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Scrubber : mieux se laver les mains avec Raspberry Pi

Par Pierre Lecourt

Alors pourquoi ? D’abord pour rappeler le temps nécessaire à un bon lavage de main. Laisser ses mimines traîner trois secondes sous l’eau n’est pas suffisant face au COVID-19. Même en temps normal il faut un bon et laborieux savonnage pour que l’opération produise un effet autre que Placebo.

Se laver les mains ? Je sais faire !
L’homéopathie manuelle, l’opération qui consiste a passer ses mains sous l’eau 3 secondes en considérant qu’elles sont propres, n’est bon que pour votre pilosité palmaire. Pas pour combattre un virus. Il faut frotter. Et frotter longtemps. Bien trop longtemps pour une époque où tout doit aller très vite.

Du coup le Scrubber entre en action en vous balançant aux oreilles 20 secondes (ou plus) de signal sonore. Un temps que vous devrez respecter en vous nettoyant les mains avec le savon récupéré avant de pouvoir les passer sous l’eau claire. Ce signal sonore peut, grâce aux possibilités offertes par le Raspberry Pi W qu’il embarque, être très varié. Vous pouvez écouter vos morceaux préférés, écouter un morceau de podcast, choisir une radio internet au hasard ou piocher dans n’importe quelle source sonore.

Au vu du nombre de lavages quotidien que l’on est censé suivre, le format Scrubber d’un savonnage en musique est une assez bonne idée pour rompre la monotonie de l’opération et la rendre plus agréable et efficace avec les plus petits.

Scrubber

L’autre point positif de l’opération est le temps que prend le montage d’un Scrubber. La documentation fournie indique un temps de montage d’ quatre heures environ et un investissement tournant autour de 30$. Evidemment si vous n’avez pas les pièces nécessaires cela sera difficile de monter ce projet en confinement. Il faut un Raspberry Pi W, une batterie et un Adafruit Speaker Bonnet. Le code et un guide complet d’assemblage sont disponibles sur Github. Evidemment il est également nécessaire au préalable de sacrifier un distributeur de savon liquide… Si vous avez le materiel et que vous tournez en rond pendant ce confinement, l’opération est une bonne idée a réaliser avec des plus jeunes.

Si vous n’avez pas le materiel, il est possible, et même relativement aisé, de proposer le même genre de solution avec d’autres ressources. Vous pouvez facilement imaginer monter un appareil proposant un décompte de temps avec une bête carte Arduino Micro à quelques euros et une LED qui restera allumée 20 ou 30 secondes avant de s’éteindre après une pression sur votre pompe à savon. Là, l’opération ne vous coûtera qu’une dizaine d’euros tout au plus avec une batterie 18650 de récupération.

Correct technique to wash your hands for proper disinfection. #CoronavirusOutbreakindia #CoronaVirusUpdate #COVID #CoronaVirusUpdate pic.twitter.com/1WeDwlCaF6

— Harjinder Singh Kukreja (@SinghLions) March 19, 2020

Vous l’aurez compris, le Scrubber est autant didactique d’un point de vue électronique que d’un point de vue hygiène. C’est son grand intérêt puisqu’il est aussi simple de compter dans sa tête quelques secondes pendant que l’on frotte ou d’adopter une technique de lavage efficace qui prendra de toutes façon tout le temps nécessaire.

Source : Deeplocal via Engadget

Scrubber : mieux se laver les mains avec Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2020.

Un Raspberry Pi 4 embarqué pour lire les plaques d’immatriculation

Par Pierre Lecourt

Si le but avoué de cette expérimentation de détection de plaques d’immatriculation n’est pas des plus clairs – car on se demande bien à quoi peut servir pour un particulier de les relever sur les voitures autour de lui – il est très impressionnant dans sa réalisation. Il va même jusqu’à poser des questions sur l’accessibilité de ces technologies aux particuliers dans le futur.

immatriculation

Le projet de Robert Lucian Chiriac tel qu’il est présenté le 22 Février dernier, consiste à installer une solution Raspberry Pi 4 dans sa voiture, montée sur le pare brise intérieur de l’habitacle, afin qu’il puisse filmer les véhicules situés devant lui. Sur chaque véhicule, le Raspberry Pi détecte les plaques, ce qui est déjà un challenge en soit. Car détecter un format “plaque d’immatriculation” dans une scène de rue avec des véhicules différents et du mouvement, cela n’est déjà pas très facile. 

Mais la carte va en plus séparer l’environnement de la plaque et lire le texte de la plaque pour l’identifier. Le tout permettra en plus de noter précisément le lieu de l’identification grâce à un système 4G et GPS. 

immatriculationimmatriculation

Pour parvenir  à ce tour de force, une carte Raspberry Pi 4 est connectée à une Pi Cam classique. Le tout est enfermé dans un châssis imprimé en 3D, lui même monté sur une rotule fixée au pare-brise. L’ensemble est monté de façon à ne pas gêner la vision du conducteur.

immatriculation

Une fois en place, il a fallu entraîner l’ensemble des programmes mis en oeuvre dans la détection, l’identification et la lecture des plaques. L’ensemble utilise un processus de 3 programmes principaux. La lecture des plaques est faite par YOLOv3 depuis des images envoyée à 30 images par seconde en 800 x 450 maximum. Cet algorithme de détection des objets crée ensuite les boites rouges autour des plaques détectées depuis les images capturées par la caméra. Chaque image est ensuite envoyée vers l’algorithme de détection de texte CRAFT. Une fois que chaque lettre est identifiée, l’ensemble est transmis à CRNN pour deviner le texte complet.

fonctionnement

Les plaques identifiées sont ensuite affichées sur une page Web et sauvegardées en fichier texte. Les coordonnées GPS sont également sauvegardées ainsi que l’heure de détection. Pour parvenir à ce résultat, Robert Lucian Chiriac utilise les capacités de calcul d’Amazon AWS. Le relais 4G sert à transferer des données optimisées vers le service.

Le résultat est tout bonnement impressionnant. La fluidité des calculs et la qualité de la prédiction sont très bons et le principe est tout à fait valide. Le processus est détaillé  étape par étape sur une page Medium

vidéo verbalisation

 

Pour quoi faire ? Finalement, ce n’est pas la question

Ce qui m’épate le plus dans cette histoire c’est de voir comment un particulier, certes très doué et compétent, arrive à ce résultat. La première fois que j’ai entendu parler de ce genre de technologie, il s’agissait de solutions embarquées sur des véhicules destinés à lire des plaques afin de dresser des procès  verbaux. Ces technologies coûtaient alors une véritable fortune et leur intégration tout autant. Le résultat se devait, pour des raisons légales évidentes, être le plus juste possible. 
Mais à quelques années de distance, un particulier arrive à bricoler un produit quasi équivalent “tout seul dans son garage” pour quelques dizaines d’euros… Cela me parait fou mais c’est la suite logique à laquelle la technologie nous a habitué depuis toujours. 

NEC promeut sa solution de reconnaissance faciale 

Je ne vois pas spécialement l’usage de cette solution, connaitre les plaques autour de mon véhicule ne me parait pas franchement utile. La question que je me pose est plus simple. Aujourd’hui, les systèmes les plus sophistiqués du marché permettent de faire de la reconnaissance faciale dans des banques de données énormes. Demain, les particuliers pourront peut être parvenir à des résultats similaires avec du matériel abordable. L’accès aux bases de données sera plus complexe mais avec les fuites quotidiennes de données, des millions de profils doivent déjà circuler en ligne.

Si demain une solution maison de ce type est possible et accessible, tout un chacun pourra braquer une caméra sur la rue et reconnaître les visages des passants. Transformer celle de sa boutique ou de sa société pour surveiller les clients comme le personnel. Plusieurs états cherchent en ce moment à généraliser l’usage de la reconnaissance faciale pour des raisons de sécurité. D’autres veulent au contraire les bannir des villes.

Les questions qui se posent vis à vis de ces technologies de surveillances sont nombreuses mais un des principaux problèmes à venir est celui soulevé depuis longtemps par la science fiction. Que faire et comment se protéger dans un monde où un particulier peut embarquer sur lui une solution mobile permettant de savoir qui est qui ? Quel est sa fortune ? Où il habite ? Quelles sont ses opinions ? Ses goûts ? Son mode de vie ? Ou même son métier…

Cette solution de surveillance technologique a un revers lourd, celui de pouvoir se transformer en surveillance généralisée. Entre de mauvaises mains, ce type de technologie pourrait conduire à des débordements facilement imaginables. Aujourd’hui, ce sont les policiers qui filment les manifestants pour identifier des visages. Demain, ce seront les manifestants qui identifieront précisément les policiers. Recouper des bases de données de clients de marques de luxe et mettre en place un scanner permettant d’en identifier au sein d’une foule parait être un fantasme en 2020. Qu’en sera t-il dans 5 ans ? Dans 10 ans ?

 

Un Raspberry Pi 4 embarqué pour lire les plaques d’immatriculation © MiniMachines.net. 2020.

Passifolia — Lightscape / Soundscape

Par beatrice.lartigue
Passifolia — Lightscape / Soundscape
Passifolia is a collective experience, made-to-mesure for La Gaîté Lyrique in Paris and made up of 16 interactive modules organically set up in space.

L’USB-C du Raspberry Pi 4 corrigé… il paraît

Par Pierre Dandumont

A l’origine, je devais vous montrer que la version 1.2 du Raspberry Pi 4 corrigerait enfin le bug de conception de la carte. Je n’en avais pas parlé ici, mais la carte sortie en juin ne fonctionne pas avec les chargeurs USB-C Apple.

C’est une erreur de conception, les ingénieurs n’ont pas bien lu les spécifications, mais donc les Raspberry Pi ne démarrent tout simplement pas avec un chargeur USB-C Apple (que ce soit le 18 W, un modèle de MacBook Pro, etc.). Depuis quelques semaines, on voit des informations sur une nouvelle version de la carte (1.2) qui corrige le problème. Et donc j’ai commandé une carte pour le boulot. Et j’ai reçu une vieille carte. Puis une seconde, une troisième et une quatrième. Ensuite, j’ai arrêté les frais. Officiellement, la 1.2 est en production depuis fin 2019, mais visiblement les vendeurs ont un stock important de la version d’origine.

Et comme le magazine Canard PC Hardware arrive bientôt, je n’ai pas eu le temps d’écrire un autre article pour aujourd’hui. Mais du coup, je vous préviens : vous ne pourrez peut-être pas alimenter un Raspberry Pi 4 avec un chargeur Apple en USB-C. Et quand j’aurais une carte corrigée, on en reparlera.

Raspberry Pi Imager : un énième logiciel de création d’images système

Par Pierre Lecourt

Avec Raspberry Pi Imager, c’est une histoire de quelques clics pour rendre votre carte MicroSD compatible avec un Rapsberry Pi. Il existe certes de nombreux outils comme Etcher ou NOOBS par exemple, qui offre une foule de possibilités supplémentaires.

Raspberry Pi Imager
Mais justement Raspberry Pi Imager se veut moins compétent et, plus simple à manipuler pour un néophyte. Uniquement orienté vers l’écosystème de la fondation, le logiciel fonctionne et se présente de la même façon sous Windows, Ubuntu ou MacOS. L’idée ici est de donner notamment une plateforme commune à tous les guides et tutoriels à destination des néophytes. Les captures d’écran proposées seront identiques et il sera également facilement possible de dicter la marche à suivre à quelqu’un au téléphone ou via un simple email.

Il est possible de télécharger Raspberry Pi Imager depuis la page dédiée sur le site de la fondation Raspberry Pi et on peut supposer que cette adresse là ne bougera pas non plus dans le temps, ce qui serait un gros bonus pour éviter la maladie qui touche beaucoup de publications à moyen terme. Qu’elles soient papier ou en ligne, de nombreux remaniements de sites web ne respectent pas leur architecture passée et transforment des liens vieux de quelques années en pages d’erreur 404. On peut espérer que la fondation fasse attention à ce détail pour améliorer la qualité des guides publiés.

On aurait apprécié une utilisation “portable” et donc sans installation de la solution1 même si cela est simple et ne demande que quelques  clics.

Raspberry Pi Imager
Une fois lancé, Raspberry Pi Imager se comporte de manière classique avec un premier menu qui demande quel type d’image système choisir. On aura le choix entre le Raspbian de base, une autre évolution de l’OS ou LibreELEC. 

Raspberry Pi Imager

Le programme permet également de retrouver des outils utiles, de formater sa carte MicroSD ou de sélectionner n’importe quelle image système. Dans ce dernier cas, il faudra la choisir dans son arborescence de fichiers et donc l’avoir téléchargée au préalable.

Raspberry Pi Imager

Si on choisit une image système de base, Raspberry Pi Imager ira la télécharger à votre place sur le site de la fondation et la copiera sur votre carte MicroSD dans la foulée.

Rien de bien neuf donc mais un outil que l’on peut espérer fiable tant dans sa manière de fonctionner que dans la durée.

 

Raspberry Pi Imager : un énième logiciel de création d’images système © MiniMachines.net. 2020.

La version 1.2 du Raspberry Pi 4 est dispo, comment la différencier ?

Par Pierre Lecourt

Le Raspberry Pi 4 1.2 est commercialisé depuis quelques temps et les stocks des commerçants commencent à accueillir la nouvelle carte qui corrige certains problèmes rencontrés par la première mouture. 

Mod :X

Résoudre soi même le bug d’implantation de l’USB-C est possible…

On se souvient de la “petite” erreur de design liée à l’implantation maladroite de l’USB-C et à l’oubli d’une résistance sur le PCB de la solution. D’autres problématiques dans le circuit d’alimentation de l’engin ont également été relevées. Si les adaptateur-secteurs officiels de la fondation étaient parfaitement fonctionnels, l’utilisation d’une solution de recyclage ou d’un câbles USB Type-C non conforme posait problème. Et cela malgré le simple usage de ceux-ci pour transporter du courant.

Raspberry Pi 4 1.0

Le Raspberry Pi 4 1.2 corrige ce souci d’implantation du Power Delivery de l’USB Type-C, ce qui permettra d’utiliser un plus large choix d’alimentations et de câbles avec sa carte. D’autres éléments mineurs ont également été modifiés sur la carte dont un petit élément présent soudé à côté de l’entrée du lecteur de cartes MicroSDXC dans la version d’origine. Il a été déplacé derrière ce même lecteur car la fondation a eu des retours de la part d’utilisateurs qui arrivaient àà dessouder le composants à force de manipuler des cartes microSD juste à côté. En le logeant derrière le châssis en métal du lecteur, il est mieux protégé. 

Raspberry Pi 4 1.2
Le composant a été déplacé, source : Imgur

Cette évolution de ce petit composant permet de vérifier facilement si la carte est une version 1.0 ou 1.2. 

A l’usage, le système vous renseignera également sur la version en indiquant une révision “x03112” lors d’une demande cpuinfo du système. La version d’origine indique, quant à elle, “x03111“. La première lettre étant liée à la version de carte que vous possédez : “a” pour la 1 Go, “b” pour la 2 Go et “c” pour la 4 Go.

Est-ce que cette nouvelle sortie correspond à la baisse de tarif des cartes en version 2 Go ? Aucune idée, une chose est sûre, les nouvelles moutures ne seront pas commercialisées par les marchands avant que les anciens modèles soient tous écoulés…

Source : CNX Software.

La version 1.2 du Raspberry Pi 4 est dispo, comment la différencier ? © MiniMachines.net. 2020.

Pimoroni Pirate Audio, un DAC pour transformer un Pi en lecteur MP3

Par Pierre Lecourt

C’est un kit prêt à l’emploi et un usage tellement évident qu’on se demande pourquoi personne ne s’est penché dessus auparavant. Le Pimoroni Pirate Audio permet de transformer une carte Raspberry Pi en petit lecteur audio en proposant tous les composants pour fabriquer vous même votre objet.

Pimoroni Pirate Audio
Le Kit est livré assemblé, avec l’ensemble des composants nécessaires pour fonctionner hormis une source d’alimentation. Si l’objet est au format de la Raspberry Pi Zéro, il sera compatible avec le brochage 40 pins classique de toutes les Raspberry Pi. Il mesure 65 mm de large pour 30.5 mm de profondeur et 9.5 mm d’épaisseur.

Pour la partie son, le kit Pirate Audio propose une interface digitale 24-bit / 192KHz . Un amplificateur analogique pour prise jack PAM8908 afin de brancher un casque. Un petit interrupteur permettant de choisir la puissance de l’amplification. Classique en Low-gain et bénéficiant d’une augmentation de 12 dB en high-gain. Le DAC est un PCM5100A, il permettra de gérer le son depuis le Raspberry Pi vers la  sortie audio de la solution Pirate Audio. 

Pimoroni Pirate Audio

D’un point de vue interface, on retrouve un petit écran 1.3″ IPS en 240 x 240 pixels et quatre petits boutons tactiles pour manipuler les menus. Pimoroni livre également la partie logicielle de l’ensemble avec une solution capable de gérer votre musique d’un point de vue son mais également d’afficher les pochettes et les titres des albums, le nom des artistes et autres informations issues des fichiers sons exploités. Mieux, il permet de se connecter à Spotify pour profiter de musique en streaming.

Pimoroni Pirate Audio

OpenSource et disponible sur GitHub, ce logiciel devrait vite évoluer et proposer des fonctionnalités intéressantes  supplémentaires. Il  permet dès aujourd’hui de lire des formats classiques comme le MP3 et le FLAC. Vendu 24.95$ sur le site Adafruit, il devrait sans doute obtenir un certain succès… si il revient en stock. Les commandes ont afflué comme souvent avec les créations de Pimoroni et plus rien n’est disponible aujourd’hui. 

MAJ : Le kit est dispo à 22.42€ chez Pimoroni comme le remarque Fdufnews en commentaires !

Pimoroni Pirate Audio

Reste la question du boitier ? Il n’a pas fallu attendre longtemps pour que la communauté travaille ce point et dès aujourd’hui, on trouve sur Thingiverse des boîtiers à imprimer en 3D adaptés à la solution. On pourra donc monter sa Pirate Audio dans un petit boitier compact… mais profiter également d’autres idées comme celle d’une Boombox de plus grande taille.

Pimoroni Pirate Audio, un DAC pour transformer un Pi en lecteur MP3 © MiniMachines.net. 2020.

35$ : Le Raspberry Pi 4 2Go baisse officiellement de tarif

Par Pierre Lecourt

Aujourd’hui la fondation Raspberry Pi annonce une baisse de tarif pour une de ces cartes et une seule. La version 2 Go de la Pi 4 passe ainsi de 45$ à 35$ et se négociera donc au même prix que la version 1 Go. Oui, les versions 1 Go et 2 Go seront proposées au même tarif officiel par la fondation. La version 4 Go de la carte restera quand à elle à 55$.

Raspberry Pi 4

Cela peut paraître étonnant au vu de nos habitudes, comment et pourquoi un modèle de 2 Go peut t-il être proposé au même tarif qu’un modèle 1 Go ? La raison de ce changement s’explique simplement parce que l’écart de prix d’achat entre un module de 1 Go et un module de 2 Go de mémoire vive tel que ceux utilisés par la fondation n’a pas vraiment de différence de prix. Comme l’objectif de Raspberry Pi n’est pas de se faire de l’argent, la solution trouvée est de proposer les cartes à leur prix de revient.

Raspberry Pi 4

C’est ce que la fondation a toujours fait en augmentant les capacités de ses cartes, en ajoutant plus de performances et de fonctionnalités, en basculant d’un SoC 32 bits à un autre en 64 bits, sans jamais changer le prix de base de sa solution qui est resté à 35$. Une société commerciale aurait vu ici l’opportunité d’augmenter largement sa marge en conservant cet écart de 10$. 

Cela crée une situation assez spéciale et je me doute du résultat au final, les modèles 1 Go du Pi 4 ne seront plus commandés que par dépit ou pour des situations précises. Quand les modèles 2 Go ne seront plus disponibles par exemple ou parce que des industriels auront besoin de ce modèle spécifique pour supporter au mieux leur logiciel.  Quand les utilisateurs ne pourront pas attendre et que seules les versions 1 Go seront disponibles… La production de Pi 4 s’orientera donc naturellement vers plus de versions 2 Go puisque la demande sera en augmentation et a terme on devrait voir quasiment disparaitre la carte dans sa version de base chez les commerçants grand public.

A moins que ? A moins que cela soit le pire moment pour  faire ce changement chez Raspberry Pi. L’épidémie de coronavirus commençant a avoir un impact fort sur diverses productions en Chine comme dans tout le reste de l’Asie, il est possible que la production de mémoire vive finisse par en pâtir. Une raréfaction de la production amènerait immanquablement une hausse de prix et donc un retour en arrière pour les cartes.

Pour tout savoir sur la Raspberry Pi 4 : Un ordinateur presque comme les autres.

 

35$ : Le Raspberry Pi 4 2Go baisse officiellement de tarif © MiniMachines.net. 2020.

Fallback – Alternative platform for real-time news during Internet shutdowns

Par Filip Visnjic
Fallback – Alternative platform for real-time news during Internet shutdowns
Created by Khulood Alawadi, Yi-fan Hsieh, Bahareh Saboktakin and Qifan Zhao at the RCA (Design Engineering, Future Interaction, 2019), 'Fallback' is an alternative platform for providing access to real-time news during times of Internet shutdown.

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Un très joli concept de boiter pour Raspberry Pi

Par Pierre Lecourt

On retrouve un système classique de châssis de base en acier qui enferme la carte et un support qui vient coiffer l’ensemble. Cette seconde partie est réalisée en cuivre pur.

Tadej Logar

Le toit du boitier est composé de fines ailettes en cuivre afin d’augmenter l’échange de chaleur du métal avec l’air ambiant. Réalisé d’un seul bloc, ce gros bloc vient également se poser sur le SoC Broadcom de la carte pour transmettre directement les watts qu’il génère directement au métal. 

On imagine un raccord réalisé en pâte thermique entre la puce et le cuivre. L’ensemble est bien proportionné et permettrait à une solution sous Raspberry Pi de fonctionner totalement passivement malgré de fortes demandes. A vrai dire, les Raspberry Pi 3 n’ont pas forcément besoin de tant d’égards pour fonctionner sans ventilation, un dissipateur classique fonctionne déjà très bien. Ce genre de concept aurait plus de sens sur une solution Raspberry Pi 4.

Tadej Logar

Cela reste néanmoins un concept, comme le souligne FanlessTech, la densité des ailettes semble être plus esthétique que pratique et elle serait surement contre productive. Autre problématique, ce type de design en cuivre aurait un coût important. Non seulement à cause de la quantité de matériau et de son prix mais également parce que la création de ce type de forme en métal demande des compétences, du temps et un matériel particulier. 

Bref, il y a de bonnes chances que ce concept reste un concept même si le recours à du cuivre serait probablement une bonne idée pour ce type de solution aujourd’hui.

Source : Tadej Logar

Un très joli concept de boiter pour Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2020.

Gumstix présente un Hat batterie pour Raspberry Pi Zero

Par Pierre Lecourt

La nouvelle extension au format HAT de Gumstix permet de connecter directement sur les 40 broches d’une Raspberry Pi Zero un module complet de gestion de batterie. 

Gumstix

Cette extension propose en plus d’un système de fixation de deux batteries rechargeables au format AA, toute l’électronique de régulation électrique nécessaire au fonctionnement de la Raspberry Pi Zéro ainsi que la partie servant à recharger les batteries. Le module employé est un Linear Technology LTC4060 capable de piloter des cellules NiMH ou NiCd. L’ensemble peut être utilisé pour apporter de l’autonomie à un montage avec 2 heures d’utilisation sans connexion au secteur ce qui peut être pratique pour déplacer un module ou maintenir son activité en cas de coupure de courant.

Gumstix

L’usage de cette extension Gumstix en tant qu’onduleur permet surtout de conserver un aspect compact à votre montage. On est loin des solutions onduleurs classiques qui apporteraient certes beaucoup plus d’autonomie mais au prix d’un encombrement beaucoup plus lourd. Un petit interrupteur permet de couper l’alimentation de l’extension. La charge des batteries se fait via le port MicroUSB de la Pi Zéro. 

Sur l’extension, Gumstix a rajouté un capteur Bosch BMI160 qui est un accéléromètre sur 3 axes combiné à un gyroscope. On peut donc imaginer construire une sorte de “manette” avec une PiZéro qui permettrait de détecter des mouvements avant de les retransmettre vers une autre machine. Plein d’autres montages sont possibles comme une camera mobile, une PirateBox ou toutes sortes de détecteurs qui iront d’une analyse de gaz à un système Geiger…

Petit bémol sur le prix qui grimpe à 50$ en précommande, un tarif assez élevé mais qui évite de passer par un montage maison si vous avez beaucoup de cartes à équiper.

Merci à Antoine pour l’info.

Gumstix présente un Hat batterie pour Raspberry Pi Zero © MiniMachines.net. 2020.

OpenGL ES 3.1 et Vulkan au menu pour les Raspberry Pi

Par Pierre Lecourt

C’est sur Twitter qu’Eben Upton a publié la première bonne nouvelle le 16 Janvier. Les Rasperry Pi 4 sont désormais compatibles avec le format OpenGL ES 3.1, ce qui devrait leur permettre de proposer des évolutions graphiques intéressantes dans le futur. Un premier changement est désormais annoncé avec l’arrivée d’un pilote Vulkan pour la carte.


L’arrivée d’un pilote Open Source pour Vulkan est une très bonne nouvelle puisque cette interface de programmation pourrait permettre non seulement de mieux tirer partie des capacités des circuits graphiques embarqués dans les Raspberry Pi mais également de profiter de portages d’applications plus aisés entre différentes plateformes.

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Eben Upton raconte qu’il est une tradition tenace chez Broadcom, le fabricant des puces employées par les Raspberry Pi, qui est de créer un triangle RVB avec leurs nouveaux chipsets vidéo. Les chipsets graphiques VideoCore VI – présents sur les cartes Raspberry Pi 4 – ont donc eu droit à leur triangle RVB traditionnel sous Vulkan. Cela marque le début d’un développement qui sera encore long. La fondation indique bien que le chemin sera encore long avant qu’un pilote arrive dans les mains du grand public. Il faudra encore beaucoup de temps pour développer proprement une solution qui emploiera convenablement Vulkan sur la plateforme.

OpenGL ES 3.1 et Vulkan au menu pour les Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2020.

Humble Bundle DIY Electronic 2.0

Par Pierre Lecourt

Le Humble Bundle DIY Electronic 2.0 est une offre de livres dématérialisés traitant des univers Arduino, Raspberry Pi et BeagleBone. Pour 0.90€, ce sont pas moins de 5 livres concernant ces sujets qui seront téléchargeables.

DIY ELECTRONICS 2.0

  • Exploring Arduino: Tools and Techniques for Engineering Wizardry
  • Learning Python with Raspberry Pi
  • Raspberry Pi Projects
  • BeagleBone For Dummies
  • Raspberry Pi For Dummies

D’autres offres sont disponibles avec 5 livres supplémentaires pour 7.25€ minimum.

DIY ELECTRONICS 2.0

  • Circuitbuilding Do-It-Yourself For Dummies
  • Arduino For Dummies
  • Arduino Projects For Dummies
  • Raspberry Pi Projects For Dummies
  • Complete Electronics Self-Teaching Guide with Projects

Enfin, pour 13.60€, c’est en tout 16 livres d’électronique que vous pourrez télécharger.
DIY ELECTRONICS 2.0

  • Electronics For Dummies

  • Adventures in Raspberry Pi

  • Exploring BeagleBone: Tools and Techniques for Building with Embedded Linux

  • Exploring Raspberry Pi: Interfacing to the Real World with Embedded Linux

  • Arduino Sketches: Tools and Techniques for Programming Wizardry

  • Raspberry Pi User Guide

La majorité de l’offre est constituée les célèbres “For Dummies” qui est traduite chez nous en “Pour les nuls” et qui comprend différentes étapes pas à pas d’apprentissage de ces systèmes. Mais d’autres ouvrages sont également disponibles.

Comme d’habitude avec les offre Humble Bundle, il est possible de reverser une partie de son paiement à des associations pour les aider. Ici il s’agit de la Python Software Foundation et la Scratch Foundation. Des choix parfaitement compatibles avec le sujet de cette offre donc.

A découvrir ici.

Humble Bundle DIY Electronic 2.0 © MiniMachines.net. 2020.

Reviiser : le format PC transportable adapté au Raspberry Pi

Par Pierre Lecourt

Reviiser n’a pas pour but d’optimiser l’espace occupé par une solution Raspberry Pi mais de revisiter ce type de format afin de proposer une solution solide et transportable dans des conditions difficiles.

Reviiser

Le boitier de Reviiser est imprimé en 3D, pièce par pièce, autour d’une carte Raspberry Pi et d’un écran 7 pouces tactile. Une solution déjà vue dans de nombreuses autres solutions du genre. Ici, l’auteur de cette machine, Dave Estes, n’a pas voulu en faire une machine ultracompacte en aménageant le tout de la manière la plus embarquée possible. Le clavier est une solution mécanique de format classique et le positionnement des éléments est fait autour de lui.

Plusieurs éléments sont à retenir dans ce montage. D’abord, l’idée d’une batterie 30 000 mAh double port assurant l’alimentation séparée du Raspberry Pi 4 et de l’écran. Cela permet de travailler avec un système et de le laisser tourner sans épuiser la batterie avec son affichage, facilement. Les deux interrupteurs à levier participent également grandement à l’esprit nostalgique du système.

Les accès aux divers composants sont respectés pour pouvoir utiliser au mieux les capacités de la carte Raspberry Pi. On pourra donc venir ajouter des extensions, par exemple, mais également déporter d’autres ports en façade si besoin est. Pour se faire, le recours à un patchwork de pièces imprimées en 3D et vissées les unes dans les autres est une bonne idée. En cas de changement, il suffit d’imprimer l’élément nécessaire et de le remplacer sur le Reviiser. 

L’idée évoquée d’un système de cartouche que l’on pourrait glisser au dos de l’appareil et qui viendrait se brancher sur les GPIO de la carte Raspberry Pi 4 déportés sur un support adapté est excellente. Avec ce système, il serait possible de transformer tour à tour le Reviiser en PirateBox, en compteur Geiger, en station météo ou en émetteur FM ou tout autre projet suivant les besoins. Un simple changement de cartouche permettant de brancher le matériel nécessaire au fonctionnement de l’appareil. Le format robuste de l’ensemble étant parfait pour trimbaler le Pi 4 là où on aurait besoin de ces divers outils.

Dave Estes a décidé de construire un site autour de ce projet, il y proposera des ressources, informations, fichiers 3D et autres données au fur et a mesure de l’évolution de ce projet.

Source: Hackaday

Reviiser : le format PC transportable adapté au Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2020.

Mes Raspberry Pi (et à quoi ils servent)

Par Pierre Dandumont

J’ai profité de mon déménagement pour mettre à jour mes Raspberry Pi (et installer un exemplaire de plus), donc je me suis dit que ça pouvait intéresser certains lecteurs.

J’ai juste acheté un support assez basique qui permet d’empiler des Raspberry Pi. Il n’accepte que les modèles avec les fixations standards, donc j’en ai profité pour remplacer deux de mes vieux modèles : le Raspberry Pi A et le Raspbbery Pi original partent à la retraite. Et j’ai mis à jour les distributions, ce qui peut prendre un peu de temps…

Bonne retraite !

Le support, en dehors d’une finition moyenne, a un petit défaut : ce n’est pas très pratique de retirer la carte microSD sur les modèles sans ressort (depuis le Raspberry Pi 3). Pour l’alimentation, j’utilise un chargeur avec plusieurs prises USB, dans la même veine que ce modèle. Tant qu’on ne tire pas trop dessus, ça ne pose pas de soucis, et mes Raspberry Pi n’ont pas d’écran et font globalement peu de choses.

Ma tour

Le premier, dans le bas, est un Raspberry Pi 2. Il sert à enregistrer les conversations VoIP que j’ai parfois pour le boulot (bien évidemment, je préviens avant). En simplifiant, il intercepte le trafic VoIP de mon adaptateur (avec une ligne OVH) et enregistre le tout (oui, ce n’est pas génial pour la carte SD). Ensuite, je peux éventuellement relire les conversations avec WireShark. Attention, ça a tendance à détruire les cartes microSD et j’ai eu quelques soucis lors du transfert.

Le second est un serveur HomeBridge, passé d’un antique Raspberry Pi B+ à un Raspberry Pi 3. Ca m’a permis d’utiliser le Bluetooth interne pour certains accessoires. Il ne me sert pas tellement, vu que j’essaye d’utiliser des périphériques nativement HomeKit.

Le troisième fonctionnait depuis des années comme serveur Nabaztag sur un Raspberry Pi A (le premier) avec un adaptateur USB vers Ethernet et un adaptateur RTC. Je l’ai migré vers un Raspberry Pi B+ (au bon format). Ce n’est pas plus rapide, mais plus simple à intégrer.

Le quatrième, précédemment sur mon Raspberry Pi “1” passe sur un Raspberry Pi 3B+. Il s’agit de mon serveur AFP, qui sert à transférer des données en AppleTalk entre mes vieux Mac et mes Mac récents. La carte SD a été changée, celle de 8 Go, assez vieilles, commençait à montrer des signes de faiblesse. Attention, avant de passer une carte d’un vieux modèle à un récent, il faut effectuer une mise à jour de la distribution. J’ai suivi cette méthode, et ça a fonctionné.

Pour le cinquième, c’est un peu particulier. Je l’ai ajouté récemment, il sert de serveur RTC avec un modem USB, pour connecter les vieux appareils que je teste qui demandent une ligne téléphonique. J’utilise DreamPi sur une clé USB parce que j’ai cassé le lecteur de cartes microSD de mon Raspberry Pi 3.

Pour le moment, je m’arrête à cinq, même si j’ai encore d’autres cartes “SBC” en stock. Il faut dire qu’avec Canard PC Hardware, je suis amené à tester assez régulièrement de nouveaux modèles. Et je sais que je pourrais rassembler les services sur une ou deux cartes, ou même tout intégrer sur un NAS ou un PC (ou Mac) avec Docker (par exemple) mais séparer les projets me permet de mieux gérer de mon côté (et d’apprendre).

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