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Reviiser : le format PC transportable adapté au Raspberry Pi

Par Pierre Lecourt

Reviiser n’a pas pour but d’optimiser l’espace occupé par une solution Raspberry Pi mais de revisiter ce type de format afin de proposer une solution solide et transportable dans des conditions difficiles.

Reviiser

Le boitier de Reviiser est imprimé en 3D, pièce par pièce, autour d’une carte Raspberry Pi et d’un écran 7 pouces tactile. Une solution déjà vue dans de nombreuses autres solutions du genre. Ici, l’auteur de cette machine, Dave Estes, n’a pas voulu en faire une machine ultracompacte en aménageant le tout de la manière la plus embarquée possible. Le clavier est une solution mécanique de format classique et le positionnement des éléments est fait autour de lui.

Plusieurs éléments sont à retenir dans ce montage. D’abord, l’idée d’une batterie 30 000 mAh double port assurant l’alimentation séparée du Raspberry Pi 4 et de l’écran. Cela permet de travailler avec un système et de le laisser tourner sans épuiser la batterie avec son affichage, facilement. Les deux interrupteurs à levier participent également grandement à l’esprit nostalgique du système.

Les accès aux divers composants sont respectés pour pouvoir utiliser au mieux les capacités de la carte Raspberry Pi. On pourra donc venir ajouter des extensions, par exemple, mais également déporter d’autres ports en façade si besoin est. Pour se faire, le recours à un patchwork de pièces imprimées en 3D et vissées les unes dans les autres est une bonne idée. En cas de changement, il suffit d’imprimer l’élément nécessaire et de le remplacer sur le Reviiser. 

L’idée évoquée d’un système de cartouche que l’on pourrait glisser au dos de l’appareil et qui viendrait se brancher sur les GPIO de la carte Raspberry Pi 4 déportés sur un support adapté est excellente. Avec ce système, il serait possible de transformer tour à tour le Reviiser en PirateBox, en compteur Geiger, en station météo ou en émetteur FM ou tout autre projet suivant les besoins. Un simple changement de cartouche permettant de brancher le matériel nécessaire au fonctionnement de l’appareil. Le format robuste de l’ensemble étant parfait pour trimbaler le Pi 4 là où on aurait besoin de ces divers outils.

Dave Estes a décidé de construire un site autour de ce projet, il y proposera des ressources, informations, fichiers 3D et autres données au fur et a mesure de l’évolution de ce projet.

Source: Hackaday

Reviiser : le format PC transportable adapté au Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2020.

Mes Raspberry Pi (et à quoi ils servent)

Par Pierre Dandumont

J’ai profité de mon déménagement pour mettre à jour mes Raspberry Pi (et installer un exemplaire de plus), donc je me suis dit que ça pouvait intéresser certains lecteurs.

J’ai juste acheté un support assez basique qui permet d’empiler des Raspberry Pi. Il n’accepte que les modèles avec les fixations standards, donc j’en ai profité pour remplacer deux de mes vieux modèles : le Raspberry Pi A et le Raspbbery Pi original partent à la retraite. Et j’ai mis à jour les distributions, ce qui peut prendre un peu de temps…

Bonne retraite !

Le support, en dehors d’une finition moyenne, a un petit défaut : ce n’est pas très pratique de retirer la carte microSD sur les modèles sans ressort (depuis le Raspberry Pi 3). Pour l’alimentation, j’utilise un chargeur avec plusieurs prises USB, dans la même veine que ce modèle. Tant qu’on ne tire pas trop dessus, ça ne pose pas de soucis, et mes Raspberry Pi n’ont pas d’écran et font globalement peu de choses.

Ma tour

Le premier, dans le bas, est un Raspberry Pi 2. Il sert à enregistrer les conversations VoIP que j’ai parfois pour le boulot (bien évidemment, je préviens avant). En simplifiant, il intercepte le trafic VoIP de mon adaptateur (avec une ligne OVH) et enregistre le tout (oui, ce n’est pas génial pour la carte SD). Ensuite, je peux éventuellement relire les conversations avec WireShark. Attention, ça a tendance à détruire les cartes microSD et j’ai eu quelques soucis lors du transfert.

Le second est un serveur HomeBridge, passé d’un antique Raspberry Pi B+ à un Raspberry Pi 3. Ca m’a permis d’utiliser le Bluetooth interne pour certains accessoires. Il ne me sert pas tellement, vu que j’essaye d’utiliser des périphériques nativement HomeKit.

Le troisième fonctionnait depuis des années comme serveur Nabaztag sur un Raspberry Pi A (le premier) avec un adaptateur USB vers Ethernet et un adaptateur RTC. Je l’ai migré vers un Raspberry Pi B+ (au bon format). Ce n’est pas plus rapide, mais plus simple à intégrer.

Le quatrième, précédemment sur mon Raspberry Pi “1” passe sur un Raspberry Pi 3B+. Il s’agit de mon serveur AFP, qui sert à transférer des données en AppleTalk entre mes vieux Mac et mes Mac récents. La carte SD a été changée, celle de 8 Go, assez vieilles, commençait à montrer des signes de faiblesse. Attention, avant de passer une carte d’un vieux modèle à un récent, il faut effectuer une mise à jour de la distribution. J’ai suivi cette méthode, et ça a fonctionné.

Pour le cinquième, c’est un peu particulier. Je l’ai ajouté récemment, il sert de serveur RTC avec un modem USB, pour connecter les vieux appareils que je teste qui demandent une ligne téléphonique. J’utilise DreamPi sur une clé USB parce que j’ai cassé le lecteur de cartes microSD de mon Raspberry Pi 3.

Pour le moment, je m’arrête à cinq, même si j’ai encore d’autres cartes “SBC” en stock. Il faut dire qu’avec Canard PC Hardware, je suis amené à tester assez régulièrement de nouveaux modèles. Et je sais que je pourrais rassembler les services sur une ou deux cartes, ou même tout intégrer sur un NAS ou un PC (ou Mac) avec Docker (par exemple) mais séparer les projets me permet de mieux gérer de mon côté (et d’apprendre).

Rock Pi SATA HATs, une extension pour construire un RAID

Par Pierre Lecourt

L’extension Rock Pi SATA HATs est développée par Raxda à qui on doit les cartes de développement RockPi 4 sous SoC Rockchip RK3399. Cela n’empêche pas ce nouveau HAT d’être compatible avec les Raspberry Pi 4, du moins en partie. La solution est compatible dans ses versions 2 et 4 connecteurs SATA. La version 5 connecteurs ne sera compatible qu’avec les cartes de développement Rock Pi 4

2019-12-17 12_05_28-minimachines.netLa Rock Pi SATA HATs 5 ports avec le eSATA sur l’avant

La version Rock Pi SATA HATs 5 ports utilise une connexion PCIe dont est dépourvue la Pi 4 mais que propose la Rock Pi 4. Les versions 2 et 4 ports seront, quant à elles, connectées grâce à un pont de deux prises USB 3.0. Elles restent donc compatibles avec les deux cartes.

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La version Rock Pi SATA HATs 4 ports sur une Raspberry Pi 4 avec le “pont” USB 3.0

L’ensemble propose donc de 2 à 4 ports SATA pour brancher des stockages de 2.5″ ou 3.5 ” en SSD ou disque mécanique. La liaison se fait via deux ports USB 3.0 afin d’alimenter des contrôleurs USB 3.0 vers SATA 3.0 JMS561. L’ensemble peut prendre en charge diverses fonctionnalités comme la mise en veille et la gestion logicielle de stockages en RAID 0/1/5. Un petit ventilateur est prévu pour refroidir les Raspberry Pi 4 afin qu’elles n’étouffent pas sous le circuit. 

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Il sera nécessaire d’employer une alimentation externe de type PC classique pour fournir l’énergie à la gestion des disques 3.5″ mais les versions 2.5″ pourront être prises en charge par une alimentation USB Type-C qui alimentera également la carte.

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Des éléments optionnels seront également accessibles avec un ventilateur disposant d’un gestionnaire de variation de vitesse à positionner au dessus des disques. Un petit écran OLED qui affichera des informations directement en provenance de la carte comme, par exemple, son adresse IP sera également proposé. L’ensemble annonce des débits pouvant atteindre 400 Mo/s en lecture comme en écriture avec 4 disques en RAID 0. Pas aussi rapide qu’une solution NAS classique donc mais la possibilité de régler aussi finement que vous le souhaitez votre stockage ou de monter n’importe quel service dessus.

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La version 5 ports SATA utilise, en plus des ports classiques, un port eSATA, ce qui permettra de faire grimper le stockage maximum à 100 To avec 5 unités là encore en 2.5″ ou 3.5″. 

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Rock Pi propose en outre un petit boitier externe pour enfermer tout ce beau monde proprement.

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On remarque le “pont” USB 3.0 entre la carte Raspberry Pi 4 tout en bas et l’extension juste au dessus. Je me demande quel comportement aura l’ensemble en terme de chauffe tout de même. D’autant que le boitier ne semble pas du tout ouvert en haut.

Les tarifs en précommande sont les suivants : 

La Rock Pi SATA HATs 4 ports est annoncée à 25$, la version 5 ports grimpe à 49$. Le kit comportant le boitier pour 4 ports et le Rock Pi SATA HATs 4 ports compatible Raspberry Pi 4 est à 99$. enfin, le petit ventilateur qui vient coiffer les disques est proposé à 8$.

Source: Raxda
Merci à Nylan pour l’info

Rock Pi SATA HATs, une extension pour construire un RAID © MiniMachines.net. 2019

30 millions de Raspberry Pi vendues

Par Pierre Lecourt

En 2006, inspiré par le projet BBC Micro d’Acorn, Eben Upton se lance dans la création d’un ordinateur personnel. Son projet est porté de manière autonome, sans sponsors. Il travaille alors chez Broadcomm mais développe une solution sous SoC Atmel et le fait sur son temps libre.

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Les images de ces premiers prototypes montrent clairement le côté “amateur” du projet alors. On imagine mal que 13 ans plus tard, 30 000 000 de cartes Raspberry Pi seront vendues. L’objectif n’était alors pas de créer une carte de développement comme ce que la Pi est devenue mais bien un ordinateur totalement exploitable le moins cher possible.

Et c’est au fur et à mesure que la carte se développait, de prototype en prototype qu’ Eben Upton réalise le souci rencontré par les écoliers Anglais. Souci ayant des répercussions sur toute l’industrie du pays. Faute d’un accès à un matériel informatique exploitable – parce que trop cher – les enfants ne peuvent pas appréhender l’outil informatique. Apprendre à programmer, comprendre les différents langages et développer des projets. Cette absence d’outils entraîne une pénurie de professionnels de l’informatique dans le pays. Eben Upton décide donc de rediriger son projet pour en faire une solution à destination éducative en réunissant deux éléments importants : La possibilité de créer des projets informatiques complexes tout en conservant un prix d’achat très bas pour le rendre le plus accessible possible. 

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La Raspberry Pi Model A+

De 2006 à 2011, la carte est donc développée pour aboutir aux premiers modèles : les Raspberry Pi A et B. En parallèle, dès 2009 la fondation Raspberry Pi est créée pour gérer le développement du projet. Il s’agit d’une fondation sans but lucratif à vocation éducative, ce qui explique la volonté de proposer des solutions à très bas prix. Il va sans dire que la note aurait largement pu augmenter de quelques euros et faire de Eben Upton un homme riche mais l’objectif a toujours été de faire de ce projet un marchepied pour permettre au plus grand nombre d’accéder à la programmation.

Grâce à cette orientation, plusieurs projets sont menés à bien. Des écoles sont équipés un peu partout sur la planète, des partenaires industriels aident également le projet en achetant plusieurs milliers de cartes qui sont ensuite envoyées à des élèves. 

Raspberry Pi 4

L’actuelle Raspberry Pi 4

En 2012, les 10 premières cartes finales sont vendues via la plateforme d’enchères Ebay. 6 mois après, en Septembre 2012, les Pi se vendent à hauteur d’un demi million d’unités. Les 2 millions de cartes vendues sont atteints en Octobre 2013. 5 millions en 2015, 10 millions en 2016, 15 millions en 2017… Un véritable engouement pour l’objet naît et forme une communauté très active. Un record improbable pour un PC vendu sous Linux, sans aucun marketing agressif ni aucune campagne de pub. Il s’agit d’une carte brute, d’un casse tête même pour beaucoup d’utilisateurs mais également d’un défi accessible et très satisfaisant à prendre en main. En 2018, le nombre de cartes atteint les 20 millions d’unités. En cette fin d’année 2019, ce chiffre dépasse maintenant les 30 millions d’unités. Pas mal pour un projet imaginé au fond d’un garage.

Raspberry Pi numbers get stale fast. We sold our thirty-millionth unit some time last week (we think Tuesday).

— Eben Upton (@EbenUpton) December 14, 2019

La Pi est devenue bien plus qu’une carte de développement. Elle porte non seulement des projets à travers toute la planète (et même dans l’espace) mais a également laissé une trace dans l’esprit de tout le monde. C’est devenu un outil auquel on se réfère comme une solution possible à de nombreux problèmes aujourd’hui. On imagine pouvoir monter une solution Raspberry Pi pour une foule de projets qui vont du lecteur multimédia à la station météo en passant par un serveur anti-pub, un affichage d’informations ou une station de jeu rétro…

Les cartes font également partie de l’imaginaire collectif… avec plus ou moins de “bonheur”

Beaucoup d’utilisateurs ne font “que” reproduire un tuto pour arriver à leurs fins. L’objectif se résumant à pouvoir lire des films sur un téléviseur en suivant à la lettre un guide mis à leur disposition en ligne. Un effort jugé faible par certains utilisateurs… Mais cette ouverture vers les arcanes de l’informatique, le simple fait de mettre les mains dans le cambouis et parvenir à cet objectif est une action mille fois plus enrichissante que la simple utilisation d’une interface graphique classique. Là où le must des compétences est de double cliquer sur une icône.

Dans les larges filets de la fondation, pour chaque million de cartes vendues des dizaines de milliers de petits comme de grands ont été pris. Et dans le lot, toute une génération de personnes ayant un meilleur bagage informatique, domotique et électronique.

30 millions, c’est un chiffre inespéré pour la fondation, un résultat aussi énorme qu’inattendu.

 

 

30 millions de Raspberry Pi vendues © MiniMachines.net. 2019

Le boitier Flirc promet une bonne dissipation aux Rapsberry Pi 4 (MAJ)

Par Pierre Lecourt

Mise à jour 13/12 : Le boitier est en stock en France sur Amazon à 23.12€ sans frais de port.

Billet original du 6/12 : Le nouveau boitier Flirc pour Raspberry Pi 4 reprend les travaux de la marque pour la précédente carte de développement de la fondation. Boitier que l’on a découvert avec l’engagement de la marque auprès de la communauté Kodi. Le principe est simple : un châssis en métal vient couvrir la carte en totalité avec une protubérance au niveau du SoC pour venir le couvrir et encaisser la chaleur qu’il dégage.

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Réalisé dans un bloc d’aluminium, le châssis Flirc est donc totalement passif et joue le rôle de dissipateur pour le carte qui a tendance à chauffer rapidement. Il est recouvert d’une surface de finition noire et son assemblage ne nécessite aucune compétence particulière. Des pads thermiques de la marque ARCTIC 1 serviront à protéger les composants contre tout écrasement et assurera un bon transfert de chaleur. 4 vis permettent d’assembler le bas du châssis au couvercle, prenant en sandwich la carte Raspberry Pi.

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Quatre patins anti-dérapants sont également fournis pour s’assurer que le boitier ne bougera pas si il est posé sur un support, par contre il ne semble pas qu’il ait été prévu de proposer un système d’accroche VESA. Les broches de la carte sont toujours accessibles par le dessous du châssis en utilisant une nappe adaptée ou en connectant les broches nécessaire à votre montage une par une. La marque ne détaille pas si le boitier empêche le bon fonctionnement du Wifi et du Bluetooth embarqué. Je suppose que c’est le cas vu l’écran du boitier en aluminium.

Vendu à moins de 16$ – un tarif abordable au vu du produit proposé – le boitier n’est malheureusement pas disponible pour le moment en Europe mais uniquement aux US et le faire venir coûte très cher. 14.71$ via Fedex, de quoi passer de 16 à 30$ pour le boitier. Un tarif un peu dissuasif qui pourrait être évité si la marque décidait de stocker une palette de ses boîtiers chez un revendeur en France.

Reste que le test de ExplainingComputers qui a eu la version Kodi de l’appareil laisse un peu sur sa faim. En effet, le boitier ne propose pas de performances révolutionnaires mais ne propose pas beaucoup mieux que le boitier noname dont je vous rebats les oreilles depuis un certain temps.

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Son tableau récapitulatif montre que le petit boitier noname en forme de dissipateur propose des performances à peu près équivalentes à ce Flirc en gardant un accès à tous les connecteurs de la Raspi 4. La grosse différence entre les deux solutions étant l’écart de prix proposé. Le boitier noname se commercialise aux alentours des 8€ tout compris contre 30$ pour le boitier Flirc… soit environ 27€.

Le boitier Flirc promet une bonne dissipation aux Rapsberry Pi 4 (MAJ) © MiniMachines.net. 2019

Un firmware tiède pour le Raspberry Pi4

Par Pierre Lecourt

Le Raspberry Pi4 apporte beaucoup de nouveautés et d’avancées par rapport à son prédécesseur. La solution est plus rapide, propose une très belle connectique et ouvre la porte à de nouveaux usages. Le problème est que la chauffe que la puce embarquée génère pose un souci à l’usage. Les performances retenues en test sont très bonnes mais quand on veut vraiment utiliser la carte au quotidien, on s’aperçoit vite que la chaleur dégrade rapidement ses capacités. La carte Throttle et se met en protection en baissant largement sa fréquence.

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Le Pi4 commence a faire des aller-retour de fréquence très rapidement à l’usage

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Le Pi3 est beaucoup plus robuste

Cette baisse de fréquence du SoC permet à la carte d’éviter toute surchauffe et donc tout danger pour ses composants, c’est une pratique classique que connaissent tous les processeurs modernes. Le problème chez Rasperry, c’est que la solution se met très – trop – vite en chantier et que les performances de la première minute d’usage ne se retrouvent finalement jamais dans la durée.

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A gauche le Pi4 en veille, à droite le Pi4 en charge

La décision de sortir une nouvelle version si rapidement explique sans doute le pourquoi de ce phénomène, les équipes sont inévitablement au courant de ce problème puisqu’il affecte toute la production de Pi4 actuelle. C’est d’autant plus visible qu’une mise à jour du firmware de la carte vient d’être proposée afin de réduire sa chauffe. Cela, plusieurs mois après son annonce et sa commercialisation puisque la carte a été annoncée et lancée dans la foulée en Juin dernier. Il a donc fallu 5 mois à la fondation pour proposer un firmware corrigeant ce problème. 

On comprend bien que pour le projet lui même, ajouter un dissipateur sur le SoC afin d’améliorer sa dissipation thermique est quelque chose de compliqué. Les quelques euros nécessaires pour son acquisition et sa mise en place en usine sont problématiques pour la fondation. Mais cette mise à jour aurait sans doute mérité d’être autre chose qu’un patch sortant presque une demie année après la commercialisation de la carte. Ce firmware aurait sans doute dû être celui d’origine de l’engin.

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Le dernier firmware Beta de la fondation changement clairement la donne

La fondation publie le résultat de ses propres tests avec ce nouveau firmware pour Pi4. On y découvre une carte bien mieux gérée même si tout n’est pas encore parfait. La consommation de la solution est en baisse, la chauffe est mieux maîtrisée et l’usage correspondra un peu plus à la promesse du changement de SoC opéré.

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Amusant tout de même de voir la fondation publier une astuce concernant l’utilisation de sa carte consistant à la positionner debout pour améliorer sa dissipation naturelle… En effet, à plat, elle a tendance à emmagasiner la chaleur sous la carte ce qui n’aide pas à son refroidissement. Debout, elle profite de la convection et fait beaucoup mieux circuler l’air. Une astuce amusante mais qui ne correspond pas vraiment à l’idée que l’on se fait de ce type de carte et ne colle absolument pas à l’usage d’un boitier officiel…

Pi4 dissipateur alu

La solution à toute cette problématique de chauffe reste néanmoins le montage ou le bricolage plus ou moins honteux pour pallier aux excès de la puce Broadcom. L’ajout d’un dissipateur issu d’un autre appareil donne des résultats assez significatifs comme nous avons pu le voir par le passé. L’utilisation d’un ventilateur sous volté donne également de très bons résultats. Pour ma part, j’utilise pour le moment le fameux boitier “alu” qui englobe la totalité de la carte. Les résultats sont très bons même si je comprends parfaitement que dépenser presque 10€ pour dissiper une carte qui en coûte 38 en version de base parait bien cher payé… 

Pour mettre à jour votre Pi4 vers ce nouveau firmware, la méthode est assez simple :

Ouvrez un terminal sur la carte et pianotez 

sudo apt update
sudo apt full-upgrade

Redémarrez ensuite le système avec la commande

sudo shutdown - r now

Vous bénéficiez maintenant de ce nouveau firmware pour le Raspberry Pi4.

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Ceci est un boitier de Pi4 qui permet de lui adjoindre un ventilateur 40 mm

Si vous avez une imprimante 3D, vous pouvez aller faire un tour sur Thingiverse où de nombreuses solutions de refroidissement sont présentées comme celle ci-dessus

Un firmware tiède pour le Raspberry Pi4 © MiniMachines.net. 2019

Une étude sur la dissipation du Raspberry Pi 4

Par Pierre Lecourt

Beaucoup d’utilisateurs ont constaté que leur Raspberry Pi 4 posait des soucis de dégagement de chaleur dès leur acquisition. Si, dans la plupart des cas, cela ne pose qu’un problème de confort en rendant la carte plus chaude qu’à l’accoutumée, il arrive également que celle-ci ne fonctionne pas exactement comme prévu.

Car l’homme est ainsi fait, si on lui propose plus de performances… Il va s’en servir. Quand la Raspberry Pi 4 est arrivée, elle a ouvert une nouvelle gamme de possibilités en terme de calcul et certains se sont empressés de les utiliser. Bien loin des usages classiques, l’idée de piloter des systèmes de calculs assez lourds et surtout sur de longues périodes, a germé. Et c’est là que les vrais problèmes sont arrivés.

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La consommation des différents RPi du 1B+ au 4B

Si vous utilisez un Raspberry Pi 4 pour piloter un média center classique ou un projet de robotique, vous ne risquez pas grand chose de ce côté. La carte avale ce genre de programmes sans broncher. Par contre si vous utilisez la carte pour de la surveillance visuelle avec détection de mouvement par exemple, et cela 24H/24 ert 7J/7, la problématique est différente. Un système comme motionEyeOS permet de transformer une carte de développement en centrale de vidéosurveillance accessible depuis n’importe quel poste. La distribution permet de détecter les mouvements et de prendre des clichés ou des films avec le capteur associé ou une camera réseau puis de les stocker. Ce genre de travail peut être très gourmand en ressources surtout si on pousse les curseurs assez loin en terme de nombre d’images analysées par seconde.

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Les températures en Stress Test d’un Pi2B face à un Pi 4B

C’est exactement ce qu’a voulu faire Gaven MacDonald comme il l’explique sur Young Coder. Et il s’est heurté à un problème assez rapidement, son Raspberry Pi 4 chauffe et, évidemment Throttle. C’est à dire que le SoC qui fait les calculs sur la carte monte tellement haut en température qu’il se met en protection en baissant sa fréquence et, mécaniquement, ses performances.

Pour éviter cela, il “suffit” de le refroidir. Ce qui n’est pas forcément la tâche la plus aisée puisque les système de ventilation actives peuvent se révéler bruyants et les systèmes passifs moins efficaces. Jusqu’ici,j’ai surtout lu des avis d’utilisateurs présentant leur solution en la partageant au reste du monde. Ce qui est très bien et positif, mais rares ont été les tests aussi poussés que ceux de Gaven MacDonald qui a testé non seulement des solutions actives et passives mais également plusieurs d’entre elles.

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Pour les solutions actives, le résultat est sans surprises, avec un petit ventilateur directement posé sur la carte, la température baisse considérablement. C’est évidemment encore bien meilleur en combinant ce ventilateur à une plus grande surface d’échange grâce à l’ajout d’un dissipateur. Avec ce type de montage, les résultats sont excellents.

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Les trois courbes ci-dessus montrent bien le résultat de l’usage de cette solution ventilée. Avec juste un dissipateur posé sur le SoC, la température monte sans cesse jusqu’à la fin du test. Cette solution semble vouée à atteindre le moment où la puce se mettra en berne pour se protéger. Les deux autres courbes montrent au contraire un arrêt de la montée en température avec un plateau situé à 54°C pour la solution uniquement composée du ventilateur et un autre à 42/43°C pour la solution ajoutant un dissipateur à ailettes dans l’équation. On divise ici par deux la température du SoC par rapport à la solution d’origine.

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Mais ce n’est pas ce qui ma le plus intéressé dans l’approche de ce test, cette idée de ventiler la carte pour la refroidir est évidente mais elle induit une dépense supplémentaire et surtout perd le côté passif du fonctionnement de la solution.

L’autre partie du test a consisté à monter sur la carte différents dissipateurs. Et le truc intéressant dans cette approche est qu’il s’agit de dissipateurs recyclés. Issus de divers appareils classiques comme des cartes mètres. Des dissipateurs de chipsets notamment. 6 solutions ont été montées sur la Raspberry Pi4, aucune n’a demandé d’injecter un centime supplémentaire. Si il a fallut parfois jouer des coudes pour faire la place nécessaire à l’emploi de ces modèles, ce n’est bien souvent qu’une solution faisant appel à votre matière grise pour contourner un problème d’encombrement plutôt qu’autre chose.

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Les résultats sont très encourageants. Si la solution “C” ne semble pas apporter grand chose, elle semble même être plus décorative qu’autre chose, la plupart des autres solutions ont une incidence directe dans la gestion de la chaleur par la carte. Le dissipateur en hauteur “E” est par exemple très suffisant, il permet de rester sous les 70°C pendant le test. Le modèle “B”, également en hauteur, fait également un assez bon travail. Ce genre de dissipateur peut se trouver facilement sur de veilles cartes mères mais également dans divers vieux appareils électroniques, ampli et autres, que l’on trouve parfois abandonnés dans la rue. Ils sont, en général, faciles à récupérer et feront parfaitement l’affaire. Le plus dur sera de les fixer à la puce de la Raspberry Pi 4 de manière efficace. Même si pour cela quelques gouttes de colle thermique peuvent être suffisantes. 

A noter également les excellents résultats du dissipateur de chipset “F” issu d’une carte mère Asus. Il s’agit d’un modèle qui déporte la chaleur que la puce dégage au moyen d’un caloduc vers des ailettes en cuivre situées plus loin. Cette distance permet de mieux dissiper la chaleur et non de l’accumuler. Les résultats sont bluffants puisque la température ne dépasse pas les 48°C passivement.  On trouve également ce genre de dissipateur assez facilement sur de vieux modèles de carte mère.

Si votre Raspberry Pi 4 chauffe et pose des soucis de performances, vous savez donc quoi faire. Il suffit de coiffer son SoC Broadcom d’un petit dissipateur assez haut pour l’aider a mieux dissiper la chaleur qu’il dégage. Pas besoin de dépenser une fortune, il suffit d’un peu de bon sens et d’huile de coude. Si toutefois vous rencontrez ce type de soucis et que vous cherchez une solution simple et efficace. Un châssis de dissipation à moins de 10€ comme celui-ci pourra également faire l’affaire. Car c’est le souci de ces solutions passives ou actives, elles empêchent en général une intégration dans les boîtiers conçus pour les Raspberry Pi.

Source : Gaven MacDonald sur Young Coder, Plus d’infos sur motionEyeOS via FanlessTech

Une étude sur la dissipation du Raspberry Pi 4 © MiniMachines.net. 2019

MutantC : un UMPC sous Raspberry Pi

Par Pierre Lecourt

A la différence des UMPC toutefois, ce MutantC ne propose pas de  batterie ce qui le limite dans son exploitation à la possibilité de se brancher au secteur. On pourra sans doute profiter d’une batterie externe en USB  pour alimenter le tout mais cela alourdit considérablement le projet. 

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MutantC est un projet très documenté que vous pourrez utiliser nativement avec un Rapsberry Pi classique et même un format Raspberry Pi Zéro. Notez que le Pi 4 n’est pas pris en compte pour des raisons de chauffe. Il serait possible de l’embarquer à condition de ventiler le boitier. Cela dit, il est tout à fait possible de profiter des fichiers 3D proposés pour imprimer le châssis de l’engin et de le modifier pour l’adapter à une autre carte de ce type : Asus Thinkerboard, Odroid ou autre.

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Dans le format proposé , le MutantC embarque un écran allant de 3.5″ à 4″, une Pi classique, un petit clavier de 43 boutons connecté à la Pi via un module Sparkfun Pro Micro (un Teensy devrait également faire l’affaire).

Une paire d’enceintes peut également être déposée dans le châssis, sur les côtés de l’écran. Toute la connectique de la carte Raspberry Pi est accessible facilement pour brancher divers équipements et il reste de la place pour ajouter une batterie dans le futur directement dans l’engin.

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Le principal intérêt de MutantC est dans son système d’écran qui peut être glissé vers le haut pour révéler son clavier. L’engin reste ainsi très compact et peut devenir beaucoup confortable à l’usage en utilisant son, petit clavier avec les puces.

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Le projet est en cours de développement, je le juge intéressant à suivre pour plein de raisons. D’abord pour son originalité mais aussi et surtout pour ce qu’il peut proposer dans le futur. Il est possible d’imaginer plein de variantes à cet engin. Une solution avec des gâchettes, un pointeur optique, une batterie, un clavier plus abouti… Même dans un format sédentaire, ce petit appareil me semble intéressant pour en piloter d’autres. Le MutantC peut être modifié pour devenir une centrale domotique simple et compacte à accrocher au mur ou piloter une machine CNC.

2019-10-14 10_02_23-minimachines.netLe Sony Vaio VGN-UX1XN

J’avoue que l’idée de retrouver un format UMPC de l’époque avec une carte Raspberry Pi comme moteur est assez intéressante. L’idée est donc à développer avec, peut être, un travail de recherche à faire pour trouver le clavier le plus adapté. Si un constructeur s’intéressait à cette idée et proposait un format de châssis exploitable avec clavier intégré pour glisser une carte Raspberry Pi-Like, avec une belle finition, il trouverait probablement pas mal de clients.

Toute la documentation est disponible sur https://mutantc.gitlab.io

MutantC : un UMPC sous Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2019

TAMI – An intuitive approach to the learning of trigonometry

Par franzel
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TAMI (Tangible Mathematics Interface) is an interface that facilitates the learning of the basics of trigonometry. Comprised of a tabletop display and a series of physical controllers, users can manipulate mathematical parameters and see the results on-screen in real-time.

WiFi Impressionist – City as an electromagnetic landscape

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Aweigh – Open navigation system inspired by insect eyes

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