlo), ce qui nécessite un compte chez Arlo. Il faut ensuite passer par l’interface Web d’Arlo, qui propose le routeur 4G dans la liste (l’application iOS ne le propose pas) aux côtés d’un énigmatique Orbi Base Station, qui renvoie sur une page blanche.

L’option


La configuration


Attention, l’interface Web est en petit


Un énigmatique Orbi en bas


L’ajout


Ca fonctionne

Une fois le routeur 4G ajouté à Arlo, il est possible d’ajouter des caméras. Alors, ça n’a pas fonctionné depuis l’interface du site dans mon cas, mais bien depuis celle du routeur. J’ai testé avec une Arlo basique (720p, sur piles mais avec du micro USB caché) et une Arlo Pro 2 (1080p), mais ça fonctionne aussi a priori avec une Arlo Pro. De ce que j’ai pu voir, ça ne marche pas avec les Pro 3 et Ultra, qui nécessitent une nouvelle base (mais je n’ai pas testé). Au passage, le routeur 4G n’est pas compatible HomeKit.

Le site ne trouve pas les caméras


Mais l’interface du routeur bien


HomeKit sur une station officielle


Pas sur le routeur


Et pas d’options pour ajouter le routeur

Une fois en place, ça fonctionne assez bien, avec les mêmes avantages – pas de fils – et les mêmes défauts que l’installation classique. Les caméras Arlo stockent dans le cloud et ce n’est pas désactivable (même s’il est possible avec certaines bases de stocker en local). De plus, il faut un abonnement dans certains cas pour accéder à du stockage. En pratique, les Arlo sont à la limite de l’inutilisable sur une ligne ADSL, vu qu’elles saturent l’upload rapidement si vous avez beaucoup de passage sous les caméras. Ce point explique que je n’utilise pas les caméras, d’ailleurs : j’étais en ADSL jusqu’il y a peu. En VDSL ou en 4G, avec un upload à quelques Mb/s, c’est moins gênant, mais je recommande tout de même vraiment une connexion très haut débit (fibre optique). Pour les données, ça va surtout dépendre de votre abonnement et de la position de la caméra : si elle détecte beaucoup de mouvement, elle va envoyer pas mal de données, et donc je vous conseille tout de même un abonnement avec une limite élevée. N’espérez pas utiliser une SIM Free à 2 € ou un vieil abonnement, et passez directement sur un forfait avec quelques dizaines de Go pour être larges.

Dans tous les cas, c’est une solution intéressante qui mériterait d’être mise en avant. Et au gré des promotions, une caméra Arlo HD avec un routeur Netgear M1 valent souvent moins qu’une Arlo Go, par exemple.

Test d’un système Aqara HomeKit

Par Pierre Dandumont

Encore un système HomeKit pour l’écalirage ? Oui, je profite de ce blog pour détailler un peu la partie Apple sur ce que contient le dernier Canard PC Hardware (en kiosque). Et j’ai testé Aqara.

Le cas Aqara (une marque de Xiaomi) est un peu particulier. Les produits ne sont pas commercialisés en France directement. On peut en trouver facilement, mais vous n’éviterez pas le packaging en chinois et l’adaptateur pour le pont. Pour tester, j’ai un pont et une lampe, acheté tous les deux à un vendeur tiers sur Amazon. Le tout avec des boîtes avec du texte en chinois et un adaptateur pour les prises françaises que j’ai jeté immédiatement tant la « qualité » était faible.

Le pont


Adaptateur obligatoire


Une ampoule (bon, c’est une ampoule, quoi)

Pour l’installation, j’ai installé Mi Home, je me suis rendu compte que j’avais un compte (Yeelight est aussi une marque de Xiaomi…), j’ai ensuite installé le pont en HomeKit, avant de me rendre compte que je devais installer Aqara Home pour bien gérer le tout. Oui, j’ai trois applications Xiaomi pour la même chose. L’installation du pont est assez peu ergonomique, le QR code HomeKit se trouve sous le pont (MAJ : et dans la partie supérieurs de la boîte, je n’avais pas remarqué), il faut donc le débrancher, le sortir de l’adaptateur, scanner le code, et refaire l’opération inverse assez rapidement pour qu’HomeKit puisse le détecter. A noter qu’il n’y a pas de compatibilité Alexa ou Google Assistant, même si ce n’est pas sujet ici.

Aqara Home

La gamme Aqara utilise le Zigbee et donc l’ajout d’accessoires fonctionne comme avec du Hue : il faut ajouter les lampes et accessoires dans l’application Aqara, qui ajoute le tout dans Maison. Truc amusant, le pont lui-même sert de lampe : la structure est entourée de LED, contrôlables via HomeKit. Ce n’est pas très puissant et les couleurs sont fausses (le rouge est franchement rose) mais c’est pratique. Il dispose aussi d’un switch virtuel qui lui permet d’émettre un bip un peu ridicule. Honnêtement, ça ne sert pas réellement d’alarme, ni à la retrouver. C’est complètement gadget.

Le pont a ses propres réglages


Le rouge (capture précédente) est rose

Dans les trucs un peu énervants, l’application en partie en chinois (j’ai reçu des mails totalement en idéogrammes) mais aussi le pont qui parle de temps en temps en chinois (ça se règle, mais il ne propose pas le français, uniquement l’anglais).

Passage en anglais

L’ampoule testé est particulière. Par défaut, elle démarre sur un blanc extrêmement froid (6 000 K, blanc hôpital). il est possible de la régler sur un blanc chaud classique (2 700 K) mais elle perd un peu sur le rendu des couleurs, qui n’est déjà pas extraordinaire au départ. Disons que vu le prix de l’ampoule avec un blanc réglable (12 €), on ne va pas chicaner.

L’ampoule propose le réglage du blanc

Honnêtement, je ne suis pas aussi enthousiaste que Nicolas, qui a testé plus en profondeur les accessoires. Même si j’aime bidouiller (vous vous en doutez), je préfère dans l’idéal avoir de la domotique qui marche, sans devoir installer des adaptateurs pour les prises, sans apprendre le chinois, etc. Une fois les accessoires dans HomeKit, l’ensemble marche bien et on peut presque oublier l’application Aqara, mais c’est un « presque ». L’ajout d’accessoires passe par là. C’est moins cher que du Hue, c’est évident (encore que le pont vaut à peu près le même prix), mais les ampoules sont de moins bonne qualité, et la mise en place nécessite plus de motivations, ce qui risque de décourager un utilisateur lambda.

MAJ : j’avais indiqué que les ampoules marchaient sur d’autres ponts, mais ça dépend du modèle. Celle dont je dispose (ZNLDP12LM) ne sont pas reconnues par un pont Hue.

Les sons cachés de Wolfenstein 3D avec le PC Speaker

Par Pierre Dandumont

En lisant le site de Fabien Sanglard (spécifiquement le Black Book sur Wolfenstein 3D), je suis tombé sur un truc intéressant : le jeu proposait un mode audio caché avec des sons de meilleure qualité sur le haut-parleur système (PC Speaker).

J’en parle un peu par nostalgie : j’ai découvert Wolfenstein 3D sur une machine sans carte son, avec les bruits du haut-parleur système. Par défaut, il propose différents types de périphériques audio, avec différents types de son. Le jeu date du début des années 90, avant la standardisation des API, donc il y a plusieurs implémentations.

Premièrement, du PCM, avec du 8 bits à 7 000 Hz en mono. Ca fonctionne sur les premières Sound Blaster et sur le Disney Sound Source, une carte son externe en bus parallèle. Pour schématiser, à l’époque, il fallait interrompre le code principal, envoyer les données audio au périphérique audio, et revenir au code principal. Dans le premier cas, avec la Sound Blaster, la charge sur le processeur est faible, la carte son dispose de fonctions DMA (Direct Memory Access) qui permettent de transférer les données en arrière-plan et le code audio fonctionne à 140 Hz. Donc 140 fois par seconde, le jeu s’occupe du son. Avec la carte Disney Sound Source, le code envoie environ 10 octets à chaque itération, donc il fonctionne à 700 Hz. La carte externe dispose en effet d’un tampon de 16 octets qui doit être alimenté en permanence pour obtenir du son. Assez logiquement, le processeur a plus de travail.

Les options

Maintenant, parlons du haut-parleur. Techniquement, il ne fonctionne qu’avec des ondes carrées, mais on peut jouer sur la fréquence pour obtenir… un peu mieux que de simples beep. Dans ce mode, le code audio fonctionne à 140 Hz (donc 140 interruptions par seconde). C’est assez moche, mais c’est mieux que rien.

Maintenant, la partie intéressante : le PCM sur le haut-parleur. Ce mode caché, reprend les effets sonores 8 bits / 7 000 Hz, mais comme le haut-parleur n’est pas réellement un DAC, on est sur du 1 bit. Le code transforme donc le 8 bits en 1 bit, ce qui donne un résultat… pas si mauvais. Mais il a un défaut, ce qui explique que le jeu ne le propose pas : il n’y a pas de tampon, donc le code audio doit être appelé 7 000 fois par seconde. Et sur les CPU de l’époque, c’était visiblement trop. Pour rappel, la norme était plutôt un 286 à 12 MHz qu’un 486 à 66 MHz. Dixit le Black Book, la fonction a été cachée parce qu’elle cause des saccades sur les petites machines.

L’activation et le test

Pour l’activer, il faut modifier manuellement le fichier de configuration, en passant la valeur de l’offset 0x01D2 à 01. Si vous n’avez pas compris, vous n’avez jamais modifié de sauvegardes avec un éditeur hexadécimal dans les années 90. Plus sérieusement, une personne propose les fichiers modifiés là. Il y a une vieille vidéo qui montre le résultat, mais j’ai essayé de faire quelque chose de mieux.

A la base, je voulais tester sur un vrai PC, mais je me suis retrouvé devant un problème : mon seul PC rétro n’a pas de boîtier et donc pas de haut-parleur PC. J’ai donc d’abord testé dans DOSBox avec Boxer (attention, ça ne fonctionne pas sous Catalina). Une fois le jeu intégré, ça fonctionne assez bien. Je comptais vous faire une vidéo direct, mais j’avais la flemme d’installer les outils pour enregistrer la sortie son interne.

Ensuite, j’ai essayé sur une machine sur laquelle je pouvais capturer l’audio directement : un Power Mac avec une carte DOS. En effet, la carte DOS redirige les effets du haut-parleur PC directement sur la partie audio du Mac. Ce n’est pas exactement ce que ça donne avec un vrai haut-parleur de PC, mais c’est déjà assez représentatif du gain. Là, j’ai juste fait une capture en direct de la sortie casque de la machine. Pour l’entendre, c’est à partir de 1 minute et 48 secondes.

Comme vous pouvez l’entendre, c’est nettement meilleur et on peut même presque comprendre l’allemand des nazis. Sur la carte avec un 486 à 66 MHz, ça ne change pas réellement la fluidité du jeux. Avec Boxer, en limitant les performances manuellement, ça semble un peu plus saccadé quand on descend sur des paramètres très bas (équivalent à un 286), mais c’est peut-être tout à fait subjectif. Et en testant, je suis revenu 30 ans en arrière (ou presque)…

Test d’une ampoule Yeelight HomeKit

Par Pierre Dandumont

Après OSRAM et LIFX, voici un test d’une autre ampoule HomeKit, un modèle Yeelight. Vous trouverez plus de détails (et de produits) dans le magazine Canard PC Hardware de décembre.

Cette ampoule HomeKit est… reloue. Yeelight est une marque de Xiaomi, et la société a ajouté le support HomeKit via une mise à jour de firmware. Sur le papier, c’est pas trop mal : l’ampoule couleur vaut 25 €, elle est Wi-Fi (ce qui évite l’ajout d’un pont) et les caractéristiques mesurées sont bonnes. Le rendu des couleurs est très bon, même si l’ampoule démarre par défaut sur un blanc assez froid, la consommation et la luminosité dans la moyenne. Le problème, c’est l’installation.

L’ampoule, avec un look assez particulier

En théorie, il faut allumer l’ampoule, la remettre à zéro avec une méthode ésotérique horrible, se connecter dessus et la configurer. En pratique, je n’ai pas réussi sur mon iPhone : l’application ne détectait pas qu’elle était sur le réseau de l’ampoule. Après quelques essais dans l’application – qui a la bonne idée de mêler anglais, français et chinois -, je suis passé sur un smartphone Android et ça a fonctionné. Joie des applications, une fois ajoutée au compte, elle est visible sous iOS. Yellight propose un contrôle via Siri de deux façons, soit avec des raccourcis Siri, soit avec HomeKit. Il faut d’abord mettre à jour l’ampoule, ensuite une option permet de l’ajouter à Maison. Pas de QR Code : tout se fait via l’application. J’ai tenté l’ajout deux fois avant qu’elle accepte d’apparaître dans Maison.

Français ? Chinois ? Anglais ?


J’ai envie de mourir


L’ajout dans HomeKit


Ca marche


Les réglages classiques


Une double option intéressante

Une fois en place, rien à dire, ça fonctionne correctement. Mais vu que je n’ai pas pu l’installer avec mon iPhone, je me vois mal recommander ça. Elle a un truc sympa tout de même : l’application permet de définir le fonctionnement en cas de coupure, que ce soir via un interrupteur ou une coupure de courant.

Des disques durs moins chers (mais sans garantie) avec cette astuce

Par Pierre Dandumont

Chez moi, je suis un peu paranoïaque des sauvegardes. Et mes Time Capsule contenaient des disques durs de 3 To qui commençaient à se faire vieux (3 ans) et limitaient un peu mes sauvegardes. Et j’ai donc cherché à mettre plus gros.

Pour information, avant de commencer, même les vieux modèles de Time Capsule supportent les gros disques durs, en tout cas mes boîtiers de la 3e génération (2009). Je ne suis pas certain à 100 % que les modèles de 2008 le font, mais ça devrait.

Time Capsule 6 To

Mon astuce, donc : acheter un disque dur externe. En fait, même si c’est un peu bizarre, un disque dur nu vaut plus qu’un disque dur externe avec un boîtier et un adaptateur USB. Dans le cas de Seagate, c’est même assez flagrant. Si vous prenez un ST6000DM003 (3,5 pouces de 6 To, 5 400 tpm, raisonnablement rapide), la version nue vaut environ 150 € chez Amazon (~190 € chez les gros revendeurs). Il est garanti deux ans, n’a rien de vraiment spécial. Et un boîtier externe STEB6000403 (Expansion Desktop), qui contient le même ST6000DM003, se trouve pour 130 € en temps normal, et 100 € lors du Black Friday.

Un disque dur classique


Du SATA


Un PCB avec un adaptateur

Oui, un disque dur entouré d’une coque, livré avec un adaptateur USB 3.0, et après l’ajout de la taxe sur la copie privée (de l’ordre de 10 à 15 €, je n’ai pas trouvé le barème exact) vaut moins (et très nettement) que le modèle nu.

Bon, vous vous en doutez, vous allez perdre la garantie – c’est assez explicite sur l’étiquette du disque dur – et il va falloir démonter le boîtier. Sur le Seagate en question, il faut aller enlever des clips en plastique qui bloquent le tout. Mais vu la différence de prix, ça reste intéressant, avec en bonus un boîtier externe USB 3.0. Et il faut que je recommence mes sauvegardes de zéro.

C’est assez explicite

Certains se posent la question de la qualité des disques. Je ne suis pas paranoïaque et je ne pense pas que Seagate met des disques moins bons dans les externes, surtout que dans la pratique, ils subissent plus de chocs. Et la garantie est la même dans les deux cas, du reste : deux ans. Par contre, c’est évident que Seagate vend sûrement beaucoup plus de disques durs externes que de modèle nu pour le grand public, et qu’Amazon – qui vend aussi en masse – a de bonnes réductions au départ pour le Black Friday.

Ça prend un peu de temps…

Attention quand même à une chose : ça marche uniquement avec les disques durs 3,5 pouces et donc avec les externes “desktop” qui possèdent une alimentation externe (dans la majorité des cas). Avec les disques durs externes portables, il y a trois choses à savoir. Premièrement, ils sont plus épais que les modèles classiques (souvent 15 mm) et ils ne rentrent donc pas facilement dans un PC portable ou un boîtier prévu pour les épaisseurs classiques (9,5 et 12,5 mm). Deuxièmement, il s’agit rarement de modèles SATA avec un adaptateur. Dans pas mal de cas, l’USB est directement sur le disque dur lui-même. Troisièmement, les grosses capacités en 2,5 pouces (4 To et plus) sont en SMR, une technique qui ralentit les écritures quand le disque dur est rempli, ce qui peut poser des soucis.

Test des interrupteurs Friends of Hue de NodOn

Par Pierre Dandumont

C’est un problème que j’avais déjà évoqué : quand on s’équipe avec des ampoules connectées (Hue, mais pas que), le problème des interrupteurs se pose vite. J’avais expliqué mon problème il y a quelques mois, en montrant une solution : les modèles Friends of Hue, plus spécifiquement les Vimar, assez onéreux (comptez 65 à 70 €). Depuis, NodOn a sorti un modèle vendu moins cher.

Le NodOn vaut seulement 35 €, ce qui semble un peu plus abordable. La conception de base est la même que tous les autres interrupteurs Friends of Hue un mécanisme EnOcean à énergie cinétique, avec quatre boutons. En gros, il faut pousser de façon assez forte, ce qui va générer l’énergie nécessaire à la communication. J’ai le Vimar dans mon bureau, ça fonctionne dans 95 % des cas, et de temps je dois poussez plus fort/une seconde fois. Truc à savoir aussi, les boutons s’enfoncent mais reprennent la position initiale : la programmation s’effectue donc en double : une action pour le haut, une action pour le bas.

L’interrupteur

Le NodON fonctionne comme le Vimar : ça se configure dans l’application Hue, puis il suffit de l’ajouter à HomeKit (si on veut). Maison donne accès aux boutons, on peut programmer ce qu’on veut, c’est efficace.




En fait, le problème de l’interrupteur NodOn, c’est un peu la qualité. Il arrive dans une pauvre enveloppe matelassée, sans accessoires, avec un flyer mal imprimé. Et si la partie externe de l’interrupteur (sa structure) est dans un plastique correct (vaguement brillant), les boutons sont dans un plastique plus granuleux, qui fait un peu bas de gamme. Par rapport au Vimar, qui vaut le double, la différence de qualité reste notable. Ce n’est pas horrible, je ne parle pas de chinoisium qui va casser en cas de forte pression, mais tant visuellement qu’au toucher, le NodOn est un cran en-dessous. Au passage, aussi, il y a du double-face 3M sous les interrupteurs, mais dans une zone un peu enfoncée : donc impossible de les coller au mur directement.

L’emballage cheap


On voit (un peu) la différence de qualité

Reste que pour 35 €, c’est assez honnête : ça remplace bien les télécommandes Philips Hue.

USD : au-delà du buzz, que donne la technologie en pratique ? Pixar s’explique

Par Shadows

Lors du SIGGRAPH 2019, le système Universal Scene Description (USD) était LA technologie sur toutes les lèvres. Le support USD va par ailleurs arriver dans différents outils logiciels du marché très rapidement. D’où une question inévitable : concrètement, que donne USD ?

Pixar, qui est à l’origine de cette technologie, nous propose justement de le découvrir dans un article dédié.
Le studio s’appuie ici sur un cas concret : la production de Toy Story 4, dont le pipeline était très fortement centré sur USD :

Le pipeline standard de Pixar. Ci-dessous, les éléments du pipeline qui s’appuient sur USD.

Efficacité créative, collaboration entre départements, processus d’approbation facilité, aspect non destructif, système de variations qui donne un meilleur contrôle artistique pour chaque plan, optimisation mémoire… A en croire le studio, les avantages sont immenses.

Nous vous invitons donc à consulter l’article dédié de Pixar, en attendant que les mises à jour n’apportent USD dans les principaux logiciels du marché. Houdini supporte déjà cette technologie, et Maya ne devrait pas tarder à suivre le chemin.

L’article USD : au-delà du buzz, que donne la technologie en pratique ? Pixar s’explique est apparu en premier sur 3DVF.

La caméra Memory Stick des Sony Clié

Par Pierre Dandumont

Quand j’ai testé le TG50 pour mon appareil photo Bluetooth, j’ai eu envie de tester un truc qui m’avais intéressé il y a longtemps, quand j’utilisais encore des Palm : l’appareil photo des Clié.

Sony avait lancé ça en 2001 pour certains de ses PDA Clié, un appareil photo en interface Memory Stick avec une tête rotative, le PEGA-MSC1. J’en ai trouvé un sur eBay et j’ai donc testé. Il arrive avec une boîte en plastique, un CD de pilotes, et il se connecte en MSIO (Memory Stick I/O, un protocole série). Il ne contient pas de mémoire, et dépasse pas mal du haut du Clié.

Sur un Clié


L’appareil


Le connecteur Memory Stick

L’installation sans logiciel de synchronisation est un peu compliquée, il faut copier pas mal de fichiers sur la carte Memory Stick puis sur le Clié. J’ai d’abord testé sur un SL10, un modèle sous Palm OS 4, avec un écran monochrome en 320 x 320. Le CPU (un Dragon Ball à 33 MHz) peine franchement et l’écran affiche vaguement ce que la caméra voit. C’est lent, à la limite de l’inutilisable. Mais il est possible de prendre des photos et de les transférer ensuite vers une Memory Stick. Attention, le Clié n’a que 8 Mo de RAM, donc la place est assez restreinte.

Sur le TG50, c’est encore pire : impossible de lancer le programme. Il indique qu’une bibliothèque n’est pas présente, sans indiquer laquelle. J’ai essayé trois logiciels sans résultats. Et je n’ai pas trouvé de solution sur le net : je suppose que ça vient de Palm OS 5.

Du coup, je vous met des captures en noir et blanc sur le SL10. L’interface est assez lente et s’éloigne de ce qu’on a l’habitude de voir avec les appareils photo. Et l’exportation du Clié vers une carte mémoire (en JPEG) prend un bon 30 secondes par image.

L’interface


Quelques effets


L’exportation (DCF, c’est JPEG)

Question qualité, une fois les images exportées, c’est quand même très mauvais. L’appareil a un capteur de 100 000 pixels et les images sont en 320 x 240 en sortie, ce n’est pas génial. Le côté rotatif est pratique, mais c’est tout. Avec un prix de 150 $ en 2001, c’était déjà franchement mauvais même pour l’époque. Et sans même prendre en compte le fait que l’appareil ne contenait pas de carte mémoire : il fallait stocker dans le Clié, puis transférer vers une carte mémoire après avoir enlevé la caméra.

Mon bureau


Un affreux selfie


Mon Aurora

En gros, un produit affreux, sans réel intérêt, même en 2001.

Test des ampoules LIFX HomeKit

Par Pierre Dandumont

Vous trouverez plkus de détails dans le prochain Canard PC Hardware (bientôt en kiosque), mais je vous propose ici un petit test de deux ampoules HomeKit, les LIFX Mini White et Mini Color.

Après l’OSRAM Smart+ en HomeKit (et Bluetooth), je vous propose un test de deux ampoules HomeKit, mais qui travaillent en Wi-Fi. La Mini White (blanc chaud) vaut 25 € (parfois un peu moins). La couleur a un prix officiel de 55 €, mais elle se trouve aussi assez régulièrement pour un peu moins (40 € au moment d’écrire ces lignes).

Les deux ampoules


La jolie boîte

L’emballage est en forme de tube, et les ampoules sont assez classiques : un globe blanc transparent, une base blanche. La construction est bonne et – surtout – elles sont HomeKit nativement. Petit truc important : ne jetez pas le petit papier avec les instructions, il contient le QR Code qui permet de jumeler les ampoules en HomeKit. Question technique, la blanche est fort lumineuse (j’ai mesuré un peu plus que les 800 lumens annoncés), atteint un blanc chaud parfait, mais avec un indice de couleur un peu faible. En clair, elle va dénaturer certaines couleurs. La couleur est moins efficace, elle est moins lumineuse, démarre sur un blanc trop froid par défaut (3 350 K) et une fois réglée dans l’application sur 2 700 K, la valeur est trop faible (2 560 K) avec un rendu des couleurs désastreux. La consommation est correcte dans les deux cas : ~9 W.

Attention, le code HomeKit est dans le manuel

les deux ampoules se lient facilement avec HomeKit, sans pont et sans devoir être à proximité. Elle se connectent en pratique en Wi-Fi, ce qui simplifie pas mal la gestion : vous n’aurez pas besoin d’être proche des ampoules ni d’installer un concentrateur HomeKit. Dans HomeKit, on a les réglages classiques : luminosité, couleur et température quand l’ampoule supporte le tout. L’installation en HomeKit est simple, le scan du QR Code gère tout, connexion au réseau Wi-Fi comprise. Pour les amateurs, l’application permet aussi de lier les ampoules à Alexa et Google, et reste nécessaire pour la mise à jour du firmware. Bon point, si vous coupez les ampoules physiquement, elles reprennent la valeur précédente à l’allumage. Mauvais point, si vous éteignez la lampe via HomeKit puis que vous coupez le courant, la lampe se rallume au démarrage.

Les réglages HomeKit


Température et couleur sur la Mini Color

Dans l’ensemble, la lampe blanche est pratique si vous ne voulez pas vous embêter avec un pont mais que vous voulez quand même éviter le Bluetooth. La version couleur a de grosses lacunes pour de l’éclairage classique, elle est à réserver à un éclairage d’ambiance.

Le choix d’un lecteur de cartes SD a de l’importance

Par Pierre Dandumont

Le monde des cartes mémoire, c’est un peu compliqué, et c’est un sujet que je suis depuis longtemps. Avant même ce site, je testais des cartes mémoire (il y a plus de 10 ans). Donc quand j’ai vu que Sandisk overclockait des cartes SD, je me suis demandé si Apple le faisait aussi.

Attention, un peu de technique. Le format SD, c’est… compliqué.

La première version de la norme fonctionne à 25 ou 50 MHz sur un bus 4 bits, soit 25 Mo/s au maximum. Un mode de compatibilité, notamment pour les cartes MMC, existe aussi, avec un débit très faible et un fonctionnement sur 1 bit (le SPI), qui dépend un peu de la carte.

La seconde version, l’UHS, améliore les débits. Plusieurs modes existent, SDR ou DDR, avec plusieurs fréquences. Le plus courant, qu’on va considérer comme la référence, est le SDR104. Il fonctionne à 208 MHz sur un bus 4 bits, et le 104 indique le débit maximal en Mo/s (104 Mo/s, donc).

Ensuite, il existe l’UHS-II et l’UHS-III. Ces deux modes fonctionnent de façon totalement différente, avec des broches en plus sur les cartes. En simplifiant, on travaille avec des lignes séries, comme en PCI-Express ou en DisplayPort. L’UHS-II permet 312 Mo/s, l’UHS-III monte à 624 Mo/s. Les lecteurs compatibles UHS-II sont rares, mais les cartes fonctionnent évidemment en UHS-I en cas de besoin.

Une carte UHS-II avec ses connecteurs supplémentaires

Le dernier mode, récent, est le SD Express. Au lieu d’utiliser les lignes de l’UHS-II ou -III, il utilise une ligne PCI-Express 3.0, pour un débit maximal de ~1 Go/s.

Vous avez suivi ? Tant mieux. N’oubliez pas qu’il s’agit du débit maximal, les cartes sont évidemment souvent en dessous.

Les lecteur

Les lecteurs classiques modernes prennent en charge au moins l’UHS-I en mode SDR104 et les cartes récentes atteignent ces débits sans trop de soucis. Avec un lecteur correct, on peut obtenir 80 à 85 % des performances théoriques. Certains, comme le modèle Apple (vendu 45 € officiellement, un peu moins chez Amazon) prennent aussi en charge l’UHS-II. J’ai testé avec une carte Transcend et on obtient 245 Mo/s (le fabricant indique 285 Mo/s). En comparaison, j’ai aussi testé un lecteur Transcend (un lecteur multicartes assez courant, pas très cher) et il ne dépasse pas ~75 Mo/s.

la microSD Sandisk, plus rapide


La carte UHS-II avec le lecteur Transcend


La carte UHS-II avec le lecteur Apple

Le lecteur Apple offre de bonnes performances, mais dans certains cas, il se fait dépasser par un modèle USB de chez Sandisk, vendu 3 à 4 fois moins. Et pour une bonne raison : Sandisk overclocke ses cartes SD. Je l’ai expliqué avant, il y a différents modes en UHS-I, et Sandisk en implémente un de plus, propriétaire, avec certaines cartes SD et microSD. J’ai découvert ça récemment, et j’ai donc cherché un peu. Visiblement, Sandisk implémente un mode DDR200 (DDR208, en réalité) qui permet de doubler les débits. On passe en DDR (donc 8 bits par cycle) avec une fréquence de 208 MHz, donc 208 Mo/s. Dans la pratique, avec une microSD, le lecteur Sandisk atteint ~160 Mo/s en lecture et ~95 Mo/s en écriture quand le lecteur Apple se limite à ~85 et ~80 Mo/s dans les mêmes conditions. Visiblement, le mode DDR200 est intégré dans certains contrôleurs de Genesys Logic, mais je ne sais pas si d’autres lecteurs que les Sandisk l’implémentent correctement. Le lecteur Transcend, dans les mêmes conditions, se limite là aussi à 75 Mo/s, visiblement sa limite.

Trois lecteurs, trois ambiances


La microSD avec le lecteur Transcend


La mlcroSD avec le lecteur Apple, plus rapide


La microSD avec le lecteur Sandisk, encore plus rapide

Dans la pratique, je préfère le lecteur Apple parce qu’il est directement USB-C (forcément, c’est plus simple sur un Mac) et qu’il lit les cartes SD classiques (et en mode UHS-II) et pas uniquement les cartes microSD. Mais le lecteur de Sandisk a plusieurs avantages : il est plus compact, plus rapide dans certains cas et évidemment moins onéreux.

TAG Video Systems Continues International Expansion by Appointing Graphic Image Technologies as its Distributor in South Africa

Par Desert Moon Communications

TAG Video Systems Continues International Expansion by Appointing Graphic Image Technologies as its Distributor in South Africa Provider of software-based, IP Multiviewers, Probing and Monitoring solutions grows presence in key region Tel Aviv – December 3, 2019 — TAG Video Systems, the world leader in integrated software-based IP Probing Monitoring and Multiviewer solutions has appointed ...

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Imagination annonce les chipset graphiques IMG A-Series

Par Pierre Lecourt

Les IMG A-Series comme bouée de sauvetage ? Tant que les iPhones d’Apple employaient des puces PowerVR d’Imagination technologies, la vie était belle pour le concepteur de circuits graphiques. Les rentrées d’argents allaient en s’accroissant d’année en année, Apple faisait un excellent boulot d’optimisation des puces et jouait le rôle de VRP pour la marque auprès des autres solutions ARM.

Et puis, patatras. Apple a annoncé ne plus vouloir employer les produits de la marque et s’intéresser à un développement interne. A la fin du contrat qui liait les deux entités, le ciel s’est écroulé sur la tête d’Imagination. La marque a été mise en vente et la partie graphique s’est remise à travailler d’arrache pied pour se sortir de cette tempête.  Le résultat de ce travail est désormais annoncé, il s’agit d’une nouvelle gamme de chipsets graphiques baptisés IMG A-Series que la marque décrit comme la plus importante avancée faite dans ce domaine depuis… 15 ans.

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Les IMG A-Series se destinent à une large gamme de produits allant du marché mobile aux tablettes mais également à l’IoT, aux voitures et même aux serveurs. Un large rang d’applications qui s’explique par la promesse de la marque. Proposer 2.5 fois les performances de sa précédente génération de processeurs graphiques tout en consommant 60% de moins d’énergie !

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La liste des solutions est longue mais IT ne donne pas vraiment de détails sur ces puces, oubliant par exemple de préciser la consommation de chacune :

  • IMG AXT-64-2048 est le plus impressionnant des circuits annoncés avec 2.0 TFLOPS, 64 Gpixels et un circuit AI atteignant 8 TOPS
  • IMG AXT-48-1536 suit dans la gamme mobile avec 1.5 TFLOPS, 48 Gpixels et 6 TOPS
  • IMG AXT-32-1024 pour le marché mobile et l’auto en proposant 1 TFLOPs, 32 Gpixels et 4 TOPS
  • IMG AXT-16-512 se situe sur le même marché et annonce 0.5 TFLOPS, 16 Gpixels et 2 TOPS
  • IMG AXM-8-256 pour des mobiles moyenne gamme avec 0.25 TFLOPS, 8 Gpixels et 1 TOPS
  • IMG AXE-2-16 plus spécialisé dans les TV-Box et autres dérivés d’affichage annonce 16 GFLOPS et 2 Gpixels
  • IMG AXE-1-16 est l’entrée de gamme mobile et dédié au marché IoT avec 16 GFLOPS et 1 Gpixels

La totalité de l’annonce est intéressante avec des produits premium probablement destinés aux serveurs mais des solutions mobiles impressionnantes sur le papier et de l’entrée de gamme pour le marché IoT, très capables et compatibles avec des solutions comme Vulkan.

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Bon, évidemment il faut regarder en détail ces chiffres car ils sont nés au fond des cerveaux d’une équipe de commerciaux en quête de materiel marketing pour faire revivre la marque. Les résultats des IMG A-Series sont, en réalité, comparés avec les derniers GPU commercialisés et non pas la génération précédemment annoncée qui n’a pas encore été mise en vente. Cela permet un discours plus spectaculaire mais en réalité le gain est moins important. Il n’empêche que ces nouveaux circuits graphiques sont suffisamment importants pour que la marque repense sa stratégie et décide de changer d’appellation en arrêtant sa gamme historique de circuits PowerVR.

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Au passage, elle indique que les IMG A-Series seront suivies des B-Series en 2020 qui proposeront jusqu’à 3 TFLOPs de performance. Puis viendront les C et D-Series en 2021 et 2022. Un plan de travail bien avancé qui montre que la marque ne compte plus vivre tranquillement de ses royalties comme au temps de la manne d’Apple.

Reste que le marché s’est considérablement réduit pour ces IMG A-Series : Apple, Qualcomm développent leurs propres circuits. Beaucoup de plus petits concepteurs de SoC ainsi que des géants comme Huawei emploient désormais des solutions signées ARM avec des chipsets Mali devenus également très performants. La liste des acteurs potentiellement intéressés par ces puces devient vraiment très courte : Rockchip ? Mediatek ? AllWinner ? D’autres qui pourraient venir piocher dans le catalogue de la marque si ses prix sont concurrentiels face à ARM ?

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Cela n’empêche pas l’optimisme de briller chez Imagination qui assure que plusieurs puces ont déjà signé l’intégration de ces circuits IMG A-Series et que les premiers appareils sont prévus pour 2020. De quoi amorcer la pompe d’un renouveau pour la marque ? On peut l’espérer car la concurrence a toujours fait du bien sur ce segment.

Source : Imagination Technologies

Imagination annonce les chipset graphiques IMG A-Series © MiniMachines.net. 2019

iCarta : le dock iPod pour les toilettes

Par Pierre Dandumont

Au milieu des années 2000, les constructeurs proposaient tout et n’importe quoi pour l’iPod. Comme l’iCarta : un dévideur de papier toilette capable de jouer de la musique.

En fait, j’ai ce dévideur depuis un moment, mais il n’a jamais été installé (ni testé) pour une bonne raison : je n’avais pas de prise de courant dans mes toilettes. Une situation assez courante qui empêche d’utiliser l’iCarta. Il existe bien une variante avec une batterie et même une Bluetooth, mais le mien a besoin d’une prise de courant. Mais après mon déménagement, je l’ai installé et j’ai trouvé une alimentation compatible (12 V et 1,5 A, du classique). Bon, en réalité, je ne l’ai pas installé parce qu’un fil qui court le long du mur, c’est moche. Mais je l’ai essayé quand même.


La qualité de fabrication est moyenne, et la méthode pour installer le rouleau assez tordue. Il faut déployer les enceintes, ouvrir le support en trois, insérer le tube, placer les encoches dans le bon sens et insérer le tout. Sur le dessus, on trouve trois prises : une entrée audio classique (prise jack 3,5 mm), une prise dock (le connecteur 30 broches) et une prise USB pour un iPod Shuffle. Le connecteur dock gère l’audio de façon classique, en analogique, et ne charge pas les appareils modernes. Si la documentation ne le précise pas, l’alimentation 12 V donne une réponse implicite : il charge avec le mode FireWire. La prise USB est un peu particulière : elle ne fournit pas d’énergie (elle ne charge pas l’iPod Shuffle) et utilise une prise cachée qui permet de récupérer de l’audio analogique. On peut donc utiliser les commandes de l’iPod Shuffle (et son contrôle du volume) comme s’il était relié à des enceintes avec une prise jack.

Avec un iPod Shuffle (et la LED très brillante)


iOS voit juste un connecteur Dock (et pas de charge)


Les commandes

Le son est assez moyen avec les quatre enceintes, mais ça sonorise évidemment sans soucis des toilettes. Quand l’appareil est allumé, il y a du souffle s’il n’y a pas de source connectée. Il y a peu de boutons : un pour allumer, deux pour régler le volume, un pour passer d’une source à une autre. Dans l’absolu, c’est vraiment un gadget sans intérêt, mais si vous voulez de la musique jusque dans vos toilettes, c’est amusant.

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