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Real-Time Rigged Body

https://i.vimeocdn.com/video/815261620_960.jpg960540urn:ebu

Real-Time Rigged Body using Stype Follower and Stype RedSpy within Unreal Engine 4.
Music By: Waveshaper - Leaving Town

Cast: BERTO MORA

Jenifer à la Seine Musicale avec Rico, Bobo et Soundscape

Par admin

Petit à petit l’immersif gagne du terrain y compris en France et nombre de tournées s’y essaient avec l’aide et la complicité de leurs prestataires et des deux marques française et allemande qui ont pris une certaine avance dans ce domaine.

Nous avons été à la rencontre des techniciens de Jenifer pour B Live lors de la date à la Seine Musicale, Rico Berrard au mix et Boris Jacquier-Laforge au Soundscape. Mais là où c’est interessant, c’est que nos deux compères ont décidé de se lancer en prenant quelques libertés avec les préconisations de d&b. Récit.

Bobo et Rico.

Boris Jacquier-Laforge, Bobo pour les intimes…: D’un côté il y a ce que les fabricants préconisent comme montage garantissant un résultat immersif optimum via des règles à respecter scrupuleusement, de l’autre la possibilité de parvenir à partir d’une implantation quasi standard, à bénéficier des effets du Soundscape.
Nous avons voulu voir jusqu’où on peu aller, quelles sont les limites en dessous desquelles ça ne marche pas.

SLU : Quelle est la configuration du système ?

Bobo : Un gauche/droite, un central et des outfields, avec un central rallongé pour porter plus loin. On sait qu’on n’est pas dans les clous car il faudrait cinq lignes identiques et ouvrant large dont l’écart ne dépasse pas 70% de la distance vis-à-vis des premiers spectateurs couverts par le système. Dans notre cas nous disposons d’un kit quasiment standard et donc…

Vu comme ça, on dirait un kit standard pour Zénith, 5 SL-SUB, 12 KSL et 9 V, mais la ligne centrale et la DS100 changent la donne…

SLU : Composé de beaucoup de 8 et quelques 12 !

Bobo : C’est ça. Le KSL du main comporte en standard dix boîtes de 8 et deux de 12. Nous avons réussi à panacher en huit KSL8 et quatre KSL12. Là où on s’en sort beaucoup mieux c’est avec la centrale en V où nous avons deux V8 en tête qui portent loin et huit V12 pour bien couvrir le reste de la salle.

Le truc qui change tout, la ligne de 10 V dont huit V12 et dans lesquels aboutissent beaucoup d’objets. Idéalement il faudrait du KSL, mais même en V, ça commence à bien démasquer.

Pour les outfields nous sommes passés de 6 à 9, toujours du V, et nous aurions voulu les employer en complément du système principal pour élargir l’image de certaines sources dont les effets ce qui marche très bien.
L’inconvénient réside dans la voix principale qui placée dans la matrice DS100, sort avec le maximum d’énergie par les V du centre, avec un complément dans le G/D et une dernière lichette dans les outfields.

Pour l’architecture Soundscape c’est parfait, mais comme on n’a pas exactement les boîtes et le nombre dans la centrale, on perd trop de voix sur les côtés, ce qui n’est pas possible vis-à-vis de l’artiste et du public.
Même avec une configuration optimum de 5 lignes identiques, on aurait dû placer des outfields pour déboucher les côtés et renforcer surtout la voix. Du coup on a exploité nos deux lignes externes en somme mono. Ce que l’on perd en spatialisation, on le gagne en qualité et intelligibilité sur les côtés.

SLU : Il n’y a pas moyen de «gonfler» disons à la mano la voix ailleurs que sur la centrale?

Bobo : Je crois que d&b travaille sur la question, un peu comme avec une matrice telle qu’on la connaît, mais avec le délai qui va bien.

La matrice DS100 prise en sandwich entre DS10 et Ghost

SLU : Dans l’attente que les fabricants nous sortent des enceintes spécial immersif qui ouvrent encore plus.

Bobo : C’est ça !

SLU : Votre approche un peu expérimentale avec Rico est bien vue par l’artiste au sens large comme par B Live ?

Bobo : Oui, dans la mesure où on garantit toujours le rendu d’un gauche/droite de qualité. B Live nous suit dans la mesure de ses possibilités en nous mettant à disposition une matrice et en nous permettant de panacher le système pour disposer du maximum de têtes en 120° !

SLU : Quelles sont les découvertes que vous avez faites en allant au-delà du G/D ?

Bobo : Déjà que dans Soundscape, le sub est prévu pour être un point central ou un arc sub et donc n’a aucun délai. Ton pied sort au centre à temps 0 et avec un délai sur les côtés, mais le sub reste à temps 0.

La page du R1 de visualisation des objets tels que positionnés grâce à la matrice DS100

Comme nos SL-SUB sont en G/D et qu’on ne peut pas accrocher de subs au centre dans toutes les salles, on a fait le choix de sortir pied, snare, basse et tout ce qui a énergie et impact en mode OFF pour ne pas déclencher les délais dans la matrice et être certain d’être calé.

Tout ce qui est guitares et claviers est en mode Tight et enfin pour les sources plus dures à traiter comme les pads et les effets, on a choisi le mode Full où l’objet est le plus spatialisé et démasqué.


SLU : Comment se passe ce choix entre les algorithmes ?

Bobo : Il n’est pas évident dans la mesure où au début tu paramètres l’ensemble sur Full et que pour certains objets, le résultat n’est pas probant, sans doute à cause de notre configuration qui n’est pas optimisée. On en profite quoi qu’il en soit pour décortiquer tous les paramétrages pour en saisir l’impact réel dans les divers éléments du système.

SLU : Comment fais-tu à avoir assez d’énergie dans la ligne centrale en V…

Bobo : Pour le pied j’ouvre un peu vers les deux KSL en reculant l’objet, ce qui en route une petite partie en dehors du V. Les subs font le reste. Pour la snare en revanche qui est aussi sur Off, je joue à fond sur le recul de l’objet et, le résultat est très probant. On retrouve du gras et la balance tonale du KSL.
Ouvrir le mix ne serait-ce que sur trois lignes, démasque nettement le bas médium. On perd à peine de côté frontal mais on gagne de l’air et de la précision sur chaque objet traité. On avait déjà agi de la sorte avec Rico en 2015 sur la tournée de M Pokora où grâce à un Sonic Emotion, on a trouvé de la place pour des tas d’effets qui ne sortaient pas dans le bas médium.

La régie SSL de Rico, du son anglais pur jus qui se transforme par la magie de la DS100 en son anglo-allemand puisque nombre de fonctions et de réglages se font en dehors de la console.

SLU : Comment vous gérez le passage entre les dates en G/D et celles avec Soundscape ?

Bobo : Il faut d’abord que nous ayons un beau mix en stéréo et que le passage via Soundscape se fasse en plaçant les sources et en retouchant les niveaux au travers des objets et pas de la console.

SLU : Pas évident, la gestion dynamique et le rendu fréquentiel en salle d’une source jouée dans un G/D ou dans un système de spatialisation n’est pas du tout la même chose. On n’en est qu’au début…

Bobo : Je suis d’accord, on défriche et c’est pour ça qu’on a cette démarche avec Rico et Arnaud Bonhomme qui tient le système sur la tournée de Jenifer. On est tous les trois dans la même mouvance. Il y a les principes, la réalité économique et le résultat final.

Deux Realtime Rack en plus des effets internes de la SSL et ces quelques goodies. Le son de Rico est fat de chez gros… tout s’explique.

On échange énormément avec Pierrot (Scalco) et Matthieu (Delquignies) de d&b France et on apprend beaucoup, tout en bénéficiant d’une relative liberté de mouvement de la part de la marque, ce qui ne serait sans doute pas le cas chez d’autres fabricants (rires).
Tous les soirs on doit envoyer un joli show et avancer pas à pas en apprenant à déconstruire notre habitude d’écoute. Quand la première fois tu passes d’un mode à l’autre, c’est plus que changeant (rires).

SLU : Quel est le gros plus pour le public selon toi ?

Bobo : La portion beaucoup plus importante de gens qui baignent dans un son où l’on puisse localiser précisément une source.

La page Function Groups de la matrice avec spécifiées, les groupes d’enceintes et les délais. Le point 0 et donc le plus reculé, ce sont les deux lignes de 5 subs placées derrière celles des KSL. Tout le reste de la diffusion est donc délayé pour « attendre » le grave.

SLU : Comment places-tu tes objets, par lignes de boites ou dans l’espace ?

Bobo : Non, dans l’espace. Les lignes ne sont pas matérialisées. Tu places ton objet là où tu veux qu’il soit et la matrice DS100 s’en débrouille.
En revanche tu dois spécifier à l’avance les délais entre les différents groupes d’enceintes qui composent ta diffusion puisque tu joues avec 3 algorithmes différents.
Soundscape t’offre plein de possibilités, mais comme ce n’est pas un système fermé, il nécessite de bien travailler le calage et ensuite le choix des algorithmes.

SLU : Comment alimentes-tu ta matrice ?

Bobo : Je sors 32 canaux de la SSL pour aller vers la DS100 qui en accepte 64 en 48 kHz. Comme la SSL marche en 96 kHz et que notre session est à cette fréquence, on n’a que 32 sorties de disponibles, même si on insère le SRC en sortie, donc on a crée des stems. Si on avait pu utiliser les 64 on l’aurait fait, on se serait amusé encore plus !

Noir salle

Une balade dans la salle valide les choix. La couverture comme la mise en phase sont parfaits et à part une inévitable perte de présence et de mordant dans le bas-mid en passant de KSL à V dans les outfields, tout fonctionne. Le seul petit problème, mais indépendant du système et de la nature de son déploiement, concerne le grave, manquant un peu d’attaque et de précision. Malgré des enceintes cardioïdes, têtes KSL comme subs GSL-SUB, la Seine Musicale prolonge et brouille un peu le bas en le rendant moins net, un phénomène que nous avons déjà constaté lors d’autres reportages.

Le mix de Rico est mastok et profite à plein du rendu d&b et de l’efficacité des KSL. La batterie notamment sonne gros, très gros et colle au coté pop très frais et adorable de l’artiste et de ses titres. La voix de Jenifer est bien rendue malgré la charge de travail à laquelle est confrontée la ligne centrale de de 9 x V.
Le fait de cantonner la spatialisation entre trois lignes seulement ne permet pas de bénéficier d’un effet d’ouverture complet que le public puisse facilement apprécier et citer spontanément, même s’il ne fait aucun doute que le son gagne en fluidité et est mieux placé et discriminé.

Ahh mais ouaaaaii, c’est donc ces trucs accrochés qui font du son…;0)

Ces essais ont malgré tout le mérite de démontrer l’utilité de « l’immersif » mais aussi le besoin de mettre au moins trois points centraux égaux et puissants pour avoir de l’énergie et deux autres peut être moins gros pour couvrir l’espace scénique et bien écarter le front sonore.
Cela oblige aussi à disposer d’enceintes de type 120° en grand nombre, un phénomène peu usité chez d&b dont les kits standard 80-120 rendent cette race de boîte assez rare…

Mais surtout cela met en exergue le besoin de produire des shows immersifs dès leur conception et ensuite d’investir pour cette technologie afin que les prestataires s’équipent et déploient des systèmes qui fassent que le public puisse enfin s’extasier aussi sur le bois et dire un jour : « le show était génial, la guitariste s’est baladée en salle et le son ne l’a jamais quittée et quand l’artiste allait d’un côté, sa voix la suivait.., comme les lumières ! »

De gauche à droite Nirina Rakotomavo claviers, Audrey Tesson guitare, Jenifer, Laurène Vatier basse et Camille Bigeault batterie.

Bravo en tout cas aux trois complices Bobo, Rico, Arnaud et à B Live qui joue le jeu car, comme le chante si bien Véro Sanson, celui qui n’essaie pas, ne se trompe qu’une seule fois. Ils ouvrent aussi la porte à un usage moins contraint, moins onéreux et plus créatif de la matrice DS100, la clé à molette de d&b. Merci et bravo enfin à Jenifer et au groupe de musiciennes qui l’accompagne. Ca tourne, ça bouge et ça pétille. Grave !

D’autres informations sur le site B Live et sur le site d&b audiotechnik

Rico Berrard : mix face
Yann Garnier : mix retours
Arnaud Bonhomme : système
Boris « Bobo » Jacquier-Laforge : gros son

 

MEMORIES - remake at AMURAL FESTIVAL 2019 / Brasov - Romania

https://i.vimeocdn.com/video/814474449_960.jpg960540urn:ebu

visuals: László Zsolt Bordos
sound: Ondřej Skala / JTNB
title typography: Adam Slowik
laser scanning: Ionut Pascu
pointcloud modeling: Dániel Szalkó
technical director: Silviu Bratosin
organized by: AMURAL VISUAL FESTIVAL

Cast: Bordos.ArtWorks / LaszloZsBordos

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Video Mapping Festival #2 : LES 14 ÉTAPES 2019 - mars > août 2019

https://i.vimeocdn.com/video/813704573_960.jpg960540urn:ebu

Retour en images sur les 14 étapes du Video Mapping Festival 2019 !
Back to the 14 steps of the Video Mapping Festival 2019 !

Lille (Parcours dans la ville / Video mapping tour in the city) / 29.03
Douaisis Agglo (Arleux, Douai, Roost-Warendin) / 26-27.04
Bailleul (Beffroi) / 04.05
Maubeuge (Salle Sthrau) / 09.05
Bruay-La-Buissière (Cité des Électriciens) / 17-18.05
Anzin (Château et parc Dampierre / Dampierre Castle and park) / 18.05
Béthune (Parcours dans la ville / Video mapping tour in the city) / 25.05
Bours (Donjon / Dungeon) / 15.06
Cassel (Musée de Flandre / Flanders Museum) / 20.06
Château-Thierry (Hôtel de Ville et Hôtel-Dieu / City Hall and Hôtel-Dieu) / 22.06
Seclin (Collégiale Saint-Piat / Saint-Piat Collegiate Church) / Eldorado / lille3000 / 29.06
Saint-Pierre-en-Chastres (Ruines du Prieuré / Priory’s Ruins) / Festival des Forêts - 01.07
Saint-Riquier (Abbaye / Abbey) / Festival de l’Abbaye - 06 > 11.07
Arras (Beffroi) / 31.08

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videomappingfestival.com
videomappingcenter.com
facebook.com/VideoMappingFestival

Cast: Rencontres Audiovisuelles

Alessandro Cortini - BATTICUORE

https://i.vimeocdn.com/video/810509206_960.jpg960540urn:ebu

BATTICUORE is taken from the forthcoming studio album VOLUME MASSIMO by Alessandro Cortini,
Released on Mute 27 September 2019.

Directors: Alessandra Leone + Emilie Elizabeth
DoP/Camera: Julian Moser
Colorist: Lutz Forster
Dancers: Maurice Jabar Werner + Darwin Stapel
Wardrobe Consultant: Raki Fernandez
Grooming: Carmen Rachel
Special thanks: Johanna Liebl and UY Studio, HvH Studios

Facebook: facebook.com/AlessandroCo
Twitter: twitter.com/blindoldfreak
Instagram: instagram.com/alehan/
Soundcloud: soundcloud.com/alessandrocortini

Cast: Alessandra Leone

Tags: alessandro cortini, volume massimo, alessandra leone, direction, batticuore and music video

6 min cut of Royal Festival Hall Meltdown Festival show graphics to the Music of Richard Norris.

https://i.vimeocdn.com/video/811333379_960.jpg960540urn:ebu

6 mins of the Motion graphics from a recent show in the Royal Festival Hall at Meltdown Festival to the ambient music of Richard Norris.

Motion graphics by Blue Carbon.

Cast: borez

TAG Video Systems Builds on Market-Leading Probing, Monitoring and Multiviewer Platform by Adding Support for More Applications and Offering Targeted Feature Sets

Par Desert Moon Communications

TAG Video Systems Builds on Market-Leading Probing, Monitoring and Multiviewer Platform by Adding Support for More Applications and Offering Targeted Feature Sets Upgrades and enhancements introduced at IBC strengthen solution’s unique position in the industry and provide deeper value across Live Production, Playout, Distribution, and OTT video applications Amsterdam  – September 13, 2019 — TAG ...

La French Team et FrenchFlair Audio, plus forts ensemble

Par admin

A gauche, Arthur Musy, responsable marketing de FrenchFlair Audio, Alain Hercman, directeur du département audio d’Axente et Guillaume Boda, co-fondateur et directeur de la R&D de FrenchFlair Audio devant les nouveaux locaux de R&D et production, qui restent à Lyon.

Après Sixty82, Portman et Frenetik, la French Team s’associe à l’équipe de FrenchFlair Audio, pour accompagner le développement de ce fabricant d’objets sonores professionnels, nouvelle coqueluche des architectes et installateurs de lieux de prestige.

Guillaume Boda, et son équipe ont développé une gamme d’enceintes acoustiques d’installation, très spécialisée, pour des lieux où l’aspect esthétique de tout élément intégré doit répondre aux désirs de l’architecte. Ainsi se définissent les 3 têtes de la série AS.
Elles sont de forme fluide, élégantes et livrables aux couleurs d’un nuancier RAL de 200 références. C’est le matériau utilisé pour le châssis, l’aluminium moulé, qui autorise la forme quasi conique des têtes. Alors au choix, on les expose en optant pour une couleur de contraste ou on les fait jouer caméléon.

Au siège social de FrenchFlair Audio basé au Parc de l’Evénement, Jérôme Bréhard, directeur général d’Axente, Christophe Carles Directeur technique du département audio d’Axente et Xavier Drouet, gérant de FrenchFlair Audio.

Dans les deux cas, leur rendu acoustique est de qualité et leur SPL Max à même de sonoriser, un restaurant club ou un bar lounge : FrenchFlair Audio vise l’hôtellerie haut de gamme avec aussi toute une collection de suspensions, perchoirs, et lyres qui s’intègrent au design final avec une rare discrétion ou une fantaisie recherchée.
Depuis sa création en 2013, la société est basée à Lyon, ou une équipe de 3 personnes veille à son fonctionnement :
R&D, assemblage et commercialisation. Toutes les pièces sont fabriquées en France et les haut-parleurs d’origine européenne.

La gamme AS : trois têtes et deux subs pour sonoriser les lieux festifs de l’hôtellerie chic

Pour comprendre les motivations de FrenchFlair Audio et de La French Team à envisager l’avenir ensemble, nous en avons rencontré les antagonistes : Guillaume Boda, acousticien, fondateur de FrenchFlair Audio, Jérôme Bréhard, Christophe Carles, Xavier Drouet et Alain Hercman pour la French Team.

SLU : Guillaume, quelle est l’histoire de FrenchFlair Audio et votre cursus ?

Guillaume Boda : Je viens de la sonorisation pro. Après une licence professionnelle en acoustique au laboratoire d’acoustique du Mans, j’ai fait mes armes à la R&D de Nexo pendant 4 ans. Ensuite j’ai travaillé en Australie pour un fabricant audio, Quest Engineering où j’ai pris en charge le développement des produits électroacoustiques, l’intégration de technologie occidentale et le développement industriel.
L’idée de créer une enceinte acoustique comme un objet dans l’espace, à l’instar de ce qui se fait en luminaire, a germé en 2012 en association avec un ancien copain de Fac. Il travaillait dans l’acoustique du bâtiment en lien avec des architectes. L’offre en 2012 paraissait très conventionnelle et l’on s’est dit qu’il y avait de la place pour un imaginaire un peu supérieur sur le produit même qu’est l’enceinte de sonorisation.

La démarche de créer un objet avec une esthétique différenciante nous rapprochait des architectes avec lesquels mon associé à l’époque avait pas mal de projets. Il a ramené un mode de travail sur des projets architecturaux et moi je portais le développement de produits et l’industrialisation que j’avais appris en Australie. Le nom FrenchFlair identifiait le savoir-faire électroacoustique français qui est reconnu à l’étranger. Je suis revenu d’Australie pour m’installer à Lyon et nous avons monté le projet pendant 1 an avant la création effective de la boîte en 2013.

Le restaurant chic et décontracté du Byblos Beach à Ramatuelle équipé en FrenchFlair Audio – Intégrateur : Colorsonic

SLU : Quelle sorte de collaboration avez-vous définie ensemble ?

Xavier Drouet : C’est une prise de participation de la French Team (les dirigeants d’Axente et de Frenetik. NDLR) qui intègre le contrôle de l’entreprise dont je deviens gérant. Le siège social passe au Parc de l’Evénement à Longjumeau. Guillaume Boda, fondateur de FrenchFlair Audio est notre associé et se concentre sur la R&D et la fabrication toujours à Lyon. Nous prenons en charge la commercialisation (Via Axente pour la France), l’objectif étant le développement international de la marque.

SLU : Pourquoi prenez-vous une participation dans cette entreprise ?

Jérôme Bréhard : C’est une volonté de développer l’audio et des marques dans la continuité de ce qui a été initié avec Frenetik. C’est aussi la rencontre de Guillaume qui a été extrêmement motivante. C’est nous qui sommes venus à lui. Ce n’était pas son projet mais nous avons vu en lui un créateur, un inventeur. Et l’idée nous est venue que nous pouvions ensemble aller encore plus loin dans la réalisation de ses projets en lui apportant des moyens financiers et le support d’une équipe (commerce, marketing, communication, etc…).
On sait que c’est difficile parfois pour une petite société de se développer, on peut très vite être amené à se créer des barrières. C’est donc la volonté de passer FrenchFlair Audio de start-up à scale-up, donc de passer à la vitesse supérieure en termes de développement de l’entreprise.

Guillaume Boda : je n’étais pas en recherche mais j’étais plutôt ouvert. Avec mon associé de départ, on a fait face à quelques années un peu compliquées suite à la création de la société. C’était notre première entreprise. La sauce a pris, notre démarche sur le marché a été plutôt bien accueillie. Nous avons commencé à travailler avec pas mal d’intégrateurs influents en France. Puis je me suis séparé de mon associé. L’entreprise a commencé à mieux fonctionner et s’est posé le problème de faire face à la croissance. Il y a deux façons de faire, soit on continue à travailler un petit peu dans son coin et on compte sur la croissance organique pour faire grossir la boîte, soit effectivement on trouve un appui.

Pour l’espace événementiel Pavillon Elysée, l’intégrateur Vidéosonic a choisi de montrer les AS3 en optant pour des suspensions.

Quand on a commencé à discuter avec Axente via Alain Hercman, il s’est trouvé que les envies étaient communes, pour eux d’intégrer des compétences en acoustique et en développement de produit audio, et moi j’étais intéressé à m’associer à des gens qui pouvaient appuyer un développement industriel et commercial. Ce n’était pas un besoin immédiat mais j’allais devoir y faire face. Je ne me serais pas précipité vers des gens qui auraient pu apporter uniquement des finances, j’avais envie d’une relation humaine, de confiance et je suis content d’avoir trouvé des partenaires qui évoluent dans l’audio.

Jérôme Bréhard : On aime aussi la complémentarité des âges, des générations. Aussi bien les fondateurs de Portman que Guillaume sont jeunes. Ils ont une vision du monde différente de la nôtre, une vision du business beaucoup plus moderne : c’est hyper nourrissant.

SLU : Pour la French Team ça participe à une démarche de croissance externe ?

Xavier Drouet : Non, certainement pas. Si on voulait faire de la croissance externe à tout prix on achèterait des grosses boîtes. On en a les moyens. On veut développer FrenchFlair Audio à l’échelle humaine et la faire grandir à notre image. C’est pareil pour Portman, et nous avons démarré Sixty82 à zéro et Frenetik à zéro également. C’est un moyen d’avoir une bonne vision du marché de la lumière, de la structure et de l’audio, qui sont nos terrains de jeu.

SLU : Quel est le chiffre d’affaires de FrenchFlair Audio

Xavier Drouet : Pour 2019 on attend 600 000 €, l’objectif étant de développer l’export qui représente très peu aujourd’hui avec seulement trois distributeurs.

La salle des Fresques du Pavillon Elysée équipée d’AS5 montées sur lyre. Intégrateur Vidéosonic

SLU : Quels sont les effets immédiats de cette union ?

Jérôme Bréhard : FrenchFlair Audio a déménagé immédiatement (en août NDLR) dans des locaux beaucoup plus grands, et nous avons lancé des recrutements. On apporte une capacité de développement une capacité d’industrialisation, parce que nous croyons fort dans le design et dans les performances des produits.

Xavier Drouet : Et La French team apporte la marque Frenetik dans la société FrenchFlair qui a maintenant en charge la R&D, la production et la commercialisation des deux marques à l’export, Axente se concentrant sur la France.

SLU : FrenchFlair Audio fait appel à des sous-traitants ? Si oui, avez-vous prévu de l’équiper d’outils de production ?

Xavier Drouet : Oui, aujourd’hui ils assemblent des produits dont les composants sont sous-traités. La région lyonnaise est un bassin de compétence industrielle et Guillaume sous-traite pas mal de choses. Avec les moyens financiers que l’on apporte, on va pouvoir organiser la production différemment et réaliser plus de choses en interne comme la soudure aluminium et une partie de l’usinage, pour accroître la réactivité et la maîtrise du produit.

Les têtes adoptent un profil conique grâce au choix de l’aluminium moulé. AS3 (HP large bande 3”) et AS5 (HP coaxial 5”/1”).

SLU : Frenetik et FrenchFlair Audio sont deux marques destinées au marché de l’intégration. Resteront-elles à terme dissociées ?

Alain Hercman : Ce qui est commun aux deux marques c’est leur ADN de spécialiste très pointu, mais sur des marchés très différents et totalement complémentaires.
Le marché de FrenchFlair Audio c’est l’architectural personnalisé en petites ou grandes séries, Frenetik est centrée sur les solutions techniques en réseau Dante, PoE.

L’AS8 (HP coaxial 8”/1,5”)

Christophe Carles : Si on raisonne purement audio, en excluant l’esthétique et le Dante, de par la limitation du PoE+ aujourd’hui, et même si on passe au PoE++ demain, Frenetik restera une marque d’enceintes de petite puissance, alors que les FrenchFlair sont des enceintes de puissance.
Elles commencent là ou Frenetik s’arrête en termes de performances. FrenchFlair Audio peut faire du bar lounge, et produire des niveaux festifs, alors que Frenetik s’arrête à un niveau d’annonce et de musique d’ambiance.

Jérôme Bréhard : Nous avons des marques de spécialistes. On ne veut surtout pas développer des marques qui coifferaient tous les besoins du marché.

Un espace de la Fondation Louis Vuitton à Paris équipé en AS5. Scénographie : Labeyrie – Intégrateur : ETC Audiovisuel

SLU : Est-ce que vous apporterez à Guillaume votre expérience en sourcing ?

Jérôme Bréhard : Guillaume restera libre de ses choix, suivant notre démarche de respect du designer et du créateur. Parfois ce n’est pas toujours facile de travailler avec des artistes, on en a l’expérience, mais c’est la clé du succès et je sais que l’équipe attache beaucoup d’importance à conserver cette liberté de création. Alors oui, on espère apporter des choses positives mais surtout on ne va rien imposer.

Xavier Drouet : Chacun porte sa pierre à l’édifice dans un esprit collégial. Christophe Carles pour la partie technique – ils sont très complémentaires Guillaume et lui – Alain Hercman et Jérôme Bréhard procurent leur compétence commerciale et un retour de terrain. Bien sûr on maîtrise des solutions industrielles pour avoir déjà investi dans une production de structure, une production d’éclairage et aujourd’hui une production audio, toutes intégrées aux entreprises, ce qui n’était pas le cas précédemment avec Ayrton où l’on sous-traitait toute la fabrication.
C’est le dénominateur commun de nos investissements d’intégrer la production et de ne pas dépendre d’un fabricant extérieur. C’est aussi ce qui nous a séduits dans cette nouvelle coopération : un produit français, fabriqué en France avec un nom très français (Rire)

Les deux subs de la gamme sont en bois : AS-S10 en 10” et AS-S24 en double 12”

SLU : Parlons de la gamme et de ses caractéristiques spécifiques. Pourquoi avez-vous choisi l’aluminium moulé pour réaliser le corps des enceintes ?

Guillaume Boda : On a validé acoustiquement l’utilisation de l’aluminium qui apporte davantage de bénéfices que de contraintes. Dans le secteur audio pro, les fabricants audio classiques font appel à l’industrie du bois, mais le bois limite énormément la forme même de l’objet. Il y a des marques de monitoring de studio qui utilisent l’aluminium, on pense à Genelec ; on pense à Klein Hummel.
On avait l’intuition que l’aluminium était un matériau déjà accepté sur ce marché, et il est particulièrement apprécié dans le domaine architectural. Les architectes adorent l’alu, en structure, visserie, interrupteurs, luminaires… Ce matériau nous a permis d’aller plus loin dans les formes. Il offre cette rigidité, et il est beaucoup plus léger que d’autres métaux.

SLU : Comment s’organise la gamme ?

Guillaume Boda : La série AS est constituée de trois modèles de tête et deux subs. L’AS3 utilise un haut-parleur 3 pouces large bande, L’AS5 est montée avec un coaxial de 5 pouces / moteur 1” et l’AS8, un coaxial de 8”/moteur 1,5”. Le sub AS-S10 est un 10”, et le AS-S24 utilise un double 12”.

200 références sont proposées dans le nuancier RAL pour personnaliser la coque des enceintes

Jérôme Bréhard : Il y a une sélection de 200 RAL pour les corps et une sélection de couleurs pour le tissu acoustique en face avant. De même pour les systèmes d’accroche et la gaine des câbles, on peut assembler les couleurs en fonction des besoins.
C’est ce qui séduit beaucoup les architectes et décorateurs parce que l’objet est élégant et qu’ils peuvent en plus le rentrer dans des codes couleur.

Une collection de 17 couleurs au choix pour le tissu acoustique de la grille de sortie.

SLU : D’où viennent les haut-parleurs utilisés ?

Guillaume Boda : Ce sont principalement des haut-parleurs de marque européenne et fabriqués en Europe. Je connais assez bien les fabricants de haut-parleur du fait de mon expérience.

SLU : Est-ce que vous préconisez des systèmes d’amplification particuliers

Guillaume Boda : Non, il y a des presets recommandés pour le filtrage des têtes et des subs, mais il n’y a pas de marque recommandée. Le client est libre de ses choix.

SLU : Quelle est la limite en quantité d’une série sur-mesure et le délai de fabrication ?

Jérôme Bréhard : Il n’y a pas de limite inférieure, c’est de la personnalisation, pas de la transformation, et le délai est raisonnable, entre 3 à 4 semaines.

La suspension trapèze : élégante et très originale

Alain Hercman : l’intérêt du concept c’est d’avoir des enceintes qui se placent sur des rails comme des spots lumière et qui vont se positionner à l’endroit où ça va fonctionner. On ne va pas mettre une enceinte dans un angle parce que c’est là qu’elle sera la plus discrète.
On peut placer dans l’espace ces objets sonores qui sont beaux, sans faire de compromis sur la qualité audio grâce aux possibilités d’accroche sur des rails, des perchoirs, des suspensions, des lyres… Des systèmes assez sophistiqués.

Les suspensions de la gamme rivalisent de sobriété.

C’est beau et ça sonne

Nous avons écouté deux produits emblématiques de la nouvelle carte FrenchFlair Audio d’Axente, les têtes AS-5 et le sub AS-S10 grâce à la complicité de Christophe Carles, son Directeur technique audio et d’Alain « Simon Phillips » Hercman, le Directeur du département audio. Cette écoute a eu lieu durant les Ateliers d’Axente.

Le sub AS-S10 avec deux têtes AS-5, le genre de combo gagnant et élégant, tel que déployé dans les murs d’Axente.

Les AS-5 sont des têtes passives articulées autour d’un 5” et d’un moteur coaxial d’un pouce, les deux à aimant ferrite et d’origine italienne, le tout étant enfermé dans un corps en alu avec une charge bass-reflex.
La directivité conique est large pour le 5” qui monte jusqu’à 2 kHz environ à 90°, mais plus pincée pour le moteur qui prend le relai avec 70°, un choix qui se justifie dès lors que l’on souhaite cantonner la présence sur une surface plus réduite.
Rappelons que ces enceintes sont conçues pour être accrochées en hauteur ce qui élargit d’autant la zone couverte.

Seules, les AS-5 délivrent un rendu plus que correct et suffisant dans bon nombre de situations où le programme musical, la pression requise ou l’absence de cran « danse » dans l’exploitation, ne demandent pas l’octave inférieure et un SPL de course.

La réponse en fréquence de l’AS-5, large et avec une préaccentuation dans le haut, prête à être utilisée ou gommée en fonction de l’usage prévu.

On note une assez nette préaccentuation du haut du spectre entre 4 et 18 kHz ce qui est normal compte tenu de la projection requise et d’un emploi dans une atmosphère généralement bruyante. L’ensemble est agréable, piqué, sans aucune agressivité et d’une qualité de rendu très nettement supérieure à l’offre habituelle.

Le sub AS-S10 est équipé d’un 10” aussi italien, à longue excursion, aimant néodyme et chargé en bass-reflex. Il offre une sensibilité de 96 dB SPL pour une puissance admissible AES de 400 W soit 126 dB SPL Max avec un facteur de crête de 6 dB.

La réponse de l’AS-S10 avec en bleu la partie « utile », la portion au-delà de 110 Hz pour les AS-5 ou 130 Hz pour les AS-3 étant atténuée à raison de 24 dB/oct

Il complète parfaitement l’AS-5 en lui apportant l’octave en dessous des 110 Hz qui sont conseillés comme fréquence de coupure à 24dB/oct et passe même 42 Hz à -6dB. Son rendu est assez sec et précis avec tout de même une rondeur agréable et peut être adapté à la nature de couleur souhaitée.

Le rendu tête/sub est parfaitement dans la cible visée avec, sans autre correction qu’une mise en phase, un filtrage entre les deux et un réglage du niveau du sub, un son moderne, vif, rond et défini, sans dureté dans le spectre vocal. A bas niveau il reste une belle impression de grave et un doux aigu, parfait pour ne pas faire élever le niveau de parole et auto alimenter l’escalade sonore.

Une vue des amplis LEA, spécifiquement conçus pour le marché de l’installation et disposant d’un ensemble de fonctions sur lesquelles nous reviendrons prochainement.

Axente dispose depuis peu de LEA, une nouvelle gamme américaine d’amplis d’installation due au talent et à l’expérience d’une grande partie de l’équipe de Crown dont la réputation n’est plus à faire.

Ces amplis extra plats disposant de la puissance, connectivité et processing nécessaires au déploiement et calage des produits FrenchFlair qui appellent de leurs vœux une adaptation soignée, surtout s’ils sont appelés à « chauffer » une clientèle qui poursuivra sa soirée en boîte, tâche très largement dans leurs cordes dès lors qu’on insère des limiteurs pour préserver les gamelles. LEA offrira à ce propos la capacité d’être administré à distance sur la gamme Network Connect IoT. Le bonheur de l’intégrateur et le futur de nos professions.

Les références sont parlantes, Pavillon Élysée, Fondation Louis Vuitton à Paris, Byblos Beach à Ramatuelle, Noto Salle Pleyel, Restaurant Le Ponton à La Baule, Hôtel Coeur de Megève, FrenchFlair Audio s’intègre clairement dans le domaine de l’architecture hôtelière design et de la muséographie.
Axente est en cours d’aménagement d’un auditorium dans son bâtiment où toute la gamme sera en démo (les enceintes Frenetik et autres gammes audio aussi). Vous pourrez ainsi juger de la qualité acoustique des produits.

Détails des références

Pavillon Élysée – Intégrateur : Vidéosonic
Fondation Louis Vuitton à Paris – Scénographie : Labeyrie – Intégrateur : ETC Audiovisuel
Byblos Beach à Ramatuelle – Intégrateur : Colorsonic
Noto Salle Pleyel – Architecte d’intérieur : Laura Gonzales – Intégrateur : Colorsonic
Restaurant Le Ponton à La Baule – Architecte : Atelier Cos – BE : RMS – Intégrateur : TLS
Hôtel Cœur de Megève – BE : LM Ingénierie – Intégrateur : Axians


Plus d’infos sur le site Axente et sur le site FrenchFlair Audio

Caractéristiques

Installations In-Situ, résidence Espace Culturel, Gurgy

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Dans le cadre d'une résidence de création, à l'Espace Culturel de la Ville de Gurgy. “Géométrie mouvante” et “Géométrie spatiale”. Août 2019. Plus d'infos sur ailo.fr/

Cast: AILO

Audio Reactive Geodesic Dome - Singapore Night Festival

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Had a wonderful time at SNF 2019. My main role was technical director, mapping and show control for 6 interactive and rendered 360 installations wothin the dome by various artists. But I was also invited to perform some realtime visuals for 3 nights of the 10 day festival.

Audio reactive visuals and custom dome 3d mapping tool authored and performed in TouchDesigner.

Cast: Asterix

FESTIVAL VISUAL BRASIL 2019

https://i.vimeocdn.com/video/811875577_960.jpg960540urn:ebu

FESTIVAL VISUAL BRASIL 2019_decimoséptima edición
VIERNES 27 Y SÁBADO 28 DE SEPTIEMBRE DE 2019 _ PUNT MULTIMEDIA, BARCELONA
VIDEOARTE, MAPPING, PERFORMANCES AUDIOVISUALES, INSTALACIONES, TALLERES Y VJs
HORARIO VIERNES: 18HS HASTA LAS 01:00HS
HORARIO SÁBADO: 18HS HASTA LAS 02:00HS
LOCAL: PUNT MULTIMEDIA, CASA DEL MIG. MUNTADAS, 5

WEB: festivalvisualbrasil.com/

El Festival VISUAL BRASIL realizará su décimoséptima edición los días 27 y 28 de septiembre de 2019 en el Punt Multimèdia, centro dinamizador de proyectos multimedia y tecnologías digitales, situado en la Casa del Mig del Parc de la Espanya Industrial de Barcelona.

En esta ocasión celebramos juntos con artistas locales e internacionales un encuentro de investigación en el campo del audiovisual contemporáneo: videoarte, mapping, performances audiovisuales, instalaciones y nuevas medias. Una actividad que se enfoca en la producción de vídeo en tiempo real, la cultura de creación libre y nuevos formatos colaborativos.

El Festival Visual Brasil es una iniciativa independiente y tiene la colaboración de varios centros culturales y artistas. Para que este proyecto consiga sus objetivos es necesario el interés de los artistas, que son los motores del festival.

Cast: VJ Eletroiman

Tags: BRASIL, FESTIVAL, VISUAL, VIDEOARTE, 2019, MAPPING, PERFORMANCES AUDIOVISUALES, TALLERES, INSTALACIONES and VJs

Nobody Beats the Drum - Grindin'

https://i.vimeocdn.com/video/219494422_960.jpg960540urn:ebu

Check the making of here: vimeo.com/233319816

This stop-motion film is based around an intensely choreographed sequence of 4085 photographs of wooden blocks reacting, or dancing perhaps, in sync with the music.
Made for my own collective, Nobody Beats the Drum

Cast: Rogier van der Zwaag

A.I. 'Second Self'

https://i.vimeocdn.com/video/810964588_960.jpg960540urn:ebu

An artistic collaboration between the international world-class beatboxer – Reeps One and the world-renowned, technological innovator – Nokia Bell Labs. This collaboration is an investigative journey of human communication offering insights into the voice from a scientific, cultural, technological and artistic perspective while using beatboxing as the ultimate exploration of its potential.

We designed the physical representation of this Ai, using projection, laser and pixel mapping. All of this was done in an anechoic chamber, one of the worlds most silent rooms.

Cast: Bertie Sampson

Fusion laser sur lit de poudre, on vous explique tout !

Par Mélanie R.

Dans les années 90, plusieurs entreprises se penchent sur la technologie de fusion sur lit de poudre qui consiste à fondre des particules de poudre métallique grâce à une source de chaleur – un laser ou un faisceau d’électrons – […]

GEGEN MUTATION - 06.09.19

https://i.vimeocdn.com/video/810555413_960.jpg960540urn:ebu

Friday 6 Sep 2019 - KitKatClub - Berlin
Mutants* are the puking monsters in the era of self-optimization.
Just as “natural selection” and marriage policy once had to guarantee genetic and economic success, evolution design now extends to your own life span. Whether through genetic tests, fetoscopy, earlobe reduction or gym, whether through biohacking or socially required self-perfection. The expansion of apparent biological limitations is particularly popular in the LGBTIQ community.
But the individual reasons for the alteration of one’s own body are quite diverse: wanting to liberate oneself from the tiresome visual and hormonal two-gender hegemony pursues a different logic than merely being dissatisfied with one’s own body features or even having to conform to external pressures of a certain aesthetic ideal. Nevertheless, all these ego transformations aim at the fulfillment of a defined idea of what the self is or should no longer be. In contrast, a MUTATION has no predefined result at all. You don’t even know if it occurs at all, and when it does, you often don’t know how it will express itself, whether it makes you sick or happy. It has no intention. MUTATION can be understood as a radical practice of possibilities in which our bodies realize unforeseen futures through uncontrollable chemical combinations. They force us to incorporate a non-determined future, to experience social institutions as sites of randomness and to disrupt our expectations towards ourselves. Embrace these hopeful monsters. Be a biopunk and show us your mutations.
Gegen Mutation.
⌬⤙GEGENTANZ⤚⌬

Sonico (Techsound / Naked Lunch / Klan Club, CO)
Mareena (Unrush / Tresor, DE)
Maxx Rossi (Polymeric / Primate / Suspected, UK)
Groove daniel (Lounge Squatt / Berlin Invasion, IT)
Mar/us (Gegen, DE)

⌬⤙SNAKE PIT⤚⌬

Codex Empire (live) (Aufnahme + Wiedergabe, A)
Philipp Strobel (Aufnahme + Wiedergabe, DE)
Vercetti Technicolor (Giallo Disco, UK)
Alhek (Mechanical Thoughts, Gegen, ITA)
fivequestionmarks (ITA)
Visuals: FRY (FR)

⌬⤙HOUSE OF GEGEN⤚⌬

Eric Bloom (Harder, NYC)
Leonard de Leonard (Leonizer Records / Bottom Forty / Gegen, FR)
Laura de Vasconcelos (Gegen, DE)

⌬⤙BEARCAVE⤚⌬

Yam Bataller (Hot Box / Gegen, DE)
Beefträger (Schwuz, Unshaved, Einraumdisco MELT, DE)

⌬⤙GEGEN ART⤚⌬

ANALOG COLLAGE MAKER ⌬ GEGEN MUTATION EXHIBITION

⌬⤙GEGEN PHOTOS⤚⌬ GILI SHANI & DISCORDANT
⌬⤙GEGEN LIGHTS⤚⌬ ROTEMxYA
⌬⤙GEGEN HOSTING⤚⌬ MYSTI
⌬⤙GEGEN AWARENESS⤚⌬ GEGEN YELLOW ANGELS AWARENESS TEAM
⌬⤙GEGEN DAMAGE REDUCTION⤚⌬ MANCHECK

⌬⤙GEGEN MUTATION⤚⌬

Cast: Alessandra Leone

La fête des Vignerons ou Dushow chez les Helvètes. Part 1: Le Son

Par admin

La parade finale. sont présents sur scène les 5 500 figurants qui ont donné une année de leur vie pour vous présenter ce show démentiel ! (crédit FEVI).

La Fête des Vignerons n’a lieu que 4 à 5 fois par siècle, impossible de rater cet événement humain et très technique. Emma Husson, collaboratrice de SLU et qui a fait partie de l’aventure suisse, nous la raconte de l’intérieur en 2 épisodes.

Voilà, c’est fini. 2019, restera une année mythique pour nos amis suisses, du moins pour les veveysans, habitants du vignoble de Lavaux, situé dans le canton de Vaux. Mais d’où leur est venue cette idée d’organiser une fois par génération THE fête ?
Et quelle fête ! Celle de la démesure, qui depuis sa création en 1797 et seulement, quatre à cinq fois par siècle, cadence la vie des vignerons tacherons, en les récompensant du fruit de leur travail. Eh oui, cher lecteur français, vous allez découvrir que vous n’avez pas le monopole du cépage !

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Après 20 ans d’espionnage au cœur des vignes, l’abbé président que l’on voit de dos, récompense le meilleur ouvrier tâcheron. (crédit FEVI)

Inscrite au patrimoine immatériel de l’UNESCO depuis 2016, cette fête unique en son genre qui aura duré du 18 juillet au 11 août 2019, réunit sur les bords du lac Léman, au sein d’une arène éphémère de 20 000 places conçue par le scénographe Hugo Gargiulo, 5500 figurants bénévoles accompagnés de 700 musiciens amateurs qui ont eu la lourde de tache d’offrir un spectacle défini comme hors norme par Michel Colin, sonorisateur de la fête de 1999.
L’histoire toujours la même depuis 200 ans est celle d’une tradition ancestrale, celle du cycle de la vie de la vigne à travers les facéties des saisons racontées par le talentueux metteur en scène tessinois Daniele Finzi Pasca.

Qui sera l’élu ?

Bienvenus dans l’Arène, goutons aux vertiges de la technologie ! Toutes les grandes marques du monde de l’audio se sont donné rendez-vous, pour dépasser leur propres limites, faire avancer leurs nouvelles spécifications, en se rapprochant des utilisateurs, afin de remonter à leur R&D respectif, les bugs, les avancées pour la sortie de leurs prochaines releases. Ils sont 18 au total, 18 techniciens son à avoir répondu à l’appel du lyoba, le chant sacré des fribourgeois, interdit par Napoléon, de peur que les mercenaires suisses ne désertent son armée.

La tradition voulait que les armaillis, habitants des montagnes du coté de Fribourg, s’occupent des vaches des vignerons trop occupés par le travail de la vigne. (crédit Claude Cellier, Merging Technologies)

Concocté deux ans auparavant, validé par le directeur technique François Mottier, le cahier des charges de la sonorisation, véritable challenge technique se devait de rendre cet évènement inoubliable. Mais comment sonoriser un tel spectacle sans reproduire les erreurs du passé?

La tour de 1999.

En 1999, elle était seule, face au lac, dressée au milieu de la Place du Marché, à la pointe d’un triangle, matérialisé par deux gradins et la ligne d’horizon. Cette tour, était tout simplement le support d’un curieux assemblage à 360 degrés, de MSL-5 et MSL-6, enceintes de diffusion longue portée de l’américain Meyer Sound. Assemblage, qui pourrait nous paraitre, presque improbable en 2019. Le système de diffusion était un point mono, mais il avait le mérite d’exister me raconte Alain Schneebeli, régisseur général de 2019 et surtout en charge de la sonorisation en 1999 à travers sa société de prestation de service Hyperson. « car en 1977, le mot d’ordre donné à un électricien du coin était de renforcer l’acoustique naturelle, afin d’obtenir 70 dB SPL au niveau de l’audience ».

Et par la magie des leds le drapeau suisse apparut sous la garde qui acceptera pour la première fois cette année également des femmes. (crédit Claude Cellier, Merging Technologies)

En 2019 l’importance sera donnée à la localisation de l’image sonore, ce qui induit une collaboration avec l’équipe artistique dès l’écriture musicale du projet. N’oublions pas que nous sommes dans une arène fermée de 17 000 m2. Ce ne sera pas qu’un seul espace scénique mais cinq ! Le parterre, ou FOP pour Field Of Play a pour caractéristique d’être constitué d’un plancher écran-led de 783m2, complété aux 4 points cardinaux par quatre scènes secondaires surélevées de 400 m2 chacune et reliées entre elles par une coursive circulaire.

Les hommes de l’ombre. Francois Mottier à la direction technique et Eric Alvergnat. (crédit Emmanuelle Husson)

Le concept choisi repose sur le fait de pouvoir localiser la source par son image sonore, tout en ayant un faible impact visuel. Pour cela, un certain nombre de haut parleurs ont été définis et un appel d’offre a été lancé en 2017.
Plusieurs sociétés y ont répondu, et le choix de la production s’est porté sur le dossier de la société Dushow, prestataire qui a l’habitude de collaborer sur les grands évènements suisses. D’ailleurs Dispatch était déjà présent en 1999.

Meyer Sound, n’est pas une marque inconnue de la Riviera, puisqu’elle est partenaire du Montreux Jazz Festival depuis 1986. En plus d’être l’importateur et distributeur français de la marque californienne, le groupe a pu proposer également d’être le réfèrent technique, tous corps de métier confondus, en apportant une solution technique globale son, lumière et vidéo.

Merci à Hugo Girard, chargé de projet pour le groupe Dushow, pour cette photo de montage. Pour le câblage une petite commande de 350 câbles XLR en 5 points pour la diff dont 25 de 100 mètres, 350 mètres de câbles 12 paires en AES3 et 1000 câbles XLR 3 points de 2, 5 et 10 mètres. Le tout mis en fabrication 2 mois avant le montage ! Délais, quand tu nous tiens… (crédit Hugo Girard)

Et pure coïncidence, José Gaudin, support technique Meyer et de surcroit suisse, travaille également pour le groupe en tant qu’intervenant sur les formations système et c’est donc tout naturellement qu’il a été mandaté pour mettre en place, optimiser et caler ces 556 enceintes. Rentrons dans le détail de cette diffusion exceptionnelle grâce aux explications fournies par notre architecte sonore.
Toute la diffusion a été pensée en étant au plus proche des spectateurs, en transmettant le plus fidèlement possible l’image sonore et surtout en les aidant dans leur perception et localisation de la source. Pour ce faire, plusieurs systèmes de diffusion ont été mis en place pour couvrir les différents espaces scéniques.

Plus qu’un long discours, quelques tours de 30 mètres, beaucoup de boîtes Meyer et le lac Léman en décor.

La diffusion du FOP

Discrètes et élégantes, les enceintes colonne auto-amplifiées CAL 32, se dressent tout autour du bord du FOP et de la coursive circulaire du niveau 1, afin d’apporter aux spectateurs un confort d’écoute.

En front une UPJ et dessus une CAL 32 avec une protection IP, garantie par Meyer Sound pour un positionnement vertical. ( crédit Emmanuelle Husson)

Ces enceintes ou plutôt ces petits bijoux technologiques, sont composés de 32 haut-parleurs alignés et gérés individuellement par 32 canaux d’amplification.
Un algorithme propriétaire permet le contrôle de la directivité verticale qui peut varier de 5 à 30 degrés, avec un axe de propagation également variable. La programmation s’effectue avec le logiciel Compass.
Cependant, pour une utilisation en extérieur, n’oubliez pas leur vêtement de protection contre la pluie (non prévu par la marque, un sac poubelle fera très bien l’affaire), surtout si vous les positionnez inclinés à 30 degrés.

Une vue de l’implémentation générale des HP telle que fournie par Audioconsulting AG à Dushow.

Les 2 UPQ suspendus à l’arrière des mats des scènes Est et Ouest, ainsi que les stacks de 8 Lina, des scènes Nord et Sud sont délayés afin de préciser l’image du FOP, pour ceux qui sont installés dans la partie haute des tribunes, au-dessus des scènes.
Une couronne arrière sert également aux effets sonores. En tout 48 CAL 32, 16 UPJ, 32 Lina et 8 UPQ-1, respectivement pour les fronts et les delay, auront été déployés.

Diffusion des scènes

Détail d’une tour à l’arrière plan. Au premier plan, une paire de CAL 32 avec celle de gauche dirigée vers le parterre pour l’effet surround, et celle de droite qui sert de delay pour la diffusion des tribunes. (crédit Emmanuelle Husson)

30 mètres de haut, c’est la hauteur des 8 mats chargés de la diffusion des quatre scènes. Et chargés ils le sont puisqu’ils totalisent à eux seuls 128 Leo-M, 72 Lyon-M, 24 Lyon-W, 96 Leopard, 24 Lina et 4 UPQ-1P.
Comment ça marche ? Hum, très simplement. Chaque scène possède son propre système de diffusion, ce qui induit une régie FOH dissimulée dans le gradin positionné en face de celle-ci.
La principale difficulté réside dans la gestion de la distance entre le système et le gradin, qui se situe face à lui. Comme me le rappelle José, petite distance, petit système et grande distance, gros système. Un peu de géométrie s’impose!

Si l’on décompose analytiquement un mat, et que l’on se place au regard de la scène Nord ou Sud, la distance la plus grande sera de 130 mètres alors que si l’on se place dans la largeur de l’arène, c’est-à-dire scènes Est et Ouest, la distance maximale ne sera que de 90 mètres. Cela explique pourquoi l’équipement des tours Nord et Sud soit différent de celles se situant à l’Est et à l’Ouest.

Le rayonnement d’un mat est d’environ 210 degrés de couverture. Nous retrouvons respectivement dans l’axe de diffusion principal, une ligne de 16 Leo-M, avec comme downfill un array de 8 Lina pour les tours Nord et Sud et 2 UPQ-1P pour l’Est et Ouest, une ligne de 12 Leopard pour le côté proche du mat et pour le plus éloigné un array de 12 Lyon dont 9 M et 3 W. Le M correspond à main ou longue distance, là où le W tient lieu de wide pour une ouverture plus large et généralement à courte distance.

12 millions de Pixels sous les pieds ! Accessoirement sur la gauche la scène scène EST, et tout au fond, la SUD (crédit Claude Cellier, Merging Technologies)

Et les subs ?

Hugo Girard, un chef de projet présent également sur le terrain ! ( crédit Emmanuelle Husson)

Les 52 subs 1100-LFC suspendus sous les gradins, sont divisés en deux anneaux, positionnés sur deux niveaux différents ; ont fait vibrer les spectateurs sur les rythmes percussifs du travail de la vigne.
Petit clin d’œil à Jérôme Berney, l’un des compositeurs qui a tenu compte des emplacements des percussions dès l’écriture de ses pièces. Il a situé les ondes graves et percussives au centre du FOP et les voix sur les différentes scènes.

A l’ère du cardio, Meyer Sound a délibérément conçu ses subs avec une directivité omnidirectionnelle. Ia R&D a préféré s’attarder sur la conception des points d’accroche, d’optimiser l’ébénisterie, afin de rendre possible n’importe quel arrangements, du moment que vous avez les canaux de processing bien évidemment !

En avril, montage à blanc chez Dushow pour tester tout le matériel notamment les racks de Galaxy. ( crédit Ludo Maurin)

Et la mise en phase dans tout cela ? Reprenons l’explication de José. Imprimons sur une feuille A4, le positionnement de chaque système de diffusion et de chacun des subs. Plions la feuille en 4. Mesurons les distances pour chaque sub correspondant à cette zone puis translatons ces données au reste de l’arène.

Une installation comme celle-ci demande énormément de canaux de processing et surtout l’utilisation d’une matrice de gain, mais aussi une matrice de délai, dont la référence chez Meyer porte le nom de Galaxy.
Au nombre de 4, elles permettent d’envoyer le signal des 5 scènes dans chacun des 52 subs, avec un volume et un temps de délai correspondant à l’atténuation en fonction de la distance et au temps de trajet.

Conclusion diffusion

Un des avantages de Meyer réside dans le fait que les enceintes sont auto-amplifiées, ce qui permet de déporter en amont le traitement DSP et de ne pas se retrouver avec une montagne d’amplis à devoir dissimuler en bas des tours. Nous retrouvons, dissimulés dans chaque régie, 5 processeurs Galaxy qui permettent la distribution du bon signal à la bonne enceinte.

Le couple mythique et inséparable John et Helen Meyer. José Gaudin à gauche et Boris Gerber attentifs aux explications du maitre !( crédit Emmanuelle Husson)

En tout 20 systèmes de 16 sorties ont été nécessaires dont 4 pour les subs. Le câblage pour des raisons de praticité, a été réalisé en analogique pour les sorties et en AES 3 pour les entrées. AVB a été intégré sur les Galaxy et sur la partie amplification des CAL.

L’optimisation des systèmes qui comprend, la détermination des angles des bumpers, des boites, l’azimut et le shoot pour atteindre l’ivresse finale, a été réalisé grâce au logiciel de prédiction Mapp XT, développé par la marque et qui a la particularité de délocaliser les calculs au sein d’un méga-calculateur dont la légende dit qu’il serait caché dans l’université de Berkeley…

Quelques références du catalogue de Berkeley avec, tout en haut des gradins, par paires et toutes blanches, les UPA-1P du surround.

Une anecdote, comment trouver les 32 derniers Leo-M sur une telle période et à cette époque de l’année ? Faire appel à un ami voyons, en l’occurrence, José qui était en train de caler le système d’Ed Sheeran et avait la possibilité de pouvoir faire livrer ce kit. Seul hic, la Corée du Sud, c’est un peu loin…
Alors, en tant que support technique de chez Meyer, il a donné à Dushow une liste des disponibilités, parmi lesquelles figuraient les coordonnées d’un client…En Inde.

Nous avons oublié le pourquoi du comment de cette installation, la localisation sonore. Merci aux deux matrices TIMAX2-Soundhub, qui ont mouvementé le son d’une scène à l’autre, aidées pour l’effet surround par le système Nuage de chez Yamaha et par les 40 UPA-1P qui ceinturaient le haut de l’arène pour rendre le cri des étourneaux plus vrai que nature !

Et les sources parlons-en !

Joël Cormier et Maria Bonzanigo compositrice principale des musiques en pleine séance de travail.

En 1999, la Fête des Vignerons inaugurait le dernier né des studios mobiles, le fleuron de la technologie numérique, j’ai nommé le Voyageur 1.
La console de mixage AXIOM-MT assurait la prise de son de l’orchestre philharmonique, son prémixage ainsi que sa distribution aux consoles analogiques dédiées à la sonorisation. En 2019, l’orchestre a été enregistré quelques mois auparavant, par Joël Cormier du studio Idee und Klang à Bâle.

Sur site, scène Est, au deuxième étage de l’empilement de containers, un studio de mixage et de pré-production a été installé spécialement pour l’occasion, avec aux commandes du système Nuage de chez Yamaha, David Weber assisté de Ben. Leur job ? Réduire la partition à sa plus simple expression : un mix stéréo, au format broadcast wave 48Khz 24bit, mais à la norme loudness R128.

Les indétrônables Horus et Hapi, les dieux des circuits analogiques de la marque Merging Technologies ( crédit Maurice Engler)

Ils doivent également, l’adapter aux aléas de la création, enlever une mesure par ci, en rajouter une par là. Une fois ce travail effectué, les fichiers presque définitifs, des changements ont eu lieu jusqu’à la dernière minute, sont envoyés au système Ovation de chez Merging Technologies, qui prend alors le relai pour les distribuer dans les méandres du réseau DANTE.

Le chœur de fête repris par les KSM9 Shure… (crédit Claude Cellier, Merging Technologies)

La priorité est donnée à la prise de son des différents chœurs et à son intelligibilité, ainsi qu’à celle du big band jazz, accompagné des harmonies, des musiciens percussionnistes…. Le tout en HF ! Cela représente tout de même 324 liaisons. Pour mémoire en 1977, il n’y en avait qu’une seule et 86, en 1999.

D’ailleurs sur les images de cette année-là, on a des yeux que pour elles ! Portées par les figurants, les perches HF équipées de la série MKH couplée aux émetteurs SK50 de Sennheiser, surmontées de leurs bonnettes Rycote (oui ce ne sont pas des gremlins) suivent les chœurs au plus près.
Cette année, cela incombe à 80 micros KSM9, capsule statique dédiée au chant de la marque américaine Shure, qui sont répartis sur 40 perches.

8 splitters actifs AXT 630 et 160 récepteurs 4 canaux AD4Q Shure. Préparation des racks chez Dushow, il en manque quelques uns ! (crédit Ludo Maurin)

La prise de son de proximité est assurée par la marque danoise DPA, 22 4060 noirs, 82 4060 de couleur chair, 75 micro-casques 4066 pour les voix et 64 4099 avec les pinces adéquates pour les cuivres, les cordes, les vents et les percussions, qui composent les différentes harmonies ou le big band.

Pierre André Delapraz dont on vous racontera plus loin la belle histoire, entouré du messager boiteux qui cette année sera une messagère à la prothèse orthopédique magique puisqu’elle représentera la suisse aux jeux paralympiques, et des deux solistes armaillis qui interprètent le lyoba. Pour ce travail, Thierry Dussey l’a grandement épaulé.

Te souviens-tu, 20 ans plus tôt, tu n’avais que 10 ans ! Pierre André en 1999, un SK50 à la main et une boule de poils pour bouter le vent hors du capteur ! (credit Pierre André Delapraz)


La responsabilité du spectre électromagnétique de l’arène incombe à Chris Hauri, accompagné d’Arnaud Dalla-Rosa habitués aux challenges de la télévision suisse RTS, et de leurs valeureux compagnons en charge de l’équipement. La règlementation (la bande UHF autorisée s’étend de 470 à 698 Mhz) est assez semblable à celle de la France, hormis le fait que le canal 34 de la TNT helvétique a cessé d’émettre le 19 juin, mais pas de chance, de l’autre côté du lac, un village peuplé d’irréductibles gaulois…
La TNT française ne s’arrête pas à la frontière. Comment réussir à caser tout ce monde ? Je ne vous ai parlé pour le moment que des micros, à cela viennent s’ajouter 40 porteuses pour les retours in ears ! La seule solution, comme me le précise Chris, est d’utiliser la technologie à transmission numérique car elle génère beaucoup moins de produits d’intermodulation.

Zone d’équipement située au Théâtre du reflet. Pour le monitoring avec Wavetool, une fibre a été tirée entre les 2 sites. De gauche à droite : Thibault Mecheroub, Baptiste Quillet, Arnaud Dalla-Rosa et Chris Hauri. Une pensée à Raph, Mathias, Christian et Willy chargés d’équiper les figurants sur les autres sites.(crédit Emmanuelle Husson).

Le choix s’est donc porté sur le système Axient Digital de chez Shure, d’une part, parce que le support technique Suisse garantissait la faisabilité du système, d’autre part la facilité de la mise en œuvre a fait toute la différence.

Le monitoring permanent des 2 AXT 600, associé au Wireless Workbench 6, le logiciel de gestion, d’optimisation et de calcul du plan de fréquence, nous permet d’aborder sereinement l’immensité du kit, et surtout d’être plus réactif en cas de problème.

Nous avons laissé 350 kHz de spacing entre chaque porteuse pour les micros, en revanche nous avons calculé 5 plans de fréquence différents pour les 40 porteuses en émission analogique, réceptionnées par 110 beltpacks MPR50 Wysicom et 20 beltpacks de la série PSM 1000 Shure. Pour éviter toute pollution du spectre, nous avons utilisé des filtres de 10 MHz de largeur.
La zone de couverture en émission est assez simple puisqu’elle est dimensionnée par les différentes scènes sur lesquelles nous avons disposé, une antenne tripode omnidirectionnelle full range. Quant à la zone de réception elle correspond à toute l’arène plus les sites distants d’équipement. Nous avons positionné 9 antennes directives de chez Wysicom et nous utilisons la technologie RF over Fiber via leur système MFL, pour transiter le signal sans perte.
A cet encombrement spectral viennent s’ajouter, 6 émetteurs FM, de 5 watt chacun pour transporter aux oreilles de chaque figurant, les clicks, décomptes et playbacks orchestre. Un petit geste pour la planète, 352 accus répartis sur 44 chargeurs ont pu éviter une consommation de piles trop importante…. Merci aux producteurs de spectacles d’y penser.

Pierre André, notre technicien retraité entouré de Flore et de la petite Julie. (crédit Pierre André Delapraz)

Nous ne pouvons terminer cette partie RF, sans les coups de cœur de Chris. Le premier est technique, le deuxième est humain.
Commençons par le système de monitoring Wavetool distribué en France par Haliotis qui a permis de pouvoir écouter tous les petits secrets de toutes ces liaisons, sachant que les zones d’équipement se trouvaient distantes les unes des autres d’au moins 700 mètres.

Et finissons par l’histoire de Pierre André Delapraz, un technicien retraité. Pour équiper, tout ce petit monde, la production a fait appel à de nombreux bénévoles. Pierre, fort de son expérience de 1999 où il équipait le personnage principal de l’enfant Flore, a demandé à nouveau de faire partie de l’équipe son.
Son vœu a été exaucé et en 2019, il a équipé la petite Julie. Les photos parlent d’elles-mêmes. 20 ans après, Flore désormais âgée de 27 ans accompagnée de Julie, prennent la pause auprès de papa Pierre. Merci à Chris de nous avoir raconté cette belle histoire et à Pierre d’avoir exhumé de ses archives personnelles, toutes ses belles photos de 99.

Mixage, enfin te voilà

5h du mat j’ai des frissons, dans le cendrier mes cigarettes sont toutes fumées… A notre illustre inconnu du siècle passé qui se reconnaitra peut être (credit Pierre Andre Delapraz)

Une PM3500 Yamaha, me serais-je trompée d’époque ? Au vu du cendrier disposé sur le bandeau, il me semble que oui !
On prend les meilleurs et on recommence 20 ans après. Cette fois-ci, exit les consoles analogiques, faites place aux Rolls-Royce digitales de la même marque, la famille Rivage, avec maman PM10 et petite sœur PM7.

Trois PM10 assurent le pré mixage du chœur de la fête, des enfants protecteurs, des chœurs percussionnistes et de l’harmonie, sous les oreilles attentives de Julien Fehlmann et de son acolyte Samuel Chapuis.

A elles seules, ces 3 PM10 battent le record du nombre d’entrées. 288 x 3 = 844 !

Ces quatre stems stéréo sont distribués, via le réseau DANTE aux 5 consoles PM7 dissimulées dans les régies Est, Ouest, Nord, Sud et celle du FOP.

2 Rio 3224-D2, 2 Ro8-D, une toolbox AVB7 de chez Auvitran et deux onduleurs. Ce rack a été cloné 5 fois, un pour chaque régie. (Credit Ludo Maurin)

Avec leur deux Rio3224-D2 respectifs, elles sont responsables de manière autonome de la diffusion de leur propre scène ainsi que de la gestion des retours in ears des musiciens présents.

Boris Gerber assisté de Daniel Laurent en charge de la diffusion du FOP, par extension des 2 anneaux de CAL et du haut de ses 195 programmations de mémoires de scène, me confie que la technologie Dugan embarquée au sein de la console, lui a été d’une grande aide pour l’ouverture à l’aveugle des micros des différents personnages principaux, aux interventions plus que périlleuses !
Sans oublier les heures de Virtual Soundcheck dues aux conditions climatiques, et qui ont été rendues possibles grâce à la mise en place du système Nuendo, qui chaque soir enregistrait la totalité des sources et surtout au transport du signal via le réseau Dante.

Et pour la peine, on va jouer. Combien de bandeaux de ronce de noyer voyez-vous ? Réponse en  guise de formule mathématique (3xPM10)+(5xPM7)= ?

Le déploiement d’une telle infrastructure : 9 consoles PM, 2 systèmes Nuage,14 Rio3224-D2 auxquels s’ajoutent, pour distribuer un peu de signal à gauche et à droite 8 Ro8-D, est un véritable challenge pour la marque aux trois diapasons, qui n’a pas hésité à envoyer son équipe de R&D sur place pour recueillir les précieuses informations de leurs utilisateurs afin de coder la prochaine version.

De gauche à droite : Jean-Pierre Decollogny commercial audio pro et installation Yamaha pour la Suisse. Boris Gerber, ingénieur du son. Vous ne les croiserez jamais, mais si vos consoles sont aussi intuitives et flexibles et si vos plugs sont si proches de la réalité ( pour rappel Harmonizer de chez Eventide, m6000 de chez tc electronic, pré amp Neve…) c’est grâce à eux, les programmeurs, ils font le code des futurs développements : Minkyeong Kwon, Takeshi Nonaka, Keigo Hatano manager business planning, Yamaha pro audio division (crédit Emmanuelle Husson)

D’ailleurs et pour devenir la plus opérationnelle possible, toute l’équipe son a pu suivre au sein de la société Hyperson, une formation personnalisée dispensée par Andy Cooper et Delphine Hannotin herself.

Avec ce show et cette série de consoles, Yamaha prouve qu’il est redevenu un acteur incontournable de l’audio pro. Je vous invite tous à vous inscrire aux formations audioversity dispensées gratuitement par Yamaha France. Elles vous permettront d’aborder le réseau Dante au sein de leur système avec moins d’appréhension.

De gauche à droite. Samuel Chapuis, David Weber, Andy Cooper, Delphine Hannotin, Greg Baumann, Benoit Vicq, Boris Gerber, Karim Pandolfo, Marco Nuesch, Daniel Laurent, Chris Hauri, Malvina Rota, Gwenael Bonfanti, Jean-Pierre Decollogny, Benjamin Boulian. Au fond, Julien Fehlmann, Kevin Koch, Bruant Perrinjaquet, Colin Roquier. Photo prise au sein des locaux d’Hyperson. (Credit Yamaha)

Ainsi se termine la partie audible, de cet incroyable évènement qui a monopolisé le savoir-faire et l’expertise de nombreux professionnels de l’audio. Un remerciement, à nos experts de chez Dushow qui ont pris le temps de répondre à mes questions et qui ont surtout accompagné Audioconsulting dans cet ambitieux projet : François Soutenet, Benoit Soutenet, Anthony Robert, Federico Barco-Cruz, Hugo Girard et Ludovic Morin.

La deuxième partie sera, quant à elle, dédiée aux hommes invisibles. Si je vous dis intercom, réseau et inter-opérabilité… Vous fuyez ou vous revenez ? Vous avez raison. A dans quelques jours, il y a du lourd !

Et d’autres informations sur :

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VR data gloves for molecular manipulation

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mixed reality demo of our open source VR data gloves for interactive molecular dynamics in virtual reality!

Cast: david glowacki

FESTIVAL VISUAL BRASIL 2018_16 edición

https://i.vimeocdn.com/video/809459836_960.jpg960540urn:ebu

FESTIVAL VISUAL BRASIL 2018_16 edición
festivalvisualbrasil.com
Viernes 28 y Sábado 29 de septiembre de 2018 _ Punt Multimedia, Barcelona.
Videoarte, mapping, performances audiovisuales, debates y nuevas medias.
Un encuentro de mas de 40 artistas y colectivos locales e internacionales, trabajando el concepto de interculturalidad en las investigaciones contemporáneas, tales como: videoarte, mapping, performances audiovisuales y trabajos con nuevas medias.
El Festival Visual Brasil es un evento gratuito que pretende acercar las nuevas tendencias del mundo del audiovisual al publico en general, potenciando la red internacional de intercambio, conocimiento y reflexión entre Europa y América del Sur.
Celebra su 16 edición en la ciudad condal, desarrollando sus actividades en el Punt Multimedia, centro dinamizador de proyectos multimedia y tecnologías digitales, situado en la Casa del Mig del Parc de l'Espanya Industrial de Barcelona, los próximos Viernes 28 y Sábado 29 de septiembre de 2018
Video: Tklab

Cast: VJ Eletroiman

Tags: BRASIL, VISUAL, FESTIVAL, 2018, edición16, Videoarte, mapping, performances audiovisuales, debates and nuevas medias

60 stylistes, 1 Nabaztag : quelques images de l’époque

Par Pierre Dandumont

Il y a de nombreuses années maintenant, une exposition liée aux Nabaztag et à la mode avait eu lieu à Paris. J’avais fait des sujets sur la majorité des modèles, décorés par des stylistes plus ou moins connus.

D’abord, la liste.

Les créateurs et les Nabaztag : Andy Smith, Clara Collins, Deborah Sportes, Adam Saaks, Agatha Ruiz De La Prada, Alexis Mabille, Christophe Guillarmé, Impasse de la Défense, Eric Roman, Heimstone, Jacques Weemaels, Christian Audigier, Shinsuke Kawahara, Juliette Swildens, Gaia Di Paola, Eric Bergère, Delphine Murat, Corinne Cobson, Christian Ghion, Erotokritos, Ken Okada, Comptoir des cotonniers, Katherine Pradeau, Ivana Helsinki, Jean-Jacques Picart, Princesse Tam Tam, Kid Vanilla, Lolita Lempicka, Valentine Gauthier, Zadig et Voltaire, Firma, Hubert Barrère, Ich & Kar, Jean-Claude Jitrois, Stéphane Plassier, Sylvia Rielle, Tara Jarmon, Paule Ka, Sandrine Philippe, Servane Gaxotte, Sprung Frères, Masomenos, Nekomori, Nicole Van Dyke, On aura tout vu, Antik Batik, Burfitt, Jean-Paul Knott, AS29, Aurélie Mathigot, Bensimon, Chemins Blancs, Eymeric François, Marithé + François Girbaud et enfin les autres.

Ensuite, la raison de ce post. J’ai trouvé sur eBay une feuille reprenant une image de presse de 20 des Nabaztag, avec son auteur. Je ne sais pas s’il existe d’autres feuillets de ce type. Je connaissais les 20 lapins en question (ils ne font pas partie des inconnus) mais je n’avais pas l’image du modèle de Tara Jarmon dans mes fiches (j’ai modifié la page).

La planche


Celui de Tara Jarmon

la question que je me pose toujours reste sans réponse : que sont devenus les lapins ? Officiellement, ils devaient être mis aux enchères, mais je n’ai jamais trouvé de traces de la vente, et je n’ai jamais vu d’images récentes des lapins depuis.

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