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Hier — 16 janvier 2020Vos flux RSS

Dino et Aperta inaugurent une nouvelle gamme de lyres Starway

Par admin

A l’occasion des 20 ans de la sortie des premiers projecteurs de la gamme “Servo” (Servospot/zoom et Servocolor, lyres spot et wash en MSD250), Starway a révélé deux machines baptisées Aperta et Dino, appartenant à une nouvelle gamme d’appareils compacts et puissants. Voyons ce qui se cache sous le capot…

Ils nous sont présentés par Stéphane Caria


Aperta

Une large lentille claire distingue l’Aperta, le nouveau Beam à leds Starway.

Aperta est une lyre Beam qui renferme une source à leds RGB de 50 W. La machine se passe donc de roue de couleurs, une première pour Starway qui jusqu’alors utilisait des lampes de type “R” pour obtenir ce type de faisceau.
L’appareil dispose d’une roue de gobos, deux prismes rotatifs, un frost… en gros les fonctions classiques embarquées sur la plupart des lyres de type Beam.

L’appareil se démarque par ses pan et tilt infinis et ses protocoles de pilotage :
DMX compatible RDM, ArtNet et Kling-Net, fonctionnalités bien moins courantes sur les autres appareils du même rang !
Au niveau des dimensions, l’Aperta n’excède pas les 45 cm d’envergure pour un poids de 11,5 kg.

Dino

Le Dino quant à lui est un projecteur asservi de type spot dont la source est un moteur de leds blanches de 200 W. Bien que son design soit légèrement différent, il reprend les proportions de l’Aperta à 2 cm près.

Dino, le nouveau Spot compact de Starway.

Côté fonctions, on découvre d’abord un zoom linéaire dont l’angle peut varier entre 10 et 25°, une première roue de gobos rotatifs et indexables, secondée par une autre roue de gobos fixes.

Une seule roue de couleurs équipe le Dino et deux prismes rotatifs (non additionnables) permettront d’animer le faisceau. Dino est aussi équipé du pan/tilt infini, d’un contrôle via DMX (RDM), ArtNet et Kling-Net.

Le tarif tout doux de Dino et Aperta leur permet d’être accessibles à un public large.

Plus d’informations sur le site de Starway et sur le site du distributeur français, Freevox

 

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À partir d’avant-hierVos flux RSS

LD Systems Icoa 12” et 15”

Par admin

Nouveauté chez LD Systems, une marque du groupe Adam Hall. La gamme Icoa comble un segment très apprécié, celui de l’enceinte amplifiée en polypropylène 12” et 15”, moteur 1” rotatif, montage coaxial, plusieurs entrées, Bluetooth et grande polyvalence.

La double embase entourée de patins d’usure avec deux grosses poignes en face avant de la Icoa 15 A BT. Deux autres sont placées derrière afin de faciliter la manutention de ses 24 kg.

Les Icoa 12 et 15, A pour amplifié et BT pour Bluetooth, sont des boîtes bien pensées, efficaces et, grâce à l’emploi d’une ébénisterie en matériaux composites, d’un poids acceptable et faisant oublier les aimants ferrite des deux transducteurs qui les équipent. Sur la balance respectivement 20 et 24 kg.

L’Icoa 15 A BT sans sa face avant et pas peu fière de montrer son 12” dans une amorce de pavillon, ses 4 évents et le guide d’onde faisant face au moteur du montage coaxial.

Deux versions existent de chaque modèle 12” et 15”, avec ou sans entrée Bluetooth et toutes disposent des même pans coupés pour en faire, grâce à leur montage coaxial, des retours d’appoint avec un angle passe partout de 55°.
Des versions passives des deux boîtes sont aussi prévues dans un futur proche pour l’export ou pour des intégrations où la puissance existe déjà.

6 points d’accroche M10 sont prévus par boîte.

Equipées avec 4 poignées, ces enceintes sont très agréables à manipuler et, comme il se doit, disposent d’une embase à double orientation, 0° ou 5° pour couvrir plus facilement le champ proche et 6 pas de vis standard M10 sont prévus afin de rendre son intégration simple et sûre.

L’arrangement des haut-parleurs conçus par et pour LD Systems garantit un bon guidage des graves comme des aigus via un guide spécifique rotatif qui ouvre à 90° x 50° et apporte toute la flexibilité nécessaire en fonction des besoins.

La face arrière servant de radiateur et recevant dans la partie supérieure les commandes extrêmement peu saillantes, un bon point.

L’onde arrière est particulièrement bien exploitée avec 4 évents massifs conçus pour réduire les turbulences et permettre aux deux modèles de délivrer un grave suffisant en large bande. Sachez malgré tout que des subs disposant d’ébénisteries en bois sont en préparation et seront disponibles au 1er trimestre 2020.

La face arrière est simple limite spartiate avec une paire de XLR combos pour deux canaux séparés avec leur gain, une sortie pour un sub ou pour alimenter une autre enceinte et une entrée en mini jack qui est en parallèle de l’entrée 2. Ces trois ports acceptent toute source à basse ou haute impédance à bas comme à haut niveau, mais sans délivrer d’alimentation fantôme.

Un codeur enfin sert de volume général et donne aussi accès au DSP de bord. Les fonctions sont basiques avec 4 presets et une égalisation à trois bandes sur la sortie. L’afficheur de bord indique aussi des valeurs de gain comme l’écrêtage des entrées. Pas facile à voir en exploitation.

L’affichage des deux entrées servant de vu-mètre et signalant les crêtes. Le preset est ici le Flat. Au dessus enfin le volume de sortie gradué de -60 à +10 dB.

Les 4 presets. Full Range charge grave et aigu, Flat offre une réponse droite, Monitor atténue les extrêmes et Sat coupe le grave pour raccorder avec un sub. L’égaliseur offre une plage de ± 10 dB sur trois bandes.


Le pas de réglage est de 10 cm, le maximum de 9,75 mètres soit environ 28 ms.

Il n’y a donc pas de console à proprement parler en revanche, surprise du chef, un délai est disponible pour remettre en phase l’enceinte dans un système. L’affichage se fait en mètres avec une décimale après la virgule.

L’ampli de 300W RMS est un modèle en classe D et dispose d’une alimentation à découpage. Le DSP travaillant à 48 kHz et 24 bit assure aussi les fonctions de filtre actif à 2 kHz et dispose d’assez de ressources pour émuler un limiteur à trois bandes protégeant les transducteurs sans trop pénaliser le SPL Max, soit 126 dB pour la 12” et 128 dB pour la 15”. Revers de la médaille, si on n’y prête pas attention, le programme musical sera taillé en fonction des ressources de l’enceinte.

Le positionnement des Icoa est ultra agressif. Pour vous donner une idée, l’enceinte 12” amplifiée et Bluetooth, la 12 A BT va être proposée à 290€ HT prix public. Conçue pour satisfaire les loueurs de régies disco et tous ceux qui ont des tout petits moyens, cette gamme dispose de nombreux atouts et d’une fabrication sérieuse avec même en option des housses rembourrées de transport. La bataille va malgré tout être rude car le segment est très encombré.

D’autres informations sur le site LD Systems

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Retour aux sources chez Claypaky avec le Sharpy Plus Aqua

Par admin

Après le torrent de nouveautés dévoilées par Claypaky au printemps, cet automne voit la marque transalpine reprendre des forces et assurer le suivi de ses projecteurs, en particulier le Xtylos dont la source laser ne cesse d’étonner.

les Xtylos, surplombant la boîte noire Claypaky des JTSE, attirent toujours les regards

Après une légère refonte de la partie téléchargement de leur site internet, vous trouverez maintenant tous les documents techniques sur le site d’assistance technique de Claypaky. Les italiens ont aussi profité de cette fin d’année pour sortir deux produits complémentaires à leur gamme, une version étanche du Sharpy Plus et un miroir motorisé.

Le directeur des ventes, Emilio Cornelli, nous en dit plus, et per di più en français !


Sharpy Plus Aqua

Succombant lui aussi à la mode des lyres étanches, Claypaky a enveloppé son fameux Spot-Beam Sharpy Plus d’une carapace étanche IP65. Le système de refroidissement est revu pour permettre à la lampe Osram Sirius HRI® 330 W X8 de garder tout son potentiel d’éclairage, sans changer sa température de couleur.

Très élégante, la Sharpy Plus Aqua se pare d’une multitude de picots pour aider à la dissipation thermique.

Dans l’opération, le Sharpy Plus Aqua a pris de l’embonpoint, 15 kg et 10 cm de plus, mais sans perdre sa ligne ni ses fonctions.
On retrouve donc à l’identique les deux modes de projection, Beam et Spot, l’ouverture de zoom de 3° à 36°, la fameuse colorimétrie CMY, plus 15 couleurs fixes sur trois roues héritées du Mythos et l’ensemble des effets.
Ainsi les 2 filtres de CTO, 18 gobos fixes (dont 6 réducteurs de faisceau), 8 gobos rotatifs, deux prismes 4 et 8 facettes, une roue d’animation et le frost Soft Edge.

Le Sharpy Plus Aqua, celui-là même qui a été lancé au LDI quelques jours avant les JTSE et qui est arrivé à Paris juste à temps.

Claypaky espère ainsi compléter le succès du Sharpy Plus avec une version étanche, dotée de la même charte DMX, pour l’équipement extérieur ou les installations permanentes.

ReflectXion

Le ReflectXion, présenté au LDI et absent des JTSE, sera bientôt commercialisé.

Il y a de nombreuses années, un constructeur italien a construit le Light Deflector, un petit miroir motorisé pour éclairagistes inventifs, qui en utilisèrent les nombreux reflets pour donner l’illusion de posséder un nombre incroyable de sources.
Avec l’arrivée du Xtylos et son faisceau infini, l’occasion était rêvée pour Claypaky de sortir un remix de cet appareil, le ReflectXion.
Celui-ci offre un large miroir double face de 390 par 280 mm en contrôle Pan et Tilt 16 bits. La surface traitée permet un taux de réflexion de 99 % sans aberrations chromatiques, avec une rotation infinie du Tilt en prime.
Ce beau bébé de 13,5 kg accompagnera parfaitement les Xtylos, certes, mais aussi tout type de sources lumières ou lasers, suivant l’imagination des designers.

Toute la gamme Claypaky est représentée en France par la compagnie Dimatec

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Axente en première ligne avec Ayrton Karif-LT & Co

Par admin

La société Axente est l’un des plus fidèles animateurs des boîtes noires des JTSE, ayant cru dès le début à cette forme de présentation quand il n’y avait encore que 3 ou 4 distributeurs intéressés.
Aux côtés d’Ayrton, superstar aux Etats-Unis, la marque maison OxO permet au plus grand nombre de s’équiper correctement à des prix insolents, tandis que MDG, MALighting ou Sixty82 continuent d’évoluer en tête de leurs domaines d’applications respectifs.

Yannick Danguy, l’énergique responsable commercial d’Axente, nous en dit plus sur les sorties de cette fin d’année.


Ayrton

Récompensé par des commandes dantesques au pays de l’oncle Sam, Ayrton poursuit sa réécriture des standards de l’éclairage avec deux hybrides Wash-Beam dédiés à la longue portée, ou ‘Long Throw’ en américain dans le texte. Les Karif-LT et Shamal-LT combinent la puissance des plus récents moteurs leds disponibles avec le savoir-faire optique français, et des effets encore jamais vu.

Ainsi le Karif-LT s’adjuge 300 Watts de led blanche à 7.500K, pour 15 000 lumens d’émission au travers d’une lentille de 168 mm et d’un zoom 15 :1, de 3° à 45°. Projecteur typé Beam, son puissant faisceau condensé joue avec une incroyable roue spiralée de 39 gobos et 4 prismes différents.

Le Karif : un format compact et une très large lentille de sortie.

Armé d’un moteur de PAN infini, le Karif sait aussi faire dans la finesse avec cette trichromie reconnue d’Ayrton, secondé cette fois avec une roue de couleur avec CTO variable intégré directement sur le disque.

Présenté une première fois en prototype au Plasa de Londres, il fut présenté aux visiteurs des JTSE dans une version encore améliorée. Absent lui des Docks Haussmann, pour cause de timing trop serré, le Shamal-LT fit cependant une entrée fracassante au LDI de Las Vegas.

Cet énorme WashBeam étrenne un tout nouveau moteur led de près de 1 000 Watts, et délivre un flux record de 50 000 lumens. Sa lentille de 225 mm et son rapport de zoom de 3° à 36° lui permettent de survoler les plus grandes scènes. Les premières livraisons du Karif-LT, sont prévues en ce début d’année avant celles du Shamal-LT.

MDG

Pas de nouveau générateur de brume ou de fumée chez MDG, mais les canadiens ont présenté un flight-case compartimenté particulièrement étudié pour les tournées.
Ce Vertical Flight Case permet de transporter au choix une Me1, une Me2 ou les ATMe avec tous les aménagements et les accessoires inclus.

Il intègre ainsi le ventilateur DMX FAN MDG, un emplacement pour 2 bouteilles de CO2, un tiroir pour le bidon de liquide à fumée et les accessoires et un plateau coulissant pour votre machine à brouillard.
L’arrière du flight-case est précâblé en DMX et alimentation pour être directement prêt à l’emploi.

OxO

Sous l’impulsion d’Alain-René Lantelme et Frédéric Fochesato, la gamme OxO se complète doucement, mais sûrement. Marque Franco Chinoise pour budgets réfléchis, elle bénéficie d’une attention toute particulière pour proposer un panel complet de produits simples, efficaces et bien pensés.

Le NetBoxMS est un node 8 ports ArtNet3 au format rack 1U, plutôt simple d’utilisation. Tous les réglages s’effectuent via la molette et le menu en face avant, avec des choix faciles à appréhender. Après l’adresse IP et son masque il suffit dans la très grande majorité des cas de choisir parmi les 12 presets disponibles.
Ainsi, en quelques clics à peine, l’utilisateur peut configurer le NetBox en convertisseur ArtNet vers 8 sorties DMX (en commençant par l’univers ArtNet 0), en convertisseur DMX vers ArtNet (2 entrées DMX), en splitter simple ou double, en mergeur DMX ou ArtNet et même en solution de back-up entre une source DMX ou ArtNet principal et une source de secours.

L’utilisateur plus avancé pourra customiser chaque entrée ou sortie dans le mode qui lui convient, et l’enregistrer pour le futur, ou encore gérer le Frame Rate du DMX. Niveau connectique le NetBOx possède un petit switch 2 ports intégrés, une alimentation powerCON True1 et un ensemble de connecteurs divisé en deux parties.
4 sorties DMX, une entrée DMX et un port RJ45 sont disposés en façade avant, et la même chose à l’arrière. Un astucieux bandeau de connectique est disponible en option pour basculer ces 5 ports DMX et EtherCon RJ45 vers l’avant.

Le TW-Box, émetteur ou récepteur DMX tout simple.

On reste dans le domaine des périphériques DMX avec le Boîtier Wifi DMX TW-Box, émetteur ou récepteur DMX sans-fil équipé de la technologie Wireless DMX.

Ce petit Boîtier très simple possède une entrée et une sortie DMX 5 points, suivant le mode de transmission ou réception choisie;
un connecteur d’antenne, une alimentation PowerCON True One et un menu simplifié à l’extrême. Sur le dessus se trouve un vumètre de 4 leds pour indiquer le niveau de réception et un seul bouton pour appairer ou désapparier les récepteurs.

Fonctionnant sur la bande 2.4 GHz, le TW-Box bénéficie de la technologie multipoint propre au protocole W-DMX G5, permettant de faire fonctionner plusieurs émetteurs et récepteurs à la fois grâce à l’Adaptive Frequency Hopping Technology. Compatible RDM, ce Boîtier Wifi DMX possède une plaque Oméga pour l’accroche et est fourni avec 2 antennes, de 2 et 5 dB.

Le gros PAR OxO ColorBeam480 avec ses 24 sources RGBW de 20 W.

Reconnu pour ses projecteurs Led pratiques et énergiques, OxO présente aujourd’hui l’imposant ColorBeam 480. Ce gros PAR à focale fixe 10-12° IP65 est serti de 24 leds de 20 W, RGBW.
Prévu pour fonctionner en extérieur avec sa télécommande infrarouge fournie, ou en DMX compatible RDM grâce à ses connecteurs DMX 3 et 5 points étanches, le ColorBeam480 possède de nombreux accessoires complémentaires.
Ainsi tout un jeu de filtres magnétiques permet de modifier son ouverture, de façon standard ou asymétrique, et peut se compléter avec des coupe-flux, cône antihalo ou porte-gélatine.

Massif mais compact, le ColorBeam480 possède une double lyre avec fixation Oméga, des PowerCON True1 d’alimentation étanches en entrée et sortie et un petit menu 2 lignes noir & blanc. Celui-ci donne accès aux réglages manuels, au choix parmi 3 modes DMX, de 5 à 13 canaux avec des macros préprogrammées, ou encore aux deux modes de ventilation : auto et studio où la puissance est limitée de 30 % pour diminuer le bruit de fonctionnement.

VIP-R, ultrafin, ultra design et autonome.

Déjà vu aux Ateliers Axente, le VIP-R, ce mât d’éclairage en aluminium brossé noir était présenté durant les JTSE dans sa version définitive. Ultra-fin, réglable manuellement grâce à ses trois parties sur pivot, sa tranche supérieure est composée d’un assemblage de 28 leds 1 W, soufflant un flux de 1 850 lumens à 4000K sur une ouverture de 15×50°.

Une grille anti-éblouissement soulage les regards des visiteurs, tout en assurant assez de luminosité pour les buffets ou les expositions auxquels ce mât se destine, avec un bel indice de rendu des couleurs supérieur à 90.
Son panneau de contrôle tactile est verrouillable pour éviter les fausses manipulations, mais il peut aussi se commander via une télécommande infrarouge.
Autonome grâce à son alimentation et sa batterie intégrées dans la base, il fait le plein d’énergie une fois replié dans son flight-case de recharge avec sa housse de protection. Son autonomie est de 10 heures avec un temps de charge de 9 heures.

Tous les produits OxO se retrouvent en exclusivité sur le site Axente et sur le nouveau site dédié Oxolight

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La Robe Tetra2 s’offre un double zoom

Par admin

Après le show spectaculaire du Plasa de Londres en septembre dernier, les professionnels français ont réservé un très bon accueil à l’Esprite, ce spot à leds ultra-complet et à source interchangeable.

Les JTSE furent l’occasion de revenir sur ce projecteur rafraîchissant et de présenter à leurs fidèles clients la barre de leds Tetra2, une version améliorée de la Tetra dévoilée en septembre dernier.
Nous sommes heureux d’accueillir une nouvelle fois devant nos caméras Vincent Bouquet, chef produit de Robe Lighting France, que nous n’avons presque plus besoin de présenter !


L’âme tchèque de Robe

Le bloc source interchangeable, ou Led Transferable Engine, est le cœur du projecteur Esprite.

Inutile de présenter l’Esprite, ce spot fabriqué à 100 % dans les usines Robe, de la carrosserie à sa source led. Ce véritable condensé du savoir-faire tchèque est l’aboutissement de la vision unique de ses dirigeants, Josef Valchar et Ladislav Petrek.

En privilégiant les circuits courts, l’emploi local et un resserrement de gamme précis pour proposer les produits parmi les plus durables du marché, Robe Lighting est devenu en quelques années l’acteur majeur du circuit, tout en gardant son intégrité et son âme.

Les premières livraisons françaises, avec MVision et MatchEvent en tête, comme international, confirment l’engouement pour l’Esprite. Les commandes sont remplies jusqu’au mois de mars, avec des milliers de pièces à produire pour les employés tchèques.

Tetra2

Les toutes premières barres Tetra2 ont marqué les visiteurs du stand Robe.

La première présentation en France de la Tetra2 a eu lieu aux JTSE. Après quelques modifications, la barre de leds Tetra dévoilée au Plasa revient avec une nouvelle fonction.
Toujours motorisée en tilt, avec ses 18 leds de 40 watts et ses 2 effets flower identiques à ceux des Spiider et Tarrentula, elle accueille maintenant un zoom séparé en deux parties.

Ces deux focales ouvrent indépendamment de 4,5° à 45°, passant sans transition d’un mur de lumière à un Wash global.
La colorimétrie reste identique, avec une trichromie additive RGBW et des blancs calibrés de 2700K à 8000K.

Le nom Tetra2 laisse peu de doutes sur l’arrivée prochaine d’une Tetra1, filiation d’un demi-mètre de la barre originale d’un mètre. Les premières livraisons sont prévues début 2020.

Plus d’infos sur le site Robe lighting France

 

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Nouveautés Klotz présentées aux JTSE

Par admin

Lors de JTSE, l’équipe Klotz (Frédéric Kromberg et Claude Blanc) nous a présenté ses dernières nouveautés, et notamment :
– Le dernier né des câbles HDMI AOC sur enrouleur FOAHW
– Un boîtier de patch 20 canaux masse commune vers 4 multipaires référencé FSD19_20XR4N
– Un câble 4 lignes réseau CAT6A pour l’Ethernet 10G qui permet d’assurer des liaisons haut débit jusqu’à 100 m, aussi bien pour des applications d’installation qu’en mobile.

FOAHW050 et 100, câble HDMI 2.0 AOC armé sur enrouleur (50 et 100 m)
Le nouveau câble HDMI AOC (Active Optical Cable) est un câble armé hybride, fibres multimodes et cuivre, doté de connecteurs HDMI A avec capuchons. Il existe en version 50 m et 100 m sur enrouleur et est le successeur du câble HDMI HA-AOCW dont nous avions parlé lors de l’ISE 2019 (voir sur SLU).

Il supporte des débits de 18 Gbps en 4:4:4 (HDMI premium high speed) pour une résolution 4K (4096 x2160 pixels) à une fréquence image de 60 Hz avec support du DTS et full HD blu-ray. Le plug&play est pris en charge et l’alimentation (faible consommation) pour les convertisseurs optiques est prise sur le dispositif émetteur.

Boîtier de patch FSD19_20XR4N
Le boîtier de patch 19_20XR4N, 20 canaux, accueille 20 embases XLR femelles et quatre connecteurs Harting 40 broches série HAN D (Han 40 D) câblés en masse commune selon un standard bien établi en France.

Il s’agit d’un boitier 19 » rackable en 3U+2U d’une profondeur de 60 mm. Sa construction en deux blocs (2U et 3U) avec câble de raccordement de 0,8 m permet un montage à l’avant ou à l’arrière dans des baies 19 ».

Les 20 XLR femelles de haute qualité disposent de brides métalliques et de contacts dorés extra dur.
Les connecteurs Harting sont accompagnés d’un interrupteur de levée de masse.

CP64EE – Câble multi-paire réseau avec EtherCON
Le câble CP64EE MultiCAT6A de KLOTZ est un multi-paire quatre câbles CAT6A (4 paires) destiné à la transmission de données haut débit convenant aussi bien en installations fixes qu’en une utilisation mobile protégée. Avec sa bande passante de 500 MHz (2,5Gbits/s) par paire, il est adapté à toutes les applications nécessitant des débits de données de 10 Gbit/s (codage DSQ128, PAM16) sur une distance de transmission allant jusqu’à 100 m.

Les quatre lignes de données présentent une impédance caractéristique de 100 ohms, en respectivement quatre paires avec torons de conducteurs massifs AWG 23/1. Un double blindage (S/FTP) le prémunit de manière fiable des interférences électromagnétiques.

Pour la connectique, KLOTZ utilise les connecteurs EtherCON CAT6A de Neutrik. L’identification claire des différentes lignes et des tire-câbles avec dragonne de décharge de traction, sont standards chez KLOTZ. Le multi-paire réseau MultiCAT6A est la solution idéale pour toutes les applications Ethernet 1000Base-T et 10GBase-T. Le câble est, bien sûr, également rétro-compatible et peut être utilisé sans problèmes pour des applications courantes comme par exemple Dante™, AVB, AES50 ou MADI.

Et d’autres informations sur le site Klotz

 

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Chauvet Rogue R1 BeamWash et Maverick Storm 1 Spot

Par admin

Nous avons pu découvrir à l’occasion des JTSE 2019 deux nouveaux projecteurs venant compléter les gammes Rogue et Maverick.
Au sommaire, une petite lyre hybride et véloce ainsi qu’un puissant Spot classé IP65 qui nous ont été présentés par Jérôme Garnier, chef produit et responsable technique de Chauvet France.


Comme d’autres marques concurrentes, Chauvet a décidé de sortir une petite lyre à leds pouvant à la fois générer un faisceau concentré de type bâton ainsi qu’un wash au flux bien étalé.

Le petit mais féroce Rogue R1 BeamWash.

Le Rogue R1 BeamWash, utilise une galette de 7 lentilles mobile faisant office de zoom 5 et 58,2°, associées chacune à une led RGBW d’une puissance de 40 W. Sa taille compacte (36 cm d’envergure au maximum) et son poids limité (5,35 kg) lui assurent une vélocité de haut niveau.
Il dispose d’une gestion intégrée de la température de couleur, variable entre 2800 K et 10000 K et se pilote en DMX-RDM.

Le Maverick Storm 1 Spot est un appareil bien plus imposant, doté d’un design bien travaillé et robuste pour braver les intempéries. Sous sa carapace intégrale IP65, ce spot intègre une source LED blanche de 480 W (à 6600 K).

Le Maverick Storm 1 Spot, prévu pour braver les conditions météo les plus défavorables !

La lumière générée pourra être travaillée par une multitude de modules : trichromie CMY secondée par un filtre CTO progressif, roue de couleurs à 8 positions, deux roues de gobos dont une disposant de gobos rotatifs et indexables, une roue d’animation, deux frosts, un iris, un prisme 3 facettes et un zoom 6,5:1 variable entre 7 et 45 degrés d’ouverture.

Le projecteur peut être contrôlé en DMX-RDM, Wireless DMX, Art-Net et sACN. Il atteint 72 cm de hauteur pour 38,8 kg (l’IP65 ça se paie !). Il complète donc la gamme prévue pour l’extérieur en compagnie du Storm 1 Wash.

Plus d’infos sur le site Chauvet

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Gérard Giraudon, l’empereur de l’installation AV de gros clubs. 1ere partie

Par admin

Nous n’étions pas seuls à nous déplacer à Cannes par ce beau et chaud soleil. L’équipe de Hit Music, Daniel Picard (à gauche) et Pierre Denjean (à droite) ont fourni tous les automatiques Beglec utilisés au Gotha. A centre, Pascale, Gérard et Jennyfer Giraudon.

Vous ne le saviez peut-être pas, mais en France on fait AUSSI les plus jolis clubs et à ce jeu-là, Gérard Giraudon et sa boîte Colorsonic détiennent le pompon de la nuit depuis des décennies. Visite en mots, images et film du Gotha à Cannes, leur dernière très belle réalisation qui sera décrite dans un deuxième volet.

Caché dans un discret bâtiment commercial de deux étages à 200 mètres de Marina Baie des Anges à Villeneuve Loubet (les amateurs de la French Riviera apprécieront) Colorsonic est aussi discret que ses réalisations. Il faut pousser la porte des deux pour comprendre. On commence par les bureaux avant d’aller découvrir un peu plus tard le temple des nuits cannoises.

Gérard Giraudon, connu depuis des décennies du monde de la nuit et bien au-delà, pour la qualité de ses installations AV en club.

Gérard Giraudon nous accueille et nous fait faire la tournée des grands-ducs de ses locaux professionnels. Ca travaille sec dans un capharnaüm d’échantillons de matériaux, d’éclairages, de Pantone, de prototypes d’enceintes et j’en passe. Quand on sait que depuis le premier coup de crayon, réaliser un club comme le Gotha prend deux ans, on comprend mieux.

Gérard est disponible et un canapé nous tend ses banquettes blanches.
Attention, prenez un verre et asseyez-vous, vous allez plonger dans le cœur de la nuit. L’homme est intarissable et truculent.

SLU : Est-ce dur de toujours se renouveler quand on a autant d’établissements festifs à son actif ?

Gérard Giraudon : Plus que dur c’est indispensable et notre prochaine réalisation n’aura rien à voir. Autrement cela n’aurait aucun sens. On n’a pas de secret et ça ne nous gêne pas de tout montrer. Notre truc c’est d’apporter à chaque projet de nouvelles idées et des nouveaux produits, en France comme partout ailleurs où nous sommes présents. Nous avons par exemple 80 % du marché des clubs et plages festives de Saint-Barth.

Le Gotha, récente réalisation de Colorsonic et objet de ce déplacement à Cannes. Il sera détaillé dans le deuxième volet de ce reportage.

Les clients de colorsonic

SLU : Quand on appelle Colorsonic, on lui demande quoi… Qui vient vous voir ?

Gérard Giraudon : Nous travaillons avec des architectes qui nous connaissent et surtout nous avons un réseau exceptionnel de clients que j’ai constitué ici et ne doit rien à mes débuts parisiens même si je tiens à dire que j’ai énormément appris au contact de Célino Sanchez qui dirigeait Decoma. Et sa fille est devenue ma femme (rires).

Pour revenir à votre question, notre rôle est de comprendre les besoins et le concept souhaité par le client, de se laisser inspirer par les lieux qui souvent conditionnent beaucoup le futur établissement et surtout d’apporter l’air du temps, les dernières tendances et les produits que personne n’a encore vu.
Les codes d’un club restent les mêmes. Un dancefloor, un bar et une cabine DJ. Ce qui a changé c’est la taille du carré VIP qui peut être supérieur à la partie non VIP et la taille de la piste de danse qui peut être toute petite. Au Gotha sur 800 m2, elle n’en prend que 50.

SLU : On vient vous voir et ensuite…

Gérard Giraudon : Il faut bien sûr que l’affaire nous convienne et que nous ayons le temps de nous en occuper. Si l’affaire est belle, qu’on peut créer et apporter une valeur ajoutée, on trouve toujours le temps.

On a réussi un très joli club à Metz qui a attiré durant trois ans la jeunesse dorée de la région et pareil à Rouen. Deux clubs qui sont sortis de mon bureau, sans même d’architecte. Comme j’ai fait l’école Boulle et que j’ai travaillé avec de très grands architectes, je me suis imprégné de leurs méthodes et de leur style. Si et seulement si je sens que c’est à ma portée, je me lance et on ajoute des designers ou tous les créateurs nécessaires.

SLU : Est-ce que dans le marché du club Colorsonic a des concurrents ?

Gérard Giraudon : Il existe des gros intégrateurs et des cellules d’installation chez les prestataires qui œuvrent dans des lieux festifs, mais précisément sur le marché des gros clubs, beaucoup moins. Je n’ai à vrai dire aucune idée du CA qu’ils réalisent et de toute façon, nous ne travaillons pas sur les mêmes marchés qu’eux.

SLU : Quel est le ticket moyen de Colorsonic ?

Gérard Giraudon : 500 k€. Pour le Gotha qui est un projet hors norme, beaucoup plus. Il faut tout de même pointer le fait que le très beau clubbing tel qu’on l’a connu disparaît petit à petit et même à Paris l’offre se raréfie.

SLU : On trouve où alors les nouvelles tendances de la fête ?

Gérard Giraudon : Dans les restaurants. Aujourd’hui par exemple tous les restos cannois ont une petite cabine DJ et trois haut-parleurs. Ou plus (sourire). Les gens veulent s’amuser. C’est une tendance forte.

L’art de contenir l’émergence

Parce que le Palm Beach qui abrite le Gotha, est un très beau mais très ancien bâtiment, peu étanche à la pression acoustique du club, Colorsonic a dû réaliser un travail remarquable pour contenir l’émergence.

SLU : Cela ne génère pas d’émergences ?

Gérard Giraudon : Si, mais ces établissements sont dans la zone festive de la ville où la musique est plus tolérée. Le son est essentiel à la fête, mais nous installons depuis toujours des limiteurs Amix SNA70 pour retenir un peu les ardeurs de certains DJ qui gèrent mal le niveau et se retrouvent adossés en quelques minutes aux limiteurs.

D’autres au contraire savent jouer avec la progressivité et travaillent par montées sonores en construisant des sortes de breaks chargés en effets sonores très forts et ensuite baissent juste derrière. Ils savent jouer avec le headroom du système et créent des événements sonores qui sont soulignés par la lumière ou par exemple le CO2.

Il faut malgré tout être vigilant sur les niveaux et c’est curieux qu’un spécialiste comme Pioneer n’ait pas travaillé autour de la gestion intelligente de la pression, lui qui fournit tellement d’outils créatifs aux DJ.

La diffusion sur mesure

SLU : Vous êtes très « sur mesure », pour le matériel sonore, la belle époque des enceintes dites de club ou mieux encore les modèles -maison- est finie non ?

Gérard Giraudon : Ca n’existe plus depuis longtemps le matériel de discothèque. L’évolution dans les grands clubs c’est le line source, le compromis entre le point source et le line array. Nous sommes d’ailleurs totalement opposés au line array, même pour les grands clubs.

Célino Sanchez assis dans une de ses enceintes CS Signature, ici une 5 voies où se mélangeaient des transducteurs JBL et Gauss. Pour avoir fréquenté les établissements équipés par Decoma, je peux certifier qu’en plus ça sonnait. Vraiment. Imaginez maintenant la même enceinte avec des contrôleurs amplifiés modernes et quelques changements comme l’orientation des deux tweeters entourant le moteur et sa lentille…

Toutes les grosses marques offrent désormais des gammes d’enceintes à courbure constante. Même L-Acoustics a sorti la série A, TW-Audio aussi, Funktion One, d&b qui en a sorti aussi cette année. Ce type d’enceinte est extrêmement polyvalent et correspond parfaitement à nos marchés.

SLU : Personne ne demande de revenir à l’époque Decoma avec les kits JBL ? La nostalgie des années 80 est pourtant très à la mode ne serait-ce que pour le look.

Gérard Giraudon : Nous avons continué à fabriquer jusque dans les années 2000 le même type d’enceintes que celles qui ont fait le succès de Decoma, les CS Signature, mais quand il a fallu choisir entre être installateur ou fabricant, nous avons arrêté.
On est parti avec du Martin dont on avait équipé le Queen à Paris, puis on est passé au Funktion-One dont on a collaboré au succès dans les clubs avec la musique Electro.

Après Funktion-One, TW Audio

SLU : Pourquoi alors votre nouvelle marque TW-Audio ?

Gérard Giraudon : C’est grâce au Gotha à Dubaï qu’on avait équipé en 2014 en Funktion-One. Le distributeur local n’a pas été irréprochable et la maison mère m’a un peu déçu, du coup on m’a conseillé d’aller découvrir cette marque.
Ce que j’ai fait en Allemagne à quelques kilomètres de Stuttgart, pas très loin de d&b (20 km à vol de front d’onde) en les informant de nos besoins spécifiques et de notre aversion pour les presets et autres verrouillages.

Le B14i. Ce sub haut de 24 cm qu’on entrevoit sous cette banquette a été développé par TW Audio spécialement pour le Gotha. Charge passe-bande, 93 dB de sensibilité, un 14” longue excursion pour une bande passante de 39 à 120 Hz (-6 dB).

Quelques jours après j’ai reçu une semi-remorque avec TOUT leur catalogue en double, pour écouter des configurations stéréo. On a aussi pu comparer avec d’autres marques et conforter notre choix.
Depuis cela se passe très bien et leur taille intermédiaire les rend très flexibles pour adapter une série à nos besoins ou même créer un modèle de toutes pièces pour nous comme le sub B14i. Bien leur en a pris, c’est désormais l’une de leurs meilleures ventes.

Pour le reste, ils prennent d’excellents transducteurs chez B&C dont certains sur cahier des charges, notamment les 21”, ils assemblent tout chez eux et le créateur de la marque Tobias Wüstner qui a bien bourlingué chez différents autres constructeurs, est très brillant en électroacoustique. Ce sont de bons produits abordables et fiables. Le son de chaque boîte est bon tel quel, sans qu’il soit tripatouillé avec des dizaines de points d’EQ cachés dans un preset fermé dont on ne peut pas ne pas se servir.

SLU : Qu’est-ce qui est important dans le son de club, le grave ?

Gérard Giraudon : Non, ce que fait un 18” ou un 21” c’est facile, la chose la plus importante est l’attaque. Le haut des basses. Il faut que le bas du pantalon et le pan de la chemise bougent. On travaille aussi beaucoup avec FrenchFlair audio. Nous avons même été l’un de leurs plus gros clients pendant 4 à 5 ans.
On a dû installer un millier de AS5, la petite coaxiale 5” et c’est notre fer de lance pour les restaurants festifs et les plages/clubs. Saint Barth c’est FrenchFlair Island (rires). Cette marque s’est rapprochée de Xavier Drouet mais on va garder des rapports directs avec eux d’autant qu’ils mettent au point de très bons produits. Nous leur avons fait développer l’AS8, un 8” coaxial et un sub en deux fois 12” qui permettent d’équiper plus facilement des lieux où il faut assurer une pression plus importante tout en gardant un look classe.

SLU : Ce type d’enceintes a des presets ?

Gérard Giraudon : Non ou alors très simples, juste des fréquences de coupure, une mise en phase et des niveaux. Et des protections bien sûr, ce qui n’évite d’ailleurs pas que des DJ en cassent. Il faut dire qu’avec 12 heures dans le rouge et sur du carré, les bobines ne sont pas à la fête (rires). On pourrait leur mettre plus de matériel pour garder une marge et un peu de headroom, mais ça ne change rien, ils vont jouer plus fort par habitude.


Autre installation AV de Colorsonic et pas des moindres, les Caves du Roy à Saint Tropez, un club select intégré à l’hôtel Byblos.

SLU : Comment travaillez-vous le son, vous faites appel au bureau d’études des fabricants?

Gérard Giraudon : C’est tout à fait ça, on reçoit leur projet et de notre côté on fait notre sauce. Pour les gros systèmes stackés c’est facile, on sait où ils iront et ils ne bougeront pas. Pour de la multidiffusion en accroche comme au Gotha, les études ne servent pas à grand-chose parce que ça bouge tout le temps, d’où notre choix de produits assez petits pour être peu visibles, mais aussi puissants et polyvalents.
On navigue dans les contraintes d’autant qu’une boîte n’est généralement pas traitée acoustiquement. On essaie tout de même dans les très grands établissements de réduire le temps de réverbération et de traiter les modes. On le fait sans même en parler car ce sont des notions qui n’intéressent pas forcément nos clients qui préfèrent les matériaux ou la lumière.

SLU : Qui effectue le calage du système et sa « mise en couleur » club ?

Gérard Giraudon : On est au moins 4 dans Colorsonic, je me compte dans le lot, à pouvoir le faire en ayant la connaissance théorique et pratique. Les autres techniciens sont plus polyvalents et moins pointus dans le son. Il faut avoir tout en interne, cela simplifie le travail et évite certains blocages venant de spécialistes qui ne croient qu’en une marque ou une technologie donnée.

On n’a rien contre les grandes marques, mais les presets verrouillés, les configurations standard ou le son tout fait, nous privent de la flexibilité nécessaire pour venir à bout d’un problème. Pour simplifier, un client vient chez nous et achète du Colorsonic. Il nous fait confiance pour ce qu’il y a dedans.

SLU : Quelle marque d’amplis avez-vous choisie ?

Gérard Giraudon : Depuis qu’on a adopté les enceintes TW-Audio, nous avons choisi Powersoft. On se servait déjà de cette marque pour FrenchFlair mais nous l’avons standardisée et en fonction des besoins, on prend du Quattrocanali ou du X4. On n’a pas encore adopté le X4L car on attend toujours les premiers retours. Fiabilité avant tout !

SLU : A propos de retours, qu’offrez-vous au DJ ?

Gérard Giraudon : On veille déjà à ce qu’il soit dans le son de la salle, le plus proche possible du temps zéro afin que son casque, ses retours et la face soient le plus possible en phase et qu’il puisse mixer sans retours ou le moins possible.

L’éclairage, entre architecture et lumière dynamique

SLU : Parlons un peu lumière, comment travaillez-vous chez Colorsonic…

Gérard Giraudon : On commence par différencier la lumière architecturale et celle dynamique, par exemple les lyres motorisées ou les strobes. Nous mettons ensuite en place un mix des deux avec une tendance forte qui est de rendre dynamique par la multiplication des circuits, celle architecturale.
Il y a une règle d’or dans l’éclairage qui dit que quand on est dans le ventre de sa mère, on en connaît les limites, on est rassuré. Quand on rentre dans un endroit et qu’on n’en cerne pas les limites, qu’il y a par exemple des trous noirs sans le moindre artifice lumineux ou mur visible, on n’est pas bien dedans.

Pour rassurer les clients du Médusa, le restaurant festif attenant au Gotha, Colorsonic limite visuellement l’espace avec des tubes led en bordure de salle.

Chez Colorsonic on fait en sorte de créer un cocon lumineux qui va devenir dynamique, en y ajoutant des effets spéciaux, de la vidéo et du son justement dosés. On fait aussi en sorte le plus possible que l’architecture bouge ou se transforme, tout en gardant, si nécessaire comme aux Caves du Roy à St. Tropez, l’esprit, voire des éléments précis des lieux.
Dans les années 80, on s’était lancé dans les très grands établissements ou la scène montait et descendait, des structures de lumières descendaient du plafond, c’était la grande époque des serruriers de théâtre comme Féchoz et des vis sans fin. Tout ça a ensuite disparu au bénéfice des hangars pleins de lyres, fumée, CO2, mousse avec la perte de la personnalité des établissements et la naissance des clubs éphémères. Dernièrement on assiste au boom des restaurants festifs.

SLU : La lumière est devenue décor ?

Vue du restaurant Medusa situé front de mer.

Gérard Giraudon : Oui, mais ce n’est pas toujours simple. Dans un restaurant on ne met jamais de lyres, de strobes ou d’effets spéciaux propres aux clubs, ce qui ne nous empêche pas d’avoir de 7 à 10 univers DMX dans certains grands établissements. Les nodes s’empilent dans nos racks, tout en ArtNet. On utilise beaucoup le Sunlight LC, ça marche bien et c’est pratique d’accès, simple pour les clients les moins calés. Au Gotha on a une GrandMA onPC dont les univers sont pleins !

SLU : Et puis sont arrivés les motorisés…

Gérard Giraudon : Oui avec les Téléscan. On a eu les deux premiers au Palace dont on se servait en tant que poursuite télécommandée. Ils avaient un zoom, et avec les deux miroirs on suivait les gens. La version suivante du Téléscan a bénéficié de cassettes pour changer les gobos ou les couleurs. Puis il y a eu Coemar avec le Jupiter, Claypaky avec le SuperScan, l’Intellabeam… Il y avait des clubs américains qui en mettaient des centaines, du coup ils étaient tous pareils. La machine valait décor.

SLU : Il a fallu attendre la led pour retrouver un décor ?

Gérard Giraudon : Non, on a travaillé très vite avec des tubes qu’on peignait et des petites ampoules à filament. La led est arrivée plus tard avec les premiers Cove de Color Kinetics qu’il fallait adresser individuellement avec des dip switchs placés à l’arrière.

SLU : Pour la led, innovation signifie que tu vas dans les grands salons chinois ?

Gérard Giraudon : Oui mais pas que, je vais aussi dans certains marchés et magasins spécialisés dans la led à Shenzhen où l’on trouve des petits artisans qui fabriquent leurs idées qui par la suite peuvent être industrialisées et devenir des grandes séries. Et les prix sont radicalement différents.

Au Gotha un mix réussi de lumière architecturale, de lumière dynamique en projecteurs Beglec, et de couronnes vidéo motorisées.

SLU : Vous avez du stock en led ?

Gérard Giraudon : Bien sûr, des kilomètres. On en pose beaucoup dans chaque établissement et quand on trouve la bonne température entre 2300 et 2400K qui ne part pas vers le rouge, l’orange ou le rose, on achète de grandes quantités. Il faut que la teinte soit « candle » entre ivoire et doré.
Mais nous avons aussi d’autres teintes pour restituer ce côté chaleureux aussi par réflexion sur une peinture qui peut être sombre. Quand je fais un projet qui demande 200 mètres de leds, j’en prends 25 % en plus avec un code projet pour pouvoir remplacer des éléments défaillants avec des leds sortant du même bain.

SLU : Pour les alimenter ?

Gérard Giraudon : On travaille en 24 Volt avec des contrôleurs électroniques qui alimentent jusqu’à 30 mètres de leds en 60 lampes au mètre avec la même intensité au bout.

La vidéo, appelle du contenu renouvelé

SLU : La vidéo a été une sorte de fil rouge en boîte ?

Gérard Giraudon : Oui, mais il faut savoir l’utiliser. Trop de vidéo tue la vidéo et il faut impérativement disposer de contenu original et renouvelé. Bien sûr avec le temps, le pitch des écrans s’est resserré, la rémanence a baissé, la définition a augmenté et le prix a plongé, mais ce n’est que la magie de ce que tu vas mettre dedans et au bon moment qui va faire son charme. Attention aussi à la résolution. Plus on s’approche de la qualité photo, moins c’est décoratif et intéressant. Je préfère les écrans transparents où bien offrant un rendu « travaillé »

Les couronnes vidéo motorisée du Gotha ont été réalisées sur mesure.

SLU : Comment était fait le mur vidéo arrondi de la Scala à Paris ? (début années 80)

Gérard Giraudon : Avec des ampoules ! Une rouge, une verte et une bleue. Il y avait une notion de RVB. C’était géré par une trentaine de séquenceurs 64 circuits qui étaient cascadés sur un maître. Trois armoires pleines. C’était du matériel américain avec 16 circuits XY et des programmations incroyables.
Ils avaient développé ce produit pour faire les entrées des Casinos à Vegas. Ce n’était pas très défini mais de loin, et avec le miroir transparent qui couvrait les ampoules, ça restituait des bribes d’images. On revient aux images infinies avec les montages de verre Antelio teinté.

Une équipe ultra polyvalente

SLU : Tu es bien entouré avec ton équipe ?

Gérard Giraudon : Bien sûr et d’autant plus que je n’ai plus le temps de plonger dans les menus des appareils. Je sais ce que je peux en tirer et les grandes lignes de chacun d’entre eux, mais je dispose de techniciens pour l’installation et la programmation. On a aussi autour de nous un certain nombre d’artisans indispensables comme serrurier, spécialiste du PVC, menuisier, ou électricien, mais ce ne sont pas des salariés.

Nous rédigeons un cahier des charges et un plan de câblage ou de construction extrêmement précis et détaillé, et le client gère librement le choix du prestataire. Il faut qu’il reste le maximum de budget pour ce que l’on a à faire. On surveille la construction mais notre intervention décisive où l’on arrive en groupe, est cantonnée à une dizaine de jours. Le onzième ça marche et on repart. Pour le Gotha qui est un très gros projet, le montage a pris un mois, mais qui comprend aussi le câblage.

SLU : Ce n’est pas triste de casser un club que tu as monté 4 ou 5 ans auparavant ?

Gérard Giraudon : Non, c’est normal que tout parte à la benne. Il y a des établissements qui doivent absolument offrir du neuf pour satisfaire leur clientèle. A nous de proposer autre chose.

Christophe Orlando, directeur technique de Colorsonic. Un homme aux multiples compétences : son, lumière, vidéo, structure…

SLU : Il y a combien de personnes chez Colorsonic ?

Gérard Giraudon : En ce moment nous sommes douze dont 6 techniciens polyvalents son, vidéo et éclairage. Deux à Paris et quatre sur la côte.

SLU : Comment se répartit le CA ?

Gérard Giraudon : 30 à 40 % provient de clients désireux de créer des clubs comme les Caves du Roy, le Gotha et le Jimmy’z à Monte-Carlo, les trois beaux endroits de la Côte qu’on a eu le bonheur de faire ou refaire en l’espace de 3 ans. Le reste provient de l’hôtellerie et des restaurants festifs.

On nous appelle pour monter des clubs dans des hôtels ou pour redonner du souffle et un concept aux nuits en club de vacances. On a travaillé pour le Club Med il y a quelques années. Les nuits se transforment, on accompagne donc le mouvement. Un dîner qui se prolonge de manière festive et ne se termine pas trop tard n’interdit pas d’aller travailler le lendemain. Un dîner plus un club qui n’ouvre jamais avant une heure du matin, rend très difficile la sortie à monsieur tout le monde.

SLU : Quel est le chiffre d’affaires de Colorsonic ?

Gérard Giraudon : En 2018 un peu moins de trois millions et en 2019 probablement plus de 3 millions d’euros.

Le futur de Colorsonic

La question nous a titillés tout au long de cette journée passée avec Gérard. On la lui pose en guise de conclusion avant de rejoindre Cannes pour visiter le Gotha.

SLU : Comment imagines-tu le futur de Colorsonic ?

Gérard Giraudon : Je suis ouvert à l’idée d’ouvrir notre capital. Il faut quelqu’un qui soit déjà dans le circuit, peut-être avec une approche différente de la mienne et qui, en prenant des parts, profite de notre réseau et de nos références. Cela passe forcément par un accompagnement et par l’abandon de tout égo.
Il y a plein de mecs qui sont plus forts que moi d’un point de vue technique, peut-être manquent-ils simplement d’ouverture d’esprit et de polyvalence. On pourrait aussi rentrer un groupe dans notre capital. Il y en a de très bons en France qui œuvrent soit dans la Prestation, soit dans l’Intégration.

SLU : Et à court terme ?

Gérard Giraudon : Colorsonic peut évoluer vers le conseil, la conception pure et surtout vers la créa scénographique faisant appel de plus en plus à la lumière. Le marché est immense car en pareil cas, on n’est plus dans une niche. D’ici deux ou trois ans on pourrait doubler notre chiffre, un CA qui laisse du résultat. Il nous faudrait donc un partenaire structuré qui serait plus à même de continuer notre développement. Christophe (Orlando) serait le garant technique et pourrait mener l’équipe. C’est un type formidable et d’une rare compétence.

SLU : Tu te vois donc rester le nombre d’années nécessaire au passage de témoin.

Gérard Giraudon : Bien sûr, c’est indispensable. Il faut que la confiance bâtie au cours des années soit transférée petit à petit sur le repreneur. Son profil nécessaire est l’inventivité, le sens commercial et une bonne connaissance des outils techniques.

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Le SolaHyBeam 3000 High End s’impose avec ETC

Par admin

Créée il y a un an, la société ETC France distribue non seulement les consoles et projecteurs ETC, mais aussi toute la gamme High End.
C’est avec une grande fierté que nous accueillons dans notre petit studio improvisé aux JTSE, Nicolas Da Canal, responsable des ventes chez ETC France, pour lui demander de nous parler de plusieurs sorties incontournables, la gamme SolaPix et surtout le SolaHyBeam 3000.


High End SolaHyBeam 3000

En exclusivité européenne, High End envoie du très très lourd avec le SolaHyBeam 3000, un projecteur led hybride de longue portée. Projecteur exceptionnel par sa taille et son poids, le SolaHyBeam est équipé avec une incroyable source led de 750 Watts, capable d’émettre 37 000 lumens en flux constant au travers de son énorme lentille de 210 mm.

Particulièrement à l’aise dans les Arénas ou sur les très grands plateaux, ce projecteur combine une ouverture dantesque de 3° à 56° avec un vaste ensemble de fonctionnalités.

Outre la riche trichromie CMY, avec correcteur CTO progressif et 5 filtres de couleurs saturées plus un TM-30, le SolaHyBeam 3000 possède une roue de 7 gobos rotatifs graphiques, une cassette de 4 couteaux à insertion complète, un iris 16 lames et trois prismes cumulables sur deux plans différents. Un système particulier dit de ‘Tri fusion’ permet de cumuler 3 frosts de façon linéaire.

Le menu et la riche connectique DMX, RDM, ArtNet et sACN sont toujours présents, tout comme le soin apporté à la ventilation et ses 4 modes : Standard, Studio, Continuous et Studio Continuous. Le SolaHyBeam sera prochainement disponible en deux versions, Ultra-Bright pour le maximum de puissance, High-Fidelity pour un respect total des couleurs.

High End SolaPix

La SolaPix 19 présentée sur le stand ETC France.

ETC France présentait pour la première fois en France les SolaPix 7 et SolaPix19, des lyres Wash avec un potentiel de créations graphiques inédit.
Appelés affectueusement Pancakes par leurs utilisateurs, les SolaPix permettent des effets spectaculaires grâce à leurs matrices de 7 et 19 leds RGBW de 40 Watts, mais aussi par l’utilisation combinée du système HaloGraphic et du générateur Flex Effect.

Tous les détails sont lisibles sur notre fil d’actualités High End dévoile Solapix 7 et Solapix 19

Plus d’infos sur le site ETC France

 

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DTS Alchemy 3, une petite version sans concession de l’Alchemy 5

Par admin

Vue d’ensemble du petit Alchemy 3, identique en fonctions et design à son grand frère.

Alors qu’il est courant de décliner un projecteur sous plusieurs modèles qui se différencient via de multiples changements de caractéristiques techniques, DTS a décidé de ne pas adopter cette stratégie avec l’Alchemy 3, une lyre wash dont le moteur de 6 couleurs de leds est issu du plébiscité Alchemy 5.
Il hérite de l’intégralité de ses fonctions, aussi bien en termes d’effets que de zoom (14-45°) ou de couleurs.

La seule différence entre ces deux appareils, outre les proportions globales en général qui se voient plus restreintes, se situe à l’arrière de la tête de la lyre.
La source lumineuse originelle de l’Alchemy 5 de 400 W passe ici à 280 W, soit environ les deux tiers de la puissance. Il en va de même pour le flux lumineux, 10 000 lumens pour l’Alchemy 5 et 6 600 dans notre cas.

Dernier rempart que les photons ont à traverser pendant leur croisade optique, la belle lentille de Fresnel que l’on retrouve plus rarement de nos jours sur des appareils à leds.

Les dimensions du projecteur sont comparables à celles d’une lyre wash de type 250 W à lampe, à savoir 53 x 33 cm, pour un poids de 15 kg. Belle stratégie de la part de DTS de proposer une machine aux fonctions strictement identiques ! Il est d’ores et déjà disponible à la livraison.

Nous avons interviewé aux JTSE, Olivier Torres, responsable du développement commercial chez ESL


Plus d’infos sur le site d’ESL et sur le site DTS

Et le banc d’essais de l’Achemy 5 dans SoundLightUp

 

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Nouvelle console Chamsys MQ70

Par admin
Sonoss-Chamsys-MQ70

Première prise de contact avec la MagicQ MQ70

Nous rejoignons Ugo Knaff sur le stand Sonoss aux JTSE. Il nous présente la toute récente MQ70, une console DMX compacte et facilement transportable.

Ugo Knaff : « L’un des critères primordiaux du cahier des charges de cette console était de pouvoir conserver cette facilité de transport que nous avions avec la MQ60, aspect qui a réussi à convaincre de nombreux clients. » On parle plus précisément de pouvoir emporter avec soi ce pupitre dans un avion comme bagage cabine.
Il en résulte une surface de contrôle aux proportions limitées, au même titre que la MQ60 (voire même plus, son épaisseur ayant été réduite). Mais là s’arrêtent les analogies, nous constatons rapidement que nous sommes en présence d’un appareil bien plus moderne !

Chamsys-MQ70-faders

L’une des nouvelles fonctions de cette console, les glissières de faders rétro-éclairées.

Pour la partie hardware, l’inclinaison de la console est maintenant modifiable afin d’améliorer la position de travail, la zone de restitution profite désormais de faders rétro éclairés (mais dont la couleur n’est pas modifiable – option qui sera réservée aux futures consoles plus haut de gamme).

L’informatique de ce nouvel appareil, bien plus véloce que son prédécesseur, assure une réponse instantanée à l’utilisateur. Il permet aussi la gestion de 24 univers DMX, nombre qui pourra même évoluer jusqu’à 48 dans le futur. La façade arrière s’octroie maintenant un port audio in/out, un port MIDI in/out ainsi qu’un connecteur LTC.

Sonoss-Chamsys-mq70-prises

La façade arrière se voit bien garnie, on distingue également le pied réglant l’inclinaison du pupitre.

Détail supplémentaire, la console dispose de son propre réseau Wi-Fi interne (sans antenne extérieure) afin d’être pilotée à distance via une remote. Enfin les ingénieurs de Chamsys ont intégré un onduleur afin d’éviter toute coupure secteur inopinée (autonomie de 10/15 minutes).
Les boutons physiques de sélection des playbacks ont disparu afin de pouvoir proposer un écran tactile (multi touch) plus grand, de 7 pouces on passe à 10, il en est de même pour la résolution qui a été améliorée passant de 800 x 600 pixels au full HD.

Tous ces éléments sont réunis dans un pupitre qui affiche seulement 7 kg sur la balance, belle performance ! Les premières livraisons de la MagicQ MQ70 débuteront en janvier.
Un dernier mot pour annoncer l’arrivée imminente de la MQ50, future remplaçante de la MQ40 qui sera une version “light” de la MQ70, sans rétro-éclairage, disposant de 6 univers au lieu de 24 et dépourvue d’onduleur.

Caractéristiques techniques principales

Support de 24 univers DMX (extensible à 48)
Ecran tactile multi touch de 10 pouces
Port HDMI pour écran externe (tactile possible)
4 sorties DMX physiques en XLR 5 broches et support du RDM
12 faders et 8 encodeurs
3 ports réseau
Wi-Fi intégré sans antenne
5 ports USB
Ports entrée/sortie audio et MIDI
Entrée Time code LTC
Onduleur intégré
Dimensions : 52 x 35 cm (longueur et largeur) – 6 cm pour la partie la plus épaisse.
Poids : 7 kg


Plus d’informations sur le site Sonoss et sur le site Chamsys

 

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LC Formation s’associe à Fabrice Gosnet

Par admin

L’entrée d’LC Formation

LC Formation s’associe à Goosera, une structure nouvellement créée par Fabrice Gosnet, pour proposer dès janvier 2020 un module de formation réseau, premier d’un cursus conduisant à terme au diplôme privé de Technicien Réseau Audiovisuel (TRAV).
Cinq modules permettront donc aux stagiaires d’acquérir progressivement des compétences de plus en plus pointues et de les mettre en pratique. Petit à petit les réseaux audio/vidéo/lumière n’auront plus de secrets pour vous.

Une nouvelle formation réseau

Grande nouvelle, Fabrice Gosnet, l’un des pères du NetworkingMadeEasy et du Gigacore, produit qui a révolutionné la façon dont on travaille sur le réseau, rejoint LC Formation via un partenariat avec sa nouvelle structure Goosera. Il dispensera par ce biais une nouvelle formule de formation réseau dont voici la description.


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Nous l’avons rencontré en compagnie de Jean-Michel Jouane et Donovane Amelin, dans les nouveaux locaux de LC Formation offrant, sur 600 m2, quatre salles pour la formation théorique, un showroom pour la pratique et un espace d’accueil. Fabrice est débordant d’énergie et d’enthousiasme à l’idée de ce nouveau projet.

Fabrice Gosnet : Suite à 14 années de support et de formations en France et à l’international, j’ai pu observer les évolutions du marché. De là est né le projet Goosera qui a beaucoup plu à Jean-Michel et Donovane, les deux formateurs associés de LC Formation. Les 10 dernières années montrent une courbe croissante et quasiment linéaire en termes d’évolution des technologies, notamment au niveau d‘Ethernet, mais le niveau de connaissances des techniciens et techniciennes n’a pas forcément suivi le même rythme. Il y a donc un énorme puits à combler, à commencer par l’apport d’une méthodologie de conception d’un système, jusqu’au dépannage pour éviter d’être bloqué, ou pour éviter ces situations dites “tombé en marche” , ou encore quand ça fonctionne mais sans vraiment savoir pourquoi.

(De gauche à droite) Donovane Amelin, Fabrice Gosnet et Jean-Michel Jouane. Un beau partenariat entre LC Formation et le tout nouveau Goosera!

Il existe des solutions de formation réseau. Les premières très complètes, dispensées sur la durée, s’adressent à un jeune public ou à des personnes en reconversion. Les autres solutions en formation continue sont très denses, sur un temps assez court. Elles permettent difficilement de sortir avec un véritable bagage utilisable en situation. J’y ai moi-même pris part. Mea Culpa.
J’ai donc développé un tout nouveau cursus de cinq modules de chacun une semaine qui représentent des niveaux différents. Pour un enseignement de qualité, chaque module regroupe au maximum 8 stagiaires. Le premier niveau donnera goût à utiliser la technologie réseau et séparera les utilisateurs audio et lumière.

En lumière, ils apprendront la base du contrôle lumière, c’est-à-dire comment interconnecter les équipements, comment connecter une console à un média serveur, à un visualiseur, à un node… Autrement dit, tout ce qui concerne les équipements terminaux avec beaucoup de pratique dans un rapport de 30 % de théorie et 70 % de pratique. La formation audio sera organisée de la même manière, avec une approche similaire sur les protocoles audio sur IP en vogue.

SLU : Que sauront exactement faire les stagiaires au terme du niveau 1 ?

Fabrice Gosnet : Ils sauront donc connecter un pupitre lumière à un visualiseur, le connecter à un média serveur et le contrôler. Le connecter à un node et contrôler un projecteur en Art-Net ou sACN.
Ils sauront également pixel mapper un projecteur par un média serveur, expérimenter le RDM en DMX, le RDM en réseau et la technologie PoE. Ce sont des notions de base en première partie que l’on retrouvera sur d’autres modules de façon plus approfondie.

Le niveau 1 doit donner envie aux stagiaires. C’est super-important. Ils ne vont pas savoir tout de suite construire une dorsale réseau, par contre ils sauront si un projecteur n’est pas sur le bon univers et le changer grâce à la méthodologie qu’ils vont acquérir. Il ou elle saura communiquer correctement.

En résumé, la méthodologie, la terminologie et la façon de travailler, c’est ce qui fait vraiment défaut. On apprend comment appeler les projecteurs, les parties de restitution, qu’il y a des boutons très importants pour la configuration globale d’une console… Finalement ils sauront comment aller chercher et utiliser la bonne information

SLU : Quels sont les outils utilisés ?

Fabrice Gosnet : Pour le module lumière, Il y a des consoles logicielles Chamsys, grandMA, ETC et des accessoires réseau Luminex, ELC et Enttec, c’est-à-dire les acteurs majeurs du réseau. Le deuxième outil que j’utiliserai ce sont des examens en ligne. Tout au long de la semaine ils auront à valider leurs connaissances grâce à des QCM sur un Learning Management Software (LMS). Les notes obtenues tout au long de la semaine et l’examen final seront nécessaires pour accéder au niveau 2. Le même principe sera utilisé pour le niveau I audio.

SLU : A qui s’adressent ces modules son et lumière de niveau 1 ?

Fabrice Gosnet : Ils sont destinés aux professionnels du spectacle vivant mais aussi aux prescripteurs, aux démonstrateurs de produits ou aux collectivités locales qui ont à mettre en place un système. Les personnes qui travaillent dans ce type d’infrastructure ont souvent un mouvement de recul en entendant parler du DMX.
C’est également vrai pour les techniciens audio qui travaillent encore en analogique et pour qui les protocoles DANTES ou AES67 sont des notions toutes nouvelles. Ces deux niveaux 1 sont donc vraiment là pour donner confiance et comprendre comment fonctionne ce qu’on appelle les équipements terminaux : la console, le boîtier entrée/sortie audio ou lumière, les logiciels, et ainsi de suite.

Une des quatre salles d’LC Formation avec des puits de lumière pour avoir une bonne visibilité lors des cours.

SLU : De quoi sera composé le niveau 2 ?

Fabrice Gosnet : À partir du deuxième niveau les gens du son et de la lumière peuvent être réunis dans la même session parce que la même infrastructure peut être utilisée. C’est ce qu’on appelle la convergence et ça doit aussi se passer au niveau de la formation car il faut que les techniciens entendent leurs problèmes réciproques afin de mieux fonctionner ensemble au sein d’un projet.

Donovane Amelin : On le voit beaucoup sur les chantiers, chacun passe par son système. C’est dû au fait que souvent le son et la lumière sont gérés par des prestataires différents. Les administrateurs réseaux gèrent donc chacun leur partie alors que tout pourrait passer par le même système.

Fabrice Gosnet : Par rapport au contenu même du niveau 2, nous passerons toute l’infrastructure réseau en revue en utilisant des switchs audiovisuels, Ghost, ELC, Luminex. Mais la barre sera beaucoup plus haute qu’au niveau 1 car nous verrons comment monter un rack complet grâce à des racks d’éducation.
Nous allons monter le patch, la fibre optique, les jarretières, les switchs le tout en binôme pour pouvoir échanger. Ça permettra de comprendre réellement comment fonctionne tout ce qui aura été vu précédemment, c’est-à-dire un rack avec ses équipements. On passera également en revue la qualité de service, la redondance de lien, les VLANs…

SLU : A quelle fréquence les modules seront-ils proposés sur l’année et quelle est leur durée ?

Fabrice Gosnet : Chaque module dure 5 jours. Il y aura un niveau 1 et un niveau 2 par mois et les niveaux 3, 4 et 5 à partir de fin 2020. La validation se fait à chaque passage de niveau. L’idée est de se rapprocher du modèle du CCNA (Cisco Certified Network Associate Routing & Switching) de Cisco, qui est une certification privée n’ayant pas de reconnaissance au niveau du ministère mais qui est nécessaire pour travailler dans une SSII et avec des équipements de type Cisco, HP, 3com, etc.

La différence de la certification TRAV (AVNT) est qu’elle est destinée aux Techniciens Réseau AudioVisuel. L’objectif étant que cette formation, à terme, devienne une référence dans le métier. Les plus gros prestataires du marché ont d’ailleurs déjà manifesté leur intérêt pour ce projet.
Cependant, soyons très clairs, tout le monde n’a pas besoin d’atteindre le niveau 5 et c’est toute la subtilité. Atteindre le niveau 2 c’est déjà génial et vous arme super bien pour votre travail quotidien. Au niveau 5, on sait vraiment dépanner un système dans sa globalité, c’est un besoin bien spécifique.

Jean Michel Jouane : Les stagiaires recevront une attestation de présence en formation à l’issue des 5 jours. Par contre, il faudra qu’ils réussissent les examens en ligne et l’examen final pour obtenir un certificat validant leur niveau. L’objectif à court terme étant que les stagiaires fraîchement formés travaillent pour les prestataires du secteur audiovisuel afin que ce diplôme devienne une référence. Cela permettra, dans un même temps, de faire monter le niveau des professionnels du secteur.

SLU : Les techniciens du secteur pourront-ils faire valoir leur expérience pour accéder à un niveau plus élevé dès le début ?

Fabrice Gosnet : Tout à fait, les personnes qui estiment avoir un niveau leur permettant d’accéder directement au module 2 ou supérieur du fait de leur expérience professionnelle, pourront y accéder en passant un examen d’entrée via le site web Goosera. C’est une plateforme qui, entre-autres, gère les QCM et les examens de validation de niveau. Le site sera prochainement en ligne, je travaille dessus.

SLU : Quels sont les financements possibles ?

Jean Michel Jouane : Les stagiaires seront toujours financés par l’AFDAS ou Pôle Emploi et pour les démarches, il faudra s’adresser à LC-Formation. En ce qui concerne le compte de formation (anciennement CPF et DIF), les heures cumulées ont été transformées en euros depuis janvier 2019.
La contrepartie c’est que nous allons passer d’une situation où une formation pouvait être faite tous les ans, selon des barèmes, à une situation où il faudra cumuler des euros pendant peut être deux ou trois ans avant d’accéder à un autre module.
Mais si les stagiaires souhaitent passer 2 niveaux rapprochés, il existe ce qu’on appelle le parcours de formation, qui permet d’inscrire un stagiaire pour deux formations consécutives à la condition qu’elles soient dispensées la même année.

SLU : Vous semblez conseiller de laisser passer un an entre deux niveaux.

Fabrice Gosnet : Oui, parce que c’est important de prendre le temps d’assimiler et de mettre en pratique toutes les informations nouvellement apprises avant de démarrer un autre module.

Jean Michel Jouane : Notre offre va devenir plus qualitative que si on cumulait le niveau 1 et 2 sur un seul module comme on a pu le faire auparavant. Je pense que nos futurs stagiaires en seront beaucoup plus satisfaits et qu’ils pourront facilement consolider leurs nouveaux acquis par une expérience personnelle.

LC Formation, un centre qui poursuit son développement

LC Formation est un centre qui a été fondé par Jean-Michel Jouane et Donovane Amelin il y a environ 10 ans. De multiples demandes de formations sur la GrandMA2 les ont poussés à passer le cap. Avec une moyenne de 50 personnes par an, ils avoisinent les 500 personnes formées sur GrandMA sans compter les autres modules proposés.

SLU : Outre ce nouveau cursus réseau, quelles sont vos nouvelles formations ?

(De droite à gauche) Allison Cussigh, Donovan Amelin et Jean-Michel Jouane.

Donovane Amelin : Nous lançons une formation mur de leds dans le cadre d’un partenariat avec ArtLight situé parc de l’Événement à Longjumeau.
Nous démarrons aussi une formation Sketchup, car beaucoup utilisent ce logiciel très économique (299 euros/an pour la version pro).
Il permet de faire de la lumière mais sans aller jusqu’à l’encodage. La preuve de son succès c’est que l’on trouve plus de librairies de structures ou de salles modélisées gratuites et en open source que sur d’autres logiciels dédiés. Pour faire un rough c’est très pratique et la version pro permet d’importer une scène modélisée dans Wysiwyg grâce aux formats .dwg ou .dxf.

Le planning des formations 2020

SLU : Est-ce que vous proposez des formations en province ?

Donovane Amelin : Nous organisons un planning fixe sur l’année auquel peuvent s’ajouter des sessions supplémentaires en général en province effectivement. Cela arrive quand une salle de spectacle ou un prestataire a des besoins de formation pour un petit groupe de personnes.
On crée alors une session à leur attention et s’ils ne sont pas en nombre suffisant, on l’ouvre au public via notre site. C’est aujourd’hui une bonne partie de notre activité. Cela fait cinq ans que nous intervenons à Marseille, trois ans à Bordeaux et depuis l’année dernière à Lyon. Le fait que nous soyons une petite structure nous autorise cette souplesse.

Jean Michel Jouane : Nous avons aussi créé un groupe Facebook réservé à nos stagiaires afin qu’ils puissent poser des questions même si elles sont un peu basiques entre guillemets tout en évitant le lynchage Internet.

SLU : Outre les formateurs recrutés ponctuellement pour la province, combien êtes-vous au total chez LC-Formation ?

Jean Michel Jouane : Nous sommes 12 au total. Donovane et moi nous occupons uniquement des consoles grandMA et pour les autres formations ce sont des spécialistes de terrain. Et Fatima Madani, qui est avec nous depuis un an et demi, assure la gestion administrative afin de nous libérer du temps pour continuer de travailler sur des prestations car nous ne souhaitons pas quitter le milieu professionnel.

Donovane Amelin : C’est vrai qu’être toujours dans le métier est important pour nous. Nos professeurs sont d’ailleurs aussi des professionnels. Le seul moyen de donner une bonne méthode à nos stagiaires, c’est de savoir comment faire. Ça permet aussi d’éviter des formations scolaires et d’avoir un retour d’expérience de terrain.

Cliquez sur l’image ci-dessous pour accéder par téléchargement au fichier Excel complet

LC Formation calendrier 2020

SLU : Vous assurez déjà certaines présentations en GrandMA3.

Jean Michel Jouane : Nous intervenons chez Axente pour assurer des formations d’initiation. L’idée c’est de présenter les fonctionnalités de la console et de proposer aux pupitreurs qui le souhaitent une formation plus complète au centre.

SLU : Comment se déroulent les formations grandMA

Donovane Amelin : La session 1 en grandMA se déroule sur 10 jours dont 8 jours consacrés à des exercices 3D.

Jean Michel Jouane : En moyenne il y a huit stagiaires par session. Chacun a un ordinateur et ils sont deux par console. Le pré requis c’est de connaître une console traditionnelle. Nous avons pris le parti d’utiliser le GrandMA 3D qui permet de faire des roughs avec effets.

SLU : Vous avez un showroom équipé d’un kit de projecteurs. Quand y ont-ils accès ?

Donovane Amelin : A la fin du stage on organise un exercice complet. Au début, tout se fait en 3D sur un morceau imposé, puis ils passent sur le kit les deux derniers jours. Chacun restitue ensuite sa programmation pour présenter son show et on enregistre tout en vidéo.

Jean Michel Jouane : Pour avoir un petit kit à l’année, on a conclu des accords avec Axente (pour Oxo, Ayrton, Portman et MDG), Robe, Chauvet, Minuit Une et ArtLight. Tous les six mois environ, nous renouvelons le matériel.

Donovane Amelin : L’avantage c’est que les stagiaires peuvent jouer avec les produits qui viennent de sortir. Comparé aux vieilles machines qu’ils peuvent trouver sur des prestas c’est avantageux. Et ça permet aux marques de présenter leurs machines à un public parisien mais aussi en province car nous prenons une partie du kit quand nous nous déplaçons.

Un kit avec les dernières nouveautés des plus grandes marques comme de plus petits projos pour une expérience tout terrain.

SLU : Comment validez-vous le niveau acquis par les stagiaires lors des formations ?

Jean Michel Jouane : Avoir des formations qualifiantes c’est compliqué et diplômantes ça l’est encore plus, parce qu’une semaine c’est trop court. Nous sommes en train de mettre en place une formation diplômante de Technicien Lumière ayant pour valeur un BAC + 2 et qui se déroulera sur un an. Pour cela il y a deux ans d’instruction de dossier.
Ce sera donc plutôt une formation initiale et l’objectif ensuite sera de la décliner pour le son et la vidéo. Nous avons aussi entamé des démarches pour obtenir le label Véritas suite à un audit.

Pour se restaurer et discuter.

SLU : On a entendu que l’ambiance était vraiment très cool chez LC Formation

Donovane Amelin : Pour nous le but est de créer des équipes et des liens entre les stagiaires. On organise donc une nocturne tous les jeudis.

Fabrice Gosnet : La règle est très simple, il y a un temps pour travailler et un temps pour se détendre. Je pense que c’est important pour être crédible. Le jeudi soir, ils ne pourront quand même pas trop « s’écarter » car le vendredi sera un jour d’examen pour valider leur session.

Jean Michel Jouane : Ça fait 10 ans que LC Formation existe. Si on n’était pas un peu sérieux de temps en temps on ne serais plus là et d’ailleurs, j’ose espérer que les gens viennent chez nous pour une formation et pas pour boire un coup (rire).

Du confort et une bonne ambiance, toutes les conditions sont réunies pour que les futurs stagiaires apprennent dans de bonnes conditions.

Plus d’infos sur le site LC Formation et sur la page faceBook de Goosera

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Coda Audio N-APS, la revanche des petits

Par Patrick Cussigh

Patrick Legard

Ca vous dit un tour complet du N-APS, le point source aussi malin que compact de Coda Audio ? Patrick Legard nous a longuement raconté ce système et son sub N-SUB ainsi que l’astucieux procédé de refroidissement des transducteurs, le DAC.

SLU : On connaissait l’APS, voici le N-APS…

Patrick Legard : N comme Nano car il est vraiment petit et à courbure constante, là où au NAMM dans quelques semaines on présentera presque le même mais à courbure variable pour d’autres usages. On en reparlera dans quelques semaines.

Une belle configuration prête à l’emploi. 120 kg en tout pour trois N-SUB et trois N-APS. 60° horizontaux bien cohérents.

Le N-APS est la déclinaison en plus compact du gros APS en reprenant sa philosophie et son accastillage mais en deux fois 6,5” pour les graves et avec un unique diaphragme annulaire de 6” à bobine de 1,75” et pas le montage coaxial médium/aigu.

N-APS est passif, coupé à 900 Hz, léger avec 11,2 kg sur la balance, 12 Ohm pour coupler de nombreuses têtes par canal d’ampli, 1000 W AES de puissance admissible et délivre un SPL Max de 139 dB (avec un facteur de crête de 6dB).
Ces valeurs ne sont possibles que grâce au déploiement, pour la première fois par Coda, du système DAC pour Dynamic Airflow Cooling.

Le N-APS sans face avant et avec l’un des demi guides ôté.

Ce n’est plus un secret pour personne, Coda fait partie d’un groupe avec BMS qui fabrique de haut-parleurs. Le dialogue constant entre les deux sociétés a porté à réfléchir une méthode qui permette de mieux évacuer les calories des bobines et donc pouvoir abaisser d’autant la compression thermique et le seuil des limiteurs utilisés pour éviter de casser les HP, et gagner en SPL.

Un N-APS montrant son âme d’alu faisant reculer la compression thermique, ce qu’on appelle le DAC chez Coda.

L’idée consiste à insérer dans l’ébénisterie une sorte de baffle en aluminium en une seule pièce dans lequel sont fixés les transducteurs et qui se prolonge sur le trajet emprunté par l’air déplacé par les membranes jusqu’aux évents latéraux.
Les calories collectées sont donc évacuées par effet radiateur. Le gain est énorme, de l’ordre de de 4 dB par HP.

SLU : C’est un coupleur dans ta main (il ôte très facilement la face avant d’une enceinte)

Patrick Legard : Absolument, c’est une autre nouveauté de cette gamme. Là où le choix des directivités se faisait à la commande et se traduisait par un coupleur spécifique mais fixe, sur la série N-APS, trois jeux de volets magnétiques existent pour aboutir à 60, 90 et 120°, ou bien créer des configurations asymétriques en panachant les volets en 30+45, 30+60 et enfin 45+60. La directivité verticale est toujours de 20°.

Pour les plus observateurs, une étiquette indique l’angle, ici 90°, soit 45° par côté. Remarquez aussi la sortie de l’évent en partie en alu laqué en noir.

SLU : Avec les mêmes presets ?

Patrick Legard : Oui sauf pour la version 120°, mais il risquent d’évoluer encore. Dans le bon sens. Les deux systèmes de refroidissement et de gestion variable de la directivité vont être déclinés sur tous les futurs systèmes Coda Audio.

SLU : Le sub ?

Patrick Legard : Le N-SUB ! 15”, bobine mobile de 4”, même système d’évacuation des calories DAC via une large pièce d’aluminium, une puissance admissible de 1500 W AES et une bande passante allant de 30 à 150 Hz à -6 dB, autant dire que c’est un vrai petit sub capable de délivrer de la pression jusqu’à 30 Hz tout en ne pesant que 28 kg. Le SPL Max sur le Linus14 atteint 139 dB en crête.

Le N-SUB. Ici aussi l’alu collecte les calories et les cède à l’air.

Au-delà d’être le compagnon de jeu des têtes N-APS avec une totale compatibilité mécanique, le N-SUB pourra être employé dans d’innombrables autres situations où sa petite taille et poids sont recherchés, tout en offrant le punch propre au 15” et une partie de l’extension à 30 Hz des 18”.

SLU : En dehors d’un nouveau système au NAMM et de votre soft de prédiction System Optimiser, toujours pas d’immersif ou de multidiffusion par objets en vue ?

Patrick Legard : Non, on estime que cela n’est pas encore au point et arrivera chez Coda en temps et en heure. Notre priorité c’est de créer des outils parfaitement optimisés en termes de taille/poids/performance en agissant sur tous les leviers disponibles, y compris bien sûr les transducteurs et les amplis puisque nous maitrisons la chaîne en entier et pouvons optimiser tout ce qui peut l’être. Aujourd’hui c’est notre moteur et le N-APS qui délivre une pression crête de 139 dB pour 11 kg en est le meilleur et dernier exemple. Mais il y en aura d’autres.

D’autres informations sur le site Coda Audio

 

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La gamme Era, une nouvelle ère pour Martin

Par admin

Après avoir repris la distribution Martin il y a près de 3 ans, la société Algam Entreprises est heureuse de nous présenter une toute nouvelle série de projecteurs, la série Era, avec pas moins de 6 modèles, dont une lyre led de 800 W et un modèle hybride étanche.
A cheval entre la gamme Rush et la gamme référence Mac, cette nouvelle lignée est développée par Martin pour Harman Professional Solution.

La boîte noire Martin lors des JTSE 2019.

Conçus au Danemark par le bureau d’études Martin, ces projecteurs sont fabriqués par des usines tiers suivant un cahier des charges précis, et un coût réduit pour soulager le portefeuille des clients fidèles à la marque danoise.
Nous avons interviewé Joël Azilinon, le très sympathique directeur technique lumière d’Algam Entreprises lors des JTSE afin d’en savoir plus.


Era 500 Hybrid IP

Projecteur Hybrid et étanche, l’Era 500 est prêt à affronter les éléments sans broncher. Équipé avec une lampe à décharge Philips Platinum 18R de 350 Watts, ce projecteur IP65 promet un flux quasi-irréel de 22 000 lumens avec une température de couleur de 7800 K et une durée de vie de 6 000 heures.

L’Era 500 est le premier projecteur IP65 conçu par Martin.

Le jeu d’optiques permet un rapport de zoom de 1:20, depuis le faisceau acéré d’un beam à 2° jusqu’à la large couverture d’un spot à 40°, augmenté d’un filtre spécial Wash.
Machine complète, sa trichromie CMY se complète d’une roue de 9 couleurs dont une déclinaison de filtres CTO en Full, ½ et ¼. Une roue de 15 gobos statiques côtoie une autre de 9 gobos rotatifs, aidés par deux jeux de prismes circulaires et linéaires capables de fonctionner en simultané, pour encore plus d’effets.

Si l’Era 500 met l’accent sur sa résistance à l’humidité et à la poussière, il présente aussi une résistance à la correction C3-M et une protection aux chocs IK07, indispensables pour supporter toutes les dures contraintes des installations extérieures. Son menu et l’ensemble de ses prises DMX et EtherCon sont bien entendu étanches, recouverts de capuchons certifiés Outdoor.

Comme tous les projecteurs étanches, l’Era 500 se pare d’une carrosserie robuste, striée en de nombreux endroits pour aider au refroidissement. Son poids conséquent de 46 kg est équilibré par la présence maintenant habituelle d’une paire de poignées supplémentaires en haut de sa lyre.
La sortie de l’Era 500 IP est prévu pour avril 2020.



Era Performance

Au début d’année 2019 nous avions découvert la petite lyre spot Era 300 Profile, sans nous douter qu’elle précéderait une large gamme de projecteurs led. Une surprise de taille nous attendait au JTSE avec trois autres modèles, bien plus aboutis, reprenant les codes des Mac Encore dans un échelonnage de puissance aussi complet que cohérent.

La gamme Era performance au complet avec, de gauche à droite, l’Era 600, l’Era 800 et l’Era 400.

Si certains s’interrogeaient il y a peu sur le futur de la marque Danoise, dont l’auteur de ces lignes, les voilà rassurés. Martin est toujours dans la partie, aussi bien dans des créneaux de prix contenus avec la ligne Era que prochainement avec la sortie de projecteurs haut de gamme sous l’égide Mac.

Les Era 400, 600 et 800 Performance sont des asservis à couteaux à insertion complète, dit Full-Frame, dont les puissances de leds sont respectivement de 300, 550 et 800 watts. Martin garde ainsi toujours son étrange dénomination historique ‘Profile’ pour les spots sans couteaux.

Era 400 Performance

L’Era 400 Performance est disponible en deux sources led, Cold ou Warm.

L’Era 400 se décline en deux types, en blanc froid étalonné à 6500K (le modèle 400 CLD) et en blanc chaud calibré à 3200K (Era 400 WRM). La version ‘lumière du jour’ est la plus puissante des deux, avec une prévision de 10 000 lumens contre 6 000 lumens pour la version ‘tungstène’.

Hormis cela, ces deux machines compactes de 22,5 kg offrent une base de travail agréable avec une nouvelle trichromie CMY en demi-lune, une cassette de 4 couteaux à rotation de 120° et un zoom 10°-30°.
Une roue de 9 couleurs, 9 gobos statiques et 7 gobos rotatifs issus du catalogue Martin, un iris, un frost et un prisme 3 facettes complètent les Era 400, dont le look plus sage tranche avec les dernières réalisations Martin.


Era 600 Performance

L’Era 600 est le projecteur le plus polyvalent de la gamme

L’Era 600 reprend les caractéristiques de l’Era 400 CLD, mais bénéficie d’une source led de 550 Watts à 6.500K, pour un flux théorique de 19 000 lumens.
Plus grand, plus puissant, l’Era 600 profite aussi d’un zoom qui s’étire de 6° à 45° sans compromettre l’homogénéité de son faisceau.

En sus de la trichromie CMY, la roue de 9 couleurs se complète d’un CTO linéaire. Les 8 gobos statiques et les 7 rotatifs s’accordent avec une roue d’animation et 2 prismes, un circulaire 4 facettes et un linéaire, ainsi qu’un iris et un frost.
Comme sur l’Era 400, la cassette de couteaux est particulièrement soignée, avec des croisements possibles entre lames.


Era 800 Performance

Fer de lance de la gamme Era, la 800 se place sous la barre des 40 kg malgré ses 800 Watts de led.

Si l’Era 800 est la plus puissance lyre à led conçue par Martin, sa fabrication économe lui permet de s’en tenir à un tarif raisonnable.

Autour de son module blanc froid 6500K de 34 000 lumens s’organise un ensemble d’effets complet.
Trichromie CMY, CTO progressif, roue de 6 couleurs se marient aux 7 gobos statiques et 6 rotatifs, aux prismes linéaire et circulaire, aux 2 frosts, à l’iris, à la roue d’animation et au module 4 couteaux Full Frame.

Sa lentille de 160 mm et son zoom 7°-56° la destinent aux grands espaces où elle exprimera tout son potentiel.


La société Algam propose un résumé condensé des différents modèles de la gamme Era.

Le retour des projecteurs Martin, certes dans des déclinaisons plus raisonnables économiquement, est une des bonnes nouvelles de ces JTSE. 2019 restera comme une année décidément très prolifique, à l’image de notre industrie du spectacle, dopée par une dynamique inespérée sur tous les fronts, autant en concert et en événementiel qu’en installation pérenne.

Plus d’infos sur le site Algam Entreprises

 

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PIKIP le son du soleil

Par admin

Est-il possible de délivrer du gros son sans fils à la patte autres que les rayons qui nous relient au soleil ? PikiP Solar Speakers l’a fait. Visite chez cette start-up francilienne écoresponsable et talentueuse pour découvrir Scène et Booth, deux enceintes autonomes.

Nichés en très proche banlieue parisienne, les créateurs de PikiP nous ont ouvert leurs portes et montré leurs produits. On passe une grille et on découvre une friche industrielle où deux Pikip Scène nous attendent sous le soleil. Ca tombe bien, la lumière est le carburant de cette marque, sa raison d’être. Deux modèles coexistent au catalogue, le Booth et le Scène. On verra plus loin ce qui les différencie.

Entre les deux protos de Scène, de gauche à droite Emile Blanc ingénieur en électro-acoustique, Jean Tanguy le business developer, Maatea Stabile co-fondatrice, chargée de développement et Julien Feuillet co-fondateur et ingénieur en énergie. Au-dessus des têtes d’Emile et de Julien, une partie des panneaux photovoltaïques repliables pour le transport.

SLU : Julien, tu es le co-fondateur et le dirigeant de Pikip, tu nous expliques ton parcours ?

Julien Feuillet : Je suis un montpelliérain à Paris depuis quelques années et j’ai un background dans les énergies photovoltaïques et l’électronique avec 8 ans dans la conduite de projets photovoltaïques. J’ai quitté le milieu du BTP pour me lancer dans le projet Pikip qui me trottait en tête depuis longtemps.

SLU : Tu aimes un peu le son au départ…

Julien Feuillet : Euhh…oui (rires) En se baladant de festoche en festoche on a perçu la problématique du groupe électrogène, de la pollution, de la complexité pour monter des petites scènes improvisées, du coup on a proposé notre premier prototype d’enceinte autonome en 2016. Un gros jouet qui a immédiatement plu et nous a poussés à developper plus et mieux le produit pour capter ce gros marché qui s’ouvrait à nous. On a donc créé la SAS en août 2017 et c’est parti.

SLU : Vous avez travaillé quoi ?

Julien Feuillet : On a poussé encore plus le rendement et l’efficacité énergétique, la qualité acoustique et l’ergonomie.

PikiP Scène, le modèle conçu en tant que gauche/droite prêt à recevoir un signal analogique symétrique et à sonner, à plus forte raison que le jour de notre visite le soleil de rentrée était plus que généreux. Sous l’évent prennent place les 4 batteries 12 V, autant dire qu’il ne sera pas nécessaire de sangler les 120 kg de ce modèle !

SLU : Et toi Emile ?

Emile Blanc : Je suis ingénieur en électro-acoustique avec une formation assez pluridisciplinaire.
J’ai en charge la partie acoustique avec comme mission d’améliorer encore l’efficacité des différents modèles, le Booth comme le système Scène qui marche comme un vrai gauche/droite, seul ou en complément d’un Booth pour augmenter la jauge couverte.

SLU : Jean ?

Jean Tanguy : Je sors d’un Master en entrepreneuriat et je suis venu aider à poncer les enceintes mais aussi à les vendre (rires) sachant que c’est un produit qui sort totalement des sentiers battus. Et bien entendu j’adore la musique, un trait commun qui nous unit.

SLU : Maatea ?

Maatea Stabile : Je suis co-fondatrice de Pikip et j’ai en charge la comm, l’image de marque et positionnement.
J’ai au départ accompagné le lancement de la société avant de m’y investir complètement.

SLU : La structure grossit ?

Julien Feuillet : Oui. Nous sommes désormais six dont deux ingénieurs avec Emile et moi même. On veut sans cesse repousser les limites et sachant qu’on ne peut pas se satisfaire de l’existant, on est obligé de tout concevoir et adapter dans notre quête de la meilleure exploitation possible de l’énergie électrique disponible.

SLU : Quel sont les apports financiers ?

Julien Feuillet : La Bourse French Tech de Bpifrance nous a aidés à mettre en place le premier programme R&D, suite à quoi nous avons assemblé les premiers modèles que nous avons loué ce qui nous ont permis de faire rentrer du cash, de tester les produits et de gagner en visibilité. De saison en saison nous avons réussi à capitaliser pour produire de nouvelles machines. Notre modèle économique est la location et la vente de nos machines sachant qu’à terme, la vente prendra le dessus.
A court terme on vise 70% de CA en vente et le reste en location.

Pikip Booth à gauche replié pour le transport et à droite prêt à fonctionner. Les 4 grandes roues simplifient son déplacement sur des terrains peu ou pas aménagés.

SLU : Vous disposez de sous-traitants pour l’ébénisterie et la serrurerie ?

Julien Feuillet : Oui, un réseau de partenaires en circuit court, on y tient. Nous avons démarré l’aventure PikiP à la Halle Papin en banlieue parisienne, et comme tous ceux qui travaillent autour de nous et avec nous dans ces nouveaux locaux, nous avons déménagé cet été quand elle a fermé. Nous sommes en train de structurer nos moyens d’assemblage pour sortir des séries plus importantes.

SLU : Il y a 2 modèles.

Julien Feuillet : Oui. Le DJ Booth qui est une grosse enceinte ressemblant à une cabine de DJ avec la place pour poser son matériel, l’alimenter en secteur et même avoir un retour via une enceinte spécifique incorporée au bandeau haut, et le Scène qui se travaille par paire et ressemble un peu plus à un gros gauche/droite d’antan.
Les deux modèles disposent de panneaux solaires, de batteries de stockage, d’un circuit de régulation spécifique pilotant charge et décharge, d’un onduleur pour alimenter les périphériques tels que platines, consoles et ordinateurs et enfin d’amplis à très haut rendement. Et bien évidemment les deux modèles embarquent des haut parleurs choisis pour leur sensibilité et des charges et pavillons très étudiés pour ajouter du gain acoustique et bien diriger le son.

Un min de W pour un max de dB

SLU : Vous recherchez le moindre dB…

Julien Feuillet : Notre baseline est : un minimum de W pour un maximum de dB. Et ce travail se fait côté production donc le choix des panneaux, stockage avec des batteries respectueuses, amplification avec des modules Powersoft et enfin reproduction. On a du boulot avec Emile ! Il a analysé la sensibilité réelle des transducteurs via nos propres algorithmes afin de pouvoir optimiser le rendement dans des fréquences utiles pour reproduire la musique tout en employant le moins d’énergie possible. On axe le choix des HP et des charges entièrement dans ce sens.

PikiP Scène en mode opérationnel et ses panneaux dépliés à gauche et transport à droite. Remarquez comme le modèle de série dispose d’un évent retravaillé et de plus grande surface. La charge avec un gros volume arrière et un accord très spécifique plus un travail effectué sur un pavillonnage court donnent un grave qui ne traîne pas. Si le succès s’en mêle, des HP spécifiques seront commandés aux fournisseurs italiens. Comme dit Julien, les italiens excellent en pizze et transducteurs !

SLU : Et pour avoir du bon son !

Julien Feuillet : C’est évident, mais nous profitons des outils DSP dont on dispose dans les modules ampli pour avoir le meilleur couplage, alignement et directivité. On va proposer à terme des modèles travaillant le grave en cardioïde pour limiter les émergences et concentrer l’énergie là où elle est utile. On réfléchit aussi au dimensionnement de nos caisses et donc à leur poids.

La réponse en fréquence de PikiP Scène. Du beau travail qui tient en ± 6 dB entre 40 et 16 kHz.

On ne cherche donc pas à descendre en dessous de 45 Hz car la taille et l’énergie nécessaires ne rendraient pas le projet viable, ce qui ne nous empêche pas de développer 132 dB SPL Max avec le Booth et 135 dB SPL avec le Scène avec une réponse qui tient en ± 6 dB entre 40 et 16 kHz. Notre couleur est assez linéaire, on ne recherche pas de rendu extra boomy (ou baveux ou vomi NDR)

Un peu de technique ?

SLU : Comment se sert-on de vos enceintes autonomes, comme d’une voiture hybride dont le moteur thermique serait le soleil et rechargeable sur une prise ?

Julien Feuillet : Pas du tout. On n’a pas de prise. On les laisse au soleil et elles se rechargent. Dès qu’il y a un rayon de soleil ou même de la lumière, elles refont le plein. Un bon chargeur donne entre 10 et 15 ampères, ça va donc plus vite avec les panneaux solaires.
Dès qu’il fait beau on sort les enceintes afin qu’elles partent à 100% pour la presta où elles vont être employées. Si ça joue de midi à 18h en plein été, on peut y aller même à mi-charge ! Utiliser nos produits c’est une démarche infiniment plus satisfaisante que de tirer du secteur, une logistique connectée au soleil ! On nous a dit d’ajouter un chargeur et une prise, mais on a dit non.

Deux Scène et un Booth, de quoi tranquillement couvrir un millier de personnes.

SLU : Quels panneaux employez-vous ?

Julien Feuillet : Ce qu’on fait de mieux en termes de puissance, rendement et durée de vie, des SunPower X21. 350 W et un rendement de 21,5% par module. D’ici 5 à 6 ans je suis convaincu que les industriels arriveront à nous sortir en format A4 la même puissance qu’aujourd’hui sur un m².

SLU : Et pour les batteries ?

Julien Feuillet : On en a 4 pour un poids total de 48 kg. C’est peu car nous veillons à utiliser le mieux et le moins possible ce stockage embarqué. D’autre part nous n’utilisons pas de lithium à cause des conditions d’extraction et de l’âge des personnes qui le font, sans parler du prix.
On emploie du minerai déjà extrait et dont d’importants stock existent. C’est au détriment du poids, mais comme nos produits sont naturellement assez lourds, on est parti sur des modèles anglais au plomb recyclé gélifié. Ce n’est pas aussi clean qu’on le voudrait mais espérons que la recherche nous propose bientôt des alternatives plus vertueuses.

SLU : Vous avez adopté les modules Powersoft…

Julien Feuillet : Oui, on a trouvé un deal avec eux, d’autant qu’ils mettent en avant leur savoir faire via leur label Green Audio Power, mais il y a quelques années nous avons commencé par assembler nos propres amplis car le rendement de ce qui existait était insuffisant.
Aujourd’hui on a la possibilité de modifier des modules Powersoft pour qu’ils correspondent exactement à nos exigences. On adapte l’alimentation pour qu’elle exploite mieux notre gamme de tensions et on programme par nos outils les DSP et… (gros rire) je vais en garder un peu pour une prochaine interview !

Deux PikiP Scène repliés. Remarquez la taille d’un seul des panneaux SunPower dont l’énergie est exploitée très précisément par le régulateur afin de donner aux batteries l’autonomie la plus longue mais aussi la meilleure durée de vie sous la forme de cycles et de pourcentage de capacité pour chacun d’entre eux…tout un métier.

SLU : Actif, passif…Qu’est-ce qui est le plus intéressant pour avoir du joli son et longtemps?

Julien Feuillet : On travaille en trois voies dont deux actives. L’aigu est en passif sur le médium. Ajouter plus d’amplis réduirait l’autonomie.

SLU : Puisqu’on en parle, comment la calculez-vous…

Julien Feuillet : On utilise du bruit rose et on sollicite aussi l’onduleur qui fournit le 220 V pour les platines, mix et ordinateur pour le Booth, ou tout autre choix pour les Scène. On teste donc en conditions réelles et à fort volume. On ne peut en revanche pas savoir quel type de signal musical va être utilisé en prestation.

Si un DJ tape dans le rouge et ne joue que des titres à très faible dynamique, cela devient une variable mais qu’on maitrise assez bien au bout de 3 ans de pratique de ce milieu. On offre donc 10 heures de fonctionnement non stop dans les conditions les moins favorables. On a crée une appelette sur notre site Web qui permet d’estimer l’autonomie en faisant varier de nombreux paramètres qui l’impactent.

SLU : La centrale qui pilote l’énergie entre stockage et consommation est stratégique…

Julien Feuillet : Bien sûr et le but c’est de parvenir à atteindre la nuit avec les batteries à 100% ce qui donnera la possibilité de jouer le plus longtemps possible. La gestion des batteries est primordiale. On a une garantie de 5 ans mais qui ne vaut que si l’on respecte les cycles. On peut aller jusqu’à 3000 cycles mais tomber à 200 si on fait n’importe quoi comme par exemple laisser aller la décharge trop loin et devenir profonde.

Nous travaillons avec des algorithmes qui analysent l’état de la batterie, la consommation, ce qui reste en termes d’énergie pour assurer la meilleure gestion. Pour schématiser, il existe un triangle entre panneaux, utilisation et stockage et dans le photovoltaïque off grid (hors réseau) ce circuit de régulation est un organe essentiel. Tu ne peux pas brancher des panneaux directement aux bornes d’une batterie. Tu flingues les deux (rires!).

Pour faciliter la vie à nos utilisateurs on a une alarme sur le compteur d’énergie et on peut se connecter en BlueTooth ce ouvre la porte aux alarmes sur son smartphone. A partir de 40% on alerte sur le besoin de commencer à réduire la charge en soulageant par exemple d’une platine CD ou des deux platines vinyle si le DJ ne s’en sert pas et on va disposer aussi d’une alarme visuelle à même l’enceinte.

SLU : J’imagine que la sensibilité des transducteurs et le gain apporté par les charges est essentielle.

Julien Feuillet : La puissance délivrée par l’ampli doit être convertie le plus et le mieux possible en dB sur tout le spectre utile. Nous parlons d’efficacité nous concernant dans la mesure où on ne va pas chercher la valeur absolue dans la fréquence qui casse la baraque mais justement on essaie d’être performants sur l’ensemble du spectre qui nous paraît être utile à notre cible.
Depuis le début de l’aventure PikiP, nous avons un mentor en la personne de David Rousseau qui nous suit et qu’on ne présente plus. Quand il a vu les résultats dans le bas du spectre il a été très, très étonné. On tend vers une courbe plus qu’une valeur, qui est proche des 110 dB SPL pour 1W à 1m. On est largement au dessus du marché en ce qui concerne la conversion watt / pression acoustique.

La polaire et la réponse en fréquence de Pikip Booth. Ca mesure et ça sonne bien, sans oublier une sensibilité très importante, quelque chose d’essentiel pour que la fête soit belle et dure longtemps.

SLU : A la lecture de vos graphiques, le module ampli est beaucoup moins gourmand que les périphériques DJ de la marque la plus connue. Du simple au double…

Julien Feuillet :: (rires) Ca tire ! C’est sûr que les fabricants de périphériques DJ ne se sont pas trop occupés du rendement et c’est dommage. Si la prochaine table à la mode tire 100 W, ça risque d’être compliqué pour nous d’autant que ce n’est pas demain la veille qu’on va fabriquer des platines CD ou des consoles (rires!)

SLU : Sans compter les pertes dans l’onduleur pour faire du 220 V qui redevient du 12 continu aussi sec…

Julien Feuillet : On ne maitrise pas le backline et imaginer que de grandes marques comme Pioneer et d’autres modifient leurs appareils pour nous, paraît très hypothétique. Quant à mettre les mains dedans, cela ferait sauter les garanties. On se bat pour le moindre pourcentage d’énergie gagnée sur tous les maillons de la chaîne, y compris le compteur d’énergie. On a choisi le modèle le plus économe. 1% +1% +1%…on arrive à grapiller de précieuses minutes d’autonomie. Et rien ne doit chauffer, c’est de la perte d’énergie (rires)

On écoute ?

Le temps de connecter une carte son Focusrite aux entrées analogiques d’une enceinte Scène roulée au beau milieu de la cour, d’y brancher notre mac, lancer Audirvana, un premier titre à 85 dB, se reculer, savourer un rendu très droit, plein dans le bas avec un haut du grave précis et bien articulé, un médium naturel et agréable et un aigu sincère et là où il doit être, qu’un proche voisin, écrivain de sa personne arrive et nous explique qu’il adore la musique mais uniquement quand il veut en écouter « et là, j’ai besoin d’écrire dans le calme absolu alors ce serait génial si bla bla bla… » Fin du chapitre écoute, la proche banlieue n’est pas l’idéal pour tester des gros systèmes. Les quelques secondes de son nous ont quand même laissé une réelle envie de reviens-y ce que l’on fera très volontiers.

SLU : Comment est accueillie votre machine ?

Jean Tanguy : Très bien, à la fois côté utilisateurs comme les DJ qui se sentent bien dans ce cocon sonore qui pulse sous leurs doigts, tout en offrant une très bonne ergonomie ; comme côté public qui adore le concept, apprécie le son et nous a obligé aux Vieilles Charrues à barriérer pour éviter une trop grande proximité avec la foule.

Un proto de Booth au Vieilles Charrues. 4 jours d’accueil du public avec des DJ bookés par la direction du festival et plein de sondiers « sur secteur » qui sont passés voir l’engin ! Remarquez le petit HP de grave et son tweeter, pile ce qu’il faut et pile dans la tête du DJ. Rappelons que le grave étant omni jusqu’à 100 Hz, est aussi présent derrière que devant !

SLU : La mise en œuvre ?

Jean Tanguy : Simple. On s’approche le plus possible du lieu d’exploitation, on décharge et roule en place à deux. On déploie le bandeau qui comporte les transducteurs pour le haut du spectre, on linke les batteries des machines et il n’y a plus qu’à installer les sources. Tant qu’il y a du soleil et de mai à septembre, les panneaux tiennent à 100% les batteries pendant que ces dernières fournissent l’énergie aux amplis et à l’onduleur. Quand la lumière décline, le régulateur isole les panneaux et le fonctionnement se poursuit sur les batteries seules.

Julien Feuillet : Il existe une corrélation entre beau temps et emploi de nos enceintes qui sont exploitées toujours en extérieur pour bénéficier de l’ensoleillement et naturellement à la belle saison. Si, cas ultime, on nous demande une prestation de 4 jours au mois de décembre, il sera possible de recharger les batteries via un chargeur externe, le même modèle d’hivernage qui les traite et les maintient au sommet de leur forme durant une longue période d’inactivité.

SLU : Une dernière. Pourquoi ce nom de PikiP ?

Julien Feuillet : D’abord on aime le palindrome. (comme dans kayak, rotor etc) et surtout j’ai eu professionnellement à me déplacer en Colombie où les immenses sound systems très colorés s’appellent des Picós, de là l’inspiration pour PikiP.

40%, vite une conclusion !

Est-ce que la transition énergétique, le respect de notre planète, un bilan carbone exemplaire sont compatibles avec nos métiers et du bon son ? PikiP Solar Speakers répond oui et de belle manière. C’est rare que des produits aussi récents, novateurs et développés avec des moyens plus que raisonnables (si l’on ne compte pas la matière grise) apparaissent aussi aboutis et prêts pour le service. L’idée, la réalisation et le rendu (à confirmer sans voisin) vont dans la bonne direction et la pluridisciplinarité de l’équipe ajoute encore à la qualité de l’offre et son avenir.

Certes le poids compliquera un peu la mise en œuvre partout où un joli goudron n’aura pas été étendu et roulé, mais ce détail mis à part, nous sommes arrivés chez PikiP pleins de certitudes et en sommes partis pleins de certitudes, mais Ø remises en phase avec notre temps.
Les clubs de vacances, hôtels, restaurants d’altitude, plages à la mode, parcs d’attractions et boîtes d’événementiel feraient bien d’en faire de même !

Pas le temps de terminer ce reportage, PikiP Solar Speakers gagne le Prix de l’innovation technique pour PikiP Booth au salon Heavent…

D’autres informations sur le site PiKip SolarSpeakers

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Valérie Ekoumè à Jazz à Vienne avec Audio-Technica

Par admin

Quand le jazz est X2 là, il y a aussi Audio-Technica ; on a donc été à la rencontre de Valérie Ekoumè, une belle artiste qui utilise les produits de la marque nippone, voir comment se comporte sur le terrain la liaison Serie 5000 et plonger dans Jazz à Vienne.

Thomas Boffard

Et comme il se doit, nous sommes accompagnés par « Mister A-T » Bertrand Allaume et nous retrouvons sur place le plus adorable des chaperons en la personne de Thomas Boffard, Ingénieur Commercial Audio-Technica pour la région Sud-Est.

Le programme est chargé. Après la rencontre de Valérie et son concert sur la Scène de Cybèle équipée par GL Events, nous suivrons son batteur de compagnon qui accompagne le soir même aussi un certain Manu Dibango. Pas mal non ? C’est d’ailleurs dans les coulisses à ciel ouvert de cette scène gratuite que nous retrouvons l’artiste, les musiciens, techniciens, bref, le jazz comme on l’aime.

On attaque avec le clou de ce reportage, la série 5000 qui, début juillet, a entamé sa carrière aux mains d’artistes qui collaborent avec Audio-Technica.

L’autre star du show, l’émetteur T5202 neuf au point de ne pas avoir la moindre marque ou rayure, analogique et fier de l’être avec se tête aussi simple qu’efficace.

SLU : C’est une liaison analogique à double compander grave/aigu séparé et sortie Dante, le haut de gamme d’Audio-Technica en somme…

Bertrand Allaume : C’est cela, le récepteur s’appelle le ATW-R5220DAN mais il existe aussi sans la sortie Dante. Comme Il n’y a qu’une prise de sortie, il suffit d’interposer un switch agréé et tu auras autant de sorties que tu veux (rires). La grosse bonne idée c’est le double compander car le résultat de ce traitement multibande s’entend beaucoup moins et le son gagne en naturel perdant complètement le côté compressé « son de HF » habituel.

L’ATW-R5220, le récepteur deux canaux déjà verrouillé sur 473.125 Mhz, la fréquence du micro chant de Valérie. Le demi rack au-dessus est un émetteur M3T toujours d’Audio-Technica lui appartenant et dont elle se sert pour chanter avec ses propres ears gravés !

Le fait de rester en analogique nous évite aussi la latence et nous donne la meilleure portée possible, d’autant qu’on peut pousser la puissance des émetteurs jusqu’à 50 mW (Il existe aussi une position Low à 2 mW et une Mid à 10 mW). Le squelch dispose aussi d’un réglage automatique qui trouve tout seul le meilleur compromis entre portée et bruit.

L’ATW-T5201

SLU : Il sert à quoi le bouton sur le corps de l’émetteur ?

Bertrand Allaume : A plein de choses car il est programmable mais il a une fonction très utile: le changement de fréquence d’émission, et bien sûr aussi de réception, si celle choisie au départ se trouve brouillée.
Il faut donc veiller à la programmer à l’avance pour pouvoir bénéficier de cette option. Bien sûr il est possible de le faire aussi depuis le récepteur si l’ingé retours s’en rend compte avant.

SLU : Il y a aussi un pack ceinture ?

Bertrand Allaume : Bien sûr (il le sort de sa valise magique) Il s’appelle ATW-T5201 là où l’émetteur main prend une unité en plus: T5202. Il a exactement les mêmes fonctions, puissance et bouton multifonctions programmable. Gros avantage sur la gamme précédente, il est beaucoup plus petit et léger. Du coup la connectique est désormais en 4 broches Ch verrouillable.

Valérie Ekoumè prête à monter sur scène.

SLU : Fréquences ?

Bertrand Allaume : Le récepteur travaille de 470 à 700 MHz et les émetteurs peuvent être livrés au choix en 470-590 MHz ou 580-700 MHz. 120 MHz de plage chacun, de quoi couvrir largement tous les cas de figure pouvant se présenter.
Gros avantage de l’analogique, la consommation est moindre. Avec un jeu de piles alcalines et à pleine puissance, l’autonomie est déjà de 7 heures.

SLU : Soft de pilotage ?

Bertrand Allaume : Wireless Manager. Tout neuf, réécrit de fond en comble ! Il marche désormais sur mac et PC et permet de prendre la main sur autant de récepteurs qu’on veut ainsi que sur les chargeurs en réseau de la série 3000.
Il permet d’effectuer toutes les fonctions habituelles… Noms, plans de fréquence, mises à jour, suivi en temps réel…

C’est ce même logiciel qui, une fois choisi les noms, puissances, fréquences principale et secours, fonctionnalité du bouton, va prendre la main sur les émetteurs pour les programmer via le port infra-rouge du double récepteur. Enfin un effort a été fait sur les écrans OLED du récepteur, très lumineux et définis avec deux vues, une standard très complète et une n’affichant que les paramètres essentiels.

Sous le regard attentif de Bertrand, Vincent Fleury explique sa façon de placer les over head à équidistance de la caisse claire. Un certain George Massenburg fait pareil ;0) Derrière on aperçoit le système en Kara, SB28 et Kiva en proximité.

Show devant, on n’attend que ça !

L’heure fatidique approche, Valérie et Guy sortent des loges en habits de lumière et de couleurs si ce n’est qu’ils ne vont pas tuer un taureau, mais faire bouger des centaines de spectateurs qui n’attendent que ça.

On quitte l’arrière scène et on rejoint Vincent Fleury qui mixe la face de Valérie. Comme dirait un gourmand, ça tartine bien et, surtout, ça joue sur scène, avec le sourire en étendard. Les titres filent, les tubes défilent et la voix de Valérie qui passe de murmure a cri en quelques mesures, sort toujours bien, avec beaucoup de vie et de précision. Vincent est obligé de la compresser un peu sur sa console.

Vincent Fleury : Ah oui, c’est obligatoire, elle a une dynamique de cinglé ! Il vaut mieux la monter au fader et avoir une bonne compression.

Rien de tel qu’un peu de jeune, voire très jeune public sur scène pour faire danser les notes !

Le reste du groupe est présent dans le mix, bien tenu et, malgré la taille très raisonnable du système, on se régale. Certes Guy joue bien, mais la batterie est très belle avec ce qu’il faut d’attaque et de rondeur. Pareil pour la basse de Georges Totol et la gratte de Christopher Peyrafort. Ce dernier marche sur une patte et demi, mais ses 10 doigts volent.
On parle enfin souvent de l’importance du choix de la tête qui convient le mieux à une voix et ce n’est pas toujours la plus chère. Dans le cas de Valérie Ekoumè, c’est dans le bas du catalogue Audio-Technica que cela a matché.

On retrouve donc sur le manche un capteur dynamique à moins à 100€, le C510, tiré de l’ATM510, en quelque sorte le SM58 de la firme nippone, si ce n’est que l’aimant est au néodyme, le filtre anti-vent composé de plusieurs grilles différentes et la réponse en fréquence étendue vers le haut et bien nerveuse. Le fameux rapport qualité prix d’Audio-Technica a encore frappé, un peu comme avec certaines cellules phonographiques de la marque dont on n’ose dire le prix ;0)

Manu Dibango sur la TRES grande scène du Théâtre Antique. Derrière les plexi, le chapeau rouge de Guy trahit sa présence.

Magie de Jazz à Vienne, nous enchaînons avec le show d’un grand monsieur de la musique Africaine, Manu Dibango pour un Safari Symphonique avec énormément de musiciens et d’artistes sur scène. On n’a d’yeux que pour lui et ses 85 ans si bien portés et pour Guy à la batterie qui aura tapé comme si de rien n’était, près de 4 heures de suite. Makossssaaaaaaahhhhhh…

D’autres informations sur :

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Wysiwyg R43, tout va plus vite en 64 bits

Par admin

Après une toute première preview sur le stand Wysiwyg lors du Prolight+Sound, notre attente est enfin récompensée par la sortie officielle de la R43 au mois d’octobre.


Nous avons pu mettre la main sur Julien Ferreiro, plus connu comme DonPelo, son nom de scène signant toutes ses réalisations de concerts virtuels sur sa chaîne YouTube.
Formateur, revendeur et bêta-testeur reconnu et approuvé par Cast-Software depuis 2009 et ses clips virtuels de Rammstein, il nous livre ses premières impressions et nous détaille les fonctionnalités de cette version.

Julien Ferreiro : « Il y a peu de vraies nouveautés sur cette version, car l’objectif premier de Cast était la réécriture de tout le soft en architecture 64 bits, un travail titanesque. Treize développeurs ont travaillé dessus pendant des mois. Sur cette partie-là le contrat est rempli largement, on retrouve le confort de la R42 avec tout l’environnement accéléré.

Bien sûr il faut un ordinateur adapté. J’utilise pour ma part une tour dédiée avec une carte graphique haut de gamme très puissante, qui est déjà largement optimisée. Mais les ordinateurs portables vont bénéficier d’un vrai coup de boost dans la majorité des cas, et gagner beaucoup de temps de travail. »

64 bits

Julien Ferreiro : « Tout d’abord l’installation s’effectue de la même manière. L’exécuteur s’installe maintenant dans C:\Program Files\CAST Software\WYSIWYG Release 43 par défaut, mais c’est anecdotique. Par contre il faut bien penser à désinstaller toutes les anciennes versions, avec l’outil de clean inclu ou manuellement. Cette nouvelle version, du fait de son architecture 64 bits s’accorde mal avec les anciennes en 32 bits.

Un petit mot sur le passage à 64 bits. En fait, cela permet de dépasser les limitations architecturales 32 bits, en utilisant plus de 4 Gb de mémoire vive pour les applications et ouvertures de fichiers. Le temps de réponse et la fluidité sont ainsi nettement augmentés dans les modes CAD, DATA, PRES, un peu moins dans les modes LIVE et DESIGN. Cela se sent dans tous les changements de menu, le chargement des layouts de présentation, l’affichage des fenêtres et des outils complexes, etc.

Les ressources vidéo profitent aussi de cette augmentation de mémoire. Ainsi les rendus vidéo, en utilisant une carte graphique ogham, permettent de créer des images plus riches en pixels sans descendre la vitesse de rafraîchissement (FPS).
Les optimisations 64 bits continueront dans la version R44 avec l’amélioration des rendus virtuels en ‘Shaded’. A ce moment-là, ce sont les modes LIVE et DESIGN qui profiteront vraiment de cette nouvelle architecture. Les rendus d’images statiques seront séparés et traités dans l’application tiers Background Rendering Manager qui reste, elle, en 32 bits. »

Enregistrement vidéo à la volée

Julien Ferreiro : « Il sera maintenant possible de capturer en vidéo un show de la vue shaded nativement dans Wysiwyg depuis les caméras virtuelles.
Le nouvel outil ‘Shaded View Output Tool’ remplace aisément l’emploi de CamStudio, ce logiciel tiers dédié à l’enregistrement vidéo. Il y a un choix d’enregistrement en plusieurs qualités (high, medium, low) et en codec .MP4. Bien sûr il sera toujours possible d’utiliser un autre logiciel pour l’enregistrement, surtout si on veut externaliser les calculs vidéo hors de Wysiwyg, mais on a enfin un vrai menu interne d’enregistrement efficace. »

Gestion du format NDI

Julien Ferreiro : « Après la gestion des flux vidéo NDI rentrant, c’est maintenant le tour des flux NDI sortant. Le NDI, pour simplifier, permet de transférer du streaming vidéo sur le réseau de manière universelle. On utilisait déjà le NDI pour envoyer des images d’un média serveur dans des écrans virtuels du Wysiwyg. Aujourd’hui chaque vue ‘shaded’ peut être utilisée comme flux NDI et être envoyée en temps réel sur votre réseau. N’importe quel logiciel tiers, média serveur ou même console, peut ainsi récupérer ces flux.
L’idée derrière ça c’est de pouvoir envoyer le rendu du Wyg sur plusieurs ordis, de délocaliser les enregistrements vidéo sur un autre poste ou de créer des “retours camera wyg” pour les pupitreurs ou la régie du réalisateur. »

Les options de flux NDI sont disponibles depuis le nouveau menu “Shaded View Output”.

Nouvelles options pour la VR (réalité virtuelle)

Julien Ferreiro : « L’utilisation des périphériques de réalité virtuelle, en particulier les casques tel que l’Oculus Rift, l’HTC Vive ou autres, rencontrent un succès d’estime dans la présentation de rendus Wysiwyg auprès des clients. C’est le fameux effet ‘Waouh’ devant cette combinaison ludique et virtuelle.
La R43 pousse plus loin cette utilisation avec pas mal de réglages supplémentaires :

Les effets de fumée, réflexions et qualité de faisceaux pourront être activés, ou désactivés, directement dans les réglages d’options de vues du menu VR.
Les détails de chaque projecteur, modèle, position et patch, s’affichent directement en pointant dessus.
Les commandes de déplacement sont simplifiées par l’utilisation du contrôleur main droite et l’utilisation de gestes basiques pour se mouvoir ou se tourner.
Une mini-carte, telle que celle présente dans les jeux vidéo, permet de se repérer facilement dans les fichiers Wysiwyg les plus larges. Cette mini-carte est activée automatiquement et peut être gérée directement avec le contrôleur main droite. Sur cette carte ultra-précise figurent les tous les projecteurs et les positions de caméras dans l’espace 3D.
Toujours inspirée des jeux, la possibilité de se ‘téléporter’ d’une caméra à l’autre simplement en la sélectionnant et en cliquant dessus permet de se déplacer très rapidement à l’intérieur de l’espace virtuel.

Si toutes ces commandes sont évidentes pour les dessinateurs 3D, ce n’est pas forcément le cas des clients. Mais grâce à un nouveau menu “VR Companion Mode, l’opérateur Wysiwyg peut garder le contrôle des caméras, rendus, scènes et options de vues depuis son poste. Accessible depuis l’application sur PC, cela permet de guider les explorateurs virtuels à l’intérieur de l’espace 3D, sans que ceux-ci aient à se familiariser avec Wysiwyg. »

Voici un résumé vidéo des nouveautés de la VR


Compatibilité Sketchup

Julien Ferreiro : « L’emploi d’une architecture 64 bits permet aussi une compatibilité avec les versions de Sketchup 2017, 2018 et 2019. Il était frustrant depuis pas mal de temps de demander des exports en Sketchup 32 bits. C’est enfin résolu avec la 43. »

Configuration des vues de travail

Julien Ferreiro : « Déjà disponible en mode CAD, l’agencement avancé des vues de travail permettait de remplacer la vue ‘quad’ par une composition sur-mesure.
Cet outil est maintenant disponible en mode Design et Live. Le menu ‘Custom Tabs’ permet d’agencer votre écran en plusieurs parties suivant huit configurations différentes, et d’affecter n’importe quelle vue à chacun de ces espaces. »

Le menu ‘Custom Tabs’ est accessible depuis un clic droit sur une vue ou via le menu Vue.

Gestion des caméras

Julien Ferreiro : « Les caméras pourront être visualisées de manière plus précise et plus marquante dans les vues Shaded de Wysiwyg. Outre une icône revue, leur nom et leur champ de perception pourra s’afficher directement. A mon sens c’est surtout très utile pour la VR, quand on doit se déplacer dans Wysiwyg avec un casque virtuel. »

cette représentation des caméras pourra être désactivée dans le menu Vue de Wysiwyg.

BugFixes

Julien Ferreiro : « Quelques réparations logicielles sont aussi de la partie, en particulier concernant les délais et la stabilité lors des changements de mode et mise à jour de vues, ou l’incorporation de nouveaux drivers ArtNet et sACN en 64 bits. »

Librairies

Julien Ferreiro : « En sus d’une remise à plat des librairies et des objets avec de nouveau ‘DLL’, cette version s’enrichit de 230 librairies de projecteurs, ainsi que de nombreux objets, accessoires, ponts et gobos. On peut citer, entre autres, l’arrivée des tout derniers projecteurs Ayrton, Cameo, Chauvet, Claypaky, High-End, Robe et Starway, plus les LEDko Coemar et SuperLed Desisti. Mais j’en oublie sûrement. »

Cloud Licence étudiante gratuite

Julien Ferreiro : « Les étudiants d’écoles reconnues pourront bénéficier d’une licence gratuite “Wysiwyg Student Edition” en ligne. A la fin de la procédure d’enregistrement à l’aide de leur cursus, ID, lettre de l’école et date d’examen, leur Wysiwyg sera activé sur le Cloud. C’est surtout valable pour les écoles américaines, mais en France certains cursus, comme 3is ou le CFPTS par exemple pourront en bénéficier.
Cette version étudiante est une Perform avec 4 univers complets avec la présence d’un Trademark discret dans la vue Shaded. » Le lien d’activation est disponible ici

Futurs développements

Julien Ferreiro : « Comme indiqué précédemment, la R44 apportera tout un complément à l’architecture 64 bits de la 43. Il y a encore beaucoup de développements sur la partie vidéo et VR, avec une nette influence du vidéo-game pour enrichir les présentations.
Il reste encore plein de possibilités à explorer, comme l’utilisation de la réalité virtuelle pour travailler directement à l’intérieur de Wysiwyg. Cela pourrait être assez fou de déplacer les ponts ou de focaliser les projecteurs comme en vrai.

La partie présentation, je pense, va progresser de la même manière. On s’oriente aussi vers de plus en plus de licences ‘Cloud’ en abandonnant progressivement les Dongles physiques. Pour l’Intégration en MA3 et l’utilisation du format GDTF c’est encore un peu tôt pour en parler, mais j’espère que les deux constructeurs trouveront un moyen de continuer leur collaboration avec le passage à la nouvelle plateforme de MALighting. »

Plus d’infos sur le site Cast Software

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Lectrosonics, les liaisons secrètes de EVI Audio France

Par admin

EVI Audio France distribue les produits Lectrosonics à destination du monde du Touring et de l’Intégration, dont les liaisons micro Digital Hybrid, celles 100% numériques DSQD D² System et enfin celles tout aussi numériques pour in-ears Duet IEM, des super produits.

Rendez-vous a donc été pris avec Yann Matté d’EVI et Jim Bakker du support Europe de Lectro, les deux interlocuteurs de la marque aussi compétents que disponibles, pour une journée en immersion radiophonique, analogique et surtout numérique.

La salle de démo et de formation d’EVI Audio se remplit en quelques minutes de configurations complètes, micro et retours et tout le nécessaire pour écouter. Ca tombe bien, on a apporté nos oreilles et les ears qui vont bien.

Yann Matté et à droite Jim Bakker. Le café est avalé, envahissons l’espace de bonnes ondes !

On commence par une explication qui détaille les trois modes de fonctionnement des liaisons micro Lectrosonics: Analogique, Digital Hybrid et Numérique et les possibilités de compatibilité pour les récepteurs entre lesdits procédés.
Passons l’analogique, la période est décidément au numérique et intéressons nous d’abord à la technologie hybride, très astucieuse car offrant l’essentiel des avantages du numérique dans une liaison purement analogique du point de vue de la modulation. Comment ? Jim prend la parole avec son extraordinaire accent qui sent bon la tulipe et les moulins à vent ;0)

Liaison micro Digital Hybrid

Jim Bakker : L’idée consiste à utiliser une transmission de données numériques mais sous forme audio, un peu comme les bons vieux fax ou les modems d’antan dont on reconnaissait facilement le son quand on se trompait de numéro d’appel.
On commence donc par convertir le signal en 88.2 kHz et 24 bit, suite à quoi à l’aide d’un algorithme, on analyse les échantillons et créé un paquet de prédiction auquel on va ajouter un vrai paquet d’échantillons avec le delta entre les deux. On en fait un metadata qu’on véhicule dans une fréquence ton pilote en analogique, avec un débit réduit mais qui garde la qualité d’échantillonnage et la résolution. On transmet ce flux numérique en FM.

Le SSM, le micro émetteur 25 ou 50 mW en Digital Hybrid, programmable par DTMF, sans compandeur, facile à cacher dans tout instrument et…sentant moins mauvais qu’un Zippo !

Dans le récepteur on sait quel paquet est le vrai, on connait le delta, cela permet de reconstruire le signal à l’identique. L’inconvénient de la liaison analogique, le bruit, n’a donc plus aucune raison d’être puisque nous parlons de 0 et de 1 qui seront reconnus même entachés de bruit, et on se débarrasse du compandeur dont on sait l’effet très discutable sur le rendu final.

On véhicule un signal de très haute qualité avec comme avantage immédiat une autonomie et une portée meilleures puisqu’on utilise la FM et qu’on peut utiliser un étage final non linéaire en classe C, moins gourmand. Un vrai rendu de qualité pour les instruments via des émetteurs minuscules et enfin la possibilité d’être reçus par les nouveaux récepteurs numériques D² (dont on parlera plus loin) qui acceptent aussi les liaisons hybrides. On est agréé pour effectuer des mesures acoustiques sans fil, c’est dire si le signal qu’on achemine est de haute qualité.

La latence est de 3 ms dans tous les cas de figure et pour toutes les sorties du récepteur, analogiques comme AES/EBU. Un mode de compatibilité permet aussi à nos émetteurs d’être reçus par exemple par du Sennheiser, bien sûr uniquement en analogique et l’inverse est aussi vrai.

L’application Lectro RM en train de programmer un SSM.

Enfin, il est possible de paramétrer tous les émetteurs pocket voire mini, qu’ils soient Hybrid ou numériques, par exemple noyés sous des costumes de scène, via des trains de fréquences envoyés à même les micros qui y sont raccordés.
L’application qui génère ces instructions DTMF qui peuvent même mettre en veille ou réveiller les pockets s’appelle Lectro RM. Bien entendu cette trouvaille est née dans le milieu du long métrage où Lectro est très utilisé.
Comme une batterie dure 6 heures et en veille la conso chute à 20%, avec un minimum de précautions, un acteur dont l’émetteur est inaccessible, peut travailler une journée entière.
Il suffit de l’équiper avant maquillage et habillage et de passer en veille l’émetteur jusqu’au tournage de la première scène. Si cette fonction ne vous intéresse pas et vous avez peur que quelqu’un chante précisément le train d’instructions DTMF et paramètre une autre fréquence d’émission à votre pocket, elle peut être désactivée (rires).

Liaison micro numérique DSQD D² System

SLU : Vous présentez une nouvelle gamme d’émetteurs récepteurs purement numériques…

Yann Matté : Oui, les D² ou D Squared. Le principe des liaisons hybrides chez Lectro existe depuis longtemps, (2002 pour être exact), l’avantage avec cette nouvelle gamme qui comporte un émetteur main DHu, un pack ceinture DBu et un récepteur quadruple qui tient dans un demi rack DSQD, est sa compacité et sa polyvalence.

Le récepteur quadruple Numérique / Digital Hybrid DSQD D². Une densité électronique peu commune.

On peut recevoir 8 liaisons 100% numériques en un rack 1U en associant deux récepteurs et rien n’interdit de panacher canal par canal entre pur digital et liaisons hybrides ! Ce récepteur dispose enfin de sorties analogiques et de deux ports Dante. Les liaisons fonctionnent avec une modulation 8 PSK et un codec propre à Lectrosonics réduit le débit.

Jim Bakker : Chaque marque a sa recette et son propre codec ce qui fait qu’on ne peut plus « parler ensemble » Avec Shure c’est encore moins possible car ils ont choisi une autre modulation. Notre codec permet en tout cas de véhiculer un signal 48 kHz et 24 bit allant de 40 Hz à 20 kHz avec une latence record de 1,4 ms en sortie analogique. Ce qu’on fait à ma connaissance de plus rapide.

Le DBu, l’émetteur numérique 48/24, pleine bande de 470 à 614 MHz, avec trois clés de sécurité jusqu’à l’AES 256 et fonctionnant avec une latence de seulement 1,4 ms…

SLU : On connaît la façon dont fonctionne cette liaison purement numérique ?

Jim Bakker : Moins bien, il y a plus de mystères que dans la version Hybrid. Ce que l’on sait c’est qu’après conversion, le codec réduit les données pour éviter d’occuper une bande trop large.
Le numérique doit tenir dans un masque de 200 kHz. Donc, après la réduction de données on passe par un système de modulation, et le gros travail est fait à l’autre bout, dans le récepteur où le codec et surtout la correction d’erreur est très, très rapide et efficace ce qui nous permet de travailler malgré une puissance d’émission assez faible, avec une portée très importante.

Le DHu avec ses commandes en local, bien sûr programmable en IR. Il peut être équipé de têtes aussi variées que EV, Shure, Heil Sound, Earthworks, Telefunken, DPA etc.

C’est une question de choix et de compromis. On peut comme certains réduire la bande passante, le débit de données, augmenter la latence, la puissance… Mais la bande passante est importante, on ne passe pas que de la voix dans une liaison et il faut que chaque musicien retrouve son instrument (rires).

SLU : Vous avez les deux technologies, numérique et hybride. Qu’est-ce qui les différencie?

Jim Bakker : Essentiellement l’autonomie plus grande en hybride et la taille des émetteurs qui sont bcp plus petits toujours en hybride. Le son et la dynamique sont remarquables dans les deux. Je parle de dynamique car pour du classique, des comédies musicales mais surtout du cinéma, il faut que la liaison la transmette intégralement or un compandeur la réduit drastiquement. 35 dB avec et plus de 60 sans.

Une vue du panneau général de Wireless Designer, l’application de gestion des récepteurs micro et de l’émetteur ears de Lectrosonics, tous disposant d’une paire de prises réseau.

On a beau être habitué à ce travail sur la dynamique, retrouver le son du fil sans fil, est un bonheur. Dans le film Les Misérables de Tom Hooper, tous les chants ont été repiqués en live en Digital Hybrid Wireless sans l’habituelle perche filaire ou sans besoin de repasser en post synchro son après le tournage.

SLU : Avec quelle prise d’entrée sont livrés les packs émetteurs ?

Yann Matté : Celle qui permet à tout le monde de se brancher. Comme Lectrosonics ne fabrique pas de micros, nous n’avons pas un format préféré. On a une prise mini XLR 5 broches et un ensemble d’adaptateurs. Pour les émetteurs main, nous offrons une compatibilité directe pour les têtes Shure et une bague pour adapter des têtes Sennheiser et Neumann et un switch pour passer le fantôme de 7 à 15 Volt et récupérer 6 dB de S/B de plus qu’avec d’autres émetteurs.

SLU : Disposes tu d’options appréciables comme la diversité de récepteurs en plus de cette classique de diversité d’antennes et as-tu au catalogue des émetteurs émettant sur deux fréquences simultanément ?

Jim Bakker : Diversité d’antennes oui, bien sûr, cela est suffisant dans 90% des cas et c’est la solution la plus économique. Une bascule alimente le récepteur avec l’antenne la mieux fournie en signal.

La classique diversité antenne.

Diversité de récepteurs aussi, avec la possibilité d’affecter deux récepteurs différents à une même fréquence d’émission. Chaque récepteur a son antenne et un mix numérique est effectué afin de toujours disposer du meilleur son et de la meilleure transition entre les deux.

Ici la diversité via deux récepteurs captant leur émetteur et choisissant en plus librement leur antenne.

Enfin il est possible de recevoir le même signal depuis deux émetteurs travaillant à des fréquences différentes. Chaque récepteur commence par choisir l’antenne A ou B qui lui donne le meilleur signal et ensuite un mélangeur numérique choisit entre deux signaux identiques mais de qualité différentes, lequel est le meilleur. C’est la solution ultime mais aussi la plus onéreuse puisqu’il faut deux émetteurs et deux récepteurs par signal utile, en revanche il compense la perte d’un micro, d’un émetteur, un brouillage ou des réflexions.

Quand tout fil est vraiment impossible mais que vous voulez une solution ultra solide.

Ecoute micro fil et Digital Hybrid

Nous avons écouté et même mieux, comparé une liaison micro filaire et une en Digital Hybrid en utilisant, merci Yann, la même tête EV ND86 en micro main et en tête vissée sur un émetteur main HHa.

Posés à même la console Midas M32, les deux micros.

Nous en avons profité pour tester la compatibilité entre le récepteur quadruple DSQD et des liaisons Digital Hybrid en nous servant de cette électronique ultra compacte et polyvalente pour le comparatif. Inutile de préciser que ça marche parfaitement bien.
Silence total de la liaison, à l’égal du fil, latence très faible mais surtout, au bout de trois allers-retours entre l’un et l’autre, on n’a plus été en mesure de dire qui est qui. Dynamique, réponse en fréquence ; en employant ce capteur dynamique pour voix assez gras d’ElectroVoice des deux côtés, rien ne manque.

Compandeur aux abonnés absents, le rendu est nominal (pour ne pas dire identique) et la possibilité d’accueillir 8 liaisons en un rack 19” et 1U formé de deux récepteurs D2 accolés, rend cette association hybride vers numérique, la bonne solution pour des instruments sur scène et bien sûr des voix.

M2 Duet

Tenant comme le récepteur D Squared dans un demi rack, l’émetteur M2T comporte aussi 4 canaux mais, stéréo oblige, il n’offre que 2 porteuses…mais malignes comme vous allez le voir. Véhiculant le même flux numérique modulé en 8 PSK, il est donc parfaitement compatible avec le récepteur D².

L’émetteur M2T avec bien identifiés les canaux A1 & A2 et B1 & B2. C’est très facile de travailler en 4 voies mono sur 2 fréquences. Seul risque c’est de perdre deux artistes d’un coup en cas de brouillage…Avantage, il est possible de limiter les frais et le spectre occupé quand il faut dégainer des paquets de fréquences dans une zone peu fournie.

SLU : Comment rentre-t-on dans l’émetteur ?

Jim Bakker : Le M2T accepte l’analogique ou le Dante. Nous sommes d’ailleurs les seuls à offrir à la fois la transmission numérique et le Dante dans une liaison pour ears ! La latence entre l’entrée Dante et la sortie casque ne dépasse pas 1,0 ms plus le temps du réseau Dante. En analogique elle n’est que de 1,4 ms.

Le scan est en cours sur le récepteur numérique M2R. Depuis la dernière mise à jour, les liaisons des retours peuvent aussi être cryptées.

On peut panacher comme on veut entre analogique et Dante sur les 4 canaux audio qui composent les deux liaisons stéréo ou les 4 mono. Une stéréo complète parfaite pour les mix binauraux qui ont besoin d’une restitution extrêmement fidèle, pas celle analogique qui ressemble à ce qu’offre un émetteur FM ! Comme notre émetteur numérique tient en un demi rack, on peut alimenter 4 paires d’oreilles en stéréo et en 1 U.

Yann Matté : Le récepteur fonctionne en diversité d’antenne et dispose de nombreux réglages agissant sur le DSP de bord facilitant les retouches en fréquence, dynamique, volume max, mais aussi et surtout un réglage de largeur stéréo pour resserrer l’image en cas de besoin, de mélange 1+2 en mono, et enfin de choix du canal 1 ou 2 dans les deux oreilles. Cela permet en plaçant deux M2T dans un rack 1U et via 4 fréquences, de fournir 8 mix différents mono, à charge pour chaque pocket de choisir le sien par paires.

A propos de fréquences, on dispose d’une largeur de bande de 144 MHz allant de 470 à 614 MHz et bien entendu cet émetteur comme tous les récepteurs micros dispose d’une prise réseau pour communiquer et répondre aux ordres de l’application Lectro qui s’appelle Wireless Designer. Ajoutons aussi que le même codage numérique entre les gammes Duet et D² permet de constituer des ponts HF numériques de haute qualité et à entrée et sortie Dante, entre autres, le catalogue Lectro fourmille de trouvailles !

Le scan est fait, la fréquence transférée dans l’émetteur, écoutons des ears en numérique !

Ecoute Duet

Nous avons écouté attentivement le système Duet à l’aide de ear-monitors moulés de chez Earsonics. En comparant le pack relié à l’émetteur alimenté en analogique et le second alimenté en Dante, on constate une très légère différence de couleur ce qui est normal. Le choix en reviendra aux mixeurs retours.

Le récepteur dont on devine les deux antennes de réception, aussi solides que possible et offrant un gain en immunité face au multipath. Le menu est facilement accessible. Le volume en revanche est volontairement durci.

Un grand bravo quoi qu’il en soit à Lectrosonics pour le travail effectué sur le son. On n’en est pas encore au fil mais l’analogique prend une claque. L’amélioration est nette avec un haut du spectre stable, très large et sans les subterfuges habituels pour offrir un bon rendu. Le grave est assez sec et aucune distorsion notable n’entache le signal.
Pas ou très peu de bruits parasites ou de colorations diverses et variées, habituelles en FM. Ca ne ressemble clairement pas au rendu auquel on est habitué et le Vitalizer risque d’en faire les frais ! Le volume de sortie est enfin plus que suffisant compte tenu du rendement démentiel des ear-monitors à armatures oscillant entre 110 et 120 dB par milliwatt et des 250 mW de l’ampli du pack.

Let’s go radio !

La surprise est belle, les produits aussi et le son plus que convaincant. Inutile de vous faire le coup de A Star Is Born, Lectrosonics existe depuis presque 50 ans et les liaisons Hybrid depuis 2002. Ce qui manquait à cette marque c’est une distribution qui mette en valeur et en lumière les produits destinés au spectacle vivant et plein de démos pour écouter et comprendre l’infinité de possibilités offertes.C’est désormais chose faite. Au boulot Yann & Jim ;0)

D’autres informations sur le site EVI Audio et sur le site Lectrosonics

StreamGear Fuses Smartphone and Dedicated Cameras into New Live Video Production Paradigm with VidiMo

Par Write Turn Communications

New hardware-and-app solution turns a phone and external video source into a complete production platform, making it easier than ever before to create high-quality live content November 7, 2019 — Reading, PA:  Video content creators ranging from professionals to social media enthusiasts can soon have a better way to share their vision with their audience ...

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La tournée Zénith de M. par Jérémy Bargues

Par admin

Les VL10 Vari-Lite BeamWash habillent toute la largeur de la salle avec une énorme puissance.

Après les répétitions au Cirque d’Hiver, Matthieu Chedid effectue sa longue tournée des Zéniths qui sera prolongée jusqu’en 2020 après un stop de 4 jours en décembre 2019 à l’Accorhotels Arena / Bercy.
Quel superbe concert, les fans repartent les oreilles repues de leur boulimie de musique que le chanteur/homme-orchestre leur envoie avec amour, et la tête dans les images, les couleurs, et les effets des deux alchimistes scénographes, Jérémy Bargues, pour l’éclairage, et Jean-Luc Antoine, réalisateur vidéo.

Une partie de l’équipe. En haut de gauche a droite : Florian Collin, Laurent Chéné, Christophe Buhot-Launay, Mickael Lecourt, Jérémy Bargues, Francois Lefevre. En bas de gauche a droite : Remy Kuperas, Brian Barbe, Paul Lacroix, Tom Duret. Au centre en bas : Bruno Schembri.

Chapeau aux concepteurs des automates musicaux, Alain Millon et François Causse, big up à Brad Thomas Ackley musicien aux commandes de ces petites bêtes via Ableton, qui jouent en synchro avec l’artiste dans une structure ouverte permettant à Matthieu d’improviser. On saura comment dans un futur reportage sur l’audio réalisé par Ludovic Monchat.

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Je ne cite ici qu’une toute petite partie de l’équipe de cette gigantesque pâte à modeler créative. Une métaphore que l’on entend souvent au sein de l’équipe et qui se traduit selon moi par la pos-sibilité pour tous de proposer leurs meilleures idées à l’artiste qui écoute et rebondi pour aller vers la meilleure version possible de son spectacle pour la tournée “Lettre Infinie”. Ce travail a commencé pendant les répétitions au cirque d’hiver décrit par SLU Ici.

Mais sans plus attendre et pour vous mettre en jambes, voici l’interview vidéo de l’éclairagiste Jérémy Bargues. Fidèle collaborateur de Matthieu depuis la tournée “îl”. Il partage avec nous les gros coups de cœur de son kit lumière.

[private]



L’évolution de la scénographie depuis le cirque d’hiver

SLU : Est-ce que la vision de Matthieu a évolué suite au cirque d’hiver ?

Jérémy le concepteur lumière de M, aux commandes de la grandMA 3.

Jérémy Bargues : Oui car Matthieu aime bien travailler dans l’instant et avec son émotion. Expérimenter lui permet de mieux voir la direction qu’il a envie de prendre. Ces dates au Cirque d’Hiver ont été un peu comme un passage dans sa chambre… Une très grande chambre ! (rire). Et ensuite, pour la tournée Zénith, c’est un peu comme s’il avait organisé ses jouets pour pouvoir bien les utiliser et vraiment s’éclater.

Certaines choses prévues en amont ont été réadaptées. Pour ma part, j’essaye d’être le plus à l’écoute possible pour lui rendre accessible une large palette d’outils. L’élément vidéo est apparu entre-temps et c’est une autre matière avec laquelle nous avons composé. Les bases couleurs des tableaux ont donc parfois été repensées sauf pour certains titres comme Mojo et Onde Sensuelle dont l’identité, très forte, n’avait pas vocation à changer.

Quand Jérémy accorde les VL10 WashBeam et les BMFL Blade on apprécie le boulet dans le rouge.

SLU : Et suite à l’ajout des écrans vidéo qui s’est adapté à qui ?

Jérémy Bargues : L’articulation s’est faite un peu dans l’instant avec Jean-Luc Antoine, réalisateur sur la tour-née. En résidence, chacun de nous deux envoyait un peu tout ce qu’il avait en boîte. Que ce soit les médias pour Jean-Luc ou les lights pour moi. On s’est vite rendu compte alors qu’il y avait un trop-plein d’informations visuelles qui ne fonctionnait pas.
Finalement nous sommes repartis sur les bases posées au cirque d’hiver aussi bien au niveau des couleurs que du point de vue de l’énergie pour ensuite aller vers un dialogue qui fonctionne. Grâce au média serveur Smode, ça a été très facile car son logiciel permet de modifier et d’ajuster les médias dans l’instant.

Un des VL10 WashBeam Vari Lite dont le faisceau acéré vient frapper les boules à facettes qui apparaissent du dernier titre.

SLU : Tu as ajouté des sources pour t’adapter aux scènes des Zéniths…

Jérémy Bargues : Oui j’avais besoin d’ouvrir la scène. J’ai donc renforcé mes références BMFL Blade et X4Bar, et ajouté des strobes JDC1 et surtout un gros kit de VL10 WashBeam, 41 au total, pour apporter à l’espace un côté graphique.

SLU : Comment les as-tu répartis ?

Jérémy Bargues : Il y en a 10 en latéral, de chaque côté de la scène, montés sur des ponts as-servis.
J’en ai 6 sur deux échelles mobiles sur rails, et encore 6 au sol dans les perspectives d’écrans pour accentuer la profondeur sur le plateau et aussi pour lécher les écrans en donnant une impression de projection de média vidéo alors qu’en en réalité c’est toujours de la lumière.
Avec Jean-Luc Antoine, le réalisateur, nous avons travaillé l’illusion, pour que les spectateurs ne sachent plus différencier l’origine des effets, vidéo ou lumière.

Un des deux ponts mobiles latéraux supportant chacun dix VL10 WashBeam Vari-Lite.

Il fallait aussi que l’on utilise tous les deux la même palette de couleurs pour que ce soit cohérent. J’ai enfin deux VL10 à l’avant scène pour éclairer les boules à facettes pour Machistador, et les lunettes miroirs de Matthieu.

SLU : C’est toi qui as spécifié les VL10 à MPM ?

Jérémy Bargues : Oui, tout à fait. J’avais besoin de projecteurs hybrides à lampe, et j’en ai comparé plusieurs justement à la scène musicale. J’ai choisi le VL10 car j’ai vraiment aimé sa puissance et son rouge, un vrai rouge bien dense. Le faisceau, même ouvert à fond, reste très lumineux.

Il est surtout très propre, même quand tu engages un prisme et il ferme limite comme un laser. Il possède une multitude d’effets et de gobos, mais ce qui m’a fait tilter directement, c’est l’homogénéité du faisceau malgré le type de lampe utilisée. Il y a un petit point chaud mais très léger. Les aplats de couleurs fonctionnent vraiment très bien.


Une des deux échelles support de 6 VL10, bordées de X4 Bar qui sur rail se glisse entre les écrans.

SLU : Comment les utilises-tu ?

Jérémy Bargues : En projection de gobos, avec ou sans prisme et beaucoup de faisceaux pour des tableaux assez graphiques. Les couleurs sont très bien, le rouge est dense et garde une vraie patate grâce à sa lampe de 550 W. Par contre, c’est un projo qui est un peu lourd, il pèse plus de 30 kg, du coup j’ai dû faire un compromis sur le nombre.

SLU : Par rapport à l’expérience que tu en as (40 dates) quel est ton retour par rapport à leur fiabilité ?

Jérémy Bargues : On a essuyé un peu les plâtres comme pour tout projo qui vient de sortir et avec lequel tu pars en tournées, quelques blocages de shutters notamment, mais les techniciens de Vari-Lite sont vite passés récupérer les projos pour les réparer chez Freevox, le distributeur.

Sur les ponts en salle on distingue entre les Martin Mac Quantum Wash choisis par Jérémy pour l’éclairage public, deux vidéoprojecteurs, et deux BMFL WashBeam Robe couplés au RoboSpot.

SLU : Comment as-tu organisé tes directions de lumière ?

Jérémy Bargues : Sur le pont de face, j’ai 8 BMFL et sur le pont milieux j’en ai 4 et rien d’autre. La face est sur les automates et sur quelques points précis. Par exemple, je m’en sers une fois sur l’écran vidéo pour le titre Océan afin de créer une espèce de mélange de textures.

3 VL10 au sol, sur plateau à roulettes, se glissent dans la perspective d’écran. Au total ils sont six à assurer cette fonction

Comme il y a beaucoup de mouvements sur le plateau pendant le spectacle avec des automates qui se déplacent, j’avais besoin d’un spot à couteaux pour les éclairer en douches et à la face mais avec beaucoup de puissance pour pouvoir passer devant le flux des écrans. Ils sont donc plutôt consacrés à un éclairage de type théâtre même si parfois, ils peuvent servir à créer du faisceau.

J’ai placé deux Mac Aura sur des petits socles motorisés qui permettent d’avoir plusieurs angles d’éclairage sur la batterie ou sur Matthieu en contre-plongée quand il est installé au pédalier. Pour rester sur une base propre, je les fais monter ou descendre afin d’avoir les angles qui m’intéressent. Ça permet du coup de laisser un bord plateau assez propre mais bon, comme il y a des enceintes, c’est raté (rire).

Dans les ponts, on repère les Robe BMFL Blade de contre, la ligne continue de X4 Bar GLP et une des boules à facettes.

A contre, j’ai placé 6 BMFL Blade sur le pont de fond de scène qui accueille aussi sur toute sa longueur des rampes X4 Bar 20 formant une ligne continue.
Elles sont dissimulées par la frise de La Romaine (un écran tulle) ce qui aide également à brouiller les pistes avec les écrans vidéo. Je les utilise en wash plateau, ce sont d’ailleurs mes seuls wash.
Étant donné le peu de place disponible et le problème de charge dû aux écrans vidéo, il a fallu que je compose. J’ai donc pri-vilégié les BMFL pour leur puissance en faisant un compromis sur leur nombre. Cela étant dit, ça me convient parfaitement car je ne suis pas partisan des grosses quantités de machines, je pré-fère la précision.
Le BMFL Blade est une machine que j’affectionne pour la précision de son mo-dule couteaux et la qualité de projection de ses gobos. Cela dit, je pense également qu’il est im-portant aujourd’hui de commencer à penser des kits qui soient plus économes en énergie.

Magnifique tabeau où les X4 Bar placées verticalement sur les échelles derrière les écrans laisse passer leurs lames de lumière colorées.

Comme je n’avais plus de place mais besoin d’un peu plus de lumière pour faire des contres, j’ai mis en place un système d’échelles avec des VL 10 et des X4 Bar pour entrer en résonance avec celles installées en haut. Ça permet de conserver un aspect très graphique. Il y a donc un rail face lointain pour amener ces deux échelles qui ont été faites sur mesure et morcelées en quatre pour rentrer dans les chariots de transport.

Les strobes JDC1 GLP posés devant les écrans énergisent les tableaux sans délaver les images.

SLU : Les strobes au pied des écrans comptent aussi parmi tes nouvelles sources Zéniths. Tu en es content ?

Jérémy Bargues : Les JDC1 sont un véritable coup de cœur pour moi. Il me fallait des strobes assez petits et discrets pour un contre-jour qui ne parasite pas les images diffusées dans l’écran. J’ai cherché le produit le plus bas et puissant possible.

Le crayon strobe du JDC1 est superbe, il a un tilt mo-torisé très utile et ses dalles de leds permettent de projeter de la couleur, de faire du matriçage, sur “l’Alchimiste” notamment, ainsi que sur le morceau “Adieu mon Amour” à regarder en relief avec des lunettes anaglyphe en rouge et bleu.
J’ai d’ailleurs repris ces couleurs pour envoyer des petits flashs. J’en ai un aussi sous la scène pour faire un aplat blanc, faire sortir de la lumière de cet espace quand la batterie remonte. Il est un peu lourd mais il fait exactement ce que je voulais.

Des images en relief anaglyphe sont projetées et prolongées par l’éclairage de Jérémy.

SLU : Dans cette idée de prolonger l’anaglyphe, j’ai remarqué que tu l’avais aussi appliquée sur les VL10 WashBeam.

Jérémy Bargues : Oui, je voulais coller le plus possible au relief et à ce que pouvaient voir les gens avec leurs lunettes. Étant donné qu’il y a des choses assez filiformes dans le média, le choix d’utiliser des faisceaux serrés me semblait le plus adapté.

Les PAR Starway choisis en version HD pour prendre la batterie. D’autres en version UV, accentuent le contraste de la veste blanche et noire de Matthieu.

SLU : Il y a également une myriade de sources qui rehaussent certains éléments…

Jérémy Bargues : J’ai des petites sources à led Starway en version UV pour projeter de la lumière noire sur la veste blanche et noire de Matthieu afin qu’elle ressorte et en version HD pour prendre la batterie.
Deux petites ampoules à leds descendent aussi grâce à un système de chariot pour compléter les tableaux où Matthieu est seul-en-scène.

Le spectacle démarre par un seul en scène accompagné d’une petite ampoule pour installer la douceur.

Suivre Matthieu dans le public avec deux RoboSpot

Pas facile de suivre Matthieu Chedid quand il grimpe tout en haut des gradins. Jérémy a gardé la solution RoboSpot avec deux systèmes : un BMFL WashBeam à contre et deux (dont un spare) perchés au-dessus du public au milieu d’un kit de Mac Quantum Wash.

Les X4 Bars montées sur les échelles mobiles sortent entre les écrans vidéo et nappent de lumière la scène sur toute sa largeur et les projecteurs reprennent les couleurs chamarrées du cirque d’hivers

SLU : Comment travaillent les deux poursuites qui assurent la face de l’artiste ?

Jérémy Bargues : Elles se relaient pour assurer une face propre, quelle que soit la position de Matthieu dans la salle. J’ai éloigné de la scène le BMFL WashBeam pour éviter un éclairage trop piqué qui créé des marques sous les yeux. Quand il part dans les gradins on reprend la première poursuite et s’il y a un angle mort, notamment à cause du spare qui est derrière, là encore, on bascule sur le deuxième projo.

Les deux Mobylettes des RoboSpot dont l’une gère alternativement les deux BMFL WashBeam du pont de salle (le principal et le spare) ; l’autre commande le BMFL WashBeam de contre. Quelle que soit la position de Matthieu sur scène ou dans la salle, la face est propre.

Les deux poursuiteurs installés derrière la scène communiquent ensemble pour décider de qui prend la main. Mickey et François qui pilotent les RoboSpot, sont aidés par Lau-rent Chéné, situé en console avec moi, quand la visibilité est difficile notamment au moment où Matthieu est tout en haut des gradins.

SLU : Qui a le contrôle du signal des mobylettes au final?

Laurent Chéné : Sur l’intégralité du show les opérateurs pilotent RoboSpot comme des poursuites traditionnelles mais si besoin, la console peut bypasser le signal des mobylettes via une boucle ArtNet secondaire.

Jérémy Bargues : Sur les mobylettes il y a une petite console lip6 en remote de la GrandMA pour contrôler des presets de dimmer, zoom et iris plus facilement. Dans les cues principales des morceaux, on a mis pas mal de couleurs de base mais le poursuiteur garde l’accès du dimmer pour une gestion organique et au feeling du faisceau.

Laurent Chéné à gauche assistant lumière de Jérémy Bargues à droite. Une belle collaboration, bravo !

SLU : Laurent, c’est toi qui as manipulé le RoboSpot au Cirque d’hiver. Quelle a été ton impression ?

Laurent Chéné : C’est assez étrange de se retrouver en poursuite derrière une scène, les yeux sur un écran et presque s’enfermer dans une bulle (rire).
Pour avoir fait de la poursuite de manière plus traditionnelle avec toujours un œil sur scène, je trouve que c’est donc une sensation complète-ment différente à laquelle il faut s’adapter. D’autre part, les commandes sont placées différemment mais une fois qu’on a compris le mécanisme ça va vite.

Pas de synchro pour la lumière, que du live !

SLU : Nous avons pu admirer les superbes solos improvisés de Matthieu pendant le show. Est-ce que vous avez défini ensemble ces moments où il se lâche ?

Jérémy Bargues : Personnellement, je n’ai aucun time code et j’envoie tout en live mis à part un trig midi pour les stripleds montés sur les automates. Au début, je pensais utiliser un peu plus les tops MIDI pour déclencher des séquences et finalement je n’en ai pas eu besoin, aussi parce que j’ai tou-jours travaillé en live avec des artistes habitués à dilater le temps des titres. Tout envoyer en live est donc pour moi plus adapté ici avec Matthieu.

M pendant son solo de guitare est rétro éclairé par son col de veste incrusté de leds.

Laurent Chéné : Brad, qui a séquencé toutes les commandes batterie nous envoie des notes MIDI qui déclenchent les états lumineux que l’on a programmés dans la grandMA3 pour contrôler les leds des automates. Elles s’allument ainsi en synchro avec le jeu des baguettes. On a juste eu un problème de petit décalage temporel car les drivers des stripleds et des leds utilisées pour éclairer les peaux des instruments sont différents, mais on a réussi à les recaler pour que ça fonctionne parfaitement.

Le sur-mesure

La petite scène tournante à miroir infini d’un côté et écran à leds de l’autre permet à Matthieu de sortir de scène.

SLU : Est-ce que certains éléments ont été fabriqués sur-mesure pour cette tournée ?

Jérémy Bargues : Oui, il y a eu pas mal de choses comme les pointes des écrans vidéo à leds ou encore la petite scène mobile avec une face vidéo d’un côté et un miroir infini de l’autre, façon boîte de nuit des années quatre-vingt.

SLU : C’est sympa comme effet, je trouve que ça évoque aussi une loge d’artiste.

Jérémy Bargues : C’est une boîte avec un miroir au fond, des ampoules sur le pourtour interne, recouverte par un miroir sans tain.
Quand on allume ça donne un effet de perspective infinie des ampoules qui sont reflétées par le miroir sans tain et retapent dans celui du fond.
C’est Dominique Lebourge d’Artefact l’a conçue en suivant les idées de Matthieu.

La machinerie et le système Posi Stage Net

SLU : Comment gères-tu les ponts asservis latéraux qui supportent les VL10 ?

Jérémy Bargues : La machinerie est gérée via une console asservie qui commande ces deux ponts en inclinaison et en hauteur. Pour que les projecteurs éclairent au même endroit quelle que soit la hauteur du pont, nous avons choisi le protocole Posi Stage Net (PSN) qui permet d’encoder la position des VL10 en (x, y, z); (x, y) correspondant au Pan-Tilt et (z) à la hauteur.

La console asservie envoie à notre console lumière la donnée qui nous manque, le (z) donc la hauteur. La même console commande l’ouverture et la fermeture des écrans latéraux montés sur rail. Quand ils sont ouverts, ça permet de faire rentrer ou sortir la batterie et les totems situés der-rière.

SLU : Comment s’organise le réseau et quels sont les protocoles qui ont été choisis?

Jérémy Bargues : Il y a du MA-Net 2 pour tout le réseau interne MA Lighting, constitué le deux pupitres MA3 Light, un OnPC pour se promener en salle pendant la programmation, un VPU et 4 NPU en ver-sion 3 puisque nous sommes en grandMA 3.
Nous avons un peu de ArtNet car les leds montées sur les automates sont pilotées par des cartes ArtNet. Tous les switches du réseau lumière sont des Luminex Gigacore 16RFO, Gigacore 16XT et Gigacore 12 qui véhiculent les signaux Ma-Net2, Art-Net, et le signal vidéo des MotionCamera RoboSpot…

La vidéo gérée par Jean-Luc Antoine et Smode

Sur “Billy” chanté par Matthieu et sa fille, le média est distribué par Smode avec finesse pour rendre invisibles les raccords entre écrans.

Pour alimenter en contenu les différents écrans led en perspective, les totems ou les deux vi-déoprojecteurs laser Barco 30K projetant sur écran classique, Jean Luc Antoine disposait d’une collection de médias créés par des artistes (JR pour le titre Billy, Jeanne et Cosme de Comète pour le film d’intro et les médias dit “alchimistes”, DLAB pour plusieurs titres dont Superchérie, Psycho beug, Jérémy Lipman qui a réalisé le tournage en relief anaglyphe et Michel Gondry pour Grand Petit Con, dont une partie du clip a été réutilisée).

Une petite caméra accrochée à la guitare de Matthieu (à gauche) le suit partout dans ses solos. Elle est alimentée par une batterie qui tient juste le temps nécessaire au spectacle

Jean-Luc assurait la double fonction de réal et de pupitreur aux commandes du média serveur Smode qui gérait aussi le signal de plu-sieurs types de caméras : caméra lourde (zoom 77x) et une caméra portable devant la scène, une caméra motorisée en douche, et trois autres motorisées sur scène.

L’objectif étant de créer des effets de Larsen vidéo, de montrer aussi le détail des enregistrements de boucles sonores par Matthieu, ou encore son jeu de guitare pendant son solo endiablé en salle capté par une caméra miniature Marshall alimentée par une petite batterie et équipée d’un émetteur HF. Pour que le design lumière et les écrans vidéo se marient entre eux, Jean-Luc et Jérémy ont joué sur la colorimétrie et avec le côté réfléchissant du revêtement de sol afin de créer une continuité.

Le dispositif de captation en live utilise plusieurs caméras pour nourrir le flux vidéo géré par Smode afin d’illustrer certains tableaux comme celui-ci où ils sont retransmis dans un masque de petites télés du passé.

Smode est un logiciel génératif qui permet d’ajuster un média en temps réel, sans avoir à passer par de long temps d’export de rendu comme le nécessitent d’autres logiciels de création type After Effects (Adobe) entre autres. Toute la démarche organique souhaitée par Matthieu Chedid devient alors possible.
Ce logiciel permet également de gérer des sorties de médias pouvant s’adapter à des formes inhabituelles de supports de projection comme les murs de Leds en forme de M. conçus pour la tournée. Ce logiciel fonctionnait sur une station avec une carte d’acquisition vidéo optimisée par rapport à la carte graphique pour un minimum de latence. Le format de fichier utilisé étant le .hap. Cette prestation est signée Alabama.


Médias dits alchimistes né de la superposition d’images réelles.

Les automates

Les automates sont les créations d‘Alain Milon et François Causse. Au début des années quatre-vingt, François est musicien et Alain sculpteur très inspiré par l’artiste Jean Tinguely (qui réalise des sculptures animées). Les deux amis, forts de leurs talents respectifs, décident de se lancer dans un projet d’automate. L’idée est ambitieuse d’autant plus que les solutions informa-tiques étaient bien limitées à l’époque.

Alain Millon, un des deux inventeurs avec François Causse des automates présents sur scène.

Ils fabriquent entre autres des claps pour s’applaudir pendant leurs concerts ce qui les amuse beaucoup. Leur démarche ne consiste pas uniquement à fabriquer des instruments de musique car cela concerne aussi d’autres éléments adaptés aux spectacles, humoristiques ou pas.

Les automates à claps.

Il y a deux ans Mathieu découvre leurs créations qui lui tapent dans l’œil et lui ouvrent des horizons. Ça sera le point de départ de leur collaboration.

SLU : Comment avez-vous collaboré avec Matthieu ?

Alain Milon : Matthieu a dessiné un concept de batteries verticales que nous avons ensuite fabriquées. Son idée était d’assembler une grosse caisse, une caisse claire, un Shirley et une timbale sur un automate ; 3 toms, un tambourin frappé, une caisse claire frappée avec tout en haut, une poêle à frire pour avoir un son de cloche, sur l’autre.

Tom à jardin repris par deux Mac Aura Martin

Ce qui était important pour Matthieu c’était de choisir des instruments avec un son qui lui convienne. Et cela a pris du temps. Dans notre démarche, il y a un côté esthétique et artistique mais aussi un côté technique qui est important.
Nous travaillons en commande MIDI et avec des vérins pneumatiques qui ont l’avantage d’être très costauds et fiables.

SLU : Comment sont contrôlés les bandeaux de leds ?

Alain Milon : Quand on a fabriqué les machines on s’est rendu compte qu’il fallait marquer les effets car pour un spectateur situé à 5 mètres, tout est visible, mais à 15 mètres c’est différent. On a donc eu l’idée de mettre des stripleds gérés en ArtNet.
C’est Jérémie qui les contrôle en timing et cou-leurs via un signal midi que Brad lui envoie. Cela permet une synchro entre le jeu et l’éclairage.

Dans un autre registre, il a fallu respecter des dimensions qui permettent de déplacer facilement les machines. La partie haute se démonte et on passe facilement n’importe où même sous une porte de studio par exemple. Ca peut sembler anodin mais c’est très important et c’est aussi une contrainte technique. Les machines ne mesurent donc pas plus de 80 cm de large et 2,03 m de haut. Pour l’instant je touche du bois, car après 40 dates, il n’y a toujours pas eu de panne. L’équipe de Matthieu est vraiment très professionnelle et s’occupe bien des machines.

Brad Thomas Ackley, le chef d’orchestre

Brad Thomas Ackley, fidèle musicien et producteur de musique pour M, est américain. Il a étudié la musique à Los-Angeles. Sa rencontre avec Matthieu en 2011 se fait par l’intermédiaire d’un ami commun, Dorion Fiszel. Il participe ensuite à l’écriture du titre Mojo et à la réalisation de l’album îl.
Sur la tournée Lettre Infinie, il a développé le système qui lui permet de piloter les automates en live par midi. Musicien de formation, son premier instrument est la guitare mais il joue aussi de la basse. Il est assisté par François Kerjean, issu du monde de la production musicale en studio, il a notamment travaillé pour Indochine.

Brad Thomas Ackley (à droite) et François Kerjean (à gauche) aux commandes des deux Ableton qui gèrent les automates.

SLU : Brad, comment se passe ta collaboration avec Matthieu ?

Brad Thomas Ackley : Il cherche toujours la nouveauté et je dis toujours oui sans vraiment sa-voir comment ça sera possible (rire). À chaque fois ça fonctionne comme par magie. Ce sont donc de bons challenges pour moi. Pour beaucoup d’artistes, le spectacle est calé en TC, mais Matthieu qui a toujours joué en live n’a pas retenu cette solution.

Il a préféré développer des stratagèmes afin d’établir une vraie connexion avec le public. L’ambiance étant différente à chaque concert, il a besoin d’une certaine souplesse, d’autant plus qu’il aime faire participer son public qui devient d’ailleurs un instrument supplémentaire. Pour intégrer tout cela, J’ai mis au point une méthode qui me permet de le suivre sur un simple regard, un mouvement de sa tête ou bien grâce à un signal musical et de jouer avec lui via les batteries automates.

François Kerjean : L’idée c’était de permettre à Matthieu d’avoir un maximum de liberté. Il y a de nombreux moments où on lui permet des structures ouvertes et des impros. Brad s’adapte pour faire rentrer le couplet quand Matthieu le décide ou bien peut faire durer plusieurs cycles de so-los. Tous deux se connaissent hyper bien et se comprennent d’un simple regard.
Je pense que cette liberté malgré le fait de jouer avec des backintrax est une partie très intéressante dans notre kit. Le début des solos démarre et se termine avec une note midi ce qui permet de caler à la fois le son et la vidéo. On lui amène donc des possibilités plutôt que des contraintes. Nous travaillons avec deux Ableton. Un des deux étant plutôt utilisé en séquence et donc plus horizon-tal alors que l’autre gère des samplers.

Pour le dernier tableau une énorme boule à facettes apparaît. Le public est invité à faire quelques pas de danse sur scène.

Conclusion

C’est un spectacle époustouflant. On salue l’immense créativité du chanteur et la capacité de ses équipes à la satisfaire avec talent et des outils technologiques poussés aux frontières du possible sans perdre ce supplément d’âme qui fait toute la différence.
Placer un artiste rock comme M devant une immense composition d’écrans led sans jamais dénaturer l’essence analogique et l’énergie de son répertoire était un challenge ambitieux et parfaitement réussi.

Grâce au choix de plusieurs modules d’écrans positionnés en perspective, la distribution dynamique de différents médias et captations live dans les modules, le travail de con-traste et d’effets du contenu vidéo jusqu’au relief et l’infiltration de sources lumière X4 Bar et VL10 dans cette perspective.
Jérémy Bargues sait les doser en finesse pour qu’elles apportent un complément de texture, comme une touche analogique bien rock aux images restituées. Les strobes JDC1 jouent le même registre, discrets en taille posés au bas des écrans mais terrible-ment efficaces et finalement indispensables pour optimiser l’énergie des images.

Lumière et vidéo sont complices jusqu’à ne plus comprendre parfois qui fait quoi, jouant des tours de passe-passe totalement inédits. Les VL10 sur ponts motorisés montrent une vitalité remarquable même en couleurs saturées et la face, assurée par les poursuiteurs aux commandes des RoboSpot, est parfaite en toutes circonstances, offrant toujours une belle captation, même quand l’artiste se balade au fin fond des gradins.
Les BMFL Blade, se fondent dans le décor pour ajouter à la magie de l’ensemble et créer un univers sur mesure pour l’ambiance du jour car aussi bien Jérémy que Jean-Luc, et Brad, les mains sur les potards ou sur la souris, accompagnent en live la moindre intention de Matthieu.

C’est la fin du show, Matthieu présente l’équipe à son public baigné de lumière par les Martin Mac Quantum Wash.

Plans de Feux

Liste Equipe

Matthieu CHEDID / Artiste
Brad Thomas ACKLEY / Musicien
Feal LE ROUZIC / Régie Artiste
Amara NIAKI / Sécurite
Hocine MERABET / Coach
Jean Marc (Chiquito) VICARIOT / L PRODUCTIONS
Olivier AGASSE / L PRODUCTIONS
Gaspard BORGEAUD / LABO -M-
Franck M’BOUEKE / LABO -M-
Laurent POIRIER / Directeur de Production
Frédéric (Defré) BOURGEOIS / Régisseur
Patrice GIONO / Régie Plateau
Virginie RICHARD / Habilleuse
Pierrick LAPUYADE / Backliner
Christophe RAMIN / Backliner
François KERJAN / Backliner
Nicolas MEYNARD / Ingé Son Face
Thibaud LEBOUCHER / Assistant Son FOH
Didier GOLVIN /Assistant Son FOH
Nicolas D’AMATO / Ingé Son Retour
Fréderic RIMBERT / Assistant Son Plateau
Tony LAMBERT / Assistant Son
Jérémy BARGUES / Eclairagiste, Concepteur Lumière
Laurent CHENE / Pupitreur
Christophe (Bloculus) BUHOT – LAUNAY / Blockeur
Francois LEFEVRE / Assistant Lumiere
Mickael (Mickey) LECOURT / Assistant Lumiere, Robospot Face
Florent COLLIN / Assistant Lumiere, Robospot Contre
Jean Luc ANTOINE / Réalisateur live
Romain DENIZOT / Ingé vision
Paul LACROIX / Tech Led
Tomi PATISSIER / Tech VP
Cédric TACUSSEL / Tech Led&cadreur
Tom DURET / Tech Led&cadreur
Benoit ( Le coach )PITHON / Chef Déco
Jérome SAINT MARIE / Technicien Déco
Julien (Jésus) REYMOND / Technicien Déco
Patrick (Captain) GUILLE / Chef Riggers
Bruno (Gun) SCHEMBRI / Responsable Moteurs asservis
Adrien BERTRAND / Assistant Asservis
Brian BARBE / Structure
Remy KUPERAS / Rigger
Fabrice ANTIER / Chef Catering
Viou PITARD / Assistant Catering
Florian BARDOUL / Assistant Catering
Cédric DESSEVRES / Chauffeur Bus Technique
Clive ARUNDELL / Chauffeur Bus Technique
Doron HADDAD / Chauffeur Bus Artistes
Hugues BOURRINET, Thierry ATLAN, Hesso HEINRICH, Alexandre CHENE, Cyril LAR-GEAU, Gérald FAYE / Chauffeurs ARTYS
Olivier D’ANDREA, Denis FERNANDES, Franck CILIONE / Chauffeurs LST

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Les nouveautés lumière et structures des Ateliers Axente 2019

Par admin

La scène live de démo éclairée par les nouveaux projecteurs Ayrton Khamsin, les Portman P1 Mini Led, les boules à facette en motion et sonorisée par les enceintes FrenchFlair Audio

Les ateliers organisés par Axente chaque année sont une bonne occasion de voir les nouveaux produits du catalogue en situation, d’autant plus lorsqu’il s’agit d’une base de Tower ou d’un système de motion par définition lourd à déplacer.
On découvre donc en 2019 la Multibase Sixty82, les moteurs MoveCat mais aussi le Vip-R Oxo pour répondre aux besoins d’éclairage de buffet et les petits profilés LEDBlade Stripe.

Cet événement, ouvert à tous, séduit aussi par son ambiance conviviale. On vous emmène donc, en vidéo, grignoter une brochette, boire un coup et apprécier l’interview de Yannick Danguy, Directeur des ventes lumière et structure. Il nous détaille ces nouveaux produits.



Sous le Portman P1 Mini Led, le profilé LEDBlade très élégant et matriçable point par point

LEDBlade Stripe, modulaire et polyvalente

C’est une barre de leds pixélisée très fine disponible trois longueurs : 50 cm, 1 mètre et 2 mètres, en deux pitchs : 10 et 16 mm.
Elle est construite sur un profilé aluminium qui supporte un strip led RGB diffusant en natif sur 150° et matriçable en point par point.

Les pattes d’accroche aux extrémités peuvent se décaler voire carrément sortir pour un alignement des barres impeccable ou pour construire des angles et donc créer toute sorte de graphiques.

Détail de la patte de fixation qui permet de les agencer en ligne continue ou angulée.

Les Led Blade sont disponibles dans différentes tailles en linéaire ou en arc de cercle


Différents diffuseurs sont disponibles : en noir fumé ou transparent.

Le Stripe est aussi proposé en arcs de cercle de différents diamètres et reçoit une large gamme de diffuseurs cylindriques ou plats, noirs fumés, dépolis, ou clairs.

LEDBlade a prévu un boîtier d’alimentation / driving Cre:on, capable de contrôler jusqu’à 1 000 pixels, acceptant les protocoles Art-Net, sACN, Kling-Net et SCI relié aux barres par un seul câble en XLR 3 avec recopie transportant l’alimentation et le signal de contrôle grâce à un protocole propriétaire. Attention, le câblage propriétaire utilise un classique à 3 brins de 1,5 mm2. On évitera les câbles type DMX. On pourra choisir de contrôler le Stipe pixel par pixel, ou par paquets de pixels. Si votre console est limitée, vous pourrez ainsi choisir un pitch de 5 ou 10 points.

Superbe design du Vip R Oxo

Oxo Vip-R, un modèle d’élégance

Constitué d’une fine lame d’aluminium brossé, le Vip-R est un mât d’éclairage à leds pour l’événementiel, l’éclairage de buffets étant une de ses applications évidentes. Ses 28 sources led de 1 W en blanc moyen à 4000 K sont couplées chacune à un collimateur à nid d’abeille pour éviter d’éblouir les invités. Le flux en sortie atteint 1 850 lumens.

L’angle de diffusion 15° x 50° a été étudié pour couvrir d’une lumière uniforme un buffet de 4 m en plaçant un mât à chaque extrémité. L’IRC des leds, supérieur à 90, assure une fidélité des couleurs remarquable de quoi donner envie de déguster les petits fours.

Autonome, il tire son alimentation d’une batterie extra-plate, logée dans la base qui assure une autonomie de 10 heures après une charge de 9 heures L’intensité lumineuse se règle via la commande intégrée au pied ou grâce à une télécommande infrarouge.

Facile à régler grâce à ses deux articulations, il mesure 2,4 m déplié et seulement 1,3 m replié en position transport et pèse 10 kg. Ce produit existe en blanc ou en noir brossé. Des flight-cases de 4 seront prévus pour le transport et à côté de la prise powerCON d’alimentation un connecteur USB assure la recharge de votre smartphone si besoin.

MoveCat, les solutions de levage asservi

MoveCat, un fabricant allemand reconnu pour son avance sur les moteurs asservis, propose des solutions complètes de levage intégrant une large gamme de palans à chaîne répondant aux normes BGV D8, D8 Plus, SIG P2, BGV C1 et systèmes de contrôle informatisés pour des niveaux de sécurité de SIL1 à SIL3. Déplacer des charges de 125 kg à 1,6 tonne à vitesse fixe ou variable, suivant une séquence programmée en toute sécurité fait partie des options proposées par MoveCat.

Les moteurs Movecat pour installer du Motion facilement

En démo au cours des Ateliers, deux moteurs reliés à la nouvelle console I-Motion Expert-T III animaient deux grosses boules à facettes. Le premier peut lever une charge max de 250 kg à une vitesse maxi de 33 mètres par minute. Le deuxième est un 125 kg et 40 mètres par minute max.

La console de programmation Movecat avec en haut à droite la carte de restriction de fonctions…

Les deux boules sont animées suivant un plan de séquences enregistré dans la console correspondant à un enchaînement de cues. La restitution est manuelle ou contrôlée en DMX ou par time code.
Toutes les informations de charge, de positionnement et de vitesse sont données dans la console. Le logiciel indique aussi précisément la charge supportée par le moteur et la hauteur par rapport à un repère zéro défini par l’administrateur du système.

… et l’indication des butées à l’écran

Il y a plusieurs types de butées dans le système. Celles haute et basse de fins de course des moteurs et celles de l’application : référence zéro, butée haute ou basse d’un décor ou d’un artiste.
Une carte permet de déterminer le niveau de l’utilisateur (administrateur, super user, user) et son accès à certaines fonctionnalités sachant que l’administrateur a tout pouvoir.

En démo aussi un moteur 1 tonne D8 Plus particulièrement compact. Détail important, MoveCat permet à ses clients de choisir la couleur de la chaîne des palans entre la traditionnelle version chromée et une version noire plus discrète, teintée dans la masse pour ne pas subir les méfaits du temps, qui sera certainement la préférée des prestataires.

Multibase Sixty82

Le Multibase Sixty82 une tower idéale pour supporter des Line Array comme des écrans LED.

Multibase est plus polyvalente qu’une tour de levage classique car conçue pour recevoir quatre types de poutres : 300, 300 renforcée (référence L35), 400, et 500 (ref L52 chez Sixty82) dont dépendra la hauteur maxi, de 3 à 6 m et la charge supportée de 500 kg à 1 tonne pour une ligne d’enceintes.

Elle reçoit 4 types de poutres.

Elle reçoit des stabilisateurs assez longs sur lesquels on vient placer le lest suivant la prise au vent. Une note de calcul qui tient compte de plusieurs hypothèses donne des valeurs du lest.
L’autre application prévue est l’accroche d’un écran led entre deux tours montées en L35S ou L52S à une hauteur de 7 à 8 m et une charge de 1 à 2 tonnes.
La Multibase bénéficie enfin d’une aide au levage classique par moteur pour une utilisation facile et rapide.

Plus d’infos sur le site Axente

 

La Fête des Vignerons 2ème partie: Les Hommes de l’Ombre

Par admin

Je voulais consacrer cette deuxième partie à ces hommes et femmes, dont les spécificités techniques de leurs métiers les rendent indispensables au bon déroulement d’un spectacle. Ils ne font partie d’aucune équipe, mais ils sont à l’écoute de toutes leurs problématiques.

En attendant ….(crédit Philipe Leblond)

Partons à la rencontre de ces aiguilleurs de la data, ces as de la communication, ces maitres du temps, afin d’appréhender leur monde, celui de l’interphonie, du topage, de l’administration réseau ou celui du show control.
Pénétrons dans le monde de l’invisible qui ne se dévoile à nos yeux que lorsqu’il y a un problème technique.

Allô Papa Tango Charlie

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Les hommes de l’ombre régisseurs, machinistes… (crédit Claude Cellier)

Doum en préparation d’un deuxième Watergate (crédit Emmanuelle Husson)

Intercomie, interphonie, il n’existe pas de dénomination spécifique à ce métier et pourtant…. Oh combien important, comme nous l’explique Philipe Leblond plus connu dans la profession sous le nom de Doum.

Cet ancien ingénieur du son télé, habitué des stades, des cérémonies d’ouvertures, d’évènements sportifs comme le Dakar, de concerts ou de conventions, est devenu la référence en matière de communication.
Qui parle à qui ? Qui entend quoi ? Voici les deux questions auxquelles il est confronté quotidiennement et auxquelles il se doit de répondre…instantanément.

« Tout d’abord, définir le cahier des charges. Combien de directions vais-je devoir déployer, combien de personnes vais-je devoir équiper avec un câble ou sans câble et pour quelle zone de couverture ? Régie son, lumière, video, plateau, mise en scène, chorégraphie autant de directions principales sous lesquelles se dissimulent des sous réseaux, et de réseau privatifs car c’est long 2h45 de spectacle sans quelques plaisanteries. Ce qui se dit dans l’intercom, reste dans l’intercom.

Bienvenue dans la matrice : 200 in/out….(crédit Philipe Leblond) Matrice Clear-Com EHX MEDIAN, 2 cartes MVX-A16, 1 carte E-Dante 64, 1 carte E-IPA 64 HX, 1 carte IVC-32

L’aiguillage de toutes les informations primordiales se fait via la matrice Eclipse de la marque Clear-Com sur laquelle est interfacé via la carte IPA, le système sans fil Freespeak complété par le réseau Helixnet, le tout pilotable à distance via le logiciel EHX.
L’implantation se résume à 26 panels en Ip ou en analogique aux multiples clés, de 12 à 32 selon l’importance du trafic, dispersés aux 4 coins de l’arène afin d’équiper chaque régie. A cela s’ajoutent 60 beltpacks HF, 70 talkies et une dizaine de boitiers filaires disséminés de droite à gauche.
Pour les 5 500 figurants costumés, les loges ont été éparpillées dans toute la ville. Ces 8 sites distants, gymnase, écoles…ont été équipés par la Romande Energie de fibre optique, afin de tous les interconnecter.

Ce maillage réseau m’a permis d’installer dans chaque lieu un panel IP afin d’assurer une communication temps réel avec la logistique de l’Arène. Et si jamais la liaison était interrompue pour quelque raison que ce soit, j’ai mis en place sur la matrice un routeur Ubiquity. Celui-ci, grâce à une adresse IP publique, me permet de créer des panels virtuels (agent IC) sur tablette ou smartphone, de contrôler la matrice à distance et surtout de me connecter sur un serveur SIP.

Je vous donne un numéro de téléphone compatible et vous communiquez directement sur le panel ou beltpack concerné. »

Je confirme le don d’ubiquité de Doum, pendant les répétitions il s’est absenté quelques jours. Il était à Cannes sur l’Amfar, bref pas du tout avec nous. En tant que professionnel, il avait placé Margaux pour le remplacer. Le metteur en scène demande une modification de clé et là miracle, Doum lui répond, lui fait sa modif, trois petits tours et puis s’en va, nous laissant, Margaux et moi…émerveillées.

Les répétitions, un long fleuve tranquille

Pour cause de pluie imminente, les répétitions sont décalées. Table de la régie artistique (crédit Philipe Leblond)

Après 6 journées intenses consacrées à l’installation, Doum pensait pouvoir rester confortablement assis sur son fauteuil, afin de superviser le bon fonctionnement de son réseau. Oui mais non ! C’était sans compter sur la magie de la création !
« Généralement durant un spectacle, » m’explique-t-il, « c’est au topeur que revient le rôle de chef d’orchestre. C’est à lui de donner les tops au bon moment et à bon escient, à tous les corps de métiers techniques et artistiques.

Daniele en plein travail de mise en scène (crédit Philipe Leblond)

Devant l’ampleur de la tâche à diriger tout ce monde, figurants, choristes, techniciens, régisseurs …qui je le rappelle sont tous équipés de récepteurs FM ou de in-ears ou d’intercom, Daniele, le metteur en scène, a gardé la main sur les tops concernant la mise en scène. Il a délégué à Bryn Walters, le chorégraphe principal, les tops concernant les danseurs et Maria Bonzanigo, compositrice principale, en a fait de même avec les différentes formations de musiciens.

Cette configuration inhabituelle m’a permis de pousser le système Clear-Com dans ses derniers retranchements. Grâce aux logiciels de commande embarqués EHX et Dynam, j’ai pu, en fonction des tableaux répétés, changer à la demande et quasi en temps réel les affectations des clés ou laisser la possibilité de le faire par exemple aux régisseurs. »

A la question, pourquoi ne pas avoir utilisé la bande UHF ? La réponse de Philippe est sans appel. Impossible. Toute la bande passante disponible entre 470 et 698 MHz est utilisée par les liaisons HF des micros et des porteuses in-ears. La seule solution était de sortir de cette partie du spectre surchargée, en utilisant la norme DECT qui travaille entre 1.880 et 1.920 GHz. Cette technologie est basée sur l’allocation et la répartition dynamique des canaux et de la bande passante en fonction du nombre de connections mises en route. Pour faire simple, le principe de fonctionnement est similaire à nos téléphones portables.

Le calme avant la tempête, mais où est Priscille l’assistante de Doum ? (crédit Philippe Leblond)

Chaque beltpack est en recherche permanente d’une antenne disponible, de préférence la plus proche, tout en tenant compte du déplacement de l’utilisateur. Ce qui s’appelle le roaming en jargon technique. La limitation du système est que l’on ne peut dépasser 10 communications simultanées par antenne, ce qui implique que la 11e s’interconnectera automatiquement ou pas avec une autre, d’où l’importance de bien les répartir. Leur placement va donc dépendre de la distribution des boitiers Freespeak. Sur les 60 utilisés, 40 sont dédies aux régisseurs et machinistes.

Ceux-ci se trouvent aussi bien à l’arrière des quatre scènes situées au niveau 1 (5.5 m de hauteur), qu’au niveau zéro où se dressent les 2 escaliers montés sur vérin hydraulique qui s’ouvrent complètement, mais également sur le FOP via les 4 vomitoires. La zone de couverture est donc composée de la totalité de l’ARENE, des backstages et du déambulatoire dissimulés sous les gradins.

10 antennes Freespeak IP ont été installées à 30 mètres sur les mats à l’arrière de chaque scène, ainsi qu’au niveau des portes principales Nord et Sud. Cette dernière génération d’antenne TCVR-IP est reliée à la base via le réseau AES-67 en utilisant des switchs configurables et surtout compatibles. Justement partons à la rencontre d’un petit gars plutôt grand, discret mais très efficace.

Mutualisation, inter-opérabilité. Où en est-on en 2019 ?

Nouveau métier, place aux jeunes et Baptiste Huguet a tout pour plaire ! Son DUT administrateur réseau en poche, il aurait pu postuler dans une banque. Raté, lui il voulait faire du spectacle et vivant ! Il intègre donc la formation en alternance sur deux ans au CFA de Paris, le bien nommé CFPTS.
Entre son, lumière, vidéo son cœur balance, mais il choisira lumière. Il lui faut à présent un employeur. Ce sera le groupe Dushow qui a très bien compris son besoin d’intégrer ce genre de profil au sein de son personnel pour appréhender les vingt prochaines années sereinement.

Dans les locaux de Dushow montage à blanc des 4 Gigacore 16 XT et 12 Gigacore 14 R. Le tout relié par des fibres (crédit Baptiste Huguet)

Dès l’obtention de son diplôme, il est embauché en CDI. Il ne restera pas seulement confiné à l’entrepôt, sa mission est sur le terrain. Son job est d’assurer le déploiement du réseau lumière et son bon fonctionnement.
Pouvait-on sur cette fête, à haute valeur technologique ajoutée, mutualiser les réseaux audio lumière vidéo et intercom ? Personne n’a osé relever le challenge. Trop tôt. Peut être lors de la prochaine ?

L’audio overIP est distribué par deux réseaux Dante distincts, en double étoile. Le premier est dédié aux sources live, aux sorties vers les différents systèmes de diffusion et vers la matrice d’intercom. Le second est consacré au virtual soundcheck, aux enregistrements quotidiens et aux envois playback de l’Ovation en AES67.
Un début d’interopérabilité : un petit pas pour Audinate, un grand pas pour AES67. Vous l’aurez compris, pas de place pour les canaux intercom et les antennes AES67 et encore moins pour l’ArtNet malgré la présence de 34 SG 350 Cisco 24 ports dont 4 sont équipés en fibre et 8 SG 350 48 ports. Ce sera une mutualisation light / intercom.

Pour les myopes, une vue de plus près, le rouge dans le rouge et le bleu dans le bleu. (crédit Baptiste Huguet).

722 projecteurs, 2 grandMA2 Full, 1 Grand MA2 light, 1 Ultralight, 2 Command Wings, 8 NPU, 4 poursuites asservies RoboSpot Robe et 12 Node8 MKII Luminex pour la distribution du data vont cohabiter sur le réseau conçu par Baptiste :
2 anneaux pour l’ArtNet, le MA-Net, le RTSP pour les caméras RoboSpot et l’IVC 32 de la matrice Clear-Com pour l’interphonie filaire, plus un troisième dédié à AES67 pour les antennes IP de Clear-Com et les nouveaux panels.

« J’ai privilégié les switchs Gigacore Luminex, car je disposais de 170 watts de POE manageable par port pour les alimenter » me confie Baptiste. « Sur ce LAN interne à l’arène, j’ai également interconnecté des sous réseaux physiques en étoile composés de switchs POE (GS110 TP Netgear) pour alimenter en électricité et en data les panels de communication.
Face au besoin de Doum de relier tous les sites distants, j’ai créé un réseau externe en topologie étoile que j’ai interconnecté sur les anneaux de l’arène via des switch Netgear GS724T en utilisant des fibres noires fournies par le prestataire local.

Pour surveiller le bon fonctionnement des Gigacore, j’ai utilisé le logiciel Araneo du fabricant, ainsi que le logiciel client de serveur The Dude avec un routeur de la marque Mikrotik implémenté en serveur dans le réseau pour vérifier tous les états des switchs mais aussi celui des onduleurs et la bande passante des Trunk.

Le logiciel de monitoring, quand c’est vert tout va bien quand c’est rouge, le début de la fin et que dit le Dante Controller ? Copie d’écran lors de la phase de test réalisé en janvier à Nice par Ludovic Morin (crédit Ludovic Morin)

Pour faire fonctionner l’application Agent IC de Clear-Com et le système d’appel de numéro téléphonique émis depuis un mobile vers la matrice, j’ai fait la demande d’une adresse IP publique que j’ai administrée grâce au routeur Edge de Ubiquiti.

Les fibres multi-brins ont été soudées aux longueurs sur place par Hugo (crédit Hugo)

Grâce à ce système, en cas de défaillance d’un panel par exemple, on pouvait joindre Doum via sa matrice de n’importe où en France. Merci Baptiste grâce à toi, nous nous sentons un peu moins désœuvrés face à cette nébuleuse.

Elasticité temporelle : le Show Control

Voyons à présent ce qui se passe du côté de la synchronisation. Il aurait été déplacé de cacher ma relation plus qu’étroite avec Ovation, cette application qui, selon moi, est devenue incontournable lors de ce genre de spectacle. A un moment donné de ma vie d’intermittente, j’ai fait le choix de quitter le terrain pour devenir chef produit chez SCV Audio. Merging Technologies faisait partie des marques dont j’avais la charge.
Les techniciens studio et broadcast connaissent bien le logiciel de recording, de montage et de mixage Pyramix qui a su faire sa place dans le monde élitiste de l’enregistrement d’orchestre classique grâce à ses cartes aux préamplis analogiques et convertisseur très haut de gamme.

Ovation, entouré de ses amis, les Mif4 de chez Rosendhal sur la console Mackie à droite le dernier né de chez Merging Technologies, le Merging+ANUBIS. Il s’agit d’une interface réseau qui veille entre autres au passage d’AES67 dans les méandres du réseau DANTE (crédit Florian Baume)

En 2011 je découvre Ovation qui répond à la demande de transversalité entre les différents acteurs son, lumière et vidéo, indispensable au bon déroulement d’un show.
Cet outil est employé sur nombre de spectacles dont tous ceux du Puy du Fou ou bien Le Roi Lion et les rythmes de la terre le dernier né du parc Disneyland Paris.
L’effet sonore, lumineux, le lancement de la vidéo ou l’entrée d’un personnage peuvent être l’élément déclencheur.

Il est possible de coordonner via les différents protocoles de commandes proposés par Ovation (Ip, Midi, TC, OSC) tous les corps de métiers, en répondant ainsi aux desideratas du metteur en scène. Pour la Fête des Vignerons, chaque tableau utilise un time code LTC 25 frames, calé à des heures différentes.
Ensuite, il est distribué via le réseau DANTE à l’ensemble des consoles audio, lumière ainsi qu’au SMODE qui gère la diffusion de tous les media du FOP et des blades, les écrans positionnés en fond des quatre scènes pour en délimiter l’espace. L’enchaînement des mémoires des consoles, tous corps de métier confondus, est asservi au bon fonctionnement du time code.

Les topeurs, de gauche à droite : Sébastien Fevre, Daniele et Pietro Paolucci le jour de la dernière. (crédit Sebastien Fevre)

Les éléments déclencheurs, généralement des placements de mise en scène à vue, sont orchestrés par Sébastien Fevre et Pietro Paolucci, les deux showcallers (topeur en français), car c’est un spectacle live.
La possibilité de travailler avec plusieurs time lines, une par cue liste, a permis de répéter en simultané jusqu’à 4 tableaux différents, une fonctionnalité très appréciée les jours de pluie.

Sous chaque scène, nous avons pu improviser des salles de répétition indépendantes. En plus d’assurer que tous les évènements divers et variés soient synchrones, Ovation également, un player de cues multipiste ayant pour toile de fond Pyramix. A tout moment, vous pouvez éditer, combiner, merger les sons à diffuser. Ce qui est très utile au vu des nombreux changements qui ont eu lieu !

Le playback orchestre a été agrémenté au fur et à mesure des stems stéréo des différentes chorales afin de renforcer l’intelligibilité de celle-ci. La fonction matrice a été très utile pour envoyer, dans les différents canaux FM, les cue tracks, les clicks et les différents décomptes, avec une gestion indépendante des niveaux, selon la finalité. Un figurant n’a pas besoin d’entendre le click alors que celui-ci s’avère indispensable aux différents musiciens. Il en va de même pour les playbacks orchestre dans le canal FM des choristes. Alors show must go on !

Cycle de la vie

De l’invisible nous pénétrons dans le monde de la création, celui des lumières d’Alexis Bowles, la poésie des images de Roberto Vitalini, qui ont su sublimer cette histoire, celle du cycle de la vie.

Je voudrais remercier tous les techniciens vidéo d’Alabama que je ne peux malheureusement tous citer de peur d’en oublier un, de même pour ceux de la lumière. Il y en a un qui a bravé toutes les tempêtes. Merci à Jean-François Leclercq, l’interface logistique du groupe Dushow.

Je vous laisse avec des photos, de belles photos …

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Mark Knofpler en tournée. L-ISA lui va si bien, même pour un adieu

Par admin

Mark Knopfler vient de tirer sa révérence au Madison Square Garden après une longue et dernière tournée mondiale bâtie sur une remarquable diffusion L-ISA mise sur pied par Solotech et confiée aux bons soins de Maxime Menelec. Reportage à l’AccorHotels Arena de Paris.

Franchement, cela a de la gueule 143 boîtes en l’air quand on rentre à Bercy non ? Regardez aussi le bout de pont tout en haut de l’image. Le futur a aussi atteint la lumière avec une paire de RoboSpot entourant leur caméra.

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On a beau s’y attendre et l’Arena être très grande, la surprise reste entière : il y a du bois, plein de joli bois en l’air et il est parfaitement visible. L’éclairagiste jouera même durant le concert avec les trois lignes principales de K2 du déploiement Focus en s’en servant de gobo géant et en l’enveloppant de couleur par l’arrière. Tout va donc bien dans le meilleur des mondes, cette fois, le son a pleinement sa place.

Maxime Menelec, en charge du système de l’ensemble des dates de la tournée.

Nous retrouvons Maxime ravi de passer en France, lui qui aura levé et descendu cette forêt de multi de bouleau balte au moins 76 fois, la dernière date ayant été le Madison Square Garden de New York aujourd’hui même, 25 septembre 2019.

SLU : Tout a l’air neuf et magistralement déployé. Qui est le prestataire ?

Max : C’est Solotech avec la complicité des anglais de SSE et les allemands de Black Box Music. Le regroupement des trois sociétés.

SLU : Ce qui est en l’air c’est la totalité de ce que vous transportez ?

Max : Quasiment. Nous ne visitons que des Arenas comme celle de Bercy donc nous sommes dimensionnés en conséquence. La base du kit ce sont les trois lignes de 16 K2, 18 Kara pour les lignes Scène 1 et 5 mais je peux monter à 21 boites, et pour le Extensions 15, mais je peux aller jusqu’à 18. Pour les side fills nous avons 10 K2 et quand j’ai besoin de plus, je fais un complément.

Une image du système vu depuis la dernière place possible à jardin. 10 K2 veillent au grain et surtout on dispose d’une vue imprenable sur la panière de LA12X.

SLU : Les amplis prennent l’air aussi…

Max : Oui, ils sont dans deux panières à jardin et cour ce qui réduit d’autant la longueur des câbles vers les enceintes. On a 20 mètres au lieu de 50. Chaque panière dispose de plateformes avant et arrière pour donner accès aux contrôleurs ainsi que d’échelles permettant toute intervention. L’ensemble de ponts, panières et câblage a été fabriqué sur mesure par SSE et nous fait gagner un temps fou au montage. Tout le kit est en l’air en deux heures et demi.

Dave Dixon, FOH de la tournée et surtout à l’origine de son passage d’un simple gauche/droite à L-ISA.

SLU : Comment s’est monté le projet L-ISA ?

Max : C’est Dave Dixon qui tient la console de mixage qui a initié le projet il y a un an. C’est l’ancien assistant de Robert Collins. Ulf Oeckel (KSE L-Acoustics) a travaillé le design et pour des raisons personnelles n’a pas voulu prendre la route. Comme j’ai une assez bonne expérience de L-ISA, L-Acoustics m’a proposé de partir sur cette tournée.

SLU : Les array paraissent droits mais en réalité…

Max : ils sont azimutés vers l’intérieur et ce réglage dépend du step que tu as entre chaque array. Aujourd’hui nous avons un Focus Extended, avec 7 lignes. Les 1 et 7 sont à 23°, les 2 et 6 sont à 10 et les 3 et 5 sont à 5°. La 4 qui est la centrale est évidemment à 0°. C’est essentiel car cela permet d’offrir le meilleur recouvrement entre les divers signaux. Tous les K2 sont ouverts à 110°.

Le « cœur Pop » de L-ISA, l’arrangement Focus avec 48 K2 et 9 KS28 placés le plus près possible les uns des autres pour délivrer le SPL nécessaire à ce style musical dans le grave. Remarquez comme le deux lignes externes convergent à 5° vers l’intérieur.

SLU : Tout arrive au bout de la salle ?

Max : Ici oui, pour le moment je n’ai du fermer les volets des deux têtes du haut qu’à l’O2 à Londres. Je shootais à 120 mètres. Il y a quelques jours à Copenhague à 115 mètres, la voix est arrivée sans aucun problème. L’absence d’interférences change complètement la donne.

Un rack plus que stratégique puisque c’est de lui que partent les flux matricés vers les amplis et qu’arrivent les signaux pour la console. Sécurité avant tout, le processeur L-ISA est doublé. L’Allemagne est bien représentée avec Optocore et RME !

SLU : Comment transportes-tu le signal vers les panières suspendues ?

Max : Tout est en AVB. Avant ça repassait par la console et c’était converti en AES, maintenant on dispose du nouveau rack RME, le M-32 Pro qui sert de convertisseur MADI vers AVB et nous permet d’alimenter directement les P1. Nous avons deux processeurs L-ISA redondants. Pour le transport des flux vers la SD7 DiGiCo, on utilise de la fibre.

SLU : Ca paraît simple et rapide tout ça.

Max : Mais ça l’est. Déjà on a une équipe d’enfer et puis la conception technique de la tournée nous rend la vie très facile. On a beau avoir une grosse configuration L-ISA, la tournée européenne se passe très bien et la branche américaine (qui sera à peine finie au moment où vous lisez ces lignes NDR) devrait se passer aussi bien. Sur les 55 dates en Europe, on accrochera notre config L-ISA partout.

SLU : Tu as déjà la modélisation de toutes les salles ?

Max : Oui, j’ai l’Autocad de chacune d’entre elles et un cador au rig, John Ashton. Le Crew Boss Pete Hugues est aussi un sacré mec, sans parler de Guillaume Richard et Klaus Bolender de l’équipe son. Ca roule vraiment bien.

La Playstation de Max avec ses quatre outils de travail : LA Network Manager, Soundvision, Flux et pour finir Win MLS car, comme il le dit : L’affichage du Win MLS est tellement précis que c’est difficile de se servir d’autre chose après.

SLU : Ce n’est pas très fréquent à 26 ans d’être au système d’une tournée mondiale aussi grosse…

Max : Je le dois à Florent (Bernard Directeur Applications Touring @ L-Acoustics) Il m’a introduit auprès d’Agorà (gros, GROS prestataire italien et international) avec lequel j’ai la chance de travailler sur des tournées de très grande ampleur ou des concerts tels que les 6 soirées de Vasco Rossi à San Siro (le stade de foot de Milan). J’ai aussi collaboré avec Steph Plisson pour les dates de Mylène à La U-Arena. Un super système et puis, Steph au mix, pour moi, c’est l’un des meilleurs.

Max le Mesure. Dans son fly case, 24 micros triés et avec une liaison filaire. Tu ne passes pas à la HF ? Ouiii (rires) Tu me paies les 24 liaisons HF ?

SLU : Confortable le Tourbus ?

Max : Comment dire…Je ne suis pas un fan absolu des Tourbus (rires) et je préfère plancher sur des projets, les lancer et après les confier à quelqu’un de confiance comme Alizée Tricart. Elle est géniale, elle bosse super bien.

SLU : Tu continues la multi-mesure ?

Max : Plus que jamais ! Pour que les Kara aient le même contour que les K2, que les extensions aient aussi le même contour et les mêmes quantités d’énergie dans le grave c’est indispensable d’autant que, contrairement aux spécifications de L-Acoustics, Dave à la face demande que le contour démarre à 300 Hz et pas à 1 kHz.


Dans le rack de design, mesure et pilotage où certaines machines sont siglées Upoint, la société de Romain Berguin et Maxime Menelec, les deux pré-amplis acceptant la volée de micros de mesure utilisés par Max, un DL 251 Midas pour avoir 24 entrées, le Behringer X32 rack pour en avoir 16 disposer de sorties. C’est qu’il y en a des softs à alimenter…

SLU : Tu arrives à obtenir le même contour avec Kara que K2?

Max : Oui car ça ne joue pas fort et on répartit le SPL. En plus on n’a pas besoin d’un gros niveau dans le grave. On n’en a pas encore parlé mais pour toute la tournée Arena, on n’accroche que 9 KS28, une colonne cardio placée derrière la centrale et au plus près des deux autres lignes de K2 pour être le plus cohérent possible. Ce qui sort de la console de Dave est à peu près flat, on n’a pas de contour, il est généré uniquement par la diff.

SLU : Il semblerait que Vlad (imir Coulibre comme l’air) collabore avec Upoint…

Max : Oui. On essaie. (rires) Sérieusement, depuis qu’on se connait on bosse super bien ensemble. Il a son caractère, j’ai le mien (rires) Il travaille depuis quelques temps pour Upoint comme Alizée qui est en Italie.

Un bonheur de journaliste n’arrivant jamais seul (comme d’ailleurs les emmerdes qui volent toujours en escadrille © Jacques Chirac) Florent Bernard et Etienne Corteel s’approchent de notre dictaphone. On en profite !

Là, y’a du lourd ! A gauche Christophe Combet le directeur de la R&D et à droite Florent Bernard le directeur application Touring.

SLU : Quels sont les avantages d’utiliser des multis de 25 mètres pour alimenter les lignes ?

Florent Bernard : On estime pour cette longueur et dans des câbles de 4 mm2, la perte dans l’aigu à environ 1 dB. 25 mètres est du coup la longueur standard et recommandée depuis presque deux décennies.
Monter à 50 mètres la rend forcément plus importante, surtout à cause de la résistance de peau*, mais on la rattrape sans trop de problème en phase de tuning.

* L’effet de peau ou résistance de peau est un phénomène électromagnétique qui fait que, à fréquence élevée, le courant a tendance à ne circuler qu’en surface des conducteurs. Il en résulte une augmentation de la résistance de ce dernier. On contre cet effet par l’utilisation de conducteurs multi-brins qui, à section égale du câble, augmentent la surface de conduction.


Cela dépend aussi du type d’enceinte et de sa mise en parallèle par deux ou par trois. Aujourd’hui nous sommes en mesure de modéliser cette perte en ligne ce qui nous permet de l’estimer et d’être force de conseil, surtout dans le cas de l’intégration où il arrive que les amplis soient très loin des boîtes.

Une vue imprenable sur le système et son câblage aussi court que bien rangé, aussi joli à voir qu’à entendre.

SLU : On sait que L-Acoustics aime standardiser l’usage de son matériel. Comment voyez-vous la mise en panière de vos amplis par SSE ?

Florent Bernard : Sur des dispositifs de cette envergure, ces types de jumbo racks de 24 LA12X chacun sont essentiels en termes de rapidité de déploiement. Nous avons crée avec le LA-RAK un standard qui fonctionne bien pour tout le monde et facilite le cross rental mais c’est normal qu’à un certain niveau, chacun customise ses ressources ampli comme il le désire. Il n’est plus question en pareil cas d’imposer un format.

SLU : La zone de couverture optimum ce soir est de combien ?

Florent Bernard : Beaucoup plus importante qu’en stéréo. On doit avoir entre 65 et 70% du public qui reçoit la superposition du son des différentes lignes offrant la meilleure spatialisation possible. On appelle ça le Quality Mapping et on le visualise sur Sound Vision.
C’est vrai qu’il existe des salle d’une architecture qui convient encore mieux à L-ISA comme les sheds américains où ce chiffre grimpe encore. Certains producteurs américains songent d’ailleurs à modifier le prix des places en fonction du fait d’être placé ou pas dans la L-ISA Zone et pas simplement en fonction du visuel. Forcément tout devant ou sur les côtés on reste avec des mixdown mono, mais pour les premiers rangs on pense à des solutions, on a déjà quelques pistes.

Le Santa Barbara Bowl et sa forme convenant parfaitement bien aux dispositifs de type L-ISA. Ici une couverture en gauche/droite. En vert clair, le tunnel des 15% de gens heureux, en vert foncé ça commence à être plus qu’interférent et en jaune, y’a du son…

Le même lieu en L-ISA avec la partie avec une image de qualité en vert clair, 87% de l’audience, les quelques sièges où ça se gâte en vert foncé et la partie où il y a du son essentiellement mono en jaune. Le jour où les premiers rangs bénéficieront d’un très bon son, la partie sera gagnée.


SLU : Avoir des boîtes qui ouvrent un peu plus ce ne serait pas intéressant ?

Florent Bernard : Oui, pourquoi pas 120, 130° mais au-delà, on rentre dans d’autres problématiques de temps entre les différentes lignes. K2 fait en plus un très joli 110° (sourire) à -6 dB qui va au-delà si on prend en compte que les deux moteurs. On a à 140° et -10 dB, l’ensemble de leur spectre. On travaille aussi beaucoup nos presets et on améliore ce qui peut l’être. On ne dit jamais notre dernier mot (rires).

Le L-ISA Controller. Comme il s’agit d’un système en 7.1, on peu compter sept petits traits noirs représentant autant de lignes. Les Extended sont, comme leur nom l’indique, légèrement écartées en salle comme sur écran.

SLU : Il faut aussi que les shows offrent plus que potentiellement du bon son.

Etienne Corteel (Responsable communication scientifique et fin connaisseur du son de demain chez L-Acoustics) : Quand on pose la question au public d’un show L-ISA il insiste toujours sur la qualité du concert là où parfois on entendait des : « ça m’a pété la tête, je ne comprenais rien ».
En fait le son s’efface et restitue tout le naturel de ce qui se passe sur scène. On n’aura pas d’autres commentaires positifs tant qu’on n’approchera pas une forme de Surround et des mix plus démonstratifs. C’est un chemin…on y viendra.

Noir salle

Notre pass est magique et le service d’ordre nous laisse circuler librement entre fosse et gradins. On crapahute donc discrètement jusqu’au nez de scène durant la première partie où l’on est accueilli par l’habituel rang de lip fills, 4 Kara et deux X12 ici. Le déploiement L-ISA rentre à partir du 6è rang de sièges pour le médium et la bascule complète s’opère au 8è où, certes un peu en mode douche, on retrouve le rendu complet de K2 avec le début de la localisation propre au son immersif by Marcoussis.

Un LA Netwok Manager pas mal garni, où l’on a la confirmation que tout le système est alimenté et verrouillé en AVB.

L’AccorHotels Arena a eu beau avoir été traité acoustiquement, les retours sont encore assez nombreux et denses, peut être une conséquence de l’énergie dispensée par un système par essence non interférentiel. Cela sera encore plus vrai une heure plus tard avec le rimshot de Your latest trick de Dire Straits, mixé il est vrai, quelques dB trop fort…

On quitte le devant de la scène pour escalader le haut des gradins tout à l’opposé. La voix de la première partie, un guitare / voix d’une rare tristesse, arrive assez sereinement aux derniers sièges mais laisse un peu de brillance et de SPL dans le trajet. Vu le niveau auquel ça joue, cela se rattrape aisément sur les boîtes du haut. La balance tonale est respectée ce qui prouve qu’avec L-ISA on peut réellement tirer en intérieur à 110 mètres (max de Bercy) et même un peu plus, sans léser les spectateurs.

Le tandem du son, Max au système et Dave Dixon au mix face. On est à quelques minutes du début du show de Mark Knopfler.

De retour sur l’immense parterre surélevé et planté de sièges, on suit à l’oreille la voix en provenance de la ligne centrale. K2 a beau ouvrir large, à 110° le cran à -6 dB est surtout perceptible dans le médium. Quand on repasse dans les gradins et on s’écarte encore un peu latéralement, on garde le bas et le haut, mais on perd rapidement pas mal de corps et de texture de la voix. Bien entendu cela est compensé par les deux side fills aussi en K2 et jouant un mixdown mono pour ramener présence et équilibre au mix.

Durant la première partie nous sommes régulièrement repassés par la régie pour constater la qualité et la régularité de couverture par rapport au point de mix.

Bravo à ce propos à Max pour la régularité de la couverture et la qualité de tous les raccords. L-ISA a beau apporter de la fluidité en démasquant ce que les deux lignes « stéréo » habituellement passent par pertes et profits, son travail de conception et de calage du très gros kit, offrent un confort d’écoute remarquable à très bon, partout.

Noir salle & Knopfler

Curieusement cela attaque fort. 96 dBA. Le final de la première chanson est à 102 dB et avec L-ISA et sa liberté dans la propagation du son, une telle pression mord un peu. Le contour volontairement bas, rend le mix très agréable et équilibré à bas niveau mais plus dur dés qu’on s’approche ou dépasse des trois chiffres d’autant que la captation est extrêmement détaillée et précise. Les percussions sont par exemple un plaisir de finesse et définition mais piquent un peu.
On est cela dit captivé par la qualité des sonorités et des musiciens présents sur scène. La gratte de David et sa voix, la batterie, les cuivres, leur rendus sont magnifiés par L-ISA, mais de la même façon qu’on excelle en captation, on se doit d’en faire de même avec la dynamique et l’égalisation dynamique et malheureusement, ça pèche un peu.
Il est vrai aussi que nous en sommes au tout début du mix par objet et cela demandera un certain temps aux ingés son à intégrer et à maitriser cette nouvelle diffusion tellement libre. Pour le moment, jusqu’à 95 dBA c’est un bonheur, au-delà, le bon vieux gauche/droite et son boulet interférent paraissent plus adéquats au gros niveaux.

Un très beau tableau lumineux où les trois lignes centrales s’habillent de photons et créent des ombres magnifiques. Tant qu’à les avoir au dessus de la tête, autant s’en servir !

Rien à dire en revanche question spatialisation. On est réellement face à un front sonore inédit de largeur et de clarté où chaque élément qui le compose a parfaitement sa place où qu’on soit dans la zone de couverture L-ISA. Le grave aussi tire un énorme avantage d’une exploitation centrale et peu interférente avec les lignes où se concentrent les sonorités les plus chargées en bas du spectre.

Plus le concert avance, plus cela devient une évidence. Après le classique qui revît avec L-ISA, la pop peut en faire autant. La multi diffusion et le mixage par objets via des matrices intelligentes est l’avenir, mais à quelques conditions dont la plus importante est de séduire le spectateur en devenant plus événementiel et démonstratif. L-ISA ne doit pas simplement être le rêve des sondiers qui trouvent enfin un outil imparable de démasquage et de positionnement.

Le public doit pouvoir s’extasier sur le son comme il le fait avec la scénographie et les lumières pour justifier un déploiement qui atteint le double d’un gauche/droite, un temps de montage plus important et un temps de pré prod incompressible.
Le son doit non seulement accompagner et resituer dans l’espace les artistes, mais accompagner la scénographie et les lumières, souligner les effets et bouger.

Quand de nouveaux shows seront créés, que les mixeurs seront formés afin qu’ils puissent participer à la définition de la performance sonore et ensuite concevoir, encoder et gérer cette cavalerie sonore, l’expérience sonore sera exceptionnelle. L’audio n’est plus sur des rails, les ingés son peuvent le conduire et aussi inventer des nouvelles routes. Plus belles.

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Philips already sold over 5,000 PicoPix Max pico projectors on IndieGogo

Par pico

Philips recently announced the PicoPix Max, a premium and relatively large but still portable Android-powered pico projector that features a Full-HD native image, 800 lumens and a battery life of up to 3 hours. Our friend Charbax posted a nice video showing a prototype device, and Philips says on the video that it already sold over 5,000 such projects on IndieGogo!

 

Jenifer à la Seine Musicale avec Rico, Bobo et Soundscape

Par admin

Petit à petit l’immersif gagne du terrain y compris en France et nombre de tournées s’y essaient avec l’aide et la complicité de leurs prestataires et des deux marques française et allemande qui ont pris une certaine avance dans ce domaine.

Nous avons été à la rencontre des techniciens de Jenifer pour B Live lors de la date à la Seine Musicale, Rico Berrard au mix et Boris Jacquier-Laforge au Soundscape. Mais là où c’est interessant, c’est que nos deux compères ont décidé de se lancer en prenant quelques libertés avec les préconisations de d&b. Récit.

Bobo et Rico.

Boris Jacquier-Laforge, Bobo pour les intimes…: D’un côté il y a ce que les fabricants préconisent comme montage garantissant un résultat immersif optimum via des règles à respecter scrupuleusement, de l’autre la possibilité de parvenir à partir d’une implantation quasi standard, à bénéficier des effets du Soundscape.
Nous avons voulu voir jusqu’où on peu aller, quelles sont les limites en dessous desquelles ça ne marche pas.

SLU : Quelle est la configuration du système ?

Bobo : Un gauche/droite, un central et des outfields, avec un central rallongé pour porter plus loin. On sait qu’on n’est pas dans les clous car il faudrait cinq lignes identiques et ouvrant large dont l’écart ne dépasse pas 70% de la distance vis-à-vis des premiers spectateurs couverts par le système. Dans notre cas nous disposons d’un kit quasiment standard et donc…

Vu comme ça, on dirait un kit standard pour Zénith, 5 SL-SUB, 12 KSL et 9 V, mais la ligne centrale et la DS100 changent la donne…

SLU : Composé de beaucoup de 8 et quelques 12 !

Bobo : C’est ça. Le KSL du main comporte en standard dix boîtes de 8 et deux de 12. Nous avons réussi à panacher en huit KSL8 et quatre KSL12. Là où on s’en sort beaucoup mieux c’est avec la centrale en V où nous avons deux V8 en tête qui portent loin et huit V12 pour bien couvrir le reste de la salle.

Le truc qui change tout, la ligne de 10 V dont huit V12 et dans lesquels aboutissent beaucoup d’objets. Idéalement il faudrait du KSL, mais même en V, ça commence à bien démasquer.

Pour les outfields nous sommes passés de 6 à 9, toujours du V, et nous aurions voulu les employer en complément du système principal pour élargir l’image de certaines sources dont les effets ce qui marche très bien.
L’inconvénient réside dans la voix principale qui placée dans la matrice DS100, sort avec le maximum d’énergie par les V du centre, avec un complément dans le G/D et une dernière lichette dans les outfields.

Pour l’architecture Soundscape c’est parfait, mais comme on n’a pas exactement les boîtes et le nombre dans la centrale, on perd trop de voix sur les côtés, ce qui n’est pas possible vis-à-vis de l’artiste et du public.
Même avec une configuration optimum de 5 lignes identiques, on aurait dû placer des outfields pour déboucher les côtés et renforcer surtout la voix. Du coup on a exploité nos deux lignes externes en somme mono. Ce que l’on perd en spatialisation, on le gagne en qualité et intelligibilité sur les côtés.

SLU : Il n’y a pas moyen de «gonfler» disons à la mano la voix ailleurs que sur la centrale?

Bobo : Je crois que d&b travaille sur la question, un peu comme avec une matrice telle qu’on la connaît, mais avec le délai qui va bien.

La matrice DS100 prise en sandwich entre DS10 et Ghost

SLU : Dans l’attente que les fabricants nous sortent des enceintes spécial immersif qui ouvrent encore plus.

Bobo : C’est ça !

SLU : Votre approche un peu expérimentale avec Rico est bien vue par l’artiste au sens large comme par B Live ?

Bobo : Oui, dans la mesure où on garantit toujours le rendu d’un gauche/droite de qualité. B Live nous suit dans la mesure de ses possibilités en nous mettant à disposition une matrice et en nous permettant de panacher le système pour disposer du maximum de têtes en 120° !

SLU : Quelles sont les découvertes que vous avez faites en allant au-delà du G/D ?

Bobo : Déjà que dans Soundscape, le sub est prévu pour être un point central ou un arc sub et donc n’a aucun délai. Ton pied sort au centre à temps 0 et avec un délai sur les côtés, mais le sub reste à temps 0.

La page du R1 de visualisation des objets tels que positionnés grâce à la matrice DS100

Comme nos SL-SUB sont en G/D et qu’on ne peut pas accrocher de subs au centre dans toutes les salles, on a fait le choix de sortir pied, snare, basse et tout ce qui a énergie et impact en mode OFF pour ne pas déclencher les délais dans la matrice et être certain d’être calé.

Tout ce qui est guitares et claviers est en mode Tight et enfin pour les sources plus dures à traiter comme les pads et les effets, on a choisi le mode Full où l’objet est le plus spatialisé et démasqué.


SLU : Comment se passe ce choix entre les algorithmes ?

Bobo : Il n’est pas évident dans la mesure où au début tu paramètres l’ensemble sur Full et que pour certains objets, le résultat n’est pas probant, sans doute à cause de notre configuration qui n’est pas optimisée. On en profite quoi qu’il en soit pour décortiquer tous les paramétrages pour en saisir l’impact réel dans les divers éléments du système.

SLU : Comment fais-tu à avoir assez d’énergie dans la ligne centrale en V…

Bobo : Pour le pied j’ouvre un peu vers les deux KSL en reculant l’objet, ce qui en route une petite partie en dehors du V. Les subs font le reste. Pour la snare en revanche qui est aussi sur Off, je joue à fond sur le recul de l’objet et, le résultat est très probant. On retrouve du gras et la balance tonale du KSL.
Ouvrir le mix ne serait-ce que sur trois lignes, démasque nettement le bas médium. On perd à peine de côté frontal mais on gagne de l’air et de la précision sur chaque objet traité. On avait déjà agi de la sorte avec Rico en 2015 sur la tournée de M Pokora où grâce à un Sonic Emotion, on a trouvé de la place pour des tas d’effets qui ne sortaient pas dans le bas médium.

La régie SSL de Rico, du son anglais pur jus qui se transforme par la magie de la DS100 en son anglo-allemand puisque nombre de fonctions et de réglages se font en dehors de la console.

SLU : Comment vous gérez le passage entre les dates en G/D et celles avec Soundscape ?

Bobo : Il faut d’abord que nous ayons un beau mix en stéréo et que le passage via Soundscape se fasse en plaçant les sources et en retouchant les niveaux au travers des objets et pas de la console.

SLU : Pas évident, la gestion dynamique et le rendu fréquentiel en salle d’une source jouée dans un G/D ou dans un système de spatialisation n’est pas du tout la même chose. On n’en est qu’au début…

Bobo : Je suis d’accord, on défriche et c’est pour ça qu’on a cette démarche avec Rico et Arnaud Bonhomme qui tient le système sur la tournée de Jenifer. On est tous les trois dans la même mouvance. Il y a les principes, la réalité économique et le résultat final.

Deux Realtime Rack en plus des effets internes de la SSL et ces quelques goodies. Le son de Rico est fat de chez gros… tout s’explique.

On échange énormément avec Pierrot (Scalco) et Matthieu (Delquignies) de d&b France et on apprend beaucoup, tout en bénéficiant d’une relative liberté de mouvement de la part de la marque, ce qui ne serait sans doute pas le cas chez d’autres fabricants (rires).
Tous les soirs on doit envoyer un joli show et avancer pas à pas en apprenant à déconstruire notre habitude d’écoute. Quand la première fois tu passes d’un mode à l’autre, c’est plus que changeant (rires).

SLU : Quel est le gros plus pour le public selon toi ?

Bobo : La portion beaucoup plus importante de gens qui baignent dans un son où l’on puisse localiser précisément une source.

La page Function Groups de la matrice avec spécifiées, les groupes d’enceintes et les délais. Le point 0 et donc le plus reculé, ce sont les deux lignes de 5 subs placées derrière celles des KSL. Tout le reste de la diffusion est donc délayé pour « attendre » le grave.

SLU : Comment places-tu tes objets, par lignes de boites ou dans l’espace ?

Bobo : Non, dans l’espace. Les lignes ne sont pas matérialisées. Tu places ton objet là où tu veux qu’il soit et la matrice DS100 s’en débrouille.
En revanche tu dois spécifier à l’avance les délais entre les différents groupes d’enceintes qui composent ta diffusion puisque tu joues avec 3 algorithmes différents.
Soundscape t’offre plein de possibilités, mais comme ce n’est pas un système fermé, il nécessite de bien travailler le calage et ensuite le choix des algorithmes.

SLU : Comment alimentes-tu ta matrice ?

Bobo : Je sors 32 canaux de la SSL pour aller vers la DS100 qui en accepte 64 en 48 kHz. Comme la SSL marche en 96 kHz et que notre session est à cette fréquence, on n’a que 32 sorties de disponibles, même si on insère le SRC en sortie, donc on a crée des stems. Si on avait pu utiliser les 64 on l’aurait fait, on se serait amusé encore plus !

Noir salle

Une balade dans la salle valide les choix. La couverture comme la mise en phase sont parfaits et à part une inévitable perte de présence et de mordant dans le bas-mid en passant de KSL à V dans les outfields, tout fonctionne. Le seul petit problème, mais indépendant du système et de la nature de son déploiement, concerne le grave, manquant un peu d’attaque et de précision. Malgré des enceintes cardioïdes, têtes KSL comme subs GSL-SUB, la Seine Musicale prolonge et brouille un peu le bas en le rendant moins net, un phénomène que nous avons déjà constaté lors d’autres reportages.

Le mix de Rico est mastok et profite à plein du rendu d&b et de l’efficacité des KSL. La batterie notamment sonne gros, très gros et colle au coté pop très frais et adorable de l’artiste et de ses titres. La voix de Jenifer est bien rendue malgré la charge de travail à laquelle est confrontée la ligne centrale de de 9 x V.
Le fait de cantonner la spatialisation entre trois lignes seulement ne permet pas de bénéficier d’un effet d’ouverture complet que le public puisse facilement apprécier et citer spontanément, même s’il ne fait aucun doute que le son gagne en fluidité et est mieux placé et discriminé.

Ahh mais ouaaaaii, c’est donc ces trucs accrochés qui font du son…;0)

Ces essais ont malgré tout le mérite de démontrer l’utilité de « l’immersif » mais aussi le besoin de mettre au moins trois points centraux égaux et puissants pour avoir de l’énergie et deux autres peut être moins gros pour couvrir l’espace scénique et bien écarter le front sonore.
Cela oblige aussi à disposer d’enceintes de type 120° en grand nombre, un phénomène peu usité chez d&b dont les kits standard 80-120 rendent cette race de boîte assez rare…

Mais surtout cela met en exergue le besoin de produire des shows immersifs dès leur conception et ensuite d’investir pour cette technologie afin que les prestataires s’équipent et déploient des systèmes qui fassent que le public puisse enfin s’extasier aussi sur le bois et dire un jour : « le show était génial, la guitariste s’est baladée en salle et le son ne l’a jamais quittée et quand l’artiste allait d’un côté, sa voix la suivait.., comme les lumières ! »

De gauche à droite Nirina Rakotomavo claviers, Audrey Tesson guitare, Jenifer, Laurène Vatier basse et Camille Bigeault batterie.

Bravo en tout cas aux trois complices Bobo, Rico, Arnaud et à B Live qui joue le jeu car, comme le chante si bien Véro Sanson, celui qui n’essaie pas, ne se trompe qu’une seule fois. Ils ouvrent aussi la porte à un usage moins contraint, moins onéreux et plus créatif de la matrice DS100, la clé à molette de d&b. Merci et bravo enfin à Jenifer et au groupe de musiciennes qui l’accompagne. Ca tourne, ça bouge et ça pétille. Grave !

D’autres informations sur le site B Live et sur le site d&b audiotechnik

Rico Berrard : mix face
Yann Garnier : mix retours
Arnaud Bonhomme : système
Boris « Bobo » Jacquier-Laforge : gros son

 

La French Team et FrenchFlair Audio, plus forts ensemble

Par admin

A gauche, Arthur Musy, responsable marketing de FrenchFlair Audio, Alain Hercman, directeur du département audio d’Axente et Guillaume Boda, co-fondateur et directeur de la R&D de FrenchFlair Audio devant les nouveaux locaux de R&D et production, qui restent à Lyon.

Après Sixty82, Portman et Frenetik, la French Team s’associe à l’équipe de FrenchFlair Audio, pour accompagner le développement de ce fabricant d’objets sonores professionnels, nouvelle coqueluche des architectes et installateurs de lieux de prestige.

Guillaume Boda, et son équipe ont développé une gamme d’enceintes acoustiques d’installation, très spécialisée, pour des lieux où l’aspect esthétique de tout élément intégré doit répondre aux désirs de l’architecte. Ainsi se définissent les 3 têtes de la série AS.
Elles sont de forme fluide, élégantes et livrables aux couleurs d’un nuancier RAL de 200 références. C’est le matériau utilisé pour le châssis, l’aluminium moulé, qui autorise la forme quasi conique des têtes. Alors au choix, on les expose en optant pour une couleur de contraste ou on les fait jouer caméléon.

Au siège social de FrenchFlair Audio basé au Parc de l’Evénement, Jérôme Bréhard, directeur général d’Axente, Christophe Carles Directeur technique du département audio d’Axente et Xavier Drouet, gérant de FrenchFlair Audio.

Dans les deux cas, leur rendu acoustique est de qualité et leur SPL Max à même de sonoriser, un restaurant club ou un bar lounge : FrenchFlair Audio vise l’hôtellerie haut de gamme avec aussi toute une collection de suspensions, perchoirs, et lyres qui s’intègrent au design final avec une rare discrétion ou une fantaisie recherchée.
Depuis sa création en 2013, la société est basée à Lyon, ou une équipe de 3 personnes veille à son fonctionnement :
R&D, assemblage et commercialisation. Toutes les pièces sont fabriquées en France et les haut-parleurs d’origine européenne.

La gamme AS : trois têtes et deux subs pour sonoriser les lieux festifs de l’hôtellerie chic

Pour comprendre les motivations de FrenchFlair Audio et de La French Team à envisager l’avenir ensemble, nous en avons rencontré les antagonistes : Guillaume Boda, acousticien, fondateur de FrenchFlair Audio, Jérôme Bréhard, Christophe Carles, Xavier Drouet et Alain Hercman pour la French Team.

SLU : Guillaume, quelle est l’histoire de FrenchFlair Audio et votre cursus ?

Guillaume Boda : Je viens de la sonorisation pro. Après une licence professionnelle en acoustique au laboratoire d’acoustique du Mans, j’ai fait mes armes à la R&D de Nexo pendant 4 ans. Ensuite j’ai travaillé en Australie pour un fabricant audio, Quest Engineering où j’ai pris en charge le développement des produits électroacoustiques, l’intégration de technologie occidentale et le développement industriel.
L’idée de créer une enceinte acoustique comme un objet dans l’espace, à l’instar de ce qui se fait en luminaire, a germé en 2012 en association avec un ancien copain de Fac. Il travaillait dans l’acoustique du bâtiment en lien avec des architectes. L’offre en 2012 paraissait très conventionnelle et l’on s’est dit qu’il y avait de la place pour un imaginaire un peu supérieur sur le produit même qu’est l’enceinte de sonorisation.

La démarche de créer un objet avec une esthétique différenciante nous rapprochait des architectes avec lesquels mon associé à l’époque avait pas mal de projets. Il a ramené un mode de travail sur des projets architecturaux et moi je portais le développement de produits et l’industrialisation que j’avais appris en Australie. Le nom FrenchFlair identifiait le savoir-faire électroacoustique français qui est reconnu à l’étranger. Je suis revenu d’Australie pour m’installer à Lyon et nous avons monté le projet pendant 1 an avant la création effective de la boîte en 2013.

Le restaurant chic et décontracté du Byblos Beach à Ramatuelle équipé en FrenchFlair Audio – Intégrateur : Colorsonic

SLU : Quelle sorte de collaboration avez-vous définie ensemble ?

Xavier Drouet : C’est une prise de participation de la French Team (les dirigeants d’Axente et de Frenetik. NDLR) qui intègre le contrôle de l’entreprise dont je deviens gérant. Le siège social passe au Parc de l’Evénement à Longjumeau. Guillaume Boda, fondateur de FrenchFlair Audio est notre associé et se concentre sur la R&D et la fabrication toujours à Lyon. Nous prenons en charge la commercialisation (Via Axente pour la France), l’objectif étant le développement international de la marque.

SLU : Pourquoi prenez-vous une participation dans cette entreprise ?

Jérôme Bréhard : C’est une volonté de développer l’audio et des marques dans la continuité de ce qui a été initié avec Frenetik. C’est aussi la rencontre de Guillaume qui a été extrêmement motivante. C’est nous qui sommes venus à lui. Ce n’était pas son projet mais nous avons vu en lui un créateur, un inventeur. Et l’idée nous est venue que nous pouvions ensemble aller encore plus loin dans la réalisation de ses projets en lui apportant des moyens financiers et le support d’une équipe (commerce, marketing, communication, etc…).
On sait que c’est difficile parfois pour une petite société de se développer, on peut très vite être amené à se créer des barrières. C’est donc la volonté de passer FrenchFlair Audio de start-up à scale-up, donc de passer à la vitesse supérieure en termes de développement de l’entreprise.

Guillaume Boda : je n’étais pas en recherche mais j’étais plutôt ouvert. Avec mon associé de départ, on a fait face à quelques années un peu compliquées suite à la création de la société. C’était notre première entreprise. La sauce a pris, notre démarche sur le marché a été plutôt bien accueillie. Nous avons commencé à travailler avec pas mal d’intégrateurs influents en France. Puis je me suis séparé de mon associé. L’entreprise a commencé à mieux fonctionner et s’est posé le problème de faire face à la croissance. Il y a deux façons de faire, soit on continue à travailler un petit peu dans son coin et on compte sur la croissance organique pour faire grossir la boîte, soit effectivement on trouve un appui.

Pour l’espace événementiel Pavillon Elysée, l’intégrateur Vidéosonic a choisi de montrer les AS3 en optant pour des suspensions.

Quand on a commencé à discuter avec Axente via Alain Hercman, il s’est trouvé que les envies étaient communes, pour eux d’intégrer des compétences en acoustique et en développement de produit audio, et moi j’étais intéressé à m’associer à des gens qui pouvaient appuyer un développement industriel et commercial. Ce n’était pas un besoin immédiat mais j’allais devoir y faire face. Je ne me serais pas précipité vers des gens qui auraient pu apporter uniquement des finances, j’avais envie d’une relation humaine, de confiance et je suis content d’avoir trouvé des partenaires qui évoluent dans l’audio.

Jérôme Bréhard : On aime aussi la complémentarité des âges, des générations. Aussi bien les fondateurs de Portman que Guillaume sont jeunes. Ils ont une vision du monde différente de la nôtre, une vision du business beaucoup plus moderne : c’est hyper nourrissant.

SLU : Pour la French Team ça participe à une démarche de croissance externe ?

Xavier Drouet : Non, certainement pas. Si on voulait faire de la croissance externe à tout prix on achèterait des grosses boîtes. On en a les moyens. On veut développer FrenchFlair Audio à l’échelle humaine et la faire grandir à notre image. C’est pareil pour Portman, et nous avons démarré Sixty82 à zéro et Frenetik à zéro également. C’est un moyen d’avoir une bonne vision du marché de la lumière, de la structure et de l’audio, qui sont nos terrains de jeu.

SLU : Quel est le chiffre d’affaires de FrenchFlair Audio

Xavier Drouet : Pour 2019 on attend 600 000 €, l’objectif étant de développer l’export qui représente très peu aujourd’hui avec seulement trois distributeurs.

La salle des Fresques du Pavillon Elysée équipée d’AS5 montées sur lyre. Intégrateur Vidéosonic

SLU : Quels sont les effets immédiats de cette union ?

Jérôme Bréhard : FrenchFlair Audio a déménagé immédiatement (en août NDLR) dans des locaux beaucoup plus grands, et nous avons lancé des recrutements. On apporte une capacité de développement une capacité d’industrialisation, parce que nous croyons fort dans le design et dans les performances des produits.

Xavier Drouet : Et La French team apporte la marque Frenetik dans la société FrenchFlair qui a maintenant en charge la R&D, la production et la commercialisation des deux marques à l’export, Axente se concentrant sur la France.

SLU : FrenchFlair Audio fait appel à des sous-traitants ? Si oui, avez-vous prévu de l’équiper d’outils de production ?

Xavier Drouet : Oui, aujourd’hui ils assemblent des produits dont les composants sont sous-traités. La région lyonnaise est un bassin de compétence industrielle et Guillaume sous-traite pas mal de choses. Avec les moyens financiers que l’on apporte, on va pouvoir organiser la production différemment et réaliser plus de choses en interne comme la soudure aluminium et une partie de l’usinage, pour accroître la réactivité et la maîtrise du produit.

Les têtes adoptent un profil conique grâce au choix de l’aluminium moulé. AS3 (HP large bande 3”) et AS5 (HP coaxial 5”/1”).

SLU : Frenetik et FrenchFlair Audio sont deux marques destinées au marché de l’intégration. Resteront-elles à terme dissociées ?

Alain Hercman : Ce qui est commun aux deux marques c’est leur ADN de spécialiste très pointu, mais sur des marchés très différents et totalement complémentaires.
Le marché de FrenchFlair Audio c’est l’architectural personnalisé en petites ou grandes séries, Frenetik est centrée sur les solutions techniques en réseau Dante, PoE.

L’AS8 (HP coaxial 8”/1,5”)

Christophe Carles : Si on raisonne purement audio, en excluant l’esthétique et le Dante, de par la limitation du PoE+ aujourd’hui, et même si on passe au PoE++ demain, Frenetik restera une marque d’enceintes de petite puissance, alors que les FrenchFlair sont des enceintes de puissance.
Elles commencent là ou Frenetik s’arrête en termes de performances. FrenchFlair Audio peut faire du bar lounge, et produire des niveaux festifs, alors que Frenetik s’arrête à un niveau d’annonce et de musique d’ambiance.

Jérôme Bréhard : Nous avons des marques de spécialistes. On ne veut surtout pas développer des marques qui coifferaient tous les besoins du marché.

Un espace de la Fondation Louis Vuitton à Paris équipé en AS5. Scénographie : Labeyrie – Intégrateur : ETC Audiovisuel

SLU : Est-ce que vous apporterez à Guillaume votre expérience en sourcing ?

Jérôme Bréhard : Guillaume restera libre de ses choix, suivant notre démarche de respect du designer et du créateur. Parfois ce n’est pas toujours facile de travailler avec des artistes, on en a l’expérience, mais c’est la clé du succès et je sais que l’équipe attache beaucoup d’importance à conserver cette liberté de création. Alors oui, on espère apporter des choses positives mais surtout on ne va rien imposer.

Xavier Drouet : Chacun porte sa pierre à l’édifice dans un esprit collégial. Christophe Carles pour la partie technique – ils sont très complémentaires Guillaume et lui – Alain Hercman et Jérôme Bréhard procurent leur compétence commerciale et un retour de terrain. Bien sûr on maîtrise des solutions industrielles pour avoir déjà investi dans une production de structure, une production d’éclairage et aujourd’hui une production audio, toutes intégrées aux entreprises, ce qui n’était pas le cas précédemment avec Ayrton où l’on sous-traitait toute la fabrication.
C’est le dénominateur commun de nos investissements d’intégrer la production et de ne pas dépendre d’un fabricant extérieur. C’est aussi ce qui nous a séduits dans cette nouvelle coopération : un produit français, fabriqué en France avec un nom très français (Rire)

Les deux subs de la gamme sont en bois : AS-S10 en 10” et AS-S24 en double 12”

SLU : Parlons de la gamme et de ses caractéristiques spécifiques. Pourquoi avez-vous choisi l’aluminium moulé pour réaliser le corps des enceintes ?

Guillaume Boda : On a validé acoustiquement l’utilisation de l’aluminium qui apporte davantage de bénéfices que de contraintes. Dans le secteur audio pro, les fabricants audio classiques font appel à l’industrie du bois, mais le bois limite énormément la forme même de l’objet. Il y a des marques de monitoring de studio qui utilisent l’aluminium, on pense à Genelec ; on pense à Klein Hummel.
On avait l’intuition que l’aluminium était un matériau déjà accepté sur ce marché, et il est particulièrement apprécié dans le domaine architectural. Les architectes adorent l’alu, en structure, visserie, interrupteurs, luminaires… Ce matériau nous a permis d’aller plus loin dans les formes. Il offre cette rigidité, et il est beaucoup plus léger que d’autres métaux.

SLU : Comment s’organise la gamme ?

Guillaume Boda : La série AS est constituée de trois modèles de tête et deux subs. L’AS3 utilise un haut-parleur 3 pouces large bande, L’AS5 est montée avec un coaxial de 5 pouces / moteur 1” et l’AS8, un coaxial de 8”/moteur 1,5”. Le sub AS-S10 est un 10”, et le AS-S24 utilise un double 12”.

200 références sont proposées dans le nuancier RAL pour personnaliser la coque des enceintes

Jérôme Bréhard : Il y a une sélection de 200 RAL pour les corps et une sélection de couleurs pour le tissu acoustique en face avant. De même pour les systèmes d’accroche et la gaine des câbles, on peut assembler les couleurs en fonction des besoins.
C’est ce qui séduit beaucoup les architectes et décorateurs parce que l’objet est élégant et qu’ils peuvent en plus le rentrer dans des codes couleur.

Une collection de 17 couleurs au choix pour le tissu acoustique de la grille de sortie.

SLU : D’où viennent les haut-parleurs utilisés ?

Guillaume Boda : Ce sont principalement des haut-parleurs de marque européenne et fabriqués en Europe. Je connais assez bien les fabricants de haut-parleur du fait de mon expérience.

SLU : Est-ce que vous préconisez des systèmes d’amplification particuliers

Guillaume Boda : Non, il y a des presets recommandés pour le filtrage des têtes et des subs, mais il n’y a pas de marque recommandée. Le client est libre de ses choix.

SLU : Quelle est la limite en quantité d’une série sur-mesure et le délai de fabrication ?

Jérôme Bréhard : Il n’y a pas de limite inférieure, c’est de la personnalisation, pas de la transformation, et le délai est raisonnable, entre 3 à 4 semaines.

La suspension trapèze : élégante et très originale

Alain Hercman : l’intérêt du concept c’est d’avoir des enceintes qui se placent sur des rails comme des spots lumière et qui vont se positionner à l’endroit où ça va fonctionner. On ne va pas mettre une enceinte dans un angle parce que c’est là qu’elle sera la plus discrète.
On peut placer dans l’espace ces objets sonores qui sont beaux, sans faire de compromis sur la qualité audio grâce aux possibilités d’accroche sur des rails, des perchoirs, des suspensions, des lyres… Des systèmes assez sophistiqués.

Les suspensions de la gamme rivalisent de sobriété.

C’est beau et ça sonne

Nous avons écouté deux produits emblématiques de la nouvelle carte FrenchFlair Audio d’Axente, les têtes AS-5 et le sub AS-S10 grâce à la complicité de Christophe Carles, son Directeur technique audio et d’Alain « Simon Phillips » Hercman, le Directeur du département audio. Cette écoute a eu lieu durant les Ateliers d’Axente.

Le sub AS-S10 avec deux têtes AS-5, le genre de combo gagnant et élégant, tel que déployé dans les murs d’Axente.

Les AS-5 sont des têtes passives articulées autour d’un 5” et d’un moteur coaxial d’un pouce, les deux à aimant ferrite et d’origine italienne, le tout étant enfermé dans un corps en alu avec une charge bass-reflex.
La directivité conique est large pour le 5” qui monte jusqu’à 2 kHz environ à 90°, mais plus pincée pour le moteur qui prend le relai avec 70°, un choix qui se justifie dès lors que l’on souhaite cantonner la présence sur une surface plus réduite.
Rappelons que ces enceintes sont conçues pour être accrochées en hauteur ce qui élargit d’autant la zone couverte.

Seules, les AS-5 délivrent un rendu plus que correct et suffisant dans bon nombre de situations où le programme musical, la pression requise ou l’absence de cran « danse » dans l’exploitation, ne demandent pas l’octave inférieure et un SPL de course.

La réponse en fréquence de l’AS-5, large et avec une préaccentuation dans le haut, prête à être utilisée ou gommée en fonction de l’usage prévu.

On note une assez nette préaccentuation du haut du spectre entre 4 et 18 kHz ce qui est normal compte tenu de la projection requise et d’un emploi dans une atmosphère généralement bruyante. L’ensemble est agréable, piqué, sans aucune agressivité et d’une qualité de rendu très nettement supérieure à l’offre habituelle.

Le sub AS-S10 est équipé d’un 10” aussi italien, à longue excursion, aimant néodyme et chargé en bass-reflex. Il offre une sensibilité de 96 dB SPL pour une puissance admissible AES de 400 W soit 126 dB SPL Max avec un facteur de crête de 6 dB.

La réponse de l’AS-S10 avec en bleu la partie « utile », la portion au-delà de 110 Hz pour les AS-5 ou 130 Hz pour les AS-3 étant atténuée à raison de 24 dB/oct

Il complète parfaitement l’AS-5 en lui apportant l’octave en dessous des 110 Hz qui sont conseillés comme fréquence de coupure à 24dB/oct et passe même 42 Hz à -6dB. Son rendu est assez sec et précis avec tout de même une rondeur agréable et peut être adapté à la nature de couleur souhaitée.

Le rendu tête/sub est parfaitement dans la cible visée avec, sans autre correction qu’une mise en phase, un filtrage entre les deux et un réglage du niveau du sub, un son moderne, vif, rond et défini, sans dureté dans le spectre vocal. A bas niveau il reste une belle impression de grave et un doux aigu, parfait pour ne pas faire élever le niveau de parole et auto alimenter l’escalade sonore.

Une vue des amplis LEA, spécifiquement conçus pour le marché de l’installation et disposant d’un ensemble de fonctions sur lesquelles nous reviendrons prochainement.

Axente dispose depuis peu de LEA, une nouvelle gamme américaine d’amplis d’installation due au talent et à l’expérience d’une grande partie de l’équipe de Crown dont la réputation n’est plus à faire.

Ces amplis extra plats disposant de la puissance, connectivité et processing nécessaires au déploiement et calage des produits FrenchFlair qui appellent de leurs vœux une adaptation soignée, surtout s’ils sont appelés à « chauffer » une clientèle qui poursuivra sa soirée en boîte, tâche très largement dans leurs cordes dès lors qu’on insère des limiteurs pour préserver les gamelles. LEA offrira à ce propos la capacité d’être administré à distance sur la gamme Network Connect IoT. Le bonheur de l’intégrateur et le futur de nos professions.

Les références sont parlantes, Pavillon Élysée, Fondation Louis Vuitton à Paris, Byblos Beach à Ramatuelle, Noto Salle Pleyel, Restaurant Le Ponton à La Baule, Hôtel Coeur de Megève, FrenchFlair Audio s’intègre clairement dans le domaine de l’architecture hôtelière design et de la muséographie.
Axente est en cours d’aménagement d’un auditorium dans son bâtiment où toute la gamme sera en démo (les enceintes Frenetik et autres gammes audio aussi). Vous pourrez ainsi juger de la qualité acoustique des produits.

Détails des références

Pavillon Élysée – Intégrateur : Vidéosonic
Fondation Louis Vuitton à Paris – Scénographie : Labeyrie – Intégrateur : ETC Audiovisuel
Byblos Beach à Ramatuelle – Intégrateur : Colorsonic
Noto Salle Pleyel – Architecte d’intérieur : Laura Gonzales – Intégrateur : Colorsonic
Restaurant Le Ponton à La Baule – Architecte : Atelier Cos – BE : RMS – Intégrateur : TLS
Hôtel Cœur de Megève – BE : LM Ingénierie – Intégrateur : Axians


Plus d’infos sur le site Axente et sur le site FrenchFlair Audio

Caractéristiques

BITMOVIN RESEARCH SHOWS SERVICE PROVIDERS STRUGGLING TO KEEP PACE WITH CONSUMER EXPECTATIONS FOR LOW LATENCY AND MULTI-DEVICE PLAYBACK

Par platformcomms

Report reveals significant momentum for AV1 and artificial intelligence by 2020 SAN FRANCISCO – SEPTEMBER 6, 2019 – Bitmovin, a world leader in digital video technology, announces its annual Video Developer Report, revealing a detailed snapshot of the trends driving the future of video. The research is based on the views of 542 professionals working at broadcasters, ...

La fête des Vignerons ou Dushow chez les Helvètes. Part 1: Le Son

Par admin

La parade finale. sont présents sur scène les 5 500 figurants qui ont donné une année de leur vie pour vous présenter ce show démentiel ! (crédit FEVI).

La Fête des Vignerons n’a lieu que 4 à 5 fois par siècle, impossible de rater cet événement humain et très technique. Emma Husson, collaboratrice de SLU et qui a fait partie de l’aventure suisse, nous la raconte de l’intérieur en 2 épisodes.

Voilà, c’est fini. 2019, restera une année mythique pour nos amis suisses, du moins pour les veveysans, habitants du vignoble de Lavaux, situé dans le canton de Vaux. Mais d’où leur est venue cette idée d’organiser une fois par génération THE fête ?
Et quelle fête ! Celle de la démesure, qui depuis sa création en 1797 et seulement, quatre à cinq fois par siècle, cadence la vie des vignerons tacherons, en les récompensant du fruit de leur travail. Eh oui, cher lecteur français, vous allez découvrir que vous n’avez pas le monopole du cépage !

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Après 20 ans d’espionnage au cœur des vignes, l’abbé président que l’on voit de dos, récompense le meilleur ouvrier tâcheron. (crédit FEVI)

Inscrite au patrimoine immatériel de l’UNESCO depuis 2016, cette fête unique en son genre qui aura duré du 18 juillet au 11 août 2019, réunit sur les bords du lac Léman, au sein d’une arène éphémère de 20 000 places conçue par le scénographe Hugo Gargiulo, 5500 figurants bénévoles accompagnés de 700 musiciens amateurs qui ont eu la lourde de tache d’offrir un spectacle défini comme hors norme par Michel Colin, sonorisateur de la fête de 1999.
L’histoire toujours la même depuis 200 ans est celle d’une tradition ancestrale, celle du cycle de la vie de la vigne à travers les facéties des saisons racontées par le talentueux metteur en scène tessinois Daniele Finzi Pasca.

Qui sera l’élu ?

Bienvenus dans l’Arène, goutons aux vertiges de la technologie ! Toutes les grandes marques du monde de l’audio se sont donné rendez-vous, pour dépasser leur propres limites, faire avancer leurs nouvelles spécifications, en se rapprochant des utilisateurs, afin de remonter à leur R&D respectif, les bugs, les avancées pour la sortie de leurs prochaines releases. Ils sont 18 au total, 18 techniciens son à avoir répondu à l’appel du lyoba, le chant sacré des fribourgeois, interdit par Napoléon, de peur que les mercenaires suisses ne désertent son armée.

La tradition voulait que les armaillis, habitants des montagnes du coté de Fribourg, s’occupent des vaches des vignerons trop occupés par le travail de la vigne. (crédit Claude Cellier, Merging Technologies)

Concocté deux ans auparavant, validé par le directeur technique François Mottier, le cahier des charges de la sonorisation, véritable challenge technique se devait de rendre cet évènement inoubliable. Mais comment sonoriser un tel spectacle sans reproduire les erreurs du passé?

La tour de 1999.

En 1999, elle était seule, face au lac, dressée au milieu de la Place du Marché, à la pointe d’un triangle, matérialisé par deux gradins et la ligne d’horizon. Cette tour, était tout simplement le support d’un curieux assemblage à 360 degrés, de MSL-5 et MSL-6, enceintes de diffusion longue portée de l’américain Meyer Sound. Assemblage, qui pourrait nous paraitre, presque improbable en 2019. Le système de diffusion était un point mono, mais il avait le mérite d’exister me raconte Alain Schneebeli, régisseur général de 2019 et surtout en charge de la sonorisation en 1999 à travers sa société de prestation de service Hyperson. « car en 1977, le mot d’ordre donné à un électricien du coin était de renforcer l’acoustique naturelle, afin d’obtenir 70 dB SPL au niveau de l’audience ».

Et par la magie des leds le drapeau suisse apparut sous la garde qui acceptera pour la première fois cette année également des femmes. (crédit Claude Cellier, Merging Technologies)

En 2019 l’importance sera donnée à la localisation de l’image sonore, ce qui induit une collaboration avec l’équipe artistique dès l’écriture musicale du projet. N’oublions pas que nous sommes dans une arène fermée de 17 000 m2. Ce ne sera pas qu’un seul espace scénique mais cinq ! Le parterre, ou FOP pour Field Of Play a pour caractéristique d’être constitué d’un plancher écran-led de 783m2, complété aux 4 points cardinaux par quatre scènes secondaires surélevées de 400 m2 chacune et reliées entre elles par une coursive circulaire.

Les hommes de l’ombre. Francois Mottier à la direction technique et Eric Alvergnat. (crédit Emmanuelle Husson)

Le concept choisi repose sur le fait de pouvoir localiser la source par son image sonore, tout en ayant un faible impact visuel. Pour cela, un certain nombre de haut parleurs ont été définis et un appel d’offre a été lancé en 2017.
Plusieurs sociétés y ont répondu, et le choix de la production s’est porté sur le dossier de la société Dushow, prestataire qui a l’habitude de collaborer sur les grands évènements suisses. D’ailleurs Dispatch était déjà présent en 1999.

Meyer Sound, n’est pas une marque inconnue de la Riviera, puisqu’elle est partenaire du Montreux Jazz Festival depuis 1986. En plus d’être l’importateur et distributeur français de la marque californienne, le groupe a pu proposer également d’être le réfèrent technique, tous corps de métier confondus, en apportant une solution technique globale son, lumière et vidéo.

Merci à Hugo Girard, chargé de projet pour le groupe Dushow, pour cette photo de montage. Pour le câblage une petite commande de 350 câbles XLR en 5 points pour la diff dont 25 de 100 mètres, 350 mètres de câbles 12 paires en AES3 et 1000 câbles XLR 3 points de 2, 5 et 10 mètres. Le tout mis en fabrication 2 mois avant le montage ! Délais, quand tu nous tiens… (crédit Hugo Girard)

Et pure coïncidence, José Gaudin, support technique Meyer et de surcroit suisse, travaille également pour le groupe en tant qu’intervenant sur les formations système et c’est donc tout naturellement qu’il a été mandaté pour mettre en place, optimiser et caler ces 556 enceintes. Rentrons dans le détail de cette diffusion exceptionnelle grâce aux explications fournies par notre architecte sonore.
Toute la diffusion a été pensée en étant au plus proche des spectateurs, en transmettant le plus fidèlement possible l’image sonore et surtout en les aidant dans leur perception et localisation de la source. Pour ce faire, plusieurs systèmes de diffusion ont été mis en place pour couvrir les différents espaces scéniques.

Plus qu’un long discours, quelques tours de 30 mètres, beaucoup de boîtes Meyer et le lac Léman en décor.

La diffusion du FOP

Discrètes et élégantes, les enceintes colonne auto-amplifiées CAL 32, se dressent tout autour du bord du FOP et de la coursive circulaire du niveau 1, afin d’apporter aux spectateurs un confort d’écoute.

En front une UPJ et dessus une CAL 32 avec une protection IP, garantie par Meyer Sound pour un positionnement vertical. ( crédit Emmanuelle Husson)

Ces enceintes ou plutôt ces petits bijoux technologiques, sont composés de 32 haut-parleurs alignés et gérés individuellement par 32 canaux d’amplification.
Un algorithme propriétaire permet le contrôle de la directivité verticale qui peut varier de 5 à 30 degrés, avec un axe de propagation également variable. La programmation s’effectue avec le logiciel Compass.
Cependant, pour une utilisation en extérieur, n’oubliez pas leur vêtement de protection contre la pluie (non prévu par la marque, un sac poubelle fera très bien l’affaire), surtout si vous les positionnez inclinés à 30 degrés.

Une vue de l’implémentation générale des HP telle que fournie par Audioconsulting AG à Dushow.

Les 2 UPQ suspendus à l’arrière des mats des scènes Est et Ouest, ainsi que les stacks de 8 Lina, des scènes Nord et Sud sont délayés afin de préciser l’image du FOP, pour ceux qui sont installés dans la partie haute des tribunes, au-dessus des scènes.
Une couronne arrière sert également aux effets sonores. En tout 48 CAL 32, 16 UPJ, 32 Lina et 8 UPQ-1, respectivement pour les fronts et les delay, auront été déployés.

Diffusion des scènes

Détail d’une tour à l’arrière plan. Au premier plan, une paire de CAL 32 avec celle de gauche dirigée vers le parterre pour l’effet surround, et celle de droite qui sert de delay pour la diffusion des tribunes. (crédit Emmanuelle Husson)

30 mètres de haut, c’est la hauteur des 8 mats chargés de la diffusion des quatre scènes. Et chargés ils le sont puisqu’ils totalisent à eux seuls 128 Leo-M, 72 Lyon-M, 24 Lyon-W, 96 Leopard, 24 Lina et 4 UPQ-1P.
Comment ça marche ? Hum, très simplement. Chaque scène possède son propre système de diffusion, ce qui induit une régie FOH dissimulée dans le gradin positionné en face de celle-ci.
La principale difficulté réside dans la gestion de la distance entre le système et le gradin, qui se situe face à lui. Comme me le rappelle José, petite distance, petit système et grande distance, gros système. Un peu de géométrie s’impose!

Si l’on décompose analytiquement un mat, et que l’on se place au regard de la scène Nord ou Sud, la distance la plus grande sera de 130 mètres alors que si l’on se place dans la largeur de l’arène, c’est-à-dire scènes Est et Ouest, la distance maximale ne sera que de 90 mètres. Cela explique pourquoi l’équipement des tours Nord et Sud soit différent de celles se situant à l’Est et à l’Ouest.

Le rayonnement d’un mat est d’environ 210 degrés de couverture. Nous retrouvons respectivement dans l’axe de diffusion principal, une ligne de 16 Leo-M, avec comme downfill un array de 8 Lina pour les tours Nord et Sud et 2 UPQ-1P pour l’Est et Ouest, une ligne de 12 Leopard pour le côté proche du mat et pour le plus éloigné un array de 12 Lyon dont 9 M et 3 W. Le M correspond à main ou longue distance, là où le W tient lieu de wide pour une ouverture plus large et généralement à courte distance.

12 millions de Pixels sous les pieds ! Accessoirement sur la gauche la scène scène EST, et tout au fond, la SUD (crédit Claude Cellier, Merging Technologies)

Et les subs ?

Hugo Girard, un chef de projet présent également sur le terrain ! ( crédit Emmanuelle Husson)

Les 52 subs 1100-LFC suspendus sous les gradins, sont divisés en deux anneaux, positionnés sur deux niveaux différents ; ont fait vibrer les spectateurs sur les rythmes percussifs du travail de la vigne.
Petit clin d’œil à Jérôme Berney, l’un des compositeurs qui a tenu compte des emplacements des percussions dès l’écriture de ses pièces. Il a situé les ondes graves et percussives au centre du FOP et les voix sur les différentes scènes.

A l’ère du cardio, Meyer Sound a délibérément conçu ses subs avec une directivité omnidirectionnelle. Ia R&D a préféré s’attarder sur la conception des points d’accroche, d’optimiser l’ébénisterie, afin de rendre possible n’importe quel arrangements, du moment que vous avez les canaux de processing bien évidemment !

En avril, montage à blanc chez Dushow pour tester tout le matériel notamment les racks de Galaxy. ( crédit Ludo Maurin)

Et la mise en phase dans tout cela ? Reprenons l’explication de José. Imprimons sur une feuille A4, le positionnement de chaque système de diffusion et de chacun des subs. Plions la feuille en 4. Mesurons les distances pour chaque sub correspondant à cette zone puis translatons ces données au reste de l’arène.

Une installation comme celle-ci demande énormément de canaux de processing et surtout l’utilisation d’une matrice de gain, mais aussi une matrice de délai, dont la référence chez Meyer porte le nom de Galaxy.
Au nombre de 4, elles permettent d’envoyer le signal des 5 scènes dans chacun des 52 subs, avec un volume et un temps de délai correspondant à l’atténuation en fonction de la distance et au temps de trajet.

Conclusion diffusion

Un des avantages de Meyer réside dans le fait que les enceintes sont auto-amplifiées, ce qui permet de déporter en amont le traitement DSP et de ne pas se retrouver avec une montagne d’amplis à devoir dissimuler en bas des tours. Nous retrouvons, dissimulés dans chaque régie, 5 processeurs Galaxy qui permettent la distribution du bon signal à la bonne enceinte.

Le couple mythique et inséparable John et Helen Meyer. José Gaudin à gauche et Boris Gerber attentifs aux explications du maitre !( crédit Emmanuelle Husson)

En tout 20 systèmes de 16 sorties ont été nécessaires dont 4 pour les subs. Le câblage pour des raisons de praticité, a été réalisé en analogique pour les sorties et en AES 3 pour les entrées. AVB a été intégré sur les Galaxy et sur la partie amplification des CAL.

L’optimisation des systèmes qui comprend, la détermination des angles des bumpers, des boites, l’azimut et le shoot pour atteindre l’ivresse finale, a été réalisé grâce au logiciel de prédiction Mapp XT, développé par la marque et qui a la particularité de délocaliser les calculs au sein d’un méga-calculateur dont la légende dit qu’il serait caché dans l’université de Berkeley…

Quelques références du catalogue de Berkeley avec, tout en haut des gradins, par paires et toutes blanches, les UPA-1P du surround.

Une anecdote, comment trouver les 32 derniers Leo-M sur une telle période et à cette époque de l’année ? Faire appel à un ami voyons, en l’occurrence, José qui était en train de caler le système d’Ed Sheeran et avait la possibilité de pouvoir faire livrer ce kit. Seul hic, la Corée du Sud, c’est un peu loin…
Alors, en tant que support technique de chez Meyer, il a donné à Dushow une liste des disponibilités, parmi lesquelles figuraient les coordonnées d’un client…En Inde.

Nous avons oublié le pourquoi du comment de cette installation, la localisation sonore. Merci aux deux matrices TIMAX2-Soundhub, qui ont mouvementé le son d’une scène à l’autre, aidées pour l’effet surround par le système Nuage de chez Yamaha et par les 40 UPA-1P qui ceinturaient le haut de l’arène pour rendre le cri des étourneaux plus vrai que nature !

Et les sources parlons-en !

Joël Cormier et Maria Bonzanigo compositrice principale des musiques en pleine séance de travail.

En 1999, la Fête des Vignerons inaugurait le dernier né des studios mobiles, le fleuron de la technologie numérique, j’ai nommé le Voyageur 1.
La console de mixage AXIOM-MT assurait la prise de son de l’orchestre philharmonique, son prémixage ainsi que sa distribution aux consoles analogiques dédiées à la sonorisation. En 2019, l’orchestre a été enregistré quelques mois auparavant, par Joël Cormier du studio Idee und Klang à Bâle.

Sur site, scène Est, au deuxième étage de l’empilement de containers, un studio de mixage et de pré-production a été installé spécialement pour l’occasion, avec aux commandes du système Nuage de chez Yamaha, David Weber assisté de Ben. Leur job ? Réduire la partition à sa plus simple expression : un mix stéréo, au format broadcast wave 48Khz 24bit, mais à la norme loudness R128.

Les indétrônables Horus et Hapi, les dieux des circuits analogiques de la marque Merging Technologies ( crédit Maurice Engler)

Ils doivent également, l’adapter aux aléas de la création, enlever une mesure par ci, en rajouter une par là. Une fois ce travail effectué, les fichiers presque définitifs, des changements ont eu lieu jusqu’à la dernière minute, sont envoyés au système Ovation de chez Merging Technologies, qui prend alors le relai pour les distribuer dans les méandres du réseau DANTE.

Le chœur de fête repris par les KSM9 Shure… (crédit Claude Cellier, Merging Technologies)

La priorité est donnée à la prise de son des différents chœurs et à son intelligibilité, ainsi qu’à celle du big band jazz, accompagné des harmonies, des musiciens percussionnistes…. Le tout en HF ! Cela représente tout de même 324 liaisons. Pour mémoire en 1977, il n’y en avait qu’une seule et 86, en 1999.

D’ailleurs sur les images de cette année-là, on a des yeux que pour elles ! Portées par les figurants, les perches HF équipées de la série MKH couplée aux émetteurs SK50 de Sennheiser, surmontées de leurs bonnettes Rycote (oui ce ne sont pas des gremlins) suivent les chœurs au plus près.
Cette année, cela incombe à 80 micros KSM9, capsule statique dédiée au chant de la marque américaine Shure, qui sont répartis sur 40 perches.

8 splitters actifs AXT 630 et 160 récepteurs 4 canaux AD4Q Shure. Préparation des racks chez Dushow, il en manque quelques uns ! (crédit Ludo Maurin)

La prise de son de proximité est assurée par la marque danoise DPA, 22 4060 noirs, 82 4060 de couleur chair, 75 micro-casques 4066 pour les voix et 64 4099 avec les pinces adéquates pour les cuivres, les cordes, les vents et les percussions, qui composent les différentes harmonies ou le big band.

Pierre André Delapraz dont on vous racontera plus loin la belle histoire, entouré du messager boiteux qui cette année sera une messagère à la prothèse orthopédique magique puisqu’elle représentera la suisse aux jeux paralympiques, et des deux solistes armaillis qui interprètent le lyoba. Pour ce travail, Thierry Dussey l’a grandement épaulé.

Te souviens-tu, 20 ans plus tôt, tu n’avais que 10 ans ! Pierre André en 1999, un SK50 à la main et une boule de poils pour bouter le vent hors du capteur ! (credit Pierre André Delapraz)


La responsabilité du spectre électromagnétique de l’arène incombe à Chris Hauri, accompagné d’Arnaud Dalla-Rosa habitués aux challenges de la télévision suisse RTS, et de leurs valeureux compagnons en charge de l’équipement. La règlementation (la bande UHF autorisée s’étend de 470 à 698 Mhz) est assez semblable à celle de la France, hormis le fait que le canal 34 de la TNT helvétique a cessé d’émettre le 19 juin, mais pas de chance, de l’autre côté du lac, un village peuplé d’irréductibles gaulois…
La TNT française ne s’arrête pas à la frontière. Comment réussir à caser tout ce monde ? Je ne vous ai parlé pour le moment que des micros, à cela viennent s’ajouter 40 porteuses pour les retours in ears ! La seule solution, comme me le précise Chris, est d’utiliser la technologie à transmission numérique car elle génère beaucoup moins de produits d’intermodulation.

Zone d’équipement située au Théâtre du reflet. Pour le monitoring avec Wavetool, une fibre a été tirée entre les 2 sites. De gauche à droite : Thibault Mecheroub, Baptiste Quillet, Arnaud Dalla-Rosa et Chris Hauri. Une pensée à Raph, Mathias, Christian et Willy chargés d’équiper les figurants sur les autres sites.(crédit Emmanuelle Husson).

Le choix s’est donc porté sur le système Axient Digital de chez Shure, d’une part, parce que le support technique Suisse garantissait la faisabilité du système, d’autre part la facilité de la mise en œuvre a fait toute la différence.

Le monitoring permanent des 2 AXT 600, associé au Wireless Workbench 6, le logiciel de gestion, d’optimisation et de calcul du plan de fréquence, nous permet d’aborder sereinement l’immensité du kit, et surtout d’être plus réactif en cas de problème.

Nous avons laissé 350 kHz de spacing entre chaque porteuse pour les micros, en revanche nous avons calculé 5 plans de fréquence différents pour les 40 porteuses en émission analogique, réceptionnées par 110 beltpacks MPR50 Wysicom et 20 beltpacks de la série PSM 1000 Shure. Pour éviter toute pollution du spectre, nous avons utilisé des filtres de 10 MHz de largeur.
La zone de couverture en émission est assez simple puisqu’elle est dimensionnée par les différentes scènes sur lesquelles nous avons disposé, une antenne tripode omnidirectionnelle full range. Quant à la zone de réception elle correspond à toute l’arène plus les sites distants d’équipement. Nous avons positionné 9 antennes directives de chez Wysicom et nous utilisons la technologie RF over Fiber via leur système MFL, pour transiter le signal sans perte.
A cet encombrement spectral viennent s’ajouter, 6 émetteurs FM, de 5 watt chacun pour transporter aux oreilles de chaque figurant, les clicks, décomptes et playbacks orchestre. Un petit geste pour la planète, 352 accus répartis sur 44 chargeurs ont pu éviter une consommation de piles trop importante…. Merci aux producteurs de spectacles d’y penser.

Pierre André, notre technicien retraité entouré de Flore et de la petite Julie. (crédit Pierre André Delapraz)

Nous ne pouvons terminer cette partie RF, sans les coups de cœur de Chris. Le premier est technique, le deuxième est humain.
Commençons par le système de monitoring Wavetool distribué en France par Haliotis qui a permis de pouvoir écouter tous les petits secrets de toutes ces liaisons, sachant que les zones d’équipement se trouvaient distantes les unes des autres d’au moins 700 mètres.

Et finissons par l’histoire de Pierre André Delapraz, un technicien retraité. Pour équiper, tout ce petit monde, la production a fait appel à de nombreux bénévoles. Pierre, fort de son expérience de 1999 où il équipait le personnage principal de l’enfant Flore, a demandé à nouveau de faire partie de l’équipe son.
Son vœu a été exaucé et en 2019, il a équipé la petite Julie. Les photos parlent d’elles-mêmes. 20 ans après, Flore désormais âgée de 27 ans accompagnée de Julie, prennent la pause auprès de papa Pierre. Merci à Chris de nous avoir raconté cette belle histoire et à Pierre d’avoir exhumé de ses archives personnelles, toutes ses belles photos de 99.

Mixage, enfin te voilà

5h du mat j’ai des frissons, dans le cendrier mes cigarettes sont toutes fumées… A notre illustre inconnu du siècle passé qui se reconnaitra peut être (credit Pierre Andre Delapraz)

Une PM3500 Yamaha, me serais-je trompée d’époque ? Au vu du cendrier disposé sur le bandeau, il me semble que oui !
On prend les meilleurs et on recommence 20 ans après. Cette fois-ci, exit les consoles analogiques, faites place aux Rolls-Royce digitales de la même marque, la famille Rivage, avec maman PM10 et petite sœur PM7.

Trois PM10 assurent le pré mixage du chœur de la fête, des enfants protecteurs, des chœurs percussionnistes et de l’harmonie, sous les oreilles attentives de Julien Fehlmann et de son acolyte Samuel Chapuis.

A elles seules, ces 3 PM10 battent le record du nombre d’entrées. 288 x 3 = 844 !

Ces quatre stems stéréo sont distribués, via le réseau DANTE aux 5 consoles PM7 dissimulées dans les régies Est, Ouest, Nord, Sud et celle du FOP.

2 Rio 3224-D2, 2 Ro8-D, une toolbox AVB7 de chez Auvitran et deux onduleurs. Ce rack a été cloné 5 fois, un pour chaque régie. (Credit Ludo Maurin)

Avec leur deux Rio3224-D2 respectifs, elles sont responsables de manière autonome de la diffusion de leur propre scène ainsi que de la gestion des retours in ears des musiciens présents.

Boris Gerber assisté de Daniel Laurent en charge de la diffusion du FOP, par extension des 2 anneaux de CAL et du haut de ses 195 programmations de mémoires de scène, me confie que la technologie Dugan embarquée au sein de la console, lui a été d’une grande aide pour l’ouverture à l’aveugle des micros des différents personnages principaux, aux interventions plus que périlleuses !
Sans oublier les heures de Virtual Soundcheck dues aux conditions climatiques, et qui ont été rendues possibles grâce à la mise en place du système Nuendo, qui chaque soir enregistrait la totalité des sources et surtout au transport du signal via le réseau Dante.

Et pour la peine, on va jouer. Combien de bandeaux de ronce de noyer voyez-vous ? Réponse en  guise de formule mathématique (3xPM10)+(5xPM7)= ?

Le déploiement d’une telle infrastructure : 9 consoles PM, 2 systèmes Nuage,14 Rio3224-D2 auxquels s’ajoutent, pour distribuer un peu de signal à gauche et à droite 8 Ro8-D, est un véritable challenge pour la marque aux trois diapasons, qui n’a pas hésité à envoyer son équipe de R&D sur place pour recueillir les précieuses informations de leurs utilisateurs afin de coder la prochaine version.

De gauche à droite : Jean-Pierre Decollogny commercial audio pro et installation Yamaha pour la Suisse. Boris Gerber, ingénieur du son. Vous ne les croiserez jamais, mais si vos consoles sont aussi intuitives et flexibles et si vos plugs sont si proches de la réalité ( pour rappel Harmonizer de chez Eventide, m6000 de chez tc electronic, pré amp Neve…) c’est grâce à eux, les programmeurs, ils font le code des futurs développements : Minkyeong Kwon, Takeshi Nonaka, Keigo Hatano manager business planning, Yamaha pro audio division (crédit Emmanuelle Husson)

D’ailleurs et pour devenir la plus opérationnelle possible, toute l’équipe son a pu suivre au sein de la société Hyperson, une formation personnalisée dispensée par Andy Cooper et Delphine Hannotin herself.

Avec ce show et cette série de consoles, Yamaha prouve qu’il est redevenu un acteur incontournable de l’audio pro. Je vous invite tous à vous inscrire aux formations audioversity dispensées gratuitement par Yamaha France. Elles vous permettront d’aborder le réseau Dante au sein de leur système avec moins d’appréhension.

De gauche à droite. Samuel Chapuis, David Weber, Andy Cooper, Delphine Hannotin, Greg Baumann, Benoit Vicq, Boris Gerber, Karim Pandolfo, Marco Nuesch, Daniel Laurent, Chris Hauri, Malvina Rota, Gwenael Bonfanti, Jean-Pierre Decollogny, Benjamin Boulian. Au fond, Julien Fehlmann, Kevin Koch, Bruant Perrinjaquet, Colin Roquier. Photo prise au sein des locaux d’Hyperson. (Credit Yamaha)

Ainsi se termine la partie audible, de cet incroyable évènement qui a monopolisé le savoir-faire et l’expertise de nombreux professionnels de l’audio. Un remerciement, à nos experts de chez Dushow qui ont pris le temps de répondre à mes questions et qui ont surtout accompagné Audioconsulting dans cet ambitieux projet : François Soutenet, Benoit Soutenet, Anthony Robert, Federico Barco-Cruz, Hugo Girard et Ludovic Morin.

La deuxième partie sera, quant à elle, dédiée aux hommes invisibles. Si je vous dis intercom, réseau et inter-opérabilité… Vous fuyez ou vous revenez ? Vous avez raison. A dans quelques jours, il y a du lourd !

Et d’autres informations sur :

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Jazz sous les pommiers de 12 pouces avec Jean-Marie Roussel et Nexo

Par admin

La salle Marcel-Hélie vue depuis le haut du gradin, la régie étant au pied de ce dernier. On aperçoit le tulle de deux couleurs, le traitement du plafond et des panneaux absorbants sur le bas des deux gradins latéraux.

Véritable institution capable d’attirer les plus grands noms à Coutances, Jazz sous les Pommiers a bénéficié cette année d’un des premiers gros systèmes de la nouvelle gamme Nexo M, le M12. Nous avons été le découvrir aux mains de Jean-Marie Roussel.

Jean-Marie Roussel l’une des rares fois où il a pu poser pour SLU…par surprise

Quand le printemps brule d’envie de s’habiller en été et de swinguer un peu, Coutances dans la Manche se métamorphose et vît le jazz dans chaque recoin de la ville. Une vraie passion commune.
Nous avons décidé d’aller à la rencontre de Jean-Marie Roussel, personnage incontournable et pilier technique du festival, afin de le découvrir ainsi que la ville/festival et accessoirement écouter du bon son. Pari gagné sur toute la ligne.

Puisqu’on parle de ce dernier, son spectre est plus que large. Jean-Marie est actionnaire de la société Atech / Atl qui est le prestataire normand du festival, est associé d’Auvisys qui rayonne en France et export et distribue toute la panoplie son, lumière, vidéo et automatismes pour l’événementiel, l’institutionnel mais aussi le broadcast et enfin il importe des solutions d’isolation et traitement acoustique, plus le nécessaire de mesure et d’analyse qui va avec. Autant dire que le bonhomme rassure son monde !

Huit M12, exploitées ici en passif derrière des NXAMP4X4

SLU : La salle Marcel-Hélie paraît très polyvalente et dispose de nombre de stratagèmes acoustiques pour améliorer son rendu.

Jean-Marie Roussel : Très, très polyvalente. Elle accueille en plus du festival de jazz, le marché couvert de Coutances, des événements sportifs ou encore des expositions.
J’ai effectué des mesures et préconisé des membranes qui ont été fabriquées par la mairie et sont installées le temps du festival sur toute sa périphérie, mais aussi des panneaux latéraux en mousse de Mélamine, des pendrillons, et un long tulle en guise de toit qui décore et aide aussi à moins exciter dans l’aigu les murs en béton.
Le traitement acoustiques des salles pour le live devient un marché très important (et ça se comprend, à quoi bon entasser du bois pour un résultat en bois…NDLR) J’ai par exemple fait le traitement du chapiteau de Marciac, celui du festival de musique classique de l’Epau au Mans. C’est inutile d’avoir des super bagnoles sur une route défoncée (rires).


Un des quatre ensembles cardioïdes de M-SUB18 cachés sous la scène.

SLU : Nexo et les Pommiers ?

Jean-Marie Roussel : C’est une vieille histoire. Je connais les équipes de Nexo et j’ai même travaillé comme sous-traitant pour eux. C’est du très bon matériel et abordable. J’en ai installé en Afrique et ça tient dans le temps.
La nouvelle gamme M est vraiment bien et le M12 convient parfaitement à cette salle. (il ouvre et la voix de Cécile McLorin Salvant en train de s’échauffer résonne, pure et cristalline) Nous avons 8 M12 par côté, 8 M-SUB18 en montage cardioïde et en petit arc sous la scène.

Une des iD24, les boîtes à tout faire de Nexo, parfaites pour déboucher discrètement des premiers rangs.

Je le serre volontairement car il faut veiller à exciter le moins possible la salle par les côtés, sinon elle entre en résonance dans le bas.
Il y a aussi quatre iD24 en lip et une paire de PS sur pied pour déboucher les premiers rangs des côtés.

Ca balance pas mal à Coutances aussi

On laisse balancer Jean-Marie car il tient la console d’accueil, une vénérable Vi6 Soundcraft toujours d’attaque, et de toute évidence il s’en sert très bien. Une balade dans la salle vide et gradinée en tubes dans sa partie arrière, prouve le bien fondé du travail de traitement dans le haut.

Jean-Marie derrière sa Vi6 complétée par pléthore de beaux périphériques analogiques et numériques.

Le temps de réverbération est acceptable et on dispose d’un rendu convaincant partout y compris à l’arrière, à une petite quarantaine de mètres du système. Uniquement les trois derniers rangs entre tulle et calage de la première M12, sont un peu ternes et manquent de SPL et vers la moitié du gradin, quelques rangs de sièges ont droit à quelques dB en plus de bas médium. Sans doute qu’en actif, il aurait été plus facile d’encore mieux lisser le tout.

Quoi qu’il en soit, à hauteur de console et dos aux premiers gradins, on apprécie la très belle phase du M12 et la qualité du guidage des guides d’onde Nexo avec une recomposition mono au cordeau. Les M ont beau se situer dans un segment abordable, aucune économie n’a été faite sur les transducteurs comme nous l’a confirmé Joseph Carcopino, le responsable de la R&D de Plailly. Et ça s’entend.

Cécile McLorin Salvant répète. Un régal pour les oreilles.

Le mix extrêmement naturel et respectueux de Jean-Marie dévoile le naturel de ces boîtes. L’aigu est un amour de douceur et de finesse et le médium est précis et présent mais sans une once d’agressivité. Le grave est plus discret, mais avec un piano voix qui répète tout en retenue, c’est assez inévitable.

Pourquoi se casser le dos alors qu’on peut les rouler ;0)

On aura l’occasion d’en avoir beaucoup plus quelques heures après avec le très joli set de la saxophoniste Sophie Alour, accompagnée pour l’occasion par des invités de grande classe dont Mohamed Abozekry au oud et en derniers Electro Deluxe qui clôtureront la journée avec leur légendaire patate dans cette même salle.

Chapeau aux équipes techniques qui arrivent avec une zénitude absolue et infiniment de courtoisie à faire balancer et passer dans de très bonnes conditions 4 artistes majeurs différents auxquels s’ajoutent les médias locaux et nationaux et leurs inévitables demandes. Certes on est loin des débuts du festival et un diner en compagnie de Jean-Marie au milieu des techniciens et artistes bruissants d’anecdotes sur les éditions passées en témoigne, il n’empêche qu’à Coutances, on sait mêler plaisir et rigueur.

Noir salle (enfin, presque)

Cécile McLorin Salvant, un show tout en dentelle et en complicité avec le public

Le public accède à la salle pour les concerts du soir, un public exigeant et connaisseur qui évoluera en fonction des artistes et des goûts, Coutances bruisse de mille performances huit jours durant et ce n’est pas le choix qui manque.

Sophie Alour partage la scène avec Mohamed Abozekry pour un moment aussi classieux qu’inclassable, la définition même du jazz avec un grand J.

Jean-Marie garde le cap et nous offre un super 83 dBA et 3-4 dB de plus en C qui est tout sauf frustrant avec un grave très précis. Les derniers titres à 87 montrent les capacités des M à bas niveau.

Quelques heures plus tard, la stratégie du sondier d’E2Lux sera au contraire de taquiner les 102 dBA et masquer les résonances du grave par la pression que génèrent les M12 et les M-SUB18.
Ca passe crème avec un bas médium bien rempli et gras, un haut toujours agréable et un vrai grave de concert même si un peu retenu, la preuve qu’un 12” ça peut taper aussi bien qu’une paire de 10” et descendre un poil plus.

Electro Deluxe sans Thomas Faure et ses autres cuivres « habituels » mais avec une pêche à faire tomber les pommes des Pommiers.

La neutralité de cette boîte ne se fait pas sur sa polyvalence. Confrontée à la douceur elle sait se faire câline et porter loin, face à un mix très dense et bien compressé, elle répond présent et ne paraît pas au bout de son potentiel malgré le nombre raisonnable déployé dans une salle pas si petite que ça et un fonctionnement en passif. Il est vrai que c’est derrière des 4X4, le genre d’ampli qu’il est difficile de prendre à défaut quand il faut délivrer.

D’autres informations sur :

 

Collectif 13. Quand on n’a pas de pépettes, on a des idées.

Par admin

Notre métier nous porte à souvent disséquer des shows avec des infrastructures à couper le souffle. Place à une tournée à taille humaine où la débrouillardise et le talent suffisent à proposer le concert chaleureux et efficace du Collectif 13, un des cartons de l’été !

Les 4 mousquetaires de la technique et de la prod du Collectif 13. De gauche à droite Pierrot Duteil le sondier, Tof Duteil le lighteux, collectivement « Les frères sextoys » ou la Duteillerie, Olivier « Hortos » Heutebize le backliner et Fred Donizzotti régisseur de la tournée. C’est désormais Hervé Briland qui tient la régie.

Alors non, pas de matériel dernier cri, pas plus que de semies en épi devant la salle. De toute manière elles ne pourraient même pas approcher le Café de la Danse, la charmante petite salle cachée derrière Bastille à Paris.
Le maître mot de cette tournée essentiellement basée sur les festivals d’été, est l’humain d’abord, les idées ensuite et le talent pour finir. Un cocktail certes anachronique en ces temps de démesure, mais sacrément efficace quand on est aussi nombreux sur scène comme vous allez le découvrir.

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Le Café de la Danse avec ses gradins tous sortis. On devine tout au fond un des deux bars ainsi que la passerelle coulissante à la force des bras et suspendue à deux rails, infiniment plus pratique qu’une improbable échelle ou élévateur.

Bibou (Seb Pujol de Tryo) qui a participé au montage de la tournée 2019, nous raconte cette belle aventure humaine en resituant tout de suite les priorités.

Bibou : 6 chanteurs, 5 musiciens et 4 membres du staff entre techniciens, régisseur et backlineur, ça fait du monde sur la route, autant dire que l’économie de la tournée est tendue (rires) Après l’incontournable Tourbus (complet), j’ai interrogé les prestataires pour disposer d’une régie complète mais on a du renoncer, cela dépassait nos moyens.

Le bonheur en quelques faders avec la SQ6 Allen & Heath.

On a donc pensé à une console son d’occase, mais ce qui était sur le marché était un peu vieillot et Pierrot qui mixe la face, a préféré que l’on s’intéresse à du neuf.  On a trouvé chez Allen & Heath notre bonheur, une SQ6 pour le prix d’une loc! On aurait aimé y trouver aussi des compresseurs multibande qui nous auraient bien aidé pour tenir le son d’un collectif où ça part un peu dans tous les sens mais malheureusement, même dans le bundle d’effets supplémentaires, il n’y en a pas. En même temps vu son prix…

Pierrot sourit au plateau qui vient de le citer et remercier pour son bon boulot. Le public est aux anges lui aussi.

Et Pierrot à la face fait un super boulot. C’est la première fois qu’il tient la face après avoir assuré aux retours et il s’en sort très bien.
Je lui ai donné quelques tuyaux notamment sur le fait de toujours donner la priorité au chanteur qui est lead sur tel ou tel titre ou passage.
Une sorte de mix à l’image. Le spectateur en salle doit tout de suite entendre et comprendre qui chante sur scène !

Ôtez moi ce fil que je ne saurais voir

SLU : Et pour les liaisons ?

Bibou : Avec 6 chanteurs on a aussi dû ruser car j’espérais recycler les vieux HF de Tryo mais on a été battu par leurs fréquences d’un autre temps et même un champion comme Ludo (Sardnal d’Algam hein ? Pas le Monchat!) a jeté l’éponge. On a donc investi dans des QLX Shure que je récupèrerai en un second temps pour le backline de Tryo.

Six émetteurs QLX avec autant de têtes Shure. On n’est jamais aussi bien servi que par soi même !

On rachètera des émetteurs pocket et on en équipera les percus de Daniel ou certaines grattes. En somme Tryo fait une location des HF à Collectif 13 et revendra la console en fin de tournée.
Il n’y a pas de petites économies quand il faut sortir à chaque date 15 cachets !

J’ai aussi prêté le kit micros et DI de Tryo avec notamment les statiques d’Hervé Le Guil qui servent en over head sur les percus de Danielito. Hervé et sa Fabrique, un magnifique studio à Saint Rémy de Provence où on a enregistré avec le groupe.

Le rack HF avec les 6 récepteurs derrière un distributeur UA844 qui, ne pouvant alimenter que 5 récepteurs, laisse le 6è sur ses propres antennes, de là les quatre aériens.

SLU : Tu soulages le tourneur j’imagine avec tout ça !

Bibou : Oui, mais il fait un super boulot. On arrive à tenir dans l’équation du 1/3 cachets, 1/3 transports et hébergements et le dernier tiers pour la production, les frais de résidence et tous les frais additionnels. C’est juste mais ça tient. On équilibre. On ne fait pas de gras pour les années creuses mais tout le monde s’y retrouve. (et artistiquement c’est carrément bien NDR)

SLU : Qui tient les retours ?

Bibou : On utilise le matériel de la salle et on demande quelqu’un qui connaisse bien les lieux. Ici c’est tellement petit et sans aucune isolation entre plateau et salle qu’il faut bien tenir les niveau sur scène pour ne pas tout pourrir à la face. De ce que j’entends (les balances font rage!) c’est parfait. Fred à la gratte et Erwann à la basse sont excellents et savent se tenir question niveaux ! (rires)

Le caisson du Collectif comme si vous étiez dedans. Remarquez les 6 rubans de leds plaqués à gauche, 12 en fait puisqu’on ne voit ici qu’une moitié de caisson, et au fond les alims et la commande DMX, le tout en provenance de Lumipop.

SLU : Et donc vous vous baladez avec votre caisson lumineux…

Bibou : Absolument. On est sur la route avec 4 épiscopes et le caisson, tout le reste on le prend sur place. On était parti sur un backdrop ou un tulle mais les prix étaient tels qu’on a préféré construire notre caisson qui va nous suivre durant les 45 dates et ne prend pas trop de place car il se coupe en deux. Comme c’est du fait maison il n’est pas très bien centré… (il l’est depuis la date de ce reportage!)

Fait maison pour un prix… Efficacité maximum !

C’est Tof (Christophe Duteil éclairagiste de la tournée) qui a trouvé chez Lumipop les rubans de leds et la commande DMX. On a en tout 6 zones. J’aurais voulu spooner les leds et puis…ça finira la tournée comme ca, ça rend assez bien ! (On confirme)

Par ici le son !

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas le Café de la Danse, un système y est installé et fonctionne très bien en termes de couverture et SPL pour les 499 spectateurs de la jauge max.

5 Metrix, des petites boîtes délivrant avec leur moteur B&C, un très joli haut du spectre. L’unique 8” Kevlar qui les équipe, une fois complété par le Metrix Sub, fait parfaitement l’affaire.

Basé sur le Metrix d’Adamson, 5 par côté (2 en version 5° et les trois du bas en 15°) en accroche plus deux Metrix Sub par côté en montage cardioïde, il est complété par deux paires de Point 12 en in et outfill des deux côté de la scène.

Puisqu’on parle de lui, voici en double exemplaire le Metrix Sub, embarquant une paire de 15” chacun. Au dessus, deux Point 12.

L’ensemble est processé et amplifié par quatre lab.gruppen PLM10000Q, une configuration récente, polyvalente et confortable. Les retours sont sans surprise pour salle accueillant une programmation très hétéroclite : des LE 1200 Martin Audio.

Souvenirs, certes, mais ça marche encore TRES bien cette configuration. Du béton armé de la génération pré PLM avec le Quattro et ses 4 x 200 W sous 16 Ohms et les 48a, mais vous pouvez les appeler fp6400, pile ce qu’il faut avec 1300 W sous 8 Ohms. Les LE 1200 en biamplification sont aux anges et la salle a dû faire une affaire avec Dispatch. Mais le temps est passé et aujourd’hui on peut faire aussi bien pour 4 wedges avec juste 2U florentins ;0)

L’amplification nous renvoie en revanche quelques années en arrière avec trois racks siglés Dipatch et comportant chacun une paire de racks de processing BSS FDS334 et trois amplis brandés à la fois lab.gruppen et L-Acoustics.  Les moteurs sont alimentés par des fp2400q à quatre canaux et des LA48a prennent en charge les 12” des wedges.
De quoi largement donner à manger à une douzaine d’entre eux et potentiellement compliquer la tâche à la face. Rien de tout ça ici, face et retours se sont entendus comme larrons en foire…sans trop s’entendre l’un l’autre !

SLU : Pierrot, comment fait-on à ne pas se marcher sur les pieds entre face et retours dans une salle aussi petite et où il n’y a aucune séparation entre la scène et la salle ?

Pierrot Duteil (ingé son face Collectif 13) PD : On essaie de demander à ses zikos de jouer moins fort, retours comme amplis, et on fait un gros câlin à Daniel (Danielito, percus Tryo et Collectif 13) qui adore écouter fort, d’y aller mollo, et pour finir tu relâches tous tes gates. Ceci dit, ce soir c’est une exception.
Avec La Nouvelle Vague à Saint Malo qui a une jauge de 900 où nous avons été en résidence, c’est la salle la plus petite. Pour le restant de la tournée, on va jouer dans plus grand ou en extérieur.

Un morceau de Tryo avec Guiz à gauche et Daniel à droite entourant Tof Duteil.

SLU : Tu as mixé les retours du C13…

Pierrot Duteil : Jusqu’à cette année. Ce n’est pas difficile de les rendre heureux sur scène. Il faut leur mettre du son dans les side avec les séquences et garder le pied bien devant afin qu’ils aient de solides repères pour le tempo.
Le SPDS est sur 4 tanches ce qui nous donne la possibilité de bien régler en fonction des titres et des salles.

SLU : Il n’y a pas grand chose dans les boucles…

Pierrot Duteil : On a quasiment tout viré. Il y a du monde sur scène qui joue bien. On préfère le live et le partage avec le public qui recherche quelque chose qui vit plutôt que des boucles trop produites. Cela fonctionne puisque dans ce collectif il y a un grand nombre de styles, de personnalités différentes et on retrouve ce métissage dans les titres comme dans la tessiture des 6 voix.

SLU : Important les HF ?

Pierrot Duteil : Primordial. Ils bougent beaucoup et bien sur scène et ce mélange de voix et de cultures doit pouvoir se faire sans aucune limite. C’est ce qui fait leur force.

Le plateau en plein concert avec un étage pour Daniel, Max et son accordéon et enfin DJ Ordoeuvre, les autres huit membres du Collectif se partageant le bas. Aucun télescopage à signaler !

SLU : Comment es-tu rentré dans cette aventure ?

Pierrot Duteil : Par le Pied de la Pompe. Depuis 2010 j’ai assisté et participé à toutes les évolutions du Collectif jusqu’en 2013 avec Gari qui venait du 13 et où l’idée d’être 13 sur la route est venue. J’ai commencé par être régisseur jusqu’au jour où le besoin de structurer l’ensemble a poussé Guiz à proposer mon nom pour prendre en main les retours et le plateau en vertu du fait que je connaissais bien le Collectif.
On a donc constitué le trio face, retours et régie qui existe toujours. Comme la personne qui tenait la face n’a pas pu se libérer cette année, je suis passé à la face et on prend les mixeurs retours locaux à chaque date. On est un peu bloqué par le nombre de places dans le tourbus (sourires).

C’est rare que l’ensemble des membres d’une tournée se prêtent au jeu de la photo. Bon, presque tous, mais les absents nous pardonneront. Collectif un jour, collectifs toujours !

SLU : Christophe le lighteux est ton frère. Vous êtes tombés dedans étant petits ?

Pierrot Duteil : On est dans la musique depuis toujours car nos parents nous ont éduqués dès le plus jeune âge à la musique, spectacles y compris. On a joué nous même et on s’est rapidement orienté vers la technique. On a été dans une école pour nous former mais on s’est rendu compte que rien ne vaut le terrain. Le premier jour en nous accueillant, le directeur nous a sorti : « Vous êtes des professionnels ! ». Non, on était là pour apprendre !

Du coup je n’ai retenu que ce qui m’intéressait et j’ai surtout énormément appris grâce à des stages auprès de vieux briscards passionnants comme Michel Colin, Tintin ou Régis de SAES à Fougères, des mecs qui ont de la bouteille et ont pris le soin de m’inculquer les règles de base.
« Pierrot, si avec des boîtes en carton et une petite console tu t’en sors dans ton caf’conc, le jour où t’arrives à travailler avec un beau système et une grosse console, ça roule. Ne te bloque jamais sur le matériel et ne fais pas du son avec les yeux. » C’est pareil avec Bibou, il y a tout à apprendre. Ma console, est toute simple, mais elle fait très bien le job, et c’est tout ce qui compte.

La bande menée par Guiz. Promis, ce n’est pas la chenille.

SLU : Comment gères tu tes 6 voix avec ta console et aucun périphérique ?

Pierrot Duteil : J’ai fait le choix de partir sans rien pour des raisons de coût et de poids, cela étant on ne s’interdit pas avec Bibou d’acheter quelques packs de plugs si on en ressent le besoin. Ma première idée a été celle de router les 6 voix dans un groupe et de le compresser pour qu’elles aient plus de patate. Hélas 6 micros sur un plateau très sonore, cela me remonte trop de bruit. En plus je me retrouve avec un haut mid très agressif quand les gars chantent tous ensemble.
J’ai donc fait le choix de traiter les voix individuellement, je compresse beaucoup moins et je suis chaque chanteur à la mano, à l’ancienne. Il n’y a rien de mieux. Je me suis fait aussi un groupe cajon pour donner à Daniel le grave très profond qu’il aime (pas vrai Bib !), un groupe percussions, un groupe kick pour le doubler, l’étoffer en quelque sorte, un groupe zik au cas où et tout le reste en DCA.
J’ai donc tout ce qui compte sous la main en Layer A et sur le B j’ai toutes mes tranches individuelles. Je pourrais aussi utiliser le slot à ma disposition à l’arrière de la console pour y placer une carte Dante ou Waves. Pour le prix c’est bluffant…Et puis tu branches un 58, tu fais « yooo » et ça sonne.

Pierrot Duteil, AGC, compresseur et limiteur à 6 voix !

SLU : C’est une config console un peu musclée…

Pierrot Duteil : Oui, on a pris deux stages DX168 qui ont de bons préamplis et des convertos en 96 kHz. Ils communiquent en RJ45 et jusqu’à 100 mètres, ça roule. Si on se trouve coincé, je prendrai la console d’accueil. J’ai un patch de 31, ce n’est pas insurmontable (rires).

SLU : Tu es content de tes 6 liaisons ?

Pierrot Duteil : Carrément ! Ca marche très bien, le Workbench est tentaculaire (rires) mais j’ai cerné les fonctions principales comme la recherche des fréquences par scan et code postal qui marche vraiment bien. Comme c’est moi qui m’occupe aussi de la HF, cela doit être abordable et rapide. Pour des liaisons « simples » je dispose d’un son de qualité, d’une visualisation et d’alertes très complètes. Il manque simplement quelques automatismes mais rien d’insurmontable. On démarre à peine la tournée et je suis déjà à l’aise.

L’après-midi avance, on se fait petite souris et on part prendre nos photos, Christophe et Pierrot ont besoin de temps pour travailler en paix. L’accueil du Café de la Danse est charmant et efficace, encore un bon point pour cette salle atypique et tellement bien placée. La configuration choisie impliquant de ranger les places assises et dégager un très grand parterre, les gradins disparaissent comme par magie (et un moteur) avant l’ouverture des portes.

Noir salle

Dès les premières notes la mayonnaise prend. L’énergie, la générosité, la patate, la qualité des titres mais aussi le travail de la famille Duteil bien secondée par Hortos au plateau et Fred Donizzotti à la régie offrent un show tout en mouvement et en complicité avec le public.

Les voix sont bien tenues et si le bas-mid et le grave trahissent un calage hésitant entre gradin sorti et gradin rentré (peut être faudrait-il deux presets différents et un tout petit mouvement vertical des deux lignes pour accompagner ce changement), le reste sort très bien.

N’oublions pas non plus que cette salle est au beau milieu de la ville et ne peut sans doute pas envoyer la cavalerie dans le bas. Pierrot tient parfaitement ses niveaux autour de 94 dBA avec une définition et une intelligibilité de tout premier plan tout au long du concert. Il faut dire qu’il est bien aidé par une super brochette de pros de la scène qui s’amusent après avoir veillé à laisser leur égo dans le tourbus, mais pas leur talent.
Si vous avez l’occasion d’aller les voir cet été, faites vous du bien, n’hésitez pas !

Les équipes

Chanteurs :
BRIARD Gérôme (Le pied de la pompe)
CELESTIN Cyril aka Guizmo (Tryo)
GARIBALDI Laurent aka Gari Grèu (Massilia Sound System)
MUSSET Mourad (La Rue Kétanou)
ADELINE Sylvain aka Syrano
MOUNI Ali aka Alee (La Rue Kétanou)

Musiciens :
BRAVO Daniel aka Danielito (Tryo)
RAGUIN Maxime
MONTECOT Mathieu aka DJ Ordoeuvre
MARIOLLE Frédéric aka Veuch
CORNEC Erwann (Le pied de la pompe)

Technique et Prod :
DONIZZOTTI Frédéric / BRILAND Hervé : Régisseur Tournée
DUTEIL Christophe : Eclairagiste
DUTEIL Pierre-Yves aka Pierrot : Ingé son
HEURTEBIZE Olivier aka Hortos : Backlineur

Les sites :
Pour la production : le site Pyrprod
Pour le groupe : Le site Collectif 13
Pour l’équipement caisson lumineux : le site Lumipop

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