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BroaMan, Optocore et Gilles Bouvard. L’autoroute optique des flux

Par admin

Il est l’éminence grise française de BroaMan & Optocore, les marques allemandes spécialisées dans le transport, la conversion et le multiplexage de tout type de signal audio, vidéo, contrôle et intercom par fibre optique. Il nous parle des nouveaux produits.

De gauche à droite le tout nouveau directeur commercial d’Optocore et BroaMan Dawid Somló, Diane Hivert en charge du commercial chez GB et enfin GB Gilles Bouvard en personne.

Festivalbox Optocore

Festivalbox Petit est un tunnel optique destiné à transporter facilement des signaux. Il dispose pour cela de 6 tiroirs optiques dans lesquels on peut poser ce que l’on veut comme modules SFP pour fibre monomode, multimode, MADI, RJ45 etc. Chaque tunnel a une capacité de 3 à 4 Giga et on dispose de la conversion mono ou multimode puisqu’il est possible d’accueillir n’importe quel tiroir.

Il existe aussi un modèle Grande dont la particularité est de recevoir 12 tiroirs optiques pour des fonctions identiques mais en plus grand ! Plus exactement, il fonctionne avec 4 brins de fibre au lieu de 2. La machine est donc coupée en deux, deux machines dans une et permet une vraie redondance très utile par exemple dans le Dante qui marche avec Primary et Secondary. Tous les protocoles du marché peuvent être véhiculés sauf l’AES50. Pour cela il faut passer par le boîtier Klark Teknik (DN9620) qui convertit l’AES50 en fibre et le tour est joué.

La Repeat8-NANO version coax vers optique dans les douces mains de Gilles.

Le MADI ou la vidéo en coax peuvent aussi être véhiculés par la Festivalbox via une petite boi-boîte abordable appelée Repeat8-NANO qui existe en In et Out et convertit le coax en optique, ou l’inverse. Cette boîte n’a pas raison d’être avec des Repeat48 qui disposent déjà de BNC.

La Festivalbox s’adresse à toutes celles et ceux qui doivent véhiculer des flux, typiquement entre régie et plateau : du MA-Net en RJ45, de l’IP pour des murs plein jour, des consoles audio, de l’informatique un peu de vidéo et le tout en deux brins multimode pour le Petit et 4 pour le Grande. La limite pour véhiculer de la vidéo est la fibre multimode et pas la machine, cela étant, pour le transport de l’image à proprement parler et en grosse quantité, il existe des produits plus performants chez BroaMan.

La Festivalbox Optocore, bientôt accompagnée par une version plus généreuse en ports SDI chez BroaMan.

La Festivalbox est vendue 4 760€ en prix catalogue, auxquels s’ajoutent les transmetteurs optiques nécessaires à ses besoins. En multimode la distance de transfert peut atteindre 700 mètres, mais en la chargeant à bloc avec de la vidéo, on va encore tranquille entre 150 et 200 mètres. Bien sûr la Festivalbox peut fonctionner multiplexée avec des routeurs. Une même régie peut donc alimenter plusieurs Festivalbox, mais en point à point, il n’y a besoin d’aucune administration. C’est du plug and play.

Festivalbox va aussi exister chez BroaMan avec l’accent mis sur la vidéo avec 12 ports coax. Les gens de l’audio diront que c’est du MADI et ceux de la vidéo parleront de 12 coax 3G, avec toujours des tiroirs optiques prêts à accueillir du RJ45 ou de la fibre.
Pour résumer, il y a la Festivalbox Petit, la Festivalbox Grande et la Festivalbox BroaMan avec 12 SDI et 6 tiroirs optiques, prête à satisfaire les gens du son et de la lumière à un prix qui sera en revanche supérieur.

Plus de renseignements en Fr sur le site GB4D, et sur Optocore ainsi que sur BroaMan

 

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Rock-Audio, FOHHN mais pas que

Par admin

Daniel Borreau avec la grosse, non pardon, la große machine de FOHHN, Focus Venue.

Nous avons parcouru avec Daniel Borreau les nouveautés de Rock-Audio, le distributeur français de FOHHN mais aussi d’autres marques et produits, forcément malins, utiles et très sonores, comme l’homme qui les a débusqués ou fait construire.

Et ça tombe bien, les premiers sont des amplis d’installation aux couleurs de Rock Audio, solides, fiables et développant 150 W sous 4 ohms par canal. Tout est bien entendu caché en face arrière comme les entrées et sorties Euroblock, les gains et une entrée USB.

Les faces arrière des TA 302 et TA 604

Cette dernière ne sert pas à véhiculer un signal numérique, on ne parle ici qu’analogique, mais bien à donner accès au DSP Analog Devices de bord afin de programmer un certain nombre de fonctions indispensables telles que filtres, égaliseurs et, bien sûr, limiteurs.

Sigma Studio, les mains dans le cambouis à la sauce Analog Devices.

L’accès à ce DSP est restreint à des personnes n’ayant pas peur d’une interface assez spartiate question GUI, Sigma Studio, mais généreuse au niveau des possibilités offertes ! Il va de soi que cette programmation une fois effectuée, sera verrouillée. On parle bien d’un ampli d’installation.

Deux modèles existent le TA 302 à 2 canaux et le TA 604 à 4 canaux, chacun des deux pouvant ou pas disposer du DSP. La face avant à défaut de commandes, informe très bien quant à l’état de l’ampli avec les 4 indispensables infos que sont Signal, Clip, Thermal et Protection. Les prix sont très, très sages et le tout est garanti 3 ans. Non, pas Daniel.

Les faces avant très sobres des amplis Rock-Audio, 2 et 4 canaux.


L’enrouleur 8 fils de Cabrox.

Autre jolie découverte, l’enrouleur chic et pratique Cabrox. Il stocke 7 mètres et demi de câble micro avec un enrouleur purement mécanique commandé par un bouton. Le retour prend 3 secondes et s’effectue sans bruit pendant, ni encore moins à l’arrivée.
Il existe des modèles à 2, 4, 8 ou 12 enrouleurs, le tout aboutissant à une prise multibroche ronde (oui OK une Soca) prête à délivrer l’audio vers tout patch, stage ou table. Reconnaissons-le, c’est assez grisant d’appuyer sur les boutons verts et le tout paraît solide.

Retour inévitable mais loin d’être désagréable par la case FOHHN avec le MA-4.100, un ampli 4 canaux tellement intelligent qu’il sait tout faire et, nouveauté indispensable, s’ouvre désormais aussi au Dante et plus uniquement à l’analogique ou à l’AIREA. Le DSP embarqué permet de jouer avec une vraie matrice 4 x 4 et un nombre d’étages de gain d’entrée (avec alim fantôme), de dynamique, de correction et de filtrage y compris FIR, à donner le tournis.

Le MA-4.100 FOHHN, autant de ressources qu’un gros modèles en ½ format 1U.

L’alimentation de ce petit bijou germanique est universelle avec PFC et permet de faire délivrer aux quatre étages 65 W sur 4 ohms et une centaine en crête. Bien sûr FOHHN Net est prévu pour programmer, suivre et commander à distance si nécessaire et pour les intégrateurs, tout peut aussi se faire simplement en une seule fois par une prise USB en face avant.

Pequod, un système festif, italien et prêt à en découdre, même en rose !

Pas discrète pour deux sous, la dernière carte de Daniel n’est autre que Pequod, une fantaisie plastique florentine loin d’être saugrenue, même s’il faut reconnaître que de prime abord, l’enchevêtrement de tubes fait un peu rigoler.
Ce système d’enceintes pavillonnées d’une sensibilité extrême est italien et nous vient de la région de Florence en Toscane, pas loin du triangle magique où prospère un nombre incalculable de fabricants de haut-parleurs, d’enceintes et d’amplificateurs.

Pequod fait du son et même du bien meilleur désormais. Daniel qui connaît un peu la question, a décidé d’abandonner le filtre passif, d’amplifier les systèmes en actif et de profiter ainsi des outils modernes pour remettre acoustiquement d’équerre une très belle idée.

Comme il le dit si bien, il faut l’é-cou-ter ! Rien de plus simple avec le lien ici.

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La collection prête à éclairer de Dimatec

Par admin

Dimatec, distributeur français de nombreuses marques telle Avolites, Claypaky, De Sisti, Coemar, DMG ou encore Rosco, propose une large panoplie de projecteurs pour toutes les situations. Hormis les asservis stars trustant l’œil du grand public, le catalogue Dimatec fourmille de solutions rusées, de luminaires pointus, d’ambiances tout-terrain ou d’accessoires ingénieux pour les professionnels avertis.

Petit tour d’horizon avec Antony Cals, le chef produit multi-casquette de Dimatec, aussi bien démonstrateur que chef produit lumière.


De Sisti Piccoletto C

Mario De Sisti a reçu un surnom expressif lors de ses débuts à Cinecittà comme assistant électro : le Piccoletto. Il y a deux ans, pour lui rendre hommage, la société italienne a donné ce nom à son mini Fresnel Led, dont le poids plume de 1,3 kg et ses 30 Watts de source blanche lui ont permis de se glisser partout en lumière de complément ou ponctuelle pour la muséographie et l’architectural.

Le Piccoletto C pèse moins d’un kilogramme pour une taille inférieure à 150 mm.

Après des versions en led de 20 et 30 W, blanc chaud, blanc froid et blanc variable, aujourd’hui est proposé le Piccoletto couleur 35 W.
Ce projecteur inaugure une nouvelle gamme couleurs avec une large couverture de températures de couleur et un respect des teintes très important, cher à Desisti.

Le Piccoletto C, entièrement paramétrable, bénéficie d’un module led 5 couleurs développé par les américains d’Hive Lighting.
La combinaison des teintes rouge, ambre, lime, cyan et sapphir permet d’obtenir un spectre beaucoup plus riche que le traditionnel RGB, avec un contrôle précis de la température de 1650 K à 8.000 K, et un IRC / TCLi supérieur à 95.
La gestion manuelle ou DMX se complète d’une application Bluetooth, le Hive Shot, offerte par Hive Lighting sur les plateformes iOS ou Google Play.

De Sisti F14 HP

Très attendu, le super Fresnel F14 HP De Sisti se pose comme une version led d’un Fresnel 1 200 W HMI, avec la taille d’un 5 kW traditionnel.

Le Fresnel F14, tout comme le F7 et le F10, existe aussi en version RP, une finition IP23 étanche à la pluie.

Le F14 HP est doté d’un module de 580 W haute performance, en version 3.200 K ou 5.600 K. Niveau respect des couleurs, le COB de leds possède un IRC avoisinant les 97, tout comme le TCLI, avec une alimentation en continu pour éviter le flickering et un bruit de fonctionnement quasiment silencieux.

Equipé d’une large lentille Fresnel de 350 mm, l’ouverture manuelle de focale permet de travailler de 12° à 51° environ. Contrôlable en DMX, le F14 HP propose une gestion de l’intensité en 16 bits super smooth, ainsi qu’un jeu d’accessoires typique, tels que porte filtre, volets et cône anti fuite.

Coemar LedKO V3

La fameuse découpe LedKO Coemar, comme le bon vin, s’améliore avec le temps. Arrivée à maturité avec une version FullSpectrum HD, cette découpe exploite un moteur 6 couleurs de plus de 200 W. Une puissance maintenant déclinée en version blanc variable, à destination des défilées et du théâtre, à la demande d’un des acteurs majeurs de la prestation en France.
Cette découpe LedKO V3 bénéficie du même module que la version HD, mais avec un mode boost proposant jusqu’à 28 % de flux en plus, et en gardant un IRC identique.

Coemar SoftLite Led RGBW

Pour assurer les éclairages de cyclorama ou d’ambiance, Coemar propose aujourd’hui la SoftLite Led RGBW. Cette large lanterne est équipée de 96 leds CREE séparées en R,G,B et W, d’une puissance totale de 220 W.

Le SoftLite Led se décline aussi en modèle led couleur Tungstène et VariWhite.

Grâce à son innovant réflecteur, la SoftLite procure des ambiances colorées très douces, couvrant un large champ, idéalement pour les tournages et le théâtre.
Le contrôle du dimmer se fait en DMX sur 16 bits et 3 choix de courbes. La fréquence de scintillement peut être réglée entre 600 et 19 000 Hz pour des applications Flicker-Free.

Un système de double dissipation thermique utilise à la fois le corps extrudé en fonte d’aluminium et deux larges ventilateurs brassant l’air dans un circuit de refroidissement, avec trois modes de fonctionnement. Le SoftLite RGBW se complète d’un jeu d’accessoires : volets, Chimera, molette de réglage déportée et autres diffuseurs. Une version étanche IP65, jusqu’à IP67 est aussi disponible.

DMG Maxi Mix

Panneau de led développé pour le cinéma et les tournages, la gamme Mix est le fruit du partenariat entre la société française DMGLumière et la référence Rosco. Après le Mini Mix et le SL1-Mix, le Maxi Mix est le grand frère de la famille, qui se sépare maintenant entre la gamme Mix et la gamme Switch, entre couleurs et blanc calibré.

Le Maxi Mix en éclairage d’ambiance sur le stand Dimatec des JTSE.

Ce large panneau de 120 cm est équipé de 6 groupes de 180 leds de 6 teintes, en rouge, lime, vert, bleu, ambre et blanc, suivant les préconisations de Rosco. Consommant 360 W, le Maxi Mix diffuse 7550 lux à 1 mètre, avec un IRC supérieur à 90 pour un poids de 8 kg.

Originellement prévu pour fonctionner grâce à l’application MyMIX, pour Androïd et iOS, ou directement depuis le menu, sa gestion en DMX lui a permis de gagner beaucoup de popularité en événementiel. Le concept d’accroches mécaniques permet de juxtaposer différents panneaux entre eux, et reste ultra-modulaire pour s’adapter aux nombreux accessoires, grilles, diffuseurs, batterie et déport du monde du cinéma.

DMG MixBook

DMG propose avec le MixBook le premier nuancier numérique. Autour de la même technologie que le Mix, ce petit projecteur couleur de poche permet aux opérateurs et chef électro de tester différentes gélatines, ou de chercher rapidement une teinte en HSB avec contrôle total du Gamut couleur et des ajustements vert magenta.

Le MixBook est livré avec sa pochette de transport et se recharge en USB.

Complètement autonome, il fonctionne directement avec l’application MyMIX et peut enregistrer plusieurs états ou effets.
Sa petite puissance ne l’empêche pas de servir aussi de source discrète pour déboucher une scène ou s’intégrer dans des endroits inaccessibles.
Son dernier atout, et non des moindres, un prix inférieur à 100 €.

Rosco Image Spot Mini

Avec une taille divisée par deux par rapport à l’original, l’Image Spot Mini est encore plus discret en éclairage de signalétique ou de vitrine, mais possède une led unique de 14 W à haut rendement, capable de projeter un gobo à 8 mètres.

Avec un corps de 119 x 84,2 x 48 mm, l’Image Spot accepte un mini-gobo Image Spot ou un filtre en verre dichroïque Permacolor de 13 mm, quasiment en limite de gravure.
Son optique offre aux 1 050 lumens de sa source une projection quasiment plane et homogène, parfaitement étudiée pour les musées, l’architectural ou les commerces.

Directement IP65, autosuffisant en ventilation et dissipation, l’Image Spot Mini ne nécessite pratiquement pas d’entretien et peut s’installer en intérieur tout comme en extérieur. De nombreuses options permettent de choisir une source en 5.500 K ou 3.000 K, en versions prêt à l’accroche ou sur rail, avec protocole DMX, réglage manuel interne ou en 0-10V.

Pour plus de renseignements sur les produits Avolites, De Sisti, Coemar, DMG ou Rosco, visitez le site Dimatec

 

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Le Gotha by Colorsonic. 2e partie

Par admin

Maintenant que nous avons cerné Colorsonic et son emblématique dirigeant, dans l‘épisode précédent, (lien ici), direction Cannes avec toujours Gérard Giraudon et son directeur technique Christophe Orlando, avec aussi l’équipe de Hit Music Pierre Denjean DG et Daniel Picard commercial, qui ont fourni tous les projecteurs du Gotha.

Couronnes vidéo concentriques et motorisées, avec des rappels sur totems et lustres, le Gotha répond parfaitement à la tendance des clubs électros.

Nous arrivons dans ce club chic par l’entrée technique dans un dédale de couloirs avant de franchir la porte du club, bluffés par un immense plafonnier vidéo. Des écrans totems, disques, et lustres lui font écho. L’intégration lumière architecturale en stripled et points lumineux est simplement magnifique. Le bureau d’études Colorsonic maîtrise ainsi tout le relief de la salle.
Le travail de la lumière dynamique est également soigné. Avec 475 projecteurs fixes et motorisés, quasiment tous issus des catalogues Briteq et Contest, le light Jockey Christobal en a sous le coude pour faire monter l’ambiance. Nous avons tout passé en revue, la vidéo, la lumière et l’audio.

SLU : Le Gotha a été éphémère ?

Gérard Giraudon : « Absolument, le Gotha à fait trois saison au Palm Beach de manière éphémère, avant cette version définitive. Ses propriétaires ont racheté les murs du Palm Beach et y ont installé le Médusa, un restaurant cabaret très festif où l’on peut passer la nuit entière ou bien s’échauffer avant de rejoindre le Gotha qui a ouvert en 2019 et se trouve à quelques pas dans le même complexe.
D’importants travaux de structure et gros œuvre ont été entrepris afin de dégager complètement la salle de tout poteau et à la fois porter le toit d’époque qui pèse 280 tonnes. Sans oublier notre grill. Pour cela, un nouveau poteau en béton a été coulé qui traverse tout l’établissement.

SLU : La démarche du Gotha se veut boîte chic et assez tradi ?

Gérard Giraudon : En quelque sorte. Il y a un DJ résident et la clientèle visée est aisée. La prestation doit être irréprochable.

SLU : Dans le monde du Touring et de l’événementiel, il y a les affaires qui ne sont pas Brand Sensitive. Est-ce que dans le clubbing, les lumières le sont ?

Gérard Giraudon : Non, on vend un style et un résultat, pas une marque. Nous avons par exemple travaillé à 90 % avec Briteq et Contest pour équiper le Gotha et nous avons quasiment trouvé tout ce dont nous avions besoin. D’autre part, le coût unitaire de certaines lyres ou effets est incompatible avec le nombre d’unités que nous voulons placer dans un club, or avec des marques comme celles distribuées par Hit Music, on peut avoir qualité et fiabilité, mais aussi quantité.

La vidéo est ici une vraie source de lumière blanche, associée aux BTX-Beam5R Briteq, aux tubes led et aux points lumineux.

Qu’importe si on a un point chaud dans un bâton ou s’il y a une petite rémanence sur une dalle, notre clientèle n’est pas sensible à ces détails qui existent moins sur les produits haut de gamme mais en impactent terriblement le prix. D’autre part, concentrer ses achats chez un seul fournisseur, on parle pour le Gotha de 350 faisceaux fixes et 125 projecteurs motorisés, permet de mieux négocier et de disposer plus facilement de machines de spare pour la saison.

SLU : Le SAV passe par le remplacement du produit défectueux ?

Gérard Giraudon : Tout à fait. L’ensemble des produits éventuellement sujets à des pannes est sur des ponts motorisés. On descend, on remplace, on remonte, et le produit part tranquillement en SAV. Le client ne veut pas être pénalisé par un choix peu judicieux de machine qui peut aussi avoir d’autres défauts qui lui sont propres, et il n’est pas question de le perdre pour ça. J’ai eu une très mauvaise expérience avec une marque il y a moins de dix ans et je suis vacciné.

L’Atrium délimité par une corniche et 240 PIN15 Contest.

SLU : Ca fait longtemps que tu utilises des produits distribués par Hit Music ?

Gérard Giraudon : Oui. Pense que nous avons 292 projecteurs Beam Contest PIN 15 au Gotha, dont 20 en led blanc neutre et 272 en RGBW, 15 W, en quelque sorte le F1 moderne. On leur a toujours acheté ce type de produit, même quand il y avait du filament dedans. Comme maintenant ils distribuent beaucoup d’autres marques comme Briteq avec plus de produits intéressants et qu’ils ont le seul représentant, Daniel, qui vient toujours me rendre visite pour me présenter ses nouveautés, on collabore de plus belle (rires).

L’hybride BTX-Titan-Briteq avec sa lampe Osram-Sirius HRI 280, ses zooms 2,8° – 11° en Beam, 5,2° – 23° en Spot, ses effets de couleurs, ses gobos, prisme, frost, a la polyvalence idéale en club.

Enfin, un de mes techniciens parisiens qui a travaillé chez un gros distributeur fait de la veille concurrentielle et nous fait avoir des produits à l’essai quand ils rentrent dans nos cordes.

SLU : Comment est constitué le gril du Gotha ?

Gérard Giraudon : Il fait dans les 300 m2 et c’est FL Structure qui l’a fourni. Il a été repris sur les parties béton du bâtiment pour pouvoir accrocher les moteurs de levage et les stop chute. Les moteurs sont asservis avec des variateurs. J’ai fait un système pour le câblage vidéo qui monte et qui descend en le faisant passer dans des tuyaux d’arrosage naturellement spiralés et de couleur vert foncé.

En quelques jours, nos câbles ont pris le pli. On a deux armoires. Une manuelle pour les moteurs de service et une seconde télécommandée informatiquement pour les moteurs asservis qui sont donc contrôlés depuis la régie avec des butées programmées pour éviter les problèmes. La GrandMA prend la main sur ces moteurs. »

Il glisse dans les moindres recoins du Gotha qu’il connaît par cœur, il a réponse à tout et serre plus de mains qu’Obama à un G7, laissons la parole à Christophe Orlando, le directeur technique de Colorsonic et une des pièces maîtresses de cette société.

SLU : Christophe, cela fait combien d’années que tu travailles pour Colorsonic ?

Christophe Orlando, directeur technique de Colorsonic

Christophe Orlando : « 20 ans (sourires). Je suis rentré comme électricien, que je suis de formation et avec le temps et les chantiers, je suis devenu Directeur technique de Colorsonic en charge du son, lumière et vidéo. Je me suis formé aux trois, sachant qu’on se doit d’être polyvalents.
Je m’efforce d’en faire faire de même à mes techniciens et chacun peut intervenir dans les trois domaines. Comme en plus on embauche des techniciens qui sont généralement nos anciens stagiaires, ils connaissent notre manière d’opérer et ont été formés en ce sens. On ne sait pas tout faire, mais on sait en faire pas mal (rires).

SLU : Commençons par la vidéo et cette triple couronne d’écrans qui irradie la salle. C’est du sur-mesure ?

Christophe Orlando : Oui, pour réaliser chaque couronne, on a fait fabriquer des caissons d’écrans à 3 faces. Ils sont assemblés les uns aux autres ce qui apporte de la rigidité à la structure porteuse en échelle, réalisée elle aussi sur mesure et qui est entraînée par trois moteurs pour avoir toutes les angulations possibles de chaque couronne. La rigidité de la structure globale est aussi assurée par l’assemblage des petits modules formant les écrans vidéo.

Triple couronne d’écrans vidéo sur 3 faces réalisée sur mesure, et alimentée en médias par Resolume ou Arkaos au choix des LJ/VJ qui accompagnent les DJ guests.

SLU : Le “motion” utilise des moteurs double frein ?

Christophe Orlando : Oui ce sont des Liftek 250 kg D8+ avec variateur de vitesse et une sécurisation supplémentaire par stop chute. Les moteurs sont accrochés à la structure primaire que l’on a fait calculer par un ingénieur. Elle est reprise sur le toit du bâtiment et elle nous sert de passerelle. Et j’ai deux passerelles supplémentaires. En haut on a une grosse armoire de distribution électrique, un automate pour la commande des moteurs, et une télécommande déportée qui est asservie à la GrandMa.

Cristobal, le Light Jockey et VJ du club

SLU : Tu détailles ?

Christophe Orlando : De la GrandMa on sort en DMX sur une carte relais. Dessus je gère un certain nombre de contacts qui me permettent de rappeler des roues codeuses en binaire qui rappellent des séquences dans l’automate pour gérer les montées, descentes.
J’ai ainsi 99 possibilités de mouvements. C’est un interfaçage qui permet de supprimer le poste de pilotage des moteurs dans la cabine qui est trop petite pour l’accueillir.

SLU : Les programmes sont tous les soirs restitués à l’identique ?

Christophe Orlando : Oui, au final ce sont des cues de GrandMA

SLU : Les images viennent d’un média serveur ?

Gérard Giraudon : Non tu sais un média serveur ça vaut tout de suite 30 000 €. Nous, on prend de bons PC, on met des cartes de super qualité dans des slots, on charge un Resolume et ça fonctionne de façon identique. On travaille avec un super assembleur de PC spécialisé dans l’informatique militaire et médicale.

Christophe Orlando : Les écrans sont gérés par Resolume ou ArKaos, pour répondre à la sensibilité des personnes qui l’utilisent. J’ai fait tout le flashage sur Nova Star, le logiciel de configuration des écrans led.
Le même média est envoyé dans tous les écrans, principaux et secondaires comme les totems, les lustres, les disques… Mais pour moi, ils sont tous indépendants. Le Gotha peut très bien décider d’envoyer un visuel différent dans chacun.

Entre les couronnes vidéo éteintes, qui montrent le travail d’assemblage des surfaces d’écrans, on distingue un Wash multisource Briteq Cirrus, un strobe à leds GigaFlash, et un BTX Titan. On remarque aussi un des tuyaux d’arrosage verts spiralés qui acheminent le câblage vidéo.

SLU : Tous ont le même pitch?

Christophe Orlando : Non, on a choisi 4,2 mm pour les couronnes et 3,9 pour les autres. On a un partenaire asiatique qui fabrique ce que l’on veut sur mesure.

SLU : Attaquons la lumière et le choix des projecteurs dans le catalogue Hit Music. C’est un choix budgétaire ?

Christophe Orlando : Pas que. Je me suis fait envoyer plein de machines par un peu tout le monde pour les comparer On a trouvé le bon rapport qualité/prix chez Hit Music avec qui nous travaillons depuis pas mal d’années. Ils ont plein de produits intéressants et fiables comme les petits PIN. J’en ai installé plus de 800 en deux ans.

Aujourd’hui l’arrivée de Briteq complète bien leur offre avec une gamme de produits abordables et de très bonne qualité. Ils ne sont pas aussi chers que ceux de grandes marques mais la qualité se rapproche : excellente finition, bonne luminosité et en multipliant le nombre de points gérés indépendamment, on a l’effet. »

Alors que Christophe est appelé à une urgence, on fait l’inventaire avec Daniel Picard Hit Music qui connaît le dossier Gotha et les produits installés sur le bout des doigts.

Le plafond montre les faisceaux serré des Beam BTX5R, séparés par 4 COB Blinder et, en face, accrochés à la cerce, les Hybrides BTX Titan Briteq.

Daniel Picard : A l’exception des 12 RTX Beam5R qui mitraillent la face de leurs Beams, autrement dit la piste de danse située face à la cabine, tous les projecteurs sont répartis, car les clients dansent à vrai dire un peu partout.
36 lyres hybrides Spot, Beam, Wash BTX-Titan Briteq avec leur lampe Osram Sirius HRI 280, assurent les ambiances d’accueil, 20 Cob blinder 2 x 100 W et 8 stroboscopes Led BT Gigaflash marquent les pêches.

Blinders, wash, Beam et Hybride, pour les ambiances et aussi 3 BT-Retro en éclairage décoratif et chaleureux.

12 BTX-Cirrus, lyres multisources avec zoom et pilotage point par point des 19 sources RGBW Osram de 30 W assurent les wash et des effets de pixels. 8 BT-Retro à Led en arc de cercle autour de la couronne vidéo apportent un visuel vintage et chaleureux.

Le fond du bar principal est habillé de 18 ventilateurs BT-LedRotor, un projecteur qui donne l’illusion d’un gros ventilateur industriel. Les 6 pales serties chacune de 120 leds contrôlables en 5 groupes indépendants s’animent de 1 000 façons : vitesse, sens, strobe, nombre de pales et nombre de segments par pale. L’effet va du soft à l’agressif en strobe et rotation rapide des pales qui, en plus, sont éclairées par un petit ruban de leds UV serties sur la circonférence interne du projecteur.

L’espace bar, délimité par les LedRotor : un chouette effet ! La corniche supporte les fameux PIN15 en RGBW, coqueluche de Colorsonic, dont le faisceau serré créé un doux rideau de lumière et éclaire les verres des clients.

Dans la gamme Contest, Colorsonic a repris le PIN15 en grand nombre : 240 accrochés autour de l’Atrium et le reste autour du bar. Ils sont tous en faisceau serré formant de jolis rideaux de lumière.

Daniel Picard, de l’équipe Hit Music

SLU : C’est une belle vitrine pour Hit Music…

Daniel Picard : « C’est une belle installation et surtout quand tu travailles avec Colorsonic tu sais que les produits seront installés et utilisés comme il faut et que ça marchera.
En revanche, on doit être précis, tous les câbles sont faits sur mesure, et il faut savoir réagir vite quand il a un problème sur un produit.
Gérard Giraudon voulait disposer de machines de spare sur site pour pouvoir réagir au plus vite en cas de panne. On leur a prêté 6 lyres à récupérer après la saison. »

SLU : Christophe, tu as eu l’occasion d’apprécier le confort du spare ?

Christophe Orlando : « J’ai eu un problème une fois sur 2 Cirrus que Daniel a remplacés en 48 heures et j’avais de nouveau mon spare intact. A la fin de l’été quand il les reprendra, ils seront neufs. »

Détails d’intégration de stripled sous les séparateurs d’ambiance en polycarbonate.

La grande spécialité de Colorsonic, c’est l’intégration de leds dans l’architecture intérieure. Au plafond, à l’arrière des banquettes, dans les corniches, les nez de marches, le bar, les murets de séparation.
Au total, ce sont plus de 500 points lumineux RGB recouverts d’un cabochon qui animent le plafond et 470 mètres de stripled RGB sur 70 circuits DMX qui créent du relief, délimitent des espaces, enjolivent le lieu ou simplement positionnent des éléments de décor et le mobilier, pour la plupart dissimulés. Quand ils sont visibles comme ceux intégrés sur le dossier des banquettes, ils sont glissés dans un boudin siliconé, bien à l’abri de tout écrasement.

Plus de 600 points led recouverts d’un diffuseur sont intégrés au faux plafond et contrôlés en point par point par Madrix.

SLU : Comment contrôles-tu tous ces projecteurs, les points lumineux et les stripled ?

Christophe Orlando : « C’est une GrandMA onPC qui contrôle les projecteurs fixes et motorisés avec ses 8 univers DMX. Elle sert aussi de remote de Madrix qui gère les points lumineux sur 4 univers DMX. Le stripled qui représente 70 circuits, est commandé par des petits contrôleurs DMX 8 sorties.

SLU : Tu as prévu un réseau lumière ?

Christophe Orlando : J’ai un réseau ArtNet entre la régie et le local technique via des switches Netgear. C’est un réseau spécifique lumière. Je redistribue ensuite le DMX via des nodes Luna Madrix, et des splitters Cameo qui sont les produits les plus fiables que j’ai trouvés dans cette gamme de prix.

La régie lumière et vidéo. A gauche Le grandMA onPC et ses interfaces de contrôle Fader Wing et Command Wing. A droite l’écran de Resolume.

SLU : Passons au son maintenant, comment est conçue la diffusion au Gotha, notamment sa temporalité…

Christophe Orlando : On a travaillé en fonction d’où se trouve la cabine DJ. Comme elle a été avancée de 10 mètres par rapport au mur du fond à cause de la taille du carré VIP, on a opté pour un système principal et des subs qui couvrent la piste avec des délais et des renforts là où nécessaire. Pour cette très grande partie VIP derrière le DJ, on a accroché des rappels à 180° du système principal, le tout étant en phase au point 0 qui coupe en deux la régie.
On doit favoriser l’impact et donc concentrer le plus possible d’énergie en un seul point. En plus du point sub principal, on a des subs additionnels, notamment dans les banquettes autour de la piste, bien entendu alignés sur des plans précis pour pouvoir les caler. Cela a été rendu nécessaire par la manière avec laquelle la boîte est conçue, par étages en béton avec des lignes arrondies qui cassent les ondes. Cela a été très compliqué (rires).

SLU : Pourquoi ne pas mobiliser le sol ou les banquettes avec des shakers comme le Mover de Powersoft…

Christophe Orlando : Je ne suis pas fan. D’abord on a fait le choix de tout réaliser en TW-Audio, et puis il manque une sensation. On ressent mais on n’a pas la dynamique et l’impact de la membrane et ça ne marche que lorsqu’on est assis sur la banquette. Dès qu’on se lève on perd cette sensation et ici les gens s’assoient en plus n’importe où (sourires).

Beaucoup de bois, une vraie forêt sonore avec en système principal et par côté quatre T24N qui sont des doubles 12” pavillonnés avec un moteur 1,4”, en haut à gauche, un autre T24N qui sert de « casque » haut au DJ, en plus de celui posé au sol et en bas à gauche, un T30i, un renfort large bande pour la crème des VIP. Deux 15” et un gros moteur.

SLU : Vous partez d’une simulation ?

Christophe Orlando : Bien sûr, sur Ease, mais entre les changements du client et la réalité des lieux, on a été obligé d’ajouter des gros subs en fond de salle car j’avais des oppositions de phase. On essaye de limiter les points sonores mais on ne peut pas laisser une zone sans bas du spectre.

SLU : Et pour les têtes ?

Christophe Orlando : J’ai en principal quatorze T24N qui sont des doubles 12” pavillonnés avec un moteur 1,4” dont deux servent en side au DJ, une sorte de puissant casque en hauteur. Il y a neuf T20i pour faire du rappel partout en salle, deux T30i pour ramener de l’énergie derrière la cabine DJ, là où se trouve le carré Ultra VIP et d’autres modèles pour compléter çà et là et bien distribuer dans toute la salle. Les T30i sont équipées de deux 15” et d’un moteur. Elles peuvent se passer de sub et sont parfaites en proximité.

SLU : Le DJ dispose de quoi en proximité ?

Christophe Orlando : D’un gros retour constitué d’un sub B18i et de deux têtes T20i. Par côté. Même les DJ de passage habitués au montage Kara et SB18 de L-Acoustics sont enchantés (il pousse un peu en cabine et…vendu ! NDR). Nous avons aussi travaillé ces retours de proximité pour que les DJ aient un son de piste durant le mouvement des anneaux vidéo qui en descendant viennent masquer le casque haut en T24N et créer des réflexions. C’était impossible à simuler.

SLU : Comment fonctionnent les subs principaux ?

Christophe Orlando : On a un sub BSX en deux fois 21” pour l’infra et 4 subs B21i en simple 21” et radiation directe pour renforcer la frappe. Il s’agit d’un tout nouveau modèle. Leur preset a été travaillé par TW-Audio pour qu’ils aient un rendu nerveux et proche d’un 15”. La niche dans laquelle ils sont placés, réduit en plus pas mal l’onde arrière et ils sont à peine délayés pour raccorder avec les T24N.

Un montage classique et que l’absence de tout vinyle rend imparable. Au centre le BSX pour la première octave et la bave, autour quatre B21i, aussi des 21” mais en charge de taper sur tout ce qui bouge. Le Gotha fonctionne donc en 4 voies actives sur sa piste de danse et 3 voies actives partout ailleurs.

SLU : Vous avez prévu des wedges pour les artistes de passage ?

Christophe Orlando : Oui. On a 4 liaisons numériques HF, 4 wedges câblés sur un X4 Powersoft et une QL1 Yamaha pour gérer l’ensemble.

SLU : Un côté du retour de proximité DJ est bien placé, l’autre en revanche est masqué par l’éclairagiste…

Christophe Orlando : C’est vrai et ça va être modifié. L’éclairagiste et le technicien en charge de la vidéo vont déménager et s’installer dans une nouvelle régie lumière en hauteur, au-dessus de la sortie de secours avec une fenêtre, ce qui leur permettra d’être en face de la piste et libérera de la place dans la cabine DJ qui est un peu exiguë, surtout à trois.

SLU : Pioneer ?

Christophe Orlando : Forcément. Mais on dispose aussi d’autres marques au dépôt en fonction des demandes. Sur site on a une DJM en spare et des CDJ pour parer à toute éventualité.

De gauche à droite la QL1 Yamaha et les 4 récepteurs QLXD pour autant de liaisons afin d’accueillir des invités. La scène est située juste de l’autre côté du petit plexi qui finit la régie. Puis la base de tout club, quatre CDJ2000 Nexus 2 et une DJM900 Nexus 2. Des supports sont prévus pour poser des compléments sonores. En face la micro piste et au bout l’un des bars.

Entre le Medusa à côté et ici, on a de quoi faire et assurer la nuit. Par ailleurs on a câblé en croisé les baies ampli de telle sorte à diluer une panne sur plusieurs points de diffusion et non pas à en perdre un entier. On aura toujours du sub et de la tête.

SLU : Côté émergences comment se situe le Gotha ?

Christophe Orlando : On a fait des mesures d’impact. On a envoyé 132 dB sur la piste et rien n’arrive chez les voisins. La salle a été très bien isolée. Il manque peut-être un peu de traitement que nous avions demandé dans le haut de la corolle. Il y a en fonction des écrans circulaires, quelques réflexions. Ce sera sans doute ajusté à la fin de la saison. »

Gérard et Christophe, les gardiens des nuits cannoises mais aussi tropéziennes, monégasques…

SLU : Comment calez-vous le système. Sensations ou respect des timbres ?

Gérard Giraudon : « De manière très résumée, le français et plus généralement le latin aime bien écouter avec ses oreilles et recherche plutôt un rendu proche du studio avec tous les détails et peu de subjectif. L’anglo-saxon au contraire recherche une écoute via son squelette qu’il veut sentir vibrer. Cela ne nous empêche pas de délivrer aussi des sensations et surtout de faire en sorte que toute la boîte serve de dancefloor.

Dans la salle des machines. La puissance son en Powersoft X4 et Quattrocanali et tout en haut, deux matrices numériques mais à entrées et sorties analogiques d’installation Ecler Mimo 1212SG. Powersoft et TW-Audio ont travaillé main dans la main pour importer dans Armonía les presets, certains opérant des corrections de phase très élaborées, et bien entendu les protections des transducteurs indispensables en club. La mesure et l’enregistrement du niveau en salle sont effectués par un Amix SNA70-3.

Il ne faut pas que le client hésite une seconde à faire la fête et qu’il réagisse positivement à chaque impulsion du DJ donc on se doit de déboucher tous les coins et offrir pression et sensations partout. Il faut que la mayonnaise prenne immédiatement et le son a une grande responsabilité pour ça, c’est l’outil de travail principal d’un club. »
On y trouve 48 canaux d’ampli Powersoft. Onze X4 et un Quattrocanali, pour un total de 150 kW. Et il en va de même avec les racks d’éclairage. C’est extrêmement propre, accessible et ventilé ce qui n’est pas un luxe quand on sait que ce club fonctionne 7 jours sur 7 durant le mois d’août et qu’il est ouvert tous les WE du printemps à la fin de l’automne. Le mot panne est donc banni du dictionnaire.

Nous avons bien sûr écouté le son du Gotha et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il est calé pour la fête et le club. Bonne nouvelle, il n’est en rien agressif. Le haut est très contenu tout comme le haut médium et tout ce qui pique à haut niveau. Le grave est dur sur l’homme dans le bon sens du terme quasiment partout, et il faut vraiment aller se placer sur la mini piste de danse pour avoir quelques dB en rab et un grave enrichi en infra. Pas de zones d’ombre.

Le bar allège quelque peu la patate pour permettre de passer une commande. On est attiré par la piste qui concentre la diffusion, mais on peut prendre sa dose même au niveau des tables et des carrés VIP. La transition entre les différentes têtes passe bien, peut-être quelques légers points d’EQ amélioreraient encore l’entrée des petits renforts, mais la pression du grave ne souffre pas trop de la multiplication des points d’émission.
La salle ne sonne pas trop mal (on l’écoute à vide), ce qui laisse présager d’un bon rendu une fois pleine. On sent la grosse, grosse machine dont le potentiel est révélé par les filtres de la console. Il y a du gras et du mordant à volonté avec une couleur très typée club.

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Le Vibration Tour à Orleans avec le HDL 50-A RCF

Par admin

Chaque année Radio Vibration offre des concerts gratuits et très appréciés en pleine ville avec la complicité de XCPH et de RCF. Nous avons été au pied de la cathédrale d’Orléans écouter le face à face entre 20 HDL 50-A et 10 SUB 9006-AS, et plus de 30 000 spectateurs.

Le décor plus que majestueux de la cathédrale Sainte-Croix qui, une fois le soleil éteint, s’illuminera de mille projections.

L’accueil qui nous est réservé à Orléans en train de se transformer pour l’occasion en salle de spectacle géante est parfait. Nicolas Fournier régisseur technique de XCPH Organisation, le prestataire orléanais en charge du Tour se dédouble sans perdre son flegme et RCF France s’est déplacé, y compris Emanuele Morlini, ingénieur acousticien en charge des applications et consultant dans les développement des nouveaux produits professionnels RCF, envoyé spécialement par la firme de Reggio Emilia.

De prime abord la place Sainte-Croix paraît petite et la rue Jeanne-d’Arc qui y mène perpendiculairement, bien étroite…Les Orléanais nous prouveront le contraire, des milliers de familles se massant devant et sur les côtés de la scène rendant nécessaire un renfort latéral. Deux rangs de délais sont aussi déployés rue Jeanne d’Arc afin de servir les retardataires ainsi celles et ceux qui n’osent pas braver la foule. Il faut dire que la liste d’artistes de ce plateau radio est plus que conséquente.

Le bonheur du public d’Orléans (Crédit : La nouvelle République du Centre).

La scène mobile qui sert de support au Vibration Tour est placée dos à la cathédrale et face à la place qui mesure 100 mètres de large pour une profondeur utile d’environ 45 mètres. Elle est ceinturée par des anciens bâtiments assez hauts, pas l’idéal pour le son comme on le verra plus loin.

Un coup d’oeil au mapping fourni par Emanuele prouve le bien fondé du projet sur lequel le fabricant de Reggio Emilia a apporté son savoir faire et une aide logistique.

La place et la rue avec un mapping centré à 2,5 kHz. Les délais gagneraient à être rapprochés l’un de l’autre et ramenés vers la scène.

Les dix HDL 50-A par côté font très bien le job et l’ouverture horizontale large et régulière permet de n’utiliser que deux HDL 28-A en lipfill. La boîte du bas est même atténuée de 4 dB dans l’aigu via un filtre FIR. Deux lignes de cinq HDL 28-A complètent la couverture latérale. Le raccord avec le système principal n’est pas parfait, le modèle et le nombre d’outfills mais aussi la moindre influence des subs, donne une couleur assez différente dans le grave. Idéalement il aurait fallu aussi les rapprocher des HDL 50-A pour que la mise en phase soit plus fluide, mais mécaniquement cela n’a pas été possible.

Face et renforts latéraux à cour. Difficile de trouver une façon d’aligner les 28 dans les 50…et inversement.

Le grave est renforcé par 10 subs actifs, comme toutes les enceintes HDL. Il s’agit ici des SUB 9006-AS, des double 18”. « Il s’agit d’un montage endfire qui m’a été demandé afin de nettoyer un peu le plateau, en double arc à 90°. Il y a donc le délai propre à l’arc, puis celui nécessaire au montage endfire et enfin le retard pour la remise en phase avec les têtes » nous précise Emanuele Morlini. « Il aurait été possible d’ouvrir un peu plus, mais il aurait fallu plus de subs. Le calcul des délais de l’arc est fait et implémenté directement par RDnet.

Les 10 subs 9006-AS et les wedges NX 15-SMA. Une large distance de sécurité est maintenue ce qui atténue naturellement la pression dans le grave et permet au gauche/droite d’être « fermé » évitant d’ajouter d’innombrables front fill.

Le mapping des subs à 50 Hz et au 1/3 d’octave. L’arc marche et un peu de pression rentre dans la rue Jeanne-d’Arc.

Il suffit de renseigner la distance entre les subs et l’angle voulu. Pareil pour celui qui concerne l’endfire. Pas besoin d’avoir une calculette. Si on me demande enfin d’encore baisser la pression des subs sur scène, je peux d’un simple click basculer en mode Gradient. Le rang arrière des subs voit sa phase inversée et le délai modifié. Je perds un peu de pression devant mais réduis de 3 dB de plus mon lobe arrière. »

Quittons quelques instants la place pour reculer dans la rue Jeanne d’Arc qui y mène. Les équipes de XCPH, Vibration et Emanuele Morlini sont en train d’équiper les rappels composés à chaque fois de quatre HDL 30-A. La distance avec la scène et les moyens qui ne sont pas infinis ont conduit à l’adoption d’un pont radio FM pour les connecter avec la scène grâce à Vibration qui dédie un de ses émetteurs RVR calé sur une fréquence « libre » et a placé un bon vieux dipôle simple sur un coté du plateau.

Les deux stage Allen&Heath et Soundcraft et, moins fréquent, un émetteur FM, sans codeur stéréo, mais prêt à alimenter les 4 points de délai.

Sur chaque frame sont donc ajoutés un tuner avec son doublet ainsi qu’un traitement de dynamique servant de symétriseur, d’ampli et de passerelle entre le monde Hi-Fi et celui pro. Bien entendu chaque stack est réglé par RDNet en local afin notamment de le recaler temporellement avec la scène.

Si le transport du signal à l’ancienne n’appelle pas de commentaires, le placement de ces rappels aurait pu être plus judicieux. Vu la longueur des deux arrays principaux, la distance critique au-delà de laquelle on repasse à des ondes sphériques se situe vers 50 mètres. Comme les murs de la place renvoient aussi une grande partie de l’énergie, le peu qui pénètre dans la rue est vite éteint par la distance. Peut être aurait-il fallu placer le premier rang de délais 20 mètres plus près de la place et remonter le second d’autant.

Cachée sous le programme des réjouissances concocté par Vibration, une des deux HDL 28-A utilisées en tant que front-fill et à droite, un wedge/renfort NX 15-SMA, dans sa housse de protection, plein air oblige.

Pour le reste que du beau monde en régie et sur le plateau. Les wedges actifs RCF, 10 en tout, sont des NX 15-SMA, des coaxiaux de 15” et moteur 1,7”. Nicolas Fournier les connaît bien, c’est lui qui tient la console retours.
Ces dix enceintes servent le reste de l’année de renfort sonore posées sur pied, la fameuse polyvalence « à la française » que Nexo vient de rejoindre avec ses P.

La console retours du parc de XCPH est une dLive C3500 de Allen&Heath, la plus grosse des presque grosses comme le dit Nico. A la face en revanche on a une Vi3000 Soundcraft, cajolée par son propriétaire et utilisateur Greg Jean qui accueille les techniciens des artistes qui ne jouent pas en play-back et fait le son des autres.

La régie avec à gauche la Vi3000 et à droite l’univers d’Emanuele posé sur le fly HDL System.

Nicolas Fournier et XCPH

Cela n’a pas été facile, mais on a réussi à bloquer quelques minutes Nico Fournier et notre dictaphone a fait le reste.

Nicolas Fournier pris sur la scène depuis la régie au téléobjectif. Quand on dit qu’il a été dur à bloquer, ce n’est pas une légende.

SLU : D’où vient le nom pas simple à prononcer de ta boîte ?

Nico Fournier : Des deux fondateurs. Aujourd’hui ne reste que Xavier Chartier qui est un excellent gestionnaire et est à la tête des l’entreprise. La boîte existe depuis 35 ans et notre cœur de métier est la comm et l’événementiel, mais nous assurons le Vibration Tour depuis toujours et comme on vient presque tous du spectacle vivant, on le fait avec grand plaisir. C’est notre pause rock’n’roll (rires) Enfin pause, c’est quand même un gros boulot. Je bosse dessus dès la fin de l’hiver avec une aide très précieuse de Bertrand (Delbar de RCF France) depuis des années.

SLU : Tu utilises RCF depuis quand ?

Nico Fournier : Pour tout te dire, quand je suis arrivé dans la région et que j’ai commencé à collaborer avec XCPH, la société sous-traitait le son. En tant que régisseur général, j’ai continué à le faire jusqu’au moment où il est paru évident qu’investir allait être plus rentable.
J’ai rencontré Bertrand Delbar et il m’a présenté le HDL 20-A qui venait de sortir et j’ai fini par attendre et acheter du 30-A qui convenait mieux à nos besoins en termes de son, de headroom et de RDNet.

A gauche RDNet avec en pleine action et tout dans le vert, le système RCF au grand complet.

Nous avons aussi essayé le 50-A et c’est vraiment un beau produit avec une grande qualité : il ne sonne pas 3 fois moins bien que les grosses références du marché, mais coûte trois fois moins cher sans pour autant se louer trois fois moins cher. L’amortissement est donc plus rapide. Le poids et l’encombrement sont aussi un gros avantage, sans oublier le fait que les systèmes sont amplifiés. Enfin nous ne travaillons pas sur des marchés où la marque est imposée… On se sert de nos enceintes RCF pour tout, du concert au meeting aérien.

SLU : Votre parc comporte quelles références ?

Nico Fournier : On a du HDL 30-A et SUB 9006-A et pas mal d’autres références plus petites comme du 4PRO et des wedges NX 10 et NX 15. Du coup, lorsqu’on vend du son pour de l’intégration, on propose du RCF.

SLU : Que penses-tu des HDL 28-A ?

Nico Fournier : Ça marche bien. Je les découvre depuis le début de la tournée mais je trouve que pour leur taille, elles envoient bien.

Yannick Noah sous les lumières de XCPH.

SLU : Deux mots sur vos lumières ?

Nico Fournier : J’ai un rapport de confiance avec Martin Fournier donc on a pas mal de Martin et de Chauvet. On se connaît et on se marre depuis 20 ans. Je te passe toutes les blagues liées au fait qu’on porte le même nom. Je marche beaucoup au relationnel. Il y a plein de bon matériel. Ce qui compte c’est le service. Avec RCF, Chauvet et Algam, je suis tranquille.

Si RCF nous était compté

Rien de tel que de passer quelques heures avec Emanuele pour en savoir plus sur RCF d’autant qu’il est une sorte de vieux de la vieille à Reggio Emilia avec 15 ans de collaboration ininterrompue au compteur. Il nous raconte sa société d’une traite.

Emanuele Morlini, 15 ans de maison et toujours autant de plaisir.

RCF. Trois lettres comme Rossi, Campari & Ferrari les trois fondateurs et Radio Cine Forniture, le premier métier de fournisseur de transducteurs et autres composants pour l’univers du son et spécialement pour les salles obscures. RCF a fêté l’année dernière ses 70 ans, mais son histoire est plus tortueuse qu’elle en a l’air.

Jusqu’aux années 80, RCF est restée dans l’ombre des marques pour qui elle fabriquait des produits, puis elle s’est révélée au grand jour avec ses propres produits qui sont venus faire de l’ombre à ses anciens clients.
Dans les années 90 elle est devenue la seconde au monde après JBL à introduire le plastic dans ses ébénisteries et a explosé au niveau commercial au point d’être ciblée par des investisseurs en 1997 et être rachetée, perdant au passage son propre nom.

Les transducteurs maison ont équipé pendant plus de 10 ans des enceintes des différentes marques du groupe (dont une est revenue l’année dernière au bercail NDR) Vers l’an 2000, le choix a été fait de tout délocaliser en Chine, transducteurs, ébénisterie comme assemblage des diverses marques du groupe, et de fermer définitivement le site italien.

Arturo Vicari, PDG de RCF Group.

En 2004, la société qui gérait l’ex RCF et qui recevait commandes et subsides du groupe a donc fait faillite, (une méthode capitalistique habituelle en pareil cas NDR) Heureusement les associés italiens ont racheté la société et les dettes en 2005 et ont progressivement repris les 200 salariés de l’entreprise en faillite.

C’est ainsi que RCF SPA est repartie de zéro avec Vicari à sa tête. On fête donc deux anniversaires. Les 70 ans du nom et, d’une certaine manière, les 15 ans de la renaissance d’une RCF désormais 100% italienne.
Rappelons aussi que si lors de la reprise en 2004, on était moins d’une dizaine dans des murs quasi vides, l’esprit maison ne l’a jamais quittée et c’est le plus important. Aujourd’hui RCF a constitué RCF Group avec sa propre marque mais aussi dbTechnologies, EAW, Montarbo et DPA.

Dulcis in fundo

Dès les premiers artistes sur scène, on comprend la difficulté de remplir de son une place avec un système un peu sous dimensionné en nombre, sans pour autant exciter les murs qui la ceinturent. Pas évident aussi de parvenir, à ciel ouvert, à délivrer des sensations dans le grave à autant de monde.

Le show bat son plein, et même les vieilles pierres collaborent !

Heureusement que la HDL 50-A en produit déjà beaucoup et que le niveau auquel la soirée se déroule, laisse le système fonctionner en dessous des limiteurs. On ne félicitera en revanche pas le son de certains titres, du moins le PBC. La dynamique « radio », la présence d’un contour inutile et la nature même de certaines sonorités mettrait à mal n’importe quel système.
Tout rentre dans l’ordre quand du vrai live avec un vrai mix nous est proposé. L’attaque, la couleur et l’image sont efficaces et sérieux. Juste une petite dureté sur les sifflantes rappelle qu’il ne faut pas chercher inutilement dans le haut le HDL 50-A. Il répond présent. Autant faire un peu le ménage avant !

Maëlle, découverte à The Voice et gagnante de la 7è saison.


Rien de tel qu’un film pour conclure ce reportage avec les visages radieux des spectateurs face au podium de Vibration et ses artistes. A l’année prochaine !


Et d’autres informations sur le site RCF

 

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Midas annonce la sortie de l’Heritage-D, sa nouvelle console

Par Patrick Cussigh

L’arrivée de la nouvelle console Midas attire toute l’attention en ce début d’année 2020. L’Heritage-D a fait une entrée fracassante aux JTSE en complétant la série Pro et même en la chapeautant. Entre autres, elle apporte une surface encore plus pratique et ergonomique, qui s’adapte au mode de travail de chacun.

Mais sans plus attendre voici une présentation faite par Yann Matté, chef produit et support technique pour EVI Audio France.


L’Heritage-D gère 144 entrées vers 120 bus de mixage répartis en 24 matrix, 4 bus Master et 96 départs auxiliaires. Ces derniers peuvent être utilisés en auxiliaires simples ou en “Flexi-Aux” pour pouvoir envoyer un Aux dans un Aux. Cela permet de prendre un ensemble d’entrées et de transformer un Aux en groupe.
Ce groupe peut ensuite être redistribué dans un Aux vers une réverbe, un personal monitor sans être obligé d’utiliser une matrix. La puissance de la console fait passer de 8 groupes de population, les fameux Pop Groups à 24 populations. Il y a aussi 24 DCA, 24 groupes de talk et 12 groupes de mute.

Sur chacune des entrées, on bénéficie du traitement dynamique et l’égalisation propre aux tables Midas, mais aussi 24 moteurs. Chacun peut générer de un à quatre effets simultanément soit jusqu’à 96 effets !
Au delà de ces 24 moteur, on peut disposer de 96 traitements dynamiques premiums supplémentaires, 96 compresseurs multi-bande et 32 égaliseurs dynamiques avec possibilité de les insérer sur des voix d’entrées mais aussi tous les bus de sortie. Les algorithmes sont variés et il y aura aussi une, voire plusieurs TC6000 et des traitements issus de la marque Lake.

Cette nouvelle approche de la console, intègre un écran tactile amélioré en plus d’un format ultra-compact permettant un transport et une utilisation facile sur des tournées ou dans des théâtres parfois exigus.

Compatible avec l’intégralité des racks de la marque comme le DL151 et DL252 ainsi qu’avec des racks splitter comme le DL 251, la Heritage-D a été prévue pour s’insérer facilement dans les parcs. Fidèle au son Midas, elle assure la continuité de ce qui a été instauré car les préamplis restent les mêmes en entrée et en sortie, assurant ainsi la même qualité audio.

Son ergonomie permettra de travailler en façade comme en retours. Pour plus de souplesse, à l’arrière de la console, des prises HDMI supplémentaires permettent d’y connecter un deuxième écran tactile synchronisé et rendre possible une utilisation par deux opérateurs.

Plus d’information sur le site du distributeur EVI Audio France

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Le Festival d’Aix passe en 2.0 avec Fohhn

Par admin

Le Festival d’Aix a tenté et gagné un pari risqué, en offrant au Requiem de Mozart un écrin sonore virtuel splendide. Désormais, lyrique rime avec électronique. Vous doutez ? Confiez-nous vos idées reçues, on va arranger ça. 6 mois après, on est encore sous le charme.

Photo Vincent Beaume

Pourquoi un pari ? Imaginez un festival parmi les plus prestigieux au monde. Un lieu complexe car à ciel ouvert : le Théâtre de l’Archevêché. Une œuvre magistrale et exigeante. Un public sans concessions. Et pourtant, la décision est prise d’apporter à ce Requiem très original par sa mise en scène, un supplément d’âme via l’ajout d’une discrète réverbération afin de rappeler les églises où devrait se donner cette œuvre. On verra plus loin que l’électroacoustique va être plus sollicitée encore.

Philippe Delcroix

Une fois la décision prise par Pierre Audi le nouveau Directeur général du festival et Raphaël Pichon le Chef d’orchestre qui tous deux ont été moteurs de cette première technique, Josep Maria Folch Pons le Directeur technique et surtout Philippe Delcroix, le Directeur technique adjoint, ont arbitré des choix importants.
Ils ont donné leur confiance à Rémy Bréant, un consultant audio collaborant déjà avec les équipes du Festival, pour prendre en main ce dossier pour le moins iconoclaste et presque entièrement à défricher.

Nous avons eu la possibilité d’interroger longuement Rémy Bréant malheureusement absent le jour de notre passage à Aix, mais aussi eu la chance d’assister à une des représentations du Requiem et passé une journée sur place avec les équipes du Festival et un fournisseur, Fohhn, sans qui tout cela n’aurait peut-être pas été possible.

Merci à toutes et à tous pour l’accueil et la pédagogie dont il a fallu faire preuve pour détailler cette installation. Commençons par un très large tour d’horizon en compagnie de Rémy Bréant.

SLU : Comment est né ce Requiem de Mozart « augmenté »

Rémy Bréant : Il est l’œuvre de la nouvelle direction du Festival d’Aix qui a apporté pour cette première, un staff assez important dédié au son. Ils avaient déjà exploré un apport technique sur une autre œuvre, interprétée dans une usine désaffectée, et le Chef Raphaël Pichon était convaincu par un projet d’acoustique « augmentée » nécessaire pour le Requiem.

Une vue des gradins et du balcon. Il faut parvenir à apporter du SPL qui ne s’entend pas et de l’ambiance discrète à des endroits acoustiquement très dissemblables.

SLU : Il n’est question au départ que de compléter l’acoustique de l’Archevêché…

Rémy Bréant : C’est ça, de pousser les murs de sorte à tendre vers ce qu’on veut y jouer. La complication venait du fait que d’un côté la prod arrivait avec une solution déjà imaginée par un ingénieur du son hollandais, et que de l’autre, le Festival a un historique de fonctionnement, des budgets à tenir et une équipe d’exploitation bien au fait des contraintes que peut générer la cohabitation de deux spectacles en alternance.

Photo Pascal Victor

La proposition de l’ingé son hollandais était une infrastructure assez lourde concernant la prise de son et le mixage, disons de type comédie musicale, avec une diffusion répartie sur 20 enceintes omnidirectionnelles Omniwave, la reprise des chanteurs soit par l’intégration d’une trentaine de micros incrustés dans les éléments de décor soit par une quarantaine micros HF et une console de mixage de type A&H dLive S3000 ou DiGiCo SD7.
Pour des raisons de mise en scène et par manque de temps et de moyens, cette proposition n’a pas été pas retenue. La direction du Festival m’a alors proposé de concevoir un système qui puisse satisfaire l’équipe du Requiem tout en respectant ses contraintes chronologiques et financières.

Une CL3 très, très chargée aux mains de Fred Bielle en charge du mix du Requiem.

SLU : Tu collaborais déjà avec Aix ?

Rémy Bréant : Oui, notamment lors de Parades, le concert gratuit donné chaque année Cours Mirabeau en ouverture du Festival d’Aix avec du public sur plus de 300 mètres de long. Un spectacle forcément totalement amplifié, plus « populaire ».

Pour revenir à l’Archevêché, mon travail a été de réfléchir à une installation efficace sans ma présence mais facile à exploiter, qui tienne sur la CL3 Yamaha du Festival, avec des effectifs déjà prévus pour la saison et enfin avec les constantes du Chef d’orchestre et les contraintes du lieu.

SLU : Techniquement tu es libre de préconiser ce que tu veux ?

Rémy Bréant : C’est même ma manière de travailler. En phase d’étude, j’essaye toujours de garder l’autonomie sur le dossier et une certaine distance vis-à-vis des fabricants. J’ai dans un premier temps entièrement modélisé l’acoustique du lieu en 3D dans le but de pouvoir y implanter des points de diffusion sans m’arrêter sur une marque précise. J’avais déjà en tête de ne pas simplement « augmenter » l’acoustique, mais aussi d’apporter un complément notamment à l’orchestre.
Etant sonorisateur de métier, il m’a paru évident qu’il fallait pouvoir mixer les voix avec l’orchestre. A partir de ce cahier des charges, j’ai choisi d’augmenter considérablement le nombre de points de diffusion et réduire le nombre de micros sur scène. Le design sonore a consisté à densifier les points de diffusion latéraux et arrières en jouant en plus la carte de l’altimétrie, et surtout, de créer une diffusion de face afin de pouvoir restituer l’effet frontal propre à l’opéra, qui relie le chanteur au spectateur.

La matrice Astro Spatial Audio. Une grosse puissance de calcul, 128 canaux MADI ou Dante, une latence très faible et bien sûr la possibilité de travailler avec n’importe quelle marque d’enceintes.

SLU : Tu commences alors tes recherches en bois et en processing

Rémy Bréant : J’ai même commencé par le processeur avec dans l’idée de faire appel à Bjorn (Van Munster) afin de pouvoir travailler avec l’Astro Spatial Audio Sara II qui n’est inféodé à aucune marque d’enceintes. J’ai gardé en tout cas cette solution sous le coude et je me suis attaqué au bois. Certaines marques ont été trop chères, d’autres n’avaient pas les enceintes que je voulais, d’autres avaient processeur et enceintes mais les deux ne pouvaient pas être dépareillés. La discrétion était aussi un critère essentiel puisque le public classique se braque très vite dès qu’il voit un déploiement de matériel, sans oublier le fait qu’on squatte en latéral et à l’arrière les accroches lumière, pas question donc d’être encombrant.

SLU : Tu cherchais un produit qui…

Rémy Bréant : …soit discret, descende sans être volumineux, ouvre à mort et délivre un son de qualité. Comme plusieurs autres fabricants, Daniel Borreau, (Rock Audio et distributeur Fohhn en France), dont je savais qu’il disposait des produits qui pouvaient faire l’affaire, a été consulté. Il a donné immédiatement son accord y compris sur le partenariat.

J’ai donc pu présenter à la Direction Technique du Festival d’Aix quatre propositions et c’est Fohhn qui a été retenu par Philippe Delcroix. Mon design a ensuite été contrôlé par les ingénieurs de la marque au travers du logiciel AFMG Ease afin de vérifier la cohérence de la couverture.

Une des LX-61 pour les ambiances, accrochée sous le balcon et prenant le public à rebrousse-poil.

SLU : Quel type de produit t’a séduit chez Fohhn ?

Rémy Bréant : Par exemple le LX-61. Quatre transducteurs de 4” à longue excursion et un moteur de 1” dans un guide reprenant la polaire des petits graves et aligné avec eux pour créer une mini ligne pinçant bien verticalement la bande de 1 à 4 kHz qui tient en 30°. Ce type de produit me donne la générosité tonale suffisante pour mes ambiances et sa petite taille le rend ultra-facile à mettre en œuvre.

J’ai pu ainsi découper trois zones : le parterre, le dessous de balcon et le balcon et les immerger séparément. Pour certaines zones, j’ai ajouté des LX-11 et deux paires de LX-150. Une fois ajouté le gauche droite en LF-220 et double beam par côté, j’ai pu travailler mes synoptiques.
Au regard du volume des réseaux de câblage nécessaire, nous avons pris le parti de confier la fourniture de câble et les raccordements à Texen. Les équipements réseau ont été fournis neufs et non programmés.

SLU : Tu disposes d’une équipe ?

Rémy Bréant : Sur les opérations relativement complexes comme celles-ci, je m’entoure de compétences spécifiques qui interviennent à des moments clé du projet.

Jean-Baptiste Boitel

Pour le calage de tout le système en version frontale j’ai proposé à Jean-Baptiste Boitel, un technicien dont la réputation est plus que méritée, de travailler sur le projet de telle sorte à pouvoir jouer sereinement et en phase même en cas de panne de l’Astro. Rappelons que les fortes températures estivales compliquent la donne.

SLU :Le processeur sert de calage temporel « créatif » ?

Rémy Bréant : Pas que… Le lendemain du calage « de base » de Jean-Baptiste, Bjorn est arrivé avec son propre caleur et ils ont travaillé, à partir de nos valeurs, pour insérer l’Astro, « casser le frontal » et créer de l’immersif.


Voici ce qui est « visible » du système principal côté scène : le coffrage arrière dans lequel se trouvent des LF-220 Fohhn.

Il en a été de même avec les rappels sur les côtés. Une fois ce dernier travail effectué, nous avons œuvré avec Bjorn sur la réverbération inspirée d’un algorithme de la Bricasti M7. Et pour la première fois, on a branché un micro.
Les répétitions du Requiem se passant à l’Archevêché, Raphaël Pichon a souhaité entendre immédiatement le rendu final. Trois semaines avant la première, j’ai donc installé en urgence une réverbération M7 stéréo dans la régie.

SLU : Loin d’être la solution idéale…

Rémy Bréant : Oui, mais cela a permis de se familiariser avec l’algorithme, de rassurer le Chef d’orchestre et d’avoir une ébauche de ce que cela pourrait donner in situ avant de recevoir le processeur. Je me suis aussi engagé à ce que l’univers sonore ne change pas. On y est parvenu puisque l’Astro a gardé la « couleur » M7 mais modulée sur chaque sortie.

SLU : Qui a fait le premier mix et aussi la première « spatialisation » ?

Rémy Bréant : Moi, d’autant que j’avais spécifié 7 micros DPA en rampe au pied des chœurs, deux semi-canons Schoeps dans les draperies pour d’éventuels besoins d’ambiance en fond de scène.
A cela il fallait ajouter la microphonie de l’orchestre, des bandes de bruitage, et quelques HF. Pendant les 2 premières semaines de répétitions, n’a été diffusée que de la réverbération, pas de son « sec » avant d’avoir l’Astro.

Une image du Requiem et l’incroyable mise en scène de Romeo Castellucci. Regardez tout en bas à la limite du plateau. On voit 7 petites boules noires. Ce sont les micros. (Photo P. Victor Artcompress)

SLU : Donc le vrai mix final…

Rémy Bréant : …est né au moment où on a pu avoir la diffusion 3D, la matrice et la réverbération programmée, quelques jours avant la générale. On a donc enfin envoyé les voix et l’orchestre dans l’Astro tout en gardant la main sur les prémix dans la CL3 et en disposant de ses plugs et DCA, ce qui en facilite l’exploitation. Assez classiquement, les 7 micros voix ont été routés en direct out dans autant de paires de LX-10 en front fill ouvertes à 110°, via l’Astro en mode WFS qui a géré la localisation, y compris dans la ligne de délais sous le balcon ou d’autres groupes à la face jardin, face cour.

Les front fills, quatorze LX10 amplifiées et processées individuellement en train d’être montés.

Toute la diffusion frontale a reçu voix et orchestre. Mouillée aussi. Toute la diffusion latérale et arrière, uniquement la réverbération multi-moteurs de l’Astro. La position fixe des 7 micros de rampe m’a aussi évité tout système de tracking actif qui aurait été nécessaire avec des micros HF.
Une fois le mix dégrossi, j’ai passé la main à Fred Bielle pour me concentrer sur la partie programmation et pilotage. On a travaillé à 4 mains, me semble-t-il en bonne intelligence.

SLU : Et le Chef d’orchestre durant ces dernières répétitions ?

Rémy Bréant : Il a pris les informations nécessaires quant au rendu auprès de ses assistants et a fait une très belle synthèse de ce qui lui a été dit. Nous avons décidé de figer l’électronique afin que le Chef d’orchestre s’approprie la salle qu’on lui a livrée. Bien sûr on a gardé la main sur des équilibres tonals ou des écarts de dynamique trop importants. Deux compresseurs multi-bandes ont permis de régler rapidement ce type de problèmes.
Pour le reste, Raphael Pichon s’est réellement approprié le mix orchestre et voix avec sa baguette, les deux dernières répétitions s’étant déroulées sans qu’on ne touche à quoi que ce soit. Sébastien Noly s’est aussi révélé précieux par son rôle d’interface entre la technique et le Chef d’orchestre et aussi par sa grande compétence en physique acoustique.

SLU : Avec Bjorn d’Astro, vous avez créé une « salle ». Raphaël Pichon a été mis à contribution ?

Rémy Bréant : Une fois qu’il a accepté le principe de réverbération et la couleur de la M7 « recréée et améliorée » dans l’Astro, on a travaillé ensemble à établir le caractère de la salle qu’on a, en quelque sorte, fabriquée. On a défini son identité sonore par la quantité de réverbération par zone. On s’est donc baladé en tout point de l’Archevêché et sommes tombés d’accord sur le choix de jouer la carte de la sagesse ne souhaitant pas que le public puisse percevoir l’existence d’une assistance sonore.

SLU : Lors de la première en présence du public, as-tu fait des modifications sensibles ?

Rémy Bréant : Oui. Dès le début du Requiem, j’ai augmenté le niveau de l’amplification, mais au bout d’un quart d’heure je suis revenu au point de départ. La différence entre salle vide ou pleine s’est révélée peu perceptible. Il ne faut pas oublier qu’à Aix on joue à ciel ouvert.

L’Allée Gothique. Quand on dispose d’une telle surface réfléchissante, autant s’en servir…

SLU : Comment se comporte le balcon qui, outre le ciel, dispose d’encore moins de murs latéraux ?

Rémy Bréant : Pour moi encore mieux puisqu’on n’a quasiment plus de champ direct, uniquement ce que l’électroacoustique envoie et qui est plus équilibré et complet.
En revanche, en début et fin de l’œuvre, le Chef d’orchestre, qui est aussi un Chef de Chœur, a fait le choix de faire communier le site classé à l’Œuvre en faisant chanter une partie du Chœur dans la très belle réverbération naturelle de l’Allée gothique de l’Archevêché, située sous le gradin. Ce fut une sensation sonore inoubliable pour tous que de sentir cette énergie naturelle sortir de nulle part…
Cela inonde le public par en dessous et crée le doute pour le reste de l’œuvre. Naturel ou artificiel… On prend les spectateurs avec du naturel et on les redépose avec le même stratagème sonore. Enfin, cette réverbération nous a aussi servi de référence. Puisqu’elle « démarre » le Requiem, on a fait en sorte de ne pas avoir trop de différence avec celle générée par l’Astro.

SLU : Ce qui a été fait à Aix est osé

Rémy Bréant : C’est vrai, mais tous les jours j’ai entendu des gens dire : « il y a un spectacle qu’il faut que tu ailles voir, c’est le Requiem, ne serait-ce que pour le son. » Le but souhaité par Raphaël Pichon et moi-même était de ne surtout pas immerger le public dans quelque chose qui dénature l’œuvre.

Le son frontal à cour indiqué par deux flèches rouges. Les deux LF-220 sont cachées derrière le bord du cadre de scène dont le tissu est à peine plus clair. Les techniciens son installent les LF-10 au sol. Difficile de trouver une place pour caser un ou des subs…

Notre plus grande récompense a été que personne ou presque n’a entendu notre apport et là où j’ai compris qu’on avait réussi c’est, durant les répétitions, quand on m’a demandé d’en « mettre plus » alors que les amplis des petites boîtes modulaient déjà entre 80 et 90 % et surtout lorsque les applaudissements ont retenti et que la salle s’est révélée telle qu’elle est, au point de douter de la satisfaction des spectateurs.
Il n’en était heureusement rien. Le public était ému mais n’a pas pu exprimer sa joie complètement faute de vrais murs pour amplifier le son. Idéalement, il faudrait aussi lui dédier quelques micros pour que le doute perdure jusqu’à la fin.

SLU : Un renfort de grave aurait eu son utilité ?

Rémy Bréant : Si j’avais pu accrocher un sub central quelque part ou composer un arc sub avec des petits formats en 10” oui, mais je n’ai pas trouvé la place et les premiers rangs n’auraient pas forcément apprécié. Je n’en ai, cela dit, pas ressenti de manque et cela a facilité mon intégration sonore.

SLU : Tu penses que l’Archevêché pourrait bénéficier d’un système en fixe dans le futur ?

Rémy Bréant : Le Requiem a été conçu pour être joué dans une certaine acoustique donc la demande technique était légitime, mais on a aussi prouvé le bien-fondé d’un déploiement technique de ce type dans ce lieu. On n’a jamais détérioré le son direct et la direction du Festival a pu se forger son opinion. On a aussi prouvé qu’une fois la mise en place faite, l’exploitation quotidienne est faisable sans grande difficulté et le maillage redondé du réseau informatique garantit la sécurité du déploiement.

Le théâtre fermé par son rideau de fer pour permettre aux éclairagistes de travailler… On aperçoit au sol les barres de front fills en train d’être assemblées. La casquette métallique devant sert à protéger des intempéries la fosse durant l’hiver.

Cela fait longtemps que je sais qu’il est possible d’apporter quelque chose à l’univers classique. On a maintenant les outils pour faire ressortir toutes les subtilités qui existent et on peut s’aventurer au-delà de la simple sonorisation frontale. Aujourd’hui on est très humblement capable d’apporter nos compétences pour bonifier un rendu aussi dans des lieux qui n’ont pas besoin de son.

Allons maintenant à la rencontre des équipes qui s’activent dans le fameux Archevêché aixois. A défaut de violons, les cigales cymbalisent à tout va sous un soleil d’été.
Uli Haug, de Fohhn et Daniel Borreau qui distribue la marque allemande en France, nous accompagnent. Après la photo et devant l’entrée même du Théâtre de l’Archevêché, quelques questions fusent.

Accueillis comme des rois par le staff technique du Festival avec de gauche à droite Philippe Delcroix : Directeur technique du Festival d’Aix, Clément de Mazières : Technicien son, Aurélie Granier : régisseuse son, vidéo et sous-titrage, Uli Haug de Fohhn et enfin Daniel Borreau.

SLU : Un rapide historique du Festival ?

Philippe Delcroix : Il a été créé en 1948 et a lieu chaque été en juillet à la nuit tombante. Aix est devenu l’un des 5 plus grands festivals d’art lyrique au monde. Le lieu emblématique où a été donnée la première représentation et où nous nous trouvons est le Théâtre de l’Archevêché.

D’autres lieux et salles se sont ajoutés ce qui nous permet d’accueillir chaque année plus de 80 000 spectateurs. La jauge de l’Archevêché est de 1 350 places. Un premier petit théâtre y a été rapidement érigé et modifié en 1998 pour prendre l’apparence de celui actuel. On créé et construit nous-même tous les décors et on produit 5 opéras chaque année.

SLU : Le théâtre actuel est donc pérenne ?

Philippe Delcroix : Oui, il est petit et fait pour durer, mais il n’est profond que de 10 mètres, autant dire que quand on vend une de nos productions aux grands théâtres mondiaux comme celui de New York, elle retrouve de la place ! Cette année nous n’allons jouer ici en alternance que deux spectacles, La Tosca de Puccini et le Requiem de Mozart.

SLU : Le staff technique comporte combien de personnes ?

Philippe Delcroix : 11 en septembre, puis ça monte de mois en mois jusqu’à atteindre les 300 pendant la période du festival.

Philippe Delcroix appelé par d’autres rendez-vous, nous confie aux bons soins d’Aurélie Granier la régisseuse son, vidéo et sous-titrage de toutes les scènes du Festival pour une visite complète du site.

Chaque enceinte LX-10 a son adresse que l’on retrouve sur le logiciel maison Fohhn Net, et peut être contrôlée à distance en délai, niveau, égalisation. Elle se connecte avec sa base (AM10, 20, 40 ou 50 en fonction de ses besoins) qui l’alimente en data (son et ordres) et en énergie via un câble réseau se terminant par une prise EtherCON.

Les enceintes, sont toutes cachées derrière des tissus phoniques ou dans des caissons qui, une fois en place, deviennent parfaitement invisibles.
Il en va de même pour les micros qui seront placés en un second temps mais qu’on peinera à voir depuis la salle. Tout ce petit monde doit se partager le peu d’espace disponible avec les lumières, y compris au sol.

Aurélie Granier : Le choix de placer ces enceintes de rappel par paires sert aussi à masquer une petite dissymétrie de la salle et corrige un écart de niveau du public entre jardin et cour.

SLU : La mise en phase de l’ensemble « direct » donc orchestre et voix et ce qui est amplifié doit être parfaite.

Aurélie Granier : C’est le cas. Dès le premier rang on n’a aucune décorrélation entre le direct et le diffusé. Le calage a été fait en déplaçant les remotes au niveau du parterre pour affiner les choix.

On joue aussi avec le volume du son direct en démasquant ou pas des ouvertures de grande taille pratiquées dans la maçonnerie avant de la fosse à la demande de l’acousticien Sébastien Noly, afin que la quantité de direct voulue atteigne le public. Pour le Requiem ces ouvertures sont fermées.

La fosse, profonde 180 cm, avec par-derrière pour les plus observateurs, Uli Haug et Daniel Borreau en pleine discussion. Remarquez aussi à droite, le cache en bois qui masque une des ouvertures pratiquées.

SLU : Le fait que vous alterniez Tosca et Requiem ne vous complique pas trop la mise chaque jour ?

Aurélie Granier : Non, l’avantage de cette technologie Fohhn est que chaque enceinte active répond présente par informatique. On peut suivre nombre de paramètres dont la température de l’électronique qui souffre ici, et on a des procédures bien établies. On installe et câble à deux, on vérifie la mise et on la réécoute quand l’orchestre répète.

Le rappel à cour, identique à jardin, de vrais out fills idéalement placés pour redonner vie aux côtés et éviter que le mélange entre ambiance et direct ne soit trop déséquilibré.

SLU : Vous nous décrivez le système Fohhn déployé ?

Daniel Borreau : Il y a de part et d’autre de la scène et formant le cadre latéral droit et gauche de cette dernière, deux colonnes composées chacune de deux enceintes LF-220, soit 4,50 mètres de hauteur, exploitées en Beam Steering.

Toutes invisibles qu’elles sont derrière des tissus acoustiquement transparents, elles distribuent le son précisément là où c’est nécessaire en donnant l’impression qu’il provient du plateau.
On exploite 4 faisceaux différents. Toujours du plateau nous avons au sol, 14 LX-10 utilisées par paires, des petites enceintes coaxiales acoustiquement très droites et tout aussi cachées dans des bandeaux en bois.

Nous avons ensuite deux rappels pour déboucher les côtés proches à cour et jardin, d’où la présence des LX-150 à même les murs du théâtre.
Dans le théâtre lui-même, les retours aussi disposent d’enceintes Fohhn. Quatre LX-61 pour redonner aux chœurs un orchestre plus précis et deux LX-100 pour le backstage.

La machine à sustain

Daniel Borreau : Pour créer cet effet de sustain et faire en sorte d’éviter que le son ne provienne exclusivement du plateau, nous disposons de plusieurs points de diffusion arrangés pour couvrir sélectivement des zones du public et accrochés aux murs latéraux. Sous le balcon, le problème est différent d’un point de vue acoustique comme électronique.

Une vue de la très belle collaboration entre Fohhn France et le Festival d’Aix avec ces supports gardant bien les prises orientées vers le bas sur des modules AAX-2.300.

Bien entendu le son direct arrive, mais il faut plus jouer la carte de l’immersif car l’espace est moindre et les réflexions impossibles à déclencher.
D’autre part les enceintes n’étant protégées ni de la pluie, ni du public placé au-dessus, ni enfin des fientes de pigeon, on revient à des modèles passifs amplifiés par des modules AAX-2.300 insérés dans des boîtiers fabriqués sur place.

On a donc des petites LX-11 tout en haut et sous les gradins, qui sont des LX-10 sans ampli et processing, pour envelopper le public et enfin une paire de LX-61 en renfort pour simuler les murs latéraux, volontairement désaxées pour ne pas être perceptibles en champ direct.

Deux LX-11 entourant leur ampli et placées le plus en arrière possible contre le mur arrière de la cour de l’Archevêché.

Protégées par des filets anti resquilleurs ailés, deux LX-61. Pas de doute, c’est un tissu transparent !

Enfin sur le balcon on bénéficie de six LX-61 pour l’arrière et de deux LX-150 tirant depuis les murs latéraux, plus le système principal et les réflexions naturelles des lieux.

SLU : Comment pourrait-on définir le rôle de l’ensemble de la diffusion ?

Aurélie Granier : Comme un soutien non destructif de la source acoustique. On ne renforce pas, on vient soutenir ce qui naturellement est donné par les artistes.

Quelques éléments essentiels. En rouge, un Focusrite Rednet D16R en charge de véhiculer le Dante et l’encapsulage du Fohhn-Net et tout en haut de la pile à gauche, l’ABX-5 de Fohhn, une passerelle entre le Dante et soit l’AES, soit surtout le Fohhn-Net. Le paquet de câbles réseau provient des deux switchs Cisco A et B qui servent de pilier à l’installation et sont réunis par des rocades en fibre entre différents points comme la régie ou les Rio au plateau. Bien sûr les réseaux A et B ne se mélangent jamais et n’y passe qu’audio, remote et sous-titres dans trois VLan.

SLU : La régie est assez bien placée…

Clément de Mazières : Oui et cette année, du fait du rôle plus important du son, la console va rester pour la première fois en place sous le balcon.

La journée file et on entend de plus en plus de cuivres chauffer leurs pistons. Il sera bientôt temps de laisser les répétitions se dérouler tranquillement. On monte en régie poser quelques dernières questions à Fred Bielle.


Fred Bielle à la console du Requiem en plein line check devant sa CL3 Yamaha. Comme le dit Aurélie, elle est à full de chez full puisqu’elle délivre aussi les départs vers les retours et les diverses servitudes !

SLU : Tu suis aussi à la trace le système Fohhn

Fred Bielle : Absolument. Sur la liste des appareils, je retrouve toutes les électroniques qui apparaissent sur le réseau.

La visualisation de chaque ampli ou enceinte amplifiée. On ne peut pas rater la couleur orange…

Là par exemple on a coupé l’alimentation des LX-10 des front fills car leur température interne a atteint sous le soleil les 60°. Cela s’affiche en orange sur l’écran. On les remettra en route ce soir à la fraîche.

Par module on dispose du gain, délai, crossover, EQ 31 bandes et dynamiques, entre autres. Pour y voir plus clair, nous avons aussi un affichage « géographique » Cela permet de localiser plus facilement les points de diffusion, y compris les retours.

La colonne Linea Focus 220 basse couvre tout le parterre et rentre parfaitement sous le balcon sans toucher celui-ci.

La LF-220 du haut en charge du balcon.


SLU : Fred, tu tiens la CL3 ce soir. Tu me confirmes que le seul effet est généré par l’Astro…

Fred Bielle : Oui, on a juste quelques traitements de base dans la CL3 sur les bus. Je n’ai besoin de rien de plus. Ici c’est le son direct qui prime. On a deux objets sur l’Astro, un qui est l’objet spatialisation et un second qui est l’objet réverbération et c’est cet équilibre qui a été le plus long à trouver.

Conclusion

Il paraît qu’à SLU on a une bonne oreille et un sens critique qui pique un peu. Ce sera pour une autre fois. À Aix, nos cœurs ont mis en sourdine toute observation technique pointue et on s’est laissé emporter par la puissance de l’œuvre, de la mise en scène et fatalement du son d’un naturel que rien n’a trahi. Quel meilleur compliment faire au système et à ses créateurs et exploitants.

La régie toute en noir et le balcon vus depuis la fosse.

On n’y a quasiment vu que du feu, celui d’un spectacle de toute beauté avec une assistance sonore qui a apporté un supplément d’âme, de clarté, d’espace et un enveloppement propre à une acoustique de salle naturellement inexistante sans elle. Je serais incapable de donner un ratio entre direct et amplifié. Peut-être peut-on dire que l’absence d’un toit a rendu le registre grave malgré tout un poil en retrait.
Si à l’avenir il est possible de trouver la place pour un « sub » peut être sous les gradins et balcon, sans pour autant dénaturer la très bonne couverture ou la balance tonale, ce serait intéressant mais la barre est déjà très haute pour une première.

Sans doute la confiance s’installant et la mise en scène de plus en plus moderne aidant à l’ouverture des esprits, lors des prochaines éditions il sera possible de pousser le « supplément d’âme » un cran au-delà, le mixage des sources, le naturel du raccord direct/augmenté, le matriçage très réussi, la qualité des enceintes Fohhn et la dynamique étant déjà là…
Une chose est certaine. Il sera dur, voire impossible, de revenir en arrière au Théâtre de l’Archevêché et même les plus puristes devront l’admettre. Aix est rentré dans une nouvelle ère qui risque fort de faire des petits, celle du son qu’on n’entend pas, mais dont on ne peut se passer.

D’autres informations sur le site Festival Aix et sur le site Fohhn

 

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Robert Juliat, record de longévité

Par Patrick Cussigh

Cent ans de vie et d’histoire. La longévité de Robert Juliat mériterait un livre entier et un musée dédié. Sur le stand des JTSE une lanterne à arc et une antique poursuite à charbon séduisaient par leur intemporalité, tandis que dans les boîtes noires les nouvelles technologies s’intégraient en toute discrétion dans les derniers fleurons de la marque.

Belles pièces du musée de Robert Juliat, cette poursuite à charbon…

…et cette lanterne à Arc


Ludwig Lepage, chef produit lumière, nous résume les dernières innovations de Robert Juliat.


Gamme Zep2

Ainsi la gamme led de projecteurs de découpe et Fresnel a vu un léger mais efficace changement de génération de leds, toujours made in Osram, avec un meilleur rendement, de l’ordre de 10 à 15 %, et une meilleure consistance du spectre de colorimétrie.
Le chiffre 2 permet de distinguer les deux générations, puisqu’à l’utilisation, les Zep2 seront plus lumineuses quoiqu’avec des températures de couleur un peu différentes.

La découpe Zep2 660SX2.

Pour résumer en quelques mots, les découpes Zep2 640SX2 et 660SX2 possèdent des sources led de 150 ou 300 W, en 3200K ou 6000K.

L’alimentation électronique est graduable sans scintillement, se pilote en local ou en DMX et parfaitement silencieuse.
Trois optiques de zoom variables sont disponibles : 28°-54°, 16°-35° ou 11°-26°,

Les Fresnel Zep2 340 et 360 LF2 sont aussi pourvus de sources led 150 et 300 Watts, en 3000K, 5000K, 5700K et blanc variable 2700-6500K. Le zoom est manuel, la source se contrôle en DMX, en local ou sans-fil en option.

Poursuite Arthur

La primeur de la poursuite Led Arthur fut pour les américains, avantagée par la petite semaine d’avance du LDI face aux JTSE. Autour du corps de la poursuite Oz, les 800 W de Leds de l’Arthur promettent de chatouiller les 1 800 W HMI d’une Victor, mais avec tous les avantages d’une source moderne. Prévue pour mars ou avril 2020, cette poursuite 7°-14,5° visera sans doute une récompense au Prolight+Sound comme la plus puissante de sa catégorie.

Maestro et SpotMe

Le module SpotMe, grâce auquel le poursuiteur peut diriger n’importe quel lot de projecteurs asservis en simultané avec sa poursuite, fait un départ encourageant dans les théâtres et le one-man-show. Surtout pour piloter des contres et gérer des faces en temps réel en suivant les artistes. Ce système de tracking avec opérateur utilise le protocole PSN, et n’était utilisable quasiment qu’avec une console GrandMA2, des serveurs vidéo et éventuellement une mise à jour future Chamsys.

Il est maintenant compatible avec n’importe quelle console grâce à un serveur dédié, le Maestro. Développée avec la société Zac-Track, qui cumule plus de 10 ans d’expérience dans le tracking sous toutes ces formes, cette unité complémentaire au SpotMe permet de calculer l’orientation de tous les asservis suivant les mouvements de la poursuite.

SpotMe maintenant compatible avec tout pupitre lumière grâce au serveur Maestro.

L’ingénierie derrière le Maestro est maintenant en phase de finalisation pour être disponible très prochainement. Si des algorithmes de prédiction permettent de prendre en compte l’inertie et les vitesses des différents projecteurs pour être les plus précis et réactifs possible, d’autres avancées sont attendues. Ainsi le serveur permettra de créer des zones virtuelles sur ou hors scène avec des automatisations pour modifier l’éclairage quand le sujet atteint une de ces zones.
La gestion automatique de la taille des faisceaux, en compensant le zoom suivant la distance pour toujours garder la même taille de projection, et en temps réel, sera aussi proposée. Enfin l’intégration des Footlight et des Cycliodes leds Dalis nativement dans le serveur, permettra que ces luminaires suivent aussi le déplacement de la poursuite, en s’allumant autour du sujet visé.

La calibration lumière Robert Juliat intégrée dans Eos

Particulièrement apprécié dans le monde du théâtre, tout comme les produits ETC, il semblait logique que Robert Juliat utilise les consoles Eos pour contrôler ses projecteurs. Les projecteurs Dalis pour cyclo qui utilisent huit couleurs de leds pour proposer la meilleure colorimétrie possible sont déjà calibrés dans les consoles ETC EOS. C’est-à-dire qu’ils furent mesurés, caractérisés et enregistrés en données dans les librairies afin de donner des équivalences parfaites de gélatines.

Le Dalis 863 plus simple à 4 couleurs de leds est aussi calibré dans les consoles ETC

En début d’année, les modèles Dalis quatre couleurs ont subi la même opération pour se rapprocher au maximum des Dalis huit couleurs lorsqu’ils sont gérés en même temps sur une Eos. Concrètement, le pupitreur a la possibilité de choisir parmi les nuanciers LeeFilter, GamColor, Rosco et autres, des centaines de références, ou des couleurs types, ou encore des teintes de blancs à différentes températures de couleur suivant leur IRC.

Trois options permettent d’aller encore plus loin dans la gestion des couleurs. Si l’éclairagiste désire la meilleure distribution spectrale possible, il utilisera le mode Spectral de la console ETC. Le mode Brightness est disponible pour gagner en luminosité, et le mode Hybride est un compromis entre les deux.
Ce système de colorimétrie est réservé aux projecteurs ETC et Robert Juliat. On peut ainsi faire correspondre parfaitement une découpe Source Four Lustr+ et un cycliode Dalis 860.

Plus d’information sur les sites Robert Juliat et ETC France

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Dino et Aperta inaugurent une nouvelle gamme de lyres Starway

Par admin

A l’occasion des 20 ans de la sortie des premiers projecteurs de la gamme “Servo” (Servospot/zoom et Servocolor, lyres spot et wash en MSD250), Starway a révélé deux machines baptisées Aperta et Dino, appartenant à une nouvelle gamme d’appareils compacts et puissants. Voyons ce qui se cache sous le capot…

Ils nous sont présentés par Stéphane Caria


Aperta

Une large lentille claire distingue l’Aperta, le nouveau Beam à leds Starway.

Aperta est une lyre Beam qui renferme une source à leds RGB de 50 W. La machine se passe donc de roue de couleurs, une première pour Starway qui jusqu’alors utilisait des lampes de type “R” pour obtenir ce type de faisceau.
L’appareil dispose d’une roue de gobos, deux prismes rotatifs, un frost… en gros les fonctions classiques embarquées sur la plupart des lyres de type Beam.

L’appareil se démarque par ses pan et tilt infinis et ses protocoles de pilotage :
DMX compatible RDM, ArtNet et Kling-Net, fonctionnalités bien moins courantes sur les autres appareils du même rang !
Au niveau des dimensions, l’Aperta n’excède pas les 45 cm d’envergure pour un poids de 11,5 kg.

Dino

Le Dino quant à lui est un projecteur asservi de type spot dont la source est un moteur de leds blanches de 200 W. Bien que son design soit légèrement différent, il reprend les proportions de l’Aperta à 2 cm près.

Dino, le nouveau Spot compact de Starway.

Côté fonctions, on découvre d’abord un zoom linéaire dont l’angle peut varier entre 10 et 25°, une première roue de gobos rotatifs et indexables, secondée par une autre roue de gobos fixes.

Une seule roue de couleurs équipe le Dino et deux prismes rotatifs (non additionnables) permettront d’animer le faisceau. Dino est aussi équipé du pan/tilt infini, d’un contrôle via DMX (RDM), ArtNet et Kling-Net.

Le tarif tout doux de Dino et Aperta leur permet d’être accessibles à un public large.

Plus d’informations sur le site de Starway et sur le site du distributeur français, Freevox

 

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LD Systems Icoa 12” et 15”

Par admin

Nouveauté chez LD Systems, une marque du groupe Adam Hall. La gamme Icoa comble un segment très apprécié, celui de l’enceinte amplifiée en polypropylène 12” et 15”, moteur 1” rotatif, montage coaxial, plusieurs entrées, Bluetooth et grande polyvalence.

La double embase entourée de patins d’usure avec deux grosses poignes en face avant de la Icoa 15 A BT. Deux autres sont placées derrière afin de faciliter la manutention de ses 24 kg.

Les Icoa 12 et 15, A pour amplifié et BT pour Bluetooth, sont des boîtes bien pensées, efficaces et, grâce à l’emploi d’une ébénisterie en matériaux composites, d’un poids acceptable et faisant oublier les aimants ferrite des deux transducteurs qui les équipent. Sur la balance respectivement 20 et 24 kg.

L’Icoa 15 A BT sans sa face avant et pas peu fière de montrer son 12” dans une amorce de pavillon, ses 4 évents et le guide d’onde faisant face au moteur du montage coaxial.

Deux versions existent de chaque modèle 12” et 15”, avec ou sans entrée Bluetooth et toutes disposent des même pans coupés pour en faire, grâce à leur montage coaxial, des retours d’appoint avec un angle passe partout de 55°.
Des versions passives des deux boîtes sont aussi prévues dans un futur proche pour l’export ou pour des intégrations où la puissance existe déjà.

6 points d’accroche M10 sont prévus par boîte.

Equipées avec 4 poignées, ces enceintes sont très agréables à manipuler et, comme il se doit, disposent d’une embase à double orientation, 0° ou 5° pour couvrir plus facilement le champ proche et 6 pas de vis standard M10 sont prévus afin de rendre son intégration simple et sûre.

L’arrangement des haut-parleurs conçus par et pour LD Systems garantit un bon guidage des graves comme des aigus via un guide spécifique rotatif qui ouvre à 90° x 50° et apporte toute la flexibilité nécessaire en fonction des besoins.

La face arrière servant de radiateur et recevant dans la partie supérieure les commandes extrêmement peu saillantes, un bon point.

L’onde arrière est particulièrement bien exploitée avec 4 évents massifs conçus pour réduire les turbulences et permettre aux deux modèles de délivrer un grave suffisant en large bande. Sachez malgré tout que des subs disposant d’ébénisteries en bois sont en préparation et seront disponibles au 1er trimestre 2020.

La face arrière est simple limite spartiate avec une paire de XLR combos pour deux canaux séparés avec leur gain, une sortie pour un sub ou pour alimenter une autre enceinte et une entrée en mini jack qui est en parallèle de l’entrée 2. Ces trois ports acceptent toute source à basse ou haute impédance à bas comme à haut niveau, mais sans délivrer d’alimentation fantôme.

Un codeur enfin sert de volume général et donne aussi accès au DSP de bord. Les fonctions sont basiques avec 4 presets et une égalisation à trois bandes sur la sortie. L’afficheur de bord indique aussi des valeurs de gain comme l’écrêtage des entrées. Pas facile à voir en exploitation.

L’affichage des deux entrées servant de vu-mètre et signalant les crêtes. Le preset est ici le Flat. Au dessus enfin le volume de sortie gradué de -60 à +10 dB.

Les 4 presets. Full Range charge grave et aigu, Flat offre une réponse droite, Monitor atténue les extrêmes et Sat coupe le grave pour raccorder avec un sub. L’égaliseur offre une plage de ± 10 dB sur trois bandes.


Le pas de réglage est de 10 cm, le maximum de 9,75 mètres soit environ 28 ms.

Il n’y a donc pas de console à proprement parler en revanche, surprise du chef, un délai est disponible pour remettre en phase l’enceinte dans un système. L’affichage se fait en mètres avec une décimale après la virgule.

L’ampli de 300W RMS est un modèle en classe D et dispose d’une alimentation à découpage. Le DSP travaillant à 48 kHz et 24 bit assure aussi les fonctions de filtre actif à 2 kHz et dispose d’assez de ressources pour émuler un limiteur à trois bandes protégeant les transducteurs sans trop pénaliser le SPL Max, soit 126 dB pour la 12” et 128 dB pour la 15”. Revers de la médaille, si on n’y prête pas attention, le programme musical sera taillé en fonction des ressources de l’enceinte.

Le positionnement des Icoa est ultra agressif. Pour vous donner une idée, l’enceinte 12” amplifiée et Bluetooth, la 12 A BT va être proposée à 290€ HT prix public. Conçue pour satisfaire les loueurs de régies disco et tous ceux qui ont des tout petits moyens, cette gamme dispose de nombreux atouts et d’une fabrication sérieuse avec même en option des housses rembourrées de transport. La bataille va malgré tout être rude car le segment est très encombré.

D’autres informations sur le site LD Systems

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Retour aux sources chez Claypaky avec le Sharpy Plus Aqua

Par admin

Après le torrent de nouveautés dévoilées par Claypaky au printemps, cet automne voit la marque transalpine reprendre des forces et assurer le suivi de ses projecteurs, en particulier le Xtylos dont la source laser ne cesse d’étonner.

les Xtylos, surplombant la boîte noire Claypaky des JTSE, attirent toujours les regards

Après une légère refonte de la partie téléchargement de leur site internet, vous trouverez maintenant tous les documents techniques sur le site d’assistance technique de Claypaky. Les italiens ont aussi profité de cette fin d’année pour sortir deux produits complémentaires à leur gamme, une version étanche du Sharpy Plus et un miroir motorisé.

Le directeur des ventes, Emilio Cornelli, nous en dit plus, et per di più en français !


Sharpy Plus Aqua

Succombant lui aussi à la mode des lyres étanches, Claypaky a enveloppé son fameux Spot-Beam Sharpy Plus d’une carapace étanche IP65. Le système de refroidissement est revu pour permettre à la lampe Osram Sirius HRI® 330 W X8 de garder tout son potentiel d’éclairage, sans changer sa température de couleur.

Très élégante, la Sharpy Plus Aqua se pare d’une multitude de picots pour aider à la dissipation thermique.

Dans l’opération, le Sharpy Plus Aqua a pris de l’embonpoint, 15 kg et 10 cm de plus, mais sans perdre sa ligne ni ses fonctions.
On retrouve donc à l’identique les deux modes de projection, Beam et Spot, l’ouverture de zoom de 3° à 36°, la fameuse colorimétrie CMY, plus 15 couleurs fixes sur trois roues héritées du Mythos et l’ensemble des effets.
Ainsi les 2 filtres de CTO, 18 gobos fixes (dont 6 réducteurs de faisceau), 8 gobos rotatifs, deux prismes 4 et 8 facettes, une roue d’animation et le frost Soft Edge.

Le Sharpy Plus Aqua, celui-là même qui a été lancé au LDI quelques jours avant les JTSE et qui est arrivé à Paris juste à temps.

Claypaky espère ainsi compléter le succès du Sharpy Plus avec une version étanche, dotée de la même charte DMX, pour l’équipement extérieur ou les installations permanentes.

ReflectXion

Le ReflectXion, présenté au LDI et absent des JTSE, sera bientôt commercialisé.

Il y a de nombreuses années, un constructeur italien a construit le Light Deflector, un petit miroir motorisé pour éclairagistes inventifs, qui en utilisèrent les nombreux reflets pour donner l’illusion de posséder un nombre incroyable de sources.
Avec l’arrivée du Xtylos et son faisceau infini, l’occasion était rêvée pour Claypaky de sortir un remix de cet appareil, le ReflectXion.
Celui-ci offre un large miroir double face de 390 par 280 mm en contrôle Pan et Tilt 16 bits. La surface traitée permet un taux de réflexion de 99 % sans aberrations chromatiques, avec une rotation infinie du Tilt en prime.
Ce beau bébé de 13,5 kg accompagnera parfaitement les Xtylos, certes, mais aussi tout type de sources lumières ou lasers, suivant l’imagination des designers.

Toute la gamme Claypaky est représentée en France par la compagnie Dimatec

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Axente en première ligne avec Ayrton Karif-LT & Co

Par admin

La société Axente est l’un des plus fidèles animateurs des boîtes noires des JTSE, ayant cru dès le début à cette forme de présentation quand il n’y avait encore que 3 ou 4 distributeurs intéressés.
Aux côtés d’Ayrton, superstar aux Etats-Unis, la marque maison OxO permet au plus grand nombre de s’équiper correctement à des prix insolents, tandis que MDG, MALighting ou Sixty82 continuent d’évoluer en tête de leurs domaines d’applications respectifs.

Yannick Danguy, l’énergique responsable commercial d’Axente, nous en dit plus sur les sorties de cette fin d’année.


Ayrton

Récompensé par des commandes dantesques au pays de l’oncle Sam, Ayrton poursuit sa réécriture des standards de l’éclairage avec deux hybrides Wash-Beam dédiés à la longue portée, ou ‘Long Throw’ en américain dans le texte. Les Karif-LT et Shamal-LT combinent la puissance des plus récents moteurs leds disponibles avec le savoir-faire optique français, et des effets encore jamais vu.

Ainsi le Karif-LT s’adjuge 300 Watts de led blanche à 7.500K, pour 15 000 lumens d’émission au travers d’une lentille de 168 mm et d’un zoom 15 :1, de 3° à 45°. Projecteur typé Beam, son puissant faisceau condensé joue avec une incroyable roue spiralée de 39 gobos et 4 prismes différents.

Le Karif : un format compact et une très large lentille de sortie.

Armé d’un moteur de PAN infini, le Karif sait aussi faire dans la finesse avec cette trichromie reconnue d’Ayrton, secondé cette fois avec une roue de couleur avec CTO variable intégré directement sur le disque.

Présenté une première fois en prototype au Plasa de Londres, il fut présenté aux visiteurs des JTSE dans une version encore améliorée. Absent lui des Docks Haussmann, pour cause de timing trop serré, le Shamal-LT fit cependant une entrée fracassante au LDI de Las Vegas.

Cet énorme WashBeam étrenne un tout nouveau moteur led de près de 1 000 Watts, et délivre un flux record de 50 000 lumens. Sa lentille de 225 mm et son rapport de zoom de 3° à 36° lui permettent de survoler les plus grandes scènes. Les premières livraisons du Karif-LT, sont prévues en ce début d’année avant celles du Shamal-LT.

MDG

Pas de nouveau générateur de brume ou de fumée chez MDG, mais les canadiens ont présenté un flight-case compartimenté particulièrement étudié pour les tournées.
Ce Vertical Flight Case permet de transporter au choix une Me1, une Me2 ou les ATMe avec tous les aménagements et les accessoires inclus.

Il intègre ainsi le ventilateur DMX FAN MDG, un emplacement pour 2 bouteilles de CO2, un tiroir pour le bidon de liquide à fumée et les accessoires et un plateau coulissant pour votre machine à brouillard.
L’arrière du flight-case est précâblé en DMX et alimentation pour être directement prêt à l’emploi.

OxO

Sous l’impulsion d’Alain-René Lantelme et Frédéric Fochesato, la gamme OxO se complète doucement, mais sûrement. Marque Franco Chinoise pour budgets réfléchis, elle bénéficie d’une attention toute particulière pour proposer un panel complet de produits simples, efficaces et bien pensés.

Le NetBoxMS est un node 8 ports ArtNet3 au format rack 1U, plutôt simple d’utilisation. Tous les réglages s’effectuent via la molette et le menu en face avant, avec des choix faciles à appréhender. Après l’adresse IP et son masque il suffit dans la très grande majorité des cas de choisir parmi les 12 presets disponibles.
Ainsi, en quelques clics à peine, l’utilisateur peut configurer le NetBox en convertisseur ArtNet vers 8 sorties DMX (en commençant par l’univers ArtNet 0), en convertisseur DMX vers ArtNet (2 entrées DMX), en splitter simple ou double, en mergeur DMX ou ArtNet et même en solution de back-up entre une source DMX ou ArtNet principal et une source de secours.

L’utilisateur plus avancé pourra customiser chaque entrée ou sortie dans le mode qui lui convient, et l’enregistrer pour le futur, ou encore gérer le Frame Rate du DMX. Niveau connectique le NetBOx possède un petit switch 2 ports intégrés, une alimentation powerCON True1 et un ensemble de connecteurs divisé en deux parties.
4 sorties DMX, une entrée DMX et un port RJ45 sont disposés en façade avant, et la même chose à l’arrière. Un astucieux bandeau de connectique est disponible en option pour basculer ces 5 ports DMX et EtherCon RJ45 vers l’avant.

Le TW-Box, émetteur ou récepteur DMX tout simple.

On reste dans le domaine des périphériques DMX avec le Boîtier Wifi DMX TW-Box, émetteur ou récepteur DMX sans-fil équipé de la technologie Wireless DMX.

Ce petit Boîtier très simple possède une entrée et une sortie DMX 5 points, suivant le mode de transmission ou réception choisie;
un connecteur d’antenne, une alimentation PowerCON True One et un menu simplifié à l’extrême. Sur le dessus se trouve un vumètre de 4 leds pour indiquer le niveau de réception et un seul bouton pour appairer ou désapparier les récepteurs.

Fonctionnant sur la bande 2.4 GHz, le TW-Box bénéficie de la technologie multipoint propre au protocole W-DMX G5, permettant de faire fonctionner plusieurs émetteurs et récepteurs à la fois grâce à l’Adaptive Frequency Hopping Technology. Compatible RDM, ce Boîtier Wifi DMX possède une plaque Oméga pour l’accroche et est fourni avec 2 antennes, de 2 et 5 dB.

Le gros PAR OxO ColorBeam480 avec ses 24 sources RGBW de 20 W.

Reconnu pour ses projecteurs Led pratiques et énergiques, OxO présente aujourd’hui l’imposant ColorBeam 480. Ce gros PAR à focale fixe 10-12° IP65 est serti de 24 leds de 20 W, RGBW.
Prévu pour fonctionner en extérieur avec sa télécommande infrarouge fournie, ou en DMX compatible RDM grâce à ses connecteurs DMX 3 et 5 points étanches, le ColorBeam480 possède de nombreux accessoires complémentaires.
Ainsi tout un jeu de filtres magnétiques permet de modifier son ouverture, de façon standard ou asymétrique, et peut se compléter avec des coupe-flux, cône antihalo ou porte-gélatine.

Massif mais compact, le ColorBeam480 possède une double lyre avec fixation Oméga, des PowerCON True1 d’alimentation étanches en entrée et sortie et un petit menu 2 lignes noir & blanc. Celui-ci donne accès aux réglages manuels, au choix parmi 3 modes DMX, de 5 à 13 canaux avec des macros préprogrammées, ou encore aux deux modes de ventilation : auto et studio où la puissance est limitée de 30 % pour diminuer le bruit de fonctionnement.

VIP-R, ultrafin, ultra design et autonome.

Déjà vu aux Ateliers Axente, le VIP-R, ce mât d’éclairage en aluminium brossé noir était présenté durant les JTSE dans sa version définitive. Ultra-fin, réglable manuellement grâce à ses trois parties sur pivot, sa tranche supérieure est composée d’un assemblage de 28 leds 1 W, soufflant un flux de 1 850 lumens à 4000K sur une ouverture de 15×50°.

Une grille anti-éblouissement soulage les regards des visiteurs, tout en assurant assez de luminosité pour les buffets ou les expositions auxquels ce mât se destine, avec un bel indice de rendu des couleurs supérieur à 90.
Son panneau de contrôle tactile est verrouillable pour éviter les fausses manipulations, mais il peut aussi se commander via une télécommande infrarouge.
Autonome grâce à son alimentation et sa batterie intégrées dans la base, il fait le plein d’énergie une fois replié dans son flight-case de recharge avec sa housse de protection. Son autonomie est de 10 heures avec un temps de charge de 9 heures.

Tous les produits OxO se retrouvent en exclusivité sur le site Axente et sur le nouveau site dédié Oxolight

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La Robe Tetra2 s’offre un double zoom

Par admin

Après le show spectaculaire du Plasa de Londres en septembre dernier, les professionnels français ont réservé un très bon accueil à l’Esprite, ce spot à leds ultra-complet et à source interchangeable.

Les JTSE furent l’occasion de revenir sur ce projecteur rafraîchissant et de présenter à leurs fidèles clients la barre de leds Tetra2, une version améliorée de la Tetra dévoilée en septembre dernier.
Nous sommes heureux d’accueillir une nouvelle fois devant nos caméras Vincent Bouquet, chef produit de Robe Lighting France, que nous n’avons presque plus besoin de présenter !


L’âme tchèque de Robe

Le bloc source interchangeable, ou Led Transferable Engine, est le cœur du projecteur Esprite.

Inutile de présenter l’Esprite, ce spot fabriqué à 100 % dans les usines Robe, de la carrosserie à sa source led. Ce véritable condensé du savoir-faire tchèque est l’aboutissement de la vision unique de ses dirigeants, Josef Valchar et Ladislav Petrek.

En privilégiant les circuits courts, l’emploi local et un resserrement de gamme précis pour proposer les produits parmi les plus durables du marché, Robe Lighting est devenu en quelques années l’acteur majeur du circuit, tout en gardant son intégrité et son âme.

Les premières livraisons françaises, avec MVision et MatchEvent en tête, comme international, confirment l’engouement pour l’Esprite. Les commandes sont remplies jusqu’au mois de mars, avec des milliers de pièces à produire pour les employés tchèques.

Tetra2

Les toutes premières barres Tetra2 ont marqué les visiteurs du stand Robe.

La première présentation en France de la Tetra2 a eu lieu aux JTSE. Après quelques modifications, la barre de leds Tetra dévoilée au Plasa revient avec une nouvelle fonction.
Toujours motorisée en tilt, avec ses 18 leds de 40 watts et ses 2 effets flower identiques à ceux des Spiider et Tarrentula, elle accueille maintenant un zoom séparé en deux parties.

Ces deux focales ouvrent indépendamment de 4,5° à 45°, passant sans transition d’un mur de lumière à un Wash global.
La colorimétrie reste identique, avec une trichromie additive RGBW et des blancs calibrés de 2700K à 8000K.

Le nom Tetra2 laisse peu de doutes sur l’arrivée prochaine d’une Tetra1, filiation d’un demi-mètre de la barre originale d’un mètre. Les premières livraisons sont prévues début 2020.

Plus d’infos sur le site Robe lighting France

 

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Nouveautés Klotz présentées aux JTSE

Par admin

Lors de JTSE, l’équipe Klotz (Frédéric Kromberg et Claude Blanc) nous a présenté ses dernières nouveautés, et notamment :
– Le dernier né des câbles HDMI AOC sur enrouleur FOAHW
– Un boîtier de patch 20 canaux masse commune vers 4 multipaires référencé FSD19_20XR4N
– Un câble 4 lignes réseau CAT6A pour l’Ethernet 10G qui permet d’assurer des liaisons haut débit jusqu’à 100 m, aussi bien pour des applications d’installation qu’en mobile.

FOAHW050 et 100, câble HDMI 2.0 AOC armé sur enrouleur (50 et 100 m)
Le nouveau câble HDMI AOC (Active Optical Cable) est un câble armé hybride, fibres multimodes et cuivre, doté de connecteurs HDMI A avec capuchons. Il existe en version 50 m et 100 m sur enrouleur et est le successeur du câble HDMI HA-AOCW dont nous avions parlé lors de l’ISE 2019 (voir sur SLU).

Il supporte des débits de 18 Gbps en 4:4:4 (HDMI premium high speed) pour une résolution 4K (4096 x2160 pixels) à une fréquence image de 60 Hz avec support du DTS et full HD blu-ray. Le plug&play est pris en charge et l’alimentation (faible consommation) pour les convertisseurs optiques est prise sur le dispositif émetteur.

Boîtier de patch FSD19_20XR4N
Le boîtier de patch 19_20XR4N, 20 canaux, accueille 20 embases XLR femelles et quatre connecteurs Harting 40 broches série HAN D (Han 40 D) câblés en masse commune selon un standard bien établi en France.

Il s’agit d’un boitier 19 » rackable en 3U+2U d’une profondeur de 60 mm. Sa construction en deux blocs (2U et 3U) avec câble de raccordement de 0,8 m permet un montage à l’avant ou à l’arrière dans des baies 19 ».

Les 20 XLR femelles de haute qualité disposent de brides métalliques et de contacts dorés extra dur.
Les connecteurs Harting sont accompagnés d’un interrupteur de levée de masse.

CP64EE – Câble multi-paire réseau avec EtherCON
Le câble CP64EE MultiCAT6A de KLOTZ est un multi-paire quatre câbles CAT6A (4 paires) destiné à la transmission de données haut débit convenant aussi bien en installations fixes qu’en une utilisation mobile protégée. Avec sa bande passante de 500 MHz (2,5Gbits/s) par paire, il est adapté à toutes les applications nécessitant des débits de données de 10 Gbit/s (codage DSQ128, PAM16) sur une distance de transmission allant jusqu’à 100 m.

Les quatre lignes de données présentent une impédance caractéristique de 100 ohms, en respectivement quatre paires avec torons de conducteurs massifs AWG 23/1. Un double blindage (S/FTP) le prémunit de manière fiable des interférences électromagnétiques.

Pour la connectique, KLOTZ utilise les connecteurs EtherCON CAT6A de Neutrik. L’identification claire des différentes lignes et des tire-câbles avec dragonne de décharge de traction, sont standards chez KLOTZ. Le multi-paire réseau MultiCAT6A est la solution idéale pour toutes les applications Ethernet 1000Base-T et 10GBase-T. Le câble est, bien sûr, également rétro-compatible et peut être utilisé sans problèmes pour des applications courantes comme par exemple Dante™, AVB, AES50 ou MADI.

Et d’autres informations sur le site Klotz

 

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Chauvet Rogue R1 BeamWash et Maverick Storm 1 Spot

Par admin

Nous avons pu découvrir à l’occasion des JTSE 2019 deux nouveaux projecteurs venant compléter les gammes Rogue et Maverick.
Au sommaire, une petite lyre hybride et véloce ainsi qu’un puissant Spot classé IP65 qui nous ont été présentés par Jérôme Garnier, chef produit et responsable technique de Chauvet France.


Comme d’autres marques concurrentes, Chauvet a décidé de sortir une petite lyre à leds pouvant à la fois générer un faisceau concentré de type bâton ainsi qu’un wash au flux bien étalé.

Le petit mais féroce Rogue R1 BeamWash.

Le Rogue R1 BeamWash, utilise une galette de 7 lentilles mobile faisant office de zoom 5 et 58,2°, associées chacune à une led RGBW d’une puissance de 40 W. Sa taille compacte (36 cm d’envergure au maximum) et son poids limité (5,35 kg) lui assurent une vélocité de haut niveau.
Il dispose d’une gestion intégrée de la température de couleur, variable entre 2800 K et 10000 K et se pilote en DMX-RDM.

Le Maverick Storm 1 Spot est un appareil bien plus imposant, doté d’un design bien travaillé et robuste pour braver les intempéries. Sous sa carapace intégrale IP65, ce spot intègre une source LED blanche de 480 W (à 6600 K).

Le Maverick Storm 1 Spot, prévu pour braver les conditions météo les plus défavorables !

La lumière générée pourra être travaillée par une multitude de modules : trichromie CMY secondée par un filtre CTO progressif, roue de couleurs à 8 positions, deux roues de gobos dont une disposant de gobos rotatifs et indexables, une roue d’animation, deux frosts, un iris, un prisme 3 facettes et un zoom 6,5:1 variable entre 7 et 45 degrés d’ouverture.

Le projecteur peut être contrôlé en DMX-RDM, Wireless DMX, Art-Net et sACN. Il atteint 72 cm de hauteur pour 38,8 kg (l’IP65 ça se paie !). Il complète donc la gamme prévue pour l’extérieur en compagnie du Storm 1 Wash.

Plus d’infos sur le site Chauvet

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Gérard Giraudon, l’empereur de l’installation AV de gros clubs. 1ere partie

Par admin

Nous n’étions pas seuls à nous déplacer à Cannes par ce beau et chaud soleil. L’équipe de Hit Music, Daniel Picard (à gauche) et Pierre Denjean (à droite) ont fourni tous les automatiques Beglec utilisés au Gotha. A centre, Pascale, Gérard et Jennyfer Giraudon.

Vous ne le saviez peut-être pas, mais en France on fait AUSSI les plus jolis clubs et à ce jeu-là, Gérard Giraudon et sa boîte Colorsonic détiennent le pompon de la nuit depuis des décennies. Visite en mots, images et film du Gotha à Cannes, leur dernière très belle réalisation qui sera décrite dans un deuxième volet.

Caché dans un discret bâtiment commercial de deux étages à 200 mètres de Marina Baie des Anges à Villeneuve Loubet (les amateurs de la French Riviera apprécieront) Colorsonic est aussi discret que ses réalisations. Il faut pousser la porte des deux pour comprendre. On commence par les bureaux avant d’aller découvrir un peu plus tard le temple des nuits cannoises.

Gérard Giraudon, connu depuis des décennies du monde de la nuit et bien au-delà, pour la qualité de ses installations AV en club.

Gérard Giraudon nous accueille et nous fait faire la tournée des grands-ducs de ses locaux professionnels. Ca travaille sec dans un capharnaüm d’échantillons de matériaux, d’éclairages, de Pantone, de prototypes d’enceintes et j’en passe. Quand on sait que depuis le premier coup de crayon, réaliser un club comme le Gotha prend deux ans, on comprend mieux.

Gérard est disponible et un canapé nous tend ses banquettes blanches.
Attention, prenez un verre et asseyez-vous, vous allez plonger dans le cœur de la nuit. L’homme est intarissable et truculent.

SLU : Est-ce dur de toujours se renouveler quand on a autant d’établissements festifs à son actif ?

Gérard Giraudon : Plus que dur c’est indispensable et notre prochaine réalisation n’aura rien à voir. Autrement cela n’aurait aucun sens. On n’a pas de secret et ça ne nous gêne pas de tout montrer. Notre truc c’est d’apporter à chaque projet de nouvelles idées et des nouveaux produits, en France comme partout ailleurs où nous sommes présents. Nous avons par exemple 80 % du marché des clubs et plages festives de Saint-Barth.

Le Gotha, récente réalisation de Colorsonic et objet de ce déplacement à Cannes. Il sera détaillé dans le deuxième volet de ce reportage.

Les clients de colorsonic

SLU : Quand on appelle Colorsonic, on lui demande quoi… Qui vient vous voir ?

Gérard Giraudon : Nous travaillons avec des architectes qui nous connaissent et surtout nous avons un réseau exceptionnel de clients que j’ai constitué ici et ne doit rien à mes débuts parisiens même si je tiens à dire que j’ai énormément appris au contact de Célino Sanchez qui dirigeait Decoma. Et sa fille est devenue ma femme (rires).

Pour revenir à votre question, notre rôle est de comprendre les besoins et le concept souhaité par le client, de se laisser inspirer par les lieux qui souvent conditionnent beaucoup le futur établissement et surtout d’apporter l’air du temps, les dernières tendances et les produits que personne n’a encore vu.
Les codes d’un club restent les mêmes. Un dancefloor, un bar et une cabine DJ. Ce qui a changé c’est la taille du carré VIP qui peut être supérieur à la partie non VIP et la taille de la piste de danse qui peut être toute petite. Au Gotha sur 800 m2, elle n’en prend que 50.

SLU : On vient vous voir et ensuite…

Gérard Giraudon : Il faut bien sûr que l’affaire nous convienne et que nous ayons le temps de nous en occuper. Si l’affaire est belle, qu’on peut créer et apporter une valeur ajoutée, on trouve toujours le temps.

On a réussi un très joli club à Metz qui a attiré durant trois ans la jeunesse dorée de la région et pareil à Rouen. Deux clubs qui sont sortis de mon bureau, sans même d’architecte. Comme j’ai fait l’école Boulle et que j’ai travaillé avec de très grands architectes, je me suis imprégné de leurs méthodes et de leur style. Si et seulement si je sens que c’est à ma portée, je me lance et on ajoute des designers ou tous les créateurs nécessaires.

SLU : Est-ce que dans le marché du club Colorsonic a des concurrents ?

Gérard Giraudon : Il existe des gros intégrateurs et des cellules d’installation chez les prestataires qui œuvrent dans des lieux festifs, mais précisément sur le marché des gros clubs, beaucoup moins. Je n’ai à vrai dire aucune idée du CA qu’ils réalisent et de toute façon, nous ne travaillons pas sur les mêmes marchés qu’eux.

SLU : Quel est le ticket moyen de Colorsonic ?

Gérard Giraudon : 500 k€. Pour le Gotha qui est un projet hors norme, beaucoup plus. Il faut tout de même pointer le fait que le très beau clubbing tel qu’on l’a connu disparaît petit à petit et même à Paris l’offre se raréfie.

SLU : On trouve où alors les nouvelles tendances de la fête ?

Gérard Giraudon : Dans les restaurants. Aujourd’hui par exemple tous les restos cannois ont une petite cabine DJ et trois haut-parleurs. Ou plus (sourire). Les gens veulent s’amuser. C’est une tendance forte.

L’art de contenir l’émergence

Parce que le Palm Beach qui abrite le Gotha, est un très beau mais très ancien bâtiment, peu étanche à la pression acoustique du club, Colorsonic a dû réaliser un travail remarquable pour contenir l’émergence.

SLU : Cela ne génère pas d’émergences ?

Gérard Giraudon : Si, mais ces établissements sont dans la zone festive de la ville où la musique est plus tolérée. Le son est essentiel à la fête, mais nous installons depuis toujours des limiteurs Amix SNA70 pour retenir un peu les ardeurs de certains DJ qui gèrent mal le niveau et se retrouvent adossés en quelques minutes aux limiteurs.

D’autres au contraire savent jouer avec la progressivité et travaillent par montées sonores en construisant des sortes de breaks chargés en effets sonores très forts et ensuite baissent juste derrière. Ils savent jouer avec le headroom du système et créent des événements sonores qui sont soulignés par la lumière ou par exemple le CO2.

Il faut malgré tout être vigilant sur les niveaux et c’est curieux qu’un spécialiste comme Pioneer n’ait pas travaillé autour de la gestion intelligente de la pression, lui qui fournit tellement d’outils créatifs aux DJ.

La diffusion sur mesure

SLU : Vous êtes très « sur mesure », pour le matériel sonore, la belle époque des enceintes dites de club ou mieux encore les modèles -maison- est finie non ?

Gérard Giraudon : Ca n’existe plus depuis longtemps le matériel de discothèque. L’évolution dans les grands clubs c’est le line source, le compromis entre le point source et le line array. Nous sommes d’ailleurs totalement opposés au line array, même pour les grands clubs.

Célino Sanchez assis dans une de ses enceintes CS Signature, ici une 5 voies où se mélangeaient des transducteurs JBL et Gauss. Pour avoir fréquenté les établissements équipés par Decoma, je peux certifier qu’en plus ça sonnait. Vraiment. Imaginez maintenant la même enceinte avec des contrôleurs amplifiés modernes et quelques changements comme l’orientation des deux tweeters entourant le moteur et sa lentille…

Toutes les grosses marques offrent désormais des gammes d’enceintes à courbure constante. Même L-Acoustics a sorti la série A, TW-Audio aussi, Funktion One, d&b qui en a sorti aussi cette année. Ce type d’enceinte est extrêmement polyvalent et correspond parfaitement à nos marchés.

SLU : Personne ne demande de revenir à l’époque Decoma avec les kits JBL ? La nostalgie des années 80 est pourtant très à la mode ne serait-ce que pour le look.

Gérard Giraudon : Nous avons continué à fabriquer jusque dans les années 2000 le même type d’enceintes que celles qui ont fait le succès de Decoma, les CS Signature, mais quand il a fallu choisir entre être installateur ou fabricant, nous avons arrêté.
On est parti avec du Martin dont on avait équipé le Queen à Paris, puis on est passé au Funktion-One dont on a collaboré au succès dans les clubs avec la musique Electro.

Après Funktion-One, TW Audio

SLU : Pourquoi alors votre nouvelle marque TW-Audio ?

Gérard Giraudon : C’est grâce au Gotha à Dubaï qu’on avait équipé en 2014 en Funktion-One. Le distributeur local n’a pas été irréprochable et la maison mère m’a un peu déçu, du coup on m’a conseillé d’aller découvrir cette marque.
Ce que j’ai fait en Allemagne à quelques kilomètres de Stuttgart, pas très loin de d&b (20 km à vol de front d’onde) en les informant de nos besoins spécifiques et de notre aversion pour les presets et autres verrouillages.

Le B14i. Ce sub haut de 24 cm qu’on entrevoit sous cette banquette a été développé par TW Audio spécialement pour le Gotha. Charge passe-bande, 93 dB de sensibilité, un 14” longue excursion pour une bande passante de 39 à 120 Hz (-6 dB).

Quelques jours après j’ai reçu une semi-remorque avec TOUT leur catalogue en double, pour écouter des configurations stéréo. On a aussi pu comparer avec d’autres marques et conforter notre choix.
Depuis cela se passe très bien et leur taille intermédiaire les rend très flexibles pour adapter une série à nos besoins ou même créer un modèle de toutes pièces pour nous comme le sub B14i. Bien leur en a pris, c’est désormais l’une de leurs meilleures ventes.

Pour le reste, ils prennent d’excellents transducteurs chez B&C dont certains sur cahier des charges, notamment les 21”, ils assemblent tout chez eux et le créateur de la marque Tobias Wüstner qui a bien bourlingué chez différents autres constructeurs, est très brillant en électroacoustique. Ce sont de bons produits abordables et fiables. Le son de chaque boîte est bon tel quel, sans qu’il soit tripatouillé avec des dizaines de points d’EQ cachés dans un preset fermé dont on ne peut pas ne pas se servir.

SLU : Qu’est-ce qui est important dans le son de club, le grave ?

Gérard Giraudon : Non, ce que fait un 18” ou un 21” c’est facile, la chose la plus importante est l’attaque. Le haut des basses. Il faut que le bas du pantalon et le pan de la chemise bougent. On travaille aussi beaucoup avec FrenchFlair audio. Nous avons même été l’un de leurs plus gros clients pendant 4 à 5 ans.
On a dû installer un millier de AS5, la petite coaxiale 5” et c’est notre fer de lance pour les restaurants festifs et les plages/clubs. Saint Barth c’est FrenchFlair Island (rires). Cette marque s’est rapprochée de Xavier Drouet mais on va garder des rapports directs avec eux d’autant qu’ils mettent au point de très bons produits. Nous leur avons fait développer l’AS8, un 8” coaxial et un sub en deux fois 12” qui permettent d’équiper plus facilement des lieux où il faut assurer une pression plus importante tout en gardant un look classe.

SLU : Ce type d’enceintes a des presets ?

Gérard Giraudon : Non ou alors très simples, juste des fréquences de coupure, une mise en phase et des niveaux. Et des protections bien sûr, ce qui n’évite d’ailleurs pas que des DJ en cassent. Il faut dire qu’avec 12 heures dans le rouge et sur du carré, les bobines ne sont pas à la fête (rires). On pourrait leur mettre plus de matériel pour garder une marge et un peu de headroom, mais ça ne change rien, ils vont jouer plus fort par habitude.


Autre installation AV de Colorsonic et pas des moindres, les Caves du Roy à Saint Tropez, un club select intégré à l’hôtel Byblos.

SLU : Comment travaillez-vous le son, vous faites appel au bureau d’études des fabricants?

Gérard Giraudon : C’est tout à fait ça, on reçoit leur projet et de notre côté on fait notre sauce. Pour les gros systèmes stackés c’est facile, on sait où ils iront et ils ne bougeront pas. Pour de la multidiffusion en accroche comme au Gotha, les études ne servent pas à grand-chose parce que ça bouge tout le temps, d’où notre choix de produits assez petits pour être peu visibles, mais aussi puissants et polyvalents.
On navigue dans les contraintes d’autant qu’une boîte n’est généralement pas traitée acoustiquement. On essaie tout de même dans les très grands établissements de réduire le temps de réverbération et de traiter les modes. On le fait sans même en parler car ce sont des notions qui n’intéressent pas forcément nos clients qui préfèrent les matériaux ou la lumière.

SLU : Qui effectue le calage du système et sa « mise en couleur » club ?

Gérard Giraudon : On est au moins 4 dans Colorsonic, je me compte dans le lot, à pouvoir le faire en ayant la connaissance théorique et pratique. Les autres techniciens sont plus polyvalents et moins pointus dans le son. Il faut avoir tout en interne, cela simplifie le travail et évite certains blocages venant de spécialistes qui ne croient qu’en une marque ou une technologie donnée.

On n’a rien contre les grandes marques, mais les presets verrouillés, les configurations standard ou le son tout fait, nous privent de la flexibilité nécessaire pour venir à bout d’un problème. Pour simplifier, un client vient chez nous et achète du Colorsonic. Il nous fait confiance pour ce qu’il y a dedans.

SLU : Quelle marque d’amplis avez-vous choisie ?

Gérard Giraudon : Depuis qu’on a adopté les enceintes TW-Audio, nous avons choisi Powersoft. On se servait déjà de cette marque pour FrenchFlair mais nous l’avons standardisée et en fonction des besoins, on prend du Quattrocanali ou du X4. On n’a pas encore adopté le X4L car on attend toujours les premiers retours. Fiabilité avant tout !

SLU : A propos de retours, qu’offrez-vous au DJ ?

Gérard Giraudon : On veille déjà à ce qu’il soit dans le son de la salle, le plus proche possible du temps zéro afin que son casque, ses retours et la face soient le plus possible en phase et qu’il puisse mixer sans retours ou le moins possible.

L’éclairage, entre architecture et lumière dynamique

SLU : Parlons un peu lumière, comment travaillez-vous chez Colorsonic…

Gérard Giraudon : On commence par différencier la lumière architecturale et celle dynamique, par exemple les lyres motorisées ou les strobes. Nous mettons ensuite en place un mix des deux avec une tendance forte qui est de rendre dynamique par la multiplication des circuits, celle architecturale.
Il y a une règle d’or dans l’éclairage qui dit que quand on est dans le ventre de sa mère, on en connaît les limites, on est rassuré. Quand on rentre dans un endroit et qu’on n’en cerne pas les limites, qu’il y a par exemple des trous noirs sans le moindre artifice lumineux ou mur visible, on n’est pas bien dedans.

Pour rassurer les clients du Médusa, le restaurant festif attenant au Gotha, Colorsonic limite visuellement l’espace avec des tubes led en bordure de salle.

Chez Colorsonic on fait en sorte de créer un cocon lumineux qui va devenir dynamique, en y ajoutant des effets spéciaux, de la vidéo et du son justement dosés. On fait aussi en sorte le plus possible que l’architecture bouge ou se transforme, tout en gardant, si nécessaire comme aux Caves du Roy à St. Tropez, l’esprit, voire des éléments précis des lieux.
Dans les années 80, on s’était lancé dans les très grands établissements ou la scène montait et descendait, des structures de lumières descendaient du plafond, c’était la grande époque des serruriers de théâtre comme Féchoz et des vis sans fin. Tout ça a ensuite disparu au bénéfice des hangars pleins de lyres, fumée, CO2, mousse avec la perte de la personnalité des établissements et la naissance des clubs éphémères. Dernièrement on assiste au boom des restaurants festifs.

SLU : La lumière est devenue décor ?

Vue du restaurant Medusa situé front de mer.

Gérard Giraudon : Oui, mais ce n’est pas toujours simple. Dans un restaurant on ne met jamais de lyres, de strobes ou d’effets spéciaux propres aux clubs, ce qui ne nous empêche pas d’avoir de 7 à 10 univers DMX dans certains grands établissements. Les nodes s’empilent dans nos racks, tout en ArtNet. On utilise beaucoup le Sunlight LC, ça marche bien et c’est pratique d’accès, simple pour les clients les moins calés. Au Gotha on a une GrandMA onPC dont les univers sont pleins !

SLU : Et puis sont arrivés les motorisés…

Gérard Giraudon : Oui avec les Téléscan. On a eu les deux premiers au Palace dont on se servait en tant que poursuite télécommandée. Ils avaient un zoom, et avec les deux miroirs on suivait les gens. La version suivante du Téléscan a bénéficié de cassettes pour changer les gobos ou les couleurs. Puis il y a eu Coemar avec le Jupiter, Claypaky avec le SuperScan, l’Intellabeam… Il y avait des clubs américains qui en mettaient des centaines, du coup ils étaient tous pareils. La machine valait décor.

SLU : Il a fallu attendre la led pour retrouver un décor ?

Gérard Giraudon : Non, on a travaillé très vite avec des tubes qu’on peignait et des petites ampoules à filament. La led est arrivée plus tard avec les premiers Cove de Color Kinetics qu’il fallait adresser individuellement avec des dip switchs placés à l’arrière.

SLU : Pour la led, innovation signifie que tu vas dans les grands salons chinois ?

Gérard Giraudon : Oui mais pas que, je vais aussi dans certains marchés et magasins spécialisés dans la led à Shenzhen où l’on trouve des petits artisans qui fabriquent leurs idées qui par la suite peuvent être industrialisées et devenir des grandes séries. Et les prix sont radicalement différents.

Au Gotha un mix réussi de lumière architecturale, de lumière dynamique en projecteurs Beglec, et de couronnes vidéo motorisées.

SLU : Vous avez du stock en led ?

Gérard Giraudon : Bien sûr, des kilomètres. On en pose beaucoup dans chaque établissement et quand on trouve la bonne température entre 2300 et 2400K qui ne part pas vers le rouge, l’orange ou le rose, on achète de grandes quantités. Il faut que la teinte soit « candle » entre ivoire et doré.
Mais nous avons aussi d’autres teintes pour restituer ce côté chaleureux aussi par réflexion sur une peinture qui peut être sombre. Quand je fais un projet qui demande 200 mètres de leds, j’en prends 25 % en plus avec un code projet pour pouvoir remplacer des éléments défaillants avec des leds sortant du même bain.

SLU : Pour les alimenter ?

Gérard Giraudon : On travaille en 24 Volt avec des contrôleurs électroniques qui alimentent jusqu’à 30 mètres de leds en 60 lampes au mètre avec la même intensité au bout.

La vidéo, appelle du contenu renouvelé

SLU : La vidéo a été une sorte de fil rouge en boîte ?

Gérard Giraudon : Oui, mais il faut savoir l’utiliser. Trop de vidéo tue la vidéo et il faut impérativement disposer de contenu original et renouvelé. Bien sûr avec le temps, le pitch des écrans s’est resserré, la rémanence a baissé, la définition a augmenté et le prix a plongé, mais ce n’est que la magie de ce que tu vas mettre dedans et au bon moment qui va faire son charme. Attention aussi à la résolution. Plus on s’approche de la qualité photo, moins c’est décoratif et intéressant. Je préfère les écrans transparents où bien offrant un rendu « travaillé »

Les couronnes vidéo motorisée du Gotha ont été réalisées sur mesure.

SLU : Comment était fait le mur vidéo arrondi de la Scala à Paris ? (début années 80)

Gérard Giraudon : Avec des ampoules ! Une rouge, une verte et une bleue. Il y avait une notion de RVB. C’était géré par une trentaine de séquenceurs 64 circuits qui étaient cascadés sur un maître. Trois armoires pleines. C’était du matériel américain avec 16 circuits XY et des programmations incroyables.
Ils avaient développé ce produit pour faire les entrées des Casinos à Vegas. Ce n’était pas très défini mais de loin, et avec le miroir transparent qui couvrait les ampoules, ça restituait des bribes d’images. On revient aux images infinies avec les montages de verre Antelio teinté.

Une équipe ultra polyvalente

SLU : Tu es bien entouré avec ton équipe ?

Gérard Giraudon : Bien sûr et d’autant plus que je n’ai plus le temps de plonger dans les menus des appareils. Je sais ce que je peux en tirer et les grandes lignes de chacun d’entre eux, mais je dispose de techniciens pour l’installation et la programmation. On a aussi autour de nous un certain nombre d’artisans indispensables comme serrurier, spécialiste du PVC, menuisier, ou électricien, mais ce ne sont pas des salariés.

Nous rédigeons un cahier des charges et un plan de câblage ou de construction extrêmement précis et détaillé, et le client gère librement le choix du prestataire. Il faut qu’il reste le maximum de budget pour ce que l’on a à faire. On surveille la construction mais notre intervention décisive où l’on arrive en groupe, est cantonnée à une dizaine de jours. Le onzième ça marche et on repart. Pour le Gotha qui est un très gros projet, le montage a pris un mois, mais qui comprend aussi le câblage.

SLU : Ce n’est pas triste de casser un club que tu as monté 4 ou 5 ans auparavant ?

Gérard Giraudon : Non, c’est normal que tout parte à la benne. Il y a des établissements qui doivent absolument offrir du neuf pour satisfaire leur clientèle. A nous de proposer autre chose.

Christophe Orlando, directeur technique de Colorsonic. Un homme aux multiples compétences : son, lumière, vidéo, structure…

SLU : Il y a combien de personnes chez Colorsonic ?

Gérard Giraudon : En ce moment nous sommes douze dont 6 techniciens polyvalents son, vidéo et éclairage. Deux à Paris et quatre sur la côte.

SLU : Comment se répartit le CA ?

Gérard Giraudon : 30 à 40 % provient de clients désireux de créer des clubs comme les Caves du Roy, le Gotha et le Jimmy’z à Monte-Carlo, les trois beaux endroits de la Côte qu’on a eu le bonheur de faire ou refaire en l’espace de 3 ans. Le reste provient de l’hôtellerie et des restaurants festifs.

On nous appelle pour monter des clubs dans des hôtels ou pour redonner du souffle et un concept aux nuits en club de vacances. On a travaillé pour le Club Med il y a quelques années. Les nuits se transforment, on accompagne donc le mouvement. Un dîner qui se prolonge de manière festive et ne se termine pas trop tard n’interdit pas d’aller travailler le lendemain. Un dîner plus un club qui n’ouvre jamais avant une heure du matin, rend très difficile la sortie à monsieur tout le monde.

SLU : Quel est le chiffre d’affaires de Colorsonic ?

Gérard Giraudon : En 2018 un peu moins de trois millions et en 2019 probablement plus de 3 millions d’euros.

Le futur de Colorsonic

La question nous a titillés tout au long de cette journée passée avec Gérard. On la lui pose en guise de conclusion avant de rejoindre Cannes pour visiter le Gotha.

SLU : Comment imagines-tu le futur de Colorsonic ?

Gérard Giraudon : Je suis ouvert à l’idée d’ouvrir notre capital. Il faut quelqu’un qui soit déjà dans le circuit, peut-être avec une approche différente de la mienne et qui, en prenant des parts, profite de notre réseau et de nos références. Cela passe forcément par un accompagnement et par l’abandon de tout égo.
Il y a plein de mecs qui sont plus forts que moi d’un point de vue technique, peut-être manquent-ils simplement d’ouverture d’esprit et de polyvalence. On pourrait aussi rentrer un groupe dans notre capital. Il y en a de très bons en France qui œuvrent soit dans la Prestation, soit dans l’Intégration.

SLU : Et à court terme ?

Gérard Giraudon : Colorsonic peut évoluer vers le conseil, la conception pure et surtout vers la créa scénographique faisant appel de plus en plus à la lumière. Le marché est immense car en pareil cas, on n’est plus dans une niche. D’ici deux ou trois ans on pourrait doubler notre chiffre, un CA qui laisse du résultat. Il nous faudrait donc un partenaire structuré qui serait plus à même de continuer notre développement. Christophe (Orlando) serait le garant technique et pourrait mener l’équipe. C’est un type formidable et d’une rare compétence.

SLU : Tu te vois donc rester le nombre d’années nécessaire au passage de témoin.

Gérard Giraudon : Bien sûr, c’est indispensable. Il faut que la confiance bâtie au cours des années soit transférée petit à petit sur le repreneur. Son profil nécessaire est l’inventivité, le sens commercial et une bonne connaissance des outils techniques.

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Le SolaHyBeam 3000 High End s’impose avec ETC

Par admin

Créée il y a un an, la société ETC France distribue non seulement les consoles et projecteurs ETC, mais aussi toute la gamme High End.
C’est avec une grande fierté que nous accueillons dans notre petit studio improvisé aux JTSE, Nicolas Da Canal, responsable des ventes chez ETC France, pour lui demander de nous parler de plusieurs sorties incontournables, la gamme SolaPix et surtout le SolaHyBeam 3000.


High End SolaHyBeam 3000

En exclusivité européenne, High End envoie du très très lourd avec le SolaHyBeam 3000, un projecteur led hybride de longue portée. Projecteur exceptionnel par sa taille et son poids, le SolaHyBeam est équipé avec une incroyable source led de 750 Watts, capable d’émettre 37 000 lumens en flux constant au travers de son énorme lentille de 210 mm.

Particulièrement à l’aise dans les Arénas ou sur les très grands plateaux, ce projecteur combine une ouverture dantesque de 3° à 56° avec un vaste ensemble de fonctionnalités.

Outre la riche trichromie CMY, avec correcteur CTO progressif et 5 filtres de couleurs saturées plus un TM-30, le SolaHyBeam 3000 possède une roue de 7 gobos rotatifs graphiques, une cassette de 4 couteaux à insertion complète, un iris 16 lames et trois prismes cumulables sur deux plans différents. Un système particulier dit de ‘Tri fusion’ permet de cumuler 3 frosts de façon linéaire.

Le menu et la riche connectique DMX, RDM, ArtNet et sACN sont toujours présents, tout comme le soin apporté à la ventilation et ses 4 modes : Standard, Studio, Continuous et Studio Continuous. Le SolaHyBeam sera prochainement disponible en deux versions, Ultra-Bright pour le maximum de puissance, High-Fidelity pour un respect total des couleurs.

High End SolaPix

La SolaPix 19 présentée sur le stand ETC France.

ETC France présentait pour la première fois en France les SolaPix 7 et SolaPix19, des lyres Wash avec un potentiel de créations graphiques inédit.
Appelés affectueusement Pancakes par leurs utilisateurs, les SolaPix permettent des effets spectaculaires grâce à leurs matrices de 7 et 19 leds RGBW de 40 Watts, mais aussi par l’utilisation combinée du système HaloGraphic et du générateur Flex Effect.

Tous les détails sont lisibles sur notre fil d’actualités High End dévoile Solapix 7 et Solapix 19

Plus d’infos sur le site ETC France

 

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DTS Alchemy 3, une petite version sans concession de l’Alchemy 5

Par admin

Vue d’ensemble du petit Alchemy 3, identique en fonctions et design à son grand frère.

Alors qu’il est courant de décliner un projecteur sous plusieurs modèles qui se différencient via de multiples changements de caractéristiques techniques, DTS a décidé de ne pas adopter cette stratégie avec l’Alchemy 3, une lyre wash dont le moteur de 6 couleurs de leds est issu du plébiscité Alchemy 5.
Il hérite de l’intégralité de ses fonctions, aussi bien en termes d’effets que de zoom (14-45°) ou de couleurs.

La seule différence entre ces deux appareils, outre les proportions globales en général qui se voient plus restreintes, se situe à l’arrière de la tête de la lyre.
La source lumineuse originelle de l’Alchemy 5 de 400 W passe ici à 280 W, soit environ les deux tiers de la puissance. Il en va de même pour le flux lumineux, 10 000 lumens pour l’Alchemy 5 et 6 600 dans notre cas.

Dernier rempart que les photons ont à traverser pendant leur croisade optique, la belle lentille de Fresnel que l’on retrouve plus rarement de nos jours sur des appareils à leds.

Les dimensions du projecteur sont comparables à celles d’une lyre wash de type 250 W à lampe, à savoir 53 x 33 cm, pour un poids de 15 kg. Belle stratégie de la part de DTS de proposer une machine aux fonctions strictement identiques ! Il est d’ores et déjà disponible à la livraison.

Nous avons interviewé aux JTSE, Olivier Torres, responsable du développement commercial chez ESL


Plus d’infos sur le site d’ESL et sur le site DTS

Et le banc d’essais de l’Achemy 5 dans SoundLightUp

 

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Nouvelle console Chamsys MQ70

Par admin
Sonoss-Chamsys-MQ70

Première prise de contact avec la MagicQ MQ70

Nous rejoignons Ugo Knaff sur le stand Sonoss aux JTSE. Il nous présente la toute récente MQ70, une console DMX compacte et facilement transportable.

Ugo Knaff : « L’un des critères primordiaux du cahier des charges de cette console était de pouvoir conserver cette facilité de transport que nous avions avec la MQ60, aspect qui a réussi à convaincre de nombreux clients. » On parle plus précisément de pouvoir emporter avec soi ce pupitre dans un avion comme bagage cabine.
Il en résulte une surface de contrôle aux proportions limitées, au même titre que la MQ60 (voire même plus, son épaisseur ayant été réduite). Mais là s’arrêtent les analogies, nous constatons rapidement que nous sommes en présence d’un appareil bien plus moderne !

Chamsys-MQ70-faders

L’une des nouvelles fonctions de cette console, les glissières de faders rétro-éclairées.

Pour la partie hardware, l’inclinaison de la console est maintenant modifiable afin d’améliorer la position de travail, la zone de restitution profite désormais de faders rétro éclairés (mais dont la couleur n’est pas modifiable – option qui sera réservée aux futures consoles plus haut de gamme).

L’informatique de ce nouvel appareil, bien plus véloce que son prédécesseur, assure une réponse instantanée à l’utilisateur. Il permet aussi la gestion de 24 univers DMX, nombre qui pourra même évoluer jusqu’à 48 dans le futur. La façade arrière s’octroie maintenant un port audio in/out, un port MIDI in/out ainsi qu’un connecteur LTC.

Sonoss-Chamsys-mq70-prises

La façade arrière se voit bien garnie, on distingue également le pied réglant l’inclinaison du pupitre.

Détail supplémentaire, la console dispose de son propre réseau Wi-Fi interne (sans antenne extérieure) afin d’être pilotée à distance via une remote. Enfin les ingénieurs de Chamsys ont intégré un onduleur afin d’éviter toute coupure secteur inopinée (autonomie de 10/15 minutes).
Les boutons physiques de sélection des playbacks ont disparu afin de pouvoir proposer un écran tactile (multi touch) plus grand, de 7 pouces on passe à 10, il en est de même pour la résolution qui a été améliorée passant de 800 x 600 pixels au full HD.

Tous ces éléments sont réunis dans un pupitre qui affiche seulement 7 kg sur la balance, belle performance ! Les premières livraisons de la MagicQ MQ70 débuteront en janvier.
Un dernier mot pour annoncer l’arrivée imminente de la MQ50, future remplaçante de la MQ40 qui sera une version “light” de la MQ70, sans rétro-éclairage, disposant de 6 univers au lieu de 24 et dépourvue d’onduleur.

Caractéristiques techniques principales

Support de 24 univers DMX (extensible à 48)
Ecran tactile multi touch de 10 pouces
Port HDMI pour écran externe (tactile possible)
4 sorties DMX physiques en XLR 5 broches et support du RDM
12 faders et 8 encodeurs
3 ports réseau
Wi-Fi intégré sans antenne
5 ports USB
Ports entrée/sortie audio et MIDI
Entrée Time code LTC
Onduleur intégré
Dimensions : 52 x 35 cm (longueur et largeur) – 6 cm pour la partie la plus épaisse.
Poids : 7 kg


Plus d’informations sur le site Sonoss et sur le site Chamsys

 

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LC Formation s’associe à Fabrice Gosnet

Par admin

L’entrée d’LC Formation

LC Formation s’associe à Goosera, une structure nouvellement créée par Fabrice Gosnet, pour proposer dès janvier 2020 un module de formation réseau, premier d’un cursus conduisant à terme au diplôme privé de Technicien Réseau Audiovisuel (TRAV).
Cinq modules permettront donc aux stagiaires d’acquérir progressivement des compétences de plus en plus pointues et de les mettre en pratique. Petit à petit les réseaux audio/vidéo/lumière n’auront plus de secrets pour vous.

Une nouvelle formation réseau

Grande nouvelle, Fabrice Gosnet, l’un des pères du NetworkingMadeEasy et du Gigacore, produit qui a révolutionné la façon dont on travaille sur le réseau, rejoint LC Formation via un partenariat avec sa nouvelle structure Goosera. Il dispensera par ce biais une nouvelle formule de formation réseau dont voici la description.


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Nous l’avons rencontré en compagnie de Jean-Michel Jouane et Donovane Amelin, dans les nouveaux locaux de LC Formation offrant, sur 600 m2, quatre salles pour la formation théorique, un showroom pour la pratique et un espace d’accueil. Fabrice est débordant d’énergie et d’enthousiasme à l’idée de ce nouveau projet.

Fabrice Gosnet : Suite à 14 années de support et de formations en France et à l’international, j’ai pu observer les évolutions du marché. De là est né le projet Goosera qui a beaucoup plu à Jean-Michel et Donovane, les deux formateurs associés de LC Formation. Les 10 dernières années montrent une courbe croissante et quasiment linéaire en termes d’évolution des technologies, notamment au niveau d‘Ethernet, mais le niveau de connaissances des techniciens et techniciennes n’a pas forcément suivi le même rythme. Il y a donc un énorme puits à combler, à commencer par l’apport d’une méthodologie de conception d’un système, jusqu’au dépannage pour éviter d’être bloqué, ou pour éviter ces situations dites “tombé en marche” , ou encore quand ça fonctionne mais sans vraiment savoir pourquoi.

(De gauche à droite) Donovane Amelin, Fabrice Gosnet et Jean-Michel Jouane. Un beau partenariat entre LC Formation et le tout nouveau Goosera!

Il existe des solutions de formation réseau. Les premières très complètes, dispensées sur la durée, s’adressent à un jeune public ou à des personnes en reconversion. Les autres solutions en formation continue sont très denses, sur un temps assez court. Elles permettent difficilement de sortir avec un véritable bagage utilisable en situation. J’y ai moi-même pris part. Mea Culpa.
J’ai donc développé un tout nouveau cursus de cinq modules de chacun une semaine qui représentent des niveaux différents. Pour un enseignement de qualité, chaque module regroupe au maximum 8 stagiaires. Le premier niveau donnera goût à utiliser la technologie réseau et séparera les utilisateurs audio et lumière.

En lumière, ils apprendront la base du contrôle lumière, c’est-à-dire comment interconnecter les équipements, comment connecter une console à un média serveur, à un visualiseur, à un node… Autrement dit, tout ce qui concerne les équipements terminaux avec beaucoup de pratique dans un rapport de 30 % de théorie et 70 % de pratique. La formation audio sera organisée de la même manière, avec une approche similaire sur les protocoles audio sur IP en vogue.

SLU : Que sauront exactement faire les stagiaires au terme du niveau 1 ?

Fabrice Gosnet : Ils sauront donc connecter un pupitre lumière à un visualiseur, le connecter à un média serveur et le contrôler. Le connecter à un node et contrôler un projecteur en Art-Net ou sACN.
Ils sauront également pixel mapper un projecteur par un média serveur, expérimenter le RDM en DMX, le RDM en réseau et la technologie PoE. Ce sont des notions de base en première partie que l’on retrouvera sur d’autres modules de façon plus approfondie.

Le niveau 1 doit donner envie aux stagiaires. C’est super-important. Ils ne vont pas savoir tout de suite construire une dorsale réseau, par contre ils sauront si un projecteur n’est pas sur le bon univers et le changer grâce à la méthodologie qu’ils vont acquérir. Il ou elle saura communiquer correctement.

En résumé, la méthodologie, la terminologie et la façon de travailler, c’est ce qui fait vraiment défaut. On apprend comment appeler les projecteurs, les parties de restitution, qu’il y a des boutons très importants pour la configuration globale d’une console… Finalement ils sauront comment aller chercher et utiliser la bonne information

SLU : Quels sont les outils utilisés ?

Fabrice Gosnet : Pour le module lumière, Il y a des consoles logicielles Chamsys, grandMA, ETC et des accessoires réseau Luminex, ELC et Enttec, c’est-à-dire les acteurs majeurs du réseau. Le deuxième outil que j’utiliserai ce sont des examens en ligne. Tout au long de la semaine ils auront à valider leurs connaissances grâce à des QCM sur un Learning Management Software (LMS). Les notes obtenues tout au long de la semaine et l’examen final seront nécessaires pour accéder au niveau 2. Le même principe sera utilisé pour le niveau I audio.

SLU : A qui s’adressent ces modules son et lumière de niveau 1 ?

Fabrice Gosnet : Ils sont destinés aux professionnels du spectacle vivant mais aussi aux prescripteurs, aux démonstrateurs de produits ou aux collectivités locales qui ont à mettre en place un système. Les personnes qui travaillent dans ce type d’infrastructure ont souvent un mouvement de recul en entendant parler du DMX.
C’est également vrai pour les techniciens audio qui travaillent encore en analogique et pour qui les protocoles DANTES ou AES67 sont des notions toutes nouvelles. Ces deux niveaux 1 sont donc vraiment là pour donner confiance et comprendre comment fonctionne ce qu’on appelle les équipements terminaux : la console, le boîtier entrée/sortie audio ou lumière, les logiciels, et ainsi de suite.

Une des quatre salles d’LC Formation avec des puits de lumière pour avoir une bonne visibilité lors des cours.

SLU : De quoi sera composé le niveau 2 ?

Fabrice Gosnet : À partir du deuxième niveau les gens du son et de la lumière peuvent être réunis dans la même session parce que la même infrastructure peut être utilisée. C’est ce qu’on appelle la convergence et ça doit aussi se passer au niveau de la formation car il faut que les techniciens entendent leurs problèmes réciproques afin de mieux fonctionner ensemble au sein d’un projet.

Donovane Amelin : On le voit beaucoup sur les chantiers, chacun passe par son système. C’est dû au fait que souvent le son et la lumière sont gérés par des prestataires différents. Les administrateurs réseaux gèrent donc chacun leur partie alors que tout pourrait passer par le même système.

Fabrice Gosnet : Par rapport au contenu même du niveau 2, nous passerons toute l’infrastructure réseau en revue en utilisant des switchs audiovisuels, Ghost, ELC, Luminex. Mais la barre sera beaucoup plus haute qu’au niveau 1 car nous verrons comment monter un rack complet grâce à des racks d’éducation.
Nous allons monter le patch, la fibre optique, les jarretières, les switchs le tout en binôme pour pouvoir échanger. Ça permettra de comprendre réellement comment fonctionne tout ce qui aura été vu précédemment, c’est-à-dire un rack avec ses équipements. On passera également en revue la qualité de service, la redondance de lien, les VLANs…

SLU : A quelle fréquence les modules seront-ils proposés sur l’année et quelle est leur durée ?

Fabrice Gosnet : Chaque module dure 5 jours. Il y aura un niveau 1 et un niveau 2 par mois et les niveaux 3, 4 et 5 à partir de fin 2020. La validation se fait à chaque passage de niveau. L’idée est de se rapprocher du modèle du CCNA (Cisco Certified Network Associate Routing & Switching) de Cisco, qui est une certification privée n’ayant pas de reconnaissance au niveau du ministère mais qui est nécessaire pour travailler dans une SSII et avec des équipements de type Cisco, HP, 3com, etc.

La différence de la certification TRAV (AVNT) est qu’elle est destinée aux Techniciens Réseau AudioVisuel. L’objectif étant que cette formation, à terme, devienne une référence dans le métier. Les plus gros prestataires du marché ont d’ailleurs déjà manifesté leur intérêt pour ce projet.
Cependant, soyons très clairs, tout le monde n’a pas besoin d’atteindre le niveau 5 et c’est toute la subtilité. Atteindre le niveau 2 c’est déjà génial et vous arme super bien pour votre travail quotidien. Au niveau 5, on sait vraiment dépanner un système dans sa globalité, c’est un besoin bien spécifique.

Jean Michel Jouane : Les stagiaires recevront une attestation de présence en formation à l’issue des 5 jours. Par contre, il faudra qu’ils réussissent les examens en ligne et l’examen final pour obtenir un certificat validant leur niveau. L’objectif à court terme étant que les stagiaires fraîchement formés travaillent pour les prestataires du secteur audiovisuel afin que ce diplôme devienne une référence. Cela permettra, dans un même temps, de faire monter le niveau des professionnels du secteur.

SLU : Les techniciens du secteur pourront-ils faire valoir leur expérience pour accéder à un niveau plus élevé dès le début ?

Fabrice Gosnet : Tout à fait, les personnes qui estiment avoir un niveau leur permettant d’accéder directement au module 2 ou supérieur du fait de leur expérience professionnelle, pourront y accéder en passant un examen d’entrée via le site web Goosera. C’est une plateforme qui, entre-autres, gère les QCM et les examens de validation de niveau. Le site sera prochainement en ligne, je travaille dessus.

SLU : Quels sont les financements possibles ?

Jean Michel Jouane : Les stagiaires seront toujours financés par l’AFDAS ou Pôle Emploi et pour les démarches, il faudra s’adresser à LC-Formation. En ce qui concerne le compte de formation (anciennement CPF et DIF), les heures cumulées ont été transformées en euros depuis janvier 2019.
La contrepartie c’est que nous allons passer d’une situation où une formation pouvait être faite tous les ans, selon des barèmes, à une situation où il faudra cumuler des euros pendant peut être deux ou trois ans avant d’accéder à un autre module.
Mais si les stagiaires souhaitent passer 2 niveaux rapprochés, il existe ce qu’on appelle le parcours de formation, qui permet d’inscrire un stagiaire pour deux formations consécutives à la condition qu’elles soient dispensées la même année.

SLU : Vous semblez conseiller de laisser passer un an entre deux niveaux.

Fabrice Gosnet : Oui, parce que c’est important de prendre le temps d’assimiler et de mettre en pratique toutes les informations nouvellement apprises avant de démarrer un autre module.

Jean Michel Jouane : Notre offre va devenir plus qualitative que si on cumulait le niveau 1 et 2 sur un seul module comme on a pu le faire auparavant. Je pense que nos futurs stagiaires en seront beaucoup plus satisfaits et qu’ils pourront facilement consolider leurs nouveaux acquis par une expérience personnelle.

LC Formation, un centre qui poursuit son développement

LC Formation est un centre qui a été fondé par Jean-Michel Jouane et Donovane Amelin il y a environ 10 ans. De multiples demandes de formations sur la GrandMA2 les ont poussés à passer le cap. Avec une moyenne de 50 personnes par an, ils avoisinent les 500 personnes formées sur GrandMA sans compter les autres modules proposés.

SLU : Outre ce nouveau cursus réseau, quelles sont vos nouvelles formations ?

(De droite à gauche) Allison Cussigh, Donovan Amelin et Jean-Michel Jouane.

Donovane Amelin : Nous lançons une formation mur de leds dans le cadre d’un partenariat avec ArtLight situé parc de l’Événement à Longjumeau.
Nous démarrons aussi une formation Sketchup, car beaucoup utilisent ce logiciel très économique (299 euros/an pour la version pro).
Il permet de faire de la lumière mais sans aller jusqu’à l’encodage. La preuve de son succès c’est que l’on trouve plus de librairies de structures ou de salles modélisées gratuites et en open source que sur d’autres logiciels dédiés. Pour faire un rough c’est très pratique et la version pro permet d’importer une scène modélisée dans Wysiwyg grâce aux formats .dwg ou .dxf.

Le planning des formations 2020

SLU : Est-ce que vous proposez des formations en province ?

Donovane Amelin : Nous organisons un planning fixe sur l’année auquel peuvent s’ajouter des sessions supplémentaires en général en province effectivement. Cela arrive quand une salle de spectacle ou un prestataire a des besoins de formation pour un petit groupe de personnes.
On crée alors une session à leur attention et s’ils ne sont pas en nombre suffisant, on l’ouvre au public via notre site. C’est aujourd’hui une bonne partie de notre activité. Cela fait cinq ans que nous intervenons à Marseille, trois ans à Bordeaux et depuis l’année dernière à Lyon. Le fait que nous soyons une petite structure nous autorise cette souplesse.

Jean Michel Jouane : Nous avons aussi créé un groupe Facebook réservé à nos stagiaires afin qu’ils puissent poser des questions même si elles sont un peu basiques entre guillemets tout en évitant le lynchage Internet.

SLU : Outre les formateurs recrutés ponctuellement pour la province, combien êtes-vous au total chez LC-Formation ?

Jean Michel Jouane : Nous sommes 12 au total. Donovane et moi nous occupons uniquement des consoles grandMA et pour les autres formations ce sont des spécialistes de terrain. Et Fatima Madani, qui est avec nous depuis un an et demi, assure la gestion administrative afin de nous libérer du temps pour continuer de travailler sur des prestations car nous ne souhaitons pas quitter le milieu professionnel.

Donovane Amelin : C’est vrai qu’être toujours dans le métier est important pour nous. Nos professeurs sont d’ailleurs aussi des professionnels. Le seul moyen de donner une bonne méthode à nos stagiaires, c’est de savoir comment faire. Ça permet aussi d’éviter des formations scolaires et d’avoir un retour d’expérience de terrain.

Cliquez sur l’image ci-dessous pour accéder par téléchargement au fichier Excel complet

LC Formation calendrier 2020

SLU : Vous assurez déjà certaines présentations en GrandMA3.

Jean Michel Jouane : Nous intervenons chez Axente pour assurer des formations d’initiation. L’idée c’est de présenter les fonctionnalités de la console et de proposer aux pupitreurs qui le souhaitent une formation plus complète au centre.

SLU : Comment se déroulent les formations grandMA

Donovane Amelin : La session 1 en grandMA se déroule sur 10 jours dont 8 jours consacrés à des exercices 3D.

Jean Michel Jouane : En moyenne il y a huit stagiaires par session. Chacun a un ordinateur et ils sont deux par console. Le pré requis c’est de connaître une console traditionnelle. Nous avons pris le parti d’utiliser le GrandMA 3D qui permet de faire des roughs avec effets.

SLU : Vous avez un showroom équipé d’un kit de projecteurs. Quand y ont-ils accès ?

Donovane Amelin : A la fin du stage on organise un exercice complet. Au début, tout se fait en 3D sur un morceau imposé, puis ils passent sur le kit les deux derniers jours. Chacun restitue ensuite sa programmation pour présenter son show et on enregistre tout en vidéo.

Jean Michel Jouane : Pour avoir un petit kit à l’année, on a conclu des accords avec Axente (pour Oxo, Ayrton, Portman et MDG), Robe, Chauvet, Minuit Une et ArtLight. Tous les six mois environ, nous renouvelons le matériel.

Donovane Amelin : L’avantage c’est que les stagiaires peuvent jouer avec les produits qui viennent de sortir. Comparé aux vieilles machines qu’ils peuvent trouver sur des prestas c’est avantageux. Et ça permet aux marques de présenter leurs machines à un public parisien mais aussi en province car nous prenons une partie du kit quand nous nous déplaçons.

Un kit avec les dernières nouveautés des plus grandes marques comme de plus petits projos pour une expérience tout terrain.

SLU : Comment validez-vous le niveau acquis par les stagiaires lors des formations ?

Jean Michel Jouane : Avoir des formations qualifiantes c’est compliqué et diplômantes ça l’est encore plus, parce qu’une semaine c’est trop court. Nous sommes en train de mettre en place une formation diplômante de Technicien Lumière ayant pour valeur un BAC + 2 et qui se déroulera sur un an. Pour cela il y a deux ans d’instruction de dossier.
Ce sera donc plutôt une formation initiale et l’objectif ensuite sera de la décliner pour le son et la vidéo. Nous avons aussi entamé des démarches pour obtenir le label Véritas suite à un audit.

Pour se restaurer et discuter.

SLU : On a entendu que l’ambiance était vraiment très cool chez LC Formation

Donovane Amelin : Pour nous le but est de créer des équipes et des liens entre les stagiaires. On organise donc une nocturne tous les jeudis.

Fabrice Gosnet : La règle est très simple, il y a un temps pour travailler et un temps pour se détendre. Je pense que c’est important pour être crédible. Le jeudi soir, ils ne pourront quand même pas trop « s’écarter » car le vendredi sera un jour d’examen pour valider leur session.

Jean Michel Jouane : Ça fait 10 ans que LC Formation existe. Si on n’était pas un peu sérieux de temps en temps on ne serais plus là et d’ailleurs, j’ose espérer que les gens viennent chez nous pour une formation et pas pour boire un coup (rire).

Du confort et une bonne ambiance, toutes les conditions sont réunies pour que les futurs stagiaires apprennent dans de bonnes conditions.

Plus d’infos sur le site LC Formation et sur la page faceBook de Goosera

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Coda Audio N-APS, la revanche des petits

Par Patrick Cussigh

Patrick Legard

Ca vous dit un tour complet du N-APS, le point source aussi malin que compact de Coda Audio ? Patrick Legard nous a longuement raconté ce système et son sub N-SUB ainsi que l’astucieux procédé de refroidissement des transducteurs, le DAC.

SLU : On connaissait l’APS, voici le N-APS…

Patrick Legard : N comme Nano car il est vraiment petit et à courbure constante, là où au NAMM dans quelques semaines on présentera presque le même mais à courbure variable pour d’autres usages. On en reparlera dans quelques semaines.

Une belle configuration prête à l’emploi. 120 kg en tout pour trois N-SUB et trois N-APS. 60° horizontaux bien cohérents.

Le N-APS est la déclinaison en plus compact du gros APS en reprenant sa philosophie et son accastillage mais en deux fois 6,5” pour les graves et avec un unique diaphragme annulaire de 6” à bobine de 1,75” et pas le montage coaxial médium/aigu.

N-APS est passif, coupé à 900 Hz, léger avec 11,2 kg sur la balance, 12 Ohm pour coupler de nombreuses têtes par canal d’ampli, 1000 W AES de puissance admissible et délivre un SPL Max de 139 dB (avec un facteur de crête de 6dB).
Ces valeurs ne sont possibles que grâce au déploiement, pour la première fois par Coda, du système DAC pour Dynamic Airflow Cooling.

Le N-APS sans face avant et avec l’un des demi guides ôté.

Ce n’est plus un secret pour personne, Coda fait partie d’un groupe avec BMS qui fabrique de haut-parleurs. Le dialogue constant entre les deux sociétés a porté à réfléchir une méthode qui permette de mieux évacuer les calories des bobines et donc pouvoir abaisser d’autant la compression thermique et le seuil des limiteurs utilisés pour éviter de casser les HP, et gagner en SPL.

Un N-APS montrant son âme d’alu faisant reculer la compression thermique, ce qu’on appelle le DAC chez Coda.

L’idée consiste à insérer dans l’ébénisterie une sorte de baffle en aluminium en une seule pièce dans lequel sont fixés les transducteurs et qui se prolonge sur le trajet emprunté par l’air déplacé par les membranes jusqu’aux évents latéraux.
Les calories collectées sont donc évacuées par effet radiateur. Le gain est énorme, de l’ordre de de 4 dB par HP.

SLU : C’est un coupleur dans ta main (il ôte très facilement la face avant d’une enceinte)

Patrick Legard : Absolument, c’est une autre nouveauté de cette gamme. Là où le choix des directivités se faisait à la commande et se traduisait par un coupleur spécifique mais fixe, sur la série N-APS, trois jeux de volets magnétiques existent pour aboutir à 60, 90 et 120°, ou bien créer des configurations asymétriques en panachant les volets en 30+45, 30+60 et enfin 45+60. La directivité verticale est toujours de 20°.

Pour les plus observateurs, une étiquette indique l’angle, ici 90°, soit 45° par côté. Remarquez aussi la sortie de l’évent en partie en alu laqué en noir.

SLU : Avec les mêmes presets ?

Patrick Legard : Oui sauf pour la version 120°, mais il risquent d’évoluer encore. Dans le bon sens. Les deux systèmes de refroidissement et de gestion variable de la directivité vont être déclinés sur tous les futurs systèmes Coda Audio.

SLU : Le sub ?

Patrick Legard : Le N-SUB ! 15”, bobine mobile de 4”, même système d’évacuation des calories DAC via une large pièce d’aluminium, une puissance admissible de 1500 W AES et une bande passante allant de 30 à 150 Hz à -6 dB, autant dire que c’est un vrai petit sub capable de délivrer de la pression jusqu’à 30 Hz tout en ne pesant que 28 kg. Le SPL Max sur le Linus14 atteint 139 dB en crête.

Le N-SUB. Ici aussi l’alu collecte les calories et les cède à l’air.

Au-delà d’être le compagnon de jeu des têtes N-APS avec une totale compatibilité mécanique, le N-SUB pourra être employé dans d’innombrables autres situations où sa petite taille et poids sont recherchés, tout en offrant le punch propre au 15” et une partie de l’extension à 30 Hz des 18”.

SLU : En dehors d’un nouveau système au NAMM et de votre soft de prédiction System Optimiser, toujours pas d’immersif ou de multidiffusion par objets en vue ?

Patrick Legard : Non, on estime que cela n’est pas encore au point et arrivera chez Coda en temps et en heure. Notre priorité c’est de créer des outils parfaitement optimisés en termes de taille/poids/performance en agissant sur tous les leviers disponibles, y compris bien sûr les transducteurs et les amplis puisque nous maitrisons la chaîne en entier et pouvons optimiser tout ce qui peut l’être. Aujourd’hui c’est notre moteur et le N-APS qui délivre une pression crête de 139 dB pour 11 kg en est le meilleur et dernier exemple. Mais il y en aura d’autres.

D’autres informations sur le site Coda Audio

 

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La gamme Era, une nouvelle ère pour Martin

Par admin

Après avoir repris la distribution Martin il y a près de 3 ans, la société Algam Entreprises est heureuse de nous présenter une toute nouvelle série de projecteurs, la série Era, avec pas moins de 6 modèles, dont une lyre led de 800 W et un modèle hybride étanche.
A cheval entre la gamme Rush et la gamme référence Mac, cette nouvelle lignée est développée par Martin pour Harman Professional Solution.

La boîte noire Martin lors des JTSE 2019.

Conçus au Danemark par le bureau d’études Martin, ces projecteurs sont fabriqués par des usines tiers suivant un cahier des charges précis, et un coût réduit pour soulager le portefeuille des clients fidèles à la marque danoise.
Nous avons interviewé Joël Azilinon, le très sympathique directeur technique lumière d’Algam Entreprises lors des JTSE afin d’en savoir plus.


Era 500 Hybrid IP

Projecteur Hybrid et étanche, l’Era 500 est prêt à affronter les éléments sans broncher. Équipé avec une lampe à décharge Philips Platinum 18R de 350 Watts, ce projecteur IP65 promet un flux quasi-irréel de 22 000 lumens avec une température de couleur de 7800 K et une durée de vie de 6 000 heures.

L’Era 500 est le premier projecteur IP65 conçu par Martin.

Le jeu d’optiques permet un rapport de zoom de 1:20, depuis le faisceau acéré d’un beam à 2° jusqu’à la large couverture d’un spot à 40°, augmenté d’un filtre spécial Wash.
Machine complète, sa trichromie CMY se complète d’une roue de 9 couleurs dont une déclinaison de filtres CTO en Full, ½ et ¼. Une roue de 15 gobos statiques côtoie une autre de 9 gobos rotatifs, aidés par deux jeux de prismes circulaires et linéaires capables de fonctionner en simultané, pour encore plus d’effets.

Si l’Era 500 met l’accent sur sa résistance à l’humidité et à la poussière, il présente aussi une résistance à la correction C3-M et une protection aux chocs IK07, indispensables pour supporter toutes les dures contraintes des installations extérieures. Son menu et l’ensemble de ses prises DMX et EtherCon sont bien entendu étanches, recouverts de capuchons certifiés Outdoor.

Comme tous les projecteurs étanches, l’Era 500 se pare d’une carrosserie robuste, striée en de nombreux endroits pour aider au refroidissement. Son poids conséquent de 46 kg est équilibré par la présence maintenant habituelle d’une paire de poignées supplémentaires en haut de sa lyre.
La sortie de l’Era 500 IP est prévu pour avril 2020.



Era Performance

Au début d’année 2019 nous avions découvert la petite lyre spot Era 300 Profile, sans nous douter qu’elle précéderait une large gamme de projecteurs led. Une surprise de taille nous attendait au JTSE avec trois autres modèles, bien plus aboutis, reprenant les codes des Mac Encore dans un échelonnage de puissance aussi complet que cohérent.

La gamme Era performance au complet avec, de gauche à droite, l’Era 600, l’Era 800 et l’Era 400.

Si certains s’interrogeaient il y a peu sur le futur de la marque Danoise, dont l’auteur de ces lignes, les voilà rassurés. Martin est toujours dans la partie, aussi bien dans des créneaux de prix contenus avec la ligne Era que prochainement avec la sortie de projecteurs haut de gamme sous l’égide Mac.

Les Era 400, 600 et 800 Performance sont des asservis à couteaux à insertion complète, dit Full-Frame, dont les puissances de leds sont respectivement de 300, 550 et 800 watts. Martin garde ainsi toujours son étrange dénomination historique ‘Profile’ pour les spots sans couteaux.

Era 400 Performance

L’Era 400 Performance est disponible en deux sources led, Cold ou Warm.

L’Era 400 se décline en deux types, en blanc froid étalonné à 6500K (le modèle 400 CLD) et en blanc chaud calibré à 3200K (Era 400 WRM). La version ‘lumière du jour’ est la plus puissante des deux, avec une prévision de 10 000 lumens contre 6 000 lumens pour la version ‘tungstène’.

Hormis cela, ces deux machines compactes de 22,5 kg offrent une base de travail agréable avec une nouvelle trichromie CMY en demi-lune, une cassette de 4 couteaux à rotation de 120° et un zoom 10°-30°.
Une roue de 9 couleurs, 9 gobos statiques et 7 gobos rotatifs issus du catalogue Martin, un iris, un frost et un prisme 3 facettes complètent les Era 400, dont le look plus sage tranche avec les dernières réalisations Martin.


Era 600 Performance

L’Era 600 est le projecteur le plus polyvalent de la gamme

L’Era 600 reprend les caractéristiques de l’Era 400 CLD, mais bénéficie d’une source led de 550 Watts à 6.500K, pour un flux théorique de 19 000 lumens.
Plus grand, plus puissant, l’Era 600 profite aussi d’un zoom qui s’étire de 6° à 45° sans compromettre l’homogénéité de son faisceau.

En sus de la trichromie CMY, la roue de 9 couleurs se complète d’un CTO linéaire. Les 8 gobos statiques et les 7 rotatifs s’accordent avec une roue d’animation et 2 prismes, un circulaire 4 facettes et un linéaire, ainsi qu’un iris et un frost.
Comme sur l’Era 400, la cassette de couteaux est particulièrement soignée, avec des croisements possibles entre lames.


Era 800 Performance

Fer de lance de la gamme Era, la 800 se place sous la barre des 40 kg malgré ses 800 Watts de led.

Si l’Era 800 est la plus puissance lyre à led conçue par Martin, sa fabrication économe lui permet de s’en tenir à un tarif raisonnable.

Autour de son module blanc froid 6500K de 34 000 lumens s’organise un ensemble d’effets complet.
Trichromie CMY, CTO progressif, roue de 6 couleurs se marient aux 7 gobos statiques et 6 rotatifs, aux prismes linéaire et circulaire, aux 2 frosts, à l’iris, à la roue d’animation et au module 4 couteaux Full Frame.

Sa lentille de 160 mm et son zoom 7°-56° la destinent aux grands espaces où elle exprimera tout son potentiel.


La société Algam propose un résumé condensé des différents modèles de la gamme Era.

Le retour des projecteurs Martin, certes dans des déclinaisons plus raisonnables économiquement, est une des bonnes nouvelles de ces JTSE. 2019 restera comme une année décidément très prolifique, à l’image de notre industrie du spectacle, dopée par une dynamique inespérée sur tous les fronts, autant en concert et en événementiel qu’en installation pérenne.

Plus d’infos sur le site Algam Entreprises

 

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PIKIP le son du soleil

Par admin

Est-il possible de délivrer du gros son sans fils à la patte autres que les rayons qui nous relient au soleil ? PikiP Solar Speakers l’a fait. Visite chez cette start-up francilienne écoresponsable et talentueuse pour découvrir Scène et Booth, deux enceintes autonomes.

Nichés en très proche banlieue parisienne, les créateurs de PikiP nous ont ouvert leurs portes et montré leurs produits. On passe une grille et on découvre une friche industrielle où deux Pikip Scène nous attendent sous le soleil. Ca tombe bien, la lumière est le carburant de cette marque, sa raison d’être. Deux modèles coexistent au catalogue, le Booth et le Scène. On verra plus loin ce qui les différencie.

Entre les deux protos de Scène, de gauche à droite Emile Blanc ingénieur en électro-acoustique, Jean Tanguy le business developer, Maatea Stabile co-fondatrice, chargée de développement et Julien Feuillet co-fondateur et ingénieur en énergie. Au-dessus des têtes d’Emile et de Julien, une partie des panneaux photovoltaïques repliables pour le transport.

SLU : Julien, tu es le co-fondateur et le dirigeant de Pikip, tu nous expliques ton parcours ?

Julien Feuillet : Je suis un montpelliérain à Paris depuis quelques années et j’ai un background dans les énergies photovoltaïques et l’électronique avec 8 ans dans la conduite de projets photovoltaïques. J’ai quitté le milieu du BTP pour me lancer dans le projet Pikip qui me trottait en tête depuis longtemps.

SLU : Tu aimes un peu le son au départ…

Julien Feuillet : Euhh…oui (rires) En se baladant de festoche en festoche on a perçu la problématique du groupe électrogène, de la pollution, de la complexité pour monter des petites scènes improvisées, du coup on a proposé notre premier prototype d’enceinte autonome en 2016. Un gros jouet qui a immédiatement plu et nous a poussés à developper plus et mieux le produit pour capter ce gros marché qui s’ouvrait à nous. On a donc créé la SAS en août 2017 et c’est parti.

SLU : Vous avez travaillé quoi ?

Julien Feuillet : On a poussé encore plus le rendement et l’efficacité énergétique, la qualité acoustique et l’ergonomie.

PikiP Scène, le modèle conçu en tant que gauche/droite prêt à recevoir un signal analogique symétrique et à sonner, à plus forte raison que le jour de notre visite le soleil de rentrée était plus que généreux. Sous l’évent prennent place les 4 batteries 12 V, autant dire qu’il ne sera pas nécessaire de sangler les 120 kg de ce modèle !

SLU : Et toi Emile ?

Emile Blanc : Je suis ingénieur en électro-acoustique avec une formation assez pluridisciplinaire.
J’ai en charge la partie acoustique avec comme mission d’améliorer encore l’efficacité des différents modèles, le Booth comme le système Scène qui marche comme un vrai gauche/droite, seul ou en complément d’un Booth pour augmenter la jauge couverte.

SLU : Jean ?

Jean Tanguy : Je sors d’un Master en entrepreneuriat et je suis venu aider à poncer les enceintes mais aussi à les vendre (rires) sachant que c’est un produit qui sort totalement des sentiers battus. Et bien entendu j’adore la musique, un trait commun qui nous unit.

SLU : Maatea ?

Maatea Stabile : Je suis co-fondatrice de Pikip et j’ai en charge la comm, l’image de marque et positionnement.
J’ai au départ accompagné le lancement de la société avant de m’y investir complètement.

SLU : La structure grossit ?

Julien Feuillet : Oui. Nous sommes désormais six dont deux ingénieurs avec Emile et moi même. On veut sans cesse repousser les limites et sachant qu’on ne peut pas se satisfaire de l’existant, on est obligé de tout concevoir et adapter dans notre quête de la meilleure exploitation possible de l’énergie électrique disponible.

SLU : Quel sont les apports financiers ?

Julien Feuillet : La Bourse French Tech de Bpifrance nous a aidés à mettre en place le premier programme R&D, suite à quoi nous avons assemblé les premiers modèles que nous avons loué ce qui nous ont permis de faire rentrer du cash, de tester les produits et de gagner en visibilité. De saison en saison nous avons réussi à capitaliser pour produire de nouvelles machines. Notre modèle économique est la location et la vente de nos machines sachant qu’à terme, la vente prendra le dessus.
A court terme on vise 70% de CA en vente et le reste en location.

Pikip Booth à gauche replié pour le transport et à droite prêt à fonctionner. Les 4 grandes roues simplifient son déplacement sur des terrains peu ou pas aménagés.

SLU : Vous disposez de sous-traitants pour l’ébénisterie et la serrurerie ?

Julien Feuillet : Oui, un réseau de partenaires en circuit court, on y tient. Nous avons démarré l’aventure PikiP à la Halle Papin en banlieue parisienne, et comme tous ceux qui travaillent autour de nous et avec nous dans ces nouveaux locaux, nous avons déménagé cet été quand elle a fermé. Nous sommes en train de structurer nos moyens d’assemblage pour sortir des séries plus importantes.

SLU : Il y a 2 modèles.

Julien Feuillet : Oui. Le DJ Booth qui est une grosse enceinte ressemblant à une cabine de DJ avec la place pour poser son matériel, l’alimenter en secteur et même avoir un retour via une enceinte spécifique incorporée au bandeau haut, et le Scène qui se travaille par paire et ressemble un peu plus à un gros gauche/droite d’antan.
Les deux modèles disposent de panneaux solaires, de batteries de stockage, d’un circuit de régulation spécifique pilotant charge et décharge, d’un onduleur pour alimenter les périphériques tels que platines, consoles et ordinateurs et enfin d’amplis à très haut rendement. Et bien évidemment les deux modèles embarquent des haut parleurs choisis pour leur sensibilité et des charges et pavillons très étudiés pour ajouter du gain acoustique et bien diriger le son.

Un min de W pour un max de dB

SLU : Vous recherchez le moindre dB…

Julien Feuillet : Notre baseline est : un minimum de W pour un maximum de dB. Et ce travail se fait côté production donc le choix des panneaux, stockage avec des batteries respectueuses, amplification avec des modules Powersoft et enfin reproduction. On a du boulot avec Emile ! Il a analysé la sensibilité réelle des transducteurs via nos propres algorithmes afin de pouvoir optimiser le rendement dans des fréquences utiles pour reproduire la musique tout en employant le moins d’énergie possible. On axe le choix des HP et des charges entièrement dans ce sens.

PikiP Scène en mode opérationnel et ses panneaux dépliés à gauche et transport à droite. Remarquez comme le modèle de série dispose d’un évent retravaillé et de plus grande surface. La charge avec un gros volume arrière et un accord très spécifique plus un travail effectué sur un pavillonnage court donnent un grave qui ne traîne pas. Si le succès s’en mêle, des HP spécifiques seront commandés aux fournisseurs italiens. Comme dit Julien, les italiens excellent en pizze et transducteurs !

SLU : Et pour avoir du bon son !

Julien Feuillet : C’est évident, mais nous profitons des outils DSP dont on dispose dans les modules ampli pour avoir le meilleur couplage, alignement et directivité. On va proposer à terme des modèles travaillant le grave en cardioïde pour limiter les émergences et concentrer l’énergie là où elle est utile. On réfléchit aussi au dimensionnement de nos caisses et donc à leur poids.

La réponse en fréquence de PikiP Scène. Du beau travail qui tient en ± 6 dB entre 40 et 16 kHz.

On ne cherche donc pas à descendre en dessous de 45 Hz car la taille et l’énergie nécessaires ne rendraient pas le projet viable, ce qui ne nous empêche pas de développer 132 dB SPL Max avec le Booth et 135 dB SPL avec le Scène avec une réponse qui tient en ± 6 dB entre 40 et 16 kHz. Notre couleur est assez linéaire, on ne recherche pas de rendu extra boomy (ou baveux ou vomi NDR)

Un peu de technique ?

SLU : Comment se sert-on de vos enceintes autonomes, comme d’une voiture hybride dont le moteur thermique serait le soleil et rechargeable sur une prise ?

Julien Feuillet : Pas du tout. On n’a pas de prise. On les laisse au soleil et elles se rechargent. Dès qu’il y a un rayon de soleil ou même de la lumière, elles refont le plein. Un bon chargeur donne entre 10 et 15 ampères, ça va donc plus vite avec les panneaux solaires.
Dès qu’il fait beau on sort les enceintes afin qu’elles partent à 100% pour la presta où elles vont être employées. Si ça joue de midi à 18h en plein été, on peut y aller même à mi-charge ! Utiliser nos produits c’est une démarche infiniment plus satisfaisante que de tirer du secteur, une logistique connectée au soleil ! On nous a dit d’ajouter un chargeur et une prise, mais on a dit non.

Deux Scène et un Booth, de quoi tranquillement couvrir un millier de personnes.

SLU : Quels panneaux employez-vous ?

Julien Feuillet : Ce qu’on fait de mieux en termes de puissance, rendement et durée de vie, des SunPower X21. 350 W et un rendement de 21,5% par module. D’ici 5 à 6 ans je suis convaincu que les industriels arriveront à nous sortir en format A4 la même puissance qu’aujourd’hui sur un m².

SLU : Et pour les batteries ?

Julien Feuillet : On en a 4 pour un poids total de 48 kg. C’est peu car nous veillons à utiliser le mieux et le moins possible ce stockage embarqué. D’autre part nous n’utilisons pas de lithium à cause des conditions d’extraction et de l’âge des personnes qui le font, sans parler du prix.
On emploie du minerai déjà extrait et dont d’importants stock existent. C’est au détriment du poids, mais comme nos produits sont naturellement assez lourds, on est parti sur des modèles anglais au plomb recyclé gélifié. Ce n’est pas aussi clean qu’on le voudrait mais espérons que la recherche nous propose bientôt des alternatives plus vertueuses.

SLU : Vous avez adopté les modules Powersoft…

Julien Feuillet : Oui, on a trouvé un deal avec eux, d’autant qu’ils mettent en avant leur savoir faire via leur label Green Audio Power, mais il y a quelques années nous avons commencé par assembler nos propres amplis car le rendement de ce qui existait était insuffisant.
Aujourd’hui on a la possibilité de modifier des modules Powersoft pour qu’ils correspondent exactement à nos exigences. On adapte l’alimentation pour qu’elle exploite mieux notre gamme de tensions et on programme par nos outils les DSP et… (gros rire) je vais en garder un peu pour une prochaine interview !

Deux PikiP Scène repliés. Remarquez la taille d’un seul des panneaux SunPower dont l’énergie est exploitée très précisément par le régulateur afin de donner aux batteries l’autonomie la plus longue mais aussi la meilleure durée de vie sous la forme de cycles et de pourcentage de capacité pour chacun d’entre eux…tout un métier.

SLU : Actif, passif…Qu’est-ce qui est le plus intéressant pour avoir du joli son et longtemps?

Julien Feuillet : On travaille en trois voies dont deux actives. L’aigu est en passif sur le médium. Ajouter plus d’amplis réduirait l’autonomie.

SLU : Puisqu’on en parle, comment la calculez-vous…

Julien Feuillet : On utilise du bruit rose et on sollicite aussi l’onduleur qui fournit le 220 V pour les platines, mix et ordinateur pour le Booth, ou tout autre choix pour les Scène. On teste donc en conditions réelles et à fort volume. On ne peut en revanche pas savoir quel type de signal musical va être utilisé en prestation.

Si un DJ tape dans le rouge et ne joue que des titres à très faible dynamique, cela devient une variable mais qu’on maitrise assez bien au bout de 3 ans de pratique de ce milieu. On offre donc 10 heures de fonctionnement non stop dans les conditions les moins favorables. On a crée une appelette sur notre site Web qui permet d’estimer l’autonomie en faisant varier de nombreux paramètres qui l’impactent.

SLU : La centrale qui pilote l’énergie entre stockage et consommation est stratégique…

Julien Feuillet : Bien sûr et le but c’est de parvenir à atteindre la nuit avec les batteries à 100% ce qui donnera la possibilité de jouer le plus longtemps possible. La gestion des batteries est primordiale. On a une garantie de 5 ans mais qui ne vaut que si l’on respecte les cycles. On peut aller jusqu’à 3000 cycles mais tomber à 200 si on fait n’importe quoi comme par exemple laisser aller la décharge trop loin et devenir profonde.

Nous travaillons avec des algorithmes qui analysent l’état de la batterie, la consommation, ce qui reste en termes d’énergie pour assurer la meilleure gestion. Pour schématiser, il existe un triangle entre panneaux, utilisation et stockage et dans le photovoltaïque off grid (hors réseau) ce circuit de régulation est un organe essentiel. Tu ne peux pas brancher des panneaux directement aux bornes d’une batterie. Tu flingues les deux (rires!).

Pour faciliter la vie à nos utilisateurs on a une alarme sur le compteur d’énergie et on peut se connecter en BlueTooth ce ouvre la porte aux alarmes sur son smartphone. A partir de 40% on alerte sur le besoin de commencer à réduire la charge en soulageant par exemple d’une platine CD ou des deux platines vinyle si le DJ ne s’en sert pas et on va disposer aussi d’une alarme visuelle à même l’enceinte.

SLU : J’imagine que la sensibilité des transducteurs et le gain apporté par les charges est essentielle.

Julien Feuillet : La puissance délivrée par l’ampli doit être convertie le plus et le mieux possible en dB sur tout le spectre utile. Nous parlons d’efficacité nous concernant dans la mesure où on ne va pas chercher la valeur absolue dans la fréquence qui casse la baraque mais justement on essaie d’être performants sur l’ensemble du spectre qui nous paraît être utile à notre cible.
Depuis le début de l’aventure PikiP, nous avons un mentor en la personne de David Rousseau qui nous suit et qu’on ne présente plus. Quand il a vu les résultats dans le bas du spectre il a été très, très étonné. On tend vers une courbe plus qu’une valeur, qui est proche des 110 dB SPL pour 1W à 1m. On est largement au dessus du marché en ce qui concerne la conversion watt / pression acoustique.

La polaire et la réponse en fréquence de Pikip Booth. Ca mesure et ça sonne bien, sans oublier une sensibilité très importante, quelque chose d’essentiel pour que la fête soit belle et dure longtemps.

SLU : A la lecture de vos graphiques, le module ampli est beaucoup moins gourmand que les périphériques DJ de la marque la plus connue. Du simple au double…

Julien Feuillet :: (rires) Ca tire ! C’est sûr que les fabricants de périphériques DJ ne se sont pas trop occupés du rendement et c’est dommage. Si la prochaine table à la mode tire 100 W, ça risque d’être compliqué pour nous d’autant que ce n’est pas demain la veille qu’on va fabriquer des platines CD ou des consoles (rires!)

SLU : Sans compter les pertes dans l’onduleur pour faire du 220 V qui redevient du 12 continu aussi sec…

Julien Feuillet : On ne maitrise pas le backline et imaginer que de grandes marques comme Pioneer et d’autres modifient leurs appareils pour nous, paraît très hypothétique. Quant à mettre les mains dedans, cela ferait sauter les garanties. On se bat pour le moindre pourcentage d’énergie gagnée sur tous les maillons de la chaîne, y compris le compteur d’énergie. On a choisi le modèle le plus économe. 1% +1% +1%…on arrive à grapiller de précieuses minutes d’autonomie. Et rien ne doit chauffer, c’est de la perte d’énergie (rires)

On écoute ?

Le temps de connecter une carte son Focusrite aux entrées analogiques d’une enceinte Scène roulée au beau milieu de la cour, d’y brancher notre mac, lancer Audirvana, un premier titre à 85 dB, se reculer, savourer un rendu très droit, plein dans le bas avec un haut du grave précis et bien articulé, un médium naturel et agréable et un aigu sincère et là où il doit être, qu’un proche voisin, écrivain de sa personne arrive et nous explique qu’il adore la musique mais uniquement quand il veut en écouter « et là, j’ai besoin d’écrire dans le calme absolu alors ce serait génial si bla bla bla… » Fin du chapitre écoute, la proche banlieue n’est pas l’idéal pour tester des gros systèmes. Les quelques secondes de son nous ont quand même laissé une réelle envie de reviens-y ce que l’on fera très volontiers.

SLU : Comment est accueillie votre machine ?

Jean Tanguy : Très bien, à la fois côté utilisateurs comme les DJ qui se sentent bien dans ce cocon sonore qui pulse sous leurs doigts, tout en offrant une très bonne ergonomie ; comme côté public qui adore le concept, apprécie le son et nous a obligé aux Vieilles Charrues à barriérer pour éviter une trop grande proximité avec la foule.

Un proto de Booth au Vieilles Charrues. 4 jours d’accueil du public avec des DJ bookés par la direction du festival et plein de sondiers « sur secteur » qui sont passés voir l’engin ! Remarquez le petit HP de grave et son tweeter, pile ce qu’il faut et pile dans la tête du DJ. Rappelons que le grave étant omni jusqu’à 100 Hz, est aussi présent derrière que devant !

SLU : La mise en œuvre ?

Jean Tanguy : Simple. On s’approche le plus possible du lieu d’exploitation, on décharge et roule en place à deux. On déploie le bandeau qui comporte les transducteurs pour le haut du spectre, on linke les batteries des machines et il n’y a plus qu’à installer les sources. Tant qu’il y a du soleil et de mai à septembre, les panneaux tiennent à 100% les batteries pendant que ces dernières fournissent l’énergie aux amplis et à l’onduleur. Quand la lumière décline, le régulateur isole les panneaux et le fonctionnement se poursuit sur les batteries seules.

Julien Feuillet : Il existe une corrélation entre beau temps et emploi de nos enceintes qui sont exploitées toujours en extérieur pour bénéficier de l’ensoleillement et naturellement à la belle saison. Si, cas ultime, on nous demande une prestation de 4 jours au mois de décembre, il sera possible de recharger les batteries via un chargeur externe, le même modèle d’hivernage qui les traite et les maintient au sommet de leur forme durant une longue période d’inactivité.

SLU : Une dernière. Pourquoi ce nom de PikiP ?

Julien Feuillet : D’abord on aime le palindrome. (comme dans kayak, rotor etc) et surtout j’ai eu professionnellement à me déplacer en Colombie où les immenses sound systems très colorés s’appellent des Picós, de là l’inspiration pour PikiP.

40%, vite une conclusion !

Est-ce que la transition énergétique, le respect de notre planète, un bilan carbone exemplaire sont compatibles avec nos métiers et du bon son ? PikiP Solar Speakers répond oui et de belle manière. C’est rare que des produits aussi récents, novateurs et développés avec des moyens plus que raisonnables (si l’on ne compte pas la matière grise) apparaissent aussi aboutis et prêts pour le service. L’idée, la réalisation et le rendu (à confirmer sans voisin) vont dans la bonne direction et la pluridisciplinarité de l’équipe ajoute encore à la qualité de l’offre et son avenir.

Certes le poids compliquera un peu la mise en œuvre partout où un joli goudron n’aura pas été étendu et roulé, mais ce détail mis à part, nous sommes arrivés chez PikiP pleins de certitudes et en sommes partis pleins de certitudes, mais Ø remises en phase avec notre temps.
Les clubs de vacances, hôtels, restaurants d’altitude, plages à la mode, parcs d’attractions et boîtes d’événementiel feraient bien d’en faire de même !

Pas le temps de terminer ce reportage, PikiP Solar Speakers gagne le Prix de l’innovation technique pour PikiP Booth au salon Heavent…

D’autres informations sur le site PiKip SolarSpeakers

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Valérie Ekoumè à Jazz à Vienne avec Audio-Technica

Par admin

Quand le jazz est X2 là, il y a aussi Audio-Technica ; on a donc été à la rencontre de Valérie Ekoumè, une belle artiste qui utilise les produits de la marque nippone, voir comment se comporte sur le terrain la liaison Serie 5000 et plonger dans Jazz à Vienne.

Thomas Boffard

Et comme il se doit, nous sommes accompagnés par « Mister A-T » Bertrand Allaume et nous retrouvons sur place le plus adorable des chaperons en la personne de Thomas Boffard, Ingénieur Commercial Audio-Technica pour la région Sud-Est.

Le programme est chargé. Après la rencontre de Valérie et son concert sur la Scène de Cybèle équipée par GL Events, nous suivrons son batteur de compagnon qui accompagne le soir même aussi un certain Manu Dibango. Pas mal non ? C’est d’ailleurs dans les coulisses à ciel ouvert de cette scène gratuite que nous retrouvons l’artiste, les musiciens, techniciens, bref, le jazz comme on l’aime.

On attaque avec le clou de ce reportage, la série 5000 qui, début juillet, a entamé sa carrière aux mains d’artistes qui collaborent avec Audio-Technica.

L’autre star du show, l’émetteur T5202 neuf au point de ne pas avoir la moindre marque ou rayure, analogique et fier de l’être avec se tête aussi simple qu’efficace.

SLU : C’est une liaison analogique à double compander grave/aigu séparé et sortie Dante, le haut de gamme d’Audio-Technica en somme…

Bertrand Allaume : C’est cela, le récepteur s’appelle le ATW-R5220DAN mais il existe aussi sans la sortie Dante. Comme Il n’y a qu’une prise de sortie, il suffit d’interposer un switch agréé et tu auras autant de sorties que tu veux (rires). La grosse bonne idée c’est le double compander car le résultat de ce traitement multibande s’entend beaucoup moins et le son gagne en naturel perdant complètement le côté compressé « son de HF » habituel.

L’ATW-R5220, le récepteur deux canaux déjà verrouillé sur 473.125 Mhz, la fréquence du micro chant de Valérie. Le demi rack au-dessus est un émetteur M3T toujours d’Audio-Technica lui appartenant et dont elle se sert pour chanter avec ses propres ears gravés !

Le fait de rester en analogique nous évite aussi la latence et nous donne la meilleure portée possible, d’autant qu’on peut pousser la puissance des émetteurs jusqu’à 50 mW (Il existe aussi une position Low à 2 mW et une Mid à 10 mW). Le squelch dispose aussi d’un réglage automatique qui trouve tout seul le meilleur compromis entre portée et bruit.

L’ATW-T5201

SLU : Il sert à quoi le bouton sur le corps de l’émetteur ?

Bertrand Allaume : A plein de choses car il est programmable mais il a une fonction très utile: le changement de fréquence d’émission, et bien sûr aussi de réception, si celle choisie au départ se trouve brouillée.
Il faut donc veiller à la programmer à l’avance pour pouvoir bénéficier de cette option. Bien sûr il est possible de le faire aussi depuis le récepteur si l’ingé retours s’en rend compte avant.

SLU : Il y a aussi un pack ceinture ?

Bertrand Allaume : Bien sûr (il le sort de sa valise magique) Il s’appelle ATW-T5201 là où l’émetteur main prend une unité en plus: T5202. Il a exactement les mêmes fonctions, puissance et bouton multifonctions programmable. Gros avantage sur la gamme précédente, il est beaucoup plus petit et léger. Du coup la connectique est désormais en 4 broches Ch verrouillable.

Valérie Ekoumè prête à monter sur scène.

SLU : Fréquences ?

Bertrand Allaume : Le récepteur travaille de 470 à 700 MHz et les émetteurs peuvent être livrés au choix en 470-590 MHz ou 580-700 MHz. 120 MHz de plage chacun, de quoi couvrir largement tous les cas de figure pouvant se présenter.
Gros avantage de l’analogique, la consommation est moindre. Avec un jeu de piles alcalines et à pleine puissance, l’autonomie est déjà de 7 heures.

SLU : Soft de pilotage ?

Bertrand Allaume : Wireless Manager. Tout neuf, réécrit de fond en comble ! Il marche désormais sur mac et PC et permet de prendre la main sur autant de récepteurs qu’on veut ainsi que sur les chargeurs en réseau de la série 3000.
Il permet d’effectuer toutes les fonctions habituelles… Noms, plans de fréquence, mises à jour, suivi en temps réel…

C’est ce même logiciel qui, une fois choisi les noms, puissances, fréquences principale et secours, fonctionnalité du bouton, va prendre la main sur les émetteurs pour les programmer via le port infra-rouge du double récepteur. Enfin un effort a été fait sur les écrans OLED du récepteur, très lumineux et définis avec deux vues, une standard très complète et une n’affichant que les paramètres essentiels.

Sous le regard attentif de Bertrand, Vincent Fleury explique sa façon de placer les over head à équidistance de la caisse claire. Un certain George Massenburg fait pareil ;0) Derrière on aperçoit le système en Kara, SB28 et Kiva en proximité.

Show devant, on n’attend que ça !

L’heure fatidique approche, Valérie et Guy sortent des loges en habits de lumière et de couleurs si ce n’est qu’ils ne vont pas tuer un taureau, mais faire bouger des centaines de spectateurs qui n’attendent que ça.

On quitte l’arrière scène et on rejoint Vincent Fleury qui mixe la face de Valérie. Comme dirait un gourmand, ça tartine bien et, surtout, ça joue sur scène, avec le sourire en étendard. Les titres filent, les tubes défilent et la voix de Valérie qui passe de murmure a cri en quelques mesures, sort toujours bien, avec beaucoup de vie et de précision. Vincent est obligé de la compresser un peu sur sa console.

Vincent Fleury : Ah oui, c’est obligatoire, elle a une dynamique de cinglé ! Il vaut mieux la monter au fader et avoir une bonne compression.

Rien de tel qu’un peu de jeune, voire très jeune public sur scène pour faire danser les notes !

Le reste du groupe est présent dans le mix, bien tenu et, malgré la taille très raisonnable du système, on se régale. Certes Guy joue bien, mais la batterie est très belle avec ce qu’il faut d’attaque et de rondeur. Pareil pour la basse de Georges Totol et la gratte de Christopher Peyrafort. Ce dernier marche sur une patte et demi, mais ses 10 doigts volent.
On parle enfin souvent de l’importance du choix de la tête qui convient le mieux à une voix et ce n’est pas toujours la plus chère. Dans le cas de Valérie Ekoumè, c’est dans le bas du catalogue Audio-Technica que cela a matché.

On retrouve donc sur le manche un capteur dynamique à moins à 100€, le C510, tiré de l’ATM510, en quelque sorte le SM58 de la firme nippone, si ce n’est que l’aimant est au néodyme, le filtre anti-vent composé de plusieurs grilles différentes et la réponse en fréquence étendue vers le haut et bien nerveuse. Le fameux rapport qualité prix d’Audio-Technica a encore frappé, un peu comme avec certaines cellules phonographiques de la marque dont on n’ose dire le prix ;0)

Manu Dibango sur la TRES grande scène du Théâtre Antique. Derrière les plexi, le chapeau rouge de Guy trahit sa présence.

Magie de Jazz à Vienne, nous enchaînons avec le show d’un grand monsieur de la musique Africaine, Manu Dibango pour un Safari Symphonique avec énormément de musiciens et d’artistes sur scène. On n’a d’yeux que pour lui et ses 85 ans si bien portés et pour Guy à la batterie qui aura tapé comme si de rien n’était, près de 4 heures de suite. Makossssaaaaaaahhhhhh…

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Wysiwyg R43, tout va plus vite en 64 bits

Par admin

Après une toute première preview sur le stand Wysiwyg lors du Prolight+Sound, notre attente est enfin récompensée par la sortie officielle de la R43 au mois d’octobre.


Nous avons pu mettre la main sur Julien Ferreiro, plus connu comme DonPelo, son nom de scène signant toutes ses réalisations de concerts virtuels sur sa chaîne YouTube.
Formateur, revendeur et bêta-testeur reconnu et approuvé par Cast-Software depuis 2009 et ses clips virtuels de Rammstein, il nous livre ses premières impressions et nous détaille les fonctionnalités de cette version.

Julien Ferreiro : « Il y a peu de vraies nouveautés sur cette version, car l’objectif premier de Cast était la réécriture de tout le soft en architecture 64 bits, un travail titanesque. Treize développeurs ont travaillé dessus pendant des mois. Sur cette partie-là le contrat est rempli largement, on retrouve le confort de la R42 avec tout l’environnement accéléré.

Bien sûr il faut un ordinateur adapté. J’utilise pour ma part une tour dédiée avec une carte graphique haut de gamme très puissante, qui est déjà largement optimisée. Mais les ordinateurs portables vont bénéficier d’un vrai coup de boost dans la majorité des cas, et gagner beaucoup de temps de travail. »

64 bits

Julien Ferreiro : « Tout d’abord l’installation s’effectue de la même manière. L’exécuteur s’installe maintenant dans C:\Program Files\CAST Software\WYSIWYG Release 43 par défaut, mais c’est anecdotique. Par contre il faut bien penser à désinstaller toutes les anciennes versions, avec l’outil de clean inclu ou manuellement. Cette nouvelle version, du fait de son architecture 64 bits s’accorde mal avec les anciennes en 32 bits.

Un petit mot sur le passage à 64 bits. En fait, cela permet de dépasser les limitations architecturales 32 bits, en utilisant plus de 4 Gb de mémoire vive pour les applications et ouvertures de fichiers. Le temps de réponse et la fluidité sont ainsi nettement augmentés dans les modes CAD, DATA, PRES, un peu moins dans les modes LIVE et DESIGN. Cela se sent dans tous les changements de menu, le chargement des layouts de présentation, l’affichage des fenêtres et des outils complexes, etc.

Les ressources vidéo profitent aussi de cette augmentation de mémoire. Ainsi les rendus vidéo, en utilisant une carte graphique ogham, permettent de créer des images plus riches en pixels sans descendre la vitesse de rafraîchissement (FPS).
Les optimisations 64 bits continueront dans la version R44 avec l’amélioration des rendus virtuels en ‘Shaded’. A ce moment-là, ce sont les modes LIVE et DESIGN qui profiteront vraiment de cette nouvelle architecture. Les rendus d’images statiques seront séparés et traités dans l’application tiers Background Rendering Manager qui reste, elle, en 32 bits. »

Enregistrement vidéo à la volée

Julien Ferreiro : « Il sera maintenant possible de capturer en vidéo un show de la vue shaded nativement dans Wysiwyg depuis les caméras virtuelles.
Le nouvel outil ‘Shaded View Output Tool’ remplace aisément l’emploi de CamStudio, ce logiciel tiers dédié à l’enregistrement vidéo. Il y a un choix d’enregistrement en plusieurs qualités (high, medium, low) et en codec .MP4. Bien sûr il sera toujours possible d’utiliser un autre logiciel pour l’enregistrement, surtout si on veut externaliser les calculs vidéo hors de Wysiwyg, mais on a enfin un vrai menu interne d’enregistrement efficace. »

Gestion du format NDI

Julien Ferreiro : « Après la gestion des flux vidéo NDI rentrant, c’est maintenant le tour des flux NDI sortant. Le NDI, pour simplifier, permet de transférer du streaming vidéo sur le réseau de manière universelle. On utilisait déjà le NDI pour envoyer des images d’un média serveur dans des écrans virtuels du Wysiwyg. Aujourd’hui chaque vue ‘shaded’ peut être utilisée comme flux NDI et être envoyée en temps réel sur votre réseau. N’importe quel logiciel tiers, média serveur ou même console, peut ainsi récupérer ces flux.
L’idée derrière ça c’est de pouvoir envoyer le rendu du Wyg sur plusieurs ordis, de délocaliser les enregistrements vidéo sur un autre poste ou de créer des “retours camera wyg” pour les pupitreurs ou la régie du réalisateur. »

Les options de flux NDI sont disponibles depuis le nouveau menu “Shaded View Output”.

Nouvelles options pour la VR (réalité virtuelle)

Julien Ferreiro : « L’utilisation des périphériques de réalité virtuelle, en particulier les casques tel que l’Oculus Rift, l’HTC Vive ou autres, rencontrent un succès d’estime dans la présentation de rendus Wysiwyg auprès des clients. C’est le fameux effet ‘Waouh’ devant cette combinaison ludique et virtuelle.
La R43 pousse plus loin cette utilisation avec pas mal de réglages supplémentaires :

Les effets de fumée, réflexions et qualité de faisceaux pourront être activés, ou désactivés, directement dans les réglages d’options de vues du menu VR.
Les détails de chaque projecteur, modèle, position et patch, s’affichent directement en pointant dessus.
Les commandes de déplacement sont simplifiées par l’utilisation du contrôleur main droite et l’utilisation de gestes basiques pour se mouvoir ou se tourner.
Une mini-carte, telle que celle présente dans les jeux vidéo, permet de se repérer facilement dans les fichiers Wysiwyg les plus larges. Cette mini-carte est activée automatiquement et peut être gérée directement avec le contrôleur main droite. Sur cette carte ultra-précise figurent les tous les projecteurs et les positions de caméras dans l’espace 3D.
Toujours inspirée des jeux, la possibilité de se ‘téléporter’ d’une caméra à l’autre simplement en la sélectionnant et en cliquant dessus permet de se déplacer très rapidement à l’intérieur de l’espace virtuel.

Si toutes ces commandes sont évidentes pour les dessinateurs 3D, ce n’est pas forcément le cas des clients. Mais grâce à un nouveau menu “VR Companion Mode, l’opérateur Wysiwyg peut garder le contrôle des caméras, rendus, scènes et options de vues depuis son poste. Accessible depuis l’application sur PC, cela permet de guider les explorateurs virtuels à l’intérieur de l’espace 3D, sans que ceux-ci aient à se familiariser avec Wysiwyg. »

Voici un résumé vidéo des nouveautés de la VR


Compatibilité Sketchup

Julien Ferreiro : « L’emploi d’une architecture 64 bits permet aussi une compatibilité avec les versions de Sketchup 2017, 2018 et 2019. Il était frustrant depuis pas mal de temps de demander des exports en Sketchup 32 bits. C’est enfin résolu avec la 43. »

Configuration des vues de travail

Julien Ferreiro : « Déjà disponible en mode CAD, l’agencement avancé des vues de travail permettait de remplacer la vue ‘quad’ par une composition sur-mesure.
Cet outil est maintenant disponible en mode Design et Live. Le menu ‘Custom Tabs’ permet d’agencer votre écran en plusieurs parties suivant huit configurations différentes, et d’affecter n’importe quelle vue à chacun de ces espaces. »

Le menu ‘Custom Tabs’ est accessible depuis un clic droit sur une vue ou via le menu Vue.

Gestion des caméras

Julien Ferreiro : « Les caméras pourront être visualisées de manière plus précise et plus marquante dans les vues Shaded de Wysiwyg. Outre une icône revue, leur nom et leur champ de perception pourra s’afficher directement. A mon sens c’est surtout très utile pour la VR, quand on doit se déplacer dans Wysiwyg avec un casque virtuel. »

cette représentation des caméras pourra être désactivée dans le menu Vue de Wysiwyg.

BugFixes

Julien Ferreiro : « Quelques réparations logicielles sont aussi de la partie, en particulier concernant les délais et la stabilité lors des changements de mode et mise à jour de vues, ou l’incorporation de nouveaux drivers ArtNet et sACN en 64 bits. »

Librairies

Julien Ferreiro : « En sus d’une remise à plat des librairies et des objets avec de nouveau ‘DLL’, cette version s’enrichit de 230 librairies de projecteurs, ainsi que de nombreux objets, accessoires, ponts et gobos. On peut citer, entre autres, l’arrivée des tout derniers projecteurs Ayrton, Cameo, Chauvet, Claypaky, High-End, Robe et Starway, plus les LEDko Coemar et SuperLed Desisti. Mais j’en oublie sûrement. »

Cloud Licence étudiante gratuite

Julien Ferreiro : « Les étudiants d’écoles reconnues pourront bénéficier d’une licence gratuite “Wysiwyg Student Edition” en ligne. A la fin de la procédure d’enregistrement à l’aide de leur cursus, ID, lettre de l’école et date d’examen, leur Wysiwyg sera activé sur le Cloud. C’est surtout valable pour les écoles américaines, mais en France certains cursus, comme 3is ou le CFPTS par exemple pourront en bénéficier.
Cette version étudiante est une Perform avec 4 univers complets avec la présence d’un Trademark discret dans la vue Shaded. » Le lien d’activation est disponible ici

Futurs développements

Julien Ferreiro : « Comme indiqué précédemment, la R44 apportera tout un complément à l’architecture 64 bits de la 43. Il y a encore beaucoup de développements sur la partie vidéo et VR, avec une nette influence du vidéo-game pour enrichir les présentations.
Il reste encore plein de possibilités à explorer, comme l’utilisation de la réalité virtuelle pour travailler directement à l’intérieur de Wysiwyg. Cela pourrait être assez fou de déplacer les ponts ou de focaliser les projecteurs comme en vrai.

La partie présentation, je pense, va progresser de la même manière. On s’oriente aussi vers de plus en plus de licences ‘Cloud’ en abandonnant progressivement les Dongles physiques. Pour l’Intégration en MA3 et l’utilisation du format GDTF c’est encore un peu tôt pour en parler, mais j’espère que les deux constructeurs trouveront un moyen de continuer leur collaboration avec le passage à la nouvelle plateforme de MALighting. »

Plus d’infos sur le site Cast Software

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Lectrosonics, les liaisons secrètes de EVI Audio France

Par admin

EVI Audio France distribue les produits Lectrosonics à destination du monde du Touring et de l’Intégration, dont les liaisons micro Digital Hybrid, celles 100% numériques DSQD D² System et enfin celles tout aussi numériques pour in-ears Duet IEM, des super produits.

Rendez-vous a donc été pris avec Yann Matté d’EVI et Jim Bakker du support Europe de Lectro, les deux interlocuteurs de la marque aussi compétents que disponibles, pour une journée en immersion radiophonique, analogique et surtout numérique.

La salle de démo et de formation d’EVI Audio se remplit en quelques minutes de configurations complètes, micro et retours et tout le nécessaire pour écouter. Ca tombe bien, on a apporté nos oreilles et les ears qui vont bien.

Yann Matté et à droite Jim Bakker. Le café est avalé, envahissons l’espace de bonnes ondes !

On commence par une explication qui détaille les trois modes de fonctionnement des liaisons micro Lectrosonics: Analogique, Digital Hybrid et Numérique et les possibilités de compatibilité pour les récepteurs entre lesdits procédés.
Passons l’analogique, la période est décidément au numérique et intéressons nous d’abord à la technologie hybride, très astucieuse car offrant l’essentiel des avantages du numérique dans une liaison purement analogique du point de vue de la modulation. Comment ? Jim prend la parole avec son extraordinaire accent qui sent bon la tulipe et les moulins à vent ;0)

Liaison micro Digital Hybrid

Jim Bakker : L’idée consiste à utiliser une transmission de données numériques mais sous forme audio, un peu comme les bons vieux fax ou les modems d’antan dont on reconnaissait facilement le son quand on se trompait de numéro d’appel.
On commence donc par convertir le signal en 88.2 kHz et 24 bit, suite à quoi à l’aide d’un algorithme, on analyse les échantillons et créé un paquet de prédiction auquel on va ajouter un vrai paquet d’échantillons avec le delta entre les deux. On en fait un metadata qu’on véhicule dans une fréquence ton pilote en analogique, avec un débit réduit mais qui garde la qualité d’échantillonnage et la résolution. On transmet ce flux numérique en FM.

Le SSM, le micro émetteur 25 ou 50 mW en Digital Hybrid, programmable par DTMF, sans compandeur, facile à cacher dans tout instrument et…sentant moins mauvais qu’un Zippo !

Dans le récepteur on sait quel paquet est le vrai, on connait le delta, cela permet de reconstruire le signal à l’identique. L’inconvénient de la liaison analogique, le bruit, n’a donc plus aucune raison d’être puisque nous parlons de 0 et de 1 qui seront reconnus même entachés de bruit, et on se débarrasse du compandeur dont on sait l’effet très discutable sur le rendu final.

On véhicule un signal de très haute qualité avec comme avantage immédiat une autonomie et une portée meilleures puisqu’on utilise la FM et qu’on peut utiliser un étage final non linéaire en classe C, moins gourmand. Un vrai rendu de qualité pour les instruments via des émetteurs minuscules et enfin la possibilité d’être reçus par les nouveaux récepteurs numériques D² (dont on parlera plus loin) qui acceptent aussi les liaisons hybrides. On est agréé pour effectuer des mesures acoustiques sans fil, c’est dire si le signal qu’on achemine est de haute qualité.

La latence est de 3 ms dans tous les cas de figure et pour toutes les sorties du récepteur, analogiques comme AES/EBU. Un mode de compatibilité permet aussi à nos émetteurs d’être reçus par exemple par du Sennheiser, bien sûr uniquement en analogique et l’inverse est aussi vrai.

L’application Lectro RM en train de programmer un SSM.

Enfin, il est possible de paramétrer tous les émetteurs pocket voire mini, qu’ils soient Hybrid ou numériques, par exemple noyés sous des costumes de scène, via des trains de fréquences envoyés à même les micros qui y sont raccordés.
L’application qui génère ces instructions DTMF qui peuvent même mettre en veille ou réveiller les pockets s’appelle Lectro RM. Bien entendu cette trouvaille est née dans le milieu du long métrage où Lectro est très utilisé.
Comme une batterie dure 6 heures et en veille la conso chute à 20%, avec un minimum de précautions, un acteur dont l’émetteur est inaccessible, peut travailler une journée entière.
Il suffit de l’équiper avant maquillage et habillage et de passer en veille l’émetteur jusqu’au tournage de la première scène. Si cette fonction ne vous intéresse pas et vous avez peur que quelqu’un chante précisément le train d’instructions DTMF et paramètre une autre fréquence d’émission à votre pocket, elle peut être désactivée (rires).

Liaison micro numérique DSQD D² System

SLU : Vous présentez une nouvelle gamme d’émetteurs récepteurs purement numériques…

Yann Matté : Oui, les D² ou D Squared. Le principe des liaisons hybrides chez Lectro existe depuis longtemps, (2002 pour être exact), l’avantage avec cette nouvelle gamme qui comporte un émetteur main DHu, un pack ceinture DBu et un récepteur quadruple qui tient dans un demi rack DSQD, est sa compacité et sa polyvalence.

Le récepteur quadruple Numérique / Digital Hybrid DSQD D². Une densité électronique peu commune.

On peut recevoir 8 liaisons 100% numériques en un rack 1U en associant deux récepteurs et rien n’interdit de panacher canal par canal entre pur digital et liaisons hybrides ! Ce récepteur dispose enfin de sorties analogiques et de deux ports Dante. Les liaisons fonctionnent avec une modulation 8 PSK et un codec propre à Lectrosonics réduit le débit.

Jim Bakker : Chaque marque a sa recette et son propre codec ce qui fait qu’on ne peut plus « parler ensemble » Avec Shure c’est encore moins possible car ils ont choisi une autre modulation. Notre codec permet en tout cas de véhiculer un signal 48 kHz et 24 bit allant de 40 Hz à 20 kHz avec une latence record de 1,4 ms en sortie analogique. Ce qu’on fait à ma connaissance de plus rapide.

Le DBu, l’émetteur numérique 48/24, pleine bande de 470 à 614 MHz, avec trois clés de sécurité jusqu’à l’AES 256 et fonctionnant avec une latence de seulement 1,4 ms…

SLU : On connaît la façon dont fonctionne cette liaison purement numérique ?

Jim Bakker : Moins bien, il y a plus de mystères que dans la version Hybrid. Ce que l’on sait c’est qu’après conversion, le codec réduit les données pour éviter d’occuper une bande trop large.
Le numérique doit tenir dans un masque de 200 kHz. Donc, après la réduction de données on passe par un système de modulation, et le gros travail est fait à l’autre bout, dans le récepteur où le codec et surtout la correction d’erreur est très, très rapide et efficace ce qui nous permet de travailler malgré une puissance d’émission assez faible, avec une portée très importante.

Le DHu avec ses commandes en local, bien sûr programmable en IR. Il peut être équipé de têtes aussi variées que EV, Shure, Heil Sound, Earthworks, Telefunken, DPA etc.

C’est une question de choix et de compromis. On peut comme certains réduire la bande passante, le débit de données, augmenter la latence, la puissance… Mais la bande passante est importante, on ne passe pas que de la voix dans une liaison et il faut que chaque musicien retrouve son instrument (rires).

SLU : Vous avez les deux technologies, numérique et hybride. Qu’est-ce qui les différencie?

Jim Bakker : Essentiellement l’autonomie plus grande en hybride et la taille des émetteurs qui sont bcp plus petits toujours en hybride. Le son et la dynamique sont remarquables dans les deux. Je parle de dynamique car pour du classique, des comédies musicales mais surtout du cinéma, il faut que la liaison la transmette intégralement or un compandeur la réduit drastiquement. 35 dB avec et plus de 60 sans.

Une vue du panneau général de Wireless Designer, l’application de gestion des récepteurs micro et de l’émetteur ears de Lectrosonics, tous disposant d’une paire de prises réseau.

On a beau être habitué à ce travail sur la dynamique, retrouver le son du fil sans fil, est un bonheur. Dans le film Les Misérables de Tom Hooper, tous les chants ont été repiqués en live en Digital Hybrid Wireless sans l’habituelle perche filaire ou sans besoin de repasser en post synchro son après le tournage.

SLU : Avec quelle prise d’entrée sont livrés les packs émetteurs ?

Yann Matté : Celle qui permet à tout le monde de se brancher. Comme Lectrosonics ne fabrique pas de micros, nous n’avons pas un format préféré. On a une prise mini XLR 5 broches et un ensemble d’adaptateurs. Pour les émetteurs main, nous offrons une compatibilité directe pour les têtes Shure et une bague pour adapter des têtes Sennheiser et Neumann et un switch pour passer le fantôme de 7 à 15 Volt et récupérer 6 dB de S/B de plus qu’avec d’autres émetteurs.

SLU : Disposes tu d’options appréciables comme la diversité de récepteurs en plus de cette classique de diversité d’antennes et as-tu au catalogue des émetteurs émettant sur deux fréquences simultanément ?

Jim Bakker : Diversité d’antennes oui, bien sûr, cela est suffisant dans 90% des cas et c’est la solution la plus économique. Une bascule alimente le récepteur avec l’antenne la mieux fournie en signal.

La classique diversité antenne.

Diversité de récepteurs aussi, avec la possibilité d’affecter deux récepteurs différents à une même fréquence d’émission. Chaque récepteur a son antenne et un mix numérique est effectué afin de toujours disposer du meilleur son et de la meilleure transition entre les deux.

Ici la diversité via deux récepteurs captant leur émetteur et choisissant en plus librement leur antenne.

Enfin il est possible de recevoir le même signal depuis deux émetteurs travaillant à des fréquences différentes. Chaque récepteur commence par choisir l’antenne A ou B qui lui donne le meilleur signal et ensuite un mélangeur numérique choisit entre deux signaux identiques mais de qualité différentes, lequel est le meilleur. C’est la solution ultime mais aussi la plus onéreuse puisqu’il faut deux émetteurs et deux récepteurs par signal utile, en revanche il compense la perte d’un micro, d’un émetteur, un brouillage ou des réflexions.

Quand tout fil est vraiment impossible mais que vous voulez une solution ultra solide.

Ecoute micro fil et Digital Hybrid

Nous avons écouté et même mieux, comparé une liaison micro filaire et une en Digital Hybrid en utilisant, merci Yann, la même tête EV ND86 en micro main et en tête vissée sur un émetteur main HHa.

Posés à même la console Midas M32, les deux micros.

Nous en avons profité pour tester la compatibilité entre le récepteur quadruple DSQD et des liaisons Digital Hybrid en nous servant de cette électronique ultra compacte et polyvalente pour le comparatif. Inutile de préciser que ça marche parfaitement bien.
Silence total de la liaison, à l’égal du fil, latence très faible mais surtout, au bout de trois allers-retours entre l’un et l’autre, on n’a plus été en mesure de dire qui est qui. Dynamique, réponse en fréquence ; en employant ce capteur dynamique pour voix assez gras d’ElectroVoice des deux côtés, rien ne manque.

Compandeur aux abonnés absents, le rendu est nominal (pour ne pas dire identique) et la possibilité d’accueillir 8 liaisons en un rack 19” et 1U formé de deux récepteurs D2 accolés, rend cette association hybride vers numérique, la bonne solution pour des instruments sur scène et bien sûr des voix.

M2 Duet

Tenant comme le récepteur D Squared dans un demi rack, l’émetteur M2T comporte aussi 4 canaux mais, stéréo oblige, il n’offre que 2 porteuses…mais malignes comme vous allez le voir. Véhiculant le même flux numérique modulé en 8 PSK, il est donc parfaitement compatible avec le récepteur D².

L’émetteur M2T avec bien identifiés les canaux A1 & A2 et B1 & B2. C’est très facile de travailler en 4 voies mono sur 2 fréquences. Seul risque c’est de perdre deux artistes d’un coup en cas de brouillage…Avantage, il est possible de limiter les frais et le spectre occupé quand il faut dégainer des paquets de fréquences dans une zone peu fournie.

SLU : Comment rentre-t-on dans l’émetteur ?

Jim Bakker : Le M2T accepte l’analogique ou le Dante. Nous sommes d’ailleurs les seuls à offrir à la fois la transmission numérique et le Dante dans une liaison pour ears ! La latence entre l’entrée Dante et la sortie casque ne dépasse pas 1,0 ms plus le temps du réseau Dante. En analogique elle n’est que de 1,4 ms.

Le scan est en cours sur le récepteur numérique M2R. Depuis la dernière mise à jour, les liaisons des retours peuvent aussi être cryptées.

On peut panacher comme on veut entre analogique et Dante sur les 4 canaux audio qui composent les deux liaisons stéréo ou les 4 mono. Une stéréo complète parfaite pour les mix binauraux qui ont besoin d’une restitution extrêmement fidèle, pas celle analogique qui ressemble à ce qu’offre un émetteur FM ! Comme notre émetteur numérique tient en un demi rack, on peut alimenter 4 paires d’oreilles en stéréo et en 1 U.

Yann Matté : Le récepteur fonctionne en diversité d’antenne et dispose de nombreux réglages agissant sur le DSP de bord facilitant les retouches en fréquence, dynamique, volume max, mais aussi et surtout un réglage de largeur stéréo pour resserrer l’image en cas de besoin, de mélange 1+2 en mono, et enfin de choix du canal 1 ou 2 dans les deux oreilles. Cela permet en plaçant deux M2T dans un rack 1U et via 4 fréquences, de fournir 8 mix différents mono, à charge pour chaque pocket de choisir le sien par paires.

A propos de fréquences, on dispose d’une largeur de bande de 144 MHz allant de 470 à 614 MHz et bien entendu cet émetteur comme tous les récepteurs micros dispose d’une prise réseau pour communiquer et répondre aux ordres de l’application Lectro qui s’appelle Wireless Designer. Ajoutons aussi que le même codage numérique entre les gammes Duet et D² permet de constituer des ponts HF numériques de haute qualité et à entrée et sortie Dante, entre autres, le catalogue Lectro fourmille de trouvailles !

Le scan est fait, la fréquence transférée dans l’émetteur, écoutons des ears en numérique !

Ecoute Duet

Nous avons écouté attentivement le système Duet à l’aide de ear-monitors moulés de chez Earsonics. En comparant le pack relié à l’émetteur alimenté en analogique et le second alimenté en Dante, on constate une très légère différence de couleur ce qui est normal. Le choix en reviendra aux mixeurs retours.

Le récepteur dont on devine les deux antennes de réception, aussi solides que possible et offrant un gain en immunité face au multipath. Le menu est facilement accessible. Le volume en revanche est volontairement durci.

Un grand bravo quoi qu’il en soit à Lectrosonics pour le travail effectué sur le son. On n’en est pas encore au fil mais l’analogique prend une claque. L’amélioration est nette avec un haut du spectre stable, très large et sans les subterfuges habituels pour offrir un bon rendu. Le grave est assez sec et aucune distorsion notable n’entache le signal.
Pas ou très peu de bruits parasites ou de colorations diverses et variées, habituelles en FM. Ca ne ressemble clairement pas au rendu auquel on est habitué et le Vitalizer risque d’en faire les frais ! Le volume de sortie est enfin plus que suffisant compte tenu du rendement démentiel des ear-monitors à armatures oscillant entre 110 et 120 dB par milliwatt et des 250 mW de l’ampli du pack.

Let’s go radio !

La surprise est belle, les produits aussi et le son plus que convaincant. Inutile de vous faire le coup de A Star Is Born, Lectrosonics existe depuis presque 50 ans et les liaisons Hybrid depuis 2002. Ce qui manquait à cette marque c’est une distribution qui mette en valeur et en lumière les produits destinés au spectacle vivant et plein de démos pour écouter et comprendre l’infinité de possibilités offertes.C’est désormais chose faite. Au boulot Yann & Jim ;0)

D’autres informations sur le site EVI Audio et sur le site Lectrosonics

StreamGear Fuses Smartphone and Dedicated Cameras into New Live Video Production Paradigm with VidiMo

Par Write Turn Communications

New hardware-and-app solution turns a phone and external video source into a complete production platform, making it easier than ever before to create high-quality live content November 7, 2019 — Reading, PA:  Video content creators ranging from professionals to social media enthusiasts can soon have a better way to share their vision with their audience ...

The post StreamGear Fuses Smartphone and Dedicated Cameras into New Live Video Production Paradigm with VidiMo appeared first on NAB Show News by Broadcast Beat, Official Broadcaster of NAB Show - NAB Show LIVE.

Philips already sold over 5,000 PicoPix Max pico projectors on IndieGogo

Par pico

Philips recently announced the PicoPix Max, a premium and relatively large but still portable Android-powered pico projector that features a Full-HD native image, 800 lumens and a battery life of up to 3 hours. Our friend Charbax posted a nice video showing a prototype device, and Philips says on the video that it already sold over 5,000 such projects on IndieGogo!

 

TrendForce: the mobile 3D sensing infrared laser projector market will reach almost $2 billion by 2020

Par pico

TrendForce says that smartphone companies are developing 3D sensing capabilities following Apple's iPhone X launch (with its 3D sensor). The company estimates that the market for mobile 3D sensing by infrared laser projectors will grow from $246 million in 2017 to $1.95 billion by 2020.

Current solutions for mobile 3D sensing include structured light and time of flight (ToF). The iPhone X uses structured light with a 30,000 dot IR projector. Time of flight developers include STMicroelectronics, Google/Infineon/PMD and MicroVision.

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