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Raspberry Pi Pico : microcontrôleur surprise

Le Raspberry Pi Pico est donc un micro contrôleur, comme les solutions Arduino que l’on connait déjà depuis fort longtemps. Annoncé à un prix public de 4 dollars, ce produit est comme d’habitude développé en interne autour d’un SoC RP2040ARM, un ARM Cortex-M0+ double coeur cadencé à 133MHz. Et c’est probablement ce RP2040 la vraie star de cette annonce.

La solution embarque 264  Ko de mémoire vive et 2 Mo de mémoire flash QSPI. Elle développe pas moins de 30 broches pour piloter tout types de montages. Son interface USB est au format MicroUSB 1.1 et permet la programmation Drag & Drop. Sur la carte on retrouve 26 broches GPIO classiques : 2 SPI, 2 I2C, 2 UART, 3 ADC12-bit et 16 PWM. Le petit module embarque un bouton reset classique sur ce type de solution ainsi que des éléments et fonctions moins classiques. Les GPIO peuvent être reconfigurés à la volée.

Raspberry Pi Pico

Une horloge sera intégrée directement sur le Raspberry Pi Pico pour pouvoir programmer des actions avec des délais ou des “alarmes”. On retrouvera également directement un capteur de température et 8 ports programmables pour des développements sur mesures. Enfin, une petite LED témoin est visible (et programmable) et la carte propose 3 ports DEBUG supplémentaires facilement accessibles. 

Raspberry Pi Pico

Plusieurs points sont intéressants sur cette solution et on retrouve en grande partie des éléments centraux des solutions Arduino. Le fait, par exemple, que la carte soit implantée d’un seul côté et qu’elle ne soit pas brochée d’office. Deux points qui permettent une intégration aisée dans tout type de périphérique. Il sera par exemple possible de coller la carte sur un support sans crainte pour un composant. tout comme l’on pourra souder directement les broches dont on a besoin pour un montage sans avoir a gérer les autres autour ou a batailler avec une rangée de broches.

Raspberry Pi Pico

Bien entendu il sera possible de monter la Raspberry Pi Pico sur un support de type Breadboard avec un brochage classique pour faire ses prototypes mais le montage final pourra être bien plus libre. La taille elle même du micro contrôleur est très contenue avec 2.1 cm de large pour 5.1 cm de long. C’est un peu plus que les classiques solution Arduino Micro ou Nano mais cela reste très sobre. La carte propose 4 trous pour pouvoir la fixer facilement et solidement. 

La solution Raspberry Pi Pico pourra être programmée en C et en MicroPython avec un PC classique ou depuis une carte de la fondation de manière “classique”. On verra le stockage de la carte comme un stockage externe et on pourra y copier des données. Il sera également possible de programmer l’objet directement avec des outils de programmation ou un terminal. Son alimentation est assez souple puisqu’elle pourra accepter de 1.8 à 5.5 volts en entrée : Batterie, piles classiques ou alimentation depuis une source USB secteur ou sur batterie externe haute capacité, il sera possible de garder la carte en mode “sommeil” pour éviter qu’elle ne décharge votre alimentation rapidement.

Raspberry Pi Pico

On peut légitimement se poser la question du pourquoi ? Pourquoi la fondation développe un micro contrôleur de ce type et pourquoi proposer carrément son propre SoC RP2040 au lieu d’utiliser une solution déjà existante ? La fondation explique qu’elle en a l’opportunité et que rien sur le marché ne convenait à ses attentes. Difficile a croire au vu de l’étendue des solutions en vente. La raison est peut être plus a chercher autour d’une certaine liberté qu’affectionne la fondation autour de ses documentations et de son écosystème. En proposant son propre SoC et son circuit, la fondation compte assurer une ouverture maximale de sa documentation. Proposant un maximum de ressources possibles pour permettre de développer des projets. C’est à mon sens la raison la plus logique de s’embarquer dans l’aventure de ce genre de développement. L’autre explication vient probablement de la volonté de maitriser les coûts de production. En s’appuyant sur un RP2040 “maison”, les Raspberry Pi Pico n’auront pas a subir d’éventuelles fluctuation de disponibilité et de tarif. L’objet étant vendu à 4$, une petite fluctuation de quelques centimes sur un composant aurait évidemment un impact direct sur le tarif de l’objet global.

Raspberry Pi Pico rp2040

Le RP2040 est également prévu pour supporter jusqu’à 16 Mo de stockage QSPI ce qui peut laisser entendre une utilisation dans de futurs développements de la fondation et donc une conception prévue pour une durée assez longue et le déploiement sur mesures pour des partenaires industriels. La solution embarque en plus des fonctions de calcul originales avec des bibliothèques de calcul à virgule flottante et des fonctions de déplacement d’éléments en mémoire originales. Autant d’éléments que la fondation souhaitait, je suppose, pouvoir manipuler avec ses outils de programmation.

Enfin, je suppose que les ingénieurs de la fondation ont probablement pris pas mal de plaisir a développer un Cortex M0+. Cela peut ressembler à un boulot rébarbatif ou à un casse tête pour certains mais je me doute que l’équipe a du prendre ce développement comme un défi stimulant en cette période trouble. Et prendre du plaisir dans son boulot n’est pas un élément a négliger.

Pico Explorer

Le RP2040 est déjà un best seller

Le circuit maison de la fondation a déjà trouvé des partenaires intéressés par son intégration : Adafruit annonce le Feather RP 2040 et le itsy Bitsy RP 2040 développés avec cette puce. Pimoroni lance les PicoSystem et Pico Explorer. Sparkfun le Thing Plus RP2040, le Pro Micro RP2040 et le MicroMod RP2040. Arduino de son côté annonce également le Nano RP2040 connect

Et cela peut se comprendre, toutes entités développent des solutions de micro contrôleurs depuis des années en se penchant sur l’énorme catalogue de composants disponibles. Avec les mêmes impératifs que la fondation et les mêmes besoins. Tous les avantages liés au RP2040 pour le Raspberry Pi Pico seront également positifs pour ses partenaires : prix contrôlé, documentation et communauté. 

Il faut chasser de son esprit les schémas mentaux habituels d’une concurrence effrénée sur ce secteur. Certes des marques comme Sparkfun et Pimoroni sont concurrentes sur le papier, mais en pratique elles répondent surtout à des besoins différents et leurs clients piochent dans leurs catalogues respectifs suivant leurs envies et leurs impératifs. Arduino n’est pas un concurrent de Raspberry Pi, ce sont des environnements qui se complètent.

MC Hobby Raspberry Pi Pico

La carte Raspberry Pi Pico est annoncée à 4.20€ chez Kubii avec une disponibilité prochaine, elle est également proposée à 4.08€ chez MCHobby.be, un spécialiste Belge1 qui propose d’ailleurs des ressources intéressantes autour de la carte comme l’image ci-dessus.

Raspberry Pi Pico : microcontrôleur surprise © MiniMachines.net. 2021.

Une machine à trier les LEGO pilotée par un Raspberry Pi

Avec cette machine à trier les LEGO, la corvée du rangement et du tri est enfin résolue… ou presque. Il a quand même fallu 2 ans de travail et de patience pour construire, programmer et assembler cette machine. Je ne suis pas sûr que tout le monde aura la force et la ténacité pour y parvenir.

Cette machine à trier les LEGO emploie la reconnaissance visuelle des objets au travers d’un Raspberry Pi 3 B+ et d’un capteur Raspberry Pi Camera Module V2 pour identifier les diverses briques qu’on lui donne à trier. Un ensemble de 9 Servo et 6 moteurs LEGO servent autant à faire avancer les briques qu’à les ranger dans des bacs adaptés.

Une Intelligence Artificielle permet de classer les divers éléments en fonction de différents critères. Point très intéressant dans cette construction de Daniel West, la banque de données qui permet le tri a été constituée à partir de fichiers 3D des différentes briques LEGO suivant un processus détaillé sur cette page. Banque qui a été importée dans le système, ce qui permet à cette IA de trier convenablement tout type de brique LEGO, même des modèles qu’elle identifie pour la première fois.

machine a trier les LEGO

Après avoir hissé les LEGO vers un réceptacle qui permettra de les distribuer individuellement, un système de moteurs fait vibrer un plateau qui permet de faire avancer les éléments brique par brique sous l’oeil de la caméra. Une fois détectés, la vibration s’arrête pour laisser le temps au système de déterminer de quelle brique il s’agit.

Machine a trier les LEGO

Une fois identifiés par le système, ils sont ensuite redirigés dans l’un des 18 compartiments différents grâce aux Servo moteurs afin d’être correctement classés…

Ce projet est impressionnant de bout en bout, l’ensemble des ressources nécessaires à sa réalisation forcent le respect. L’ensemble est clairement le fruit d’un travail acharné et passionné. Développer sa propre IA pour mener à bien ce genre de projet est à mi chemin entre le travail d’ingénieur et le plaisir foutraque des célèbres machines de Rube Goldberg. Quand je pense à mes propres briques simplement entassées dans un vieux baril de lessive :)

Source : Raspberry Pi

Une machine à trier les LEGO pilotée par un Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2021.

YARH.IO Micro 2 : un Raspberry Pi mobile à construire soi même

Le Yarh.io Micro 2 est disponible via deux moyens totalement différents. vous pouvez tout d’abord vous l’offrir en le payant rubis sur l’ongle avec un paiement de 630$ à ses créateurs. Mais vous pouvez également télécharger tous les éléments nécessaires à sa création, imprimer les éléments en 3D, choisir et assembler les composants de votre choix et le construire vous même.

YARH.IO Micro 2

Le Yarh.io Micro 2 mesure 12.3 cm de haut pour 11.6 cm de large et 2.7 cm d’épaisseur. L’objet est construit grâce à des fichiers imprimés en 3D qui enferment un Raspberry Pi 3 B+.

YARH.IO Micro 2

Carte qu’il faudra un peu charcuter pour la faire entrer dans le châssis. Le port Ethernet est ainsi dessoudé, de même que des ports USB. Le Yarh.io Micro 2 embarque une batterie 3500 mAh qui sert à alimenter la carte et son écran. Il s’agit d’un très classique HyperPixel de Pimoroni qui offre une petite diagonale de 4 pouces via une technologie IPS. La définition est maigre avec du 800 x 480 pixels mais l’affichage est tactile avec une surcouche capacitive. La dalle permettra d’utiliser divers programmes directement en le manipulant et remplacera donc une souris. En dessous de l’écran, on retrouve un petit clavier Bluetooth noname qui pilotera totalement votre système.

YARH.IO Micro 2

En plus de ces éléments, un système de surveillance de l’autonomie de la batterie est intégré, il permet de ne pas être pris au dépourvu en mobilité. Une pile permet également d’alimenter une horloge indépendante pour conserver l’heure et la date toujours à jour sur votre Pi.

YARH.IO Micro 2

A l’achat, le projet Yarh.io Micro 2 me semble difficile à considérer. Pour la même somme, on pourra trouver des engins autrement plus efficaces et pratiques dans le commerce. Mais le fait que l’ensemble des ressources, guide de montage, fichiers à imprimer et codes variés, soient disponibles en ligne, peut vraiment donner des idées. Il sera possible de modifier ces fichiers pour les ajuster finement à vos besoins. Troquer le minuscule clavier QWERTY pour un modèle à votre convenance. Agrandir le format pour ajouter un petit trackball ou autre. 

La base du projet Yarh.io Micro 2 est parfaite pour expérimenter et adapter une carte de développement à vos besoins techniques. En mobilité, de poste en poste ou comme une station murale, par exemple.

 

YARH.IO Micro 2 : un Raspberry Pi mobile à construire soi même © MiniMachines.net. 2021.

Over:Board propose un format Mini-ITX pour votre Raspberry Pi CM4

Malheureusement sous Indiegogo, la Over:Board est encore à l’état de projet. Si l’objet n’a, à priori, pas de grands défis techniques à relever pour exister1 il est tout de même proposé en “Flexible Goal2” sur la plateforme.

over:board

Un backpanel standard est prévu

La carte Over:Board propose donc une interface Mini-ITX. Sa connectique, son alimentation et l’espacement des trous nécessaires à son montage, tout répond à cette norme. Le projet cache une petite différence toutefois avec les cartes habituellement à ce format. Celle d’un support non pas destiné à recevoir un processeur AMD ou Intel mais une solution accueillant un Raspberry Pi Compute Module 4.

L’idée étant de protéger la carte avec un châssis de PC classique, de lui proposer une connectique standardisée et de l’intégrer ainsi facilement pour une utilisation standardisée. La carte mesurera bien les 17 x 17 cm du format Mini-ITX et proposera une belle panoplie de possibilités. A commencer par deux prises HDMI standard, deux ports USB 2.0, un MicroUSB, un lecteur de  cartes MicroSDXC, un Ethernet Gigabit, un port série et deux ports jack 3.5 mm audio.

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Sur la carte elle même, on retrouvera un slot PCI-Express, un connecteur SATA, des connecteurs USB et audio ainsi qu’un connecteur standard pour les LEDs et boutons du panneau avant de boitiers de PC standard.  On retrouvera également les éléments propres au monde Raspberry Pi avec les 40 broches classiques et un connecteur UART.

over:board

La Over:Board proposera en plus une alimentation pour ventiler le SoC de la CM 4. Une solution d’alimentation par batterie de l’ensemble sera également disponible pour prendre le relais en cas de coupure de courant. Enfin, une horloge est intégrée ainsi qu’une pile pour garder votre système à l’heure.

over:board

Une image “brute de décoffrage” issue d’un logiciel de conception

Avec un objectif assez facile a atteindre de 5529$, le projet est sur les rails malgré un tarif assez élevé de 99£/109€ avec une livraison en Septembre 2021. Je doute qu’il intéresse spécialement les particuliers mais ce type de format peut être pertinent pour les professionnels qui cherchent à intégrer des Raspberry Pi dans des solutions existantes. Un utilisateur lambda pourra sans doute trouver son bonheur avec des solutions de boitier existantes bien moins chères ou plus spécialisées. Au pire, il est assez facile de monter une cartes Raspberry Pi 4 dans un châssis de PC standard en dérivant l’énergie nécessaire à son alimentation au travers d’une alimentation ATX. Le fait que cela soit également encore un projet totalement virtuel, toutes les images sont en 3D, n’aide pas non plus à trouver la confiance nécessaire pour investir dans l’objet. 

Over:Board propose un format Mini-ITX pour votre Raspberry Pi CM4 © MiniMachines.net. 2021.

CyberDeck : un support à extension pour Raspberry Pi 400

Le ou plutôt les Cyberdeck d’Adafruit proposent des solutions simples pour pallier à un défaut de gamme lié au format du Raspberry Pi 400. La dernière production de la fondation ne reprend pas un brochage vertical comme d’habitude mais plutôt à l’horizontale. Les 40 broches sont bien présentes mais sont situées sur l’arrière du clavier ce qui rend l’exploitation des HAT difficiles.

Les HAT sont ces extensions “toutes prêtes” que l’on connecte directement aux 40 broches des cartes Raspberry Pi. On connait pas mal de ces solutions qui ont largement évolué au fil du temps : DAC audio, lecteurs d’empreintes digitales, écrans et capteurs variés, microphone, solutions pour accélérer le Machine Learning… etc. Toutes ces extensions sont compatibles avec le format du clavier Pi 400  mais avec un système de nappe souple pour déporter votre solution. Avec les Cyberdeck HAT et Bonnet d’Adafruit, la solution est bien plus simple : le petit connecteur déplace simplement les 40 broches vers le haut. Suivant un angle qui assurera à votre solution une exploitation directe et une visibilité de ses composants.

Cyberdeck

Il est donc possible de brancher directement un HAT sans avoir à malmener un bon paquet de fils et surtout de monter des solutions proposant un affichage avec une vision claire de ce qu’il propose juste derrière votre Raspberry Pi 400.

Pour le moment ni tarif ni date de lancement n’ont été communiqués. Le Cyberdeck HAT dispose de sa propre page sur Adafruit, tout comme le Cyberdeck Bonnet qui fonctionne de la même manière mais avec le format Bonnet. Les deux proposent des connecteurs STEMMA/STEMMA QT de la marque.

CyberDeck : un support à extension pour Raspberry Pi 400 © MiniMachines.net. 2021.

Piunora : une carte Arduino qui accueille un Raspberry Pi 4

L’idée développée par la solution Piunora est triple : retrouver les fonctionnalités d’une solution Arduino programmable avec un microcontrôleur tout en ajoutant les fonctions d’une solution Raspberry Pi 4 et de son SoC Broadcom BCM2711 toutes versions de mémoire vive. Mais également retrouver un accès aux fonctions PCIe de ce SoC.

Piunora

On retrouve donc sur la Piunora une connectique plus proche des Raspberry que des Arduino classiques. On découvre ainsi un port HDMI 2.0, un lecteur de cartes MicroSDXC, un port USB 2.0 et un port USB Type-C avec transmission des données capable d’alimenter l’ensemble. Un connecteur MIPI permettra de récupérer le signal d’un capteur photo / vidéo également.

Piunora

Sous la carte Piunora, un port M.2 PCIe est visible. La possibilité de monter une extension à ce format est assez intéressante puisqu’on pourra piloter des applications variées. Ici, une carte Coral pour accéler les processus d’une intelligence Artificielle a été intégrée à l’ensemble. On peut imaginer des usages assez variés qui profiteront de l’intelligence de la partie Raspberry Pi et du microcontrôleur pour piloter divers montages. Mais le port PCIe peut également piloter un SSD SATA ou NVMe, par exemple. La carte peut démarrer un système sur USB pour monter un stockage PCIe indépendant en plus du lecteur de cartes MicroSDXC.

Evidemment, on retrouve tous les connecteurs Arduino classiques pour piloter tout type de montage. Un second port USB Type-C est également présent sous la carte. Son rôle est d’alimenter le port M.2 en cas de besoin. Certains périphériques à ce format étant très gourmands en énergie. Un connecteur au format Qwiic / Stemma permettra de brancher facilement les solutions de Sparkfun et d’Adafruit directement sur l’ensemble.

Piunora

La carte Piunora est toujours en cours de développement et sur son fil Twitter, @Timonsku, indique l’avancement de celui-ci. On n’a pas encore de date de sortie ni de prix pour ce projet, si celui-ci vous intéresse vous pouvez vous inscrire pour être prévenu de la sortie du produit à cette adresse

Source : CNX Software

Piunora : une carte Arduino qui accueille un Raspberry Pi 4 © MiniMachines.net. 2020.

TerraPi : un châssis original pour Raspberry Pi 4

L’idée générale du TerraPi  est de proposer à la fois un refroidissement du SoC Broadcom de la Raspberry Pi 4, un positionnement économe en espace de la carte sur votre bureau et la possibilité de lui ajouter facilement un stockage 2.5 pouces.

TerraPi

Disponible en trois couleurs, rouge, noir ou bleu, les Terra Pi  sont composés d’un châssis vertical imprimé en 3D, d’un dissipateur en aluminium et d’un support pour positionner le tout également imprimé. La partie verticale dispose des emplacements nécessaires au maintien d’un SSD ou un disque dur 2.5″ d’un côté et au maintien de la Raspberry Pi 4 de l’autre. Celle-ci est coiffée par un dissipateur métallique pour encaisser le dégagement thermique du SoC.

TerraPi

L’idée est bonne et la réalisation est correcte. Deux variantes sont disponibles puisque le TerraPi est proposé en version ventilée ou dans un modèle fanless. Le modèle de base, avec un ventilateur positionné sur la carte, est proposé à 7.49€.

TerraPi

Le modèle fanless baptisé TerraPi Q (pour Quiet) avec son dissipateur métallique, est vendu à 19.99€. Ces deux versions ne comprennent pas le câble USB 3.0 vers SATA nécessaire pour relier la carte de développement à un stockage. Vous pouvez acheter un kit ventilé à 19.99€ qui proposera ce câble en plus.

TerraPi

Je sais que beaucoup de personnes ont du mal avec les produits constitués d’éléments imprimés en 3D. Pensant que la solution ne coûte en réalité que quelques euros en matériaux. Et c’est vrai. Mais il ne faut pas pour autant croire que la réalisation du produit sera forcément plus rentable pour vous. Ce sera le cas si vous trouvez des plans prêts à l’emploi pour imprimer votre propre produit et que vous possédez votre propre imprimante 3D et que vous avez les bonnes vis sous la main pour assembler le tout. Si ce n’est pas le cas, la rentabilité de ce genre de projet d’auto impression ne sera viable que si vous imprimez une grande série de produits identiques.

Pi 4 noname

Un dissipateur pour Raspberry Pi 4 à 7€

Vous pouvez également ne pas compter le temps nécessaire à la réalisation de ce genre de projet, sortir le pied à coulisse et recycler des vis existantes. En ajoutant un dissipateur à moins de 7€ sur AliExpress. Ajoutez un câble USB 3.0 vers SATA et vous aurez à peu près le même résultat. A vous de voir si le jeu en vaut la chandelle. 

Inux3D

A noter que Innux3D propose également d’autres produits originaux.

Source : CNX Software

TerraPi : un châssis original pour Raspberry Pi 4 © MiniMachines.net. 2020.

Gelid Iceberry : un boitier ventilé pour Raspberry Pi 4

Avec ce Iceberry de Gelid,  cela va finir par se voir. Les cartes Raspberry Pi 4 ont, quand on les exploite au maximum de leurs possibilités, un petit souci de chauffe. En réalité, on le savait depuis un moment mais l’apparition de solutions de refroidissement de plus en plus nombreuses confirment clairement ce problème.


Gelid Iceberry
Le Gelid Iceberry ne propose pas vraiment quoi que ce soit de neuf, la marque n’avait d’ailleurs jamais mis les pieds dans le secteur des cartes de ce type. L’idée ici est de protéger et ventiler avec les éléments classiques du genre. Du métal, beaucoup de métal, et un ventilo.

Gelid Iceberry

Le boitier Iceberry n’est pas le plus petit du lot. 9.1 cm de large pour 6.2 cm de profondeur et 3.35 cm d’épaisseur. Il propose toutes les découpes nécessaires à la connectique des différents ports USB et micro HDMI du Raspberry Pi 4 ainsi que des fentes pour les nappes des cameras et écrans connectés en direct. Les broches GPIO seront accessibles au prix d’une nappe d’extension à glisser sur le côté du boitier.

Gelid Iceberry

A l’intérieur de ce boitier en alu, Gelid a intégré un large dissipateur qui vient coiffer le SoC de la carte. Ce dernier est refroidi par un ventilateur de 5 cm alimenté en 5 volts directement par une broche de la carte. A noter que le dissipateur du Iceberry est fixé au Pi 4 via quatre points d’attache rendant impossible l’utilisation de HAT qui n’ont de toutes façons pas la place dans le boitier. Le contact entre le dissipateur et les composants est assuré par un pad thermique fourni.

Gelid Iceberry

L’idée du Iceberry est donc de tenter de réduire au maximum la chaleur dégagée par le SoC Broadcom de la carte. Une solution qui séduira probablement les utilisateurs les plus exigeants et qui pourrait trouver sa place dans un montage de type Arcade par exemple.

Gelid Iceberry

Le boitier complet est proposé à 22$ sur le site de la marque. Intéressant niveau tarif mais il faut compter sur des frais de ports plus élevés que le prix du produit. J’ai compté 28.67$ pour une livraison en France. Soit un total de… 50.67$ ou 41.4€. On attendra éventuellement une disponibilité en Europe.

Gelid Iceberry : un boitier ventilé pour Raspberry Pi 4 © MiniMachines.net. 2020.

Roboscan, un Raspberry Pi pour scanner vos négatifs

Roboscan, j’y ai déjà pensé par exemple, cela fait partie des milles idées qui trainent au fond de ma tête, dans cette bouillie informe et molle des trucs pas aboutis qu’on assemble comme des Lego autour des briques que sont les Raspberry Pi, les servo-moteurs et les divers tutos que l’on peut croiser en ligne. On regarde comment un type du fin fond des internets arrive à scanner un vieux négatif avec un simple smartphone et une app, et puis un autre qui fait de même avec un Raspberry Pi et on se dit que tout cela serait super si on pouvait l’automatiser. Mais on ne le fait pas. Parce qu’on a pas le temps ou parce qu’une autre idée de projet génial chasse la précédente…

Mais Roboscan, Benjamin Bezine l’a fait lui, grâce à une période de confinement. Son projet démarré en Août est désormais parfaitement viable et le résultat est assez spectaculaire. L’idée est de piloter un appareil photo numérique qui va capturer l’image des négatifs à intervalles réguliers. La bobine de film avançant au fur et a mesure pour se caler parfaitement devant l’objectif. Le tout est piloté par une solution Raspberry Pi qui récupère les images grâce à la librairie libgphoto2.

L’ensemble est encore très fouilli et si la méthode et le code sont proposés à tous sur Github, il faudra s’armer de pas mal de patience pour obtenir le même résultat que le Roboscan ici présenté. Cela dit, Benjamin est à la recherche d’un peu d’aide pour concevoir un châssis à imprimer en 3D pour rendre le projet plus facilement réalisable comme il l’explique sur Reddit.

Lego Technics powa

Son projet est plus touffu qu’il n’y parait. La carte Raspberry Pi, par exemple, analyse l’image grâce à un système de machine learning pour éviter de capturer une image mal cadrée pour rien. Une interface web permet de contrôler la totalité du processus de scan. Le Raspberry Pi se comporte également en serveur afin que les images en format RAW puissent être récupérées instantanément via un PC distant via HTTP ou Samba. Enfin, le tout est installable via Docker…

Benjamin Bezine  Benjamin Bezine

L’archivage de ses bobines de films argentiques semble être un projet qui lui tient à coeur puisqu’il explique également sa méthode sur Medium avec Capture One. Si ce logiciel MacOS n’est pas votre tasse de thé, les explications techniques données sont intéressantes à lire et le résultat obtenu semble excellent.

Roboscan, un Raspberry Pi pour scanner vos négatifs © MiniMachines.net. 2020.

Ready! Model 100 : un écrin pour tout type de carte de développement

Totalement ouvert, le Ready! Model 100 est une sorte de boitier dans lequel vous pourrez glisser une carte de développement comme un Raspberry Pi ou autre mais également des solutions x86 comme une carte mère de NUC et même des solutions en NANO ou PICO-ITX dont l’alimentation sera située entre 5 et 12 volts.

Ready! Model 100

Le “boitier” en aluminium apportera alors l’ensemble des éléments nécessaires à votre système. Un châssis et une alimentation, bien sûr, mais également un clavier, une connectique complète et un écran. 

Ce dernier sera assez particulier, tout en largeur il proposera une définition de 1920 x 480 pixels en 8.8″. Tactile, il se connectera en HDMI directement sur la carte que vous aurez choisie. Pas sur que cet affichage spécifique soit bien supporté par tout type d’applications et de systèmes. Un second port HDMI sera disponible sur la connectique de l’engin pour brancher un écran externe si la carte mère que vous avez choisie propose deux sorties de ce type.

Un clavier mécanique avec rétro éclairage LED RGB sera également intégré en dessous de l’affichage interne. Un format “machine à écrire” assez étrange mais également très séduisant. Je ne suis pas sûr que l’ergonomie proposée avec un boitier de cette épaisseur soit réellement formidable mais l’idée est amusante pour construire une sorte de “pupitre” de contrôle. Le clavier est positionné sur une carte acceptant tout type de mécanisme Cherry MX pour adapter le clavier à votre goût.

Ready! Model 100

A l’intérieur du Ready! Model 100, on retrouve une baie d’extension 2.5 pouces pour glisser un SSD ou un disque mécanique, une paire d’enceintes stéréo 10 watts et évidemment un ensemble de connecteurs qui dépendra des capacités de la carte que vous embarquez. On retrouvera de l’Ethernet, 4 prises antenne en plus de celle utilisée en interne pour du Wifi. J’imagine qu’il s’agit là d’antennes spécialisées pour piloter, par exemple, des servo distants ou autres. Des connecteurs annexes classiques comme l’USB qui seront directement repiqués sur votre carte seront présents. Mais la solution proposera en outre un port série RS-232 et une solution optionnelle de type D-Panel à monter sur le châssis permettant de rajouter des entrées et sorties comme des ports RCA, XLR et autres solutions spécialisées. 

Le boitier propose également un espace pour glisser une éventuelle batterie et même de quoi glisser une sangle pour accrocher le Ready! Model 100 autour de votre cou. Un ensemble d’éléments qui en font plus une solution dédiée au pilotage d’évènements mobiles ou de matériel hyper spécialisé qu’un boitier pour monsieur et madame tout le monde. Régler les éclairages d’une scène de concert par exemple… 

Ready! Model 100

Une version “Founders Edition” équipée d’un processeur x86 quadruple coeur avec 16 Go de mémoire vive et 1 To de SSD est annoncée… Elle sera vendue 899$. Le boitier “nu” sera proposé à environ 400$ ce qui est beaucoup pour un particulier mais reste acceptable pour une utilisation professionnelle. Encore faut-il en trouver une. La réalisation est en tout cas originale et peut éventuellement donner des idées.

Sources : TomsHardware et Reddit

Ready! Model 100 : un écrin pour tout type de carte de développement © MiniMachines.net. 2020.

Pi400VGA : un adaptateur VGA pour Raspberry Pi 400

Le Pi400VGA est un lien entre passé et présent, un moyen de connecter un écran VGA à votre Raspberry Pi 400 sans avoir à rajouter des accessoires compliqués. Il se connecte tout simplement au dos de votre interface 40 broches et propose de l’autre côté un port VGA et un port jack.

Pi400VGA

Après la solution pour ajouter un petit écran directement derrière son Pi 400, voici le Pi400VGA qui permet de rajouter une prise VGA pour connecter un vieil écran à son MiniPC-Clavier. L’idée est excellente et Laurent nous permet de nous l’approprier en publiant les infos nécessaires à la réalisation du projet… même si évidemment, la réalisation de celui-ci, ne sera pas facile.

Pi400VGA

Pourquoi connecter un écran VGA à son Raspberry Pi 400 ? Pour la simple et bonne raison que de nombreux produits VGA existent toujours sur le marché. Soit des écrans, vidéoprojecteurs ou téléviseurs anciens, soit des machines plus spécialisées. Autant de matériels en général laissés un peu à l’abandon mais qui ne demandent qu’a revivre au travers d’un produit comme le Pi 400 justement. Entre les écrans cathodiques réemployés dans des bornes d’arcade et les machine-outils totalement fonctionnelles mais à l’électronique totalement dépassée (ou hors service) comme les solutions de vidéo surveillance, les fraiseuses, les presses d’imprimerie ou les vieilles CNC, ce type de montage peut totalement changer la donne. D’autant que  ce petit ajout permet également de conserver un affichage HDMI pour profiter d’une solution double écran.

Pi400VGA

La création de la carte, l’ajout des différents composants et de la broche de connexion comme du connecteur VGA, tout  cela a un coût élevé. Outre les compétences nécessaires et l’achat des éléments, le produit a beau être intégralement documenté, il ne sera donc pas accessible à tous. Laurent propose donc de vous le monter et vous pourrez acheter ce produit sur Ebay pour 9€ avec 2.3€ de frais de port.

Pi400VGA

Sa version est intégrée dans un boitier imprimé en 3D, avec une reprise des couleurs du clavier du Raspberry Pi 400 en prime. Ce n’est pas cher payé pour ce type de montage et le Pi400VGA peut vraiment redonner vie à de nombreux produits.

Pi400VGA : un adaptateur VGA pour Raspberry Pi 400 © MiniMachines.net. 2020.

IQAudio : 4 cartes audio pour Raspberry Pi

La fondation Raspberry Pi annonce avoir pris le relais de la marque IQAudio pour 4 de ses produits, une approche intéressante à la fois techniquement et économiquement pour tous ceux qui veulent créer une solution Pi dédiée au multimédia.

IQAudio est une petite société qui développe depuis 2015 des produits variés dédiés au son. Des DAC et des amplificateurs principalement, que l’on connecte à différents appareils. Dans le flux de leur production, plusieurs produits sont sortis pour les diverses cartes Raspberry Pi. Avec le gros avantage de pouvoir se connecter sur les broches de ces matériels et donc de pouvoir fonctionner d’une génération à l’autre.

Aujourd’hui, la fondation Raspberry Pi reprend le flambeau de la production et de la distribution de 4 de ces solutions. Cette démarche est très intéressante et part d’un constat assez simple. La fondation ne dispose pas des compétences nécessaires pour concevoir un produit ayant un quelconque intérêt face aux solutions déjà présentes sur le marché. Au lieu de sortir une copie technique d’un produit déjà présent, elle a donc décidé de s’associer à IQAudio pour reprendre la production et la vente de 4 de ses produits.

Cela permet de baisser les prix des cartes IQAudio mais libère également la petite structure de toute la partie production et distribution de ses cartes. La transformant ainsi en société tierce qui doit probablement toucher des royalties sur les ventes. Une solution rémunératrice quand la fondation assure la distribution des cartes et qui a le gros avantage de libérer du temps pour la petite structure. On imagine que IQAudio pourra plancher sur de nouvelles solutions en étant débarrassé de la partie marketing, comptable et logistique liée à la distribution de ces 4 produits.

IQAudio

Premier de la liste, la solution IQAudio DAC+ qui est peut être la plus connue. Proposée pour 20$ cette carte est un HAT qui embarque une DAC Texas Instruments PCM5122 assez classique. Ce dernier proposera un traitement sonore en 24‑bit 192kHz pour des rendus  haute définition. Il permettra de brancher une solution analogique via une solution double RCA classique ou en connectant une prise jack stéréo amplifiée pour casque. Typiquement le genre de solution qui offre de quoi brancher une bonne chaine Hifi en aval pour retrouver un son correctement amplifié depuis son Raspberry Pi.

IQAudio

Second produit, le IQaudio DAC Pro proposé à 25$ et qui passe au Texas Instruments PCM5242. Cette petite évolution pourra accepter une carte fille prévue pour le début 2021 et adresser la même connectique mais également un couple de connecteurs XLR.

IQAudio

Le IQaudio DigiAMP+ est une solution plus autonome, dans le sens où elle fournit un DAC et un système d’amplification. La carte propose un circuit Texas Instruments TAS5756M numérique capable de prendre en charge une paire d’enceintes totalement passives avec 35 Watts par canal. C’est la solution parfaite pour transformer de vieilles enceintes en une chaine hifi numérique autonome. Pour écouter des webradios, votre collection de morceaux numériques ou des services de streaming en ligne.

Proposée à audio 30$, cette solution demandera une alimentation annexe pour fonctionner. Le Raspberry Pi fournissant assez de puissance pour piloter la partie DAC mais pas assez pour alimenter correctement l’amplification. Comptez sur un transformateur 12-21V en 3A sur jack classique. Vous en avez sûrement un dans un tiroir.

IQAudio

Enfin la solution IQaudio Codec Zero prévue pour l’année prochaine est un DAC pour Raspberry Pi Zéro proposée à 20$ qui se connectera également sur les broches de la solution. Point de puce TI ici mais une solution DA7212 de Dialog Semiconductor. Une solution qui pourra prendre en charge de nombreuses entrées et sorties différentes avec un microphone intégré, un solution pour brancher des micros externes en mono et en sortie la gestion d’une enceinte mono 1.2W et 8 ohm. De quoi construire, par exemple, une interface domotique à la HAL3000 ou un assistant vocal.

Une bonne idée donc et une approche intéressante qui permet de faire profiter au plus grand nombre de ces produits intéressants, ouvrant la voie à de nouveaux assemblages. Reste que je me demande comment vont prendre les autres sociétés développant des produits de ce type (HIFIBerry, DACBerry…) pour les cartes Raspberry Pi. Tous les concurrents à IQAudio qui se battaient jusqu’alors à armes égales… Difficile de lutter contre un DAC pour Raspberry Pi vendu par la fondation quand on vend soit même des DAC aux propositions identiques. Soit les sociétés concurrentes vont faire évoluer leurs produits… soit elles vont arrêter d’en vendre.

 

 

IQAudio : 4 cartes audio pour Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2020.

Un écran HyperPixel branché directement sur le Raspberry Pi 400

Le Raspberry Pi 400 est un clavier qui embarque une solution Pi 4 classique. Il s’utilise de manière classique en lui branchant un écran HDMI à la manière de nombreuses machines plus anciennes. Mais on peut également l’utiliser comme un PC tout en un grâce à un écran connecté directement sur ses broches.

Hyperpixel 4.0 sur Pi 400

C’est ce que propose Jwktje avec cette modification assez simple construite autour d’un écran HyperPixel 4.0 et d’un châssis imprimé en 3D. Les fichiers nécessaires pour réaliser l’impression sont disponibles sur Thingiverse. Le montage est assez simple, le petit écran est intégré au châssis et ce dernier se branche simplement sur son port accessible sur la partie arrière du clavier.

Hyperpixel 4.0 sur Pi 400

Le résultat, c’est un Pi 400 autonome qui permettra de piloter des applications basiques sans avoir besoin d’un écran plus grand et séparé du châssis. Le choix de l’écran Hyperpixel 4.0 peut permettre de retrouver une dalle tactile pour certains usages et sa diagonale de 4 pouces en 800 x 480 peut paraitre étroite mais reste suffisante pour piloter diverses applications. 

On imagine des usages classiques comme un petit terminal système mais également, pourquoi pas, le contrôle de diverses machines outils. Avec un peu de code, des gros boutons tactiles, il doit être possible de se fabriquer une interface parfaite pour piloter des machines précises au doigt et à l’oeil. Mais je pense également à des solutions double écran qui pourraient être sympathiques. Un système de vidéo conférence avec un retour ou des infos séparées de votre mur de correspondants ou des usages plus spécialisés encore. La prise HDMI étant toujours exploitable, on peut imaginer un Pi 400 double écran avec ce petit accessoire en plus.

Un écran HyperPixel branché directement sur le Raspberry Pi 400 © MiniMachines.net. 2020.

Orthopi : Le clavier ultime pour Rasperry Pi 400 ?

Le clavier Orthopi est une modification du Raspberry Pi 400 lancé il y a quelques temps par la fondation. L’idée est de retrouver tous les avantages d’un clavier orthogonal, la précision des touches mécaniques et la compacité proposée par la solution de la fondation dans le même objet.

Orthopi

Le projet est construit autour d’un montage sur mesure destiné à accueillir les touches mécaniques dans un assemblage particulier où elles se disposent en colonnes. En enlevant le clavier d’origine et en adaptant le nouveau dispositif à la place, on retrouve un engin de même gabarit mais évidemment un peu plus épais. L’Orthopi est deux fois plus haut que le modèle original…

Orthopi

La connexion entre le PCB et la carte mère du Pi 400 est entièrement resoudée à neuf. Le détail des informations est disponible sur le site du mod.

Orthopi

Le clavier est ensuite collé au Pi 400 grâce à des rubans d’adhésif double face 3M, histoire de pouvoir revenir sur l’électronique facilement en cas de besoins.

Orthopi

En plus du clavier, la modification ajoute un petit codeur rotatif programmable histoire de rajouter des fonctions à l’ensemble. Il est connectée aux broches de la carte mère pour un usage assez large. On peut imaginer des changements d’état du clavier avec des adaptations de touches suivant les usages, par exemple.

Orthopi

Orthopi Orthopi Orthopi

Evidemment, tous les ports et connecteurs du Pi 400 sont accessibles, le passage en Orthopi n’enlève aucune des fonctions  de la machine. Même les LEDs témoins sont déplacées pour être visibles.

Orthopi

Le résultat est assez spectaculaire en terme de gain de place. On remarque la barre espace en 2U comme pour les touches Entrée et MAJ. Les amoureux de ce type de clavier doivent avoir les yeux qui brillent. Pour une fois qu’une news leur est consacrée…

Si le coeur vous en dit, la procédure est détaillée sur le site de “Kb” qui propose même les fichiers Gerber de sa carte support de touches sur Git.

Merci à Geppeto35 pour l’info.

Orthopi : Le clavier ultime pour Rasperry Pi 400 ? © MiniMachines.net. 2020.

Un ventilateur officiel pour le Raspberry Pi 4

Le ventilateur officiel Raspberry Pi est proposé à 5.30€, ce qui apparait comme une solution abordable même si, en réalité, il y’en a pour 2$ grand maximum de materiel. 

ventilateur officiel

L’idée est simple, en collant le petit dissipateur en aluminium sur le SoC Broadcom du Pi 4 et en ajoutant le ventilateur sur les broches de la carte, on pourra baisser facilement et rapidement la température de celui-ci. Cela afin d’éviter tout “throttling” de la puce, cette baisse de cadence qui se déclenche lorsque la température est trop élevée. Une solution pensée pour éviter de voir la puce se mettre physiquement en danger à cause de la température.

La solution est bien pensée, le ventilateur est alimenté par la carte mais également déclenché par celle-ci. cela rendra service aux utilisateurs demandant beaucoup de ressources à leur Pi 4 pendant de longues périodes. Notamment lorsque l’on utilise la solution à des fréquences plus élevées.

Une fois mis en marche par la carte, le ventilateur aspire de l’air frais par les ouvertures autour des ports Ethernet et USB et repousse l’air chaud du côté du lecteur de cartes MicroSDXC… Il va sans dire que ce schéma de refroidissement n’est pas des plus optimal et j’ai bien peur que le pauvre petit ventilateur finisse par être sacrément audible à la longue. Ce qui enlève une bonne partie du charme de ces cartes. Le fait de pouvoir la fixer à un écran par exemple et de totalement l’oublier parce qu’elle ne fait aucun bruit est un vrai confort.

ventilateur officiel

La solution proposée ici par la fondation ressemble fort à un pansement sur une jambe de bois. La chaleur émise par la dernière puce Broadcom BCM2711 est critiquée depuis la sortie de la carte en Juin 2019. De nombreuses solutions fanless sont apparues et des montages de ventilateurs en tout genres ont été tentés. Cet ajout de la part de la fondation d’un ventilateur officiel n’est pas forcément une bonne nouvelle. Cela semble dire que le futur des cartes Raspberry Pi restera chaud… Trop chaud pour une utilisation sans ventilation.

Un ventilateur officiel pour le Raspberry Pi 4 © MiniMachines.net. 2020.

PiFinger : un HAT biométrique pour Raspberry Pi

Le PiFinger est un HAT, une de ces extensions qui se branchent directement aux broches de votre carte Raspberry Pi. Il offrira la possibilité de reconnaitre des empreintes digitales au travers d’un capteur capacitif.

PiFinger

Je parle au futur parce que le PiFinger est un projet en cours de développement qui cherche du soutien sur Kickstarter au travers d’une campagne de financement participatif. Le développement est encore en cours puisque le projet semble assez complexe à mettre en place. L’équipe derrière PiFinger compte en effet proposer une certaine sécurité à l’engin avec l’emploi d’une solution ARM Cortex-M23 TrustZone et une solution de chiffrement ultra rapide.

Le HAT est proposé à 50€ environ en financement participatif, il devrait être vendu un peu plus cher dans le commerce une fois le projet abouti. La livraison des cartes est prévue pour le mois de Février de l’année prochaine et le travail encore à mener semble sur de bons rails.

PiFinger

Parmi les points forts du projet, il y a une très faible consommation d’énergie, une grande capacité d’analyse pour donner des résultats rapides et une robustesse d’emploi qui autorisera le montage à fonctionner dans de grandes plages de températures. Le capteur offrira un capteur de 176 x 176 pixels pour 508 DPI sur une surface active de 8.8 x 8.8 mm.

PiFinger

L’extension permettra aussi bien de connecter un écran externe pour un affichage précis de vos droits d’accès et d’éventuelles étapes à suivre mais pourra également se contenter de son petit écran OLED pour fonctionner. La partie logicielle sera fournie de manière Open-Source pour piloter le projet.

PiFinger

Le PiFinger peut avoir de multiples usages, de l’accès simple à la carte elle même pour pouvoir modifier des scénarios domotiques en passant à l’identification d’utilisateurs jusqu’à une solution de sécurisation de serveur embarqué. La solution permettra dans tous les cas de s’assurer que des utilisateurs disposent bien des droits nécessaires pour utiliser la carte. Ce qui peut être une solution intéressante pour sécuriser des outils comme une graveuse laser ou une imprimante 3D en accès libre en couplant le Raspberry Pi à un système de relais électriques, par exemple.

PiFinger : un HAT biométrique pour Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2020.

Digital Atmosphere – a Mixed Reality sculpture reacting to air pollution in real time

Digital Atmosphere – a Mixed Reality sculpture reacting to air pollution in real time
Digital Atmosphere is a Mixed Reality experience from internationally renowned digital artist duo Daria Jelonek and Perry-James Sugden, known as Studio Above&Below. The piece looks at how technology and art can illuminate the quality of air, usually invisible to the naked eye, and bring us an urgent step closer to a sustainable future. At a […]

Raspberry Pi 400 : La fondation explique son design

Le Raspberry Pi 400 est un coeur de Raspberry Pi 4 intégré directement dans un clavier de telle sorte qu’il puisse être employé comme un engin traditionnel en le connectant directement à un écran. Les créateurs de ce projet expliquent leurs choix et les étapes de fabrication de l’engin dans un billet de blog détaillé.

Pi 400

Premier élément intéressant, la génèse du projet est assez ancienne puisque l’idée de ce Pi 400 date d’il y a  4 ans. Il a fallu quatre années à l’équipe pour mener à bien cette évolution de la carte initiale. La première idée était de proposer une solution pour ajouter une carte classique dans un “boitier-clavier”. Un kit pour que chacun puisse le faire soi-même. La première étape consistait donc à savoir si la fondations serait capable de fabriquer un clavier, chose qui a été faite.

Et, à la grande surprises des gens en charge du projet de ce qui allait devenir le Pi 400, il n’a fallu qu’une seule journée pour que quelqu’un arrive à intégrer un Raspberry Pi 3 classique dans leur propre clavier… Un résultat impressionnant qui a confirmé à la fondation qu’elle travaillait sur la bonne voie.

Quand le clavier et la souris ont été lancés et que la fondation a enfin maitrisé ce sujet, le projet Pi 400 a été véritablement lancé. La création des éléments nécessaires à la fabrication du projet. Au départ prévu avec le Raspberry Pi 3, la solution a, au final, été anticipée pour s’accorder avec le Pi4. Le calendrier de production ne pouvant pas coller avec la précédente génération de cartes.

Pi 400

La carte a donc été revue autour du Pi4. L’ensemble est identique mais la distribution a été adaptée. Le port USB 2.0 disparu est employé pour piloter le clavier lui même. Pour le reste, la connectique suit le PCB de la carte qui est logiquement étalé en longueur. Certains détails ont été mal perçus par les utilisateurs et la fondation revient sur le port USB 2.0 situé sur la gauche du clavier. Cela oblige les droitiers à faire circuler le câble d’une souris filaire sur la longueur du dispositif ce qui a amené pas mal de commentaires au sujet d’un dispositif “pour gauchers”.

Pi 400

La fondation explique qu’une fois le design de la carte mis en place, il n’y avait plus moyen de faire circuler un port USB 2.0 à droite du PCB sans risquer de brouiller et son signal et le signal d’autres composants critiques comme le HDMI ou la mémoire vive. Il va sans dire qu’en augmentant la surface du PCB, il aurait été possible de contourner le problème. Mais cela aurait probablement eu un impact sur le design de l’ensemble et surtout le prix de l’engin.

Pi 400

Le choix de ports MicroHDMI est également motivé par un compromis. Recourir à des prises HDMI plein format aurait nécessité un châssis plus épais ou le retrait d’autres fonctionnalités. La solution a donc été de livrer avec chaque Pi 400 un câble MicroHDMI vers HDMI plein format. Les GPIO suivent un peu la même logique  avec une extension accessible sur l’arrière du clavier pour pouvoir se servir de la solution pour prototyper des produits. Si les extensions HAT ne seront pas compatibles avec ce format, il existe de nombreuses nappes permettant d’étendre les broches pour pouvoir y remédier. Aucune nappe de ce type n’est par contre livrée avec la solution.

Pi 400

Un Prototype du Raspberry Pi 400. A 1500$ pièce du fait de l’usinage de la plaque de refroidissement.

Concernant la fréquence du SoC qui passe de 1.5 Ghz sur le Raspberry Pi 4 à 1.8 GHz sur le Pi 400, la raison est toute simple. Cela a été fait parce que le dissipateur qui coiffe le SoC et qui s’étend sur toute la partie clavier, permet d’encaisser cette fréquence. Il semble d’ailleurs possible d’aller plus loin encore – Jusqu’à 2.2 GHz – mais c’est une voie que n’ont pas choisi les ingénieurs de la fondation.

Concernant l’intégration d’un système Compute Module au lieu d’une carte développée sur mesure, la réponse est une histoire d’échelle. Au delà d’un certain seuil, le bénéfice lié au système Compute Module devient un handicap. Il revient moins cher d’utiliser une solution sur mesure… Une réponse technique qui peut se comprendre face à l’anticipation de chiffres de production du Pi 400 qui va concerner plusieurs centaines de milliers de pièces. Il aurait été nécessaire d’augmenter considérablement la production de Compute Module. Evidemment, la fondation gomme tout le côté “évolutif” d’un tel dispositif. Je suppose que c’est lié à la cible visée par la solution. Est-ce que les gens qui auraient pu tirer bénéfice d’un tel dispositif et qui auraient intégré un éventuel Pi 5 dans le clavier sont nombreux ? Je n’en suis pas sûr. La plupart des utilisateurs de cette solution seront probablement assez jeunes et leur approche de l’informatique et  de l’électronique sera plus sobre. Les utilisateurs de Compute Module ont probablement déjà un clavier auquel ils sont attachés.

Pi 400

Le billet se conclut sur une comparaison du Pi 400 au Commodore 64 que Simon Martin, l’auteur du billet, ouvrait au matin de Noël 1985. Un ordinateur qui a sûrement marqué son enfance et décidé de son avenir professionnel. Comparé à cette machine d’alors, le Raspberry Pi 400 est un monstre. Il faut évidemment mettre dans la balance les années passées pour comprendre comment l’engin d’alors pouvait consommer autant pour si peu de résultats face à la nouvelle machine. Je crois que plus que ce bond de performances, il faut retenir la destination de ce nouveau produit. Former les plus jeunes au monde de l’informatique, du code, de ses usages et de l’électronique. Je persiste d’ailleurs à penser que cet engin n’est pas un remplaçant d’un ordinateur personnel. Mais c’est un excellent outil d’apprentissage et de découverte. 

Raspberry Pi 400 : La fondation explique son design © MiniMachines.net. 2020.

Le Raspberry Pi 400, un ordinateur clavier pour tous

70$, pas un de plus, c’est le tarif de ce Raspberry Pi 400. Un ordinateur-clavier basique mais suffisant pour s’initier très largement à l’informatique. L’idée n’est pas nouvelle puisque de nombreux bidouilleurs avaient proposé par le passé des solutions embarquant des cartes de la fondation dans des claviers variés. On se souvient par exemple de ce montage intégrant une Pi 3 A+ au petit clavier de la fondation elle même.

Raspberry Pi 400

Le Raspberry Pi 400, c’est avant tout une carte de la fondation, une Pi 4 classique aux performances très complètes avec un SoC Broadcom BCM2711 poussé à 1.8 GHz associé à 4 Go de mémoire vive DDR4. Suffisant pour mener à bien toutes les expérimentations électroniques mais également capable de faire tourner un système d’exploitation complet. La fréquence du SoC est inhabituelle puisque les cartes RPI 4 sont livrées avec un SoC à 1.5 GHz.

Raspberry Pi 400

Le dispositif ne présente aucune forme de ventilation active mais un large blindage en aluminium qui fait toute la surface du clavier coiffe le SoC ce qui permet probablement une excellente dissipation du dispositif. On se souvient que certains netbooks utilisaient un dispositif de ce genre pour dissiper passivement la chaleur, le clavier permettant de laisser l’air chaud remonter entre les interstices des touches. Cette légère montée en performances devrait aider le Raspberry Pi 400 à assurer de bons services sous divers systèmes d’exploitation Linux.

Raspberry Pi 400

L’ensemble des ports sont déplacés vers l’arrière de la machine et ne sont plus distribués autour de la carte. Celle-ci n’a d’ailleurs plus rien a voir avec le format traditionnel des Pi. La fondation a  totalement revu son format et distribué l’ensemble des composants de manière nouvelle.

Raspberry Pi 400

On retrouve donc au dos du clavier, l’ensemble des ports du dispositif : un Ethernet Gigabit, trois ports USB Type-A dont deux en USB 3.0, deux sorties MicroHDMI et un lecteur de cartes MicroSDXC. Les 40 broches GPIO du format Pi sont également présentes pour pouvoir connecter ses montages directement à la solution. Le tout entre dans un clavier de 28.6 cm de large pour 12.2 cm de profondeur et 2.3 cm d’épaisseur. A l’intérieur de ce clavier, la carte proposera évidemment un module Wifi5 qui propose du Bluetooth 5.0 BLE. L’alimentation se fait via un port USB Type-C au centre du dispositif.

Vous l’aurez sans doute remarqué comme moi, la solution ne propose pas de port jack audio 3.5 mm. Un choix étrange d’autant qu’il aurait probablement été possible de trouver la place d’en ajouter un sur le côté du châssis. Il faudra donc recourir au HDMI pour profiter d’une sortie audio ou ajouter un adaptateur USB vers jack via une carte son externe. Je ne sais pas si la solution audio sur HDMI est la meilleure dans un environnement éducatif, une bête prise jack aurait permis à une salle de classe d’utiliser des écouteurs. Enfin, on retrouve un port antivol au format Kensington Lock.

Raspberry Pi 400

Evidemment au vu de l’intégration de l’engin, il sera impossible de monter tous les HAT compatibles sur les 40 broches proposées, à moins de trouver une rallonge pour déporter celles-ci. On pourra néanmoins profiter des GPIO pour tout type de montage en le posant à plat juste derrière le clavier.

La solution a été pensée pour le marché éducatif et, à vrai dire, ce produit me parait bien plus intéressant pour les petites sections et primaires que des machines plus complexes. Avec un engin de ce type, proposé à 70$/75€, un enfant peut s’initier à la fois à l’informatique sous Raspberry Pi OS ainsi qu’aux bases de l’électronique. De nombreux montages accessibles peuvent être expérimentés avec ce type de clavier-ordinateur et le format ultra compact permet de le ranger rapidement pour passer à autre chose.

La fondation a pensé à proposer divers types de claviers et il sera possible de profiter aussi bien d’un Raspberry Pi 400 en AZERTY qu’en QWERTY ou en d’autres langues. Avec un vrai support logiciel, une bibliothèque très fournie de guides et d’outils pour le format, une sortie vidéo capable de lire de l’UltraHD et un brochage qui s’ouvre vers l’électronique permettant des milliers de montages différents, ce petit ordinateur est, à mon sens, un très bon investissement pour une salle de classe moderne.

Thomson TO7

Le format rappellera aux plus anciens d’autres ordinateurs-claviers comme les fameux TO7 de Thomson qui ont été poussés dans les écoles dans les années 80. Je pense que  ce type de dispositif sera bien plus pertinent dans un cadre scolaire qu’une livraison de tablettes. Je ne compte plus les histoires de tablettes déposées sans formation ni support dans des écoles “numériques” qui ne sont là que pour faire joli sur une plaquette électorale. Ces tablettes sont livrées en boite, sans gestion d’un réseau Wifi adapté, sans support ni logiciel, sans formation des enseignants et souvent sans même une solution de stockage et de recharge. Plus que satisfaire à des problématiques d’apprentissage, elles posent finalement de gros problèmes aux enseignants et à l’encadrement des écoles. Une vingtaine de tablettes, c’est compliqué à gérer, à recharger et même à stocker vu la valeur qu’elles représentent.

A 75€ pièce, Un lot de 5 Raspberrry Pi 400 par classe, avec un petit fascicule explicatif, un ou deux livres de formation au monde des Raspberry Pi et autant d’écrans et de souris que nécessaire, permettrait de monter un coin informatique dans une salle de classe primaire pour le prix d’une seule tablette de grande marque. Pour l’équivalent de quelques tablettes, il y aurait moyen de trouver un stage pour un enseignant afin qu’il se forme aux rudiments de ce type d’outil. Un Raspberry Pi 400 et une webcam suffiraient également à offrir à chaque élève un ordinateur complet capable de gérer un enseignement à distance en vidéo…

Vous trouverez le Raspberry Pi 400 en précommande chez Kubii.fr pour 74.50€.

Le Raspberry Pi 400, un ordinateur clavier pour tous © MiniMachines.net. 2020.

Test du FLIRC, un boîtier efficace pour le Raspberry Pi 4

Le Raspberry Pi 4, la dernière version de la carte, est relativement puissant pour son format… mais la carte chauffe énormément. Si vous l’utilisez dans un endroit un peu confiné, le CPU diminue ses performances pour ne pas planter. Et le boîtier officiel est mal conçu sur ce point : il fait office d’étuve. Et donc quand j’ai vu un boîtier FLIRC en promotion, j’en ai acheté un.

Ce boîtier en aluminium est bien fini, mais il a surtout l’avantage de servir de dissipateur : une colonne placée dans le boîtier se place sur le SoC (avec un pad thermique fourni) et déplace la chaleur vers la structure du boîtier. Ce système permet de garder le SoC au frais (dans une certaine mesure) et éviter les pertes de performances. Il vaut environ 20 €, contre 9 € pour l’officiel (mal conçu).

Le boîtier officiel


La colonne pour le refroidissement

Premier essai, avec un Raspberry Pi 4 8 Go (la dernière version, sans le bug de l’USB-C). Avec un programme de test qui tourne 5 minutes en stressant le CPU (celui que j’avais utilisé dans des tests de cartes pour Canard PC Hardware), il monte à 73°C, et la fréquence maximale ne bouge pas (1 500 MHz pendant le test). Avec un second test de stress, un peu plus long, le CPU monte à 80°C (sa limite) mais descend assez rapidement et se stabilise.

Avec le boîtier officiel, le CPU monte à 77°C dans les mêmes conditions, mais ne descend pas sa fréquence. Par contre, l’intérieur du boîtier est assez chaud et la température ne redescend pas. Sur une tâche plus longue, le CPU descend sa fréquence et comme la chaleur n’est pas évacuée facilement, il revient difficilement à sa fréquence nominale. J’ai atteint 84°C avec le second test, et une fréquence qui descend ponctuellement à 1 GHz, du coup.

Avec le pad thermique

Avec le boîtier FLIRC, c’est nettement mieux : 53,7°C après le même test. Le boîtier fait donc parfaitement son boulot pour refroidir la carte, et même avec des tests un peu plus agressifs (ou plus longs) que le mien, ça ne pose pas de soucis. Même avec un stress de 900 secondes, il ne dépasse pas 60°C.

Le Wi-Fi

Le boîtier est en métal, et ça joue un peu sur les performances du Wi-Fi, je vous conseille vraiment de passer en Ethernet. Sur le raspberry Pi 4, qui est Wi-Fi 5 (11ac), j’atteins 96 Mb/s dans mon bureau (à quelques mètres de la borne) sans boîtier et seulement ~39 Mb/s dans le boîtier. C’est assez significatif, même si ça n’est pas trop bloquant en pratique. Avec le boîtier officiel, en plastique, il n’y a pas d’impact visible.

Avec le FLIRC


Avec le boîtier officiel

Le côté pratique

Le boîtier est bien fini, mais il a quand même deux défauts : il bloque l’accès aux GPIO et au connecteur pour la caméra. Bon, le fabricant y a pensé : il y a de la place pour sortir des nappes pour les deux connecteurs, mais ce n’est pas très pratique pour autant. Pour finir, l’installation elle-même est simple, tout est bien fini, il suffit juste de visser les deux parties.

Il y a des emplacements pour passer des nappes

Pour terminer, je suis assez content de ce boîtier, donc : il permet d’éviter la surchauffe, même dans des endroits un peu confinés, et il est bien fini et pratique quand on n’a pas besoin de l’accès au GPIO. Attention tout de même si vous avez besoin du Wi-Fi : il bloque pas mal les ondes et donc ça peut ralentir les débits ou tout simplement empêcher la connexion si vous êtes un peu loin de la borne.

Mac OS X sur le Raspberry Pi 4

Cette semaine, Mac OS X sur un Raspberry Pi 4. Pas macOS Big Sur, évidemment, mais Mac OS X Panther, avec PearPC.

Je l’avais fait sur un Raspberry Pi de première génération, sur un Raspberry Pi 3, j’ai testé sur un 4. Comme d’habitude, même si la puissance des CPU a explosé, c’est lent tout de même.

Par rapport à 2016, j’ai eu pas mal de soucis. Premièrement, PearPC ne se compile tout simplement pas avec un GCC récent. J’ai donc dû installer spécifiquement GCC 5 pour compiler PearPC (c’est expliqué là).

sudo apt-get install gcc-5 g++-5
sudo update-alternatives --install /usr/bin/g++ g++ /usr/bin/g++-5 1
sudo update-alternatives --install /usr/bin/gcc gcc /usr/bin/gcc-5 1

Ensuite, l’outil que j’utilisais pour générer le fichier de configuration n’existe plus et je n’avais pas gardé celui d’origine. J’ai essayé avec un outil Windows, mais ça ne marchait tout simplement pas avec mon installation, donc j’ai mis les mains dans le cambouis.

Enfin, mon installation de Raspbian n’était pas installée avec le serveur X et j’ai donc dû ajouter manuellement les outils. Et même comme ça, j’ai un souci : tant que je ne passe pas en plein écran, le raccourci pour activer la souris ne fonctionne pas.

512 Mo sur un Raspberry Pi 4

Inutilisable… mais moins

PearPC n’est pas un bon logiciel pour émuler Mac OS X. C’était vaguement utilisable sur un x86 en 2005, nous sommes en 2020 et l’émulation sur du RAM est horrible (il n’y a pas de compilateur JIT pour accélérer les choses). Il fallait 1h20 pour démarrer sur le premier Pi et 2 minutes 15 pour afficher le menu « A propos de ce Mac ». Sur un Pi Zero, un peu plus rapide et avec plus de RAM, il faut 45 minutes et 45 secondes (avec quelques optimisations ARM aussi). Le Raspberry Pi 3 et son CPU plus récent boote en 20 minutes 40 et affiche le menu en 20 secondes. Et le Raspberry Pi 4 prend « seulement » 8 minutes et 7 secondes pour démarrer, avec seulement 8 secondes pour le menu. C’est évidemment nettement mieux, mais ce n’est pas bien pour autant : n’importe quel vrai PowerPC fait nettement mieux que ça.

Je ne mets que la vidéo du Raspberry Pi 4, mais celle du Pi Zero est là et celle du Pi 3 est aussi sur YouTube.

Comme d’habitude, c’est juste de la démonstration technologique idiote, sans aucun intérêt en pratique.

24h Sunrise/Sunset – The beauty of unsecured CCTV cameras

24h Sunrise/Sunset – The beauty of unsecured CCTV cameras
Created by Dries Depoorter, '24h Sunrise/Sunset' is an installation that displays a realtime sunset and sunrise somewhere happening in the world with the use of CCTV.

Installer HomeBridge pour une caméra HomeKit qui voit l’infrarouge

J’utilise HomeBridge depuis un moment, mais je trouve cet outil trop geek, trop compliqué à installer, à maintenir. Donc quand j’ai vu qu’il existait une version simple, j’ai tenté un petit projet, juste pour voir.

Pour bien me faire comprendre : HomeBridge est un bon projet, mais la mise en place est souvent assez aléatoire. Entre les mises à jour de HomeBridge, des plugins et des outils nécessaires (NodeJS), plus l’utilisation du JSON, ça reste loin d’être grand public. Mon principal souci, c’est que chaque mise à jour, chaque ajout, cassait un peu tout. Telle version voulait une MAJ, qui était impossible parce que NodeJS n’était pas à jour, il fallait passer par des dépôts différents de ceux de base, etc. Et donc cette image de Raspbian avec HomeBridge intégré est une bénédiction. Il suffit de mettre l’image sur une carte SD, attendre un peu et ça doit fonctionner. Bon, en réalité, j’ai quand même eu un petit souci : avec mon Raspberry Pi Zero et son adaptateur Ethernet, je me retrouvais régulièrement sans réseau. Mais une fois connecté en Wi-Fi, c’est bon.

Un petit projet

Je suis parti sur un truc basique qui pourrait me servir : intégrer une caméra NoIR dans un boîtier de Raspberry Pi Zero, pour filmer les trucs qui émettent de l’infrarouge. Les capteurs standards voient l’infrarouge, et dans la majorité des appareils, on met un filtre – plus ou moins efficace – pour limiter ça. C’est pour ça que les anciens iPhone peuvent servir à vérifier si une télécommande fonctionne, mais pas les modèles récents : les filtres sont plus efficaces.

La webcam d’un vieil écran Apple filtre mais on voit encore le violet de l’infrarouge


Celle du Mac ne voit rien

Et donc il existe des caméras NoIR pour les Raspberry Pi, qui ne possèdent pas de filtres. Elles peuvent donc voir l’infrarouge facilement. J’avais un modèle v1 depuis un moment, et je l’ai installé sur un Zero W. Petit aparté là aussi, parce que j’ai un problème idiot. Le boîtier officiel pour le Pi Zero (qui vaut ~5 €) arrive avec trois capot : un standard, fermé, un avec un trou pour les GPIO et un avec un trou pour une caméra et un petit câble CSI. Mais ça ne rentrait pas avec mon module, et j’ai dû limer l’intérieur. La raison ? Le module v1 est plus épais que le v2 et le trou du boîtier est adapté au v2. Ce n’est pas vraiment indiqué, et c’est un peu énervant.

Le boîtier


On voit bien les ajustements nécessaires


La partie carrée des modules v1 (à droite) est plus épaisse

Pour la partie logicielle, j’espérais utiliser le plugin Homebridge Camera FFmpeg. Mais avec la caméra du Raspberry Pi, ça nécessite des réglages manuels et – surtout – il y a une latence élevée (plusieurs secondes). Je suis donc passé sur homebridge-camera-rpi, qui a reconnu la caméra directement, avec un flux en temps réel… mais une image affreuse. La solution ? Augmenter le bitrate par défaut, qui est à 300 kb/s (c’est bien trop faible) en modifiant des fichiers de configuration. Et en cherchant évidemment ou ils sont, vu que ça dépend de l’installation. Vous comprenez pourquoi je n’aime pas HomeBridge ?

Le résultat

J’ai testé avec quelques trucs présents chez moi. Je n’ai pas d’iPhone ou d’iPad avec FaceID (dommage) et mon Kinect ne semble pas émettre sans un logiciel (ou une Xbox), donc j’essayerais peut-être un jour ou j’ai du temps. La qualité n’est pas extraordinaire : je filmais l’écran, et le module v1 est en 5 mégapixels sans autofocus.

Le projecteur de ma caméra IP (dans le noir).

Une souris infrarouge.


Une télécommande infrarouge (celle utilisée juste avant avec les webcams).


Un AirPod. Les écouteurs d’Apple ont des émetteurs sur les côtés qui servent à détecter s’ils sont dans les oreilles.


Les barrières virtuelles d’un Roomba.


Une manette sans fil de Pippin, qui illumine littéralement la pièce.


Bon, vous avez compris, l’infrarouge est très visible avec ce genre de caméras. Dans les autres appareils qui émettent pas mal, il y a aussi les casques VR, qui utilisent parfois l’infrarouge pour le positionnement, et les appareils qui transmettent en IrDA. Du coup, mon petit projet fonctionne, l’ensemble peut fonctionner sur batterie, et c’est efficace pour vérifier rapidement si un appareil émet de l’infrarouge. Mais je reste sur mon souci de départ : HomeBridge, c’est bien mais c’est quand même encore très brut de fonderie.

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