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Cannes XR : Rain Fruits, chronique mélancolique d’un déraciné

Par : Shadows

Migrant issu du Myanmar (ex Birmanie) et venu s’installer en Corée du Sud dans l’espoir d’y faire carrière en tant qu’ingénieur, Tharu déchante rapidement. Racisme, exploitation et dure réalité de l’industrie le frapperont de plein fouet, de même que l’impossibilité d’évoquer à ses proches, dans ses nombreuses lettres, l’aliénation et le travail acharné qui sont devenus sont quotidien. Peu à peu, le mal du pays se fera sentir…

Aliénation et nuages de points

Créé par Youngyoon Song et Sngmoo Lee et adapté de l’histoire de Thura Maung, Rain Drops nous propose donc de découvrir la perspective d’un travailleur immigré, qu’il s’étonne de certaines coutumes locales ou se retrouve face à une réalité économique peu reluisante. En parallèle, nous découvrons la jeunesse du personnage principal, dans un pays pauvre mais, semble-t-il, moins aliénant.

Sur le plan visuel, Rain Fruits adopte un choix esthétique a priori surprenant, avec des nuages de points que l’on devine issus à la fois de photogrammétrie et d’un système type Kinect. Une décision qui prend rapidement son sens lors du visionnage : elle fait écho aux sentiments du narrateur et personnage principal, avec un côté presque irréel qui retranscrit l’idée d’aliénation et de ne pas vraiment faire partie de ce nouveau pays. On peut aussi voir dans ces points autant de renvois aux gouttes de la pluie qui a marqué l’enfance du personnage.

L’avis de 3DVF

Mêlant colère, tristesse, nostalgie et sentiment de déracinement, Rain Drop offre une perspective intéressante, et nous vous conseillons d’y jeter un oeil lors de ses prochaines diffusions dans les festivals. Seul vrai regret dans le cadre de Cannes XR : la diffusion souffrait, dans notre cas, d’une compression vidéo causant la perte de nombreux détails. Malheureusement, points et particules supportent mal un traitement trop agressif. Nous aurions donc aimé voir le projet dans de meilleures conditions ou, mieux encore, sous forme de « vrai » nuage de points dans une scène 3D immersive afin d’éliminer tout problème de compression et quitte à nécessiter un GPU plus puissant.

Critique : Nous, les chiens – une leçon de survie à découvrir au cinéma

Par : Shadows

Réalisé par Oh Sung-Yoon et Lee Choon-Baek, le film d’animation coréen Nous, les chiens sort aujourd’hui dans les salles françaises.

En voici le pitch :

Le chien est le meilleur ami de l’homme. Affectueux, fidèle… mais lorsqu’il vieillit ou se comporte mal, il est parfois abandonné comme un mouchoir souillé. Et lorsqu’il se retrouve seul face à la nature, l’instinct animal et l’esprit de meute reprennent le dessus. Solidaire, déterminée, notre petite bande de chiens errants va peu à peu réapprendre à se débrouiller seule. Et découvrir la liberté, au cours d’un extraordinaire voyage.

A première vue, on pourrait craindre un n-ième film d’animation sur le mode « loin de sa famille, le personnage central va suivre une quête et se faire des amis en chemin », concept efficace mais qui souffre d’une sur-utilisation quasi pathologique. Mais si effectivement Nous, les chiens prend en partie cette voie, il s’extirpe sans mal de la tentation fréquente de faire le minimum vital, pour nous proposer un voyage qui sort des sentiers battus sur le plan thématique.

Oh Sung-yoon & Lee Choon-Baek nous présentent ici un récit dur : mis à part une poignée d’exceptions, les humains croisés dans le film sont majoritairement mauvais, voire très mauvais. Prenant le point de vue des chiens, le film ne cherche pas à explorer les raisons de cette violence : les humains en deviennent une sorte de force de la nature difficilement compréhensible pour nos héros à quatre pattes qui doivent alors fuir pour survivre. La fin du film, nous le verrons plus loin, pousse cette idée à son paroxysme.

Conséquence directe de la présence des humains : la mort, omniprésente. Pour autant, le film parvient à ne pas être trop sombre. D’une part, car les personnages, bien conscients qu’ils ne peuvent s’offrir le luxe d’un deuil, vont rapidement de l’avant. D’autre part, en raison de la thématique du film : une volonté sans bornes de vivre et de trouver la paix. Un désir porté notamment par Moong-chi, le personnage principal ( qui a été abandonné par son maître).

Sur le plan esthétique, Nous, les chiens mêle 2D et 3D. Une combinaison qui détonne parfois mais est ici plutôt efficace. L’animation des personnages, malgré une rigidité dans certains plans, est maîtrisée (en particulier dans les scènes d’action). Les décors méritent une mention spéciale, avec un traitement 2D inspiré de la peinture coréenne. Les espaces naturels, en particulier, sont particulièrement réussis.
Enfin, le character design est efficace et évite toute confusion entre les personnages, malgré un nombre conséquent de chiens. On regrettera peut-être juste le fait que Moong-Chi manque un peu d’originalité au niveau visuel.
Dans l’ensemble, les studios impliqués (Side 9 Animation, Studio Animal, Odoltogi) n’ont pas à rougir du résultat.

Enfin, il nous faudra dévoiler la fin de l’intrigue pour aborder l’aspect politique du film. Nous vous invitons donc à sauter ce paragraphe si vous souhaitez conserver pleinement la surprise du scénario.
Après de nombreuses péripéties, la troupe de chiens parvient enfin à trouver un lieu qui lui semble adapté. Il s’agit ni plus ni moins que la fameuse zone démilitarisée qui sépare Corée du Nord et du Sud. Un choix hautement politique, mais aussi très surprenant : le lieu évoque plutôt une menace permanente qu’un havre de paix. Oh Sung-yoon & Lee Choon-Baek prennent cette idée à contrepied, et en font le seul endroit où les chiens peuvent vivre pleinement. Et pour cause : si les les humains gardent farouchement chaque côté de la zone, ils n’y mettent pas les pieds.
Une conclusion que l’on pourra considérer comme pessimiste puisqu’au fond, elle montre que chiens et hommes semblent condamnés à ne pas pouvoir vivre ensemble. Mais les réalisateurs y voient manifestement plutôt un profond optimisme, l’idée que malgré l’omniprésence de la bêtise humaine, certains lieux sont épargnés et peuvent représenter un début de réponse à notre violence.

Quoiqu’il en soit, Nous, les chiens est une belle surprise en ce début de réouverture des salles françaises. Si son contenu ne conviendra pas aux plus petits (le distributeur le conseille à partir de 6 ans), il offrira aux enfants et adultes une aventure dépaysante, optimiste malgré un fond sombre, avec une touche de politique. La date de sortie tombe à pic en cette période d’approche de vacances, qui est souvent accompagnée de vagues d’abandons. Malheureusement, les humains ne sont pas cruels qu’à l’écran.

Nous, les chiens, à voir dès à présent dans les salles françaises. Durée : 1h42, distribution : The Jokers / Les Bookmakers.

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SIGGRAPH Asia 2020 : l’évènement se dévoile en vidéo

Par : Shadows

Le SIGGRAPH 2020 (prévu fin juillet) n’est pour le moment pas annulé, c’est donc fort logiquement que son pendant asiatique du mois de novembre se prépare lui aussi.

Prévu du 17 au 20 novembre à Daegu, en Corée du Sud, SIGGRAPH Asia proposera comme son grand frère un mélange de stands, conférences sur l’industrie graphique, nouveautés et contenus artistiques. En attendant un programme détaillé, voici un aperçu de l’édition de l’an passé (en Australie) suivi de deux vidéos sur l’édition 2020 : l’annonce globale et l’appel aux étudiants volontaires.

Le site officiel vous donnera les informations pratiques liées à l’évènement.

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Approuver la commande sudo avec l’Apple Watch (et ses limites)

J’en parlais hier, il est possible d’utiliser l’Apple Watch pour s’authentifier dans certains cas avec macOS Catalina. Mais ça ne fonctionne pas partout, tout comme Touch ID. Par exemple, avec la commande sudo, il faut entrer le mot de passe. Mais macOS offre une solution.

En fait, la méthode utilisée pour High Sierra fonctionne sous Catalina. Il faut éditer un fichier et ajouter une ligne. La première commande édite, la seconde contient la ligne à ajouter est la suivante. Le tid de pam_tid indique clairement Touch ID.

sudo nano /etc/pam.d/sudo
auth sufficient pam_tid.so

Une fois que c’est fait, la commande sudo proposera la fenêtre classique qui demande d’utiliser Touch ID, mais ça fonctionne aussi avec l’Apple Watch.

Dans les limites, outre le fait que presser un bouton sur la montre semble un peu moins sécurisé qu’un vrai mot de passe, ça ne fonctionne pas quand l’écran du Mac est fermé avec un écran externe. Ca vient du fait que l’authentification attend Touch ID, qui n’est évidemment pas disponible quand le capot du Mac est fermé. Du coup, l’authentification Apple Watch saute en même temps. Il y a visiblement une solution qui consiste à modifier des fichiers du système, mais c’est plutôt une mauvaise idée avec macOS Catalina. Enfin, il existe une autre façon de le faire, parfois mise en avant, mais très franchement je préfère ne pas passer par du code externe (même open source) pour l’authentification. Malgré tout, ça reste une solution si votre Mac n’est pas équipé de Touch ID.

Avec la commande sudo

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