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WiFi Impressionist – City as an electromagnetic landscape

Par Filip Visnjic
WiFi Impressionist – City as an electromagnetic landscape
Created by Richard Vijgen, 'WiFi Impressionist' is a field installation inspired by the cityscapes of William Turner that imagines the city as an electromagnetic landscape.

XaLogic propose un HAT de Machine Learning pour les Pi Zero

Par Pierre Lecourt

XaLogic propose avec son extension XAPIZ3500  de rajouter des fonctions d’Intelligence Artificielle à ces cartes très compactes utilisées dans beaucoup de solutions mobiles et  dans de nombreux projets de caméras embarquées. En intégrant leur module d’IA XAM3500 dans ce format, la marque propose donc une solution extrêmement compacte pour ajouter des fonctions de ce type.

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Le XAM3500 n’est pas le module le plus performant qui soit en terme de machine learning, il s’agit d’un module double coeur Kendryte K210 RISC-V 64 Bits dédié à ce type de calcul. La marque indique qu’il pourra gérer 0.23 TOPS de puissance de calcul. Très peu si on considère les normes actuelles mais la solution peut le faire avec une consommation minimale de 300 milliwatts. Si vous avez déjà fait joujou avec ce type de puce vous avez surement pu constater la poussée de fièvre que peut provoquer un processeur dédié au Machine Learning. il s’agit souvent de solutions très ventilées ou coiffées d’un énorme dissipateur. La solution de XaLogic est certes moins performante mais également moins gourmande et par conséquent beaucoup moins encombrante.

Un choix intéressant pour des usages basiques de Machine Learning au sein de caméras embarquées par exemple mais également de solutions robotiques qui se satisferont des “maigres” performances de la machine car elles économiseront l’autonomie des engins. On imagine ainsi un capteur de caméra piège équipée d’une Raspberry Pi 3 et d’un XAPIZ3500  pouvant détecter quel type d’animal a été photographié avant d’envoyer une capture par SMS. Dans des usages de détection pour des caméras intérieures ou autre, le  format sera également ici important.

XaLogic annonce des performances, que la marque compte optimiser à l’avenir, de 3 images par seconde avec une Pi Zero et de 8 images par seconde avec une Pi 3B+. Cela veut dire que sur un flux constant filmé par la camera d’un module Pi il sera possible d’analyser 3 ou 8 de celles-ci et d’en prendre note. Pas énorme mais suffisant pour de nombreux usages comme de la reconnaissance d’objets, de QRCode ou d’autres informations.

Point intéressant, la carte est proposée à 25.74€ sans frais de port pour la France avec une expédition depuis Singapour. Un tarif abordable pour une intégration dans différents projets existants ou futurs. La carte ouvre également une porte vers l’apprentissage et la maîtrise de ce type d’outil même si des solutions Movidius d’Intel ou les Jetson Nano de Nvidia restent également largement accessibles.

Plusieurs ressources sont accessibles sur le Github de la marque, d’autres concernant le SoC Kendryte K210 qui dispose lui aussi d’une page GitHub. L’image d’un système pour Raspberry Pi afin d’exploiter la carte est disponible à cette adresse.

XaLogic propose un HAT de Machine Learning pour les Pi Zero © MiniMachines.net. 2019

Pi Train : Un affichage de bureau pour connaitre le prochain départ

Par Pierre Lecourt

Un petit montage génial qui s’inspire des panneaux qui nous informent sur les voies de chemin de fer. Le Pi Train est une solution originale qui vous donnera les horaires des prochains départs de votre gare ainsi que l’heure actuelle.

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Le projet est mené par Chris Crocker-White qui publie l’intégralité des informations nécessaire à la reproduction de son idée sur Hackster.io. Vous y trouverez son code, les informations de montage pour connecter l’écran OLED employé à la Pi Zero W et la liste des composants nécessaires à la fabrication de l’ensemble. Bien entendu, les fichiers 3D à imprimer sont également disponibles.

Pour la petite histoire, Chris a voulu reproduire l’affichage d’une station de train anglaise après qu’un service délivrant tous les départs et horaires de toutes les stations du pays ait été développée. En reprenant les données ainsi publiées, il est donc possible d’obtenir exactement le même affichage que celui disponible sur un quai de gare.

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Avec cette idée en tête, Chris a donc travaillé à porter ces infos vers une Raspberry Pi. Puis, pour ne pas que ce soit trop facile, à modifier l’affichage pour reprendre le système des gros “pixels” des affichages extérieurs. En réalité, cela a demandé pas mal de boulot et si vous voulez faire la même chose, il y aura probablement énormément d’adaptation pour récupérer de votre côté les informations de nos services de rail ou de Bus. Mais, au final, le résultat est là, l’affichage de Pi Train est parfait. Chris dispose en temps réel des informations de sa station de train ou de n’importe quelle autre.

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Il ne reste plus qu’a imprimer une coque en 3D pour enfermer le tout. J’avoue que cette coque est particulièrement mal imprimée, surtout que Chris emploie une Creality Ender 3 capable de faire bien mieux que cela. Mais ça me rassure, on peut pas être bon partout, à la fois aux réglages de son imprimante 3D, en code et en électronique. Sans rire, avec quelques réglages, le rendu de cette impression pourrait être bien meilleur.

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Et après un point de colle, une alimentation bien cachée derrière l’écran, voilà que le petit panneau Pi Train apparaît par magie sous son écran. Bien sûr, l’idée est particulière mais le principe est à la fois excellent et tout bête. A vrai dire, si vous ne prenez pas le train vous pouvez utiliser ce système pour 1000 autres choses. Suivre des comptes, des indices, des informations concernant votre PC ou un serveur. La température d’une pièce ou toute autre information que vous pourrez collecter et envoyer à votre Pi. 

Pi Train : Un affichage de bureau pour connaitre le prochain départ © MiniMachines.net. 2019

Witty Pi 3 : Une carte pour alimenter votre Pi 3 et lui donner l’heure

Par Pierre Lecourt

Imaginez une Raspberry Pi 3 intégrée dans une station de mesure de vitesse du courant pour surveiller la santé d’une petite résurgence en haut d’une montagne. Un projet simple à mettre en place et à fabriquer mais qui pose un petit souci d’alimentation. 

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Nul besoin de vérifier le débit de l’eau minute par minute, un relevé journalier est suffisant, à heure fixe, pour avoir une idée de l’état de santé de la source. Comment alimenter la solution ? Avec un panneau solaire et une batterie, on a une partie de la réponse mais le duo n’est pas forcément suffisant pour tenir la route très longtemps. La consommation de la solution Raspberry Pi pouvant être supérieure à la recharge proposée de la batterie suivant les intempéries. Le fait de devoir tenir la station allumée en permanence étant un vrai souci.

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La solution serait donc de ne faire des mesures qu’une fois par jour mais surtout de ne pas conserver une station de mesure totalement allumée en permanence pour un si petit usage. C’est là qu’une carte d’extensions comme la Witty Pi 3 entre en jeu. Outre le fait que la solution peut permettre d’alimenter votre carte avec des voltages plus importants qu’elle régulera, elle offrira surtout la possibilité de réveiller votre système suivant l’heure et le réglage que vous désirez. Il suffira de programmer celui-ci pour que l’horloge interne de la carte maîtrise le réveil et l’extinction de l’ensemble. Quand la Witty Pi 3 coupe la Raspberry Pi 3, cette dernière ne consomme alors plus aucun courant. Rendant la recharge d’une batterie beaucoup plus facile.

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L’extension permet d’autres fonctions intéressantes comme l’extinction “propre” de la Pi 3 via une interface physique. Elle propose également à votre système une horloge interne pour tout type d’usage ce qui permettra de dater correctement d’éventuels relevés. L’horloge interne disposant d’un thermomètre, elle pourra relever également la températures ambiante au passage.

Enfin, la Witty Pi 3 permet de bricoler des scripts pour protéger votre montage. Il sera par exemple possible d’éteindre proprement votre Pi, en sauvegardant vos données, si l’alimentation est en dessous du minimum que vous aurez défini. A l’inverse, il sera possible de redémarrer votre Pi quand votre alimentation sera à nouveau stabilisée à un minimum décent. 

L’extension mesure 65 mm de large sur 56 mm de haut et 19 mm d’épaisseur. Elle pèse 20 grammes sans sa batterie CR2032. Elle est vendue dans la boutique de UUGear pour une vingtaine d’euros.

 

Witty Pi 3 : Une carte pour alimenter votre Pi 3 et lui donner l’heure © MiniMachines.net. 2019

Lyra : une console portable 5″ à base de Raspberry Pi

Par Pierre Lecourt

Le concept est relativement classique donc, la Lyra est une plateforme qui propose un écran de 5 pouces  en 800 x 480 pixels tactile, entouré par des boutons de contrôle classiques du monde du jeu et qui permet de glisser un Compute Module 3 Lite de Raspberry Pi. Ledit Compute Module fait forcément partie de l’équation d’achat de base, il est livré avec la console quel que soit le kit choisi.

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La Lyra peut s’acheter dans une version Kit a assembler pendant la période de financement sur Kickstarter pour 185€ frais d’envois compris.

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La version prête à l’emploi

2019-07-26 15_05_54-minimachines.netLa version a assembler

Vous pourrez également acheter une version Ready To Go pré assemblée pour 220€. Ce dernier modèle sera alors prêt à l’emploi au sortir de la boite, livré pré-monté. Le modèle a assembler ne nécessite pas de jouer du fer à souder mais demande quelques notions d’assemblage de base. Il faut compter sur un quart d’heure de montage pour en profiter. La livraison attendue est prévue pour Décembre prochain si tout suit le calendrier annoncé. sachant que Creoqode en est à son cinquième financement participatif et que tous les précédents se sont bien passés.

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Le Compute Module 3 Lite propose un SoC Broadcom BCM2837B0 classique composé de quatre cœurs ARM Cortex-A53 à 1.4 GHz. Il est secondé par 1 Go de mémoire vive en DDR2. Une carte MicroSD de 16 Go est livrée avec le système qui pourra accepter tout type de carte MicroSDXC. L’écran 5″ est un 800 x 480 qui ne précise pas la qualité de sa technologie. Pas de précision si ils s’agit  d’un TN classique ou d’un IPS par exemple. Les images montrent une dalle qui semble bien être de l’IPS aux larges angles. La Lyra proposera en outre une sortie HDMI. Des enceintes sont intégrée à la console en plus d’un jack audio stéréo classique

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Un port MicroUSB 2.0 servira a communiquer avec l’ensemble et a recharger la batterie 3000 mAh LiPo intégrée. Il permettra en outre de brancher une manette externe ce qui rendra possible l’usage de la console comme solution sédentaire : Reliée d’un côté à un téléviseur HDMI et de l’autre à une manette filaire. Il sera également possible d’utiliser un Hub USB et de connecter la Lyra à un écran pour retrouver une solution Linux exploitable avec un clavier et une souris.

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Les boutons sont classiques : Quatre du côté droit ABXY et une croix directionnelle à gauche. Des gâchettes sont également présentes au dessus du châssis. Je ne suis pas très sur du positionnement en retrait des boutons sur la console. Le fait d’avoir baissé la hauteur du dispositif pour pianoter sur les boutons  et coincé le Y et le mouvement droit contre des parois ne me parait pas être des plus pratique.

Attention, le Compute Module 3 Lite ne comporte pas de module Wifi, la Lyra ne communiquera donc pas sans fil. Il faudra soit la connecter à un PC via son câble USB, soit déplacer sa carte MicroSD pour la mettre à jour. Il est également possible, même si rien n’est certifié, que la Lyra soit un jour compatible avec une version 4 du Compute Module Lite. Un dérivé de la nouvelle Raspberry Pi 4 beaucoup plus puissante. Il est également possible que ce ne soit pas le cas d’un simple point de vue technique : La dissipation de la nouvelle puce ne pouvant peut être pas supporter l’enfermement de la console Lyra.

Lyra : une console portable 5″ à base de Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2019

Hacker la Raspberry Pi4 pour utiliser son port PCIe ?

Par Pierre Lecourt

Tomasz Mloduchowski montre dans une vidéo comment faire pour ajouter un support pour un périphérique PCIe sur la carte Raspberry Pi4, un montage un peu acrobatique qui n’intéressera pas tout le monde mais qui lui permet d’ajouter une carte Adaptec capable de piloter un montage RAID, par exemple. L’idée serait de, par exemple, pouvoir transformer la carte de la fondation en “moteur” de NAS.

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Le VL805 en jaune, il pilote les ports USB 3.0 via une ligne PCIe

La méthode est assez barbare puisqu’il s’agit de court-circuiter le circuit PCIe avant qu’il ne pilote les sorties USB de la carte de manière à le détourner vers un autre support. l’alimentation est évidemment externe. Le montage est un peu barbare et difficile à réaliser sans les compétences techniques et le matériel adéquat.

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Une fois le VL805 retiré, on ote les autres composants qui ont souffert au dessus…

De l’aveu de Tomasz Mloduchowski lui même, l’idée est surtout de montrer que c’est faisable même si c’est, selon ses dire, un peu trop difficile pour que les gens se saisissent réellement de cette opportunité. Une motivation de cette approche est liée à la volonté de chasser le mythe d’un standard PCIe hors de portée des amateurs à cause de sa complexité et de la nature de son signal. A signaler quand même que certains composants annexes ont été affectés par la modification. Ainsi un composant servant au contrôleur USB 3.0 VL805 a été abîmé avant d’être finalement ôté de la carte. Le VL805 étant supprimé de la Raspberry Pi4, il n’était plus utile.

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Le très beau montage très Steampunk réalisé ensuite avec doigté, les soudures sont très petites…

Ce genre d’expérimentations me ravit. elle me rappelle les très riches heures du monde des netbooks où, à l’arrivée de ces portables très abordables, de nombreux internautes n’ont pas hésité à montrer comment, avec un petit fer à souder, on pouvait détourner des ports et modifier directement l’électronique de base d’un PC finalement assez facilement. Cette page d’anthologie au sujet du EeePC est à garder en mémoire. Ce genre d’exercice était impensable sur une machine classique souvent beaucoup plus chère. Le fait que les netbooks soient plus abordables rendait l’opération moins grave.

Le résultat, une carte Adaptec SAS parfaitement reconnue par la Raspberry Pi4

Il en va de même pour les Raspberry Pi et l’apport de cette norme PCIe au Pi 4 est vraiment bienvenue car elle va probablement ouvrir la voie à de nombreuses modifications. Ce qui pourrait avoir en écho, en effet, sur la fondation et les autres constructeurs de ce type de solution. Celui d’ouvrir d’une manière ou d’une autre la possibilité d’utiliser du PCIe plus facilement sur ce type de carte.

Pour plus d’infos : Le blog de Tomasz Mloduchowski 
Source : TomsHardware

Hacker la Raspberry Pi4 pour utiliser son port PCIe ? © MiniMachines.net. 2019

Evoboxx, une nouvelle création de Love Hultén

Par Pierre Lecourt

D’habitude, Love Hultén crée des machines de jeu, souvent fort chères et souvent fort belles et bien pensées. Elles permettent en général d’accéder à un énorme catalogue de titres en retro-gaming. Comme beaucoup de solutions Arcade sur le marché, elles se distinguent surtout par la qualité parfaite de leur intégration.

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Pour l’Evoboxx, le designer a décidé de changer la donne en proposant un objet surtout unique plutôt qu’un outil de jeu aussi beau soit t-il. La petite mallette crée par le designer est conçue pour faire tourner Game of Life, un “jeu” conçu en 1970 par le mathématicien John Conway. Minimaliste, le jeu n’a pas vraiment de joueur, il est totalement contemplatif.

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Les règles sont simples, chaque espace rempli (le jeu est basé sur une grille de carrés identiques) représente une cellule.

Chaque cellule avec une cellule voisine ou aucune cellule, meurt. (Par solitude)
Chaque cellule avec quatre cellules ou plus meurt. (par sur-population)
Chaque cellule avec deux ou trois cellules voisine survit.
Pour chaque espace vide avec trois cellules avoisinantes, une cellule apparaît.

Le joueur donne donc une situation de départ dans laquelle il “peint” des cellules pleine sur la grille avant de lancer le jeu.

Cela parait simple mais les possibilités mathématiques et graphiques sont immenses. Laisser tourner une machine avec ce jeu et une grille énorme donne souvent des résultats inattendus.

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La Evoboxx vous propose donc un objet assez décoratif et surprenant. L’engin se déploie comme les autres mallettes du designer et propose un écran 8″ piloté par une carte Raspberry Pi 3 B+. Un dispositif de pointage constitué par une boule de trackpad géante de 50 mm permet de positionner sur la surface ses premières cellules. Un synthétiseur audio accompagne les évolutions de chaque étape au travers d’un haut parleur unique. Reproduisant des sons basiques qui vont rythmer l’expérience.

Il est évidemment possible de changer de système et d’intégrer un autre jeu dans la mallette mais la Evoboxx est construite comme un tout. Une solution étrange et assez fascinante, une curiosité a déposer et observer. Un engin aussi intéressant par son côté mathématique que par la beauté de sa construction.

Plus d’infos sur le site du designer.

Evoboxx, une nouvelle création de Love Hultén © MiniMachines.net. 2019

ClusterHAT : un cluster éducatif de Raspberry Pi Zéro

Par Pierre Lecourt

Le ClusterHAT est donc une extension au format classique des cartes Raspberry Pi. elle se fixe par dessus les cartes de la fondation grâce aux entretoises fournies. Une fois en place, le système permet de monter jusqu’à quatre cartes Raspberry Pi Zero par dessus la carte de base pour former un cluster. C’est à dire un ensemble de serveurs travaillant ensemble pour se partager, notamment, des calculs.

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Le problème des Clusters est qu’ils sont forcément très encombrants. Si on peut trouver des solutions d’occasion relativement abordables, cela prend tout de même souvent une place assez folle de monter une armoire et de disposer de machines en rack à l’intérieur. Ce qui limite souvent l’expérience que l’on a de ces solutions à des sessions où on a la chance de pouvoir prendre en main un Cluster lors d’une formation ou pendant ses études.

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Mais si vous vous voulez essayer de manipuler ce type de fichiers sans investir ni trop d’argent ni trop d’espace, la solution clusterHAT est intéressante. Avec ce système, vous n’aurez évidemment pas la même puissance de calcul qu’une solution classique mais votre interface et sa logique d’installation et de maintenance sera la même. De telle sorte que vous pourrez faire vos armes sur une solution abordable, posée sur votre bureau, sans risque de faire de grabuge dans les fichiers du cluster de votre école ou de votre centre de formation… 

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Les créateurs du HAT indiquent que si le format est compatible avec les cartes Raspberry Pi 2 et 3, il est fort possible que cette extension pose soucis aux version 3 qui seront alors sous cadencées du fait de la chaleur qu’elle dégagent. L’emploi d’un système de ventilation pourrait évidemment solutionner le problème. Par défaut, le ClusterHAT est livré avec des entretoises mais sans câbles. Il vous faudra donc acheter la carte d’extension, un câble, de 1 à 4 Raspberry Pi Zéro et autant de cartes MicroSD pour embarquer des systèmes.

La carte est disponible en France chez Kubii en solo à 29.69€ ou en Kit avec 4 Raspberry Pi Zero V1.3 et autant de cartes MicroSDHC 16 Go à 109.90€. Pouir plus d’info, le site ClusterHAT propose une FAQ, un guide et un forum.

ClusterHAT : un cluster éducatif de Raspberry Pi Zéro © MiniMachines.net. 2019

Ice Tower : un ventirad pour Rapsberry Pi

Par Pierre Lecourt

Conséquence logique d’une montée en gamme d’un point de vue performances, le SoC Broadcom BCM2711 quadruple coeur ARM Cortex-A72 cadencé à 1.5 GHz du Raspberry Pi 4 chauffe encore plus que le Broadcom BCM2837 de la Raspberry Pi 3 B+. Les températures relevées peuvent atteindre les 85/86°C suivant les usages et la température ambiante, ce qui n’est pas sans poser de problèmes.

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La solution pour faire baisser cette température est simple et évidente, il s’agit de la même recette que le monde PC traditionnel : Un minuscule ventirad, comprenez un radiateur et un ventilateur associés ensemble, vont pouvoir dissiper la chaleur émise par le SoC. C’est ce que propose le Ice Tower de Seeed Studio1, une solution reprenant tous les codes des meilleures solutions PC.

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On découvre donc un coeur en cuivre qui se fixe au SoC via un support adapté aux cartes Raspberry Pi. Des bras viennent se positionner sur des entretoises placées au niveau des supports classiques de la carte. Ce coeur en cuivre est en contact avec des caloducs qui vont échanger la chaleur avec un corps en aluminium composé d’ailettes très fines afin d’offrir une surface d’échange d’air maximale. Le fonctionnement pour cette partie est passif. Les caloducs sont creux et abritent un fluide caloporteur. Celui-ci se vaporise en atteignant une certaine température, remonte chargé de chaleur vers les ailettes qui vont absorber cette chaleur et le re-transformer en liquide, cet échange liquide-gazeux permet de dissiper de manière très efficace la température du SoC.

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Mais pour ne pas que les ailettes atteignent une température trop élevée et empêchent le système de fonctionner, un ventilateur pousse de l’air frais sur leur surface et permet ainsi de les maintenir à une température plus basse que celle des tubes caloporteurs. Maintenant ainsi le système à l’équilibre.

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Le ventilateur choisi est un 7 pales alimenté en 5 volts directement par la carte Raspberry Pi mais peut également être alimenter par un source externe. La marque indique qu’un Raspberry Pi tournant à 80°C sans le Ice Tower tombe à 40°C une fois en place. Bien entendu, il y a des bémols à cette installation. Le premier est qu’on passe d’un engin 100% passif à un engin actif. Qui générera du bruit, qui pourra tomber en panne et qui accumulera de la poussière. Le second est lié à l’encombrement de la Ice Tower. La solution mesure 5.8 clm de haut pour 1.5 cm de large, elle rend le RPi beaucoup plus imposant. Cela peut néanmoins intéresser quelques utilisateurs, je pense surtout à ceux qui ont intégré une Pi dans ue station d’émulation comme une borne d’arcade par exemple.

Lancé en précommande à 19.90$, le Ice Tower annonce une disponibilité vers le 19 Juillet.

Source : CNX Software

Ice Tower : un ventirad pour Rapsberry Pi © MiniMachines.net. 2019

PiJuice Zero : Un onduleur pour Raspberry Pi Zero

Par Pierre Lecourt

Porté par la plateforme de financement participatif Crowdsupply, PiJuice Zero est la suite de PiJuice Hat lancé sur Kickstarter en 2015. Un projet construit sur mesure pour les cartes à la framboise d’alors. Le nouveau modèle est construit pour coller précisément aux dimensions de la Pi Zéro.

Une fois branché à une source d’alimentation, le PiJuice Zero fonctionne exactement comme un onduleur. Il va exploiter un système de gestion d’énergie pour alimenter au mieux votre carte quelle que soit la source d’énergie entrante. La solution est compatible avec toute les batteries LiPo et se branche sur les broches des cartes et apporte de nombreux avantages au système.

A commencer par une horloge permettant de piloter l’interrupteur intégré. De quoi réveiller ou éteindre un montage à des heures programmées. Mais aussi réveiller la PiJuice Zero d’un état de veille profonde pour ensuite allumer la carte. Pratique pour des montages embarqués très éloignés qui récupéreront des données avant de les transmettre puis de retourner en veille. Typique d’une station météo ou d’un piège photo alimenté par un panneau solaire.

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Une API optimisée pour Raspbian est également intégrée, elle permettra par exemple de connaitre précisément l’état de charge de l’alimentation et même d’éteindre proprement votre système avant que celui-ci ne soit plus alimenté. Deux LEDs RGB programmables sont également disponibles pour indiquer visuellement où en est la charge… ou la décharge, de votre batterie. La PiJuice Zero est certifiée CE et a passé les tests de la FCC ce qui la rend exploitable dans des bricolages maison mais également dans des montages industriels ou éducatifs.

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  1. Un micro-contrôleur ST Micro STM32F030CCT6 ARM Cortex-M0, 48MHz, F64KB, R8KB, I2C, SPI, USART, 2.4-3.6V
  2. Contrôleur de charge BQ24160RGET Lithium-Ion/Polymer, 2.5A, 4.2-10V
  3. Mesure de charge LC709203FQH-01TWG
  4. PMIC NCP380LMUAJAATBG

Les descriptifs précis des composants embarqués sont donnés par PiJuice et vous pourrez retrouver beaucoup plus d’informations sur la carte, son schéma de construction sur son Github.

Reste que la solution n’est pas donnée, à 45$ pièce, le projet revient assez cher pour alimenter une Pi Zéro qui coûte beaucoup moins. Un prix qu’il faut en plus épauler d’une autre dépense, à savoir une batterie. Cela a du sens si vous voulez une solution fonctionnelle et prête à l’emploi pour un projet que vous voudrez embarquer à long terme. Du sens également si vous n’êtes pas très sûr de vos calculs pour réaliser une alternative vous même à cette idée afin de réaliser un système que vous devrez gérer à distance. Beaucoup moins si il ne s’agit que d’alimenter un petit projet classique ou si vous avez une bonne idée de comment réaliser l’équivalent.

Cela dit, les composants embarqués ici ne sont pas les plus accessibles qui soient et il faut bien reconnaître que ce type de projet n’est pas des plus low-cost en général. On tourne très souvent autour des 40-50$ pour des solutions de ce calibre.

 

 

PiJuice Zero : Un onduleur pour Raspberry Pi Zero © MiniMachines.net. 2019

Quelques mots sur le Raspberry Pi 4

Par Pierre Dandumont

Lundi, nous avons sorti un nouveau Canard PC Hardware avec un article qui porte sur les alternatives au(x) Raspberry Pi. Lundi, la fondation qui gère la carte a aussi lancé une nouvelle version : le (les) Raspberry Pi 4.

Je n’ai pas encore reçu le mien (et je le testerais en priorité pour Canard PC Hardware) mais rien que les premiers tests et les spécificités techniques me permettent de donner un avis.

La puissance

Le Raspberry Pi utilise un nouveau SoC Broadcom, le BCM2711. Il change… beaucoup de choses. D’un point de vue physique, il est garvé en 28 nm et plus en 40 nm comme les puces précédentes. Ca veut dire que les transistors sont plus petits, donc qu’on peut en mettre en plus. De même, ça diminue en théorie la consommation. Je mets en théorie pour une bonne raison : il utilise un core ARM performance. Chez ARM, depuis quelques années, il y a deux séries de CPU en parallèle : les versions performance (Cortex A57, A7x, etc.) et les variantes basse consommation. Les Raspberry Pi 2 et 3 contiennent des coeurs basse consommation (A7, A53), ce qui sous-entend basses performances. La nouvelle puce se base sur quatre Cortex A72 (le CPU performance de 2015) à 1,5 GHz. En lisant ça, j’ai tiqué directement : dans les alternatives que j’ai testé, celles avec un CPU de ce type chauffait énormément. Les premiers tests le confirment : ça chauffe beaucoup plus.

En pratique, il va sûrement falloir installer au moins des dissipateurs et peut-être un ventilateur, c’était de toute façon déjà le cas sur les Raspberry Pi 3. Après, le gain en performances est élevé : le Cortex A72 est beaucoup plus rapide que le A53, grâce à une architecture pensée pour les performances plus que l’efficacité énergétique. Mais il consomme plus. Je pense qu’un Raspberry Pi 4 ralenti( il descend sa fréquence à 1 GHz) doit rester plus rapide qu’un Raspberry Pi 3 à fond (1,4 GHz), mais c’est à tester. Le reste du SoC intègre un GPU Broadcom VideoCore VI, un décodeur HEVC pour la vidéo, et les fonctions classiques d’une puce.

RAM et connectique

Les Raspberry Pi ont notoirement trop peu de RAM, entre 256 et 1 Go selon les modèles. Le nouveau modèle existe avec 1, 2 ou 4 Go de RAM. Ironiquement, il profite aussi de mémoire de type LPDDR4 qu’Intel ne prend pas en charge dans nos Mac… La bande passante augmente, ce qui peut servir en 3D, mais le passage à 4 Go nécessite un OS 64 bits… qui n’existe pas encore. Je vous conseille la version 2 Go, qui apporte un gain intéressant sans exploser le prix.

USB 2., USB 3.0, Ethernet

Le Pi 4 amène deux choses que j’ai apprécié dans les alternatives : de l’USB 3.0 et de l’Ethernet rapide. Pour le réseau, on peur enfin monter à 1 Gb/s, avec une liaison directe entre le contrôleur et le SoC. Pour rappel, le 3B+ ne dépasse pas 300 Mb/s à cause de l’USB partagé. Pour l’USB 3.0, c’est géré via un contrôleur externe (Via VL805) en PCI-Express (2.0, 1x). Pas la puce la plus rapide du monde, mais de quoi atteindre environ 300 Mo/s à vue de nez (on peut monter à ~440 Mo/s sur du Intel).

On a aussi deux prises USB 2.0 classiques, et une prise USB-C pour l’alimentation. Elle est OTG, ce qui va permettre de l’utiliser pour se connecter via un ordinateur, par exemple. Question consommation, la fondation recommande un chargeur capable de fournir 15 W en USBC (3 A, 5 V). L’Apple 18 W devrait le faire, comme n’importe quel modèle de chargeur de MacBook. Visiblement, ils annoncent la possibilité de fournir 1,2 A sur les ports USB (la norme demande au minimum 900 mA en USB 3.0), donc ça laisse de la marge. Comme avec les Raspberry Pi 3, une alimentation de qualité est recommandé, pour éviter les chutes de tension et les plantages.

USB-C

La carte, enfin, change un truc qui m’embête. Elle passe d’une prise HDMI à deux prises micro HDMI. C’est un connecteur peu courant, fragile, et je ne sais pas s’il existe une demande pour réelles pour la présence de deux sorties, même si j’imagine que c’est le cas. Petit aparté : la carte ne supporte pas le HDMI sur USB-C pour une bonne raison. Ca n’existe pas réellement. Le alt mode HDMI a été annoncé, mais personne ne l’utilise à ma connaissance. En pratique, le alt mode utilisé pour la vidéo passe par du DisplayPort, et les câbles intègrent un adaptateur DisplayPort vers HDMI, ce qui a un coût. Intégrer le alt mode pour de la vidéo aurait augmenté le prix des câbles, et nécessité d’installer une seconde prise, sans même prendre en compte le fait que le SoC ne supporte peut-être pas le DisplayPort.

Quelle drôle d’idée

Question stockage, on reste sur du microSD, mais le bus est plus rapide dixit les tests. On passe sur une interface DDR qui double le débit. Ca reste léger : de 25 à 50 Mo/s au maximum. De ce que j’ai vu, le firmware ne permet pas encore de démarrer sur de l’USB 3.0 (plus rapide) mais ça devrait être possible à moyen terme.

Pour terminer, quelques trucs. On garde le Wi-Fi 11ac (une antenne, 2,4 et 5 GHz), on passe sur du Bluetooth 5, on garde les GPIO, les connecteurs pour caméras et écrans, et même l’horrible connecteur PoE. Plus étonnant, on garde aussi la sortie vidéo analogique via la prise jack. La carte a le même format au sol, mais les connecteurs changent de place : il faut donc changer les boîtiers.

Question prix, c’est un peu à la Apple : 35 $ (38 €) en 1 Go, 45 $ (49 €) en 2 Go et 55 $ (59 €) en 4 Go. Oui, passez de 1 à 2 Go vaut 10 $ et passer de 2 à 4 Go… aussi.

Pour pas mal d’usages, la carte devrait offrir des gains vraiment importants, au détriment encore une fois de la consommation. C’est un choix à faire. Personellement, je conseille aux gens de réfléchir aux usages : pour un Media Center ou de l’émulation, la carte des avantages évidents. Pour du développement et de petits projets électroniques, un Raspberry Pi 2 (en version 64 bits) consomme nettement moins, chauffe peu et suffit amplement.

Le site de la fondation Raspberry Pi tourne sur… 18 carte Pi 4

Par Pierre Lecourt

La solution qui a servi à héberger le site officiel RaspberryPi.org de la fondation Raspberry Pi pour la sortie de la RPi4 n’est rien d’autre qu’un cluster de 18 de ces cartes. Une solution qui a coûté au final “moins de 1000$” de matériel, beaucoup moins qu’un serveur classique pour ce type de tâche.

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La Raspberry Pi 4

Et la tâche à accomplir était rude. Des millions de pages web ont été délivrées à partir de ce cluster indique le directeur de Mythic Beast. La boite qui a installé et géré ce fameux cluster pour la fondation.  Pete Stevens en charge de ce déploiement va même plus loin en indiquant que leur cluster était trop sur estimé, sur les 18 cartes RPi4, huit seulement auraient suffit. Quatre pour les pages du site sous WordPress auraient suffit, deux autres pour le contenu statique et deux autres pour la gestion du cache.

Le cluster construit offre en tout 72 coeurs pour les calculs et 72 Go de mémoire vive en DDR4. Il consomme moins de 100 watts et peut tenir dans un rack 1/2U. Il ajoute, un peu péremptoire, que “les fabricants de serveurs peuvent commencer à être inquiets.” Il est vrai que la présence d’un vrai Ethernet gigabit change largement la donne par rapport à la version Raspberry Pi 3B+. Les débits réseau sont désormais suffisants pour des tâches vraiment lourdes. La possibilité d’additionner logiciellement la mémoire vive des cartes et la présence de 4 Go par RPI4 change également beaucoup les choses.

Pete Stevens estime que les Raspberry Pi 4 peuvent servir à gérer des serveurs dédiés à un prix comparable à une machine virtuelle. Une fois combinés entre eux, ils peuvent se comporter comme des clusters de calcul. Des engins pouvant prendre en charge des calculs en parallèle à condition de séparer les calculs en tâches pouvant être effectuées par ces Cortex-A72. Il donne un exemple à 5000$ constitué d’un switch de 48 ports coûtant 750$, avec 48 RPi4 à 55$ et autant de HAT PoE à 30$, il obtient une solution combinant 192 coeurs Arm. Pour la même somme, il estime qu’aujourd’hui on n’obtient qu’un maximum de 32 coeurs en solutions AMD ou Intel. Suivant les tâches à effectuer, et notamment des dizaines de micro calculs en parallèle, la solution ARM pourrait donc être plus intéressante.

Raspberry Pi 4

Son approche est assez pragmatique : “La question n’est pas de savoir si une solution RPi4 peut remplacer un serveur existant à 5000$ mais plutôt de savoir quels usages utilisant des serveurs à 5000$ pourraient se contenter d’une solution construite avec ces cartes Raspberry Pi ne coûtant que 500$”. Une approche visant une technologie “suffisante” plutôt que “par défaut”. 

Reste quelques bémols. D’abord la solution mise en oeuvre n’a pas géré la totalité du site et en particulier la partie liée au téléchargement. Les images du système Raspbian étaient toujours hébergée sur des serveurs traditionnels sous processeurs Intel. Même si Pete Stevens estime que le cluster semble assez performant pour les prendre en charge également.

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Autres questionnements, la robustesse des cartes, beaucoup constatent que le nouveau Broadcom BCM2711 génère beaucoup de chaleur à l’usage. Difficile de voir comment l’engin pourrait tenir le coup dans une solution devant fonctionner 24H/24 et 7J/7. A l’intérieur d’un rack serveur et correctement ventilé dans une salle dédiée, le risque est  faible mais l’usage de ce type de carte dans une autre disposition pourra poser problème. L’usages des HAT PoE est également problématique, on ne peut pas dire que cette extension soit la plus franche réussite de la fondation. Elle est clairement problématique

Autre détail, cette fois-ci relevé par le directeur de Mythic Beasts, l’impossibilité de démarrer la RPi4 sur un stockage rattaché au réseau. Une fonction qui doit arriver prochainement avec une mise à jour de son firmware. Les bases de données du site sont donc restées stockées ailleurs que sur le cluster. L’usage d’un système de SSD professionnels en RAID avec de grandes garanties en nombre d’écritures et en lisibilité étant indispensable. Impensable aujourd’hui de laisser le stockage du serveur sur des cartes SDXC. 

C’est donc une information intéressante dans l’absolu mais absolument pas un exemple à suivre. La fondation a pris un risque en hébergeant une partie de son site sur ce cluster RPi4 pour le lancement de la carte. Et c’est un exemple assez intéressant à analyser. Mais il est improbable qu’un professionnel ne prenne ce risque un jour pour économiser quelques milliers d’euros. Le jeu n’en vaut pas la chandelle. Par contre, la création d’un petit serveur maison, artisanal, à base de ces cartes, pourrait devenir très intéressant. Pour  héberger des sites associatifs, des serveurs temporaires pour des événements ou plein d’autres choses encore. Dans un format tour bien ventilé, il est possible d’imaginer un cluster mobile très performant et abordable pour ce type de situation.

Le site de la fondation Raspberry Pi tourne sur… 18 carte Pi 4 © MiniMachines.net. 2019

PolaroPi : Une version Raspberry Pi du Polaroid SX-70

Par Pierre Lecourt

Le projet PolaPi consiste donc a modifier un Polaroid SX-70, les plus jeunes d’entre vous ne connaissent peut être pas ce type d’appareil. Il s’agissait d’un engin capable de délivrer des images immédiatement. Des films contenant toute la chimie nécessaire à un développement instantané sortaient de l’appareil et se révélaient sous vos yeux.

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Mais la magie de cet appareil particulier ne s’arrêtait pas là puisque l’objet faisait partie de cette catégorie d’appareils à soufflet, capable de largement se replier sur lui même pour gagner en compacité. On retrouvait alors une solution relativement plate, très fine pour l’année 1975 à laquelle il est sorti, et capable de donner 10 clichés par “pellicule” de films.

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Déplié, l’engin proposait un viseur sur sa partie haute, un bouton de déclenchement en façade et une prise en main plus ou moins acrobatique si mes souvenirs sont bons. Il était souvent utile de le coller à un mur ou de le poser sur un meuble avant de déclencher pour éviter un tirage un peu flou. Particularité de ce modèle, les films étaient livrés dans une cartouche qui contenait également une pile permettant d’alimenter l’appareil. Un vrai désastre écologique mais une solution assez élégante d’u point de vue fonctionnel.

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Premier défit à relever pour la création de ce PolaPi, démonter l’appareil et se rendre compte du maigre espace disponible une fois replié.

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Car il va falloir y caser pas mal de choses… Et en particulier une Raspberry Pi Zéro et un écran LCD de 3.5″ pour faire fonctionner le viseur.

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Un premier défi consiste à ajuster une caméra de Raspberry Pi à la place de l’objectif d’origine. Avec un adaptateur grand angle, le résultat est très convenable.

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Le second souci est plus complexe puisqu’il s’agit de glisser l’écran LCD au bon endroit pour qu’il puisse être utile à la prise de vue au travers du viseur du PolaPi. Il y a un souci d’épaisseur – on devine au dessus le branchement direct sur les GPIO de la Pi Zero de l’écran – puisque l’auteur veut conserver la possibilité de replier l’appareil.

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Il faut donc découper le châssis, y aménager la place nécessaire pour ces composants de base mais également le reste : Batterie, système de chargement et autres. La carte Raspberry Pi doit en plus être connectée au divers boutons nécessaires à la prise de vue repris en façade.

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Après bien des ajustements, le résultat est là. L’œilleton de l’appareil permet de voir “naturellement” l’écran 3.5″ qui lui même diffusera ce que le capteur de la camera observera.

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Il n’y a plus qu’à replier le tout, coder la carte en profitant de ses capacités OpenCV pour compenser les distorsions causées par le grand angle et assembler le PolaroPi. Quand je dis YAKA, je plaisante. Le travail est complexe autant pour la partie matérielle que logicielle.

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Et voilà le travail, après un petit maquillage de l’engin d’origine avec des étiquettes maison et une nouvelle couverture noire, le PolaroPi est apte au service. Il enregistre les images sur sa carte MicroSDXC, se charge en Micro USB et propose un port USB 2.0 Type-A pour connecter facilement la carte à un PC.

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Le résultat est impressionnant, le PolaroPi prend ce genre de photo. Ce n’est pas l’image la plus géniale qui soit mais l’objet est en lui même une réussite. J’imagine très bien ce genre de solution connectée lors d’une soirée ou d’un événement qui prendrait des clichés et qui les diffuserait sur un média en ligne par exemple. Avec un petit module Wifi, il serait possible de faire en sorte que chaque cliché du PolaroPi soit repris sur un écran externe assez facilement.

Pour en savoir plus, un billet très détaillé est disponible sur le site de Jushua Gross. Vous y trouverez tous les détails de la fabrication de l’appareil et des informations concernant la partie logicielle.

PolaroPi : Une version Raspberry Pi du Polaroid SX-70 © MiniMachines.net. 2019

Raspberry Pi 4 : un ordinateur presque comme les autres

Par Pierre Lecourt

Je parcours les forums depuis ce matin et beaucoup de gens font cette remarque à propos du Raspberry Pi 4 : “Cette machine est plus performante que mon premier PC”. Pour les plus vieux d’entre nous, ceux qui ont connu l’époque des engins sous les 10 MHz, cela fait longtemps que c’est le cas. Les précédents Pi écrasaient déjà les 8086, les 286 et autres 486 qui culminaient difficilement à 100 MHz. Mais c’est désormais une nouvelle génération, plus jeune, qui voit ses premières machines distancées par le nouveau Raspberry Pi 4 

Raspberry Pi 4

Le SoC embarqué évolue donc grandement. Exit le Broadcom BCM2837 en quadruple coeurs Cortex-A53, on passe à un SoC Broadcom BCM2711 toujours en quatre coeurs mais employant un ARM Cortex-A72 cadencé à 1.5 GHz. La fondation indique des performances trois fois supérieures pour ce nouveau modèle, ce qui semble bien correspondre aux chiffres classiques entre les deux générations de coeurs. Le SoC propose en plus un nouveau circuit graphique VideoCore VI aux performances bien optimisées.

Raspberry Pi 4

Le Raspberry Pi 4 est donc une solution plus impressionnante en terme de calcul, si elle est plus costaud que votre premier PC en terme de performances, l’accent a été également largement mis sur les fonctions annexes de l’engin. Plus polyvalente, la nouvelle carte ouvre la voie à des usages plus larges et plus complexes. Avec, comme toujours, la même volonté d’ouverture au plus grand nombre. Toujours lancée à 35$1, elle a gardé le même tarif que depuis son apparition en 2012.

Avec tout de même une petite nuance, si ce tarif existe il est désormais “à partir de”. On achètera une Raspberry Pi 4 à partir de 35$ et le prix augmentera en fonction de la mémoire vive qui pourra évoluer dans deux variations du modèle de base. La fondation a bien compris les remarques de ses utilisateurs à la sortie du modèle 3 B+. Beaucoup pensaient pouvoir trouver des cartes plus riches en mémoire vive pour venir au secours des systèmes les plus complexes employés avec l’engin. Ces remarques ont été prises en compte de la meilleure manière qui soit.

Si le Raspberry Pi 4 existe donc toujours bien à 35$ (38€) en 1 Go de mémoire vive DDR4, la fondation commercialise aussi deux autres modèles en 2 et 4 Go de mémoire vive proposés respectivement à 45$ (49€) et 55$ (59€).

Raspberry Pi 4

Cette proposition est intelligente parce qu’elle correspond bien aux divers usages de la carte. Quelqu’un cherchant avant tout une carte de développement performante va rester sur ce modèle en 1 Go. Mais ceux qui cherchent une solutions plus performante pour, par exemple, utiliser la Raspberry Pi 4 comme ordinateur personnel sous Linux ou comme solution de jeu d’émulation, seront ravis d’injecter quelques euros de plus pour grimper à 2 ou 4 Go de mémoire vive.

Et on sent que la fondation a parfaitement compris ce besoin dans le reste de la machine. Le Raspberry Pi évolue certes en performances et en mémoire mais le plus impressionnant est lié aux possibilités du Cortex-A72 qui ouvre la voie à d’autres usages. Le SoC embarque en effet plus de fonctionnalités et permet de proposer pour la première fois sur une carte Raspberry Pi des fonctions comme l’Ethernet Gigabit ou l’USB 3.0. Les précédents modèles de la fondation étant limités à l’USB 2.0, ils ne pouvaient pas prétendre à des débits suffisants pour embarquer un réseau filaire aussi performant. C’est désormais chose faite avec l’apparition du Cortex-A72.

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Mieux encore, le Raspberry Pi 4 propose deux sorties vidéo grâce à l’emploi d’un couple de MicroHDMI. Une solution intéressante d’un point de vue usage car le système permettra la prise en charge d’un bi-écran très pratique sous Linux. Mais le choix d’un double MicroHDMI n’est pas forcément la solution la plus optimisée. Une combinaison HDMI plein format et MicroHDMI aurait été plus rétro compatible. Ou l’emploi de deux prises MiniHDMI qui sont souvent beaucoup plus solides en terme d’accroche aux carte mères. 

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Le module Wifi intégré est un 802.11AC classique avec un Bluetooth 5.0 BLE qui offrira lui aussi de très bons débits. Quatre ports USB Type-A seront disponibles, partagés par paires en USB 2.0 et 3.0 ce qui ouvre la voie à de nombreuses utilisations externes et notamment à des stockages de masse plus rapides. Un lecteur de cartes MicroSDXC sert toujours de stockage de base à l’engin. La carte gagne aussi un port USB type-C pour son alimentation auparavant en MicroUSB. Cela lui permet d’accepter 500 mAh de plus et de profiter de nombreux chargeurs plus sécurisés et performants.  A noter que la solution est toujours compatible PoE avec l’extension adéquate. Le port jack 3.5 mm propose toujours une sortie stéréo et une sortie vidéo composite.

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Le boitier officiel pour le Raspberry Pi 4

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Le boitier classique après une petite découpe2

Le Raspberry Pi 4 reste retro compatible avec tout son écosystème habituel hormis, bien entendu, les boîtiers. Ces derniers ne sont pas taillés pour la nouvelle connectique de la carte. Mais on retrouve bien évidemment les 40 broches du format ainsi que les ports DSI et CSI pour brancher écran et caméra.

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OLPC XO-1

Le Raspberry Pi 4 pourrait réussir ce que l’OLPC n’a pas pu achever

Dans cette nouvelle configuration, le Raspberry Pi 4 peut se mesurer à des ordinateurs de bureau traditionnels. L’engin ne sera pas forcément donné puisqu’il sera plus sage d’acheter une version 2 ou 4 Go pour  ce genre d’usage. Mais avec cette puce plus performante, le double écran, un wifi et un réseau filaire rapide ainsi que de l’USB 3.0, on a là un engin capable de mener à bien des choses complexes sous Linux.

L’appui de Broadcom et de son BCM2711 est un vrai plus. La marque partage en effet les ressources nécessaires au développement et à l’optimisation de son circuit graphique VideoCore VI avec la fondation et il est donc possible de profiter de tous ses avantages sous Linux avec Raspbian. Accélération graphique en 2D comme en 3D avec la prise en charge native de l’OpenGL ES 3. Mais aussi la décompression de contenus UltraHD à 60 images par seconde 100% matériel.

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Un kit complet à 120$ est annoncé, le Raspberry Pi 4 Computer Desktop Kit. Un ensemble comprenant la carte de base, un MicroSDHC 32 Go avec un système Linux Raspbian pré-installé, un boitier, une alimentation, les claviers et souris officiels de la marque, une paire de câbles MicroHDMI vers HDMI et un exemplaire du manuel du débutant. Il ne manquera, en clair, qu’un écran pour compléter le dispositif. Un objet que l’on trouve désormais parfaitement fonctionnel à 0€ en déchetterie ou pour moins de 20€ en solderie pour les petites diagonales3

Même neufs, les écrans les moins chers se négocient sous les 80€ en 19 ou 20″ aujourd’hui, ce qui apportera un certain confort à l’utilisateur. Bilan ? 200€ pour un ordinateur complet, connecté et bien plus performant que ce que la plupart des gens imaginent. A ce tarif, la fondation arrive au prix de l’OLPC (One Laptop Per Child), un ordinateur portable destiné aux pays émergents pour initier les enfants à l’informatique et les ouvrir sur le monde.

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Bien entendu, il ne s’agit pas de comparer ni de mesurer les deux machines, cela n’aurait pas de sens. Mais l’effort poursuivi par la fondation Raspberry Pi montre ici de nouvelles limites et il est parfaitement possible aujourd’hui, de construire un vrai parc de ces machines pour un prix minimal. Sans qu’elles ne soient ridicules en terme de performances ni qu’elles demandent un entretien particulier. En recyclant des écrans de 15-17 pouces qui pullulent dans les locaux d’archives des entreprises, il y a de quoi monter de vrais PC capables de travailler, de créer, de divertir et même d’opérer des développements externes complexes. Cela au prix d’une entrée dans un parc d’attractions. Non pas qu’il faille choisir entre l’un et l’autre mais pour relativiser le prix à injecter pour cet effort.

Cette nouvelle mouture de la carte offre des perspectives énormes, conserve son merveilleux écosystème et son prix de revient est ridicule en comparaison de ce qu’elle va proposer en terme d’usages. 

Le Raspberry Pi reste une carte de développement mais elle vient de gagner un niveau, elle devient un ordinateur personnel qui n’a plus à rougir d’un point de vue usage face à une machine commerciale vendue 10 fois plus cher. et ça, ça change la donne.

Raspberry Pi 4 : un ordinateur presque comme les autres © MiniMachines.net. 2019

Enviro+ : Une extension Raspberry Pi pour suivre la qualité de l’air

Par Pierre Lecourt

La première fois que j’ai mesuré la qualité de l’air, c’était il y a longtemps. Je travaillais comme moniteur dans une colonie de vacances scientifique où on réalisait des expériences variées allant de la micro-fusée à la station météo. C’était plus par goût de l’expérience que par soucis environnemental. Aujourd’hui j’aimerais bien pouvoir mesurer la pollution atmosphérique dans ma ville pour d’autres raisons… Comme beaucoup de citadins, la pollution de l’air commence a me préoccuper.

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L’extension Raspberry Pi Enviro+ est peut être la solution. Cette petite carte propose de mesurer plusieurs éléments en regroupant sur un seul PCB différents capteurs.

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Un LTR-559 qui est un capteur de proximité et de lumière. Un BME280 pour mesurer la pression atmosphérique, l’humidité ambiante et la température. Et un MICS6814 qui analysera analogiquement les gaz. La carte Enviro+ propose également un ADS1015 pour convertir les informations analogiques en signaux numériques interprétable par les cartes Raspberry Pi ainsi qu’un minuscule microphone. Un petit écran de 0.96″ affichera en couleur sur 160 pixels de large et 80 de haut des informations choisie et une librairie Python permettra de l’exploiter finement.

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Conçue en partenariat avec l’université de Sheffield, la carte est prévue pour analyser la qualité de l’air autant en terme de gaz que de particules. Elle saura mesurer la température, la pression, l’humidité, la luminosité et même le niveau sonore pour une éventuelle pollution par le bruit. Il est possible d’ajouter un capteur de particules externe PMS5003 pour augmenter la précision des mesures et des analyses et surtout conserver le capteur et la carte Raspberry Pi chez vous pendant que vous laisserez le capteur à l’extérieur. 

Les capteurs de pression, d’humidité et de température servent également a affiner les mesures de particules et de gaz puisque ces dernières peuvent être affectées par les autres conditions climatiques. La capteur de proximité permettra de réveiller le petit écran intégré pour vous donner un retour sur les mesures quand vous vous approcherez.

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Le tout se trouve chez Pimoroni en précommande pour une livraison début Juillet : A 45£ la carte Enviro+ ce n’est pas forcément donné, le module externe PMS5003 coûte également 25£ ce qui donne tout de même le joli total de 70£ sans compter la Raspberry Pi, une alimentation et une carte MicroSD. Un prix élevé mais un projet qui peut être utile si vous êtes en ville et si vous souffrez de la pollution certains jours. Il est possible de coupler ce genre de solution à un serveur assez facilement pour consulter les remontées d’infos de n’importe où. Et pourquoi pas envisager de coupler la carte Raspberry Pi à une solution domotique comme un épurateur d’air. L’engin est également compatible avec des projets comme Luftdaten qui remonte les données mesurées par des capteurs de ce type sur une carte mise à jour régulièrement.

Enviro+ : Une extension Raspberry Pi pour suivre la qualité de l’air © MiniMachines.net. 2019

Aweigh – Open navigation system inspired by insect eyes

Par Filip Visnjic
Aweigh – Open navigation system inspired by insect eyes
Postgraduate designers from Imperial College and the Royal College of Art have developed an alternative positioning system based on the polarized vision of insects.

Alias – A teachable “parasite” for your smart assistant

Par Filip Visnjic
Alias – A teachable “parasite” for your smart assistant
Created by Bjørn Karmann and Tore Knudsen, Alias is a teachable “parasite” that is designed to give users more control over their smart assistants, both when it comes to customisation and privacy.

AI Facial Profiling, Levels Of Paranoia – Exploring the effects of algorithmic classification

Par Filip Visnjic
AI Facial Profiling, Levels Of Paranoia – Exploring the effects of algorithmic classification
Created by Marta Revuelta, AI Facial Profiling, Levels of Paranoia is a project exploring the potential and implication of AI technologies by proposing a machine that recognises the ability of an individual to handle firearms and predicts their potential to cause harm from a biometric analysis of their face.

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