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Un Microscopique PC de jeu sous Raspberry Pi

Le projet en lui même n’est pas très intéressant ou du moins déjà-vu. Mais ce Microscopique PC a un intérêt indéniable, il montre l’effet impressionnant qu’ont désormais les accessoires liés au monde du gaming sur le public.

Présenter ce Microscopique PC sans les ventilateurs (inutiles) et les LEDs (toutes aussi inutiles) et vous aurez un mini boitier comme nous en avons tant vus. Enlever les parois latérales en plexiglas, la façade en nid d’abeille et vous aurez un boitier lambda aux mêmes capacités qu’un autre boitier de Raspberry Pi. Mais avec l’apparat du “gaming”, les LEDs, les fibres optiques illuminées par les LEDs témoins de la carte, les ventilos et tout le tintouin, on a l’impression d’un vrai PC de jeu grand format.

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La vidéo n’en est pas moins intéressante et son auteur, Michael Pick, montre en détail comment il parvient à construire ce rendu global à coup d’artifices. La jouabilité est évidemment assurée par des fonctions de streaming et non pas par la carte. Ce qui permet d’aller taquiner des jeux puissants au travers de l’application Parsec ou de lancer des jeux pilotés par la Pi comme Minecraft.

Je trouve intéressant cette approche inversée de la célèbre fable “Le Roi est nu”. Cette histoire où personne n’ose dire au roi que finalement ses couturiers ne lui confectionnent rien et qu’il se balade à poil pour fort cher. Avec ce montage, c’est l’inverse, on rajoute plein de LEDs et de paillettes au costume du Miniboitier classique et on transforme totalement l’aspect du châssis. Rendant presque crédibles ses performances…

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Si, dans le cas de ce Microscopique PC, c’est très mignon, il est intéressant de s’interroger sur les solutions prêtes à l’emploi délivrées en magasin. Je vois tourner pas mal de publicités pour des machines ma foi très classiques juste affublées de LEDs et de ventilos au travers d’un boitier estampillé “gaming” mais n’ayant en réalité que des performances très habituelles. Coller un tas d’artifices colorés ou assurer une ventilation d’Airbus autour d’une solution entrée de gamme ne transforme pas d’un coup de baguette magique un PC moyen de gamme en machine de gamer. 

Cette mauvaise pratique, surtout visible sur les PC très très grand public, fait également des ravages dans les annonces d’occasion. De nombreux margoulins semblent acheter les boitiers les plus extravagants – et les moins chers – possibles pour y déverser une ancienne configuration. De quoi permettre d’en racheter une nouvelle dans un boitier un peu plus sobre. Coller des LEDs en photo et Gamer dans le titre semblant assurer des vues sur leur annonce même si, au final, il ne s’agit que d’un vieux PC démodé incapable de taquiner autre chose que du 720P.

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Faites donc attention à vous, rappelez vous de cette mignonne petite vidéo. L’habit ne fait pas le PC Gaming.

Un Microscopique PC de jeu sous Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2021.

En Bref : lisez vos disquettes depuis un Raspberry Pi

La Raspberry Pi Floppy Controller Board est une carte qui permet de prendre le contrôle de plusieurs types de lecteurs de disquettes. Une solution que Scott M. Baker a développée et partage sur son site pour que tout le monde puisse en profiter.

L’ensemble des ressources nécessaires pour parvenir à créer cette interface est partagé sur une page dédiée du site de Scott. Les schémas et informations indispensables pour créer votre propre interface autour de différents lecteurs de disquettes sont totalement documentés. Vous pourrez lire, formater et écrire aussi bien des disquettes de 360 Kb que 1.44 Mo.

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La carte proposée se présente sous forme de HAT facile à intégrer à une Raspberry Pi 4 Model B. Alors, je vous vois venir, qui voudrait s’encombrer d’un lecteur de disquettes sur une carte de ce type ? Quel intérêt peut avoir ce média quand on dispose de clés USB qui dépassent de très loin les capacités de ces outils ?

La réponse est finalement assez simple, la très grande majorité des utilisateurs n’aura que faire d’un lecteur de disquettes. Mais il existe probablement une toute petite partie de la population qui verra cette possibilité d’un très bon oeil. Je pense surtout à ceux qui n’ont plus aucune solution pour lire de vieilles disquettes et certains totalement coincés avec des systèmes allergiques aux solutions classiques. Je pense notamment aux propriétaires de certains matériels assez anciens qui se retrouvent souvent bloqués avec des solutions logicielles ingérables. Des outils professionnels, des synthétiseurs, des instruments de laboratoire… Des disquettes illisibles sur des PC classiques qui doivent forcément passer par des machines très anciennes et très encombrantes. Je me demande si ceux là pourraient profiter d’un Raspberry Pi et de ce petit HAT pour retrouver une solution de dialogue avec leurs instruments. Il doit y avoir  d’autres utilisateurs coincés dans des technologies des années 80-90 qui pourraient voir d’un très bon oeil ce développement. Si des outils se développent pour pouvoir copier secteur par secteur des disquettes en images avant de réinjecter ces images sur de nouveaux supports, je connais certains utilisateurs qui seraient ravis.

Merci à @Kled pour l’info.

En Bref : lisez vos disquettes depuis un Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2021.

All-In-One Pi, un écran pour intégrer un Raspberry Pi Compute Module 4

Après le Pi 400 de la fondation qui intègre dans un clavier l’ensemble des composants logiques d’un ordinateur basé sur le Raspberry Pi 4, voici le All-In-One Pi de Chipsee. Une solution d’écran qui permet de transformer le Compute Module 4 en ordinateur intégré.

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Cet engin n’est cependant pas une solution grand public, au contraire du Pi 400, le All-In-One Pi AIO-CM4-101 est pensé pour une utilisation industrielle. L’engin n’a en effet pas beaucoup de sens pour un particulier. Son plus gros défaut vient de son affichage lui même, l’écran 10.1″ propose une dalle tactile capacitive limitée à du 1280 x 800 pixels. Une définition suffisante pour piloter un affichage de contrôle ou d’interface de machine mais un peu légère pour l’usage classique d’un système d’exploitation destiné au surf, à la programmation ou au multimédia. Le recours à une solution plus classique avec un Pi dans un boitier ou un Pi 400 connecté à l’écran de son choix a plus de sens pour un particulier.

All-in-One Pi

L’engin reprend les composants classiques et la connectique de ces cartes. Ajoutant au passage, directement dans l’écran, une paire d’enceintes stéréo, un micro, un jack audio 3.5 mm et même une webcam frontale. Pour le reste, on retrouve la connectique habituelle avec un  port Ethernet Gigabit, un mini USB accompagné de deux ports USB 2.0, le lecteur de cartes microSDXC et un port série RS-232. Le All-In-One Pi  propose évidemment du WiFi 5 et du Bluetooth 5 auquel il ajoute le support du protocole Zigbee. On comprend bien l’idée derrière cette solution, il s’agit d’interfacer un poste de travail qui pilotera typiquement une machine outil : Presse offset, CNC ou autre. Des menus simples présentés sur l’écran tactile via des  boutons pour piloter des machines.

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La version 10.1″ propose pour 329$ un Raspberry Pi Compute Module 4 avec 2 Go de mémoire vive et 16 Go de stockage de base. Mais vous pourrez installer tout type de cartes compatibles de la fondation et donc aller vers des solutions avec 8 Go de RAM et 32 Go de stockage. L’écran peut s’installer de différentes manières et se positionner aussi bien sur son pied de base, en mode “grosse tablette” ou en VESA sur un bras extérieur.

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A noter que des modèles en 13.3, 15.6 et même 17.3 pouces semblent à l’étude et que les  définitions devraient évoluer sur  ces diagonales. Peut être que ces modèles auront plus de sens pour des particuliers si ils conservent leur aspect tactile. Même si, personnellement, je pense que l’utilisation d’un écran indépendant, tactile ou non, est un meilleur investissement pour un particulier avec une carte de ce type. Cela offre beaucoup plus de possibilités d’évolution.

Source : LinuxGizmos

All-In-One Pi, un écran pour intégrer un Raspberry Pi Compute Module 4 © MiniMachines.net. 2021.

Le secret de l’utilitaire Raspberry Pi Imager 1.6

Une interface simple, un usage logique en quelques clics. La volonté de Raspberry Pi Imager 1.6 ne change pas et la fondation a travaillé à conserver cette utilisation accessible à tous les niveaux d’utilisateurs.

Raspberry Pi Imager 1.6

Une interface avec 3 boutons à cliquer, voilà qui est on ne peut plus simple à utiliser. On peut laisser quelqu’un l’employer sans soucis en lui donnant quelques indications griffonnées sur un bout de papier ou aider une personne au téléphone sans s’arracher les cheveux en lui indiquant où et quoi cliquer. C’est parfait pour l’usage demandé.

Pourtant… Pourtant la version précédente de Raspberry Pi Imager 1.6 manquait de fonctionnalités pour les utilisateurs experts. Ceux cherchant à résoudre des problèmes un peu plus complexes que la simple création d’images basiques devaient passer par un autre outil pour parvenir à leurs fins. C’est désormais de l’histoire ancienne puisque la version 1.6 de l’utilitaire ajoute une panoplie de fonctions supplémentaires accessibles via un raccourci clavier. En appuyant sur les touches Ctrl, Shift et X simultanément, l’application ouvre un menu plus complet à destination des “experts”.

Raspberry Pi Imager 1.6

Cela permet de régler quelques “détails” comme mettre en place le SSH avec un mot de passe au choix directement avant l’installation. Un détail qui permettra de piloter la  fin de l’installation à distance de nombreuses cartes.

Raspberry Pi Imager 1.6

Mais également à configurer d’office le réseau Wifi et son mot de passe. Ce qui peut être TRES pratique pour éviter de donner le mot de passe en clair à tout le monde.

Raspberry Pi Imager 1.6

On pourra également modifier la localisation du système en choisissant son fuseau horaire et le type de disposition clavier préféré1 L’ensemble de ces choix pourra être effectué pour une session unique mais pourra également être configuré une fois pour toutes afin de garder, par exemple, les mêmes réglages de connexion sans fil.

Je ne sais pas si ce sont les usages demandés le plus couramment par les utilisateurs mais on sent bien une volonté de faciliter la vie de ceux qui installent des Raspberry Pi en batterie pour des plus jeunes, des scolaires ou autres fablabs.

Le logiciel est disponible – évidemment gratuitement, en suivant ce lien.

Le secret de l’utilitaire Raspberry Pi Imager 1.6 © MiniMachines.net. 2021.

Un NAS Ubuntu Server sous Raspberry Pi dans un rack

Ce n’est pas le premier guide du genre et vous trouverez pas mal de ressources de ce type en ligne assez facilement. Ce qui démarque celui-ci des autres est lié au format choisi pour l’intégrer, un rack 1U de 19″ classique des armoires serveur mais également l’emploi d’Ubuntu Server 20.xx LTS pour Raspberry Pi. 

Raspi NAS

Le montage matériel se fait donc dans un rack vide, probablement récupéré d’une ancienne salle mise à jour et qui, au lieu d’être balancé au recyclage, trouve une nouvelle vie. Le format est parfait pour l’usage avec une aération assez complète, pas mal de place pour les différents composants et un châssis solide pour l’ensemble. Ce qui m’a également intéressé sur ce projet, c’est l’attention portée à des petits détails comme ces patins pour absorber les vibrations des disques durs afin d’éviter qu’ils ne propagent du bruit dans le châssis. Une simple équerre de métal tordue, des bouts de caoutchouc et des entretoises et voilà les unités de stockages désolidarisées du reste du rack.

Raspi NAS

La gestion de l’alimentation générale est également intéressante et bien documentée. Non seulement tout a été prévu pour alimenter les disques dans la machine mais également pour tenir dans le format imposé par le châssis tout en utilisant des relais pour alimenter, au besoin, des ventilateurs en fonction de la température détectée par la carte Raspberry Pi. Les ventilateurs tournant normalement en 24 volts étant assez assez bruyants, ils sont au passage réduits à 20 volts. Le choix de conserver les ventilateurs d’origine posent question puisque ceux-ci ne savent pas s’adapter en vitesse en fonction des relevés. Peut être que le choix de modèles pilotables plus finement serait plus pertinent dans ce type de montage. Cela doit dépendre fortement de l’endroit où vous comptez stocker votre NAS.

Raspi NAS

La seconde partie récapitule toute l’installation logicielle du projet. De manière très détaillée, de la création de la carte MicroSD du système Ubuntu Server à l’emploi de celui-ci en passant par des étapes de sécurité et la  gestion du refroidissement automatique des disques par les ventilateurs via l’action des relais… tout est extrêmement bien indiqué. Le montage du système RAID, la création des utilisateurs et de leurs répertoires, absolument toutes les étapes sont documentées.

Bref, un projet comme beaucoup d’autres mais qui est mené avec une vraie volonté pédagogique pour vous accompagner jusqu’au bout sans vous abandonner en cours de route. Si vous n’avez pas de rack sous la main, celui-ci n’est qu’accessoire dans la totalité de ce guide. Les parties logicielles peuivent être adaptées mais toute la partie materielle n’attend que vos idées pour être mise en place.

A  découvrir sur hackster.io

 

Un NAS Ubuntu Server sous Raspberry Pi dans un rack © MiniMachines.net. 2021.

Oratek Tofu : une Carrier Board pour Raspberry Pi Compute Module 4

L’idée du Raspberry Pi Compute Module 4 est de proposer une solution compatible avec les création de la fondation mais que l’on peut intégrer dans le support technique de son choix. Certains profiteront de la petite taille de la carte pour en faire une solution très compacte. D’autres préfèreront une intégration sur une solution leur offrant plus de possibilités connectiques. C’est cette seconde voie qu’explore la Oratek Tofu.

Oratek TOFU

La carte est une “Carrier Board”, une solution qui va disposer du connecteur nécessaire pour accueillir la Raspberry Pi Compute Module 4 et lui proposer la connectique correspondant à divers besoins. 

Oratek TOFU

La Oratek Tofu propose dans un encombrement réduit de 9 centimètres sur 9 tout ce qu’il faut pour intégrer le Compute Module  dans une solution industrielle. La carte embarque, pour commencer, les 40 broches classiques du monde des Raspberry Pi mais également un port M.2 2242 PCIe NVMe, un port RJ45  Gigabit Ethernet avec prise en charge du PoE, une sortie vidéo au format HDMI, trois ports USB Ttpe-A et un port USB Type-C. Un lecteur de  cartes MicroSD sera également accessible via la carte ainsi que des port MIPI CSI et DSI pour connecter un affichage ou une camera. 

Oratek TOFU

Un port SIM pour utiliser les fonctions 4G de la Oratek Tofu sera également disponible si vous décidez d’utiliser le port M.2 2242 pour intégrer ce type de service. Enfin, on pourra alimenter la carte de quatre manières distinctes : avec le PoE du port RJ45, mais également grâce à deux solutions implantées sur la carte. Un connecteur 4 broches et un port jack accepteront des entrées de 7.5 à 28 volts. Enfin, il sera possible d’alimenter la solution avec le port USB Type-C mais, dans ce dernier cas, il ne sera pas possible d’utiliser le port M.2 intégré.

Clairement orientée vers des usages pro, la Oratek Tofu est annoncée pour une centaine de dollars aux US.

Source : Tom’s Hardware

Oratek Tofu : une Carrier Board pour Raspberry Pi Compute Module 4 © MiniMachines.net. 2021.

Cherry Pi V7 : un clone de la Orange Pi à moins de 14€

Le clone d’un clone ? La Cherry Pi V7 est en effet un dérivé de la Orange Pi, elle même largement inspirée des cartes Raspberry Pi/ Mais au contraire de beaucoup de solutions de ce type, la Orange Pi a su développer son propre petit écosystème et rassembler une belle communauté d’utilisateurs. Ce qui a sans doute donné l’idée de créer cette nouvelle carte de développement.

Cherry Pi V7

La Cherry Pi V7 est basée sur le même SoC AllWinner H3, un quadruple coeur Cortex-A7 épaulé par un chipset graphique ARM Mali-400MP2. Une solution bien supportée par de nombreuses distributions et assez performante pour de multiples usages. La carte embarque de 512 Mo à 1 Go de mémoire vive en DDR3 et utilise un lecteur de cartes MicroSDXC pour stocker les données. A noter qu’une option permettant d’ajouter 8 Go de stockage eMMC est également disponible.

Cherry Pi V7

La connectique est classique avec un port HDMI1.4 et une sortie audio cachant également une prise AV. Un microphone est également intégré directement sur la carte. On retrouve un port Ethernet 10/100 classique et la carte propose également la possibilité d’ajouter un chipset Wifi4 RTL8189, au besoin. Trois ports USB 2.0 sont présents en plus d’un port MicroUSB OTG. Un Mipi-CSI pour brancher une webcam est disponible et la carte propose les 40 broches classiques de ce type de produit. Un capteur infrarouge est présent, mais également des boutons de démarrage et un reset  en  plus de LEDs témoins d’activité de la carte. La Cherry Pi V7 mesure 8.5 par 5.5 centimètres et s’alimente par un port USB Type-C en 5 Volts et 2 Ampères.

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Le gros intérêt de cette carte est dans son clonage assumé de la Orange Pi. Des utilisateurs ont en effet pu l’essayer et confirmé que les images et montages créés pour les cartes Orange Pi sont compatibles avec cette nouvelle venue. Reste que les tarifs ne sont pas forcément à son avantage. Là ou la Orange Pi de base est proposée à 14.65€ en version basique avec 1 Go de DDR3 et sans stockage… la Cherry Pi V7 est un peu plus chère avec un prix de 15.55€. Seule la version avec 512 Mo de mémoire est moins chère à 13.87€ seulement.

Le modèle le plus performant, avec 8 Go de eMMC et le module Wifi4 intégré est proposé à 23.71€ contre 21.47€ pour la version Orange Pi PC Plus. La seule grosse différence dans ces tarifs vient de la possibilité de commander des Cherry Pi V7 en masse quand les prix des Orange Pi concernent des samples qui ne cumulent pas les frais de port…

Source : CNX Software

Cherry Pi V7 : un clone de la Orange Pi à moins de 14€ © MiniMachines.net. 2021.

Lisperati1000 : un terminal de programmation mobile

Le Lisperati1000 est un engin dédié à une tâche assez simple, la programmation en LISP. Si vous ne connaissez pas LISP, c’est normal, il s’agit d’une vieille famille de langage de programmation puisque la première version date de 1958. Il semble encore utilisé dans certains milieux et si le sujet vous intéresse vous pouvez allez jeter un oeil à sa page Wikipedia qui sera surement plus complète que tout ce que je pourrais vous en dire puisque je me suis levé sans connaitre LIPS…

Lisperati1000

Le Lisperati1000 emploie un Raspberry Pi zéro ce qui en fait un engin très ouvert. Si son auteur, Conrad Barski, l’a orienté vers LISP, il  serait possible de l’utiliser pour n’importe quel autre langage de programmation ou d’en faire une machine à écrire de nouvelle génération.

L’engin est réduit à la plus simple expression d’un outil informatique, comme un bon vieux terminal : Un écran, un clavier et une interface pour les relier. Pour que l’objet soit moins encombrant, le clavier choisi est un 40% seulement. Un format qui représente donc 40% de la taille “standard” d’un clavier. Développé sur 4 rangées avec des switches Cherry Brown pour une frappe confortable.

Lisperati1000

Au dessus du clavier, un écran particulier lui aussi puisqu’il s’agit d’un de ces modèles en IPS, très étiré en largeur en 1920 x 480 pixels en 8.8″ de diagonale. Ce format “UltraWide” n’est pas problématique au vu de la destination de l’engin. Pour de la programmation, cela peut largement faire l’affaire. On se souvient d’autres formats de machines à écrire qui présentaient des affichages de 2 ou 3 lignes sans que cela ne pose problème. La mise en page du texte étant réalisée ensuite via une autre solution. Le Lisperati1000 fait tourner une version Lite de Raspberry Pi OS qui démarre un Terminal suffisant pour lancer un éditeur. Une formule très limitée en usage donc mais parfaitement compatible avec d’autres.

Le tout est alimenté par trois batteries 18650 de 2200 mAh chacune alimentée via un PowerBoost 1000C d’Adafruit. L’ensemble donne une certaine autonomie à la machine.  Le Lisperati1000 est assemblé dans un châssis imprimé en 3D en PETG mais Barski pense développer une série avec un châssis en aluminium pour répondre à la demande née de la présentation de son projet sur Twitter.

Il prévoit également de livrer ses sources logicielles et matérielles pour que chacun puisse imprimer sa propre version du projet.

Raspberry Pi Zero W

2021 est aussi magnifique

Ce Lisperati1000 montre que nous sommes arrivés à une époque où l’on peut trouver toutes les pièces nécessaires à la fabrication de ce type de projet. C’était déjà le cas il y a quelques années encore mais c’est devenue réellement simple et accessible. Quand j’ai commencé à trainer sur AliExpress, là où on peut trouver ce type d’écran particulier, il fallait débourser des sommes assez élevées et surtout, en général, acheter plusieurs modèles du même écran en lot. Désormais, on a de la concurrence sur ces produits et il est facile de trouver l’élément que l’on cherche, à la pièce, et de se faire livrer le tout en 15 jours.

Il est également possible d’imprimer le châssis de son choix en quelques heures avec des imprimantes 3D qui sont à des tarifs comparables à ceux d’une bonne imprimante laser. On peut trouver une carte Raspberry Pi pour une bouchée de pain, choisir le type de support de touche que l’on désire et dessiner soit même le clavier de son choix.

Si il n’y avait pas d’autres nouvelles inquiétantes pour nos démocraties, des virus qui se baladent et une planète qui est en train de nous faire comprendre que nous sommes indésirables à sa surface… On pourrait trouver que notre monde à quelque chose de vraiment magique.

Source : Hackster.io

Lisperati1000 : un terminal de programmation mobile © MiniMachines.net. 2021.

Icons – Our cultural “imaginarium” of digital gestures

Icons – Our cultural “imaginarium” of digital gestures
Created by panGenerator, "Icons" is an exhibition exploring our shared cultural "imaginarium" of digital gestures, symbols, and artefacts, dragging them out onto a physical space, enabling audiences a direct, tactile confrontation and – also literally – a different visual perspective.

Raspberry Pi Pico : microcontrôleur surprise

Le Raspberry Pi Pico est donc un micro contrôleur, comme les solutions Arduino que l’on connait déjà depuis fort longtemps. Annoncé à un prix public de 4 dollars, ce produit est, comme d’habitude, développé en interne autour d’un SoC RP2040ARM, un ARM Cortex-M0+ double coeur cadencé à 133MHz. Et c’est probablement ce RP2040 la vraie star de cette annonce.

La solution embarque 264  Ko de mémoire vive et 2 Mo de mémoire flash QSPI. Elle développe pas moins de 30 broches pour piloter tous types de montages. Son interface USB est au format MicroUSB 1.1 et permet la programmation Drag & Drop. Sur la carte, on retrouve 26 broches GPIO classiques : 2 SPI, 2 I2C, 2 UART, 3 ADC12-bit et 16 PWM. Le petit module embarque un bouton reset classique sur ce type de solution ainsi que des éléments et fonctions moins classiques. Les GPIO peuvent être reconfigurés à la volée.

Raspberry Pi Pico

Une horloge sera intégrée directement sur le Raspberry Pi Pico pour pouvoir programmer des actions avec des délais ou des “alarmes”. On retrouvera également directement un capteur de température et 8 ports programmables pour des développements sur mesures. Enfin, une petite LED témoin est visible (et programmable) et la carte propose 3 ports DEBUG supplémentaires facilement accessibles. 

Raspberry Pi Pico

Plusieurs points sont intéressants sur cette solution et on retrouve en grande partie des éléments centraux des solutions Arduino. Le fait, par exemple, que la carte soit implantée d’un seul côté et qu’elle ne soit pas brochée d’office. Deux points qui permettent une intégration aisée dans tout type de périphérique. Il sera, par exemple, possible de coller la carte sur un support sans crainte pour un composant. Tout comme l’on pourra souder directement les broches dont on a besoin pour un montage sans avoir à gérer les autres autour ou à batailler avec une rangée de broches.

Raspberry Pi Pico

Bien entendu, il sera possible de monter la Raspberry Pi Pico sur un support de type Breadboard avec un brochage classique pour faire ses prototypes mais le montage final pourra être bien plus libre. La taille elle même du micro contrôleur est très contenue avec 2.1 cm de large pour 5.1 cm de long. C’est un peu plus que les classiques solutions Arduino Micro ou Nano mais cela reste très sobre. La carte propose 4 trous pour pouvoir la fixer facilement et solidement. 

La solution Raspberry Pi Pico pourra être programmée en C et en MicroPython avec un PC classique ou depuis une carte de la fondation de manière “classique”. On verra le stockage de la carte comme un stockage externe et on pourra y copier des données. Il sera également possible de programmer l’objet directement avec des outils de programmation ou un terminal. Son alimentation est assez souple puisqu’elle pourra accepter de 1.8 à 5.5 volts en entrée : Batterie, piles classiques ou alimentation depuis une source USB secteur ou sur batterie externe haute capacité, il sera possible de garder la carte en mode “sommeil” pour éviter qu’elle ne décharge votre alimentation rapidement.

Raspberry Pi Pico

On peut légitimement se poser la question du pourquoi ? Pourquoi la fondation développe un micro contrôleur de ce type et pourquoi proposer carrément son propre SoC RP2040 au lieu d’utiliser une solution déjà existante ? La fondation explique qu’elle en a l’opportunité et que rien sur le marché ne convenait à ses attentes. Difficile à croire au vu de l’étendue des solutions en vente. La raison est peut être plus à chercher autour d’une certaine liberté qu’affectionne la fondation autour de ses documentations et de son écosystème. En proposant son propre SoC et son circuit, la fondation compte assurer une ouverture maximale de sa documentation. Proposant un maximum de ressources possibles pour permettre de développer des projets. C’est, à mon sens, la raison la plus logique de s’embarquer dans l’aventure de ce genre de développement. L’autre explication vient probablement de la volonté de maitriser les coûts de production. En s’appuyant sur un RP2040 “maison”, les Raspberry Pi Pico n’auront pas à subir d’éventuelles fluctuations de disponibilité et de tarif. L’objet étant vendu à 4$, une petite fluctuation de quelques centimes sur un composant aurait évidemment un impact direct sur le tarif de l’objet global.

Raspberry Pi Pico rp2040

Le RP2040 est également prévu pour supporter jusqu’à 16 Mo de stockage QSPI, ce qui peut laisser entendre une utilisation dans de futurs développements de la fondation et donc une conception prévue pour une durée assez longue et le déploiement sur mesures pour des partenaires industriels. La solution embarque, en plus, des fonctions de calcul originales avec des bibliothèques de calcul à virgule flottante et des fonctions de déplacement d’éléments en mémoire originales. Autant d’éléments que la fondation souhaitait, je suppose, pouvoir manipuler avec ses outils de programmation.

Enfin, je suppose que les ingénieurs de la fondation ont probablement pris pas mal de plaisir à développer un Cortex M0+. Cela peut ressembler à un boulot rébarbatif ou à un casse tête pour certains mais je me doute que l’équipe a du prendre ce développement comme un défi stimulant en cette période trouble. Et prendre du plaisir dans son boulot n’est pas un élément à négliger.

Pico Explorer

Le RP2040 est déjà un best seller

Le circuit maison de la fondation a déjà trouvé des partenaires intéressés par son intégration : Adafruit annonce le Feather RP 2040 et le itsy Bitsy RP 2040 développés avec cette puce. Pimoroni lance les PicoSystem et Pico Explorer. Sparkfun le Thing Plus RP2040, le Pro Micro RP2040 et le MicroMod RP2040. Arduino, de son côté, annonce également le Nano RP2040 connect

Et cela peut se comprendre, toutes entités développent des solutions de micro contrôleurs depuis des années en se penchant sur l’énorme catalogue de composants disponibles. Avec les mêmes impératifs que la fondation et les mêmes besoins. Tous les avantages liés au RP2040 pour le Raspberry Pi Pico seront également positifs pour ses partenaires : prix contrôlé, documentation et communauté. 

Il faut chasser de son esprit les schémas mentaux habituels d’une concurrence effrénée sur ce secteur. Certes, des marques comme Sparkfun et Pimoroni sont concurrentes sur le papier, mais en pratique elles répondent surtout à des besoins différents et leurs clients piochent dans leurs catalogues respectifs suivant leurs envies et leurs impératifs. Arduino n’est pas un concurrent de Raspberry Pi, ce sont des environnements qui se complètent.

MC Hobby Raspberry Pi Pico

La carte Raspberry Pi Pico est annoncée à 4.20€ chez Kubii avec une disponibilité prochaine, elle est également proposée à 4.08€ chez MCHobby.be, un spécialiste Belge1 qui propose d’ailleurs des ressources intéressantes autour de la carte comme l’image ci-dessus.

Raspberry Pi Pico : microcontrôleur surprise © MiniMachines.net. 2021.

Une machine à trier les LEGO pilotée par un Raspberry Pi

Avec cette machine à trier les LEGO, la corvée du rangement et du tri est enfin résolue… ou presque. Il a quand même fallu 2 ans de travail et de patience pour construire, programmer et assembler cette machine. Je ne suis pas sûr que tout le monde aura la force et la ténacité pour y parvenir.

Cette machine à trier les LEGO emploie la reconnaissance visuelle des objets au travers d’un Raspberry Pi 3 B+ et d’un capteur Raspberry Pi Camera Module V2 pour identifier les diverses briques qu’on lui donne à trier. Un ensemble de 9 Servo et 6 moteurs LEGO servent autant à faire avancer les briques qu’à les ranger dans des bacs adaptés.

Une Intelligence Artificielle permet de classer les divers éléments en fonction de différents critères. Point très intéressant dans cette construction de Daniel West, la banque de données qui permet le tri a été constituée à partir de fichiers 3D des différentes briques LEGO suivant un processus détaillé sur cette page. Banque qui a été importée dans le système, ce qui permet à cette IA de trier convenablement tout type de brique LEGO, même des modèles qu’elle identifie pour la première fois.

machine a trier les LEGO

Après avoir hissé les LEGO vers un réceptacle qui permettra de les distribuer individuellement, un système de moteurs fait vibrer un plateau qui permet de faire avancer les éléments brique par brique sous l’oeil de la caméra. Une fois détectés, la vibration s’arrête pour laisser le temps au système de déterminer de quelle brique il s’agit.

Machine a trier les LEGO

Une fois identifiés par le système, ils sont ensuite redirigés dans l’un des 18 compartiments différents grâce aux Servo moteurs afin d’être correctement classés…

Ce projet est impressionnant de bout en bout, l’ensemble des ressources nécessaires à sa réalisation forcent le respect. L’ensemble est clairement le fruit d’un travail acharné et passionné. Développer sa propre IA pour mener à bien ce genre de projet est à mi chemin entre le travail d’ingénieur et le plaisir foutraque des célèbres machines de Rube Goldberg. Quand je pense à mes propres briques simplement entassées dans un vieux baril de lessive :)

Source : Raspberry Pi

Une machine à trier les LEGO pilotée par un Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2021.

YARH.IO Micro 2 : un Raspberry Pi mobile à construire soi même

Le Yarh.io Micro 2 est disponible via deux moyens totalement différents. vous pouvez tout d’abord vous l’offrir en le payant rubis sur l’ongle avec un paiement de 630$ à ses créateurs. Mais vous pouvez également télécharger tous les éléments nécessaires à sa création, imprimer les éléments en 3D, choisir et assembler les composants de votre choix et le construire vous même.

YARH.IO Micro 2

Le Yarh.io Micro 2 mesure 12.3 cm de haut pour 11.6 cm de large et 2.7 cm d’épaisseur. L’objet est construit grâce à des fichiers imprimés en 3D qui enferment un Raspberry Pi 3 B+.

YARH.IO Micro 2

Carte qu’il faudra un peu charcuter pour la faire entrer dans le châssis. Le port Ethernet est ainsi dessoudé, de même que des ports USB. Le Yarh.io Micro 2 embarque une batterie 3500 mAh qui sert à alimenter la carte et son écran. Il s’agit d’un très classique HyperPixel de Pimoroni qui offre une petite diagonale de 4 pouces via une technologie IPS. La définition est maigre avec du 800 x 480 pixels mais l’affichage est tactile avec une surcouche capacitive. La dalle permettra d’utiliser divers programmes directement en le manipulant et remplacera donc une souris. En dessous de l’écran, on retrouve un petit clavier Bluetooth noname qui pilotera totalement votre système.

YARH.IO Micro 2

En plus de ces éléments, un système de surveillance de l’autonomie de la batterie est intégré, il permet de ne pas être pris au dépourvu en mobilité. Une pile permet également d’alimenter une horloge indépendante pour conserver l’heure et la date toujours à jour sur votre Pi.

YARH.IO Micro 2

A l’achat, le projet Yarh.io Micro 2 me semble difficile à considérer. Pour la même somme, on pourra trouver des engins autrement plus efficaces et pratiques dans le commerce. Mais le fait que l’ensemble des ressources, guide de montage, fichiers à imprimer et codes variés, soient disponibles en ligne, peut vraiment donner des idées. Il sera possible de modifier ces fichiers pour les ajuster finement à vos besoins. Troquer le minuscule clavier QWERTY pour un modèle à votre convenance. Agrandir le format pour ajouter un petit trackball ou autre. 

La base du projet Yarh.io Micro 2 est parfaite pour expérimenter et adapter une carte de développement à vos besoins techniques. En mobilité, de poste en poste ou comme une station murale, par exemple.

 

YARH.IO Micro 2 : un Raspberry Pi mobile à construire soi même © MiniMachines.net. 2021.

Over:Board propose un format Mini-ITX pour votre Raspberry Pi CM4

Malheureusement sous Indiegogo, la Over:Board est encore à l’état de projet. Si l’objet n’a, à priori, pas de grands défis techniques à relever pour exister1 il est tout de même proposé en “Flexible Goal2” sur la plateforme.

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Un backpanel standard est prévu

La carte Over:Board propose donc une interface Mini-ITX. Sa connectique, son alimentation et l’espacement des trous nécessaires à son montage, tout répond à cette norme. Le projet cache une petite différence toutefois avec les cartes habituellement à ce format. Celle d’un support non pas destiné à recevoir un processeur AMD ou Intel mais une solution accueillant un Raspberry Pi Compute Module 4.

L’idée étant de protéger la carte avec un châssis de PC classique, de lui proposer une connectique standardisée et de l’intégrer ainsi facilement pour une utilisation standardisée. La carte mesurera bien les 17 x 17 cm du format Mini-ITX et proposera une belle panoplie de possibilités. A commencer par deux prises HDMI standard, deux ports USB 2.0, un MicroUSB, un lecteur de  cartes MicroSDXC, un Ethernet Gigabit, un port série et deux ports jack 3.5 mm audio.

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Sur la carte elle même, on retrouvera un slot PCI-Express, un connecteur SATA, des connecteurs USB et audio ainsi qu’un connecteur standard pour les LEDs et boutons du panneau avant de boitiers de PC standard.  On retrouvera également les éléments propres au monde Raspberry Pi avec les 40 broches classiques et un connecteur UART.

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La Over:Board proposera en plus une alimentation pour ventiler le SoC de la CM 4. Une solution d’alimentation par batterie de l’ensemble sera également disponible pour prendre le relais en cas de coupure de courant. Enfin, une horloge est intégrée ainsi qu’une pile pour garder votre système à l’heure.

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Une image “brute de décoffrage” issue d’un logiciel de conception

Avec un objectif assez facile a atteindre de 5529$, le projet est sur les rails malgré un tarif assez élevé de 99£/109€ avec une livraison en Septembre 2021. Je doute qu’il intéresse spécialement les particuliers mais ce type de format peut être pertinent pour les professionnels qui cherchent à intégrer des Raspberry Pi dans des solutions existantes. Un utilisateur lambda pourra sans doute trouver son bonheur avec des solutions de boitier existantes bien moins chères ou plus spécialisées. Au pire, il est assez facile de monter une cartes Raspberry Pi 4 dans un châssis de PC standard en dérivant l’énergie nécessaire à son alimentation au travers d’une alimentation ATX. Le fait que cela soit également encore un projet totalement virtuel, toutes les images sont en 3D, n’aide pas non plus à trouver la confiance nécessaire pour investir dans l’objet. 

Over:Board propose un format Mini-ITX pour votre Raspberry Pi CM4 © MiniMachines.net. 2021.

CyberDeck : un support à extension pour Raspberry Pi 400

Le ou plutôt les Cyberdeck d’Adafruit proposent des solutions simples pour pallier à un défaut de gamme lié au format du Raspberry Pi 400. La dernière production de la fondation ne reprend pas un brochage vertical comme d’habitude mais plutôt à l’horizontale. Les 40 broches sont bien présentes mais sont situées sur l’arrière du clavier ce qui rend l’exploitation des HAT difficiles.

Les HAT sont ces extensions “toutes prêtes” que l’on connecte directement aux 40 broches des cartes Raspberry Pi. On connait pas mal de ces solutions qui ont largement évolué au fil du temps : DAC audio, lecteurs d’empreintes digitales, écrans et capteurs variés, microphone, solutions pour accélérer le Machine Learning… etc. Toutes ces extensions sont compatibles avec le format du clavier Pi 400  mais avec un système de nappe souple pour déporter votre solution. Avec les Cyberdeck HAT et Bonnet d’Adafruit, la solution est bien plus simple : le petit connecteur déplace simplement les 40 broches vers le haut. Suivant un angle qui assurera à votre solution une exploitation directe et une visibilité de ses composants.

Cyberdeck

Il est donc possible de brancher directement un HAT sans avoir à malmener un bon paquet de fils et surtout de monter des solutions proposant un affichage avec une vision claire de ce qu’il propose juste derrière votre Raspberry Pi 400.

Pour le moment ni tarif ni date de lancement n’ont été communiqués. Le Cyberdeck HAT dispose de sa propre page sur Adafruit, tout comme le Cyberdeck Bonnet qui fonctionne de la même manière mais avec le format Bonnet. Les deux proposent des connecteurs STEMMA/STEMMA QT de la marque.

CyberDeck : un support à extension pour Raspberry Pi 400 © MiniMachines.net. 2021.

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