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DeskPi Pro : un châssis pour ajouter un stockage 2.5″ à son Raspberry Pi

Le DeskPi Pro est le dernier des nombreux boitiers sortis récemment pour accueillir les Raspberry Pi 4 et uniquement ces dernières. On a vu toute une ribambelle de solutions débarquer ces derniers temps avec l’Argon One, Les Akasa Gem et Akasa Pi-4 Pro mais également le SilverStone PI02. Cette émergence de nouveautés est liée à l’évolution des cartes Raspberry Pi 4. De plus en plus capables et performantes, elles ont également apporté des fonctionnalités nouvelles comme le démarrage du système sur des stockages externes.

Le DeskPi Pro propose donc un espace pour intégrer un Raspberry Pi 4 mais également un emplacement pour un stockage 2.5″ ce qui sera évidemment bien plus pertinent pour certains usages que le recours à une carte MicroSDXC. Ces dernières étant souvent plus lentes et surtout de plus faibles capacité. Evidemment il existe des cartes MicroSDXC de haute capacité, on trouve des solution de 512 Go et 1 To mais elles sont alors souvent plus chères et surtout beaucoup moins endurantes qu’un SSD. Si vous regardez les tarifs des cartes MicroSDXC affichant à la fois vitesse, endurance et capacité, vous comprendrez vite l’intérêt du recours à un SSD 2.5″ classique.

DeskPi Pro

Le DeskPi Pro propose donc une protection de l’ensemble des composants et un moyen d’ajouter facilement un stockage à son système Pi4. Une carte fille qui se connecte aux ports HDMI et USB de la carte et qui permet de les déployer autrement.

DeskPi Pro

On retrouve donc les deux ports MicroHDMI remplacés par des ports HDMI pleine taille. Des connecteurs plus standards pour connecter des écrans classiques. Au passage ces ports sont déplacés sur l’arrière du châssis de manière a retrouver une configuration classique. La disposition générale gagne en connectique avec deux ports USB 3.0 en façade et un en plus au dos de l’appareil. Le lecteur de cartes mémoire MicroSDXC, qui ne sert donc plus forcément pour stocker le système, est déplacé vers la partie avant du boitier de manière a pouvoir l’utiliser comme stockage amovible.

DeskPi Pro

Enfin, un adaptateur USB 3.0 vers SATA permet de connecter votre stockage 2.5″. Vous pouvez choisir un disque mécanique ou un SSD. Il est évident que la seconde option sera bien plus pertinente et réactive pour la majorité des utilisateurs mais l’usage d’un stockage mécanique peut également avoir du sens si vous comptez utiliser la carte pour stocker de grandes quantités de données. 

DeskPi Pro

Le DeskPi Pro est refroidi activement par un ventilateur, on connait la propension du Raspberry Pi 4 a dégager beaucoup de chaleur. Un petit dispositif est donc intégré à l’ensemble pour l’évacuer plus facilement.

DeskPi Pro

Cela n’interviendra qu’en cas de besoin et la plupart du temps la solution restera passive puisque c’est une solution ICE Tower qui est positionnée sur le SoC de la carte pour la dissiper silencieusement. Le bouton de façade permettra d’éteindre votre système de manière simple et efficace mais également de faire un reset de votre machine après avoir installé un pilote. Enfin, l’alimentation est assurée par un dispositif à la norme Quick Charge 3.0 fourni.

DeskPi Pro

L’ensemble est proposé en précommande à 54.99$ pour le moment, un prix qui ne compte pas les frais de port : on ajoutera 10$ supplémentaires pour le faire venir  en France. Un tarif d’ensemble de 56€ environ. L’engin passera à terme à 59.99$ pièce ce qui reste raisonnable au vu du materiel fourni. Reste un détail qui me chiffonne, le boitier en aluminium enferme totalement la carte et ses brochages ne sont donc plus accessibles. Bien entendu on pourra jouer de la miniperceuse pour usiner le châssis afin de glisser une nappe sur les broches mais ce ne sera pas aussi pratique qu’une solution comme le boitier Argon One qui a trouvé une parade à ce problème.

Ce qui me chagrine le plus dans cette idée c’est le côté décalé de la chose. On se retrouve au final avec un MiniPC classique qui coute 56€ auquel on ajoutera une carte Raspberry Pi 4 qui coutera entre 40 et 80€ suivant la mémoire embarquée mais qui ne fera plus ce pourquoi ces cartes de développement ont été inventées. Si vous considérez le tarif de cette solution en 8 Go et que vous additionnez les 80 et les 56€ vous arrivez à 136€ pour un engin qui se positionne alors face à la concurrence des MiniPC. Si on gomme les interfaces particulières du dispositif, l’intérêt des Raspberry Pi 4 devient vite relatif.

DeskPi Pro : un châssis pour ajouter un stockage 2.5″ à son Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2020.

Test du FLIRC, un boîtier efficace pour le Raspberry Pi 4

Le Raspberry Pi 4, la dernière version de la carte, est relativement puissant pour son format… mais la carte chauffe énormément. Si vous l’utilisez dans un endroit un peu confiné, le CPU diminue ses performances pour ne pas planter. Et le boîtier officiel est mal conçu sur ce point : il fait office d’étuve. Et donc quand j’ai vu un boîtier FLIRC en promotion, j’en ai acheté un.

Ce boîtier en aluminium est bien fini, mais il a surtout l’avantage de servir de dissipateur : une colonne placée dans le boîtier se place sur le SoC (avec un pad thermique fourni) et déplace la chaleur vers la structure du boîtier. Ce système permet de garder le SoC au frais (dans une certaine mesure) et éviter les pertes de performances. Il vaut environ 20 €, contre 9 € pour l’officiel (mal conçu).

Le boîtier officiel


La colonne pour le refroidissement

Premier essai, avec un Raspberry Pi 4 8 Go (la dernière version, sans le bug de l’USB-C). Avec un programme de test qui tourne 5 minutes en stressant le CPU (celui que j’avais utilisé dans des tests de cartes pour Canard PC Hardware), il monte à 73°C, et la fréquence maximale ne bouge pas (1 500 MHz pendant le test). Avec un second test de stress, un peu plus long, le CPU monte à 80°C (sa limite) mais descend assez rapidement et se stabilise.

Avec le boîtier officiel, le CPU monte à 77°C dans les mêmes conditions, mais ne descend pas sa fréquence. Par contre, l’intérieur du boîtier est assez chaud et la température ne redescend pas. Sur une tâche plus longue, le CPU descend sa fréquence et comme la chaleur n’est pas évacuée facilement, il revient difficilement à sa fréquence nominale. J’ai atteint 84°C avec le second test, et une fréquence qui descend ponctuellement à 1 GHz, du coup.

Avec le pad thermique

Avec le boîtier FLIRC, c’est nettement mieux : 53,7°C après le même test. Le boîtier fait donc parfaitement son boulot pour refroidir la carte, et même avec des tests un peu plus agressifs (ou plus longs) que le mien, ça ne pose pas de soucis. Même avec un stress de 900 secondes, il ne dépasse pas 60°C.

Le Wi-Fi

Le boîtier est en métal, et ça joue un peu sur les performances du Wi-Fi, je vous conseille vraiment de passer en Ethernet. Sur le raspberry Pi 4, qui est Wi-Fi 5 (11ac), j’atteins 96 Mb/s dans mon bureau (à quelques mètres de la borne) sans boîtier et seulement ~39 Mb/s dans le boîtier. C’est assez significatif, même si ça n’est pas trop bloquant en pratique. Avec le boîtier officiel, en plastique, il n’y a pas d’impact visible.

Avec le FLIRC


Avec le boîtier officiel

Le côté pratique

Le boîtier est bien fini, mais il a quand même deux défauts : il bloque l’accès aux GPIO et au connecteur pour la caméra. Bon, le fabricant y a pensé : il y a de la place pour sortir des nappes pour les deux connecteurs, mais ce n’est pas très pratique pour autant. Pour finir, l’installation elle-même est simple, tout est bien fini, il suffit juste de visser les deux parties.

Il y a des emplacements pour passer des nappes

Pour terminer, je suis assez content de ce boîtier, donc : il permet d’éviter la surchauffe, même dans des endroits un peu confinés, et il est bien fini et pratique quand on n’a pas besoin de l’accès au GPIO. Attention tout de même si vous avez besoin du Wi-Fi : il bloque pas mal les ondes et donc ça peut ralentir les débits ou tout simplement empêcher la connexion si vous êtes un peu loin de la borne.

Mac OS X sur le Raspberry Pi 4

Cette semaine, Mac OS X sur un Raspberry Pi 4. Pas macOS Big Sur, évidemment, mais Mac OS X Panther, avec PearPC.

Je l’avais fait sur un Raspberry Pi de première génération, sur un Raspberry Pi 3, j’ai testé sur un 4. Comme d’habitude, même si la puissance des CPU a explosé, c’est lent tout de même.

Par rapport à 2016, j’ai eu pas mal de soucis. Premièrement, PearPC ne se compile tout simplement pas avec un GCC récent. J’ai donc dû installer spécifiquement GCC 5 pour compiler PearPC (c’est expliqué là).

sudo apt-get install gcc-5 g++-5
sudo update-alternatives --install /usr/bin/g++ g++ /usr/bin/g++-5 1
sudo update-alternatives --install /usr/bin/gcc gcc /usr/bin/gcc-5 1

Ensuite, l’outil que j’utilisais pour générer le fichier de configuration n’existe plus et je n’avais pas gardé celui d’origine. J’ai essayé avec un outil Windows, mais ça ne marchait tout simplement pas avec mon installation, donc j’ai mis les mains dans le cambouis.

Enfin, mon installation de Raspbian n’était pas installée avec le serveur X et j’ai donc dû ajouter manuellement les outils. Et même comme ça, j’ai un souci : tant que je ne passe pas en plein écran, le raccourci pour activer la souris ne fonctionne pas.

512 Mo sur un Raspberry Pi 4

Inutilisable… mais moins

PearPC n’est pas un bon logiciel pour émuler Mac OS X. C’était vaguement utilisable sur un x86 en 2005, nous sommes en 2020 et l’émulation sur du RAM est horrible (il n’y a pas de compilateur JIT pour accélérer les choses). Il fallait 1h20 pour démarrer sur le premier Pi et 2 minutes 15 pour afficher le menu « A propos de ce Mac ». Sur un Pi Zero, un peu plus rapide et avec plus de RAM, il faut 45 minutes et 45 secondes (avec quelques optimisations ARM aussi). Le Raspberry Pi 3 et son CPU plus récent boote en 20 minutes 40 et affiche le menu en 20 secondes. Et le Raspberry Pi 4 prend « seulement » 8 minutes et 7 secondes pour démarrer, avec seulement 8 secondes pour le menu. C’est évidemment nettement mieux, mais ce n’est pas bien pour autant : n’importe quel vrai PowerPC fait nettement mieux que ça.

Je ne mets que la vidéo du Raspberry Pi 4, mais celle du Pi Zero est là et celle du Pi 3 est aussi sur YouTube.

Comme d’habitude, c’est juste de la démonstration technologique idiote, sans aucun intérêt en pratique.

Raspberry Pi Quick Kit : une Pi4 de secours ?

Le projet n’a rien de sorcier mais il est bien réalisé. Le Raspberry Pi Quick Kit est d’ailleurs mis en vente sur le site Back7. On retrouve une solution construite autour d’un Raspberry Pi 4 en version 4Go de mémoire vive avec un stockage MicroSD de 32Go. La connectique est accessible sur le panneau avant, sous l’écran intégré, avec 2 ports USB3, un port USB 2.0 et un Ethernet Gigabit. L’ensemble est alimenté grâce à un port USB Type-C.

Pelican 1150

Le Raspberry Pi Quick Kit est intégré dans un châssis de la marque Pelican, modèle 1150, ajusté avec un écran tactile 7″ monté sur un élément imprimé en 3D. L’ensemble des composants est attaché à ce support. Les différents câbles des connecteurs et la carte Raspberry Pi elle même sont montés autour de cet élément central. Lui même est composé de plusieurs parties assemblées avec des vis M5 et M3 classiques.

Raspberry Pi Quick Kit

L’intérêt de ce dispositif est dans sa robustesse, les valises Pelican sont conçues pour résister aux chocs et, suivant les modèles, peuvent également être très résistantes à l’eau et à la poussière. Le site propose à tout un chacun de construire son propre Raspberry Pi Quick Kit avec les éléments à imprimer et une liste de composants nécessaires.

Raspberry Pi Quick Kit

Autre intérêt, la facilité et la rapidité d’exécution du projet puisque une fois l’impression 3D terminée, il ne faut que 30 minutes pour assembler le tout.

Raspberry Pi Quick Kit

Cela ressemble à un super projet de début d’année pour entamer un travail autour du monde de la Raspberry Pi. Une entrée en matière au propre comme au figuré, qui ne coûte pas cher et qui montre comment la carte fonctionne et quels sont ses atouts. La solution permet ensuite d’imaginer des sorties équipées d’une solution antichoc pour des observations de la nature avec un microscope USB, des activité d’astronomie ou de la programmation plus classique en lui ajoutant un clavier et une souris USB.

Raspberry Pi Quick Kit

Je me demande même si cette solution, avec un boitier rouge et une croix blanche posée dessus, pré-installée avec une distribution Linux spéciale réseau et antivirus, ne pourrait pas devenir une trousse de pharmacie à suspendre dans toutes les salles informatiques…

Le seul vrai souci de ce projet ? Le prix et la disponibilité des mallettes Pelican en France par rapport aux prix US… Mais rien n’empêche de trouver une autre mallette et de créer un fichier à imprimer adapté en se basant sur celui d’origine. 

Raspberry Pi Quick Kit : une Pi4 de secours ? © MiniMachines.net. 2020.

24h Sunrise/Sunset – The beauty of unsecured CCTV cameras

24h Sunrise/Sunset – The beauty of unsecured CCTV cameras

Created by Dries Depoorter, '24h Sunrise/Sunset' is an installation that displays a realtime sunset and sunrise somewhere happening in the world with the use of CCTV.

The post 24h Sunrise/Sunset – The beauty of unsecured CCTV cameras first appeared on CreativeApplications.Net.

Les prochaines cartes Raspberry Pi4 compatibles NVMe ?

C’est une piste qui pourrait se révéler très positive pour les Raspberry Pi4 4. D’autres constructeurs de cartes de développement se sont déjà penchés sur le sujet et proposent des alternatives au simple recours à une carte MicroSD comme stockage sur  ce type de solution.

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Raspberry Pi Compute Module 3+

La carte MicroSDXC est une bonne solution pour ce type de produit dans le sens où le système évacue le problème du stockage du prix de l’équation pour la fondation. Pas besoins de figer quelques maigres gigaoctets de mémoire eMMC. L’acheteur détermine son besoin et achète la carte MicroSD en fonction. Seul souci, les maigres débits de ces cartes et leur faible endurance. Même en choisissant une excellente carte de ce type, on reste souvent dans des formules assez maigres. Le recours au boot sur USB 3.0 a bien changé les choses et de plus en plus d’utilisateurs de Raspberry Pi se tournent vers ce type de solution pour piloter des cartes vers des projets Linux complexes et avancés. Les cartes MicroSD étant encore et toujours utilisées pour les montages les plus simples.

Une nouvelle solution pourrait arriver avec les Raspberry Pi4, le NVMe. Ce format de stockage électronique pour SSD plus rapide permettrait de piocher dans l’énorme catalogue de solutions disponibles aujourd’hui et autoriserait donc, à la fois, des stockages rapides, endurants et accessible à tout type de prix. 

Eben Upton a indiqué que la fondation espérait pouvoir implémenter le NVMe comme solution de stockage dans le futur Compute Module 4 d’ici l’année prochaine : “Pour le Raspberry Pi Compute Module, CM4, nous prendrons en charge en partie le NVMe, puisqu’il propose un canal PCI Express” a t-il déclaré “Nous avons une seule ligne Gen 2 qui est utilisée pour l’USB 3.0 sur le Raspberry Pi. Sur le Module, cela serait disponible sur un connecteur et nous aimerions prendre en charge le NVMe grâce à cela.”

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Le Raspberry Pi Compute Module 3+ sur sa carte

Le Compute Module 4 est un bon galop d’essai pour cette technologie, la solution se glisse dans un dock au format SoDIMM de manière à ce que différents industriels puissent adapter la solution qui la recevra dans différents formats. Le Compute Module étant livré sans aucun connecteur en direct, certains pourraient préférer utiliser le NVMe pour du stockage plutôt que de l’USB 3.0. 

Eben Upton tempère toutefois cette annonce et prévient que le passage au NVMe ne serait pas sans conséquences. Il rappelle qu’au vu du format d’une carte Raspberry Pi il est impossible d’intégrer un NVMe simplement faute de la place suffisante pour la carte. Bien entendu, il serait possible de proposer un Raspberry Pi4 plus grand mais ce serait rompre avec les précédentes générations de la série, ce qui aurait sans doute des répercussions énormes en terme d’écosystème.

Le passage au NVMe aurait également un coût car la connectique n’est pas gratuite, transformer ainsi un traditionnel Pi model B serait significativement plus coûteux pour la fondation et donc pour les acheteurs finaux. Upton indique qu’un futur Model A de la carte pourrait avoir un support du NVMe et donne quelques pistes. 

“A quoi ressemblerait un 4A ? Nous avons une décision à prendre sur ce que nous devons faire de l’USB 2.0. L’USB 2 sur le Pi 4 est relié a la prise d’alimentation, l’OTG est relié à la prise d’alimentation, ce qui nous amène à nous demander si nous devons pas les désolidariser, probablement, ce que nous avons fait sur les autres modèles A.” a déclaré Upton. “Nous avons également une question à propos de ce que nous avons fait avec le PCI Express . . . et c’est probablement l’option la plus évidente pour obtenir quelque chose du PCI Express pour tout  ce qui n’est pas un Compute Module.”

Upton explique que ce serait probablement très difficile de garder un Raspberry Pi4 Model A proche du prix de l’actuel Raspberry Pi 3A+ vendu officiellement à 25$. Si le prix grimpait à 30$ ou plus, il pense que la plupart des gens seraient plutôt enclins à payer les quelques dollars supplémentaire pour basculer sur une Pi 4B à 35$. Ce qui aurait comme probable conséquence de faire quasiment disparaitre la production du Model A.

Pi Cast

La fondation a du temps pour régler ces questions mais on sent bien  que les demandes du public pour des cartes performantes sont de plus en plus insistantes. L’arrivée de modèles étagés de 1 à 8 Go de mémoire vive a été relativement simple à régler. Mais le support de fonctions avancées comme le NVMe est insoluble en l’état. La fondation a plusieurs solutions pour résoudre le problème. La plus simple étant de proposer de nouvelles variations de sa carte… Une idée simple qui aurait toutefois de grandes conséquences techniques et financières. Assumer plusieurs designs n’est pas aussi simple que de faire des variations de composants sur un même schéma de base. Cela coûterait cher à fabriquer et à distribuer tout en entraînant un schisme entre les Raspberry Pi4 pour électroniciens d’un côté, ceux investissant dans ce type de cartes pour contrôler des projets variés. Et des cartes pour informaticiens cherchant avant tout une carte de développement pour piloter des systèmes et des logiciels. Jusque là, la fondation a réussi le tour de force de lier les deux mondes de manière efficace, ce qui a fait la grande force du format. 

Sources : PiCast et Tomshardware

Les prochaines cartes Raspberry Pi4 compatibles NVMe ? © MiniMachines.net. 2020.

MicroscoPIque : une lentille de microscope pour Raspberry Pi HQ Camera

Vendue 24.98€, la lentille MicroscoPIque s’ajuste à un capteur Raspberry Pi HQ Camera pour le transformer en microscope électronique. L’idée est toute bête mais propose une exploitation radicalement différente du capteur 12.3 mégapixels.

MicroscoPIque

Connectée à une carte Raspberry Pi, l’utilisateur se retrouvera armé d’une solution capable de faire le point sur des détails et d’en faire des captures numériques sous forme d’images ou de films. Parfait pour tous les entomologistes en herbe mais également intéressant pour bien d’autres usages. De la station de soudure électronique précise sur un grand écran à la recherche de détails sur des éléments très petits, cette lentille MicroscoPIque changera totalement votre vision.

MicroscoPIqueMicroscoPIque

Constituée d’un tube de plastique noir de 3.9 cm de diamètre pour 10.7 cm de long, la solution peut se transporter facilement dans une pochette. Elle est livrée avec deux bouchons pour protéger ses optiques.

MicroscoPIque

Pimoroni propose également un pied pour positionner la lentille de manière stable afin de ne pas avoir a la maintenir. Une option assez chère puisque le prix global monte alors à 55.28€ mais un élément indispensable pour pouvoir avoir une image nette et sans tremblote de votre sujet. Je suppose que le net devrait rapidement regorger de modèles à imprimer en 3D pour recréer soit-même un support ou recycler celui d’un petit trépied de table avec un adaptateur.

tomshardware.com

Image tomshardware.com

Il faudra apporter de la lumière supplémentaire pour éclairer le sujet a observer, là encore un petit montage avec des LEDs peut être une solution satisfaisante. Bref cette lentille MicroscoPIque est déjà un bon support pour quelques bricolages maison.

Le site Tomshardware.com a fait des photos et vidéos avec l’objet, le résultat est très satisfaisant. L’idée est sympathique et le prix pas trop élevé en version nue. Malheureusement, comme souvent, le site Pimoroni est en rupture sur le produit.

MicroscoPIque : une lentille de microscope pour Raspberry Pi HQ Camera © MiniMachines.net. 2020.

Pi Case 40, un boitier signé Cooler Master pour Rasberry Pi 4

C’est au tour d’un nouveau fabricant reconnu de proposer une solution pour la Raspberry Pi 4. Le Cooler Master Pi Case 40 est un nouveau boitier a destination de ces cartes qui va assurer le travail de protection et de refroidissement nécessaire à leur emploi dans toutes les conditions.

Cooler Master Pi 40

Cooler Master est un des acteur majeur du monde des boîtiers PC. Un géant présent de puis bien longtemps sur le secteur qui propose des produits pour les particuliers comme pour les pro et a construit de nombreuses relations avec des industriels du secteur. Le fait qu’il se penche sur le berceau des cartes de développement Raspberry Pi est encore une fois la preuve de leur maturité sur le marché.

Après le Silverstone P102, l’Akasa Gem Pro et l’Argon One, sans compter les dizaines de boîtiers et solutions noname du marché, le Cooler Master Pi Case 4 enfonce le clou d’un produit qui a réussi a lui tout seul a populariser un format.

Le fonctionnement du Pi Case 4 est très classique : le châssis en aluminium jouant le rôle de dissipateur. En contact avec le SoC du Pi4, il évacuera naturellement et passivement la chaleur émise par l’ensemble. Le boitier proposera toues les ouvertures nécessaires à la connectique spécifique de cette carte mais aménagera également des espaces dédiés à l’usage de ses particularités internes : le brochage GPIO sera ainsi accessible grâce à une trappe située sur le flanc du boitier. Des nappes pourront également circuler vers l’intérieur via de petites fentes. Si l’usage de la majorité des HAT ne sera pas possible à moins de les déporter via une nappe, on pourra toujours positionner un montage à côté de l’engin. La carte MicroSD restera également accessible. Cooler Master assure que le design de l’ensemble sera ouvert et qu’il sera donc possible de le modifier facilement.

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La disposition du boitier Pi Case 4 est originale avec une carte qui se fixe sur une plaque de support avant de coiffer l’ensemble avec le reste du châssis par dessus. La marque a également pensé a proposer une solution VESA pour fixer son boitier au dos d’un écran facilement. Enfin, un bouton est disponible sur le châssis pour démarrer l’engin et l’éteindre facilement. L’ensemble mesure 9.6 cm de large pour 6.8 cm de profondeur et 2.8 cm d’épaisseur.

Reste que la marque a décidé que son Cooler Master Pi Case 40 “profiterait” d’abord d’un financement participatif. Une manière de financer sa machine sans douleur et d’assurer une campagne de publicité pas chère. Une solution dont la marque aurait clairement pu se passer mais qui lui permet de tâter le terrain sans trop se mouiller. Si la campagne de financement fonctionne on retrouvera sans doute ce châssis au catalogue de tous les revendeurs partenaires de la marque.

Cooler Master Pi Case 40
Je ne suis toujours pas favorable au dévoiement du concept de financement participatif en campagne de pub déguisée, surtout quand c’est fait avec des outils aussi grossiers. Si vous souhaitez bénéficier de 25% de réduction et être prévenus du début de la campagne Kickstarter par exemple, vous pouvez laisser votre email sur la page dédiée de la marque. Mais alors vous devrez accepter que votre email et votre nom soient partagés avec des compagnies tierces et ajouterez encore une source à vos spams potentiels.

Je pense que Cooler Master n’a pas besoin de tout ça. Ni d’un financement participatif, ni d’une campagne de publicité gratuite. Encore moins de revendre vos données à des tiers pour se faire de l’argent de poche. Il y a certes un risque dans la conception et la fabrication d’un tel boitier mais ce risque fait partie du métier d’une entreprise et doit être anticipé et mesuré en amont. Si il est trop grand, autant ne pas sortir le produit. Si il est acceptable, tout effort supplémentaire de commercialisation portera alors ses fruits. Si il est faible, comme ici je suppose, alors autant mettre le paquet.

Pi Case 40, un boitier signé Cooler Master pour Rasberry Pi 4 © MiniMachines.net. 2020.

Merlin Pi Camera : une intégration originale et réussie

Le Merlin Pi Camera, c’est une carte Raspberry Pi 3 qui profite des nouveaux capteurs photos Raspberry Pi HQ 12.3 mégapixels pour se transformer en appareil photo. Avec un écran HyperPixel tactile de 4″, il est désormais possible de concevoir un appareil maison qui tient la route… Encore faut t-il lui trouver un boitier.

Merlin

Source : thevintagetoyadvertiser

C’est là que le Merlin entre en scène. Le jouet électronique est facilement reconnaissable avec sa forme de téléphone spatial de la fin des années 70 et son plastique rouge. C’est un jouet qui a été très populaire et acheté en masse en France comme partout dans le monde. Il proposait divers jeux de code, de logique, des jeux musicaux et autres au sein de sa carcasse épaisse.

On en trouve donc relativement facilement mais… rarement en bon état. Je ne sais pas si c’est le stockage ou le matériel lui même mais les divers modèles que j’ai pu croiser étaient souvent hors-service… et vendus assez cher. Entre les piles qui restent 20 ans dans l’appareil et le fameux “on la retrouvé à la cave dans un carton”, les Merlins ont surement plus souffert des outrages du temps  que des mains potelées de leurs propriétaires.

Car les châssis de ces machines sont increvables, à moins d’être très maladroit, il semble difficile de casser ces objets. C’est probablement ce qui a décidé un certain “MisterM1” de détourner un châssis pour en faire le coffret de son projet d’appareil photo numérique sous Raspberry Pi.

Merlin Palitoy ?

Un Merlin signé Palitoy, en France il était distribué par Miro

Une fois ouvert, on se rend compte assez vite de la qualité du châssis. Un plastique épais et un châssis assez simple à ouvrir pour intégrer une carte qui semble plutôt proche en format de la carte originale de ce jeu.

Merlin Pi camera

Merlin Pi camera  Merlin Pi camera

Le reste est classique. Le plastique du châssis supérieur est découpé pour intégrer l’écran tactile, la partie arrière est également découpée pour accueillir le capteur photo au dos du Pi 3. Des boutons prennent place dans les  “oreilles” de l’appareil et un connecteur MicroUSB est ajouté pour alimenter l’engin.

Merlin Pi camera

Le sandwich ainsi formé par le Merlin Pi camera réuni tous les éléments pour se transformer en appareil photo. Aucune batterie n’est à bord et cela s’explique assez facilement. Outre le manque de place, l’alimentation de l’écran et de la carte Raspberry Pi demandent des ressources importantes. Il faudrait donc une batterie assez costaud pour rendre l’engin indépendant.

Mais c’est surtout parce que le module camera HQ employé n’a rien d’une solution autofocus et que prendre une photo à la volée n’est pas si simple. Le mieux est donc de positionner l’appareil sur un support, de faire sa mise au point puis de prendre sa photo. Dans cette optique, l’utilisation d’une batterie externe est aussi pratique et il est même possible d’employer un adaptateur secteur et un long câble USB.

Le Merlin Pi camera peut tenir toute une journée de prise de vues avec une batterie 10000 mAh et un interrupteur permet d’éteindre l’appareil tout en le laissant connecté. 

Ce montage original peut évidemment prendre place dans n’importe quel type de boitier, du détournement d’un vieil appareil à une solution bricolée maison ou imprimée en 3D. C’est typiquement le genre de montage qui peut avoir du sens pour réaliser des Timelapse, des photos souvenir d’un événement avec une commande à distance ou immortaliser des manifestations en envoyant en ligne des photos sur une page dédiée ou un réseau social.

L’auteur de ce hack a également proposé Cassette Pi, un autre projet dont je vous ai parlé par le passé.

Vous trouverez toutes les informations sur le Merlin Pi Camera sur la page Instructables de ce projet.

Merlin Pi Camera : une intégration originale et réussie © MiniMachines.net. 2020.

Installer HomeBridge pour une caméra HomeKit qui voit l’infrarouge

J’utilise HomeBridge depuis un moment, mais je trouve cet outil trop geek, trop compliqué à installer, à maintenir. Donc quand j’ai vu qu’il existait une version simple, j’ai tenté un petit projet, juste pour voir.

Pour bien me faire comprendre : HomeBridge est un bon projet, mais la mise en place est souvent assez aléatoire. Entre les mises à jour de HomeBridge, des plugins et des outils nécessaires (NodeJS), plus l’utilisation du JSON, ça reste loin d’être grand public. Mon principal souci, c’est que chaque mise à jour, chaque ajout, cassait un peu tout. Telle version voulait une MAJ, qui était impossible parce que NodeJS n’était pas à jour, il fallait passer par des dépôts différents de ceux de base, etc. Et donc cette image de Raspbian avec HomeBridge intégré est une bénédiction. Il suffit de mettre l’image sur une carte SD, attendre un peu et ça doit fonctionner. Bon, en réalité, j’ai quand même eu un petit souci : avec mon Raspberry Pi Zero et son adaptateur Ethernet, je me retrouvais régulièrement sans réseau. Mais une fois connecté en Wi-Fi, c’est bon.

Un petit projet

Je suis parti sur un truc basique qui pourrait me servir : intégrer une caméra NoIR dans un boîtier de Raspberry Pi Zero, pour filmer les trucs qui émettent de l’infrarouge. Les capteurs standards voient l’infrarouge, et dans la majorité des appareils, on met un filtre – plus ou moins efficace – pour limiter ça. C’est pour ça que les anciens iPhone peuvent servir à vérifier si une télécommande fonctionne, mais pas les modèles récents : les filtres sont plus efficaces.

La webcam d’un vieil écran Apple filtre mais on voit encore le violet de l’infrarouge


Celle du Mac ne voit rien

Et donc il existe des caméras NoIR pour les Raspberry Pi, qui ne possèdent pas de filtres. Elles peuvent donc voir l’infrarouge facilement. J’avais un modèle v1 depuis un moment, et je l’ai installé sur un Zero W. Petit aparté là aussi, parce que j’ai un problème idiot. Le boîtier officiel pour le Pi Zero (qui vaut ~5 €) arrive avec trois capot : un standard, fermé, un avec un trou pour les GPIO et un avec un trou pour une caméra et un petit câble CSI. Mais ça ne rentrait pas avec mon module, et j’ai dû limer l’intérieur. La raison ? Le module v1 est plus épais que le v2 et le trou du boîtier est adapté au v2. Ce n’est pas vraiment indiqué, et c’est un peu énervant.

Le boîtier


On voit bien les ajustements nécessaires


La partie carrée des modules v1 (à droite) est plus épaisse

Pour la partie logicielle, j’espérais utiliser le plugin Homebridge Camera FFmpeg. Mais avec la caméra du Raspberry Pi, ça nécessite des réglages manuels et – surtout – il y a une latence élevée (plusieurs secondes). Je suis donc passé sur homebridge-camera-rpi, qui a reconnu la caméra directement, avec un flux en temps réel… mais une image affreuse. La solution ? Augmenter le bitrate par défaut, qui est à 300 kb/s (c’est bien trop faible) en modifiant des fichiers de configuration. Et en cherchant évidemment ou ils sont, vu que ça dépend de l’installation. Vous comprenez pourquoi je n’aime pas HomeBridge ?

Le résultat

J’ai testé avec quelques trucs présents chez moi. Je n’ai pas d’iPhone ou d’iPad avec FaceID (dommage) et mon Kinect ne semble pas émettre sans un logiciel (ou une Xbox), donc j’essayerais peut-être un jour ou j’ai du temps. La qualité n’est pas extraordinaire : je filmais l’écran, et le module v1 est en 5 mégapixels sans autofocus.

Le projecteur de ma caméra IP (dans le noir).

Une souris infrarouge.


Une télécommande infrarouge (celle utilisée juste avant avec les webcams).


Un AirPod. Les écouteurs d’Apple ont des émetteurs sur les côtés qui servent à détecter s’ils sont dans les oreilles.


Les barrières virtuelles d’un Roomba.


Une manette sans fil de Pippin, qui illumine littéralement la pièce.


Bon, vous avez compris, l’infrarouge est très visible avec ce genre de caméras. Dans les autres appareils qui émettent pas mal, il y a aussi les casques VR, qui utilisent parfois l’infrarouge pour le positionnement, et les appareils qui transmettent en IrDA. Du coup, mon petit projet fonctionne, l’ensemble peut fonctionner sur batterie, et c’est efficace pour vérifier rapidement si un appareil émet de l’infrarouge. Mais je reste sur mon souci de départ : HomeBridge, c’est bien mais c’est quand même encore très brut de fonderie.

What Can Video Editors Do with a Raspberry Pi?

The Raspberry Pi is a solid, low-cost computer with several uses for professional video editors — from storage servers to portable editing workstations.

TAMI – An intuitive approach to the learning of trigonometry

Par : franzel
TAMI – An intuitive approach to the learning of trigonometry
TAMI (Tangible Mathematics Interface) is an interface that facilitates the learning of the basics of trigonometry. Comprised of a tabletop display and a series of physical controllers, users can manipulate mathematical parameters and see the results on-screen in real-time.

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